Revue de presse du Mercredi 27 fevrier 2019

revue de presse
revue de presse
Partagez ce contenu!

Communiqué du Conseil des Ministres du 27 février 2019

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 27 février 2019 à             11 heures au Palais de la République

Entamant sa communication autour de la bonne organisation de l’élection présidentielle du 24 février 2019, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations au Peuple et aux électeurs sénégalais pour leur mobilisation massive et exceptionnelle, dans le calme et la sérénité, à l’occasion du scrutin du 24 février 2019.

Le Président de la République adresse également ses félicitations au Gouvernement, au ministre de l’Intérieur notamment, aux services de l’Etat, aux forces de défense et de sécurité et à l’ensemble des acteurs du processus électoral qui ont permis, dans un esprit constructif, et sous la supervision de la CENA et des observateurs nationaux et internationaux, le déploiement optimal des opérations électorales, le bon déroulement de la campagne ainsi que la parfaite tenue du scrutin.

A cet égard, le Chef de l’Etat magnifie encore une fois, la maturité du Peuple sénégalais, la solidité et la transparence de notre système démocratique, de même que l’exemplarité de notre administration électorale qui a démontré son professionnalisme, son impartialité et son caractère républicain.

En outre, le Président de la République rappelle l’impératif de faire respecter toutes les procédures prévues par les lois et règlements, notamment la Constitution et le Code électoral, en vue de la proclamation des résultats provisoires et définitifs du scrutin de l’élection du Président de la République par les commissions départementales et nationale de recensement des votes, et le Conseil constitutionnel.

Par ailleurs, appréciant cette élection présidentielle comme une victoire du Peuple sénégalais, le Chef de l’Etat indique qu’elle doit, plus que par le passé, raffermir l’Unité nationale, rassembler toutes les sénégalaises et tous les sénégalais autour de l’essentiel, consolider le rayonnement démocratique, la paix et la stabilité du pays à travers le sens élevé des responsabilités des acteurs politiques et l’accélération du développement économique, social, équitable et durable du Sénégal.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat réitère ses félicitations au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement pour les réalisations du bilan et le travail exceptionnel accompli afin de promouvoir le bien-être de nos compatriotes avec la matérialisation intensive du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Enfin, le Chef de l’Etat remercie et félicite toutes les populations ainsi que ses soutiens politiques, qui l’ont accueilli avec générosité et enthousiasme durant son périple national lors de la campagne.

Poursuivant sa communication autour de la préparation de l’entrée en fonction du Président de la République élu, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de faire prendre toutes les dispositions, en relation avec les services compétents de l’Etat, pour la bonne préparation de l’installation du Président de la République élu à l’issue du scrutin du 24 février 2019.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda et les préparatifs de la fête du 4 avril 2019, marquant le 59ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

Le Premier, après avoir salué l’exception sénégalaise et la maturité du peuple sénégalais, a dressé au nom du Gouvernement ses chaleureuses félicitations au Chef de l’Etat. Par ailleurs, se réjouissant du pilotage remarquable de tout le processus électoral, il a apprécié la campagne faite de mesure et d’équilibre, de spontanéité et de générosité dans l’effort du Chef de l’Etat qui a été à la rencontre des Sénégalaises et Sénégalais, qui ont exprimé à travers leur vote, leur adhésion à son message d’avenir, conformément au nouveau programme pour les cinq prochaines années.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la commercialisation arachidière et de la préparation de la campagne agricole.

Le Ministre de la Femme, de la Famille et Genre a fait une communication relative à la préparation du 8 mars, journée internationale de la Femme.

Au titre des textes législatifs et règlementaires, le Président de la République a promulgué :

–       le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Acte additionnel à l’Accord de coopération inter-état portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du Champ Grand-Tortue/Ahmeyim et relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants entre la République islamique de Mauritanie et la République du Sénégal, signé le 21 décembre 2018 à Nouakchott ;

–       le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Millennium challenge Compact entre la République du Sénégal agissant à travers le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et les Etats-Unis d’Amérique agissant à travers le Millenium Challenge Corporation, signé à Washington D.C., le 10 décembre 2018 ;

–       le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole portant amendement de la Convention relative à l’aviation civile internationale, article 83 bis, signé à Montréal, le 06 octobre 1980.Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

UNE NOUVELLE POLLUTION DE L’AIR SUR DAKAR

Dakar, 27 fév (APS) – Les concentrations de particules (PM 10) sur la région de Dakar ont “dépassé les 800 microgrammes par m3 en moyenne horaire” ce mercredi, une situation révélatrice de la mauvaise qualité de l’air, informe le centre de gestion de la qualité de l’air (CGQA). 

Cette situation pourrait perdurer “dans les prochaines 24 heures”, alerte le CGQA qui dit prévoir “une très mauvaise qualité de l’air” pour la journée de jeudi.

“Une alternance d’un indice de qualité de l’air (IQA) mauvais (orange) et très mauvais (rouge) persistera au moins jusqu’au 03 mars 2019”, ajoute le CGQA.

En raison du risque sanitaire lié à l’exposition chronique à ces fortes concentrations persistantes de particules dans l’air, le centre a émis un certain nombre de recommandations sanitaires d’usage.

Tout d’abord, il invite à “respecter scrupuleusement tout traitement médical en cours, ou l’adapter sur avis médical”.

Il conseille de même de “consulter un médecin en cas d’aggravation ou d’apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux)” et d’”éviter ou limiter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) à l’extérieur augmentant de façon importante le volume d’air et de polluants inhalés”.

De même il déconseille d’”aggraver les effets de cette pollution par d’autres facteurs irritants des voies respiratoires, tels que l’usage de l’encens, de solvants et surtout la fumée de tabac”.
“Les personnes souffrant de maladies respiratoires, les jeunes enfants, et les personnes âgées devraient éviter de s’exposer longuement à l’air extérieur pendant la période.”

Ce nouvel épisode de la pollution de l’air sur la capitale sénégalaise survient après celui observé la semaine dernière.
Une mauvaise qualité de l’air avait en effet été relevée samedi et une très mauvaise qualité de l’air dimanche et lundi.ASG/BK

Afrique : plus que 2 ratifications pour l’adoption de la ZLECAF

https://www.financialafrik.com Une année après son adoption à Kigali, la Zone de libre-échange continental africaine a fait bien des progrès. Le Maroc vient tout juste de ratifier ce texte, le 23 février, le rapprochant encore plus près d’une adoption au cours de cette année. Il ne reste plus en effet que deux ratifications pour déclencher le seuil d’entrée en vigueur de ce vaste marché de 1,2 milliard d’habitants sensé faire porter le commerce intra-africain de 18% actuellement à 51% à l’horizon 2022.

Avec la ZLECAF, 90 % des échanges de biens seront dégrevés des droits de douane. Les 84 000 kilomètres de frontières qui existent actuellement en Afrique devront disparaître à terme.

L’arrivée du royaume dans le grand marché de la ZLECAF confirme les assurances de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine. En marge de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine tenue le 13 février, le haut fonctionnaire tchadien avait estimé que la mise en place de l’accord sur la ZLECAF sera une réalité “dans les semaines à venir”.

Pour entrer en vigueur, cet accord signé lors du sommet extraordinaire de l’Union Africaine, le 31 mars 2018 à Kigali, devrait être ratifié par 22 membres sur les 44 Etats signataires.

Depuis le sommet de Kigali, cinq pays ont signé l’accord dont l’Afrique du Sud, réticente au départ. Le Nigeria, première économie africaine, fait partie des derniers pays africains à ne pas avoir rejoint l’appel de Kigali. Il en est de même du Bénin et de l’Erythrée

Les annexes de la ZLECAF

Au delà de son adoption, la ZLECAF comporte des principes et des volets pratiques importants. Comme l’a rappelé le président de la Commission de l’Union africaine, «les engagements internationaux souscrits par certains États membres avec des parties tierces ne contredisent pas les dispositions de cette zone de libre échange». Des clarifications sont aussi à apporter sur le marché unique pour le transport aérien (ratifié déjà par 28 pays) et surtout le protocole sur la liberté de circulation des personnes et le passeport africain (ratifiée seulement par le Rwanda).  Adama WADE

OMVS : l’aménagement du barrage de Koukoutamba financé

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), le Malien Hamed Diane Séméga, et la société chinoise Sinohydro corporated, ont signé mardi à Conakry un contrat commercial de plus de 468 milliards FCFA pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba, en Guinée, rapporte un communiqué de l’organisation intergouvernementale reçu mercredi à APA.

La cérémonie s’est déroulée en présence d’Alpha Condé, président de la République de Guinée et de membres de son gouvernement, précise le communiqué.

L’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba est prévu en territoire guinéen sur le Bafing, principal affluent du fleuve Sénégal, à environ 570 km au nord-est de la capitale Conakry. Il se compose principalement du barrage, de lignes HT de transport d’énergie, d’une route d’accès de 150 Km et de la cité du Maître de l’ouvrage, explique l’OMVS.

« Koukoutamba va constituer le quatrième et plus grand aménagement hydroélectriqueréalisé par l’OMVS, après ceux de Manantali (2002), de Félou (2013), et Gouina (en cours de construction) », renseigne l’institution, ajoutant par ailleurs que « le Coût du projet est estimé à 812 millions USD », soit plus de 468 milliards FCFA.

« Le mode de financement retenu est l’Engineering Procurement Construction (EPCF), c’est-à-dire construction clé en mains, avec apport de financement. C’est le premier projet de l’OMVS conçu selon ce mode de financement », explique l’OMVS, notant que le délai prévisionnel de réalisation des travaux est de 4 ans.

Par ailleurs, l’ouvrage « participera à la régularisation » des débits du fleuve Sénégal, au profit des activités liées à l’agriculture, la navigation, la fourniture d’eau potable, la pêche et la préservation des écosystèmes du bassin.

La centrale aura une puissance installée de 294 MW pour un productible moyen annuel de 888 GWh. Deux lignes de transport haute tension de 225 KV d’une longueur totale cumulée d’environ 600 km partent de la centrale : la première vers Conakry via le poste d’interconnexion sous régional de Linsan et la seconde vers le barrage de Manantali. Elles permettront de raccorder le réseau électrique guinéen au réseau de l’OMVS, appelé réseau interconnecté de Manantali (RIMA).

Hormis cette centrale, souligne le communiqué, « trois autres aménagements hydroélectriques sont programmés à moyen terme par l’OMVS sur le territoire guinéen, ainsi qu’une vingtaine de sites de microcentrales destinés à l’électrification rurale ».

L’OMVS, un organisme inter-Etats créé en mars 1972 et regroupant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali, participe activement à l’approvisionnement des Etats membres en énergie en vendant de l’électricité aux différentes sociétés nationales en charge de l’électricité.

« En l’état actuel, 260 MW sont produits par les centrales de Manantali et de Félou et acheminés par le Réseau Interconnecté de Manantali (RIMA) », renseigne l’OMVS.ODL/cat/APA

L’économie sénégalaise a enregistré des pertes de compétitivité-prix en Décembre 2018

https://www.lejecos.com A fin décembre 2018, l’économie sénégalaise a enregistré des pertes de compétitivité-prix, évaluées à 0,7%, en variation mensuelle indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Cette situation reflète la faible appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (+0,1%) conjuguée au différentiel d’inflation défavorable (+0,6%). Face aux pays membres de la zone UEMOA et de la zone euro, les pertes de compétitivité sont estimées respectivement à 1,4% et 0,7%, sous l’effet du différentiel d’inflation défavorable.

Cependant, en glissement annuel, note la Dpee , des gains de compétitivité de 2,2% sont notés au mois de décembre 2018, portés par un différentiel d’inflation favorable (-3,1%) toutefois partiellement contrebalancé par l’appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (+0,9%).

Au total, sur l’année 2018, la compétitivité-prix de l’économie Sénégalaise est restée stable comparativement à l’année précédente. En effet, le différentiel d’inflation favorable (-3,6%) a été compensé par l’appréciation du franc CFA (+3,6%) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux sur la période sous – revue. Adou Fay

La masse monétaire s’est consolidée de 60,6 milliards de F Cfa à fin novembre 2018

https://www.lejecos.com La Direction de la Prévision et des Etudes Economique (Dpee) dans une note parvenue à la rédaction du journal de l’économie sénégalaise(Lejecos) informe qu’à fin novembre 2018, la situation estimée des institutions monétaires comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une expansion de la masse monétaire.

En contrepartie, poursuit-elle, une diminution des avoirs extérieurs nets et un renforcement de l’encours des créances intérieures sont notés sur la période sous revue.
C’est dans cette dynamique que la Dpee fait savoir que la masse monétaire s’est consolidée de 60,6 milliards, en variation mensuelle, pour se situer à 5031,8 milliards, à fin novembre 2018.
A l’en croire, cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables qui sont évalués à 2258,2 milliards, augmentant de 77,6 milliards.
Avant d’ajouter que les autres dépôts inclus dans la masse monétaire se sont également confortés (+21,7 milliards), en variation mensuelle, pour ressortir à 1623,6 milliards, à fin novembre 2018.
Par contre, précise-t-elle, la circulation fiduciaire a baissé de 38,6 milliards sur la période pour se chiffrer à 1150 milliards.
Sur un an, souligne-t-elle, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 456,1 milliards ou 10%, à fin novembre 2018.
La même source indique qu’à fin novembre 2018, les actifs extérieurs nets des institutions monétaires se sont situés à 1721,8 milliards, en baisse de 92,7 milliards par rapport à la fin du mois précédent.
A en croire, cette entité du Ministère de l’Economie des Finances et du Plan, cette situation est aussi bien attribuable à la Banque centrale, dont la position extérieure nette s’est dégradée de 82,6 milliards pour s’établir à 1173,8 milliards, qu’aux banques primaires qui ont enregistré une baisse de 10,2 milliards de leurs actifs extérieurs nets (548 milliards).
Comparativement à la même période de 2017, rappelle la Dpee , avant les actifs extérieurs nets des institutions monétaires ont augmenté de 418,4 milliards ou 32,1%, à fin novembre 2018.
Selon elle, l’encours des créances intérieures s’est renforcé de 103,7 milliards, en variation mensuelle, pour s’établir à 4577 milliards à fin novembre 2018.
D’après les équipes du Directeur de la Dpee  Serigne Moustapha Sène, cette évolution est principalement imputable aux créances nettes sur l’administration centrale qui sont ressorties en hausse de 85,9 milliards, en rythme mensuel, pour se situer à 368,2 milliards.
Concernant les crédits au secteur privé, poursuit la même source, ils sont évalués à 4208,8 milliards à fin novembre 2018, augmentant de 17,8 milliards.
En glissement annuel, poursuit-elle, l’encours des créances intérieures s’est renforcé de 534,2 milliards ou 13,2%, à fin novembre 2018. Mariama Diallo

Entretien téléphonique : le Khalife général des Mourides félicite le président Macky Sall et lui renouvelle «sa confiance» et «son affection»

https://www.dakaractu.com Dakaractu a appris, de bonne source, que le président de la République vient de s’entretenir par téléphone avec le Khalife général des Mourides.

Il nous est revenu qu’au cours des échanges, Serigne Mountakha Mbacké a renouvelé « sa confiance » et son « affection » au chef de l’Etat pour les réalisations du gouvernement au profit de la cité religieuse et pour le respect que la première institution du pays porte à la communauté mouride.

Notre très bien introduit informateur rapporte aussi que le marabout, qui a formulé des prières de succès, n’a pas manqué de conseiller à son interlocuteur privilégié de n’accorder aucun intérêt aux rumeurs distillées au sujet des relations entre le pouvoir et Touba.

El Hadji KASSE : «Stop Fake News, Le DG De Dakar Dem Dikk N’a Pas Été Limogé»

https://www.walf-groupe.com Décidément, le  Chargé de communication de la présidence de la République a du boulot par ces temps qui courent.  Après avoir mis beaucoup de temps à démentir l’information annonçant Macky SALL hors du pays ce jeudi, El Hadji KASSE  est revenu à la charge sur son compte Twitter.Et cette fois, il est question du tristement célèbre Moussa DIOP dont le limogeage est annoncé. Selon El Hadji KASSE, il n’en est absolument rien.

Les résultats provisoires de l’élection seront publiés demain jeudi à 11 heures

https://www.pressafrik.com Le juge Demba Kandji avait promis de publier les premiers résultats de l’élection présidentielle du 24 février, au plus tard vendredi. D’après les informations rapportées par certains médias, la Commission nationale de recensement des votes va donner les résultats provisoires du scrutin ce jeudi à 11 heures.

L’Eglise salue «un bon déroulement» du scrutin

http://www.seneweb.com En attendant les résultats, la mission d’observation des élections de l’Eglise sénégalaise a salué «un bon déroulement» du scrutin présidentiel, tenu le 24 février dernier.Toutefois, elle n’a pas manqué de relever «quelques dysfonctionnements» pendant le vote, informe Radio Sénégal international (Rsi).

L’Observatoire Panafricain salue le déroulement du scrutin et appelle le peuple sénégalais à accepter le verdict des urnes.

https://www.dakaractu.com Après avoir déploré les incidents survenus à Tambacounda lors de la campagne électorale, l’Observatoire panafricain des missions d’observation (Opamo) a apprécié “le bon déroulement du scrutin du 24 février”. Elle considère que l’élection présidentielle au Sénégal s’est déroulée de manière libre et transparente.

L’Opamo, pour l’amélioration des conditions d’organisation des scrutins futurs, a formulé des recommandations au gouvernement du Sénégal. Et appelle le peuple sénégalais à accepter le verdict des urnes afin de préserver l’esprit de paix, gage de démocratie.

Aux candidats recalés, elle recommande, pour toute contestation, de ne recourir qu’à la voix légale prévue par les textes de la République sénégalaise

Mission d’observation Électorale : le Pidpa appelle les cinq candidats à la sérénité et au calme

https://www.dakaractu.com La mission d’observation internationale du Plan International pour la Démocratie et la Paix en Afrique (PIDPA)soutient que l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal répond aux normes internationales en matière électorale.

 Selon le Pidpa, les sénégalaises et sénégalais sont sortis massivement pour accomplir leur devoir citoyen dans la quiétude, le calme, la sérénité et dans une climat d’apaisement. Il note que le dépouillement et le décompte des voix se sont déroulés dans transparence totale.

L’équipe de la mission d’observation du Pidpa a aussi salué le professionnalisme des médias nationaux et internationaux dans la couverture de ce scrutin.

Ainsi, le Pidpa appelle les cinq candidats à la sérénité et au calme en  attendant la proclamation officielle des résultats de ce scrutin. Un appel aussi lancer à l’endroit des acteurs politiques et sénégalais dans le but de préserver le climat de paix au Sénégal.

En cas de contestation, le Pidpa recommande aux candidats, de faire recours à l’institution accréditée à cet effet.

EDITO PAR MAMOUDOU WANE : Terrorisme politicien 

http://www.enqueteplus.com  ‘’La liberté et la démocratie exigent un effort permanent. Impossible à qui les aime de s’endormir.’’  François Mitterrand (1916 – 1996)

On a beaucoup parlé de menaces multiformes qui guetteraient le Sénégal, bien avant même le démarrage de la campagne électorale. Mais le danger réel, pour ce pays, ce sont les nouvelles formes de malveillances qui ont fini de polluer la pratique politique au point que l’espace public ressemble plus à une arène de lutte, une porcherie, pire une jungle où tous les coups sont permis.

Le ver est surtout dans le verbe. Les termes de la compétition ont changé. Il ne faut surtout pas être animé d’une certaine probité intellectuelle, d’un souci de vérité et de la prudence du sage pour espérer une bonne réception de son discours. Ce qui est requis pour forcer l’adhésion  (suprême vertu)  c’est d’abord être une forte gueule. Savoir crier pour forcer l’oreille à entendre. Cela fait mal aux tympans. Et très mal à notre si jeune ‘’vieille’’  démocratie, encore en perpétuelle quête de repères.

C’est une grande tristesse que de le constater, mais les nouveaux habits du jeu politique affichent des couleurs vives qui se nomment arrogance, intolérance et mauvaise foi. Comment ne pas s’étonner que des leaders de parti aspirant à présider aux destinées de ce pays, se fondent sur les ‘’fake news’’ pour tenter à la fois d’intimider et de censurer la presse nationale et étrangère ? Et pourquoi, de façon insidieuse, avoir choisi ce moment très sensible où les nerfs sont tendus, pour livrer toute une corporation à une certaine vindicte populaire ?

Et puis quoi ? Qu’est-ce qui a bien changé sous nos Tropiques pour que, subitement, nos politiques veuillent que la presse, qui couvre de la même façon les élections depuis 20 ans, change de fusil d’épaule ? Ce, alors que les chiffres sont partout disponibles au niveau des commissions départementales de recensement des votes (Cdrv) qui centralisent les procès-verbaux des centres de vote. En 2000, ‘’Sud Quotidien’’ n’avait-il barré sa Une sur un magistral ‘’Wade Président’’ dès le lendemain du vote du second tour de la présidentielle ? Et pourquoi, à la Présidentielle de 2012, n’avait-on pas contesté les chiffres qui avaient été distillés à longueur d’onde de radio jusque tard dans la nuit et qui consacraient un second tour ? Oublie-t-on donc que la chute de Me Wade avait alors été accompagnée, tout en décibels et en images, par les radios et télés avant même que la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv), qui valide les résultats provisoires, ne rende son verdict ?

Pourquoi cette montée subite d’adrénaline ? La réponse à cette question est, à notre avis, d’une déconcertante simplicité.

Il s’agit bien d’une stratégie déroulée qui consiste à se trouver un gros ‘’bouc émissaire’’ : la Presse. Car, comme nous le savons, une seule hypothèse est alors jugée crédible par les nouveaux censeurs, avant même que le juge ne dise son mot : second tour. On a presque envie d’ajouter : ‘’second tour ou la mort’’. C’est cette hantise d’une élimination dès le premier tour, sorte de traumatisme avant l’heure, qui détraque les cerveaux de nos politiques. C’est une démarche machiavéliquement préventive et qui annonce, si on lit bien entre les lignes, une chute à venir.

Nous voilà devant une nouvelle forme de terrorisme intellectuel qui est en train de faire nid au Sénégal. Et n’ayons pas peur de le dire, c’est une réelle régression que de constater une sorte de déni de la réalité entretenue à la fois par des élites supposées éclairées et les politiques. On peut aujourd’hui aligner toutes sortes de contrevérités. Il suffit qu’elles soient contre le pouvoir, pour qu’elles s’arrogent des vertus de sciences pures et vérités quasi absolues. Toute voix dissonante est vouée aux gémonies. Conséquence : beaucoup d’honnêtes citoyens ont aujourd’hui peur de prendre leur plume ou d’exprimer leur opinion.

Ce qui est à la fois inacceptable et dangereux, car la liberté d’expression (dont la liberté de presse) est un des piliers de la démocratie. Or, il apparaît bien que nos nouveaux censeurs veulent à la fois une chose et son contraire. L’adhésion formelle aux principes de la démocratie sans le respect effectif de ses exigences dont la discussion et la recherche du consensus. On veut bien profiter de l’ombre et des fruits de l’arbre sans veiller à l’alimenter en eau.

Enfin, si on est d’accord sur le principe que la souveraineté n’appartient ni à Macky Sall ni à Idrissa Seck, Ousmane Sonko ou un autre, mais au peuple, on doit bien concevoir que son choix, quel qu’il soit, est le seul qui vaille. Ce peuple peut bien le mettre aux mains de qui il veut, puisqu’en démocratie, il est le seul souverain. C’est un système exigeant, malheureusement fragile, car exposé aux vendeurs d’illusions et aux loups déguisés en agneaux.La pirogue tangue,puisse-t-elle ne jamais chavirer!

Mame Less Camara : “Il va falloir aider les médias à avoir les moyens de leur neutralité”

http://www.seneweb.com Après la polémique qui a suivi la proclamation des premières tendances de la présidentielle du 24 février, le journaliste Mame Less Camara pense que les acteurs de la presse auront besoin d’une large concertation pour rappeler les règles de base de la profession.

La presse sénégalaise avait conquis ses lettres de noblesse à l’issue de la présidentielle de 2000. Depuis lors, elle joue un rôle majeur dans le processus électoral, particulièrement la publication des résultats le jour du scrutin. Un travail presque unanimement salué jusqu’ici. Mais durant cette présidentielle de 2019, et peut-être même avant, on dirait qu’il y a un ressort qui s’est cassé. ‘’Si les médias sont adulés en 2012, c’est parce qu’on leur a reconnu une certaine efficacité dans le traitement de l’information, une capacité d’agir sur le processus pour le pondérer’’, estime le journaliste Mame Less Camara.

Ce formateur au Cesti pense toutefois que qui peut le plus peu le moins. Autrement dit, les mêmes médias peuvent aussi être utilisés non pas pour un traitement de l’information relativement équilibré, mais pour des besoins partisans. ‘’Cette fois-ci, les politiques ont pris d’assaut rapidement et un peu précocement les médias. Il ne s’agit pas d’un camp, tous les camps se sont intéressés aux médias. Et maintenant, de plus en plus, et c’est là où ça devient dangereux, on n’achète pas un média, mais on essaie d’influencer des journalistes, c’est-à-dire le dernier maillon entre le terrain et la rédaction, lieu de traitement et de diffusion de l’information’’. C’est ce qui fait d’ailleurs, qu’au-delà des animosités habituelles entre groupes presse, on a assisté, cette fois-ci, à une opposition entre journalistes (Pape Alé Niang et Babacar Fall).

Pour cette raison, cet ancien secrétaire général du Synpics pense qu’il sera nécessaire que le monde des médias se retrouve autour d’une table pour rappeler un certain nombre de principes. ‘’Il me semble qu’il y a, après cette élection, beaucoup de travail. Et cette fois-ci, pas de petits séminaires par-ci, par-là. Le syndicat, les organisations professionnelles et les autorités en place pour les médias devront se rencontrer et essayer de s’entendre sur une façon de traiter l’information et de limiter l’entrée des politiques dans le traitement de l’information’’.

De son point de vue, les médias ont besoin d’un appui pour satisfaire le premier des codes de déontologie les plus utilisés au Sénégal, notamment les déclarations de Munich de 1971 et de Bordeaux de 1954. Lequel veut que la presse réponde favorablement au besoin du public à l’information dépouillée de tout parti pris. ‘’Il va falloir aider les médias pour qu’ils aient les moyens de leur neutralité. Du moins un certain recul par rapport au traitement de l’information’’. Surtout qu’en période d’élection, précise-t-il, ce public devient un électorat éclaté qu’il faut respecter dans ses différences et dans ses multiples organisations

Sérénité responsabilité et lucidité pour une paix durable par Mohamed LY – Président du Think Tank IPODE

Nous continuerons de prôner Paix, Lucidité et Sérénité. Dans ces moments tendus d’attente des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 Février, nous demandons aux différentes personnalités publiques de garder pour eux leurs convictions, ou leurs interprétations sur le vote. Il me semble tendancieux de vouloir influer sur ce que la CNRV (Commission Nationale de Recensement des Votes) va proclamer. Ce travail de la CNRV rappelons est en train d’être fait avec l’aide et la participation des représentants des différents candidats, des observateurs nationaux et internationaux et de la société civile.

Tout d’abord nous remarquons avec bonheur le déroulement du vote partout où les sénégalais ont été appelés à voter sur le globe ! Ils sont à féliciter pour leur patriotisme. Nous avons vu des pères et des mères de famille à Paris arriver aux premières heures de la journée dans le centre de vote avec leurs enfants aux bras, dans le calme et la discipline pour voter. Cette discipline et ce sens élevé de la démocratie est à saluer et à magnifier. On sait combien l’organisation sociale pour les sénégalais de la Diaspora est difficile, ils sont quand même venus voter en masse et aucun couac important n’a été déploré. On a rarement vu à travers le monde ce désir d’exercer son droit citoyen dans d’autres pays.

Nous nous réjouissons aussi que le boycott ait été boycotté ! Une excellente nouvelle qu’on peut déduire du taux de participation de plus de 60% , avec un nombre d’électeurs qui n’a jamais été atteint en valeur absolue.

Sur le sabotage des accès à internet et aux réseaux sociaux nous saluons que que la coupure annoncée qui aurait été un recul sans précédent de notre démocratie n’ait pas eu lieu.

Nous nous félicitons de la réalité du vote sur l’ensemble du territoire national. Le vote de Touba a bien eu lieu, contrairement aux législatives, nous ne relevons aucune commune ou parcelle du pays  où le vote a été sabot. Ceci est pour nous rassurer.

Il faut féliciter aussi la direction des élections, aucun problème grave qui remettrait la sincérité du vote n’a été relevé. Juste quelques couacs liés à la logistique. Aucun candidat ne s’est plaint de l’indisponibilité de ses bulletins et l’encre utilisé a été indélébile partout pour parer aux votes multiples. Le ministère de l’intérieur s’est réhabilité à nos yeux après l’échec des législatives. Je trouve que ce ministère nous devait une élection correcte et bien organisée, et ils y sont arrivés malgré tout. Saluons le comportement républicain de l’administration territoriale et des forces de l’ordre

Nous répétons ici qu’après avoir donné au peuple la parole, il nous faut l’écouter d’abord et lire ce qu’il nous a dit. Et pour ce faire c’est la CNRV qui est habilitée à nous le dire. Restons donc certes mobilisés mais aussi calmes, vigilants et patients. Chaque état-major détient  l’ensemble des PV (Procès-Verbaux)  par bureau de vote, avec les observations opportunes des représentants des candidats et de la CENA, sur les différents PV. Il me semble de rappeler qu’après la proclamation des résultats provisoires par la CNRV conformément aux dispositions de l’article L.86, des recours sont admis au niveau du Conseil Constitutionnel avant la proclamation des résultats définitifs conformément aux dispositions de l’article  35 de la constitution. Les résultats seront publiés dans le Journal Officiel  bureau de vote par bureau de vote. Ce processus de transparence est le gage de notre stabilité

Tous les citoyens pourront avoir accès au Journal Officiel et vérifier les résultats des bureaux de vote de leurs localités par comparaison aux délibérations publiques où nous avons pour la plupart participé!

Toutes les fuites en avant, de ceux qui crient victoire et de ceux qui disent qu’un second tour est inévitable, restent de la propagande que nous pouvons concéder aux politiques, mais pas à une société civile respectable. D’où notre appel à la responsabilité de la société civile sénégalaise, élément important de l’équilibre du pays.

Notre pays est à la croisée des chemins, dans tous les pays voisins, la paix y est rare. Nous nous sommes dotés d’un système qui protège cette paix sociale par un processus électoral et de délibération neutre et où à toutes les étapes, tous les protagonistes prennent part. De ce constat, nous rappelons, qu’aucun destin de quelque leader politique que ce soit,  ne mérite que nous hypothéquions notre paix sociale. D’ailleurs le peuple mature nous le dit par son attitude et son écoute, il attend avec calme et détermination que la Cour d’appel nous dise ce que l’ensemble des citoyens a décidé. Car le sénégalais qui a voté pour X sait qu’il ne peut pas faire un diktat si par ailleurs la majorité des sénégalais ont voté pour Y. Et c’est là où réside notre esprit démocratique national qui est magnifié partout dans le monde. C’est pour ça que nous n’avons pas de régionalisme, ni d’ethnicisme ou de tarikhisme. Bref c’est pour ça on est reconnu et respecté pour notre démocratie.

Et c’est pour ça, dans la plus grande maturité, les départements où Idrissa Seck a gagné, les sénégalais de ce département ne le proclament pas Président, ils attendent de savoir, dans le plus grand respect, ce que les autres sénégalais ont décidé par les urnes.

C’est pour ça, dans la plus grande maturité, les départements où Ousmane Sonko a gagné, les sénégalais de ce département ne le proclament pas Président, ils attendent de savoir, dans le plus grand respect, ce que les autres sénégalais ont décidé par les urnes.

C’est pour ça aussi, dans la plus grande maturité, les départements où Macky Sall a gagné, les sénégalais de ce département ne le proclameront pas Président, ils attendent de savoir, dans le plus grand respect, ce que les autres sénégalais ont décidé par les urnes.

Le vote que les sénégalais viennent de boucler ce dimanche 24 février, cher compatriotes, n’était pas un vote d’autodétermination où on chercherait à charcuter notre unité nationale, ou à démanteler notre intégrité territoriale. Non ! L’exercice démocratique qu’on vient d’accomplir devrait, au contraire, renforcer notre unité nationale et parfaire notre façon de faire peuple et continuer à faire briller notre modèle démocratique.

Nous savons, pour cela, que nous pouvons faire confiance à notre classe politique sur ce point. Ils savent concourir certes, ils savent exercer l’adversité virile jusqu’à la dernière énergie, mais enfin de processus, ceux que nous connaissons très bien et qui forment les états-majors des candidats, tous sont de valeureux républicains ! Et c’est surtout sur eux que nous comptons pour voir notre modèle grandir et s’améliorer par leur esprit de responsabilité que nous leur reconnaissons.

Même s’il y a eu des ratés par ci et par là, nous restons confiants sur la maturité de notre classe politique quand il s’agit de faire preuve de responsabilité après que tous les moyens légaux soient épuisés.

Nous reviendrons sur des analyses plus fines, quand les résultats seront définitifs. Afin que nous puissions tirer de ces élections les analyses les plus pertinentes pour notre démocratie pour en sortir les axes d’amélioration à prendre en charge dans nos lois et règlements.Par esprit républicain et démocratique. Mohamed LY – Président du Think Tank IPODE.

Après la posture du Serigne Moustapha Sy lors de la présidentielle : Le Pur au bord de l’implosion ?

https://www.dakaractu.com Au lendemain du scrutin du 24 février, « Le Témoin » quotidien jure que le Parti de l’Unité et du Rassemblement (Pur) risque l’implosion après la déroute du candidat Issa Sall. D’abord, il est bon de rappeler qu’à la veille de ces dernières élections, tout le monde, des alliés les plus influents aux transhumants les plus insignifiants, s’était levé pour déclarer ou manifester son soutien à l’un au moins des candidats. Même des guides religieux, sortant de leur neutralité à caractère spirituel, ont formulé des prières à l’endroit de certains candidats. De ce point de vue, Serigne Moustapha Sy n’était-il pas plus tenu que quiconque à bénir ou purifier son « Pur » dont il est le président ? Serigne-Bi n’était-il pas le plus indiqué pour manifester son soutien à l’endroit du Pr Issa Sall, quitte à faire une déclaration de nature à orienter ses talibés à voter « Pur » ? Rien de tout cela ! Au contraire, le Responsable moral du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty s’est distingué dans une position en clair-obscur synonyme de lâchage du candidat Issa Sall. Une chose est sûre, le Pur risque de voler en éclats dans pas longtemps. Certains cadres nous confient que le malheureux Issa Sall n’écarte pas de démissionner pour créer son propre parti politique digne de ce nom. Vrai ou faux ? Les prochains jours nous édifieront Le Témoin

Les femmes de la coalition IDY2019 manifestent sur la VDN : Un 2nd tour est exigé dans un “concert de marmites”,Dethié Fall malmené par la gendarmerie

À l’heure où ces lignes sont écrites, les femmes de la coalition IDY2019 sonnent la révolte sur la VDN. Une manifestation spontanément organisée par les ” amazones” de Idrissa Seck qui réclament un deuxième tour pour départager le candidat de BBY et leur leader.

Ainsi, c’est au sortir de leur point de presse animé par le professeur Amsatou Sow sidibé, Nafissatou Wade… qu’elles ont assiégé les abords de la VDN juste en face du siège de Bokk Gis-Gis. Armées de marmites et autres ustensiles de cuisine, c’est dans un ” Concert de marmites ” qu’elles ont choisi d’exiger un second pour  ce scrutin. Une réaction qui intervient à quelques heures de la déclaration des résultats provisoires par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV)
La gendarmerie est intervenue dans les premiers instants afin de contenir la foule à coups de gaz lacrymogènes. Dethié Fall, venu apaiser la situation, a été vigoureusement sommé de rejoindre les locaux du siège de Bokk Gis-gis par les limiers qui n’ont pas manquer de le malmener.

«NOUS SOMMES FACE À DES GENS QUI SONT PRÊTS À TOUT POUR RESTER AU POUVOIR…»

https://www.seneplus.com L’AS-Dakar matin-Hélène Tine revient à la charge sur la sortie du Premier ministre qui a annoncé la victoire de Macky Sall avec 57%

Hélène Tine revient à la charge sur la sortie du Premier ministre qui a annoncé la victoire de Macky Sall avec 57%. Selon elle, la grande surprise a été de tester que le camp du pouvoir à fait preuve d’un manque de respect notoire vis-à-vis du peuple sénégalais.

« Le camp du pouvoir a montré qu’ils étaient dans une panique totale avec la sortie de Mouhamed Boun Abdallah Dionne. Je ne dirais pas le Premier ministre, parce que ce n’est pas le PM qui a fait une sortie, où il est allait au siège de sa coalition pour parler en tant que soutien de Macky Sall. Parce que sa déclaration pouvait mettre le feu dans ce pays-là », dénonce Hélène Tine.

C’est pourquoi, dit-elle, « cette mobilisation est à saluer ». Poursuivant ces propos, elle précise, « nous n’accepterons pas ces forfaitures qu’ils ont faites. Lors des législatives, aussi, ils ont fait la même chose, en faisant une conférence de presse à 4 heures du matin pour annoncer que Dakar était tombé. Nous avons en face de nous des gens qui n’ont pas de scrupule, qui sont prêt à tout pour rester au pouvoir. Et nous devons faire face. Les tentatives de coup de force électorale ne passeront pas ».

Hélène Tine n’a pas manqué de saluer la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal et du président de la Cour d’appel. « Je voudrais saluer la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal qui a rappelé les principes et les règles du jeu. Et aussi du président de la Commission du recensement de vote qui est le président de la Cour d’appel Demba Kandji. Nous leur mettons devant leurs responsabilités », dit-elle.

MANIFESTATIONS DEVANT LE SIÈGE DE PAPE DIOP : AU MOINS 5 FEMMES ARRÊTÉES

http://www.emedia.sn La gendarmerie a fait une descente musclée au siège de Bok guis guis de Pape Diop. Près de 7 véhicules remplis d’hommes en bleu sont venus devant le siège où se tenait la conférence de presse des femmes de la coalition “Idy 2019”. Des femmes et des jeunes de l’opposition qui réclamaient un second tour ont barré la route. En riposte, les gendarmes ont lancé des grenades lacrymogènes. Au moins 5 femmes ont été arrêtées. Déthié Fall, vice-président de Rewmi, qui s’interpose, risque aussi d’être arrêté.

La publication des résultats provisoires par la Commission de recensement des votes est prévu demain jeudi, à 11 heures, au tribunal de Dakar

Manif’ improvisée de l’opposition sur la Vdn:huit personnes arrêtées

https://actusen.sn Au même moment où se tient le point de presse de  la coalition «Idy2019» au siège de «Bokk gis gis» sise sur la Vdn, nous venons d’apprendre que des membres de l’opposition ont improvisé une manifestation sur la Vdn.

Réprimés par les éléments des forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogène, ils se sont repliés sur le siège. Mais huit d’entre eux, quatre hommes et quatre femmes, ont été arrêtés

RÉELECTION TERNE DE MACKY À LA TÊTE D’UN PAYS AU BORD DE L’IMPLOSION!PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

POINT DE MIRE SENEPLUS – Même si le président sortant a gagné cette élection dans les conditions que l’on sait, il reste qu’au lendemain de ce scrutin, le Sénégal présente l’aspect d’un champ de ruines

Tout d’abord, il convient de dire que dimanche, au vu des résultats contradictoires qui circulaient et des graphiques assez fantaisistes balancés par le camp de Benno Bokk Yaakar (BBY) dans les rédactions — sans compter la déclaration totalement irresponsable du Premier ministre à la Télévision nationale et qui participait plutôt à brouiller les choses ! —, nous avions choisi de ne pas paraître le lundi.

La même attitude prudente, héritée sans doute des temps où notre journal était un hebdomadaire, nous a conduits à ne pas sortir hier. A présent que nous avons eu le tableau des résultats complets d’une source indépendante avec laquelle nous avons travaillé en toute confiance depuis 20 ans au moins, nous pouvons nous permettre d’écrire enfin sur les résultats de la présidentielle de dimanche dernier, hors vote de la diaspora faut-il le préciser. Et c’est pour dire qu’avec 2.483.122 suffrages, le président sortant, Macky Sall, obtient un taux de 58,63 % et passe donc dès le premier tour. Cela, nous sommes d’autant plus à l’aise pour le dire que l’auteur de ces lignes a voté et fait voter pour le candidat Idrissa Seck. Lequel, avec 867.921 voix et un pourcentage de 20,49, se classe deuxième. Ousmane Sonko se retrouve avec 646.873 bulletins en sa faveur pour un taux de 15,27 %. Les deux autres candidats que sont le Pr Issa Sall et Madické Niang récoltent des gains électoraux presque anecdotiques de, respectivement, 173.587 (4,10 %) et 63.603 (1,50 %) voix.

Vraisemblablement, le candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), malgré une excellente campagne électorale, n’a pas bénéficié du vote de l’ensemble des Moustarchidines. Le Guide moral de ce puissant mouvement l’aurait-il lâché en rase campagne électorale pour soutenir le candidat Macky Sall ? Des rumeurs le soutiennent avec insistance. Cela dit, et concernant la victoire du président Sall, comme le dit l’adage « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

C’est le cas de le dire. En emprisonnant pour des motifs fallacieux ses deux potentiels plus dangereux rivaux à l’élection de dimanche dernier, Macky Sall entache grandement son sacre et lui ôte tout éclat. D’avoir choisi ses adversaires, notamment Madické Niang passé miraculeusement à travers les gouttes du parrainage et à propos duquel nous avons écrit dès le départ qu’il jouait le rôle qui fut celui de Pascal Affi Nguessan en Côte d’Ivoire pour le président Ouattara — c’est-à-dire celui de lièvre — confère un goût amer à la réélection de M. Macky Sall. Autre enseignement à tirer de ce scrutin : le candidat de Benno perd le pays « utile » et est plébiscité dans l’arrière-pays. Ce étant entendu que, vu le caractère triangulaire du scrutin, ne peut être considéré comme ayant gagné un département que celui qui y a obtenu 50 % des suffrages exprimés plus un. Autrement dit, la majorité absolue.

A cette aune, force est de constater que Macky Sall a perdu dans le département de Dakar (face aux autres candidats réunis) — malgré les milliards dépensés notamment par la Der et la première dame, la transhumance de Moussa Sy, Banda Diop, Bamba Fall — ainsi que dans ceux de Pikine et de Guédiawaye. Il ne sauve la mise dans la région de la capitale qu’à Rufisque département. Il s’est aussi incliné à Thiès, à Tivaouane et à Touba Mbacké. Et quand on connaît toute la symbolique qui se rattache à ces deux derniers départements, on mesure l’étendue de la perte. Il convient d’ajouter à cela les trois départements de la région de Ziguinchor où Ousmane Sonko a fait un tabac. Pour un président de la République, perdre la région de sa capitale, ça fait toujours très mauvais genre. Et si on y ajoute les départements de Thiès et Tivaouane où sont concentrées les 75 % des activités économiques et industrielles du pays, il convient de se poser des questions assurément. Surtout quand la grande métropole de Touba-Mbacké est elle aussi tombée dans l’escarcelle des candidats de l’opposition, notamment Idrissa Seck.

Après, on pourra toujours gagner avec des scores « soviétiques » des régions comme celles de Matam, Podor, Bakel, Kolda, Vélingara, Tambacounda, Koungheul, Kaffrine, Kaolack et autres bleds perdus. Ce étant entendu que même si elles comptent électoralement, et c’est l’essentiel, et même si les voix ne se pèsent pas mais se comptent mais enfin en termes de poids économique et institutionnel, c’est-à-peu près zéro. Sans compter qu’en termes de prestige… Mais enfin, ça suffit au bonheur du président Sall qui s’est donc fait réélire haut la main. Il peut dire merci aux bourses familiales, à la pauvreté et à l’ignorance en particulier mais pas seulement. L’opposition, quant à elle, n’a pas démérité. Sans moyens financiers, handicapés par le parrainage qui a permis de filtrer dans des conditions particulièrement opaques certains de ses membres (en laissant miraculeusement passer un Madické Niang !), les candidats Idrissa Seck, Ousmane Sonko et, dans une moindre mesure, Issa Sall sont tombés avec les honneurs de la guerre. Avec 15 % des suffrages pour une première et chouchou de la diaspora, Ousmane Sonko a du panache et beaucoup d’avenir.

En votant massivement pour lui, en particulier en Casamance mais aussi dans la capitale, les Sénégalais ont montré que l’odieuse campagne de diabolisation menée à son encontre par le pouvoir en place et ses suppôts n’a guère eu d’effet sur eux. Issa Sall, on l’a dit, semble avoir été lâché par les Moustarchidines tandis que le « deal » honteux passé par Wade et son fils Karim avec le pouvoir en place a porté un coup de poignard à l’opposition. Idrissa, en réussissant à reconquérir le département de Thiès malgré le bataillon de ministres, députés, membres du haut Conseil, du CESE, directeurs généraux, présidents de conseils d’administration, hommes d’affaires fortunés du camp présidentiel et en se permettant même de contrôler le département voisin de Tivaouane, mais aussi Touba-Mbacké, démontre qu’il a l’étoffe d’un grand leader.

Un pays au bord de l’implosion

Cela dit, même si le président Macky Sall a gagné cette élection dans les conditions que l’on sait, il reste qu’au lendemain de ce scrutin, le Sénégal présente l’aspect d’un champ de ruines. En effet, le vote a fait apparaître des fractures ethniques et confrériques extrêmement graves. Les Pulaar, comme un seul homme, ont fait jouer le « Neddo ko bandoum » sans chercher à comprendre. Les Pulaar du Fouta, bien sûr, mais aussi de Kolda, de Vélingara, du Boundou et de la grande banlieue de Dakar. Le pays sérère aussi a voté Macky. Les Diolas, au lendemain des déclarations gravissimes de Moustapha Cissé Lô, ont fait bloc derrière leur fils Ousmane Sonko. Idrissa a gagné dans le pays Wolof. Surtout, surtout, on se trouve à deux doigts d’une guerre civile entre Tidianes et Mourides. De ce point de vue, les conversations que l’on entend en privé n’augurent rien de bon et nous nous garderons bien sûr de les reproduire. Idrissa Seck a gagné largement en pays mouride, les Tidjanes ont adoubé Macky Sall (qui avait pourtant déclaré s’être converti au mouridisme !). On nous objectera certes qu’Idrissa Seck et l’opposition ont remporté l’élection dans le département de Tivaouane mais il faut savoir que celui-ci comporte de fortes communautés mourides, ceci expliquant cela. Dans tous les cas, ce vote identitaire, ethnique et confrérique est porteur de germes de destruction de la cohésion nationale si l’on n’y prend garde. Le Sénégal a toujours été au-dessus de ces considérations qui ont fait imploser plus d’un pays en Afrique. Bien que peuplé à plus de 90 % par des Musulmans, il a été dirigé pendant 20 ans par le Catholique Senghor qui n’a pu le faire que grâce au soutien de tous les marabouts et notamment des Khalifes des confréries. Bien que Tidiane, son successeur Abdou Diouf étant considéré par le tout puissant Serigne Abdou Lahad Mbacké comme son propre fils. C’est cela, cette cohabitation harmonieuse entre les ethnies, les religions et les confréries, qui a toujours constitué la force et la spécificité du Sénégal. Hélas, au lendemain de l’élection de dimanche dernier, c’est un climat de guerre civile qui prévaut. Dieu sauve le Sénégal !

PERCEE DE SONKO EN CASAMANCE : Le «Umu ololy» en réponse au «Nédoko bandum»

https://www.jotaay.net La victoire écrasante de Ousmane Sonko à Ziguinchor continue de faire couler beaucoup de salive et d’encre. Selon les responsables de la coalition au pouvoir basés à Ziguinchor, les raisons sont multiples et diverses. Mais, celles qui viennent en permanence, c’est la sortie malencontreuse de Moustapha Cissé Lô, le vote affectif causé par le «Nédoko bandum» présumé de Macky Sall au Fouta en 2012, qui a fait naître le terme «umu ololy» qui veut dire «il est des nôtres». Sans compter aussi la vague de transhumants, l’apport de l’élite et de l’intelligentsia dans la diaspora casamançaise. Autant de raisons mises sur la table pour justifier cette cuisante défaite à Ziguinchor. Du côté de Pastef, on balaie ce discours d’appartenance de leur candidat. Ils mettent sur la table ce qu’ils appellent la stratégie ratée du pouvoir qui consiste «à affamer les populations d’abord pour après les attirer en leur donnant des miettes lors des cérémonies».

LE «UMU OLOLY» CONTRE LE «NEDOKO BANDUM»

Mamina Camara, président du Conseil départemental de Bignona, joint par téléphone, reconnait que les Casamançais, même si certains refusent de le reconnaitre, ont répondu au «Nédoko bandum» dont on accuse à tort son candidat. Cette perception ancrée dans les consciences, les Casamançais ont répondu par le «Umu ololy». Le président du Conseil départemental de Bignona soutient : depuis longtemps, on savait qu’il y avait une force qui naissait, le Pastef. Mais nous n’avions pas pour autant baissé les bras». On a toujours continué à travailler sur le terrain. Ce qui nous a permis de mesurer et de comprendre nos forces et faiblesses. La première raison de notre défaite, c’est le vote affectif et un repli identitaire qui ne dit pas son nom. Les villageois rencontrés nous ont dit clairement qu’ils aiment Macky Sall parce qu’il a beaucoup fait et continue à faire de bonnes choses pour la Casamance. Mais ils ont un de leurs fils qui est candidat. Donc ils préfèrent voter pour lui. Ils nous disaient qu’il est temps qu’un Sénégalais issu de la Casamance soit élu président de la République. Le discours de ‘’Umu Ololy’’ nous a désarçonnés».

Un constat partagé par le député du Kassa Aimé Assine, qui lui aussi a perdu son département, mais a sauvé les meubles en gagnant son bureau de vote et sa commune, Oukout. Pape Alioune Diédhiou, coordonnateur de l’Union des jeunes de la majorité présidentielle, a eu le même constat que ses aînés. Il a reconnu cet aspect sans faire de commentaire. Mais il aborde un autre aspect non négligeable qui, selon lui, a beaucoup pesé sur la balance, la présence des responsables sur le terrain uniquement en période électorale. «La population est frustrée contre les responsables de la mouvance présidentielle qu’elles ne voient sur le terrain que quand il y a élection»,constate-t-il.

Alioune Diédhiou, responsable de Pastef : «on a profité des failles de Benno»

Par contre, du côté de Pastef, cette assertion est balayée d’un revers de main. Selon Alioune Diédhiou, qui a accepté de dévoiler un pan de leur stratégie, Pastef a profité des failles de Benno pour communiquer. «Notre communication est partie de la politique qu’ils mènent sur le terrain. Leur rapport avec la population qui est basée sur la dépendance. Cette politique consiste à affamer la population et lui donner des miettes pendant des cérémonies, ou lors des campagnes électorales. Ils n’aident les gens qu’en ces moments. Alors que la population ne veut plus la dépendance», souligne-t-il, avant d’ajouter : «c’est ce constat que nous avons fait et avons axé notre communication sur cet aspect. C’est comme ça que nous avons réussi à faire comprendre le caractère ignoble de cette politique à la population. Nous avons demandé à nos militants d’aller récupérer cet argent qui est le leur et une fois dans l’isoloir, ils votent pour Sonko. L’anecdote que je raconte, c’est lors de la venue du président sortant. Beaucoup de nos militants ont été approchés pour accueillir Macky Sall moyennant de l’argent. Nous leur avons demandé de prendre l’argent et d’aller l’accueillir avec des tee-shirts tout en sachant que le jour du vote,ils vont voter pour Sonko»,nous raconte-t-il.

Alioune Diédhiou de révéler que le maire Abdoulaye Baldé a, sans le savoir, convoyé beaucoup d’étudiants de Pastef dans ses caravanes. C’est seulement dans les dernières vagues que ses proches s’en sont rendu compte et ont commencé à filtrer, alors que la majeure partie était déjà à Ziguinchor pour voter.

L’APPORT DE L’INTELLIGENTSIA

«Il y a aussi la présence des enseignants dans les villages les plus reculés du département. Ils sont partout. Ils tiennent et portent le discours de Ousmane Sonko. Ils ont été très déterminants dans ce vote. Ils ont influencé les populations de ces contrées», ajoute Mamina Camara. «Les étudiants sont arrivés en masse à 48 heures du vote. Des bus en nombre incalculables venus d’horizons divers, de Dakar, Saint-Louis, Bambey, Thiès. Ils étaient très nombreux. Sans compter les autres citoyens venus de la Gambie pour voter», fait savoir le président du Conseil départemental de Bignona.

LE DISCOURS DE CISSE LO A TOUT GACHÉ

La bourde de Moustapha Cissé Lô a aussi ajouté à la frustration. «Cette déclaration nous a beaucoup porté préjudice.

Le Casamançais peut tout supporter, sauf l’injure. Cette déclaration est une injure pour toute la Casamance. Une sortie qui malheureusement n’a pas été sanctionnée par le chef de l’Etat», regrette Mamina Camara. Pape Alioune Diédhiou ne dit pas le contraire. Mais va plus loin, pour soutenir : «il y a l’arrogance de certains leaders du parti. On note au niveau de certains responsables un manque d’humilité. Ils ne sont pas humbles. Ils se croient tout permis. Cette sortie de Cissé Lô en est une. Les responsables doivent apprendre à être humbles et bannir l’arrogance qui a fini de gâter l’image de l’Apr et de certains responsables de la Mouvance présidentielle».

L’APPORT DE LA DIASPORA

Le poids de la diaspora casamançaise a beaucoup pesé sur la balance. «Certains villageois disent clairement : ‘’nos fils, nos frères, nos parents de la diaspora nous ont demandé de voter pour Ousmane Sonko’’», révèle Mamina Camara. Pape Alioune Diédhiou ajoute d’autres raisons non évoquées par ses aînés. Le constat fait dans le dispositif de Pastef, c’est que les jeunes sont responsabilisés et c’est eux qui portent le combat. Le résultat est là. «Le dispositif de nos adversaires est composé à 90% de jeunes qui ont été responsabilisés et ont porté le combat. C’est ce que le président de la République doit comprendre. Chez nous, les jeunes sont marginalisés dans la prise de décision. Nous ne sommes pas impliqués ni associés. On ne comprend pas l’attitude de certains responsables».

LES TRANSHUMANTS

Dans le département d’Oussouye, le Benno qui pourtant a gagné les législatives a été renversé par le Pastef. Le coordonnateur de la coalition, joint par téléphone, jette le discrédit sur le parti. Selon Aimé Assine, c’est le parti qui a accepté des transhumants et pourtant, il avait dès le départ, alerté qu’ils n’allaient rien apporter à la coalition. «L’Apr, c’est pire qu’une armée mexicaine. En tout cas, moi Aimé Assine, j’ai gagné mon bureau et ma commune. Le maire d’Oussouye, Édouard Lambal, a battu campagne en marginalisant les autres responsables de la coalition de la commune. Malheureusement pour lui, il n’a gagné aucun bureau dans sa commune. Idem pour Tombon Guèye, dont la nomination comme conseiller technique à la primature a causé des frustrations dans le département. Lui aussi a été battu dans sa commune. Diénéba Goudiaby, elle aussi, a été battue dans sa localité. J’impute cette défaite au parti. Ces transhumants ont pesé sur la balance contre nous», déplore le député. Une thèse défendue dans la capitale sud du pays, Ziguinchor. Ici, l’arrivée d’Abdoulaye Baldé a tout perturbé. Une transhumance de dernière minute qui fait jaser des responsables qui soutiennent que le maire n’a rien apporté à Macky Sall. Ses lieutenants qui lui apportaient l’électorat, qui lui permettaient de rester maître de Ziguinchor, ont rejoint Sonko. Appelés pour réagir, les responsables de l’Apr ont préféré attendre la sortie de leur candidat pour faire le bilan, avant à leur tour de brandir leurs raisons. Baye Modou SARR

Le Sénégal ne mérite pas une opposition aussi médiocre Par MARVEL 

Le Sénégal a la chance de n’avoir jamais basculé dans le niveau de violence que connaissent certains pays voisins où le pouvoir se prend, se maintient ou se transmet souvent dans un bain de sang.

Le Sénégal sait voter, provoquer des alternances dans la paix. La liberté d’expression, la pluralité de l’information, la liberté de presse, la démocratie politique, …., sont des réalités au Sénégal, bien qu’il y’a encore beaucoup de choses à améliorer.

Le septennat qui est en train de s’achever nous amène à faire un constat amer. Jamais de l’histoire du Sénégal, une opposition n’a été aussi médiocre, aussi puérile, aussi inutile, aussi malhonnête. Son comportement depuis la soirée électorale du 24 Février 2019 à ce jour, et le calme qui règne dans le pays malgré l’appel de l’opposition à l’insurrection, démontre que la majorité des sénégalais n’a jamais été dupe et ne donne pas de crédit à ces aventuriers, composés en majorité de frustrés, de mécontents, d’aigris, de calculateurs, ….
Durant près de 7 années,chaque fois qu’il a été demandé à cette opposition :

« Que proposez-vous comme programme alternatif pour remplacer ce que vous dénoncez ou critiquez ? ».

Les réponses ont toujours été les mêmes, et du genre :

« Si je dis ce que je propose, le pouvoir va me piquer mes idées – Je ne veux pas servir de consultant à Macky Sall – Je dirai mes propositions lors d’une campagne électorale – Ce n’est pas à moi de faire des propositions, je ne suis pas au pouvoir – Mon programme est sur facebook – ……. ».

Lors des joutes électorales qui se sont déroulées durant le septennat de Macky Sall, cette opposition a ramené les débats à un niveau de plus en plus profond dans les caniveaux, ou s’est enfoncée dans la pyromanie.

Aux législatives de 2012, le principal argument de campagne a été « Macky Sall a dit que les marabouts sont des gens ordinaires ».

Aux élections locales, le discours tournait autour de « famille Faye – Sall – Timbo ».

Au Référendum de 2016, le principal argument agité par l’opposition était « nouveaux droits = légalisation de l’homosexualité ».

Aux législatives de 2017, il n’y en avait que pour des attaques personnelles, des insanités.

A chaque fois qu’un ministre ou haut fonctionnaire est limogé ou poussé à la sortie, il vient grossir les rangs de l’opposition, et peint immédiatement en noir tout ce qu’il vantait 24 heures avant.

Durant ce septennat, une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir a été lancée par un néo politicien dénommé Ousmane Sonko, la conquête par les Fake News, l’intoxication, le mensonge permanent, les fausses révélations. Cela permet ainsi de capter l’attention des sénégalais et des médias.

Les autres opposants en perte de vitesse s’y sont alors presque tous mis également, usant et abusant des réseaux sociaux, des sites d’information en ligne, des radios et télés. Ils se mettent alors à chercher des cibles faciles, des entités qui ont bon dos, et les jettent en pâture aux sénégalais.

Durant 7 ans, l’opposition a voulu une chose et son contraire. Elle dénonce un manque de dialogue, mais refuse systématiquement de s’assoir avec les tenants du pouvoir.

Comment de telles farfelus, aussi versatiles et paresseux les uns que les autres, ont-ils pu croire que la majorité des sénégalais ne réfléchit pas, ne se souvient de rien, et va les considérer comme une alternative ? Comment ont-ils ont cru que les Fake News et les discours grossièrement populistes suffiront à convaincre tout le monde ?

Comme à son habitude, la majorité silencieuse a montré qu’elle n’est pas dupe, qu’elle n’a pas besoin d’accéder aux réseaux sociaux pour connaitre la réalité, qu’elle reconnait les imposteurs et les grandes bouches

Les tendances et résultats sortis des urnes au soir du 24 Février 2019 à ce jour n’ont pas surpris ceux qui ont un brin d’honnêteté et de sens de l’observation.

Cette opposition médiocre et puérile a entendu de 18h à 21h les résultats qui étaient diffusés à travers les médias. Dès que les scores à la soviétique en faveur de Macky Sall commençaient à être la règle, le ballotage une grosse exception, les 2 principaux candidats de l’opposition ont vite été pris de panique et ont enclenché la phase B de leur stratégie de supercherie, à savoir brouiller les cartes en annonçant un 2ème tour inéluctable, et appelant à la baston des journalistes qui ont lu des résultats qui leur sont rarement favorables.

Sans surprise, le 1er à avoir appeler à la baston des journalistes, est celui-là même qui appelait à fusiller tous ceux qui ont eu à gérer le pays sans lui, celui qui répond par des insultes à toute interpellation légitime le concernant.

Les 2 caïmans alliés de circonstance (Idy et Sonko) donnent la conclusion des tendances qu’ils disent détenir, et refusent paradoxalement à leur adversaire de donner ce que lui considère comme la conclusion de ses tendances reçues. Quel esprit malhonnête !!!

Depuis le soir du 24 Février, tout y passe comme Fake News et Intox. Des vidéos d’enfants qui ont voté pour leur adversaire, des PV qui prouveraient la fraude mais invisibles, une lettre supposée de Wade à Macky Sall, une annonce d’un voyage de Macky pour fuir le pays pendant la proclamation des résultats, etc….. Ils ne s’arrêtent jamais. Ils se comportent comme des gamins, quand ils ne jouent pas au brigand en saccageant leur propre permanence pour divertir l’opinion.

Le Sénégal et les sénégalais n’ont pas mérité de n’avoir que cela comme choix alternatif, et certainement pas les 2 dangers publics qui espèrent arracher un 2ème par la supercherie.

** Idrissa Seck le roi de l’inconstance, tortueux à souhait, concepteur du Protocole de Reubeus, habitué des bourdes telles que Maka/Baka, promoteur des enregistrements et audiences du palais.

** Sonko l’amateur, impulsif, affabulateur, malhonnête, adepte des sociétés écrans.

Aujourd’hui ils s’assoient à la même table. Mais observez les dans quelques temps, ils vont se dévorer pour occuper la place du chef de l’opposition. Mais ils n’ont encore rien vu. MARVEL E-mail : marvel@hotmail.fr

CRIME ORGANISÉ DANS LE SAHEL : le journaliste Mouth Bane dissèque le fond de la problématique

https://www.dakaractu.com Le journaliste Mouth Bane, qui a dirigé et a été à l’origine de la création de beaucoup de quotidiens au Sénégal, s’attaque à la problématique du crime organisé dans le Sahel.

Enseignant de formation, son livre « le crime organisé dans le Sahel, l’utilisation du numérique et les politiques de prévention » « va au fond de la problématique liée aux crimes organisés dans le Sahel et insiste sur les raisons politiques de l’émergence des cartels criminels et les responsabilités historiques des pays occidentaux ». Aussi, lit-on dans le dos du livre « la richesse du sous-sol dans cette zone qui attire aussi bien les groupes criminels que les entreprises étrangères ». Mamadou Mouth Bane chercheur spécialisé en crimes organisés, sécurité et terrorisme, titulaire d’un Master d’études en diplomatie au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Dakar, montre par ailleurs dans son livre, « que la menace la plus préoccupante aujourd’hui pour les États demeure l’utilisation de moyens techniques sophistiqués dans les pratiques criminelles, grâce aux outils numériques qui se perfectionnent de jour en jour »


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*