Revue de presse du Mercredi Août 2020

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1 décès supplémentaire, 130 nouvelles contaminations et 137 malades guéris

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce mercredi 26 août 2020…

UEMOA : Déficit de 1117 milliards de FCFA des actifs extérieurs nets des banques en mai 2020

https://www.financialafrik.com/ Les actifs extérieurs nets (différence entre les créances sur les non-résidents et les engagements envers ces non-résidents)  des banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont enregistré un déficit de 1117 milliards de FCFA (1,675 millions d’euros) au terme du mois de mai, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Les créances de ces institutions de dépôts sur les non-résidents qui se sont établies à 873,5 milliards de FCFA ont été insuffisantes à couvrir leurs engagements envers ces mêmes non-résidents d’un montant de 1990,5 milliards de FCFA.
Comparés au mois d’avril 2020 où ils affichaient un déficit de 1032,9 milliards de FCFA, on note une accentuation de 84,1 milliards de FCFA du déficit des actifs extérieurs nets des banques.
Quant aux créances de ces institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie (secteur privé, sociétés financières, administrations d’états fédérés et locales et sociétés non financières publiques), elles sont élevées à 22.989,1 milliards de FCFA  conte 22.825,2 milliards de FCFA au mois d’avril 2019, soit une légère progression de 0,71%.
De leur côté, les créances sur la BCEAO sont passées de 2.941,1 milliards de FCFA au mois d’avril 2020 à 3.061,2 milliards de FCFA un mois plus tard (+120,1 milliards).
Concernant les créances nettes sur l’administration centrale, elles ont progressé de 11,13% à 10.707,9 milliards de FCFA contre 9.635,3 milliards de FCFA un mois auparavant.  Albert Savana

BCEAO : 3432 milliards FCFA pour sa 22ème injection de liquidités depuis le début de la Covid-19

https://www.sikafinance.com L’injection de liquidités de la BCEAO de ce 24 août 2020 a porté sur un montant de 3 432 milliards FCFA destiné à combler les besoins de liquidités des banques commerciales de la zone.
89 banques ont donc participé à cet appel d’offres en contractant des emprunts d’une échéance de 7 jours au taux d’intérêt fixe de 2%, bien que la nature de l’opération soit une adjudication.
Comme à l’accoutumée, les banques commerciales ivoiriennes ont été les plus refinancées, suivies des banques sénégalaises et maliennes.
Ci-dessous, le détail des montants de refinancement accordés par la Banque centrale à chaque secteur bancaire des différents pays de l’Union.
                                                                                             Source : BCEAO—Dr Ange Ponou

Les créances sur l’économie en hausse en hausse à fin mai

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) qui donne l’information dans son « Point mensuel de Conjoncture – Juillet2020 », l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 233,8 milliards, entre fin avril et fin mai 2020, pour se chiffrer à 5457,1 milliards, du fait des crédits nets à l’administration centrale (+141,2 milliards) qui se sont situés à 963 milliards.
Selon la même source, les créances sur l’économie sont ressorties en hausse de 92,8 milliards, en variation mensuelle, pour s’établir à 4494,2 milliards, à fin mai 2020. En glissement annuel, note la Dpee, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 525,2 milliards ou 10,6%, à fin mai 2020.Oumar Nourou

LES ETATS-UNIS DEMANDENT LA LUMIÈRE SUR LES MORTS

http://www.emedia.sn Les Etats Unis souhaitent que la lumière jaillisse sur les cas de décès qui ont été enregistrés lors des dernières manifestations intervenues en Côte d’Ivoire, en contestation de la décision du président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat, jugé illégal par ses adversaires. Dans un communiqué de presse de leur Ambassade basée à Abidjan, les USA demandent au gouvernement à enquêter pleinement sur les morts associés aux récentes manifestations et à rendre publics les résultats desdites enquêtes.
Mieux, les Etats Unis lancent un appel à tous en Côte d’ivoire d’adhérer à l’état de droit et aux autorités ivoiriennes d’assurer des processus judiciaires équitables. « La répression et l’intimidation n’ont pas de place en démocratie. Les Etats Unis exhortent tous les partis, groupes et individus à s’abstenir de toute violence et de tout discours de haine ou de division et à privilégier le dialogue afin de trouver des solutions paisibles à leurs désaccord. Nous exhortons les forces de sécurité à respecter et sauvegarder les droits de tous les citoyens y compris celui de participer à des manifestations pacifiques », mentionne-t-on dans le document.
En effet, les Etats Unis d’Amérique demeurent engagés en soutien à des élections libres, transparentes et inclusives en côte d’ivoire. Selon eux, les élections historiques à venir sont des occasions pour le Côte d’Ivoire de poursuivre son chemin pacifique vers la prospérité. Il appartient au peuple ivoirien de décider de l’avenir et du leadership de son pays. « Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire décidera de la question dite du troisième mandat. Nous continuons de croire que des transitions de pouvoir démocratiques régulières mènent à plus de redevabilité, des institutions plus fortes, et une participation citoyenne au processus politique plus constructive. Les libertés d’expression, de rassemblement et d’association sont au cœur d’une démocratie fonctionnelle », explique-t-il dans le document de presse.
Selon les Etats-Unis, l’application impartiale de toutes les lois y compris celles qui régissent les libertés d’expression de rassemblement et d’association est également essentiellement à un processus électoral crédible, à la bonne gouvernance en général et à la poursuite de la transition post-conflit du pays. Aliou DIOUF

LES DÉRAPAGES TRÈS CONTRÔLÉS D’EMBALO CONTRE SES PAIRS ET PÈRES PAR BARKA BA

En déclarant abruptement, en pleine réunion de la Cedeao sur le Mali, que « les présidents qui font un troisième mandat font aussi un coup d’Etat (sic), Umaro Sissoco Embalo qui carbure au culot, a fait un carton. Et il a réglé bien des comptes au passage
La vengeance est un plat qui se mange froid, a-t-on coutume de dire. En déclarant abruptement, en pleine réunion de crise  de chefs d’Etat de la Cedeao sur la situation au Mali,  que « les présidents qui font un troisième mandat font aussi un coup d’Etat (sic), Umaro Sissoco Embalo qui carbure au culot, a fait un véritable carton. Et il a réglé bien des comptes au passage. Les deux principales cibles du fougueux Bissau-guinéen sont clairement Alpha Condé et Alassane Ouattara. Au chef d’Etat guinéen, Embalo reproche beaucoup de choses.
Quand il était Premier ministre, Alpha Condé était désigné médiateur dans la longue crise politique qui minait la Guinée Bissau. Embalo a toujours considéré que c’est Condé qui a obtenu sa tête à la Primature. Pourtant, dans une vie antérieure, les deux hommes se sont longuement fréquentés. Plus précisément chez un certain Blaise Compaoré à Ouagadougou, longtemps antre de futurs putschistes, de rebelles fomentant des coups et autres opposants en quête de subsides. A l’époque, Embalo était ainsi un des missi dominici attitrés de Compaoré et de Khadafi. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts entre temps et les deux hommes se vouent depuis une inimitié tenace, aggravée par le fait que Condé,  dont l’un des conseillers spéciaux est le Bissau-guinéen Paolo Gomes, ancien haut cadre de la Banque mondiale et ancien candidat malheureux à la présidentielle, a fortement appuyé le candidat du Paigc Domingo Simoes Pereira, contre Embalo.
Au cours de l’impasse politique qui a suivi les résultats contestés de la présidentielle en Guinée Bissau, Embalo a soutenu mordicus que Condé a tout fait pour lui savonner la planche, avec la complicité  du président de la Commission de la Cedeao, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou qui se trouve être un très proche d’…Alassane Ouattara. Donc, dans ce jeu de dupes  qui peut se résumer dans la vieille formule « je te garde un chien de ta chienne », Embalo a très bien calculé son coup et sa sortie de route est bien maîtrisée. Surtout, il sait que dans l’aréopage qui était réuni, une personne au moins buvait du petit lait face à cette violente charge contre ses pairs qui peuvent être aussi ses pères : le Nigérian Buhari. L’austère président du géant de l’Afrique de l’Ouest a une affection particulière pour l’atypique président bissau-guinéen, un des rares à pouvoir le faire rire aux larmes et qu’il considère comme son « fils ». Et c’est un secret de polichinelle que Buhari n’a pas particulièrement apprécié la sortie de Ouattara sur le franc Cfa aux côtés du président français Emmanuel Macron qu’il considère comme une torpille lancée contre l’eco, le projet de future monnaie commune de la Cedeao.
Jusque-là habituées à se faire des coups bas  dans un univers feutré, les éminences de la sous-région devront apprendre à vivre des heures difficiles avec l’inénarrable et imprévisible Embalo qui aime répéter, ad nauseam, un mantra : « Il n’y a pas de petit pays ».

Bras de fer contre Artp : Orange étale sa toute puissance

https://www.seneweb.com Après l’histoire des appels entrants, l’amende de 14 milliards et la 4G, Orange défie à nouveau l’Artp sur la hausse des tarifs. Une attitude qui, au-delà des nouveaux instruments juridiques du régulateur, interroge la souveraineté de l’Etat sur un secteur aussi stratégique.
Voilà plus d’un mois que l’opérateur de téléphonie Orange a procédé à une hausse des prix, par le biais de nouvelles offres. Une décision qui n’est pas passée auprès des consommateurs et des décideurs.
En effet, en dehors d’une campagne pour un boycott et un départ massif vers d’autres opérateurs, il y a surtout l’intervention des autorités sénégalaises pour faire revenir la filiale de France Télécom (47 % du capital, selon l’Artp) sur sa décision.
Il y a eu d’abord l’invite de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), ensuite la convocation du directeur général de la société par le président Macky Sall. Puis la mise en demeure de la boîte par le régulateur. Mais depuis lors, rien n’a changé. L’opérateur est resté sourd à l’indignation populaire et surtout aux appels des tenants du pouvoir.
Ce qui pose un problème de rapport de force entre la société de téléphonie et l’Etat du Sénégal, l’Artp en particulier. Pourtant, le régulateur dispose, aujourd’hui, de tous les moyens lui permettant de contraindre Orange à revenir sur cette hausse.
Dans sa décision n°2019-007, l’Artp a désigné Orange comme un opérateur puissant sur le marché de détail, à la fois pour l’accès à l’Internet mobile, la voix, ainsi que l’accès à l’Internet fixe haut débit résidentiel ou non. La Sonatel est d’ailleurs la seule société qualifiée de puissante par l’Artp sur ces 4 marchés de détail.
Un opérateur est réputé puissant, selon l’article 79 du Code des communications électroniques, dès lors qu’il a 25 % d’un marché en volume ou en valeur.
Or, Orange représente à lui seul 82,4 % du chiffre d’affaires des communications électroniques au Sénégal en 2019, contre 11,5 % pour Free et 5,9 % pour Expresso. Si l’on sait que ce secteur pèse 762,89 milliards, on comprend alors combien Orange est liquide. Mieux encore, Orange qui a juste 53 % de parts de marché en parc, totalise 71 % des parts de marché en valeur.

Le nouvel arsenal de l’Artp

Orange reste donc un opérateur puissant sur toute la ligne. Or, l’Artp a prévu, dans ce cas, des dispositions particulières. «Les opérateurs puissants sur un marché sont alors soumis à des obligations particulières, en matière d’interconnexion et d’accès, en application des articles 80 et 81 du texte sus-rappelé (loi 2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des communications électroniques : Ndlr) comprenant notamment l’obligation de publier une offre de référence», précise l’Artp dans sa décision n°2019-007.
Pour comprendre ce que disent les articles 80 et 81 dudit code, il faut voir le décret précisant les règles applicables aux opérateurs puissants daté du 14 février 2019. L’article 13 prévoit que «l’Autorité de régulation peut aussi imposer aux acteurs puissants des obligations de nature tarifaire sur leurs offres de détail (…) A cet effet, l’autorité de régulation peut imposer aux opérateurs puissants un contrôle ex ante de leurs offres et tarifs (y compris promotionnels) sur le marché de détail».
L’article 14 va dans le même sens et renforce les pouvoirs de l’Artp face à l’ogre Orange. «L’Autorité de régulation peut aussi fixer des prix plafonds pour prévenir l’abus d’une position dominante sur les marchés de gros ou de détail». Cet encadrement peut se faire sur plusieurs années avec une évolution progressive des prix en tenant compte du marché et des investissements.
Et en cas de refus d’obtempérer, l’Artp peut infliger au récalcitrant une amende équivalant à 3 % de son chiffre d’affaires de l’exercice précédent. Ce qui représente des milliards pour un opérateur comme Orange.
Autant de moyens qui font dire à l’Association des usagers des Tic (Asutic) que «l’Artp dispose, ainsi, de pouvoirs réglementaires pour prendre la décision d’annuler les nouvelles offres d’Orange Sénégal».

Global Voice, amende 14 milliards et 4G

Cependant, une chose est de disposer de moyens. Les utiliser en faisant preuve d’autorité en est une autre bien différente. En effet, en interrogeant les relations entre l’opérateur dominant et le régulateur, on se rend compte que l’Artp a toujours eu du mal à imposer son autorité à Orange.
Avec l’épisode Global Voice, le gendarme des télécoms a eu toutes les difficultés pour installer le matériel de contrôle chez Orange, alors que chez Expresso et Tigo, ça s’est fait sans bruit. En juillet 2016, l’Artp a infligé une amende historique de 13,9 milliards à Orange. Deux mois plus tard, c’est-à-dire en septembre, la somme a fondu comme du beurre au soleil jusqu’à 1,5 milliard.
Auparavant, en janvier 2016, alors directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall a organisé une conférence de presse pour déclarer que les 3 opérateurs nationaux seront exclus de la 4G pour «non-participation collective et coordonnée». Sall de qualifier d’«entente illicite» la démarche des 3 compagnies qui ont envoyé une lettre commune au régulateur. Mais en juin 2016, Orange obtient la 4G en plus du renouvellement de sa concession. Pour Ndiaga Guèye, Président de l’Asutic, c’était du bluff, de la pure communication.
Quoi qu’il en soit, tous ces faits montrent la faiblesse de l’Artp face à Orange. Il reste maintenant à voir si le nouveau Code des communications électroniques va donner plus de poigne au gendarme des télécoms.
Pour l’instant, l’Artp a imposé son autorité à Free, en l’obligeant, en novembre 2019, à retirer le WhatsApp gratuit de ses offres. La conférence de presse de ce matin du directeur de l’Artp, Abdoul Ly, sera sans doute le moment décisif dans les rapports de force Orange-Artp.
Mais pour le président de l’Asutic, la meilleure façon de contraindre Orange est de renforcer la concurrence et non faire semblant avec des fournisseurs d’accès internet ou des opérateurs virtuels qui ne peuvent pas influer sur le secteur. «Le marché des télécoms est un oligopole. Si on veut un marché concurrentiel, il faut faire venir un 4e opérateur», préconise-t-il.

Perte de souveraineté

Une idée soulevée, il y a quelques années, par le président Macky Sall, mais restée sans suite depuis lors. Ndiaga Guèye pense que la campagne médiatique menée à l’époque par Orange y est sans doute pour quelque chose.
Coordonnateur du mouvement Y’en a marre, Aliou Sané pense qu’il faut aller au-delà du «combat ponctuel» sur les offres illimix ou même la question de concurrence. « Cette situation montre tout simplement que l’Etat a perdu sa souveraineté sur ce secteur stratégique au profit d’une multinationale, à savoir France Télécom qui a éclipsé Sonatel qui était une fierté nationale», regrette Aliou Sané.
D’après l’activiste, cette augmentation suivie du refus de Orange de revenir sur sa décision montre que c’est France Télécom qui contrôle toute la stratégie et les décisions importantes. «Si on avait une société nationale, on ne serait pas dans la situation où notre autorité peine à faire revenir cette société de téléphonie sur sa décision».
D’où l’intérêt, selon lui, de mener le combat sur les illimix, mais surtout mettre la pression sur les autorités pour que la question de la souveraineté soit mise sur la table.
En attendant, Sané se félicite d’une campagne intense contre le diktat de Orange. Une posture qui, à ses yeux, explique que la société soit sortie de sa tour d’ivoire, à travers son team management, pour essayer de s’expliquer. Cette même pression qui a fait d’ailleurs réagir l’Artp qui, rappelons-le, avait validé toutes ces nouvelles offres d’Orange avant de se raviser. «Cette campagne a porté atteinte à l’image de Orange au niveau national et international», se réjouit-il.
Soit ! Mais pour Ndiaga Guèye et d’autres associations de consommateurs, il y a encore plus efficace : le déménagement !

Autoroute Ila Touba : Éxit les Chinois,l’État cherche un nouveau concessionnaire

https://www.seneweb.com Les Chinois en charge de l’exploitation de l’autoroute Ila Touba vont se retirer prochainement. D’ailleurs, l’État du Sénégal leur cherche un remplaçant.
Selon Source A qui donne la nouvelle, les autorités ont lancé un appel d’offres, depuis le 7 août dernier, pour trouver un nouveau concessionnaire.
Mais, les soumissionnaires seront éligibles à condition de disposer d’un chiffre d’affaires d’au moins 40 milliards et avoir une expérience d’au moins 5 ans dans le domaine de l’exploitation, de la gestion ou de l’entretien d’infrastructures routières ou ferroviaires.
Les candidats doivent également se prévaloir d’avoir exécuté, au cours des 15 dernières années, de 2005 à 2019, deux contrats d’exploitation d’autoroute ayant généré, chacun, au moins, 20 milliards.

Omar Youm lâche encore une bombe : « le Ter roulera au plus tard le… »

https://www.leral.net Le train expresse régional (TER) démarrera au plus tard en 2021. L’annonce a été faite par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Omar Youm, D’après lui, les travaux globaux sont à 90 % de finition.

NITRATE D’AMMONIUM – LE MALI DÉDRAMATISE  : « PLUS DE 21 TONNES ACHEMINÉES DE DAKAR EN 2019 »

http://www.emedia.sn L’affaire du nitrate d’ammonium a atterri au Mali. Prenant conscience de cette affaire qui a défrayé la chronique au Sénégal, la semaine passée, tout en commençant à inquiéter les Maliens présents sur les réseaux sociaux, les autorités maliennes ont tenu à rassurer, à l’annonce de l’acheminement du produit vers le pays frontalier du Sénégal, destinataire des 3050 tonnes de nitrate d’ammonium.
Selon un communiqué reçu à Emedia, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine du Mali « rassure les populations que le transport de ce produit, qui est une commande habituelle des sociétés minières pour des besoins d’utilisation dans les carrières, est en fait en parfaite conformité avec les règles de transport de marchandises dangereuses  : confinement propre, discrimination avec d’autres produits sur le même espace et entreposage sur une plateforme à l’aire libre », lit-on dans le communiqué.
Selon la même source, ce produit en question était destiné aux mines d’or de Loulou et Goungoto.
Le document indique d’ailleurs qu’il est très fréquent que le Mali importe des quantités plus importantes encore de nitrate d’ammonium, utilisée par les industries extractives du pays notamment celles aurifères. « En 2018, plus de 19 000 tonnes de nitrate d’ammonium ont été acheminées au Mali à partir des Entrepôts maliens au Sénégal (EMASE) et au Ghana. En 2019, ce sont plus de 21 000 tonnes du même produit qui ont été acheminées à partir du port de Dakar », détaille le document, dans le souci de dédramatiser.
Au total, 12 700 tonnes de nitrate d’ammonium sont ainsi attendues par la compagnie MAXAM, mais seules 700 tonnes ont été acheminées à la date 23 août 2020, précise le communiqué. Babacar FALL

Redressement judiciaire contre la CES : Le tribunal du commerce dit niet à Bitèye

YERIMPOST.COM À ce rythme, l’homme est en passe de devenir le directeur général le plus procédurier de la Senelec.
Papa Demba Bitèye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait saisi le tribunal du commerce pour un placement en règlement préventif de la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), promotrice de la centrale de Bargny.
La Chambre des procédures collectives a débouté la Senelec qui, dans ce dossier, était flanquée d’un groupe de prêteurs, pour réclamer le redressement judiciaire contre la Ces

Papa Mademba Bitèye, DG de SENELEC : « Je n’ai vu le contrat d’Akilee que quelques mois après ma nomination »

https://www.seneweb.com Des dossiers électriques, le Dg de Senelec n’en manque pas dans ses tiroirs. De la très médiatisée affaire Akilee à la centrale de Sendou en passant par ses rapports supposés heurtés avec la tutelle, Papa Mademba Bitèye n’a pas de temps à regarder les insectes tournoyer autour des lampadaires. Sur tous ces dossiers et sur d’autres, il a accepté, de bon cœur, de se livrer à Walf Quotidien.

Le différend Senelec-Akilee tient en haleine le pays depuis plusieurs mois. Finalement, vous avez résilié le contrat de la start-up pour la fourniture d’un système de comptage sur dix ans. Qu’est-ce qui a motivé cette rupture ?

Cette rupture est motivée par l’impossibilité de trouver un accord sur les points de déséquilibre manifeste du contrat liant Senelec à Akilee.
Avant de revenir sur ces déséquilibres, je voudrais d’abord signaler qu’il se pose un problème de validité du contrat.
S’agissant des déséquilibres, ils portent sur l’exclusivité de 10 ans pour la fourniture de 2,7 millions de compteurs intelligents avec un prix d’achat fixe sur cette période. Nous estimons que cette procédure n’est pas conforme au code des marchés publics qui régit ceux de Senelec. Elle a été accordée non pas à un fabricant de compteurs mais à un simple intermédiaire avec tout ce que cela comporte comme surcoût pour l’acheteur qu’est Senelec. En outre, l’évolution technologique est telle que les prix des compteurs baissent régulièrement et économiquement, il n’est pas justifiable pour Senelec de signer avec un prix fixe sur une aussi longue période sans clause de révision des prix dans ce contrat. Akilee dit que le compteur est un accessoire mais ne veut pas lâcher l’approvisionnement de cet accessoire parce qu’il s’élève à 130 milliards F CFA. Ensuite je voudrais vous faire remarquer que le modèle économique du contrat n’est pas conforme aux standards internationaux dans le domaine. En effet, Senelec rembourse intégralement l’investissement consenti, fournit toutes les garanties financières dans le cadre de ce projet et à la fin partage avec Akilee les économies réalisées. La clé de répartition dans le contrat varie entre 30 et 40% pour Akilee ; ce niveau de partage est une autre absurdité. Or, dans la pratique, pour prétendre à un partage des économies, il faut accepter de supporter l’intégralité des investissements. La troisième raison du déséquilibre tient à l’exploitation du système par Akilee pendant la période d’exclusivité de 10 ans. Akilee met le système à la disposition de Senelec mais c’est le personnel de Akilee qui en assure l’exploitation pendant cette période même si celui de Senelec en a la compétence. Par conséquent, c’est Akilee qui lit les compteurs et dit à Senelec ce que chaque client doit payer à la fin de chaque période de facturation. Akilee reste propriétaire de la licence du système et à la fin de la période s’il n’y a pas d’accord, Akilee emporte son système et remet juste à Senelec la documentation malgré le coût payé par Senelec pendant les 10 ans qui s’élève à environ 9 milliards F CFA. C’est une question de sécurité nationale. Aucun Sénégalais ne peut accepter que l’on puisse transiger. Je rappelle juste qu’un système identique a été proposé gratuitement à Senelec par un fabricant pour un achat unique de 300 000 compteurs. Senelec dispose d’un système qui fonctionne depuis 2018 avec 12 000 clients et qu’il était plus facile et moins onéreux de faire son extension que d’en acheter un nouveau et à ce coût. Avant Akilee, c’est ce que Senelec fait depuis 2018 et continuera de faire sans nul doute. Il y a également la suppression de toutes les externalités positives autour du compteur de Senelec. Pendant la période d’exclusivité de 10 ans, non seulement Akilee fournit les compteurs mais elle fournit également les coffrets, les disjoncteurs et même la visserie. Or, ces derniers équipements sont vendus par la quincaillerie qui se trouve dans le quartier. Combien de pères de famille vivent du commerce de ces équipements ?Au nom de quoi, Senelec devrait-elle supprimer le bénéfice de 300 à 500 F CFA qu’un père de famille gagne sur la vente d’un disjoncteur et ce pendant 10 ans ? Qu’est-ce que ces commerçants vont faire de leur stock ? Non, ces derniers sont des sénégalais au même titre que d’autres et méritent d’être protégés par Senelec. Enfin, la DCMP qui est l’autorité en matière de marché public n’a jamais vu ce contrat ni été associée dans le processus de contractualisation.

Pourtant, en tant qu’administrateur de Senelec à l’époque, vous n’avez pas apporté d’observations sur la signature de ce marché qui a normalement été soumis à votre approbation. Qu’est-ce qui a changé votre point de vue sur ce marché ?

Je ne peux pas laisser dire que le contrat a été soumis à notre approbation à l’époque. Pour faire des observations sur un contrat, il faut d’abord le voir et le lire. Je n’ai vu le contrat que quelques mois après ma nomination comme Directeur Général de Senelec. Lors du conseil d’administration de Senelec du 27 mai 2020, les quatre administrateurs qui étaient là avec moi au CA du 27 décembre 2019 ont également confirmé devant le PCA n’avoir jamais vu ce contrat. Ensuite, il ne faut pas faire des amalgames comme je l’entends souvent. Il faut faire la différence entre le projet et le contrat qui lie Senelec à Akilee. Tout le monde est d’accord sur le projet car Senelec avait pris la décision de le faire avant Akilee. Elle avait même reçu plusieurs offres dans ce sens, notamment celles de Huawei, Hexing et même Orange. Si Amadou Ly n’avait pas fait le plan stratégique de Senelec, il ne pourrait jamais prétendre à ce projet. Senelec est en train de continuer ce projet. Ce qui est à retenir, c’est que nous avons des divergences fondamentales au niveau du contrat pour réaliser ce projet comme je vous l’ai expliqué en amont.

Pourquoi avoir préféré acheter 45 mille compteurs monophasés chez les israéliens de Powercom alors que votre désormais ex-partenaire Akilee pouvez-vous les fournir ?

Contrairement à ce qui a été dit, Senelec n’a jamais signé de contrat avec Powercom mais juste effectué un achat ponctuel de 45 000 compteurs. Cet achat ponctuel se justifiait par l’incapacité de Akilee de respecter ses engagements de fournir à Senelec 256 000 compteurs en 2019 comme stipulé dans le contrat. Senelec ne pouvait pas attendre une rupture de compteurs pour donner des explications à ces clients. Je puis vous dire que Senelec a lancé un appel d’offres pour la fourniture de 400 000 compteurs sur financement de la KFW dans le cadre de la coopération allemande. Vous vous imaginez, Akilee qui devait nous fournir 2,7 millions de compteurs n’a pas pu soumissionner, faute de références répondant au dossier d’appel d’offres.
La société qui vendait à Akilee a soumissionné et d’ici peu nous allons vous donner les prix obtenus par Senelec et les économies réalisées par rapport au contrat de Akilee. À SUIVRE …

Pape Mademba Bitèye, DG de Senelec : «Il n’y a aucun problème entre Makhtar Cissé et moi,ni personnel ni professionnel»

https://www.dakaractu.com  Alors que beaucoup pensent que lui et le ministre en charge de l’Energie ne s’entendent pas, le directeur de la Senelec a tenu à rectifier cela et à apporter des éclaircissements sur sa relation avec Makhtar Cissé.
« L’évolution connue par le partenariat avec Akilee ne peut avoir aucun impact sur nos rapports avec la tutelle. Il n’y a aucun problème, ni personnel ni professionnel entre Senelec et la tutelle comme vous dites », recadre Pape Mademba Bitèye.
Il dit avoir le soutien de la tutelle. Le ministre de tutelle, selon le DG de la société d’électrification, « a témoigné à plusieurs reprises et à de nombreuses occasions de son soutien à Senelec dans le cadre du différend qui l’oppose à Akilee ».
« Notre patron à tous, c’est le Président de la République. Nous sommes tous chargés d’exécuter, chacun à sa manière et à son niveau, une politique qu’il a lui-même définie », précise Bitèye.
Il estime que tout le monde s’accorde à reconnaître que dans l’espace public sénégalais, on ne pourrait retrouver un seul profil susceptible de concurrencer le Président Macky Sall aux plans de la richesse et de la diversité d’expérience dans la gestion des affaires de l’État.
« Il a été tour à tour cadre puis directeur général d’une grande entreprise publique, ministre à la tête de départements techniques puis de souveraineté, Premier ministre, Président de l’Assemblée nationale puis Président de la République après une transition de trois ans pour capitaliser avec le recul toute l’expérience qu’il avait accumulée, avant de revenir par le sommet », a-t-il rappelé.
Le secteur de l’énergie occupe une place de choix, selon le DG de Senelec, qui reconnait c’est le cœur de métier du Président qui y a travaillé à tous les échelons, de la base au sommet.
« Il a approché le secteur sous les différents angles et peut se prévaloir d’en avoir une vision privilégiée. Donc je vous rassure, le Président connaît mieux que nous tous ce que nous sommes en train de faire et s’il estime que les choses vont dans un sens qu’il ne souhaite pas, il prendra des mesures, dans l’intérêt du Sénégal », a expliqué Pape Mademba Bitèye.

Contrats liant Execellec et Karpowership à la Senelec : le Sutelec crie «au hold up»,dénonce la gestion du Dg Bitèye et liste ses doléances

https://actusen.sn La bataille engagée par les syndicalistes du secteur de l’énergie contre le scandale présumé portant sur le contrat liant Execellec et Karpowership à la Société nationale d’électricité (Senelec) ne connaît pas de répit. Hier, le Sutelec est venu, à travers un communiqué jeter un pavé dans la mare en appelant la Direction générale à apporter la lumière sur ces contrats.
«La sous-section de Bel Air demande à la Direction Générale de mettre à la disposition des partenaires sociaux les contrats d’assurances (complémentaire retraite, Indemnités de fin de carrière, capital décès) et de faire la lumière sur les contrats signés avec EXCELLEC et KARPOWERSHIP (centrale barge)», informe le document.
Toutefois, la sous-section Sutelec de Bel-Air «appelle les travailleurs à se mobiliser autour de la Csts aux fins de combattre l’injustice, d’instaurer la bonne gouvernance et de contraindre les décideurs à faire preuve d’équité dans tous les actes de gestion».
La sous-section Sutelec de Bel-Air a dénoncé vigoureusement : «la violation flagrante de l’égalité de traitement des travailleurs sur les récents avancements et promotions de la DPP et la position partisane dans le règlement des conflits au niveau des O&M (des larbins promus et des managers émérites poussés à la démission) ; le refus inexplicable du Directeur Principal de la Production d’appliquer les accords du protocole tripartite DPCRH, DPP et la coordination des sous sections de Bel Air et du Cap des Biches».
C’est ainsi qu’il exige «le Pourvoi, par voie de promotion interne, du poste de chef de service entretien général et l’application des accords entre le DAPA et les délégués du personnel ; le respect des notes de direction sur les avancements et promotions annuels ; l’application immédiate de l’augmentation des salaires avec effet rétroactif à partir de Janvier 2020 ; l’ouverture immédiate des négociations sur la retraite à 65 ans et le paiement immédiat de la prime d’intéressement»

Affaire Senelec/Akilee : les services de Papa Medemba Bitèye déchirent l’une des principales recommandations de l’Armp

https://actusen.sn/L’affaire opposant Akilée à la Senelec est loin de connaitre son épilogue. En effet, la Société nationale d’électricité du Sénégal qui a tenu, le 17 Août dernier, une réunion, avec Akilee a pris l’option de déchirer l’une des principales recommandations de l’Autorité de régulation des marchés publics, qui, dans son Rapport provisoire d’enquête, a demandé aux Services de Papa Mademba Bitèye de toujours s’appuyer sur le Système d’information analytique (SIA) développé par Akilee SA, dans le cas où Senelec voudrait intégrer d’autres fournisseurs.
SourceA qui relate cette affaire dans sa parution de ce mardi précise que Senelec a décidé de remplacer le système SmartSEN développé par ‘’Akilee’’, et qui vaut aux Services de Papa Mademba Bitèye le blocage de son compte logé à Ecobank pour une facture impayée de 2,7 milliards F Cfa. Désormais, la Senelec mise sur un système dénommé ‘’Empower’’ du Chinois Kaïfa.

6 milliards pour l’éclairage de l’autoroute à péage : les explications du Secrétaire général de SECAA Sa (Vidéo)

https://www.pressafrik.com Six (6) milliards Fcfa ont été investis pour l’éclairage du tronçon Thiaroye-Keur Massar de l’Autoroute de l’Avenir. Le contrat qui lie la Société Eiffage de la Concession de l’Autoroute de l’Avenir (SECAA) à l’Etat du Sénégal avait mentionné dans l’une de ses annexes que l’éclairage de l’autoroute entre Thiaroye et Diamniadio devait être réalisé par le titulaire du contrat, au plus tard deux ans avant la fin de la concession (la concession prend fin en 2039), ou lorsque le trafic atteindrait, sur un tronçon donné 50 000 véhicules par jours. Ce qui est le cas du tronçon Thiaroye-Keur Massar. Raison pour laquelle, la SECAA Sa a entrepris ces travaux d’éclairage, comme l’explique dans cet entretien son Secrétaire général, Cheikh Yatt Diouf, avec la RTS… Regardez !

UNE LOI D’ORIENTATION NÉCESSAIRE POUR LE SECTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE (OFFICIELLE)

Saint-Louis, 25 août (APS) – Le secteur de l’économie sociale et solidaire doit être doté d’une loi d’orientation pour qu’il puisse « jouer pleinement’’ son rôle de levier du développement durable, affirme la directrice de l’encadrement de l’économie sociale et solidaire, Khady Samba.
Selon Mme Samba, pour permettre à ce secteur de « jouer pleinement son rôle de levier de développement humain durable’’ et aux populations de « s’insérer socialement, économiquement et financièrement, il devient impératif de mettre en place une loi d’orientation de l’économie sociale et solidaire et son décret d’application ».
Elle participait lundi à un atelier de partage pour l’élaboration de la loi d’orientation de l’économie sociale et solidaire, une rencontre organisée à l’intention des régions de Matam, Louga et Saint-Louis.
Le secteur de l’économie sociale et solidaire, érigé en département ministériel par les autorités conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE), bénéficie de « beaucoup d’opportunité » pour son développement, « malgré le vide juridique auquel il est confronté », a relevé Mme Samba.
La directrice de l’encadrement de l’économie sociale et solidaire a souligné d’autant « la nécessité de fixer le champ d’application de la loi sur l’économie sociale et solidaire, de définir les interconnexions avec les autres lois, lit-t-on dans les termes de références.
Le texte précise qu’il sera aussi question de recueillir les appréciations des participants sur la pertinence des éléments législatifs et les mesures prises dans le pré-rapport de la loi.
Il s’agira également de voir l’exhaustivité de toutes les attentes et priorités du sous-secteur de l’économie sociale et solidaire.
L’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, en charge des affaires administratives, Khadim Hann, présent à l’ouverture de cette rencontre, a souligné la « place importante » occupée par le secteur de l’économie sociale et solidaire dans les politiques publiques, notamment dans le Plan Sénégal émergent (PSE), instrument de planification par lequel les autorités veulent conduire le Sénégal à l’émergence à l’horizon 2035.
Depuis plusieurs années, a dit M. Hann, « on a noté un vide juridique dans ce secteur’’, le Sénégal ne disposant d’une législation importante qu’à travers seulement « certains acteurs de l’économie sociale et solidaire, comme les GIE et les coopératives ».
Dans ce cadre, les consultations engagées par le ministère de l’Economie sociale et solidaire, devraient permettre de partager les grandes lignes de ce projet de loi avec les acteurs à la base, pour arriver à « régir qui est acteur de l’économie sociale solidaire et qui ne l’est pas », a souligné l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des affaires administratives.
Aussi cette tournée nationale de rencontre et de partage avec les acteurs permettra de se faire une idée de « tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire », en plus de disposer d’une « législation approfondie » pour la marche de ce secteur, a indiqué M. Hann.
Il a en outre magnifié la démarche de partage des autorités du ministère de l’Economie sociale et solidaire, en lieu et place d’un processus consistant à « mettre en place une loi élaboré uniquement au niveau national, sans au préalable y associer les acteurs ».
La tenue d’ateliers de partage « est bien salutaire’’, en vue d’arriver à une appropriation de cette loi « par tous les acteurs, au moment venu, afin qu’elle soit conforme avec les réalités du terrain », a-t-il indiqué.
Ces ateliers de partage, selon leurs termes de référence, visent à recueillir les appréciations des participants sur la pertinence des éléments législatifs et les mesures prises dans le pré-rapport de la loi.
Le document note aussi « la nécessité de fixer le champ d’application de la loi sur l’économie sociale et solidaire, de définir les interconnexions avec les autres lois ».
Il souligne aussi la nécessité de répertorier « l’exhaustivité de toutes les attentes et priorités du sous-secteur de l’économie sociale et solidaire.BD/BK/ASG

VOYAGE A PARIS  : Macky et Ouattara attendus à l’Elysée

Libération Sénégal online-Selon le Palais, le Président Macky Sall prendra part, « en qualité d’invité d’honneur » , à la rencontre des entrepreneurs de France qui sera organisée à Paris par le Mouvement des entreprises de France (Medef) les 26 et 27 août 2020. Au cours de son séjour, «le Président Sall aura aussi un entretien avec son homologue français, Sem Emmanuel Macron », renseigne la même source qui précise que Macky Sall sera de retour au Sénégal le 28 août 2020. On apprend qu’ Alassane Ouattara est aussi attendu en France aujourd’hui après son investiture controversée. Le Président ivoirien sera reçu par Emmanuel Macron

Moustapha DIAKHATE : «Interdite Aux Sénégalais, La France Accueille Macky»

http://www.walf-groupe.com Si cela ne dépendait que de Moustapha Diakhaté, le Président Macky Sall n’allait pas prendre part, en qualité d’invité d’honneur à la rencontre des entrepreneurs de France qui sera organisée à Paris par le Mouvement des entreprises de France (Medef), le 26 et 27 août 2020
En effet, l’ex-président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby) peine toujours à digérer le fait que certains pays de l’Union européenne aient déclaré persona non grata les Sénégalais sur leurs territoires. Ce, à cause de la Covid-19
Sur sa page Facebook, l’ancien ministre conseiller écrit que «interdite aux Sénégalais, la France accueille Macky Sall du 26 au 27 Août : une dérogation qui fait désordre». Pour le président du mouvement politique «Mankoo Taxawu Sunu Apr» un président de la République, digne de ce nom, ne doit pas accepter de bénéficier d’une autorisation spéciale pour se rendre à l’université du Medef aussi longtemps que l’interdiction de rentrer sur le territoire de l’Union européenne frappe ses compatriotes. «Avec ce voyage du Président Macky Sall, l’Etat du Sénégal renonce à sa décision d’appliquer la réciprocité à tous les Etats européens ayant pris des mesures d’interdiction de rentrer dans l’espace Schengen à l’encontre du Sénégal», martèle Moustapha Diakhaté
A noter que le chef de l’Etat et son épouse ont quitté Dakar, hier matin, à destination de Paris, a annoncé la présidence sénégalaise sur son compte twitter. Macky Sall prendra part en qualité d’invité d’honneur à la Rencontre des entrepreneurs de France prévue mercredi et jeudi dans la capitale française.  La rencontre à l’initiative du Mouvement des entreprises de France (Medef) sera axée sur le thème de la «Renaissance des entreprises de France». L’évènement portera notamment sur les enjeux économiques, sociaux et sociétaux de l’après-Covid, en relation avec la souveraineté économique, l’urgence de la transition écologique et la préservation de la biodiversité, des nouveaux modes de consommation et de l’évolution du travail, précise la même source.Samba BARRY

REPRISE DES COURS DANS LES UNIVERSITÉS : LE SAES POSE SES CONDITIONS

http://www.emedia.sn Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), pose ses conditions, pour la reprise annoncée des cours en présentiel, le 1er septembre prochain. Déplorant le fait de ne pas être associé dans le processus de cette reprise des cours, le Saes menace de ne pas rejoindre les amphithéâtres si les conditions sanitaires ne sont pas réunies.
« Le Saes est une partie prenante de l’enseignement supérieur. Nous allons assister à la reprise parce que nous sommes des patriotes. Mais si jamais les conditions minimales de sécurité, d’hygiène, de santé, ne sont pas réunies, nous allons dire à nos militants d’exercer le droit de retrait », a déclaré, sur le plateau de l’émission ’’Toc Toc Sénégal’’, leur chargé des Revendications, David Celestin Faye.
Pour rappel, la décision de suspendre les cours dans les universités et établissement scolaires avaient été prise au mois de mars dernier par les autorités pour freiner la propagation du Coronavirus. Après près de six mois sans cours en présentiel dans les universités, la reprise est annoncée en débat septembre 2020. Mais pour le Saes, le gouvernement n’est pas encore prêt pour cette reprise.
« On ne peut pas improviser certaines choses. Nous sommes face à une pandémie pour laquelle il faudrait agir intelligemment. Nous sommes très motivés pour la reprise, mais il faudrait qu’il y des conditions. Et jusqu’à présent, nous ne voyons pas d’actes concrets ayant été posés par le ministère allant dans le sens de rassurer les acteurs », a déploré M. Faye. Babacar FALL

Résultat Bac 2020 par Sms : La réponse du Directeur de l’Office du Bac à la Cdp

https://www.seneweb.com La formule de donner les résultats du Bac 2020 via Sms prise par l’Office du Bac avait suscité beaucoup de réactions. Et la plus remarquée a été celle de la Commission de protection des données personnelles (Cdp). Cette dernière, par le biais de son Directeur de la communication, avait fustigé cette décision avant d’annoncer une mise en demeure adressé à l’instance en charge de l’examen du Bac.
Le Directeur de l’Office du Bac, Socé Ndiaye, a apporté la réplique au directeur de la communication de la Cdp qui considère cette nouvelle formule comme une violation des données personnelles. ‘’Je ne vois pas comment envoyer des résultats par Sms à quelqu’un constitue une violation de ses données personnelles’’, s’est offusqué le directeur de l’Office du Bac, lors d’un point de presse ce mardi.
Socé Ndiaye se dit prêt à répondre à une éventuelle mise en demeure de la Cdp.
‘’Jusqu’à présent, l’office du Bac n’a reçu aucune mise en demeure. Et si sera le cas, nous allons répondre. Si quelqu’un nous interdit notre formule, il faut qu’il en propose une autre qui sera bonne pour tout le monde’’, lance-t-il.

Résultat Bac 2020 par Sms : Les candidats ne sont pas obligés de donner leur numéro (Directeur)

Ce n’est pas une obligation pour les candidats à l’examen au Bac 2020 de donner leur numéro pour recevoir leur résultat par Sms, la nouvelle adoptée par l’Office du Bac. L’annonce a été faite par le Directeur, Socé Ndiaye, ce mardi, lors d’un point de presse à Diamniadio. Selon lui, d’autres moyens de proclamation seront aussi utilisés.
’Le Bac se tient cette année dans un contexte particulier avec la Covid-19. Donc nous voulons éviter que la proclamation des résultats crée des foyers de contamination’’, explique-t-il. ‘’C’est pourquoi, ajoute-il, nous avons mis cette formule d’envoie de Sms. Mais les candidats ne sont pas tenus de donner leur numéro de téléphone. D’autres moyens comme la retransmission en directe à la radio et les affiches seront utilisés.’’
Selon Socé Ndiaye, plus de 120 radios communautaires des régions sont prêtes à collaborer avec l’Office du Bac pour la proclamation des résultats de l’année 2020.

BAC 2020 / Résultats par SMS : «Je ne pense pas qu’envoyer des SMS soit une violation des données personnelles» (Socé Ndiaye, Office du BAC)

https://www.dakaractu.com Dans une note d’information en date du 20 Août 2020, l’Office du BAC invitait les candidats au Baccalauréat 2020 à mettre à jour leur numéro de téléphone qui sera utilisé pour l’envoi des résultats par SMS. Peu de temps après, la presse faisait état de réserves quant à la protection des données personnelles. Bien que n’ayant pas été officiellement saisi sur la question, le directeur de l’Office du BAC, M. Socé Ndiaye s’est dit prêt à répondre à toute les interpellations qui lui seront adressées. Mais, s’empresse t-il de préciser, « je ne pense pas qu’envoyer des SMS soit une violation des données personnelles… »

Le Directeur de l’Office du Bac sur l’annonce des résultats par Sms : « je l’ai fait dans le passé à Tivaouane et Saint-Louis »

https://www.pressafrik.com Le Directeur de l’Office du Baccalauréat, Socé Ndiaye, interpellé sur la question de la proclamation des résultats des examens aux candidats par Sms, a apporté des précisions sur cette question qui fait débat. Selon lui, « quand vous envoyez un Sms, vous ne violez pas les données personnelles de quelqu’un« . Il précise que dans le contexte de la Covid, l’autre modalité, qui consistait à faire un appel nominatif en présence des candidats et de leurs familles serait un risque de propager le virus. Il se prononçait, ce mardi lors d’une cérémonie de remise de matériel destiné aux classes d’alphabétisation fonctionnelle du Programme national d’éducation de base, pour la prévention contre la pandémie.
« Lorsque les candidats s’inscrivent, ils nous donnent leur numéro de téléphone et par le passé ces numéros ont été utilisés pour donner des résultats, ou pour leur donner des informations. Quand vous envoyez un Sms, je ne pense pas que vous violez les données personnelles de quelqu’un. Peut-être les moyens que nous avons utilisés pour récupérer les numéros de téléphone. Sachez que nous avons mis un formulaire demandant aux élèves de mettre à jour leur numéro de téléphone. Nous avions déjà les numéros, c’est juste pour une mise à jour. Parce que lors de la configuration des numéros, ils se trouvent qu’il y avait beaucoup de numéros qui sont du fixe et on ne peut pas envoyer des Sms sur ces numéros (fixes). Également, il y a d’autres numéros de portable où quand vous y appeler vous tombez sur quelqu’un qui n’est même pas dans la même localité que le candidat », a soutenu Socé Ndiaye le Directeur de l’Office du Baccalauréat.
Toutefois, il précise : « Les candidats ne sont pas obligés de donner leurs numéros. Pour la bonne et simple raison que les Sms sont une des modalités pour donner des résultats et ça a été utilisé par le passé. Moi-même, je l’ai fait à Saint-Louis et à Tivaouane, Joal et avec la radio qu’on a toujours utilisé ».
Se voulant plus claire, M. Ndiaye ajoute : « Maintenant cette année, nous nous sommes dits avec le contexte de la Covid, l’autre modalité, qui consistait à faire un appel nominatif en présence des candidats et de leurs familles, on va y surseoir. Et quand vous éliminez cette modalité, il faut formaliser les autres. C’est-à-dire l’utilisation de la radio ou de Sms ne peut plus être tout simplement facultative, ça devient la modalité centrale ».Ibrahima Mansaly

UGB  : DES « MESURES ADÉQUATES » PRISES POUR UNE RÉOUVERTURE DES CAMPUS

Saint-Louis, 25 août (APS) – L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis assure avoir pris des « mesures adéquates » pour la réouverture de ses campus dès le 1er septembre prochain, annonce un communiqué reçu à l’APS.
Conformément aux mesures prises par l’assemblée de l’université, le Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) a décidé que les deux restaurants de 500 et 600 places chacun, seront fonctionnels en présentiel avec un nouvel aménagement des tables respectant la distanciation physique, précise la même source.
Concernant l’hébergement, renseigne le communiqué, la cohorte de 4.500 étudiants dont l’assemblée de l’université a validé la reprise graduelle, sera attributaire de lits.
Pour ce qui est du volet médical, chaque étudiant disposera d’un kit sanitaire contenant trois masques de protection lavables et une moustiquaire, fait savoir le texte.
Il souligne qu’un comité de veille sera mis en place pour la sensibilisation dans l’espace universitaire et autres lieux publics des campus, sur les mesures barrières et les bons gestes à adopter.
En vue de faire front au coronavirus, autant de protocoles destinés aux restaurants, aux villages universitaires, et autres espaces du campus, ont été définis, rapporte le communiqué.
Les campus seront fermés à partir du mercredi 26 août pour les derniers réajustements et les étudiants pourront rejoindre les villages universitaires et le campus le dimanche 30 août, renseigne la même source.BD/ASB/AKS

Ucad : les dispositions prises par le Dg du Coud pour une reprise normale des cours prévue le 1er septembre prochain  

https://actusen.sn Sauf changement de dernière minute, les universités du Sénégal qui ont été fermées à cause de la pandémie du coronavirus, vont rependre les enseignements présentiels à partir du 1er septembre prochain. Une reprise qui a suscité moult interrogation dans ce contexte de propagation de la maladie du coronavirus au Sénégal. Mais à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il n’y a aucune raison de s’affoler, car le Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), a pris toutes les dispositions pour une reprise normale des étudiants.
Abdoulaye Saydou Sow a mis en place un dispositif exceptionnel suivant le protocole sanitaire édicté par le ministère de la santé et de l’action sociale, avec la désinfection de tous les locaux et matériels, la mise en place d’un système de lavage des mains, la ventilation des pavillons, entre autres.
Le responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Kaffrine travaille également en parfaite synergie, avec le collectif des amicales d’étudiants de l’Ucad, dans toutes les actions qu’il entreprend au sein du campus social, et en prélude au retour des étudiants prévu le 1er septembre prochain. Outre le port du masque pour tous, Abdoulaye Saydou Sow rappelle à ses partenaires étudiants les gestes barrières qui devront être appliqués en permanence, partout, et par tout le monde

LA «SALL» GUERRE DES LIVRES

https://www.seneplus.com Avant Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko, le journaliste Pape Alé Niang, ont vilipendé la gestion du chef de l’Etat. Dans le camp des laudateurs se trouvent le ministre Abdou Latif Coulibaly et Alioune Fall
Le nouveau livre de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall est en train de susciter plusieurs réactions dans l’espace public sénégalais. Ce brûlot confirme la tendance actuelle des hommes politiques à sortir des livres pour critiquer la gouvernance du président Macky Sall ou pour vanter ses mérites. Avant Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko, le journaliste Pape Alé Niang, ont vilipendé la gestion du chef de l’Etat. Dans le camp des laudateurs se trouvent le ministre Abdou Latif Coulibaly et Alioune Fall.
Le livre de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall «Le protocole de l’Elysée, confidences d’un ancien ministre sénégalais sur le pétrole» est en train de déchaîner des passions dans le paysage politique. Si certains estiment que cette publication éclaire la lanterne des Sénégalais sur la gestion de leur pétrole, d’autres voix s’élèvent pour accuser l’ancien ministre de l’Energie de révéler des secrets d’Etat. Dans tous les cas, Thierno Alassane Sall braque son regard sur la gestion du régime de Macky Sall et «livre» sa version des faits.
L’ouvrage est en train de faire couler beaucoup d’encre et de salive eu égard à la posture de l’auteur qui était au cœur de l’Etat pendant plusieurs années. Mais force est de constater que cet ouvrage vient s’ajouter aux nombreux livres parus depuis l’avènement du Président Macky Sall. Les uns font l’apologie du Programme Sénégal Emergent (PSE) tandis que les autres critiquent la gestion de Macky Sall. Coïncidence ou ironie du sort, c’est la Maison d’édition «Les Fauves», qui a édité le livre de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, qui avait publié en 2017 «Pétrole et gaz au Sénégal, chronique d’une spoliation» du député et président du Pastef Ousmane Sonko. Une publication qui avait connu le même tollé que celui de TAS.
Dans ce brûlot, l’ancien inspecteur des impôts avait épinglé les entreprises avec lesquelles le Sénégal a contracté dans le cadre de l’exploitation du pétrole. A l’en croire, ce sont souvent des sociétés à très faible capitalisation, créées pour la circonstance. D’ailleurs, il avait donné l’exemple de PETRO-Tim Limited qui constitue une société à la réputation sulfureuse à l’image de son patron, l’Australo-romain Frank Timis. Il s’est désolé aussi du fait que ces entreprises soient nichées dans des paradis fiscaux. La domiciliation dans les paradis fiscaux répond généralement à un souci planifié d’échapper à tout ou partie des impôts et taxes du pays d’exercice des activités, par des mécanismes d’optimisation fiscale ou, pire encore, de fraude fiscale’’, faisait-il savoir. D’autres livres aussi sont sortis pour dénoncer la mal gouvernance du Président Macky Sall comme «Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud» de Pape Alé Niang.
Dans ce livre, le sulfureux journaliste, s’appuyant sur le rapport de l’Ofnac, a mis à nu la mauvaise gestion de l’ancien directeur du Coud et actuel ministre de l’Enseignement supérieur Cheikh Omar Hanne. «Avec toute la modestie requise, nous avons l’obligation non seulement de participer quotidiennement au combat contre le pillage organisé de nos maigres ressources, mais aussi de démasquer le comportement de nos dirigeants véreux aux antipodes des valeurs cardinales de la bonne gouvernance», dira le journaliste comme pour motiver sa publication.

ELOGE DE L’EMERGENCE

Toutefois, le monde de la publication n’est pas simplement investi par des personnalités politiques qui critiquent le régime. Des livres sur les réalisations du président Macky Sall font aussi légion. Le dernier en date est : Sénégal, l’histoire en marche, après un septennat bien rempli, un quinquennat face aux défis de l’avenir, du ministre Abdou Latif Coulibaly.
Contrairement aux pourfendeurs du régime, l’ancien journaliste souligne dans cet ouvrage de plus de 400 pages que le PSE a conforté de nombreux citoyens sénégalais dans leurs attentes et espoirs placés dans le régime de Macky Sall. Et sur le pétrole qui est le fil rouge des deux livres du président Ousmane Sonko et de Thierno Alassane Sall, il dira dans son ouvrage : « Dans cette perspective, le chapitre consacré aux hydrocarbures se justifie pleinement ; son contenu sonne comme une mise en garde. Celle-ci concerne la trop grande tentation qu’ont certains d’entre nous de considérer la découverte de ces ressources comme un sujet anodin, à propos duquel on peut se permettre de plaisanter et de tourner en ridicule tout adversaire politique qui ne partage pas les idées qu’on a, d’affirmer une chose et son contraire, voire de calomnies, sans apporter soi-même dans les unes et les autres la moindre preuve de ce que l’on avance. » Selon l’ancien ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance, si chacun a le loisir de formuler ses propres opinions, encore faut-il qu’il fournisse des justifications concernant des faits avérés, plutôt que de privilégier n’importe quelle conjoncture.
L’ancien du groupe Sud Communication qui avait écrit aussi en 2015 : Le Sénégal Sous Macky Sall : de la vision à l’ambition, les réalisations à mi-mandat, a essayé dans sa dernière publication de faire l’apologie de la gouvernance du Président Macky Sall. Dans le même sillage, d’autres membres de la mouvance présidentielle ont écrit des essais pour vanter les mérites du régime. C’est le cas du journaliste et ancien directeur du journal Le Matin, Aliou Fall. Ce dernier a sorti deux livres qui mettent en exergue les bons points de la gouvernance de son leader. En effet, le vice-président de la fondation Servir le Sénégal après Macky Sall, contre vents et marées, avait publié dernièrement : Macky Sall, la réponse par l’action, qui comme le premier revient sur les réalisations du président de la République qui ont changé radicalement, selon lui, le visage du Sénégal.

MOUSSA DIAW, ENSEIGNANT A L’UGB : «GENERALEMENT CES OUVRAGES SONT ORIENTES»

Analysant cette prolifération de livres toutes obédiences confondues sur la gouvernance du Président Macky Sall, l’enseignant en sciences politiques à l’UGB, Dr Moussa Diaw, pense que c’est une autre façon de communiquer. « On l’a vu avec Macky Sall sur l’ouvrage qu’il a écrit pour valoriser son passage au sommet de l’Etat. C’était quelques mois avant les élections », soutient le chercheur. Jetant un regard critique sur ces publications, dans cet entretien téléphonique qu’il nous a accordé, il a indiqué que généralement, ces ouvrages sont orientés. S’agissant des laudateurs du régime, le politiste pense que c’est pour plaire. « Tous ces ouvrages-là par exemple qui font l’éloge des choix du Président, sans aucune distanciation nécessaire, sont rangés dans ce cas de figure d’éloges, d’esprit partisan, de manque de lucidité et de réflexion parce qu’ils sont dans le système et ils ne font que défendre ce système pour plaire au chef, au prince, pour être mieux apprécié ou espérer quand même qu’on leur attribue d’autres fonctions plus valorisantes selon les cas », déclare Dr Diaw qui souligne que ce n’est pas écrit de manière objective et ça fausse au niveau de la motivation. Prenant l’exemple du ministre Abdou Latif Coulibaly, il signale que ce dernier était un homme engagé dans la vie politique, dans la société civile, se rappelant sa campagne contre le Président Abdoulaye Wade. «Et aujourd’hui, on ne le reconnaît pas dans cette position qui est emballée par l’esprit partisan et qui n’a pas une distanciation objective pour mieux analyser les choix politiques, notamment en termes de développement économique et social », s’alarme Dr Moussa Diaw. Se prononçant sur le livre du ministre Thierno Alassane Sall, il ne mâche pas aussi ses mots : « Ce que je peux noter à travers cet ouvrage qui a été récemment publié, c’est qu’on doit respecter la morale politique. On doit avoir aussi un sens de l’éthique parce quand on a assuré des fonctions importantes au sommet de l’Etat et qu’on coche dans un ouvrage le contenu des échanges, ce n’est pas normal. Il y a quand même un devoir de réserve », se désole l’enseignant qui pense que si ça touche au fonctionnement de l’Etat, il faut s’en passer. Quand il s’agit de critiquer une gestion, d’après lui, des choix politiques ou une gouvernance, c’est tout à fait normal de partager, de dire ce que l’on pense, de présenter des choses pour les améliorer. Mais, insiste-t-il, ce n’est pas normal qu’on fasse un déballage, il y a le devoir de réserve quand il s’agit d’échanges par exemple avec le président de la République sur des choses qui concernent le fonctionnement de l’Etat. Ce n’est pas normal qu’on déballe ça dans l’espace public.

«QUAND ON VEUT VRAIMENT PARTAGER, IL FAUT LE FAIRE DANS LES LANGUES NATIONALES»

Par ailleurs, il relève aussi d’autres anomalies concernant la publication de ces livres : «Le problème dans nos pays, c’est qu’il y a très peu de gens qui lisent les livres. Il y a très peu de gens qui ont accès à ces informations, constate l’enseignant. Pour lui, si ces auteurs veulent vraiment partager, il faudra le faire dans les langues nationales pour que tout le monde ait accès aux documents. Mais apparemment, regrette-t-il, c’est fait pour une certaine élite et c’est ça qui est déplorable.
Ombre autour d’une «Affaire familiale»
Les invectives et dénigrements, sur fond d’accusation et de contre accusation de corruption entre deux magistrats, qui polluent la quiétude au temple de Thémis cachent mal des zones d’ombre.
Les invectives et dénigrements, sur fond d’accusation et de contre accusation de corruption entre deux magistrats, qui polluent la quiétude au temple de Thémis cachent mal des zones d’ombre. Surtout si l’on sait que les lettres des deux protagonistes à l’origine de ce désordre au sein de la justice (pour n’avoir fuité dans la presse que maintenant) datent du mois d’avril et sont des réponses à des interpellations internes.
La situation inhabituelle à la magistrature avec des lettres incendiaires et une conférence de presse d’un Premier président d’une Cour d’appel (de Kaolack – Ousmane Kane) pour descendre un collègue magistrat (Yaya Amadou Dia) l’ayant «accusé» de corruption dans différents dossiers et affaires connus par sa juridiction, met à nue un malaise dans un corps d’élite.
La lettre de démission du Premier président de la Cour d’appel de Kaolack de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), adressée au président de cette structure, Souleymane Téliko, et qui s’est retrouvée dans les médias, est l’étape qui a attisé le feu. Elle fait suite à la tournure qu’a pris l’affectation du magistrat Ngor Diop, alors président du Tribunal d’instance de Podor, à la Cour d’appel de Thiès, comme conseiller. La démission d’un magistrat de l’Ums mérite-elle tout le tintamarre qu’il y a eu ? Une question qui mérite réflexion, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une démission de la magistrature, mais d’une entité qui regroupe des magistrats.
Mieux, à l’issue de cette démission, le concerné a dit au site d’information Emedia qu’il n’est pas l’auteur de l’exposition de sa lettre, une courrier interne, à la place publique. «C’est vrai que ce qui aurait dû être un courrier interne a été médiatisé. Je ne sais pas qui a médiatisé. Je n’en suis pas l’auteur. Depuis, les gens ne parlent que de ça. Je voudrais dire à mes collègues que je n’ai jamais voulu médiatiser cela. C’est un courrier interne», a-t-il répondu. Et pourtant, lettre en question a été transmise à la presse par les services du ministère de la Justice. Mieux, c’est aussi le même ministère de la Justice qui a envoyé une note aux rédactions pour annoncer la tenue de sa conférence de presse au Palais de justice de Kaolack.
Une autre chose qui mérite une attention, c’est également le moment où les lettres des deux protagonistes ont fuité dans la presse. Elles datent du mois d’avril et sont des réponses à des interpellations internes. Pourquoi, quatre mois plus tard, ont-elles été portées sur la place publique ?
A signaler aussi que tout est survenu également après que l’Ums a manifesté son total désaccord à l’affectation d’un de ses membres, par une voie non indiquée pour pareil cas, annonçant même l’enrôlement d’avocats pour porter l’affaire devant les tribunaux habilités pour obtenir que cette décision ministérielle soit cassée.

Tivaouane : Serigne Babacar Sy Mansour annule la Ziarra d’Achoura

https://www.seneweb.com Le khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a demandé l’annulation de la traditionnelle Ziarra d’Achoura. En raison de la Covid-19, il a été décidé, à la place, d’organiser une journée de prières, a annoncé hier Serigne Moustapha Sy Ibn Al Amine, lors d’une cérémonie de présentation de vœux, à l’occasion du nouvel an musulman.
«Après avoir consulté le khalife général des tidianes, l’ensemble des branches de la famille de Seydi El Hadj Malick Sy, a pris l’initiative d’organiser la Ziarra d’une autre manière», a indiqué Serigne Moustapha Sy.
Ce dernier souligne qu’il a été «demandé à tous, là où ils sont dans les régions, coordinations et fédérations, d’organiser des journées de prières pour magnifier cette fête communément appelée ‘Tamkharite’ et le lendemain, qui est la journée de l’Achoura, de tenir des séances de prières».

Les chefs religieux en première ligne

https://www.rewmi.com La maladie de la Covid-19 gagne du terrain au Sénégal avec une évolution en dent de scie mais surtout une tendance à la hausse notamment des cas dits communautaires.
Avec 274 décès et plus de 4 mille personnes sous traitement, l’après-tabaski a donné un visage hideux d’une maladie qui a surtout emporté beaucoup de personnalités.
Une situation qui a poussé les autorités étatiques à revoir leurs stratégies dans le sens du renforcement des contraintes pour le respect des mesures barrières.
Le souci a été surtout de pousser les populations à adhérer à cette politique, ce qui, jusqu’ici, fait largement défaut.
Heureusement, dans la dynamique de réussir une adhésion collective, les chefs religieux sont en première ligne pour appuyer les autorités.
C’est ainsi que le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Macké a fait annuler le magal des deux rakas, une institution chez les Mourides. Ce geste fait suite à celui, antérieur, d’allouer la somme de deux cent millions dans le cadre de la participation à l’effort de guerre.
Bien sûr, le rêve des autorités avait été justement de voir annuler le grand magal de Touba, ce que le Khalife n’a pas fait, mais il a beaucoup insisté sur le respect des mesures barrières.
Du côté de la tidjania, le khalife général, Serigne Babacar Sy vient de faire annuler, à son tour, le ziarra de la Achoura. Il a demandé qu’une journée de prière soit organisée en lieu et place.
D’ailleurs le marabout n’a jamais ordonné l’ouverture des lieux de culte et ne rate jamais l’occasion de faire pression sur les autorités pour qu’elles disent ‘’la vérité aux populations’’ à propos justement du danger que représente ce virus.
Il a créé les conditions d’un auto-confinement et pousse souvent les disciples à faire de même en ne jouant pas avec le danger.
L’Imam de Dakar est dans cette dynamique car les prières de vendredi ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre face à la menace que constitue le coronavirus.
Du côté de l’Eglise, le maître-mot est le respect des mesures barrières. Toutes les manifestations religieuses sont interdites et les fidèles sont conscientisés sur la nécessité de rester vigilants.
Et l’attitude adoptée par les fidèles chrétiens est un exemple patent d’une citoyenneté exemplaire parce que responsable.
C’est dire que les guides religieux au Sénégal sont les premiers alliés des autorités publiques dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Ils n’ont ménagé aucun effort pour apporter leurs soutiens dans la mesure de leurs possibilités. Car, ce sont des leaders d’opinion à la tête de nombreuses personnes dont des personnalités fortes et leurs tâches ne sont pas toujours faciles. Car, ils sont souvent obligés de ménager les susceptibilités des uns et des autres face à des situations difficiles où il faut parfois remettre en cause des convictions profondes et heurter même la sensibilité de certains.
En tout état de cause, ces efforts semblent porter leurs fruits. A Touba par exemple, si l’on en croit le bilan officiel, il y a de moins en moins de cas si l’on se réfère à la situation antérieure où la ville sainte venait en seconde position après Dakar.
Globalement si la situation est relativement sous contrôle dans notre pays, c’est que les guides religieux ont joué pleinement leur partition en s’inscrivant, dès le début, dans une dynamique de collaboration et non de défiance contre les autorités.
Les incompréhensions n’ont pas manqué notamment sur la question de l’ouverture des lieux de culte, mais elles ont été vite dissipées du fait justement de la bonne foi dont les religieux ont fait preuve.
Yoff, Kaolack, Pire et Ndiassane ont emboîté le pas à Touba, Tivaouane et à l’Eglise dans une collaboration qui a été bénéfique à la lutte.
Une collaboration dont il faut se féliciter mais qu’il faudra surtout encourager.
Car, la lutte ne saurait être gagnée que si tous les secteurs de la société sont mobilisés dans un élan solidaire et généreux. Car la bataille est loin d’être gagnée.

Code de la famille : Moustapha Diakhaté s’érige contre la surpuissance paternelle

https://www.seneweb.com  «Le Code de la famille viole la Constitution !».  C’est la conviction de l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Moustapha Diakhaté. Selon lui, la loi qui régit la famille au Sénégal est en porte-à-faux avec la Constitution, notamment sur le principe de l’égalité des citoyens devant la loi.
À l’en croire, «en ne reconnaissant pour les enfants que l’autorité du père, le Code de la famille introduit une inégalité de droit entre citoyens». «Enlever à la mère toute responsabilité sur son enfant est une discrimination entre la femme et l’homme», dénonce Moustapha Diakhaté dans un post sur sa page Facebook.
Plaidant ainsi pour l’équité entre «père et mère», l’ancien chef de cabinet du président Macky Sall demande le toilettage du Code de la famille.

Le 3ème mandat de Macky Sall déjà validé par le Conseil constitutionnel !

https://www.pressafrik.com La sous-région est en ébullition du fait des tripatouillages de constitutions par des chefs d’Etat pour pouvoir briguer un troisième mandat. Des tentatives contre lesquelles se soulèvent les peuples des pays concernés, à savoir la Côte d’Ivoire et la Guinée. Au Sénégal, le président Macky Sall préfère ne pas encore se prononcer sur la question d’un éventuel troisième mandat même si plusieurs personnes et secteurs le soupçonnent de nourrir un tel dessein. Me Soulèye Macodou Fall, avocat au barreau de Paris, et le professeur de droit constitutionnel Babacar Guèye soutiennent pourtant que rien, du point de vue du droit, ne semble s’opposer à ce que Macky Sall se présente en 2024 pour une ultime candidature à la présidentielle. Ce qui est aux yeux du professeur Ismaïla Madior Fall, l’un des rédacteurs de l’actuelle constitution, une aberration. Le Parti démocratique sénégalais (Pds), principal parti de l’opposition, par la, voix de son chargé de communication, n’a pas voulu se prononcer. Cependant, le Conseil Constitutionnel semble avoir déjà tranché le débat.
Dans une vidéo postée sur les Réseaux sociaux, Me Soulèye Macodou Fall, avocat au barreau de Paris, veut sonner l’alerte pour avertir les Sénégalais et le monde entier qu’une éventuelle candidature à la Présidentielle de 2024 serait dans l’ordre du possible. A l’en croire, ce problème a été réglé par le Conseil Constitutionnel dans sa décision rendue en février 2016. C’est pourquoi Me Fall estime que sa conscience ne lui permet pas de rester muet sur un futur contentieux électoral alors même qu’il peut apporter un éclairage technique en la matière pour éviter que son pays ne sombre dans le chaos.
« L’article 27 de la Constitution dit que la durée du mandat du président de la République est de 5 ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs » a rappelé d’emblée l’avocat.
Il poursuit en disant que le président Macky Sall avait posé la question au Conseil Constitutionnel avant l’élection présidentielle de 2019 pour lui demander s’il peut appliquer la nouvelle durée de 5 ans du mandat présidentiel à son mandat en cours ? Dans sa décision numéro 1-C-2016 du 12 février 2016, le CC lui répond dans le paragraphe 30 des motifs : « (…) le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors portée de la loi nouvelle ».
En termes clairs, selon l’avocat au barreau de Paris et comme signifié dans les dispositifs, « la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne peut pas s’appliquer au mandat en cours ». « On n’est pas dans le contexte où Abdoulaye Wade demandait au Conseil constitutionnel à la veille de la présidentielle de 2012, un avis s’il peut être candidat à un troisième mandat » a-t-il ajouté. Pour conclure, Me Soulèye Macodou Fall pense que Macky Sall peut briguer un autre mandat en 2024 qui constituera son second mandat conformément à l’article 27.

Le Pr Babacar Guèye en phase avec Me Soulèye Macodou Fall

Le professeur de droit constitutionnel Babacar Gueye abonde dans le même sens que Me Soulèye Macodou Fall. Selon lui, la question n’est pas nouvelle chez lui car il avait sonné l’alerte depuis 2017 pour dire que les nouvelles dispositions de la charte fondamentale du Sénégal, telles que libellées actuellement, n’interdisent pas au chef de l’Etat, Macky Sall, de briguer un troisième mandat présidentiel. «Si nous appliquons la Constitution à la lettre, on peut considérer que le mandat actuel ne fait pas partie du décompte. Ce qui fait que le président Macky Sall, en 2024, peut envisager de briguer un troisième mandat comme l’avait fait le président Wade (…) Quand a été rédigée la Constitution, on a dû oublier certainement de prévoir des dispositions transitoires. Il fallait ajouter des dispositions transitoires pour préciser que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats que l’actuel président peut avoir » a expliqué le professeur Babacar Guèye qui pensait pouvoir alerter afin d’éviter une effusion de sang comme ce fut le cas en 2011.
Il fustige l’attitude de certains Sénégalais qui l’ont accusé soit d’être un opposant, soit de rouler pour le pouvoir. Selon lui, le législateur n’a pas prévu une disposition transitoire. Ce qui rend nébuleux et complexe cette affaire du troisième mandat. Toutefois, soutient-il avec force, moralement le président Macky Sall ne doit pas se présenter pour un troisième mandat. « C‘est un problème fondamentalement d’éthique. Ce n’est pas acceptable sur le plan moral qu’il fasse un troisième mandat » martèle l’éminent constitutionnaliste.
Rappelons toutefois que le Pr Ismaïla Madior Fall s’était inscrit en faux contre l’argumentation de son collègue, le professeur Babacar Guèye, qui avait soutenu qu’en l’absence de dispositions transitoires, rien n’interdit à l’actuel président de se porter candidat en 2024. « La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat présidentiel et ne laisse place à aucune interprétation. L’article 27 de la Constitution (de 2016) dit clairement : Le président de la République est élu pour 5 ans renouvelable une fois. Donc, nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. Il n’y a pas lieu d’interprétation », avait tranché le Pr Ismaïla Madior Fall.
Mayoro Faye, le chargé de communication du Pds, principal parti d’opposition, a refusé de se prononcer sur la question au motif que le débat n’est pas encore posé au sein du parti libéral. Le Témoin

Me Moussa Diop, Dg de DDD : «Macky Sall est à son deuxième mandat»

https://actusen.sn Directeur de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop fait partie de ceux qui sont convaincus que le président Macky Sall ne va pas briguer un troisième mandat présidentiel. Invité sur Sen Tv, le Dg de DDD a soutenu que le chef de l’Etat est à son deuxième mandat et « un troisième mandat est un coup d’Etat constitutionnel, je confirme. Macky Sall est à son deuxième mandat et n’a dit nulle part qu’il va briguer un troisième mandat ». Il rassure que « le débat ne s’est pas posé au Sénégal et il ne se posera pas ».

Qualité des Politiques et des Institutions : Le Sénégal classé 3e sur 39 pays

https://www.rewmi.com La Banque mondiale a publié l’édition 2020 de son évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA) pour l’Afrique subsaharienne. Pour cette édition, le rapport relève que la qualité des politiques et des institutions dans la région s’est affaiblie, alors que la note globale de la région reste inchangée. Pour ce qui le concerne, le Sénégal se classe dans le top 3 du Classement 2020 des pays d’Afrique subsaharienne, selon l’indice CPIA de la Banque mondiale.

Élections locales : L’accord sur la suppression du parrainage scellé.

https://www.dakaractu.com Pour les prochaines écheances locales, le parrainnage qui était très contesté aux dernières élections présidentielles sera supprimé.
En effet, il y avait une commission de facilitation qui était mise en place dans le cadre du suivi du dialogue entre les différents partis. Et c’est cette commission qui a facilité l’accord sur la suppression de cette phase de tri qui pourrait éventuellement susciter de nouvelles contestations.
Il est à signaler que pour le parrainnage concernant la prochaine présidentielle, il sera question d’y statuer après l’évaluation du processus électoral.

DIALOGUE POLITIQUE  : Accords et désaccords autour d’un processus 

http://www.enqueteplus.com La Commission politique du dialogue national reprend ses travaux avec un rythme plus accéléré. Seulement, malgré ses concertations régulières, cette entité du dialogue national peine toujours à s’accorder sur certains problèmes essentiels (caution, parrainage, organisation élection par une personnalité neutre, bulletin unique…) à quelques jours de la remise de son rapport au président de la République.  
S’il s’agissait d’un nouvel album, il serait certainement le morceau fétiche. La Commission politique du dialogue national est, en effet, le plus en vue dans les concertations ouvertes le 28 mai 2019, par le chef de l’Etat Macky Sall. Seulement, malgré ses réunions régulières, l’instance dirigée par le général Mamadou Niang peine toujours à s’accorder sur certaines questions de fond.
A partir d’aujourd’hui, il devra mettre les bouchées doubles, accélérer le rythme de ses travaux ralentis par la pandémie, afin de livrer au chef de l’Etat un pré-rapport avant la fin de ce mois. Ce qui permettra à l’Exécutif de se déterminer pour la date des prochaines Locales.
Aujourd’hui, cette commission du dialogue national, qui regroupe des membres de la majorité, de l’opposition, des non-alignés et de la société civile, a déjà réussi à trouver des accords sur certaines questions majeures. La plus importante reste sans doute le report des élections locales initialement prévues le 1er décembre 2020.
En effet, à l’issue de la réunion de la commission cellulaire, le mardi 16 juillet 2019, ‘’la Commission politique du dialogue national, considérant l’importance des thèmes à aborder avant les élections locales prévues le 1er décembre 2019, a, au terme de ses débats, constaté un consensus fort sur la nécessité de reporter lesdites élections. La commission a, en effet, souhaité se donner le temps de produire un travail de qualité, de nature à garantir un cadre politique et des élections apaisés’’.
Les parties prenantes se sont également accordées sur d’autres points que sont, entre autres : l’audit du fichier électoral par un cabinet indépendant, l’évaluation du processus électoralde la refonte partielle de 2016 à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019.  Les consensus ont également concerné l’élection des conseillers municipaux et départementaux au suffrage universel direct, de même que le maire et le président de conseil départemental, tête de liste majoritaire.
A cela s’ajoute, d’après un bilan à mi-parcours dressé par le général Mamadou Niang, en octobre dernier, ‘’l’harmonisation du pourcentage de répartition des sièges pour les élections départementales avec celui des élections municipales (45 % au scrutin de liste majoritaire et 55 % scrutin de liste proportionnelle), l’accord sur l’élection de la tête de liste proportionnelle comme maire de ville (55 % sur la liste proportionnelle) et 45 % issus des conseillers élus sur les listes majoritaires des communes constitutives de la ville. L’obligation de présenter deux listes aux élections départementales (liste majoritaire et liste proportionnelle)’’…
Le général Niang précisait, à l’époque, que les points abordés et qui continuaient à faire l’objet de discussions sont, entre autres, celles relatives à l’élection des adjoints au maire, des vice-présidents et des secrétaires élus des conseils départementaux, le bulletin unique, la caution, le parrainage.
Mais force est de constater que les lignes n’ont pas, entre-temps, beaucoup bougé autour de ces points. En effet, la question du parrainage reste encore entière, aujourd’hui. Seule la majorité souhaite son maintien. Parallèlement, des points relatifs au cumul des fonctions de chef de parti et celle de président de la République et l’organisation des élections par une personnalité neutre différente du ministre de l’Intérieur sont restés en suspens.

Mousse Diaw  : ‘’L’urgence est de régler les questions liées aux locales’’ 

Cependant pour l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, l’objectif de la Commission politique du dialogue national n’a pas été totalement atteint. Moussa Diaw se félicite toutefois qu’il y ait des rapprochements de positions entre les uns et les autres sur un certain nombre de points comme l’élection des maires, contrairement aux questions du parrainage, de la caution, du statut du chef de l’opposition.  L’urgence, d’après le Pr. Diaw, est de régler les questions qui sont directement liées aux élections locales. Les autres, estime-t-il, peuvent encore attendre.
‘’La priorité, ce sont les élections locales, d’autant plus que le président est interpellé sur le calendrier républicain qui doit être respecté. On a reporté plusieurs fois ces élections. Si cela continue, ça risque de poser des problèmes de légitimité pour les maires, dont les mandats sont expirés depuis longtemps. On a besoin d’une date pour se préparer pour les prochaines échéances’’, laisse entendre, l’enseignant-chercheur à l’UGB.
Pour lui, il faut ainsi accélérer le rythme de la commission qui a beaucoup trainé et a été plombé, quelque part, par des divergences de fond et un nombre pléthorique de participants. ‘’Le raidissement des positions ne permet pas d’avancer et de trouver des solutions consensuelles. Il faudrait qu’on avance. C’est vrai que le temps est court. Il va falloir faire des sélections par rapport à des priorités, c’est-à-dire régler les questions en rapport avec les Locales. Si on veut aborder toutes les questions, on n’avancera pas. Certaines feront perdre du temps, avec des discussions et dialogue à n’en plus finir’’, explique-t-il.
Le Pr. Moussa Diaw pense, à ce propos, qu’il est impératif de mettre l’accent sur les questions essentielles, comme l’audit du fichier électoral et sa remise à jour. ‘’Ce qui demande du temps, parce qu’il faudra choisir un bureau d’études spécialisé dans les élections. A mon avis, on peut régler ces questions de fond qui ne demandent pas des positions politiques radicales. Il faut s’inspirer des autres démocraties et voir comment ils font pour que ça marche’’,avise M.Diaw. HABIBATOU TRAORE

L’ancien président de la CREI tire sur le juge Ousmane Kane : « sa conférence de presse est un scandale »

https://www.pressafrik.com Interrogé sur les deux sorties polémiques des magistrats Yaya Amadou Dia et Ousmane Kane, l’ancien président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Alioune Ndao, n’a pas usé de la langue de bois pour cogner ses collègues. Selon lui, la conférence de presse organisée par le premier président de la Cour d’Appel de Kaolack est tout simplement un scandale.
« Je condamne les deux procédés. En fait, le problème était au départ un problème interne . C’est le premier président de la Cour d’Appel de Kaolack, en sa qualité de chef de cour, qui aurait constaté un certain nombre de dysfonctionnements et a adressé une lettre de demande d’explication à un magistrat du siège en service dans cette même cour . Le magistrat a répondu sur les points qui lui sont imputés. Mais cela ,ne s’est pas limité à cela. On a l’impression qu’il s’est dit qu’il ne va pas tomber seul. Et autant le premier président lui reproche certain nombre de chose, autant lui aussi il sait des choses qui sont reprochable, répréhensibles à l’endroit du premier président de la cour d’appel de Kaolack . Dans un premier temps, ce document devait rester à l’interne, mais à la surprise général , il est tombé entre les mains de la presse . Ce qui n’est pas normal . Maintenant le premier président qui convoque la presse, ça je ne l’ai jamais vu . Un magistrat du siège qui tient un conférence de presse sur des chose strictement personnelles , je ne l’ai jamais vu. C’est vraiment scandaleux !« , dénonce Alioune Ndao dans les colonnes du journal Les Echos.
Avant d’ajouter : « Et j’approuve à 200% que le ministère ait envoyé l’Igagj pour faire une enquête et prendre des sanctions s’il y a lieu. Il est vrai que j’ai lu dans l’interview du président Ousmane Kane que le dossier avait été déjà adressé au ministère de la Justice. Est ce que ce n’est pas à cause de la lenteur du ministère de la Justice que tout cela est sorti dans la rue ? En tout état de cause, c’est une situation condamnable à tous à tout point de vue. Ce sont des magistrats du siège, ils sont soumis à l’obligation de réserve. Quand ils ont des problèmes à régler, ces problèmes doivent être réglés à l’interne« Fatoumata Bintou NDOUR

Marché transport Aide alimentaire : Guy Marius Sagna vilipende l’Assemblée nationale, le député Diop Sy et le ministre Mansour Faye à l’Ofnac

https://www.pressafrik.com Le Mandataire du Front pour une Révolution anti-Impérialiste Panafricaine et Populaire (FRAPP), Guy Marius Sagna a été reçu ce mardi 25 août 2020 à 10h 21 minutes dans les Locaux de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Une audition qui a permis de confirmer une dénonciation a l’endroit du député Demba Diop Sy et du ministre de Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye, pour des actes de favoritisme et de conflit d’intérêts dans le transport de l’Aide alimentaire destinée aux populations sénégalaises en période de crise sanitaire de Covid-19.
Après son audition, il a fait face à la presse pour revenir sur l’objet et le contenu de son audition chez Seynabou Ndiaye Diakhaté. « Nous ne pouvons pas accepter que dans ce pays que l’endroit où l’on vote les lois, soit le même endroit où l’on piétine les lois. Je rappelle que l’article 113 du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale interdit à un député en fonction durant son mandat de pouvoir être chef d’entreprise. Or, Monsieur Diop Sy est à la fois député et chef d’entreprise« , a souligné Guy Marius…
Qui ajoute : « il y a une collusion manifeste entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, car Monsieur Mansour Faye est un représentant du pouvoir exécutif et Monsieur Demba Diop Sy qui est député est  un représentant du pouvoir Législatif… Et que les deux sont membres de la coalition « BENNO Bok YAKAR« . annonce t’il.Regardez la Vidéo !

LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE  : Des saisies à Boukhou et Gandigal

Libération Sénégal online-Les brigades territoriales de Popenguine et de Mbour, ont effectué, les 21 et 23 août, des saisies de 20 kg et 05 kg de chanvre indien. Ces saisies ont eu lieu lors des opérations de patrouille des gendarmes dans les villages de Boukhou et de Gandigal.
En effet, pour la première saisie, les gendarmes de la brigade de Popenguine, en patrouillent dans le village de Boukhou, ont constaté la présence suspecte de deux individus qui étaient en train de dépanner leur moto au bord de la route. Lorsque les gendarmes se sont présentés pour le contrôle, ils ont remarqué un colis suspect à bord de la moto qui se trouvait être un sac rempli de chanvre indien. Au même moment, un des individus a réussi à s’enfuir mais il a été finalement rattrapé par les gendarmes.
Concernant la seconde saisie, les gendarmes de Mbour en poste de contrôle à hauteur du village de Gandigal, ont sommé un véhicule taxi clando de s’arrêter pour un contrôle d’usage. C’est au cours de l’échange avec le conducteur qu’un des passagers a pris la fuite laissant sur le siège son sac rempli de chanvre indien et son téléphone portable. Après investigations, il s’est trouvé que ce dernier est un ancien militaire. Une enquête est en cours pour son interpellation.

LES TÉLÉVISIONS INVITÉES À ‘’ÊTRE PLUS REGARDANTES’’ SUR LES CONTENUS DIFFUSÉS

Dakar, 25 août (APS) – Les télévisions sénégalaises doivent être amenées à assumer ‘’une responsabilité entière’’ dans la diffusion des contenus en veillant à leur qualité, si elles veulent contribuer à l’éducation, à la sensibilisation et à l’éveil des consciences, a souligné le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz.
‘’La première responsabilité dans la diffusion des contenus revient aux télévisions. Elles ont une responsabilité entière si elles veulent aider à l’éducation, à la sensibilisation et à l’éveil des consciences. Dans les choix éditoriaux, elles doivent être plus regardantes sur la qualité des contenus’’, a déclaré M. Diaz dans un entretien avec l’APS.
Selon le directeur de la cinématographie au ministère de la Culture et de la Communication, dans ce domaine, les responsabilités sont partagées entre les parents, les responsables des télévisions et les créateurs.
Hugues Diaz estime que ces derniers doivent se dire que le public auquel ils s’adressent peut tout aussi bien être leurs enfants et femmes, pour voir comment atténuer le contenu de certaines de leurs productions, sans s’arrêter de mettre en évidence les tares de la société, ce qui n’empêcherait pas de véhiculer ‘’des messages forts’’ via un langage soigné, ‘’comme du temps’’ des troupes sénégalaises emblématiques telles que ‘’Daaray Kocc’’ ou ‘’Baara Yeggo’’.
Le directeur de la cinématographie suggère aussi que le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) soit amené à jouer le rôle de la commission de contrôle et de classification des films et à délivrer les visas d’exploitation des produits audiovisuels.
‘’La commission de contrôle et de classification des films n’intervient que pour les films programmés dans les salles de cinéma, elle n’est pas compétente pour les télévisions. Maintenant, il urge d’étendre la loi’’, la régulation audiovisuelle étant, selon lui, du ressort du CNRA, celle des salles de cinéma étant dévolue à la direction de la cinématographie, propose-t-il.
Pour le directeur de la cinématographie, une telle évolution ‘’devient nécessaire’’. Il en appelle donc à une réflexion qui permettrait de faire en sorte que les acteurs puissent s’orienter vers des ‘’applications intelligentes de la loi, des décrets’’ en vigueur dans ce domaine.
‘’Il faut que toutes les parties prenantes, le CNRA, les producteurs, les diffuseurs, les exploitants et la direction de la cinématographie soient autour d’une table pour réfléchir et [arriver à une application intelligente de la loi]. Il est vrai qu’une législation existe déjà, mais il faut la faire évoluer, car il y a du bon dedans’’, explique M. Diaz
Il invite aussi à former davantage de critiques de cinéma et à initier les populations à l’éducation à l’image, pour que toutes les composantes de la société puissent discuter du contenu des téléfilms.FKS/BK/ESF

 «Rangou » et Dame Amar restent en détention

Libération Sénégal online Le juge du 8ème cabinet a rejeté la demande de liberté provisoire introduite par la défense de Fatoumata Barry dite «Rangou». L’ancienne animatrice est en prison pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, proxénétisme et défaut de carnet sanitaire. Elle a été écrouée en même temps que sa copine nommée Aïssatou Ndiaye.
Peu avant, le même magistrat instructeur avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense de Dame Amar impliqué dans l’affaire Hiba Thiam

Foncier : «Il nous faut mettre un terme à ces problèmes récurrents et préserver l’héritage de nos enfants» (Soham El Wardini)

https://www.dakaractu.com La question du foncier est, ces dernières semaines, très alimentée avec les populations qui se plaignent de leur spoliation. Aujourd’hui, un atelier de partage s’est tenu à Dakar pour impliquer les acteurs dans cette problématique qui doit trouver une solution définitive. C’est d’ailleurs ce qu’a pensé la maire de Dakar, Soham El Wardini, qui a pris part à cette activité en tant que collectivité territoriale.
Après constat, elle estime que le temps est venu, en épousant cette charte qui est signée aujourd’hui entre les collectivités territoriales et le réseau des villes et communes vertes et écologiques du Sénégal , de remédier à cette question du foncier au Sénégal.
Une bonne occasion pour elle, d’exprimer son  sentiment de satisfaction sur cette initiative qui va faciliter la préservation de l’héritage des futures générations. « Trouver une maison à Dakar c’est déjà tout un problème. Il n’y a plus d’espace, ni de terrain. Ce qui nous reste nous devons le préserver », dira le maire de la ville de Dakar.
Elle plaidera aussi pour une démarche inclusive et participative en prenant l’avis des populations sur cette question qui les concerne tout autant.

Mamadou Lamine Diallo : «Thierno Alassane Sall, a raison au nom de la loi, de rendre compte au peuple à qui appartiennent les ressources naturelles»

https://actusen.sn  « Thierno Alassane Sall, trahi par les siens qui lui ont caché le rapport étouffé de l’IGE sur Petrotim, a raison au nom de la loi de rendre compte au peuple à qui appartiennent les ressources naturelles. Point de secrets d’Etat donc, puisque les documents y relatifs ne sauraient être estampillés secret ou confidentiel ». Telle est la conviction du leader du mouvement “Tekki”, qui a abordé la question dans sa “Questekki” hebdomadaire.
« La législation sur les ressources naturelles a évolué depuis le référendum de Macky Sall de 2016 et l’adoption du code de transparence des finances publiques issu d’une directive de l’UEMOA. Désormais, les ressources naturelles, gaz, pétrole, foncier, fréquences, etc, appartiennent au peuple et leur gestion doit être transparente et publique. Qu’on se le tienne pour dit ! Les cadres autoproclamés de l’APR et autres boutons doubles automatiques (BD) doivent le comprendre comme l’ancien premier ministre humilié BD, Boun Dionne », déclare Mamadou Lamine Diallo.
Dans le document dont Actusen.sn détient copie, l’économiste qui s’est toujours prononcé sur la gestion des ressources naturelles, dénonce le fait que « le Juge d’instruction désigné dans l’affaire Pétrotim a une opportunité d’approfondir son enquête ».
« La loi pétrolière lui permet de demander les états financiers de la période, des sociétés Petrotim, PetroAsia (dans ses multiples formes), Timis Corporation, Kosmos et BP. Ou alors de confier l’audit à un cabinet indépendant pour faire la lumière sur les aspects financiers, étant entendu que la loi pétrolière a été violée en son article 8, Petrotim n’a pas les capacités techniques et financières d’obtenir un bloc pétrolier pour l’exploration. L’octroi de ce bloc a bénéficié à Alioune Sall, le frère du Président de la République, administrateur de Petrotim SAU. Voilà les faits, dans l’attente de nos 400 000 », ajoute-t-il.

«Protocole de l’Elysée» : «Le Juge d’instruction désigné dans l’affaire Pétrotim a une opportunité d’approfondir son enquête…» (Mamadou lamine Diallo)

https://www.dakaractu.com Le député Mamadou Lamine Diallo, dans sa question économique de la semaine (la QES TEKKI) vole au secours de Thierno Alassane Sall qui a publié dernièrement un livre qui retrace les scandales de corruption dans l’exploitation du pétrole sénégalais. Pour le député de Tekki « pas de Secrets d’État en matière de ressources naturelles », a-t-il réagi à la parution de ce brûlot qui donne une opportunité au juge d’instruction chargé de l’affaire Petrotim d’approfondir son enquête, dira-t-il.
« La législation sur les ressources naturelles a évolué depuis le référendum de Macky Sall de 2016 et l’adoption du code de transparence des finances publiques issu d’une directive de l’UEMOA. Désormais, les ressources naturelles, gaz, pétrole, foncier, fréquences, etc, appartiennent au peuple et leur gestion doit être transparente et publique. Qu’on se le tienne pour dit ! Les cadres autoproclamés de l’APR et autres boutons doubles automatiques (BD) doivent le comprendre comme l’ancien premier ministre humilié BD, Boun Dionne. Thierno Alassane Sall, trahi par les siens qui lui ont caché le rapport étouffé de l’IGE sur Petrotim, a raison au nom de la loi de rendre compte au peuple à qui appartiennent les ressources naturelles. Point de secrets d’Etat donc, puisque les documents y relatifs ne sauraient être estampillés secret ou confidentiel », lit-on dans le document signé par Mamadou Lamine Diallo. Le Président du mouvement Tekki d’ajouter que le Juge d’instruction désigné dans l’affaire Pétrotim a une opportunité d’approfondir son enquête.
« La loi pétrolière lui permet de demander les états financiers de la période, des sociétés Petrotim, PetroAsia (dans ses multiples formes), Timis Corporation, Kosmos et BP. Ou alors de confier l’audit à un cabinet indépendant pour faire la lumière sur les aspects financiers, étant entendu que la loi pétrolière a été violée en son article 8, Petrotim n’a pas les capacités techniques et financières d’obtenir un bloc pétrolier pour l’exploration. L’octroi de ce bloc a bénéficié à Alioune Sall, le frère du Président de la République, administrateur de Petrotim SAU. Voilà les faits, dans l’attente de nos 400 000 ».

Mamadou Lamine Diallo sur la situation au Mali : «Les troisièmes mandats sont des coups d’Etat»

https://actusen.sn Le leader du mouvement “Tekki” s’est prononcé sur la situation  qui prévaut actuellement au Mali. Dans sa “Questekki” de ce mardi, Mamadou Lamine Diallo qui aborde la question, estime que « les troisièmes mandats sont des coups d’Etat ».
Poursuivant, il explique que « les règles édictées et fixées dans des constitutions sont bafouées. A côté des coups d’Etat militaires, on a connu des coups d’Etat électoraux. Maintenant ce sont les coups d’Etat des troisièmes mandats pour reprendre une expression prêtée au nouveau Président de Guinée Bissau. En vérité, cette idée de troisième mandat cache l’ambition d’une présidence à vie, un royaume clanique ou familial, l’émirat gazier au Sénégal. Alassane Ouattara et Alpha Condé ont tout faux. Ils seront passés à la moulinette de l’histoire, l’aspiration à la gouvernance démocratique des peuples systématisée par les Assises Nationales doit se réaliser pour l’avenir de l’Afrique ».
Dans le document dont “Actusen.sn” détient  copie, l’économiste  rappelle qu’ « un mandat débute par une prestation de serment en séance publique devant un conseil (ou une cour) constitutionnel (Art 37 de la constitution au Sénégal) ». Et dès lors, « un président élu ne peut pas faire plus deux prestations de serment. C’est comme cela qu’on calcule le nombre de mandats ».
Selon Mamadou Lamine Diallo,  « une des institutions clef est bien la Justice. IBK du Mali a reconnu que sa justice était corrompue, cela faisait le lit des groupes armés au Nord. Au Sénégal, elle fonce dangereusement vers un trou noir, entre accusations de corruption et grève des greffiers ».
« Ici et Maintenant, on ressent l’absence de Babacar Touré dont la plume pouvait changer le destin de l’Histoire. Son éditorial, Tu seras Président, mon fils, avait permis à la CEDEAO de rectifier le tir dans l’affaire du Togo à la mort de Eyadéma. Un génie, un cadre courageux, s’en est allé. Il n’est pas trop tard pour rectifier le tir. La CEDEAO peut désigner le Professeur Abdoulaye  Bathily comme Envoyé Spécial au Mali », déplore-t-il.

Reprise des activités politiques, élections locales mars 2021 : Quel avenir politique pour Khalifa Sall?

https://www.pressafrik.com L’ex-maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall est sorti de son mutisme ce week-end, quelques mois après avoir participé au défilé d’audiences au Palais de la République sur invitation du Président pour faire face à la pandémie de la covid-19. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, M. Sall a appelé les Sénégalais à porter des masques et à respecter les mesures barrières, avant de faire part de la reprise de ses activités dans un avenir très proche. Cette sortie du député révoqué coïncide avec la reprise des travaux du dialogue politique où les parties prenantes discutent du report ou non des élections locales prévues jusqu’ici en mars 2021. Quel avenir politique pour l’ex-édile de Dakar, après avoir été dévêtu de tous ses mandats électifs par Macky Sall ? N’est-il pas oublié des Sénégalais notamment les Dakarois ? N’a-t-il pas perdu la mairie de Dakar pour toujours ? Autant de questions posées par PressAfrik à deux analystes politiques, Bacary Domingo Mané et Abdoulaye Mbow. Chacun a répondu avec explications détaillées, même si les points de vue ont parfois divergé.
Depuis son élargissement de prison en septembre 2019, l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, a opté pour le silence pour plusieurs raisons, notamment celle liée au décès de sa tante considérée comme une maman. Dimanche, il a décidé de mettre fin à ce silence au moment où on parle de report ou non des Elections locales de mars 2021 au niveau du dialogue politique. Joint par PressAfrik, le journaliste et analyste politique, Bacary Domingo Mané a analysé cette sortie d’un homme politique qui « refuse de donner des coups », alors qu’il fait face à des « machiavéliques ».
« Je pense que Khalifa Sall, depuis sa sortie de prison, a choisi d’être dans l’ombre au moment où les hommes politiques étaient en train d’occuper l’espace malgré la covid19. Il y a une chose qu’il faut savoir. En politique, le silence équivaut quelque part à la mort. Et ce fut le cas de Khalifa. Il était bien parti avec cette histoire d’emprisonnement, mais de mon point de vue, il n’a pas su tirer son épingle du jeu, en se laissant aller dans une sorte de pudeur politique. Pas d’attaque, en faisant de la politique de façon simple. Quand vous avez en face de vous des machiavéliques, des gens qui font de la politique et pour qui, la fin justifie les moyens, il va sans dire que c’est vous qui perdez en ce moment-là », a souligné M. Mané.
Pour l’analyste, « la politique c’est des coups qu’on reçoit et c’est des coups qu’on donne aux autres ». Mais, Khalifa Sall, en un moment donné a refusé de donner des coups alors qu’il avait la possibilité de le faire. « S’il l’avait fait à ce moment-là, il n’en serait pas là », dira-t-il.

Quel avenir politique pour Khalifa Sall ?

Alors que le report ou non des élections locales fait débat au niveau du dialogue politique, l’ex- membre du Parti socialiste, « enterré politiquement, veut ressusciter ». Après avoir été emprisonné pour détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliard FCFA, révoqué de son poste de maire de Dakar, puis exclu de l’Assemblée nationale, l’homme a-t-il un avenir sur la scène politique au Sénégal ? A cette interrogation, Mané répondra  : « C’est vrai, on verra quel ton va-t-il utiliser. S’il est toujours dans le même tempo. Je ne le vois pas sortir de l’auberge. Pour récupérer le terrain déjà occupé par les hommes politiques, Khalifa Sall doit faire ce que les autres n’ont pas fait. S’il travaille intensément, il peut rattraper le retard accusé ».
Khalifa Sall, a continué l’analyste, doit être  « l’artisan de son avenir. L’avenir se construit, ce n’est pas quelque chose qu’on donne sur un plateau d’argent. L’avenir ce n’est qu’une promesse du présent. Tout dépend des actes qu’il va poser dans le présent pour préparer son futur. A ce niveau, il doit savoir que sur la scène politique, il y a beaucoup de prétendants et il y aura peu d’élus. Pour qu’il puisse faire partie de ces élus, il doit faire la politique autrement. C’est à dire se faire remarquer par l’originalité de ses propositions et la posture qu’il doit avoir. Mais s’il vient faire la politique comme les autres, il sera noyé dans un océan de mimétisme et à ce moment, il n’a aucune chance d’émerger. Cet avenir est entre ses mains. Connaissant la sociologie politique du Sénégal, je pense qu’il doit en profiter et tirer les leçons ».
Sur ce, Abdoulaye Mbow rejoint son confrère. Pour lui aussi, Khalifa Sall, diabolisé, dévêtu de tous ses mandats électifs, reste quand même un acteur qui a un avenir. « Quoiqu’il en soit, sur la scène politique sénégalaise, on ne peut pas parler des acteurs qui ont un avenir sans pour autant citer le nom de Khalifa Sall. Maintenant qu’est-ce qu’il va faire ? Ce qui est important, c’est d’aller dans le sens de mettre en place une formation politique ou une coalition avec des profils que l’on connaît bien. Mais quoiqu’il en soit, on ne peut pas ne pas affirmer que Khalifa Sall a un avenir politique. Il lui faudra travailler durement. Reprendre la parole pour parler au Dakarois et aux Sénégalais de manière générale. Il lui faudra aller dans le sens de mailler le territoire national et aller partout ou besoin se sentira et parler aux populations, afin de démontrer qu’il pèse quelque chose sur l’échiquier politique ».

Khalifa Sall a lui-même créé les conditions de sa disparition politique…

Son procès a été l’une des affaires judiciaires les plus médiatisées dernièrement. A l’époque, le tribunal de Grande instance de Dakar et ses alentours étaient bourrés de monde (hommes politiques, amis, proches et sympathisants), à chaque fois que Khalifa Sall devait faire face au juge. Depuis sa libération, la donne semble changer. Bacary Domingo Mané, y a vu un oubli.  « Il est complètement oublié. Et lui-même a créé les conditions de sa disparition politique puisque depuis lors, on ne l’entend pas, on ne le voit pas. Il a préféré se retrancher derrière un rideau de silence. Donc pour moi, il est oublié et maintenant c’est à lui de rappeler son bon souvenir des Sénégalais en devenant un bon client des médias ».
Mais cette fois, son collègue Abdoulaye Mbow ne partage pas son point de vue. Pour lui, on ne peut pas oublier un homme qui a été « maire de Dakar depuis 2009, ministre et député plusieurs fois, secrétaire national à la vie politique du Parti socialiste pendant autant d’années et militant de la première heure connu un peu partout à travers le pays ».
« Je dis et je le répète. C’est un acteur politique et il a une certaine envergure. Certes, il a un tout petit peu perdu avec tout ce qui s’est passé. Il n’a pas pu participer à la Présidentielle de 2019, alors qu’il était en prison. Mais quoiqu’il en soit, si Khalifa Sall reprend ses activités politiques, on peut sentir qu’il est là, qu’il est présent et qu’il peut être pesant. Et qu’il peut jouer le premier rôle et il a le profil présidentiable. Donc être oublié des Sénégalais et des Dakarois, je crois bien que c’est loin d’être le cas. Aujourd’hui, il n’occupe plus de poste de responsabilité comme il l’a été, mais il est ce qu’il est et il travaillera pour avoir ce qu’il doit avoir », a expliqué M. Mbow.

Peut-il récupérer la mairie de Dakar ?

A cette question, nos deux interlocuteurs sont tous d’avis que tout dépend de Khalifa Sall. Son avenir comme disait ci-haut, Bacary Domingo Mané est entre ses mains. Et s’il veut redevenir maire, il a un rôle à jouer pour le redevenir, complétera M. Mbow.
« On n’est pas dans les secrets de Dieu. Mais comme je dis, en politique, on est des démiurges à un moment donné. On invente et on crée la réalité. Donc c’est à lui, une fois de plus, d’être démiurge carrément en politique, en se disant, mon destin est à moi, c’est moi qui le construis. C’est moi qui le fabrique et à partir de ce moment, il peut reconquérir la mairie de Dakar », a affirmé M. Mané.
Il a ajouté que rien n’est perdu une fois de plus. Tout dépend de ce que Khalifa Sall veut offrir à la mairie de Dakar et aux Sénégalais.  En dehors des propositions qu’il va faire, Mané pense qu’il faut qu’il montre cette énergie d’un opposant prêt à en découdre avec ceux qui sont en face de lui. Tant qu’il n’a pas cette posture, il sera enterré définitivement
Quant à Abdoulaye Mbow, il a soutenu qu’on ne peut pas affirmer que Khalifa Sall a perdu la mairie de Dakar pour toujours, car, on ne sait jamais. « Ce sont les Dakarois qui l’ont élu et réélu, malgré tout ce qui s’est passé en 2014, mais je me dis qu’il a toutes les chances de redevenir maire, s’il travaille comme il doit travailler, je crois bien que les Dakarois peuvent, avec ce capital sympathie le réélire. Il appartient aux Dakarois de choisir. Maintenant les profils se dégagent en direction des Locales. On ne sait pas encore quand, elles vont se tenir, mais Khalifa Sall a un rôle à jouer, s’il veut devenir maire et il a un rôle à jouer pour le redevenir », a-t-il conclu.Salif SAKHANOKHO

Moussa Taye : « A ce rythme, la Présidentielle de 2024 risque d’être repoussée pour contourner le 3e mandat » (Interview)

https://www.pressafrik.com Moussa Taye, conseiller politique de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, est revenu sur la sortie dimanche dernier de son leader politique. Dans un entretien accordé à PressAfrik, M. Taye a évoqué plusieurs questions notamment celles relatives à la reprise de leurs activités et le report ou non des Locales de mars 2021. Selon lui, « il est inacceptable de vouloir repousser les échéances locales pour les coupler avec les législatives de 2022 ».

Khalifa Sall a annoncé la reprise des activités politiques. Que comptez-vous faire exactement ?

Il faudrait peut-être expliquer pourquoi il y avait une relative accalmie dans nos activités. L’agenda que nous avions défini après la libération de Khalifa SALL comportait trois temps : le temps du recueillement auprès des familles religieuses, le temps des remerciements et des compassions auprès des autorités politiques, de la société civile, de parents, proches et amis et enfin le temps de la reprise effective des activités. Dans le troisième temps, il s’agit d’évaluer notre action politique avant d’entamer une nouvelle phase.
Entre temps, est survenue la pandémie de la covid 19 qui, il faut le dire, a remis en cause bien des principes et beaucoup de comportements. Voilà ce qui explique l’accalmie notée dans nos activités. A présent, il s’agit de reprendre en tenant compte de la pandémie. Les activités politiques traditionnelles comme les grands meetings, les rassemblements ne peuvent plus se tenir comme avant. Il s’agira donc de concevoir une stratégie qui permet de rester en contact avec les militants. Dans un premier temps, nous mettrons à profit les TIC pour des séances d’information, d’échanges et de travail avec les militants en particulier et les Sénégalais en général aussi bien à l’intérieur du territoire qu’au niveau de la diaspora. Bien entendu, les tournées vont reprendre dès que les conditions le permettront. Notre philosophie est d’être aux côtés des Sénégalais pour partager leurs préoccupations.

Le report ou non des élections locales prévues en mars 2021 fait débat au niveau du dialogue politique. Quelle est votre position ?

Il faut dire que les élections locales ont été déjà reportées unilatéralement par le pouvoir, car les mandats des élus locaux ont pris fin depuis juin 2019. Donc, il s’agit d’un autre report. Maintenant, est-ce que la période retenue c’est-à-dire mars 2021 pourra être respectée ? Je pense que la réponse dépend en partie des conclusions du dialogue politique, car il a été posé dans cette instance la question de l’audit du fichier, du parrainage et des questions relatives à la transparence des élections en général. Mais, en tout état de cause, il faut aller vite et proposer une date qui prend en compte les délais requis et permettre aux formations politiques de se préparer. Il est inconcevable de faire plus de six ans pour un mandat de cinq. Aussi, il est inacceptable de vouloir repousser les échéances locales pour les coupler avec les législatives de 2022. Car, si on n’y prend garde, à ce rythme, même la Présidentielle de 2024 pourrait être repoussée pour contourner le troisième mandat et rester encore au pouvoir.

Khalifa Sall est déjà oublié des Sénégalais dit-on ? Que répondez-vous ?

Je réponds Non. Khalifa Sall est toujours présent dans la scène politique. Il en constitue d’ailleurs un des acteurs majeurs. Rappelez-vous que c’est en prison qu’il a obtenu avec succès le nombre de parrainages requis. Cet exercice très difficile utilisé par le pouvoir pour réduire le nombre de candidats est un baromètre fiable pour mesurer la popularité et la crédibilité d’un leader.
Et depuis lors, rien n’a changé. Au contraire, nous enregistrons beaucoup de nouvelles adhésions et les Sénégalais s’impatientent de revoir Khalifa sur le terrain. Cela est plutôt rassurant.

Pensez-vous pouvoir récupérer Dakar ?

On n’a pas perdu Dakar pour chercher à le récupérer. Au niveau local, Taxawu Dakar contrôle toujours la mairie de Dakar et des communes importantes. Malgré la mascarade des Législatives de 2017 et les trahisons politiques, nous estimons que Dakar est toujours dans notre escarcelle et le défi est de travailler à renforcer ce leadership.Aminata Diouf

Le Pr Kitane Décortique « Le Protocole De L’Elysée » De TAS Sur L’ASECNA

LE PROTOCOLE DE L’ÉLYSÉE (commentaire composé)  Les trois premiers chapitres : Mémoires d’un cadre de l’ASECNA
Les hommes politiques sénégalais ont, entre autres faiblesses, celle de ne léguer à la postérité que des discours. En proposant ce livre de 500 pages, Thierno Alassane Sall rompt avec une tradition politique pauvre en témoignages écrits. Au-delà de la question de l’objectivité et de la véracité des propos qui y sont tenus, ce livre est une mine précieuse d’informations.
Comme tout vestige historique, les révélations faites par Thierno Alassane Sall devront être soumises à l’exigence de critique, mais on peut d’ores et déjà saluer l’initiative qui aura le mérite d’aider à ne pas enterrer certains dossiers et certaines pratiques. Nous n’accordons pas a priori une présomption d’innocence et de véracité à l’auteur, nous souhaitons seulement contribuer au débat sur les graves questions qu’il soulève.
S’il est vrai, comme le dit Winston Churchill, qu’un « peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », TAS offre ici une opportunité historique aux prochaines générations de juger beaucoup d’hommes politiques sénégalais de l’indépendance à nos jours. Et quand je dis juger, c’est à la fois sur le plan moral et sur ce lui juridique  : car, on y reviendra plus tard, certains faits relatés ici pourraient servir de prétexte à une justice libre de s’auto-saisir. Ecrire, c’est se dévoiler pour ceux qui savent lire le texte et les non-dits du texte  : sous ce rapport, TAS a fait preuve de courage.
Nous ne parlerons pas ici de la polémique stérile engagée par les militants de l’APR qui s’inscrit davantage dans l’invective que dans la défense argumentée. Trois acteurs constellent le ciel sombre de la mésaventure de TAS à l’ASECNA  : Wade, Farba Senghor et des directeurs de société. Ces derniers, jaloux de leur position de privilèges préfèrent souvent les sauvegarder plutôt que de se battre pour l’intérêt du pays. Ils ne savent pas dire non à leur supérieur hiérarchique et ils s’accommodent à tous les régimes. En lisant ce livre on en a une illustration vivante.
En s’attaquant si brutalement à l’ASECNA pour une prétendue situation de rentes aux dépens du Sénégal, Wade a adopté la même posture lorsqu’il s’est agi de dénoncer l’accord qui veut que le directeur de la BECEAO soit un ivoirien. Les organisations sous-régionales obéissent à des clauses pas forcément démocratiques, mais c’est le prix à payer pour une intégration réussie. La diplomatie ne s’accommode que médiocrement avec les accès de colère et les sautes d’humeur.
Mais la crise qu’a soulevée cette menace de Wade de quitter l’ASECNA aurait certainement eu une tournure moins tragique s’il n’y avait pas un personnage comme Farba Senghor en tant que ministre des transports aériens. Si Farba Senghor n’existait pas, du moins en tant que ministre, peut-être que TAS n’aurait pas le destin politique qu’il eu à partir de 2012. Un ministre qui appelle un directeur pour le menacer d’emprisonnement sans aucune base légale montre qu’il n’est pas digne de son poste. Deux phrases suffiront à cerner la personnalité de ce monsieur dont la nomination au poste de ministre est probablement le plus grand scandale politique de l’histoire du Sénégal.
La première, c’est son discours en totale infraction des principes de la diplomatie à Libreville  : un chantage du genre « vous obtempérez à nos requêtes ou le Sénégal pourrait quitter l’ASECNA » ! La deuxième est une affirmation purement politicienne «  les conventions et accords sont des liens par lesquels les socialistes ont permis à ce que notre pays soit encore dominé depuis plus de 40 ans. Je vous dis ce que j’ai dit à X (il cite le nom d’un cadre sénégalais éminent dans une institution financière internationale), il ne faut pas que vos positions dans les organisations internationales vous fassent oublier les intérêts du pays ».
Et comparez ce propos à ce qu’il a dit juste avant « LORSQUE LE SENEGAL AURA CHASSÉ CES GENS DE L’ASECNA VOUS POURREZ PRENDRE POSSESSION CHACUN DES VILLAS QUE VOUS OCCUPEZ AU TITRE DE VOS FONCTIONS ». En plus d’avoir contredit son patriotisme de surface, ce ministre très étrange tente la corruption comme moyen de rallier à la « cause » du Sénégal un cadre de l’Agence qu’il menace de quitter pour l’intérêt du Sénégal !!!
Bref, sans Farba Senghor et ses frasques, les trois premiers chapitres du livre de TAS n’existeraient pas. La nomination de ce monsieur dans un gouvernement est à coup sûr la plus grande agression contre la république du Sénéga. Quand les médiocres font des émules, l’excellence et la vertu en prennent un sacré coup. C’est ce monsieur coupable de tous les excès sous Wade qui est aujourd’hui souteneur de Macky Sall. Voilà qui donne sens à l’adage « qui se ressemblent s’assemblent ».Alassane K KITANE

MACKY ET SES ALLIÉS, ENTRE BUSINESS CLASS ET CLASSE ÉCONOMIQUE PAR SIRÉ SY

https://www.seneplus.com Il y a, semble-t-il, dans la majorité présidentielle, une lutte des classes et une lutte des places, tant qu’il est vrai que tous (les alliés) ne sont pas logés ni traités à la même enseigne
Il y a, semble-t-il, dans la majorité présidentielle, une lutte des classes et une lutte des places, tant qu’il est vrai que tous (les alliés) ne sont pas logés ni traités à la même enseigne. Il y aurait donc les alliés de première zone, de premier rang-disons-nous, les alliés de la ‘’business class’’ pour emprunter le langage de l’aviation civile internationale, et les alliés de seconde zone, de deuxième rang-disons-nous, les alliés de la ‘’classe économique’’.
Ainsi, pour les dossiers des alliés de la ‘’business class’’ (les alliés de première zone, les alliés-critères de premier rang) que sont l’AFP, le PS et dans une moindre mesure le PIT, leurs dossiers sont conséquents dans le ‘’système‘’ (des ministres, des PCA, des DG et des ambassadeurs) et leurs dossiers (nomination, recasement) sont aussi traités avec la plus grande des célérités.
Par contre, pour les alliés de la ‘’classe économique’’, les alliés de la seconde zone, les alliés-critères de second rang, que sont l’UCS (Abdoulaye Baldé), Fekke Ma ci Boole (Youssou Ndour), LDR Yessal (Modou Diagne Fada), Rebâtir ensemble le Sénégal (Ousmane Ngom), APD de Thierno Lô, pour n’en citer que ceux-là, non seulement ils ont un et un seul dossier dans le circuit et encore leur dossier traîne des lenteurs records, dans le traitement.
D’ailleurs, exemple pour exemple, Youssou Ndour de Fekke Ma ci Boole, pour qui le ministère de la Culture (directions et structures dépendantes), lui a été ‘’consacré’’, aurait dû taper fort sur la table pour que sa protégée, Mme Adja Sy, fut installée dans ses nouvelles fonctions de PCA du Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose. Elle, Adja Sy, qui a été nommée depuis le 8 février et installée dans ses fonctions le 18 juin 2020, soit 4 mois et 10 jours plus tard.
Idem pour l’UCS d’Abdoulaye Baldé où sa directrice des structures et numéro 2 du Parti UCS, l’ingénieure Nicole Gackou, a été nommée depuis le 3 juin 2020 comme PCO de l’ANSD, et toujours pas encore installée dans ses nouvelles fonctions, presque trois mois après sa nomination.
Peut-être Youssou Ndour et Fekke Ma Ci Boole, ont un instrument de pression (Groupe de presse) que les autres alliés de seconde zone et alliés de second critère, n’ont pas. Et ce qui pourrait expliquer que malgré sa classification dans cette catégorie des alliés de la ‘’classe économique’’ qui n’ont qu’un et un seul poste, Fekke Ma Ci Boole et Youssou Ndour, serait quand même mieux servi que les autres (Grand Théâtre, Monument de la Renaissance Africaine, Sodav, etc.).

Diffamation et complicité de diffamation : Cheikh Omar Hann réclame 10 milliards à Pape Alé, Mody Niang et Nafy Ngom Keita

https://www.beut7.com Poursuivis pour « diffamation et complicité de diffamation » par le ministre Cheikh Oumar Hann, le journaliste Pape Alé Niang, l’ancienne directrice de l’Ofnac Nafi Ngom Keita et l’ancien agent de l’Ofnac Mody Niang, ont été jugés, hier, devant le Tribunal correctionnel de Dakar. Le différend qui oppose le journaliste et Cie au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a pris ses racines dans la publication d’un rapport de l’Ofnac suivi de la publication du livre « Scandale au cœur de la République », par le journaliste chroniqueur de la SenTV.
A la barre, les prévenus Pape Alé Niang et Mody Niang ont assumé leurs propos. Interrogé, le journaliste a déclaré : “je n’ai repris que le rapport dans le livre. Si diffamation il y’a, c’est le rapport qui est diffamatoire”. De son côté, Mody Niang a soutenu que : ” je prends sur ma responsabilité de dire qu’il y’a eu des malversations sur la gestion du Coud”. A noter que Nafy Ngom Keita a adressé au tribunal une lettre de dispense de comparution. Lors de l’audience, le ministre a, par l’intermédiaire de son avocat, réclamé 10 milliards aux mis en cause. Invité à faire ses réquisitions dans cette affaire, le procureur s’en est rapporté à la décision que rendra le tribunal le jour du délibéré.

Vente de nationalité sénégalaise à des syriens et libanais : Un homme d’affaires écroué

Le scandale à la Direction des affaires civiles et du Sceau du ministère de la Justice port sur le trafic de nationalité n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets. En effet, cette affaire avait éclaté en août 2019 et Abdoul Ahad Agne, agent chargé de la délivrance des extraits de décret de naturalisation, vendait la nationalité sénégalaise à un million Fcfa à des Libano-syriens. Selon Libération, l’homme d’affaires marocain Fouad Chaoui, un des cerveaux de ce trafic de nationalité, est tombé. Il a été discrètement cueilli par les éléments de la Section de Recherches et placé, lundi dernier, sous mandat de dépôt. Chaoui ciblait particulièrement, avec la complicité de Agne, les Libano-syriens à qui la nationalité était délivrée contre le versement d’un million Fcfa. Agne, en fuite à l’étranger, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les nommés Amer Alahmar (Syrien), Mohi Alboni (Syrien), Nabil Wizani (Sénégalais), Ahmed Bakkour (Syrien) et Ali Fawaz (Libanais) ont été placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges de Dakar en charge de l’instruction.

Adieu Babacar Touré, Le Camarade Journaliste Par Le Camarade Hamédine Racine Guissé

Les différents hommages rendus à Babacar Touré ont tous souligné, pour le magnifier, le caractère multidimensionnel de la personne : journaliste émérite, grand manager, fin négociateur, généreux bienfaiteur. Peu cependant ont abordé une autre dimension de Babacar, celle politique, un militant panafricaniste, un partisan farouche de la liberté et de la démocratie.
Babacar Touré, familièrement BT comme la plupart des jeunes de l’époque fait partie de la génération post mai- juin 68, c’est-à-dire, celle-là qui avait été fortement influencée par les formidables mouvements de contestations, de revendications, de révoltes et de remise en cause d’un monde rétif à toute idée de progrès social et devenu impitoyable pour les classes laborieuses, les peuples et nations opprimées. Ces contradictions étaient encore plus exacerbées dans ce qu’était alors ‘’la zone des tempêtes’’, le Tiers-Monde.
Qui plus est, une dizaine d’années après les indépendances factices de l’essentiel des pays africains, la paupérisation des masses urbaines et rurales s’aggravait de jour en jour alors que les tenants du pouvoir s’enrichissaient davantage illicitement et dilapidaient les deniers publics.
C’est ainsi que, faisant écho à cette pensée forte de Frantz Fanon, (Les damnés de la terre) « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir », le Camarade s’est engagé dans la clandestinité dans les luttes âpres des années 70 pour l’indépendance nationale, la liberté, la démocratie et le progrès social.
Cela résultait du fait que, dans le contexte d’alors, le régime de parti unique ne permettait aucune expression libre et plurielle de courants d’idées. Ce qui ne laissait qu’un seul choix aux forces démocratiques, patriotiques et révolutionnaires, celui de l’organisation dans la clandestinité.
C’est dans ce cadre que le camarade appelé familièrement et amicalement « BT », comme plusieurs jeunes de sa génération, a rejoint la mouvance de la gauche révolutionnaire.
Depuis lors, BT a apporté une contribution constante et de qualité dans le combat qui se voulait anti impérialiste, anti colonialiste, anti néo colonialiste, pour l’indépendance nationale et le progrès social.
Dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre des orientations stratégiques, tactiques et organisationnelles, le camarade a fait preuve de rigueur et de souplesse sur les principes, d’ouverture vis-à-vis de divers apports et de réalisme dans la prise en compte de nos réalités nationales, à savoir socio-économiques, multi-culturelles et religieuses.
Parmi les questions cruciales de l’époque, figuraient en bonne place, le contexte international et national, la nature de la « formation sociale » au Sénégal et dans la sous-région, le type et les étapes de la révolution ou des transformations sociales progressistes requises, les lignes particulières dans les différents secteurs d’activités, les tactiques d’alliances selon le principe d’unir toutes les forces susceptibles d’être unie et les formes d’organisation appropriées.
Au fond nous pouvons dire qu’en toutes circonstances et durant toute sa vie, le Camarade a toujours adopté cette ligne de conduite, c’est-à-dire fermeté sur les principes et souplesse sur l’accessoire, ce qui chez lui induit les compromis dynamiques et évite les compromissions coupables.
A divers moments des combats démocratiques, politiques et idéologiques au sein des forces de gauche, BT s’est toujours démarqué du dogmatisme, du sectarisme et de l’extrémisme, ce qui le plaçait souvent en position de facilitateur, négociateur et régulateur, échangeant avec les différents responsables des organisations démocratiques, des courants de la gauche patriotique et ainsi que ceux du parti au pouvoir. Ses relations suivies avec les camarades des autres partis de la gauche  : AJ, RND, LD et PIT témoignaient de cette ouverture d’esprit.
Du reste, au moment où les débats idéologiques au plan international préoccupaient au plus haut point nombre de camarades des divers courants de la « gauche », le Camarade s’était davantage concentré sur les questions nationales, sous-régionales et africaines.
En effet, ses nombreux contacts avec les autres organisations de lutte l’amenaient souvent à participer à des luttes multiformes contre les régimes néo coloniaux. Dans ce cadre et à titre d’exemple, BT comptait, dans le Mouvement National Démocratique (MND) de Mauritanie, des camarades de longue date, ceci depuis la clandestinité
Sur un autre plan, par ses recommandations avisées, par ses contributions matérielles et financières, le Camarade a apporté une assistance exceptionnelle et multiforme aux initiatives de la mouvance.
Le Camarade BT a de tout temps fait preuve d’une solidarité militante à l’égard de nombreux camarades de divers horizons sans considération de l’appartenance politique ou syndicale. Il s’agit de l’appui à la prise en charge médicale ou du soutien varié (consultations, hospitalisations, ordonnances, camarades en difficultés, familles de camarades en deuil, diverses questions sociales) etc.
Un des principes qui a toujours guidé le Camarade c’était de combiner l’expertise et un niveau élevé de conscience professionnelle avec l’engagement ferme pour la cause patriotique. Ce qui, il est vrai l’éloignait de l’amateurisme, du dilettantisme de tant de militants de l’époque.
L’option d’embrasser la profession de journaliste, n’était pas en réalité un choix fortuit, elle résultait de la nécessité d’une intervention dans un secteur jugé stratégique, celui de la communication sociale. Dans l’expérience internationale de combat pour la libération des peuples et nations opprimés, la presse avait joué un rôle essentiel dans la diffusion des idées progressistes et avait aidé à l’organisation et à la mobilisation des masses populaires.
En se portant à l’avant-garde de l’éclosion d’une presse libre et à la première chaine privée de la radio, Babacar a contribué à démocratiser l’accès à une information de qualité, mais également a participé à la conscientisation des masses (Paolo Freire- La pédagogie des opprimés) et au renforcement de la conscience citoyenne.
Enfin, Babacar a joué un rôle important dans la résolution des conflits particulièrement au Sénégal et en Mauritanie. Son implication directe dans le règlement de la grève du SUTELEC de 1992 en est une parfaite illustration.
En perdant Babacar, le Sénégal et l’Afrique perdent un digne fils, les causes justes perdent un grand militant panafricaniste.
Puisse son engagement servir de référence aux nouvelles générations dans la lutte pour la liberté, la démocratie, le progrès social pour une Afrique libre et souveraine.Repose en paix Camarade journaliste !Pour d’Anciens de l’ex Union pour la Démocratie Populaire (UDP)Le Camarade Hamédine Racine Guissé

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 26/08/2020

L’ancien député Kabiné Kaba Diakhité décédé en Guinée

Homme politique généreux, serviable, Kabiné Kaba Diakhité est décédé hier à Kankan en Guinée. Ancien député socialiste, ancien vice-président du Conseil régional de Tambacounda, politicien chevillé qui a milité tout dernièrement au Rewmi puis au Pastef, il a été rappelé à Dieu à Kankan en Guinée, terre de ses ancêtres. L’homme était généreux, serviable, un vrai député du peuple au service des populations rurales qu’il ne fuyait jamais. Il valsait au quotidien entre les brigades de gendarmerie, les prisons et les hôpitaux pour être au chevet de ses nombreux militants malades ou qui avaient maille à partir avec la justice. Sa maison située au quartier Dépôt ne désemplissait jamais tant il était sollicité. Il laisse une famille nombreuse. La direction de «L’As» lui rend un vibrant hommage et présente ses sincères condoléances à la famille dont son fils, le Secrétaire général du Mac/Authentique, Mouramani Kaba et son beau frère le ministre Sidiki Kaba.

Détention et trafic de chanvre indien

Le Commissariat des Parcelles Assainies a déféré au parquet Ibrahima S. pour détention et trafic de chanvre indien. Il a été appréhendé au quartier Grand Médine de la Commune de Patte d’Oie par les limiers de la brigade de recherches de la Police. Ibrahima S. qui se présente comme un menuisier a été pris avec 08 cornets de chanvre indien. Mais il nie être le propriétaire de la drogue. Interrogé sur les motifs de sa fuite dès qu’il a aperçu les limiers, il soutient avoir agi ainsi parce qu’il ne porte pas de masque.

Sos Cité Comico de Bambilor

A la Cité Comico de Bambilor, les crapauds se disputent les rues avec les habitants de la localité. Ce, à cause des eaux pluviales qui ont envahi les maisons et ruelles. Les populations, meurtries par la situation, dénoncent le mutisme de leur député-maire Ngagne Diop qui tarde à prendre des mesures d’urgence pour leur venir en aide. Elles sollicitent le soutien de l’Etat du Sénégal.

La route 103 de Thiaroye impraticable

La route 103 du marché de Thiaroye Gare fait encore parler d’elle. Les eaux usées cohabitent avec eaux pluviales et ce cocktail dégage une odeur nauséabonde. Les commerçants qui ne savent plus où se donner la tête menacent de se faire entendre dans les prochains jours. Les autorités ont promis à maintes reprises de résoudre, mais elles tardent à respecter leur parole.

Rejet des demandes de liberté de «Rangou» et Dame Amar

Le juge du 8e cabinet a rejeté la demande de liberté provisoire introduite par la défense de Fatoumata Barry dite «Rangou». L’ancienne animatrice de la «Sen Tv» est en prison pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, proxénétisme et défaut de carnet sanitaire. Elle a été écrouée en même temps que sa copine du nom de Aïssatou Ndiaye. Selon Libération Online, peu avant, le même magistrat instructeur avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense de Dame Amar impliqué dans l’affaire Hiba Thiam.

Nitrate Mali

Selon les autorités maliennes, le transport du nitrate d’ammoniac au Mali se fait en parfaite conformité avec les règles de transport de marchandises dangereuses. La direction du port de Dakar avait demandé le retrait d’une cargaison d’environ 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium destinées au Mali. Il s’agit de produit chimique qui a été à la base d’énormes dégâts dans la capitale libanaise, Beyrouth, après une explosion meurtrière au début du mois d’août.

L’épidémie de poliomyélite éradiquée en Afrique depuis 4 ans

Une bonne nouvelle annoncée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il s’agit de la fin de l’épidémie de poliomyélite sur le continent africain. Cette maladie qui touche principalement les enfants ne connaît pas encore de traitement curatif. Les derniers cas en Afrique avaient été recensés au Nigéria, il y a 4 ans. Kaolack enregistre un 19e décès lié à la covid-19 Le coronavirus s’installe progressivement à Kaolack. D’après les chiffres publiés hier mardi par les autorités, la région a enregistré 4 nouveaux cas positifs et un nouveau décès lié à la Covid-19. «Ce 25 août 2020, sur les 24 résultats de prélèvements reçus, 04 sont positifs. Il s’agit d’un cas issu de la transmission communautaire et d’un cas contact dans le district sanitaire de Kaolack, d’un cas contact de Nioro et d’un cas contact de Ndoffane», renseigne un communiqué de la région médicale de Kaolack. A ce jour, la région compte 192 cas positifs et 19 décès.

Sensibilisation des maires sur la gestion foncière

Les scandales fonciers défrayent la chronique depuis quelques temps au Sénégal. Les autorités veulent stopper le phénomène en sensibilisant les principaux auteurs des contentieux en l’occurrence les maires. A ce propos, le ministre des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Gueye a coprésidé hier, avec son collègue de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, l’atelier de sensibilisation sur la gestion foncière et des ressources naturelles. Plusieurs maires, notamment ceux du réseau des communes et villes vertes et écologiques du Sénégal(REVES) ont pris part à la rencontre. Il y avait aussi la présence de l’édile de Dakar, Soham El Wardini, le Directeur général de l’agence de la reforestation de la grande muraille verte, Aly El Aïdar entre autres. Oumar Guèye a souligné que l’atelier est une réponse à l’appel lancé par le président de laR épublique à l’occasion de la rencontre avec les élus locaux, pour l’accompagnement des maires particulièrement dans le cadre de la gestion du foncier. Par ailleurs, Oumar Guèye invite les collectivités territoriales à se mobiliser pour l’atteinte des objectifs du PSE Vert.

Le Directeur de l’office du Bac sur les résultats par Sms

Cible de nombreuses attaques depuis l’annonce de l’inscription des candidats pour l’obtention des résultats du Baccalauréat, Socé Ndiaye est monté au créneau. Face à la presse hier, il a relativisé cette démarche. D’emblée, le directeur de l’Office du Bac a précisé que les candidats ne sont pas obligés de donner leur numéro pour recevoir leurs résultats par Sms. A l’en croire, plusieurs autres moyens de proclamation des résultats seront utilisés, notamment les radios et l’affichage parce que l’examen se tient cette année dans un contexte particulier marqué par la Covid-19.Il estime que l’objectif est d’éviter que la proclamation des résultats crée des foyers de contaminations. D’ailleurs, il soutient que plus de 120 radios communautaires dans les différentes régions sont prêtes à collaborer avec l’Office du Bac pour proclamer en direct les résultats.

Litige foncier/Mérina Ndakhar

D’après Dakaractu, es paysans de Mérina Ndakhar ont fustigé avec la plus grande énergie, l’arrestation de trois de leurs camarades pour s’être opposés à la spoliation de leurs terres par les sociétés Aquatech et Flex eau. Cette arrestation, souligne Mamadou Diouf, porte-parole du jour, émane d’un complot ourdi de connivence avec des démembrements déconcentrés ou décentralisés pour faire passer une forfaiture à l’encontre des intérêts des populations rurales. Face à la presse ce mardi, les populations de Mérina Ndakhar ont exigé la libération sans condition de Khadim Guèye, Bara Guèye, Abdou Lahad Guèye, qui depuis une semaine, sont entre les mains de la justice. «Si l’État campe sur sa position malgré les alertes, les manifestations pacifiques des associations citoyennes, alors les populations en tireront toutes les conséquences de droit et réagiront», préviennent-ils. Par la même occasion, ils ont aussi dénoncé la loi 2014/13 du 26 février 2014 qui, selon eux, est à l’origine de tous les travers notés et de toutes les réprobations émises. Ainsi, ils demandent au président Macky Sall et à ses députés de changer ou d’améliorer cette loi. Démarrage du TER entre fin 2020 et début 2021 Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Omar Youm donne encore une énième date de démarrage du Train Express Régional (TER) à la suite de ses prédécesseurs. Invité de la Tfm hier, il a été secoué par les journalistes pour donner une date exacte. Il s’est contenté de dire que le train express régional (TER) démarrera entre fin 2020 et début 2021. A l’en croire, les travaux sont achevés à 90%. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Omar Youm, a par ailleurs, indiqué que les travaux de la boucle du Fouladou vont reprendre en septembre prochain


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