Revue de Presse du Mercredi 27 Mars 2019

Revue de Presse du Mercredi 27 Mars 2019
Revue de Presse du Mercredi 27 Mars 2019
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COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 27 MARS 2019

Dakar, 27 mars (APS) – Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 27 mars 2019 à 10 heures au Palais de la République.
A
 l’entame de sa communication et en cette dernière séance du Conseil des ministres du septennat 2012 – 2019, le Chef de l’Etat remercie et félicite le Premier Ministre et l’ensemble des ministres pour leur engagement républicain et le travail remarquable accompli durant ces sept (7) années.
Ainsi, le Président de la République rappelle que c’est grâce à l’action quotidienne des différents gouvernements et des ministres et de l’ensemble de leurs collaborateurs que les sénégalais ont sanctionné positivement son bilan et lui ont renouvelé leur confiance.
A cet égard, le Chef de l’Etat magnifie particulièrement l’engagement et l’abnégation de ce dernier Gouvernement qui a parachevé ses ambitions du premier mandat, avec à sa tête le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE.
Poursuivant sa communication autour la prestation de serment prévue le 02 avril 2019 au Centre des Expositions de Diamniadio, le Président de la République indique que l’audience solennelle se déroulera en présence, notamment, de chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de nombreuses délégations et personnalités étrangères qui ont déjà confirmé leur participation.
A cet égard, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions pratiques adéquates en vue du bon déroulement de la cérémonie d’investiture et saisit cette occasion, pour réitérer ses remerciements au Peuple sénégalais pour sa confiance suprême renouvelée en son endroit.
Par ailleurs, abordant la célébration du 59ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, le 04 avril 2019, placée sous le thème : “Forces de Défense et de Sécurité : un exemple dans l’éducation à la citoyenneté et à l’unité nationale” le Président de la République se félicite du choix du thème au regard de l’impératif de renforcer l’instruction civique, la discipline nationale, et, surtout, notre engagement patriotique quotidien au service de la consolidation de la République et de la Nation.

A ce titre, le Chef de l’Etat en appelle à la mobilisation de tous les segments du corps social autour du culte du travail, de l’excellence et de l’exemplarité.

En outre, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les mesures idoines, en rapport avec les autorités administratives déconcentrées, les collectivités territoriales, et les forces de défense et de sécurité, pour une parfaite organisation des prises d’armes et des défilés civils et militaires sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat informe qu’une prise d’armes suivie d’un Grand défilé sera organisée sous sa présidence, sur le Boulevard du Général De GAULLE à Dakar.

Enfin, abordant la bonne organisation de la 139ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye et de la 78ème édition du DAAKA de Médina Gounass, le Président de la République demande au Gouvernement de mettre en œuvre toutes les mesures d’ordre sécuritaire, sanitaire et logistique, notamment hydraulique, nécessaires au bon déroulement de ces importantes manifestations religieuses respectivement les 5 et 6 avril 2019 à Yoff et du 06 avril au 15 avril 2019 sur le site habituel réhabilité et sécurisé de la retraite spirituelle de Médina Gounass.

En outre, le Président de la République demande au Gouvernement de veiller à l’encadrement et au soutien à l’organisation des célébrations du Magal de Porokhane et du Kazzu Rajab.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi des partenariats et son agenda.

Le Premier ministre a adressé au Chef de l’Etat ses sincères remerciements et ceux de tous les membres du Gouvernent pour la confiance placée en eux et l’honneur qu’il leur a fait de les avoir appelés à ses côtés pour servir la nation.

Il a ensuite présenté au membres du Conseil, le rapport général d’activités du Gouvernement 2012 – 2019, marqué par différentes réalisations, en mettant l’accent sur celles relatives entre autres, à l’inclusion sociale, à l’équité territoriale, aux performances économiques, au développement de l’agriculture, au rattrapage infrastructurel, au renouveau des transports de masse, à la hausse des investissements et la progression constante du budget national, à la consolidation de l’Etat de droit, au développement des savoirs, à l’autonomisation des jeunes et des femmes. Il a enfin rendu compte de la coordination des activités gouvernementales.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation arachidière, de la préparation de la prochaine campagne agricole en mettant l’accent sur les résultats définitifs de la campagne en cours, qui s’annoncent encore une comme des performances record.
Au titre des textes législatifs et règlementaires, le Conseil a examiné et adopté :
– le projet de décret approuvant et rendant exécutoire le Plan Directeur d’Urbanisme de Dakar et ses environs horizon 2035.

 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Porte-parole

LES VERITES DU SPECIALISTE THADDEE ALDIOUMA SECK SUR DES DECOUVERTES «INSIGNIFIANTES»

https://www.seneplus.com-eemoin-Avec une production attendue de près de 100.000 barils de pétrole par jour, le Sénégal ne figurera même sur la liste des 20 producteurs mondiaux. Vérités sur des découvertes « insignifiantes »…

L es hydrocarbures représentent plus que jamais un sujet central pour l’équilibre de la planète. En août 2018, la production mondiale de pétrole a atteint un record avec 100 millions de barils produits par jour.

En 2014, le Sénégal a découvert des hydrocarbures, du pétrole et du gaz naturel plus précisément, dans ses côtes. Le gaz naturel se trouve au Nord du pays, notamment dans les blocs Saint-Louis Offshore et Cayar Offshore. Pour le pétrole, les blocs se trouvent notamment à Sangomar Offshore profond (SNE) et tous les forages subséquents. Le pétrole sénégalais serait de plus ou moins bonne qualité dans la mesure où, selon les dernières évaluations faites, il serait de 32 degrés api. Autrement dit, ce serait un pétrole léger et susceptible d’être privilégié par les raffineries de façon générale car très facile à raffiner. Ce qui pourrait permettre au Sénégal de vendre très facilement son pétrole. Le tout, bien évidemment, sera de voir ce que sera la conjoncture mondiale lors de l’exploitation. Mais, à l’état actuel des informations obtenues, le Sénégal sera un pays beaucoup plus gazier que pétrolier

Réserves

Par rapport aux hydrocarbures découverts dans nos eaux, les quantités obtenues sont très modestes. Même si on a entendu énormément de spéculations soutenant notamment que le Sénégal sera un émirat pétrolier et gazier, voire Sénégal 7ème puissance mondiale, il faut souligner que, pour ce qui concerne le pétrole, les choses tournent entre 600 millions et 670 millions de barils sur une durée d’exploitation de 10 à 15ans. Donc, les quantités sont très modestes. Pour le gaz, nous sommes entre 20 et 25 Trillion Cubit Feet de gaz. Ce qui fait un total d’environ 750 milliards de mètres cube. Ce qui nous place très loin derrière les pays producteurs de pétrole et de gaz. « D’ailleurs, quand le Sénégal commencera sa production, elle sera estimée quotidiennement entre 100 et 125 milles barils. Là où le Nigéria avait fait respectivement 2.2 millions de barils par jour et 1.900.000 barils par jour en 2017. Et très loin derrière des pays comme les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, etc. Donc, je pense qu’il y a un réel besoin de réalisme parce que nos découvertes sont modestes. Toutefois, même si elles sont modestes, elles peuvent nous permettre de transformer structurellement le cadre économique du Sénégal si elles sont très bien gérées », explique Thaddee Adiouma Seck, spécialiste en géopolitique pétrolière

Contrat de partage de production

Pour pouvoir explorer les hydrocarbures découverts sur son sol, l’État du Sénégal a signé des contrats de partage de production. Ce type de contrat a la particularité de relever des nouvelles formes contractuelles dans le secteur pétrolier. En effet avant le Contrat de partage de production, nous avions les contrats de concession qui, à un moment donné, étaient considérés comme des contrats qui avantageaient beaucoup plus les entreprises internationales. Donc, le contrat de partage de production vient rompre ce qu’on avait l’habitude de voir dans le secteur. Il faut aussi préciser que, dans le contrat de partage de production, la propriété des ressources est attribuée à l’Etat contrairement à ce qu’on a dans les contrats de concession. En dehors de ces avantages, il y a aussi l’association de l’Etat ou l’entreprise nationale préposée à la gestion du pétrole aux prises de décision. Ce qui est essentiel, c’est que cela permettra à nos experts d’apprendre davantage de ce secteur mais aussi de participer aux prises de décision. Ce qui fait que les ressources ne seront plus gérées seulement par les entreprises internationales qui décident de toute la destinée de nos ressources, mais ça sera de concert avec l’Etat. « D’ailleurs, vous allez voir dans la plupart des contrats que nous avons signés, il y a toujours en annexe des accords d’association ou les règles de prises de décision sont précisées. Ça, c’est dans la théorie.

Dans la pratique, malheureusement, comme beaucoup de règles en droit, les règles de fonctionnement sont parfois dévoyées. Parce que les entreprises ont une armada d’experts qui leur permettent parfois de contourner la règlementation. En réalité, contourner la règlementation, ce n’est pas violer la législation. Vous pouvez contourner la loi tout en restant en conformité avec la loi. Malheureusement, c’est des pratiques qui ont cours dans le secteur. Et je pense que le moyen pour le Sénégal d’éviter cela, c’est surtout dans le cadre d’un contrat de partage de production. Là où les entreprises trompent généralement les Etats, c’est la maitrise des coûts. Parce que quand on ne maitrise pas les coûts, on va grossir la partie Cost Oil c’est-à-dire la partie où on devra rembourser l’entreprise et il y aura moins de parts restantes. Donc, moins de ressources pour l’Etat. Alors, l’enjeu principal pour l’Etat c’est de contrôler les coûts. Quand je dis contrôler les coûts, cela peut paraitre très simple pour nous mais dans le secteur pétrolier c’est très difficile. Beaucoup d’Etats, qui ont même une longue expérience dans ce domaine là comme par exemple le Ghana, ont encore des difficultés dans ce domaine. Pour moi, l’Etat devrait investir dans ses ressources humaines pour qu’on aille vers la maitrise des coûts. L’autre élément se trouve dans la définition du Cost Oil, il faut veiller à ce qu’elle soit rationnelle. On ne peut et ne doit pas considérer ce que l’entreprise fait dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) comme du Cost Oil. Ce n’est pas de la Rse parce que c’est un coût supporté par le pétrole sénégalais. Je pense donc qu’il y a ce défi de la formation à la maitrise des coûts et ce défi de la rationalisation de la définition des coûts pétroliers. Si on relève ces défis et qu’on gère bien tous les flux émanant de l’exploitation de la ressource, on peut avoir un très bon contrat de partage de production », explique le professeur en géopolitique pétrolière et gazière à l’institut de formation Perform. Qui martèle que le partage de production est dans le principe très bon « mais il peut être détourné à d’autres fins. Donc, il faut que l’Etat soit vigilant pour que le contrat puisse honorer tout ce qui est attendu de lui ».

Sur la part que devra obtenir le Sénégal, lors du partage des ressources, M. Thaddee Adiouma Seck tient d’abord à rappeler que beaucoup d’interventions ont été entendues sur la part du Sénégal à terme. Certains ont même, selon lui, avancé des chiffres allant jusqu’à dire que le Sénégal aura jusqu’à 50 ou 60 % des parts. Mais, cela ne semble pas convaincre notre interlocuteur. Qui dit ne pas savoir sur quel argument les gens qui soutiennent de telles assertions se basent. Et les calculs qu’il dit avoir vus lui semblent trop simplistes dans la mesure « où certains s’aventurent simplement à multiplier le nombre de barils en réserve en prix potentiel du baril par exemple en prix à 50 dollars ». Et M. Seck de terminer sa démonstration : « Ce qui fait 600 millions de barils multiplié par 50 dollars. On aura un chiffre et ils en déduisent que le Sénégal aura tel pourcentage. Personnellement, je trouve que ce calcul est très simpliste dans la mesure où 100 % du pétrole n’est jamais extrait. Le taux de récupération tourne autour de 30 à 40 % du pétrole. Donc, tout ce qui est considéré comme réserve ne sera pas exploité. Seule une partie sera exploitée. Premièrement ! Deuxièmement, la part du Sénégal est plus ou moins modeste. Et nous ne savons pas si le Sénégal prendra le risque d’acquérir des parts supplémentaires. L’autre élément qu’il faut prendre en compte, c’est que notre Cost Stop est très élevé. Nos gisements se trouvent à plus de 500 mètres de profondeur et pour ces gisements le Cost Stop est fixé à 70. En effet, la plupart des contrats pétroliers qui ont été signés avec le Code 98 ont leur Cost Stop qui tourne autour de 70 %. Alors qu’avec le nouveau Code pétrolier, le Cost Stop est à 40 %. Et quand il y a une élévation du Cost Stop, il y aura une réduction de la part qui sera partagée. Donc, jusquelà, je n’ai pas vu quelque chose qui me prouve que le Sénégal aura impérativement 50 % ». Toutefois, selon notre interlocuteur, le fait que le Sénégal n’ait pas 50 % ne veut pas dire qu’il aura perdu. Parce que dans les mécanismes de partage prévalant au sein du secteur pétrolier, il y a, à l’en croire, toujours des niches d’opportunités que l’Etat pourrait exploiter et qui font qu’il pourrait capter le plus de ressources.

THADDEE ADIOUMA SECK « Le partage est très déséquilibré »

Dans tous les cas, estime-t-il, le cadre de gouvernance qui sera défini d’ici là « nous le dira et nous verrons si le Sénégal pourrait avoir moins ou plus de 50 % des retombées du pétrole ». Poursuivant, l’animateur à l’Observatoire National pour le Respect des Droits Humains dans le Secteur Extractif (ONRDH-SE) précise que les 10 % que le Sénégal compte acquérir et dont l’éloge est souvent fait à travers les médias s’arrête à la phase d’exploration. Mais dès lors que cette phase est bouclée, le Sénégal se devra de participer pour prétendre à des dividendes à terme en cas de partage. « Donc, si le Sénégal ne participe pas ou ne fait pas d’apport une fois la phase d’exploration terminée, il ne pourra pas prétendre à des dividendes. Ce qui va réduire substantiellement sa part des retombées du pétrole. Je pense que les autorités sont assez conscientes de ces enjeux et feront le nécessaire pour que le Sénégal puisse acquérir 10 % mais aussi la part additionnelle qui lui est reconnu par le Code pétrolier qui varie entre 10 % et 20 %. Mais, il faut noter que les 20%, ce n’est pas 20% du pétrole qui sera exploité mais 20 % des parts. Ce qui veut dire que le Sénégal va participer au niveau des dépenses à hauteur de 20 % mais aura aussi 20 % des bénéfices qui seront distribués sans compter les autres flux monétaires, etc. Autant de choses qui font que notre pays gagnerait à participer à la phase de production. Mais, en général, les pays en voie de développement empruntent souvent de l’argent sur le marché financier international pour honorer leur contribution. Mais, quoiqu’il en soit, le Sénégal gagnerait mieux à participer à la phase de production. Toujours sur le mécanisme de partage, il faut noter qu’il y a d’abord un remboursement des coûts pétroliers et ensuite un partage de la production restante selon des proportions prédéfinies. Il y a beaucoup de proportions selon le niveau de proportion. Et au Sénégal, pour le pétrole, je pense qu’entre 100 mille et 150 mille barils par jour, le pourcentage est défini comme suit : 25 % pour l’Etat et 75 % pour l’entreprise. Donc, sur 100 barils produits par jour, par exemple, et si on considère que le Cost Stop est 70 %, les 70 % sont affectés à l’entreprise pour remboursement et les 30 % restants seront ê partagés entre l’entreprise et l’Etat, explique notre interlocuteur. Maintenant, est-ce que le Sénégal va tirer son épingle du jeu ou pas ? M. Seck pense qu’il faut une modélisation financière pour répondre avec exactitude à cette question. Mais, à priori, l’Etat peut, estime M. Seck, tirer beaucoup davantage sur les autres sources de financement telles que « le levier fiscal, le levier environnemental, levier social, économique, etc. » Malgré toutes ces possibilités, cependant, M. Seck ne s’emballe pas puisque, reconnaît-il, « je reste perplexe… »

Retombées financières : « le Sénégal ne va pas se transformer en 2022 » selon le spécialiste en géopolitique pétrolière

Depuis quelques années, les spéculations vont bon train par rapport aux retombées de flux financiers par rapport à l’exploitation de nos hydrocarbures. Mieux, les politiques nous disent qu’à partir de 2022, nous allons commencer l’exploitation. Mais, pour le spécialiste en géopolitique pétrolière et gazière, l’exploitation n’est pas synonyme de retombées financières automatiques. En effet, M. Thaddee Adiouma Seck pense qu’il faut parfois observer certains temps c’est-à-dire « le temps de récupérer l’investissement, de rembourser les dettes, etc. pour que les flux financiers soient à leur maximum ». « Personnellement, je pense que c’est une erreur de considérer que notre pays va se transformer en 2022. Je pense qu’il faut calmer les esprits et il faudra faire preuve de beaucoup plus de prudence parce que le secteur pétrolier se démarque par les incertitudes. C’est pourquoi, je considère que 2022 ne sera pas l’avènement de la transformation du Sénégal. Il faudra attendre quelques années le temps d’avoir les flux financiers nécessaires et de réfléchir sur un nouveau cadre de gouvernance permettant de transformer structurellement le Sénégal », soutient en conclusion, sous forme de conseils, M. Seck par ailleurs enseignant à l’institut Perform. Bassirou DIENG

CAMPAGNE ARACHIDIÈRE:PRÈS DE 14 000 TONNES DE GRAINES D’ARACHIDE COLLECTÉES À FATICK (DRDR)

Fatick, 26 mars (APS) – Quelque 13 650 tonnes de graines d’arachide ont été collectées par les opérateurs privés stockeurs (OPS) dans la région de Fatick (centre) depuis l’ouverture de la campagne de commercialisation pour une valeur financière de l’ordre de 2, 7 milliards de francs Cfa, a révélé à l’APS, Mamadou Bidiane, Directeur régional du développement rural (DRDR).

‘’Dans la région de Fatick, 13 650,476 tonnes de graines d’huilerie ont été collectées par les opérateurs pour une valeur de plus de 2, 7 milliards de francs injectés depuis le démarrage, le 3 décembre dernier, de la campagne de commercialisation de l’arachide’’, a-t-il indiqué lors d’un entretien avec l’APS.

Le volume déjà évacué au niveau des huiliers est évalué à 4 114,73 tonnes. La région de Fatick, dans le cadre de la campagne arachidière 2018-2019, compte 101 points d’achats pour 59 opérateurs devant collecter pour trois huiliers (SONACOS SA, COPEOL et CAIT), a expliqué le DRDR de Fatick.

Mamadou Badiane a, d’un autre côté, déploré la faiblesse du nombre de points de collecte qui fonctionnent normalement après près de quatre mois après l’ouverture de la campagne de commercialisation. Selon lui, 59, 4 % des points sont, à ce jour, fonctionnels, alors que 25, 42 des opérateurs seulement s’activent sur le terrain

Il a lié ces difficultés à plusieurs facteurs portant entre autres sur les critères de choix des points de collecte, la mauvaise couverture des différents départements et les problèmes de financement des opérations de collecte.

‘’Les responsabilités sont partagées entre l’Etat, les opérateurs, les banques, les huiliers et les producteurs’’, a souligné le DRDR de Fatick.AB/AKS

KAOLACK:UN PRODUCTEUR PLAIDE POUR LA RÉFORME DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION ARACHIDIÈRE

Kaolack, 27 mars (APS) – Le président de l’association des producteurs du bassin arachidier Ibrahima Badiane milite pour une réforme de la campagne de commercialisation qui permettrait aux producteurs de connaître “dès le mois de juin” le prix d’achat de l’arachide au producteur.
“Seuls les producteurs restent jusqu’à un mois de l’ouverture de la campagne de commercialisation pour connaître le prix du kilogramme d’arachide proposé par les autorités”, a-t-il déploré. 

  1. Badiane, s’entretenant avec l’antenne de Kaolack de la radio privée Sud-Fm, souligne que “ce prix au producteur doit être fixé dès le mois de juin aux concernés qui doivent par ailleurs disposer dès le mois de mai” des semences et autres intrants nécessaires à une bonne campagne agricole.

“Au même moment, tout l’argent nécessaire pour le financement de la campagne doit être disponible et sécurisé afin d’éviter aux producteurs de vivre le phénomène des bons impayés”, a ajouté le président de l’association des producteurs du bassin arachidier.

Parlant de l’implication d’acheteurs étrangers dans la campagne de commercialisation, il estime que “c’est une bonne chose car les huiliers locaux ne disposent pas toujours des financements nécessaires pour acheter toute la production” locale.

 Il juge que “ces derniers qui ont beaucoup acheté de graines d’arachide, ont permis à cette campagne de commercialisation qui tire vers sa fin à bien se dérouler à l’exception des couacs notés au début”.

 Avec le retard enregistré dans la fixation du prix au producteur, des producteurs n’ont pas résisté à la tentative de “bazarder” leur récolte dans les marchés hebdomadaires pour régler “des problèmes urgents”, a signalé M. Badiane, notant qu’avec l’implication de “tous les acteurs cette situation a été vite dépassée”.

Ibrahima Badiane plaide également pour une diminution de 40 francs CFA de la taxe appliquée sur le prix de l’arachide à l’exportation.

“Actuellement, pratiquement tous les producteurs ont vendu leurs graines et seuls ceux qui avaient stocké des arachides dans leurs magasins sont en train d’alimenter les huileries”, a-t-il indiqué.AMD/BK

 Forum de l’investissement en Afrique : Les partenaires réaffirment à combler le déficit d’infrastructures

http://www.rewmi.com En prélude du  forum de l’investissement en Afrique  en novembre 2019, une réunion, la BAD a  organisé pour  préparer  ce rendez-vous.  Ainsi   Les principaux partenaires du Forum ont pris à  la réunion et  ils ont réaffirmé leur  soutien.

La Banque africaine  de développement(BAD)  a annoncé deux produits innovants pour  l’édition  2019 du  forum de l’investissement en Afrique.  Il s’agit d’un marché numérique ouvert appelé «The Platform» (plateforme), destiné à mettre en contact les bailleurs de fonds avec des projets et des opportunités d’investissement en Afrique. L’autre  est  un outil de suivi des investissements permettant de garantir le respect des engagements d’investissement pris dans Africa Investment. En effet, la plate-forme est développée en partenariat avec ConnectAmericas de la Banque interaméricaine de développement, une communauté numérique mondiale regroupant 200 000 utilisateurs professionnels enregistrés, consolidant ainsi son rôle de premier plan dans la promotion des investissements du secteur privé en Afrique. «Nous devons faire du Forum sur l’investissement en Afrique l’accélérateur de projets. L’événement de l’année dernière a été formidable et nous voulons poursuivre sur cette lancée », a déclaré Alain Ebobissé, directeur général d’Africa 50.A cette occasion, il a  souligné la nécessité d’engager collectivement des ressources financières supplémentaires pour la préparation de projets et un soutien juridique aux gouvernements africains pour une meilleure négociation des partenariats public-privé. Pour sa part Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a rappelé que la première édition du Forum, tenue en novembre 2018, avait dépassé les attentes. «Le Forum pour l’investissement en Afrique 2018 s’est achevé avec 49 transactions qui ont suscité l’intérêt des investisseurs pour un montant de 38,7 milliards de dollars US, en seulement trois jours », a -t-il dit.

Les partenaires affirment leur  soutien à la promotion des investissements

 «Nous sommes ravis de souligner et de réitérer notre engagement envers le Forum sur l’investissement en Afrique. Le succès de la première édition lui a donné un énorme pouvoir de convocation. Nous sommes également enthousiasmés par l’accent mis sur les transactions », a déclaré  Jane Feehan, chef de la représentation régionale pour l’Afrique de l’Ouest à la Banque européenne d’investissement. Pour  sa part, Mamadou Barro, responsable Afrique, Société islamique pour le développement du secteur privé – Membre du groupe de la Banque islamique de développement (IsDB) a laissé entendre : «Nous devons trouver un moyen d’attirer collectivement le type de fonds dont le continent a besoin pour combler son déficit en infrastructures ».D’après un  communiqué,  les participants ont accueilli avec satisfaction la plate-forme innovante, qui offre aux investisseurs, aux promoteurs de projets et aux facilitateurs de transactions une base de données active de projets de partenariats public-privé (PPP) et d’opportunités d’investissement en Afrique. Il met en relation les fournisseurs de capitaux avec les opportunités de transactions, améliore la qualité des informations sur les projets et réduit les coûts d’intermédiation. Zachari BADJI

Piratage bancaire : Quand l’Afrique prend sa sécurité en main

http://www.seneweb.com Les cyberattaques contre les établissements financiers se sont multipliées ces dernières semaines en Afrique de l’Ouest. Mais, face à des procédés de plus en plus sophistiqués, les moyens manquent.

À mesure que l’économie digitale se développe, les paiements dématérialisés augmentent (396 millions de comptes mobile money en 2018, +14 %, 26,8 milliards de transactions) et les menaces sur la sécurité des opérations s’accroissent.

Une étude menée dans plusieurs États d’Afrique de l’Ouest publiée en mars 2017 par Interpol et l’éditeur de logiciels Trend Micro relevait que “le nombre de cyber-escroqueries avait augmenté de 132 % entre 2013 et 2015 et que le montant moyen des sommes dérobées chaque année aux entreprises s’élevait à 2,7 millions de dollars et à 422 000 dollars pour les particuliers”.

L’organisation de lutte contre le crime soulignait aussi la sophistication croissante des attaques, et l’émergence de cybercriminels d’un nouveau genre, rompus à des modes opératoires très élaborés, utilisant des logiciels de capture de frappe ou des chevaux de Troie qui permettent la prise de contrôle à distance. Les attaques se sont multipliées ces dernières semaines.

Des méthodes de plus en plus pointues

Mi-mars, la Banque de Dakar (BDK), au Sénégal, aurait ainsi perdu, selon la presse locale, 50 millions de FCFA. Selon les premiers éléments de l’enquête, les auteurs du piratage seraient parvenus à pénétrer dans le système informatique de la banque en ouvrant un compte dans l’établissement. Début mars, toujours à Dakar, c’est Ecobank qui a été victime d’une fraude importante, alors qu’UBA parvenait à déjouer de son côté un ordre de virement frauduleux.

Fin 2018, deux mois après son lancement, la plateforme de paiement universelle PayQin (comprenant 10 000 comptes en Côte d’Ivoire et au Cameroun), qui permet de recevoir, d’envoyer de l’argent et d’accéder aux services marchands en ligne, même non partenaires, a vu sa base de données supprimée.

“Heureusement on fait des sauvegardes régulièrement. Techniquement, PayQin est une coquille vide, toutes les données sensibles sont abritées chez Visa, les fonds sont dans les banques partenaires. Finalement les pirates n’ont obtenu que des noms et des adresses e-mail cryptés “, rapporte son fondateur, l’ancien banquier franco-ivoirien Fabrice Amalaman.

Dématérialiser au maximum les transferts d’argent

À un niveau encore plus important, les États sont aussi confrontés à ce genre de situations. Ceux-ci tentent de dématérialiser le plus possible les transferts d’argent afin de réduire la corruption, les escroqueries comptables et les efforts demandés aux bénéficiaires (qui font parfois des trajets longs et dangereux pour encaisser paies ou pensions).

Avec des politiques publiques qui sont amenées à davantage se digitaliser (comme pour le remboursement des frais médicaux au Sénégal), les montants et les volumes en circulation sont de plus en plus importants. Mais, ce sont, souvent, les moyens financiers et techniques qui manquent pour mettre en œuvre une politique d’ensemble.

Un environnement juridique à améliorer et à harmoniser

Ancien secrétaire permanent du ministère de l’Information et des Communications du Kenya, Bitange Ndemo met en avant les solutions mises en œuvre par son pays, qui compte 50 % des utilisateurs de mobile money,passant notamment par l’intelligence artificielle et la blockchain.

Et de signaler : “La blockchain est très difficile à briser, puisqu’il faut s’attaquer à plus de 50 % des serveurs des mineurs (procédés de sécurisation des transactions). La reconnaissance vocale peut être une solution. Au Kenya, le gouvernement essaie de créer une “identité digitale de confiance” avec des technologies qui s’améliorent pour permettre des paiements digitaux sécurisés et inviolables”.

Pour le directeur associé au sein du cabinet Devlhon Consulting, ” des efforts ont été accomplis, mais on revient de loin”. Yoann Lhonneur de préciser : “La question est encore considérée sous le seul angle informatique et technique, alors qu’elle doit aussi être abordée du point de vue stratégique et logistique. La sécurité des transactions doit être envisagée à tous les niveaux de l’entreprise”.

Le secteur est aussi en attente d’un arsenal juridique adéquat. “Sur une cinquantaine de pays, seul un tiers se sont dotés de lois complètes”, poursuit l’expert. Mais, alors que 80 % des transactions frauduleuses en Afrique sont générées depuis l’Europe et les États-Unis, le principal défi réside dans la formation d’équipes locales qui commencent à émerger au Maroc ou en Tunisie.

LE MINISTRE FRANÇAIS DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES À DAKAR, VENDREDI

Dakar, 27 mars (APS) – Le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sera au Sénégal vendredi dans le cadre du lancement de l’initiative ‘’Choose Africa’’ après un passage au Niger, jeudi pour la réunion des ministres des Finances de la Zone Franc.

 La visite de M. Le Maire fait suite à celle du président Emmanuel Macron en février 2018 au Sénégal, indique un communiqué reçu à l’APS

Cette visite, selon la même source, ‘’permettra de concrétiser l’engagement pris par la France à Ouagadougou d’accompagner la révolution de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Afrique, en particulier avec le lancement de l’initiative +Choose Africa+’’.

Dans le cadre de cette initiative, ’’plus de 2,5 milliards d’euros seront consacrés au financement et à l’accompagnement des start-up, TPE et PME sur le continent africain d’ici 2022’’, selon le communiqué, précisant que près de 10 000 entreprises africaines pourront ainsi être accompagnées au cours de cette période.

Par ailleurs, ajoute le texte, ’’le Sénégal est un partenaire économique important de la France et ce déplacement sera l’opportunité d’approfondir la relation économique bilatérale déjà riche entre les deux pays’’.

Vendredi, Bruno Le Maire participera de 9h45 à 11h au lancement du programme ‘’Choose Africa’’ à la Chambre de commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar. Il co-animera une conférence de presse avec son homologue sénégalais Amadou Ba.

De 11h10 à 12h10, le ministre français sera sur le chantier du Train express régional (TER). Il visitera le site de maintenance et la gare de Dakar.

Bruno Le Maire se rendra ensuite à Saint-Louis où il visitera la gouvernance, fera un tour en voiture sur la Langue de Barbarie avec un arrêt à l’école Cheikh Touré affectée par l’érosion côtière.

Dans son agenda, figurent une visite à l’Institut français de Saint Louis, à la Résidence d’artistes et une marche à travers le centre-ville.OID/AKS

L’Uvs et la Sonatel s’engagent à former et à insérer les étudiants

http://www.enqueteplus.com  La Sonatel et l’Université virtuelle du Sénégal souhaitent faciliter l’accès à la formation en ligne aux étudiants sénégalais et à ceux de l’Uvs en particulier. De plus, le géant des télécommunications ouvre à ces derniers les portes de sa structure pour une insertion professionnelle.

La Société nationale de télécommunications souhaite faciliter aux étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal l’accès à Internet. C’est dans cette optique qu’elle a signé, hier, une convention en vue de démocratiser l’accès aux connaissances à travers tout le pays. Il a aussi été question du lancement du Pass (Edu Pass Education), une nouvelle offre mobile permettant à tous les étudiants Sénégalais d’accéder aux formations de l’Uvs et à des enseignements d’autres acteurs majeurs en ligne, au prix de 100 F Cfa pour 100 Mo valable 24 heures. La convention de partenariat repose sur trois autres axes. La ‘’Sonatel cherche à augmenter le nombre d’étudiants qui tirent parti des technologies de l’information et, à moyen terme, Sonatel y trouve son intérêt’’, a déclaré le directeur général de la Sonatel.

En effet, les étudiants de l’Uvs pourront désormais bénéficier de stages dans différents domaines de l’entreprise au groupe Sonatel et de mise à niveau gratuite à l’école de codage Sonatel Academy dans les métiers du digital. Ces étudiants suivront leurs cours dans le réseau national des Eno implantés dans les capitales régionales que constituent les liaisons spécialisées (Ls). Celles-ci seront gratuites dans trois espaces numériques ouverts (Eno) dans les villes du pays. Ces liaisons permettent de relier l’ensemble des espaces numériques ouverts. Il est aussi prévu une baisse des tarifs dans les autres Ls des autres espaces numériques du Sénégal.

Selon Moussa Lo, Coordonnateur national de l’Uvs, ce partenariat ‘’permet d’accompagner l’insertion des étudiants de l’université virtuelle, à travers un programme d’immersion et de coaching à la Sonatel. La convention facilite aussi l’accès des étudiants aux liaisons haut débit dans chaque région’’.  En rappelant que les étudiants ne paient pas leur connexion, parce qu’elle est gratuite dans les Eno et qu’en dehors de ces espaces, leur forfait mobile est pris en charge par l’Etat du Sénégal.

La signature de cet accord fait suite au partenariat du Sénégal avec Orange Afrique et Moyen-Orient qui a pour but de favoriser la formation de masse des jeunes Africains dans les métiers du numérique, à travers des formations à distance.EMMANUELLA MARAME FAYE

Quand La Microfinance Se Transforme En Cercle Vicieux

https://www.walf-groupe.com Parce qu’elles sont souvent dépourvues de garanties, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) appliquent aux femmes de la banlieue des taux d’intérêt qui frôlent l’usure, plafonné à 27 %. Et l’alternative qu’elles trouvent avec tierces personnes les appauvrissent davantage. Ne sachant plus où donner de la tête, ces dernières réclament une réorganisation du secteur de la microfinance face à ces extorsions de frais

Une réorganisation du secteur de la microfinance par la mise en place d’une cartographie diplômante pour mettre fin à la précarité des femmes de la banlieue. C’est ce que réclament les populations de la Commune de Yeumbeul–Sud. Un plaidoyer qu’elles justifient par les taux élevés de la location de l’argent appliqués par les systèmes financiers décentralisés (Sfd), surtout envers les femmes qui sont généralement dans des activités génératrices de revenus

Le risque de prêts à cette catégorie d’agents économiques étant élevé, les institutions de microcrédit appliquent des taux qui frôlent l’usure, fixés à 27 %, pour s’assurer de toutes les garanties en cas de défaillance du client

Impuissantes face à l’ampleur du phénomène, ces femmes ont tenu, dans le cadre de la quinzaine nationale de la femme, à organiser une table ronde la semaine dernière autour du thème : «Les enjeux de l’autonomisation des femmes pour un développement inclusif» pour faire le diagnostic et solliciter des autorités politiques une réorganisation du secteur de la microfinance

D’après la juriste Ndèye Soukéye Guéye Mbow, par ailleurs Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, modératrice de la table-ronde, «l’Etat doit réorganiser ce secteur de la microfinance pour lui donner sa véritable place dans le tissu économique. Il est nécessaire par le biais de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qu’il fasse une cartographie diplômante des femmes pour savoir combien y a-t-il de femmes diplômées et leurs spécialités. Ceci va permettre à l’Etat d’établir une bonne organisation sur les mécanismes de financements. L’Etat pourra donc identifier les besoins réels avant de faire des financements. Et pour cela, il y aura une bonne formation sur les techniques de gestion. C’est pour éviter des financements désarticulés à savoir distribuer de l’argent de gauche à droite qui poussent les femmes à revenir à la case de départ par des gaspillages lors des cérémonies familiales».

Faisant le point de la microfinance, Mme Mbow n’a pas manqué de dénoncer la précarité des femmes qui s’y activent. «Beaucoup de femmes de la banlieue vivent dans la galère. Elles ont d’énormes difficultés d’ordre économique et financier. Car, pour qu’il y ait autonomisation, il faut que ces femmes soient accompagnées par une bonne formation et par des partenaires financiers. Parmi ces partenaires financiers, il y a les banques et institutions de microfinance. Mais nous avons constaté que dans ces institutions de microfinance, les taux d’intérêts sont trop élevés. A la limite, ces taux d’intérêts déstabilisent les efforts fournis par les femmes de la banlieue. Ce qui pousse ces dernières à tourner le dos à ces institutions de microfinance pour se ruer sur d’autres prêts qui vont les appauvrir davantage», regrette-t-elle.

Justifiant ces propos, la juriste panéliste ajoute que ces femmes qui ont fui ces institutions de microfinance, font recours à de tierces personnes dont leurs sœurs qui ont fait des prêts dans des banques ou qui détiennent de grosses sommes d’argent. «Ces soi-disant bienfaiteurs dictent alors leurs lois sur leurs prêts. Par exemple, vous prêtez à une femme 100 mille francs Cfa et elle va vous rembourser 125 mille francs ou 130 mille francs par un système de remboursement journalier. Au bout de quelques jours, le soi-disant bienfaiteur récupère sa mise et continue son manège. Donc, à la limite, vous travaillez pour votre bienfaiteur. C’est donc de l’usure démesurée puisqu’il n’y a aucun organe de contrôle pour ça. Il faut mettre fin à ce genre de pratique», plaide Ndèye Soukèye Guèye Mbow. Non sans interpeller l’Etat et les organes de contrôle de la microfinance. «L’Etat, la Direction de la microfinance, la Commission bancaire de l’Umoa, la Direction de la réglementation des crédits et autres doivent aujourd’hui intervenir pour mettre fin à cette situation qui est en train de plonger les femmes dans la précarité», dit-elle.Théodore SEMEDO

Marché de 1,55 milliard : L’Armp freine l’Artp

http://www.seneweb.com L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a annulé le marché de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) relatif à la mise en place d’un système centralisé d’enregistrement des terminaux mobiles et d’identification des abonnés et demandé la reprise de l’évaluation.

D’un montant de 1,55 milliards de francs Cfa, le marché attribué au groupement Invigo/Gaïndé a été bloqué, indique Libération, pour violation des dispositions du Code des marchés. Ce, suite à un recours gracieux introduit par la société Univers Telecom/Mediafon Datapro qui pointait des irrégularités.

Affaire BDK : Un cambiste tombe à Sandaga

http://www.seneweb.com Du nouveau dans l’attaque informatique à la Banque de Dakar (BDK). Selon les informations de Libération, Abdoulaye Kâ, un cambiste établi au marché Sandaga, a été arrêté par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité.

De gros calibres, actuellement en fuite, sont aussi activement recherchés par la police. Il s’agit de trois directeurs généraux de sociétés privées très connues. Ces derniers sont sous le coup de mandats d’arrêt.

Marché des visas biométriques : Comment l’homme d’affaires ivoirien,Adama Bictogo,s’est joué de Dakar

https://actusen.sn Dans sa parution de ce mercredi, SourceA fait état de révélations explosives dans le cadre marché de visas biométriques, pour lequel le Sénégal a indemnisé la Société Nouvelle d’Édition de Documents administratifs et d’Identification (SNEDAI) à hauteur de 12 milliards F Cfa. Le canard de Castors/Bourguiba affirme en ce sens que l’homme d’affaires ivoirien, Adama Bictogo, s’est joué de Dakar, sans retenue.

En effet, créée par acte en date du 03 Novembre 2007 enregistré à Abidjan, le 26 Octobre 2007, la ‘’SNEDAI’’, présentée par l’ancien sulfureux ministre ivoirien aux Autorités sénégalaises, avait comme principaux actionnaires et administrateurs Monsieur Yeo Lassina, Mademoiselle Beda Kadiatou Sophie, Monsieur Kouamé Bi Iritie.

D’ailleurs, quand il a su qu’Adama Bictogo a, faussement, utilisé la paperasse de sa propre Société, le Sieur Yeo Lassina, fou de rage, avait décidé de porter plainte contre son faussaire. Mais Dakar l’en avait, discrètement, dissuadé, pour ne pas tutoyer davantage le ridicule, aux yeux du monde.

Règlementation Pétrole, Gaz, Mines : Le Cajust regrette un manque d’informations

http://www.seneweb.com Citoyens actifs pour la justice sociale (Cajust), en collaboration  avec l’Ong Oxfam, forme ses jeunes sur le cadre réglementaire qui encadre les ressources naturelles et minières du Sénégal. Ce, pour qu’ils puissent devenir l’interface entre l’Etat et les populations.

“Nous sommes dans le cadre d’un projet de mobilisation citoyenne entrant dans le cadre de la gouvernance. Et cet atelier est une session de renforcement de capacités des jeunes de notre mouvement pour qu’ils  puissent  disposer des éléments nécessaires allant dans le sens de détenir la bonne information avant de nous  constituer en interface entre les gouvernants et les gouvernés sur le débat des ressources naturelles qui suscite beaucoup d’émotions. Et pour ce faire, nous devons maîtriser certains mécanismes pour mieux connaître la réglementation du secteur”, a indiqué Abdou Rahman Sow, Coordonnateur du Cajust.

Selon lui, c’est un travail de sensibilisation sur les enjeux sécuritaires, économiques, de développement et surtout par rapport aux opportunités que cela peut susciter pour les populations.

S’agissant de la polémique  autour de la négociation des contrats  des ressources naturelles, Abdou Rahman de s’offusquer: “Nous sommes désolé de dire qu’on manque de certaines informations pour pouvoir évaluer. C’est vrai qu’il y a un débat qui a été suscité et c’est l’objet même de cette formation. C’est-à-dire connaître la réglementation avant de juger de la pertinence de certaines décisions et même par rapport à la signature de certains contrats”, dit-il.

Il ajoute: “Nous  sommes dépositaires de ces ressources. Nous sommes en droit d’exiger la bonne information et d’être impliqués dans la procédure pour rassurer les populations des bonnes ou mauvaises  décisions de nos gouvernants. Et s’il n’y a pas transparence, les gouvernants sont interpellés pour qu’on nous associe pour l’apaisement de la population.”

Le Directeur des Pêches souligne que les pêcheurs refoulés par la Mauritanie étaient en situation irrégulière

https://www.pressafrik.com L’Etat va étudier les mesures à prendre en faveur des pêcheurs sénégalais refoulés de la Mauritanie la semaine dernière. C’est ce qu’a fait savoir le directeur des Pêches maritimes, Mamadou Goudiaby, qui informe que ces derniers étaient « en situation irrégulière ».

«Il se trouve que ces Sénégalais, qui sont refoulés, ne se situent ni dans le contrat type d’affrètement ni dans le cadre du protocole d’application de l’accord. Ils sont donc, en situation irrégulière par rapport à la réglementation mauritanienne qui prévoit qu’aujourd’hui, toutes les embarcations mauritaniennes qui détiennent une licence de pêche en Mauritanie, ne doivent pas embarquer d’étranger », renseigne Mamadou Goudiaby.

Poursuivant, le directeur des Pêches maritimes d’expliquer : « Le Sénégal entretient avec la République islamique de Mauritanie un accord et son protocole d’application prévoit la délivrance de 400 licences à des pirogues sénégalaises ».
Et, ajoute-t-il sur la Rfm : «À côté de ce protocole d’accord, nous avons signé avec la Mauritanie un contrat type d’affrètement qui permettait aux opérateurs mauritaniens d’affréter des pirogues sénégalaises qui vont pêcher et débarquer à Mauritanie pour les opérateurs concernés ».

Toutefois, il informe que l’Etat du Sénégal est en train d’étudier leur situation et cela va commencer, selon lui, par « faire aujourd’hui, d’abord l’identification de ces pêcheurs concernés, combien sont-ils, qui sont-ils. Une fois que ces recensements ont été faits, on pourra voir concrètement comment leur permettre de reprendre leurs activités au niveau national», conclut-il.Aminata Diouf

Rassemblement : Six membres de «France dégage» interpellés

http://www.emedia.sn Leur manifestation a fini en queue de poisson. Six (6) membres de la plateforme Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP)/France dégage, regroupant des organisations autour de la campagne « Pour la souveraineté monétaire », ont été interpelés, ce mercredi, 27 mars. Ces manifestants tentaient d’organiser un sit-in devant le ministère du Commerce. Ce, pour dénoncer la présence des grandes surfaces au Sénégal. Leur mot d’ordre : « Auchan dégage », « Carrefour dégage ».
“France dégage” bat « campagne pour le Frexit ou la sortie de la France des affaires monétaires (du Sénégal). Une campagne à côté d’autres campagnes telles que Non aux APE. »

Etude : 9 émigrants potentiels sur 10 veulent quitter le Sénégal

https://www.dakar7.com Malgré une croissance économique importante dans de nombreux pays africains au cours des deux dernières décennies, beaucoup d’Africains considèrent encore le départ de leur pays comme la meilleure option pour un avenir meilleur. Selon une nouvelle étude réalisée par Afrobaromètre, un réseau de recherche panafricain, les jeunes adultes et les citoyens très instruits du continent sont les plus prompts à quitter leur pays.

Selon le site BBCafrique, visité par Dakar7, les nouvelles données d’Afrobaromètre concernent 34 pays dont le Sénégal, et explorent les perceptions, ainsi que les préférences des Africains ordinaires, lorsqu’il s’agit de migration internationale.

Les résultats montrent qu’un Africain sur trois envisage d’émigrer. Parmi eux, environ 10 % se préparent actuellement à quitter leur pays.

L’étude indique qu’en moyenne, plus de la moitié des personnes interrogées ayant fait des études postsecondaires envisagent d’émigrer. Ces proportions sont plus élevées au Zimbabwe et au Lesotho que dans les autres pays étudiés.

Trouver du travail et échapper aux difficultés économiques sont les raisons les plus souvent invoquées par les prétendants à la migration.L

Au niveau régional, c’est en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest que le désir d’aller vivre et travailler hors de son pays est le plus fort. Plus de quatre citoyens sur dix (46 % et 41 %, respectivement) ont songé à quitter leur pays. Le fait que les adultes les plus scolarisés et les plus jeunes sont les plus prompts à quitter leur pays confirme les préoccupations au sujet de la perte de précieuses ressources humaines pour les économies émergentes

 Les Africains veulent que les gouvernants s’attèlent en priorité à la réduction du chômage, selon l’étude. Afrobaromètre appelle les gouvernements africains à trouver les moyens de développer leurs économies, à être suffisamment inclusifs et à créer des opportunités pour les jeunes au chômage.

Ces nouvelles données montrent que la migration de nombreux Africains se fait essentiellement à l’intérieur du continent, et non vers l’extérieur, comme on le croit souvent.

Plus d’un tiers des migrants potentiels aimeraient déménager dans un autre pays dans leur région (29 %) ou ailleurs en Afrique (7 %). Cette préférence pour les pays du continent est particulièrement forte en Afrique australe (58%). Elle surtout faible dans les pays d’Afrique du Nord (8 %).

Mais là encore, les variations d’une région à l’autre sont énormes : au Niger, 83 % souhaiteraient rester en Afrique, comme 63 % des Burkinabè. Mais en Sierra Leone (91 %), au Sénégal (91 %), en Gambie (94 %) et au Cap-Vert (98 %), plus de neuf émigrants potentiels sur dix sont susceptibles de choisir de quitter le continent

v LA PERSISTANCE DE LA MENDICITÉ ILLUSTRE LES EFFORTS À FAIRE POUR LE RESPECT LES DROITS DES ENFANTS (ACTEUR)

Mbour, 26 mars (APS) – La persistance du phénomène de la mendicité des enfants est l’illustration parfaite des défis auxquels l’Etat du Sénégal doit faire face pour garantir le respect des droits de l’enfant, a souligné mardi à Mbour (ouest), Aminata Kébé, analyste programme au Haut conseil des Nations-Unies aux droits de l’homme (HCDH).

’’La persistance d’un phénomène comme l’exploitation des enfants par la mendicité, la forme de traite la plus courante et visible au Sénégal, illustre parfaitement les défis auxquels le pays fait face pour garantir le respect des droits de ces milliers d’enfants laissés à la merci de gens peu soucieux de leur bien-être’’, a-t-elle indiqué.

Elle intervenait notamment à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacités des acteurs sur la lutte contre la traite des personnes. Des magistrats, policiers et gendarmes ont participé à cette rencontre organisée à Saly Portudal.

‘’Aujourd’hui encore, malgré les sanctions prévues par la loi, de nombreux enfants sont exposés à la mendicité forcée et à plusieurs formes de maltraitance. Nous les voyons quotidiennement arpenter nos rues, marchés, gares routières et autres lieux publics s’adonner à cette pratique au profit de personnes adultes qui ne sont nullement inquiétées’’, a déploré Mme Kébé.

’’Les nombreuses réformes judiciaires engagées au cours des dernières années, la hausse des effectifs des acteurs de la chaine judiciaire, les actions de renforcement des connaissances et compétences, bref l’amélioration global de l’environnement du travail, sont autant d’initiative développées par les autorités publiques pour garantir l’effectivité de l’application de la loi’’, a-t-elle dit.ADE/AKS/OID

ZOOM SUR L’OBSERVATOIRE DE NIAKHA : Un grenier intarissable de savoir

http://www.enqueteplus.com Créé au lendemain des indépendances, l’Observatoire de Niakhar, plus de 50 ans après, continue d’abreuver de nombreux scientifiques avides de connaissances dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la population. C’est ce qui résulte de l’ouvrage collectif intitulé ‘’Niakhar, mémoires et perspectives’’.

Le Sénégal regorge de trésors. Certains, méconnus du grand public. C’est le cas de Niakhar. Du moins, c’est ce que l’on pourrait retenir, à la lecture du résumé de l’ouvrage ‘’Niakhar, mémoires et perspectives’’. Ici, il n’est pas seulement question de parler de ce beau village composé en majorité de Sereers, mais surtout de faire focus sur son observatoire de population, environnement et santé, le plus ancien encore en activité en Afrique de l’Ouest.

Longtemps dans l’ombre, ce site mythique est tiré vers la lumière par les auteurs Delaunay Valéry,Desclaux Alice, Sokhna Cheikh dans ledit ouvrage préfacé par l’ancienne ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr. Awa Marie Coll Seck. Elle déclare : ‘’Pour notre pays le Sénégal, Niakhar a été à la fois un site sentinelle, un observatoire, un lieu de recherche et un centre de formation de professionnels et de cadres de santé, des sciences sociales et de l’environnement. Tout cela a contribué au développement global de notre pays, en particulier au travers des connaissances scientifiques sur les maladies infectieuses comme le paludisme, la méningite et les hépatites.’’ Une source intarissable d’informations sur ces branches, si l’on en croit les rédacteurs.

Fondé en 1962 en zone rurale, à 150 km de Dakar, l’Observatoire de Niakhar est, selon les auteurs, au cœur d’une histoire scientifique et humaine originale. Il a permis d’assurer, depuis sa création, le suivi sanitaire, démographique, social, économique et environnemental de plus de deux générations. A travers les temps, il a aussi inspiré et continue d’ailleurs d’inspirer les politiques publiques dans divers domaines, non seulement au Sénégal, mais sur le plan africain et international. L’ouvrage dont il est question ‘’décrit et analyse la construction de cette plateforme d’observation prospective pluridisciplinaire. Il illustre l’intérêt de l’approche sur le long terme dans les différents domaines de recherche et ouvre une réflexion sur les enjeux éthiques particuliers à cet instrument de collecte. Enfin, il propose des pistes d’évolution méthodologique et de gouvernance pour la recherche’’, lit-on dans la quatrième de couverture. A coup sûr, la publication devra également permettre à l’État sénégalais ainsi qu’aux décideurs ouest-africains, avec les institutions internationales et les scientifiques, ‘’de disposer de bases concrètes pour optimiser ces plateformes de recherche et les mobiliser dans la perspective des objectifs de développement durable’’.

Publié aux éditions L’Harmattan, le livre est articulé autour de 4 axes majeurs. Dans la première partie, les auteurs parlent ‘’Du Niakhar des origines à la création d’un dispositif de recherche’’. Dans la deuxième, on y aborde ‘’Les apports scientifiques du suivi’’. En troisième lieu, il est question de ‘’La plateforme d’essais cliniques et méthodologiques’’ et, enfin, de ‘’La recherche et la population : acteurs et éthique’’.

Issu du symposium ‘’Niakhar : 50 années de recherche en population et santé’’ tenu en 2014, l’ouvrage étudie en particulier l’épidémiologie des agents pathogènes responsables de maladies fébriles en Afrique de l’Ouest.

Œuvre d’un large collectif constitué au fil des années, le livre a été coordonné par trois chercheurs qui ne sont plus à présenter dans leurs domaines respectifs. Il s’agit de Valérie Delaunay, démographe à l’Ird, dans l’unité Lped (Ird, Aix-Marseille Université). Celle-ci a été, à plusieurs reprises, coresponsable de l’observatoire de Niakhar. Depuis près de trente ans, elle a conduit des recherches en démographie sur les questions de famille et d’enfance au Sénégal.

Alice Desclaux est, quant à elle, anthropologue à l’Ird, dans l’unité Trans Vihmi (Ird, Inserm, Université de Montpellier) et a été coresponsable, avec Mamadou Badji, du volet sénégalais du projet de recherche en histoire et anthropologie Mereaf (Mémoires et traces de la recherche médicale en Afrique), centré sur le site de Niakhar. Enfin, il y a Cheikh Sokhna, paludologue à l’Ird, dans l’unité Vitrome (Ird, Aix-Marseille Université, Ssa, Ap-Hm, Ihu Méditerranée Infection) et responsable des observatoires de l’Ird au Sénégal. Dans la postface, Jean-Paul Moatti et Laurent Vidal résument le passé glorieux de l’observatoire en ces termes : ‘’Niakhar : un patrimoine pour penser l’avenir du Sénégal, de l’Afrique et du monde.’’MOR AMAR

Rapprochement Macky-Wade : le rôle déterminant de Samuel Sarr

http://www.rewmi.com La stabilité du pays dépend fortement des relations entre Wade et son successeur le président Macky Sall. Ainsi, beaucoup de personnalités ont joué la médiation entre l’ancien président et l’actuel locataire du palais à la veille de la présidentielle du 24 Février dernier. Parmi eux, l’ancien ministre et proche de Wade, Samuel Sarr. Selon Omar Faye, « Wade et Macky en bon terme et impératif pour le Sénégal et impacte, au delà de la politique, au fonctionnement de tous les secteurs la vie de la nation ». Il révèle que c’est fort de ce constat, le « Samuel Sarr a usé de ses relations avec les deux parties pour un rapprochement entre Wade et Macky ».

Sur la formation du nouveau gouvernement attendu par les sénégalais, le leader de Leral Askam Wi fait remarqué « que l’attente est trop longue, trop de temps entre l’élection et la formation du nouveau gouvernent ». Alors a lui de proposer un délai fixé par la constitution afin de s’attaquer très tôt aux préoccupations des populations.

Moustapha Diakhaté : «Le dialogue ne doit pas se faire autour de partage de postes»

http://www.emedia.sn/ Dans une interview accordée à « Les Echos », le ministre chef de cabinet de Macky Sall Moustapha Diakhaté parle de l’appel au dialogue du chef de l’Etat. Pour lui, le dialogue est un des socles de la démocratie. « Quand on gouverne un pays, on le gouverne au nom des populations. Ce qui fait qu’il est nécessaire que le président de la République puisse dialoguer avec tous les porteurs d’enjeux », a expliqué l’ancien parlementaire. Qui, toutefois, précise que ce dialogue ne devrait pas être un dialogue politicien, autour de partage de postes et de prébendes.

De même, Moustapha Diakhaté estime que ceux qui ont rejeté l’appel au dialogue du chef de l’Etat ont tort parce que ce dernier a annoncé le principe d’un dialogue ouvert et constructif. Donc, il pense que l’opposition devait faire preuve de maturité en l’attendant sur le contenu qu’il donne à ce dialogue.

Par ailleurs, Moustapha Diakhaté a fait savoir que le président de la République n’a pas besoin de dauphin au niveau de l’Apr. « Il y a deux présidents de la République qui l’ont essayé à leur détriment. Il s’agit des présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ». A son avis, ce que Macky Sall doit faire c’est d’organiser le parti, mettre en place des règles claires qui puissent permettre à l’ensemble des militants de pouvoir choisir les leaders locaux et nationaux.

 Débat sur le troisième mandat : le juge Dème met les points sur les i par Ibrahima Hamidou DEME,Président du Mouvement « Ensemble ».

Au lendemain de la victoire du candidat sortant Macky SALL qui va bientôt entamer un deuxième mandat, le débat sur la possibilité pour celui-ci de se représenter pour un troisième mandat ressurgit. Ce débat, soulevé il y a près de deux ans par d’éminents juristes avait été vite étouffé par le camp présidentiel qui le jugeait infondé et prématuré.

Actuellement, le même scénario semble se répéter, car après les inquiétudes nourries par certains membres de l’opposition sur un probable projet de troisième candidature du Président fraichement réélu, des voix se sont encore élevées dans l’exécutif pour tenter de rejeter cette hypothèse.

La présente contribution a pour objet de démontrer que la révision constitutionnelle de 2016 en ouvert une brèche permettant une troisième candidature de l’actuel président en 2024. Cette hypothèse que le pouvoir feint de rejeter pour le moment est, en réalité, juridiquement défendable.

Mais, auparavant, il serait intéressant de revenir sur les arguments avancés par la partie présidentielle pour écarter la thèse d’une troisième candidature.

« Il faut s’en référer à la Constitution, vous vous rendrez compte que les marges de manœuvre pour interpréter sont très minces, pratiquement inexistantes. » déclarait M. Seydou GUEYE, porte-parole du gouvernement et du parti présidentiel dans un entretien avec APANEWS le 12 mars 2019 avant d’ajouter : »Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles ». Son collègue Ismaila Madior FALL, ministre de la justice affirmait le 12 octobre 2017 «La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dispose: ‘’Le chef de l’État est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs». 

Après l’élection du 24 février, il est devenu plus nuancé dans un entretien avec le journal l’Enquête du 11 mars 2019: « moi je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’Etat. » Dernièrement, le Docteur Mounirou SY a, pour sa part, indiqué que pour éviter la situation de 2011, le nouvel article 27 a mis l’accent sur la personne et non le mandat, car pense-t-il, le terme « nul » de l’alinéa 2 de l’article 27 permet d’inclure le mandat en cours.

On le voit bien, la position gouvernementale faite de demi-vérités et d’omissions volontaires n’est pas de nature à dissiper les doutes quant à l’existence d’un projet caché de troisième candidature. Elle ne résiste pas en effet, à la thèse soutenue il y a deux ans, par les éminents Professeurs de droit public Babacar GUEYE et Jacques Mariel NZOUANKEU.

Nous estimons avec eux, que contrairement à la promesse présidentielle, la révision de la Constitution de 2016, n’a pas verrouillé la loi fondamentale pour empêcher toute possibilité de troisième candidature. Le référendum du 20 mars 2016 renferme en effet, un double piège ; de la Constitution d’une part et du Conseil Constitutionnel d’autre part.

C’est d’abord la Constitution qui a été piégée car le prétendu projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, a subrepticement ouvert une brèche qui peut permettre à l’actuel président de briguer un troisième mandat. Il faut rappeler que la clause limitative du nombre de mandats à deux, a été pour la première fois instituée en 1970, avant d’être remise en cause plusieurs fois. Mais, avec la réforme de 2001, le peuple sénégalais, en décidant que cette clause ne pouvait être révisée que par la voie référendaire, a voulu lui conférer un caractère intangible, donc à l’abri de toute manipulation politicienne. Ainsi, sachant qu’aux yeux du peuple, l’impératif de limitation du nombre de mandats à deux a toujours prévalu sur la volonté de stabiliser la durée du mandat présidentiel à 7 ou à 5 ans, c’est par le truchement de la diminution de la durée du mandat que les experts du président sont parvenus à manipuler la clause limitative du nombre de mandats. Pour s’en rendre compte, analysons l’article 27, issu de la révision constitutionnelle adoptée par référendum et promulguée le 5 avril 2016 qui est ainsi libell

« La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. »

Cet article régit donc, dans son premier alinéa la fixation de la durée du mandat à 5 ans et dans son deuxième alinéa, la limitation des mandats à deux.

Toutefois, il importe de préciser que pour une bonne interprétation de l’alinéa 2 qui prévoit le nombre de mandats, il est indispensable de le relier à l’alinéa 1 qui prévoit la durée du mandat présidentiel, car l’article 27 doit être compris dans son ensemble, dans son indivisibilité. En effet, au sens de cet article, le quinquennat allant de pair avec la limitation des mandats, l’exigence de limiter la durée du mandat à 5 ans doit coïncider avec la nécessité de ne pas pouvoir l’exercer plus de deux fois consécutives. Or, il est incontestable que la durée du mandat que le président Macky SALL est sur le point de terminer, est de 7 ans. N’ayant donc pas encore exercé un mandat de 5 ans prévu à l’alinéa 1, son septennat sera hors du champ d’application de l’alinéa 2 de l’article 27 précisant que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. » Ainsi que l’a soutenu le Professeur J.M. NZOUANKEU dans sa contribution du 12 octobre 2017, « l’élection de 2019 n’est pas le renouvellement de celle de 2012. C’est une élection nouvelle. C’est la première élection d’un nouveau cycle institué par l’article 27 de la Constitution. Si le mandat exercé de 2012 à 2019 était considéré comme le premier mandat au sens de l’article 27, une élection du Président de la République devait être organisée en 2017 au cinquième anniversaire de la date de l’élection du Président Macky SALL. S’il n’y a pas eu d’élection en 2017, c’est parce que le mandat en cours n’était pas compris dans le décompte de l’article 27 de la Constitution. » En d’autres termes, le mandat en cours ne peut faire partie du décompte des mandats parce que ce n’est qu’après sa prestation de serment prévue le 2 avril prochain que l’actuel président entamera son premier mandat de 5 ans au sens de l’article 27 de la Constitution.
Il apparait donc clairement, que le nombre de mandats exercés par l’actuel président, ne pourrait pas faire obstacle à la recevabilité de sa candidature en 2024.
Bien entendu, cette thèse peut être infirmée par des juristes de plus ou moins bonne foi, mais la seule instance habilitée à interpréter la Constitution reste le Conseil Constitutionnel. Or, cette juridiction a aussi été piégée par l’avis consultatif donné à propos du projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. En effet, dans son avis consultatif du 12 février 2016, le Conseil Constitutionnel a retenu que « le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle ». Il a, par ailleurs, précisé dans le dispositif que « la disposition transitoire prévue à l’article 27 dans la rédaction que lui donne l’article 6 du projet et aux termes de laquelle, « Cette disposition s’applique au mandat en cours » doit être supprimée ; elle n’est conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique constitutionnelle, la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne pouvant s’appliquer au mandat en cours ». Par conséquent, les sept sages, saisis d’une demande consultative ou d’un contentieux lié à une troisième candidature du président SALL, ne pourront en toute logique, que confirmer leur jurisprudence.

Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute que les dispositions de l’article 27 de la Constitution combinées à la jurisprudence du Conseil Constitutionnel ouvrent un grand boulevard pour la recevabilité d’une candidature du président Macky SALL en 2024. Tout le monde doit en être conscient dès à présent. Il est aussi important de souligner que seule l’adoption de dispositions transitoires par la voie parlementaire, précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des mandats, peut régler définitivement ce quiproquo constitutionnel. Malheureusement, l’adoption de telles dispositions transitoires ne pourra probablement pas se faire d’ici la prestation de serment, date à laquelle les dispositions de l’article 27 vont entrer en vigueur et ne pourront plus faire l’objet de révision à cause de la clause d’intangibilité prévue par l’article 103 de la Constitution.

C’est pourquoi, les interventions des juristes du camp présidentiel qui cherchent à convaincre pour le moment l’opinion publique que la Constitution a été verrouillée et qu’elle ne permettrait pas à l’actuel président de la République de se représenter en 2024, ne constituent en réalité qu’un piège dormitif. Si telle était l’intention présidentielle, plusieurs questions ne resteraient pas jusqu’à présent sans réponses :

  1. Pourquoi, contrairement à la promesse faite lors du référendum de 2016, le président Macky SALL n’a pas tiré les leçons de la douloureuse et dramatique période préélectorale de 2011 à 2012, en évitant toute controverse constitutionnelle liée à une éventuelle troisième candidature ?
  2. Pourquoi, lorsque le débat sur la possibilité d’une troisième candidature a été soulevé par d’éminents juristes comme les Professeurs Babacar Guéye et Jacques Mariel Nzouankeu, le Président de la République et ses partisans, bien que conscients des failles contenues dans l’article 27 de la Constitution, n’ont pas définitivement mis fin à la polémique en faisant adopter par l’Assemblée Nationale, des dispositions transitoires précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats prévus par l’article 27 ?
  3. Pourquoi enfin, dans leurs interventions sur cette question, les responsables et les autres juristes de la mouvance présidentielle, se bornent à donner leur interprétation de la Constitution au lieu d’affirmer clairement la volonté du chef de l’Etat de ne plus briguer un autre mandat.

En définitive, si nous avons décidé d’intervenir dans ce débat, ce n’est pas pour participer dans une querelle juridique. Mais, c’est surtout pour donner un signal d’alarme et prévenir la résurgence des dangers vécus en 2011 et en 2012 et qui peuvent encore porter atteinte à la paix sociale et mettre en péril la démocratie et la République. En effet, la stratégie perverse déroulée depuis des années et qui a abouti récemment à une large victoire électorale peut évidemment renforcer les velléités de se maintenir au pouvoir surtout que les sénégalais ont semblé banaliser depuis 2000, les multiples abjurations «wakh wakhet » de nos dirigeants.

Pourquoi agiter maintenant la question d’une troisième candidature alors que l’actuel président n’a même pas encore débuté son deuxième mandat ? En notre sens, le débat est loin d’être prématuré, au contraire ! En effet, la question n’est pas de savoir si les sénégalais accepteront ou non le moment venu une troisième candidature ; mais c’est surtout de sortir pour une fois de l’impasse de la politique politicienne avec un président qui ne pensera plus dès le début de son mandat, à vaincre ses adversaires et remporter la prochaine élection. Car il reste évident que si l’éventualité d’une troisième candidature n’est pas définitivement écartée, le prochain quinquennat sera encore miné par la mal gouvernance, l’instrumentalisation de la justice, le clientélisme, l’accaparement des médias de service public, la gabegie etc.

Comment alors mettre fin aux incertitudes ?
Pour mettre définitivement un terme au débat, le Président de la République à qui appartient seul cette prérogative, doit dès à présent, saisir le Conseil Constitutionnel pour avis sur cette question.

-Si le Conseil Constitutionnel est d’avis que l’actuel président ne peut pas se représenter pour un troisième mandat, le débat sera définitivement clos.

-Si en revanche, il est d’avis contraire, il faudra trouver au plus vite, une solution politique pour que tout le monde soit convaincu que les manœuvres politiciennes ne pourront pas remettre en cause la sacralité conférée par les sénégalais à la clause limitative des mandats à deux.Ibrahima Hamidou DEME,du Mouvement « Ensemble ».http://canal221.com/

L’ÉTAT DES GROGNES! PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Ce quinquennat sera très peu social mais remplis des grognements de tous les éclopés de la vie – Il faudra bien remplir les caisses de l’Etat vidées pour les besoins du « coup ko au premier tour »

Que ce pays est…merveilleusement paradoxal, et ses citoyens maladivement caractériels. Ils ont, y a un mois, élu un président au premier tour avec la bagatelle de 58% et des poussières, par un mystérieux « coup ko » et, chloroformés par une victoire à laquelle tout compte fait ils ne croyaient pas, ils ont eu la décence de ne pas fêter. A la joie des vainqueurs, s’est substituée une hypnose collective, une anesthésie générale inoculée aux vaincus comme aux vainqueurs.

C’est cette victoire des mystères qui donne cette ambiance d’un collapsus collectif au pays depuis le 24 février dernier. Brumeux comme le temps envahi du sable venu du désert, apparu lui aussi après cette victoire mystérieuse, et qui inonde de ses particules mortelles nos bronches et autres paupières gonflées de détritus charriés par des vents venus de nos contrées désertiques. Il ne s’agira pas de l’état de grâce que le peuple généreux et magnanime accorde généralement aux nouveaux élus, il s’agit de bien moins glorieux que ça : un apnée, non, un coma collectif et profond consécutif à une violente attaque contre nos cellules grises. La raison a peur de ce qu’elle ne comprend pas, ce qu’elle ne peut pas expliquer.

Alors, ce peuple merveilleusement paradoxal a fermé la parenthèse présidentielle pour revenir à son ADN fondateur : la grogne ! Les grognes plus précisément. C’est d’abord les responsables du parti présidentiel, par militants interposés, qui réclament le « retour de l’ascenseur » ( si si, c’est ainsi qu’ils parlent), pour avoir pulvérisé les records dans leurs bleds ; des compagnons de route qui estiment devoir avoir plus de postes ministériels et autres que la mandature passée ; des très intéressés alliés de la dernière heure qui nous tympanisent avec des histoires de législatives anticipées, de couplage et découplage des élections, d’un rajout de deux ans supplémentaires aux députés pour qu’ils « épaulent mieux » le président…Ces grognards, on les connaît bien : ce sont les parasites qui grenouillent autour de tous les régimes. Ils réclament leurs pitances, les restes des festins.

Il y a ceux qui pendant trois semaines, avaient mis sous le boisseau leur difficile quotidien : manque d’eau, manque de routes, voire de pistes, manque d’électricité… Bref, retour à leur cauchemar quotidien qui fait leur vie : un état de manque permanent. Alors que leur champion fait durer le calvaire de tous ceux qui se pensent nécessairement ministrables, les autres qui ont des rêves très terre à terre (manger plus qu’une fois par jour, retrouver le luxe de douches quotidiennes, un éclairage autre que les lumières vacillantes des lampes à pétrole,…), tous ces gens là se remettent à entonner leurs mélodies de rage : ils veulent vivre mieux bordel ! Est-ce trop demander à ses gouvernants qui nous chantent tous les jours les refrains de l’émergence ? D’accord, ils disent en 2035, pas maintenant. Aujourd’hui, c’est villes nouvelles et TER, une arène flambant neuve, où il n’y a ni lutte, ni lutteurs et autres « bakks » !

Et puis, il y a bien sûr nos grognons rogneurs traditionnels : syndicalistes, étudiants entassés comme des sardines…Leur dilemme à tous ces râleurs devant l’Eternel : la fermer et attendre le traditionnel 1er Mai, après la traditionnelle fête du 4 Avril, ou dire à l’Elu, que ce quinquennat sera social, ou anti-socialement « a-social ». Parce que voyez-vous, pas besoin d’être un grand économiste pour savoir que tous les prix gelés pour cause électorale vont être très bientôt libres parce que libérés. Il faudra bien remplir les caisses de l’Etat vidées pour les besoins du « coup ko au premier tour ». Même les surveillants bienveillants que sont les institutions financières qui avaient fermé les yeux, grognent et piaffent d’inquiétude.

Oui, on vous l’annonce, ce quinquennat sera très peu social mais remplis des grognements de tous les éclopés de la vie. Un ami notoirement sceptique et qui a très peu d’estime pour nos gouvernants, m’a dit ce dimanche avec une conviction qui m’a fait froid dans le dos : « ce régime sera le premier à partir non pas par les élections, mais par la rue, tant ils vont décevoir et le peuple n’attendra pas cinq ans pour les virer avec leurs cartes d’électeurs ». Trop pessimiste, et l’histoire même du pays ne va pas dans ce sens. Parce que, depuis Mai 68, il n’y a pas eu un autre Mai 68. Et même en Mai 68, le mouvement social n’a pas viré Senghor par la rue, juste secoué ses fondations. C’est même lui qui a eu le dernier mot : emprisonné des dizaines d’étudiants, enrôlés de force les autres et tué au moins un, dans sa prison à Gorée.

Post-scriptum : À propos de mort. Un ami vient de partir sans dire adieu. Un grand, très grand saxophoniste. Il a juste posé son saxophone et s’est endormi. Du sommeil dont on ne se réveille pas. Adieu Issa Cissokho. Adieu mon ami. Que la terre te soit légère. La symphonie de ton saxe nous tiendra compagnie. Comme si tu étais avec nous. Repose en paix ! Amen !dndiaye@seneplus.com

COALITION TAXAWU SENEGAAL : Autour de Khalifa, c’est presque le désert

http://www.seneweb.com La coalition dirigée par Khalifa Sall se vide de plus en plus de son monde. Depuis quelques temps, plusieurs responsables de cette entité ont rejoint la mouvance présidentielle. Le dernier cas est celui du maire de la Médina, Bamba Fall, qui a renoué avec la direction du Parti socialiste.

Autour de Khalifa Sall, c’est presque le vide. En plus de ses déboires judiciaires, l’ancien maire de Dakar perd de plus en plus de soutiens. Et pas des moindres. En effet, le dernier en date, est l’édile de la Médina. Bamba Fall a, à travers une sortie radiophonique, confirmé son retour à la maison du Parti socialiste.

Si, dans un passé récent, Bamba Fall a posé la libération de Khalifa Sall comme principale condition pour les retrouvailles de la famille socialiste, aujourd’hui, son discours est tout autre.

‘’Le passé est derrière nous. Ensemble, nous allons reconstruire le parti pour qu’il soit beaucoup plus attractif. Je suis dans le parti et j’y retournerai. Ensemble, nous montrerons à tout le monde qu’on a le plus grand parti du Sénégal’’, a déclaré Bamba Fall sur la Rfm.

Avant Bamba Fall, d’autres membres de Taxawu Senegaal ont aussi déserté les rangs pour rejoindre la mouvance présidentielle.

Dans ce lot, figure le maire de Dakar-Plateau Alioune Ndoye qui, accompagné d’autres maires de la  majorité  du département de Dakar, a affiché sa volonté ferme de tourner le dos à la coalition Taxawu  Senegaal de Khalifa Sall, à la veille des élections du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Mieux,  Alioune Ndoye a été choisi par le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, pour remplacer Khalifa Sall à la mairie de Dakar, mais cette tentative sera vaine.

L’élection du maire de Dakar a été un moment décisif pour Khalifa Sall et ses soutiens. Des divergences ont encore refait surface au sein de la coalition Taxawu Senegaal. Cette fois, c’est le maire des Parcelles-Assainies, Moussa Sy, et celui de la Patte d’Oie, Banda Diop, qui lâchent leurs ‘’frères’’ de la coalition. En effet, ils sont tous les deux candidats pour succéder au maire socialiste avec qui ils partagent jusque-là la même alliance.

Pour Moussa Sy,  c’était l’occasion rêvée de divorcer avec le maire de Dakar. «Je n’étais pas parti pour être maire de Dakar. J’étais parti pour poser un acte politique, pour dire à Khalifa Sall que j’ai arrêté, je pars. Ma candidature était pour confirmer mon divorce d’avec Khalifa Sall», fait-il savoir.

Moussa Diaw (politologue) : ‘’Les perspectives ne sont pas bonnes dans la coalition de Khalifa Sall’’

L’édile de la Patte d’Oie a, pour sa part, commencé à geler ses activités au sein de la coalition Taxawu Senegaal, au lendemain de l’élection du maire de Dakar, après la victoire de Sokham El Wardini. Et c’est à la veille de la présidentielle que Banda Diop rend public son soutien au président Macky Sall. «Je tiens à préciser que je ne rejoins pas le parti de Macky Sall, mais je soutiens le candidat qu’il est pour l’avenir», a-t-il laissé entendre face à la presse. Mieux,  il a été désigné président du comité électoral de la mouvance présidentielle dans sa commune.

Pour l’enseignant-chercheur à l’Ugb, les départs notés dans la coalition Taxawu Senegaal de Khalifa Sall  sont des manœuvres politiques entamées d’abord par Macky Sall, ensuite  par Ousmane Tanor Dieng. Ce, afin de mener des négociations fortes pour la composition du gouvernement à venir. Pour Moussa Diaw, les perspectives ne sont pas bonnes dans la coalition dirigée par l’ancien maire de Dakar. «C’est l’incertitude, il n’y a rien qui indique que Khalifa Sall sortira dans de courts délais. Aucune annonce claire n’est décelée pour pouvoir penser à un avenir clair avec lui», constate Moussa Diaw.

A ses yeux, c’est cette incertitude  qui crée un vide et pousse les  proches du maire de Dakar à partir. «Leur nouvelle destination est beaucoup plus sûre, car c’est un appareil qui a une représentation au niveau national et a une capacité de mobilisation. S’il y a un vide autour de Khalifa Sall, c’est parce qu’il y a la reconstitution ailleurs et cette reconstitution fait que ceux qui ont des ambitions politiques veulent se retrouver avec ceux qui ont l’appareil politique au niveau national», analyse l’enseignant-chercheur.

Me Moussa Bocar Thiam (Ps) : «Il faut féliciter le courage de Bamba Fall»

http://www.seneweb.com Porte-parole adjoint du Parti socialiste (Ps), Me Moussa Bocar Thiam s’est réjoui de l’annonce faite par Bamba Fall de revenir au sein du Ps. Il a loué le courage du maire de la Médina pour la décision qu’il a prise. «Je félicite Bamba Fall. Et je félicite Ousmane Tanor Dieng d’avoir réussi, en bon père de famille, à réconcilier les membres de la famille.

Il faut aussi féliciter le courage de Bamba Fall qui est responsable du parti, maire de la Médina (…) Nous allons travailler ensemble avec Bamba Fall, comme nous le faisions à l’époque, et continuer la marche du Ps», a-t-il indiqué sur les ondes de la Rfm. Quant à la présentation d’une candidature à la future présidentielle, Me Thiam estime que c’est encore prématuré pour le parti de se pencher sur la question.

BENNOO BOKK YAAKAAR : LES PRÉMICES DE L’IMPLOSION

https://letemoin.sn En politique, le rassemblement n’est pas un choix de convenance mais une nécessité impérieuse. Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal, l’avait tellement compris qu’il s’est toujours battu pour renforcer le Bloc démocratique sénégalais (BDS), parti qu’il a fondé le 27 octobre 1948 à la suite d’une scission d’avec la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). Ce nouveau parti s’ouvrît à toutes les forces sociales, religieuses et ethniques pour mieux s’implanter sur l’ensemble du territoire national. Si pendant longtemps, le Parti socialiste (PDS) a eu une envergure nationale, c’est grâce à l’œuvre de Senghor. Ce qui n’a pas été le cas de son rival Lamine Guèye dont la formation politique, le Parti sénégalais d’action sénégalaise (Psas), n’était présente que dans les zones urbaines. Ainsi en 1951, Lamine Guèye perd les élections législatives devant le candidat de Senghor en l’occurrence Abbas Guèye. C’est ainsi qu’en février 1957, le BDS fusionne avec l’Union démocratique sénégalaise (UDS), le Mouvement autonome de la Casamance (Mac) et le Mouvement populaire sénégalais. Ce rassemblement donne naissance au Bloc populaire sénégalais (BPS) dont les leaders sont Senghor et Mamadou Dia. En 1958, le BPS fusionne avec le Psas de Lamine Guèye. Le nouveau rassemblement politique porte le nom d’Union progressiste sénégalaise (UPS). Le 13 juin 1966, après des mois de tractations, les opposants de gauche du Parti du regroupement africain (PRA-Sénégal) d’Abdoulaye Ly, Amadou Makhtar Mbow et Assane Seck rejoignent à nouveau l’UPS. Dès lors, l’UPS devient un parti unique. Mais Senghor préfère le terme de parti unifié plutôt que celui de parti unique. Toutefois, ce qui était le plus essentiel dans la démarche senghorienne, c’est d’avoir compris l’importance du rassemblement en politique. Le défunt poète-président préférait la fusion-absorption des partis qui partagent la même doctrine idéologique plutôt que des coalitions contre-nature où seuls des intérêts bassement matériels ou financiers étaient les fondements. D’ailleurs, c’est sur la base de cet esprit de regroupement des forces partageant la même idéologie que Senghor institue le système des trois courants de pensée de sa politique dite de « multipartisme limité » (socialiste, libéral, et marxiste-léniniste). Par la suite, un quatrième courant de pensée sera reconnu, celui dit conservateur

Sous le magistère de son successeur Abdou Diouf, la transhumance et les alliances circonstancielles ont fini par reconfigurer l’espace politique. On assiste des années 80 jusqu’en 2000 à plusieurs types de coalitions éphémères tant du côté du pouvoir que de l’opposition. Et c’est une alliance de forces de la gauche communiste dont les figures de proue sont Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho, Mamadou Diop Decroix, Landing Savané, qui a incité et soutenu la candidature d’Abdoulaye Wade. Ce au moment où, après quatre tentatives, le Pape du Sopi était sur le point de prendre sa retraite politique. Hélas, cette alliance entre forces de gauche et de droite n’a pas tardé à imploser à l’épreuve du pouvoir. En novembre 2000, en effet, Amath Dansokho et les siens sont éjectés du gouvernement libéral après huit mois seulement de présence au sein de la première équipe formée par le nouveau président Abdoulaye Wade. Par la suite, le leader de l’AFP (Alliance des Forces de Progrès), Moustapha Niasse, socio-démocrate et Premier ministre de Wade à l’alternance de 2000, et le Pr Madior Diouf du RND (Rassemblement national démocratique) sont limogés en mars 2001. Abdoulaye Bathily (LD/MPT) et ses camarades seront défenestrés le 9 mars 2005. C’est donc dire que les divergences idéologiques — ou les enjeux de pouvoir — finissent toujours par défaire les coalitions et alliances politiques constituées sur l’autel d’intérêts personnels.

Limites des alliances et coalitions

La tenue de l’élection présidentielle en 2012 a donné aussi lieu à la formation d’alliances et de coalitions de partis politiques autour particulièrement du candidat Macky Sall. Ainsi, les mêmes forces de gauche qui avaient soutenu Wade en 2000, les socialistes senghoriens et les sans profils idéologiques se sont agglutinés au second tour pour soutenir la candidature de Macky ex-maoïste reconverti en libéral.

Cette alliance-allégeance reposait plus sur un objectif commun, le départ de Wade assorti d’un partage du pouvoir en cas de victoire. Il ne s’agissait donc pas de consolidation de la démocratie, d’approfondissement de l’Etat de droit encore moins de gouvernance efficace ou de raffermissement de la cohésion nationale. Seule la volonté de réunir le plus grand nombre de suffrages et de conquérir le pouvoir présidentiel aura été la véritable motivation de cette alliance à bien des égards contre nature. C’est ce qui explique, subséquemment à l’élection de Macky Sall, la distribution de prébendes et de strapontins en guise de pretium doloris à tous les ralliés de poids. Ce vulgaire partage du gâteau avait été présenté sous la noble et vertueuse enveloppe du « gagner ensemble et gouverner ensemble »C’est dire que les alliances et les coalitions n’ont pas été un facteur de développement institutionnel et de consolidation démocratique de notre pays. Ainsi l’une des plus grandes faiblesses de la stratégie d’alliances et de coalitions au Sénégal serait leur caractère opportuniste du fait de l’absence criante de ciment idéologique. Les coalitions électorales sénégalaises sont des conglomérats hétéroclites dont la logique sous-jacente s’apparente à celle des GIE (Groupements d’intérêt économique), c’est-à-dire la recherche de profits. In fine, elles n’existent que pour conquérir et se partager le pouvoir mais non pour défendre ou faire triompher les intérêts des populations. C’est ainsi que les Assises nationales que Niasse et Tanor avaient brandies pour soutenir Macky n’étaient qu’un prétexte de légitimation d’un éventuel partage du pouvoir entre pontes politiques

L’objectif final en 2012, c’était de faire élire Macky Sall à la présidence de la République. Les partis politiques réunis au sein de Bennoo Bokk Yaakaar sont parvenus au prix de grosses pertes et de gros sacrifices compensés par de fortes récompenses à rester derrière Macky Sall, chef de la grande coalition. Cette option de rester au sein de la coalition a valu au Parti socialiste de Ousmane Tanor Dieng son divorce avec Khalifa Sall et ses lieutenants comme Barthélémy Dias mais aussi, plus récemment, Aïssata Tall Sall. Moustapha Niasse a perdu ses grosses pointures comme Malick Gakou et Mata Sy Diallo. La LD a implosé avec la naissance du courant Ligue Démocratique debout qui revendique la majorité. Même le très stalinien parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) vient à son tour d’enregistrer une sérieuse rébellion interne menée par le Dr Mohamed Ly et ses amis. Certes, bien que beaucoup de politiques et de politistes aient prédit, dès les premières heures de l’Alternance, le « tassaro » c’est-à-dire la dislocation de Bennoo ladite coalition a tout de même tenu bon pendant sept ans pour faire triompher son candidat à toutes les échéances électorales depuis 2012. Sept ans, c’est la plus importante durée de vie d’une coalition politique dans notre pays depuis l’Indépendance. Modou Diagne Fada, député libéral, sur le plateau de la RTS1 où il était l’invité de l’émission Point de vue en août 2012, prédisait le divorce de ses alors adversaires de la majorité présidentielle. « Ce n’est plus un secret, BBY est parti pour imploser. Ce n’est plus qu’une question de jours. Cette coalition va éclater, avant les locales, car il faut que les partis politiques se pèsent », prédisait l’ex-ministre libéral de la Santé. Eh bien, non seulement l’implosion prédite ne s’est pas réalisée mais le prédicateur lui-même a fini par transhumer pour la rejoindre six ans plus tard !

Le PS et l’AFP dans une logique de sortie avant 2024

 Seulement voilà, Macky Sall ayant été réélu et ne pouvant plus aspirer à un nouveau mandat, la donne politique change. D’ores et déjà, les premières lézardes de la coalition présidentielle commencent à apparaître. Les ambitions politiques assoupies ou tues stoïquement depuis sept ans, tant du côté de l’APR que de celui des alliés et ralliés, commencent à se réveiller. Récemment dans l’émission « Objection » de Sud FM, Bouna Mouhamed Seck, directeur de cabinet de Moustapha Niasse à l’Assemblée nationale, a précisé que « l’AFP aura un candidat en 2024 ». Une position qui n’est toutefois pas partagée par Mbaye Dione, maire de Ngoundiane qui soutenait dans le journal L’Observateur du 12 janvier 2015 ceci : « A ceux qui pensent que l’Afp ne doit pas présenter un candidat en 2017, mais qu’elle devrait se préparer pour le faire en 2022, je voudrais juste qu’ils soient plus cohérents. Comment peuvent-ils refuser une candidature de l’Afp en 2017 et l’accepter en 2022 (Ndlr, à l’époque Macky Sall jurait encore de ne faire que cinq ans), à moins qu’après avoir contribué à réélire le Président Macky Sall, l’Afp quitte le gouvernement pour s’opposer jusqu’en 2022 afin de présenter son propre candidat ? Si nous acceptons de ne pas présenter un candidat en 2017, nous devrons l’accepter tant que l’APR sera au pouvoir et que l’AFP sera son allié. »

Le PS de son côté, même s’il a réaffirmé son ancrage dans la mouvance présidentielle au lendemain de la réélection de Macky Sall, se prépare en conséquence aux joutes présidentielles de 2024 où la nécessité de présenter un candidat issu des rangs du parti de Senghor — après la parenthèse 2012-2017 — se fera sentir de nouveau. Aujourd’hui le PS tend la main à tous les bannis que sont Khalifa Sall, Bamba Fall, Barthélemy Dias, Idrissa Diallo et autres responsables socialistes proches de l’exmaire de Dakar. La réponse favorable du maire de la Médina assortie de conditions sur la libération de Khalifa Sall et sa réhabilitation politique laisse croire que les retrouvailles entre socialistes pour préparer 2024 sont envisageables. Il faut battre le rappel des troupes puisque le compagnonnage avec l’APR prendra fin bientôt. Pour cause, même au sein de cette APR où chaque Iznogoud pense pouvoir succéder au calife Sall, la bataille de la succession fera rage.

La coalition Bennoo a fait son temps. Elle va dépérir et disparaitre avec la retraite présidentielle de son actuel leader. Certes elle peut survivre jusqu’aux législatives de 2022 (histoire de bénéficier encore de quelques maroquins et postes de directions) mais pas jusqu’en 2024 où il faudra se regrouper derrière un seul leader pour espérer triompher. Le socle de solidarité illusoire sur lequel repose Bennoo risque s’effritera au gré des ambitions et des alliés et des frères de parti de Macky. La durée de vie ou de survie de Bennoo et même de l’APR ne sont tributaires que de la présence de Macky à la tête de l’Etat. Par conséquent, il ne faut pas être Cassandre pour prédire la dislocation de Benno Bokk Yaakar. Ce n’est plus qu’une question de mois…Serigne Saliou GUEYE

BENNO BOKK YAKKAR, EN QUÊTE DE SURVIE POLITIQUE

https://letemoin.sn En attendant la formation d’un nouveau gouvernement après la réélection pour un deuxième et dernier mandat du président Macky Sall, la coalition Benno Bokk Yakaar semble vivre ses derniers mois. Malgré les efforts de certains de ses membres pour ralentir le chrono et maintenir la cohésion, la mouvance présidentielle est consciente de l’inéluctabilité de son implosion. Le Témoin soumet ainsi à la loupe des analystes l’état de ce patient en situation critique. Décryptage !

Au-delà de la formation, attendue dans quelques jours, d’un nouveau gouvernement après la réélection du président Macky Sall au soir du 24 février dernier, tous les yeux sont rivés vers le futur de la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby). Sommes-nous au crépuscule de cette alliance politique qui l’a soutenu en un bloc compact sept ans durant ? Benno Bokk Yaakar a-t-elle sa raison d’être au cours de ces cinq dernières années du président Macky Sall au pouvoir ? Les positions des observateurs soit pour le moins mitigées. Ainsi, selon le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum, un diagnostic des composantes de cette alliance, s’impose d’emblée. « Macky Sall a trois générations de compagnons. Il y a ceux qui sont allés avec lui dès la naissance de l’APR pour ensuite mettre en place la coalition « Macky 2012 » et il y a ceux venus dans l’entredeux tours de l’échéance présidentielle de 2012 comme les Niasse, Tanor et autres puis enfin nous avons les arrivées de la dernière heure qu’on peut appeler les ralliés, venus la plupart du PDS sous la casquette de transhumants », énumère-t-il pour camper le sujet. Le tableau représentatif de ce cartel politique est ainsi peint à travers différentes vagues en mouvement composées par des « alliés et des ralliés ».

Depuis l’annonce de la victoire du président Macky Sall au soir du 24 février 2019, la scène médiatique est secouée par une guerre de positionnement. Si certains hommes politiques veulent monter en épingle leur contribution « décisive » supposée à la réélection du président sortant, d’autres essayent de s’exonérer de toute faute ayant conduit à la défaite du candidat de Bby dans leur bastion. Immédiatement après, a suivi le débat sur une éventuelle anticipation des élections législatives, prévues pour 2022, pour un couplage avec les municipales devant se tenir en décembre prochain. Une proposition faite par la dernière ralliée au pouvoir, l’avocate Aïssata Tall Sall, par ailleurs mairesse de Podor et leader du mouvement « Oser l’avenir ». Une proposition jugée « inopportune » et « prématurée » par le Parti socialiste, un des géants de la mouvance présidentielle, dont Me Aïssata Tall Sall était une figure de proue.

Au bout du fil, le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum voit dans ce débat sur le couplage une querelle ayant pour but de se positionner dans les listes des élections législatives et municipales à venir. Selon le vétéran de la presse, « tous les gens qui s’accrochent autour du maintien de Benno savent que, sans la coalition, ils ne représenteront plus rien du tout. Donc, en ce sens, ils ont raison de dire : ‘restons ensemble pour les échéances locales’ ». Poursuivant, notre interlocuteur met l’accent sur la question de la représentativité de la jeunesse qui semble être mise de coté dans les postes stratégiques du régime en place. Selon Ibrahima Bakhoum, en effet, « actuellement, les jeunes militants du parti au pouvoir estiment qu’il y a une relève politique qui existe au sein même de l’Alliance pour la République (APR). Et ils s’estiment lésés au profit de la vieille classe politique de la coalition Benno Bokk Yaakar composée des barons de partis traditionnels». Les couleurs d’une alternance générationnelle se voient ainsi annoncées. Macky Sall compte-t-il se plier à cette volonté « légitime » de cette frange de son parti ? En tout cas, le journaliste Bakhoum assure qu’une éventuelle fracture au sein de la mouvance présidentielle est prévisible. « Les alliés de Macky savent eux-mêmes que le compagnonnage ne va pas perdurer. Ce qui intéressait le président, c’est son deuxième mandat » explique-t-il. Quant au spécialiste en la matière, Assane Samb, lui, il précise et donne date. « Actuellement, Macky a besoin de l’appareil Benno Bokk Yaakar car il ne voudra pas s’inscrire dans une dynamique de cohabitation à l’horizon 2022 aux législatives. A partir de ce moment, il sera question pour lui de réfléchir sur la réorganisation de son parti ». Le temps du cartel politique est donc compté.

Vers un gouvernement de technocrates…

                                                                                              La fin des manigances politiques laisse place à l’expertise. C’est ce que soutient l’analyste politique Assane Samb, donnant son opinion sur la réorientation de l’exécutif qui se profile « Il ne s’agit plus de nominations politiques, mais Macky gagnerait à privilégier les compétences et mettre fin au fractionnement des ministères en mettant en place un gouvernement compétent et non pléthorique. Pour ce faire, le président doit se tourner vers les cadres et il y en a dans son entourage » soutient-il. Cependant, Assane Samb, en tant qu’observateur, dit ne pas s’attendre à des changements majeurs d’ordre structurel surtout dans des postes clés telle la primature.

«Macky Sall doit faire preuve d’initiative, d’audace et de courage dans un environnement des affaires internationales très difficile»

 Dans son analyse des enjeux socio-économiques actuels, Assane Samb estime que le chef de l’Etat doit faire œuvre d’une forte volonté politique pour sortir le pays du gouffre. A l’en croire, les jeunes attendent Macky Sall au tournant sur sa promesse de créer un million d’emplois durant son dernier mandat. Egalement, la problématique de l’éducation reste à résoudre surtout la situation des grèves cycliques dans laquelle est plongée le pays ainsi que la lancinante question des étudiants orientés dans le privé. Une forte demande sociale qui fait dire à l’analyste que « Macky Sall doit faire preuve d’initiative, d’audace et de courage dans un environnement des affaires internationales très difficile ». C’est dire que les difficultés sont partout et bousculent les coalitions politiques jusqu’à les mettre à genouxFalilou MBALLO

AMADOU CLEDOR SALL, UN HOMME DE FORTES CONVICTIONS  PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

Il aura marqué la vie politique par les différents postes qu’il a eu à occuper dans la sphère de l’Etat – Retour sur les grands moments de sa vie

Personnalité emblématique ayant marqué la vie politique sénégalaise pendant les années 60, Amadou Clédor Sall, l’un des derniers congénères de Léopold Sédar Senghor, s’est éteint dans la nuit du 29 au 30 mars 2015. Il aura marqué les esprits en laissant l’empreinte d’un homme pétri de convictions humanistes. Retour sur les grands moments de la vie d’Amadou Clédor Sall.

Il aura marqué la vie politique par les différents postes de responsabilité qu’il a eu à occuper dans la sphère de l’Etat. Il était l’un des plus fidèles compagnons du président Léopold Sédar Senghor qui se distinguait par sa capacité d’écoute, son sens du dialogue et son courage dans l’exécution de sa mission. Ces qualités et vertus ont beaucoup contribué à sa responsabilisation aux postes de gouverneur, de ministre, de député et de maire qu’il a eu à occuper en 22 ans.

1952 à 1957 : Conseiller à l’Assemblée territoriale de Mauritanie et au Grand Conseil de l’AOF

Amadou Clédor Sall est né le 21 octobre 1915 à Rufisque. Sorti de la prestigieuse école William Ponty, il devient tour à tour instituteur, inspecteur de l’enseignement et administrateur civil. Sa trajectoire politique a commencé lorsqu’il a été élu conseiller et vice-président de l’Assemblée territoriale de Mauritanie de 1952 à 1957 avec ses camarades de parti (l’Union progressiste mauritanienne) en l’occurrence Sidi El Mokhtar Ndiaye, Ahmed Saloum Ould Haïba, Maurice Compagnet et Amadou Diadié Samba Diom. Au sein du Grand conseil de l’Afrique occidentale française (AOF), Amadou Clédor Sall occupa alors le poste de Secrétaire et Rapporteur de la Commission des affaires sociales et fut par ailleurs désigné de siéger à la Commission fédérale des bourses. Ainsi en 1955-1956, 825 bourses ont été accordées pour l’enseignement supérieur aux étudiants ressortissants des huit territoires de l’AOF. La même année, Clédor dirigea un petit groupe d’élus qui alla en France visiter les étudiants africains et prendre contact avec les autorités académiques métropolitaines. Sur place, il constatait une inadaptation quantitative de la répartition des diplômés à celle des emplois, déplorait que le nombre des étudiants en droit aille croissant au détriment des sciences et de la médecine. 55  ans après les indépendances, cette constatation de Clédor relative à la désarticulation formation/emploi reste d’actualité dans nos universités et écoles de formation.

C’est au sein de ce Grand Conseil dirigé par Boissier-Palun que Léopold Sédar Senghor, membre de ladite entité, apprécia le travail remarquable que son compatriote Clédor abattait au sein de sa commission. Il décida de rentrer au Sénégal en 1957 nonobstant le poste de ministre qui lui fut proposé dans le premier Conseil de gouvernement mauritanien de huit membres formé par le vice-président Mokhtar Ould Dada. Il fut l’un des premiers administrateurs avec Alioune Diagne Mbor, Diarga Cissé à être envoyé en France pour effectuer un stage de perfectionnement. En 1962, il remplaça Abdou Diouf au poste de Gouverneur de la région de Sine Saloum. Comme un coup du hasard, Clédor Sall a terminé ses études en septembre 1935, période pendant laquelle le président Abdou Diouf est venu au monde. Il a partagé aussi avec Abdou Diouf le même immeuble à Fass (non loin de l’actuelle demeure d’Ahmed Khalifa Niass) avant de se retrouver avec lui en 1968 dans un même gouvernement.

Homme de consensus et de dialogue

En fin d’année 1963, il est nommé gouverneur de Dakar. Mais il était en quelque sorte gouverneur-maire puisque dès 1964, c’est le gouverneur de région qui exerce, par un statut spécial, sous l’autorité du président de la République et du ministre de l’Intérieur, l’ensemble des attributions confiées auparavant au maire. Mais si on en est arrivé à ce statut du gouverneur étendu aux autres régions du Sénégal, c’est parce que Clédor a été l’un des premiers à avoir eu le courage de dénoncer le mode de gestion du personnel municipal par les « maires-administrateurs » et les effets du clientélisme. « Le personnel de la mairie comme dans nombre de communes et notamment les manœuvres de la voirie sont recrutés sur des bases politiques », dénonçait-il. En outre, il a fustigé les pratiques des « maires-administrateurs » contradictoires aux règles de gestions telles que la réembauche d’agents municipaux licenciés pour faute lourde.

Tout le temps qu’il était resté gouverneur, il était confronté à nombreuses opérations de déguerpissement puisqu’il fallait donner un visage nouveau à la capitale défiguré par des occupations illégales. Mais en tant que bâtisseur du lien social, pétri d’humanité, il n’utilisait jamais la force publique pour mener à bien ces opérations car il privilégiait toujours la concertation avec les populations autochtones concernées.

Quand il s’est agi, sur instruction de la hiérarchie étatique, de déménager les habitants des quartiers Gibraltar et Al Minkou pour construire les allées Centenaires, il a su négocier et trouver des solutions avec les occupants autochtones. Et certains ont acquis des habitations décentes à Guédiawaye grâce à son entregent et cela avec un accompagnement financier consistant. Concernant le déguerpissement de la Médina envisagé par le président Senghor, Clédor y joua un rôle de premier plan lorsque les occupants réticents lébous s’opposèrent audit projet.

A l’approche du festival mondial des Arts nègres de Dakar de 1966, le Président Senghor avait voulu raser les cantines de Sandaga pour embellir la capitale. Mais puisqu’une telle initiative s’avérait difficile et grosse de dangers, il fallait beaucoup de diplomatie pour réussir une mission aussi délicate. Sur ce, l’alors gouverneur de Dakar fit appel à Ameth Diène, responsable socialiste lébou, pour trouver les solutions idoines. Ce dernier lui recommanda de s’en référer au khalife général des mourides Serigne Fallou Mbacké. En compagnie d’El Hadji Ndiaga Guèye de Touba Sandaga, ils se rendirent à la capitale du mouridisme pour rencontrer le khalife qui, mis au parfum, intercéda en conseillant au président Senghor de renoncer à un tel projet. Et c’est cette intervention califale qui sauva les cantines de Sandaga de disparition.

La capacité d’écoute de Clédor Sall, son sens de la négociation, son ouverture, son humanisme lui ont toujours permis de venir à bout de situations complexes et difficiles à résoudre. Cela n’est point une faiblesse mais une qualité puisque quand il fallait sévir pour  les intérêts de la République, il ne tergiversait point.

Un ministre de l’Intérieur intrépide

En 1968, année de turbulences en France avec la grève des étudiants et des ouvriers en mai-juin qui eut des ramifications à Dakar, le gouverneur Amadou Clédor Sall joua un rôle prépondérant pour le rétablissement de l’ordre et la pacification du climat social en ébullition. Le monde des travailleurs et des étudiants sénégalais plongèrent le pays dans un cycle de perturbations difficilement maîtrisables. Et c’est là qu’il étala tout son savoir-faire en matière de sécurité. Il prit langue avec les grévistes, entama des négociations et adopta des mesures strictes et nécessaires pour le rétablissement de l’ordre dans la capitale. Et son travail fut récompensé au léger remaniement du 6 juin 1968 avec une nomination au poste du ministre de l’Intérieur en remplacement d’Amadou Cissé Dia qui fit les frais de ses relations exécrables  avec le colonel Jean Alfred Diallo, l’alors chef d’Etat-major des armées.

Il faut préciser que le ministre de l’Intérieur était très proche de Senghor, lequel sollicitait constamment son opinion sur la marche de la République. C’est pourquoi, il était reçu quotidiennement en audience au palais de la République à 18 heures. Et le fait que le président le raccompagnait systématiquement et ostensiblement aux portes du palais laissait croire à un certain moment qu’il était le futur Premier ministre dont Senghor avait besoin après les événements de mai-juin 68. Abdou Diouf relate dans ses mémoires que même la préférence du chef d’état-major des armées Jean Alfred Diallo pour le poste de Premier ministre qui aiguisait plusieurs appétits allait à Clédor Sall.

Un jalonneur important du code de la famille

Le 10 avril 1971, il fut nommé ministre de la Justice et Garde des Sceaux dans le troisième gouvernement du Premier ministre Abdou Diouf jusqu’en février 1974. Et là, il joua un rôle capital consensualiste pour le vote du code de la famille qui était combattu par certaines forces coutumières et religieuses. Pour lui, la famille, qui est considérée comme la cellule de base de la société, doit être placée au cœur de l’édification de la nation avec pour socle, le principe de laïcité. Donc il fallait concilier le respect des principes proclamés par la Constitution, celui des règles religieuses considérées comme intangibles pour les croyants et celui de certaines valeurs traditionnelles pour asseoir un code consensuel. Et c’est ainsi que le 12 juin 1972, le code de la famille fut adopté par l’Assemblée nationale au terme du vote de la loi n°72-61.

A partir du 16 février 1974, il occupa le ministère des Forces armées jusqu’au 1er janvier 1981, date du départ volontaire de Léopold Sédar Senghor du pouvoir. Et là aussi, à sa demande, le nouveau président Abdou Diouf ne l’a pas reconduit dans le gouvernement du Premier ministre Habib Thiam. Il prenait de l’âge et ensuite il ne voulait pas gêner Abdou Diouf qui avait pris l’option de rajeunir son gouvernement.

Un responsable politique pétri de convictions

Quand, ministre de l’Intérieur, on lui a demandé de militer à la base pour intégrer l’Union progressiste sénégalaise, il a refusé parce que le contexte post-mai/juin 68 ne s’y prêtait pas. C’est après avoir quitté l’Intérieur pour la Justice qu’il a commencé à militer à la base. Devant les tendances qui minaient la coordination de Grand-Dakar, il a déployé ses talents de rassembleur et pacificateur. Et c’est ce qui lui permit plus tard d’occuper ladite instance. Il a aussi pesé de tout son poids pour qu’Adja Arame Diène accéde à la présidente de l’Union régionale de Dakar en remplacement d’Adja Ndoumbé Ndiaye atteinte par l’âge.

En 1979, il remplaça à la tête de mairie de Dakar Lamine Diack relevé par Senghor sur décret. Le jour de son sacre à la tête de la municipalité de Dakar, le tout nouveau maire de Dakar chanta les mérites de Lamine Diack qui, malgré la situation qui lui était défavorable, était présent dans la salle. Et c’est au congrès de 1984, avec les renouvellements des instances du parti socialiste, sous l’influence de Jean Collin, théoricien de la désenghorisation, qu’Abdou Diouf décida d’expurger tous les amis de Senghor dont Amadou Clédor Sall, Alioune Badara Mbengue, Amadou Cissé Dia, Magatte Lô, Assane Seck pour ne citer que ceux-là. Mais, ces derniers auréolés de gloire sortirent par la grande porte en cessant volontairement toute activité au sein du PS. L’édile Clédor fut alors remplacé par Mamadou Diop à la tête de la mairie de Dakar.

C’est cet homme d’une dimension exceptionnelle et au parcours exemplaire, pour reprendre les mots de son ami Baro Diène, cet homme droit et juste, cet homme debout pétri de tolérance, d’humanité et de fortes convictions qui entretenait des rapports saints avec tous les politiques, les guides religieux et la société civile, qui nous a quittés il y a quatre ans.

Amadou Clédor Sall en sept dates

1952 : Conseiller à l’Assemblée territoriale de Mauritanie et au Grand Conseil de l’AOF

1963 : Gouverneur de Dakar

1968 : Ministre de l’Intérieur

1971 : Ministre de la Justice et Garde des Sceaux

1973 : Député à l’Assemblée nationale

1974 : Ministre des Forces armées

1979 : Maire de Dakar

sgueye@seneplus.com

LA MENOPAUSE DU MODÈLE MÉDIATIQUE SÉNÉGALAIS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Si les médias mainstream ont été les vedettes des présidentielles de 2000, 2007 voire 2012, tel n’a pas été le cas en 2019 où ils ont été cloués au pilori par ceux-là qui les portaient naguère au pinacle

Les médias jouent un rôle très efficace dans la conduite des élections et la proclamation des résultats. En sus de fournir des informations nécessaires aux électeurs pour leur permettre d’opérer un choix rationnel entre candidats en lice et de fournir une tribune permettant aux candidats d’atteindre le public, les médias doivent jouer un rôle de guide, d’alerte et d’informer les citoyens sur les questions électorales. Si les médiasmainstream ont été les vedettes des élections présidentielles de 2000, 2007 voire 2012, tel n’a pas été le cas en 2019 où ils ont été cloués au pilori par ceux-là qui les portaient naguère au pinacle.

En 2000, au moment où l’on doutait encore de la fiabilité de la proclamation des résultats électoraux comme cela l’avait été aux différentes élections précédant ladite année, les dispositions réglementaires de l’Organisation nationales des élections (Onel), – structure indépendante, chargée, conformément à la loi n° 97-15 du 8 septembre 1997, qui l’a créée, de la supervision et du contrôle des opérations électorales et référendaires – permettaient aux médias surtout radiophoniques de donner en temps réel les scores des candidats en lice. Ce travail de la presse accompagnait la transparence électorale, pierre angulaire du processus démocratique enclenché depuis 1997. La nouveauté dans la transmission des informations électorales, notamment des résultats des deux tours de scrutin, a été le fait des téléphones cellulaires. Jamais au cours des précédentes élections, ces résultats n’ont été diffusés, comme ils l’ont été le 27 février et surtout le 19 mars 2000, à partir de 19-20h et toute la nuit du dimanche à lundi, à l’occasion de ces deux tours. Ainsi par la magie du téléphone portable, il n’est plus possible de modifier les procès-verbaux contenant les résultats électoraux.

En vertu de l’article L81 du code électoral qui autorise l’affichage des résultats électoraux, les médias sont libres de les diffuser comme des éléments d’actualité. Et si à la présidentielle de 2000, l’alternance a pu être une réalité à laquelle n’a jamais cru, au préalable, Abdoulaye Wade, le grand vainqueur de ladite élection, c’est grâce l’apport inestimable des médias Sud et Walf dans la transparence électorale. Mais ce rôle de la presse, quand bien même il serait primordial dans la transparence électorale, ne devrait pas pousser certains observateurs, analystes, journalistes doctes à soutenir prétentieusement que sans la presse, l’alternance en 2000 ne serait encore qu’illusion. Une telle perception parcellaire et réductrice détonne avec la réalité politique de l’époque puisque la presse, nonobstant le rôle moteur qu’elle a joué dans la transparence électorale, n’a été qu’un maillon dans la chaine de l’alternance démocratique en 2000 comme l’a été la combinaison du bouillonnement intellectuel, de l’effervescence politique et de l’engagement citoyen. L’utilisation de ces médias de façon responsable et appropriée a permis de renforcer le processus démocratique et de contribuer à des élections plus crédibles que celles vécues depuis 1963. Ainsi comme en 2000, le citoyen, dans l’expectative de la délibération démocratique, a pu se faire une opinion au soir de la proclamation des résultats des présidentielles de 2007 et 2012 sur les tendances avec la diffusion équidistante des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire national.

Mais depuis lors, il y a eu le développement des NTIC avec l’émergence des réseaux sociaux qui peuvent jouer le même rôle que les médias mainstream dans la diffusion en temps réel des résultats électoraux. L’adoption de ces outils technologiques révolutionnaires a aidé à rendre plus fiable et transparent le processus électoral de 2000 dans notre pays. Aujourd’hui, les utilisateurs des réseaux sociaux, les états-majors des différents candidats avec leurs arsenaux technologiques devancent même la presse, bousculent et souvent relèguent au second plan les médias classiques dans leur rôle de diffuseurs des résultats à chaud. Ainsi au soir 24 février 2019, la méthode plus ou moins tendancieuse et tendancielle des médias diffuseurs de l’information électorale a été décriée fortement par certains candidats et partisans de l’opposition. Ainsi, la presse qui était adorée en 2000, 2007 et 2012 est abhorrée en 2019 dans sa façon sclérosée de transmettre les résultats issus des urnes. C’est la ménopause du modèle médiatique en matière de diffusion électorale. Ousmane Sonko et Idrissa Seck, challengers du candidat Macky Sall lors de la dernière présidentielle, par le canal de WalFadjri ont fustigé à tort ou à raison la manière avec laquelle des médias privés comme, la RFM, la TFM, la 2 STV, RFI et France 24 ont annoncé et prononcé les résultats issus du scrutin.

C’est ainsi le 25 février, qu’un communiqué signé conjointement par le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS), le Conseil des Diffuseurs et Editeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL), l’Association de la Presse étrangère au Sénégal (APES) et la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a dénoncé que « reprocher à des médias, sur la base de remontées des résultats issus des urnes et d’un travail statistique, de donner les tendances du moment, alors qu’en même temps on s’arroge le droit d’orienter l’opinion vers une issue de l’élection, c’est vouloir nier à la presse son rôle de sentinelle de la démocratie et mettre à la poubelle son habituel rôle de témoin des faits électoraux ». Et c’est là où nos doctes confrères commettent tous la même erreur : scruter et gloser statistiquement sur les résultats électoraux n’est pas du ressort des journalistes. Les rédactions ne sont pas des agences de statistiques électorales. Il ne leur incombe point de produire des statistiques qui classent les différents candidats en fonction de la diffusion de résultats dont la moitié n’était même pas accessible au moment de la sortie vespérale critique des leaders de l’opposition. La statistique électorale est une science tellement complexe et sérieuse qu’elle ne peut pas être gérée et élaborée par une seule personne en l’espace de quelques heures.

On ne peut pas conclure sans évoquer l’appartenance ou la proximité politique de certains patrons de presse au parti au pouvoir qui a été fortement conçue ou perçue à tort ou à raison par certains opposants comme un moyen d’influer sur le travail de leurs journalistes. L’appartenance à un parti politique est un droit fondamental pour tout citoyen, donc y compris les journalistes et autres proprios d’organes de presse. Si des journalistes et propriétaires de médias ont des postures politiques ou sont membres de partis politiques, ce sont leurs droits les plus absolus. Toutefois, si un journaliste, ayant des responsabilités éditoriales pendant une campagne électorale, s’active dans son parti politique, il devrait s’abstenir de confondre mission médiatique et engagement politique.

Pendant la période électorale, il est important que les journalistes soient perçus par les citoyens comme étant équidistants et impartiaux dans le traitement de l’actualité politique. Aussi est-il nécessaire de faire une nette distinction entre la propriété médiatique et l’indépendance éditoriale. Les propriétaires ou journalistes partisans ne doivent pas porter atteinte aux dispositions d’impartialité et d’équidistance en interférant dans le travail objectif des employés ou reporters. Ce qui n’a pas été le cas des médias d’Etat tels – le Soleil et la RTS – dont la posture partisane de leurs directeurs a fortement déteint pendant le processus électoral sur l’orientation éditoriale des organes qu’ils dirigent. L’examen de l’espace faitier des organes de la presse d’Etat que sont le Soleil et la RTS, a montré comment, pendant le processus électoral, Yakham Mbaye et Racine Talla, ont mené indéfectiblement une politique éditoriale loyale au président Macky Sall tout en anéantissant les discours de l’opposition. L’essentiel des Une du Soleil a été consacré au candidat Macky Sall au grand dam de ses concurrents, et la RTS a eu le toupet de donner en direct le micro et la caméra au coordonnateur du pôle programme du candidat Macky Sall, Boun Abdallah Dionne, pour qu’il proclame les résultats de son mentor à travers la télévision qui appartient à tous les Sénégalais. Curieusement ces regroupements, groupements ou groupes de journalistes cités supra, qui se sont hâtés pour s’indigner sélectivement de la sortie du duo Sonko-Idy au soir du 24 février, se sont abstenus d’en faire autant devant cette iniquité constatée dans l’utilisation des médias d’Etat. sgueye@seneplus.com

Plaintes croisées : Colonel Ndao réclame un milliard à Bougane

http://www.seneweb.com Le différend opposant Bougane Guèye Dany au colonel de gendarmerie à la retraite Abdoulaye Aziz Ndao a été évoquée, hier, devant le tribunal correctionnel de Dakar.

Le quotidien Enquête, qui donne la nouvelle dans sa parution du jour, informe que le colonel Ndao réclame 1 milliard au Pdg de D-Média pour citation abusive et vexatoire.

Bougane, qui l’accuse de diffusion de fausses nouvelles et diffamation, réclame 100 millions à titre de dommages et intérêts. Le tribunal rend son délibéré le 9 avril prochain.

Mbaye Faye sur la rénovation du stade Lat Dior : «Le résultat est ma réponse à mes détracteurs»

https://senego.com « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe ». Mbaye Faye acculé par une certaine presse qui l’accuse de surfacturation pour la rénovation du stade Lat Dior, semble faire de cette assertion un rempart pour ne pas répondre à ses détracteurs.

« De toute façon, les résultats sur le terrain répondront d’eux-mêmes » assène l’entrepreneur, selon qui, il ne peut y avoir de surfacturation, d’autant plus que ce marché gagné par son entreprise a fait l’objet d’appel d’offres.

«Aujourd’hui, personne ne peut s’adonner à des pratiques de surfacturations, sans avoir le couperet des services compétents de l’Etat qui veillent au grain, toutes ces personnes qui s’agitent et qui me jettent l’opprobre, ne le feraient jamais si le marché avait été gagné par un Chinois ou un Japonais . J’ai gagné ce marché, parce que j’ai prouvé mon expertise et ma compétence dans le domaine», a-t-il ajouté.

«Le stade Lat Dior qui fait l’objet de polémique était prêt depuis, il restait juste à améliorer les vestiaires, équiper le parking et le tunnel, des travaux de finition qui n’étaient pas de mon ressort, mais que j’ai bien voulu rendre service».

L’entrepreneur, selon qui, le stade Lat Dior de Thiès est beaucoup plus nanti que Léopold Sedar Senghor, dit avoir reçu les félicitations de l’entraîneur des Lions, Aliou Cissé, pour accueillir samedi dernier, le match Sénégal-Madagascar, comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Can 2019. « Ceux qui s’agitent n’ont qu’à se tenir à carreau et me laisser faire mon travail », lance Mbaye Faye à ses détracteurs. Par Cheikh Kandé  

Accident:six morts et plusieurs blessés à Copara (Vélingara )

IGFM – La route a encore tué. Un accident de la circulation a fait six morts et plusieurs blessés graves sur la RN6, sur l’axe Vélingara-Diaobé près du village de Copara, situé dans la commune de Saré Cloy Sallé, a appris IGFM.

Un véhicule « sept places » est entré en collision avec une camionnette transportant des vaches en partance pour le marché hebdomadaire de Diaobé.Le choc mortel a lieu ce mardi 26 mars 2019 aux alentours de 20h.Jules  Sall

Accident à Mbaye Diaalo (Tivaouane ) : 2 morts sur le coup et 3 blessés

https://www.pressafrik.com La collision frontale entre un véhicule de marque Peugeot et un 4X4 a occasionné deux (2) morts et trois (3) blessés dont un (1) dans un état grave. Cet grave accident est survenu ce mercredi sur la route latéritique à hauteur du village de Mbaye Diaalo,  village de la commune de Ndande, situé à 9 kilomètres de l’ouest de Mékhé (département Tivaouane), lis-t-on sur Dakaractu.

Les blessés et les corps des 2 victimes ont été acheminés au centre de santé principal de Mékhé par les éléments de la brigade des sapeurs-pompiers de ladite ville. Le chauffeur K. Mbaye habitant à Mbaye Diaalo et un jeune homme âgé de 21ans répondant au nom de A. Fall du village de Tawa Fall sont les victimes.Fana CiSSE

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 27/03/2019

PR SALIF GAYE, UNIVERSITE DE THIES 

«C’est Sall qui m’a plutôt envoyé des images obscènes» Le désormais ancien vice-recteur de Thiès a câblé «L’As» pour apporter des précisons par rapport à l’information parue dans l’édition d’hier où on parle de son limogeage. De Paris où il a fait une escale après un pèlerinage à Fès (Maroc au mausolée de Cheikh Ahmed Tidiane), Pr Salif Gaye explique que contrairement à ce que nous avions écrit dans notre article paru dans «L’As» du 26 mars 2019, il n’a envoyé aucune image indécente au Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, Recteur de l’Université de Thiès. «C’est le professeur Ousmane Sall qui m’a envoyé les images en faisant copie aux autorités», dit-il. Par ailleurs, il faut souligner que par arrêtés n° 000345 et n°0000346 du 21 mars 2019, Mme le Recteur de l’Université de Thiès, Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, a respectivement mis fin aux fonctions du Pr. Salif Gaye, Vice-recteur et Pr. Ousmane Sall, Directeur de l’École doctorale.

Conseil des ministres d’adieu 

Le Président Macky Sall préside aujourd’hui la dernière réunion du Conseil des ministres du deuxième gouvernement conduit par le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne. Ce qui est sûr, c’est que ce sera la der pour certains ministres. Nul ne sait qui part et qui reste, sauf bien sûr la seule constante : Macky Sall. Toujours est-il que le Premier ministre Dionne va présenter sa démission avant la prestation de serment prévue le 2 avril prochain. Il est probable qu’il soit maintenu tout comme beaucoup de ministres-maires qui, s’ils sont virés, vont conséquemment perdre leurs mairies aux locales. Mais bon avec Macky Sall, il ne faut présager de rien car, pour paraphraser Habib Sy, il clignote à gauche ou à droite, et au lieu de tourner, il s’arrête.

Incendie au marché central de Tambacounda 

La série d’incendies des marchés se poursuit. Alors que les mesures prises lors du conseil interministériel sur les incendies dans les marchés ne sont même pas encore exécutées, le feu consume le marché central de Tambacounda. Au moment où nous mettions sous presse ces lignes, le marché central de Tambacounda était la proie de flammes. Les sapeurs pompiers étaient attendus sur les lieux pour circonscrire le feu et limiter les dégâts. Le gouvernement a intérêt à accélérer la cadence dans la mise en œuvre des mesures arrêtées pour mettre fin à cette série d’incendies.

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) And Gueusseum s’est réunie hier, pour évaluer les engagements pris par le Président Macky Sall lors de l’audience qu’il leur a accordée le 11 janvier 2019. Les travailleurs de la santé se sont réjouis de la mise en œuvre effective de certaines instructions présidentielles relatives aux agents contractuels des Programmes Cobra, Jica et Gavi entièrement renouvelés, de même que l’intégration de certains agents dans la fonction publique en attendant le quota de 2019 pour le reste. Toutefois, ils attendent toujours les décrets concernant les Techniciens Supérieurs de la santé, de l’Ecole doctorale à l’Endss, du Conseil de l’Ordre des sages-femmes et des organigrammes types des collectivités territoriales ainsi que l’organisation des assises sur les urgences chirurgicales et médicales, entre autres accords résiduels. Pour ce qui est du système de rémunération des agents de la Fonction publique, notamment ceux de la santé et de l’action sociale, And Gueusseum apprécie positivement la promesse du chef de l’Etat de proposer un système plus équitable et plus juste en avril 2019.

Mamadou Lamine Diallo et les ressources naturelles 

Mamadou Lamine Diallo a fait une nouvelle révélation sur la gestion des ressources naturelles du pays. Dans une note reçue à la rédaction, le leader de Tekki indique que l’Assemblée nationale a adopté, en catimini pendant la campagne présidentielle, le dernier acte pour l’exploitation du gaz naturel de GTA Saint Louis. A l’en croire, «l’Assemblée nationale de Macky Sall» a adopté un accord fiscal et douanier avec la Mauritanie pour l’exploitation du gaz naturel du bloc appelé GTA/Geumbeul. Un accord indispensable, d’après lui, pour la décision finale d’investissement. «Je rappelle que BP avait donné un ultimatum à fin décembre pour la signature de ce document. Et l’Assemblée nationale, l’annexe du Palais, a joué sa partition dans la décision finale d’investissement que BP a imposée au Sénégal», informe-t-il. Au total, se désole-t-il, Macky Sall a négocié «tout seul» cette décision finale d’investissement. «Comme je ne suis ni impressionné par le patriotisme, ni par les capacités de négociation technique de la galaxie Faye Sall, le peuple à qui appartiennent les ressources naturelles doit en savoir le contenu», a soutenu le leader de Tekki.

Mamadou Lamine Diallo et les ressources naturelles (bis) 

Toujours dans son traditionnelle question hebdomadaire dédiée à Macky Sall, le leader du mouvement Tekki a soulevé un nouveau dossier. C’est celui portant sur la protection civile qui, dit-il, n’est pas une priorité du «bricoleur» Aly Ngouille Ndiaye. Selon Mamadou Lamine Diallo, il a fallu des incendies en série des marchés pour que le gouvernement daigne réagir et se préoccuper de la prévention. «Il est temps de s’occuper de la protection civile, surtout lorsque l’on construit de plus en plus de bâtiments. Il y a quelques années, ce sont les sapeurs pompiers français qui étaient intervenus à l’immeuble Tamaro en feu à Dakar-Plateau. Une mesure du progrès dans ce domaine est d’être capable de faire comme les sapeurs français», soutient-il. Mamadou Lamine Diallo estime dans la foulée qu’il est superflu de dire que nos marchés sont mal bâtis. Faisant allusion à la multiplication des grandes surfaces venant des pays occidentaux, il dit être convaincu que le régime qui se réclame de la modernité et qui prétend avoir trouvé la solution finale à l’émergence du Sénégal avec le PSE, doit savoir au moins que l’Occident est organisé avec des normes. « En vérité, cette apparente modernité se limite à une volonté illimitée de consommer à l’occidentale qui est un des moteurs de la corruption généralisée et des flux financiers illicites notamment vers Dubaï. Des sociétés locales sont utilisées à cet effet. Tout sera clarifié», promet-il.

Sonko, président des réseaux sociaux

Si la présidentielle s’était tenue uniquement sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko aurait été plébiscité. C’est du moins ce qui ressort du troisième rapport de monitoring des réseaux sociaux de Gorée Institute. Le monitoring couvre la période du 1er février au 10 mars 2019 où 717 contenus sur les réseaux sociaux ont été analysés dont 662, soit 93% sur Facebook et 47, soit 7% sur Twitter. D’après le document, avec 152 publications, Ousmane Sonko est le plus prolifique en terme de publications sur les réseaux sociaux où ses vidéos sur la période de monitoring ont été vues à 3 362 843 fois. En plus, indique la même source, pour tout type de publication confondue (vidéos, textes, images), Ousmane Sonko arrive également en tête en termes d’interactions avec le public, notamment «Like», «Partage» et «Commentaire». Le leader du parti Pastef est suivi par le Président Macky Sall qui a obtenu pendant la même période 467 841 vues et 322 504 pour Idrissa Seck.

Sonko, président des réseaux sociaux (bis) 

Le rapport renseigne aussi que les hommes dominent la gent féminine sur les réseaux sociaux. Les hommes dominent l’actualité politique en liaison avec l’élection présidentielle de 2019. Les femmes occupent seulement 5% des publications analysées. Les publications où interviennent plusieurs personnalités occupent quant à elles 16% des débats politiques sur les réseaux sociaux. Toutefois, rapporte le document, si la présence du genre féminin est relativement basse sur Facebook, elle est quasiment nulle sur Twitter. La plupart des acteurs sont présents sur les deux réseaux sociaux et partagent systématiquement une publication faite sur un réseau sur l’autre. Aussi, dans l’ensemble, près d’une publication sur quatre (39%) analysée contient du texte et une image au moins. Par contre sur Twitter, 53% des publications analysées contiennent uniquement du texte. La publication de vidéos par les acteurs politiques analysés est quasiment faite sur Facebook. Sur les 717 publications analysées sur les réseaux sociaux, 49% des intervenants sont des candidats à l’élection présidentielle. Les autres acteurs sont respectivement les acteurs politiques (33,8%), membres de la Société Civile (4%), les militants (3%), etc.

Arrestation de Kémi Séba à Abidjan 

Kémi Seba, l’activiste panafricain, a été arrêté hier par la police ivoirienne. Après l’interpellation de quelques membres de son équipe et un avis de recherche lancé contre lui, le Président de l‘Ong Urgence Panafricaniste Kémi Seba s’est rendu à la police (DTS) ivoirienne. Finalement, il a été arrêté avec le coordonnateur International d’Urgence Hery Djehuty. En septembre 2017, le Franco-béninois a été arrêté au Sénégal où il vivait et expulsé vers la France pour avoir brûlé publiquement un billet de banque lors d’une manifestation contre le franc CFA. Depuis lors, il vivait à Strasbourg, en France. Récemment, il s’est rendu en Côte d’Ivoire où il s’est prononcé naturellement sur le franc CFA, la gestion d’Alassane Ouattara et l’exil de Laurent Gbagbo en Belgique, suite à sa libération par la CPI. Des sorties qui n’ont pas enchanté le régime RHDP de Ouattara, sans doute. Aux dernières nouvelles, il a été expulsé vers le Bénin alors que Hery Djehuty a été relâché.

Les jeunes BBY Tivaouane 

Les jeunes de la coalition Benno Bokk Yaakaar de Tivaouane se sont retrouvés pour célébrer la victoire du 24 février et rendre hommage au Président Macky Sall. Selon la coordonnatrice, Yacine Fall, après un dur labeur derrière les principaux leaders qui n’ont ménagé aucun effort durant la campagne électorale, le moment est venu de faire un bon clin d’œil à la jeunesse de Tivaouane. Et sans détour, elle a réclamé pour les jeunes du travail, des financements, de la formation, pour participer dignement au développement de la commune, mais aussi de prendre en charge les besoins familiaux. Et selon Yacine Fall, la cité religieuse de Tivaouane doit aussi être prise en compte à travers une bonne promotion du ministre Abdou Ndéné Sall.

Saër Kébé demande pardon : “J’étais inconscient et je n’avais aucune maturité” Il sera fixé sur son sort le 10 avril

http://www.dakarmatin.com Jugé pour apologie du terrorisme, le jeune Saër Kébé s’est présenté, ce mercredi, devant le juge de la chambre criminelle de Dakar.  Il avait envoyé en 2015, sur la page Facebook de l’ambassade des États-Unis à Dakar et sur celle d’Israël, un message pour annoncer un attentat: “Nous préparons des attentats contre l’ambassade d’Israël au Sénégal et l’ambassade des États-Unis au Sénégal, et vous subirez de lourdes pertes”, avait-il écrit. Aujourd’hui, il regrette, son acte.

 Vêtu d’un boubou blanc, c’est un jeune Saër timide et calme qui s’est présenté à la barre. Pour expliquer son acte, il a soutenu qu’il ne pouvait plus supporter de voir les États-Unis et Israël massacrer les Palestiniens et que personne n’en parle. De son avis, c’est ce qui l’a poussé à écrire ce message sur les pages Facebook officielles des ambassades des Usa et d’Israël.

 Aujourd’hui, face au juge, le jeune mbourois a regretté son acte: “Je regrette ce que j’ai fait.  J’étais inconscient et je n’avais aucune maturité. D’ailleurs,  c’est à cause de cela que mes  études sont interrompues.  Malgré le fait que j’étais en prison, j’ai toujours voulu passer mon Bac. Et c’est pour cela que j’avais déposé pour faire une candidature libre en 2016”, indique-t-il. En guise de dernier mot, il a tenu à demander “pardon”.

Me Abdoulaye Tall, son avocat, a dépeint Saer Kébé comme étant un jeune qui n’a d’autres préoccupation que d’aller au ‘’dahira’’ et de réussir dans ses études. Il argumente, cependant, que la chambre criminelle ne dispose pas d’éléments qui attestent que Saër Kébé a baigné dans un environnement favorable à la commission d’actes terroristes. Il a prié la chambre criminelle de renvoyer son client des fins de la poursuite.

Saer Kébé, qui a comparu ce mercredi à la barre de la chambre criminelle  pour apologie du terrorisme, sera fixé sur son sort dans deux semaines. Au terme de l’audience de ce mercredi, le juge a fixé le délibéré au 10 avril prochain. La main du tribunal sera-t-elle lourde pour l’ancien candidat au bac ? En tout cas, le procureur a demandé une application bienveillante de la loi

CINQ ANS DE PRIMATURE, PM LE PLUS STABLE DEPUIS L’ALTERNANCE : MAHAMMED BOUN ABDALLAH DIONNE OU L’ART DE S’ADAPTER !

http://www.sudonline.sn Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et son  gouvernement participent aujourd’hui, mercredi 27 mars, à leur dernier Conseil des ministres autour du président de la République. Après cinq années passées à la tête de la Primature, une première sous Macky, le Pm Dionne aura battu tous les pronostics en s’imposant en vrai lieutenant du président de la République

L’émotion sera palpable aujourd’hui autour de la table du Conseil des ministres. En effet, après cinq années passées à la Primature, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et son  gouvernement vont communier, en ce jour de mercredi 27 mars, avec le président de la République pour leur dernière réunion de Conseil des ministres, sous le septennat. A l’issue de cette rencontre qui tournera définitivement la page du premier mandat du président Macky Sall, le Pm Dionne boucle son deuxième «mandat» de chef du gouvernement et va présenter dans les jours à venir sa démission et celle de son gouvernement au président de la République. Laquelle démission sera suivie par la nomination d’un nouveau Premier ministre (Dionne lui-même pouvant rempiler) qui n’interviendra qu’après la prestation de serment du président de la République prévue le 2 avril prochain pour un mandat de cinq ans à la tête du Sénégal.

Nommé à la Primature le 6 juillet 2014 en remplacement de l’ancien ministre de la Justice, Aminata Touré emportée par la défaite de la mouvance présidentielle largement battue à Dakar par la coalition de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, Mahammed Boun Abdallah Dionne fait partie du cercle fermé des Premiers ministres qui ont battu le record de longévité. En effet, des 14 personnalités sénégalaises qui ont accédé à ce poste depuis l’indépendance, le Pm Dionne se retrouve à la troisième place dans le classement derrière Abdou Diouf et Habib Thiam qui occupent respectivement la première et la deuxième position avec dix ans pour l’un et sept ans pour l’autre passés à la tête du Gouvernement.

De technocrate et/ou apolitique à fer de lance de la majorité

De tous les Premiers ministres que le Sénégal a connus depuis son indépendance, Mahammed Boun Abdallah Dionne fait certainement partie des chefs de gouvernement qui ont le plus marqué leur époque, notamment sur le plan politique. En effet, présenté au lendemain de sa nomination comme un technocrate, un apolitique qui aura du mal à s’imposer dans un environnement politique marqué d’un coté par la complexité de la coalition majoritaire composée de partis dirigés par des «dinosaures en politique» (Ps, Afp, Ld, Pit…), et de l’autre par une opposition tirée par le Pds en pleine bataille pour la libération de son candidat Karim Wade, Mahammed Boun Abdallah Dionne est cependant parvenu à déjouer tous les pronostics qui supputaient sur sa rapide défénestration. Un regard dans le rétroviseur des cinq années qu’il a passées à la Primature fait apparaitre plusieurs actions politiquement fortes posées par l’ancien directeur de cabinet de Macky Sall. Parmi celles-ci, on peut citer les passages assez remarqués à l’Assemblée nationale du Premier ministre et de son gouvernement pour y répondre à des questions d’actualité des députés, toutes choses inaugurées sous sa primature.

Dionne, l’anti-opposition

Au cours de ces cinq ans passés à la Primature, Mahammed Boun Abdallah Dionne s’est également illustré dans le combat politique contre l’opposition, notamment dans les dossiers de délivrance des contrats pétroliers et gaziers avec l’affaire PetroTim mais aussi les dossiers politico-judiciaires impliquant certains responsables de l’opposition dont Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall. D’ailleurs, on se rappelle encore de la cinglante réplique qu’il a faite au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui demandait l’annulation de la condamnation de Karim Wade. « Aucun procès ne sera rouvert», avait-il dit sèchement. Sur le plan national, Mahammed Boun Abdallah Dionne s’est également montré intraitable dans ses prises de positions avec l’opposition quand il s’agissait de défendre le président de la République ou son gouvernement au point qu’il fut surnommé «prophète Dionne » par certains de ses détracteurs.  Désigné par le chef de l’Etat, Macky Sall également président de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, tête de liste de ladite coalition aux dernières législatives, il a remporté avec brio cette élection en donnant une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale. La confiance gagnant l’homme devenu politicien par la force des choses, le Pm Dionne se permettra même, en véritable prophète en son pays, à « informer » du nombre des candidats qui auraient à affronter Macky à la présidentielle, alors même que le parrainage n’était pas encore effectif. Au grand dam d’une opposition qui ne savait plus avec quelles pincettes le prendre !

AMSATOU SOW SIDIBE : «Des concertations pour éviter la malédiction du pétrole »

http://www.lesoleil.sn Pour le Professeur Amsatou Sow Sidibé, la concertation est une partie de la bataille républicaine. Dans un entretien accordé à Enquête, elle appelle à une concertation sincère entre tous les acteurs. «Elle est une condition sine qua non de toute politique de développement économique, de bonne gouvernance, de stabilité sociale et surtout de renforcement continue de la démocratie. Le Sénégal a traversé ces dernières années, une période chargée d’incertitudes. Ces concertations devraient nous permettre, au terme de discussions sincères et suivant un élan patriotique de sécuriser notre système démocratique, notre économie, le social, afin de mettre le pays, et j’insiste, à l’abri de turbulences dont personne ne maîtriserait l’issue. Je veux dire que ces concertations nous permettraient d’éviter la malédiction du pétrole », a-t-elle confié.

C’est pourquoi, elle se dit « favorable à des concertations. Je vous ai donné l’argumentaire parce que ça fait partie de la bataille républicaine. Une pirogue à la dérive n’est pas un scénario que les Sénégalais souhaiteraient vivre, non pas que le peuple ne sait pas se battre mais il le fait avec intelligence et responsabilité. C’est ce qui fait sa force. Il faut que cette manne pétrolière que nous avons soit au service de tous les Sénégalais et surtout des générations futures ». Mais pour elle, dans le contexte politique et social, il n’est pas pertinent de parler de dialogue. « Mais de concertation. Parce que nous ne devons pas nous voir pour seulement parler mais pour trouver des résultats concrets aux problèmes que vivent les Sénégalais », dit-elle. Et selon elle, la forme doit être choisie d’un commun accord.

Plainte contre la série “Maïtresse d’homme marié» : JAMRA auditionnée par le CNRA

Ferloo.com- «Le peuple du Sénégal souverain est profondément attaché à ses valeurs culturelles fondamentales qui constituent le ciment de son unité nationale». Ce préambule de la Constitution de notre pays a toujours conforté l’ONG islamique JAMRA dans sa conviction que la créativité artistique mérite d’être encouragée et soutenue, dès lors qu’elle est au service d’une finalité humaine et sociale positive. A l’opposé de certaines dérives audiovisuelles, souvent de déplorables chefs-d’œuvre de mimétismes de sous-cultures occidentales, qui inculquent subtilement à nos enfants des comportements déviants, comme le voyeurisme, voire le libertinage sexuel. A l’instar de cette obscénité langagière, rendue tristement célèbre par la série qui fait polémique, «Maîtresse d’un homme marié» : «Sama lii maa ko moom ku ma nééx laa koy diox» (Je suis libre de coucher avec qui je veux) !

JAMRA, qui a célébré en février dernier ses 36 ans de combats pour la défense légitime des nobles valeurs que nous ont généreusement léguées nos vaillants ancêtres, ainsi que les grandes figures religieuses qui reposent en terre sénégalaise, n’a jamais dit ou écrit quelque part, depuis qu’elle a été portée sur les fonts baptismaux en février 1983, qu’elle était «contre la création artistique». JAMRA s’inscrit plutôt en faux contre toute œuvre qui banalise voire promeut la dégradation des valeurs de notre société, par le biais des mass-médias. C’est ce qui avait d’ailleurs motivé cette Marche pacifique de protestation que JAMRA avait organisée le 19 août 2000 (voir photo), contre la scandaleuse série télévisée, «Confessions érotiques», qui agressait mentalement et moralement nos enfants, jusque dans leur dernier retranchement: le havre sécurisant de la cellule familiale. Le mémorandum, bien documenté, que nous avions déposé auprès du ministre tutelle, Mamadou Diop Decroix, et du président du HCA (Haut conseil de l’audiovisuel), le défunt magistrat Babacar Kébé, n’avait pas tardé à porter ses fruits. En effet, au terme de notre manifestation pacifique qui, répétons-le, ne visait intuitu personae aucun créateur audiovisuel, mais plutôt à défendre nos valeurs sociétales (un droit absolu pour tout citoyen attaché à la sauvegarde de ce patrimoine national) contre ces dérives audiovisuelles, le HCA (ancêtre du CNRA d’aujourd’hui), conformément aux objectifs qui lui sont assignés par la loi 98-09 du 02 mars 1998, a purement et simplement ordonné l’arrêt de la diffusion de «Confessions érotiques», qui avait déjà suffisamment scandalisés nombre d’éducateurs, de mères et de pères de familles, soucieux de l’équilibre de la Jeunesse, avenir de toute Nation.

Comme le rappelait souvent le regretté Professeur Assane Sylla, lorsqu’on vit en société «Agir librement, c’est agir en responsable. Il n’y a pas de moralité là où il n’y a pas de responsabilité individuelle». Or, cette série, «La maîtresse d’un homme marié», banalise ce qu’il y a de pire dans la vie normal de tout adulte responsable: le mensonge systématique, la fornication décomplexée, l’adultère, la violence, l’arrogance, la vulgarité. Bref, le contraire de la base même de notre système social, culturel et identitaire ! Que nous nous devons tous de sauvegarder jalousement. JAMRA n’est donc pas contre la créativité audiovisuelle locale, mais se fait plutôt le devoir de dénoncer ces minables «roy-dax», qui ont, déjà suffisamment fait perdre à notre jeunesse des repères culturels fondamentaux. Il y a lieu donc de limiter les dégâts, en encourageant notamment un retour aux sources de ces valeureuses séries télés de jadis, à l’image de «Jamonoy téy», «Daaray kocc», etc., dont s’en délectaient volontiers les parents, en compagnie de leurs enfants, à qui ces productions authentiquement sénégalaises inculquaient de hautes valeurs morales et civiques.

Comme les lois de ce pays nous en donnent le droit, JAMRA s’est donc constituée partie plaignante en se liguant avec le «Comité de défense des valeurs morales» (regroupant une vingtaine d’associations religieuses et de la Société civile) dirigé par l’honorable Serigne Bassirou Mbacké Cheikh Astou Fall (neveu du Khalife de Touba Serigne Mountakha Mbacké et arrière-petit fils de Cheikh Ibra Fall). Une plainte a été dument déposée, par les soins de Ouztas Adama Mboup, coordonnateur de ce comité, sur le bureau du Président du CNRA, M. Babacar Diagne. Lequel, après avoir déclaré recevable cette plainte commune aux deux structures, contre les auteurs de la série «Maîtresse d’un homme marié», a entendu (voir photo), pendant deux tours d’horloge, entouré de ses conseillers, les responsables des structures plaignantes – qui n’excluent toujours pas d’organiser une Marche de protestation, en fonction du traitement qui sera réservé à leur requête. La partie adverse sera, quant à elle, entendue à son tour le jeudi 28 mars prochain. Le CNRA entrera ensuite en conclave, avant de rendre public sa délibération.

Alpha Condé à dakar pour parachever le deal Wade et Macky

http://www.dakarmatin.com Si l’on parle d’Alpha Condé, alors qu’au moins cinq chefs d’Etat de la sous-région sont attendus à Dakar, par la même occasion, c’est que sa présence à Dakar n’était pas du tout évidente. Le Président guinéen n’était pas à Diamniadio, lorsque le Macky Sall, en tant que candidat à l’élection présidentielle, faisait son meeting d’investiture, tenu en présence de Cellou Dalein Diallo, son opposant le plus coriace.

Entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Me Wade s’est rendu à Conakry, à la veille de la présidentielle. Il a pu discuter, avec le téléphone du président guinéen, avec beaucoup de chefs d’Etat de la sous-région qui lui ont tissé tous les lauriers possibles et de suite, pour éviter qu’il n’encourage les “pyromanes’’.

C’est dire qu’à la faveur de la présidentielle 2019, l’axe Dakar-Conakry s’est renforcé. Service rendu, clin d’œil bien servi. Mais pour combien de temps ?


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