Revue de presse du Mercredi 28 Octobre 2020

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Boycott des produits français dans le monde arabe : la position surprise de l’Arabie Saoudite

https://www.financialafrik.com Mohammed ben Salmane, prince héritier et vice-Premier ministre d’Arabie saoudite
Muette depuis le lancement de la campagne de boycott des produits français dans le monde arabe, l’Arabie Saoudite du prince MBS vient enfin de se prononcer. “La liberté d’expression et la culture devraient être les phares du respect, de la tolérance et de la paix, rejetant les pratiques et les actes engendrant de la haine, de la violence et de l’extrémisme qui sont contraire à la coexistence”, annonce un communiqué du Ministère des Affaires Étrangères relayé par les médias officiels.
La Maison des Saouds prend d’emblée le parti de la liberté d’expression tout en condamnant ceux qui assimilent Islam et terrorisme. Le royaume se garde de relayer l’appel lancé par d’autres Etats musulmans demandant des actes contre les représentations du prophète montrées en France. Se démarquant nettement du Koweït et du Qatar, chef de file de la campagne de boycott des produits français, le prince MBS, partisan de l’ouverture et du modernisme, partage un point de vue assez similaire de celui de l’Egypte, ouvertement opposé à l’appel au boycott en raison des intérêts économiques et stratégiques avec la France. A l’inverse, la Turquie qui voit ses velléités d’expansion en Méditerranée orientale contrées par la France trouve une occasion rêvée de se poser en porte étendard de l’islam face à la France.
Au final, une véritable ligne de démarcation est entrain de voir le jour dans le monde arabo-musulman avec d’une part l’axe du boycott allant d’Ankara, à Téhéran en passant par Doha et de l’autre, l’axe de la nuance et, dirions-nous en écho au communiqué saoudien, de la défense de la liberté d’expression, qui comprend Le Caire, Riyad et Abu Dhabi. Au final, l’on y perd son arabe plus vite que son latin.  Albert Savana

Bons Covid-19 : appétit des investisseurs pour le papier Sénégal

https://www.financialafrik.com Pour la troisième série des bons Social Covid 19 initiés par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les autorités sénégalaises, par le biais de leur trésor public, ont obtenu avec succès, le 27 octobre 2020, sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 103,130 milliards  FCFA (154,695 millions d’euros) à l’issue de leur émission par adjudication des bons assimilables du trésor (BAT) de maturité un mois.
L’émission de BAT du Sénégal a été plébiscitée par les investisseurs qui ont proposé 468,870 milliards de FCFA de soumissions globales là où l’émetteur recherchait 103,130 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 260,71%. Pour des raisons de coût, le trésor public sénégalais a finalement retenu que le montant sollicité et rejeté les 165,740 milliards FCFA restants, soit un taux d’absorption de 38,36%.
L’émetteur entend rembourser le capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 24 novembre 2020. Dans sa conception cette émission de BAT est conçue comme étant un pont pour les Etats membres de l’UMOA en attendant la rentrée des fonds attendus dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID19. Le plan de trésorerie des Etats pour rembourser cette dette est alimenté par les engagements de leurs partenaires techniques financiers.
Concernant le paiement des intérêts, il se fera d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons qui est d’un million de FCFA avec un taux inférieur ou égal à 3%.   Albert Savana

Sénégal : «Le secteur bancaire a fait preuve de résilience,en dépit de la propagation de la pandémie de la Covid-19»

https://www.lejecos.com Le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) pour le Sénégal affirme qu’au cours des neuf (09) premiers mois de l’année 2020, le secteur bancaire a fait preuve de résilience, en dépit de la propagation de la pandémie de la Covid-19. En ce sens, Ahmadou Al Amine Lo soutient que la robustesse du secteur a permis aux établissements de crédit de soutenir aussi bien les agents économiques, à travers les reports d’échéances de crédits, que les besoins de financements de l’Etat, via les souscriptions aux « Bons Covid-19 ».
La Covid-19 a dévoilé la capacité résiliente du secteur bancaire de l’Umoa d’après le directeur national de la Bceao pour le Sénégal. En effet indique Ahmadou Al Amine Lo, il convient de souligner que ces actions ont induit une progression des emplois (+429,8milliards ; +6,3%) sensiblement supérieure celle des ressources (+265,9 milliards ; +4,1%). Dans ce contexte, dit-il, le besoin de liquidité des établissements de crédit s’est accru de 163,9 milliards et se situe à 414,5 en septembre 2020, après 250,5 milliards en décembre 2019.
Dans la foulée, M. Lo qui s’exprimait à l’issue de la rencontre trimestrielle entre le Directeur national de la BCEAO pour le Sénégal et l’Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Sénégal  confie que les emplois nets du système bancaire sont passés de 6 775,5 milliards Cfa en décembre 2019 à 7 205,3 milliards en septembre 2020, en liaison avec la hausse des autres emplois bancaires (+438,1 milliards ; +22,2%) qui ont bénéficié d’un renforcement de l’activité de portefeuille des banques en 2020, à la faveur des titres émis par les différents Etats de l’Union pour faire face à la crise sanitaire et relancer l’activité économique.
Les crédits nets, pour leur part, se sont très légèrement contractés de 8,3 milliards (-0,2%) sur la période pour s’établir à 4 795,1 milliards en septembre 2020, poursuit  le Directeur national de la Bceao. Qui ajoute que la répartition par terme des financements en faveur de la clientèle fait ressortir une prédominance des concours à moyen terme (55,5% contre 51,0% en décembre 2019) contre ceux à court terme (36,3% contre 40,9%) et à long terme (8,2% contre 8,1%).

Le taux net de dégradation du portefeuille s’est amélioré de 0,6 point de pourcentage par rapport à 2019

Par ailleurs, il souligne que le taux brut de dégradation du portefeuille est passé de 13,9% en décembre 2019 à 14,2% en septembre 2020, tandis que le taux net de dégradation s’est amélioré de 0,6 point de pourcentage à 5,3% comparativement au mois de décembre 2019, en relation avec les efforts de provisionnement réalisés.
« A l’instar des emplois, les ressources se sont renforcées de 266,0 milliards (+4,1%) pour s’établir à 6 790,9 milliards en septembre 2020, en liaison essentiellement avec la hausse des dépôts et emprunts de 250,0 milliards, les capitaux propres et ressources assimilées ainsi que les diverses autres dettes s’étant légèrement améliorés sur la période » relève M. Lo. Avant de confier enfin que les dépôts à vue représentent environ 57,0% de l’ensemble des ressources collectées.

La rentabilité des établissements de crédit s’est inscrite en hausse de 8,5 milliards en 2019

Ahmadou Al Amine Lo souligne également qu’aux termes de l’exercice 2019, la rentabilité des établissements de crédit s’est inscrite en hausse de 8,5 milliards (+9,0%) par rapport à 2018 pour ressortir 102,8 milliards, du fait d’un accroissement du Produit net bancaire (+35,5 milliards ; +8,6%) conjugué essentiellement à une baisse du coût du risque (-6,2 milliards ; 21,0%).
S’agissant du dispositif prudentiel en vigueur, il note que la conformité des assujettis est relativement satisfaisante. « Dans le contexte de la crise sanitaire, la Banque centrale a consenti des allègements sur le dispositif prudentiel (prorogation d’une année du calendrier de mise en œuvre des dispositions transitoires du dispositif qui devrait prendre fin en 2022), afin de permettre aux établissements de crédit de soutenir plus vigoureusement le financement de l’activité économique », rappelle le Directeur national  de la Bceao au Sénégal. Qui explique enfin qu’autrement dit, les normes prudentielles applicables en 2019 ont été reconduites pour l’année 2020.Bassirou MBAYE

Banques : Les injections de liquidités sur le système monétaire de l’Umoa s’élèvent à 5350 milliards de FCFA entre mars et octobre

https://www.lejecos.com La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a injecté 5 350 milliards de francs Cfa sur le marché monétaire ouest africain entre le 27 mars et le 26 octobre 2020 dans le cadre de ses adjudications entrant dans le sillage de la lutte contre les effets de la Covid-19. Selon le directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Amine Lo, le volume de liquidités levées par les banques installées au Sénégal s’élève à 577, 9 milliards
5 350 milliards de francs Cfa. C’est la somme que la Bceao a injectée entre le 27 mars et le 26 octobre 2020 dans le cadre de l’organisation des adjudications à taux fixe sur ses guichets d’appel d’offres sur le marché monétaire.
Selon le directeur national pour le Sénégal qui faisait face à la presse à l’issue de la rencontre trimestrielle avec l’Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers, toutes les demandes de liquidités exprimées par les établissements de crédit sur ces guichets sont entièrement satisfaites à un taux fixe initialement établi à 2,50% et abaissé par la suite à 2,00% le 24 juin dernier, soit son plus faible taux d’intervention.
A l’échelle de l’Union, détaille M. LO, les injections de liquidités sur le marché monétaire s’élèvent au 26 octobre 2020, à 5 350 milliards de francs Cfa dont 3 616 milliards sur le guichet hebdomadaire et 1 734 milliards sur le guichet mensuel.
Pour les banques installées au Sénégal, poursuit-il dans la foulée, le volume de liquidités levées sur le marché des soumissions des banques retenues au Sénégal s’élève à 577, 9 milliards Cfa sur 3 616 milliards pour l’ensemble des acteurs de l’Umoa, au titre du guichet hebdomadaire et de 303,7 milliards  de francs Cfa sur 1 733,9 milliards au titre du guichet mensuel.Bassirou MBAYE

Système bancaire : 7451 reports d’échéances accordés au 30 septembre 2020

http://lesoleil.sn À la date 30 septembre 2020, le système bancaire national a accordé 7451 reports d’échéances aux entreprises, aux particuliers et aux systèmes financiers, a annoncé, hier, le directeur de la Bceao, Ahmadou Al Amine Lô, à l’issue de la réunion trimestrielle avec l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef).
En pleine crise sanitaire, la Bceao avait mis en place, en relation avec le système bancaire, un accompagnement des entreprises qui rencontraient des difficultés pour rembourser leurs crédits à cause de la pandémie. À cet effet, l’institution émettrice avait invité les établissements de crédit à accorder aux entreprises et aux particuliers qui le sollicitaient un report d’échéances sur leurs prêts, pour une durée de trois mois renouvelable sans charges, ni intérêts, ni pénalités de retard. À ce titre, le directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Amine Lô, révèle qu’au 30 septembre 2020, un total de 7451 reports d’échéances a été accordé par les banques au Sénégal, dont 1156 aux entreprises, 3 aux systèmes financiers décentralisés et 6292 aux particuliers. Les échéances reportées sont évaluées à 73,7 milliards de FCfa, dont 64,7 milliards de FCfa déclarés en faveur des entreprises (87,7 % du total des encours), contre 430 millions de FCfa en faveur des institutions de microfinances et 8,6 milliards de FCfa pour les particuliers.
S’agissant des encours des créances reportées, montant global restant dû, ils sont évalués à 337,1 milliards de FCfa, dont 305,1 milliards de FCfa déclarés en faveur des entreprises, contre 2,6 milliards de FCfa au profit des institutions de microfinances et 29,38 milliards de FCfa pour les particuliers.
Les principaux secteurs d’activités ayant bénéficié de ces reports d’échéances de crédits sont les transports, entrepôts et communication (21,5 %), agriculture, sylviculture et pêche (16 %), électricité-gaz-eau (11,52 %), activités financières (11,03 %), commerce de gros et détail (7,94 %), industrie manufacturière (7,81 %) et restaurants hôtels (4,69 %). En termes d’impact sur le secteur bancaire, le directeur national de la Bceao constate que les banques ont enregistré quelques difficultés opérationnelles et des tensions de trésorerie atténuées par les refinancements aux guichets de la Banque centrale.
Pour ce qui est des mutuelles de crédits, l’analyse du reporting des Systèmes financiers décentralisés, à fin juillet 2020, a fait ressortir un montant d’échéances reportées à 65,7 milliards de FCfa. L’encours des crédits ayant bénéficié de reports d’échéances s’établit à 85,8 milliards de FCfa, soit 29,8 % du montant total des crédits arrêtés à 287,6 milliards de FCfa. Ces reports, précise M. Lô, ont été accordés, en majorité, à des clients « particuliers » ou « groupements solidaires » intervenant dans les secteurs d’activités comme le commerce de gros et détail, restaurants, hôtel (63,4 %) et transports, entrepôts et communication (17,3 %).

Un système bancaire sorti résilient

Pour la situation récente du système bancaire, le directeur national de la Bceao a indiqué qu’au cours des neuf premiers mois de 2020, le secteur bancaire a fait preuve de « résilience », en dépit de la propagation de la pandémie de la Covid-19. « La robustesse du secteur a permis aux établissements de crédit de soutenir aussi bien les agents économiques à travers les reports d’échéances de crédits que les besoins de financement de l’État, via les souscriptions aux ‘‘Bons Covid-19’’ », a soutenu M. Lô. Il a relevé que ces actions ont induit une progression des emplois (+429,8 milliards de FCfa) sensiblement supérieure à celle des ressources (+265,9 milliards). Dans ce contexte, le besoin de liquidités des établissements de crédits s’est accru de 163,9 milliards de FCfa et se situe à 414,5 milliards de FCfa en septembre 2020. Pour les emplois nets du système bancaire, ils sont passés de 6775,5 milliards de FCfa en décembre 2019 à 7205,3 milliards de FCfa en septembre 2020. Concernant les crédits nets, ils se sont très légèrement contractés de 8,3 milliards de FCfa sur la période pour se situer à 4795,1 milliards de FCfa en septembre 2020 (…).  À l’instar des emplois, les ressources se sont renforcées de 266 milliards de FCfa pour s’établir à 6790,9 milliards de FCfa en septembre 2020.
Dans son intervention, le président de l’Apbef, Bocar Sy,  s’est réjoui des efforts consentis par les banques afin de contribuer à l’allègement des effets de la crise sanitaire. Pour lui, le système bancaire a pleinement joué sa partition avec les nombreuses initiatives prises, comme le report des échéances sur les prêts.Abdou DIAW

12 125 milliards attendus par l’État pour la relance de son économie durant les années 2021/2023.

https://www.dakaractu.com La crise résultant de la pandémie de la Covid-19 a mis l’économie mondiale à genoux. Pour se remettre sur pied, l’État du Sénégal qui, comme plein d’autres pays impactés par le coronavirus, vise un budget de l’ordre de plus de 10 000 milliards pour les deux prochaines années.
‘’Il y a une forte attente vis-à-vis du système bancaire, puisque sur la période 2021/2023 il est attendu, une enveloppe du Plan de relance économique, donc sous le Plan d’action prioritaire ajusté et accéléré du Plan Sénégal émergent, il y a des financements de l’ordre de 12 125 milliards qui ont été identifiés par les services de l’État. Et dans ce montant, il est attendu du secteur privé (national et étranger), une contribution de 4 800 milliards’’, a annoncé Amadou Al Aminou Lo, directeur national pour le Sénégal de la Bceao.
Du côté du système bancaire, l’État s’attend, d’après les informations parvenues à Dakaractu, à ce que le système bancaire puisse appuyer, par un financement de l’ordre de 300 milliards les Pme et les grandes entreprises, en mettant en place un système de garantie de l’ordre de 150 milliards. L’État prévoit également une enveloppe de l’ordre de 100 milliards pour le secteur informel, dont 50 milliards à travers les institutions de microfinance.
Nous sortons d’un plan de résilience. À ce niveau, un effort substantiel a été fait par l’État, a reconnu M. Lo. Aujourd’hui où le Sénégal tend vers le plan de relance, les acteurs bancaires ont soulevé un ensemble de conditions qu’il faut réunir pour permettre à ce plan de relance d’avoir une contribution significative du système bancaire  : il s’agit, entre autres de la qualité de leur portefeuille. À défaut, indique-t-il,  il sera difficile de compter sur les banques pour la relance. D’où son appel lancé à toutes les partie prenantes (débiteurs, État) pour que les conditions soient réunies et permettre au système bancaire d’avoir un portefeuille assaini. Ce qu’il faut dire, c’est juste qu’il est impératif que le plan de relance connaisse un succès, à défaut l’économie va s’embourber’’, a déclaré le directeur national pour le Sénégal de la Bceao

Traitement des réclamations de la clientèle : Les établissements de crédit tenus,désormais, à répondre dans un délai de 30 jours

https://www.lejecos.com Dans le cadre de la protection des usagers de services bancaires, le président de Commission bancaire de l’Umoa a signé, le 18 septembre 2020, la Circulaire n° 002-2020/CB/C relative au traitement des réclamations des clients des établissements assujettis au contrôle de ladite Commission. Selon le directeur national de la Bceao pour le Sénégal qui a donné l’information lors d’un point de presse , suite à sa rencontre avec les acteurs du secteur bancaire, l’établissement de crédit est tenu d’apporter une réponse à la réclamation du client « dans un délai ne pouvant pas excéder un mois ».
Les établissements de crédit sous contrôle de la Commission bancaire de l’Umoa n’ont, désormais, que 30 jours pour apporter des réponses aux réclamations de leurs clients, à compter de la date de réception de la demande, d’après les dispositions de l’article 7 de ladite Circulaire. Le directeur national de la Bceao pour le Sénégal qui en a fait échos ce matin, relève qu’ « il convient de préciser que le traitement des réclamations est rendu à titre gratuit au client ».
Aux termes de ladite Circulaire, rapporte Ahmadou Al Amine Lo, les établissements assujettis sont tenus de se doter d’un dispositif interne de traitement des réclamations formulées par la clientèle et prendre les dispositions utiles pour porter à la connaissance de la clientèle l’existence d’un tel dispositif (affichage dans leurs locaux, site internet et documents contractuels).
Par ailleurs, la Circulaire prévoit en son article 11, selon M. Lo, que tout client non satisfait du traitement réservé à sa requête ou qui n’a pas reçu de réponse dans le délai fixé d’un mois, peut saisir la Commission bancaire de l’Umoa sous réserve du respect des conditions de recevabilité. C’est pour dire que la demande doit être liée aux produits et/ou services financiers fournis par l’établissement, préalablement soumise par le réclamant à l’établissement concerné.
L’article 11 de la Circulaire dispose également, d’après la direction nationale de la Bceao pour le Sénégal, que la demande, pour être recevable par la Commission bancaire, doit être accompagnée des documents et informations (un exposé détaillé et chronologique des faits à l’origine de la réclamation et des démarches déjà entreprises par le réclamant ainsi qu’une copie de la réponse de l’établissement et, à défaut, l’indication formelle du réclamant qu’il n’a pas obtenu de réponse dans le délai prévu à l’article 7). Aussi, poursuit-elle, la demande ne doit pas faire l’objet d’un examen par une instance judiciaire, extra-judiciaire ou administrative, en particulier par les mécanismes de règlement de litiges mis en place dans le cadre des observatoires de la qualité des services financiers (Oqsf).

La Commission bancaire dispose de 60 jours pour instruire la réclamation du requérant

La Commission bancaire dispose de l’Umoa saisie par le réclamant après non satisfaction par l’établissement concerné, dispose d’un délai de soixante (60) jours calendaires, à compter de la date de réception du dossier complet, pour instruire la réclamation du requérant. Selon la direction nationale de la Bceao, lorsque la réclamation résulte d’un non-respect de la règlementation en vigueur, les correctifs nécessaires sont apportés par l’établissement à la demande de la Commission bancaire de l’Umoa. Enfin, « la Commission bancaire informe le requérant, à l’issue de l’instruction, de la suite réservée à sa réclamation ».Bassirou MBAYE

Covid-19 : Le FMI favorable au maintien des restrictions sur la distribution des dividendes bancaires

https://www.sikafinance.com Au moment où les craintes d’une seconde vague de la pandémie de la Covid-19 se précisent un peu partout, notamment en Europe et aux Etats-Unis, les inquiétudes liées aux effets néfastes de cette recrudescence de la crise sanitaire sur l’équilibre économique et financier mondial, se font de plus en plus entendre
C’est dans ce contexte que s’inscrit la publication de l’édition d’octobre 2020 du rapport sur la stabilité financière mondiale du Fonds monétaire international (FMI) dans lequel l’institution financière plaide pour une résilience plus accrue du système bancaire mondial.
En effet, conscient que l’ampleur du choc et l’augmentation probable des défauts de paiement des entreprises et des ménages pourraient compromettre la rentabilité et les fonds propres des banques, le FMI a insisté ce 23 octobre 2020, sur le fait que  » les régulateurs devraient étendre les limites des distributions de capital des banques pour aider à protéger le système financier au cas où la reprise économique mondiale s’avérerait lente « .
Cette recommandation du FMI s’appuie en fait sur une simulation prospective de la trajectoire des ratios de fonds propres grâce à un échantillon d’environ 350 banques de 29 juridictions, représentant 73% des actifs bancaires mondiaux. Cette étude a montré que ces ratios diminueraient à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19, mais resteraient, en moyenne, largement supérieurs aux minimums réglementaires
Toutefois, il ressort également qu’une faible proportion des banques représentant 8,3% des actifs bancaires de l’échantillon pourrait ne pas respecter les fonds propres réglementaires minimums dans un scénario défavorable, soit un déficit de fonds propres par rapport aux seuils réglementaires généraux de 220 milliards de dollars.
En l’absence des politiques de soutien spécifiques aux banques déjà mises en œuvre, la proportion de ces banques atteindrait 14% des actifs du système bancaire, et le déficit de fonds propres serait de 420 milliards de dollars, précise l’étude.
Ainsi, le FMI estime qu’en plus des restrictions de versement de dividendes bancaires, des politiques visant à assurer un financement adéquat des programmes de garantie des dépôts, ainsi que des plans d’urgence pour faire face à des pressions possibles, aideraient à faire face aux conséquences d’un scénario potentiellement défavorable.Dr Ange Ponou

Hausse de la dette publique : Les justifications du gouvernement

https://www.seneweb.com La dette publique sénégalaise est passée de faible à modérer, selon les institutions de Bretton Woods. Malgré tout, le Sénégal va encore chercher 1 300 milliards sur le marché. Au même moment, les charges de la dette, 327 milliards en 2021, vont connaitre une baisse de 10,4% par rapport à 2020.
Une option que le Sénégal justifie par la nécessité d’augmenter les dépenses pour soutenir la reprise et maintenir les appuis sociaux. Mais avec un niveau d’endettement de 67,4% du Pib en 2020, le régime sait qu’il n’est plus loin de la ligne rouge fixée par l’Uemoa (70% du Pib).
« La dette reste donc un sujet de vigilance car le Gouvernement se préoccupe d’éviter de transmettre aux générations futures un fardeau qui risquerait d’obérer leurs perspectives de progrès. Toutefois, la dette ne doit pas non plus être un repoussoir, un élément dont la seule évocation inhiberait les initiatives des pouvoirs publics », temporise le ministère des Finances et du Budget à travers le projet de loi de Finances 2021.
En fait, Macky Sall et son équipe restent convaincus qu’une dette n’est ni bonne, ni mauvaise en soi. C’est la destination des sommes empruntées qui importe. « De ce point de vue, la stratégie du Sénégal ne change pas : s’endetter prudemment, dépenser judicieusement. Les marchés financiers, meilleurs juges de la santé financière des Etats, ne s’y trompent pas : la signature de notre pays reste respectée et appréciée », assure les services d’Abdoulaye Daouda Diallo.
Il faut dire que le gouvernement compte désormais sur les partenariats publics privés pour réduire ses dépenses. Des dispositions règlementaires seront prises, promet-on. Et l’Etat s’attend à une montée du secteur privé afin de baisser sa part dans les investissements.
« L’adoption prochaine de la nouvelle loi sur les partenariats public-privé (PPP) devrait stimuler les financements alternatifs, encourager l’implication du secteur privé dans le financement des projets d’investissements et, à terme, alléger le poids de la dette publique », espère le gouvernement.

Fonds de péréquation et d’appui : Plus de 22 milliards répartis aux collectivités territoriales entre 2010 à 2019

https://www.lequotidien.sn Au total, 22 milliards 340 millions 124 mille 755 francs Cfa ont été répartis aux collectivités territoriales de 2010 à 2019, au titre du Fonds de péréquation et d’appui. «L’Etat avait voulu payer l’intégralité de cette somme depuis des années, mais des problèmes de quotité selon les communes les plus impactées, à forte densité entre les noyaux et les zones tampons, s’étaient posés. Toutefois, 5 milliards de francs sont déjà disponibles et devraient être distribués aux collectivités territoriales avant la fin de cette année», a promis hier Sophie Gladima à l’occasion du vote du projet de loi portant création de la Société des mines du Sénégal (Somisen).
Dans le cadre de la création d’emplois, le recrutement des jeunes des régions abritant les sociétés minières a été le cri du cœur du député Moustapha Guirassy. «Il n’y a aucun fils du terroir directeur ou directeur général d’une société minière», a dénoncé M. Guirassy. L’ancien maire de Kédougou invite à interroger la qualité des emplois offerts aux autochtones. M. Guirassy rêve de voir des fils de la région occuper des postes de responsabilités comme des directeurs généraux. Pour lui, l’argument de défaut de qualification que les sociétés minières opposent aux jeunes ne tient pas. «C’est un argument un peu fallacieux, parce qu’il n’y a pas d’audit.» Aussi a-t-il exigé des plans de formation lorsqu’une société minière arrive dans une région et qu’elle voit qu’il y a des besoins en termes de formation. «Il s’agit d’un plan de formation. On ne peut pas répondre sèchement qu’il n’y a pas de personnels qualifiés, donc on va chercher ailleurs. C’est une frustration légitime qui est là», s’est-il plaint.
En outre, M. Guirassy a plaidé pour des sièges respectables et honorables des sociétés minières dans les zones d’exploitation. A l’en croire, à ce jour, aucun siège n’est implanté dans les régions de production. «Ils sont tous aux Almahdi», ironise le député, qui rapporte là une revendication des populations de voir érigées des sièges dans ces régions. Ce qui permettrait d’accélérer l’urbanisation et la modernisation, mais également de rapprocher les populations du siège. «Les sociétés minières ne sont pas tenues de résorber le chômage de leur localité d’accueil», a réagi le ministre Aïssatou Sophie Gladima, tout en soulignant que «si les postes qu’elles pourvoient sont dans les cordes des jeunes du secteur, c’est une chance. A défaut, ces sociétés chercheront un personnel qualifié ailleurs».
Par ailleurs, des parlementaires ont souhaité que la Res­ponsabilité sociétale de l’entreprise (Rse) soit désormais une obligation pour les entreprises. Pour ce faire, ils ont recommandé à l’Etat de leur faire signer, au moment de délivrer les permis aux entreprises, un protocole qui les y engage et les poursuivre en cas de non-respe

Création de la Société des mines du Sénégal : Les parlementaires valident le projet

https://www.lequotidien.sn Le Sénégal devrait bientôt se doter d’une Société des mines. Le projet de loi portant création de ladite société a été adopté hier par les députés.
Les députés ont voté hier à l’unanimité le projet de loi n° 39/2020, portant création d’une société nationale dénommée Société des mines du Sénégal (Somisen). Ladite société sera ouverte à l’actionnariat, mais l’Etat aura la mission de vendre les différents permis d’exploitation.
Le vote du projet de loi a été une occasion pour le ministre des Mine et de la géologie de vanter les performances de son département. D’après Sophie Gladima, 379 actes miniers ont été délivrés en 2019 contre 198 en 2014, soit une hausse d’environ 48%. «Au cours de la période 2014-2018, le secteur minier a été le premier contributeur aux revenus du secteur extractif rentrant dans le budget de l’Etat avec un total de 104,3 milliards, soit 94% des recettes», s’est-elle glorifiée. A l’en croire, ce secteur contribue aussi significativement à la balance des paiements avec 5,6% de plus sur les exportations.
Cependant, la contribution du secteur minier au budget de l’Etat reste faible, même si elle a positivement évolué de 17,9 milliards en 2018, en représentant 5,5%. Par ailleurs, regrette-t-elle, les potentialités du secteur sont sous-exploitées et ne profitent pas suffisamment à l’Etat et aux communautés.
De plus, la connaissance des ressources minérales du pays reste encore subordonnée à l’intervention des investisseurs privés. Ce qui n’est pas de nature à favoriser une politique de planification et d’optimisation dans ce domaine, alors que le secteur peut davantage contribuer à l’économie nationale. Aïssatou Sophie Gladima a toutefois précisé que la structuration actuelle de son ministère ne favorise guère une valorisation optimale de nos ressources minérales. De surcroît, dira-t-elle, l’Etat ne dispose pas à ce jour d’une société nationale de recherche ou d’exploitation dans le secteur des mines. Il est donc impératif, selon Mme le ministre des Mines, d’assurer les conditions d’une exploitation et d’une gestion des ressources minérales qui doivent se faire dans la transparence de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population et à être écologiquement durables. Les ressources minérales appartenant au Peuple, Mme le ministre estime que le contexte justifie aisément l’opportunité et la pertinence de créer une société anonyme dénommée Société des mines du Sénégal (Somisen Sa). Cela, en vue de substantiellement renforcer la position stratégique de l’Etat et sa présence dans la gestion des sociétés minières. Cette société aura en charge la gestion du patrimoine minier pour le compte de l’Etat. A cet égard, elle disposera de tous les moyens humains, matériels et juridiques nécessaires pour atteindre les objectifs visés.

DIALOGUE PARLEMENTAIRE SUR L’EXPLOITATION DU CHAMP GRAND TORTUE / AHMEYIM : Le privé sénégalais et mauritanien invité à se mettre à niveau du «contenu local»

http://www.sudonline.sn Dakar abrite depuis hier, mardi 27 octobre, une rencontre de dialogue parlementaire de haut niveau entre le Sénégal et la Mauritanie autour du projet d’exploitation du champ Grand Tortue / Ahmeyim (Gta)
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre de deux jours, organisée par OXFAM Sénégal et ses partenaires, le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies et le président du Comité ITIE de la Mauritanie ont invité les entreprises locales à profiter du retard enregistré dans la phase d’exploitation pour se mettre à niveau afin de pouvoir profiter des avantages de la loi sur le contenu local.
Organisée par OXFAM Sénégal et ses partenaires, cette rencontre de dialogue parlementaire de haut niveau entre le Sénégal et la Mauritanie autour du projet d’exploitation du champ Grand Tortue / Ahmeyim (Gta) prévue sur deux jours (hier et aujourd’hui) est la première du genre. Elle vise, selon Omar Kaboré, directeur pays de Oxfam Sénégal, « à favoriser une collaboration à tous les niveaux, dans un consensus éclairé entre le Sénégal et la Mauritanie sur le partage de la gestion des ressources du gisement de gaz commun aux deux pays ».
Venu présider la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui a réuni une dizaine de parlementaires, des représentants des deux gouvernements et des membres de la société civile, le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, a salué la tenue de cette rencontre qui va permettre, selon lui, aux différents acteurs d’« échanger » des informations sur l’évolution de ce projet d’exploitation du champ gazier GTA dont le contrat a été signé en février 2018 à Nouakchott par les chefs d’Etat sénégalais et mauritanien.
Rappelant ainsi qu’au Sénégal, l’article 25 de la Constitution consacre l’appartenance des ressources naturelles au peuple, le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé de souligner que ce dialogue est une opportunité de consolider non seulement tout ce qui a été fait dans le cadre de ce projet de Gta mais aussi de « mettre tout le monde au même niveau d’information, notamment sur les réformes engagées dans les deux pays pour une meilleure prise en charge des intérêts des entreprises locales, à travers la loi sur le contenu local ».
Sous ce rapport, il a ainsi engagé les responsables des entreprises privées au niveau des deux pays à se mettre à niveau pour tirer le maximum possible des avantages de cette loi sur le contenu local lors de la phase d’exploration du gaz repoussé en 2023 à cause de l’impact de la Covid-19. Loin de s’en tenir là, le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies a également plaidé la mise en place d’un cadre de suivi-évaluation des recommandations qui sortiront de ce forum afin qu’il ne soit pas une rencontre de plus.
Prenant la parole à son tour, Mohamed Lemine Ahmedou, président du Comité Mauritanien de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), abondant dans le même sens que le ministre Mouhamadou Makhtar Cisse, invite la jeunesse des deux pays à se mobiliser pour bénéficier des avantages de ce projet. «Il faut arracher les choses. Ce n’est pas à Bp de former ou d’encadrer les Sénégalais et les Mauritaniens à bénéficier des avantages de l’exploitation des ressources. C’est au peuple, aux citoyens, aux institutions et aux gouvernements de nos deux pays de travailler d’arrache-pied afin de pouvoir profiter le maximum possible des avantages de loi sur le contenu local. Ce, en mettant à niveau leur compétence sur toute la chaine de valeur de l’exploitation. Car, si Bp ne parvient pas à trouver un opérateur au Sénégal et en Mauritanie pour une prestation donnée, il sera obligé de chercher ailleurs en faisant appel à l’extérieur. Donc, j’invite les jeunes au niveau des deux pays à se préparer en vue de tirer le maximum possible de profit de ce projet Gta ».
Pour sa part, Awa Marie Coll Seck, présidente du Comité national Itie du Sénégal, a estimé que cette rencontre de dialogue entre les parlementaires du Sénégal et de la Mauritanie va favoriser une collaboration à tous les niveaux dans la gestion des ressources du gisement de gaz commun aux deux pays». «Ce moment d’échanges et de partage vient conforter tous les acteurs et parties prenantes s’intéressant à la gouvernance des ressources pétrolières et gazières dans nos deux pays, que nous sommes résolument engagés sur la voie d’une gestion transparente de nos ressources communes», a-t-elle assuré.
Lors des échanges dans le cadre de cette première journée avant la pause déjeuner, plusieurs acteurs notamment de la société civile ont pris la parole pour interpeller les responsables des deux pays mais aussi l’entreprise pétrolière Britannique, British Petroleum (Bp) en charge de ce projet sur entre autres, le retard dans la publication des contrats signés avec les deux pays mais aussi sur les bénéficiaires effectifs et la compensation environnementale et sociale prévue pour les acteurs de la pêche artisanale.
Prenant la parole, le représentant de BP/Sénégal a indiqué que son entreprise a adopté un plan global de gestion des impacts environnemental et social et a promis de revenir sur les détails dudit plan lors de la rencontre de ce jour.
Poursuivant son propos, il a ajouté au sujet de la publication des contrats, que tous les accords signés ont respecté les règles de la transparence.NANDO Cabral Gomis

Pour un partenaria –enfin–gagnant-gagnant avec l’Europe Par Kako Nubukpo,

Doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Lomé et ancien ministre de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques du Togo
https://www.jeuneafrique.com Le moment est venu pour l’Afrique de rompre avec le primat de la pensée de court terme et la structure coloniale de dépendance. L’heure est au libre-échange mais aussi au commerce équitable entre les deux continents pour l’économiste togolais.
Le sommet entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA), reporté à 2021, sera une occasion cruciale d’affirmer que la relation entre les deux continents ne peut être mutuellement bénéfique que si l’Afrique produit ce qu’elle consomme.
L’Europe devrait à son tour mettre en pratique la solidarité qu’elle prône en principe, en soutenant le renforcement des capacités en Afrique pour l’autosuffisance. L’UA doit rester ferme, avec une vision claire et de long-terme, afin de forger avec l’UE un chemin commun et équitable vers la prospérité.
La pandémie de Covid-19 et l’urgence climatique ont à nouveau mis en lumière plusieurs lacunes africaines, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation qui sont à la base du renforcement des capacités.

L’AFRIQUE N’A LONGTEMPS ÉTÉ QU’UN SIMPLE FOURNISSEUR DE MATIÈRES PREMIÈRES ET UN DESTINATAIRE DE PRODUITS FINIS

De fait, les crises ont préparé le terrain pour que l’Afrique mette un accent sans précédent sur le développement humain, qui est l’un des piliers de la transformation structurelle au cœur de nos discussions depuis soixante ans.

Fonder des règles d’origine et de contenu local strictes

La diversification économique est un autre pilier de cette transformation structurelle. L’Afrique n’a longtemps été qu’un simple fournisseur de matières premières et un destinataire de produits finis. Ce rôle a été codifié dans les conventions de Lomé et l’accord de Cotonou dans le cadre UE/pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), de sorte que les matières premières africaines bénéficient d’exemptions douanières de l’UE, mais que les exportations africaines transformées sont soumises à de lourdes taxes.
Un partenariat équitable exige un changement fondamental dans cette relation. C’est pourquoi l’accord de libre-échange africain (Zleca) constitue une excellente plateforme pour que les produits véritablement africains alimentent les marchés africains sur la base de règles d’origine et de contenu local strictes.
Toutefois, avant que la Zleca puisse restructurer les modèles de production et de distribution, il y a des contraintes à surmonter, parmi lesquelles : la coordination interne de l’Afrique, l’espace politique et la gouvernance.

Grande vulnérabilité au réchauffement climatique

Des négociations sont en cours entre les 33 pays les moins avancés (PMA) d’Afrique et les autres pays à faible et moyen revenu, davantage intéressés par une position africaine commune.
Actuellement, ces derniers ont un accès relativement limité aux marchés de l’UE dans le cadre du système de préférences généralisées (SPG), tandis que les PMA bénéficient d’un accès largement libre dans le cadre de l’initiative « Tout sauf les armes » du SPG.

LA RÉPONSE DE L’AFRIQUE À L’IMPACT ÉCONOMIQUE DU COVID-19 SEMBLE TIMIDE

De telles différences ont également des répercussions sur les discussions concernant les tarifs douaniers de la Zleca, entre des économies aux tailles extrêmement variées. Compte tenu de la plus grande vulnérabilité de l’Afrique au réchauffement climatique et de son besoin de soutien international, une meilleure coordination est également nécessaire pour une réponse collective aux effets du climat.

Une marge de manœuvre réduite

Pour ce qui est de l’espace politique, l’injection par l’Afrique d’environ 5 % de son PIB en réponse à l’impact économique du Covid-19 semble timide quand, dans le même temps, le reste du monde a injecté environ 20 % de son PIB.
Cela s’explique par la marge de manœuvre financière beaucoup plus réduite de l’Afrique ; un autre indicateur de notre besoin de reconquérir la souveraineté économique en termes de monnaie et de budget. Un problème connexe réside dans la tendance à penser au niveau macroéconomique dans le sillage de nos partenaires de Bretton Woods.

L’INSTABILITÉ POLITIQUE ET L’INSÉCURITÉ DÉCOURAGENT LES IDE

Un exemple en est l’appel lancé par les ministres africains des Finances en faveur d’un soutien international de près de 100 milliards de dollars au titre du Covid-19, qui constitue davantage une réponse au niveau macroéconomique que sectoriel alors que l’Afrique doit descendre au niveau de la grande majorité de nos acteurs économiques afin de renforcer leurs capacités et leur réactivité face aux crises actuelles et aux cadres émergents.

Qualité de la gouvernance

Une autre contrainte réside dans la qualité de la gouvernance, qui occupe un rôle important dans ce que l’on peut appeler « la dictature des urgences », ou la lutte permanente contre les incendies.
Outre le fait qu’elle reflète la présence ou l’absence d’un État capable de fournir des services et des perspectives économiques aux citoyens, l’instabilité politique et l’insécurité découragent également les IDE (investissements directs étrangers). En octobre 2019, les dirigeants de la Cedeao ont décidé, de manière problématique, de classer les dépenses militaires comme des dépenses d’investissement public ; ce qui signifie que tous les types de ressources, y compris l’aide au développement, pourraient être détournés vers les dépenses militaires au détriment des écoles, des dispensaires, de l’électrification rurale, des routes et de l’eau potable.

L’ERREUR FRÉQUENTE EST CELLE DE L’ÉCHELLE, QUI CONSISTE À VISER TROP HAUT POUR COMMENCER

Cela illustre le primat de la pensée de court terme qui, soixante ans durant, a exposé l’Afrique à de nombreux chocs prétendument exogènes qui, en réalité, ne font que révéler l’échec de notre continent à fournir une réponse structurelle aux défis du développement.

Bien identifier les marchés cibles

La transformation locale s’amorce avec le choix du produit approprié et l’élaboration des facteurs de réussite. L’erreur fréquente est celle de l’échelle, qui consiste à viser trop haut pour commencer. Si nous identifions le marché cible et utilisons l’énergie hydraulique et solaire à petite échelle, nous pouvons créer des entreprises prospères et travailler ensuite à l’échelle supérieure, sans avoir besoin de grands barrages ou de combustibles fossiles.
Par exemple, il semble évident que le développement d’une industrie textile serait plus facilement réalisable et plus largement et immédiatement bénéfique que le traitement de l’uranium qui requiert une plus grande technicité
Le coton africain est déjà très prisé à l’étranger. Avec un marché de 400 millions de personnes, uniquement en Afrique de l’Ouest, et une coopération accrue entre les nations et les institutions régionales, les industries textiles pourraient prendre leur essor, et l’Afrique ainsi établir sa propre marque internationale. Le marché, le savoir-faire et les matières premières étant disponibles, la persistance d’un taux de transformation du coton fibre de seulement 3 % demeure un véritable défi à la raison.

DES CHANGEMENTS POLITIQUES RADICAUX SONT NÉCESSAIRES

Néanmoins, depuis au moins vingt ans, la Banque mondiale et le FMI nous obligent à autoriser les importations de vêtements de seconde main à inonder nos marchés via le désarmement tarifaire. Nous avons besoin d’un protectionnisme éclairé pour construire des industries compétitives.
Cela implique des changements politiques radicaux pour mettre fin à la structure coloniale de dépendance qui privilégie les exportations de matières premières pour les revenus étrangers tout en décourageant le financement bancaire pour la transformation locale et l’extension des marchés locaux. Cela suppose aussi d’éviter la malédiction des ressources, d’augmenter le contenu local, de transformer les chaînes de valeur et d’atteindre l’autosuffisance agricole.

Promotion des réseaux locaux

La pandémie a mis en évidence la réactivité des réseaux locaux de production et de distribution reliant les zones urbaines, périurbaines et rurales pour répondre à la demande quand les importations alimentaires diminuaient. La promotion de ces réseaux locaux permet d’augmenter les revenus des zones rurales et urbaines, avec une très faible empreinte carbone.

L’AFRIQUE DOIT RÉDUIRE LES COÛTS DE TRANSPORT ET D’ÉNERGIE

Une telle promotion réduit également les liens entre les chaînes de valeur locales et continentales, ce qui illustre l’importance de la Zleca et d’une véritable libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux à travers l’Afrique.
L’Afrique doit réduire les coûts de transport et d’énergie qui découragent les producteurs ruraux ainsi que les industriels. De meilleures routes et le développement actif de l’énergie solaire et de l’ hydroélectricité peuvent rapidement améliorer les perspectives de production et de commercialisation.
Il faut aussi exiger une gouvernance et une gestion de grande qualité, tant au niveau national qu’à celui des entreprises, de sorte que le capital ne soit jamais confondu avec le profit.

Transformer le rôle du continent

L’Europe a lancé un New Deal vert qui vise à réduire de moitié ses émissions de carbone d’ici à 2030 et à atteindre des émissions nettes nulles d’ici à 2050. Elle s’est également engagée dans une nouvelle stratégie pour l’Afrique qui reconnaît les intérêts et responsabilités respectifs et mutuels et promeut la croissance verte.
L’Afrique doit par conséquent rejoindre l’Europe, avec sa propre vision, forte d’un avenir vert et industrialisé. Cette vision ambitionne de transformer le rôle du continent, perçu comme un simple réservoir de matières premières et le destinataire de produits manufacturés. Cette vision rejette le néo-libéralisme qui protège les marchés européens et force l’ouverture des marchés africains. L’Afrique veut le libre-échange mais aussi le commerce équitable, ainsi qu’un soutien bien ciblé, afin de parvenir à un partenariat gagnant-gagnant avec l’Europe.

BRVM : 269 milliards FCFA de dividendes déjà perçus par les investisseurs en 2020

(Agence Ecofin) – Déjà 269,3 milliards FCFA de dividendes ont été distribués par des sociétés de la BRVM en 2020. Un volume conséquent surtout en cette période de covid-19. Dans le détail, on note que certaines entreprises ont tout distribué tandis que d’autres ont constitué des réserves.
Déjà 269,3 milliards FCFA de dividendes nets d’impôt ont été distribués cette année pour le compte de l’exercice 2019 par 21 sociétés cotées sur la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’UEMOA (BRVM), basée à Abidjan, a pu constater l’Agence Ecofin des données de ce marché financier.
En effet, malgré la covid-19, les autorités de l’Union monétaire ouest-africaine ont laissé les entreprises décider de la rémunération ou non de leurs actionnaires. Les plus récents dividendes dont le paiement est déclaré sont ceux des entreprises Total Côte d’Ivoire et Société de distribution des eaux de Côte d’Ivoire.
Cette enveloppe globale devrait s’accroître dans les prochaines semaines, car certaines entreprises qui ont validé le principe de distribution des dividendes n’ont pas encore effectué des paiements à leurs investisseurs. C’est le cas de Total Sénégal qui devrait décider de l’affectation de son résultat de 2019 le 27 novembre prochain. L’entreprise prévoit de distribuer 3,8 milliards FCFA de dividendes bruts (hors taxes).
Avec un total de 122,5 milliards FCFA distribués à ses actionnaires, Sonatel, filiale du groupe français Orange, n’a pas démenti son statut de première entreprise de la BRVM. Elle est suivie d’Onatel (26,3 milliards FCFA), d’Ecobank CI (19,4 milliards FCFA) et de la Société ivoirienne de banque (13,5 milliards FCFA), dans l’ordre des entreprises qui ont le plus distribué de dividendes.
D’autres grilles d’analyse permettent d’apprécier les actions des sociétés cotées. Avec 1225 FCFA de dividendes par action, Sonatel domine aussi sur ce segment. Elle est suivie des filiales au Bénin et au Niger du groupe bancaire marocain Bank of Africa.
Lorsqu’on évalue le niveau de dividendes distribués par rapport au bénéfice net de chaque entreprise, Filtisac qui a rendu 95% du bénéfice réalisé à ses actionnaires vient en tête. Elle est suivie de Tractafric (90,27%) et de la Sodeci (90%) sur ce point précis.
Les arbitrages ont dû être complexes pour les entreprises cotées de la BRVM, car avec une année 2020 marquée par la covid-19, la seule niche de rémunération des investisseurs a été la distribution de dividendes.
Pris globalement, seulement 49,8% des bénéfices de l’année 2016 sont jusqu’ici distribués. Cela est le fait de plusieurs entreprises qui se sont montrées réservées sur la rémunération des actionnaires, notamment la Société Générale CI qui n’a distribué que 16,9% de son bénéfice global de 50,2 milliards FCFA.

Afrique de l’Ouest : Sonatel reste l’opérateur de référence dans les pays de présence

https://www.lejecos.com La Sonatel reste leader dans les pays de présence. L’information est contenue dans le Bulletin officiel de la cote de Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).
Selon le document, dans les pays du Groupe Sonatel, les dernières prévisions de croissance s’établissent à 1,1% au Sénégal contre une prévision de 6,9% ; 0,9% au Mali en 2020 contre 4,7% ; 1,3% en Guinée contre 6% initialement, -2,9% à Bissau contre 5% et -3% en Sierra Leone contre 3,5% (source Banque mondiale).
« Néanmoins, le Groupe Sonatel a pu maintenir de solides performances opérationnelles et financières. Il reste l’opérateur de référence en Afrique de l’Ouest et leader sur tous ses pays de présence hormis Bissau, avec des parts de marché volumes respectifs de 55,9% au Sénégal, 55,5% au Mali, 59% en Guinée, 47,4% en Guinée Bissau et 50,8% en Sierra Léone », renseigne la Brvm.
Elle précise que les revenus du Groupe Sonatel ont augmenté de 3,2%par rapport à septembre 2019et la marge opérationnelle s’est accrue de 9,6% sur la période ; une croissance plus importante que celle du chiffre d’affaires malgré le contexte difficile et le durcissement de la concurrence. Le groupe continue ainsi d’engranger les effets bénéfiques du renforcement de la contribution des relais de croissance notamment la data mobile, Orange Money et le Broadband fixe.
Une progression liée à la hausse des parcs et des usages et l’augmentation des taux de pénétration 4G, et orange money. Le maintien des revenus s’accompagne d’une politique de maîtrise des charges, qui permet d’améliorer significativement la marge d’Ebitda.Adou FAYE

Sonatel : Le chiffre d’affaires en hausse de 3,2% au 3ème trimestre 2020

https://www.lejecos.com Les résultats financiers du groupe Sonatel au 30 septembre 2020 sont connus. Selon la Brvm qui donne l’information dans son bulletin de la cote, le chiffre d’affaires du groupe Sonatel s’élève à 895 milliards en hausse de 3,2% (+28 milliards) par rapport à 2019.
Selon la même source cette croissance a pu se faire malgré un environnement concurrentiel plus agressif au Sénégal et à Bissau et malgré la pandémie de Covid-19.Les revenus du retail ont connu une hausse de 3,8%tirée par les relais de croissance Data mobile, Orange Money, et Broad band fixe.
Ces derniers génèrent l’essentiel de la croissance du chiffre d’affaires et progressent respectivement de 21,2%, 23,7% et 18,6%par rapport à septembre 2019.Les revenus du Wholesale poursuivent leur baisse (-15,9%) par rapport à 2019 à un rythme moindre grâce au regain du hubbing et de l’interconnexion nationale notamment au Sénégal.
L’EBITDA consolidé du groupe s’élève à 380 milliards en septembre 2020 et enregistre une croissance de +9,6% soit +33,2 Milliards FCFA, grâce à une bonne maîtrise des charges indirectes qui vient s’ajouter à une marge directe stable. Le résultat d’exploitation hausse de 4,6%grâce aux performances opérationnelles malgré la hausse des amortissements Sénégal consécutive aux efforts d’investissement ces dernières années.
Le résultat net est de 140 milliards de FCfa, en décroissance de -2% malgré l’amélioration de l’Ebitda absorbée par la hausse des amortissements et des frais financiers.Adou FAYE

Progression de +7,3% de la base clients fixe, mobile et Internet

https://www.lejecos.com Le groupe Sonatel a enregistré une bonne évolution de la base clients. Selon la Brvm qui donne l’information, la base clients Fixe, Mobiles et Internet est en progression de +7,3% par rapport à 2019 et atteint 34,9 millions grâce au maintien de la dynamique de recrutements, malgré le ralentissement observé sur le second trimestre 2020 avec l’arrêt des animations commerciales durant les premiers jours de la crise sanitaire Covid-19.
«La base clients mobiles totalise 34,4 millions de clients, en hausse de 7,1%tirée par la bonne dynamique commerciale dans tous les pays autour de l’animation commerciale, les refontes tarifaires, le lancement de nouvelles offres (Bundle), l’augmentation du nombre de sites améliorant la couverture réseau », renseigne la Brvm. Le nombre de clients Data mobiles du Groupe s’élève à 12,1 millions soit une hausse de +8,1% sur un an.

Dans le même temps, la base active 4G atteint les 4,1 millions clients soit une augmentation de +77,5% par rapport à 2019 tandis que le taux de pénétration des services Data est stable autour de 35,1%.

La base de clients actifs Orange Money s’élève à 7,9 millions de clients en progression de +25,5% sur un an(+1,6 M de clients actifs et +3,7 de clients inscrits vs 2019 au Sénégal, au Mali et à Bissau à la faveur de la décision de la BCEAO d’autoriser l’ouverture de compte à tous les clients). Près de 61% des clients actifs sont Full (plafond 2 Millions/mois). La pénétration d’Orange Money sur la base d’abonnés mobile s’est renforcée avec 23% des clients qui utilisent tous les mois des services financiers mobiles d’Orange Money.
La base client haut débit fixe compte 291 845 clients (dont 171 518 clients fibre et Flybox), en augmentation de 34,3% à la faveur de l’accélération du déploiement de la Fibre au Sénégal, au Mali et d’une bonne progression des recrutements autour de la Flybox plus particulièrement au Sénégal et au Mali. Par ailleurs, à fin septembre près de 59% de nos clients broad band ont soit une offre Fibre ou Flybox et plus de 23,6% du potentiel raccordables fibre ont été raccordés.Adou FAYE

Baisse de 11,8% des exportations au mois d’août

https://www.lejecos.com Le Sénégal a enregistré une baisse de 11,8% de ses exportations qui passent de 169,4 milliards de francs Cfa au mois de juillet 2020 à 149,4 milliards en août. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) les exportations de biens du Sénégal vers l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) sont également en baisse de 6,8 milliards en août.
Les exportations de biens sont évaluées à 149,4 milliards de francs Cfa au mois d’août 2020 contre 169,4 milliards le mois précédent, soit une baisse de 11,8% (-20,0 milliards). D’après la Dpee, ce repli est lié, principalement, à la diminution des exportations d’or brut (-15,9 mds) et de produits alimentaires (- 7,7 mds).En revanche, la structure montre que les exportations d’acide phosphorique et de produits pétroliers ont cru respectivement de 10,9 mds et 7,7 mds. Pour sa part, « la baisse des exportations de produits alimentaires est liée à la diminution des ventes à l’étranger de produits halieutiques (-9,7 mds), malgré une hausse des ventes de « préparation de soupe, potage et bouillons » (+1,2 md) ».
En glissement annuel, la Dpee souligne dans sa publication intitulée point mensuel de conjoncture que les exportations de biens ont augmenté de 8,8% (+12,0 mds), sous l’effet de l’accroissement des exportations d’or brut (+10,9 mds), de produits pétroliers (+10,9 mds), de titane (+2,4 mds) et de zircon (+1,5 md). Par contre, précise-t-elle, les exportations de produits alimentaires se sont repliées de 11,0 mds, en liaison avec la baisse des ventes de produits halieutiques (-7,6 mds) et de produits arachidiers (-6,1 mds).

Baisse des exportations vers l’Uemoa

La Dpee confie que s’agissant des exportations du Sénégal vers l’Uemoa, elles sont estimées à 25,3 mds au mois d’août 2020 contre 32,1 mds le mois précédent, soit une diminution de 6,8 mds. Selon la direction, elles ont, ainsi, représenté 16,9% de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal durant le mois d’août 2020.
« La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 50,1% à 58,4% sur la période, soit un gain de part de marché de 8,3 points de pourcentage », indique le document. Qui ajoute enfin que le ciment représente 37,0% de la valeur des exportations vers ce partenaire, en août 2020, contre 37,7% en juillet.Bassirou MBAYE

Echanges avec l’extérieur : Les importations du Sénégal en baisse de 10,6% au mois d’août

https://www.lejecos.com Dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture-août 2020 », la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) montre que les importations de biens du Sénégal sont passées de 328,6 milliards de francs de Cfa au mois de juillet 2020 à 293,7 milliards en août 2020, soit une baisse de 10,6% (- 34,9 milliards).
La Dpee montre que les importations de biens du Sénégal sont passées de 328,6 milliards de francs Cfa au mois de juillet 2020 à 293,7 milliards en août 2020, soit une baisse de 10,6% (- 34,9 mds).Ce repli, d’après elle, traduit la contraction de la valeur des importations de produits pétroliers (-26,3 mds) et de « machines, appareils et moteurs » (-7,4 mds). Concernant la baisse des importations de produits pétroliers, elle est liée, à la fois, à la diminution des achats à l’extérieur d’huiles brutes de pétrole (-21,5 mds) et de produits raffinés (-4,8 mds), en variation mensuelle, explique le document.
Par ailleurs, les importations de produits alimentaires se sont accrues de 9,5 mds, à la faveur de l’accroissement des achats de de riz (+6,3 mds), de « froment et méteil » (+3,6 mds) et de « fruits et légumes » (+2,4 mds). De même, les importations de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » se sont également inscrites en hausse de 7,1 mds sur la période sous revue.
A en croire le document, en glissement annuel, les importations de biens ont connu une baisse de 8,5% (-27,3 mds), reflétant, principalement, le repli de la valeur des achats à l’étranger de produits pétroliers (-21,1 mds), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (-19,3 mds), de « machines, appareils et moteurs » (-9,2 mds) et de produits pharmaceutiques (-1,9 mds). Par contre, « les importations de produits alimentaires se sont renforcées de 11,0 mds, sous l’impulsion des achats d’« huiles et graisses animales et végétales » (+6,1 mds) », martèle la Dpee avant de faire savoir que pour ce qui est des produits pétroliers, la baisse résulte de la contraction de la valeur des achats à l’étranger de produits pétroliers raffinés (- 21,1 mds).

Les importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa en baisse de 8,1%

Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, la Dpee indique qu’elles sont évaluées à 7,2 mds au mois d’aout 2020 contre 7,9 mds le mois précédent, soit une baisse de 8,1% (-0,7 md). « Elles ont, ainsi, représenté 2,5% de la valeur totale des importations de biens au mois d’aout 2020 contre 2,4% au mois précédent », confie la Dpee.
Selon la structure, la Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 80,1% en août 2020 contre 58,6% le mois précédent. A l’en croire, les achats en provenance de ce pays ont, principalement, porté sur les « fruits et légumes comestibles », les matières plastiques artificielles et les « produits des industries para-chimiques » qui en ont représenté, respectivement, 17,0%, 14,2% et 7,6% au mois d’aout 2020.Bassirou Mbaye

RIZICULTURE : 32.000 HECTARES EMBLAVÉS DANS LA VALLÉE (DG SAED)

Saint-Louis, 28 oct (APS) – Au total, 32.000 hectares de terre sur un objectif initial de 40.000 hectares ont été emblavés dans la vallée du fleuve Sénégal durant la présente campagne hivernale de riziculture en dépit de l’arrivée précoce des premières pluies, a assuré Aboubacry Sow, directeur général de la Société nationale d’aménagement des terres du Delta Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).
S’exprimant en marge d’une tournée de suivi des cultures l’ayant mené tour à tour dans des périmètres rizicoles de Deby Tanguet, Dagana, Podor, Gaya et Bokhol, le directeur général de la SAED a néanmoins admis que plusieurs surfaces emblavées ont été endommagées à la suite de fortes pluies tombées en septembre dans le pays.
Il a relevé une maturité des cultures à Deby Tiguet, où les producteurs s’apprêtent à entrer dans la période des récoltes. De manière globale il a soutenu que partout où il est passé les cultures se comportaient très bien.
Le directeur de la SAED a évoqué quelques difficultés liées à la présence de rats et autres rongeurs dans certains périmètres, tout en assurant de l’engagement de la Direction de la protection des végétaux d’éradiquer le phénomène.
La SAED va appuyer les producteurs à lever les contraintes relatives à l’usine de rizerie de Deby Tiguet, qui a besoin d’une mise en normes, afin que tous les maillons de la chaine de valeur, puissent être valorisés pour apporter de la valeur ajouté, a promis son directeur.
Sow a soutenu qu’à Dagana, la station de pompage réalisée par la SAED et fonctionnant en grande partie avec les panneaux solaires, est ‘’une nouveauté dans la vallée du fleuve Sénégal’’.
‘’ Cela est important et innovant pour les agriculteurs, car les coûts d’électricité ont été réduits à plus de 30 voire 40 pour cent et le coût de l’eau qui était à 120.000 francs Cfa à l’hectare est aujourd’hui à 90.000 francs Cfa à l’hectare’’, a-t-il fait valoir.
Le DG de la SAED, a promis d’élargir cette solution innovation dans toute la vallée du fleuve Sénégal, afin de ‘’rendre plus compétitif le riz local, permettant l’atteinte rapide de l’objectif de souveraineté alimentaire du Sénégal, que le président Macky Sall a assigné au secteur de l’agriculture’’.
‘’Les problèmes soulevés par les agriculteurs, pour une dotation de motopompes, seront résolus, grâce à l’appui des programmes de l’état’’, a-t-il promis.BD/AKS

IMPACTS CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR L’AGRICULTURE : En Afrique de l’Ouest, le rendement moyen diminuerait de 13 % 

http://www.enqueteplus.com Le scénario de changement climatique le plus pessimiste entrainera, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, une baisse de 13 % du rendement moyen des produits agricoles. C’est ce qui ressort du rapport sur le climat en Afrique rendu public hier par la Commission économique pour l’Afrique, en partenariat avec l’Union africaine et l’Organisation météorologique mondiale (OMM
Les changements climatiques n’ont pas seulement des conséquences sur l’atmosphère, ils touchent aussi la sécurité alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), depuis 2012, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 45,6 % dans les pays d’Afrique subsaharienne exposés à la sécheresse. ‘’L’agriculture est l’épine dorsale de l’économie africaine.  Elle englobe la plupart des moyens de subsistance du continent.
Le continent est donc très exposé et vulnérable aux impacts de la variabilité du climat et du changement climatique. Les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) suggèrent que le réchauffement aura des effets dévastateurs sur la production agricole et la sécurité alimentaire. Parmi les principaux risques pour l’agriculture, figurent la baisse de rendement des cultures due au stress thermique et hydrique et l’augmentation des dégâts causés par les ravageurs, les maladies et les inondations sur l’infrastructure des systèmes alimentaires’’, informe le rapport sur le climat en Afrique rendu public hier par la Commission économique pour l’Afrique, en partenariat avec l’Union africaine et l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Une telle situation compromettrait ‘’gravement’’, d’après la même source, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des ménages, des régions et des nations. D’ici le milieu du siècle, le rapport montre que les principales cultures céréalières d’Afrique seront touchées, avec toutefois des différences en fonction des régions et les cultures.
‘’Selon le scénario de changement climatique le plus pessimiste, le rendement moyen diminuerait de 13 % en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, de 11 % en Afrique du Nord et de 8 % en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Le millet et le sorgho sont les cultures les plus prometteuses, avec une perte de rendement d’ici 2050 limitée à 5 % et 8 %, respectivement, en raison de leur plus grande résistance au stress thermique, tandis que le riz et le blé devraient être les cultures les plus malmenées, avec une perte de rendement d’ici 2050 estimée à 12 % et 21 %, respectivement’’, précise le document.
Au-delà de l’agriculture, l’économie des pays africains sera aussi impactée par le phénomène. Et selon le Fonds monétaire international (FMI), les conséquences négatives du changement climatique sont surtout ressenties dans les régions à climat relativement chaud. Dont font partie un nombre excessivement élevé de pays à faible revenu. Le rapporte informe que le Centre africain pour la politique en matière de climat estime qu’une augmentation de la température mondiale entraînerait une ‘’baisse considérable’’ du produit intérieur brut (PIB) des cinq sous-régions africaines. Pour des scénarios allant d’une augmentation de 1° C à 4° C des températures mondiales par rapport aux niveaux préindustriels, le PIB global du continent diminuerait de 2,25 % à 12,12 %.
L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est seraient, selon notre source, ‘’davantage pénalisées’’ que l’Afrique australe et l’Afrique du Nord.
D’ailleurs, le secrétaire général de l’OMM a relevé, lors du lancement virtuel de ce rapport, que le changement climatique a un ‘’impact croissant’’ sur le continent africain. ‘’Il frappe plus durement les plus vulnérables et accroît l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations et les pressions exercées sur les ressources en eau. Ces derniers mois, nous avons assisté à des inondations dévastatrices et à une invasion de criquets pèlerins. À présent, la perspective inquiétante d’une sécheresse causée par un épisode La Niña se dessine. La pandémie de Covid-19 a aggravé le bilan humain et économique’’, souligne Petteri Taalas.
Pour sa part, la commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine a indiqué que les données scientifiques sur le climat représentent un pilier du renforcement de la résilience, ‘’une pierre angulaire’’ de l’adaptation au changement climatique.
Ainsi qu’un ‘’terreau fertile’’ pour les moyens d’existence et de développement durables.
‘’Le rapport sur l’état du climat en Afrique a donc un rôle essentiel à jouer à cet égard, notamment pour étayer les mesures que nous prenons afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 pour l’Afrique’’, a expliqué Josefa Leonel Correia Sacko.

‘’Les données fiables et opportunes sur le climat sont rares’’

L’une des raisons pour lesquelles les services d’information sur le climat sont ‘’peu utilisés’’ pour planifier et mener des activités de développement en Afrique est, d’après, la secrétaire exécutive de la CEA, que les données ‘’fiables et opportunes’’ sur le climat sont ‘’rares’’.
Ainsi, Vera Songwe estime que ce rapport, qui se concentre sur l’Afrique, contribuera largement à combler cette lacune. ‘’La  Commission  économique
pour  l’Afrique  a  pris  part  à  sa  rédaction,  par  l’intermédiaire  du  Centre  africain  pour  la politique  en  matière  de  climat,  afin  de  mettre  en  évidence  le  lien  qui  existe  entre  le changement  climatique  et  le  développement,  et  de  souligner  que  pour  mieux  rebondir après  la  pandémie  de  Covid-19,  il  faut  envisager  un  développement  vert,  durable  et résistant  au  changement  climatique,  fondé  sur  les  meilleures  données  scientifiques disponibles. La participation de multiples institutions et organismes à l’établissement de ce rapport renforce nos principes et méthodes de travail collaboratifs’’, dit-elle.
Il convient de relever que la dégradation et l’érosion des côtes constituent également un problème majeur, en particulier en Afrique de l’Ouest.  ‘’Environ 56 % des côtes du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo sont en train de s’éroder et cette situation devrait s’aggraver. L’élévation du niveau de la mer n’est actuellement pas le facteur dominant des changements environnementaux, mais elle devrait se combiner par la suite à d’autres facteurs pour en exacerber les conséquences négatives’’, lit-on dans le rapport.
Le document révèle également que la hausse des températures de même que la modification des régimes de précipitations ont également un impact significatif sur la santé des populations africaines. ‘’L’augmentation des températures et des précipitations rend l’habitat plus favorable aux insectes piqueurs et à la transmission de maladies à vecteur comme la dengue, le paludisme et la fièvre jaune. Par ailleurs, des maladies apparaissent dans des régions où elles n’étaient pas présentes. En 2017, on estime que 93 % des décès dus au paludisme dans le monde sont survenus en Afrique. Les épidémies de paludisme se déclenchent souvent après des périodes de précipitations exceptionnellement fortes.  En outre, le réchauffement des hauts plateaux d’Afrique de l’Est permet aux moustiques porteurs du paludisme de survivre à des altitudes plus élevées’’, rapporte notre source.MARIAMA DIEME

Le TER livré en fin décembre

https://www.dakarmatin.com Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement annonce une date pour la réception du TER. «Le projet du TER va prendre fin d’ici fin décembre 2020», a déclaré Me Oumar Youm, dans des propos repris par Le Quotidien. Seulement, signale-t-il, il appartient au Président Macky Sall de choisir la date de démarrage effectif. D’après Me Youm, seuls les marchés de construction des gares et celui de la signalisation et de l’électrification sont à finir.

ENVIRONNEMENT  : Les graves conséquences de l’exportation de véhicules d’occasion vers les pays en développement

Des millions de voitures, fourgonnettes et minibus d’occasion de piètre qualité sont exportées depuis l’Europe, les États-Unis et le Japon vers les pays en développement. Cela contribue de manière significative à la pollution atmosphérique et entrave les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique, indique un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue).
« L’assainissement du parc automobile mondial est une priorité pour atteindre les objectifs mondiaux et locaux en matière de qualité de l’air et de climat », affirme Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue). « Au fil des ans, les pays développés ont exporté de plus en plus de véhicules d’occasion vers les pays en développement. Comme cela se produit en grande partie sans réglementation, cette exportation est devenue celle de véhicules polluants », ajoute-t-elle. Le rapport montre qu’entre 2015 et 2018, 14 millions de véhicules légers d’occasion ont été exportés dans le monde. Environ 80 % de ces exportations ont été effectuées vers des pays à faible et moyen revenu, dont plus de la moitié vers l’Afrique. Ce nouveau rapport, le tout premier de ce type, intitulé «les véhicules d’occasion et l’environnement – un aperçu global des véhicules utilitaires légers d’occasion : débit, échelle et réglementation », exhorte à la prise de mesures afin de combler le vide politique actuel et demande l’adoption de normes de qualité minimales harmonisées qui garantiront que les véhicules d’occasion contribuent à des parcs de véhicules plus propres et plus sûrs dans les pays importateurs.
Le parc automobile mondial, dont la croissance est rapide, est l’un des principaux responsables de la pollution atmosphérique et du changement climatique. À l’échelle mondiale, le secteur des transports est responsable de près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie. Plus précisément, les émissions des véhicules sont une source importante de particules fines (Pm2,5) et d’oxydes d’azote (Nox) et sont des causes majeures de la pollution atmosphérique urbaine.

Dumping des véhicules anciens, polluants et dangereux

« L’absence de normes et de réglementations efficaces facilite le dumping de véhicules anciens, polluants et dangereux », estime Inger Andersen. « Les pays développés doivent cesser d’exporter des véhicules qui ne répondent pas aux critères des inspections environnementales et de sécurité et qui ne sont plus considérés comme étant en bon état de marche dans leur pays d’origine, tandis que les pays importateurs devraient introduire des normes de qualité plus strictes », fait valoir la directrice exécutive du Pnue. Le rapport, basé sur une analyse approfondie de 146 pays, a constaté que deux tiers d’entre eux ont des politiques « faibles » voire « très faibles » pour la réglementation de l’importation des véhicules d’occasion.
Toutefois, il montre également que lorsque les pays mettent en œuvre des mesures pour régir l’importation de véhicules d’occasion, notamment des normes d’ancienneté et d’émissions, celles-ci leur permettent d’accéder à des véhicules d’occasion de bonne qualité, y compris des voitures hybrides et électriques, à des prix abordables. Par exemple, le Maroc autorise uniquement l’importation de véhicules de moins de cinq ans et de ceux qui répondent à la norme européenne d’émission Euro4 ; le pays ne reçoit donc d’Europe que des véhicules d’occasion relativement perfectionnés et propres.
Le rapport constate que les pays africains ont importé le plus grand nombre de véhicules d’occasion (40 %) au cours de la période étudiée, suivis par les pays d’Europe de l’Est (24 %), d’Asie-Pacifique (15 %), du Moyen-Orient (12 %) et d’Amérique latine (9 %)

Alerte…Le Palais Menacé D’éboulement

https://www.xibaaru.sn L’information donnée hier par les géologues réunis autour de la ministre Sophie Gladyma Siby, fait peur, renseigne « Sen Café Actu ». Selon Badara Diagne, l’un des spécialistes, le Palais présidentiel est menacé d’éboulement, compte tenu de la roche sur laquelle il est bâti. La ministre de la géologie propose un Conseil présidentiel sur les risques géologiques détectés dans la presqu’ile de Dakar et s’est engagée à en parler au Chef de l’Etat Macky Sall, le plus rapidement possible.

Affectation de terres à la Sedima : Djilakh va saisir la Cour suprême

« Avec la montée en puissance d’un libéralisme économique sauvage et d’une corruption foncière menaçante, le danger guette de partout le bien être socio-économique des populations de Djilakh. En cédant 300 hectares à la Sedima, l’Etat du Sénégal a violé de nombreuses lois. Dans la loi sur le domaine national, on comprend quatre zones distinguées : les zones urbaines, les zones classées, les zones des terroirs et les zones pionnières. La loi dit en son article 8 que les zones des terroirs sont affectées aux membres des communautés rurales qui assurent la mise en valeur et les exploitent. Par conséquent ces terres appartiennent aux paysans djilakhois en tant que membre de la communauté », a affirmé hier le collectif pour la défense des intérêts de Djilakh qui faisait face à la presse.
Il ajoute : « Le président de l’Assemblée nationale en réponse à notre lettre du 15 juillet 2020, lettre dans laquelle nous avions sollicité une audience au sujet du contentieux qui nous oppose au groupe Sédima, nous a fait savoir que « les institutions de la République ont des compétences définies par la Constitution, les lois et les règlements ». Selon Moustapha Niasse, «il n’est pas souhaitable que l’Assemblée nationale traite des dossiers déjà pris en charge par l’Exécutif, d’autant plus que le Chef de l’Etat a déjà instruit plusieurs ministres pour gérer ledit contentieux ». Nous fustigeons vigoureusement le fait que ces ministres ne tiennent pas en compte nos souffrances en particulier le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui n’a pas répondu à notre lettre depuis le 15 juillet 2020».
Ces derniers de révéler : « Présentement, plus de quarante paysans djilakhois sont dépossédés de leurs terres dans cette zone de terroir, soit environ 120 hectares. Djilakh compte plusieurs éleveurs. Ils sont tous parti au Djolof car ils n’ont plus d’espace. Ce qui est plus aberrant, au lieu que le groupe Sedima exploite ces terres prises de force aux paysans de Djilakh, son président signe un contrat de prêt à usage d’une superficie de 50 hectares avec un promoteur étranger pour une durée de cinq années à compter de la date de signature, c’est-à-dire le 22 octobre 2019 ».
Le collectif pour la défense des intérêts de Djilakh estime que « l’Etat du Sénégal doit comprendre que l’agriculture familiale contribue tout d’abord à la sécurité alimentaire des populations dans la mesure où elle constitue la base de l’alimentation en couvrant à plus de 80 % les besoins en produits végétaux et en produits animaux des populations. C’est pourquoi nous appelons tous les fils de Djilakh à la mobilisation pour la récupération de nos terres car c’est une question de survie pour nous et surtout de justice sociale et de justice tout court d’où l’urgence de saisir la Cour suprême en référé pour faire cesser les violations graves des droits fondamentaux des habitants de Djilakh »

Chambre de commerce : Le contentieux opposant le collectif des élus et l’assemblée générale siégeant a été encore renvoyé au 10 novembre.

https://www.dakaractu.com L’absence de l’actuel président de l’assemblée siégeant de la chambre de commerce, Abdoulaye Sow et Cie au contentieux l’opposant au collectif des élus de la chambre consulaire ne surprend pas la partie civile qui l’assimile à un refus de venir comparaître. Après un énième renvoi du procès entre les 2 parties, le président de la coalition And Défarat Chambre de Commerce, Birane Yaya Wane constitué partie civile dans ce dossier, croit que le camp d’en face n’a rien à poser sur la table et qu’il cherche par des subterfuges à plomber le jugement.
Pour Birane Yaya Wane, Abdoulaye Sow et Cie sont nuisibles pour le secteur privé parce qu’ils empêchent la chambre consulaire d’exécuter normalement ses tâches. L’affaire a encore été renvoyée, ce 27 octobre, au 10 novembre pour plaidoirie sur la demande des avocats de la défense qui soutiennent vouloir prendre en connaissance le dossier.
La chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar traverse une crise institutionnelle et financière du fait de l’illégitimité et de l’illégalité de certains de ses membres élus qui cherchent toujours à se maintenir par des manœuvres frauduleuses pour s’accaparer des fonds publics destinés à soutenir l’entrepreneuriat à des fins personnelles sans respecter les règles de bonne gestion des deniers publics, a soutenu Birane Yaya Wane qui a fait face au juge ce mardi.
« Il faudrait que ces gens soient boutés dehors et qu’il y’ait une délégation spéciale. Si des gens sont dans une illégalité et dans une illégitimité pendant 10 ans, il faudrait que l’État prenne ses responsabilités »,  a encore pesté le président de la coalition And Defarat Chambre de commerce.

Tous les véhicules de 40 ans retirés en 2021

https://www.rewmi.com Désormais un véhicule qui a plus de 40 ans ne doit plus transporter des personnes.
Cette directive de l’UEMOA qui date de 2005, après 16 ans d’application graduelle, sera appliquée, a rassuré le ministre des Infrastructures, Me Oumar Youm,
La mesure va entrer en vigueur en mars 2021, a fait savoir le ministre à l’hémicycle. Toutefois, rappelle-t-il, à chaque fois qu’il y a une application de loi, il y a des grèves et des manifestations.
A cet effet, il a invité tous les acteurs à faire bloc autour de cette loi et appelé certains à cesser de diviser les Sénégalais. Parce que, dit-il, une loi est un ordre général et s’applique à tout le monde et il faut que les gens acceptent la réglementation.
Car, estime Me Youm, ce sont les surcharges qui sont sources de nombreux accidents et font vieillir rapidement les véhicules. En outre, il a informé qu’en 2021, aucun véhicule de plus de 40 ans ne va faire de transport public au Sénégal. de même, un camion de plus de 40 ans ne va plus y circuler. Et il a révélé que le décret d’application est déjà prêt.

Covid de ce mercredi 28 octobre 2020 : aucun décès enregistré, 11 nouveaux cas 128 guéris

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, ce mercredi  28 octobre. Sur 721 tests effectués, 11 sont revenus positifs. Il s’agit de 3  cas contacts suivis par les services sanitaires, 1 cas importé (AIBD) et 7 cas Issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit : Yoff (2),  Almadies (1),  Dakar Plateau (1), Mbour (1),  Sicap  (1) et Thiés (1),
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 128 patients qui étaient sous traitement et 7 cas graves.  Aucun décès lié à la covid19 n’ a été enregistré hier-mardi 27 octobre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 15. 582 cas déclarés positifs dont 14. 565 guéris, 322 décédés et donc 691 malades sous traitement.

Haro sur Serigne Mbaye Thiam : le PS en état de mort clinique

Le Parti socialiste (PS) est en état de mort clinique. Il ne s’agit pas d’une opinion subjective mais d’une vérité constatée au vu et au su de ses dissensions internes et de la léthargie dans laquelle git le parti de Senghor depuis presque un quart de siècle.
Interrogé le 16 octobre dernier dans l’émission ‘‘L’invité de MNF’’ de la 7 TV sur la succession d’Ousmane Tanor Dieng au poste de secrétaire général, qu’occupe de manière provisoire sa collègue au gouvernement et camarade de parti Aminata Mbengue Ndiaye, le socialiste Serigne Mbaye Thiam a clairement indiqué que « l’intérim doit avoir une fin ». Avant d’ajouter : « Par définition, l’intérim ne doit pas être du long terme. Tout le monde est d’accord là-dessus. Je suis bien placé pour le dire parce que je suis le premier à sortir pour dire qui devait être le secrétaire général après le décès de Ousmane Tanor Dieng».
Celui qui est aussi le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fini en émettant des propos qui ne laissent aucun doute sur sa candidature au poste de secrétaire général du Ps : « Alors que je ne les ai pas sollicités, il y a beaucoup de responsables du parti, au Sénégal comme à l’étranger, qui viennent de leur plein gré me voir et disent fonder beaucoup d’espoir sur moi. Il n’y a aucun poste ou fonction qui m’empêche de dormir. De la même manière, il n’y a pas de poste ou de fonction que j’ai peur de briguer si mes proches estiment que je peux les occuper.» C’était suffisant pour que ces propos provoquent un véritable séisme au sein de l’appareil socialiste.
Si certains socialistes ont approuvé l’intervention de Serigne Mbaye Thiam, d’autres ont crucifié ce dernier au point de réclamer son exclusion du PS pour avoir fait preuve d’indiscipline. La principale concernée, Aminata Mbengue Ndiaye, n’a pas tardé à réagir à ces propos qui visent à l’éjecter du poste qu’elle occupe depuis le décès de Ousmane Tanor Dieng. « Le PS n’a aucun problème. Actuellement, je suis le SG du parti. L’élection d’un nouveau SG, après le décès de Tanor Dieng, n’est pas mon agenda actuel. J’assure l’intérim et on en parlera le moment venu », a déclaré la présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT).
Ce désarroi constaté au sein du PS à cause d’une simple déclaration qui somme l’instance faîtière de mettre en compétition démocratique le stratégique poste de secrétaire général montre la frilosité des membres de cette formation politique et la fragilité du socle idéologique et politique sur lequel il repose actuellement. Quoi de plus normal, 14 mois après la disparition d’Ousmane Tanor Dieng, que de demander que sa succession démocratique soit organisée ? Hélas, l’image qu’offre aujourd’hui le PS est celle d’un parti moribond profondément divisé en dépit de ce simulacre d’unité que chantent encore sans convaincre certains de ses aèdes.

Vide juridique 

Même s’il semble être mis en minorité, le secrétaire national aux élections du Ps a dit la vérité sur l’intérim assuré par Mme Aminata Mbengue Ndiaye. Le soutien calculateur qu’avait apporté Serigne Mbaye Thiam à sa collègue ministre et patronne des femmes socialistes pour suppléer Tanor a fait un effet boomerang. En violation des textes du PS, le responsable socialiste de Kaolack avait soutenu l’actuelle présidente du Hcct alors qu’aucune disposition statutaire ou réglementaire n’indique que seule la secrétaire générale adjointe doit assurer la suppléance de Tanor. L’article 18 des textes du PS indique clairement que « les Secrétaires généraux adjoints assistent le Secrétaire général du parti dans ses fonctions et le suppléent en cas d’absence ou d’empêchement ». Donc ici il est question de suppléance et non d’intérim.
Il n’y a pas de hiérarchie entre les trois secrétaires généraux adjoints que sont Aminata Mbengue Ndiaye, bien sûr, mais aussi Cheikh Abdou Khadre Cissokho et Birahim Diagne. Si la première nommée était citée toujours après Tanor, c’est parce que ce dernier avait le souci de la parité mais les textes du parti n’établissent pas de hiérarchie entre les SGA. D’où un vide juridique que d’aucuns essaient d’exploiter en leur faveur. Même si les deux notions «intérim» et « suppléance » sont sémantiquement proches, il y a lieu de marquer la frontière ténue qui les séparent. « L’intérim comporte l’idée de remplacement dans tous les cas, notamment en cas de vacance, alors que la suppléance se limiterait à un remplacement en cas d’absence ou d’empêchement momentanés, sauf lorsque le suppléant est une personne expressément nommée à l’avance en cette qualité, ce qui ne s’appliquerait pas aux situations des modèles».
Maître Moustapha Mbaye, secrétaire national chargé des Affaires juridiques, a été l’un des rares socialistes sinon le seul à proposer, mais en vain, une gestion collégiale du secrétariat général en attendant de pourvoir démocratiquement le poste. Les réactions spontanées qui fusent depuis la sortie de Serigne Mbaye Thiam sont symptomatiques de la crise de dégénérescence que traverse le PS. Dans ce parti, le débat contradictoire et le combat idéologique ont cédé la place à la course aux places et aux prébendes. Qui ne souvient pas encore du coup de gueule de Gorgui Ciss, maire de Yenne, qui bouillonnait de colère quand Aminata Mbengue et Serigne Mbaye Thiam ont été reconduits ministres après la réélection du président Macky Sall ? Aujourd’hui nommé PCA de la Société d’aménagement foncier et de rénovation urbaine (Safru Sa), il a tempéré ses ardeurs et soutient même l’intérim (en réalité suppléance) d’Aminata Mbengue qu’il avait dénoncé.
Les actuels leaders et autres militants socialistes qui se livrent à des postures de soutien ou à des guerres de positionnement méconnaissent ou ignorent la pathologie dont souffre profondément leur parti lymphatique et liquéfié. Qu’Aminata Mbengue Ndiaye, Serigne Mbaye Thiam ou quelqu’un d’autre succède démocratiquement à « Tanor » ne changera rien à ce parti socialiste qui a perdu son âme idéologique et toute ambition politique de reconquérir le pouvoir perdu en 2000 ! Le mal dépasse la guerre successorale à sa tête. Ce PS nourri de la sève Diouf/Tanor est arrivé en fin de cycle, donc a besoin d’être refondé, réunifié, revitalisé mais non de continuer à jouer les frotte-manches de sa Majesté Sall qui n’hésite pas à gaver ses dirigeants de loukoums pour mieux les ferrer.

Virage raté de mars 1996 

Le PS a raté son virage refondateur au congrès de mars 1996. Depuis 1948, Senghor, Ibrahima Seydou Ndaw, Mamadou Dia et compagnie ont su construire progressivement la formation socialiste avec d’autres forces politiques. Et à chaque fois qu’il y a eu fusion, le changement de nom a témoigné de ce supplément de force politique. Hélas, depuis 1981 où Abdou Diouf a succédé à Senghor à la tête du PS, ce dernier a commencé sa descente irréversible aux enfers. Au lieu de massifier le parti, Diouf a misé sur l’expurgation des éléphants, l’exclusion des légitimistes frondeurs et la transhumance. Un projet politique qui ne peut prospérer dans un régime de multipartisme où fonder un parti n’est plus une sinécure.
Par conséquent, le congrès mémorable de mars 1996 devait être l’amorce d’un nouveau départ de la formation socialiste débarrassée au forceps de tous les éléphants congénères de Senghor depuis l’avènement d’Abdou Diouf au pouvoir. Mais que nenni ! Les méthodes staliniennes d’éviction et de purges ont pris le dessus sur les choix démocratiques des militants. Abdou Diouf a imposé un dauphin sans «cursus politicorum» au sein du PS. Et de Charybde en Scylla, de 1998 à 2012, le Parti socialiste n’a cessé de voir fondre son électorat lors de six élections successives.
Au sein du PS, on ne parle plus le même langage non pas sur l’orientation ou les objectifs du Parti mais sur les prébendes et les hochets à se partager. Les socialistes qui se crêpent le chignon sont ceux qui jouissent des postes présidentiels loin des militants de base. A défaut de mener des actions concrètes sur le terrain politique, à défaut de mener une réflexion profonde sur le collapsus qui atrophie de plus en plus le parti, les responsables s’entre-tirent, s’entre-déchirent pour des intérêts bassement personnels. Quotidiennement les ressentiments, l’esprit vindicatif, les inimitiés, les haines recuites se manifestent entre responsables socialistes atteints de burn-out.
Le PS dioufo-tanorien à l’agonie, sans leader, sans boussole, avance au gré du vent de ses intérêts avec une seule marotte : continuer à jouir des ors du pouvoir. Les instances de direction (Comité central, Secrétariat exécutif national, Bureau politique) ne fonctionnent plus et comme ersatz, des groupes WhatsApp, comme l’a dit railleusement Abdoulaye Gallo Diao, secrétaire national adjoint chargé des TIC, sont devenus les seuls moyens d’animation politique du PS moribond. Alors que le Parti des Verts de Colobane vit une crise sans précédent, vacille entre doutes et désespoirs, le député et maire socialiste de Ndindy, Cheikh Seck, fait montre d’une irresponsabilité discursive qui discrédite et écarte tout socialiste qui tenterait d’être le porte-étendard du PS à la prochaine présidentielle.
Le parlementaire a fait savoir à son camp qu’il n’y a pas un socialiste capable de diriger le pays à l’instar de Macky Sall et qu’il est prêt à le soutenir pour un 3e mandat. Sa vision sur l’avenir du PS s’avère pour le moins pessimiste. De plus en plus, des socialistes subodorent que Aminata Mbengue, qui jouit de son moelleux fauteuil de présidente du HCCT avec un salaire de 9 millions et des fonds politiques qui n’ont rien à envier aux 40 millions mensuels du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, ne serait qu’un faire-valoir, voire un pantin, à la solde du président Macky Sall. Autrement dit, elle n’hésiterait pas, le moment venu, à plaider elle aussi pour un 3e mandat en faveur de ce dernier.

Le PS : une coterie 

Aujourd’hui le PS n’est plus une formation politique mais une coterie de copains et de coquins qui s’en servent plutôt que de le servir. La Rose qui est un emblème du PS symbolisant la vie et la lumière n’a plus un seul pétale ni même une seule feuille. Elle ne reste qu’une tige informe qui peine à rester verticale. Ce qui veut dire que le PS moribond s’étiole et ne survit que grâce au respirateur artificiel du pouvoir APR. L’autre emblème du Parti de Colobane, le Poing, qui symbolise la force et le combat, n’est plus qu’une simple image sans consistance parce que l’ardeur au combat a déserté les rangs verts. Les Socialistes, qui ont traversé le désert pendant tout le règne du Président Wade, sont las de poursuivre le combat fécond dans l’opposition.
Pour survivre, ils préfèrent aujourd’hui le collaborationnisme jouissif au combat ardent pour la reconquête du pouvoir. Pourtant, la seule voie de salut politique du PS demeure la refondation et non le maintien sous perfusion. Mais malheureusement aujourd’hui, le PS, en état de délitement, n’a ni les idées, ni même l’intention de se fondre pour se refonder. Serigne Saliou Gueye, Le Témoin

Benno ak Tanor au bord de l’implosion

Les prochaines semaines risquent d’être très mouvementées pour la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye.

Cible d’attaques au sein de sa formation politique, la Secrétaire générale par intérim du Parti socialiste (PS), Aminata Mbengue Ndiaye, va devoir se battre pour éviter l’implosion de la coalition Benno Ak Tanor. Plusieurs mouvements et partis politiques de ladite coalition ont tenu une réunion samedi pour prendre leur destin en main.

Les prochaines semaines risquent d’être très mouvementées pour la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye. Après les attaques de son camarade de parti Serigne Mbaye Thiam, qui lorgne son fauteuil de secrétaire générale du Parti socialiste (PS), elle va devoir faire face à une rébellion au sein de la coalition Benno Ak Tanor.
Pour cause, des mouvements et partis politiques de cette coalition ont tenu, samedi dernier, une réunion dans la plus grande discrétion pour prendre leur destin en main. Il s’agit de Fadj Are Sunugal de Lamine Dieng, de la Révolution Verte de Ibrahima Sy, du Nouveau Pôle de Vertu républicain d’Alioune Badara Seck, du Nouveau Centre du Sénégal de Ibrahima Ndiaye, de Na Dem du rappeur Red Black, de Tarou Sénégal d’El Hadji Djiodia Ndiaye et du Rassemblement des jeunes commerçants de Mamadou Sy. «La rébellion est due à un manque de considération du Parti Socialiste depuis la présidentielle.
Après l’élection présidentielle de 2019 et bien avant même, le Parti socialiste ne fait que cavalier seul par rapport au partenariat qui lie la coalition Benno Ak Tanor au Président Macky Sall. Quand le Président donne des responsabilités, il le fait au nom de la coalition Benno Ak Tanor. Entretemps, notre camarade Ousmane Tanor Dieng a rendu l’âme, mais depuis lors il n’y a aucune réaction de la nouvelle direction du Parti Socialiste par rapport à la coalition.Il n’y a pas de réunion, il n’y a pas d’information, il n’y a aucune activité où la coalition Benno Ak Tanor est impliquée, alors que nous sommes des mouvements et des partis politiques libres et souverains», renseigne un des frustrés de la coalition Benno AK Tanor.
En dehors du Ps, souligne-t-il, les autres mouvements et partis politiques de la coalition Benno Ak Tanor ne bénéficient d’aucune considération, ni d’avantages. « Nous avons entrepris des démarches, fait des courriers. Après le décès de Tanor, nous avons présenté nos condoléances à Aminata Mbengue Ndiaye. Il y avait des promesses de rencontres, mais elles n’ont jamais été tenues. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas continuer à regarder les choses se faire sans nous. Nous ne pouvons pas laisser les membres du Parti Socialiste continuer à faire fonctionner leur parti, à avoir des dividendes de leur collaboration au nom de la coalition Benno AK Tanor tout en faisant fi de tous nos efforts et de l’engagement que nous avions pris ensemble», explique-t-il.

Mamoudou Wane,Secrétaire National A La Vie Politique Du Parti Socialiste «Pour la stabilité du parti, Aminata Mbengue doit adopter une attitude responsable…»

https://www.xalimasn.com  «L’arrivée d’Aminata Mbengue à la tête du parti constitue un accident de l’histoire…»
«Wilane est plus enclin à porter sa propre parole que celle du parti avec un lit de gaffes»
La guerre au Parti socialiste (PS), avec en toile de fond la succession d’Ousmane Tanor Dieng, semble avoir atteint son paroxysme. En atteste la sortie au vitriol, hier, du Secrétaire national à la Vie politique de la formation du défunt Président-poète. Dans cet entretien, Mamoudou Wane, tout feu, tout flamme, ne met pas de gants pour «siffler la fin de la récréation». Le leader des «Verts» aux Parcelles assainies envoie des missiles à ceux qu’il accuse d’être à l’origine de la cacophonie qui règne dans le PS, dont le Secrétaire général par intérim.

La guerre de succession à la tête du Parti socialiste fait rage. Que vous inspire cette situation qui n’augure rien de bon pour la maison verte ? 

Permettez-moi, à l’entame de mon propos, de m’incliner très respectueusement et très pieusement, devant la mémoire de notre défunt leader et Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, arraché très brutalement à notre affection. Nous renouvelons nos prières pour le repos de son âme, et prions que le Tout-puissant l’accueille en son paradis céleste. C’est une perte immense pour le Parti socialiste, car il était un grand homme d’Etat, un grand républicain. Il s’est énormément sacrifié pour le rayonnement du parti sur l’échiquier politique national et international. Il était charismatique, serein, courtois, intelligent, discret, patient, efficace, généreux et diplomate. Bref, il était un véritablement leader. Il savait diriger les hommes. Il avait un sens inné de la mesure et de l’écoute. Il consultait beaucoup. Mais surtout, il parlait très peu, j’allais dire, qu’il était avare en paroles, surtout en public.
Face à des situations plus difficiles que celles que nous vivons, il avait toujours la bonne attitude, les mots justes et les ressorts nécessaires. Il était un sage. Aujourd’hui, indéniablement, le parti est orphelin de ce monument de notre formation politique. Pour la première fois dans l’histoire politique de notre formation, nous perdons notre leader en plein exercice. C’est une situation inédite. Cette perte prématurée soulève naturellement beaucoup de débats, des questionnements dans l’interprétation des textes qui, malheureusement, est traitée souvent de manière subjective, passionnée, voire agressive. Or, nous sommes un parti démocratique et nous devons le rester. Une formation de débats, de concertations, de discussions, de camaraderie, où les militants peuvent exprimer librement leurs opinions dans le respect de certains principes et formes. Autrement dit, le responsable a le droit de donner son point de vue sur la marche de sa formation, et on doit respecter toutes les opinions. C’est ça le débat, et quand viendra maintenant le temps des décisions, c’est dans les instances que cela se passera.
Cela étant dit, pour revenir à votre question, la guerre de succession au Parti socialiste n’est pas ouverte. Et ce n’est pas une guerre de succession, car la désignation du Secrétaire général de notre parti répond, depuis 2007, à un processus clair, transparent et connu de tous. Ce point n’est donc pas encore à l’ordre du jour, car il n’arrivera que, lorsque nous aurons terminé notre processus de renouvellement des instances. Je pense qu’il est temps de siffler la fin de la récréation.

De quoi s’agit-il exactement ?

Le Secrétaire national aux élections, en l’occurrence notre camarade Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement, a donné très naturellement, dans le cadre d’une émission qui traitait de la question du bilan du Programme décennal de gestion des inondations et de la situation du parti, son point de vue, entre autres, sur l’intérim du Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng.  Cette question, je vous fais noter, que beaucoup de responsables de notre parti l’ont évoquée et ont pris position. Il n’est donc pas le seul. Professeur Gorgui Ciss, le ministre Alioune Ndoye, notre porte-parole Abdoulaye Wilane, l’honorable député Cheikh Seck, et bien d’autres camarades, hauts responsables comme militants, se sont prononcés sur le sujet. Pourquoi donc, le ministre Serigne Mbaye Thiam donne son opinion et tout le monde rue dans les brancards ? On ne peut pas empêcher à un militant d’exercer sa liberté d’opinion et de donner son point de vue sur son parti. Sinon, ce serait de la dictature qui ne dit pas son nom, un manque de générosité et d’élégance. C’est incongru.
A ce propos, je vous fais noter que les notions de suppléance et d’intérim sont des mots français, pas chinois que l’on peut définir aisément. L’un pour l’autre, c’est une question de sémantique qui n’enlève en rien le caractère provisoire. Le propre de l’intérim, par son essence ou par sa définition, renvoie à une situation limitée dans le temps, précaire, éphémère. Ce caractère provisoire fait que l’intérimaire est entre deux situations que l’on doit régulariser rapidement. Sinon, cela n’a plus de sens. Si l’intérim devenait permanent, ce serait antinomique. D’où l’intérêt et l’urgence de revenir à un état de normalité dans un délai raisonnable en donnant plus d’attention et de diligence aux renouvellements, si chers à OTD. C’est un impératif pour tout parti qui se respecte et qui est soucieux de son organisation. Je rappelle aussi que notre dernier Congrès, le 15e, a été organisé les 06 et 07 juin 2014. Le mandat est de 4 ans. Donc, en 2018, on aurait dû renouveler nos instances, mais des facteurs exogènes objectifs ne nous ont pas permis de les faire, et les mandats ont été prorogés pour rester dans la légalité.

Concrètement, que disent les textes du parti par rapport à la succession de feu Ousmane Tanor Dieng ?

Vu le caractère inédit de cette situation exceptionnelle, de fait qui s’est imposée à nous tous, il existe un vide juridique, car les textes sont muets sur cette question. Pour vous dire la vérité, on ne pouvait pas, une minute, s’imaginer que notre leader allait nous quitter aussi brutalement. Donc, il nous faut traiter cette question avec lucidité, mais aussi avec sérénité et en toute responsabilité en nous adaptant à la réalité. Et encore une fois, on doit comprendre et accepter que ce ne soit pas une question de succession. On n’en est pas encore à ce stade. Le débat ne porte donc ni sur la succession, encore moins sur l’intérim. Parce que Serigne Mbaye Thiam a été le premier à dire que c’est Aminata Mbengue Ndiaye qui doit assurer l’intérim. Le débat doit se focaliser sur le processus de renouvellement qui n’est pas encore terminé.
Pour la bonne compréhension de mes camarades et des Sénégalais qui suivent le débat, notre leader Ousmane Tanor Dieng tenait par-dessus tout à terminer les renouvellements au plus tard le 1er trimestre 2020. C’est pourquoi depuis l’hexagone, il a demandé au camarade Aminata Mbengue Ndiaye, 1ere adjointe, de convoquer et de présider le Secrétariat exécutif national et le Bureau politique, afin de faire avancer le processus de renouvellement. Et pour mesurer l’importance de cette injonction et la volonté qu’il avait de finaliser le processus, le président Ousmane Tanor Dieng tenait personnellement à présider nos réunions d’instances. Et de mémoire, je pense que c’était la première fois. Donc, pour moi, terminer les renouvellements du parti, dans un délai raisonnable, a toujours été une priorité, un combat si cher à notre défunt Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Respecter sa dernière volonté, c’est respecter le testament politique qu’il nous a laissé. C’est aussi honorer sa mémoire sur un sujet qui le préoccupait énormément. C’est être et rester loyal et fidèle jusqu’où bout à notre leader Ousmane Tanor Dieng.
Notre camarade Aminata Mbengue Ndiaye peut légitimement vouloir rester à la tête du parti. Mais à mon sens, elle a l’impérieuse obligation de respecter la volonté et l’héritage de Tanor que de chercher à déconstruire et à organiser quelque chose qui l’ait déjà. Elle doit poursuivre l’œuvre de notre défunt Secrétaire général. Malheureusement, on peut avoir l’impression que cette situation de statu quo arrange certaines personnes. Or, à mon sens, on doit quitter rapidement cette situation de précarité qui crée beaucoup d’incertitudes, de désordre et de cacophonie en poursuivant le processus de renouvellement jusqu’à son terme. Sans dramatiser, il me semble que c’est devenu vital pour notre formation.

Ne pensez-vous pas que c’est la crise de trop, après celle engendrée par la rébellion du camp de Khalifa Sall ? 

Je fais confiance au parti et à la capacité de ses responsables et sages à trouver des solutions pour régler ces questions et avoir une vision prospective de nos textes. Par ailleurs, il faut reconnaître que, demander la poursuite du processus de renouvellement ne doit pas nous installer dans une position de crise, si nous sommes véritablement habités par un esprit de dépassement, de compréhension, de générosité, d’acceptation des positions de l’autre et d’attachement aux valeurs que OTD a inculquées en nous tous ; valeurs de retenue, de mesure, de respect de l’autre, de considération et de dialogue pour avoir un parti soudé, uni et solidaire, seuls gages de notre succès, pour préparer avec nos partenaires les prochaines échéances qui arrivent à grands pas. Nous réussirons ensemble ou nous périrons ensemble en nous fragilisant, car nous avons un destin commun. Les attaques personnalisées et orientées à l’endroit d’un quelconque camarade, pour un parti démocratique, organisé, structuré comme le nôtre – parce que l’on a parlé d’intérim ou de renouvellement – sont d’un autre âge et sont à bannir. Car les renouvellements constituent un formidable moment d’animation, de respiration financière et démocratique.
La véritable crise au Parti socialiste surviendra des déclarations, des positions et des libertés prises par certains de nos responsables qui ont peu de respect pour les textes, les militants et les responsables. Venons-en à certains faits qui me révulsent. On se rappelle tous des déclarations farfelues et tonitruantes d’Abdoulaye Wilane à La Mecque. L’homme est habitué des faits, pour un porte-parole insaisissable et imprévisible et qui est plus enclin à porter sa propre parole que celle du parti avec un lit de gaffes qu’il nous sera difficile d’énumérer. Il est dans l’ambivalence et la démesure qui lui ôte toute sa crédibilité. Et s’agissant de notre camarade Professeur Gorgui Ciss, bien avant même la disparition de notre cher leader, il s’était aventuré à des déclarations scandaleuses qu’il doit sûrement regretter aujourd’hui.

Quid de la déclaration tonitruante de votre camarade député, Cheikh Seck ?

Il est motivé par des questions de positionnement. Il s’est prononcé sur des sujets qui n’ont pas fait l’objet de discussions dans les instances et qui ne le seront pas de sitôt, parce que trop prématuré. Cette déclaration est scandaleuse et grave. C’est un manque de respect notoire de la doctrine du parti en la matière. Il l’a fait sciemment pour espérer en tirer des dividendes, comme entrer dans le gouvernement. Le voilà encore qui cherche à créer un faux débat sur la Commission nationale de pilotage des renouvellements en récusant le ministre Serigne Mbaye Thiam. Il oublie que la mise en place et la composition de cette Commission sont prévues par les textes, donc statutaire, et que c’est le Secrétaire national à la Vie politique que je suis et le Secrétaire national aux Elections qui doivent conduire le processus. D’ailleurs, l’article 19 du règlement intérieur du parti est très clair. Il stipule que c’est le Secrétaire national à la Vie politique qui supervise toutes les activités, liées aux renouvellements des instances en rapport avec le Secrétaire national à l’Administration et aux Finances, le Secrétaire national aux Elections, et les Secrétaires généraux d’Unions régionales. Dans la pratique, cette Commission est ouverte aux responsables et travaille en toute transparence. Cela dénote, de sa part, une certaine malhonnêteté intellectuelle ou un manque de connaissance notoire de la circulaire du parti qui organise les renouvellements. Lui-même siège au sein de cette Commission comme d’autres hauts responsables du parti. C’est insulter ces camarades que d’insinuer des combines. Il ferait mieux d’assister aux réunions en sa qualité de membre de droit. Je ne l’ai jamais vu assister à une seule réunion. Le président n’a aucune voix prépondérante. Il ne fait que coordonner et les décisions sont prises collégialement dans le respect des règles qui l’organisent.

Vous semblez en vouloir terriblement au député Cheikh Seck ?

Il faut avoir un esprit vicieux, malsain et tordu que de penser une minute que le ministre, dont la probité morale n’a jamais fait l’ombre d’un doute, mange de ce pain-là. Le simple fait de l’insinuer est une insulte à l’honorabilité de vos camarades membres de la Commission. De plus, cela me conforte dans ma position, et à suffisance, que vous n’avez pas la carrure d’un homme d’Etat. Ensuite, à supposer que Serigne Mbaye Thiam ne dirige plus la Commission, parce qu’il est candidat au poste de Secrétaire général, cela voudrait-il dire qu’au niveau des Coordinations, les Secrétaires généraux ne pourront pas coordonner leur processus de renouvellement ?
Paradoxalement, ceux qui vont pleurnicher jusqu’à Touba pour dénoncer la léthargie du parti, sont ceux qui se succèdent devant les caméras pour défendre une certaine vitalité du parti. A l’analyse, je crois sincèrement que certains de nos députés doivent revoir leur attitude vis-à-vis du parti et de ses responsables. La plupart de ces députés entretiennent véritablement de faux débats dont le dessein est connu. Ils gagneraient beaucoup à prendre de la hauteur, à apaiser et à dédramatiser la situation, au lieu d’ouvrir des fronts et de chercher à fracturer et fragiliser davantage notre parti. Paralyser le processus de renouvellement et installer un statu quo ne leur sera pas profitable, lors des prochaines élections législatives de 2022.

Qu’attendez-vous du Secrétaire général par intérim ?

La présidente Aminata Mbengue Ndiaye est interpellée au premier chef en tant que Secrétaire général par intérim du parti, dans sa capacité à diriger, à rassembler, à écouter, à privilégier la concertation, à fédérer, à promouvoir l’unité et la cohésion et à trouver des consensus dynamiques dont on sortira renforcés. Pour la stabilité du parti, l’unité et la cohésion, elle doit adopter une attitude responsable qui soit à la hauteur de la charge. Elle doit être prête à tous les sacrifices en prenant la bonne mesure des enjeux. Tanor se concertait beaucoup avec les responsables. Elle ne doit pas favoriser ou permettre l’installation d’une situation de torpeur ni de terreur que l’on voudrait installer dans le parti. C’est sa responsabilité. Un parti divisé est un parti affaibli. Nous ne sommes plus dans un système de pensée unique, de monolithisme. Elle doit prendre le temps de la réflexion et éviter de se prononcer de manière impulsive sur des questions délicates. Ces déclarations sont importantes à nos yeux et une sortie ratée peut créer plus de tension. Aminata doit rester loyal à Tanor jusqu’au bout. Malheureusement, des faits objectifs et concrets tendent à nous prouver le contraire.

Objectivement, qui, selon vous, est le plus habilité, parmi les protagonistes, à diriger le PS ? 

On ne connaît pas encore tous les protagonistes. De plus, chez nous, tous les militants du parti sont, tous, sans exception, d’égale dignité. Et chacun peut légitimement avoir des aspirations de diriger le parti. C’est dans l’ordre normal des choses. On ne peut pas freiner les camarades dans leur ambition. Ce serait antidémocratique. Aujourd’hui, il existe, dans le parti, des profils intéressants et divers, de hauts cadres qui peuvent avoir des ambitions de diriger le parti. Aminata Mbengue Ndiaye est arrivée, par la force des choses, à la tête du parti, à la faveur de la disparition brutale de Tanor. Ce qui constitue, de ce fait, un accident de l’histoire politique de notre parti. 
A mon sens, sans être exhaustif, la personne qui aspire à diriger le parti, doit nécessairement avoir un sens poussé de l’écoute et de la négociation. Elle devra aussi avoir des aptitudes à fédérer, à rassembler, à unir et maintenir la cohésion dans le parti. Elle devrait être une personnalité charismatique ayant une envergure nationale, une légitimité d’homme d’État, un leadership naturel, qui connaît les véritables enjeux et qui saura trouver un positionnement capable de servir de levier. Aussi, elle doit être capable de poursuivre la voie tracée par feu Ousmane Tanor Dieng.  Cela me permet de revenir à la notion de base politique, agitée dans le débat qui nous concerne. Cette agitation vise en particulier à diaboliser le ministre Serigne Mbaye Thiam. Pour rappel, les présidents Abdou Diouf et Ousmane Tanor Dieng n’avaient véritablement pas de base politique, lorsqu’ils prenaient les rênes du Parti socialiste.
Le ministre Serigne Mbaye Thiam est un éminent membre de notre formation, un homme courageux qui sait assumer son destin. Mais il est aussi un homme d’Etat loyal à Tanor et au Président Macky Sall, qui depuis notre perte du pouvoir, à aujourd’hui, a été de tous les combats politiques. Actuellement, il sert son pays avec dignité et honneur, à côté de son excellence le Président Macky Sall. Il a une expertise technique en tant qu’expert-comptable, une expérience administrative et gouvernementale. Donc, ceux qui parlent de base politique pour tenter d’incriminer notre camarade, doivent nuancer leurs propos. Pour savoir ce que chacun représente actuellement dans le parti, il faudrait faire référence à la base de données de l’évolution de la vente des cartes dans les différentes coordinations et localités. C’est un baromètre objectif et limpide pour se faire une idée de la représentativité intrinsèque des responsables. Sans rentrer dans les détails, je peux vous assurer, en ma qualité de Secrétaire national à la Vie politique, que son taux de vente de cartes dépasse de loin le taux de beaucoup de hauts responsables du parti. Allez vérifier le taux de Louga et de celui de Diourbel, et on en reparlera.   
Et enfin, pour mesurer le poids politique de Serigne Mbaye Thiam à Keur Madiabel où habite le président de l’Assemblée nationale, monsieur Moustapha Niasse, acteur politique majeur des 40 dernières années de notre vie politique nationale, il faudrait comparer le poids du PS dans cette localité à celui du poids de l’AFP à Nguéniene, fief de notre regretté leader. Pour vous dire que c’est extrêmement honorable et positif.

L’héritage d’Ousmane Tanor Dieng est aujourd’hui chahuté. Quel avenir pour le doyen des partis sénégalais ? 

Les tentatives de chahuter le travail de notre Secrétaire général Ousmane Tanor sont réelles. Tanor s’est battu, au prix de divers sacrifices, à bâtir un parti solide et respecté. En véritable meneur d’hommes, méthodique et organisé, il a donné une place de choix au parti sur l’échiquier politique. Son avenir restera incertain, si nous ne trouvons pas les voies et moyens de régler nos contradictions, de manière démocratique, en privilégiant la concertation et le dialogue. La compétence distinctive du Parti socialiste ou sa force, par rapport aux autres formations politiques, a toujours été de veiller au respect des normes en matière d’organisation. Notre parti ne saurait être dans une position de dysfonctionnement par rapport aux règles qui régissent le fonctionnement d’une organisation politique.

Votre camarade député Cheikh Seck vous a cité comme étant contre le 3e mandat, alors que vous êtes Conseiller technique du ministre Serigne Mbaye Thiam ? Quelle est votre position sur cette question ? 

Cheikh Seck, ni aucune autre personne, ne peut exhiber un son, un écrit ou une image, prouvant que je me suis prononcé contre un 3e mandat. Il cite aussi Ibra Fall comme Conseiller technique, alors que ce dernier, bien que camarade engagé et respecté, ne fait plus partie du Cabinet du ministre Serigne Mbaye Thiam depuis son départ de l’Education nationale. Il ne faut donc pas faire d’amalgame et de désinformation. En ce qui concerne le 3e mandat, ma position est celle du PS. Sur toute question, on se prononcera le moment opportun. Le parti décidera souverainement, mais pas sous la pression extérieure au parti. Par ailleurs, je souhaiterai qu’il me dise en quoi un camarade, qui est dans le parti depuis 1980, est plus légitime qu’un autre qui y est entré en 1990 ou 1996 ? Ce n’est pas par rapport à l’ancienneté dans le parti que l’on détermine sa légitimité. Notre leader Ousmane Tanor Dieng avait trouvé des devanciers qui étaient largement plus anciens que lui dans le parti et on connaît la suite de l’histoire. Et dire cela, c’est ne pas donné la chance ou de l’espoir aux nombreux militants qui ont rejoint le PS après 2000.  Entretien réalisé par Barka Isma BA

Criminalisation : Mansour Faye et Aly Ngouille pas sur la même longueur d’onde

Lundi, le maire de Saint Louis, Mansour Faye, a demandé au chef de l’Etat d’étudier la possibilité de corser les sanctions contre les passeurs et autres l’expéditeurs de candidats à l’immigration clandestine. Il a même plaidé pour une criminalisation. Ce mardi, le ministre de l’Intérieur n’a pas jugé nécessaire une telle chose.
«J’estime même qu’il faut penser à la criminalisation de la pratique, tout ce qui est passeurs, organisateurs, ceux qui profitent de la détresse des jeunes. Il faut les sanctionner durement et c’est une demande que nous lançons à l’endroit du chef de l’Etat pour pousser la réflexion à ce niveau. Il faut criminaliser cette pratique», avait déclaré l’édile.
Le ministre de l’Intérieur a, de son côté, une autre vision des choses. Pour lui, pas besoin de criminaliser. «Ceux qui vivent de cela peuvent, dans le cadre de la stratégie qu’on a, être lourdement condamnés. Et on n’a pas forcément besoin de le criminaliser», a déclaré Aly Ngouille Ndiaye.
Il explique qu’avec la loi de 2005 sur la traite des enfants, les convoyeurs encourent jusqu’à 10 ans de prison. «Nous avons aujourd’hui un arsenal qui existe pour condamner de façon très ferme les convoyeurs notamment. Le dispositif n’est pas répressif pour ceux qui y vont parce qu’ils sont considérés comme des victimes», dit-il.
De ces deux positions, laquelle adoptera le gouvernement ? En tout cas, nombre de jeunes semblent, aujourd’hui, prêts à risquer leur vie pour embarquer à bord de ces pirogues et quitter le pays.Youssouf SANE

L’ÉQUATION DU TROISIÈME MANDAT PAR NIOXOR TINE

C’est l’électoralisme, qui est à l’origine des violents soubresauts qui agitent la sous-région ouest-africaine, quand des autocrates gâteux, mais aussi des jeunes loups aux dents longues font montre d’un insatiable appétit de pouvoir
L’explosion d’une pirogue sénégalaise remplie de jeunes gens cherchant désespérément à rallier l’Europe renseigne beaucoup plus sur l’état de la démocratie africaine que les mascarades électorales, coups d’état constitutionnels et autres putschs militaires, qui tendent à devenir
notre lot quotidien.
Ce fait symbolise l’échec de cette classe politique peu soucieuse d’améliorer le sort de son peuple, mais prise d’une sorte de frénésie électoraliste, ne vivant que par et pour des positions de pouvoir.
C’est l’électoralisme, qui est à l’origine des violents soubresauts qui agitent la sous-région ouest-africaine, quand des autocrates gâteux, mais aussi des jeunes loups aux dents longues font montre d’un insatiable appétit de pouvoir. Ils réclament des mandats additionnels et indus, qui viennent souvent couronner une gestion catastrophique.
Et pourtant, ce phénomène du troisième mandat auquel les forces démocratiques – particulièrement la jeunesse – sont si allergiques ne fait que traduire l’inexistence d’un État de droit dans un contexte d’un présidentialisme hypertrophié écrasant les autres institutions, que sont les pouvoirs judiciaire et législatif.
La vie démocratique est réduite à un cirque électoral, ne permettant pas aux masses populaires de défendre leurs droits économiques et sociaux.
Tous les contre-pouvoirs sont neutralisés par l’intimidation et/ou la corruption. Les droits et libertés sont bafoués avec interdiction de manifester, limitation du droit d’expression et institution d’un délit de mal-pensance …
Même le fair-play démocratique semble avoir fait long feu, du fait qu’on n’hésite plus à licencier ses adversaires, à les faire radier des listes électorales, quand on ne les fait pas emprisonner.
Le processus électoral est truqué sous la supervision d’une CENI aux ordres.
Des franges importantes de la classe politique semblent s’accorder sur les règles du jeu politique, à savoir la corruption électorale et pire, l’instrumentalisation de l’appartenance ethnique ou tribale à des fins politiques partisanes.
Cette « ethno-stratégie » conduit par exemple certains jeunes guinéens à réclamer des armes pour installer leur mentor au pouvoir, ou alimente, au Mali ou au Burkina, les mouvements djihadistes, quand elle ne provoque pas des massacres interethniques, entre communautés cohabitant depuis des siècles.

Cela nous amène à conclure que le processus de démocratisation dans la sous-région ouest-africaine bat de l’aile.

Depuis le vote de la « loi des trois courants » au Sénégal, dès le milieu des années 70, qui allait déboucher sur le multipartisme intégral et le pluralisme médiatique, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il y a eu la romantique parenthèse de la révolution burkinabé, qui ne survivra pas aux faucons de la Françafrique.
C’étaient là autant de signes d’une volonté des peuples ouest-africains d’en finir avec la dictature des partis uniques et de rompre les amarres avec l’ordre néocolonial, qui avait survécu aux indépendances formelles des années 60.
Hélas, les conférences nationales tenues sur injonction du président Mitterrand dans son discours de la Baule, au début des années 90, se fixaient surtout des objectifs cosmétiques. Il s’agissait, tout en préservant la domination impérialiste, d’en finir avec l’aspect hideux de républiques bananières caractérisées par un ordre totalitaire et/ou une instabilité chronique due à la multiplicité des putschs militaires.
L’objectif visé était que le pouvoir continue d’être concentré entre les mains de clans pro-impérialistes, disséminés dans diverses chapelles, qui réduiraient la vie politique à de sempiternelles rivalités électorales. Mais au-delà des alternances trompeuses, il est temps de viser de véritables alternatives sociopolitiques.
Il faut donc aller beaucoup plus loin que la simple inscription de la limitation du nombre de mandats à deux au niveau du protocole additionnel de la CEDEAO.
Pour rompre avec cette quadrature du cercle, la jeunesse africaine doit s’investir pour une stratégie soucieuse des intérêts des masses populaires reposant sur la restauration de la souveraineté nationale, un véritable État de droit basé sur une refondation institutionnelle, c’est à dire la séparation et l’équilibre des pouvoirs.

Ousmane Sonko à Macky Sall : «On ne dirige pas un pays avec des discours érronés. Votre politique d’emploi a échoué, ayez le courage de l’avouer»

https://www.dakaractu.com Le phénomène de l’immigration clandestine qui a refait surface et qui a ôté la vie à certains jeunes, a été l’occasion pour le leader de Pastef/Les Patriotes, de revenir sur les failles du régime en place sur la politique de l’emploi, mais également sur les promesses non tenues du président de la République.
Lors de sa visite au quai de pêche de Ouakam, Ousmane Sonko a rencontré les pêcheurs pour échanger avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent. Il n’a pas aussi oublié de leur exprimer son sentiment sur la situation de ces jeunes qui tentent l’aventure par la voie maritime.
C’est après avoir discuté avec eux que le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019 s’est tourné vers Macky Sall pour lui rappeler, ses promesses. « Un pays ne peut être dirigé par le tâtonnement. Vous pouvez avoir votre administration, vos ministres ou encore vos journalistes et propagandistes, mais la réalité, personne ne peut la cacher », soulignera Ousmane Sonko qui estime  que ce qui se passe aujourd’hui avec le phénomène de l’immigration clandestine, n’est que l’echec patant d’un régime agonisant. « Il faut se rappeler que le président avait promis en 2012, qu’il allait créer entre 100.000 et 150.000 emplois chaque année. Ce qui fait en 5 ans, entre 500 et 750.000 emplois. Mais si durant les 7 ans de pouvoir qu’il a déjà épuisés, il avait crée ces 750 mille emplois, les jeunes ne seraient pas aujourd’hui, à prendre les bateaux et, s’aventurer clandestinement dans cette forme d’immigration… »
D’autre part, l’opposant de Pastef dénonce : « Macky Sall a également créé des structures d’appui aux jeunes, telles que le Fonjip, le Foncis, la DER, ou encore le PRODAC. Mais jusqu’à présent, avec tous ces milliards de Frs injectés, les jeunes peinent à trouver du travail décent. C’est tout simplement désolant! »
« Le président Macky Sall, a trahi le peuple » conclura t-il, avec de lancer son message à l’endroit de ces jeunes qui penseraient que l’immigration est la solution.
« Je lance un appel aux jeunes en leur disant que prendre la voie de la mer n’est pas la solution. Il nous faut être patriotes, croire en nous et savoir que c’est seulement nous, peuple sénégalais qui pourrons développer le pays… »

Emigration : Sonko et Khalifa Sall accablent Macky

https://www.rewmi.com Le président de Pastef, Ousmane Sonko et le leader d Taxawu Sénégal Khalifa Sall, ne sont pas insensibles au sort tragique des Sénégalais qui périssent en mer, suite à la recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine notée ces derniers jours. Et c’est pour accabler le régime.
En effet, lors d’une visite, hier, au quai de pêche de Ouakam, le leader de Pastef est revenu sur cette problématique et c’est pour attraire l’Etat au banc des accusés. A l’en croire, si les jeunes se ruent dans les embarcations de fortune au péril de leur vie à la recherche d’un mieux-être, c’est parce que, dit-il, le Président Macky Sall a lamentablement échoué dans son projet de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’emploi des jeunes. Mais aussi aux licences de pêche attribuées aux bateaux étrangers qui viennent piller nos ressources halieutiques au détriment de nos pêcheurs qui n’arrivent plus à trouver du poisson. Devant cette situation désespérante des jeunes, Ousmane Sonko ne manque pas de rappeler les promesses du chef de l’Etat à créer 500.000 à 750.000 emplois durant son premier magistère et un million durant son second mandat. «S’il avait réussi sa politique d’emploi, ces jeunes n’allaient jamais mourir dans ces embarcations», clashe Ousmane Sonko.
S’y ajoute, dit-il, les milliards injectés dans certaines structures comme l’Anpej, le Fonsis, le Fongip pour accompagner les jeunes et qui n’ont produit aucun effet.

Khalifa Sall dénonce une “indifférence coupable”

« La mort de ces jeunes et d’autres avant eux dans une indifférence coupable des autorités est une tragédie qui accable le pouvoir en place », dénonce le parti de Khalifa Sall. En effet, « malgré ses slogans creux sur l’emploi et des milliards enfouis dans des programmes fumeux, le Gouvernement n’arrive toujours pas à apporter des réponses au désespoir de notre jeunesse. » Puisqu’aucune solution ne peut plus être attendue de ce « Gouvernement incompétent », la jeunesse sénégalaise doit investir les sphères de décisions pour exiger des politiques publiques conformes à ses aspirations et pour leur imprimer une direction conforme à notre ambition commune d’un Sénégal de démocratie, de liberté, de progrès humain et de justice sociale., suggère Taxawu Sénégal.

“Dossier Ressources naturelles : Le foncier au cœur de la dynastie Faye-Sall” (Par Mamadou L Diallo)

C’est un facteur de Frank Timis requinqué que nous avons vu à l’œuvre lors de la journée dite de la décentralisation présidée par le Président Macky Sall le jeudi 22 octobre 2020. En effet, le sieur Aliou Sall, « désigné » Président des Maires du Sénégal par son frère, s’est exprimé dans une allure présidentielle face au Chef de l’Etat pour dégager leurs responsabilités dans la prédation du foncier. Soyons clair.
Dans les autorisations de lotissement, les permis de construire, la responsabilité technique incombe aux services de l’Etat et la responsabilité politique aux Maires et aux autorités administratives de l’Etat.
Mais, ce qui est cocasse, c’est le ton de Aliou Sall. Il tente de renaître sur les décombres d’un Mansour Faye englouti dans des audios infantiles et des scandales à répétition dans l’eau, l’assainissement et l’aide alimentaire aux inondés. Ces deux tendances de la famille FayeSall rivalisent dans la prédation de nos ressources naturelles, le gaz, l’eau et le
foncier.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-2842182435104673&output=html&h=280&adk=525731043&adf=3091181753&pi=t.aa~a.2269643242~i.4~rp.4&w=752&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1603824043&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1658624075&psa=1&guci=2.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=752×280&url=https%3A%2F%2Fsenego.com%2Fdossier-ressources-naturelles-le-foncier-au-coeur-de-la-dynastie-faye-sall-par-mamadou-l-diallo_1175661.html%3Ffbclid%3DIwAR3m0TR7hpAC35_DIKln8viQN5wvAKbi72OAs54RxdT9GtB33cMwzKj4iI8&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=188&rw=752&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8Irf_AUQmMrHk4rrtfF1EjwAdOfkXFPcCWZ6fEf6kwtUDNN5qtVqty2N9NsQ_7aTgS9WL4d6LMZjiLPThXX-2MXeGr-WZY4K0En2o5Q&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hZHNlcnZpY2UuZ29vZ2xlLmNvbSIsInN0YXRlIjowfV0.&dt=1603824056766&bpp=3&bdt=13294&idt=-M&shv=r20201021&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D292901ef8d5af301-22ddf52446a60054%3AT%3D1602760102%3ART%3D1602760102%3AS%3DALNI_MZVndnv31aKwzBaJSYd78bJg2eTOg&prev_fmts=0x0%2C1157x280%2C752x280%2C752x280%2C363x280&nras=2&correlator=2031444201804&frm=20&pv=1&ga_vid=184266970.1600436547&ga_sid=1603824051&ga_hid=1879809648&ga_fc=0&iag=0&icsg=36523671502&dssz=31&mdo=0&mso=0&u_tz=60&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=321&ady=1714&biw=1799&bih=812&scr_x=0&scr_y=728&eid=21066705&oid=3&pvsid=2820671979250866&pem=418&wsm=1&ref=https%3A%2F%2Fl.facebook.com%2F&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1821%2C812&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=2&fsb=1&xpc=26t4mEoKFB&p=https%3A//senego.com&dtd=14
En tout état de cause, ces Maires de l’APR illégitimes ont peur du suffrage universel. Or, la gouvernance démocratique doit s’imposer au Sénégal dans le respect du calendrier républicain. Mais Macky Sall est confronté aux ambitions cachées des ténors de BBY qui contrôlent chacun des Maires. Voilà pourquoi Macky Sall repousse l’échéance des élections locales sous couvert du dialogue politique. En attendant, le bradage du foncier par la dynastie FayeSall et ses affidés continue de plus belle. La prédation incapable de donner des emplois aux jeunes et de leur garantir un avenir rassurant. Voilà qui explique Barsakh.

Pour deux raisons au moins. Le fleuve Sénégal prend sa source en Guinée. Il approvisionne en eau potable Dakar et assure l’irrigation de terres agricoles. Deuxiement, l’intégration Africaine pour le Sénégal passe par la Guinée et la Gambie, en particulier.

Alpha Condé, installé par la force de la francophonie il y a dix ans à la tête de la Guinée joue au pyromane avec sa quête ridicule d’un troisième mandat. En effet, le Président Condé qui compte beaucoup d’amis au Sénégal s’était rendu populaire en écrivant un ouvrage illisible, la Guinée, l’Albanie de l’Afrique. Repéré par la France, il a été installé contre la volonté populaire des Guinéens au pouvoir en 2010. On lui a taillé, sur mesure un second tour d’une présidentielle de six mois contre le libéral Cellou Dalein Diallo
Après une dizaine d’années, pendant lesquelles son prétendu génie politique ne s’est pas manifesté, voilà qu’avec un troisième mandat, il cherche une présidence à vie.
Il faut arrêter le massacre des populations par les forces armées de Alpha Condé. La gouvernance démocratique en Guinée est inévitable. Deux mandats, ça suffit. Alpha Condé doit partir. Libérez les leaders du FNDC , Oumar Sylla et les autres.Il faut laisser les Guinéens manifester à Dakar
Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Grand Parti : Malick Gakou mobilise ses troupes et parle de l’urgence de la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique.

Abordant la vie du Parti, le Président Malick GAKOU a fait une importante communication au cours de laquelle il a d’abord souhaité à toute la umma islamique un Maouloud de paix et de concorde.
Il a ensuite évoqué la tournée nationale du Grand Parti dans les départements de Mbacké et de Gossas.
Cette tournée a permis au Président et à sa  délégation de s’enquérir de la situation de la production arachidière mais également de renouer avec les bases du Grand Parti dans ces deux localités.
Sur la production arachidière, la délégation a constaté que, malgré la pandémie à Coronavirus, COVID-19, le Sénégal a enregistré dans ces localités, et un peu partout dans le monde rural,des records dans la production agricole.
Après s’en être félicité, il a lancé un appel au Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) afin que le prix au producteur soit considérablement augmenté pour permettre aux producteurs, d’une part de profiter de cette embellie et, d’autre part d’engager avec l’accompagnement de l’Etat, le processus de modernisation de notre agriculture.
A cet égard, il est fondamental de renforcer les perspectives d’une industrialisation du secteur agricole, seul gage pour assurer à notre pays son autosuffisance et sa sécurité alimentaires.
S’agissant toujours de la tournée nationale, la délégation a effectué plusieurs rencontres de proximité avec les responsables à la base.
Elle a été réconfortée par le militantisme et la mobilisation de ces responsables tous engagés et disposés à œuvrer pour la massification du GP.
Ces derniers ont, dans leur unanimité, salué l’initiative du BP de renouer avec les bases du Parti, initiative à encourager et à pérenniser
Le Président a enfin informé le BP de l’organisation d’un dîner débat dans la deuxième quinzaine du mois de novembre sur le thème : « Démocratie et citoyenneté : quelles perspectives pour des élections libres et transparentes au Sénégal ? ».
Le BP a aussi entendu la communication du Secrétaire National chargé de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène, Dr Mamadou Wane, communication qui a porté sur l’évolution de la pandémie à COVID-19 au Sénégal.
Ce dernier a été complété par Dr George DIOUF et Dr Ahmet Wade.
Ils ont tous souligné que la pandémie est présentement dans une phase descendante mais ont insisté sur l’impérieuse nécessité de renforcer les moyens de protection en respectant de manière stricte les mesures barrières.
A la suite du Dr Mamadou Wane, le Secrétaire National chargé de la Communication, El Hadji Abdou Wade, a présenté aussi une communication sur les enjeux de la communication politique et les stratégies à mettre en œuvre pour améliorer la communication du Parti.
Le Coordonnateur National des Jeunes, Mor Diaw, a aussi informé de la réunion tenue avec les jeunes pour une remobilisation de cette frange importante du Parti.
Dans le même sillage, le Coordonnateur National des Étudiants et des Élèves, Malamine Fall, a également informé de leur réunion dont la finalité était de décliner leur plan d’actions et leur feuille de route.
Le Secrétaire National chargé de la Discipline du Parti, Jean Daba Ndong, a présenté une communication sur l’importance de la discipline organisationnelle. Il en appelle à la responsabilité de chacun et de tous pour l’instauration d’une bonne discipline dans le Parti.
Le BP a aussi entendu la communication du Coordonnateur National des Cadres, Pape Médoune Sow, plénipotentiaire du Parti dans le Dialogue politique qui est revenu sur le Dialogue politique qui a permis d’aboutir à 23 points de consensus entre les différentes parties prenantes qui doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux.
Le BP a pris acte des conclusions du Dialogue politique et engage les différents acteurs à poursuivre la concertation pour terminer le processus engagé et devant aboutir à la stabilité de notre démocratie et au renforcement des droits et des libertés des citoyens.
Après de larges échanges autour de ces différentes communications, le BP a adressé ses vives félicitations aux responsables locaux du GP pour leur engagement et leur mobilisation au service exclusif de la défense des intérêts supérieurs de la Nation dans le strict respect de faire de notre engagement commun le socle de notre action publique pour le développement économique et social de notre pays.
Au chapitre de la situation nationale, le BP a entendu une importante communication du Dr Berouba Guissé, Secrétaire National en charge de la vie politique, sur les perspectives de l’évolution post dialogue politique dans le pays et la nécessité urgente de veiller à la mise en œuvre des fortes recommandations du dialogue. Il y va de la responsabilité collective de tous les pôles pour sauvegarder et renforcer la crédibilité du processus engagé.
Le Président Malick Gakou et le Grand Parti, qui ont joué un rôle fondamental pour la conquête des libertés et le renforcement de la démocratie, ne devront ménager aucun effort afin de continuer à demeurer la tête de pont du combat pour des élections libres, démocratiques et transparentes dans notre pays.
Durant les débats, beaucoup de membres du BP ont mis l’accent sur l’urgente nécessité de renforcer la communication du Parti sur la lutte contre la corruption et la prévarication des deniers publics.
A cet égard, le BP a fait sienne cette préoccupation majeure des membres du BP, tant il est vrai que des réponses appropriées à ces questions sont vitales pour le devenir de la Nation.
En définitive, pour le suivi des conclusions et des recommandations du Dialogue politique, le BP donne mandat au Président Malick GAKOU de prendre toutes les initiatives et orientations, avec les forces vives de la Nation, pour le renforcement de la démocratie tout en préservant notre pays de toutes les menaces et de tous les périls liés aux conséquences de la pandémie qui ont impacté négativement notre économie, le bien-être social de nos populations et de renforcer notre cohésion nationale.
Sur la situation internationale, le BP s’est intéressé aux élections en Guinée et en Côte d’Ivoire. Il a en ainsi appelé à la responsabilité de tous pour la préservation des intérêts des peuples guinéen et ivoirien.
La CEDEAO et l’Union africaine sont interpellées au premier chef pour engager avec ces états le dialogue nécessaire pour la préservation de la cohésion et de la concorde nationales dans ces pays frères dont l’instabilité pourrait être préjudiciable à l’équilibre économique et sociale de la sous-région.
Par ailleurs, l’instauration de la paix s’avère plus que nécessaire pour permettre à l’Afrique qui est à la croisée des chemins de jouer un rôle décisif dans les nouvelles perspectives mondiales.Fait à Dakar, le 26 octobre 2020

Dauphin du président Sall : Amadou Hott en pôle position

https://directnewsinfo.com Au Palais, ça  s’agite autour du profil requis pour être investi dauphin attitré du Chef de l’Etat. Mais il semblerait que les faucons du Palais font fausse route puisque le Premier sénégalais a déjà tablé sur son homme de confiance. D’un passé sans reproches, nickel comme le mot, Amadou Hott qui est un dur à cuire est  l’homme jalousement gardé sous l’aisselle du Chef de l’Etat.
La parti socialiste qui est en train de se déchirer inspire quelque peu l’Apr à revoir ses plans en ce qui concerne le dauphin du Chef de l’Etat. En charge de relancer  l’économie du pays, le ministre Amadou Hott  est apparemment l’homme de confiance du Président Macky.
Compétent et travailleur patenté, Hott ne parle pas trop  mais agit  avec dextérité  dans son domaine de prédilection. Dans l’entourage immédiat du Chef de l’Etat, c’est le seul à qui personne ne peut reprocher quoi que ce soit.
S’il tape sur la table en présence du Chef de l’Etat, il n’y a aura jamais péril en la demeure parce que tout ce qu’il réclame relève du ce qui avance le Sénégal. Ceux qui ont eu à se mettre en travers son chemin l’ont payé cher puisque le Premier sénégalais lui aura laissé le temps de vider son sac sans intervenir.
Les profils sont nombreux et les positionnements vivaces au sein de l’establishment apèriste mais Amadou Hott lui reste serein et ne chercherait nullement une quelconque position. Est-ce à cause de cette sérénité débordante que le Chef de l’Etat le garde jalousement sous son aisselle !

« BARÇA WALA BARSAKH »  : 200 candidats encore interceptés !

Libération Sénégal online-Selon la Division communication de la gendarmerie nationale, une embarcation, avec à son bord près de 200 jeunes candidats au voyage, a échoué à hauteur de l’embouchure du fleuve. Les unités d’intervention sont sur place et 8 passeurs ont été arrêtés. La pirogue avait quitté Mbour pour se rendre en Espagne, selon les informations de Libération online

Emigration clandestine : 5 pirogues interceptées, 28 convoyeurs arrêtés, l’Etat du Sénégal renforce les opérations de surveillance en mer

https://actusen.sn Le Gouvernement a constaté avec regret la recrudescence de l’émigration clandestine par voie maritime. Dans un communiqué transmis à la Rédaction de Actusen, l’Etat du Sénégal constate qu’entre le 07 et le 25 octobre 2020, cinq (5) pirogues ont été interceptées par la Marine nationale appuyée par la Gardia civile espagnole et des piroguiers sénégalais. Trois cent quatre-vingt-huit (388) personnes ont été secourues.
Aussi, rappelle le document, «le 21 octobre, une pirogue a pris feu au large de Dakar, suite à l’explosion du moteur et des fûts de carburant à bord. Dans la nuit du 25 octobre 2020, une autre pirogue a été aperçue au large de Soumbédioune. Les deux vedettes qui l’ont interceptée et qui ont tenté de l’amener à quai ont constaté un refus du conducteur de la pirogue, qui dans ses manœuvres a heurté l’une des vedettes, provoquant son chavirement. Les occupants ont été secourus par la marine».
Face à cette situation, le gouvernement annonce le renforcement des opérations de surveillance en mer. «Les opérations de surveillance en mer sont en train d’être menées avec des moyens aériens et navals renforcés ; une coordination est assurée en permanence pour prévenir les risques», a-t-il dit. Ces opérations de sécurisation et de ratissage ont d’ailleurs permis, selon l’Etat, de mettre la main sur vingt-huit (28) présumés convoyeurs.
Le Président de la République, dans le cadre de la coordination gouvernementale, «a donné les instructions pour mutualiser les efforts et a lancé un appel aux populations à plus de vigilance et à la collaboration avec les forces de défense et de sécurité pour préserver la vie des jeunes, tentés par l’émigration clandestine».

Gestion des flux migratoires : Les mesures qu’avait proposées Me Ousmane Ngom au Forum de Crans Montana (Dakhla 2018) pour empêcher les tragédies.

Les différents naufrages de navires de fortune tentant de rejoindre l’Europe avaient poussé Me Ousmane Ngom, ancien ministre de l’Intérieur, à réfléchir à de nouvelles solutions pour empêcher les drames de migrants. La plupart ont été soulevées à travers une communication au Forum de Crans Montana, en mars 2018, à Dakhla au Royaume du Maroc. Détail des objectifs de ces mesures à partir d’« un nouveau partenariat euro-africain pour la gestion concertée des flux migratoires »…
Le phénomène migratoire est devenu un paramètre incontournable dans les relations internationales.
L’Homme, depuis des temps immémoriaux, dans sa quête de liberté, d’espace, de savoir et de biens s’est toujours déplacé au gré de ses intérêts.
Toutefois, un des grands défis auxquels le continent Africain a été confronté ces dernières années est celui de la recrudescence de flux migratoires illégaux.
L’émigration clandestine est un drame humain qui est la résultante des conséquences malheureuses du désespoir et de la peur de l’avenir qui habitent la jeunesse, frange la plus vulnérable et la plus malléable de la société.
Les images tragiques et pathétiques diffusées par les médias internationaux, depuis quelques années, montrant des milliers de candidats à l’exil affrontant l’Océan dans de frêles embarcations (cayoucos) pour rejoindre les Iles – Canaries ou s’amoncelant dans les enclaves marocaines de Ceuta et Melila pour rejoindre l’Eldorado européen, sont encore fraîches dans nos mémoires.
Plus récemment, les images les plus choquantes sont celles de l’enfer lybien où des ‘’desesperados’’ ont été vendus comme des esclaves ou du bétail par des réseaux de trafiquants de tout accabit pratiquants ignobles de la traite des êtres humains.
Avec à la clé, dans chacun des cas, des centaines voire des milliers de morts engloutis par l’océan ou anéantis par la faim, la soif et les mauvais traitements sur la route infernale du désert lybien.
Certes, il existe aussi une migration interne au Continent Africain, d’un pays à un autre ou d’une région à l’autre. Mais cette migration est moins spectaculaire du fait des traditions africaines d’hospitalité et de la porosité des frontières qui offrent, même sans cadre juridique le plus souvent, un ‘’droit d’établissement’’ de fait à chaque africain dans tout pays africain.
L’un des grands défis du 21e siècle a été et demeure, en revanche, la gestion de ce formidable potentiel de ressources humaines dont dispose une Afrique sous-développée ou en proie à des guerres civiles, à des coups d’état, aux conséquences des changements climatiques face à une Europe d’abondance, soucieuse du maintien de son niveau de développement et de ses valeurs de civilisation.
Face à cette problématique, perçue dans un premier temps comme une menace d’envahissement, le premier reflexe des Européens été de mettre en avant les impératifs sécuritaires, de fermer les frontières et d’imposer des visas et des quotas qui n’ont pu servir de bouclier efficace pour endiguer le phénomène.
Une grande évolution s’est opérée de nos jours. La phobie du phénomène migratoire qui avait amené d’éminents hommes politiques à déclarer sans sourciller que l’Europe ‘’ne peut pas accueillir toute la misère d’un monde’’ (Michel Rocard) a cédé la place à une perception plus positive mettant l’accent sur la corrélation entre Migration et Développement avec un impact positif sur la croissance des pays d’accueil comme des pays d’origine ainsi que sur l’épanouissement des migrants eux-mêmes.
Certains organismes estiment même que le phénomène migratoire est un des moteurs du développement durable tant au Nord qu’au Sud.
En effet, avec les changements climatiques, ces organismes prédisent qu’aux ‘’alentours de 2050, près de 200 millions de personnes seront forcées de quitter leur habitat en raison de la dégradation de leur environnement et du manque d’eau’’.
Il est clair, dès lors que le devenir de l’Humanité dépend grandement de la façon dont sera géré le phénomène migratoire les 50 prochaines années.
L’Organisation Internationale des Migrations (O.I.M.) en est, du reste consciente lorsqu’elle estime «que les migrations internationales, à condition d’être correctement gérées, peuvent contribuer, à la croissance et à la prospérité des pays d’origine et de destination, et profiter aux migrants eux-mêmes ».
Il n’est désormais plus contesté qu’il y a une forte relation entre Migration et développement.
S’agissant de notre continent, un rapport du FIDA sur les transferts de fonds en Afrique établit que ‘’les 30 millions d’Africains qui résident ailleurs que dans leur pays d’origine ont apporté ensemble plus de 40 Milliards de dollars USD sous la forme d’envois de fonds à leurs familles et communautés».
Rien que pour le Sénégal ces envois se chiffrent à plus de 2 milliards de dollars USD par an. Dans tous les cas, il est généralement admis que ces envois dépassent l’Aide Publique au Développement.
D’où la nécessité voire l’urgence de bâtir ‘’un Nouveau Partenariat Euro-Africain pour la Gestion Concertée des Flux Migratoires’’.
Il s’agit de rompre définitivement avec la vision unilatérale et unidimensionnelle qui a prévalu pendant longtemps pour aller résolument vers une approche concertée dans la gestion de ce phénomène et de ses conséquences ce qui permettra de bâtir ensemble «un partenariat fécond et confiant».
Dans le cadre de cette brève communication, permettez-moi d’indiquer trois pistes ou axes qui pourraient structurer ce nouveau partenariat.

Un Dispositif Institutionnel au niveau Africain  :

Même si la migration interne au niveau du Continent Africain a été plus ou moins contenue et gérée sans trop de désastres hormis l’épisode récent de l’enfer lybien, le moment est venu, au niveau de l’Union Africaine d’avoir un véritable dispositif institutionnel à double détente pour gérer les flux migratoires à l’intérieur du Continent et de l’Afrique vers les autres continents notamment l’Europe qui est notre voisin avec qui nous sépare seulement une dizaine de kilomètres.
Ce dispositif devra s’adosser d’une part, pour participer à l’impératif sécuritaire, sur les forces régionales existantes ou à créer et d’autre part, sur les programmes de développement et d’intégration régionale ou continentale incontournables pour accélérer la marche de l’Afrique vers un développement durable.
S’agissant du partenariat avec l’Europe deux axes sont à privilégier.

Un Commandement Mixte pour mieux cerner le volet Sécuritaire  :

Déjà, au niveau bilatéral, il a été crée entre certains pays africains et certains Etats de l’Union Européenne un dispositif sécuritaire appelé FRONTEX avec pour mission la surveillance conjointe des côtes et zones de passage dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine.
Ce dispositif a donné des résultats positifs notamment pour les départs de l’Afrique de l’Ouest vers les Iles canaries qui ont connu une réduction drastique.
Il s’agit de le consolider, de l’amplifier et de le dupliquer dans les autres régions du Continent avec un Commandement Mixte Conjoint pour éviter tout phénomène de rejet des populations ou des opinions publiques.

Des Projets Alternatifs Crédibles pour un Développement Durable  :

Si l’Europe et l’Afrique sont conscientes de leurs responsabilités réciproques, de leur communauté de destin et de la nécessaire solidarité qui doit exister entre elles dans la construction du progrès et de l’épanouissement de leurs nations, elles doivent bâtir ensemble des politiques de développement solidaire.
L’Afrique qui est un formidable réservoir de ressources humaines et de ressources naturelles a besoin de l’Europe en termes d’accompagnement, de transfert de technologie et de savoir-faire, de formation, de coopération équilibrée et mutuellement avantageuse dans tous les domaines pour que ce co-développement puisse se faire au bénéfice des deux continents.
L’Europe a aussi besoin de l’Afrique, certes pour ses ressources humaines et naturelles mais aussi comme partenaire stratégique dans un monde globalisé. D’où l’opportunité et l’urgence de bâtir ce nouveau partenariat dans un secteur aussi névralgique que la gestion des flux migratoires.

A ce titre, on peut citer quelques exemples de projets alternatifs pour lutter contre l’émigration clandestine et favoriser la fixation des populations sur leur terroir  :

– la création de centres de gestion et d’information des migrants pour mieux sensibiliser les candidats potentiels sur les dangers de la migration clandestine
– favoriser la migration légale par des accords équilibrés et freiner la fuite des cerveaux par la migration circulaire
– délocaliser des entreprises européennes en Afrique pour, à la fois, le transfert de technologies mais aussi l’augmentation de la valeur ajoutée des matières premières
– aider à la création d’entreprises familiales et de fermes modernes pour booster le secteur agricole source de croissance avec la transformation et la valorisation des produits
– promouvoir des écoles-ateliers de formation professionnelle pour favoriser l’insertion des jeunes et des femmes dans le tissu productif avec la création rapide d’emplois durables
– utiliser de façon optimale les formidables opportunités offertes par les transferts d’argent des migrants vers leurs pays d’origine pour orienter ces fonds, autant que possible, vers des projets de développement ce qui permettrait de réduire considérablement le fardeau de la dette des Etats etc…
En définitive, pour cerner cette problématique majeure et lui trouver des solutions durables, il est important d’élargir le débat au-delà des structures et cadres pouvant être mis en place par les Etats. Il est même souhaitable voire nécessaire d’impliquer la Société Civile, le Secteur privé, les Collectivités Locales et même d’autres cercles pouvant apporter de précieuses contributions à la prise en charge de tous les aspects multidimensionnels d’une question qui conditionne le devenir de l’Humanité au siècle prochain.Maître Ousmane NGOM,Ancien Ministre de l’Intérieur du SénégalDESS en Droit Public et Relations Internationales  Université Paris 1PANTHEON – SORBONE

Accusations contre Aymérou Gningue : Moustapha Cissé Lo condamné par le tribunal

https://www.pressafrik.com Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) Aymérou Gningue, a remporté son procès contre Moustapha Cissé Lo. Ce dernier a été reconnu coupable, par le tribunal, mardi, de complicité de délit de diffamation dans l’affaire l’opposant aux époux Gningue.
Le parlementaire, évincé de son fauteuil de premier vice-président de l’Assemblée nationale, écope de six (06) mois de prison avec sursis et d’une amende de 200.000 CFA. Le député Cissé Lo est également condamné à payer la somme de 5 millions CFA à titre de dommages et intérêts au président Aymérou Gningue.
Rappelons-le, ce dernier avait accusé Aymérou Gningue et son épouse d’avoir bénéficié illégalement de 40 tonnes de semences d’arachide de la part du ministère de l’Agriculture. Des accusations qui avaient mis le président Aymérou Gningue dans tous ses états. Aymérou Gningue avait décidé de laver son honneur et celui de son épouse par voie judiciaire.AYOBA FAYE

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 28/10/2020>

Une autre embarcation de 200 émigrés clandestins échoue à Saint-Louis

Apparemment, les jeunes ne sont pas près de renoncer à l’émigration clandestine malgré les dispositions sécuritaires du gouvernement. Alors qu’on parle encore de l’embarcation de migrants qui a heurté le patrouilleur de la marine, la gendarmerie nationale annonce l’arrestation de près de 08 jeunes migrants clandestins. D’après la gendarmerie, une embarcation, avec à bord près de 200 jeunes émigrés clandestins, a échoué à hauteur de l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette pirogue aurait quitté Mbour pour se rendre en Espagne. Informée de la présence de l’embarcation, des unités d’intervention de la gendarmerie se sont portées sur les lieux. Seulement les pandores n’ont interpellé que huit personnes sur les 200 candidats à l’émigration. Les gendarmes ont saisi également des moteurs de pirogue ainsi que des denrées alimentaires. La brigade de recherches de Saint-Louis a ouvert une enquête.

Absentéisme inacceptable des députés

Les députés ont un sérieux problème avec le respect de l’heure. La menace du président de l’Assemblée nationale l’année passée sur les retards et l’absentéisme n’a pas eu d’effets. Hier, la plénière portant sur la création de la SOMISEN qui devait débuter à 10h s’est ouverte 1h30 plus tard. Ce qui a mis le député Mame Diarra Fam en colère. Vers 10h, elle a interpellé le président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Niasse sur le respect de l’heure d’ouverture des séances de plénières. Avant de bouder la salle. Cependant, Moustapha Niasse lui apporté la réplique. « Si le quorum n’est pas atteint, la plénière ne peut débuter.», a déclaré le Président Niass avouant ainsi son impuissance. Il a tenu également à souligner que l’atteinte du quorum n’est pas de son ressort mais plutôt de celui des députés. Au finish, sur les 15 députés, seul le tiers des députés était présent. Le peuple qu’ils représentent appréciera..

Pape Alé Niang et Mody Niang condamnés

Le journaliste Pape Alé Niang et l’ancien porte-porte de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Mody Niang, ont été condamnés hier par le tribunal à 3 mois avec sursis pour diffamation à l’encontre de l’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) et actuel ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Cheikh Oumar Hanne. En plus de cette peine, ils devront payer au ministre de l’Enseignement Supérieur, Cheikh Oumar Hanne la somme de 10 millions de F Cfa. Pour rappel, l’ancien directeur du COUD, qui s’est senti diffamé par le livre écrit par le journaliste et préfacé par Mody Niang, avait traduit en justice ces derniers. Renvoyé à plusieurs reprises, le procès a finalement eu lieu le 26 août dernier. Quid de Nafi Ngom Keïta ? Elle s’en est tirée à bon compte d’autant plus que le tribunal s’est déclaré incompétent à son sujet. Cheikh O Hanne remporte ainsi une victoire symbolique qui devrait le couvrir …

Le taux de guérison de la covid-19 est de 91%

Le bilan du ministère de la Santé et de l’Action Sociale confirme le fléchissement de la pandémie et une hausse du taux de guérisons. Hier, il y a eu un record des guérisons avec 121 patients hospitalisés qui sont rentrés chez eux. Le cumul des patients guéris est de 14 316 à la date du 26 octobre, soit un taux de guérison de 91%.Aussi sur 453 tests réalisés, 6 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,32%. Il s’agit de 03 cas contacts, 01 cas importé et 02 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont recensés à Ouakam. Par contre, la courbe des cas graves monte en flèche. De quatre cas graves, 07 patients sont pris en charge dans les services de réanimation. Mais aucun décès n’a été enregistré ce lundi. A la date d’hier, 15 571 cas ont été déclarés positifs dont 14 437 guéris, 322 décédés et 811 sous traitement.

Covid-19

Restons sur la pandémie qui est en phase d’extinction si la tendance se poursuit, pour souligner que le taux d’attaque au cours des 7 derniers jours est de 0,8 cas pour 100 000 habitants. En plus, le taux d’attaque cumulé S10-S43 (Ndlr, Semaine) est de 93 cas pour 100 000 habitants. Le ministère de la Santé renseigne que dans la région de Dakar, seuls les districts sanitaires de Yeumbeul et Pikine ont un taux d’attaque cumulé inférieur à la moyenne nationale. En dehors de Dakar, les districts sanitaires de Kédougou, Saraya, Ziguinchor, Thiès et Popenguine ont un taux d’attaque cumulé supérieur à la moyenne nationale. Quant au taux de positivité, il est estimé à 7,4 % à la date du 26 octobre. Un cumul de 322 décès a été enregistré à la date du 26 octobre, soit une létalité de 2,06% parmi les cas confirmés. Selon le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, le taux d’occupation des lits est en moyenne de 11,2% à Dakar, 0,8% dans les autres régions. A la date du 26 octobre, les différents laboratoires ont testé 209 414 échantillons.

Fin de bourde à Medina Baye

Après 10 jours de «Burda», Médina Baye a bouclé la boucle hier. Mais à 24h de la célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), la cité religieuse commence à refuser déjà du monde. Couché à même le sol, un groupe de nigérians visiblement lessivé par le voyage trouve néanmoins le temps de regarder Cheikh Mouhamadou Amine Baba Lamine Niasse sur l’écran mis à l’entrée de la mosquée, chanter les vers de poète «Badi» à l’occasion du dernier jour du «Burda». D’ailleurs, comme eux beaucoup de fidèles n’ont pas pu entrer dans la mosquée déjà pleine à craquer. En effet, à 24h du Gamou, à Médina Baye, c’est déjà la ferveur des grands évènements religieux.

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