Revue de presse du Mercredi 18 Novembre 2020

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CHRONIQUE DE L’IMPROVISTE – POLITIQUE DU BIKINI PAR HENRIETTE NIANG KANDÉ

http://www.sudonline.sn La jeunesse ! Sophocle a dit d’elle, que «c’est le temps de toutes les révoltes. Elle grandit dans un domaine qui n’est qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l’émouvoir». Ronsard confiait qu’ : «il faut la cueillir avant de la voir flétrir». Se remémorant ses vingt ans, Nizan avertissait qu’il ne laisserait «personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.»
En 1965, s’adressant à la nation, à l’occasion du 5ième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, Léopold Sédar Senghor, s’était livré à une passe d’armes avec cette couche sociale dont il disait : « Je sais bien qu’ il y a parmi cette jeunesse, comme dans toutes les jeunesses du monde, des malades mentaux ou moraux, des déracinés, livrés au vagabondage et à la délinquance juvéniles. Je sais même qu’il y a, parmi les privilégiés, des zazous de l’intellectualisme, téléguidés de l’étranger »,
Quelques décennies plus tard, son successeur, Abdou Diouf, l’avait tout simplement qualifiée de « malsaine ». Se voulant plus magnanime en arrivant au pouvoir en 2000, Maître Wade avait demandé à « ceux qui n’ont pas de travail de lever la main » tout en leur promettant de leur en trouver. Lasse d’attendre Godot, cette jeunesse se résolut à monter dans des pirogues pendant que celui qui lui avait tant promis, contemplait dans sa glace, l’image prétendument sans tache, qu’il laisserait à la postérité
Depuis quelques années, si la mort semble parfois la seule solution au mal de la jeunesse qui s’embarque dans des pirogues (presqu’) en chantant, c’est parce que le gouffre où elle précipite son désarroi est celui de l’existence. La famille qui se délite si elle existe encore et où l’on a du mal à se parler ; l’école, d’où l’on sort sans métier, les copains qui partagent sans aide l’envahissant sentiment d’inutilité ; l’ailleurs qui est, dans les cerveaux, un cocktail qui nourrit les plus beaux volcans d’enthousiasme, des feux d’artifice d’imagination qui peuvent désorienter l’esprit qui pousse vers un grand saut qui est lui aussi plein de dangers.
En 1964 déjà, quatre ans seulement après notre indépendance, le président Senghor déclarait dans son adresse à la nation : « Je n’ignore pas les problèmes que posent les jeunes chômeurs et les mineurs mendiants ou vagabonds. Pour les résoudre, les chantiers-écoles seront multipliés et des centres d’accueil et d’orientation ouverts. Un fonds de solidarité a été créé à cet effet , qui fera appel à l’aide internationale».
Sous le président Abdou Diouf, les solutions à l’emploi s’étaient par contre essentiellement limitées au chômage des cadres, des diplômés de l’enseignement supérieur, négligeant, par conséquent ceux de niveau intermédiaire et autres déscolarisés. L’erreur était là parce le nombre des diplômés de l’enseignement supérieur constituait la part la moins importante des jeunes chômeurs. Quant au Plan REVA (Retour vers l’Agriculture) de Maître Abdoulaye Wade, il n’a pas fait rêver beaucoup de jeunes à qui il était destiné, parce que nés et grandi en ville. Il y a également le fait que l’agriculture n’a pas été valorisée.
Les promesses, Macky Sall, ne s’est pas privé d’en faire aux 200 000 jeunes diplômés des universités et écoles de formation qui rejoignent chaque année, le marché de l’emploi. Il s’est enorgueilli en 2014, deux ans après qu’il est devenu président de la République, d’avoir recruté 5500 agents dans la Fonction publique et enrôlé 10000 jeunes dans l’Agence à la Sécurité de Proximité. Ces mesures, loin de l’engagement solennel qu’il avait pris, ressemblent aujourd’hui, à un coup d’épée dans l’eau et sont très loin de la promesse de 100.000 emplois par an. Lui aussi, à grand peine à résoudre cette question vitale de l’emploi des jeunes. C’est donc ainsi, que de Léopold S. Senghor à Macky Sall, de gouvernements « socialistes » à gouvernements « libéraux », en matière de politiques d’emploi des jeunes, le Sénégal dérive. Si ce n’était que cela ! Il y a aussi lieu de se demander pourquoi, de la période de l’indépendance à aujourd’hui, une des particularités sénégalaises est cet extraordinaire « désir d’ailleurs ».
Thomas Fouquet (anthropologue à l’Ehess Paris) la résume parfaitement. « L’un des faits peut-être parmi les plus marquants et caractéristiques du Sénégal contemporain : sa très remarquable extraversion. L’expression désigne le rapport intense qu’une grande partie de la population sénégalaise – surtout sa composante jeune- entretient avec l’extérieur et, singulièrement, avec les mondes occidentaux ».
Si le rapport est assurément historique, il est également imaginaire et même fantasmatique et ne peut pas être réduit qu’à des considérations strictement économiques, même si elles sont décisives. Des émigrés voient, écrites par les parents, amis, voisins, sur les pages de leur « cahier de retour au pays natal », leur « réussite », distançant largement ceux qui ont « fait des études » et autres professionnels et experts en tous genres, sur le secteur d’un prestige social, qui s’apprécie en sommes d’argent envoyées à la famille, au nombre de pèlerinages payés, en maisons construites et aux montants des dots versés lors des promesses de mariage, en voitures au volant desquelles, on conduit, mais surtout on se conduit. On part pour revenir certes, mais on rêve de revenir différent, dans son propre regard, mais surtout dans le regard de ceux qui sont restés, pour voir son nom grandi par le fait d’avoir pu se sortir de la masse de ceux qui n’ont pas pu.
Dans ce pays qui est une terre de départ, les émigrés font l’objet d’une grande considération et l’impact sur les mentalités est important, et un individu méprisé peut brusquement connaître un transfert parmi l’élite du social. De plus en plus, on constate que les jeunes, chômeurs ou pas ne sont pas les seuls à rêver d’ailleurs, et que les profils sociodémographiques des migrants ont également évolué. Des travailleurs à faible revenu, des petits commerçants, des enseignants, des femmes portant leur(s) enfants, sont eux également, candidats à l’émigration clandestine, nous faisant nous interroger, au regard des sommes qu’ils misent (de 600 mille francs à trois millions) sur le fait de savoir s’ils sont les plus pauvres, puisqu’ils disposent au moins de cette épargne. Faut-il ignorer les réseaux « d’entraide » ? Non. Si quelques parents sont en général les premiers « complices » au départ de leurs enfants, le choix du pays de destination est motivé par la présence, là-bas de contacts familiaux qui promettent au futur émigré, un travail, souvent au noir.
La massification du phénomène de migration trouve une explication dans les réseaux de passeurs, véritables nouveaux entrepreneurs de la migration, qui organisent un véritable commerce de migrants en exploitant à fond, toutes les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Si les premières vagues se sont heurtées aux grilles de Ceuta et Melilla, après avoir affronté le désert, d’autres ont pu profiter du chaos libyen, pour échouer à Lampedusa en Italie.
La presse sénégalaise s’est fait l’écho des drames qu’ont vécu ceux qui n’ont pu arriver à destination parce qu’emprisonnés, ou vendus comme esclaves. Ceux qui en échappent, quelques fois renvoyés au pays, dans des conditions que même des bêtes ne supporteraient pas, rentrent, traumatisés à vie, mais surtout honteux de n’avoir pas pu. Malgré les risques réels, la focalisation pousse les plus « fous » à retenter l’aventure, en toute connaissance de cause.
Face à l’ambiguïté de nos dirigeants, les mesures prises depuis quelques années pour stopper les migrations clandestines ont échoué. Les pays de destination qui ont « aidé » à la surveillance des côtes n’ont pas vu les flux arrêtés. Les messages des campagnes de sensibilisation, sans véritables actions concrètes n’ont pas porté, et les discours moraux, souvent litières d’objectifs politiques font très peu cas de la complexité des situations. Depuis quelques semaines qu’un nouveau gouvernement, fruit flamboyant d’un brouillage politique, a été formé, c’est le mutisme total concernant ces drames quotidiens de la migration clandestine qui connait un extraordinaire regain. Un gouvernement qui, d’emblée, devrait convaincre, remobiliser, impressionner, est l’objet de toutes les plaisanteries possibles et, assailli de saillies, loin de réunifier les énergies, ne fait que fédérer les déceptions, les rancœurs, les doutes et les désespérances. Indifférents à la notion d’intérêt général et incapables d’influer sur le réel, certains des plus hauts responsables de notre pays se sont « résignés » à ne jouer que leur carte personnelle en étant le personnage central d’une pièce de théâtre. Fût-elle une tragédie. Même la journée de deuil national organisée sur les réseaux sociaux n’a pas ému. Si aujourd’hui on peut compter les vrais acteurs politiques, au pouvoir, comme ce qui reste de l’opposition, le prestige de la politique s’émousse et sa respectabilité se meurt.
A l’image de ces 480 candidats à l’émigration, dont la mer est devenue le funérarium. Etat à la fois social et serial killer. On nous rebat les oreilles avec un gouvernement labyrinthique de « combat », composé de ministres à contre-emploi, dans lequel d’aucuns rencontrent d’autres qu’ils détestent, déjà noyé par le tout frais président du Conseil Economique Social et Environnemental, qui a subitement retrouvé ses esprits, pour vraisemblablement décorer un pluralisme anémié.
Savourant les délices d’initié politique, il explique à la limite que même s’il n’aurait pas voulu, la « station » lui serait quand même échue, lui qui, après une longue réflexion, fruit d’une vendange tardive, conscient de former un beau couple avec lui-même, se rend compte que le Sénégal hoquette, que l’ascenseur social est en panne, que l’Etat est en jachère et la République en friches. Quand la République devient un empilement d’assiettes sur une table de café où on invite quelques gens à venir déguster et que d’autres font le pied de grue en attendant leur tour, reproduisant ainsi de véritables alliances de coquins, d ’où sortent quelques brêles, qui visage chafouin, viennent nous exposer et expliquer tous les slogans creux en nous faisant croire que tout est transparent. Et comme me le dit quelqu’un pétri d’humour : « On vit une constante « politique du bikini » qui donne l’impression de tout dévoiler mais cache l’essentiel de ce qu’elle prétend montrer » !

La reprise semble plus forte que prévue selon le FMI

Washington DC: Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme Corinne Deléchat, a effectué une mission virtuelle du 5 au 16 novembre 2020 pour mener des discussions dans le cadre de la deuxième revue de l’accord avec le FMI au titre de l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE), approuvé en janvier 2020. À l’issue de la mission, Mme Deléchat a fait la déclaration ci-après :
« L’équipe des services du FMI a conclu un accord avec les autorités en ce qui concerne les mesures économiques et financières qui pourraient conduire à l’approbation de la deuxième revue de leur programme triennal au titre de l’ICPE. Le conseil d’administration du FMI pourrait examiner cette revue durant la première moitié du mois de janvier 2021.
La pandémie a eu un impact économique significatif durant la première moitié de l’année 2020, mais la reprise semble plus soutenue que prévu, reflétant l’assouplissement des mesures de confinement, la baisse régulière du nombre d’infections et d’hospitalisations depuis août et des perspectives favorables pour la campagne agricole 2020-21. Par conséquent, la contraction économique de 0,7 % prévue en 2020 pourrait être évitée. Cette dynamique de croissance devrait se prolonger jusqu’en 2021, l’activité se redressant d’environ 5%. Ces perspectives favorables sont toutefois soumises à une incertitude considérable et dépendront en grande partie de l’évolution de la pandémie dans le monde et au Sénégal.
L’exécution du budget a été globalement satisfaisante et devrait se traduire par un déficit d’environ 6,5 % du PIB en 2020. Ce chiffre est conforme à l’objectif du programme, corrigé d’une moins-value au niveau des dons en raison du décalage à 2021 d’un appui budgétaire prévu en 2020. La mission félicite les autorités pour l’excellente mise en œuvre du Programme de résilience économique et sociale (PRES), qui a contribué à amortir l’impact de la pandémie. La mission salue les engagements pris par les autorités en ce qui concerne la transparence et la reddition de comptes dans l’exécution des dépenses liées à la COVID-19, notamment la poursuite de la publication de rapports réguliers sur l’exécution du budget, la publication du rapport du comité de suivi du fonds « Force COVID-19 »et le contrôle de la Cour des Comptes
Les résultats du programme au titre de l’ICPE restent solides. À fin juin, cinq des sept objectifs quantitatifs étaient atteints. Les objectifs de réforme relatifs à l’achèvement de la stratégie de recettes à moyen terme, à la réalisation d’études sur la chaîne de dépenses et sur la suppression des obstacles à l’éducation des filles, ainsi qu’à l’établissement du Comité national de la dette publique (CNDP) ont également été atteints.
La mission note avec satisfaction les priorités du projet de loi de finances 2021, qui vise à soutenir la reprise tout en mettant le cap sur un retour progressif, d’ici à 2023, au seuil fixé par l’UEMOA en matière de déficit. La mission et les autorités conviennent de ce qu’il importe d’accroître les recettes afin de réaliser les objectifs de rééquilibrage budgétaire. La mission souligne tout particulièrement la nécessité de rationaliser les exonérations et se félicite de l’engagement pris par les autorités de publier à nouveau un rapport annuel sur les dépenses fiscales, qui sera également joint aux documents du budget, ainsi que d’améliorer la fiscalité liée au pétrole. Le renforcement de la gestion des finances publiques se poursuivra en 2021, notamment par le basculement au budget-programme et par la réduction, consacrée dans le projet de loi de finances 2021, des dépenses exécutées au moyen de comptes de dépôt.
La mission note avec satisfaction que les autorités ont l’intention d’actualiser et d’élargir le registre national unique des ménages vulnérables afin de faciliter l’expansion des dispositifs de protection sociale après la pandémie. La mission souligne la nécessité de poursuivre les réformes en cours pour améliorer le climat des affaires, notamment les réformes du « Compact avec l’Afrique » et la rationalisation des entités et fonds de soutien aux PME, qui sont essentielles pour une croissance inclusive tirée par le secteur privé. La mission note les progrès accomplis dans la révision du cadre juridique des partenariats public-privé (PPP) et dans la définition d’un cadre légal approprié pour gérer les recettes des hydrocarbures, et elle a émis des recommandations en vue de maintenir l’alignement de ces projets de loi sur les meilleures pratiques internationales.

Covid-19:Les financements du FMI, une bouée de sauvetage pour les pays de l’UEMOA

https://www.sikafinance.com Le choc économique majeur induit par la pandémie de la Covid-19, a entraîné à l’échelle mondiale une demande de financement sans précédent. C’est dans ce contexte que le Fonds monétaire international (FMI) a octroyé depuis mars 2020, des appuis budgétaires à 70 pays membres, dont la plupart sont des pays à faible revenu.
A l’instar de ces pays, les Etats de l’UEMOA ont également bénéficié de cette aide financière urgente de l’institution afin de pouvoir faire face aux conséquences néfastes de cette pandémie sur leurs économies.
Ainsi, pour répondre aux besoins urgents de financement engendrés dans les pays de l’Union par cette crise sanitaire, le FMI a actionné ses deux instruments de financement adéquats que sont la Facilité de crédit rapide (FCR) et l’instrument de financement rapide (IFR).
Ces deux instruments de financement ont permis de mobiliser 1,76 milliard de dollars au profit de 5 pays de l’Union, à savoir le Burkina, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal.

Financements accordés par le FMI aux Etats de l’UEMOA pour faire face à la Covid-19

                                                                                                            Source : FMI
Le Bénin et le Togo, quant à eux, ont bénéficié des augmentations de ressources dans le cadre de programmes existants au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), pour une enveloppe globale de 200,4 millions de dollars.
La Guinée-Bissau est le seul pays de l’Union à n’avoir pas bénéficié de l’ensemble de ces moyens cités plus haut. Elle a en revanche bénéficié d’un allègement du service de sa dette envers le FMI pour un montant de 3,4 millions de dollars, dont 1,48 million de dollars pour la première et 1,92 million de dollars pour la deuxième tranche.

Pays de l’UEMOA ayant bénéficié d’un allègement du service de la dette envers le FMI


En dehors de la Guinée-Bissau, 5 Etats membres de l’Union ont également bénéficié de cette mesure d’allègement du service de la dette envers le FMI pour un montant total de 90,25 millions de dollars.Dr Ange Ponou

Le bitcoin flambe et franchit la barre des 17 500 dollars

https://www.financialafrik.com Le prix du bitcoin bondissait mardi pour la deuxième séance consécutive, gagnant 1500 dollars en moins de 48 heures. Vers 18h20, le bitcoin coûtait 17 502 dollars (soit 9 909 595,50 Franc CFA), et évoluait à des niveaux plus vus depuis le bref pic des prix fin 2017, quand la cryptomonnaie avait atteint son plus haut historique à 19’041 dollars, avant de chuter début 2018. Sur les dernières 24 heures, le bitcoin a gagné plus de 6%, entrainant dans son sillage tout le marché des crypto qui se rapproche d’une capitalisation boursière de 500 milliards de dollars, à exactement 499, 14 milliards de dollars.
“Il y a un réel appétit pour les actifs à risque, y compris les cryptomonnaies, dû aux mesures extraordinaires de relance de l’économie par les banques mondiales et les gouvernements”, a expliqué à l’AFP Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.
La tendance haussière du bitcoin n’en serait qu’à ses débuts d’après l’analyste senior de Citibank Thomas Fitzpatrick, qui voit la reine des cryptomonnaies à 318.000 d’ici la fin 2021. Fitzpatrick établit ainsi un parallèle avec l’or pour étayer son hypothèse d’une forte envolée du cours de Bitcoin. « Cette montée en flèche, lorsqu’elle s’est généralisée, rappelait beaucoup ce qui s’est passé avec l’or, qui a pu flotter au début des années 1970 après 50 ans d’échanges dans une fourchette de 20 à 35 dollars ». A méditer.  Albert Savana

L’ITFC va aider la SONACOS à renforcer ses capacités d’exportation d’huile d’arachide

https://www.sikafinance.com La Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC) du groupe de la Banque islamique de développement (BID) apportera une assistance technique à la SONACOS, la société nationale de commercialisation de graines d’arachide au Sénégal, dans la perspective d’améliorer la qualité de ses productions.
L’ITFC accordera en outre une subvention pour l’acquisition d’un nouveau laboratoire d’équipement d’analyse.
L’enjeu de cette assistance est de renforcer les capacités du personnel et la compétitivité de la SONACOS, de mener des recherches sur la composition en acides gras des huiles végétales comestibles, d’acquérir de nouveaux marchés internationaux ainsi que de doter l’entreprise d’équipements modernes qui permettront de produire des dérivées d’arachide de qualité, répondant aux normes internationales.
 » L’assistance technique approuvée pour SONACOS aidera l’entreprise à améliorer la qualité et la quantité d’huile d’arachide produite localement. Cela apportera une contribution importante aux capacités d’exportation du pays, sauvegardera les emplois agricoles et soutiendra la relance durable de la filière arachide  » a déclaré Hani Salem Sonbol, PDG de ITFC.
Créée en 1975, la SONACOS est spécialisée dans la vente au niveau national et international de la production de l’huilerie. L’entreprise compte 5 usines implantées à Lyndiane, Ziguinchor, Diourbel, Louga et Dakar avec une capacité totale de transformation de 360 000 tonnes d’arachide par an.Olivia Yao

Orange lance le fonds ‘’Orange Ventures MEA Seed’’ dédié aux startups en Afrique

https://www.sikafinance.com Dans le sillage de Orange Ventures, son fonds d’investissement axé sur les startups, le groupe Orange annonce le lancement d’un nouveau véhicule, ‘’Orange Ventures MEA Seed » qui va principalement  intervenir dans ses 18 marchés de présence de la zone Afrique et Moyen-Orient.
Le fonds a pour ambition de financer 100 startups d’ici 2025 dès leurs premières phases de développement, avec des niveaux d’investissement pouvant aller jusqu’à 200 000 euros, soit 131,2 millions FCFA.
 » Cette initiative dont je me réjouis s’inscrit dans notre stratégie d’ouverture et de soutien aux acteurs de l’innovation partout où nous opérons. C’est essentiel pour les écosystèmes de pouvoir s’appuyer sur des grands groupes capables à la fois d’investir et s’investir auprès des entrepreneurs locaux, et ce d’autant plus dans le contexte actuel  » a indiqué Alioune Ndiaye, directeur général de Orange Middle East and Africa.
Le fonds cible les startups du secteur des  » nouvelles technologies au profil de croissance rapide, au stade de l’amorçage et opérant principalement dans l’un des 18 pays dont Orange est opérateur en Afrique et Moyen Orient  » souligne le communiqué du groupe.
Les entrepreneurs intéressés peuvent proposer leurs projets via le lien:e https://ventures.orange.com/contact/#contactFormJean Mermoz Konandi

UMOA:Le Bénin va émettre des OAT pour solliciter 20 milliards FCFA sur le marché régional

https://www.sikafinance.com Le Bénin, 5ème économie de l’UEMOA avec un PIB de 14 milliards de dollars, émettra ce 19 novembre ses obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 5 ans et 7 ans sur le marché monétaire de la région pour solliciter un emprunt de 20 milliards FCFA (30,5 millions d’euros) auprès des investisseurs.
La valeur nominale unitaire de l’obligation est de 10 000 FCFA associée à des taux d’intérêts de 6,00% et 6,40% selon la durée de la maturité.
L’opération est ouverte à tous les investisseurs, physique et moral, et résidents ou non de l’espace UEMOA.
Pour y participer, les souscripteurs devront déposer leurs soumissions le 19/11/2020 à 10h30 mn TU à travers l’application SAGETIL-UMOA de l’Agence UMOA-Titres.Olivia Yao

Covid-19:l’Italie appuie le projet «PAREM» au Sénégal

https://www.financialafrik.com L’Italie va décaisser un montant de 1,5 million d’euros sous forme de don pour la mis en oeuvre du Projet d’appui à la résilience des ménages et groupes vulnérables contre la Covid-19 (Parem) au Sénégal. La convention de financement a été signée mardi 17 novembre à Dakar par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et Giovanni Umberto De Vito, ambassadeur d’Italie au Sénégal
« Nous sommes heureux de constater depuis quelque temps que notre pays observe une tendance baissière du nombre de cas de Covid-19. Toutefois, vu que la menace est toujours présente, nous devons rester d’attaque. C’est pourquoi, au-delà des ressources mises en place par le gouvernement, il reste impératif de devoir continuer à mobiliser des financements supplémentaires pour assurer la résilience des populations, en particulier les familles et groupes vulnérables », a déclaré l’argentier sénégalais.
Le PAREM est destiné à soutenir le Plan de relance économique et social à travers le renforcement de la résilience des familles pauvres et des groupes vulnérables. Son objectif global est de contribuer à la mise en œuvre et au suivi du Plan national de riposte du Sénégal contre la Covid-19, à travers le renforcement de la résilience des familles pauvres et des groupes vulnérables (femmes, handicapés et enfants de la rue).
Le PAREM a comme cibles principales les ménages pauvres et groupes vulnérables (personnes en situation de handicap, ménages du programme national de bourse de sécurité familiale et ménages, et personnes impactées par la Covid-19). Il ambitionne également  de toucher les jeunes et les femmes entrepreneurs du secteur informel, soit environ 25.000 ménages inscrits dans le registre national unique (RNU) et  très petites entreprises (TPE) du secteur informel (femmes et jeunes) et répartis dans les zones d’intervention.
D’une durée de 12 mois, le projet va intervenir  sur  6 régions du Sénégal à savoir Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Ziguinchor et Kolda.  Ibrahima jr Dia

Aly Haïdar: »Il n’y a que des requins au ministère de la Pêche »

https://www.seneweb.com Ministre de l’Écologie en 2012, puis ministre de la Pêche en 2013, Aly Haïdar retient un goût amer de son passage à ces deux départements. Haïdar pense qu’il a été débarqué de chacun des deux ministères sur demande des puissances financières.
Au ministère de la Pêche par exemple, l’ancien ministre pense qu’il y a tout sauf de gentils dauphins. « On devrait changer le nom de ce ministère et l’appeler le ministère des requins. Il n’y a que des requins là-bas. Les lobbies aussi ont eu raison de moi, je crois. A crier, à crier, à crier au désastre sur les accords de Pêche avec l’Union européenne… », regrette Haïdar, invité sur Bbc Afrique.
De la même manière qu’il y a des lobbies au département de la Pêche, il y a aussi des puissances financières au ministère de l’environnement.
« Vous savez, quand on est un environnementaliste convaincu et qu’on est un idéaliste qui défend une cause qui va à l’encontre des intérêts financiers, des lobbies, en général on ne reste jamais en place longtemps. Moi je n’ai pas démissionné, on m’a remercié gentiment et j’avais compris qu’au ministère de l’Environnement c’est à cause de ma lutte farouche contre le trafic de bois où des lobbies intervenaient ».

LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION CLANDESTINE : 100 milliards de francs captés pour financer les jeunes

http://www.sudonline.sn La Semaine mondiale de l’entreprenariat a été célébrée hier, mardi 17 novembre, à la place du Souvenir. Pape Amadou Sarr, délégué général à la Direction de l’entreprenariat rapide pour les jeunes et les femmes (Der), a profité de cette occasion pour annoncer que le Sénégal a obtenu un financement de 100 milliards de francs Cfa avec la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement pour accompagner les initiatives entrepreneuriales des jeunes qui veulent partir à l’immigration clandestine
Le Sénégal a obtenu un financement de 100 milliards de francs Cfa avec la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement pour accompagner les initiatives entrepreneuriales des jeunes qui veulent partir à l’immigration clandestine.
L’annonce a été faite par Pape Amadou Sarr délégué général à la Direction de l’entreprenariat rapide pour les jeunes et les femmes (Der) hier, mardi 17 novembre lors du lancement de la Semaine mondiale de l’entreprenariat. « Le Sénégal a obtenu un financement de 100 milliards de Fcfa avec la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement et l’Etat du Sénégal pour accompagner les initiatives entrepreneuriales, les projets des jeunes qui veulent partir à l’immigration clandestine dans les zones de départ que ce soit Mbour, Joal, Saint-Louis ou la Petite côte mais aussi dans les zones frontalières vers Tambacounda et Kédougou ».
Ainsi l’invite-t-il à ces jeunes, c’est de croire en leur pays, d’avoir l’espoir de travailler ici. Selon lui, l’Etat est là pour les accompagner, les former à renforcer leur capacité et leur donner des ressources financières pour développer leur projet entrepreneurial.
Revenant sur la rencontre, Fatoumata Niang Niox, directrice exécutif de jokkolabs indique que l’objectif de cette Semaine mondiale de l’entreprenariat est d’initier les jeunes à l’entrepreunariat, les y intégrer afin de leur permettre de réaliser leur rêves. « Tout au long de la semaine, on essaie de mener des actions de plaidoyer autour de l’entrepreunariat, de faire la promotion de l’entrepreunariat, d’accompagner les jeunes à avoir cette culture entrepreneuriale. Et pourquoi la place du Souvenir, parce qu’on avait une thématique clé, parce que le contexte de la Covid-19 a fait que beaucoup de nos entreprises ont été bouleversées et ont dû devenir très résilientes si elles n’avaient pas mis la clé sur la porte », indiquera-t-elle

BIENTÔT LE DÉMARRAGE DE LA PHASE 2 DU PARC INDUSTRIEL DE DIAMNIADIO ET DE LA RÉHABILITATION DE 4 STADES (AMBASSADEUR CHINE)

Dakar, 17 nov (APS) – La deuxième phase du parc industriel de Diamniadio et la réhabilitation du stade Léopold Sedar Senghor et de trois stades régionaux vont bientôt démarrer, a révélé le nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Xiao Han.
‘’En septembre dernier, le projet de restauration du barrage d’Affiniam (sud) a été réalisé dans les délais prévus et livré par la partie sénégalaise. Dans la même lancée, la deuxième phase du parc industriel de Diamniadio ainsi que le projet de réhabilitation de quatre stades régionaux vont bientôt démarrer’’, a-t-il dit dans un entretien paru dans l’édition de mardi du quotidien Le Soleil.
Le Sénégal et la Chine ont signé en 2018 une convention pour la réhabilitation des stades Léopold Sédar Senghor, Ely Manel Fall (Diourbel), Aline Sitoé Diatta (Ziguinchor) et Lamine Gueye (Kaolack) pour une valeur de 40 milliards FCFA.
Xiao Han assure que la pandémie de la COVID-19 n’a pas ‘’été un frein au déroulement des projets phares en cours’’ portés par la coopération chinoise au Sénégal.
Il a expliqué que les sociétés chinoises ont mis en avant une démarche reposant sur le mot d’ordre suivant : ‘’non arrêt des travaux, non interruption de la production, non retrait des capitaux et non retrait des personnels sur place’’.
Pour Xiao Han, ‘’grâce aux efforts conjoints’’ des parties chinoise et sénégalaise, les travaux de construction du pont de Foundiougne (centre), de la Maison des Nations Unies en Afrique de l’Ouest à Diamniadio et de l’Université du Sine-Saloum à Kaolack et Kaffrine ‘’ont tous continué et bien avancé’’.
Le nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal signale que son pays ‘’prospecte activement’’ de ‘’nouveaux modes de coopération’’ et développe des coopérations tripartites, voire multipartites avec des partenaires internationaux au Sénégal.
Il a rappelé que la Chine coopère avec l’UNICEF pour la fourniture de produits nutritifs et de médicaments, pour un montant d’un million de dollars américains en faveur des enfants sénégalais. BHC/ASG/MD

LE VOLUME DES ÉCHANGES SINO-SÉNÉGALAIS A ATTEINT 1.000 MILLIARDS DE FRANCS ENTRE JANVIER ET AOÛT (DIPLOMATE)

Dakar, 17 nov (APS) – Les échanges commerciaux entre la Chine et le Sénégal ont atteint environ 1. 000 milliards de francs Cfa entre le mois de janvier et d’août de cette année, enregistrant ainsi une hausse de 6, 5 % comparativement à la même période de l’année précédente, a-t-on appris du nouvel ambassadeur de la Chine au Sénégal, Xiao Han.
‘’Les échanges commerciaux entre les deux pays ont été en nette progression ces dernières années. En 2019, ils ont atteint le montant de 2,5 milliards de dollars US. Cette année, de janvier à août, les montants sont estimés à 1,837 milliard de dollars (environ 1.000 milliards de francs CfA’’, a-t-il indiqué dans une interview publiée jeudi par le journal Le Soleil.
Les échanges entre les deux pays ont tellement augmenté que la Chine est ‘’devenue une source importante de financement et d’assistance, le second partenaire commercial du Sénégal et le premier pays importateur de l’arachide cultivée [dans le] territoire sénégalais’’, selon le diplomate.
‘’De plus en plus d’entreprises chinoises, faisant confiance au climat des affaires et aux perspectives de développement du Sénégal, sont venues y investir’’, a souligné Xiao Han.
‘’Actuellement, a-t-il déclaré, plus de 150.000 emplois directs et indirects ont été créés par ces entreprises chinoises.’’BHC/ESF/AKS

Modernisation et réhabilitation du réseau ferroviaire:Le Canada sur les rails

https://www.lequotidien.sn La relance des activités de la société des Chemins de fer du Sénégal est-elle sur les rails ? En tout cas, la délégation canadienne dirigée par l’ancienne secrétaire générale de la Fran­cophonie, Michaelle Jean, a annoncé hier «une coopération qui se veut forte dans un partenariat public-privé, inscrite dans une collaboration entre le gouvernement du Canada et celui du Sénégal, pour la modernisation et la réhabilitation du grand réseau ferroviaire au Sénégal de Dakar à Tam­bacounda». C’était lors d’une visite des installations de la société ferroviaire à Thiès, après une rencontre avec le chef de l’Etat Macky Sall, le lundi 16 novembre 2020. «Nous avons vraiment jeté les bases d’un protocole d’entente qui va se réaliser autour d’échéanciers et des plans d’exécution pour pouvoir pousser au plus vite ce projet, et dans des délais raisonnables, parce qu’il y a un sentiment d’urgence. Déjà, nous nous sommes retroussés les manches et nous sommes au boulot. Nous sommes en train de construire le plan.» Accompagnée, entre autres, par les deux Pdg de Summa et Aecon, deux grandes entreprises chefs de file dans la construction d’infrastructures majeures et de grands chantiers au Canada, Mme Jean a indiqué : «C’est un grand projet à la fois pour le Sénégal et pour le continent africain parce que la question de l’émergence et du développement dépend aussi de l’investissement qui peut être fait dans les infrastructures. Et la mobilité, la capacité de transporter des marchandises avec de l’équipement et un réseau ferroviaire qui permettent une plus grande capacité de transporter des matériaux et des produits lourds va amener un tournant pour le Sénégal et pour toute la sous-région» Elle fera remarquer : «Nous ne voulons pas refaire à l’identique ce qui est là et qui a été construit depuis la décennie après l’indépendance. On veut vraiment entrer dans une dynamique de modernisation, y compris pour les équipements.»
A sa suite, le secrétaire d’Etat en charge du Réseau ferroviaire auprès du ministre des Infrastructures, M. Mayacine Camara, s’est réjoui du projet qui va faire de Tambacounda «une plateforme économique et une ville relais de la Cedeao». Il explique : «Le projet concerne la liaison Dakar-Tamba. Nous avons besoin de cette dernière région parce qu’elle est connectée à Kédougou et Matam qui sont des régions minières, mais aussi à Kidira et Kayes

Tracasseries routières:Les transporteurs partent en grève générale ce 25 Novembre.

https://www.dakaractu.com Les transporteurs du Sénégal partent en grève. Selon des informations de Dakaractu, les transporteurs disent en avoir marre des tracasseries policières, le pesage et l’immobilisation (sabot) de leurs voitures aux artères des grandes villes. Les transporteurs se plaignent de la corruption qui sévit sur la route. Pour cela, les syndicats « Sant Yalla » , Synatrans et URS ont décidé d’aller en grève générale à partir de ce 25 novembre 2020.Nous y reviendrons…

Bruits autour du foncier à Ndingler, le chef de village avertit :«une chose est sûre, nous ne sommes pas encore prêts à céder nos terres»

https://actusen.sn C’est toujours le statu quo du bras de fer entre la Sedima et les populations de Ndingler. Selon ‘’Source A’’, dans sa livraison de ce mardi, depuis la solution provisoire préconisée par le président de la République, permettant aux paysans de retrouver leurs terres et au boss de la société avicole d’arrêter ses travaux, le temps que l’hivernage se termine, aucune négociation n’a eu lieu entre les deux parties.
«Depuis la signature du protocole qui nous a permis de cultiver nos terres pour cet hivernage, nous n’avons pas vu l’ombre d’une seule autorité. La balle est dans le camp de ceux qui avaient trouvé cette solution provisoire», confirme le chef de village de Ndingler, dans les colonnes du journal. Puis il précise : «une chose est sûre, nous ne sommes pas encore prêts à céder nos terres».

PÉNURIE D’EAU À DAKAR:PLUS DE 80 QUARTIERS IMPACTÉS

http://www.emedia.sn Le liquide précieux ne coule plus des robinets depuis quelques jours dans certains quartiers de Dakar. Une situation pénible pour les populations de la capitale. Le Directeur de la communication de Sen’Eau, Ndiaya Diop s’est prononcé sur cette situation.
« Nous suivons plus de 380 quartiers mais, nous avons identifié 83 quartiers dont la desserte est relativement déstabilisée. Ces quartiers ne reçoivent pas d’eau 24/24 », a expliqué Ndiaye Diop, qui rassure qu’un système de surveillance a été mis en place pour apporter des correctifs nécessaires à cette situation. Ce, afin qu’aucun quartier ne reste 24h sans alimentation. Selon Ndiaya Diop, Sen’Eau comprend les complaintes des citoyens. C’est la raison pour laquelle, jure-t-il, la société chargée de la production et la distribution de l’eau potable en zones urbaines et péri-urbaines au Sénégal travaille afin que tout le monde puisse être servi.
Pour sa part, Me Masokhna Kane, avocat et défenseur des consommateurs, estime que Sen Eau a échoué. Car, à son avis, avec la SDE la situation était moins grave. « Avec l’arrivée de Sen Eau, on attendait que la distribution de l’eau à Dakar s’améliore. Mais, nous constatons que tel n’est pas le cas », regrette Me Kane soutenant que tout le monde se plaint. Poursuivant son argumentaire, le consumériste ajoute : « L’Etat a fait beaucoup d’investissements supplémentaires dans le secteur de l’eau, mais le problème reste entier. Il y a un manque d’eau grave qui est en train de généraliser et Sen Eau est impuissant à régler le problème ».
Mais, pour son directeur de la communication, Sen’Eau n’est là que depuis dix mois. Ce qui fait qu’on ne peut pas le comparer à la SDE qui a fait 23 ans de service. « Ce n’est pas possible », martèle-t-il. « Sen’Eau a un contrat de 15 ans et un moins d’un an, elle ne peut pas dérouler tout son programme d’investissement », dit-il. Mieux, il rejette l’argumentaire selon lequel la société de distribution d’eau n’assure pas la mission qui lui est confiée. « Depuis que Sen’Eau est là, nous avons fait un bond en avant. Nous tendons vers le point de satisfaction totale des populations. La demande est certes forte mais nous allons satisfaire les demandes des populations dans un horizon proche », rassure-t-il. Aliou DIOUF

C’est tous des trompeurs

https://actusen.sn Le constat est effarant ! Quand l’Ecole privée Jeanne d’Arc nichée au cœur de ‘’Ndakaru’’ éconduit des centaines d’élèves sénégalais, sous le prétexte inqualifiable selon lequel ils doivent ôter leur voile, nos gouvernants rasent les murs. Lorsque d’autres Etablissements privés ferment leurs grilles à des centaines de mômes, au motif qu’ils n’ont pas payé trois de scolarité durant lesquels la Covid-19 avait pourtant fermé les salles de classes, ceux qui disent pompeusement s’occuper du bien-être des Sénégalais, font le mort. Et ça, Me Massokhna Kane et ses amis de ‘’Sos Consommateurs’ l’ont tellement compris, qu’ils ont décidé de prendre leur destin en main. En initiant une marche de protestation. Afin de dénoncer ce qu’ils qualifient de ‘’chantage’’.
Egalement, quand des milliers de jeunes candidats à l’émigration clandestine à qui on avait promis du pain et qui se sont malheureusement retrouvés au milieu de la faim, prennent la tangente, nos autorités refusent de nous dire combien de fugitifs sont morts de ce sauve-qui-peut généralisé. Mais bon, c’est aussi trop leur demander. Elles n’ont pas notre temps. Leur temps à elles, consiste à faire et à défaire à haut débit des carrières politiques.
Mais le charme dans les combines et combinaisons en cours chez nos politicards, c’est que, à la tombée du crépuscule, les couteaux sortent de toutes parts et lacèrent là où ça fait le plus mal. Et demain, quand la campagne électorale pointera son bout du nez, nos gars reviendront devant le pauvre ‘’Gorgorlu’’ pour lui promettre la lune, en cas de choix porté sur eux. Or, c’est tous des trompeurs.Maam Sagar (Billet SourceA)

Mercredi 17 novembre:00 décès signalé,17 nouveaux cas et 60 sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce mercredi 18 novembre 2020. Sur 786 tests effectués,  17 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2, 16 %.
Il s’agit de 8 cas contact suivi et 9 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Dakar Plateau  (3), Almadies (2), Guédiawaye  (1), Mbour (1), Pikine (1) et Mbour (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 8 patients qui étaient sous traitement, 3 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 823 cas confirmés, dont 15. 433 guéris, 329 décédés, et 60 malades sous traitemen

Panique à Thiaroye-sur-mer:une maladie mystérieuse fait des ravages épidermiques chez les pêcheurs

https://www.pressafrik.com Alors qu’on n’a pas fini de parler du Covid-19 qui fait plus de 300 morts au Sénégal, une maladie dermique très agressive est apparue dans le quartier de pêcheurs Thiaroye-sur-mer, une localité de la banlieue dakaroise. De retour d’une campagne en mer, des pêcheurs infectés ont contaminé ont propagé des centaines d’autres de leurs camarades en créant la panique dans la localité. Le district sanitaire a été pris d’assaut par les malades pour une prise en charge.
Alertées, les autorités sanitaires avec à leur tête le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr ont fait une descente sur les lieux tard dans la nuit du mardi.
Selon L’Observateur, la maladie de type dermatologique se manifeste par des moutons sur le visage, aux bras, sur les lèvres, sur les parties intimes… des yeux larmoyants…
Interrogées, les populations ont pointé du doigt sur un bateau mouillant au large qu’elles accusent d’avoir déversé en mer des produits chimiques. Selon les mêmes sources, des pêcheurs partis en campagne en haute mer ont eu malheureusement un contact avec ce liquide. Et les symptômes ont été immédiats.
« Dans la nuit du mardi aux environs de 23 heures, il y avait une cinquantaine de malades au poste de santé« , a fait savoir un notable. Aminata Diouf

MENACE DE RUPTURE DU STOCK DES VACCINS  : les nouveaux nés en danger de mort

https://www.dakarmatin.com Alerte rouge ! Les vaccins de routine dont les enfants ont besoin dès la naissance pour être immunisés contre les maladies infectieuses virales dont la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, la rougeole, etc sont en menace de rupture de stocks.
Le Sénégal se dirige vers une rupture de stocks des vaccins de routine. Conséquence, les nouveaux nés risquent de rater la vaccination contre la rougeole et les autres maladies infectieuses virales. En effet, le Programme élargi de vaccination (PEV) est confronté à un défi de financement dont la ligne budgétaire est de 3 milliards 117 millions FCFA par an pour l’achat des vaccins.
« Aujourd’hui, la ligne budgétaire n’a pas été approvisionnée pour la campagne 2020 et on risque d’aller vers une rupture de vaccins en début 2021é, a alerté le coordonnateur du PEV, le docteur Ousmane Badiane.
« Depuis 2010, le Sénégal n’a pas connu de rupture significative de vaccins. Les seules ruptures connues de vaccins en 2016 pour le BCG et 2017 pour la fièvre jaune étaient dues à des délais de livraison liés à des problèmes de disponibilité au niveau mondial », a-t-il révélé. Il s’exprimait à l’occasion lors d’un atelier d’orientation destiné à des journalistes organisé par l’Association des journalistes en Santé Population et Développement (AJSPD).
Pour l’achat de vaccins traditionnels, « il n’y a pas eu de problèmes de mobilisation de ce financement jusqu’en 2018, mais le décaissement n’a pas été effectué en 2019 et actuellement des commandes sont en suspens ». Le partenaire, l’ONG GAVI finance à hauteur de 80 %.
Les enfants sont ainsi en sursis, car le stock couvrant jusqu’à la fin du trimestre 2020, au-delà de cette période, le Sénégal risque de plonger dans une pénurie qui pourrait être chèrement payée par les enfants.
Docteur Badiane a insisté sur la nécessité d’œuvrer au renforcement des ressources pour la vaccination et d’éviter que les recherches de fonds soit assujettis à des bonnes volontés ou à l’organisation de téléthon. Pour lui, il s’agit de dépenses de souveraineté.

Un taux de couverture vaccinal qui frise les 100%

Par ailleurs, il a salué le taux de couverture vaccinal du PEV. Celui-ci a affiché dans l’ensemble de bonnes couvertures vaccinales en 2017, avec 75% des enfants de 12-23 mois qui ont reçu au moment de l’enquête de l’EDS continue, tous les vaccins de base.
Le pourcentage d’enfants n’ayant reçu aucun des vaccins du PEV est de 3 %, alors qu’à ce jour existe une gamme d’antigènes qui protège les enfants contre13 maladies.
En effet, la quasi-totalité des enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG (95%). Les taux de vaccination pour pentavalent sont très élevés passant de 97% pour la première dose à 95% pour la deuxième dose et à 92% pour la troisième, a-t-il fait valoir.
Il a relevé que près de 9 enfants de 12-23 mois sur dix (88%) ont reçu le vaccin contre la rougeole et la rubéole.
Cependant, selon les données du PEV, il y a une baisse des performances en 2018, liée au mouvement social et aux fausses informations sur les vaccins particulièrement celui contre le cancer du col de l’utérus (HPV) destiné aux enfants aux jeunes filles de 12 ans.
Par contre, le bilan du premier semestre 2019 montre une reprise et une réelle progression des couvertures avec le BCG à 97%, le Penta 3 à plus de 100%. Il s’est réjoui du fait que la vaccination a contribué aujourd’hui à l’éradication de la poliomyélite, au maintien de l’élimination du tétanos néonatal et à l’élimination de la rougeole et du syndrome de rubéole congénitale.
La poliomyélite  est éradiquée au Sénégal qui demeure le premier pays francophone d’Afrique de l’Ouest certifié libre de cette maladie en 2004, en plus d’une diminution significative des cas de rougeole depuis 2003. Depuis 2005, il n’y a eu aucun décès lié à la rougeole alors que la maladie faisait annuellement près de 5000 décès et 20.000 cas avant l’introduction du PEV.

AMY SAKHO,COORDONNATRICE COMITE DE PLAIDOYER SUR L’AVORTEMENT MEDICALISE EN CAS DE VIOL OU D’INCESTE : ‘’Le Protocole de Maputo est une solution légale pour les victimes’’

http://www.enqueteplus.com Seize ans après, le Sénégal tarde à harmoniser le Protocole de Maputo avec sa législation qui interdit l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste. Dans cet entretien accordé à ‘’EnQuête’’, ‘’Seneweb’’ et ‘’Thiey Dakar’’, la coordonnatrice du Comité de plaidoyer, Amy Sakho, a invité les récalcitrants à se mettre à la place des victimes.

Le plaidoyer sur l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste est toujours mené par une personne ressource. Parlez-nous un peu de la structure.

La task-force est composée de 22 organisations. C’est un comité pluridisciplinaire avec des médecins, sages-femmes, journalistes, avocats, des jeunes et beaucoup d’autres organisations de promotion des droits humains. C’est à la suite d’une étude du ministère de la Santé sur les mortalités maternelles, qu’on a mis en place ce comité qui porte le plaidoyer pour demander à l’Etat du Sénégal de respecter ses engagements pris, notamment l’article 14 du Protocole de Maputo qui autorise l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste.

Mais ce Protocole de Maputo ratifié en 2004, tarde à être harmonisé avec la loi nationale. Qu’est-ce qui justifie ce blocage ?

Oui, le Sénégal n’a pas pris une loi d’harmonisation. Après, c’est l’Etat qui est chargé de prendre cette décision, qui peut donner les raisons du blocage. A notre niveau, on peut dire que l’Etat est dans l’obligation de le faire. Car, comme le stipule la Constitution en son article 98 : ‘’Tous les protocoles et conventions ont une valeur supérieure sur la loi nationale.’’ Ce qui fait que l’Etat devait changer sa législation qui interdit l’avortement par l’article 14 du protocole qui l’autorise en cas de viol ou d’inceste.
On a essayé, depuis lors, de porter le plaidoyer, de dialoguer avec toutes les parties prenantes.

Y a-t-il un impact sur le plan politique ?

Il y a une influence, parce que le président de la République a eu à se prononcer sur la question. Il disait qu’il n’y voyait pas d’inconvénient. Mais il nous a proposé de continuer le plaidoyer avec toutes les parties prenantes. Au niveau de l’Assemblée nationale, tout le monde a vu l’engagement de certains députés dont Moustapha Diakhaté, qui fut président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar. Il avait fait preuve d’un engagement notoire à soutenir ce plaidoyer. Il y en a d’autres. Aussi bien avec la 12e qu’avec la 13e législature. L’avancée majeure, c’est la prise en compte de nos propositions par le Comité de révision des dispositions discriminatoires mis en place par le garde des Sceaux. C’est un impact réel que nous pouvons citer.

Avez-vous noté une autre perception chez les populations, si l’on sait que l’argumentaire religieux a toujours été au-devant ?  

Il y a eu un changement dans la perception. Le sondage IPDH, membre aussi du Comité de plaidoyer, dit que 42 % de la population est pour l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste. C’est quelque chose dont on peut se glorifier. Car ce qu’on est en train de dire est entendu par le public. On voudrait quand même qu’il y ait une appropriation, car on ne veut pas d’une loi impopulaire. C’est avant tout pour le bien des femmes et des filles victimes de viol ou d’inceste et souvent incarcérées pour avortement ou infanticide. Et qu’on ne pense plus qu’on porte ce plaidoyer pour pervertir les populations ou qu’on déroule un agenda caché.
Il faut donc continuer sur cette lancée pour atteindre l’objectif final.

A-t-on remarqué un changement par rapport au traitement de l’information par les médias ?

Depuis le début du plaidoyer, les médias ont toujours été à l’écoute. La presse nous a aidés à poser le débat. Maintenant, certains ne sont pas d’accord. D’autres vont jusqu’à biaiser l’information. Avec l’association des journalistes, c’est plus facile de donner la bonne information.

Si cette loi venait à être votée, peut-on s’attendre à des retombées positives ? Si oui, lesquelles ?

Il y aura des avancées surtout pour celles qui sont victimes de viol ou d’inceste. C’est cette cible qui nous intéresse, car elles n’ont aucune solution légale. La donne va changer et elles n’auraient plus besoin de recourir à ça. Dans beaucoup de pays comme l’Afrique du Sud qui l’a adopté en 1996, c’est ce schéma qui se produit.

L’infanticide est présenté comme l’un des principaux motifs d’incarcération des femmes. Pouvez-vous revenir sur la situation ?

La dernière étude a montré que l’infanticide constitue la deuxième cause d’incarcération des femmes. Dix-neuf pour cent dont 3 % pour l’avortement. Si cette loi venait à être harmonisée, certaines personnes auraient une solution légale qui leur permettrait de se soustraire du délit d’infanticide ou d’avortement.

A ce niveau du plaidoyer, c’est quoi le message phare ?

Le message phare est destiné aux victimes. Comme un collègue membre du comité aime le rappeler : on a deux clans – les soutiens des violeurs et des personnes qui font des incestes d’un côté ; de l’autre, ceux qui sont pour la protection des victimes. On a choisi d’être avec le second camp. Je demanderai à tout le monde de se mettre à la place d’une fille victime de viol ou d’inceste. Ils verront qu’on doit porter le plaidoyer pour éviter d’avoir des femmes en prison pour infanticide ou avortement.   VIVIANE DIATTA

Deux pirogues de migrants sénégalais ont débarqué à Tenerife mardi: plusieurs morts signalés au cours de leur voyage

https://www.pressafrik.com Dans l’édition du «Témoin» de mardi 17 novembre 2020, Moustapha Sow, président de l’Association des Sénégalais des Iles-Canaries, avait alerté le gouvernement sénégalais afin qu’il prenne leurs responsabilités pour freiner les départs massifs et exagérés des pirogues vers les côtes espagnoles. A travers cette interview exclusive, Tapha Sow s’était dit convaincu que si les Espagnols se révoltent, tous les migrants sénégalais, voire africains, seront massacrés dans les Iles Canaries. Et aucun homme noir n’échappera à la vindicte populaire puisqu’ils seront coincés dans des territoires entourés d’eau et ne pourront donc fuir nulle part.
Un signal d’alerte qui ne semble pas avoir eu les effets escomptés. Pour preuve, ce mardi, deux pirogues ont réussi à tromper la vigilance des bateaux espagnols de surveillance maritime et les patrouilleurs de la Marine sénégalaise pour rejoindre clandestinement les Iles-Canaries. Malgré les consignes du président Macky Sall de boucler les frontières maritimes !
Selon certaines indiscrétions rapportées par nos confrères, les passagers clandestins se faisaient passer pour des pêcheurs en ralliant la pirogue (par groupe de dix) prépositionnée en haute mer. Une fois le nombre de passagers atteint, la barque a pris le large avant de faire cap vers les côtes espagnoles pour un voyage risqué de sept (07) jours. « Certains rescapés nous soufflent que plusieurs morts ont été enregistrées au cours du voyage avant que les corps soient jetés en mer pour éviter tout état de putréfaction à bord » s’est désolé A. Diop joint depuis Tenerife par « Le Témoin

Pour disposer d’un statut de réfugié dans les camps:les gros mensonges des clandestins, une fois en terre européenne

https://actusen.sn Dans sa livraison de ce mercredi, ‘’SourceA’’ s’intéresse sur le phénomène de l’émigration clandestine qui persiste de plus en plus. Selon nos confrères, le voyage en mer n’est qu’une étape de l’épique combat que mènent ces jeunes à la recherche d’un nouvel Eldorado.
La preuve, explique le journal, une fois en terre européenne, ces émigrés doivent rivaliser d’ingéniosité pour pouvoir être admis es qualité de réfugiés dans les Camps censés les accueillir. Et pour ce faire, tous les mensonges sont ‘’permis’’ : guerre, chasse aux sorcières liée à leurs appartenances sociales, politiques, mais surtout à leurs penchants sexuels, tout y passe.
Aussi, précise le journal, dans les camps de réfugiés, une fois devant la Commission d’enquête, aucun émigré n’ose invoquer une raison économique, pour motiver sa présence sur le sol européen. Ce, sous peine d’être recalé puis rapatrié au Sénégal

Doudou Séne, sauveteur aux îles Canaries:«les gamins meurent aussi de déshydratation. Ils vomissent tellement qu’ils ressemblent à des vampires »

https://www.xalimasn.com Doudou Séne, plongeur professionnel et sauveteur aux îles Canaries âgé de 41 ans décrit le film du drame des jeunes candidats à l’émigration irrégulière une fois arrivés sur les Îles Canaries. « je suis malheureusement très sensible, je pleure très facilement et je peux vous dire, je pleure beaucoup actuellement », selon l’Obs.Les images choquantes que Doudou est obligé de voir tout les jours depuis le début des embarcations ne l’ont pas laissé indifférent. «  les gamins meurent par noyade, mais aussi par déshydratation. Ils vomissent tellement qu’ils ressemblent à des vampires. Il vomissent d’abord de la nourriture puis un liquide vert et ensuite du sang ». Selon lui, il n’a pas vu moins de 300 naufragés depuis le début de la recrudescence et pire les corps, ils ne sait pas où ils sont acheminés ensuite. S’ils sont enterrés ou pas.

Déportations des migrants irréguliers:Les sociétés européennes impliquées sont les mêmes qui vendent des armes aux pays de départ (Rapport)

https://www.dakaractu.com S’appuyant sur un discours lié à la lutte contre le terrorisme international, le crime organisé et l’immigration clandestine, l’Union européenne se permet des dépenses énormes pour expulser ceux qui sont qualifiés de migrants irréguliers.
Selon un rapport conjoint du Centre de défense des droits humains (IRIDIA) et de l’Institut international pour l’action non-violente (NOVACT) lu à Dakaractu, un système bien huilé permet de transférer les technologies biométriques pour la surveillance et le contrôle de masse des frontières et des pays tiers au sein des sociétés de destination de la migration afin d’identifier les migrants et de les expulser de l’UE le plus rapidement possible. C’est une priorité pour les européens qui entendent mettre 34,9 milliards d’euros pour la période 2021 -2027 contre 13 milliards pour la période précédente.
Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, un projet de modernisation des systèmes d’identification est déjà en cours. Pour le Sénégal, c’est 28 millions d’euros, soit 18 milliards FCFA qui ont été dégagés par le Fonds fiduciaire européen pour moderniser l’état-civil. En réalité, c’est pour permettre aux États Européens confrontés à la migration de pouvoir identifier les migrants et de les déporter.
« Au cœur du paradigme du concept de frontières intelligentes se trouve le projet de créer de grandes bases biométriques interopérables qui permettront de contrôler la mobilité des personnes entrant et sortant de l’espace Schengen, ainsi que leur identification et détection », écrit le rapport épluché par Dakaractu.
Déjà en 2020, ajoute-t-il, « l’UE a accumulé des informations biométriques sur 218 millions de migrants, demandeurs d’asile et demandeurs de visa, ainsi que des informations sur les mouvements de 500 millions de citoyens européens. » Pour ce faire, l’Union européenne est passée par Eurodac, le système d’information sur les visas (VIS), le système d’information Schengen (SIS II), le système d’entrée/sortie (SES) et le programme d’enregistrement des passagers (PVR), le Système européen d’informations sur les casiers judiciaires (ECRIS) et ECRIS TNC. Selon le rapport NOVACT/IRIDIA, ces données peuvent être croisées avec celles de Interpol et d’Europol. Avec un tel système, seule une personne sur mille qui rentre légalement dans l’espace Schengen y restera plus longtemps qu’elle n’y est autorisée.

Les entreprises impliquées dans les systèmes d’identification des migrants citées dans la vente d’armes aux pays de départ

La gestion de ces données est une opportunité pour beaucoup de sociétés privées. Ainsi, fait noter le rapport, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’informations (eu Lisa) a accordé un projet de 302 550 000 euros à la société IDEMIA (ex Morpho SAS),pour développer l’interopérabilité des données de base.Morpho était une filiale du géant français dans l’armement,Safran.
Ce qui fait dire aux auteurs du rapport que « les entreprises qui bénéficient de la création de systèmes de contrôle de la migration qui permettent l’exécution des déportations, sont les mêmes que celles qui bénéficient de la vente d’armes et de la technologie militaire dans les zones de conflit, dont l’Union européenne tend réduire le flux migratoire ».

Frontex, le bras armé de l’UE pour rapatrier les « envahisseurs »

Mais cette contradiction ne gêne pas les décideurs européens qui, à travers Frontex, l’Agence européenne de garde-frontière et de garde-côtes, organisent des déportations massives. Selon le rapport NOVACT/IRIDIA sur les droits humains, Frontex a organisé l’expulsion de 60 135 personnes dans le cadre de 1437 opérations entre 2009 et 2019.
L’agence a pris du galon et entre 2015 et 2016, le budget alloué aux expulsions a presque triplé, passant de 11,4 millions d’euros à 66,5 millions d’euros. Ce qui fait que Frontex a expulsé plus de personnes au cours des quatre premiers mois de 2017 (4704 sur 100 vols de retour forcé) que toutes celles qu’elle avait expulsées en 2015 (3.565 personnes sur 66 vols) ». « En 2019, 15.850 personnes ont été déportées dans le cadre d’opérations de retour soutenues par Frontex », poursuit le rapport qui précise que l’État espagnol a organisé le rapatriement de 669 personnes en 2019, à travers 19 opérations. « Entre 2010 et 2019, continue le rapport, l’État espagnol a expulsé un total de 223 463 personnes, dont 92 433 concernent des procédures de refus d’entrée, 56 576 pour le refoulement et 74 454 pour l’expulsion ».  Pour retourner les candidats, l’État espagnol passe par des pays comme la Mauritanie et le Maroc avec qui il a des accords.
À la faveur des arrivées massives de migrants à l’archipel des Canaries, l’Espagne a repris les déportations. À cet effet, 22 ressortissants africains dont 20 sénégalais, un guinéen et un mauritanien ont été déportés le 10 novembre dernier vers Nouadhibou. Leur expulsion a fermé le centre de détention pour migrants de l’Île de Gran Canaria. L’accord conclu avec Nouakchott permet à Madrid de rapatrier des citoyens mauritaniens mais toute autre personne ayant transité par ce pays pour entrer en Espagne. Pour NOVACT et IRIDIA,«c’est une grave violation des droits de l’homme

L’Espagne, un cas particulier

Des observations qui ne risquent pas d’être entendues d’autant plus que la gestion du flux migratoire semble être pourvoyeur de sous. « Entre 2014 et 2020, l’État espagnol à reçu 812 millions d’euros de fonds européens dans le domaine du contrôle de la gestion des flux migratoires, dans le but d’avancer dans la mise en œuvre des systèmes de frontières intelligentes », fait remarquer le rapport NOVACT/IRIDIA. Pour exécuter ces projets, 456 marchés publics liés au système d’expulsion ont été passés pour 127 millions d’euros, entre 2014 et 2020. Rien que dans le système d’identification des migrants, on trouve des entreprises du secteur technologique comme Indra Sistemas SA, Informatica El Corte Inglés, GMV Solutiones Globales Internet S A U, Telefonica Solutiones de Informatica y Commucaciones de Espana etc.
Au même titre, une vaste industrie s’est développée pour le contrôle des frontières et dans cette phase, révèle le rapport, les entreprises Amper, Indra Sistemas SA, Informatica Corte Inglés, Manusa, Everis, VISION BOX Solution of Computer Vision Inc et Gemalto INC (Groupe Thales), Atos Solution et Services Iberia SA, Eulen Seguridad se distinguent.
« Dans le cadre de la surveillance et du contrôle social dans les espaces publics, nous identifions les sociétés de sécurité privée qui participent directement ou indirectement aux contrôles d’identité, ainsi que les sociétés de cybersécurité qui développent des systèmes de vidéosurveillance massive dans les espaces publics, ainsi que des systèmes d’information pour la gestion et le maintien de l’ordre. Dans cette phase Les sociétés Herta Security, Avigilon (filiale de Motorola Inc.), Visionipnet se distinguent, Prosegur, Eulen, Securitas, PROSETECNISA, Metropolis Sécurité et sûreté, Ilunion Sécurité, Astra Sistemas et Ombuds » ; renchérit le rapport NOVA IRIDIA selon lequel « la détention et l’expulsion des migrants sont liées aux entreprises de transport aérien, maritime et terrestre. « En ce qui concerne les vols, entre 2013 et 2016, l’entreprise commune Air Europa Swiftair a reçu des contrats pour des vols de transfert et d’expulsion. À partir de 2016, les principales entreprises bénéficiaires étaient Evelop Airlines S.L., Orbest S. A., Air Nostrum Líneas Aéreas del Mediterráneo S. A. ; (2018-19) UTE Air Europa Líneas Aereas S. A. U., Aeronova, Slu, Swiftair S. A. ; (2019-20) UTE Evelop Airlines, S. L. et Air Nostrum Líneas Aéreas del Mediterráneo S. A », détaillent les auteurs qui n’oublient pas de mentionner les entreprises qui fournissent des services de sécurité, de santé et l’alimentation ou encore l’amélioration des infrastructures dans les centres de détention.
Il faut noter qu’au moment où l’Europe injecte des centaines de millions d’euros pour rapatrier les migrants irréguliers africains, elle fait gagner presque des miettes aux pays de départ dans des accords dans lesquels elle est la principale gagnante. Pour preuve, la contrepartie financière de l’accord de pêche avec le Sénégal est de 15 millions d’euros (10 milliards FCFA) sur 5 ans. À côté, elle finance un projet de modernisation de l’état-civil à hauteur de 28 millions d’euros (18 milliards FCFA)..

Serigne Abdou Mbacké (Khalife de Baye Cheikh Khady :«la mer avale par centaines nos enfants, j’interpelle l’État et les religieux»

https://www.dakaractu.com C’est presque la désolation chez le Khalife de Serigne Cheikh Khady Mbacké qui estime qu’il ne se passe plus une semaine sans que la presse n’annonce le naufrage d’une ou plusieurs embarcations de fortune, avec à bord plusieurs dizaines de jeunes Sénégalais. « Les morts se comptent à présent par centaines, selon toujours la presse et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) », fait-il remarquer.
Le Mbacké-Mbacké  de signaler que « face à la tragédie, des Sénégalais, souvent jeunes, avaient  choisi ( seuls) de célébrer à leur manière, via les réseaux sociaux, un deuil national. » Pour lui, c’est regrettable que ces derniers aient semblé être les seuls véritablement meurtris par ce drame à l’issue duquel leurs frères et sœurs sont engloutis par les eaux.
« Parce qu’en définitive, il s’agit de cela : vivre et partager la peine des familles des disparus. Ensuite se demander pourquoi ils partent par centaines, malgré les dangers et le risque de mort très élevé. Notre rôle de guide religieux est de d’abord comprendre les raisons qui poussent ces jeunes dans les océans afin d’essayer d’y apporter des solutions. Ce sont des membres de nos différents foyers. Souniou ndiaboot laniou.
La question que nous devons nous poser est : pourquoi ils partent ? Pourquoi cette volonté inébranlable de quitter leur pays malgré le spectre de la mort ? Le Sénégal est fortement arrimé aux 2 mamelles que sont l’État et les guides religieux, tous foyers et toutes confessions confondus ».
Serigne Abdou Mbacké de marteler que ces 2 entités doivent donc se poser les bonnes questions face à ce drame. « Elles ne peuvent être exemptées. Nous ne pouvons pas nous contenter de condamner les jeunes et de culpabiliser leur famille. C’est beaucoup trop simple, extrêmement facile et surtout très commode. Aussi bien pour les autorités politiques et administratives que celles religieuses.  L’État a mobilisé plusieurs milliards de F CFA pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. Pourquoi ne s’investit-il pas aussi pleinement dans la lutte contre le fléau du «Barça wala Barsakh ? »
Le chefs religieux de préciser  que les pirogues ont, à ce jour, fait plus de morts que le Coronavirus. « Pourtant nous ne voyons pas une mobilisation et une implication aussi visible des autorités politiques et avec elles, les chefs religieux. Faut-il donc blâmer les candidats à l’émigration clandestine et leur famille ? Qu’est-ce qui leur est offert pour leur donner espoir et les retenir au pays ? Ce sont là les vraies questions. Par ailleurs, si nous sommes incapables de surveiller, prévenir et empêcher les départs des embarcations illégales, comment prévenir les dangers qui peuvent arriver de l’extérieur ? »
Il poursuit : « dans un contexte sous-régional extrêmement sensible, cette question peut légitimement être posée ? Qui ne peut contrôler les départs contrôlera difficilement les entrées non désirées. Que l’État soit pleinement mis devant ses responsabilités et que nous religieux jouions également notre rôle en étant proches des Sénégalais, comprenions leur quotidien et les considérions comme nos propres enfants.
J’exhorte le Président de la République à prendre la pleine mesure de ce phénomène, car c’est d’abord de sa responsabilité ».
Il conclut son discours en exhortant les jeunes à  chercher de gagner leur vie chez eux et également les religieux à être auprès des Sénégalais, de les comprendre et de les guider, car c’est la mission qui nous est assignée. « Que nous la remplissions ou pas ! »

« Aucun rêve ne devrait terminer au fond de la Méditerranée »Par Saër Seck et Jacques-Henri

Nous avons en commun la passion du football. Baignées toutes les deux par le soleil, nos villes ont l’eau comme horizon. L’Atlantique pour Dakar, la Méditerranée pour Marseille. Et ce sont dans les eaux de la Méditerranée qu’un jeune Sénégalais de 14 ans, Doudou Faye, est mort la semaine dernière.
Quatorze ans n’est pas un âge pour mourir sur un bateau aux mains de passeurs sans scrupule. Doudou rejoignait l’Italie car on lui avait promis que son talent de jeune footballeur allait lui ouvrir des portes. Mais voilà, il n’aura pas eu l’occasion de le démontrer. Et s’il avait pu rejoindre les côtes italiennes, les promesses auraient certainement laissé la place à une réalité plus brutale.
Une enquête est en cours et nous ne nous concentrerons pas ici sur les responsables de ce drame et le fait qu’un père ait pu un jour mettre son enfant seul dans un bateau pour l’Espagne puis l’Italie. Mais parce que nous sommes fondamentalement des éducateurs effondrés par cette tragédie, nous pensons aujourd’hui aux copains de Doudou et à tous les enfants, de la banlieue de Dakar aux cités de Marseille, que le football fascine.

Et à tous ceux que la misère pousse à suivre les traces de Sadio Mané ou Boubacar Kamara, notre responsabilité est de leur dire ceci :

1) N’écoutez pas les voix malhonnêtes et intéressées qui vous expliquent à quel point votre talent est hors normes. A 14 ans, vous avez encore tout à prouver et rien n’est écrit à cet âge dans le football. Regardez les joueurs qui remportent les compétitions réservées aux moins de 17 ans et analysez ceux d’entre eux qui jouent encore les premiers rôles sur un terrain de football cinq ans plus tard. Vous verrez qu’ils sont peu nombreux.
2) L’Europe du football et ses chimères, l’image du footballeur millionnaire qui voyage en avion privé et roule en voiture de course, masquent une réalité beaucoup plus terre à terre. Quelle que soit la latitude sous laquelle vos rêves vous mènent, devenir un joueur de football professionnel concernera 1 % d’entre vous. Et encore. Rien ne sera facile. Il n’y a pas de filière, de voie tracée, de recette universelle.
3) Quand on a 14 ans, mieux vaut donc se concentrer sur une étape essentielle sans laquelle rien n’est possible. Comprendre que le football est d’abord une école de la vie. Puiser dans les valeurs du jeu, le don de soi, l’esprit d’équipe, la discipline et la rigueur, pour se construire en tant que jeune homme ou jeune femme. Accepter la défaite, être humble dans la victoire, rester à l’écoute de l’autre sans qui rien n’est possible, sur un terrain comme dans la vie.
4) Enfin, ne jamais oublier qu’à côté du football, l’école est un socle essentiel qui permet d’acquérir des savoirs et des savoir-être vous permettant de devenir un jour un esprit libre. Tenir le plus longtemps possible le rythme du terrain et de l’école devrait être un objectif majeur quand on a 14 ans et qu’on joue au football.
Nous aimons rêver. Nous avons eu cette chance d’accomplir beaucoup de nos rêves. Mais nous avons réalisé ces rêves parce que nous avons fait confiance à un homme, une femme, souvent un mentor, un éducateur ou un enseignant désintéressé qui ne voulait rien d’autre que notre épanouissement. On doit rêver à 14 ans ! Mais à cet âge, aucun rêve, quel qu’il soit, ne devrait terminer au fond de la Méditerranée. Saër Seck (président de l’institut Diambars) et Jacques-Henri Eyraud (président de l’Olympique de Marseille).

Par devoir de mémoire non à l’émigration clandestine ! Par Marem KANTÉ

Par devoir de mémoire, il ne faut pas se voiler la face. La vérité telle qu’elle est doit être dite. Il est temps de réveiller les consciences par le choc des mémoires !
Quatre cents ans de servitude et de douleurs ressuscitées dans les océans par une jeunesse amnésique !
Il est grand temps de dépoussiérer les mémoires enfouies de l’esclavage afin de permettre à la jeunesse africaine de voir clair à l’horizon.
Arrêtons d’insulter la mémoire du Continent africain ! Disons la vérité aux jeunes. Le devoir de rappel historique s’impose ! Il y va de l’héritage de l’Afrique qui leur revient de droit.

Jeunesse d’Afrique !

Pourquoi veux-tu émigrer en Europe en bravant les océans? Qu’est-ce qui te manque sur ton Continent ? La terre de tes ancêtres, le berceau de l’humanité.
La terre-mère qui s’est vue arrachée de ses entrailles des millions de ses enfants, hommes, femmes, sans limites d’âges, contraints à la servitude en Occident.
Te rappelles-tu de cette époque douloureuse qui a duré plus de 400 ans?Es-tu amnésique? Ou bien c’est juste du déni de ta part ?
D’abord, tu n’as aucune excuse pour braver les océans, ensuite, tu n’as pas le droit d’oublier le passé de ton Continent ?
En agissant de la sorte, tu as réveillé 4 siècles de douleurs !
En bravant les océans, tu as remué le couteau dans les plaies de millions d’africains qui ont subi le triste sort de l’esclavage !
En laissant ta vie dans les eaux profondes de l’océan Atlantique, tu as ressuscité les négriers et renfloué leurs bateaux dans lesquels ils entassaient tes frères et sœurs, pères et mères, comme des bêtes, pieds et mains liés, le cou serré dans un étau de chaînes, suffocants dans des cales et privés du moindre mouvement! Leur liberté et la dignité confisquées !
En prenant la pirogue pour l’Europe, sache qu’avant d’embarquer, tu as sciemment déposé ta dignité sur les rives des côtes africaines et porté la camisole de la mort en toute liberté !
Aucun tribunal, aucun juriste aussi doué soit-il ne pourra défendre ta cause car tu as agi librement en toute conscience. Contrairement à tes frères et sœurs, pères et mères, enchainés, embarqués de force, contraints à la servitude !
As-tu oublié que c’est leur sueur qui a servi à bâtir l’Occident ? As- tu oublié que, de leur combat, dans les pleurs et le sang, a germé les graines de la liberté et de la dignité pour toi, jeunesse d’Afrique !?
Et que fais-tu de ces graines ?? Tu défies l’océan pour aller les semer dans l’illégalité hors du Continent !!Bon Dieu!Au nom de quoi, t’aventures-tu dans les eaux profondes de l’océan Atlantique ?
Si tu t’aventures à aller les semer en Europe, ce sera la jeunesse européenne qui en profitera! Si tu les sèmes en Amérique, dis-toi bien que ton dur labeur comptera d’abord pour le trésor américain.
Si tu les sèmes en Asie, dis-toi bien que ce n’est pas le peuple africain qui d’abord en récoltera les fruits !
Je te préfère voir vivre en totale liberté dans la case en « paille » de nos pères et mères en Afrique que de te voir aller vivre en Europe dans un appartement délabré avec comme seules compagnies, la solitude et l’hiver glacial.Hélas oui ! Là-bas, la sociabilité et la chaleur humaine est une denrée rare car le quotidien est d’abord conditionné par la survie pour le bien matériel !L’avenir de l’Afrique, c’est en Afrique qu’il faut le cultiver. Les graines de la liberté que t’ont léguées les combattants de la dignité ne peuvent être semées nulle part ailleurs que sur le sol africain.

Jeunesse d’Afrique !

L’héritage du Continent te revient de droit mais pour cela il faut d’abord en être conscient.Alors, de Grâce, ressaisis-toi ! Reste en Afrique et prend ton destin en main.

NE PREND PLUS JAMAIS DE PIROGUE !

Faisons passer le message à nos frères et sœurs. Faisons le par devoir de mémoire
L’immigration clandestine n’est pas la clé de la liberté.L’avenir, c’est ici et maintenant

ENTRISME D’IDRISSA SECK ET OUMAR SARR : Quand Macky indispose sa majorité !

http://www.sudonline.sn L’implosion de certaines coalitions politiques de l’opposition, provoquée par le ralliement au camp du pouvoir du président du parti Rewmi, Idrissa Seck, et de l’ancien numéro 2 du Parti démocratique sénégalais, Oumar Sarr, pourrait rejaillir sur la coalition majoritaire Benno Bokk Yaakaar. En effet, la décision du président Sall de reconfigurer sa majorité est en passe de susciter encore plus de frustrations au niveau de ses alliés depuis 2012. Et davantage quand ceux-ci (Ps et Afp), qui ont toujours eu du mal à conjuguer avec Idrissa Seck, voient ce dernier être crédité par la maitre du jeu, Macky Sall, d’autant voire plus de privilèges qu’eux avec 2 ministères et une présidence d’institution (Cese). D’où l’installation subreptice d’un véritable climat de malaise au sein de la majorité qui voit les fruits de la victoire de 2019 captés par certains de ses anciens adversaires. Par la grâce de Macky Sall !

C’est un secret de polichinelle, le remaniement ministériel opéré par le président de la République, Macky Sall, le 1er novembre dernier prendra des mois voire des années avant de livrer tous ses enseignements sur l’échiquier politique national.

Même si certains observateurs de la scène politique, partant de la dislocation de certaines coalitions de partis d’opposition (Jotna et Idy 2019) au lendemain de ce remaniement ministériel qui a consacré le retour aux affaires du président du parti Rewmi, Idrissa Seck, et l’arrivée dans l’attelage gouvernemental de l’ancien numéro 2 du Parti démocratique sénégalais, Oumar Sarr, semblaient tirer des conclusions à la faveur du régime en place au détriment de l’opposition, tout porte à croire cependant que rien n’est joué d’avance concernant ce dossier.
Qui plus est, l’opposition sénégalaise risque de ne pas être seule à subir l’impact du revirement de l’ancien candidat de la coalition Idy 2019 arrivé deuxième à l’issue de la présidentielle de février 2019 dernier et plus l’entrisme de ces Libéraux dans le gouvernement. Et pour cause, avec l’arrivée de ces deux anciens frères libéraux du chef de l’Etat, en l’occurrence Idrissa Seck et Omar Sarr dans le camp du pouvoir, la coalition majoritaire en place, jusqu’ici dominée par le trio Alliance pour la République (parti du président de la République) et ses deux principaux alliés que sont le Parti socialiste (Ps) de la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales, Aminata Mbengie Ndiaye, et l’Alliance des forces de progrès (Afp) du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, est partie pour connaitre un véritable bouleversement avec à la clé certainement une redistribution des cartes.
Une reconfiguration dont le processus semble déjà enclenché par le président Sall lui-même au moment de procéder à la formation du dernier gouvernement. La preuve : sa décision d’octroyer à son nouvel allié, Idrissa Seck, autant de privilèges que le Ps : deux postes ministériels et une présidence d’institution et plus que l’Afp alors que ces deux formations d’obédience socialiste ont fait depuis 2012 de nombreux sacrifices au profit de la survie de la coalition majoritaire Benno Bokk Yaakaar.
Lors de la dernière présidentielle, au nom de leur alliance avec l’Apr dans Benno, les directions des deux formations politiques avaient toutes renoncé à présenter des candidatures pour soutenir celle de l’actuel chef de l’Etat. Une position qui avait par ailleurs poussé certains responsables de ces deux formations qui n’étaient pas d’accord avec cette ligne à quitter le navire pour suivre leur propre chemin politique.
Principal gain politique : l’accueil du président du parti Rewmi, Idrissa Seck, et d’Oumar Sarr dans l’attelage gouvernemental va permettre au président Macky Sall de renforcer son poids électoral dans le sens où il va désormais disposer entre ses mains des cartes pouvant l’aider à asseoir sa domination sur des localités où il avait toujours éprouvé de la difficulté à gagner à l’image entre autres de Thiès et Dagana ou encore Touba, du fait de la proximité que les deux responsables ont avec ces localités. Cependant, il reste que ce nouveau mariage n’est pas sans risque sur la cohésion de Benno Bokk Yaakaar où les partis politiques comme le Ps, l’Afp ou encore la Ligue démocratique, pourraient tout simplement décider les prochains jours revoir le compagnonnage avec Macky Sall. NANDO CABRAL GOMIS

Mimi exige l’audit du CESE depuis sa création en 2013

https://www.dakarmatin.com Aminata Touré a réagi après que son successeur, Idrissa Seck a dépêché une mission de vérification au Cese pour fouiller sa gestion. Dans un entretien accordé à l’Obs, elle se lave à grande eau.
A cet effet, elle demande que le CESE soit audité de sa création en 2013 au jour de son départ. Ainsi, indique-t-elle « les choses seront claires et on passera à autre chose. J’ai moi-même procédé à un audit d’entrée par un cabinet habilité, suite à la consultation de prestataires. Pour avoir un point de départ de ma gestion ».
Poursuivant, elle ajoute : « Je demande mieux, un audit par les organes habilités de l’Etat du CESE depuis 2013, date de sa création au jour de mon départ. Pour ce qui me concerne, les documents sont disponibles pour cet exercice »

Mimi Touré toutes griffes dehors: »L’ambition n’est pas un délit à ce que je sache »

https://www.seneweb.com Mimi Touré a réagi après que le tout nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck, a dépêché une mission de vérification pour fouiller dans sa gestion.
Elle réclame l’audit du CESE par les organes habilités de l’État depuis sa création en 2013 jusqu’au jour de son départ.
« Ainsi les choses seront clairs et on passera à autre chose », a-t-elle martelé dans les colonnes du journal L’Observateur.
En ce qui concerne sa gestion, elle renseigne que les documents sont disponibles pour cet exercice.
Accusée d’avoir des ambitions, Aminata Touré martèle : « L’ambition n’est pas un délit à ce que je sache. Et comme je disais, en politique, on n’est pas assis à regarder les trains passer. »

Idy devient le faucon en chef du pouvoir…Il va tous les mater

https://www.xibaaru.sn A peine, après avoir rejoint la mouvance présidentielle : Idrissa Seck dit Idy-Kirikou Seck dans la peau du faucon en chef
Le Président du parti Rewmi qu’il soit dans l’opposition ou membre de la mouvance présidentielle, est sans retenue. A peine, il reçoit sa part du gâteau, qu’Idrissa Seck devient faucon et se met déjà à la place du faucon en chef de la République, Mahmout Saleh. Pressenti pour être khalife à la place du khalife en 2024 ou en 2029 (c’est selon le bon vouloir du Chef Macky Sall), c’est dans cette peau qu’il se met depuis qu’il a rallié le camp présidentiel avec à la clé son poste de Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idy-Kirikou se montre plus
radical que tous les faucons.
Le Chef de file du parti Rewmi garde toujours l’espoir d’être le successeur du Président de la République Macky Sall à la tête de la nation. Il lui faut lui-même faire la peau de tous ceux qui étaient au sein de l’entourage du Président de la République Macky Sall et qui pourrait le gêner dans sa stratégie. Idy-Kirikou Seck veut d’abord être sûr d’avoir terminé avec Aminata Touré.
Cette dernière peut être sûre que c’est toute sa gestion à la tête du CESE où elle se trouve débarquée au profit d’Idrissa Seck qui va être mis au peigne fin. Idrissa Seck ne peut tolérer qu’une autre personne veuille lui ravir la vedette. Et parmi ces personnes, figure en bonne place Aminata Touré devenue longtemps la cible des faucons du Palais.
Dans sa quête effrénée d’être enfin Président de la République du Sénégal, Idy-Kirikou compte s’allier même s’il le faut pour parvenir à ses fins de s’allier avec le…diable. Et ce diable pourrait être un certain Mahmout Saleh, faucon en chef du Palais. C’est ce même Mahmout Saleh, alors qu’Idrissa Seck était puissant numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) et Premier ministre qui avait incarné le parfait rôle de celui désigné pour le descendre en flammes.
Mahmout Saleh avait été le parfait théoricien du fameux « coup d’Etat rampant » devenu « debout » sous le régime de l’ancien Président de la République Me Abdoulaye Wade, qu’il accusait Idrissa Seck. C’est que ce dernier avait commencé à connaître la disgrâce sous le régime du Président Macky Sall.
Son coup ayant avorté grâce à Mahmout Saleh, Idy prépare un autre coup du genre sous le régime du Président Macky Sall, en tentant d’éliminer tous ceux qui pourraient lui faire ombrage, même si les contextes ne sont pas toujours les mêmes.

Questekki:«La dynastie FayeSall, même avec son nouveau protocole de « Princeton »,est bien responsable des convois barça ou barsakh » (MLD)

https://www.dakaractu.com Les opérations barça ou barsakh qui tuent des centaines de jeunes sénégalais sont une conséquence de la crise dans le secteur de la pêche artisanale et industrielle. Une affirmation du député Mamadou Lamine Diallo dans sa question économique de la semaine. Par exemple, le yaboye, poisson largement consommé au Sénégal est devenu rare fait-il constater.
La politique de la pêche, si elle existe, doit être revue notamment avec la Covid-19 qui nous impose la souveraineté alimentaire, conseille-t-il.
« J’avais déjà dit qu’il fallait un arrêt des accords de pêche pour savoir où on va. Un audit du secteur s’impose, un état des lieux des bateaux sénégalais, « sénégalisés », affrétés doit être fait, enfin il faut évaluer l’impact économique et social des accords de pêche.
C’est l’Union européenne qui nous apprend qu’elle a signé un accord inégal avec le Sénégal pour la pêche du thon et autres espèces moyennant quelques maigres milliards de francs pour le Trésor. Tout cela se déroule dans l’opacité totale alors que ce poisson qui est une ressource naturelle appartient au peuple. Mais le Président Macky Sall fait comme si ce poisson lui appartient. Il décide seul sans les députés et les élus locaux.  Tout cela est proprement scandaleux », s’offusque t-il.
Les pêcheurs, notamment ceux de Guet Ndar, selon Diallo Tekki toujours, ont tiré la sonnette d’alarme depuis des mois. « La pêche artisanale fait vivre des centaines de milliers de familles, notamment des femmes. Ce secteur va s’effondrer si cette politique prédatrice continue. Ce gouvernement de wax waxett nouvelle formule n’y pourra rien. Du protocole de Rebeuss au nouveau protocole de « Princeton », le fait est que la gouvernance prédatrice accroît les inégalités sociales et de revenus, celles-ci poussent les jeunes aussi dans les convois barsakh », conclut Diallo.

ACCORDS DE PECHE AVEC L’UE, EMIGRATION IRREGULIERE : Pastef dénonce un ‘’échec’’ et une ‘’manque de vision’’ 

http://www.enqueteplus.com Le Pastef a, à travers son Mouvement national des cadres, dénoncé le renouvellement des accords de pêche. A leurs yeux, ces protocoles traduisent un échec et un manque de vision du Sénégal.
Le renouvellement des accords de pêche, entre le Sénégal et l’Union européenne, insupporte le Mouvement national des cadres de Pastef/Les patriotes. Hier, les partisans d’Ousmane Sonko ont tenu une conférence de presse pour se prononcer sur le sujet, l’émigration irrégulière et les difficultés dans le secteur de la pêche.  A leur avis, ces contrats ont un impact réel sur la vie des Sénégalais.
Ainsi, ce compromis, qui porte sur 10 000 t de thon par an (50 000 t sur les cinq ans) et 1 750 t de merlu par an (8 750 t sur cinq ans) traduit un manque criard d’empathie envers les communautés et les familles des pêcheurs. Qui souffrent ‘’dans leur chair et dans leur intimité des affres de ce partenariat, en termes de dégradation continue de leurs conditions de vie, pour cause de raréfaction des ressources halieutiques qui constituent pratiquement leurs seuls moyens de subsistance’’.
Les membres du mouvement estiment, à cet effet, que les ravages de l’émigration clandestine, avec son lot de pertes en vies humaines, sonnent comme une piqure de rappel. D’après leur constat, les acteurs de la pêche constituent doublement une bonne partie des contingents, en tant que convoyeurs et candidats à l’aventure européenne. ‘’Contrairement aux dénégations des autorités sénégalaises, notamment du ministère en charge de la Pêche, il est établi que les protocoles d’accord de pêche avec l’Union européenne sont, de renouvellement en renouvellement, l’une des causes directes de l’émigration clandestine qui décime notre jeunesse’’, se désolent les cadres du Pastef.

Les camarades de Sonko pensent ainsi que ces accords traduisent pour le Sénégal un échec, une absence de vision et une incapacité à se donner les moyens d’exploiter ses propres ressources halieutiques qui permettent de créer de la valeur ajoutée au niveau national, à travers la transformation industrielle.

Ces membres du Pastef n’ont pas, en outre, apprécié ‘’l’absence de communication’’ qui entoure le renouvellement de ces accords de pêche.  Ils ont, à ce propos, déploré le fait que le peuple ne soit informé que par le plus grand des hasards de cette situation. D’ailleurs, pour Daouda Ngom, Vice-Président du Mouvement national des cadres, n’eût été la communication faite sur la question par le Parlement européen, l’opinion publique sénégalaise resterait encore tenue dans l’ignorance des tenants et aboutissants de ces accords. ‘’Ce blackout volontaire sur la gestion des ressources naturelles consacre une violation de l’article 25-1 de la Constitution révisée le 20 mars 2016, qui dispose que les ‘’ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie’’, rappelle M. Ngom.
Pour qui cette absence de transparence dans la gestion du secteur de la pêche et le défaut de‘’fiabilité des statistiques sont symptomatiques de l’état de déliquescence actuel du secteur de la pêche de notre pays’’.

Interdiction de manifestation

Sur un autre registre, le vice-président du Mouvement national des cadres du Pastef et ses camarades n’ont pas manqué de dénoncer les interdictions généralisées de manifestation que subit leur formation politique. Ils listent, à cet effet : ‘’Le meeting de massification de Pastef-Bambilor du 7 novembre 2020 ; le meeting de massification de Pastef-Louga de la même date, ainsi que celui de Malem Hodar et du Week-end de formation en secourisme du Pastef-Golf Sud du 14 novembre 2020’’. Ces interdictions, regrettent-ils, sont sectaires et visent assurément à freiner la dynamique d’expansion du Pastef.  HBIBATOU TRAORE  

COALITION JOTNA :La saignée continue

Libération Sénégal online Que va-t-il rester de la coalition Jotna ? Après le Pcs/Jengu, Pastef, le Mrds…, un autre départ est annoncé. Il s’agit de celui du mouvement Idéal qui avait intégré la coalition. Dans la lettre annonçant son départ, le mouvement dirigé par Mohamed Ayib Daffé informe « qu’il va poursuivre inlassablement son combat au sein de l’opposition patriotique pour faire triompher les idéaux de justice, d’équité et de paix dans un Sénégal souverain et prospère ». Aussi, il tend « fraternellement la main à toutes les organisations et personnes ressources qui partagent les mêmes idéaux, valeurs et principes ».

Khalifa Sall lance l’opération de récupération des socialistes frustrés

XALIMANEWS- Sans tambour ni trompette, Khalifa Sall va l’assaut du parti socialiste qui est à la croisée des chemins. L’ancien responsable socialiste a lancé l’opération de récupération des socialistes qui sont pour la plupart orphelins de leur secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. Il y a de fortes chances que Khalifa Sall récupère les nombreux socialistes en hibernation pour plusieurs raisons. D’ailleurs, indique le journal L’As, il a rendu visite hier à l’artiste Haby Ndour qui a quitté le parti récemment après le décès de son mentor Tanor Dieng. Sans doute d’autres socialistes frustrés sont sur la ligne de mire de Khalife Sall au moment où Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam se livrent à des ‘’querelles’’ pour le contrôle de l’appareil politique.

Grogne post-remaniement:Macky convoque une réunion d’urgence de l’APR au Palais

https://www.seneweb.com Face à la colère sourde qui couve à l’Alliance pour la République (APR) depuis le dernier remaniement, Macky Sall a convoqué une réunion extraordinaire du Secrétariat exécutif national (SEN) de son parti.
Selon Walf Quotidien, cette rencontre qui se déroulera au Palais vise à calmer les mécontents et expliquer des choix que beaucoup de militants et responsables APR peinent à comprendre.

DÉTHIÉ FAYE, COORDONNATEUR DU POLE DES NON ALIGNÉS : «Le temps de la caporalisation, du terrorisme verbal, du diktat et des luttes crypto-personnelles est révolu»

https://www.jotaay.net Acteur majeur dans le cadre des travaux de la Commission cellulaire du dialogue que dirige le général Mamadou Niang, Déthié Faye ne met pas de gants quand il s’agit de défendre «son» équipe. Il révèle d’ailleurs, pour le regretter, que sa correspondance en date du 8 juin 2020 et le décret du chef de l’Etat sont toujours restés sans suite. Sept des huit commissions n’ont jusque-là pas fini le travail. Il s’est aussi prononcé sur les sujets brûlants de l’actualité de ces derniers jours avec le rapprochement d’une partie de l’opposition avec le chef de l’Etat. Ceux qui taxent les non-alignés d’inféodés au régime, il trouve que s’époumoner à leur répondre leur rendra une grandeur qu’ils n’ont pas. «Le temps de la caporalisation, du terrorisme verbal, du diktat et des luttes crypto-personnelles est révolu», lâche-t-il.

Les Echos : Le président de la République a mis en place un nouveau gouvernement. Certains parlent de complot sur le dos du peuple. C’est quoi votre point de vue?

Déthié Faye : Ça a été le remaniement de toutes les surprises. Que ce soit pour les sortants, les maintenus, les nouveaux, que les changements au niveau du Conseil économi que, social et environnemental. Le plus important, c’est que j’invite le gouvernement à se mettre rapidement au travail, en accordant la priorité aux priorités. C’est cela qui est attendu par les populations, surtout au moment où beaucoup de jeunes sont obligés, pour garder espoir, de braver la mer pour rallier l’Europe. Certains sont libres de considérer qu’il s’agit de complot. Pour ma part, je respecte la souveraineté des partis politiques et pour cette raison, je m’abstiendrais de porter des accusations contre un leader qui a choisi, en fonction de la ligne de son parti, de prendre une décision.

Avec tout ce qui se passe,c’est quoi l’avenir du dialogue politique?

Je ne saurais le dire ! Ce que je peux simplement rappeler, c’est que depuis le 8 juin 2020, suite à l’allégement des restrictions liées au couvre-feu et à l’état d’urgence, j’avais saisi au nom du pôle des non-alignés le président du Comité de pilotage du dialogue national, pour l’inviter à convoquer le bureau ou la conférence des présidents afin que nous puissions examiner les modalités de reprise des travaux des commissions. A ce jour, je n’ai pas reçu de réponse. Il faut aussi rappeler que le 12 août, le président de la République avait saisi le même président du Comité de pilotage pour inviter la commission politique à déposer ses travaux avant le 31 août. Ce qui a été fait ! Mais aussi en même temps, il prenait un décret prorogeant de trois mois les travaux des commissions, hormis la commission politique. Donc, on s’attendait à ce que le travail se poursuive. Mais à ce jour, aucune des sept commissions n’a été convoquée pour poursuivre le travail. Maintenant, quelles en sont les raisons ? A ce stade, il n’y a que le président du Comité de pilotage ou le président de la République qui peuvent édifier le peuple sénégalais sur ce blocage regrettable. On ne comprend pas pourquoi, à ce jour, ces blocages sont maintenus.

L’actualité, c’est aussi la perte de plusieurs de nos compatriotes en mer avec le phénomène des pirogues. Qu’avez-vous à dire aux tenants du pouvoir ?

Le phénomène de l’émigration clandestine est et doit être une préoccupation majeure de l’ensemble du peuple sénégalais, mais particulièrement du gouvernement et du président de la République. Aujourd’hui, les jeunes perdent de plus en plus d’espoir à pouvoir trouver les moyens d’existence, de survie et de soutien à leurs familles. Pour cette raison, l’Europe semble être pour beaucoup d’entre eux le seul moyen pour trouver raison à son existence. Quand un pays en arrive à ce niveau, le gouvernement devrait accorder la priorité aux priorités. Cette question de migration clandestine est une question prioritaire pour la survie de notre jeunesse. Il faut écouter les jeunes. Comprendre et cerner les problèmes particulièrement difficiles auxquels ils sont confrontés pour pouvoir ensemble, de façon inclusive, envisager des pistes de solutions. Si on veut se limiter simplement à intercepter les pirogues, condamner ceux qui sont chargés de convoyer, on ne fera que perdre du temps, mais cela ne constitue pas une solution. Il faut que la question soit examinée de fond en comble et en profondeur pour des solutions durables.

Beaucoup d’opposants dont Malick Gackou sont annoncés du côté du pouvoir.Pensez-vous que c’est une bonne leçon pour les jeunes?

Vous comprendrez que je ne puisse pas me prononcer sur des rumeurs. Chaque leader est libre de faire ce qu’il veut. Je n’ai pas à juger. On peut servir son pays quel que soit le camp où on se trouve. On peut desservir aussi son pays quel que soit le camp où l’on se trouve. Ce qui est important, c’est d’avoir une ligne qui fasse qu’en tout lieu et toute circonstance, vous ne défendiez que les intérêts du peuple sénégalais. C’est cela qui est difficile, mais c’est cela qui est la ligne. Mais en général, ce à quoi nous assistons, ce sont souvent des positions de combats crypto-personnels qui, le plus souvent, n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple sénégalais. Mais, en tout état de cause, ce sont des rumeurs qui peut-être existent, mais je ne saurais me baser sur des rumeurs pour faire des jugements ou des appréciations sur des responsables de partis politiques.

Selon nos informations, Famara Ibrahima Sagna a même quitté son bureau. C’est quoi la vérité dans tout ça ?

Bon, je ne peux pas le confirmer parce que depuis la dernière réunion de la conférence des présidents, je ne suis pas retourné au niveau du siège du Comité de pilotage pour savoir s’il y a toujours une équipe qui est là-bas. A vrai dire, je ne sais vraiment pas ce qui se passe au niveau du quartier général du Comité de pilotage.

A ce jour, combien de commissions ont déposé leurs travaux ?

A ma connaissance, une seule: la commission politique.

Et qu’attendez-vous du président de la République ?

Ce que nous attendons du président de la République, c’est que tous les consensus obtenus soient mis en œuvre, par l’adoption de lois et règlements qui donnent corps à ces consensus. Pour l’Assemblée nationale, il est attendu d’elle qu’elle accompagne le président de la République et les acteurs politiques en votant les projets de lois sur les consensus obtenus, car ces accords permettront à notre pays d’adopter des règles consensuelles pour la consolidation de notre démocratie.

Certains disent qu’il est impossible de tenir les élections à la date du 28 mars 2021. Partagez-vous leur avis ?

En tout cas, la Commission politique a fait tout ce qu’elle devait faire en adoptant depuis le 6 février 2020 les termes de référence de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral. Si des lenteurs liées aux discussions avec les partenaires techniques et financiers devaient conduire à l’impossibilité de tenir les élections locales avant le 28 mars 2021, la responsabilité sera imputée aux autorités en charge de la question.

Et que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’être inféodés au pouvoir ?

La lutte politique va avec des attaques et des contre-attaques, mais nous évitons autant que possible de tomber dans des débats de caniveau. Les affirmations gratuites n’ont jamais fait l’honneur de leurs auteurs. S’époumoner à leur répondre leur rendra une grandeur qu’ils n’ont pas. Ceux qui s’attendent à ce que les positions du pôle des non-alignés épousent celles d’une autre entité se trompent d’interlocuteur. Le temps de la caporalisation, du terrorisme verbal, du diktat et des luttes crypto-personnelles est révolu. Nous déterminons nos positions en fonction des intérêts exclusifs du peuple sénégalais.Madou MBODJ

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 18/11/2020

Audition de la Gendarmerie sur l’affaire des talibés de Gounass 

Les choses bougent à Gouloumbou. «L’As» avait révélé l’humiliation dont avaient fait l’objet des fidèles du marabout de Médina Gounass de retour de champs. Pour avoir jeté des peaux de bananes, des gendarmes de la brigade de Gouloumbou avaient arrêté des fidèles avant de leur demander de se gifler entre eux. Ce qui avait mis le marabout dans tous ses états. Eh bien ! La Gendarmerie qui tient à la bonne conduite de ses éléments a ouvert une enquête pour tirer cette affaire au clair. Des sources de «L’As» renseignent que les enquêteurs ont entamé hier les auditions. L’équipe envoyée par Général Diouf le haut commandant en second de la Gendarmerie a entendu hier les jeunes malmenés qui ont confirmé les faits et décrit les tortionnaires. Affaire à suivre..

Incendie au domicile de Khoureychi Thiam

Un incendie s’est déclaré hier au domicile de l’ancien ministre et maire de Makacolibatang, Khoureychi Thiam. Même s’il n’y a pas eu de perte en vie humaine, les dégâts matériels sont importants. L’édile de Makacolibang qui se trouvait à l’étranger a rappliqué pour assister sa famille qui est sous le choc.

Le PUDC lève plus 100 milliards pour sa 2e phase

Après une pause à cause d’un problème de financement, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (Pudc) a repris ses activités de plus belle. Le problème de fonds est dépassé. Puisque le programme, pour sa deuxième phase, a déjà levé un financement de plus 100 milliards Fcfa. La Banque Islamique de Développement (Bid) a débloqué 36,478 milliards FCFA, la Banque Africaine de Développement (BAD) 45,295 milliards Fcfa. Tandis que la Saudi Fund Dev (FSD) a dégagé 24,136 milliards Fcfa. Il faut souligner que le budget du programme s’élève 300 milliards Fcfa sur quatre années.

Me Moussa Bocar Thiam prend service à l’AJE

On n’en a pas encore fini avec les cérémonies de passation de service. Hier, l’ancien Agent Judiciaire de l’Etat (AJE), Antoine Felix Diome, a passé le témoin à son successeur, l’avocat et maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam. Pour rappel, Antoine Félix Diome est promu ministre de l’Intérieur à la faveur du dernier remaniement gouvernemental.

Le coût des marchés publics au 3e trimestre est de 271,114 milliards

La pandémie de la covid-19 n’a pas pour autant impacté les marchés publics, surtout durant le troisième trimestre. En effet, pendant cette période, le service public a passé des marchés d’une valeur de 271,114 milliards F Cfa répartis entre 813 marchés. Les marchés passés par appels d’offres ouverts sont estimés à 203,124 milliards, soit 75%, les appels d’offres restreints sont à 7,100 milliards, soit 3%, les marchés par entente directe s’élèvent à 24,909 milliards soit 9%, les demandes de proposition 9,303 milliards, soit 3%, les avenants font 21,653 milliards, soit 8% et les Drp ouvertes sont estimées à 5,023 milliards, soit 2%. En se référant à la classification des marchés, on se rend compte que les travaux constituent le gros lot. Le coût des marchés de travaux est 211,717 milliards soit 78%, les fournitures 32,923 milliards, les services courants 15,136 milliards, soit 6% et les prestations intellectuelles 11,336 milliards, soit 4%.

24,909 milliards de marchés passés par entente directe

Restons avec le rapport trimestriel de la direction centrale des marchés publics (Dcmp) qui estime les marchés passés par entente directe à 24,909 milliards soit 9%. En effet, 21 marchés publics ont été passés par entente directe, selon le document. Le constat est que la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) s’est particulièrement distinguée durant ce trimestre dans ce mode de passation. Au total, les marchés par entente directe de la Sones s’élèvent à 2,251 milliards. Il s’agit de deux marchés de branchements sociaux et de fourniture et d’extension de réseaux en PVC qui sont tous attribués à Sen’Eau. Le premier marché concerne une pose de 7 397 branchements sociaux d’un coût de 773 780 666 F CFA et le second est la pose de 20 000 branchements sociaux pour 1 477 400 120 F CFA. Pour l’achat de semoirs mono rang à traction animale, le ministère de l’Elevage a passé en juillet un marché par entente directe de 111 557 200 F CFA à Sismar. La Senelec a usé également de ce mode de passage de marché pour la fourniture et l’installation d’équipements pour la remise en état du moteur PIELSTICK pour un coût de 3,713 milliards F CFA. Le marché est attribué à Man Energy Solutions Sénégal Sarl. La liste des structures publiques qui ont usé de ce mode de passation de marché n’est pas exhaustive.

54 appareils d’endoscopie réceptionnés par Abdoulaye Diouf Sarr

Tirant les leçons de la pandémie de covid-19, le gouvernement a commencé à mettre en œuvre les recommandations pour le relèvement du plateau médical. Hier, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réceptionné dans le cadre de la lutte contre la Covid19 54 appareils d’endoscopie pour un coût total de 1,185 milliard. Il s’agit de 03 colonnes de cœlioscopie, 05 colonnes d’endoscopie haute et basse, 03 colonnes urologiques, 06 colonnes de fibroscopie, 34 colonnes de vidéo colposcopie, 02 Microscopes opératoires 3D et une colonne d’endoscopie neuro chirurgie avec craniotomie. Il faut souligner que l’endoscopie est une technique utilisée dans le domaine de la médecine pour diagnostiquer ou opérer sans ouvrir l’organe du patient. Selon le ministre de la Santé, cette technique a des avantages énormes dans le domaine de la médecine. Puisqu’elle évite les risques d’infections, raccourcit le temps d’hospitalisation et réduit les cicatrices sur le corps du patient après une opération chirurgicale. Abdoulaye Diouf Sarr annonce l’arrivée d’un autre lot de matériels.

L’UE finance le Reprosoc à hauteur de 550 000 Euros

Officiellement lancé hier, le projet de Renforcement de la Société Civile pour une Politique de Protection Sociale Efficace au Sénégal (Reprosoc) a bénéficié d’une subvention d’un montant de 550 000 euros octroyée par l’Union Européenne (UE). Cet appui financier est destiné à quelques unes de ses composantes, en l’occurrence le consortium Cicodev-LartesGrdr. Il s’agit exactement des Consommateurs et le Développement (Cicodev), du Laboratoire d’Analyse des Transformations économiques et sociales (Lartes) et de Migration-Citoyenneté et Développement (Grdr). Le Reprosoc qui est un projet d’envergure nationale s’étendra sur une durée de 36 mois (2020 -2022) et couvre 5 départements (Rufisque, Ranérou, Fatick, Matam, Sédhiou). Les bénéficiaires sont les populations en situationde vulnérabilité au Sénégal. Et le projet sera centré sur trois thématiques principales : la Couverture maladie universelle, les vulnérabilités alimentaires en milieu scolaire et la Bourse de sécurité familiale. A souligner que le Reprosoc a été lancé hier, par le représentant du ministère du Développement communautaire, de l’Équité sociale et Territoriale, en présence du représentant du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires.

Quid de l’Afrique avec Joe Biden ?

https://www.lepoint.fr/afrique PERSPECTIVE. Le « président élu » fait naître bien des espoirs quant à un intérêt plus important des États-Unis pour l’Afrique. Des voix mettent cependant en garde.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la présidence Trump a considéré l’Afrique comme un sujet mineur. Elle s’est juste contentée d’afficher un net désintérêt pour l’Afrique, se contentant de prolonger le statu quo là où les États-Unis étaient déjà engagés. Mais il ne faudrait pas attendre de miracles de son successeur, mettent en garde de nombreuses voix sur le continent. La Fondation Nelson Mandela a dit son « soulagement » à l’annonce de la victoire de Joe Biden, qui doit succéder à Donald Trump en janvier. « Nous n’allons plus le regarder saper les institutions démocratiques ni l’écouter apporter le déshonneur » à sa fonction « quatre ans de plus ». Reste au futur président la « tâche titanesque » de commencer à « l’approfondissement du racisme, du sexisme, de la xénophobie, de l’Afrophobie » mis en place par Trump, ajoute la Fondation.
« Pays de merde. » Toute l’Afrique se souvient de cette formule attribuée à Trump pour décrire les pays africains d’où venaient des personnes cherchant à émigrer aux États-Unis. « Mépris », « condescendance », l’expression a choqué, durablement. Son « attitude à la limite du respect » a déplu, « tout comme sa politique d’immigration » très restrictive, souligne Ousmane Sène, directeur du West African Research Center (WARC) basé à Dakar. En retour, « pendant ces quatre ans, cela a été le désamour ou l’indifférence. : la preuve, le peu d’intérêt que les médias africains ont accordé à l’Amérique pendant cette période ».

Sécurité au Sahel

Les États-Unis se sont concentrés sur l’essentiel pour eux : lutte antiterroriste, programmes d’aide existants. Mais peu de diplomatie, de politique. Et même de stratégie économique. Pendant ces « quatre années perdues », ils ont cédé beaucoup de terrain à la Chinenotamment sur le plan des échanges commerciaux. Washington a ainsi parachevé des accords de défense avec le Sénégal, le Ghana ou le Niger et accordé un « soutien déterminant » au Sahel aux côtés de la France, souligne Pape Malick Ba, professeur d’études américaines à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Le bilan Trump en Afrique est « en deçà de ses prédécesseurs Obama et Bush », juge ce dernier, estimant qu’il a manqué de « stratégie spécifique ». D’ailleurs « il n’a pas mis les pieds sur le continent et avait même viré » son secrétaire d’État Rex Tillerson « en pleine tournée africaine » en 2018, rappelle-t-il. Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, la politique américaine sous Trump a été « inerte, inefficace et dépourvue de boussole morale », écrivent les chercheurs américains Judd Devermont et Matthew Page. L’absence de réaction américaine lors de la répression des manifestations en octobre à Lagos est un exemple flagrant. Joe Biden, alors candidat à la Maison-Blanche, devance le département d’État en diffusant un communiqué pour dénoncer les tirs à balles réelles contre la foule. Preuve que Washington est « dépassé et pas réactif », souligne M. Page auprès de l’AFP.

Troisième mandat Obama ?

Biden devrait peser davantage sur les situations de violation des droits de l’homme, estime SBM Intelligence, consultant géopolitique nigérian. Mais « espérer de meilleures relations entre l’Afrique et les États-Unis aboutira à des désillusions », prévient un ancien ambassadeur nigérian à Washington, George Obiozor, rappelant la déception déjà générée par les mandats de Barack Obama.
La présidence Biden, « on peut imaginer que ce sera une sorte de troisième mandat Obama, où l’on retrouvera une Amérique plus engagée » dans le monde, avance cependant René Lake, analyste politique, dans le quotidien sénégalais L’Observateur. Washington devrait renouer avec le multilatéralisme, consolider ses relations diplomatiques, revenir dans l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et dans l’accord de Paris pour le climat.
Mais en attendant, les gesticulations de Trump, criant à la fraude et contestant les résultats ces derniers jours, ne servent pas d’exemple aux jeunes démocraties africaines, évoquant plutôt des États-Unis devenus « république bananière », ironisent et s’inquiètent plusieurs commentateurs. Son attitude « risque de faire école en Afrique et conforter tous les chefs d’État qui ne veulent pas s’accommoder avec le jeu démocratique », s’inquiète Jean Bosco Manga, président d’une association tchadienne de droits de l’homme. « Comme disait Nelson Mandela, un bon dirigeant sait quand c’est le moment de partir », relève la fondation du même nom à Johannesburg : « Il n’est pas encore trop tard pour Trump de choisir la dignité, pour lui et pour les autres. »


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