Revue de presse du Mercredi 23 Septembre 2020

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Mercredi 23 septembre…1 décès signalé, 36 nouveaux cas contre 97 guéris

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce mercredi 23 septembre…Sur 1005 tests effectués, 36 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 3,58%. Il s’agit de 10 cas contacts suivis par les services sanitaires et 26 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit : Guédiawaye (3), Sacré Cœur (3), Kaolack (2), Ouakam (2), Yeumbeul (2), Dakar Plateau (1), Fann (1), Fatick (1), Liberté 6 (1), Guédiawaye (1), Mermoz (1), Saint Louis (1), Jaol (1), Louga (1), Maristes (1), Mbao (1), Nord Foire (1), Rufisque (1), Sicap Amitié (1) et Tivaouane (1).
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 97 patients qui étaient sous traitement, 23 cas graves et 1 décès a été enregistré hier-mardi 22 septembre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 14. 795cas déclarés positifs dont 11.718 guéris, 30 3 décédés et donc 2.773 sous traitement.

La Françafrique a 60 ans et toutes ses dents : Jean-Yves Le Drian, le nouveau Jacques Foccart

https://www.financialafrik.com Depuis son entrée au Gouvernement en qualité de ministre de la défense sous François Hollande puis de ministre des affaires étrangères sous Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, l’actuel patron du Quai d’Orsay, par ses faits d’armes sur le continent, rappelle le «Monsieur Afrique» de De Gaulle, le fameux Jacques Focart.
Mythique architecte des réseaux français en Afrique, Jacques Foccart a été, de 1959 à 1974, le conseiller du Général de Gaulles, l’homme-lige de Georges Pompidou, l’incontournable conseiller de Valéry Giscard d’Estaing pour les Affaires africaines et malgaches. Durant toutes ces décennies, Foccart a bâti les fondations et posé les jalons dans la durée du cadre d’expression des relations avec les nouveaux États indépendants, pensées comme un prolongement de la politique hexagonale : “Elles revêtent un caractère de coopération particulière entre la France et ses anciennes colonies d’une part et les autres pays africains d’autre part dans les secteurs les plus importants de leurs activités. De plus, elles se situent sur un plan de liens amicaux et personnels développés avec les dirigeants”, explique cet ancien de la cellule Afrique de l’Elysée.
La “méthode Foccart ” est portée par des générations politiques qui ont préparé puis orchestré la décolonisation de l’Empire français des années 1940 aux années 1980. Sortie de son cadre chronologique, elle est devenue une immuable recette des relations franco-africaines. La ” philosophie de la méthode Foccart ” est la conviction qu’il y aurait eu une politique africaine unifiée, celle de la ” Françafrique ” néocoloniale, avec son cortège d’interventions directes, de corruption des dirigeants et de rôle trouble d’intermédiaires, de coups tordus de mercenaires et d’interventions militaires à l’instar des coups de boutoir du mercenaire Bob Denard, ou des facteurs typiques de ce réseau comme Robert Bourgi, Jean Yves Olivier …
En effet, faire un flash back sur les méthodes et l’influence de Jacques Foccart est un exercice indispensable pour éclairer certains des ressorts longtemps cachés et bien sombres de la Ve République et des relations franco-africaines. Les réseaux montés par Foccart constituent le cœur de ce qu’on peut appeler la méthode Foccart, comme elle est au fondement même de ce qu’on désigne sous le nom de “Françafrique”, qu’il a, avec le général de Gaulle, contribué à fonder et à orienter la politique française en Afrique qui a permis à Paris de maintenir son influence et sa diplomatie, notamment au sein des Nations Unies où le groupe Afrique s’aligne, la plupart du temps, sur ses positions, notamment les pays d’expression francophone.
Le secret de l’influence de Jacques Foccart, et ce qui démultiplie l’efficacité de son réseau, c’est ce qu’on peut appeler la multipositionnalité de Jacques Foccart, c’est-à-dire le fait qu’il occupe à l’Élysée, dans l’appareil de l’État et au sein du mouvement gaulliste, un certain nombre de positions stratégiques à cheval sur le formel et l’informel. Le réseau de Jacques Foccart s’appuie sur des positions institutionnelles multiples dont il peut mobiliser les ressources pour étendre son influence au sein d’autres institutions et d’autres réseaux : c’est ce que nous appellerons la «toile» de Foccart. Cette toile Foccart si elle a vieilli et a eu quelque peu du mal à se recycler car l’eau a assez coulé sous le pont avec la montée en puissance des nouvelles générations en Afrique qui en appellent à la rupture, elle n’en reste pas moins efficace avec un Jean-Yves Le Drian qui mène à peu près de façon philosophique les mêmes méthodes avec une orientation concentrée sur l’affairisme et le recyclage des anciens hommes des services et de l’armée en nouveaux lobbyistes ou conseillers occultes dans le giron de la diplomatie souterraine.

La méthode Le Drian, le nouveau Foccart

Sous Hollande, Jean-Yves Le Drian s’est retrouvé souvent à couteaux tirés avec Laurent Fabuis qui occupait le poste de ministre des Affaires Etrangères. C’est à partir de l’ opération Serval puis, plus tard, de Barkhane, lors de l’intervention de l’armée Française au Mali, que Jean- Yves Le Drian a commencé à tisser sa toile. Il a réussi en son temps à convaincre Hollande à prioriser la construction de programmes sécuritaires régionaux.
C’est à cet instant précis que le ministère français de la Défense a pris l’ascendant sur le Quai d’Orsay sur les questions africaines. Ce tournant géopolitique et géostratégique militaire a fondamentalement permis, qui plus est, à Jean-Yves Le Drian de bâtir son réseau tout au long du quinquennat en s’appuyant sur ses fonctions de ministre de la Défense où il jouait de façon informelle, le rôle de ministre de l’Afrique. D’ailleurs, les dirigeants nostalgiques de la Françafrique, opposants et rebelles centrafricains, Tchadiens et autres de passage à Paris, marquaient régulièrement une escale technique chez Cédric Lewandowski, le directeur du cabinet de Jean-Yves Le Drian.
Le Drian, à l’instar de Jacques Foccart, gère ses réseaux en toute discrétion. «L’équipe Le Drian n’était pas préparée à l’Afrique, mais elle a su très vite s’appuyer sur le savoir-faire militaire français pour gérer les affaires d’otages et l’intervention au Sahel», explique une bonne source introduite dans les arcanes Françaises en Afrique . Devenu ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian expérimente son multilatéralisme sécuritaire et la philosophie de la promotion scabreuse de préférer “un Diable que la France maîtrise qu’un ange inconnu”, quoique porté par les aspirations et la volonté des peuples du continent. Ainsi les pouvoirs en Afrique et les nostalgiques de la Françafrique utilisent le canal Le Drian pour atteindre Macron.
La crise Malienne qui a semblé surprendre plus d’un n’a pas, selon nos sources, surpris Jean Yves Le Drian qui commençait à être exacerbé par l’attitude du président IBK. Il n’a pas hésité dans un tweet de dire sans gants : “Au Mali, le président IBK n’a pas été au rendez-vous des aspirations du peuple, il y avait une crise de confiance réelle dans ce pays, qui a abouti à ce coup d’État.” Resté quelque peu en retrait sur le dossier malien, préférant laisser la main à la CEDEAO afin de mener la pression sur la junte, Jean-Yves Le Drian a néanmoins gardé les yeux grandement ouverts sur le Mali où la Turquie la Russie et l’Algérie multiplient les ballets diplomatiques. Rodrigue Fénélon Massala

Covid-19-Le PIB mondial devrait désormais chuter de 4,5% en 2020, selon l’OCDE

https://www.sikafinance.com Le PIB mondial devrait baisser de 4,5% cette année 2020 avant de se redresser et d’afficher une croissance de 5% en 2021. Telle est la quintessence des nouvelles prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiées ce 16 septembre 2020 et intitulées Perspectives économiques intermédiaires.
Ces prévisions sont nettement moins alarmistes que celles qui figuraient dans les Perspectives économiques publiées en juin 2020 où la croissance mondiale devrait s’effondrer de 7,6% cette année.
Cet optimisme est essentiellement imputable aux meilleures performances que prévu enregistrées en Chine et aux États-Unis au premier semestre 2020 et aux plans de riposte massivement adoptés par les pouvoirs publics à coup de politiques monétaires et budgétaires expansionnistes.
L’économie chinoise devrait ainsi selon l’OCDE voir son PIB progresser de +1,8% en 2020, pour ensuite atteindre +8% en 2021.
S’agissant des Etats-Unis, après une contraction de 3,8% prévue cette année, la croissance devrait bondir à +4% en 2021.
Le rapport note toutefois qu’à fin 2021, la production sera encore inférieure dans de nombreux pays au niveau auquel elle se situait avant le début de la pandémie.
Par ailleurs, l’incertitude liée au temps qu’il faut à la pandémie pour se dissiper constitue une menace pour la confiance des entreprises et des consommateurs, et in fine de la croissance mondiale.
Dans ce contexte, une résurgence plus forte de la pandémie ou des mesures d’endiguement plus strictes pourraient amputer de 2 à 3 points de pourcentage le taux de croissance mondial en 2021, ce qui se traduirait par un chômage encore plus élevé et une période prolongée d’atonie de l’investissement, précise le rapport.Dr Ange Ponou

Deutsche Bank entrevoit une crise financière imminente

 (Agence Ecofin) – Selon Deutsche Bank, le monde risque de connaître une crise financière du fait des effets pervers des interventions massives des banques centrales et des gouvernements pour faire face à la crise de la covid-19. Elle reste toutefois optimiste sur les performances économiques à court terme.
Le groupe bancaire allemand Deutsche Bank entrevoit des signes d’une crise financière dans l’état actuel de la finance internationale. Selon Peter Hooper, son économiste en chef, les réponses budgétaires et monétaires apportées par les gouvernements notamment des pays développés pour lutter contre les effets de la covid-19 ont conduit à une surévaluation croissante des actifs et une augmentation des niveaux d’endettement.
« Les crises financières ont souvent été déclenchées dans le passé dans de telles conditions à la suite du passage inévitable des politiques d’assouplissement appliquées en temps de crise vers des politiques de resserrement », a déclaré M. Hooper. Il précise toutefois que cette évolution des choses ne surviendrait que dans plusieurs années, mais qu’elle pourrait surprendre en arrivant plus tôt.
La crise sanitaire qui peine à prendre fin depuis son explosion en mars 2020 a été suivie d’une série de mesures des banques centrales et des gouvernements, qui ont injecté massivement d’argent au sein des économies. Dans ces conditions, la dette mondiale était en hausse de 15 000 milliards $ à la fin du premier semestre 2020, selon des données publiées par l’Institute for International Finance, une association des banques centrales du monde basée à Washington.
Seulement, cet argent n’a pas servi à financer la relance économique, mais à combler le manque des revenus des entreprises ; ce qui a gonflé les épargnes. Fort de ces ressources, la demande pour les actions des sociétés cotées, notamment les valeurs technologiques, a augmenté poussant vers le haut les valorisations boursières. Si cela a généré de la plus-value pour certains investisseurs, il y a un risque de bulle, car les sociétés ciblées ont parfois atteint des valeurs au-delà de leurs capacités à générer des rendements raisonnables.
Deutsche Bank est cependant optimiste pour le court terme. Son économiste en chef voit désormais une contraction de 3,9% de l’économie mondiale contre une prévision initiale de 5,9%.
Pour 2021, le groupe entrevoit désormais une croissance de 5,6% contre 5,3% initialement. Dans tous les cas, ce niveau de croissance ne sera pas suffisant à compenser les niveaux de valorisation de certaines sociétés qui ont progressé parfois de plus de 300%.Idriss Linge

Le Nigéria va (enfin) ratifier l’accord sur la ZLECAf

https://www.sikafinance.com Après s’être montré réticent lors du lancement de la ZLECAf en mars 2018, puis signé l’accord un an plus tard, en juillet 2019, le Nigéria se prépare à ratifier l’accord marquant ainsi formellement et définitivement son adhésion au marché unique africain.
Ce lundi 21 septembre, Niyi Adebayo, le ministre nigérian du Commerce, a annoncé que la première économie du continent a engagé le processus de ratification de la ZLECAf, alors qu’il recevait en audience Mene Wamkele, le secrétaire général de l’institution.  » Le Nigéria est actuellement en train d’obtenir les approbations pour ratifier l’accord dans les plus brefs délais », a-t-il révélé.
Niyi Adebayo a souligné que son pays a mis en place un comité chargé de définir et mettre en œuvre la stratégie du pays en vue de tirer parti de la ZLECAf. L’engagement formel du géant économique nigérian avec ses 200 millions de consommateurs va ainsi donner du poids à un marché panafricain nanti d’un potentiel 1,2 milliard de consommateurs qui devrait accélérer la transformation économique du continent.

Dans un rapport publié en juillet dernier, la Banque mondiale relevait que ZLECAf devrait générer 450 milliards $ de revenus supplémentaires pour le continent et induire des hausses de rémunération de 9 à 11% de la population active.

A la faveur de l’inauguration du siège de la ZLECAf le 18 août dernier, le président ghanéen Nana Akufo-Addo avait appelé l’ensemble des Etats à ratifier l’accord avant le prochain sommet de l’Union africaine en décembre. Notons que l’organisation panafricaine a annoncé l’opérationnalisation des premiers échanges dans le cadre de l’accord dès janvier 2021.
En janvier 2020, 54 Etats avaient signé l’accord de la ZLECAf et 30 Etats l’avaient ratifié.Jean Mermoz Konandi

UEMOA : 33 129,6 MILLIARDS MOBILISÉS PAR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT EN 2019

Dakar, 23 sept (APS) – Les établissements de crédit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont mobilisé à fin 2019 des ressources d’un montant global de 33 129,6 milliards CFA, lesquelles ont ainsi progressé de 11,4%, indique un nouveau rapport de la BCEAO, la banque centrale commune aux pays concernés.

Les dépôts et emprunts, qui représentent 84, 1% de ces ressources, connaissent « une hausse annuelle de 10,8% en ressortant à 27 836,7 milliards à fin 2019 », relève le rapport de la Commission bancaire.

Il précise qu’ »ils sont constitués de dépôts à vue (14 964,9 milliards ; 53,8%) et de dépôts à terme (12 871,7 milliards ; 46,2%), qui ont augmenté, au cours de la période sous revue, respectivement de 11,1% et 10,5% ».
Quant aux fonds propres nets du système bancaire, qui constituent 11, 2% du montant global, ils ont « crû de 519,4 milliards (+16,2%), en passant de 3 204,8 milliards en 2018 à 3 724,2 milliards un an plus tard ».
Les autres ressources (dettes rattachées, versements à effectuer sur titres et immobilisations financières, comptes d’ordre et divers, provisions pour risques et charges), « elles se sont consolidées de 142,3 milliards (+10,0%), en glissement annuel, pour se fixer à 1 568,7 milliards à fin 2019 ».
La trésorerie des établissements de crédit de l’Union est restée déficitaire, passant de -2 945,0 milliards au 31 décembre 2018 à -2 773,4 milliards à fin 2019, en amélioration de 171,6 milliards (+5,8%).
Au 31 décembre 2019, le produit net bancaire (PNB) de l’Union s’est établi à 2 057,3 milliards, en progression de 4,3%, en rythme annuel.
Le résultat des opérations de trésorerie et opérations avec les établissements de crédit et assimilés, est « ressorti déficitaire de 192,4 milliards en 2019 contre 210,2 milliards un an plus tôt ». ASG/BK

Covid-19/BCEAO : Près de 3 370 milliards FCFA pour la 26ème injection de liquidités

La vingt-sixième (26ème) opération d’injection de liquidités de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans l’économie de la zone, a porté ce 21 septembre 2020 sur un montant de 3 369,5 milliards FCFA, soit 5,14 milliards d’euros.
L’opération qui s’apparente à un prêt de la Banque centrale aux établissements de crédit de l’Union, a été réalisée selon une maturité de 7 jours (une semaine) au taux d’intérêt fixe de 2%, le plus faible taux directeur de l’histoire de l’institution d’émission monétaire.
Au total, les quatre-vingt-cinq (85) banques commerciales ayant soumissionné à cet appel d’offres, ont vu l’entièreté de leurs besoins de liquidités couverts par la Banque centrale.
Ainsi, la répartition des montants de refinancement alloués à chaque secteur bancaire des huit (8) de l’UEMOA se fait comme suit  :

Résultat global de l’injection de liquidités du 21 septembre 2020

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=661FA064-838A-4199-B754-51E7C0E94364Dr Ange Ponou

Relance de la croissance : Le Sénégal aux dépens de l’extérieur

https://www.dakarmatin.com/ «Le Produit intérieur brut (Pib) réel se contractera de 0,7 % cette année, du fait de la pandémie et des mesures strictes d’endiguement qui ont entraîné des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu», a déclaré hier, Mme Corinne Deléchat, cheffe de l’équipe des services du Fmi en visite au Sénégal.
Les perspectives économiques du Sénégal sont jugées favorables par la mission du Fmi qui vient de s’achever. Mais ces bonnes prévisions sont dépendantes des performances de l’économie mondiale. Une nouvelle projection du Produit intérieur brut réel du Sénégal. Après avoir établi le recul du Pib du Sénégal de cette année à 1,1%, compte tenu du Covid-19, les services du Fonds monétaire international revoient une nouvelle fois à la baisse le Pib.
«L’économie sénégalaise a été durement touchée par la pandémie du Covid-19. Il est maintenant prévu que le Pib réel se contractera de 0,7 % cette année, du fait de la pandémie et des mesures strictes d’endiguement qui ont entraîné des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu», a déclaré Mme Corinne Deléchat, citée dans le communiqué sanctionnant leur mission virtuelle au Sénégal. En effet, relève la fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods, «une reprise graduelle de l’activité économique s’opère depuis le mois de mai, avec la levée de la plupart des restrictions liées au Covid-19, suivie de la réouverture des frontières en juillet. La riposte sanitaire énergique du Sénégal donne des signes encourageants. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 et d’hospitalisations a diminué progressivement ces quatre dernières semaines. En 2021, la production devrait rebondir, avec une croissance supérieure à 5% portée en partie par des perspectives favorables dans le secteur agricole».

Cependant, souligne Mme Deléchat, «cette projection est sujette à des risques considérables, du fait des incertitudes entourant le rythme de la reprise mondiale et l’évolution de la pandémie, qui pourraient continuer de nuire à des secteurs importants de l’économie, tels que le tourisme, le transport et l’hôtellerie».

Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, avait dit pourtant, lors de la dernière Revue annuelle conjointe (Rac) 2019, qu’avec «les dernières estimations, la croissance serait de -0,7%, alors qu’elle était initialement projetée à 6,8% dans la Loi de Finances initiale 2020».
Une hypothèse plus inquiétante que celle du Fmi. Qui au-delà du Pib, a passé en revue la loi de finances rectificative pour l’année 2020 et l’établissement des principaux paramètres du projet de loi de finances 2021, en préparation de la deuxième mission de revue du programme Icpe, prévue pour la fin octobre 2020. Sur la Lfr 2020, Corinne Deléchat et son équipe assurent que «l’exécution se déroule globalement conformément aux prévisions, avec une mise en œuvre robuste du Programme de résilience économique et sociale (Pres) pour faire face à la pandémie du Covid-19».
A leurs yeux, «l’exécution du budget jusqu’à fin août 2020 a été globalement satisfaisante, et les objectifs qui ont été fixés pour le reste de l’exercice 2020 restent atteignables». Cependant, précise l’Institution, «des incertitudes demeurent quant à la mobilisation des ressources programmées. La mission encourage donc les autorités à continuer d’agir avec prudence afin de maintenir le déficit aux alentours de 6% du Pib comme prévu dans la loi de finances rectificative 2020».
Quid de l’établissement des principaux paramètres du projet de loi de finances 2021 ? Le Fmi note des progrès considérables.lequotidien.sn

Croissance le FMI confirme la contraction de 0,7 % de Amadou Hott

https://www.dakarmatin.com La croissance économique serait de 0,7% en 2020. Le Fonds monétaire international (FMI) confirme ainsi le ministre de l’Economique Amadou Hott qui a affirmé récemment que du fait de la pandémie, notre PIB réel devrait se contracter à 0,7%. La pandémie a entrainé des des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu.
Eh bien, le FMI qui a effectué une mission au Sénégal du 9 au 18 septembre pour mettre à jour les projections macroéconomiques et examiner l’exécution des lois de finance a confirmé les difficultés économiques de notre pays. En effet, la chef de la mission, Madame Corinne Deléchat a déclaré que l’économie sénégalaise a été durement touchée par la pandémie de COVID-19. Par conséquent, «une reprise graduelle de l’activité économique s’opère depuis le mois de mai, avec la levée de la plupart des restrictions liées à la COVID-19, suivie de la réouverture des frontières en juillet.»
Elle souligne que «la riposte sanitaire énergique du Sénégal donne des signes encourageants.» et cite la baisse des nombres de nouveaux cas de COVID-19 et d’hospitalisations es quatre dernières semaines. Le Fmi déclare aussi qu’en 2021, «la production devrait rebondir, avec une croissance supérieure à 5 %, portée en partie par le secteur agricole ». Cependant, «cette projection est sujette à des risques considérables, du fait des incertitudes entourant le rythme de la reprise mondiale et l’évolution de la pandémie, qui pourraient continuer de nuire à des secteurs importants de l’économie, tels que le tourisme, le transport et l’hôtellerie.»Le Témoin

Baisse de 3,9% de l’activité économique en juillet

https://www.financialafrik.com L’activité économique hors agriculture et sylviculture au Sénégal a enregistré une baisse de 3,9% en rythme mensuel, au mois de juillet 2020 comparée au mois précédent, selon les données établies par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
La DPEE lie cette contraction à celle de l’administration publique (-19,5%), le secondaire (-1,5%) et le primaire (-3,9%).
La baisse de l’activité du secteur primaire hors agriculture et sylviculture est imputable au repli de 18,6% de la pêche. Quant au sous-secteur de l’élevage, il s’est bien comporté, enregistrant une progression de 7,0% sur la période.
Sur un an, la DPEE signale une contraction de 12,8% de l’activité du secteur primaire en liaison avec la baisse des abattages contrôlés de viande (-16,9%) et la pêche (-4,6%).
Concernant le repli du secteur secondaire, la DPEE avance qu’il est imputable aux activités extractives (-13,6%), à la construction (-9,5%), à la production de métallurgie et de fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux  (-9,4%), à la  fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction  (-5,4%) et au  raffinage du pétrole et cokéfaction (-20,5%).
Toutefois, la  production et distribution d’électricité et de gaz  (+9,3%), la fabrication de matériels de transport (+84,3%) et la  filature, tissage et ennoblissement textile  (+4,5%) se sont bien comportées sur la période.
Sur une base annuelle, l’activité du secteur secondaire a néanmoins enregistré une baisse de 1,4%, en liaison avec les contreperformances notées sur la fabrication de produits agroalimentaires (-11,5%), la  production de métallurgie et de fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux  (-27,1%), la fabrication de matériels de transport (-43,2%) et le  sciage et rabotage du bois  (-41,7%).
En revanche, durant la période sous revue, les sous-secteurs de la  filature, tissage et ennoblissement textile  (+47,9%), de la  fabrication de savons, détergents et produits d’entretien  (+160%), du  travail du caoutchouc et du plastique  (+15,1%) et de la  production et distribution d’eau, assainissement et traitement de déchets  (+3,8%) ont affiché de bons résultats.
Concernant le secteur tertiaire, il s’est consolidé de 1,9%  en variation mensuelle en juillet 2020 à la faveur des  activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives (+228,9%), des  activités spécialisées, scientifiques et techniques  (+13,9%), du transport (+9,1%), du commerce (+1,9%), des activités immobilières (+2,4%) et de l’ hébergement et restauration  (+7,8%).
Par contre, l’information et la communication  et les  activités financières et d’assurances  se sont respectivement contractées de 4,7% et 8,8%, sur la période.
Sur un an, un repli de 6,9% de l’activité du tertiaire est noté en juillet 2020, en liaison avec le commerce (-7,2%), le transport (-15,6%), l’ information et la communication  (-9,2%), les  activités de services et de soutien de bureau  (-20,0%), les  activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives  (-70,5%), l’enseignement (-6,3%) et les services d’hébergement et restauration (-18,3%). Albert Savana

PERTES D’EMPLOIS, DIMINUTION DE REVENUS : LA MAJORITÉ DES MÉNAGES IMPACTÉE PAR LA CRISE SANITAIRE (ANSD)

Dakar, 22 sept (APS) – La majorité des ménages sénégalais a été impactée par la pandémie de Covid-19 en termes de perte d’emplois, de diminution de revenus et de difficultés d’accès aux services de base, a révélé mardi une étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
La phase de collecte de l’enquête de haute fréquence de suivi de l’impact de la covid-19 auprès des ménages, s’est déroulée de la période du 3 juin au 19 juillet 2020, a précisé la structure dans un rapport rendu public ce jour.
Le document parvenu à l’APS indique que la majorité des ménages a été impactée par la pandémie de la covid-19 depuis mars 2020 à travers des canaux de transmission dont les plus importants portent sur la perte de l’emploi d’avant Covid-19, la diminution du revenu du travail et des transferts privés.

L’enquête réalisée auprès de 1.220 manges évoque également les difficultés d’accès aux services de base, les produits alimentaires et la santé.

Parmi les chefs de ménages qui avaient un emploi avant la crise, 60 % ont conservé le même emploi, 4 % ont changé d’emploi et 36 % ont arrêté de travailler, dont 30% pour des motifs liés à la covid-19, fait-on par ailleurs savoir.
L’ANSD souligne que les chefs de ménage travaillant dans les services, dans le commerce, dans l’administration publique, dans les transports et les communications, dans les mines et carrières sont particulièrement touchés par la crise de la covid-19.
Les travailleurs de l’agriculture semblent beaucoup plus épargnés que leurs pairs, alors que 85% des ménages affirment subir une baisse de leurs revenus, rapporte la source.
Elle signale que les revenus qui se contractent le plus sont celui des entreprises familiales non agricoles et les transferts privés à l’endroit des ménages.
Durant la phase de cette enquête (3 juin au 19 juillet 2020), le pays a enregistré 4.974 nouvelles contaminations au virus de la covid-19 avec une moyenne journalière de 106 cas positifs, le bilan des décès des suites de la maladie étant en ce moment-là de 122, rappelle l’ANSD.AKS/OID

Approvisionnement en produits alimentaires : Comment les ménages sénégalais ont ressenti l’impact de la Covid-19.

https://www.dakarmatin.com Face à la crise économique sans précédent déclenchée par la pandémie de Covid-19, six ménages sur dix ont essayé de s’approvisionner en produits alimentaires sans le pouvoir, selon une enquête publiée par l’ANSD, qui porte uniquement sur des données collectées entre le 3 juin et 19 juillet 2020.
L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a publié un rapport sur le suivi de l’impact de la Covid-19 sur le bien être des ménages. L’impact de la pandémie sur l’accès des ménages  aux services de base a été mesuré dans cette enquête.
Et un graphique montrant l’accès aux denrées de première nécessité depuis mars 2020, indique que 27% de ménages ont eu besoin de s’approvisionner en masque, mais n’ont pas pu. Toutefois, 67% ont pu satisfaire leur besoin en ce sens, et 3% de ménages n’ont pas manifesté le besoin de s’en procurer, selon l’ANSD.
50% de ménages n’ont pu satisfaire leur besoin en poisson frais, tandis que 47% ont pu s’approvisionner normalement. Pour le riz importé, ils ont été nombreux à s’être ravitaillés (60%). 22% des ménages n’ont pu satisfaire leur besoin en riz importé, alors que les 18% n’en avaient pas besoin.
Le besoin en sucre a été satisfait à hauteur de 70% pour les ménages, dont 29% de demandes non-satisfaites. 60% de ménages ont pu s’approvisionner en pain moderne, contre 31% de demandes qui sont restés vaines. La demande des ménages en produits désinfectants a été satisfaite pour 84% de ménages, alors que 10% de familles n’ont pu bénéficier de l’offre.
En étroite collaboration avec la direction générale de la planification et des politiques économiques (DGPPE) et la Banque mondiale, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a livré un rapport détaillé sur l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur les ménages Sénégalais.
Dans le rapport rendu public ce mois de septembre, il est précisé que la période de l’enquête et de la collecte s’est étendue sur près de deux mois, soit entre le 03 juin au 19 juillet 2020.
Le document de révéler que la majeure partie des ménages ont été impactés depuis mars 2020. Avec comme conséquences directes : La perte de l’emploi d’avant covid-19, la diminution du revenu du travail, des transferts privés, les difficultés d’accès aux services de base etc…

Connaissance de la covid-19 par les sénégalais : 99.8 % des ménages concernés… 

Ainsi, le rapport de souligner que, pour ce qui est de la connaissance et ou des informations de base sur la pandémie et donc la covid-19 : 99.8 % des chefs de ménage sont concernés.
Autrement dit : « La quasi-totalité des chefs de famille appliquent au moins les gestes barrières contre la Covid-19. Cet engouement que reflètent les chiffres, illustrait cependant le début de la pandémie… »
Car au moment de l’enquête, il est clairement mentionné qu’à cette période, le Sénégal comptait exactement 4.974 cas de contamination avec une moyenne journalière de 106 cas positifs et 122 décès. Une situation qui contraste avec l’évolution conséquente de la pandémie du fait d’un certain laxisme.

« La situation actuelle relate plutôt une période de relâchement vis-à-vis des gestes barrières. »  

Le graphisme de démontrer que durant cette période, près 9 chefs de ménage sur 10 ont connaissance d’au moins une mesure gouvernementale contre la Covid-19. Les principales mesures étant : La limitation des déplacements (70%), le couvre-feu (69%),et l’interdiction de rassemblements (68%), fermeture des marchés (52%), fermeture des écoles et des universités (51%.)

Les impacts de la Covid-19 sur l’emploi des chefs de ménage… 

La déclaration de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu ainsi que les autres restrictions imposées par l’État dans le cadre de la lutte contre le coronavirus a directement impacté l’emploi de la plupart des chefs de famille.
Si l’on se fie au rapport produit par l’ANSD et autres, « Parmi les chefs de ménage qui avaient un emploi avant la crise, 60% ont conservé le même emploi, 4% ont changé de travail et 36% ont arrêté de travailler dont 30% pour des motifs liés à la covid-19.)
Dans une analyse plus approfondie on apprend également que : « les chefs de ménage travaillent dans les services, dans le commerce, dans l’administration publique, les transports, les communications, dans les mines et carrières sont particulièrement touchés par la crise de la Covid-19. » À remarquer que les travailleurs de l’agriculture, la pêche, la sylviculture, semblent tout de même beaucoup moins touchés par la pandémie.

85% des ménages ont vu leurs revenus baisser… 

Au total, 85% des ménages interpellés lors de ces enquêtes ont affirmé avoir subi une baisse de leurs revenus. Les revenus qui se contractent le plus étant le revenu des entreprises familiales non agricoles et les transferts privés à l’endroit des ménages. A noter une baisse de 82% des transferts monétaires depuis le Sénégal et 80% concernant les transferts monétaires depuis l’étranger.

Le Burkina Faso inaugure la 1ère usine de production de panneau solaire de l’Afrique de l’Ouest

https://www.sikafinance.com Le gouvernement burkinabé a procédé ce 22 septembre à l’inauguration de l’usine  » Faso Energy « , la toute première usine de de fabrication et d’assemblage de panneaux solaires en Afrique de l’Ouest.
Implantée dans la zone industrielle de Kossodo, à Ouagadougou, la capitale, le coût d’investissement de l’usine Faso Energy  est de 3,25 milliards FCFA, soit 4,95 millions d’euros.
D’une capacité de production de 30 MW d’énergie chaque année et de 200 panneaux solaires fabriqués par jour,  l’usine va contribuer à réduire le déficit électrique du pays et le coût d’acquisition du matériel solaire ainsi qu’à générer plus de 2 000 emplois dont 170 emplois directs.
 » Avec cet effort qui est en train de se déployer, nous allons pouvoir offrir à nos concitoyens, de l’énergie à bas coût, et faire en sorte qu’ils puissent contribuer au développement économique et social du pays, parce qu’ils auront des ressources qui seront économisées « , s’est réjoui, Christophe Joseph Marie Dabiré, le chef du gouvernement.
Intervenant, Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre en charge de l’Energie, a révélé que, dans la poursuite de ce dynamisme et pour tirer profit de la richesse du soleil au Burkina Faso ainsi que dans la vision du pays de réduire considérablement sa dépendance énergétique vis-à-vis de ses pays voisins,  » 16 centrales seront en construction dans tout le pays, dans les mois et années à venir,  pour un coût de 250 milliards de F CFA ».
Soulignons par ailleurs que pour sa mise en œuvre,  » Faso Energy  » a dû bénéficier de la part du gouvernement de certaines facilités, notamment le non-paiement des taxes douanières pendant l’implantation de l’usine et de près d’un milliard de FCFA d’exonération de taxes.Olivia Yao

Selon la Banque mondiale,l’Afrique de l’Ouest comptera plus de 700 millions d’habitants en 2050

https://www.sikafinance.com Portée par l’un des taux de fécondité les plus élevés au monde (soit une moyenne de 5 enfants par femme ces 5 dernières années), l’Afrique de l’Ouest devrait compter en 2050 plus de 700 millions d’habitants, révèle une analyse de Caroline Plante, spécialiste Agriculture à la Banque mondiale, publié ce 21 septembre.
Si ce dynamisme démographique est un atout du fait de son impact sur la consommation et la production,  » il représente aussi des défis incontestables, notamment en matière de sécurité alimentaire « , relève la Banque mondiale.
En effet selon l’institution, d’ici 2050, la demande de viande et de produits laitiers en Afrique subsaharienne devrait augmenter de respectivement 327 % et 270 %, contre 190 % pour les céréales, par rapport à 2012.
 » Au Burkina Faso par exemple, la consommation de lait devrait atteindre 1,3 million de tonnes et celle de viande de bœuf, 0,5 million de tonnes, soit un accroissement de respectivement 176 % et 290 % entre 2015 et 2050  »
Afin de faire en sorte que la production de la région suive le rythme de l’évolution de la demande et que les pays évitent de dépendre fortement de l’extérieur, la Banque mondiale recommande de renforcer la productivité du secteur de l’élevage avec la promotion de l’élevage mobile (pastoralisme) et des projets régionaux dans ledit secteur.Olivia Yao

TourismeICovid : le patronat annonce 300 milliards de FCfa de pertes

http://lesoleil.sn La situation est difficile pour le patronat du tourisme. En l’espace de six mois de pandémie de la Covid-19, le secteur a perdu 300 milliards de FCfa.
La pandémie de la Covid-19 a occasionné des pertes de plus de 300 milliards de FCfa pour l’industrie du tourisme, a déclaré le président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique (Fopits), Mamadou Racine Sy, lors d’une conférence de presse à Dakar mardi. « Nous ne voyons pas de visibilité avant la saison 2021-2022. Celle de 2020-2021 est déjà perdue. Nous ne pouvons jamais rattraper le chiffre d’affaires que nous avons perdu », a-t-il dit.
Plus de trois tours d’horloge, les acteurs de l’industrie touristique ont passé en revue les principales difficultés que traverse le secteur avec cette crise. Six mois que le secteur du tourisme est en crise en raison des mesures prises, notamment la fermeture des frontières. Jusqu’à présent, les hôtels sont « quasiment vides » malgré la reprise timide des activités économiques au Sénégal, indique Mamadou Racine Sy. Il note que le taux d’occupation des hôtels tourne entre 5 et 20% ; ce qui ne permet pas aux réceptifs de faire face à leurs charges. Pourtant le Président Macky Sall, « sensible à la situation du secteur », avait ordonné un certain nombre de mesures pour aider le tourisme. La première prise par le Chef de l’État, magnifie Mamadou Racine Sy, a été de porter le crédit hôtelier à 15 milliards de FCfa même si, précise-t-il, ce n’est pas un cadeau offert aux entreprises. Il s’agit d’un prêt qui a permis au secteur de faire face à la crise. « Sans le crédit hôtelier, aujourd’hui, on ne parlerait plus de tourisme au Sénégal. Cela a permis d’aider plus de 1.300 entreprises et financer les besoins en fonds de roulement pour permettre le paiement des salaires durant trois mois et supporter les coûts des factures d’eau et d’électricité », a déclaré le président du Fopits. Il a remercié le Président Macky Sall pour cette « mesure  salutaire » et le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, qui a «très rapidement mis en place les ressources qui ont permis au crédit de jouer son rôle ». Ce crédit hôtelier, dit-il, a permis d’éviter un « marasme sur le plan social » et un « effondrement » de l’industrie touristique. Cependant, les ressources allouées aux entreprises du secteur du tourisme n’ont tenu que trois mois alors que la pandémie est encore là. Le patronat fait face à des charges, notamment les salaires, la fiscalité, les échéances bancaires, etc. « La situation est inédite et exceptionnelle », souligne Mamadou Sow, le président du Syndicat des agences de voyage.

Le patronat réclame une « amnistie fiscale »

Aujourd’hui, le patronat du tourisme attend de l’État un soutien fort sur le plan fiscal. Le président du Fopits réclame un « plan Marshall » pour soutenir le secteur et « des solutions courageuses » pour aider le tourisme à tenir. « Il faut chercher d’autres solutions comme l’amnistie fiscale. Nous l’envisageons et nous pensons que le Gouvernement doit aussi l’envisager. Ce serait courageux de dire que l’année 2020 est une année blanche sur le plan fiscal et reporter les échéances jusqu’en fin 2021 », a plaidé M. Sy. Si rien n’est fait, beaucoup d’emplois dans le secteur sont menacés.

4 milliards payés aux réceptifs hôteliers

Beaucoup de réceptifs hôteliers ont été utilisés pendant la pandémie pour accueillir les malades de la Covid-19. Ces hôtels ont commencé à entrer dans leurs fonds. « Je peux confirmer que 4 milliards de FCfa ont été payés aux réceptifs hôteliers et il reste 3,7 milliards à payer et qui ont été transmis au ministère de l’Économie pour règlement », a informé, hier, le président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique, Mamadou Racine Sy.

10 milliards pour la rénovation du King Fahd

En marge de la réunion des membres de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique, Mamadou Racine Sy a informé que le King Fahd Palace est en chantier. Les investissements pour rénover cet espace se chiffre à 10 milliards de FCfa. Cette rénovation, dit-il, va permettre au Sénégal de faire face à ses engagements internationaux.Aliou Ngamby NDIAYE

Crédit hôtelier et touristique : Plus de 476 millions pour 611 entreprises

https://www.lequotidien.sn Au total, 611 entreprises œuvrant dans le secteur du tourisme ont reçu hier, un financement pour un montant global de 476 millions 878 mille 719 francs Cfa. Un financement qui entre dans le cadre du Crédit hôtelier et touristique (Cht).
Ainsi 245 établissements mem­bres du Regroupement national des organisateurs privés de hadj et de la umrah au Sénégal (Renophus) ont bénéficié d’un montant de 122 millions 500 mille francs Cfa.
Les acteurs de la chaîne de valeur touristique membres du Collectif des Pme, Tpe et acteurs de la chaîne de valeur touristique (Compact) «Yaatal» au nombre de 366 en ont eu un montant de 354 millions 378 mille 719 francs Cfa repartis entre 9 agences de voyage, 27 établissements d’hébergement touristique, 30 restaurants et 300 acteurs de la chaîne de valeur.
«Avec un taux d’intérêt de 2 à 3,5%, un différé de deux ans et une durée de remboursement de huit ans, le Crédit hôtelier et touristique, accordé à des conditions très avantageuses et dans des délais très courts, a fini de prouver toute sa pertinence, surtout dans ce contexte de crise que traverse le tourisme sénégalais», souligne-t-on dans un communiqué du ministère en charge du Tourisme.
Le ministre du Tourisme et des transports aériens, Alioune Sarr, exhorte ainsi les différentes structures bénéficiaires à développer des initiatives pour aider leurs différents membres à s’organiser davantage et à constituer les dossiers qui leur permettront de bénéficier de l’accompagnement du Cht. Alioune Sarr appelle en particulier les membres du Renophus à se mobiliser davantage pour accompagner l’Etat dans la promotion de la destination Sénégal à travers le tourisme religieux.
«Avec le financement du Crédit hôtelier et touristique, le gouvernement du Sénégal a réussi à sauvegarder l’outil de production de l’industrie touristique et par la même occasion, préserver des milliers d’emplois», mentionne le communiqué.
Avec cet appui financier, les fonds du Crédit hôtelier et touristique connaissent une augmentation d’un à quinze milliards de francs Cfa. Le financement a permis en effet, aux entreprises touristiques et hôtelières de payer leurs salariés et prendre en charge les dépenses fixes incompressibles comme les factures d’eau, d’électricité, de téléphone, de location et les frais d’entretien et de gardiennage.

Conséquences de la pandémie–LES CHIFFRES DU DRAME : Le tourisme a perdu 350 milliards–1137 employés licenciés à Saly

36% de chefs de ménage ont perdu leur emploi
Les acteurs du secteur du tourisme, rassemblés hier autour du président du Fopits, ont rappelé que les effets du Covid-19 n’ont pas encore cessé de les tourmenter et de menacer l’existence de certaines de leurs structures. Reconnaissant les efforts de l’Etat, ils demandent néanmoins encore plus d’efforts de la part des pouvoirs publics.
Les bons résultats de la gestion de la pandémie de Covid-19 au Sénégal, loués de partout dans le monde, ne se reflètent pas encore pleinement dans le domaine économique. Et l’un des secteurs qui continue d’en pâtir le plus est celui du tourisme dans sa globalité. Les hôteliers, restaurateurs, tour-opérateurs, guides touristiques et toutes les activités connexes, continuent de tirer la langue face à la dèche financière et aux perspectives sombres.
Ce sont environ 350 milliards de perte sèche qu’a enregistré le secteur depuis le début de la pandémie au Sénégal, à savoir le mois de mars 2020. Les membres de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (Fopits), se sont retrouvés hier au King Fahd Palace hôtel, sous la présidence de Mamadou Racine Sy, pour échanger sur leur situation et sur certaines mesures à prendre.
Dès l’entame de son propos, le président du Fopits a insisté sur la rapidité de réaction du chef de l’Etat Macky Sall qui, «dès l’annonce de cette pandémie, a demandé que notre secteur, qui était lourdement impacté, soit l’objet de mesures, qui nous ont permis de nous maintenir la tête hors de l’eau». Ainsi, le crédit hôtelier, qui a été rapidement débloqué, aura permis d’assister plus de 1300 entreprises du secteur. Mamadou Racine Sy a précisé que l’argent débloqué a permis «de financer les Besoins en fonds de roulement (Bfr) et de prendre en charge des coûts de facteurs comme les salaires, l’eau et l’électricité, pour une période de 3 mois».
Ce crédit n’est pourtant pas un don, mais juste un prêt qu’il faudra rembourser, alors que la pandémie ne semble pas disposée à quitter le monde en ce moment. Ce qui indique que pour cette année, l’activité pourra être considérée comme «morte». Certains hôtels n’affichent pas plus de 20% de taux de remplissage, au mieux, alors que les restaurateurs n’ont encore aucune visibilité. D’où le spectre des fermetures de masse, ou pour d’autres encore, de licenciements pour motif économique ! D’ailleurs, des hôteliers de Saly portudal ont annoncé le licenciement imminent de 1137 em­ployés permanents, du fait du marasme économique. Quant aux saisonniers, on les a déjà oubliés.
Néanmoins, et il le répètera plusieurs fois, le patron du King Fahd hôtel et du Fopits va saluer les efforts accomplis par le Président Macky Sall pour le secteur, et la diligence de tous ses ministres impliqués. C’est ainsi, dira-t-il, que le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, en charge de la Santé, a débloqué 4 milliards de francs Cfa, pour payer les factures des hôtels occupés par des personnes en quarantaine, durant l’Etat d’urgence. Un reliquat de 3,5 milliards a été transmis aux services du ministère des Finances et du budget pour règlement.
Cependant, la crainte des opérateurs économiques du secteur touristique est de voir que toutes les charges qui avaient été suspendues par la volonté de l’Etat, ne reviennent les étouffer encore plus. Ainsi, il a fallu une réaction énergique pour que les services des Impôts lèvent les Atd qu’ils avaient placés sur certaines entreprises. Et les banques qui avaient fait des reports de créance risquent de redemander leurs dus.
D’où l’idée lancée par certains collègues de Mamadou Racine Sy présents à la rencontre, de solliciter «une exonération fiscale». Pour ne pas dire, amnistie. Car avec le déficit de leurs chiffres d’affaires, il faudrait à certaines structures, et non des moindres, plusieurs années pour retrouver l’équilibre financier. Le patron du Terrou Bi a annoncé un déficit du chiffre d’affaires de 9 milliards. Equivalent quasiment à celui déclaré par Racine Sy pour le King Fahd. Dans ces conditions, si les impôts venaient à s’ajouter aux créances bancaires, la situation pourrait vite devenir intenable. https://www.lequotidien.sn

Tourisme : «Le crédit hôtelier a permis d’aider plus de 1300 entreprises (…)Les banques doivent accepter les reports sur les impôts»(Mamadou Racine Sy, Président de la Fopits)

https://www.dakaractu.com Les acteurs du tourisme se sont réunis, ce 22 septembre, pour passer en revue la situation actuelle du secteur lourdement affecté par la pandémie à coronavirus dès son apparition dans le pays.
En effet, la Fédération des Organisations Patronales de l’Industrie Touristique et Hôtelière du Sénégal (Fopits) a tenu une réunion d’échanges pour élaborer des solutions de sortie de crise. Selon le président de la Fopits, Mamadou Racine Sy, sans le crédit hôtelier mis en place par le chef de l’État, Macky Sall, la situation allait être beaucoup plus catastrophique.
« Ça a permis d’aider plus de 1300 entreprises, de financer les besoins en fonds de roulement et de supporter le coût des factures sur une période de 3 mois », a expliqué le PDG de l’établissement King Fahd Palace en précisant qu’il s’agit là d’un prêt à rembourser et non d’un don. D’ailleurs, Mamadou Racine Sy qui a présidé la rencontre d’échanges a profité de la tribune pour plaider en faveur des acteurs touristiques le report sur les impôts et les patentes qui sont arrivés à échéance.
« Les banques doivent jouer le jeu, tout le monde doit jouer le jeu. Quand quelqu’un meurt, quand vous lui tirez dessus ça devient une mutilation de cadavre, notre secteur a aujourd’hui, atteint un seuil critique il faut donc prendre des mesures à la hauteur de la gravité de cette pandémie », a confié le président de la Fopits qui invite notamment les banques à accepter les reports au moins jusqu’à l’année prochaine.

RELANCE ÉCONOMIQUE POST-COVID : L’ADEPME VA ACCOMPAGNER 120 ENTREPRISES

Dakar, 22 sept (APS) – L’Agence d’encadrement et d’accompagnement des PME (ADEPME) veut contribuer au renforcement de la résilience des entreprises qui ont été fortement impactées par la crise sanitaire de la COVID-19, a indiqué mardi à Diourbel, Baboucar Moundor Ngom, adjoint du gouverneur chargé des affaires administratives.
‘’L’ADEPME compte lancer la seconde édition du concours national de plan d’affaires mais cette année avec le contexte covid-19, elle souhaite contribuer à renforcer la résilience des entreprises face à ce choc qui a eu à perturber le jeu économique’’, a-t-il dit.
L’autorité administrateur présidait la réunion consacrée à la deuxième édition du concours national de business plans dédié aux entreprises. Selon lui, il serait important pour Diourbel d’avoir beaucoup d’entreprises éligibles parce que l’intérêt c’est de faire de sorte qu’elles puissent’’ se maintenir mais également se relever’’.
A en croire l’adjoint du gouverneur de Diourbel, ‘’sauver une entreprise c’est en sauver plusieurs autres compte tenu de l’interdépendance qui existe entre ces différentes structures’’.
Ainsi, ADEPME ambitionne de ‘’les aider à relancer leurs entreprises pour sortir de cette période assez sombre de la pandémie de la covid-19 et de leur permettre de réellement de créer de la richesse mais surtout créer des emplois’’, a indiqué son secrétaire général, Mbaye Jean Marie Diop.
Cette deuxième édition est destinée aux PME qui ont entre 1 et 7ans d’existence à pouvoir soumettre leurs plans de relance.
‘’L’entreprise devra aussi tenir une comptabilité c’est-à-dire avoir un système minimal de trésorerie ou au mieux des états financiers simplifiés. On a voulu aussi consacré cette édition aux petites entreprises qui n’ont pas un chiffre d’affaire supérieur à 250 millions FCFA’’, a-t-il relevé.
Les entreprises pourront s’inscrire sur une plateforme digitale www.businessacademy.sn sur laquelle chaque unité pourra s’identifier et ut poster son plan de relance.
‘’Le concours national cible 120 entreprises et nous avons fait une petite discrimination pour que chaque région soit représentée. On va sélectionner au moins cinq entreprises par région’’, a martelé M. Diop. Pour cette deuxième édition, chaque lauréat recevra un montant compris entre 5 et 20 millions FCFAAMD/AKS

MONNAIE ÉLECTRONIQUE DANS L’UEMOA  : PLUS DE 51 MILLIONS DE COMPTES EN 2019

Dakar, 23 sept (APS) – Le nombre de comptes de monnaie électronique ouverts au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a augmenté de 37,9% en 2019, indique la BCEAO dans un nouveau rapport.
Il s’est en effet établi à 51.009.424 en 2019, contre 37.001.348 à la fin de 2018, selon ce document de la commission bancaire de la BCEAO. Les comptes actifs représentent 47,6%, contre 48,4% l’année précédente.
Au 31 décembre 2019, l’Union comptait 10 établissements de monnaie électronique (EME) agréés, contre huit un an plus tôt. Ces établissements ‘’sont répartis dans cinq pays’’.
‘’Les filiales du groupe français Orange, au nombre de quatre, occupent une position dominante au sein du système des services financiers numériques offerts par les EME agréés dans l’UEMOA.’’
Le rapport signale qu’’’au 31 décembre 2019, l’encours de la monnaie électronique émise par ces assujettis s’est établi à 387,6 milliards de francs CFA, contre 332,7 milliards en 2018, soit une progression de 16,5%’’.
Les transactions via la téléphonie mobile effectuées par l’intermédiaire des EME ont progressé de 26,0% au cours de la période sous revue, s’élevant à 26.096,7 milliards à la fin de 2019, contre 20.704,3 milliards un an plus tôt.
Quant au volume global des transactions, il a enregistré une hausse annuelle de 40,3% en atteignant 2.406.937.675 opérations au cours de la période sous revue.ASG/ESF

Le Forum économique mondial annule son édition 2021 en raison du coronavirus

 (Agence Ecofin) – Finalement, le Forum de Davos édition 2021 est annulé. D’abord prévu pour janvier 2021, le coronavirus avait poussé les organisateurs de l’événement à envisager son report à l’été de la même année. Selon plusieurs médias suisses, la prochaine édition ne devrait pas avoir lieu avant 2022.
Le Forum économique mondial (WEF) qui se tient tous les ans à Davos, en Suisse n’aura finalement pas lieu en 2021. C’est ce qu’a annoncé l’organisation dans une lettre récemment adressée à l’industrie hôtelière suisse.
Cette annulation est due à la pandémie de coronavirus qui secoue actuellement l’Europe et qui a fait à ce jour 4,6 millions de contaminés pour 218 449 morts. A la fin du mois d’août 2020, l’organisation a indiqué que son édition 2021 ne se tiendrait pas à Davos du 26 au 29 janvier comme prévu.
Après avoir envisagé de la tenir au début de l’été de la même année, il semble désormais que la prochaine édition ne soit pas prévue avant 2022.
Fondé en 1971 et siégeant à Genève, le WEF se décrit comme une fondation à but non lucratif. Sa réunion qui se tient chaque année à Davos, en Suisse est un événement très attendu chaque année. Il rassemble en effet des dirigeants d’entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des intellectuels et des journalistes, qui débattent des problèmes les plus urgents de la planète, y compris dans les domaines de la santé et de l’environnement. Moutiou Adjibi Nourou

Oragroup reçoit de la BIDC une ligne de crédit de 50 millions d’euros pour soutenir les PME/PMI

(ORAGROUP) – La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) annonce ce jour, l’octroi à ORAGROUP d’une ligne de financement de 50 millions d’euros destinée au financement des investissements des PME/PMI des 8 pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
L’accord de ligne de crédit était signé au siège de la BIDC par M. George Agyekum Nana DONKOR, Président de la BIDC et Mr. Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général de ORAGROUP SA. Cette ligne de crédit de refinancement de la BIDC qui permettra de financer environ 34 PME/PMI avec un ticket moyen de l’ordre de 1,03 milliard FCFA, devrait contribuer à la création de 818 nouveaux emplois permanents.  D’ailleurs, elle participe à la mise en œuvre du nouveau modèle économique de la BIDC et de sa stratégie d’intervention dans le secteur privé d’une part, et d’autre part, s’inscrit dans l’optique de soutenir ORAGROUP à renforcer son expertise en accompagnant ce secteur. L’accord signé entre les deux institutions bancaires démontre la volonté d’agir ensemble afin de maximiser les investissements qui s’inscrivent en cohérence avec l’agenda multilatéral du développement durable.

A propos de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC)

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) est le bras financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui comprend quinze (15) Etats membres que sont  : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.
La BIDC a pour mission de contribuer à la création de conditions permettant l’éclosion d’une Afrique de l’Ouest économiquement forte, industrialisée, prospère et parfaitement intégrée tant au plan interne que par rapport au système économique mondial, afin de profiter des opportunités offertes par la mondialisation.
La Banque intervient notamment dans les domaines suivants  : les infrastructures, le transport, l’énergie, les télécommunications, l’agriculture, le développement rural, le secteur social, l’industrie, les services (les services financiers, l’ingénierie financière, l’hôtellerie / le tourisme etc.). Les interventions de la BIDC se présentent comme suit  : l’octroi de prêts à long, moyen et court terme, les prises de participation, l’octroi de lignes de crédit et la mise en place d’accords-cadres pour le refinancement, et les opérations et services d’ingénierie financière.
A ce jour, la BIDC a approuvé le financement de deux cent quatre-vingt-dix-huit (298) projets pour un montant de deux milliards soixante-dix millions d’unités de compte (2,07milliard UC), soit environ deux milliards huit cent quatre-vingt-quatre millions de dollars (2,84 milliards USD). Pour de plus amples informations, veuillez consulter www.bidc-ebid.org

CASH TRANSFER : 241,4 MILLIONS PERCUS PAR 1469 MENAGES

http://www.emedia.sn A ce jour, 241 millions F CFA ont été distribués, par cash-transfer, aux ménages victimes des inondations, sur l’enveloppe de trois milliards dégagée par le chef de l’État, Macky Sall, début septembre.
D’après Le Soleil, 1469 ménages sinistrés en sont bénéficiaires, dont 1185 dans la région de Dakar et 284 dans celle de Saint-Louis.
Ce mercredi, 23 septembre, quelques 675 autres ménages vont percevoir 112 millions F CFA, rapporte le journal. Lequel signale, s’agissant des bénéficiaires, que 229 ménages ont reçu, chacun, 100 000 F CFA, pour un montant de 52 millions. Et 945 ménages, l’envoi de 200 000 F CFA, soit un total de 189 millions F CFA.

Morcellement de 20 hectares du ”Hangar des pèlerins” de l’Aéroport Lss  : 557 parcelles en jeu

https://actusen.sn La Commune de Yoff est désormais autorisée à procéder au lotissement des titres fonciers N°2130/NGA, 5948/NGA, 213/NGA, 5942/NGA et une partie du TF 526/NGA d’une superficie graphique globale de 20 hectares environ, sis au lieu dit «Hangar des pèlerins».
SourceA qui donne l’information dans sa parution de ce mercredi, précise que 557 parcelles numérotées de H1 à H557 d’une contenance graphique variant de 150m2 à 2865m2 sont concernées par cette décision prise, depuis le 20 juillet 2020, par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.
Abdou Karim Fofana interrogé par nos confrères tient, cependant, à faire quelques précisions : «les terres du domaine national peuvent faire l’objet d’un lotissement autorisé par le Ministère de l’Urbanisme, à la demande de la Commune. Chaque semaine, j’en signe pour toutes les Communes du Sénégal.  Si la personne, qui a la compétence pour demander, nous demande et respecte les critères, nous autorisons. C’est une autorisation d’occuper et de découper une zone. C’est bien moi, qui ai autorisé cela. C’est ma compétence de le faire. J’en fais, tous les jours».
Pour justifier cette décision d’Abdou Karim Fofana, ajoute le journal, on invoque un siège du Commissariat général au pèlerinage à La Mecque,  deux équipements sanitaires, deux équipements commerciaux et quatre sièges de société.

FLEUVE SÉNÉGAL : UNE LÉGÈRE REMONTÉE DES EAUX À BAKEL

Dakar, 22 sept (APS) – Les eaux du fleuve Sénégal, après avoir amorcé un retrait à la station de Bakel (est), affichent une légère remontée ce mardi, indique la division régionale de l’hydraulique de Saint-Louis (nord).
Le plan d’eau, qui avait reculé à la cote de 8,69 mètres lundi, est remonté à 8,72 mètres ce mardi matin, explique-t-elle dans un bulletin hydrologique parvenu à l’APS.
Plus en aval, à Podor, la crue du fleuve Sénégal affiche toujours une tendance haussière, mais en avançant à un rythme plus lent qu’au cours de ces derniers jours.
Selon la division régionale de l’hydraulique de Saint-Louis, le plan d’eau a gagné 2 centimètres entre lundi et mardi, passant de 4,80 mètres à 4,82 mètres, se rapprochant un peu plus de la cote d’alerte de 5 mètres.
A Richard-Toll où la cote d’alerte est de 3,35 mètres, le plan d’eau, resté stationnaire dimanche et lundi, affiche une tendance haussière. De 3,07 mètres, lundi à 8 heures, il affichait ce matin une cote de 3,08 mètres, contre 2,98 mètres, le 22 septembre de l’an dernier.
Le niveau du fleuve Sénégal à Saint-Louis se situe encore loin de la cote d’alerte de cette station, qui est de 1,75 mètre. Il est en effet de 1,14 mètre, ce mardi, contre 1,15 mètre, le 22 septembre 2019 à 8 h 00.
La décrue se poursuit à Matam, où l’eau du fleuve Sénégal a reculé de 8 centimètres au cours des dernières vingt-quatre heures. Dans cette station, son niveau est redescendu à 8,19 mètres ce matin, contre 8,27 mètres, lundi, pour une cote d’alerte de 8 mètres.ASG/ESF

DÉMARRAGE « INCESSAMMENT’’ DES TRAVAUX DE DRAGAGE ET DE BALISAGE DE LA BRÈCHE DU FLEUVE SÉNÉGAL À SAINT-LOUIS

Dakar, 23 sept (APS) – Le ministères des Pêches et de l’Economie maritime, et celui en charge du Développement communautaire et de l’Equité territoriale, viennent de signer un contrat d’un montant de 7 milliards 242 millions 343 927 francs CFA, portant sur le dragage et le balisage de la bèche sur le fleuve Sénégal à Saint-Louis (nord).
Le contrat a été paraphé par Alioune Ndoye, ministre des Pêches et de l’Economie maritime, et son homologue Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ministre du Développement communautaire et de l’Equité territoriale.

Le dragage et le balisage de cette brèche « ont été recommandés en urgence pour freiner la récurrence des accidents des pirogues à l’embouchure » du fleuve Sénégal.

« C’est dire l’importance du dragage dont la réalisation atteste de l’attachement » des pouvoirs publics « à la communauté des pécheurs et à la sécurité en mer des acteurs », a déclaré Alioune Ndoye.
Il s’exprimait lors de la cérémonie de signature dudit contrat, mardi dans les locaux de son ministère à Diamniadio, en présence de son homologue Mansour Faye, de plusieurs responsables et acteurs du secteur de la pêche artisanale et dignitaires de Saint-Louis.
Des représentants de l’entreprise tchèque adjudicataire du marché de dragage et de balisage de la brèche de cette commune du nord du Sénégal ont aussi pris part à la rencontre.
Selon le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, l’Etat du Sénégal va mobiliser 7.242.343.927 sur le Budget consolidé d’investissement pour le financement des travaux.
Les travaux qui devront démarrer « incessamment », vont selon lui se poursuivre de manière continue. Alioune Ndoye a invité tous les acteurs à « une franche collaboration » pour la réussite du projet.
De même a-t-il exhorté les responsables de l’entreprise tchèque adjudicataire du marché à veiller au respect des délais des travaux.
Le président de la République, malgré la conjoncture liée au contexte marqué par la pandémie de Covid-19, a « bien voulu autoriser la mise à disposition des ressources financières » pour le dragage et le balisage de cette brèche, a-t-il relevé.
La cérémonie de signature de cette convention « marque un tournant décisif dans la prise en charge de la demande sociale de la communauté des pêcheurs de la région de Saint-Louis et de Guet-Ndar en particulier », a-t-il ajouté.
Il a rendu un vibrant hommage aux « valeureux pécheurs sénégalais » qui, selon lui, « bravent de jour comme de nuit les aléas de la mer pour nourrir les populations sénégalaises et contribuer à notre économie », avant de s’incliner « respectueusement devant la mémoire de tous les pécheurs qui ont péri en mer ».SG/BK/ASG

Coronavirus Sénégal : des spécialistes racontent le calvaire des cancéreux depuis le début de la pandémie

https://www.pressafrik.com Profitant de leur face-à-face avec les conseillers du conseil économique, social et environnemental au 5ème Jour de la 2ème session du Cese, des spécialistes en cancérologie ont raconté le calvaire des cancéreux…
L’apparition de la pandémie de Covid-19 a mis les malades du cancer dans une situation inconfortable. C’est du moins ce qu’a expliqué la « patronne » de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer. À en croire Dr Fatma Guenoune, les malades du Cancer ont peur d’être atteints de la Covid-19 sachant qu’elle peut entrainer des complications plus graves. il arrivait, confie-t-elle, aux malades de payer jusqu’à 40 mille francs pour quitter Thiès et venir à Dakar. « Beaucoup avaient du mal à en trouver. Ce qui a provoqué des retards de rendez-vous, de recommencement de leur chimiothérapie. ils étaient en colère parfois et étaient aussi dans le chagrin. Face à tout cela, la Lisca a beaucoup communiqué pour sensibiliser les malades du Cancer », soutient Dr Guenoune. Laquelle se félicite du fait que sa structure a pu collecter, lors du téléthon qu’elle a organisé quelques jours avant l’apparition de la Covid-19, 150 millions de francs. Et de révéler que « nous avons dépensé 110 millions sur les 150 millions pour la prise en charge des malades du cancer. notre objectif était de construire une unité de chimiothérapie à Thiès. Malheureusement, nous n’avons pas pu parce que nous avons dépensé les 110 millions. il ne reste que 40 millions. Mais, nous allons tout faire pour respecter notre promesse. »
La présidente de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer plaide pour qu’il y ait « dans chaque hôpital régional une unité qui prenne en compte la maladie cancéreuse. il faudrait former les infirmiers pour pouvoir orienter les cancéreux dans ces unités… » Lors de son exposé, le professeur Mamadou Diop, Directeur de l’institut Joliot-Curie de lutte contre le Cancer de l’hôpital Le Dantec s’est demandé pourquoi on ne devrait pas réformer notre système de santé ici au Sénégal. « Avant le cancer du col de l’utérus, c’était uniquement les médecins mais aujourd’hui les sages -femmes le font. Et cela est accepté par l’OMS. Je pense qu’il faut être ouvert. nous devons pouvoir réformer notre système médical et paramédical. Les sages-femmes sont les premières à assister lors de l’accouchement. Donc, on doit les former pour qu’elles puissent détecter très tôt ce cancer. nous n’avons pas beaucoup de moyens d’action. par exemple, nous avons 5 médecins au Centre Joliot-Curie qui n’ont pas de bureau. ils n’ont pas où recevoir par exemple ceux qui viennent leur rendre visite ».
Réagissant aux exposés des différents intervenants, le conseiller Mouhamadou Fall du Cese a d’abord tenu à confirmer les difficultés que rencontrent les malades du Cancer. « Moi, j’accompagnais mon fils, qui était malade, pendant 8 mois. Mais, je dois dire qu’il arrivait des moments où les médecins avaient du mal à trouver des lits pour les malades. Sur ce, nous étions obligé d’aller acheter un matelas pour qu’il puisse être pris en charge. Ça, c’était avant la Covid-19. Je me demande actuellement comment vous devez vivre. Et cela doit certainement être pire », a témoigné le Conseiller.
Le conseiller Cheikh Ngaïdo Ba a, après avoir rappelé que le président de la République a décidé d’injecter 500 milliards dans le secteur de la Santé dans la période 2020-2024, estimé que c’est maintenant aux professionnels de Santé d’y mettre, selon lui, du contenu pour faire sortir leur secteur la tête de l’eau…Le Témoin

Dr Amadou Mohtar Dieye crie son ras-le-bol devant le Cese : «Sans le laboratoire,le médecin devient aveugle!»

https://www.pressafrik.com Le laboratoire biologique semble être le « parent pauvre » du système sanitaire national alors qu’il devait être au cœur du dispositif vu son importance. Le directeur des Laboratoires, Dr Amadou Mohtar Dièye, a crié mardi son ras-le-bol au cours de son audition par les conseillers du Cese, l’institution dirigée par Mme Aminata Touré…
Dans beaucoup pays qui se respectent, le laboratoire biologique occupe une place de choix dans le dispositif sanitaire. Ce n’est hélas pas le cas au Sénégal où le Laboratoire ne semble pas faire partie des priorités de nos gouvernants. profitant de son face-à-face hier avec les conseillers du Conseil Économique, Social et Environnemental (Cese), le Directeur des Laboratoires du Sénégal, Dr Amadou Mokhtar Dièye, a exprimé son ras-le-bol. « Les gens disent souvent qu’on n’a pas de cardiologues, de gynécologues ou autres. Mais vous n’entendez jamais les gens dire qu’on n’a pas de laboratoires. Or, sans le laboratoire, le médecin devient aveugle. il n’y a aucun laboratoire du système public qui était capable de faire des tests de la Covid-19. Seul l’institut pasteur et l’iRESSEF avaient les capacités requises. Les trois laboratoires publics dont nous disposons n’ont commencé à faire des tests qu’au mois de juillet 2020. il faut qu’on mette les gens dans de conditions acceptables pour les maintenir dans le système. Sinon, on aura beau former les gens mais ils finiront par quitter le système s’ils voient d’autres offres », a indiqué Dr Amadou Mokhtar Dièye.
Poursuivant, il a rappelé que la Direction des laboratoires a été créée en 2012. L’une de ses missions, selon lui, c’est de mettre en œuvre et de suivre la politique et « les programmes et de contrôler les laboratoires de biologie médicale et privés ; de superviser tous les laboratoires publics et privés… » poursuivant, il indique que « ses principales activités dans la riposte contre la Covid-19 sont la mise en place de la commission technique de biologie médicale ; l’élaboration de la procédure de demande d’autorisation de mise sur le marché pour les tests de diagnostic rapide de la Covid-19, la sélection des tests de diagnostic de la Covid-19 à utiliser au Sénégal par le Comité ; le pilotage du laboratoire national de santé de Thiès pour faire des tests à Thiès ; le pilotage d’un projet de décentralisation des tests de diagnostics de la Covid-19 à Saint-Louis, Ziguinchor et Tambacounda sur financement du Fonds mondial. Nous avons déjà commencé à acheter le matériel… »

« Sans le laboratoire, le médecin devient aveugle ! »

Le Directeur des Laboratoires a profité de la tribune offerte mardi par le Cese pour aussi faire un plaidoyer en faveur de sa structure et des laboratoires qu’elle supervise. « En effet, nous demandons un programme spécial de développement des laboratoires au Sénégal. C’est comme ça qu’on peut booster le système de laboratoires au Sénégal. Car, comme vous le savez, c’est le laboratoire qui est au cœur du système de santé. Ce, du fait qu’il permet de déceler une maladie et de confirmer que la maladie est guérie. parfois, des prélèvements sont faits ici au Sénégal mais les analyses sont faites à l’étranger parce que nous ne bénéficions pas de laboratoires pour faire le test. Cela retarde souvent le traitement », déplore le « patron » des laboratoires du Sénégal
. Dr Dièye a donc recommandé aux autorités de doter le système de laboratoires en ressources humaines de qualité. pour ce faire, il faut, selon lui, recruter des ressources humaines multidisciplinaires (pharmaciens ou médecins biologistes…) ; « il faut créer des laboratoires de référence dans chaque région ; il faut renforcer le Laboratoire national de santé publique ; il faut sécuriser l’approvisionnement en réactifs de laboratoire… »

«Il faut 100 millions à 200 millions pour ouvrir un laboratoire »

Le docteur Amadou Mokhtar Dièye a aussi révélé que, pour ouvrir un laboratoire, il faut au moins 100 millions à 200 millions de francs CFA. C’est pourquoi, pense-t-il, il est difficile pour certains d’ouvrir des laboratoires parce qu’ils n’ont pas les moyens. « Il faut donc mettre un fonds d’accompagnement. Il nous faut aujourd’hui même avoir des laboratoires gérés par des techniciens… », a préconisé en conclusion le Directeur des Laboratoires.Le Témoin

Amadou Ba À New York…Pour L’AG De L’ONU

https://www.xibaaru.sn La 75ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AG de l’ONU) se tient en ce moment même à New York et ce jusqu’au 30 septembre
Pour la deuxième depuis son accession à la tête du pays, le chef de l’Etat sera absent de l’assemblée générale (AG) de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui se tient en ce moment même , comme chaque année, à New York.
Aucun dirigeant mondial n’a fait le déplacement pour l’Assemblée générale des Nations unies qui démarre mardi, pandémie oblige
Le bâtiment est quasi-vide, aucun dirigeant n’a fait le déplacement. Tous ont été dissuadés de venir à cause de la maladie par les autorités américaines
D’après nos sources, la délégation sénégalaise sera conduite par le chef de la diplomatie sénégalaise Amadou Bâ qui va y retrouver le représentant permanent du Sénégal l’ambassadeur Cheikh Niang

Seydi Gassama : «le juge Téliko a porté mieux que tous ses prédécesseurs le combat pour une justice indépendante, garante de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits humains»

https://actusen.sn Seydi Gassama, a magnifié l’engagement et la détermination du président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) Souleymane Téliko. Dans un post sur son compte Twitter, le secrétaire exécutif de l’Ong Amnesty International, a affirmé que l’actuel président de l’Ums est meilleur que tous ses prédécesseurs. «Le juge Souleymane Téliko a porté mieux que tous ses prédécesseurs le combat pour une justice indépendante, garante de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits humains. Ses prises de position courageuses gênent au plus haut point les partisans du statu quo», a écrit M. Seydi.

TROISIEME MANDAT DE MACKY SALL : Questions autour des dispositions transitoires  

http://www.enqueteplus.com Le débat autour de la candidature de Macky Sall ne s’estompe pas. Il est aujourd’hui question des dispositions transitoires qu’il fallait ou pas mettre, au moment de la révision constitutionnelle de 2016.  
La question du 3e mandat refait surface. Cette fois, c’est le président du groupe parlementaire de la majorité qui aborde le sujet. Dans l’émission ‘’Grand Jury’’ de ce dimanche sur la Radio futures médias (RFM), Aymérou Gning est revenu sur cette question qui a déjà coûté la tête à certains responsables du parti au pouvoir.  Seulement, le parlementaire a, durant cette sortie, soutenu que, juridiquement, Macky Sall peut se représenter en 2024.
D’après Aymérou Gning, le chef de l’Etat peut bien briguer un 3e mandat, si on applique, dit-il, la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur le troisième mandat, en l’absence de dispositions transitoires dans la nouvelle Constitution, par rapport au décompte du mandat.
Les dispositions transitoires régissent, en effet, le passage de l’ancien droit au nouveau droit et le champ d’application de chacun d’eux. ‘’Elles sont destinées à faciliter le passage d’une législation à l’autre. En d’autres termes, elles permettent de résoudre les conflits que peut créer le passage de la loi ancienne à la loi nouvelle, en indiquant quelle est la loi applicable dans un cas concret’’.
Cette question n’est pas nouvelle ; elle s’était posée au moment de la révision constitutionnelle de 2016. En février dernier, le constitutionnaliste Ngouda Mboup s’était prononcé sur le sujet. Il disait, sur le plateau de la TFM, que le président Macky Sall n’a pas mis en place de dispositions transitoires et l’article 104 de la Constitution a supprimé tout ce qui est disposition transitoire.  ‘’Macky Sall a trouvé le principe de deux mandats qu’il a réconforté et est passé de sept à cinq ans. En droit constitutionnel, s’il n’y a pas de disposition transitoire, c’est le principe de l’effet immédiat qui s’applique. Ce qui veut dire que le décompte commence à partir du mandat de sept ans. Donc, il effectue son dernier mandat’’, expliquait-il.
Plus explicite sur la question, le constitutionnaliste Ababacar Guèye déclarait qu’au moment de la révision constitutionnelle de 2016, la disposition transitoire qu’il fallait mettre, pour éviter à Macky Sall et au Sénégal cette situation, c’était que le premier mandat obtenu en 2012 ne soit pas pris en compte. ‘’Ça, c’est une disposition transitoire. Mais on ne peut pas mettre de dispositions transitoires pour dire que les deux mandats du président de la République, c’est le mandat de 2012 et celui de 2019. Pour la bonne et simple raison que le texte, tel qu’il est écrit, veut dire que le premier mandat, c’est celui obtenu en 2012 et le second mandat, c’est celui obtenu en 2019 et qui prend fin en 2024. La disposition transitoire aurait pu faire échapper le premier mandat au décompte, mais pas intégrer le deuxième mandat-là qu’on est en train de vivre dans le décompte’’, indique-t-il.
Dans le même sillage, un autre juriste contacté par ‘’EnQuête’’ précise, pour sa part, qu’il n’y a pas eu de nouvelles constitutions qui pourraient entrainer des dispositions transitoires’’. Ainsi, à en croire notre interlocuteur, le Sénégal n’a connu qu’une modification de la Constitution en 2016.
Par conséquent, dit-il, on ne peut pas mettre de dispositions transitoires pour parler de l’applicabilité d’une norme nouvelle. ‘’Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois, parce que la Constitution dit que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Dans la Constitution de 2001, le mandat était de cinq ans. En 2016, on a fait une modification pour le ramener à 7 ans. Cette réforme portait sur la réduction de la durée du mandat et non sur le nombre’’, souligne notre interlocuteur qui a requis l’anonymat.
Pour ce dernier, si quelqu’un est tenté de parler de deux mandats de cinq ans, il n’a pas interprété, mais plutôt modifié la Constitution.  HABIBATOU TRAORE 

LE MODELE DU BOA PAR CALAME

http://www.sudonline.sn Les citoyens attendent désormais le moment favorable, le jour du scrutin, pour sanctionner positivement ou négativement, comme ils l’ont magistralement démontré à différentes élections présidentielles
En relevant dimanche dernier lors de l’émission Grand Jury diffusée sur les ondes de la radio RFM, que juridiquement le chef de l’Etat avait la possibilité de se présenter en 2024, Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yaakaar (BBY), était bien loin de lancer un pavé dans la mare comme relevé par certains commentateurs et autres analystes. Il n’y avait là rien de nouveau sous le soleil dès lors que son propos s’inscrivait dans le sillage d’éminents spécialistes du droit qui l’avaient précédé dans cette lecture.
Le 8 octobre 2017, alors qu’il était l’invité de la même émission Grand jury, le Professeur Babacar Guèye, président du Collectif des organisations de la Société civile pour les élections et du Réseau sénégalais des observateurs citoyens, avait très tôt déjà pris le parti d’alerter sur certaines lacunes contenues dans la loi fondamentale.
Fort de son expérience, ce co-rédacteur de la Constitution de 2001 avait averti : «Si nous appliquons la Constitution à la lettre, on peut considérer que le mandat actuel ne fait pas partie du décompte. Ce qui fait que le président Macky Sall, en 2024, peut envisager de briguer un troisième mandat comme l’avait fait le président Wade». Gardant en mémoire les remous occasionnés durant cette période trouble, il relevait que lors de la rédaction de la Constitution révisée du 20 mars 2016, «on a dû oublier certainement de prévoir des dispositions transitoires».

Et de poursuivre : «Il fallait ajouter des dispositions transitoires pour prévoir que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats que l’actuel Président peut avoir».

Toutefois avait-il précisé, il était encore possible de rectifier, de colmater la brèche en procédant à une révision constitutionnelle. Histoire de verrouiller définitivement le débat. Apparemment ce n’est pas l’option choisie, vu que le flou demeure, faisant observer à Seydou Guèye, alors porte-parole du gouvernement, dans un entretien avec Apanews, le 12 mars 2019, que «les marges de manœuvres pour interpréter sont très minces, pratiquement inexistantes.», admettant du même coup leurs possibilités.
Pour rassurer il indiquait : « Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles ». Point de vue partagé par son collègue d’alors, Ismaila Madior Fall, ministre de la justice, qui affirmait le 12 octobre 2017 que : «La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat ».
L’article 27 de la Constitution disait-il, dispose : ‘’Le chef de l’État est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs». Mais voilà que près de deux ans plus tard, après l’élection présidentielle, quelque peu sibyllin, Ismaïla Madior Fall, lui-même affirme tout de go dans un entretien accordé au journal l’Enquête du 11 mars 2019 : «Moi je pense que la Constitution est claire.
En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’État.» Une nuance qui ne semble pas être du goût du Professeur Mounirou Sy qui assure, pour sa part que pour éviter la situation de 2011, le nouvel article 27 a mis l’accent sur la personne et non le mandat, car pense-t-il, le terme « nul » de l’alinéa 2 de l’article 27 permet d’inclure le mandat en cours.
Toutefois, si l’on choisit de faire fi du terrain strictement juridique, il serait bon de rappeler que le chef de l’Etat avait lui-même indiqué de manière extrêmement claire et précise, en français et wolof, que pour lui, la question était entendue parce que nul ne pouvait exercer plus de deux mandats successifs. Une position finalement réitérée sous un autre angle par le président du groupe parlementaire BBY en s’appuyant sur l’histoire propre de son parti.
Ainsi, a-t-il rappelé que sous Wade, au moment où il a été question d’un troisième mandat, Macky Sall et ses compagnons sont entrés en campagne, sillonnant jusqu’aux contrées les plus reculées du pays. Et au bout du compte, le candidat Wade a été battu. Ce qui lui fait dire que : « Au Sénégal, le problème du 3eme mandat ne se pose pas ».
En d’autres termes, le peuple souverain qui décide en dernière instance sait délimiter la ligne rouge à ne pas franchir. En tout état de cause, chacun étant désormais conscient qu’il y a des interstices juridiques dans lesquels quelques esprits malins pourraient s’engouffrer, on en revient à ces petits espaces d’interprétation qui permettent d’alimenter un débat dont l’échéance n’interviendra finalement qu’en 2024.. N’empêche, la seule constante qui demeure, c’est qu’une écrasante majorité est d’avis que les électeurs ne vont pas accepter un troisième mandat, laissant supposer qu’il faut être aveuglé par le pouvoir voire un tantinet suicidaire pour se risquer à affronter le rempart citoyen.
Ce dernier, pas dupe pour un sou, a depuis longtemps épousé ce que le Pr Ibrahima Thioub appelle le «modèle du boa». Tel ce serpent qui capture sa proie, l’avale et s’assoupit, le temps de la digérer avant d’expulser les restes, les citoyens attendent désormais le moment favorable, le jour du scrutin, pour sanctionner positivement ou négativement, comme ils l’ont magistralement démontré à différentes élections présidentielles.

MLD à Macky Sall : «Personne ne vous demande d’arrêter le ciel…nous vous demandons simplement de respecter la loi et de la faire respecter»

https://www.dakaractu.com Après la sortie du Chef de l’État Macky Sall la semaine dernière lors de sa visite à Keur Massar, lors de laquelle il demandait aux uns et aux autres de savoir raison garder sur l’impact des pluies, indiquant même « qu’il ne peut arrêter le ciel », le leader de Tekki vient de lui servir une réponse.
Mamadou Lamine Diallo de lui rétorquer que personne ne lui demande d’arrêter le ciel qui est une ressource naturelle, de la plus grande utilité et de la plus grande beauté, mais plutôt de respecter la loi et de la faire respecter.

« Cette affaire de Keur Massar prouve trois choses : Une. Macky Sall, grisé par le pouvoir, n’a aucune empathie pour ses concitoyens. Il a préféré voyager et pantoufler dix jours avant de se rendre sur les lieux en tenue de ville. Il nous méprise.

Deux. Sa démarche est toujours de la ruse politicienne. Aux populations sinistrées des Parcelles Assainies de Keur Massar qui ont besoin en urgence d’électropompes puissantes pour chercher à évacuer les eaux stagnantes, il leur promet, je suppose, 5 maires et un Président de Conseil départemental, comme il aime le chiffre 5. Il montre ainsi à quel point il considère les participants au dialogue national qui réfléchissent sur la décentralisation. Il s’est rallié au « cash transfer» pour espérer redorer le blason de Mansour Faye, le responsable en chef de ce qui est arrivé, la distribution de riz covid l’a démasqué. 
Trois. Faut-il le rappeler, les autorisations de lotir et de construire sont du ressort de l’Exécutif pour être précis pour les prédateurs de l’APR grisés par des années d’outre atlantique et qui ont perdu toute lucidité pour réfléchir encore moins représenter dignement le Sénégal. Quand Macky Sall demande l’arrêt de lotir les zones non aedificandi, il ne s’adresse certainement pas aux sinistrés de la banlieue, lui qui connaît bien la zone de captage », est-il d’avis.
« Voyez-vous, M le Président, nous ne vous demandons pas d’arrêter le ciel, nous vous demandons simplement de respecter la loi et de la faire respecter sous la contrainte de la morale républicaine et conformément à votre deuxième et dernière prestation de serment devant le Conseil Constitutionnel, en attendant de tirer au clair les dépenses publiques en matière d’assainissement », a conclu Diallo.

ABDOULAYE GALLO BA : «LE PS N’EXISTE QUE PAR DES GROUPES WHATSAPP»

http://www.emedia.sn D’après Abdoulaye Gallo BA, membre du Bureau politique du Parti socialiste (PS) et Secrétaire national adjoint chargé des TIC (Technologies de l’information et de la communication), l’immobilisme, la léthargie, et le manque de remobilisation et de dynamisme minent le PS.
« C’est regrettable et triste de le dire mais le PS ne fonctionne présentement qu’à travers des groupes WhatsApp. Le pont s’est coupé entre le sommet du parti et sa base, depuis le décès de notre Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. A part les groupes WhatsApp, le PS n’existe nulle part », déplore-t-il dans un entretien avec Vox populi.
Poursuivant, le socialiste ajoute toujours pour s’en désoler  : « A ces raisons s’ajoutent deux erreurs monumentales que la Direction du parti a commises. La première est de décider de vendre la carte de membre à 500 F CFA. Pour un parti de masse comme le PS, c’est incroyable, même inimaginable. Cela a démotivé beaucoup de militants et responsables socialistes. »
Raison pour laquelle, s’éructe-t-il, « depuis 2017, jusqu’à présent, le PS peine à atteindre les 50% de la vente de ses cartes. La deuxième erreur la plus fatale, constitue la lecture d’une résolution prolongeant le mandat de toutes les instances du parti jusqu’au prochain Congrès ordinaire, à l’occasion d’un Congrès d’investiture du président Macky Sall comme candidat du parti, en 2018. »
Selon BA, il urge « de mettre fin à cette léthargie et d’apporter des solutions à cette problématique, qui restent non négligeables. A mon avis, il faut impérativement que le (PS) prépare sérieusement l’organisation d’un Congrès extraordinaire avec des travaux préparatoires au plan structurel et politique. » Lequel Congrès, suggère-t-il, devra faire « un diagnostic sans complaisance de son parcours politique, depuis 2000 à nos jours, en faisant une évaluation de ces douze ans d’opposition et de ses sept ans de compagnonnage avec BBY (Benno Bokk Yakaar) et de participation à la gestion du pouvoir ».

QUAND L’ASSEMBLEE VOLE AU SECOURS DE L’EXECUTIF !

http://www.sudonline.sn Le choix fait par l’hémicycle de choisir l’article 49 en lieu et place de celui 48 du Règlement intérieur, qui parle de commissions d’enquête parlementaire, a suscité un débat sur la pertinence d’une telle démarche.
L’Assemblée nationale a mis en place une Mission d’information sur la gestion du Plan décennal de lutte contre les inondations (Pdli), évalué à 767 milliards, afin de permettre aux députés de mener à bien les missions qui leur sont dévolues. Toutefois, le choix fait par l’hémicycle de choisir l’article 49 en lieu et place de celui 48 du Règlement intérieur, qui parle de commissions d’enquête parlementaire, a suscité un débat sur la pertinence d’une telle démarche. Cependant, un rappel historique de toutes ces voies de contrôle de l’action publique, utilisées par la 12ème et la 13ème législature, laisse croire que le parlementaire vole chaque fois au secours de l’Exécutif.
Dans le but d’exercer son contrôle sur la politique du Gouvernement, notamment sur la gestion du Plan décennal de lutte contre les inondations (Pdli), évalué à 767 milliards de nos francs, le Bureau de l’Assemblée nationale a décidé, le 15 septembre dernier, de mettre en place une Mission d’information représentative, composée de représentants de la majorité, de l’opposition et des non-inscrits, au nombre de 15 députés. Cette commission qui aura pour mission de permettre aux députés de se faire une idée sur la gestion des inondations disposera d’un délai de 6 semaines, à compter de son installation, pour produire un rapport à déposer sur la table du chef de l’Etat, Macky Sall, avant le 31 octobre.

UNE MISSION D’INFORMATION A LA PLACE D’UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE

Le choix de l’article L.49, à savoir la Mission d’information, à la place de L.48 destiné à la mise sur pied d’une enquête parlementaire, s’expliquerait par des situations exceptionnelles, comme celle qui prévaut aujourd’hui, avec les inondations dans plusieurs parties du Sénégal. Alors qu’avec l’article L.48, la commission d’enquête aurait pu bénéficier de pouvoirs particuliers, notamment d’obliger les ministres ou toutes les personnes impliquées dans la gestion des inondations à répondre à leurs convocations, de les auditer sous serment. Et même mieux, de disposer des pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place des rapporteurs. Toutefois, la démarche adoptée par le Bureau de l’Assemblée n’a pas rencontré l’assentiment du groupe parlementaire de l’opposition «Liberté et démocratie».
En effet, même s’il a pris acte de ladite décision, ledit groupe s’est offusqué que le Bureau ait rejeté sa demande d’audition des ministres et responsables concernés par les inondations et le Pdli. Mieux, le groupe d’opposition parlementaire a estimé que «le bureau de l’Assemblée Nationale ne souhaite ni le contrôle de l’action du gouvernement ni la transparence dans la gestion des finances publiques». Cette assertion remet au goût du jour les questionnements sur la pertinence des voies et moyens utilisés par l’hémicycle pour procéder à sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, mais aussi celui de l’image que renvoie cette Assemblée nationale auprès des populations. Un petit rappel de certains actes posés par la 12ème et 13ème législature ne milite pas à une perception positive du travail de contrôle qu’exercent les parlementaires vis-à-vis de l’Exécutif. C’est plutôt l’image d’une Assemblée qui, dans le but d’obtenir une amnésie collective, procède à la récupération d’un scandale qui va dans tous les sens, l’étudie à sa manière, puis le laisse à l’épreuve du temps. L’autre démarche très souvent adoptée, c’est le silence radio malgré les vociférations et autres invites lancées par l’opposition et/ou la société civile pour l’ouverture d’une enquête parlementaire. Les exemples d’un parlement à la rescousse de l’exécutif font légion.

DES ENQUETES PARLEMENTAIRES POUR LIQUIDER DES ADVERSAIRES POLITIQUES

En effet, l’Assemblée nationale s’est tristement distinguée dans plusieurs affaires impliquant des proches du «Macky» en véritable tribune de défense des tenants du pouvoir. L’on se rappelle ainsi de la fameuse affaire des 94 milliards ou le Tf 1451/R. Accusé par le leader de Pastef, Ousmane Sonko, d’avoir détourné 94 milliards ou le Tf 1451/R appartenant aux héritiers de feu Djily Mbaye, l’ancien Directeur général des Domaines, Mamour Diallo, non moins responsable apériste à Louga, a été «blanchi» par une Commission d’enquête parlementaire. Alors que, de l’avis du député Sonko, l’Ofnac aurait saisi le parquet de Dakar pour une enquête sur de «possibles cas de détournement de deniers publics» contre Mamour Diallo. Le moins que l’on puisse dire, c’est le statu quo noté aujourd’hui sur cette affaire. Que dire de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné en mars 2017 et élu député en juillet de la même année  ? En effet, à l’issue d’une séance plénière chahutée, le 25 novembre 2017, 125 députés contre 27 ont voté le rapport d’une commission parlementaire préconisant cette levée. Cela, alors que “Khaf“ n’a pas été entendu par ladite commission parlementaire chargée de statuer sur sa levée d’immunité.

L’HEMICYCLE FAIT LE MORT POUR CERTAINS DOSSIERS

Outre ces scandales, il y a eu également, et de triste mémoire, le dossier des contrats pétroliers et gaziers où le frère du président de la République, Aliou Sall, maire apériste de Guédiawaye, a été cité par une enquête de la chaine Britannique Bbc dans un «Scandale à 10 milliards». Malgré le tollé qu’a suscité cette affaire du fait de l’utilisation présumée d’un faux rapport de présentation dans l’attribution des blocs pétroliers et gaziers à l’homme d’affaires Frank Timis pour lequel travaillait Aliou Sall, mais aussi pour l’importante somme avancée sur ce problème, l’Assemblée nationale et restée aphone et statique. Cela, malgré les nombreuses interpellations de la part d’opposants et d’acteurs de la société civile. Il en est de même de l’indifférence de la 2ème institution du pays sur certains dossiers tels que l’affaire du Prodac et Arcelor Mittal. Que dire du financement de la rénovation du building administratif, celle de l’hôpital de Touba et la supposée nébuleuse gestion du port de Dakar et du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud)  ? Des affaires, parmi tant d’autres, sur lesquels l’hémicycle a fait le mort pour laisser jouer le temps. Ce qui semble bien la servir, d’autant plus que certains grands scandales ou sujets à polémique ont bénéficié d’une amnésie collective, le temps étant passé par là. Jean Michel DIATTA

Expiration de l’inéligibilité de Karim Wade : Ses avocats exigent sa réinscription sans délai sur les listes électorales

https://www.dakarmatin.com Karim Wade recouvre ses droits civiques. Depuis le 21 août 2020, date d’expiration du délai de son inéligibilité, Wade fils est redevenu électeur et éligible. Du moins, selon ses avocats qui réclament, dans un communiqué, son rétablissement dans ses droits.
«Le collectif des avocats de Karim Wade informe l’opinion publique nationale et internationale que, depuis le 21 août 2020, le Code électoral ne peut plus être invoqué par l’Etat du Sénégal pour faire obstacle à l’inscription de leur client sur les listes électorales et à sa candidature à toute élection», indiquent les conseils du fils d’Abdoulaye Wade qui demandent, par conséquent, la «réinscription sans délai» de leur client sur les listes électorales.
Karim Wade avait été radié des listes électorales, par le biais de l’article L.31 du Code électoral qui lui a été opposé. Cette disposition limite l’interdiction d’inscription sur les listes à une durée de 5 ans.
Ainsi, renseignent les avocats de Wade-fils, «depuis le 21 août 2020, Karim Wade devient électeur et éligible, en vertu de la loi électorale et par l’expiration du délai de 5 ans suivant la décision de la Cour suprême du 20 août 2015 qui avait rejeté son pourvoi contre l’arrêt de condamnation par la Crei».
Le collectif a également tenu à rappeler à l’Etat du Sénégal son obligation de se conformer à la décision du Comité des Droits de l’homme des Nations Unies qui déclarait, le 31 octobre 2019, qu’il était «préoccupé par le fait que la décision du Conseil constitutionnel, intervenue le 20 janvier 2019 (…) a invalidé la candidature de celui-ci au motif qu’il avait été condamné».

Non, Karim Wade ne peut pas s’inscrire sur les listes électorales !

IGFM – Les avocats de Karim Wade ont trop vite jubilé. Seulement, ils ont fait une erreur d’interprétation du Code électoral.
Dans un communiqué signé ce mardi 21 septembre 2020, les avocats de Karim Wade ont soutenu que leur client a recouvré son droit d’être électeur et éligible depuis le 21 août 2020. Ils invoquent l’article L32 du Code électoral qui, selon eux, limite cette interdiction d’inscription sur les listes électorales pour une durée de cinq (5) ans.
Ils estiment que la condamnation de leur client Karim Wade étant devenue définitive à partir du 20 août 2015, date de rejet de son pourvoi en cassation par la Cour Suprême contre l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) l’ayant condamné à 6 ans de prison ferme, rien ne s’oppose plus à son inscription, le délai des cinq (5) ans étant bouclé.
Seulement, les avocats ont fait une interprétation sélective de l’article L32 du Code électoral.
Cet article dispose, en effet, que «ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale pendant un délai de cinq (05) ans à compter de la date à laquelle la condamnation est devenue définitive, les condamnés soit pour un délit visé à l’article L31, troisième tiret, à une peine d’emprisonnement sans sursis égale ou supérieure à un mois et inférieure ou égale à trois (3) mois ou à une peine d’emprisonnement avec sursis égale ou supérieure à trois (03) mois et inférieure ou égale à six (6) mois, soit pour un délit quelconque à une amende sans sursis supérieure à 200.000 FCFA (…)».
On voit donc que les personnes concernées par l’interdiction d’inscription pour une durée de 5 ans sont uniquement celles qui font soit l’objet d’une condamnation sans sursis  égale à ou supérieure à un (1) mois et inférieure ou égale à trois (3)  mois ou à une peine d’emprisonnement avec sursis égale ou supérieure à Six (6) mois; soit celles condamnées pour un délit quelconque à une amende sans sursis supérieure à 200.000 F.
Karim Meissa Wade,  condamné à 6 ans de prison ferme, ne fait donc pas partie des cas prévus par l’article L32 du Code électoral pour bénéficier de ce délai de cinq (5) ans.
Il fait plutôt partie de ceux prévus par l’article L31 du Code électoral.  Cet article note que «ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale, les individus condamnés pour crime ; ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement ; ceux condamnés à plus de trois (03) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L30».
Il n’y a donc que les dispositions de l’article L30 qui peuvent le faire réinscrire sur les listes. Cet article indique que «nul ne peut refuser l’inscription sur les listes électorales aux personnes qui, frappées d’incapacité électorale à la suite d’une condamnation, bénéficient de la réhabilitation ou font l’objet d’une mesure d’amnistie».
En clair, si Karim Wade n’est pas réhabilité ou s’il ne bénéficie pas d’une loi d’amnistie, il ne peut plus être inscrit sur les listes électorales. Il ne pourra donc être ni électeur, ni élu.

L’Apr applaudit son boss

https://www.dakarmatin.com L’Alliance Pour la République (Apr), par la voix de son porteparole, remercie les populations des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé au Chef de l’État qui a décidé de faire de la sécurité alimentaire un axe majeur du PAP2 ajusté et accéléré.
Seydou Guèye rappelle dans un communiqué parvenu à «L’AS» que le président de la République a consenti un effort important en portant le budget destiné à la présente campagne agricole à 60 milliards de francs contre 40 pour la précédente, soit une augmentation de 20 milliards de francs.
Selon le parti présidentiel, ce changement de paradigme économique, intervenu depuis 2012, fait de l’agriculture un levier efficace et performant d’émergence à travers le Plan Sénégal Émergent (PSE). Ainsi l’Apr salue-t-il la démarche d’anticipation du chef de l’Etat et se réjouit des belles performances agricoles attendues pour la présente campagne qui vont assurément relancer la courbe de la croissance économique dans notre pays.

Vacances agricoles patriotiques : Ousmane Sonko à Louga ce jeudi

https://www.dakarmatin.com A peine Macky Sall a-t-il fini sa tournée « économique » qu’il sera talonné par Ousmane SOnKO du pastef. Ce dernier est attendu à Louga, à partir de ce jeudi 24 septembre, où il se rendra pour visiter les champs des patriotes dénommés
« Toolu pastef ». En effet, dans le cadre des Vacances Agricoles patriotiques, le président Ousmane SOnKO compte sillonner l’ensemble des champs cultivés et voir de ses propres yeux le travail abattu par les patriotes depuis le début de l’hivernage. L’information est donnée par le parti « pastef ». Selon qui « le concept inédit et historique des Vacances agricoles patriotiques connaît un grand succès depuis son lancement. Les premières récoltes issues des champs de Yenne à Dakar et de Borofaay à Ziguinchor démontrent tout l’intérêt et la détermination des jeunes et des femmes à concrétiser la vision du président SOnKO qui compte s’appuyer sur l’agriculture comme levier de l’économie nationale ».

Agression de Mame Diarra Fam : Les députés de l’opposition réclament des poursuites judiciaires

https://www.dakarmatin.com Les députés membres du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie» ont exprimé leur désolation et leur colère suite à l’agression, ce lundi soir aux environs de 20 heures, de leur collègue Mame Diarra Fam, devant son domicile à Guinaw Rails Nord, alors qu’elle revenait d’une émission de télévision de la place.
«Cet acte de barbarie organisé par des personnes identifiées doit faire l’objet de poursuite dans les meilleurs délais», a déclaré ledit groupe parlementaire qui «exige que justice soit faite et que les coupables soient punis conformément à la loi en vigueur».
«Face à cette affaire particulièrement grave, le groupe interpelle le président de l’Assemblée nationale pour qu’il ne ménage aucun effort afin d’accompagner l’honorable député dans le sens du respect de son intégrité physique et morale», ont ajouté Cheikh Mbacké Bara Doli & Cie qui ont, dans la foulée, exprimé leur «solidarité» et leur «soutien» à leur collègue.

Y’en A Marre dénonce les convocations multiples à la police de l’administrateur de la page Facebook «Luttons contre l’indiscipline au Sénégal»

https://www.pressafrik.com La photo avec l’agent de la circulation devant la poche de la banquette du scooter pleine de billets de banque publiée sur la page Facebook « Luttons contre l’indiscipline au Sénégal », a conduit à la convocation à plusieurs reprises de Dj Malick, l’administrateur à la police.
Le mouvement Y’en A Marre dénonce une persécution qui ne dit pas son nom. « DJ Malick subit une persécution injustifiée venant de nos autorités judiciaires, depuis que sa page Facebook « Luttons contre l’indiscipline au Sénégal », connue pour son engagement dans la lutte contre l’incivisme, a dénoncé à travers une publication, le comportement de certaines de nos forces de l’ordre lors de contrôles routiers. Convoqué le vendredi 18 septembre dernier à la brigade de la cybercriminalité, il sera convoqué ce lundi 21 septembre, et à nouveau pour le jeudi 24 septembre 2020 », lit-on dans un communiqué du mouvement citoyen.
« Au lieu de saluer le travail hautement citoyen de Malick et tous ceux qui œuvrent avec lui à dénoncer les comportements inciviques d’où qu’ils viennent, notre institution judiciaire semble opter pour la répression et le découragement. Pour le mouvement Y en a marre, l’alerte sonnée à travers cette publication, exprime une forte préoccupation des citoyens Sénégalais, de voir notre police nationale se départir de tous ces individus dont les agissements au quotidien n’honorent point l’institution », notent Aliou Sané et ses camarades.
Pour Y’en A Marre, « la Loi qui vise les diffuseurs d’images et de vidéos d’agents de l’État pris en flagrant délit de corruption, devrait protéger toutes les initiatives citoyennes visant à exiger la transparence dans la gestion des affaires publiques en dénonçant les actes contraires à loi, posés par des agents administratifs ».
Aussi, « Le mouvement Y en a marre condamne l’acharnement de notre police nationale sur l’administrateur de la page « Luttons Contre l’Indiscipline au Sénégal ». La place de Malick n’est ni au commissariat, encore moins en prison. C’est pourquoi Y’en a marre exige l’arrêt immédiat de ces convocations intempestives, et propose par ailleurs une révision de la loi sur « la diffusion d’images d’autrui », surtout quand la dénonciation citoyenne concerne des agissements illégaux d’agents de notre administration publique »

Juge Téliko : «Personne ne peut m’intimider»

https://www.dakarmatin.com Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), pour ne pas nommer le juge Souleymane Téliko, solde ses comptes. Auditionné par l’Inspection générale de l’administration de la Justice (IGAJ), il devrait aussi être entendu par le Conseil de discipline de la magistrature. Interrogé par Walf Quotidien, Souleymane Teliko demeure convaincu que cette affaire n’ira nulle part parce qu’il n’y a rien. « C’est peine perdue. Car, malheureusement ou heureusement, c’est selon, nul ne peut m’intimider. Rien ne peut nous atteindre qui ne vienne d’Allah », a-t-il martelé. Il déclare qu’il est plus que déterminé à exercer sa mission avec la même conviction.

Souvenirs : 3 ans déjà, et Al Amine,l’unificateur,le digne de confiance est « oujours dans les cœurs».

https://www.dakarmatin.com Né en 1928 à Tivaouane, le fils du 1er Khalife de Maodo, Serigne Babacar Sy (rta) et de Sokhna Astou Kane (rta), a fait ses premières classes en même temps que ses frères, Serigne Mansour (Rta) et Serigne Cheikh, auprès de Serigine Alioune Alioune Guèye (rta).
Très tôt, son père Serigne Babacar Sy (ra) l’avait choisi comme son bras droit en charge de l’intendance de Tivaouane. Quand celui-ci fut rappelé à Dieu, Serigne Mansour Sy (rta) «Boroom Daaradji» et Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum confirmèrent leur frère cadet à ce poste.
Par la suite, Dabakh Malick (rta) l’a officiellement désigné comme porte-parole de la confrérie Tidjane du Sénégal. Après le décès de celui-ci, Serigne Mansour Sy (ra) l’a maintenu à sa fonction. Il faudra toutefois rappeler la complicité qui a existé entre les deux hommes.
Suite au rappel à Dieu (swt) de Serigne Mansour Sy (rta), Mawlaya Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maqtum  a envoyé son frère cadet Serigne Pape Malick Sy accompagné de Maodo Malick Sy et Abdourahmane Sarr Sy (tous les deux  fils de l’actuel Khalife) pour confirmer la gestion de l’intendance de Tivaouane par Mawlaya Abdou Aziz Sy Al Amin At Tidjani.
Ce dernier est l’initiateur du Coskas, «mouvement permanent d’avant-garde de la famille Sy» selon son mot, chargé d’assurer l’organisation physique et financière du Mawlidou Nabie (sas). C’était en 1968, confronté à la révolte des étudiants et des travailleurs, le gouvernement ne pouvait pas envoyer suffisamment d’agents de sécurité à Tivaouane. C’est alors que «Al-Amin» et son ami Ibrahima Samb eurent l’idée de monter une milice composée de 71 personnes. On pourrait affirmer sans risque de se tromper que Serigne Abdou Aziz «Al-Amin» est l’un des principaux facteurs d’unification de la famille de El Hadji Malick Sy (rta) et de l’Islam en général.
Son esprit d’ouverture, son sens des relations humaines, son esprit de citoyenneté et sa perception de la République sont en permanence raffermis par son patriotisme inextricable à l’enseignement islamique. « Khutbul watane, minal imaan », (aimer et croire en son pays est un acte de foi), est le paradigme qui a toujours été son viatique. Médiateur, modérateur, conciliateur et unificateur, il fait de l’unité de la famille de Maodo, de la communauté musulmane et de la Nation la finalité de son action.
Al Amine était également un unificateur, un rassembleur. On se souvient de ces médiations entre l’ancien président Abdoulaye Wade et son ex-premier ministre Idrissa Seck, en 2017. Il avait par ailleurs œuvré pour la libération de Karim Wade auprès du président Macky Sal

In Memoriam : Bruno Diatta,2 ans déjà !

https://www.dakarmatin.com Diatta, chef du protocole à la présidence sénégalaise depuis 1979, s’est éteint le 21 septembre 2018. « Un mythe vivant », selon le président Macky Sall. « L’un des plus grands serviteurs de l’État », pour son prédécesseur Abdoulaye Wade. Il est décédé à l’aéroport de Dakar des suites d’un malaise de Bruno DIATTA, Chef du protocole de la Présidence de la République. Il accompagnait le Chef de l’État au Mali pour assister à l’investiture du Président Ibrahim Boubacar Keïta.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 23/09/2020

Macky absent de l’Ag de l’Onu

Pour la deuxième depuis son accession à la tête du pays, le chef de l’Etat sera absent de l’assemblée générale des Nations unies qui se tient en ce moment même , comme chaque année, à New York. D’après nos sources, la délégation sénégalaise sera conduite par le chef de la diplomatie sénégalaise Amadou Bâ qui va y retrouver le représentant permanent du Sénégal l’ambassadeur Cheikh Niang.

Le chef de l’Etat à Bissau

En lieu et place Macky Sall se rend en même temps que 6 autres de ses collègues à Bissau pour prendre part à la célébration de l’accession à l’indépendance de la Guinée Bissau il y a 48 ans un 24 septembre. On annonce les présidents du Liberia, George Weah, de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, dès le 23 septembre. Umaro Sissoco Embaló a également invité Muhammadu Buhari, Faure Gnassingbé et Faso Roch Marc Christian Kaboré et Paul Kagamé. Naturellement, il a zappé son voisin immédiat Alpha Condé dont il pourfend le projet de se présenter pour un troisième mandat. Il faut dire que Umaro Sissoco Embaló s’était montré très critique contre les 3e mandats et les chefs d’État de la sous-région qui cherchent à en briguer.

Le Parlement gambien rejette le projet de Barrow

Le Président Adama Barrow qui détient la majorité à l’Assemblée nationale a eu une mauvaise surprise. En session depuis plus d’une semaine, les députés gambiens ont rejeté hier le projet de la nouvelle constitution. Sur les 54 députés, seuls 31 sont favorables au projet de texte, contre 23 parlementaires défavorables. Il fallait à la majorité parlementaire 42 voix pour l’adoption du projet de la nouvelle constitution. C’est la question de la rétroactivité ou non du projet de charte fondamentale sur le mandat en cours du Président Adama Barrow qui a favorisé le rejet du texte. Le chef de l’Etat de Gambie va devoir revoir sa copie.

La maison de Aby Ndour a pris feu

La chanteuse Aby Ndour est victime d’un incendie hier dans la soirée. De retour de studio, la sœur de Youssou Ndour a trouvé son domicile en feu. Les sapeurs-pompiers qui ont été alertés ont débarqué sur les lieux pour éteindre le feu. Joint au téléphone par nos confrères de dakaractu, Aby Ndour n’a pas encore voulu donner l’ampleur des dégâts.

L’Apr applaudit son boss

L’Alliance Pour la République (Apr), par la voix de son porteparole, remercie les populations des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé au Chef de l’État qui a décidé de faire de la sécurité alimentaire un axe majeur du PAP2 ajusté et accéléré. Seydou Guèye rappelle dans un communiqué parvenu à «L’AS» que le président de la République a consenti un effort important en portant le budget destiné à la présente campagne agricole à 60 milliards de francs contre 40 pour la précédente, soit une augmentation de 20 milliards de francs. Selon le parti présidentiel, ce changement de paradigme économique, intervenu depuis 2012, fait de l’agriculture un levier efficace et performant d’émergence à travers le Plan Sénégal Émergent (PSE). Ainsi l’Apr salue-t-il la démarche d’anticipation du chef de l’Etat et se réjouit des belles performances agricoles attendues pour la présente campagne qui vont assurément relancer la courbe de la croissance économique dans notre pays.

8 milliards aux hôtels pour l’hébergement des cas contacts

Même si le gouvernement a dégagé plus de 8 milliards Fcfa pour payer l’hébergement des malades de la covid-19 et des cas contacts, certains hôteliers ont exprimé leurs difficultés à rentrer en possession de leurs dus. Ils ont interpellé hier le président de leur Fédération. Répondant à leurs préoccupations, Mamadou Racine Sy a soutenu qu’à la date d’hier, plus de 4 milliards Fcfa ont été payés aux réceptifs hôteliers par le ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Toutefois, reconnait-t-il, il reste 3,7 milliards Fcfa à payer. A l’en croire, une requête est transmise au ministère des Finances pour règlement. Au total, ce sera à peu près 8 milliards Fcfa qui seront versés aux hôteliers au titre de la prise en charge des personnes contacts dans les hôtels. Ce qui constitue quand même une bouée de sauvetage pour les entreprises touristiques.

Mbaye Wade tué en Belgique

La Fédération des Sénégalais de la Diaspora (FDS) condamne le meurtre du Sénégalais Mbaye Wade, tué à Liège, en Belgique, avec plusieurs coups de couteau. Dans un communiqué parvenu hier à «L’AS», la FDS trouve que ce crime odieux vient rallonger la liste déjà trop longue de Sénégalais de l’extérieur qui meurent assassinés. C’est pourquoi, elle exige l’arrestation du coupable et souhaite que toute la lumière soit faite au cours de l’enquête pour que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. La Fédération des Sénégalais de la Diaspora interpelle aussi les autorités sénégalaises de Belgique pour un strict suivi de cette affaire et appelle l’ensemble de nos compatriotes à plus de vigilance et d’unité. Elle s’incline également devant la mémoire de feu Mbaye Wade et présente ses condoléances les plus attristées à la communauté sénégalaise de Liège.

Cambrioleurs de Tivaouane Peulh

Attraits à la barre pour vol commis la nuit avec effraction, Demba Diémé, Ndiaga Ndiaye et Fallou Mbow ont écopé de deux ans, dont six mois ferme. Ils ont été condamnés pour avoir cambriolé des magasins à Tivaouane Peulh. Âgés d’une vingtaine d’années, les mis en cause avaient réussi à subtiliser 1200 Kg de fer aux commerçants Omar Diallo et Moussa Badiaga. Après leur forfait, ces jeunes ont dissimulé la ferraille dans une maison en construction pour échapper aux regards des habitants. Mais, comme un crime n’est jamais parfait, au lendemain des faits, ils ont loué une charrette pour aller vendre le dit produit au marché noir. Malheureusement, le deal n’a pas abouti. Car, ils ont croisé sur les lieux les propriétaires du fer. C’est dans ces circonstances que les voleurs ont été arrêtés et conduits au commissariat. Devant les enquêteurs, les jeunes ont reconnu d’abord les faits sans ambages, avant de se rétracter hier devant le prétoire du Tribunal de Grande Instance de Dakar. Mais leurs arguments n’ont pas convaincu le juge qui leur a décerné des visas pour un séjour dans la citadelle du silence.

Liberté provisoire à l’étudiant Pape A Touré

L’étudiant Pape Abdoulaye Touré tabassé, selon son avocat par les éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) devant le portail du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop a été déferré hier au parquet. Mais il a été chanceux. Me Khoureyssi Ba renseigne que son client Pape Abdoulaye Touré membre de Frapp France Dégage est remis en liberté par le Procureur. Seulement, il sera jugé vendredi prochain devant le Tribunal d’Instance pour rébellion. Le Front National pour le Progrès de l’Etudiant Sénégalais (FNPES) rappelle que Pape Abdoulaye Touré se battait lors de son arrestation pour les intérêts des 1348 étudiants et des nouveaux bacheliers non orientés depuis 2019. Ces étudiants pensent qu’aucun prétexte ne peut justifier sa torture et l’injustice caractérisée dont il est victime.

Le Général François Ndiaye chez Abdou Karim Fofana

Le Comité de Suivi de la mise en œuvre des opérations du «Force Covid-19» poursuit sa série de rencontres avec les différents démembrements de l’Etat qui ont bénéficié des fonds «Force Covid-19». Le Coordonnateur du Comité, le Général François Ndiaye à la tête d’une délégation, était en séance de travail avec le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana entouré des responsables de services.

Sonko en tournée à Louga

C’est la période des visites dans les champs. Après le Président Macky Sall, le leader de Pastef, initiateurs des «Vacances Agricoles Patriotiques» est attendu dans le nord du pays. Ousmane Sonko qui a visité la semaine dernière des champs et des rizières à Ziguinchor, sera à Louga à partir de demain pour visiter les champs des patriotes dénommés «Toolu Pastef». Sonko compte sillonner l’ensemble des champs cultivés par les militants de son parti pour constater de lui-même le travail abattu depuis le début de l’hivernage. Pour les «patriotes», les premières récoltes des champs de Yenne et de Borofaay à Ziguinchor démontrent tout l’intérêt et la détermination des militants à concrétiser la vision de leur leader qui compte faire de l’agriculture le levier de l’économie nationale.

HCCT

La deuxième session ordinaire de l’année du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) a été ouverte ce lundi 21 septembre. A cause du coronavirus, les travaux sont faits par visio-conférence pour assurer la participation des Hauts Conseillers. Le thème, qui porte sur « financement et fiscalité des collectivités territoriales à l’épreuve de la Covid-19 », se justifie, selon la présidente de l’institution Aminata Mbengue Ndiaye, par le fait que les collectivités territoriales souffrent de difficultés financières chroniques au regard des lourdes charges auxquelles elles sont confrontées. Selon la responsable socialiste, cette situation a été aggravée par l’impact des mesures de riposte prises par l’Etat du Sénégal et qui ont fortement entamé les finances locales mais aussi les contributions de l’Etat central, malgré le plan de résilience. D’après elle, de telles considérations les ont amenés à choisir cette thématique afin de proposer des avis et recommandations motivés destinés au Président de la République, sur le financement des collectivités territoriales et l’élargissement de leur assiette fiscale à travers des solutions innovantes.

Aliou Ngaido met la main à la poche

Chargé de mission du chef de l’Etat, président de Pulaar Speaking aux Etats Unis, Aliou Ngaïdo est de retour au bercail. Hier, il a offert un lot de masques au Centre de santé de Thilogne . Responsable politique, militant de première heure de l’APR et chargé des missions à la présidence, il a voulu jouer sur le terrain social. La cérémonie a vu la présence du Secrétaire exécutif du centre de santé de Thilogne, Monsieur Aly Sall et son équipe, le médecin chef adjoint, le Président de TAD/ Dakar,Baïla Bassoum, Pape Pierre Diop (conseiller municipal à la mairie de Thilogne ) et Abdoul Gadiry Mbow, président de «Arwat». Ayant distribué beaucoup de masques lors de l’inauguration de la deuxième grande mosquée de Thilogne, Ngaïdo a renouvelé ses actes de bienfaisance. Ancien agent communautaire au niveau du poste de santé de Thilogne de 1985 à 1990, Aliou se dit toujours heureux et disponible d’apporter son soutien pour la santé de sa population.

BALISES–Sonko, la Casamance et Tiken Jah Par Yoro Dia

https://www.lequotidien.sn Dès que j’ai entendu la sortie de Sonko «Macky Sall n’aime pas la Casamance» et la réponse des responsables de l’Apr, cela m’a fait penser au tube On a tout compris du grand reggaeman Tiken Jah Fakoly. La musique adoucit certes les mœurs, mais permet aussi d’éveiller les consciences et nous ouvre les yeux. Dans ce tube On a tout compris, qui est un must, Tiken Jah nous dit  : «Allez dire aux hommes politiques d’enlever nos noms dans leur business. On a tout compris. Ils nous mènent souvent en bateau vers des destinations qu’on ignore.» Le grand reggaeman ivoirien résume mon sentiment profond sur la Casamance et les politiciens. Juste envie de leur dire «d’enlever la Casamance de leur business». Notre crise nationale la plus grave ne doit pas être instrumentalisée à des fins partisanes, pour ne pas dire politiciennes. Cette longue crise a permis à notre pays de passer de l’illusion d’une «Nation une et indivisible à la réalité d’une Nation indivisible mais plurielle». L’excellent score de Sonko à la Présidentielle de 2019 marque le triomphe de cette Nation plurielle mais indivisible et est aussi un indicateur que l’opinion est déjà passée dans le Sénégal post-conflit. Que Sonko gagne en Casamance est aussi normal que Macky gagne à Fatick ou Idrissa Seck gagne à Thiès ou Issa Sall à Tattaguine car, en démocratie, la légitimité élective est avant tout locale. C’est pourquoi chaque homme politique a son fief. Que la Casamance rêve d’avoir un de ses fils à la tête du pays est somme toute normale. C’est un rêve démocratique, comme celui des électeurs du Cayor avec Idy ou du Sine avec Macky.
Le conflit en Casamance a été un traumatisme, mais a été utile car il nous a permis de repenser et de réécrire notre contrat social en dépassant le «modèle islamo wolof». Le Mfdc a apporté une mauvaise réponse à une vraie question. L’Etat (Diouf Wade et Macky) depuis des décennies, a commencé à apporter de bonnes réponses partielles comme le désenclavement. Avec le pont sur le fleuve Gambie, les bateaux et les avions, la Casamance n’a jamais été aussi proche, et par conséquent le sentiment particulariste et séparatiste n’a jamais été aussi loin. En plus de la réponse partielle du désenclavement, on attend des hommes politiques une réponse définitive, à savoir comment gagner la paix car l’Armée a gagné la guerre depuis très longtemps. C’est là où l’on attend des propositions, mais nous ne voulons pas d’un grand bond en arrière avec l’instrumentalisation de la Casamance comme une rente politicienne.
Le grand Tiken Jah demande toujours aux hommes politiques d’enlever nos noms de leur business parce qu’ils «allument le feu, ils l’activent et viennent jouer aux pompiers». En Casamance, le feu est éteint. Il ne reste que 40 ans de sédimentation des cendres. Donc plus que d’un pompier, nous avons besoin d’hommes d’Etat courageux, capables de convaincre les vieux guérilleros comme Salif Sadio et ce qui reste du Mfdc de sortir de la forêt, en leur offrant une porte de sortie honorable, comme l’a fait Lincoln quand son armée a gagné la guerre contre le Sud. Jefferson Davis, le Président des confédérés, est mort dans son lit des années après Lincoln. Malheureusement, même si nous avons beaucoup d’hommes politiques, les hommes d’Etat sont une denrée rare sous nos tropiques. Il y a un fossé entre hommes politiques et hommes d’Etat. L’homme d’Etat est l’homme politique qui s’interdit de franchir la ligne rouge pour ses intérêts personnels, politiciens ou partisans. La Casamance est une ligne rouge.
Djibo Ka et Ousmane Tanor Dieng se sont battus à mort politiquement entre 1996 et 2000, sans jamais franchir la ligne rouge du déballage des secrets d’Etat, ainsi d’ailleurs que Jean-Baptiste Collin, un des bâtisseurs de notre Etat, parti dans sa tombe avec ses innombrables secrets d’Etat. Jean-Baptiste Collin mérite que son nom soit donné à l’une des sphères ministérielles. Le Sénégal le lui doit. Mort à Bayeux, il a demandé à être enterré à Ndiafatte, alors que nos élites envoient leurs femmes accoucher à l’étranger, comme si c’était un péché originel de naître au Sénégal.


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