Revue de presse du Mercredi 16 Septembre 2020

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Mercredi 16 septembre…1 décès supplémentaire, 39 nouveaux cas contre 64 guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce mercredi 16 septembre….Sur 1169 tests effectués, 39 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 3, 34%. Il s’agit de 21 contacts suivis et 18 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répertoriés dans les communes ou quartiers suivants : Thiès (4), Yeumbeul (2), Cité Djily Mbaye (1), Diourbel (1), Keur Massar (1), Khombole (1), Kolda (1), Kounguel (1), Liberté 6 (1), Nord Foire (1), Ouakam (1), Parcelles Assainies (1) et Pikine (1).
Le Directeur de la Prévention du ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 64 patients qui étaient sous traitement, 31 cas graves et 1 décès lié à la covid19 a été enregistré hier-mardi.
À ce jour le Sénégal compte 14. 568 cas déclarés positifs dont 10. 756 guéris, 299 décédés et donc 3. 512 Sous traitement.

Le Maroc adopte la préférence nationale dans les marchés publics

https://www.financialafrik.com Dans une circulaire adressée le 10 septembre aux responsables des différents départements ministériels et établissements publics, le premier ministre marocain, Saâd-Eddine El Othmani, appelle ses collaborateurs à privilégier les offres présentées par les entreprises, coopératives et entrepreneurs nationaux. La décision brandie depuis le début de la pandémie Covid-19 est destinée à soutenir le tissu économique national. “Le gouvernement entreprend les mesures nécessaires pour accompagner et soutenir la reprise progressive de l’activité économique et permettre …  Zeinab Filali

Dominique Strauss-Kahn : «Pourquoi les Occidentaux créeraient-ils de la monnaie et pas les Africains ?»

https://www.seneplus.com https://www.jeuneafrique.com Publie le 24 avril 2020 à 12h04L’ancien directeur général du FMI détaille les mesures qui devraient être adoptées pour affronter la crise liée au coronavirus, dont la suspension de la dette institutionnelle africaine et l’utilisation des Droits de tirage spéciaux par le FMI.
Rare dans les médias ces dernières années, l’ancien ministre de l’Économie et ex-cadre du Parti socialiste français a multiplié les interventions pour partager son analyse de la situation et ses recommandations, alors que la pandémie du Covid-19 plonge l’économie mondiale dans une profonde crise.
Aux commandes de l’institution internationale lors de la crise de 2008-2009, celui qui a l’oreille de plusieurs chefs d’État et aussi, selon la presse française, celle de la « Macronie », a répondu aux questions de JA.

Le président français Emmanuel Macron a appelé à une annulation massive de la dette africaine. Vous aussi ? 

La démarche va dans le bon sens, c’est évident, mais annuler une dette ne se fait pas en un claquement de doigts. Ce type de procédure prend du temps. On l’a vu avec l’initiative PPTE [Pays pauvres très endettés], que j’avais moi-même en partie conduite lorsque je dirigeais le FMI. Là, on est dans l’urgence. C’est pour cela que la solution du moratoire est sans doute plus adaptée à la situation actuelle, même si cela n’empêche pas de réfléchir à la question de l’annulation.

La suspension partielle du service de la dette des pays les plus pauvres, décidée le 15 avril par les ministres des Finances du G20, vous satisfait-elle ?

Cette décision est importante ne serait-ce que parce que, ce jour-là, tout le monde était d’accord, y compris les Saoudiens. À ce titre, on peut dire que l’on a fait un pas en avant. Est-ce que cela suffit ? La réponse est non. Rien n’a été décidé par exemple en matière de droits de tirage spéciaux [DTS], alors que l’on sait que c’est un levier sur lequel on peut jouer pour aider les pays en difficulté – il avait été très utilisé, et avec beaucoup de succès, pendant la crise de 2008-2009.
Le problème, c’est que les Américains, qui sont très hostiles au multilatéralisme, y sont opposés et pourraient empêcher l’émission de nouveaux DTS. Mais on pourrait imaginer que le FMI utilise les DTS dont il dispose déjà pour aider exclusivement l’Afrique. Il s’agirait d’une distribution de DTS ciblée sur les pays qui en ont le plus besoin, particulièrement en Afrique.

LOR-S DE LA CRISE DES SUBPRIMES, L’ADMINISTRATION AMÉRICAINE ÉTAIT PLUS CONCILIANTE

Concrètement, quel est l’intérêt des DTS ? 

Les DTS sont un instrument monétaire  : les pays qui en bénéficient peuvent les échanger contre des devises. Ainsi, un pays qui reçoit 100 DTS peut s’adresser à la BCE [Banque centrale européenne], à la FED [la Réserve fédérale américaine] ou encore à la Bank of England et demander la conversion de ces DTS en euros, en dollars ou en livres sterling. Et les banques centrales ne peuvent pas leur dire non. C’est un moyen qui a été utilisé pendant la crise des subprimes pour fournir des liquidités à l’ensemble de la planète. Mais l’Administration américaine de l’époque était plus conciliante, tandis qu’aujourd’hui il est vraisemblable que Donald Trump refusera.

Cela permettrait-il de renflouer les États africains ?

Bien sûr, et sans même qu’ils aient à s’endetter puisqu’il ne s’agit pas d’un prêt qu’il faut rembourser. En outre, cela améliorerait la situation des changes et permettrait de financer des importations, notamment en matière sanitaire et alimentaire.

IL FAUDRAIT NÉGOCIER AVEC LES CRÉANCIERS PRIVÉS UNE RESTRUCTURATION DE LA DETTE

Ce n’est pas de l’endettement, mais c’est en quelque sorte une création monétaire…
C’est effectivement la critique que l’on adresse traditionnellement aux DTS, mais la situation de crise impose de l’accepter. Au demeurant, je ne vois pas pourquoi la FED ou la BCE peuvent créer de la monnaie pour soutenir leurs économies et pas les Africains.

Le moratoire décidé par le G20 concerne la dette institutionnelle. Quid de la dette détenue par des privés ? 

Ce point est très compliqué. Il faudrait négocier avec ces créanciers une restructuration de la dette alors que, pour eux aussi, la période est difficile. Leurs capacités sont limitées, et c’est la raison pour laquelle il faut agir sur le troisième pilier qu’est la dette intérieure.

Comment ? 

Les solutions techniques sont relativement simples. Elles passent par la conversion de cette dette intérieure en une dette moins chère, à une maturité plus longue, par l’intermédiaire de la BCEAO en Afrique de l’Ouest et de la Beac en Afrique centrale. Je suis pour ma part partisan de cette solution, qui me paraît absolument nécessaire.
C’est pour cela que le débat est lancé en Afrique de l’Ouest et pas encore en Afrique centrale. Commençons donc par faire aboutir le processus en Afrique de l’Ouest, puis on tentera de l’étendre.

RIEN NE DOIT REMETTRE EN CAUSE LA RÉFORME ENGAGÉE DU FRANC CFA

Mais la question de la dette intérieure n’est-elle pas plus compliquée en Afrique centrale, où la plupart des pays sont producteurs de pétrole et donc fortement touchés par l’effondrement des cours ? 

C’est pour cela que le débat est lancé en Afrique de l’Ouest et pas encore en Afrique centrale. Commençons donc par faire aboutir le processus en Afrique de l’Ouest, puis on tentera de l’étendre.

Une réforme du franc CFA avait été annoncée à la fin de 2019 par la France et l’Uemoa. La crise actuelle peut-elle remettre en cause ce projet ?   

Je ne crois pas. Il n’y a pas de raison que la crise remette en cause un projet qui visait à donner aux Africains une plus grande maîtrise de leur monnaie et à leur permettre de garder, s’ils le souhaitent, l’euro comme garantie.

En 2008, vous étiez le directeur général du FMI. En quoi la crise actuelle est-elle comparable à celle de 2008 ? 

Toutes deux ont en commun de concerner l’ensemble de la planète et posent des problèmes économiques et financiers majeurs. Mais les différences sont considérables, ne serait-ce que parce que la crise de 2008-2009 était exclusivement économique et financière, même si elle a eu un coût humain certain, en matière de chômage et de pauvreté par exemple. La crise engendrée par le coronavirus, elle, est d’abord sanitaire, puis économique. On peut même dire qu’elle a des conséquences économiques extrêmement lourdes alors même que son volet sanitaire est loin d’être résolu.

IL N’EST PAS MORALEMENT ACCEPTABLE DE REFUSER DES FONDS AUX PAYS LES PLUS ENDETTÉS

Il y a une autre différence très importante  : en 2008, le multilatéralisme était beaucoup plus fort. Parmi tous les chefs d’État avec lesquels j’ai eu l’occasion de travailler à cette époque, il y avait une vraie volonté de travailler ensemble. On répétait qu’une crise globale demandait des solutions globales. Aujourd’hui, c’est très différent, à l’échelle mondiale et même à l’intérieure de l’Europe par exemple. On a une très grande difficulté à concevoir des solutions collectives.

Peut-on, en situation exceptionnelle, continuer d’appliquer les règles traditionnelles ?

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Il faut inventer de nouvelles procédures, par exemple pour garantir un meilleur contrôle des fonds mis à la disposition des pays les plus endettés. En la matière, la pratique courante est de dire « vous êtes trop endettés, on ne vous prête plus ».
Mais dans la crise actuelle, et sachant les énormes difficultés que va engendrer le ralentissement économique mondial, ce n’est pas moralement acceptable. Alors il faut innover, faire en sorte que des pays très endettés, comme le Congo ou le Gabon, puissent au moins bénéficier de la FCR [Facilité de crédit rapide], tout en contrôlant mieux l’utilisation qui va être faite de ces nouveaux prêts. Comme l’a dit Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI  : « Il faut que vous puissiez dépenser ce dont vous avez besoin, mais gardez les reçus » ! Par Stéphane Ballong

Covid-19/UEMOA : 3 350 milliards FCFA pour la 25ème injection de liquidités de la BCEAO

https://www.sikafinance.com La BCEAO a injecté ce 14 septembre 2020 près de 3 350 milliards FCFA dans l’économie de l’UEMOA, donnant ainsi la possibilité à 87 banques commerciales de se refinancer au taux d’intérêt avantageux de 2% sur son guichet de refinancement d’une semaine (7 jours).
Comme il est admis depuis l’apparition de la maladie à coronavirus (Covid-19) dans la zone, la Banque centrale a pris le soin de satisfaire l’ensemble des besoins de liquidités exprimés par ces banques. D’où l’égalité entre le montant proposé et le montant retenu.
A titre d’illustration, le tableau ci-dessous indique que le montant de 1 041 milliards FCFA sollicité par les banques commerciales ivoiriennes a été entièrement couvert par la BCEAO. Idem pour les banques des autres pays de l’Union dont le récapitulatif est présenté ci-dessous.

Résultat global de l’injection de liquidités à taux d’intérêt fixe de 2% du 14 septembre 2020

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=9F383827-2180-4A6C-9122-BEE144C9CAC9 Source : BCEAO   Dr Ange Ponou

BRVM ouverture : SONATEL plombe l’ambiance pendant que SMB remet le couvert

https://www.sikafinance.com C’est un début de séance peu reluisant pour le marché financier régional qui a concédé les quelques points captés lors de la séance précédente à l’ouverture de la séance de cotation de ce mardi.
En effet, face à l’importante décote subit par SONATEL (-3,15% à 12 000 FCFA) sur le premier quart après l’ouverture, les principaux indices du marché à savoir le BRVM composite et le BRVM 10 ont dû reculer respectivement de 0,92% à 127,26 points et de 1,49% à 118,71 points.
On dénombre toutefois au niveau de la balance plus de valeurs en hausse que de valeurs en baisse. Outre SONATEL, les valeurs les plus en vues sur ce premier quart d’heure sont SMB CI (+7,38% à 2 620 FCFA) et SUCRIVOIRE (+3,26% à 475 FCFA).
Notons que ce début de séance est une copie conforme de la journée d’hier quant à la cotation du titre SMB qui a enregistré forte progression avec seulement un seul titre vendu.
La guerre des nerfs se poursuit sur la valeur.KOUAKOU Christopher

Meissa Babou : IL FAUT S’ATTENDRE A UNE REMISE A NIVEAU DE L’ECONOMIE A PARTIR DE 2022

https://www.seneplus.com -L’As-L’économiste Meissa Babou, enseignant à l’université Cheikh Anta diop de Dakar (ucad), revient dans cet entretien accordé à «L’As» sur la récession notée au Sénégal
L’économiste Meissa Babou, enseignant à l’université Cheikh Anta diop de Dakar (ucad), revient dans cet entretien accordé à «L’As» sur la récession notée au Sénégal. Il dit ne pas être optimiste pour une remise à niveau de l’économie dans les plus brefs délais, en espérant que les choses puissent se rétablir à partir de 2022.

«L’AS» : vous aviez annoncé au début de la pandémie Covid19 que nos économies seraient à terre. Aujourd’hui, les dernières estimations du gouvernement sénégalais font état d’une croissance négative autour de -0, 7%. Y-a-t-il moyen de stopper cette tendance baissière?

Meissa BABOU : La seule façon de stopper cette descente vers l’enfer est de mettre en place tout de suite un plan, non pas seulement de résilience parce que là, cela suppose qu’on va aider certaines entreprises qui sont dans la dèche. Mais au-delà d’un plan de résilience basé sur des subventions ou bien une politique de financements bancaires qui n’a pas encore donné de résultats, l’Etat doit mettre en œuvre un plan de relance qui ne sera rien d’autre qu’un PSE ou un PAP2 réorienté vers les conséquences néfastes que la Covid-19 nous a montrées et démontrées. Le gouvernement a mis en place un plan de relance ; mais je crois qu’il ne suffit pas tout simplement de relancer. Il faut réorienter et restructurer notre système économique qui est trop fragile. J’ai entendu le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Amadou Hott, dire qu’au-delà des prévisions d’environ 14 000 milliards, ils ont ajouté 740 milliards de F CFA sur le nouveau plan pour un redémarrage rapide des activités économiques à partir d’une base agricole. Mais à mon avis, ce n’est pas encore très clair parce que l’engagement dans les investissements sociaux a été le point faible du PSE. Aucun investissement de masse dans l’agriculture, la santé ou le système éducatif. Aucune université n’est sortie de terre, aucun hôpital aussi.
Par conséquent, je pense que pour nous mettre dans une croissance endogène, pour une économie franchement à la sénégalaise porteuse d’une croissance inclusive qui pourrait nous donner l’espoir d’une renaissance économique, il nous faut quand-même revoir toutes les copies. Et pour cela, la relance est un mot qui ne sied même pas. Il faut, à mon avis, une restructuration, à la limite une réorientation. Mais nous attendons de voir ce que le gouvernement va faire.

Cette situation ne démontre-telle pas la non-préparation de nos économies aux crises ?

Le constat est que notre économie n’a pas une capacité de résilience, c’est-à-dire recevoir des coups et se remettre. On n’a pas un socle économique nous permettant de faire de la résistance. La Covid-19 a suffisamment montré et démontré la fragilité de notre économie dans tous les segments. Je pense donc que c’est moins une non-préparation, mais surtout l’insuffisance des visions économiques que le Sénégal a développées depuis les Indépendances. Le Sénégal n’a jamais été pratiquement sur le bon chemin du développement. Vous ne pouvez pas quand même pendant plus de 50 ans vous mettre dans un système d’importation. Le Sénégal vit simplement à partir de l’extérieur. Si on fermait les frontières pour quatre mois, nous risquerions tous de mourir ensemble dans ce pays. Non seulement on n’aura pas quoi manger mais on n’a même pas la capacité de nous soigner. Avant la Covid-19, les fractures étaient visibles.
Par conséquent, il nous faut un rattrapage. C’est pourquoi j’ai utilisé tantôt un mot très fort. J’ai dit qu’il faut restructurer. Il faut un changement en profondeur avec beaucoup de réformes. C’est de cela qu’il s’agit. Ce n’est pas un train à l’arrêt qu’il faut redémarrer. Parce que déjà, ce train n’est pas sur les bons rails. Il nous faut revoir en fait les options de développement du gouvernement et du PSE et nous focaliser sur les besoins vitaux telle que l’alimentation, la santé mais aussi faire de sorte qu’on puisse avoir une école de qualité. Au moins pour protéger le Sénégalais de ces vicissitudes par rapport à un environnement changeant; parce que dès après-demain, une guerre mondiale peut éclater. Et donc comme une pandémie, nous risquons d’être enfermés dans ce pays là où on n’aura même pas de quoi manger. A mon avis, c’est cette fausse route que le Sénégal a toujours empruntée qu’il faudra changer et nous mettre sur une véritable voie de développement. Ces plans qui sortent dans une précipitation me pousse à dire qu’il ne s’agit pas simplement de mots ou de politique politicienne. Il nous faut être sérieux et engager le débat avec des cadres de qualité, un forum pour mettre une feuille de route adaptée en ce sens. Ce que j’appelle une nouvelle situation économique qui serait la tendance pour le PSE2 ou le PAP2.

Avec cette récession, à quoi on peut s’attendre comme répercussions immédiates sur la vie des Sénégalais?

Aujourd’hui, cette nouvelle donne, autrement, cette croissance extrême et négative de – 0.7% nous plonge directement dans une récession avec à la clef non seulement une baisse des recettes douanières et fiscales, mais surtout et le plus dramatique, un chômage massif. Ce sont donc des conséquences extrêmement graves pour un pays qui se cherchait un développement émergent. Il faut alors s’attendre à des difficultés. Et on sait que 43% des PME seront à terre et que toutes les entreprises qui ne sont pas à terre sont en difficultés. Face à ce tableau noir, l’Etat du Sénégal a besoin de moyens colossaux. Vu que nous avons pratiquement atteint la limite de notre endettement, on va se demander où on va trouver les fonds. Alors que pour restructurer, il faut absolument des moyens. Je ne suis pas optimiste pour en tout cas une remise à niveau dans les plus brefs délais. Peut-être que 2021 sera encore une année noire. Il faut s’attendre peut-être à une remise à niveau à partir de 2022. Seydina Bilal DIALLO

LOUGA : L’INTERPROFESSION DU NIÉBÉ VEUT PRENDRE LE RELAIS DE PAFA/EXTENSION

Louga, 15 sept (APS) – Le Cadre national interprofessionnel de la filière ‘’niébé’’ souhaite prendre le relais du Projet d’appui aux filières agricoles (PAFA/extension) qui va arriver à terme, afin de continuer à accompagner les producteurs, les transformateurs et les commerçants à développer davantage la filière, selon sa présidente sortante, Fatou Diouf.
‘’La filière est composée de trois maillons  :  producteurs, transformateurs et commerciaux. Notre objectif, c’est de faire en sorte de les accompagner depuis la production jusqu’à la commercialisation en passant par la transformation’’, a-t-elle déclaré.
Elle s’exprimait lors de l’assemblée générale élective du nouveau bureau du cadre national interprofessionnel de la filière ‘’niébé’’. Au terme de l’élection, Alioune Badara Mbengue de la région de Louga a été porté à la tête de ce cadre mis en place en 2012 après une étude filière approfondie menée par le PAFA pour voir les contraintes et potentialités de cette filière porteuse et inclusive.
Dénommée ‘’Table filière niébé’’ à ses débuts, la structure a changé d’appellation en 2014 pour devenir cadre national interprofessionnel de la filière.
La PAFA a accompagné ses producteurs membres dans l’amélioration de leurs productions et de la productivité. ‘’Avant le projet, nous étions à des rendements de 400, 500 kg à l’hectare. Aujourd’hui, nous sommes à des rendements de 800 kg, une tonne et au-delà’’, a expliqué le spécialiste de la professionnalisation des acteurs des filières au niveau de PAFA/extension, Ibrahima Pouye.
‘’C’est le PAFA qui accompagnait et aidait les producteurs, les transformateurs et les commerciaux de la filière dans l’amélioration de la production, la commercialisation et les techniques de transformation. Le projet est bientôt à son terme et notre association doit prendre sa place pour continuer à jouer ce rôle’’, a de son côté déclaré Fatou Diouf.
Pour ce faire, le cadre national interprofessionnel de la filière niébé compte, à travers la sensibilisation, mieux se faire connaître des autres acteurs, mais également être connu et reconnu par l’Etat du Sénégal.
‘’Notre objectif est de poursuivre les acquis obtenus avec PAFA. Nous voulons être reconnus par l’Etat comme un cadre national interprofessionnel du niébé afin d’être impliqués dans toutes les mesures et décisions qui seront prises’’, a soutenu Mme Diouf.
Fatou Diouf signale que le cadre accompagne déjà les acteurs en mettant en rapport des producteurs avec des commerciaux afin de les aider à vendre leurs productions et à acheter des semences et des intrants pour pérenniser leurs activités.
‘’Nous mettons entre les mains des producteurs des phosphates pour augmenter leurs productions. Certains sont passés de 500 kg à une tonne’’, a-t-elle dit, rappelant que sa structure est reconnue sur le plan juridique et dispose d’un son siège dans la région de Diourbel.SK/ASG/MD

LA DOUANE ACCULE LES FRAUDEURS DU FER A BETON

https://www.seneplus.com -Le temoin-Elle obtient 15 milliards de frs de recettes en contentieux entre janvier et juin 2020, les industriels locaux applaudissent
La Douane a réussi à diminuer la fraude sur le fer. Entre janvier et juin 2020, elle a traité 95 affaires contentieuses sur le fer à béton pour plus de 15 milliards de francs de recettes. Ce qui fait du fer à béton, le produit le plus saisi par les services douaniers, après l’huile et le sucre. Mais le risque zéro n’existe pas. Il existe des cas d’écoulement frauduleux de matériaux de construction exonérés. Des bénéficiaires peu scrupuleux qui abusent des facilités offertes par l’Etat et détournent les produits exonérés de leur destination légale. La répression de cette fraude a donné plus de 3 milliards de francs CFA de recettes depuis le 1er janvier 2020. Toujours est-il que l’action de la Douane a été saluée par les industriels locaux qui commencent à souffler un peu face aux importations frauduleuses de fer à béton.
Sans grand bruit, le nouveau directeur général Abdourahmane Dièye est en train d’imprimer sa marque depuis sa nomination à la tête de la Douane sénégalaise. Les fraudeurs sur le fer à béton ne diront pas le contraire. La Douane, à travers sa Direction des opérations douanières (DOD) commandée par le colonel Mbaye Ndiaye, a mis en place un système de traque de la fraude sur le fer à béton. Une fraude qui consistait pour certains opérateurs économiques disposant d’exonérations à s’adonner à la réexportation fictive. Une forme de fraude très coûteuse pour nos finances publiques déjà malmenées par la crise et écrasées par la pandémie de covid-19. Près de 500 milliards de francs de recettes sont perdues chaque année à cause des diverses exonérations distribuées à tour de bras par les autorités. D’où la décision prise par le président de la République de suspendre les exonérations sur le fer à béton comme le soulignait le « Témoin quotidien « dans un article publié le 03 juillet dernier.
Votre quotidien préféré avait aussi indiqué que, pour protéger les industriels du fer à béton locaux, le président Macky Sall avait décidé que tout importateur de fer à béton devait s’acquitter d’une taxe douanière de 300.000 frs sur la tonne. Cette fraude sur les exonérations a été dénoncée par le ministre des Finances et du Budget. Lors de la rentrée fiscale de la Direction générale des Impôts et Domaines en mars dernier, M. Abdoulaye Daouda Diallo répondait aux critiques du président du Conseil national du Patronat (CNP). M. Baïdy Agne manifestait son courroux face aux retards de la délivrance des titres d’exonérations des Entreprises franches d’exportation (EFE) et des agréments au Code des Investissements.
Tout en appelant à l’époque le secteur privé à un meilleur civisme fiscal, Abdoulaye Daouda Diallo avait répondu sèchement à Baïdy Agne que « nous avons constaté que, sur les titres d’exonération donnés, plus de 37 % des exonérations ont été détournées. Il a fallu repenser la situation. Je comprends que c’est difficile et je ne peux continuer indéfiniment de bloquer ces titres, nous devons ensemble travailler à trouver la solution ». « C’est un effort important de l’Etat de délivrer des exonérations afin de favoriser des investissements. Nous devons tout faire pour éviter que ces avantages ne soient détournés au profit des structures qui n’en sont pas bénéficiaires » avait ajouté l’argentier de l’Etat.
Lors d’une journée d’études tenue le 02 juillet sous la présidence du ministre de l’Industrie, M. Moustapha Diop, et consacrée aux problèmes de la filière de l’acier, les industriels locaux dénonçaient vivement la concurrence déloyale des importateurs. Une concurrence qui, selon eux, mettrait à rude épreuve la production locale estimée de 450.000 à 500.000 tonnes par an. On mesure les dégâts quand on sait que rien qu’en 2018, la filière avait fait un chiffre d’affaires de 220 milliards de frs avec près de 10.000 emplois directs et globalement plus de 600.000 emplois indirects. A l’occasion de cette rencontre, M. Chavane Ruser de la Société industrielle de bois et d’acier (SIBA) disait que « malgré le fort potentiel du secteur et la volonté de l’Etat à vouloir consolider les emplois, les menaces pèsent lourd depuis maintenant un certain temps. Ces menaces ont mis à genoux la majorité de la filière. Et là si rien n’est fait il y aura une faillite certaine ».

Montée en puissance de la Douane, des fraudeurs en prison

Face aux mesures prises par l’Etat suite à la complainte des industriels locaux du fer à béton, la Douane a décidé d’intensifier la traque contre les fraudeurs. « La fraude sur le fer à béton a nettement diminué au Port autonome de Dakar. Les exonérations fictives n’ont aucune chance de prospérer. D’ailleurs, les services du Dg Abdourahmane Dièye ont tellement bien travaillé que la DOD a pu épingler des fraudeurs pour à l’arrivée ouvrir un contentieux douanier de près de 15 milliards de frs. Ces bons résultats s’expliquent par la stratégie mise en place par la DOD avec un système de verrouillage en mode GPS Whatsapp qui permet de suivre les camions sur leur trajectoire annoncée. Dès que la déclaration est tirée, le système de contrôle effectué par 10 unités spécialisées est mis en branle » témoigne une source patronale évoluant au Port de Dakar. Selon notre interlocuteur, « les fraudeurs sont avertis de même les escrocs qui arrivent à confectionner de faux cachets de Douane. Beaucoup de fraudeurs sont en prison. Les autorités douanières soutenues par le Parquet ne badinent guère. Les récidivistes n’ont aucune chance de s’en sortir puisque le système de verrouillage est bien huilé. Et ce n’est pas seulement sur le fer à béton, mais aussi sur le tabac, l’huile, le sucre et le savon ».
Le colonel Alpha Touré Diallo, chef du Bureau des Relations publiques et de la Communication de la Douane, confirme la montée en puissance des gabelous qui ont réussi en peu de temps à juguler un tant soit peu la fraude sur le fer à béton. « Au plan réglementaire, l’acier et ses dérivés (fer à béton) ont été réintégrés en 2019 dans le champ du Programme de Vérification des Importations (PVI). Cela permet désormais un double contrôle. Ce qui n’était pas le cas avant. Depuis septembre 2019, une valeur de correction de trois cent mille (300 000) FCFA est appliquée sur la tonne de fer à béton et les produits similaires. Ce qui a permis d’éradiquer la sous-évaluation du fer dans les déclarations d’importations » souligne le colonel Diallo. Il précise qu’ « au plan opérationnel, les équipes chargées du dédouanement ont accentué le contrôle de la valeur déclarée sur le fer. Les visites physiques ont été renforcées et il y a eu le resserrement des circuits de vérification ainsi qu’une application systématique des barèmes intégrés dans le système GAINDE.
La surveillance et le contrôle post dédouanement du fer à béton ont été resserrés et les services dédiés veillent sur le fer en régime suspensif et sur le suivi des apurements en temps réel. Tout cela est accompagné d’un dispositif d’encadrement des réexportations à travers la prescription obligatoire de l’escorte et le suivi en temps réel des apurements, via un outil de communication piloté directement par le Directeur des Opérations douanières. La combinaison de toutes ces mesures réglementaires et opérationnelles ont permis de réduire considérablement les cas de versements frauduleux de fer à béton dans le territoire douanier ».
Le colonel Alpha Touré Diallo a confirmé les informations livrées par notre source sur le contentieux. « L’autre résultat appréciable réside dans le fait qu’entre janvier et juin 2019, (95) affaires contentieuses ont été réalisées sur le fer à béton pour plus de (15) milliards de francs CFA de recettes depuis le janvier 2019. Ce qui fait du fer à béton le produit le plus saisi par les services douaniers, après l’huile et le sucre. Mais le risque zéro n’existe pas. Il existe des cas d’écoulement frauduleux de matériaux de construction exonérés.
Des bénéficiaires peu scrupuleux abusent des facilités offertes par l’Etat et versent dans le détournement des produits exonérés de leur destination légale. La répression de ce phénomène a donné plus de 3 milliards de francs CFA de recettes depuis le 1er janvier 2020 » indique le patron des Relations publiques et de la Communication de la Douane. Il conclut pour dire que « le secteur du fer à béton se porte beaucoup mieux, les acteurs ont beaucoup magnifié l’action de la Douane ». Moustapha BOYE

BP a déclaré que la demande pétrolière ne dépassera jamais le niveau de 2019

 (Agence Ecofin) – Alors que de nombreux officiels, agences et gouvernements pensent que le pétrole ne traverse qu’une mauvaise passe et qu’il retrouvera rapidement des niveaux pré-pandémiques, BP jette un pavé dans la mare en annonçant le début de la fin pour le combustible fossile.
Dans une étude publiée le 14 septembre, le géant britannique du pétrole BP a indiqué que la croissance inexorable de la demande de pétrole est terminée.
« La consommation de pétrole pourrait ne jamais revenir aux niveaux observés avant la crise du coronavirus », a-t-on lu dans le document, qui ajoute qu’alors que la transition énergétique éloigne le monde des combustibles fossiles, le secteur peut se satisfaire d’une demande qui restera globalement stable sur les deux prochaines décennies. Ceci, selon le scénario le plus optimiste des analystes de la société.
Selon les perspectives énergétiques de BP, la consommation devrait chuter de 50 % d’ici 2050 dans un scénario, et de près de 80 % dans un autre. Toutefois, ces perspectives évoquent également une situation de statu quo, selon laquelle la demande se redresserait, mais resterait stable à près de 100 millions de barils par jour pendant les 20 prochaines années.
BP rompt ainsi avec l’orthodoxie dans le milieu et devient le premier gros acteur du secteur à évoquer la fin du combustible. En effet, des patrons des géants de l’énergie aux ministres des pays de l’OPEP, les dirigeants de l’industrie ont insisté sur le fait que la consommation d’or noir connaitra encore des décennies de croissance. À maintes reprises, ils l’ont décrit comme le seul produit de base qui puisse satisfaire les demandes d’une population mondiale croissante et d’une classe moyenne en expansion.
Ceci permet de mieux comprendre les dernières politiques de la société, afin de mieux s’aligner sur les conclusions de l’accord de Paris sur le climat. En août dernier, son PDG, Bernard Looney a annoncé une réduction de 40 % de la production de pétrole et de gaz, au cours de la prochaine décennie, mais aussi 5 milliards de dollars par an pour créer l’un des plus gros acteurs des énergies renouvelables au monde.
Un mouvement d’ensemble des plus grosses compagnies du secteur est en train de naitre actuellement pour produire des énergies plus respectueuses de l’environnement, face à la pression des gouvernements et des investisseurs.

La BAD mobilise 27 millions $ pour intensifier la riposte de l’Union africaine face au Covid-19

(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 9 septembre, une subvention de 27,33 millions de dollars américains pour l’Union africaine (UA) qui cherche à mobiliser les efforts au niveau continental pour enrayer la pandémie de Covid-19.
Cette approbation fait suite à une réunion du Bureau élargi de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement avec le secteur privé africain, tenue le 22 avril dernier et présidée par Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud et président de l’UA, au cours de laquelle le président de la Banque, Akinwumi Adesina, s’est engagé à soutenir fermement l’Initiative de riposte au Covid-19 de l’Union africaine.
La réunion du Bureau de l’UA a été l’occasion de lancer un appel à contribution au Fonds de riposte Covid-19 de l’Union africaine, institué en mars 2020 par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.
« Avec cette enveloppe de financement, nous réaffirmons notre ferme engagement en faveur d’une réponse africaine coordonnée face à la pandémie de Covid-19, a affirmé le président Adesina. De façon plus importante encore, nous envoyons un signal fort pour dire que grâce à une action collective, l’Afrique est en mesure de contenir la pandémie qui met à rude épreuve ses systèmes de santé et provoque des impacts socioéconomiques sans précédent à l’échelle continentale. »
Le financement de la Banque aidera les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique) à fournir une assistance technique et à renforcer les capacités des 37 pays éligibles au Fonds africain de développement (FAD), en particulier les États en transition, pour lutter contre la pandémie et en atténuer les impacts. Le FAD est le guichet de prêt à taux concessionnel de la Banque.
Prélevées sur l’enveloppe des opérations régionales/biens publics régionaux du FAD et la Facilité de soutien à la transition, ces deux subventions permettront d’appuyer la mise en œuvre du Plan de préparation et de riposte du CDC Afrique à la pandémie de Covid-19. Elles renforceront la surveillance à divers points d’entrée dans les pays africains (par air, mer et terre), approfondiront les compétences infrarégionales et nationales en vigilance épidémiologique, et assureront la disponibilité de tests de dépistage et d’équipements de protection individuelle pour les effectifs déployés dans les zones sensibles et travaillant en première ligne. L’opération facilitera également la collecte de données ventilées par sexe et la mise à disposition de personnels formés auprès du centre des opérations d’urgence du CDC Afrique.
Seuls deux laboratoires de référence, situés au Sénégal et en Afrique du Sud, étaient habilités à effectuer des tests Covid-19 sur le continent en février dernier. Les CDC Afrique, en collaboration avec les gouvernements, l’Organisation mondiale de la santé, et plusieurs partenaires du développement et instituts de santé publique, ont réussi à augmenter le nombre de ces laboratoires, et ils sont actuellement habilités dans 44 pays. Mais en dépit de ces progrès, la capacité de dépistage de l’Afrique reste faible, les 37 pays éligibles au FAD ne couvrant que 40 % des tests Covid-19 réalisés à ce jour.
« Notre action aujourd’hui et notre soutien à l’Union africaine interviennent de manière opportune et cruciale pour permettre à l’Afrique de rechercher des solutions qui renforceront sa résilience face à cette pandémie et à toute crise sanitaire à l’avenir », a déclaré Mme Wambui Gichuri, vice-présidente par intérim de la Banque, chargée de l’agriculture et du développement social et humain.
Ce soutien financier vient compléter celui déjà apporté à diverses opérations nationales et infrarégionales financées par la Banque africaine de développement dans le cadre de son mécanisme de réponse rapide Covid-19, destiné à aider les pays africains à freiner la pandémie et à en atténuer les effets.

Professeur Serigne Khadim Rassoul Thiam  : «il y a plus de 250 entreprises françaises au Sénégal. Les 15 premières récupèrent de la main des sénégalais 3686 milliards F Cfa»

https://actusen.sn Dans un entretien accordé à SourceA dans sa parution de ce mercredi, le professeur Serigne Khadim Rasosul Thiam s’est prononcé sur la question des inondations, tout en interpellant le Chef de l’Etat sur les 750 milliards F Cfa.
Le mathématicien fustige, surtout, le fait que le président ne soit pas en mesure de dire aux Sénégalais où sont passés les 750 milliards et poussière destinés au Plan décennal de lutte contre les inondations. Il attend, aussi, du président de la République qu’il rééquilibre les échanges avec la France.
«Il y a plus de 250 entreprises françaises au Sénégal. Les 15 premières récupèrent de la main des Sénégalais 3686 milliards F Cfa», renseigne-t-il. Pour le professeur, c’est ce type de débat qui doit être posé sur la place publique.

ASECNA : LE NIGÉRIEN MOHAMED MOUSSA RÉÉLU POUR UN NOUVEAU MANDAT DE QUATRE ANS

Dakar, 14 sept (APS) – Le directeur général sortant de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), le Nigérien Mohamed Moussa, a été réélu lundi à Dakar, pour un mandat de quatre ans à partir, rapporte la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS).
Le directeur général sortant de l’ASECNA avait trois autres adversaires  : le Mauritanien Hassen Ould Ely, le Centrafricain Théodore Jousso et le Camerounais Zoa Etoundi.
La 66e session extraordinaire du comité des ministres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, dont l’ordre du jour porte sur la désignation du futur directeur général pour une durée de quatre ans (à partir du 1er janvier 2021), s’est ouverte lundi à Dakar.
La rencontre a été présidée par le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.
Selon M. Sarr, la désignation d’un directeur général l’ASECNA dans le contexte de crise sanitaire impose le choix d’un candidat doté d’une finesse managériale, capable de pérenniser la vie de l’agence dans le marché de l’aviation civile internationale.

Outre les capacités managériales, il a évoqué ’’l’impératif’’ pour le directeur général de ‘’maintenir la cohésion et les acquis d’une organisation d’intégration africaine qui fait référence en matière d’aviation civile’’.

Le président du comité des ministres de l’ASECNA, le Béninois Hervé Hehomey, a souligné les ‘’défis majeurs’’ qui attendent le prochain directeur général, lequel, selon lui, ‘’doit avoir un leadership clair, capable de porter une agence dont la principale clientèle (les compagnies aériennes) est aujourd’hui fortement impactée par la crise sanitaire’’.BHC/ASG/ESF

Mali : la Cedeao ne cède pas face à la junte

https://www.lepoint.fr/afrique Reçue au Ghana, la junte au pouvoir n’a pas réussi à convaincre l’organisation de lever les sanctions économiques, ni de l’accompagner dans son plan de transition.
Après avoir imposé de lourdes sanctions au Mali, la Communauté des États ouest-africains (Cedeao) pourrait-elle bientôt les lever ? À l’issue d’une nouvelle rencontre mardi 15 septembre, à Peduase, dans l’est du Ghana, les voisins du Mali ont insisté pour que la junte désormais au pouvoir à Bamako nomme rapidement des dirigeants civils de transition. La Cedeao avait donné aux militaires de la junte jusqu’à mardi pour désigner un président et un Premier ministre de transition qui dirigeraient le pays jusqu’à un retour définitif des civils. Ces dirigeants temporaires doivent eux-mêmes être des civils, demande-t-elle, alors que le Mali se divise profondément sur cette question et bien d’autres.

 « Nous espérons que nous parlons de jours et non de semaines »

Presque un mois après le coup d’État militaire qui a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta, soutenu pendant des années par la communauté internationale dans le combat contre les djihadistes mais déstabilisé par des mois de contestation intérieure, les militaires qui ont fait le déplacement de Peduase derrière le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, n’ont rendu public aucun nom de président ou de Premier ministre à l’approche de l’expiration de l’ultimatum.
Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a cependant émis des signes de progrès, au moins aux yeux des dirigeants de l’organisation ouest-africaine, dont il assure la présidence tournante. « La situation au Mali doit être résolue rapidement », a-t-il dit aux journalistes à l’issue de discussions qui semblent avoir duré plusieurs heures de plus que prévu. « Pour nous, la transition doit être dirigée par des civils, a-t-il dit, à la minute même où cette direction sera mise en place, les sanctions imposées au Mali seront levées par la Cedeao. »
La Cedeao renverra son médiateur, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, à Bamako la semaine prochaine et le président ghanéen a émis l’espoir que la junte aura accédé d’ici là aux exigences de la Cedeao, lui permettant de lever les sanctions. « Nous espérons que nous parlons de jours et non de semaines », a-t-il ajouté.
Et le temps presse, la Cedeao a infligé le 20 août au Mali un embargo sur les flux financiers et commerciaux. Ces mesures inquiètent dans un pays en proie à un profond marasme économique, en plus des agissements djihadistes et des violences intercommunautaires. L’organisation ouest-africaine s’inquiète d’un surcroît d’instabilité dans un Sahel gagné par la propagation djihadiste, et du mauvais exemple régional que donnerait une junte maintenue durablement au pouvoir.

Une transition jugée trop longue ?

La junte, soucieuse d’une « refondation » de l’État, a promis de restituer les commandes aux civils à l’issue d’une période de transition. Depuis des semaines, les Maliens se divisent sur la durée de cette période et sur qui la dirigera, civil ou militaire.
Les colonels se sont rendus au Ghana avec une charte de la transition détaillant l’organisation de cette période. Ce document crucial prévoit une transition de 18 mois. Le président qui la conduirait serait un civil ou un militaire, mais il serait nommé par un collège installé par la junte. Le Premier ministre serait nommé par le président de la transition.
Le président serait flanqué d’un vice-président chargé des questions de défense et de sécurité, un poste volontiers considéré comme taillé sur mesure pour le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta.
Les militaires ont validé cette charte à l’issue de concertations avec un certain nombre d’acteurs politiques et de la société civile la semaine passée. Mais le document est contesté comme un fait accompli par le Mouvement du 5 juin.
Cette coalition hétéroclite a fait descendre des milliers de Maliens dans la rue pendant plusieurs mois contre le pouvoir en place, canalisant l’exaspération des Maliens. Des militaires ont fini par déposer l’ancien président Keïta le 18 août. Le M5 réclame d’être placé sur un pied d’égalité avec la junte à l’heure de la transition.

Mais les divisions dépassent largement la junte et le M5.

Les partisans d’une transition longue confiée aux militaires arguent du temps et de l’autorité nécessaires pour créer les conditions d’un redressement dans un pays au bord du gouffre.
La Cedeao avait jusqu’alors réclamé que la transition n’excède pas 12 mois. Le président ghanéen n’a pas explicitement reformulé cette demande devant les journalistes, mais a pris acte que les Maliens s’étaient entendus sur des processus de transition.
Le colonel Goïta a dit à ses interlocuteurs qu’il devait à présent « rentrer et consulter tous ceux à qui la décision appartient et obtenir leur accord », a dit le chef de l’État ghanéen. La junte n’a fait aucun commentaire public sur les discussions de Peduase.  Par Le Point Afrique (avec AFP)

 «2millions 672 mille Sénégalais basculent dans la pauvreté»

https://www.igfm.sn Les chiffres révélés par une étude de African Economic Research Consortium (AERC), sur l’impact de la pandèmie sur les ménages sénégalais sont alarmants. Cette étude montre que le taux de pauvreté au Sénégal est passé de 38% à 58%, soit une augmentation de 17%. En d’autres termes, 2 millions 672 mille sénégalais basculent dans la pauvreté.
«Nous avons essayé de savoir quel pourrait être l’impact de cette crise en terme de pauvreté. Et nous savons pu montrer qu’effectivement, la pauvreté augmente de 17%. C’est-à-dire qu’on passerait de 38 % à prés de 55 %. Rapporté à la population, on est à 2 672 000 sénégalais qui basculent dans la pauvreté. Ce chiffre est relativement important.», a expliqué l’économiste Sénégalais, le Professeur Abdoulaye Seck, enseignant à la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) qui a participé à cette étude.

LES INCOHERENCES DE LA DECLARATION DE SERIGNE MBAYE THIAM

https://www.seneplus.com/ http://www.sudonline.sn Serigne Mbaye Thiam, a affirmé, sur la Rts, que la pluviométrie enregistrée le 5 septembre 2020, à l’origine des inondations et des pertes en vie humaine, avoisine la quantité recueillie pendant toute une année dans certaines localités
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a affirmé, sur la Radiotélévision sénégalaise (Rts), que la pluviométrie enregistrée dans la journée du samedi 5 septembre 2020, à l’origine des inondations entrainant des pertes en vie humaine et des dégâts incommensurables partout dans le pays, avoisine la quantité recueillie pendant toute une année dans certaines localités. L’analyse des données de l’Agence nationale de l’aviation civile et de météorologie (Anacim) de 2019, démontre que même si de fortes quantités ont été recueillies à la date citée, elles sont loin d’être équivalentes à la pluviométrie annuelle dans beaucoup de localités.
Le 5 septembre 2020, au journal télévisé de la Radiotélévision sénégalaise (Rts), le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, réagissant sur les pluies qui se sont abattues à Dakar et dans tout le pays et ayant causé des inondations partout, a affirmé : «il pleut depuis ce matin sur toute l’étendue du territoire national.
Au-delà de l’étendue du territoire national, il faudrait dire qu’il pleut dans la zone sahélienne, dans beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest. Ces pluies sont conformes aux prévisions qui nous ont été faites il y a deux jours par Agrimeth qui indiquait que, dans la période du 2 au 9 septembre, on allait avoir des pluies fortes à exceptionnelles dans la zone sahélienne et ça se confirme actuellement».
Poursuivant son argumentaire, il a ajouté : «si je prends seulement l’exemple de Thiès, en 2019, au 31 août, on avait 120 mm de pluies. C’est-à-dire que le cumul de juin au 31 août à Thiès on avait 120,8 mm de pluie. Rien que dans la journée d’aujourd’hui, c’est-à-dire de 6 h du matin à 18 h, il a plu 124 mm», a précisé Serigne Mbaye Thiam qui, sur la base de cet exemple, en a conclu : «c’est l’équivalent, dans beaucoup de localités, de la pluie qui aurait dû tomber pendant toute la saison des pluies. Cela veut dire une pluviométrie de juillet au mois de septembre qui est tombée en un jour sur le territoire national.» Elles sont donc exceptionnelles, mais pas à la hauteur de l’estimation du ministre.

LES RELEVÉS DE THIÈS CONTREDISENT SERIGNE MBAYE THIAM…

Dans son estimation, Serigne Mbaye Thiam a limité son calcul à la date du 31 août, oubliant que septembre fait partie des mois les plus pluvieux de la saison et parfois le Sénégal enregistre des pluies jusqu’à la fin du mois d’octobre. Une pluviométrie journalière de Thiès, supérieure au cumul de juin au 31 août de 2019, n’est pas suffisante soutenir de telles allégations et encore moins résumer la saison des pluies pour cette région.
Selon des données obtenues sur le site de l’Anacim, à la date du 31 octobre 2019, la région de Thiès a enregistré 379,6 mm pour un normal de 445,3 mm. Rien qu’en fin septembre, 357 mm y ont été enregistrés. Si l’on s’aventure à faire l’analyse de la pluviométrie, en se basant sur les chiffres de l’Anacim, l’on constate que des stations météorologiques ont dépassé, en 2919, le nombre de millimètres tombées dans la journée du 5 septembre. Par exemple, Dakar-Yoff a reçu 93 mm dans la journée du 5 septembre 2020. De juin au 31 août 2019, l’Anacim a calculé un cumul pluviométrique de 206,3 mm pour la même station. Et rien que dans la décade du 21 au 31 août 2019, le poste a enregistré 126,6 mm. Mieux, à la date du 31 octobre 2019, la station a enregistré 489,9 mm pour un normal de 379,3 mm …

LE FERLO AUSSI

A Ranérou, le ministre annonce 119 mm à la seule journée du 5 septembre. A la date du 31 octobre 2019, un cumul de 226,5 mm ont été enregistrés dans cette zone du Ferlo, pour une pluviométrie moins que celle de 2018 où, à la même date, 393,2 mm ont été recensés pour un normal de 441,4 mm. Les chiffres pour ce département, à la date du 31 septembre, sont de 170,2 mm. Ailleurs où il y a eu des débordements des eaux, après les plus diluviennes du 5 septembre, c’est le même constat ; la pluie journalière n’égale pas la quantité annuelle. A Fatick, par exemple, 104,4 mm ont été enregistrés. Le cumul à la date de fin octobre 2019 était de 619,6 mm pour un normal de 561,7 mm.

LE SUD ET L’EST, N’EN PARLONS PAS

Loin de ces zones moins pluvieuses, le Sud du pays, connu pour ses régions à forte pluviométrie, l’Est (Sénégal Oriental) et même une grande partie du bassin arachidier, ne doivent pas être concernés par cette déclaration de Serigne Mbaye Thiam parce qu’à la date du31octobre2019, Ziguinchor était à un cumul de 1068,5 mm pour un normal de 1243,3 mm. Kédougou était à 1423 mm pour une situation normale de 1164,9 mm ; une pluviométrie donc excédentaire. Les autres données publiées sur d’autres régions par l’Anacim montrent aussi que les cumuls annuels sont largement supérieurs aux millimètres enregistrés dans la journée du samedi, même s’ils restent importants. Fatou NDIAYE

Le Sénégal à mal au cœur

https://www.dakarmatin.com A ce jeu, c’est à désespérer de ces messieurs et dames. Mais on est où là ? A la borne-fontaine du bourg ou dans une cour de récréation ? On se calme messieurs, y a pas de raison de se donner des coups car les urgences sont ailleurs. Pendant que le Sénégal a mal au cœur, que des milliers de citoyens sont victimes des inondations, le Chef se « bunkerise » dans son Palais et trouve le temps de converser pendant 5 heures avec ses alliés politiques par visioconférence !
Et n’a toujours pas trouvé le temps d’aller rendre visite aux victimes des inondations. Ah s’il s’était agi d’aller présenter ses condoléances à la famille d’un marabout qui aurait passé l’arme à gauche ! Passons… En ces instants poignants de la vie du pays, donc, y en a qui se chamaillent comme des chenapans devant un pot de confiture.
Se lançant des piques qu’ils auraient pu nous épargner. Que toute l’opposition se retrouve sur le terrain des inondations si elle peut soulager la misère des pauvres sinistrés, c’est tout bénéfique pour ces desperados. Il n’y a aucune raison de se tirer dans les pattes ou de s’accuser de maladie vénérienne ou autres saloperies. Le discours doit certes être viril, mais dans l’élégance. Un débat d’idées pour faire jaillir de lumineuses pensées, et pas un débat de caniveau sans grand intérêt pour la masse.
Une opposition qui est présente sur le terrain des inondations, mais aphone sur la marche cahoteuse du pays avec un capitaine qui semble esseulé et loin de maitriser son sujet si bien que sa télévision nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Il parait que le capitaine va débuter des tournées « économiques ». Pour vendre du vent aux malheureux ? En tout cas partout dans le pays, les pleurs se font entendre. Le pays va mal si bien que même un gouvernement élargi à des gens qui ont faim ne pourrait guérir le mal qui est profond et à tous les niveaux. Le pays souffre surtout des choix hasardeux du Chef sur ses projets coûteux, inutiles et improductifs…Kaccoor Bi

GRANDE MOSQUÉE DE TIVAOUANE : PLUS DE 4 MILLIARDS (DÉJÀ) RÉCOLTÉS

https://www.jotaay.net Dès le lancement des travaux d’achèvement de la Grande mosquée de Tivaouane, les choses bougent du côté de la capitale de la Tidjania au Sénégal où  plus de 4 milliards ont été récoltés en deux jours seulement.
Selon le quotidien Le Témoin qui donne l’information, les fidèles musulmans ont mis la main à la poche pour réaliser le vœu de terminer ce lieu de culte. En tout cas, à ce rythme, la finition se fera très vite.

La réponse du ministre Ndèye Saly D.Dieng aux maîtres coraniques : «Nous ne sommes pas contre les Daaras,mais…»

https://www.dakaractu.com Les acteurs de l’Enseignement coranique ont fait récemment une sortie contre le ministre Ndèye Saly Diop Dieng pour fustiger « sa démarche » sur l’évolution des Daaras. En effet, ils ont récemment annoncé une prochaine marche nationale pour exiger de l’État un respect sans faille de leur secteur et par ailleurs, de démettre le ministre de la femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants ainsi que le directeur de la promotion des droits de l’enfant, Niokhobaye Diouf.
Une sortie qui ne serait pas, apparemment du goût de Ndèye Saly Diop Dieng qui, au cours d’une tournée ce lundi dans Dakar,  pour apporter les condoléances du président de la République Macky Sall aux familles ayant perdu leurs enfants pendant les dernières pluies, a apporté une réponse clarifiant sa position ainsi que celle de tous ses collaborateurs. « Nous savons que les enfants sont l’avenir. Il nous faut les soutenir, et nous y sommes présentement. Toutefois, il faut savoir que nous avons les mêmes ambitions : celles d’inculquer à nos enfants une bonne éducation et des valeurs », a-t-elle avancé.
Levant toute équivoque, elle rappelle « qu’il n’y a aucun problème entre le ministère et les Daaras. D’ailleurs, au Sénégal, les Daaras font partie de notre patrimoine culturel et religieux », ajoutera t-elle.
Le ministre Ndèye Saly Diop Dieng n’aura pas terminé sans rappeler les différents projets et programmes que l’État du Sénégal compte initier dans le cadre de la modernisation et la rénovation pour l’apprentissage des enfants dans de très bonnes conditions…

Révélation du Grand Serigne Abdoulaye Matar Diop : «lorsque j’étais le directeur général de la SONEES,on m’a proposé plus de 30 à 40 Parcelles pour lotisser la Zone de Captage…»

https://www.dakaractu.com Pour le Grand Serigne Abdoulaye Matar Diop, la responsabilité est partagée en ce qui concerne les inondations à Dakar. Pour lui, il y a des zones non aedificandi, où il est formellement interdit d’habiter, mais les populations ne le respectent pas.
L’ancien directeur général de la SONEES en veut comme preuve, le quartier de la zone de Captage. Selon lui, cet espace était réservé au captage des eaux pluviales, mais regrette t-il, cette zone est devenue un lieu d’habitations.
Abdoulaye Matar Diop de révéler qu’il a toujours refusé le lotissement de cette zone stratégique pour l’évacuation des eaux pluviales à Dakar.
« Lorsque j’étais directeur général de la SONEES, l’amicale des cadres de la SONEES et des inspecteurs des impôts et domaines est venue me voir pour me demander de lotisser la Zone de Captage pour en faire des habitations pour les cadres et j’ai refusé catégoriquement en leur faisant savoir que c’est une zone de Captage des eaux pluviales », révèle le Grand Serigne Abdoulaye Matar Diop, qui insiste toujours, « C’est extrêmement grave (…), on m’a proposé plus de 30 à 40 Parcelles et j’ai refusé. C’est après que j’ai quitté la direction qu’ils ont loti cette zone. Et tous ces gens qui l’ont fait sont en vie. Ils me connaissent je les connais tous », précise le cinquième vice-président de l’assemblée nationale, qui réclame une enquête et un audit de la gestion des inondations…

TOURNÉES ÉCONOMIQUES DE MACKY : «DU DÉJÀ FAIT»,SELON LE PR MOUSSA DIAW

http://www.emedia.sn Le président de la République reprend les tournées économiques dans un contexte marqué par l’épidémie de coronavirus. Macky Sall est attendu, entre le 19 et le 20 septembre, dans les régions centrales de Fatick, Kaolack et Kaffrine.
Selon le professeur Moussa Diaw, analyste politique, ces tournées économiques ne sont pas nouvelles. C’est, selon lui, du déjà fait. Mieux, il estime que ces dites tournées ne constituent rien d’autre qu’une façon, pour le chef de l’Etat, de reprendre le terrain qui est actuellement occupé par ses opposants à l’image du chef de file du Pastef, Ousmane Sonko. « Ces tournées ne peuvent rien apporter par rapport à la situation au moment où les populations sont confrontées aux inondations. Les tournées économiques, les conseils présidentiels sont des stratégies politiques pour se rapprocher davantage des populations », a déclaré professeur Moussa Diaw, joint au téléphone.
A son avis, ce que devrait faire le président de la République, c’est de poser des actions concrètes tendant à faire sortir les populations de la dèche dans laquelle elles se trouvent. Il faut trouver des mécanismes ou des moyens de lutter contre les inondations à travers une politique d’aménagement et d’assainissement », a ajouté le professeur Moussa Diaw. Avant d’ajouter  : « ces tournées politiques sont des calculs politiques visant à reconquérir un terrain déjà perdu. Ce, parce qu’il y a les élections locales qui se profilent à l’horizon. Mais, les résultats ne seront pas à la hauteur de ces attentes parce que les populations sont préoccupées par les eaux de pluies ».
L’universitaire estime que le chef de l’Etat a raté sa sortie. Il devrait, à son avis, être la première personnalité à aller à la rencontre des sinistrés des inondations pour les réconforter, les soulager Aliou DIOUF

DANDE MAYO : LA CÔTE D’ALERTE DU FLEUVE SÉNÉGAL INQUIÈTE

http://www.emedia.sn La situation devient de plus en plus inquiétante pour les populations habitant le long du fleuve Sénégal dans le Dandé Mayo. Par endroits, des débordements sont notés, augmentant les risques d’inondations. Mamadou Diop, le chef de Brigade régionale des ressources en eau de Tambacounda, tire la sonnette d’alarme.
« A la station de Bakel, sur le fleuve Sénégal, l’évolution du plan d’eau a été rapide durant tout le mois d’août, signale-t-il, interrogé par Radio Sénégal. Une onde de crue est apparue pendant la 3e décade. Cette situation s’est plus ou moins poursuivie au début du mois de septembre entraînant une hausse du niveau d’eau. La côte d’alerte de 10 mètres n’est pas encore atteinte mais si cette tendance à la montée se poursuit, dans les prochains jours voire heures, il est fort probable que des débordements puissent se produire par endroits. Ce matin, la côte était à 9,88 m alors que la côte d’alerte, c’est à 10 mètres. Donc, on était à 12 cm de la côte. »
Poursuivant, il ajoute  : « Pour ce qui est de la station de Kidira, on a la Falémé qui (y) passe. L’évolution du plan d’eau a été en dent de scie durant tout le mois d’août 2020. Une onde de crue est apparue pendant la 3e décade. Cette situation s’est poursuivie par évolution continue du plan d’eau pendant la 1ère décade du mois de septembre. Si la côte d’alerte est atteinte, les populations riveraines seront sous les eaux. Cependant, la hauteur d’eau notée ce matin est de 8m 12, et les débordements sont observés par endroits du fleuve. Dans ces conditions, il est nécessaire d’informer les autorités administratives publiques et les populations riveraines afin qu’elles prennent les dispositions idoines. Pour ce qui est de la station de Gouloumbou, sur le fleuve Gambie, la région de Tambacounda, une hausse progressive du plan d’eau est notée même si la côte d’alerte de 13 mètres n’est pas encore atteinte ».
A Matam, la côte d’alerte a atteint, le 12 septembre dernier une hauteur de 8,29 mètres.

Distribution Des 3 Milliards : Mansour FAYE Lâche Le Riz Et Entre Au Multiservice

http://www.walf-groupe.com Le ministre du Développement communautaire de l’Equité sociale et territoriale vient de confirmer que la distribution des kits alimentaires aux populations rendues plus vulnérables par le coronavirus, fut une erreur.
En effet, après les nombreuses critiques suscitées par les multiples couacs, Mansour FAYE a décidé de changer de fusil d’épaule s’agissant de la répartition des trois milliards F CFA aux populations touchées par les inondations.
Le ministre s’est déchargé sur la Délégation générale à la Protection Sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN) qui va envoyer l’argent via cash transfert aux bénéficiaires dont les portables n’ont pas été noyés.

Inondations : Comment les 3 milliards alloués par Macky Sall vont être distribués

https://www.dakarmatin.com Le chef de l’État, Macky Sall, a dégagé une enveloppe de 3 milliards Fcfa en faveur des 10 000 sinistrés des inondations recensés par l’administration territoriale à travers le pays. Les premières familles sinistrées recevront à partir d’aujourd’hui mercredi leur cash transfert. Les montants alloués sont comprises entre 100 000 et 200 000 Fcfa.Selon L’Observateur qui vend la mèche, les populations de Keur Massar, les plus durement touchées par les inondations, seront les premières
bénéficiaires.

Éducation : «Cela me désole d’entendre des acteurs du système défendre la thèse d’un prétendu complot avec l’office du Bac»(Saourou Sène,Sg du Saemss)

https://www.dakaractu.com Le Secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen et du secondaire du Sénégal (Saemss) est d’avis que les résultats au baccalauréat sont le fruit de l’engagement des enseignants qui ont risqué leurs vies pour rejoindre leurs localités d’affectation. Saourou Sène, dans cet entretien qu’il a accordé à Dakaractu, y aborde l’impact de la pandémie sur le système éducatif sénégalais et les enseignements que l’on devrait en tirer. Occasion qu’il a mise à profit pour fustiger l’attitude de son collègue syndicaliste Dame Mbodj. Lequel, après avoir prôné l’année blanche lors de la reprise du 25 juin 2020, est revenu à la charge pour parler d’examens truqués. 

Entretien…

Dakaractu : On a remarqué une accalmie dans le milieu syndical. Qu’est-ce qui, selon-vous, l’explique ?

Saourou Sène  : Oui, l’année scolaire 2019-2020 est marquée par la pandémie de la Covid-19 qui est entrée dans notre pays depuis le mois de mars. Le secteur de l’éducation a été le premier touché avec la première allocution du chef de l’État qui avait décidé d’emblée la fermeture des écoles. Dans ce contexte, il nous fallait réorienter notre action revendicative en nous disant que : « Quand Rome brûle, il faut aller à son secours ! La lutte contre la Covid-19 est une occasion où notre pays, malgré les difficultés, a besoin d’une cohésion sociale et d’un élan unitaire pour faire face à la pandémie. Non seulement, nous avions suspendu notre grève dès l’arrivée du coronavirus dans notre pays, mais mieux nous avions été les premiers à penser à la création d’un fonds de solidarité nationale pour lutter contre cette pandémie. Et au finish les enseignants du Sénégal, en rapport, avec les services centraux et déconcentrés de la tutelle ont contribué à hauteur de 18.100.000 F CFA.

Cette année, on a remarqué beaucoup de mentions voire des mentions très honorables pour le baccalauréat. Qu’est-ce qui explique cette situation dans la mesure où l’année scolaire fut arrêtée à cause de la pandémie ?

Cette année, malgré la pandémie, les résultats du Baccalauréat sont tout à fait appréciables. Tout est à l’honneur des enseignants du Sénégal qui, d’emblée, ont créé des groupes WhatsApp pour encadrer à distance les élèves candidats aux différents examens, surtout pour les classes de terminale et de troisième. Il s’y ajoute que les parents ayant conscience de l’examen qui, de toute façon, allait arriver ont pris des répétiteurs pour un encadrement beaucoup plus rapproché. Sans oublier que ces élèves de Terminale et de 3e étant d’un âge mature, ils ont la possibilité de faire des recherches personnelles sur le net pour combler leurs besoins pédagogiques. Bien sûr, personne ne doit oublier le formidable élan de mobilisation des enseignants pour la reprise des cours le 25 juin 2020 malgré tous les risques encourus. Ces enseignants dont le patriotisme ne devrait souffrir d’aucun doute ont eu à se donner à fond. D’autant plus qu’ils ont des classes de 20 à 25 élèves donc des effectifs faciles à gérer. Voilà autant de raisons qui font que les résultats du Baccalauréat se sont sensiblement améliorés cette année. Si j’entends des acteurs du système défendre la thèse d’un prétendu complot de l’Office du Bac, avec je ne sais qui pour avoir de bons résultats, cela me désole. Ces résultats, nous les assumons et félicitons chaleureusement les élèves, les enseignants et les parents.

Et quel est le sort des élèves qui doivent passer en classe supérieure ? Êtes-vous d’accord sur la manière dont l’État a procédé ?

Le sort des élèves des classes intermédiaires a fait l’objet d’une rencontre entre le ministère de l’Éducation nationale et les partenaires syndicaux que nous sommes. Même si la décision de fixer les moyennes de passage est venue du ministère. Mais nous avions été informés. Pour le moyen et le secondaire la moyenne de passage est de 09/20. Il a été retenu qu’aucun élève ne serait renvoyé cette année pour une insuffisance de résultats. Dès la reprise des enseignements et apprentissages au mois de novembre 2020, les cours commenceront avec des remédiations voire des révisions pour asseoir les prérequis. Et le programme de la classe normale devra commencer à partir de janvier 2021. C’est l’occasion de rappeler la nécessité de continuer l’encadrement des enfants à la maison et la diffusion des programmes scolaires dans les médias comme le canal TNT.

Je rappelle que vous êtes le Secrétaire général du Saemss. À ce titre quelle appréciation faites-vous des maux qui gangrènent le système éducatif en cette période de pandémie?

Le système éducatif sénégalais, depuis des décennies, vit des crises cycliques avec notamment la grève des enseignants qui réclament de meilleures conditions de travail. Mais surtout une gouvernance correcte de leurs carrières, sans oublier la question du système de rémunération et des surimpositions. Lorsque nous parlons de la gouvernance de carrière nous pensons à l’intégration, la validation, le reclassement et les avancements de tous ordres qui interviennent dans la carrière de l’enseignant. Depuis des années, les irrégularités et les nombreux manquements notés ont fini de décourager plus d’un. Ce qui fait qu’aujourd’hui tout le monde parle de lenteurs administratives. La question du système de rémunération des agents de l’État, au regard de son iniquité et les injustices qui le caractérisent, oblige les enseignants à porter le combat. Entre autres injustices, il y a les mises en position de stage, les passerelles, les administrateurs scolaires. Des questions qui méritent un règlement définitif si nous voulons une stabilité dans le système. Condition sine qua non pour arriver à des performances appréciables.

Actuellement on est en plein dans la crise sanitaire qui affecte tous les secteurs. Pour le secteur de l’éducation qui vous concerne, quelles sont les perspectives post-Covid ?

Pour les perspectives post Covid, d’abord, en bon croyant nous prions Dieu Le Tout-Puissant pour qu’il sauve l’humanité de ce minuscule virus qui a bouleversé le monde dans tous les domaines. Ce virus qui a surtout remis en cause toutes les certitudes en matière de sécurité sanitaire. Cela signifie que, comme le reconnaît Georges Mathes : ‘’ce n’est pas la science qui menace notre bonheur. Mais le trop peu de science’’. Aujourd’hui, tous ceux qui pensaient que la science est au top, doivent réviser leurs positions. Nous vivons encore le trop peu de science. La preuve, ce minuscule virus sorti de loin a voyagé dans tout l’univers sans que personne ne puisse le stopper. Cela veut dire qu’il nous faut davantage investir dans l’éducation et la recherche pour plus de sécurité et de développement. L’école reste la solution. Or cette école, avec ses enseignants, mérite plus de respect et de considération pour de meilleurs résultats. Si je parle de l’école, c’est au sens large du terme du préscolaire au supérieur en passant par les instituts de formation professionnelle. Pour éviter une reprise des luttes enseignantes, dès la fin de la pandémie, il faudra faire des efforts pour prendre langue avec les organisations syndicales pour régler les questions contenues dans le protocole d’accord signé le 30 avril 2020. Il s’agit principalement du système de rémunération des agents de l’État, la question des lenteurs administratives, entre autres. La pandémie a permis aux enseignants de prouver, si besoin en était, leur patriotisme pour leur pays. De même que les résultats obtenus montrent à suffisance que si nous avons des effectifs normaux dans nos classes nous pourrons avoir de bons résultats en fin d’année pour les différents examens.

On vous a suivi dans un débat en présence de Dame Mbodj, mais vous n’étiez pas d’accord sur certains points. Actuellement, les syndicats de l’enseignement parlent-ils le même langage, concernant les revendications ?

Écoutez ! Rien ne devrait autoriser, que quelqu’un, dans ces moments difficiles, fasse dans le discours populiste et démagogique. Nous sommes des acteurs de l’école et cette dernière est notre gagne-pain. Personne ne doit aimer l’école plus que les enseignants que nous sommes. Celui que vous avez indiqué avait déjà opté pour l’année blanche dans notre pays. Ce qui ferait de nous un pays tristement exceptionnel dans ce cas. Le virus n’ayant occasionné, nulle part dans le monde, l’année blanche, c’est le même oiseau de mauvaise augure qui considère que les résultats du Bac sont truqués et je ne sais pas comment. Ce monsieur, aux élections de représentativité dans le secteur, a obtenu moins de 2% des enseignants. S’il pense pouvoir combler le retard de 8 points pour participer aux négociations gouvernement-syndicat, à travers une logomachie et un nihilisme sans retenue, il assumera devant l’histoire et les enseignants. Je voudrais juste rappeler les propos d’un sage qui disait que : ‘’Si l’ignorant crie avec arrogance, le silence enseigne avec élégance’’. Les enseignants du Sénégal sont unis à travers 6 organisations de l’enseignement et le syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation. C’est cela le G7 qui a en charge toutes les questions de l’éducation à porter devant le Gouvernement du Sénégal.

Legs

http://www.enqueteplus.co Face aux souffrances et à la désolation des populations sinistrées, l’organisation Legs (Leadership, éthique, gouvernance et stratégie) Africa ne compte pas rester les bras croisés. Hier, la plateforme s’est voulue pragmatique, en lançant un appel à la solidarité nationale. Le premier jalon posé est le lancement d’une pétition, dont l’objectif principal est d’inviter les Sénégalais à faire preuve de générosité vis-à-vis des victimes des inondations.
‘’Cette manifestation de solidarité directe peut prendre la forme de deux options  : d’une part, prêter son toit ou héberger les personnes victimes, en fonction de votre capacité et disponibilité ; d’autre part, contribuer par des vivres (achat de ravitaillements, mise à disposition de logistique de transport, soutien matériel, etc.’’, disent-ils.
…Mais pour l’organisation, l’accent est particulièrement mis sur la nécessité de mobiliser des lieux d’habitation, car il s’agit de la principale difficulté à laquelle font face les victimes déjà éprouvées par la morosité économique. A en croire les signataires, il s’agira ainsi de mobiliser les centaines de maisons non habitées dans la capitale ainsi que dans toutes les grandes villes, pour recevoir des familles sinistrées.
Pour Elimane Haby Kane, Président de l’organisation, cette réaction fait suite aux pluies enregistrées hier, alors que certaines populations souffraient déjà le martyre. ‘’Nous voyons à travers Dakar beaucoup d’appartements et maisons non occupés qu’il serait possible de mobiliser en faisant jouer la solidarité des propriétaires pour loger les familles actuellement en détresse’’, plaide M. Kane.

Longs silences,moins critique avec Macky : Idy,un opposant complaisant

https://www.dakarmatin.com A lire la dernière sortie d’Idrissa Seck sur les inondations, l’on ne manque pas de se demander si c’est réellement un opposant qui s’exprime. De surcroit quelqu’un pressenti pour devenir le chef de l’opposition. Une attitude sujette à interrogations.
« Les pluies diluviennes d’hier ont plongé plusieurs localités de notre pays sous les eaux et occasionné des dégâts multiformes. Nous vivons ce sinistre aux cotés de nos compatriotes dont les lieux d’habitation sont  inondés, mais aussi ceux ayant enregistré des pertes matérielles. Nous leur exprimons notre compassion, notre totale solidarité et invitons les populations ainsi que l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour leur venir en aide », dixit Idrissa Seck. Et c’est tout !
C’est à se demander si c’est réellement l’opposant ‘’en chef’’ Idrissa Seck qui a sorti le communiqué. Aucune critique sur la gestion des inondations par le régime actuel. Idrissa Seck semble même accorder le même niveau de responsabilité aux gouvernants qu’aux gouvernés, lorsqu’il appelle « les populations ainsi que l’État à prendre toutes les mesures nécessaires ».
A l’évidence, le message a perdu sa virulence habituelle. En effet, depuis un certains temps, depuis leurs retrouvailles à la maison du parti socialiste en février dernier, pour être précis, Idrissa Seck qui attaquait sans ménagement Macky Sall, est devenu moins critique, conciliant à la limite, avec la gestion de celui-ci, même sur des dossiers dont les fautes de gestion sont manifestes.
Sur la gestion de la Covid-19, la distribution des vivres par le ‘’beau frère’’, Mansour Faye, le décret d’honorariat qui a défrayé la chronique, l’accaparement des terres du littoral dakarois et des terres rurales (Ndingler), la gestion des 767 milliards du plan décennal consacré aux inondations…Idy est en mode spectateur et s’emmure dans un silence de mort. Ses rares sorties comme celle sur les inondations sont limites complaisantes.
Selon l’enseignant-chercheur en science politique à l’université Gaston Berger, Moussa Diao, l’appel lancé par le leader de Rewmi à sa sortie d’audience avec Macky Sall en mars dernier pour une ‘’union sacrée autour du président de la République pour vaincre la Covid-19’’, ne le dédouane guère. Même si ses partisans semblent l’agiter pour justifier sa posture.
« Ce que tout le monde a constaté, c’est qu’il est devenu moins sévère sur ses critiques, s’il ne ménage pas d’ailleurs le pouvoir. En tout cas, ces dernières sorties c’est juste pour faire quelques observations mais il n’est plus dynamique, il n’est plus vigoureux en tant qu’opposant, observateur, analyste et connaisseur des réalités politiques », souligne Moussa Diao.

Remous dans la coalition Idy2019 et à Rewmi

Au sein de son parti Rewmi comme dans la coalition Idy2019 qui a porté sa candidature lors de la dernière présidentielle, l’attitude de leader de Rewmi fait jaser. Barthélémy Dias a été le premier à fustiger le mutisme de Idrissa Seck face au débat qui faisait rage sur la gestion des ressources pétrolières et gazières du Sénégal. Débat relancé alors par la publication de l’enquête de la Bbc qui a éclaboussé le frère du président de la République, Aliou Sall. C’était lors d’une conférence de presse au mois de juin 2019, juste quatre mois après l’élection présidentielle. Le maire de Mermoz Sacré-Cœur soupçonnait un ‘’deal’’ entre Idy et Macky.
Des propos qui avaient, à l’époque, fait sortir les rewmistes de leurs gonds. « Idrissa Seck définit librement, avec son entourage, sa stratégie de communication sur chaque sujet. Personne donc ne peut lui imposer de timing médiatique, et il n’a non plus de leçon à recevoir de personne », martelait un de ses affidés, Daouda Ba qui s’insurgeait contre les propos « discourtois et fallacieux de Barth » contre son leader. Mais, les contre-attaques des Rewmistes ne parviendront pas à taire les remous dans la coalition Idy2019.
En effet, d’autres alliés comme Abdou Karim Fall se sont aussi signalés pour dénoncer la stratégie-Idy qui consiste à rester dans sa tour d’ivoire déconnecté des réalités du terrain. « La politique, c’est le terrain, notamment en cette période où s’annoncent les élections locales. Ce n’est pas une affaire de troupeau qu’on garde quelque part et venir le chercher quand on veut. Il faut prendre le pouvoir décentralisé. Ce qui sera une bonne chose pour conquérir le pouvoir central », fulmine Fall (représentant des alliés) à l’attention d’Idrissa Seck.
Ces agitations n’épargnent pas sa formation politique, Rewmi où beaucoup de responsables et pas des moindres quittent le navire. Dernier, après Abdourahmane Diouf,  à faire ses ‘’adieux’’ au patron de Rewmi, le colonel Abdourahim Kébé vend la mèche, même s’il évoque des ‘’convenances personnelles’’ pour justifier son départ.
La dernière phrase de sa note semble bien indiquer les vraies raisons du divorce. « Mon engagement politique continue pour une opposition forte, cohérente et audible au service exclusif des Sénégalais et du Sénégal », souligne l’ex-secrétaire national de Rewmi en charge de la défense et de la sécurité.

‘’Protocole de Colobane’’, chef de l’opposition

Dans tous les cas, des doutes subsistent sur les raisons du mutisme d’Idrissa Seck sur la gestion de Macky Sall avec qui il a scellé des retrouvailles empreints de cordialités en février lors de la cérémonie d’hommage à Feu Ousmane Tanor Dieng à la maison du Parti socialiste. Certains soupçonnent un ‘’protocole de Colobane’’ après la poignée de main cordiale entre les deux adversaires politiques et l’invite du président Macky Sall à son ‘’aîné’’ à taire ‘’les contradictions’’.
«Je salue mon cher aîné Idrissa Seck, mon frère Malick Gakou et tous les autres. Je voudrais vous dire qu’au-delà de la diversité de nos trajectoires, nous avons en commun la seule et grande référence qui est ce pays, le nôtre, cette terre de nos ancêtres. Il faut bien que toutes les contradictions soient dissoutes dans l’unité autour de la grandeur de notre Nation», avait lancé Macky Sall.

Depuis, silence radio ! Idy est muet comme une carpe.

Avec l’agitation du statut du chef de l’opposition et les juteux avantages qu’il offre (2 milliards de budget, entre autres), des observateurs de la scène politique croient savoir que si Idy se montre concilient avec Macky, c’est pour que la majorité continue de défendre, sur la table du dialogue, le critère de désignation qui l’avantage.
En effet, deux critères de désignation sont en confrontation. Devrait-il s’agir du chef du parti d’opposition ayant le plus de sièges à l’Assemblée nationale ? (Abdoulaye Wade du Pds). Critère défendu par Pastef.
Ou devrait-il s’agir du candidat arrivé deuxième à la dernière présidentielle ? Donc Idrissa Seck. Une position défendue par la majorité sur la table du dialogue. Est-ce la raison du silence d’Idrissa Seck ?

Silence de ‘’diamant’’ ou de ‘’pacotille’’ ?

Ses partisans bottent en touche. « C’est antinomique. On ne peut pas chercher à devenir chef de l’opposition et faire les yeux doux à Macky Sall, cela n’a aucun sens », fulmine Yankhoba Seydi. Selon lui, si Idy s’emmure dans le silence, c’est pour se conformer à son ‘’serment’’ de décembre 2018.
« Même dans notre parti, il est fréquent que des militants s’étonnent du pourquoi il ne parle pas, il ne critique pas Macky Sall. Il avait dit qu’il n’allait plus critiquer la gestion de Macky Sall. C’était en décembre 2018, quand le Fds de Babacar Diop l’avait investi comme candidat à la présidentielle de 2019, à la place de la nation (ex-Obélisque). Il avait dit qu’il avait tellement critiqué Macky Sall que finalement il avait décidé de ne plus le critiquer », explique Seydi.
D’après Seydi, « le silence de Idy est de diamant » ! « La parole est d’argent, le silence est d’or. Il y a des moments où la parole est d’or. Mais quand le silence permet de produire les effets d’une parole d’or, ce silence là est de diamant. Son silence là est important pour qu’enfin les gens réalisent qu’ils ont laissé un as à la touche », fulmine-t-il.
Seulement, au vu des soupçons qui pèsent sur l’ancien Pm de Wade, l’on se demande finalement si cette stratégie du « silence » n’est pas de pacotille, puisqu’elle est nulle d’effets car le leader de Rewmi essuie revers sur revers depuis 2007.seneweb

KHALIFA SALL PRIS ENTRE DEUX FEUX

http://www.sudonline.sn https://www.seneplus.com/ Son destin ou du moins son avenir politique parait ne pas être entre ses mains, car devant faire face à la pesanteur judiciaire, mais aussi à l’âge, même s’il restera toujours dans la limite requis des 75 ans au plus, à la présidentielle de 2029
Elargi de prison le 29 septembre dernier, après une grâce présidentielle, l’ancien député-maire de Dakar, Khalifa Sall condamné à 5 ans d’emprisonnement pour «faux en écriture de commerce et escroquerie portant sur les deniers publics», dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, semble reprendre du service. Cependant, son destin ou du moins son avenir politique parait ne pas être entre ses mains, car devant faire face à la pesanteur judiciaire, mais aussi à l’âge, même s’il restera toujours dans la limite requis des 75 ans au plus, à la présidentielle de 2029.
L’ancien député-maire, Khalifa Sall, au chevet des sinistrés de la commune de Grand Yoff, le 7 septembre dernier. C’est l’image qui a fait le tour de la toile, notamment avec le message lancé aux habitants de son «fief» et du Sénégal face aux inondations, mais surtout avec l’invite adressée au gouvernement pour trouver une solution face au calvaire des populations impactées par les inondations.
Avec cette sortie très médiatisée, “Khaf“ entend matérialiser la promesse faite à ses militants, le mercredi 11 mars dernier, lors d’une rencontre à la mairie de Dieuppeul Derklé, à savoir qu’ : «il est temps de retrouver le terrain après les visites de proximité». Hélas, l’ex-maire de Dakar n’est pas encore totalement maitre de son destin politique. Pour cause, les critères d’éligibilité selon la Constitution du Sénégal issue du referendum du 20 mars 2016, sont les suivants : être exclusivement de nationalité sénégalaise ; jouir de ses droits civiques et politiques ; être âgé de 35 au moins et de 75 ans au plus le jour du scrutin. Le hic se trouve au niveau des deux derniers critères d’éligibilité cités ci-dessus. En effet, condamné en août 2018, à 5 ans d’emprisonnement pour «faux en écriture de commerce et escroquerie portant sur les deniers publics» dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar puis élargi de prison le 29 septembre dernier, après une grâce présidentielle, Khalifa Sall doit franchir un adversaire de taille.
En réalité, il y a une pesanteur judiciaire qui pèse sur lui, compte tenu de son casier judiciaire qui est encore souillé. En dépit de la grâce présidentielle dont il a bénéficié, il reste toujours frappé par l’article L.156 relatif à l’inéligibilité des individus condamnés, «lorsque leur condamnation empêche d’une manière définitive leur inscription sur une liste électorale».
Pour prétendre participer à une quelconque élection, il lui faudra une amnistie par l’Assemblée nationale. Seulement, c’est cette même Assemblée qui lui avait retiré son immunité, bien qu’il n’ait pas été entendu par la commission installée par étudier son cas. Ce qui voudrait dire que ses chances de se faire amnistier par cette XIIIème législature restent minimes. Encore que, s’il s’aventure à mener un combat contre la majorité, en prenant des positions contre par rapport à des situations politiques, il risque de compliquer sa situation. Pour cause, l’initiative en matière judiciaire, notamment l’obtention de l’amnistie, relève de la majorité. Quid de la limite d’âge, quand on sait qu’il est né en 1956 ? Il reste évident que ses partisans diront qu’en 2024, tout comme en 2029, Khalifa Sall n’aura pas de problème d’éligibilité concernant son âge. En effet, la limite requise est de 75 ans au plus, le jour de l’élection. Seulement, si on doit écarter 2024, à cause de la déchéance de ses droits civiques, il ne lui restera que 2009. Sachant que n’est pas Me Wade qui veut, parce qu’il a accédé au pouvoir à 74 ans, il n’est pas évident que Khalifa Sall garde toute ses facultés à cette âge aussi avancée, à savoir 73 ans.
A noter, par ailleurs, que sa coalition ”Tawawu Ndakaru“ a pris un rude coup avec des défections non négligeables. Des ténors qui pesaient bien sur la balance dans cette coalition en termes d’électorat, mais aussi d’engagement politique lors des dernières échéances, avant celle de février 2019, ont préféré quitter la barque pour se ranger dans la mouvance présidentielle. Il faut compter parmi eux le «Gros poisson» pêché par Macky Sall à la veille de la présidentielle, en l’occurrence Moussa Sy, maire des Parcelles. Que dire de Jean Baptiste Diouf, maire de Grand Dakar, ou encore d’Alioune Ndoye de Dakar Plateau qui a rejoint la maisonmère, le Parti socialiste (Ps) ? Ou encore Banda Diop de la Patte d’Oie, pour ne citer que ceux-là ? C’est dire que la coalition de l’ancien député-maire a perdu sa force d’antan, et que ”Khaf“ a perdu beaucoup de sa marge de manœuvre dans la capitale sénégalaise. Encore que Dakar n’est pas le Sénégal et qu’il lui reste beaucoup de travail à faire dans les régions. Jean Michel DIATTA

Enquête sur le quotidien du «Pape du Sopi» : Me Wade,un Président à isolement

https://www.dakarmatin.com Aphone depuis des mois, le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) est confiné chez lui, sur la Corniche Ouest dakaroise. Pour lui éviter tout risque de choper le virus, l’ancien chef d’État du Sénégal, qui fait partie du 3e âge, est en isolement total. Ou presque. L’Observateur a enquêté sur son agenda de confiné.
C’est un silence bruyant, un mutisme inquiétant. Depuis l’avènement du Coronavirus au Sénégal, le 2 mars dernier, le Pape du Sopi, opposant charmeur et Président hâbleur, est resté sans voix. Aucune sortie médiatique de Me Abdoulaye Wade, aucun déplacement, juste un communiqué de presse validé et fait signer par le porte-parole de son parti, Tafsir Thioye, portant sur les récentes inondations. Ou encore une lettre du groupe parlementaire Liberté et Démocratie relative au même sujet. De quoi s’interroger sur le quotidien de l’un des acteurs politiques les plus populaires du Sénégal. Un homme d’action qui, malgré son âge (94 ans), a toujours répondu présent. Avec sa verve efflorescente, sa gouaille tranchante, qui fait demeurer un temps indéfini à l’écouter et à le regarder parler. Un exercice politique scotchant dont lui seul a le secret et durant lequel la gestuelle vaut souvent élément sonore.

PERSONNEL DE MAISON CONFINE

Pourquoi l’ancien président de la République s’est emmuré dans le silence ? Si, dans son entourage immédiat du Pape du Sopi, personne ne souhaite décrisper ses mandibules et porter au public, à visage découvert, les raisons de son retrait momentané de la scène politique, en messe basse, les langues se délient. Et, la pandémie du Coronavirus est brandie par les proches de l’ancien Président pour justifier son silence. «Depuis le mois d’avril, le Président Abdoulaye Wade s’est auto-confiné. Il ne reçoit presque personne. Comme nous le savons tous, il est du 3e âge c’est-à-dire qu’il fait partie des personnes les plus vulnérables, les sujets à risque. Donc, on ne peut pas prendre le risque d’aller chez lui. Le virus est encore là, il circule, personne ne sait qui l’a et qui ne l’a pas», explique un membre de son cabinet politique, haut responsable  du Parti démocratique sénégalais (Pds), dont la dernière conversation avec le Pape du Sopi, qui remonte à pas longtemps s’est faite au téléphone. A l’absence de cette chaleur humaine, de l’imagination du raisonnement.
Aujourd’hui, l’ancien président de la République s’est totalement isolé dans sa villa du bord de mer à Dakar, juste derrière l’hôtel Radisson Blu. Entre prières, lecture et petites balades, confie des proches, Me Wade ne serait en contact qu’avec un un groupe très restreint de personnes. Un personnel réduit au strict minimum composé de son maître d’hôtel (Cuisinier), de deux de ses gardes du corps, d’un secrétaire, d’un chauffeur et deux femmes de ménage. «A part ce personnel de maison, poursuit le membre de son cabinet politique, seul son médecin traitant et quelques rares membres de sa famille sont autorisés à lui rendre visite.» «Et généralement, embraie-t-il, il ne reçoit que si c’est pour des questions extrêmement urgentes, des sujets d’une importance capitale qui ne peuvent attendre.» Des dossiers d’une acuité singulière qui demandent ses conseils ou son approbation.
Pour éviter tout risque de contamination au Coronavirus au Pape du Sopi, rapportent des membres de son cabinet, le personnel en contact de l’ancien Président est également confiné. Et selon des informations de L’Observateur, le plus gros du lot est logé à Fann Résidence. Ils occupent le rez-de-chaussée de la villa de Me Madické Niang que Me Abdoulaye Wade avait boudée par le passé, lorsqu’il y a eu la brouille entre lui et son ancien bras droit. Les deux hommes se seraient retrouvés. Ils auraient même profité de l’isolement imposé par la maladie à Coronavirus, pour recoller les morceaux. «Il se parlent plus fréquemment au téléphone. Ils discutent de beaucoup de sujets d’intérêt national. Mais je ne suis pas au courant d’un déplacement de Me Madické chez Me Wade», confirme un des collaborateurs de l’ancien ministre de la Justice. «Effectivement, corrobore un membre du cabinet de Me Wade. Je pense que si les deux hommes se parlent à distance, c’est parce que la maladie est toujours là. Le Coronavirus a chamboulé tout l’agenda du Président Wade qui est dans le confinement le plus total.»

CONSULTANCE POUR L’UNION AFRICAINE

La preuve, les activités politiques de l’ancien président sont presque à l’arrêt. Depuis des mois, le Parti démocratique sénégalais, connu pour son dynamisme, est quasi aphone. Les instances du parti, notamment le Comité directeur, ne se réunissent plus. Tout est au ralenti. Mais, selon l’entourage de l’ancien Président, s’il n’est pas permis aujourd’hui de tenir une rencontre avec le frère Secrétaire général, le Pds fonctionne tout de même. «On se parle au téléphone ou par e-mail. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut se réunir à distance. Me Abdoulaye Wade donne les instructions et chacun, à son niveau de responsabilité, exécute. Donc, le travail continue sans problème. Physiquement, son absence nous pèse. Mais sur le plan opérationnel, le parti continue de vivre», fait savoir un des hauts responsables du Pds.
Aux dernières nouvelles, Me Abdoulaye Wade était plongé dans un projet d’écriture de ses mémoires. Où en est-il aujourd’hui ? «Il est en train d’écrire et quand il aura fini, vous journalistes serez les premiers à en être au courant», répond son entourage. Seulement, le projet de livre de l’ancien Président a connu une pause engendrée par une consultance pour le compte de l’Union Africaine sur des projets d’intérêts  économiques qui devraient passer par le brassage des peuples. Mais aussi sur la réformes des textes de l’Union. Un job que l’ancien Président aurait presque bouclé et dont la restitution est attendue les prochains jours. «Il est en superbe forme, souffle son entourage. Malgré le poids de l’âge, il gère bien son emploi du temps. C’est la maladie qui le tient en retrait des Sénégalais, mais il a une profonde compassion pour les Sénégalais victimes des inondations. Il suit bien l’actualité sociopolitique du pays. Il sera de retour pour bientôt.» Quand le Coronavirus aura baissé de sa létalité au Sénégal et que le dehors ne présentera plus aucun risque pour l’ancien Président dont l’âge avancé constitue un gros risque.SOPHIE BARRO

Inondations : «Le riz distribué ainsi que l’annonce de 10 milliards prouvent le manque de considération du régime vis-à-vis des victimes»

https://www.dakarmatin.com Dans sa question économique de la semaine (la QES TEKKI), le député Mamadou Lamine Diallo, trouve « le riz distribué par la Famille FayeSall et ses affidés » ainsi que l’annonce de 10 milliards pour la gestion des inondations « comme un manque de considération du régime vis-à-vis des victimes ».
« Le coronavirus nous a rappelé l’importance du cadre de vie pour les populations. L’assainissement, en particulier, le système d’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées est une priorité dans la mise en place des établissements humains. Il est triste de constater que le régime de Macky Sall n’en a cure. Aucune empathie pour nos compatriotes. Ce qui se passe à Keur Massar dans des parcelles dites assainies est proprement scandaleux. Comment notre État en ce siècle a pu commercialiser des parcelles dans des zones non édificandi sans assainissement préalable? » s’est-il d’abord étonné. Ce qui se passe là-bas poursuit le Président de Tekki,  risque de se passer dans la zone de captage de la commune de Grand Yoff, dossier bien connu de Macky Sall.
« Y a-t-il un système d’évacuation des eaux pluviales à la Cité Keur Gorgui dans les Sicap ? Le mal est profond. L’ONAS a été saccagé par Mansour Faye et son copain l’ex DG Diop. C’est lui le ministre, le principal responsable dans cette affaire avant tout et son beau-frère le Président Macky Sall. Les populations doivent s’organiser pour exercer leurs droits constitutionnels à un environnement sain, récupérer leurs mairies des mains des prédateurs de BBY, porter plainte devant les tribunaux et s’engager dans l’alternative citoyenne et patriotique », a-t-il suggéré…

Convocation de Téliko par l’IGAJ : L’UMS parle d’une «tentative d’intimidation et de musellement»

L’Union des magistrats du Sénégal a assimilé la convocation de son président par l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (IGAJ), pour des propos tenus dans la presse, comme une « tentative d’intimidation et de musellement qui, de toute façon, ne peut prospérer. » L’Ums a publié un communiqué de presse en ce sens…
Le Président de l’UMS a été convoqué verbalement pour être entendu ce mercredi 16 septembre 2020 par l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (IGAJ), saisie par le Ministre de la Justice, pour des propos qu’il aurait tenus lors d’une interview parue dans la presse.
Le Bureau estime que le Président de l’UMS, en cette qualité, et en tant qu’élu et représentant de l’ensemble des membres de l’association pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux, ne relève ni du ministre, ni de l’IGAJ.
Cette convocation inadmissible, qui intervient après la médiatisation de la lettre de démission d’Ousmane KANE par la cellule de communication du Ministère de la Justice, constitue un précédent dangereux que l’UMS dénonce et combat avec la dernière énergie car ne s’agissant ni plus, ni moins que d’une
Le Bureau précise à toutes fins utiles que la dernière interview faite par le Président de l’UMS a été publiée dans l’édition du journal Les Echos du 21 août 2020.
Enfin, il appelle tous les magistrats à la vigilance et à la solidarité pour barrer la route à cette stratégie malheureuse de déstabilisation de notre association. https://www.dakaractu.com/

Idy-Sonko : qui du lièvre ou de la tortue l’emportera ?

https://www.pressafrik.com Idrissa Seck et Ousmane Sonko sont arrivés respectivement en deuxième (20,50 %) et troisième (15,67 %) positions lors de la dernière présidentielle de 2019. Ce qui explique certainement le positionnement très différent des deux hommes politiques sur le champ politique actuellement. En effet, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, multiplie les sorties sur le terrain et n’épargne guère dans ses déclarations ni le pouvoir en place, ni l’opposition. Au risque, pour l’ancien inspecteur des Impôts et des Domaines, de se retrouver isolé au sein de l’opposition. Un risque qui pourrait être compensé par l’espoir d’engranger des gains notables au sein des populations et de l’opinion publique. Lesquelles désavouent les politiciens traditionnels. De l’autre côté, le silence intrigant d’Idrissa Seck s’apprécie comme une stratégie voulue et calculée par l’homme. Le patron de Rewmi a toujours affiché un total contrôle de son timing politique en structurant ses sorties et ses discours sur le champ politique. Que peuvent perdre ou gagner Idrissa Seck et Ousmane Sonko dans leurs différentes postures politiques actuelles ? Le Témoin a essayé de trouver une réponse à cette question en sollicitant les éclairages des journalistes politiques Bakary Domingo Mané et Ibrahima Bakhoum, mais aussi de l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Pr Moussa Diaw. Pour le journaliste et analyste politique Bacary Domingo Mané, Ousmane Sonko est dans son rôle du leader de l’opposition qui est resté cohérent dans sa démarche politique. Pr Moussa Diaw lui estime que cette division de l’opposition ne peut que profiter à la majorité. Pour Ibrahima Bakhoum, chaque homme politique a sa propre stratégie. Et le leader de « Pastef » les Patriotes, Ousmane Sonko, serait en train de dérouler la sienne.
Il n’y a plus de consensus dans l’opposition comme ce fut lors de la campagne électorale pour la présidentielle 2019 où les leaders de l’opposition, d’une seule voix, mettaient en garde le président Sall contre toute volonté de confisquer la volonté populaire des Sénégalais lors du scrutin. Une année après, le candidat de Benno bokk Yaakaar (Bby) semble avoir réussi son plan constituant à réduire l’opposition à sa plus simple expression. Il y a eu d’abord les tiraillements autour du statut de l’opposition et de son chef. Une partie de l’opposition réclame non seulement à cor et à cris l’instauration de ce statut mais encore vote en faveur d’Idrissa Seck pour être le patron de l’opposition. Ce dont ne veut pas entendre parler « Pastef » pour qui le débat autour de ce statut n’est qu’une manœuvre de diversion — et de dispersion de l’opposition ! — entreprise par le pouvoir en place.
Comme si cela ne suffisait pas, les « clashs » (comme disent les rappeurs) se multiplient entre les membres du parti Rewmi et Ousmane Sonko qui a encore une fois lors de sa tournée en Casamance descendu en flammes le régime du président Macky Sall, ce qui n’est pas une nouveauté, mais aussi… certains leaders de l’opposition !

Bacary Domingo Mané,journaliste et analyste politique : «En se démarquant des autres opposants, Ousmane Sonko s’expose en même temps..Il est cohérent dans sa démarche»

Pour le journaliste et analyste politique Bacary Domingo Mané, le leader du Pastef « les patriotes » Ousmane Sonko est dans son rôle d’opposant farouche contre le régime en place. En se démarquant des autres opposants qu’il qualifie d’ailleurs d’opposants de salon, l’ancien inspecteur des impôts et domaines s’expose en même temps. « Un homme politique est un produit. Tout le monde le sait. Un produit qui arrive sur le marché, il y a beaucoup de convoitises, beaucoup de prétendants. Lui (ndlr : Ousmane Sonko) au moins il est en train de se positionner. Vous savez la politique, c’est la prise de risques. En se démarquant des autres opposants, évidemment, il s’expose en même temps. Mais le gain qu’il gagne au niveau de la population, c’est quelqu’un qui aura évidemment tout le temps d’être remarqué. Il ne se contente pas uniquement des déclarations, c’est quelqu’un qui va à la rencontre des populations lorsque ces dernières ont des problèmes pour apporter sa partition de solidarité. C’est cela que je trouve être le gain. Le danger est à la fois pour les tenants du pouvoir mais en même temps aussi pour une certaine opposition qui sont dans le deal. En les traitant d’opposition de salon, ces gens-là aussi seront intraitables avec lui. Ousmane Sonko en ce moment les dérange. Il est vraiment cohérent dans sa démarche. Parce qu’un opposant s’oppose. Celui qui gère le pouvoir gère le pouvoir. Mais ici on voit dans ce pays souvent des sous-traitances entre une certaine opposition et les tenants du pouvoir. A la limite même, ce sont des gens qui sont financés par le pouvoir. Je pense que cela n’a pas commencé avec Wade, ni encore avec Macky. Ça tout le monde le sait : dans tout régime les manœuvres consistent disons avoir une opposition de salon pour justifier quand même un certain nombre d’actes » a expliqué le journaliste politologue Bacary Domingo Mané. Selon qui, la politique est à la fois parole et action.

Ce qui différencie les deux hommes politiques, Ousmane Sonko et Idrissa Seck !

D’après Bacary Domingo Mané entre le président du parti Pastef et le leader de « Rewmi », c’est la jeunesse qui détermine l’engagement politique au sein des populations. Toutefois, estime le journaliste, ce n’est pas encore la fin de l’épopée pour le libéral et le natif de la capitale de Rail. « Un philosophe qui avait beaucoup écrit sur la politique disait : « la politique c’est deux choses, c’est à la fois la parole et l’action ». C’est-à-dire que si vous vous contentez simplement de brèves apparitions ou bien d’apparitions un peu rares, le peuple vous oublie. Je pense qu’Ousmane Sonko a compris cela. C’est pourquoi il ne cesse de descendre régulièrement sur le terrain, de prendre la parole pour défendre les préoccupations des populations.
Ce qui n’est pas le cas du président de « Rewmi » Idrissa Seck. Je pense qu’il est convaincu que c’est Dieu qui donne le pouvoir. Qu’il ne va pas disons mouiller le maillot. D’ailleurs, il n’a même pas l’habitude de mouiller le maillot. Voyez même lors de la présidentielle de 2019, s’il a commencé ses sorties, c’est à quelques encablures de la campagne. Mais bon il a eu la chance d’arriver deuxième lors de cette dernière présidentielle. Je pense que pour Idy, il n’a pas vraiment besoin de mouiller le maillot parce qu’il est convaincu que c’est Dieu qui donne le pouvoir. J’ai l’impression que c’est comme ça qu’il pense. Son silence peut se justifier par le fait que, pour lui, une fois les élections passées, c’est fini. Il fait des apparitions rares, donc une opposition comme ça, quand voit avez en place un rival plus jeune que vous, donc plus dynamique, c’est compliqué. C’est ce qui se passe pour Idy aujourd’hui. Une légitimité politique ça se cultive. Il ne s’agit pas de participer à toutes les élections pour asseoir sa légitimité auprès du peuple. Pour autant, ce n’est pas la fin de Idy, ça il faut le souligner à moins qu’on soit vraiment hypocrite. Idy ne participe qu’à des élections. Après les élections s’il ne passe pas, il reste chez lui. Ce qui n’est pas le cas pour Sonko arrivé troisième à la présidentielle de 2019. Depuis lors, il est tout le temps sur le terrain. Les dossiers sales du gouvernement c’est lui qui les met souvent sur la table. Ce qui n’est pas encore le cas pour Idy. Il (Ndlr : Idy) est dans une opposition vraiment de collaboration. Il ne critique pas le régime, il le laisse tranquille même s’il prend un chemin qui n’est pas bon pour le peuple » a conclu l’analyste politique Bacary Domingo Mané.

Pr Moussa Diaw de l’Ugb « Certains opposants sont peut- être jaloux du positionnement d’Ousmane Sonko »

D’après l’enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Pr Moussa Diaw, c’est un climat malsain qui est en train de s’instaurer entre les leaders de l’opposition. « Ousmane Sonko fait l’objet de plusieurs attaques. Peut-être que cela entre dans le cadre du jeu politique, de la rivalité entre leaders. Mais cela ne contribue pas à renforcer l’unité au sein de cette opposition qui était déjà divisée par des positionnements sur des questions nationales. Aujourd’hui, on assiste à des attaques des uns contre les autres. Ce n’est pas bien pour cette opposition. Parce qu’il faut quand même avoir la capacité de transcender un certain nombre de situations. L’opposition devrait faire bloc ensemble si elle veut vraiment gagner autre chose que de se lancer dans une interaction des grisailles qui ne va profiter que la majorité. Cela dit, il faut voir quelles sont motivations des uns et des autres. C’est vrai que Sonko dérange non seulement la majorité mais également au niveau de l’opposition. Maintenant pourquoi dérange-t-il ? Parce qu’il y a des rivalités. Certains opposants sont peut-être jaloux de sa réussite. Parce que lui, il est arrivé il n’y a pas très longtemps alors que d’autres jeunes étaient là dans des partis politiques. Aujourd’hui il est bien positionné. Au niveau de l’opposition, il joue son rôle. En tant qu’acteur politique, il a une vision des choses et développe des arguments. Il critique le pouvoir et fait des propositions. Donc, c’est ça le rôle d’un vrai leader politique » explique Pr Moussa Diaw.
Toujours selon l’universitaire, il ne faut pas parler d’opposition radicale mais plutôt d’opposition offensive du point de vue de l’attaque politique, mais également offensive de point de vue des propositions. Et, selon lui, le président des « Patriotes » Ousmane Sonko s’inscrit dans cette dynamique. « Il incarne le rôle d’un vrai leader et cela va lui couter des attaques. On a vu au niveau de la majorité certains tenter de faire passer une loi pour l’empêcher de se présenter. Cela ne fait que renforcer sa position dans l’espace politique sénégalais. Sa présence sur le terrain ne laisse aucune place aux autres qui, au sein de l’opposition, ont eux aussi des ambitions. Mais lui déroule avec ses stratégies. Il a la capacité de tenir un discours écouté par les autres, de voir dans le pratique gouvernementale, les actions gouvernementales là où il y a des faiblesses. Et c’est là qu’il concentre ses attaques avec bien sûr des argumentations qui sont convaincantes. Déjà il a contesté Idrissa Seck comme chef de l’opposition. Le président du « Rewmi » a choisi sa stratégie. Au début, Idrissa Seck était très attentif et très critique à l’égard du président de la République. A un moment donné, il s’est embrouillé avec des sensibilités religieuses quand il utilise les propos par rapport à La Mecque. Du coup, devant le tollé, il a décidé de s’emmurer dans le silence. Il est resté pendant longtemps sans dire un mot. Ce n’est pas comme ça qu’on parvient à être un vrai leader politique même si on a beaucoup d’expérience. Ce n’est pas non plus comme ça qu’on parviendra à gagner de la sympathie auprès des Sénégalais. Parce qu’il faut être à côté d’eux, traduire politiquement leurs problèmes et les défendre et être proche d’eux. C’est ce qui caractérise un vrai leader politique plutôt que de rester et d’intervenir de façon intermittente » a précisé Pr Moussa Diaw de l’Ugb dans sa conclusion.

Ibrahima Bakhoum : « Faire le contraire du grand silence d’Idy ne devrait pas signifier s’attaquer à toute la classe politique sénégalaise »

Selon le vétéran de la presse Ibrahima Bakhoum, Ousmane Sonko sait qu’il n’y aura pas des locales probablement en 2021. Donc ses descentes sur le terrain constituent une manière de marquer son territoire pour les échéances électorales qui se profilent à l’horizon. Il profite de là où cela fait mal pour tirer sur le pouvoir. « Tout le monde tire sur le régime par rapport aux inondations. Car, on a fini de tirer sur le régime par rapport à la gestion de la crise sanitaire liée au covid-19. Désormais, il s’agit de savoir est-ce que la branche sur laquelle s’est accroché Ousmane Sonko est la bonne branche. C’est-à-dire tirer sur tout ce qui bouge au sein du pouvoir et de l’opposition. Vraiment en le faisant, il s’isole de certains qui auraient pu faire alliance objective avec lui. Ce sont les médias même qui reprochaient à Idrissa Seck son silence. Pourquoi il ne parle pas. Lui (Ndlr : Ousmane Sonko), il veut faire le contraire. Faire le contraire du grand silence d’Idy ne devrait pas signifier s’attaquer à toute la classe politique sénégalaise » estime le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum. Etant donné que chaque homme politique a ses propres stratégies, Ibrahima Bakhoum ne voit pas la descente sur terrain d’Ousmane Sonko comme un affaiblissement des autres opposants. « En termes de visibilité, c’est déjà gagné. Ousmane Sonko a déjà battu Idriss Seck il n’y a plus rien à dire. Maintenant en le faisant, il n’est pas en train d’enterrer les autres opposants. Les autres ont leurs stratégies. Il y a des gens qui estiment aujourd’hui que Sonko en fait trop. Il y a ceux qui ont choisi de se taire et c’est une opposition pour certains. Mais la politique, c’est également la communication. Il faut parler. Il faut être vu. Cela dit, ceux qui continuent à se taire pourraient avoir un réveil difficile si demain il se passait quelque chose, les gens diraient oui Sonko l’avait signalé » a conclu Ibrahima Bakhoum.Le Témoin

La COM’ de SONKO : un jeu à quitte ou double.

https://www.dakaractu.com Journaliste formateur et analyste politique, Ibrahima Bakhoum a étudié scrupuleusement la récente sortie de Ousmane Sonko, président de Pastef / Les Patriotes. L’analyste politique revient en détail sur la communication de Sonko évoquant un probable entente entre le président et une partie de l’opposition.
« Ousmane SONKO pourrait être en train d’anticiper ce que de plus en plus d’observateurs suspectent ou redoutent : une entente sur une base minimale (ou davantage) entre le Président Macky Sall et certains membres de l’Opposition. Sachant qu’une telle combinaison passerait difficilement dans une partie de l’opinion, le leader de Pastef semble préférer le cavalier seul, parce qu’il est évident qu’il ne peut être partant pour un gouvernement, tel que le Chef de l’Etat travaillerait à finaliser la composition. Quelle que soit la forme ou le nom qu’aurait cette équipe, l’idée est déjà considérée comme une volonté du Pouvoir de se donner un peu d’oxygène ».
Ousmane SONKO ne veut pas laisser Macky trouver une base plus large que ce qu’a déjà offert Benno, une coalition usée, épuisée et progressivement de peu d’apport dans la bataille de l’opinion. Le Président Macky SALL gagnerait donc à s’offrir un moment de répit, alors que l’on parle du « réveil » de ses adversaires. S’il obtient que quelques figures très représentatives le rejoignent dans un Gouvernement, l’état de grâce qu’il espère retrouver serait de courte durée, surtout si les difficultés actuelles et celles à venir ne trouvent pas solutions. À ce moment, ces nouveaux « comptables de la gestion » peineraient à rebondir. Comme des fruits mûrs, SONKO ramasserait ce qu’Ils avaient comme sympathisants et renforcerait son image de « vrai opposant ».
Mais ce calcul pourrait se révéler contre productif et périlleux si les acteurs qu’il suspecte de vouloir rejoindre le Pouvoir décidaient de ne pas répondre à l’invitation du Chef de l’Etat. S’il en existe.
« La mauvaise perception qui se dégage en ce moment, en conséquence de ses sorties contre des opposants pourrait être difficile à résorber avant les prochaines échéances électorales. Et lui arriverait indubitablement ce que d’autres ont connu avant lui, c’est-à- dire une dégringolade, après que le succès avait été au rendez-vous lors d’une précédente élection.  Moustapha NiASS, Djibo KA, Idrissa SECK etc  en ont vécu l’expérience, quelles qu’aient pu en être les raisons ».
« C’est dire que SONKO serait en train de jouer une partie de hasard. Ses cibles du moment foncent vers Macky et se disloquent lui ramasse les morceaux ou alors elles sont peu nombreuses à faire le pas vers le Pouvoir et le leader du Pastef se retrouve seul avec le bonnet du traitre qui a cherché à affaiblir l’opposition. L’image d’égoïste ou de prétentieux lui collerait durablement au front. Ses rencontres avec les foules en seraient forcément impactées. Il joue à quitte ou double ».

Réplique à Ousmane Sonko : «Il y a trop de contrevérités!» Abdoulaye Baldé

https://www.dakaractu.com Enfin! Il a donné une esquisse de sa prochaine communication aux allures de démenti pièce par pièce. Le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé dans une liaison téléphonique avec Dakaractu, n’a pas voulu aller trop loin. Interpellé par le président du parti Pastef/Les Patriotes sur les 200 millions alloués pour le curage des caniveaux et d’autres questions, Abdoulaye Baldé a soutenu que le moment venu, il va apporter une réplique à la hauteur des accusations et interpellations.
« Le moment venu, je vais répondre. Il y a trop de contrevérités » nous a-t-il servi. Au vu de la situation, les lendemains politiques de la ville de Ziguinchor s’annoncent agités, d’autant que les élections locales se profilent à l’horizon et que tous les moyens seront bons pour déstabiliser son potentiel adversaire.
Avant la réplique qu’annonce le député Abdoulaye Baldé à son homologue Ousmane Sonko, ce sont les jeunes de l’Ucs qui vont apporter un démenti ce mercredi à Ziguinchor pour laver à grande eau leur mentor, Abdoulaye Baldé.

Ousmane Sonko, vous avez une mémoire trop courte!Par Bougane Guèye Dany

https://www.dakaractu.com En tournée à Ziguinchor, Ousmane Sonko, s’est lancé dans des diatribes dont lui seul a le secret. En réalité, il s’agit d’une chanson sémantique où le verbe le plus utilisé n’est autre qu’attaquer de manière maladroite.
Visiblement éclipsé par ma descente pour joindre l’acte à la parole en offrant aux sinistrés de la banlieue dakaroise et de la ville de Saint-Louis plusieurs motopompes et des milliers de litres de carburant, Ousmane Sonko a paru comme quelqu’un qui a suffoqué pour avoir essayé d’avaler un os politique au moment où les populations des zones inondées n’attendent rien d’autres que des plats de solutions.
Sans me citer nommément, Sonko a défendu ceci : « un politicien de circonstance qui croit qu’avec ses milliards, il pouvait s’engager à la présidentielle et la gagner n’a même pas pu avoir des parrainages.» Il ajoute : «les acteurs de l’opposition ne s’opposent pas au régime de Maky. Ils ne sont pas des opposants au pouvoir, ce sont des opposants du pouvoir. Ils s’opposent aux opposants.»
Adepte du «je» de la médisance, celui qui se croit au-dessus de tout d’aller plus loin en avançant qu’au «Sénégal, les acteurs politiques de premier rang sont Idrissa Seck, Macky Sall, Khalifa Sall et moi. Macky est le premier acteur parcequ’il détient le pouvoir étatique. Mais politiquement je considère que je suis devant lui. Pour moi, je suis le premier acteur politique du Sénégal.»
Frappé par le Corona-prétention et la paludisme de la mémoire courte, Ousmane Sonko a certainement oublié qu’il est à l’origine de la suspension du signal de Sen Tv au soir du 31 décembre 2019. Seulement, la meilleure interrogation est de se demander pourquoi et comment de tels propos envieux?
Pourquoi ne peut-il pas offrir cinq litres de carburant aux populations sinistrées que de verser dans le concert de la parole sans retourner sept fois sa langue.
Ce qui est sûr, le chien aboie et la caravane passe. Dans le chaud désert, il risque de suer face aux actions du/des « milliardaires » qui travaillent à offrir de l’ombre à ceux qui en ont besoin.
En tout cas en 2012, les Sénégalais ne connaissaient pas encore Ousmane Sonko. Et, lors des inondations de cette année, en 3 jours, à travers la fondation, j’avais pu mobiliser près de 500 millions francs CFA pour le seul bénéfice des populations sinistrées.
C’est dommage qu’en 2020 des incapables et des jaloux m’obligent à descendre sur le terrain pour aider encore des concitoyens dans le désarroi.

Réponse à Abdoulaye Makhtar Diop sur le 3e mandat du président de la République

Cher Abdoulaye,

Dans un entretien avec Dakar Actu, vous avez exprimé votre vœu que le mandat du président de la république ne soit pas limité. Pour donner un certain poids à votre argument, vous avez donné l’exemple de pays comme la France, les États-Unis où il n’y a pas de limitation de mandat. Vous avez même poussé le bouchon en citant la Russie. Vous justifiez la non-limitation du mandat du président de la république par le fait qu’« aucun chef d’État ne peut réaliser de grandes choses s’il n’a pas le temps nécessaire pour mettre en œuvre ses projets et programmes ». Vous insistez, comme dans une ultime bravade, sur la tenue d’un referendum pour demander au peuple si oui ou non il est pour la limitation du mandat du président. En lisant les lignes introductives de Dakar Actu, j’ai cru dans un premier temps, que le rédacteur s’est mépris de bonne foi sur vos propos, et pour en avoir le cœur net, j’ai écouté l’entretien. Le journaliste Daouda Ba évoque le problème du 3e mandat en citant les exemples de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et vous demande ce que vous en pensez. Votre réponse immédiate plante le décor. Un décor qui sort de l’or pour plonger dans l’abjecte qui étête, et trempe sa tempe dans le nauséabond qui rend moribond et cela n’est pas bon  : « Moi Abdoulaye Makhtar, je suis contre la limitation du mandat d’un président de la république en Afrique ».
Un des cadres de mon parti, Amadou Moustapha Sakho, après vous avoir écouté dans cet entretien, en était d’autant plus déçu que pour lui, un énarque ne peut verser dans certaines légèretés. Il oublie que ce ne sont pas tous les énarques qui ont de bons arcs, surtout ceux qui ont choisi le parc. Moi je ne suis ni déçu, ni inquiet, ni perturbé. J’ai tout simplement honte et très honte. En bon libéral, si je respecte votre liberté d’expression, je prends en même temps le droit de m’exprimer sur vos propos hors de propos et vos arguments sans ciment. Puisque vous avez bien dit au journaliste que vous n’êtes pas opposé à ce qu’on vous contredise, je prends ici donc la liberté de vous contredire et je suis sûr que les sénégalais et les africains dans leur écrasante majorité vous auraient contredit comme moi sur ce terrain glissant et hautement dangereux sur lequel vous débarquez en faisant mine de ne pas voir ce qui s’est passé au Togo, au Congo. Je ne parle même pas de ce qui se passe sous nos yeux présentement en Guinée et en côte d’Ivoire, deux pays totalement déchirés pour les mêmes raisons.
Cher Abdoulaye, si la démocratie est l’exercice, voire la mise en décision de l’expression populaire, alors, on peut parfaitement vous concéder que la limitation du mandat, quel qu’il soit, est contraire au principe démocratique, surtout si cette limitation n’est pas une émanation de l’expression populaire. Autrement dit, tant que le peuple veut, sa volonté ne doit nullement être contrarié, puisque vox populi, vox dei (la voix du peuple c’est la voix de Dieu). Mais ne nous trompons pas, cher Abdoulaye. C’est seulement dans une situation idéale et une démocratie digne de ce nom que ce mode d’exercice peut s’épanouir et prospérer. Or, les républiques bananières que nous avons en Afrique ont une réputation si sale que seuls ceux qui les ont salies et qui sont eux-mêmes sales, s’en accommodent en cherchant à les perpétuer par tous les moyens possibles pour pouvoir continuer, tels de voraces prédateurs, à capter les maigres ressources de ces pays extrêmement pauvres au moment où une partie de l’élite politico-maraboutico-affairo-intellectuelle s’enrichit outrancièrement, ostensiblement et illicitement. Évidemment, tous les politiciens, marabouts, hommes d’affaires et intellectuels ne sont pas pourris. Heureusement !
Cher Abdoulaye, l’inconsistance de vos arguments réside dans le fait que vous êtes contre la limitation du mandat du président en Afrique, mais pour le justifier, vous sortez de l’Afrique pour prendre vos exemples sur la France, les États-Unis etc., où, dites-vous, encore une fois, il n’y a pas de limitation de mandat. Ce sont des arguments spécieux, légers et qui ne tiennent absolument pas du tout. En France, le président qui a le plus duré au pouvoir sous la Ve République, et même depuis Napoléon III (Empereur  sous la IIe République), c’était François Mitterrand. Il n’a fait que 13 ans, 11 mois et 26 jours. Au Royaume-Uni, Margaret Thatcher a eu le privilège de passer plus de temps au 10 Downing Street que tous les Premiers ministres du vingtième siècle et elle n’a fait qu’onze ans et 208 jours.
Aux USA, le président ayant le plus duré au pouvoir était Franklin D. Roosevelt avec quatre mandats, mais sa présidence a coïncidé avec la Grande Dépression (3e mandat), puis la Seconde guerre mondiale  (4e mandat), et c’étaient ces raisons qui l’ont poussé à briguer autant de mandats. D’ailleurs il n’a fait qu’onze semaines dans son quatrième mandat et il était mort. C’est certainement ce cas de Roosevelt qui vous a fait dire que la limitation du mandat du président n’existe pas aux USA. Cela n’est pas tout à fait faux, mais ce n’est pas exact. La Constitution de 1787 n’avait certes pas de clause de limitation, mais deux ans après le décès  de Roosevelt en plein quatrième mandat, le Congrès américain avait voté aux deux tiers, le 22e amendement de la Constitution pour instituer la limitation de mandat avec comme argument phare, la lutte contre la tyrannie et les abus du pouvoir exécutif. Le 22e amendement limitant le mandat présidentiel à deux, a bel et bien été ratifié en 1951. D’ailleurs, même sans cet amendement, les présidents américains ne s’éternisaient pas au pouvoir, à commencer par le tout premier d’entre eux, George Washington qui avait établi une solide jurisprudence en la matière,  en n’ayant fait que deux mandats de quatre ans et était parti alors que toute l’Amérique lui demandait de se représenter.
Pourquoi je cite ces pays que vous avez pris en exemple ? Ces pays ont une tradition démocratique et électorale bien établie. Ils ont eu le temps de mettre en place des régimes où la séparation des pouvoirs est une réalité et l’état de droit une évidence, sans oublier des administrations neutres, et des processus électoraux transparents et crédibles. Quand dans une démocratie ces critères sont réunis, la limitation de mandat n’a aucun sens, car le jeu démocratique dont on se réclame se déroulera comme sur des roulettes. Dans ces pays que vous avez cités pour justifier la non-limitation des mandats en Afrique, ces conditions sont réunies. Elles sont d’autant plus réunies qu’un régime peut perdre l’élection alors même que ce sont ses propres hommes et femmes qui dirigent son administration, y compris celle des élections. Sarkozy a perdu la présidentielle alors qu’il était le candidat sortant et il n’y avait pas eu de contestation. Les Travaillistes avaient perdu les élections générales de 2010 au Royaume-Uni alors qu’ils dirigeaient le pays et toutes ses administrations, y compris électorales. Combien de fois est-ce qu’en Allemagne, aux USA etc., une administration sortante a perdu l’élection qu’elle-même a organisée,  sans contestation après, car le jeu est d’une limpidité incontestable ?
En Afrique, cher Abdoulaye, les présidents ont battu tous les records de longévité au pouvoir, non pas parce que leurs peuples respectifs les adorent, mais parce qu’ils corrompent pratiquement les maillons essentiels des différentes administrations qui s’occupent des élections, sachant que la séparation des pouvoirs est un des plus grands leurres en Afrique, surtout francophone dont le Sénégal, créant ainsi les conditions d’une présidence à vie et des exemples font légion. C’est d’ailleurs certainement pour cette raison que votre ancien parti a pu régner pendant 40 ans au Sénégal sans alternance. Si c’est par nostalgie à cette parenthèse que vous suggérez indirectement la non-limitation du mandat à l’actuel régime dont vous êtes devenu membre par on ne sait quelle autre gymnastique, vous vous trompez d’époque. Le comble c’est que quand vous invitez à un autre referendum pour la limitation ou non du mandat présidentiel, vous semblez soit être oublieux du referendum tenu sur la même matière, soit votre considération pour le peuple reste à questionner, puisque cette question est dépassée bien avant le referendum de 2016, mais que ce dernier est venu expliciter davantage l’impossibilité d’un éventuel 3e mandat avec une constitution mise à jour qui le stipule clairement en son article 27. Pourquoi un autre referendum sur une question qui n’en est pas une parce que réglée il y a bien longtemps ? Que cherchez-vous à travers cette affaire de mandat alors même que personne n’en parle plus ces derniers temps  à cause d’autres problèmes plus urgents? Pourquoi revenez-vous sur cette question au moment où des sénégalais sont inondés, ont faim et soif, sont malades, ont besoin de soutien et de défenseurs dont leurs députés invisibles, inaudibles et inutiles sur des questions essentielles ? J’oublie même qu’il y a une Assemblée nationale et des députés dans ce pays.
Les présidents africains ont battu tous les records de longévité au pouvoir, disais-je, en se transformant en présidents à vie, à cause de l’absence de limitation de mandat. Neuf sur dix des présidents ayant le plus duré au pouvoir sont en Afrique et cela ne semble aucunement vous dissuader cher Abdoulaye, quand vous souhaitez voir que la limitation de mandat disparaisse. C’est un scandale que cela vienne de vous. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo au pouvoir depuis 1979, à lui seul a battu les records cumulés de Senghor et Diouf au Sénégal avec 40 ans à la tête de la Guinée-Équatoriale. José Eduardo dos Santos  : le seul président de l’Angola depuis l’Independence en 1975, soit près de 40 ans de règne jusqu’à son départ. Paul Biya règne au Cameroun depuis la démission du président Ahmadou Ahidjo  en 1982, soit 38 ans maintenant. Yoweri Museveni, gouverne l’Ouganda depuis 1986, soit 34 ans. Robert Mugabe a régné près de 30 ans à la tête du Zimbabwe depuis 1987 jusqu’à presqu’incapacité. Omar el-Béchir dirige le Soudan depuis son coup d’Etat contre Sadeq al-mahdi en 1989, soit 29 ans de pouvoir.  Idriss Déby Itno a littéralement chassé Hissen Habré du pouvoir tchadien après un coup d’État en 1990, soit 30 ans de règne aujourd’hui. Depuis 1993, Isaias Afewerki règne de main de maître sur l’Érythrée, soit 27 ans de règne sans partage. Le cas le plus récent est celui d’Abdelaziz Bouteflika, symptomatique des présidents qui cherchent à s’éterniser au pouvoir, puisqu’après son élection en 1999, il avait supprimé la limitation de mandat avec un plan de règne à vie qui a échoué après 20 ans de règne en Algérie, grâce à la détermination du peuple algérien. La liste n’est pas exhaustive. Certains ont été chassés du pouvoir, d’autres ont été contraints au départ et pour d’autres encore, c’est le mépris total du peuple pour ces dirigeants sans respect de la démocratie, c’est-à-dire de la volonté populaire ici.  Tous ces présidents qui se sont fossilises au pouvoir ont davantage noyé leurs peuples qu’ils ne les ont servi avec autant d’années de règne favorisant, la gabegie, le népotisme, le clientélisme politique, la gouvernance catastrophique, le culte de la personnalité, le vol effronté, la corruption sans gêne, bref les maux exploseront les memos.
Cher Abdoulaye, la partie de votre message qui me choque et choque forcément tout sénégalais et tout africain ayant marre des présidents qui se fossilisent au pouvoir, et donc désireux de changement, c’est votre tentative de justification de la non-limitation du mandat du président de la république. Pour vous « aucun chef d’État ne peut réaliser de grandes choses s’il n’a pas le temps nécessaire pour mettre en œuvre ses projets et programmes ». Cela est d’autant plus choquant que vous êtes ancien énarque, c’est-à-dire que vous avez été formé à l’administration publique, mais même ceux qui ignorent tout de l’administration et de son fonctionnement le plus basique, savent que l’État c’est la continuité. C’est l’une des règles les plus élémentaires de l’administration que tous les énarques apprennent. C’est justement cela qui augmente la déception d’Amadou Moustapha Sakho qui, naïvement, croyait que ceux qui ont été formés à la haute administration ne seront pas capables de certaines légèretés. Mais à quelle fin ?
Cher Abdoulaye, mon choc a donné lieu à une sorte de consternation quand vous dites au journaliste de mettre à la Une que vous Abdoulaye Makhtar Diop demandez la non-limitation du mandat du président de la république. En tant que député, ne vous est-t-il pas plus facile de porter une proposition dans ce sens, surtout que vous êtes même un des vice-présidents de l’Assemblée nationale? Pourquoi demander au journaliste d’écrire à la Une votre souhait lorsqu’on sait que vous avez le pouvoir de le faire vous-même en tant que député? Est-ce là que vous voulez aboutir ? Nul ne sera alors surpris, puisqu’en pareille matière, les initiatives les plus controversées ne sont souvent pas portées par les membres du parti du président, mais par des alliés en quête de graal, même si ce graal peut devenir  une gale pour le Sénégal.
J’aimerais bien avoir votre réponse à certaines questions que j’ai soulevées, et puisque vous dites être ouvert à la critique, j’aurai grand plaisir à débattre de cette matière de façon contradictoire avec vous, quel que soit le canal qui vous conviendra le mieux, si bien sûr vous me l’accordez.  Bien des choses à vous cher Abdoulaye, cher grand serigne, honorable député.Yankhoba SEYDI,  Secrétaire National aux Relations Internationales et Directeur de l’École du parti (Rewmi)

Me Moussa DIOP À Ses Détracteurs : «Je N’ai Pas Leur Temps, J’ai D’autres Préoccupations»

http://www.walf-groupe.com Accusé de mauvaise gestion, de malversations… par les syndicalistes de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop qui a passé, hier, le flambeau à son successeur, Oumar Boun Khatab Sylla, a nargué ces derniers. «Je n’ai pas leur temps, j’ai d’autres préoccupations», a-t-il lancé à l’endroit des syndicalistes.
Me Moussa Diop nargue les syndicalistes de la société de transport public Dakar Dem Dikk qui avait porté des accusations de mauvaise gestion et de malversations. Après la cérémonie de passation de service avec son successeur, Oumar Boun Khatab Sylla, qui s’est fait à huis clos malgré l’invitation adressée à la presse, le Dg sortant de DDD s’est adressé à la presse. Sans entrer dans le fond des choses, il a répondu aux syndicalistes qui l’accusent de mauvaise gestion et de malversations. «Accusation équivaut-elle à culpabilité ? A DDD, c’est la liberté d’expression. On a permis aux syndicats de DDD de s’exprimer. Je n’ai jamais violé les droits d’un syndicat de Ddd en lui privant la parole. Le propre d’un syndicat, c’est d’exprimer ses doléances, de lutter pour l’amélioration des conditions de travail de ses membres. Cela fait 6 ans qu’il n’y a pas de grève des syndicalistes de Ddd», a expliqué le patron sortant de Ddd dans un wolof châtié. Selon lui, «des accusations on ne les porte sur la place publique. Si c’est avéré, ils n’ont qu’à aller saisir les tribunaux. Je n’ai pas leur temps, j’ai d’autres préoccupations». «Si tu portes plainte par rapport à leurs accusations, ils vont implorer ton pardon. C’est cela la réalité au Sénégal», raille l’ex-coordonnateur de Macky2012 qui n’a pas voulu parler de politique avec la tension qui mine cette coalition dont il est le coordonnateur.
S’agissant des dossiers de Ddd, il signale  :  «La passation nous l’avons faite à huis clos. Il y a des choses qui ne doivent pas se trouver sur la place publique». Occasion qu’il saisira pour dérouler son bilan. «On a fait ce qu’on a pu mais cela ne signifie pas que tout est parfait. L’imperfection est humaine. La maison a quitté l’urbain pour l’inter urbain et inter connexion avec les régions et continentale. Ce qu’il faut également retenir c’est que Dakar Dem Dikk est une maison sociale. Les conditions dans lesquelles fonctionnent la société tout le monde le connaît. Six bonnes années sans grève et sans préavis dans une maison où c’était Iran / Irak, c’est un bilan. Je suis satisfait de ce que j’ai fait et très honoré», a exposé le patron sortant de Ddd qui a tenu à remercier le chef de l’Etat. «Cela fait 6 ans que cette confiance a été renouvelée. J’étais lié par un contrat à durée hebdomadaire renouvelable par tacite reconduction basée sur la confiance du président Sall. Aujourd’hui, c’est un plaisir de passer le témoin à un frère et ami pour poursuivre la mission. Parce que nous avons une mission de service public».Magib GAYE

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 16/09/2020

Jour de vérité pour Lamine Diack

L’ancien patron de l’athlétisme mondial Lamine Diack connaîtra son sort dans la retentissante affaire de corruption sur fond de dopage russe qui a terni sa carrière ainsi que l’image du sport. Les procureurs financiers avaient requis quatre ans de prison et une amende maximale de 500.000 euros lors de son procès en juin dernier pour corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. Devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Lamine Diack, 87 ans, est jugé pour avoir permis de retarder, à partir de fin 2011, des procédures disciplinaires contre des athlètes russes soupçonnés de dopage sanguin, en échange de financements de Moscou. Il est aussi poursuivi pour avoir aidé son fils, Papa Massata Diack, alors patron du marketing à l’IAAF, à s’approprier plusieurs millions d’euros dans les négociations avec des sponsors. Outre Papa Massata et Lamine Diack, des peines de prison ont également été réclamées pour les quatre autres protagonistes : le docteur Gabriel Dollé, l‘ancien chef de l’antidopage à l’IAAF, Habib Cissé, un avocat qui conseillait Lamine Diack, l’ancien président de la fédération russe d’athlétisme Valentin Balakhnitchev et l’ancien entraîneur Alexeï Melnikov, tous deux jugés en leur absence.

Le nouveau Dsp installé

Le nouveau patron de la sécurité publique coiffant tous les commissariats et postes de polices du pays a été installé hier. Le nouveau Directeur de la Sécurité publique Modou Diagne succède au commissaire Abdoul Wahabou Sall devient Directeur des Ressources humaines.

Mansour Faye distribue du cash tranfer

Chat échaudé craint l’eau froide. Apparemment, le gouvernement a tiré les leçons de la distribution des kits alimentaires aux personnes impactées par la Covid-19. Les critiques sur la distribution des denrées alimentaires avaient pris le dessus sur la lutte contre la pandémie. Il rectifie ainsi le tir avec la distribution de l’enveloppe de 2,5 milliards Fcfa à dix mille ménages impactés par les inondations. La Délégation générale à la Protection Sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN) a opté pour l’envoi de l’argent par cash transfert aux bénéficiaires. D’ailleurs, le ministre du Développement Communautaire de l’Equité Sociale et Territoriale, Mansour Faye, va présider aujourd’hui la cérémonie de remise symbolique de l’aide à Keur Massar.

Accident mortel à Touba

Deux personnes ont péri aux chantiers de drainage des eaux de pluies sur la route de Tôkoor-ba de la capitale du Mouridisme. «Touba Ca Kanam», initiateur des travaux, informe que ces deux accidents sont survenus lors des opérations de creusage des canaux. Malgré les mesures de sécurité dans les chantiers, indique «Touba Ca Kanam», il n’a pas été possible d’empêcher l’effondrement d’un amas de sable sur les deux victimes. Ainsi, l’association «Touba Ca Kanam» qui regrette l’accident en a tenu informé le Khalife Général des Mourides. Journée mondiale de l’ozone A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre la Journée mondiale de lutte contre la destruction de la couche d’ozone, aujourd’hui. Le thème de la présente édition est : «L’ozone pour la vie, 35 ans de protection de la couche d’Ozone». On consacre ainsi les 35 ans de la Convention de Vienne et les 35 ans de la protection mondiale de la couche d’ozone. Dans ce contexte de Covid-19, cette Journée sera célébrée à travers une visite du Centre de référence Ozone sis à Liberté VI, en face au camp Sékou Mballo. Ce sera l’occasion de sensibiliser les professionnels du froid et les populations sur la menace que représente l’utilisation illégale de substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Nouveau bureau du CESE

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a ouvert hier sa deuxième session ordinaire de l’année 2020 dont le thème est : «Les effets de la pandémie COVID-19 sur le système de Santé du Sénégal». Avant de démarrer les travaux, l’institution a renouvelé d’abord son bureau. Aminata Touré qui préside l’institution est secondée par six vice-présidents. Ils sont respectivement Baïdy Agne, Mody Guiro, Me Amadou Moustapha Ndiaye, Oumar Ba, Ndèye Fatou Sougou et Oula Ndiaye. Les six secrétaires élus sont : Ibrahima Mbow, Mme Adja Coumba Ndiaye, Awa Cheikh Mbengue, Ndiouck Mbaye, Gade Sall et Maguèye Ndiaye.

Mimi Touré relève les performances du Sénégal

Restons au Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) qui a démarré sa deuxième Session ordinaire de l’année 2020 par l’audition par vidéoconférence du ministre de la Santé et de l’Action sociale sur la gestion de la pandémie de Covid-19 au Sénégal. La présidente de l’institution, Aminata Touré, a salué les progrès notables enregistrés par le Sénégal dans le domaine de la santé. Elle a relevé la construction de 36 hôpitaux dont 4 de grande envergure et 4 nouveaux hôpitaux en cours de construction. Il s’y ajoute les 102 centres de santé et l’avènement de la couverture maladie universelle. Mimi Touré rappelle que le budget de la santé qui s’élève actuellement à 198, 856 milliards Fcfa a connu une augmentation sensible ces dernières années.

Abdoulaye Diouf Sarr au CESE

Dès l’entame de son propos, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a souligné que l’organisation de la session en mode visioconférence est un acte de résilience. Abdoulaye Diouf Sarr a salué l’apport du Conseil Economique, Social et Environnemental au débat sur les enjeux, les effets et les perspectives de la pandémie de la Covid 2019. A l’en croire, le Cese est une institution importante pour les réflexions majeures de notre pays. Abdoulaye Diouf Sarr a exposé le plan de riposte contre la pandémie et les perspectives sur notre système sanitaire.

Impacts psychologiques de la Covid-19

Le directeur général de Compétence 221 (C221) a fait le point sur la situation économique et sociale de la diaspora sénégalaise dans ce contexte de la pandémie de Covid-19. Selon Babacar Mbaye, l’impact de la Covid-19 sur la diaspora est plus psychologique qu’économique. A l’en croire, le confinement, le manque d’argent et le chômage ont affecté sérieusement nos compatriotes. Il a montré sa disponibilité à accompagner les Sénégalais de la diaspora qui veulent monter leurs propres projets au Sénégal. C’est la mission de la plateforme C221, une structure qui travaille pour l’implication de la diaspora au développement du Sénégal. Le directeur général de Compétence 221 (C221) veut créer une synergie de compétences pour le développement communautaire en changeant de paradigme, mais également de mentalité. Babacar Mbaye est d’avis que beaucoup d’activités et de financements d’institutions existent alors que les Sénégalais ne sont même pas au courant.

Dècés de l’ancien président du Mali Moussa Traoré

L’ancien chef de l’État malien, Moussa Traoré, est décédé hier mardi 15 septembre, à Bamako. Au pouvoir de 1968 à 1991, il était âgé de 83 ans. Il avait fait irruption sur le devant de la scène politique malienne en novembre 1968. S’appuyant sur un mécontentement populaire grandissant à l’égard de Modibo Keïta, un groupe de jeunes officiers, dont faisait partie le lieutenant Moussa Traoré, renverse le « père de l’indépendance » malienne, le 19 novembre. Les putschistes mettent en place un Comité militaire de libération nationale (CMLN), qui abolit la Constitution et instaure un régime d’exception. D’abord président du CMLN, Moussa Traoré devient officiellement président de la République le 19 septembre 1969.

Réplique de Bougane Guèye à Ousmane Sonko

Réponse du berger à la bergère. Le patron de Dmédias n’a pas tardé à répliquer au leader de Pastef, Ousmane Sonko qui lui avait lancé des piques à Ziguinchor. Pour Bougane Guèye Dany, le leader de Pastef lui en veut parce qu’il est éclipsé par sa descente dans les zones inondées pour offrir aux sinistrés de la banlieue dakaroise et de la ville de Saint-Louis des motopompes et des milliers de litres de carburant. Pour lui, Ousmane Sonko a paru comme quelqu’un qui a suffoqué pour avoir essayé d’avaler un os politique, au moment où les populations des zones inondées n’attendent rien d’autres que des solutions. Il accuse M. Sonko d’être un adepte de la médisance et quelqu’un qui se croit au-dessus de tout. Pourtant politiquement, Bougane Guèye Dany pense être devant lui. Déversant sa colère sur Ousmane Sonko, il le taxe de malade de «Corona-prétention». Selon lui, Sonko a certainement oublié qu’il est à l’origine de la suspension du signal de Sen Tv au soir du 31 décembre 2019.

Sanctions contre l’ex-Première dame de Gambie

A l’instar de son époux, l’ancien président de Gambie, son épouse Zainab Jammeh est également dans le viseur des Américains. En fait, les États-Unis d’Amérique ont ordonné une sanction économique contre Zainab Jammeh, l’ancienne Première dame de la Gambie. On lui reproche d’avoir soutenu son époux Yahya Jammeh dans la corruption.

La covid-19 appauvrit 2 millions de Sénégalais

Les chiffres sont effarants. La pandémie de Covid-19 a sévèrement impacté les ménages sénégalais. Les pertes de revenus occasionnées par la Covid-19 sont estimées à 681 milliards F CFA par mois. C’est la révélation d’une étude réalisée par «l’African economic research consortium (Aerc)» basé à Nairobi. Dans le document parcouru par emédiasn, ce sont au total 2,672 millions Sénégalais qui sont affectés. Selon l’économiste sénégalais, le Professeur Abdoulaye Seck, enseignant à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg), qui a participé à cette étude, ces pertes concernent 7,9% du Pib. L’étude a cherché de savoir l’impact de cette crise en termes de pauvreté. Les recherches ont montré qu’effectivement, la pauvreté a augmenté de 17%. Autrement dit, on passerait de 38% à près de 55%. Ainsi rapporté à la population totale de 15 millions d’habitants, ce sont 2,672 millions de Sénégalais qui basculent dans la pauvreté. M. Seck renseigne aussi que l’agriculture et les transports aériens sont les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire. A l’en croire, si la perte est envisagée en terme absolu, l’agriculture se classe à la première place avec 36% du montant total des pertes enregistrées par les ménages. L’intensité des pertes, dit-il, est aussi importante au niveau des transports, surtout ceux aériens.

Sidiki Kaba inaugure le nouveau camp militaire à Nemanding

Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a présidé mardi la cérémonie d’inauguration et de baptême du camp militaire de Némanding, auquel est donné le nom du défunt colonel Momar Talla Fall, a constaté l’APS. «L’implantation de ce camp militaire est une réponse aux besoins de densification du maillage territorial des unités et de consolidation de la protection des sanctuaires nationaux et des populations», a dit M. Kaba lors de la cérémonie d’inauguration et de baptême du camp situé dans l’arrondissement de Toubacouta (région de Fatick), en zone militaire numéro 3. Plusieurs autorités militaires, dont le général de corps aérien Birane Diop, chef d’état-major général des armées (CEMGA), ont pris part à la cérémonie d’inauguration. Le baptême et l’inauguration du camp ont permis d’honorer un officier et un homme d’une dimension exceptionnelle, le défunt colonel Momar Talla Fall, a dit Sidiki Kaba. Selon lui, le baptême de cantonnement est une cérémonie militaire d’une importance particulière. Aux soldats du 23e bataillon de reconnaissance et d’appui (BRA), Sidiki Kaba a lancé cet appel : «En vous choisissant un parrain exemplaire, le commandement vous a honorés.»


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