Revue de presse du Samedi 05 Septembre 2020

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Afrique francophone : l’effet Pangolin refait surface

https://www.financialafrik.com Tombé comme une mangue mûre, le régime du malien Ibrahim Boubacar Keita appartient désormais au passé. Le scénario de cette chute brutale n’est pas sans rappeler “l’effet pangolin” du nom de ce rapport paru fin mars sous la signature d’un centre émargeant au Quai d’Orsay et annonçant que la plupart des Etats africains seront en faillite du fait du covid-19.
Ce document froid signé du Centre français d’analyse, de prévision et de la stratégie (CAPS) avait suscité un concert d’indignations dans les quatre coins de l’ex pré-carré français. À Brazzaville, l’ambassadeur de la France s’était vu convoqué.
Intitulée «L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ?, la note de l’ex Centre d’analyse et de prévision (CAP) estimait de manière précoce que la crise engendrée par le Covid19 pourrait être en Afrique «la crise de trop, qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles ou en bout de course». L’accent était particulièrement mis sur les Etats du Sahel, “régimes fragiles” et ceux d’Afrique Centrale, “régimes en bout de course”.
En Afrique de l’Ouest, les mesures de confinement saperont l’équilibre fragile de l’informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social, écrivait le rapport. En Afrique centrale, poursuit le document honni, “le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville augmentant la colère populaire.
Dans les deux cas, cela pourrait constituer le facteur économique déclencheur des processus de transition politique. Aujourd’hui, au vu du Mali et des tensions suite à l’annonce des troisièmes mandats en Côte d’Ivoire et en Guinée, l’on ne peut ne pas avoir en tête ce rapport enterré trop vite.
Mais le texte du Quay d’Orsay avait fait objet de justesse dans l’analyse de la légitimité contestée des pouvoirs en place, il a en revanche – jusque-là en tout cas- tout faux sur le niveau de propagande de la maladie. La Terre de Lucie défie toutes les prévisions en se présentant comme l’endroit le plus à l’abri du COVID-19.

C’est d’ailleurs par la fièvre du copier coller et des confinements importés de la France que l’économie de la zone a été contaminée, brisant un élan de croissance économique ininterrompue depuis 25 ans.

Au final, la faillite des PME, l’étranglement de l’informel et l’effondrement des revenus nés des mesures de restrictions économiques et sociales (heureusement qu’on est revenu depuis au confinement du virus par les masques et les gestes barrières) pourrait être, comme l’écrivait le rapport, le dernier étage du procès populaire contre l’Etat, qui n’avait déjà pas su répondre aux crises économiques, politiques et sécuritaires”. N’est ce pas le cas du Mali.
Ce procès populaire en cours dans les réseaux sociaux est plus que jamais teinté à notre sens (et ce n’est pas le rapport qui le dit) par la question du troisième mandat et, derrière les enjeux du pouvoir, le brasier des antagonismes ethniques. Cas de la Côte d’Ivoire et de la Guinée.
Le CAPS dirigé par le diplomate Manuel Lafont Rapnouil appelait la France à «anticiper le discrédit des autorités politiques» et à «accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique». Loin de vouloir voler au secours de l’ordre politique actuel, les experts de la diplomatie française appellent plutôt “de trouver d’autres interlocuteurs africains pour affronter cette crise aux conséquences politiques”. Pépinière de jeunes intellectuels et diplomates français, le CAP par ses recommandations, semble trancher avec la vieille garde de la diplomatie française acquise au statu quo afro-africain et au changement à petits pas.
En tout cas comme a déclaré récemment Tidjane Thiam le destin des africains se trouvent entre leurs mains et nulle part en ailleurs.  Albert Savana

BCEAO : 3 383 milliards FCFA pour la 23ème injection de liquidités depuis le début de la Covid-19

L’injection de liquidités de la BCEAO dans le circuit bancaire de l’UMOA du 31 août 2020 a porté sur un montant de 3 383 milliards FCFA sur une échéance d’une semaine au taux d’intérêt fixe de 2%.
Cette somme correspond au besoin de liquidité de 90 banques commerciales de l’Union qui a été totalement satisfait par la Banque centrale dans le cadre de son soutien au financement de l’économie de la sous-région en proie au ralentissement induit par la pandémie de la Covid-19.
Le montant total de refinancement obtenu par les banques commerciales en Côte d’Ivoire et au Sénégal s’est établi respectivement à 1 000 milliards FCFA et à 649 milliards FCFA.
Le niveau de refinancement retenu par la BCEAO pour les secteurs bancaires des autres pays de l’UEMOA, est recensé dans le tableau ci-dessous.

Résultat global de l’injection de liquidités à taux fixe de 2% du 31 août 2020

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=5D7FAD58-0E58-4CE7-96BD-ABF34DFF6E11   Source : BCEAO—-Dr Ange Ponou

La Chine,1er partenaire commercial de l’UEMOA, avec près de 4 000 milliards FCFA d’échanges en 2019

https://www.sikafinance.com Au fil des années, la Chine s’est progressivement imposée comme par le partenaire commercial privilégié de la zone UEMOA, une place jadis occupée par la France.
A fin 2019, les échanges entre les pays de l’Union et l’Empire du milieu se sont établis à 3 888,35 milliards FCFA (7 milliards de dollars) sur un niveau des échanges extérieurs de biens de la zone évalué à 36 682,5 milliards FCFA (66,27 milliards de dollars), soit 10,6% du volume global, selon les données de la BCEAO.
Il y a dix ans auparavant, en 2009, la Chine ne représentait que 7,1% du commerce extérieur de la région.
Cette évolution a concerné aussi bien les exportations vers la Chine qui se sont accrues de de 24,5% en rythme annuel moyen sur la décennie en passant de 141,6 milliards FCFA en 2009 à 497,3 FCFA milliards en 2019, que les importations en provenance de ce pays.
Cette forte augmentation des exportations des pays de la zone vers la Chine s’explique notamment par la hausse soutenue de la demande en matières premières de ce pays, consécutive à la forte expansion de son économie.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin en sont les principaux fournisseurs dans l’UEMOA avec des parts respectives de 40,9%, 37% et 6,2% en 2019, en ayant exporté principalement de l’arachide (29,1%), du caoutchouc (18,2%) et du coton (14,2%) en 2019.
Concernant les importations en provenance du géant asiatique qui sont essentiellement constituées de biens d’équipements et intermédiaires, on note qu’elles sont passées de 908,1 milliards FCFA en 2009 à 2 714 milliards FCFA en 2019, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 13,5% sur la décennie.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Niger et le Burkina sont les principales destinations des produits chinois dans l’Union avec des parts respectives de 33,4%, 16,7%, 15,2%, 10,8% et 9,9% en 2019.
Le déficit commercial de la zone vis-à-vis de la Chine s’est logiquement détérioré en ressortant à 2 216,7 milliards FCFA en 2019, contre 766,5 milliards FCFA en 2009.Dr Ange Ponou

LÉGÈRE AMÉLIORATION DE LA BALANCE COMMERCIALE EN 2019

Dakar, 4 sept (APS) – La balance commerciale du Sénégal s’est légèrement améliorée en 2019, atteignant notamment une valeur financière négative de 2.244, 2 milliards de francs Cfa, après avoir été d’un solde négatif de 2.246,3 milliards l’année précédente, a appris l’APS.
Cette amélioration du solde est en lien avec le renforcement de l’excédent de la balance commerciale de l’or non monétaire (+374,9 milliards de FCFA contre +312,6 milliards de FCFA), de l’acide phosphorique (+195,4 milliards de FCFA contre +156,9 milliards de FCFA) et de poissons frais de mer (+161,7 milliards de FCFA contre +123,4 milliards de FCFA), d’après les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
Dans sa Note d’analyse mensuelle des statistiques du commerce extérieur, l’ANSD souligne toutefois que le renforcement du déficit de produits pétroliers (-343,7 milliards de FCFA contre -288,1 milliards de FCFA l’année précédente) avait modéré cette amélioration du solde de la balance commerciale des biens.
Elle fait en même temps état d’un fléchissement de 0, 4 % des prix à l’exportation en 2019 sous l’effet de la baisse des produits des groupes ‘’alimentation-boisson-tabac’’ (-5,4%), ‘’matières premières minérales’’ (-2,1%), ‘’matières premières animales et végétales’’ (-0,3%) et ‘’énergie et lubrifiant’’ (-0,2%).
Le document consulté à l’APS relève que ce repli résultait essentiellement de la baisse des prix des produits des groupes ‘’autres demi-produits’’ (-3,9%), ‘’produits finis destinés à la consommation’’ (-3,6%) et ‘’matières premières animales et végétales’’ (-3,1%).
L’Agence nationale de la statistique ajoute toutefois que l’accroissement de 4, 8 % des prix des produits des groupes ’’alimentation-boisson-tabac’’ avait modéré cette régression.AKS/OID

Hausse de 1,3% des prix de production industrielle en juin

https://www.financialafrik.com Au mois de juin 2020, les prix de production industrielle au Sénégal ont progressé de 1,3% en rythme mensuel, a annoncé l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
L’ANSD impute cette évolution à la hausse des prix des produits des industries des matériaux de construction, textiles et du cuir  et chimiques.
Les prix de production dans les industries des matériaux de construction ont en effet augmenté de 6,2% 2020, sous l’effet d’un renchérissement de la production de ciment. En outre, ils se sont redressés de 11,2% en variation annuelle.
Sur les six premiers mois de 2020, l’ANSD signale qu’ils se sont également rehaussés de 8,7%, en comparaison à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.
Comparativement à ceux du mois de mai 2020, les prix des produits des industries textiles et du cuir ont crû de 3,4% en juin 2020. Cette progression est attribuable à la hausse des prix d’égrenage de coton (+3,8%). Sur un an, ils ont progressé de 8,9%.
Toutefois, les prix moyens sur le premier semestre 2020 se sont repliés de 4,8%, comparativement à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.

Un redressement de 3,3% est relevé concernant les prix des produits des industries chimiques

comparativement à ceux du mois de mai 2020. « Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse des prix du raffinage pétrolier (+21,6%) ainsi que de ceux de fabrication de produits en matières plastiques (+15,8%) », avance l’ANSD. En revanche, ils ont baissé de 17,9% en variation annuelle.
Sur les deux premiers trimestres de 2020, les prix moyens ont aussi chuté de 12,9%, comparativement à ceux de la période correspondante de l’année précédente.
Sur un autre registre, l’ANSD a noté un fléchissement avec des degrés variables des prix des produits des industries extractives, mécaniques, alimentaires  et de production d’énergie  au mois de juin 2020.
Concernant les prix des produits des industries extractives, ils ont chuté de 1,8% en juin 2020, rapportés à ceux du mois précédent, en liaison avec la baisse des prix d’extraction de pierre, de sable et d’argiles (-5,1%). Ils ont également fléchi de 1,5% sur un an.
Sur les six premiers mois de 2020, ils se sont repliés de 0,6%, en comparaison à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.
De leur côté, les prix des produits des industries mécaniques ont régressé de 0,8% en raison de la baisse des prix des autres ouvrages en métaux (-2,9%). Par contre, ils se sont redressés de 0,2% sur un an.
Sur le premier semestre 2020, les prix moyens ont augmenté de 2,1%, relativement à ceux de la période correspondante de 2019.
Rapportés à ceux du mois précédent, les prix des produits alimentaires se sont contractés de 0,2% en juin 2020. L’ANSD explique cette évolution par le repli des prix de grains et d’aliments pour animaux (-1,1%).

Toutefois, sur un an, ils se sont rehaussés légèrement de 0,2%.

Les prix moyens n’ont pas connu de variations sensibles sur les six premiers mois de 2020, relativement à ceux de la période correspondante de 2019.
Comparativement à ceux du mois précédent, les prix des produits des industries de production d’énergie ont reculé de 0,1%, sous l’effet de la baisse des coûts de production d’électricité (-0,2%).
En variation annuelle, ils ont aussi fortement chuté de 18,2% .
Les prix moyens sur les six premiers mois de 2020 se sont aussi repliés de 9,5% comparativement à ceux de la période correspondante de 2019.
Quant aux prix des produits des industries du papier et du carton, ils sont restés inchangés en rythme mensuel et annuel.
Ils n’ont pas également connu de variations sensibles sur les six premiers mois de 2020, en comparaison à ceux de la même période de 2019.
Il en est de même des prix des autres produits manufacturiers, restés stables en variation mensuelle et annuelle.
Sur les deux premiers trimestres de 2020, ils se sont maintenus constants, par rapport à ceux de la période correspondante de l’année précédente.
Sur un an, les prix de production industrielle au Sénégal ont fléchi de 4,8%. Les prix moyens sur les six premiers mois de 2020 se sont contractés de 2,9%, relativement à ceux de la période correspondante de l’année 2019.  Albert Savana

Contentieux avec l’Etat du Sénégal : Le deadline fixé par Petronorep de Frank Timis!

L’Etat du Sénégal et Petronorep avaient décidé de suspendre l’arbitrage de leur contentieux sur deux blocs, dont l’un est accordé à Total. Mais, aujourd’hui, Petronorep veut que l’affaire soit bouclée  avant la fin de l’année.
L’Etat du Sénégal, qui avait attribué à Total le bloc Rufisque Offshore profond qu’occupait déjà African Petroleum de Frank Timis, a subi les foudre de l’homme d’affaires roumain. Ce dernier avait déposé une plainte au tribunal arbitral de Paris. Mais, par la suite, les deux parties ont convenu de suspendre l’arbitrage pour six mois et négocier une sortie avantageuse pour les deux parties.
Mais, African Petroleaum devenu Petronorep,  veut boucler l’affaire avant la fin de l’année. C’est-à-dire dans six mois.  Dans son rapport financier du second trimestre, Petronorep prévoit «une résolution soit par négociation directe, soit par un résultat pour l’affaire d’arbitrage.» Ce qui veut dire que dans les trois prochains mois, soit l’affaire se réglera via les discussions, soit devant le Juge.
Pour rappel, PetroNor E&P Limited avait annoncé, en mai dernier être parvenue à un accord avec le gouvernement du Sénégal pour suspendre l’arbitrage sur les blocs Rufisque Offshore Profond et Sénégal Offshore Sud Profond. Une trêve de 6 mois pour aboutir à un résultat définitif.

Un accord ferme en vue

«Nous remercions les autorités compétentes du Sénégal pour leur pragmatisme dans la prise de cette décision mutuelle et espérons utiliser cette fenêtre de suspension pour faire avancer notre dialogue et parvenir à un accord ferme qui bénéficiera à la fois à PetroNor et au Sénégal», avait déclaré Eyas Alhomouz, le président de PetroNor E&P Limited, dans un document plaqué sur le site web de la compagnie.
Pour comprendre la portée de cet accord, il faut remonter à plusieurs années auparavant. En effet, en novembre 2011, le régime de Wade signait les décrets d’approbation du contrat de recherche et de Partage de durant la phase de recherches.

Le bloc attribué à Total

Mais, en mai 2017, six ans après, lors de la visite d’Etat du Président Macky Sall en France, le gouvernement du Sénégal octroie Rufisque Offshore profond à Total. Le chef de l’Etat, Macky Sall, avait apposé son approbation dès le 12 mai de la même année. Ce qui avait soulevé, à l’époque, une vive polémique, notamment sur les conditions d’attribution, jugées nébuleuses.
Puis le ministre du Pétrole, Matar Cissé, avait inscrit Sénégal Offshore Sud profond sur la liste des blocs à attribuer dans le dernier cycle d’octroi de licences.  La réaction d’African Pétroleum ne se fera pas attendre. Dès le 5 mai, elle réagit à travers un communiqué pour dénoncer le deal avec Total. La compagnie a porté l’affaire au centre international pour le règlement des différends de paris. L’affaire est enregistrée dès juillet 2018.
Entretemps, en Mars 2019, African Petroleum de Frank Timis a fusionné avec PetroNor E&P Ltd, (lui aussi fondé par l’homme d’affaires roumain), après avoir racheté l’essentiel de ses actions. African Petroleum deviendra, ainsi, PetroNor E&P Limited. Donc, au fond, PetroNor E&P Limited  n’est que la nouvelle version d’African Petroleum fondé par Frank Timis.
Face à une telle situation, l’Etat va-t-il verser une compensation financière à PetroNor E&P Limited ou attribuera-t-il de nouveaux blocs en échange?
Les autorités pétrolières se penchent sur la question.Youssouf SANE

Champ de courses : Pour éviter la mévente, les commerçants obligés de se transformer en 

marchands ambulants.

https://www.dakaractu.com Au marché du Champ de Courses, nouveau réceptacle des commerçants déguerpis du marché Sandaga, c’est l’inquiétude qui est le sentiment le mieux partagé. En effet, les commerçants dénoncent l’enclavement du marché, raison pour laquelle, il ne serait pas  fréquenté par les populations.
Dakaractu a fait une descente sur les lieux pour s’enquérir de leur situation, mais surtout découvrir le désarroi dans lequel baignent leurs nouveaux occupants.
Mohamed Tine, la trentaine révolue, vêtue d’un tee-shirt de couleur beige assorti d’un pantalon de couleur beige, a dénoncé les difficultés rencontré au marché du Champ de courses. « Nous rencontrons des difficultés depuis le début de notre arrivée au Champ de courses. Le marché est très enclavé. La manière avec laquelle on nous a déplacé est vraiment inhumaine », dénonce ce vendeur de chaussures.
Qui poursuit : « Depuis que la fête de la Tabaski est finie, je n’ai vu ou reçu le moindre  client. » Face à cette situation, le commerçant  a fait savoir qu’il aimerait bien faire le marchand ambulant comme certains pour pouvoir écouler ses produits, même si la vente de certains produits ne s’y prête pas. Et de surcroît, les endroits où on pouvait les garder n’existent plus, ils ont tous été démolis. Si je pouvais quitter ce marché, je le ferais, mais je n’ai pas d’autres solutions. »
Falilou Mbengue, horloger de son état, a quant à lui affirmé qu’on les a contraints à quitter Sandaga. « On était en négociation avec les autorités et cela n’a même pas abouti qu’on nous a contraint à quitter les lieux le lendemain de la Tabaski. Et avec ce contexte de pandémie du Covid-19… », a-t-il déploré, avant de souligner que beaucoup de ses collègues commerçants sont actuellement au marché Sandaga. Ils ont fait faire des tables sur lesquelles ils mettent quelques produits.
Mamadou Ndiaye, bijoutier, abonde dans le même sens, mais il ironise en parlant du charme du marché du Champ de Courses. « Les gens viennent le matin ouvrir leurs magasins et s’en vont faire le marchand ambulant. Il n’y a que de la beauté ici, mais rien d’autre! »
Trouvé en train de plier ses bagages pour retourner au marché de Sandaga, Abdoulaye Diagne, lui est catégorique. « J’ouvre mon magasin et je vais à Sandaga pour faire quelques affaires », a-t-il laissé entendre. Il estime qu’il ne peut pas être un chef de famille et rester ici sans vendre ne serait-ce qu’un article.
Pour le chargé de l’organisation du mouvement And Taxawou Sandaga, Moustapha Diouf, lui accuse les autorités qui ont manqué de considération à leur égard. « Là, où on a dépensé 500 millions, il ne devait pas y avoir de récriminations, mais vous le constatez vous-même, il y a des cantines qui ne font pas un mètre », a précisé M. Diouf.
Habibou Aïdara ne manque pas de fustiger l’attitude des autorités notamment celle du préfet qui est devenu injoignable. Ils jugent que les autorités doivent trouver une solution à leur sort avant qu’il ne soit trop tard…

L’hydraulique rurale : L’AMS dénonce l’amateurisme dans la gestion dans certaines localités et appelle au respect des prérogatives des collectivités territoriales.

https://www.dakaractu.com L’Association des Maires du Sénégal (AMS), dans le cadre de ses missions naturelles et citoyennes, exprime toute sa solidarité et son soutien aux collègues Maires des Régions de Diourbel et de Thiès suite aux nombreuses difficultés qu’ils rencontrent avec la gestion de l’eau dans leur Commune par les concessionnaires du service public en général et par AQUATECH en particulier.
Considérant l’augmentation du prix du mètre cube sans amélioration de la qualité et de la quantité de l’eau promise aux populations et des coupures d’électricité fréquentes ou la non-disponibilité du carburant, sources de nombreux dysfonctionnements de beaucoup de forages et souvent pendant plusieurs jours ou mois;
Considérant également les réparations de forages avec des pompes inadaptées ou de puissance inférieure à celles trouvées sur place et les répétitifs retards de salaire notés pour beaucoup de conducteurs de forage;
Considérant les arrêts fréquents des chantiers de l’État et des collectivités territoriales et la disparition de plusieurs périmètres maraîchers faute d’eau; Considérant, l’amateurisme, la gestion hasardeuse et conflictuelle de certaines délégations de service public de l’hydraulique rurale;
Considérant la baisse de taux de couverture en eau potable en milieu rural notée ces dernières années, malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernement du Président Macky SALL dans la construction et la réhabilitation de centaines de forages :
L’AMS condamne fermement les tentatives de musèlement ainsi que le manque notoire de respect au statut et rang des exécutifs locaux conformément au code des collectivités territoriales.
L’AMS sollicite l’arbitrage bienveillant de Son Excellence, le Président de la République ainsi que la nécessité de procéder à une évaluation indépendante de la politique de délégation de service public de l’eau en milieu rural.
L’AMS concomitamment à l’expression de sa solidarité agissante sans faille aux collègues Maires ainsi qu’aux populations victimes de ces errements, suit avec vigilance, la tournure de ce dossier au plus haut niveau.

LE PDZP/PNDL, UNE « ALTERNATIVE CRÉDIBLE » POUR L’’’ÉMERGENCE DE COLLECTIVITÉS TERRITORIALES FORTES’’ (MINISTRE)

Saly-Portudal (Mbour), 4 sept (APS) – Le Projet de désenclavement des zones de production en appui au Programme national de développement local (PDZP/PNDL) constitue « une alternative crédible » devant faciliter l’ »émergence de collectivités territoriales fortes », a affirmé, vendredi, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye.
« Le PDZP/PNDL constitue une alternative crédible devant faciliter l’émergence de collectivités territoriales fortes par, notamment, une meilleure polarisation des infrastructures socio-économiques et une meilleure connectivité entre les zones de production et les marchés », a-t-il déclaré.
M. Guèye s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest), où il procédait à la clôture officielle d’un atelier de formation des formateurs sur la maîtrise d’ouvrage des infrastructures rurales. Cette rencontre est initiée par le PNDL et le Centre national de formation et de perfectionnement des travaux publics (CFPTP).

Le PDZP/PNDL est cofinancé par l’Etat du Sénégal, le Fonds africain de développement (FAD) de la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds de l’OPEP (OFID) et les collectivités territoriales bénéficiaires.

D’un montant de 30 milliards 600 millions FCFA, il cible 10 régions, à savoir Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Sédhiou, Saint-Louis et Tambacounda.
Il s’étale sur la période 2019-2024 et interviendra dans 30 départements et 48 communes, dont 20 dans la zone nord, et 28 dans la zone sud.
« Les bénéficiaires directs du projet sont globalement les populations de 1.249 villages polarisés, soit environ un million d’habitants, dont 52% de femmes, qui auront un accès plus facile aux services de base, aux facteurs de production et aux marchés », a indiqué Oumar Guèye.
Il estime que la facilitation et la sécurisation de l’accès aux infrastructures socioéconomiques permettront d’ »améliorer significativement » les conditions de vie des populations résidant dans les localités concernées par le projet.
Dans les différentes zones d’intervention du projet, il est prévu la réalisation de 20 périmètres maraîchers avec un système de goutte-à-goutte et d’énergie solaire, pour les femmes et les jeunes, la mise en place de cinq centres de services de mécanisation.
L’appui aux jeunes entrepreneurs pour la création de 50 microentreprises de prestation de services, incluant la formation, l’accompagnement et la dotation en équipements, la mise en place de 20 coopératives ou GIE en fonction de la pertinence et des opportunités du milieu sont les autres actions envisagées.
En plus, ajoute le ministre, le PDZP/PNDL facilitera aussi la création d’emplois ruraux, par les techniques du cantonnage et d’exploitation des ouvrages dans le cadre de l’entretien courant des pistes.
Il a signalé que « les pôles décentralisés de la Direction centrale des marchés publics (DCMP) ont approuvé, à ce jour, 26 demandes d’appels d’offres pour un linéaire de 524 km sur un total de 550 km de pistes à réaliser ».
Il a ajouté que 25 communes ont lancé des appels d’offres pour un linéaire de 514 km. Et parmi ces 25 communes, 22 ont déjà attribué leurs marchés et signé leurs contrats, pour un montant global de 16,6 milliards de FCFA, correspondant à un linéaire de 470 km.
« Au total, toutes les collectivités territoriales bénéficiaires du financement du Fonds africain de développement (FAD) ont délivré leurs ordres de service de démarrage des travaux », a précisé le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires.ADE/ASG/BK

VERS LA CRÉATION D’UN FONDS DESTINÉ AUX ACTEURS DE LA PÊCHE LES MOINS NANTIS

Mbao (Pikine), 4 sept (APS) – Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, a annoncé, vendredi, à Mbao, dans le département de Pikine (banlieue de Dakar), la mise en place prochaine d’un fonds destiné à financer les acteurs du secteur les moins nantis.
‘’Nous allons créer un fonds qui va servir au financement de vos besoins en fonctionnement. (…) C’est un fonds qu’on va pérenniser. Il va servir à financer ceux qui ont moins de moyens dans le secteur en attendant d’avoir d’autres financements’’, a-t-il dit.
M. Ndoye s’exprimait lors de la visite d’un site de transformation de produits halieutiques en construction dans la commune de Mbao.
Des acteurs du secteur de la pêche, des élus territoriaux, des députés, des autorités administratives, des dignitaires et leaders religieux ont pris part à la visite du ministre.
Ce dernier a insisté sur la nécessité pour des responsables comme lui, à qui le chef de l’Etat, Macky Sall, a confié des missions, d’être à la hauteur de sa confiance en répondant aux attentes des populations.
‘’Le président de la République a le mandat du peuple. Nous, à qui il a confié des missions, devons tout faire pour essayer de satisfaire les préoccupations des populations’’, a-t-il dit.
Alioune Ndoye a demandé aux entreprises chargées d’exécuter les marchés publics du secteur de la pêche de s’efforcer de respecter les délais indiqués.
Il a rappelé les efforts fournis par le président de la République et le gouvernement dans le secteur de la pêche durant ces dernières années.SG/ASG/ESF

MISE EN VALEUR DE PÉRIMÈTRES AGRICOLES : LES EFFORTS DES ACTEURS DE LA VALLÉE DU FLEUVE SÉNÉGAL SALUÉS

Saint-Louis, 3 sept (APS) – Le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal (BMN), Ibrahima Diouf, a souligné les efforts et investissements consentis par les acteurs de la vallée du fleuve Sénégal dans la mise en valeur de périmètres agricoles, estimant qu’il faut plus d’unités de transformation et de production de riz paddy pour l’autosuffisance alimentaire pour cette denrée.
S’exprimant vendredi à l’issue d’une visite dans la région nord, il s’est félicité des efforts consentis par les acteurs de l’agriculture et producteurs de la vallée du fleuve Sénégal pour le développement de ce secteur.
Selon lui, ces efforts des acteurs concernés se voient à travers les investissements réalisés dans des systèmes d’irrigation « permettant de mettre en valeur plusieurs dizaines d’hectares de culture du riz dans la vallée ». .
La voie à suivre, selon le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises pour qui dans le cadre des efforts pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz, « il faut plus d’unités de transformation et plus de production de riz paddy ».
Ibrahima Diouf a donné en exemple l’usine de production de riz blanc lancée à Rosso-Sénégal, selon lui « une parfaite illustration » des efforts pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz, avec l’appui du gouvernement à travers le PRACAS, le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise.

Le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises a expliqué que sa visite avait pour but de s’enquérir de la situation des entreprises du nord du Sénégal, après cinq 5 mois de crise sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19, laquelle a selon lui « paralysé plusieurs secteurs » de l’économie nationale.

« Il était nécessaire de venir partager avec les acteurs leurs préoccupations afin de bâtir une collaboration future avec le Bureau de mise à niveau dans le cadre de leur accompagnement », a-t-il déclaré.
« La visite effectuée nous a permis de faire le tour des principales activités qui dominent l’économie de la région de Saint-Louis, à savoir l’agro-industrie, l’agrobusiness de manière générale (…)’’.
Ibrahima Diouf a visité les périmètres du riz et ceux dédiés à l’horticulture, rencontré les acteurs de la pêche et les chefs d’entreprises « qui sont très motivés malgré les difficultés rencontrées et qui se posent à eux ».
Le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises considère que l’équilibre de la balance commerciale du Sénégal passe par « l’engagement des acteurs économiques », ce qui « donne de l’espoir pour arriver à une croissance économique forte » dans la région nord.
Il a évoqué l’installation d’usines de glace et de chambres froides de « capacités exceptionnelles’’ de l’ordre de 220 tonnes dans la zone industrielle de la région de Saint-Louis, une dynamique qui, dit-il, « concourt à résorber d’une part le déficit d’emplois constaté », mais participe aussi à l’industrialisation du pays’’, d’autre part, « une option majeure du programme prioritaire du PSE », le Plan Sénégal émergent.
« Il faut des efforts de tous, et l’Etat aux côtés » des acteurs du secteur de l’agriculture, pour arriver « à un Sénégal émergent, à l’horizon 2035, une volonté politique du chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il conclu.BD/BK/ASG

ABDOUL MBAYE : «LES 750 MILLIARDS DESTINÉSAUX INONDATIONS N’ONT JAMAIS ÉTÉ DÉPENSÉS»

https://www.rewmi.com Abdoul Mbaye a réagi après la sortie du président Macky Sall, annonçant un rapport détaillé sur l’état de mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli). «Mais de qui se moque-t-on ? Le plan de lutte contre les inondations a été intentionnellement abandonné. Les 750 milliards n’ont jamais été dépensés. Les inondation ont cessé d’être une priorité après mon départ du Gouvernement. Tels sont les faits. Les instructions données lors du dernier Conseil des ministres sont des répétitions de celles de 2012», a taclé l’ancien premier ministre dans un post publié sur sa page Facebook.
Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail ((Act) qui estime que la souffrance des populations face aux inondations a cessé d’être une priorité. «Le choix a été celui de grandes dépenses vers de grands projets comme le Ter ou ces nombreux avions inutiles d’Air Sénégal. Au peuple de juger à la fois la gouvernance du surplace et le gaspillage de l’argent du contribuable. Ajoutons que les gains illicites réalisés par Frank Timis et ses associés-acolytes auraient suffi à couvrir les dépenses essentielles du Plan décennal de lutte contre les inondations», a-t-il dit.

Abdoul Mbaye : « Les inondations ont cessé d’être une priorité après mon départ du gouvernement »

« Les inondations ont cessé d’être une priorité après mon départ du gouvernement »
Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre de Macky Sall a réagi à la réclamation faite par son ancien employeur en Conseil des ministre mercredi. Après que Macky Sall ait demandé un rapport à son gouvernement sur la lutte contre les inondations, M. Mbaye a soutenu que cette lutte a cessé d’être une priorité depuis son départ du gouvernement.
« Mais de qui se moque-t-on ? Le plan de lutte contre les inondations a été intentionnellement abandonné. Les 750 milliards FCFA n’ont jamais été dépensés. Les inondations ont cessé d’être une priorité après mon départ du gouvernement. Tels sont les faits », affirme l’ancien Premier ministre.
Selon Abdoul Mbaye, « les instructions données lors du dernier Conseil des ministres sont des répétitions de celles de 2012. La souffrance des populations face aux inondations a cessé d’être une priorité. Le choix a été celui de grandes dépenses vers de grands projets comme le Train express régional (TER) ou ces nombreux avions inutiles d’Air Sénégal.
« Au peuple de juger à la fois la gouvernance du surplace et le gaspillage de l’argent du contribuable. Ajoutons que les gains illicites réalisés par Frank Timis  et ses associés-acolytes auraient suffi à couvrir les dépenses essentielles du Plan décennal de lutte contre les inondations », a décalé M. Mbaye.Salif SAKHANOKHO

Collecteur affaissé à Ouagou Niayes 2 : Les habitants seront évacués en urgence (Préfet Dakar)

https://www.seneweb.com Suite à l’affaissement d’un pan du collecteur Hann-Fann dans une maison à Ouagou Niayes 2, la direction générale de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas) a dépêché, ce vendredi 4 septembre, une équipe sur place. Il s’agit, du directeur de l’exploitation et du contrôle, Pèdre Sy, et chef du département exploitation de Dakar, Abédine Diakhaté. Laquelle est accompagnée par le Préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, du Sous-préfet de Grand-Dakar, du commissaire de police de l’arrondissement des Hlm, du maire, entre autres.

«Les emprises relèvent du domaine public»

Venu sur instruction du ministre de l’Intérieur pour constater l’ampleur des dégâts et prendre les dispositions idoines dans le but de sécuriser les habitants de la maison, l’autorité administrative a visité les lieux et le tracé du collecteur. Ainsi, après avoir rappelé que «par détermination de la loi 76-66 portant code du domaine de l’État», le Préfet de Dakar renseigne que les emprises des canaux comme celles des routes, des ports, des marchés, entre autres, relèvent du domaine public.
Selon lui, ces installations sur une emprise du domaine public (collecteur Hann-Fann) s’expliquent par des «dysfonctionnements de certaines administrations qui se sont succédées à la tête du pays depuis longtemps».

«Évacuer les habitants dans l’urgence»

Face à cette situation, Alioune Badara Samb soutient que la première mesure à prendre, c’est de «sécuriser» les personnes et des biens. Et à l’issue de sa discussion avec la propriétaire de la maison et sa famille, il a décidé d’évacuer les habitants dans l’urgence, avec l’accompagnement de l’État. Ce, pour éviter le pire et permettre aux équipes de l’Onas de procéder aux travaux de sondage sur la partie du collecteur qui s’est affaissée et de réhabilitation. Une décision qui, selon lui, a été bien comprise et approuvée par les principaux concernés.
En collaboration avec la mairie des HLM, l’autorité est en train de trouver quelque part où loger les occupants.

«C’est un dossier que l’État connaît»

Et pour le reste, le Préfet de Dakar souligne qu’«il est très tôt de dire exactement ce que l’État fera», notamment sur la question d’un éventuel déplacement des propriétaires des maisons qui sont construites sur l’emprise du collecteur à Ouagou Niayes 2. Pour lui, c’est seulement après les travaux de sondages qu’on peut se prononcer là-dessus.
De l’avis de l’autorité, ce collecteur de Hann-Fann est un dossier que l’État «connaît». Parce que, ajoute-t-il, «même l’année dernière on a eu un affaissement du collecteur au niveau de HLM 4».

Il y a un «ravinement» sous le bâtiment de la maison

Le chef du département exploitation de Dakar de l’Onas, qui est venu s’enquérir de la situation depuis hier, dit avoir constaté sur les lieux qu’il y a «un ravinement» sous le bâtiment de la maison. Et c’est ainsi qu’il a alerté les autorités étatiques, le Préfet de Dakar notamment. Selon Abédine Diakhaté, ce collecteur a un diamètre qui varie entre 200 à 1400 millimètres. Et il dégage un gaz «très dangereux» pour les populations. D’où l’urgence pour lui de faire quitter les habitants de la maison en question pour des «problèmes de sécurité». Ce qui a été décidé par le Préfet de Dakar.

Âgé de plus de 60 ans et long de près de huit kilomètres

Pour rappel, le collecteur Hann-Fann est âgé de plus de 60 ans. Il draine toutes les eaux usées de Hann à Fann sur près de huit kilomètres, en passant par plusieurs quartiers de Dakar, à savoir : Sicap-Liberté, Derklé, Hlm, Grand-Dakar, Biscuiterie, Fann, Point E-Amitié, Mermoz, Baobab, Ouakam, Colobane, Bastos et Léona (Grand Yoff). Et depuis quelques années, il est victime d’empiétements, notamment des
constructions sur son lit. Selon l’Onas, plus de 106 édifices ont été réalisés sur son emprise entre les Hlm 4 et Ouagou Niayes seulement, dont trois mosquées et des postes moyenne tension de la Senelec.

Déplacement des habitants pour réparer le collecteur affaissé à Ouagou Niayes : Le collectif des impactés pose ses conditions à l’État

https://www.seneweb.com Le Collectif des impactés du collecteur Hann-Fann à Ouagou Niayes et des Hlm ne partage pas la décision prise par le préfet de Dakar pour permettre aux équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) de procéder aux travaux de sondage et de réhabilitation de la partie dudit collecteur qui s’est affaissé hier, à Ouagou Niayes 2.

«L’État doit assumer sa responsabilité»

Trouvé sur place lors de la visite qu’a effectuée le préfet Alioune Badara Samb, au lendemain de l’incident, en compagnie des responsables de l’Onas, son président, Kito Karana, précise qu’il n’est pas contre de la décision prise par l’autorité.
«Vous savez, le préfet est dans sa logique. Sa logique veut que les populations aient trouvé le collecteur sur place, mais il fait fi du promoteur qui a réalisé le projet et de l’État qui a autorisé. Nous, on n’est pas contre le fait que les gens puissent quitter pour que les travaux se fassent, mais il faut qu’il y ait un engagement financier de l’État. Il faut que l’État, après ces travaux, fasse les réparations idoines pour que les gens puissent retrouver leurs maisons dans la situation où ils les ont laissées. C’est cela que nous demandons. Nous ne sommes pas contre la réparation, mais nous voulons que les droits des gens soient respectés», a-t-il lancé.
Selon lui, ce qui s’est passé hier peut arriver dans d’autres maisons de la localité. Et les autorités ne doivent pas attendre qu’il y ait des pertes en vies humaines pour réagir.
A l’en croire, «l’État doit assumer sa responsabilité face à cette situation, en réalisant ledit projet qui est en attente».

«L’État et les promoteurs qui construisaient ces cités savaient que ce collecteur existait»

Kito Karana soutient que cet affaissement dudit collecteur dans sa zone, n’est pas la première et ne sera pas la dernière. «Cet incident est arrivé hier, mais ce n’est pas le premier, car nous, on voyait venir. Parce qu’on ne peut pas comprendre le problème du collecteur si on n’en fait pas l’historique. Ce collecteur existe depuis 60 ans. L’État et les promoteurs qui construisaient ces cités savaient que ce collecteur existait. Ils ont fait le projet nonobstant l’existence de ce collecteur. Ils ont construit les maisons à nos parents qui y ont habité depuis plus de 60 ans. Et en 2011, on a pu voir les premiers signes de faiblesse dans nos cités. On a été convoqué par les autorités pour nous dire qu’on avait construit sur le collecteur.On a dit que c’était faux et on l’a prouvé !», a-t-il tonné.

«Faire un contournement pour résoudre le problème»

Il ajoute : «A l’époque, on a constitué un collectif pour faire valoir nos droits. On a écrit aux autorités et on a suivi toutes les discussions qui ont eu lieu sur le dossier. Une plateforme même a été créée sous la présidence de l’ancien sous-préfet M. Sakho. Et en 2015, des conclusions ont été déposées. Ces conclusions faisaient ressortir que la meilleure solution, pour résoudre ce problème du collecteur, c’était de faire un contournement. C’est quoi ce contournement ? C’est faire sortir le collecteur des maisons et le faire passer sur la voie publique.»

«Le projet devait être réalisé d’ici la fin 2020»

Le président du collectif signale qu’au moment même de proposer ces conclusions, il y a eu des affaissements au niveau des Hlm. «Deux affaissements de suite. On a réparé le tronçon des Hlm, le tronçon qui reliait la Zone B à la mosquée des Toucouleurs. Mais pour ce qui est du tronçon entre cette mosquée et les Hlm, on a fait comprendre que les financements devaient être bouclés et le projet devait être réalisé d’ici la fin de l’année 2020», a-t-il rappelé

Pression fiscale : Les hôteliers se révoltent contre les impôts

https://www.leral.net C’est un secret de polichinelle, la pression fiscale a atteint son point culminant. Sans doute, les services fiscales veulent limiter les impacts de la covid19, rapporte L’As. D’après le site le citoyensn.com citant des sources dignes de foi, les hôteliers ont reçu des avis à tiers détenteurs pour s’acquitter des taxes dues et vont se réunir mardi prochain pour organiser la riposte face aux services des impôts.
S’ils ne font pas reculer le fisc, beaucoup verront leurs comptes bloqués. Ils demandent le report des paiements de la taxe pour 2021 suite à l’impact de la pandémie de la covid19 sur les activités du tourisme, d’autant qu’ils n’ont pas reçu de touristes pour l’année 2020 .

 «Talatay Orange» ACT 2 : «seule la mort nous empêchera de déposer nos lettres de protestation le mardi prochain» (Kilifeu, Y’en a marre)

https://www.dakaractu.com Le mouvement Y’en a marre est plus que jamais déterminé dans son combat de boycotter l’opérateur de téléphonie Orange. Après l’Acte 1 de « Talatay Orange » interrompu par les forces de l’ordre, l’Acte 2 est prévu le mardi prochain.
Pour cette deuxième phase, ledit mouvement compte aller au bout de son combat a fait savoir Kilifeu, membre dudit mouvement.
Qui précise toutefois que « ce combat devait être celui de l’association des consuméristes, mais puisqu’on ne les voit pas, nous allons le mener jusqu’au bout.
Nous allons continuer ce combat et le mardi prochain, rien ni personne, à part la mort ne pourra nous empêcher de déposer nos lettres  de protestation dans les 23 agences d’Orange qui sont au Sénégal ».

Glissement de terrain après les pluies diluviennes : Le virage en dessous du pont Cambérène menacé ?

https://www.dakaractu.com Sur la VDN 3, une partie du virage extérieur situé juste en dessous du pont de Cambérène, près du mausolée de Seydina Issa Laye, menace de s’affaisser. Ce, depuis quelques jours. Cette situation alarmante fait suite à la forte pluie qui s’est dernièrement abattue sur la capitale Sénégalaise et sa banlieue périphérique.
Une situation dangereuse qui expose les nombreux automobilistes qui passent au quotidien, sur la VDN 3. En effet, sur le bas côté, le ruissellement des eaux usées ajouté à celui des eaux de pluie, a provoqué un affaissement sur le bas-côté. Une situation susceptible d’engendrer un drame évitable. À signaler qu’aucune signalisation n’a été repérée dans la zone, encore moins de garde-fous…
Dans ce site encore en chantier, à certains endroits, l’Ageroute qui a en charge le projet, a dépêché ses agents pour tenter de limiter les dégâts à l’aide de deux tractopelles. Des travaux qui s’apparentent plus à une opération de rafistolage loin de résoudre le problème.
Les agents trouvés sur les lieux ont d’ailleurs décliné toutes nos tentatives de les approcher. Refusant de dévoiler leurs identités ou celles de leurs employeurs, ils soutiennent que les images de l’affaissement qui circulent depuis quelques temps, ne reflètent pas forcément la réalité qui est moins grave, a soutenu une des personnes trouvées sur place.
Avec des travaux qui ont connu un arrêt sur plusieurs mois suite à des heurts entre les populations locales opposées au projet, l’État et l’Ageroute, il semblerait que le chantier de la VDN 3 lancé en 2018, devrait redémarrer le 15 septembre prochain selon les déclarations du ministre de tutelle, Me Oumar Youm. Une bonne nouvelle pour les habitants de la banlieue dakaroise entre Guédiawaye, Pikine, Yeumbeul, Malika et Keur Massar…

CRASH D’UN AVION DE SENEGALAIR : 5 ANS PLUS TARD, TOUJOURS AUCUNE ACTION

http://www.emedia.sn Le 5 septembre 2015, le ciel se faisait témoin d’un violent choc. Le crash d’un aéronef de la compagnie SENEGALAIR après un choc avec un appareil de la.compagnie équato-guinéenne Ceiba. Le drame avait fait 7 morts. Cinq ans après les faits, les familles des victimes n’ont obtenu ni justice, ni réparation. Libération a fait le point et est revenu sur les rapports accablants qui attestent que cette tragédie est la conséquence de plusieurs défaillances.
En effet, c’est après que le paquet de Paris a envoyé une commission rogatoire au Sénégal à cause de la mort de la ressortissante française, que Dakar a ouvert une information judiciaire pour homicides involontaires, violations des règles relatifs à la conduite et la sécurité d’un aéronef.
En mars 2018, le DG de l’Anacim avait été inculpé en même temps que Gérald Gabriel Diop (directeur général de SENGALAIR), Mouhamed Mansour Sy (Directeur des transports aériens à l’Anacim au moment des faits), El Hadji Mactar Daff (inspecteur navigabilité) et Mamadou Sy chef de du département navigation. Tous ont obtenu la liberté provisoire.
Le doyen des juges a transmis le dossier depuis au moins deux mois, mais le réquisitoire définitif du ministère public tarde à tomber. Et, aucune victime n’a été indemnisée. D’après Libération, l’enquête pilotée conjointement par la police et la gendarmerie a révélé plusieurs défaillances.

Centre National de Formation de Police Judiciaire (CNFPJ) : l’UE procède à la pose de la 1ère pierre à Dakar

https://www.pressafrik.com L’Union européenne appuie le Sénégal pour renforcer les capacités des forces de sécurité. En présence du Ministre des Forces Armées, du Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et des autorités administratives territoriales et locales, Mme Irène Mingasson Ambassadrice de l’Union européenne (UE) a procédé, ce jour, à la pose de la 1ère pierre du Centre National de Formation de Police Judiciaire de la Gendarmerie nationale.
La construction de ce centre de formation s’inscrit dans le cadre du programme de coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’UE (SENSEC-UE), qui vise à prévenir et réduire les facteurs de déstabilisation pour préserver le développement du Sénégal. En cette période de Covid-19, les forces de sécurité intérieure sont en première ligne de la protection des citoyens.
« Les défis engendrés par la pandémie de la Covid-19 se sont ajoutés à des menaces transfrontalières exponentielles et aux grandes difficultés internes auxquelles sont confrontés certains voisins du Sénégal. Notre appui à la construction d’un centre national de formation répond à l’exigence de professionnalisme et de mise à disposition de formateurs d’excellence, et de personnels de haut niveau pour qu’ils puissent s’adapter efficacement au contexte actuel», a déclaré Irène Mingasson.
Doté d’un budget de 10 millions d’euros, ce programme comprend trois composantes : la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, le contrôle et la surveillance des frontières, et l’appui à la bonne gouvernance du secteur de la sécurité intérieure.Ibrahima Mansaly

67 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,128 nouveaux guéris,1 nouveau décès et 39 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1313 tests réalisés, 67 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 5,10%. Il s’agit de 27 cas contacts suivis et 40 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Tivaouane (6), Dakar Plateau (5), Thiès (4), Ziguinchor (3), Maristes (2), Parcelles Assainies (2), Rufisque (2), Bambey (1), Bignona (1), Cité Keur Gorgui (1), Diourbel (1), Fann Résidence (1), Kédougou (1), Keur Massar (1), Liberté 5 (1), Nioro (1), Ouakam (1), Ouest Foire (1), Passy (1), Sacré-Cœur (1), Saint-Louis (1), Saraya (1) et Touba (1).
128 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
39 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
1 nouveau décès lié à la Covid-19, enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 13948 cas positifs dont 9851 guéris, 290 décès et 3806 encore sous traitement.

FUTUR VACCIN CONTRE LA COVID-19  : Les interrogations du professeur Seydi


Libération Sénégal online
 Le professeur Moussa Seydi s’est interrogé sur le degré d’efficacité d’un futur vaccin contre la Covid-19. Auparavant, le chef du service des maladies infectieuses de Fann a encore défendu l’association hydroxychloroquine-azitrhomycine utilisée au Sénégal pour traiter les malades du coronavirus lors d’un live animé par la journaliste Yasmina Bennani. Interpellé sur un futur vaccin contre le coronavirus, le professeur Seydi s’est voulu prudent : « Je suis convaincu qu’on trouvera un vaccin. Mais est-ce qu’il protégera l’écrasante majorité de la population ? Je suis pour les vaccins qui protègent à 95 ou 99%. Est-ce que le vaccin n’aura pas une immunité transitoire ? », s’est-il demandé.

Dialogue politique : Nous sommes restés sur notre faim (…) Le report des élections locales doit être une exception (…) Le statut de l’opposition prime sur celui duchef de l’opposition » (Moundiaye Cissé, ONG 3D)

https://www.dakaractu.com Annoncé en mai 2019 par le chef de l’État, Macky Sall, le dialogue national a été lancé le 14 janvier 2020. Après plus de 9 mois de concertations, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé confie rester sur sa faim et évoque ses raisons en insistant sur les points d’accord et de désaccord.
Le cumul de chef d’État et de chef de parti, le statut du chef de l’opposition en passant par la suppression du parrainage pour les prochaines élections locales, ce membre de la société civile s’exprime à cœur ouvert sur le processus et livre son évaluation. Moundiaye Cissé a également été interpellé sur le débat autour du 3ème mandat présidentiel qui continue à faire des victimes au sein de la majorité et selon lui, le combat est une affaire des citoyens. Sur la liberté d’expression au Sénégal avec les récentes interpellations de certains membres du mouvement Y’en A Marre, il relève un recul démocratique dans l’entretien qu’il a accordé à Dakaractu…

«Résignation » autour du 3e mandat : «Si une démocratie ne souffre pas de pluralité,d’équilibre et du droit à la différence,l’émergence reste un rêve»(Me Assane Dioma Ndiaye)

https://www.dakaractu.com C’est devenu le sujet « tabou » pour certains, mais animé dans tous les débats et tribunes. La problématique du troisième mandat à l’instar de ce qui se passe actuellement dans la sous-région, doit être alimenté comme le conçoivent certains qui pensent que nous « devons avoir une idée claire des réelles intentions du chef de l’État qui campe toujours dans cette position de « Ni oui, Ni non ».
Toutefois, ceux qui pourraient être considérés comme des victimes du 3e mandat (Sory Kaba, Moustapha Diakhaté, ou encore la plus récente, Me Moussa Diop) ont également suscité quelques interrogations quant à leur « liberté d’expression qui serait remise en cause ». Il y aura même dans ce sens l’intervention pointue du président de la Ligue sénégalaise des droits humains qui s’est exprimé sur la question qui, selon lui, doit être lue à un double niveau. D’abord, un niveau général où nous avons dans nos démocraties, nos constitutions, des textes où nous avons codifié des textes notamment qui font la promotion de la démocratie de façon générale. Ainsi, c’est un cadre très alléchant qui permet d’avoir une démocratie efficiente. Ce qui sera à constater en même temps, selon Me Assane Dioma Ndiaye, « c’est ce déphasage entre ces textes proclamés et l’état d’esprit de nos gouvernants ». En termes plus explicites, l’avocat estime que nos gouvernants ne sont pas préparés à une démocratie avec les principes standards tels que nous les connaissons à travers le monde de façon universelle.
D’ailleurs, cela se vérifie par rapport aux cas que nous voyons aujourd’hui sur la problématique visant la sanction à ceux qui se prononcent ou donnent leurs avis sur cette question. Pour le président de la ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), « un des éléments de base en démocratie, c’est que nul ne peut être inquiété du fait de l’exercice d’un droit comme le droit à l’expression. Donc, un principe basique ».
Ce sont autant de faits qui attestent le grand écart entre les textes que nous nous
donnons les moyens de mettre en place et la réalité concrète.

La liberté d’expression n’est pas à restreindre.

« Si on en juge par rapport à ce qui se passe aujourd’hui, où on vous dit celui qui s’exprime de telle façon ou dans tel sens sera sanctionné, la plupart vont se conformer à ce diktat du détenteur du pouvoir au détriment d’une liberté individuelle fondamentale qui est pourtant garantie par la constitution », précisera la robe noire. Ainsi, il parlera d’une renonciation plus ou moins volontaire parce que quand on préfère avoir un poste et renoncer à cette paix intérieure, cette conformité avec sa conscience, c’est que nous avons fait nous même, un choix dans le cadre de notre démarche individuelle qui consiste à privilégier le matériel au détriment des valeurs.
D’après l’analyse de Assane Dioma Ndiaye, le chef de l’État peut rappeler à ses hommes d’avoir l’obligation de réserve pour les fonctionnaires, l’obligation de solidarité pour ceux qui sont dans le gouvernement, toutefois pour les militants, on ne peut guère restreindre leur liberté d’expression. Ce qui est plus grave selon le président de la ligue sénégalaise des droits humains, « cette liberté d’expression n’est qu’une résultante de la liberté de penser et de conscience », autrement dit, quand on exerce ce genre de dictature sur des personnes, on viole leur liberté de penser et de conscience ».
On peut dans cette perspective se conformer à la loi, certes, mais pour ceux qui ne sont pas tenus, mais liés à l’exercice d’une activité républicaine ou professionnelle, leur exercer ce diktat paraît grave, selon l’avocat. Il ajoutera tout de même que ceux qui acceptent de se soumettre à ce dicktat, renoncent volontairement  à des droits fondamentaux qui sont garantis. Une démocratie doit donc vivre d’une pluralité, d’équilibre, mais également du droit à la différence pour prétendre viser l’émergence dans toutes ses formes….

Birahim Seck»le débat autour du statut du chef de l’opposition est «savamment orchestré» pour divertir les Sénégalais»

Le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck, considère que le débat autour du statut du chef de l’opposition est «savamment orchestré» pour divertir les Sénégalais.
«Un piètre débat focalisé sur le chef de l’opposition est savamment orchestré par la Commission politique, pour divertir et détourner l’opinion des vraies réformes institutionnelles dont le pays a réellement besoin», a-t-il notamment fait savoir dans une note parvenue à Seneweb.
Il déclare, en outre, que «la démocratie et la stabilité du pays sont menacées par un mandat équivoque, une magistrature vacillante, une corruption étouffante, un Parlement aphone, des institutions qui tanguent et une Administration inadaptée aux ambitions d’émergence du pays. C’est en ce moment que des groupes jouent avec le devenir du pays. Une entente politicienne sur le dos du peuple».
D’après ce membre de la société civile, «l’inaction du bureau du Comité de pilotage du dialogue national aussi joue un rôle déterminant dans cet exercice d’endormissement des autres commissions dont le travail est important pour l’amélioration substantielle de la gouvernance du pays».

Macky 2012 se démarque des positions de Me Moussa Diop

La coalition Macky2012 n’a pas perdu du temps pour tirer sur le désormais ex patron de la société Dakar Dem Dikk limogé de son poste. La conférence des leaders de Macky2012, qui s’est réunie ce vendredi à son siège sis à la Médina, a pris ses distances avec Moussa Diop.
« Les leaders de Macky2012, qui avaient souverainement pris la décision de suspendre l’ex coordinateur pour une durée de six mois, ont confirmé, à l’expiration du délai, que Me Moussa Diop n’est plus membre du directoire exécutif de ladite coalition », lit-on dans un communiqué reçu.
Et d’ajouter : « L’ex coordinateur de Macky2012 est toujours membre de la coalition. Toutefois, ses décisions n’engagent pas la coalition Macky2012 », souligne le texte signé du coordinateur Mohamed Moustapha Diagne.

UN CHEF DE L’OPPOSITION SERVIRAIT À QUOI ? PAR WAGANE FAYE

Cette affaire que Wade opposant, avait cherché à copier du Royaume Uni, qui est loin d’avoir fait son chemin à travers le monde, aura le mérite de subdiviser les opposants sénégalais dont certains d’ailleurs ne sont opposants que pour la forme
C’est comme si nous les sénégalais, nous ne pourrions pas vivre si quelque chose ne venait pas de temps en temps de quelque part, pour nous donner l’occasion d’avoir un sujet à débattre. Et ce quelque chose est d’autant plus captivant s’il concerne un thème en relation avec la politique ou avec des décisions de justice parmi celles célébrissimes pour leur caractère fortement critiquable.
Durant les trois mois, à peu près, qui viennent de s’écouler, les thèmes à propos de la grève des greffiers et autres travailleurs de la justice ont largement servi de matière pour commenter et discuter, chacun y allant de sa logique dans sa conception de ce que doit faire le gouvernement, afin d’éteindre le feu dans la maison justice.
Tandis que les greffiers et autres travailleurs de la justice n’entendent pas continuer à se laisser prendre pour des moins que rien, dont le mécontentement ne pourrait ébranler le gouvernement ou donner matière à réfléchir avant qu’il ne soit trop tard. On a même l’impression que ceux qui sont à la tête de l’Etat font croire qu’une grève des greffiers ne trouble pas leur sommeil, puisque dans leur conception de l’utilité de cette catégorie de travailleurs de la justice, ils peuvent être remplacés par n’importe quels des fonctionnaires en tenue, perdant ainsi de vue certains aspects des attributions textuelles des greffiers, dont tenir la plume dans les audiences ou les cabinets d’instruction n’en constituent pas l’essentiel.
Ce mouvement des greffiers, né bien avant l’actuel ministre de la justice, très suivi dans toutes les juridictions du pays à cause de son motif bien fondé, avait quelque peu remisé certains commentaires très venimeux sur la façon dont le cas de Khalifa Sall un des plus choquants, a été traité du début à la fin, dans tous les coins et recoins des procédures judiciaires, jusqu’à son dénouement qui, sans surprendre a étonné plus d’un. Et ce qui a fini par ruiner la réputation de notre justice est, entre autres, la manière humiliante qui dépasse l’entendement du sénégalais lambda, dont le pouvoir exécutif s’était comporté à l’égard du pouvoir judiciaire en mettant fin en pleine salle d’audience, aux fonctions de Procureur spécial de la CREI, du haut magistrat Aliou Ndao. Ceux qui chercheront à savoir le crime qu’aurait commis celui-ci se donneront de la peine pour rien. Son seul tort est qu’il avait pris très au sérieux son rôle de Procureur garant des poursuites contre tout citoyen sans exception présumé avoir commis un délit. Certainement la conclusion qu’en ont tirée ses collègues méduses est que ceux qui persistent à considérer l’institution judiciaire comme un pouvoir d’Etat se mettent le doigt dans l’œil. Moult exemples vécus ça et là permettent de le prouver avec bonne foi.

Et l’opposition politique, où se met-elle le doigt en prenant au sérieux l’institution à milliards que son Excellence monsieur le président de la République est en passe de créer, à savoir le poste de chef de l’opposition qui ne manque pas de prétendants.

Cette question d’intronisation d’un chef de l’opposition que Maître Abdoulaye Wade opposant avait cherché à copier du Royaume Uni, qui est loin d’avoir fait son chemin à travers le monde, aura le mérite de subdiviser les opposants sénégalais dont certains d’ailleurs ne sont opposants que pour la forme, en distrayant ceux qui les observent et qui analysent leurs moindre faits et gestes avec dégoût.
Mais il faut comprendre ceux qui se creusent la cervelle pour trouver le créneau porteur et participer aux diverses activités politiques, côté pouvoir ou côté opposition. Qui est fou ? Il ne faut pas se laisser damer le pion dans le « tong-tong » entre politiciens de nos maigres ressources. Pourquoi pas, s’ils peuvent ravaler leur prétendue conviction, en prenant des raccourcis se tirer d’affaire.
Dans tout ça, les observateurs de cette gymnastique politicienne ont l’impression que la plupart de nos compatriotes ne prêtent aucune attention à une prétendue nécessité de création d’un poste de chef de l’opposition au Sénégal. En fait, ils n’en voient pas l’utilité, mais ils perçoivent un appauvrissement du trésor public. Ils ont donc d’autres chats à fouetter.

Constitution et 3e mandat : “Le cas de Wade différent de celui de Macky”,Momar Diongue

Momar Ndiongue clarifie le débat sur le troisième mandat. L’analyste politique a répondu aux partisans de Macky qui avancent un troisième mandat. Selon lui, ce qui était valable pour Me Wade ne l’est pas pour l’actuel patron du Palais.
En 2011, les Sénégalais pouvaient même accorder à Me Wade un  troisième mandat : Wade avait changé totalement la constitution par un  référendum en 2001, ce qui veut dire que toutes les dispositions de cette ancienne constitution deviennent caduques, nulles, a d’emblée expliqué Momar Diongue.
Pour le journaliste, l’ancien président, Me Wade pouvait bénéficier du principe de non rétroactivité… Autrement dit, son premier mandat faisait partie de la première constitution et toutes les dispositions ne pouvaient lui être appliquées.
A l’en croire, c’est différent pour Macky Sall, la reforme qu’il avait soumis au peuple par référendum avec les 15 points n’a pas touché la limitation des mandats dont la constitution introduite par Me Wade en 2001 avait tout réglée. C’est-à-dire que les mandats étaient réduits à deux(2). Par contre, ce que Macky demandait au conseil constitutionnel qui avait refusé, dit-il, c’est de réduire son premier mandat de 7 ans à 5 ans. En gros, avance-t-il, la réforme soumise par Macky au peuple, a porté sur la durée du mandat et non sur la limitation des mandats.
En plus de cela, l’actuel président a ajouté dans la constitution une autre phrase qui devait clore le débat : “Nul ne peut faire plus de deux (2)  mandats”, martèle l’analyste politique sur 7tv qui rappelle les propres de Macky et de l’ancien ministre de la Justice, Ismaela Major Fall.Senego

Diversion! : Comme Abdoulaye Wade à l’époque,Macky Sall réussit à son tour, à diviser son opposition

http://www.sudonline.sn Comme Abdoulaye Wade à l’époque, Macky Sall réussit à son tour, à diviser son opposition. Surtout qu’on parle des avantages dignes d’un Chef d’Etat pour le futur Chef de l’opposition. Appétissant !
Dans une tribune intitulée : «les médias reflètent-ils la réalité du monde», publiée en août 1999 dans les colonnes du mensuel Le Monde Diplomatique, l’écrivain et journaliste polonais, Ryszard Kapuscinski, mettait à nu la capacité de diversion de la presse. Citant des exemples, il avait alors mis le curseur sur la crise provoquée, en 1979, par la prise d’otages américains à Téhéran. «Bien que, dans la pratique, il ne se passait rien dans la capitale de l’Iran, des milliers d’envoyés spéciaux venus du monde entier sont restés des mois durant dans cette ville», regrettait-il.
La même meute s’était déplacée, selon toujours Ryszard Kapuscinski, quelques années plus tard, dans le Golfe, durant la guerre de 1991, même si, sur place, elle ne pouvait rien faire, les Américains interdisant à quiconque de s’approcher du front. Au même moment, au Mozambique et au Soudan, des événements atroces se produisaient ; mais cela n’émouvait personne, puisque la meute se trouvait dans le Golfe.
Appelée par les spécialistes de la communication «effet paravent», la diversion est devenue le lot des hommes politiques sénégalais. Depuis quelques jours, ces derniers polluent l’espace public à travers le dialogue politique et/ou le dialogue national. Or, le résultat est connu d’avance. Ils ne vont s’accorder sur rien parce qu’ils sont loin d’être animés par la vitalité démocratique de notre pays, encore moins, la consolidation de quelques acquis obtenus de haute lutte par des patriotes qui y ont laissé leur jeunesse, leur carrière voire leur vie. D’ailleurs, on dialogue sur quoi ? Qu’est-ce qui n’a pas été fait, dit, écrit, sur des personnalités de ce pays ? Où sont les conclusions des assises nationales et leur charte de bonne gouvernance?Quid des résultats de la commission nationale de régulation des institutions (CNRI)?
Tout a été jeté à la poubelle et les auteurs accusés d’avoir outrepassé leurs compétences. Aujourd’hui, après plusieurs mois de discussions, le comité de pilotage dirigé par le Général Mamadou Niang, exceptée la suppléance ou vacance de pouvoir de l’élu local, n’a eu qu’un seul consensus : faire sauter le parrainage pour les élections locales. Ce qui ne devrait étonner personne parce que ce filtre n’arrange ni le camp du pouvoir qui veut profiter de l’élection du maire au suffrage universel direct (à un seul tour, alors qu’une bonne légitimité devrait être à deux tours) encore moins l’opposition qui redoute le coup de Jarnac qu’elle a subi lors de la Présidentielle de février 2019. Le camp du pouvoir rappelle-t-on était suspecté d’avoir favorisé la multiplication des listes lors des législatives pour davantage effriter l’électorat afin de rafler les sièges sur la liste majoritaire (Raw Gaddu). Sauf que la Présidentielle, sans le parrainage, allait lui être fatal. Au finish, il constitue une belle trouvaille mais, n’est applicable que selon la volonté du chef.

 CHEF DE L’OPPOSITION : ENCORE UN FAUX DEBAT 

«L’histoire ne se répète pas mais elle se plagie», dixit Jacques Deval, de son vrai nom Jacques Boularan, dramaturge, scénariste et réalisateur français (1890-1972). Au lendemain de la première alternance survenue au Sénégal, le 19 mars 2000, Me Abdoulaye Wade, dans l’euphorie avait eu une brillante idée de confier deux dossiers au Professeur de droit constitutionnel (UCAD), El Hadji Mbodji : le financement des partis politiques et le titre de Chef de l’opposition. Sauf que très tôt, le Pape du Sopi avait compris que ce titre risquerait de revenir à Moustapha Niasse, considéré alors comme un de ses principaux challengers en 2007. Rusé politiquement, ilréussit à installer dans l’espace public le débat surla légitimité parlementaire et celle du nombre de voix. Logiquement, le leader de l’AFP (Alliance des forces du Progrès) avec ses 11 députés devrait être considéré comme le Chef de l’opposition parlementaire ; mais Me Wade avait estimé qu’il fallait penser aussi au pourcentage engrangé par Ousmane Tanor Dieng. Or, la rivalité congénitale entre les deux ex-camarades était de notoriété publique. Finalement rien se sera fait. Presque 20 vingt après, on remet sur la table la même question. Désormais, elle oppose Idrissa Seck, arrivé 2ème à l’élection présidentielle avec plus de 20 % des suffrages dans un régime devenu hyper-présidentialiste et Abdoulaye Wade, dont la coalition a engrangé plus de députés lors des Législatives. La leçon est sue.
Comme Abdoulaye Wade à l’époque, Macky Sall réussit à son tour, à diviser son opposition. Surtout qu’on parle des avantages dignes d’un Chef d’Etat pour le futur Chef de l’opposition. Appétissant ! Last but not least, nos politiques déchirent le bulletin unique et refusent de mettre fin au cumul entre chef d’Etat et Chef de parti. Pourtant ce sont des décisions «consolidantes» pour notre démocratie. Le bulletin unique par exemple était le meilleur moyen de lutter contre la corruption électorale et l’achat des voix. Sans occulter les économies qu’il aurait permises avec le coût astronomique de l’impression. Quant au non cumul de Chef de parti et chef de l’Etat, il aurait permis au Président de la République d’être au dessus de la mêlée. Mais l’argument plus que fallacieux brandi depuis plus de 20 ans, consiste à dire «ça ressemble à une trahison». Diantre ! Au vu de tout ce qui précède, on peut s’accorder avec un de nos doyens, Mame Less Camara, qui avait qualifié de «ridicule», le dialogue politique.
D’autant plus que les goulots qui étranglent le Sénégal sont ailleurs. Notamment les abris provisoires. En 2015, ils étaient plus de 6600. Tout récemment c’est le pont de Diamouguel Diallobé, construit en 2017, dans le département de Kanel qui a cédé, scindant la RN2 en deux. Des centaines de villages souffrent d’enclavement. Chaque année, des milliards sont versés dans des égouts, sans mettre fin aux inondations. Dans certains de nos villages et autres hameaux, des femmes accouchent encore dans des charrettes. La plupart de nos hôpitaux sont des dispensaires. Les urgences sont donc ailleurs. Le reste n’est que diversion pour endormir le peuple.

Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqqali : Alinard Ndiaye décide de rester au PDS

Un nouveau parti est né des flancs du courant Suqqali Soppi. Avec des leaders comme Oumar Sarr, Babacar Gaye ou encore Me El Hadj Amadou Sall aux manettes, ce parti sonne le glas du divorce de ces leaders avec le PDS. Mais ce ne sont pas tous les rénovateurs qui ont décidé de les suivre dans la mise en place du nouveau Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqqali. Alinard Ndiaye s’est fendu d’un communiqué pour annoncer n’avoir « aucun lien avec ce parti. Je n’en suis pas membre », a-t-il aussi révélé.
« Je reste et demeure un militant du PDS. J’inscris désormais mon action politique dans le combat pour le retour de Karim Wade au Sénégal, son rétablissement dans ses droits civiques, et la réalisation de l’alternance politique en 2024 », a-t-il aussi ajouté. Il a promis avec ses camarades, dans les prochains jours, de faire face à la presse, pour la déclinaison de leur feuille de route, cadre et des stratégies politiques de mise en œuvre.

Abdoulaye Willane : «Les Conditions Préalables À L’organisation D’élections Ne Sont Pas Encore Réunies»

http://www.walf-groupe.com Le Parti socialiste a son mot à dire sur la question du statut du chef de l’opposition.Le secrétariat exécutif national du Parti socialiste a abordé cette question au cours de sa dernière réunion. Sur cette question, le Parti socialiste estime que ça reste une question qui ne saurait être abordée sur la base du crypto-personnel. «Il y a naturellement des principes. Mais à côté, il y a des critères impersonnels et intemporels qui ne prennent en compte que l’intérêt du Sénégal», tranche Abdoulaye Willane sur Dakaractu. Il estime par ailleurs, «qu’il est demandé aux camarades du parti, de s’investir et d’avoir une posture responsable et conquérante pour que, quelle que soit la date à laquelle surviendra une élection, être prêts». Pour lui, «il ne sert à rien de pédaler dans le vide alors que les conditions préalables à l’organisation d’élections ne sont pas encore réunies».
Par la même occasion, le Secrétariat exécutif national du Parti socialiste a salué la reprise du dialogue sous«une atmosphère consensuelle pour l’ensemble des parties prenantes». Le Parti socialiste conçoit également que même s’il y a des points pouvant être considérés de rupture, il reste quand même des perspectives sur lesquelles il pourrait y avoir des accords.Magib GAYE

HOMMAGE AU «PETIT BERGER PEULH» PAR DIOUMEL KA WONE

Cher papa, Djibo Leïty Ka, à notre tour désormais de te rendre fier et d’honorer ta mémoire et tes combats pour ce pays

 « Un homme politique de dimension exceptionnelle »

« La patience est la première vertu qu’apprend le berger… » Paolo Coelho-Le Guerrier de la Lumière
Djibo Leïty Ka est né en 1948 à Thiargny, notre village familial dans le département de Linguère. Il fait ses études supérieures au Lycée Van Vollenhoven (actuel Lamine Gueye) et obtient une Licence en Sciences Economiques à l’Université de Dakar (UCAD) pour finir à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Très ambitieux, il attaque assez tôt le champs politique du Sénégal. En effet, sa carrière tant sur le plan des responsabilités gouvernementales et politiques, a fait de lui un homme « unique » par la force de sa foi et bien sûr de son engagement envers son pays et de ses capacités indiscutables.
Djibo Leïty Kâ a réellement débuté la pratique de la politique à une période où un parti hégémonique, le Parti Socialiste (PS), à défaut d’être unique, régnait sans partage sur la vie politique sénégalaise. Dernier directeur de cabinet du président Léopold Sédar Senghor, il fut ensuite l’un des dauphins de son successeur, Abdou Diouf. Il a été plusieurs fois ministre à des postes clés : Information, Communication (Création de la SONATEL), Plan & Coopération, Education Nationale, Intérieur, Affaires Etrangères, Economie Maritime, Environnement (Création de la muraille verte). Administrateur Civil de métier et économiste de formation, il a par ailleurs fondé son propre parti, porteur d’idées et d’ambition pour son peuple, Union pour le Renouveau Démocratique (URD).
En 1991, lorsqu’il est nommé à la tête du ministère des Affaires Etrangères, la diplomatie sénégalaise suscite respect et admiration malgré ses relations difficiles avec la Mauritanie et la Guinée Conacry. Il devient ainsi, un des maîtres d’œuvre du rétablissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et la Mauritanie à la suite des événements de 1989.
Un grand serviteur de l’État s’en est allé en emportant autant de secrets sur les évènements auxquels il a été impliqué directement ou indirectement. Ce culte du secret qui constitue même le socle de la République. C’était un Jeudi 14 Septembre, en pleine session d’ouverture de la 13e législature, que les députés ont appris le décès de notre défunt père. Un homme politique autant respecté que craint, le « socialiste » qui a marqué l’histoire politique en travaillant avec tous les chefs d’Etat de Senghor à Macky Sall.
3 ans déjà, je ne cesserai de le répéter : « un grand vide est depuis ressenti parmi sa famille, mais aussi au sein de la République, car certes un véritable Homme d’Etat s’en est allé… ». C’est à ce moment que nous avons compris que les choses de la vie peuvent basculer en une fraction de seconde et que les deux mondes sont simplement séparés par une faible lueur d’espoir. Nous avons ce jour-là fait face au destin cruel de la vie, nous avions perdu un père, un ami, un confident, un modèle, un leader et maître à penser et surtout un Héro.
Toujours accueillant, avec une phrase au bout des lèvres pour détendre l’atmosphère, il avait le sens de l’écoute, car selon lui l’épanouissement de son prochain était plus qu’une responsabilité, une qualité donc que seul un véritable Homme d’Etat peut avoir. « Le petit berger peulh » était un homme déterminé, qui a très vite appris depuis l’université, à se mettre au service de la communauté en restant attaché à sa cohésion et à l’équité au sein de ses membres, à croire que c’était inné dans son cas. Tout cela constituait le fondement de sa vision, de la mission de l’homme politique, il souhaitait être compris comme le Guerrier de la Lumière de Paolo Coelho qui « parce qu’il est passé par toutes les expériences n’a pas perdu l’espoir de devenir meilleur ». Un de ses écrivains préférés.
Djibo Leïty Ka, un nom qui doit figurer dans l’histoire du Sénégal et être encré dans les livres pour informer les futures générations sur tout ce qu’il a eu à accomplir envers sa patrie. En outre, un véritable Homme d’Etat par ses qualités, un personnage historique que toutes les sénégalaises et tous les sénégalais, je dirai même les africains en général doivent connaître.
Nous sommes fiers aujourd’hui que son nom soit intimement lié à l’histoire politique du Sénégal de ces 50 dernières années. Un Grand Homme ayant assumé, avec constance et passion positive, parmi les plus hautes charges de l’État.
Cet honorable Homme Politique, ne l’oublions pas était aussi un père extraordinaire, très proche de sa famille et prêt à tout ne serait-ce que pour les rendre heureux et de voir apparaître un sourire sur leur visage. Ses « trésors », comme ils les appelaient, son épouse, ses enfants, ses petits-enfants…Il a été un véritable pilier dans notre vie, toujours l’homme de la situation : sensible, aimant, tendre, généreux et fort à la fois.
Nous n’étions pas préparés à son départ mais comme dirait l’adage « la mort est le seul événement biologique auquel le vivant ne s’adapte jamais ». Il laisse certes un immense vide dans nos cœurs. Les mots qu’il nous répétait sans cesse : Discipline, Foi, Intégrité, Intelligence, qui sont désormais notre devise et leitmotiv.
Djibo Leïty Ka était sans aucun doute un Grand Homme et au nom de toute la famille Ka nous lui réitérons notre reconnaissance et rendons grâce à Dieu de l’avoir eu à nos côtés durant toute ces années et d’avoir été témoins tout ce qu’il a pu réaliser.
Nul ne peut échapper au destin cruel de la vie, nous avons perdu un père, un guide, un leader, un poète à l’esprit ouvert, un maître à penser d’une générosité immesurable et par-dessus tout un homme de conviction. Tu étais un grand homme Papa Kâ, comme tu étais surnommé, ta grande ouverture d’esprit et ton humour manquerons à tout ton entourage.
A notre tour désormais de te rendre fier et d’honorer ta mémoire et tes combats pour ce pays…
« Qu’il est grand, plus grand encore mort que vivant ! » Henry II

Me Moussa Diop sur le pied de guerre : «Je ne m’appelle pas Khalifa Sall»

https://www.seneweb.com Démis de ses fonctions de Directeur général de la société de transport Dakar Dem Dikk (DDD) lors du dernier conseil des ministres, Me Moussa Diop prévient ses détracteurs qui tentent de le « liquider ».
Le leader du parti Alternance Générationnelle/Jog Jotna refuse d’être mené à l’échafaud. « Je ne m’appelle pas Khalifa Sall. Je sais que vous me comprenez », déclare-t-il, dans Source A.
« J’ai vu une tentative de liquidation dans la presse. Ils n’ont qu’à se préparer, tous ceux qui jouent à ce jeu-là », menace Me Moussa Diop qui promet de la claquer après sa passation de service.

Affaire Dakar Dem Dikk : Réaction de Macky2012 tendance Me Moussa Diop

https://www.seneweb.com La conférence des leaders de la coalition Macky2012, tendance Me Moussa Diop, a aussi réagi suite au limogeage de son coordonnateur de la tête de Dakar Dem Dikk. Et c’est pour « féliciter » leur leader qui, d’après eux, vient d’achever une « importante mission » pour la nation sénégalaise.
« Cet hommage mérité se justifie par les nombreuses performances enregistrées  par la société Dakar Dem Dikk (DDD) sous  son magistère », avancent les camarades de Me Moussa Diop.
Les leaders de la coalition Macky2022 disent, en outre, réaffirmer leur soutien  et renouveller leur engagement au  président Macky Sall.
Par ailleurs, ils se félicitent des 21 points d’accords déjà actés dans le cadre du  dialogue politique et « exhortent les acteurs à parachever leurs travaux dans cet esprit positif et consensuel pour renforcer nos  acquis démocratiques et construire un  destin commun d’un Sénégal stable et prospère ».

Accusé de mauvaise gestion, Me Moussa Diop répond à ses détracteurs, «je ne m’appelle pas Khalifa Sall. Laissez-moi, d’abord, faire ma passation de service et retrouver ma liberté totale !»

https://actusen.sn Limogé récemment de la Société de transport ‘’Dakar Dem Dikk’’, Me Moussa Diop va bientôt briser le silence pour battre en brèche les accusations portées à son encontre, concernant sa gestion. Selon SourceA dans sa livraison de ce samedi, l’avocat promet de s’adresser aux Sénégalais, prochainement. Une rencontre qui sera éminemment politique. «Tout ce que je peux vous dire est que je ne m’appelle pas Khalifa Sall», nous dit-il, d’un ton taquin.
Avant de poursuivre : «je sais que vous me comprenez.». Toutefois, Me Moussa Diop veut régler certaines formalités, avant de pouvoir engager un quelconque combat.  «Laissez-moi, d’abord, faire ma passation de service et retrouver ma liberté totale !», conseille-t-il à votre journal.

L’insulteur Bara Ndiaye Accusé De Détournement Chez Lui À…Méouane

https://www.xibaaru.sn Gestion la commune de Méouane :  Bara Ndiaye l’insulteur, arrosé
Voilà un individu vraiment nuisible pour la société, surgi de nulle part et qui se retrouve par inadvertance républicaine administrateur de la Maison de la presse qui se retrouve empêtré dans des problèmes pour des questions de distribution de riz au sein de la commune de Méouane dont il est le maire.
Bara Ndiaye est un individu anonyme surgi de nulle part. Il s’illustre pour se mettre une place au sein de la République en se montrant comme étant le béni-oui-oui de tous ceux qui se montrent comme étant les plus dégueulasses comploteurs contre la République et qui sont tapis au Palais.
Bara Ndiaye n’est qu’un laquais qui ne mérite son poste usurpé d’administrateur de la Maison de la presse qu’en se mettant au service de sales besognes, se permettant de s’attaquer à de personnalités comme la Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Mme Aminata Touré ou des ministres tels Amadou Bâ ou Mouhamadou Makhtar Cissé. Au sein de toute une République normale, ce gus nommé Bara Ndiaye ne serait qu’un illustre inconnu. Voilà un larbin qui se croit un donneur de leçons.
C’est ce ténébreux personnage qui aujourd’hui, est accusé d’être mouillé à travers de scandales. Le ci-devant Bara Ndiaye, maire de la commune de Méouane se trouve empêtré à travers des scandales. Son premier adjoint au sein de cette commune, l’accuse de malversations.
Selon le premier adjoint de la commune de Méouane, un budget de 44 millions CFA avait été débloqué pour venir en aide aux populations locales impactées par la pandémie de la covid-19. Seulement, Bara Ndiaye qui se retrouve maire de Méouane par un autre accident de l’histoire n’aurait dépensé que 9 millions CFA pour acheter du riz en aide aux populations sur les 44 millions FCFA. Où sont passés les autres millions FCFA ? Wouh satièye (Au voleur), va-t-on crier ! ». Une bonne partie du Conseil municipal réclame des comptes à ce maire venu de nulle part, un « bandit » qui n’a qu’un passe-temps favori, insulter d’éminentes personnalités de la République.La rédaction de Xibaaru

Affaire Batiplus : Rachelle Sleylati en très mauvaise posture

https://www.rewmi.com Rachelle Sleylati, l’ex-responsable des coffres de l’entreprise Batiplus, essuie un nouveau revers judiciaire. Après sa demande de liberté provisoire, elle avait saisi la chambre d’accusation pour un recours en annulation de la procédure, portant plainte, au passage, contre l’huissier de justice et l’ancien Directeur général de la société. La prévenue n’a pas eu gain de cause pour ses deux tentatives, rapporte Les Echos.
Le journal signale un autre rebondissement. La délégation judiciaire ordonnée par le Doyen des juges d’instruction, confiée à la Section de recherches (SR), a découvert d’importants mouvements de fonds entre elle et son fiancé Alex Rabih Fkoury. Les deux auraient bloqué un dépôt de 400 millions F CFA au niveau d’une banque, d’après les résultats de l’enquête.
Pour rappel, dans cette affaire à milliards, tout est parti d’une plainte de la Batiplus contre Rachelle Sleylati, accusée d’avoir pompé une importante somme d’argent d’un coffre-fort de la société. Cette dernière, interpellée, mouille son Directeur général et révèle l’existence d’une quantité grandiose d’argent liquide dans un des magasins de la compagnie appartenant à la famille Farès.
Les pandores qui se sont rendus sur les lieux ont eu la surprise de de leur vie puisqu’ils y ont trouvé plusieurs centaines de millions en liasses qu’ils ont saisies et déposées à la Caisse de dépôt et de Consignation.


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