Revue de presse du Mercredi 22 Juillet 2020

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LA TABASKI SERA CÉLÉBRÉE LE VENDREDI 31 JUILLET

Dakar, 22 juil (APS) – L’Aïd el Kébir ou Tabaski sera célébrée le vendredi 31 juillet au Sénégal, a annoncé la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (officielle) dirigée par Mourchid Iyane Thiam.
Cette commission qui s’est réunie mardi soir a annoncé que le croissant lunaire a été aperçu dans de plusieurs endroits du pays.
L’Aïd el-Kébir ou Aïd al-Adha, une des deux grandes fêtes musulmanes, est célébrée le dixième jour de Dhul-Hijjah, le dernier mois du calendrier hégirien.
Elle est marquée par le sacrifie d’un mouton pour commémorer la soumission du Prophète Ibrahim à Dieu.
Selon la tradition musulmane, Ibrahim, avait reçu dans ses rêves l’ordre divin de sacrifier son fils Ismaël. Mais au moment d’immoler l’enfant, l’Ange Djibril le remplaça par un bélier.L’attitude de Ibrahim en fut un modèle à suivre pour les croyants.OID/ASB

Macky ordonne le paiement des salaires vendredi

https://www.beut7.com Les services du ministère des Finances et le Trésor s’activent pour les opérations de virement des soldes. Selon des sources proches des services de paiement à L’Observateur, les salaires devraient être payés au plus tard ce vendredi 24 juillet 2020, soit 2 à 3 jours plus tôt que d’habitude.
Selon la même source, les avances pour la Tabaski sont estimées cette année à 13,8 milliards Fcfa. Un montant déjà payés depuis le mois de juin.

MISE EN PLACE DES SEMENCES DE QUALITE POUR LA CAMPAGNE AGROCOLE : Agriculteurs, opérateurs et Etat à couteaux tirés

http://www.sudonline.sn Au niveau de certains milieux paysans, les producteurs, partenaires et autres déplorent la qualité et la quantité des semences d’arachides distribuées pour la campagne agricole de cette année. Dans la région de Thiès, les opérateurs dans une soixantaine de points de vente sont à pied d’œuvre. Seulement, quelques couacs sont relevés dans la zone de Thiès et de Ngaparou (département de Mbour) avec un déficit d’une vingtaine de tonnes de semences. A Kaolack, le bureau de la Fédération nationale des opérateurs, stockeurs privés et transporteurs (Fnosp/t), antenne de la zone centre se démarque, quant à lui, de toute responsabilité concernant les incidents sur la nature des semences d’arachides distribuées cette année aux paysans. Ainsi, elle renvoie la balle à l’Etat. Interrogé sur la situation, le directeur de l’agriculture Omar Sané a fait part que sur les 500 commissions dont dispose le Sénégal, moins de 5% font l’objet de contestation et dans ces 5% relevés, seuls 2% posent réellement problème. Selon lui, présentement, nous sommes à 98% de niveau de satisfaction.

ZIGUINCHOR – L’INSUFFISANCE ET LA MAUVAISE QUALITE DES SEMENCES FACHENT DES ORGANISATIONS PAYSANNES

La qualité des semences reçues cette année par les paysans laisse beaucoup à désirer  : le constat est de certaines organisations paysannes comme le Cadre Régional de Concertation de ruraux (CRCR) qui déplore la mauvaise qualité des semences. Le président de cette organisation, Abdoul Aziz Badji, qui passe au peigne fin les semences de différentes spéculations accuse la mauvaise qualité des semences. « la qualité des semences de riz reçues n’est pas des meilleures. Est-ce que la variété de riz est adaptée à la région  ?  », s’interroge M. Badji qui fustige le système de distribution qui présente de nombreuses défaillances. « Pour l’arachide, on a reçu des semences. D’abord, ce n’est pas suffisant mais la qualité est très mauvaise. J’étais obligé d’aller jusqu’à Sindian (dans le département de Bignona) pour chercher ces semences. Mais j’avoue que je regrette beaucoup d’avoir effectué ce déplacement car les semences d’arachide ne sont pas de bonnes qualités du moins ce que j’ai acheté. La qualité n’est pas du tout bonne», peste encore le Président du CRCR qui estime que plusieurs localités de la région n’ont pas vu de semences. Une situation consécutive aux errements dans le processus de distribution avec certains opérateurs qui n’ont pas honoré leurs engagements.
Conséquence  : il n’y a pas eu de semences dans plusieurs zones. Cette insuffisance des semences est également déplorée par de nombreux paysans de la région. A côté de ces dysfonctionnements dans la qualité des semences s’ajoute la distribution de matériel qui a récemment suscité des grincements de dents dans certaines zones comme à Sindian où les paysans accusent le ministre du Commerce, Aminata Assomme Diatta, de favoritisme. Pour ces paysans, le ministre n’a pas fait preuve d’équité en ne remettant des tracteurs qu’aux paysans du Blouf ignorant ceux du Fogny. Les récriminations de ces paysans du Fogny portées par le maire de Sindian Yancoba Sagna ont été soulevées le week-end dernier, lors d’un atelier sur la modernisation de l’agriculture présidée par le ministre du Commerce. «  Nous n’avons pas reçu de tracteurs alors que le ministre a octroyé des tracteurs aux paysans du Blouf, ce qui n’est pas normal. Il faut faire preuve d’équité », avait « craché » l’élu local. Insuffisance des semences accompagnées de leurs mauvaises qualités soulevée par le CRCR, tout ceci appliqué au manque de matériel agricole, les paysans de la région se heurtent à une panoplie de contraintes dans cette présente campagne. Seule satisfaction pour l’heure, c’est la bonne pluviométrie qui affiche le sourire chez ces mêmes paysans qui espèrent à travers un début d’hivernage prometteur atténuer leurs nombreuses difficultés. Et pour certains de ses paysans, les premières récoltes sont attendues incessamment.

THIES -CAMPAGNE AGRICOLE  : INQUIETUDES DISSIPEES AVEC LA MISE EN PLACE DES INTRANTS ET LE DEMARRAGE DES PLUIES

Les inquiétudes des paysans se dissipent, comme l’atteste l’état des lieux avec les débuts prometteurs de la campagne agricole 2020 dans la région de Thiès. Dans le département de Mbour, les cultivateurs parlent de la présence de qualité surtout dans ce versant occidental du Bassin arachidier. Du moins, le démarrage des pluies utiles et des semences d’arachide accessibles dans de nombreux points sont illustratifs .La région de Thiès a vu la mise en place de son quota de semences d’arachide dans le cadre de la campagne agricole 2020. Dans l’espace régional, selon des informations de la Direction régionale du développement rural, les opérateurs dans une soixantaine de points de vente sont à pied d’œuvre. Seuls quelques couacs sont relevés dans la zone de Thiès et de Ngaparou (département de Mbour) avec un déficit d’une vingtaine de tonnes de semences. Partout ailleurs, le quota départemental de Mbour prévu est en distribution.
La distribution des semences aux variétés de riz effective dans le département de Mbour, dans la zone de Fadial (commune de Nguéniène), la riziculture pluviale est toujours prolifique. Elle va enregistrer l’introduction des variétés, Sahel 108 et le Nérica 4. L’apparition des premières pluies utiles en milieu de semaine et le début des semences d’arachide donnent ainsi de l’espoir aux paysans. La Petite côte s’illustre par ailleurs comme un foyer de production de gros mil comme le sorgho dans les boucles de Mbodiène, Ndianda et Balabougou (commune de Nguéniène). Concernant les tubercules et féculents, la région engrange 58,5% de la production nationale. Les espaces devant accueillir les boutures de manioc sont estimées à 6000 hectares. Les attentes sont cependant très fortes du côté de la mise en place des engrais, du moins certains cultivateurs ont espoir d’en trouver en quantité eu égard aux promesses faites et à l’état des lieux dans le bassin arachidier. Les seules préoccupations des paysans restent la présence du maitre du jeu, la covid-19 ayant fortement impacté la préparation de l’hivernage. Une distribution des semences pour eux serait du reste bénéfique avec un appui alimentaire supplémentaire pour faire face à une venue prématurée de la soudure. Cette situation exceptionnelle pour Diokel. G de la zone de Louly (commune de Sandiara) reste une interpellation à l’endroit des autorités.

AGRICULTURE-INTRANT THIES A REÇU 98% DE SES 2.500 TONNES DE SEMENCES D’ARACHIDES (DRDR)

Le quota de 2.500 tonnes de semences d’arachides alloué à la région de Thiès a été mis en place à hauteur de 98 %, a indiqué mardi le directeur régional du développement rural Abiboulaye Sidibé. Sur une soixantaine de points de vente, deux ont vu leur opérateur remplacé pour défaut d’approvisionnement. Il s’agit de Thiès Nord et Ngaparou où une vingtaine de tonnes sont en manque. A part ces deux points, la situation est ‘’satisfaisante de manière générale’’ pour ce qui est de la mise en place des semences d’arachides, a-t-il relevé lors d’une réunion préparatoire du suivi de la campagne agricole. Le taux de cession des semences aux producteurs, dépasse les 90 %, a dit M. Sidibé. L’ ‘’innovation de taille’’ cette année dans la région de Thiès, a dit M. Sidibé, est la relance par le Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR), avec l’introduction de deux variétés de riz que sont le Sahel 108, dans la zone de Fadial (département de Mbour) et le Nérica 4. Cette dernière a la particularité de s’adapter à tous les sols où peuvent pousser le mil, le maïs et le sorgho. Thiès compte aussi consolider sa place de premier producteur national de manioc de l’année dernière, avec 58,5% de la production nationale.

KAOLACK LA FNOSP/T SE LAVE A GRANDE EAU

Le bureau de la Fédération nationale des opérateurs, stockeurs privés et transporteurs (Fnosp/t), antenne de la zone centre se démarque de toute responsabilité concernant les incidents sur la nature des semences d’arachides distribuées cette année aux paysans. Lors d’une rencontre dite de clarification tenue avec la presse, les camarades du président El Hadji Bou Goumbala ont d’abord salué les efforts considérables fournis par l’Etat du Sénégal pour le cas spécifique à la campagne de distribution des semences. Une campagne pour laquelle, le gouvernement ambitionnait de réunir au compte des paysans une manne de 60.000 tonnes de semences certifiées, 15.000 tonnes de semences écrémées et 150.000 tonnes d’intrants pour les différentes variétés de cultures produites dans le pays.
Compte tenu du problème d’accès des producteurs à ces facteurs de production, il a augmenté la marge de subvention sur la totalité de ces produits malgré certaines difficultés liées à la collecte et aux effets négatifs de la pandémie du coronavirus au Sénégal.
Ainsi, les opérateurs de la Fnosp/t estiment que même si au niveau de certains milieux paysans, les producteurs, partenaires et autres élus continuent encore de déplorer la qualité et la quantité des semences d’arachides distribuées, il reste évident que sur le territoire national, 95 % de la production des semences sont déjà acheminés vers les collectivités désignées et les professionnels ont déjà commencé à s’en servir. Toutefois, ce sont aussi des graines de qualité qui ont été servies, sauf dans une petite portion de terre où les populations déplorent avoir reçu des semences contraires à la carte variétale. Sans moins faire allusion aux 68 tonnes d’arachides distribuées par l’opérateur Mohamed Kâ à une certaine population de contractants en activité dans la région de Kaffrine, les opérateurs de la Fnosp/t, après avoir acquis leurs semences à raison de 370 F le kilogramme, ont réitéré leur engagement de céder cette année les semences d’arachide à 375 Frs à l’Etat. Et ce, dans le but de contribuer positivement au développement socio-économique du pays.
Pour l’heure, ces opérateurs se disent prêts à entamer les opérations de mise en place des semences de céréales pour lesquelles, la structure des opérateurs mise aussi pour la qualité et la quantité. Ignace Ndeye, Samba Niébé Ba  et Abdoulaye Fall

VALLÉE  : LA FILIÈRE RIZ FINANCÉE À HAUTEUR DE 4, 6 MILLIARDS PAR LA LBA

Saint-Louis, 21 juil (APS) – La Banque agricole du Sénégal (LBA) vient d’accorder un financement de 4,6 milliards de francs Cfa aux producteurs de la filière riz de la vallée du fleuve Sénégal, a révélé mardi le chef de son réseau pour la zone nord, Massaer Diop.
Ce financement que la LBA a octroyé lors de son premier comité de crédit, « est dédié’’ à la campagne d’hivernage 2020-2021, a-t-il précisé. Il a ajouté que cette enveloppe « va certainement évoluer avec le deuxième comité de crédit, qui sera organisé dans les prochains jours ».
Il a déclaré que le volume de ce financement montre l’engagement de la LBA à « accompagner l’Etat dans son ambition de nourrir le pays dans cette période de crise sanitaire et économique ».
Pour la campagne de contre-saison chaude 2020, dit-il, sur les 894 organisations paysannes qui avaient fait des demandes de crédit, 834 ont bénéficié « d’un financement pour un montant global de 8,9 milliards de francs Cfa pour la filière riz, au niveau de la vallée du fleuve Sénégal ».
« Pour l’agriculture, la LBA finance plusieurs spéculations, à savoir la tomate, l’oignon et la pomme de terre’’, a-t-il précisé

Il indique toutefois que « la plus grande partie du financement au niveau de la vallée du fleuve est destinée à la filière riz, avec plus de 15 milliards de francs CFA par an ».

Il a signalé qu’en dehors de la production, la Banque accompagne les riziers dans la transformation du paddy en riz blanc.
« Ainsi, pour la commercialisation de la production de contre-saison chaude 2020, un financement de 6 milliards de francs Cfa est prévu, comme l’année dernière lors de la commercialisation de la production de la campagne de contre saison chaude 2019’’, a-t-il souligné.
Selon lui, la LBA accompagne également les producteurs dans la mécanisation de l’agriculture, par l’acquisition de tracteurs et de moissonneuses batteuses
A en croire Massaer Diop, la LBA est la seule banque au Sénégal qui finance les petits producteurs en dehors du système financier décentralisé (SFD).
L’institution financière a, en effet, pour mission principale d’accompagner l’Etat dans le développement de l’agriculture, a-t-il rappelé.
Le chef du Réseau de la LBA de la zone nord a toutefois reconnu que le financement de l’agriculture comporte plusieurs risques, malgré les taux de remboursement relativement satisfaisants au niveau de certaines spéculations.
Il a rappelé que la LBA travaille en collaboration avec la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (CNAAS), mais également avec des partenaires techniques qui interviennent dans la vallée.
Il ajoute par ailleurs que l’institution bancaire accompagne également les jeunes dans leurs projets agricoles, afin de « résorber le chômage de la jeunesse, mais surtout permettre à l’agriculture d’être le moteur de la croissance économique ».
« Dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus, 40 jeunes ont bénéficié du financement de la banque avec une subvention de Africarice d’un montant de 150 millions de francs CFA », a-t-il dit.
M Diop souligne que la LBA a également cofinancé avec la DER/FJ un projet d’acquisition d’une unité de transformation de riz pour un montant de 148 millions destinée au Réseau des femmes agricultrices du Nord (REFAN), qui regroupe 16.000 membres.
La Banque agricole (LBA), dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire, a mis en place des mécanismes de financement qui permettent à tous les acteurs économiques de tous les secteurs d’activités, d’avoir accès au crédit « à moindre coût ».BD/ASG/BK

Impact de la Covid-19-L’Etat veut 3008 milliards F CFA

https://www.leral.net Le Sénégal espère 3008 milliards de recettes cette année, les recettes fiscales et douanières en baisse
Selon le rapport de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) repris par Libération, les recettes sont projetées à 3008 milliards Fcfa, soit une hausse de 7,9%.
Les recettes sont composées de recettes fiscales pour 2352,8 milliards Fcfa, des autres recettes pour 123,27 milliards et des dons pour un montant projeté à 500,6 milliards.
Les recettes fiscales devraient passer de 2409,7 milliards en 2019 à 2352,8 milliards en 2020, soit une baisse de 56,9 milliards en glissement annuel.
Les recettes douanières chutent aussi passant de 859,1 milliards à 713 milliards, soit une baisse absolue de 141 milliards.

EL HADJ MANSOUR SAMBE (ECONOMISTE) : ‘’On n’a pas un secteur privé capable d’accompagner le PSE au Sénégal’’

http://www.enqueteplus. comLa pandémie de Covid-19 a entrainé un changement de politiques économiques et budgétaires au Sénégal pour une résilience et une relance de l’économie nationale face aux enjeux de l’heure. Dans cette interview accordée à ‘’EnQuête’’, l’économiste et consultant El Hadj Mansour Sambe revient sur les projections de croissance faites par l’Etat sur la période 2021-2023, le rôle du privé national dans la stratégie de résilience et la relance.

Dans le nouveau document de programmation budgétaire et économique 2021-2023, il est attendu une croissance du PIB réel de plus de 7,0 % dès 2023, soit une croissance moyenne de 6,4 % sur la période 2021-2023. Quelle lecture faites-vous de cette projection ?

Tout cela va se faire dans le cadre de la 2e phase du Plan Sénégal émergent (PSE) 2019-2023. Pour la première phase de 2014 à 2019, nous étions sur un modèle de croissance tirée par l’investissement public. Qui s’appuie sur un endettement lourd et des gros chantiers exécutés par des entreprises étrangères. De 2014 jusqu’en 2019, au Sénégal, la croissance est montée de façon incroyable, de même que l’investissement public et la dette. Ce qui a fait que la croissance a aussi suivi avec un taux de 4,5 jusqu’à 6,5 %. En 2020, la croissance sera de 1 % et en 2021, elle peut remonter jusqu’à 6 %. Car ce sera une croissance de rattrapage. C’est la même chose qui s’est passée en 2009 où la croissance était de 1 % et en 2010 de 5 %. A chaque fois qu’il y a une crise quelque part et que la croissance chute, il est toujours possible de faire des investissements pour que la croissance se redresse.
Par rapport à l’investissement public, en 2021, ils ont programmé 11 150,63 milliards de francs CFA. Ce sont ces dépenses-là qui vont tirer la croissance. Au Sénégal, le secteur privé ne travaille pas beaucoup. Donc, l’Etat s’appuie sur les dépenses publiques et les entreprises étrangères qui dirigent les travaux. Ce qui amène de la croissance. Mais, malheureusement, ce sont des croissances qui ne sont pas inclusives. Elles ne sont pas produites par les entreprises locales. L’Etat, dans un souci de faire de la croissance, va dépenser beaucoup d’argent en s’endettant ou avec la nouvelle stratégie de mobilisation de recettes. La croissance va monter, mais elle ne sera pas inclusive. Elle sera comme celle de 2014 jusqu’à 2019. Elle va échapper aux entreprises locales, aux Sénégalais et sera captée par les entreprises étrangères qui vont après rapatrier tous les bénéfices.
Malheureusement, ce que l’Etat devait faire dans la phase 1 du PSE, c’est une croissance tirée par l’investissement public et, de 2021 à 2023, faire une croissance tirée l’investissement privé. C’est ce qui était prévu dans le cadre de l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE), le nouveau document signé avec le FMI. Dans ce document, la croissance, dans la 2e phase du PSE, est tirée par le secteur privé. Mais la pandémie a tout contrebalancé. Aujourd’hui, il faut que l’Etat cherche encore de l’argent pour être le maître de la croissance, avoir une croissance robuste.
Donc, l’Etat peut atteindre une croissance de 7 % en 2023 et 5 % en 2021, sauf s’il y a des chocs internes ou externes. Le baril de pétrole peut connaître une hausse, ou une crise externe peut aussi affecter le pays.

Mais est-ce qu’on aura un privé assez fort pour tirer cette croissance ?

En 2014, quand le gouvernement est allé au Groupe consultatif de Paris, il a pris l’option selon laquelle, de 2014 à 2019, c’est l’Etat qui doit tirer la croissance. Il va travailler avec les entreprises étrangères, chinoises, turques ou françaises qui ont plus de moyens pour aller vite. D’ailleurs, ces dernières vont financer directement les infrastructures, que cela soit à Diamniadio ou ailleurs. Pour 2019-2023, il avait envisagé de pousser les entreprises locales. D’où la création du ministère de l’Economie et la mise en place d’une stratégie pour développer les entreprises locales. Malheureusement, on n’a pas un tissu économique local très fort.
L’Etat n’avait rien préparé. Il ne les pas a accompagnées dans des projets, des stratégies. Aujourd’hui, l’une des plus grandes industries sénégalaises, c’est la Sedima. Qui est actuellement impactée par la Covid-19. Car elle a du mal à vendre ses poulets, toutes ses commandes ont été perturbées. L’Etat a mis en place un fonds de résilience, mais il sert uniquement à payer les salaires. L’Etat n’a pas encore fait quelque chose. On attend la phase de relance et elle n’est pas encore mise en place. On est sur la résilience, c’est-à-dire les entreprises qui ne doivent pas tomber, il faut les maintenir. Et relancer c’est les pousser pour qu’elles puissent sortir de la crise.
Mais ce que nous avons vu de 2014 à 2019, c’est que l’Etat n’a pas aidé le secteur privé. On n’a pas un secteur privé capable d’accompagner le PSE au Sénégal. Toutes les grandes entreprises qui ont travaillé durant cette période sont celles chinoises, turques et françaises. Elles ont géré les gros travaux et cela a fait que les entreprises locales, que cela soit du Conseil national du patronat (CNP), de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) ont souvent dit que l’Etat ne les a pas accompagnées, qu’il les a abandonnées. Aujourd’hui, en ce moment précis, en 2020, on n’a pas un secteur privé capable d’accompagner le PSE, de travailler sur de grands projets. Ils n’ont jamais été préparés à cela.

Est-il possible de renverser la tendance dans la seconde phase ?

Il est très possible de renverser la tendance. Tout le monde attend la stratégie de relance. Parce que la résilience va aller jusqu’en décembre 2020 et la relance sera à partir de 2021, avec un budget de plus de 11 000 milliards de francs CFA. C’est à l’Etat de prendre les rênes du jeu. Et sur ce budget, d’essayer de travailler avec les entreprises locales pour la stratégie de relance. Cette stratégie ne peut se faire qu’avec de l’investissement. Donc, l’Etat va beaucoup investir.
Ce que nous souhaitons, c’est que les entreprises comme la Sonacos puissent repartir avec la relance, de même que les Industries chimiques du Sénégal (ICS). Que ces entreprises puissent faire travailler beaucoup de PME locales. C’est ce qui fera que les entreprises locales pourraient accompagner la croissance de 2021 à 2023. Nous pensons que l’Etat doit profiter de la relance pour accompagner les entreprises locales. Pour que la croissance soit ressentie par les Sénégalais, il faut que les entreprises dans lesquelles travaillent les Sénégalais puissent avoir de l’argent et investir. Parce que ces entreprises, quand elles font des bénéfices, l’argent reste au Sénégal, les salaires et tout.

Dans la nouvelle programmation, l’Etat met encore l’accent sur la poursuite des investissements dans les infrastructures telles le Ter, le BRT, le train Dakar-Bamako, etc. Est-ce une priorité, vu le contexte actuel ?

Ce n’est pas une priorité. Mais cela permet à l’Etat de faire de la croissance. Quand on investit dans la santé, on ne peut pas capter la croissance. On ne peut pas faire de la croissance avec des investissements dans les infrastructures sociales. C’est pourquoi l’Etat va travailler sur les infrastructures économiques telles que le Ter, le BRT. Ce sont des projets qui drainent des milliards et permettent d’atteindre des croissances de 5 à 7 %. L’Etat a également pris l’initiative de travailler dans le secteur de la santé. Il a mis en place le plan d’investissement sectoriel et quinquennal 2020-2025. C’est pour aider à livrer des infrastructures et des équipements et renforcer la disponibilité d’un personnel de qualité et des médicaments. C’est un plan qui peut aider la santé à décoller. Pour l’agriculture, l’Etat compte mettre cette année 60 milliards de francs CFA et en 2021, il pourra aller jusqu’à 80 milliards. Ce montant va aider les paysans du monde rural à se sentir mieux.
L’agriculture permet de faire de la croissance. Parce que l’Etat n’a pas atteint l’autosuffisance en riz. Il avait dit en 2017 ; mais depuis, les exportations en riz tournent de 800 000, voire 1 million de tonnes. Parce que tout l’argent a été pris par Diamniadio pour les infrastructures. Ce ne sont pas certes des priorités, car les Sénégalais ont faim, ils veulent se soigner, ils veulent aller à l’école. Mais notre Etat veut faire de la croissance et il est plus rapide d’y arriver avec des investissements dans les infrastructures. Le quinquennat 2019-2023 devait être un quinquennat durant lequel l’Etat devait travailler sur la santé, l’éducation, l’agriculture, etc. Parce que 2014-2019 était réservé aux infrastructures. Car, aujourd’hui qu’on a le Ter, l’autoroute Ila-Touba, AIBD – Mbour, AIBD – Thiès, les ponts, etc., malheureusement, la Covid a tout bouleversé. Et actuellement, l’Etat va être sur deux pieds. Il s’agit de booster les infrastructures et aussi le développement des communautés par la santé, l’éducation, etc.

Mais le problème est que toutes ces infrastructures sont uniquement à Dakar. A l’intérieur du pays, c’est presque un vide…

Il faut comprendre que l’option de l’Etat, c’était d’abord de développer l’axe Dakar – Diamniadio – Mbour. C’est l’axe qui crée plus de 80 % des richesses de ce pays. Après, il y a l’autoroute Ndiass – Mbour, Ndiass – Thiès. Ce sont des choix de politiques publiques. Mais le problème qui se pose aujourd’hui, c’est qu’il faut renforcer le PIB de ce pays. Et pour y arriver, on ne peut que travailler que sur l’axe Dakar – Diamniadio-Mbour. Sur cet axe, il n’y a pas beaucoup d’infrastructures. Il y en a à Mbour, mais à Thiès, il n’y a rien. Maintenant, ce qu’il faut essayer de faire, c’est de travailler sur Kaolack, Louga. Il y a aussi le port de Ndayanne qui sera aussi là, avec Dubaï Port World. Mais pour l’intérieur du pays, cela va être au-delà de 2030. Il va falloir que nous ayons des ressources pétrolières pour essayer d’impacter l’intérieur au pays.

Par rapport à l’agriculture, vous l’aviez évoqué tantôt, l’option de l’État, c’est de moderniser l’agriculture familiale, en orientant les stratégies dans le court et le moyen terme, avec une maitrise d’eau complète à côté d’une agriculture industrielle. Comment voyez-vous cette approche ?

L’agriculture est un outil de développement. Tous les pays qui se sont développés l’ont fait à partir de l’agriculture. Elle est la base de l’agro-business, de la transformation des fruits et légumes, industrielle. La plus grande spéculation agricole au Sénégal, c’est l’arachide. Et la seule entreprise qui permet de transformer l’arachide, c’est la Sonacos et elle est dans beaucoup de problèmes.
La première chose que l’Etat devait faire, c’est de relancer la Sonacos. Sur une production de 1 million de tonnes, la Sonacos est incapable d’acheter les 800 000 t. Travailler pour une agriculture industrielle commence par relancer la Sonacos pour transformer toute l’arachide que les pays récoltent pour essayer de relancer des entreprises comme la Socas, qui transforme toutes les semences dans la vallée du fleuve Sénégal. C’est aussi travailler sur la transformation du riz local paddy, qui peut être transformé en riz blanc par les rizeries. Tout cela permet de développer une agriculture industrielle.
Si on transforme les 800 000 t de riz paddy récoltées, cela permet de nourrir tout le monde. Pour l’huile, si 500 000 t sur les 1 million de tonnes produites sont transformées, cela permet de faire travailler 4 usines de la Sonacos à Kaolack, Lindiane, Ziguinchor et Diourbel. Si toutes les tomates le sont aussi, cela fera travailler énormément de monde et gagner beaucoup d’argent à l’Etat. Il y a beaucoup de tomates pourries dans la vallée, par manque d’unités de transformation. L’Etat doit y travailler pour arriver à une agriculture industrielle avec la stratégie de relance à partir de 2021. On boit aussi beaucoup de lait, mais l’élevage ne marche pas. Tout ce que nous mangeons, c’est essentiellement le riz et l’huile. MARIAMA DIEME

UMOA : Les Etats mobilisent 2672 milliards de FCFA de titres publics au deuxième trimestre 2020

https://www.financialafrik.com Le volume total de titres publics mobilisé par les Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) par adjudication et syndication s’est établi à 2672 milliards de FCFA (4,008 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2020, selon les données établies par l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.
Cette structure souligne dans sa publication « Statistiques du marché des titres publics » du deuxième trimestre 2020 que la durée de vie moyenne résiduelle de ces titres est de 2,60 années.
La côte d’Ivoire demeure toujours la locomotive de la zone avec 871 milliards de FCFA mobilisés, soit 33% du volume global. Elle devance de loin son suivant qu’est le Sénégal qui se retrouve avec 460 milliards de FCFA, soit 17% du volume global mobilisé par la zone. La troisième place revient au Bénin avec 315 milliards de FCFA (12%).
Le reste des pays se retrouve avec moins de 300 milliards de FCFA mobilisés pour chacun. Les mieux positionnés sont le Burkina (284 milliards), le Mali (269 milliards) et le Niger (241 milliards), soit respectivement un pourcentage de 11%, 10% et 9%.
Au-dessous de ce lot viennent le Togo (7%) et la Guinée-Bissau (1%) avec respectivement 190 et 42 milliards de FCFA mobilisés.
Les données de l’agence UMOA-Titres laissent entrevoir une prépondérance des titres  de maturité 91 jours (1307 milliards), très loin de ceux à 3 ans  (397 milliards) et 5 ans (337 milliards).  Les titres public à maturité 182 et 364 jours sont aussi importants, totalisant respectivement 305 milliards et 252 milliards. En revanche, le volume des titres à maturité longue est marginal  : 61 milliards de FCFA pour les titres à 7 ans et 13 milliards de FCFA pour ceux à 10 ans Albert Savana

La Covid-19 infecte les efforts de croissance économique

https://www.lejecos.com Les mesures d’endiguement de la Covid-19 prises l’Etat du Sénégal ont perturbé gravement la chaine de production dans un contexte de forte réduction de la demande interne et externe. Ceci engendre une révision à la baisse du taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib) réel de 5,7 points de pourcentage par rapport à prévision de 6,8% pour 2020. Selon les « perspectives économiques » de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), l’inflation est projetée à 2,4% en 2020, soit un relèvement de 0,7 point de pourcentage en 2019 au moment où le déficit budgétaire devrait se dégrader et se situerait à 872,7 milliards soit un 6,1% du Pib.
Dans sa publication sur les perspectives économiques du Sénégal pour 2020, la Dpee relève que les mesures d’endiguement de la Covid-19 ont perturbé gravement la chaine de production dans un contexte de forte réduction de la demande interne et externe. En effet, explique-t-elle, plusieurs secteurs d’activité devraient entrer dans une période de récession si la propagation de la pandémie se prolongeait jusqu’au deuxième trimestre de 2020 au moins
Toutefois, dit-elle, les autorités sénégalaises ont initié une série de mesures inscrites dans le programme de résilience économique et sociale (Pres) dont la mise en œuvre limiterait les effets néfastes de cette pandémie sur l’activité économique. En conséquence, le taux de croissance du Pib réel est révisé à la baisse et projeté à 1,1% en 2020, contre une prévision initiale de 6,8%, soit une réduction de 5,7 points de pourcentage.
S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du Pib, elle est projetée à 2,4% en 2020, soit un relèvement de 0,7 point de pourcentage en 2019, confie la Dpee. Selon laquelle, au titre des finances publiques, la gestion budgétaire de l’année 2020 a été engagée dans un contexte très difficile marqué par la survenue de la pandémie de la Covid-19 qui devrait perturber considérablement la programmation budgétaire initiale de 2020 en termes de mobilisation des ressources et d’exécution des dépenses.
Par conséquent,  « le déficit budgétaire devrait se dégrader d’environ 2,9 points de pourcentage, passant de 537,4 milliards en 2019 (3,9% du PIB) à 872,7 milliards en 2020 (6,1% du Pib) ». A en croire le document, cette détérioration serait imputable aux impacts considérables de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19 sur les différents agrégats budgétaires en termes de contraction des recettes intérieures et d’accroissement des charges publiques.
Par ailleurs, la structure renseigne qu’au titre des échanges avec le reste du monde, le compte courant devrait ressortir, en 2020, en déficit de 1254,0 milliards (8,8% du Pib) contre 1087,5 milliards en 2019 (7,9% du Pib). Aussi, note-elle, l’excédent du compte de capital s’améliorerait de 49,2 milliards en s’établissant à 271,0 milliards en 2020. « Le besoin de financement traduisant la somme du solde du compte courant et de celui du compte capital, devrait être presque satisfait par l’excédent du compte financier qui se chiffrerait également à 983,0 milliards. Au total, le solde global de la balance des paiements devrait afficher un déficit de 1 milliard en 2020 », indique la Dpee.
Enfin, s’agissant de la situation monétaire en 2020, la direction fait savoir qu’elle devrait être marquée par une augmentation des avoirs extérieurs nets de 89 milliards, un accroissement des créances intérieures de 547,4 milliards et une expansion de la masse monétaire de 7,2% (+415 milliards).Bassirou MBAYE

FINANCEMENT DE L’ECONOMIE ET MUTUALISATION DES SERVICES FINANCIERS par Habib NDAO, Secrétaire Exécutif de l’OQSF

https://www.lejecos.com La problématique du financement de l’entreprise et en particulier des petites et moyennes entreprises (PME) constitue une réelle préoccupation des pouvoirs publics. A cet égard, des mesures hardies en matière d’accès au financement pour les PME sont souhaitables, en dépit des nombreux efforts initiés par l’Etat à travers la création du Bureau d’Information sur le Crédit, l’émergence de plusieurs instruments financiers publics tels que la BNDE, le FONSIS, le FONGIP, la DER, Plasepri, Fonds pour la Cinématographie et les orientations données à la Caisse des Dépôts et Consignations pour la mise en place d’une Caisse des Marchés Publics.
Il s’agira à ce titre de favoriser l’émergence de PME performantes et compétitives par un accompagnement adapté et efficace à travers le développement d’un partenariat gagnant-gagnant et inclusif entre le secteur privé, les banques, et le dispositif d’accompagnement financier de l’Etat

-Lever les contraintes de financement des banques pour accroitre les crédits des PME au service d’une émergence du secteur privé et de la croissance économique

Le tissu des entreprises au Sénégal est composé, à près de 90%, de petites et moyennes entreprises (PME). Avec une contribution moyenne au PIB estimée à 30%, ces entreprises emploient environ 60% de la population active, soit 42% du total des emplois du secteur moderne. Les PME sont constituées en majorité d’entreprises artisanales ou commerciales de tailles et de formes juridiques variables.
Le financement par emprunt, notamment auprès des banques et des institutions constitue au Sénégal la principale source de financement externe des entreprises, notamment des PME. Or, malgré la diversification de l’offre de financement due à la présence de vingt et neuf (29) établissements de crédit et d’une multitude d’institutions de microfinance (dont au moins 10 grands réseaux), les TPE/PME font toujours face à de nombreuses difficultés pour le financement de leurs activités.
Cette situation, largement reconnue par les acteurs, perdure nonobstant la mise en place par l’Etat, depuis plusieurs années, de lignes de garantie et de crédit. En l’absence d’un financement adéquat, les investissements privés et les fonds de roulement pour l’exploitation sont étouffés. Or, la performance des entreprises est un facteur déterminant d’une croissance économique inclusive.

Au niveau des banques, les limites ci-après sont invariablement relevées :

– une offre de crédit contrainte par l’insuffisance et la nature des ressources d’épargne mobilisées (dépôts essentiellement à vue), au regard notamment des normes de solvabilité et de liquidité requises par la réglementation prudentielle ;
– le manque de célérité dans la prise de décision d’octroi de crédit ou d’engagement par signature (financement d’avances sur marchés ou cautionnement, financement du fonds de roulement, etc.)
– une tarification globalement élevée des crédits destinés aux PME ;
–  un déséquilibre entre la structure de l’offre et la demande d’épargne : préférence pour la liquidité et sécurité du côté des ménages, besoins de financement à long terme et plus ou moins risqués du côté des entreprises, des ménages et des administrations publiques.
Le rôle des intermédiaires financiers doit être de « transformer » la maturité et le risque des fonds pour les mettre en adéquation avec les besoins des PME, ce qui implique une prise de risque de plus en plus grande.
Dans le même sillage que le plaidoyer du Président Macky Sall sur l’annulation de la dette, j’attire l’attention des dirigeants des établissements de crédits que si les conditions d’octroi de crédits aux PME ne sont pas amplement assouplies pour la relance de l’économie post-Covid, la faillite des entreprises va inévitablement conduire à la défaillance des banques. La situation appelle à plus d’audace, de rapidité et de flexibilité de la part des décideurs des institutions financières. Le comité de crédit doit être allégé tant dans sa composition que dans la diligence à apporter au traitement des dossiers de crédit.
Si les opérateurs financiers veulent survivre, elles doivent oser prendre plus de risque surtout dans des secteurs comme le tourisme qui a su rebondir malgré les attentats de la bande à Bader, la prise d’otages à la Mecque, les attentats du 11 septembre, les attentats de Paris, la crise du SRAS, la crise des subprimes.

-La mutualisation de l’offre de services financiers et non financiers destinée aux PME, une étape fondamentale pour résoudre la lancinante question de l’accès au financement

Les progrès de l’inclusion financière iront de pair avec l’émergence de nouveaux défis qui devront être relevés de manière à assurer un développement durable et inclusif dans l’écosystème entrepreneurial.
En vue de faire jouer efficacement au secteur de l’entreprise son rôle moteur, des avancées significatives sont encore nécessaires dans la prise en charge de la lancinante question de l’accès au crédit pour les PME, en dépit des nombreux efforts initiés par l’Etat à travers les interventions ciblées des structures d’appui et d’encadrement de la PME.
C’est tout le sens qu’il faut donner à la directive présidentielle issue du Conseil des Ministres du mercredi 15 juillet 2020. Le Chef de l’Etat a réitéré son appel à une évaluation et à une mutualisation des services financiers et non financiers d’appui aux petites et moyennes entreprises (PME).
En effet, le constat relevé est que la faiblesse de la contribution du secteur bancaire au financement de l’économie sénégalaise (près de 36%) est liée à la fois à la structure du marché et aux conditions d’accès au crédit. A ce niveau, plusieurs facteurs entrent en jeu dont le degré d’asymétrie d’informations entre institutions financières et emprunteurs, une complexité des conditionnalités d’accès, des taux d’intérêt jugés non incitatifs, le niveau et les types de garanties exigées, etc.
Les interventions coordonnées des services financiers et non financiers devront contribuer à avoir un effet catalyseur important sur la levée des obstacles susvisés et tirer substantiellement à la hausse le volume des financements et singulièrement des crédits d’investissements aux secteurs porteurs de croissance.

A ce titre, la création d’une structure à guichets multiples (garantie, participation, bonification et refinancement, etc.) pourrait être étudiée.

Par ailleurs, il est souhaitable de consolider les mécanismes de refinancement à long terme des banques et des institutions de microfinance et de promouvoir la reconversion de l’épargne nationale en crédit (fonds des sociétés d’assurance, caisses de sécurité sociale, diaspora, etc.) et son orientation vers des investissements productifs.
Aussi, l’opérationnalisation de la caisse des marchés pourrait contribuer fortement à promouvoir l’accès des PME à la commande publique. Elle aura pour objectif d’apporter à la petite entreprise des produits de financement adaptés à toutes les étapes d’exécution des marchés publics. En outre, la disponibilité des ressources devra leur permettre de réduire les délais d’exécution des marchés publics et d’assurer aux financements accordés des niveaux de rendement satisfaisants.
Enfin, en raison de son importance dans le tissu économique, la facilitation des conditions d’accès au crédit du secteur informel, à travers la mise en place de lignes de crédit et des fonds de garantie dédiés à appuyer les autoentrepreneurs qui présentent des potentialités de croissance, constitue un autre enjeu majeur. EL HADJ

SEYDOU NOUROU TOURÉ (SOUS LA DIRECTION DE : Pilotage des Politiques publiques Au Sénégal de 1960 à 2012

http://www.sudonline.sn Cet ouvrage met en lumière le rôle de l’Etat dans la conduite des affaires publiques dans une séquence temporelle comprise entre 1960 et 2012. Tenant compte du contexte de l’époque, il est rappelé qu’en 1960, au début de son accession à la souveraineté nationale, le Sénégal avait un niveau de vie comparable à certains pays asiatiques comme la Corée du Sud qui font partie aujourd’hui des dragons.
Toutefois, à l’inverse de ces derniers, il peine encore à émerger au plan économique et social. Appréciant la situation, l’ouvrage met l’accent sur les incohérences observables dans la gestion des politiques publiques. Ce qui va entraîner un endettement massif de l’Etat et sa mise sous la tutelle des politiques d’ajustements structurels, sous la houlette des institutions financières internationales.
En l’occurrence, la Banque mondiale et le Fmi. S’adossant sur une périodisation séquencée en trois phases (1960-1979 ; 1980- 1999, depuis 2000), l’ouvrage relève que l’Etat est au centre de tous les actes et qu’en dépit « des nombreux discours d’inspiration socialiste sur le développement et la nécessité du décodage économique), la construction d’une hégémonie politique reste le souci de la classe dirigeante ».
Aussi les difficultés économiques qui en résulteront se traduiront-elles par des plans d’ajustement qui verront l’économique prendre le dessus sur le politique dans la conduite des affaires publiques. Un léger fléchissement va se faire à partir de 2000, avec la régénération des capacités de manœuvre de l’Etat. Aussi le leadership du politique et le contrôle citoyen sont-ils réaffirmés, à travers la mise en œuvre des documents de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp).

Du fait que les urgences économiques et sociales sont restées les mêmes depuis l’indépendance, on constate la prégnance et la toute-puissance de l’Etat. Ceci, aussi bien dans la conception que dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Se focalisant sur ces dernières et les dynamiques territoriales de développement local, de 1960 à 2012, Sambou Ndiaye, enseignant-chercheur à l’UGB de St Louis, souligne que chacun des différents régimes de cette séquence temporelle a cherché à imprimer sa marque sur la politique publique de développement local. Il en est ainsi du premier président du Conseil, Mamadou Dia, qui a tenté de jeter les bases d’un développement communautaire qui ne survivra pas à la démarche administrative et institutionnelle de Senghor.
Diouf a tracé de grandes avancées en matière de décentralisation tandis que Wade a permis au Sénégal de systématiser une vision de développement local. Président actuel du Sénégal, Macky Sall cherche par contre à établir des ruptures annonçant une politique de territorialisation des politiques publiques.
Se penchant sur la gestion des ressources humaines, E.H.B Seydou Nourou Touré et Aboubacry Demba Lom militent pour l’amélioration des performances de l’administration sénégalaise en promouvant les critères d’intégrité, d’équité et d’efficacité. Ils prônent la mise en place d’une politique de suivi, de traçabilité des activités administratives, par une utilisation judicieuse des technologies de l’information et un système de formation permanente.
Tourné vers l’étude sur le pilotage des politiques publiques au Sénégal de 1960 à 2012, première tentative d’envergure consacrée à cet aspect , l’ouvrage placée sous la direction de El Hadji Seydou Nourou Touré, en étale les points forts et les points faibles, les défis et les contraintes de gestion. L’ouvrage met ainsi à disposition un matériau substantiel, susceptible de venir en aide aux décideurs, aux chercheurs, et de les aider à comprendre les trajectoires de développement empruntées par le Sénégal

FOURNITURE D’HYDROCARBURES EN TEMPS DE COVID-19 : MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ ÉVOQUE LA « RÉSILIENCE’’ SÉNÉGALAISE

Dakar, 21 juil (APS) – Le Sénégal n’a pas connu de rupture dans le domaine de l’approvisionnement en hydrocarbures avec la pandémie de la COVID-19, une ’’résilience’’ qui doit amener le pays à éprouver ses capacités de stockage pour atteindre les normes requises dans ce domaine, a indiqué, mardi, à Dakar, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhammadou Makhtar Cissé.
L’approvisionnement d’hydrocarbures et la fourniture d’électricité « n’ont pas connu une rupture » avec la pandémie de la COVID-19, a-t-il affirmé au cours d’une séance de travail avec le comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds Force Covid-19, dirigé par le général François Ndiaye.
Selon lui, l’approvisionnement du pays en hydrocarbures a été sécurisé pendant toute la période correspondant au ralentissement sinon à l’arrêt des activités économiques et sociales, à partir de l’apparition de la COVID-19 au Sénégal, le 2 mars dernier.
« Durant toute cette période, nous n’avons pas connu de rupture ni dans l’approvisionnement en hydrocarbures, ni dans la fourniture d’électricité », a dit le ministre du Pétrole et des Energies, entouré de ses collaborateurs.
Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, « cette situation témoigne de la résilience du système » sénégalais d’approvisionnement et de stockage des hydrocarbures. Il a suggéré de continuer à « l’éprouver » pour « renforcer » ses capacités physiques de stockage.
« Nous travaillons à renforcer nos capacités de stockage en hydrocarbures (….). C’est une question de sécurité nationale. Nous travaillons à atteindre les normes » requises dans ce domaine, a souligné Mouhamadou Makhtar Cissé.
Il assure que « le Sénégal est assez confortable » en matière d’approvisionnement en hydrocarbures, ajoutant  : « Nous travaillons à éviter toute rupture » au détriment des transporteurs et des ménages, a précisé le ministre du Pétrole et des Energies.BHC/BK/ASG

PRISE EN CHARGE PAR L’ETAT DES FACTURES D’ÉLECTRICITÉ : SENELEC A REDISTRIBUÉ PLUS DE 13 MILLIARDS À SES ABONNÉS (MINISTRE)

Dakar, 21 juil (APS) – SENELEC, la société nationale d’électricité du Sénégal, a redistribué à ses clients (post-paiement et prépaiement), 13 milliards 917 millions 563 mille 553 francs CFA, dans le cadre de la décision de l’Etat de prendre en charge pour un bimestre les factures des ménages les plus impactés par la COVID-19, a affirmé, mardi, à Dakar, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé.
« Pour SENELEC, un total de 13.917.563.553 a été effectivement redistribué aux clients abonnés au post-paiement (500.765 clients) et au prépaiement – woyofal (510.176 clients) », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec le comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds Force Covid 19, dirigé par le général François Ndiaye.

Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, 1.010.941 clients de SENELEC ont eu à bénéficier de cette mesure sociale, sur un total de 1.671.539 clients que compte SENELEC.

« Pour les clients du post-paiement, c’est-à-dire recevant une facture tous les deux mois, les factures ont été automatiquement apurées du système informatique. Pour les clients ayant souscrit au woyofal, un crédit d’électricité gratuit d’une valeur de 17.479 francs CFA, correspondant à 175 kWh, a été mis à leur disposition au niveau des caisses de SENELEC et du réseau des partenaires agréés », a expliqué M .Cissé.
Il a signalé qu’aucun frais n’avait été exigé pendant toute l’opération déroulée du 1er au 31 mai 2020, en faisant remarquer que 70.034 clients n’ont pu récupérer leur crédit dans les délais pour diverses raisons (compteurs défectueux, changements de compteurs, nouveaux clients, absences, ignorance, etc.)
« Un programme de rattrapage manuel est en cours pour ces clients ; il prendra fin le 31 août », a annoncé le ministre du Pétrole et des Energies.

Mouhamadou Makhtar Cissé notre par ailleurs que 29.702 clients raccordés au réseau d’électrification rurale sont concernés par cette mesure sociale, pour un montant global de 437.594.927 FCFA.

« Tous les opérateurs ont montré leur adhésion à cette mesure de haute portée sociale’’, a relevé le ministre du Pétrole et des Energies, avant d’ajouter que les concessionnaires d’électrification rurale ont toutefois « attiré l’attention sur les conséquences néfastes qu’un retard de paiement dû au manque à gagner pourrait avoir sur leurs activités et obligations contractuelles notamment vis à vis de SENELEC à qui ils doivent des arriérés de règlement de factures d’électricité ».
Il a assuré que les concessionnaires seront payés dans « les plus brefs délais », avant de se féliciter du fait que « durant toute cette période, l’approvisionnement en électricité a été globalement assuré par les différents opérateurs ».BHC/BK/ASG

L’ANSD ÉVOQUE UNE AMÉLIORATION DES TERMES DE L’ÉCHANGE

Dakar, 22 juil (APS) – L’Agence nationale de la statistique et de la démographie a fait état d’une amélioration des termes de l’échange en mai à la faveur de la bonne tenue des prix des métaux communs et ouvrages, des peaux, cuirs, et des matières textiles.
Au mois de mai 2020, les termes de l’échange sont ressortis à 1,10. Cette situation résulte de la bonne tenue des prix des produits des sections ’’métaux communs et ouvrages’’ (1,84), ’’peaux, cuirs, pelleteries et ouvrages en ces matières’’ (1,58) et ’’matières textiles et ouvrages’’ (1,20), rapporte la structure.
Dans sa note dévolution des prix du commerce extérieur, l’ANSD relève cependant un amoindrissement de la compétitivité des produits exportés en mai par la détérioration des termes de l’échange des produits des sections ’’produits du règne végétal ’’ (0,97), des ’’papiers et applications’’ (0,97) et des ’’produits des industries alimentaires’’ (0,94).
Au cours du mois de mai, l’ANSD a relevé une baisse de 2,3 % des prix des produits à l’exportation et un repli de 0, 6 de ceux des produits à l’importation.AKS/ASB

Hausse de 0,8% du coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation

https://www.financialafrik.com  Le coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation au Sénégal a progressé de 0,8% au deuxième trimestre 2020 comparé au premier trimestre 2020, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) basée à Dakar.
L’indice de ce coût de construction (ICC) s’est établi à 103,8 points contre 103 points au premier trimestre 2020. Selon l’ANSD, « cette évolution résulte essentiellement de la hausse du coût de la  main d’œuvre  et des prix des matériaux de construction ».
Le coût de lamain d’œuvrea en effet progressé de 2,0% comparativement au premier trimestre 2020, par suite de la hausse des rémunérations des maçons (+3,6%), des peintres (+2,5%), des coffreurs (+3,0%), des électriciens (+1,4%) et des plombiers (+1,2%). Comparé au deuxième trimestre 2019, le coût de la main d’œuvre  s’est accru de 6,7%.
Quant aux prix des  matériaux de construction, ilsont progressé de 0,3% par rapport au trimestre précédent, du fait de la hausse de ceux des matériaux de base ainsi que des matériaux de plomberie et sanitaire. Cependant, la baisse des prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols et des peintures a atténué cette évolution. En variation annuelle, ils ont reculé de 1,1%.
Les prix des matériaux de base ont enregistré une hausse de 0,7%, en rapport avec le renchérissement du fer (+0,8%), du sable (+0,5%) et du ciment (+0,8%). Par rapport au deuxième trimestre 2019, ils se sont toutefois réduits de 1,5%.

L’ ANSD signale une augmentation de 0,5% des prix des matériaux de plomberie et sanitaire du fait de celle des prix des matériaux sanitaires pour salle de bain et WC (+0,8%). En variation annuelle, ils se sont repliés de 0,8%.

Les prix des matériaux de menuiserie n’ont pas connu de variations sensibles au cours de la période sous revue. Mais rapportés à leur niveau du deuxième trimestre 2019, ils se sont accrus de 0,4%.
Quant aux prix des matériaux pour l’étanchéité, ils sont restés stables au deuxième trimestre 2020. En variation annuelle, ils se sont réduits de 0,8%. Les prix des peintures ont, de leur côté, baissé de 0,1%, en raison d’un repli de ceux des peintures à huile (-0,3%). En variation annuelle, ils se sont réduits de 1,2%.
Concernant les prix des matériaux pour les travaux d’électricité, l’ ANSD note une contraction de 0,2% au deuxième trimestre 2020, en raison d’un fléchissement des prix des câbles V.G.V (-0,1%) et des interrupteurs (-0,3%). En variation annuelle, ils ont baissé de 0,8%.
De même, les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols ont diminué de 1,0%, en liaison avec la contraction de ceux des carreaux murs (-0,9%) et sols (-1,1%).
Par rapport à la période correspondante en 2019, ils ont chuté de 2,3%.
« Le coût des  moyens de gestionest resté quasiment inchangé au cours de la période sous revue, du fait de la stabilité des prix de la quasi-totalité de ses composantes », signale l’ANSD. Par contre, par rapport à la période correspondante en 2019, il s’est renchéri de 7,2%. Le coût de la  location du matérieln’a pas connu de variations sensibles au deuxième trimestre 2020. En variation annuelle, il a toutefois augmenté de 0,4%.
En variation annuelle, le coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation au Sénégal  a augmenté de 1,1%. L’ANSD note par ailleurs que le rapport des prix moyens des six premiers mois de 2020 sur ceux de 2019 laisse apparaître une progression de 0,8% Albert Savana

Trafic aérien au Sénégal : Effondrement du nombre de passagers en avril dernier

https://www.lejecos.com Le trafic aérien est marqué, au mois d’avril 2020, par la baisse du nombre de passagers (-96,2%) en rythme mensuel. L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) informe que cette situation fait suite à la fermeture des frontières aériennes aux vols de passagers.
Cela a occasionné également, selon l’Ansd, le repli du mouvement d’aéronefs (-77,1%) et du fret (-59,6%), dans un contexte marqué par la pandémie de la covid-19. Comparativement au mois d’avril 2019, le nombre de passagers (-97,8%), les mouvements d’aéronefs (-83,5%) et le fret (-59,8%) ont connu une chute simultanée, indique-t-elle.
De façon détaillée, l’agence 396 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés au mois d’avril dernier contre 1 726 le mois précédent, soit une baisse de 77,1% en variation mensuelle. Par rapport à la même période de 2019        avec 2 398 mouvements, on note une régression de 83,5%.
Le nombre total de passagers est évalué à 4 528 en avril dernier contre 118 892 un mois auparavant soit un recul mensuel de 96,2%. Comparé au mois d’avril 2019 avec 210 302 passagers, il est relevé une baisse de 97,8%.
Enfin, la structure en charge de la statistique et de la démographie révèle que 1 355 tonnes ont été enregistrées en ce qui concerne le fret au mois d’avril dernier contre 3 355 tonnes le mois précédent. Cela, selon les « Repères statistiques » de l’Ansd, représente une chute de 59,6% en variation mensuelle. Par rapport au même moment de l’année précédente (3 374 tonnes), on note une hausse de 59,8%.Bassirou MBAYE

Fermeture des frontières : Hôtels cherchent clients désespérément

https://www.lequotidien.sn Les hôtels cherchent un second souffle après avoir été durement touchés par la pandémie du Covid-19. L’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) a constaté hier le dispositif post Covid-19, une semaine après la réouverture des frontières aériennes.
L’hôtellerie est le symbole du tourisme mis à genou par la pandémie à coronavirus. Dans les couloirs rénovés, mais quasi vides du King Fahd Palace, seule une délégation de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) arpente les tapis rouges de cet hôtel 5 étoiles. Le manque à gagner est criard. Depuis la fermeture des frontières aériennes, le personnel de l’hôtel fonctionne au ralenti. Malgré la réouverture des frontières aériennes, la crise perdure. «Même si on a ouvert, les compagnies aériennes n’opèrent pas à plein régime. Air Portugal avait maintenu ses vols à partir du 15 (juillet), mais immédiatement avec les restrictions de l’Union européenne, cette compagnie était obligée de réduire à 2 ou 3 vols par semaine. La crise n’est pas terminée pour le King Fahd Palace et pour les autres non plus», s’est inquiété Pierre Mbow, directeur de l’hôtel.
Le tourisme est l’un des secteurs les plus touchés par le Covid-19. Systématiquement, les endroits de séjour des touristes ont subi les contrecoups de cette pandémie. «Entre janvier et février, nous tournions autour de 84% de taux d’occupation. On a eu une dégradation assez importante de l’activité avec la fermeture des frontières. Aux mois d’avril et mai, on est passé de 84% de taux d’occupation à entre 8 et 9%. Cela veut dire que l’hôtel était quasiment vide. On n’avait juste que quelques clients qui étaient bloqués ici», a souligné Souleymane Douta Seck, directeur de l’hôtel Radisson Blu, qui chiffre à une «centaine de millions» les pertes financières de son établissement depuis l’instauration des mesures contre le Covid-19.
Cependant, M. Seck se veut optimiste : «Nous avons espoir, parce qu’avec la réouverture des frontières et le dispositif sanitaire opérationnel au niveau de notre établissement, on commence à avoir une hausse du taux d’occupation qui est passé quasiment à 15%. On a bon espoir que cela va se poursuivre pour les prochains mois.» De l’espoir qui est nourri aussi au King Fahd Palace. «Notre taux d’occupation varie entre 15 et 30%. Malgré l’ouverture des frontières, ça ne s’arrange pas pour le moment. On mise sur le tourisme intérieur et régional», dit Pierre Mbow.

«Remettre en marche la machine»

Le directeur général de l’Aspt et sa délégation ont sillonné les hôtels Radisson Blu, Yaas, King Fahd Palace, Terrou Bi, Pullman et des agences de voyage. Visage en sueur, Pape Mahawa Diouf se dit néanmoins rassuré : «Dans tous les hôtels, nous avons vu un secteur privé hôtelier et de la restauration à pied d’œuvre pour remettre en marche la machine dans les conditions de sécurité et de sûreté. Nous pouvons dire que ce sont des lieux que nous pouvons fréquenter de nouveau pour nos séminaires, réunions importantes dans le service public comme dans le service privé, mais aussi pour des moment de partage en famille.»
Alors que l’Union européenne a fermé ses frontières au Sénégal, le Dg de l’Aspt soutient que le pays est une destination touristique crédible. «Il faut que le monde entier soit au courant que le Sénégal, dans ses services comme dans ses produits touristiques, est dans les standards internationaux. Nous sommes un pays à qui on peut faire confiance en matière de consommation touristique», a déclaré Pape Mahawa Diouf.

Contrat Senelec-Akilee : L’Armp a (presque) bouclé ses auditions

https://www.seneweb.com La magistrate de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) en charge du dossier Senelec-Akilee a presque bouclé ses auditions.
Après avoir entendu plusieurs membres de la direction de la Senelec, la juge travaille sur son rapport qu’elle va bientôt présenter, renseigne Les Échos.
Pour rappel, les syndicalistes de la Seneelc avaient déposé une plainte auprès des organes de contrôle de l’État (Ige, Cour des Comptes, Armp et Ofnac) pour dénoncer le contrat Akilee-Senelec.

Loi plastique : trois mois après son entrée en vigueur 62 tonnes de produits ont été saisies

https://www.dakarmatin.com Environ 62 tonnes de produits plastiques ont été saisies et stockées en lieu sûr, compte non tenu des saisies opérées par la douane, trois mois après l’entrée en vigueur de la loi portant sur l’interdiction des produits plastiques.
Une annonce du Ministre de l’environnement et du développement durable Abdou Karim Sall lors du lancement de la campagne d’information et de sensibilisation sur la pollution plastique.
« Depuis l’entrée en vigueur de la loi n°2020-04 du 08 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques, le 20 avril 2020 dernier, mon département, en collaboration avec tous les acteurs directement concernés par sa mise en œuvre, a engagé des opérations sur l’ensemble du territoire national.
Ces opérations ont permis de mettre hors des circuits de commercialisation, des quantités importantes de produits plastiques prohibés et de sensibiliser les populations sur la nécessité de changer leurs modes de production et de consommation pour mettre un terme à la pollution plastique qui constitue une grande menace pour les générations actuelle et future », a encore indiqué le ministre.
À ce jour, a-t-il ajouté, « sur toute l’étendue du territoire, 73 opérations de suivi de l’application de la loi ont été conduites pour veiller à sa bonne application et mettre un terme aux activités des contrevenants. Ces opérations ont permis de mettre la main sur des quantités importantes de produits plastiques prohibés, notamment des sachets plastiques, des gobelets et des couverts en plastique, des pailles, etc.… conformément aux dispositions des articles 4 et 5 de la loi sur le plastique.

Environ 62 tonnes de produits plastiques ont été saisies et stockées en lieu sûr, compte non tenu des saisies opérées par les douanes. »

Mais malgré tous ces efforts, a reconnu le Medd il est constaté que le marché continue d’être approvisionné comme si de rien n’était et les produits plastiques interdits continuent de circuler dans les lieux de commerce. Aussi, a-t-il lancé un appel à tous les acteurs, services techniques de l’administration, populations, commerçants, industriels à se conformer à la loi et à faire preuve d’écocitoyenneté et de sens des responsabilités pour soutenir les efforts du gouvernement dans cette bataille contre la pollution plastique dont l’incidence négative sur le milieu naturel et le cadre de vie des populations n’est plus à démontrer.
En outre, le ministre a ajouté que les opérations vont se poursuivre sans faiblesse aucune. En plus des saisies menées jusque-là, les sanctions pénales prévues par la loi seront désormais appliquées a t-il promis. « Les constats d’infraction seront communiqués au parquet pour que des poursuites judiciaires soient engagés à l’encontre des contrevenants afin que force reste à la loi. »
Il a enfin indiqué que dans les jours à venir, des consultations seront menées dans le cadre de la mise en place du système de la consigne pour faciliter la collecte et le recyclage des bouteilles en plastique et le mécanisme d’opérationnalisation de la responsabilité élargie des producteurs qui ouvriront de nouvelles opportunités d’activités économiques et d’emplois verts pour les jeunes, dans une logique d’économie circulaire

Attribution du marché des centres régionaux de contrôle de visite technique des véhicules : déjà des grincements de dents dans le Secteur des Transports terrestres

https://actusen.sn L’attribution prochaine des Centres régionaux de contrôle de la visite technique des véhicules n’est pas encore effective mais fait, déjà, grincer des dents dans le Secteur des Transports terrestres.
D’après SourceA dansa sa livraison de ce mercredi, les Services du ministre Oumar Youm brandissent un Avis pour inviter les postulants à soumissionner à l’attribution de ces Centres régionaux divisés en quatre Pôles, mais l’Avis en question est loin d’être un appel d’offres digne du nom.
Mais aussi, les postulants à ces Centres de contrôle, qui sont recalés, n’ont aucune possibilité de faire recours. Ni auprès de l’Armp, ni ailleurs.
Le journal de préciser que l’homme d’affaires et boss de l’entreprise ‘’EMG’’, Mbaye Guèye, a pu hériter du Centre régional de Thiès. Quant au Centre régional de Diourbel, il est déjà proposé à Serigne Niang, de la Société Intracom. Pour ce qui est du Pôle Sud, il est attribué à deux Libanais

Rapports de L’IGE : Le Forum civil dissèque les documents et parle de violation flagrante de la loi par l’organe de contrôle.

https://www.dakaractu.com Le Forum civil, en sa qualité de représentant de la section sénégalaise de Transparency international, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi. Une rencontre dont le prétexte a été annoncé comme étant un décryptage de l’état de la gouvernance et la réédition des comptes au Sénégal.
C’est donc sous ce rapport que le  coordonnateur du Forum civil, Birahime Seck, sous la présence du effective des membres du bureau exécutif, est revenu sur les récents rapports (2016, 2017 et 2018-2019) publiés par l’Inspection générale d’état (IGE.)
Pendant un tour d’horloge, Mr Seck va disséquer lesdits rapports transmis au chef de l’État et rendu publics par la suite. Considérant qu’il y’a eu une flagrante violation de la loi par l’IGE dirigée par l’inspecteur général, François Collin, le coordonnateur du Forum d’évoquer d’entrée : Le non respect de la loi qui organise le statut de L’IGE en son article 9, laquelle disposition encadre les conditions dans lesquelles le rapport annuel de l’IGE doit être publié. Notamment sur la question relative à la périodicité de la publication du document en question. Une disposition légale qui a été violée selon lui. Birahime Seck de parler d’un culte du secret sciemment entretenu par l’Inspection générale d’État…

Birahime Seck (Forum civil) : « Comment l’Ige a violé la loi… »

https://www.seneweb.com Pour le coordonnateur du Forum civil, Birahime Seck, l’Inspection générale d’Etat (Ige) a violé la loi qui organise ses statuts. A l’en croire, celle-ci dit clairement que chaque année, le vérificateur général du Sénégal présente un rapport d’activités au président de la République au plus tard le 31 mars suivant l’année d’activité sur l’état de la gouvernance et la reddition des comptes. “On se rend compte ici qu’il y a une violation de la loi par l’IGE par rapport à la période de publication”, a fait remarquer Birahime Seck, au cours d’une conférence de presse, ce mardi.
“Alors, on s’est rendu compte qu’avant la publication de ces trois (3) rapports, 2016, 2017 et 2018-2019, l’IGE est resté presque quatre (4) ans ou bien cinq (5) ans sans publier de rapport. Donc du point de vue de la période de publication, il y a une violation manifeste de la loi par l’Inspection générale d’Etat qui est quand même un corps qui est chargé de vérifier la régularité et la conformité des lois”, a-t-il indiqué.
Allant plus loin dans ses propos, le coordonnateur du Forum civil rappelle : “Si on exploite le rapport 2016, à la page 04 en son article 16, le paragraphe 03, le vérificateur général du Sénégal dit ceci : ‘S’il n’est pas un rapport d’activités et encore moins, un rapport de vérification, il (le rapport) reprend néanmoins des constatations et recommandations issues des rapports des différentes missions d’inspection, d’enquête, de vérification et d’audit, diligentées par l’Ige, au cours de la période de référence. Il revêt par ailleurs, un caractère plutôt général et relativement anonyme, visant à préserver autant que faire se peut, les aspects personnels et confidentiels des informations qu’il véhicule“.

Agence De L’informatique De L’État : 212 Ordinateurs Volés

http://www.walf-groupe.com Nouvelle révélation dans le scandale de vol d’ordinateurs à l’Agence de l’informatique de l’État (ADIE)
Alors que jusque-là, il était question de  25 ordinateurs (22 portables et 3 fixes), le quotidien national Le Soleil rapporte dans sa livraison de ce jour qu’il s’agit en réalité de  212 ordinateurs volés.
A noter que dans le cadre de cette affaire, dix personnes ont été arrêtées dont le chef de poste de la gendarmerie de l’ADIE. Selon le quotidien EnQuête, c’est ce dernier qui soutirait les ordinateurs des lieux où ils étaient gardés.

Aide alimentaire d’urgence : Mansour Faye a dépensé plus de 60 milliards

https://www.seneweb.com L’aide alimentaire d’urgence octroyée par le gouvernement, pour venir en aide aux ménages touchés par la Covid-19, a coûté près de 64 milliards de francs Cfa.
L’annonce a été faite, ce mardi, par le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye et son équipe, lors d’une conférence de presse.
Selon le Dage du département dirigé par Mansour Faye, 60 milliards 709 millions 699 mille 520 francs Cfa ont été dépensés, à ce jour.
Pour l’acquisition des denrées, le comité de gestion a déboursé 57 milliards 289 millions 289 mille 292 F Cfa. L’acheminement des produits vers les différentes localités du pays a coûté 1 milliard 599 millions 595 mille 586 F Cfa. Mansour Faye a aussi alloué la somme d’un milliard de nos francs à la Der, pour la subvention des ménages vulnérables. A cela s’ajoute la somme de 820 millions 809 mille 642 F Cfa pour paiement divers.
Selon le Dage Aliou Sow, il y a encore d’autres factures qui n’ont pas encore été payées. Ainsi, la somme dépensée pourrait atteindre les 64 milliards de francs Cfa.

Denrées (57 milliards),transport (1,5 milliard),Divers (800 millions)…Mansour Faye présente ses chiffres !

iGFM – (Dakar) L’acquisition et le transport de l’aide d’urgence avaient démarré dans une vive polémique. Ce mardi,  Mansour Faye, le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a fait le point sur les opérations.
Face à la presse, lui et les agents de son département ont indiqué avoir dépensé, à ce jour, 60 709 694 520 francs Cfa. L’achat des denrées alimentaires a couté 57 289 289 292 francs Cfa, le transport, 1 599 595 586 francs Cfa. Ils indiquent aussi avoir signé une convention de 1000 000 000 avec la DER pour l’acquisition d’oignon et de pommes de terre locaux. Le ministère du Dével oppement communautaire indique aussi avoir consenti divers paiements pour 820 809 642 francs Cfa. Pour rappel, le budget de départ était de 69 milliards.
«Aujourd’hui, 110 millions de kilogrammes de riz, 11 millions de kilos de sucre, 11 millions de kilos de pâtes alimentaires, 11 millions de litres d’huile, 19,8 millions de morceaux de savon de 300 grammes ont été distribués dans les 552 communes que compte le Sénégal. A l’heure où je vous parle, toutes ces communes ont bouclé ces distributions. Seuls quelques bénéficiaires retardataires introuvables sont notés dans certaines collectivités», a indiqué Mansour Faye lui-même.

136 tests positifs,3 nouveaux décès,39 cas graves et 64 patients déclarés guéris

L’épidémie du coronavirus poursuit sa progression dans le pays. Ce mercredi, le ministère de la santé a 136 nouveaux cas positifs sur les 1244 tests réalisés, soit un taux de positivité de 10,93%. Il s’agit de 101 cas contacts suivis et 35 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
Thiès (5), Mbour (3) Giuédiawaye (2) Liberté (2), Pikine (2), Sicap Baobabs (2), Ziguinchor (2), Colobane (1), Dakar Plateau (1), Grand Médine (1), Hlm (1), Kaolack (1), Keur Massar (1), Maristes (1), Médina (1), Niarry Tally (1), Nord Foire (1), Parcelles Assainies (1), Rufisque (1), Saint-Louis (1), Thionk-Essyl (1), Touba (1), Yoff (1) et Zone de Captage (1).
64 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris. Aussi 39 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. La liste macabre également s’allonge également avec 3 nouveaux décès. Ce qui porte le bilan à 177 morts. A ce jour, le Sénégal compte 9121 cas positifs dont 6108 guéris, 177 décès et 2835 encore sous traitement.

Gestion de la pandémie-OPACITÉ MALADIVE : Absence de données sur les malades et les cas de décès

https://www.lequotidien.sn En testant moins de personnes hier, le pays a enregistré 37 cas positifs au coronavirus, contrairement aux jours précédents. Pour l’instant, il est difficile de se forger une opinion sur le niveau réel de pénétration de la maladie dans ce pays, où le relâchement est total depuis la levée des mesures restrictives. Car les autorités médicales ont décidé de tout confiner dans les Centres de traitement des épidémies.
C’est très simple : Moins de tests, moins de cas. On ne sait pas par quel bout prendre les résultats virologiques partagés par le ministère de la Santé et l’action qui ne compte pas remettre en cause sa stratégie. Sur 369 tests réalisés, seuls 37 sont revenus positifs, à savoir 27 cas suivis par les services du ministère de la Santé et de l’action sociale, 9 issus de la transmission communautaire répartis entre Guédiawaye (2), Touba (2), Bambilor, Sicap Foire, Mamelles, Diamniadio, Thiès et 1 cas importé recensé dans la région de Saint-Louis. Cette semaine, il a été enregistré 750 nouveaux cas contre 720 dans ce pays, pris dans la fièvre des préparatifs de l’Eid el-kabir avec des marchés et des foirails bondés sans mesures préventives ; d’où cette résurgence de cas communautaires ces derniers jours.
Il faut aussi relever l’augmentation du nombre de décès. Selon le directeur de la Prévention, 4 patients sont décédés des suites du coronavirus ce lundi, portant ainsi à 174 le nombre de patients ayant perdu la vie à cause de la pandémie. Comme durant les derniers jours, les détails sur les cas de décès sont ensevelis dans un secret absolu, car le ministère n’indique plus leur sexe, leurs antécédents médicaux et leur âge.

Par ailleurs, 42 malades sont sortis des centres de traitement des épidémies alors que 40 autres sont en réanimation, continuant à montrer la gravité du moment.

Aujourd’hui, le ministère de la Santé et de l’action sociale a décidé d’opter «pour le renforcement du système de surveillance au niveau des points d’entrée en prélude de la Tabaski, en collaboration avec le secteur de l’élevage». En outre, le Comité national de gestion des épidémies (Cnge) a validé lundi «la procédure opérationnelle normalisée de sécurité sanitaire pour l’opération Tabaski» pour éviter de nouvelles contaminations. Sans plus de détails. Il devient de plus en plus difficile de lire la courbe épidémiologique avec l’opacité qui entoure la stratégie mise en place par le Comité national de gestion des épidémies.
Depuis l’apparition de la pandémie dans notre pays le 2 mars dernier, 8 985 Sénégalais ont contracté la maladie du coronavirus, 6 044 en sont guéris, 174 décédés et 2 766 encore sous traitement.

ÉVALUATION DE LA RIPOSTE : Le Sénégal a failli sur plusieurs points

http://www.sudonline.sn Des décisions tardives, une communication de culpabilisation et non de responsabilisation, une stratégie de dépistage inadéquate et dangereuse… Tant de failles révélées par les spécialistes en santé publique et épidémiologiste, Dr Mbathio Dieng et Dr Kanny Touré Kairé dans la gestion de cette pandémie de Covid-19 par l’État. Cette réunion d’échanges sur la prévention et contrôle de l’infection à partir des cas suspects et/ou confirmés a été coordonnée par le Professeur Cheikh Tidiane Ndour, médecin-colonel, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de Fann
Tous les spécialistes tiennent le même refrain. La gestion de la pandémie du nouveau coronavirus dans le pays est en déphasage par rapport aux données épidémiologiques. Le Professeur Cheikh Tidiane Ndour, Médecin-colonel, chef de la division de lutte contre le Sida et également spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de Fann, avec la spécialiste en Santé publique, Dr Kanny Touré Kairé et l’épidémiologiste Dr Mbathio Dieng ont relevé plusieurs manquements dans la gestion de cette pandémie de Covid-19 au Sénégal.
En effet, explique Dr Kanny Touré Kairé, « le Sénégal a accusé beaucoup de retard dans la prise de certaines décisions au début de cette pandémie ». La blouse révèle qu’en « quittant le Sénégal le 21 février 2020, je n’ai constaté aucune mesure de contrôle. Même si tel a été le cas même en France, je pense que le Sénégal pouvait réagir un peu plus promptement avant que le virus n’entre dans le pays ». Même si en réponse le Pr Ndour a essayé d’expliquer que « ce sont des caméras thermiques qui ont été utilisés pour relever la température des voyageurs », la spécialiste en santé publique insiste que « le Sénégal aurait pu faire mieux en ce qui concerne la surveillance de la maladie avant qu’elle ne prenne ses aises dans le pays ».
Comme sa collègue, l’épidémiologiste Dr Mbathio Dieng bondit dans le même sens et fait savoir que « les pays qui ont pu bien gérer cette maladie sont ceux qui ont eu une réaction plus sérieuse et prompte dès les premiers cas signalés de cette maladie. Et le Sénégal a manqué de réactivité sur ce plan ». Aussi, la décision tardive de l’État par rapport au port obligatoire du masque a été révélé par Dr Dieng qui explique que « le Sénégal n’a pas su contextualiser la maladie. Car, si tel était le cas, le port de masque obligatoire devrait être décrété plutôt à l’exemple de plusieurs autres pays ». Mais, poursuit-elle « le Sénégal s’est focalisé sur les données et les expériences des Chinois pour définir sa stratégie. Une attitude qui explique la conjoncture actuelle ».
Par ailleurs, la méthode de communication du ministère de la Santé et de l’action sociale est une fois encore jugée moins inclusive en non communautaire. « J’ai trouvé une communication basée sur la culpabilisation et non la responsabilisation », indique Dr Mbathio Dieng.
Et d’expliquer : « il était plus question d’accuser les Sénégalais de ci ou de cela au lieu de leur démontrer les raisons pour lesquelles une telle mesure adoptée. Plusieurs Sénégalais sont encore dans le déni de cette maladie, parce qu’au début il y a eu une communication ancrée sur la peur, la dramatisation et la culpabilisation ».

A SURVEILLANCE DES CAS ASYMPTOMATIQUES EST PLUS QU’IMPORTANTE

Au dernier bilan mensuel, le ministère de la Santé a décidé « de ne tester que les personnes symptomatiques ». Une méthode désapprouvée au plus haut point par le Dr Kanny Touré Kairé, spécialiste en santé publique. « Il y a beaucoup de personnes qui sont des porteurs sains de la maladie, mais ont la capacité de la transmettre à d’autres personnes qui peuvent en mourir », renseigne Dr Kairé. Donc, selon elle, le fait de décider de ne plus tester les personnes asymptomatiques est un recul manifeste dans la riposte et même un abandon. D’ailleurs, ajoute-elle, « le nombre de cas négatifs au Pcr avec des signes positifs au scanner sont énormes.
De même, le nombre de cas négatifs 02 fois et qui deviennent positifs a un 3e test sont aussi importants. Et de ce fait décider de ne pas tester des personnes asymptomatiques, c’est assumer en toute conscience qu’il y a beaucoup de personnes qu’on n’isole pas, qu’on ne surveille même pas, alors qu’elles sont positifs et capables de transmettre la maladie »

Coronavirus Sénégal : la communauté libanaise paie le plus lourd tribut avec 25 décès enregistrés

https://www.pressafrik.com Après investigations, « Le Témoin » en est mesure de vous révéler que la communauté libanaise a payé un lourd tribut à la pandémie du coronavirus. Au total, elle a enregistré une vingtaine de décès depuis l’apparition de ce virus dans notre pays le 02 mars dernier. Par « libanais », il faut entendre, bien sûr, des Sénégalais d’origine libanaise. Un bilan macabre qui montre que, en temps normal comme en période de calamités voire de pandémie, nos frères et amis « libanais » vivent et périssent aux côtés des Sénégalais de souche. Contrairement à nos cousins de l’autre pays !
Lors de son premier discours durant la crise sanitaire, le président de la République Macky Sall a déclaré que le Sénégal était en guerre contre le Coronavirus. « L’heure est grave ! » s’était alarmé le chef de l’Etat, histoire de sonner la mobilisation des Sénégalais pour faire face à l’ennemi invisible. Les gendarmes aiment s’autoglorifier en disant qu’en temps de guerre, eux qui appartiennent à une force de sécurité intérieure, combattent aux cotés des armées. Eh bien, nos frères et amis libanais peuvent les paraphraser en se glorifiant d’avoir résisté et péri aux cotés des Sénégalais de souche dans cette guerre virale en cours.
En effet, sur les 174 morts au front, la communauté libanaise — en fait, des Sénégalais à part entière pour la plupart — a payé un très lourd tribut avec plus de 25 décès dans ses rangs. Parmi ces morts anonymes, des médecins, pharmaciens, avocats, commerçants, hommes d’affaires et autres ressortissants libanais lambda. « En tout cas, la communauté libanaise est très durement touchée par la pandémie » déplore un membre très influent de cette communauté. Pis, sur les 8.985 cas positifs enregistrés depuis le début de la pandémie, une centaine de « Libanais », en majorité des commerçants, qui sont restés en contact permanent avec les clients sénégalais, y figurent.
D’ailleurs, dans le reportage que nous avions effectué dans les hôtels de confinement des cas contacts de patients testés positifs au coronavirus, nous avions fait mention d’un réceptif regroupant de nombreux citoyens originaires du pays du Cèdre.

Un brassage social et médical…

D’ailleurs dans notre édition du vendredi dernier, nous avions révélé que le célèbre Imam de la communauté libanaise, Cheikh Abdul Moneïm el Zein, a été guéri de la covid 19. Agé de 75 ans, le vénéré Cheikh avait été testé positif avant d’être admis aux soins intensifs. Chef spirituel de la communauté musulmane libanaise du Sénégal et représentant d’Ahlul-Bayt (Maison du Prophète Mohamed-Psl) Cheikh Abdul Moneïm El Zein est un homme aux qualités humaines et spirituelles exceptionnelles. Un guide religieux doublé d’un régulateur social. Donc sa maladie pouvait ne pas inquiéter ses proches parents, amis et fidèles. De même que tous les chefs confrériques, imams, oulémas et prêtres du Sénégal qui ont formulé des prières pour son rétablissement. Au finish, tous les vœux de guérison et de bonne santé ont été exaucés par le Bon Dieu.
Selon un médecin d’origine libanaise, la maladie du Cheikh Abdul Moneïm El Zein a une fois encore de plus prouvé le solide brassage social entre Sénégalais et Libanais appelés à vivre, souffrir et mourir ensemble. « Durant tout le séjour hospitalier du Cheikh Moneïm, ses deux médecins traitants (Ndlr : d’origine libanaise) ont travaillé sous l’expertise et la supervision du Pr Moussa Seydi, coordinateur national de la riposte médicale contre la covid19. Al Hamdouliha, grâce à Dieu et à la mobilisation de cette équipe médicale mixte, le Cheikh Moneïm est guéri de la covid19 » se félicite notre interlocuteur. Puis, il a tenu à préciser que les médecins privés libanais sont très actifs dans le programme de lutte contre le Coronavirus initié par le gouvernement. « Bien que nous soyons libanais de souche, nous sommes des Sénégalais à part entière. Donc c’est notre devoir de défendre notre patrie, le Sénégal, contre ses ennemis, le coronavirus dans le cas d’espèce » a fait savoir notre médecin d’origine libanaise.
De fait, des médecins « libanais » ont constitué spontanément une équipe pour aller trouver les patients atteints de Covid-19 et non hospitalisés, chez eux afin de les traiter avec leurs propres moyens. Leur mérite est d’autant plus grand que leur communauté est la plus durement touchée, parmi toutes celles d’origine étrangère vivant dans notre pays, par la pandémie.Le Témoin

Abdoulaye Diouf Sarr : «Nous demandons à tous les Dakarois de porter un masque en permance»

lesoleil. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a visité les points de vente de moutons de Tabaski afin de sensibiliser les vendeurs.
« Beaucoup de maladies qui sont des épidémies que nous combattons au niveau santé strictement humaine, des fois ont leur origine au niveau de l’animal. C’est pourquoi on parle de, zoonose », a expliqué le ministre.
Puis, il a rappelé le niveau épidémiologique de la capitale « depuis le 2 mars, nous sommes en train de nous battre pour éliminer cette Covid-19. Il faut reconnaitre que sur plus de 8 mille cas que nous avons actuellement, les plus de 6 mille sont dans la région de Dakar qui, incontestablement, est l’épicentre de la pandémie. Dans les 75% des cas, qui sont dans la région de Dakar, il faut reconnaitre qu’une autre évidence, c’est que plus de 56% de ces cas se trouvent dans le département de Dakar. C’est-à-dire dans les communes de Dakar ».
Ainsi, il lance un appel à l’endroit de tous les Dakarois : « On demande à chaque dakarois de manière permanente de porter le masque. Il ne faut pas que nous dormions sur nos lauriers. La maladie existe belle et bien. Et si certains continuent à nier son existence, c’est parce qu’ils ne sont pas touchés ou l’un de leur proche », ajoute-t-il.

Covid-19 : l’OMS alerte sur «l’accélération» de l’épidémie en Afrique

https://www.lepoint.fr/afriqueSource AFP–L’Afrique est le deuxième continent le moins touché par la pandémie, mais la situation s’aggrave rapidement, selon l’agence, qui appelle à la « solidarité ».
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tente d’alerter la communauté internationale sur la propagation de l’épidémie de coronavirus en Afrique. L’agence des Nations unies s’est déclarée « préoccupée », lundi 20 juillet, par l’« accélération » de l’épidémie de Covid-19 sur le continent africain, qui avait jusqu’à présent été relativement épargné. « Je suis très préoccupé par le fait que nous commençons à voir une accélération de la maladie en Afrique, et nous devons tous prendre cela très au sérieux et faire preuve de solidarité » envers les pays concernés, a déclaré le directeur des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, Michael Ryan, en conférence de presse à Genève.
L’Afrique est le deuxième continent le moins touché, avec plus de 15 160 décès, devant l’Océanie, selon les données collectées par l’Agence France-Presse auprès de sources officielles lundi. Mais l’Afrique du Sud, pays le plus touché par la pandémie sur le continent, a passé la barre des 5 000 morts dimanche. « L’Afrique du Sud risque d’être un précurseur de ce qui va se passer dans le reste de l’Afrique », a averti Michael Ryan en faisant valoir que le pays avait enregistré « ses premiers cas assez tôt ».

 « L’Afrique du Sud vit un événement très, très grave »

Il a expliqué que la maladie s’était d’abord propagée dans les régions les plus riches d’Afrique du Sud, avant d’être désormais largement répandue « dans les régions les plus pauvres, les townships et les zones rurales ». Si l’épidémie s’accélère en Afrique du Sud, avec une progression de 30 % au cours de la semaine dernière, elle ne le fait « pas plus vite » que dans beaucoup d’autres pays du continent, a relevé le responsable de l’OMS. Au même moment, a-t-il cité, la progression atteignait 31 % au Kenya, 26 % en Éthiopie, 50 % à Madagascar, 57 % en Zambie, 69 % en Namibie et 66 % au Botswana.
Même si le nombre total des cas dans ces pays reste plus faible pour l’instant, « je pense que nous commençons à voir une accélération continue de la transmission dans un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne », a-t-il souligné. « Alors que l’Afrique du Sud vit un événement très, très grave, je pense que c’est vraiment un signe de ce à quoi le continent pourrait être confronté si des mesures urgentes ne sont pas prises », a-t-il conclu.

Covid-19 : “le remdesivir ne soigne pas et cause des insuffisances rénales”,selon Didier Raoult

https://www.financialafrik.com Didier Raoult, médecin réputé mais aussi essayiste de talent.
Dans un tweet rageur publié le jeudi 9 juillet, Didier Raoult, le défenseur de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, s’attaque à la molécule du laboratoire américain Gilead.
“Sur les cinq premiers patients traités par ce médicament à l’hôpital Bichat, deux ont été mis sous dialyse”, dénonce le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, renvoyant ses followers vers une publication de médecins du CHU parisien.
La référence citée par Didier Raoult est une pré-épreuve (PDF) d’une étude relue et validée par l’International Journal of Infectious Diseases, mise en ligne le 30 juin. Ses auteurs y décrivent l’évolution de l’état de santé de cinq patients. Il s’agit des premiers à avoir reçu du remdesivir en intraveineuse après avoir été hospitalisés en réanimation à l’hôpital Bichat, entre le 24 janvier et le 1er mars, pour une forme sévère de pneumonie due au Sars-CoV-2. Le médicament leur a été administré dans le cadre d’un “usage compassionnel”, le seul cas dans lequel il pouvait jusqu’à présent être prescrit en dehors d’un essai clinique.
A noter que de leur côté, les chercheurs chinois n’ont constaté aucun “avantage clinique statistiquement significatif” à l’utilisation du remdesivir. La France quant à elle s’est assurée «de la dispo­ni­bi­lité de doses suffi­santes », assu­rait l’Agence du médi­ca­ment (ANSM) dès le 6 juillet, en se basant sur les études de l’américain Dr Anthony Fauci, immu­no­logue, membre des forces opéra­tion­nelles de la Maison-Blanche char­gées de la crise du Covid-19, et favorable au médicament de Gilead.  Albert Savana

Me Assane Dioma Ndiaye : “Les Sénégalais n’ont plus foi à la République, aux institutions…”

https://www.dakarmatin.com La justice populaire est la pire des justices, selon le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, Me Assane Dioma Ndiaye. Pour la robe noire, c’est une justice expéditive qui ne donne pas à la personne la possibilité de se défendre et quand mort s’en suit, évidemment, on ne saura jamais la vérité.
” Toute personne, quelles que soient les accusations qui pèsent sur elle, doit pouvoir avoir la chance de s’expliquer. Et toute personne bénéficie d’une présomption d’innocence, sauf si sa culpabilité est reconnue par une juridiction de jugement. C’est inacceptable que les citoyens se fassent justice eux-mêmes”, déclare Me Assane Dioma Ndiaye sur Sud Quotidien.
Pour l’avocat, quand les institutions publiques ne jouent pas leur rôle, il y a faillite des politiques publiques. Et quand il y a faillite des politiques publiques, les citoyens se cherchent eux-mêmes leurs propres solutions et il n’y a plus de référent commun. Il n’y a une indisponibilité de certaines choses qui relèvent de l’impératif judiciaire.
“Chacun essaie de trouver sa propre solution se disant que l’Etat est devenu un néant. Nous n’avons rien qui puisse nous faire reculer. C’est extrêmement grave ce qui se passe aujourd’hui au Sénégal. Tout ce qui relève de l’institution, de la légalité peut être remis en cause du jour au lendemain parce que simplement les citoyens n’ont plus foi à la République, aux institutions de la République”, poursuit Me Ndiaye.
D’après Me Assane Dioma Ndiaye, c’est inquiétant et cela interpelle l’ensemble de la société. On ne peut pas continuer à vivre dans cette incertitude, dans cette vulnérabilité où chacun a ses propres repères. Il n’y a plus de référent commun et l’Etat est presque inexistant.

Moustapha Diakhaté : »Le magistère de Macky Sall est un grand ratage,une grande déception»

https://www.dakarmatin.com Donnant son opinion sur la suite à donner après la publication des rapports des corps de contrôle de l’Etat qui ont épinglés des responsables du régime actuel, l’ancien chef de cabinet du successeur de Wade n’y est pas allé sur le dos de la cuillère. Selon lui, tout laisse à croire que les épinglés ne seront ni sanctionnés, ni punis ou même inquiétés.  » En effet, contrairement à ce qu’il avait promis aux sénégalais, l’impunité est devenue la norme lorsque les auteurs de malversations sont du même côté que le Président de la République » a indiqué Moustapha Diakhaté dans L’As.
Ce qui lui fait dire que « le magistère de monsieur Macky Sall est un grand ratage, un immense fourvoiement, une grande déception ». Il donne ainsi raison aux sénégalais qui pensent qu’il n’arrivera rien aux responsables de ces malversations et que la promesse d’une gouvernance sobre et vertueuse est « sur le point de déboucher sur un retentissant fiasco politique et moral ».

Les mauvais comptes font les bons hommes d’affaires

L’administration sénégalaise était très réputée en Afrique, l’une des meilleures. Mais depuis l’Alternance, on ne  l’a reconnait plus. On dirait qu’elle marche sur la tête.
Le cas Jaber, par exemple. Une première fois, l’homme d’affaires s’était manifesté pour acheter la Sonacos qui coûtait dans les quatre-vingt milliards
Mais il ne déboursera que cinq au total pour s’en retirer plus tard avec un bénéfice d’un milliard six.
Après, il s’intéressera à Transrail qu’il récupérera des années après avec un gros bénef touché la semaine dernière.Au total, avec le même scénario, quoi!
Il aura acheté presque toutes nos sociétés moribondes pour trois fois rien pour s’en ressortir avec des milliards grâce à la complicité de l’administration.Qui dit mieux ?Cebe

«Le mal sénégalais est plurisectoriel,La politique politicienne et les politiciens professionnels, es causes de ‘la plaie’…» (Abdoul Mbaye)

https://www.dakaractu.com Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail s’est exprimé sur la situation du pays à travers un point de presse  accordé aux professionnels des médias.
Suivant la logique de son parti qui s’est assigné la mise en œuvre d’une politique de développement intégré, l’ancien Premier ministre estime qu’il est plus que jamais l’heure, pour le Sénégal, de profiter des leçons et enseignements de la covid-19 pour qu’enfin les solutions idoines soient trouvées pour sortir l’Afrique de cette situation attentiste.
Il a été question d’ailleurs de rappeler que, comme beaucoup de pays d’Afrique au sud du sahara et malgré des avantages indéniables au moment des indépendances tant sur le plan des institutions que de l’administration et des infrastructures, le Sénégal continue à figurer, à la fois et étonnamment dans presque tous les domaines, parmi les nations les moins avancées du monde.
D’ailleurs, le leader de ACT reconnaît qu’il « y’a un mal sénégalais qui aurait pu connaître une issue désagréable depuis longtemps n’eut été l’esprit républicain sans faille de nos forces de sécurité et de défense et la sagesse de nos autorités religieuses et coutumières, gardiennes de nos traditions ».
C’est pourquoi Abdoul Mbaye déplore le fait que « la politique qui, normalement devrait nous placer sous les rampes du rayonnement à tout point de vue, est malheureusement la cause principale du déclassement insupportable du pays à tous points de vue. »

Une démocratie abîmée, une jeunesse désespérée, un système scolaire et de santé à l’agonie…

La partialité de l’État, le viol permanent des principes de gouvernance et de démocratie, l’utilisation des biens ou moyens publics à des fins partisanes, la fraude, la corruption de l’électeur, l’achat des opposants faibles et l’intimidation des opposants jugés récalcitrants, la soumission au pouvoir exécutif des autres pouvoir institutionnels, sont autant de couacs et facteurs bloquants à la bonne gouvernance, la transparence et par conséquent pourront conduire à la dérive du régime.
Selon l’ancien directeur de la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS), une démocratie affaiblie par une assemblée nationale obligée de se départir de son pouvoir de contrôle et de proposition que le peuple et la constitution lui donnent, préférant se mettre aux ordres d’un exécutif obstiné à réduire au silence cette opposition courageuse.
Autre point focal qui a retenu une réflexion pointue est la politique de la jeunesse. Pour Abdoul Mbaye, il est inamissible que cette jeunesse qui se retrouve en grande partie rejetée par l’école, soit aussi boudée par le monde du travail. D’où l’importance pour l’ancien Premier ministre d’œuvrer, avec les personnes ressources à trouver des stratégies pour des solutions urgentes. Il aura même à donner une orientation par rapport à son programme.
Par ailleurs, il fera remarquer que le système de santé est problématique surtout dans un contexte de pandémie où cette résilience chantée de tous bords étonne plus d’un. « Le système de santé du Sénégal est plongé dans le dénuement, l’inaccessibilité, l’indigence et les difficultés récurrentes de gouvernance hospitalière ».

Les politiciens professionnels, causes du mal…

Face à la presse ce mardi, Abdoul Mbaye a insisté sur la nécessité de se départir de cette attitude politicienne tendant à négliger les problèmes vitaux des sénégalais. Les politiciens professionnels selon lui, sont, dans leur grande majorité discrédités. Ils le sont par leurs actes, leurs paroles et leurs comportements qui participent à faire régner un climat de méfiance et de soupçon à l’égard de tout patriote désireux de servir utilement sa patrie.
Abdoul Mbaye, toujours dans sa logique de dénoncer cette option politicienne à dévier le peuple de l’essentiel, ajoutera que « ces gens sont également discrédités par leurs tentatives d’intimidation et autres stratégies politiciennes de dissuasion, destinées à exclure tout ce qu’il y a de sérieux et d’honnête du jeu politique.
Malheureusement,le constat est qu’ils y réussissent toujours. Contraignant certains à renoncer,à abdiquer et à restreindre ainsi toute forme d’opposition.»
Il est à signaler d’après le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail, que cette anomalie doit être corrigée par les choix d’hommes et de femmes dont on peut s’assurer  qu’ils seront justes et bons au regard de leurs trajectoires.
Le politicien professionnel est celui, qui, selon l’ancien Premier ministre, « n’est qu’au service de lui-même et de ses intérêts personnels et non de l’intérêt général. Pour lui, la vérité et le vrai s’adaptent selon les circonstances ».
L’heure est donc grave, et par conséquent, il nous faut une nouvelle approche de l’homme politique pour ne pas, un jour, voir ce patrimoine s’envoler à jamais…

Abdoul Mbaye « destitue » le régime de Macky Sall : «C’est le début de la fin!Pour un possible gouvernement d’union nationale,je… »

https://www.dakaractu.com Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail a fait face ce mardi, à la presse dans le but d’échanger sur l’actualité.
Pour l’ancien Premier ministre, la sincérité et l’usage de la parole vraie, n’ont pas été au rendez-vous dans cette deuxième alternance dirigée par le président de la République, Macky Sall. Le banquier de déplorer les différents choix politiciens opérés par  celui-ci pour conduire le pays vers le développement et la souveraineté. Selon lui, quand on choisit de prioriser la politique, le besoin de gros moyens va se faire sentir et quand vous avez besoin de gros moyens, vous tombez sur la corruption. Ainsi, cette option politicienne va vous détourner de toute entreprise de développement et de soutien à la société.
Le président de l’ACT aura à regretter ce programme « Yonnu Yokuté » qui avait été, dès son élaboration une solution aux différents problèmes qu’a traversé le pays et qui les a même, amené à se défaire du pouvoir précédent pour l’amener à la magistrature suprême en 2012.
Avec ces innombrables revendications qui sont notées dans le pays à l’exemple du problème de l’eau, de l’électricité avec cette histoire d’Akilee, la question des inondations etc., l’ancien Premier ministre estime que « l’urgence est totalement oubliée ». Le désir politique est selon lui, ce qui a triomphé sur ces différentes questions qui doivent être réellement traitée en priorité.
Concernant le gouvernement d’union nationale, un sujet débattu ces derniers jours, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail qui pense que « le gouvernement n’existe plus dans la constitution » depuis que la suppression du poste de Premier ministre a été effective, sera clair sur sa position : « il ne faut pas perdre de vue qu’il n’y a actuellement que des ‘collaborateurs’ du chef de l’État. Le gouvernement en tant que tel, responsable devant l’Assemblée nationale, a disparu ». Poursuivant sur la même question, le banquier rappelle avoir vécu l’expérience et donc, ne compte pas œuvrer dans cette même logique avec cet État qu’il juge déjà « à la dérive ».
Selon sa propre conception du gouvernement d’union nationale, « il s’agirait d’adhésion à un programme bien ficelé et bien déroulé pour répondre aux préoccupations des sénégalais ». Mais pour ce qui est d’une éventuelle participation à un possible gouvernement d’union nationale, l’ancien Premier ministre émettra des réserves et se constitue en sentinelle pour de probables contributions dans la marche des affaires du pays.

ABDOUL MBAYE DU PARTI ACT SUR LE LITIGE FONCIER A NDINGLER : «Je suis pour… donner la terre à celui qui la cultive»

http://www.sudonline.sn Le leader du parti de l’Action pour la citoyenneté et le travail (Act) a donné sa position sur le litige foncier opposant les populations de Ndingler à l’homme d’affaires Babacar Ngom de la Sédima. En direct hier, mardi 21 juillet, sur sa page Facebook, Abdoul Mbaye a estimé que la terre doit servir à l’économie. Il a toutefois précisé que non seulement, il suffit simplement d’un bail et non d’un titre foncier, mais aussi qu’il faut l’implication des populations locales, lors de la mise à disposition des terres
L e foncier, on en parle encore. Cette fois-ci, c’est le président du parti Action pour la citoyenneté et le travail (Act) qui met les pieds dans le plat pour se prononcer sur le litige foncier qui oppose le Président directeur général de la Sédima, Babacar Ngom, aux populations de Ndingler pour une superficie de 225 hectares. En direct hier, mardi 21 juillet, sur sa page Facebook dans un format qu’il a nommé «discussion autour du Café», l’ancien Premier ministre a tout d’abord rappelé la position du parti concernant le littoral sénégalais. Et c’est pour dire «qu’au-delà de Dakar, il y a un problème foncier sur tout le territoire du Sénégal».
Ainsi donc, concernant cette affaire dans laquelle l’Etat est intervenu pour demander à Babacar Ngom d’arrêter les travaux sur ledit site, afin de permettre aux populations de cultiver cet hivernage, Abdoul Mbaye s’est voulu clair. «Le foncier, les terres doivent servir à l’économie, à l’agriculture. Moi je suis pour le principe qu’on donne la terre à celui qui la cultive. On ne peut pas laisser en jachère des terres des années sans culture, alors qu’on peut créer de la richesse dessus», a-t-il estimé.
Pour autant, l’ancien Premier ministre pense qu’il n’est pas question de laisser les populations à elles même. Pour lui, «il faut réfléchir aux moyens de compenser ceux qui prétendront au droit de propriété». Allant plus loin, il a posé une réflexion sur le pourquoi de la transformation du bail en titre foncier. Il pense en fait que «ce qui est anormal, pourquoi transformer une mise à disposition des sols en titre foncier ?».
En effet, il est d’avis qu’il ne faut pas embêter une société comme la Sédima, «qui fait du bon travail par ailleurs, qui veut aller au-delà pour contribuer au développement de la culture du Sénégal». Pour autant, il estime que ladite société aurait pu se contenter d’un bail et non passer à l’état de titre foncier.
Concernant d’ailleurs la mise à disposition des terres, Abdoul Mbaye pense qu’il faut «absolument associer les populations locales». «Quand je dis populations locales, ce ne sont pas seulement les conseillers municipaux ou les commissions municipales chargées des questions foncières, parce que tout se passe à ce niveau. Il faut ce qu’on appelle la démocratie directe. On appelle les jeunes, les femmes et on pose le problème selon nos traditions de “penc“», a-t-il précisé. Ce qui permettrait, à son avis, d’éviter les litiges futurs tout en sauvegardant la production.
Le président de l’Act a, par ailleurs, rappelé que le président Macky Sall avait posé les «bonnes questions en 2012», en décidant de mettre sur pied une commission en charge des questions foncières. Hélas, s’est-il désolé, tout a été abandonné pour revenir aux anciennes combines.

«Un remaniement,il en faut toutes les semaines…»

iGFM – (Dakar) Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT), Abdoul Mbaye, était face à la presse ce mardi à son siège pour se prononcer sur les questions d’actualités. Face à ce que certains appellent le tâtonnement du gouvernement dans la gestion de la crise de la Covid-19, un remaniement s’impose, dit-il. Pour Abdoul Mbaye, « un remaniement, il en faut toutes les semaines ».
Le président de l’Act, Abdoul Mbaye, n’a pas été tendre avec le président de la République, Macky Sall, et son gouvernement « qui peinent à contenir la crise liée à la Covid-19 et les nombreux scandales révélés dans les rapports de la mission de l’Inspection générale d’Etat ».
A la question de savoir, faut-il, oui ou non un remaniement de l’actuel gouvernement, M. Mbaye estime qu’il en faut toutes les semaines, car il y a beaucoup d’incompétents dans le gouvernement. « Entre le gouvernement de 2012 avec 25 ministres où il fallait un redressement, créer des solutions et ce gouvernement pléthorique de plus 40 ministres, il y a une grande différence. Il y a trop d’incompétences liées à la chose politique », fait-il savoir.
Pour Abdoul Mbaye, au Sénégal tout se décide par la politique. « Tant qu’on exclut tout ce qui est éthique dans le choix des hommes et des femmes, on ignore le sens de la fonction publique. Tant qu’on ne servira pas la patrie avant le parti, le Sénégal ne va jamais se développer », avertit Abdoul Mbaye.

Différend Sedima/Ndingler : «L’État du Sénégal joue au pompier alors qu’il n’est qu’un pyromane foncier» (Guy Marius Sagna)

https://www.dakaractu.com Les membres de Aar li nu bokk, Noõ lank et Doy na ont tenu un point de presse ce mardi, suite à leur manifestation du vendredi dernier.
Selon eux, les terres de Ndingler et Djilakh devraient être occupées en priorité par les paysans qui y cultivent, qui y travaillent et y vivent depuis des siècles.
Ils dénoncent la mauvaise gestion des terres du Sénégal au profit des puissances d’argent de l’étranger et du Sénégal au détriment des paysans qui vont être transformés en journaliers agricoles sur leurs propres terres…
Incitant par la même occasion une poursuite en justice de Sedima à l’encontre de l’État du Sénégal car la cible ne serait pas Sedima, mais plutôt l’État du Sénégal
Ils ont expliqué par ailleurs, qu’ils sont pour l’agro-business, mais pas au détriment des exploitations agricoles familiales et exigent à cet effet, que l’État restitue définitivement et sans condition les terres aux paysans de Ndingler et Djilakh et que Sedima se retourne contre l’État « irresponsable » qui gère le foncier de manière informelle.
Guy Marius Sagna, leader du collectif Noõ Lank, de rajouter que « si l’État avait délimité les zones urbaines, celles classées, les zones de terroirs réservées aux paysans et les zones pionnières réservées aux projets, ce genre de problème n’existerait pas, ni à Ndingler, ni à la forêt classée de Mbao. »
Ils menacent et demandent la restitution des terres aux paysans partout où elles ont été accaparées, la suspension des attributions de terre, un audit foncier national, la délimitation des zones du domaine national, un code foncier ainsi qu’une réforme agraire.

Accusé par Bocar Samba Dièye : Abdoul Mbaye déballe

https://actusen.sn L’affaire opposant Bocar Samba Dièye au président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) Abdoul Mbaye est loin de connaitre son épilogue. Et ce dernier, face à la presse hier, s’est encore prononcé sur ce sujet, pour apporter plus d’explications. «J’avais jurée de ne plus jamais parler de l’affaire Bocar Samba Dièye. Je ne peux pas à chaque fois qu’un énergumène ou une personne même sérieuse dit n’importe quoi sans aucun support de preuve me mettra réagir. Je n’ai plus ce temps à perdre. Quand Bocar Samba Dièye dit qu’on a débité son compte et y’a pas de support pour le débit de mon compte alors qu’il a été condamné par la justice par Abdoul Mbaye. Demandez-lui le jugement et aussi pourquoi il a perdu», a éclairé l’ex banquier Adja Khoudia Thiam (Actusen.sn)

Supposé candidat de Macky Sall en 2024 : La main sur le Saint Coran, Me Souleymane Ndéné Ndiaye rejette toute collusion avec le chef de l’État

https://www.dakaractu.com Maître Souleymane Ndéné Ndiaye, président de l’Union nationale pour le peuple, par ailleurs candidat annoncé à la présidentielle de 2024, dégage en touche l’idée selon laquelle sa candidature est soutenue par le président de la République Macky Sall pour sa succession à la tête du pays. La main sur un exemplaire du Saint Coran, l’ex Premier ministre sous le régime libéral jure et rejette tout contact avec le président Macky Sall sur le sujet. « Je jure sur cet exemplaire du Saint Coran et je me souviens de mes dernières rencontres avec le président Macky Sall », tente de convaincre Me Souleymane Ndéné Ndiaye. Qui précise également que « la dernière fois que j’ai parlé au téléphone avec le président Macky Sall, c’était au sujet de Soumaïla Cissé, notre ami qui a été enlevé… »

Les déclarations de patrimoine,contre-feux aux rapports de l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur la corruption du régime BBY (Mamadou Lamine Diallo

http://yerimpost.com Sans doute le vérificateur général nommé pour 7 ans avec un mandat non renouvelable a dû faire le forcing pour pouvoir présenter ses rapports bouclés depuis belle lurette au Chef de l’Etat, avant la fin de son mandat, ce mois de juillet 2020. Evidemment, une interprétation des textes pouvait amener l’IGE à ne pas se plier à la remise solennelle de ses rapports au Président de la République avant la publication, mais il faut faire avec la force du présidentialisme obscur dans notre pays.
Le Président Macky Sall, conscient des effets dévastateurs de la corruption généralisée de son régime mise en évidence dans ses rapports de l’IGE a choisi d’orienter le débat dans les déclarations de patrimoine des pontes du régime. Tout le monde le sait, ces pontes, à commencer par leur chef, ont violé la loi dans cette affaire de déclaration de patrimoine. En demandant à ses ministres de le faire, il vise deux objectifs.
Un. Contre feu aux rapports de l’IGE. S’il y a corruption, on ne la  voit pas dans ses déclarations tronquées de patrimoine qui évidemment ne s’occupent pas ni des passifs et dettes bancaires ni des prêtes- noms.
Deux. Un gage aux partenaires techniques et financiers. Pris à la gorge par un endettement irrationnel, Macky Sall, en ajustement structurel est sous surveillance étroite du FMI. C’est ce dernier qui est à la base du report des JO de la jeunesse. Macky Sall a besoin de retourner sur le marché des eurobonds et pour cela l’onction du FMI est nécessaire. Le pauvre AD Diallo, réduit à un rôle de comptable public, n’a pas de marge de manœuvre.
C’est le spécialiste de la finance de marché, discipline qui fascine la dynastie Faye Sall, à la geste british, Hott, qui s’occupe de l’économie post covid19 sous contrainte des exigences du FMI. Bien triste. Président du mouvement Tekki.

Rapports IGE et déclaration de Patrimoine : « Macky cherche à neutraliser certaines personnes de son régime »,selon le Dr Cheikh Faye

https://www.pressafrik.com Professeur au département des Sciences économiques et administratives de Chicoutimi au Quebec (Canada), le Docteur Cheikh Faye pense que le publication subite des rapports de l’IGE et l’injonction du chef de l’Etat à ses ministres à déclarer leur patrimoine sont deux actes politiques calculés et enclenchés pour neutraliser certaines personnalités du pouvoir bien ciblées.
« Ces deux faits, publication des rapports de l’IGE et rappel de l’obligation de déclarer son patrimoine, ne semblent pas liés étant donné que la déclaration de patrimoine relève de la compétence de l’OFNAC et non celle de l’IGE. Toutefois, il est possible de penser que ces deux événements participent à un même objectif, purement politique : la neutralisation de certaines personnes ou franges du pouvoir bien ciblées. En effet, la question pertinente qui se pose est celle de savoir pourquoi maintenant ? Pourquoi, après 5 ans de retard dans la publication de ses rapports, l’IGE se décide-t-elle à les rendre publics ? La fin de mandat prochaine du Vérificateur général du Sénégal, le patron de l’IGE, n’expliquerait pas tout. Pourquoi, après moult rappels de la présidente de l’OFNAC, sous le regard indifférent du président de la République, celui-ci sort brusquement de sa torpeur et enjoint ses collaborateurs de procéder, illico presto, à leur déclaration de patrimoine ? Ces questions sont légitimes et pertinentes tant le président Macky Sall nous a habitués à prendre des décisions où les calculs et considérations politiques priment« , a-t-il confié à nos confrères du journal Le Témoin.
Et à la question de savoir si réellement le chef de l’Etat a la volonté de combattre la corruption, le Professeur d’université se montre très sceptique. « Les faits ne plaident pas en sa faveur et incitent à répondre négativement à votre question. Lorsqu’on a la volonté de combattre la corruption, on ne protège pas, on ne s’entoure pas et on ne promeut pas des responsables politiques épinglés par les corps de contrôle. Aujourd’hui, dans tous les pays où la lutte contre la corruption constitue une priorité, même un soupçon de prévarication entraînerait systématiquement une mise à l’écart de la personne mise en cause jusqu’à ce que la justice tranche, ceci sans préjudice au principe de la présomption d’innocence. Regardez qui sont dans l’entourage du Président de la République et dans son gouvernement, vous y verrez, sans être exhaustif, un ancien ministre dont le nom est associé à un scandale de 29 milliards et un ancien directeur d’établissement public épinglé pour prévarication promu ministre. Ces faits, et tant d’autres, constituent une preuve irréfutable d’une absence de volonté réelle de lutter contre la corruption« .Cependant, il reste à savoir qui sont ces personnalités du régime que Macky voudrait couler... AYOBA FAYE

INJURES CONTRE DES PONTES DE L’APR : La descente aux enfers continue pour Cissé Lo

http://www.enqueteplus.com  Après la séquence politique du film Cissé Lo-APR, l’on se profile vers une séquence judiciaire pleine d’incertitudes. Au-delà du procès des injures, la justice est aussi attendue pour apporter la lumière sur les graves accusations de blanchiment d’argent, détournement de deniers publics et trafic de drogue portées par le député contre de hauts responsables du régime.
La descente aux enfers se poursuit pour le député Moustapha Cissé Lo. Exclu de son parti l’Alliance pour la République (APR), lâché par l’Assemblée nationale, renvoyé de son groupe parlementaire, ‘’l’ami’’ de Niang Xaragne Lo est annoncé aujourd’hui ou demain à la Brigade de recherches pour une autre séquence du film l’opposant à quelques-uns de ses désormais ex-frères de parti, dont Yakham Mbaye et Farba Ngom. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les risques sont énormes pour le parlementaire.
Rien que pour les injures, il risque jusqu’à 5 ans de prison et une amende pouvant aller de 50 000 à 500 000 F CFA. ‘’Quiconque aura, par quelque moyen que ce soit, fait une dénonciation calomnieuse contre un ou plusieurs individus, aux officiers de justice ou de police administrative ou judiciaire ou à toute autre autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, ou encore aux supérieurs hiérarchiques ou aux employeurs du dénoncé, sera puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 50 000 à 500 000 F’’, indique l’article 362 du Code pénal.
Ce n’est pas tout. Moustapha Cissé Lo pourrait même perdre son mandat de député, acquis en 2017. Comme l’écrivait ‘’EnQuête’’ dans son édition du 9 juillet dernier, même si le député conserve son mandat, malgré l’exclusion de son parti, une condamnation par les juridictions pourrait changer totalement la donne. Mais, s’empressait de préciser l’enseignant-chercheur Ngouda Fall Mboup  : ‘’Il faudra non seulement que le député soit condamné, mais aussi que cette condamnation soit définitive. Ce qui implique l’usage de toutes les voies de recours judiciaires, à savoir le jeu des appels et la cassation devant la Cour suprême.’’ Ce qui ne serait pas pour déplaire à certains de ses collègues.
Dans une déclaration sur cette affaire, l’Assemblée nationale rappelait qu’il appartient à la République et à ceux qui ont subi de graves préjudices de saisir les juridictions compétentes, pour que force reste à la loi et qu’il soit radicalement et définitivement mis un terme aux actes du député. Dans la même veine, certains destinataires de ses insultes avaient juré de porter l’affaire devant les autorités judiciaires.
Mais, au préalable, il va falloir lever son immunité, soutiennent certains spécialistes.
A l’instar des parlementaires, ils sont nombreux, les Sénégalais, à avoir réclamé la tête de l’ancien président du parlement de la CEDEAO, du fait de ses propos indignes et déshonorants, pour un responsable de son rang. Mais il ne faudrait pas non plus oublier que le député n’a pas fait qu’insulter copieusement ses anciens camarades de parti. Il a également proféré des accusations tout aussi graves contre de hauts dignitaires de la République. Lesquelles accusations méritent également l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’homme a l’habitude de clamer haut et fort  :  ‘’Lima xam buma ko wakhé aduna touki. Vous allez prendre des bâtons pour aller bastonner vos ministres.’’
L’on se demande ce qu’il pourrait dire de plus compromettant que ses précédentes déclarations. En effet, Cissé Lo a clamé urbi et orbi avoir des preuves contre de hautes personnalités de l’Etat, trafiquants de drogue. Il a affirmé publiquement détenir des preuves contre des responsables coupables de malversation, notamment en ce qui concerne la campagne arachidière et le Train express régional. Aussi, assumait-il, défiant presque le procureur de la République  : ‘’Si on détruisait les immeubles construits grâce à l’argent de la drogue, il n’en resterait plus rien. Je sais ce que je dis et si j’étais à la tête de la police, j’allais vous en édifier davantage. J’assume. Le procureur n’a qu’à me convoquer demain. Je le lui permets, malgré mes immunités. Je n’ai même pas besoin d’avocat…’’
Entre Moustapha Cissé Lo et l’Alliance pour la République, c’est une longue histoire faite de hauts et de bas. Tout a commencé en 2009, au cœur de la guerre entre l’actuel président de la République et son ancienne formation politique (le PDS). Député de la majorité libérale à l’époque, il avait pris fait et cause pour Macky Sall qui venait d’être débarqué de la présidence de l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs son principal mérite et il aime le crier partout  : ‘’J’ai créé l’APR. L’APR c’est moi. Quand je me battais pour Macky Sall, personne n’osait dire quoi que ce soit. Certains parmi les responsables de cette Assemblée étaient avec Wade.’’ MOR AMAR

L’État du Sénégal perd face à Bibo Bourgi devant le tribunal arbitral de l’ONU

iGFM – (Dakar) – La Direction générale des impôts et domaines vient de mettre en vente les appartements dakarois du complexe Eden Roc de Bibo Bourgi. Ses avocats affirment cependant que ces immeubles auraient été confisqués « illégalement », s’appuyant sur une sentence arbitrale rendue fin 2019 par une commission de l’ONU et jusque-là tenue secrète.
L’arrêt rendu par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) en mars 2015 a-t-il mené à la confiscation « illicite » des biens appartenant à Ibrahim Aboukhalil, alias Bibo Bourgi ? C’est ce qu’a affirmé dans un communiqué son avocate Corinne Dreyfus-Schmidt, ce 20 juillet, à la veille de la mise en vente des appartements Eden Roc, situés dans le centre-ville de Dakar.
Bibo Bourgi avait été condamné par la CREI en 2015 pour complicité d’enrichissement illicite aux côtés de Karim Wade. Confisqués à son propriétaire par l’État du Sénégal, ces appartements viennent d’être mis en vente par la Direction générale des impôts et domaines.

Décision d’un tribunal international

Leur confiscation a toutefois été jugée illégale, selon un règlement d’arbitrage de la commission des Nations unies pour le droit commercial international (CNUDCI) rendu le 24 octobre 2019. Selon nos informations, la décision évoque un déni de justice et condamne l’État du Sénégal à de lourds dommages et intérêts en raison du préjudice subi par Bibo Bourgi.
« Le tribunal a contesté le caractère illicite de l’arrêt de la CREI engageant la responsabilité de l’État du Sénégal et l’obligeant à réparer le dommage en résultant subi par M. Aboukhalil [Bibo Bourgi] », en attente de cette indemnisation, a fait savoir son conseil. Cette décision exécutoire n’a pas été respectée par le Sénégal, qui a déposé un recours en annulation – lequel n’est pas suspensif.

Confiscation illicite

Les avocats invitent également les éventuels acquéreur de ces appartements, selon eux expertisés à 980 millions de francs CFA l’unité en moyenne, à se « renseigner sur la teneur de cette sentence arbitrale ». « Ils pourront ainsi vérifier que l’État sénégalais a procédé à une confiscation illicite de ces appartements et apprécier les conséquences de cette qualification sur le titre de propriété qu’ils envisageraient d’acquérir », ajoute Me Corinne Dreyfus-Schmidt.
Cette décision de la CNUDCI représente un nouveau désaveu pour la CREI. En février dernier, le tribunal de première instance de Monaco avait en effet débouté l’État du Sénégal de sa demande de saisie de 24 comptes bancaires appartenant à Karim Wade, Ibrahim Aboukhalil, son frère Karim Aboukhalil et Mamadou Pouye, au titre des dommages et intérêts auxquels la justice sénégalaise avait condamné les quatre hommes. Une décision similaire à celle rendue dans le cadre d’une procédure pénale en 2018.
Contacté par Jeune Afrique, l’avocat de l’État du Sénégal, Me Simon Ndiaye, n’avait pu être joint à l’heure où nous mettions cet article en ligne.Auteur : Jeune Afrique

DIFFAMATION & INJURES : LA FAMILLE FARES CONFIRME SA PLAINTE CONTRE CHEIKH YÉRIM

http://www.emedia.sn/Le journaliste Cheikh Yérim Seck n’a pas encore fini avec ses déboires judiciaires. Après ses deux placements sous contrôle judiciaire, une plainte plane encore sur sa tête. Selon « Les Echos », la famille Farès lui a collé une procédure judiciaire. Cette famille, face aux accusations du journaliste, a saisi le Doyen des juges d’instruction d’une plainte avec constitution de partie civile.
Les Farès poursuivent le journaliste de diffamation et injures. Cette confirmation de la plainte fait démarrer la procédure judiciaire.
Pour rappel, le journaliste a posté un article sur son site en y tenant des propos jugés diffamatoires par les Farès. Pour cette famille, Cheikh Yérim Seck les a accusés de faux et de criminalité financière sur fond de financement de terrorisme international. Ils accusent le journaliste de prétendre qu’un de leurs employés est recherché par les Américains qui le soupçonnent de convoyer des fonds au Hezbollah.

Plainte contre Daouda Thiam de la CCIAD : L’OFNAC répond à Birane Yaya Wane

https://actunet.net L’Administrateur de Sociétés Birane Yaya Wane, par ailleurs élu de la Chambre de Commerce de Dakar indique avoir reçu l’accusé de réception de l’Ofnac suite à sa plainte de dénonciation contre Daouda Thiam, président par intérim de la CCIAD pour des faits supposés de faux et usage de faux, détournement de derniers publics et abus de biens sociaux.
Birane Yaya Wane dit être à la disposition de l’Ofnac où il est attendu dans les prochains jour pour poser sur la table de Seynabou Ndiaye Diakhaté d’autres éléments permettant de fonder sa plainte. L’administrateur de sociétés a récemment fait savoir que « tout acte administratif posés par l’actuelle équipe de la CCIAD est illégale, à partir du moment où la Cour d‘appel de Dakar et la Cour suprême ont invalidé toutes leurs activités.
C’est pourquoi il a déposé auprès de l’Ofnac, depuis le 09 décembre 2019, une plainte pour faux et usage de faux, détournement de derniers publics et abus de biens sociaux.

Déclaration Liminaire de la Fédération des Organisations Républicaines Sénégalaises (FORS)

Mesdames, Messieurs, chers Concitoyens,

La Fédération des Organisations Républicaines Sénégalaises (FORS) , constituée de citoyens sénégalais, de partis et mouvements  politiques, de la société civile ou de personnes indépendantes, conformément à son statut de création, a pour but unique de rassembler  tous les républicains et démocrates dans un cadre de concertation, d’échanges et d’unités d’actions.
L’objet de cette communication est de porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique national et international, l’initiative de la création de ce nouveau cadre dénommé FORS (Fédération des organisations Républicaines Sénégalaise).

Mesdames, Messieurs, cher Concitoyen,

Le défi d’une rupture de gouvernance attendue par l’écrasante majorité des sénégalais passera nécessairement par l’avènement de forces politiques patriotiques et de citoyens engagés, soucieux de la concrétisation des aspirations profondes du peuple sénégalais exprimés épisodiquement à travers des manifestations physiques et d’indignations exprimées depuis l’avènement de la 2éme Alternance politique de 2012.
C’est pourquoi, la Fédération des Organisations Républicaines Sénégalaises (FORS) avait entrepris la mise en place de cadre d’Alliance hétérogène depuis le 23 mai 2020 sous forme de groupe de réflexion qui a abouti, après un travail de fond très fourni de chaque entité, à la naissance de FORS avec un statut, un règlement intérieur et à une charte de bonne conduite de ses membres.
Cette FORS s’articule autour d’un projet politique commun, dans la différence d’appartenance originelle, qui veut incarner les aspirations du peuple autour de 3 objectifs majeurs  : La Rupture avec la mal gouvernance, le renouvellement de la vieille caste politique amorale et l’avènement d’une gouvernance de travail vertueux et de progrès au service exclusif de la Nation entière, ceux vivants au Sénégal et de la Diaspora.
A cet effet la FORS entend faire bouger les lignes politiques et ouvrir d’autres alternatives au bénéfice du peuple par la libération du champ politique d’acteurs fossilisés amoraux largement dépassés par les exigences du moment et corrompus jusqu’à la moelle.

Mesdames, Messieurs, Cher Concitoyens,

Notre pays, le Sénégal vit la crise politico-sociale et économique, la plus grave de son existence depuis 2012.et le constat montre une crise multidimensionnelle désastreuse et profonde caractérisée par  :
Le record Guinness d’une mal gouvernance à tous les étages marquée par les choix d’incohérences, de tâtonnements, un désengagement total de l’État de son contrat moral signé avec  le peuple désabusé, méfaits amplificateurs avec les partenaires sociaux et une administration disloquée au profit de politiciens véreux. En témoigne la gestion scandaleuse et indigne de la pandémie de la COVID-19 qui mit à nu les insuffisances caractérisées au sommet de l’Etat,  le degré d’altération d’un système de santé et particulièrement, l’absence d’une stratégie sérieuse de réponses appropriées à une situation d’urgence sanitaire mondiale.
Une crise de confiance entre les citoyens et le régime en place marquée par de nombreuses carences aux besoins les plus élémentaires de la vie, comme le manque criard et chronique d’eau , d’électricité et de la cherté de la vie avec pour corollaire un désengagement citoyen avec des risques de replis identitaires, sapant la cohésion sociale et fragilisant l’unité nationale. Et à cet effet, cette course effrénée de nos gouvernants à s’enrichir en Milliards, en Hectares de terres dérobées de la population rurale illégalement, à ne plus protéger la biodiversité par le Braconnage ministériel arbitraire, seront les éléments amplificateurs d’une probable future explosion sociale, si l’état n’y prenne pas garde.
Ainsi, toutes ces crises ont en commun la faillite d’un régime qui manque de tout.

Mesdames, Messieurs, Cher Concitoyens,

Face à ce Chaos, une vraie rupture irréversible s’impose ! et il est impératif que la FORS puissent assumer son engagement pour la libération politico-sociale et économique de notre pays au travers ses actions et propositions qui seront portées à l’attention de tous nos concitoyens où qu’ils se trouvent à travers le monde.
C’est pourquoi nous comptons œuvrer et exiger le rétablissement d’une vraie démocratie, le renouvellement de la classe dirigeante et faire du bien être des sénégalais notre préoccupation première.
Notre FORS pense que le peuple sénégalais ne peut sortir de la régression que ce cartel politique l’a plongé sans une offre politique qualitative et durable pour notre pays, actuellement à la croisée des chemins par le seul fait des tortueux et des vicieux.
La FORS s’engage dans une voie du renouvellement qualitatif du personnel politique qui est un défi clé pour le Sénégal Post Covid-19, après des années d’errements du régime en place. A cet effet notre ambition est de bousculer dès maintenant les lignes politiques et ouvrir d’autres alternatives au bénéfice du peuple Sénégalais.
Ainsi dans les jours à venir, la FORS initiera une série d’activités dont éventuellement une journée de réflexion, pour approfondir le diagnostic déjà posé  et s’enrichir de l’expertise des uns et des autres en apports nécessaires à l’évolution qualitative de la bonne  Gouvernance au Sénégal.Le Responsable de la Communication Dr Mamadou SECK,Ousmane Ndiaye,Le Secrétaire Permanent                                                                                                                                                 

Disparition de Mahmoud Kane : Le Festival Image et vie perd son fondateur

https://www.lequotidien.sn Le Festival Image et vie est en deuil avec la disparition ce lundi 20 juillet 2020 de Mahmoud Kane, un de ses membres fondateurs. Militant de la culture, il était également membre du Festival Thiaroye 44. En son temps, il fut une des chevilles ouvrières des Rencontres cinématographiques de Dakar (Recidak). Mahmoud Kane était aussi un des compagnons du Pr Cheikh Anta Diop, et militant des premières heures de son parti, le Rnd. «Un homme d’une culture et d’une humilité à nulle autre égale. Il était sans âge et savait mettre à l’aise son entourage. Il était un ciment et une aiguille et savait déceler et raccommoder dans la discrétion les failles invisibles à nos yeux. Une perte immense», écrit le Groupe Image et vie. Très engagé dans sa communauté, le défunt fut conseiller municipal à la commune de Thiaroye Gare. «Un éducateur spécialisé qui a aidé beaucoup de jeunes qui avaient pris la voie de la déviance, de la délinquance et du banditisme lors des heures les plus sombres de l’histoire de Thiaroye à prendre la bonne voie et devenir des citoyens modèles», témoignent ceux qui l’ont connu.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 22/07/2020

Robert Bourgi nie tout lien avec Bibo

Le nom du célèbre avocat franco-sénégalais a été cité dans une transaction de 20 milliards FCfa pour le compte de Abass Jaber, dans le cadre de la liquidation de Transrail. Dans une note parvenue à «L’As», Robert Bourgi s’en lave les mains. D’après lui, non seulement il dit n’avoir pas fait le déplacement surDakar «ni par vol privé ni par ligne régulière depuis plus de 4 mois», mais, last but not least, l’ami du Président, Robert Bourgi écarte « tout lien avec Bibo Bourgi dont le vrai nom à l’état civil est Ibrahim Abou Khalil».

Soupçons de simulation d’agression

Une rocambolesque histoire d’agression pollue l’atmosphère au niveau du foirail des grands ruminants de Diamaguène Sicap Mbao. C’est un certain Aly, éleveur de profession et habitant la localité, qui se dit victime d’un vol portant sur une somme de 24 millions. L’homme en question, d’après encore nos sources, s’est rendu à la Police de la localité pour porter plainte contre X pour vol avec violence commis en réunion avec usage de moyen de transport. D’après toujours nos sources, Aly aurait expliqué être agressé à hauteur du foirail des grands ruminants aux environs de 07 heures du matin par 03 individus armés de coupe-coupe, et qui ont pris la fuite à bord d’un taxi. Certaines sources nous ont fait savoir que les assaillants ont par la suite emporté le sac de l’éleveur contenant 24 millions, après qu’ils l’ont neutralisé à l’aide d’une bombe anti-agression avant de prendre la fuite. Toujours selon nos sources, Aly qui a porté plainte aurait déclaré que cet argent volé d’un montant de 24 millions lui a été confié par un de ses amis du nom de Seydou, de nationalité malienne, qui l’accompagnait d’ailleurs au moment du vol, alors qu’il partait à la banque pour y verser le pactole.

Soupçons de simulation d’agression (bis)

Mais ironie du sort, le Malien Seydou a réfuté la thèse de son ami et a porté plainte contre Aly qu’il accuse d’avoir monté cette histoire de toutes pièces pour lui soutirer de l’argent. Ce qui fait que la Police a ouvert une enquête pour élucider cette affaire qui suscite beaucoup de commentaires actuellement.

Thiès enregistre 3 décès liés à la Covid-19

Sur les 4 nouveaux décès liés à la Covid-19, annoncés hier par le ministère de la Santé et de l’Action Sociale lors de son point du jour, les 3 proviennent de Thiès. C’est ce qui ressort du point journalier fait par l’équipe médicale de ladite ville. Mais la région a également enregistré 15 nouveaux guéris. Ces statistiques de la région médicale font état de 3 nouvelles contaminations dont 2 cas contacts suivis par les services régionaux et un cas issu de la transmission communautaire. Ace jour 21 juillet 2020, la région de Thiès compte 88 cas positifs dont 380 guéris, 28 décès, 1 évacué à l’étranger, 78 importés de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) et transférés à Dakar et 394 sous traitement. Deux décès liés à la Covid19 à Touba et Diourbel Deux personnes infectées de la Covid-19 ont perdu la vie hier, à l’hôpital Heinrich Lubke de Diourbel et à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. Dans cette même cité religieuse de Touba, deux personnes ont été déclarées positives à la Covid-19. Des cas issus de la transmission communautaire, selon le médecin chef de Diourbel qui par ailleurs a indiqué qu’un patient a été déclaré guéri à Touba.

Dangote plante 5 000 arbres

Pour préserver l’environnement et éviter toute dégradation de la nature, Dangote Cement Sénégal (DCS) a lancé un programme de reboisement portant sur 5 000 plants. La première phase du projet en cours d’exécution est prévue dans le village de Ngomène situé non loin de la mine d’exploitation. Pour Mme Astou Mbaye, chef du département Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE), ce projet était prévu depuis longtemps. Ce projet de plantation de 5 000 arbres va entrer dans le cadre de l’érection d’un mur de filaos entre le village et la carrière.

Le Crous est prêt à accueillir les étudiants

Le Directeur du Centre régional des Œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), Pape Ibrahima Faye, anticipe sur la reprise des cours à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Il a présidé à ce propos une réunion, suite aux instructions du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Tous les responsables des différentes divisions du Crous ont pris part à la rencontre pour élaborer un plan d’actions afin d’accueillir les étudiants dans les meilleures conditions, dans ce contexte de la pandémie. Les chefs de division et de services opérationnels du Crous ont fait le point chacun dans son service. Ainsi, des dispositions sanitaires et hygiéniques nécessaires à la reprise des activités de l’année universitaire 2020 ont été prises. D’après le Directeur général du Crous,t out est fin prêt pour la reprise. Le protocole dressé respectera toutes les mesures édictées par les autorités sanitaires afin de garantir la sécurité et la santé des 14 000 pensionnaires du campus social universitaire de Sanar.

L’Etat connecte les étudiants

Une aubaine pour les étudiants du Sénégal. Leurs soucis de connexion à l’internet sont réglés. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de I’Innovation (MESRI), a mis en ligne 108 421 connexions Orange gratuites pour les étudiantes et étudiants, afin de leur faciliter l’accès aux ressources pédagogiques mises en ligne dans les différentes plateformes des établissements d’Enseignement supérieur publics comme privés. Ils vont se connecter gratuitement à partir de deux lots. Sur le premier lot de 57 344 lignes identifiées, le dépôt de 5 Go est effectif à 100%. Pour le second lot de 51 077 lignes identifiées, le dépôt de 5 Go est effectif à 99,2%. Le ministère de l’Enseignement Supérieur précise que pour les 40 000 étudiants restants ne disposant pas de puce orange, ils pourront se rapprocher des agences régionales de l’opérateur pour recevoir gratuitement des puces et obtenir 5Go. Les enseignants ne seront pas en reste. Ils seront dotés de modems et puces Orange destinés à partir de jeudi prochain. Le ministère veut faciliter aux universités l’accès à la documentation en ligne. C’est ainsi qu’il a souscrit un abonnement annuel à des bibliothèques numériques et dispose à ce jour de 120 000 comptes d’accès.

La CEDEAO préoccupée par la Covid-19

A l’instar du reste du monde, les parlementaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) semblent très préoccupés de la gestion de la pandémie par les Etats membres. Raison pour laquelle, hier, à l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire tenue par visioconférence et présidée par le président Moustapha Cissé Lo, les députes de ladite institution ont soumis une douzaine de points dont la gestion de la covid-19. «Deux saisines relatives à la crise du coronavirus, parmi la douzaine, sont soumises à l’examen des députés, d’après le communiqué parvenu hier à «L’AS». Il s’agit de la décision portant sur la lutte contre la Covid-19, la stabilisation etla relance des économies des Etats membres de la CEDEAO et surtout, ajoute la source, la décision relative à la contribution des Etats membres de la CEDEAO au fonds de solidarité de l’Union africaine dans le cadre de la lutte contre la COVID19.

Le Rta-S réclame des sanctions contre les autorités épinglées par l’IGE

Le Secrétariat politique du Rta-S est pour la sanction des autorités épinglées par les rapports de l’inspection générale d’Etat (IGE).Dans un communiqué parvenu à «L’As» Momar Samb demande au chef de l’État d’appliquer les recommandations et appelle les autorités judiciaires et administratives à traiter de manière rigoureuse et conséquents tous les dossiers dont elles ont la charge, au nom des intérêts exclusifs du peuple. Par ailleurs, pour la réduction des conflits fonciers permanents qui constituent une bombe à retardement, Momar Samb pense qu’il est temps qu’on adopte la loi d’orientation qui encadre la gestion du foncier pour en garantir la justice et l’équité dans l’usage, afin de préserver la terre de manière durable pour les générations actuelles et celles à venir. Aussi le Secrétariat politique du Rta-S réaffirme-t-il son opposition de principe au bradage du littoral ou de n’importe quel espace foncier et à l’accaparement des terres des paysans. Dans la même veine, le Rta-S demande une solution du conflit sur les terres de Ndengler comme de Nguéniène.

Secrétaires d’État de Macky : Les fantômes de la République !

https://www.dakarmatin.com Ils s’appellent Moïse Diégane Sarr, Mamadou Saliou Sow et Mayacine Camara.
Ils sont respectivement Secrétaires d’État chargés des Sénégalais de l’Extérieur, des Droits de l’homme et de la Bonne gouvernance et du Réseau ferroviaire.
Mais, les deux derniers nommés, inconnus du bataillon, apparaissent comme des « fantômes de la République ».
L’Observateur, qui a consacré un dossier sur l’utilité et la pertinence des Secrétaires d’État, renseigne que Mamadou Saliou Sow et Mayacine Camara sont presque aphones sur des dossiers qui concernent le secteur qu’ils ont en charge.
Outre l’ingratitude de leur poste, ils sont en retrait derrière leur tutelle, se pose le problème de la nature même des deux secrétaires d’État.
Si Mamadou Saliou Sow est un nain politique, décrit comme un introverti, son homologue Mayacine Camara est peint comme un homme timoré et très fermé sur lui-même.

“Sans verser dans une polémique inutile…”, Mayacine CAMARA

Note sur le papier du journal L’Observateur mardi 21 juillet 2020, page 04
Faisant suite à l’article intitulé : « Secrétaires d’Etat, les Fantômes de la République », paru dans le journal l’Observateur du mardi 21 juillet 2020, sans verser dans une polémique inutile, je voudrais, par la présente, après avoir remercié les initiateurs pour les paroles aimables à mon endroit, apporter quelques éclairages sur trois points :
1-la position administrative du Secrétaire d’Etat chargé du Réseau Ferroviaire (SERF) que j’ai l’honneur d’occuper, grâce à la confiance de Monsieur le Président de la République
(2) la supposée incompétence, timidité ou ingratitude du poste ?
(3) le travail en cours au sein du SERF

1. la position administrative du SERF

Comme indiqué dans l’article, je suis un fonctionnaire dans l’âme, qui dans le cadre de sa nouvelle mission, quoique de rang ministériel, continue de s’attacher aux valeurs et principes républicains que tout commis de l’Etat, digne de ce nom, s’évertue de respecter à savoir, le protocole d’Etat, le respect de la hiérarchie, le droit de réserve et la courtoisie républicaine.
En vertu du décret n° 2019-808 du 17 avril 2019, relatif aux attributions du Secrétaire d’Etat (SE) auprès du Ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement, chargé du réseau ferroviaire, j’exerce mes compétences, sous son autorité. En clair, respectant cette lettre de mission, signée par le Président de la République, la question de visibilité et de sortie médiatique, posée dans l’article semble faire fi, à mon humble avis, de la discipline gouvernementale.
Cette discipline gouvernementale pourrait être mal interprétée par des esprits malintentionnés, pouvant créer un bruit blanc qui risque d’entrainer les équipes formées par le Président de la République dans des querelles interminables. En effet, c’est Monsieur El hadj Oumar YOUM, le MITTD qui a le plein pouvoir sur les attributions dévolues à notre département. Sous ce rapport, il faut s’accorder sur le fait que c’est par courtoisie ou élégance administrative qu’il met en avant le Secrétaire d’Etat, qui comme un ministre délégué fait office d’un adjoint à qui on délègue des pouvoirs sur une matière spécifique. Il est donc dans son droit d’occuper la première ligne dans la communication du département.
Pour revenir au poste de SE, il faut le comprendre comme une administration de mission qui a pour vocation d’appuyer un ministre de tutelle dans un domaine jugé complexe qui nécessite un travail d’envergure. Conscient de cette mission, et prenant leçon de l’histoire récente, à travers différents Gouvernements du Sénégal, qui indique une jurisprudence de mésentente cachée ou affichée entre nombre de Ministres de tutelle et leur Ministre délégué ou Secrétaire d’Etat, je me suis évertué à toujours travailler, depuis ma nomination, en parfaite symbiose avec le MITTD.

2. Concernant la supposée incompétence ou ingratitude du poste

A cet égard, je tiens à souligner que le secteur ferroviaire auquel je suis dédié a été une passion pour moi bien avant ma nomination, en ma qualité de planificateur et pour avoir été dans le top management qui a piloté tous les documents de politique économique depuis 2000. De surcroit, je suis originaire d’une région historiquement lié au train. Je puis vous assurer que le ferroviaire est un sujet que je connais. Mieux, depuis mon arrivée dans le secteur, fidèle à ma démarche de planificateur qui met en avant une approche participative et inclusive, j’ai pu, grâce à Dieu, consolider voire renforcer ma perception holistique du secteur.
Ainsi, j’ai formulé avec l’appui des acteurs concernés une stratégie de relance du secteur ferroviaire que je n’aborderai ici que dans ses grandes lignes. Le reste, je le réserverai à d’autres moments de communication (rire). C’est dire qu’il ne s’agit ni d’incompétence, ni de timidité encore moins d’ingratitude du poste mais d’une mission gouvernementale que j’exerce dans un contexte administratif lié par des textes mais suffisamment confortable pour me laisser travailler, sans tambours ni trompètes, sur un domaine de haute portée, le chemin de fer. Ce dernier, comme je vais le démontrer ci-dessous, est un secteur dont le caractère structurant est sans commune mesure, comparé aux autres modes de transports.

3. Sur le travail en cours au sein du SERF

En quinze (15) mois de fonction au sein du Gouvernement, sans prétendre faire un bilan exhaustif de tout le travail abattu, vous me permettrez, en prolongement du point précédent de partager quelques-uns des résultats engrangés. A ma prise de fonction, en effet, le constat amer et partagé a été la léthargie chronique du secteur, hormis le projet présidentiel du TER qui a marqué au plan symbolique la volonté politique de son Excellence, Monsieur Macky SALL de redorer le blason du secteur emblématique du rail, tout en marquant un tournant décisif vers la performance et la modernité.
Éclairé par la vision du Chef de l’Etat et fort de ma modeste expérience de planificateur, je me suis attelé, avec mon équipe et les parties prenantes et sous l’égide du MITTD, à formuler une feuille de route claire, pour conduire les destinées de cet important secteur. Il s’agit d’un document dénommé « STRATEGIE DE REVITALISATION DU RAIL AU SENEGAL » – S2RS à l’horizon 2035.
Se faisant, j’ai pu tout au long de ce travail de longue haleine, co-construire une vision inclusive du rail, avec tous les partenaires et acteurs de l’écosystème ferroviaire : les retraités et anciens cadres des chemins de fer, les syndicats des travailleurs, le patronat et le secteur privé national comme international, les industriels, les représentations diplomatiques, etc.
Au total, un dialogue fructueux s’est installé entre le SERF et toutes celles et tous ceux qui visent un intérêt direct ou indirect du rail, avec comme résultat une conscience collective que le chemin de fer est un levier stratégique incontournable pour atteindre l’émergence visée par le PSE. Ce travail, pour ne citer que l’essentiel, a apporté des réponses efficaces et réalistes aux nombreux problèmes caractérisant l’état des lieux constaté à notre arrivée. Les éléments saillants de cet état des lieux se résument en un secteur mouvementé, avec un cadre institutionnel fragmenté et instable, un déficit criard de financement, une dégradation ahurissante des voies ferrées, des installations et des matériels ferroviaires. A cela s’ajoutent une superposition d’études techniques d’avant-projet sommaire (APS), sans stratégie claire et une prolifération de MoU et autres protocoles d’accord signés avec différents partenaires étrangers ayant manifesté leur intérêt d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la relance de son rail.
Toutes choses qui démontrent à suffisance la pertinence de la S2RS, déjà validée par le Conseil des Ministres du 07 mars 2020. L’objectif de cette stratégie est de construire, à l’horizon 2035, un système ferroviaire sécurisé, respectueux de l’environnement et de l’équité sociale et territoriale, offrant un service de transport performant, qui se positionne comme un vecteur de densification des flux démo-économiques, favorable à l’amélioration de la compétitivité globale des territoires.
Sans rentrer dans les détails, cette vision a été déclinée en trois (03) grandes aspirations faisant ressortir l’impact du chemin de fer sur l’inter-connectivité des branches d’activités économiques, sur l’inclusion sociale et l’équité territoriale et enfin sur la promotion du leadership du Sénégal dans l’intégration sous-régionale et africaine.
Le raisonnement scientifique, économétrique à la base de l’identification de ces aspirations a été fondé sur la superposition de trois (03) cartographies à savoir celle des ressources extractives, celle des dynamiques démographiques et celle des ressources nutritionnelles et agricoles. Aussi, les orientations du Plan National d’Aménagement et de Développement du Territoire (PNADT) tout comme les PDU, son telles considérées dans le processus, comme des outils de référence.
Dans le même sillage, il faut noter que la stratégie proposée à l’horizon 2035 intègre déjà un volet opérationnel conduisant à un programme d’investissement concret, composé de 15 projets ferroviaires structurants. Ces derniers évalués à 3,5 milliards USD étalés sur 15 ans permettront, entre autres, à l’horizon 2035, de faire passer le réseau ferré de 650km en 2019 à 2000km, de desservir toutes les 14 régions du Sénégal et près de 90% des 45 départements, touchant 75% de la population. La mise en œuvre de cette stratégie fera engranger au Sénégal, par une formation brute de capital, +2% de PIB et créera 180 000 emplois durant les travaux et la phase d’exploitations des principales lignes ferroviaires. Le gain en capital immatériel est, quant à lui, estimé à +200 milliards de F CFA par an. Rien que pour le fret, 24,2 millions de tonnes de marchandises seront transportées par le chemin de fer.
La mortalité routière sera impactée d’une baisse de 800 décès par an, et de 10 800 blessés, car le rabattement modal permettra d’économiser 836 000 voitures et 30 000 camions sur les routes sénégalaises. Enfin, l’environnement sera préservé d’une émission de 12,3 millions de tonnes équivalents CO2 par an, ce qui réduira drastiquement la contribution du Sénégal par le biais des gaz à effet de serre au réchauffement climatique.
Outre ces retombées positives, la Stratégie a proposé une nouvelle gouvernance du secteur avec une refonte du cadre institutionnel, une stratégie de financement innovant, sollicitant au minimum le budget de l’Etat grâce, entre autres, à la valorisation du patrimoine ferroviaire et à des partenariats publics-privés gagnant gagnants.
D’ailleurs, dans le cadre de cette refonte du cadre institutionnel, proposée par la stratégie, le Département vient d’enregistrer un premier résultat fort avec la création par loi, de la Société nationale dénommée les Chemins de fer du Sénégal (CFS). J’en profite pour féliciter et encourager son Directeur Général, qui, du reste sera le principal acteur de la mise en œuvre de la S2RS. Au total, je termine en disant très sincèrement que je reste très motivé, auprès du Ministre YOUM pour accomplir la mission qui m’a été confiée et je prie pour que les ambitions de son Excellence, Monsieur le Président de la République se réalisent dans tous les domaines et surtout dans le ferroviaire.
Concernant le jugement de valeur portée sur mes activités politiques, j’attendrai les prochaines élections pour apporter la réponse… Toutefois, je rappelle à l’attention des lecteurs que j’ai été élu maire de Koungheul en 2009 et réélu en 2014, grâce à Dieu.* Mayacine CAMARA,Sécretaire d’Etat,, auprès du Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement,chargé du réseau ferroviaire
Le Sénégal doit faire le pari d’un développement durable reposant sur l’agro-industrie Par Dr Magatte Wade, maire de la Commune de Ngaye Mekhé (Sénégal), ancien directeur de la Communication et des relations extérieures du Groupe de la Banque Africaine de Développement.

Fini le temps de la houe et de la daba »

https://www.financialafrik.com Le seul pari qui vaille pour le Sénégal est à mon avis le développement industriel reposant sur l’agrobusiness. Pour réussir ce pari, l’Etat sénégalais devrait  consentir des  investissements importants aussi bien dans la recherche que la modernisation de la production en veillant à une bonne maîtrise de l’eau. C’est ainsi que nous parviendrons à accroître la production et à intensifier notre capacité de transformation et de commercialisation des produits issus de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. Aujourd’hui, aucune économie ne peut se prévaloir d’être concurrentielle si elle se limite à exporter des matières premières ou des produits bruts. Le Sénégal n’échappe pas à cette règle qui le place sous le diktat des pays riches.
Avec le coronavirus ou Covid-19 qui a secoué le monde en fragilisant les économies les plus solides de la planète, un nouvel ordre économique mondial se dessine à l’horizon offrant à des petits pays et aux économies modestes la possibilité de se repositionner. Ce sera l’ère d’un nouvel ordre économique mondial. Mais pour parvenir à s’imposer dans un tel contexte à la suite d’une pandémie de l’ampleur de la COVID 19, notre pays devrait songer à la restructuration des PMI agonisant sous le poids des taxes et impôts cumulés au fil du temps. Il est impératif de renégocier avec ces PMI de nouvelles échéances de paiement ou, à la limite, d’effacer les créances douteuses afin de leur permettre de se remettre au travail et de contribuer à la relance de l’économie de notre pays.
Les promesses d’une économie reluisante avec la découverte des hydrocarbures ne doivent pas nous pousser à négliger l’Agriculture, le seul secteur qui transcende le temps, nourrit les peuples et leur permet de prospérer. Notre pays dispose de terres fertiles et de suffisamment d’eau et de bras valides pour se nourrir et s’enrichir grâce à l’Agriculture. Cependant, faudrait-il que le secteur fasse l’objet d’une régulation et que la gestion foncière repose sur une bonne gouvernance. La question de l’accès de tous, particulièrement des femmes, à la terre doit faire l’objet d’un examen judicieux car les femmes sont des pionnières incontournables dans le contexte de la valorisation de la terre par l’Agriculture.
La protection de l’environnement et l’agro-écologie devront être au cœur du dispositif de relance de l’agriculture afin d’assurer à notre pays une sécurité alimentaire de transition vers une autosuffisance graduelle. Les exploitations de type familiales sont à revitaliser dans un contexte de gestion équitable de l’accès à la terre par les nationaux. Les nationaux devront bénéficier de l’accès aux crédits concessionnels pour entreprendre des exploitations de grande échelle. Fini le temps de la houe et de la daba face un potentiel aussi énorme que celui offert aux exploitants dans notre pays.
Dans le contexte d’un nouveau deal pour le développement de l’agro-industrie, je propose qu’une partie des ressources mobilisées dans le cadre de Force Covid 19, soir quelque 1000 milliards de nos francs, soit utilisée pour investir dans l’implantation de nouvelles unités de production agro industrielle. Ainsi, après la relance des usines en faillite ou en panne, l’option de lancer des projets d’implantation d’usines au niveau des terroirs avec l’option d’un produit par zone pourrait être bénéfique à notre économique. Les investisseurs nationaux particulièrement les collectivités territoriales et ceux de la diaspora pourraient être mis largement à contribution dans le capital de ces nouvelles unités de production.
Quant à la prise de participation des collectivités territoriales dans les capitaux des nouvelles unités agro-industrielle, l’Etat encouragera les projets intercommunaux. Ainsi des dotations spéciales pourraient provenir des fonds de concours de l’Etat et constituer des avances aux collectivités afin de financer leurs projets. Avec de telles  dotations, chaque département pourrait choisir un produit du terroir et monter un projet d’usine dont le capital serait contrôlé en partie par les communes dudit département. Des clusters pourraient être créés avec des unités industrielles intégrées en vue d’emmailler le pays et de s’assurer que l’ère de l’industrialisation a sonné. Ngaye Meckhé pourrait accueillir le cluster des peaux et cuirs.
Tout près de nous, la Côte d’Ivoire pourrait s’offrir en exemple. «L’Avenir de la Côte d’ivoire repose sur l’agriculture», avait coutume de dire le Président Félix Houphouet-Boigny en dépit des énormes richesses très diversifiées (diamant, or, pétrole) de son pays.  Il ne cessait de mettre en garde son peuple contre le mirage des richesses du pétrole et du gaz qui selon lui ne constituaient pas des acquis durables. Aujourd’hui l’histoire semble lui donner raison. Sinon comment comprendre que le Nigeria qui fut le premier pays africain exportateur de pétrole soit resté longtemps sans raffinerie alors que la Corée du Sud qui ne produit aucune goutte de pétrole dispose de plus d’une vingtaine de raffineries.
La Corée du Sud, il faut que nous nous y arrêtions parce que ce pays qui affichait au début des années 80 le même niveau de produit intérieur brut que le Sénégal est aujourd’hui une nation émergente qui apporte de l’aide aux pays les plus démunis dont le nôtre.  La Corée dont la révolution industrielle continue de faire des émules avait fait un pari net et clair sur le développement de la recherche technologique et industriel. Le pays faisait partie des pays les plus pauvres au monde en 1960.  Aujourd’hui, la Corée est admise dans le cercle fermé des pays du G20. Au nombre des performances de ce pays, on peut citer sa performance dans le secteur des raffineries et sa position de pôle d’excellence du développement technologique.
Dans une note de Michel Fouquin publiée dans le bloc du CEPII en 2018, l’auteur nous rappelle que la stratégie d’industrialisation de la Corée a été axée sur le développement des industries légères avant de passer à des secteurs à fort investissements  à savoir électronique, sidérurgie, automobile, pétrole, et autres. C’est ainsi que grâce à la protection de l’Etat, des investissements dans la recherche et le développement ont permis à la Corée de s’imposer à la face du monde comme une puissance économique. Lors d’une de mes missions en Corée du Sud, j’ai pris un taxi qui me ramenait à l’aéroport de Séoul. Au cours du trajet, je demandais au chauffeur âgé d’une cinquantaine d’année en quoi tenait le succès de son pays. Il me répondit sur un ton serein  : « Notre secret ? C’est de toujours aspirer à être meilleur que le Japon qui  avait colonisé la Corée du Sud». Le Sénégal doit-il alors aspirer à être meilleur que la France ?
Aujourd’hui, notre pays peine à assurer une sécurité alimentaire. Sa dépendance à l’importation de vivres, particulièrement le riz, dépasse l’entendement. Plusieurs facteurs contribuent à cette situation déplorable dont notamment l’insuffisance de l’encadrement de l’Etat et le manque de  rationalisation des structures en charge de l’activité.  Bien qu’au Sénégal, les chercheurs cherchent et trouvent, la valorisation de la recherche souffre encore des incohérences institutionnelles et de l’insuffisance des ressources dédiées. Il en est de même de  la production, de la conservation et de la transformation qui souffrent d’un manque criard d’infrastructures. Pourtant, le Sénégal  dispose de ressources humaines de qualité. En outre, le dynamisme de  la population sénégalaise  avec plus 60% ayant moins de 20 ans est un puissant levier de développement.
Loin de moi, l’idée de remettre en question le Plan Sénégal Emergent (PSE) mais même si l’industrialisation est prise en compte dans les programmes du PSE -qui est un plan cohérent-, elle ne constitue pas un pari clair et précis. Bien vrai que le Sénégal a un excellent programme de développement mais il lui manque un pari sectoriel qui puisse donner l’impulsion du développement économique et social avec la création de richesses et d’emplois. Tantôt notre pari c’est l’agriculture qui n’a pas encore tenu toutes ses promesses, tantôt ce sont les ressources humaines qui peinent à être valorisées si l’on tient compte du taux de chômage très élevé et de la présence très marquée de la main d’œuvre étrangères particulièrement européenne, turque et chinoise. Tantôt et cela, depuis la découverte du pétrole, ce sont les industries extractives qui constituent la ligne de mire.
Le pari de l’industrialisation qui bénéficierait d’allocation de ressources conséquentes, d’un business model pertinent confié à des leaderships fort marqués, fera du Sénégal un havre de prospérité et de paix. Mais l’absence d’un pari  judicieux est handicapant et crée des confusions. L’ossature institutionnelle de notre pays construite autour des pôles ministériels ne garantit pas de résultat durable du fait de la compétition au lieu de la complémentarité entre ministères. Dans un tel dispositif, chaque ministère aspire à être plus performant que les autres même s’ils n’ont pas les mêmes compétences du fait des aspirations politiques. Ce désordre place parfois le Président de la république en mauvaise posture d’arbitrage. Les ministères se positionnent chacun en ce qui le concerne comme le seul secteur porteur de développement durable de telle sorte que le pays est maintenu dans le cercle vicieux des investissements aux résultats limités dans la durée.
Le pari de l’Agro-industrie à savoir l’ensemble des activités industrielles liées à l’agriculture est le bon pari pour le développement du Sénégal. Plusieurs activités sont ainsi prises en compte telles que les activités de recherche, les infrastructures agroalimentaires incluant engrais/pesticides, outils et machines,  engins,  équipements,  harnachement des animaux de trait, bioénergies, cuirs, textiles, huiles, pâtes, céréales, cosmétiques, aliment etc.
Le nouvel ordre économique mondial que préfigure la période post COVID-19 sera une opportunité offerte à l’Afrique pour obtenir une juste rémunération de ses matières premières. Le diktat des prix ne devrait être qu’un souvenir tout comme la lancinante question de  la détérioration des termes de l’échange si l’on fait le pari sur l’agro-industrie.


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