Revue de presse du Samedi 11 Juillet 2020

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Tourisme et Hôtellerie : 246 milliards Fcfa de pertes en 3 mois de Covid-19

https://www.seneweb.com La crise sanitaire a durement impacté sur le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. Selon Vox Populi, après trois de fermeture des frontières en raison de la Covid-19, le secteur a enregistré, en trois mois, une perte de 246 milliards Fcfa.
En effet, la Fédération des organisations patronales de l’industrie, de l’hôtellerie et du tourisme au Sénégal (Fopits) dit pouvoir tenir jusqu’en décembre mais au-delà, la situation va s’empirer.
Pour rappel, le chef de l’État, Macky Sall, a accordé aux acteurs 15 milliards Fcfa au titre de crédit hôtelier. Ils ont déjà reçu 10 milliards et attendent encore les 5. Ils espèrent une rallonge en raison de la situation critique du secteur.

NON EFFECTIVITE DE LA MONNAIE ECO DANS L’UEMOA : Le silence intrigant des chefs d’Etat

http://www.sudonline.sn Le 1er juillet dernier, devait entrer en vigueur la nouvelle monnaie Eco dans l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa). Depuis lors que nenni ! Est-ce la terreur de la pandémie de la Covid-19 qui a changé la donne au point qu’aucune communication de la part des chefs d’Etat n’ait été jusqu’ici faite pour expliquer cette décision politique aux populations?
Difficile à l’heure actuelle de dire avec exactitude à quand l’effectivité de la mise en circulation de la nouvelle monnaie Eco dans l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa). En effet, cette monnaie devait initialement entrer en vigueur à partir du 1er juillet 2020. Mais, jusqu’ici que nenni ! Le plus étonnant, c’est le silence de cathédrale des dirigeants de cet espace communautaire. Et pourtant, le 20 mai dernier, le gouvernement français a adopté en Conseil des ministres le projet de loi qui entérine la fin du franc Cfa.
Cet acte validait de facto celui du président Emmanuel Macron qui, lors d’une conférence de presse conjointe à Abidjan (Côte d’Ivoire), le 21 décembre 2019 avec Alassane Ouattara, annonçait en grande pomme et à la surprise générale que le franc Cfa allait disparaitre de l’Afrique de l’Ouest. «Par un accord avec les autres chefs d’Etat de l’Uemoa, nous avons décidé de faire une réforme du franc Cfa», avait dit le président Ivoirien. Entre temps, la pandémie à coronavirus a changé la donne et bousculé tous les agendas. En vérité, l’incertitude est devenue la nouvelle norme. Face à cette volonté politique voulue et actée par la France en donnant le feu vert, les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest ont suffisamment matière à réflexion pour communiquer aux populations sur cette décision politique d’autant plus que celles-ci étaient en marge des négociations entre la France et leurs dirigeants.
A ce jour, pas un seul chef d’Etat de l’Uemoa n’a fait de déclaration pour expliquer à ses concitoyens ce qui va réellement changer avec la nouvelle monnaie. Certes, même sur le plan de la circulation monétaire, rien ne va changer, il est bon d’expliquer aux populations les changements institutionnels. Parce qu’avec cette monnaie, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) reste le principal responsable de l’émission des réserves et de la gestion monétaire. A défaut de tout cela, la Bceao doit communiquer. Et pourtant, malgré toutes ces difficultés de mobilité, les conditions technologiques leur offrent cette opportunité d’échanges entre chefs d’Etats sur cette question. Mais, on constate pour le déplorer, un silence de mort.

BAISSE DE LA CROISSANCE DE 6, 8% A 1% A CAUSE DE LA COVID-19  : L’économie mondiale et des mesures à l’interne, paramètres de la relance

http://www.sudonline.sn A cause de la pandémie de la Covid-19, le Sénégal va voir son taux de croissance baisser de 6, 8% à 1% cette année, d’après les prévisions. Selon Ahmadou Aly Mbaye, Professeur d’économie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, deux paramètres pourront permettre à notre pays de retrouver son émergence à court et moyen termes. Il s’agit, dit-il, de l’économie mondiale et des mesures qui sont prises à l’interne
Touchée de plein fouet par la pandémie du coronavirus, l’économie sénégalaise qui espérait réaliser un taux de croissance de 6, 8% à la fin de l’année 2020 pourrait en faire seulement 1%, d’après les prévisions. Donc on s’interroge sur la possibilité pour le Sénégal de retrouver son niveau envisagé d’émergence.
Interrogé au téléphone par la rédaction de Sud Quotidien, le professeur Ahmadou Aly Mbaye de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pense que l’espoir est toujours permis. Selon lui, cela dépendra de deux paramètres déterminants. « Il faut noter que jusqu’ici, il ne s’agit que de prévisions. La croissance peut être supérieure à 1% comme elle peut être inférieure à 1%. Mais tout laisse voir que ça risque d’être inférieur à 1%. Maintenant, est ce qu’on peut retrouver une trajectoire de croissance forte ? Cela dépendra de deux paramètres », indique-t-il. Il s’agit, dit-il, de l’économie mondiale et des mesures qui sont prises à l’interne.
Pour lui, « si l’économie mondiale rebondit, le Sénégal pourrait en bénéficier ». Si au contraire l’économie mondiale poursuit la dépression constatée depuis un certain temps, le Sénégal pourra difficilement s’en sortir.
L’autre paramètre, ce sont les mesures qui sont prises à l’interne. « Si l’activité est soutenue, la demande intérieure renforcée, on pourrait atténuer l’impact du choc. Mais de toute façon, ce choc risque d’avoir un effet durable sur l’économie », prévient l’économiste.
Selon lui, on aura besoin de prendre des mesures efficaces de relance de l’économie et d’un autre coté un facteur qui pourra favoriser tous nos efforts par rapport à cela. « Donc, il faudra s’appuyer sur les activités domestiques comme l’agriculture et les activités qui sont tournées vers le marché intérieur pour éviter de s’exposer aux chocs d’origine interne », préconise-t-il.

AMADOU HOTT A SAINT LOUIS : «L’Etat va appuyer la filière riz»

http://toutinfo.net Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a entamé ce jeudi une tournée de deux  jours dans la région de Saint-Louis. Le ministre s’est rendu dans trois entreprises. Après avoir magnifié le travail mené par les entreprises, le ministre a invité les Sénégalais et les étrangers à investir dans le secteur agricole pour participer à la relance de l’économie.
Amadou Hott a entamé une visite au pas de charge à Saint-Louis, ce jeudi. Au terme de sa tournée dans le Nord, M. Hott s’est engagé à soutenir la filière riz. « L’Etat va appuyer le secteur du riz pour qu’il y ait plus de production, pour qu’il y ait plus d’investisseurs. C’est pour permettre à ceux qui y sont déjà, investissent davantage mais ceux qui n’y sont pas encore, qu’ils soient des Sénégalais ou des étrangers puissent venir entrer dans la filière de production alimentaire locale. L’Etat appuiera tout cela », a certifié le ministre qui va terminer son périple dans la région de Saint-Louis ce vendredi par une rencontre avec la Plateforme locale d’Investissement (Pli) de Saint-Louis
Ce jeudi, il a rendu visite aux entreprises qui ont bénéficié du mécanisme de financement d’un montant de 200 milliards de Fcfa mis en place par le gouvernement, dans le cadre de la lutte contre les impacts de la Covid-19. Il a eu à rencontrer les organisations professionnelles du secteur privé local et des chefs d’entreprises de la région de Saint-Louis.

M. Hott a échangé avec eux sur le mécanisme de financement et le Programme de Relance de l’Economie nationale (PREN), en cours d’élaboration par les services du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Pour la journée d’hier, le ministre a été dans les entreprises Seric et Casl à Saint-Louis ainsi que Vital dans l’arrondissement de Mbane. Il a tiré un bilan satisfaisant, au terme de sa visite. « Nous avons terminé la visite par l’entreprise Vital à Mbane qui est une grande rizerie qui transforme le riz paddy en riz blanc vendu sur le marché sénégalais. Elle travaille avec des producteurs locaux, avec l’appui financier de la BNDE. Elle récupère le paddy, le transforme et le vend sur le marché local. Cette entreprise se spécialise dans la transformation du riz paddy, mais dans tout ce qui est culture maraichère. C’est une entreprise qui travaille beaucoup avec les acteurs locaux », se réjouit  Amadou Hott, signalant que l’Etat a déployé les gros moyens pour soutenir les entreprises. « Dans le cadre de la relance de l’économie, nous avons encouragé l’entreprise à travailler avec les banques surtout avec la BNDE qui est déjà l’un de ses banquiers principaux. C’est une entreprise qui emploie près  250 personnes dont certains emplois qui sont  permanents », souligne le ministre. Ajoutant  : « Nous avons rencontré l’entreprise Seric et celle de la Compagnie agricole de Saint-Louis (Casl). Ce que je note, c’est que ce sont des entreprises exceptionnelles qui travaillent, qui ont investi, qui emploient des personnes. Deux parmi elles ont des capitaux locaux et qui ont pris des risques. Il faut le reconnaitre, il y a quelques difficultés dans la filière surtout au niveau de la fiscalité et certainement de la concurrence du riz qui est importé. Tout ceci devra faire l’objet d’études, d’analyses avec les différents ministères concernés notamment le ministère de l’Economie,   mais également ceux des Finances et du Budget, du Commerce, de l’Agriculture et de l’Industrie pour qu’on arrive à avoir des mesures urgentes pour appuyer la filière ».Amath SARR

Catapulté dans les cordes par les travailleurs en colère contre sa gestion et une dizaine d’agents infectés par la Covid-19 : horizon bouché pour Pape Demba Bitèye

https://actusen.sn Décidément, le Directeur général de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) est mal barré. Lapidé, en public, par certains ex-agents des travailleurs qui exhibent un tableau ombrageux de sa gestion, SourceA dans sa livraison de ce samedi renseigne que Pape Demba Bitèye est en train de faire face à une autre métastase.
Et il s’agit de la pandémie du coronavirus qui a installé son quartier général dans ses murs. Selon nos confrères, le virus a infecté une dizaine d’agents, dont les quatre sont des pensionnaires des Agences de Patte d’Oie (1), de Rufisque (2), et de la Direction qualité sécurité et environnement nichée à Dakar (1).

Sonatel : L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne clôturé avec succès

https://www.lejecos.com Le Groupe Sonatel et Impaxis informe de la clôture avec succès et par anticipation de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé « Sonatel Bonds 6.50% – 2020-2027 » (l’opération »). L’opération a connu un vif succès auprès des investisseurs et a été sursouscrite à plus de 120%.
A travers un communiqué de presse, l’on confie que l’opération qui constitue à date la plus importante émission obligataire par une société privée de la région a connu un vif succès auprès des investisseurs et a été sursouscrite à plus de 120%. Aussi, indique le document, les obligations ont été placées auprès d’investisseurs au Sénégal (39%), de la région Uemoa hors Sénégal (38%) et hors région Uemoa (23%).
Il est souligné dans la foulée que la date de jouissance est fixée au 16 juillet 2020 et la cotation des titres devra intervenir au niveau de la Brvm dans les semaines qui suivent ainsi que le dépôt de la demande d’admissibilité au refinancement de la Bceao.
Le directeur général de la Sonatel a exprimé la satisfaction du Groupe. En ce sens, Sékou Dramé a dit « remercier au nom de Sonatel tous les investisseurs qui ont fait confiance aux femmes et aux hommes du groupe avec cette sursouscription malgré le contexte mondial difficile lié à la pandémie Covid-19 ». L’engagement est pris pour réussir ensemble notre mission par l’atteinte des objectifs fixés et la fructification de ces placements massifs ».
Pour sa part, le directeur général de la Société de gestion et d’intermédiation , Impaxis Securities , arrangeur et chef de file de l’opération a indiqué que « le groupe Impaxis remercie Sonatel pour la confiance témoignée et la mobilisation de ses équipes pour une exécution sans faille de cette transaction majeure ».
Pour Ababacar Diaw, la diversité des investisseurs (avec les banques commerciales représentant moins de 20%) témoigne de leur perception sur la solidité financière de l’émetteur et la cohérence de sa stratégie. Cette transaction ouvre, selon lui, la voie à d’excellentes perspectives pour le développement du marché financier régional et le financement du secteur privé de la région.
Le document rappelle que l’opération a été agréée par l’Autorité du marché financier régional (Amf Umoa) sous le visa numéro : EOP/20-01 pour une période de souscription devant aller du 15 juin au 15 juillet 2020. Elle donne lieu  à l’émission de 10 000 000 obligations dématérialisées au prix unitaire de 10 000 FCFA. « Cet emprunt sera amorti sur une maturité de 7 ans à un taux d’intérêt brut de 6, 50 % par an », explique le communiqué.Bassirou MBAYE

COMMERCE EXTERIEUR DU SENEGAL AU MOIS DE MAI 2020 : Les exportations ont connu une hausse de 1, 4%, tandis que les importations ont replié de 32, 1%

https://www.jotaay.net Au mois de mai 2020, les exportations du Sénégal ont connu une hausse de 1, 4% comparé au mois précédent soit 138, 1 milliards francs Cfa contre 136, 2 milliards francs Cfa le mois précédent. Et, les principaux clients du Sénégal durant ce mois ont été la Chine (11, 2%), le Mali (10, 8%), l’Inde (10, 2%) etc. Cependant, les importations sont ressorties à 264, 1 milliards contre 388, 9 le mois précédent soit un repli de 32, 1%. Ainsi le solde commercial s’est établi à 126 milliards francs Cfa contre -252, 8 milliards francs Cfa au mois précédent.
Les exportations du Sénégal sont évaluées, au mois de mai 2020, à 138, 1 milliards de F Cfa contre 136, 2 milliards de F Cfa au mois précédent, soit une hausse de 1, 4%. Ce relèvement est essentiellement dû à l’augmentation des expéditions de crustacés, mollusques et coquillages (+47, 6%), d’or non monétaire (+8, 5%) et de poissons frais de mer (+5, 7%). Par ailleurs, l’absence de ventes à l’extérieur d’arachides non grillées au mois précédent contre 12, 4 milliards de F Cfa au mois sous revue a renforcé cette hausse. Toutefois, le repli des exportations de légumes frais (-51, 8%) et d’acide phosphorique (-22, 9%) a amoindri cette progression. Comparées au mois de mai 2019, les expéditions se sont repliées de 27, 8%. Leur cumul à fin mai 2020 s’est établi à 865, 2 milliards de F Cfa contre 904, 5 milliards de F Cfa pour la période correspondante en 2019, soit une contraction de 4, 3%. Les principaux produits exportés, au cours du mois de mai 2020, sont l’or non monétaire (24, 7 milliards de F Cfa), les poissons frais de mer (18, 1 milliards de F Cfa), l’acide phosphorique (13, 9 milliards de F Cfa), les arachides non grillées (12, 4 milliards de F Cfa) et les bouillons (5, 9 milliards de F Cfa). Les principaux clients du Sénégal ont été la Chine (11, 2%), le Mali (10, 8%), l’Inde (10, 2%), la Suisse (10, 2%) et l’Australie (8, 0%).

Les importations ont replié de 32, 1%

Les importations de mai 2020 sont ressorties à 264, 1 milliards de F Cfa contre 388, 9 milliards de F Cfa au mois précédent, soit un repli de 32, 1%. Cette baisse est imputable à celle des achats à l’extérieur d’autres matériels de transport (-96, 0%), d’autres véhicules terrestres (-76, 0%), de riz (-52, 9%) et de produits pétroliers finis (-52, 1%). Par ailleurs, l’absence d’importations d’huile brute de pétrole au cours de la période sous revue contre 36, 9 milliards de F Cfa au mois précédent, a renforcé ce repli. Cependant, cette contraction des importations a été modérée par la hausse des importations d’autres machines et appareils (+25, 0%) et de produits pharmaceutiques (+15, 3%). Comparées au mois de mai 2019, les importations ont connu une contraction de 37, 0%. Leur cumul à fin mai 2020 s’est établi à 1776, 4 milliards de F Cfa contre 1707, 1 milliards de F Cfa pour la période correspondante en 2019, soit un relèvement de 4, 1%. Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les autres machines et appareils (33, 9 milliards de F Cfa), les produits pétroliers finis (24, 5 milliards de F Cfa), le riz (21, 4 milliards de F Cfa), les produits pharmaceutiques (15, 3 milliards de F Cfa) et les métaux communs (13, 1 milliards de F Cfa). Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (19, 1%), la Chine (9, 2%), la Russie (6, 4%), l’Inde (4, 7%) et la Belgique-Luxembourg (4, 6%).

Le solde commercial établi à -126 milliards

Le solde commercial s’est établi à -126, 0 milliards de F Cfa au mois de mai 2020, contre -252, 8 milliards de F Cfa au mois précédent. Cette amélioration du solde est expliquée par l’excédent vis-à-vis du Nigéria (+0, 2 milliard de F Cfa contre -36, 1 milliards de F Cfa au mois précédent) et la réduction du déficit vis-à-vis de la Chine (-8, 9 milliards de F Cfa contre -26, 7 milliards de F Cfa à la période précédente), des Pays-Bas (-5, 6 milliards de F Cfa contre -21, 9 milliards de F Cfa au mois précédent) et de la France (-48, 9 milliards de F Cfa contre -62, 7 milliards de F Cfa au mois précédent). Cependant, la réduction de l’excédent vis-à-vis de la Côte d’Ivoire (+3, 9 milliards de F Cfa contre +6, 9 milliards de F Cfa au mois précédent) a renforcé le déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin mai 2020, s’est détérioré pour s’établir à -911, 2 milliards de F Cfa contre -802, 5 milliards de F Cfa pour la période correspondante en 2019.Moussa CISS

Réussite du Plan de relance de l’économie nationale : Le Forum civil prône une révision des instruments de gouvernance

https://www.lequotidien.sn Pour la réussite du Plan de relance de l’économie nationale (Pren) en cours d’élaboration par le gouvernement, le Forum civil juge opportun de mettre de l’ordre dans les instruments de gouvernance du pays.
Le Sénégal se prépare à l’ère post-Covid-19. A cet effet, le gouvernement est en train d’élaborer un Plan de relance de l’économie nationale (Pren). Pour la réussite dudit plan, le Forum civil considère qu’il est opportun de mettre de l’ordre dans les instruments de gouvernance du pays. «La pandémie du Covid-19 constitue aujourd’hui, une opportunité non négligeable pour revisiter les instruments de gouvernance au niveau africain, mais aussi de réinventer notre système d’intégrité interne pour la soutenabilité de notre économie, la protection de nos ressources naturelles, la préservation de nos deniers publics et la prospérité des citoyens», expliquent Birahim Seck, coordonnateur de la section sénégalaise de Trans­parency interntional (Ti), et ses collègues dans leur déclaration à l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption célébrée ce 11 juillet.
Une journée marquée, d’après le Forum civil, par plusieurs Etats et organisations de la Société civile du continent par des propositions pour faire avancer la lutte contre cette autre forme de pandémie aussi dévastatrice que le Covid-19  : la corruption.
La section sénégalaise de Ti rappelle que «dans son discours du 3 avril 2012, le président de la République avait pris l’option d’être guidé par un souci de transparence, de responsabilité dans la gestion des affaires publiques, de lutte contre la corruption et la concussion. C’est dans cette logique que l’Office national anti-corruption (Ofnac), la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei)», entre autres, avaient été créés.
Ces mesures, souligne le Forum civil, «avaient permis de faire évoluer positivement la Note du Sénégal dans l’Indice de Perception de la Corruption (Ipc) publié par Transparency International.
Mais «à partir de 2016, le score du Sénégal a cessé de progresser. Depuis trois ans, le Sénégal reste dans la zone rouge, avec le même nombre de points (45/100)».
Face à cette situation, le Bureau exécutif de la section sénégalaise de Ti a formulé une série de recommandations. Aux yeux des membres de cette instance du Forum,
il est nécessaire par exemple «de transformer la Crei en Cour de répression des infractions économiques et financiers (Crief) ou de mettre en place un Parquet financier national ; d’adopter une loi sur le financement des campagnes électorales et des partis politi­ques ainsi qu’une loi sur les conflits d’intérêt ; d’accélérer la révision de la loi sur la déclaration de patrimoine». Ils ont également insisté sur l’autonomisation budgétaire de certaines juridictions avec obligation de reddition des comptes ; la finalisation et l’adoption de l’avant-projet de loi sur l’accès à l’information, entre autres.

VIOLATIONS DU DOMAINE PUBLIC MARITIME DANS LA PRESQU’ILE DU CAP-VERT

III-QUAND L’OCI RENFORCE L’ACCAPAREMENT DU DPM

http://www.sudonline.sn Dans ce troisième et dernier jet, le journaliste-écrivain, Pape Samba Kane met le curseur sur des zones déclarées non aedificandi mais qui sont paradoxalement devenues des titres fonciers, toujours en violation flagrante des textes réglementaires et législatifs de notre pays. Une situation qui s’est exacerbée avec l’Organisation de la conférence islamique (OCI) en 2008 au Sénégal. 12 ans après notre confrère emprunte le même circuit pour mettre à nu l’accaparement des terres par les régimes politiques successifs
Fann Höck et une partie de Fann Résidence souffrent des mêmes problèmes d’enclavement que la Gueule Tapée et Médine, mais en connaissent d’autres tenant à la santé de leurs habitants, notamment les insomnies et autres troubles liés aux nuisances sonores induites par les vrombissements des voitures roulant à grande vitesse sur cette Corniche naturellement dévolue à une allure de promenade. Personne ne respecte la consigne des 60 km/heure réglementaires difficilement applicable, et même paradoxale sur une infrastructure ayant pour justifications de rendre facile et rapide l’accès au centreville, de rendre fluide la circulation des voitures sortant du plateau aux heures de pointe.
La nuit, les deux voies avec leurs largeurs incitatives sont naturellement considérées par certains usagers comme des circuits automobiles. Et ça vrombit dans les maisons que les trottoirs de la Corniche viennent taquiner, certaines se situant à moins de quatre mètres de la route qui est venue les trouver là. Cette veuve désirant garder l’anonymat- elle estime qu’elle s’est déjà assez fait remarquer en ayant apostrophé un jour le maire Dakar en visite des chantiers- trouve que « la façon dont ils ont traité les riverains que nous sommes prouve que ces gens n’ont aucun sens des responsabilités.
À qui on va se plaindre maintenant ? Et pourquoi ? Est-ce qu’ils vont mettre un agent derrière chaque automobiliste ? » Ses griefs ne portent pas seulement sur les bruits, mais aussi sur les émissions polluantes de gaz des pots d’échappement « que les vents amènent jusqu’à nos chambres » se plaint-elle. Peu après Soumbédioune, venu s’installer plus près de la mer que la Cour de cassation, plus massif et plus laid que le bâtiment abritant l’institution judiciaire, le parc d’attractions Magic Land, autorisé par les socialistes, aujourd’hui couvé par les libéraux, a privatisé plus de deux cents mètres de plages et criques, les soustrayant aux activités économiques, rituelles et de plaisance de populations riveraines n’ayant pas les moyens de se payer la piscine et les autres loisirs de son voisin, le Terrou-bi.
Libanais, comme les promoteurs de Magic Land, les propriétaires du Terrou-bi (deux restaurants, bars, night-club, piscine, casino et salle de machines à sous), les Rahal sont en train d’étendre leurs activités à l’hôtellerie avec la bénédiction des pouvoirs publics, en faisant main basse sur un site stratégique destinée à la surveillance et à la protection de la faune maritime, et par ricochet, sur une petite plage, quasi-réserve naturelle, une zone de ponte pour une espèce protégée de tortue marine. 

Or, selon un document tout ce qu’il y a d’officiel, cet animal (il s’agit de la tortue caouanne, qui n’atteint sa maturité pour pouvoir pondre et perpétuer l’espèce qu’à l’âge de 30 ans), déjà mis en danger pour les vertus curatives prêtées à sa chair en médecine traditionnelle, est menacé de disparition par divers facteurs dont le document énumère les trois suivants :

« – l’Abandon de grumes, et l’éclairage artificiel du littoral et en mer ;
– la pratique de certaines activités, telles que : les ports, l’exploitation minière, l’encombrement des plages par les véhicules, le tourisme…
– la destruction des habitats marins avec l’urbanisation littorale »
(Rapport national sur l’état de l’environnement marin et côtier. Direction de l’Environnement et des Établissements classés – 2006).
Les gardes forestiers, que l’extension du Terrou-bi a contraint au déguerpissement, avaient pourtant pu, grâce à leur voisinage avec les pêcheurs traditionnels, sensibiliser ces derniers à la protection des tortues de mer, notamment celle-ci, appelée Mawo en wolof. Aujourd’hui, quand ils en prennent une au large, vers les ilots Sarpan, ils la remettent à la mer, en dépit de sa réputation, en tant que mets, parce qu’il serait un puissant aphrodisiaque.
À partir de quel point les agents des Eaux et forêts vont-ils désormais organiser leurs rondes en zodiaques sur l’océan pour surveiller la faune protégée ? Et, à l’occasion, porter secours aux pêcheurs artisanaux sur leurs frêles embarcations ? Je doute que ceux qui ont donné leurs agréments pour l’extension du Terrou-bi et la construction de son hôtel se soient souciés de telles interrogations (NDA : près de dix ans après, juste après la plage de Soumbédioune, avant la Cour suprême, un bâtiment a été construit pour être affecté aux Eaux et forêts).
Sinon, ils n’auraient certainement pas délivré les mêmes autorisations aux promoteurs de l’immense et lumineux complexe immobilier (il faut voir les maquettes sur le site) en construction sur la plage, moins d’un kilomètre plus loin, par le groupe Teylium.
Juste après la Place du Souvenir africain, avec son architecture légère, ses lignes courbes, sa masse en grande partie transparente qui s’intègre assez harmonieusement a son environnement, l’ouvrage cher au chef de l’État du Sénégal (Abdoulaye Wade à l’époque), comporte cependant une esplanade en forme de carte géographique de l’Afrique construite sur les rochers, quasiment au-dessus de l’eau. On a la très nette impression que cette plateforme est déjà sous la menace de l’érosion, voire, plus sûrement d’une brutale poussée de vagues en marée haute, ou lors de ces montées d’eau imprévisibles que connaît la mer en ces endroits (NDA : ce qui est dit ici se vérifie tous les jours qui passe, il suffit d’y faire un tour).
Encore un ensemble de villas luxueuses destinées a la vente par un promoteur privé privilégié auquel on a vite fait d’offrir des pans entiers de plages sous les falaises, parce qu’à l’instar de tous les autres, y compris ceux du Terrou-bi, il avait inscrit son projet dans les ambitions des organisateurs du sommet de l’OCI de loger certains de leurs hôtes dans des villas de luxe.
Le fait qu’aucun des constructeurs d’hôtel, de clinique, et de villas sur ces sites privilégiés n’ait pu achever son chantier à temps (certains au moment où ces lignes étaient écrites construisaient encore NDA) peut faire légitimement penser à une tromperie délibérée sur les délais donnés aux responsables de l’Anoci, rien que pour obtenir les autorisations nécessaires. Mais on peut se demander s’il fallait le prétexte de l’OCI pour voir l’accaparement a des fins privées du Domaine public maritime prendre des allures de foire, et même si c’est avec l’avènement du pouvoir libéral que la spéculation s’est accélérée, force est de reconnaître que le cas de Mermoz-est, face a «Atépa Technologies» est la preuve que le régime précédent ne s’est pas privé de servir sa nomenclature sur les terrains du Domaine public maritime.
Et très souvent à des fins spéculatives d’enrichissement personnel. Les 10 000 mètres carrés que constituent ces terrains, allant de la trémie se trouvant a hauteur d’ « Atépa Technologies », au prochain rondpoint aux deux stèles recouvertes de céramique, et dont prés de la moitie était classée non aedificandi, sont aujourd’hui presque entièrement bâtis et habités par des gens qui les ont achetés.
Certains pouvant brandir des Titres fonciers. Vous vous demandez peut-être comment des terrains ayant pareils statuts peuvent bénéficier de Titre foncier ? Eh bien, nous aussi. Et nous étions loin d’imaginer la réalité racontée par une de nos interlocutrices, architecte, elle aussi. Elle a eu pour client une notabilité de l’ancien régime disposant d’un permis d’occuper sur quelques milliers de mètres carrés de terrain non aedificandi qu’il avait entrepris de morceler au grand étonnement de la technicienne. Quelle ne fut sa surprise, quelques années plus tard, l’alternance étant intervenue, de retrouver son client et de constater que le non aedificandi était devenu TF, certainement muté en violation de toute éthique –ne parlons pas de la loi -, entre peut-être les deux tours de février et mars 2000

12 ANS APRÈS, NOUS AVONS EMPRUNTÉ LE MÊME CIRCUIT

Sur le même circuit, douze ans, après, quelques surprises face à ce que sont devenues nos vieilles connaissances, enfants avortés de l’ANOCI, et prématurés mis sous couveuse et devenus de beaux et riches bâtiments ou encore se débattant pour émerger de leur semi-coma ; et un certain effarement devant le fait que, sans bruit, depuis 2012, ont poussé sur le même circuit, ici ou là, de véritables cités côtières, avec un nombre notable de résidences vouées à la spéculation immobilière de luxe, de résidences privées à jouissance personnelle et des inévitables sites hôteliers. Tout d’abord, le Lagon II a étendu sa privatisation de la plage, en plantant des cactus, végétation plus dissuasive certes que tout grillage, mais qui fait genre et dissimule bien leur intention de s’approprier ce qui est, selon la loi, le bien d’autrui.
Autrui étant le public, les populations. L’ex-Nianing est encore un chantier pour ce qui est vraisemblablement un complexe de loisir, hôtel restaurant, piscine ; avec un gardien peu coopératif devant. La piscine de l’hôtel Teranga ‘aujourd’hui Pullman), située en dehors du bâtiment principal, alors discret, a pignon sur rue aujourd’hui, avec une enseigne ostensible en bleu et blanc « Teranga Beach », inutile de préciser que la plage en contrebas n’accueille plus aucun promeneur. Plus loin, Terrou Baye Sogui a résisté aux convoitises d’alors, et échappe encore aujourd’hui – alors que rien n’a changé dans la gourmandise en terres côtières des en haut d’en haut, au contraire – à la colonisation économico-affairiste.
Sûrement la protection de Mame Coumba Bang ; enfin, espérons-le. Une longue accalmie, due certainement au terrain accidenté sur cette partie de la côte, offre un répit, en paysage encore semi-sauvage sur le rivage, auquel font face l’ambassade et résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, celle de Belgique, puis l’ancienne résidence des Premiers ministres sous les socialistes, jusqu’au vieil hôtel Savannah que nous connaissons déjà. Ici, une nouveauté frappante, aux limites des bâtiments de l’établissement, où pouvait encore au moment où nous réalisions cette enquête, en 2008, se glisser un promeneur intrépide, un grillage a été installé sur plusieurs centaines de mètres, jusqu’au lieu où, dans le cadre du sommet de l’Anoci, devait s’ériger ce fameux Eden Rock installé sur les rochers de la plage que surplombe la résidence de l’Union européenne. Cet hôtel au nom paradisiaque est aujourd’hui l’exemple parfait de ce que nous avons appelé les fantômes de béton gris ; enfant avorté des projets du sommet, il est devenu un squat. Ceux qui l’occupent doivent être très débrouillards, ou peut-être très introduits : ils ont de l’électricité, sommairement installée certes, avec des fils qui pendent dehors et, quand nous passons là, un occupant qui fait ses ablutions sur la terrasse sommaire en zinc galvanisé d’un des bâtiments qui composent l’ensemble.
Passée cette étape, la fameuse « Clinique de la Vision » est achevée, rebaptisée « Clinique Belle Vue » ; ses promoteurs, moins mis sous pressions par les délais, ont eu l’inspiration plus poétique pour dénommer leur bijou. Clinique déjà opérationnelle, le beau bâtiment – on est loin de l’avorton à la survie incertaine de 2008 – s’est donné un jumeau : «Résidence Belle Vue». La clinique ophtalmologique s’est découverte une vocation pour le tourisme de luxe, on dirait ! Je me demande si les propriétaires de Belle vue vont goûter le voisinage, mais tout à côté d’eux, est en train de pousser un gros machin qui n’était pas là en 2008, au moins quatre étages encore inachevés, mais du solide, qui surplombe leurs résidence et clinique, bâtiment bas qui se la jouent modernistes. Le nouveau gros machin a tout l’air d’un futur hôtel (ici, nous sommes passés en voiture, au ralenti d’ailleurs, mais le panneau indicateur de l’objet des travaux est illisible ; nous ne voudrions pas nous avancer sur ce phénomène, mais plusieurs parmi les dizaines de nouvelles constructions sur cet axe corniche est-ouest, soit dissimulent cet indicateur réglementaire, soit en négligent la clarté exigée).
Après, rien à signaler (que di classique que nous connaissons déjà), jusqu’à l’avenue des Jambars qu’occupe le camp Dial Diop. Elle se termine à gauche du camp par un cul-de-sac où il y avait une poche qui permettait de voir la mer. Eh bien, il n’y a plus de poche. Presque achevée, l’université catholique de l’Afrique de l’Ouest, département d’enseignement supérieur de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc (ici le panneau est honnête, toutes indications utiles réglementaires y sont inscrites) occupe une partie de l’espace ; l’autre est un chantier loin de l’achèvement, dont on ne sait pas grandchose. Les deux, peut-être à bonne distance de la rive qu’ils surplombent, participent à cet étouffement de Dakar ayant pris ces proportions qui énervent tout le monde ces jours-ci.
De l’autre côté – l’extrémité droite du camp qui ferme l’avenue -, c’est la foire à la construction. Les chantiers restés inachevés en 2008 ont repris de plus belle, et les nouvelles constructions poussent ; sur cette bretelle, une sorte de demi-cercle, qui, contournée, mène à l’ancien Club des Antilles dont nous avons parlé, le chantier qui fissurait la route selon l’architecte Annie Jouga (voir article introductif) est quasi achevé ; mais il a des voisins sur les chantiers desquels l’activité est frénétique. On dirait que la levée de bouclier médiatique de ces dernières semaines a fouetté, sur tout le parcours, nous allons le constater jusqu’aux Almadies, l’ardeur des promoteurs : « vite, finissons-en ! Avant que cette meute d’activistes, journalistes et autres enragés ne mette du sable dans notre couscous », semble être le mot d’ordre. Rien à signaler de nouveau sur plusieurs centaines de mètres, jusqu’à la porte du millénaire, sauf ce grand espace qui fait face à l’ambassade du japon et destiné à l’érection du Mémorial de Gorée, vide.
Autant les projets entrepreneuriaux et individuels privés vont vite, les chantiers d’utilité publique initiés par l’Etat traînent en longueurs qui souvent signent leur mort prochaine. Espérons que ce ne sera pas le cas pour ce mémorial qui résiste au temps depuis son initiateur, Diouf. Et a résisté à Wade –qui avait presque réussi, pour d’autres desseins, à mettre la main sur l’espace qui donne une vue panoramique sur le large vers l’Îlot Sarpan – grâce à la pugnacité de son maître d’œuvre, le poète Amadou Lamine. Il semble que le président Macky Sall, lui, est déterminé à en commencer et achever la construction. En descendant un peu plus vers l’ouest, un panneau signale clairement, à hauteur du cimetière de la Médina, des travaux pour un ouvrage d’assainissement des eaux usées ; l’État ses maîtres d’œuvre respectent scrupuleusement ce volet de la réglementation, contrairement à beaucoup de privés. Cette dernière observation sied parfaitement pour introduire le deuxième volet de cette conclusion. Car, à partir du tunnel de Soubédioune, jusqu’au rond-point qui fait jonction entre la rue de la résidence privée de Macky Sall et la Corniche, nous n’avons de bâtiments considérables que des vieilles connaissances déjà visitées en 2008. Mais à partir de là, on se rend bien compte qu’après le régime libéral, la curée s’est poursuivie de plus belle. Et jusqu’aux Almadies.

LE MAIRE DU BORD DE MER

Nous allons commencer par là-bas, pour descendre faire la jonction avec ce fameux rond-point et ce qui se passe en contrebas pour finir cet article qui, comme rien que peut contenir un seul journal, ne peut faire le tour de cette ruée vers les terres du littoral dakarois. L’hôtel des Almadies, anciennement Club Med., jadis était caché de la vue depuis le goudron par une végétation dense faite d’arbres et de bosquet, une sorte de forêt en miniature qu’il fallait contourner pour accéder au lieu. Eh bien, cette végétation a été rasée proprement et des chantiers ont commencé à y pousser. Le problème avec ces abus, c‘est qu’ils sont toujours le fait de gens puissants ou protégés par des puissances politiques, tellement que personne ne pense à protester.
À côté de ces chantiers pas encore très avancés, en poussant vers ce lieu de résidence composé de containers habitables qu’occupèrent des festivaliers lors du fameux Fesman de Wade, poussent deux autres chantiers sans indication d’objet visible. Puis vient le campement des festivaliers, longtemps resté en place, et plus pour beaucoup de temps, car les conteneurs ont été déplacés, le terrain déblayé et des engins destinés à des travaux de construction sont en place. Suit la chaîne des hôtels et restaurants de standings différents de la fameuse bretelle menant au lieu de prière des Layènes, et qui commencèrent tous par ces baraquements précaires pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui –nous en avons déjà parlé …
Toutes les poches qui restaient de cette longue corniche sont aujourd’hui bouchées à la vue, entravant la circulation de l’air du large dans le quartier des Almadies. Dans le lot des constructions plus ou moins achevées, remarquables, des appartements destinées à la location. Et pour ça, les indications en gros caractères bien rouges sont très nettement visibles : «A LOUER». Sur tout le long, une seule construction d’utilité publique, la nouvelle direction de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna) ; un bâtiment très bas. Au sortir de cette nouvelle agglomération, certes petite, tournons à droite comme pour aller vers la ville. À moins de cent mètres du rond-point – face à l’agencesiège de la Bank of Africa (BOA), de l’autre côté de la route -, construite en creusant la roche, au-dessous du niveau du terreplein la surplombant, une vieille connaissance sortie de terre avec l’Anoci et restée inachevée jusqu’il y a très peu de temps. Aujourd’hui, cette léthargie semble avoir pris fin, l’espace occupé s‘est élargie d’autres dépendances, et un coup de pinceau d’une peinture d’un beige discret colore l’édifice. On nous l’avait annoncée, dans la folie des grandeurs de l’Anoci, à l’instar de « Belle Vue » de l’autre côté, comme « une clinique de haut niveau ». Ses promoteurs, selon la clameur publique alors, étaient des Espagnols. Nous le comptions, il y a peu, douze ans après parmi les « fantômes en bétons gris », squatté par cette population interlope qui hante ces lieux qui s‘étendent jusqu’aux rivages derrière la mamelle – celle qui reste des deux, après que la première, comme un sein cancérigène, a subi une ablation, remplacée comme une prothèse par ce fameux et controversé Monument de la Renaissance, cauchemar des défenseurs de l’environnement.
Sur tout cet espace, qui exhibe de fières vielles connaissances, bien loin de la DPM – la clinique des Mamelles, le restaurant La Calebasse, la Pharmacie des Mamelles, tous visibles e la route – le passant ne devine pas que derrière, à part au moins quatre gros bâtiments qui n’étaient pas là il y a douze ans, et sont eux aussi visibles de la rue, a poussé une cité, pas loin du rivage, avec des immeubles en béton de plusieurs étages, dont certains sont franchement laids. Ils ont pris la place de maisons rupestres, certes, mais bien jolies et basses qui ne privaient pas la ville d’air, sûrement rachetées à leurs propriétaires ou à l’État par de riches parvenus.
Pour ceux qui connaissent le coin, c’est tout à côté des bureaux de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), bâtis sur les rochers. Le rivage, tout en contrebas de l’OIM, est colonisé par un restaurant huppé tenu par un Italien, et généralement fréquenté par des étrangers. Les vagues qui frappent à trois ou quatre mètres arrosent régulièrement sa terrasse. La plage qu’il surplombe, encore fréquentée par le tout-venant, gageons-le, ne le sera plus bien longtemps.
La prochaine étape de ce parcours à rebours sera donc cette plaie béante qu’un privé, sinon inconscient, au moins étourdi, a creusée au bas de la Mamelle qui reste et qui porte le phare, objet et point de départ de l’énorme levée de boucliers médiatique de ces dernières semaines, animée par des activistes, mais qui horripile tout le monde. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase trop plein des abus subits par le littoral du point de vue foncier, mais aussi sociologique, environnemental et …moral. On va arrêter l’inépuisable recensement de ce qui s’est fait sur ce Domaine public maritime d’infaisable, parce qu’inacceptable, en indiquant que de La Pointe des Almadies au rond-point voisin de la résidence privée du Chef de l’État – où, sur les berges et les hauteurs qui les surplombent a poussé un vrai quartier, avec ici aussi plein de maisons À LOUER – s’est érigée une cité dont il serait intéressant que les services de l’État nous donnent le nombre d’habitants. Il friserait ou dépasserait celui de certains gros bourgs. Si ses bienheureux habitants, qui pompent l’air pur marin sans scrupule –avec au moins la complicité des autorités d’hier et d’aujourd’hui – poussent loin la hardiesse dont ils ont fait montre pour coloniser le bien d’autrui (le Domaine PUBLIC maritime) ; ils pourront réclamer l’érection de leur cité en commune. Et bientôt éliront le maire du bord de mer. Et ainsi ils feront prendre à leurs édiles un arrêté interdisant leurs plages aux manants de Tilène, Gueule Tapée, Ouakam Ngor.
Sérieusement : si cette curée n’est pas arrêtée, et certains grossiers accaparements réparés, on peut craindre qu’elle mène à une rupture du Contrat social dans notre pays. Pire, la nature qui sait être patiente, pourrait un jour décider de récupérer ce qui lui appartient. Tous ceux qui habitent à la Médina, à la gueule Tapée ou à Fann et même Fass depuis assez de temps pour avoir vu certains phénomènes naturels, qui menèrent la mer, par vagues furieuses, loin dans les terres de ces quartiers, obligeant leurs habitants à aller au marché en pirogues, savent qu’il n’y a rien d’exagéré à envisager pareille catastrophe, aujourd’hui que la moitié peut-être, de l’économie dakaroise est construite sous le nez de Leuk Daour, génie tutélaire de Dakar. FIN–RÉALISÉ PAR Pape Samba KANE

De la loi sur le domaine national du 17 juin 1964 Par Atoumane Sy

La loi sur le Domaine National du 17 juin 1964, un Droit Africain moderne ou une tentative de contrôle du foncier, a montré ses limites et, est à l’origine de tous les problèmes fonciers au Sénégal.
Aussitôt après les indépendances, la plupart des États africains se sont préoccupés de s’assurer un meilleur contrôle du foncier urbain pour une gestion prévisionnelle plus efficace de la croissance des villes. Dans les années qui ont suivi, des lois ont été promulguées, parmi lesquelles celles du Sénégal du 17 juin 1964, appelée la loi sur le Domaine National.
La réforme foncière sénégalaise de 1964 a été établie à partir d’un texte fondamental, la loi numéro 64-46 dite sur « le Domaine National ». Cette nouvelle loi n’a fait qu’étendre les prérogatives dont disposait l’administration surtout coloniale depuis 1935, date à laquelle celle-ci avait déjà toutes les terres non mises en valeur depuis dix ans. Cette loi reconnaissait désormais l’existence d’un domaine public, de terrains immatriculés au nom de personnes privées ou morales, de terrains du Domaine National immatriculés au nom de l’État, et enfin de terrains du Domaine National non immatriculés.
En fait, 95 % du territoire du Sénégal se trouvaient classés dans le Domaine National non immatriculé, ce qui permettait à l’État de réaliser ses projets sans expropriation coûteuse. Mais un certain délai est accordé à chacun pour faire la mise en valeur de ses terres et leur immatriculation.
Trois objectifs majeurs, à savoir juridique, économique et politique sont poursuivis par la réforme.
Dans le volet juridique, du fait de la complexité du système foncier regroupant les droits traditionnels, le droit musulman (car le Sénégal est en majorité musulman) et le droit colonial, cette loi sur le Domaine National s’engage à faire en sorte que l’unité prédomine dans cette entité.
Sur le plan économique la loi devait contribuer, dans le cadre de la planification, à définir une stratégie de développement rural intégré, assurant une meilleure mise en valeur des terres, la décentralisation des décisions et la participation des collectivités à la gestion et à l’exploitation des terres.
Enfin, la réforme a un objectif plus délicat, qui est politique. Avec les techniques de la décentralisation et de la déconcentration empruntées au droit administratif français, la loi s’efforce d’introduire « la responsabilisation des communautés de base », en vue de faire participer les collectivités locales au développement dans le cadre d’une politique socialiste.
Le texte intitulé « loi relative au domaine national », ce qui suggère immédiatement une application particulière des objectifs ci-dessus énoncés. D’une part, et juridiquement, la réforme ne s’applique que sur une partie du territoire sénégalais, sur le Domaine « National » par opposition au Domaine de l’État et à celui de la propriété privée immatriculée. D’autre part d’un point de vue économique et politique, cette intégration des terres ne relevant ni de l’État ni de la propriété immatriculée est opérée par une nationalisation qui ne devient cependant effective que lors de l’application de la loi et qui connaît certaines dérogations. Ainsi, les terres appartenant au domaine peuvent être immatriculées au nom de l’État. En plus, le droit de requérir l’immatriculation est reconnu aux occupants du domaine national qui, à la date d’entrée en vigueur de la présente loi ont réalisé des constructions, installations ou aménagements constituant une mise en valeur à caractère permanent. L’existence de ces conditions est constatée par décision administrative à la demande de l’intéressé. Un délai de deux ans était ouvert pour ces immatriculations.
Par ailleurs, la loi a procédé à une classification des terres dans son article 4 qui distingue les zones urbaines, les zones classées, les zones de terroirs et les zones pionnières. Les zones urbaines sont évidemment les espaces intégrés dans des périmètres urbanisés. Les zones classées correspondent principalement aux forêts classées ou aux terrains mis en défens. Les zones de terroirs sont des milieux réservés en principe aux agriculteurs et aux activités d’agriculture, d’élevage et à l’habitat rural. Enfin, les zones pionnières sont affectées à des projets de développement. Si une société de développement veut travailler sur un projet dont elle assume l’ensemble des responsabilités, l’État lui affecte une zone de ce type.

Les limites de la loi sur le Domaine National de 1964 

L’une des difficultés majeures auxquelles la réforme est confrontée, c’est l’application de façon harmonieuse, notamment dans certains de ses articles. Elles sont multiples, mais les plus en vue sont celles qui relèvent de caractères juridiques, politiques et socio-économiques. En outre, cette réforme n’a pas manqué de générer un impact réel sur la politique de l’habitat menée par le gouvernement du Sénégal.
Dans le domaine juridique, deux difficultés majeures peuvent être dégagées. D’abord, celle en rapport avec l’application de la loi, ou, les procédures juridiques n’avaient pas été élaborées de façon précise. Cette situation s’est fait sentir quand, on a cherché en 1972, à matérialiser l’organisation des communautés rurales, qui devaient être les organes de gestion des droits fonciers. Mais, de cette manière, on a considéré la communauté rurale, une entité administrative de base, ce qui supposait un nouveau découpage territorial. On assiste également à la définition de nouvelles compétences et à l’élection des organes. Ainsi l’application de cette réforme sur le Domaine National ne pouvait donc pas être immédiate sur l’ensemble du territoire faute de moyens financiers et en personnels.
Le deuxième obstacle résulte du fait que la loi a eu des formulations parfois peu heureuses pour caractériser telle ou telle situation. Ainsi, l’article 5 de la loi 64-56 parle de « l’administration des terres à vocation agricole situées dans les zones urbaines ».
La classification et la formulation sont certes séduisantes, mais dans la réalité, comment distinguer dans les zones urbaines les terrains à vocation agricole? Lorsque l’on considère la périphérie de la plupart de nos villes à l’instar de Rufisque, Mbour, Thiès etc…, on peut affirmer que ces terrains ont autant une vocation à l’urbanisation qu’une dimension rurale.
Au niveau des   limites socio-économiques, la loi sur le Domaine National dans son article 15 précise, au titre des dispositions transitoires que « les premiers occupants et exploitants personnellement des terres dépendant du domaine national à la date d’entrée en vigueur de la présente loi continueront à les occuper et à les exploiter … ». Or, certains paysans profitant des procédures traditionnelles de prêt ou d’emprunt de terre, ont mis en valeur des terres dont ils deviennent les légitimes détenteurs sans détenir un véritable titre juridique. La spoliation de droits acquis légitimes par le biais de l’application de la réforme peut dégénérer de façon dramatique parce que les véritables détenteurs des droits sur les terres, ignorent la loi. Lorsqu’ils viennent devant le juge, celui-ci applique la loi et leur donne tort. Mais au regard de la tradition, ils sont les véritables détenteurs des terres. La situation se complique aujourd’hui par l’intervention de certains hauts fonctionnaires sénégalais travaillant notamment dans les grands centres urbains comme à Dakar ou à Thiès. Il arrive qu’ils veuillent retourner aux sources et de s’adresser à un chef de village qui leur attribue les terres appartenant à d’autres paysans. Étant salariés rien n’est plus simple pour ces gens que de réunir l’argent nécessaire à la mise en valeur. Cette situation est observable dans le périmètre urbain de Rufisque notamment au niveau des communautés rurales de Sangalkam, de Bambilor, de Niakoul Rap. Ici, ces fonctionnaires font des constructions, exploitent des jardins avec des arbres fruitiers, font creuser des puits et tout cela suffit pour constater la mise en valeur. Ce qui ouvre droit à une éventuelle immatriculation si l’on réussit à mobiliser les procédures de constatation au profit de l’État ou des particuliers.
Il est évident, enfin, que la réforme foncière a contribué à bouleverser certains rapports sociaux. Les anciens contrats de coopération entre les paysans ont fait place à la méfiance. On ne peut plus prêter sa terre parce que l’on est plus assuré de pouvoir rentrer en possession de son terrain, en raison de la spéculation qui s’est développée à l’occasion de la nationalisation, avant l’application de la loi. Celle-ci a donc favorisé la spéculation foncière et renforcé les nantis. Atoumane Sy-atoumane.sy-27@hotmail.com

ZAHRA IYANE THIAM PLAIDE POUR UNE RÉFORME FONCIÈRE

http://www.emedia.sn Le ministre la Micro-finance, Zahra Iyane Thiam est favorable à une réforme foncière pour éviter les litiges. « Il faut procéder à de réformes foncières afin d’éviter la privatisation des terres dans le monde rural. Il faut mettre cela dans le compte même de l’ambition que nous avons pour notre pays à travers le développement qui doit se faire par l’amplification de l’agro-industrie et d’autres éléments de l’industrialisation », a déclaré le ministre.
Pour elle, « il serait intéressant de voir comment nous pouvons valoriser ces ressources que nous avons. Mais cela doit se faire avec les réalités du moment. Et les réalités du moment c’est que les populations sont exigeantes. Par conséquent, je pense qu’il nous faut aller vers des réformes, revoir la réglementation en vigueur et l’adapter aux réalités ».
Selon Zahra Iyane Thiam, cela peut paraitre assez incompréhensible qu’on puisse affecter comme ça des centaines et des centaines d’hectares à une seule personne quand le droit d’utilité peut être réparti entre les populations. Ce, surtout si c’est au niveau du monde rural où les populations vivent de la terre. « Je me dis qu’octroyer des centaines d’hectares à une personne lorsque nous pouvons considérer cela comme un bien où chacun peut y accéder, on peut revoir cela. L’essentiel c’est que les terres puissent être valorisées, exploitées au profit d’un plus grand nombre », indique-t-elle. Aliou DIOUF

Christophe Maquet : «L’Afrique est une terre de défis»

https://www.lepoint.fr/afrique ENTRETIEN. Avec le Covid-19, l’eau et l’assainissement se sont révélés des fondamentaux de santé publique et de développement de l’Afrique, mais aussi des opportunités pour les entreprises. Le témoignage de Veolia.

Avec l’obligation de se laver les mains, l’eau est devenue, avec le Covid-19, un enjeu sanitaire, et plus seulement agricole.  

Si la crise du Covid-19 a confirmé combien les systèmes de santé des pays africains étaient fragiles, elle a aussi montré combien les politiques publiques liées à l’eau et à l’assainissement devraient être plus proactives pour mieux accompagner les programmes de développement économique, humain et social. Parties intégrantes des fondamentaux pour atteindre les objectifs de développement durable derrière lesquels sont tapis les éléments de qualité de vie des populations, les questions d’eau et d’assainissement ont révélé pendant cette crise du Covid-19 combien elles étaient un chaînon important non seulement du secteur sanitaire, mais aussi de l’agriculture. Vice-président Afrique et Moyen-Orient du groupe français Veolia, Christophe Maquet s’est confié au Point Afrique sur toutes les dimensions de leur problématique sur le continent africain.

Le Point Afrique  : Au-delà de sa dimension alimentaire et économique, la crise du Covid-19 a fait de l’eau un enjeu de santé publique. Comment l’avez-vous géré avec vos différents clients sur le Continent ?

Christophe Maquet  :  La crise du Covid-19 rappelle au monde entier combien nos services sont essentiels. L’eau et l’assainissement sont indispensables à la santé publique et certaines étapes de traitement comme la désinfection ont pour finalité d’éliminer tous les virus dont le coronavirus. L’Organisation mondiale de la santé et toutes les agences sanitaires ont ainsi précisé que ce virus ne résiste pas aux traitements habituels de l’eau potable qui peut être consommée en toute confiance. Elle est la meilleure alliée du premier des gestes barrières  : se laver régulièrement les mains avec du savon!
C’est la raison pour laquelle au Maroc, au Niger, en Côte d’Ivoire, en Namibie, au Ghana ou en Afrique du Sud, nous nous sommes organisés pour garantir le maintien en permanence de nos activités et répondre notamment aux besoins des populations en eau. Dès le début de l’épidémie,  nous avons activé nos plans de continuité, organisant pays par pays, et métier par métier, la poursuite de l’ensemble de nos activités dans l’eau, l’énergie et les déchets, tout en protégeant nos collaborateurs. La mobilisation de nos équipes a été formidable. Elle a permis de ne pas ajouter de crise à la crise.

Comment comptez-vous anticiper sur l’Afrique la survenue d’un événement si exceptionnel ?

Il est évident que pour lutter de façon durable contre la propagation du Covid-19 et prévenir toutes les pandémies à venir, la disponibilité d’eau potable à proximité immédiate des habitations pour l’ensemble de la population est un impératif. De ce point de vue,  la mobilisation des États africains à l’alerte lancée par la Chine et l’OMS a été très rapide dans la majorité des pays où les autorités ne se sont pas laissé surprendre, bénéficiant de la gestion de l’épidémie sur les autres continents, mais aussi de leur propre gestion d’épidémies antérieures. Cette mobilisation a été générale et transversale, impliquant chaque communauté, chaque pan de la société et de l’économie.
Même s’ils ont surtout mis l’accent sur l’urgence sanitaire et peu sur l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, la majorité des gouvernements et des sociétés africaines ont su prendre à temps des mesures très courageuses de prévention et il y a de ce point de vue des leçons à retenir de leur gestion de la crise. Cette réactivité nous a aidés à poursuivre nos missions sur le continent. Rompus à la gestion des crises, les femmes et les hommes de Veolia s’appuient sur des méthodes éprouvées pour remplir leurs missions auprès des collectivités comme des industriels, même dans des conditions dégradées.

Que représente aujourd’hui l’Afrique pour un groupe comme Veolia ?

Engagés sur le continent africain depuis plus de 21 ans, avec un peu plus de 1 milliard de chiffre d’affaires, nous desservons près de 8, 5 millions d’habitants pour l’eau potable, 6, 6 millions pour l’assainissement et 3, 8 millions pour l’électricité, avec quelque 6 500 collaborateurs répartis au Maroc, en Afrique de l’Ouest et en Afrique australe. Dans cette partie du monde qui connaît un développement sans précédent et où la gestion des ressources naturelles est un élément stratégique, nous avons déjà fait la preuve de notre valeur ajoutée. Au Maroc par exemple où, depuis 2002, à Rabat, à Salé, à Tanger et à Tétouan nos performances en matière de gestion déléguée ont conduit les taux de desserte à atteindre pratiquement 100 % et où les taux de rendement eau et électricité ont nettement progressé pour se situer à 82 % pour l’eau et 93 % pour l’électricité. Notre expertise séduit aussi les industriels. Au Ghana, nous sommes ainsi aux côtés d’AngloGold Ashanti, 3e producteur mondial d’or, afin de privilégier une bonne gestion des eaux et éviter des problèmes de pollution générée par l’extraction des minerais. Fort de ces belles réussites, nous visons une dynamique de croissance encore jamais atteinte en Afrique pour Veolia.

Avec une Chine de plus en plus agressive en Afrique, la donne a-t-elle changé pour une entreprise française comme Veolia ? Si oui, dans quel sens ?

Veolia connaît bien la Chine. Nous y avons de nombreux contrats de gestion des pollutions difficiles liés au renforcement des contraintes environnementales décidé par le gouvernement pour tenter de résorber la pollution. C’est donc naturellement une terre de croissance pour nous qui disposons de l’expertise et du savoir-faire attendus en la matière.
La montée en puissance de la Chine en Afrique ne change rien pour Veolia, car, ce que nous faisons, peu d’entreprises sont capables de le faire. Citons encore le cas des industriels confrontés à des défis cruciaux pour leur développement sur le continent  : des objectifs de croissance soutenus, des réglementations environnementales de plus en plus strictes, la raréfaction de la ressource, l’acceptabilité sociale de leurs activités, la nécessité de maîtriser les coûts de production et les risques opérationnels. Ils recherchent des partenaires capables de les soutenir face à ces enjeux essentiels et notre force est de pouvoir à la fois protéger leur droit d’opérer tout en les accompagnant sur la performance opérationnelle, l’image de marque et la responsabilité sociétale et environnementale. Nous sommes habitués à faire la trace, ce qui fait la différence en Afrique comme ailleurs.

Plus que jamais, la question de l’assainissement et des déchets est cruciale. Elle concerne les ménages, mais aussi les unités industrielles ainsi que les centres de santé. Quelles initiatives envisagez-vous d’engager pour la sécuriser de manière durable et écologique ?

Le 9e Forum mondial de l’eau, qui se tiendra au Sénégal, du 22 au 27 mars 2021, dans la ville nouvelle de Diamniadio, sera une nouvelle occasion de rappeler que l’assainissement est le grand oublié des politiques publiques dans les pays en voie de développement. Si les exclus de l’eau potable sont nombreux – 400 millions en Afrique –, les exclus de l’assainissement le sont plus encore. Dans les mégapoles dépassées par leur démographie, l’inflation urbaine engendre des niveaux de pollution insoutenables et le potentiel destructeur d’eaux usées ni collectées ni traitées est explosif. Il convient donc de faire de l’assainissement une priorité politique et de le concevoir dans une filière d’ensemble, intégrant la collecte, le traitement et la valorisation des eaux usées, au lieu de le cantonner aux toilettes individuelles, sujet majeur en termes de dignité humaine, mais limité en matière de santé publique. C’est ce que nous faisons au Maroc où des investissements importants ont été réalisés pour que dans le domaine de l’assainissement et de la dépollution des littoraux, les infrastructures se développent au même rythme que la population.
Dans un second temps, il faut aussi considérer l’eau usée comme une ressource. Le recyclage des eaux usées est une solution éprouvée pour produire de l’eau industrielle et agricole, voire domestique. Et même pour la boire. En Namibie, pays le plus aride d’Afrique Australe, l’usine de recyclage des eaux usées dont la gestion nous a été confiée alimente 35 % de la population de la capitale Windhoek. L’eau est un bien trop précieux pour n’être utilisée qu’une fois avant d’être restituée à la nature.
Une autre initiative durable et écologique est le lancement au Maroc de notre activité spécialisée dans la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques. Son usine va traiter jusqu’à 4 000 tonnes de déchets produits par les professionnels de santé (centres hospitaliers, laboratoires d’analyse, médecins, vétérinaires) tels que les gants, masques, blouses, seringues,  etc. Notre offre comprend des solutions digitales de traçabilité, un espace client dédié et la certification de l’élimination des déchets. Surtout, l’objectif de notre traitement est d’éliminer le risque microbiologique afin de rendre ces déchets inertes et sans danger pour l’environnement. Un enjeu qui résonne fortement dans la période actuelle.

Pour assurer un service de qualité dans vos différents métiers (fourniture d’eau et d’électricité, assainissement, gestion des déchets), y a-t-il un préalable posé aux différents pays et acteurs avec lesquels vous traitez ? Si oui, lesquels ?

Veolia intervient sur des métiers de temps long et, que ce soit avec les pays ou auprès des industriels, nous privilégions toujours une démarche de partenariat et de coconstruction. Prenons le cas du Niger où nous sommes depuis près de vingt ans aux côtés des autorités d’un pays qui ont su adopter un Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement visant à assurer un accès universel et équitable à l’eau potable pour les populations à l’horizon 2030. Grâce à notre filiale, la Société d’exploitation des eaux du Niger, près de 4 millions de Nigériens – un chiffre qui a été multiplié par 8 en 20 ans – reçoivent quotidiennement une eau potable de qualité, et ce dans 55 villes et villages répartis sur le territoire.
C’est aussi le cas en Côte d’Ivoire, où nous sommes aux côtés de PFO Africa, leader du BTP, pour construire des usines et les opérer. Nous y avons récemment signé le contrat de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Bouaké, après celui de La Mé qui concerne les habitants d’Abidjan Nord. Grâce à PFO Africa, nous sommes aussi en charge de la réhabilitation de la décharge d’Akouédo. Dans un pays qui vient de signer un décret ministériel prônant une économie plus verte et plus résiliente, toutes les conditions de la réussite sont réunies et cette démarche de coconstruction permet de développer la croissance avec nos partenaires pour mieux la partager.

Comment comptez-vous accompagner l’Afrique dans sa prise en compte de l’urgence climatique et environnementale dans les métiers qui sont les vôtres ?

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca) a noté que les secteurs de l’agriculture, l’eau, l’énergie et la préservation des écosystèmes sont considérés comme prioritaires dans la plupart des plans d’adaptation. Beaucoup de pays africains sont déjà engagés sur un modèle de croissance résilient au changement climatique, mais cette voie s’annonce difficile par manque de moyens. Il est donc urgent que les États respectent leur engagement de soutenir le Fonds vert, qui est le principal instrument de financement des politiques climatiques pour les pays en développement. Il est clair que l’urgence climatique n’a pas disparu avec la crise, qui doit être une opportunité de relance verte de l’économie sur le continent via les villes et les industries. Cela passe par un meilleur respect de l’environnement. Dans ce « monde d’avec » la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 et dont les conséquences ne sont pas toutes prévisibles, la transition écologique reste une impérieuse nécessité pour aider les collectivités et les industries à construire les paysages de demain et de relever au niveau de chaque pays tous les défis liés à cette transition. La faible industrialisation des villes africaines constitue par ailleurs une opportunité pour développer une économie circulaire dans laquelle les déchets des uns deviennent les ressources des autres. Le futur s’écrit avec l’économie circulaire qui permet de développer de solutions résilientes tournées vers le long terme comme la réutilisation des eaux usées. Veolia peut être à la fois compétitif et vertueux en Afrique.

Impliqué dans de nombreux pays avec des réalités différentes, comment vous impliquez-vous dans l’économie sociale et solidaire sur le continent ?

Veolia est l’un des premiers groupes à avoir défini sa « Raison d’être », sous l’impulsion de notre PDG Antoine Frérot, pour qui 7 une entreprise est prospère parce qu’elle est utile et non l’inverse ». Nous sommes ainsi convaincus que la poursuite du développement de l’humanité n’est possible que si les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont abordés comme un tout indissociable. Partout où nous opérons, l’économie sociale et solidaire participe ainsi à notre démarche de progrès partagé. Elle représente une nouvelle manière d’entreprendre et doit toucher l’ensemble des secteurs d’activité de l’économie conventionnelle. Notre raison d’être prend tout son sens en Afrique. Au Maroc, au Niger ou en Afrique du Sud, Veolia s’inscrit dans les territoires au plus proche des acteurs de terrain créant de l’impact sociétal et du lien avec l’écosystème local. Précisément, à Durban, nous venons de créer avec un acteur associatif local un tiers lieu dédié à l’économie circulaire et au développement durable  : le Baobab ! Il a vocation à sensibiliser un très large public à la responsabilité environnementale et sociale. La même démarche a été entreprise à Niamey, au Niger, il y a trois ans.

Au regard des besoins croissants du continent, qui voit sa population augmenter, les nouvelles technologies sont un formidable levier d’inclusivité. Où en êtes-vous de vos chantiers dans ce domaine ?

La crise du coronavirus a donné à l’Afrique l’occasion d’accélérer sa transformation digitale. Pour accompagner le continent dans son élan, Veolia s’est engagé auprès des autorités de plusieurs pays. C’est ainsi que chez Redal et Amendis au Maroc, ou à la SEEN au Niger, nos équipes peuvent désormais suivre en temps réel les opérations grâce à un centre d’hypervision à distance  : « Hubgrade ». Un dispositif qui permet d’apporter une réponse concrète aux contraintes liées au Covid 19, tout en renforçant des synergies opérationnelles au sein des différents pôles d’activité (eau, énergie, déchets). La transformation digitale incarne une formidable opportunité d’inventer des modalités de services inédites, d’ouvrir les sociétés à de nouveaux savoirs, de rendre l’économie plus inclusive, efficace et innovante.
Nombre de pays misent aujourd’hui sur la valorisation des données pour créer des villes à la fois moins énergivores, plus propres et plus proches des citoyens. Cette montée en puissance de la digitalisation nous oblige à développer une gestion encore plus attentionnée afin de conjuguer en bonne intelligence une organisation humaine et digitale optimale. Cela suppose un effort de formation et de réduction de la fracture numérique pour nos collaborateurs, mais aussi pour l’ensemble de nos clients et nos parties prenantes. Au Niger, par exemple, nous nous sommes associés à une start-up, City Taps, pour faciliter l’accès à l’eau potable à domicile grâce à une solution inédite qui comprend un compteur d’eau intelligent et offre la possibilité de prépayer l’eau avec son téléphone portable pour un montant adapté aux dépenses du foyer. Une solution qui contribue à l’amélioration des conditions de vie dans la capitale du Niger. Pour autant,  le numérique ne pourra jamais pallier le manque d’équipements de base. Aucune technologie digitale ne pourra mieux faire fonctionner des réseaux d’eau, d’assainissement ou d’électricité qui n’existent pas.

Quelle place pensez-vous que l’Afrique va occuper dans les métiers de Veolia dans les prochaines années ?

L’Afrique est une terre de défis pour Veolia. Je pense bien évidemment à l’accès aux services essentiels, mais aussi au stress hydrique, aux pollutions diffuses, à la croissance des industries, aux villes durables, à la gestion des déchets industriels, à la résilience des territoires. C’est aussi et surtout une terre de croissance et Veolia y a toute sa place tant nous exerçons des métiers déterminants pour l’avenir des habitants et des industries mais aussi pour l’avenir des ressources. Sur ce continent qui comptera 2 milliards d’habitants en 2050 et où la moyenne d’âge est de 19 ans, nous allons participer à ce nouvel élan et permettre à l’Afrique de se projeter dans un avenir durable. Je crois en l’accélération du développement en Afrique et en tant que leader de la transition écologique, nous allons apporter toute notre expertise et notre savoir-faire à ceux qui en ont le plus besoin, résolument engagés en faveur de la population africaine et du développement durable sur l’ensemble du continent. Plus qu’une entreprise, Veolia doit être le partenaire naturel de l’Afrique  Propos recueillis par Malick Diawara

DECLASSEMENT FORET MBAO : Le président Macky Sall interpellé

http://www.enqueteplus.com Les habitants de la commune de Mbao ont découvert que la procédure de déclassement est bel et bien enclenchée. Ils demandent au président Macky Sall de ne pas signer le décret de déclassement.
Décidément, la polémique autour du déclassement de la forêt de Mbao a encore de beaux jours devant elle. ‘’Nous avons découvert l’acte 2311 du 15 juin 2020 dans lequel le ministre de l’Environnement et du Développement durable a effectivement saisi le gouverneur de la région de Dakar pour la convocation de la Commission régionale de conservation des sols. Et nous savons tous que cette commission a pour objet d’étudier les dossiers de déclassement. Dans cette même lettre, il a demandé les conclusions de cette commission pour pouvoir convoquer la Commission nationale de conservation des sols qu’il va lui-même présider. Le ministre a également fait état d’une lettre n°814 du 19 décembre 2019 que le maire de la ville de Pikine lui a écrite pour une mise à disposition d’un site localisée dans la forêt classée de Mbao, d’une surface de 10 hectares’’, explique le vice-président de la Plateforme pour le développement de Mbao, Babacar Guèye.
Ses camarades et lui dénoncent une trahison. ‘’Nous confirmons aux Sénégalais que la procédure existe bel et bien’’. Pour ces défenseurs du dernier poumon vert de Dakar, il est clair que la demande des populations de Pikine est différente de ce que veulent réellement faire les autorités. ‘’Car, il existe des alternatives d’extension de cimetière. C’est le cas du site de la bande de filaos qui a été rasé pour recevoir des corps sur 12 hectares (8 hectares pour les musulmans et 4 hectares pour les chrétiens). Connaissant l’histoire de Pikine et de Guédiawaye, on comprend que c’est le même bloc de territorialité. Ils ont le même tribunal, la même préfecture et, depuis 1950, les habitants de Guédiawaye sont inhumés à Pikine. L’objectif de ces cimetières, c’était le partage entre Pikine et Guédiawaye, parce que c’était le même bloc de constitutionnalité. Tout ceci nous conforte dans notre position pour encore dire non au déclassement’’, déclare le porte-parole du jour.
Ce dernier d’ajouter  : ‘’Nous voulons aussi informer la population de Pikine, en lui disant qu’à Pikine-Ouest, il y a une possibilité d’extension du cimetière de la rue 10, de six hectares. Les études techniques ont été faites sous le mandat du maire Pape Malick Hann. S’ils veulent réellement que des cimetières, les alternatives sont là.’’

‘’Nos enfants sont malades’’

Les problèmes d’ordre environnemental ne manquent pas à Mbao. La pollution due aux industries chimiques, le marigot subit de multiples agressions, l’avancée de la mer, l’érosion côtière, pour ne citer que ceux-là. A cela s’ajoute la dépollution de la baie de Hann, un projet dans lequel la commune va recevoir 33 000 mètres cubes d’eaux usées par jour. ‘’Nos enfants sont malades ; on ne compte plus les asthmatiques ici. C’est cette forêt qui nous sauve. Nous nous érigerons en bouclier et nous comptons aussi saisir le président de la République. Nous l’interpellons, car c’est lui seul qui a la prérogative de signer un décret de déclassement. Le ministre gère la procédure, mais le mot de la fin revient au président de la République. Nous lui demandons de ne pas répondre favorablement à cette requête, de se soucier des réalités socio-économiques et environnementales de Mbao’’, souligne Babacar Guèye.
La plateforme n’exclut pas une manifestation les prochains jours, pour se faire entendre.  ‘’C’est un combat de principe. Nous défendons notre forêt. Nous ne gérons pas des émotions. Si le ministre convoque la Commission de conservation des sols, nous allons perturber’’.
Ces activistes estiment que la forêt devrait, à l’heure actuelle, bénéficier d’un renforcement, d’un meilleur entretien et non être agressée. Si le ministre d’alors, Ali Haidar, s’est opposé à ce projet de déclassement, ils se demandent pourquoi pas celui d’aujourd’hui.  EMMANUELLA MARAME FAYE

Vente de voitures : «Le blanchiment d’argent est réel…l’Etat complice», selon l’économiste Meissa Babou

https://www.leral.net La vente de voitures de luxe est un secteur où le blanchiment de capitaux est réel. Une action qui permet de dissimuler la provenance d’argent acquis de manière illégale, en le réinvestissant dans des activités légales. Pourtant, selon M. Babou, l’Etat connaît parce qu’il est très renseigné, mais il est en complicité avec eux.
Selon un reportage de “Lii Quotidien”, le blanchiment de capitaux s’immisce dans la vente de voitures, une activité qui a pris, au fil du temps, des proportions importantes du fait de sa rentabilité grandissante. Ce phénomène pollue l’économie sénégalaise.
Interrogé par “Lii Quotidien”, le professeur Meïssa Babou insiste qu’il y a bel et bien blanchiment d’argent dans la vente de voitures de luxe. « Des gens qui ont acquis des sommes colossales, par détournements de deniers publics, trafic de drogue et détention de faux billets, s’investissent dans ce secteur pour convertir en comptes bancaires, cet argent illicite », a expliqué l’économiste.
« Sachant qu’ils n’ont pas un travail leur permettant de justifier un compte bancaire bien fourni, ils se livrent au commerce de voitures de luxe pour pouvoir dissimuler l’origine de l’argent acquis de manière illégale, et se servir du prétexte d’une fortune acquise de façon légale », a poursuivi le Pr Babou.
Le blanchiment d’argent qui prévaut dans ce secteur, menace la solidité de l’économie sénégalaise et constitue un frein puissant à la croissance.
« Cette masse d’argent illicite peut entrainer l’inflation, un phénomène très dangereux, surtout pour un pays pauvre comme le Sénégal. Ce blanchiment nuit à l’activité concurrente, parce qu’il perturbe le travail des gens qui se sont introduits de ce secteur avec de l’argent propre », a fustigé Meïssa Babou.
Pour mettre un terme à ce phénomène qui pollue l’économie sénégalaise, il faut, selon le Pr. Babou, un audit sérieux par l’Etat.
« Il est impératif de contrôler l’origine des investissements, surtout pour ceux qui ne sont connus d’aucune activité pouvant provoquer la richesse», a-t-il expliqué, avant d’ajouter que «l’Etat connaît ces délinquants qui fragilisent l’économie nationale, parce qu’il est très renseigné. Mais il est en complicité avec eux».

LE CORONAVIRUS ENVOIE 16 191 TRAVAILLEURS AU CHÔMAGE TECHNIQUE

http://www.emedia.sn Au Sénégal, des milliers de Sénégalais ont vu leur emploi affecté à cause de la maladie du coronavirus qui continue d’anéantir l’économie mondiale. Selon le ministre du Travail, Samba Sy, il y a eu un total de 16 191 travailleurs mis en chômage technique depuis l’apparition de la pandémie au Sénégal. Mais, il précise qu’ils ont été traités telle que l’ordonnance numéro un du président de la République l’a recommandée. Dans cette ordonnance, le président de la République proscrivait tout licenciement pour motif économique dans le champ de la loi d’habilitation.
Le ministre rappelle ainsi que si l’option de l’employeur était de mettre en chômage technique, ses travailleurs il devrait leur assurer une rémunération à, au moins, 70% de leur salaire. « Cette mesure a été globalement appliquée. Il n’y a pas eu de licenciement lié à des motifs économiques articulés à la pandémie. Donc, cette mesure a été opportune parce que si elle n’était pas prise le réflexe naturel de toute personne en difficulté c’est de penser à soi avant de penser à un autre », a expliqué le ministre, interrogé par iRadio
Pour lui, sauvegarder les emplois est une dimension du travail au quotidien du ministre du travail. C’est, insiste-t-il, une préoccupation du Gouvernement. « Le travail, c’est la création de richesse t si nous voulons aller de l’avant il faut nous préservions les conditions du travail. Cela est un enjeu national autour duquel nous devrions tous pouvoir nous fédérer », soutient-il. Aliou DIOUF

LA PLUIE S’ANNONCE DANS PLUSIEURS RÉGIONS AU COURS DU WEEK-END

Dakar, 10 juil (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce des “activités pluvio-orageuses” au courant de la nuit de vendredi à samedi, dans les régions du sud (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) et du sud-est (Kédougou).
“Au courant de cette nuit, l’essentiel des activités pluvio-orageuses sera noté sur les régions sud et sud-est du territoire” national, écrit l’ANACIM dans un bulletin parvenu vendredi soir à l’APS.
“A partir demain matin (samedi), des pluies et des orages sont attendus dans l’est (Tambacounda) et le sud du pays”, ajoute le bulletin.
Selon les prévisionnistes de l’ANACIM, les pluies “vont progresser vers le centre (Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack) et le nord (Louga, Matam et Saint-Louis) en début d’après-midi et pendant la nuit (celle de samedi à dimanche)”.
“Malgré une baisse notable des températures maximales sur l’ensemble du pays, la chaleur humide restera sensible” dans plusieurs régions, et les températures les plus élevées vont osciller entre 31° et 38°C.
“Les visibilités seront globalement bonnes”, assure le bulletin, ajoutant que les vents seront d’intensité faible ou modérée.ESF/BK

Aucun décès enregistré, 132 nouveaux cas positifs, 30 cas graves en réanimation et 70 patients guéris

https://actusen.sn Le coronavirus ne faiblit toujours pas au Sénégal. Lors du pont du jour sur l’évolution de la maladie dans le pays, le Directeur de la prévention a signalé 132 nouveaux tests positifs sur les 790 prélèvements réalisés, soit un taux de positivité de 11, 29%. Il s’agit de 91 cas contacts suivis et 41 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Guédiawaye (4), Grand-Yoff (4), Mbao (3), Keur Massar (3), Parcelles (3), Liberté-4 (2), Ouakam (2), Rufisque (2), Thiès (2), Cité Cpi (1), Diamniadio (1),  Dieuppeul (1), Front de terre (1), Gibraltar (1), Kaolack (1), Khombole (1), Liberté-6 (1), Mamelles (1), Nord-Foire (1), Ouagou-Niayes (1), Patte-D’oie (1), Pikine (1), Richard-Toll (1), Scat-Urbam (1) et Touba (1).
Docteur El Hadji Mamadou Ndiaye a signalé la guérison de 70 patients, après qu’ils ont été contrôlés négatifs à plusieurs reprises. 30 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Contrairement aux jours précédents, aucun décès lié à la maladie n’a été signalé. A ce jour, le Sénégal compte 8014 cas positifs dont 5381 guéris, 145 décès et 2487 encore sous traitement.

Covid19 : “On peut penser que la maladie va amorcer une descente dans quelques semaines” (Dr Mamadou Ndiaye)

https://www.pressafrik.com Le Dr Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention au ministère de la Santé et de l’action sociale a soutenu qu’on peut penser que la maladie à coronavirus va “amorcer une descente dans quelques semaines”, dans une interview avec L’Observateur.
A la question de savoir s’il faut s’attendre à une augmentation des cas, Dr Ndiaye de répondre. : Non, mais cette attitude des personnes devrait coïncider avec une chute de l’allure de la maladie, le comportement qu’a la plupart des gens doit coïncider avec le fait que la maladie va chuter. Mais si tel n’est pas le cas et que les mesures édictées ne sont pas respectées, et les cas risques d’augmenter”.
Dr Ndiaye espère actuellement que l’épidémie ne va pas prendre des allures inquiétantes. Compte tenu de ce qui se passe actuellement, “on peut penser que la maladie va amorcer une descente dans quelques semaines peut-être”.
A ce jour, le Sénégal compte 8.014 cas confirmés, dont 5.381  guéris, 145 décédés, et donc 2.487  malades sous traitement.Salif SAKHANOKHO

La guerre contre le SARS-CoV2 est loin d’être gagnée au Sénégal (rapport intégral du GRID)

https://www.financialafrik.com Le Groupe de recherche interdisciplinaire pour le développement (GRID) composé de 29 enseignants et chercheurs sénégalais vient de sortir son deuxième rapport sur l’évolution de la situation de la pandémie du coronavirus au Sénégal. ” La guerre contre le SARS-CoV2 est loin d’être gagnée”, lit-on dans le rapport qui note une augmentation de 38% des cas déclarés positifs entre le mois de juin et celui de mai. Le pays fait état de 2 765 cas au mois de juin. Particularité sénégalaise, la tranche d’âge des 20-59 ans représente 69% des patients et 15% ont plus de 60 ans avec une prédominance des hommes (58, 68%).
Dans son document riche en recommandations, le GRID estime t important de chercher des solutions plus durables où “le secteur manufacturier devrait occuper un rôle clé”. “La COVID-19 nous offre une opportunité de changer les paradigmes de notre économie. Le Sénégal a un fort potentiel dans les sous-secteurs manufacturiers identifiés précédemment. Cependant, s’ils peuvent porter à court et moyen termes la diversification économique du pays, l’industrialisation à long terme devrait être portée par les secteurs de production de biens sophistiqués qui tireront, à l’avenir, la croissance mondiale. Il serait ainsi impératif que le Sénégal définisse une vision claire de la voie à suivre pour son industrialisation à long terme, à l’instar des pays qui ont réussi une transition structurelle”, lit-on dans le rapport.
Le Sénégal ne produit presque pas de médicaments. L’importation de médicaments qui coûte des milliards constitue une énorme perte de devises. La production de médicaments essentiels, de matériels médicaux est donc nécessaire aux yeux des auteurs du rapport.L’Etat devrait accompagner sérieusement le secteur pharmaceutique pour répondre aux défis de la santé.Albert Savana

Mgr Benjamin NDIAYE : «La Situation Actuelle Ne Milite Pas En Faveur D’une Ouverture Immédiate De Nos Églises»

http://www.walf-groupe.com Malgré la levée de l’état d’urgence, du couvre-feu et la reprise de certaines activités, les Evêques du Sénégal ne sont toujours pas prêts à ouvrir les Églises pour les célébrations publiques
Dans un communiqué, signé hier, l’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye explique cette décision par la situation non encore maitrisée de la pandémie au Sénégal. «Malgré notre soif commune de retrouver le chemin de nos églises, nous, vos Pères Évêques, vous exhortons encore à la patience dans la foi et dans l’Espérance. La situation actuelle, de par les avis que nous avons pu recueillir, ne milite pas en faveur d’une ouverture immédiate de nos églises pour le Culte», renseigne l’Archevêque sou-lignant que les représentants de la province ecclésiastique de Dakar disent avoir, au préalable, recueilli l’avis de médecins et personnels de santé de la communauté. «La communication quotidienne du ministère dela Santé et de l’Action sociale fait état d’une persistance de nouvelles contaminations.Elle fait remarquer aussi deux phénomènes : d’une part, la propagation de la pandémie dans des zones et contrées initialement épargnées et, d’autre part, l’allure stationnaire de la courbe autour de 9 % à 10 % des sujets testés, allure qui pourrait connaître une recrudescence les jours ou semaines à venir.La nécessité d’évaluer la situation de la pandémie après la réouverture des marchés, la reprise du transport interurbain, la réouverture des classes et la levée de l’état d’urgence», ajoute Mgr Benjamin Ndiaye qui indique que «l’impact de la tendance à un certain relâchement des populations par rap-port aux ‘gestes barrières’ que requiert la lutte contre la Covid-19, la probabilité d’une seconde vague de contamination pouvant conduire à un reconfinement». Toutefois, poursuit la même source, «dans la perspective d’une reprise ultérieure du culte et des activités pastorales, aux environs du 15 août2020 peut-être possible, si la situation se stabilise. Ils demandent aux communautés paroissiales de mener déjà une réflexion pastorale sur les mesures sanitaires adaptées à chaque localité. Cette démarche inclusive, dit-il, veut nous mettre tous en face de nos responsabilités dans la lutte commune contre cette pandémie de Covid-19».
Mais en attendant, conclut l’Archevêque de Dakar, «au nom de notre foi qui nous invite à prier en toutes circonstances, au nom égale-ment du devoir de solidarité citoyenne et du devoir de charité chrétienne, nous vous de-mandons de persévérer dans l’effort en respectant les normes de sécurité sanitaire qui nous sont rappelées constamment par les services compétents. En agissant ainsi, nous préservons notre vie et celle des autres».Georges NESTA DIOP

Probable gouvernement d’union nationale : comment Khalifa Sall, Idy, Oumar Sarr et Cie pourraient rejoindre Macky (Analyste)

https://www.pressafrik.com La formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale, par le président Macky Sall se fait sentir, au moment où le pays est confronté à une tension socio-politique due à la crise sanitaire et à sa gestion. Mais aussi au scandale foncier et les difficultés économiques engendrées par la covid19. Macky Sall va-t-il le faire ou non ? L’analyste politique Momar Diongue, interrogé par PressAfrik, a donné plusieurs raisons qui pourraient amener le chef de l’Etat à former un gouvernement d’union nationale. Non sans expliquer comment les opposants comme Khalifa Sall, Idrissa Seck, Oumar Sarr et compagnie pourraient s’y retrouver.
« Je crois que tout indique que le Président Macky Sall pourrait arriver à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour plusieurs raisons. La première est qu’on a vu qu’il a pacifié ses relations avec l’opposition. Durant tout son premier mandat, les rapports étaient crispés. Il n’avait pas fait de quartier avec l’opposition et puis il a eu à prendre des mesures qui ont vraiment détérioré les relations. D’abord avec le cas Karim Wade. Ce qui l’a mis constamment à couteaux tirés avec le Parti démocratique sénégalais. Ensuite, avec  l’histoire de la caisse d’avance, il a obtenu l’emprisonnement de Khalifa Sall qui était un candidat gênant pour lui en perspective de 2019. Et ensuite, il y a eu cette fameuse loi sur le parrainage qui a complètement contribué à détériorer ses relations avec l’opposition et a fait qu’ils étaient constamment dans le conflit », a dit d’emblée M. Dongue.
Mais depuis sa réélection, selon l’analyste, le Président Sall a présenté un nouveau visage. Cela se manifeste par libération qui a été accordée à Khalifa Sall. Ce qui lui a permis de se rabibocher avec le camp de ce dernier. « A la faveur de ce qu’on appelle les retrouvailles de Massalikoul Jinan, il y a eu un rapprochement ou la réconciliation avec le PDS, principal parti d’opposition. De façon plus globale, Macky Sall a invité l’opposition au dialogue national. Celle-ci a, en partie, répondu favorablement à sa main tendue. Donc voilà le contexte qui a précédé l’apparition de l’épidémie de la covid19. », rappelle monsieur Diongue.
Avant de continuer : « Et quand la covid19 est apparue, le Président Macky Sall a voulu associer l’opposition à la riposte contre cette maladie. Il a convié à des audiences, l’essentiel de l’opposition. Donc tous ces éléments combinés, ont conduit à une pacification dans ses relations avec l’opposition. A partir de ce moment, on peut envisager un gouvernement où l’opposition pourrait être représentée »
La deuxième chose, poursuit notre interlocuteur, est que « toutes les forces vives du pays, ont accordé au président Macky Sall, la loi d’habilitation dont il avait besoin. Et là aussi c’est un facteur supplémentaire dans la pacification de ses relations avec l’opposition. Et cette dernière ne s’est pas permise de critiquer l’action du président Macky Sall durant les trois (3) mois où il pouvait gouverner par ordonnance. Tout ces éléments combinés, avec la situation qui se profile à l’horizon, car on sait que ce pays sera impacté durablement et très fortement par la covid19. Et le Sénégal, à l’instar de tous les pays du monde entier, verra son économie lourdement frappée. Donc on va vers une période de récession comme l’a dit le président Macky Sall. »

Comment Khalifa Sall, Idrissa Seck et Oumar Sarr et compagnie peuvent se retrouver retrouver dans le prochain Gouvernement de Macky ?

Pour ce qui est de Khalifa Sall, le président Macky Sall a été pour beaucoup dans la libération dont il a bénéficié avec la grâce qui lui a été accordée, a rappelé Momar Diongue. Précédemment même avec la délégation qu’il a envoyée pour présenter ses condoléances, les rapports se sont bonifiés. La preuve, a-t-il dit, « Khalifa Sall n’a même pas hésité à répondre à l’invitation du président Macky Sall quant il a engagé sa série d’audience avec les leaders de l’opposition. Donc, de ce point de vu, le moment est propice à ce que le camp de Khalifa Sall puisse se retrouver dans le gouvernement d’union nationale. Le camp de Khalifa Sall est présent dans le dialogue national » Donc, pour Khalifa Sall, M. Diongue ne voit pas d’obstacles majeurs à ce qu’il entre dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale.
S’agissant de Idrissa Seck, Momar Diongue indique que  même s’il a contesté la victoire de Macky Sall, aussitôt après, il s’est engagé à ne pas porter plainte. C’est à dire à ne pas créer un contentieux post-électoral. Ensuite, ajoute-t-il, « quand le Président Macky Sall a lancé sa série d’audiences,   il a été au palais. Il se subodore que c’est lui qui pourrait hériter du titre de chef de l’opposition. Tout ceci fait qu’il est dans de très bonne disposition pour envoyer des membres de son parti. Pas lui personnellement. »
S’agissant du clan Oumar Sarr, l’analyste politique souligne que « depuis très longtemps, il a voulu sortir de l’opposition radicale vis-à-vis du président Macky Sall. Même avant les retrouvailles de Massalikoul Jinan. Pendant que le PDS était dans une opposition frontale avec le camp du pouvoir, c’est le moment que Oumar Sarr et Me Amadou Sall avaient choisi pour prendre un peu leur distance par rapport à la ligne du PDS.  C’es-à-dire ce sont des personnes qui ne verront pas de mal à aller dans le gouvernement d’union nationale. Il s’y ajoute qu’aujourd’hui, l’appel du Président Macky Sall et son combat pour l’annulation de la dette est porté par des personnes comme Oumar Sarr. Il est à l’avant-garde de ce combat, tout comme Mamadou Diop Decroix ».

Va-t-on vers la mort de l’opposition sénégalaise ?

Une éventuelle présence de ces opposants dans le gouvernement d’union nationale ne signifiera pas forcément que l’opposition sénégalaise est morte, si l’on en croit à M. Diongue. Tout dépend des conditions que l’opposition mettra sur la table pour rejoindre le gouvernement d’union nationale. « L’opposition est en train de jouer de façon très habile pour obtenir de Macky Sall avec une réconciliation, ce qu’elle n’avait pas pu obtenir dans la confrontation. Parce que l’opposition a eu à perdre tous les combats en allant direction en confrontation avec le président Macky Sall.  L’opposition n’a pas réussi à forcer le bras au président Macky Sall pour libérer Khalifa Sall. Elle n’a pas réussi à gagner le combat contre le parrainage. Maintenant, l’intelligence de l’opposition pourrait consister à obtenir ce qu’elle n’avait pas pu obtenir en essayant de lui imposer un rapport de force. »

Mettre sur la table un certain nombre de conditions

Pour ne pas signer la mort de l’opposition sénégalaise, Momar Diongue estime qu’il faudra mettre sur la table, un certain nombre de conditions pour se retourner dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale. Ils peuvent obtenir du président Macky Sall une lutte plus farouche contre les scandales pour la bonne gouvernance. Une justice plus équitable. Car un des reproches qui a été fait à Macky Sall et qu’on avait l’impression est qu’il y avait une justice de deux poids deux mesures.
« Ils peuvent également obtenir du président Macky Sall une réforme de la loi sur le parrainage pour que ça  soit revue et corrigée. Mais aussi un fichier électoral plus fiable pour qu’on ait plus à contester des résultats d’élections. Ils même demander au président Macky Sall de clarifier définitivement  sa position par rapport un troisième mandat. Donc tout dépend de ce que l’opposition va négocier avec le président pour entrer dans le nouveau gouvernement. S’ils parviennent à très bien négocier, c’est tout le monde qui va y gagner.  Si l’opposition ne parvient pas à faire accepter au président Macky Sall toutes ces conditions avant d’entrer dans le gouvernement, alors on aura remarqué qu’ils auront signé leur certificat de mort. »
Joint au téléphone par PressAfrik, un proche du pouvoir n’a pas voulu s’épancher sur la probable formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale. Selon lui, le seul habilité à en parler c’est le principal concerné, en l’occurrence Macky Sall.
Toutefois, notre interlocuteur de lancer ceci : « tu ne peux pas sortir quand on est en matière de stratégie pour dire quoi que ce soit ».
A l’en croire, c’est un problème qui relève de la stratégie et traitée en l’interne, donc sortir pour en parler « ce serait être un homme sur qui on ne peut pas compter». De même,  « sortir pour dire des choses non fondées, ce serait aussi malhonnête », a-t-il soutenu.
PressAfrik a tenté de joindre Oumar Sarr, et le leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir), Thierno Bocoum, mais les tentatives sont restés vaines.  Aminata Diouf et Salif Sakhanokho

Gouvernement de majorité présidentielle : Ce qui fait courir Oumar Sarr et compagnie…

https://senego.com Selon l’analyse politique du journaliste Momar Diongue, le président Macky Sall pourrait arriver à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour plusieurs raisons. Une équipe où pourrait bien figurer des ténors de l’opposition comme Oumar Sarr (ex-PDS), Idrissa Seck ou encore Khalifa Sall.

Décrispation des rapports pouvoir-oposition

La première raison est que le président Macky Sall a réussi sincèrement ou cironstanciellement à pacifier ses relations avec l’opposition, alors que les rapports étaient heurtés au cours de son premier mandat, surtout avec des mesures qui ont vraiment fini par détériorer les relations.

Le diktat du président Macky Sall

D’abord avec le cas Karim Wade qui l’a mis constamment à couteaux tirés avec le Parti Démocratique Sénégalais (PDS).
Ensuite, avec l’affaire de la caisse d’avance, où il a obtenu l’emprisonnement de Khalifa Sall qui était un candidat gênant pour lui en perspective de 2019.
Et ensuite, il y a eu cette fameuse loi sur le parrainage qui a complètement contribué à détériorer ses relations avec l’opposition et a fait qu’ils étaient constamment dans le conflit.

Renouement du dialogue…

Mais depuis sa réélection, selon l’analyste, le président Sall a présenté un nouveau visage. Cela se manifeste par la grâce accordée à Khalifa Sall. Ce qui lui a permis de se rabibocher avec le camp de ce dernier.
“A la faveur de ce qu’on appelle les retrouvailles de Massalikoul Jinan, il y a eu un rapprochement ou la réconciliation avec le PDS, principal parti d’opposition. De façon plus globale, Macky Sall a invité l’opposition au dialogue national.
Celle-ci a, en partie, répondu favorablement à sa main tendue. Donc voilà le contexte qui a précédé l’apparition de l’épidémie de la covid19”, rappelle Momar Diongue.

Le cas Oumar Sarr ou le tremplin par “Suqali Sopi”

Pour le cas de l’ancien secrétaire général adjoint du PDS, en l’occurrence Oumar Sarr dont le nom était inscrit sur la liste des personnalités visées dans la traque des biens mal acquis, le fossé s’est creusé entre lui et le président Abdoulaye Wade lorsqu’il a pris la décision de participer au dialogue national.
Avec la création du courant Suqali Sopi, la ligne démarcation était déjà tracée pour baliser le boulevard menant vers le Macky. Aux dernières nouvelles, Oumar Sarr et les autres transfuges libéraux vont incéssemment mettre sur pied leur parti politique pour préparer leur entrée dans le prochain gouvernement d’union.

Fraude constitutionnelle : Macky Sall abime le Sénégal

Ne le laissons pas guillotiner la République.
La seule version en vigueur de l’Article 60 de la constitution du Sénégal bien celle-ci : « Tout député qui démissionne de son parti en cours de législature est automatiquement déchu de son mandat. Il est remplacé dans les conditions déterminées par une loi organique. »
Le texte qui a figuré dans le site de la Présidence de la République et signalé par le Parti, l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail est une fraude constitutionnelle. Il n’existe pas dans la Constitution du 22 janvier 2001 cette disposition selon laquelle « Les députés démissionnaires ou exclus de leur parti sont remplacés dans les conditions déterminées par une loi organique. »
La constitution est révisable seulement par voie référendaire ou parlementaire. Le Président de la République ne peut pas changer une disposition constitutionnelle sans passer par le Peuple ou ses Représentants.
La Constitution n’est un texte ordinaire pour être instrumentalisée aux fins de briser un député ou soumettre des Elus de la République.Vive la République ! Vive le Sénégal !

Après les insultes de Cissé Lo : Le procureur active la Brigade de recherches

Cette affaire d’insultes proférées par Moustapha Cissé Lo, et largement partagées sur l’internet, prend une autre tournure. Actuellement, ça ne sent pas bon pour le député. Ainsi que tous ceux qui ont contribué à la diffusion des audios qui ont provoqué l’indignation des Sénégalais.Suite à la plainte du directeur général du quotidien national “Le Soleil” Yakham Mbaye, le procureur de la République a activé la Brigade de recherches (BR) de la gendarmerie nationale.Une saisine accompagnée, selon nos informations, d’instructions fermes qui laissent présager des arrestations en série dans les prochaines heures.
Nous avons également appris que Yakham Mbaye, conforté par sa famille indignée et atteinte par les insultes subies par leur mère, est totalement sourd à toutes les tentatives de médiation en cours pour le ramener à de meilleurs sentiments.Dans l’entourage du directeur général du “Soleil” qui a comme organisé son inaccessibilité, on nous souffle que Yakham Mbaye en voudrait autant ou même moins à Moustapha Cissé Lo qu’à des “ennemis politiques qu’il a clairement identifiés” et qui seraient derrière la diffusion de ces fameux audios.Pour rappel, dans des messages vocaux partagés sur la toile, le député Moustapha Cissé Lo a bombardé d’injures Yakham Mbaye et le député Farba Ngom.Seneweb

Niamatoss UNE CHRONIQUE MÉDIA : Qui de la bouche ou de la voix est coupable?

http://www.enqueteplus.com Les propos du secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) Bamba Kassé, parus dans la presse de cette semaine, sonnent comme un aveu d’impuissance. ‘’Demain, si une action publique est ouverte, le diffuseur sera poursuivi au principal. Et convenons nous-en : il nous sera très difficile de défendre un média coupable d’avoir relayé des insultes’’, prévient-il au sujet des propos du député Cissé Lô dont la presse s’est fait l’écho.
Peu dans son rôle habituel, peut-être, le premier des responsables syndicaux de la presse sénégalaise prend ses distances face à la déliquescence des pratiques de certains de ses confrères et consœurs.
Le parlementaire Moustapha Cissé Lô a défrayé la chronique non pas en tenant des propos injurieux. C’était, après tout, son quotidien et tout le monde avait fini par s’en accommoder, apparemment. Mais ce qui en fait la gravité, c’est la publicité donnée à ses propos par ses adversaires de même parti politique qui les ont ainsi mis sur la place publique de façon exhaustive, avec la complicité des médias et réseaux sociaux. Il y aurait pu ne jamais y avoir d’affaire Cissé Lô d’ailleurs, si la presse, ou plus exactement une certaine presse n’avait pas prêté son concours aux “balanceurs” qui ont fait fuiter  des propos, certes salaces et d’une extrême indécence, mais tenus, après tout, en privé et dans les coursives des batailles de clans autour du président Macky Sall.

INTERÊT OU UTILITE ?

A la différence de Bamba Kassé qui estime que ce qui s’est passé est  “désolant parce que les médias ne doivent pas être que des caisses de résonance, mais des filtres capables de faire le tri entre ce qui est intéressant pour le public et ce qui, au contraire, l’indispose…”,  il y a peut-être lieu de  nuancer ses propos. C’est justement dans la recherche de choses intéressantes pour le public, qui est une masse indéfinie, très diverse et quelquefois au discernement discutable, que les médias en arrivent dans la quête effrénée de sensationnel : le public, avouons-le, est quelque peu voyeur ! Tout ce qui suscite de l’intérêt pour lui n’est pas toujours utile, ni moral.
L’audience, l’audimat et le buzz sont des pièges. Plus encore pour des médias qui ne méritent pas toujours la qualité d’organes de presse. Quelle surprise, d’apprendre, dans l’interview donnée par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, au lendemain de la distribution de l’aide à la presse – un moment traditionnel de polémique – qu’ils ont été 372 organes à en bénéficier. Excusez du peu ! Il y a eu 143 radios communautaires et 156 organes de presse en ligne qu’on peut appeler plus simplement des sites Internet qui se définissent comme des journaux en ligne.
Les radios communautaires semblent pléthoriques. Mais elles le sont beaucoup moins tout de même au Sénégal que dans des pays comme le Burkina Faso et le Mali où, au lendemain des conférences nationales tenues vers la fin des années 90, il y eut une explosion du champ radiophonique. Elles ne posent pas, à vrai dire, de problème, si l’on s’en réfère aux scandales ou insuffisances attribués aux médias. La proximité semble les rendre plus responsables, et parce que redevables auprès de leurs communautés, elles se savent surveillées et évaluées par elles. Du coup, il y a peu de remontées négatives au niveau national de manquements qui leur seraient attribués. Il en est tout autrement de la presse en ligne, si prompte à relayer n’importe quoi, faute de discernement et de professionnalisme souvent de ses animateurs. Rien de plus facile que de s’auto-attribuer un titre de dirpub et la qualité de journaliste d’occasion !

ABSENCE DE DISCERNEMENT :  

Les abus ne sont pas propres à la presse en ligne. Journaux comme radios, dites commerciales et de portée nationale, s’y mettent souvent. Il suffit d’écouter les menaces qui passent à l’antenne des télés et des radios ou dans les pages de journaux pour s’en rendre compte. Telle localité mécontente de telle situation ou tels travailleurs frustrés par tel autre fait, vont menacer, parfois de mort, de s’immoler par le feu, de détruire des installations, sans choquer les rédactions qui auraient dû les filtrer et censurer, à défaut d’un travail fait à la base par le journaliste qui ne devrait pas accepter de prêter son concours aussi facilement à des éloges à la violence. Que l’on soit un singe ou un lion, pourvu que l’on crie fort, il y aura toujours un organe de presse pour relayer ses propos qui peuvent être parfois d’une extrême gravité. Les connivences entre journalistes et politiques faisant, certains parmi ces derniers ont compris comment fonctionne ce jeu, à tel point d’exister plus médiatiquement que politiquement. N’importe lequel de leur toussotement ou éternuement est relayé systématiquement par des organes de presse ou des choses qui y ressemblent, sans discernement aucun.
Il n’y a pas que les journalistes qui sont coupables, dans cette situation. L’Etat l’est tout autant, voire même plus. Ayant compris qu’un pouvoir, à côté d’une presse puissante et professionnelle, c’est comme entre le bélier et son éleveur qui finit toujours par en prendre le premier coup, les gouvernants accompagnent plus la déliquescence de la presse par sa massification jusqu’à l’extrême que par sa véritable professionnalisation et son épanouissement. Cette insuffisance n’est pas propre au régime politique actuel. Au temps de Senghor, la presse était rare, mais de qualité, assurément. Lire ‘’Le Soleil’’ de Bara Diouf, Alioune Dramé, Ibrahima Gaye, Ibrahima Mansour Mboup, Djib Diedhiou, Abdallah Faye, Amadou Fall, entre autres grands talents, était gage d’une information crédible (quoique journal appartenant à l’Etat) et surtout de bonne écriture. Ecouter la radio d’Alioune Fall, Pathé Fall Dièye, la revue de presse de Mansour Sow ou Martin Faye… était synonyme d’écouter des récits bien écrits et bien rendus à l’antenne. Regarder la télé de Sokhna Dieng, Elizabeth Ndiaye, Malick Guèye… pouvait ennuyer de par l’officialité de la source et la très soporifique feuille d’audience du chef de l’Etat ou les messages diplomatiques, mais… la qualité des journalistes était incontestable.

LA LEVURE ET LA FARINE –

Senghor, grand féru d’art, n’en était pas pour autant un partisan du pluralisme médiatique. Dans ce domaine, comme en politique, il avait suscité des batailles de journalistes comme l’iconoclaste Abdourahmane Cissé – ‘’Lettre Fermée’’ – qui sillonnait Dakar avec sa “Deuche” pour distribuer son canard réfractaire à l’ordre senghorien, ou encore, entre autres, Mame Less Dia, du satirique “Le Politicien”, s’étaient battus pour imposer le pluralisme médiatique.
Sous Diouf, la loi 96-04 du 22 févier 1996 fit voir des lueurs d’une presse à la fois plurielle et bien encadrée. Le cadre juridique, quoique bien pensé pour l’époque, ne fit jamais l’objet d’une vraie volonté de mise en œuvre jusqu’à l’avènement du nouveau Code de la presse (loi 2017-27 du 13 juillet 2017) qui attend encore ses textes d’application. Les organes de régulation, comme de contrôle éthique et déontologique, ne semblent pas, à vrai dire, outillés pour changer les choses. L’aide à la presse telle qu’elle fonctionne, aujourd’hui, agit comme la levure sur la farine. Elle favorise la massification de la presse sénégalaise simplement au détriment de sa qualité et d’une aube nouvelle dont elle a tant besoin. Dans le recensement du ministère, ils sont, pour la presse écrite, 15 quotidiens, 43 périodiques et 6 journaux régionaux à bénéficier de l’aide à la presse qui est passée cette année de 700 millions à 1, 4 milliard de F CFA. Combien parmi ces organes méritent réellement le titre de journal ?
En attendant, pourront siffler injures et insanités relayées par des media qui oublient une maxime bien de chez nous “L’injure n’est pas de la bouche qui l’émet, mais de la voix qui la relaie.” PEPESSOU 

Alassane Samba Diop : «l’APR est une sorte d’armée mexicaine où chacun est chef»

iGFM-(Dakar) L’analyse d’Alassane Samba Diop apporte un éclairage saisissant sur les véritables raisons de la guerre fratricide qui secoue le parti du président de la République  ces derniers jours. Dans une interview accordé à iGFM, le journaliste, par ailleurs Directeur de iRADIO assimile le parti au pouvoir à « une sorte d’armée mexicaine où chacun est chef, chacun dit ce qu’il veut, chacun compte sur l’autre ».
Sans langue de bois, le Journaliste a jugé ignobles et répugnantes, les insultes proférés par le 2e vice président de l’assemblée nationale contre ses camarades de partis.
Par ailleurs, il demande tout de même à la justice à jouer son rôle dans cette affaire pour édifier les sénégalais sur la manières dont ses insultes se sont retrouvées sur la place publique et de  situer les responsabilités

«Modification » article 60 de la Constitution : Abdoul Mbaye brandit ses preuves, l’État réfute et se justifie…

https://www.dakaractu.com L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye était « en feu » hier. Entre la décision de la Cour suprême sur le recours déposé par le Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) de faire annuler les décrets 2020-964 et 2020-976, et ses accusations « de fraude à la Constitution » par le Gouvernement, le leader de ACT n’a pas chômé.  En effet selon lui, les dispositions constitutionnelles relatives à l’article 60 de la Constitution mises en ligne sur le site officiel de la Présidence de la République seraient différentes de la version officielle. Il avait produit des captures d’écran de cette partie de la Constitution pour étayer ses accusations.
Joint par téléphone, il les a confirmées. Des charges qu’a récusées cependant une source logée à la Présidence. Abdoul Mbaye lui, maintient sa version.
« Il y a une disposition dans notre Constitution qui dans son article 60 précise qu’un député qui démissionne de son parti perd son mandat. Ça c’est une des conditions de perte de mandat, il y en a une autre avec la dissolution de l’Assemblée nationale. Et comme on a affaire à un régime de faussaires, j’ai tout de suite pris la mesure du risque qu’ils encouraient à maintenir Moustapha Cissé Lo dans son rôle de député, je me suis posé la question à savoir s’ils n’avaient pas tenté quelque chose et je suis allé visiter le site de la Présidence de la République »,  a expliqué le 1er PM sous l’ère Macky Sall.
C’est en vérifiant a-t-il ajouté, « que j’ai constaté qu’ils avaient reproduit le contenu de l’article 60 mais avec un ajout. Ils sont rédigé le texte en précisant que l’exclusion donnait lieu également à une déchéance automatique du mandat de député. Ce qui est absolument faux et contraire au texte de la Constitution. C’est pourquoi j’ai relevé cet énième faux et indiqué qu’il était important de respecter la Constitution et de ne pas la modifier par des citations fausses avec pour objectif de justifier des attitudes qui pourraient avoir demain pour sanctionner Moustapha Cissé Lo », accuse t’il en outre.
Sur le site nulle trace de cette modification. « On peut voir qu’ils ont enlevé cette partie », accuse Abdoul Mbaye. « Il appartient à tous les citoyens d’être vigilants. On a affaire à un régime qui banalise le faux à un plus haut niveau, jusque dans la Constitution », conseille t-il.
De l’autre côté, indique-t-on, les captures d’écran Abdoul Mbaye utilisées comme preuve sont issues en réalité de la « version non actualisée de la Constitution datant de 2012 ». Notre interlocuteur de poursuivre qu’il n’y a eu aucune « tentative de manipulation » et que la version de 2012 a été supprimée depuis lors pour laisser place à la bonne..

MLD : «On Va Traîner En Justice Yakham Mbaye Pour…»

https://www.xibaaru.sn L’affaire des décrets portant sur l’honorariat au Conseil économique, social et environnemental (Cese) est loin de connaître son épilogue. Le Congrès de la renaissance démocratique (CRD), débouté hier par la Cour suprême, annonce une plainte contre Yakham Mbaye.
«On va traîner en justice Yakham Mbaye pour avoir brandi un faux décret», a révélé Mamadou Lamine Diallo dans les colonnes du journal L’As. Selon le président de Tekki, «le directeur général du quotidien national Le Soleil a présenté un faux décret portant imitation de la signature du président de la République, Macky Sall».
Et pour MLD : «Il (Yakham Mbaye) doit nous dire qui a imité la signature».

La covid-19 donne un aperçu du futur du travail Par Ramatoulaye Diallo, directrice Orange Finances Mobiles Sénégal (OFMS).

“Qui êtes-vous si vous ne vous habillez plus pour quitter la maison tous les jours ou si vous ne klaxonnez pas pour que la porte du garage s’ouvre pour votre voiture de fonction?”, s’interroge Ramatoulaye Diallo en abordant la dimension sociologique du travail à distance.
La crise mondiale des quatre derniers mois a à la fois révélé et redéfini la culture du travail de façon inattendue et surprenante. Travailler avec notre équipe à la fois au niveau local et mondial a mis en évidence l’importance de compétences telles que la flexibilité et les relations interpersonnelles pour le futur du travail, l’après- COVID. Dans cet article, je décris le rôle des différents modes de travail flexibles et des voyages d’affaires dans le futur du travail.

Les modalités de travail flexibles sont là pour rester

La vitesse à laquelle les organisations dans le monde entier ont adopté le travail à distance est impressionnante. Nous avons tous vu la blague selon laquelle la pandémie est le plus grand catalyseur de la transformation numérique tant attendue. Dans notre métier, la volonté de continuer à travailler à domicile même après le COVID a été clairement exprimée. Cependant, j’ai été surprise par le peu de personnes souhaitant une option de travail entièrement à distance. Lorsque de grandes entreprises de tech telles que Twitter et Google annoncent un travail à durée indéterminée à domicile, il est tentant de vouloir généraliser une telle pratique. Avant de le faire, il est important que vous écoutez un peu plus attentivement vos équipes. Ou mieux encore, observez et prenez soigneusement note des habitudes de la société dans laquelle vous vivez.

L’introverti en moi aurait préféré que tout le monde profite de cette occasion pour récupérer le temps perdu dans le déplacement et le consacrer à travailler de façon plus approfondie sur les projets. Mais cela exclut le pourcentage de personnes dont l’énergie n’est au top qu’au contact humain. 

Pour ce type de personnes, travailler à distance 100% du temps peut se transformer en une forme de torture. Je ne suis pas sociologue et l’affirmation qui suit ne repose sur aucune enquête. Mais je soupçonne que notre culture généralement chaleureuse et extrêmement sociable en Afrique de l’Ouest doit contenir un pourcentage significatif de ce que Susan Cain décrit comme des extravertis, ceux qui tirent leur énergie des gens qui les entourent. Susan est l’auteur de Quiet, le best-seller historique qui a poussé les introvertis du monde entier à revendiquer leur nature recluse comme un atout.

Pour les extravertis de nos équipes, avoir un cordon ombilical attaché à un bureau physique, ainsi que le temps passé avec leurs pairs est essentiel à leur bien-être et à leur productivité. 

La dimension sociale de la vie au bureau est encore plus importante pour ceux dont l’identité est quelque peu définie par leur employeur et qui ont amassé et préservé du capital social aux yeux de leur famille et de leurs voisins. Qui êtes-vous si vous ne vous habillez plus pour quitter la maison tous les jours ou si vous ne klaxonnez pas pour que la porte du garage s’ouvre pour votre voiture de fonction? Est-ce considéré comme du travail si vous ne quittez même pas la maison? Sans jugement, il est essentiel d’inclure également ces besoins apparemment superficiels dans notre réflexion et nos plans post-COVID. Aussi important qu’il soit de garder un œil sur l’expérience vécue des par les entreprises dans le monde entier, il est tout aussi essentiel de maintenir une lentille culturelle et humaine dans nos plans pour le lieu de travail post-COVID.

Les voyages d’affaires sont essentiels. Nous en avons moins besoin.

Cette période a permis aux entreprises dans le monde entier la possibilité de réduire leur budget voyage à zéro pendant quelques mois.Nous ne faisons pas exception.Apparemment miraculeusement, l’entreprise fonctionne toujours. On pourrait alors conclure rapidement que le voyage ne doit pas avoir été un facteur clé de succès de notre activité et que nous pourrions être mieux sans lui.
Bloquée au sol depuis fin février , j’ai néanmoins pu continuer à diriger mon équipe, poursuivre mes programmes d’apprentissage à travers des webinars et des cours en ligne et utiliser des outils de visioconférence avec nos collègues en Europe et dans d’autres pays africains.
Dans cette période, j’ai réfléchi à la raison d’être des voyages d’affaires et je crois maintenant que les voyages d’affaires sont mieux utilisés pour nouer des relations et non pour des échanges d’informations. Les derniers mois ont montré que les réunions classiques sont bien sur Zoom ou Teams. Cependant, le succès de ces outils avec les équipes repose souvent sur des mois ou des années de liens ayant été tissés auparavant.
Quand il sera de nouveau sûr et sécurisé de se rassembler, faisons- le, mais pas au rythme effréné des voyages par avion. Faisons beaucoup moins de voyages, mais construisons des équipes plus fortes, qui ont eu la chance de s’écouter et de partager des expériences significatives. C’est ce qui renforcera les liens qui unissent une équipe. Cela contribuera grandement à la confiance et à la résilience de l’équipe.A propos de l’auteur

Les challenges d’une Afrique Post-Covid, et les contours d’un nouvel ordre comportemental Par Professeur Mouhamadou Moustapha Diouf

La Covid 19, telle une immense pieuvre tentaculaire est en train d’asphyxier l’économie mondiale, et de bouleverser dans ses profondeurs, l’ordre social normatif dominant dans nos sociétés africaines et occidentales.

L’onde de choc de cette crise sanitaire peut se lire à trois niveaux qui se conjuguent :

« La perturbation de la production et une forte baisse de la demande, les retombées du ralentissement brutal de la croissance mondiale, et du durcissement des conditions financières ; et le recul prononcé des cours des produits mondiaux de base. » FMI, 2020.
Sur un autre registre, le FMI anticipe la pire contraction jamais enregistrée de 1, 6% pour l’Afrique subsaharienne, soit une chute de 5%, par rapport à 2019.
Cette crise qui peut durer pendant une, voire deux ans, nous impose de nous inscrire dans la durée. C’est une situation inédite qui découle du fait qu’une crise en général peut être intermédiaire, voire, passagère dans sa temporalité, mais avec la Covid, nos sociétés ne maitrisent pas sa dynamique de progression, ni ses différentes phases, ni sa terminaison. Elle interroge profondément nos comportements et nos relations travaillées par l’émergence de nouvelles contraintes.
Selon une étude intitulée «  Projecting the transmission dynamics of SARS-Cov through the2 post pandemic period » published in Science by Harvard researchers, Stephen M. Kissler et al, May 22. 2020.
Convenons-en, avec cette crise, jusqu’à ce que le virus soit vaincu, par la découverte d’un vaccin, ou d’un traitement curatif, nos modes de comportement et d’interaction avec l’autre devront fondamentalement être reconfigurés à l’aune des contraintes que la pandémie nous impose.
Si nous n’y prenons garde, celle-ci peut installer une anomie qui serait le résultat de l’absence de visibilité de résultats féconds et salutaires de l’action publique dans la gestion de cette crise sanitaire.
Cette nouvelle situation nous offre la possibilité d’engager une réflexion approfondie sur l’émergence de ce nouvel ordre normatif, de ses enjeux et de leur déplacement sur la scène sociale, pour en appréhender leur sens véritable.
C’est ici que les sciences sociales, par le travail d’enquête simultanément empirique et théorique peuvent nous éclairer sur l’impact de la pandémie, sur le creusement des inégalités de revenus, le renforcement des rapports déséquilibrés entre femmes et hommes, et la précarité grandissante de la jeunesse rurale et périurbaine à l’intérieur de nos sociétés, pour rendre notre univers social plus intelligible et plus accessible à l’action politique.
Qui plus est, cette crise sanitaire restera un marqueur historique des capacités managériales de la gestion des crises de cette nature des pouvoirs publics , et c’est maintenant qu’il faut enclencher la surmultipliée pour éveiller les consciences sur la nécessité d’un nouvel ordre comportemental à même de contrer les impacts dévastateurs de la Covid 19.
Il s’agit là, de redéfinir un nouveau mode de l’agir comportemental dans une crise pandémique qui induit une Education sanitaire.

Reformater notre logiciel comportemental pour apprendre à vivre avec le virus.

Comment remettre à jour un logiciel comportemental des sénégalais, qui s’adapte aux nouvelles contraintes créées par la crise sanitaire dans une période post- Covid 19 ?
L’Afrique doit prendre le taureau par les cornes et réaffirmer sa résilience à construire une base panafricaine, politico-économique, viable, autonome, et affranchie d’une emprise néocoloniale.
S’agit-il de l’option d’une troisième voie, évoquée par le sociologue Anthony Giddens, antinomique a la vieille bipolarité Socialisme/Néolibéralisme, ou d’une stratégie de la déconnexion, ( ‘Delinking »), jadis prônée par l’économiste Samir Amin ?
Quels doivent être les contours de ce nouvel ordre post- Covid 19 dans lequel le continent africain pourrait renforcer le dialogue et consolider la coopération Sud-Sud dans un univers de plus en plus concurrentiel et polycentrique?
Certes, la théorie de la déconnexion pourrait amener l’Afrique à pousser la réflexion sur les conditions d’un développement autonome, endogène, émancipé du joug impérial, qui favoriserait un développement d’abord autocentré, mais surtout construit à partir d’échanges égalitaires équilibrés entre le Sud et le Nord.
Cependant, une démondialisation n’est pas d’actualité, même si la crise a mis à nu les dérèglements structurels d’une mondialisation désolidarisante.
Convenons-en, cette crise sanitaire a bousculé bien des postulats optimistes et démystifié une certaine normalité du modèle néolibéral. Elle a révélé les dysfonctionnements d’un univers présenté comme largement partagé. Cet univers-là se fissure sous les coups de boutoir d’un adversaire invisible et insaisissable.
Naguère, les pays post-industriels ont toujours été prompts à secourir les grands capitaines de l’industrie du grand capital en période de crise, perçus comme étant « Too Big to Fail », mais tout aussi frileux à apporter des subventions aux secteur public et aux plus démunis, en rejetant toute politique de redistribution sociale pour parer aux creusement des inégalités et en se réfugiant derrière« une main invisible » de l’économie marchande, régulatrice des rapports commerciaux, voire du laissez-faire avec ses principes du «  moins d’état, mieux d’état ».
Aujourd’hui, la gravité de la situation repositionne la centralité de l’état-nation entrepreneurial qui se voit obligé d’initier un vaste plan d’investissement public pour la sauvegarde du bien commun et de la cohésion sociale, à travers un pacte pour la relance et le développement inclusif.
Faut-il prôner le retour de Keynes, pour qui, le simple jeu du marché ne suffit plus à maintenir les équilibres fondamentaux de l’économie marchande, et que l’économie revêt toujours un cachet social qui induit une forte intervention de l’état dans la lutte pour la réduction des inégalités et du chômage ? (John Meynard Keynes, « La Pauvreté dans l’abondance », 2002).
Depuis les années 70s, les pays occidentaux, ont toujours accumulé des déficits abyssaux alors que les inégalités n’y ont cessé de croître, faisant du « vivre avec les déficits », un réalisme politique.
Plus que jamais, ces déficits doivent contribuer à réduire les inégalités, si en contrepartie l’état parvient à asseoir un système de taxation progressif sur les grandes plus-values pour investir dans le social.
Qui plus est, une politique de réduction profonde des inégalités peut renforcer la cohésion sociale dans la mesure où les dépenses qui ont augmenté les déficits ont un revers de stabilité sociale et politique, qui en fait un « déficit productif ».
Cette crise sanitaire actuelle nous donne l’occasion de sortir des schémas édulcorés d’une certaine orthodoxie budgétaire et ses conditionnalités contraignantes d’austérité et de resserrement des dépenses publiques pour bouleverser ces dogmes et reconstruire note tissu social fortement ébranlé par la pandémie, par le biais de la redistribution.Il nous faut trouver un équilibre durable entre la protection des vies tout en amortissant les retombées économiques et contenir la progression du virus.
Selon la Commission Economique Africaine ( CEA), « Un mois de verrouillage à travers l’Afrique couterait au continent environ 2, 5% de son PIB annuel, soit 65 million de dollars par mois », 2020.

 Comment remettre à jour un logiciel comportemental de l’humain qui s’adapte aux nouvelles contraintes créées par la crise sanitaire dans une période post-Covid 19 ?

Dans un univers concurrentiel et mondialisé, il nous faut éviter un recul du sens de l’intérêt général et rejeter les réponses sibyllines à la gravité de la pandémie.
Il nous faut aussi, tenir compte de cette précarité qui avec la Covid 19affecte les classes moyennes, et œuvrer à la construction de filets de sécurité pour la relance de l’ascenseur social.
La peur de l’autre, et la stigmatisation seront avec nous dans l’après- Covid, d’où l’impérieuse nécessité de réajuster notre tréfonds comportemental et les changements que cela exige :
Une redéfinition d’un nouvel ordre socio-culturel, dans la même dynamique de restructuration d’un nouvel ordre géoéconomique.
Qui plus est, un impératif cognitif catégorique devrait nous inciter à analyser l’état de la situation des femmes et des jeunes, qui sont des segments significatifs de la société sénégalaise sur comment la Covid 19affecte leur mobilité sociale.
Les lignes de fracture et d’inégalité indubitablement revêtent une diffraction sociale fortement marquée par le primat du patriarcat et de la domination masculine dans nos sociétés.
Redéfinir nos priorités nous amène  forcement à mettre au cœur de nos politiques post-Covid les réponses et solutions concrètes aux lignes de fractures internes sur la question Genre, sur le sort inquiétant d’une jeunesse désenchantée, et le précariat qui frappe des catégories sociales significatives les plus vulnérables, résignées au décrochage, dans une société structurellement construite autour de l’hégémonie des rapports marchands.
Dans la définition des stratégies politico-économiques de gestion de la période post-Covid,   il nous faut aussi intégrer dans cette variable intercalaire, l’impact sur le Genre,   la jeunesse, et les classes moyennes, du creusement des inégalités démultipliées par la crise sanitaire.
Il nous est généralement seriné que la Covid 19 n’induit pas un effet discriminatoire, en ce sens qu’elle affecte toutes les catégories sociales, même s’il est aujourd’hui clairement établi que la variable raciale enregistre des données statistiques très différenciées selon la couleur de la peau dans un pays comme le Etats Unis.
Cependant, quand bien même nous ne disposerions pas d’études fiables sur les lignes de fractures et les creusets dans la sphère du Genre, et de la jeunesse, les pouvoirs publics devraient s’interroger sur ces transformations.
Nous pouvons saisir ces défis engendrés par cette crise sanitaire pour construire une société plus humaine et ouverte à une quête d’équité et de justice sociale.
Dores et déjà, anticipant sur la période de reconstruction post-Covid, un débat sur l’inversion de certains postulats au niveau de la réflexion est de mise, avec une remise en cause des orientations dominantes de la pensée unique, et un renouvellement de nos approches politico-économiques, en harmonie avec les transformations en cours dans nos sociétés.
Et  c’est ici que nous rejoignons les thèses de l’économiste Thomas Piketty, « Capital et Idéologie »(2019), sur la réduction des inégalités par un régime de taxation progressif des plus-values accumulées par les multinationales qui ont pendant des décennies généré des profits exorbitants dans les pays africains, et les emmener à ouvrir ces richesses  obtenues dans bien des cas à moindre frais sur le sol africain, à notre entreprise de reconstruction nationale afin de garantir une redistribution salutaire et équilibrée pour l’avènement d’une société d’équité et de partage des richesses, et de défense du bien commun.
Cette reconstruction sociale passe aujourd’hui par un « Paradigm shift » qui va remettre en cause une certaine orthodoxie néo-libérale et une sorte de décalque des politiques de rigueur conçues pour préserver les grands équilibres macro-économiques de nos sociétés, quitte à fouler aux pieds la demande sociale dans ses multiples déclinaisons sectorielles comme la santé publique l’éducation , l’emploi, les politiques pour l’égalité des genres et de défense de l’environnement.
C’est ici le lieu de l’affirmer, les politiques de protection de l’environnement doivent d’abord et avant tout revêtir un cachet social, une Doxa humaine, en ce sens que l’humain est le vecteur primaire d’une écologie de transition, de défense de la biodiversité pour parer aux dérèglements climatiques qui menacent l’humanité.
Plus que jamais, dans notre démarche de reconstruction de l’après- Covid, il nous faut remettre en cause et faire sauter les déterminismes politico-économiques qui freinent la mobilité sociale, dans un contexte où les passerelles à même de permettre une mobilité générationnelle tendent à se refermer du fait du précariat et de fortes attentes non comblées.

D’où le dilemme Ascension ou Décrochage social.

Les systèmes démocratiques de tous les pays qui se sont construits sur les valeurs de l’économie marchande et de la libre concurrence sont aujourd’hui affaiblis par la crise sanitaire et subissent une cassure du contrat social dans lequel se meuvent les citoyens.
Pour éteindre cette pétaudière qui couve dans nos pays respectifs, comme le suggère  Piketty,   « Le Capital au 21esiècle (2013), l’état peut et doit pouvoir augmenter ses dépenses publiques sans creuser  les déficits, s’il augmente au préalable les impôts sur les plus-values réalisées par les entreprises du grand capital pour venir en aide à ceux qui dépendent des minimas sociaux.
Face à cette pandémie, la question existentielle qui taraude l’esprit des pouvoirs publics est, jusqu’où peuvent-ils aller dans le maintien des mesures privatives pour contrer la propagation du virus, sans pour autant aliéner des segments de la société, qui en grande partie dépendent d u secteur informel et vivent dans une lassitude d’un confinement qui ne dit pas son nom.
Certes, notre démarche d’interpréter notre vécu doit toujours être inséparable de nos combats pour le transformer.
Cependant, nous insupportons le discours populiste, anti- élite africaine et rejetons la posture dénonciatrice de l’imprécateur qui dénonce plus qu’il n’apporte de réponses aux questions qu’il pose.
Même si les élites et les classes moyennes ont tendance à être en déphasage avec les couches populaires dans nos sociétés, elles demeurent néanmoins des rouages vitaux pour l’exercice d’une démocratie participative et inclusive, et peuvent contribuer à créer des amortisseurs sociaux pour atténuer les effets dévastateurs de la Covid 19.
Qui plus est, nous devons saisir les challenges engendrés par cette crise sanitaire pour construire une planète plus humaine fondée sur une quête de l’équité et de la justice sociale.
Pour qu’une problématique de la réforme soit légitimée par les citoyens, ces derniers doivent avoir le sentiment que les efforts de privation exigés sont équitablement repartis.
L’Afrique aujourd’hui, peut et doit rebondir et se mettre à l’endroit en tirant les leçons de cette crise sanitaire
Il s’agit d’une « Décolonisation de l’esprit » prônée par Ngugi Wa Thiong’o pour que l’Afrique puisse commencer à s’affranchir du joug colonial et bousculer des postulats jusqu’ici hégémoniques dans la pensée économique néolibérale, conçus pour l’Afrique dans le cadre du ‘Washington consensus ».
C’est cette Afrique debout, plus que jamais résiliente qui doit construire des pactes sociaux à partir d’un socle de solidarité panafricaine, qui aujourd’hui pose les jalons de sa reconstruction post-Covid 19. Département de Sociologie, The University of Vermont, USA.

Numérique : l’Afrique veut donner de la voix Par Jean-Louis Corréa, Agrégé des facultés de droit, Professeur à l’Université virtuelle du Sénégal, membre de l’institut des droits fondamentaux numériques, IDFRights

Avec un fort taux de citoyens connectés, nombre de pays africains ont, face à la pandémie de Covid-19, opté pour des applications de traçage. Qui suscitent néanmoins des inquiétudes concernant les droits fondamentaux et les libertés.
Selon les estimations, le continent comptera, dès 2020, 660 millions de personnes, sur une population de plus de 1, 3 milliard d’habitants, équipés d’un téléphone intelligent, soit un taux de pénétration de 55 %. Cet avenir numérique enchanteur a conduit nombre d’États africains à élaborer une stratégie nationale pour le numérique.
Mais force est de constater que la transformation numérique du continent manque de « vision prospective claire, inclusive et endogène » et n’aboutit pas aux résultats escomptés.
Dans le contexte du Covid-19, la pénétration suffisante du numérique en Afrique a suscité l’espoir de sa mise à contribution afin de juguler la propagation de la maladie en assurant le traçage numérique des malades et de leurs contacts.

Recensement d’actions

Mais loin des limites techniques qu’une éventuelle application aurait pu révéler,  c’est plus du point de vue des droits fondamentaux et des usages que des inquiétudes pourraient naître. Des actions existent dans un contexte plein d’enseignements pour le futur.
En Afrique, l’État et les acteurs privés du numérique ont apporté leur contribution à la lutte contre le Covid-19. Mais pour plusieurs raisons et dans bien des pays, le processus de maturation des solutions proposées a pris une courbe contraire à celle de la maladie, ne rendant pas compte de l’agilité éprouvée des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Au Sénégal, de nombreuses initiatives existent, dont l’application « Alerte santé Sénégal ». Ce type d’application, informatif et d’autodiagnostic, est le plus usité dans les États africains comme réponse digitale au Covid-19. C’est le cas de la Côte d’Ivoire, qui a développé le même type d’application permettant d’assurer un test personnel au Covid-19 avec la possibilité d’alerter les autorités sanitaires et policières, pour la prise des mesures nécessaires.

Ghana et Rwanda, champions du continent

La deuxième initiative sénégalaise, Daancovid19, a pour objectif d’élaborer une application de nature à aider à la gestion des malades et de leurs contacts. La phase de conception terminée, resterait les aspects éthiques et juridiques de la mise en œuvre d’une telle solution.
Le Ghana, avec le Rwanda, fait partie des champions du numérique en Afrique. Dès le mois d’avril, le gouvernement ghanéen a mis en œuvre une application dénommée Covid-19 Tracker App, sans engager de débat national sur les potentiels atteints aux droits numériques fondamentaux que pourraient engendrer ce nouvel outil. Le gouvernement a cependant donné des gages de respect des données personnelles des citoyens après la mise en œuvre de l’application.
Une procédure similaire a été suivie par le Maroc, avec, toutefois, un avis favorable donné par l’autorité chargée de la protection des données à caractère personnel, préalablement au lancement de l’application.

L’intérêt général plutôt que les droits et les libertés

Dans ces différents pays africains, le modèle dominant est celui qui prend appui sur le contexte d’état d’urgence sanitaire pour prendre toutes les mesures, y compris technologiques, de nature à permettre une lutte efficace contre la pandémie. Il n’a pas été question de chercher, en amont, l’assentiment des citoyens, par un débat national ou institutionnel inclusif. L’intérêt général a primé les droits et libertés fondamentaux des citoyens.

GRÂCE AUX RÉSEAUX SOCIAUX EST NÉE UNE OPINION AU CONSENSUS MOU

Mais, au-delà du droit, un effort important est nécessaire en vue de l’acceptabilité sociale de telles solutions, le numérique ayant engendré le passage d’une société pyramidale à une société polycentrique. Grâce aux réseaux sociaux, une nouvelle opinion, au consensus mou, est née, mais à l’exigence et à la méfiance exacerbées sur toutes les questions touchant aux droits fondamentaux numériques, avec un fétichisme des données personnelles prenant les accents d’une nouvelle religion.

Pour l’avenir, que faire ?

Toute solution de traçage numérique devrait, afin de préserver ses chances de succès, marquer son ancrage technologique et sociétal en Afrique. L’hébergement des plateformes, la conservation des données collectées doivent être assurés par des opérateurs domestiques, pour garantir la souveraineté numérique des peuples africains. L’opinion publique jugera toute proposition de traçage numérique à la lumière de la préservation de ses droits individuels et collectifs.
Le Covid-19 précipite le continent africain à la croisée des chemins, entre désespoir et espérance. Forte de la jeunesse de sa population, principal frein aux effets pandémiques des crises sanitaires modernes, l’Afrique est traversée par une dystopie conduisant nombre de ses jeunes, à la poursuite d’un avenir meilleur hors les frontières du continent, dans « le ventre de l’Atlantique ». N’ayant pu tirer un réel profit des révolutions précédentes, la révolution numérique est porteuse d’un surgissement à la fois économique et écologique, d’une nouvelle utopie.

En Afrique, l’ego est naissant

La tension, dans plusieurs États africains, s’est très vite posée entre intérêt public et intérêt privé. La vie privée ne s’exprime pas de la même manière dans les sociétés africaines que dans le monde occidental. Les sociétés africaines sont encore traversées par les figures du « nous », le « je » n’y étant que balbutiant ». La loi de l’État s’y heurte toujours à la loi des hommes, de groupes aux intérêts éclectiques. Alors, plus que le droit et ses certitudes, c’est l’anthropologie qui doit y venir au secours des usages du numérique.
Le numérique est éructant d’un sentiment nouveau de nationalisme digital, conséquence d’une « pensée désenchantée » largement partagée. À singulariser un droit numérique fondamental, les peuples d’Afrique opteraient pour le droit à la souveraineté numérique, le droit à la non cybercolonisation. Ce qui serait une participation fondamentale à l’édification de droits numériques fondamentaux universels

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 11/07/2020

Moustapha Cissé Lo introuvable

Le président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby) tient à laver l’honneur de sa femme qui a été accusée par Moustapha Cissé Lo d’avoir bénéficié de marchés de la part des autorités publiques. Ce qui n’est pas du goût de Aymérou Gningue qui a commis un pool d’avocats pour traduire Moustapha Cissé Lo en justice. Ses conseils ont saisi un huissier qui a procédé à la transcription des propos de Moustapha Cissé Lo depuis lundi passé. Mais l’huissier n’a pas toujours retrouvé El Pistolero pour lui remettre la sommation interpellative. Il s’est rendu chez lui jusque tard le lundi. Il y est retourné le mardi et le mercredi sans apercevoir l’ombre de l’ancien président du Parlement de la Cedeao. Finalement, avec l’accord des avocats de Aymérou Gningue, l’huissier a déposé l’acte de dénonciation à la préfecture, comme l’indique la loi, en laissant le procès-verbal de transcription. Maintenant à charge pour le Préfet de Dakar de remettre la sommation interpellative à El Pistolero. Seulement, l’huissier n’aura pas l’opportunité d’interpeller directement Moustapha Cissé Lo pour savoir s’il confirme ou infirme ses propos sur la bande sonore. Désormais, les conseils de Aymérou Gningue ont jusqu’à six mois pour déposer la plainte contre le désormais ex-responsable de l’Apr.

5e décès lié à la Covid-19 à Kaolack

La pandémie au coronavirus progresse dans la région de Kaolack. Elle continue également de faire des victimes. En effet, les autorités médicales de la capitale du Saloum ont annoncé hier le décès d’un patient interné au centre de traitement des épidémies (CTE). Ce qui porte le nombre à 5 morts liés au coronavirus. Depuis le début de la pandémie, Kaolack cumule 73 cas positifs. Les autorités sanitaires renseignent également que 3 malades de Kaolack internés au centre de traitement des épidémies (CTE) de Kaffrine sont déclarés guéris. Cependant, 03 nouveaux malades de Kaolack ont été admis hier au centre de Kaffrine. Au total, 09 malades sont actuellement suivis à Kaffrine dont 07 dans le CTE et 02 à domicile. La région de Kaffrine compte 08 cas dont 05 guéris. .

La désobéissance civile vire à la violence au Mali

Cela commence à dégénérer au Mali. La désobéissance civile de l’imam Mahmoud Dicko a viré à la violence hier. Furieux, des jeunes ont saccagé l’Assemblée nationale et brulé des véhicules ainsi que le siège de la radio télévision publique. Le bilan des échauffourées entre les manifestants et les forces de l’ordre est d’un mort et de plusieurs blessés. Les dirigeants de ces protestations feront face à la presse ce samedi. Déjà, ils tiennent le président Ibrahima Boubacar Keita pour responsable de la violence.

Le message du président Ibrahima Boubacar Keita

Restons avec les manifestations violentes au Mali pour dire que le chef de l’Etat est aussitôt monté au créneau. Dans son message au peuple, Ibrahima Boubacar Keita dira que c’est le cœur serré qu’il s’adresse aux populations pour regretter les scènes de violence et de saccage ainsi que les tentatives d’occupation des Institutions et services stratégiques auxquelles. A l’en croire, le bilan et les circonstances exactes des pertes humaines et matérielles reste à établir. Il a d’ailleurs diligenté une enquête à cette fin. Toutefois, Ibrahima Boubacar Keita exprime sa compassion aux familles des victimes ainsi qu’aux citoyens dont les biens ont été pillés. Il rappelle que, c’est au nom de l’Etat de droit que les pouvoirs publics ont autorisé la manifestation d’aujourd’hui du M5 RFP, malgré les incitations à la violence véhiculées par les messages de certains responsables de ce mouvement. Ainsi, précise-t-il, c’est au nom de ce même Etat de droit qu’il l’incombe d’assurer la sécurité des biens, des citoyens et des Institutions et cela sera fait, sans faiblesse aucune. Par ailleurs, il tère sa volonté de poursuivre réi dialogue et de prendre toutes le mesures qui sont en son pou- les en vue d’apaiser la situation.voir

Les jeunes de Mbao s’offrent en chair à canon

La polémique dans le département de Pikine est loin de connaître son épilogue. Les jeunes Mbaois se disent déçus par le ministre Abdou Karim Sall qui les avait réconfortés lorsqu’il les avait reçus le 23 juin 2020, en affirmant que «la procédure de déclassement de la forêt n’est pas encore enclenchée à ce jour, et qu’il s’érigerait lui-même en bouclier contre ce projet pour défendre les intérêts de Mbao». Le coordonnateur de cette plateforme, M. Guirane Diène, a exprimé sa désolation. « A notre grande surprise, nous avons découvert que c’est lui qui a instruit, par acte numéro 2311 du 15 juin 2020, le gouverneur de Dakar pour la convocation de la commission régionale de conservation des sols », dit-il. Le coordonnateur avance que « dans ladite lettre, le ministre de l’Environnement fait état d’une lettre numéro 814 du 19 décembre 2019 du maire de la ville de Pikine pour la mise à disposition d’un site de 10 hectares localisé dans la forêt classée de Mbao pour érection de cimetière ». Par ailleurs, si l’on en croit Babacar Guèye, vice-coordonnateur de la plateforme, « le ministre a manqué de courage lors de l’audience, parce qu’il savait en âme et conscience qu’il avait trahi les principes environnementaux, en tant que premier protecteur de l’environnement. C’est pourquoi il les a bluffés». M. Guèye reste ferme sur sa position : « il n’y a pas opportunité de toucher la forêt classée pour un cimetière, sachant qu’il y a un site déjà déclassé à Pikine ouest et qui fait office de cimetière de cette localité, et qu’une seule extension règlerait le problème sur une superficie de 6 ha. Les membres de la plateforme pensent aussi que le cimetière mixte de Guédiawaye réglerait le problème dans la mesure où Pikine et Guédiawaye ont le même bloc de territorialité, avance le vice-coordonnateur. Les membres de la plateforme Développement durable de Mbao interpellent le président de la République qu’ils veulent se donner en chair à canon

4 membres de Urgences Panafricanistes arrêtés

De jeunes activistes ont mis à exécution leur menace de rebaptiser la place Faidherbe de Saint-Louis. Une manière de faire tomber un pan de la colonisation. Quatre jeunes membres de l’ONG Urgences Panafricanistes Sénégal ont effectué une descente hier sur la place avec des posters de Cheikh Ahmadou Bamba qu’ils ont collés sur la statue. Seulement, la police qui surveille les lieux a interpellé Cheikh Ousmane Diallo, Cheikh Tidiane Seck, Thierno Hamidou Baldé, Mouhamed Moustapha Dieng. Même si ses membres sont en garde à vue au commissariat de police de Saint-Louis, Urgences panafricanistes crie victoire. Désormais, indique l’Ong, la place est rebaptisée Cheikh Ahmadou Bamba en reconnaissance de son combat contre la colonisation. Ils préviennent que la jeunesse africaine n’acceptera pas que ses bourreaux d’hier deviennent ses héros d’aujourd’hui.

AIBD prêt à accueillir les vols internationaux

Le Sénégal est fin prêt pour accueillir les premiers vols internationaux après quatre mois de fermeture de ses aéroports. Le ministre des Transports Aériens et du Tourisme, Alioune Sarr, a annoncé que toutes les dispositions étaient prises à l’Aéroport International Blaise Diagne pour la réouverture des frontières aériennes le 15 juillet 2020. Alioune Sarr a instruit ses collaborateurs de procéder à une dernière inspection et de contrôle de l’AIBD, avant l’ouverture des frontières aériennes. A l’en croire, la mission consiste à s’assurer de la mise en œuvre effective par les différentes parties prenantes des dispositions du protocole sanitaire, pour limiter les risques de contamination et de propagation de la Covid-19.

Décès du célèbre transporteur Ndiaga Ndiaye

Une figure emblématique du secteur des transports routiers s’en est allée hier. Le célèbre transporteur dont les cars portent le nom, El hadji Ndiaga, est décédé hier à Dakar à l’âge de 89 ans. Avec sa disparition, témoigne le ministre des Transports Terrestres Me Oumar Youm, le Sénégal perd un pionnier et une référence, imbu des valeurs de citoyenneté, qui a œuvré, toute sa vie durant, au développement d’un transport responsable au service des populations. Le ministre s’incline avec respect devant sa mémoire et adresse, au nom du président de la République, ses condoléances émues à sa famille éplorée. El hadji Ndiaga Ndiaye sera inhumé ce samedi à Darou Mousty.

Zahra Iyane Thiam soutient Marième Faye Sall

La plateforme des femmes And Jéego présidée par la ministre de la Microfinance a été sensible aux propos du député Moustapha Cissé Lo contre Marième Faye Sall. Face à la presse hier, les femmes membres de ladite plateforme ont exprimé leur soutien à la Première dame. Par la voix de Monique Faye Thiam, par ailleurs présidente des femmes Catholiques de l’Afrique, elles soutiennent qu’elles ne peuvent passer sous silence toute violence, notamment verbale et de surcroît publique, exercée sur n’importe quelle femme. Elles apportent leur soutien à la Première dame Marième Faye Sall qui a fait l’objet d’attaques virulentes, selon Mme Thiandoum. Ainsi, le comité exécutif de la plateforme «And Jéego» condamne les propos malveillants dont Marième Faye Sall fait l’objet ces temps ci et l’encourage pour toutes les actions bienveillantes qu’elle mène au sein des familles et de toute la société. Pour les membres de la Plateforme, la Première dame est un modèle de femme sénégalaise, pieuse, dévouée à sa famille, à son prochain, attentionnée et qui ne prononce jamais de paroles blessantes à l’endroit de qui que ce soit.

Le rappel du ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur vient en appoint à son collègue de la Santé et de l’Action Sociale qui est apparemment éprouvé par les rappels au respect des mesures barrières. Dans un communiqué parvenu à «L’As», Aly Ngouille Ndiaye invite les populations au respect des mesures barrières. Le ministre de l’Intérieur demande aux Sénégalais de porter les masques dans les endroits et établissements recevant du public, de se laver les mains régulièrement, de respecter la distanciation physique et de limiter les rassemblements

Abdou Ndéné Sall “La génération du Président Macky Sall a la chance d’être dirigée par un homme au parcours exceptionnel “

Durant toute la campagne présidentielle 2011 le peuple sénégalais a exprimé, dans un élan unanime, son engagement à restaurer la démocratie et l’état de droit et à refonder une nouvelle citoyenneté.
Le 26 mars 2012 les sénégalais, debout, ont mis fin à l’ancien régime qui avait fini de rassembler, autour de lui, toutes les tares de la mauvaise gouvernance.
L’élection du président Macky Sall à la magistrature suprême peut être analysée comme un engagement du chef de l’État devant le peuple sénégalais à mener le pays sur les chemins de restauration des principes fondamentaux de la République que sont les droits intangibles politiques et sociaux et vers l’essor économique.
Par son élection, dans ce contexte, Macky Sall incarne forcément l’aspiration de tout un peuple à un Sénégal nouveau. Cette vision clairement exprimée s’est traduite dans le Plan Sénégal Émergent et les différentes réformes initiées par le nouveau régime.
C’est pourquoi l’objectif de mettre le Sénégal sur la voie du développement solidaire et inclusif avec le soutien de tout un peuple, constitue, pour l’essentiel, la feuille de route du Président Sall.
Il importe, cependant, de relever que rien n’est hasard dans l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. En effet, dès 2008, Il a renoncé à tous ses privilèges pour aller à la rencontre du Sénégal profond. Sur ce chemin de solitude, il sera rejoint par d’autres patriotes souvent de sa génération
L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme et d’un pays dit-on. Cette rencontre ne se résume pas à une campagne électorale. En abandonnant tout et en choisissant un cheminement personnel, Macky Sall s’est donné les moyens d’écrire sa propre histoire, de se choisir un destin. Il s’est imprégné de l’énergie et des ressources immenses du peuple sénégalais et a apprécié sa haute conscience citoyenne. En étant à l’écoute du pouls profond de la nation, dans sa grande diversité, il s’est mis dans une relation fusionnelle avec son pays et a éprouvé un fort sentiment d’amour qui a fondé sa réflexion pour construire un destin commun sur le fondement des réalités nationales.


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