Revue de Presse du samedi 04 Avril 2020

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UNE BRÈVE LEVÉE DES COULEURS A MARQUÉ LE 60ÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE

Dakar, 4 avr (APS) – Une brève cérémonie de levée des couleurs nationales a marqué, samedi, au Palais de la République, la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance du Sénégal en présence du chef de l’Etat.
Le chef de l’Etat arrivée un peu avant 10 heures au Palais a fait une revue de troupes constituées d’un détachement de la garde présidentielle et d’éléments de la hiérarchie militaire.
La cérémonie a notamment consisté à une levée des couleurs et à l’exécution de l’hymne national. Le chef de l’Etat a aussitôt après regagner ses bureaux.
La sobriété de cette célébration a été dictée par l’épidémie du Covid-19. Il a été noté un respect de la distanciation sociale dans l’alignement des troupes présentes au Palais de la République.
Le ministre des Forces armées, Maître Sidiki Kâ, le Chef d’Etat-major des Forces armées le général Birame Diop, le Haut commandant de la Gendarmerie le général Jean Baptiste Tine ont pris part à cette cérémonie.
Il en est également été ainsi du Chef de l’état-major particulier du président de la République le contre-amiral (général) Cheikh Bara Cissokho , l’Inspecteur Général des Forces Armées Sénégalaises, le général François Ndiaye et le Grand chancelier le général à la retraite Meïssa Niang prennent part également à la cérémonie.
Cette année, le thème de la fête de l’indépendance porte sur ‘’ le rôle des Forces de défense et de sécurité dans la gestion des pandémies et autres catastrophes’’.BHC/AKS

SOBRIÉTÉ ET SOLENNITÉ PAR Mamadou NDIAYE

http://www.emedia.sn/Une brise marine (comme on en aime) balaie en surface le palais de la République. Le soleil brille sur les lieux quand, soudain, émerge à l’horizon,l’imposante silhouette du Président Macky Sall. D’un pas ferme et résolu, il parcourt le détachement qui lui rend les honneurs dans un impeccable alignement. L’hymne retentit. Tout le monde se fige. La solennité est au rendez-vous pour célébrer avec sobriété la 60 ème édition de l’indépendance du Sénégal. Sait-on que dans les conditions normales, la fête du 4 avril mobilise des moyens humains et matériels colossaux sans compter les répétitions et les mises en conformité avant le Jour J, jour de la parade devant les corps constitués et le peuple en témoigne. Le contexte actuel, marqué par la pandémie du Coronavirus qui sévit, réduit la voilure de la fête sur instruction du Chef de l’Etat qui pilote la riposte. Depuis le 23 mars, décision a été prise d’instaurer le couvre-feu et l’état d’urgence en guise de précaution à l’expansion du virus par le biais de contacts multipliés. Le 30 mars le Parlement, réunit à proportion (pour respecter la distanciation sociale) vote à l’unanimité la loi d’habilitation qui permet au Gouvernement de la République de légiférer par ordonnance. En amont la
Classe politique, dans une sorte d’union sacrée, approuve les mesures du Président Macky Sall qui se félicite vendredi dans son discours à la nation du consensus politique autour des grandes options (politiques, sociales et économiques) prise pour endiguer ce fléau mondial qui n’en finit pas de s’étendre et de tuer. La virulence de la pandémie justifie les moyens conséquents mobilisés dans le but de protéger les Sénégalais et de les soulager de l’épreuve qu’il endurent en raison des restrictions qui s’imposent à eux. Une sobre prise d’armes, des forces de défenses dignes et un corps médical « compétent et professionnel », selon les mots du Président de la République, résument l’étape en cours de la lutte contre le Coronavirus. Le 4 avril 2020 a vécu.

MACKY SALL ET SES PAIRS DU CONTINENT DISCUTENT DE L’IMPACT DU COVID-19

Dakar, 4 avr (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a pris part, vendredi dans l’après-midi, par visioconférence, à une réunion restreinte de chefs d’Etat et de gouvernement de pays membres de l’Union africaine sur l’impact de la pandémie du COVID-19, a appris l’APS de la présidence sénégalaise.
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, ont également participé à ces échanges, a notamment précisé le Pôle de communication de la présidence dans un communiqué.
Il s’agissait à travers cette réunion au sommet de faire le point sur l’impact du Covid-19 dans tous ses aspects, et de définir une position africaine commune pour la riposte à la pandémie, tant à l’échelle continentale qu’en rapport avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux, fait-on savoir de même source.
Dans son intervention, le président Sall a notamment fait une analyse approfondie de la pandémie, ses conséquences sanitaires, économiques et sociales ainsi que les efforts internes de lutte contre la maladie, renseigne le communiqué.
Il a, en particulier, fait des propositions allant dans le sens de l’annulation de la dette publique de l’Afrique et du réaménagement de sa dette privée suivant des mécanismes à convenir avec les partenaires, en appui aux efforts considérables déjà déployés par les pays africains, peut-on y lire.
Selon la présidence sénégalaise, ces propositions ont été favorablement accueillies et seront reflétées dans la Déclaration portant position africaine commune sur l’impact de la pandémie du COVID-19 et les mesures de riposte.BHC/AKS-MRP

MACKY RENOUVELLE SON APPEL À L’ANNULATION DE LA DETTE ET PLAIDE POUR UN NOUVEL ORDRE MONDIAL

http://www.emedia.sn/-Bis repetita. Près de 10 jours après avoir lancé son appel à l’annulation de la dette des pays africains, le chef de l’Etat du Sénégal a remis ça hier, lors de son adresse à la Nation du 3 avril, veille de la fête d’indépendance du Sénégal. Macky Sall a réaffirmé sa position visant à demander aux partenaires bilaléraux et multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain, en annulant sa dette.
La dette publique reste un goulot pour de nombreux Etats africains. Dans ce contexte marqué par la crise sanitaire avec la propagation du Covid 19, le président de la république, Macky Sall, pense que cette dette pourrait davantage fragiliser les économies africaines déjà vulnérables. La répétition étant pédagogique, le président Sall a une nouvelle fois plaidé l’annulation de cette dette : « Je renouvelle par conséquent mon appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux à appuyer nos efforts en annulant la dette publique et en réaménagement la dette privée selon des mécanismes à convenir. Du reste, la tourmente qui secoue le monde a fini de révéler au grand jour la fragilité de tous les pays et leur vulnérabilité commune », a-t-il déclaré.
Pour le chef de l’Etat sénégalais, les effets du coronavirus se ressentent grandement à l’échelle du monde entier devraient pousser l’humanité à une nouvelle réorganisation à la sortie de cette crise. Il s’agit de repenser l’ordre des priorités. « Il est temps de travailler ensemble à l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales », dira le Président Sall. Babacar FALL

DE 6,8%, LES PRÉVISIONS DE CROISSANCE DU SÉNÉGAL TOMBENT À 3% À CAUSE DU COVID-19 (MACKY SALL)

Dakar, 3 avr (APS) – Touchée de ‘’plein fouet’’ par la pandémie de coronavirus, l’économie sénégalaise, qui espérait réaliser un taux de croissance de 6,8% à la fin de cette année, pourrait en faire seulement 3%, a déclaré vendredi le président de la République.
‘’Comme partout ailleurs, notre économie subit de plein fouet l’impact du Covid-19. Des secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, les transports, le commerce, la culture, le bâtiment et les travaux publics, entre autres, sont durement affectés’’, a d’abord fait remarquer Macky Sall.
A cause de cette situation engendrée par la pandémie de coronavirus, ‘’notre croissance économique soutenue sur plusieurs années est brutalement freinée et passera de 6,8% à moins de 3%’’, a-t-il ajouté en s’adressant à la nation, à la veille du 60e anniversaire de l’indépendance du Sénégal.
Soucieux des contreperformances économiques attendues à la fin de l’année, le chef de l’Etat dit être surtout préoccupé par les conséquences sociales de la pandémie.
‘’Ce soir, a-t-il souligné, mes pensées vont particulièrement à toutes celles et à tous ceux qui souffrent de l’impact de la crise du Covid-19. Je pense aux millions de pères, mères et soutiens de famille menacés de précarité. Je pense à notre diaspora, si généreuse envers la nation et aujourd’hui éprouvée.’’
‘’Je pense aux nombreuses entreprises et à leurs salariés, tous victimes de cette crise imprévue’’, a-t-il ajouté.
L’Etat sera au chevet des populations et des entreprises affectées par la pandémie de coronavirus, selon Macky Sall. ‘’Je veux dire à tous et à toutes que l’Etat ne vous abandonnera pas’’, a-t-il promis.
M. Sall annonce avoir ‘’mis en place un programme de résilience économique et sociale, afin de renforcer [le] système de santé, de soutenir [les] ménages, [la] diaspora, [les] entreprises et leurs salariés’’.
Ce programme a été élaboré pour faire face à ‘’l’urgence’’ et ‘’en attendant une évaluation complète des effets de la crise sur l’économie nationale’’, selon le président de la RépubliqueESF/MD

Le covid-19 rend «plus pertinent» l’attachement du Sénégal au panafricanisme (Macky Sall)

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Le président sénégalais Macky Sall a déclaré vendredi que les nouvelles menaces transfrontalières comme le covid-19 rendent « encore plus pertinent l’attachement de notre pays au panafricanisme. »
« Dans un contexte global marqué par de nouvelles menaces transfrontalières comme le covid-19, la vulnérabilité de l’Etat-Nation rend encore plus pertinent l’attachement de notre pays au panafricanisme », a-t-il soutenu à la veille du 60e anniversaire du Sénégal indépendant.
« L’unité africaine est pour nous un impératif de premier ordre, je poursuivrai sans relâche mes efforts à l’échelle sous régionale et continentale pour un front commun de l’Afrique dans la gouvernance mondiale et la prise en charge de l’impact du covid-19. Quand une crise frappe toutes les économies, les plus faibles sont évidemment les plus affectées », a estimé le chef d’Etat sénégalais.
Par ailleurs, cette crise doit nous faire réfléchir davantage au plan local sur nos « limites et nos vulnérabilités », a-t-il poursuivi, notant que « nous devons encore produire plus, et mieux consommer sénégalais pour être moins dépendants des marchés extérieurs ».
« Je tiens particulièrement à la mise en œuvre accélérée du Programme d’autosuffisance en riz », a dit Macky Sall, assurant que le Sénégal a fait de « grands progrès » dans la production agricole pour assurer sa souveraineté alimentaire.
En outre, le chef d’Etat a réitéré son appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux à appuyer les efforts de l’Afrique en annulant la dette publique et en réaménageant la dette privée selon des mécanismes à convenir.  Parce que « du reste, la tourmente qui secoue le monde a fini de révéler au grand jour la fragilité de tous les pays et leurs vulnérabilités communes. Alors, il est temps de repenser l’ordre des priorités ».

Humanité et géopolitique

« Il est temps de travailler ensemble à l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales », a invité le président sénégalais, appelant ses compatriotes à garder « le cap sur l’objectif d’émergence, par le culte du travail, de la discipline et du civisme ».
Par ailleurs, « le 60e anniversaire de notre indépendance est moins un aboutissement qu’une étape symbolique ; une halte pour revigorer notre marche solidaire et résolue vers un futur meilleur ».
« Nous sommes à la fleur de l’âge qui ouvre l’âge de la belle saison. Et l’histoire nous enseigne que c’est en subissant l’épreuve du feu que le fer gagne en éclat. Il en est de même de la Nation pour la sauvegarde de sa liberté. La liberté est un combat de tous les jours », a soutenu Macky Sall.
A la place du traditionnel défilé civil et militaire qui devait marquer ce samedi 4 avril les 60 ans d’indépendance du Sénégal, c’est uniquement une cérémonie de levée des couleurs, « sobre et symbolique », qui sera organisée et présidée par le président Sall au Palais de la République à cause des « circonstances exceptionnelles liées à la sévère pandémie du Covid-19 ».
Ainsi toutes les autres manifestations initialement prévues « sont annulées sur l’étendue du territoire national » pour ce soixantenaire dont le thème est : « Le rôle des Forces de défense et de sécurité dans la gestion des pandémies et autres catastrophes ».ODL/cgd/APA

 Accompagnement des économies africaines: Les ministres des finances demandent le déblocage immédiat des 100 milliards de dollars

https://www.lejecos.com/-Ils avaient émis la nécessité de mobiliser 100 milliards de dollars pour accompagner les économies africaines en cette période de crise sanitaire mondiale liée au covid-19. Lors de leur deuxième réunion en ligne, le 31 mars 2020, après celle tenue le 19 mars dernier, les ministres africains des finances ont demandé le déblocage urgent et immédiat des 100 milliards de dollars.
 « Les ministres ont donc demandé le déblocage urgent et immédiat des 100 milliards de dollars dont 44 milliards seront consacrés à l’allégement de la dette de tous les pays africains », a-t-on appris d’un communiqué de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) des Nations unies. Qui rapporte que les ministres africains des finances ont également indiqué que si la crise devait se poursuivre, 50 milliards de dollars supplémentaires pourraient être nécessaires pour la reconstruction en 2021 et que e montant devra tenir compte de la poursuite de la suspension du paiement des intérêts.
Ils se sont félicités de l’appel lancé par le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale aux créanciers bilatéraux officiels pour qu’ils accordent un répit aux pays en cette période où les économies mondiale et africaine sont au point mort. Ce répit, soutient le document, devrait être accordé par les autres créanciers et étendu aux pays de la région pendant cette période exceptionnelle.
Les ministres, confie le texte de Cea, ont spécifiquement appelé le Fmi à reconnaître qu’il faut mettre à disposition des ressources additionnelles, sachant que le Fonds prévoit de doubler l’accès à ses facilités de financement d’urgence. En outre, « ils ont demandé instamment au Fonds de faire en sorte que les pays puissent accéder à ce financement supplémentaire dans la mesure où ils continueraient à solliciter l’appui du fonds dans un proche avenir ».
« Notant qu’il serait nécessaire d’augmenter substantiellement les ressources de prêt du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, les ministres ont exhorté les membres du FMI qui ne prévoient pas de se servir de leurs droits de tirage spéciaux (Dts) à des fins de liquidité à les utiliser pour reconstituer les comptes de prêts du Fonds », indique enfin la Commission économique pour l’Afrique.Bassirou MBAYE

Un mois de Covid-19: «L’Afrique a déjà perdu 3600 milliards» (Seydina Ndiaye Economiste)

https://www.dakaractu.com/-La crise du covid-19 a impacté aussi dans le domaine économique en Afrique. Le coût du pétrole a baissé ce qui n’est pas sans conséquences dans les finances publiques. Rien que ce mois, l’Afrique a perdu 3.600 milliards, selon l’économiste Seydina Alioune Ndiaye. Le Sénégal n’est pas en reste, car rien que dans le domaine du tourisme, beaucoup d’établissements sont fermés, ce qui occasionne un manque à gagner de 236 milliards de fcfa…

Covid 19: les avis des économistes et financiers africains

https://www.financialafrik.com/-Beaucoup d’économistes africains se sont prononcés sur la grande pandémie du Covid -19. L’expert sénégalais Abdou Cissé, dans une analyse implacable des interventions de la FED, de la BCE, de la Banque d’Angleterre et de celle du Japon, marquées toutes par l’injection massive de liquidités, déclare : «la France ne peut pas refuser à la zone CFA des pratiques monétaires qu’elle met en œuvre depuis 2015», opposant la réalité d’une France sous perfusion à celle d’une Afrique zone CFA tenue aux respects des rigueurs et normes monétaires. Quoi qu’il en soit, dans cette mondialisation triomphante, rien ne sera plus comme avant, opine l’économiste et essayiste ivoirien Dr René-François Monckeh, estimant que ce que le père du socialisme Karl Max, l’auteur du best-seller «Le capital», n’a pas obtenu depuis toujours, le coronavirus l’a obtenu en un temps record.
Pour autant, les institutions de Bretton Wood ne vont pas s’effondrer. Le FMI et la Banque Mondiale ont mis en branle une série de mesures. Cette dernière avait initié même des «Pandemics Bonds» dont il est question dans l’analyse documentée de Meissa Lô, expert financier MBA en gestion d’actifs. Loin de céder à la tentation moralisante de condamner ces pratiques de couverture de risques, Meissa Lô pointe du doigt «les conditions drastiques et restrictives qui retardent le versement des Pandemic Bonds au prix de la vie de millions de personnes». La finance étant le reflet de l’économie réelle, Dr Edoh Kossi Amenounvé de la BRVM, estime que «le Coronavirus met les Bourses mondiales à l’épreuve de l’efficience informationnelle».
Ramenant l’analyse au niveau de la zone CEMAC, Marc KAMGAING, CEO de Harvest Asset Management, basé à Douala, revient sur la semaine du 9 mars qui a vu le pétrole tomber à son plus bas depuis vingt ans et, à partir de cette tendance lourde, analyse l’impact de la chute des cours et du covid-19 sur la zone CEMAC. Pour Ousmane Dieng, expert comptable, nous devons agir «Africa First », écrit-il d’Abidjan, dans une chronique parue sur Financial Afrik où il encense le Rwanda de Paul Kagamé, mettant en équation la légitimité démocratique et l’efficacité technocratique. Son homologue malien, Cheikhna Cissé, économiste et banquier, analyse depuis Bamako, «Le monde entre paix imposée et guerre opposée », nous présentant un tableau bien peu reluisant du système sanitaire africain : «chaque 10 secondes, un enfant africain meurt de faim, chaque 10 minutes, 15 Africains sont tués par le sida, chaque heure, 45 Africains décèdent de paludisme.
Dans cette région du monde, il y a 0,5 lit par 1 000 habitants. Excusez du peu ! 70% de ces lits sont déjà occupés par des patients souffrant de pathologies liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement». Ce diagnostic sans complaisance rencontre l’avis circonstancié du Burkinabé Dr Zacharia Tiemtoré, président de l’Institut Supérieur de Sécurité humaine, qui reprend ce constat qui fleurissait un peu partout : «Nous avons tenté de nous convaincre que ça n’était pas une maladie « de noirs » pensant que cela suffirait à nous épargner».
En tout cas, l’Afrique comme l’écrit Christian Kazumba depuis les rives du grand fleuve Congo, a une opportunité unique de changer de modèle de développement : « Nous partageons tous le sentiment que plus rien ne sera jamais comme avant et là réside peut-être la bonne nouvelle… Ne nous y trompons pas, beaucoup de nations subsahariennes sont à un tournant de leur histoire. Les africains eux-mêmes doivent trouver les ressources nécessaires, ainsi que le courage suffisant, pour transformer l’adversité en une opportunité unique de changer de modèle de développement » écrit l’économiste, fort de 15 ans d’expérience dans les postes de direction en Afrique.
Poussant l’expertise encore plus loin, Papa Demba Thiam pose une question: «si on parlait des causes économiques probables de l’expansion du Covid-19 ? Il faut donc s’évertuer à urgemment identifier les pôles économiques directement et indirectement liés aux épicentres de la pandémie et à analyser les mouvements de personnes sur les chaines de valeurs et les chaines logistiques qui les lient entre eux et renforcer la lutte contre les effets de propagation du Covid-19 en priorité sur ces pôles économiques et le long des chaines qui les lient. Attention seulement à ne pas prendre la diaspora comme bouc émissaire, avertit Samir BOUZIDI, Expert en mobilisation des diasporas africaines alors que la sénégalaise Ndèye Marième FALL, Présidente Collectifs Entrepreneurs & CEO Cabinet G&G), nous rappelle à une question urgente : comment sauver les PME africaines en ces temps d’incertitudes et de confinement. Une prise de position qui recoupe celle du Dr Abdourahmane Sarr, dans sa chronique intitulée : « Sénégal , organiser la résilience Systémique à la crise »  Dominique Mabika

Discours à la Nation du chef de l’État Macky_Sall : Synthèse des mesures annoncées ce 03 Avril 2020 veille du soixantième anniversaire de l’indépendance

http://www.lactuacho.com/Dans son adresse à la Nation de  ce 03 avril 2020, la veille de la célébration du 60e Anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le Président Macky Sall  a décliné son  programme de résilience contre le COVID 19.
Un programme de résilience économique et social a été mis en place pour renforcer le système de santé, aider les entreprises et la diaspora. Voici les grandes axes :
Les mesures :
64,4 milliards de francs seront injectés dans le secteur sanitaire.
15,5 milliards pour le paiement des factures d’électricité et 3 milliards pour les factures d’eau. Ces fonds concernent les familles dans le besoin.
59 milliards pour l’achat de denrées alimentaires pour les familles diminuées.
12 pour aider la diaspora.
302 milliards pour les fournisseurs (secteur eco) de l’État.
100 milliards pour l’hôtellerie, l’agriculture et le transport.
La trésorerie publique veillera à ça.
Les PME et entreprises évoluant dans les secteurs privé touché ayant moins de 100 millions de chiffre d’affaires ont la possibilité de déférer leur paiement d’impôt et taxes jusqu’au 15 juillet 2020.
Le délai général de paie TVA est amené à 24 mois au lieu de 12 mois.
Le recouvrement de la dette fiscale par la douane est suspendu pour les entreprises dont les secteurs sont touchés par la crise..
200 milliards pour le financement des entreprises touchées.
Remise d’impôts aux entreprises qui gardent leur salariés ou paient au moins 70% des salaires lors de cette crise.
175 milliards mis sur le budget de l’État sont mis à l’écart pour résorber les pertes.
Le programme de riposte contre le covid19 vise aussi l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, denrées alimentaires et médicaments.
Les entreprises qui ont donné des dons pour la lutte contre le covid-19 pourront déduire cela sur leur dette fiscale.
Les dépenses de fonctionnement et d’investissement de l’État sont réduits à hauteur de 100 milliards de francs.
Le délai général de paie TVA est amené à 24 mois au lieu de 12 mois.
Le recouvrement de la dette fiscale par la douane est suspendu pour les entreprises dont les secteurs sont touchés par la crise.Avec Ma Revue de Presse

Covid-19 au Sénégal du 4 avril 2020: 1 décès et 12 nouveaux cas positifs et 6 malades guéris

http://www.dakarmatin.com/Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point de la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal à ce jour de samedi 4 avril 2020. Sur 177 tests effectués, 12 sont revenus positifs. Il s’agit d’un cas importé, de 10 cas contacts suivis et d’un cas issu de la transmission communaitaire.
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr informe également que 6 malades qui étaient sous traitements ont été testés négatifs deux fois successives et donc déclarés guéris par le corps médical.A ce jour le Sénégal compte 144 malades sous traitement…

Vaccin contre le Covid-19: «L’Afrique n’est pas une poubelle» Diouf Sarr

http://www.dakarmatin.com/Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réagi au vaccin contre le Covid-19 que le Dr Mira, de l’hôpital Cochin à Paris propose qu’il soit effectué en Afrique comme cela avait été fait dans des études relatives au Sida.
« J’ai entendu parler d’un vaccin contre le covid-19. Qu’on sache que l’Afrique n’est pas une poubelle. On n’y pense même pas », a-t-il dit à ITV où il a été invité, vendredi soir.
Les commentaires des médecins ont également été critiqués par des groupes antiracistes et de nombreux autres utilisateurs des réseaux sociaux. L’extrait qui date du 1er avril de la chaîne de télévision française, LCI, montrant le Dr Jean-Paul Mira et le Dr Camille Locht a été largement diffusé sur la toile. Samuel Eto’o et Didier Drogba ont aussi déploré ces propos.
Le patron de la Santé au Sénégal a par ailleurs attiré l’attention des Sénégalais sur la pandémie. « On n’a pas gagné le combat. Il faut que la sensibilisation se poursuive parce que quand je vois certains comportements, je me dis que ces gens-là ne savent pas ce qui peut leur arriver. Les gens commencent à baisser les bras et ce n’est pas normal. Il faut de la discipline et un renforcement du système de santé.
Car, c’est avec les armes et les moyens qu’on pourra gagner le combat », a dit Diouf Sarr, appelant les populations à dénoncer ceux qui essaient de propager la maladie dans le pays.Mamadou Salif GUEYE

Diouf Sarr sur le budget de la Santé: « De 125 milliards, nous sommes aujourd’hui à 200 milliards »

https://www.seneweb.com/Comme à l’accoutumée, le Président de la République Macky Sall s’est adressé à la nation, à la veille de la fête de l’Indépendance du 4 avril. Une allocution dans un contexte marqué par une importante crise sanitaire due au nouveau coronavirus, appelé Covid-19.
A l’entame de ses propos, le Président Macky Sall a annoncé un soutien au secteur de la santé à hauteur de 64,4 milliards francs CFA pour couvrir toutes les dépenses liées à la riposte contre le Covid-19. Une décision magnifiée par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
« Cette pandémie du Covid-19 nous a appris que la Santé est importante parce que, ce qui nous fait le plus peur aujourd’hui, ce n’est pas le terroriste au sens classique du terme mais le vrai terroriste aujourd’hui c’est le Covid-19. C’est la raison pour laquelle à l’entame de ses propos, le Président Macky Sall a débuté par ce point. Et les véritables soldats sur le terrain, ce sont les blouses blanches à qui je rends un grand hommage ».

Plan de riposte 

Concernant le plan de riposte du Covid-19, le ministre de la Santé a fait savoir que le Sénégal s’était préparé à faire face à cette situation depuis l’apparition du Coronavirus en Chine.
« L’opportunité qui s’est présenté, c’est la rencontre des chefs d’Etat à Abuja pour essayer de ramener le budget de la santé à 15%. Le Sénégal a trouvé le budget à un niveau très bas et a fait des efforts. De 125 milliards, nous sommes aujourd’hui à 200 milliards. Quand nous avons eu écho du Covid-19 depuis la Chine, on avait fait un plan de préparation de la lutte qui était estimé à milliard 4 millions pour préparer les axes de la lutte.
A son apparition nous, nous sommes dit que nous ne sommes plus à la préparation mais plutôt à la riposte, c’est à ce moment qu’on a mis en place le plan de contingence pour organiser la lutte avec les différents scénari jusqu’à une situation dite assez catastrophique avec aujourd’hui 64, 4 milliards Fcfa. Il faut savoir qu’il y a un plan d’investissement pour le renforcement de santé ».

Renforcement du système de Santé 

Pour Abdoulaye Diouf Sarr, il est important de renforcer le système de la santé, ainsi prendre en compte les préoccupations des Sénégalais surtout sur l’accessibilité financière afin qu’ils puissent se soigner en cas de besoin.
« Il faut renforcer le système de santé parce que nous voyons souvent que les gens ne voient que l’hôpital. Mais en réalité, il y a une autre forme de santé qui est la santé de base. Un peu partout au Sénégal, on a des postes de santé et tout cela fait partie de la santé.
Mais aussi une accessibilité financière pour aider les gens à se soigner en cas de besoin. Le plus important pour le Sénégal, c’est la résilience du système de santé et le Sénégal est en train de jouer un rôle important sur ce côté ».
Le ministre de rappeler aux citoyens : « On est en période de pandémie, c’est un combat loin d’être gagné. Seuls les Sénégalais peuvent combattre cette pandémie.  Nous sommes les véhicules potentiels de ce virus. Donc respectons les mesures édictées par les autorités sanitaires »

Covid-19: Le Sénégal va vers des semaines cruciales..

le témoin–Depuis un mois, le coronavirus est en plain-pied dans le pays. Actuellement, des stratégies sont en train d’être mises au point pour contrôler le pic épidémique dont personne ne connait la date exacte de survenue. Pour la journée d’hier, sur 127 tests effectués, seuls 5 sont revenus positifs. Ce qui porte le bilan des contaminés à 195. En faisant l’évaluation, hier, de la riposte à la maladie, un mois après son apparition au Sénégal, les médecins sont revenus sur des points importants concernant le Covid-19.
Hier, le nombre de cas testés positifs a baissé par rapport aux jours précédents. En effet, sur les 127 tests réalisés par l’institut Pasteur, 5 seulement sont revenus positifs. Il s’agit de deux cas importés et de trois autres contacts suivis par les services du ministère.
En même temps, 10 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs et sont donc déclarés guéris. Quant aux patients toujours hospitalisés, leur état serait stable. Avec les cinq cas d’hier, le Sénégal compte à ce jour 195 cas déclarés positifs dont 55 guéris, 1 décès, 1 évacuation et 138 encore sous traitement. Mais hier, les médecins qui ont participé à la conférence pour dresser le bilan d’un mois de coronavirus dans notre pays mois ont dit craindre le pire. Le directeur du Samu national, le Pr. Mamadou Diarra Bèye a renseigné que la capitale, Dakar, qui est l’une des régions les plus touchées par le méchant virus, ne dispose que de 56 lits de réanimation et 40 autres qui ne sont pas encore prêts. «D’emblée, 56 lits ont été préparés et dégagés pour répondre à cette riposte. Ces lits sont répartis à Dakar dans différents hôpitaux, d’abord au niveau d’où on a le centre QMO qui a pris en charge nos deux patients dont les cas se sont aggravés.
Il y a également le Service de la réanimation de la chirurgie cardiovasculaire qui été remis à neuf. Il y a aussi l’hôpital Dalal Diam qui est en train de se mettre aux normes et de finaliser son service de réanimation », a encore confié le professeur Mamadou Diarra Bèye. Revenant sur la question des respirateurs, il estime que « même si le coronavirus a un tropisme processus de nutrition des tissus) sur l’appareil respiratoire, la défaillance respiratoire dans l’aggravation est la première chose à constater. Tous les malades n’ont pas besoin de respirateur. C’est une phase de prise en charge qui est assez longue » a-t-il fait savoir.
Présent lors de cette évaluation de la riposte à la maladie un mois après son apparition au Sénégal, le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COuS), Dr Bousso, indique qu’à partir de la semaine prochaine, les autorités sanitaires s’attendent à une meilleure visibilité de la courbe épidémiologique du Covid-19 dans notre pays. « A partir de la semaine prochaine, en principe, nous devrions avoir une meilleure visibilité sur la courbe épidémiologique au Sénégal », a-t-il dit. S’agissant du pic tant redouté, Dr Bousso estime que « ce serait hasardeux de donner une date pour le pic de la maladie au Sénégal.
Les effets des mesures de contingence relatives à la fermeture des frontières aériennes, la suspension des enseignements et l’interdiction des manifestations publiques devront commencer à se voir à partir de la semaine prochaine ». Par ailleurs, faisant le décompte des cas enregistrés, il explique qu’au moins 45 % de cas détectés ont été importés de l’étranger, alors que les cas contacts représentent 55 % et la transmission communautaire 4 %. « A la fin de la semaine, nous serons au quatorzième jour de la fermeture des frontières. Normalement, nous ne devrions plus enregistrer de cas importés », soutient-il. Au total, les cas importés, associés aux cas contacts, représentaient 96 % des patients suivis dans les différentes structures sanitaires dédiées à la prise en charge de la maladie. « Si on parvient à maîtriser les entrées de nouveaux patients, il nous restera les 4 %, un chiffre bas, mais très important à partir de la semaine prochaine ». Et au cas où, hélas, ne le souhaitons pas, le dispositif médical de riposte ne parviendrait pas à maîtriser ces cas, « l’épidémie pourrait aller dans un sens pouvant être très difficile pour nous », selon Dr Bousso. Le Sénégal risque donc de vivre des semaines cruciales durant ce mois d’Avril.

Un autre médicament du nom de Azythromycine associé au hydroxychloroquine

Par ailleurs, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, Pr. Seydi, a annoncé une bonne nouvelle. A l’en croire, les patients de Covid-19 sous traitement avec de l’hydroxychloroquine guérissent plus rapidement. Pr Moussa Seydi informe qu’il va associer à ce médicament un autre qui s’appelle azithromycine. « Les patients sous traitement spécifique tel que l’hydroxychloroquine guérissent plus vite. Nous l’avons constaté. Mais comme j’ai eu à le dire, en matière de sciences, la constatation seule ne suffit pas. Il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude », a-t-il commenté. « Ce constat (relatif à la chloroquine, Ndlr) nous rassure et rassure toute mon équipe. Et nous allons continuer dans ce sens. Nous allons même, dans les jours à venir, y associer de l’Azithromycine, ce qui devrait nous permettre d’avoir de meilleurs résultats », a-t-il ajouté.
Avant d’indiquer : « Les résultats obtenus avec l’hyroxychloroquine ne doivent pas pousser à l’automédication, du reste dangereuse. C’est pour éviter d’avoir des effets secondaires inconnus que nous avons commencé à traiter nos patients uniquement avec de l’hydroxychloroquine bien qu’il soit connu que son association avec l’azithromycine soit plus efficace ». Ce médicament supplémentaire sera administré aux malades en l’absence d’effets secondaires du premier. cas que son équipe a fait. « Certes, le traitement antiviral permet de raccourcir la durée d’hospitalisation, de guérir plus vite le malade, mais il ne serait pas suffisant si on n’y associe pas les autres aspects thérapeutiques tel que le traitement symptomatique », a encore expliqué le Pr Moussa Seydi. Face aux autres pathologies dont pourraient être porteurs les malades du coronavirus, Pr Seydi explique que lui et ses équipes doivent en même temps traiter les comorbidités comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale. Il est nécessaire aussi de prévenir d’autres complications comme la maladie à thromboembolique. « Cette maladie peut se compliquer d’embolie pulmonaire et tuer le malade. Par conséquent, il convient de prévenir les surinfections », a indiqué en conclusion le patron du service des maladies infectieuses et tropicales du CHu de Fann

Peut-on attraper deux fois le Covid-19? Dr Bousso lève l’équivoque

http://www.dakarmatin.com/Le Sénégal a franchi la barre des 200 patients atteints du Covid-19. Sur le plateau de la TFM, Docteur Abdoulaye Bousso, Directeur du Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS), a levé l’équivoque sur l’immunisation des personnes atteintes de la maladie du coronavirus. Il affirme : « La rencontre avec les experts chinois nous a prouvé qu’on peut attraper deux fois la maladie. Cependant, il faut noter que c’est quand même très rare. »

PR SEYDI: « LA PRISE EN CHARGE DU COVID-19 VA AU-DELÀ DE LA CHLOROQUINE’’

Dakar, 3 avr (APS) – La prise en charge des malades du Covid-19 va au-delà du traitement spécifique de la chloroquine qui donne certes ‘’des résultats encourageant’’, mais ne saurait suffire si on ne lui associe pas les autres aspects thérapeutiques, a affirmé le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, Pr Moussa Seydi.
‘’La prise en charge, c’est un package mais pas seulement un traitement spécifique‘’, a précisé le Pr Seydi dans une communication faite jeudi lors du point mensuel sur le Covid-19.
Certes, le traitement antiviral permet de raccourcir la durée d’hospitalisation et de guérir plus vite le malade, mais il se révélerait insuffisant si on ne lui associe pas les autres aspects thérapeutiques et le traitement symptomatique.
Pour le Pr Seydi, ‘’même le traitement de réanimation tel que l’utilisation du respirateur fait partie du traitement symptomatique’’.
‘’Nous devons en même temps traiter les comorbidités puisque nous avons beaucoup de patients qui nous viennent avec d’autres pathologies telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale et l’hyperthyroïdie’’, a-t-il expliqué.
Il s’agit également, a-t –il souligné, de prévenir les complications telles que les surinfections et la maladie thrombotique qui peut tuer le malade.
Il a insisté sur le fait que les résultats enregistrés par l’utilisation de la chloroquine ne doivent pas pousser à l’automédication qui reste dangereuse.
‘’C’est pour éviter d’avoir des effets secondaires inconnus gravissimes peut être que nous avons commencé le traitement de nos patients avec uniquement de l’hydroxychloroquine bien qu’il soit connu que son association avec une autre molécule appelé azytromycine soit plus efficace’’, a souligné le médecin.
‘’Après avoir traité un certain nombre de patients, nous n’avons pas noté d’effets secondaires et nous avons le droit de passer à la deuxième étape’’, a indiqué le Pr Seydi.
Il annonce que dans les jours à venir, le service des maladies infectieuses va associer l’azytromycine au traitement de ses patients pour avoir de ‘’meilleurs résultats’’.
Dans sa communication, il a également souligné que ‘’le combat ce n’est pas le combat de la prise en charge mais de la prévention’’. Il précise que ‘’la prévention passe par le respect des mesures qui ont été proposées par le ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, remerciant la presse pour son implication dans ce combat.
A ce jour, 195 cas ont été confirmés au Sénégal, dont 55 cas sont guéris et 138 encore sous traitement.ADL/ASG

Covid-19: Air Sénégal va déployer un de ses avions pour l’achat de matériel médical

http://www.dakarmatin.com/L’annonce a été faite par le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, vendredi soir sur ITV. Un avion de la compagnie Air Sénégal va être déployé à l’étranger (pays non indiqué) pour récupérer du matériel médical.
Pour le patron de la Santé au Sénégal, il le faut pour prévenir car le combat n’est pas encore gagné. C’est d’ailleurs pour cette raison que « j’étais en réunion, ce matin, avec le Directeur d’Air Sénégal. Je trouve cela normal parce que nous avons notre propre compagnie qui pourra faire ce voyage », a-t-il soutenu, indiquant qu’une production locale de masques sera faite dans la lutte contre le pandémie.Mamadou Salif GUEYE

Coronavirus: L’Etat réquisitionne 4 grands hôtels de Dakar

http://www.dakarmatin.com/L’Etat du Sénégal a décidé de réquisitionner des réceptifs hôteliers pour l’isolement et la mise en quarantaine des personnes mises en quarantaine dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le gouverneur  a sorti un arrêté à cet effet. Ainsi, les hôtels Savana Dakar, Ibis Novotel Dakar, Ngor Diarama et Lagon 2 seront mis à la disposition des autorités sanitaires.
Le personnel et les services sont aussi réquisitionnés et mis à la disposition de l’Etat du Sénégal dans le cadre de la riposte au Covid-19 19 du samedi 4 avril 2020 à partir de 13 heures au lundi 20 avril à 13 h.

Pour couvrir toutes les dépenses liées à la riposte contre le Covid-19: Macky Sall soutient au secteur de la santé à hauteur de 64,4 milliards

https://actusen.sn/Décidément le Président de la République semble plus que déterminé à préserver la population sénégalaise de la pandémie du Covid-10 qui se propage de plus en plus dans le pays. C’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat a mis en place un Programme de résilience économique et socialeafin de renforcer notre système de santé et soutenir nos ménages, notre diaspora, nos entreprises et leurs salariés.  Ce programme est décliné en quatre axes. Et parmi ces 4 axes  figure «le soutien au secteur de la santé à hauteur de 64,4 milliards, pour couvrir toutes les dépenses liées à la riposte contre le COVID-19».Mansour SYLLA

Coronavirus au Sénégal: Macky Sall prend en charge le paiement des factures d’électricité et d’eau pour la tranche sociale pour deux mois

https://actusen.sn/Dans un contexte marqué par l’épidémie du coronavirus au Sénégal, le Président de la République a pris ce vendredi lors de son discours adressé à la nation d’importantes mesures pour soulager la population sénégalaise. Ainsi, il a décidé de «prendra en charge les dépenses suivants : 15,5 milliards pour le paiement des factures d’électricité des ménages abonnés de la tranche sociale pour un bimestre soit environ 975 522 ménages. 3 milliards pour la prise en charge des factures d’eau de 662 000 ménages de la tranche sociale pour un bimestre. 60 milliards au lieu de 50 initialement prévus pour l’achat de vivres au bénéfice d’un million de ménages éligibles. 12, 5 milliards pour aider la diaspora».Mansour SYLLA

Vaccin-Test En Afrique: Le «OUI» Et «NON» Du Sénégal

https://www.xibaaru.sn/Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a déclaré que « le Sénégal n’a pas jugé important d’utiliser un vaccin-test. Cependant, le Sénégal pourrait l’utiliser si ses résultats s’avèrent probants dans les pays qui l’auraient accepté ». Plus tôt, le président Macky Sall donnait son accord à la France pour harmoniser un plan de lutte contre la pandémie : « J’ai également eu un échange fructueux avec le Président Emmanuel Macron.
Nous sommes convenus d’harmoniser nos plans de lutte contre la Covid-19 et surtout d’étudier les moyens de résilience économique et sociale de l’Afrique face à la pandémie et à ses effets sur le plan structurel », a tweeté le Chef de l’Etat.
Le Sénégal dit « oui » à Aphro-cov
Au nombre des pays qui ont approuvé l’« Aphro-cov » de la France, un programme piloté par le consortium REACTing, dédié à endiguer l’épidémie de Covid-19 qui menace le continent africain, le Sénégal y figure en pole position. Une chose qui renforce encore les rumeurs d’un vaccin-test. Encore que le programme « Aphro-cov » est financé à hauteur de 1,5 million d’euros. Est-ce à dire que les cinq (05) pays africains réunis (le Burkina Faso, le Mali, le Gabon, le Sénégal et la Côte d’Ivoire) ne peuvent pas ensemble débourser ce montant et prendre leurs destins en main au lieu de se livrer à un pays confronté au même ennemi et peine à trouver lui aussi des solutions sur son territoire ? Le ministre de la santé sénégalais tente-t-il de dribbler la conscience collective ?
De toutes les façons, Abdoulaye Diouf Sarr se montre prudent dans ses déclarations : « Ce sont les pays ou la maladie fait des ravages qui ont le plus besoin du vaccin. En plus, officiellement, l’Organisation mondiale de la santé n’a pas saisi le Sénégal qui est un pays souverain pour tester un vaccin. Maintenant, si dans ces pays, ce vaccin montre des résultats probants, nous ne dirons pas non. Mais là, nos scientifiques n’ont pas jugé nécessaire le vaccin », a-t-il déclaré.

Le Sénégal accusé de jouer

De Samuel Eto’o à Didier Drogba en passant par Claudy Siar et Kemi Seba, pour ne citer que ceux-là, les populations africaines ne seraient pas partantes pour d’éventuels tests anti-virus sur leurs sols. Cependant, des Etats africains auraient d’ores et déjà accepté la phase expérimentale du vaccin. D’autres ont même cité le Sénégal dans le lot des 25 pays qui auraient dit « oui » au vaccin-test.

Vaccin En Afrique: La Réponse Sèche Du Ministre Alioune Sarr Au Pr Jean Paul-Mira

https://www.xibaaru.sn/Le ministre  du Tourisme, Alioune Sarr, a porté la relique au chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin à Paris, le Pr Jean-Paul Mira qui, sur la chaîne LCI, avait tenu des propos jugés « abjects, haineux et racistes» à l’encontre des Africains.
Dans un tweet, Sarr déclare que «la méchanceté et la bêtise humaine constituent une arme redoutable que les faibles d’esprit utilisent pour se sentir supérieurs».
Allant plus loin, le ministre du Tourisme dira ceci:  « Professeur Jean Paul-Mira: Méditez les mots de cette pensée célèbre et mesurez l’ampleur de votre bêtise sur l’Afrique ».
Pour rappel Jean Paul-Mira avait annoncé  » l’étude d’un éventuel vaccin contre le Covid-19″ en Afrique.

Vaccin-Test Sur Le Covid-19 En Afrique…Toute La Vérité

https://www.xibaaru.sn/-Tout est parti de la déclaration d’un Médecin français…Jean-Paul Mira, chef de service de l’hôpital Cochin à Paris est intervenu, aux côtés de Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm, leur échange porte sur un vaccin contre le Covid-19 et sur l’utilisation possible du vaccin BCG … Puis, Jean-Paul Mira avance :
« Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique__, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ? Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le sida. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait  qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas« .
Et c’est le chaos total sur les réseaux sociaux…
Rappeurs, joueurs de foot… se révoltent contre les propos tenus par le chef de service de l’hôpital Cochin à Paris sur LCI, il suggère de réaliser les tests de vaccins contre le coronavirus en Afrique
De Samuel Eto’o à Didier Drogba en passant par Claudy Siar et Kemi Seba, pour ne citer que ceux-là, les populations africaines ne seraient pas partantes pour d’éventuels tests anti-virus sur leurs sols.

CLARIFICATION SUR LE PROJET APHRO-COV EN LIEN AVEC L’INSERM

Le dispositif Aphro-Cov n’a aucun lien avec l’objet de la polémique générée par une séquence diffusée sur la chaîne LCI jeudi 2 avril 2020 : le financement de 1,5 million d’euros de l’AFD ne servira aucunement à une quelconque étude sur le vaccin BCG qui pourrait être faite en Afrique ou ailleurs.
L’objectif du dispositif est que les services hospitaliers de cinq pays africains soient mieux à même d’accueillir les patients, de collecter les échantillons et de fournir un diagnostic efficace pour lutter contre l’épidémie.
Le monde traverse une crise sanitaire sans précédent où seuls des systèmes de santé suffisamment robustes sont en capacité d’organiser une riposte efficace au Covid-19. Dans ce contexte, la coopération sanitaire internationale doit être fortement renforcée avec les pays les moins bien armés, notamment en Afrique, où l’avenir de la pandémie pourrait se jouer.
Pour ce faire, l’AFD finance un dispositif avec l’INSERM destiné à améliorer la veille sanitaire et la prise en charge des cas suspects de Covid-19 dans cinq pays d’Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Sénégal).
Ce dispositif, dénommé Aphro-Cov, prévoit des transferts de technologies et de formation sur le diagnostic Covid. Concrètement, l’objectif est que les services hospitaliers des pays concernés soient dotés d’une capacité diagnostique suffisante pour détecter très rapidement et en toute sécurité les cas éventuels de Covid-19. Les personnels de première ligne de ces hôpitaux et laboratoires seront ainsi mieux à même d’accueillir les patients, de collecter les échantillons, de fournir un diagnostic et de prendre en charge les individus rapidement.
Voir les détails d’Aphro-Cov dans le communiqué du 27 mars 2020. (sur le lien ou ci-dessous)

CORONAVIRUS: L’AFD ET L’INSERM METTENT EN OEUVRE UN DISPOSITIF DE SOUTIEN DE 1,5 MILLION D’EUROS POUR L’AFRIQUE FRANCOPHONE

Dans le cadre de l’appui apporté par la France en réponse à la crise du coronavirus, Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD) et Gilles Bloch, président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) annoncent ce jour le lancement d’un dispositif conjoint visant à améliorer la veille sanitaire et la prise en charge des cas suspects de Covid-19 dans cinq pays d’Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Sénégal). Appelé Aphro-Cov, ce programme piloté par REACTing ciblera les laboratoires, le dispositif d’alerte précoce, les services cliniques et, via une sensibilisation et une communication renforcée, toute la population. Le montant de la subvention accordée par l’AFD à l’Inserm dans le cadre de ce nouveau projet s’élève à 1,5 million d’euros.
Alors que l’on compte aujourd’hui plus de 550 000 cas d’infection au coronavirus Sars-CoV2 responsable de la maladie Covid-19 et près de 25 000 décès dans le monde, l’urgence de santé publique est déclarée dans quasiment tous les pays. Le continent africain quant à lui compte déjà plus de 3 000 cas de Covid-19 sur son territoire. Encore relativement épargnée par rapport aux autres continents, l’Afrique fait malgré tout face à une augmentation significative du nombre de cas officiellement notifiés ces derniers jours. La faiblesse des systèmes de santé de la plupart des pays du continent fait craindre une catastrophe sanitaire sans commune mesure si l’épidémie venait à poursuivre sa trajectoire actuelle, comme le souligne le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, qui appelle l’Afrique « à se préparer au pire ».
Dans le cadre de la préparation de la riposte au virus Sars-CoV2, la surveillance et la détection des cas de Covid-19 constituent un élément clé du dispositif des pays.
Face à cette urgence sanitaire, la France est mobilisée pour construire avec ses partenaires une réponse internationale cohérente et multilatérale, centrée sur le rôle de coordination de l’OMS, et contribuant à renforcer les systèmes de santé des pays fragiles. Le projet, soutenu et financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via l’AFD, et opéré par l’Inserm via REACTing et ses partenaires dont PAC-CI, s’inscrit dans cette réponse et vise à renforcer le dispositif de surveillance, d’alerte précoce, de confirmation et de prise en charge des cas de Covid-19 dans cinq pays d’Afrique : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali et le Sénégal.
S’inscrivant dans les plans nationaux de riposte au virus et dans les directives internationales de l’OMS, le dispositif s’est fixé quatre objectifs précis :
former, équiper et renforcer les capacités de cinq laboratoires hospitaliers à proximité des services de maladies infectieuses, appelés à prendre en charge les cas suspects, afin de réduire le délai de rendu des résultats, en complément des circuits impliquant des laboratoires de référence nationaux ou régionaux, bien souvent distants des centres hospitaliers
former et renforcer les capacités des Instituts nationaux de santé publique et de leurs « Centres des opérations de réponse aux urgences sanitaires » (CORUS) en matière d’alerte précoce et de circuit de l’information pour la surveillance et le suivi des cas suspects ou confirmés
former, équiper et renforcer les capacités des services de maladies infectieuses des cinq CHU appelés à prendre en charge les cas (suspects et confirmés) en matière d’hygiène hospitalière, d’adéquation de la prise en charge et de soutien psychologique aux personnes et personnels concernés accompagner les mesures de riposte par de la formation en sciences sociales et des analyses pour mieux guider les réponses des décideurs, notamment en termes de communication, et en complément des approches communautaires.
D’un point de vue opérationnel, l’objectif est que les services hospitaliers inclus dans le projet soient dotés d’une capacité diagnostique suffisante pour détecter très rapidement et en toute sécurité les cas éventuels de Covid-19. Le personnel de première ligne des hôpitaux sera à même d’accueillir les patients, de collecter les échantillons, de fournir un diagnostic et de prendre en charge les individus rapidement. Le projet conduira des études qui appuieront les actions de sensibilisation menées auprès du grand public par les gouvernements et l’OMS afin de favoriser la consultation en cas d’apparition de symptômes.
« Alors que nous traversons une crise sanitaire sans précédent, le constat est clair : seuls des systèmes de santé suffisamment robustes, partout dans le monde, sont en capacité d’organiser une riposte au Covid-19. Dans ce contexte, la coopération sanitaire internationale doit être fortement renforcée avec les pays les moins bien armés, notamment en Afrique où l’avenir de la pandémie pourrait se jouer. Il en va de notre intérêt commun que de se protéger mutuellement. C’est la raison pour laquelle l’Inserm et l’AFD se mobilisent pour prendre activement part aux efforts collectifs en déployant, dans plusieurs pays africains, un premier dispositif conjoint de surveillance, de détection et de prise en charge des cas d’infection au coronavirus. Dans l’urgence comme dans le long terme des Objectifs de développement durable, il y a un continuum entre politiques publiques nationales et internationales. Il faut investir massivement dans la transition juste », déclare Rémy Rioux, directeur général de l’AFD.
« Nous vivons dans un monde en commun et une stratégie de sécurité sanitaire exclusivement nationale serait, par nature, incomplète. Ce défi ne peut s’envisager qu’à la condition de prendre en compte à la fois ses aspects nationaux, régionaux et internationaux. Pour endiguer cette pandémie, il est par conséquent essentiel de renforcer la coopération sanitaire internationale. C’est à l’aune de cette analyse partagée, et conformément aux orientations fixées par le président de la République et par le gouvernement, que nos deux institutions ont mis en place ce dispositif de renforcement des capacités en Afrique où l’avenir de l’épidémie pourrait se jouer », déclare Gilles Bloch, président-directeur général de l’Inserm.

La RDC candidate pour des essais de vaccin contre le coronavirus

http://www.dakarmatin.com/Le pays est prêt à accueillir les essais d’un futur vaccin contre le covid-19, a déclaré vendredi le responsable congolais de la lutte contre la pandémie Jean-Jacques Muyembe, citant en exemple les vaccins utilisés à titre expérimental face à Ebola
La République démocratique du Congo est prête à accueillir les essais d’un futur vaccin contre le Covid-19, a déclaré vendredi le responsable congolais de la lutte contre la pandémie Jean-Jacques Muyembe, citant en exemple les vaccins utilisés à titre expérimental face à l’actuelle épidémie d’Ebola. « Nous avons été choisis pour faire ces essais.
Le vaccin sera produit soit aux États-Unis, soit au Canada, soit en Chine. Nous, nous sommes candidats pour faire les essais ici chez nous », a déclaré le professeur Muyembe, dont les propos ont suscité de très vives réactions chez plusieurs Congolais refusant d’être des « cobayes ». »Peut-être vers le mois de juillet, août nous pourrons commencer déjà à avoir des essais cliniques de ce vaccin », a ajouté le virologue congolais, qui s’exprimait devant la presse au côté de l’ambassadeur américain en RDC Mike Hammer.
« Le Covid a un moment donné sera incontrôlable », a détaillé le professeur joint par l’AFP en soirée. « La seule façon de le contrôler ce sera le vaccin, tout comme Ebola. C’est le vaccin qui nous a aidés à terminer l’épidémie d’Ebola ». La fin de la dixième épidémie d’Ebola en RDC doit être proclamée le 12 avril après avoir tué plus de 2.200 personnes dans l’est du pays depuis sa déclaration le 1er août 2018. Plus de 320.000 personnes ont bénéficié de deux vaccins utilisés à titre expérimental. Le premier vaccin utilisé à plus de 300.000 doses « a été récemment pré-qualifié pour homologation », ont indiqué les autorités sanitaires.
Les propos du docteur Muyembe ont suscité la colère et de l’incompréhension chez les internautes. »Chers médecins, scientifiques et empires pharmaceutiques. Lorsque vous avez fini de tester vos vaccins #Covid19 sur des animaux, avant même d’envisager de venir l’essayer sur des Africains, un peuple pour lequel vous n’avez jamais montré de considération, essayez sur vous-même », tempête le musicien suédo-congolais Mohombi sur Twitter.
Une séquence à la télévision française montrant deux chercheurs s’interroger en direct sur l’opportunité de tester un vaccin en Afrique venait de susciter la colère. »Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où
il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le Sida, où chez les prostituées on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées ? », déclaré l’un des médecins, Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital parisien Cochin. »Non, les Africains ne sont pas des cobayes! », s’est indignée l’association française SOS Racisme dans un communiqué.
Jean-Paul Mira a présenté ses « excuses les plus sincères » à « celles et à ceux qui ont été heurtés, choqués, qui se sont sentis insultés par des propos que j’ai maladroitement prononcés »

COVID-19: REMISE DE 1000 LITRES DE GEL HYDROALCOOLIQUE PRODUITS PAR L’ESP

Dakar 3 avr (APS) – Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Cheikh Oumar Anne, a remis, vendredi, à son collègue de la santé et de l’action sociale 1000 litres de gel hydroalcoolique, selon un communiqué transmis à l’APS.
Des gels produits par le laboratoire du département génie chimique et biologie appliquée de l’école supérieure polytechnique (ESP) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), précise le texte.
’’Le monde universitaire est pleinement engagé dans la lutte contre la pandémie du coronavirus ’’, a indiqué Cheikh Oumar Hann
Il a également annoncé la fabrication à l’école polytechnique de Thiès d’appareils respiratoires artificiels.
’’Le pays attend beaucoup du monde universitaire aussi bien pour la gestion de la pandémie que pour les études sur l’après-crise, a dit le ministre de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr.
’’Satisfait’’ de l’engagement des universités, le ministre de la Santé a décidé d’accorder une enveloppe de 100 millions de francs CFA à l’Ecole Polytechnique pour ’’une plus grande production de gel et d’appareils de distribution du produit pour éviter tout contact physique’’.
Les deux ministres ont annoncé la mise en place d’un Observatoire multidisciplinaire sur la pandémie pour ’’capitaliser toutes les expériences et les recommandations scientifiques’’, selon le communiqué.
Déjà six groupes thématiques sont mis en place sous l’égide de la Direction générale de la recherche et de l’innovation, en attendant la signature d’un arrêté ministériel, renseigne la même source.BHC/ADL/MD

Covid-19/Italie: Les dépouilles sénégalaises risquent d’être incinérées

http://www.dakarmatin.com/Avec trop de morts et plus de places pour enterrer les corps, l’Italie a opté pour l’incinération des victimes du coronavirus. Seulement, la décision ne passe pas toujours. Suite à cela, les autorités italiennes ont données un délai de 72h pour le rapatriement des dépouilles à leurs pays d’origine. Ce délai passé, les corps seront incinérés. L’information a été donnée dans l’émission Xalass, de ce vendredi 03 avril 2020

Corona Business : JAMRA soutient la plainte du club des avocats du Maroc

https://www.ferloo.com/ « Mercredi 1er avril 2020, 15h55, heure française, la chaîne de télévision LCI diffuse, en direct, une séquence digne de l’époque coloniale. Jean-Paul Mira, chef de service de réanimation à l’hôpital Cochin de Paris, s’adresse à Camille Cocht, directeur de recherche de l’INSERM (Institut national de santé et de la recherche médicale), en ces termes : « Si je peux être provocateur, est-ce que l’on ne devrait pas faire cette étude (sur le vaccin du COVID19) en Afrique où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation ? Un peu comme c’était fait d’ailleurs pour certaines études, dont le Sida ? Comme chez les prostituées, où on essayait des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et elles ne se protègent pas. Qu’en pensez-vous ?». Réponse de Camille Cocht : « Vous avez raison, une étude en Afrique, avec le même type d’approche est d’ailleurs en projet ». C’est une révélation faite dans un communiqué des Bureaux exécutifs de JAMRA & MBAÑ GACCE.
A en croire les camarades de Mame Mactar Guéye : « Ce dialogue surréaliste, digne des fanatiques du Front national français, ou des illuminés du Nazisme allemand, n’a curieusement suscité aucune réaction d’indignation sur le plateau. Même pas un froncement de sourcil. Voire une moue de dégoût. Rien. Mira et Cocht trouvent normal que les Africains servent de cobayes, de rats de laboratoire, aux lobbies pharmaceutiques Européens ! »
Et de poursuivre : « Le médecin suisse, Christian Tal Schaller, avait alerté depuis longtemps sur les velléités de mainmise des lobbies pharmaceutiques, et des puissances financières qui les accompagnent, sur cette « aubaine » que constitue cette pandémie du COVID19, pour faire fructifier indûment leurs chiffres d’affaires, à travers le CORONA-BUSINESS : « C’est inhumain que des pédiatres se servent de la peur pour incruster le dogme de la vaccinologie » dans les consciences. Nos enfants ne sont pas tant menacés par le COVID19 que par l’ajout d’additifs nocifs dans les vaccins, comme ces substances mortifères qu’on leur injecte. En particulier les métaux lourds, comme L’ALUMINIUM et le MERCURE ; ou encore des morceaux de FOETUS humains ».
La vaccinologie tous azimuts est une aberration. « Pourquoi vacciner un enfant contre La dyphtérie, qui n’existe plus ? Pourquoi injecter à un enfant un vaccin contre l’hépatite B, qui est une maladie d’adulte », s’interrogeait naguère l’éminent infectiologue, le professeur Didier Raoult ? Une leçon éminente nous en est aujourd’hui administrée par la Suède. Les enfants ne sont pas confinés. Ils se portent à merveille. Et continuent d’aller allègrement à l’école ».
Cette doctrine de la vaccinologie, truffée de non-sens, se révèle de jour en jour comme « un dogme religieux, qu’on a réussi à imposer à nos consciences», s’insurge le médecin suisse Schaller. Et qui, bien que les vaccins soient d’une toxicité effroyable, n’en continue pas moins d’alimenter une méga-industrie pharmaceutique, qui brasse des milliards de chiffres d’affaires. Et qui n’a qu’un but : gagner le maximum d’argent au détriment de la Santé publique. Il y a beaucoup d’argent en jeu, c’est indéniable. Au fur et à mesure que les masses populaires prennent conscience de l’endoctrinement dont elles ont longuement fait l’objet, et expriment de plus en plus leurs volontés de se libérer du joug de la vaccinologie, les lobbies pharmaceutiques ne semblent plus dormir du sommeil du juste. Et commencent, à juste raison, à trembler dans leurs certitudes.
Cette aberrante décision de vouloir organiser des programmes massifs de vaccination auprès des populations africaines, alors que paradoxalement l’Occident et l’Orient, avec leurs dizaines de milliers de morts, sont dramatiquement plus impactés par le COVID19, montre à suffisance que l’empire vaccinale, dépourvue d’éthique, est quasiment en faillite. Que les masses énormes d’argent collectées, en semant la panique auprès des populations innocentes, et qui leur permettaient de contrôler les médias et les politiques, pourraient bientôt ne leur servir qu’à s’illustrer dans des œuvres caritatives, pour tenter de se donner bonne conscience auprès de ceux qu’ils exploitaient, sans foi ni loi, en les empoisonnant copieusement; les détruisant à petit feu. À défaut de pouvoir compromettre durablement leur vitalité démographique.
JAMRA approuve et soutient LA PLAINTE pour « diffamation raciale » qu’a décidé de déposer, auprès du Procureur de la République française, le « Club des Avocats au Maroc», suite aux propos condescendants, abjectes et racistes, prononcés sur la chaîne d’information française LCI, par le chef du service de réanimation de l’Hôpital Cochin à Paris, Jean-Paul Mira. Le conseiller juridique de l’ONG islamique JAMRA prendra incessamment l’attache de ses confrères marocains, du barreau de Casablanca, maîtres Mourad Elajouti et Saïd Maâch.
« Essayez pour voir ! Des occidentaux s’imaginent que de pauvres Africains seront les cobayes de l’humanité. Aucun laboratoire occidental n’empoisonnera les Africains. Les dirigeants africains qui autoriseront cela, doivent savoir, qu’à la tête des États, leurs jours seront comptés ». (Claudy Siar, RFI).

PLUS DE 250 MILLIONS DU CNLS POUR LA LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS

Dakar, 3 avr (APS) – Le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) a mobilisé plus de 250 millions de francs Cfa provenant du Fonds mondial et de son budget de contrepartie en soutien au ministère de la Santé et de l’Action sociale dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, selon un communiqué transmis à l’APS.
‘’Le but est de contribuer au contrôle de l’épidémie du Covid-19 et d’atténuer son impact sur les services VIH/sida’’, explique le texte.
Il précise qu’il s’agit d’une ‘’contribution au plan de riposte du ministère de la Santé et de l’Action sociale contre l’épidémie de Coronavirus’’.
Le CNLS dit ‘’poursuivre sa mission en essayant d’apporter une réponse adaptée aux besoins des personnes vivant avec le VIH dans ce contexte d’urgence sanitaire’’.
Dans ce cadre, un premier appui composé d’un lot de produits et de matériels d’une valeur de plus de 11 millions de francs Cfa a été remis à la pharmacie centrale du Centre hospitalier national universitaire de Fann.
Pour le directeur du CHU de Fann, Dr Cheikh Tacko Diop, le geste du CNLS répond à un ‘’besoin urgent et constitue un acte de solidarité et d’humanisme’’.ADL/ASG/AKS

COVID 19: LE PUMA DÉBLOQUE 70 MILLIONS DE FRANCS POUR LES 10 RÉGIONS FRONTALIÈRES

Kaffrine, 3 avr (APS) – Le coordonnateur national du programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), Moussa Sow, a remis, vendredi, des produits d’hygiène et des détergents à l’hôpital régional de Kaffrine (centre) dans le cadre de la lutte contre le coronavirus au Sénégal, a appris l’APS.
‘’C’est un programme d’appui du PUMA pour la lutte contre le COVID 19. Ce programme, d’une enveloppe total de 70 millions de francs CFA, va couvrir les dix régions frontalières du Sénégal. Nous voulons aider les comités régionaux de lutte contre le coronavirus’’, a expliqué le coordonnateur national du PUMA, en présence du directeur de l’hôpital régional de Kaffrine, Babacar Séne.
Selon M. Sow, ce don ‘’est constitué de produits détergents, de produits d’hygiène, d’équipements tels que des gants chirurgicaux, des thermoflashs et de lunettes de protection destinées aux personnels de santé’’.
Le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers a également donné un appui en carburant au comité régional de lutte contre le COVID 19 à Kaffrine pour participer à la mobilité des équipes sur le terrain.
Par ailleurs, Moussa Sow a rappelé les efforts déjà consentis par son programme à travers un don de cinq ambulances médicalisées à la région de Kaffrine. ‘’Et, nous avons construit à Kaffrine un poste de santé fonctionnel qui se trouve au niveau frontalier’’, s’est-il aussi réjoui. MNF/MD

Tranche sociale des factures: Comprendre facilement qui est concerné et ce qui sera payé par l’Etat

Le Président Macky Sall a annoncé que l’Etat va débourser 15,5 milliards de francs Cfa pour prendre en charge la tranche sociale des factures d’électricité.  Il indique que 972 522 sénégalais seront concernés par cette mesure. Mais, comment savoir si vous êtes concernés ?
En effet, la tranche sociale signifie toutes les consommations inférieures ou égales à 250 kwh. Ainsi, l’Etat du Sénégal va entièrement payer les factures contenues dans ce niveau de consommation. Pour ceux dont la consommation dépasse les 250 Kwh, c’est le surplus qui sera à la charge du client.
«Par exemple,  si la tranche sociale est à 15 000 francs Cfa et que vous payez moins de 15 000, on paye entièrement la facture. Si vous êtes à 25 000 on vous paye quand même les 15 000 et vous ne payez que les 10 000 francs Cfa», a expliqué le ministre de l’Economie, Amadou Hott, sur le plateau de la Tfm.Youssouf SANE

Riposte Covid-19: La Société Nationale De Recouvrement Met 30 Millions Dans Le Combat

https://www.xibaaru.sn/-Maitre Bassirou Ngom, Directeur Général a remis ce matin, au nom de la Société Nationale de Recouvrement ( SNR),  un chèque de 30 millions de FCFA au Directeur de Cabinet du Ministre des Finances et du Budget.
Ce geste est pour répondre à l’appel du président Macky Sall dans le cadre du plan de riposte contre la  pandémie du COVID-19.Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

les assureurs participent au fonds Force Covid-19

https://www.financialafrik.com/-Les compagnies d’assurances, de réassurance et les organismes particuliers d’assurance regroupés au sein de l’Association des Assureurs du Sénégal (AAS) ont répondu à l’initiative du président Macky Sall d’un fonds Force Covid-19, de 1000 milliards de Franc CFA, destiné à faire face aux répercussions économiques de la pandémie.
L’association, à travers une délégation conduite par son président, Souleymane Niane (Directeur Général de la SONAM) et accompagné des principaux membres du bureau, a remis, aujourd’hui, 3 avril 2020, un chèque de 500 millions de Franc CFA à Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget. Les assureurs emboitent ainsi le pas à l’association des banques du Sénégal (APBEFS) qui a remis un premier chèque 1 milliard, le 2 avril 2020, au ministre Abdoulaye Daouda Diallo

NMA et la famille de Feu Ameth Amar au chevet des populations sénégalaises pour lutter contre le Covid-19

https://www.seneweb.com/-NMA et la famille de Feu Ameth Amar au chevet des populations sénégalaises pour lutter contre le Covid-19
Dans le cadre de la crise mondiale due à la pandémie du Covid-19, NMA renouvelle son engagement auprès du peuple sénégalais en apportant son soutien au personnel de santé à travers le Ministère de l’économie, du plan et de la coopération et aux familles les plus vulnérables.
Dakar, le 03 Avril 2020 – En accord avec son slogan « NOURRIR LA VIE », NMA entend soutenir les familles sénégalaises et l’Etat du Sénégal dans la lutte contre la pandémie du Covid-19.
Soucieuse des préoccupations des sénégalais et des réalités auxquelles ils font face et dans un élan de solidarité renouvelée, NMA et la famille de Feu Ameth Amar ont décidé de dégager une enveloppe globale de CENT SOIXANTE QUINZE MILLIONS DE FCFA (175 000 000 FCFA) dont un montant en numéraire de CENT CINQUANTE MILLIONS de francs CFA (150 000 000 FCFA) mis à la disposition de l’Etat à travers le Ministre de l’économie, du Plan et de la Coopération lors d’une rencontre qui s’est tenue ce matin au Ministère et un don en denrées alimentaires d’une valeur de VINGT CINQ MILLIONS DE FRANCS CFA (25 000 000 FCFA) à destination des populations environnantes de Pikine, Thiaroye, Guinaw-rail et de Hann Plage. »

Le CESE Remet La Main À La Poche Et Décaisse…15 Millions

https://www.xibaaru.sn/Après les dons en produits sanitaires : le Cese contribue encore avec une enveloppe de plus de 15 millions dans la lutte contre le Covid-19
Le Conseil Économique, Social et Environnemental contribue encore à la lutte contre le Covid-19.
Après avoir remis un important lot de produits sanitaires au ministère de la Santé et de l’Action sociale,  il y a une quinzaine de jours, le Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) a remis au ministre des Finances et du Budget, ce vendredi 3 avril 2020, un chèque de 15 millions de F Cfa (15.000.000). Cette enveloppe financière débloquée par les Conseillers avec la participation du personnel administratif de l’institution  est destinée à appuyer le Président de la République, Macky Sall, dans la lutte contre le Covid 2019. Mamour Ndary Ba, le président de la Commission Développement territorial et local qui conduisait une délégation du Cese composée des conseillers Lamine Diouf, Dié Leye Seck, Abdou Aziz Ndiaye, Ibrahima Sy et du Directeur de Cabinet de la Présidente, Cheikh Dieng, a expliqué les raisons de ce nouvel geste qui traduit l’engagement du CESE et de sa Présidente Aminata Touré à contribuer à l’effort national de gestion de la crise induite par le Covid-19, dans la foulée des grandes décisions du Chef de l’Etat. À la suite, le Ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a magnifié la contribution de 15 125 000 francs des Membres de l’assemblée du Cese et de l’administration qui constituent selon lui une action additionnelle après celle faite au profit du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le Ministre a, au nom du Président de la République, remercié Aminata Touré et son Institution avant de leur assurer que les fonds remis seront  utilisés à bon escient

Un essai clinique avec 800 patients débute en France

https://www.leral.net/La recherche est au front pour chercher un vaccin au Covid-19 qui se propage dans le monde. En France, un essai clinique sur 800 patients, 3.200 en Europe, débute aujourd’hui dans les CHU de Lyon, Nantes et Paris. Quatre groupes de patients testeront différents médicaments, efficaces en laboratoire contre le virus.
Alors que la France vient de passer la barre symbolique des 100 morts en une journée (108 hier), un essai clinique de grande ampleur doit démarrer vendredi. Il suscite beaucoup d’espoirs car c’est l’étude européenne la plus avancée actuellement. Environ 800 patients, atteints du coronavirus, vont y participer en France dans les CHU de Lyon, Paris et Nantes. Au total, 3.200 personnes feront parti de cet essai en Europe. Les malades sont dans un état sévère. Ils vont tester différents médicaments qui, en laboratoire et dans un tube à essai, sont efficaces contre le Covid 19.

 Accusé de vouloir testé un vaccin en Afrique, l’Inserm a lancé un programme d’appui de 1,5 million d’euros au Sénégal et à…

https://www.pressafrik.com/Accusé et acculé de tout bord sur les Réseaux sociaux depuis jeudi, après la publication d’une interview sur la chaîne LCI où l’un de ses Directeurs de recherche Camille Loch échange avec son collègue médecin Jean-Paul Mira sur un « pertinent choix’ de tester la piste du vaccin du BCG en Afrique, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié un communiqué sur son site officiel le 1er avril pour informer qu’il a, en collaboration avec l’Agence Africaine de Développement (AFD), lancé « un dispositif visant à améliorer la veille sanitaire et la prise en charge des cas suspects de Covid19 dans 5 pays d’Afrique (Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Sénégal).
Le programme aura pour cible, tenez-vous bien, les laboratoires, le dispositif d’alerte précoce, les services cliniques et, via une sensibilisation et une communication renforcée, toute la population. 1,5 million d’euros a été mis sur la table.
Dans le cadre de l’appui apporté par la France en réponse à la crise du Coronavirus, Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence française de développement (AFD) et Gilles Bloch, Président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) annoncent ce jour (1er avril 2020, ndlr), le lancement d’un dispositif conjoint visant à améliorer la veille sanitaire et la prise en charge des cas suspects de Covid-19 dans 5 pays d’Afrique (Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Sénégal). Appelé Aphro-Cov, ce programme piloté par REACTing – ciblera les laboratoires, le dispositif d’alerte précoce, les services cliniques et, via une sensibilisation et une communication renforcée, toute la population. Le montant de la subvention accordée par l’AFD à l’Inserm dans le cadre de ce nouveau projet s’élève à 1,5 million d’euros.

Le prétexte de ce programme pour l’Afrique

« Encore relativement épargnée par rapport aux autres continents, l’Afrique fait malgré tout face à une augmentation significative du nombre de cas officiellement notifiés ces derniers jours. La faiblesse des systèmes de santé de la plupart des pays du continent fait craindre une catastrophe sanitaire sans commune mesure si l’épidémie venait à poursuivre sa trajectoire actuelle, comme le souligne le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, qui appelle l’Afrique « à se préparer au pire ». « , lit-on dans le communiqué
Et donc, la France, qui à ce jour du vendredi 03 avril 2019 compte pas moins de 41 000 cas confirmés de Covid-19 et plus de 5 mille morts, va mobiliser des ressources  pour dit-elle apporter « une réponse internationale cohérente et multilatérale, centrée sur le rôle de coordination de l’OMS, et contribuant à renforcer les systèmes de santé des pays fragiles ».
« Le projet, soutenu et financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via l’AFD et opéré par l’Inserm via REACTing et ses partenaires dont PAC-CI s’inscrit dans cette réponse et vise à renforcer le dispositif de surveillance, d’alerte précoce, de confirmation et de prise en charge des cas de Covid-19 dans 5 pays d’Afrique : le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali et le Sénégal », se justifie l’Inserm dans le document.

Les 4 objectifs fixés par le programme

Former, équiper et renforcer les capacités de 5 laboratoires hospitaliers à proximité des services de maladies infectieuses, appelés à prendre en charge les cas suspects, afin de réduire le délai de rendu des résultats, en complément des circuits impliquant des laboratoires de référence nationaux ou régionaux, bien souvent distants des centres hospitaliers ;
Former et renforcer les capacités des Instituts Nationaux de Santé Publique et de leurs “Centres des Opérations de Réponse aux Urgences Sanitaires” (CORUS) en matière d’alerte précoce et de circuit de l’information pour la surveillance et le suivi des cas suspects ou confirmés ;
Former, équiper et renforcer les capacités des services de maladies infectieuses des 5 CHU appelés à prendre en charge les cas (suspects et confirmés) en matière d’hygiène hospitalière, d’adéquation de la prise en charge et de soutien psychologique aux personnes et personnels concernés ;
Accompagner les mesures de riposte par de la formation en sciences sociales et des analyses pour mieux guider les réponses des décideurs, notamment en termes de communication, et en complément des approches communautaires.

« L’avenir de la pandémie pourrait se jouer en Afrique », selon le Directeur de l’AFD

« Alors que nous traversons une crise sanitaire sans précédent, le constat est clair : seuls des systèmes de santé suffisamment robustes, partout dans le monde, sont en capacité d’organiser une riposte au Covid-19. Dans ce contexte, la coopération sanitaire internationale doit être fortement renforcée avec les pays les moins bien armés, notamment en Afrique où l’avenir de la pandémie pourrait se jouer. Il en va de notre intérêt commun que de se protéger mutuellement. C’est la raison pour laquelle l’Inserm et l’AFD se mobilisent pour prendre activement part aux efforts collectifs en déployant, dans plusieurs pays africains, un premier dispositif conjoint de surveillance, de détection et de prise en charge des cas d’infection au coronavirus. Dans l’urgence comme dans le long terme des Objectifs de développement durable, il y a un continuum entre politiques publiques nationales et internationales. Il faut investir massivement dans la transition juste. » déclare Rémy Rioux, Directeur général de l’AFD.

« Une stratégie exclusivement nationale serait incomplète », selon le Directeur de l’Inserm

“Nous vivons dans un monde en commun et une stratégie de sécurité sanitaire exclusivement nationale serait, par nature, incomplète. Ce défi ne peut s’envisager qu’à la condition de prendre en compte à la fois ses aspects nationaux, régionaux et internationaux. Pour endiguer cette pandémie, il est par conséquent essentiel de renforcer la coopération sanitaire internationale. C’est à l’aune de cette analyse partagée, et conformément aux orientations fixées par le Président de la République et par le gouvernement, que nos deux institutions ont mis en place ce dispositif de renforcement des capacités en Afrique où l’avenir de l’épidémie pourrait se jouer.” déclare Gilles Bloch, Président-directeur général de l’Inserm AYOBA FAYE

Pandémie à coronavirus et risques multiples: Un appel profond à l’introspection  Par Dr Elhadji Mounirou NDIAYE

La présente catastrophe qui secoue l’humanité appelle à une infinité d’interprétations. Il faut en faire une sorte d’observation circulaire pour ainsi comprendre que chaque angle d’interprétation pourrait donner la même forme de projection de conscience. Cette pandémie doit en effet être disséquée sous le double angle matériel et spirituel et sous tous les angles, environnementale, écologique, sociologique, anthropologique, théologique, économique, scientifique, géopolitique, etc. Il faut ainsi d’abord observer que le cercle est la forme dédiée à l’équilibre, et que la terre, la lune et les autres éléments de l’univers gravitent chacun en équilibre suivant un orbite explicite. Cela est vraiment révélateur et plein d’enseignements pour les doués d’intelligence.
Le Coran révèle : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant): Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du Feu ». Sourate 3, Versets 190 et 191.
L’équilibre est donc la réalité la plus essentielle parmi toutes les réalités illusoires que représente la matière. L’existence humaine est régie par c< ette dualité entre les forces négatives et les forces positives, entre les forces du bien et les forces du mal, bien explicitées dans les deux dernières sourates du Coran. Cette réalité duale peut être bien saisie à partir des trois autres versets du Coran suivants :
1-« Et de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous rappellerez-vous ? ». Sourate 51, Verset 49. Donc, au-delà de la dimension mâle/femelle, il faut comprendre que le couple caractérise également toute autre chose en dehors du touchable (palpable), notamment les couples bien et mal, positif et négatif, visible et invisible, matériel et spirituel, jour et nuit, matière et ondes, etc.
2-« Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte ». Sourate 90, Verset 4. Depuis que notre grand père Adam (HS) a été descendu de son gite initial (le paradis), l’homme est tenu d’œuvrer pour sa subsistance, et sa quiétude dans une terre où il est tenu de respecter les équilibres de son organisme et de son environnement.
3-« À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! ». Sourate 94, Versets 5 et 6. Le travail d’abord et la jouissance après, et la réussite est au bout de l’effort, pour ainsi dire qu’après la pluie, il y aura le beau temps. Ainsi chaque aisance dont profite l’homme doit être justifiée par un effort et une endurance préalables (travail, efforts, épreuve).
A la lumière de ces versets coraniques précités, il est clair que l’homme est tenu de suivre les équilibres cosmiques dont il a une connaissance limitée, en respectant les équilibres de son corps et de son environnement. A défaut de ce comportement, il est responsable des conséquences que peuvent occasionner les déséquilibres dont il est l’auteur. A ce propos, le Coran a révélé : « Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants ». Sourate 2, Verset 195. Ainsi, si l’existence humaine était assimilable à un appareil, les livres révélés (Tora, Bible et Coran) en seraient les notices explicites pour son utilisation.
Depuis 1789 que les pouvoirs politiques se sont inscrits dans une dynamique d’éloignement vis-à-vis des religions et des écrits saints, des crises de plus en plus virulentes ont secoué l’humanité. Cette dernière a ainsi troqué les enseignements suprêmes provenant de son Seigneur avec ses propres idéologies qui n’ont pas encore fini de montrer leurs limites. C’est pourquoi, l’humanité est actuellement à l’image de ces connaissances et idéologies humaines dominantes qui ont inspiré son évolution actuelle.   La profanation excessive des équilibres des écosystèmes, dont la plus grande empreinte est subie par l’environnement et l’alimentation, s’est traduite par la dégradation de la santé humaine (obésité, maladies cardio-vasculaires, diabète, cholestérol, etc.), de même que par des dérèglements climatiques causés par une course effrénée à l’accumulation de richesses en surplus excessifs. L’humanité crée largement plus de richesses qu’elle n’en a globalement besoin. Le développement durable est ainsi un vain mot, théorisé sans pratique réelle par les hétérodoxes, qui ont raison sur la possibilité d’une décroissance et d’un partage sur plusieurs années.
Le monde n’a jamais été autant riche, mais n’a paradoxalement regorgé d’autant d’incidences de pauvreté et d’inégalités. Le produit mondial brut par habitant est passé, en dollars courants, de 2 536 US Dollars en 1990, à 11 300 US Dollars en 2018, ce qui signifie qu’en termes réels, compte tenu de l’inflation, le revenu réel créé par habitant de la planète a augmenté de manière fulgurante durant les trente dernières années selon les chiffres de la Banque mondiale.  Le produit mondial brut a dépassé la barre des 90 000 milliards de dollars en 2019, avec un potentiel d’épargne qui dépasse les 25 000 milliards Us Dollars. Une Zakat (droit du pauvre sur la richesse du musulman selon l’Islam) de 25 pour mille appliquée à ce potentiel d’épargne constituerait 625 milliards US Dollars, au moment où, avec son maigre budget annuel de 2,6 milliards de dollars, la FAO estime ses besoins à moins de 50 milliards de US Dollars annuels pour s’occuper des populations affamées de toute la planète.
Et malgré l’existence de 2 milliards d’individus en situation d’extrême pauvreté à travers la planète, on continue de jeter près de 100 millions de tonne de nourritures chaque année dans le monde surtout en occident, sans oublier le transport, le stockage et la gestion des détritus de ces importantes marchandises inutilisées. Cela repose ainsi sur le gaspillage de plus d’un milliard de baril de pétrole ayant finalement pollué inutilement. L’accumulation de richesses n’a jusqu’à présent rendu à ses auteurs qu’un double service dont l’humanité peut concrètement se passer : la contemplation, la sensation d’un pouvoir illusoire et la quête d’hégémonie sur les autres. C’est d’ailleurs ce qui a fait échouer pratiquement tous les sommets sur l’environnement depuis Rio en 1992, puisqu’aucun Etat n’a jusqu’ici accepté de faire des concessions sur ses objectifs de croissance économique et de puissance sur le plan géopolitique.
Ce n’est pas ce qui précède qui est le plus grave. La loi de l’accumulation du capital, s’est naturellement mutée en une loi sauvage du plus fort, avec l’incrustation d’une jungle politico-économique mondiale où l’injustice et l’entretien, exprès, d’inégalités de plus en plus profondes continuent d’écraser rudement les plus faibles, et dont les auteurs sont les oligarques au sein d’un même pays, les impérialistes d’un pays à l’autre et les dominateurs qui se sont assignés le rôle de gendarme du monde entier. Or l’existence humaine est une boite Karmique où les bonnes et les mauvaises actions mènent vers un équilibre où tout débordement positif ou négatif sera payé cash en bien ou en mal respectivement. Le Coran a bien averti : « Quiconque fait le bien, le fait pour lui-même; et quiconque agit mal, agit contre lui-même. Puis vous serez ramenés vers votre Seigneur ». Sourate 45, Verset 15. L’humanité est une conscience collective où les conséquences des actions négatives sont ressenties en même temps par tout le monde, aucun humain ne pouvant se départir du système. Je discutais en 2003, alors que j’étais étudiant à en France, avec un Grand homme de l’église à Lyon, qui m’a soufflé que l’Europe a payé par deux guerres mondiales, le tort lié à l’esclavage, et que le tort lié à la colonisation et à l’impérialisme capitaliste va se payer cash dans le futur.
Et pourtant, le Coran enseigne qu’Allah (SWT) comptabilise une fois un méfait et dix fois un bienfait. C’est donc inquiétant de constater que malgré cela les méfaits semblent être en position dominante et que la boîte karmique des générations actuelles déborde d’un solde très négatif que l’humanité est en train de payer. La projection matérielle de la conscience collective de l’humanité a été perpétuellement inscrite dans une mouvance d’ignorance et de mépris total des enseignements et des recommandations des prophètes qui, pourtant, ont puisé leurs enseignements auprès d’Allah (SWT). Mais les interdits ont été très profondément et ostensiblement violés : conflits, meurtres, corruption, malversations, vagabondage sexuel, jeux de hasard, alcool, homosexualité et beaucoup d’œuvres formes de dépravations dans les sociétés contemporaines. Nos gouvernements ont, par ailleurs, construit des stades, des arènes et de multiples autres infrastructures inutiles et d’expressions jouissives, en négligeant par exemple la santé et les hôpitaux en ce moment débordés de malades.
Et, depuis près d’un siècle, le sang continue de couler au nom de la croissance économique et du fonctionnement des complexes militaro-industriels. Des enfants ont été massacrés en Irak, en Libye, au Rwanda, en Palestine, pour de viles ambitions politiques, économiques et d’hégémonie. Et malgré un monde d’une richesse insolente, où la vie est de plus en plus facilitée par les nouvelles technologies, la communauté internationale a laissé, avec la plus grande indifférence, plusieurs dizaines ou centaines de milliers de jeunes africains périr dans les multiples épisodes d’émigration clandestine connus depuis les années 1990 à travers les océans. Mais en ce moment, un virus invisible qui n’a ni pièce d’identité, ni passeport, ni visa, ni autorisation s’est invité dans la quasi-totalité des pays dits développés en créant la panique et les inquiétudes que l’humanité vit actuellement. Cette situation doit mener chaque habitant de cette planète à l’introspection et à la méditation de cet ensemble de signes que la nature n’a cessé de nous montrer en avertissements.
Il faut oser le dire et le répéter : cette pandémie à coronavirus aura un impact économique et social sans précédent (et plus sous l’angle orthodoxe). La crise de la demande, va être ensuivie par une crise de l’offre qui risque de mener à la faillite d’un nombre incalculable d’entreprises de transport (surtout aériens), de distribution, de sociétés pétrolières, touristiques, financières, de même qu’un déclin de plusieurs activités libérales et informelles partout dans le monde. S’y ajoute qu’un nombre incommensurable d’entreprises dépendant de consommations intermédiaires et d’autres intrants, provenant de la Chine ou d’autres pays, sont déjà en arrêt de production. Cette situation sera terriblement ressentie en termes de chômage et de baisses des recettes publiques dans les pays vulnérables comme ceux de l’UEMOA.
Ces illustrations sont loin d’être exhaustives. Mais elles sont juste destinées à inviter à l’introspection au moment où la prévision à court terme de plus de 1000 milliards Us Dollars de pertes dues à cette pandémie au Coronavirus, devraient permettre à la communauté internationale de comprendre que c’est la nature qui cherche à lui parler. C’est à l’image d’un organisme humain qui, après une longue agression au sucre, manifeste un diabète. Ou un organisme agressé au sel ou au cholestérol et qui manifeste une hypertension ou une autre maladie de déséquilibre. Toutes ces maladies ne sont que des invites au rééquilibrage formulée par la nature. Dans le Coran, Allah (SWT) interdit de penser sur sa véritable forme mais sur cette nature observable, et suffisante à l’humanité pour comprendre Qui IL Est. Un Grand érudit sénégalais, aimait rappeler que si l’homme n’agit pas justement, c’est la nature qui rétablira l’équilibre. C’est, selon lui, ce qui se passe avec les cyclones qui se forment dans les océans et qui partent vers pays puissants pour causer des dégâts équivalents aux dégâts causés par ces pays au niveau des pays où ils partent semer la guerre.
Avec cette pandémie, c’est la nature qui parle réellement à l’humanité. Des décennies durant, l’homme s’est assez défoulé sur elle avec tous les excès, avec une accumulation de richesses n’ayant respecté aucun équilibre, ni entre les humains qui représentent une conscience unique d’interdépendances, ni vis-à-vis de la nature et des autres créatures. L’homme est d’une fragilité insoupçonnée et les richesses accumulées ne servent maintenant à rien, en plus d’être été le facteur central ayant mené à ces déséquilibres de la nature. Dans la sourate 104 du Coran, Allah (SWT) maudit ceux qui accumulent l’argent et le compte, pensant que cela les immortalise, alors que cela ne fera qu’accroitre leur malheur. Ces dirigeants africains qui ont détourné de l’argent public, savent maintenant que les villas de même que les fortunes planquées à l’étranger ne leur sont d’aucune utilité dans cette présente situation.
Mère nature veut respirer et veut revenir aux équilibres à travers un virus qui a ramené la pollution à son plus bas niveau. Aux arrêts de production, aux réductions des déplacements et aux restrictions dans les lieux de travail, il faut ajouter une nécessité encore plus importante : sonner l’ère de la décroissance et du partage.Qu’Allah (SWT) exauce toutes les prières et sauve toute la planète.Paix et Salut sur cet avertisseur irréprochable, Mouhammad.Dr Elhadji Mounirou NDIAYE, économiste.[email protected]gmail.com

Le COVID 19, un levier de réforme de l’Etat et de changement social pour les PED ! Par Oumar El Foutiyou BA, écrivain, expert en Organisation m

Le COVID 19, un levier de réforme de l’Etat et de changement social pour les PED !
Les ravages du Syndrome respiratoire aigu sévère à coronavirus 2019 (SRAS COV 19 ou COVID 19) ont conduit plusieurs Pays développés, où il a sévi en premier, à développer quelques tentatives de réponse.
Destinées à arrêter sa propagation, celles-ci consistent en des mesures d’allégement des processus et d’organisation qui peuvent inspirer les PED dans (i) les priorités de développement, (ii) l’organisation de l’occupation des espaces de vie et du temps de travail et aussi (iii) leurs modalités de gouvernance.

1-Investir dans le savoir et le bienêtre

Faire focus sur les secteurs sociaux, socles des politiques de développement durable
L’avènement de la pandémie a mis à nu la vanité du tout libéral qui se traduit, pour le secteur éducatif, par la segmentation des citoyens face à l’offre éducative (France, Luxembourg, USA, etc.) et pour le secteur sanitaire, par la remise en cause de la protection sociale (exemple de la CMU combattu par les Républicains et le Président Trump aux USA) et parla faillite du système de santé publique en France (hôpitaux fermés, personnels négligés).
Au niveau des PED, les décideurs, soumis, durant des années, au Consensus de Washington et à ses politiques de privatisation et de restriction budgétaires, ont choisi de négliger les secteurs sociaux, exposant ainsi leurs populations à diverses menaces.
L’apparition du COVID 19 constitue incontestablement un déclic pour les élites des PED (africains, en général) confinées chez elles en raison de la fermeture des frontières et de la surcharge exponentielle des structures des pays occidentaux alors qu’elles œuvré au délitement de leur système de santé.
On peut en dire autant du secteur de l’Education fortement ébranlé parla pandémie qui a révélé l’ignorance d’importants segments de la population incapables de s’autonomiser en savoir et en pensée. Certains citoyens ont nié l’existence du coronavirus et n’ont pas pris au sérieux les mesures de prévention préconisées par les spécialistes alors que d’autres préfèrent ne recourir qu’aux prières.
Ces attitudes ont parfois conduit les populations à défier l’autorité publique en contrevenant aux mesures de confinement et/ou en s’insurgeant contre les forces de l’ordre en période d’Etat d’urgence (Sénégal, Rwanda, Italie…).
Le COVID 19 a donc contribué, s’il en était besoin, à mettre en exergue l’importance de lutter contre l’ignorance en promouvant la rationalité, la science. En effet, si nombre pouvoirs publics de PED ont été quasi paralysés dans les réactions qu’ils auraient dû déployer, en début d’épidémie, c’est surtout parce que le déni de virus, partagé par une armée de profanes prompts à se prononcer sur des matières sur lesquelles ils n’ont aucune compétence, a pris le dessus sur l’éclairage des sachants.
On ne peut parler de la Santé et l’Education sans évoquer le Service social fortement secoué par le COVID19 dans les Pays développés (France, USA, Italie, Espagne) et si peu valorisé dans les PED. Pourtant, les intervenants sociaux sont les mieux armés pour gérer les individus et les groupes en situation de crise et pour opérer des interventions de renforcement psychologique. Ils sont également aptes à accompagner les animateurs et opérateurs de développement à autonomiser les populations.

Ramener la Planification au-devant de la scène

Investir sur le savoir et le bien-être commence par avoir une lisibilité de l’environnement lointain et proche. C’est l’une des fonctions de la planification dont les défaillances dans les PED ont été mises en évidence avec la pandémie.
Pour pouvoir compter sur de systèmes de santé de qualité, déposer sa confiance dans des ressources humaines bien formées et faire face, de manière optimale, à une pandémie, il faut, d’abord, avoir envisagé son apparition et avoir anticipé sur les précautions au regard des leçons apprises de faits similaires ou d’une réalité approchante.
La planification, et, à travers elle, ses fonctions prospective et évaluative, devrait être réhabilitée en vue de faire office de boussole pour les politiques et stratégies de développement à travers des systèmes résilients.
1-Agir sur nos modes d’organisation du l’espace et du temps 
L’aménagement des horaires de travail
Réfléchir sur les modalités de mobilisation d’une masse critique de travailleurs pendant que d’autres sont libérés ou allégés de leurs devoirs contribuerait au mieux-être des actifs ainsi déchargés et donc à la vie économique du pays. En effet, à chaque période de repos, ces agents se déploieraient dans des occupations domestiques (aménagement d’intérieur, jardinage, encadrement enfants…), les loisirs, le shopping.
L’épanouissement des actifs et, si l’on s’en rapporte aux célèbres expériences de Mayo, la productivité liée à l’amélioration du climat de travail. D’autres avantages pourraient se faire jour en termes de réduction de l’empreinte carbone, d’amélioration de la santé des citoyens et d’économies de ressources et de temps dans les affaires publiques, privées et/ou sociales.
En plus de cela, il convient d’apporter des innovations supplémentaires dans la GRH. Parmi celles-ci, soulignons la possibilité d’opérer des réorganisations en vue de faire débuter la journée de travail pour certains actifs à une heure h et pour d’autres à h+1, h+2…h+n.

Adopter l’administration électronique et le télétravail 

Les inefficacités de l’administration (publique ou privée)s’expliquent, en partie, par l’engorgement des lieux de travail par les citoyens (usagers ou clients) qui squattent les bureaux à cause de processus de travail sciemment allongés, ce qui est une source de tensions et de retards.
Pour pallier ces insuffisances, il convient de simplifier et de dématérialiser les procédures dont on oublie, à force de recourir à elles ou de se réfugier derrière leur froideur, qu’elles sont établies pour sécuriser les processus de travail et non pour les alourdir.
A l’image du chemin critique en planification qui accorde une importance toute particulière aux activités essentielles d’un projet, il faudra identifier les processus clé à conserver et passer à une étape supérieure qui serait de les mettre en ligne. Bénéficier d’un service à distance sans qu’il y ait besoin pour le citoyen (usager ou client) d’être en contact direct avec l’administration in situ renferme plusieurs avantages dont le moindre n’est pas la suppression de certains contacts corruptogènes entre agents publics et usagers.
Faciliter la vie au citoyen, c’est s’inspirer d’exemples probants de pays (Cap Vert, Maroc, …) où les bases de données sont très fonctionnelles (information demandée une seule fois et aussitôt répertoriée et partagée) dans le cadre d’une administration électronique et de processus intelligents (Estonie).
Ces défis appellent aussi de recourir au télétravail, adopté par les pays développés, dans le cadre d’alternatives complémentaires au travail sur site. Ce procédé a plusieurs avantages dont le moindre n’est pas de réduire les charges locatives pour les employeurs ou de contribuer à la réorientation de leurs investissements immobiliers vers d’autres destinations. Il est, d’ailleurs, très adapté au privé, en particulier dans le cadre de l’e-commerce, un secteur prometteur pour les PED.

L’aménagement des systèmes et modalités de paiement

Les villes frémissent comme des ruches lors des fins du mois qui constituent des périodes d’engorgement dans les PED. Au-delà des phénomènes de surcharge notés sur des infrastructures de transport, durant cette période, viennent se greffer une sollicitation intense des services et une fréquentation déraisonnable des sites du tertiaire marchand (banques, commerces, transports) ou non marchand (administration et secteurs sociaux).
Il importe donc faire bouger les lignes en élargissant les systèmes de paiement existant déjà (cartes bancaire, mobile money…) et, surtout, en agissant sur les moments de paiements, en particulier en s’inspirant de l’exemple de pays où il est d’usage de rémunérer périodiquement la force de travail (au jour le jour, pour une période de x jours, à la semaine ou au mois).
Une telle mesure favoriserait la circulation de l’argent puisque les ressources que détiendraient les salariés payés avant d’autres serviraient à tous lorsqu’ils sont réinjectés, par le moyen de la consommation, dans le cycle de l’économie.

1-Donner du sens à la bonne gouvernance

Donner du crédit à la transparence de l’information
Le COVID 19 est apparu sur terre comme Attila donnant matière à certains esprits à se convaincre de ce qu’ils faisaient face à un insurmontable fléau de Dieu. Sa propagation aurait pourtant pu être très tôt contenue si son environnement de départ n’était pas un pays où la circulation de l’information subit plusieurs filtres.
Ces filtres sont, en réalité, des instances ou niveaux de censure obérant l’efficacité de la décision ainsi que le Maire de Wuhan, dont on a voulu faire un bouc émissaire, a eu à le révéler. Les effets pervers de cette forme de capture de l’information ont conduit à la punition de journalistes, lanceurs d’alerte, et même de scientifiques obligés de faire fuiter le génome du coronavirus pour donner au reste du monde les moyens de contenir la propagation de la maladie qui n’avait pas encore atteint le stade de pandémie.
Les PED devraient en faire de la transparence de l’information une pierre angulaire de leur action car elle apporte ce surcroît de légitimité nécessaire aux décideurs politiques et leur permet de raffermir l’autorité de l’Etat à travers une meilleure assise de la citoyenneté et de l’exemplarité (l’exemple des Pays nordiques est édifiant à ce sujet).
Il n’y a pas de droits sans devoirs et l’autorité devrait pouvoir le faire comprendre à ceux qui l’ont élue même si pour cela il faut des renoncements. Il y a lieu, en effet, de bannir l’esprit partisan et de strictement respecter les prérogatives des arbitres institutionnels (comme ce fut le cas, en Afrique du Sud ou à Maurice avec une Justice exerçant son pouvoir fut-ce à l’encontre de la plus haute autorité).

Assainir le processus décisionnel

Le conseil est un élément important auquel s’adosse la décision car il permet d’avoir une diversité d’opinions de spécialistes et ainsi de minimiser l’erreur. Il aide à réduire les errements liés à l’asymétrie d’information ou à la rationalité limitée si chère à la science économique et pourtant si présente dans les processus managériaux.
Les expériences de gestion de crise en contexte de COVID 19 ont fini de révéler dans beaucoup de pays (France, USA, Sénégal…) combien il est important, dans le cadre de la délivrance de l’information, de calibrer les annonces en recourant aux principes de subsidiarité ou de délégation, de sorte que le niveau de décision le plus approprié puisse se prononcer en temps opportun.
Investir hâtivement sa parole dans certains sujets engage à l’erreur. L’information peut être partielle et ses réajustements amènent le message à évoluer. Ne pas prendre de tels éléments en considération peut contribuer à éroder la crédibilité du décideur qui donnerait ainsi l’impression de rien maitriser. En effet, la voix de l’autorité, si elle se fait rare, peut être mieux reçue
C’est pourquoi, il convient de consolider l’Etat de droit propice à l’interaction sereine entre les différents protagonistes autour de consensus forts favorables à la sécurisation du processus décisionnel dans les cas d’urgence manifeste. Comme en atteste la gestion de la pandémie, rien n’est plus effrayant, en situation de péril, que l’image renvoyée par un décideur politique hésitant à prendre ses responsabilités parce qu’il craint d’être attaqué, dans ses propres rangs.
Pour conclure, on peut estimer qu’un des enseignements majeurs de la pandémie est l’urgence de remettre le savoir et l’orthodoxie à leur véritable place et de susciter l’humilité et le désir de l’excellence chez de nombreux ignorants qui constituent un danger pour tous.
L’expérience du confinement a poussé l’humanité à jeter un regard étonné sur sa fragilité (infection de Prince, Ministres, décès de décideurs et de célébrités…) et fort heureusement aussi sur la réversibilité des dommages causés par ses modes de production et de consommation.
Les PED pourront tirer parti des leçons apprises du passage de COVID 19 s’ils reconsidèrent leurs modes d’action en vue d’améliorer l’organisation de leur espace de vie (social et professionnel) et leur temps de travail.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, LES MÉNAGES VOUS ÉCOUTENT

A ce jour, votre plan de résilience économique concerne surtout les entreprises du secteur formel. L’heure des mesures sociales fortes a sonné
– COMMUNIQUÉ CONJOINT NOO LANK/AAR LI NU BOKK
SenePlus publie ci-dessous, le communiqué conjoint Noo Lànk / Aar Li Nu Bokk, daté du 3 avril 2020, appelant le président Macky Sall à prendre des mesures en faveur des ménages, dans ce contexte de ralentissement de l’activité économique dû à la crise du coronavirus.
« Monsieur le Président, les ménages vous écoutent…
Depuis votre dernière adresse à la Nation, le 23 mars 2020, dans laquelle vous avez décrété l’état d’urgence, les ménages sénégalais anxieux et pris de court sont dans l’attente de la mise en œuvre effective des mesures sociales fortes que vous avez annoncées, et qui doivent leur permettre de faire plus ou moins face aux répercussions économiques et financières, sociales de la présente situation d’urgence sanitaire.
Le Ministre de l’Economie et du plan, lors de sa conférence de presse du jeudi 19 mars 2020 n’a annoncé aucune mesure sociale destinée à alléger le coût de la vie. Tout au plus, nous a-t-il annoncé deux séries de mesures sans impact direct pour les ménages : la création, d’une part, d’un fonds de solidarité nommé Force Covid-19 afin de soutenir les secteurs économiques affectés (tourisme, transports aériens, commerce, etc.) et d’autre part, un Comité de suivi des répercussions potentielles de la maladie sur l’économie nationale.
Monsieur le Président, dans votre discours traditionnel du 3 avril, correspondant cette année à la commémoration de la soixantième édition de la fête nationale, les sénégalais vous attendent sur des mesures sociales fortes et claires.
Monsieur le Président, vos collègues présidents d’Afrique et d’ailleurs n’ont pas tardé de prendre des mesures sociales d’urgence concrètes dans un contexte où le cours du baril de pétrole est tombé jusqu’à moins de 20$, son plus bas niveau depuis 2002.
• Le 28 mars 2020, votre collègue, le Président Mahamadou Issoufou du Niger, a annoncé la prise en charge par l’Etat nigérien, entre autres, des factures d’électricité et d’eau des clients relevant des tranches sociales pour les mois d’avril et de mai.
• Dans un communiqué en date du 24 mars 2020, le gouvernement guinéen a annoncé la baisse des prix à la pompe consécutivement à la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux.
• Le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Cheikh El Ghazouani, a annoncé, dans un discours adressé à la nation le mercredi 25 mars, l’exonération d’impôts sur les denrées de première nécessité, et de la prise en charge des factures d’eau et d’électricité des familles démunies par l’Etat pour une période deux mois. De même compte tenu de la baisse historique du prix du baril « La société mauritanienne d’Électricité a [eu] le plaisir de porter à la connaissance de son aimable clientèle qu’une réduction de 20 % sur le tarif social de l’électricité, est entrée en vigueur à partir du 1er mars 2020 ».
• Le 31 mars 2020, le Gouvernement ivoirien, par la voix de son Premier Ministre, dans le cadre de son plan de soutien social et économique, a pris la décision de décaler, pour l’ensemble des abonnés, les dates limites de paiement des factures d’électricité et d’eau d’avril à juillet 2020 et de mai à août 2020, mais aussi de prendre en charge les factures d’électricité et d’eau des ménages abonnés au tarif social lesquelles concernent au moins 6 millions d’ivoiriens.
• Votre collègue, le Président Paul Kagamé, pour mieux aider son peuple à surmonter la situation de confinement, a ordonné, ce 30 mars 2020, la distribution gratuite de nourriture aux Rwandais ainsi qu’aux étrangers vivant sur le sol rwandais, en plus de l’annonce de la gratuité de l’eau et de l’électricité aussi longtemps que durera le confinement.
Monsieur le Président, après avoir promptement répondu au challenge de votre collègue Monsieur Paul Kagamé concernant le lavage quotidien des mains comme barrière contre le Covid-19, le Collectif Noo Lànk et AAR LI NU BOK vous suggèrent de relever le défi des mesures sociales que tous les présidents, d’Afrique et du monde viennent de vous lancer.
Monsieur le Président, les ménages sont fatigués après des mois de hausse sur pratiquement tous les produits élémentaires de consommation. Ils vous écoutent.
Nos organisations mettent en garde votre gouvernement contre toute discrimination à caractère géographique ou politique.Monsieur le Président, les restrictions de tous ordres induites par la proclamation de l’Etat d’urgence et le couvre-feu ont entrainé une perte d’activités et de revenus pour de nombreux travailleurs et surtout ceux dont les revenus se gagnent au jour le jour. Du chauffeur de taxi au vendeur de fast-food, du commerçant au mécanicien, de l’ouvrier au mareyeur, il n’y a aucune activité socio-économique épargnée.
Monsieur le Président, les ménages vous écoutent d’autant plus qu’à ce jour, votre plan de résilience économique concerne surtout les entreprises du secteur formel. L’heure des mesures sociales fortes a sonné.Monsieur le Président, les ménages vous écoutent… »

Ouakam: Un homme tombe devant la Gendarmerie et crée la panique

https://www.seneweb.com/ Ouakam : Un homme tombe devant la Gendarmerie et crée la panique La multiplication des cas de coronavirus a créé la psychose à Ouakam. Ce vendredi, rapportent des témoins, un homme est tombé devant la gendarmerie du quartier. Il vomissait, d’après nos sources, inerte sur le sol. Mais vu le contexte, les passants ont préféré appeler les médecins plutôt que de s’approcher de lui.
Mais au finish, plus de peur que de mal. En effet, un autre témoin révèle à Seneweb que l’individu avait une hypoglycémie.

Discours du chef de l’Etat: Questionnements et préoccupations

Nous saluons les mesures fortes prises par le président de la République dans le cadre du programme de résilience économique et sociale. Nous attendrons leurs mises en œuvre pour pouvoir juger de leur efficacité et de la prise en charge de la complexité des conséquences de l’épidémie.
Nous pensons qu’il a cependant plus mis l’accent sur la stratégie d’adaptation à l’évolution de l’épidémie du point de vue sociale et économique que dans une stratégie d’atténuation et d’endiguement de l’épidémie. Dans un contexte de pandémie, de crise sanitaire mondiale, la santé a été le parent pauvre du discours du Président Macky SALL. Aucune mesure ne nous a été proposée quant à l’atténuation ou l’endiguement de l’épidémie. Le Président est resté sur des généralités. Il n’a pas rassuré sur la préparation et la mobilisation des forces de santé, sur la capacité de notre pays à faire face à une submersion des hôpitaux par des cas graves, sur la stratégie prévue pour affronter le péril qui nous attend…
Il s’y ajoute que la dotation du fond de riposte contre les effets du COVID-19, FORCE-COVID-19, est de mille milliards de FCFA. Seuls 6,4% de cette enveloppe sont réservés aux dépenses liées à la santé.
Sur le plan social les annonces faites sont intéressantes mais elles doivent être appréciées à leur juste mesure :
– 3 Milliards pour les factures d’eau de 670.000 ménages, équivalent à 4 500 Francs CFA par ménage pour les deux mois donc 2 250 Francs CFA par ménage et par mois pendant deux mois.
– 15,5 Milliards pour l’électricité pour 975 522 ménages, c’est 15 900 Francs CFA par ménage pour deux mois de facture.
– 69 Milliards pour 1 million de ménage correspondent à un budget de 70.000 Francs CFA pour chaque ménage concerné.
Sur la mobilisation des fonds pour FORCE covid-19, sommes-nous dans une prévision budgétaire ou dans le cadre d’un budget ficelé ?
L’Etat fera un réaménagement budgétaire qui pourra permettre d’avoir une économie de 159 milliards. Et les contributions du secteur privé et des bonnes volontés s’élèvent à 9 milliards à ce jour d’après le ministre de l’économie. Ce qui fait un total de 166 milliards concrètement identifiés.
Cela donne un gap de 814 milliards qui viendront certainement de l’apport des partenaires techniques Banque Mondiale, BAD, BID, AFD, Union européenne… à travers des dons, prêts et une potentielle annulation de la dette.
Qu’est-ce qui a été ficelé ? Avec qui ? Et comment ?
D’autres interrogations subsistent:
Quelle est la cohérence de prendre 159 milliards du budget à travers un réaménagement et ensuite réserver 178 milliards pour ce même budget en prévision des pertes de recettes ?
Quelle est la pertinence d’épiloguer sur un taux de croissance au moment où la durée de l’épidémie et ses réelles conséquences ne sont pas encore connues ?Thierno Bocoum,President mouvement AGIR

Vote De La Loi D’habilitation: Aymérou Gningue Tacle Ousmane Sonko Et Mamadou L Diallo

https://www.xibaaru.sn/Le président du groupe de la majorité parlementaire Benno bokk yaakaar, dans un entretien avec le journal Le Quotidien, est revenu sur la vote de la loi d’habilitation. Aymérou Gningue regrette l’attitude de Ousmane Sonko et Mamadou Lamine Diallo qui n’ont pas voté le texte.
« Nous avons un sentiment de fierté pour avoir réussi à faire adhérer le texte à l’ensemble des députés qui l’ont voté à l’unanimité. Cette loi d’habilitation confère un pouvoir qui lui permet de prendre toutes les mesures pour lutter contre le Covid-19 dans la mesure des moyens dont dispose notre pays. Parmi ces moyens, il y a surtout la solidarité qui est notre force principale. L’esprit de concorde qui a régné lors du vote de ce projet de loi montre qu’à chaque fois que le pays est menacé, les Sénégalais de tous bords peuvent faire un front commun pour mener la bataille. C’est une loi d’habilitation. Maintenant, sur un certain nombre de domaines, le président de la République peut prendre des ordonnances dans les normes de la justice. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale vient d’habiliter le chef de l’Etat dans ses compétences de prendre des mesures qui sont du domaine de la loi sur le plan économique, financier, budgétaire, sanitaire et sécuritaire. » dit-il.

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République par Ngouda Fall KANE, Expert financier

Le monde bascule, avec la pandémie du coronavirus, dans la peur et la désolation. Les pays développés sont à terre nonobstant leur puissance. La science hésite, grelotte et se contredit. L’économie mondiale est à l’arrêt et évolue inexorablement vers une crise économique, financière, sanitaire et sécuritaire sans précédent : la plus grande crise de l’histoire depuis 1945, selon Monsieur Gutieres Secrétaire Général de l’ONU. L’Afrique quant à elle tente, avec ses maigres moyens, ses contraintes de tout ordre, à faire face à ce fléau venu d’ailleurs.
Monsieur le Président de la République, vous avez pris à bonne date des mesures d’urgences dont certaines sont saluées par tous les sénégalais (Etat d’urgence, accompagnement fiscal et budgétaire des secteurs affectés, fermeture des écoles et universités, des mesures de prévention dans tous les secteurs.). La solidarité africaine régionale et sous-régionale s’est aussi manifestée à travers :
Ø  les mesures prises par les institutions de l’UEMOA pour assurer plus de liquidités au secteur monétaire en vue du financement de nos économies ;
Ø  la contribution des institutions de l’UEMOA au fond de bonification de la BOAD afin de lui permettre de prêter à chaque Etat membre de l’union 15 milliards de FCFA immédiatement disponibles ;
Ø  les dispositions prises par la BAD en vue d’appuyer l’économie réelle des pays africains à partir d’un emprunt sur le marché des capitaux de plus de 4 milliards de dollars à taux concessionnel et pour une maturité de 3 ans.
La solidarité des pays les plus développés (G20) s’est aussi manifestée par la mise à disposition de 100 milliards de dollars aux pays africains, à titre de contribution à la lutte contre le COVID 19.
Cette contribution est largement en de ça de ce qu’ils peuvent et doivent faire pour l’Afrique mais comme dit l’autre « c’est mieux que rien ».
Toutes ces contributions sont à saluer mais l’essentiel doit nous venir du génie créateur, de la détermination de notre peuple et de la clairvoyance de nos autorités à saisir toutes les opportunités en termes d’idées de proposition d’actions provenant de toutes les compétences nationales et cela, sans exclusive. C’est pourquoi je crois devoir vous faire les suggestions ci-après :

I-Mettre en place une cellule nationale de lutte contre la pandémie COVID 19 présidée par un haut  fonctionnaire de la santé et comprenant entres autres :

-un expert en virologie représentant le ministre de la santé,
–  un expert financier représentant le ministre des finances et du budget
-un Expert juridique représentant le ministre de la justice
-deux experts en sécurité représentant le ministre de l’intérieur et celui des forces armées
-un économiste représentant le ministre de l’économie
–  un sociologue
-un psychologue
-un expert en communication
–  un comptable des matières.
Cette cellule, dont la transversalité est évidente, prendra le relais du ministre de la santé dans la gestion stratégique de la pandémie et la gestion opérationnelle des dons en nature obligatoirement soumise aux  règles de la comptabilité des matières. Elle peut, pour des raisons d’efficacité, avoir des représentants au niveau de treize autres régions selon le même schéma.
II-Définir et mettre en place un plan d’urgence à court terme (pour une durée de 24 mois) qui aurait comme centralité le fond FORCE COVID 19. Ce fond devra être alimenté par:
-la contribution annoncée de 65 milliards par l’Etat ;
-Les économies financières réalisées sur la suppression de certaines agences et commissions oisives, sur l’annulation des dépenses superflues de certaines institutions de la république, sur le gel de dépenses de prestige ;
–  Le lancement d’un emprunt public à long terme (sur 10 ans) auprès des entreprises et des personnes physiques disposant de moyens.
-La contribution obligatoire de tous les salariés du secteur public et du secteur privé (par prélèvement à la source et à montant progressif : de 5000 francs Cfa pour ce qui ont moins de 200.000 f Cfa de revenu net, de 10.000f Cfa pour la tranche de revenu net supérieur à 200.000 f Cfa  et inférieur à 500.000 f Cfa et de 25.000 f Cfa pour la tranche de revenu allant de 500.000 f Cfa à 1.000.000 f Cfa.  Elle sera plafonnée à 50.000 f Cfa pour tous les revenus allant au-delà d’un millions.
–   La contribution de la BOAD annoncée de 15 milliards de francs Cfa
–  La contribution des partenaires techniques et financiers
-Les contributions volontaires des sénégalais
-Les économies réalisées sur les intérêts de la dette qui auraient du être payés  en cas de remise partielle de la dette publique.
Pour le fonctionnement du fond FORCE COVID 19, il conviendra de définir de façon claire les modalités de sa gestion, les dépenses éligibles et les mesures de transparence envisagées. Il nous parait également approprié pour l’Etat d’optimiser les opportunités qui s’offrent à lui particulièrement en terme de locaux de mise en quarantaine.
III-Ce plan d’urgence devra nécessairement glisser vers un plan de redressement économique et financier à moyen et long terme. L’objectif de ce plan sera de restaurer les fondamentaux de l’économie et des finances (remise en orbite de la croissance économique, viabilité de la balances des  paiements, réduction du déficit budgétaire, financement durable de l’économie réelle, couverture de la demande sociale en vue de réduire la pauvreté, maitrise des prix, soutien à l’agriculture etc.). Il conviendra également à ce niveau d’orienter une bonne partie des ressources publiques vers les investissements socialement rentables (santé, éducation notamment.)
Enfin, Monsieur le Président de la République, bon nombre si non la plupart des sénégalais contestent l’opportunité de la loi d’habilitation, il vous appartient dés lors d’en faire usage avec prudence et élégance. L’Histoire retiendra l’orientation que vous donnerez à vos décisions à caractère législatif. Expert financier,Président de l’Alliance contre le Crime Organisé en Afrique « ACCA »

Chérif Léhibe Aidara salue les mesures économiques du président Macky Sall et appelle les populations à éviter les stigmatisations.

https://www.dakaractu.com/-Monsieur le président de la république a prononcé un discours responsable, engagé et qui rassure. Le président Macky Sall a prouvé son engagement total à vaincre le COVID_19.
Il s’est aussi engagé à soutenir toutes les couches de la nation et l’ensemble des secteurs de la vie économique et sociale de notre pays afin de minimiser les conséquences désastreuses de cette pandémie. J’ai aussi bien apprécié son appel concernant la stigmatisation. Je pense que les sénégalais doivent faire attention et éviter de stigmatiser nos concitoyens, car même si la maladie est dangereuse mais elle n’est pas honteuse et elle n’épargne personne.
Le président, par anticipation pense déjà à la gestion de l’après CORONAVIRUS à travers le maintien des emplois dans les entreprises et sociétés du pays.
Enfin ce discours démontre que le président est resté à l’écoute de son peuple et qu’il a accepté tous les conseils mais aussi il a positivé toutes les critiques.
C’est ça le fort des grands hommes d’état. Chérif Léhibe Aïdara ,Khalife général de Saré Mamady et président national de BAMTAARE SENEGAL

Impact du Covid-19 sur l’économie: De l’aide financière au développement de plus de 3 600 milliards reprise par les partenaires.

https://www.dakaractu.com/L’inertie du reste du monde face à l’infection au coronavirus en Chine est en train de déployer ses effets. Cette erreur magistrale notée au départ de la maladie et illustrée par le fait que toutes les Nations étaient en position d’observateurs, croyant que cette crise sanitaire n’allait affecter que la Chine, a plongé le monde dans une crise inédite. Actuellement, le monde est face à une crise sanitaire qui en a entrainé 4 autres. Des crises qui sont d’ordre économique, sociale, pétrolière et surtout sanitaire. La preuve, ces crises ont montré la fragilité du système de santé.
L’économiste Seydina Ndiaye qui a été l’invité, ce vendredi 3 avril 2020 de l’Edition spéciale de Dakaractu consacrée à l’impact du Covid-19 dans l’économie mondiale, en général, et sénégalaise en particulier, a révélé quelques conséquences de cette pandémie.  ‘’Cette crise engendrée par le Covid-19 a causé une onde de choc sévère. Elle a causé la chute du pétrole de l’ordre de 30%. Les partenaires au développement qui avaient octroyé de l’aide financière, en ont retiré une partie. Plus de 60 millions de dollars, ce qui représentent plus de 3 600 milliards de nos francs ont été repris par ces partenaires. Parce que cette crise avait causé une chute du prix du pétrole. Aujourd’hui, le prix du baril est de 27 dollars. Tous ces pays pétroliers comme l’Algérie, la Rdc Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, entre autres, vont avoir des difficultés au niveau de leurs finances publiques. La baisse du prix du baril de pétrole, de 60 à 27 dollars, c’est l’équivalent de 600 milliards de perte’’.
Citant des sources syndicales de l’industrie hôtelière, M. Ndiaye a révélé que ‘’le taux d’occupation, actuellement, n’est même pas de 3%. Ce qui fait que plus de 97% des établissements hôteliers sont fermés’’. Une situation qui explique à quel niveau la situation est préoccupante. Le manque à gagner est énorme. Le secteur hôtelier dans le monde, a perdu en un mois, 400 milliards de dollars. Au Sénégal, les pertes sont chiffrées à 236 milliards en un mois. Cela du fait des mesures prises par l’Etat pour freiner la propagation de la maladie’’.

‘’Au mois de juin, une échéance de 500 millions de dollars de dette à payer par le Sénégal’’

Une baisse du carnet de commandes a été notée, a aussi signalé l’économiste. Dans le secteur des Btp la plupart des chantiers sont à l’arrêt. La monnaie nigériane (Naïra) a perdu 15% de sa valeur. La monnaie Sud-africaine (Rand) a perdu 20% de sa valeur. Cela fait que la dette annuelle hausse. Au Sénégal, on a, au moins de juin, une échéance de 500 millions de dollars qu’on doit payer comme dette. Un montant qui va connaître une hausse du fait de la fluctuation du dollar. Donc, il nous faut saluer la décision du président de mettre en place un fonds Covid-19. Mais, il nous faut prendre en compte qu’il est certes bon de combattre la pandémie, mais il faut aussi penser à l’après Covid-19. Parce que le désastre et l’hécatombe économique que cette pandémie risque de causer sont énormes. Il faut de forte concertations. Des concertations entre l’État et des personnalités chevronnées, l’implication des ménages et celle des acteurs de l’économie informelle pour qu’on puisse surpasser l’après Covid-19’’.

Carnet de bord de confinement d’un voyageur entrant Aujourd’hui 4 avril 2020,prend enfin fin ma période de confinement !

https://www.dakaractu.com/ En effet, dans l’avion de la compagnie Brussels airlines qui a atteri à l’aéroport Blaise Diagne de Dakar en provenance de l’aéroport Orly de Paris ce 18 mars 2020 à 20h 55mn, je me trouvais à bord, assis au siège 043A, côté hublot.
Beaucoup d’autres de mes compatriotes s’y trouvaient également.
Sur leur visage effrayé et hagard, on pouvait lire de la fatigue, de l’angoisse et aussi une pointe de soulagement avec l’espoir de pouvoir retrouver, enfin, la terre mère. Ce voyage du retour au pays natal, à cette période et dans ce contexte, a été diversement apprécié par des sénégalais au bercail divisés, sur le sujet.
En face des pro-retour solidaires, légitimement craintifs de voir des membres de leur famille infectés dans ces pays infestés, il se dresse les anti-retour énergiques, légitimement craintifs d’une possible propagation du coronavirus par ces potentiels porteurs.
Mais ce débat a vécu pour laisser place à un autre débat aujourd’hui plus décisif dans la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Relatif à l’(ir)responsabilité des voyageurs entrants dans la propagation du covid 19 au Sénégal.
Autrement quel doit être aujourd’hui le comportement que le voyageur entrant doit adopter en ce moment de pandémie pour contribuer à freiner son expansion ?
En tant que voyageur entrant, le protocole que j’ai suivi du 18 mars 2020 au 4 avril 2020, correspondant à ma période de confinement, est le prétexte que j’ai trouvé pour faire part aux voyageurs entrants comme moi de la démarche à suivre. Mais aussi pour raconter, dans le manifeste suivant, les rapports tantôt adroits, tantôt maladroits que j’ai vécus avec le personnel soignant et les populations ; autour et au détour de moi.

Un personnel professionnellement consciencieux autour du voyageur entrant.

Dès le premier jour de mon arrivée au Sénégal, sur conseil de mon ami Saliou Thiam, ICP de Malika, j’ai su que contact doit être pris par le voyageur entrant avec le personnel soignant, en charge du suivi de la pandémie dans la zone.
Aussi, Dr Maty Diouf chef du centre de santé de Guédiawaye a été contactée, par mes soins, dès le jeudi 19 mars 2020. Après m’avoir rappelé les règles de confinement à suivre et les gestes barrières à adopter, elle m’a fait subir une consultation, à distance, portant sur les signes visibles et ressentis sur mon corps. Une fois plus ou moins rassurée, elle m’a alors recommandé de lui transmettre tous les jours la température de mon corps le matin avant 11h et le soir avant 19h.
Tout en lui indiquant en même temps les signes cliniques visibles et ressentis. Relatifs à des maux de gorge, de tête, d’écoulement nasal, de sensation de courbatures…. Dans un souci de triangulation, l’infirmière chef de poste de Hamo IV Dior a été aussi associée au personnel de santé à qui je devais communiquer ma situation sanitaire journalière.
Alors qu’au cours de cette période de confinement, une complicité inattendue se tisse avec le personnel soignant dont la rigueur et la bienveillance finissent par être rassurants. Au même moment, le filet de complicité naturelle qui reliait le voyageur entrant avec son voisinage immédiat, se casse. Sur l’autel de l’incompréhension mutuelle, de la peur du frère resté au Bercail d’un côté et de la révolte du frère revenu de l’étranger de l’autre côté, est sacrifié la relation fratricide

Un voisinage socialement in-consciencieux au détour du voyageur entrant

Ainsi, si le personnel soignant est bienveillant et se comporte en vrai partenaire dans cette solitude du confinement. Il n’en est pas toujours de même pour le voisinage. Pourtant naguère aimant et fier de cet immigré venu du pays des mirages, il se montre brusquement méfiant, fuyant, ‘’délationniste’’ et même, dans certains cas, agressif. Cette inhospitalité inhabituelle alimente la stigmatisation du voyageur entrant qui est indexé de toute part. Face à ce harcèlement social, il se cache de la vindicte populaire et cache du coup son statut de voyageur entrant potentiel infecté. Avec toutes les conséquences que cela peut entrainer dans la propagation du virus, le cas échéant.
Est-ce que ce virus, en sus de détruire notre système immunitaire, n’est-il pas aussi en même en train de détruire notre système de résilience sociale, qui fait la particularité du Sénégal et a assuré à notre pays une garantie de survie face à tous les chocs endogènes et exogènes subis. Difficile de répondre non si on va au Sénégal jusqu’à ce que l’hospitalité, qui est notre devise et notre règle de vie, qu’on accorde indistinctement et naturellement aux étrangers, qui débarquent chez-nous, semble aujourd’hui être refusée aux fils prodiges qui rentrent chez-eux.
Or en remettant à l’endroit nos valeurs sociale et communautaire à l’envers, voilà le grand bénéfice qu’on obtiendrait dans la lute contre la propagation du Coronavirus ; ainsi schématisé : le voyageur entrant qui ne se sentirait pas  mis en quarantaine sous forme de rejet par les autres, ressentira la nécessité morale de se mettre en quarantaine pour les autres. Ce qui donnera comme solution à l’équation du voyageur entrant qui se pose à notre pays, le résultat suivant : 20/20 de signalement de tous les voyageurs qui sont entrés dans le territoire au plus tard ce 20 mars 2020, date officielle de fermeture de toutes les frontières du Sénégal ?
Le combat contre le Coronavirus se gagnera aussi, par une opération d’addition et non de soustraction des sénégalais de la diaspora avec les sénégalais résidents au bercail. Chacun suivant son statut et selon ses aptitudes, apportant les moyens de riposte à sa disposition.Ensemble, nous vaincrons !Falilou Bâ,Enseignant-chercheur à l’ESEA ex ENEA, Dr en communication de changement d’attitudes et de comportements, Voyageur entrant de France

Mamadou Dia et Valdiodio Ndiaye, ces compagnons de l’indépendance sénégalaise sacrifiés par Senghor

https://www.jeuneafrique.com/En 1962, le président Léopold Sedar Senghor fait arrêter puis condamner son Premier ministre, Mamadou Dia, et quatre de ses ministres, qui voulaient bousculer les intérêts français au Sénégal. À l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance, Jeune Afrique revient sur cette page méconnue de l’histoire post-coloniale.
Qu’a retenu l’Histoire du rôle de Mamadou Dia et de Valdiodio Ndiaye dans l’accession du Sénégal à l’indépendance, le 4 avril 1960 ? Éclipsés par la trace indélébile laissée par Léopold Sédar Senghor, président-poète et « père de l’indépendance », leurs noms ont été « jetés aux oubliettes par l’écriture d’une histoire politique et biaisée », tranche d’emblée l’historien sénégalais Iba Der Thiam.
Pourtant, Mamadou Dia, chef du premier gouvernement indépendant du Sénégal, et Valdiodio Ndiaye, qui fut un temps son ministre de l’Intérieur, ont été bien plus que des seconds couteaux dans l’histoire contemporaine du pays.

Disgrâce

Longtemps considéré comme le protégé de Senghor, auprès de qui il siégea à l’Assemblée nationale française, Mamadou Dia est président du Conseil dès 1956, avant de rempiler en 1960 lors de l’Indépendance. Il est l’homme de la politique intérieure et des affaires économiques. Léopold Sédar Senghor, lui, a la main sur la politique extérieure. Une organisation bicéphale du pouvoir, calquée sur celle de la IVe République française, qui va rapidement mettre à nu les dissensions entre les deux hommes et valoir à Mamadou Dia de tomber en disgrâce, dès 1962.
Au sein du premier gouvernement Dia, une autre figure montante de la politique sénégalaise : Valdiodio Ndiaye, charismatique avocat à qui l’on a confié le portefeuille de l’Intérieur. De son nom, il ne reste aujourd’hui que les lettres noires qui ornent l’enceinte du lycée éponyme, sis à Kaolack, ville fluviale du bassin arachidier dont il était originaire…. Par Manon Laplace 

GOLBERT DIAGNE INHUMÉ DANS LA PLUS GRANDE INTIMITÉ FAMILIALE

http://www.emedia.sn/Alioune Badara Diagne dit Golbert a rejoint définitivement sa dernière demeure, sise au cimetière de Marmyal de Saint Louis, dans la tombe qu’il a longtemps pris le soin de préparer et où il organisait régulièrement des séances de récital du Coran.
Il a été inhumé, très tôt ce matin dans la plus grande intimité familiale. Ce, pour éviter
les rassemblements en cette période de pandémie du coronavirus à Covid-19.Plus connu sous le pseudonyme de Golbert Diagne, Alioune Badara Diagne, journaliste doublé d’un artiste, est décédé ce vendredi 3 avril 2020 à l’âge de 79 à l’hôpital régional de Saint-Louis. Aliou DIOUF

«Le président Macky Sall a trahi son serment…»(Guy Marius Sagna)*

https://senego.com/En 1960, le ministre français Michel Debré écrit au gabonais Léon Mba : « il y a deux systèmes qui entrent en jeu : l’indépendance et les accords de coopération ».
Ces accords de coopération avec la France et les diktats du FMI et de la banque mondiale ont transformé le Sénégal – comme plusieurs autres – en pays  » politiquement dominé, économiquement exploité, culturellement appauvri et militairement occupé « . Si nous ne sommes pas vigilants, on y ajoutera « sanitairement exterminé « .
Le Sénégal et l’Afrique ne sont pas indépendants. Le Khalife général des tidianes nous le rappelait récemment. Et hier le président Macky Sall nous a parlé de « 60 ans de liberté retrouvée ».
Le président Macky Sall a trahi son serment lui qui a dit  » Devant Dieu et devant la nation sénégalaise je jure (…) de consacrer toutes mes forces à défendre (…) l’indépendance nationale, et de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine.  »
Qu’a-t-on vu pendant ces 60 ans?
« Une prolifération de petites dictatures sans liens organiques, éphémères, douées d’une faiblesse chronique, gouvernée par la terreur à l’aide d’une police hypertrophiée, mais sous la domination économique de l’étranger qui tirerait les ficelles à partir d’une simple ambassade » (Cheikh Anta Diop).
En 1952, il y avait au Sénégal un agent d’hygiène pour 1732 habitants. Aujourd’hui, en pleine pandémie de coronavirus il y a 1 agent d’hygiène pour 33.707 habitants dans le département de Dakar. Dakar a besoin de 573 agents. Dakar a 34 agents (chiffres de 2018). Comprenons alors pourquoi certains demandaient « c’est quand la fin de l’indépendance ? »
Posons nous alors la question: c’est quoi le problème: le coronavirus ou la gestion du Sénégal par des « tojjeman » soumis au néocolonialisme ? Le FRAPP a raison de citer « aujourd’hui plus que jamais, nos ennemis ne sont ni les virus ni les bactéries mais bien ceux qui détruisent par l’appât du gain nos meilleures armes collectives contre eux. » Nos armes ont pour nom : infirmiers, biologistes, hôpitaux, gants, masques, respirateurs, unités pharmaceutiques, médecins… Macky Sall a préféré Ter, Brt, Stade olympique, Hcct, Cese, chargés de missions, fonds politiciens…plutôt que de doter le Sénégal d’armes suffisantes pour faire face aux virus et aux bactéries.
Dans son discours du 3 avril, le président Macky Sall a dit que si ce n’était le coronavirus il aurait organisé un grand défilé. Voilà nos dirigeants! Organiser un grand défilé au moment où vous n’avez ni suffisamment d’infirmiers, ni suffisamment d’hôpitaux, ni unité de virologie nationale est de l’inconscience criminelle. Le coronavirus n’est responsable de rien comme cherche à nous le faire croire le président. Refusons cela! « Les forces dominantes le sont parce qu’elles parviennent à imposer leur langage a leurs victimes » (Samir Amin). Le coronavirus ne fait que montrer comment l’hôpital du peuple a été pillé, Bretton-woodisé, saboté, négligé…
Les syndicats des travailleurs de la santé et de l’action sociale l’ont crié sur tous les toits, notre président Macky Sall refusait de les écouter, de faire de leurs revendications une priorité car il se soigne à l’extérieur.
Et pourtant, Cheikh Anta Diop avait averti: « Un continent qui ne peut assurer sa propre sécurité (…) n’est pas indépendant, et ne peut se développer ». Voilà pourquoi il n’y a après 60 ans ni indépendance ni développement.
Pour faire face à ce coronavirus qu’on appelle  » terrorisme  » il faut que la France lance le G5 Sahel. Pour faire face au coronavirus il faut attendre que la France lance le G5 Cobaye. 80% de notre programme élargi de vaccination (PEV) sont financés par l’impérialisme.
Il nous faut faire de la souveraineté sanitaire, de la souveraineté alimentaire, de la souveraineté monétaire, de la souveraineté militaire des questions de sécurité nationale et africaine. l’Afrique doit produire ses propres médicaments, ses propres vaccins, sa propre nourriture, sa propre monnaie…
C’est la 8e fois que le président Macky Sall prononce un discours le 4 avril. Et me revient le propos de Nietzsche: « ce n’est pas ton mensonge qui me bouleverse mais de ne plus pouvoir te croire. »
Continuons à respecter les consignes sanitaires et administratives. Prenons toutes les initiatives citoyennes pour faire face, aux côtés de notre personnel soignant et de nos forces de défense et de sécurité, au coronavirus.
Terminons en méditant ce conseil: « on ne règle pas un problème avec le système de pensée qui l’a engendré » ( Albert Einstein). Le système de pensée du président Macky Sall, de beaucoup de nos présidents africains est un système de pensée néocoloniale. Ils sont atteints de COLONIAVIRUS. Voilà pourquoi, nous ferons tout pour vaincre le coronavirus. Nous réaffirmons notre total engagement contre le Covid19. Aucun de nous ne doit déserter ce combat. Mais également, nous continuerons à nous battre contre le néocolonialisme.
Pour la seconde phase de décolonisation de l’Afrique !Ensemble nous vaincrons.

Vous pouvez lire la revue de Presse du Vendredi 3 Avril 2020 en cliquant  ici


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