Revue de presse du Mercredi 15 Septembre 2021

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UNE BONNE CAMPAGNE AGRICOLE EN PERSPECTIVE

Kolda, 14 sept (APS) – Le chef du service départemental du développement rural (SDDR) de Kolda (sud), Yaya Dieng, a fait état d’un bon déroulement de la campagne agricole 2021-2022 dans cette région, où les cultures se comportent bien, selon lui.
“La campagne agricole 2021-2022 se porte bien. Actuellement, nous observons un bon comportement des cultures sur le terrain”, a-t-il déclaré dans un entretien accordé mardi à l’APS.
Il a signalé que “la mise en place des engrais tire à sa fin, notamment avec le programme +Dundal Suuf+”, ajoutant que “l’ensemble des intrants semences et engrais du projet MEDA ont été distribués” aux producteurs.
Certes, il continue à pleuvoir dans le département de Kolda et environs, mais le chef du service départemental du développement rural assure qu’”il n’y a aucun risque pour les cultures”.
Il s’agit, la plupart du temps, de “pluies nocturnes”, a fait remarquer Yaya Dieng, selon qui le que fait que les cultures soient baignées par le soleil pendant la journée est un bon indicateur.
Dans l’attente des enquêtes agricoles devant déterminer les quantités emblavées pour les différentes spéculations et leurs productions, la campagne agricole 2021-2022 reste prometteuse dans le département de Kolda, note-t-il. MG/ASG/BK

Les Meuniers du Sénégal exigent la révision du prix du sac de 50 kg de farine de blé

https://www.pressafrik.com L’Association des Meuniers Industriels du Sénégal (AMIS) qui regroupe les entreprises de farine et d’aliment (MALA, GMD, NMA, FKS, OLAM, SEDIMA, MDS, BASMA) a tenu un point de presse ce mardi 14 septembre, à Dakar. La filière meunière dit faire face depuis 2 ans à une forte dégradation des conditions d’approvisionnement et de production due à la crise de Covid-19. Malgré une suspension totale de la TVA avec une suppression des droits de douane depuis le 1er septembre 2021, les Meuniers Industriels demandent la révision des prix du sac de farine de blé. Selon eux, 1 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects sont menacés
Malgré des difficultés accentuées et amplifiées depuis quelques mois, les Meuniers du Sénégal privilégient le dialogue avec tous les acteurs de la chaîne de valeur qu’ils ont le devoir de servir, de soutenir et d’accompagner durablement.
« La crise sanitaire générale et le dérèglement climatique ont provoqué une profonde déstabilisation des prix de matières premières céréalières. Partout dans le monde, la flambée des prix, la rétention des céréales de qualité et la spéculation se sont installés. Les cours mondiaux, qui sont en hausse, continuent depuis 2019 passant de 147 000 FCFA à 213 000 FCFA la tonne. Ce qui a obligé la filière meunière à constamment ajuster son action pour garantir la continuité de production et éviter la rupture », a déclaré Claude Demba Diop, président des Meuniers Industriels du Sénégal.
Selon lui, « les espoirs de relance et de retour à la normale sont vains et la dégradation de la situation des industries s’est accentuée avec l’explosion des prix du transport maritime et l’indisponibilité des navires. Il s’y rajoute la prolongation des délais de livraison et l’application de taxes à l’export de certains pays producteurs de blé ».
« De sorte que la sonnette d’alarme a fait réagir les Etats partout dans le monde pour soutenir les industriels et par là toute la chaine de valeur », a souligné le président de l’AMIS.
 D’après Claude Demba Diop, au Sénégal des actions de haute portée sont venues au secours de l’industrie meunière. Ainsi, la « TVA est passée d’une réduction de 6% en février 2021 à une suspension totale avec une suppression des droits de douane depuis le 1er septembre 2021 », a-t-il fait savoir.

Révision prix du sac de 50 kg de farine de blé

Pour éviter la faillite et la fermeture d’usines qui guettent toujours un pan important de l’économie et de l’emploi local, les Meuniers du Sénégal ont préconisé de « ramener les industries meunières à l’équilibre si nous ne voulons pas drainer toute la filière dans le précipice ».
Les Meuniers Industriel du Sénégal ont demandé la révision du prix du sac de farine de blé. « Malgré un contexte social préoccupant à tous les niveaux, il est à présent incontournable d’activer l’ultime levier d’ajustement en révisant le prix du sac de 50 kg de farine de blé. Il en est ainsi partout dans la sous-région et même au-delà face à cette situation dramatique ».

1 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects menacés

C’est fort de cette responsabilité sociale et entrepreneuriale, ont-ils dit, que les meuniers en appellent à l’ensemble des acteurs de la filière pour le sauvetage de l’autosuffisance en farine et de la production locale. Selon eux, les 1 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects sont foncièrement menacés.
« La révision du prix serait de 18 500 FCFA par sac, en fait, ce qui représente 370 FCFA du kilogramme à comparer à 332 F auparavant. A titre comparatif cette hausse est inférieure de 1000 à 3000 FCFA par sac par rapport aux prix pratiqués dans la sous-région. Le prix annoncé rejoint le plafond fixé en décembre 2017 au sortir des Concertations Nationales de la Filière Boulangère », a expliqué Claude Demba Diop.
Selon lui, la situation des cours mondiaux de blé est totalement indépendante des gouvernements et des industriels. En conséquence, « tenir les politiques et les meuniers comme responsables est une erreur qui serait fatale », a-t-il laissé entendre.
D’après les Meuniers Industriel du Sénégal « seule l’industrie peut apporter du développement, de l’emploi et des recettes fiscales nécessaires au devenir du Sénégal ».
« Les Meuniers sont aujourd’hui au bord du gouffre, la filière est jusque-là à genoux, maintenant elle est aux abois. Il faut à présent courir à son chevet », ont-ils supplié.

L’inflation a ralenti à 2,6% en août 2021

https://www.sikafinance.com L’inflation au Sénégal a ralenti à 2,6% en août 2021, en glissement annuel, après la hausse de 2,9% du mois précédent, selon les chiffres officiels consultés par Sika Finance.
Les prix ont en effet progressé à un rythme plus lent sur la période sous revue, principalement au niveau des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+3,9% contre +4,6% en juillet), des articles d’habillement et chaussures (+1,3% contre +1,4% en juillet) et de l’ameublement (+3,3% contre +3,4% en juillet).
On note dans le même temps que le rythme de progression des prix est resté stable pour 3 postes clefs du budget des ménages sénégalais que sont le “logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles” (+1,2% en août comme en juillet), les services de transport (+2% en août comme en juillet) ainsi que les “restaurants et hôtels” (+1,8% en août comme en juillet).
Sur une base mensuelle, le niveau général des prix à la consommation au Sénégal a connu un accroissement de 1,9% en août 2021, soit sa plus forte hausse depuis août 2019.Dr Ange Ponou

SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS : UN PROJET INCITE À LA PROMOTION DU DIALOGUE PUBLIC-PRIVÉ

Dakar, 14 sept (APS) – Le projet Business Drivers for Food Safety (BD4FS) au Sénégal de l’initiative américaine contre la faim et pour la sécurité alimentaire dans le monde vise l’amélioration de la sécurité sanitaire des aliments à travers la promotion du dialogue national public-privé, a soutenu Marianne Samb Dieng, directrice dudit projet.
’’La sécurité sanitaire reste une préoccupation nationale. C’est pourquoi, il faut promouvoir le partenariat public-privé en matière de sécurité sanitaire des aliments et inciter les entreprises agro-alimentaires à avoir un management de la sécurité sanitaire des aliments”, a-t-elle dit lors d’un atelier avec les parties prenantes au projet.
“La sécurité sanitaire est importante car c’est un élément pour la santé des populations. C’est aussi la sécurité alimentaire en qualité et en quantité et aussi l’accès aux marchés locaux et internationaux”, a-t-elle souligné.
Selon Mme Dieng, “pour la promotion de la sécurité sanitaire des aliments, il y a aussi l’éveil des consommateurs à travers la diffusion d’une bonne communication”.
Le président du comité Codex Alimentarius du Sénégal, Professeur Amadou Diouf, a pour sa part indiqué que “la sécurité sanitaire est une question partagée entre différents acteurs, une responsabilité à assumer dans le privé comme du côté de l’Etat”.
“Il faut mettre l’accent sur les deux secteurs, produire et distribuer des denrées alimentaires aux populations sans danger car il n y a pas de sécurité sanitaire sans sécurité alimentaire”, a insisté le professeur spécialisé en toxicologie et représentant le ministre de la santé à cet atelier.
“Les entreprises doivent être compétitives en produisant sur la base des normes locales pour nous assurer que les produits ne sont pas en danger. Ces normes peuvent être créées par l’expertise locale avec l’appui de l’Association sénégalaise de normalisation”, a ajouté Pr Diouf.
Le conseiller technique spécial dudit projet à l’USAID, Makhtar Thiam estime qu’”il s‘agit de diagnostiquer les contraintes, d’encourager les commerçants à adopter de nouvelles pratiques et normes, de documenter et partager les leçons apprises avant de les évaluer et de mettre à l’échelle”.
Le projet BD4FS a démarré le 1er juin 2019 et doit prendre fin le 30 mai 2024
Il a pour objectif de renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises ayant un potentiel de croissance et les aide à adopter des pratiques et technologies de sécurité sanitaire qui réduiront le risque de contamination des aliments des agents pathogènes d’origine alimentaire, selon le document remis à la presse.
En plus du Sénégal, le projet BD4FS qui entre dans le cadre de l’initiative américaine contre la faim et pour la sécurité alimentaire dans le monde cible d’autres pays comme le Népal, le Rwanda et l’Ethiopie.
Cette rencontre qui a réuni plusieurs entreprises spécialisées dans l’agro-alimentaire a été l’occasion de remettre des prix aux entreprises dans le cadre d’une compétition d’apprentissage de la sécurité sanitaire des aliments.

LES PERFORMANCES CONTRE LA COVID-19 AURAIENT PU PROFITER À LA DESTINATION SÉNÉGAL (HÔTELIER)

Saly-Portudal (Mbour), 14 sept (APS) – Le Sénégal aurait pu profiter de ses performances dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 pour renforcer la promotion de sa destination touristique, affirmé mardi le directeur général de l’hôtel Lamantin Beach de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Eric Philibert.
’’Le Sénégal aurait pu faire profiter au tourisme ses performances faites dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19’’, a-t-il notamment dit dans un entretien avec l’APS. Le Sénégal a eu ’’cinquante fois moins de morts’’ que n’importe quel autre pays européen, a-t-il fait valoir.
’’Moi, j’ai été vacciné au Sénégal plus vite que les personnes de mon âge qui ont été vaccinées en France. Mais tout cela, on ne l’a pas dit, on doit le dire’’, a insisté M. Philibert.
Il estime que le Sénégal s’est bien battu dans cette lutte contre la pandémie, en mettant les moyens qu’il faut, tout en continuant ses investissements liés au tourisme avec le lancement des activités de la compagnie aérienne Air Sénégal qu’il a continué à financer, malgré le peu de vols effectués par celle-ci.
’’Le président de la République Macky Sall, on doit le dire et le répéter, est celui qui a le plus œuvré pour le tourisme dans ses investissements et ses réalisations’’, a relevé Eric Philibert.
Il invite toutes les parties prenantes du tourisme et de l’hôtellerie à agir ensemble autour des autorités, lesquelles, dit-il, doivent communiquer aux acteurs et à la distribution touristique en Europe et un peu partout dans le monde, les performances réalisées par le Sénégal dans son combat contre le nouveau coronavirus.
’’On a déjà loupé une étape importante qui était la communication sur les performances dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. On a été élu parmi les meilleurs pays au monde. Pour la réouverture des frontières, il ne faut pas la louper’’, a indiqué Philibert.
Il pense qu’il faut ’’davantage communiquer rapidement et clairement’’, parce que les opérateurs touristiques veulent entendre des choses claires et les clients la clarté.
’’Les clients veulent ne pas être inquiétés dans leur décision. Plus on est clair, plus la personne est réconfortée et assurée, plus elle décide vite’’,a fait valoir l’hôtelier.ADE/ASG/MD

LES POUVOIRS PUBLICS INVITÉS À METTRE L’ACCENT SUR LA COMMUNICATION POUR RENDRE LA DESTINATION PLUS VISIBLE

Saly-Portudal, 14 sept (APS) – L’Union nationale des acteurs du tourisme sénégalais (UNATS) ‘’Jappo suxali sunu tourisme’’ invite les pouvoirs publics à s’appesantir sur la communication, le numérique notamment, pour une meilleure visibilité de la destination Sénégal.
‘’A l’heure du digital où plus de 70 % de la préparation de voyage se passe sur Internet, le premier réflexe du client par rapport à ce contexte de pandémie, est d’aller chercher une information institutionnelle liée aux conditions de son voyage’’, a souligné Robert Ndiaye, l’un des porte-parole de cette structure, mardi, au cours d’une conférence de presse.
‘’Nous suggérons au ministère du Tourisme et des Transports aériens et à ses services de dérouler, dans les plus brefs délais, une communication en vue d’une large diffusion et d’une application immédiate, via les canaux officiels, de cette décision salutaire d’ouverture des frontières’’, a lancé M. Ndiaye lors de cette rencontre avec les journalistes, à Saly-Portudal (ouest).
Les membres de l’UNATS disent travailler à la finalisation d’un label intitulé ‘’YeksilAkJaam’’ pour une ‘’communication uniformisée’’ à destination des voyageurs qui, selon eux, ont besoin d’être mis en confiance dans ce contexte de pandémie.
Ce label sera présenté aux autorités, dont le ministre du Tourisme et des Transports aériens, celui de la Santé et de l’Action sociale, leur collègue chargé des Affaires étrangères et le directeur de l’Agence sénégalaise de promotion touristique.
Ils ont souligné les ‘’efforts constants’’ des autorités en direction de notre secteur, à travers, par exemple, l’ouverture de l’aéroport international Blaise-Diagne, le lancement des activités de la compagnie nationale Air Sénégal, la restauration et la récupération des plages de Saly-Portudal, et la mise en place du fonds Covid-19 destiné au tourisme.
L’Union nationale des acteurs du tourisme sénégalais estime toutefois que ces investissements risquent de rester sans effet, sans une stratégie de relance prenant en compte une ‘’bonne et explicite communication’’ des services du ministère du Tourisme et des Transports aériens vers ses divers partenaires dont les agences de voyages et les réceptifs sénégalais, ainsi que les tours opérateurs des marchés émetteurs.
‘’Redémarrer la machine du tourisme équivaut, du fait de la transversalité du secteur, à revigorer tous les pans de l’activité économique nationale qui, depuis le début de la pandémie, étaient entrés en profonde hibernation’’, a soutenu Robert Ndiaye.
‘’C’est une question de vie ou de mort économique des acteurs touristiques, car la clientèle locale, tant vantée, est loin de résorber la baisse drastique du chiffre d’affaires’’ des entreprises du secteur, une situation qui a déjà privé de leur emploi ‘’des centaines’’ de citoyens sénégalais, a-t-il ajouté.
Ndiaye signale que ‘’d’autres emplois sont aujourd’hui en sursis’’. ‘’Seule une ouverture intelligente des frontières au tourisme international pourrait donner encore de l’espoir’’, a-t-il dit.ADE/BK/ESF

LES ACTEURS PLAIDENT POUR LA RÉOUVERTURE DES FRONTIÈRES DU PAYS

Saly-Portudal (Mbour), 14 sept (APS) – Les membres de l’union nationale des acteurs du tourisme sénégalais (UNATS) ’’Jappo suxali sunu tourisme’’ ont plaidé mardi en faveur de la réouverture des frontières sénégalaises pour une reprise normale des activités touristiques, a appris l’APS
’’Alors que la pandémie faisait des ravages dans le monde depuis près d’une année, en juillet 2020, en réponse à l’Union européenne qui interdisait aux ressortissants de certains pays touchés par le nouveau coronavirus de fouler son sol, les autorités sénégalaises avaient décidé d’appliquer la réciprocité de cette mesure aux citoyens européens, avec toutes les conséquences qui en ont découlé’’, a rappelé Sadibou Thiam, l’un des porte-paroles de l’UNATS.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse à Saly-Portudal (Mbour, ouest), M. Thiam a indiqué que cela fait bientôt deux ans que la crise sanitaire mondiale est en cours, accompagnée d’une crise économique dont personne ne voit encore l’issue, car ’’fondamentalement liée à l’éradication du virus’’.
’’Depuis le début de l’année 2021, différents types de vaccins ont été mis sur le marché afin d’amener les populations à une immunité collective plus rapide et donc une reprise du cours de la vie quotidienne comme avant la pandémie’’, a souligné Sadibou Thiam.
C’est ainsi, selon lui, que l’activité économique a commencé à reprendre avec une levée progressive des restrictions sur la mobilité des gens dans plusieurs pays à travers le monde.
’’Chez nous, alors que les cas de contamination diminuent, que le pic du variant delta semble maîtrisé, que les marchés sont ouverts sans restriction, que les confinements et couvre-feu sont oubliés, que certains grands rassemblements religieux et culturels se préparent ou sont en cours, force est de reconnaître que les acteurs du tourisme sont les parents pauvres de l’activité économique, car tout simplement la clientèle fait défaut’’, a déploré son collègue Robert Ndiaye.
Dès lors il parait ’’urgent’’ pour ces acteurs d’alerter les autorités sénégalaises sur la situation de renfermement sur soi qui continue à perdurer malgré la publication de la circulaire N°1215 MTTA/SG du 14 juillet 2020, qui porte la signature du ministre du Tourisme et des Transports aériens.
’’A notre grande surprise, nous avons reçu le mercredi 08 à travers les réseaux sociaux une circulaire datant du 1er septembre et signée par le ministre, abrogeant la circulaire N°1215 MTTA/SG du 14 juillet 2020 et fixant les conditions de reprise de trafic des compagnies aériennes desservant le Sénégal’’.
Saluant cette décision du ministre, les membres de l’UNATS déplorent avoir constaté que cette mesure, ‘’quoique salvatrice’’, n’est toujours pas effective.
‘’Il nous a été remonté par beaucoup de responsables d’agences de voyage et de divers réceptifs hôteliers que l’Autorisation spéciale d’Embarquer est toujours en cours et systématiquement exigée à l’embarquement’’, renseigne M. Ndiaye.
Dès lors, dit-il, on est en droit de se demander s’il y aura réellement une stratégie de communication accompagnant cette circulaire.ADE/MD/ASG

YANKHOBA DIATTARA PRÉCONISE UN ÉTAT DES LIEUX DE LA POLITIQUE DE PROTECTION DES DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL

Dakar, 14 sept (APS) – Le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diattara, a préconisé, mardi, un état des lieux de la politique de protection des données à caractère personnel au Sénégal.
’’Le Sénégal s’est doté, en 2018, d’un arsenal juridique notamment la loi sur la protection des données à caractère personnel (LCDP) et d’une Commission des données personnelles (CDP) de manière à garantir un niveau de protection adéquat. Et c’est l’occasion de faire un état des lieux de la politique de protection des données et de ses perspectives au Sénégal’’, a-t-il déclaré.
Yankhoba Diattara s’exprimait ainsi à l’occasion de l’atelier de réflexion sur la compliance à savoir cet ensemble de processus et de démarches mises en œuvre en interne par les entreprises pour garantir l’absence de violation de la loi, dans la protection des données personnelles.
Selon lui, force est de constater que la compliance issue de la Common Law applicable au droit des affaires, ne s’est développée dans les pays outre Atlantique que dans les années 1990.
’’A cet égard, relativement au numérique, en posant ce débat qui se poursuit encore en Europe, le Sénégal se présente en précurseur sur le continent et anticipe sur la responsabilité de mise en place d’une législation historique mais également innovante compte tenu du dynamisme du secteur’’, a-t-il soutenu.
Cela signifie, a-t-il dit que ‘’nous devons adopter de nouvelles lois pour suivre le rythme de l’évolution numérique, mais aussi adopter la manière dont nous utilisons les institutions et les processus pour protéger efficacement les droits de l’homme et trouver le bon équilibre face à l’influence croissante des grandes entreprises axées sur les données.’’
Selon le ministre, ‘’il est impératif’’, face à l’’’ampleur et la rapidité du développement numérique souvent sources de violation des principes intemporelles de la déclaration universelle des droits de l’homme, de faire l’effort de comprendre les risques spécifiques associés.’’
’’A cet égard, notre pays, à travers mon département ministériel, est en train de mettre en œuvre la Stratégie nationale Sénégal Numérique 2025 communément appelée SN2025, arrimée au Plan Sénégal Emergent (PSE), avec comme vision en 2024, le numérique pour tous et pour tous les usages au  Sénégal avec un secteur privé dynamique et innovant dans un écosystème performant’’, a-t-il fait savoir.MK/OID

474 milliards de gré à gré portant sur 725 marchés au 1er semestre 2021

https://www.seneweb.com Les marchés publics de gré à gré foisonnent sous Macky Sall.
Selon Les Échos qui cite la Dcmp (Direction centrale des marchés publics), durant le premier semestre de 2021, 725 marchés ont été passés par entente directe
Ce pour  474 milliards FCFA dont 396 milliards Fcfa de financement extérieur et 76 milliards débloqués dans le budget de l’État. Le tout sur un total de plus de 662 milliards Fcfa.
S’agissant des types de marchés, 203 sont des travaux, 352 des fournitures et 63 prestations intellectuelles et 107 services courants. Dakar se taille la part du lion avec plus de 653 milliards Fcfa des marchés.

Pauvreté au Sénégal : la mise au point du ministère de l’Economie

Nous publions ci-dessous la mise au point du Ministère sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération sur les statistiques récentes sur la pauvreté dans le pays.
Dakar, le 14 septembre 2021. Les résultats de l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages réalisée par l’ANSD, en collaboration avec la Banque Mondiale, ont fait l’objet d’une large exploitation faisant croire que la pauvreté a augmenté dans le pays alors qu’en réalité le taux de pauvreté a nettement baissé. 
Il faut d’abord comprendre que cette enquête découle d’un Accord de Don de la Banque mondiale à la Commission de l’UEMOA, signé en avril 2016, en vue de financer le «Programme d’Harmonisation et de Modernisation des Enquêtes sur les Conditions de Vie des ménages (PHMECV)».
L’objectif est de permettre un meilleur suivi des conditions de vie des ménages dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Les résultats de la première édition de l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM) réalisée au Sénégal ont mis en exergue les efforts du Gouvernement dans l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il ressort des résultats de ladite enquête que le taux de pauvreté s’est établi à 37,8% contre 42,8% en 2011, soit une baisse de 05 points de pourcentage.
Il est également important de relever que notre taux de pauvreté est le plus bas de la zone UEMOA (Bénin=38,5%, Burkina Faso=41,4%, Côte d’Ivoire=39,4%, Guinée Bissau=47,7%, Mali=42,1%, Niger=40,8%, Togo=45,5%).
Cette tendance baissière du taux de pauvreté dans notre pays a été observée aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain et pour toutes les 14 régions du pays ;
d’où la pertinence du choix de la territorialisation de nos politiques publiques.
La plus forte baisse est enregistrée à Dakar où le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2011 à 8,7% en 2018/19.
Les résultats de l’enquête révèlent également que le taux d’extrême pauvreté au Sénégal est passé de 12,2% à 6,8% sur la même période.
Par ailleurs, les résultats de l’enquête ont également confirmé l’impact positif des politiques d’autonomisation et de genre initiées par le Gouvernement. En effet, la pauvreté est moins importante dans les ménages dirigés par les femmes. Deux personnes sur dix (21,8%) vivant dans des ménages dirigés par une femme sont pauvres contre un peu plus de quatre sur dix ménages (42,7%) dirigés par un homme.
En définitive, même si le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté a légèrement augmenté de 200 048 entre 2011 et 2018, il faut reconnaître que cette hausse a été moins importante que celle de la population sénégalaise qui a progressé de 3 205 415 habitants sur la même période. Ainsi, si le Gouvernement n’avait rien fait pour baisser le taux de pauvreté de 2011, notre pays se retrouverait avec beaucoup plus de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Ces résultats forts remarquables ont été obtenus grâce à la mise en œuvre des projets et programmes d’envergure de l’Etat. En effet, le Plan Sénégal émergent a impulsé une nouvelle dynamique de croissance économique robuste et inclusive entre 2014 et 2018. Le taux de croissance a été de plus de 6% par an, classant le Sénégal parmi les pays les plus dynamiques de l’Afrique au sud du Sahara.
Au plan social, des performances très appréciables ont été enregistrées dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la lutte contre la pauvreté et les inégalités ; globalement dans l’accès aux services sociaux de base grâce à ces projets et programmes mis en place par le Chef de l’Etat pour une redistribution des fruits de la croissance pour plus d’équité. Parmi ces projets et programmes, nous pouvons citer  :  • le programme national de Bourses de Sécurité Familiale qui est un filet de protection sociale bâti sur un système d’allocation monétaire destinée à améliorer les conditions d’existence des familles démunies, en vue de contribuer à l’éradication de la pauvreté et de l’extrême pauvreté et de garantir la dignité des citoyens.
Depuis 2017, 316 941 ménages reçoivent régulièrement leur bourse de sécurité familiale pour un montant de 100 000 FCFA par année et par bénéficiaire ;

  • le programme de couverture maladie universelle (CMU) qui couvre la gratuité des soins notamment pour les enfants de moins de cinq ans, les césariennes et la dialyse. La CMU offre également la possibilité aux personnes les plus démunies de bénéficier d’une couverture du risque maladie ;
  • la carte d’égalité des chances qui a permis à plus de 64 000 personnes vivant avec un handicap d’accéder à des services de protection sociale.

Le souci de préservation des acquis de ces projets et programmes dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19 a amené le Gouvernement à mettre en place le Programme de Résilience économique et sociale (PRES) qui a permis de soutenir le système de santé et de renforcer la résilience des ménages. La mise en œuvre du PAP2A permettra de rétablir notre trajectoire initiale de croissance avec un renforcement de ces différents projets et programmes pour consolider la redistribution des fruits de la croissance et la réduction de la pauvreté

PSE ET PAUVRETÉ AU SÉNÉGAL : CHIFFRES ET MANIPULATIONS INSIDIEUSES  Youssou Diallo, Président du Club Sénégal Émergent, PCA de la Sonacos SA

Ce mardi 14 septembre 2021, une bonne partie de la presse écrite sénégalaise a titré « augmentation du nombre de pauvres au Sénégal  : plus de 6 000 000 de pauvres ! » et d’autres unes encore plus accablantes sur la pauvreté au Sénégal.
Gueule de bois chez beaucoup de partisans du régime non avertis ou tout simplement inattentifs et jubilation légitime chez qui vous savez !

Cependant, deux précisions s’imposent pour bien decrypter ces chiffres « terribles » publiés par la sérieuse et très crédible ANSD !

1-Précision d’ordre méthodologique  : un chiffre quelqu’il soit , ne signifie pas grand chose dans l’absolu et pris isolément , en dehors du temps et de l’espace
En effet , 6000 000 de pauvres sur une population de 10 000 000 , ne signifie pas la même chose que 6 000 000 de pauvres sur 20 000 000 voir 100 000 000 d’habitants
Pour dire que le nombre absolu de pauvres ne renseigne pas fondamentalement de quelque chose de significatif si les préalables indiqués plus haut ne sont pas respectés . Nous allons l’expérimenter a travers le cas du Sénégal.
2-Concernant le Sénégal, à analyser de près et avec attention les chiffres publiés par l’ANSD , on se rend compte que , en 2011 le Sénégal comptait une population totale de 13 030 000 habitants et un nombre de pauvres de 5 832 000 habitants. Ainsi en 2011 , le taux de pauvreté qui précisons le , est le rapport entre le nombre de pauvres et la population totale exprimé en pourcentage , ou taux de pauvreté , était de 44,75 %.

Autrement dit sur 100 sénégalais, il y avait 45 pauvres .

En 2018, la population du Sénégal, toujours selon l’ANSD , etait de 15 850 000 personnes et le nombre de pauvres de 6 032 000 personnes.Le taux de pauvreté en appliquant le même raisonnement que ci dessus était de 38,05 %.

Ainsi , sur 100 sénégalais, les 38 étaient pauvres .

Par conséquent, le Sénégal dans la mise en oeuvre du PSE , a gagné en 7 ans , 6,50 % sur la pauvreté.
Traduit en chiffres absolus , cela donne 592 865 personnes sortis de la pauvreté, toute chose égale par ailleurs.
En faisant l’opération 6 032 000 personnes moins 5 832 000 personnes, c’est une progression de 200 000 personnes.Chiffre du reste , très inférieur à 592 000 personnes .
En conclusion et par les chiffres , le plan Sénégal Émergent initiés et mis en oeuvre avec bonheur par le Président Macky , au delà de la croissance économique et de la transformation du paysage infrastructurel de notre pays , a eu des incidences notables et significatives sur le recul de la pauvreté au Sénégal.
Meme s’il faut actualiser en tenant compte des incidences négatives de la Covid 19, il demeure incontestable par les faits et les chiffres que la pauvreté a reculé au Sénégal.

Mesures-Exonérations fiscales pour la presse et le tourisme : Add fixe les modalités d’application

https://lequotidien.sn Le ministère des Finances et du budget fixe, via une circulaire, les modalités d’application des dispositions relatives aux exonérations fiscales que l’Etat a accordées à la presse et aux entreprises du secteur du tourisme, afin d’atténuer les effets de la pandémie du Covid-19.
Pour atténuer les effets de la pandémie liée au Covid-19 sur certains secteurs de l’économie, le Président Macky Sall avait accepté d’accorder des exonérations fiscales aux secteurs de la presse et du tourisme, fortement sinistrés par la pandémie du Covid-19. Pour la mise en œuvre de cette mesure, qui a été instituée dans la loi de finances de l’année 2021 en ses articles 24 à 29, le ministère des Finances et du budget a sorti une circulaire pour préciser les modalités d’application.
«Sont concernés par la mesure, les établissements touristiques agréés et certaines entreprises évoluant dans le secteur de la presse.
Par entreprise touristique, il faut entendre toute entreprise commerciale offrant à une clientèle principalement touristique, l’hébergement, la restauration et/ou l’organisation de loisirs, conformément aux dis­positions du décret portant rè­glemen­tation des établissements d’hébergement touristique.
Sont notamment visés, les hôtels, les motels, les villages de vacances, les auberges, les campements villageois, les résidences hôtelières et les appartements meublés agréés par l’autorité compétente.
Sont également concernées, les agences de voyage et entreprises de transport touristiques disposant des autorisations réglementaires.
Dans le secteur de la presse, sont concernées, les entreprises de presse écrite, de communication audiovisuelle et de presse en ligne visées par la loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse», mentionne le document.
La mesure est «applicable sur la période allant du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2021», selon le document.

Les impôts et taxes non exigibles

Aux termes des dispositions des articles 25 à 28 de la loi de finance précitée, indique le ministère des Finances, «les établissements d’hébergement touristiques agréés et les entreprises de presse bénéficient, durant la période visée, de trois mesures suivantes  : dispense de paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) due sur les prestations réalisées ; dispense de reversement des impôts et taxes retenus sur les salaires de leurs employés et de la Contribution forfaitaire à la charge de l’employeur (Cfce) ; exonération du paiement de certains impôts directs dont ils sont redevables  : il s’agit notamment, de l’impôt sur les sociétés (Is), de l’impôt sur les revenus (Ir) au titre des bénéfices, de l’impôt minimum forfaitaire (Imf), de la Contribution économique locale (Cel), de la Contribution foncière des propriétés bâties (Cfpb) et de la Contribution globale unique (Cgu)».
Les mesures sus rappelées concernent, d’après les services de Abdoulaye Daouda Diallo, «la période allant du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2021 et s’appliquent de la manière suivante  : pour les impôts à échéance mensuelle ou trimestrielle, les dispenses s’appliquent à tous les paiements de déclarations mensuelles ou trimestrielles échues entre le 1er novembre 2020 et le 15 janvier 2022 ; pour les impôts à échéance annuelle, sont concernés l’Is, l’Ir, l’Imf de 2020 et 2021 dont les échéances de paiement se situent dans le courant des exercices 2021 et 2022».
Le ministère des Finances renseigne en outre, que «pour bénéficier des mesures de dispense fiscale au profit des secteurs du tourisme et de la presse, les contribuables concernés doivent s’acquitter de toutes leurs obligations déclaratives. En effet, la dispense porte sur les paiements et reversements et non sur l’accomplissement des formalités de déclaration fiscale.
Les entreprises éligibles sont donc tenues de s’acquitter de leurs obligations déclaratives à dates échues. Les amendes pour défaut de déclaration ou non-respect des délais de déclaration prévues par le Cgi sont applicables en cas de manquement».
Quid du sort de la Tva supportée par les établissements touristiques agréés et les entreprises de presse durant la période dérogatoire ? Les collaborateurs de Add notent qu’elle «n’ouvre pas droit à déduction».dialigue@lequotidien.sn

FONGIP : Le réaménagement du budget adopté

http://lesoleil.sn La vingt-sixième réunion du Conseil d’Administration du FONGIP s’est tenue ce lundi 13 septembre 2021.
A cet effet,  les membres du Conseil ont examiné et approuvé à l’unanimité les états financiers certifiés 2020 du FONGIP ainsi que le rapport d’activités de la même année.
De même, le réaménagement du budget 2021 proposé par l’Administrateur général a été adopté.
« Sous ce rapport, les dotations des lignes budgétaires liées aux activités de garantie ont été renforcées pour la mise en œuvre efficace des programmes stratégiques, dans ce contexte marqué par la relance de l’économie », note le communiqué du FONGIP.
L’ Admistrateur général, Thérèse Faye Diouf est aussi revenu sur le déménagement prochain du FONGIP à l’immeuble sis au10 Avenue Nelson MANDELA, en face de l’Hôpital Principal de Dakar.

LANCEMENT D’UN PROGRAMME POUR BOOSTER L’EMPLOI DES JEUNES

https://emedia.sn Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, Dame Diop, a procédé, ce matin, au lancement de la première phase du projet d’Accompagnement et de renforcement des capacités pour améliorer la définition, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de politiques emploi-formation des jeunes (ARPEJ). « Vous savez que la problématique de l’emploi des jeunes demeure une préoccupation de l’ensemble des pays du monde mais particulièrement des pays africains. La raison est simple. Nous avons des pays avec des populations très jeunes. Au Sénégal plus de 70% des populations ont moins de 35 ans. Et qui parle de 70% des jeunes ayant moins de 35 ans parle de problématique d’emploi, de formation et d’employabilité », a dit le ministre. C’est la raison pour laquelle, poursuit-il, que le Sénégal a décidé, sous la direction du président de la République, Macky Sall, d’investir encore et mieux sur les questions d’emploi et de formation professionnelle.
« J’en veux comme preuve l’important programme « Xeyu Ndaw ni » doté 450 milliards qui vient d’être lancé par le chef de l’Etat. Par ailleurs, comme nos populations doublent tous les 25 ans, cela nécessite une maîtrise des statistiques et des stratégies à mettre en œuvre pour résorber toutes ces populations jeunes afin de maximiser le dévidende démographique », a-t-il aussi dit.
Pour sa part, le Représentant de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Dakar, Dramane Haidara, a déclaré que « ce projet qui va durer 15 mois, a été conçu en partenariat avec l’Agence française de développement, et va offrir à la jeunesse l’opportunité de se former et de s’insérer dans le monde du travail ». Il ajoute  : « Ce projet ARPEJ qui est en droite ligne avec la déclaration du centenaire de l’OIT de 2019 dont l’approche est centrée sur l’être humain reste aligné aux grandes priorités de l’agenda africain du travail décent ». Il a soutenu, par ailleurs, que ce projet est arrimé également à l’Appel mondial à l’action, adopté lors de la 109e session de la Conférence internationale du travail à Genève, pour une reprise COVID-19 centrée sur l’humain, qui donne la priorité à la création d’emplois décents pour tous et s’attaque aux inégalités nées de la crise”. Cheikh Moussa SARR Photo  : Pape Doudou FALL

APRES SIX ANS DE LUTTE CONTRE UN SYSTEME DISCRIMINATOIRE DE L’ADMINISTRATION GENERALE DES IMPOTS ET DES DOMAINES : Les syndicalistes menacent de procéder à un arrêt de travail

https://www.enqueteplus.com Après expiration du préavis de grève déposée le 3 septembre dernier, les travailleurs de l’Administration des impôts et domaines iront en grève. Ils dénoncent un système de rémunération discriminatoire.
Le Syndicat des travailleurs de l’Administration fiscale dénonce un système discriminatoire de gestion du personnel et de répartition des avantages dans l’Administration générale des impôts et des domaines. Depuis six ans, dit le secrétaire général du syndicat, Alassane Bâ, ils mènent cette lutte sans résultat depuis un moment. Diverses actions de lutte avaient été initiées, mais il se désole qu’aucune avancée significative n’ait été constatée. Les syndicalistes ont déposé un préavis de grève datant du 3 septembre 2021, avec les points suivants : la mise en place d’un système de rémunération équitable, la gestion équitable des carrières des agents sans discrimination de corps et le maintien des acquis fonciers.
Un mémorandum a été envoyé à la CNTS. Ainsi, ils prévoient un arrêt de travail, s’ils n’obtiennent pas gain de cause, d’organiser des marches pacifiques de protestation et une campagne d’information sur les violations du droit à la DGID.  ”L’instruction 00009/MEFP qui octroie 63 % des avantages à 300 agents et 37 % aux 1 400, continue à plonger des familles dans la précarité, car ayant contracté des prêts avec le système précédent de répartition”, signale secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Administration fiscale. La conséquence, dit-il, est que des travailleurs qui, pendant des décennies, collaboraient en parfaite harmonie, symbiose et synergie, n’ont plus de relations fraternelles.
 ”La Cour suprême, par l’arrêt n°38 du 9 juin 2016, annule l’instruction. Mais comme elle le dit, seulement dans ses dispositions avant son entrée en vigueur. Autrement dit, bien que l’instruction soit annulée, elle juge légalement qu’un Bac+2 dans l’Administration, gagne plus qu’un Bac+5 ou 6 qui a accédé à la Fonction publique par voie de concours sélectif avec, en plus, pour certains, un parcours scolaire et académique honorable, et même plus qu’honorable pour eux’’, dit-il.
Les syndicalistes demandent aux hautes autorités, encore une fois, d’intervenir dans ce dossier, dans une apologie au corporatisme et à la désarticulation de l’Administration qui met fin au culte du mérite.
Par ailleurs, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Administration fiscale, Alassane Bâ, indique que ‘’l’instruction elle-même est caduque, car n’étant pas conforme à l’organigramme actuelle de la DGID issu de l’arrêté n°0012 du 14 juin 2017 portant organisation de la DGID’’. Ce même arrêté, révèle-t-il, verrouille quasiment les portes aux autres corps non-fiscalistes. ‘’Certains postes qui ont été verrouillés ne le sont que dans la théorie. Des postes de spécialité où la direction dispose d’ingénieurs de conception sont réservés aux contrôleurs des impôts, dans cet arrêté. Des cadres non-fiscalistes, entrés à la DGIG comme agents en complément d’effectifs (agents de bureau) sont partis à la retraite comme agents de bureau’’, dénonce M. BâAida Diène

PURIFICATION PROFESSIONNELLE PAR CHRISTIAN SENE

LeTemoin-Il s’agit de débarrasser la DGID de tout ce qui est « impur » à savoir n’est pas fiscaliste. Si vous n’êtes pas contrôleur ou inspecteur des Impôts ou des Domaines, vous n’avez pas votre place dans ce service de l’Etat !
Ailleurs, notamment dans la Grande Serbie que voulait constituer Slobodan Milosevic ou encore en Birmanie avec les Rohingas, on aurait parlé de nettoyage ethnique. Ici, il est plutôt question de purification « professionnelle ».
Autrement dit, il s’agit de débarrasser la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) de tout ce qui est « impur » à savoir n’est pas fiscaliste. Si vous n’êtes pas contrôleur ou inspecteur des Impôts ou des Domaines, vous n’avez pas votre place dans ce service de l’Etat ! Et bien sûr, vous n’avez pas le droit de prétendre aux très juteux « fonds communs » que les Aryens qui règnent en maîtres dans cette administration névralgique se partagent tous les trimestres.
Oh certes, ils peuvent jeter quelques miettes, des os à ronger voire une aumône mais que les Dravidiens ou Intouchables qu’ils tolèrent parmi eux ne réclament pas plus car ils sont déjà royalement servis. Tout au long de la semaine dernière, nous vous avons montré dans ces colonnes la manière dont les travailleurs autres que ceux issus du corps des Aryens (contrôleurs et inspecteurs du Fisc) sont traités à la rue de Thiong. C’est-à-dire pire que des chiens avec même des places de seconde zone dans le restaurant de la maison, la première classe étant réservée aux Aryens quand bien même ils seraient parfois moins diplômés que les Dravidiens parmi lesquels, pourtant, on trouve de brillants ingénieurs !
Oui mais voilà, ils ont commis le « crime » de ne pas être des fiscalistes dans une maison où les inspecteurs et les contrôleurs des Impôts et des Domaines sont rois. Mais voyez-vous, tout est question d’éducation et de générosité finalement. C’est comme dans certaines maisons où les pères de famille traitent leurs domestiques sur un pied d’égalité avec leurs propres enfants et mangent dans le même bol ou en tout cas la même chose qu’eux. Et vous avez ailleurs des responsables de familles qui donnent à leurs domestiques et boys des restes de repas servis dans des « galu xaj » (écuelles pour chiens !) Ne nous demandez évidemment pas dans laquelle de ces deux catégories classer nos Aryens de la rue de Thiong…
Nous écrivions également que le lobby des Aryens était hyper-puissant. A preuve : il a fallu que le Dr Alassane Bâ, ingénieur des télécommunications et employé en « complément d’effectifs » au service informatique, dépose un préavis de grève au nom du syndicat qu’il dirige (STAF, Syndicat des travailleurs de l’administration fiscale défendant les intérêts de 1400 Dravidiens de la maison face aux 300 Aryens) pour que le ministre des Finances et du Budget — lui aussi un Aryen ! — l’affecte sans autre forme de procès dans un placard au ministère. Et l’on viendra après cela nous dire que le Sénégal est un pays où les libertés syndicales sont respectées
Répétons-le : on ne défie pas impunément le tout-puissant lobby des Aryens.
Normal, c’est eux qui alimentent le Trésor public en recettes. En ne s’oubliant pas au passage, bien sûr. Eux également qui distribuent les terrains dans un pays où le foncier est la première source d’enrichissement. Là aussi en ne s’oubliant pas, bien sûr ! Dire que le président de la République prétend consacrer la coquette somme de 10 milliards de francs au cours des prochaines années pour confectionner des uniformes pour tous les élèves de ce pays. Objectif visé : gommer les inégalités sociales dans nos établissements scolaires.
Le président de la République gagnerait plutôt à balayer devant la porte de sa propre administration en mettant fin justement aux discriminations pires que l’Apartheid qui prévalent dans un service essentiel de l’Etat : la Direction générale des Impôts et des Domaines

Consommation élevée en eau : «Sen Eau»dément tout dysfonctionnement des compteurs

http://lesoleil.sn La société «Sen Eau» dément, à travers un communiqué, le lien de la consommation élevée en eau établi par certains avec les compteurs. La consommation résulte de la présence accrue d’eau à une meilleure pression ainsi qu’à la présence de fuites, dans certains cas, au sein des maisons, souligne le texte.
Sen Eau rappelle par ailleurs depuis la mise en service de KMS3, en avril dernier, Dakar et ses environs reçoivent 100 000 m3 de plus par jour. Selon la société, les compteurs installés sont testés et certifiés avant leur sortie d’usine. Elle assure respecter l’ensemble des législations à l’importation. «Sen Eau» exhorte les clients à suivre leur consommation pour éviter le gaspillage afin que chaque foyer puisse bénéficier de la quantité d’eau qui lui est nécessaires.

Factures salées : Sen’ Eau “valide” ses compteurs et dément Sos consommateurs

https://www.seneweb.com La société Sen ’Eau s’est fendue d’un communiqué pour démentir formellement l’information selon laquelle les compteurs d’eau sont à l’origine des consommations élevées alors qu’elles ne sont dues qu’à la présence accrue d’eau et à une meilleure pression ainsi qu’à la présence de fuites dans certains cas au sein des maisons.
Pour rappel, depuis la mise en place de KMS 3, en avril dernier, Dakar et ses environs reçoivent 100.000 m3 de plus par jour
Aussi, Sen’Eau renseigne que des compteurs de grande qualité, certifiés et testés individuellement ont été installés dès leur sortie d’usine. Les marques ITRON et DIEHL sont les meilleures du marché international.
Par ailleurs, Sen’Eau dit respecter ” l’ensemble des législations relatives à l’importation tels que la déclaration systématique de chaque lot importé au niveau de la division de la métrologie du ministre du Commerce, l’obtention d’une autorisation délivrée par ses services de contrôle avant toute sortie du port.
Sen ‘Eau, ainsi, exhorte tous ses clients à suivre leur consommation pour éviter le gaspillage de l’eau afin que chaque foyer puisse bénéficier de la quantité d’eau qui lui est nécessaire.

Les choquantes conclusions de l’enquête sur les compteurs de la Sen’Eau

https://www.igfm.sn Après une plainte des associations de consommateurs pour une enquête sur la fiabilité des compteurs de la Sen’Eau, la Division de la métrologie a produit, hier lundi, son rapport final. Les conclusions de l’enquête révèlent que les compteurs de la marque ITRON ne sont pas fiables. Suffisant pour que l’Ascosen et Sos consommateurs demandent la destruction des compteurs et le remboursement des usagers impactés.
Les complaintes des usagers et les fortes hausses des factures que la société en charge de la gestion de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine du Sénégal, Sen’Eau, n’arrivait pas à justifier, avaient fini de sonner la réaction des associations de consommateurs. Face à l’ampleur du problème, l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) et Sos consommateurs avaient saisi les services compétents d’une plainte pour qu’une enquête soit ouverte sur la fiabilité des compteurs de la Sen’Eau. Suite à cette plainte, la Division de la métrologie a engagé une enquête et réalisé des tests de conformité. Au terme de l’enquête et des tests au laboratoire d’étalonnage du Port autonome de Dakar, il a été constaté que les compteurs de la marque DHIEL étaient conformes car n’ayant pas atteint le nombre d’erreurs maximales tolérées. En revanche, le nombre de compteurs défectueux de la marque ITRON avait dépassé le seuil de tolérance d’erreurs, conformément à la réglementation en vigueur.
Contacté par L’Observateur, le vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momath Cissé, souligne que les conclusions de cette enquête signifient que tout le stock des compteurs de la marque ITRON a été considéré comme «non conforme et donc mauvais et impropre à l’utilisation». Momath Cissé : «Nous avions exigé une enquête sur la fiabilité des compteurs d’eau pour avoir une idée sur la hausse inexpliquée des factures de Sen’Eau. Ainsi, les deux marques DHIEL et ITRON ont été ciblées. Pour chaque marque nous avons pris un échantillon de 98 compteurs. Au Port autonome de Dakar où il y a eu le banc d’essai au niveau des services de métrologie, la marque DHIEL a répondu aux normes et est passée comme une marque fiable. Parce que sur un échantillon de 98 compteurs, un seul a été défectueux. Alors qu’il faut atteindre au moins plus de 5 compteurs défectueux pour incriminer la fiabilité de la marque. Par contre, pour la marque ITRON au moins 10 compteurs ont été qualifiés de défectueux sur l’échantillon de 98 compteurs. Ce qui fait que la marque ITRON n’était pas fiable.»

«Tous les compteurs de marque ITRON doivent être détruits»

Après avoir signé le rapport final de l’enquête des services de la métrologie, le vice-président de l’Ascosen fait savoir qu’ils ont demandé à ce que cette marque de compteur ITRON ne soit plus posée au Sénégal. Pour ce qui est des usagers de la marque incriminée, l’Ascosen exige le retrait pur et simple des compteurs. Momath Cissé trouve légitime que la hausse des factures de l’année dernière soit le résultat de ces compteurs-là. L’Ascosen demande ainsi le dédommagement des utilisateurs qui ont cette marque de compteur et qui étaient victimes de cette hausse. Dans la foulée, les associations consuméristes invitent le ministère du Commerce de saisir immédiatement le stock des compteurs de la marque ITRON détenus par la société Sen’Eau et le détruire au nom de la protection des consommateurs sénégalais.
L’Ascosen appelle tous les usagers de s’opposer à l’installation de tout compteur de marque ITRON qualifié de défectueux par l’enquête de la métrologie. «La Sen’Eau avait commandé un stock de 15 000 compteurs. Ce stock était composé des marques DHIEL et ITRON. Il va donc falloir regarder la quantité de chaque marque et déterminer le nombre exact de compteurs de la marque ITRON. Maintenant, nous demandons le changement des compteurs de cette marque qui ont déjà été installés et à la Sen’Eau de rembourser aux usagers ayant eu des hausses de factures dues à l’installation d’un compteur ITRON, le différentiel perçu indûment», plaide le vice-président de l’Ascosen. Momath Cissé : «Au stade où nous sommes, le procès-verbal de l’enquête est au niveau de la division de la métrologie. La métrologie m’avait convoqué aujourd’hui (hier) pour signer le procès-verbal et nous avons demandé qu’il soit envoyé au niveau de l’Ascosen et à toutes les associations de consommateurs. Nous attendons que cela soit fait pour qu’on puisse voir quelle suite donner à l’enquête. Mais nous exigeons que tous les compteurs de la marque ITRON soient retirés. Et nous pensons que Sen’Eau attend la signature de toutes les parties prenantes pour pouvoir agir. Mais en tant que défenseur des consommateurs, nous pensons qu’une marque qui n’est pas fiable ne doit pas être posée au Sénégal. On préfère la marque DHIEL qui répond aux tests du banc d’essai.» En attendant la suite qui sera donnée aux recommandations de l’enquête, les usagers de la Sen’Eau continuent de souffrir le martyre des factures hors de prix.FALLOU FAYE

MAGAL TOUBA : 3500 AGENTS VONT ÊTRE DÉPLOYÉS POUR UNE BONNE COUVERTURE SANITAIRE (MINISTRE)

Diourbel, 14 sept (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr assure que les dispositions nécessaires ont été prises par ses services pour une bonne couverture sanitaire du grand magal de Touba, lors duquel 3500 agents vont être déployés.
“Globalement, nous sommes satisfaits et nous pouvons dire que le magal va se faire dans les meilleures conditions parce que toutes les dispositions au plan sanitaire sont en place”, a-t-il dit mardi au terme d’une visite qu’il effectuait à Touba dans le cadre des préparatifs du magal 2021 prévu les 25 et 26 septembre prochains.
Cette visite consistait à faire le point sur le dispositif sanitaire mis en place en perspective de cet évènement religieux annuel qui se tient en commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, une des principales confréries musulmanes sénégalaises.
Selon M. Sarr, son département va renforcer les ressources humaines affectées au dispositif sanitaire retenu, avec le déploiement de 3500 agents de santé.
La Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) par exemple “a pris toutes les dispositions pour que les médicaments ne soient pas une difficulté pour les structures et les postes de santé”, s’est réjoui Abdoulaye Diouf Sarr.
Concernant le volet prévention, le service d’hygiène, dont les équipes ont été déjà déployées à Touba, est en train de prendre des dispositions pour assurer ses interventions à l’occasion du magal.
Il en sera de même pour la gestion des urgences médicales par le SAMU national, qui va inaugurer une unité à Touba à l’occasion du magal, a indiqué le ministre.
“Cela permet à cette structure d’urgence de gérer et de se déployer dans le cadre d’une stratégie de proximité”, a-t-il relevé.
Pour la deuxième année consécutive, le magal de Touba qui se tient dans un contexte de pandémie, va se dérouler dans le respect strict des mesures barrières.
C’est dans cette optique que le ministère de la Santé et de l’Action sociale “a mis en place 2 millions de masques pour permettre aux pèlerins de disposer de masques nécessaire pour respecter les mesures barrières”, a souligné Abdoulaye Diouf Sarr. FD/BK/ASG

RENVOYÉS DES ECOLES PRIVÉES PAR DEFAUT DE PAIEMENT,LES ETUDIANTS MENACENT CHEIKH OUMAR HANNE

https://www.seneplus.com L’As-Dans tous leurs états, les étudiants du privé menacent de hausser le ton et de passer à la vitesse supérieure d’ici trois jours si le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hanne, ne prend pas en compte leurs revendications
Les étudiants orientés dans les écoles privées par l’Etat sont très remontés contre le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hanne. A l’origine de leur colère ? Le renvoi dont ils font l’objet de la part des établissements privés à cause du non-respect des engagements pris par l’Etat
Dans tous leurs états, les étudiants du privé menacent de hausser le ton et de passer à la vitesse supérieure d’ici trois jours si le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hanne, ne prend pas en compte leurs revendications. Lors d’une conférence de presse tenue à Mbour, ils ont déploré l’attitude de l’Etat qui a foulé au pied les engagements qu’il avait pris auprès des écoles privées.
Selon eux, le gouvernement n’a pas payé la facture qu’il doit à ces établissements privés. D’où la décision de ces derniers de mettre à la porte plus de 150 étudiants dont certains sont en classe d’examen.
Etudiant en sciences infirmières de l’IST de Mbour, Ibrahima Diop affirme qu’ils n’accepteront pas d’être sacrifiés par un Etat qui n’honore pas ses engagements. «Nous tirons la sonnette d’alarme pour dire aux autorités compétentes, notamment au Président Macky Sall et à son ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hanne, de régler cette situation inacceptable. Nous donnons un ultimatum à l’Etat. Si rien n’est fait d’ici 72h, nous allons passer à la vitesse supérieure», a-t-il martelé.
Abondant dans le même sens, sa camarade Patricia Ngom affirme que depuis le 18 août 2021, tous les étudiants sont privés de cours et bloqués sur toutes les plateformes d’enseignement. Elle ajoute que s’ils ne participent pas aux examens, tous leurs efforts seront réduits à néant, car ils devront reprendre l’année universitaire. Afin d’éviter un tel scénario, ils menacent de croiser le fer avec les autorités. D’autant que, se désole Patricia Ngom, de nombreux étudiants ne peuvent faire des concours. «Les établissements ont tout confisqué les documents administratifs, empêchant ainsi certains étudiants de faire des concours. Certains étudiants veulent se présenter aux concours nationaux, mais cela leur est impossible sans les documents administratifs», soutient-elle André BAKHOUM

SERIGNE ABDOUL AZIZ SY DABAAKH, UN MODÈLE ACHEVÉ DE L’ISLAM PUR ET SIMPLE PAR AMADOU TIDIANE WONE

EXCLUSIF SENEPLUS – Le moment est venu pour tous les Sénégalais de renouer avec leurs propres repères. Il faut impérativement nous départir d’une vision du monde procédant d’une culture d’emprunt
En ce 14 septembre 2021, 24ème anniversaire du rappel à Dieu de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, notre mémoire saisit l’instant pour s’inspirer à nouveau de son modèle de vie parmi nous. Réécouter ses leçons, prodiguées si généreusement tout le long de sa vie, suffit à se régénérer moralement et spirituellement. Il a en effet personnifié dans notre pays, la pureté de l’amour pour Dieu et pour tout ce qu’il a créé. Il a exercé, en toutes circonstances, sa mission d’homme de Dieu au service exclusif de Son Créateur. Dans ces moments d’incertitude et de difficultés de toutes natures, sa voix nous manque terriblement ! Cette voix au timbre si reconnaissable et qui savait nous parler, nous rassurer, nous inspirer et nous indiquer la voie à suivre. Dabakh savait nous délivrer dans la simplicité et l’éloquence, le message essentiel qui allait droit au cœur de chacun d’entre nous. Il savait nous remotiver et nous donner des raisons de croire et d’espérer…
À tous les moments de doute que nous traversions, sa voix s’élevait pour renouer le fil des dialogues interrompus ou invoquer la Clémence divine. À chaque fois, ses conseils étaient entendus par tous et ses prières exaucées. Lorsque les pluies tardaient à tomber, par exemple, il nous suggérait avec humilité de nous repentir de nos péchés pour mériter La Miséricorde divine. Il commençait toujours par lui-même, pour l’exemple. Il nous invitait à partager avec les pauvres nos surplus, avant de tendre nos bras vers le ciel pour solliciter Le dispensateur suprême. De fait, le Sénégal, petit pays sans richesses notables à l’époque a toujours traversé, vaille que vaille, les zones de turbulences les plus périlleuses. Aujourd’hui, force est de reconnaitre que la présence d’un sage, éclairé et largement consensuel, fait cruellement défaut à notre pays. Il n’est que justice de le souligner. Non pour s’en morfondre, mais plutôt pour convier à une méditation sur l’exemple de vivre ensemble que Serigne Abdou nous a laissé en héritage  : aime ton prochain nous disait-il. Aime-le en raison de l’amour que lui porte Son Créateur. Ne le juge ni ne le réduit au prisme de tes sentiments personnels car, Seul Dieu sait qui est le meilleur d’entre nous. Qui n’a entendu Serigne Abdou répéter, inlassablement, cette profession de foi et cet appel à l’amour, à l’humilité et à la tolérance ? Il nous a toujours appelés au dépassement de tous les clivages qui sont en deçà de la claire compréhension du message de Dieu. En effet, comment se vouloir juge, à la place du Seul Juge qui soit ? Alors que la foi absolue, en Son Omnipotence et en Son Omniprésence qui sont le sceau de Ses Attributs, est le premier jalon de l’Islam ? Et d’ailleurs, comment juger de ce dont on a qu’une connaissance partielle et parcellaire dans le temps comme dans l’espace ? Craignez le jour où nous serons tous ramenés à Dieu pour y répondre de nos actes sur terre ! Telle était une de ses recommandations les plus constantes. Ce faisant, vous prêterez attention à vos faits et gestes de tous les jours. Vous traquerez, en vous-même d’abord et surtout, la moindre parcelle de vanité et d’orgueil, d’avarice et d’égoïsme. Faites vos prières à l’heure et en communauté. Dépensez une partie de vos biens en aumônes et en œuvres de bienfaisance. Entretenez, avec bienveillance, vos liens de famille et d’amitié. Contrôlez l’utilisation de vos sens. Surtout vos propos  : lorsque vous parlez d’autrui, dites-en du bien, sinon abstenez-vous. Faites tout cela dans l’intention exclusive de plaire à Allah. Sans exhibitionnisme, ni quête de renommée.
Toutes les journées de Serigne Abdou étaient consacrées à dire et à faire le bien. Car il était le premier à appliquer ses recommandations. En cela, il était un guide religieux. Mais non un chef !
Alors, en ces heures d’incertitudes et de grande inquiétude pour l’avenir de notre pays et celui du monde entier, il convient de renouer avec des convictions fortes et de s’arrimer à des valeurs indéracinables. Pour ceux de ma génération, Serigne Abdou a été un sauveur. Parce que nous avons eu le privilège de le voir vivre et incarner le Coran et la Sunna du prophète Mouhammad (PSL), nous avons acquis la conviction et la confirmation de leur véracité. En l’ayant observé de près, en diverses circonstances, nous avons entrevu ce que l’inspiration divine peut apporter à l’aspirant sincère et dévoué. De nos certitudes temporelles, il a expurgé les faussetés. Sans tyrannie, il nous a ouvert le cœur à la lumière et fait ressentir la douceur de la foi qui est amour.
Il est donc l’heure pour nous de ramener nos enfants à une source de sagesse qui ne nous est ni inconnue, ni lointaine. Plus généralement, le moment est venu pour tous les Sénégalais de renouer avec leurs propres repères. Afin que l’ensemble de nos vénérables prédécesseurs, dont l’énumération comporterait le risque d’en oublier, sachent que le flambeau qu’ils portèrent très haut peut rejaillir de plus belle et éclairer notre futur. Pour cela, il nous faudra rompre définitivement avec les sous-cultures résiduelles de la colonisation. Il faut impérativement nous départir d’une vision du monde procédant d’une culture d’emprunt éloignée de nos réalités sociales, historiques et culturelles. Nous vallons mieux ! Il nous faudra, il est vrai, beaucoup de courage et d’abnégation pour rebrousser le chemin de certains conforts mentaux fragiles et factices. Ce sont là les conséquences d’un mimétisme sans esprit critique qui, dans la durée, s’installent en vérités indiscutables. Faisons demi-tour ! Les exemples locaux ne nous manqueront pas dans cette ascèse sur la voie de la rédemption et du progrès. Un grand pas serait, déjà, d’en mesurer l’urgence et l’incontournable nécessité.  Les sages paroles de Dabakh, en cela, sont un viatique inestimable. Elles sont regroupées, pour l’essentiel dans un recueil de 313 recommandations qui si elles étaient appliquées dans le but de bien faire, pourrait contribuer à nous sortir de l’ornière. Et si on essayait de s’abreuver à nos propres sources ?
Lorsque, au gré des médias du monde entier, répercutés sans précautions par nos stations locales, j’entends parler de l’Islam et des musulmans comme une communauté guerrière et belliciste, je ne reconnais pas la belle religion que je pratique et en laquelle je crois. Cet état de fait est symptomatique du désordre que nous évoquions plus haut et qui fait prendre les effets pour les causes. Ce malaise que je partage, avec des centaines de millions de musulmans sans histoires à travers le monde entier, il est temps de l’exprimer et d’incarner l’Islam pur et simple, dans sa dimension sublime de réconciliation de Dieu avec les humains qui, à plusieurs occasions, ont trahi le pacte originel en maltraitant ses prophètes et ses élus.
Dans cette perspective, il appartiendra à chacun de se ressourcer spirituellement là où son espérance d’étancher sa soif le conduira. L’essentiel est de se retrouver à la source originelle qui est unique. Pour ce qui me concerne, je rends grâces à Dieu de m’avoir fait rencontrer, connaître et aimer Serigne Abdoul Aziz Sy Malick Dabakh, un modèle achevé de l’Islam pur et simple.Qu’Allah lui renouvelle Ses Grâces et Sa Miséricorde !amadoutidianewone@yahoo.com

Macky Sall peut-il faire face à l’inflation ? Par Mamadou Lamine Diallo

Pour faire face à la crise économique mondiale née de la Covid-19, les pays  riches ont fait fonctionner la planche à billets. Les banques centrales ont injecté des liquidités dans l’économie.  On sait que cela débouche toujours sur l’inflation, la hausse du coût de la vie. Le régime de Macky Sall fera face donc à de l’inflation importée. 
Il s’agit donc, si Macky Sall veut faire de l’économie, de trouver les moyens de faire face aux effets de l’inflation importée sur le coût de la vie. La suspension provisoire des taxes opérée par ADD n’est pas une solution. Nous attendons les solutions de Macky Sall, qui a proclamé, urbi et orbi, que l’opposition est composée de nullards.

“L’inflation et la hausse du coût de la vie vont–elles réveiller les centrales syndicales“ ?

On est frappé par le scandale des éléphants blancs du régime. J’ai toujours été choqué par les chantiers du building administratif Mamadou Dia et l’université Amadou Mahtar Mbow,  parce que je connais ces grandes personnalités. Le building administratif sera fermé pour six mois au moins. C’est scandaleux pour une simple réfection d’un building construit pendant la période coloniale.
Macky Sall a toujours déroulé le tapis vert à Adama Bictogo et lui a confié le business des visas  d’entrée et la construction de l’université Amadou Mahtar Mbow, en offres spontanées. C’est le fiasco et des pertes sèches pour l’Etat. Il est bon de rappeler que combler les pertes  de l’Etat alimente l’inflation.Les travailleurs doivent s’attendre à une hausse du coût de la vie dans les prochains mois, si les politiques de Macky Sall se poursuivent. Entre Covid-19, inondations, chômage des jeunes, mauvaises campagnes agricoles, manque d’engrais et enfin hausse du coût de la vie, il est temps de rompre pour les centrales syndicales la trêve signée en 2012. Les sacrifices des travailleurs n’ont servi qu’à enrichir l’oligarchie de la Famille FayeSall. 

« Le troisième mandat sera fatal aux prédateurs de nos ressources naturelles »

Le français Alpha Condé est un cas d’école. Formé à la FEANF révolutionnaire  et anti impérialiste en France, auréolé de son titre de principal opposant à Sékou Touré et Lansana Conté, il débarque en 2010 dans les valises de la Francophonie du Président Abdou Diouf. Pistonné   au  deuxième tour  de la  Présidentielle, décalée de six mois «Sic !», on l’impose Président de la République de Guinée.
Malgré cet accouchement dans la douleur, beaucoup de démocrates africains espéraient qu’Alpha Condé mettrait en place une gouvernance vertueuse et démocratique pour remettre la Guinée à l’endroit. Au finish, c’est le chaos ethniciste et la malédiction de la bauxite.“

Les forces spéciales contre la gouvernance prédatrice ; jamais deux sans trois !

Je soutiens pour relancer l’Afrique de l’Ouest en particulier, qu’il faut  refonder son capital social et institutionnel ; il  urge d’établir la règle des deux mandats présidentiels de cinq ans maximum. La Charte de bonne gouvernance de la CEDEAO doit être modifiée dans ce sens.
Les Présidents  Umaro de Guinée Bissau et Weah du Libéria se sont exprimés publiquement contre les forcings du troisième mandat. Dans le fond, la CEDEAO, affaiblie, n’a pas les moyens d’adopter ce point de vue et de le défendre.
Les interventions des forces spéciales au Mali et en Guinée nous posent une équation à résoudre. Destinées à lutter contre le terrorisme, elles se mêlent de gouvernance politique et prennent le pouvoir d’Etat face à des prédateurs indéfendables. Il faut donc trouver un mécanisme efficace pour empêcher les troisièmes mandats. C’est un impératif. Au Sénégal, l’unité de l’opposition démocratique s’est révélée impossible jusqu’ici.

Hausse des prix : la CDS demande à l’Etat d’être intransigeant face à ceux qui font de la rétention

http://www.topnews.sn La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) qui regroupe (Aj/pads-a, Cnno, Ld, Pit-s, Rta-s, Udf/mm),  demande à l’Etat d’être ferme face aux spéculateurs et industriels qui font de la rétention des denrées alimentaires pour augmenter les prix.
Tout en saluant les mesures prises par le gouvernement avec le renoncement de 47 milliards de taxes aux fins de réguler les prix et de soulager les populations, ces partis de gauche estiment qu’il est nécessaire pour l’Etat de faire preuve d’intransigeance tant à l’égard des spéculateurs véreux que des industriels du sucre pour la réalisation à court ou moyen terme du programme d’autosuffisance.
Car pour eux, la pénurie de cette denrée a été sciemment organisée! En effet, la CDS considère, d’autre part, que notre marché commercial est largement perturbé par des pratiques «peu orthodoxes de rétention de stock et de spéculation» qui engagent la responsabilité des acteurs au niveau national. L’exemple le plus expressif de cette situation, d’après elle, réside dans le fait qu’au moment où l’on parle de pénurie du sucre, la Css disposait, dans ses entrepôts, d’un stock de réserve de plus de deux mois.
Toutefois, la CDS souligne que la dérégulation des prix résulte, pour l’essentiel, des phénomènes exogènes de la crise économique mondiale due à la pandémie à covid-19, d’une part.
S’agissant de la pandémie, le CDS indique que le gouvernement, les populations et les personnels soignants se sont mobilisés dans une «belle synergie» pour contrer la maladie et la faire reculer. C’est ainsi que l’Etat du Sénégal a pu faciliter l’accès à l’oxygène, mettre à disposition des vaccins et intensifier la campagne de vaccination.
C’est pourquoi, la CDS, tout en s’inclinant devant la mémoire des disparus emportés par le virus, félicite le Président de la République Macky Sall et son gouvernement, rend hommage au personnel soignant pour son dévouement exceptionnel et salue l’engagement remarquable des populations à aller se faire vacciner. Pour la CDS, plus que jamais, la dynamique ainsi enclenchée doit être maintenue pour un respect continu des mesures barrières et la mobilisation soutenue pour la vaccination.
Par ailleurs, la CDS ne peut manquer d’exprimer toute sa fierté devant la perspective heureuse, pour l’Institut Pasteur de fabriquer le vaccin contre la Covid-19, dès l’année prochaine, un triomphe pour l’Afrique. Elle félicite le Président Macky Sall qui a engagé tout son leadership pour faire prendre une telle décision.

Élections locales : la CDS souhaite des listes unitaires au sein de Benno

http://www.topnews.sn La gauche sénégalaise se réjouit du bon déroulement des opérations d’inscription exceptionnelle sur les listes électorales, en dépit de toute «l’agitation» provoquée par une certaine opposition.
Elle engage les militants à se mobiliser dans tous les secteurs pour œuvrer de toutes leurs forces à la confection de listes unitaires au sein de la grande coalition Bennoo Bokk Yaakaar, en privilégiant la concertation et le consensus.
La CDS appelle tous les partis et mouvements alliés dans Bby à choisir, au-delà des ambitions personnelles et des appartenances partisanes des uns et des autres, le camp de Bby uni autour du Président de la République, incarnation du camp de la sauvegarde de la République, du renforcement de la démocratie, de la paix, de la stabilité et du progrès pour la majorité des populations.
«Car, par-dessus tout, au-delà des préoccupations locales, il est important de tenir pleinement compte de la situation nationale et internationale pleine d’incertitudes et de dangers dans laquelle baigne le Sénégal, entouré d’une ceinture de feu et dont la paix et la stabilité sont menacées. Il est une nécessité d’envergure stratégique d’œuvrer pour le triomphe de la coalition, partout, dans l’unité et la discipline, afin que les politiques publiques au service de la majorité des populations puissent être poursuivies », lit-on dans un communiqué.

La CDS condamne le coup de force en Guinée

S’agissant du coup d’Etat contre le président Alpha Condé, la CDS réaffirme son principe de rejet de toute méthode violente et non démocratique de prise ou de conservation du pouvoir. En conséquence, elle condamne le coup de force intervenu dans ce pays voisin.
La CDS appelle ses militants à la prudence dans l’appréciation de ce qui se passe en Guinée, pour ne pas tomber dans l’analyse simpliste en cours dans l’opposition estimant que le coup en Guinée est du seul effet du troisième mandat. Point de vue d’autant plus irrecevable que l’auteur du coup d’Etat a accompagné A. Condé durant tout le processus de mise en œuvre de l’opération, de la révision constitutionnelle jusqu’à l’élection présidentielle qui a consacré la victoire de Condé.

COALITION ÉLECTORALE/LE CONGRÈS DE LA RENAISSANCE DÉMOCRATIQUE

“Après avoir donné leur accord, Ibrahima Déme et Thierno Alassane Sall se sont rétractés”
“Le Crd constate que le Mouvement Ensemble du juge Ibrahima Déme et le parti La République des Valeurs dirigé par l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, après avoir donné leur accord pour la participation du Crd à la mise en place d’une coalition électorale de l’opposition, se sont rétractés.
La conférence des Leaders du Crd en prend acte et poursuit la construction de la nouvelle coalition électorale de l’opposition, avec Jotna, le Pds, Bgg et Aj Pads.Fait à Dakar, le 14 septembre 2021”

FIN DELA REVISION EXCEPTIONNELLE DES LISTES ELECTORALES EN PRELUDE DES LOCALES : Vers les étapes les plus périlleuses

http://www.sudonline.sn/ Ouverte par décret présidentiel n°2021-976, depuis le 31 juillet dernier, la révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections départementales et municipales du 23 janvier 2022, a pris fin hier, mardi 14 septembre. Après cette ouverture/révision exceptionnelle des listes électorales tant soit peu mouvementée, les acteurs en compétition s’acheminent vers les étapes les plus risquées, notamment la publication des listes électorales provisoires en fin septembre, mais surtout les investitures au début du mois de novembre
Rythmée entre sorties et accusations de «fraudes», la révision exceptionnelle des listes électorales, vient d’être clôturée hier, mardi 14 septembre, après 45 jours. Cette révision a permis aux jeunes citoyens qui auront 18 ans révolus à la date du 23 janvier 2022, de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales. Il en est de même pour les électeurs qui ont voulu changer de circonscription électorale ou d’adresse électorale.
Dans la même veine, cette révision exceptionnelle des listes électorales a aussi été le moment de faire le toilettage du fichier électoral, avec notamment la radiation des électeurs décédés, d’électeurs frappés d’incapacité du fait de la loi ou qui ne désirent plus figurer sur les listes électorales. Les militaires et paramilitaires redevenus civils ont aussi eu l’occasion de changer de statut. Mais, il faudrait dire que cette période de révision exceptionnelle n’a pas été de tout repos pour les acteurs en compétition.
En effet, depuis le jour de démarrage de ces opérations sur l’ensemble du territoire national, opposition et pouvoir se sont livrés à une véritable guerre d’opinion, sur fond d’accusations et de récriminations dans la délivrance des certificats de résidence, toute chose qui serait opérée de manière discriminatoire. Pas un jour ne s’est passé sans que la presse ne fasse écho de tensions autour de l’octroi de ce document exigé par le Code électoral à tout citoyen qui voudrait opérer des modifications sur son adresse électorale. Que dire des dénonciations de «fraudes», de «blocages», de «transfert d’électeurs » et de présence de Commissions administratives illégales chez des responsables de la mouvance présidentielle ? Après cette parenthèse, les chapelles politiques semblent se préparer pour des étapes encore plus dangereuses que périlleuses. En effet, les listes électorales provisoires seront publiées d’ici la fin du mois de septembre. C’est durant cette période que certains se verront éjecter des listes, alors que les présidents de commissions avaient accepté leur demande de figurer sur les listes électorales.
Le rejet de la demande de Karim Wade, aux motifs de l’article L31, en est un exemple. Certains partis ne verront pas leurs militants ou sympathisants figurer sur lesdites listes par erreur. Alors, ce sera la course contre la montre pour déposer des recours à la Cour d’Appel, dans le but de rectifier ces anomalies. L’autre défi de taille restera les investitures au sein des coalitions et autres états-majors. Aucune entité n’échappe à ce risque de problèmes internes et/ou implosion dus aux querelles de positionnement sur les listes de candidature. De la coalition présidentielle où les déclarations de candidature fusent de partout, à celle de Yewwi Askan Wi, en passant par celle en gestation du Parti démocratique sénégalais (Pds) et ses alliés, ou encore la «grande» coalition Gueum Sa Bopp, toutes pourraient être exposées à des tensions le moment venu. L’implosion de Mankoo Taxawu Sénégal, la grande coalition de l’opposition, à la veille des élections législatives de 2017, en dit long.

CLOTURE DELA REVISION EXCEPTIONNELLE DESLISTESELECTORALES  : Bilan mitigé des acteurs politiques

La révision exceptionnelle des listes électorales qui a pris fin hier, mardi 14 septembre, est différemment appréciée par les acteurs politiques. Si du côté du Chargé des élections au Pastef, Aldiouma Sow, c’est la «mauvaise attitude» de certains représentants de l’État et/ou des réserves sur la neutralité de la CENA, qui ont été déplorées, du côté de la mouvance présidentielle, Moussa Sarr porte-parole de la Ld s’est dit «satisfait» d’un « franc succès » de cette révision, en dépit des «agitations fébriles» de l’opposition. Pour sa part, le Chargé des élections à Bokk Gis Gis attend la remontée de toutes les informations au niveau interne avant de se prononcer. Toutefois, presque tous semblent conscients de la colossale épreuve des investitures qui leur attend.

ALDIOUMA SOW CHARGE DES ELECTIONS AU PASTEF  : «Nous déplorons le comportement du commandement territorial qui, par endroit, a laissé faire le transfert d’électeurs»

«Au niveau de notre parti (Pastef) nous l’avons réalisé avec beaucoup de professionnalisme, de présence et d’engagement. Nous avons pu couvrir toutes les préfectures et sous-préfectures du pays en y désignant nos plénipotentiaires pour faire le suivi de l’opération auprès des représentants de l’Etat. Notre Parti a été représenté dans l’essentiel des commissions administratives qui ont été installées au niveau des mairies. L’engagement de nos militants et la pro-activité de nos responsables à la base nous ont permis de détecter, à temps, les cas de fraudes et de réagir au bon moment avec les bons outils.
Au niveau central, nous avons tenu des sessions d’information et de partage de bonnes pratiques qui ont permis de bien capaciter notre staff électoral de base et lui doter d’outils pour signaler les cas de fraudes, remonter les statistiques des opérations d’inscription et de modification Nous avons par exemple mis sur pied une Taskforce assistance juridique qui nous a permis d’apporter une assistance juridique permanente aux effectifs électoraux du parti et de recueillir les irrégularités constatées dans le déroulement des opérations électorales. Ce qu’il y a à déplorer, c’est plutôt la mauvaise attitude de certains représentants de l’État qui, par moment, ont aidé ou laissé faire des maires qui ont refusé de délivrer les certificats de résidences aux citoyens qui en faisaient la demande, soit en corsant de façon illégale les conditions d’obtention de ce sésame, soit en fermant tout simplement les sévices d’état civil chargés d’établir ladite pièce. Nous déplorons le comportement du commandement territorial qui, par endroit, a laissé faire le transfert d’électeurs sans piper mot. Que ça soit à Ziguinchor, à Kaffrine ou à Tambacounda, il a été observé un mouvement massif d’électeurs convoyés, soit des communes environnantes vers les communes chef-lieu de département, comme à Kaffrine et à Tamba, soit de régions vers d’autres régions comme à Ziguinchor.
La même léthargie a été observée à niveau de la CENA qui n’a pas instruit ses démembrements départementaux à savoir les CÉDA à faire cesser ces irrégularités constitutives de fraude aux certificats. Nous nous attendions de la CENA qu’elle fasse appliquer ses compétences de superviseur du processus électoral comme le lui confère le code électoral. Mais, nous n’avons constaté nulle part où elle a exercé cette prérogative. Ce qui nous pousse à émettre de sérieuses réserves quant à sa neutralité et son indépendance à assumer son rôle d’arbitre et de gardienne des règles électorales pour le reste du processus. À chaque fois, que nous avons constaté des irrégularités nous avons demandé à nos responsables dans les zones où des irrégularités ont été constatées de saisir les autorités départementales de la CENA pour dénoncer et protester contre l’autorité politique locale ou administrative déconcentrée coupable de tels faits. C’est le cas par exemple dans la Commune de Tassette. Il est même arrivé à ce qu’on initie une procédure judiciaire contre des maires coupables de manquement dans la fourniture des certificats de résidence comme ce fut le cas à Thiès contre le maire Talla Sylla. Il est arrivé aussi que l’on saisisse les préfets pour dénoncer l’installation frauduleuse d’une commission administrative comme ce fut le cas dans les Communes de Linguère et de Joal-Fadjouth.
Les saisines judiciaires n’ont pas été trop de mise dans cette première étape du processus mais nous avons envisagé de les augmenter contre les responsables politiques et administratives que nous jugerons coupables de violation du code électoral. Nous n’avons pas enregistré de recours lors de la phase contentieuse qui s’est ouverte récemment. Nous en attendons toutefois dans la période comprise entre le 1er et le 5 octobre après que les listes provisoires ont été publiées, le 30 septembre prochain. Notre taskforce s’assurera que nos militants et responsables ont disposé un canevas de recours devant le président du Tribunal d’instance et connaissent les délais de recours en cas d’erreur ou de rejet de leur inscription sur les listes électorales. La prochaine phase la plus importante et périlleuse ce sont les investitures sur les listes électorales. Elles se déroulent dans un délai réduit (du 1er au 12 novembre) et comportent des écueils juridiques qui peuvent entraîner le rejet d’une liste de candidatures. Sur ça également, nous travaillons pour que notre personnel électoral et nos potentiels mandataires de listes disposent à temps de l’information pertinente et les outils pour éviter ces écueils».

MOUSSA SARR, PORTE-PAROLE DE LA LD  : «Au-delà de l’agitation fébrile d’une certaine opposition… il n’y a pas eu de contestation juridiquement fondée»

«Permettez-moi de rappeler d’abord le but de la révision exceptionnelle des listes électorales. Ce qui est recherché, c’est essentiellement de permettre aux citoyens qui viennent d’avoir l’âge électoral de s’inscrire sur les listes, d’enlever de celles-ci les personnes décédées et celles qui sont déchues de leurs droits civiques, de permettre les changements d’adresse et de statut. Dans ce pays où nous avons une longue tradition électorale, cet exercice est devenu familier. Il se pratique à la veille de chaque année électorale. Cette révision exceptionnelle des listes électorales qui vient de s’achever a connu globalement un franc succès. Au-delà de l’agitation fébrile d’une certaine opposition qui prépare déjà l’opinion à sa propre défaite, il n’y a pas eu de contestation juridiquement fondée. Même le débat sur le transfert d’électeurs par-ci par-là reste à prouver conformément aux dispositions légales.
En effet, tout citoyen qui en éprouve le besoin peut demander un changement d’adresse électorale. Ce qui est exigé c’est la présence physique. Et partout sur le territoire national les citoyens intéressés par cette révision se sont déplacés pour s’inscrire par eux-mêmes. Il est révolu le temps où les responsables politiques inscrivaient leurs potentiels électeurs à leur insu. Au total, cette révision exceptionnelle est globalement satisfaisante. La Ligue Démocratique (Ld) n’a pas déposé de recours. Et je n’ai pas, non plus, connaissance de recours déposé par Benno Bokk Yakaar. Mais là, je ne peux pas être catégorique car n’étant pas un plénipotentiaire de notre Coalition. Dans tous les cas, j’espère que s’il y a recours leurs auteurs ont des raisons valables de les déposer. Dans ce processus électoral, la prochaine étape sera les concertations en vue de constituer les listes électorales. Sur ce sujet, la position de notre parti, la Ld, est sans équivoque. Nous avons demandé à tous nos militants de rechercher au sein de Bennoo Bokk Yakaar le consensus dans la confection des listes. En effet, seules des listes consensuelles pourront mobiliser tout le potentiel de notre coalition et nous permettre une large victoire. J’en appelle donc à l’esprit de responsabilité de tous les partenaires de Benno. Nous devons aller à ces concertations avec suffisamment d’ouverture et de solidarité. C’est le gage d’une victoire massive de Benno».

ABDOU SALAM BASSE CHARGE DES ELECTIONS A BOKK GIS-GIS  : «Nous attendons la remontée pour faire la situation globale»

«Jusqu’à la dernière semaine, concernant les rapports journaliers que nous recevons, nous n’avons pas encore reçu de récriminations par rapport à d’éventuels recours et aucun responsable ne nous a signalé des recours à faire. Pour faire la situation globale de cette révision exceptionnelle, nous attendons la remontée, puis qu’elle vient de se terminer aujourd’hui (Ndlr : hier). Pour ce qui est de la coalition annoncée avec le PDS et d’autres partis de l’opposition, c’est en construction. Les différentes structures ne sont pas encore mises en place, donc officiellement, je ne peux pas parler au niveau de cette coalition»

TRAFIC DE VISAS ET DE PASSEPORTS DIPLOMATIQUES : Quand le désordre dicte sa loi !

http://www.sudonline.sn/ L’affaire de trafic de visas et des passeports diplomatiques qui met en cause des activistes du mouvement Y en marre et des députés de la majorité n’est pas chose nouvelle au Sénégal. Pis, ce genre de «scandale» impliquant des célébrités ou hautes autorités et politiques occupent souvent les devants de l’actualité du fait des répercutions de ces manquements. Des citoyens et même des personnes de nationalités étrangères n’ayant pas droit à ce titre de voyage «prestigieux» en ont bénéficié ou en bénéficient dans des conditions douteuses. D’ailleurs, l’Union européenne (UE) et le gouvernement américain avaient eu à signaler, pour le déplorer, la pagaille qui entoure l’obtention du passeport diplomatique sénégalais
Simon et Kilifeu du mouvement Y en a marre sont entre les mains de la justice. La cause, le trafic présumé de visas dans lequel ils seraient impliqués. Deux députés de la majorité au pouvoir sont aussi cités dans des faits similaires ; une magouille sur les passeports diplomatiques sénégalais.
En effet, les histoires de trafic de visa sont récurrentes. Celles qui occupent souvent les devants de l’actualité sont celle dans lesquelles des célébrités sont cités et/ou traduits en justice. Artistes, autorités, politiques, bref, des personnalités insoupçonnées sont souvent indexés. Des Sénégalais sont en permanence grugés. Le passeport diplomatique, quant à lui, défraie la chronique du fait de détention abusive, avec notamment des nationaux et étrangers qui en disposent alors qu’ils n’en ont pas droit. Et ce n’est pas nouveau.
En atteste, aux premières heures de son élection, le président de la République, Macky Sall, avait décidé de le retirer à des détenteurs qui n’en n’avaient pas droit. Tout comme le passeport de service. Une décision qui avait fait grand bruit au temps. Il y a aussi cette alerte de l’Union européenne (UE), en 2018, qui voulait instaurer le système de visas aux Sénégalais détenteurs de passeports diplomatiques. Les pays européens voulaient voter une loi qui obligerait tout Sénégalais en possession d’un passeport diplomatique de chercher un visa. Le refus des députés espagnols avaient mis un frein à cette réforme.
Les pays de l’UE voulaient instaurer le système de visa à cause de la «pagaille» constatée dans la délivrance de ce titre de voyage prestigieux chez les Sénégalais. La Police de l’Air et des Frontières de plusieurs pays de l’UE avait constaté une affluence, avec l’arrivée sur leurs sols de famille dont les membres avaient un passeport diplomatique. Auparavant, les autorités américaines avaient pris des mesures contre des Sénégalais. Des plaintes dans les hôpitaux et autres structures publiques ont amené les Américains à douter du sésame sénégalais.
En mai 2019, le quotidien Enquête révélait l’octroi de 200 passeports diplomatiques à des non ayants droit notamment durant la phase transitoire entre la réélection de Macky Sall, à l’issue du scrutin du 24 février, et la formation du nouveau gouvernement, le 7 avril 2019. Une liste de 100 personnes dont les passeports diplomatiques devraient être retirés avait été donnée à la Police de l’Air. Pourtant, la détention du passeport diplomatique au Sénégal est règlementée.
Seuls les membres du gouvernement, ceux du Sénat, de l’Assemblée nationale, du Conseil Economique et Social et Environnemental, les diplomates (Conseillers des affaires étrangères et Chanceliers), les Hauts magistrats (Président de la Cour suprême, du Conseil d’Etat) ainsi que les fonctionnaires sénégalais en service dans les organisations internationales ont droit à ce type de passeports. Le mouvement Y en a marre, un des pionniers de l’activisme au Sénégal vit ses heures les plus sombres, avec l’implication de deux de ses membres dans une affaire de trafic de visa. Déjà secoué par les financements reçus de Lamine Diack, ancien président de l’athlétisme mondial, IAAF, ayant été citée dans les fonds russes, certains des activistes doivent avoir des arguments solides pour se tirer d’affaire.
Pour rappel, le mouvement Y en a marre a joué un rôle majeur lors de l’élection présidentielle de 2012 et continue sa partition dans la conscientisation des populations surtout jeunes à citoyenneté ou contrôle citoyen de l’action des gouvernants, élus et autres autorités gérant des deniers publics ou dont les décisions ou actions impactent directement les populations

Travaux de la boucle des Kalounayes…ECOTRA non désirable dans le Sud

https://www.xibaaru.sn Ces derniers temps, on a tout vu et tout lu dans la presse concernant les travaux de la boucle des Kalounayes qui ont démarré il y a plusieurs mois maintenant. C’est un membre de la société civile de Ziguinchor qui a déclenché les hostilités en déclarant lors d’un point de presse que les chinois à qui on a attribué le marché ne devraient pas être là car la société Ecotra avait un recours judiciaire et qu’on lui aurait donné raison et donc les chinois doivent partir.
Une partie de la presse commençait à relayer les informations selon lesquelles les populations des Kalounayes auraient demandé aux chinois de partir entre autres déclarations. Faux ont répondu les populations de cette localité. Ce n’est que de la manipulation et toutes les associations de la zone imputent ce désastre médiatique à l’entreprise ECOTRA qu’elles accusent de vouloir déstabiliser les Kalounayes. C’est à travers un communiqué signé du 13 Septembre 2021 que le Kalounayes a exprimé sa réactionVoici  le communiqué reçu par Xibaaru

Mermoz Sacré-Cœur : Des habitants en colère contre Barth

Les habitants de Mermoz-Sacré-Cœur ont tenu un sit-in pour dire non à la construction d’un centre commercial sur leur terrain de sport. En effet, les membres de l’association pour la défense des intérêts de Mermoz-Sacré-Cœur sont très remontés contre le maire, Barthélemy Dias.
« Nous sommes là aujourd’hui pour dénoncer ces détournements sans fin de la part de notre maire. Ce terrain a été attribué en 2003 par la commune de Mermoz-Sacré-Cœur pour une aire de jeu à but lucratif, mais le maire accorde ces espaces pour du business, à l’insu du conseil municipal et de la population », a fait savoir Pape Samba Dièye dans Rewmi quotidien.
Ces derniers interpellent le directeur général de la Sicap pour lui demander où il a eu l’autorisation de construire ces centres commerciaux. « Nous allons continuer ce combat jusqu’au bout.Et la prochaine fois, nous allons passer aux actes »,menace-t-il.

Pape Samba Badiane : « Amadou Sall n’est ni actionnaire, ni propriétaire de mon entreprise »

Cité dans une affaire portant sur des véhicules dont la valeur est estimée à plusieurs milliards de nos francs, Pape Samba Badiane a brisé le silence dans les colonnes du journal l’As dans sa parution du jour. Alors que son emprisonnement avait été annoncé un peu partout dans la journée d’hier, le PDG de « Expert Auto » a tenu à donner sa version des faits.
Concernant sa supposée brouille avec le fils du président Sall, Amadou Sall, il déclare «  je tenais à souligner que Amadou Sall n’est ni de près ni de loin mêlé aux actions de l’entreprise « Expert Auto ». Il n’est ni actionnaire, ni propriétaire, ni client chez moi. Aujourd’hui, comme tout le monde, j’entends cette rumeur qui circule. Ils disent que j’ai des bisbilles avec monsieur Sall, une personne que je ne connais même pas. S’il y a des preuves dans ce sens, qu’on me le montre. Il ya rien qui me lie à Amadou Sall », a déclaré Pape Samba Badiane repris par Igfm.

Mme Soham Wardini,candidate de Yewwi Askan Wi pour la Ville de Dakar ?

 https://www.pressafrik.com Il y a une semaine, « Le Témoin » faisait état de tractations dans coulisses de la coalition Yewi-Askanwi pour constituer des listes en perspective des locales de janvier prochain. Les choses viennent de plus en plus claires en ce qui concerne le schéma secret élaboré pour la ville de Dakar. Sauf miracle, l’actuelle maire de Dakar, Mme Soham Wardini, sera candidate de Yewi-Askanwi pour la Ville de Dakar bien qu’elle soit de l’ Afp de Moustapha Niass (Bby).
Nous avions dévoilé un coin du voile relatif aux tractations des pré-investitures au sein de la coalition de Yewi-Askanwi regroupant trois grandes locomotives politiques : Pastef de Ousmane Sonko, Taxawu Senegal de Khalifa Sall et Pur (Parti de l’Unité et du Rassemblement) de Serigne Moustapha Sy. Des locomotives qui tirent de nombreux wagons alliés.
Depuis la création de cette coalition, chaque parti ou mouvement membre y va de ses propres manœuvres pour tenter d’arracher une tête de liste ou une place éligible sur les listes. Il semble que les choses deviennent de plus en plus claires malgré quelques nuages qui couvrent ça et là le ciel de Yewi-Askanwi. D’abord, il faut préciser que les fondateurs-coalisés auront moins de problèmes dans les autres localités du pays qu’à Dakar, Saint-Louis et Guédiawaye où s’annoncent les « mères » des batailles.
Sauf miracle ou changement de dernière minute, Khalifa Sall de Taxawu-Senegal devrait porter son choix sur l’actuelle maire de Dakar, Mme Soham Wardini, pour diriger la liste de la coalition Yewi-Askanwi en direction des prochaines élections locales prévues le 23 janvier 2022. Dans ce cas de figure, Barthélemy Dias serait largué. En tout cas, l’actuelle maire de Dakar, Mme Soham Wardini, malgré son appartenance à l’Afp de Moustapha Niasse — où elle serait toutefois en rupture de ban —, rassurerait mieux Khalifa Sall de par sa loyauté et sa disponibilité à gérer les intérêts politiques de Taxawu-Sénégal.
Quant à Barthtelémy Dias, connu pour sa combativité aux cotés de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, son principal problème c’est qu’il ne rassure pas ce dernier !
Aux yeux de certains responsables de Taxawu Sénégal, ce serait trop risqué de confier une mairie aussi stratégique que celle de la ville de Dakar à un homme aussi courageux et fougueux que Barthélémy. Un homme imprévisible, aussi, et auquel personne ne pourrait dicter la conduite politique à tenir. Malgré le programme concocté par Barth et ses arguments pour la mairie de la Ville de Dakar, Khalifa Sall, qui veut sauvegarder ses intérêts politiques, ne serait pas rassuré par le maire de Mermoz-Sacré Coeur.
La ville de la capitale entre les mains de Barthélémy Dias ferait de lui le patron de Taxawu-Dakar et créerait les conditions d’une dualité au sommet du mouvement des socialistes opposants. Toujours est-il que pour maintenir la dynamique de consensus au sein de Yewi-Askanwi, Khalifa Sall aura déjà le soutien d’Ousmane Sonko sur le choix de Mme Soham Wardini.
Guédiawaye, jeu ouvert !
En ce qui concerne la ville de Guédiawaye, le jeu est ouvert ! Alpha Ba, coordonnateur de Pastef et bénéficiant de l’influence d’Ousmane Sonko, attend d’être investi candidat de Yewi Askanwi pour essayer de battre Aliou Sall qui cherche à rempiler. El Hadj Malick Gackou, président du Grand Parti, cherche, lui, à obtenir le soutien de Khalifa Sall et le renoncement de Ameth Aidara avoir des chances de voir prospérer sa candidature. D’ailleurs, ses lieutenants travaillent à avoir l’appui de « Guédiawaye laa Bokk » pour la validation de la candidature de Malick Gackou.
A Saint-Louis, Yewi Askanwi cherche le meilleur profil entre Dethié Fall, Aba Mbaye, Bamba Dièye et Pape Gueye de Pastef pour aller à l’assaut de Mansour Faye, maire de la commune. En dehors de ses ambitions pour la mairie de Tivaouane, Serigne Moustapha Sy du Pur, embarqué dans l’aventure par son talibé Khalifa Sall, se cherche toujours dans les sombres entrailles de Yewi Askanwi. Et ses camarades coalisés prient et égrènent leurs chapelets pour que Serigne-Bi ne trouve pas une lumière au bout du tunnel qui débouchera sur l’avenue Léopold Sédar Senghor Le Témoin

4 ans après sa disparition : l’Urd rend hommage à Djibo Kâ

http://lesoleil.sn Les militants de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) vont rendre hommage à Djibo Leyti Kâ aujourd’hui mardi 14 septembre. Il y a quatre ans, jour pour jour, disparaissait à l’âge de 69 ans, le fondateur de cette formation politique.  
L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) célèbre, aujourd’hui, le 4e anniversaire de la disparition de son fondateur, Djibo Leyti Kâ. Selon l’actuel leader du parti, Diégane Sène, contacté au téléphone, un récital de Coran est prévu à cet effet. « Il nous a laissé un héritage démocratique important basé sur des valeurs senghoriennes. Malgré ses faibles moyens, notre parti se positionne bien dans le landerneau politique. Feu le Président Léopold Sédar Senghor a su bâtir une Nation à travers des valeurs structurelles », ajoute-t-il.
Le Président de la République, Macky Sall, qui lui avait confié la gestion de la Commission nationale de dialogue des territoires (Cndt), en 2007, avait rendu hommage à « un homme d’État d’une dimension exceptionnelle ». Pour lui, il avait réussi à imprimer son nom dans les annales de la vie politique sénégalaise.
Décédé à l’âge de 69 ans, Djibo Kâ avait intégré le cabinet du Président Senghor et occupé plusieurs postes ministérielles sous les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Il a aussi servi le Président Macky Sall. En 1996, il quitte le Parti socialiste (Ps) et crée l’Urd. Grâce à une alliance, il obtient, à l’issue des législatives de 1998, 11 sièges au Parlement sur les 140. Lors de la présidentielle de 2000, il arrive 4e au premier tour avec 7,1 % des voix et prend la décision de soutenir le Président Abou Diouf au second tour du scrutin. Une fronde s’en était suivie au sein de son parti, conduisant à la naissance de l’Urd/Fal. Pour Diégane Sène, il a fait ce choix dans l’optique de servir le peuple sénégalais. Après la première alternance, il avait noué une alliance avec le Parti démocratique de Me Abdoulaye Wade.Matel BOCOUM

Á BIENTOT CENT ANS, IL VEUT RECONQUERIR LE POUVOIR POUR SON FILS Par MODY NIANG

Il sera centenaire en 2024 et se lance dans la reconquête du pouvoir pour son fils bien aimé. Ce serait peut-être envisageable si sa gestion de douze longues années était plus ou moins un modèle de bonne gouvernance et si son fils s’en était inspiré
Oui, in shaa Allah, il aura cent ans en 2024, et il se lance dans la reconquête du pouvoir pour son fils bien aimé. L’accepterons-nous ? Ce serait peut-être envisageable si sa gestion de douze longues années était plus ou moins un modèle de bonne gouvernance et si son fils s’en était inspiré.C’est malheureusement loin, très loin d’être le cas. Sa gouvernance a été une catastrophe et la cause de tous les problèmes que nous connaissons depuis le 1er avril 2000. Pendant douze longues années, il a accumulé scandales sur scandales, tous gravissimes les uns que les autres. Il a détraqué notre administration, notre fonction publique, notre système de rémunération et d’octroi d’indemnités aux agents publics. Pendant douze longues années, il a érigé en règle de gouvernement la détestable transhumance et la corruption. Pendant sa longue gouvernance meurtrie, les marchés de gré à gré et leur lot de fortes surfacturations étaient pratiquement la règle (297 milliards de francs CFA, rien que pour les 33 km de l’autoroute à péage).
Sa gestion foncière à nulle autre pareille est responsable pour une bonne part des inondations qui constituent un véritable casse-tête pour son successeur et sosie. Il a transformé une bonne partie de Dakar en briques. Sa gestion des fonds politiques, avec son fils putatif, est aussi, sinon plus catastrophique que tous les autres scandales dont le moins grave l’aurait conduit directement en prison, si le Sénégal était vraiment un pays démocratique, avec des institutions et des hommes et des femmes à la hauteur des missions qui leur sont confiées. Les emplois fictifs de la Mairie de Paris et l’Affaire Bygmalion qui ont valu de sérieux déboires judiciaires à Jacques Chirac et à son successeur Nicolas Sarkozy, sont des peccadilles par rapport au moins grave des lourds forfaits que ce vieux président-politicien à accumulés pendant sa longue et nauséabonde gouvernance.

L’épisode de la rénovation de La Pointe de Sangomar

Je ne m’attarde pas à développer ces scandales. Je renvoie le lecteur qui voudrait en avoir le cœur net, le jeune lecteur surtout, à ma contribution « Vingt-quatre ans avec eux et elles, ce sera déjà trop » (Walf Quotidien du 26 février et L’Exclusif du 1er mars 2021) et à mon « audio » dédiée à la « générosité » du vieux président-politicien, ainsi qu’au financement scandaleux du Monument de la Renaissance africaine. Par contre, je vais rappeler et développer un peu une autre forfaiture, elle aussi gravissime. Je pense, comme par hasard, à la rénovation de l’avion de commandement La Pointe de Sangomar, tout au début de sa trop longue gouvernance. L’une des toutes premières préoccupations du nouveau président de la République a été, dès son entrée en fonction, le 1er avril 2000, de disposer d’un avion neuf. Arguant de raisons d’économie budgétaire, il opta finalement pour une révision générale de l’avion de commandement, La Pointe de Sangomar. Une révision qui se déroula dans l’opacité la plus totale. Á la fin de la nébuleuse révision, un très luxueux palais volant est réceptionné avec pompe à Dakar, en présence de toute la République, avec une très large couverture de la télévision nationale (Journal parlé de 20 heures 30 mn).
Le Président de la République aux anges déclare au peuple sénégalais, pour le rassurer, que « la rénovation n’a pas coûté un franc CFA au contribuable sénégalais, et que ce sont des amis qui ont préféré garder l’anonymat qui lui ont avancé l’argent ». Á l’époque, il n’était venu à l’esprit d’aucun Sénégalais, d’aucune sénégalaise, qu’il nous racontait des histoires. Il était encore en période de grâce et nombre d’entre nous étaient loin de soupçonner la véritable nature de l’homme. Il nous avait donc tous roulés dans la farine et ce n’est que trois ans après que nous nous rendrons compte que notre tout nouveau Président de la République nous racontait carrément des histoires. La lumière nous viendra de notre compatriote Abdou Latif Coulibaly, un journaliste d’investigation d’une compétence et d’un courage remarquables. C’est lui qui jeta un pavé dans la mare, en publiant, le 17 juillet 2003, un véritable brûlot : Wade, Un opposant au pouvoir. L’alternance piégée ?, Les Éditions Sentinelles, Dakar.

Révélations scandaleuses sur une rénovation

  1. Coulibaly révéla que, « après sa prise de service, Abdoulaye Wade a aussitôt manifesté le désir d’acquérir un avion flambant neuf. Des conseillers autour de lui et le Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque, Matar Diop, tenteront de l’en dissuader. Avec beaucoup de peine, il est vrai, ils y parviendront » (page 177). Le journaliste d’investigation révèle aussi que La Pointe de Sangomar avait été d’abord proposée à la vente pour un montant de 5 millions de dollars. L’offre de vente sera finalement annulée et l’avion de commandement proposé à une révision générale. Une firme anglaise (SFR Aviation) a été préférée à une entreprise américaine (BF Goodrich) qui « dispose du kit servant à réviser l’appareil (et) qui proposait pour tous les travaux envisagés, la somme de 16 millions de dollars, soit un peu plus de10 milliards de francs CFA. Donc beaucoup moins cher que l’offre anglaise estimée à 18 milliards de milliards de francs CFA » (page 177).

 L’entreprise américaine garantissait de nombreux autres avantages (pp. 174-178). Malgré tout, la Firme anglaise enlève la mise. N’oublions quand même pas que Karim Wade avait, à l’époque, ses entrées et sorties à Londres où il travaillait avant le 19 mars 2000. Je ne m’étendrai pas sur ce livre bien documenté, que beaucoup de Sénégalais ont lu. Il avait même fait l’objet d’une réponse de la part de quelques membres les plus zélés de la mouvance présidentielle. Ce que j’en retiendrai simplement, c’est que les Sénégalais découvraient avec stupeur que leur nouveau Président leur avait menti, leur avait menti solennellement et publiquement. « Ses amis » qui lui avaient avancé de l’argent n’existaient que dans son imagination : la rénovation s’était bien faite avec l’argent du contribuable, et dans des conditions des plus opaques.
S’appuyant sur des informations et des documents officiels précis, l’ancien journaliste d’investigation – il ne l’est plus – (M. Coulibaly) estimait le coût de la rénovation à au moins 31 milliards de francs CFA. Oui, tout au début de sa tortueuse gouvernance, le vieux président ment officiellement et publiquement à son peuple. Que personne ne m’oppose son âge ou sa fonction ! C’est d’abord à lui qu’il appartenait de les respecter et donc, de les faire respecter, en nous disant la vérité. Ce qui a été rarement le ca d’ailleurs, tout au long de ses onze années de gouvernance meurtrie. Donc, après la parution du livre d’Abdou Latif Coulibaly en juillet 2003, l’hebdomadaire Jeune Afrique/L’Intelligent n° 2225 du 31 août au 6 septembre 2003, est revenu avec le Président de la République sur cette nébuleuse affaire de la rénovation de La Pointe de Sangomar. Le journaliste lui a notamment posé cette question-ci : « Une commission parlementaire va se pencher sur l’opération de rénovation de l’avion présidentiel (…).
 Une affaire plutôt embrouillée, qui semble s’être déroulée dans la plus grande opacité et qui aurait coûté, si l’on en croit Coulibaly, 28 millions de dollars à l’État. » Le vieux président-politicien répondit alors, en s’imposant un aplomb qui lui faisait cette fois-ci cruellement défaut, qu’il avait reçu l’avion, un Boeing 727 âgé de 27 ans, de son prédécesseur Abdou Diouf, qui lui-même l’avait hérité de Senghor. C’est le Premier ministre d’alors, Moustapha Niasse qui, interrogé par ses soins, lui a recommandé l’achat d’un appareil neuf. La même question, poursuivait-il, a été posée au Conseil des Ministres qui a donné la même réponse à l’unanimité. La situation des finances publiques n’étant pas, à ses yeux, très brillante à l’époque, il opta pour la réhabilitation de l’avion de commandement, après l’avis d’experts britanniques et français. Pour le reste, précisait-il, il a fait confiance à son pilote qui s’était mis en rapport avec Boeing qui l’avait orienté vers la société américaine BF Goodrich, laquelle s’était occupée de la réhabilitation externe de l’avion, les Britanniques de FR Aviation prenant en charge l’aménagement intérieur.
Voilà ce qu’il répondait d’abord le vieux président que nous connaissons si bien. Demander l’avis du Premier ministre et du Conseil des ministres pour acheter un avion ! Lui-même, bourreau de deniers publics, s’inquiéter de la situation des deniers publics ! Qui va le croire ? En tous les cas, il poursuivait sa réponse tortueuse. La facture s’élevait, selon lui, à 17 milliards de francs CFA, soit 27 millions de dollars. Il jugeait – du moins c’est ce qu’il prétendait –, la note trop lourde pour le Sénégal et il avait fait jouer ses relations. C’est ainsi que Taïwan avait mis à sa disposition l’équivalent de 6 milliards de francs CFA, directement remis aux sociétés contractantes, entre avril et juin 2001. « Directement remis aux sociétés contractantes!» En avait-il vraiment le droit ? Le lecteur appréciera. Revenons à sa réponse qu’il poursuivait, sans convaincre personne ! De l’Arabie saoudite, il reçut, toujours selon lui, un chèque de 1,5 milliard de francs CFA qu’il remit au Ministère de l’Économie et des Finances. Ses autres amis qu’il a sollicités ne s’étant pas manifestés, il s’était retrouvé face à un gap de 10 milliards. Cette somme n’étant pas prévue au budget, il a fallu trouver la rubrique au sein de laquelle la dégager, précisa-t-il.
La rénovation n’avait pas coûté un franc au contribuable. Voilà qu’il lui fallait trouver 10 milliards quelque part dans le budget. Et le journaliste de Jeune Afrique d’anticiper la réponse du Président et de poser cette question : « D’où l’utilisation des fonds routiers sénégalais ? » « Faux », s’empressa de répondre le vieux président. « Nous avons puisé dans un fonds résiduel du Ministère de l’Équipement intitulé ″autres opérations routières″ ». Il feignait alors de s’indigner qu’on l’accusât d’utiliser des fonds destinés à des routes. Et il précisa qu’il s’agissait en réalité de 10,5 milliards et non pas de 15, « comme le dit Coulibaly apparemment fâché avec l’exactitude ». D’accord, 10,5 milliards, mais sur le dos du contribuable, contrairement à ses déclarations antérieures.

Des tombereaux d’injures attendus

Ces différentes réponses méritent quand même d’être commentées, même rapidement. Ce que nous retenons d’abord, c’est qu’il avait affirmé publiquement que l’opération de rénovation de l’avion de commandement n’avait pas coûté un franc au contribuable sénégalais, et que ce sont des amis qui préféraient garder l’anonymat qui l’avaient financée. Voilà que, acculé, il estime le coût à 17 milliards de francs payés par l’État sénégalais. C’est ce mensonge qui pose problème et nous pouvons arrêter là notre commentaire. Si nous vivions dans une démocratie avancée, avec des institutions s’acquittant objectivement et indépendamment de leurs missions, il serait destitué et traduit au besoin devant les tribunaux pour délit présumé très grave. Cette assertion. C’est ma forte conviction. C’est ce président-politicien presque centenaire qui veut reconquérir le pouvoir pour son fils, ce fils qui est tout à son image.
Ce fils, Karim Méïssa Wade de l’Anoci, du plan Takkal, du bateau-hôtel «
La Musica » loué à six milliards pour moins de six jours ! Ce fils dont les seuls voyages pendant onze longues années dans le jet privé de son ami et acolyte Abba Jaber nous auront coûté douze milliards ! Ce fils que Madiambal Diagne a présenté sous son vrai visage, un visage peu séduisant, dans son « Lundi » du 5 mars 2018 et qu’il a intitulé : «Karim, de quel peuple prétendrais-tu être le candidat ?»!Madiambal Diagne, que personne ne peut suspecter de haine contre les Wade ! J’y reviendrai d’ailleurs dans mes toutes prochaines contributions, comme je reviendrai au moins sur deux forfaitures aussi graves que celles qui viennent d’être passées en revue. Sans doute que cette contribution me vaudra, comme d’habitude, des tombereaux d’injures les plus grossières.
Á la place, j’aurais préféré des contre-arguments ou même une plainte auprès des tribunaux pour diffamation ou je ne sais quoi encore.
En tous les cas, ces injures n’auront aucun impact sur ma volonté inébranlable de rappeler à mes compatriotes, qui sont réellement ce vieux président et son fils qui lui ressemble en tout. Ces deux-là ne peuvent pas constituer un avenir pour le Sénégal et sa jeunesse. Nos amis du PDS le comprendront-ils ?

Élections territoriales 2022 : liste unique et manifestations politiques interdites à Touba

http://lesoleil.sn En cette veille d’élections, le khalife général des Mourides rappelle que, conformément à ses prédécesseurs, il tient au respect des interdits en matière d’activités politiques. « Il n’est plus question d’entendre des invectives et menaces dans la cité religieuse, en période électorale. Et quiconque veut mener ses activités politiques le fasse hors de la cité religieuse de Touba », indique son porte-parole.
En effet, rappelle-t-il, sa mission à la tête de la communauté consiste à veiller et à mettre en garde. « La communauté rurale a existé sous le magistère de Serigne Abdou Lahad et il y avait, à l’époque, une liste unique. Aujourd’hui, le monde a évolué, mais Touba est une ville spéciale. À cet effet, aucun changement ne sera apporté à la démarche à adopter. Il n’y aura que la liste du Khalife général », a-t-il rappelé. M. DIÈYE

CES PUTSCHISTES EN PUISSANCE PAR HAMIDOU ANNE

https://lequotidien.sn/ La maladie de notre pays s’observe avec des hommes publics qui saluent des putschs. Cela en dit long sur leur attachement à la République. Des réactions positives observées notamment chez un ancien Premier ministre et un député sont malsaines
Le coup d’Etat contre Alpha Condé nous touche en tant que voisin immédiat de la Guinée. De nombreux Sénégalais vivent dans ce pays et l’immigration guinéenne est une réalité sénégalaise au point que le brassage de nos deux peuples a fécondé de nombreux binationaux. D’où l’importance pour les Sénégalais de se sentir concernés par les troubles qui nous parviennent de Conakry. Des journalistes, chroniqueurs et hommes politiques applaudissent même le putsch du lieutenant-colonel Doumbouya d’une manière qui provoque la gêne. Des réactions positives observées notamment chez un ancien Premier ministre, un député ou encore un maire sont malsaines. Un homme public, de surcroît quand il aspire à gouverner, ne peut pas saluer un coup d’Etat, surtout quand celui-ci provoque des morts et plonge le pays déjà fragile dans une profonde période d’incertitude.
Alpha Condé n’avait pas une grande affection pour les dirigeants sénégalais. Il avait même développé de plus en plus une grande hostilité vis-à-vis de notre pays, allant jusqu’à fermer la frontière commune. La ligne Dakar-Conakry était brouillée au point que le point de non-retour semblait atteint ; chose curieuse pour des voisins aux peuples entrelacés et au destin uni par l’histoire et la géographie. Condé est un vieux routier socialiste qui a eu comme parrain Pierre Mendès-France. C’est un homme de gauche qui a mal tourné avec l’ivresse du pouvoir, comme un certain Laurent Gbagbo. Après des décennies d’un combat politique ponctué par des séjours en prison et des tentatives d’assassinat, celui qui fut surnommé «Mandela de l’Afrique de l’Ouest» arrive au pouvoir dans des conditions rocambolesques en 2010.
Alpha Condé n’a pas réussi à changer le visage de la Guinée. Les conditions de vie des Guinéens sont difficiles. Il suffit de passer quelques jours à Conakry pour se rendre compte de l’absence d’un Etat soucieux de transformer la vie des gens, de leur procurer une vie meilleure. Entre les problèmes d’accès aux services sociaux de base comme l’eau et l’électricité, les soucis d’assainissement, la corruption et le désespoir des jeunes, Conakry est le symbole de centaines de villes africaines. Les jeunes y vivent de la débrouille, comme dans beaucoup de centres urbains du continent, attendant un hypothétique changement. Ce sont ces jeunes, parce qu’ils ont perdu patience et vivent dans le dénuement le plus absolu, qui applaudissent un ancien légionnaire qui vient de confisquer le pouvoir.
Alpha Condé a gouverné avec son clan. Il a changé la constitution pour se maintenir au pouvoir, enveloppant sa gouvernance d’un mépris sans précédent pour ses concitoyens et ses pairs africains. Il était incapable de transformer la vie des Guinéens. On ne peut faire avec un troisième mandat illégitime ce qu’on a échoué à faire lors des deux précédents. Malgré ce qui précède, je n’applaudis pas des putschistes. Je n’attends rien de positif de militaires qui violent leur serment de servir l’Etat. Les expériences Yahya Jammeh, Dadis Camara, Amadou Sanogo et plus récemment Assimi Goita, invalident les discours prometteurs de bidasses putschistes quant à la transformation de leur pays.
L’image d’un Président mis aux arrêts, menotté par son Armée et exhibé dans un véhicule pour être humilié devant son Peuple m’est insupportable. Ces photos d’un Alpha Condé hagard qui parcourent les réseaux sociaux détruisent des années d’effort pour construire des Etats forts et respectables qui ne font plus de nous la risée des autres.
Je n’oublie pas qui fut Alpha Condé, même si son exercice du pouvoir n’a pas été à la hauteur de la promesse de ses trois décennies d’opposition. Comme pour Wade ou Gbagbo, il faut se souvenir de ses luttes pour la démocratie et les libertés publiques dans son pays à une époque où militer pouvait conduire à la détention à vie, voire au cimetière.
Les vieux opposants africains une fois au pouvoir sont critiquables, mais ils ne méritent pas les rires des opposants de maintenant, car ils leur ont ouvert la voie. Si Abdoul Mbaye et Barthélemy Dias s’opposent sans craindre pour leur vie, ils le doivent aux précurseurs comme Alpha Condé. Saluer l’humiliation d’un élu, a fortiori un chef d’Etat, c’est nourrir la défiance vis-à-vis des institutions, qui est le moteur des populistes autoritaires adeptes du «dégagisme». Une Nation se glorifie aussi du traitement respectueux vis-à-vis de ses élus. Il est fondamental de les critiquer, de leur opposer un discours radical, sans manquer au devoir de respect qu’exige leur charge.
La maladie de notre pays s’observe avec des hommes publics qui saluent des putschs. Cela en dit long sur leur attachement à la démocratie et à la République. Voilà des putschistes en puissance…Quant à la Guinée, elle s’enfonce dans les abîmes avec cet énième putsch perpétré par ceux-là qui se drapent du manteau de sauveurs vertueux, soucieux d’atténuer les souffrances du Peuple guinéen alors qu’ils ont été le bras armé de la répression des manifestants contre le troisième mandat de Condé. L’amnésie collective est frappante

Tribunal de Mbour : Souleymane Sidy Seck livre les détails de sa supposée vie sexuelle avec Louise

https://www.seneweb.com Souleymane Sidy Seck a été entendu au fond par le juge d’instruction du premier cabinet de Mbour. Accusé de viol et de détournement de mineure sur une camarade d’école, A. B., il a nié les faits.
Quant à l’accusatrice A. B., elle ne s’est pas présentée et n’a pas encore comparu dans le cadre de cette affaire.
Selon «l’Observateur», lors de la première convocation, son avocat avait fait savoir qu’elle était en vacances. Pour la deuxième, son conseil a demandé un renvoi, car elle était malade. Idem pour la troisième où un certificat médical a été déposé.
Une situation qui a poussé le juge à avancer dans le dossier sans elle.
Entendu, S. S. Seck a campé sur sa position. Il avait une liaison amoureuse. Contrairement aux propos avancés par Louise qui l’accuse de l’avoir forcée à avoir des relations sexuelles avec lui et de l’avoir filmée.
Selon l’accusé, «A. B. savait très bien qu’elle était filmée. La vidéo initiale faisait 10 secondes. Comme on l’y voyait, elle a demandé elle-même que l’enregistrement soit coupé».
Selon Souleymane, ils avaient une vie sexuelle épanouie et aurait entretenu des rapports sexuels à plusieurs reprises, entre octobre et novembre 2020. Leur relation serait restée inconnue, d’après ce qui est ressorti de l’audition, s’il n’y avait pas eu d’accrochages entre une amie de Souleymane Sidy Seck et l’accusatrice.
Ladite amie, qui a vu la vidéo de leurs ébats sexuels, l’a fait savoir à Louise lors d’une dispute. Paniquée, la jeune fille de 16 ans est allée dire à S. S. Seck que si jamais les images devenaient virales, elle dira que c’est un viol, renseigne «l’Observateur».  Les défenseurs de l’accusé ont également présenté un certificat médical qui atteste une défloraison hyménale ancienne.

Demande de liberté provisoire rejetée

Les avocats de l’accusé ont également déposé une demande de liberté provisoire qui a été rejetée. Car A. B. n’a pas encore été entendue. Elle est toujours attendue par le juge d’instruction de

Dakar « Immeuble Rey Tall Amar » : Serigne Cheikh Mbacké Abdou Khadre rend visite à son disciple Cheikh Tall…

https://www.dakaractu.com/ Après la visite de Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké lors de l’ouverture du showroom à Fass, c’est au tour de Serigne Cheikh Mbacké Abdou Khadre d’effectuer ce lundi 13 septembre une visite de courtoisie à son disciple, l’homme d’affaires et entrepreneur Cheikh Tall.
Accueilli dans la plus grande sobriété dans les locaux de l’immeuble Rey Tall Amar, le guide religieux, Khalife de Serigne Abdou Khadre Mbacké Khadimou Rassoul,  a magnifié ses relations avec son disciple qui ne datent pas d’aujourd’hui. Après l’installation du guide religieux dans l’immeuble « Rey Tall Amar », Serigne Mame Mor fait savoir que Cheikh Tall est un « talibé » exemplaire qui reste constant et régulier dans ses actions au sein de la confrérie. » Par ailleurs, son oncle El Hadj Mor Maty Sarr a apporté son témoignage et sollicite des prières pour que son neveu reste dans la continuité.
Avant de prendre congé, le guide religieux a rappelé les relations entre les deux familles qui remontent à fort longtemps, du vivant de son défunt père, Serigne Abdou Khadre Mbacké..

Noureddin Bongo Valentin quitte ses fonctions à la Présidence du Gabon et adresse une lettre ouverte à Ali Bongo

(Agence Ecofin) – Noureddin Bongo Valentin n’est plus le Coordinateur général des affaires présidentielles. Au cours du conseil des ministres de ce 13 septembre 2021, il a été « remis à la disposition de son administration d’origine », informe le communiqué du gouvernement. Dans le même temps, le fils du président Ali Bongo adresse une lettre ouverte à son père.
Noureddin Bongo Valentin quitte la fonction qu’il occupait depuis décembre 2019 à la présidence de la République après avoir été décoré le même jour, comme plusieurs de ses collaborateurs, par le chef de l’Etat, pour leur contribution au développement de la nation gabonaise.
Quelques jours plus tôt, soit le 10 septembre dernier, il avait été nommé comme conseiller stratégique du président du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Ali Bongo Bongo Ondimba.
Diplômé de l’École des études orientales et africaines de Londres, en Grande-Bretagne, Noureddin Bongo Valentin a travaillé de 2014 à 2019 au sein de l’entreprise Olam. En 2016, il a créé la société Shanah Investments, une société d’investissement spécialisée dans les conseils et services aux entreprises internationales intéressées par l’Afrique.
Dans une lettre ouverte au chef de l’État Noureddin Bongo Valentin défend son bilan à la coordination générale des affaires présidentielles. Ci-dessous l’intégralité de la lettre.

LA COALITION DES MENTEURS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – L’alliance PDS-Bokk Guis Guis-AJ/PADS-CRD-JOTNA regroupe en son sein des amoralistes notoires. Comment Karim Wade peut-il cohabiter avec Decroix qu’il accusait, il n’y a pas si longtemps, de traitre ?
Commençons cet édito par un jeu de piste tant de nombreux politiques sénégalais sont des grands enfants, cachotiers, dupeurs, mystificateurs.
« Sa réponse est affligeante, médiocre et démontre la traîtrise. (Sic) » Qui en est l’auteur ? A qui s’adresse cette incrimination implacable ? Et dans quelles circonstances a-t-elle été prononcée ? C’est ce que nous allons présentement découvrir.
« S’il a démenti, Decroix est alors un menteur. (Sic) » Un indice avec cette nouvelle phrase du même auteur inconnu ! Nous connaissons désormais l’identité de la personne visée, c’est bien Mamadou Diop Decroix.
Sa formation politique AJ/PADS vient de rejoindre une coalition d’opposition sans nom et sans logo, tellement qu’ils étaient pressés d’en former une à la suite de celle de Taxawu Senegaal.
Après la parenthèse de l’élection présidentielle de février 2019 et le compagnonnage avec Idrissa Seck, voilà que Mamadou Diop Decroix est de retour auprès du PDS de Me Abdoulaye Wade.
C’est ça la politique caméléonesque au Sénégal, ça s’en va et ensuite ça revient.
La coalition sans queue ni tête, à l’égal de la transhumance, n’est pas chose nouvelle. Elle est tellement ancrée dans l’histoire politique sénégalaise que plus personne n’y prête attention. Les alliances contre nature ? Peu importe pourvu que le Palais de Roume entrouvre ses portes. Les blocages s’il y en a, se règleront, une fois au pouvoir, par des titres pompeux jusqu’aux postes inutiles à l’image d’une armée mexicaine grassement rémunérée.
Certains observateurs ont fait remarquer que la nouvelle coalition PDS-Bokk Guis Guis-AJ/PADS-CRD-JOTNA, sans TAS, est cohérente. Peut-être ! Mais je peux vous affirmer que cette coalition regroupe en son sein des inimitiés et des amoralistes notoires.
Quid en particulier des rapports entre le 3ème de liste de cette nouvelle coalition Mamadou Diop Decroix, et le premier de cordée Karim Wade ? C’est de toute évidence ce dernier qui va prendre la tête de cette méga-coalition, en dépit de son absence. C’est lui qui la financera par son réseau d’émissaires, et ses enveloppes remplies de billets de dollars américains, à la plus grande joie des petits partis satellitaires de l’ogre PDS. Et au désespoir de certains responsables du PDS qui vont devoir s’effacer. Le PDS a besoin de ces partis politiques qui électoralement ne pèsent rien, pour donner l’illusion qu’il reste attractif.
Je vous sais perspicaces. Vous aurez compris que la signature des incriminations en direction de Mamadou Diop Decroix est celle en personne de Karim Wade.
Comment ai-je été destinataire de ces commentaires WhatsApp peu élogieux du chef de file de la nouvelle coalition Karim Wade à l’égard de son allié Decroix ?
Remontons le temps ! Quelques mois avant la présidentielle de 2019, j’étais en contact avec plusieurs leaders de partis politiques de l’opposition dont Karim Wade et son porte-parole, Me Amadou Sall. Après avoir disparu des radars politiques au plus grand dam de ses militants, Karim Wade réapparut, pour ce qui me concerne, en avril.
En juin 2019, il me fit déplacer à Doha pour un supposé poste de conseiller en communication. C’était l’appât ! À la fin d’un tête-à-tête de presque 7 heures, Karim Wade en vint à me relater l’histoire des traitres  : ceux qui rencontrent en catimini le président Macky Sall. Rappelez-vous le contexte ! La victoire de Macky Sall avait laissé un goût amer à l’opposition, convaincue alors de le pousser au second tour. À l’intérieur du PDS, les leaders historiques et Karim Wade se regardaient en chiens de faïence  : qui avaient trahi ou qui allaient trahir ?
Je répondis à Karim Wade que si je devais instruire dans cette affaire c’est à la condition d’avoir plus d’éléments probants, et de la replacer dans un cadre plus large de recomposition politique. Seule la science politique présente un intérêt à mes yeux.
De retour à Paris, Karim Wade me confirme de nouveau les noms de Decroix et d’Oumar Sarr. Quelques jours plus tard, il m’adresse un nouveau message  : « Je vous confirme, Amadou Sall a également rencontré Macky. » Il soutient que « c’est Mahmoud Saleh qui a amené les trois amis au Palais. (Sic) »
Après cela, j’enquête, je regroupe, je confonds cette source à d’autres, et surtout je cherche le mobile politique  : mes éditos sont sciemment longs car ils reposaient sur la technique des faisceaux d’indice (La face cachée des opposants sénégalaisQu’est-ce qui fait courir Oumar Sarr ? Une négociation peut en cacher une autre). L’avenir, d’ailleurs, m’a donné raison avec l’entrée au gouvernement d’Oumar Sarr.
Au moment où je fais part à Karim Wade du démenti de Decroix auprès de la presse sénégalaise et de son post sur Facebook en guise de réponse à mon éditorial (Ma réponse à l’éditorialiste de SenePlus, 9 septembre 2019), il affirme que « Decroix est alors un menteur. »
Il est normal de recevoir des informations politiques lorsque nous écrivons quotidiennement sur ce sujet. L’accusation de Karim Wade était intéressante et forte, il était question d’entrisme, de tourner le dos à l’opposition, de rallier le camp de la majorité. Aujourd’hui, le problème est ailleurs. Comment ces deux-là (Karim et Decroix) peuvent-ils alors se trouver, deux années plus tard, dans la même coalition ? Comment le leader de cette coalition peut-il cohabiter avec un allié qu’il accusait, il n’y a pas si longtemps, de transhumant et de traitre ? Comment peuvent-ils se faire confiance l’un à l’autre ? Qu’est-ce qu’ils les poussent à faire alliance ? C’est à ces questions que les numéros 1 et 3 de la coalition devraient répondre.
D’aucuns me rétorqueront que le PDS, c’est l’affaire de Me Abdoulaye Wade. En août 2019, Karim Wade m’appelle et me confirme qu’il veut le PDS. Il contrôle tout désormais, y compris les entrées et sorties chez Me Abdoulaye Wade. Comme il le fit naguère, lors du deuxième mandat de son père. De surcroît, Karim Wade et Mamadou Diop Decroix se parlaient, bien avant cette coalition. Souvenez-vous lorsque Decroix, mandaté par Karim Wade, selon ses dires, demandait, en avril de cette année, la réouverture de son procès.Gardez votre sang froid, monsieur Mamadou Diop Decroix ! C’est ce que vous me suppliiez de faire dans votre réplique, jugée par Karim Wade, le nouveau leader de votre coalition et de votre reconquête du pouvoir, « d’affligeante et de médiocre. »
Karim Wade, de toute façon, c’est Edmond Dantès. Le PDS n’est qu’un instrument de vengeance, ni plus ni moins. À ce propos, la farce politique de cette coalition, made in Sénégal, atteint son paroxysme : Edmond Dantès-Karim Wade (fortuné) côtoie Gérard de Villefort-Abdoul Mbaye qui l’a jeté en prison. Karim Wade ressent un mépris à son égard. J’avais interviewé l’ancien Premier ministre au sujet de la CREI. Certaines de ses réponses était une aubaine pour Karim Wade en vue de démontrer le caractère politique de son emprisonnement. Mais, malgré mon insistance, pour en tirer profit en termes de communication, rien n’a été fait car tout ce qui vient d’Abdoul Mbaye pour Karim Wade doit être traité avec indifférence.
Je pourrais multiplier les exemples. À mes yeux, l’important est de comprendre que le système politique au Sénégal est au bord de l’implosion. Il n’est plus adapté aux aspirations des jeunes d’aujourd’hui. Mars 2021 nous l’a rappelé. La leçon du juge Kéba Mbaye sur l’éthique en politique n’a pas été retenue. Si la mal gouvernance a encore de beaux jours devant elle, c’est aussi car une partie de l’opposition, appelée à alterner, ne vaut pas mieux que les sortants !
Pour terminer, une question me taraude  : Pour BBY, cette nouvelle coalition de l’opposition n’est-elle pas plus présentable et acceptable en vue de la grande confrontation de 2024 ? Le camp présidentiel n’a-t-il pas intérêt à lui faire gagner plusieurs localités et départements en 2022 ? Cette coalition n’est-elle pas le fruit d’un plus gros mensonge contre le peuple ? Tout est envisageable dès lors que Karim Wade proclamait  : « Decroix est alors un menteur. »edesfourneaux@seneplus.com

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 15/09/2021

La Cour des comptes fouille le maire Amadou Diarra

Ça sent le roussi chez le maire de la commune de Pikine Nord. «L’As» a appris que la Cour des Comptes fouille depuis trois mois la gestion du maire Amadou Diarra. Selon certaines indiscrétions, les vérificateurs ont relevé de nombreux manquements sur la gestion de l’édile de Pikine Nord, le néo-apériste. Des contrats fictifs, une masse salariale dépassant les normes, un non-respect du code général des collectivités territoriales etc. Ce sont là les quelques dysfonctionnements relevés par les auditeurs de la Cour des Comptes. Après plus de 3 mois d’audit de la gouvernance de M. Diarra, les vérificateurs ont auditionné hier, tour à tour, les adjoints du maire, après avoir entendu Amadou Diarra himself accusé de faire dans la gestion solitaire. D’après nos interlocuteurs, même ses adjoints sont mis à l’écart à l’exception du 1er adjoint qui signe certains documents grâce à leur relation amicale. «Quiconque exige une application des textes, lors des réunions en commission, est considéré comme un ennemi par le maire», révèlent nos sources qui ajoutent que la transhumance de l’édile de Pikine à l’Alliance pour la République (Apr) est motivée en partie par les manquements relevés par les vérificateurs de la Cour des Comptes dans sa gestion de la municipalité. Cela l’aurait poussé à draguer le pouvoir. En atteste son discours lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison de la Jeunesse et de la Citoyenneté présidée par la ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall.

Une année scolaire mouvementée dans le privé laïc

Le Syndicat Indépendant de l’Enseignement Privé du Sénégal (Sieps) menace d’en découdre avec le patronat dès la rentrée scolaire. Selon le secrétaire général du syndicat, Socé Fall, les directeurs des écoles privées refusent de se conformer à la législation sociale. A l’en croire, ces derniers ne paient pas à leurs agents les congés scolaires et même pendant les grandes vacances. Ce qui a installé les enseignants dans la précarité. Mais Socé Fall prévient que cette situation précaire ne peut plus continuer. Il réclame la mise en place d’une direction autonome de l’enseignement privé au Sénégal.

Déclassification de la forêt des filaos

Le feu couve à Guédiawaye à cause du récent déclassement de la bande des filaos. Des populations de cette localité qui saluent la signature du décret de déclassification de la forêt des filaos pour la construction d’équipements collectifs dont des écoles, des postes de santé, des villages artisanaux…, s’insurgent contre la volonté de certains promoteurs privés, de connivence avec le service des impôts et domaines et du cadastre, pour faire main basse sur ces parcelles. Cela est inacceptable, selon le président des délégués de quartiers de Guédiawaye, Hamidou Diallo. Ils demandent au chef de l’Etat de sévir contre les promoteurs véreux soutenus par certains services de l’administration pour éviter une révolte des populations.

Colère des restauratrices

Fatiguées de leurs dures conditions de travail et de vie à cause de la cherté des prix des denrées de première nécessité, des femmes restauratrices ont tenu un point de presse pour annoncer une marche dans les rues sur l’ensemble du territoire pour dénoncer cet état de fait. Ce, après l’échec de leur rencontre avec le chef de cabinet du ministre du Commerce qui, selon elles, a voulu déplacer leurs problèmes sur le terrain politique. Ces femmes demandent aux guides religieux, aux acteurs de la société civile de les soutenir dans la lutte, à travers des manifestations populaires contre la cherté de la vie.

Démarrage de la 2e session du CESE

La deuxième session ordinaire de l’année 2021 du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été ouverte hier, par le président de l’Institution, Idrissa Seck. Evoquant les thèmes, Idrissa Seck, indique que l’Institution en rapport avec les structures et experts compétents en la matière, va identifier les solutions appropriées contre l’érosion côtière afin de préserver le littoral sénégalais long de 700 kilomètres. A l’en croire, l’étude de cette problématique est d’autant plus urgente que cette côte, très vulnérable, abrite les plus grands établissements humains et l’essentiel des activités économiques et touristiques du pays. A travers la thématique sur le numérique, le Cese veut contribuer à l’opérationnalisation de la Stratégie Sénégal numérique (SN 2025), en identifiant les énormes niches d’emplois dans ce secteur, et apportant sa pierre au Programme d’urgence pour l’Emploi et l’Insertion des Jeunes. Par ailleurs, Idrissa Seck a installé les nouveaux conseillers que sont Mme Anna Faye et Abdou Aziz Dieng.

Livre : Mor Talla Gaye peint Idrissa Seck

Restons avec Idrissa Seck pour dire qu’il fait l’objet d’un livre écrit par notre confrère Mor Talla Gaye. Sans doute le président du Cese n’aimerait pas lire l’ouvrage de M. Gaye intitulé : Idrissa Seck, l’ombre du passé. Le titre de la postface annonce la couleur. «Idy, graine sans fleur», peut-on lire. Après avoir connu le sommet de sa gloire, fait-il remarquer, Idrissa Seck est redevenu un banal opposant. «Un nouveau bébé vient agrandir ma galerie de Portraits. Cette fois-ci, c’est Idrissa Seck, Président du Cese, ancien Premier ministre, personnage “controversé” de la scène politique qui dévoile ses traits sénégalais», écrit l’auteur sur Facebook.

15 Septembre 1957 – 15 Septembre 2021 : Plaidoyer pour les 23 signataires du manifeste du Parti Africain de l’Indépendance (PAI)

15 Septembre 1957 – 15 Septembre 2021. 64 anniversaires de la publication du Manifeste du Parti africain de l’indépendance (PAI). 04 Avril 1960 – 04 Avril 2021, 61 anniversaires de la proclamation de l’indépendance du Sénégal.
Ces deux événements sont intimement liés ; étroitement même. Ils ont des relations de cause à effet. L’un – le Manifeste du PAI – est largement la cause de l’autre, l’avènement de l’indépendance du Sénégal. Le Manifeste porte la signature de 23 fils et fille d’Afrique de l’Ouest qui était sous la domination française.
Deux jours après la publication de leur Manifeste – le 17 Septembre – ils créèrent le Parti africain de l’indépendance. Ils comblèrent ainsi un trou béant en mettant sur pied cette organisation qui allait prendre en charge, dans cette partie du continent africain, la lutte de libération nationale devant mener à l’indépendance des territoires qui la composaient.

Les partis politiques en présence – le parti socialiste et le Bloc démocratique sénégalais (BDS) – n’avaient d’autres préoccupations que le maintien du statu quo au prix de quelques aménagements pouvant garantir la continuité du système colonial.

Ils étaient pris dans le piège du parlementarisme et de la représentation dans les gouvernements de la métropole. Les partis étaient apparentés aux partis métropolitains et leurs chefs se retrouvaient dans les gouvernements coloniaux.
Ainsi le Mouvement socialiste africain (MSA) était apparenté à la SFIO ; le Rassemblement démocratique africain (RDA) à l’Union démocratique et socialiste de la Resistance (UDSR) et les Indépendants d’Outre mer (BDS) au Mouvement républicain populaire (MRP)
Ils restaient ainsi sourds aux luttes qu’avaient engagées les peuples sous domination pour arracher leur indépendance dans le contexte favorable de l’après deuxième guerre mondiale.
Pourtant l’Afrique bougeait dans ce sens durant la période des années 50 marquées par la Conférence de Bandoeng tenue du 18 au 24 Avril 1955 et qui appelait tous les pays encore colonisés à lutter pour leur indépendance , par la victoire du peuple vietnamien contre l’armée coloniale française à Dien Ben Phu le 7 Mai 1954, les indépendances acquises des pays comme la Libye en 1951, l’Egypte en 1954, le Soudan (ex anglo-égyptien) en 1955, le Maroc et la Tunisie en 1956, le Ghana en 1957, le Front de libération nationale (FLN) algérien avait déclenché la lutte armée depuis Novembre 1954 pour l’indépendance de l’Afrique.
Les responsables politiques de cette partie occidentale de l’Afrique composée essentiellement de colonies françaises restaient insensibles à ce grand mouvement historique de l’engagement de tous les peuples colonisés dans la lutte pour leur indépendance nationale.
Quand le Parti communiste indochinois au Viet nam en Asie, le Néo-destour, en Tunisie, le parti de l’Istiqlal au Maroc ,le Front de libération national(FLN) en Algérie dans la partie nord de l’Afrique, et l’Union des populations camerounaises (UPC)au Cameroun avaient organisé leurs peuples et les avaient engagés dans la lutte pour la conquête de l’indépendance, tous les partis politiques en activité dans cette partie du continent africain sous domination française s’activaient pour le statu quo, pour la continuité du système en vigueur.

L’indépendance n’entrait guère dans leur champ d’action. Comme le confirment ces propos de Léopold Sédar Senghor secrétaire général du Bloc démocratique Sénégalais, dans un article publié dans le journal. Condition Humaine du 14 Avril 1956, je le cité :

« Nous le disons tout net : parler d’indépendance aujourd’hui dans la situation historique et géographique dans laquelle nous sommes, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Nous ne ferons jamais de concessions démagogiques en ce sens. Même si nous avions les moyens de l’indépendance – des cadres et une économie solide – il resterait encore la question de savoir si cela serait intéressant pour nous autres d’être indépendants. » De même dans la résolution générale du congrès de son parti – le BDS – tenu un mois après la publication de cet article – les 19, 20 et 21 Mai 1956 à Thiès – on peut lire : « Le Congrès, en saluant les reformes annoncées par la loi cadre dont l’application loyale, marquera une étape importante dans l’évolution de nos institutions, réaffirme son attachement à une orientation confédérative des structures de l’Union française, à l’aménagement d’une République fédérale française, où seraient intégrés les territoires d’outre mer (TOM) dotés de l’autonomie interne. »
Une départementalisation qui ne dit pas son nom. Une évolution des TOM (Territoires d’outre mer) vers des DOM (Départements d’outre mer) Trajectoire qui ferait aujourd’hui de notre pays un département français avec un Préfet à sa tête.
Trajectoire que des fils de cette partie du continent, de vrais patriotes africains ont décidé de contrer en appelant, leurs compatriotes à la création d’un parti appelé Parti africain de l’Indépendance (PAI).

Ils étaient au nombre de 23 : 22 hommes et une femme.

Cet appel à fait l’objet d’un Manifeste qu’ils ont rendu public le 15 septembre 1957. Dés le premier chapitre ils proclament : « A l’heure historique de Bandoeng et de la désintégration du système colonial de l’impérialisme, à l’heure où la confusion politique submerge l’Afrique noire sous la domination française notre devoir d’Africains nous oblige à porter devant les masses de notre pays le problème de l’indépendance nationale et de la transformation socialiste de notre économie. »
Après avoir lancé un appel à tous les africains, aux travailleurs, à tous les jeunes, à tous les peuples d’Afrique à la constitution du Parti africain de l’Indépendance, le Manifeste conclut par : « Que toute l’Afrique se lève et, marche vers l’Indépendance et le Socialisme »
Le Parti africain de l’indépendance fut constitué le 17 Septembre 1957 et plaça ainsi le pays sur une autre trajectoire qui allait mener aux accords du 04 Avril 1960, date de la proclamation de l’indépendance du Sénégal.
Les 23 signataires du Manifeste du PAI méritent d’être célébrés. Ils sont les vrais pionniers de notre indépendance. Si le Sénégal est devenu ce qu’il est aujourd’hui jouissant de tous les attributs de la souveraineté ; nous le leur devons. Il est temps de mettre fin à ce silence coupable qui leur est réservé et qui perdure.
Je profite de l’anniversaire du 15 Septembre 2021. (le 64e) de la publication de leur Manifeste pour demander l’ Erection, à l’actuelle place de l’indépendance (ex place Protêt, lieu de la rencontre historique des Porteurs de pancartes et du général de Gaulle) d’un Immense Monument sur lequel seront gravés leurs 23 noms en signes lumineux. Ils le méritent largement.
En premier lieu cette requête s’adresse au premier magistrat du pays, au Président de la République Macky Sall qui a les prérogatives lui permettant de réparer cette injustice qui frappe ces 23 signataires du Manifeste du PAI qui est , comme le reconnait son prédécesseur, Abdoulaye Wade qui dit dans l’hommage en date du 1er Septembre 2021 à ses compagnons disparus , je le cite :
« Le PAI est le premier parti politique qui en zone francophone a osé crier l’indépendance à haute voix. » Il n’est que temps que la République, fille de leur vision historique, leur rende la monnaie en leur érigeant ce monument.
J’en appelle aussi à tous les patriotes de faire de la réparation de cette injustice leur affaire et d’engager un vrai combat pour sortir du néant qui leur est réservé ces patriotes qui ont placé leur patrie dans la trajectoire qui l’a mené à la pleine souveraineté.Le peuple sénégalais en entier doit lui aussi agir dans ce sensDakar le 15 Septembre 2021Alla Kane,« Membre du Secrétariat exécutif national du CNP/50e, chargé de la communication »


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