Revue de presse du Samedi 15 Mai 2021

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UMOA : La BCEAO a injecté plus de 3 200 milliards FCFA pour sa 18ème opération d’open-market

https://www.sikafinance.com La BCEAO a procédé le 3 mai 2021 dernier à sa 18ème injection hebdomadaire de liquidités sur le marché interbancaire de l’UMOA pour un montant global de 3 207 milliards FCFA, destiné au refinancement des banques commerciales de la zone.
Ce montant correspond en fait aux besoins de liquidités agrégés des banques commerciales participant à l’appel d’offres de la Banque centrale, dans la mesure où l’opération d’adjudication s’est effectuée au taux d’intérêt fixe de 2%.
Concrètement, ce sont 86 banques commerciales reparties dans l’ensemble des pays de l’Union qui se sont présentées au guichet de refinancement de la BCEAO pour emprunter au taux d’intérêt fixe de 2% sur une échéance de 7 jours, c’est-à-dire entre le 3 et 7 mai 2021.
Dans le détail, les banques commerciales ivoiriennes ont été refinancées par la Banque centrale à hauteur de 966 milliards FCFA, contre 628 milliards FCFA et 418 milliards FCFA pour les banques sénégalaises et burkinabè.                                         Source : BCEAO  Dr Ange Ponou

Hausse de 3, 0% des prix de la production industrielle en mars

https://www.financialafrik.com Les prix de la production industrielle au Sénégal  ont progressé de 3, 0% au terme du mois de mars 2021 comparativement à ceux du mois de mars 2020, selon les données de l’Agence Nationale de la Statistique et de la démographie (ANSD) basée à Dakar.
Selon cette structure, la hausse constatée est en relation avec l’augmentation des prix des produits manufacturiers (+4, 6), notamment les produits chimiques, agroalimentaires, métallurgiques et de fonderie. Cependant, l’ANSD signale une baisse des prix des produits des industries extractives (-2, 8%) et une stagnation des prix des produits des industries environnementales ainsi que ceux de l’ électricité, eau et gaz .
Au premier trimestre de 2021, les prix moyens se sont accrus de 1, 9% par rapport à ceux de la même période de 2020. Les prix de l’égrenage de coton ont connu une augmentation de 8, 0% en mars 2021, en variation annuelle. En revanche, ils ont baissé de 1, 7% au premier trimestre de 2021 en comparaison à leurs niveaux de la période correspondante de l’année 2020.
Une analyse sectorielle met en exergue un relèvement de 4, 6% en variation annuelle des prix des produits manufacturiers durant la période sous revue. « Cette évolution est principalement imputable à l’augmentation des prix des produits  métallurgiques et de fonderie, ouvrages en métaux, travail en métaux  (+20, 0%), et à la hausse des prix des produits  chimiques, pharmaceutiques, du travail du caoutchouc et du plastique  (+16, 0%) et des prix des  produits agro-alimentaires  (+2, 3%) », note l’ANSD.
Cependant, cet accroissement des prix des produits manufacturiers a été amoindrie par la chute, notamment, des prix du  cuir travaillé et articles de voyage, chaussures  (-46, 8%) et du  raffinage et de la cokéfaction  (-6, 7%). L’ANSD explique la hausse des prix des produits  métallurgiques et de fonderie, ouvrages en métaux, travail en métaux  comme étant la conséquence de  l’augmentation des prix de la sidérurgie et première transformation de l’acier (+26, 0%) ainsi que des autres ouvrages en métaux (+19, 7%).
Le relèvement des prix des produits  chimiques, pharmaceutiques, du travail du caoutchouc et du plastique  (16%) est en relation avec l’accroissement des prix des produits azotés et d’engrais et ceux des gaz industriels. Quant au renchérissement de 2, 3% de la production agro-alimentaire, il est attribuable à l’augmentation des prix des huiles brutes d’arachide et autres huiles brutes.
Quid de la forte baisse de 46, 8% des prix du  cuir travaillé et articles de voyage, chaussures, l’ANSD avance qu’elle  est consécutive au recul des prix des peaux et cuirs d’ovins et caprins. S’agissant de la baisse de 6, 7% des prix des produits du raffinage et de la cokéfaction  , elle est en liaison avec le repli de ceux de l’essence et du gasoil.
« Sur les trois premiers mois de 2021, souligne l’ANSD, les prix moyens des produits manufacturiers ont augmenté de 3, 4%, comparativement à leurs niveaux de la période correspondante en 2020 ». En ce qui les concerne, les prix des produits des industries extractives ont fléchi de 2, 8% en mars 2021 par rapport à la période correspondante de l’année 2020. Cette variation est principalement expliquée par la chute des prix des autres industries extractives (-6, 7%), en l’occurrence les pierres pour la construction et l’industrie.
Par ailleurs, les prix moyens sur le premier trimestre de 2021 se sont repliés de 3, 9% comparativement à ceux de 2020. Par rapport au mois de mars 2020, les prix d’électricité, gaz et eau ont stagné. Également, ils n’ont pas connu d’évolution sur les trois premiers mois de 2021, en comparaison avec ceux de la période correspondante de l’année précédente.
De leur côté, les prix des produits des industries environnementales n’ont pas connu de variations comparativement au mois de mars 2020, en liaison avec la stabilité des prix des produits des activités de la collecte des eaux usées et de traitement des déchets collectés et éliminés. En outre, les prix moyens sur le premier trimestre de 2021 sont restés inchangés par rapport à ceux de la période correspondante de 2020.
Sur un autre registre, l’ANSD signale une augmentation 8, 0% en variation annuelle en mars 2021 des prix de l’égrenage de coton. Par contre, ils ont baissé de 1, 7% sur les trois premiers mois de 2021 en comparaison avec leurs niveaux de la période correspondante de l’année précédente.  Albert Savana

Mauritanie-Sénégal : le méga-projet gazier GTA achevé à hauteur de 58%

La réalisation du méga-projet gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) sénégalo-mauritanien a été achevée à 58%. Avec des ressources estimées à 15 trillons de pieds cubes de gaz, le démarrage de l’exploitation du champ en 2023 va assurer une rente comprise entre 80 et 90 milliards de dollars sur 20 ans.
La réalisation du méga–gisement gazier mauritano-sénégalais avance bien. Selon Kosmos Energy, partenaire du géant britannique des hydrocarbures British Petroleum, dans le projet d’exploitation du gisement gazier Grand Tortue Ahmeyin, à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, la première phase de développement du projet a été achevée à 58% à fin mars 2021.
Cette phase I comprend de nombreux chantiers dont l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (Floating production storage and offloading ou FPSO), le navire flottant de GNL, le terminal central (brise-lames en béton) et l’infrastructure sous-marine. Et selon les projections, les partenaires comptent réaliser le projet à hauteur de 80% d’ici la fin de l’année.

La réalisation de la phase I du projet va permettre l’extraction du gaz à partir d’une plateforme et son acheminement sur 80 km jusqu’à une unité flottante de liquéfaction.

Retardé d’une année à cause de la pandémie du Covid-19, le chantier sera livré en 2023 et entré en production la même année, selon Kosmos Energy, à l’origine de cette importante découverte gazière au niveau de la frontière des deux pays.
Rappelons que le projet GTA est l’un des plus importants d’Afrique en cours de réalisation. Etan découverte au niveau de la frontière maritime de la Mauritanie et du Sénégal, les deux pays ont signé un accord de partage des revenus de ce projet.
Une fois opérationnelle, la plateforme GTA assurera une production de 2, 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, grâce à l’exploitation de deux premiers puits. Ensuite, les réalisations des phases II et III vont porter la production à 10 millions de mètres cubes, grâce à plus d’une dizaine de puits.
En effet, les ressources totales en gaz du champ sont évaluées à 15 trillons de pieds cubes de gaz contenus dans des réservoirs sous-marins sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce qui en fait un gisement gazier de classe mondial.
Les ressources gazières tirées de l’exploitation de cet important gisement devraient permettre l’accélération de la croissance des économies des deux pays. Ceux-ci rejoindront ainsi, en 2023, le cercle des exportateurs africains de gaz. La réalisation du futur oléoduc Cedeao-Maroc devrait faciliter les exportations de gaz des deux pays vers le marché européen.
L’exploitation du GTA sur au moins 20 ans devrait générer un pactole estimé entre 80 et 90 milliards de dollars de recettes pour la Mauritanie et le Sénégal. Outre la rente gazière qu’offrira l’exploitation de ce champ, les deux pays disposeront également d’une partie du gaz produit pour leur besoin domestique, notamment pour la production d’électricité.
La mise en place de centrales thermiques à cycle combiné gaz au niveau des deux pays pour produire de l’électricité devrait contribuer à l’amélioration du taux d’électrification au niveau des deux pays et contribuer à réduire la désertification en diminuant la coupe de bois grâce à l’usage accrue des bombonnes de gaz pour les cuissons.

RALENTISSEMENT DU SYSTÈME DE PRODUCTION : LE DIAGNOSTIC DE L’ECONOMISTE MOUSTAPHA KASSE

http://www.emedia.sn/Au Sénégal, le système de production est au ralenti, bien après la célébration de l’Eid El Fitr communément appelé Korité, marquant la fin du ramadan, hier jeudi. Une situation lourde de conséquences pour notre économie, avertit Pr Moustapha Kassé.
Joint par iRadio, l’économiste a décrit “un hyper modèle de consommation fondé sur des biens importés”. “Dans nos pays, la plupart des biens vendus sont importés. Cela veut dire que cela va agir sur la balance commerciale. C’est l’extérieur qui en profite au bout du compte. C’est le phénomène que je dénonce depuis très longtemps. Nous avons un hyper modèle de consommation fondé sur des biens importés. Cela veut dire qu’en conséquence, nous travaillons pour l’extérieur”, a regretté le Doyen honoraire de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG). Die BA

« Samedi de l’économie » du 15 mai 2021 – en présentiel et online

Thème : La Théorie monétaire moderne (MMT)
Lieu : Enda Tiers Monde, avenue Ch. Anta Diop, face CODESRIA
Lien ZOOM  :  https://zoom.us/j/93166875146 
Intervenants : Robert Cauneau, Ivan Invernizzi, Ndongo Samba Sylla

  1. I)Introduction

La faillite du paradigme néolibéral, accentuée par la crise sanitaire, et la crise systémique du capitalisme ont poussé les économistes dans les pays occidentaux à chercher des solutions pour « sauver » le système. La théorie monétaire moderne (TMM) ou « modern monetary theory » (MMT) est perçue par certains économistes et politiques comme une de ces solutions.
Certains analystes assimilent la TMM au rôle joué par la théorie keynésienne, qui avait contribué à « sauver » le capitalisme pendant la Grande Dépression du milieu des années 1930. En fait, la TMM fait partie du courant postkeynésien, développé par les adeptes de John Maynard Keynes, le grand économiste britannique, qui avait porté un coup fatal à la théorie du laissez-faire portée par les économistes néoclassiques, précurseurs des néolibéraux d’aujourd’hui. Keynes avait balayé les mythes du « laissez-faire » et attribué à l’Etat un rôle central dans la résolution de la crise économique.
Ce n’est pas étonnant si la TMM attribue également un rôle de premier plan à l’Etat dans la résolution de la crise actuelle du capitalisme, du moins dans les pays occidentaux.
Selon la TMM, un pays qui a une monnaie souveraine n’a pas de problème de financement de son économie. En effet, selon la TMM, un tel pays; (a) n’a pas de contrainte budgétaire;  (b) ne peut pas manquer d’argent; (c) peut toujours faire face à ses obligations en payant avec sa propre monnaie. Donc, selon la TMM, un gouvernement qui a une monnaie souveraine n’a pas à se soucier de déficits budgétaires ni du niveau de sa dette.
Ainsi, la TMM bat en brèche toutes les théories monétaires néoclassiques, notamment la théorie monétariste, qui est l’une des manifestations les plus brutales des politiques néolibérales.
La théorie monétaire moderne n’est pas nouvelle mais elle a eu un regain d’intérêt au cours de ces dernières années aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe. Ce regain d’intérêt est illustré par la traduction récente en français du livre de Stephanie Kelton, intitulé The Deficit Myth (le mythe du déficit) devenu un « bestseller » aux Etats-Unis.
Madame Kelton, citoyenne des Etats-Unis et professeur d’économie, avait été dans l’équipe d’économistes qui conseillaient le candidat Bernie Sanders pendant les primaires du Parti démocrate. Or, comme on le sait, Sanders se disait ouvertement « socialiste » et militait pour une intervention massive de l’Etat pour financer l’économie

  1. II) Les intervenants

    :

1) Ndongo Samba Sylla, FRL

On ne présente plus Ndongo aux « samedis de l’économie » et même au-delà. Figure familière de notre Forum depuis son  démarrage, dans lequel il a eu à présenter ses propres livres. Son combat contre la servitude monétaire que constitue le franc CFA l’a amené à s’intéresser à la théorie monétaire moderne.  

2) Robert Cauneau

Il a effectué toute sa carrière au sein du ministère français des Finances, d’abord comme comptable public dans son pays, ensuite à l’international. Il fut coopérant à Dakar, détaché pendant huit ans auprès du Trésorier général du Sénégal. Enfin, il a travaillé comme staff puis consultant auprès d’organisations internationales dans les pays d’Afrique au Sud du Sahara. Robert Cauneau est convaincu de la pertinence de la théorie monétaire moderne (TMM) qu’il tente de promouvoir dans l’espace « francophone », en mettant l’accent sur sa puissance en termes de politique économique.

3)  Ivan Invernizzi

  :
Il est titulaire d’une licence ainsi que d’un master en économie politique de l’université de Bergame (Italie). Il est le cofondateur de Rete MMT Italia, ainsi que de MMT France. Il possède une solide expérience en termes de pédagogie et d’organisation de débats dans des universités, associations professionnelles, écoles supérieures, festivals, cercles politiques et évènements culturels, ainsi que d’activités diverses liées à MMT qu’il a apprise directement de son principal penseur, Warren Mosler.
Robert Cauneau et Ivan Invernizzi interviendront depuis l’Europe.

Agenda

8 : 30-9 : 45 : Arrivées et inscriptions des participantes/participants
9 : 45-10 : 00 : Mots de bienvenue (ARCADE)
10 : 00-11 : 00 : Présentations
11 : 00-11 : 15 : Pause-santé
11 : 15-12 : 30 : Débats
12 : 30-13 : 00  : Réactions des intervenants
13 : 00-13 : 15 : Résumé, conclusion & cocktail

Mamadou Ngom, fiscaliste, sur Barrick Gold corporation : «la rétroactivité des lois est une règle en Droit fiscal»

http://lesoleil.sn Alors que le géant canadien de l’or conteste son redressement fiscal par la Direction générale des impôts et des domaines, l’économiste fiscaliste Mamadou Ngom analyse pour Le Soleil ce que dit la réglementation fiscale sénégalaise en matière de cession de titres miniers. Prenant le contrepied de la déclaration du Président et Chef de la Direction de Barrick Gold Corporation, Mark Bristow, M. Ngom explique que « la rétroactivité des lois est une règle en Droit fiscal surtout en matière d’impôt sur le revenu et même d’impôt sur le capital ».
Dans un entretien avec le journal « Le Quotidien » (du 6 mai 2021), Mark Bristow, Président et Chef de la Direction du géant canadien de l’or Barrick Gold, a contesté la base juridique sur laquelle s’est appuyée la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid) pour infliger un redressement fiscal de 120 milliards de FCfa à la compagnie. « Le service fiscal n’a pas procédé à un audit approprié et n’a pas été en mesure de clarifier sur quelle base juridique et contre quelle loi il a soulevé la prétendue réclamation », a soutenu M. Bristow, estimant que l’accord d’investissement conclu avec l’État du Sénégal met sa compagnie à l’abri des modifications du régime fiscal survenues après la date de ladite convention. Autrement dit, les taxes comme celle relative aux gains en capital des non-résidents- introduite en 2019- ne « sont pas applicables ».
Pour en savoir davantage, nous avons sollicité l’avis d’un fiscaliste, Mamadou Ngom, enseignant à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg-Ucad) et au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), afin d’apporter quelques clarifications en matière de transactions sur les titres et la rétroactivité des lois fiscales.
Il explique qu’en ce qui concerne les cessions de titres, plus précisément d’actions, elles sont soumises au droit d’enregistrement de 1 % sur le prix de cession ou sur la valeur vénale réelle, entendue ici comme prix du marché lorsque celui est plus élevé. L’expert précise toutefois que seules sont enregistrées gratis les cessions de titres sociaux des sociétés cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilière (Brvm) comme le stipule l’article 466 de la loi 2012/31 du 31 décembre 2012 modifiée.
Seulement, lorsque cette cession donne naissance à une plus-value, donc un gain issu d’un prix de vente supérieur au prix auquel on a acheté ces dits titres, comme c’est le cas lors de la transaction entre Barrick et Teranga Gold, « cette plus-value entre dans les obligations déclaratives prévues à l’article 31 du présent Code des impôts par les soins du bénéficiaire », renseigne M. Ngom. Il précise que l’imposition de la plus-value à 25 % suivant les règles d’assiette est due par les personnes morales étrangères cédant des titres lors de l’enregistrement dans le mois suivant la cession. « À défaut, stipule l’article 31 item 6, l’impôt est dû solidairement par l’entreprise détentrice des titres miniers ou d’hydrocarbures et établie au Sénégal », dit-il. Il s’agit là d’une nouvelle disposition née de la modification introduite par une loi de finances rectificative en 2019.
Mark Bristow invoque cette modification pour contester le redressement fiscal de sa compagnie. Cependant, nous dit Mamadou Ngom, « la rétroactivité des lois est une règle en Droit fiscal surtout en matière d’impôt sur le revenu et même d’impôt sur le capital », rappelant que la dernière en date au Sénégal correspond à l’introduction de la Contribution économique locale (Cel) en 2018. À la question de savoir si rétroactivité est applicable à une convention signée qui garantit la stabilité, comme l’invoque le patron de Barrick, l’économiste fiscaliste de répondre  : « Là je ne saurai m’avancer du fait que c’est une interprétation jurisprudentielle. Tout ce que je puisse dire est que c’est le Code des impôts qui fixe « les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités d’imposition de toute nature ». Cette prédominance de la loi fiscale est confirmée par notre Constitution en son article 67 ».
La seule exception concerne les traités et accords régulièrement ratifiés ou approuvés comme le rapporte l’article 98 de la Constitution. Alors qu’ici, ce n’est pas le cas, car la convention concerne l’État et une personne morale privée.Seydou KA

La Cci, une juridiction controversée

Le philosophe et auteur canadien Alain Deneault avait co-écrit, en 2008, un ouvrage (« Noir Canada  : pillage, corruption et criminalité en Afrique »), dans lequel il pointait les agissements de la compagnie aurifère à l’étranger. Cela lui avait valu des poursuites de la part de Barrick ; une procédure qui s’était conclue par un règlement hors cour. Contacté par « Le Soleil » pour éclairage, M. Deneault dit n’avoir pas accès, comme le public, aux termes et données du litige opposant Barrick à l’État du Sénégal. Toutefois, « j’ai indiqué dans « Paradis fiscaux : la filière canadienne », (à la page 110 et p314 n55),  que la multinationale aurifère Barrick Gold a contrôlé, à la Barbade, au début de notre siècle, non seulement une filiale et des comptes bancaires, mais une institution financière en tant que telle, appelée Barrick International Bank Corp., rebaptisée ensuite Barrick International (Barbados). Barrick n’entretient aucun projet d’exploitation à la Barbade et l’entité est techniquement en mesure d’y pratiquer des activités comptables visant potentiellement à l’évitement fiscal, voire à l’évasion », rappelle-t-il.
En octobre 2020, le Conseil de l’Union européenne avait ajouté la Barbade à sa liste noire des paradis fiscaux avant qu’elle n’en soit retirée, seulement le 22 février dernier. Mais c’était pour la transférer sur la liste grise des Etats qui se sont engagés à mettre en œuvre les principes de bonne gouvernance fiscale et qui ont lancé des réformes dans ce sens.
Alain Deneault estime que l’instance vers laquelle Barrick Gold se tourne, la Chambre de commerce internationale (Cci), est « controversée ». « Il ne s’agit pas d’un tribunal traditionnel au vu de l’évolution du Droit et des juridictions nationales dans l’histoire, mais d’une structure ad hoc comme il s’en est créé quelques-unes depuis une centaine d’années pour arbitrer les différends entre entreprises multinationales et États. Une poignée de juristes y officient tour à tour comme juges, avocats ou experts, selon les cas », relève-t-il, pointant le fait, comme souvent en Droit, les moyens « disproportionnés » entre les parties. À son avis, ce régime de droit parallèle est à l’entreprise multinationale ce que les institutions judiciaires classiques sont à l’État. « Très opaque, il ne permet pratiquement aucun appel et il réduit les institutions publiques, souvent plus faibles et désavantagées, au seul rôle de partenaire commercial », dénonce M. Deneault. S. KA

Afrique de l’Ouest : performances en hausse pour Endeavour au premier trimestre 2021

(Agence Ecofin) – Avec son portefeuille de sept mines d’or en activité dans la sous-région, Endeavour Mining vise près de 1, 5 million d’onces d’or, cette année. Le bon démarrage enregistré au premier trimestre devrait lui permettre d’atteindre son objectif.
Les sept mines d’or détenues par Endeavour Mining en Afrique de l’Ouest ont produit 334 onces au premier trimestre 2021. C’est ce qui ressort du bilan d’activité publié le 13 mai par le géant aurifère basé aux îles Caïmans, qui précise que cela représente une hausse de 6% en glissement trimestriel.
La mine d’or Ity en Côte d’Ivoire a produit 71 000 onces, devenant ainsi le premier contributeur de la compagnie devant Houndé au Burkina Faso. Cette dernière a livré 66 000 onces d’or contre 101 000 onces au dernier trimestre 2020, en raison, apprend-on, de l’extraction de minerai à plus faible teneur et de l’augmentation du décapage des déchets.
Soulignons que le complexe aurifère Sabodala-Massawa (Sénégal), acquis en février dernier avec le rachat de Teranga Gold, a rapporté 39 000 onces contre 22 000 onces pour Wahgnion (Burkina Faso). Toujours au pays des Hommes intègres, Boungou et Mana ont respectivement produit 60 000 et 52 000 onces d’or.
Notons que la compagnie a généré un chiffre d’affaires de 636 millions $, en hausse de 15% en glissement trimestriel, alors que l’EBITDA est passé de 227 millions fin décembre 2020 à 335 millions au 31 mars 2021.
« La solide performance de ce trimestre démontre la qualité de notre portefeuille amélioré de mines en exploitation, suite à l’intégration réussie des actifs de Teranga dans notre entreprise […] Le portefeuille combiné est en passe d’atteindre ses objectifs pour l’exercice 2021 », a commenté Sébastien de Montessus, PDG du géant aurifère ouest-africain.
Pour rappel, la mine d’or ivoirienne Agbaou a été cédée au cours du premier trimestre, mais elle a rapporté 13 000 onces avant sa vente. Cela porte la production totale du groupe à 347 000 onces ; ce qui place Endeavour Mining en bonne voie pour atteindre sa fourchette de production pour 2021 (1, 365 million à 1, 495 million d’onces). Emiliano Tossou

KARANG : La Douane saisit 5 lingots d’or, deux trafiquants arrêtés

Libération Sénégal online Selon les informations de Libération online, le Groupement polyvalent de recherches et de répression de la fraude (Gprrf) a intercepté le mercredi 12 mai 2021 à 15h une Mercedes de type C300 avec 2 individus à bord. En effet, les éléments de cette Unité qui ont infiltré un réseau de trafiquants d’or ont pu mener avec succès une opération de livraison surveillée à Karang qui a permis l’arrestation de deux individus ainsi que la saisie de 5 lingots de 1 kg chacun.
Les premiers tests révèlent qu’il s’agit d’or brut dont la valeur totale est estimée à 175 millions de francs Cfa selon la cotation du jour de l’Agence Bdor. Les deux individus interpelés, de nationalité étrangère, sont mis à la disposition de la justice. L’enquête suit son cours.
Le Gprrf qui est une Unité douanière spéciale basée à Thiès mais avec une compétence nationale, joue un rôle stratégique dans le bouclage des réseaux et couloirs de trafic international

Abidjan : début des activités d’A new ROAD, premier think tank dédié aux dettes et au financement des économies africaines

( A NEW ROAD) – A new ROAD {A new Round-Table On African Debts}, le premier think tank panafricain dédié aux questions des dettes et au financement des économies africaines, a été officiellement lancé le 6 mai à Abidjan en présence d’une quinzaine des 25 membres fondateurs.
La cérémonie s’est déroulée sous le Haut Patronage de S.E.M Patrick ACHI, Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Parmi la centaine de participants dans la salle des fêtes du Sofitel Ivoire étaient notamment présents Madame Harlette Badou N’GUESSAN KOUAME, Ministre de la Culture et de l’Industrie des Arts et du Spectacle de la Côte d’Ivoire, Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA, Ministre du Commerce et de l’Industrie ainsi que Monsieur Mamadou TOURE, Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’insertion professionnelle et du Service civique, et porte-parole adjoint du Gouvernement de Patrick ACHI.
Deux tables rondes ont rythmé cet événement. La première avait pour intitulé « Coût de la dette en Afrique  : à quels obstacles faisons-nous face ? Comment y remédier ». Durant ce premier échange modéré par Nicolas Jean, Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire générale de la Présidence de la république togolaise, Anne-Laure Kiechel, Fondatrice de Global Sovereign Advisory, Jean-Marc Brou, Conseiller du Premier ministre ivoirien, Felix Edoh-Kossi Amenounve, Directeur général de la BRVM et Président de l’Association des bourses africaines, Stanislas Zeze, Président directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Youssouf Fadiga, Directeur général de la Banque nationale d’investissement de Côte d’Ivoire et Hamet Aguemon, Associé chez Southbridge, ont pu débattre sur les raisons d’un constat clair pour l’ensemble des membres d’A new ROAD  : l’Afrique n’est pas surendettée mais sous financée.
La seconde table ronde portait sur le thème suivant  : « La dette  : outil au service de l’émergence de champions nationaux et panafricains dans des secteurs stratégiques ». Cet échange était composé des membres suivants  : Siandou Fofana, Ministre du tourisme et des loisirs de Côte d’Ivoire, Papa Amadou Sarr, Ministre délégué général à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes du Sénégal, Roselyne Chambrier, Présidente directrice générale d’Arise Ivoire, Laurent Thorrance, Gérant d’Axelcium, Olivier Granet, Associé gérant et directeur général de Kasada Capital Management, Wilfried Lauriano Do Rego, Président du conseil de surveillance de KPMG France et Coordonateur du Conseil présidentiel pour l’Afrique ainsi que Pedro Novo, Directeur exécutif en charge de l’export de BPI France. Ce débat à quant à lui davantage porté sur les dispositifs efficaces pour soutenir les projets de développement et leur inclusivité.
Nicolas Jean, associé et membre du comité exécutif du cabinet d’avocats Gide, à l’initiative du think tank explique  : « Je retiens de nos premiers échanges beaucoup d’énergie et la volonté de peser sur le débat par cette démarche que nous voulons collaborative. Je me souviens également que les termes de dérégulation, de monopoles, d’aides d’états ont été évoqués, et que certains gros mots d’hier sont peut-être les solutions de demain ! ».
Pour Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire générale de la Présidence de la république togolaise  : « La naissance de ce think tank tombe au bon moment. Nous poser ces questions ensemble maintenant doit permettre d’aider les pays africains à obtenir les meilleures conditions d’accès aux financements. Cela passe notamment par le coût de la dette, c’est l’élément primordial expliquant la situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons. Je suis très heureuse d’avoir pris part à cet échange et de contribuer à mon niveau aux travaux d’A new ROAD ».
L’initiative A new ROAD a pour ambition de participer aux côtés des sociétés civiles et États africains à la construction d’une Afrique toujours plus résiliente, forte et souveraine. A cet effet les 25 membres du think tank ont décidé de conduire une réflexion collective et participative en résonnance et en cohérence avec les travaux actuellement menés sur la soutenabilité des dettes africaines et, plus généralement, sur le financement de ces économies et le développement des investissements étrangers. L’objectif d’A new ROAD annoncé lors de la cérémonie de lancement est de proposer dans un premier temps un livre blanc de recommandations aux fins notamment d’encourager les banques et les bailleurs de fonds à prendre en compte le risque réel en Afrique, plutôt qu’un risque perçu, décalé de la réalité et des réformes déjà engagées. En parallèle, il s’agira de favoriser le développement du continent et l’émergence de champions nationaux et panafricains en proposant des mécanismes innovants de partage des risques et des responsabilités entre le secteur public et le secteur privé.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les nouvelles règles de WhatsApp

https://www.rfi.fr/fr C’est ce 15 mai qu’entrent en vigueur de nouvelles conditions d’utilisation de WhatsApp. Alors que sa politique de confidentialité suscite les critiques, notamment en Europe ou en Afrique du Sud, les utilisateurs qui refuseront ces nouvelles règles subiront une version dégradée de la messagerie.
Ce qui interpelle le plus des utilisateurs de WhatsApp c’est le partage des données avec Facebook. L’annonce dans ce sens a fait l’effet d’une bombe en janvier. Parmi les deux milliards d’utilisateurs que revendique WhatsApp dans le monde, nombreux ont été ceux qui, ne voulant pas accepter la règle sur le partage d’informations avec Facebook, sa maison mère, ont choisi d’aller vers les messageries concurrentes, Signal ou Telegram.

C’est déjà partagé sans que l’on vous l’ait dit

Pourtant, il y a belle lurette que WhatsApp partage des données avec le réseau social. Plus précisément, depuis la mise à jour de 2016. C’est à cette époque que Facebook, qui avait racheté l’application en 2014, a commencé à partager le numéro de téléphone ou les adresses IP, mais aussi d’autres éléments de connexion. Mais si, jusqu’à présent, les utilisateurs pouvaient refuser ce transfert de données, ils ne pourront plus le faire à partir de maintenant. Cette option purement et simplement disparaîtra.

Mais pourquoi cette mise à jour ?

WhatsApp assure que ce changement permettra aux utilisateurs de communiquer avec des entreprises dans le cadre des services commerciaux et que celles-ci auront à leur disposition l’hébergement chez Facebook pour faire transiter et stocker les conversations avec leurs clients. Le groupe précise au passage que les conversations resteront chiffrées  : le réseau social ne pourra donc pas lire les messages WhatsApp. La confidentialité des échanges avec amis et famille resterait intacte. En revanche, les informations et les messages envoyés explicitement à des entreprises dans le cadre de conversations commerciales pourront être exploités en interne par ces sociétés. Ces données pourront aussi être traitées par leurs services clients.
Bien sûr, il est possible de ne pas accepter cette nouvelle politique de confidentialité. Toutefois, en cas de refus l’application deviendra avec le temps obsolète. Il ne sera plus possible d’accéder à sa liste de discussion. On pourra seulement répondre aux messages entrants. Et au bout de quelques semaines, même ce service réduit ne sera plus accessible. Pas de notifications, pas d’appels, pas de messages. Votre appli deviendra inutilisable. Avec cela votre compte WhatsApp ne sera pas supprimé, mais restera inutilisable. Il vous sera toujours possible de revenir sur votre décision… à condition que vous acceptiez de nouvelles règles de jeu.

Hambourg dans le flou

Ces nouvelles conditions d’utilisation restent floues pour bon nombre de régulateurs. À commencer par les autorités allemandes, selon lesquelles les explications de WhatsApp sont incompréhensibles. L’Autorité de protection des données de Hambourg a pour cela ordonné le 11 mai à Facebook de suspendre durant trois mois l’utilisation des données que mettrait à sa disposition la messagerie. Selon le régulateur « cette décision vise à préserver les droits et libertés des millions d’utilisateurs qui donnent leur consentement aux conditions d’utilisation. » WhatsApp rétorque que cette ordonnance résulte de « l’incompréhension fondamentale » des nouvelles règles. La demande de suspension reste néanmoins valable pour trois mois. En attendant, l’autorité de Hambourg a soumis l’affaire au Comité européen de la protection des données, seul organe compétent au sein de l’Union européenne pour faire respecter les règles qui concernent les Vingt-Sept en la matière.

Johannesburg ira jusqu’au procès

Même préoccupation éthique en Afrique du Sud, dont le régulateur de l’information envisagerait carrément une action en justice contre le partage de données entre WhatsApp et Facebook. En mars, l’autorité sud-africaine avait jugé que la nouvelle politique de la maison mère et de sa filiale violait les lois du pays en matière de protection des informations personnelles. Une missive avait été envoyée à WhatsApp pour que la messagerie applique en Afrique du Sud la même règle que celle offerte à l’UE. WhatsApp a annoncé, en effet, que les nouvelles conditions ne seront utilisées en Europe que pour développer les fonctionnalités des comptes professionnels WhatsApp Business. Faute d’accord, les avocats sud-africains peaufinent leur dossier de litige.

Et si l’on se quittait ?

Il faut dire que des alternatives existent. Edward Snowden, le lanceur d’alerte sur les programmes de surveillance de masse américains et britanniques, a invité les déçus de WhatsApp à se tourner vers Signal. Cette messagerie chiffre, comme son concurrent, les conversations, mais ne collecte pas les noms des utilisateurs avec qui vous échangez. Votre liste de contacts, elle, n’est connue que de vous. Dans la très populaire appli Telegram les messages ne sont pas codés, mais pouvez toujours activer l’option « secret chat » pour avoir le même résultat. D’autres acteurs n’attendent que vous pour offrir leurs services  : l’appli de messagerie instantanée chiffrée de bout en bout développée par la société suisse Threema ou encore la française Olvid, disponible sur Android et iOS. Agnieszka Kumor

SITUATION EN PALESTINE-Tivaouane exprime ses regrets face à la situation et marque sa solidarité

https://www.dakaractu.com/La ville sainte de Tivaouane ne reste pas insensible à ce qui se passe au Proche Orient en ce moment. En effet, le Khalife Général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a exprimé ses regrets face à la situation que vivent les fidèles musulmans en Palestine.
Il a ainsi, par le biais de Serigne Pape Youssoupha Diop qui présidait sur Asfiyahi un plateau télévisé spécial Eid El Fitr (Korité), renouvelé la pleine solidarité de la ville sainte de Tivaouane avec le peuple palestinien dans sa lutte héroïque contre l’occupation israélienne.
Le Khalife a aussi appelé les dirigeants du monde à assurer la protection nécessaire au peuple palestinien et ses lieux sacrés et à mettre fin à ces actes criminels et à la politique d’occupation israélienne des territoires palestiniens.
Enfin, dans une note, il a été rappelé que dans le cadre de sa tournée dans les différents foyers religieux du Sénégal, Cheikh Mohamed Hussein, l’actuel Grand Mufti de Jérusalem, était il y’a juste quelques mois, l’hôte de la ville sainte de Tivaouane.

Espagne : 60 morts dans le naufrage d’une pirogue convoyée par 2 capitaines sénégalais

 SenewebNews-RP Nouveau drame en mer. Au moins 60 personnes ont péri dans le naufrage d’une embarcation au large de l’océan atlantique.
La pirogue, partie des côtes mauritaniennes le 4 avril dernier pour les îles canaries (Espagne), était gérée par deux capitaines sénégalais, un Gambien et un Guinéen.
D’après L’Observateur, 24 cadavres étaient entassés dans les cales de la pirogue. Seules 3 personnes, dont 2 hommes et une femme, étaient encore en vie.
En attendant leur identification, les corps sans vie sont empilés à l’institut de médecine légale et des sciences de Santa Cruz de Tenerife en attendant leur identification.

Émigration clandestine : 14 Sénégalais expulsés du Pérou

 SenewebNews-RP | Selon L’Observateur, 14 migrants sénégalais ont été arrêtés au Pérou. Ils faisaient partie d’un convoi  de 16 étrangers arrêtés dans la ville de Caballo Cocha, au nord-est du Pérou.
Ils ont été convoyés par un passeur de 43 ans. Déjà arrêté, il est poursuivi pour trafic d’êtres humains. Le procureur a ordonné leur expulsion.

Covid-19 : 22 cas positifs, 10 communautaires, 02 décès, 431 916 vaccinés (Ministère Santé)

Le ministère de la Santé et de l’action sociale a fait le point sur la situation journalière de l’évolution de la Covid-19 au Sénégal, ce samedi 15 mai 2021.
Sur 961 tests réalisés, le Sénégal a enregistré 22 nouveaux cas de coronavirus. Soit un taux de positivité de 2, 29 %
Les cas positifs sont répartis comme suit : 12 cas contacts, aucun importé et 10 issus de la transmission communautaire…

Patients guéris

29 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris.

Cas graves

10 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des hôpitaux.

Décès

02 décès ont été enregistrés ce vendredi 14 mai 2021. L’état de santé des autres patients reste stable.

Cas recensés

A ce jour, 40 828 cas ont été déclarés positifs, dont 39 558 guéris, 1 124 décédés et 145 patients sous traitement.

Vaccination…

Depuis le début de la campagne de vaccination contre la Covid-19 sur l’étendue du territoire, 431 916 personnes ont été vaccinées.

RECEPTION DE 300 000 NOUVELLES DOSES DE SINOPHARM : LE SÉNÉGAL VEUT INTENSIFIER LA VACCINATION

http://www.emedia.sn Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a reçu, ce vendredi, 14 mai 2021, un nouveau lot de 300 000 doses de vaccin Sinopharm, don de la République populaire de Chine au Sénégal.
“Depuis le début de la pandémie de Covid-19 au Sénégal, le 02 mars 2020, la Chine n’a cessé de manifester aux côtés du Sénégal, attestant ainsi des solides liens qui unissent nos deux pays. L’appui de la Chine a été financier et matériel, comportant notamment de nombreux équipements de protection individuelle au profit de nos personnels de santé et d’action sociale”, a salué la tutelle. Rappelant que “c’est grâce aux 200 000 doses du vaccin (de la firme chinoise), acquises par le gouvernement du Sénégal (à 2, 2 milliards F CFA) que nous avons pu démarrer nos opérations de vaccination contre la Covid-19, le 23 février 2023.”
A la date d’aujourd’hui, 431 916 personnes ont été vaccinées contre la covid-19 dans notre pays, dont plus de 22% grâce aux vaccins Sinopharm, a précisé Diouf Sarr, soulignant qu’”avec l’arrivée de ces 300 000 doses, ce pourcentage va sensiblement augmenter, au moment où l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient d’homologuer le vaccin Sinopharm, le considérant comme un vaccin sûr et efficace.”
“L’objectif est d’intensifier la campagne de vaccination afin de protéger le maximum de personnes, d’éviter les décès liés à la covid-19 et d’aller rapidement vers le retour à la normale aux plans économique et social”, a-t-il clos.
Le don transporté de Beijing à Dakar, par la “Casamance” du nom de l’avion type A330neo d’Air Sénégal, a permis à la compagnie sénégalaise d’effectuer à travers cette opération, le plus long vol commercial opéré par un Airbus A330neo, de 16 heures par vol direct. Dié BA

COVID 19 : «LA 2e ANNÉE DE LA PANDÉMIE POURRAIT ÊTRE PLUS MORTELLE QUE LA PREMIÈRE»

www.emedia.s Le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, se veut alarmiste. Il estime que « au train où vont les choses, la deuxième année de la pandémie sera pire que la première ».
La pandémie est en passe de faire plus de morts cette année qu’en 2020, a prévenu vendredi l’OMS au moment où l’espoir d’une vie plus normale s’esquisse dans plusieurs pays, au prix toutefois de vifs débats aux États-Unis sur la levée de la recommandation du port du masque pour les vaccinés.
D’autres nations, dont l’Inde, restent en revanche aux prises avec une flambée épidémique dévastatrice. Le Covid-19 a fait au moins 3, 3 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019 tandis que l’apparition de variants et la progression inégale des campagnes de vaccination continuent d’inquiéter.
Selon le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, « au train où vont les choses, la deuxième année de la pandémie sera « beaucoup plus mortelle que la première ». Il a en outre appelé à renoncer à vacciner les enfants et les adolescents contre le coronavirus et à faire don des doses ainsi libérées au système Covax pour les redistribuer aux nations défavorisées.
Dans ce contexte, la star du tennis Roger Federer a déclaré que les athlètes avaient « besoin d’une décision » ferme sur le maintien des Jeux olympiques de Tokyo, ajoutant qu’il comprendrait tout à fait si l’événement, déjà reporté d’un an, était finalement annulé. « On n’entend pas grand-chose. Cela me fait penser que les Jeux auront lieu, même si j’ai entendu que beaucoup de gens à Tokyo sont contre les Jeux », a-t-il dit à la chaîne de télévision suisse Léman Bleu.
Le Japon a à cet égard étendu l’état d’urgence, qui concernait déjà six départements dont celui de sa capitale, à trois départements supplémentaires face à la recrudescence des cas de coronavirus, à dix semaines seulement de l’ouverture des JO.

Bas les masques

Aux États-Unis, dans la foulée de l’annonce par les autorités de la levée de la recommandation du port du masque pour les personnes entièrement vaccinées (environ 35% de la population), plusieurs enseignes de la distribution, comme le géant Walmart ou les supermarchés à bas prix Costco, ont annoncé vendredi renoncer dans leurs magasins au masque obligatoire, qui reste toutefois de rigueur lorsque la législation locale l’impose.
Mais les nouvelles directives des autorités sanitaires, non contraignantes, ont pris par surprise les responsables locaux, les experts et les entreprises, provoquant vendredi de vifs débats et une certaine confusion dans le pays, des altercations ayant même éclaté au Congrès. TDG

BAVURE POLICIÈRE À TOUBA  : Pourquoi Serigne Bassirou Mbacké a porté plainte

Libération Sénégal online Les policiers en cause relevés, Serigne Bassirou Mbacké a néanmoins déposé plainte devant le tribunal de Diourbel. Dans la plainte, il accuse les agents, l’ayant confondu avec un escroc présumé, de voies de fait, coups et blessures volontaires, actes de torture et traitements degradants. Selon une source proche, Serigne Bassirou Mbacké, qui ne s’inscrit pas dans une perspective de revanche, craint néanmoins, qu’en l’absence d’un communiqué officiel de la police, la subsistance du doute sur son innocence et sa qualite de victime. Il est convaincu que seule la vérité judiciaire est à même d’exorciser son psycho traumatisme mais également de parer a toute répétitive de tels faits. Serigne Bassirou Mbacké tient aussi à ce que son honneur et sa dignité soient restaurés. Ses proches et ses parents craignent également que son état de santé ne se détériore puisqu’il a ete référé par les médecins de Touba sur Dakar pour des examens apprfondis notamment au niveau de son cou, selon les informations de Libération online

Alerte sur le fichier national des CNI

https://www.rewmi.com Au-delà de la fiabilité du fichier électoral, les auditeurs ont alerté sur la sécurité du fichier national des Cartes nationales d’identité (Cni). Dans son rapport, la mission a exprimé des craintes pour le data center, en cas d’incendie par exemple, et recommande par conséquent l’installation urgente d’un «système de détection et d’extinction automatique».
«Si par exemple un désastre majeur arrivait (incendie, inondation, tremblement de terre, action malveillante, etc.) et que le data center devenait inexploitable, il faudrait des semaines pour se procurer et réinstaller de nouveaux serveurs, les configurer, les tester et transférer les données sauvegardées sur le serveur hébergé à la Daf ‘’Cité Police’’», prévient la mission. Selon les experts, l’incendie reste un «risque majeur» dans les centres informatiques. «Tout début d’incendie qui n’est pas maîtrisé très rapidement risque d’être fatal pour le data center. Pour pouvoir réagir rapidement face à un incendie, il faudrait le détecter rapidement, pouvoir accéder rapidement dans les locaux, avoir des moyens disponibles d’extinction et savoir s’en servir.
Les experts recommandent l’installation dans le data center actuel d’un système de détection et d’extinction automatique d’incendie est «vivement conseillée». Selon eux, «le coût très élevé des équipements et des données importantes qui y sont stockées justifient amplement l’acquisition d’un tel système». Le data center présentant des «faiblesses de sécurité», une absence de système de détection et d’extinction automatique d’incendie à gaz, ni de sécurité physique d’accès, les auditeurs recommandent la mise en place d’un «Disaster recovery center ou un plan de reprise d’activité (qui) est une nécessité et une urgence absolues». Il s’agit, expliquent-ils, d’un «site miroir installé dans un lieu confidentiel, distant et sécurisé». En cas de sinistre rendant inexploitables les données, souligne la mission, «une continuité de service sera assurée par le serveur miroir dans un délai très court».

Parrainage : Le Gouvernement veut le réformer et vise un système de grands électeurs en 2024

https://www.dakaractu.com Dans un arrêt rendu le 28 avril, la Cour de justice de la Cedeao a estimé que le système de parrainage adopté pour la présidentielle de 2019 « viole le droit de libre participation aux élections ». Le Chef de l’État Macky Sall a fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022, alors que le Sénégal dispose de six mois pour supprimer le parrainage. Ainsi pour contourner cette mesure, selon Confidentiel-Lettre Quotidienne, le pouvoir réfléchit à sa réforme. Si pour les élections locales, le format actuel de recueillir au moins 2 % des électeurs risque d’être maintenu, par contre pour les élections présidentielles, le format de parrainage via les grands électeurs est envisagé. La publication quotidienne de faire savoir qu’en effet, les conseillers municipaux, départementaux, députés et hauts conseillers des collectivités locales pourraient être sollicités pour envoyer leurs parrainages afin de désigner les candidats de leur choix. Le Sénégal qui compte près de 19 000 grands électeurs pourrait utiliser ce format de tri pour éviter un encombrement des candidatures au niveau de Conseil constitutionnel. « Avec la règle des 1 %, il faudrait à peu près 200 grands électeurs pour être candidat. En cas d’application de ce schéma, il y a au moins cinq formations qui remplissent ce critère en ce moment : Bennoo, Rewmi, Bokk Guiss, UCS d’Abdoulaye Baldé et le Parti démocratique sénégalais. C’est dire que pour tous les prétendants, les prochaines élections locales, seront cruciales en cas d’application d’un nouveau mode de parrainage. Cependant rien n’est encore décidé », explique CLQ.
Au niveau du ministère de l’Intérieur et dans les allées du pouvoir, la réflexion est en cours et il faudra sans doute recourir à un consensus avec l’opposition pour trouver une solution à ce filtrage rendu nécessaire par la floraison de candidatures fantaisistes lors des différentes élections présidentielles, conclut la même source.

ELECTIONS LOCALES DU 23 JANVIER 2022 : Mic mac autour de la caution et du montant

http://www.sudonline.sn Sitôt la date des élections départementales et communales arrêtée par un décret présidentiel pour le 23 janvier prochain, la caution pour la participation à ce scrutin ainsi son montant font l’objet d’informations contradictoires entre une partie de la presse et le ministère de l’Intérieur. Lequel a tenu hier, dimanche, à nier la véracité de toute information ayant trait à la caution aux locales de janvier 2022 de même que son montant avancé de 10 millions
Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, par la voix de son responsable de la communication, a en effet démenti l’information qui circulait dans certains médias et faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de 2022 à 10 millions de francs Cfa.
Dans une note relayée par la presse gouvernementale, Maham Ka du ministère de l’Intérieur déclarera : « J’ai noté, depuis un moment, la circulation d’informations faisant état d’un supposé communiqué du Ministère de l’Intérieur relatif à la fixation du montant de la caution des prochaines élections ».
Et de préciser que « cette information est totalement fausse ». Parlà, le responsable de la communication du ministère en question réfutait toute allégation informant les candidats aux mairies, conseils départementaux et autres futurs postes d’élus locaux sur une prétendue fixation de la caution en question.
Et Maham Ka d’indiquer dans la foulée qu’à cet effet, « le moment opportun, ce sont les canaux de communication officiels du Ministère, dont celui-ci, qui seront utilisés». Pour rappel, ce vendredi, il a été relayé dans certains organes de presse surtout ceux en ligne que le montant de la caution pour les élections locales du 23 janvier 2022 s’élevait à 10 millions de FCFA.
Selon ces médias, l’information émanait d’un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique.
Dans le dit texte des services du ministre Félix Antoine Diome, il aurait été ainsi noté qu’ : « En application des articles L.243 et L279 du Code électoral, le montant de la caution en vue de la participation aux élections départementales, d’une part, et aux élections municipales, d’autres part, est fixé à dix(10) millions (10 000 000) de francs CFA, pour chaque type d’élection et par chaque liste quel que soit le nombre de départements ou de commune où la liste de candidats se présente ».
Le communiqué du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique maître d’œuvre des élections au Sénégal, aurait indiqué également que « cette somme est à verser à la Caisse des dépôts et consignations(CDC) par le mandataire au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes ».
Autant de choses que réfute le ministère de l’Intérieur qui a tenu à faire savoir qu’il n’est émetteur d’un quelconque communiqué à ca sujet. Pour rappel, les élections locales qui devaient initialement être organisées le 1er décembre 219, ont été fixées, après de multiples reports au 23 janvier 2022. La mesure a été prise par le président de la République, Macky Sall, par décret n°2021-562 du 10 mai 2021.
Lors des dernières élections locales de 2014, la coalition au pouvoir Benno Bokk Yaakaar a remporté plus de la moitié des localités, mais la mouvance présidentielle a perdu la capitale Dakar et des grandes villes de l’intérieur dont Thiès (à 70km à l’est de Dakar) et Ziguinchor (sudouest).

ELECTIONS AU SENEGAL : Exit le parrainage, place aux grands électeurs

http://www.sudonline.sn Exit le parraniage! Place désormai au sytème des Grands Electeurs. Dans un arrêt rendu le 28 avril, la Cour de justice de la Cedeao a estimé que le système de parrainage adopté pour la présidentielle de 2019 «viole le droit de libre participation aux élections»
Le Chef de l’État Macky Sall a fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022, alors que le Sénégal dispose de six mois pour supprimer le parrainage.
Ainsi pour contourner cette mesure, selon Confidentiel-Lettre Quotidienne, le pouvoir réfléchit à sa réforme. Si pour les élections locales, le format actuel de recueillir au moins 2 % des électeurs risque d’être maintenu, par contre pour l’élection présidentielle, le format de parrainage via les grands électeurs est envisagé.
La publication quotidienne de faire savoir qu’en effet, les conseillers municipaux, départementaux, députés et hauts conseillers des collectivités locales pourraient être sollicités pour envoyer leurs parrainages afin de désigner les candidats de leur choix. Le Sénégal qui compte près de 19 000 grands électeurs pourrait utiliser ce format de tri pour éviter un encombrement des candidatures au niveau de Conseil constitutionnel. « Avec la règle des 1 %, il faudrait à peu près 200 grands électeurs pour être candidat. En cas d’application de ce schéma, il y a au moins cinq formations qui remplissent ce critère en ce moment : Bennoo, Rewmi, Bokk Guiss, UCS d’Abdoulaye Baldé et le Parti démocratique sénégalais. C’est dire que pour tous les prétendants, les prochaines élections locales, seront cruciales en cas d’application d’un nouveau mode de parrainage. Cependant rien n’est encore décidé », explique CLQ.
Au niveau du ministère de l’Intérieur et dans les allées du pouvoir, la réflexion est en cours et il faudra sans doute recourir à un consensus avec l’opposition pour trouver une solution à ce filtrage rendu nécessaire par la floraison de candidatures fantaisistes lors des différentes élections présidentielles, conclut la même source

Visite de Sonko et sortie du khalif des mourides : Ibrahima Bakhoum parle de problème d’interprétation

XALIMANEWS : L’analyste politique, Ibrahima Bakhoum trouve que le khalif général des mourides au delà de Sonko, s’est adressé à toute la classe politique, lors de sa derrière sortie. Pour Ibrahima Bakhoum parfois un problème schématique se pose « une chose peut être dite en wolof mais l’interprétation peut faire défaut en français »Il intervenait sur la Rfm.

Le journaliste Pathé Mbodj sur la dernière sortie de Sonko : « dansune bonne République on l’aurait arrêté pour…»

XALIMANEWS-Pathé Mbodj trouve que, si en allant rendre visite au khalif général des mourides, Ousmane Sonko espérait se faire un coup de com, il a eu le contraire de ce qu’il voulait. « C’est raté, parce qu’on lui demande de se conformer à la vie en société », a indiqué le sociologue. Ce dernier qui intervenait sur la Rfm a déploré la posture du leader de Pastef lors de sa dernière sortie : « Sonko a appelé à la rébellion. Et ce qui est cocasse c’est quand il demande aux gens de de mobiliser et de se sacrifier à la veille de son audience avec le Khalif. Là, dans une bonne République on l’aurait arrêté pour incitation à la revolte », a-t-il indiqué.

LE MONOLOGUE DE MACKY PAR OUMOU WANE

“Ouf, je vais enfin voir la classe politique en découdre par le débat démocratique et non plus par les attaques personnelles. On me harcèle à longueur de temps, mais on ne me fera pas avaler des couleuvres sur le terrain de l’action politique.”
Je viens d’arrêter la date des élections municipales et départementales au 23 janvier 2022, l’opposition devrait être satisfaite ! Ainsi pourrait se parler à lui-même notre président de la République Macky Sall, dans un monologue devant sa glace en se rasant. Ouf, je vais enfin voir la classe politique en découdre par le débat démocratique et les idées, et non plus par les attaques personnelles et les coups bas. Ils m’en font voir de toutes les couleurs ces opposants, on me harcèle à longueur de temps, mais on ne me fera pas avaler des couleuvres sur le terrain de l’action politique, je connais la valeur de mon engagement. Soyons bons joueurs, les réseaux sociaux et la presse, c’est leur terrain de jeu, mais le terrain, le vrai terrain, le sable et la poussière, je les y attends. Ils sont même allés se plaindre du parrainage à la Cedeao car ils le savent bien, quand on n’est personne de représentatif, le filtre du parrainage vous met hors jeu.
Rendez-vous donc en janvier 2022, mais d’ici là j’ai du boulot. Moi je vais présider aux destinées de l’Union Africaine l’année prochaine et cela me réjouit pour le rayonnement de mon pays.
Ils pensent qu’ils seraient meilleur président que moi, mais que font-ils de concret à part de m’attaquer ? Mes grandes réalisations sont légion, pourtant il y aura toujours quelqu’un pour dire que je n’en fais pas assez, quand ce n’est pas pour me glisser un caillou dans la chaussure. Je peux me projeter jusqu’en 2035 avec mon Plan Sénégal Émergent révolutionnaire pour l’Afrique, ils diront encore que je pilote à vue le Sénégal. Malgré tous mes efforts  portés contre la pauvreté, on m’accusera toujours de laisser en rade les questions essentielles des populations au profit d’une minorité de riches. Qui sont ces riches ? Le secteur privé ? Ce sont eux qui créent des emplois. Moi je les laisse déblatérer, un chef d’Etat ne peut pas faire du wadjadjadja toute la journée. Un jour sûrement je pourrai parler.
Savent-ils seulement tous ces gens-là, ce que nous avons dû traverser avec la pandémie ? Est-ce la polémique qui a soutenu les populations surprises par le Covid, convaincu le G20 de la nécessité d’annuler la dette des pays pauvres, même si ce n’est encore pas gagné. Oui je suis fier de moi quand je lis partout que le Sénégal est l’un des pays les plus félicités et respectés pour sa gestion de la pandémie.
Bien sûr je me pose des questions parfois. Si l’engagement en politique signifie de mettre entre parenthèses sa vie privée, ses heures de sommeil, ses loisirs ou sa famille au bénéfice d’une cause ou une idée que l’on juge supérieures, y a t-il encore beaucoup d’intérêt et de noblesse à se faire juger et critiquer, quand ce n’est pas dénigré du matin au soir ?

« Peu importe l’ampleur du sacrifice ; ce qui compte, c’est la grandeur du but que l’on s’assigne », je pourrais me rassurer de cette devise, si en plus de résister à la désinformation, aux manipulations et à la violence de mon opposition, je ne devais pas aussi supporter les rébellions de mon propre camp…

Quoi qu’il en soit, mon urgence aujourd’hui c’est les jeunes, une priorité absolue. ‘’Un homme d’État est celui qui pense aux générations futures, et un homme politique est celui qui pense aux prochaines élections », a dit Abraham Lincoln. Nous autres, Sénégalais, nous pouvons le vérifier tous les jours, car c’est bien chez nous le pouvoir et non l’intérêt général qui motive les hommes politiques. Ni les défis économiques, ni les enjeux sécuritaires, sociaux ou démocratiques, pas plus la bataille du chômage des jeunes qui est cruciale, n’animent les prétendants de tous bords qui piaffent d’impatience de concourir pour la fonction suprême sans devoir une fois encore passer leur tour.
Les élucubrations de l’opposition, je ne veux même pas perdre mon temps à les citer. Au Sénégal, le cœur de la vie politique ne bat que pour l’élection présidentielle. Il faut y penser tout le temps. Mais aujourd’hui, les sénégalais n’en peuvent plus des ambitions des politiciens. Ils en ont marre de les voir obsédés par leur quête du pouvoir. Les sénégalais voudraient que les hommes politiques oublient leurs carrières personnelles, et se consacrent un peu plus au bien commun.
Redevenons sérieux à présent. Très franchement, je ne sais pas à quoi pense notre président en se rasant le matin ni en se brossant les dents, peut-être au rapport de force dans la conquête du pouvoir. Pense-t-il a un troisième mandat ou pas ? Probablement qu’il n’exclut rien. Toujours est-il qu’il n’a jamais utilisé la surenchère de l’insulte ou la violence comme armes redoutables en politique et s’en est toujours tenu aux arguments utiles aux débats d’intérêt général.

EUX & NOUS – Non, Achille, ce n’est pas toi l’exorciste !PAR AMADOU YACINE NDAW

Le prochain sommet France-Afrique se tiendra en juillet prochain (Ndlr : finalement reporté en Octobre) à Montpellier. En perspective de cette rencontre et dans le contexte difficile des relations entre la France et la jeunesse africaine, M. Macron a coopté le Professeur Achille Mbembe pour organiser un dialogue avec la société civile africaine, pour mieux situer les difficultés actuelles de la France dans les opinions africaines
La France, soixante ans après les indépendances formelles de l’ex empire colonial, fait face à un mouvement de rejet sans précédent en Afrique, en particulier et paradoxalement dans ses ex colonies. La jeunesse africaine mondialisée ne supporte plus de voir ses dirigeants, gouverner leur pays presque comme les anciens gouverneurs et autres commandants de cercles avec pour seule boussole, leur maintien indéfini au pouvoir et le service aux intérêts français. Elle découvre, cette jeunesse, six décennies après les indépendances, que son destin est plombé par la chape de la langue française qu’elle découvre brusquement a l’école primaire, notamment pour toutes ces masses issues de l’ancien pays de protectorat, forcées de devoir reimaginer le monde dans une langue autre que celle qui accompagne le lait maternel, alors que la mondialisation, contrairement à bien des prévisions uniculturalistes, a favorisé la renaissance des vieilles civilisations. Le franc CFA, dernière monnaie coloniale d’Afrique, pour reprendre le titre de l‘ouvrage de Ndongo Samba Sylla et Fanny Pigeaud, prive encore quatorze pays d’Afrique de souveraineté monétaire et de tout usage de l’instrument monétaire dans les politiques économiques.
Dans le même temps, la convertibilité illimitée par rapport à l’Euro favorise un rapatriement systématique des bénéfices pour les entreprises françaises engraissées par les marchés surfacturés dont les commissions et autres retro commissions alimentent les comptes en devises d’une certaine classe d’évolués complice du pillage de l’Afrique. Elle ne supporte plus de voir ses dirigeants convoqués et tancés à Pau, de voir des bidasses françaises, au fin fond de notre Sahel millénaire, pointer leur armes sur de paisibles citoyens pour fouiner dans ce qu’ils ont de plus cher : l’intimité de leurs cases. Et ce, au nom de la lutte contre le terrorisme et avec l’accord cynique et sans aucune once de fierté de nos dirigeants, qui ont détourné l’argent devant service à équiper et défendre souverainement leurs pays, pour se payer des maisons et des vacances à Paris et sur la Côte d’Azur, avec famille et, souvent, compagnes d’ alcôve .
A l’interne, les jeunes générations issues de l’immigration sont parquées dans des cités et autres banlieues avec des étiquettes et un délit de faciès qui empêche toute chance d’échapper à la misère. Les meilleurs des grandes écoles de commerce et d’ingénierie financière vont devoir traverser la manche et tenter leur chance à la City de Londres. Sous le prétexte fallacieux de la citoyenneté républicaine indistincte, noirs, arabes et autres doivent se fondre dans la masse, au nom de la politique d’assimilation, qui leur rappelle, quand même, lorsqu’il s’agit d’emploi et de logement, les limites de leur intégration. Au nom de la spécificité, spécieuse du reste, du modèle républicain français, il n’est évidemment pas question d’accepter le modèle dit communautariste américain, qui permet aux sciences sociales d’étudier les composantes sociales, raciales, ethniques et religieuses dans leur rapport différencié au rêve américain.
L’épisode George Floyd, contrairement au reste du monde où il a secoué les consciences, en France, elle a plutôt produit un raidissement de la cuirasse émotionnelle de l’exceptionnalisme français. Ces études sont considérées, sous le règne de M. Macron, comme du séparatisme, de l’indigénisme et de l’islamo gauchisme, pour stigmatiser toute la production intellectuelle et politique cherchant à faire voir à la France la réalité affligeante de sa politique d’assimilation et d’intégration sur certaines composantes de sa population. En somme, sous l’ère Macron, avant même celle de plus en plus probable de madame Lepen, la France officielle des lumières s’est prononcée pour la censure dans la recherche universitaire.
Avons-nous bien mesuré les paroles de la ministre de l’enseignement supérieur de M. Macron contre certains chercheurs en sciences sociales du CNRS. En somme, il est interdit de chercher les causes profondes de l’échec en général des politiques d’intégration, des incivilités, de la délinquance, du racisme ou de l’extrémisme violent qui conduit au terrorisme, contre laquelle la France est supposée lutter jusque sur les marches du Sahel. Il est donc interdit de travailler scientifiquement – avec les méthodes sociologiques d’Emile Durkheim, les instruments démographiques de l’INED, sans oublier les champs de connaissance ouverts par l’histoire des mentalités avec les travaux de Claude Lévi-Strauss, tous d’éminents représentants de la science sociale de France – sur les problèmes d’éducation d’emploi et d’insertion sociale de la population française issue de l’immigration, sous peine d’être frappé d’indignité citoyenne.
Des généraux français de la deuxième section, en nombre significatif, en ce jour symbolique du 21 avril, ont, le torse bien bombé, dans la posture du coq arrogant, solennellement demandé à leurs camarades d’active de prendre leurs responsabilités face au « délitement» qui frappe selon eux le pays et « protéger ses valeurs civilisationnelles ». C’est cette France qui demande aujourd’hui à Achille Mbembe, une pièce maîtresse des études décoloniales, sur la postcolonie et la Francafrique, de lui faire des propositions sur comment renverser la tendance de la dégradation, malheureusement irréversible, de l’image de la France en Afrique, en particulier francophone ! Je trouve quand même curieux que Macron, à l’origine des lois les plus répressives contre les couches issues de l’immigration, puisse être si hardi, jusqu’à vouloir aller chercher le chef de fil de l’école décoloniale africaine pour lui refaire l’image de son pays aux yeux des nouvelles générations. C’est quand même osé de vouloir détacher Achille dont le rôle naturel, à mon avis, devrait plutôt être de conseiller l’Afrique face à la France envahissante. L’inverse à mon sens relèverait d’une forme de mercenariat intellectuel. Je considère que la France en sait assez sur elle-même et sur sa fausse conscience en Afrique pour ne pas avoir besoin de débaucher nos intellectuels pour lui proposer des solutions.
La France sait bien ce qu’elle a à faire pour ne pas mériter la 7ou 8 place dans le coeur des africains parmi les partenaires du continent. La jeunesse africaine quant à elle sait bien ce qu’elle a faire pour gérer les ressources du Continent pour le bénéfice exclusif de ses peuples, pour retrouver ses éléments gagnés par l’extrémisme violent et le terrorisme, protéger sa souveraineté politique et économique, dans le cadre de relations de respect mutuel avec des partenaires extérieurs dont les intérêts légitimes en Afrique doivent être considérés à l’aune de ceux des africains. ….. Alors non!
Achille, ce n’est pas à toi d’exorciser les rêves d’Afrique de M. Emmanuel Macron, hantés par le spectre des assassinats de dirigeants déviant de la ligne de la Francafrique tracée par Jacques Foccart, des mallettes de devises représentant le tribut pour les élections des autocrates soucieux d’être protégés contre leurs propres peuples affamés, des humiliations subies par des populations civiles du Sahel qui ne comprennent pas pourquoi on les bombardent, sans oublier la place indue des entreprises françaises dans les économies naissantes des post colonies. C’est ce que la Lumpen intelligentsia – pour reprendre le concept du reste chargé utilisé par M. Mbembe, lui-même, dans une récente interview- cherche à faire comprendre aux vaillants peuples africains. Je suis de ceux qui pensent que notre frère Achille Mbembe devrait laisser ce travail d’exorcisme aux Grands Druides de ce petit village de Gaule, dont la potion magique a permis de vaincre des armées de Rome. Autrement, ce serait alors simplement inscrire notre action dans le contexte du syndrome de Stockholm.

Guy Marius SAGNA : «Le crime de Pape NDIAYE, c’est d’avoir contribué à déconstruire, à éventer le complot contre SONKO»

http://www.walf-groupe.com Le dossier qui vaut à Pape NDIAYE une incarcération est cousu de fil blanc. C’est la conviction de Guy Marius SAGNA.
Dans le texte ci-dessous, le responsable du FRAPP France dégage estime que le journaliste est dans l’oeil du cyclone pour avoir fait son travail dans l’affaire Ousmane SONKO.
La dernière fois que j’ai vu et parlé au journaliste Pape Ndiaye, c’était à Walfadjiri. Ce fut chaud entre lui et moi. J’avais dit qu’il y avait plus de 150 prisonniers dans ma chambre 01 de la prison du Cap Manuel. Pape Ndiaye remettait subtilement en cause mes affirmations en disant détenir de l’administration pénitentiaire une note affirmant qu’il y avait 150 prisonniers dans toute la prison du Cap Manuel
Sur le plateau de télévision je lui avais dit que si j’étais journaliste intéressé par la situation carcérale, j’allais commettre la plus petite des fautes pour me retrouver au moins 24h en prison. Je l’invitais à se débrouiller pour se retrouver en prison et constater de visu et non par des communiqués mensongers la scandaleuse situation carcérale au Sénégal.
J’étais loin de m’imaginer que Pape Ndiaye passerait la Korité en prison loin de sa famille. J’exprime toute ma solidarité à sa famille, à ses collègues, à sa famille de la presse.
Pape Ndiaye est encore présumé innocent.
Mais, même s’il a commis ce dont on l’accuse, mon avis est qu’il n’est pas en prison pour cela.
Qui ose dire que de 2012 à maintenant le président Macky Sall a déroulé un programme d’édification d’un nouveau type de sénégalais ? Qui a vu par ses actes le président Macky Sall lutter contre le crime?
Ce que nous avons vu c’est un président Macky Sall utiliser la prison pour enfermer tous ses adversaires.
Oui, celles et ceux qui se battent pour un autre Sénégal doivent être le Sénégal qu’ils prônent.
Mais personne ne peut croire que l’arrestation de Pape Ndiaye a pour objectif de le rendre meilleur et de rendre meilleurs les sénégalais.e.s.
C’est quoi l’enjeu aujourd’hui?
Un président Macky Sall rancunier, revanchard, méchant qui s’abat sur le FRAPP, sur Pape Ndiaye, sur Ousmane Tounkara, Walfadjiri, Sen TV…Et qui se prépare pour la prochaine bataille entre lui – valet de l’impérialisme – et le peuple.
Sous le président Macky Sall, le bon journaliste n’est pas celui qui n’est pas corrompu, n’est pas celui qui ne fait pas de faute. Le bon journaliste sous le présidentialisme néocolonial de Macky Sall est celui qui chante ses louanges, ne le critique pas, ne donne pas un fil d’Ariane au peuple pour qu’il se guide dans le dédale de l’actualité…
Le crime de Pape Ndiaye c’est d’avoir contribué à déconstruire, à éventer le complot contre Sonko et le peuple sénégalais.
Oui, ils ont demandé à Pape Ndiaye ses rapports avec Pastef et Guy Marius Sagna…
Trop de mandats de dépôts au Sénégal.
Tu tousses et tu vas en prison.
Macky tu ne peux être candidat une 3e fois et tu es viré.
La dictature est toujours rampante.
La dictature a voulu se lever. Le peuple l’en a empêché aux mois de février et mars 2021.
La dictature cherche toujours à être une dictature debout.
Sa dernière victime s’appelle Pape Ndiaye, journaliste à Walfadjiri. Nous ne te laisserons pas faire Macky! Arrière !
NOUS SOMMES TOUS EN SURSIS.
LIBÉREZ PAPE NDIAYE!
FREE PAPE NDIAYE !


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