Revue de presse du Samedi 09 Octobre 2021

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FINANCES PUBLIQUES : 1733,5 milliards de ressources mobilisées à fin août, le solde budgétaire déficitaire de 872 milliards

https://www.jotaay.net Les ressources mobilisées, à fin août 2021, sont estimées à 1733,5 milliards, soit une augmentation de 0,6% en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles se sont repliées de 9,1% à fin août 2021 pour s’établir à 2605,6 milliards. En conséquence, le solde budgétaire est estimé déficitaire de 872 milliards à fin août 2021, contre un déficit de 1143,2 milliards à la même période de l’année précédente.
Au cours des huit premiers mois de 2021, l’exercice budgétaire s’est traduit par une légère hausse de la mobilisation des ressources associée à un rythme d’exécution timide des dépenses. A fin août 2021, les ressources (1733,5 milliards) sont constituées de recettes (1616,9 milliards), de dons (96,6 milliards) et de recettes exceptionnelles (20 milliards). En glissement annuel, les ressources se sont confortées de 10,6 milliards imputables aux recettes budgétaires. Ces dernières, estimées à 1616,9 milliards, se sont améliorées de 3,2% à fin août 2021, en glissement annuel, attribuable principalement aux recettes fiscales (1535,4 milliards) qui ont augmenté de 4,3%. Pour sa part, le renforcement des recouvrements des recettes fiscales est impulsé par l’impôt sur les revenus (261,8 milliards), la TVA intérieure pétrole (16,8 milliards), les droits d’enregistrement et timbre (64 milliards) et le Fsipp (68,4 milliards) qui se sont confortés respectivement de 10,9 milliards (+4,4%), 7,5 milliards (+81,4%), 21,3 milliards (+49,8%) et 40,8 milliards (+147,3%). De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la Tva à l’import (296,5 milliards) et les droits de porte (190,1 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique avec des hausses respectives de 13,3% et 12,1%. En revanche, l’impôt sur les sociétés, la Tva intérieure (hors pétrole) et les taxes sur la consommation ont atténué cette tendance haussière avec des baisses respectives de 17 milliards 48,5 milliards et 24,5 milliards pour s’établir respectivement à 193,5 milliards, 187,5 milliards et 100,5 milliards à fin août 2021. Pour ce qui est des dons, ils ont affiché un repli de 39,4 milliards, soit une baisse de 29,0% par rapport à la même période de 2020.

Baisse des dépenses

Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 2605,6 milliards à fin août 2021 contre 2866,2 milliards un an auparavant, soit une baisse de 260,6 milliards (- 9,1%). Cette baisse s’explique par le repli des autres dépenses de fonctionnement et des investissements. En effet, les autres dépenses courantes (879 milliards) et les dépenses en capital (919,8 milliards) se sont contractées respectivement de 14,9% et 15,0% comparées à août 2020. Cette situation a toutefois été atténuée par l’accroissement de la masse salariale et des charges d’intérêt sur la dette publique qui se sont confortées respectivement de 8,6% et 4,0%, atteignant respectivement 594,3 milliards et 212,5 milliards à fin août 2021.M. CISS

MONNAIE CREDIT : La masse monnaie a augmenté de 149,2 milliards pour atteindre 7118,2 milliards à fin juillet 2021

A fin juillet 2021, la situation estimée des institutions de dépôts, comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une expansion de la masse monétaire. En contrepartie, une diminution des actifs extérieurs nets et un renforcement de l’encours des créances intérieures sont notés sur la période sous revue.
La masse monétaire a progressé de 149,2 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 7118,2 milliards, à fin juillet 2021. Cette évolution est perceptible à travers la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques) qui a augmenté de 75,6 milliards pour s’établir à 1870 milliards. Parallèlement, les dépôts transférables ont augmenté de 51 milliards pour ressortir à 3196,9 milliards, à fin juillet 2021. S’agissant des autres dépôts inclus dans la masse monétaire, ils ont augmenté de 22,6 milliards, se fixant à 2051,3 milliards. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 1179,9 milliards ou 19,9%, à fin juillet 2021.
Par contre, durant la période sous revue, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 2405,6 milliards, en baisse de 188,7 milliards ou 7,3% par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est imputable aussi bien aux banques primaires qui ont enregistré une diminution de 185,6 milliards de leurs avoirs extérieurs nets (784,6 milliards à fin juillet 2021) qu’à la Banque centrale dont la position extérieure nette s’est détériorée de 3,1 milliards pour s’établir à 1620,9 milliards, à fin juillet 2021. Comparativement à fin juillet 2020, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 561,8 milliards ou 30,5%, à fin juillet 2021.
L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est aussi renforcé de 391,4 milliards, entre fin juin et fin juillet 2021, pour se chiffrer à 6344,8 milliards, du fait des crédits nets à l’administration centrale (+346 milliards) qui se sont situés à 1460,8 milliards. Concernant les créances sur l’économie, elles sont ressorties en hausse de 45,4 milliards, en variation mensuelle, pour s’établir à 4884 milliards, à fin juillet 2021. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 842,8 milliards ou 15,3%, à fin juillet 2021.M. CISS

Fiscalité internationale : l’OCDE salue un accord historique rejeté par plusieurs pays,dont le Nigéria et le Kenya

(Agence Ecofin) – L’accord fiscal global de l’OCDE continue de progresser vers la mise en œuvre d’un taux d’imposition minimum des sociétés à 15%. Une nouvelle étape a été franchie avec 136 pays signataires, mais il reste des bien obstacles à surmonter avant sa finalisation, annoncée pour 2023.
L’OCDE, une entité dont les membres décideurs sont les pays les plus puissants de la planète, a salué la finalisation le 8 octobre 2021 de l’accord fiscal international obtenu sous son leadership, avec la participation de 136 pays. « La réforme majeure du système fiscal international finalisée aujourd’hui à l’OCDE permettra de garantir l’application d’un taux d’imposition minimum de 15 % aux entreprises multinationales (EMN) à compter de 2023 […] » a fait savoir l’institution dans un communiqué.
Cet enthousiasme de l’OCDE masque pourtant certaines réalités, et un contexte de contradiction dans la finalisation de son processus. Déjà en Afrique, des économies majeures comme le Nigéria et le Kenya ont rejeté l’accord. Le Kenya, première économie d’Afrique de l’Est, n’est pas d’accord avec une clause de l’accord qui lui imposerait de supprimer ses impôts déjà en vigueur sur les services digitaux, d’autant qu’avec un impôt minimum des multinationales à 15%, il n’en tirerait pas profit, car l’impôt sur les sociétés y est à 30% du bénéfice avant impôts.
Au Nigéria, première économie africaine par le PIB, les autorités estiment que les bénéfices de l’impôt minimum proposé, présenté par l’OCDE comme de la justice fiscale, seront bien inférieurs à ce qui est prévu pour financer le déficit budgétaire, ce qui se traduira par l’incapacité du pays à lutter contre la pauvreté et le chômage.
Au-delà de ce rejet, la mise en œuvre de cet accord dont le début est prévu pour 2023, n’est pas gagnée. Un des premiers défis de l’accord sera son adoption finale, notamment par des pays comme les Etats-Unis. L’administration Biden va devoir convaincre un Congrès qui, en ces temps d’accalmie retrouvée après les moments difficiles de la crise de Covid 19, est retourné à ses batailles politiciennes. D’autant plus que cet accord intervient alors que le Consortium International des Journalistes d’Investigation, a sorti de nouvelles révélations desquelles il transparait qu’il existe dans le monde, une chaîne de valeur qui permet à des hommes politiques (dont 43 en Afrique), de dissimuler leurs avoirs dans des juridictions opaques, leur permettant ainsi d’échapper à l’impôt et au regard des électeurs.

L’accord de l’OCDE exclu aussi des domaines comme celui des industries extractives et de la finance qui en Afrique joue un rôle majeur. Dans le premier cas, les débats se sont orientés autour du fait qu’une fiscalité minimum pénaliserait les pays fournisseurs de matières premières issues du sous-sol qui tirent des revenus en taxant leur industrie extractive.

Mais cette vision connait des limites. Déjà, la marge avant impôts dans le secteur extractif est résiduelle, au regard de la chaîne des valeurs dans son ensemble, et où on retrouve des sous-traitants, des partenaires au financements et un ensemble d’autres coûts de facteurs, qui sont induits dans le cadre de contrats avec des entreprises, souvent situées en dehors des pays d’exploration ou d’exploitation. Dans certains contrats sur les ressources en Afrique, l’Agence Ecofin a pu confirmer que plus de 60% de la production sert souvent à rembourser ces coûts.
Le FMI a confirmé l’importance de prendre en compte le secteur extractif dans le cadre de la fiscalité internationale. « Une nouvelle étude sur l’ampleur du transfert de bénéfices dans le secteur minier en Afrique subsaharienne indique que les pays africains perdent en moyenne entre 470 et 730 millions $ par an d’impôt sur les sociétés en raison de l’évasion fiscale des multinationales » a conclu l’institution, dans une étude publiée le 21 septembre 2021. D’autres réflexions estiment que ce chiffre est conservateur, car il ne prend pas en compte les pertes fiscales légales, en raison des incitations accordées aux opérateurs miniers et pétroliers, tant dans les phases d’exploration que de production.
Un reproche qui revient parlant de cet accord, c’est le faible niveau de participation de plusieurs pays ayant peu de ressources et qui en sont des signataires. Selon Tovony Randriamanalina, une experte de la fiscalité internationale originaire de Madagascar, les différentes phases de discussions autour de cet accord ont souvent été « comme une table devenue plus grande, mais dont le menu n’a pas changé ».
Cette position est aussi partagée par le réseau européen pour la dette et le développement (EURODAD). « Si quelqu’un avait besoin d’une preuve supplémentaire de la raison pour laquelle les règles fiscales internationales ne devraient pas être établies par des organismes opaques où les pays ne sont pas en mesure de participer sur un pied d’égalité, c’est bien celle-là. L’OCDE a produit un accord qui privilégie fortement les intérêts des pays les plus grands et les plus riches, au détriment des pays les plus pauvres du monde. Dans le même temps, l’accord ne parvient pas à mettre fin à l’évasion fiscale des entreprises et à la concurrence fiscale dommageable entre les pays. L’accord est mauvais pour tout le monde, mais encore plus pour les pays en développement », a fait savoir Tove Maria Ryding, l’experte fiscalité de l’organisation.
Des Organisation non-gouvernementales internationales comme Tax Justice Network continue de faire le plaidoyer pour une fiscalité internationale plus juste et, en février 2021, elles ont été suivies par le rapport du Panel FACTI, une instance mise en place par l’ONU pour proposer des mesures pour une plus grande intégrité financière dans le monde, et un développement plus durable.
Parmi des recommandations constantes de Tax Justice Network, il y a la nécessité d’obtenir un accord fiscal sous l’égide de l’ONU et donc moins sujet à l’influence des pays les plus puissants. L’ONG préconise aussi la mise en place d’un mécanisme inconditionnel et facilement accessible d’échange automatique d’informations entre les administrations fiscales, la mise en place des lois permettant d’identifier les bénéficiaires effectifs, le reporting pays par pays des performances financières d’entreprises, un registre global des propriétés et une fiscalité qui tient d’avantage compte de l’endroit où est produit la richesse et non où on la commercialise.Idriss Linge

Économie vs Covid-19 : Les notes d’espoir de la Bceao Sénégal

https://www.dakaractu.com Le Conseil national du crédit (Cnc) du Sénégal a bouclé sa 33e réunion le jeudi 07 octobre 2021, par visioconférence, avec beaucoup de notes d’espoir. Plusieurs points inscrits à l’ordre du jour de la réunion ont été discutés, a appris Dakaractu, dans un communiqué parvenu à la rédaction.
Dans ce document, il est évoqué ‘’la situation des financements des campagnes de production agricole 2021 et de la préparation des campagnes de commercialisation 2021-2022, présentée respectivement par La banque agricole (Lba) et la Banque nationale pour le développement économique (Bnde)’’. Des faits dont le Cnc dit avoir pris connaissance et signale avoir ‘’également été informé des conditions de démarrage du Système de récépissé d’entrepôt (Sre), destiné à sécuriser les financements au profit de l’agriculture ainsi que des contraintes à lever pour optimiser ce dispositif. Le Conseil a exhorté les parties prenantes et en particulier l’État à tirer les enseignements en vue d’éviter les difficultés rencontrées dans l’approvisionnement en intrants des producteurs, notamment en engrais’’.
À ce sujet, ‘’le Cnc a réitéré l’exigence de fiabilité et de disponibilité à temps des statistiques de production, de fixation du prix au producteur dans les délais requis ainsi que de l’apurement immédiat des dettes au titre de la subvention’’, renseigne la même source. Laquelle signale que cette exigence se veut un moyen de ‘’de garantir un niveau de financement adéquat de la prochaine campagne de collecte, principalement des arachides. Il a insisté sur la nécessité de susciter les concertations nécessaires en vue d’encourager le retour du dispositif de financement consortial, par le système bancaire, des besoins du secteur agricole’’.
La Bceao Sénégal qui a fait le point à l’issue de cette rencontre virtuelle a fait état d’un rebond de l’activité des institutions de microfinance à fin du mois de juin dernier. De l’analyse qu’elle dit avoir faite de la situation de ces dites institutions, les membres dudit Conseil disent avoir ‘’relevé le rebond de l’activité, avec une progression, en glissement annuel, de 64 milliards FCFA (+16,28%) des crédits établis à 457 milliards F Cfa. Ils se sont félicités du reflux des créances en souffrance, après leur forte progression en juin 2020 du fait des effets de la pandémie de Covid-19 sur la clientèle’’.
Selon la Direction nationale de la Bceao pour le Sénégal, ‘’cette évolution est induite principalement par le repli sensible des encours de crédits ayant bénéficié de reports d’échéance de paiement. Le Conseil a pris note des points de vigilance sur la situation du secteur, notamment le respect des règles prudentielles et un appui renforcé en matière de mobilisation de ressources dans le contexte de la relance des activités des secteurs et ménages impactés par la pandémie’’.

LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ONT FAIT UN BÉNÉFICE DE 61,2 MILLIARDS EN 2020

Dakar, 8 oct (APS) – Les établissements de crédit ont réalisé un résultat net bénéficiaire de 61,2 milliards de francs CFA, avec un total de bilan qui a progressé de 823 milliards FCFA (+10,7%) pour s’établir à 8.605 milliards FCFA en 2020, annonce le Conseil national du crédit (CNC) du Sénégal.
‘’Comparativement à l’année 2019, le total de bilan des établissements de crédit a progressé de 823 milliards FCFA (+10,7%) pour s’établir à 8.605 milliards FCFA. Le résultat net bénéficiaire est ressorti à 61,2 milliards FCFA’’, révèle-t-il dans un communiqué publié à l’issue de sa 33-ème réunion.
Cette 33ème réunion s’est tenue jeudi, par visioconférence, sous la présidence de Moussa Touré, Directeur de la monnaie et du crédit (DMC), membre du Comité de politique monétaire (CPM), représentant le ministre des Finances et du Budget, Président statutaire du Conseil, renseigne le texte.
Il signale que le CNC a pris note de la situation des bilans et des comptes de résultats des établissements de crédit du Sénégal au titre de l’exercice 2020. Celle-ci est marquée par une ‘’ bonne résilience’’ du système bancaire dans le contexte de la pandémie de COVID-19 grâce aux mesures prises par l’Etat et la BCEAO.
Selon la même source, le Conseil a été informé de la décision prise par le Comité de politique monétaire de la BCEAO, lors de sa réunion trimestrielle tenue le 8 septembre 2021. Celui-ci a décidé en effet de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité à 2,00% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,00%, niveaux en vigueur depuis le 24 juin 2020.
De même, le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure inchangé à 3,0%.
Analysant la situation des institutions de microfinance à fin juin 2021, les membres du CNC ont relevé le ‘’rebond de l’activité, avec une progression, en glissement annuel, de 64 milliards FCFA (+16,28%) des crédits établis à 457 milliards FCFA’’, poursuit le texte.
Il ajoute qu’ils se sont félicités du reflux des créances en souffrance, après leur forte progression en juin 2020, du fait des effets de la pandémie de COVID-19 sur la clientèle.
‘’Cette évolution est induite principalement par le repli sensible des encours de crédits ayant bénéficié de reports d’échéance de paiement. Le Conseil a pris note des points de vigilance sur la situation du secteur (…)’’, souligne encore le communiqué.
A cet égard, il évoque notamment ‘’le respect des règles prudentielles et un appui renforcé en matière de mobilisation de ressources dans le contexte de la relance des activités des secteurs et ménages impactés par la pandémie’’ BHC/ASG/MD

Commercialisation de l’arachide : Les exigences des banques

https://lequotidien.sn Pour garantir un niveau de financement adéquat de la prochaine campagne de collecte, principalement des arachides, le Conseil national du crédit (Cnc) du Sénégal, qui s’est réuni jeudi, par visioconférence, «a réitéré l’exigence de fiabilité et de disponibilité à temps des statistiques de production, de fixation du prix au producteur dans les délais requis ainsi que de l’apurement immédiat des dettes au titre de la subvention».
Le Conseil national du crédit (Cnc) du Sénégal a tenu sa 33ème réunion avant-hier, par visioconférence, pour faire, entre autres, le point des conditions de financement de l’activité économique, notamment la situation des financements des campagnes de production agricoles 2021 et de la préparation des campagnes de commercialisation 2021-2022. Laquelle a été présentée respectivement par La Banque agricole (Lba) et la Banque nationale pour le Développement économi­que (Bnde). Ainsi rapporte la Bceao via un communiqué, «le conseil a exhorté les parties prenantes et en particulier l’Etat à tirer les enseignements en vue d’éviter les difficultés rencontrées dans l’approvisionnement en intrants des producteurs, notamment en engrais.
Afin de garantir un niveau de financement adéquat de la prochaine campagne de collecte, principalement des arachides, le conseil a réitéré l’exigence de fiabilité et de disponibilité à temps des statistiques de production, de fixation du prix au producteur dans les délais requis ainsi que de l’apurement immédiat des dettes au titre de la subvention». Aussi note le document, le Cnc «a insisté sur la nécessité de susciter les concertations nécessaires en vue d’encourager le retour du dispositif de financement consortial, par le système bancaire, des besoins du secteur agricole. Par ailleurs, le conseil a décidé d’engager la réflexion aux fins de conférer au Système de récépissé d’entrepôt (Sre), toutes les caractéristiques nécessaires pour sa prise en compte dans le dispositif d’atténuation du risque de crédit des banques».
Le Sre dont les conditions de démarrage ont été exposées lors de cette réunion au Cnc, est «destiné à sécuriser les financements au profit de l’agriculture ainsi que des contraintes à lever pour optimiser ce dispositif».
La situation des institutions de microfinance à fin juin 2021 a été également examinée par Moussa Touré, Directeur de la monnaie et du crédit (Dmc), qui présidait la réunion, et ses collègues. Lesquels ont ainsi «relevé le rebond de l’activité, avec une progression, en glissement annuel, de 64 milliards de francs Cfa, soit 16,28% des crédits établis à 457 milliards de francs Cfa. Ils se sont félicités du reflux des créances en souffrance, après leur forte progression en juin 2020 du fait des effets de la pandémie du Covid-19 sur la clientèle». D’après eux, «cette évolution est induite principalement par le repli sensible des encours de crédits ayant bénéficié de re­ports d’échéance de paiement».
La Banque centrale informe, par ailleurs, que le conseil «a pris note de la situation des bilans et des comptes de résultats des établissements de crédit du Sénégal au titre de l’exercice 2020, marquée par une bonne résilience du système bancaire dans le contexte de la pandémie du Covid-19 grâce aux mesures prises par l’Etat et la Bceao. Compara­tivement à l’année 2019, le total de bilan des établissements de crédit a progressé de 823 milliards de francs Cfa, soit 10,7% pour s’établir à 8605 milliards de francs Cfa. Le résultat net bénéficiaire est ressorti à 61,2 milliards de francs Cfa».
Sur l’inclusion financière, les membres du Cnc se sont félicités «du taux d’utilisation des services financiers établi à 79,86% en 2020, assurant au Sénégal l’atteinte de la cible minimale fixée à 75% pour l’année 2021».dialigue@lequotidien.sn

ASSURANCE CONTRE LES EFFETS DE LA SÉCHERESSE : Star Network souscrit plus de 800 millions FCFA pour protéger 160 000 Sénégalais

https://toutinfo.net Star Network qui regroupe une cinquantaine d’organisations et Afican Risk capacity viennent au secours du Sénégal, contre les effets de la sécheresse. Ils ont mis en place une assurance paramétrique (payable à l’avance) de 1,5 millions de Dollars, soit plus de 800 millions F CFA pour protéger 160 000 personnes dans le pays. 
Un réseau mondial d’agences humanitaires, dont Catholic Relief Services, Save the Children, Action contre la faim, Plan, Oxfam et World Vision, ont signé une police d’assurance contre les risques climatiques qui protégera jusqu’à 160 000 personnes au Sénégal contre les effets de la sécheresse. Dans une déclaration conjointe rendue publique hier, ces organisations notent que cette police d’assurance, l’une des premières du genre, permettra aux agences d’aide d’offrir un soutien vital aux personnes au Sénégal dès qu’une sécheresse est annoncée, contribuant ainsi à prévenir la famine’’. D’un montant global de 1,5 million de dollars US, soit 851 millions de F CFA, cette police d’assurance signée par Start Network, un réseau mondial de plus de 50 agences humanitaires, et fournie par African Risk Capacity, repose sur une assurance paramétrique. Cela veut dire que l’assureur paye avant une crise, sur la base de déclencheurs scientifiques préalablement convenus, (données pluviométriques par exemple). Contrairement au modèle actuel dans lequel les agences d’aide ne reçoivent des fonds qu’après le déclenchement d’une crise, il permet aux organisations de planifier et d’atténuer les pires effets d’une sécheresse. A en croire le communiqué, en 2019-2020, un paiement de 10,6 millions USD a permis de soutenir plus de 300 000 personnes. En 2020, poursuit-il, le paiement a permis aux familles de protéger le bétail et d’autres biens de valeur et d’éviter de recourir à des stratégies d’adaptation négatives, telles que sauter des repas ou envoyer les enfants travailler au lieu de l’école. La nouvelle politique annoncée aujourd’hui complète celle mise en place par le Sénégal, afin de garantir la protection du plus grand nombre de personnes possible, plus de 500 000 personnes. A noter que l’initiative au Sénégal est financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) par l’intermédiaire de la Banque allemande de développement, Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW).

SOHAM WARDINI,MAIRE DE LA CAPITALE : «Le choix de Dakar est une consécration»

https://toutinfo.net nLa ville de Dakar va abriter en 2023 la sixième édition du forum mondial de l’Economie Sociale et Solidaire. Face à la presse, la mairesse de la ville de Dakar Soham Wardini est revenue sur l’organisation de cette manifestation de portée mondiale. 
D’emblée, Soham Wardini s’est réjouie du choix porté sur la capitale sénégalaise pour abriter ce forum.
Selon elle, « le choix de Dakar est une consécration, le fruit d’un processus de plus de deux ans, dont l’idée a naquit en 2018, à Bilbao, construite à Marrakech en 2019 à l’occasion de l’Africity et matérialisé à Mexico city ».
D’après le premier magistrat de la capitale, au-delà de Dakar et du Sénégal, c’est toute l’Afrique qui est honorée, d’accueillir pour la première fois cet événement majeur de la planète de l’économie sociale et solidaire.
Le rendez-vous de 2023 est pour Mme Wardini, est pour l’économie sociale et solidaire africaine d’affirmer son unité dans le respect des diversités politiques, géographiques et culturelles du continent. « L’Afrique est le berceau de l’humanité.  L’économie sociale et solidaire africaine, représentée par ses collectivités et ses réseaux d’acteurs, poursuit son patient chemin, vers une pleine maturité et souveraineté.  Elle doit aussi être son avenir », a poursuivi le maire de Dakar.
Selon elle, cette rencontre est une opportunité de regrouper dans la ville de Dakar prés de 3 000 acteurs de l’économie sociale et solidarité, d’organisations internationales, de gouvernements locaux et internationaux en passant par les organisations de la société civile, venues de plus de 100 pays au monde.
Créé en 2013 à la suite de la déclaration de Séoul, adoptée par 8 gouvernements locaux et 9 organisations de l’économie sociale et solidaire, ce forum est un réseau mondial de l’économie et constitue une plateforme de partage des visions des expériences et de coopérations, fondé sur des partenariats multilatéraux pour un monde inclusif, équitable et plus humain au profit de tous.Mame Ndella FAYE et Marième DIA

Institutions de microfinance au Sénégal Un rebond de l’activité malgré la pandémie

https://challengeseconomiques.com Les institutions de microfinance sont dans une bonne posture au Sénégal, malgré les désagréments de la Covid-19. C’est du moins le constat fait par les membres du  Conseil National du Crédit (CNC) qui  a tenu par visioconférence sa 33ème réunion ce 7 octobre.
En effet, selon le communiqué de la BCEAO, analysant la situation des institutions de microfinance à fin juin 2021, les membres du Conseil ont relevé le rebond de l’activité, avec une progression, en glissement annuel, de 64 milliards FCFA (+16,28%) des crédits établis à 457 milliards FCFA. En outre, le Conseil a relevé et s’est félicité « du reflux des créances en souffrance, après leur forte progression en juin 2020 du fait des effets de la pandémie de COVID-19 sur la clientèle ». Comme explication, il est indiqué dans le communiqué de la BCEAO, que cette « Cette évolution est induite principalement par le repli sensible des encours de crédits ayant bénéficié de reports d’échéance de paiement ». Il s’y ajoute que le Conseil a pris note des points de vigilance sur la situation du secteur, notamment le respect des règles prudentielles et un appui renforcé en matière de mobilisation de ressources dans le contexte de la relance des activités des secteurs et ménages impactés par la pandémie.
Sur un autre registre, le communiqué de la BCEAO informe que le Conseil a pris acte du bilan d’étape de la Stratégie Régionale d’Inclusion Financière (SRIF) marqué par une forte implication des parties prenantes, sous l’impulsion du Comité National de Suivi de la Mise en Œuvre (CNSMO) de cette stratégie. Il s’est félicité du taux d’utilisation des services financiers établi à 79,86% en 2020, assurant au Sénégal l’atteinte de la cible minimale fixée à 75% pour l’année 2021, précise le communiqué. Dans la même lancée,  les membres du Conseil ont noté les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des différentes actions, articulées autour des cinq  axes de la stratégie, à savoir la réglementation, l’assainissement et le renforcement du secteur de la microfinance, l’innovation financière, l’éducation financière ainsi que les politiques publiques favorables à l’inclusion financière. Les membres du Conseil  ont souligné l’importance à attacher à l’adoption de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière, dans les meilleurs délais possibles, ainsi qu’au déploiement effectif du programme d’éducation financière notamment dans les écoles et lycées du Sénégal.Moustapha Dia

Le Sénégal veut réajuster la prime fixe sur l’électricité

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo=Le ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries va mener une étude pour identifier les secteurs éligibles à une diminution ou une suppression de cette taxation supplémentaire sur le coût de l’énergie.
Les industriels la présentent comme un frein à la compétitivité. A juste mesure. Au Sénégal, la prime fixe sur l’électricité coûte 4 000 mille CFA alors qu’au Maroc elle est à 2 600 FCFA, soit une différence de 1 400 FCFA.  Un avantage considérable pour les entreprises du royaume chérifien car bénéficiant d’un coût de production moins élevé avec des produits finis plus accessibles sur le marché.
Pour pallier ce gap, le ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries va mener très prochainement une étude pour identifier les secteurs de l’industrie devant bénéficier d’un réajustement de la prime fixe sur l’électricité.
« Il nous faut aller vers une réflexion plus approfondie pour voir l’ensemble des branches de l’industrie où il faut procéder à un allègement de cette prime fixe. Nous ne disons pas qu’il faut la supprimer partout, mais il nous faut déterminer là où il faut la supprimer, la diminuer ou encore la maintenir », a déclaré le Secrétaire général dudit ministère, Adama Baye Racine Ndiaye.
Il s’exprimait, vendredi, à l’occasion de la présentation des résultats à mi-parcours de l’atelier intensif de structuration du plan de relance du secteur pharmaceutique.
Ce dernier vise à garantir la souveraineté du Sénégal en matière de médicaments essentiels, en réduisant la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques par l’accélération de la production et de la distribution locale de médicaments et de consommables.
Concrètement, la stratégie de développement de l’industrie pharmaceutique du Sénégal vise à relever le défi d’une production locale de médicaments de 30% d’ici 2030 et 50% d’ici 2035.
Revenant sur les raisons de la rencontre du jour, M. Ndiaye a indiqué qu’il s’agit d’un moment fort d’échanges, de partage et de réflexion sur une problématique d’actualité qui est la relance de l’industrie pharmaceutique occasionnée essentiellement par la pandémie de Covid-19.
« L’axe trois de la nouvelle politique industrielle validée par le Chef de l’Etat porte sur le développement de l’industrie pharmaceutique et de la pharmacopée », a-t-il dit. Cet exercice mené par le BOS permettra de « tracer le chemin à suivre pour développer l’industrie pharmaceutique », a ajouté Adama Baye Racine Ndiaye.ARD/te/APA

“ARRÊTEZ CETTE PSEUDO COOPÉRATION PATERNALISTE”

https://emedia.sn Invité à participer au sommet France-Afrique de Montpellier, le Président des Africtivistes, Cheikh Fall, a livré un discours musclé et émouvant qui a parfois laissé Emmanuel Macron pantois. Le Sénégalais réclame notamment une reconnaissance des crimes coloniaux et un vrai new deal dans la coopération entre la France et le continent. EMEDIA vous propose l’intégralité de son intervention.
“Je m’appelle Cheikh Fall. Je suis africain d’origine sénégalaise et je suis à la tête d’une organisation panafricaine de jeunes acteurs de changements qui utilisent le numérique pour impacter leur communauté et pour favoriser de nouvelle dynamique.
Monsieur le président, je suis de cette jeunesse africaine engagée et ouverte au monde. Je ne suis pas seul. Nous sommes des milliers, des millions à vouloir porter l’Afrique et être les leaders du monde dans un futur proche.
Cette jeunesse est présente. Sa voix est audible. Elle est présente dans cette salle. Cette jeunesse engagée mais responsable. Cette jeunesse contestataire mais réfléchie. Cette jeunesse ouverte et connectée au monde  : Paul-Joel Kamtchang du Cameroun, Maurice Thantan du Benin, Amina du Maroc, Adam Dicko du Mali, Adèle du Kenya. Elle est diverse et plurielle et est bien représentée dans cette salle. En venant ici, nous avons pris un grand risque que nous assumons. Certains d’entre nous se font en ce moment insultés et critiqués parce qu’ils ont répondu à votre invitation au dialogue. Ce sentiment anti-français est nourri par des vagues de contestations se justifient pour beaucoup d’entre nous.
• Nos grands-parents nous ont racontés les douleurs et souffrances de la période coloniale.
• Nos parents nous ont fait comprendre ce qu’a été la fameuse France Afrique de l’après indépendance.
• Nous, nos frères et sœurs portons, supportons, subissons encore ce lourd passé commun que vous continuez de refuser de porter et d’assumer.
Aujourd’hui, vous nous interrogez sur ce que devrait être les futurs souhaitables des relations France Afrique.

” L’Afrique n’a pas besoin de parrains pour progresser”

Monsieur le Président, moi j’ai envie de vous interroger d’abord sur votre part d’humain. Quelle est votre part d’humanité dans cette relation ? Vous, votre nation, avez fait du tort aux africains. Vous avez fait verser beaucoup de sang. Vous avez déchiré des familles. Vous avez pillé des économies par le capitalisme colonial et vous continuez de le faire par le néo colonialisme et aujourd’hui vous nous invitez à envisager avec vous un futur souhaitable.
Ce futur commun souhaitable ne peut se construire que si les bourreaux d’hier acceptent leur responsabilité historique et demande symboliquement EXCUSE à cette Afrique.
Ce serait une chimère que de vouloir envisager un futur souhaitable tout en conservant, nourries, les colères, tristesses et frustrations d’hier.
Il est évident que l’Afrique n’a pas besoin de se replier sur elle-même quand le monde s’ouvre. Mais l’Afrique n’a pas besoin de parrains pour progresser.
Certes nous n’avancerons pas au rythme des autres, mais nous avancerons dignement, sur nos valeurs d’abord et sur des principes éthiques de coopération et de partenariat. Nous ne sommes pas des passéistes, nous nous inscrivons dans une logique de se donner de meilleurs outils pour aborder “Un futur ensemble” s’il devait en avoir un et nous pensons que oui.
Vous sentez certainement beaucoup d’émotions dans mon intervention. C’est normal et j’avoue être ému en parlant de ce passé si actuel et de vouloir envisager une relation future. De l’émotion, je ne suis pas certainement le seul à en avoir actuellement. J’espère seulement que vous vous laisseriez aussi gagné par cette émotion pour prendre des mesures fortes aujourd’hui.
Vous nous avez invité pour nous écouter dans le but d’écrire ensemble le futur.
Ecoutez-nous mais surtout entendez notre frustration, nos colères et notre appréciation sur la nature actuelle des relations France Afrique.
Monsieur le président, je vous invite ce soir, ici chez vous, a un exercice d’humilité, de courage politique, de respect et de rendez-vous avec l’histoire.
1. Demandez pardon a l’Afrique et aux africains.
2. Arrêtez de renforcer le pouvoir des dictateurs africains.
3. Arrêtez cette-pseudo coopération paternaliste.
4. Programmez un dispositif de retrait progressif et défini de vos bases militaires en Afrique.
5. Mettons ensemble un mécanisme de collaboration franche afin de renforcer les acquis démocratiques.
6. Mettez en œuvre vos engagements d’Abidjan de 2019 sur la reforme du Franc CFA et transférez les réserves de fonds vers l’Afrique.”

«M.MACRON VOUS FAITES FAUSSE ROUTE VOUS ET CEUX QUI VOUS ONT CONSEILLÉ CE FORMAT ET CETTE INITIATIVE» Par Pr Mbacké DIAGNE, UCAD

Le sommet Afrique France s’est tenue cette fois ci avec une autre audience pour créer un déclic, j’allais dire une impression que la France va nous libérer et changer les types de relation qui l’a eus avec l’Afrique. Mais devons nous oublier que chaque pays sur cette terre ne suivra que ses intérêts ? Que dans les relations internationales aujourd’hui c’est cette règle seule qui est universellement acceptée et que l’Afrique doit en être consciente et travailler pour son intérêt. Et ce qu’elle doit demander peut être pas seulement à la France mais à tout l’occident c’est que de ne pas venir en expédition punitive une fois que les peuples africains auront décidé de ne poursuivre que leurs propres intérêts.
C’est comme cela que nous devrions penser l’avenir et oublier le passé de ce qui s’est déjà passé dans le passé. Merci quand même Monsieur Macron de ce sommet qui est un aveu de taille que les rapports France Afrique doivent se normaliser et s’équilibrer.
Ça c’est primo et un primo pironique.
Maintenant, secondo et sérieusement, c’est de l’indignation profonde que ressens l’africain que je suis.
Je veux dire au monde entier que le plus grand manque de respect que Macron et la France ont jamais fait a l’Afrique c’est ce sommet. Comment on peut appeler sommet une rencontre où il n’y a qu’un président ? Et je pense que certains intellectuels africains font la honte du continent.
Comment Achille Mbembe, Félvine Sarr, Souleymane Bachir Diagne et autres peuvent accepter d’être convoqués comme ça et aller prendre la place de nos élus même si ces derniers ne donnent pas totale satisfaction ? J’ai honte et Macron ne comprend pas toujours qu’il est en train de banaliser les institutions et nos hommes d’état et de les infantiliser. Macron est en plein dans la substitution, il s’est substitué à nos Etats et s’est réuni avec des gens qu’il a fait préparer.
Mais Dieu est grand, tôt ou tard il va se rendre compte que l’Afrique d’aujourd’hui, pas sa jeunesse seulement, mais nous du troisième âge nous tenons à vivre une Afrique respectée et qui se fait respecter. Cette maison dont a parlée Macron qu’Achille Mbembe comprenne qu’elle sera la honte et le symbole d’une nouvelle politique assimilationniste de la part de l’Etat français.
Nous demandons à nos collègues Sarr, Mbembe et Diagne de demander à leur ami Macron de s’excuser auprès de ses pairs africains et de revenir sur cette idée de Maison civilisationniste.
Non M. Macron vous faites fausse route vous et ceux qui vous ont conseillé ce format et cette initiative.
Les problèmes, l’Afrique, personne ne le sait mieux que nous africains. Et personne d’autre ne pourra le régler de manière satisfaisante à notre place et chacun d’entre nous dans son domaine de compétence.
Ce que juste nous demandons à l’Occident, c’est de nous créer les conditions de sérénité de paix pour refaire notre continent, de cesser de profiter de nos faiblesses pour nous glisser des solutions qui ne sont en réalité que des peaux de banane.
Vous avez bien dit que l’Europe a pris beaucoup de temps pour bâtir votre modèle de gouvernance, mais diantre laissez nous construire notre modèle ou nos modèles de gouvernance adaptés à nos réalités. A faire naître et grandir des modèles de leaders adaptés à l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.
S’il y a à corriger les leaders d’aujourd’hui il nous revient de le faire. Les leaders que vous voulez former dans votre future maison civilisationniste peuvent ne pas être les modèles dont nous avons besoin. Et pour le mot de la fin, la fracture que vous avez soulignée entre les jeunesses africaines et les classes dirigeantes est un problème complexe dont les auteurs ne sont pas que des africains ou même que des français.
La situation de handicap que vit l’Afrique est complexe, multiforme, multidimensionnelle qui a trop duré et dans laquelle tous les africains sont des victimes même les dirigeants les plus décriés. Ce n’est pas avec un coup de baguette magique du genre que celui que vous et vos conseillers veulent nous proposer qui va nous en sortir.J’espère que ce long cri de cœur sera bien compris.

Les engagements chiffrés du président Macron en faveur des entrepreneurs, des étudiants et artistes africains

https://www.financialafrik.com Le sommet Afrique-France s’est conclu le octobre à Montpellier sut des engagements concrets pris par Emmanuel Macron face à 700 jeunes africains. Première décision, un fonds de 30 millions d’euros sur trois ans qui aura pour objectif de venir en soutien aux acteurs du changement sur le continent africain.
Les orientations de ce Fonds inspiré par le rapport Achille Mbembé seront décidées par un comité de personnalités africaines, françaises et franco-africaines de la société civile, ce qui, déclare le président Macron, «permettra de garantir l’indépendance et la neutralité de cet instrument. Le comité sera également chargé d’évaluer les résultats des projets financés par le Fonds».
Il est acté aussi la création d’une «Maison des mondes africains et des diasporas » présidée par Achille Mbembe avec en son sein des personnalités françaises du monde intellectuel, culturel, associatif et du secteur privé, chargées d’incarner et de porter ce projet dans l’espace public français. Un budget de fonctionnement sera attribué à cette mission qui devra rendre ses propositions dans un délai de 6 mois.
En outre, le sommet de Montpellier voit le lancement de la seconde phase de Digital Africa, sous la forme d’un fonds d’amorçage doté de 10 millions d’euros de subvention par an pendant 3 ans, en co-financement du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’économie et des finances. Ce fonds sera accompagné d’une labellisation de projets portés par différents dispositifs de Proparco (Proparco Venture Capital, Fiséa+…) qui représentent près de 130 M€ dédiés au développement de l’écosystème numérique sur le continent africain.
« Ce modèle de «filialisation» de Digital Africa au sein de Proparco pourrait servir de pilote pour des initiatives similaires en faveur des entreprises du domaine des industries culturelles et créatives, voire dans un second temps de la filière sport.

Culture», a précisé le président français.

Le président français s’est également engagé sur une nouvelle impulsion après la restitution dans les prochaines semaines des 26 œuvres d’Abomey. « Ainsi, poursuit Emmanuel Macron, le Ministère de la Culture, l’Institut Français, l’Agence française de développement et le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, mettront en œuvre plusieurs initiatives pour renforcer la coopération patrimoniale et muséale et notre action en faveur des industries culturelles et créatives ».
Dans le prolongement du projet d’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 », le ministère français de la culture lancera un fonds de soutien à l’accueil d’exposition et à la circulation d’œuvres. D’un montant de 300 000 euros sur 3 ans et soutenant entre 3 et 5 projets par an, ce fonds sera à destination d’institutions muséales africaines, permettant aux publics de ces musées de voir des œuvres jusque-là inaccessibles.
A partir de 2022, un séminaire professionnel « Itinéraire Culture » porté par le ministère de la Culture sera dédié chaque année aux professionnels des musées africains en accompagnement à l’organisation et à la conception d’exposition temporaires.
-Le programme « Accès Culture », qui vise à financer des micro-projets culturels entre l’Afrique et la France à fort impact social, porté par l’Agence française de développement et l’Institut Français, sera élargi géographiquement et abondé à hauteur de 2,5M€ supplémentaires.
Le programme « Afrique créative », qui est quant à lui un programme d’incubation et d’accélération à destination des entrepreneurs des industries culturelles et créatives, porté par l’Agence française de développement, sera lui aussi étendu géographiquement et abondé de 2,5M€.
Pour sa part, le Fonds de mobilité «Culture au Sahel», lancé en 2021 par l’Institut français pour venir en appui à la mobilité des artistes et des professionnels de la culture de la zone du G5 Sahel sera abondé à hauteur de 150 000 € afin notamment d’étendre le périmètre géographique aux pays du Maghreb et de favoriser une mobilité dans l’ensemble de la région.
Un nouveau dispositif sera mis en place visant à augmenter les mobilités croisées d’étudiants entre la France et l’Afrique en s’appuyant sur les partenariats qui ont été mis en place entre établissements français et africains dans le cadre de doubles diplômes. Il permettra la mobilité de 250 étudiants africains vers la France et la mobilité de 250 étudiants français vers l’Afrique. Le budget identifié, partagé entre le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation est de 1,8 million d’euros.
Le président français a également annoncé la création d’un programme Sport et éducation pour soutenir les académies sportives africaines,avec une contribution supplémentaire de 4 M€, mise en œuvre par l’Agence française de développement.

SOMMET AFRIQUE–France  : Vent debout contre la Françafrique

https://www.enqueteplus.com Alors que le nouveau sommet Afrique-France sera ouvert, aujourd’hui, à Montpellier, les intellectuels africains, réunis autour du Collectif pour le renouveau africain (CORA) continuent leur ‘’contre-sommet’’ virtuel, par l’organisation, depuis hier et pour trois jours, d’une série de webinaires. Le premier thème était consacré au rôle des intellectuels africains et de la société civile.
Veille de sommet Afrique-France new-look. La grogne va crescendo. Hier, le Collectif pour le renouveau africain (CORA) a lancé sa série de webinaires initiés pour montrer son désaccord par rapport à l’organisation de tout Sommet sur l’Afrique, en dehors de l’Afrique. Adulé par certains, le remplacement des chefs d’Etats africains par la société civile n’est pas du goût des participants au conclave. Mais, se réjouit Boubacar Boris Diop ironique, cela aura au moins le mérite de réveiller une partie de l’élite du Continent, qui serait, à coups sûrs, restée de marbre, si cette activité entrait dans le cadre de la routine.
Il peste  : ‘’Depuis qu’il est au pouvoir, le président, Emmanuel Macron n’a cessé de multiplier les initiatives  : Conseil présidentiel pour l’Afrique, rencontre sur l’immigration, nouveau sommet Afrique-France…, nous devons d’ailleurs nous féliciter de cette nouvelle initiative. Sans elle, on n’en serait peut-être pas là à discuter de ce livre (De Brazzaville à Montpellier  : regards critiques sur le néocolonialisme africain). Si ces changements n’avaient pas eu lieu, il n’y aurait pas ces contre-sommets, toutes ces contre-propositions dont le livre de CORA… Il (Macron) voulait du changement ; il est là. Mais, j’ai bien peur que ce ne sera pas le changement qu’il souhaitait’’.
En d’autre temps, croit savoir le journaliste écrivain, il serait facile d’organiser un tel sommet avec Mbembe et Cie ; mais, avec la théâtralisation et le contexte de ras-le-bol généralisé, les voix discordantes se font entendre de partout.  ‘’En tant qu’intellectuels, c’est notre devoir de nous adresser, directement, sans intermédiaire, aux Africains en leur disant la vérité. Comme je le dis dans ma contribution, finalement, les modalités de convocation de ce sommet, ses prétentions démesurées, confirme la nature profondément inégalitaire entre la France et l’Afrique’’, a-t-il renchéri.
A en croire Boubacar Boris Diop, ce qui caractérise la France, depuis le départ, c’est le refus de décoloniser. ‘’Il est difficile, souligne-t-il, d’envisager ces genres de relations entre la Grande Bretagne et ses anciennes colonies ; même chose pour le Portugal ? De manière aussi flagrante, il n’y a que la France qui est comme ça’’. Cela est connu de tous, si l’on en croit le fondateur des éditions Edjo. Même des chancelleries occidentales. ‘’Un ami, ancien ambassadeur de la Grande Bretagne, confie-t-il, m’a dit un jour  : ‘ce que je vois l’ambassadeur de France faire ici au Sénégal avec les hommes d’affaires, les hommes politiques, si moi je le faisais au Nigéria, je n’en sortirais pas vivant’. Ce qui veut dire que même les ressortissants européens se rendent compte de cette anormalité dans nos relations avec la France’’.
D’Achille Mbembe, il dira  : ‘’Cela m’étonne quand je vois certains ruer dans les brancards, parce que surpris de l’attitude de Mbembe. Moi, je n’ai jamais, jamais rien entendu de lui qui me paraissait sincère ou allant dans la profondeur des questions, je ne suis nullement surpris par cette attitude. Nous, nous sommes en train de remplir notre devoir. Je crois que c’est le bon moment. Le fait que nous nous exprimions avec tant de vigueur, c’est que nous sentons que la France n’a plus les moyens de ses prétentions. Et il en est conscient, c’est pourquoi, il essaie de reprendre la main. Il faut continuer la lutte, ne pas se laisser ni impressionner ni intimider’’.

Dans l’antre du sommet

Ils seront entre 2 500 et 3 000 personnes, dont 700 en provenance d’Afrique, à participer au nouveau sommet Afrique-France, qui se tient, les 8 et 9 Octobre, à Montpellier.
L’Élysée a choisi de repenser l’exercice, après l’annulation du sommet de Bordeaux (prévu en juin 2020), jugeant l’ancien format « obsolète ». L’idée a finalement été arrêtée de « faire une sorte de sommet renversé où ceux qui d’habitude ne sont pas invités dans ce type d’événements internationaux seront au cœur de l’événement », explique une conseillère du président français. Conséquence  : Montpellier sera « un sommet exclusivement consacré à la jeunesse et à la société civile ».
Entre 2 500 et 3 000 personnes sont ainsi attendues, ce vendredi, dans la préfecture de l’Hérault. Entrepreneurs, chercheurs, étudiants, intellectuels, représentants associatifs… Un quart des participants viendront du continent  : ce seront là des représentants des sociétés civiles et des entrepreneurs. Tous participeront, le vendredi matin, à des tables-rondes autour de cinq grandes thématiques  : l’engagement citoyen, l’entreprenariat, la recherche, la culture et le sport.
Le temps fort de cette journée de lancement sera, selon RFI, ‘’l’échange entre le Président Macron et une douzaine de jeunes africains venus d’horizons différents (Mali, Côte d’Ivoire, RDC OU Afrique du Sud’’. Sur le critère de leur sélection, la Présidence française précise  :  ‘’Ils ont été retenus pour leur capacité à parler en public et le regard critique qu’ils portent sur les relations avec la France. Aucun d’entre eux ne peut être soupçonné de complaisance à l’égard de la France.’’, lit-on sur le portail de RFI.
Lors de cet échange, Achille Mbembe –cheville ouvrière de ce sommet – rendra compte du travail qu’il a mené depuis janvier, après plus d’une soixantaine de rencontres organisées avec des jeunes et des représentants des sociétés civiles dans 12 pays du continent. Dans son rapport, 13 propositions pour ‘’refonder’’ la relation entre la France et le continent ont été faites, selon RFI. Il s’agit notamment  : de créer un ‘’fonds d’innovation pour la démocratie’’ dont la dotation initiale serait de 15 millions d’euros ; de développer un programme ‘’Campus nomade” pour favoriser la mobilité des enseignants et chercheurs’’ et qui ‘’s’articulerait autour d’un programme Erasmus africain’’ ; de mettre en place ‘’un forum euro-africain sur les migrations qui servirait d’enceinte de dialogue’’ ; ‘’de tisser un nouveau narratif entre l’Afrique et la France, en confiant ce travail à une commission présidée par des historiens franco-africains’’ ; de ‘’transformer l’aide publique au développement’’ ou encore de ‘’refonder les relations avec l’Europe du XXIe siècle sur la base d’un nouveau traité entre les deux organisations continentales’’.
Emmanuel Macron devrait retenir certaines de ces propositions et faire, selon son entourage, des ‘’annonces’’, informe le portail. ‘’Au-delà des ‘’propositions concrètes’, le président français va surtout devoir clarifier et expliquer la position de Paris sur certains sujets sensibles comme le soutien apporté à Mahamat Idriss Déby au Tchad, la réorganisation du dispositif militaire français au Sahel ou encore la question des visas, des titres de séjour que de nombreux jeunes Africains peinent à obtenir’’.
Mais comment le sommet est perçu du côté des chefs d’Etats africains mis en touche pour la première fois depuis 1973 ? Citant des sources proches de L’Elysée, RFI informe  : ‘’Pour ne pas se fâcher avec tous les présidents africains, l’Élysée a pris bien soin de préciser que ce rendez-vous de Montpellier ne serait ‘pas le sommet des oppositions politiques’. Aucune figure majeure de la lutte contre les pouvoirs en place n’a ainsi été conviée. Ni aucun responsable politique’’. Il faut aussi rappeler que le sommet se tient dans un contexte particulièrement tendu avec la dégradation des relations avec le Mali, l’Algérie, entre autres.Avec RFI MOR AMAR

DAKAR, HÔTE DU 6ÈME FORUM MONDIAL DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN 2023

Dakar, 8 oct (APS) – La ville de Dakar va accueillir la sixième édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire (GSEF2023) prévue en 2023, a annoncé, vendredi, sa maire, Soham El Wardini.
Dakar, 8 oct (APS) – La ville de Dakar va accueillir la sixième édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire (GSEF2023) prévue en 2023, a annoncé, vendredi, sa maire, Soham El Wardini.
“Je me réjouis du choix porté sur la ville de Dakar pour abriter l’organisation de la sixième édition du Forum Mondial de l’Economie Sociale et Solidaire, en 2023 « GSEF2023, après Séoul en 2013 et 2014, Montréal en 2016, Bilbao en 2018 et Mexico en 2022, qui vient de nous transmettre le flambeau, il y a juste deux heures”, a-t-elle déclaré, lors d’une conférence de presse.
Selon elle, “cette consécration est le fruit d’un processus de plus de deux ans, dont l’idée a germé en 2018, à Bilbao, construite à Marrakech en 2019, à l’occasion de l‘Africity et matérialisé à Mexico city”.
“Croyez-moi, a-t-elle ajouté, ce ne fut pas un long fleuve tranquille, il nous a fallu se battre, convaincre puis vaincre.”
Mme Wardini estime qu’”au-delà de Dakar et du Sénégal, c’est toute l’Afrique qui est honorée, d’accueillir pour la première fois cet événement majeur de la planète l’économie sociale et solidaire”.
“Et l’économie sociale et solidaire africaine veut affirmer son unité, dans le respect des diversités politiques, géographiques et culturelles du continent”, a-t-elle ajouté.
Dans cette optique, a-t-elle souligné, “l’organisation du prochain forum mondial de l’économie sociale et solidaire est une opportunité de regrouper dans notre ville près 3 000 acteurs de l’économie sociale et solidaire, d’organisations internationales, de gouvernements locaux et nationaux en passant par les organisations de la société civile venues de plus 120 pays du monde’’.
“L’organisation du Forum mondial de l’Economie Sociale et Solidaire requiert le soutien de l’Etat et l’engagement, la mobilisation des acteurs et l’engagement sans réserves du conseil municipal et de la disponibilité de l’administration de Ville mais surtout de l’implication des Dakarois”, a-t-elle indiqué.
Elle a rappelé que ce Forum a été créé en 2013 à la suite de la Déclaration de Séoul adoptée par 8 gouvernements locaux et 9 organisations de l’économie sociale et solidaire.
Elle a fait savoir que “le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF) est un réseau mondial de l’économie sociale et solidaire, et constitue une plateforme de partage des visions et des expériences, et de coopération fondée sur des partenariats multilatéraux pour un monde inclusif, équitable et plus humain au profit de tous”.
La maire de Dakar a précisé qu’elle se donne “comme mission principale de poursuivre la création d’emplois de qualité, une croissance équitable, le progrès de la démocratie à la base et le développement durable”.
“L’économie sociale et solidaire africaine, représentée par ses collectivités et ses réseaux d’acteurs, poursuit son chemin, vers une pleine maturité et souveraineté, appelle de ses vœux la consolidation de ses relations amicales, constructives et équilibrées avec l’ensemble des parties prenantes (…)”, a-t-elle lancé.
“Cela vise à participer résolument à la construction d’un continent pacifique et démocratique, respectueux des personnes et de l’environnement”, a-t-elle indiquéDS/ASB

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES SENSIBILISÉES À L’IMPORTANCE DU WAQF

Dakar, 8 oct (APS) – Le directeur général de la Haute Autorité du waqf (HAW), Racine Bâ, a suggéré vendredi aux collectivités territoriales sénégalaises de tirer profit du waqf, qui, à son avis, est un moyen de ‘’financement innovant’’ pour elles.
Le waqf est, par définition, une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique.
C’est aussi un moyen de ‘’financement innovant, un financement islamique pour les collectivités territoriales, qui vient s’ajouter aux sources de financement utilisées par les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets’’, a dit M. Bâ.
Il intervenait à un atelier de formation sur le waqf, à l’intention des agents des collectivités territoriales, à l’initiative de la HAW et de l’Agence de développement municipal (ADM).
Plusieurs mécanismes de financement ‘’innovants’’ peuvent être utilisés par ces entités publiques (mairies, conseils départementaux, etc.), via le waqf, a assuré M. Bâ.
Parlant encore des moyens de financement des politiques des collectivités territoriales, il a cité ‘’le financement participatif islamique, à travers lequel les populations contribuent au développement d’un projet, à son financement’’.
Les acteurs économiques, les entreprises implantées dans les communes, les régions et les départements peuvent aussi participer à la réalisation des projets à l’aide d’autres instruments de la finance islamique, a-t-il signalé.
Des ‘’financements (…) importants’’ peuvent être faits par les collectivités territoriales, via les sukuks, des fonds levés sur les marchés financiers, selon les prescriptions de l’islam, pour développer des projets d’envergure, selon le directeur général de la HAW.
Le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye, a salué la tenue de l’atelier. Cette rencontre est ‘’naturellement un moment idéal pour discuter du waqf, de son cadre juridique et des opportunités que peuvent en tirer les collectivités territoriales pour la réalisation de leurs projets d’investissement’’, a dit M. Guèye.
L’ADM et la Haute Autorité du waqf, un organisme du gouvernement, ont signé une convention de partenariat, le 1er juillet 2021, en vue de la mise en œuvre du Projet financements innovants des territoires (PROFIT), destiné aux collectivités territoriales.
Le but du PROFIT est d’aider ces dernières à ‘’s’orienter vers d’autres sources de financement, dont la finance islamique, pour la réalisation de leurs projets d’investissement’’.
L’accord de partenariat ‘’permettra à la HAW de développer des projets d’investissement, avec les collectivités territoriales, sous l’impulsion de l’ADM’’, a dit le directeur de l’Agence de développement municipal, Cheikh Issa Sall.
En mettant en œuvre cet accord, ces entités publiques peuvent ‘’combler leur manque d’infrastructures et générer des revenus en vue de la satisfaction des besoins socioéconomiques de leurs administrés’’, a assuré M. Sall.MK/ESF/ASG

Les meuniers prévoient de baisser la production de farine pour mettre la pression à l’Etat

https://www.pressafrik.com La production de farine risque de connaître de graves perturbations les semaines à venir si l’Etat ne prête pas une oreille attentive aux meuniers en acceptant de leur accorder l’augmentation du prix du sac de farine de 50 kilogrammes demandée. N’en pouvant plus de vendre à perte depuis le début de l’année, ces meuniers, guettés par le dépôt de bilan, risquent tout simplement de réduire drastiquement leur production d’ici quelque temps si rien n’est fait dans le sens d’améliorer leur situation. Les meuniers, étouffés, n’en peuvent plus. Et le schéma le plus simple pour faire face à la situation intenable qu’ils vivent est de baisser de manière significative leur production quotidienne. Une perspective sombre qui répond au mutisme de l’Etat face à leur demande de porter le prix du sac de 50 kg de farine à 19.300 frs.
Une baisse de production journalière de 3500 tonnes soit presque la moitié de ce que mettent sur le marché les 7 meuniers industriels locaux (GMD, NMA, FKS, OLAM, SEDIMA, MDS, BASMALA), voilà à quoi on risque d’assister les jours à venir. A leur corps défendant, ces meuniers risquent d’actionner ce levier économique la réduction de leur production — auquel ils ont jusqu’ici cherché à ne pas avoir recours.
Malgré les signaux d’alerte lancés à l’endroit du Gouvernement pour une vérité économique des prix dictée par une conjoncture économique où les prix du blé et du fret ont flambé littéralement, l’Etat continue de jouer au dilatoire. Certes, il a consenti des efforts en réduisant le taux de TVA de 18 % à 6 % dans un premier temps, avant de suspendre purement et simplement cette taxe pour le blé lorsque la situation s’est aggravée. En même temps, il a fait sauter la taxe douanière. Des efforts méritoires mais insuffisants face à l’étendue des pertes enregistrées par les meuniers.
Acculés et perdant de l’argent sur chaque sac sorti de leurs moulins, les meuniers vont donc limiter les frais. Les conséquences sociales et économiques risquent d’être dévastatrices : avec moins de farine sur le marché, bonjour la spéculation ! Les prix vont donc exploser. On n’ose pas imaginer ce que va coûter alors le prix du pain…
Dans ces mêmes colonnes, la semaine dernière, Frank Bavard, secrétaire général de l’Association des meuniers industriels du Sénégal (AMIS) dénonçait l’inertie des pouvoirs publics. « Parce qu’on était censés revoir le prix à la hausse du sac de 50kg début avril. On ne l’a pas fait. Puis il y a eu le ramadan qui s’est étalé du 15 avril au 15 mai. Qui ose augmenter le prix de la farine au mois de ramadan ? Nous avions prévu de le faire début juin. Le ministre du Commerce a été informé, mais depuis le début de juin on court après les augmentations. On nous dit qu’on ne peut pas nous recevoir et, pendant ce temps, on perd de l’argent. Certes il y a un côté pouvoir politique et un autre économique. Cette fin de non-recevoir des politiques, c’est que l’Etat n’a pas une politique pour stabiliser le prix de la farine. Si celui qui doit augmenter ne vous reçoit pas, on se retrouve coincés », alertait-il dans les colonnes du Témoin.
Chez les meuniers, on commence à se rendre à l’évidence que l’Etat ne veut pas accepter une hausse inévitable du sac de 50 kg de farine. Parce que la réclamation de la vérité des prix exigée le 18 septembre 2021 d’abord à 18.500 frs le sac de 50 kg, puis réévalué à 19.300 frs 15 jours découle du fait qu’entretemps, sur le marché mondial, le prix du blé est passé de 220 euros (143. 212 frs) à 325 euros (211. 546 frs) la tonne. C’est énorme car représentant 50 % de plus. C’est dire que la filière est profondément touchée par cette folle envolée des prix des matières premières.

Réduire ou fermer les usines

Alors aujourd’hui, une seule alternative s’offre aux meuniers. Le premier terme de l’alternative, c’est de mettre tout simplement la clé sous le paillasson. L’effondrement de la filière va envoyer 1000 emplois directs et près de 15.000 emplois directs au chômage, mais c’est surtout une filière de production industrielle qui injectait environ 3500 tonnes de farine par jour dans l’activité nationale — alors que les besoins journaliers sont de 1300 tonnes seulement — pour une production de 8.000.000 de baguettes et participait directement et indirectement à la sécurité alimentaire du pays, au paiement d’impôts divers qui va disparaître.
Un scénario catastrophique pour un pays qui a fini de se désindustrialiser. En rajouter deviendra la fin de l’industrie au Sénégal. Les meuniers s’écartent pour le moment d’une telle perspective, mais ils ne peuvent pas ne pas utiliser l’outil économique de la diminution de la production journalière pour amoindrir les dégâts. Une telle perspective aura pour conséquence économique l’installation d’une pénurie.
La farine n’étant plus accessible pour les boulangeries, les commerçants importateurs intermédiaires vont se frotter les mains puisqu’ils seront les recours pour les boulangers. Cela installera le secteur dans une situation d’inflation des prix, mais surtout une spéculation qui va faire flamber le prix du sac de farine. Les boulangers n’auront d’autre choix, de leur côté, que de répercuter le prix de la spéculation sur le pain.
Le prix du pain jusqu’ici faisant partie des prix homologués par l’Etat ne sera plus maîtrisé. Or, on le sait bien, beaucoup de régimes ont été déstabilisés par une augmentation du prix du pain. On nous dira certes : oui, mais si l’Etat accepte l’augmentation demandée par les meuniers, le résultat va être le même : le prix de la baguette va augmenter. Sauf que, le même Etat ayant homologué trois prix pour la baguette — à 100 francs, à 150 francs et à 200 francs, les boulangers vont tout simplement privilégier ce dernier format qu’ils réclament de toutes façons à cor et à cris depuis des mois.

Projet de structuration de l’industrie pharmaceutique locale : le privé national s’engage pour 210 milliards

https://www.leral.net Le processus de structuration du plan de relance de l’industrie pharmaceutique se poursuit. Hier, vendredi 8 octobre, soit trois semaines après le lancement de l’atelier intensif de structuration du plan de relance du secteur pharmaceutique, dénommé «LAB», les acteurs ont procédé à la présentation des résultats à mi-parcours, jugés encourageants, rapporte SudQuotidien.
Le projet de structuration de l’industrie pharmaceutique locale se déroule bien. Et le secteur privé sénégalais n’entend pas jouer les seconds rôles dans la relance de l’industrie pharmaceutique. Pour ce faire, il s’engage à investir 210 milliards de FCFA ainsi répartis : 1,5 milliard FCFA pour la recherche et le développement, 168,8 milliards pour la production, 1,7 milliard pour la distribution et 43,6 milliards de transverse. Mais pour y arriver, d’importantes réformes devraient être faites au préalable de façon rationnelle pour répondre aux attentes du secteur.
Dans le pré-Lab 12 réformes avaient été identifiées dont 9 structurées à ce jour. Il s’agit de la charte sur l’élaboration de la pharmacopée sénégalaise, la révision du cadre juridique régissant la production pharmaceutique, l’application d’une fiscalité incitative spécifique pour l’industrie pharmaceutique, la recatégorisation des vitamines et compléments alimentaires dans le TEC, le changement de statut de la pharmacie nationale d’approvisionnement, la mise en place de l’Autorité sénégalaise de réglementation pharmaceutique, le renforcement de la formation sur les métiers de l’industrie pharmaceutique, la réforme sur la réduction du coût de l’électricité et enfin la mise en place des mesures de réglementation du marché. La mise en œuvre de la réforme devrait coûter à l’Etat du Sénégal environ 30 008 000 000 FCFA dont 5 093 000 000 FCFA pour le plan d’urgence de transition (2021-2022) et 24 915 000 000 FCFA pour le plan de mise en œuvre (2022- 2023). Les produits identifiés sont les phytomédicaments, médicaments génériques innovants, solutés massifs, dispositifs médicaux et produits de dialyse, vaccins/bioproduits. S’agissant du financement requis pour les projets publics, il est tablé à 95,6 milliards FCFA.

500 MILLIARDS FCFA D’INVESTISSEMENTS

Dans le même élan, le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi (Bos) du Pse, El Ousseynou Kane a beaucoup insisté sur l’impératif de bien réformer pour s’assurer qu’on n’aura pas donné l’impression de faire du surplace. «Le plan d’investissements est aujourd’hui chiffré à 500 milliards». Ce qui montre que montre que le projet est «ambitieux et réalisable», soutient-il. Mais, «cela ne suffit pas et je voudrais insister sur la nécessité d’engager les réformes utiles pour avancer», oriente-til. Faute de quoi, «cet investissement ne servira à rien parce qu’en définitive, sans les réformes idoines, point de résultats viables sur le terrain», a-t-il soutenu. Et je pense très sincèrement que c’est ce, à quoi «nous sommes attendus», dit-t-il. Par conséquent, « évitons toutes idées arrêtées », a-t-il prévenu. A noter que ledit projet ambitionne d’assurer par la production locale, la fourniture de 50% des besoins en médicaments et autres produits de santé, à l’horizon 2035.

RESULTATS A MI-PARCOURS DU LAB POUR LA RELANCE DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE : El Ousseyni Kane plaide pour la pharmacopée sénégalaise comme valeur ajoutée de l’industrie pharmaceutique

https://www.jotaay.net Dix projets publics identifiés pour un montant requis de 95,6 milliards, le secteur privé qui s’engage pour 210 milliards pour les 15 projets structurés du Lab, et un plan global d’opérationnalisation budgétisé à hauteur de 30,8 milliards ! Au-delà de ces résultats dans le cadre de la relance de l’industrie pharmaceutique, El Ousseyni Kane a l’impression que ça n’avance pas dans le secteur de la pharmacopée sénégalaise qui, à l’en croire, est la valeur ajoutée de l’industrie pharmaceutique sénégalaise.
Trois semaines après le lancement de l’atelier intensif de structuration du plan de relance de l’industrie pharmaceutique dénommé Lab organisé par le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos) les acteurs se sont retrouvés, hier, pour présenter les résultats à mi-parcours, en attendant la restitution des travaux le 22 octobre prochain. Pour rappel, au terme de ce Lab, l’industrie pharmaceutique du Sénégal a pour ambition de produire 50% de sa consommation de médicaments à l’horizon 2035. Cependant, les différentes présentations des projets et réformes destinés à la relance de l’industrie pharmaceutique ont laissé un goût d’inachevé chez le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse, El Ousseyni Kane. En effet, accordant une grande importance à la pharmacopée sénégalaise, il se désole de constater que les travaux n’avancent pas dans ce sens. «Pour la pharmacopée, je suis déçu. Le Sénégal a une carte à jouer, mais j’ai l’impression qu’on n’avance pas alors que la pharmacopée est la valeur ajoutée de l’industrie pharmaceutique sénégalaise. Il faut aller vers ça», dit-il, décidé à accompagner les acteurs du Lab même s’ils doivent aller en Amérique du Sud pour voir ce qui s’y passe.

Les dix projets publics évalués à 95,6 milliards, le secteur privé s’engagent pour 210,7 milliards d’investissement

Dans sa présentation, El Hadj Samba Mbaye est revenu sur les différents projets retenus dans le cadre de la relance de l’industrie pharmaceutique et le financement requis pour leur mise en œuvre. A l’en croire, sur 15 projets publics identifiés au départ, le groupe de travail en a retenu dix après avoir procédé à la fusion de certains projets. Et, sur ces dix projets, la moitié est portée, dit-il, par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Poursuivant, il révèle que le financement global requis pour ces dix projets publics s’élève à 95,6 milliards francs Cfa. En outre, il révèle que 60% des projets privés sont dans le maillon de la production. En d’autres termes, sur les 15 projets privés structurés dans le Lab, 12 projets sont classés dans le maillon production, les autres dans la recherche-développement en phytothérapie, la distribution, etc. Le secteur privé, dit-il, pour ces différents projets, a pris des engagements de l’ordre de 210,7 milliards d’investissement.

Le plan d’opérationnalisation budgétisé à hauteur de 30,8 milliards

De son côté, Dr Ndèye Magatte Diaw qui a présidé le groupe de travail des réformes, est revenu sur les différentes réformes initiées. Une des réformes phares a porté sur la pharmacopée sénégalaise. A cet effet, elle révèle que le groupe a travaillé sur le cadre règlementaire de la mise en place de la pharmacopée sénégalaise en élaborant les projets de textes qui créent la pharmacopée sénégalaise. En plus d’élaborer, dit-elle, un plan d’opérationnalisation et un plan de mise en œuvre bien budgétisé. D’autres réformes ont été également engagées dont la réglementation de la phytothérapie, la future autorité de réglementation qui sera l’organe de régulation et de réglementation du secteur pharmaceutique. Le plan global d’opérationnalisation de ces réformes concerne neuf domaines et va s’étaler de 2021 à 2023. Dans cette dynamique, Dr Magatte Diaw a annoncé un plan d’urgence qui va durer six mois et qui, à l’en croire, sera un plan de transition qui va permettre aux laboratoires de contrôle de la pharmacie d’être à un niveau performant pour accompagner la production du vaccin de l’Institut Pasteur. Ce plan global d’opérationnalisation a été budgétisé à hauteur de 30,8 milliards, dont 5 milliards 93 millions réservés au plan d’urgence de transition.

Développement du contenu local : Oumar Sarr sur un nouveau créneau

https://lequotidien.sn D’après le ministre des Mines et de la géologie, Oumar Sarr, qui a convoqué les chiffres du rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), la participation des entreprises locales aux activités minières demeure encore faible. «Au total, 216 milliards 492 millions de francs ont été payés en 2019 aux fournisseurs locaux sur un total de 890 milliards 686 millions de francs Cfa, soit 24%», a-t-il rappelé jeudi, lors d’un atelier à l’auditorium de la sphère Ousmane Tanor Dieng. Faible participation des entreprises locales aux activités de l’industrie minière, non effectivité de la participation des investisseurs locaux dans le capital des grands projets miniers en phase d’exploitation, non-suivi des mesures incitatives destinées à encourager le traitement et la transformation des minerais localement… Voilà entre autres, selon M. Sarr, les éléments illustratifs de l’inefficacité des politiques et des instruments du contenu local actuellement en vigueur. «Les nombreuses difficultés rencontrées par les Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises pour participer à l’approvisionnement local dont entre autres, l’accès à l’information sur les besoins des sociétés minières, la faiblesse de l’infrastructure, l’accès au financement, la cherté des conditions d’accès à l’énergie, la fiscalité, ont contribué au bilan mitigé de nos politiques de contenu local», a encore noté M. Sarr, qui présidait l’atelier de validation de la stratégie nationale destinée à pallier ces manquements. «Autant de défis et enjeux qui se posent à notre secteur minier d’où la nécessité urgente de se doter d’un document stratégique pour le développement du contenu local», a-t-il insisté, assurant que le moment était venu de réorienter la stratégie. «Dans le but de renforcer les capacités nationales productives nationales, de créer des liens pertinents avec d’autres secteurs de l’économie et de promouvoir une croissance inclusive et équitable dans le cadre de l’exploitation minière, le ministère des Mines et de la géologie s’est résolument engagé dans l’élaboration d’une Stratégie nationale de développement du contenu local (SndcL) afin de doter le pays d’un document de référence susceptible d’encadrer la «participation nationale» dans la réalisation des projets extractifs», a-t-il fait savoir lors de la rencontre avec les principaux acteurs tenue sous un format hybride. Il a toutefois assuré que le succès escompté à travers la mise en œuvre de la SndcL était tributaire de la mobilisation et de l’engagement de tous les acteurs et partenaires. Il exhorte ainsi «tous les participants, physiques comme virtuels et plus particulièrement les sociétés minières et les fournisseurs locaux, à s’approprier cette Sndcl et à apporter leur contribution pour l’atteinte des résultats».
Il s’agira à travers ce nouvel instrument de travailler à optimiser davantage les retombées issues du secteur en conformité avec les orientations du Pap 2A. abndiaye@lequotidien.sn

L’EQUATION DE LA MOBILISATION DES RESSOURCES FINANCIERES POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE DU CONTINENT PAR ABDOUL ALY KANE

Le nouveau rapport du GIEC (Groupe d’Experts environnementaux sur l’Evolution du Climat), synthèse de 14 000 articles scientifiques qui vient de sortir, sonne comme une alerte sérieuse sur la situation du climat dans le monde
Le nouveau rapport du GIEC (Groupe d’Experts environnementaux sur l’Evolution du Climat), synthèse de 14 000 articles scientifiques qui vient de sortir, sonne comme une alerte sérieuse sur la situation du climat dans le monde, et une nouvelle contrainte pour le développement économique de l’Afrique.
Ses conclusions sont alarmantes et l’on peut les résumer comme suit. Pendant les trois derniers millénaires, le niveau des mers n’a jamais augmenté aussi rapidement que depuis l’année 1900. Dans les scénarios d’augmentation des émissions de CO2, les puits de carbone océaniques et terrestres seront moins efficaces pour ralentir l’émission de CO2 dans l’atmosphère ; Limiter le réchauffement mondial à +15*C ne sera plus possible sans une baisse immédiate et à large échelle des émissions de gaz à effets de serre ; 100 % du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. Cette situation concerne, bien entendu, la planète entière.
Par conséquent, l’Afrique, bien que participant très peu à ces dégradations sus-évoquées, en subit de plein fouet les effets dévastateurs. Les effets environnementaux et humains sont perceptibles dans le monde, sous forme de hausse des températures maximales et minimales avec un impact sur la santé humaine, d’augmentation du niveau de la mer, de fortes pluies et d’inondations, de perte de la biodiversité et de terres arables etc. Au Sénégal, le changement climatique est une réalité que vivent les populations, en particulier dans les zones côtières. A Bargny, l’océan gagne chaque année près de deux mètres sur les terres du fait du changement climatique, ce qui rend les populations très réceptives sur la question. On peut donc dire avec amertume que l’Afrique est le dindon de cette grande farce, alors que l’on serine dans toutes les instances consacrées au développement que son « tour » serait arrivé après l’Asie pour son émergence et son développement économique et social. Il est utile de rappeler que l’Afrique représente aujourd’hui près de 17 % de la population mondiale, et que les projections de l’ONU portent cette part à 40 % à l’horizon 2100 (soit autant que la Chine et l’Inde actuelles réunies). Pour faire face à ce boom démographique, l’industrialisation devient une impérieuse nécessité pour répondre aux besoins d’emplois essentiels, de santé, d’éducation, d’alimentation en eau et de logement des populations.
Pour cela, le facteur « énergie » est fondamental pour la transformation de nos matières premières en vue d’une valeur ajoutée accrue, Comme le disait si justement Cheikh Anta DIOP « Au commencement est l’énergie, tout le reste en découle ». Ce pour dire que la condition expresse du développement industriel est la disposition d’une énergie en quantité suffisante. L’Afrique recèle selon le Pharaon du Savoir de ressources énergétiques diverses, abondantes et non polluantes de la diversité (contrairement au charbon, au pétrole et à l’énergie atomique). Il s’agit de l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie thermique des mers, l’énergie marémotrice, l’énergie géothermique qu’il appelle la « houille rouge ».
Autant de ressources énergétiques qui donnent à notre continent les possibilités d’une parfaite suffisance en énergie propre. Dans son livre « Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique noire », Cheikh Anta Diop proposait un modèle de développement économique continental avec deux avantages comparatifs extraordinaires conférant au continent une vraie vocation industrielle. Il s’agit de la quantité et de la diversité de ses matières premières, et de ses multiples sources d’énergie. C’est le lieu de rendre hommage à ce visionnaire à la réflexion féconde dont on aura certainement mésestimé la pensée économique tant son travail sur l’Egypte ancienne, prouvant l’antériorité des civilisations nègres, a complètement occulté le modèle économique fédéral qu’il conçut pour le continent africain, basé sur l’industrialisation. Aujourd’hui, il est établi que l’Afrique est dotée de près de 40 % des ressources solaires du monde. Ce rappel est important dans un contexte où la question des sources d’énergie et leur rapport au climat est devenue un enjeu planétaire. Le contexte du dérèglement climatique imputé aux émissions de CO2 et les questions environnementales en général viennent changer la donne du développement en ce qu’ils prescrivent l’abandon progressif des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), au profit d’énergies plus propres. Quelle injustice, si l’on sait que les 50 % des pays les plus pauvres de la planète sont ceux qui émettent le moins de carbone (Afrique subsaharienne et Asie du Sud), contrairement aux « 1 % » constitué par les pays les plus riches qui mettent en péril le climat et l’environnement !
Les trois pays les plus pollueurs au dioxyde de carbone sont les trois pays les plus industrialisés au monde : la Chine avec 30 % des émissions, les États-Unis 15 % et l’Inde 7 %. L’Union européenne émet globalement 10 % avec à sa tête l’Allemagne du fait de la prédominance de centrales à charbon dans ce pays. L’Afrique contribue donc très peu aux émissions mondiales de gaz à effets de serre. Les experts affirment aussi que, même avec une très forte croissance de son économie et donc de sa demande énergétique, le poids du continent dans les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie resterait encore mineur d’ici 2040/2050, période prévue pour l’atteinte universelle de la neutralité carbone.

L’Afrique doublement condamnée

En conséquence, l’Afrique, très en retard sur la promotion des énergies renouvelables, voit, de ce fait, sa programmation du développement industriel contrecarrée. Ainsi, près de 60 ans après les indépendances, voilà que la problématique du remplacement des énergies fossiles polluantes par des énergies renouvelables propres est au cœur des nouvelles stratégies de préservation de l’environnement en Occident (GIEC), et que celle de l’absolue nécessité de disposer d’une énergie propre en quantité suffisante est imposée à l’Afrique, sans pour autant que des compensations financières ne soient concrètement envisagées.
A l’échelle du monde, les solutions transitoires envisagées ont été déclinées dans l’Accord de Paris de 2015. Cet accord a pour objectif de limiter la montée des températures de la planète à deux degrés Celsius par rapport aux niveaux antérieurs à la révolution industrielle. Sa particularité est d’être non-contraignant, chaque pays élaborant ses propres mesures pour neutralité carbone (émission= absorption) et son propre chronogramme d’ici 2050/2060. Aux USA, le président américain s’est engagé à ramener à zéro les niveaux de pollution dans le secteur énergétique américain d’ici 2035, et à faire en sorte que l’économie américaine atteigne une neutralité carbone d’ici 2050. La Chine s’engage sur la neutralité carbone en 2060. L’Allemagne s’engage à mettre fin à l’utilisation du charbon comme combustible d’ici 2038. La France, dont l’essentiel du parc de production d’électricité est constitué de centrales nucléaires, est relativement moins concernée dans la prise d’engagements. Le Sénégal a fermé la centrale électrique de Sendou de 125 MW alimentée au charbon et gère présentement un mix énergétique combinant fioul, solaire et « gaz » dans un futur proche.
Dans cette perspective, la première centrale solaire de notre pays a commencé à fonctionner en 2017, et plus de 200 MW de capacités solaires supplémentaires ont été mises en ligne depuis. La centrale éolienne de Taïba Ndiaye (158 MW) a été mise en service en février 2020, faisant suite aux centrales solaires de Senergy I (30 MW), Senergy II (20 MW) et à la centrale solaire Ten Merina de 30 (MW). Le plus dur reste cependant à faire en matière de mix énergétique, sachant que le Sénégal est tributaire de l’énergie fossile à hauteur de 88 voire 90 % de sa production d’électricité. En définitive, en 2050/2060, le monde va passer à une autre forme d’économie utilisatrice d’autres formes d’énergies que l’Afrique n’est pas en mesure de mobiliser. Les contraintes pour l’Afrique tout entière se rapportent donc à la mobilisation des ressources de financement pour la transition énergétique.
La mobilisation de la finance internationale prévue dans l’Accord de Paris de 2015 n’est pas encore effective. Il faudrait donc que les pays africains se préparent collectivement à faire face à cette nouvelle configuration énergétique qui va mettre au rebut les énergies fossiles jusque-là considérées comme sources de richesse et de progrès économique et social. Pour ce qui concerne le Sénégal, il conviendrait à notre sens d’ériger le secteur de l’énergie comme un secteur « surprioritaire », auquel une partie non négligeable des revenus futurs de l’exploitation pétrolière et gazière en 2023 serait affectée pour servir de levier pour la réalisation des investissements en énergies renouvelables.

MASSOKHNA KANE MET EN CAUSE LES “COMMERÇANTS DÉVIANTS”

https://emedia.sn L’Unacois Yessal a reçu, ce vendredi, des associations de défense des consommateurs avec à sa tête Me Massokhna Kane. A l’issue de cette rencontre, ils sont parvenus à la conclusion de mettre en place une structure de concertation régulière pour pouvoir échanger sur les problèmes liés à la consommation, à la production et la vente des biens que nous consommons. « Nous sommes une association de délégation de consommateurs. On est venu rencontrer Unacois Yessal sur leur invitation et à notre demande. Les responsables nous ont reçu et nous avons échangé avec eux pour jeter les bases d’une coopération entre nos organisations consommatrices et leur organisation productrice de biens et services. C’est une union des commerçants, importateurs et investisseurs du Sénégal », a soutenu Me Massokhna Kane.
Ce cadre permettra aux consommateurs d’ avoir des produits de qualité et des produits à bon prix, assure Me Kane. « Nous avons pris l’engagement de les rencontrer à chaque fois qu’il y’a des tensions sur le marché et ensemble pouvoir faire des recommandations à l’Etat qui doit être le régulateur du marché », a-t-il dit.
Sur la question de savoir ce qu’il pense de la sortie du directeur de commerce intérieur disant que des commerçants ont été convoqués pour avoir augmenté les prix avant de recevoir des amendes, il a déclaré  : « S’il y’a eu des amendes c’est parce qu’il y’a eu quelques déviances. Nous ne cautionnons pas les comportements déviants, les fraudes ou les rétentions de stock ».
De son côté, Alla Dieng, Directeur exécutif de Unacois Yessal, s’est réjoui de la mise en place de ce cadre. Toutefois, il relève qu’après la Tamkharite, qu’il y a eu une flambée des prix. « C’est certes la conjoncture nationale et internationale mais c’est d’abord l’Etat. Puisque notre Etat ne vit que d’impôts. Et trop d’impôts tue l’impôt. Un commerçant peut tout faire sauf vendre à perte. Si on lui impose un impôt, il répercute ça sur le prix et ça revient sur le dos des consommateurs », prévient-il. Il garantit, toutefois, que ce cadre permettra d’anticiper les tensions sur le marché mais aussi, et promouvoir la consommation locale. Cheikh Moussa SARR

LES RETRAITÉS RÉCLAMENT L’AUDIT DE L’INSTITUTION ET…

https://emedia.sn Dans la rue ce samedi 9 octobre, entre la Place de la Nation (ex-Obélisque) et le rond-point Rts, les retraités du Sénégal ont dénoncé la gestion jugée nébuleuse de l’institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), entre autre maux.
“On est maltraité par les dirigeants de l’IPRES, qui sont principalement Mamadou Racine SY, qui est le PCA, et les responsables à la Direction. Ce qu’on veut, c’est très simple, d’abord, la réforme des textes de l’IPRES qui datent de 1958, au temps du Général de Gaulle”, campe leur président et porte-parole du jour. Dembélé Diop de poursuivre  : “ensuite, c’est la prise en charge des retraités, on n’arrive pas à se soigner.
Arrivés à l’hôpital, on nous dit que l’IPRES leur doit de l’argent. Alors qu’ils débloquent tous les ans quatre milliards rien que pour les médicaments.” D’où la revendication portant sur le 3e point qui est l’audit financier  : “on doit savoir comment roule l’IPRES”, enchaîne, dans ce sillage, Diop.
Enfin, il pose le problème concernant “les détournements”. Dans son argumentaire, concernant ce point, le retraité a réactualisé le scandale financier dans la gestion des tickets entre avril 2018 et janvier 2019.Pour rappel,dans cette affaire,tout serait parti d’un audit interne après que les factures de certains prestataires concernant les tickets subventionnés à hauteur de 75% par l’IPRES,pour la restauration du personnel,et qui aurait atteint des montants faramineux avec un écart défavorable de 207 millions F CFA,représentant le stock de tickets non distribués aux agents.Die BA

Avortement au Sénégal : la réaction de Thierno Madani Tall

Pour le Khalife de la Famille Omarienne : « Cette question a déjà été tranchée par la Religion et la Législation sénégalaise ».
SERIGNE MADANI TALL, Khalife de la Famille Omarienne, n’a pas varié d’un iota dans sa posture initiale, après sa précédente déclaration sur L’AVORTEMENT, alors qu’il recevait, en 2016, une forte délégation de l’Ong islamique JAMRA, pilotée par Imam Massamba Diop, venue le sensibiliser sur les manœuvres alors en cours pour la légalisation des IVG (interruption volontaire de grossesse) :
« CETTE QUESTION a déjà été tranchée par la religion, qui l’interdit formellement. Moyennant toutefois une dérogation connue de tous. À savoir le cas de force majeure où la grossesse aura à ce point fragilisé la santé de la future maman qu’elle pourrait y perdre sa vie. C’est LA SEULE DÉROGATION édictée par l’Islam. Il s’y ajoute que nous vivons dans un État de droit où les textes sont également sans équivoque sur le sujet. À savoir que C’EST INTERDIT, sauf s’il n’y a pas d’autres moyens de sauver la vie de la femme enceinte ».
EN FORMULANT des prières au profit du « Collectif NON à l’Avortement », qui vient de démarrer sa tournée nationale d’information et de sensibilisation auprès des familles religieuses du pays, le Khalife Thierno Madani Tall n’a pas manqué de suggérer, lors de l’audience qu’il a accordée ce jeudi 07 octobre 2021 à la délégation co-dirigée par l’Ong islamique JAMRA et le Comité de défense des valeurs morales, de programmer l’Église Catholique sénégalaise dans ces consultations. D’autant qu’elle a la même posture que l’Islam sur cette question.
ENFIN, le Khalife de la Famille Omarienne, après en avoir, séance tenante, brièvement échangé au téléphone avec un parlementaire, a conseillé au « Collectif NON à l’Avortement » de s’en ouvrir également, à titre préventif, aux députés et membres du Bureau de l’Hémicycle.
LE « COLLECTIF NON À L’AVORTEMENT », au terme de sa réunion de coordination, prévue après la « Salatul Jumah » de ce vendredi, poursuivra, auprès des familles religieuses sa tournée nationale d’information et de sensibilisation sur les périls qui guettent la stabilité sociale de notre pays, face aux intrusions inopportunes de contre-valeurs sociétales, consécutives à des engagements internationaux, pris sans avoir pris la précaution de requérir au préalable l’opinion de l’écrasante majorité des croyants de ce pays. Et qui sont en total déphasage avec nos réalités sociales, culturelles et religieuses.Le Collectif NON à l’Avortement

Suivi des accords signés avec les syndicats d’enseignants : Mamadou Talla annonce la reprise du monitoring

https://lequotidien.sn Après la tenue d’une rencontre préparatoire avec les syndicats majoritaires, les collectivités territoriales, les institutions récemment, le ministère de l’Education nationale a convié, jeudi à Saly, en plus de ces acteurs, la Société civile et les partenaires techniques et financiers pour préparer la rentrée des classes prévue le 14 octobre prochain. Durant ces trois jours de rencontre consacrée à l’ouverture des classes le 14 octobre prochain, ces ac­teurs vont se pencher sur le niveau de réalisation des activités phare 2020-2021, identifier celles à renforcer, adopter la feuille de route pour l’année scolaire 2021-2022 et les mesures pratiques en vue d’une bonne rentrée.  Le thème choisi cette année est  : «La restauration de l’Education aux valeurs et à la citoyenneté  : quelles stratégies ?»
Selon Mamadou Talla, le ministre de l’Education nationale, malgré la pandémie, l’Ecole sénégalaise a fait de très bons résultats l’année passée avec un taux de réussite de 62, 14% au Cfee, 67,96% au Bfem et 44, 65% au Baccalauréat général.
Toutefois, il a déploré les actes de violence notés dans quelques endroits du pays à la fin de l’année scolaire. «C‘est pourquoi nous avons choisi ce thème qui nous permet de retourner à nos valeurs à la citoyenneté et au patriotisme dans notre pays. Il correspond à la cinquième priorité que j’avais définie, il y a deux ans,  pour les cinq ans à venir. Nous tous, nous allons réfléchir sur le retour aux valeurs, quelles mesures pratiques faut-il prendre dans nos classes pour qu’on oublie tout, parce que nous ne voulons pas que cela s’installe dans notre pays», a déclaré Mamadou Talla.
Par ailleurs, il a invité les acteurs à proposer des mesures efficaces pour que «l’école soit et demeure exclusivement un sanctuaire et un temple du savoir».
A en croire le ministre, malgré la pandémie, l’Ecole sénégalaise reste toujours performante, cela est dû à l’apaisement du climat social qui est la priorité des priorités de son ministère. C’est pourquoi, il a invité les acteurs à maintenir cette dynamique. «Nous voulons cette dynamique commence à s’installer dans notre pays. Nous devons tout faire pour la maintenir et ça on ne peut le réussir que si nous avons l’ensemble des acteurs», a précisé M. Talla.
Conscient que la production de bons résultats passe aussi par le respect des accords signés avec le gouvernement, Mamadou Talla a annoncé la reprise du monitoring. «Nous allons reprendre le monitoring pour une meilleure prise en charge des accords que le gouvernement a signés avec les syndicats d’enseignants. En plus de cela, les cartes professionnelles des enseignants vont devenir bientôt effectives. D’ailleurs aujourd’hui quelques enseignants qui participent à cette rencontre seront enrôlés et leurs cartes seront délivrées demain et les autres auront leurs cartes après», a annoncé le ministre de l’Education na­tionale.
Par ailleurs, il a invité les parents d’élèves à faire du concept «Ubi Tey Jang Tey» une réalité dans la mesure où «le premier jour de la rentrée, cette année, c’est le 11 octobre,  nous n’avons jamais eu moins de 87% d’enseignants présents, cela veut dire que le jour de la rentrée, tous les enseignants sont présents». «C’est pourquoi, nous lançons un appel aux parents d’élèves et aux élèves, comme on le fait dans l’enseignement privé, pour qu’au niveau de l’enseignement public qu’ils comprennent que l’administration est présente dans nos écoles à partir du 11 octobre et que tous les enseignants le seront mais que tous les élèves peuvent venir le jour de la rentrée pour qu’on puisse commencer les enseignements apprentissages», a suggéré le ministre Mamadou Talla.
Interpellé sur les tenues scolaires qui font l’objet de beaucoup polémiques ces derniers temps, il précise  : «C’est une commande très importante du président de la République. Dans cette partie qui concernait la stratégie, les études, le nombre d’élèves, le nombre de tenues, les couleurs, tout ça a été déterminé au niveau du ministère de l’Education nationale, la commande est faite au niveau du ministère de l’Artisanat et la Der est en train, avec le ministère de l’Artisanat, les chambres de métiers, de confectionner ces tenues.» «Cette demande que nous avions au milieu de l’année montre qu’il n’est pas facile de trouver plus de 6 millions de mètres de tissus dans notre pays. Ils sont en train de voir au niveau du ministère de l’Artisanat, avec nos tailleurs au niveau des régions, au niveau des départements pour qu’on puisse avoir accès à ces tenues», a rassuré Mamadou Talla.
abciss@lequotidien.sn

Le Directeur du COUD détaille les nouvelles mesures qui vont renforcer la sécurité à l’Ucad

https://www.pressafrik.com Le Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a apporté des précisions sur les nouvelles mesures prises par sa direction pour sécuriser davantage le campus universitaire et les étudiants. Cela passe d’abord par un système numérique des codifications qui va favoriser les étudiants les plus méritants et ceux avec un rang social  fragile.
« Nous avons décidé, ensemble, avec les amicales d’étudiants, de faire en sorte que 70% des chambres soient réservés sur la base du critère pédagogique de l’excellence et que les 30 % soient attribués sur la base du critère social. Combinée à la plateforme électronique mise en place pour la codification, tout cela va nous permettre d’avoir plus de transparence dans tout le processus. Cette mesure nous permettra aussi de réduire de manière pertinente le fait que les chambres du Coud soient attribuées à des non étudiants. Nous en avons discuté avec les étudiants et nous sommes tombés d’accord. Nous avons mis en place aussi un système de contrôle de l’accès au campus universitaire de manière générale. nous allons mettre, cette année, en place un mécanisme de contrôle des accès dans le campus pédagogique comme dans le campus social. Les cartes d’étudiant seront activées de manière numérique en présence de l’étudiant lui-même. Cette mesure nous permettra, durant toute l’année, de contrôler les mouvements de l’étudiant et de valider son séjour annuel en toute circonstance. Elle permettra aussi de s’assurer réellement que le détenteur de la carte est bel et bien un étudiant de l’université. Sur cette base, nous pourrons nous rassurer que cet étudiant est bien sur la plateforme et est libre de tout mouvement dans le campus universitaire. C’est tout le monde qui sera enrôlé et aura la possibilité d’entrer ou de sortir au campus », a expliqué Maguette Sene dans un entretien avec Le Soleil.

 « Ce qui s’est passé depuis un certains temps a beaucoup altéré le statut de l’étudiant »

Selon Monsieur Sène, la violence dans l’espace universitaire pourrait être banni si les étudiants eux-mêmes décident de changer la donne. « L’espace universitaire étant un domaine de liberté, des badges seront aussi mis à la disposition des visiteurs. cela nous permettra de réglementer les heures d’entrée et de sortie de ces derniers. Nous avons fait en sorte que la carte du visiteur ne puisse pas être utilisée pour résider dans le campus. Des cartes professionnelles numérisées seront également mis à la disposition des travailleurs du Coud pour maîtriser aussi leurs mouvements. Toutes ces mesures nous permettront d’avoir une meilleure visibilité sur ceux qui fréquentent l’espace universitaire. Nous avons aussi formé nos agents de sécurité pour les aider à mieux remplir leur mission et à pouvoir faire face à toutes sortes de menaces, mais aussi à être plus professionnels dans l’approche et la communication avec les étudiants. Nous pensons que ces mesures nous permettront d’améliorer considérablement la sécurité dans le campus. Nous avons dit aux étudiants que c’est eux qui doivent donner à l’université sa renommée et de faire en sorte que l’étudiant retrouve son statut d’antan. L’étudiant était une fierté dans la communauté. La carte d’étudiant suffisait pour pouvoir accéder à beaucoup de choses dans la vie sociale. Nous pensons que ce qui se passe depuis un certain temps dans l’espace universitaire a beaucoup altéré le statut d’étudiant », a-t-il regretté.
Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, quand on parle d’étudiant, on pense à la violence, à la casse et en tant qu’acteur, nous avons la charge de redorer le blason de l’université et le statut de l’étudiant. L’étudiant n’est pas n’importe qui. C’est quelqu’un qui a franchi beaucoup d’étapes avant d’en arriver à ce statut. C’est un cadre supérieur en formation et l’avenir du pays repose sur lui. Ces gens-là, on doit leur donner le rang qu’ils méritent, mais en retour, ils doivent avoir le comportement qui sied ».AYOBA FAYE

«IL FAUT UNE LOI POUR PROTÉGER LES LANCEURS D’ALERTE»

https://emedia.sn La perception et les conditions d’existence des lanceurs d’alerte a fait l’objet d’une université de l’hivernage à Dakar. C’était du 5 au 6 octobre 2021.
Cette première édition a réuni des lanceurs d’alertes africains, de grands avocats qui les accompagnent, comme Me William Bourdon, mais aussi tous les grands journalistes d’investigation africains comme Anas Aremeyaw Anas du Ghana.
Cette tribune a été saisie par les lanceurs d’alertes pour plaider une loi qui les protégerait. Selon le Coordonnateur de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), Fadel Barro, les lanceurs d’alerte prennent des risques en dénonçant des choses nuisibles à l’intérêt général.
C’est pourquoi, ils ont besoin d’une protection. « Ils sont victimes de représailles. Ils sont victimes de poursuites et de beaucoup de choses, mais ce n’est pas pour cela qu’ils vont s’arrêter. C’est justement pour ces raisons que nous essayons de les protéger avec la loi, parce qu’actuellement, il n’y a pas une loi qui les protège », a déclaré l’invité de la Matinale d’Iradio (90.3).
Le lanceur d’alerte est un citoyen qui, dans le cadre de son travail, découvre des nuisances à l’intérêt général et décide d’y mettre un terme. Ils sont parfois victimes de poursuites judiciaires. Parfois, ils sont même contraints à l’exil. « C’est pourquoi, nous avons mis en place la PPLAFF pour s’ériger en bouclier et essayer de mutualiser les différents efforts autour de cette protection », a-t-il indiqué. Babacar FALLPhoto  : Pape Doudou DIALLO

Opposition : La Grande coalition Wallu Sénégal officiellement lancée

https://www.seneweb.com La grande coalition de l’opposition Wallu Sénégal a été officiellement portée sur les fonts baptismaux. La cérémonie de lancement a eu ce vendredi 8 octobre 2021 en présence des leaders du Pds, de Aj/Pads, de Bokk Gis Gis, de Crd et de la coalition Jotna.
La conférence des leaders a décliné sa feuille de route en perspective des élections locales du 23 janvier 2022 et de la présidentielle de 2024. Voici in extenso la déclaration des leaders :  De notre envoyé spécial à Montpellier , Dia El Hadj Ibrahima.

DECLARATION DES LEADERS A L’OCCASION DE LA CEREMONIE OFFICIELLE DE LANCEMENT DE LA GRANDE COALITION WALLU SENEGAL

Mesdames et Messieurs, chers invités,
Chers camarades, frères et compagnons,
Chers leaders des partis et mouvements membres de «
La Grande coalition Wallu Senegal »,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs
L’état de notre Nation nous oblige à constater que :
1. le Président  Macky Sall a mis l’ensemble des institutions de la République, notamment l’Assemblée nationale, la justice et l’administration publique au service des intérêts clientélistes de sa coalition  politicienne  au pouvoir. L’administration a ainsi cessé, au nom de son projet politicien, d’être au service des usagers et des citoyens pour être soumise à la coalition au pouvoir par le recrutement et les instructions reçues.
2. Le régime qu’il a mis en place a fait voter par l’Assemblée nationale des lois scélérates portant modification du code pénal et du code électoral, dont l’objectif est de préparer la manipulation de la Constitution pour un troisième mandat et empêcher ainsi l’alternative politique souhaitée par les populations.
Souvenons-nous qu’avant elles il y eut d’autres lois introduisant un système de parrainage violant les principes de base de toute démocratie : elles ont été condamnées par la Cour de Justice de la CEDEAO ; aussi l’instauration d’un « système présidentiel absolu » supprimant le poste de Premier ministre et enlevant à la représentation populaire le droit de sanctionner un mauvais Gouvernement.
C’est la raison pour laquelle face aux difficultés qui assaillent notre pays et notre peuple, face aux grands risques de déflagration qui menacent l’équilibre de notre Nation, des patriotes, forts de leur engagement et de leur expérience ont retenu de regrouper leurs forces pour :
1. Mettre fin aux souffrances du peuple sénégalais et à la gouvernance corrompue du régime, l’Etat de droit au Sénégal et les libertés démocratiques acquises de hautes luttes sur plusieurs décennies afin de garantir la sécurité des citoyens et le libre exercice de leurs droits individuels et collectifs.
2.  Cela nécessite la mise en place d’institutions fortes, notamment une justice indépendante et une Assemblée nationale représentative et souveraine.
3. Cela réclame la construction de l’unité des forces politiques de l’opposition démocratique et d’encourager la synergie des moyens et des  ressources  afin d’assurer le contrôle effectif du processus électoral et garantir une expression libre, transparente et démocratique des suffrages, soit donc la reconquête d’acquis démocratiques perdus par l’œuvre du régime en place.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

C’est dans ces objectifs, dont nous rendons ce jour témoin notre Peuple, que nous, chefs et membres de partis, de regroupements de partis et mouvements politiques et citoyens, au terme d’échanges pragmatiques et profonds :
1.Avons décidé de mettre en place une coalition électorale fondée sur le réalisme, la transparence, l’équité et l’intérêt supérieur des citoyens en direction des élections départementales et municipales du 23 janvier 2022.
Cette coalition présentera des listes de candidats dans tous les départements, villes et communes  de l’étendue du territoire national.
2.  Engageons sans délai les militants et sympathisants des partis et mouvements membres, partout à travers le pays, à se mettre ensemble pour travailler à la mise en place d’équipes gagnantes aussi bien au plan départemental que communal.
3. Affirmons notre ouverture aux partis politiques de l’opposition et aux Mouvements Citoyens porteurs d’enjeux communautaires. Dans ce cadre, la Coalition encourage la création  d’équipes qui œuvreront au rassemblement le plus large possible de tous les acteurs et partenaires potentiels de leur circonscription électorale en vue de constituer des dynamiques crédibles et représentatives capables de gagner et de conduire les changements nécessaires à l’amélioration indispensable de la gouvernance des collectivités locales et des conditions de vie des populations.
4. Proposons de poursuivre la dynamique  ainsi créée vers les législatives de 2022 et la présidentielle de 2024.
A cet effet, la Coalition retient de faire des bilans d’étape pour ajuster sa stratégie, en particulier dans la lutte pour la transparence du processus électoral et l’organisation d’élections fiables et ouvertes à tous les acteurs. Les rendez-vous électoraux futurs seront abordés dans le respect mutuel et dans la recherche de consensus entre les différentes composantes de la coalition.
Au plan de son fonctionnement,
5.  La Coalition a mis en place un Comité National de Pilotage  et défini des ses règles de fonctionnement. Elle a mis en place plusieurs commissions de travail :
– une commission des investitures et des opérations électorales,
– une commission finances, moyens et de la logistique,
– une commission organisation et communication,
– une commission sociale et juridique
– une commission stratégies, contenus et programmes.
6. La Coalition s’est en outre dotée d’un mécanisme clair, transparent, pragmatique et consensuel pour le choix des mandataires ainsi que la confection de ses listes à présenter aux élections départementales et municipales.Vive le Sénégal !Fait à Dakar, le 8 octobre 2021,Les leaders de La Grande Coalition Wallu Sénégal

Théodore Chérif Monteil : “Plus de 20.000 passeports diplomatiques, c’est trop pour un pays qui se respecte”

https://www.seneweb.com ” Les députés ont droit à un passeport diplomatique au même titre que les membres du gouvernement mais c’est pas responsable d’en donner à leurs épouses et enfants. Si aujourd’hui le problème de trafic de ce document qui secoue l’Assemblée nationale traine jusque-là, c’est que le mal est plus profond. Plus de 20.000 passeports diplomatiques, c’est trop pour un pays qui se respecte”. L’avis est du leader de l’Union Citoyenne Bunt Bi. Le parlementaire Théodore Cherif Monteil était l’invité du magazine d’information de la 7tv.
A l’en croire, beaucoup ne savent pas qu’on ne doit utiliser les passeports diplomatiques que pendant les missions étatiques. ” Il ne faut pas en abuser. L’image du pays est ternie et il ne fallait pas attendre la session pour lever l’immunité parlementaire des mis en cause. Ils devaient répondre à la police, ils ne sont pas arrêtés mais convoqués pour la clarté du dossier. On a perdu du temps pour rien”, dit-il, en se référant à l’art 51 du règlement intérieur de l’Assemblée.
Selon toujours le député, ” il faut qu’on arrête la monétisation de la représentation nationale. Le choix des représentants du peuple doit être sérieux. Et d’inviter les autorités à appliquer la loi dans toutes sa rigueur dans cette affaire de trafic de passeports diplomatiques. ” Ce document contient un message qui matérialise le pouvoir d’un État. C’est à la limite une trahison qui mérite des sanctions” conclut-il

Affaire Dmédia : Sonko promet de donner les détails du dossier et de faire des révélations sur le “banditisme financier et fiscal”

https://www.pressafrik.com L’opposant Ousmane Sonko a dénoncé un “montage politique pur” du régime de Macky Sall qui vise à “liquider un adversaire politique”, en l’occurrence Bougane Gueye Dany, propriétaire du groupe de presse Dmédia et leader du parti politique Gueum Sa Bopp. Il a promis de revenir sur les détails de cette affaire et de faire des révélations sur le banditisme financier et fiscal du ministère des Finances.
« De Ziguinchor où je séjourne, je suis avec attention le dossier D-média contre l’État du Sénégal. Ce dossier est un pur montage politique, orienté depuis sa programmation jusqu’à la fixation des montants des redressements vers un seul but : liquider un homme politique», a posté Sonko samedi.
« Je me prononcerai publiquement sur les détails de cette affaire dès mon retour à Dakar. Ce sera également l’occasion de revenir sur des dossiers chauds du banditisme financier et fiscal du ministère des finances, devenu un foyer de centaines de milliards d’évasion et de blanchiment fiscal au profit exclusif de multinationales», a-t-il prévenu.
En attendant, il a exigé que « Macky Sall arrête cette sale entreprise d’instrumentalisation de l’administration dans un combat politique, au mépris des dizaines d’emplois sénégalais en jeu».Salif SAKHANOKHO

Gueum sa Bopp dénonce un “acharnement” du régime de Macky Sall sur Bougane Gueye

https://www.pressafrik.com Le Mouvement Gueum sa Bopp a tenu un point de presse ce vendredi 8 octobre à son siège à la cité Keur Gorgui. La cellule des Cadres du Mouvement Gueum Sa Bopp dénonce un acharnement contre le groupe DMEDIA. Pape Sow et ses camarades condamnent ces persécutions dirigées contre le leader du Mouvement Gueum sa Bopp. Lors de cette rencontre, le membre du Conseil d’administration de DMEDIA est revenu sur le contentieux fiscal qui oppose DMEDIA et la direction des Petites et moyennes entreprises.
Dans une déclaration faite ce vendredi, la cellule des Cadres du Mouvement Gueum Sa Bopp dénonce un acharnement contre Bougane Gueye et le groupe DMEDIA. Pape Sow et ses camarades condamnent « des persécutions » dirigées contre le leader du Mouvement Gueum sa Bopp.
« Vous avez été témoins du blocage des comptes du Groupe DMEDIA et vous êtes sans doute convaincus des soubassements politiques de cet acharnement au prétexte fallacieux de redressement fiscal qui tente de mettre à genoux une entreprise qui a en charge 700 emplois directs et 15.000 indirects, c’est à dire des milliers de familles sénégalaises », a déploré la cellule des Cadres du Mouvement Gueum Sa Bopp  dans une déclaration lue par Pape Sow, membre de la communication.
La Cellule des Cadres a estimé que cette stratégie a pour but de liquider un adversaire. « Cela prouve à suffisance ce que nous savions déjà, c’est à dire que le Président Sall reste dans sa stratégie de liquidation d’un adversaire encombrant qui gagne sans cesse du terrain. Mais on n’arrête pas la mer avec ses bras ».
 Le Mouvement Gueum Sa Bopp n’a pas manqué de dénoncer cet acharnement sur l’opposition. «  Les plans machiavéliques et autoritaires de Macky Sall ont pour but d’annihiler toutes formes d’opposition et de bâillonner la presse crédible pour enfin imposer vaille que vaille sa candidature portée par les lobbies néocolonialistes et affairistes à la veille d’une nouvelle ère sur le Sénégal producteur de gaz et de pétrole », a fustigé Pape Sow.
A son avis, s’attaquer à celui qui cristallise toutes les attentions et tous les espoirs d’une génération s’avère une entreprise « vouée à l’échec car le peuple Gueumn Sa Bopp restera debout et fera face u monstre pour que seule la démocratie triomphe et que l’espoir renait Sur notre pays ».
Cependant, les cellules de Gueum Sa Bopp, clés du changement d’ici et de la diaspora « sont plus que jamais déterminées à stopper Macky Sall dans son entreprise de domestiquer les institutions de la République ».

Délivrance des quitus fiscaux relevant de toutes les structures de DMEDIA

Le président du Conseil d’Administration (PCA) de DMEDIA est revenu sur l’aspect fiscal. Selon lui, le groupe a reçu pendant 1 an plusieurs avis de vérification concernant toutes les structures dans lesquelles Bougane Gueye Dany est impliqué. « Suite à ces avis de vérification, un groupe de contrôleur des impôts de la direction des moyennes entreprises a fait une descente chez nous, on leur a tendu tous les documents légaux et réglementaires. Et pour preuve, ils ont délivré au niveau de toutes les structures relevant de DMEDIA des quitus fiscaux. Le quitus fiscal signifie que la société est en règle par rapport aux fiscs et par rapport aux institutions sociales », a fait savoir El Hadj Gabou Sarr Gueye.
Selon lui, cette affaire c’est de l’acharnement, « dans les structures, il y a une structure d’ingénierie qu’on appelle Bouygues (groupe dirigé par Bougane Gueye) et quand ils sont venus contrôler cette structure, ils nous ont donnés d’abord un document qu’on appelle une attestation de non redressement. Cela veut dire que vous ne devez rien au fisc. Quand ils ont commencé l’acharnement contre DMEDIA, ils nous ont adressés une notification de redressement pour la même structure Bouygues », a-t-il expliqué.
« Il y a absence de redressement aujourd’hui et demain une notification de redressement ça c’est le prototype avéré d’un acharnement », a fustigé le PCA de DMEDIAMoussa Ndongo

ÉLECTIONS LOCALES : Mame Mbaye Niang confirme sa candidature pour la Mairie de Dakar et annonce son programme

Disparu des radars médiatiques ces derniers temps, le chef de cabinet du Président de la République Macky Sall refait surface.
Ainsi, à travers une interview accordée à Senegalactu, Mame Mbaye Niang nous plonge dans les joutes préélectorales du 23 Janvier prochain. Abordant les prochaines échéances électorales, Mame Mbaye Niang faisant partie des membres fondateurs de l’Apr « charme » tous les frustrés de la mouvance présidentielle, mais aussi » pêche » dans les eaux de l’opposition et de la société civile pour renforcer le camp Présidentiel en l’occurrence la coalition Benno Bokk Yakaar.
Sur ce, il lève toute équivoque sur sa démarche qui vise « à renforcer renforcer le camp présidentiel ».
« Je suis membre fondateur de l’Apr et je ne poserai jamais un acte qui affaiblirait le camp présidentiel. Je sais situer les intérêts hautement stratégiques et de mon parti et de la coalition qui le soutient il n’y a pas de confusion possible sur ce plan et l’autorité politique qu’est le Président Macky Sall comprend parfaitement notre démarche’’.
En somme, Mame Mbaye Niang se définit comme un rassembleur du Camp présidentiel
dont il s’investit depuis plus de deux ans à travers son mouvement dénommé Sénégal 2035.
Pour autant, le Chef de cabinet maintient toujours sa candidature pour la Ville de Dakar dont il a des ambitions et un programme dénommé « Mes ambitions pour Dakar ».
Lançant des diatribes à ses autres concurrents il explique qu’ :  »il y a des gens qui sont candidats car Dakar est un tremplin pour leurs ambitions personnelles, d’autres sont candidats pour faire de Dakar demain un moyen de pression et d’autres sont candidats parce qu’ils veulent bloquer le Président Macky Sall », a-t-il indiqué.
Se différenciant de ces trois types de candidats, Mame Mbaye Niang compte avec l’appui du chef de l’état changer le visage de la Ville de Dakar.
Interpellé sur les candidatures annoncées de Diouf Sarr et de Amadou Bâ, Mbaye Niang botte en touche.  » Vous savez tout un chacun a des ambitions et c’est légitime.Mais, ce qui est sûr je ne peux pas me baser sur des avis de la presse pour parler de candidatures dont les concernés ne se sont pas prononcés », a-t-il rétorqué.
Selon, lui , il demeure le seul responsable apériste à déclarer sa candidature pour la Ville depuis bientôt deux ans et garde toujours ses ambitions de diriger Dakar au soir du 23 janvier prochain.
Ne voulant pas perdre du temps, Mame Mbaye Niang a annoncé qu’il a commencé à pêcher dans les eaux de l’opposition et de la société civile pour accroître les chances du camp présidentiel.
D’après lui, « les élections locales sont différentes des élections présidentielles, ainsi toutes les voix au niveau local comptent », a-t-il martelé.
D’après lui, il a des têtes de pont dans toutes les communes de Dakar et que les gens en auront le cœur net une fois que son programme sera lancé.

Yewwi Askan Wi/Bamba Fall claque la porte : «Ce n’est ni Sonko,ni Khalifa Sall qui me feront gagner la Médina…»

https://www.dakaractu.com Encore un membre de la coalition qui se barre. Mais cette fois-ci, pas n’importe qui. En effet, au regard de son compagnonnage et de son rapprochement avec l’initiateur de la coalition, Bamba Fall était certainement le moins suspecté de quitter la coalition de sitôt.
Le maire sortant de la commune de Médina n’est  visiblement pas content de certains alliés de cette coalition. Il vient d’annoncer sa démission de la coalition. « Ce n’est pas Ousmane Sonko encore moins Khalifa Sall qui me feront gagner la commune de Médina. Je ne fais confiance qu’aux Médinois », a servi le maire Bamba Fall qui tenait à faire cette déclaration à la Médina, pour ainsi annoncer officiellement sa sortie de  Yewwi Askan Wi.
Pour autant, le maire sortant rapporte clairement que ses relations avec KhaliFa Sall restes intactes. « KhaliFa est mon frère et il le restera pour toujours. Mais ceux qui pensent la Médina m’a tourné le dos et qui passent leur temps à s’attarder sur des futilités, qu’ils se tranquillisent. Je leur prouverai que la Médina m’a toujours été fidèle », renchérit Bamba Fall confiant.
Il annonce évoluer désormais dans la coalition qui implique tous les medinois et qui se nomme  « Médina Si Xol ». Il entend à cette effet aller aux élections sous cette bannière en appelant l’adhésion de toute la commune pour s’impliquer et remporter, au soir du 24 janvier 2022, les élections territoriales dans cette commune.

Charme et beauté des femmes saint-louisiennes : la rançon du jeu de la séduction voilée

http://lesoleil.sn Si aujourd’hui les femmes des autres villes se font du souci pour leurs époux affectés à Saint-Louis pour leur travail, il faut dire que c’est à juste raison. En fait, la jeune fille qui est née et qui a grandi à Saint-Louis, considère d’abord, que le charme d’une femme est d’être une épouse à l’instar des  » signares « , des Sénégalaises bon teint qui devenaient les épouses des colons et participaient pleinement aux affaires de leurs époux et de la cité. Jusqu’à présent, on constate encore que de nombreux fonctionnaires et autres agents de l’Etat, en poste dans la ville amphibie (entourée d’eau) de Mame Coumba Bang, Génie tutélaire des eaux, tombent facilement sous le charme des descendantes de ces signares et ont tendance à trouver une deuxième ou une troisième épouse dans cette cité magique….
Saint-Louis-Au Nord du Sénégal, l’ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française est devenue la métropole de la Région du Fleuve, dont elle occupe l’île principale. Aux confins de l’Océan, du Sahara et de la brousse, Saint-Louis fut toujours la meilleure introduction à la découverte de l’Afrique. Célèbre étape d’abord des navires européens de la Traite, puis de l’aéropostale de Mermoz, l’île conserve d’importants témoignages de son prestigieux passé.
L’île Saint-Louis fut fondée en 1659 par le normand Louis Caullier. Elle est située au Nord du Sénégal sur le fleuve du même nom, à une trentaine de kilomètres de l’embouchure, au bord de l’Océan Atlantique tout près de la frontière avec la Mauritanie.
Son nom lui a été donné par les Français en l’honneur de leur Roi du même nom, Louis XIV. Saint-Louis est la plus ancienne ville créée par les Européens sur la côte occidentale d’Afrique. Elle fut Capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) de 1895 à 1902. A l’époque l’AOF comprenait le Sénégal, la Mauritanie, le Soudan, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Capitale du Sénégal jusqu’en 1957. Capitale de la Mauritanie de 1920 à 1960. “Capitale du Nord”, “capitale intellectuelle du Sénégal”, “capitale du bon goût” depuis toujours…
Cette ville tricentenaire continue d’attirer chaque année des milliers de touristes, de festivaliers, de pèlerins et autres fidèles musulmans qui viennent y séjourner pour les besoins du Magal des 2 Raakas. D’autres concitoyens et étrangers viennent d’horizons divers pour y passer de beaux moments à l’occasion des fêtes de fin d’année, du traditionnel défilé des signares, du Takoussanou-Ndar, etc.

La tendance à trouver une deuxième épouse

Cette cité accueille également de nombreux fonctionnaires et autres agents de l’Etat, qui finissent par tomber sous le charme des jeunes filles, descendantes des signares. Le plus souvent, on se rend compte que ces derniers n’ont plus envie de quitter cette vieille cité et ont même tendance à y trouver une deuxième ou une troisième épouse.
Le président de l’Association Entre’Vues, Charles Ndiaye, fait partie des acteurs culturels qui soutiennent avec la dernière énergie que les femmes natives de Saint-Louis ont joué un rôle essentiel dans le développement culturel et social de la cité et son fonctionnement. Elles ont particulièrement contribué à la réputation de la légendaire « téranga » sénégalaise, un terme wolof qui signifie hospitalité.
« En évoluant sur cette terre de rencontre et de métissage de Saint-Louis, qui a rassemblé les européens et quasiment toutes les ethnies de la sous-région, ces braves et charmantes femmes de la capitale du Nord ont développé des facultés d’ accueil et d’ hospitalité envers les étrangers, facteur de cohésion sociale, de paix et d’intégration » a souligné Charles Ndiaye.
 A l’image de Feue « Mère-Doxandem », a-t-il poursuivi, une dame qui possédait des pirogues de pêche, et qui investissait une bonne partie de ses biens à accueillir et à  offrir des repas aux étrangers qui arrivaient à  Guet Ndar.
Effectivement, a-t-il laissé entendre, «  il faut reconnaître que beaucoup d’hommes tombent sous le charme des Saint-louisiennes, qui n’ont que le tort d’être ouvertes et hospitalières ».
Le vieux Demba Sène Diop, enseignant à la retraite, âgé de 67 ans et domicilié dans le Gandiolais, ne passe pas par quatre chemins pour dire que les jeunes filles de la ville tricentenaire ont, en général, hérité des signares, le secret de la séduction, qui leur permet toujours de se faire épouser par les fonctionnaires affectés à Saint-Louis.
Car, a-t-il fait savoir, elles sont hospitalières, extravagantes, serviables, bien éduquées, nonchalantes, « marchent comme des pintades, savent comment parler avec les étrangers, maîtrisent l’art culinaire de la vieille cité, sont très patientes et finissent souvent par ferrer leurs prétendants, et c’est parce que tout simplement, elles ont de qui tenir ».

Les bons points du maquillage

Diadji Fall, 42 ans, Professeur d’histoire et de géographie, demeurant à Darou Tally Ndiaye Diouf, dans le faubourg de Sor, parle du charme de ces jeunes filles de Saint-Louis, en évoquant leur maquillage.
« Celles que j’ai longtemps côtoyées dans mon entourage, sont précoces et ont l’art de séduire les hommes, elles font exactement comme les signares de l’époque coloniale, en se noircissant le bord des paupières avec le khôl, une substance communément appelée Tousngueul », a-t-il souligné.
A en croire notre interlocuteur, ces jeunes filles passent le plus clair de leur temps à faire des tatouages sur les parties visibles de leur corps. En effet, elles utilisent le henné (foudeun en wolof) pour décorer le creux de la main, le tibia ou certaines parties du pied.
Il convient de rappeler que le henné n’est rien d’autre qu’un arbuste épineux pouvant atteindre plusieurs mètres de haut. Ses feuilles sont principalement utilisées comme colorant ou tatouage. La tradition leur octroie également des vertus médicinales. Elles font de même aux ongles des mains et des pieds et les rendent d’un rouge incarnat qui dure fort longtemps. Leur coquetterie est poussée au point qu’elles ont en travaillant un petit miroir devant elles pour repaître leurs yeux de leur image.
Elles s’arrangent pour transformer leur teint en leur donnant une couleur livide, un éclat bleuâtre, plombé, violâtre ou verdâtre, tirant sur le noir.
  

Trousseau vestimentaire atypique

Parfois, poursuit Diadji, leur trousseau vestimentaire est atypique et offre un attrait particulier pour les étrangers. Il consiste en un grand pagne dont elles s’entourent depuis la ceinture jusqu’aux pieds et un autre pagne qu’elles jettent négligemment sur les épaules.
A l’époque, les Signares y substituaient un mboube ou chemise « à la français » de toile fine brodée, qui laissait l’épaule gauche dénudée et des jupons de taffetas ou de mousseline.
 Penda Madeleine Faye, 34 ans, couturière et styliste, domiciliée à Pikine Angle-Tall, est allée plus loin pour nous expliquer le charme de ces jeunes filles en tenue froufroutante et très ajustée, « qui ont l’art de déambuler dans les rues, ruelles et artères de l’île de Ndar, avec une démarche de pintade, une démarche souple, ponctuée d’une manière bien particulière de se contorsionner ».
 Madeleine est une descendante de signare qui est à l’aise lorsqu’elle nous explique que cette marque distinctive réside également dans le nombre et la variété des bijoux qu’elles portent.
En effet, a-t-elle fait savoir, ces jeunes filles, lors des réceptions, ont la manie d’exhiber des mains, des poignets, bras, chevilles, oreilles, bien entretenus, savamment décorés et bariolés, « c’est normal qu’elles puissent attirer des invités ».

L’influence marocaine et mauritanienne

Madeleine fait aussi allusion à l’influence des communautés marocaine et mauritanienne, qui ont laissé une empreinte indélébile dans cette ville de métissage et de brassage culturel, un style de vie attrayant, une très belle manière de paraître, de communiquer, de cuisiner, d’accueillir des hôtes de marque et autres illustres invités.
Cela fait partie évidemment de l’arsenal des jeunes séductrices de la vieille cité, qui ont toujours l’art d’amadouer leurs prétendants en utilisant la parure et les joyaux filigranés des orfèvres maures. Autant de raisons pour lesquelles, les fonctionnaires étrangers et autres visiteurs se retrouvent souvent piégés dans l’engrenage de l’exubérance, de la luxuriance, de l’extravagance et du charme de ces filles nonchalantes, flasques, flemmardes et flageolantes.
A Ndar-sur-Fleuve-et Mer, le soleil vire au doux bleu et nous voici encore tout. Au risque de friser le ridicule ou d’être indexé comme sectaire, Pape Samba Sow dit Zoumba, artiste éclectique, professeur de lettres, musicien, éprouve du plaisir à magnifier ce qu’il considère comme «  notre maman de ville, Saint-Louis du Sénégal ».

Une grâce exclusive

 Pourtant, tout poète que l’on se prétend, argumente Zoumba, il n’est absolument rien d’hyperbolique à peindre nos filles sous les traits d’une grâce exclusive. Ce n’est guère une aporie quand la plume honnête de l’écrivaine Amina Sow Mbaye (sa défunte mère) les chante ainsi dans « La Bulle », un poème qui met en exergue la beauté des femmes de Saint-Louis.
Pour Zoumba, cette grâce exceptionnelle qui les habite, était autrefois cultivée d’abord à la maison, puis dans de célèbres maisons d’éducation sises à Santiaba et dans le quartier du Nord que le gentilé appelle Loodo. Elles y apprenaient à connaître leur corps, à cuisiner le Ceebu Jën typique, et jusqu’aux plus simples rituels d’élégance, comme servir de l’eau à boire ou accueillir un hôte. Alors, dans une logique quasi-mathématique, les prudes filles nubiles et prêtes à se marier à Saint-Louis, ne pouvaient longtemps demeurer célibataires, et ce pour ces deux bonnes raisons.
D’abord par la rigueur, le fameux principe endogamique du  » Kumba Ndar Samba Ndar » qui restreignait en elles seules le choix des mâles Saint-Louisiens. Puis progressivement par leur délicat jeu de séduction voilée : Toute famille de Ndar est par excellence un haut-lieu de « Teranga », cette bienveillante hospitalité qui se traduit en wolof par la « Njaatigiya ».

Une bonté désintéressée

Quand le train Arigoni déversait régulièrement à St-Louis des files de jeunes fonctionnaires, leurs épouses des autres localités du pays pouvaient déjà pressentir qu’ils y convoleraient encore assez vite, tant il leur serait presque impossible de rester insensibles à tant de bonté désintéressée. Dans ce nouveau point de chute, le nouveau locataire voyait sa chambre nettoyée, son repas bien apprêté et si joliment servi, son linge par devoir blanchi et repassé par une gentille petite fée assez pieuse et qui ne demandait rien en échange.
Zoumba nous recommande d’ajouter donc à tout cela, « cette atmosphère bleutée du fleuve, de la mer et tantôt du soleil, et vous comprendrez que Saint-Louis du Sénégal, Ndar-sur-fleuve-et-mer, est une ville sensuelle, de ses couleurs, de sa musique et de toute sa poésie».Reportage de Mbagnick Kharachi Diagne

PIKINE : LE PARTI D’IDRISSA SECK SE DÉMARQUE TOTALEMENT DE L’INVESTITURE DE L’ONCLE DU PRÉSIDENT ABDOULAYE THIMBO

COMMUNIQUE DE PRESSE
La coordination départementale du parti Rewmi Pikine s’est réunie ce jeudi 05 octobre 2021 aux fins de délibérer sur le communiqué de la coalition Benno Bokk Yakaar de Pikine paru dans la presse et portant investiture de Abdoulaye Thimbo à la ville de Pikine pour les élections locales de Janvier 2022.
Dans un exposé clair et détaillé le plénipotentiaire du parti présent au séminaire qui a investi Monsieur Abdoulaye Thimbo a fustigé le procédé utilisé et réfute avec force toute participation de rewmi à la signature dudit communiqué et s’en démarque totalement.
A la suite de l’exposé du plénipotentiaire, l’ensemble des Douze coordonnateurs communaux auquel s’ajoute le responsable des enseignants, le responsable des jeunes, le responsable des femmes et celui des personnes du troisième Age ont tous et à l’unanimité dénoncé la méthode et la manière dont l’investiture a été faite.

En conséquence de cela, le Rewmi décide :

1. de Porter à la connaissance de l’opinion qu’il n’a jamais été associé ni de près ni de loin à une quelconque investiture
2. De se réserver le droit de présenter à l’opinion dans les jours à venir son projet et son ambition pour Pikine.
3. De Remercier l’ensemble des responsables et militants pour leur engagement et détermination à servir le parti.
La coordination départementale du parti Rewmi Pikine.
Fait à Pikine, le Jeudi 07 Octobre 2021 »

Diaspora Horizon 2024 : “Serigne Abdou Mbacké n’a jamais organisé des rencontres politiques en Europe pour…. “

Communiqué
Chers compatriotes
Chers sénégalais de la diaspora
Nous tenons à informer l’opinion internationale plus particulièrement à toute la communauté Mouride vivant en Europe et partout dans le reste du monde que SERIGNE ABDOU MBACKÉ n’a jamais organisé des rencontres politiques où rencontré des responsables de Dahira en Europe pour leur demander de soutenir la candidature du leader de Pasteef Mr Ousmane Sonko
Nous tenons à démentir les propos du journal : Le Quotidien

Comme quoi :

Le Marabout de Ousmane Sonko
 SERIGNE ABDOU MBACKÉ
Est en tournée pour mobiliser les Talibés de serigne Touba afin que ces derniers puissent soutenir Le leader de Pasteef pour les locales et présidentielle à venir 2022 – 2024
Nous déplorons aussi le comportement de certains Guides religieux à Touba qui ne cessent d’essayer de nuire l’image de serigne Abdou Mbacké comme fut le cas de serigne Rafahi Mbacké récemment Au saint de la confrérie rien qu’à cause des sommes d’argents reçu du régime en place
Ce qui est triste et vrai
Nous tenons à vous informer que les personnes reçues en audience par le Marabout ne sont pas que des militants de Pasteef mais la majeur partie des citoyens sénégalais avec qui le marabout entretient des relations d’amitié de longue date.
Le marabout réitère son soutien à Mr Ousmane Sonko qui est son TalibéEt prie pour une paix éternelle au Sénégal

Rapport – Conclusions des médecins légistes : Cheikh Niass victime du covid et du diabète

https://lequotidien.sn En attendant l’enterrement de Cheikh Niass, les résultats de l’autopsie font état de la mort de l’émigré survenue à cause d’une infection du Covid-19 et du diabète. Des résultats jugés objectifs par Me Ciré Clédor Ly, avocat de la famille du défunt, qui dénonce les conditions «exécrables» de détention au Sénégal et plaide pour une réforme.
Les résultats de l’autopsie effectuée par les médecins légistes de l’hôpital Aristide Le Dantec sur le corps du défunt Cheikh Niasse sont connus depuis hier vendredi. En attendant l’inhumation de la victime, ces résultats font état d’une mort de l’émigré survenue à cause d’«une infection à virus Sarcov2 ou Covid-19 avec une atteinte pulmonaire massive sur un terrain de diabète décomposé avec acide actose». Sur le plan physique, il a été noté une «absence de stigmates de tortures physiques», alors que les contestations faites jusqu’ici soutenaient que la victime a fait l’objet de tortures de la part de la police. Ces résultats étaient très attendus par la famille du défunt et l’opinion.
Appréciant ces conclusions, l’avocat de la famille du défunt parle de «résultats objectifs» dévoilés par un expert en présence des médecins, de la police scientifique et de la famille du défunt. Me Ciré Clédor Ly, qui dit «prendre acte de cela», s’est demandé au micro de Sen Tv si les proches du défunt vont «s’arrêter ou aller plus loin». «Tout dépend de la famille du défunt. Je ne peux pas répondre à leur place», avance-t-il comme réponse. «J’avais promis que tout sera fait pour que la lumière jaillisse. La lumière a été donnée par les experts. Nous ne doutons pas de leur probité», renseigne la robe noire.
Poursuivant, Me Ly souligne  : «Maintenant c’est une affaire qui, au-delà de la mort de Cheikh Niass, pose une question plus profonde. C’est d’abord celle concernant les personnes (citoyens ou étrangers) qui sont arrêtées, gardées à vue ou placées sous mandat de dépôt. Il y a des pouvoirs exorbitants du procureur de la République. Et ces pouvoirs, on devrait les revoir.» Un constat qui le pousse à dénoncer les «conditions exécrables de détention au Sénégal». «Lorsque vous êtes arrêté à la police, la garde à vue est systématique et on vous met dans des conditions exécrables. Au-delà du cas de Niass, on doit revoir notre système, les conditions d’arrestation, de détention et de placement sous mandat de dépôt», plaide Me Ciré Clédor Ly.
«C’est une banale affaire de 5 mille francs, un défaut de présentation d’une carte grise qui, finalement, conduit à une mort d’homme», constate le conseil de la famille de Cheikh Niass. Qui poursuit  : «Même s’il n’y a pas de causes directes ou indirectes, peu importe. Parce que les causes indirectes, ce sont les circonstances, peut-être, une enquête, si la famille le veut, qui pourrait certainement les déceler.»
L’avocat dit se mettre à la disposition de la famille éplorée. «Si la famille veut une enquête approfondie, c’est son droit. S’ils me requièrent, on analysera et on verra s’il y a possibilité de pousser plus loin ou pas», fait comprendre Me Ciré Clédor Ly. Abdou Latif MANSARAY – 

Dans le combat pour l’Afrique, un président européen ne peut être l’interlocuteur et la terre de l’ancien colon le lieu du débat d’orientation !

Si nous sommes mentalement et émotionnellement libérés de l’emprise de l’ancien colon; Nous ne devons ni agir et encore moins réagir selon son agenda, ses désirs, injonctions ou incitation!
En quoi dialoguer avec l’ancien maître nous rendrait plus fier de nous ? N’est ce pas là un complexe, que de ressentir le besoin de se définir en palabrant avec l’ancien dominateur ? Et pourquoi pensons nous toujours devoir palabrer pour se développer? Wax dju baari sudon djoxé cër kon baam du sëf !
D’un point vue business! En quoi palabrer avec la France serait aujourd’hui plus intéressant qu’un sommet USA-AFrique, Afrique-Chine, Afrique-Russie ou Afrique-Amerique du sud ; si ce n’est du fait d’un complexe d’infériorité et d’un besoin de paternalisme qui cache un intérêt pour un accès privilégié (sans appel d’offre) à nos ressources !
D’ailleurs pourquoi tout un continent devrait avoir comme interlocuteur un seul pays européen à l’économie stagnante ! Si notre défis est économique, L’Afrique ne devrait t’il pas parler a l’UE ou tant qu’à faire à l’Allemagne ?
Pourquoi des jeunes français, canadiens ou américains ne perdraient pas une seconde devant Macky Sall ou Paul kagamé ? Et pourtant avec Macron c’est l’excitation totale, y prendre la parole devient une fierté à l’image du vieux nègre et sa médaille….
Damani ! allez parler a vos dirigeants, vos concitoyens africains et soyez des acteurs du développement économique et territorial !
Nit day xam boppam ! Ba nopi guèm yalla ! Et on ose y débattre d’un fonds français pour la démocratie en Afrique? Ndjaw dèss naw Khambine !
Damani ni rancoeur et sans haine, nos rapports avec les pays doivent être selon notre plan, selon nos intérêts et pour le mieux disant ! La France doit y être un pays postulant parmi tant d’autres si sa conscience lui permet …
Et nous n’avons pas besoin d’ excuses après tant d’années et vous allez attendre encore longtemps! Notre vérité nous suffit ! Et l’ambition et les actes que nous posons pour notre avenir doivent nous donner suffisamment de satisfaction pour nous réconcilier avec notre passé !
Kon book décomplexez vous ! Vous n’avez rien à dire à la France à sa demande et refusé de vouloir ressentir du plaisir à déverser vos biles ! Libérez vous mentalement de l’emprise de la douleur par le savoir et l’action ! Et les lumières des médias ne valent point une telle posture !Mbf ! Xamxam du pexe !Xamxam ! Liguey ! Dëg ak Yeurmandé !

France : Édouard Philippe lance son parti Horizons

https://www.rfi.fr/fr Quinze mois après son départ de Matignon, Édouard Philippe a lancé samedi son propre parti, baptisé “Horizons”, pour “participer à la constitution d’une nouvelle offre politique” et élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron.
“Avec Horizons, nous allons définir une stratégie pour la France, c’est une aventure collective”, a-t-il lancé dans sa ville du Havre, en expliquant que le nom avait été choisi “parce qu’il faut voir loin”.


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