Revue de presse du Mercredi 17 Février 2021

Partagez ce contenu!

Emmanuel Macron : «l’Agenda du RVIM (GSIM) et de l’Eigs, c’est de frapper plus loin, demain Abidjan, Dakar, d’autres horizons…»

https://www.dakaractu.com En conférence de presse en marge de la 7e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel, le président français est revenu sur les objectifs des groupes terroristes qui sévissent en Afrique de l’Ouest.
Selon Emmanuel Macron, l’agenda des groupes jihadistes affiliés à Al Qaïda et à l’État islamique dépasse le Mali.« En effet, l’Agenda du RVIM (Rassemblement pour la victoire de l’Islam et des musulmans), affilié à Al Qaida et de l’Eigs ce n’est pas seulement de frapper Kidal ou Bamako; mais c’est de frapper plus loin; demain Abidjan, Dakar, d’autres horizons et de continuer à prospérer », a alerté le chef de l’État français qui faisait le bilan des recommandations du sommet de Pau tenu l’année dernière.
Le 1er février dernier, le chef du renseignement extérieur français, Bernard Emié révélait le projet d’extension du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans dans le Golfe de Guinée. Le lendemain, des experts onusiens faisaient état, dans un rapport public, de la présence au Sénégal « d’éléments du même groupe, soutenus par des influenceurs islamistes radicaux, le long de la route de Kayes à Kaffrine, à Bakel, dans la réserve du Ferlo et dans la zone d’extraction aurifère de Saraya ».
On ne peut pas dire que ces alertes ne sont prises au sérieux par l’État du Sénégal. Pour preuve, quelques jours avant la divulgation de cette note d’information destinée au Conseil de sécurité des Nations Unies, la gendarmerie a procédé à l’arrestation à Kidira, dans l’est du Sénégal, d’un groupe de quatre personnes supposés entretenir des liens avec la Katiba du Macina.
Surveillés pendant deux ans, les mis en cause soupçonnés de recruter pour le Front de Libération du Macina dirigé par Amadou Kouffa, ont été transportés à Dakar et écroués pour association de malfaiteurs, apologie du terrorisme et actes d’appui au terrorisme.

Les questions marquant la problématique de la lutte antiterroriste , notamment celle du financement pérenne de la Force Conjointe du G5 au centre de la conference de presse

https://www.g5sahel.org Al’issue du sommet de Ndjamena le president mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président sortant du G5 Sahel et Idriss Deby Itno président rentrant du G5 Sahel ont organisé une conférence de presse conjointe.
Au cours de cette conférence de presse, les deux chefs d’Etat ont fait le tour des questions marquant la problématique de la lutte antiterroriste dans la région, notamment celle du financement pérenne de la Force Conjointe du G5.
Répondant à une question relative au financement pérenne de la Force conjointe du G5 Sahel, le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a déclaré :
«Effectivement, c’est une question qui revient toujours parce qu’elle est importante. Elle pose effectivement cette dimension de financement prenne de la Force conjointe du G5 Sahel. C’est un outil qui a, effectivement besoin de financement, surtout de financement pérenne. Beaucoup de choses ont été faites dans ce sens à travers des participations de certains partenaires dont notamment l’Union Européenne et d ‘autres pays. C’est l’occasion de les remercier et dire que c’est encore très insuffisant par rapport au niveau d’équipement et d’opérationnalité que l’on attend encore de cette force. Donc, il faut encore plus pour que la Force conjointe soit plus opérationnelle et pour qu’elle puisse encore avoir plus de résultats sur le terrain. C’est ça le plus important.
Les Etats du G5 quant à eux ont fait beaucoup plus, je ne dis pas qu’ils ne le devaient, ils ont beaucoup fait par rapport aux moyens dont ils disposent. Les unités engagées aujourd’hui dans le cadre de la force conjointe et à partir des armées nationales sont les unités les mieux loties, sont les unités les mieux équipées, sont les unités dont le choix du personnel a été fait de façon très scrupuleuse. Donc, au niveau des armées nationales, nous donnons totale priorité à la Force conjointe. Nous souhaitons effectivement que l’apport de nos partenaires soit encore plus consistant. Il y a effectivement cette doléance qui a été, depuis la création de la Force conjointe. Le fait que nous sommes toujours tournés en direction de la communauté internationale, au niveau des Nations Unies pour susciter ou souhaiter le financement de la force conjointe à partir des Nations Unies dans le cadre et sous mandat du Chapitre VII.
Ce n’est pas encore arrivé et nous ne sommes pas pessimistes par rapport à ce qu’on va pouvoir faire dans ce sens. Mais je reconnais effectivement que votre question est importante parce qu’elle est au cœur de ce qui doit se faire au niveau de la lutte antiterroriste.
Par rapport aux résultats déjà obtenus sur le terrain, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel, le président tchadien Idriss Deby Itno a, pour sa part déclaré :
«Dans la lutte que nous menons contre le terrorisme dans le Sahel, sous la présidence de mon frère le Président Ghazouani, il y a des résultats avec les forces du G5 Sahel et la Force Brakhane par des actions concrètes qui ont affaibli les terroristes dans la zone des trois frontières communes pour nos forces. Cela fait déjà sept ans depuis la création du G5 Sahel.
Vous posez des questions concernant le financement. Il y a des financements qui sont venus directement de mon pays pour le soutien de nos soldats qui sont sur le terrain, mais il y a des ressources additionnelles. Qu’il s’agisse d’équipements militaires, qu’il s’agisse du volet développement, parce que la lutte contre le terrorisme n’est pas seulement une affaire militaire ; c’est une affaire globale.
La pauvreté, le mal développement du Sahel, c’est ça qui a été, le terreau, je pense, très favorable pour les illuminés qui ont recruté pas mal de nos compatriotes, de nos jeunes, pour faire leurs projet macabres.
La coalition qui a été mise en place, coalition maintenant élargie à beaucoup de pays. Au départ, on n’était pas nombreux, maintenant c’est une coalition qui est élargie. Pour les partenaires techniques et financiers, les partenaires pays, il y aura un sommet à l’été 2021, un sommet sur le financement global de l’action de développement et de l’action de lutte contre le terrorisme sur le terrain militaire qui va nous donner une certaine visibilité. Mais, notre engagement depuis la création du G5 Sahel, notre engagement comme pays du G5 a été total.
Nous avons toujours agi avec un esprit de solidarité, avec un sursaut qui nous permettrait de mettre à l’abri ou d’éviter que nos populations souffrent par la situation créée par le terrorisme dans notre région du Sahel. Vous savez très bien qui a fait ce terreau à partir de la Libye».
«Nous avons bon espoir que les financements pérennes vont être mis en place par l’ensemble des partenaires de notre coalition, par les Nations Unies, par les partenaires pays pour permettre au G5 Sahel et progressivement à l’Afrique de prendre ses destins en main», a-t-il conclu.

UEMOA : Ce qu’il faut savoir sur les 3 768 milliards FCFA ‘’Obligations de relance’’ à mobiliser par les Etats

https://www.sikafinance.com Dans la perspective d’aider les Etats de l’UEMOA à mobiliser des ressources nécessaires à la relance de leurs économies après une rude année 2020 marquée un important repli de la croissance, l’agence UMOA-Titres, en collaboration avec la BCEAO, annonce un nouvel instrument financier dénommé ‘’Obligation de relance » (ODR), qui sera émis sur le marché des titres publics (MTP) cette année.
Les ODR 2021, qui sont des obligations assimilables du trésor (OAT), s’inspirent du mécanisme des Bons social Covid-19, et devront permettre aux Etats de lever 3 768 milliards FCFA. Les maturités associées ici sont 3 ans, 5 ans, 7 ans, 10 ans, 12 ans, voire plus, selon UMOA-Titres.
A l’image des Bons social Covid-19, les établissements bancaires participants à ces levées pourront se refinancer auprès de la BCEAO via ses guichets classiques  » mais également auprès d’un guichet spécial dit de la ‘’Relance » où les investisseurs pourront mobiliser de la liquidité au taux minimum de soumission aux guichets de la BCEAO (actuellement 2%) pour une durée de 6 mois renouvelables tant que les ODR 2021 sont en vie  » note UMOA-Titres « . Une facilité dont l’objectif est d’offrir les meilleures conditions d’emprunt aux Etats avec une baisse attendues des taux appliqués à ces opérations.
« En contrepartie des avantages ci-dessus attribuées aux ODR, précise l’institution, les investisseurs participant aux opérations d’adjudication sur les maturités de 3 ans et 5 ans s’astreignent à soumissionner des prix supérieurs à un prix minimum (prix plancher) garantissant aux émetteurs un taux maximum de sortie de ces opérations. Bien entendu, les maturités au-delà de 5 ans demeurent libres de toute contrainte sur les prix de soumission.
Les soumissions à ces titres, ouvertes aussi bien aux investisseurs régionaux qu’internationaux, personnes morales ou physiques, pourront se faire via les intermédiaires agrées dont les SGI. Il importe enfin de souligner que sur le MTP, les titres émis sont exonérés d’impôts et taxes pour les investisseurs résidents du pays émetteur et pour les investisseurs hors UEMOA, ils restent soumis à la fiscalité applicable sur le territoire de leur pays de résidence.
Notons que ODR viennent en complément des emprunts ordinaires des Etats sur le MTP prévus en 2021 et chiffrés à 5 300 milliards FCFA.
Il faut relever que dans le cadre des Bons Social Covid-19 qui avaient permis aux Etats de lever 3 235 milliards FCFA l’année dernière (avec des maturités de 1 à 3 mois) pour faire face aux besoins de trésorerie induits par la crise,  les emprunts ont été intégralement remboursés. Jean Mermoz Konandi

L’Ansd relève une amélioration des termes de l’échange en octobre dernier

https://www.lejecos.com Au cours du mois d’octobre 2020, les échanges extérieurs du Sénégal sont marqués par un recul de 2, 7% des prix à l’importation contre un relèvement de 0, 7% de ceux à l’exportation, comparés au mois d’octobre 2019. Cela entraine, selon l’Ansd, une amélioration des termes de l’échange qui se sont établis à 1, 2 au cours de la période sous revue.
Aussi, relève-t-elle, la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise s’est améliorée en raison du Taux de change effectif réel (Tcer) qui s’est replié de 2, 9%, en variation mensuelle. Cette situation, confie l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, fait suite à la stabilité du franc Cfa vis-à-vis des monnaies des partenaires commerciaux, dans un contexte de différentiel d’inflation favorable (-2, 9%).Bassirou MBAYE

Baisse du taux des exportations : Les blocages de l’arachide en cause

https://lequotidien.sn Le blocage sur l’exportation de l’arachide, entre autres, a contribué à la tendance baissière des ventes extérieures du Sénégal en décembre 2020.
Les exportations du Sénégal sont évaluées, en décembre 2020, à 154, 4 milliards de francs Cfa contre 163, 6 milliards de francs au mois précédent, soit une baisse de 5, 6%. Ce repli, explique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, «est essentiellement dû à la contraction des expéditions d’engrais minéraux et chimiques estimée à 98, 2%, de bouillons 16, 9%, et d’or non monétaire 15, 3%». Par ailleurs, relève l’Ansd, «l’absence d’exportations d’arachides non grillées, au cours de la période sous revue, contre 14, 5 milliards de ventes au mois précédent, a renforcé cette tendance à la baisse».
Pour rappel, au Sénégal, les huiliers ainsi que les semenciers étaient confrontés au cours de la campagne de commercialisation de l’arachide 2020-2021 à d’énormes difficultés pour collecter les quotas dont ils avaient besoin pour faire tourner leurs unités. Cela, à cause de la présence d’acheteurs étrangers qui proposaient des prix plus avantageux. Afin d’améliorer leur situation, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural avait suspendu les exportations des graines. Cela, pendant plus de deux semaines.
Et c’est le 31 décembre 2020, lors de son adresse à la Nation, que le Président Macky Sall a pris la décision de lever cette interdiction pour permettre à l’Etat de continuer à récolter des devises.
En réunion de Conseil des ministres tenue le mercredi dernier, en visioconférence, le chef de l’Etat a salué «le bon déroulement de la campagne de commercialisation arachidière qui connaît aujourd’hui, avec les ajustements rapides du gouvernement, une réussite notable vu l’excellent niveau de collecte à ce jour estimé à 371 mille 891 tonnes en 73 jours de campagne».
Cependant, souligne le bulletin mensuel de l’Ansd, «la hausse des exportations de légumes frais, évaluée à 4 milliards de francs Cfa contre 0, 3 milliard de francs au mois précédent, et de poissons frais de mer, 35, 1%, a amoindri ce repli. Comparées au mois de décembre 2019, les expéditions se sont contractées de 16%. Leur cumul à fin décembre 2020 s’est établi à 1 936, 4 milliards de francs Cfa contre 1 985, 1 milliards de francs Cfa pour la même période en 2019, soit une diminution de 2, 5%».
A l’instar des exportations, les importations de décembre 2020 ont été caractérisées par une baisse. De 378, 7 milliards de francs Cfa au mois de novembre, elles sont tombées à 356 milliards de francs Cfa, soit un repli de 6%. Cette baisse, mentionne le document, «est expliquée par celle des achats à l’extérieur de moteurs et machines à moteur estimée à 89, 9%, d’autres matériels de transport de 87%, de riz 38, 2% et de machines et appareils pour autres industries 33, 8%».
Toutefois, «cette contraction des importations a été atténuée par le relèvement des importations de métaux communs de 33, 2% et de produits pétroliers finis de 16, 7%. Comparées au mois de décembre 2019, les importations ont connu une réduction de 14, 8%. Leur cumul à fin décembre 2020 s’est établi à 4 110, 3 milliards de francs Cfa contre 4 229, 3 milliards de francs Cfa pour la même période en 2019, soit un repli de 2, 8%».

Le niveau des prix à la consommation s’est apprécié de 0, 2% au mois d’octobre 2020

https://www.lejecos.com Le niveau des prix à la consommation, dont l’évolution est suivie par l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc), s’est apprécié de 0, 2% au mois d’octobre 2020 par rapport au mois précédent. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui donne l’information, l’indice a également progressé de 2, 6% comparativement à la période correspondante de l’année 2019
Par ailleurs, la même source révèle que  les prix à la production industrielle du mois d’octobre 2020 ont enregistré une hausse de 1, 4% en variation mensuelle. Cependant, note-t-elle enfin, ils se sont dépréciés de 0, 4% en glissement annuel.Bassirou MBAYE

Mali : le train Bamako – Kayes, à l’arrêt depuis 3 ans, en passe de repartir d’ici fin 2021

 (Agence Ecofin) – Depuis mai 2018, la population malienne attend impatiemment les klaxons du légendaire train Bamako – Kayes. Conscient de son rôle primordial dans le développement socio-économique, le gouvernement de transition mobilise toutes les parties prenantes pour sa relance.
C’est en tout cas l’objectif affiché par le gouvernement et les partenaires sociaux au Mali. Au début du mois, les autorités de transition et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont signé un procès-verbal de conciliation, dans laquelle les deux parties s’engagent à travailler à la relance du train Bamako – Kayes à partir du 2e trimestre, rapporte Maliweb.
Avec le soutien du Conseil national du patronat du Mali, une commission de travail sera mise en place, sous peu, afin d’élaborer une feuille de route de relance. L’acquisition des locomotives, l’aménagement des voies, la libération des emprises des chemins de fer, et le traitement salarial, seront entre autres axes sur lesquels devra se pencher la commission.
Le train voyageur au Mali a, de tout temps, joué un rôle de catalyseur des activités socio-économiques dans les zones desservies. Depuis l’arrêt du trafic ferroviaire, en mai 2018, Kayes est devenue l’ombre d’elle-même.
Autrefois connu comme « la cité légendaire des rails », Kayes se vide désespérément de sa population. La paupérisation ambiante a entrainé un fort exode rural, l’orpaillage illégal, et toutes formes de délinquances.
Dans le cadre de son exercice fiscal 2020, la Société du patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER Mali SA) prévoyait une allocation de 9, 87 milliards FCFA (18, 24 millions USD) pour la réhabilitation de chemin de fer jusqu’à la ville de Diboli, à la frontière sénégalaise. Malheureusement, les crises sanitaire et politique sont passées par là l’an dernier, et très peu d’avancées ont été réalisées. Romuald Ngueyap

RAPPORT DE LA DIRECTION GENERALE DES ETRANGERS EN FRANCE (DGEF) : Le Sénégal parmi les 15 plus grands demandeurs de visas français

https://www.jotaay.net Le Sénégal a reçu 10.648 visas de la France. C’est ce que révèle le rapport de la Direction générale des Etrangers en France (Dgef). Même si les demandes ont fortement baissé à cause du Covid, elles restent en général encore fortes avec un total de 148.567 visas délivrés.
Dans le cadre de la migration et de la protection internationale, la Direction générale des Etrangers en France (Dgef) a publié un rapport sur l’admission au séjour en 2020, les éloignements des étrangers en situation irrégulière, les données provisoires relatives à la délivrance des visas aux étrangers, à la demande d’asile et à l’acquisition de la nationalité française.
Le constat fait est que le nombre de visas demandés et délivrés en 2020 a été en très nette baisse par rapport à l’année précédente. Ceci pourrait s’expliquer par le contexte de la crise pandémique à Covid-19 qui a très fortement restreint les déplacements professionnels et touristiques.

Le Maroc, tête de liste

Le Maroc a été classé à la tête des 15 pays ayant obtenu le plus grand nombre de visas au titre de l’année 2020, avec 98.627 visas, suivi de la Russie (78.701), l’Algérie (73.276), la Chine (71.451), la Tunisie (49.458), l’Inde (41.642), la Turquie (37.017), le Liban (22.481), les Philippines (15.880), l’Egypte (14.321), l’Arabie Saoudite (514.082), la Thaïlande (11.279). Notre pays occupe la treizième place avec 10.648. Il est suivi de la Côte d’Ivoire qui a reçu 9.545 visas et enfin l’Indonésie 8.159 visas.

Une forte baisse due au Covid

Au titre de l’année 2020, la Direction générale des Etrangers en France (Dgef) du ministère de l’Intérieur a fait savoir que 148.567 visas long séjour ont été délivrés (-37%), contre 236.246 en 2019, 224.057 en 2018, 210.223 en 2017 et enfin 195.014 visas long séjour ont été délivrés en 2016.Khadidjatou DIAKHATE

DES SOCIETES DE MANUTENTION ET DE TRANSPORT MARITIME, DONT MAERSK-LINE, SUSPENDUES PAR LE TRESOR PUBLIC

https://www.seneplus.com Dans le cadre de ses investigations, « Le Témoin » a appris que ces transitaires, concessionnaires et commissionnaires agrées en douane sont privés de quitus fiscal et de crédit d’enlèvement puisqu’ils doivent plusieurs milliards de francs au Trésor
L’épidémie de Covid-19 frappe de plein fouet le transport maritime mondial. Au Sénégal, plusieurs entreprises nationales de transit et de manutention ainsi que des compagnies multinationales de transport international ont fait l’objet d’une suspension par le Trésor public. Parmi ces grands manutentionnaires et concessionnaires aux activités de débarquement et d’enlèvement « bloquées » figure le célèbre groupe danois Maersk-Line. Un des leaders mondiaux, si ce n’est le leader mondial du transport maritime ! « Le Témoin » a enquêté…
L’industrie mondiale du transport maritime est en train de sombrer dans les eaux pandémiques du Covid19. L’impact d’un tel naufrage est ressenti jusqu’au port de Dakar. Car, une dizaine d’entreprises nationales de transit et de manutention ainsi que des compagnies multinationales de transport maritime dont le célèbre groupe danois Maersk-Line peinent à être en règle avec le Trésor public. D’où la suspension voire le « blocage » par ce dernier de leurs opérations de débarquement, de dédouanement et d’enlèvement de conteneurs à l’importation. Bien évidemment, si le Trésor public en est arrivé à prendre cette mesure radicale, c’est parce que l’Etat a dramatiquement besoin de recettes pour financer son budget…
Dans le cadre de ses investigations, « Le Témoin » a appris que ces transitaires, concessionnaires et commissionnaires agrées en douane sont privés de quitus fiscal et de crédit d’enlèvement puisqu’ils doivent plusieurs milliards de francs au Trésor public. Surtout au titre du crédit d’enlèvement qui permet aux armateurs et déclarants en douane de débarquer ou d’enlever leurs conteneurs au fur et à mesure des vérifications et avant paiement des droits et taxes. Au 31 janvier de chaque année, rappelons-le, le Trésor public exige le renouvellement des crédits d’enlèvements pour les commissionnaires et concessionnaires ou armateurs maritimes.
Cette démarche consiste à revoir si les opérations précédentes ont été effectuées dans les règles de l’art en termes de collecte des droits et taxes sur les déclarations en consommation directe et de respect des dispositions requises sur les régimes suspensifs. En plus de cela, le Trésor vérifie et veille sur la régularité des règlements en Douane.
Ainsi, tout retard de paiement, irrégularité, contentieux, fraude et manquement pourrait entraîner le blocage des activités de manutention et de dédouanement par le Trésor public. Par conséquent, il n’est pas étonnant que ça soit l’armateur qui subisse la rigueur de la loi parce que étant le dépositaire du manifeste, mais aussi le transitaire qui est tenu de respecter les procédures.
D’ailleurs, c’est en vertu de cela que depuis le 31 janvier 2021, beaucoup de commissionnaires agréés en douane et autres armateurs font l’objet d’une suspension. Certains ont pu régulariser leur situation, c’est le cas du groupe français CmaCgm qu’est leader mondial du transport maritime. Ce, contrairement à l’autre multinationale Maersk-Line qui subit toujours le « blocage ». D’ailleurs, c’est ce qui explique les milliers de containers en souffrance au port de Dakar. Cela entraîne bien sûr un retard sur paiement des droits et taxes.

Le cri de détresse des transitaires !

Le transitaire Baye Modou Lo, président de la Commission Douane et Trésor de l’Union Sénégalaise des Entreprises de Transit et Transport Agréées (Usetta), confirme les informations obtenues par « Le Témoin » avant de révéler que, depuis le 03 février 2021, des milliers de conteneurs sont bloqués au port de Dakar « parce que certains concessionnaires et transporteurs ne peuvent pas débarquer ces containers avant de les faire enlever du fait que leurs activités sont suspendues par le Trésor public » déplore-til. « D’ailleurs, permettez moi de remercier le directeur général des Douanes, le colonel Abourahmane Dièye, pour avoir accompagné les transitaires dans cette crise qui frappe le transport maritime et le secteur du transit.
Pour débloquer la situation, je lance un appel solennel au président de la République Macky Sall et au ministre de l’Economie et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, afin qu’ils interviennent auprès du Trésor public pour plus de souplesse fiscale à l’endroit des armateurs et concessionnaires. Eux seuls peuvent débloquer cette situation qui paralyse le secteur du transit. Parce que la crise qui frappe le transport maritime impacte nos activités » explique Baye Modou Lo, transitaire et membre du bureau de l’Usetta. Il est vrai que si ces compagnies multinationales de transport maritime n’arrivent pas à régulariser leur situation fiscale avec le Trésor public, c’est parce qu’elles subissent des restrictions aux déplacements.
Et les rares navires ou portes-containers qui viennent au Sénégal ne font que du service minimum sur la ligne commerciale Dakar-Guangzhou (Chine). Pire encore, ces transporteurs sont confrontés à un perpétuel phénomène de déséquilibre entre conteneurs pleins et vides sur l’axe Chine Afrique. « En Chine, il y a une pénurie de containers vides du fait de la baisse du trafic de la circulation des navires. Par exemple, la location d’un containeur vide de 40 pieds qui coûtait 800.000 cfa avant la pandémie est passée à 2 voire 3 millions cfa.
Plus grave, le conteneur peut faire 90 jours soit 03 mois entre la Chine et Dakar au lieu de 40 jours en temps normal » regrette Mb. Diop, commerçant-importateur de marchandises en provenance de Chine mais établi rue Raffenel à Dakar. C’est vrai qu’il y a une pénurie de conteneurs vides et une baisse de trafic maritime mais cela n’explique pas tout. Car l’envolée des prix de transport de la part de ces mêmes concessionnaires et armateurs tend à décourager les importateurs et commerçants sénégalais de faire des transactions vers la Chine et l’Europe. Donc le manque de conteneurs disponibles, couplé au très faible nombre de départs de navires et à la flambée du coût de transport a plombé le secteur import-export dans toutes ses composantes Pape Ndiaye

Accord entre le Sénégal et l’UE : Greenpeace dénonce et réaffirme son engagement aux côtés des pêcheurs artisanaux

https://www.dakarmatin.com Après avoir suivi un reportage de la radio Dw sur les conséquences, en Casamance, du dernier accord de pêche conclu entre le gouvernement sénégalais et l’Union européenne (Ue), Greenpeace a apporté son soutien aux pêcheurs artisanaux.
En effet, l’Ong rappelle aux autorités que des milliers de personnes au Sénégal et dans la sous-région dépendent uniquement de la pêche pour leur survie.
« Le constat amer des pêcheurs de la Casamance dénonçant les bateaux étrangers qui capturent des tonnes de poissons juvéniles utilisés comme appât pour pêcher le thon est malheureusement un scénario qui risque d’être habituel pour les prochaines années », avertit Abdoulaye Ndiaye, chargé de campagne à Greenpeace Afrique.
Selon lui, « le renouvellement de l’accord de pêche entre l’Ue et le Sénégal contribue à accentuer la pêche aux poissons juvéniles pour le ravitaillement des bateaux canneurs en provenance de l’Europe.Hélas! ».
Greenpeace a réaffirmé son engagement aux côtés des pêcheurs artisanaux qui paient déjà le lourd tribut du fait de cet accord. « Les accords de pêche ne nous arrangent pas parce qu’à chaque fois nous sommes dans des périodes de crise pour avoir du poisson, on ne peut pas avoir le poisson qu’il faut. Si on signe des accords de pêche avec l’Europe, ça nous pose un problème ensuite. », confirme Abdoulaye Dabo, jeune pêcheur de Ziguinchor interviewé par la radio Dw.
Pour rappel, la pêche aux poissons juvéniles est pratiquée dans la région de Dakar par la pêche artisanale, en particulier les sennes tournantes pour le ravitaillement des bateaux de l’Ue. Cette pression constante a accentué la raréfaction des alevins dans les régions de Dakar et de Thiès. Alors que la capture des juvéniles est interdite par la réglementation en vigueur, les armateurs étrangers s’orientent désormais vers la zone sud, région de Casamance, une des régions les plus poissonneuses pour causer les mêmes problèmes.
Malgré les alertes de la société civile pour attirer l’attention des autorités, très peu d’actions ont été déroulées pour une solution définitive et « si aucune mesure n’est prise, le déclin de la pêche sénégalaise risque d’être très proche», selon Greenpeace qui demande au gouvernement sénégalais de renforcer le contrôle sur l’activité de ces bateaux étrangers et de prendre des dispositions pour l’arrêt total de capture des poissons juvéniles.

Documents compromettants ramassés par l’Armée dans les bases rebelles en Casamance : les contenus révélés

https://www.dakaractu.com Après de la débandade des rebelles après le ratissage de l’armée dans les zones jadis occupées par les bandes armées, le commandant de la zone militaire N°5, le Colonel Souleymane Kandé, et ses hommes avaient saisis divers documents dont la teneur a été révélée par « Le Témoin » de ce jour. Le quotidien de préciser qu’il s’agit de documents que le chef rebelle du Front-Nord, César Atoute Badiate, et ses hommes, ont abandonné dans leur fuite. Evidemment sous l’effet de surprise et la puissance de feu de l’Armée.
Dans l’une d’elle, sous le sceau de l’exclusivité, le journal, exhibe la nomination des nouveaux membres de l’Etat-major du Front-Nord du Mdfc.
 « Après la rencontre entre l’Etat-major du Maquis et le commandement des chefs de bases, il a été décidé d’une formation d’un commandement organisationnel des chefs de bases pour la relance des activités » lit-on dans le document abandonné par les rebelles. Ce drôle de commandement restreint des bases rebelles est ainsi composé : « Président des officiers : Omar Kacobo Diedhiou ; Président des officiers-adjoints : Amédé Diedhiou ; Secrétaire : Pierre Sinoré Diatta ; Secrétaire adjoint : Henri Kamankagne Diedhiou ; Trésorier : Tapha Sambou ; Trésorier adjoint : Sadibou Goudiaby ; Commissaire aux comptes : Marcelin Himbane ; Commissaire aux comptes adjoint : Abdoulaye Aml Diedhiou » peut-on lire dans le document. Nous avons également eu entre les mains un manuscrit signé César Atoute Badiate. Dans ce dit rapport, ce chef rebelle dit avoir été que le nommé Ousmane Niantang vient d’installer une nouvelle base rebelle après avoir obtenu « de nouveaux recrues » (sic !). Et César Atoute Badiate de demander à ses combattants de se ternir prêts « Car l’Armée sénégalaise prépare un ratissage après des accords avec l’Armée Bissau-guinéenne. Vus le bracage (Sic) de Diohére, l’Etat major général du Maquis met en garde à (sic) tous ses combattants de respecter scrupuleusement aux civiles (Sic) conformément aux règlement (Sic) internationaux des droits de l’homme. Un homme avertis (Sic) en vaut deux » signé César Atoute Badiate avant d’informer ses éléments que les congés et affections sont supprimés. Autrement dit, mobilisation générale et alerte Gaïndé dans le camp rebelle !

Bases rebelles démantelées par l’armée : Au cœur des bastions d’Atika conquis

http://lesoleil.sn Vers la fin du mois de janvier, il a juste fallu moins de 72 heures à l’armée pour faire tomber quatre bastions rebelles appartenant à l’aile sud du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Plus d’une semaine après la chute de l’une des ailes sud d’Atika, carnet retour dans les anciennes bases rebelles perdues dans les forêts de Blaz et de Bissine.
Avec ardeur, des femmes, formant un cercle et pilon à la main, pilent du riz. Elles s’accordent un répit à la vue d’un impressionnant convoi de véhicules de l’armée accueilli par une salve d’applaudissements en signe de gratitude. Des cris de joie fusent de toutes parts. Le retour progressif à la paix a ses vertus. Nous sommes à Niadhiou, dans l’arrondissement de Niaguis, dernier village avant les bases rebelles nichées dans les forêts de Blaz et de Bissine. Le convoi amené par l’armée s’y est arrêté par moments pour procéder aux derniers réglages, avant de se fondre dans les denses et immenses saillies. Parmi les soldats, des journalistes « embeded » quelque peu impressionnés. Les militaires, dont la sérénité n’a point été troublée, apprêtent leurs armes et leurs radios leur permettant de communiquer. Aucun détail n’est négligé. Après les ovations enthousiasmantes des villageoises et les instants de communion, on reprend le périple. «Top, c’est parti ! Les gars, on peut y aller », lance un colonel. Aussitôt après, les véhicules se mettent en route, laissant derrière eux les villages de Petit Agnack, d’Agnack grand et de Niadhiou.
Nous empruntons ainsi une petite piste réalisée à la va-vite par le génie militaire venu de Bargny pour prêter main forte à la zone militaire n°5 dirigée par le Colonel Souleymane Kandé dans le cadre de cette opération de sécurisation et de restauration de l’autorité de l’État. C’est silence radio au beau milieu de nulle part. Seuls des militaires installés à deux voire un peu plus dans les bases avancées donnent vie à ces immenses forêts. On s’y perdrait. Les voitures décélèrent. Pour atteindre les bases rebelles démantelées par l’armée vers la fin du mois de janvier, nous étions obligés d’affronter cette piste distante d’environ 60 km de la ville de Ziguinchor. Le voyage vers Bouman, Boussouloum, Badiong et Sikoune est une longue suite de secousses.

Vieux matelas, ustensiles, documentation…

Après quelques kilomètres de route, nous voilà à Bouman, premier site rebelle repris par l’armée. Les combats y ont été « un peu intenses », confie un élément du bataillon de commandos venu de Thiès. Les rebelles, ajoute-t-il, n’ont pas hésité à répliquer aux tirs à l’arme lourde. Ils ont abandonné et disparu dans la nature à la vue de l’avion de reconnaissance. Les combattants appartenant au Mfdc ont fui, laissant sur place tout leur matériel (de vieux matelas, de la documentation, ustensiles de cuisine…), leurs plantations de cannabis…
Cap sur Badiong, à une vingtaine de kilomètres de la commune d’Adéane. Dans cette ancienne base rebelle, sont exposés des vélos (15), de l’armement, des munitions, du matériel d’intendance, de la logistique, des médicaments. L’armée a pu saisir des canons de B10, des roquettes Rpg, des minutions de 7-62 sur bande et de 12-7, des armes M203 (lance grenades), des fusils d’assaut Famas, trois motos Jakarta, cinq calèches et du bétail dont des poules qui se sont accommodées à la nature. Mais, la prouesse des soldats, c’est surtout d’avoir mis fin à la culture du chanvre indien dans ces zones. Dans presque toutes les bases reprises par l’armée, les éléments de l’aile sud du Mfdc y développaient la culture de ce produit prohibé sur des hectares.

Une stratégie bien murie

Pour faire tomber toutes les quatre bases, l’armée a bien étudié son plan. En plus de l’avion de reconnaissance qui survolait les zones repérées et les tirs d’artillerie, des troupes au sol avançaient en même temps. Toutes ces opérations combinées ont précipité la chute des bases de Bouman, dans les forêts de Bilasse, de Boussoloum, de Badiong et celle historique de Sikoune. Deux hommes ont été à la tête de ces opérations. Il s’agit des Lieutenants-colonels Mathieu Diogoye Sène commandant le 3ème bataillon d’infanterie de Kaolack et Clément Hubert Boucal du bataillon de commandos installé dans la base militaire de Thiès. Lors de cette opération, le premier a dirigé le Groupement tactique interarmes Charly, essentiellement composé des éléments du 3ème bataillon d’infanterie venu de Kaolack et qui a conquis la base de Badiong. Son bataillon était au premier échelon pour la conquête de cette base effective le 1er février dernier. À Badiong, il y a eu également une « petite » résistance des individus armés. Il en a été de même à Bouman dans les forêts de Blaz.

Des plantations de cannabis à perte de vue

Sikoune, sanctuaire de la rébellion, est tombée grâce au commandant du bataillon de commandos. Le Lieutenant-colonel Hubert Boucaly a joué un rôle déterminant.
C’est une historique position rebelle où ont transité tous les caciques du mouvement indépendantiste (César Atoute Badiate, Salif Sadio) avant de migrer vers leurs bases actuelles. Dans cette base historique, se développent beaucoup d’activités illicites telles que le commerce de bois et l’exploitation des produits forestiers. Il y a des champs de chanvre indien à perte de vue. « Cette économie criminelle permettait aux bandes armées d’acquérir des équipements militaires pour affronter les armées. L’armée sénégalaise a démantelé toutes ces bases », s’est félicitéle chef de corps du bataillon de commandos le mardi 09 février 2021 au terme d’une visite à l’initiative de la zone militaire n°5 de Ziguinchor. Les rebelles ont donc vidé les lieux pour des destinations encore inconnues. L’une des ailes sud d’Atika est conquise. Pendant ce temps, l’armée sénégalaise se déploie dans ces zones et travaille d’ores et déjà à un retour des populations. Un retour dans leurs terroirs d’origine attendu depuis plus de trois décennies.Gaustin DIATTA

Dakar : le Cusems en débrayage ce mardi, une grève totale annoncée mercredi et jeudi

https://www.pressafrik.com L’école sénégalaise renoue avec les perturbations cette semaine. Les cours ont été arrêtés ce mardi 16 février,  à 10 heures. La raison, le cadre unitaire syndical des Enseignants du Moyen et du Secondaire (CUSEMS)/section Dakar, a observé un débrayage.
Les syndicalistes ne comptent pas s’arrêter-là. Ils ont annoncé une grève totale demain, mercredi 17 et jeudi 18 février 2020.
Les enseignants grévistes exigent le paiement de leurs indemnités liées aux examens du baccalauréat et du Bfem  (Brevet de fin d’études moyennes) 2020. Ils décrètent également le boycott de toutes les évaluations .

Covid-19 : « une vingtaine de décès enregistrés » dans le système éducatif, le Cusems alerte

https://www.pressafrik.com Le cadre unitaire syndical des Enseignants du Moyen et du Secondaire (CUSEMS) n’en peut de la situation précaire que vivent les enseignants en cette période de pandémie du coronavirus. Son Secrétaire général, Abdoulaye Ndoye, est monté au créneau pour alerter les autorités du danger qui guette l’école sénégalaise. Face à la presse mardi matin, il a annoncé que plus d’« une vingtaine (20) décès ont été enregistrés aussi bien dans l’éducation nationale au niveau du supérieur».
« Hier (lundi) nuit, un collègue m’a appelé pour me dire : ‘non seulement, j’ai chopé le virus, mais j’ai transmis le virus à ma famille’. Jusqu’au petit matin, nous étions en train de trouver les moyens pour la prise en charge de son épouse qui traine des maladies chroniques », a pesté le syndicaliste.
Selon Abdoulaye Ndoye, beaucoup d’enseignants aussi bien du côté de l’enseignement supérieur que du côté de l’éducation nationale, sont morts de la Covid-19. «Plus d’une vingtaine de décès ont été enregistrés, surtout dans l’enseignement supérieur, il y a beaucoup de morts à l’université », a-t-il révélé.

« L’heure est grave », a lancé Abdoulaye Ndoye, pour qui, « C’est une vingtaine d’enseignants aujourd’hui, qui sont contaminés.C’est comme si on dit aux enseignants aller mourir»

Lors de l’ouverture des classes, en début novembre dernier, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avait formulé des recommandations et demandé à chaque établissement de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la propagation du virus. Mais, une tournée effectuée dans les régions du Sénégal ont permis aux membres du Cusems de conster qu’ :    « Aucune disposition n’est prise ».
Abdoulaye Ndoye d’expliquer : « Le protocole sanitaire qui a été validé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, ce protocole est clair et précis : ‘trois (3) masques par élève, professeur, personnel administratif, technicien de surface’, ça n’existe pas. Le port systématique du masque dans les écoles, on a perdu l’habitude, distanciation physique, ce n’est pas respecté. Le dispositif de lavage des mains n’est pas fonctionnel dans certaines écoles ».
Le Cusems dit avoir fait une tournée dans les départements de Kébémer, Nioro, Gossass, Fouta, et Bambey. « Le constat est le même partout. les mesures édictées par le ministère de la Santé ne sont pas respectées », s’est-il désolé.
« On a des cas à Kaolack, et  à Thiès c’est encore pire. Il y a trop de cas de Covid-19 actuellement à Thiès. À Dakar, on n’en parle pas », a conclu Abdoulaye Ndoye.Aminata Diouf

Covid-19 : «la gestion en manque de science» du ministère de la Santé décriée

https://www.pressafrik.com Les tests positifs ne devraient pas être les seuls indicateurs du ministère de la Santé dès lors que des malades testés négatifs au Pcr, mais qui présentent des arguments clinico-radiologiques (scanner) en faveur de la covid19, ne sont pas comptabilisés dans les chiffres des autorités sanitaires. C’est l’avis de certains spécialistes de la santé qui parlent d’une « gestion en manque de science » face à un monde qui évolue sur la base de statistiques fiables.

Des patients Covid, bien que testés négatifs au test Pcr, sont souvent positifs au scanner. Hélas, ils ne sont pas pris en compte dans les chiffres du ministère de la Santé !

Au Sénégal, ce sont les essais cliniques avec Pcr qui déterminent la positivité des cas de covid-19. Ces tests étant centralisés, ce sont donc les autorités sanitaires qui sont les seules habilitées à faire le comptage des cas recensés au niveau du public comme dans le privé. D’où leur litanie quotidienne consistant à informer, tous les matins, à 10 heures précises, sur le nombre de cas de patients testés positifs, les contacts-suivis, les contacts communautaires, les malades en réanimation, ou encore les décès enregistrés… la veille.
Une manière de communiquer sur la pandémie qui a fini d’entrer dans les habitudes des Sénégalais. Depuis le premier cas apparu dans notre pays le 02 mars dernier, ce sont au total 31 275 cas positifs qui ont été enregistrés dont 25 635 guéris, 754 décédés, et 4885 patients encore sous traitement dans les hôpitaux ou à domicile. Sauf que les spécialistes de la santé ne sont pas d’accord avec les autorités sanitaires sur leur technique de comptage des cas.

Les tests Pcr ne devraient pas être les seuls indicateurs du ministère

D’après ces spécialistes, la stratégie ministérielle ne permettrait de pêcher qu’un tout petit nombre de cas dans l’océan des contaminés. « Les chiffres du ministère sont à prendre avec des pincettes. Ils sont en dessous du nombre de personnes infectées. On nous parle de 10 à 11 décès en moyenne par jour. Or,  il y en a beaucoup  plus.  D’ailleurs,   le nombre  important  de  levée  de corps  et  d’enterrements  au  niveau des cimetières pourrait être un indicateur. Les tests ne sont pas fiables à cent pour cent comparés au scanner », soutient un médecin du privé qui signale que, souvent, des patients testés négatifs au Pcr se retrouvent en situation de positifs au scanner.
A en croire notre interlocuteur, le scanner permet de mieux poser le diagnostic chez un malade dont le médecin suspecte quelque chose liée à la Covid. En termes plus clairs, le scanner confirme souvent des cas là où le test a échoué. « Ce sont pourtant des  malades  suspectés  positifs mais avec un Pcr négatif », ajoute ce médecin du privé qui reste convaincu que ces patients devaient figurer dans les chiffres du ministère parce que atteints de Covid.
« Encore que parfois, ce sont des malades qui étaient déjà guéris ou qui ont la perte de l’odorat  depuis  plus  de  6  mois. Ce qui est plus grave c’est qu’il y a  des  malades  en  réanimation qui  n’ont  plus  le  virus  dans  le corps. Donc,  c’est des négatifs. Il y a des malades déclarés guéris et qui,  deux à trois jours après, nous reviennent avec des signes de détresse. Il faut dire qu’à un moment  donné,   le  virus  n’est plus là mais il avait déjà agi négativement  sur  une  partie  du corps ».
Autrement dit, des séquelles peuvent rester après la maladie. C’est pourquoi, explique ce praticien, « personnellement, mes chiffres,  ce sont les malades suspects.  Parce  que  le  scanner étant  plus  sensible,   les  tests  ne sont pas fiables à cent pour cent. Par conséquent,  quand il y a moins de  suspects,   il  y  aura  forcément moins de cas ».
Pour ce spécialiste de la santé, « la gestion de la pandémie  de  Covid-19  manque  de science.  Elle  n’est  pas  bonne  car elle est centralisée. Les médecins sont  laissés  à  eux-mêmes  avec leurs cas suspects. Il y a des mois où la contamination avait explosé, or  la  maladie  n’était  pas  sévère. Lors de la première vague,  on ne voyait rien,  mais cela fait un à trois mois,  on voit des cardiaques même chez les jeunes. Cette gestion est catastrophique  et  la  prise  en charge  à  domicile  pose  problème ».
C’est du moins le coup de gueule d’un spécialiste de la santé qui croit dur comme fer que quelque chose de bizarre se passe dans la façon de gérer l’épidémie à coronavirus au Sénégal « par des gens isolés dans les bureaux et qui racontent n’importe quoi. Au moment où ceux qui sont tout le temps sur le terrain n’ont pas droit à la parole. On ne leur tend même pas le micro », se désole-t-il.
Il pense qu’ailleurs qu’au niveau de l’Iressef (Institut de recherche en santé et soins épidémiologiques), il devrait y avoir des médecins permanents pour consulter et hospitaliser des malades. Mais aussi faire des tests de diagnostic rapide sur les décès suspects pour voir si c’est des Covid post mortem, rapporte Le Témoin.AYOBA FAYE

Dr Ousmane Guèye du Sneips sur le Covid-19 : «Février sera plus meurtrier»

La tendance à la hausse des cas de Covid-19 continue d’inquiéter les autorités sanitaires du pays. Dr Ousmane Guèye, directeur du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), annonce un mois de février plus meurtrier que les précédents.
Après sa lecture des cas de décès qui ne cessent de se multiplier ces temps-ci, le Dr Ousmane Guèye, directeur du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), pense que le pays est encore loin de sortir de l’ornière. Selon le directeur du Sneips, invité dans une radio de la place, le mois de «février sera plus meurtrier que les autres». En plus d’enregistrer hier 268 nouvelles contaminations, le pays a perdu 6 de ses enfants, portant ainsi le nombre à 754 morts des suites de cette pandémie.
Ces nouvelles contaminations concernent 119 contacts suivis et 149 cas issus de la transmission communautaire recensés à Dakar et dans d’autres endroits du pays. Le Dr Guèye pense, en outre, que seule la vaccination peut changer la situation. En attendant, il invite la  population  au respect des mesures barrières.
Selon les informations livrées hier par le directeur de la Prévention, 252 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, alors que 63 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Depuis l’apparition de cette maladie le 2 mars dernier, le Sénégal a comptabilisé à ce jour 31 mille 275 cas positifs dont 25 mille 635 guéris, 754 décès et 4 885 encore sous traitement.
En attendant l’arrivée du vaccin prévu pour mars, les autorités sanitaires encouragent les citoyens au respect des mesures barrières

SECONDE VAGUE DE LA COVID-19 AU SÉNÉGAL  : Amacoudou Diouf appelle à une mobilisation collective

http://www.sudonline.sn Face aux statistiques alarmantes et macabres rendues publiques tous les jours par les autorités sanitaires sur la situation du coronavirus au Sénégal, Amacoudou Diouf de l’Ong Ahdis avance : «il y a lieu de sonner l’alerte, pour que nous puissions retrouver cette force collective qui a prévalu face au premier assaut de la pandémie»

Pour M. Diouf à la date du 1er février 2021, le rapport de situation nº 80 du Sénégal montre qu’aucune région du pays n’est épargnée par ce fléau. «La répartition des cas confirmés de Covid-19 par district sanitaire s’établit actuellement à 77/79. Soit une proportion de 97 %. Les deux districts sanitaires épargnés sont Dianké Makha et Goudomp», a-t-il renseigné

Et de poursuivre : «le dernier rapport de situation souligne également que les Pyramides des âges des cas de COVID-19 au cours des deux vagues montre une inversion des classes d’âge les plus touchées dont la tranche d’âge 25-34 ans était la plus touchée lors de la première vague avec un ratio Homme/Femme de 1, 4 et dans cette 2ème vague, la tranche d’âge 60 ans + est la plus touchée et le ratio Homme/Femme est de 1, 3. Hélas ! On note aussi que l’âge moyen des personnes décédées est de 69 ans, avec un minimum à 19 ans et un maximum à 95 ans.
En conséquence, jeunes comme vieux, personnes n’est à l’abri». Des statistiques qui l’ont amené à dire dans une déclaration « paradoxalement, les populations affichent généralement peur et inquiétude à l’énonciation des bilans quotidiens fournis par le ministère de la santé et de l’Action sociale, et ne semblent pas prêtes à changer de comportement face à la force destructrice de la deuxième vague de Covid-19».
Toutefois, face à cette situation, le patron d’Action humaine pour le développement intégré (AHDIS) appelle à l’éveil des citoyens sur le drame qui se dessine. Pour lui, c’est le moment de renouer avec l’engagement communautaire, dans l’optique que le combat soit pris en charge par les communautés elles-mêmes, au plus près de chaque localité, chaque communauté religieuse, coutumière ou estudiantine, au plus près de chaque organisation professionnelle, syndicale ou de la société civile, au plus près de chaque tranche d’âge, dans l’administration publique, dans les entreprises nationales et privées, les structures hospitalières, entre autres. «Nous invitons les populations des villes et des campagnes, comme elles l’avaient fait durant la première vague, à prendre conscience de l’existence de la maladie et à respecter les gestes barrières», a-t-il avancé.
Et de lancer également un appel à l’endroit des scientifiques pour davantage aller au-delà du disponible, en s’engageant sans complaisance dans une recherche approfondie, en vue de trouver une réponse adéquate à cette pandémie, au-delà des lauriers tissés. AHDIS a en outre salué l’engagement du gouvernement à démarrer les opérations de vaccination d’ici à la fin du mois. «Nous marquons notre engagement à l’accompagner dans ce sens et l’invitons d’ores et déjà à lancer une campagne de communication pour faire comprendre et accepter ces opérations vaccinales», a-t-il soutenu

GRIPPE AVIAIRE  : LA SURVEILLANCE MAINTENUE, MALGRÉ LA MAÎTRISE DU FOYER DE POUT

Thiès, 16 fév (APS) – La surveillance sanitaire reste maintenue, malgré la maîtrise du foyer de grippe aviaire découvert en fin 2020 dans la commune de Pout, a indiqué mardi à l’APS, la cheffe du service régional de l’Elevage et des Productions animales de Thiès.
Le dispositif sanitaire est maintenu et il a été demandé aux aviculteurs de continuer à nettoyer et désinfecter leurs installations, avec l’aide du service d’hygiène, pour s’assurer de l’éradication du virus, a expliqué docteur Astou Fall.
« Dès qu’ils finiront le nettoyage, on fera les prélèvements sur les abreuvoirs et sur les lieux pour voir si le virus est toujours là ou pas », a-t-elle poursuivi.
Le réseau One Health a été activé à ce sujet par le gouverneur qui a mis en branle l’ensemble des services impliqués dans la santé humaine et animale, selon la cheffe du service régional de l’Elevage de Thiès.
Il s’agit du service de l’environnement, du service d’hygiène, des sapeurs-pompiers, de la région médicale et de la gendarmerie, avec lesquels l’élevage a travaillé depuis la découverte de ce foyer de grippe aviaire.
D’après docteur Fall, des sociétés privées d’exploitation de carrière ont aussi apporté leur concours aux autorités, dans la gestion de ce problème.
« Depuis qu’on a fini l’abattage le 10 janvier, jusqu’au moment où je vous parle, on n’a pas encore eu de cas confirmé de grippe aviaire. Donc, on peut dire pour le moment que ça a été maîtrisé », a-t-elle dit.
Le 30 décembre 2020, des cas d’influenza aviaire type A, phénotype H5N1, avaient été confirmés dans une ferme de la commune de Pout (région de Thiès).
« Heureusement pour nous, la ferme était isolée », a indiqué le responsable régional du service de l’Elevage, relevant que les exploitations les plus proches de la ferme contaminée, sont situées à plus de 1, 5km.
Aussitôt que l’information a été confirmée, le service de l’élevage, aidé d’autres services, dont les sapeurs-pompiers et le service d’hygiène,  a procédé à un abattage sanitaire.
« On a abattu et enterré tout. On a détruit tous les produits issus de la production animale, le plus tôt possible, pour limiter la propagation », a assuré docteur Astou Fall.
De même des investigations de cas ont été menées discrètement dans les fermes aux alentours, où des mortalités ont été déclarées, afin d’’’éviter la panique ».
Grâce à un arrêté préfectoral, a-t-elle signalé, les autorités ont « très tôt circonscrit la zone », avec l’appui de la gendarmerie, qui a aidé à limiter toute entrée ou sortie d’animaux ou de produits avicoles.
Tenant compte des oiseaux, qui sont des vecteurs de propagation de la maladie, le ministère de l’Elevage et des Productions animales avait instruit les services d’incinérer et d’enfouir tous les produits suspectés d’être contaminés.
A chaque fois que des mortalités ont été signalées, des prélèvements ont été effectués et envoyés au laboratoire, pour rechercher systématiquement le H5N1, même s’il est sollicité pour d’autres maladies, relève docteur Astou Fall.
« Pour le moment, on est rassuré, parce qu’on a maîtrisé le foyer », a-t-elle insisté.
Selon la cheffe du service régional de l’Elevage, la vaccination de la volaille contre la grippe aviaire n’est pas encore à l’ordre du jour, le Sénégal n’ayant jamais été confronté à cette maladie et n’a donc pas jugé nécessaire d’en importer le vaccin.ADI/BK/MD

Affaire Sonko-«Sweet» et pas fin des menaces de mort : Maïmouna Ndour Faye, Maty trois pommes et des personnalités du régime, elles aussi victimes..

https://www.dakaractu.com Les nombreux partisans de Ousmane Sonko sur les réseaux sociaux, depuis l’éclatement de l’affaire Sweet Beauté, ne concourent pas à sortir d’affaire le leader de Pastef. Tout au contraire, ces derniers dans des posts irréfléchis, menacent de mort à tout va les journalistes, les politiques et même ceux qui, de façon anonyme, apportent des débats contradictoires dans cette affaire. La dernière en date a eu lieu hier lors de l’émission « l’invité de MNF » de notre confrère Maïmouna Ndour Faye qui avait comme invité Me El Hadj Diouf, avocat de Adji Sarr.
La journaliste a révélé, capture d’écran à l’appui, les menaces d’un « apprenti juriste », Ansou Galass Diédhiou qui a appelé à « abattre » la présentatrice de l’émission. Et pire, a fait savoir cette dernière, les menaces sont aussi envoyées directement par messagerie.
Et ce n’est pas un cas isolé puisqu’une autre animatrice, cette fois basée en Europe, Maty 3 Pommes, a décrié les tentatives de musèlement des partisans de Sonko. Cette fois aussi, c’est pour avoir invité Me El Hadj Diouf qu’elle a été menacée, a-t-elle fait savoir sur sa page YouTube. « On m’a averti qu’il y a des gens qui veulent attenter à ma vie à cause de la politique », a-t-elle dénoncé. Elle a promis de faire face à ses détracteurs et une riposte à la hauteur des attaques.
Moins connue que ces deux précédentes personnalités, Gabrielle Kane, une jeune dame connue lors d’une émission télé dernièrement, est elle aussi l’objet d’attaques. En plus de défendre crânement la jeune plaignante dans l’affaire Sonko, elle lui avait, dans une contribution, fait part de toute son amitié et de son soutien. Ce qu’elle paie cher en ce moment en étant menacée elle aussi de toutes parts par les « Sonko boys ».
Face à une vague de violence verbale, depuis le début de cette affaire, la police surveille nuit et jour les réseaux sociaux. Et il nous revient dans un audio dont
Dakaractu a eu possession, des menaces d’un quidam qui a été clairement identifié qui appelle à brûler les maisons du procureur Serigne Bassirou Guèye, du ministre de l’Intérieur Antoine Diome et enfin celle du ministre de la Justice Me Sall. Il a appelé à intenter à la vie de ces trois personnalités aussi, mettant cela sur la cause d’un combat « pour le départ de Macky Sall » …

«Communiqué polémique» du Pds sur l’affaire Sonko/Nafissatou Diallo recadre leurs détracteurs : «Le président Wade n’a aucune explication à donner à…Il ne fait  que réorienter le débat…Que les Pro-Sonko évitent d’enfoncer leur leader»

https://www.dakaractu.com La secrétaire nationale à la communication interne du parti démocratique sénégalais, Nafissatou Diallo, n’a pas hésité à monter au créneau pour nous donner le fond de sa pensée sur le communiqué récent de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade.
S’exprimant au téléphone de Dakaractu, Nafy Diallo, sans ambage, considère que l’ancien président Abdoulaye Wade est dans une posture de sentinelle. « Il ne fait que tendre la perche en réorientant le débat. Cependant, il est absurde de penser que le président Wade enfonçait Sonko car, il anticipe sur les éventuelles charges que l’ennemi  pourrait utiliser contre lui… », souligne la libérale en faisant allusion à l’appel à l’insurrection, atteinte à la sûreté de l’État, destruction des biens d’autrui pouvant corser tout un dossier déjà ficelé contre Sonko.
D’autre part, la chargée de la communication interne du parti démocratique sénégalais considère qu’il est temps que les Sonko-Boys évitent d’enfoncer leur leader en adoptant une posture responsable et en développant une communication uniforme car, ce régime en face est capable de tout lui coller. « Ils doivent réfléchir à faire face, de manière intelligente à toute autre éventualité pouvant compliquer le dossier du patron de Pastef », renchérira Nafissatou Diallo..

Affaire Ousmane Sonko : «C’est grave parce qu’il s’agit bien d’un complot et que probablement le chef de l’État n’a jamais été mis au courant» (Me Clédor Ciré Ly)

https://www.dakaractu.com L’un des conseillers d’Ousmane Sonko, en l’occurrence Me Ciré Clédor Ly, a confié à Dakaractu que cette histoire de viol dont le leader de Pastef est accusé est une affaire grave dans un État de droit. Il laisse entendre qu’on ira bientôt dans des enlèvements. « Ils sont entrés dans un complot et ils ont des problèmes pour s’en sortir et maintenant, ils portent atteinte aux libertés des citoyens », a-t-il dit.
Par rapport à l’affaire de l’épouse Birame Souleye Diop, la robe noire estime que ce sont des activités d’intimidation qu’ils mènent autour de l’entourage d’Ousmane Sonko pour faire peur à tout le monde. Il ajoute qu’ils veulent créer de la psychose et tout cela participe aux mensonges.
S’agissant d’un probable procès de l’affaire Sonko, il estime que tout dépendra du chef de l’État qui est maître à bord et qui devrait savoir que la stabilité du pays pourrait être menacée et ce sera la seule responsabilité du ministre de l’Intérieur et du ministre de la justice. C’est lui qui doit veiller sur la sécurité et sur l’ordre public.
Me Ciré Clédor Ly termine en faisant savoir que c’est un complot et probablement que le Chef de l’État n’a jamais été mis au courant et qu’il n’était pas impliqué, mais maintenant, qu’il est clair que c’est un complot mal ficelé, il doit y mettre un terme…

Procédure de levée de l’immunité  parlementaire du leader de Pastef : Aida Mbodj désignée avocate de Ousmane Sonko

https://actusen.sn L’Assemblée nationale sera, ce mercredi, en plénière, pour valider la commission Ad’hoc qui doit procéder à la levée de l’immunité parlementaire du leader du Pastef Ousmane Sonko, accusé de viols répétés et menaces de mort par une masseuse.
La plénière sera à huis clos à cause de la pandémie du coronavirus. Toutefois, l’avocat de Sonko dans cette affaire est connu. Il s’agit d’Aida Mbodji. Elle va assister l’ancien Inspecteur des impôts et des domaines pour sa défense lors des travaux de la commission ad hoc en charge de l’instruction de son dossier à l’Assemblée nationale.
Aussi la députée Fatou Ndiaye de ‘’Rewmi’’ qui devait siéger dans la commission s’est retirée. Et c’est désormais Cheikh Bamba Dièye qui représente les députés non-inscrits à la commission d’instruction de la levée de l’immunité parlementaire.

Les 20 jeunes militants de PASTEF dénoncent les actes de torture de la police

LeTemoin-Libérés après leur garde à vue dans les commissariats de police de Dieuppeul et Central, les 20 jeunes militants de Pastef, arrêtés lors des violences à la cité Keur Gorgui l’autre lundi, ont tenu un point de presse hier. But de ce face-à-face avec les journalistes : dénoncer les actes de torture dont ils ont été victimes de la part des policiers des deux commissariats.
Ils n’oublieront pas de sitôt leur séjour au commissariat de Police de Dieuppeul et au commissariat Central situé au centre-ville.
Les 20 jeunes militants de Pastef arrêtés la semaine dernière lors des affrontements survenus à la cité Keur Gorgui, où réside leur leader Ousmane Sonko, soutiennent avoir été torturés et maltraités par les policiers. Ils ont tenu un point de presse, hier, pour faire part à l’opinion des actes de torture que les policiers leur ont fait subir pendant la période de garde à vue. « Nous avons été arrêtés  sans  explication.
Beaucoup  d’entre nous sont des maçons, des étudiants. D’autres vaquaient tranquillement à leurs occupations. On  nous  a  conduits  aux commissariats  de  Dieuppeul  et  Central.  En cours de route, les policiers nous ont bastonnés. Ils nous reprochaient d’avoir incendié des voitures et brûlé des pneus et de s’être opposés  à  eux  » a raconté d’une voix pudique Adama Diassé, un des vingt jeunes libérés. Ces jeunes militants qui ont été arrêtés avant d’être finalement libérés n’en reviennent toujours pas des actes de barbarie que les policiers leur ont fait subir. Ils ont tous nié être les auteurs des actes de violence perpétrés dans la capitale le lundi 8 février dernier.
« Personne d’entre nous n’a jeté une pierre à des policiers encore moins brulé des voitures. Une fois au commissariat de
Dieuppeul,   les  policiers  ont  confisqué  nos  téléphones  portables.  Des  blessés  avaient besoin de soins médicaux, ils ont été laissés à eux-mêmes sans assistance. La situation était pire à la Police centrale. Là-bas, les policiers nous ont déshabillés et nous ont ordonné de passer la nuit sur les carreaux avec cette fraicheur sans se soucier si parmi  nous il y avait des malades. Personne ne pouvait imaginer cette scène de violence qu’on nous a fait subir dans ces commissariats. Nous ne sommes pas des criminels pour qu’on nous traite de cette sorte. Nous n’avons créé aucune association de malfaiteurs » a soutenu l’un des jeunes manifestants libérés

Mon avis sur «X »… par Daouda Mine

Pourquoi le Procureur de la République a visé X dans le dossier qu’il a confié au juge du 8e cabinet alors que la plainte de Adji Sarr pour viol vise directement le leader de Pastef, Ousmane Sonko ?
Pourquoi l’Assemblée nationale instruit la levée de l’immunité parlementaire d’un député si tant est que la saisine du juge d’instruction ne vise pas cette personne ?
Voilà des questions qu’on entend ces derniers temps sur les plateaux de télé et qu’on voit sur les réseaux sociaux.

Ma modeste contribution est que les 2 procédures ne sont pas identiques

Pour ce qui est de la procédure judiciaire, l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale (qui reprend un article de la Constitution) dispose qu’aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée.
A partir de ce moment, le Procureur ne peut initier aucune poursuite judiciaire contre Ousmane Sonko tant que son immunité parlementaire n’est pas levée. Même si la Section de recherches de la gendarmerie a terminé son enquête préliminaire à la suite d’une plainte pour viol dans laquelle Ousmane Sonko est cité nommément.
Comme l’article 71 du Code de procédure pénale permet au Procureur de saisir un juge d’instruction, à travers un réquisitoire ou une ordonnance, contre «personne dénommée ou non dénommée» et que l’article 73 du même code lui dit, qu’il peut dans son réquisitoire introductif, et à toute époque de l’information par réquisitoire supplétif, requérir du magistrat instructeur tous actes lui paraissant utiles à la manifestation de la vérité, il pouvait bien saisir le juge du 8e cabinet ou tout autre juge d’instruction.
En visant X (personne non dénommée), il respecte les dispositions du Code de procédure pénale tout en se gardant de violer la Constitution et la loi portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
En effet, si le Procureur avait commis l’erreur de citer Ousmane Sonko dans son réquisitoire introductif (première pièce de la poursuite), il violerait la législation car la levée de l’immunité parlementaire de Sonko n’est pas effective. Ce serait alors un élément sur lequel les très brillants avocats de Sonko, des ténors du barreau, pourraient se baser pour soulever des exceptions aux fins de nullité de la procédure.
Si demain cette immunité est levée, le procureur pourrait bien donner un réquisitoire supplétif au juge du 8e cabinet, en visant cette fois-ci Ousmane Sonko.
Quant à la procédure à l’Assemblée nationale, elle est distincte de celle que nous avons évoqué plus haute.
Ici, c’est le ministre de la Justice qui saisit le président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire d’un député. Et dans sa lettre-demande, Me Malick Sall ne vise pas X, mais Ousmane Sonko, nommément cité dans la plainte déposée contre Adji Sarr et dans le procès-verbal d’enquête préliminaire dressé par la gendarmerie.
En définitive, l’Assemblée nationale n’instruit pas une demande de levée d’immunité parlementaire contre X, mais contre Ousmane Sonko, alors que la Justice ne peut installer le leader de Pastef dans aucune procédure tant que son immunité n’est pas levée, au risque de violer la Constitution et la loi, au risque de vicier toute la procédure.
D’où l’utilisation de X (personne non dénommée) dans le réquisitoire introductif confiant l’affaire de viol présumée au préjudice d’Adji Sarr instruite par le juge du 8e cabinet du tribunal de grande instance de Dakar.Daouda MINE Journaliste

Intimidations de journalistes : Le Synpics s’indigne et prend l’opinion à temoin

http://lesoleil.sn Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics) s’indigne de la propension de pratiques d’intimidation, de violence verbale à l’encontre de la presse. Il interpelle l’Etat du Sénégal à assurer aux journalistes, le libre exercice de leur profession, dans les seules limites de la loi et des règles éthiques et déontologiques.
Le Synpics s’érige en bouclier devant la vague d’intimidations, de violence verbale à l’encontre de la presse voire de menaces de morts adressées parfois anonymement à travers des messageries des réseaux sociaux. «Successivement les publications Les Echos, Source A, puis nommément les journalistes Cheikh Oumar Ndaw, Daouda Thiam, Yakham Mbaye, la présentatrice de l’émission «Com Politique» Zeynab Sankharé, Mame Maty Fall, journaliste établie en Europe plus connue sous le sobriquet «Maty Trois Pommes» et tout récemment Maïmouna Ndour Faye directrice générale de la chaine privé 7 Tv, ont été l’objet de menaces de mort», souligne Bamba Kasse, Secrétaire général (Sg) du Synpics à travers un communiqué.
Ces tentatives d’entrave de la liberté de presse sont inacceptables dans une République comme le Sénégal, souligne le texte. Le Synpics interpelle l’Etat du Sénégal à assurer aux journalistes sénégalais, le libre exercice de leur profession dans les seules limites de la loi et des règles éthiques et déontologiques. Enfin, le Synpics informe l’opinion qu’au regard de l’ampleur que prend ce phénomène, il sera procédé à la saisine des organisations internationales partenaires pour le cas échéant, en cas de nécessité, entamer des poursuites hors du territoire sénégalais contre tout auteur d’actes de violence contre la presse sénégalaise dûment identifié et localisé.O.BA

Go : Quand la presse charge Sonko

https://www.rewmi.com Ce patron de Pastef ne doit pas être un homme super affable. Ses sourires sont rares et ses déclarations publiques parfois arrogantes au point d’indisposer des proches.
Cela lui vaut-il pour autant une antipathie auprès des politiciens et même de la presse ?
On pourrait le croire qu’en cette fin de semaine a été trop riche en enseignements.
Pour mieux le harponner, des chaines de télés de la place n’ont pas manqué de substituer leurs présentatrices et leurs présentateurs à des personnages plus aguerris dans la presse et au parquet.
Cela a donné quoi enfin de compte à un spectacle désolant et déshonorant !
Quand des journalistes montent sur le plateau et essaient de démolir quelqu’un, ça laisse toujours un arrière goût dans la gorge de ceux qui se veulent honnêtes et constants.
Ne  dit-on pas d’ailleurs que le cœur bat toujours à gauche ? C’est-à-dire du côté des faibles et des orphelins ?
Nous n’en dirons pas plus. Mais en tout cas, tant que les avocats et les journalistes connus pour leur excentricité continuent à faire le sale boulot, il ne sera plus prospère dans ce pays où les gens aspirent à une vraie liberté et non des « libertudes. »CEBE

Affaire Sonko : Vent de rébellion dans la magistrature ?

https://www.seneweb.com L’affaire de la masseuse Adji Sarr, qui accuse Ousmane Sonko de « viols et menaces de mort », serait en train d’installer un profond malaise au sein de la famille judiciaire.
D’après Walf Quotidien, des magistrats mettent en garde le Doyen des juges et celui en charge de l’instruction contre un éventuel mandat de dépôt du leader de Pastef.
Selon ces «rebelles», tout emprisonnement de Sonko sera «un pas de trop dans l’instrumentalisation de la justice».
«Aucun juge sérieux ne doit accepter de placer Ousmane Sonko sous mandat de dépôt», prévient une source judiciaire.
Et, semble-t-il, « le juge du 8e cabinet n’aurait pas assez d’éléments pour poursuivre ses instructions ».
« On ne peut pas parler de viol alors que le certificat médical dit qu’il n’y a pas de rapports sexuels », tranche un magistrat.

Attention au front nord, général Macky ! Par Mamadou Oumar Ndiaye

Le président de la République peut-il avoir reconquis le Sud et perdre…le Nord ? Il s’agit d’une façon de parler, bien sûr, mais c’est tout comme. Car enfin, depuis bientôt 40 ans que les armes crépitent et que les canons tonnent en Casamance, c’est bien la première fois que l’Armée nationale inflige une victoire nette et sans bavure — pas un seul mort dans ses rangs ! — à la rébellion du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC).
L’offensive menée par nos braves soldats dans le Sud du pays leur a permis de reprendre les bases de Boumane, Sikoung, Badio et Boussoloum. Des bases fortifiées, solidement défendues et considérées jusque-là comme inexpugnables par les combattants rebelles. Eh bien, il a fallu quelques jours à peine pour les en déloger sous un déluge de feu. Nos forces composées du troisième bataillon d’infanterie de Kaolack, du cinquième bataillon et, surtout, des redoutables Bat’Paras — un corps pour lequel j’ai une grande admiration sans doute parce que j’ai grandi dans un quartier situé aux environs du camp Faidherbe de Thiaroye et où, gamin, je m’émerveillais devant les sauts du lieutenant Almamy Tamba, des adjudants Mamadou Marigo, Manga, El Hadj Sarr et autres Dyna Ndiaye — nos forces, donc, composées aussi du Bataillon des commandos (le fameux Bat-Codos) — ont effectué un excellent boulot et n’ont pas fait de quartier.
Sous leurs assauts, les rebelles ont détalé comme des lapins sans demander leur reste. Cette très belle victoire de l’Armée va permettre aux villageois chassés de leurs hameaux et de leurs terres depuis des décennies et errant depuis lors comme des âmes en peine entre Ziguinchor, la Gambie ou la Guinée Bissau, de rejoindre leurs hameaux et de reprendre leurs activités culturales ou de cueillette. Bref, de mener une vie normale.
Bien évidemment si nos « diambars » ont pu infliger une telle déroute aux rebelles, ils le doivent à leur professionnalisme et à leur courage. Mais pas seulement car, depuis que ce conflit de basse intensité — qui est aujourd’hui l’un des plus vieux en Afrique — a éclaté, les générations de soldats et d’officiers qui se sont succédé en Casamance depuis le magistère du président Abdou Diouf jusqu’à celui du président Macky Sall en passant par Abdoulaye Wade bien sûr — ont fait preuve du même engagement, du même courage et du même professionnalisme que les troupes qui, sous le commandement du colonel Souleymane Kandé, commandant de la zone militaire de Ziguinchor, ont porté l’estocade, à la fin du mois de janvier, aux rebelles du Mfdc.
Des rebelles qui, ces dernières années, ont multiplié les exactions contre les populations civiles tuant lâchement des coupeurs de bois comme à Boffa Bayotte ou torturant, voire exécutant, de pauvres dames ou des gamins inoffensifs, qui s’aventurent dans des forêts qu’ils considèrent comme leur chasse gardée. Une rébellion qui, c’est vrai, a connu une dérive maffieuse au fil des ans ses combattants ayant versé dans la culture et la vente du chanvre indien, le négoce de noix d’anacarde et le trafic de bois… Sans compter le racket sur les routes !

Armement ultrasophistiqué

Plus que le courage et l’expertise de nos soldats, toutefois, ce qui a fait la différence, cette fois-ci, c’est l’armement redoutable qu’ils ont utilisé. Un armement qui est du même niveau de sophistication que celui dont sont dotées les meilleures armées du monde. C’est que, depuis qu’il a accédé au pouvoir en 2012, le président de la République, constatant le niveau de sous-équipement inquiétant de nos forces armées, a entrepris un effort sans précédent d’équipement en leur faveur. Les traditionnelles parades du 04 avril sur le boulevard du général de Gaulle ont permis aux Sénégalais de se faire une idée de la montée en puissance de nos militaires qui, aussi bien en matière de fusils d’assaut, d’artillerie, d’avions et d’hélicoptères de combat, de drones mais aussi de vedettes a comblé son retard et se trouve désormais parmi les armées les mieux équipées du continent. Un effort herculéen a aussi été fait en matière de moyens de transport et dans le domaine logistique. Cette mise à niveau de nos troupes aussi bien en matière d’équipements et d’intendance — jusqu’au carburant ! — que d’entraînement et opérationnel était déjà effectuée sous le commandement du général de corps d’armée Mamadou Sow « Nogass » et n’a fait qu’être renforcée depuis.
Dans ces conditions, évidemment, l’Armée ne pouvait faire qu’une bouchée des combattants du Mfdc. Il s’y ajoute que l’environnement géopolitique a évolué favorablement pour le Sénégal et là aussi on le doit au président de la République. En débarrassant la Gambie du dictateur Yaya Jammeh et en aidant son poulain Umaru Cissokho Emballo a accéder au pouvoir en Guinée-Bissau, il créait les conditions de priver la rébellion de ses bases arrière dans ces deux pays. Ainsi devenus des poissons hors de l’eau, les rebelles n’en devenaient que plus vulnérables. Une rébellion qu’il avait d’ailleurs réduite à sa plus simple expression — ah, cette expression ! — après des négociations intelligemment menées par le biais du vieux briscard Robert Sagna. Bref, le président Macky Sall a géré de main de maître la situation en Casamance.

Au Nord, une histoire de viol mettant en cause un fils du Sud…

Et l’on ne comprend justement pas que sa brillante victoire en Casamance — au Sud donc — puisse être éclipsée voire ternie par une minable affaire de moeurs. Une affaire qui se joue au « Nord » — comme disent les Casamançais — et dont le principal protagoniste, justement, est un enfant du Sud. Oui, la région méridionale qui en a fait son champion emblématique sur le plan politique. Car, schématiquement, la (Basse) Casamance n’a connu sur le plan politique que trois leaders charismatiques depuis notre Indépendance : Emile Badiane, Robert Sagna et… Ousmane Sonko. Or voilà que ce dernier, englué dans une sordide affaire de viol, se trouve aux portes de la prison ! Comme s’il y avait une sorte de malédiction — à tout le moins une main invisible — qui s’ingéniait à toujours donner aux victoires du président de la République des apparences de défaites. Car enfin, même s’il n’est pour rien dans la commission — ou le dévoilement — des faits qui valent au patron du Parti Pastef-les-Patriotes de se retrouver sous la lumière des projections pour des accusations de viol —, le fait que ce scandale éclate au moment précis où il venait de triompher de l’hydre séparatiste n’arrange pas ses affaires.
Pour cause, beaucoup de gens, en Casamance en tout cas, ne manqueront pas de faire un amalgame entre ces deux faits pour se dire que, décidément, on s’acharne sur les Casaçais. Et que, de toutes façons, quoi qu’ils fassent et feront, la seule réponse à laquelle ils ont ou auront droit c’est celle des armes ou de la chicote ! Une réponse de la même eau que celle servie par l’alors ministre de l’Intérieur français François Mitterrand qui, en 1954, lorsqu’ont éclaté ce qu’on appelait alors pudiquement « les événements d’Alger », avait dit que la seule réponse que la France avait pour les Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et autres c’étaient les armes. Les Casamançais entrent en rébellion armée ? On les mate à l’artillerie lourde ! Ils choisissent de s’engager en politique et de jouer le jeu des institutions comme Sonko ? On les jette en prison ! C’est cet amalgame qu’il faut éviter de laisser prospérer.
Certes, dans cette vilaine affaire, Ousmane Sonko s’est tiré une balle dans le pied pour ne pas dire qu’il a tiré un mauvais coup (sans jeu de mots !) — car, après les accusations de viol portées par une masseuse d’un salon à l’image assez sulfureuse, c’est son image d’homme politique vêtu de probité candide et de lin blanc qui est bien entachée. Lui qui surfait sur une image de vertu et de bon musulman, voire de père de famille exemplaire, se retrouver dans une situation où son sperme est au centre de toutes les conversations, c’est assurément le plus rude coup qui puisse lui être porté. Lui qui avait bâti son fond de commerce sur l’intégrité par opposition au système « pourri ». Sur une image de « Monsieur Propre » et d’homme politique vertueux tout simplement. Car même si les circonstances des « viols » qu’aurait subis cette jeune fille sont assez rocambolesques pour ne pas dire plus — personnellement je ne crois pas à cette thèse du viol et notre journal avait mis en garde dès janvier 2020 contre toutes ces accusations imaginaires qui ne manqueraient pas de survenir après la criminalisation de cette pratique —, je ne jurerais pas qu’il n’y a pas eu de rapports sexuels entre la petite Adji Sarr et l’islamiste Ousmane Sonko. Comme quoi, les barbus sont des « kaccoor » comme vous et moi et aiment les belles choses ! Pour autant, je pense que rien que le discrédit porté à sa réputation et les pertes en termes électoraux que cette affaire lui portera suffisent comme châtiment pour Ousmane Sonko. Le tribunal de sa conscience vaudra toutes les cours de justice du monde ! Un peu comme l’œil de Caïn, les accusations de la masseuse du salon « Sweet Beauty » le hanteront sans doute nuit et jour.
Par conséquent, point besoin d’en rajouter et de le jeter en prison. En tout cas, le président de la République n’a vraiment pas intérêt à le faire. Car, en plus d’être taxé d’anti-Casamançais, on ne manquerait pas de l’accuser de s’acharner sur l’opposition ! Une opposition qu’il avait promis de réduire à sa plus simple expression… De fait, après avoir emprisonné Karim Wade et Khalifa Sall, mettre en prison Ousmane Sonko, actuel chef de l’opposition après le ralliement de M. Idrissa Seck, ne peut évidemment pas ne pas être classé dans ce registre de la persécution de l’opposition !Où l’on retombe du Sud au Nord.

Questekki  238  du mardi 16   février  2021

Dossier Ressources naturelles  :   A quoi servent  les Présidents des conseils d’administration des sociétés publiques ?

A vrai dire, le régime  BBY a réussi à créer un puissant contre -feu avec l’affaire dite Adji Sarr / Sonko, qui n’est qu’une machination  de plus contre les patriotes démocrates. On ne parle plus des décès et des cas graves  de la covid-19, de la détresse des jeunes en chômage, du pillage de nos ressources halieutiques et minérales.
Mary Teuw Niane a envoyé  un de ses affidés, nous dire  qu’il n’a pas besoin qu’on lui dise comment faire  son travail de PCA. Très bien.  A sa façon donc, il va nous clarifier l’affaire de nos 400.000 du scandale du siècle Sall-Timis concernant la spoliation du gaz de son Saint Louis. L’aspirant  à la mairie de Saint Louis ne peut pas ignorer les deals autour du gaz naturel de Saint Louis qui appartient au peuple sénégalais et donc aux Saintlouisiens aussi. En attendant,   Mr le Ministre MTN,    Oui  ou  non  Macky Sall est à son deuxième et dernier mandat ? Je dis oui et vous alors ?
Le contre-feu de BBY a éclipsé le limogeage de Mr Abou Lô, PCA de la société AIBD, envoyé comme ambassadeur au Congo Brazzaville. Auparavant, vous vous souvenez,   la  députée Mame Diarra Fame avait été limogée illégalement  par le Président Moustapha Niasse du conseil d’administration de la société
AIBD.  Dénoncer  cet acte illégal m’a valu une réaction incongrue de Moustapha Niasse en séance plénière.
En vérité, il y aurait  un trou de 6 milliards dans les comptes de l’AIBD dénoncé par Mme Fame et non démenti par le nouveau Directeur Général de l’AIBD. Le limogeage de Abou lô est sans doute lié à cette affaire. J’enverrai une question écrite au gouvernement.

Dossier nouveau  : Il est temps de réformer l’Assemblée nationale au Sénégal

Manifestement, comme l’avait fait remarquer Moustapha Diakhaté, l’Assemblée nationale fonctionne comme l’annexe du Palais. Elle est prête à violer la Constitution et les lois en vigueur pour satisfaire les désirs prédateurs du régime présidentiel. On l’a vu récemment avec l’affaire AIBD/Fame.
Aussi dans l’affaire de la levée de l’immunité parlementaire du député Sonko, le Bureau de l’Assemblée nationale agit de la même façon. En effet, pour lever l’immunité parlementaire d’un député, il faut que le parquet indique clairement par écrit les poursuites engagées contre le député. Ce qui n’a pas été fait par le parquet jusqu’ici dans l’affaire Sonko. En conséquence, le Bureau de l’Assemblée nationale aurait du déclarer irrecevable la demande du parquet transmise par le ministre de la justice. Ce comportement de l’Assemblée nationale est un obstacle à la démocratisation de notre société. Surtout, comme le dit Maître Wade, nous avons affaire à « un adversaire puissant et futé ».
C’est pourquoi, il est temps de la  réformer. A cet effet, il faut mettre fin à la pratique du rawgaddu qui fait que BBY peut avoir moins de 50% des voix aux élections législatives et obtenir plus de 75% des sièges. Ceci est injuste. Et on voit les dégâts dans la marche de la République.
Les prédateurs politiques parlent de l’instabilité qui découlerait de la suppression du rawgaddu dans les élections législatives et même locales. Ils aiment citer, leurs cultures politiques limitées, l’exemple de l’Italie. Cela m’a toujours fait rire, car c’est cette Italie qui reçoit les émigrés sénégalais.
La théorie du vainqueur qui prend tout (rawgaddu) est au cœur du présidentialisme obscur qui permet la prédation de nos ressources naturelles par les élites au service de leurs parrains.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 17/02/2021

JEUX DE CARTES – Vaccin chinois et interrogations…

Le Zimbabwe a reçu 200 000 vaccins offerts par la Chine. Un don du fabricant chinois Sinopharm. Ce pays, nous apprend-on, a pour objectif de vacciner 10 millions de personnes, soit environ deux tiers de sa population, pour atteindre l’immunité collective. La Chine a aussi fait don de 100 000 doses du vaccin développé par le même laboratoire Sinopharm à la Guinée équatoriale. L’annonce a été faite le 11 février dernier mais le don a été reçu le 10 février à l’aéroport de Malabo par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, selon le site internet du gouvernement équato-guinéen. Au Sénégal, après l’annonce du ministre de la Santé et l’Action Sociale Abdoulaye Diouf Sarr, d’un don de 200 000 vaccins de la Chine, sur un tweet vite supprimé, on nous explique finalement que 2, 2 milliards ont été dépensés pour l’achat de ce vaccin. Comparaison n’est certes pas raison mais cet état des choses est assez curieux. Notre pays se targue d’être un ami de la Chine et d’avoir une diplomatie efficace. Si l’on ne nous cache pas quelque chose, de pas du tout catholique, on peut bien penser à un échec diplomatique. On souhaite vivement la venue du vaccin “jaune” et d’autres vaccins susceptibles de nous soulager. Car, la Covid-19 est en train de nous dominer en mettant à nu nos travers sociétaux et une gestion étatique fort approximative de la pandémie. Revenons à nos petites querelles. C’est toujours le temps des manœuvres à l’Assemblée nationale, dans l’espace public notamment sur les réseaux sociaux. Les temps sont durs, le moment est pesant. Toutes les priorités sont reléguées au second plan, pour une affaire de viol qui prend des airs de comédie. Ce pays est irréel.

Mim Reew

Les vaccins Covid19 arrivent à Dakar

Comme prévu, le Sénégal va recevoir la première vague de doses de vaccins contre la Covid-19 dans la deuxième quinzaine du mois de février. C’est même ce mercredi 17 février 2021 que les toutes premières doses seront réceptionnées au Sénégal, par vol Air Sénégal. D’après emedia.sn, le Sénégal devrait recevoir en tout un lot de plus de 1, 296 millions de doses via l’initiative de solidarité dénommée « Facilité COVAX », mais également 200 000 doses achetées et payées de la firme chinoise Sinopharm. L’initiative « Facilité COVAX » a fixé ses prévisions sur la disponibilité précoce des doses du vaccin Pfizer/Biontech et d’AstraZeneca

Le pro-Sonko toujours en garde-à-vue

Les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) poursuivent toujours leurs enquêtes. L’épouse de Birame Soulèye Diop qui aurait dit aux enquêteurs qu’il s’est séparé de l’administrateur de Pastef est tombée à cause d’une puce qu’elle aurait acheté et identifié par un autre nom et avec laquelle elle se servait pour proférer des menaces. Elle a nié tous les faits. Mais la police technique est à contribution pour dénouer cette affaire qui implique également le coordonnateur de Pastef de Dakar.

La commission Ad Hoc ratifiée aujourd’hui

C’est ce matin que l’Assemblée nationale va ratifier la commission Ad hoc chargée de lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko accusé de viol par une masseuse. Les onze membres ont déjà été désignés avant-hier, mais il faut que l’Assemblée la ratifie pour lui permettre d’entamer ses auditions. Comme le veut la procédure en l’espèce, c’est après ratification que la Commission se réunira de plein droit pour mettre en place son bureau composé d’un président, d’une vice-présidente et d’un rapporteur. Suivant l’agenda qui sera décliné par la conférence des présidents, elle va convoquer Ousmane Sonko qui a le loisir de déférer accompagner de son avocat ou de ne pas y déférer. Quoi qu’il en soit, la Commission fera son rapport qui sera présenté devant une plénière qui décidera de lever ou non l’immunité parlementaire tel que réclamé par le gouvernement via le ministre Me Malick Sall. Visiblement, ce sera en mode fast tract que tout va se faire.

Lettre d’Adji Sarr

Une lettre prêtée à la masseuse Adji Sarr qui a accusé Ousmane Sonko de viols et de menaces de mort circule sur la toile depuis hier. Mais, cela ne relève que de la manipulation consistant à abreuver l’opinion de fake-news. C’est ce qu’a révélé son avocat, Me El Hadj Sarr dans une émission à la 7 TV. Le tonitruant avocat qui assure la défense d’Adji Sarr croit savoir même que cette lettre semble être écrite par un agrégé de grammaire ou par un professeur d’université. Donnant des nouvelles de sa cliente, il fait savoir que la jeune dame de 20 ans se porte bien et n’a aucun regret par rapport à son acte. Pour une énième fois, Me El Hadji Diouf a également décroché des flèches en direction d’Ousmane Sonko et ses proches qu’il accuse de vouloir terroriser la population. Il en veut pour preuve les menaces de mort dont se disent être victimes certaines personnalités comme Maïmouna Ndour Faye, Maty trois pommes et autres.

Terrorisme via le net

Restons avec ces menaces de morts contre notre consœur pour dire que le Synpics par la voix de son patron Bamba Kassé est monté au créneau pour dénoncer ce terrorisme érigé en règle sur les réseaux sociaux par les partisans de Ousmane Sonko qui se déchainent sur toute personne qui n’abonde pas dans le sens qu’ils veulent. C’est le cas de Gabrielle Kane qui a été lynchée par les sonkistes. À ce rythme, il faut avoir peur de les voir disposer d’un appareil. Après tout, on est en démocratie, chacun peut dire ce qu’il pense, mais c’est à la justice seulement d’asseoir la culpabilité ou l’innocence d’Ousmane Sonko.

Oumar Sarr restructure son Directoire

Oumar Sarr et Cie veulent se faire une place de choix dans l’échiquier politique national après leur entrisme dans le gouvernement de Macky Sall. Se réunissant par visioconférence à deux reprises notamment les lundi 8 et 15 février sous la présidence de leur leader Oumar Sarr, le Directoire du PLD/And Suqali a procédé à une large restructuration. Dans cette optique, après avoir examiné les propositions de structuration des directions, Oumar Sarr a nommé Sara Sall comme directeur des structures du parti. Il est aidé dans ses tâches par Souleymane Cissé et Mamadou Diagne en leurs qualités d’adjoints. Pour la mobilisation, le Directoire du PLD / And Suqali a porté son choix sur El Hadji Ba en tant que Directeur. Il a nommé Fatou Gaye et El Hadji Diouf comme adjoints. Au chapitre des Finances, il y a El Hadji Charles Diaw comme Directeur. Et pour ce qui s’agit de la communication, Oumar Sarr et Cie ont porté leur choix sur Ndèye Diakhou Fall qui doit assurer les relations avec les médias et pour le digital, il y a El Hadji Ousmane Ben Thioye. En ce qui concerne la communication interne, le poste revient à Yandé Diop. Khalifa Faye a été projeté comme Directeur de l’Ecole du Parti. Et pour les Relations avec les partis, Oumar Sarr a choisi Baba Ly. Le président du PLD / And Suqali s’est également doté d’un Conseiller spécial en la personne d’Idrissa Traoré. Enfin au sujet de l’actualité nationale, Oumar Sarr et Cie ont d’abord adressé leurs vives félicitations à Macky Sall avant d’appeler tous leurs militants et sympathisants et, au-delà tous les Sénégalais, à ne pas se laisser divertir par des polémiques inutiles et à demeurer concentrés sur les enjeux essentiels qui conditionnent l’avenir immédiat du pays.

Carême 2021 : Une journée de prières contre Covid-19

Le carême démarre ce mercredi dans un contexte particulier. En raison de la pandémie du covid19, Abbé Alphone Birame Ndour, Curé de la paroisse de Saint-Paul de Grand Yoff mise sur la démultiplication des célébrations. « Il nous est demandé de faire le maximum possible pour faire respecter les gestes que nous connaissons déjà. Donc, nous voudrions dans ce cadre-là faire en sorte que les célébrations puissent être démultipliées », estime-t-il. Mieux, il révèle également que la journée de demain a été décrétée par les évêques comme une journée de prières, de jeûne et de partage, conformément à cette lutte contre le coronavirus.

Une équipe de LAsnews.info» dans le foyer de la fièvre jaune

Kidira, foyer de la fièvre jaune dans la région de Tambacounda. La compagne de vaccination, a l’instar des autres districts concernés, a bien débuté dans cette partie du Sud-est du Sénégal. Les personnes ciblées sont au nombre de 62.208 personnes. Une équipe de « Lasnews.info » s’est déplacée pour mieux comprendre la situation. Globalement, 4 cas de fièvre jaune, dont 2 décès répartis dans le district de Kidira entre l’arrondissement de Bélé et celui de kéniéba, ont été signalés. Il faut noter que le district sanitaire de Kidira polarise 24 postes de santé.

Goxu-Mbacc : 7 pêcheurs portés disparus

Sept (7) jeunes pêcheurs ont été portés disparus à Goxu-Mbacc, un quartier de la langue de Barbarie. Chez la famille Fall, c’est l’émoi et la consternation. En effet, c’est une situation qui se reproduit dans la famille huit (8) ans après la disparition au large de Nouadhibou de l’ainé de la famille, Yatma Fall. « Je ne sais même pas quoi dire car ce qui se passe est inexplicable », a soutenu Ousseynou Fall, père de deux (2) des sept(7) enfants disparus en pleine mer. Il s’agit de Doudou Fall et Ndiaga Fall. « Depuis plus de 12 jours, la famille avait décidé de faire le deuil après la découverte à Kayar d’un corps et du matériel de pêche. Nous ne savons pas s’ils sont vivants ou décédés mais leurs matériels ont été retrouvés à Kayar. Ils ne passaient jamais la nuit ailleurs. Ils allaient en haute et revenaient à la berge. Nous nous remettons à la volonté divine », a soutenu M. Fall. « Doudou et Ndiaga étaient de braves enfants. Ils aimaient bien le travail et étaient obéissants envers leurs parents. On a tout tenté pour les retrouver. On a dépensé plus d’un million de FCFA en carburant dans les recherches. Mais en vain. Nous pensons que des dispositions doivent être prises par les autorités pour accompagner les recherches », a-t-il rappelé. L’un des portés disparus, en l’occurrence Ndiaga Fall, laisse dernière lui une épouse et 5 enfants. Quant à Doudou Fall, il laisse une épouse et 3 enfants. Notons que ce drame n’est pas le seul qui a frappé la vieille ville. Récemment, plus d’une vingtaine de jeunes en partance pour l’Espagne ont succombé en haute mer après chavirement de leur embarcation

L’INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE SONKO PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, TIDIANE SOW

EXCLISIF SENEPLUS – La longueur de son discours et les nombreux détails fournis trahissaient en substance, la profondeur du traumatisme subit. Dans le camp d’en face, ce n’est guère mieux. On assiste à un remake des pieds nickelés
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, dit le dicton
Les grands hommes ont leurs faiblesses et leurs dissonances. Staline était féru des sonates de la pianiste Maria Yudina, Hitler aimait caresser ses chiens et écouter Wagner, Himmler était attendri par son masseur Kersten, qui le soulageait de ses nombreuses douleurs. Sonko n’est donc pas seul.
Si Kersten se faisait payer ses services contre la libération de juifs, contre quoi la belle nymphe aurait-elle troqué les services de ses mains expertes ? Un peu d’argent, assurément. Dans un pays où des fortunes peuvent naitre comme par enchantement, sans jamais choquer personne, prendre de l’argent n’est rien, mais prendre la réputation d’autrui, c‘est bien autre chose : c’est voler sans l’excuse de s’enrichir. Cela est juste impardonnable. C’est faire de votre victime un pauvre à jamais, car vous le privez de la seule richesse qui vaille : la réputation.
Adji, cette pauvre paumée de la vie comme des milliers de jeunes filles sans qualification réelle, victime des circonstances de la vie, ne sait surement pas qu’en s’enrichissant d’un peu d’argent, elle appauvrissait Sonko de beaucoup de sa réputation. Quelle que soit l’issue de cette affaire le mal est déjà fait : les stigmates de la sainteté qu’on accordait au leader du Pastef auront du mal à se refermer.
Voilà comment un instant banal en soi – se faire masser dans un institut de beauté -, se révèle nullement banal dans ses conséquences possibles…
On savait bien qu’à un moment donné, Sonko sortirait de la vertu dont il s‘affublait. On ne peut partager les plaisirs des autres sans finir par en partager les soucis. Connaitre ses faiblesses est un privilège intime qui ne se dévoile pas, qui ne se partage pas. En politique les flèches ne sont pas mortelles, on s’en sort toujours. Les exemples abondent  : Idy et Macky, adversaires d’hier, partenaires aujourd’hui. Espérons toutefois que, embrumé dans les doucereuses vapeurs de la cabine de massage, Sonko, n’ait confié à Adji le secret de la flèche à ergot du coq blanc qui l’anéantirait.
Dans sa communication, Sonko devait juste dire qu’il est allé dans ce salon de massage et s’en tenir à ça. Sa communication a péché en fournissant trop de détails. Il a eu du mal à terminer sa causerie, a paru bien souvent sur la défensive et parfois gêné aux entournures. À l’évidence, Sonko n’était pas dans un registre qui lui était familier. Il n’est pas aisé de faire ce qu’on n’a pas l’habitude de faire : se défendre quand on a toujours attaqué. Maintenant, il sait qu’il aura aussi à se défendre. La longueur de son discours et les nombreux détails fournis trahissaient en substance, la profondeur du traumatisme subit.
Ne dit-on pas que les hommes dignes de considération dont font partie ceux qui aspirent à diriger sont ceux qui considèrent que dans n’importe quelles circonstances, on les observe ou qu’on les observera. Ils sont de ceux qui savent que les parois écoutent, que les caméras filment et que les méchantes actions finiront toutes par être sues. Même lorsqu’ils sont seuls, ils devraient se comporter comme s’ils étaient en la présence de tout le monde, parce qu’ils savent que tout se saura. Telle doit être la posture des leaders pour s’éviter les désagréments évitables.
Lorsqu’on convoite des postes, quelques grands fussent-ils, l’exigence est de se montrer encore plus grand. En cela, Sonko a failli. La légèreté est un gros handicap si l’on veut diriger. Elle l’est encore plus quand il s’agit de diriger les destinées d’un pays.
De cette affaire on retiendra que Sonko s’est montré très humain, ce qui a discrédité le côté divin qu’on lui prêtait. Comment pouvait-il ignorer que la légèreté est le plus grand contrepoids de la réputation ? Il était attendu de lui plus de prudence. Il aurait dû pencher plus du côté de la gravité, là où on l’attendait que de celui de la légèreté là où on ne l’attendait pas. On était tous surpris de savoir qu’il fréquentait – bien qu’il en ait le droit – un salon de massage de quartier confiant son corps aux mains d’une jeune masseuse de 20 ans. Quelle imprudence ! Il confirme cette vieille maxime : “ce qui discrédite davantage un homme est finalement de montrer qu’il est homme. “
Dans le camp d’en face, ce n’est guère mieux. On assiste à un remake des pieds nickelés. Toute cette affaire ressemblait à une grosse farce où l’amateurisme y côtoyait le grotesque. Violée à quatre reprises sous la menace d’armes dans une maisonnée remplie de monde. Voilà ce qu’a prétendu la victime. On hallucine. Visiblement une jeune femme qui n’a pas compris son rôle dans un scénario mal ficelé, et qui récite un script non écrit. Les contre-vérités abondent et on a du mal à saisir le fil du film.  Voilà ce qui arrive quand on place la politique au-dessus des principes, et que l’on veuille mettre l’avantage au-dessus de la justice. Un imbroglio digne d’un roman de série B.  On a même du mal à croire que cela soit pensé très haut tant c’est mal goupillé. Et pourtant, il aurait suffi d’entacher la crédibilité du leader de Pastef en mettant le doigt sur la dissonance entre ce qu’il prétend être et ce qu’il venait de commettre et s’en tenir là. Les dégâts seraient déjà considérables.
Comment tout cela se terminera-t-il ? en attendant, une Assemblée nationale est convoquée pour lever l’immunité parlementaire d’un député pour une affaire de mœurs dont on sent à mille lieues qu’elle est fabriquée de toutes pièces. L’appât Adji, obligée de se cacher, voit sa vie basculer, son intimité disséquée et jetée en pâture dans les journaux et réseaux sociaux. Sa vie ne sera plus la même. Elle sera honnie à coup sûr dans ce si petit Sénégal. Il lui restera l’option de refaire une autre vie ailleurs à l’étranger. À 21 ans, on a encore sa vie devant soi. Une seule chose dont on peut être sûr pour le moment :   quel que soit le scénario de sortie de cette crise, elle ne souhaitera pas la victoire de Sonko en 2024 !
Dans cette ténébreuse affaire, les protagonistes de tous bords devraient être plus prudents et se rappeler que, tout comme la loi de la gravitation dans le monde physique, la loi du Seigneur dans le monde moral ne fléchit pour personne : tous ceux qui tireront l’épée périront par l’épée !Dr. C. Tidiane Sow est coach en Communication politique. tsow@seneplus.com


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*