Revue de presse du Samedi 12 Septembre 2020

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44 tests positifs,17cas communautaires,2 nouveaux décès, 1 cas importé AIBD

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce samedi 12 septembre 2020.
Sur 1.093 tests effectués 44 sont revenus positifs.
Des des cas ainsi répartis  : 26 contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 17 cas issus de la transmission communautaire, 1cas importé AIBD
Par ailleurs, 23 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
34 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 2 nouveaux décès.
A ce jour, 14.237 cas ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 10.373 guéris, 295 décédés et 3.568 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Vendredi 11 septembre…Aucun décès signalé, 43 nouveaux cas contre 143 guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 de ce vendredi 11 septembre 2020…Sur 1261 tests effectués, 43 sont revenus positifs. Il s’agit de 22 cas contacts suivis, 4 cas importés (AIBD) et 17 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répertoriés dans les communes ou quartiers suivants : Saaréya (3), Keur Massar (2), Kolda (2), Fann (1), Hlm Patte d’Oie (2), Kédougou (2), Mbao (1), Ouakam (1), Pikine (1), Popeuguine (1), Rufisque (1) et Touba
Le Directeur de la Prévention du ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 143 patients qui étaient sous traitement, 30 cas graves et aucun cas décès lié à la covid19 n’a été enregistré hier-jeudi.
À ce jour le Sénégal compte 14. 113 cas déclarés positifs dont 10. 350 guéris, 293 décédés et donc 3. 549 sous traitement

France : quand Nicolas Sarkozy associe “singe” et “nègre”

https://www.financialafrik.com Invité de marque, jeudi 10 septembre, sur  TMC, à l’occasion de la sortie de son livre intitulé  le «Temps des tempêtes», Nicolas Sarkozy a raté le virage.
Prenant la parole, l’ancien président se mit à critiquer “cette volonté des élites, qui se pincent le nez, qui sont comme les singes qui n’écoutent personne”, lorsqu’il s’est interrompu pour dire avec ironie : “Je ne sais plus, on a le droit de dire ‘singe’?” et d’enchaîner : ‘Parce que… On n’a plus le droit de dire les… On dit quoi? ‘Les dix petits soldats’ maintenant? C’est ça? Ouais… Elle progresse la société!”, a-t-il ajouté narquois.
La bêtise insiste aurait dit Rama Yade, l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, exécutée d’un trait de plume dans le livre. Sarkozy insiste, signe et persiste.
“On a peut-être le droit de dire singe, sans insulter personne”, a-t-il lourdement ajouté, grimaçant, jouant de l’épaule, cherchant à s’attirer la complicité du présentateur qui sait à cet instant que le défaut de maitrise d’antenne le guettait.
L’ex -chef de l’État faisait référence au roman policier les “Dix petits nègres”, l’un des livres les plus vendus au monde, qui vient d’être réédité et rebaptisé en français “Ils étaient dix avec le mot “nègre” remplacé par “soldat”. Un changement que Sarkozy déplore.
En croisade permanente contre ce qu’il appelle le “politiquement correct”, Nicolas Sarkozy utilise  le mot «singe»  en pensant au mot “nègre”, révélant une équivalence qui dormait dans son subconscient.
Ces propos renforcent en tout cas l’étiquette de “raciste” qui lui colle à la peau depuis que, alors ministre de l’Intérieur, il promettait de nettoyer la “racaille de la banlieue” au Karcher.
Avec le temps et après un come back raté aux présidentielles de 2017, l’on pensait l’homme assagi. D’autant qu’il est devenu un de ces nombreux visiteurs du soir des chefs d’Etat africain, avec un goût immodéré pour les médiations dans les contentieux.  Ibrahima jr Dia

 L’euro et le Franc CFA progressent par rapport au dollar USD

https://www.financialafrik.com L’euro prenait 0,36% face au billet vert, à 1,1857 dollar embarquant dans sa course le Franc CFA (0,0018 dollars). La devise européenne qui est liée par une parité fixe au Franc africain (1 euro= 655 Franc CFA) s’était nettement appréciée jeudi dans la foulée d’une réunion de la Banque centrale européenne, avant d’effacer une bonne partie de ses gains.
La monnaie européenne avait notamment profité des propos de la présidente de l’institution Christine Lagarde concernant la force de l’euro, qui pèse sur l’inflation. Selon la patronne de la BCE, il n’est pas nécessaire d’agir à ce stade. Beaucoup d’observateurs estiment qu’un euro fort serait un frein à l’export pour la zone Euro. En Afrique où le billet vert a perdu 6,58% par rapport au franc CFA sur une année glissante,
il est couramment admis qu’un Franc Fort serait aussi un frein à la compétitivité. Les pays de l’Afrique Centrale, exportateurs de brut (facturé en dollar) et importateurs de produits alimentaires (en euros) ne gagnent pas au change même s’il est admis que les importations en dehors de la zone euro (Chine par exemple) sont libellées en dollars.
Du côté de l’Afrique de l’Ouest, l’incidence d’une appréciation forte avec le dollar serait
moindre sans être nulle. Les exportations de cacao ivoirien vers Amsterdam n’en
souffriront en tout cas, “dégaine un opérateur import-export rappelant que la structure
économique de l’Afrique de l’Ouest, plus dépendante de son marché intérieur que des
exportations de matières premières, mérite une plus grande attention”. En attendant,
pas sûr que le Franc CFA fort soit le meilleur atout de la diversification.  Albert Savana

Revue annuelle conjointe 2019 : L’activité économique s’est «confortée» avec un taux de plus de 5% (ministre)

https://www.seneweb.com Un atelier de validation technique du rapport de Revue annuelle conjointe (Rac) 2019 s’est ouvert, ce vendredi 11 septembre 2020, à Dakar (Sénégal). Cette rencontre, présidée par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, en présence des partenaires au développement, vise à présenter les résultats de la politique économique et sociale du Sénégal qui portent sur les réalisations de l’année 2019, coïncidant avec la première année de mise en œuvre du deuxième Plan d’actions prioritaires (Pap II 2019-2023) du Plan Sénégal émergent (Pse). En effet, la Rac permet de dresser le bilan de la mise en œuvre du Pse comme matrice des politiques publiques et de jeter un regard critique, mais constructif sur les progrès enregistrés en direction de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).

Au plan macroéconomique, l’activité économique s’est «confortée» malgré la pandémie

Selon le ministre de l’Économie, «les performances de croissance économique forte et durable, d’inclusion sociale et d’équité territoriale demeurent, avec le Pse, des priorités qui se sont traduites par de nombreuses réalisations contribuant à entretenir une belle dynamique visant à amorcer la transformation économique et sociale. Et les résultats encourageants enregistrés au titre de l’exercice 2019 confortent cette tendance et sont assez révélateurs du bon comportement de notre économie».
A l’en croire, au plan macroéconomique, «l’activité économique s’est confortée, avec un taux de croissance du Pib (Produit intérieur brut : Ndlr) estimé à 5,3% contre 6,4% en 2018».Cependant, Amadou Hott précise que cette activité économique a «malheureusement connu des soubresauts» en 2020 à cause de la pandémie de la Covid-19. Et avec les dernières estimations, «la croissance serait de -0,7%, alors qu’elle était initialement projetée à 6,8% dans la Loi de Finances initiale 2020».

Des résultats obtenus grâce à «un effort d’investissement» de l’État

Le ministre de l’Économie ajoute qu’au niveau du secteur primaire, «des progrès de 3% ont été notés grâce aux productions animales, halieutiques et horticoles en dépit du déficit pluviométrique». Ces résultats, pour lui, ont été obtenus grâce à «un effort d’investissement de l’État dans la mise à disposition de semences de qualité, la fourniture d’équipements et matériels agricoles et l’accompagnement des professionnels».
Il renseigne que les indicateurs sociaux, quant à eux, présentent des «résultats probants malgré quelques contraintes majeures qu’il faut bien analyser en vue de trouver des solutions qui pourront améliorer la qualité de l’offre de services, notamment dans l’éducation, la santé ainsi que les secteurs de l’eau et de l’assainissement».
Dans le domaine de la gouvernance et particulièrement en matière de gestion des finances publiques, Amadou Hott soutient que «les efforts consentis ont permis une amélioration des capacités de mobilisation des ressources internes. Et la modernisation des administrations fiscale et douanière a contribué à améliorer les ressources internes».
S’agissant de la gouvernance locale, il souligne que l’État s’est inscrit dans «la dynamique de promouvoir des territoires économiquement homogènes et viables, qui prennent suffisamment en compte les attentes exprimées par les acteurs territoriaux».
Toujours selon le ministre, les transferts des ressources budgétaires de l’État aux collectivités territoriales ont «augmenté de 9,17% passant de 49,45 milliards en 2018 à 53,98 milliards de francs Cfa en 2019». Et la mise en œuvre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) a relevé, de «manière substantielle», le niveau des recettes d’investissements des collectivités territoriales.
Malgré ces «efforts salutaires», Amadou Hott note que le Gouvernement, tenant compte des enseignements tirés de la pandémie de la Covid-19, a engagé un «exercice d’ajustement» du Pap II sur la période 2020-2023 pour la «relance de l’économie», lourdement frappée par la crise.

«Malgré un contexte difficile, la notation Ba3 du Sénégal est maintenue»

Son Excellence Mme Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, et présidente du COMEX, parlant au nom des partenaires financiers et techniques, dit avoir constaté, par rapport à l’exercice de la Revue annuelle conjointe 2019, que «malgré un contexte difficile, la notation Ba3 du Sénégal est maintenue, certes avec une perspective négative par l’agence de notation financière Moody’s». Ce qui traduit, pour elle, «l’engagement» du Gouvernement.
Aussi, elle a encouragé le Gouvernement à «une bonne prise en compte du secteur privé et de la société civile dans cet agenda de relance, et à la mise en place d’un dispositif de redevabilité».

Des observations et recommandations sectorielles formulées pour plus de performance»

Les partenaires ont, par ailleurs, profité de l’occasion pour partager avec le ministre de l’Économie quelques observations et recommandations sectorielles qui, selon eux, contribueront à «rendre plus performant le programme d’émergence du Sénégal». Il s’agit, sur la gestion de la pandémie de Covid-19, de procéder à «une évaluation participative de l’action menée jusque-là, notamment avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé et les partenaires au développement» ; sur le plan organisationnel, ils estiment que le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération «devrait assurer une meilleure prise en compte des rapports sectoriels des ministères dans la Rac en veillant à organiser les revues sectorielles dans les délais et renforcer l’analyse avec des données désagrégées (par sexe, par zone géographique)». Ce qui, pour eux, «faciliterait un meilleur ciblage des groupes vulnérables».
Mme Mingasson ajoute que les partenaires aimeraient «mieux connaître les mesures et plans du Gouvernement pour améliorer la fiscalité des entreprises de manière à asseoir une concurrence saine entre elles et à s’assurer qu’elles contribuent équitablement à l’effort fiscal ; et souligner l’importance de l’apurement de la dette aux fournisseurs privés de l’État».
Sur les réformes et la gouvernance, il conviendrait, pour elle, «de revoir le cadre institutionnel de gouvernance des réformes des finances publiques pour un meilleur pilotage des réformes ; d’améliorer la visibilité sur la gouvernance politique et celle des ressources, qui permet de décliner les avancées et les contraintes et ainsi noter les efforts dans le cadre du dialogue national».
Sur le capital humain/protection sociale, les partenaires recommandent aussi de «renforcer les investissements dans les secteurs sociaux au vu de l’impact socio-économique de la Covid sur ces derniers ; et de mener une revue en profondeur de la stratégie sectorielle dans le domaine de l’éducation, tout particulièrement autour des objectifs de scolarisation universelle et de réduction des disparités en termes d’accès et d’acquisition des compétences fondamentales».
Sur le secteur agricole, ils encouragent également le Gouvernement sénégalais à «définir la place qu’il compte accorder, tant à la maîtrise de l’eau, qu’à la gestion du foncier comme instrument de politique d’amélioration de la croissance économique, à travers ce secteur si important».

Force Covid-19 : Explication détaillée des 1000 milliards

https://www.seneweb.com Le Fonds de résilience à la pandémie dénommé Fonds Force Covid-19 est doté de 1000 milliards. Une enveloppe destinée à la fois à la Santé, l’Economie, le social entre autres. Dans un entretien avec le journal Lejecos, le ministre des Finances et du Budget est revenu dans le détail sur la mobilisation des ressources mais aussi les dépenses.
D’abord, pour ce qui est de la mobilisation, les Sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur ont contribué à hauteur de 20 milliards. « Il y a ensuite les efforts de recadrage du budget 2020 ayant permis de réaliser une économie de 119 milliards de FCFA au niveau des dépenses de fonctionnement et des dépenses d’investissements », indique Abdoulaye Daouda Diallo.
A ces deux sources s’ajoute le montant de 863 milliards de la part des partenaires techniques et financiers. Une contribution répartie entre dons et près s’élevant respectivement à 240 milliards et 623 milliards.
S’agissant de l’utilisation, le ministre a d’abord indiqué que les dépenses décaissables sont de 624,85 milliards. Autrement dit, les 375,15 milliards devant compléter l’enveloppe de 1 000 milliards ne sont pas encore disponibles. Et sur les 624,85 milliards, les 537,7 milliards ont été décaissés, soit un niveau d’exécution de 86%.
A propos des secteurs bénéficiaires des 1 000 milliards, il y a 741 destinés à l’Economie, 77 milliards à la Santé, 103 milliards dédié à l’appui à la population dont 18,5 milliards pour les factures d’eau et d’électricité et le reste pour l’achat de denrées alimentaires. Il y a eu 12,5 milliards pour la diaspora, 2 milliards pour la sauvegarde du bétail…

170 millions de francs du Qatar dans la lutte contre la Covid-19

https://www.seneweb.com -Aps-Le Sénégal a reçu, vendredi, un don d’un montant de 170 millions de francs Cfa du Qatar, à travers la Haute autorité du Waqf (HAW), dans la lutte contre la Covid19.
Ce fonds collecté avec le concours de Qatar Charity est destiné à appuyer les efforts du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ainsi que celui du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre dans la riposte à la Covid-19.
Selon l’Ambassadeur du Qatar au Sénégal, Mohammed Bin Kurdi Al Marri, ’’le monde fait face à une épidémie qui a secoué tous les coins du globe et plongé les gouvernements et les peuples dans une crise sanitaire sans précédent’’.
Il a également fait état ’’de conséquences désastreuses sur l’économie et le confort des pays’’.
Selon lui, l’Emirat du Qatar ’’a compris que cette pandémie ne peut être combattue, voire éliminée à l’échelle mondiale, que par la solidarité et le soutien entre les pays et, cela, financièrement, moralement mais aussi humainement’’
’’Cette aide que nous apportons aujourd’hui est un exemple éloquent de l’excellence des relations’’ entre son pays et le Sénégal, a encore dit le diplomate.
Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Papa Alassane Mbengue, s’est réjoui de ’’l’excellence’’ des relations entre le Sénégal et le Qatar
Selon lui, ce don est ’’une contribution majeure dans la réponse à la Covid-19’’.
Il a rappelé que le Sénégal est en train de mener sa croisade contre la Covid-19 sous l’impulsion du chef de l’Etat qui, dès l’apparition du premier cas, a donné instruction pour mettre en place un plan de contingence multifactorielle.
Le Secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, Mame Gor Diouf, a lui aussi salué ce geste de la haute autorité du Waqf dans la lutte contre la pandémie et, au-delà, son engagement dans la lutte contre la pauvreté.
’’Nous avons développé un plan de riposte sectorielle pour toucher tous les secteurs impactés par la pandémie’’, a-t-il dit, précisant qu’il y a également l’autre aspect sous-jacent consistant au retrait des enfants de la rue et qui a été très concluant.
’’Nous recevons avec intérêt l’arrivée de ces dons qui viennent soulager le travail des femmes en milieu rural et leur permettre de contribuer à la marche vers l’émergence, mais aussi d’aider au renforcement de la prise en charge des groupes vulnérables tout en luttant contre la pandémie’’, a-t-il salué.

1 533,2 milliards des ressources mobilisées en fin juillet

http://www.enqueteplus.com Les ressources mobilisées, à fin juillet 2020, sont évaluées à 1 533,2 milliards, soit une hausse de 3 %, en glissement annuel. C’est ce que révèle le point mensuel de conjoncture publié hier par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Quant aux dépenses, elles se sont établies à 2 568,9 milliards, contre 2 098 milliards un an auparavant. Ainsi, le solde budgétaire est estimé en déficit de 1 035,6 milliards, contre un déficit de 609,2 milliards à la même période en 2019.
Le point mensuel de conjoncture est publié hier par les services de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Il indique qu’au terme des sept premiers mois de 2020, l’exécution budgétaire s’est traduite par une évolution modérée des ressources, associée à une exécution soutenue des dépenses publiques.
En effet, le document informe que les ressources mobilisées à fin juillet 2020, sont évaluées à 1 533,2 milliards, soit une hausse de 3 % en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles se sont établies à 2 568,9 milliards à fin juillet 2020, contre 2 098 milliards un an auparavant, soit une hausse de 22,5 %.
En conséquence, le solde budgétaire est estimé en déficit de 1 035,6 milliards à fin juillet 2020, contre un déficit de 609,2 milliards à la même période en 2019. ‘’A fin juillet 2020, les ressources sont constituées de recettes budgétaires (1 377 milliards), de dons (136,1 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards). En glissement annuel, les ressources ont progressé de 44,4 milliards, à la faveur des dons. Ces derniers sont estimés, globalement, en hausse de 69,5 % par rapport à la même période en 2019, pour se situer à 136,1 milliards, en liaison avec la progression de l’appui des bailleurs’’, précise la même source.
Par contre, la DPEE souligne que les recettes budgétaires se sont contractées de 2,2 %, pendant la période, par rapport à la même époque en 2019. ‘’Cette baisse est imputable principalement à sa composante fiscale (1 289,6 milliards) qui a baissé de 2,6 %. Le repli des recouvrements des recettes fiscales est induit par la baisse de l’impôt sur les revenus, l’IRVM/IRC, la TVA intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre qui se sont contractés respectivement de 12,1 milliards, 2,6 milliards, 4,4 milliards, 10,9 milliards et 5 milliards pour s’établir à 218,9 milliards, 29,6 milliards, 6,2 milliards, 104,5 milliards et 8,9 milliards à fin juillet 2020.

De même, les droits et taxes mobilisés par la douane, notamment la TVA import (228,9 milliards) et les droits de porte (147,3 milliards) se sont contractés respectivement de 10,4 % et 13,3 %’’, explique la Direction de la prévision et des études économiques.

En revanche, le point conjoncturel révèle que l’impôt sur les sociétés, estimé à 202,1 milliards, la TVA intérieure (hors pétrole) qui est à 195,2 milliards et le FSIPP évalué à 24,2 milliards ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 6,5 milliards, 39,7 milliards et 14
milliards.
Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 2 568,9 milliards en fin juillet dernier, contre un montant de 2 098 milliards un an auparavant, soit une hausse de 471,9 milliards. ‘’Cette situation reflète les hausses combinées des dépenses courantes et d’investissement qui se sont confortées respectivement de 25,7 % et 16,8 %. Les dépenses courantes sont évaluées à 1 665,6 milliards contre 1 325 milliards à la même période en 2019. Cette hausse est soutenue par la masse salariale (478,7 milliards) et les transferts et subventions (781 milliards) qui ont progressé respectivement de 17 % et 86,7 %’’, lit-on dans le document. Toutefois, cette orientation est atténuée, d’après la même source, par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 5,7 milliards pour s’établir à 197,5 milliards.
Pour ce qui est des dépenses d’investissement, elles sont estimées à 903,2 milliards, en hausse de 16,8 %, à la faveur des investissements sur ressources intérieures de 521,5 milliards et sur ressources extérieures qui sont de 381,8 milliards.

Progression de la masse monétaire en juin 2020

Il ressort également de la revue mensuelle conjoncturelle de la DPEE qu’à fin juin 2020, la situation estimée des institutions de dépôts, comparée à celle de la fin du mois précédent, fait résulter une expansion de la masse monétaire. En contrepartie, une augmentation des actifs extérieurs nets et un dégonflement de l’en-cours des créances intérieures sont notés sur la période. ‘’La masse monétaire a progressé de 50,3 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 5 864 milliards, à fin juin 2020. Cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables qui ont augmenté de 77,3 milliards pour s’établir à 2 802,7 milliards et la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banque) qui a progressé de 8 milliards pour ressortir à 1 380,6 milliards, à fin juin 2020. Quant aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire, ils ont baissé de 35 milliards, se fixant à 1 680,7 milliards’’, rapporte la DPEE. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 435,6 milliards ou 8 %, à fin juin 2020.
Au même moment, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 1 815,4 milliards, en hausse de 48,1 milliards ou 2,7 % par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est justifiée par l’amélioration de la position extérieure nette de la Banque centrale. Celle-ci est passée de 135,8 milliards, pour s’établir à 1 283,8 milliards. Quant aux banques primaires, elles ont enregistré une diminution de 87,6 milliards de leurs avoirs extérieurs nets qui sont arrêtés à 531,7 milliards pendant la période sous-revue. Comparativement à fin juin 2019, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 35,6 milliards ou 2 % à fin juin 2020.
Il faut relever également l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts qui s’est dégonflé de 19 milliards, entre fin mai et fin juin 2020. Ainsi, il s’est chiffré à 5 438,1 milliards, du fait des créances sur l’économie (-17,2 milliards) qui se sont situées à 4 477 milliards et des crédits nets à l’Administration centrale. Ces derniers sont également ressortis en baisse de 1,9 milliard, en variation mensuelle, pour s’établir à 961,1 milliards, à fin juin 2020. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 443,2 milliards ou 8,9%, à fin juin 2020.MARIAMA DIEME

les missions herculéennes de l’argentier Abdoulaye Daouda Diallo

https://www.financialafrik.com Sous un titre évocateur, le Journal de l’Economie Sénégalaise (Lejecos) aborde les défis herculéens de Abdoulaye Diallo, ministre des Finances et du Budget. Dans l’entretien exclusif accordé au confrère, l’argentier présente le tableau de bord des finances du pays de la Teranga sous le choc de la pandémie COVID-19 : ”mois étions sur une très bonne trajectoire ces cinq dernières années 2014- 2019. La propagation de la pandémie de la Covid-19 a entraîné des répercussions sanitaires, économiques et financières mondiales sans précédent et le Sénégal a été lourdement touché. La pandémie de la Covid-19 est venue porter un coup d’arrêt brutal à l’économie nationale”.
Dans les mesures de relance édictées, l’Etat a mis en place un fonds de 50 milliards de FCFA dédié aux PME, sous forme de dépôt aux banques qui de leur côté y mettront 100 milliards de FCFA. En outre, l’Etat a mis en place un fonds de 20 milliards de FCFA en direction des grandes entreprises avec un engagement bancaire de la po milliards de FCFA. En plus des fonds, les mesures d’accompagnement des entreprises présentées par le ministre dans cet entretien exhaustif comprennent aussi des remises fiscales et douanières de 200 milliards de FCFA.
“Il y a par ailleurs, la prolongation de 12 à 24 mois du délai généralement admis de paiement de la TVA suspendue, pour un impact de plus de 10 milliards de FCFA sur notre budget”, rappelle le ministre. Citant aussi comme autre mesure phare, “la possibilité pour les entreprises de conserver, en guise de subvention publique, les impôts retenus à la source sur les salaires de leurs employés, sous condition de maintien de l’emploi ou de paiement au personnel mis en chômage technique d’au moins 70% de son salaire. A elle seule, cette mesure coûtera plus de 30 milliards de FCFA au budget de l’Etat”
Le Sénégal a pu compter aussi dans ce moment exceptionnel sur les contributions citoyennes (20 milliards de FCFA), les économies dans les dépenses budgétaires (114 milliards de FCFA) et le soutien des partenaires techniques et financiers à hauteur de 863 milliards de FCFA. Dans l’entretien exclusif accordé à Lejecos, le ministre des Finances  est revenu sur la question de l’annulation de la dette en présentant ses avantages et sa portée :  Adama WADE

ECHANGES EXTERIEURS : Une atténuation du déficit commercial notée en juillet dernier

http://www.enqueteplus.com Au mois de juillet 2020, le déficit commercial s’est réduit de 15,0 milliards, s’établissant à 119,8 milliards, selon le point mensuel de conjoncture rendu public hier, par les services de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Les échanges extérieurs du Sénégal sont marqués, en fin juillet dernier, par l’atténuation du déficit commercial. D’après le point mensuel de conjoncture rendu public hier par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), il s’est réduit de 15,0 milliards, pour s’établir à 119,8 milliards. Cette situation est expliquée par la hausse des exportations de 13,0 milliards, conjuguée à une baisse des importations de biens de 2,2 milliards, sur une base mensuelle.
Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations, ressorti à 51,5 %, a augmenté de 4,3 points de pourcentage par rapport au mois précédent.
Le document de la DPEE souligne que les exportations de biens sont évaluées à 169,4 milliards au mois de juillet 2020 contre 156,4 milliards le mois précédent, soit une hausse de 13,0 milliards. Cette augmentation est liée, principalement, explique cette direction, à l’accroissement des exportations d’or brut pour une valeur de 24,5 milliards, de titane à hauteur de 6,7 milliards et de produits pétroliers pour 5,0 milliards.
‘’Toutefois, les exportations de produits alimentaires se sont repliées de 13,0 milliards, imputables essentiellement à la baisse des ventes à l’étranger de produits halieutiques (-5,8 milliards), de produits arachidiers (-4,5 milliards), de ‘préparation de soupe, potage et bouillons’ (-2,4 milliards) et de légumes frais (-1,1 milliard). De même, les exportations d’acide phosphorique (-7,9 milliards) et de zircon (-1,8 milliard) ont diminué en rythme mensuel’’, informe le rapport.
En glissement annuel, les exportations de biens ont baissé de 14,8 milliards, sous l’effet de la contraction des exportations de produits alimentaires de 13,4 milliards, de produits pétroliers pour 8,8 milliards. Mais aussi d’acide phosphorique de 7,5 milliards, de ciment pour 1,8 milliard et de zircon pour 1,7 milliard. ‘’Concernant les ventes à l’étranger de produits alimentaires, la baisse est liée, en partie, au repli des exportations de produits halieutiques (-5,7 milliards), de produits arachidiers (-4,4 milliards) et de ‘préparation de soupe, potage et bouillons’ (-3,3 milliards). Cette tendance baissière a, toutefois, été atténuée par la hausse des exportations d’or brut (+17, 7 milliards) et de titane (+2,8 milliards)’’, renchérit la même source.
S’agissant des exportations du Sénégal vers l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), elles sont estimées à 32,1 milliards contre 38,6 milliards le mois précédent, soit une diminution de 6,5 milliards. ‘’Elles ont, ainsi, représenté 19,0 % de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal durant le mois de juillet 2020. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 45,7 % à 50,1 % sur la période, soit un gain de 4,4 points de pourcentage. La part du ciment dans ces exportations est évaluée à 37,7 % en juillet 2020 contre 28,6 % au mois passé’’, ajoute le document.

Légère baisse des importations en juillet 2020

Concernant les importations de biens, la DPEE renseigne qu’elles sont passées de 330,8 milliards au mois de juin 2020 à 328,6 milliards en juillet 2020, soit une baisse de 2,2 milliards. Ce repli traduit, d’après la même source, la contraction de la valeur des importations de produits pétroliers de 16,8 milliards et de produits alimentaires de 6,2 milliards. Concernant la baisse des importations de produits pétroliers, elle est liée, à la fois, à la diminution des achats à l’extérieur de produits raffinés de 8,5 milliards et d’huiles brutes de pétrole de 8,3 milliards, en variation mensuelle. ‘’Pour ce qui est des produits alimentaires, le repli est en relation avec la baisse des importations de riz (-12,1milliards), ‘d’huiles, graisses animales et végétales’ (-4,3 milliards) et de ‘froment et méteil’ (-3,5 milliards).
A l’inverse, les importations de ‘véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles’ et de produits pharmaceutiques se sont orientées en hausse, respectivement de 5,3 milliards et 4,0 milliards sous la période sous-revue’’, rapporte la DPEE.
En glissement annuel, les importations de biens ont connu une baisse de 115,3 milliards, reflétant, principalement, le repli de la valeur des achats à l’étranger de ‘’véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles’’ de 42,0 milliards. Mais aussi de produits pétroliers pour un montant de 32,8 milliards, de ‘’machines, appareils et moteurs’’ pour 31,6 milliards, de produits pharmaceutiques pour 4,1 milliards et de produits alimentaires pour une somme de 3,8 milliards.
S’agissant des produits pétroliers, la baisse est le résultat de la contraction de la valeur des achats à l’étranger d’huiles brutes de pétrole de 19,4 milliards et de produits pétroliers raffinés de 13,4 milliards.MARIAMA DIEME

Visite du nouveau président de la BOAD au Sénégal : Le financement des projets structurants du Pap II accéléré à l’étude

https://directnewsinfo.com Le tout nouveau président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Serge Ékué, a réservé l’un de ses premiers déplacements au Sénégal, après sa prise de fonction. Lors de sa visite à Dakar, hier jeudi 10 septembre, il a été reçu par le Chef de l’État, Macky Sall. Avant cela, M. Ékué avait eu une séance de travail avec le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott. Leurs échanges ont porté sur les possibilités de financement de projets structurants du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré de la deuxième phase du Plan Sénégal Émergent (Pap II A), en cours de validation, renseigne un communiqué du ministère de l’Économie.
Créée en 1973, la Boad est le bras armé des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dans la lutte contre la pauvreté, la promotion du développement équilibré et la réalisation de l’intégration régionale. Le portefeuille en cours du groupe au Sénégal est composé de 31 opérations dans des secteurs comme l’énergie, avec le projet d’interconnexion Omvg ; l’éducation, avec le projet de résorption des abris provisoires par la construction de salles de classes ; les infrastructures, avec la construction de plusieurs routes dans la Phase II du Programme prioritaire de désenclavement (Ppd II) ; l’assainissement, avec le Programme d’assainissement des villes du Sénégal et la Tranche d’urgence du programme d’aménagement intégré de la voierie et des réseaux divers du Pôle urbain de Diamniadio ; l’agriculture, avec la prise en charge de la réhabilitation et l’extension des périmètres irrigués villageois dans le département de Podor et la promotion du Partenariat rizicole dans le delta du fleuve Sénégal.lesoleil

Energie : La production a progressé de 6,4% au deuxième trimestre 2020

https://www.lejecos.com Dans sa Note de conjoncture pour le deuxième trimestre 2020, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) s’est intéressée également au secteur de l’énergie. Dans le document, elle renseigne que la production d’énergie du deuxième trimestre 2020 a progressé de 6,4% en rythme trimestriel, du fait principalement des ventes d’électricité (+9,5%).
Selon la Dpee, la consommation d’électricité a été boostée par les ventes en basse tension (+14,0%) et en moyenne tension (+2,5%); celles en haute tension ayant baissé de 5,1%. La « production et distribution d’eau, assainissement et traitement des déchets » est, quant à elle, ressortie en légère hausse de 0,9% sur la période.
Sur un an, ajoute la Dpee,  l’activité de la branche énergie a progressé de 12,5% et 8,6% respectivement au deuxième trimestre et en cumul sur le premier semestre de 2020. La Dpee  souligne que ce regain est attribuable, en partie, aux ventes d’électricité qui augmenté de 7,2% en glissement annuel et de 11,3% en cumul.
La consommation d’électricité est tirée par les ventes en basse tension (+25,2% en glissement et 16, 6% en cumul), en liaison avec l’accroissement de 30,2% du parc des abonnés Woyofal (186 975 abonnés à fin juin 2020) sur la période.
Concernant l’activité de raffinage, la Dpee  ajoute qu’elle a diminué de 16,4%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020. Cette situation est corroborée par la baisse de 33,3% des importations d’huiles brutes de pétrole sur la période. En glissement annuel et sur les six premiers mois de l’année, l’activité de raffinage a respectivement baissé de 11% et 10,8%, du fait de la contraction de la demande en produits pétroliers finis sur fond de crise de la pandémie de la covid-19.Adou FAYE

Activité économique hors agriculture et sylviculture : La Dpee note une diminution de 4,4% au deuxième trimestre 2020

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) a publié sa Note de conjoncture pour le deuxième trimestre 2020. Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’évolution de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture, mesurée par celle de l’Indice général d’activité (Iga), est ressortie à -4,4% en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020.
Sur une base annuelle, ajoute la même source, un repli de 5,2% de l’activité est noté. Selon la Dpee, sur les six premiers mois de l’année, la contraction de l’activité est évaluée à 2,4%.
Au plan interne, l’activité économique hors agriculture et sylviculture a diminué de 4,4%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020.
Ce résultat, explique la Dpee, reflète, à la fois, les contreperformances des secteurs tertiaire (-6,0%), secondaire (-4,5%) et primaire (-18,0%), atténuées par l’administration publique qui s’est consolidée de 4,9% sur la période. Sur une base annuelle, un repli de 5,2% de l’activité est notée, au deuxième trimestre 2020, en liaison avec le tertiaire (-8,3%), le secondaire (-3,5%) et le primaire (-14,9%).
En cumul sur les six premiers mois de l’année, la croissance de l’activité est ressortie à -2,4%, sous l’effet essentiellement de la contraction du tertiaire (-4,6%), et dans une moindre mesure, de celle du primaire (1,4%) et du secondaire (-1,1%).Adou FAYE

Compétitivité et qualité des produits : Le Bmn et la Coopération allemande mettent plus de 1 milliard au profit des Pme sénégalaises

https://www.lejecos.com Le Bureau de mise à niveau (Bmn) a procédé ce matin à la signature de conventions avec des entreprises retenues dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé « Initiative spéciale formation et emploi » lancé par la Coopération allemande au développement (Giz) en janvier dernier. Au total, c’est un montant de 1,419 milliards de francs Cfa d’investissements approuvés et 620 millions de primes octroyées pour les 20 entreprises accompagnées par le Bmn.
Le Bureau de mise à niveau a, en charge, l’accompagnement de 20 entreprises privées de droit sénégalais en vue d’améliorer leur compétitivité par un meilleur positionnement sur les marchés national et international. C’est dans cette perspective que le Bmn a signé ce matin, avec chacune de ces entreprises, une convention.
Financé à hauteur de 1,5 millions d’euros soit plus de1 milliard de Francs Cfa, le projet qui doit durer 24 mois cible, selon le directeur du Bmn, les entreprises privées dont les domaines d’activités sont éligibles au Programme de mise à niveau et qui sont implantées dans les régions de Dakar, Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. Pour Ibrahima Diouf, il s’agira d’appuyer lesdites entreprises dans la réalisation d’investissements productifs qui leur permettront d’améliorer leur compétitivité, d’avoir une meilleure visibilité et positionnement concurrentiel sur leurs marchés et de créer des emplois.
Le programme comprend deux composantes à savoir la mise à niveau sectorielle pour des secteurs et filières à fort potentiel et spécifiques notamment l’aviculture, les cultures maraichères et fruitières, la transformation de produits locaux (arachide, sel, mil, maïs, anacarde etc), la confection textile et le tourisme et l’hôtellerie. L’autre composante qui est la mise à niveau allégée concerne les Petites et moyennes entreprises (Pme) déjà à l’export ou ayant un potentiel export. Ce programme permettra, d’après le Bmn, un renforcement de leurs capacités productives, une amélioration de la qualité des produits, un respect des standards et normes d’exportation entre autres.
Pour leur part, les représentants des entreprises retenues pour le programme ont magnifié l’importance de cette initiative lancée par la Coopération allemande au développement en partenariat avec le Bmn. C’est le cas de la représentante de Socopro, est une société qui œuvre dans la production et la commercialisation de sel iodé, de Ecolodge palmarin qui s’active dans l’hébergement et la restauration, de Horizon vert qui intervient dans la production de fruits et légumes etc.Bassirou MBAYE

DES CENTAINES D’HECTARES PERDUS

http://www.sudonline.sn/ https://www.seneplus.com Les récentes fortes pluies n’ont pas épargné les producteurs de riz basés au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal. Celles-ci ont impacté sur les récoltes de la campagne de contre saison chaude 2020. En effet, 2% des superficies globales n’ont pas été récoltés à cause des pluies torrentielles. L’annonce est faite par le Directeur Général de la SAED qui parle de perte de plusieurs hectares. Aboubacry Sow révèle cependant que les 50% d’emblavures ont déjà été dépassées par rapport à cette campagne hivernale qui vise 40.000 hectares contre 50.000 en contre saison chaude 2020.
Les campagnes se succèdent au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal où les acteurs s’attèlent toujours à “emblaver le maximum de superficies afin que la Vallée puisse contribuer de manière sensible au Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR)”. Dixit, le Directeur Général de la SAED, Aboubacry Sow.
À l’en croire, «c’est plus de 50.000 hectares qui ont été emblavés en riz en campagne de saison sèche chaude 2020». «Cela constituait un record car, c’est pour la première fois au niveau de la Vallée qu’une superficie aussi importante a été emblavée. Et aujourd’hui, les récoltes sont presque terminées», a dit le patron de la SAED qui a signalé toutefois quelques difficultés rencontrés par les producteurs. En effet, celles-ci sont relatives aux fortes précipitations enregistrées cette année. “Les superficies qui ont été récoltées font à peu près 98%. Donc, il y a 2% qui n’ont pas été récoltées à cause des fortes pluies”, a soutenu Aboubacry Sow.
Selon lui, l’État a énormément contribué dans l’obtention de ces résultats à travers son soutien et apport en moissonneuses batteuses au nombre environ d’une vingtaine. “Il s’agit de moissonneuses batteuses de très petites gabaries et qui sont adaptées car capables de travailler même en tombée de pluie. Et je pense qu’il faudrait effectivement continuer dans cette lancée pour essayer d’é quiper davantage la Vallée du Fleuve Sénégal afin de mettre les acteurs dans des conditions beaucoup plus sécurisées de pouvoir cultiver et de récolter dans de bonnes conditions”, a-t-il ajouté.

S’agissant de la campagne hivernale, l’objectif est d’atteindre 40.000 hectares de superficies d’emblavures. “Sur cet objectif de 40.000 hectares, on est à plus de 20.000 hectares emblavés soit plus de 50%. Cependant, il y a un retard important surtout au niveau du Delta et il est dû malheureusement aux fortes pluies enregistrées.

Ainsi, c’était impossible de faire les façons culturales. Donc, il y a une bonne partie qui risque de ne pas aller en campagne hivernale”, a précisé le DG Aboubacry Sow. Signaler toutefois que ce sont plus de 15.000 tonnes d’engrais qui ont été mises à la disposition des producteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal pour ce qui concerne la campagne de contre saison chaude 2020, pour ainsi reprendre les propos de Hamadou Baldé, Directeur Régional du Développement Rural (DRDR) de Saint-Louis. Il a aussi révélé que plus de 12.000 tonnes d’engrais sont prévues pour cette campagne d’hivernage.
L’objectif est permettre aux producteurs de la Vallée d’accroître leur production et leur productivité afin d’atteindre la souveraineté alimentaire en riz dans le pays. Au total, 800 organisations paysannes qui ont été financées par la Banque Agricole soit plus de 16.000 producteurs. “Au début, on avait prévu un financement de 9 milliards FCFA, mais on a finalement réalisé 6 milliards FCFA sur la campagne de contre saison chaude 2020. Sur la campagne hivernale, c’est 5,6 milliards FCFA qui ont été prévus”, a renseigné Massaer Diop, Chef du réseau Nord de la Banque Agricole. Yves TENDEN

LES FORTES PLUIES N’ONT PAS ÉPARGNÉ LES CULTURES DE LA VALLÉE (DG SAED)

Saint-Louis, 10 sept (APS) – Les fortes pluies enregistrées récemment n’ont pas épargné les cultures rizicoles de la Vallée, a souligné jeudi le directeur général de la SAED, Aboubacry Sow.
’’Cette campagne agricole a connu quelques difficultés avec ces fortes pluies qui n’ont pas épargné les cultures de la vallée du fleuve Sénégal’’, a déclaré M. Sow en visite de terrain.
Le directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé a également exprimé des craintes avec la montée des eaux du fleuve Sénégal.
Selon lui, Bakel a enregistré 9 mètres de hauteur mais n’a pas encore atteint la cote d’alerte qui est de 10 mètres.
’’Ce matin, on a noté une montée du fleuve à 9 centimètres, tandis qu’à Matam, on est presque à la cote d’alerte et cela s’explique par les basins versants avec niveau élevé des eaux dues aux fortes pluies et la montée du fleuve’’, a-t-il expliqué.
Le DG de la SAED qui effectuait une visite de terrain sur les périmètres emblavées de la vallée a indiqué que Podor est à 4 mètres alors que sa coté d’alerte est de 5 mètres.
Saint-Louis n’est pas encore en alerte, mais à Diama, M Sow a signalé que le niveau d’eau à 1,98 mètre, en deçà de la cote d’alerte qui est de 2 mètres.
La montée des eaux ‘’pourrait avoir des conséquences (…) pour les périmètres qui sont déjà emblavées pour cet hivernage’’.
Pour cette campagne hivernage, l’objectif est d’emblaver 40.000 hectares, a relevé le DG de la SAED.

’’20.000 hectares sont déjà emblavés, soit 50 pour cent, et ce retard est dû à causse des fortes pluies et une bonne partie des superficies risque d’être perdue’’, a-t-il fait part.

’’Au pire des cas, 32.000 voir 35.000 hectares, vont être emblavés sur l’objectif des 40.000 hectares, ce qui n’est pas mal par rapport à l’objectif fixé pour cette campagne hivernage 2020’’, a-t-il rassuré.
Les pluies exceptionnelles enregistrées ces derniers jours n’ont pas aussi épargné les récoltes, selon Aboubacry Sow, soulignant que la campagne de la saison sèche chaude a noté un record avec 50.000 hectares emblavés en riz.
’’Nous avons enregistré un taux de récolte de 98 pour cent et 2 pour cent seulement n’ont pas été récolté à cause des fortes pluies qui sont arrivées, affectant 600 hectares de quelques producteurs avec des superficies endommagées. Néanmoins, on a obtenu un résultat de récolté satisfaisant’’, a-t-il dit.
Pour cette campagne saison sèche chaude, Aboubacry Sow a soutenu que le chef de l’Etat a octroyé 19 moissonneuses batteuses aux producteurs de la vallée du fleuve.
De son côté, le directeur régional du développement rural (DRDR), Amadou Baldé, a fait état d’un bon niveau de mise en place de 12.000 tonnes de semences.
Selon lui, 8500 tonnes d’urée et 3500 tonnes de DAP ont été également mises en place pour l’accompagnement des producteurs.BD/OID/AKS

African Risk Capacity annonce un produit pour couvrir des risques climatiques

 (Agence Ecofin) – African Risk Capacity annonce le lancement d’un produit visant à couvrir les risques de dommages liés aux inondations dans ses pays membres. L’annonce survient alors que de plus en plus de pays africains se retrouvent sous les eaux.
Le groupe African Risk Capacity (ARC), une mutuelle panafricaine de gestion des risques, a déclaré au cours d’une conférence à Dakar, au Sénégal, le 9 septembre 2020, qu’elle prévoit de lancer en 2021 un nouveau produit destiné à aider ses pays membres à lutter contre les inondations. « Ce produit est déjà en phase pilote en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Gambie et au Togo et sera disponible pour tous les Etats membres », a fait savoir l’institution dans un communiqué.
De même, l’ARC en collaboration avec le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC) est en train de travailler sur des outils de modélisation covid-19 pour l’Afrique afin de permettre à ses Etats membres de mieux gérer cette pandémie et de venir en aide aux populations qui en ont le plus besoin, a-t-on appris par la même occasion.
Les récentes inondations signalées au Nigeria, à Abidjan (Côte d’Ivoire), à Douala (Cameroun) et à Dakar (Sénégal) rappellent combien il est important de prendre en compte ce type de risque dans le futur. Lorsqu’elles surviennent, elles laissent très souvent les personnes sinistrées sans réponse pertinente. Les contrats d’assurance globale ne précisent pas très souvent ce qu’il y a lieu de faire en cas de dommages liés aux inondations.
Le besoin de couverture le plus important concerne le secteur de l’agriculture. Selon des estimations concordantes, la survie de 70% des populations en Afrique subsaharienne dépend des activités agricoles. De fortes pluies accompagnées d’inondations qui alternent avec des périodes sèches et arides sont donc un risque majeur pour ces personnes pauvres qui ne peuvent supporter le coût des services d’assurance classiques.
Au Nigeria, par exemple, il est rapporté que les inondations réduiront la production de riz de l’ordre de 25%, exposant le pays à plus d’importations pour couvrir ses besoins de consommation. Parallèlement, de nombreux habitants de Douala et de Dakar ne savent pas comment obtenir des réparations, suite à la montée des eaux qui a affecté plusieurs de leurs biens.  Idriss Linge

Construction du pont de Rosso : le Sénégal fait un pas vers l’adoption d’une convention fiscale pour booster les travaux

 (Agence Ecofin) – Le Sénégal élabore un cadre fiscal spécifique pour les entreprises engagées dans la construction du pont de Rosso. Livrable en 2022, ce pont le reliera à la Mauritanie sur 1 461 mètres. Son coût est évalué à 82,2 millions EUR dont 53,5% mobilisés par la BAD.
Le gouvernement sénégalais, réuni en Conseil des ministres le 8 septembre, a examiné et adopté le projet de loi sur la convention sur la fiscalité applicable au projet de construction du pont de Rosso.
Le nouveau texte a pour objectif de déterminer les règles fiscales en matière d’exonération et d’admission temporaire, dont les exemptions en matière de droits et taxes d’entrée. Ainsi, les entreprises installées aussi bien au Sénégal qu’en Mauritanie pourront bénéficier des avantages du régime spécial créé par la convention, ce qui sera de nature à accélérer l’exécution des travaux. Le 9 juillet dernier, le gouvernement mauritanien a approuvé un projet de loi similaire.
Longue de 1 461 mètres sur une largeur de 55 mètres, l’infrastructure, de 2 x 1 voie, permettra selon des études de la Banque africaine de développement de réduire le temps de franchissement de la frontière. Il passera théoriquement de 25 à 2 minutes. Une fois le pont achevé, le trafic quotidien moyen bondirait de 115 véhicules à 370 à sa mise en service, puis à 3 210 à l’horizon 2048. Les véhicules gagneront deux heures sur le trajet de Nouakchott à Dakar, long de 550 kilomètres.
De façon plus spécifique, le pont de Rosso devrait également contribuer à une amélioration des conditions de vie des populations de la zone d’influence du projet, à savoir la wilaya du Trarza (région du Trarza) en Mauritanie et la région de Saint-Louis, au Sénégal.
Sa réalisation, prévue pour s’achever en 2022, bénéficie d’un financement de 29 milliards FCFA (44 millions d’euros) de la BAD, soit 53,5% du coût total du projet évalué à 54 milliards FCFA (82,2 millions d’euros).Romuald Ngueyap

La Turquie surveille ses arrières au Sénégal

https://www.dakarmatin.com Après la visite du président Recep Tayepp Erdogan en janvier, c’est son ministre des Affaires étrangères qui revient à la charge, certainement pour faire le point des acquis et poser les jalons de nouvelles collaborations
Le ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie effectue depuis hier une visite de travail de deux jours au Sénégal. Accompagné d’une délégation de hauts fonctionnaires de Son Département, Mevüt ÇAVUSOGLU sera d’ailleurs reçu aujourd’hui par le Président Macky Sall. Cette visite fait suite à celle du chef de l’Etat turc Recep Tayepp Erdogan effectuée en janvier dernier et ayant débouché sur la signature de nombreux accords.
Et si la Turquie surveillait ses arrières en Afrique et particulièrement au niveau de sa porte d’entrée, le Sénégal ! Les ambitions d’Istanbul pour le continent ne sont pas cachées tant sur le plan géopolitique et stratégique que sur le plan économique. Des appétits qu’elle partage avec d’autres prétendants tels que la Chine, la France, entre autres puissances. Mais la Turquie est bien partie dans sa conquête, tout au moins au Sénégal où il est devenu un partenaire privilégié.
Après la visite du président Recep Tayepp Erdogan en janvier, c’est son ministre des Affaires étrangères, Mevüt ÇAVUSOGLU qui revient à la charge, certainement pour faire le point des acquis et poser les jalons de nouvelles collaborations. Il sera reçu aujourd’hui par le président de la République du Sénégal, Macky Sall. Après avoir été accueilli hier par le Secrétaire d’Etat Moïse Sarr, il avait rencontré dans l’après-midi les hommes d’affaires turcs.
Au menu aujourd’hui, une audience dans la matinée avec son homologue Amadou BA suivie de signature d’Accord avant d’être reçu au palais de la République en fin de matinée. Il faut dire que la Turquie a intérêt à protéger ses arrières, surtout que la France revient en force dans le pays. Cependant, les échanges commerciaux sont au beau fixe entre Istanbul et Dakar. Ils veulent atteindre la barre des 600 milliards de francs CFA en 2020 pour renforcer les échanges commerciaux des deux Etats.
Les entreprises turques sont présentes dans beaucoup de secteurs et sont au cœur de grands projets dans le pays. Il en est ainsi de la réalisation du stade olympique de 50 000 places à Diamniadio ainsi que le grand projet infrastructurel d’installation d’une aciérie par le holding Tosyali. Celui-ci va dans un premier temps investir 100 millions de dollars et à terme 400 millions de dollars. Ce projet qui a fait polémique dans le pays consiste à mettre une unité de fabrication de métal, de fer à béton en attendant de soumettre une demande pour faire la remontée de filière. C’est-à-dire importer le fer et voir aussi dans quelle mesure il pourrait être autorisé à exporter le fer. Les Turcs sont également impliqués dans l’achèvement des travaux de l’AIBD, la construction du Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) du complexe multifonctionnel « Dakar Arena », le Centre d’exposition, le marché d’intérêt national et la gare des gros-porteurs entre autres… Sans compter la participation d’entreprises turques et sénégalaises dans le cadre de la réalisation du TER.

LE SENEGAL, DE PLUS EN PLUS DEPENDANT DE LA TURQUIE ! 

L’économie sénégalaise devient ainsi de plus en plus dépendante de la Turquie. Dans le cadre de la diversification du partenariat, le Président Macky Sall avait sollicité, lors de la visite d’Erdogan en janvier, que l’arachide sénégalaise puisse pénétrer le marché turc après avoir pénétré le marché asiatique et européen dans le passé à travers l’huile d’arachide. L’ascendance de la Turquie sur le Sénégal fait que les autorités sénégalaises sont souvent enclines à satisfaire les caprices de l’homme fort d’Ankara taxé de dictateur par les Occidentaux. C’est dans ce sens que le Président Macky Sall l’avait soutenu à combattre le mouvement Feto au Sénégal. On se rappelle en effet la fermeture des écoles Yavuz Selim au Sénégal suite à la demande d’Ankara. Les autorités sénégalaises, pour garder de bonnes relations avec l’Etat turc, avaient décidé de fermer ces écoles d’excellence parce qu’affiliées tout simplement au mouvement Feto. Après avoir réussi à faire fermer Yavuz Selim, la Turquie a installé la fondation Maarif, actuellement active au Sénégal avec 13 écoles

Bounama Camille SYLLA ou le Destin fabuleux d’un enfant débrouillard Top 50 des personnalités les plus influentes de l’UEMOA

https://www.lejecos.com L’enfant de Tambacounda, Bounama Camille SYLLA, figure parmi les 50 personnalités africaines les plus influentes de l’espace UEMOA. Sur une short-list de 150 leaders africains, il a été retenu dans le Top 50 du Hors-Série de Confidentiel Afrique de Septembre 2020. Son parcours est fait de transpiration, d’abnégation, d’intelligence et de vision. Un jeune leader à l’ambition futuriste.
Né à Tamba (zone frontalière tampon à l’Est du Sénégal), la vie de ce garçon, cadet d’une fratrie de 8 enfants, tient sur un véritable fil d’Ariane. Presque, c’est l’histoire extraordinaire d’un jeune Sénégalais, un ex sans-papier aux Bords de la Seine, devenu, une icône. Au prix de la transpiration, d’une patience débonnaire et d’une intelligence calibrée. Son parcours est passionnant. Bounama SYLLA est le prototype des jeunes africains qui ont vite compris que la fibre d’intégration communautaire en France, pouvait être une belle recette. En cela, Camille en est un bon laboratoire.
Autodidacte, d’un abord facile, au goût raffiné et plein d’énergie, celui qu’on a fini de surnommer l’enfant ‘’béni’’ des banlieues, a été à l’origine de plusieurs initiatives et, a organisé plus de 20 projets en France.
Soutenu par des personnalités françaises de renom, dans ses initiatives dédiées à la jeunesse d’enfants immigrés africains, la pépite du Levallois Perret, voit grand. Il lance le célèbre projet Salon des Cultures urbaines, qui a fait pitch..
Homme de réseaux et jeune chef d’entreprise, Camille Sylla est le Directeur Général de SMART CITY AFRICA à Dakar qui emploie 200 personnes. C’est une société de gestion de stationnements, en partenariat avec des mairies et des communes de la ville de Dakar. Un projet qui arrive à point et change le visage d’une capitale engorgée, asphyxiée. SMART CITY AFRICA est une filiale du géant français des stationnements, PARKEON.
Sa mission à la tête de cette entreprise, est d’organiser les secteurs du stationnement et de réguler l’occupation de l’espace public au niveau de la capitale.
Dans les starting-blocks, un projet d’ouvrage intitulé «le Rêve français existe». Camille Bounama SYLLA profitera de ces prochaines feuilles pour donner des clés aux jeunes africains, pris dans l’étau du pessimisme de leur aventure française.http://confidentielafrique.com

La fintech PayDunya au service de l’inclusion financière en Afrique

 (Agence Ecofin) – Des entrepreneurs africains ont développé PayDunya, une plateforme de paiement en ligne qui regroupe le mobile money, les transactions bancaires, ainsi que les transactions en liquide. L’idée est de proposer un service de paiement adapté au contexte africain particulièrement sous-bancarisé.
PayDunya est une plateforme de paiement en ligne qui regroupe les opérations de mobile money, les transactions bancaires et les paiements en liquide en Afrique. Entre autres services proposés, la réception de paiement en ligne, l’envoi de factures par email ou par SMS ou encore, un service qui permet de payer plusieurs personnes en une seule opération. PayDunya a été lancée en 2015 par Aziz Yerima, Youma Fall, Honoré Hounwanou, et Christian Palouki.
Alors qu’ils sont encore étudiants, ils ont l’idée d’une plateforme de paiement en ligne adaptée au contexte africain, particulièrement concerné par la sous-bancarisation. La plateforme a pour objectif de renforcer l’écosystème numérique africain à travers l’accompagnement des entreprises, des institutions financières et des populations exclues des systèmes bancaires courants, dans le processus de digitalisation des services de paiement.
Si l’idée d’un PayPal africain n’a pas tout de suite convaincu les institutions financières locales et les populations peu habituées aux paiements en ligne, ce modèle s’intègre progressivement dans les habitudes. Le succès de la start-up repose sur PayDunya Secure, un programme qui permet la protection de bout en bout des données confidentielles.
Après 5 années d’existence, PayDunya compte déjà 600 entreprises clientes et plus de 50 000 transactions sont traitées par jour, affirme l’un des fondateurs sur La Tribune Afrique. En 2019, l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros. Présente en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Bénin, elle prévoit de s’étendre sur tout le continent.Aïsha Moyouzame

Antenne satellite de Gandoul : «L’État de rouille très avancée des tôles et des grosses pièces métalliques constituait un danger de plus en plus important (Sonatel)

https://www.dakaractu.com L’opération de démontage en cours de l’antenne satellite de Gandoul ne vise pas à mettre en veilleuse cette station terrienne qui a marqué l’histoire des télécommunications du Sénégal et du continent  mais est plutôt inscrite dans l’optique de continuer à y contribuer de façon active, l’objectif étant de préserver la position du Sénégal dans l’évolution de ce métier spécifique des télécommunications. C’est ce qui ressort d’un communiqué du premier opérateur mobile du Sénégal après les images diffusées sur le net montrant la démolition de cette antenne vieille de 50 ans.
Sonatel de renseigner que la grande antenne, est démontée suite au risque que constitue son maintien pour le bâtiment et pour le personnel sur site. Et affirme avoir lancé, à cet effet, depuis plusieurs années un projet de renouveau du site de Gandoul qui rentre maintenant dans une phase finale et qui verra l’installation de nouvelles antennes satellite de dernière génération au service de tout le continent africain.
« Malgré plusieurs restaurations, l’antenne et ses installations subissaient l’effet de leur âge et d’une inutilisation prolongée. L’état de rouille très avancée des tôles et des grosses pièces métalliques constituait un danger de plus en plus important », lit-on en effet dans la note. Sonatel d’indiquer avoir pris toutes les dispositions techniques pour préserver la grande antenne historique pendant la désinstallation dans la perspective d’une reconstitution sur une autre position plus favorable et plus sécurisée pour les personnes et les biens de ce site. Et fidèle à sa démarche d’écoute de ses parties prenantes, « va lancer une étude complète, y compris technologique pour reconstituer cette antenne, qui sera le 1er jalon d’un futur musée des télécommunications », conclut la note.

TNT : LANCEMENT DE LA DISTRIBUTION DE 120.000 DÉCODEURS À DES FOYERS SÉNÉGALAIS

Fatick, 10 sept (APS) Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a procédé jeudi à Fatick (centre) au lancement de la campagne nationale de distribution gratuite de décodeurs à 120.000 foyers vulnérables du pays dans le cadre du basculement intégral de l’analogique au numérique, a constaté l’APS.
‘’En lançant ici à Fatick cette grande opération de distribution gratuite de décodeurs à 120 000 foyers vulnérables sénégalais, nous avions à cœur de répondre à l’invite du président de la République (Macky Sall) de placer la notion d’équité territoriale et sociale au cœur de tous les programmes politiques,’’, a dit le ministre Diop.
Intervenant à la cérémonie officielle de lancement, a rappelé que le département ministériel qu’il dirige s’évertuait quotidiennement à densifier le réseau de couverture de la télévision numérique terrestre (TNT) afin de permettre à chaque région, département et commune de disposer d’un signal numérique de qualité.
Abdoulaye Diop a insisté sur le fait que 19 sites sur 25 à édifier pour assurer la couverture numérique de l’ensemble du territoire national avaient déjà été installés grâce à une synergie entre la Société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) et le groupe EXCAF.
Il a annoncé la mise en service du site de Fatick appelé à assurer la couverture numérique des ¾ de la région en attendant l’achèvement des travaux du second site devant servir de relais à la couverture des zones frontalières de cette région du centre du Sénégal.
La TNT est une révolution digitale dans le domaine de l’audiovisuel à travers la diversité et la qualité des contenus. Elle apporte une réponse plus adaptée aux différents besoins de consommation télévisuels des familles sénégalaises, a salué le ministre de la Culture et de la Communication non sans louer une telle révolution numérique à Fatick.
Le ministre des Sports, également maire de Fatick, Matar Bâ, a indiqué que l’arrivée de la TNT dans sa commune et dans la région constituait le signe d’une évolution technologique en marche dans le pays et qui ne laisse en rade aucune localité.

’’Le numérique est pour nous, les collectivités territoriales, une opportunité pour une prise en charge plus efficace des secteurs sociaux de base telle que l’éducation la santé et d’autres’’, a-t-il commenté.

Il a indiqué ‘’qu’en plus de disposer d’un signal de qualité, la possibilité est offerte à 9000 foyers vulnérables de Fatick de bénéficier gratuitement de décodeurs donnant accès à 17 chaines de télévisions’’.
Une remise symbolique de décodeurs à des familles vulnérables de Fatick pour regarder gratuitement 17 chaines de télévisions avec un confort d’écoute et une qualité d’images exceptionnelles a eu lieu également à la salle de conférence de l’hôtel de ville de Fatick
Les autorités administratives de la région ainsi que le Président du Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT), Aly Coto Ndiaye ont pris part à la cérémonie de lancement de cette campagne nationale.
Après Fatick la TDS-SA et FDSUT se rendront à Vélingara, à Kolda, à Sedhiou, et enfin à Ziguinchor, selon les organisateurs. D’autres itinéraires sont prévus jusqu’à la fin de l’année 2020 pour permettre à l’opérateur de diffusion TDS-SA et son partenaire, le FDSUT de faire le tour du Sénégal pour distribuer au total 120 000 décodeurs aux foyers vulnérables.
Il est important de rappeler que sans équipements de réception, c’est-à-dire sans décodeur numérique, il est impossible pour un foyer d’avoir accès à la TNT et même si le signal numérique est disponible, lit-on sur un document de presse.AB/AKS/OI

L’Afrique doit relever des «défis politiques majeurs» pour la démocratisation d’Internet

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima DioneNora Wahby, la présidente d’Ericsson pour l’Afrique de l’ouest et le Maroc, a souligné, dans un entretien avec APA, la nécessité pour les Etats africains de supprimer les « goulots d’étranglement » en vue d’étendre l’accès à Internet.

Ericsson et l’Unicef prévoient de cartographier la connectivité des écoles dans 35 pays d’ici 2023. Quel sens revêt cette initiative ? Quels sont les pays africains concernés par ce projet ? Quel est l’impact attendu ?

Ericsson a signé un accord de partenariat mondial avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) pour fournir une cartographie de la connectivité Internet aux écoles et aux établissements d’enseignement de 35 pays d’ici la fin de 2023. La cartographie de la connectivité à Internet dans les écoles et leurs communautés environnantes est d’une grande importance, étant donné son rôle vital en tant que source principale pour fournir aux enfants les moyens et les capacités nécessaires pour exploiter les opportunités offertes par les avantages de l’apprentissage numérique.
Ericsson et l’Unicef travaillent toujours ensemble pour évaluer les emplacements de ce travail où ce programme est susceptible d’avoir le plus grand impact, et où nos équipes sont actuellement autorisées à voyager et à opérer en toute sécurité. Ericsson prévoit de partager la liste des 10 premiers pays au quatrième trimestre de cette année, les pays restants seront connus en 2021.
Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’initiative «Giga» lancée l’année dernière par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) en coopération avec l’Unicef dont l’objectif principal est de connecter toutes les écoles de la planète à Internet. Ericsson a engagé des ressources pour l’ingénierie des données et la capacité de science des données afin d’accélérer la cartographie de la connectivité scolaire. Plus précisément, Ericsson aidera à la collecte, la validation, l’analyse, la surveillance et la représentation visuelle des données de connectivité scolaire en temps réel. Les données permettront aux gouvernements et au secteur privé de concevoir et de déployer des solutions numériques permettant l’apprentissage des enfants et des jeunes.

En Afrique subsaharienne, le taux de pénétration d’Internet est relativement faible malgré les avancées de cette dernière décennie. Sur quels leviers il faut s’appuyer pour démocratiser Internet sur le continent ?

Le taux de pénétration des abonnements au haut débit mobile dans la région de l’Afrique subsaharienne est d’environ 30% et devrait atteindre environ 50% d’ici la fin de 2025, l’augmentation de la couverture et de l’adoption de la 4G étant le principal moteur, selon Ericsson Mobility Report. Les facteurs à
l’origine de ce changement sont une population jeune et croissante et la disponibilité de téléphones intelligents et multifonctions moins chers.
Avec des clients en Afrique subsaharienne dans le processus d’adoption des données, les fournisseurs de services locaux offrent une connectivité dans toute la région pour réaliser l’ambition que tout le monde mérite les avantages d’une vie connectée moderne, contribuant aux objectifs de développement durable de l’Organisation des nations unies (Onu) de réduire la pauvreté, d’améliorer la santé et le bien-être, et de stimuler la croissance économique.

Dans de nombreux pays africains, le coût de la connexion à Internet constitue un frein à sa démocratisation. Comment peut-on inverser la tendance ?

Même si les consommateurs ayant accès aux services haut débit bénéficient d’une concurrence féroce sur les prix entre les opérateurs mobiles cherchant à attirer et à fidéliser des clients de données, il ne faut pas présumer pour autant que l’adoption des services haut débit mobiles – et la compétitivité-prix de ces services dans ce segment plus libéralisé du marché – signifie que les problèmes d’accès abordable ont été pleinement résolus.
L’impact des réalités actuelles du haut débit sur le coût des communications nécessite une évaluation réglementaire. Les goulots d’étranglement politiques et réglementaires qui empêchent les opérateurs et les acteurs potentiels de réagir de manière dynamique à la nature changeante de la communication nécessitent une attention politique et réglementaire. Des défis politiques majeurs subsistent donc pour l’Afrique si elle veut créer les conditions d’un investissement à grande échelle pour faire face à la demande de haut débit stable et à large bande passante.

Des millions d’Africains vivent dans les campagnes où la qualité des réseaux disponibles laisse à désirer. Que faut-il faire pour réduire le fossé entre les citadins et les ruraux ?

Il est nécessaire de réduire la fracture numérique en Afrique pour permettre l’accès à Internet à des vitesses à large bande pour les consommateurs des régions éloignées. Au-delà des défis relatifs à la couverture, les communautés rurales sont confrontées à des défis liés à la pénétration des terminaux. Combler ou réduire la fracture numérique nécessite à la fois une couverture et un accès à un terminal capable. La situation pandémique a souligné la nécessité de combler les lacunes ci-dessus pour répondre à l’énorme demande d’accès au haut débit.
Le développement de l’infrastructure des Technologies de l’information et de la communication (Tic) fait partie intégrante de l’économie croissante de l’Afrique et s’est révélé être un moteur essentiel d’une société de l’information inclusive qui intègre la numérisation dans tous les aspects critiques de la vie, tels que l’éducation, les transports, la santé, l’énergie et même la sécurité intérieure.

Quelles sont les principales actions d’Ericsson sur le continent visant à supprimer la fracture numérique ?

En tant que leader technologique mondial, Ericsson s’est engagé à établir des partenariats avec des fournisseurs de services locaux pour répondre à la demande croissante d’une expérience haut débit consolidée. Afin de produire un impact durable, Ericsson collabore avec un large éventail de partenaires pour faciliter l’impact sociétal et offrir des chances égales. En outre, nous accélérons l’impact économique en apportant des solutions innovantes visant à connecter, innover et transformer le continent en une économie de la connaissance, stimulant ainsi la compétitivité mondiale et la création d’emplois.
En lançant des solutions qui permettront le déploiement de la couverture haut débit mobile à des milliards de personnes mal desservies ou qui n’y ont pas d’accès, Ericsson contribue efficacement à améliorer les moyens de subsistance; promouvoir l’inclusion financière et l’égalité des sexes; améliorer l’accès à la santé, à l’éducation, aux services gouvernementaux et plus encore.ID/te/APA

PETITION CITOYENNE CONTRE LA VENTE DU CENTRE NATIONAL DES RESSOURCES EDUCATIONNELLES

https://www.seneplus.com C’est un acte inadmissible, incohérentedu fait d’un contexte particulier marqué par : un taux d’analphabétisme de 54,6%, l’extrême faiblesse des ressources financières humaines et matérielles

SenePlus publie ci-dessous, la pétition engagée par un groupe d’organisations de la société civile active dans le secteur éducatif, contre la vente Centre National des Ressources Educationnelles (CNRE).

« Le terrain qui abrite le Centre National des Ressources Educationnelles (CNRE) constitue le lot numéro 13 177/GR ex 18 951/GD, sis à Mermoz Pyrotechnie. C’est un immeuble R+2, édifié sur une superficie de huit cent soixante-huit (868 m²), vendu à trois cent quatre-vingt-deux millions (382000000) de francs par la Société nationale de Recouvrement (SNR) à la SARL Abou Abass par acte notarié dressé les 15 et 23 avril 2019 par maître Hadjarat Aminata Guèye Fall, notaire à Dakar.
Les Organisations de la Société Civile actives en Education que sont : la CNOAS, la COSYDEP, le CONGAD, le PALAAE, la CNEPT, ALPHADEV, l’ONG DEFI, ANAFA, USE et le CNEAP, condamnent avec force la vente du seul actif du sous-secteur de l’Education de Base des Jeunes et Adultes (EBJA). En effet, elles estiment que la vente du CNRE est inadmissible, incompréhensible, incohérentedu fait d’un contexte particulier marqué par : un taux d’analphabétisme de 54,6%, l’extrême faiblesse des ressources financières (-1% du budget de l’éducation), humaines et matérielles.
C’est pourquoi, les organisations initiatrices sollicitent votre signature de cette pétition citoyenne contre la vente du CNRE, pilier stratégique en vue de l’éradication de l’analphabétisme, patrimoine public vendu sans aucune procédure transparente.
L’obtention de cinq mille (5000) signatures permettra un dépôt officiel de ladite pétition au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qui pourra se saisir de la question afin que le processus de la cession du CNRE soit bloqué. »Contact pour tout commentaire : M. Charles Owens NDIAYE 77 731 23 17

LE MASSACRE DE THIAROYE EN UNE DU WASHINGTON POST

https://www.seneplus.com/ Le journal américain lève le voile sur l’histoire de ces soldats tués en 1944 pour avoir réclamé leurs soldes. Des décennies d’injustice que Biram Senghor, un des derniers fils de tirailleurs sénégalais encore en vie, entend faire réparer
Plus de 70 ans après le massacre de Thiaroye, la douleur reste toujours aussi vive et l’injustice tenace, selon Biram Senghor dont le père M’Bap Senghor, fut un de ces soldats morts après avoir servi la France coloniale. Pour autant, la détermination de cet octogénaire, un des derniers descendants des tirailleurs sénégalais encore en vie, ne faiblit pas. Il a notamment raconté au Washington Post, sa quête de justice et de reconnaissance pour ces soldats qui, à l’en croire, n’ont même pas de sépulture digne malgré leur engagement aux côtés des troupes françaises durant la seconde guerre mondiale.
Biram Senghor plaide en effet depuis plusieurs années, pour que les corps des tirailleurs enterrés à Thiaroye soient exhumés afin de faire la lumière sur leur nombre, jusque-là minoré. « Il faut les enterrer individuellement, comme des êtres humains, pour leur rendre vraiment hommage », déclare-t-il au Washington Post, d’autant plus que les circonstances de la mort de ces soldats restent toujours floues.
Pour Biram Senghor, le moment est propice pour l’éclatement de la vérité sur cette histoire, à l’heure des déboulonnages des statues coloniales en Afrique et ailleurs.L’article complet du Washington Post dans son édition du 9 septembre est à retrouver ici

UGB : La coordination des étudiants lève son mot d’ordre de grève et entame une marche pacifique jusqu’à Dakar.

https://www.dakarmatin.com En sit-in ce matin, la coordination des étudiants de Saint-Louis a annoncé  la suspension du mot d’ordre de grève qu’elle avait décrété. « Nous avons décidé de mener la lutte autrement. C’est pourquoi  nous avons décidé de suspendre le mot d’ordre de grève.
Nous avons suspendu également les journées sans tickets afin de permettre aux étudiants de regagner le campus », annonce le porte-parole du jour,  Omar Chérif Diallo, par ailleurs président de séance de la coordination des étudiants de Saint-Louis.
Cependant, la coordination des étudiants de Saint-Louis continue de clamer que le plan de reprise proposé par l’administration est un plan non réaliste. Car selon eux toujours ce plan ne répond pas aux conditions d’études des étudiants.
Pour déplorer ce qu’elle considère  comme une absence de dialogue entre les autorités de l’université et la coordination, les étudiants envisageng une marche pacifique jusqu’au locaux du ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche à Dakar, afin de proposer leur plan de reprise.
« Un plan de reprise qui propose un semestre au lieu de quatorze semaines. Vouloir faire en quatorze semaines qui doit se faire en six mois, c’est vraiment absurde.
En temps que défenseur de l’intérêt des étudiants de Sanar nous n’allons pas accepter d’être l’agneau du sacrifice de notre communauté que nous représentons. Parce que nous ne sommes pas encore convaincu de l’efficacité du plan de reprise proposé par l’administration. Mais que nous avons été acculés jusqu’au dernier de nos retranchements.
Si les autorités n’ont pas le courage de décréter une année invalide à UGB, qu’ils aient au moins le courage de dire la vérité. Nous allons entamer une marche pacifique  jusqu’au ministère de l’enseignement supérieur à Dakar car les autorités de l’université ont refusé de dialoguer avec nous. Et si cette autorité aussi décide de ne pas dialoguer avec nous, nous n’hésiterons pas à mener une grève de la faim sur place jusqu’à obtenir gain de cause », rapporte toujours  le porte-parole…

UBG : LE RECTEUR AVERTIT LES ETUDIANTS

http://www.emedia.sn Pr Ousmane Thiaré, Recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) est déterminé à faire appliquer le plan de reprise graduelle des cours retenu par l’Assemblée de l’Université. Fort de ce fait, il somme les étudiants de lever leur mot d’ordre de grève et de retourner dans les amphithéâtres, dans un entretien accordé au journal LeQuotidien. Même s’il écarte, pour le moment, tout recours à l’usage de la force (réquisition des forces de l’ordre), il souligne, à l’endroit des étudiants, « qu’une année n’est pas extensible à souhait. On a un calendrier défini, nous devons penser à l’année universitaire 2020-2021, et nous devons accueillir de nouveaux bacheliers dans de bonnes conditions. Ils sont d’égale dignité par rapport aux étudiants qui sont là. »
D’autant plus qu’appuie-t-il  : « nous avons perdu dix jours aujourd’hui, et cela représente beaucoup d’heures de cours. Les enseignants et le personnel administratifs sont engagés. Un enseignant me disait hier qu’on peut même programmer ses cours à partir de 07 heures du matin. C’est pour vous montrer le degré d’engagement des enseignants parce que nous avons perdu une année en 2018-2019, on ne peut pas se permettre d’en perdre une autre »

Lait caillé à partir du lait en poudre : Un universitaire alerte sur un produit cancérigène vendu à Dakar

https://www.seneweb.com Il est enseignant-chercheur, vacataire à l’ Université Alioune Diop de Bambey. Youssoupha Diop puisque c’est de lui qu’il s’agit, a partagé avec des followers une analyse scientifique sur les dangers que représenterait la consommation d’un lait commercialisé sur le marché sénégalais.
« Aujourd’hui, le lait caillé fait à partir du lait en poudre communément appelé « Neex soow » gagne du terrain. En effet, en vertu de son accessibilité, il gagne de plus en plus du marché. Partout à Dakar surtout dans sa banlieue ainsi que les régions, des points de vente sont installés », fait constater l’universitaire dans une note parvenue à Seneweb.
Youssoupha Diop souligne cependant que « cette alimentation bien que accessible, est fortement contaminé par l’aflatoxine M1. Ce dernier est réputé cancérigène et hépatique B. Ceci est en parfaite corrélation avec le nombre de Sénégalais atteints par cette maladie qui est d’ordre de 16% de la population. Ainsi, j’attire l’attention de tous les usagers en faire preuve de prudence », lance-t-il.
«  Aujourd’hui, ajoute-t-il, le Sénégal doit penser à établir des normes relatives aux teneurs de mycotoxine dans les aliments à consommation humaine comme animale ».
En attendant une solution durable, le chercheur à l’UAD recommande de se faire vacciner de l’HVB.

Santé post-covid : Le plan marshall de Macky à 500 milliards FCFA

https://www.dakarmatin.com Le secteur de la Santé occupe une place de choix dans le plan de relance post-Covid-19. Le chef de l’Etat, Macky Sall, a présidé, hier jeudi, 10 septembre, une réunion sur le plan d’investissements pour un système de santé résiliant et pérenne. Un budget de plus de 500 milliards de F CFA, étalé sur une période quatre ans, entre 2020 et 2024, est ainsi prévu pour sa mise en œuvre.
L’objectif est d’améliorer l’offre de service de santé et d’action sociale.

« Des hôpitaux de niveau 4 verront le jour au Sénégal »

« Dans trois mois, nous allons normalement livrer quatre hôpitaux d’une dimension importante à Kaffrine, Sédhiou, Kédougou et à Touba », promet Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé. Qui ajoute  : « ce plan d’investissements et de réformes va être articulé sur la pyramide sanitaire. On va, donc, investir au niveau des hôpitaux, des centres et des postes de santé.
Mais, un investissement spécifique sera réservé à certains services spéciaux.
Des hôpitaux de niveau 4 verront le jour au Sénégal. L’hôpital Principal sera mis à niveau pour qu’il soit un véritable hôpital de niveau 4. Mais au niveau de l’hôpital Dalal Jamm, toutes les dispositions seront prises pour le positionner en niveau 4. Sans compter naturellement l’hôpital de Saint-Louis. »

« Faire en sorte que les centres de santé jouent leur rôle »

La dimension ressources humaines et la construction de nouveaux centres de santé secondaires notamment dans les régions, seront également pris en compte. Car explique la tutelle  : « la stratégie, c’est de faire en sorte que les centres de santé jouent leur véritable rôle pour stopper la demande, qui aujourd’hui, arrive à l’hôpital alors qu’elle devait être prise en charge au niveau des centres de santé. Sans oublier les bases opérationnelles des postes de santé. Je rappelle que nous collaborons avec le PUDC, qui va bientôt mettre en place quelques 300 postes de santé au niveau des territoires. Ce plan, qui est très ambitieux, n’oublie pas la dimension ressources humaines. Le Sénégal a besoin de spécialistes. »
Déjà, rappelle Diouf Sarr, « le chef de l’État a instruit le recrutement de 500 médecins et de 1000 sages-femmes, infirmiers et autres personnels de soutien. Cet effort de renforcement des ressources humaines sera effectivement maintenu ».

Covid-19 : Militaires infectés : La DIRPA apporte des précisions

https://www.dakarmatin.com Le Colonel Mactar Diop, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a réagi à l’information sur les militaires contaminés en Gambie. L’autorité militaire réfute le chiffre de 300 militaires infectés avancé.
Selon le Colonel Diop, « le chiffre de 300 avancé dans la presse est très largement exagéré. Ceux qui sont testés positifs, c’est moins d’une centaine. Ils ont été transférés au centre des armées de Guéreo »
« À leur retour et avant de retrouver les camps et puis les familles, ils ont été placés en observation à Toubacouta. C’est au cours des tests qu’il y a eu des cas de positivité. Mais, ils sont tous asymptomatiques.
Le chiffre de 300 avancé dans la presse est très largement exagéré. Ceux qui sont testés positifs, c’est moins
LeColonel Mactar Diop, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA),
a réagi à l’information sur les militaires contaminés en Gambie. Selon le Colonel Diop, « le chiffre de 300 avancé dans la presse est très largement exagéré. Ceux qui sont testés positifs, c’est moins d’une centaine. Ils ont été transférés aud’une centaine. Ils ont été transférés au centre des armées de Guéraw.
Tous les militaires qui reviennent de mission, ne rentrent pas directement dans les familles, ils sont placés en observation. C’est pour protéger les familles et les unités », précise le porte-parole de l’Armée.

Le fleuve Sénégal inquiète de plus en plus…«La crainte est grande»

iGFM – (Dakar) Du fait de la montée des eaux du fleuve Sénégal, plusieurs populations et leurs demeures sont menacées à Matam. Le gouverneur de la région ne cache pas ses craintes.
Le fleuve Sénégal a dépassé sa côte d’alerte. Et certaines maisons sont déjà touchées par le débordement du cours d’eau. Le gouverneur de la région, Mouhamadou Mar Watt a fait un tour dans ces zones pour s’enquérir de la situation. Il ne cache pas ses inquiétudes.

«On a atteint la côte d’alerte. On est à une hauteur d’eau de 8,08 mètres. C’est vous dire donc que la crainte est grande. On craint que cette crue soit  à l’origine d’inondations», a indiqué Mouhamadou Moctar Wade.

En effet, plusieurs localités sont menacées. Et les voies de circulations commencent à être éprouvées.
«La montée des eaux menace certains villages. Dans un des quartiers de la commune de Matam, des maisons commencent à avoir des difficultés. Sur la piste du Daandé Mayo aussi, certaines parties sont détériorées», ajoute le représentant de l’Etat. Il indique qu’avec les pompiers et Ageroute, ils essaient de soulager les populations.

Inondations,débat sur les 767 milliards : L’annonce de l’Assemblée nationale

https://www.dakarmatin.com L’Assemblée nationale ne reste pas sourde aux interrogations sur l’utilisation des 767 milliards du Plan décennal de lutte contre les inondations. Elle vient de s’exprimer sur la question.
L’Assemblée nationale annonce que son Bureau est convoqué pour examiner, conformément aux dispositions de l’article 49 du Règlement intérieur, les modalités de la mise en œuvre d’une Mission d’information représentative de toutes les sensibilités de l’Assemblée nationale (Majorité, Opposition, Non-inscrits). Ce, «pour permettre aux Députés de mener à bien les missions qui leur sont dévolues, notamment dans des situations exceptionnelles, comme celle qui prévaut aujourd’hui, dans plusieurs parties du Sénégal ».
Moustapha Niasse et ses camarades indiquent que cette Mission d’information sera précédée de travaux au sein d’une intercommission composée de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, de la Commission de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports, de la Commission du Développement durable et de la Transition écologique, et de la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale.
«Le dossier des inondations charrie naturellement une forte et légitime  émotion, mais il convient de projeter un  regard lucide sur les solutions structurelles et les urgences de l’heure, dans un contexte où le fléau a gagné plusieurs pays situés dans différents continents, avec une ampleur autrement plus importante. Les manifestations du dérèglement climatique ne sont guère une vue de l’esprit », indique l’institution parlementaire dans son document.
Pour rappel, beaucoup d’interrogations ont été portées sur l’utilisation des 767 milliards de francs Cfa du plan décennal de lutte contre les inondations. Le député Ousmane Sonko,  pour sa part, avait déclaré mercredi, que la meilleure manière d’enterrer une affaire, c’est d’ouvrir une enquête parlementaire.

GESTION D’UN DÉLUGE PAR PHILIPPE NELSON NDIAYE

https://www.seneplus.com A quoi bon de pomper les eaux stagnantes, de créer des canalisations en direction de la mer, alors qu’on pouvait créer des bassins de rétention pour développer notre agriculture
Après la Covid-19, les scandales fonciers, le Sénégal se voit encore frappé par une nouvelle catastrophe  : les inondations. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau. En 2012 déjà, le gouvernement actuel promettait de mettre en place un programme de gestion définitive des inondations. Aujourd’hui, 8 ans après les images des inondations, de tout le pays littéralement sous les eaux, sont apocalyptiques. L’économie du pays déjà affaiblie par la pandémie, est en train de subir un deuxième coup fatal.
Devant le constat d’échec, les populations sinistrées se demandent  : qu’est-il advenu des 750 milliards de F CFA alloués à ce programme, depuis 8 ans ?
En tout 342 mm d’eau de pluies ont suffit à créer un déluge à Dakar et dans sa banlieue, d’autres villes du pays ont aussi souffert des inondations. Pour comparaison, le Sud enregistre près de 4 fois plus de précipitations et cela ne crée pas autant de désastres que dans centre-ouest du pays.
Alors où se situe le problème ?

Faut-il pointer du doigt les changements climatiques ? Car maintenant c’est les inondations, nous ne savons pas ce que les changements climatiques nous réservent demain.

Nous aimons pourtant nous perdre en conjectures, politiques, quand l’essentiel est ailleurs. Un ailleurs qui nous est familier, régler le problème de l’assainissement et de l’environnement aurait pu assouplir le quotidien de plusieurs citoyens, mais hélas nous ne refusons pas le colmatage auquel se livrent nos gouvernants chaque année, recourant à des solutions à court terme.
Gouverner c’est prévoir, un État pompier laisse toujours de la fumée derrière lui. Si je peux me permettre de caricaturer la situation du pays, je dirais qu’on nous a jeté un gilet de sauvetage avec quelques victuailles pendant que nous dérivons au milieu de l’océan alors qu’il aurait fallu juste nous repêcher ou d’éviter le chavirement.
Le constat au Sénégal est que les scandales qui se succèdent sont finalement liés, du moins pour la plupart. Régler les problèmes du foncier et du littoral, gérer rigoureusement les constructions et l’occupation anarchique des voies publiques, dégager les voies d’eau et créer des espaces verts dans les grandes villes suffiraient à alléger beaucoup de difficultés.
Toutefois, cette eau aurait pu même être une bénédiction pour le pays, à quoi bon de pomper les eaux stagnantes, de créer des canalisations en direction de la mer, alors qu’on pouvait créer des bassins de rétention pour développer notre agriculture, et même régler le problème de l’accès à l’eau potable pour les ménages. Mais pour ça, il faut un État pragmatique et qui a de la vision.
Aujourd’hui encore plus que jamais, l’État doit prendre toutes ses responsabilités en faisant un audit effectif des programmes passés liés à l’assainissement et à la gestion des inondations et en mettant en place un programme scrupuleux, crédible et réalisable de la gestion des catastrophes naturelles

Polémique sur les 750 milliards L’ex-coordonnateur du Plan décennal de lutte contre les inondations brise le silence

https://www.seneweb.com Où sont passés les 750 milliards Fcfa investis pour lutter contre les inondations ? L’ancien coordonnateur du Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLI) sort du bois et explique comment cet argent a été utilisé pour combattre les inondations.
« Il s’agit précisément de 766,988 milliards Fcfa constituant le budget prévisionnel pour la réalisation du PDLI planifié sur dix ans, de 2012 à 2022. Ce programme comprend trois phases. Il y avait d’abord une phase d’urgence dont le budget était de 66,375 milliards Fcfa, entièrement exécuté. Ensuite, la phase court terme dont le budget était de 250,603 milliards Fcfa. Et enfin, la phase moyen et long terme budgétisée à 450, 009 milliards », détaille Idrissa Tall, dans Le Soleil.
L’ex-coordonnateur du PDLI de préciser qu’un budget n’est pas synonyme d’argent disponible ou déjà dépensé. « C’est au terme des évaluations que les montants exacts des décaissements seront connus », tranche-t-il.

PLUIE DE MILLIARDS DANS LES EAUX

http://www.sudonline.sn/ Depuis 1993, les plans nationaux d’organisation des secours initiés par les différents régimes pour mettre un terme aux inondations ont coûté des milliards au contribuable sénégalais
Depuis 1993, les plans nationaux d’organisation des secours initiés par les différents régimes pour mettre un terme aux inondations ont coûté des milliards au contribuable sénégalais. Mais le résultat reste toujours le même. Ou presque, avec des solutions précaires mais dépensières qui ne permettent pas aux populations de voir le bout du tunnel. Entre relogement des sinistrés et le pompage des eaux, la stratégie reste le même et produit les mêmes effets. La seule exception a été la construction de logements sociaux dénommés Jaxaay avec son lot d’impairs.
10 milliards C’est le montant décidé avant-hier, par le président de la République, Macky Sall comme coût du financement des opérations du plan national d’organisation des secours (Orsec). 3 milliards de ce montant sont destinés au payement de cash de transfert pour les familles sinistrées. Le reste sera encore, comme par le passé, utilisé par les services concernés pour l’évacuation des eaux. Le pompage, en est un moyen privilégié dans les plans Orsec, sans être une panacée. Au contraire ! La maintenance du matériel de pompage, la prise en charge des équipes et l’achat de carburant, engloutissent d’argent, en attendant qu’une nouvelle précipitation ne vienne tout réduire à néant. A côté de pompage, il y’a aussi le relogement des sinistrés ou l’aide vivrière avec toujours le même procédé : une distribution des denrées alimentaires notamment le riz à des sinistrés réduits à satisfaire les besoins primaires. A noter que ces 10 milliards dégagés pour secourir les impactés des pluies n’est pas un coup d’essai pour le régime du président de la République Macky Sall.

26 DÉCÈS, 264000 SINISTRÉS ET 7737 HABITATIONS AFFECTÉES

En 2012 déjà, le Sénégal avait enregistré ses premières pluies au mois de juillet avec des précipitations qui sont allées jusqu’à 92 mm à Dalifort, zone marécageuse. Plus tard, ce sont des centaines de millimètres qui ont été enregistrés dans plusieurs villes du pays. Le plan Orsec déclenché par le président Macky Sall à cette époque avait fait un décompte final de 26 décès liés aux pluies diluviennes, 264000 personnes sinistrées et 7737 habitations affectées.

INSTITUTION SUPPRIMÉE, ÉLECTION REPORTÉE

Les inondations avaient aussi provoqué le déplacement de plus de 5000 familles dont 50% provenaient des régions de Dakar et Matam. Pour financer les actions de ce plan qui étaient entre autres, l’aide aux sinistrés et l’évacuation des eaux, le chef de l’Etat, avait pris, dans l’urgence, l’engagement de dissoudre une institution de la République. La suppression du sénat devrait rapporter plusieurs milliards. Macky Sall s’était aussi engagé pour la construction de logement sociaux. Son coût total et le drainage des eaux sont évalués à une soixantaine de milliards. Mieux, la contribution des citoyens avait aussi eu des retombées positives. Dans le communiqué n°6 du Plan Orsec portant sur les contributions financières reçues par le ministère de l’Intérieur, à la date du 06 novembre 2012, le montant cumulé des contributions reçues se chiffrait à 1.283.203.677 FCFA dont un milliard du khalife général des mourides de l’époque, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké dont la ville avait été fortement touchée. Mais, on retiendra plus la gestion calmiteuse des camions de pompage, avec des écarts notés dans les crédits destinés à la location des hydrocureurs.
Avant le Président Macky Sall, ses prédécesseurs ont eux aussi déclenché leurs plans Orsec. Le 17 novembre 1993, Abdou Diouf l’avait confié à Djibo Leyti Kâ, qui venait de remplacer quelques mois auparavant Madieng Khary Dieng (avril 1991 – mai 1993). On connaît la suite. Entre 2005 et 2012, le président Abdoulaye Wade va à son tour déclenché des plans Orsec suite aux fortes précipitations qui ont été enregistrées dans le pays. On assistera à un déblocage d’importantes sommes d’argent. Sans occulter des décisions majeures prises comme le report de l’élection législative de 2007 pour faire face aux crues de 2005. Toujours est-il qu’aucune solution définitive contre les inondations ne sera trouvée. On ne retiendra que le financement du plan Jaxaay et son lot d’impairs. 52 milliards avaient été mobilisés pour la réalisation de 3000 logements sociaux.
Au finish, le nombre envisagé n’a pas été réalisé. D’ailleurs des familles attendent encore le toit annoncé. Au total, le président Abdoulaye Wade aura dépensé 70 milliards pour faire face aux inondations sans obtenir les résultats escomptés. Comme l’Anoci et le Fesman, Jaxaay sera une des taches noire du régime de Me Abdoulaye Wade. Le dossier de l’ancienne sénatrice Aida Ndiongue, poursuivie pour enrichissement illicite dans le cadre des produits phytosanitaires du plan Jaxaay en est une parfaite illustration.
Militante du Parti démocratique sénégalais (Pds) elle avait alors gagné le marché des produits sanitaires destinés aux sinistrés. Elle sera tout de même blanchie par la suite. Mais la justice prendra un sacré coup dans ce relentissant procès. On se souvient encore des échances aigres doux entre l’Union des magistrats du Sénégal (UM) et le Procureur de la République, Sérigne Bassirou Guèye. La spirale se poursuit sous le régime de Macky Sall où des milliards continuent d’être injectés dans les eaux. Fatou NDIAYE

L’ORIGINE DES FONDS D’URGENCE CONTRE LES INONDATIONS DIVISE

http://www.sudonline.sn https://www.seneplus.com D’où compte-t-il-tirer ces fonds ? Existe-t-il au Sénégal un budget destiné spécifiquement aux catastrophes et calamités ? Des économistes apportent des réponses à ces interrogations de manière divergente
Pour faire face aux inondations causées par les fortes pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire national, le Président de la République Macky Sall a dégagé une enveloppe de 10 milliards de francs Cfa. D’où compte-t-il-tirer ces fonds ? Existe-t-il au Sénégal un budget destiné spécifiquement aux catastrophes et calamités ? Des économistes apportent des réponses à ces interrogations de manière divergente toutefois.
En réunion d’urgence, le Chef de l’Etat Macky Sall a décidé de dégager un montant de 10 milliards de francs Cfa pour venir en aide aux sinistrés des inondations causées par les fortes pluies. D’où compte-t-il tirer ces fonds ? Y a-t-il un budget pour les catastrophes ? La loi de finances du Sénégal a-t-elle bel et bien prévu des lignes de crédits pour les catastrophes et autres imprévus ?
Selon l’économiste et écrivain El Hadji Mansour Samb, il s’agit des réserves de précaution. « Il y a des imprévus. La loi organique de la loi des finances en son article 51 prévoit la réserve de précaution qui peut constituer 5% des crédits ouverts aux titres des dépenses de personnel. C’est ce que l’on appelle le taux de mise en degré. Dans la loi de finances rectificative de 2020, elles sont estimées à 40 milliards de francs Cfa pour tous les ministères. C’est là-bas que l’Etat va puiser ces 10 milliards pour faire face aux inondations », renseigne-t-il.
Par contre, l’économiste Meissa Babou, professeur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, pense que s’il y avait un budget, le Président de la République n’allait pas prendre sur lui la responsabilité de décaisser ces 10 milliards. « Cela veut dire que ce budget n’existe pas. Aussi à chaque fois qu’un sinistre se passe, le Président prend la responsabilité d’aller faire un réaménagement budgétaire et sortir l’essentiel. De toute façon, ce n’était pas prévu. Ce n’est pas une ligne qui était disponible, consommable à volonté sans qu’on ne dérange des lignes de crédits de plusieurs ministères », soutient-il.
Poursuivant, le Pr Babou indique : « je ne sais pas sur quel levier ils se sont appuyés, mais dans un pays, on ne peut pas dépenser un seul franc sans toucher au budget. Cela devrait faire l’objet d’une rectification si la ligne de crédits n’existait pas ». NDéye Aminata CISSE

POMPAGE DES EAUX : Les acteurs de l’assainissement soutiennent l’Etat mais dénoncent l’opacité autour des marchés

https://www.dakarmatin.com POMPAGE DES EAUXLes acteurs de l’assainissement soutiennent l’Etat mais dénoncent l’opacité autour des marchésL’Association des acteurs de l’assainissement du Sénégal (Aaas) soutient le plan Orsec en mettant 10 camions à la disposition de l’Etat. Ses membres, qui faisaient face à la presse hier, ont aussi salué l’initiative du Chef de l’Etat de dégager 10 milliards pour lutter contre les inondations non sans dénoncer la procédure d’attribution des marchés liés au pompage des eaux.« Nous nous joignons à l’ensemble des Sénégalais pour compatir face aux difficultés que rencontrent nos compatriotes qui sont sous les eaux. C’est une situation très difficile qui appelle à la contribution de toutes les forces vives de la Nation », a affirmé l’Association des acteurs de l’assainissement du Sénégal (Aaas) par la voix de Sidy Bathily. Selon lui, « l’association va mettre à la disposition de l’Etat toute sa compétence, son expérience mais aussi ses moyens humains et matériels pour appuyer le plan Orsec dans le combat ponctuel pour sortir les populations des eaux. D’ores et déjà 10 camions sont disponibles pour une journée entière et nous les amènerons dans les zones qui seront choisies par l’Etat ».Sidy Bathily d’ajouter : « Nous saluons la réaction du Président de la République qui a dégagé 10 milliards de Fcfa dans le but de soulager les impactés des inondations. Mais ces milliards doivent être utilisés judicieusement et correctement pour atteindre les objectifs escomptés ». En effet, « l’association est un partenaire privilégié de l’Etat. C’est pourquoi nous déplorons que de tierces personnes, qui n’ont aucun camion, parviennent à obtenir des marchés de pompage et viennent nous les sous-traiter à de vils prix. Aujourd’hui les structures de l’Etat doivent définir des critères objectifs pour L’attribution des marchés de pompage. Il est aberrant d’avoir un marché de pompage alors qu’on n’a aucun camion. Nous n’accepterons plus de donner nos camions à ces personnes qui n’ont aucune compétence dans ce domaine. Nous restons à la disposition du plan Orsec pour l’accompagner vers la résolution de tous les problèmes liés aux inondations », a ajouté Sidy Bathily.

Idrissa Seck demande aux cadres de son parti de lui faire un rapport sur la gestion des inondations

https://www.dakarmatin.com L’opposant Idrissa Seck, leader du parti Rewmi, a demandé aux cadres de sa formation politique de réfléchir sur la question des inondations et de lui faire un rapport sur ce qui a été fait jusque-là, en termes réalisations, limites et errements.
Selon Les Echos qui donnent l’information dans sa livraison de ce vendredi, cette instruction a été faite à la suite de sa « sortie laconique » sur les inondations du week-end  dernier qui ont fait d’énormes dégâts. Si Idy va faire une adresse à la Nation ou non après la réception de ce rapport, ses proches préfèrent maintenir le flou.
« Je ne peux vous dire avec certitude qu’il va s’adresser à la presse, mais je l’espère parce qu’on ne commande pas un rapport de ce genre pour le garder », indique à nos confrères un membre du secrétariat national de Rewmi.
Ce membre d’assurer que Idy n’est pas dans le deal avec Macky Sall. « Il n’est pas dans le deal avec Macky Sall. Vous avez une piètre opinion de Idrissa Seck, mais il est loin d’être l’homme que vous décrivez. Pour lui, le Sénégal est au-dessus de tout le monde. Vous vous en rendrez compte prochainement, le temps nous le dira », a-t-il soutenu.Pressafrik

MACKY SALL EN ROUE LIBRE

https://www.seneplus.com http://www.sudonline.sn/ Après des mois et des mois de concertations plus ou moins heurtées, entrecoupées par une longue pause due à la pandémie du nouveau coronavirus, les acteurs politiques et civils regroupés au sein de la commission cellulaire du dialogue politique ont mis fin à leurs échanges au terme de leur première phase de discussions. La rationalisation du calendrier électoral a bouclé la boucle en consacrant encore le règne des divergences de positions structurelles entre majorité, opposition, non alignés et société civile. Retour sur les temps forts et faibles, tops et flops de concertations boycottées par certains partis de l’opposition et diligentées, sur fond de calcul politicien, par un maître du jeu tacticien disposant désormais des coudées franches pour exécuter son agenda politique.
Dans la foulée de sa réélection avec plus de 58% de suffrages valablement exprimés au premier tour de la présidentielle de février 2019, le président Macky Sall qui avait instauré sur le dos de l’opposition politique la stratégie gagnante du parrainage citoyen, sur fond de contestations et de frictions, appelait à un dialogue national «sans exclusive» pour permettre au Sénégal de confirmer son option dynamique de l’émergence et de «bâtir ensemble une gouvernance concertée». C’est ainsi que lors de sa prestation de serment du 2 avril 2019, Macky Sall lançait son fameux appel au dialogue à ses adversaires politiques avant de faire savoir, le 28 mai 2019, à la Journée instituée du dialogue, que «la démocratie ne saurait ou ne devrait être réduite à la confrontation permanente entre pouvoir et opposition, entre majorité et minorité».
Sous la diligence de l’ancien ministre de l’Intérieur, Famara Ibrahima Sagna, et le Général à la retraite Mamadou Niang, une commission cellulaire du dialogue politique était mise en route en parallèle à d’autres commissions, bien entendu et en mode fast-track, avait-on dit, pour trouver des éléments de consensus autour du processus électoral qui ne faisait pas l’unanimité entre acteurs politiques, quoiqu’il ait subi à maintes reprises un toilettage destiné à susciter des accords dynamiques entre partis politiques. Mais la realpolitik semblait rattraper à chaque élection les acteurs et générait bisbilles et démêlés autour des règles du jeu, moyennement des résultats.
Boycottées par une frange de l’opposition comme Pastef/ Les Patriotes d’Ousmane Sonko, arrivé troisième à la dernière présidentielle, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) autre challenger à la présidentielle, le Cds d’Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo, et moyennement par le Pds de Me Abdoulaye Wade qui n’avait envoyé qu’une délégation de représentation et/ou de figuration avec Oumar Sarr et cie, les concertations sur le processus électoral avançaient cahin-caha. Avec une majorité qui se figeait dans ses positions, ne lâchant du lest qu’au compte-goutte, sur la base stricte de ses positions partisanes. Des accords sont quand même constatés au cours de ces échanges politiques. Et ils peuvent se résumer autour du report des élections locales, de l’audit du fichier électoral et de l’évaluation du processus, de l’élection au suffrage universel direct des maires et aussi des présidents de conseil départemental, têtes de liste majoritaire.
Pour les questions locales ainsi, les acteurs avaient réussi à s’accorder sur l’harmonisation du pourcentage de la répartition des sièges des élections départementales avec les élections municipales (45% au scrutin de liste majoritaire et 55% au scrutin de liste proportionnelle). Ou encore l’accord sur le règlement intérieur pour permettre à l’opposition d’accéder à certains postes au niveau des commissions dans les mairies ou autre principe de financement public des partis politiques. Des acquis assez timides somme toute par rapport aux grandes attentes d’un processus électoral ou d’un jeu politique soucieux de véritables certitudes.

FLOPS A LA PELLE

Face à une majorité présidentielle prompte à opposer son véto, un statu quo notoire était noté sur beaucoup de points de concertations. Les sessions de la Commission politique du dialogue national n’ont pas ainsi permis aux différents acteurs de trouver un consensus sur le cumul des fonctions de chef de parti politique et de président de la République.
Outre ce désaccord, d’autres points de discussions n’ont pu franchir la barrage du pôle majoritaire comme l’arrêté Ousmane Ngom qui interdit toute manifestation au centre-ville de Dakar, le délit d’offense au chef de l’Etat, véritable arme du pouvoir établi contre l’opposition politique, la question du bulletin unique, de la caution, des autorités en charge des élections (Cena, Cnra, le ministère en charge des élections….) et du rôle de la justice dans le processus électoral. Voire du parrainage à la présidentielle même si sur la question du parrainage aux élections locales, le bloc majoritaire a validé sa suppression pour les prochaines joutes. Le statut du chef de l’opposition, lui, sera jeté en pâture à l’opposition, histoire de la diviser davantage, en la laissant s’égosiller pour celui qui devait en bénéficier entre le patron de l’opposition parlementaire (Me Abdoulaye Wade du Pds) et le candidat arrivé deuxième à la dernière présidentielle (Idrissa Seck de Rewmi).
Entre temps, le chef de l’Etat qui avait réussi à confiner son opposition dans le dialogue politique, pouvait librement dérouler son agenda politique vers un troisième mandat, selon certains ou occuper totalement l’espace politique au lendemain de sa réélection. Etant entendu qu’un report des élections locales au plus tard le 28 mars 2021 le libérait de toute entrave à l’exécution de ses politiques de décentralisation, face à des élus locaux revanchards de l’opposition.
La première phase des échanges du dialogue politique a été d’ailleurs bouclée avant-hier, mercredi, avec la question de la rationalisation du calendrier électoral avec une majorité qui espérait pouvoir y accoler le report des législatives de 2002 pour arriver à un couplage avec la présidentielle. Toute chose à laquelle l’opposition, les non-alignés et la société ont opposé leur véto, en exigeant toute application du schéma de couplage de la présidentielle avec l’élection des députés pour après 2024.
En fin de compte, au terme de l’exercice, force a été de constater que la majorité a encore dicté le ton de ces concertations et que le président Macky Sall, patron de l’Apr, auquel un rapport synthétique des conclusions sera transmis instamment reste toujours le maître du jeu et le tambour-major du processus électoral.
En attendant que sa majorité mécanique valide à l’Assemblée nationale les points d’accord du dialogue politique qui consolideront les bases présentes de sa suprématie dans le landerneau politique sénégalais Moctar DIENG

OPPOSITION, NON-ALIGNÉS ET SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE TOUTE APPLICATION AVANT 2024

http://www.sudonline.sn https://www.seneplus.com Pour eux, il faut respecter le calendrier républicain et voir comment mettre en œuvre ce principe de rationalisation du calendrier républicain, seulement après la présidentielle prochaine.
Réunis hier, mercredi 09 septembre, pour discuter sur le point relatif à la rationalisation du calendrier républicain, le Général Niang etles membres de la commission politique du dialogue national ont trouvé un accord sur le principe de l’organisation des élections présidentielles et législatives à la même année. Toutefois, les pôles de l’opposition et des non-alignés, sans oublier la société civile, sont contre tout report des législatives de 2022 pour un éventuel couplage avec la présidentielle de 2024. Pour eux, il faut respecter le calendrier républicain et voir comment mettre en œuvre ce principe de rationalisation du calendrier républicain, seulement après la présidentielle prochaine.
La commission cellulaire du dialogue politique, dirigée par le Général Niang, s’est réunie hier, mercredi 09 septembre. Lors de cette rencontre qui est la dernière sur les points à discuter, les acteurs sont tombés d’accord sur le principe de la rationalisation du calendrier républicain. Selon Cheikh Sarr du pôle de la majorité, «c’était la dernière séance et il restait qu’un seul point, la rationalisation du calendrier républicain. C’est un peu une proposition de la majorité afin de mieux organiser le calendrier. En une année, organiser l’élection présidentielle et les élections législatives sur la même année. Comme ce qui s’était passé en 2012. Et attendre à mi-mandat, donc deux ans et demi ou trois ans après, pour organiser en fait les élections locales et les élections des hauts conseillers territoriaux. Maintenant, la proposition définissait simplement le principe. On voulait que le principe soitretenu. Les modalités de mise en œuvre et la période de mise en œuvre, il faut qu’on se donne le temps de discuter et de déterminer. L’opposition est d’accord sur le principe mais à condition que ceci ne puisse pas être mis en œuvre avant 2024. Et les non-alignés aussi acceptent ce principe et disent qu’il faut respecter le calendrier républicain».

TAMBA DANFAKHA, POLE OPPOSITION  : «On préfère que ce soit applicable après 2024»

Même son de cloche du côté de l’opposition. Pour Tamba Danfakha, «sur cette question de la rationalisation, nous nous estimons déjà que le pouvoir doit faire en sorte de respecter la date qui a été indiquée et d’accélérer aussi surtout l’audit et l’évaluation. Parce que vous savez, on s’est mis d’accord pour évaluer et auditer le fichier électoral de 2016 à 2019. Et donc, pour le moment, nous avons un bailleur de fonds qui s’est manifesté pour l’audit du fichier. Mais pour l’évaluation du processus électoral sur place et sur pièce, là on n’a pas de bailleur de fonds. Même si les autorités avaient suggéré pourquoi pas on peut l’inscrire sur la loi de finance. Maintenant, cela risque de nous envoyer jusqu’en octobre ou novembre. Parce que c’est la période à laquelle où on va étudier le budget encore. Ça, c’est un peu loin pour nous. Donc, sur cette question de rationalisation d’abord de l’audit et de l’évaluation, nous avons mis l’accent pour que ça se passe le plus rapidement possible, dans les meilleurs délais». Poursuivant, il dira «qu’il a été retenu qu’on va demander à la DGE de reprendre contact avec le bailleur de fonds, de s’engager pour qu’on puisse faire l’audit du fichier électoral. Ensuite, on a demandé également à ce que les dispositions soient prises pour qu’il y ait un financement pour l’évaluation du processus électoral. D’ailleurs, ça peut être un peu compliqué, parce que ça va brouiller tout le processus, de la révision, des inscriptions jusqu’au jour des votes». Pour la question de la rationalisation, ajoute M. Danfakha de l’opposition, «les gens du pouvoir avaient fait des propositions qui ne nous agréent pas où tout au moins on a dit, on préfère que ce soit applicable après 2024. Parce que ce qu’ils voulaient, c’était qu’on organise à peu près à mi-mandat les locales et puis les législatives juste après l’élection du président de la République. Donc si nous acceptons maintenant que cette disposition soit appliquée, la conséquence logique, c’est qu’il faut reporter les élections législatives en 2024. Pour ce qui concerne le statut du chef de l’opposition, nous avons finalement dit : «nous, de l’opposition, ne pas avoir d’avis là-dessus». Parce qu’il s’agissait de savoir quels sont les dispositifs institutionnels à prendre».

DETHIE FAYE DES NON ALIGNES  : «Que les dates soient respectées même jusqu’à l’élection présidentielle de 2024»

Abondant dans le même sens, Déthié Faye du pôle des non-alignés affirmera : «On a discuté essentiellement sur la question relative à la rationalisation du calendrier républicain. Parce que la dernière fois, la majorité avait fait une proposition qui n’avait pas pu être étudiée parce qu’elle a été reçue un peu tard. Il s’agissait donc aujourd’hui de voir quelle est la position de chaque entité. Mais, pratiquement, les gens sont d’accord sur le respect du calendrier républicain, c’est-à-dire pour les élections à venir, que les dates soient respectées même jusqu’à l’élection présidentielle de 2024. Maintenant, le réaménagement pour que l’élection présidentielle puisse se tenir la même année et les locales et les élections du HCCT, la même année aussi, avec bien sûr un décalage d’une durée de deux à trois ans. Ce réaménagement pourrait être entamé après la présidentielle de 2024. Nous, nous avons dit : on respecte d’abord le calendrier républicain et la question de la rationalisation, elle peut être étudiée pour être applicable au-delà de 2024»

MOUNDIAYECISSE (SOCIETE CIVILE) : «Il ne faut pas confondre rationalisation et couplage»

Dans la même foulée, Moundiaye Cissé, de l’ONG 3D se montre très en phase avec la proposition. Toutefois, il rappelle que rationalisation n’est pas égale à couplage. «Nous aussi, nous sommes pour la rationalisation. Parce que la rationalisation permet de rationaliser des ressources, rationaliser du temps et permettre que les Sénégalais se concentrent sur autre chose que les élections, que les Sénégalais se concentrent sur le travail. La rationalisation permet qu’on ne soit pas en campagne électorale permanente. Mais rationalisation ne veut pas dire couplage. Donc, il ne faut pas confondre rationalisation et couplage». Ensuite, poursuivra M. Cissé de la société civile, «comme le dit l’opposition, si on doit l’entamer, que ça soit après 2024. Parce que pour le moment, il ne faut pas que la rationalisation soit synonyme de prorogation de mandat. Et si on doit l’appliquer, que ça soit après 2024. Parce qu’aujourd’hui, on connait déjà le calendrier électoral. Il y a les législatives en 2022, il y a la présidentielle en 2024. Donc, si on doit l’appliquer, ça doit être après 2024. Pour ne pas que ce soit donc une occasion de proroger de mandats, ceux des élus locaux, du Haut conseil des collectivités territoriales et des députés. Donc toute rationalisation doit prendre effet à partir de 2024, avec les nouveaux élus qui vont venir et que d’emblée qu’on sache la durée de leurs mandats » Ousmane GOUDIABY

DIALOGUE POLITIQUE  : « RATIONALISATION NE VEUT PAS DIRE COUPLAGE »

La rationalisation du calendrier républicain était au menu des discussions de la commission politique du dialogue national, hier mercredi, 10 septembre. Les pôles de l’opposition, des non-alignés et de la société civile sont contre tout report des législatives de 2022.

RATIONALISER NE VEUT PAS DIRE COUPLAGE

A cet effet, prône Moundiaye Cissé (société civile) dans les colonnes de Sud Quotidien  : « nous aussi, nous sommes pour la rationalisation. Parce que la rationalisation permet de rationaliser des ressources, du temps, et permettre aux Sénégalais de se concentrer sur autre chose que les élections. La rationalisation permet qu’on ne soit pas en campagne électorale permanente. Mais rationaliser ne veut pas dire couplage ».

APPLICABLE APRÈS 2024

De côté de l’opposition, Tamba Danfakha préfère que « ce soit applicable après 2024. » Car motive-t-il  : « Parce que ce qu’ils (pouvoir) voulaient, c’est qu’on organise à peu près à mi-mandat les locales puis les élections législatives juste après l’élection du président de la République. Donc, si nous acceptons, maintenant que cette disposition soit appliquée, la conséquence logique, c’est qu’il faut reporter les élections législatives en 2024 ».
Toutefois, dit-il  : « on s’est mis d’accord pour évaluer et auditer le fichier électoral de 2016 et 2019. Il a été retenu qu’on demande à la DGE de reprendre contact avec le bailleur de fonds, de s’engager pour qu’on puisse faire l’audit du fichier électoral. Ensuite, on a demandé également à ce que les dispositions soient prises pour qu’il y ait un financement pour l’évaluation du processus électoral ».

RESPECT DU CALENDRIER RÉPUBLICAIN

Déthié Faye, coordonnateur du pôle des non-alignés, embouche la même trompette  : « La dernière fois, la majorité avait fait une proposition qui n’avait pas pu être étudiée parce qu’elle a été reçue un peu tard. Il s’agissait donc aujourd’hui de voir quelle est la position de chaque entité. Mais, pratiquement, les gens sont d’accord sur le respect du calendrier républicain. C’est-à-dire les élections à venir, que les dates soient respectées même jusqu’à l’élection présidentielle de 2024. Maintenant, le réaménagement pour que l’élection présidentielle puisse se tenir la même année, les locales et les élections du HCCT, la même année aussi avec bien sûr un décalage d’une durée de deux à trois ans. Ce réaménagement pourrait être entamée après la présidentielle de 2024 ». Dié BA

Abdou Mbow sur les sorties du leader de Pastef : «Sonko a un problème avec les Sénégalais»

La majorité contre-attaque après la sortie de Ousmane Sonko. Abdou Mbow qualifie le leader de Pastef d’«aigri» et de «malpoli». Le porte-parole adjoint de l’Apr estime que le député opposant a beaucoup de chemin à faire en termes de communication. Dans cet entretien réalisé via WhatsApp, M. Mbow, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, se prononce aussi sur la requête du Pds et la gestion des inondations.

Sur la gestion du Plan décennal relatif aux inondations, Ousmane Sonko disqualifie l’Assemblée nationale sur l’ouverture d’une enquête parlementaire, en traitant les députés de la majorité de «blanchisseurs de corruption et d’escrocs». Que lui répondez-vous ?

J’ai une position de principe. Je ne réponds pas à des interpellations de bas étage. On ne fait pas de la politique avec la bave et l’insulte à la bouche. Quand on aspire à diriger un pays, on est astreint à un devoir de réserve et à une obligation de respecter les citoyens. Il a beaucoup de chemin à faire pour améliorer sa communication et son langage. Jusqu’à preuve du contraire, la vie en société dans notre pays est adossée à des valeurs. Traiter tous les députés d’escrocs relève d’une indiscipline caractérisée. En insultant la volonté populaire, il montre son vrai visage d’homme aigri, malpoli et qui a un problème à régler avec les Sénégalais.

A-t-il raison de dire que les inondations ont sonné la faillite de l’Etat ?

Regardez ce qui se passe dans le monde et vous verrez que tous les pays ont le même problème, dont les causes structurelles tiennent aux effets du changement climatique. Chez nous, il y a une volonté politique d’en venir à bout, que personne ne peut contester d’ailleurs. Maintenant, on peut être sur la touche, méconnaître totalement la réalité des choses et passer son temps à disserter de la pluie et du beau temps. Cette attitude a un nom. Cela s’appelle de l’amateurisme. Il a encore beaucoup de chemin à faire.

Etes-vous d’accord avec le leader de Pastef qui demande la suppression du Conseil économique, social et environnemental Cese, le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et autres institutions jugées budgétivores ?

Est-ce qu’il (Ousmane Sonko) est le dépositaire du suffrage universel pour donner des instructions sur la marche à suivre ? Que sait-il d’ailleurs du fonctionnement de ces institutions dont il parle ? C’est un faux procès sur le dos de la démocratie. Le Hctt et le Cese jouent un rôle important dans l’aide à la décision. Certains d’entre eux ont été élus au même titre que lui et ont une double légitimité d’élus à la base. Le Cese symbolise la diversité de notre pays. On y retrouve tous les représentants des organisations socioprofessionnelles, désignés par leurs pairs.

La majorité va-t-elle mettre sur pied une commission d’enquête parlemen­taire pour fouiller la gestion du plan de lutte contre les inondations ?

Vous savez, nous sommes dans un système organisé. Le Président a mis en place des instruments pour évaluer ses politiques. En ce qui concerne l’Assemblée nationale, je vous rappelle que nous avons la prérogative d’évaluer les politiques publiques. Le moment venu, nous allons faire notre travail comme de véritables représentants des populations.

Pensez-vous qu’il faut auditer ce plan ?

Le président de la République a demandé avant le déclenchement du plan Orsec, un plan détaillé de l’utilisation actuelle du Plan décennal qui n’est pas encore arrivé à son terme. Il faut d’abord faire un bilan d’étape avant de parler d’audit. Il ne faut pas danser plus vite que la musique.

Le Pds demande à ses députés de convoquer les ministres en charge des inondations. La majorité va-t-elle appuyer cette initiative ?

Le Pds est un parti organisé qui est dans l’opposition et dans son rôle. Ce n’est pas moi qui dois apprécier le travail des députés de leur groupe parlementaire. Nous sommes dans une démocratie et chaque député a le droit de faire son travail convenablement. C’est pourquoi je leur laisse la libre appréciation des actes qu’ils posent. En ce qui nous concerne, nous comprenons notre mission et nous allons tout faire pour la remplir comme elle se doit.

Inondations en banlieue dakaroise : Une délégation de Me Wade rend visite aux victimes

https://www.dakarmatin.com Le député Cheikh Bara Dolli Mbacké est d’avis que le plan Orsec traduit l’échec de la politique de lutte contre les inondations du Prési­dent Macky Sall. Le libéral demande à ce que les fonds destinés au chef de l’opposition soient consacrés à la lutte contre les inondations.
C’est la saison des politiciens du pouvoir comme de l’opposition, qui défilent chaque année en cette période d’hivernage dans la banlieue dakaroise. Après une visite du ministre de l’Intérieur, c’est au tour des responsables de l’opposition. Avant-hier, c’est le leader du Pastef qui s’est déplacé à Keur Massar. Hier, des responsables du Pds, avec en tête de la délégation le député Cheikh Bara Dolli Mbacké, flanqué de Dr Cheikh Dieng, le maire de la commune de Djidah Thiaroye Kao. Ces derniers ont visité les zones le plus touchées de la grande ville de Pikine, qui polarise 16 communes. Après les étapes de Guinaw Rail, Yembeul Sud, Keur Massar, Dr Cheikh Dieng a déclaré que cette visite marquait pour eux, «la solidarité du Secrétaire général Me Abdoulaye Wade et de son fils Karim Wade. Nous sommes aujourd’hui en face d’une situation extrêmement difficile dans l’ensemble de la banlieue. Et la commune de Djidah Thiaroye Kao a été l’épicentre des inondations de la banlieue. C’est inadmissible que 750 milliards de francs Cfa se soient volatilisés au regard du résultat que nous constatons aujourd’hui sur le terrain. Rien que le plan Orsec traduit l’échec flagrant de la politique de la lutte contre les inondations du Président Macky Sall. Maintenant, avec le Plan Orsec, nous avons constaté sur le terrain que rien encore n’a été mis en place par le gouvernement du Sénégal. Et nous avons vu des populations livrées à elles-mêmes qui se débrouillent sans aucun appui du gouvernement». Dr Cheikh Dieng demande au président de la République de mettre en opération le concept Armée-Nation pour mobiliser les militaires et venir en appui aux services des sapeurs-pompiers.

Pour le député Cheikh Bara Dolli Mbacké  :  «Tout le monde sait que le Me Wade avait fait beaucoup dans cette lutte contre les inondations. Malheureusement, ce gouvernement n’a pas fait le suivi. Et aujourd’hui dans pareilles

circonstances, on doit supprimer le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) ainsi que d’autres ministères qui n’ont aucune utilité. Il y a l’argent du chef de l’opposition, ce sont des milliards de francs Cfa, on doit les mettre dans ces inondations au lieu de les donner aux personnes qui sont dans l’opposition.»
Il a par ailleurs ajouté que les petites motopompes que l’Etat a mises dans les quartiers ne vont jamais régler le problème des inondations.

Le maire Bara Gaye s’exclut de la visite

Après les fortes pluies qui se sont abattues dans la capitale et sa banlieue, le maire Bara Gaye a effectué une visite dans sa commune pour se rendre compte de la situation. Malheureusement, il s’est fait huer par les populations de Yeumbeul Sud. Suffisant comme leçon, il a décidé de recevoir la délégation de Cheikh Bara Dolli Mbacké au niveau de la mairie. Il ne fera pas partie de la délégation car les populations de sa localité avaient préparé des brassards rouges contre leur maire, qui en a été très tôt informé.SOURCE PAR ABDOU LATIF M. MANSARAY

Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI) : La vérité sur les 766,9 milliards F Cfa.

https://www.dakaractu.com Suite aux inondations tous azimuts notées, ce week-end, des voix s’élèvent pour exiger un audit des 750 milliards F Cfa mobilisés dans le cadre du Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI). Que d’amalgames sur ce programme en cours qui prend fin en 2022 et dont le montant exact est de 766.988.450.362 F Cfa.
Commission d’enquête parlementaire ou encore audit du PDLI. Telles les exigences de l’opposition et de la Société civile à la suite des inondations dramatiques que le pays a connues, ce week-end. Des exigences somme toute légitimes mais prématurées, eu égard au timing du projet qui s’inscrit à l’horizon 2022. En effet, on ne peut pas évoquer le Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI) sans pourtant le replacer dans son contexte.
Élu au second tour de la présidentielle de 2012, le Président Macky Sall fait face aux mois d’août et de septembre de la même année à des inondations inédites. Dès lors, conscient que sans un plan Marshall, le scénario va se répéter encore et encore, le Président Sall initie le Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI), d’une durée de dix (10) ans 2012-2022, et d’un coût de 766,9 milliards F Cfa.
Et, pour trouver le financement, l’Etat organise, le jeudi 13 décembre 2012 au King Fahd Palace, la table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la phase d’urgence du Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI) et des Programmes de gestion intégrée des ressources en eau et d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Présidant la rencontre, l’ex ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, n’avait pas manqué d’indiquer que ledit projet était séquencé en trois phases.

Plus de 144 milliards F Cfa prévus dans les budgets 2021 et 2022

Premièrement, la phase d’urgence (2012-2013)  d’un montant global de 66.375.000.000 F Cfa réparti comme suit  : Aménagement du Territoire (500.000.000 F Cfa) ; Restructuration urbaine et Relogement (17.000.000.000 F Cfa) et Gestion des Eaux pluviales (48.875.000.000 F Cfa).
Deuxièmement, la phase court terme (2014-2016) avec un montant total de 250.603.987.722 F Cfa également réparti dans les trois volets susmentionnés  : Aménagement du Territoire (2.500.000.000 F Cfa) ; Restructuration urbaine et Relogement (86.302.987.722 F Cfa) et Gestion des Eaux pluviales (161.801.000.000 F Cfa).
Troisièmement, la phase moyen et long termes (2017-2022) qui mobilise le plus de ressources avec un coût global de 450.009.462.591 F Cfa  : Aménagement du Territoire (2.500.000.000 F Cfa) ; Restructuration urbaine et Relogement (380.385.462.591 F Cfa) et Gestion des Eaux pluviales (67.124.000.000 F Cfa).
Ainsi, entre 2012 et 2020, le budget prévu pour le PDLI s’élève à 622.219.962.832 F Cfa. Une interrogation s’impose  : L’argent a-t-il été décaissé ? Les services du ministère des Finances ne manqueront certainement pas d’éclairer notre lanterne.

Quid des 144.768.487.530 F Cfa restants ? 

Il est prévu dans les budgets 2021 (75.684.243.765 F Cfa) et 2022 (69.084.243.765 F Cfa). Sinon, outre les fonds propres de l’Etat du Sénégal, des Partenaires techniques et financiers (PTF) comme la Banque mondiale, la Bid, la Boad, entre autres, ont mis leurs billes dans le PDLI, objet de toutes les supputations.Kritik’

L’APR vole au secours de Macky Sall, bénit la rallonge de 10 milliards aux sinistrés et se convainc de la pertinence du PDLI

https://www.dakaractu.com https://www.dakarmatin.com L’Alliance pour la République après les calamités naturelles du week-end dernier et les décisions prises par le Chef de l’État pour soulager les populations, vole au secours de ce dernier rudement malmené par une opposition et la société civile.
Dans un communiqué signé de leur porte parole Seydou Guèye, l’APR a salué l’enveloppe d’urgence de 10 milliards déstinés aux sinistrés sous forme de cash transfert et d’appui en denrées de consommation, produits phytosanitaires et médicaments,  mais aussi pour le renforcement de l’efficacité des opérations de pompage et des systèmes d’assainissement par les services de l’État.
« En vérité, en convoquant une réunion d’urgence le mardi 8 septembre 2020, le Président Macky SALL a fait preuve de responsabilité, de célérité et surtout de solidarité et de compassion envers nos concitoyens sinistrés, pour apporter une solution aux conséquences des inondations constatées dans certaines localités du pays, suite aux pluies diluviennes enregistrées le week-end dernier » lit-on dans la note.
Par ailleurs, l’Alliance pour la République dit rester convaincue de l’efficacité du Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI) validé par le Président Macky Sall en septembre 2012 et doté de plus de 766 milliards de FCFA de budget prévisionnel.
« En effet, grâce au PDLI plusieurs localités du pays, dans un passé récent sous les eaux, ont vu leur situation sensiblement améliorée, beaucoup ayant même rompu avec les amarres des inondations.   Structuré autour d’une phase d’urgence sur la période 2012-2013 pour 66,375 milliards FCFA, d’une phase sur le court et moyen, celle de consolidation entre 2014-2016 pour 250,603 milliards FCFA, le PDLI devrait finaliser la stratégie de lutte, dans sa phase cruciale 2017-2022, au regard du volume de projets structurants prévus sur la séquence », renseigne la même source.
L’APR de se féliciter enfin de la décision du Président Macky Sall de procéder d’une part, à une évaluation rigoureuse du programme en vue de le poursuivre avec un nouveau schéma pour le financement et d’autre part, d’engager la deuxième phase du PROGED, Programme de gestion des eaux pluviales et d’adaptation aux changements climatiques.

Abdoul Mbaye accule Macky : «protéger les sénégalais n’est pas sa priorité»

https://www.dakarmatin.com L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye ne lâche plus Macky Sall. Après sa dernière diatribe suite à ce qu’il qualifie de gestion nébuleuse des 750 milliards du Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLI), le patron du parti ACT est revenu à la charge. Abdoul Mbaye n’est guère rassuré par les engagements du Président de la République à faire l’état des lieux du PDLI. « Il ne faut pas s’y tromper. A chaque fois que Macky SALL exige des explications ou déclenche une enquête c’est qu’il cherche à enterrer une vérité. Évitons tromperie et piège politiciens ». L’ancien Premier ministre a également soutenu que la somme destinée au plan décennal n’a pas été dépensée, « le scandale n’est pas encore le gaspillage de 750 milliards du Plan décennal de lutte contre les inondations car ils n’ont jamais été dépensés et cela est patent et il le sait déjà. Le scandale est l’abandon par Macky SALL du PDLI pendant 7 ans à partir de 2014… Protéger les Sénégalais n’est pas sa priorité. Et la banlieue en particulier n’est pour lui qu’un réservoir d’électeurs confié à sa famille et ses proche », écrit Abdoul Mbaye sur sa page facebook

Mamadou Diop Decroix : ON PERD DU TEMPS AVEC MACKY SALL

https://www.seneplus.com/ Après les ministres du gouvernement, le député Ousmane Sonko, le député Mamadou Diop Decroix a fait une visite hier à Keur Massar pour s’enquérir de la situation des sinistrés.
Après les ministres du gouvernement, le député Ousmane Sonko, le député Mamadou Diop Decroix a fait une visite hier à Keur Massar pour s’enquérir de la situation des sinistrés. Pour le parlementaire, il faut que les populations s’organisent parce que le Sénégal perd du temps avec le Président Macky Sall qui a failli.
Manifestement, les quartiers Camille Basse et de l’Unité 3 de Keur Massar sont devenus les destinations privilégiées des hommes politiques ces temps-ci. Après les ministres Aly Ngouille Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam qui ont lancé le plan ORSEC dans cette localité, le président du PASTEF Ousmane Sonko, hier le député Mamadou Diop Decroix a rendu visite aux sinistrés de ces zones très touchées de Keur Massar.
Constatant l’ampleur des dégâts, le parlementaire a soutenu que c’est vraiment le désarroi. « D’abord, je ne sais pas qui a dit que ce sont des parcelles assainies et qui a vendu ces parcelles là aux populations. On me dit que c’est la SNHLM. Si c’est vrai, il faudra qu’elle s’explique », s’alarme M. Decroix accompagné de quelques membres de son parti avant d’ajouter : « Comment cette société a pu dire aux populations que les zones sont assainies, que les gens peuvent venir habiter alors que manifestement, ici, c’est un lac. On a fait habiter les populations dans un lac. »
Selon lui, si le gouvernement veut vraiment travailler sérieusement, il devra d’abord essayer d’identifier les responsabilités dans cette affaire. Revenant sur les mesures annoncées par le Président Macky Sall pour venir en aide aux populations sinistrées, manifestement, il déclare sans langue de bois : « Je ne crois plus aux annonces faites par le Président Macky Sall. Franchement, on perd du temps avec lui. Moi, je pense qu’il faut parler avec les populations en leur demandant de s’organiser en attendant que la situation change parce que l’Etat a failli. » Il rappelle en outre que la région de Dakar est une presqu’île et elle ne peut pas s’étendre.
Dakar, insiste-t-il, n’est pas comme Niamey ou Ouagadougou et les gens continuent de venir. « Et si la superficie ne peut pas s’étendre, les gens sont obligés d’habiter là où ils peuvent habiter y compris dans des zones inondables, parce qu’il n’y a pas d’opportunité à l’intérieur », pense l’ancien ministre de la communication sous le régime du président Abdoulaye Wade. A l’en croire, l’approche du gouvernement est superficielle et sans vision. Il faut créer des opportunités, d’après lui, à l’intérieur du pays pour ceux qui sont à Dakar qui, à leur corps défendant, aurait préféré avoir des opportunités là où ils habitent.
Par ailleurs, il a soutenu que tous les gouvernements qui se sont succédé ont une part de responsabilité dans ce problème des inondations. « Seulement, ce gouvernement fera bientôt 10 ans au pouvoir et avait annoncé un programme de 75O milliards. Mais manifestement, c’est du vent. Le Président demande lui-même qu’on fasse l’audit de cette affaire », fulmine le parlementaire. Mamadou Mbakhé NDIAYE

Niamatoss UNE CHRONIQUE MÉDIA : Quand la pluie inonde tout…

http://www.enqueteplus.com La grande édition du ‘’Journal télévisé’’ de 20 h de la RTS, présentée en français, reste encore, malgré la forte concurrence venue des télés privées, un rendez-vous prisé. C’est une institution, diront même certains puristes… Elle demeure, en effet, l’un des piliers de la communication gouvernementale, particulièrement dans les moments de crise.
L’édition du mardi 8 septembre, alors que le pays pataugeait dans des eaux diluviennes, avait quelque chose d’exceptionnel. Il était inhabituellement présenté en mode bilingue, en français et en wolof. Ce dernier choix était certainement motivé par la volonté de toucher le maximum de Sénégalais dont une majorité ne parle ni ne comprend la langue de Molière. L’heure est grave (aïe, cela ne vous rappelle pas un certain mot d’ordre ?) et quand le premier des Sénégalais a un message à délivrer, notre chère télévision nationale ne s’embarrasse pas de détails, inondée qu’elle est par les urgences.
L’heure fut grave, en effet, durant le week-end, au point de bousculer tout. Dans la seule journée du samedi 5 septembre, précédée déjà par un pluvieux vendredi, il est tombé à Dakar 124 mm d’eau de pluie, soit, comme le relève pour s’en désoler le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam, l’équivalent presque de la quantité de pluies d’un hivernage complet.  Des averses qui ont plongé bon nombre de quartiers de la capitale et de contrées de l’intérieur du pays dans le désarroi, avec des familles et des concessions cernées par les eaux.

VOYAGE POLEMIQUE 

– L’urgence de parler aux populations n’en fut que plus pressante pour Macky Sall, laminé dans la presse et les réseaux sociaux du début de semaine. « Le Sénégal patauge, Macky s’envole« , barre à sa Une « Sud Quotidien » qui fait ainsi allusion au déplacement du président sénégalais à Niamey où se tenait le sommet de la CEDEAO. Titre tout aussi binaire et sévère chez « Vox Populi »  : « Le Sénégal se noie, Macky s’envole au sommet« , assez fataliste du côté de « l’EnQuête » : « Inondations au Sénégal, un mal incurable« , alarmant à ‘’Libération’’ : « Eau secours !« , lapidaire chez « Source A » qui parle de « Sall débandade du capitaine« , tandis que ‘’l’Observateur’’, d’une mortifère inspiration, évoque « Une pluie de morts sur le Sénégal ».
A vue d’œil, le voyage de Macky au sommet de la CEDEAO n’a pas été bien perçu par tous : prendre les airs pendant que Dakar et bien d’autres localités du pays sont inondées, a paru un mauvais choix. Sauf que pour qui se rappelle les enjeux de ce sommet dans un contexte de crise au Mali, peut considérer ce déplacement comme stratégique, au point de mériter d’être effectué. Niamey, la capitale du Niger, hôte du sommet, était elle-même victime d’inondations encore plus dévastatrices.
Les Unes de journaux du lendemain mardi n’ont pas été plus tendres. Pour certaines, notamment celle de « Sud Quotidien » : « Macky se perd dans les eaux« , allusion faite au Plan décennal de lutte contre les inondations 2012-2022. Pour « Walf Fadjri » : « Macky marche dans les eaux« , là où « l’Observateur » parle de « L’Etat des négligences« . Apparemment, même le tweet présidentiel diffusé avant le départ pour le sommet, n’a pas suffi à calmer les inquiétudes et l’ardeur des réseaux sociaux qui ont fait circuler à un rythme d’enfer les images parmi les plus incroyables. Peut-être que Macky Sall eût mieux fait de descendre, même en mode éclair, sur le terrain, avant de prendre la « Pointe Sarène », caméras de télévision bien pointées sur les bottes présidentielles pataugeant dans l’eau… pour le symbole et la consommation de l’opinion publique et des réseaux sociaux, en attendant le temps de l’action.

L’HEURE EST ENCORE GRAVE 

– Quid alors des tendances de la presse, au lendemain de l’allocution présidentielle tenue lors du Conseil d’urgence de mardi au palais présidentiel ? Cette rencontre fut le lieu d’annoncer un fonds de soutien aux sinistrés et aux organes de secours contre les inondations, qui bénéficient respectivement de 3 et 7 milliards de F CFA.
Pour ‘’le Quotidien’’, « Macky se jette à l’eau« , là où « le Témoin » estime que « Macky se défausse sur le climat« , « l’EnQuête » est plutôt factuel, en barrant  : « Le plan de Macky. » « Encore 10 milliards à l’eau« , fulmine « L’Evidence », pendant que « la Tribune » annonce que « Macky déverse 10 milliards d’alibis« . Quelques Unes seulement parmi tant d’autres.
La pluie record de ce week-end qui a assombri le ciel pendant trois jours, aura bouleversé tous les agendas, inondé de débats les chaînes de radio et de télé, éclipsant largement la lutte contre le coronavirus et donnant un os à ronger aux politiciens en hibernation depuis un moment.
L’heure grave, comme en mars, au moment où le plan de guerre contre le petit méchant virus était lancé, a poussé le président sénégalais à s’adresser directement à ses compatriotes, sous une forme moins solennelle (et une bonne partie du visage bouffé par le masque… il était dans une salle de réunion) que lors des précédentes allocutions, mais tout aussi interpellative.
Les inondations sont certes dues, en partie, à des phénomènes – les fameux changements climatiques – contre lesquels l’Etat ne peut rien ou presque. Niamey, où s’est rendu le président Sall avec sa délégation, est devenue une presqu’île, alors que c’est un désert habituellement. Du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, en passant par le Ghana et le Soudan et bien d’autres pays dans le monde, les inondations frappent durement. Rien qu’au Niger, 330 000 personnes sont déjà sinistrées, 34 000 maisons détruites et 65 morts recensés, du fait des inondations.
S’il est difficile, voire impossible d’empêcher la pluie de tomber, les inondations qu’elles génèrent sont aussi et principalement le fait de l’Homme, des Sénégalais et de leurs responsables politiques. Les énormes encombrements qui pèsent sur l’espace urbain ainsi que des politiques d’aménagement du territoire aux conséquences non anticipées quelquefois, des zones non aedificandi allègrement habitées avec parfois toutes les validations requises auprès de l’Administration, expliquent, une bonne part, de ce qui se passe en ce moment. D’où l’exigence de toujours anticiper, d’être rigoureux et transparent dans l’exécution des stratégies de gestion de ces phénomènes.
Car l’eau n’abandonne jamais son chemin, dit-on chez nous, et les événements du week-end dernier ont validé ce vieil adage.PEPESSOU

La chronique de l’épine et de la rose  : Le temps des urgences Par Oumar-Diouf FALL

Hier COVID-19, aujourd’hui inondations et encore Covid avec effets immédiats de crises sanitaire, économique, financière et …sécuritaire, décidément le Président Macky SALL et son gouvernement ont vraiment du pain sur la planche en ce moment.
Les défis urgents à relever devraient logiquement les empêcher de dormir, si et seulement si ils ont pris la pleine mesure de la gravité du moment.
Oui,  l’heure est grave et c’est le moins que l’on puisse dire.
Ainsi donc, les défis qui interpellent au premier chef le président de la République sont titanesques.
Pour autant, il faut remarquer que nul et rien  ne peut empêcher à la nature de reprendre ses droits, « ndox du bayi yonam » comme le rappelle l’adage Ouolof,  même si ceux qui s’en souviennent prennent un malin plaisir à l’ignorer quand ça les arrange.
Sans être fataliste, observons aussi que la situation tragique que vivent les populations touchées par ces inondations inédites a fini de nous convaincre de l’existence et de l’omnipotence d’un Etre Suprême qui nous rafraîchit la mémoire sur l’impuissance humaine et la précarité de la vie sur terre qui ne cesse de continuer à se résumer en une course folle, éreintante et souvent dégradante vers l’argent et les biens matériels aujourd’hui réduits à néant par la furie dévastatrice de dame nature, sous nos yeux hagards et désespérément impuissants.
Pour nous autres croyants, la leçon à en tirer c’est qu’Allah(SWT) nous gratifie certes de ses bienfaits infinis avec ces pluies que nous implorons pour prétendre à des récoltes florissantes mais qui ne manquent  pas de nous rappeler sa toute puissance en nous infligeant calamités , inondations, ouragans, violents incendies, tremblements de terre, épidémies, pandémies, maladies de toute nature et malheurs en tous genres avec ses lots de morts et de dégâts matériels innommables.

Qu’en est-il de notre responsabilité individuelle et collective, de celle de l’Etat et des collectivités locales? Tous responsables devant un État défaillant.

Hier on disait que « la maison brûle et on regarde ailleurs, aujourd’hui la maison brûle et on la regarde brûler », selon la conclusion alarmiste fort à propos de l’organisation non gouvernementale de protection de la nature, WWF, dans son rapport 2020. Ce qui conforte les partisans de la thèse du changement climatique qui dérègle tout. Pour autant, il serait trop facile de se défausser sur ce seul argumentaire certes judicieux mais insuffisant pour expliquer ce qui se passe sous nos cieux.
La très grande responsabilité de l’Etat et des différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays ne saurait être occultée aussi bien dans le laxisme, l’immobilisme et l’impertinence dans ses investissements, dans l’occupation anarchique de l’espace ainsi que dans l’aménagement du territoire dans ses parties habitables et celles non edificandi.
Sous l’actuel régime, on avait trop vite crié victoire d’avoir vaincu en grande partie le signe indien des inondations avec un programme décennal de lutte 2012/2022 d’un montant estimé à sept cent cinquante milliards de nos francs. Le spectacle de désolation et de détresse tristement affiché par les nombreuses victimes dans la capitale et sa banlieue ainsi que dans les autres régions du pays vient nous ramener à la dure réalité et doucher ainsi les ardeurs d’auto-glorification.
COVID-19 et inondations, le cocktail est assez explosif et nécessite beaucoup de hardiesse, d’audace et de courage dans les mesures à prendre par le Chef de l’Etat pour éradiquer ou à tout le moins atténuer le phénomène afin de réduire la souffrance des populations.
Un vrai travail d’Hercule qui le rendrait forcément impopulaire.

L’enjeu en vaut -il la chandelle pour le président de la République, chantre de la « gestion sobre et vertueuse et de la reddition des comptes »

Visiblement, il n’a plus le choix devant la clameur colérique de populations désespérées, le réveil d’une opposition qui cherchait une bonne raison de se relever de son confinement qui avait fini de l’anesthésier et d’une Assemblée nationale prête à mordre mais sans crocs. Hélas!
C’est aussi l’occasion ou jamais pour lui de recadrer et de remettre à l’endroit son administration centrale et décentralisée, laxiste à souhait, depuis fort longtemps en lambeaux et aujourd’hui à la recherche de sa splendeur qui faisait sa fierté tant vantée et chantée. La politisation à outrance est passée par là.
Plus que jamais le Président Macky SALL ne devrait accepter que tant d’efforts et d’investissements, qui ont lustré son premier mandat au point de lui valoir sa réélection dès le premier tour,  soient bousillés par l’incompétence de certains de ses collaborateurs, l’indélicatesse d’égoïstes spéculateurs et prédateurs de nos maigres ressources et l’indiscipline légendaire de nos chers compatriotes sénégalais.Oumar-Diouf FALL-MediaPower221.com

Abdoulaye Baldé : «Je n’ai plus de nouvelles du dossier depuis 2014 et je n’aurais jamais soutenu Macky Sall en contrepartie que la Crei me laisse en paix»

https://www.dakaractu.com Le président de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé est monté au créneau pour donner des nouvelles de sa situation à la Crei. Abdoulaye Baldé, révèle qu’il n’est plus inquiété par la juridiction depuis trois ans.
« Le contrôle judiciaire a été levé avec tous ses effets et depuis lors je n’ai plus des nouvelles du dossier depuis 2014 », révèle le maire de Ziguinchor qui était poursuivi par la cour de répression illicite dans le cadre des biens mal acquis par les dignitaires du régime de Wade.
Abdoulaye Baldé précise que son soutien à Macky Sall n’a rien à voir avec une quelconque combine. « Mon soutien à Macky Sall n’a rien à voir avec cette situation. Et si on avait mis ça en avant pour que je soutienne Macky Sall, je ne l’aurai jamais fait. Je n’aurai jamais soutenu Macky Sall en contrepartie que la Crei me laisse en paix. Je ne suis pas quelqu’un qui va négocier ou mendier quoi que ça soit », précise le docteur Abdoulaye Baldé.
Poursuivant, il se lave à grande eau en attanquant la Crei qu’il juge archaïque et qui n’existe que dans les pays où règne la dictature. « J’ai donné toutes les preuves de mon innocence même si j’ai toujours clamé que la Crei est une juridiction archaïque qui ne répond plus aux exigences de démocratie et de liberté. Je pense que ce n’est qu’en Corée du Nord qu’une telle juridiction existe. C’est totalement en déni du droit pénal. En droit, celui qui accuse, c’est lui qui donne les preuves, mais ici on t’accuse et on te demande de donner les preuves », conclut le maire de Ziguinchor..

« ADIEU BABACAR TOURÉ » PAR AMADOU DIAW

Adieu Babacar Touré,
J’ai rencontré Babacar Touré pour la première fois en 1988. C était il y a 32 ans.
J’étais le permanent et l’exécutif du Patronat (CNES). Nos locaux, rue Alfred Goux, (Parc Lambaye) jouxtaient ceux de Sud et Walf, dans un même bloc.
Avec Philippe Barry (RSE Senegal aujourd’hui) et Amath Ba, nous venions de créer la première revue économique ( Entreprendre). La composition du journal se faisait dans les locaux de Sud, autour de Combaye Niang. Une grande salle . Il n y avait pas de bureau. Une longue table et quelques fauteuils de salon. Babacar Touré le fondateur, relisait nos feuillets. Il posait des questions. Il prodiguait des conseils, tel un Selbé.
Là, je ferai la connaissance de Bira Gueye ( avec qui j ai crée le journal de l Économie et la Lettre des Affaires), il deviendra pour moi le Grand frère, l Ami. Il y avait aussi « mes » jumeaux Hussein et Hassan Ba.
Bira, Hassan, Hussein et Babacar, avaient en commun, leur vie de « camarade » dans les mouvements de gauche.
Au Journal Walf, dans le même immeuble, je me lierai à Mamadou Ndiaye.
Autour de notre petite bande naissait la presse économique au Sénégal mais surtout de belles amitiés.
En 1992, un samedi matin, Babacar Touré, sera là à Fann lorsque je présenterai à Moustapha Niasse, Mansour Cama et Maître Moustapha Ndiaye, le projet de Fondation ISM. Babacar y venait souvent déguster le Thé de « Kër Tapha ».
Le Groupe SUD transféré à l immeuble Faycal ( Kermel), une ruche « Com » naissait à Dakar. Jaky, Raky, Safie, Henriette et d autres belles intelligences…
Babacar nous proposera de nous y installer, nous avions opté pour la place de l’ indépendance/ SDIH.Merci pour Tout « Grand bi ».Repose en paix BT.

SO LONG, BABACAR PAR PAPE SAMBA KANE

L’éloge funèbre comporte des difficultés dont la plus ardue, véritable piège à émois, est la tension vers le « parler de soi », autant, sinon plus que du défunt
Les textes en hommage aux défunts – parents, amis, confrères ou autres – ont toujours un caractère littéraire. C’est même le genre littéraire par excellence, parce que toujours, et nécessairement, prenant source dans les émotions. L’éloge funèbre comporte des difficultés dont la plus ardue, véritable piège à émois, est la tension vers le « parler de soi », autant, sinon plus que du défunt.
Difficulté plus ou moins grande selon que l’on parle de fraternité, ou de tout autre lien familial, d’amitié, de liens professionnels avec le défunt, ou même d’admiration tout simplement pour une connaissance lointaine. Cette tension est inévitable. Il s’agit de la contenir dans les limites du non-envahissement. Et il me semble que dans le cas qui m’occupe aujourd’hui, où il s’agit de parler d’un disparu qui fut un ami, -ces vingt dernières années – un confrère respecté et estimé – depuis quarante ans – le moyen le plus sûr d’éviter de plonger tête en bas dans cette trappe émotive sournoise est de parler, non pas de ce qui nous liait personnellement, Babacar Touré et moi, mais de ce qui le liait à tous les Sénégalais, aux Africains et, au-delà, au monde. Voici donc que je ne parlerai, dans la mesure du possible, que du journaliste ; parce même s’il n’a pas été que ça, tout ce qu’il a été en fut un prolongement. Y compris ce personnage au cœur, désormais, de l’Histoire … je vais dire générale, de notre pays ; ce que les premiers échos du coup de tonnerre que fut l’annonce de son décès avaient souligné de façon véhémente, dès l’abord !
Babacar Touré est le fondateur du groupe Sud Communication qui a joué un rôle important, central, avec d’autres organes de presse, dans l’approfondissement de la démocratie au Sénégal, au cœur de ce qui en fut, dans les années 1980, un coup d’accélérateur. On ne peut parler du groupe Sud, sans parler de Sud Hebdo qui, s’il ne fut pas le premier titre lancé par BT et ses amis, en fut ce que l’on peut appeler le navire amiral, dans les premières batailles – toujours décisives – que menèrent les animateurs de cette presse émergente plurielle du milieu des années 1980, jusque vers le milieu des années 1990, période qu’on a appelée au Sénégal “Les années de braises”. Les titres qui entretinrent ce feu sacré du combat pour les libertés politiques, la liberté de presse en premier, ont pour nom et par ordre d’apparition dans le paysage médiatique du pays – alors sous la conduite politique du parti socialiste d’Abdou Diouf – : Le Cafard Libéré (hebdomadaire satirique), Sud Hebdo, Walfadjri (dans son format tabloïd) et Le Témoin. Ce sont là, les quatre hebdos qui furent surnommés, à l’époque, “Les Quatre Mousquetaires”.
Et qui gagnèrent d’âpres combats de concert, ou chacun de son côté, selon sa ligne éditoriale, ses ambitions, ses moyens ; mais toujours solidaires tant qu’il s’agissait de protéger la profession, l’entreprise de presse, les journalistes. Sud s’illustra, il faut le dire, particulièrement sous ce chapitre, en dirigeant le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics), avec Ndiaga Sylla comme Secrétaire général, concomitamment avec l’Union de Journaliste d’Afrique de l’Ouest (Ujao). Les quatre Mousquetaires, en dépit de la concurrence, qui fut rude parfois, firent faire des pas de géant à la liberté l’expression, plus généralement aux libertés publiques. Mais, comme le rappelle Babacar Touré dans cette vidéo qui circule depuis dimanche 26 juillet, tirée d’une intervention devant les jeunes journalistes, juste après qu’il a quitté le CNRA : la nécessaire concurrence, “ quand elle est saine, est salutaire”. Elle le fut pour ce qui n’était pas encore le groupe Sud, parce qu’il deviendra bien vite, de toutes ces embryonnaires, la plus puissante entreprise de presse ; partie de presque rien …
En 1985, Babacar Touré, à la tête d’un groupe de jeunes journalistes se sentant à l’étroit dans le carcan du quotidien national le soleil, média d’État par excellence, où les salaires sont assurés de tomber chaque fin de mois, et où l’on a la sécurité de l’emploi, quitte ce qui était une quasi-sinécure pour se lancer dans ce qui, alors, était une véritable aventure : la presse indépendante. Ce qui, à l’époque, existait comme presse, en dehors des médias d’État et de quelques feuilles semi-clandestines d’obédience politique, charriait un air d’informel, les titres paraissant et disparaissant, pour réapparaitre avant de disparaître de nouveau, toujours aux mains de francs-tireurs issus de tout milieu sauf de celui des journalistes ; malgré, il faut le dire, des efforts notables de professionnalisation, notamment du Politicien, journal satirique lancé plus d’une décennie auparavant par Mame Less Dia.
Et aussi, Promotion de Boubacar, dans un autre registre qui, comme me le faisait remarquer Abdoulaye Bamba Diallo, il y a peu, préfigurait le journalisme d’opinion. Un esprit pionnier chez des aînés que nous respections – peu de gens le savent, mais Babacar est passé très vite par la rédaction du Politicien où il a placé quelques piges. Cela n’était certainement pas suffisant pour bien des jeunes journalistes issus d’écoles de journalisme ou pas, attirés par ces espaces de liberté défrichés parleurs aînés, mais insuffisamment ou mal exploités à leurs yeux, et au vu des évolutions sourdes que connaissaient l’Afrique en général, l’espace francophone en particulier, depuis l’arrivée de la gauche et de François Mitterrand au pouvoir en France, en 1981. Ces jeunes gens avaient du nez, parce que tout cela aboutira au fameux sommet de la Baule, et aux Conférences nationales qui accouchèrent aux forceps de démocraties bancales en Afrique dont la Françafrique aura vite raison, avec le retour de la droite au pouvoir. De ce dernier journal d’ailleurs, Le Politicien, sera issue l’équipe de jeunes journalistes qui allaient fonder Le Cafard Libéré, huit mois avant que Sud Hebdo ne vienne supplanter Sud Magazine – premier titre du groupe né un an auparavant, en janvier 1986, avec un premier numéro presque entièrement consacré à Cheikh Anta Diop, qui venait de mourir.
L’hebdomadaire joua le rôle décisif que nous avons évoqué tantôt dans l’expansion du groupe Sud communication. Or, en quittant le Soleil, des rêves pleins la tête, avec Ndiaga Sylla, Ibrahima Fall, Sidy Gaye et quelques autres dont les noms sonnent aujourd’hui comme le glas d’une époque révolue et de talents à jamais révoqués chez nous, Babacar Touré savait, comme ses compagnons, que rien n’était gagné d’avance, que rien ne leur serait donné, et qu’il fallait conquérir chaque centimètre de liberté d’expression, de marge de manœuvre éditoriale ou entrepreneuriale face à un pouvoir d’État qui – comme tout autre au monde, hier comme aujourd’hui, et demain cela ne changera pas – ne voyait pas du meilleur œil l’émergence d’une presse puissante, crédible et libre. C’était de leur part, preuve d’un grand courage et d’engagement résolu pour une cause à laquelle il fallait être prêt à sacrifier confort et sécurité. Du haut de sa stature…y compris et surtout intellectuelle, armé de ces qualités que l’on n’apprend dans aucune école et qui font les leaders, et de ses réels talents de journaliste, il dirigea le navire amiral, Sud Hebdo, la main à la pâte, dans le cambouis, prenant les coups quand il ne pouvait les esquiver sans lâcher le gouvernail, les rendant s’il le fallait, et pas avec le dos du sabre. Il s’est battu en véritable “guerrier” pour asseoir un groupe de presse qui ne devrait avoir aucun mal à lui survivre … si le ronron de la navigation en haute mer ne fait pas oublier les tumultes de la mise en eau du navire, mère des enthousiasmes fondateurs !
Ce que sous la férule de Babacar Touré – qui en deviendra un véritable capitaine d’industrie des médias – le groupe Sud a réalisé pour hisser haut l’étendard de la presse privée indépendante, au point – et c’était complètement nouveau au Sénégal – de voir dans les années 1990 et suivantes, des jeunes sortis du prestigieux Centre d’Étude des Sciences et Techniques de l’Information ( CESTI) choisir d’y faire carrière, plutôt que de courir à la RTS ou au Soleil, n’est pas même résumable dans un article de journal. Mais je n’omettrais pas sous ce chapitre, quelque chose qui me semble fort injustement occulté dans les hommages rendus jusqu’ici à Babacar Touré. C’est la révélation, l’encadrement, la promotion, la protection de plumes et voix féminines du journalisme, à travers des professionnelles formées à bonne école ou des chroniqueuses armées de leur talent d’écriture. J’en citerai quelques une seulement parmi les plus considérables, celles certainement dont les noms diront quelque chose au plus grand nombre : Safi Ly, Jacqueline Fatima Bocoum, Henriette Kandé Niang, la regrettée auteure Aminata Sophie Dièye, Ndeye Fatou Ndiaye, annonciatrice chez les femmes d’une revue de presse radiophonique à laquelle elle participa, et participe encore à donner ses lettres de noblesse. J’en oublie sûrement…
Après que Sud Hebdo fut devenu Sud Quotidien, dans la suite d’événements politiques majeurs, et malheureusement, pour certains, tragiques, avec les événements postélectoraux de 1988, l’assassinat du vice-président de la Cour suprême, Maître Babacar Sèye, en 1993, précédant le traquenard meurtrier qui coûta la vie à sept (7) policiers sur le boulevard du général de Gaulle après un meeting de l’opposition, suivra l’inauguration, en 1994, de la première radio privée du Sénégal “Sud FM-Sen radio”.
Babacar, on y sentait sa patte, en fit un événement majeur dont l’imagerie populaire, entretenue jusqu’à nos jours par les médias, retiendra la présence des trois chefs d’État et diverses personnalités d’envergure du monde économique et du fonctionnariat international. Babacar Touré, lui, est Babacar Touré. Et il l’est resté jusqu’au bout.
À l’occasion de la célébration des vingt-cinq ans de la radio Sud Fm, peu avant sa mort, dans ce qui entrera avec lui dans l’histoire comme l’avant-dernier éditorial de sa longue carrière de grande plume (ce dont on ne parle pas souvent, à croire que c’est devenu secondaire dans la profession aujourd’hui), il choisira, en racontant l’événement, de consacrer plus de la moitié de son ample papier à l’irruption au milieu du grand cérémonial protocolaire, d’un quatuor d’artistes, de marginaux consacrés, dépenaillés et hirsutes. Il y avait là Joe Wakaam, l’artiste éclectique, Djibril Diop Mambetty maître-cinéaste, tous deux amis des “petites gens” vivant dans les marges de Dakar, Ibou Diouf, le peintre et quelques autres sacrés numéros de l’underground dakarois que Babacar pratiquait autant que les personnalités compassées, cravatées, emprisonnées dans le protocole et dans leurs fonctions et grades, et certes, très utiles au monde, qui avaient accouru répondre à l’invitation du patron de Sud-Communication.
L’affaire, Babacar la raconte de façon inénarrable dans son papier, aboutira quelques jours plus tard à une audience du groupe d’artistes avec Abdou Diouf durant laquelle notre défunt confrère joua les médiateurs. Suivront, pour parachever l’œuvre, la LCA, projet de télévision qui restera embryonnaire, puis la belle réussite que sera l’Institut supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication (ISSIC). Le reste de l’histoire, qui verra Babacar se détacher progressivement du management quotidien du groupe, révélera au monde des aspects de sa personnalité que sa forte présence dans l’espace public avait occultés. C’est son sens de l’amitié sa disponibilité et surtout sa générosité spontanée, discrète, et donc élégante, dont les nombreux témoignages que l’on entend sur lui depuis deux jours témoignent tous.
Une des grandes qualités de Babacar, utile à souligner également, est que, quoique très introduit, côtoyant et tutoyant des chefs d’État et capitaines d’industrie, il s’est tenu loin – il s’agit ici de hauteur de toute forme de courtisanerie. Toutes ces personnalités ont témoigné de son franc-parler et de son souci de la vérité en toutes circonstances. Je ne saurai terminer ce modeste papier sans revenir sur sa plume dont il nous a gratifiés de la maîtrise dans son tout dernier éditorial consacré à la violence polymorphe qui caractérise la société sénégalaise qui sait si bien la dissimuler, et que son œil exercé a bien mis en évidence. Cet édito de BT m’a remis en mémoire cette assertion baudelairienne : “Comme une écriture lisible sert à penser clairement, et comme une pensée claire et puissante sert à écrire lisiblement”. Ce texte qui sera en en aussi bonne place dans l’histoire que le précédent que j’ai tantôt évoqué, n’y sera pas seulement parce qu’il est le dernier. Il charrie des airs de dernière mise en garde à une société sénégalaise dont Babacar scrutait les soubresauts avec une inquiétude qu’il ne dissimulait pas à ses amis. J’ai retenu de ce texte, écrit quelques jours avant sa mort, une trouvaille qui m’a valu de lui envoyer un SMS qu’il n’aura certainement pas eu le temps d’ouvrir. Je le taquinais (mais très sérieusement), l’informant que j’allais lui emprunter l’appellation millimétrée dont il avait affublé le n’importe quoi qui, sur Internet, se pare d’oripeaux que l’on voudrait blason du journalisme. Babacar avait nommé cela “Les médias de la surenchère”.
Dors en paix quand même, Babacar ! Le journalisme qui t’est si cher, et auquel tu étais revenu dans tes derniers jours avec un enthousiasme juvénile que Vieux Savané a rappelé il y a peu dans ces colonnes, en a vu d’autres ! Depuis qu’on annonce sa mort à chaque invention technologique touchant à la communication, comme avec le télégraphe, en 1840 déjà…
PS : On ne rendra jamais assez hommage à Babacar. Ce texte est ce que j’avais dans la tête et dans le cœur au lendemain de son décès, et que j’ai dû résumer à la hâte pour JA online, sur demande, lundi 27, devant l’urgence de l’actualité de la disparition du confrère éminent dont on parlait dans tous les médias

 Gestion Des Inondations : Les FDS Disqualifient Macky Et Proposent Des Solutions

http://www.walf-groupe.com L’opposition s’agrippe à la lancinante question des inondations. Contrairement aux autres formations politiques, les Fds en plus de tirer sur Macky Sall et son régime ont proposé des pistes de solutions.
Babacar Diop et ses camarades de Fds constatent une absence totale du gouvernement actuel sur la question des inondations, malgré un investissement de 750 milliards de Frs Cfa engloutis, sans aucune reddition de comptes.  «Pourtant la question des inondations a été une demande sociale forte adressée aux différents régimes qui se sont succédé depuis Léopold S. Senghor, sans qu’aucune solution intelligente ne soit trouvée. Il est donc grand temps que les grands changements s’opèrent pour résoudre de manière définitive ce problème à l’échelle du territoire national», souligne Fds qui compte jouer sa partition à l’émergence d’un Sénégal viable et vivable. «La question des inondations n’est pas une affaire que l’on pilote à vue, mais plutôt un sujet qui requiert une planification cohérente et structurée. Au lieu de créer des structures pléthoriques, couteuses et sans aucune utilité observable pour le pays, nous proposons dans notre programme des méthodes nouvelles, des ressources humaines de qualité et du matériel suffisant pour trouver des solutions idoines et définitives. Il s’agira surtout de créer une toute nouvelle Stratégie d’aménagement du territoire national (2020-2050), suivi d’un Plan directeur d’aménagement du territoire (2020-2025) et d’un Plan opérationnel d’aménagement annuel du territoire pour tout le Sénégal», proposent Babacar Diop et Cie. Au niveau des organes et directions qui seront chargées de piloter la Stratégie et les Plans, Fds s’engage à mobiliser des spécialistes rigoureux et compétents pour s’occuper des inondations à temps complet, en leur donnant des moyens de grande envergure afin qu’ils soient à la hauteur d’une mission importante de cette nature. «Par la suite, nous créerons un corps de vérification publique, doté de moyens conséquents, afin que le suivi des travaux soit assuré, une fois que les phases de construction d’infrastructures sont complétées. Selon notre vision des choses, c’est d’abord dans les instances techniques que les questionnements scientifiques sur ce problème devraient être transposées et ainsi permettre à l’État de disposer de moyens pour évaluer l’évolution de la situation en temps réel», ajoute le Fds.Magib GAYE

KHALIFA SALL, L’IMPROBABLE RETOUR SUR SCÈNE

http://www.walf-groupe.com Alors qu’il avait décidé d’adopter la stratégie du silence avec des audiences et des visites privées, Khalifa Sall a décidé ce week-end d’offrir un cachet médiatique à sa sortie à Grand Yoff. Débuts d’un retour improbable sur scène.
Pour les amateurs d’images sensationnelles, cette sortie de Khalifa Sall pataugeant dans la boue pour être aux chevets des victimes d’inondation à Grand Yoff, ne peut revêtir qu’un cachet affectif. Pour les observateurs de la scène politique, il est permis d’aller plus loin dans l’analyse. Gracié en septembre 2019 par le président Macky Sall, l’ancien maire de Dakar avait choisi la stratégie du mutisme. Outre quelques visites privées et une apparition au palais de la République lors de la consultation nationale sur la stratégie de riposte du Covid-19, l’homme politique, condamné à 5 années de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics dans la gestion de la Ville de Dakar, puis gracié par le chef de l’Etat Macky Sall, n’avait plus fait d’apparition médiatique. Ni ne s’était mêlé d’actualité politique. Même si Khalifa Sall n’a jamais été bavard, son silence a longtemps fait penser à un abandon politique. Sauf pour le journaliste-chroniqueur Pape Alé Niang qui, en mars dernier, agitait déjà l’idée d’une stratégie politique. Cette sortie, ce week-end, après un an d’absence médiatique, semble lui donner raison. Cette visite de l’édile n’a rien d’anodin. Ni dans le timing, ni dans le lieu, ni dans les circonstances. Grand-Yoff, son fief. L’incapacité pour le régime qui l’a mis en prison de prévenir les inondations.  Au moment où le statut de chef de l’opposition est débattu. La machine politique Khalifa Sall est-elle relancée ? «Ce n’est pas ce petit déplacement en terrain conquis qui va amorcé le come-back de Khalifa Sall. Il y a  encore beaucoup de chemin à parcourir et des zones d’ombres à éclaircir. Il faut qu’il sorte de son tour d’ivoire, qu’il soit beaucoup plus présent et prégnant», souffle un politologue dont la proximité avec l’ex-maire de Dakar ne souffre aucune ambiguïté.

Des ambitions restées intactes

Petit zoom arrière. Lors des jours qui ont suivi sa sortie de prison, Moussa Taye, conseiller politique du socialiste, avait décliné les points essentiels de la feuille de route en trois temps. Les visites de remerciements, les visites de compassion et la reprise effective des activités. «Nous étions dans cette voie lorsque la pandémie est survenue, nous obligeant à revoir notre démarche. Le confinement général a entrainé le confinement politique donc moins de visites, moins de rencontres sur le terrain», dit-il. Semi-confiné, Khalifa Sall reçoit en audience des amis, des camarades, des parents. Il utilise beaucoup le numérique et participe aussi à des rencontres virtuelles comme les webinaires. Il lit aussi. Ses journées sont ainsi partagées entre activités personnelles, activités politiques et autres. Il sort peu, si ce n’est pour aller voir des gens qui lui sont très proches. Jeudi dernier, il est parti à la rencontre de son chef de cabinet, Aminata Diallo. «Khalifa est venu chez moi à la Sicap pour rendre visite à mes enfants. Il est un père pour moi, un confident, un secrétaire général. Ce n’est pas pour rien qu’il a fait de moi son chef de cabinet. Je lui ai alors vivement conseillé de ne pas communiquer parce que le silence est d’or. Un leader ne doit pas être bavard», témoigne-t-elle. Avec Khalifa Sall en général, ce sont les actes qui parlent. Et celui de samedi est on ne peut plus éloquent. Ndèye Diouf, épouse de feu Pape Babacar Mbaye  : «Il est allé à Grand-Yoff après les fortes pluies. Il a été aux côtés des sinistrés. On a beaucoup échangé. Et on est en train de voir les meilleures stratégies pour dérouler nos activités. Khalifa n’a pas lâché le fil. On se voit régulièrement parce que c’est le père de mes enfants (Il est le tuteur des enfants de feu Pape Babacar Mbaye, Ndlr). On discute de tout et de rien. Des enfants, de la politique, du Sénégal. Et à chaque fois, il me donne des orientations. Il est imprégné de tout ce qui se passe au Sénégal. Il attend le meilleur moment pour se prononcer sur toutes ces questions d’actualités. Il a d’ailleurs donné rendez-vous aux Sénégalais dans peu de temps». Chez le leader de Taxawu Senegaal, l’ambition politique serait restée intacte.
Emprisonné pendant presque trois ans, emmuré dans un silence depuis un an, il aurait choisi avec les inondations de dérouler son agenda. Dans une vidéo récente postée sur les réseaux sociaux et où il sensibilisait sur les mesures préventives contre le coronavirus, il avait minutieusement préparé le terrain sur la reprise de ses activités politiques. En descendant sur le champ de bataille à Grand Yoff pour dire sa solidarité aux victimes de la mauvaise politique d’assainissement du gouvernement, il semble officialiser son retour. Et surtout dire son ambition de servir son pays, comme le rappelle Moussa Taye. «Si on a pour ambition de servir son pays uniquement, cette ambition ne peut souffrir d’ambiguïté. Il reste donc dans cette dynamique comme rappelé lors de son discours d’octobre 2019», confie-t-il. Et pour Khalifa Sall, comme pour les autres leaders d’opposition, le débat sur le statut de chef de l’opposition reste incontournable.

 Un regard tourné vers l’avenue Roume

Une des qualités d’un leader, est de savoir tourner la page quand il le faut. Dans ses grands boubous de couleur blanche, Khalifa Sall se donne l’image d’un homme propre et vertueux qui n’a rien à se reprocher malgré les accusations de détournement de deniers publics dont il a été accusé dans sa gestion à la mairie de Dakar. L’homme a tourné la page et a pardonné ceux qui l’avaient persécuté et mis en prison. Aminata Diallo  : «Khalifa a été victime d’un procès politique. Il a subi une injustice et a été emprisonné à tort. Mais il a bon cœur. C’est pourquoi au début de la pandémie du Covid-19, en vrai patriote, il est allé répondre à l’appel du président de la République. Il ne s’est pas une seule fois mis en tête que c’est Macky Sall qui l’a mis injustement en prison. Si c’était moi, ce ne serait pas aussi facile parce que j’ai un tempérament bouillant. Khalifa a pardonné. C’est cette grandeur qui l’a motivé à rencontrer le chef de l’Etat. Il n’est intéressé que par le devenir du Sénégal. Et il aspire à diriger ce pays. En allant répondre au palais, Khalifa Sall a montré sa grandeur au président Sall». D’ailleurs, Khalifa Sall entretient des relations de courtoisie avec tous les leaders de la classe politique. Après son élargissement de prison, il est allé rendre visite à Me Abdoulaye Wade et à ses alliés politiques. Avec un agenda politique bien élaboré, Khalifa Sall est en train de tracer discrètement sa voie sur l’échiquier politique avec des hommes et des femmes déterminés avec ou sans l’appareil socialiste surtout qu’ils ont mal digéré «leur exclusion illégale». Socialiste dissident, Khalifa Sall pourrait avoir besoin de ce statut de chef d’opposition. Ou du moins, de la stature. Pour Moussa Taye, il s’agit, en effet, de donner plus de contenu à cette disposition constitutionnelle. Même si dans le camp khalifiste, on n’en fait pas une fixation. «Cela n’a aucune importance. Le pouvoir veut juste diviser l’opposition. Les urgences de l’heure, c’est les inondations qui mettent à nue les défaillances du régime de Macky Sall. C’est le report des élections qui ne sont jamais tenues à date échue. Le Sénégal connait un recul démocratique terrible depuis l’avènement de Macky Sall en 2012», s’offusque Aminata Diallo. D’ailleurs, les khalifistes s’aligneraient sur la position officielle du Front de résistance dont Taxawu Senegaal est membre.

«Il ne doit pas en principe briguer un 3e mandat à la mairie de Dakar»

Le statut de chef de l’opposition pourrait d’autant plus servir de rampe que Khalifa Sall n’aurait pas l’œil rivé sur la mairie de Dakar. Elu maire en 2009, il a rempilé pour un second mandat en 2014 avant d’être destitué. Ses avocats et ses affidés qui continuent de contester le fait qu’il soit déchu de ses droits civiques, sont d’accord sur une chose. Khalifa Sall ne vise plus l’hôtel de ville.  Selon Moussa Taye, il est un adepte de la limitation des mandats. «Il ne doit pas en principe briguer un 3e mandat à la mairie. Son ambition doit être de diriger le Sénégal. Travailler à asseoir une solide plateforme politique et le moment venu, se tenir prêt», signale-t-il. De l’immeuble Kébé où il loge, l’ancien maire aurait le regard tourné vers l’avenue Roume. Aminata Diallo met déjà Macky Sall hors de la compétition pour la Présidentielle de 2024. «Un 3e mandat n’est pas possible au Sénégal. Il (président Sall) avait dit que la Constitution qu’il a proposée lors du référendum, est verrouillée. Il n’a qu’à partir en paix parce que nul ne peut faire 3 mandats au Sénégal. Et personne ne laissera cette forfaiture passer dans ce pays», avertit-elle. Quand bien même, quelques voix discordantes s’élèvent pour décrier le management de Khalifa Sall. Armand Diouf pense que les choses ne se passent pas seulement à Dakar. Et que si Khalifa Sall veut aller loin, il doit ménager sa monture. Le khalifiste thiesseois reproche à son mentor et à ses plus proches collaborateurs notamment Barthélémy Dias de snober les responsables de l’intérieur du Sénégal. «Ils sont devenus injoignables», dénonce-t-il. Un autre grief qui atteste de la complexité de la relance de la machine Khalifa, un moteur politique futuriste, qui a coulé une bielle par des cognements et un choc destructeur contre  le Pouvoir de Macky Sall. Ousseynou Masserigne Gueye

Crei : Des magistrats payés à ne rien faire…faute de dossiers

https://www.leral.net Selon « Libération », depuis deux ans, 2018, les magistrats de la Crei sont payés à rien faire. Les juges du parquet spécial de la Crei, la commission d’instruction et la Cour elle-même se tournent les pouces, faute de dossiers.
En clair, tout est à l’arrêt au nivea,u des instances de la Crei. Depuis l’enquête sur la fortune du maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, aucun job pour ces juges. La Crei a siégé, pour la dernière fois en 2015, lors du procès de Tahibou Ndiaye, ancien directeur du Cadastre.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 12/09/2020

Macky zappe son ami El hadj Diouf

Lors de la conférence des leaders de Benno tenue avant-hier sous la présidence de Macky Sall, nous écrivions que tous les leaders étaient présents à l’exception des responsables de Macky 2012 dont la coalition est en proie à des querelles de leadership. Eh bien ! Il s’agissait d’une méprise. En réalité, les hors coalisés coordonnés par Me El hadj Diouf ont été zappés par le chef de l’Etat. Est-ce que cela est dû à sa position exprimée contre le troisième mandat ? Beaucoup le pensent. Ce dont L’As est sûr est que cette sous coalition, composée pourtant de grands noms de l’espace politique national comme Diouma Dieng, Yoro Bâ de Naforé, Pape Diouf ancien de Rewmi etc., a été pénalisée par ces représailles. À moins qu’il ne rectifie dans ce contexte où il est cible de tirs groupés de l’opposition…

Des employés de Qnet arrêtés par la police

Les travailleurs de Qnet ont mis leurs activités en standby. Pour cause, ils ont été interpellés par les éléments de la police de Mbour. Avant-hier, exploitant des informations, les limiers du commissariat central de Mbour se sont mis à la trousse de «ces escrocs» dont le modus operandi consistait à demander une somme de cinq cent mille à chaque client. Ils promettaient à leurs victimes un contrat à durée indéterminée et cerise sur le gâteau, un visa et une formation à l’étranger. Ainsi les victimes ne se comptent plus puisqu’elles dépassent la centaine. Cette entreprise qui, selon certaines sources, a été expulsée de la République de Guinée, est venue s’implanter au Sénégal sans respecter la loi. Ils sont poursuivis pour immixtion dans une profession réglementée et escroquerie. Après leur audition, ils ont été déférés auprès du procureur du tribunal grande instance de Mbour qui va sceller leur sort

Karim Fofana en visite de travail à Sédhiou

Après Saint-Louis, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique était dans le Pakao. Abdou Karim Fofana effectue une visite de travail à Sédhiou, en compagnie de représentants de ses services, du ministre de la Culture et non moins maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop et du gouverneur de la région. Le ministre de l’Urbanisme a fait un tour au site du nouveau marché de Sédhiou pour constater le dispositif de lutte contre les inondations mis en place ainsi que l’état d’avancement des travaux d‘aménagement de la Place de l’indépendance située au cœur de la ville. Abdou Karim Fofana en a profité pour remettre des matériels de nettoiement et de désinfection aux autorités locales, dans le cadre de la création de comités de salubrité publique.

Karim Fofana en visite de travail à Sédhiou (bis)

Restons avec le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique qui séjourne dans le Pakao. Dans le cadre du programme des 100 mille logements, Abdou Karim Fofana s’est rendu sur le site devant abriter le projet à Sédhiou. Il a ensuite participé à une réunion de présentation aux autorités administratives et territoriales ainsi qu’à des organisations locales, des différents projets exécutés par ses services dans la ville à savoir le programme zéro déchet, le programme zéro bidonville dont l’une des composantes est le projet 100 000 logements. Après la rencontre, la délégation ministérielle a fait cap sur Soumboundou puis Touba Mouride, dans le département de Bounkiling, pour présenter les condoléances du gouvernement aux familles des deux victimes des récentes intempéries.

Khalifa Sall à Médina Baye

L’ancien maire de Dakar qui a entamé une tournée dans les quartiers inondés était hier à Kaolack, précisément à Médina Baye. Khalifa Sall a présenté ses condoléances à la famille de Cheikh Al Islam El hadji Ibrahima Niasse. Il en a profité pour effectuer la prière de vendredi aux côtés du nouveau Khalife Cheikh Mahi Ibrahim Niasse et de l’Imam de la mosquée de Médina Baye, Cheikh Tidiane Cissé.

Condoléances des maires

Une délégation de la municipalité de Guinaw rails Sud s’est rendue hier au domicile de la famille du défunt Bassirou Sarr, le jeune homme mort par noyade dimanche dernier au tunnel de la localité, pour présenter ses condoléances. Nos sources renseignent que la délégation était conduite par les maires de Guinaw rails Sud et Guinaw rails Nord que sont respectivement Abdoulaye Diop et Pape Ndiamé Dieng. Les deux maires, accompagnés de leurs adjoints et conseillers, ont remis une somme symbolique à la famille du défunt.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 11/09/2020

MACKY MET SA COALITION EN ORDRE DE BATAILLE

Macky reprend ses réunions nocturnes en mode visio-conférence. Le président de la conférence des leaders a reçu sa grande coalition presque au complet, sans bien sûr la coalition Macky 2012 en proie à des divisions. D’après des sources de « L’As », il y avait quasiment tout le monde. Moustapha Niass, Aminata Mbengue Ndiaye, Pape Demba Sy, Cheikh Tidiane Gadio, Souleymane Ndéné Ndiaye, Robert Sagna, Souty Touré, Papa Samba Mboup, Landing Savané, Souty Touré, Farba Senghor , Abdoulaye Baldé etc. Il s’agissait d’abord pour le chef de l’Etat de présenter des condoléances à certains de ses alliés à l’image des libéraux qui ont perdu Cheikh Sadibou Fall, mais aussi de faire le point des activités politiques et gouvernementales de la mouvance présidentielle, notamment la gestion des inondations, le dialogue politique et la Covid-19. Sous la direction du secrétariat exécutif permanent de Benno, la réunion a duré de 18h à 23h. Une rencontre marathon qui a permis aux différents orateurs de saluer son sens d’ouverture, de lui tresser des lauriers sur sa gestion de la covid-19, mais aussi de faire le serment de continuer leur compagnonnage avec lui. Le président de la conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar en a profité pour aborder les questions liées à la sécurité au Mali, mais aussi et surtout sur les inondations et les résultats de la commission du dialogue politique qui vient de boucler ses séances mercredi dernier. Visiblement revigoré par le serment d’engagement et de loyauté renouvelé par ses alliés, Macky Sall, qui est revenu en détails sur les inondations, leur a demandé de ne pas laisser le terrain politique «aux vendeurs d’illusions qui sèment le doute dans l’esprit des Sénégalais alors que son gouvernement a fait un travail remarquable pour combattre les inondations». Au sujet du Dialogue, il a fait le point sur les 23 accords obtenus et se dit disposé à poursuivre les pourparlers afin d’apaiser l’espace politique. Macky Sall promet de multiplier de telles rencontres avec ses supporters en territorialisant les rencontres.

Division des militantes de l’Apr Pikine

Les militantes de l’Alliance pour la République (Apr) du Département de Pikine continuent de se crêper le chignon. Hier, les femmes apéristes se sont encore illustrées par leurs querelles à l’occasion de l’audience que la Première dame Marième Faye Sall a accordée à certaines responsables, à savoir 3 par commune sur les 16 que compte le département. Les militantes zappées dont Khady Diagne, vice-coordonnatrice des femmes apéristes de PikineOuest, ont tenu à élever la voix pour dénoncer la marginalisation dont elles se disent victimes, avant d’alerter leur mentor Macky Sall. Elles ont attiré l’attention de Marième Faye Sall sur les lobbyings qui les écartent des audiences dans le but de masquer la division qui prévaut dans les rangs du parti présidentiel.

Lutte contre la covid-19 à l’Ucad

Pour éviter la propagation du coronavirus dans les campus pédagogique et social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), l’amicale des étudiants de la Faculté des lettres et Sciences Humaines compte mettre en place une équipe composée de 200 personnes pour faire respecter les mesures barrières. Selon une note parvenue à «L’As», ces volontaires assureront la sensibilisation et la communication à l’intérieur de l’Université. L’équipe sera formée samedi prochain par des spécialistes en épidémiologie ainsi que des sociologues et psychologues. En outre, ajoute la source, il y aura aussi la participation des représentants de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

Bac à Saint-Louis

Les résultats du 1er tour du Baccalauréat ont été publiés sur l’ensemble du territoire. Pour la région de Saint-Louis, sur les 11.228 candidats, seuls 2.191 sont admis au baccalauréat général. Cette performance enregistrée au premier tour représente un taux de réussite de 20%. Les garçons se sont bien comportés. En effet, parmi ces admis, ils sont 1.142 garçons contre 1.049 filles. Dans la région, 7 candidats ont obtenu la mention Très bien, dont 03 du Lycée Technique privé Amadou Sow Ndiaye, un du Lycée Ameth Fall, un de Didier Marie, un du Prytanée Militaire et un du lycée de Pété. Aussi, 60 candidats ont obtenu la mention Bien dont 17 du Lycée Technique privé Amadou Sow Ndiaye et 344 la mention Assezbien avec 31 pour le Lycée Technique privé Amadou Sow Ndiaye. Par contre 3 312 candidats doivent subir les épreuves du deuxième tour de l’examen. S’agissant de l’examen du Baccalauréat technique, 103 candidats ont été déclarés admis sur les 248 présentés cette année par la région de Saint-Louis, soit un taux de réussite de 42%.

Le Dg de l’Agetip dans le viseur de tireurs embusqués

Qui en veut au Directeur général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public contre le sous-emploi (Agetip)? C’est la question qui taraude les esprits. El hadj Malick Gaye est victime depuis quelques mois d’attaques sur fond de dénonciations calomnieuses sur sa gestion. Son fauteuil aiguiserait il des appétits ou lui cherche-ton des poux pour lui faire barrage dans ce contexte de remaniement ambiant ? En tout cas, des lobbyistes lui cherchent des «poux» sur les projets et programmes exécutés par l’Agence. Mais pour ses partisans, l’Agetip ne s’est jamais aussi bien portée que sous le magistère d’El hadji Malick Gaye. Pur produit de la boîte, M. Gaye, ancien chef de projet de l’Agetip, peut se targuer d’avoir boosté les performances de cet outil au service du développement, à travers ses principales missions que sont la maîtrise d’ouvrage déléguée et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage. Ce qui lui a valu d’ailleurs la confiance de ses pairs africains qui l’ont porté l’an dernier à la tête de Africatip, la structure qui réunit les différentes agences de l’Afrique, lors de sa 35e assemblée générale.

Visite de responsables du PDS à Thiaroye Sur Mer

Un fait insolite a attiré l’attention des radars de «L’As» hier, lors de la visite des responsables du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) dans les zones inondées. A l’étape de Thiaroye Sur Mer, le maire libéral de la localité, Ndiaga Niang, n’a pas voulu poursuivre sa tournée dans les quartiers inondés. Il s’est limité au cimetière musulman et au marché. Un fait cocasse qui en dit long sur les rapports apparemment heurtés entre l’édile de Thiaroye Sur Mer et ses administrés. Y a-t-il eu rupture de confiance ? Les prochaines élections locales nous édifieront.

Bara Gaye évite certains quartiers de sa commune

Restons avec la visite des responsables du Pds dans la banlieue pour dire qu’à l’étape de Yeumbeul Sud, un autre fait bizarre a été noté. Le maire libéral de la Commune, Bara Gaye, par ailleurs membre du secrétariat national du Pds, n’a pas voulu descendre sur le terrain avec la délégation de sa formation politique pour rencontrer les populations sinistrées et relogées à l’école Abdou Ndiaye située au quartier Mactar Khaly Fall et dans les autres quartiers. Apparemment, Bara Gaye redoute que les sinistrés déversent leur colère sur lui. Sans doute évitet-il d’être de nouveau conspué comme lors de l’évacuation de personnes devant être mises en quarantaine dans ce quartier. Auparavant, la délégation s’est entretenue avec Bara Gaye avant de descendre sur le terrain avec certains de ses émissaires.

Djidah Thiaroye Kaw

Ne quittons pas la visite des responsables du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) sans signaler qu’à l’étape de Djidah Thiaroye Kaw, un seul site a été visité par la délégation. Une curiosité non !

Bara Ndiaye offre un poste de santé et solde ses comptes

Depuis quelque temps, le maire de Méouane Bara Ndiaye fait l’objet d’attaques virulentes venant de ses adversaires au niveau de la commune. Il a profité de l’inauguration du poste de Santé de Keur Khar Diop d’un coût de 60 millions pour solder ses comptes avec ses détracteurs. Il a refusé de descendre bas pour se livrer à une querelle de clochers avec ses détracteurs. A l’en croire, ces derniers qui l’accusent de détournement d’une partie des fonds de lutte contre la COVID-19 dans la commune ne maîtrisent rien de ce qu’ils disent.Il souligne que dès la survenue de la pandémie, il a renoncé au carburant de la mairie ainsi qu’à une bonne partie de l’enveloppe destinée aux secours. Ce montant a servi à l’achat de 50 tonnes de riz. A la fin du mois d’août, dit-il, le Conseil municipal a eu une autorisation spéciale portant sur une enveloppe de 53,55 millions de Fcfa, provenant de la Grande Côte Opération (GCO). Les 9,250 millions de Fcfa ont été utilisés pour l’achat de semences distribuées à crédit à 200 producteurs. Les 44,1 millions de Fcfa qui restent ont servi à l’achat de 150 tonnes de riz qui ont été distribuées au vu et au su de tout le monde. Cette page tournée, il annonce l’inauguration d’un autre poste de Santé à Ndombil Ndiaye, avant le centre secondaire d’état civil de Mékhé village. Faisant le bilan de ses réalisations, l’édile de Méouane dira que la commune est passée de 3 à 6 postes de santé.

La Mauvaise Stratégie D’Idrissa Seck…Qui Brûle Ses Ailes

https://www.xibaaru.sn Maître du jeu du silence et du cache-cache  : Idrissa Seck se brûle les ailes
On aura beau le lui reprocher, Idrissa Seck reste un éternel récidiviste. Le Président de Rewmi, sans que personne ne sache à quel jeu il se livre, demeure l’homme politique le plus injoignable au Sénégal. Le plus bizarre également. Idrissa Seck aime se terrer dans le silence. Alors que des questions cruciales frappent la nation, et obligent tous les hommes politiques à se prononcer, à se mettre au chevet des populations, Idrissa Seck reste silencieux.
Le Président du parti Rewmi peut être qualifié de politicien opportuniste. Comme le loup, lui on ne voit sa queue que lorsque se profilent des élections ou lors de campagnes électorales. L’on dirait de lui, qu’il ne prend les Sénégalais que pour des machines à voter. D’ailleurs, les Sénégalais las de son attitude, ont préféré largement lui tourner le dos. Idrissa Seck a été classé candidat second à la dernière élection présidentielle parce que des hommes politiques comme Khalifa Sall, Karim Wade avaient été exclus de la course. Il a pu ainsi bénéficier du soutien de plusieurs responsables de l’opposition le préférant à Ousmane Sonko.
Idrissa Seck se lance dans un jeu, qui à la fin, ne fait que le desservir. Les Sénégalais lui tournent le dos de plus en plus, au moment où d’autres leaders de l’opposition gagnent en popularité. Comme d’habitude, la seule constante du Rewmi voudra attendre les prochaines élections qui sont cette fois-ci locales, pour encore faire sa réapparition. Une stratégie insipide (plutôt stupide) qui ne saurait plus tromper personne.
A travers sa stratégie,l’ancien premier ministre de Wade passe pour un homme politique qui méprise tout le monde. Même les membres de sa coalition à la dernière élection présidentielle peinent à le joindre. Idrissa Seck est un récidiviste du jeu du silence et du cache-cache qui à la fin ne fera que se brûler les ailes

LA SÉCURITÉ À L’AUNE DE LA COVID-19 Par Boubacar Sadio

Depuis le mois de mars de l’année en cours, l’humanité toute entière est soumise au diktat d’airain d’un virus impitoyable, insaisissable et pratiquement incontrôlable qui a totalement bouleversé nos modes de vie avec une remise en cause inattendue de nos différents projets de société. Pour y faire face, les Etats, en fonction de leur niveau de développement, ont adopté des mesures de tous ordres. Au Sénégal, l’état d’urgence, accompagné d’un couvre-feu, a été une des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie devenue une véritable pandémie. Toutes les forces vives de la nation ont été sollicitées et impliquées pour une application rigoureuse et un respect scrupuleux des nouvelles règles comportementales.
C’est ainsi que les forces de défense et de sécurité ont été mobilisées pour veiller au respect des nouvelles dispositions édictées, des patrouilles sont effectuées régulièrement sur l’ensemble du territoire national. La Police et la Gendarmerie ont été mises à contribution pour l’observation des nouvelles dispositions en matière de circulation, notamment au niveau des transports en commun. Et, tout récemment, elles ont été chargées de veiller au port obligatoire du masque dans les lieux et autres espaces publics. Pour le commun des citoyens, l’aspect sécuritaire ainsi que les missions dévolues aux forces de défense et de sécurité semblent se limiter à ces tâches quotidiennes de contrôle et de surveillance.
La problématique sécuritaire induit par la Covid-19 dépasse largement ces simples considérations pratiques et techniques à la limite de la routine. La pandémie a suscité auprès des populations, toutes zones géographiques confondues, des effets de toutes sortes, notamment psychologiques dont trois sentiments d’une grande prégnance  : la peur, l’inquiétude et, par moment, l’angoisse. La Covid-19 a réussi à installer la peur à cause de sa virulence, sa rapidité de contagion et aussi des bilans macabres égrenés à longueur de journée, de même que ces images insoutenables de morts étalés à même le sol faute de lieux appropriés pour les accueillir dans le minimum de décence. Cette peur, provoquant quelquefois un effet de sidération pour les esprits faibles, est donc fondée sur l’existence d’un phénomène réel, palpable, visible et indiscutable. Et tant que la pandémie sévira, cette peur, malheureusement, sera toujours entretenue ; mais elle disparaitra aussitôt que la covid-19 aura été vaincue. Il en est ainsi de la peur qui disparait chaque fois que disparait l’objet qui en est à l’origine.
Quant à l’inquiétude, tout aussi naturelle que la peur, elle est souvent considérée comme ayant un effet stimulant ; on la considère, généralement, comme le carburant de notre vie de tous les jours. En effet, l’inquiétude nous permet, contrairement à la peur qui peut etre tétanisant, de vouloir chercher et trouver des solutions et des sorties de crise à nos problèmes. C’est cette inquiétude qui, aujourd’hui, stimule et poussent les spécialistes et les laboratoires à s’activer, à s’échiner pour trouver rapidement le vaccin salvateur qui soulagerait l’humanité de ce fléau, pour l’heure, indomptable.
Concernant l’angoisse, elle résulte de notre incapacité temporaire et provisoire à trouver les voies et moyens pour affronter avec le maximum d’efficacité la pandémie qui semble narguer l’humanité dont l’impuissance et l’incapacité sont ainsi étalées au grand jour. L’angoisse devient d’autant plus prégnante que nous ignorons tout de ce nouvel ennemi. La covid-19 qui se caractérise par une capacité de mutation subtile et constante, la rendant indomptable et insaisissable ; elle nous agresse, nous défie et nous nargue au point de nous menacer dans notre existence sur terre. Aussi peut-on dire, sans pour autant verser dans un catastrophisme de mauvais aloi, que la covid-19 menace notre sécurité ontologique ; c’est-à-dire « la confiance de la plupart des êtres humains dans la continuité de leur propre identité et dans la constance de leurs environnements d’action sociaux et matériels ».  Ainsi cette situation a-t-elle été mise à profit par toute une faune prédicateurs, de prêcheurs et bonimenteurs de tous acabits pour annoncer que la fin du monde s’approche et que l’apparition de la covid-19 n’en est qu’un des signes précurseurs et révélateurs.
Ces esprits malveillants et opportunistes à souhait ont tout simplement voulu exploiter l’angoisse existentielle des personnes psychologiquement faibles ou d’une croyance aveugle et irrationnelle. Contrairement à ces charlatans de mauvais augure, des hommes de Dieu, plus sérieux, plus conscients et plus responsables, ont eu la sagesse d’interpréter la survenue de la pandémie comme une manifestation de la colère divine pour nous obliger à davantage d’introspection pour un retour aux valeurs et aux enseignements religieux.
La covid-19 n’a pas été une agression ni contre les Etas encore moins contre les institutions que les hommes se sont librement données ; c’est l’homme, en tant qu’espèce, qui est menacé dans son existence et dans sa capacité à faire face à un ennemi tenace et coriace. Les Etats n’ont pas à se défendre contre d’autres Etats ni contre un ennemi traditionnel identifiable comme cela a toujours été le cas. Le défi sécuritaire posé par la menace pandémique se présente autrement, sous une nouvelle forme qui interpelle notre capacité à adapter nos réponses, nos ripostes et nos parades mais aussi nos capacités d’anticipation et de prévention.
L’irruption fulgurante de la covid-19 dans nos sociétés a été un rappel brutal, sans annonce, de la fragilité de notre humaine condition et de l’impuissance de l’homme devant certains défis naturels ,émanant de la volonté divine, qui semblent le narguer dans sa prétention, souvent démesurée, à vouloir régenter le monde et l’univers dont il n’est point le créateur. Au-delà de ces considérations que certains pourraient considérer comme relevant du registre philosophique, on pourrait tout aussi bien dire, de manière prosaïque, que la pandémie de la covid-19 nous a ramenés dans la dure réalité de notre vécu quotidien pour nous faire réfléchir davantage sur la notion de sécurité humaine. Aujourd’hui la menace ne concerne pas les Etas en tant qu’entités organisationnelles. La légalité, la légitimité ni la stabilité des institutions ne sont remises en cause ; dans le cas d’espèce la menace s’est ostensiblement portée sur les hommes, les individus qui constituent l’humanité. Comme le dit un sage « La terre n’est pas habitée par l’homme mais par les hommes».

La sécurité humaine a été un élément essentiel de l’agenda politique mondial du développement ; deux idées principales l’animent  :

-la protection des personnes est stratégique à la fois pour la sécurité nationale et internationale,
-les conditions d’un développement humain en toute sécurité ne se limitent plus aux enjeux traditionnels de défense nationale et de respect de l’ordre public, mais incluent toutes dimensions politiques, économiques et sociales permettant de mener une vie à l’abri du risque, de la peur et du besoin.
Malgré un large consensus sur les fondements du concept, il n’existe toujours pas de définition unanimement reconnue de la sécurité humaine. La notion dépasse le cadre restreint des missions traditionnelles des forces régaliennes de l’Etat qui avaient, à titre principal, la charge d’assurer la protection des personnes et des biens. La sécurité humaine est une très large et dynamique qui appel à beaucoup d’activités et d’intervenants. Il y a un recentrage qui « place l’individu, et non plus l’Etat, au centre de l’analyse et des préoccupations  normatives ; la sécurité est alors assimilée à l’émancipation des individus plutôt qu’à l’ordre social et politique ».
La sécurité doit être pensée moins en termes de défense du territoire et davantage en termes de protection des personnes. Ainsi la sécurité humaine concerne tous les aspects de la société, elle englobe  :
La sécurité économique, c’est l’absence de pauvreté ; elle est relative à l’accès aux ressources, marchés et finances pour maintenir de façon durable des niveaux acceptables de bien etre et de pouvoir d’achat ;
– La sécurité alimentairel’accès aux ressources alimentaires, à l’autosuffisance dans la production des besoins alimentaires des populations ;
La sécurité sanitaire, l’accès aux soins médicaux et à de meilleures conditions sanitaires ;
La sécurité environnementaleconcerne la sauvegarde de la biosphère, la prévention des dégradations environnementales et la protection de notre cadre de vie contre les actions anthropiques néfastes qui menacent la survie de l’humanité ;
La sécurité personnelle, la sécurité individuelle contre les violences physiques, les agressions, les crimes et les délits ; les menaces peuvent prendre plusieurs formes ;
La sécurité communautaire ou sociétale, définie comme l’inscription durable de schémas traditionnels de langage et de culture ainsi que de la permanence de l’identité et des pratiques sociales ; la plupart des personnes tire leur sécurité de leur appartenance à un groupe social (famille, communauté, organisation, groupement politique, ethnique etc…) ;
La sécurité politique, c’est la pleine jouissance des droits civils et des libertés publiques ; elle concerne aussi la stabilité institutionnelle des Etats et de leur système de gouvernement ainsi que la légitimité de leur idéologie.
Comme est tout à fait aisé de le constater, la covid-19 a impacté sur certains aspects de la sécurité humaine cités supra. Pour illustrer nos propos, prenons quelques exemples.
Il est unanimement reconnu que la pandémie de la covid-19 est un problème de santé publique ; ainsi a-t-elle été déclarée comme une urgence de santé publique d’ordre mondial, par conséquent relevant prioritairement de La sécurité sanitaire. Et sur plan, tous les systèmes de santé de tous les pays, sans exception, ont été mis à nue par rapport à leur capacité de prendre correctement en charge la gestion de la pandémie. Dans de très nombreux pays, les autorités étatiques ont pris rapidement pris conscience de la nécessité de revoir dans leurs politiques par une meilleure considération et une véritable réhabilitation de la santé publique. La réticence longtemps observée par rapport aux revendications des personnels de santé pour de meilleures conditions de travail et de vie s’est vite transformée en besoins urgents et légitimes à satisfaire dans le court terme. La recherche médicale a retrouvé droit de cité. Au Sénégal, la covid-19 a étalé au grand jour la carence et la défaillance de toutes les politiques de santé publiques marquées par un déficit criard d’infrastructures dédiées, un désert médical à travers de nombreuses localités et un plateau médical des plus vétustes, le tout couronné par une prise en charge médicale désastreuse. Il est a noté que l’emprise de la COVID-19 a créé une situation discriminatoire par rapport aux autres pathologies qui ont été relégués au second plan avec une augmentation notoire des morts par négligences.
La sécurité économiquea été très lourdement impactée au point que des voix autorisées affirment que les conséquences dans le domaine seront plus néfastes que le bilan sanitaire. Pratiquement toutes les activités économiques productrices de ressources et de richesses ont connu, à défaut d’un arrêt, à tout le moins, un ralentissement qui a négativement impacté sur la qualité de vie des populations privées, pour beaucoup d’entre elles, des moyens de subsistance élémentaires. Le taux de chômage a connu partout une inflation et le nombre de personne en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de manière significative tandis que le bassin de la précarité économique s’est élargi à toutes les couches sociales. Toutes choses créant, provoquant et ravivant diverses formes de tensions sociales.  L’impact négatif de la Covid-19 sur l’économie mondiale est d’autant plus grave et inquiétant que les perspectives d’un retour à la situation normale ante sont perçues dans le long terme.
La sécurité politique n’a point échappé aux effets de la covid-19. En effet, pour y faire face, les Etats ont adopté des mesures dont certaines sont manifestement attentatoires à l’exercice des libertés publiques et à la jouissance de certains droits civils. Au Sénégal, l’état d’urgence a été décrété, assorti d’un couvre-feu ; et les forces de défense et de sécurité ont été mises à contribution pour veiller à l’application rigoureuse des nouvelles règles de la vie publique. L’état d’urgence est un régime d’exception permettant aux autorités administratives compétentes de prendre des mesures, notamment en cas de troubles graves à l’ordre public ou de calamités, restreignant les libertés comme l’interdiction de circulation, les assignations à résidence, la fermeture des lieux publics, l’interdiction des manifestations etc…La calamité est un malheur public, un désastre ou une catastrophe naturelle ; la pandémie de la covid-19 est à ranger dans ce registre.
Comme il est fort aisé de le constater, les principes qui régissent et garantissent la sécurité politique ne sont plus de mise ni en vigueur dans l’état d’urgence. La covid-19 a permis leur mise sous cloche provisoire ; malheureusement des dirigeants ont mis à profit cette opportunité pour, avec une mauvaise foi manifeste et de très mauvais aloi, abuser de leurs pouvoirs et prendre des mesures on ne peut plus attentatoires aux libertés et droits de leurs concitoyens.
La sécurité communautaire ou sociétale, à l’instar des autres aspects constitutifs de la sécurité humaine, a subi les contre- coups de la pandémie de la covid-19, ne serait-ce que par rapport aux règles de distanciation sociale imposées dans les relations interpersonnelles. C’est l’occasion de faire le départ nécessaire entre les deux mesures de sécurité, en apparence similaires mais différentes, que sont la distanciation physique et la distanciation sociale. Cette dernière se rapporte à notre mode de vie, différent d’une société à l’autre, à notre organisation sociale et aux relations familiales, parentales et de bon voisinage entretenues dans le cadre de la cohésion sociale. La covid-19 y a impacté à plusieurs niveaux, notamment quand il s’est agi de revoir les cérémonies familiales, de reconsidérer les modalités des enterrements, l’injonction de limiter les visites de courtoisie, changer la façon de se saluer, réduire la mixité sociale par l’obligation assez douloureuse d’éloigner les petits enfants de leurs grands-parents etc…
Aucun phénomène n’a, autant que la pandémie de la covid-19, montré que, en réalité, le monde n’est que village planétaire. Elle a superbement montré la pertinence de la notion de mondialisation et surtout la fragilité, certains diront  la virtualité, des frontières physiques entre les différents Etats et peuples du monde. La covid-19 doit nous inciter à réfléchir davantage et plus qu’auparavant sur le concept de 

sécurité humaine

 qui doit etre réhabilité comme élément paradigmatique essentiel dans la gestion de la sécurité dans tous les domaines et sous toutes ses formes.
Il doit s’agir, aujourd’hui, pour les dirigeants et décideurs du monde, de promouvoir la sécurité globale que Richard Ullman associe à la notion de « dégradation » de David ROCHE quand il affirme que « La sécurité est menacée dès lors qu’une succession d’événements fait craindre, sur un cours laps de temps, une diminution drastique de la qualité de vie pour les populations d’un Etat et réduit de manière significative les choix offerts et la marge de manœuvre du gouvernement et des entités non gouvernementales à l’intérieur de l’Etat ». Dans le cas de la pandémie de la covid-19sa, la situation dépasse très largement le cadre d’un Etat pour se présenter à une échelle mondiale et planétaire. C’est toute l’humanité qui est interpellée. Aujourd’hui, plus qu’auparavant, nous avons grand besoin et tout intérêt à cultiver et entretenir la solidarité humaine. Il nous faut donner à la conscience collective son véritable sens, seul gage de notre survie sur cette terre qui n’est pas habitée par les hommes seulement mais par tous les êtres vivants en tant que créatures du Maitre de l’univers, Seul capable par Sa Volonté de mettre un terme immédiat à l’horreur, la fureur et la terreur auxquelles nous soumet la covid-19. Aussi, ne devrions-nous point avoir de cesse de l’invoquer dans nos prières quotidiennes pour implorer Sa Miséricorde et solliciter Sa Grace.
Respectons rigoureusement et scrupuleusement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires.Dakar le 05 Septembre 2020.Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire de police de Classe exceptionnelle à la retraite


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