Revue de Presse du Samedi 05 Janvier 2019

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LES RECETTES FISCALES DE 2018 CONNUES

SenewebNews-RP |En 2018, le fisc sénégalais a ramassé 1250 milliards de francs Cfa. Ce sont les recettes attendues par les services de la Direction générale des impôts et des domaines (DGID), qui «sont dans les travaux de centralisation».

L’annonce a été faite par le directeur de la DGID, Cheikh Ahmet Tidiane Bâ, dans un entretien avec L’Observateur.

Ce dernier signale que le Sénégal pouvait atteindre 1500 milliards de francs Cfa de recettes si le chef de l’État avait accepté de répercuter la hausse du prix du baril de brut sur les prix de l’électricité et du carburant. Auteur: Seneweb News – Sene

CAMPAGNE ARACHIDIÈRE : DÉMARRAGE TIMIDE À KOLDA

Kolda, 4 jan (APS) – Six cent quarante-et-une tonnes d’arachide ont été collectées à ce jour dans le département de Kolda, où les opérations ont démarré timidement dans pour le cadre de la nouvelle campagne de commercialisation 2018-2019, a appris l’APS.

 “La campagne a démarré timidement ; pour la situation de la semaine du 3 au 10 janvier, il y a quelques opérateurs (5) qui préfinancent leurs activités et les autres attendent des financements”, a expliqué Yaya Dieng, chef du service départemental du développement rural (SDDR) de Kolda.

Il a précisé que les cinq opérateurs présents dans le département ont collecté 641 tonnes. Des commerçants chinois ont de leur côté collecté 42 tonnes d’arachide en coque destinées à être exportées vers la Chine, a-t-il indiqué.
Si le prix officiel est fixé à 210 F par le comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA), dans les marchés hebdomadaires, le prix de l’arachide décortiquée est de 350 à Saré Yoba, 300 francs à Diaobé et 400 francs CFA à Kolda.

Certains producteurs sont encore dans la phase post-récolte, car n’ayant pas fini les activités de battage et de vannage, a signalé le DRDR, faisant état d’un risque de bradage chez certains producteurs.
Le risque est qu’on pourrait ainsi voir les graines de bonne qualité échapper aux opérateurs dont certains s’activent dans la collecte de semences d’arachide. le département de Kolda, les rendements sont estimés plus de 1500 kg à l’hectare.MG/ASG/BK

PÉNURIE DE CARBURANT:LES PÊCHEURS ARTISANAUX CRIENT LEUR COLÈRE

https://www.pressafrik.com L’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Unapas) tire la sonnette d’alarme. Ces membres dénoncent le manque de carburant qui les empêche de travailler.

En rogne, ils informent que leurs pirogues sont à quai depuis presque 2 mois. Ils dénoncent par ailleurs, le mutisme des autorités. Nous y reviendrons…

CMS : MBAYE DIONNE INSTALLÉ

https://actusen.sn/ Nommé récemment Administrateur provisoire du crédit mutuel du Sénégal (Cms), Mbaye Dionne a été installé avant-hier. Contesté par la majeure partie des syndicalistes de ladite Institution, il a déjà entrepris, selon L’As, des démarches pour rassurer les travailleurs sur le qui-vive. Dionne a, en ce sens rencontré les différents Coordonnateurs et entend recevoir les Délégués.

START-UP : 5 ENTREPRENEURS SÉNÉGALAIS CHOISIS 

http://www.rewmi.com Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais ont été sélectionnés pour intégrer l’accélérateur de start-up du Sénégal pour une durée de six mois. Ce programme permettra d’avoir un financement de 2 000 $ afin de lancer leurs projets, avec la possibilité d’obtenir un investissement supplémentaire à la formation. 

 Le programme fournira aux cinq lauréats des sessions de formation individuelle et de groupes avec des experts, des visites guidées et un mentorat professionnel durant une période de six mois. Il s’agit de Mouhamadou Lamine Kébé de Tool bi. Son innovation a pour objectif de faciliter l’irrigation et d’améliorer les rendements agricoles.  Quant à Mame Diarra Sarr, elle a mis en place de Fraisen / Waalu Ma Aagri, qui est un moyen efficace de produire des fraises  biologiques au Sénégal, à un coût abordable. Pour sa part, Abdourahmane Diop de Jappandil, a mis au  point une plate-forme mettant en relation les agriculteurs avec des experts agricoles qualifiés, des prestataires de services et le matériel nécessaire pour améliorer les pratiques agricoles et accéder aux dernières innovations. Aliou Diallo de Senphytomed s’emploie à améliorer l’accès aux produits à base de plantes et aux remèdes naturels tout en réinvestissant dans la conservation des plantes médicinales ; et enfin Arfang Mafoudji Sonko de Senbioagro. Il a mis en place une innovation qui vise à promouvoir la transformation des produits locaux en prenant en compte la protection de l’environnement et la création d’emplois. D’après un communiqué dont copie nous est parvenue, ces entrepreneurs sélectionnés pour rejoindre l’accélérateur ont bien suivi un large processus de sélection comprenant des entretiens, un jury d’évaluation, un bootcamp intensif de deux jours et une vérification des antécédents. Ce bootcamp s’est terminé avec une  évaluation finale effectuée par un jury composé de l’équipe de Reach for Change, de Kosmos Energy et d’éminents experts des secteurs de l’Agriculture, de la pêche et d’autres domaines au  Sénégal. « Nous sommes ravis de participer à ce programme d’accélération pour que les jeunes entrepreneurs prometteurs disposent des compétences et du soutien nécessaires pour concrétiser leurs idées de projets innovants. Chaque gagnant sera accompagné tout au long du processus de développement de sa solution répondant à un besoin réel du marché, contribuant ainsi à la création d’un secteur agricole sain et compétitif au Sénégal », a déclaré Mamadou Mar Faye, responsable des relations extérieures et de la RSE chez Kosmos Energy. « La cohorte commencera l’accélérateur start-up du Sénégal à compter de janvier 2019. Les participants apprendront tout sur la manière de développer les profils de  clients, d’analyser la concurrence, de créer une feuille de route pour les produits et de développer un modèle de revenus durables pour leur entreprise », mentionne la note. En effet, le Sénégal Start-Up Accelerator est conçu pour aider les innovateurs des secteurs de la pêche et de l’Agriculture à développer leurs solutions commerciales, à maximiser leur impact et à les aider à naviguer dans les premières étapes de croissance de leurs entreprises.Zachari BADJI

SÉNÉGAL : DES INFRASTRUCTURES TOUS AZIMUTS, DES COMPLAINTES AUSSI!

Ouestafnews – Aéroport international Blaise Diagne qui vient de célébrer son premier anniversaire, une autoroute sur 112 km inauguré le 20 décembre 2018, le Train Express Régional (TER) appelé à faire, dans une première phase, le trajet de 59 km qui sépare le nouvel aéroport de la capitale sénégalaise et dont le premier train (parmi un lot de quinze) vient d’être réceptionné : les projets d’infrastructures de grande envergure ne manquent pas au Sénégal. Mais avec ces grandes réalisations, viennent aussi les complaintes, sur l’opportunité pour les uns, sur les impacts pour les autres.

«Il reste encore des familles qui attendent leurs chèques », confie, Macodou Fall, le coordonnateur national des « impactés » du Train Express Régional (TER). M. Fall s’entretenait avec Ouestaf News, au lendemain de la réception par le premier ministre le 18 novembre 2018 du premier des quinze trains devant constituer le TER.

Pour le collectif représenté par M. Fall, une question cruciale reste à solder dans ce projet : l’achèvement du processus d’indemnisation.

Pour le gouvernement sénégalais, ces projets doivent contribuer à la modernisation, au renforcement et à la sécurisation  du transport urbain et inter-urbain, selon un document du ministère des Infrastructures des Transports terrestres et du Désenclavement (MITTD).

Selon M. Fall, les démolitions sur tout le tracé du TER concernent 3000 maisons (regroupant 25.000 personnes). L’essentiel des familles dites « impactées » se trouvent à Thiaroye, Pikine et Rufisque, dans la périphérie de Dakar.

«Si beaucoup de familles ont touché leur argent, d’autres ont eu la désagréable surprise de se voir proposer par l’Apix (Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands Travaux) un montant inférieur à celui initialement retenu lors (des négociations), évidemment c’est une situation inacceptable », souligne M. Fall.

Selon le président Macky Sall, une  somme de 40 milliards FCFA a été consacrée à l’indemnisation des impactés.

«Nous attendons nos chèques pour partir, vous voyez toutes ces maisons détruites favorisent l’insécurité», se plaint de son côté Abou Sow, un habitant de Thiaroye, qui tout en parlant désigne de son index deux maisons récemment effacées par les Bulldozers de l’Apix.

A Thiaroye, ce spectacle de maisons éventrées aux briques croulants font désormais partie du décor.

Dans le cadre de ce travail le courrier adressé par Ouestaf News à l’Apix  (qui pilote le projet du TER) pour solliciter des éclairages sur le « retard » du processus d’indemnisations des impactés est resté sans réponse, en dépit de notre insistance répétée auprès de Johnson Mbengue, le chef du bureau de la communication de cette agence.

Dans un discours prononcé lors du lancement du projet le 14 décembre 2016, le président Macky Sall avait promis l’inauguration de TER en janvier 2019.

Mais dans ce projet tout ou presque est sujet à discorde. Plusieurs montants avaient été annoncés sur le coût réel de l’infrastructure devant relier dans un premier temps Dakar à Diamniadio, soit 36 Km, avant d’être étendu jusqu’au nouvel aéroport de Diass)

Le MITTD dans ses documents mentionne le montant de 558 milliards FCFA comme le coût réel de ce premier tronçon, tandis que le chiffre de 1200 milliards FCFA, avancé par Ousmane Sonko, opposant et candidat à l’élection présidentielle de février 2019 a beaucoup circulé dans la presse sénégalaise.

A côté de ce train express, existe aussi le projet de Bus Rapid Transit (BRT) appelé aussi Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), qui va relier Guédiawaye, lointaine banlieue dakaroise, et le centre-ville de la capitale.

Vu par le gouvernement comme une « réponse majeure » aux problèmes de mobilité qui frappent l’agglomération de Dakar, le BRT va nécessiter, selon des chiffres figurant sur le site web du Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD),  un investissement de 286 milliards FCFA dont une participation de 15 milliards du gouvernement sénégalais.

Un doublon ?

Cependant, l’utilité du TER ne convainc pas tout le monde. « Dès lors que vous avez une autoroute à péage qui dessert Diamniadio, vous n’avez pas besoin d’un TER », affirme  l’économiste Meissa Babou, dans un entretien à Ouestaf News. Pour cet enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop, il se pose un problème de cohérence et de « rationalisation des dépenses » dans le domaine des Transports.

Au niveau de la Banque mondiale si l’on salue la pertinence du BRT, des inquiétudes sont nourries à propos du TER. La directrice des opérations de la Banque à, dès 2017, dit craindre que le TER ne soit pas rentable et qu’il entraîne des investissements supplémentaires.

A l’inverse, Cheikh Gaye, expert en Transport urbain et aussi membre de la coalition au pouvoir (Benno Bokk Yakaar), juge les critiques sur le TER pas « fondées ».

«A cause de la poussée démographique, tous les pays sont en train de réfléchir sur le défi que pose le transport de masse, si ailleurs c’est le tramway ou encore le métro par exemple, le Sénégal a choisi un TER, qui répond le plus à ses besoins », souligne-t-il.

Le BRT et le TER  cumulés vont permettre le transport de 415.000 passagers par jour, selon le MITTD. Mais ceci sera-t-il suffisant ?

Dans ses statistiques, le CETUD mentionne  que sept  millions de déplacements sont notés par jour dans la ville de Dakar, dont la plupart se font à pied. Parmi les raisons  avancés par le gouvernement pour justifier la mise en place du TER figure l’argument démographique. La capitale sénégalaise atteindra 5 millions d’habitants en 2030, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

LES ROUTES AUSSI…

La « révolution » du transport s’accompagne aussi d’une série de construction d’infrastructures routières à travers le Sénégal.

Le 21 décembre 2018, le président Macky Sall a procédé à l‘inauguration de l’autoroute à péage reliant Thiès (ouest) à Touba (centre) soit 115 kilomètres.

En dépit de son inauguration en grande pompe,  cette autoroute à péage a occasionné le mécontentement de certaines populations paysannes des régions de Thiès et de Diourbel, qui ont à plusieurs reprises manifesté pour dénoncer la destruction de leurs champs et réclamé des indemnisations à l’Etat.

L’infrastructure d’un coût de 415 milliards FCFA est financée par la Chine. Elle  « constitue la colonne vertébrale de l’ossature qui préfigure un développement polycentrique », a soutenu le président Macky Sall.

Cette nouvelle autoroute nommée Ila Touba est qualifiée d’investissement « politique » par Meissa Babou. Un clin d’œil sans doute au poids électoral que représente la ville de Touba (centre du Sénégal), fief de l’une des confréries musulmanes les plus influentes du pays.Pour l’économiste, l’autoroute Ila Touba n’est pas opportune.

« De Thiès à Touba, vous avez un relief plat et une circulation fluide, la construction d’une autoroute n’est vraiment pas une priorité sur cet axe », avance-t-il. A l’instar de Meissa Babou, beaucoup d’adversaires du régime (mais aussi de simples citoyens) considèrent que les milliards dépensés sur le TER et l’autoroute Ila Touba auraient pu servir à d’autres priorités, notamment dans les hôpitaux et l’éducation.

Faisant peu cas de ces critiques, le gouvernement quant à lui continue sur sa lancée : parmi les projets futurs figurent l’autoroute Mbour (ouest)-Kaolack (centre), l’autoroute reliant le nouvel aéroport et les villes de Thiès et Mbour.  Tous des projets actuellement en négociation avec la Chine, a révélé Aubin Sagna, secrétaire général du MITTD, cité par l’APS.

UN PROBLÈME SOCIO-ENVIRONNEMENTAL ?

Retour au cœur de Dakar, à Colobane, ce vieux quartier non loin du centre-ville, doit abriter l’une des 14 stations du TER. Ici, les volutes de poussière qui s’échappent des travaux emplissent le ciel. Niché sous un parapluie ocre, Makhtar Diouf est un commerçant et les travaux qui se déroulent en face ne manquent pas d’impact sur son commerce de friperie.

«Les travaux rendent difficile la circulation, les piétons sont obligés de contourner et cela se ressent sur les affaires», déclare le commerçant.

Sous le soleil, des ouvriers en gilets orange s’activent au milieu d’un amas de ferrailles et de béton. La construction de cette station est venue chambouler tout un monde qui tournait autour de l’informel : mécaniciens, marchands, gargotiers….

Ousmane Fall, un mécanicien pense vivre ses derniers jours dans les parages. Avant l’ouverture des travaux il a dû trouver un refuge provisoire à une centaine de mètres. Pour lui, « les travaux avancent rapidement, je crois aussi que quand tout sera fini, les alentours vont être aménagés et on sera obligés de partir ».

Le TER qui va fonctionner selon un format  hybride combinant diesel et électricité, ne manquera pas aussi de poser des problèmes environnementaux, dans une capitale sénégalaise déjà fortement touchée par la pollution.

Dakar est exposée à la pollution de l’air, en partie à cause de son parc automobile (300.000 voitures en circulation, selon la mairie de Dakar) et de l’âge avancé de nombres de ces véhicules. L’autre source de pollution est constituée par les particules de poussières, selon les explications du centre de gestion de la qualité de l’air, un organe du ministère de l’Environnement.

Le taux moyen annuel de particules fines relevé à Dakar est de 146 microgrammes de particules fines par mètre cube alors que le seuil fixé est de 20 microgrammes, selon le rapport 2018 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la pollution de l’air

Enfin, l’impact du TER sur la faune est aussi relevé dans l’étude d’impact environnementale du projet consulté sur le site web de la Banque africaine de développement (BAD), un des bailleurs du projet.

Considéré comme un poumon vert pour la région de Dakar, la forêt classée de Mbao sera affectée  par les travaux, précise cette étude d’impact qui préconise aussi des « reboisements compensatoires».

Le TER et le BRT ne sont pas tout : Dakar et sa région connaissent beaucoup d’autres projets en cours de réalisation dont les travaux d’extension de la Voie de Dégagement Nord (VDN), vers la banlieue,  dans le but de rendre fluide la circulation automobile. Ici aussi, il est attendu que cette nouvelle VDN améliore sensiblement la circulation. Mais à quel prix ?MN/ts

CLASSEMENT FORBES 2019 : Le Sénégal 12e Africain

http://www.rewmi.com Le Sénégal est classé 12e pays africain pour faire des affaires en 2019 et le 100e rang mondial, selon un classement élaboré par le magazine américain Forbes. L’Ile Maurice occupe le 1er rang africain. L’Afrique du Sud (59 à l’échelle mondiale) occupe la deuxième marche du podium à l’échelle continentale, devant le Maroc (62è mondial), les Seychelles, la Tunisie, le Botswana, le Rwanda, le  Kenya et le Ghana. L’Egypte (95è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.

A l’échelle mondiale, le Royaume-Uni occupe la première marche du podium, devant la Suède, Hong Kong, les Pays-Bas, la Nouvelle Zélande, le Canada, le Danemark, Singapour, l’Australie et la Suisse. Les Etats-Unis occupent le 17è rang tandis que la Chine arrive à la 49è position.

CLASSEMENT DES MEILLEURS PAYS AFRICAINS POUR FAIRE DES AFFAIRES EN 2019 :

1-Maurice (39è à l’échelle mondiale)

2-Afrique du Sud (59è)

3-Maroc (62è)

4-Seychelles (66è)

5-Tunisie (82è)

6-Botswana (83è)

7-Rwanda (90è)

8-Kenya (93è)

9-Ghana (94è)

10-Egypte (95è)

11-Namibie (96è)

12-Sénégal (100è)

13-Zambie (103è)

14-Cap Vert (104è)

15-Nigeria (110è)

16-Uganda (112è)

17-Algérie (114è)

18-Côte d’Ivoire (117è)

19-Bénin (118è)

20-Tanzanie (119è)

21-Swaziland (123è)

22-Madagascar (125è)

23-Niger (127è)

24-Burkina (129è)

25-Sierra Leone (131è)

26-Mali (132è)

27-Cameroun (133è)

28-Lesotho (134è)

29-Malawi (136è)

30-Angola (138è)

31-Zimbabwe (139è)

32-Togo (140è)

33-Libéria (141è)

34-Mauritanie (142è)

35-Mozambique (145è)

36-Ethiopie (146è)

37-Gabon (147è)

38-Burundi (149è)

39-RD Congo (150è)

40-Guinée (151è)

41-Libye (152è)

42-Gambie (155è)

43-Tchad (157è)

44-Guinée Equatoriale (158è)

45-Guinée-Bissau (159è)

46-République du Congo (160è)

47-République centrafricaine (161è)

«DEPUIS LA PROMULGATION DU CODE PÉTROLIER, IL N’Y A PAS UN CONTRAT PÉTROLIER CONCLU AU SÉNÉGAL QUI N’EST PAS FAVORABLE À L’ETAT»

https://www.leral.net L’ensemble des contrats pétroliers conclus au Sénégal préservent aussi bien les intérêts de l’Etat que ceux des compagnies pétrolières, a déclaré l’expert pétrolier Idrissa Bodian. 

Il n’y a pas un contrat pétrolier conclu au Sénégal depuis la promulgation du Code pétrolier en vigueur à ce jour, qui, en théorie n’est pas favorable à l’Etat, donc au peuple. Tous les contrats signés préservent les intérêts de l’Etat et de la compagnie qui a pris le risque d’investir“, a affirmé M. Bodian dans un entretien avec Le Soleil, suite à l’adoption mercredi, en Conseil des ministres, du projet de loi portant Code pétrolier.

Ceci étant, il importe que “dans la mise en application de chaque contrat, que chaque partie, l’Etat surtout, dispose de tous les moyens pour défendre ses intérêts“, recommande-t-il.

Il a relevé que “comme toute loi, la législation pétrolière du Sénégal en vigueur présente […] des insuffisances tant sur la forme que sur le fond“. Ces insuffisances sont d’ordre technique, réglementaire et surtout fiscal, a-t-il précisé, soulignant que malgré cet état de fait, “les intérêts du Sénégal sont préservés“.

Il a ajouté que le Code pétrolier de 1998 a “attiré beaucoup de compagnies pétrolières qui ont investi dans notre bassin sédimentaire en exploration-production des hydrocarbures“, avec des résultats à la clé.

Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, le projet de loi portant Code pétrolier.

Le texte qui sera soumis à l’Assemblée nationale, portera à trois le nombre de révisions dont a fait l’objet la législation pétrolière sénégalaise, depuis 1960, indique le Soleil.

Le journal rappelle que la première révision a porté sur la “loi instituée par l’ordonnance n°60-24 du 10 octobre 1960”, débouchant sur la promulgation de la loi n°86-13 du 14 avril 1986 portant Code pétrolier. Une nouvelle législation, censée plus attrayante et plus attractive, est adoptée en 1998.

En 2014, des découvertes de gaz de classe mondiale et des gisements de pétrole sont faites au Sénégal, ouvrant pour le pays la perspective d’intégrer le club très fermé des producteurs d’hydrocarbures. La refonte de la législation actuelle est donc largement justifiée par ce nouveau contexte auquel il va falloir s’adapter. APS

PLUS DE 260 000 HECTARES AFFECTÉES PAR LA SALINISATION

Le processus de salinisation a déjà affecté 264 500 hectares de terre de Fatick, en faisant la région la plus durement touchée par ce phénomène dans la zone du bassin arachidier, a révélé jeudi, le lieutenant Birahim Mbaye Seck, adjoint du chef du secteur des Eaux et forêts de Foundiougne.

“Sur une superficie de 389 500 hectares de terre salées dans le bassin arachidier, 264 500 se trouvent dans la région de Fatick”, a-t-il notamment souligné en marge d’un forum organisé par l’Amical des élèves et étudiants de Keur Farba, un village de la commune Djilor Saloum, dans le département de Foundiougne.

“Dans le bassin arachidier incluant également les régions administratives de Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Fatick est la plus affectée par le processus de salinisation des terres favorisé par les changements climatiques et l’action anthropique”, a-t-il expliqué en citant les résultats d’une étude faite sur le niveau de dégradation des terres dans cette zone.

“Vous pouvez donc mesurer les conséquences que ce phénomène peut engendrer sur les populations, l’écosystème et la réduction des superficies cultivables, voire une disparition de certaines espèces forestières”, a fait remarquer le responsable du service des Eaux et Forêts.

Selon lui, ce phénomène constitue un problème crucial au regard des difficultés qu’il pose aux populations de cette région.

“Les causes de cette salinisation des terres cultivables sont grandement liées aux changements climatiques, à la pression anthropique par exemple l’extraction du sable”, a-t-il fait savoir non sans plaider pour une plus grande sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques culturales.

Il a également souligné la nécessité d’œuvrer à une amélioration des techniques de récupération des terres en alternant la lutte mécanique et lutte biologique. Le processus de salinisation a déjà affecté 264 500 hectares de terre de Fatick, en faisant la région la plus durement touchée par ce phénomène dans la zone du bassin arachidier, a révélé jeudi, le lieutenant Birahim Mbaye Seck, adjoint du chef du secteur des Eaux et forêts de Foundiougne.

“Sur une superficie de 389 500 hectares de terre salées dans le bassin arachidier, 264 500 se trouvent dans la région de Fatick”, a-t-il notamment souligné en marge d’un forum organisé par l’Amical des élèves et étudiants de Keur Farba, un village de la commune Djilor Saloum, dans le département de Foundiougne.

“Dans le bassin arachidier incluant également les régions administratives de Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Fatick est la plus affectée par le processus de salinisation des terres favorisé par les changements climatiques et l’action anthropique”, a-t-il expliqué en citant les résultats d’une étude faite sur le niveau de dégradation des terres dans cette zone.

“Vous pouvez donc mesurer les conséquences que ce phénomène peut engendrer sur les populations, l’écosystème et la réduction des superficies cultivables, voire une disparition de certaines espèces forestières”, a fait remarquer le responsable du service des Eaux et Forêts.

Selon lui, ce phénomène constitue un problème crucial au regard des difficultés qu’il pose aux populations de cette région.

“Les causes de cette salinisation des terres cultivables sont grandement liées aux changements climatiques, à la pression anthropique par exemple l’extraction du sable”, a-t-il fait savoir non sans plaider pour une plus grande sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques culturales.

Il a également souligné la nécessité d’œuvrer à une amélioration des techniques de récupération des terres en alternant la lutte mécanique et lutte biologique.

UNE GROSSE PÉNURIE DE CARBURANT RENVOIE LES PÊCHEURS DE SAINT-LOUIS AU CHÔMAGE (VIDÉO)

https://www.ndarinfo.com La pêche vit des jours sombres à Saint-Louis. Depuis plus de mois, une pénurie de carburant pour moteur hors-bord plombe le secteur, poumon de l’économie Saint-Louisienne. Ce matin, des pêcheurs membres de la section locale l’Union de la pêche artisanale du Sénégal (UNAPAS), dépités le silence des autorités sur cette carence sont montés au créneau pour exprimer leur ras-le-bol.

« Nous ne pouvons pas comprendre le mutisme de l’État. C’est comme si le président Macky SALL n’était pas au courant de cette situation », a déploré Yame DIEYE, le porte-parole de l’UNAPAS de Saint-Louis. « La non-réaction du ministre de la Pêche Oumar GUEYE prouve à suffisance qu’il est loin de se soucier de nos difficultés », a-t-il ajouté.

Idrissa NDIAYE fustige « une préférence accordée » aux secteurs d’activités au détriment de la pêche. « Nous ne pouvons pas comprendre que les autres secteurs marchent et que le nôtre soit bloqué pendant deux mois. Pourtant l’essence est disponible pour les pêcheurs de la Mauritanie, de la Gambie et de la Guinée Bissau », a-t-il indiqué.
LITTORAL DE GUÉDIAWAYE LES TRAVAUX DE TERRASSEMENT DU SITE DES MAGISTRATS SUSPENDUS

http://www.dakarmatin.com/ Ouf, l’affrontement attendu entre populations de Guédiawaye et forces de l’ordre par rapport aux travaux de terrassement du site des magistrats sur le littoral de Guédiawaye a été évité.
Les travaux de terrassement ont été suspendus par les autorités, selon Babacar Mbaye Ngaraaf, président d’Alliance pour Sauver le Sénégal. Ce dernier, joint au téléphone, a confirmé l’information.
Il a révélé que les autorités ont décidé de privilégier le dialogue pour tenter de satisfaire les doléances des populations de localité. Doléances qui tournent essentiellement autour de l’édification de cimetières musulman et chrétien et d’édifices structurants comme la Maison de Serigne Touba à Guédiawaye, un centre de formation professionnelle pour les jeunes.
Toujours est-il qu’une grande rencontre se tiendra les jours à venir entre les autorités et toutes les forces vives de Guédiawaye pour trouver une solution définitive à ce dossier épineux.

TRAVERSÉE DE LA MÉDITERRANÉE

http://www.enqueteplus.com/ Le nombre de migrants morts en mer a diminué d’un tiers en 2018, mais 2 262 personnes ont encore perdu la vie en traversant la Méditerranée selon le HCR (3 139 en 2017). Et en ce début d’année, les départs continuent, notamment à destination de l’Espagne, qui est devenue la première destination des embarcations.

En deux jours , informe un communiqué du  Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés,  les garde-côtes espagnols ont enchaîné les interventions et porté secours à déjà 401 personnes au large des côtes andalouses.

Et le 28 décembre dernier, c’est aussi en Andalousie que 300 migrants, secourus cette fois au large de la Libye, accostaient à bord du navire humanitaire Proactiva Open Arms. Avec plus de 57 000 entrées en 2018, le royaume d’Espagne est devenu le premier pays européen d’arrivée par la mer. Et avec l’augmentation des traversées sur cette route migratoire, le nombre de morts a triplé en un an. Début novembre 2018, le pire naufrage de la décennie faisait 13 morts et 18 disparus.

 NON-RESPECT DES ACCORDS : LE CUSEMS DÉPOSE UN PRÉAVIS DE GRÈVE

Dakar, 4 jan (APS) – Le Cadre unitaire Syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) a annoncé vendredi avoir déposé un préavis de grève pour le respect des accords signés avec le gouvernement dans le protocole du 30 avril 2018, a appris l’APS.

 En conférence de presse, le syndicat a expliqué qu’il veut ainsi “se donner les moyens légaux d’imposer le respect des accords mais aussi la prise en charge de questions nouvelles qui plombent le fonctionnement du système”.

 Dans sa déclaration liminaire dont l’APS a reçu copie, le CUSEMS souligne avoir privilégié le dialogue depuis le démarrage de l’année scolaire afin de “donner une chance au mécanisme de monitoring trimestriel des accords convenu avec les autorités en présence de témoins, par ailleurs, acteurs du système éducatif”.

“Aujourd’hui, après deux séances de monitoring, nous avons constaté que le niveau d’exécution des engagements est très en deçà de nos attentes”, déplore le syndicat. Il ajoute : “malgré le dépôt d’une lettre d’alerte (préavis au préavis) le 13 octobre 2018, les autorités tardent à honorer leurs engagements consignés dans le protocole du 30 avril 2018”.

Dans son préavis, le CUSEMS exige “le respect des accords consignés dans le protocole du 30 avril 2018 dont l’apurement de tous les dossiers administratifs des enseignants dans les circuits, l’apurement des conventions (DMC) signés avec tous les agents de l’Etat, la finalisation et l’effectivité du schéma d’externalisation, la création du corps des administrations scolaires”.

 A cela s’ajoutent “la mise à disposition de parcelles non viabilisées au CUSEMS à Dakar et dans les capitales régionales (accords de 2011), le reversement des MEPS dans le corps des PCEMG, le paiement intégral des indemnités liées aux examens : reliquats du BFEM, omissions au BFEM, Certification (MFPAA)”.

 Dans ces exigences figurent aussi “l’alignement de l’indemnité de logement des enseignants, l’arrêt de la surimposition des rappels (intégration, Validation, Avancement) payés aux enseignants, l’amélioration de l’environnement scolaire (la résorption des abris provisoires, la rationalisation des effectifs des classes, la restauration des budgets des établissements réduits de manière drastique depuis 2012)”.

Il y a également “l’arrêt immédiat des redéploiements abusifs et arbitraires et le recrutement conséquent d’enseignants et l’organisation annuelle d’une cérémonie dédiée de décoration d’enseignants méritants aux différents ordres selon des critères objectifs”.

Le CUSEMS annonce qu’il “conviendra avec ses partenaires du G6, des modalités de la riposte appropriée malgré le contexte préélectoral actuel” si à l’expiration du délai légal de 30 jours francs, “les engagements souscrits n’étaient pas respectés”.

 Il dit attendre de chaque candidat à la présidentielle “la déclinaison claire et précise de sa vision du système éducatif mais aussi de son programme pour le redressement de notre école”.OID/ASB

UGB : LES ÉTUDIANTS ALERTENT LES AUTORITÉS ET PROLONGENT LEURS JOURNÉES SANS TICKETS

https://www.dakaractu.com/ Une journée sans tickets, plus connue sous le nom de “Nguènté Toubab” avait été à la base de la mort de l’étudiant Fallou Sène.
Un an plus tard, les mêmes causes refont surface à Sanar comme si aucune leçon n’a été retenue des événements de l’année dernière, tant du côté des autorités que des étudiants.
A l’Université Gaston Berger de Saint-Louis,  après 48 heures de Journées Sans Tickets (JST) lancées dans le temple du savoir par les étudiants, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) décrète 72 heures, ce vendredi.
Une manière de dénoncer le non paiement de leurs bourses du mois de Décembre et la non réception des codes de paiement pour certains étudiants.
Quoi qu’il puisse advenir, les autorités sont invitées à réagir vite avant que l’irréparable ne se produise à nouveau.

INDÉPENDANCE JUSTICE

http://www.enqueteplus.com/ Les acteurs du système judiciaire ne porteront plus seul le combat de l’indépendance de la justice. Différentes structures vont se joindre au combat des magistrats et des avocats.

Il s’agit de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), de la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho), du Forum du justiciable (Fj), de l’Association nationale des chroniqueurs judiciaires (Ancj) et d’Amnesty international/Section sénégalaise.

Ces différentes associations ont décidé de mettre en place la Plateforme des acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice (Pascij). La plateforme sera lancée demain samedi. Le ministère de la Justice, l’Union des magistrats sénégalais (Ums) et le barreau prendront part à cette cérémonie.

 PROMESSE DE RALLONGEMENT DE L’AGE DE LA RETRAITE DANS L’ARMEE ET LA GENDARMERIE : L’impatience et le doutent s’installent parmi les troupes

http://www.enqueteplus.com/ Il y a quelques mois, le chef de l’Etat a promis le rallongement de l’âge de la retraite dans la gendarmerie et l’armée. Las d’attendre, ceux qui sont au terme de leur carrière professionnelle demandent la concrétisation de cette mesure.

La nouvelle de la rallonge de l’âge de la retraire des agents de la gendarmerie et de l’armée, tous grades confondus, avait enchanté toute une corporation. Mais ça fait maintenant quelques mois que le chef de l’Etat a fait cette annonce, sans qu’elle soit suivie d’effet, selon nos sources. De ce fait, l’impatience gagne les troupes, surtout concernant ceux qui sont à l’orée de la retraite. Les intéressés pensaient en bénéficier, dès le début de cette année 2019. Mais, ne voyant rien venir, le désespoir et le doute s’installent.

Assujettis au devoir de réserve, nos interlocuteurs de la ‘’Grande muette’’ et de la maréchaussée sont conscients qu’ils ne peuvent pas demander des explications à leurs supérieurs hiérarchiques. Néanmoins, ils ne veulent pas que cette promesse soit rangée dans la catégorie des déclarations de veille de campagne électorales. Aussi, à quelques jours du démarrage de la campagne électorale, ils ne veulent pas arriver à cette date sans son entrée en vigueur.

A cela s’ajoute, selon nos sources, la planification des carrières particulières et d’autres raisons liées au ‘’secret-défense’’, à savoir l’augmentation des effectifs dans les deux corps. Beaucoup d’officiers supérieurs, notamment les généraux, devraient partir à la retraite, dans moins de deux ans maximum, sauf si la promesse entre en vigueur, le plus rapidement possible, dit-on. Et cela risque de créer une saignée, puisque les nombreux départs ne pourraient être comblés, pour mille et une raisons que nos interlocuteurs n’ont pas voulu dire.

‘’Le rallongement de l’âge de la retraite devrait être effective. Depuis le 1er janvier 2019, nous ne savons plus comment faire. Nous étions euphoriques, quand la nouvelle était tombée. Depuis lors, nous sommes dans l’attente. Parmi les plus intéressés, figurent, en premier lieu, les sous-officiers supérieurs, les sous-officiers subalternes, les hommes de troupes (caporaux et soldats). Leur âge de retraite est compris entre 43, 45, 55 et 56 ans’’, explique-t-on.

Pour l’heure, ils piaffent d’impatience de voir la promulgation d’un décret allant dans ce sens, le plus vite possible.

PLUSIEURS HAUTS GRADÉS DE LA GENDARMERIE ET DE L’ARMÉE PARTIRONT À LA RETRAITE DANS QUELQUES ANNÉES

Parmi ceux qui devaient partir en décembre 2018, selon nos sources, il y a les généraux Amadou Kane et Aliou Moussa Sow. Quant au général Victor Tine de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (qui a été remplacé par son ancien second, le colonel Mor Seck promu général) et au général de brigade Paul Ndiaye, ils iront à la retraite respectivement en janvier et en août 2019. En 2020, des généraux vont intégrer la deuxième section. C’est le cas de l’actuel chef d’Etat-major de l’armée (Cemga), le général de corps d’armée Cheikh Guèye, du général de division François Ndiaye, du général Amadou Anta Guèye, du général Momar Diagne, du contre-amiral Cheikh Bara Cissokho, entre autres. Ils partiront à la retraite durant les 8 premiers mois de cette année. En mars 2021, le général Biram Diop, actuel chef d’Etat-major particulier du président de la République, rejoindra lui aussi la deuxième section.

Toutefois, renseignent nos interlocuteurs, ce relèvement de l’âge de la retraite intègre d’autres réformes qui ne peuvent ne pas plaire aux officiers. Notamment l’augmentation de la durée dans le passage des grades d’officiers. Les postulants devront patienter, pour chaque grade, deux à trois ans de plus. D’habitude, de lieutenant à capitaine, il fallait patienter trois ans, alors qu’avec la réforme, la durée va passer entre quatre et cinq ans. Et de lieutenant-colonel à colonel, de deux à quatre ans, soutiennent des sources.CHEIKH THIAM

DAKAR, PLAQUE TOURNANTE DES BARBOUZES : Des Agents de la Dgse,du Mossad, de la CIA, du Fsb russe,du golfe…de plus en plus,dans nos murs

https://actusen.sn Les Agents de la DGSE, du Mossad, de la CIA, du FSB russe, sans oublier ceux des pays du Golfe ont fini d’installer leurs Quartiers généraux à Dakar. SourceA qui donne l’information indique que la question qu’il faille se poser maintenant est de savoir est-ce que les Services regroupés au sein de la Délégation Générale du Renseignement sénégalais ont été préparés à cette nouvelle donne ? Cette question garde tout son importance, si on sait que la plupart de ces Agences du Renseignement, venues de l’étranger disposent de budgets qui dépassent de loin, celui du Sénégal.

LE SÉNÉGAL, TROISIÈME ZONE DE TRANSIT DE LA DROGUE EN AFRIQUE DE L’OUEST

http://www.emedia.sn Intervenant à l’émission de iRadio (90.3 FM) “Pencum Ndaw Nii” co-animée par Migui Marame Ndiaye et Seydina Aba Guèye et dont le thème portait sur « Jeunesse et drogue » , Cheikh Touré Coordonnateur de l’Onudc en Afrique de l’Ouest a fait une révélation de taille. A l’en croire, le Sénégal est le troisième pays en Afrique de l’Ouest où le trafic de drogue est très intense. Ainsi, pense-t-il, en évoquant le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, il faut que des actions concrètes soient menées par les autorités pour combattre ce fléau de trafic de drogue.

Autre invité de l’émission, l’avocat du barreau de Dakar, Me Aboubacry Barro, estime que le Sénégal est plutôt une zone de transit. Parce que, explique-t-il : « Une plaque tournante, c’est un lieu où des cartels et des négociations ont lieu mais, tel n’est pas le cas au Sénégal. Il est vrai qu’il y a certains étrangers qui apportent cette drogue mais cela ne fait pas du Sénégal une plaque tournante. Ce rapport ne tient pas en compte certaines données ». De même, l’avocat n’est pas d’accord de la proposition qu’avait faite l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan consistant à préconiser le suivi médical des usagers de la drogue au lieu de les sanctionner. « Il faut juste un équilibre entre la sanction et le suivi médical parce que le Sénégal n’a pas les moyens nécessaires en termes d’infrastructures et de fonds pour couvrir et suivre, de façon adéquates, ces délinquants. Souvent, il faut la prison pour ces jeunes puissent mesurer la portée de leur acte répréhensible », a indiqué l’avocat. Aliou DIOUF

VÉRIFICATION DES PARRAINAGES POUR RÉGULARISATION : Malick Gakou, Idrissa Seck et Madické Niang fixés sur leur sort mardi 8 janvier

https://www.dakaractu.com Malick Gakou, Idrissa Seck et Madické Niang ont déposé leurs parrainages pour régulariser leurs dossiers.

Le candidat de Suxali Sénégal a versé un lot de 8000 parrainages pour combler le gap qui l’a empêché d’être admis d’office au premier tour de vérification des parrainages.

Idrissa Seck a complété les 17 parrainages qui lui ont fait défaut dans la région de Ziguinchor. Son mandataires a déposé plus de 100 signatures tandis que le plénipotentiaire de Madické Niang a assuré avoir remplacé les 2000 parrainages rejetés par le Conseil constitutionnel à l’occasion du premier tour des vérifications.

Ces trois candidats seront édifiés sur leur sort mardi prochain, informe le Conseil constitutionnel dans un communiqué diffusé sur son site.

Les travaux commenceront à 10 heures, en présence des représentants des candidats concernés et de personnalités indépendantes dont la compétence est reconnue, notamment en matière juridique, électorale et informatique, ajoute le Conseil constitutionnel.

CARACTÈRE SUSPENSIF OU NON DU RABAT D’ARRÊT : Le Juge Abdourahmane Diouf a tranché le débat depuis 2014

 http://www.dakarmatin.com/ Le débat sur l’effectivité ou non du caractère suspensif du Rabat d’Arrêt dans l’affaire “Khalifa Sall” fait jaser. SourceA qui l’évoque dans sa parution indique que Juge Abdourahmane Diouf qui a statué, hier, sur le cas de l’ex-maire de Dakar, prônait, en 2014, à travers une doctrine, que le Rabat d’Arrêt est suspensif en matière pénale.

C’était, précise le canard, dans le bulletin d’informations 5-6 de la Cour suprême sur l’historique de la procédure du Rabat d’Arrêt

CARACTÈRE SUSPENSIF DU RABAT D’ARRÊT : Me Boubacar Cissé rattrapé par l’histoire

http://www.dakarmatin.com/ En octobre 2015, la conservation foncière commence la mutation de biens de Bibo BOURGI condamné par la CREI.

Me Boubacar CISSÉ, avocat du prévenu, juge dans une lettre co-signée avec ses collègues constitués et publiée dans LEQUOTIDIEN, l’action de l’agent judiciaire de l’Etat comme contraire à la loi

Il brandit alors la procédure de rabat d’arrêt initiée depuis Août par son client et qui rend la décision suspensive. Il écrit:

“La procédure apparaît on ne peut plus illégale dans la mesure où l’arrêt de la Crei, condamnant notamment Karim Wade, Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye, n’est pas encore définitif pour cause de procédure de rabat d’arrêt en cours, initiée depuis le 25 Août 2015 par les conseils de Bibo Bourgi.”

Plus loin….

“En effet, par quelque bord que l’on examine cette affaire, la confiscation des biens ne pouvait être effective avant l’examen (et le prononcé des arrêts) par la Cour suprême du Sénégal et la Ccja de la requête en rabat d’arrêt et du pourvoi en cassation déposés devant lesdites juridictions.”

Aujourd’hui le même Me Boubacar CISSE dit que le rabat d’arrêt n’est pas suspensif.

 Alors ?

Serigne THIAM, ENSEIGNANT FAC’ DROIT : « Khalifa SALL A Jusqu’au 3 Février Pour… »

https://www.walf-groupe.com La question sur le caractère suspensif  ou non du rabat d’arrêt, dans l’affaire Khalifa SALL, divise juristes et acteurs politiques.

Pour Serigne THIAM, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD, il n’y a pas d’équivoque. Selon le juriste, interrogé par WalfQuotidien, sans son caractère suspensif, le rabat n’a pas de sens. 

« C’est cela son intérêt, sinon il n’aurait pas de sens. Parce qu’une décision qui ne peut pas avoir un caractère suspensif, c’est une décision qui est applicable immédiatement. C’est une décision qui s’exécute immédiatement. Le caractère suspensif se manifeste à cette possibilité d’introduire un rabat d’arrêt qui fait de telle sorte que la décision rendue par la cour ne s’appliquera pas immédiatement. Pourquoi ce caractère suspensif ? C’est parce qu’il y a des possibilités de maintien de cette décision mais aussi des possibilités d’écarter cette décision », explique l’enseignant-chercheur. Qui estime que « la décision n’impacte pas pour le moment sa candidature (celle de Khalifa SALL). Elle n’y influe pas immédiatement du moment qu’il a du temps pour introduire ce rabat d’arrêt ». et d’ajouter : « Scientifiquement parlant, ce rabat d’arrêt donne un avantage considérable à Khalifa SALL. Actuellement le casier qui se retrouve dans son dossier de candidature est vierge. A partir de ce moment, il a un mois pour introduire son recours de rabat d’arrêt. Il a jusqu’au 3 février pour attaquer cette décision. Après cela, le Conseil constitutionnel va forcément annoncer les candidats qui seraient validés ».WALFNet

CARACTÈRE SUSPENSIF OU NON DU RABAT D’ARRÊT SUR LA DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME : PR Iba Barry CAMARA livre son eclairage

http://www.sudonline.sn Interpellé par la rédaction de Sud quotidien, le Professeur Iba Barry Camara, enseignant en Droit pénal à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar apporte son éclairage sur le débat au sujet du caractère suspensif ou pas du rabat d’arrêt annoncé par les avocats de Khalifa Ababacar Sall contre le rejet de tous leurs recours par la Chambre criminelle de la Cour suprême. Soulignant que l’article 37 de la Loi organique sur la Cour suprême dispose que les pourvois en cassation sont des recours suspensifs, l’enseignant en Droit pénal précise par ailleurs que le délai de deux mois prévus pour l’introduction de ce rabat d’arrêt joue en faveur de Khalifa Ababacar Sall

«En principe, la décision émanant de la Cour suprême est dans toute procédure considérée comme étant l’ultime décision. Autrement dit, contre cette décision, il n’y a aucune possibilité d’introduire une quelconque voie de recours. Seulement, la Loi organique qui organise la Cour suprême a aménagé une exception ouvrant la possibilité de faire un recours contre les décisions de cette cour. Et c’est l’article 51 de cette Loi organique sur la Cour suprême qui dit précisément que les «décisions de la Cour suprême ne sont susceptibles d’aucun recours à l’exception de la requête en rectification d’erreur matérielle ou de la requête en rabat d’arrêt ». C’est donc par rapport à ces deux possibilités que l’on peut attaquer et contester une décision émanant de la Cour suprême.

Maintenant, pour ce qui est du rabat d’arrêt, considéré comme étant une voie de contestation d’une décision émanant de l’une des Chambres de la Cour suprême, il est un recours, une requête en rétractation. Autrement dit, lorsqu’une décision est donnée par la Chambre alors que dans la procédure, il y aurait un vice qui apparait à postériori. Dans ce cas, la partie qui veut s’en prévaloir, peut introduire une telle requête de rabat d’arrêt pour que la juridiction revienne sur sa décision. En vérité, cette procédure est tout simplement un recours en rétractation mais il faut juste souligner que les juges qui siègent au niveau de la Cour suprême sont des magistrats aguerris ayant une certaine expérience qui ne leur permet pas de commettre certaines erreurs surtout par rapport à la procédure. Mais, en tout état de cause, la Loi permet aux parties d’introduire un rabat d’arrêt lorsqu’elle constate une erreur de procédure ».

RÉGIME APPLICABLE À CE RABAT D’ARRÊT

«En tout état de cause, puisqu’il y a possibilité de rétractation, on considère que la décision qui a été adoptée même si elle est définitive ne saurait être irrévocable dans la mesure où ce vice qui se présente à postériori est de nature à amener le juge des Chambres réunies de la Cour suprême à rétracter, à remettre en cause la décision qui a été prise par l’une des Chambres. On considère donc suivant ce principe que cette décision est révocable. Mais encore, comme je l’ai souligné, le vice de procédure véritablement est très exceptionnel».

CARACTÈRE SUSPENSIF OU PAS DU RABAT D’ARRÊT SUR LA DÉCISION DE LA CHAMBRE CRIMINELLE

« Sans entrer dans le détail des préoccupations des uns et des autres, nous nous limitons simplement à évoquer les dispositions de l’article 51 de la Loi organique sur la Cour suprême, notamment son alinéa 5 qui dit expressément : «Les parties à l’instance de rabat d’arrêt doivent se conformer, en toutes matières, aux dispositions des articles 29 à 37 de la présente loi», autrement dit, la Loi organique sur la Cour suprême. Et c’est justement au niveau de l’article 37 qu’on prévoit que les pourvois en cassation sont des recours suspensifs. Conséquemment à ces dispositions, on peut donc considérer que le rabat sera suspensif le temps que les Chambres réunies de la Cour suprême se prononcent.  Il y a donc une certitude qui, en l’espèce, pourrait jouer en faveur de Monsieur Khalifa Ababacar Sall puisque, en vérité, il y a des délais de recours prévus par la Loi et qui sont de deux mois pour que les parties qui veulent introduire un rabat d’arrêt de le faire. Et jusqu’à cette date, on n’aura pas une décision définitive irrévocable dans le cadre de cette affaire puisqu’on ne peut pas préjuger de ce que les Chambres réunies de la Cour suprême vont prendre comme décision. Donc, conformément aux dispositions que nous venons d’énumérer, le rabat d’arrêt est soumis au même régime juridique que le pourvoir en cassation et cela est règlementé par les articles de 9 à 37. Et c’est l’article 30 qui nous dit expressément que le recours en cassation est suspensif» Nando Cabral GOMIS

Oumar SARR,PDS : «C’est ensemble que nous pourrons bâtir cette grande force qui va l’emporter contre Macky SALL»

https://actusen.sn/ Présent ce vendredi, à la marche organisée par le Mouvement citoyen basé notamment dans la Diaspora «One million March», le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds) a manifesté son soutien aux initiateurs. Pour Omar Sarr, ce combat, ainsi que celui engagé par l’opposition réunie autour du Front de résistance nationale (Frn) n’est qu’un début.

«C’est ensemble qu’on va pouvoir constituer cette grande force qui va gagner cette bataille. Aujourd’hui il n’y a pas des milliers et des milliers de personnes, mais demain, y en aura encore et encore. C’est ensemble que nous pourrons bâtir cette grande force qui va l’emporter contre Macky Sall. Nous ne pourrons pas le laisser organiser une élection dans laquelle il sera le seul candidat», a-t-il prévenu.

Bougane GUÈYE DANY : «Il faut que le président Macky Sall sache que nous sommes déterminés à en découdre avec lui, avec ses policiers et ses gendarmes»

https://actusen.sn/ Certains leaders de l’opposition dont leurs candidatures ont été rejetées par le conseil constitutionnel s’étaient donnés rendez-vous, ce vendredi, pour soutenir le mouvement «One million march Sénégal».

Mais c’est peine perdue, car il n’y en avait que quelque uns dont le professeur Amssatou Sow Sidibé, et le Président du mouvement «Guem Sa Bopp» qui ont participé à la marche. Bougane Guèye Dani a ainsi saisi l’occasion pour appeler à une mobilisation pour, dit-il, libérer le peuple.

«Nous allons faire face au manipulateur de cette opération d’escroquerie à grande échelle que Macky Sall et son gouvernement ont orchestré. La démocratie a été violée et à partir de ce moment il faut que le président sache que le combat vient de démarrer parce que nous sommes déterminés à en découdre avec lui, avec ses policiers et ses gendarmes», a averti le patron de D-Média.

 “ONE MILLION MARCH” : Bougane Guèye rallie la grande marche contre le régime de Macky

https://www.dakaractu.com/ Le mouvement “ONE MILLION MARCH” initié par les sénégalais de l’extérieur en collaboration avec la société civile sénégalaise et les partis politiques, tient présentement une grande mobilisation populaire. Un rassemblement organisé dans le but de manifester contre les dérives du régime de Macky Sall. En cette période de pré-campagne, marquée par les vérifications des parrainages, le leader du mouvement Geum Sa Bopp, Bougane Gueye a spontanément apporté son soutien à ce mouvement qu’il juge citoyenne et patriotique. Et, plus que jamais nécessaire pour faire face à ce régime despotique et anti démocratique

Faisant partie des candidats recalés par me conseil constitutionnel lors des vérification, il a réitéré sa volonté de poursuivre le combat en contestant le rejet de son dossier. De fait, un recours à été déposé au niveau de la cours suprême. En attendant Bougane Guèye n’envisage aucune forme de ralliement ou coalition jugeant ses chances encore réelles…

Mamadou Lamine MASSALY : «Nous devons nous mobiliser pour faire face au «saï saï»

https://actusen.sn/ Il ne rate jamais le Président de la République. Lui c’est le responsable politique du Parti démocratie sénégalais, Mamadou Lamine Massaly. Venu prendre part à la marche initiée par le mouvement «One million march Sénégal», ce vendredi, le coordonnateur de la Nouvelle alliance pour le départ de Macky (Nadem) a demandé à tous les partis politiques à former un seul bloc pour combattre «la dictature»

«Nous devons nous mobiliser pour faire face au «saï saï» parce que ce n’est pas la coalition Benno Bokk Yakkar qui doit choisir ses propres adversaires. Et j’exhorte les 25 candidats qui ont déjà déposé leur caution à la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) de ne pas reculer et aller jusqu’au bout», a-t-il dit.

Poursuivant, il ajoute : «Le pays va mal et il faut qu’on se donne la main pour dégager le Président et son gouvernement. C’est la seule solution pour pouvoir atteindre notre objectif. Si j’étais candidat alors que celle-ci a été invalidée par le conseil constitutionnel, Macky Sall ne participera pas lui aussi à cette élection présidentielle».

Adjibou SOUMARÉ : «le Conseil constitutionnel s’est manifestement trompé»

Seneweb.com | La coalition Hadjibou 2019, après analyse approfondie des motifs de rejets des parrainages de son candidat, dit avoir démontré que «le Conseil constitutionnel s’est manifestement trompé ». Dans un communiqué de presse parvenu à Seneweb, Adjibou Soumaré informe que plusieurs de ses parrains invalidés «figurent bel et bien sur le fichier électoral ».
« Notre conviction sur la présence de nos parrains sur le fichier électoral est fondée sur les vérifications opérées par nos experts », indique la même source. Qui ajoute : «lesdites vérifications révèlent que dans la région de Dakar, pour les 5275 non électeurs relevés par le Conseil constitutionnel, des milliers existent bel et bien dans le fichier électoral, certifiés par le logiciel conçu en régie par la coalition ».
A cet effet, la coalition Hadjibou 2019 invite les juges du Conseil constitutionnel « à suspendre tout le processus de vérifications des candidats » Car, selon elle, «plus que leur titre de juges, leur position de sages les y oblige devant des preuves matérielles hautement certifiées.” Nos équipes techniques sont disposées à collaborer activement avec le Conseil constitutionnel et la société civile devant ses erreurs manifestes d’appréciation », a déclaré ladite coalition.Salla GUEYE 

PARRAINAGES-Bougane GUÈYE DÉNONCE UNE MANIPULATION DE SES SIGNATURES DÉPOSÉES : ” Nos numéros d’électeur ont été manipulés…Je reste toujours candidat “

https://www.dakaractu.com Le leader du mouvement Geum Sa Boop, Bougane Guèye est revenu sur son éviction de la course à la présidentielle de 2019, à travers le parrainage : ” on a démontré hier à travers une conférence de presse, que les fichiers ont été copiés et manipulés. Les fichiers que nous avons reçu ont démontré que nos numéros d’électeur sont passés de 9 à 7 chiffres, cela veut dire nos numéros d’électeur ont été manipulés… “

Une accusation de poids envers le Conseil constitutionnel, à laquelle Bougane Guèye va rajouter :  ” Nous avons décidé de porter plainte contre X et de saisir la Cour suprême, mais on a une  justice aux ordres de Macky Sall”, fustigera t-il, avant de préciser qu’ils épuiseront toutes les voies de recours, et qu’il se considère toujours candidat, en attendant la décision finale des sept sages.

AFFAIRE Khalifa SALL :la POSE regrette “l’instrumentalisation de la justice”

Seneweb.com |La Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE) “s’attendait” au rejet, par la Cour Suprême des pourvois introduits par Khalifa Sall dans l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar. Considérant cette situation comme “un fait unique”, Me Mame Adama Gueye et Cie de constater que le dossier a été bouclé depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’arrêt de la Cour Suprême, en moins de deux ans.

“Le tempo de la procédure menée tambour battant a été ajusté sur l’agenda électoral pour fabriquer les conditions judiciaires d’une invalidation de la candidature de Khalifa Sall”, lit-on dans une déclaration de la POSE parvenue à Seneweb.

Toutefois, à en croire cette plateforme, “l’instrumentalisation de la justice au service des intérêts politiques de Macky Sall ne fait aucun doute. Encore une fois des juges se sont pliés aux desiderata du pouvoir en place en réservant un traitement particulièrement expéditif à un dossier que rien n’aurait dû différencier des autres dossiers”.

Cet état de fait, ajoute la POSE, “confirme les appréhensions sur le hold-up électoral qui est en train d’être perpétré par le candidat Macky Sall avec la complicité active de juges et de fonctionnaires qui foulent au pied les principes républicains qui devraient guider leurs actions”.

Toujours dans cette déclaration, l’organisation dirigée par Me Mame Adama Gueye fait comprendre que c’est devenu un devoir citoyen d’agir pour faire barrage au hold-up.

“Le traitement des dossiers de parrainage par le Conseil Constitutionnel dans une opacité suspecte et la décision de la Cour suprême qui obéissent à la même logique doivent nous conforter dans notre détermination à constituer un rempart citoyen pour faire échec au funeste projet de hold-up électoral du candidat Macky Sall. C’est la survie de notre démocratie qui est en jeu”, relève le même texte. La plateforme de rappeler enfin que les juges et les fonctionnaires patriotes impliqués dans le processus électoral ont un rôle essentiel à jouer à cet égard au nom des valeurs fondamentales de la République menacées.Salla GUÈYE

PRÉSIDENTIELLE 2019 : La Cos/M23 appelle à la sérénité

Seneweb.com Dans une situation préélectorale tendue, les appels au calme et à la sérénité se multiplient. La Cos/M23, inquiète, exige des garanties pour une élection apaisée.

Abdourakhmane Sow, Président de la Cos/M23, déclare : «Nous sommes en face d’un conflit, d’un manque de dialogue entre les acteurs politiques. C’est pourquoi la Cos/M23 en appelle à la sérénité et interpelle les autorités étatiques, pour établir des conditions de travail qui rassurent les camps et garantissent l’égalité et le respect de la réglementation.»

Toujours dans même le sillage, la Cos/M23 appelle solennellement les Sénégalais à s’engager davantage, en allant retirer leur carte, mais surtout en ayant une posture citoyenne pour la transparence et la régularité des élections à venir.Ndèye Safiétou Nam

TAXAWU SENEGAL : «La décision de la Cour suprême ne prive pas Khalifa de ses droits»

Seneweb.com «Khalifa Sall reste candidat à la présidentielle. Il n’a pas été privé de ses droits civiques et politiques». C’est du moins l’avis de Babacar Thioye Ba, mandataire de la coalition Taxawu Senegaal, en marge de leur conférence de presse de ce matin.

Selon lui, la décision prise par la Cour suprême ne peut pas mettre fin au feuilleton judiciaire dans l’affaire dite de la caisse d’avance. Il déplore également le fait que seuls sept des treize pourvois en cassation soient seulement examinés.

Par ailleurs, les partisans de l’ex-maire de Dakar demandent que des dispositions soient prises pour permettre au candidat Khalifa Ababacar Sall de jouir pleinement de ses droits civiques et politiques pour faire la campagne comme tous les autres candidats à la présidentielle.Cependant, prévient-il, «cette affaire n’est pas encore vidée et est loin de l’être».: Ndèye Safiétou Nam

 Malick GAKOU : « Même s’il n’y avait que deux candidats, je suis persuadé que je serais le deuxième »

https://www.dakaractu.com Le leader du Grand parti (Gp) a été voir les ‘’7 Sages’’ du Conseil constitutionnel ce vendredi 4 janvier 2019. Parti déférer à la convocation, pour renouveler le stock de parrainages rejetés après les contrôles, Malick Gakou est ressorti ragaillardi et se dit confiant quant à la validation de ses parrainages.

Le candidat mandataire de la Grande Coalition de l’Espoir/Suxxali Senegaal rassure d’ailleurs qu’il n’a pas de souci à se faire concernant les prochains candidats qui vont croiser le fer avec le camp présidentiel. À ce titre, il dit croire fermement qu’il fera partie des candidats qui brigueront la magistrature suprême, même s’il n’y avait que deux seuls dans la course vers le palais.

PARRAINAGE-Amsatou Sow SIDIBÉ RÉVÈLE : « Même la signature de mon mari n’a pas été validée »

https://www.dakaractu.com Suite au recalage de son dossier de parrainage par faute d’exploitation, Amsatou Sow Sidibé, présidente du parti ” Car lenen”, compte déposer une demande de régularisation auprès du Conseil constitutionnel. Ainsi, victime du parrainage, le professeur universitaire se désole de l’invalidation de sa propre signature ainsi que celle de son mari. La candidate recalée invite les 7 Sages à une revue des procédures de vérification.

PROTOCOLE DE DOHA-Me Madické NIANG : «Si Karim Wade me le demande…»

https://www.pressafrik.com La grâce que le Président Macky Sall a accordée nuitamment à Karim Wade n’a pas livré tous ses secrets. Au cœur de cette libération anticipée survenue en 2016, Me Madické Niang a promis de divulguer l’affaire, si seulement Karim Wade le lui demande.

«Vous m’avez vu très bavard tout à l’heure. Mais je serai muet sur cette question parce que je suis un homme d’honneur». Ce sont par ces mots que Me Madické Niang a abordé l’affaire Karim Wade, notamment en ce qui concerne la grâce que lui a accordée le Président Macky Sall dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 juin 2016.

Dans cet entretien accordé à Vox Populi, le candidat déclaré à la Présidentielle martèle : «je ne peux jamais me délier d’une obligation. J’ai été mandaté par une personne, seule cette personne peut me permettre aujourd’hui de parler en son nom et de révéler les conditions dans lesquelles nous avons obtenu la grâce présidentielle.»

Sur sa lancée, le leader de «Madické 2019» informe que c’est en sa qualité d’avocat qu’il a mené «ces négociations ». Par conséquent, rappelle-t-il, il ne peut trahir ce secret à moins que l’intéressé ne le lui demande.

«Le jour où Karim Wade me demandera publiquement ou en privé, d’éclairer les Sénégalais, je vous jure que je serai à l’aise pour en parler. Parce que dans tout ce que je fais, j’ai toujours préservé ma dignité et mon indépendance. Et il en fut ainsi dans les négociations qui ont abouti à la grâce qui a été accordée par le président de la République.»Ousmane Demba Kane

CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Malick Gackou dit avoir déposé 8 888 signatures

https://www.pressafrik.com La cellule de communication du candidat de la coalition de L’espoir/Suxxali Senegaa, informe que leur candidat et mandataire Malick Gakou a déposé ce vendredi 04 Janvier 2019 à 10 heures 30 minutes, au Conseil Constitutionnel, 8888 Parrains (Doublons) pour  régulariser son parrainage. AYOBA FAYE

GACKOU SIGNALÉ PAR TRACFIN, L’ÉQUIVALENT FRANÇAIS DE LA CENTIF…

YERIMPOST.COM Avoir les coudées franches, la règle numéro 1 pour prétendre à la magistrature suprême. Ce n’est pas Malick Gackou qui dira le contraire. Le week-end dernier, le candidat à la candidature à la présidentielle du 24 février était interpellé à sa descente d’avion, en provenance de la France. Signalé, selon Source A qui livre l’information, par Tracfin (l’équivalent de la Centif), le président du Grand Parti a subi une fouille corporelle des services de sécurité de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). A en croire le journal, le candidat de la coalition « Gackou président/Suxali Sénégal » était soupçonné d’avoir, dans ses valises, des chèques étrangers pour financer sa campagne. Après inspection, rien, à part une somme plus ou moins conséquente, n’a été retrouvé par les policiers de l’AIBD.
Interrogé par le journal, le leader du Grand Parti a catégoriquement nié l’information. Malick Gackou n’a daigné reconnaître ni l’interpellation, encore moins la fouille.

Macky SALL COMMET UN POOL D’AVOCATS POUR RÉCUSER LES CANDIDATURES DE Karim WADE ET Khalifa SALL

YERIMPOST.COM Macky Sall se prépare aussi à la bataille. Candidat à sa propre succession, le président de la République a commis un pool d’avocats pour récuser, éventuellement, les candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade si jamais elles sont validées par le Conseil constitutionnel. Une révélation faite par un des membres de ce pool, Me Moussa Bocar Thiam. « Il y a des candidatures qui ne peuvent pas prospérer. Le cas de Khalifa Sall est une évidence juridique. Quand à Karim Wade, il n’est même inscrit sur les listes électorales. S’il n’est pas électeur, il ne peut être candidat », a-t-il laissé entendre.

CONTACT AVEC WADE : Le Pds dément Baya

http://www.rewmi.com La fédération départementale du PDS de Saint-Louis dément les affirmations d’Ameth Fall Braya qui avait soutenu, lors de sa dernière sortie dans la presse, « qu’il est en contact permanent avec Me Abdoulaye Wade.  »  Selon la fédération départementale du parti, par la voix de Djibril Sakho, membre du comité directeur du PDS, « de telles affirmations n’engagent ni le secrétaire général national, ni le parti, encore moins son candidat Karim Meissa Wade. « Mieux, le libéral estime que « ni maitre Abdoulaye Wade, encore moins Karim Meïssa Wade, personne n’aurait donné une onction à Ameth Fall Braya pouvant lui permettre d’aller rencontrer le Président de la République Macky Sall. «

PARRAINAGES : 174.637 ÉLECTEURS ONT VIOLÉ LA LOI

http://www.rewmi.com Ils sont 174.637 électeurs à avoir parrainé plusieurs candidats violant ainsi  la loi. Selon Les Echos, ils risquent des sanctions allant d’un mois à un an de prison et une amende de 10.000  à 100.000 francs. Le Conseil constitutionnel a enregistré 1.414.792 parrainages dont 832.742 invalidés contre 721.750 parrains validés

COALITION «IDY2019» : Le Rewmi déroule la vision programmatique de son candidat et plébiscite un duel Macky-Idy au second tour de la Présidentielle

https://www.jotaay.net VISION PROGRAMMATIQUE COALITION «IDY2019»

Le Rewmi déroule la vision programmatique de son candidat et plébiscite un duel Macky-Idy au second tour de la Présidentielle 

À moins de deux mois de la Présidentielle, le parti Rewmi veut coller à la tendance du moment avec la présentation, hier à Dakar, de sa vision pour le Sénégal. En l’absence de leur leader, Dr Abdourahmane Diouf, porte-parole du parti et les autres ont décliné, sous la forme d’une combinaison de quatre chiffres «1 – 3 – 15 – 45», les grands axes de ce que devra être «un Sénégal dirigé par Idrissa Seck». Mais déjà, l’ancien Directeur de la Sones voit déjà son candidat au second tour de la Présidentielle. 

Le Rewmi se veut pragmatique. Pour l’élection présidentielle du 24 février 2019, le parti d’Idrissa Seck va présenter aux Sénégalais un programme chiffré, «une première au Sénégal». C’est du moins la promesse faite, hier, par le porte-parole du parti, le Docteur Abdourahmane Diouf, lors de la présentation de la vision programmatique de la coalition «Idy2019». Une vision du Sénégal intitulée 1-3-15-45 qui restitue les conclusions du séminaire du 14 avril 2018 dernier, pendant lequel des cadres de Rewmi ont discuté de l’avenir du Sénégal. Alors, hier, les «Orange et noir» ont décliné leur vision programmatique, «qui est différente du projet de société», et qui prend en compte tous les domaines d’activités dans le cadre de la bonne marche d’un État.
Explicitant le titrage pas très commun de la vision «1-3-15-45», le Dr Abdourahmane Diouf a expliqué que le «1» évoque la nécessité de recentrer les débats autour du Sénégal, afin d’impulser une nouvelle dynamique à notre pays. Alors que le «3» fait part des trois axes programmatiques phares, à savoir la gouvernance, l’économie et la sécurité. Quant à «15», il fixe les points fondamentaux de la vision patriotique pour le Sénégal du candidat Idrissa Seck. Parmi ces points : «Un Sénégal compétitif, un Sénégal instruit, un Sénégal juste, un Sénégal fier, un Sénégal univoque, un Sénégal ambitieux, un Sénégal équilibré, un Sénégal moderne, un Sénégal prospère, un Sénégal solidaire, un Sénégal connecté…». Et enfin le «45» qui illustre les 45 déclinaisons thématiques qui serviront d’ossature au programme ou projet de société de la coalition «Idy2019».
Un travail bien fait, du moins de l’avis du présentateur. Une satisfaction qui booste la confiance dans les rangs de Rewmi, dont le porte-porte du parti, le Dr Abdourahmane Diouf, a fini de prendre rendez-vous avec le peuple sénégalais en février 2019 et annonce déjà un chapelet de mesures qui, selon lui, devront foncièrement changer le visage de notre pays.
Des mesures concernant presque tous les domaines d’activité. Sur la gouvernance, le Rewmi promet que son candidat instaurera le bulletin unique une fois élu président de la République. Ils proposent également la suppression du système de parrainage. Autres mesures préconisées : la volonté d’alléger la fiscalité pour le compte des entreprises locales, dans le but de créer des champions économiques ou encore la mise en œuvre d’une politique industrielle et la garantie de la souveraineté alimentaire, entre autres mesures.
Profitant de l’occasion pour évoquer la question du parrainage, les «Rewmistes», qui assurent leur solidarité aux candidats recalés par le Conseil constitutionnel, ont expliqué qu’il leur était demandé huit parrains, ils ont déposé plus de 170 signatures pour éviter toute surprise. «Pour le Rewmi et pour Idrissa Seck, le problème de parrainage ne s’est jamais posé et ne se pose pas. Ce soir (hier soir), notre mandataire a complété le nombre de parrains que le Conseil constitutionnel nous a demandé. Nous avons aucun doute sur cette question. Il nous ont demandé de compléter huit signatures, nous leur avons remis 176 c’est-à-dire que nous avons multiplié le nombre demandé par 22. Donc il ne peut pas avoir de problème sur ce point. Mais, néanmoins, nous alertons. Parce que quelqu’un qui est capable d’invalider plus de 36.000 signatures pour un seul candidat est peut-être capable de faire autant pour 176 signatures. Qu’ils ne s’aventurent même pas sur cette voie, puisque nous les attendons de pied ferme», a déclaré Dr Abdourahmane Diouf, qui croit dur comme fer aux chances de son candidat. «Et je voudrais dire que nous restons confiants que le face à face entre le président Idrissa Seck et le Président Macky Sall est inévitable», parie-t-il.  Sidy Djimby NDAO

DÉCOMPTE FINAL DU PARRAINAGE : Pour 1 414 792 parrainages déposés, 721 750 ont été acceptés pour 832 742 rejetés dont 174 637 doublons

Le verdict du décompte des parrainages est tombé hier au Conseil constitutionnel. Les 27 candidats ont chacun reçu le pv concernant la séance de vérification de leurs parrainages. Cinq candidats ont obtenu le nombre de parrainages requis tandis que trois doivent passer au second tour. Le reste doit enterrer son rêve de participer à la présidentielle.

Mais qu’en est-il des chiffres ?

Il est ressorti du décompte final que globalement 1 414 792 de parrainages ont été déposés par les 27 candidats. De ce chiffre qui fait le quart du fichier électoral, 721 750 ont été validés, tous dossiers confondus. Mais il faut préciser que le Pur présente le meilleur dossier avec 63 262 parrainages acceptés. Des candidats comme Amadou Seck, Mamadou Lamine Diallo, Mamadou Ndiaye n’ont pu dépasser la barre des 5000 parrainages validés. Mais ils ont fait mieux que Moustapha Guirassy, Amsatou Sow Sidibé et Mamadou Diop dont les dossiers se sont révélés inexploitables.

Très redoutés, les doublons ont fait des ravages puisqu’ils sont au total au nombre de 174 637.

Le candidat de Benno Bokk Yaakaar est le seul dont le dossier est exploitable qui a échappé à la furie des doubles emplois. La raison est connue : son mandataire a réussi à passer en premier au Conseil constitutionnel. Abdoul Wahab Bengeloun a enregistré le plus grand nombre de doublons. Il s’est retrouvé avec 23 852 électeurs qui ont déjà parrainé d’autres listes. Sachant que la loi électorale prévoit des sanctions contre les auteurs de doublons, reste à savoir s’ils seront poursuivis.

Ferme la liste la grille des rejets pour autres motifs, c’est à dire les parrainages “non régularisables”. Le décompte a donné pour cette catégorie 658 106. Beaucoup de candidats recalés doivent leur sort à ces rejets. Mamadou Lamine Diallo ne dira pas le contraire puisque sur 66 810 parrainages déposés, 61 750 ont été rejetés pour autres motifs, c’est-à-dire irremplaçables.

BIENVENUE EN 2019 : la vie n’attend pas Par Oumou Wane

Chacun retiendra ce qu’il souhaite et ce qu’il désire dans les vœux du chef de l’état pour cette nouvelle année 2019. Qui se réjouira de la dynamique de paix retrouvée en Casamance. Qui se félicitera de la création annoncée de plus de 491.000 emplois sur une promesse de 500.000, lors de la campagne électorale en 2012. Qui applaudira en ce début de l’an 2019, l’ouverture de la phase 2 du Plan Sénégal Emergent, pour l’équité territoriale et la justice sociale.
Pour les derniers vœux à la nation de son septennat, Macky Sall a axé son discours sur son bilan économique à quelques semaines de l’élection du 24 février prochain. Nouvelles infrastructures, croissance record, volonté affichée de gérer dans la « transparence » les ressources pétrolières, ou encore développement de l’agriculture, un secteur vital de notre économie et bien sûr la pêche, tout aussi primordiale…
Ce que je retiendrai personnellement, c’est que l’éducation et la formation continue sont au cœur de nos priorités. « Afin que tous nos enfants étudient dans des conditions dignes et rejoignent les chemins du savoir » a t-il déclaré : « Grâce à nos progrès dans la scolarisation et le maintien des filles à l’école, nous avons atteint la parité filles-garçons du préscolaire au baccalauréat. Je rends hommage, à cette occasion, à tous les enseignants de notre pays. »

En tant que mère, voici des propos dont je suis fière. Au-delà des importants investissements dans le système éducatif, nous devons veiller à l’égalité et à la parité dans l’éducation des jeunes, pilier d’une croissance démographique saine. En tant que parents, nous devons donner la même valeur à l’éducation d’une fille ou d’un garçon. Encore trop souvent dans l’esprit collectif, la fille est destinée à être mariée et entretenue, tandis que le garçon doit assurer la survie de la famille par son travail.

L’éducation est un investissement pour l’avenir de chacun de nos enfants.

J’irai plus loin encore ! À l’heure où l’Afrique de l’Ouest redouble de conflits ethniques et représailles intercommunautaires, nous avons le devoir de chercher également à ce que les élèves développent des capacités comme le dialogue, la confiance en soi, l’optimisme ou la générosité. Oui, l’éducation donne de la force et la tolérance est une porte ouverte sur la paix.

Dans son adresse à la Nation du lundi 31 décembre 2018, le chef de l’Etat l’a bien exprimé : « Je veux que notre Nation reste debout, toujours active et enthousiaste pour faire de notre cher Sénégal un endroit où nos enfants trouveront toutes les opportunités pour vivre dignement et décemment ».

Pour réussir dans sa vision et mener à bon port ses rêves d’émergence, notre président s’est entouré des meilleurs. Car, quel que le soit le résultat de la prochaine élection présidentielle, il faudra bien leur rendre hommage pour le travail qu’ils ont accompli. Eux, ce sont les hommes du Président ! Bien sûr il y a aussi des femmes et je ne peux pas les nommer tous, mais citons Mahammed Boun Abdallah Dionne, le capitaine courage, une expérience unique  dans le champ politique… Amadou Ba, le meilleur ministre des Finances d’Afrique, selon les observateurs et homme de l’année 2018 d’après les rédactions Rewmi. Il aura marqué cette fin d’année par la levée de fonds record au Groupe Consultatif de Paris, faisant souffler un vent nouveau sur l’économie sénégalaise, et ce n’est pas son seul fait d’armes. Je veux citer encore le très honorable ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, que l’opposition sénégalaise continue de récuser pour être un membre actif de l’Alliance pour la République (APR) et être en même temps en charge de l’organisation du scrutin présidentiel de 2019. Ce lundi face à la presse en marge de son discours de nouvel an, le Président Macky Sall n’a pas lâché son ministre en répondant à la question du journaliste Cheikh Yérim Seck. Celui-ci, désireux de savoir s’il (Macky Sall), ne pourrait pas choisir un ministre de l’intérieur « apolitique » comme avaient fait ses prédécesseurs dans le passé, s’est vu répondre de la manière la plus catégorique qu’il soit : « Je ne le ferai pas ».

Je ne sais pas si cette garde rapprochée continuera d’œuvrer après les prochaines échéances de février, car cela dépendra du souhait des Sénégalais pour 2019 et les 5 ans qui suivront. C’est ça la démocratie et ce qui est beau dans notre pays, c’est qu’elle marche.

Pour ma part, je nous souhaite simplement de résister à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je nous souhaite d’abandonner nos colères rentrées et de laisser sortir notre joie. Je nous souhaite de la bonne humeur. Voilà ce qu’il faudrait offrir et recevoir. Voici la vraie politesse qui enrichit tout le monde.
Mais puisque que j’ai commencé avec les vœux de notre président, je lui laisserai le mot de la fin : « J’adresse à chacun de vous mes meilleurs vœux de bonne santé, de bien-être et de réussite, dans un Sénégal en paix, uni et fort, prospère et solidaire ; un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous ».  Oumou Wane

Bougane PASSE UNE CHAUDE SOIRÉE SUR LE PLATEAU DE JAKARLOO : Brima l’accuse d’avoir contacté un célèbre griot pour rencontrer Macky Sall-Gaston Mbengue balancé

https://www.dakaractu.com Cette nuit sera longue pour le  patron de la SEN TV qui a été trainé dans la boue sur le plateau de la Tfm ce soir. En clair, venu défendre son dossier de parrainage après qu’il a été recalé suite à la première manche des opérations de vérification, Bougane Guèye Dani a trouvé le teigneux Birima Ndiaye sur son chemin.  Ce dernier a reproché au pré-candidat à la présidentielle d’avoir insulté le chef de l’Etat sur les ondes d’une radio de la place. Visiblement très remonté contre Bougane, le syndicaliste n’hésitera pas à révéler que l’homme d’affaires court derrière une audience avec le président de la République. A l’appui de ses dires, il ébruite l’existence de contacts secrets entre Guèye Dani et un célèbre griot qui serait chargé de mission pour arrondir les angles entre  Macky et Bougane. Celui-ci tente de battre en brèche l’argumentaire de son accusateur et balance Gaston Mbengue qui aurait proposé ses services  pour réchauffer les relations entre le président Macky Sall et le patron de presse. C’est sur ces entrefaites que Fou Malade en a rajouté une couche et demandé au principal invité de ce numéro de Jakaarlo s’il ne va pas faire comme Cheikh Alassane Sène qui , selon les révélations du rappeur, a rejoint Macky après l’avoir traité de tous les noms d’oiseaux une semaine plus tôt.
Pape Djiby Fall rappelle au candidat, qu’il passerait pour un mauvais employeur selon un prisme déformant, les conditions dans lesquelles certains travailleurs de D-Media avaient été licenciés.
Bougane sort de nouveau de ses gonds et lâche une phrase malheureuse : « Je n’ai jamais souhaité pas mourir reporter ».  Ce qui est perçu par Papis Diaw comme un manque de respect à l’endroit de toute une corporation.

SAINT-LOUIS / LA FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DU PDS RÉCUSE BRAYA : ” Ni Me Abdoulaye Wade, ni Karim Wade, n’aurait donné son onction à Ameth Fall Braya. Ses affirmations n’engagent pas le parti, encore moins le candidat Karim Wade”

https://www.dakaractu.com En conférence de presse cet après midi, la fédération départementale du PDS de Saint-Louis dément les affirmations de Ameth Fall Braya qui avait soutenu lors de sa dernière sortie dans la presse, “qu’il est en contact permanent avec Me Abdoulaye Wade. “

Selon la fédération départementale du parti, par la voix de Djibril Sakho, membre du comité directeur du PDS, “de telles affirmations n’engagent ni le secrétaire général national, ni le parti, encore moins son candidat Karim Meissa Wade. “

Mieux, le libéral estime que “ni maitre Abdoulaye Wade, encore moins Karim Meïssa Wade,  personne n’aurait donné une onction à Ameth Fall Braya,  pouvant lui permettre d’aller rencontrer le président de la République Macky Sall. “

Ces libéraux estiment que les propos que Ameth Fall Braya avait tenus à la salle des banquets du palais de la République sont aux antipodes de la ligne du parti démocratique sénégalais.

Par ailleurs, les camarades de Mayoro Faye soutiennent que “Ameth Fall Braya ne peut plus continuer à se prévaloir du titre de coordinateur du parti à Saint-Louis. Mais

il peut rester un simple militant. “

Sur un autre registre, la fédération départementale de Saint-Louis invite les responsables et militants karimistes à rester mobilisés, prêts à réserver un accueil triomphal au candidat Karim Meïssa Wade…

QUI SÈME LE VENT…!PAR Amadou Tidiane WONE

La rhétorique guerrière du Président Macky Sall est de plus en plus insupportable ! Il a, et il le dit dans son livre, une haute idée de ses ancêtres …guerriers. C’est son droit. Nous ne sommes pas obligés, pour autant, de nous soumettre à ses diktats sans broncher.
A cet égard, et à un moment qui aurait dû  être solennel, car faisant suite à  son adresse à la nation, il affirme n’avoir peur de personne.
Même si cette réponse à la question d’un journaliste était relative à deux candidats qui ont subi toutes sortes d’avanies depuis son accession à la magistrature suprême, cela ressemble à une menace.
Nous le prenons comme une bravade. Oublie t-il que la position qu’il occupe, grâce au vote des sénégalais , est un contrat à durée  déterminée de 7 ans ? Nous n’oublions pas au demeurant, qu’ il s’était engagé personnellement, à le ramener à 5 ans. Il l’a dit et répété plusieurs fois et en différentes circonstances.
A un point où le Président Sarkozy lui avait fait, malicieusement, la remarque que c’était la première fois qu’il « entendait un Président élu pour sept ans s’engager à diminuer son mandat de deux ans ! » Ah le sarcasme français… C’était donc un engagement. Tellement ferme qu’il a été réitéré à l’occasion d’un message solennel à la Nation…
Par la suite, le Président Macky SALL s’est dédit, prenant prétexte de la Constitution alors que c’était sa parole qui était en question !Et c’est, pour ce qui me concerne personnellement, le point nodal d’une profonde rupture de confiance au regard du manque de courage politique qui nous a valu un référendum inopportun et coûteux. J’aurais été séduit, si à ce moment-là, le Président Macky SALL avait pris son courage à deux mains et remis en jeu son mandat pour tenir sa parole. Et je n’aurais pas été le seul !
Tant l’acte aurait été grand . Tant il aurait été beau, altier…guerrier ? Il aurait en effet constitué une rupture dans les idées reçues selon lesquelles la parole, en politique, est fausse,  factice, évanescente… Ce premier rendez-vous raté avec la vertu et le courage ne sera pas, hélas, le seul. Tout le septennat finissant aura été le théâtre d’une succession de paroles d’avant contredites  par des actes d’après. Des postures déroutantes voire des impostures quant au fond. Les images et les bandes sonores en attestent. Qu’il me soit lancé le défi de prouver ce que j’avance. Une salle équipée d’un grand écran ferait l’affaire…
Cela étant dit, la division des forces de l’opposition en raison de la multiplication de leaders, plus ou moins   représentatifs , est un miroir déformant de la réalité de l’ampleur de la défiance populaire. Qui n’entend monter une colère  sourde porteuse d’une réprobation catégorique des manipulations de la loi, et des persécutions judiciaires à géométrie variable ? Alors même que le mandat finissant devait être celui de « la restauration des valeurs… » Qui ne se sent outré par la mise en œuvre de la loi sur le parrainage, dans des conditions opaques, avec pour seul objectif de tailler une victoire sans encombres au Président sortant ?
Les jours à venir, la démonstration sera faite, sur tous les fronts, du caractère dangereux et subversif du processus en cours.
En attendant, nous misons encore sur la sagesse des juges de la Cour Constitutionnelle. Ils ont la lourde responsabilité de veiller à l’égalité des candidats et au traitement équitable des dossiers qui leur sont soumis. Pour cela, ils doivent nous rassurer sur la fiabilité des outils informatiques, ou autres, qui vont servir à fonder leur décision. Aucun doute ne doit subsister à ce sujet. En outre, l’égalité de traitement de TOUS les candidats à l’élection présidentielle doit être garantie par le système judiciaire sénégalais, dernier rempart contre l’absolutisme. Sinon, nous serions fondé à solliciter l’arbitrage du Peuple souverain.
Cela dit, et pour ce qui concerne la Coalition Hajibou 2019 dont je m’honore de faire partie, l’heure est à la sérénité. Les résultats obtenus, sans tambours ni trompettes, confirment notre conviction que l’agitation n’est pas l’action. Même dans la lecture des résultats actuels, il apparaît que notre candidat a engrangé des résultats qui le placent juste après les candidats dits confirmés. Alors qu’il n’en est encore rien pour personne. Et si les recours sont traités avec équité  et justice, il ne fait pas de doute que Cheikh Hajibou Soumaré fera partie des candidats à la présidentielle du 24 février 2019. Incha Allah.
Mais nous sommes également conscients que la mère des batailles n’est pas une stratégie de survie individualiste. La vraie bataille c’est d’obtenir, dans l’unité et la détermination, le respect des principes républicains et de la loi par tous et pour tous. L’opposition doit donc serrer les rangs. Défendre les intérêts supérieurs de notre Nation. Une démocratie majeure repose sur des mécanismes qui fonctionnent indépendamment des humeurs ou d’intérêts partisans. Les règles ne changent pas au gré du vent. Elles doivent être solides et survivre aux orages de la compétition politicienne.
Il va falloir du courage. Beaucoup de courage et de lucidité aux juges de la Cour Constitutionnelle pour nous regarder, les yeux dans les yeux et nous dire le Droit. Dans sa pure interprétation. Nous les attendons. Là. Avec foi et espérance.

ABROGER ET RENÉGOCIER DES ACCORDS DE PÊCHE : Attention Sonko ! Ne mettez pas nos pêcheurs dans la précarité Par Talibouye AIDARA

Le candidat déclaré à la candidature, Monsieur Ousmane Sonko de PASTEF est d’avis que les accords de pêche signés par l’Etat ne prennent pas suffisamment en compte les intérêts du Sénégal. Sa solution à lui consisterait à les abroger et à renégocier d’autres qui selon lui « permettront aux pêcheurs de vivre des fruits de leur labeur. Mais aussi, aux Sénégalais, de pouvoir à nouveau manger du poisson qui, jusque-là, était exporté vers l’Europe, le Japon, entre autres. »

          Il avait fait cette déclaration à Mbour le 19 décembre 2018 dans le cadre de sa tournée. Des propos qui ont surpris et inquiété les pêcheurs sénégalais qui interviennent dans les eaux bissau guinéennes, gambiennes, mauritaniennes et cab verdiennes, et qui cherchent aujourd’hui les possibilités de diversifier les pays de pêche à travers des accords entre Etat.

Croyant que c’était une erreur de langage de la part du leader de PASTEF, voilà qu’il le réaffirme sur le plateau de la 2STV où il était invité pour se prononcer sur le discours du Président Macky SALL.
Monsieur le candidat à la candidature, vous avez décidé dans vos dires si vous êtes élu « d’abroger et de renégocier des accords de pêche afin de permettre aux pêcheurs de vivre des fruits de leur labeur ». Bravo Monsieur l’expert !
Mais Monsieur Sonko, il faudrait connaitre d’abord l’histoire de la pêche et des pêcheurs au Sénégal avant de se prononcer sur un sous-secteur très sensible. Car à vous entendre parler de la pêche, on voit sans nul doute vos limites ou votre manque de politique de développement pour ce sous-secteur très important de l’économie nationale.
Pour votre information, je voudrais vous faire comprendre que le Sénégal est l’un des rares pays d’Afrique qui a une tradition de pêche avec des communautés et des villages de pêcheurs. Ces communautés sont des léboues de Dakar avec leurs villages, des séréres niominka de Fatick et Thiés, des thioubalos du Fouta et des guets ndariens de Saint-Louis.
Pour votre information, ces communautés qui se comptent par centaines de milliers n’ont autre activité que la pêche. Et cet héritage se transmet de génération en génération. Aujourd’hui, on les trouve sur le long de la façade Atlantique du Maroc à l’Angola. Qu’il y ait un accord ou pas, ils iront pêcher dans ses pays avec bien sûr des conséquences parfois très désastreuses.
Pour votre information, le parc piroguier qui était à près de neuf mille (9000) en 2002 est aujourd’hui à près de 22 000 embarcations. Les captures de cette flotte artisanale font 80% des débarquements du Sénégal en produits halieutiques. Et les 20% proviennent de la pêche industrielle.
Pour votre information, cette pression sur la ressource halieutique demande de la part de l’Etat des alternatives afin de permettre à nos pêcheurs de continuer de vivre de ce sous-secteur. D’où la signature d’accord de pêche avec la Gambie, la Mauritanie, la Guinée Bissau et le Cabo Verde.
Pour votre information, au même titre que le Sénégal, ces pays sont souverains et n’accepteraient jamais un dictat du Sénégal. Le Sénégal pour l’intérêt de ses pêcheurs qui sont demandeurs se doit de les mettre dans les conditions légales. C’est ce qui explique la signature des accords de pêche avec ces pays voisins.
Pour votre information toujours, afin de permettre à ses pêcheurs de vivre de leur métier, l’Etat du Sénégal a jugé nécessaire de diversifier leurs zones de pêche. D’où la nécessité de négocier de nouveaux accords de pêche avec des pays comme la Guinée Conakry, le Maroc, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée Equatoriale, le Gabon, etc. J’ai bien dit négocier et non « abroger et renégocier ». Monsieur l’Inspecteur du Trésor, on ne remet pas en cause un acquis.
Pour votre information, à part la Gambie, la Mauritanie, la Guinée Bissau et le Cabo Verde, le Sénégal n’a d’accord de pêche qu’avec l’Union Européenne pour les thonidés et le merlu à titre expérimentale.
Permettez-moi Monsieur le leader de PASTEF de vous éclairer sur la pêche thonière.
Pour votre information, les thoniers senneurs opèrent dans une vaste zone allant  de l’Angola à la Mauritanie et le stock de thon n’appartient pas à un pays mais à tous et  leur gestion est assurée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT ou CICTA).
Pour mieux éclairer votre lanterne, je vous recommande la contribution du Professeur Sogui DIOUF paru dans beaucoup de journaux du Sénégal au courant du mois de juillet 2014. Elle s’intitule : « Les accords de partenariat de pêche durable entre l’union européenne et des pays tiers : Le cas du Sénégal ». A travers cette contribution vous pourrez apprécier le contenu à sa juste valeur.
Quant au merlu c’est un poisson exclusivement marin, qui vit à de grandes profondeurs entre 200 à 1 000 m et qui est rarement pêché par nos pêcheurs artisans.
Pour votre information, l’UE a signé avec  des pays tiers, 14 Accords de Partenariat de Pêche Durable (APPD). Onze (11) sont des accords thoniers et trois (3)  des accords mixtes.
Pour votre information, le Sénégal avait accordé des autorisations de pêche à des navires étrangers pour la pêche pélagique hauturière de 2010 à 2012. Arrivé au pouvoir en mars 2012, le Président de la République Macky SALL a mis fin à ces autorisations. Le Ministre de la Pêche d’alors Monsieur Papa  DIOUF avait tenu une conférence de presse en avril de la même année pour l’annoncer.
Monsieur Sonko, pour l’intérêt de nos pêcheurs artisans prononcez-vous moins sur la pêche ! Au cas contraire, vous risquer de les mettre dans une situation de précarité car les frontières des autres pays leur seront fermées.
A bon entendeur. Par Talibouye AIDARA Communicant/Journaliste
APR département de Bignona Email : aidara.or.t@gmail.com

LEVEZ LES MAINS, C’EST UN HOLD UP !

http://www.dakarmatin.com/ Mais dites nous, messieurs et dames sympathisants de Khalifa Sall, vous espériez quoi avec nos magistrats aux ordres ? C’est plié depuis fort longtemps et le Chef, lui-même, sans attendre la condamnation définitive du maire révoqué par ses soins, l’a envoyé au purgatoire en le traitant sur une chaine internationale de « voleur ».

Et des optimistes osent penser que ces juges vont prendre le risque de le contredire. Faut pas rêver ! Surtout que, la candidature de Khalifa Sall, les avocats de l’Etat en font une question de vie ou de mort. Ils ne parlent plus de sa condamnation pécuniaire, mais leur combat c’est de lui barrer la route pour la présidentielle. Et c’est la même rengaine du côté des mercenaires et de l’armée mexicaine.

Ils se focalisent tous sur le fait que Khaf est hors course selon eux. Suspect non ? Pour le cas de Karim, c’est également plié comme le disent souvent les grands « Saï-Saï » pardon grands bandits , malgré l’optimisme de ses supporteurs. Et curieusement, le Conseil Constitutionnel n’a pas voulu faire mentir la prophétie du nouvel insulteur public le prophète…

Mahammad ! avec la mystique du chiffre cinq. Croyez-nous, ils seront cinq après l’élimination des deux « K » et le repêchage de Gakou et Ndamal Kajoor, le cas Madické n’étant que diversion. A moins que… Tout ça pour une obsession démentielle d’un deuxième mandat.

L’image que donnent quelques coins de la capitale avec cette impression d’une ville en état de siège est pour le moins kafkaïenne. Dire que le Sénégal a connu deux alternances pacifiques sans que nous en soyons arrivés à ces extrémités guignolesques. Et tout cela par la faute d’un président qui se dédit comme il change de boubou. Pitoyable !Kaccoor Bi

LA VIOLENCE VERBALE EN PRÉLUDE À LA PRÉSIDENTIELLE

Dans l’arène politique sénégalaise, on insulte et on invective… Et volent les gros mots et les propos déplacés. Le tombereau le plus récent c’est le clip « Saï saï » (coquin, sournois) des rappeurs du groupe Keur Gui, un texte fort violent contre Macky Sall, président de la République, candidat à sa propre succession. Le pamphlet, en wolof, est un condensé de ce que les opposants dénomment « la mauvaise gouvernance de Macky Sall ». La charge est si violente et sans concession que sur les réseaux sociaux circulent des rumeurs sur la convocation des rappeurs à la Division des investigations criminelles, alors que des défenseurs de la liberté d’expression objectent la liberté de création de ces artistes.

Et ces avanies provenant de part et d’autre ne rassurent guère quant à une sérénité de la précampagne électorale démarrée le 4 janvier 2019. Et la campagne électorale est à venir…

Le propos malheureux du premier ministre Mahamad Boun Abdallah Dionne parlant de « libéraux sauvages » (sic) a servi de détonateur, provoquant une réplique de Me Amadou Sall du PDS qui, sur sa page Facebook, se fait encore plus violent. « Boun Abdallah Dione insulte Abdoulaye Wade, secrétaire général national du PDS, et tout le monde se tait. Il insulte Karim Wade, candidat du PDS, et personne ne dit rien. Il s’en prend maintenant au PDS dont les militants sont qualifiés de sauvages. Lorsque ceux qu’ils traitent de sauvages réagiront à la hauteur de l’insulte qui leur est faite, que personne en ce moment-là ne vienne faire dans la complaisance en parlant de paix et de débats civilisés. Le débat civilisé commence maintenant ou il ne commencera jamais. Mais puisque au commencement était l’insulte, alors à l’insulte on répondra et la réponse fera très très mal à ces lâches qui n’ont que l’injure à la bouche. »

Et cette réplique au Premier ministre Dionne n’aura pas été la seule, puisque ce dernier a été prise à partie par Babacar Gaye (PDS) qui le traite de « roturier », alors que Mme Aïda Mbodj dira que « le sauvage c’est ton patron » (seu patron mooy sauvage). Et la presse, goguenarde, semble compter les coups et rapporter les propos du genre « Les libéraux chargent Boun Dionne : “C’est un PM mal poli, mal éduqué” »

Sur les réseaux sociaux comme Facebook, des abonnés se font aussi caustiques. Tel ce certain Kader Seck qui estime que « nous avons affaire à un bandit prêt à récidiver, qui est voleur et violeur de nos ressources et de notre constitution. Nous devons lui dire NON et lui faire savoir que Reubeuss sera du luxe dans quelques semaines. » Et cet autre facebooker tient une philippique du même style et avec les mêmes mots : « Nous avons tous en face de nous, un Saï Saï. Et ce Saï Saï-là, a décidé de passer au premier tour et par tous les moyens. »

De temps à autre, des voix, qui se veulent raisonnables, envoient des messages d’apaisement à destination des rappeurs. « Votre posture de porteurs de voix  vous donne l’occasion de se présenter en sentinelles face aux « dérives du pouvoir ».” Vous avez également le privilège de la liberté d’expression consacrée par notre constitution dont vous faites usage démesurément.

Mais, à mon humble avis, l’insulte n’augure aucune race ni une ethnie encore moins une République. L’insulteur n’apporte ni une connaissance ni un enseignement et n’est que le reflet d’un comportement dégradé d’un insoumis inculte et dont la maturité ne dépasse la pointe de ses orteils. (…) Le président de la République mérite le respect de tout citoyen. Vouloir porter atteinte à sa réputation, à son honneur ou sa dignité, c’est déshonorer l’Etat, la constitution qu’il incarne mais aussi à la nation. (…) Vouloir s’ériger en « soldats du peuple » ne vous offre pas le luxe de l’insulter encore moins de porter atteinte à la première institution de notre République. (…) Ayons un comportement citoyen digne d’un fils du Sénégal, cultivons la paix autour de nous car le seul combat qui vaille et qui mérite d’être mené est celui qui est démocratique. »

En juillet 2017, peu avant les législatives, la tension et les déclarations incendiaires furent telles que Me El Hadj Diouf avertit que « s’il y a report des élections législatives, il y aura une guerre civile au Sénégal ».

Il faut, peut-être, croiser les doigts et compter sur la capacité des Sénégalais à s’arrêter au bord du précipice pour que le Sénégal ne tombe pas dans le vide et le chaos.

LE PARRAINAGE AU SÉNÉGAL, CE COUTEAU À DOUBLE TRANCHANT  Par Mohamed DIA (Consultant bancaire)

En Afrique, le mode d’arrivée au pouvoir n’est pas toujours démocratique et l’ordre constitutionnel n’est pas toujours respecté. Cependant, au Sénégal, la démocratie est respectée, mais l’ordre constitutionnel ne l’est forcément pas. Le quadripartisme fut aboli par le président Diouf en 1981 et la restauration du multipartisme vit le jour. Il fallait néanmoins réorganiser les règles de la compétition politique. Nous, pays colonisés, avons à l’unanimité adopté le modèle démocratique occidental et nous nous sommes lancés dans la continuité du fait colonial. Dorénavant, pour se porter candidat à une élection présidentielle au Sénégal, il faut être en mesure d’être parrainé par au moins 0,8% des électeurs, répartis dans au moins sept régions différentes du pays.

La bonne gouvernance ?

L’ancien président, Jacques Chirac, disait « L’Afrique ne serait pas prête pour la démocratie ! ». Les problèmes de la société étaient réglés sous les arbres à palabres en Afrique par les chefs de village et les notables. Ils jugeaient, légiféraient et décidaient les affaires de la cité. L’héritage de la colonisation ou du diviser pour mieux régner nous a fait perdre notre civilisation, notre constitution « africaine » pour adopter la constitution occidentale avec ces règles et ces défaillances. La colonisation, qui est responsable des frontières qui ont été très mal découpées, car n’ayant pas pris en compte les limites des royaumes et les ethnies, a créé des guerres ethniques à travers l’Afrique. Après la délimitation des pays et l’indépendance, on a voulu « civiliser » les pays africains et on les a demandés d’adopter la bonne gouvernance en signant des traités régionaux, internationaux et continentaux pour pouvoir s’acculturer au monde des affaires. Cela résultera à la mise en place de la charte africaine de la démocratie et des élections et de la gouvernance, adoptée le 30 janvier 2007 à Addis-Abeba, Éthiopie.

Le protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance nous dit que la modification des constitutions à quelques mois des élections est interdite. Cette notion de « bonne gouvernance » fut formalisée par la Banque mondiale. Au début, la définition était purement économique, faisant juste référence à la manière de gérer les deniers publics. Cette définition changera et deviendra le respect de la démocratie et de l’Etat de droit. La plupart des aides et prêts sont octroyées par la Banque mondiale. « Politico économiquement », la bonne gouvernance devient une condition afin de recevoir l’aide et les prêts de la Banque mondiale. Etant l’entité qui attribue cette aide, ne faisons-nous pas face à une forme arbitraire de faire ? Le problème avec ce modèle est qu’il ne prend pas en compte nos réalités sociales, religieuses, ethniques parmi tant d’autres. Se reposant sur le modèle occidental, est ce que ce modèle est adéquat à nos réalités ? Est-ce qu’une façon pour ces organismes de nous imposer leur politique d’une manière indirecte ?

A double tranchant : Qui peut se retourner contre celui qui l’emploie

« Il se trouve que l’on a eu 300 partis politiques aujourd’hui, et il y en a encore une vingtaine en dépôt, on pourrait aller à 500 voire 600. Si l’on ne rationalise pas les candidatures, il arrivera un moment où nous serons bloqués dans l’élection. Imaginez l’élection présidentielle avec une cinquantaine de candidats. Le vote ne se passe pas bien. Le président finit son mandat, que se passera-t-il ? Un pays qui est dit stable, démocratique, va se retrouver en crise. Nous devons anticiper cela. Nous devons faire un filtre citoyen. Chaque citoyen est libre de parrainer. On avait dit 1 %, on a finalement baissé à 0,8 % » nous dit le président Macky Sall. Pour son ministre de la Justice et professeur de droit constitutionnel, le président Macky Sall veut « assainir la démocratie » et anticiper une éventuelle augmentation du nombre de candidats à la présidentielle. Les candidats indépendants ont eu à fournir 10 000 signatures dans le passé.

En 1988, pendant que la dette du pays est estimée à 800 milliards FCFA, soit plus de 60 % de notre PIB et le service de notre dette représentait 50 % des recettes budgétaires, ces partis y avaient pris part, le PS, le PDS, la LD/MPT et le PIT. En 1993, on avait Abdou Diouf (PS), Abdoulaye Wade (PDS), Landing Savané (AJ/PADS), Abdoulaye Bathily (LD/MPT), Iba Der Thiam (CDP /Garab-Gui), Madior Diouf (RND), Mamadou Lô  et  Babacar Niang (PLP). En 2000, on avait Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, Djibo Kâ, Iba der Thiam, Ousseynou Fall, Cheikh Abdoulaye Dièye et Mademba Sock. En 2012, on avait 14 candidats et « le 27 janvier 2012, malgré l’opposition populaire, le Conseil constitutionnel, considérant que Abdoulaye Wade n’a pas effectué deux mandats car la limite n’existait pas au moment de sa première élection en 2000, valide sa candidature, tandis que celles de Youssou N’Dour, Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr sont refusées. (Walfadjri du 28/01/2012). »

Disons que 25 candidats aient déposé leur parrainage et que chacun aient 65 000 parrains. Cela donne 1 625 000 parrains. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils voteront pour les candidats qu’ils ont parrainés. Néanmoins, cela suscite un autre débat, le président Macky Sall, est-il tombé dans son propre piège avec le parrainage ? Même si à la fin, on se retrouve avec cinq candidats, ou un peu plus, le fait ne change pas, le second tour semblera inévitable. Les Sénégalais n’aiment pas quand on les défie, et le parrainage a été un défi envers le peuple Sénégalais. Est-ce le début de la fin pour le président Macky et son PSE ?

L’IMPÉRATIF D’AGIR SUR LE CAPITAL HUMAIN par El Hadji DANIEL SO

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Associer la croissance du PNB et une répartition assez équitable du revenu, constitue généralement le moyen le plus efficace de parvenir à un développement humain durable

#Enjeux2019 – “Investir sur une ressource infinie qu’est le capital humain est, sur le long terme, plus rentable que n’importe quel autre investissement.” Cette incitation lancée à l’endroit du gouvernement sénégalais, lors de la première journée du 8ème Groupe Consultatif, organisé les 17 et 18 décembre 2018 à Paris, est du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, M. Hafez M. H. Ghanem.

En effet, dans son discours, ce dernier n’avait pas manqué de souligner que, du dernier score de 0,42, sur une échelle allant de 0 à 1 attribué en 2018 à notre pays, était ressorti que : le niveau de productivité dont un enfant qui y est né aujourd’hui peut espérer atteindre à l’âge adulte sera inférieur de 58 % au niveau qu’il aurait pu atteindre s’il avait suivi une scolarité complète et avait vécu en pleine santé. Pour en avoir le cœur net, l’institution de Bretton-Woods a utilisé comme critères de base le questionnement suivant :

  • Survie : un enfant né aujourd’hui atteindra-t-il l’âge d’aller à l’école ?
  • Scolarité : quelle sera la durée de sa scolarité et quels seront ses acquis ?
  • Santé : cet enfant sortira-t-il du système scolaire en bonne santé, prêt à poursuivre ses études ou à entrer sur le marché du travail à l’âge adulte ?

Cela va s’en dire que sa méthodologie de calcul diffère essentiellement de celle du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui prend en compte plusieurs données impliquant, entre autres, le savoir ou niveau d’éducation de la population, la santé/longévité (mesurées par l’espérance de vie à la naissance) et le niveau de vie (logarithme du revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat). Et pour preuve, dans son dernier rapport d’“Indices et indicateurs de Développement Humain (IDH) : Mise à jour statistique 2018”, publié le 14 septembre 2018, le Sénégal est classé 164e au classement mondial (sur 189 pays) et 31e à l’échelle africaine (sur 53 pays, la Somalie n’étant pas prise en compte). Lorsque, près d’un mois après, il s’est vu décerner la 11 ème place en Afrique et la 121ème (sur 157 pays classés au lieu des 189 habituels) sur une échelle entre 0 et 1, par la Banque mondiale.

Au final, quoique, notre pays ait – certes – gagné au classement du PNUD une place sur le plan africain et perdu 2 places au niveau mondial par rapport à l’année précédente (2017), cela n’enlève pas, pour autant, le fait qu’il soit toujours catégorisé parmi les pays dits en voie de développement, affichant un taux « faible » en matière d’IDH.

Ensuite, s’il est bien vrai que d’énormes progrès aient été, cependant, notés dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie et de la croissance, premier des 3 axes sur lesquels repose le référentiel de politique économique et sociale du pays – le PSE (Plan Sénégal Émergent) -, il n’en demeure pas moins que les investissements effectués jusqu’ici dans son deuxième axe dénommé “Capital humain, Protection sociale et Développement durable”, notamment dans l’éducation (310 milliards de FCFA en 2011 à 477 milliards de FCFA pour le budget 2019), et la santé (Programme d’Investissements Sectoriels – PIS 2011/2015 : de 38, 945 Milliards de FCFA en 2011 à 69, 047 Milliards de FCFA en 2016, soit une augmentation de 30, 102 Milliards de FCFA en valeur absolue et de 77% en valeur relative), sont loin d’être suffisants pour nous sortir de ce gouffre du sous-développement. Un vrai paradoxe, à l’aune de la tendance haussière du taux de croissance du PIB réel depuis 2012 estimé successivement à 4,3 % en 2014, 6,4 en 2015, puis 6,2 en 2016 et 7,2 en 2017. Comme quoi, croissance économique ne rime pas forcément avec progrès humain. Résultat des courses, d’une part, le panier de la ménagère languit désespérément d’être renfloué comme il se doit, et, d’autre part, les poches de pauvreté et d’exclusion n’en finissent pas de se remplir.

D’où cette foudroyante réplique des opposants à certains membres du régime en place qui se targuent souvent des avancées macroéconomiques en survolant volontairement la non amélioration significative des conditions de vie des populations : “croissance kenn dou ko lekk”, littéralement, “La croissance, ne se mange pas !” Allusion qui n’est pas entièrement fausse, non plus.

Et pourtant, des études économétriques ont suffisamment démontré qu’associer “la croissance du PNB et une répartition assez équitable du revenu, constitue généralement le moyen le plus efficace de parvenir à un développement humain durableDe plus, même en l’absence d’une croissance économique satisfaisante ou d’une répartition relativement égale du revenu, une bonne allocation des dépenses publiques peut permettre d’améliorer de façon significative les résultats en matière de développement humain.” L’important – selon le PNUD – c’est la manière dont la croissance économique est gérée et répartie au bénéfice de la population.

C’est pourquoi, il a tiré la sonnette d’alarme depuis belle lurette à travers son premier rapport mondial sur le développement humain publié en mai 1990 sous l’administration du capitaliste américain William H. Draper III. Il n’empêche que nous constatons, d’année en année, avec stupeur et non sans amertume qu’il n’a toujours pas perdu de son côté sombre.

Pour rappel, dans le quatrième point de la “vue d’ensemble” de ce rapport, le Sénégal avait été cité avec Oman, le Gabon, l’Arabie Saoudite, l’Algérie, la Mauritanie, le Cameroun et les Emirats Arabes-Unis comme des pays en voie de développement ayant enregistré des résultats en terme de développement humain nettement inférieurs à leurs compagnons d’infortune d’alors, parmi lesquels, le Sri Lanka, le Chili, le Costa Rica, la Jamaïque, la Tanzanie et la Thaïlande, malgré leur revenu largement supérieur.

D’ailleurs, un saisissant exemple y avait été donné sur le cas du Sri Lanka qui, à l’époque, avec un revenu moyen par habitant de seulement 400 dollars, avait réussi la prouesse d’atteindre une espérance de vie de 71 ans et un taux d’alphabétisation des adultes de 87 %. Là où, dans le monde industrialisé, le niveau de revenu moyen par habitant avoisine les 11 000 dollars. Principal enseignement tiré : la vie ne commence pas avec des milliers de dollars en poche ! Mais, pourquoi Diantre, n’avons-nous pas alors saisi la balle au rebond, depuis ? Ou bien les œillères placées par les organisations internationales ont-ils détourné notre capacité de discernement ? Ou encore existerait-il des intentions inavouées ou peut-être bien dirigées prospectivement pour rendre utiles et nécessaires certaines organisations en cherchant perpétuellement – comme du reste, elles ne cessent de le rappeler – à créer une émulation entre pays en voie de développement ?

L’éducation de base comme le facteur le plus

Loin de nous l’idée de vouloir répondre à toutes les questions qui se posent, mais nous pourrons toutefois relever qu’aucune nation ne s’est développée, sans au préalable miser, dans ses instants de décollage, sur son capital humain, seule source de compétitivité intarissable.

De surcroît, il est économiquement permis de réorganiser, à n’importe quel moment d’un mandat électif donné, les priorités de la plupart des budgets nationaux pour y accroître la part destinée aux dépenses axées sur le développement humain. Attention ! investissement humain ne saurait se résumer qu’au social. Encore qu’il soit bon de mener des politiques publiques orientées vers le social, mais, pourvu que les aides, en tant que telles soient bien ciblées et les investissements cohérents. Donc, investissons, mais faisons-le utilement ! La preuve par trois : “À l’heure actuelle (en Afrique), en moyenne 39 % des budgets consacrés à la santé sont utilisés <1>pour l’achat de produits médicaux, alors que les dépenses consacrées <2> au personnel de santé (14 %) et <3> aux infrastructures (7 %) sont faibles. Une analyse des habitudes de dépenses suggère que les pays ayant des systèmes de santé performants consacrent jusqu’à 40 % de leurs investissements au personnel et 33 % aux infrastructures,” lit-on dans le nouveau rapport de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) lancé par sa directrice régionale pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, en marge de la soixante-huitième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique (RC68) qui s’est déroulée du 27 au 31 août 2018 à l’hôtel King Fahd, à Dakar.

Aussi, la sécurité (et l’insécurité) de tout être humain doit être la priorité dans l’élaboration des grandes orientations économiques et sociales des États ; d’autant plus que l’éducation de base est considérée comme le facteur le plus important dans la contribution au développement humain et à l’éradication de la pauvreté proprement dite. Et qui dit pauvreté, dit impécuniosité, dérivée de l’insolvabilité.

Pour se prémunir ainsi, d’éventuelles mauvaises surprises, la Banque mondiale, en “bon banquier”, soucieux du remboursement périodique de ses créances, a voulu subtilement contourner la situation à travers l’ICH, généralement pris comme une source d’informations fiables pour alimenter d’intenses débats publics sur les priorités nationales, pour pousser le Sénégal à investir davantage dans l’éducation, la santé, les infrastructures matérielles et immatérielles, qui ne répondent pas à des logiques marchandes, en se servant de la mise en œuvre, prévue d’ici des mois, de son deuxième objectif du nouveau Cadre Stratégique de Partenariat  (CPF), comme prétexte. Une stratégie structurée autour de trois objectifs majeurs que sont : (i) la stimulation de la compétitivité et la création d’emplois grâce à une croissance basée sur le secteur privé ; (ii) le développement accéléré du capital humain pour améliorer la productivité et déclencher le dividende démographique ; et (iii) l’amélioration de la résilience et de la durabilité dans un contexte de risques importants, et constituant, d’après son vice-président pour l’Afrique , l’unique moyen de pouvoir obtenir une croissance, à la fois, plus forte, durable et inclusive. Avec, en appoint transversal, la transition digitale et la question genre.

L’un dans l’autre, ces débats autour du capital humain, jadis cantonnés dans les cercles des décideurs, sont subitement placés au cœur de leurs objectifs, c’est le moins que l’on puisse dire ! Le troisième sommet annuel sur le capital humain 2018, tenu à Bali, en Indonésie du 9 au 15 octobre 2018, en marge des assemblées générales annuelles du groupe de la Banque mondiale et du FMI, et coïncidant avec la présentation du nouvel Indice du Capital Humain (ICH), initié par la première citée afin, disent-ils, d’accélérer la réalisation d’investissements nombreux et de qualité dans les populations, et de favoriser ainsi l’équité et la croissance économique, en dit long !

Singapour, modèle du siècle par excellence

S’il y a un pays qui n’a pas attendu de se faire remonter les bretelles avant de prendre en main son destin, c’est bien le Singapour, officiellement République de Singapour. Petit pays, dépourvu de ressources naturelles et héritier colonial d’importants problèmes socio-économiques – émeutes raciales, chômage massif, difficultés de logement et d’accès à l’eau – Singapour, est devenu, à force d’endurance et de persévérance, moins d’un demi-siècle après son indépendance en 1965, la 3ème économie de la planète par son PIB par habitant et trône présentement à la 1ère place de l’Indice du Capital Humain (ICH) de la Banque mondiale de 2018. Cela, sous la main de fer dans un gant de velours du People’s Action Party fondé par Lee Kuan Yew, figure emblématique du pays, jusqu’à sa mort le 23 mars 2015, « minister Mentor » du gouvernement. « Démocratie autoritaire » ou « dictature bienveillante », ce ne sont sûrement pas les populations qui s’en plaindront, car disposant d’un très haut niveau de vie et bénéficiant d’un des meilleurs systèmes de soins au monde pour un coût raisonnable.

Bien qu’elles cotisent pour leur santé, les sommes non dépensées sont automatiquement réinvesties et leur rapportent des intérêts. Ce qui lui a valu d’être souvent surnommé « La Suisse d’Asie ». Tout en maniant bien la carotte et le bâton, le gouvernement fait régner l’ordre, la propreté et la sécurité sur leur machine économique.

Les ministères sont gérés comme des entreprises privées avec des fonctionnaires extrêmement bien payés, mais à tout moment, révocables. En termes de sanctions, le simple fait de mâcher du chewing-gum dans le métro ou de fumer dans la rue, en dehors des endroits spécifiquement désignés à cet effet, ou encore de jeter du papier par terre équivaut respectivement à une amende comprise entre 500 et 1000 dollars. Décidément, on ne fait pas d’omelette sans impérativement casser des œufs !

Que faire pour que le Sénégal parvienne enfin à sortir la tête de l’eau ? –

Dans un pays comme le nôtre où le capital humain ne participe qu’à 41% de la richesse nationale pendant que 25% de nations qui investissent le plus en éducation et en santé obtiennent chaque année 1,25 point de PIB supplémentaire, s’armer d’ingéniosité et d’efficience devrait être de mise pour satisfaire les besoins de la génération actuelle sans compromettre l’aptitude des générations futures à faire autant des leurs ; tout en optimisant au mieux l’intégration du coût d’opportunité de l’accumulation du capital humain comme nous l’enseigne le lauréat du prix Nobel d’économie de 1992, Gary Becker.

Surtout que le retard est pressant et perceptible de partout : « Une classe du cycle primaire compte en moyenne 39 élèves pour un enseignant en Afrique subsaharienne et 35 en Asie du Sud, mais 16 à 18 dans les pays de l’OCDE, en Asie de l’Est et Pacifique, ainsi qu’en Europe et Asie centrale. D’autre part, tandis que 28 et 27 médecins respectivement soignent 10 000 personnes dans les pays de l’OCDE et d’Europe, et dans les pays d’Asie de l’Est et Pacifique, ces chiffres sont réduits à huit seulement en Asie du Sud et moins de deux en Afrique subsaharienne”,s’alarme Achim Steiner, l’Administrateur actuel du PNUD dans le dernier rapport précité.

Il urge de promouvoir une meilleure répartition mondiale des possibilités de développement en investissant davantage sur le capital humain qui, définit stricto sensus, en 1964 par Gary Becker, dans son ouvrage “Human Capital” comme étant “l’ensemble des capacités productives qu’un individu acquiert par accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire, etc.”[1], est depuis, fondamental dans la détermination de la croissance économique, de sorte que son défaut de prise en compte en biaiserait totalement l’analyse.

Un grand nombre d’économistes de renom contemporains sont unanimes sur le rôle moteur que joue le capital humain dans la réalisation d’une croissance économique d’un pays, particulièrement celui en voie de développement. Du précurseur Theodore Schultz (Prix Nobel 1979), avec ses fameux travaux sur l’impact de l’éducation des enfants et de la formation des adultes sur l’innovation et la productivité, publiés en article en 1959 et intitulés « Investment in man : an Economist’s view » [2] avant d’être parachevés en 1961 dans l’AER sous “Investment in Human Capital”[3] ; où il s’oppose aux modèles de croissance standard dominant (Harrod-Domar et Solow), qui relient le taux de croissance à l’accumulation du capital physique, au formalisateur de la décision d’accumulation du capital humain, Gary Becker, en passant par les théoriciens de la croissance endogène développée, en premiers, par Paul Romer (1986) [4] et Robert Lucas (1988) [5] suivis de Pierre-Yves Hénin et Pierre Ralle (1994) [6], et tout récemment par P. Aghion et E. Cohen [7]. Idem pour notre Doyen Honoraire membre des Académies, le Professeur Moustapha Kasse, qui n’y est pas allé par quatre chemins pour exhorter le Sénégal à “continuer à investir dans le capital humain. Il est essentiel de mettre davantage l’accent sur la formation de capital humain, en s’attachant en particulier à redéployer les dépenses publiques vers le secteur éducatif, les soins de santé primaires et les autres services sociaux.”[8] Plus tranchant que tout, il déclare purement et simplement dans sa très récente tribune de fin d’année 2018 que “l’École et la Santé sont à réformer en profondeur et certainement dans la douleur.”[9] Une approche ultra humaniste, lourde de sens et de conséquences, et qui suppose un arbitrage cynique en faveur de l’éducation et la santé, au détriment des autres secteurs. En des termes on ne peut plus clairs : opérer des jeux d‘”économie à somme nulle” [10] comme l’exige la pensée économique du moment. Sommes-nous prêts à assumer cette forme de transparence tendant à “déshabiller Pierre pour habiller Paul” ? Là se trouve l’équation de discorde !

Investir dans le capital humain, n’a jamais été chose aisée encore moins automatique pour beaucoup de pays en voie de développement, qui pourtant, en ont le plus besoin, en raison des contraignantes mesures d’austérité budgétaires en leur encontre instaurées depuis les années 80 ; ce qui a entaché toute possibilité de priorisation nationale dans les politiques publiques, à défaut d’un coup de maître.

– L’investissement sur le capital humain –

Pour ce faire, nous avons trois hypothèses d’investissement sur le capital humain qui se présentent devant nous : –l’investissement au sein de la famille ; – le learning by doing (apprentissage par la pratique – externalité) ; – le learning or doing (apprendre ou faire – secteur éducatif).

Le plus en vue demeure incontestablement “ le learning or doing” qui se fait par le renoncement à du travail pour accumuler du capital humain. Exemples : vous pouvez vous enfermer dans une bibliothèque pour accumuler des connaissances ou vous pouvez passer du temps dans un système éducatif ou encore dans les deux cas, vous renoncez à aller sur le marché du travail. Ce manque à gagner doit être compensé par les gains issus d’un salaire plus élevé le restant de votre vie de travail.

À la lumière de tout ce qui précède, nous proposons modestement à :

  • Elaborer par nos soins une stratégie nationale de développement du capital humain ;
  • Persévérer dans la lutte contre les goulots d’étranglement que sont les inégalités sociales en protégeant les plus vulnérables ;
  • Investir dans le développement des habiletés cognitives et non cognitives (motivation, persévérance, contrôle et estime de soi) dès la petite enfance (0 à 5 ans) ;
  • Faire de l’éducation une priorité nationale en investissant dès le secondaire dans les créneaux porteurs tels que les métiers, techniques, professionnels ; et en mettant l’accent sur la formation continue et l’intégration des chômeurs, de même que du secteur informel dans le circuit ;
  • Veiller à ce que les dépenses destinées au secteur de la santé soient consacrées prioritairement au personnel et aux infrastructures.

Dès lors, toute négligence du potentiel humain serait un emprunt aux générations de demain qui n’ont jamais rien demandé de pareil.

Le Sénégal n’est, en vérité, pas le seul pays en voie de développement à subir les désastreuses conséquences des Programmes d’Ajustements Structurels (PAS). Mais force est de reconnaître qu’il fait partie des rares dont les régimes se projettent à revaloriser leur capital humain dans un futur proche. Objectivement, il sied de relever que l’éducation et la formation professionnelle, la santé ainsi que l’économie numérique inclusive occupent des places de choix dans les cinq initiatives majeures de la seconde phase du PSE (2019-2023), car y étant respectivement considérées comme axes de progrès, facteur d’inclusion sociale et pilier dans sa mise en œuvre ; sous réserve d’un second mandat.

Le retard économique n’est point une malédiction encore moins une fatalité. Il suffit juste d’y croire et d’œuvrer exclusivement pour une meilleure amélioration des conditions de vie, sans détournement d’objectifs. D’aucuns l’ont essayé et l’ont réussi, alors pourquoi pas nous ?

Une petite dose de “démocratie autoritaire ou “dictature bienveillante” à la singapourienne ne ferait pas de mal, non plus, dans une société de “Masla” [11] où tout semble être permis et, aucune loi n’est applicable comme il faut.

À Bon Entendeur Salam !

#Enjeux2019

Elhadji Daniel So est juriste et financier de formation, il est détenteur d’un Diplôme d’Études Supérieures Comptables et Financières) et d’un Master en Droit Privé. Il est le président de “En Mouvement ! Défar Sénégal – Ensemble, Construisons le Sénégal.

[1] Gary Becker, 1964 (première édition), “Human Capital : A Theoretical and Empirical Analysis, with Special Reference to Education” ;

[2] Schultz. T. « Investment in man : an Economist’s view », Social Service Review, vol.33, 1959 ;

[3] Schultz. T. Mars 1961, Investment in Human Capital, American Economic Review, Vol 51 ;

[4] Romer, P.M. (1986), « Increasing Returns and Long-Run Growth », Journal of Political Economy, Vol. 94, N°. 5, pp. 1002-1037 ;

 [5] Lucas, R. (1988), « On the Mechanisms of Economic Growth », Journal of MonetaryEconomics, Vol. 22, N°. 1, pp. 3-42 ;

[6] Hénin, Pierre-Yves, Ralle, Pierre, « Les nouvelles théories de la croissance : quelques apports pour la politique économique », Revue économique, Vol. 44, n° hors série, 1994 ;

[7] Aghion P., Cohen E., Education et croissance. Conseil d’analyse économique, Janvier 2004 ;

[8] Moustapha K., revue économique “Sénégal un modèle économique et politique : la preuve par les faits” – p. 6 ;

[9] Moustapha K. “Précampagne électorale présidentielle : entre ambition, insuffisance et pratiques ambiguës : les velléités démocratiques mises à mal”, 2ème partie – (§) 8, décembre 2018 ;

[10] Une pensée à somme nulle est une pensée en circuit fermé. Cela signifie que le remplissage d’un côté est un écoulement strictement identique de l’autre côté ;

[11] Selon le Dr Massamba Gueye, docteur ès-Lettres, spécialiste de la littérature orale, le vrai « masla », c’est la capacité à vivre socialement et à faire vivre socialement en harmonie. Mais avec le temps, le terme est tellement galvaudé qu’il fait presque office de synonyme de malhonnêteté, félonie, « nafek » (hypocrisie) en wolof.

Idrissa SECK CANDIDAT SANS VISION NOUVELLE Par Dr. Abdourahmane SARR 

Une vision doit pouvoir se résumer en une seule phrase. Idrissa Seck aura peut-être une autre chance de se rattraper n’ayant pas lui-même présenté sa vision qu’on nous a annoncée patriotique mais en 15 versions différentes et pas particulièrement patriotiques.
Ses 3 axes stratégiques (gouvernance, économie, et sécurité) qui sont trop généraux devaient naturellement découler de cette vision claire et permettre une compréhension d’ensemble qui a fait défaut lors de la déclinaison de son programme avec le détail de 45 mesures de mise en oeuvre. Il avait cependant lui-même annoncé ces 3 trois axes stratégiques sans vision clairement énoncée lors de son investiture, ce qui nous pousse à conclure qu’il n’a pas de vision nouvelle. Ces axes stratégiques peuvent néanmoins se résumer en un seul : «une meilleure gouvernance» dans la mise en œuvre de la vision du statu quo, «Yorinwi» selon ses propres termes. S’il ne propose qu’un axe stratégique d’un «Sénégal dans une gouvernance plus efficace, plus juste, et plus solidaire», cela explique la batterie de mesures d’ordre technique qui ont été présentées et qui sonnent comme des contributions à Macky Sall.
En effet, après avoir écouté l’exposé du programme du candidat Idrissa Seck, nous avons retenu des mesures sectorielles dans le style du candidat Bougane Gueye Dani sans fil conducteur, ce qui les place dans le même registre du management et de la gestion (la gouvernance) et moins du leadership. Une meilleure allocation des ressources et une meilleure gouvernance de nos institutions et secteurs seront toujours possibles, mais il est nécessaire de décliner la vision qui justifie la pertinence des choix. De ce point de vue, le candidat Idrissa Seck ne nous a pas présenté un lendemain véritablement nouveau vers lequel il veut nous amener pour justifier une alternance à son profit. Il est comme beaucoup de nos hommes politiques dans une logique de réforme de nos institutions qui fonctionnent relativement bien et du renouvellement de leurs animateurs. Il est également dans une logique d’une meilleure (juste, équitable, efficace, et solidaire) allocation sectorielle du budget de l’état et de nos capacités d’endettement et leur déploiement comme moyens nous dit-il d’impulsion de l’activité économique. C’est cette dernière façon de faire que nous avons caractérisée comme celle d’un état socialisant et développementaliste digne de bons socialistes que le Sénégal doit alterner ou maintenir Macky Sall en poste. Malheureusement, bien que se disant libéral, Idrissa Seck n’a pas dérogé au socialisme congénital sénégalais qui voit l’état comme solution à nos problèmes économiques sectoriels bien que n’ayant pas changé nos conditions de vie en 60 ans d’indépendance.
De ce fait, Idrissa Seck est passé à côté de ce qui pour nous est l’enjeu véritable de l’élection présidentielle de 2019 et que nous avons exposé dans une récente contribution (Libéralisme Patriotique ou Socialisme) et par rapport auquel le Président Macky Sall joue sur deux tableaux. Il s’agit de soit libérer et responsabiliser les nationaux avec l’appui de l’état dans leur propre développement avec un environnement économique nouveau d’accompagnement ou dans notre environnement économique actuel diriger le développement et socialiser les décisions en mettant l’état au cœur du processus avec l’appui du capital étranger et sous leadership d’états (Chine, Turquie, etc..). Macky Sall dit être à la fois pour l’un et pour l’autre mais ses choix le placent résolument dans la deuxième option. Nous l’avons expliqué dans une contribution intitulée (Macky Sall a Choisi : Socialisme et Capital Etranger). Il dit que le secteur privé national doit prendre le relais de la croissance mais crée les conditions du leadership du secteur privé international dans le cadre de la CEDEAO ou de l’UEMOA avec une monnaie unique dont le taux de change sera nécessairement fixe sans une politique monétaire propre, ce qui favorisera le capital étranger. En effet, notre environnement économique actuel est principalement notre appartenance à ces ensembles sous-régionaux qui limitent notre souveraineté économique comme moyen devant nous permettre de mener des politiques économiques libérales au profit du secteur privé national.
Par ailleurs, Idrissa Seck promet une décentralisation plus approfondie avec des transferts de ressources aux collectivités locales. Macky Sall est également pour la responsabilisation des élus locaux (décentralisation) mais tous ses programmes sont mis en œuvre dans une logique de relais locaux de l’état (déconcentration). Dans un prochain mandat, il a promis aux quelques 500 maires qui le soutiennent qu’il va abandonner cette façon de faire dans le cadre de pôles régionaux qu’il avait annoncés il y a 7 ans et qui sont promis par presque tous les candidats à la Présidence de la République. Les pôles régionaux ne peuvent cependant pas être responsabilisés sans un système monétaire et financier d’accompagnement étant donnés les moyens limités de l’état central et la faible inclusion financière des collectivités locales et des populations.
De ce fait, en proposant de garder le FCFA en l’état et d’œuvrer pour une monnaie unique CEDEAO à moyen et long terme, et de renégocier les APE dans ces contraintes, Idrissa Seck ne se différencie pas de Macky Sall et des autres candidats. Nous pouvons donc conclure que ses mesures de meilleure gouvernance économique, institutionnelle, et sectorielle ne produiront pas de résultats significativement différents de ceux des 60 dernières années et ne pourront pas être patriotiques car non localement finançables. L’emploi sous le leadership du secteur privé national ne pourra pas non plus être réalisable et ne sera donc pas patriotique pour garantir un pouvoir d’achat local. Les propositions de meilleure gouvernance quoi que potentiellement valables ne justifient donc pas une alternance dans un contexte où le choix le plus important est celui de notre modèle économique. En effet, des mesures telles qu’une justice plus indépendante, une décentralisation plus autonomisante, une meilleure santé et une meilleure éducation, et un audit juridique des contrats d’exploitation de nos ressources naturelles, etc…peuvent faire l’objet de consensus de toute la classe politique. Le candidat Idrissa Seck prépare-t-il un deuxième tour dans une position défavorable ? L’avenir nous le dira.
Nous affirmons à l’endroit de tous les candidats à la Présidence de la République que tout programme qui n’a pas en son sein le décrochage de notre monnaie et sa flexibilisation pour accompagner une politique économique libérale au profit du secteur privé national ne peut être que le statu quo. Ce statu quo sera une croissance impulsée par l’état et le capital étranger pour, à travers le budget, améliorer les conditions sociales des populations plutôt que de les autonomiser vis-à-vis de l’état et du capital étranger. C’est l’option du Président Macky Sall et il n’y a qu’une alternative à cet état de fait: Le libéralisme Patriotique qui est impossible sans un système monétaire et financier national et souverain d’accompagnement ou tout au moins au niveau de l’UEMOA pour éviter un abus de l’instrument monétaire et de change. Librement  Président CEFDEL/MRLD Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp


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