Revue de presse du Mercredi 14 Octobre 2020

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RECETTES BUDGETAIRES AOUT 2020 : 1 703,4 milliards mobilisés avec une hausse de 26,9 % des dépenses publiques 

http://www.enqueteplus.com En août dernier, les ressources mobilisées par l’Etat du Sénégal sont évaluées à 1 703,4 milliards, soit une hausse de 0,7 % en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles se sont établies à 2 866,2 milliards, contre 2 258,7 milliards un an auparavant, soit une hausse de 26,9 %. C’est ce que révèle le point de conjoncture d’octobre publié par la Direction de la prévision des études économiques (DPEE).
A la fin août 2020, l’exécution budgétaire s’est traduite par une évolution ‘’prudente’’ des ressources, associée à une exécution soutenue des dépenses publiques. ‘’En effet, les ressources mobilisées sont évaluées à 1 703,4 milliards, soit une hausse de 0,7 % en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles se sont établies à 2 866,2 milliards à fin août 2020, contre 2 258,7 milliards un an auparavant, soit une hausse de 26,9 %. En conséquence, le solde budgétaire est estimé déficitaire de 1 162,8 milliards, contre un déficit de 567 milliards à la même période de l’année précédente’’, révèle le dernier rapport du point de conjoncture mensuel d’octobre de la Direction de la prévision des études économiques (DPEE) consulté hier par ‘’EnQuête’’.
La même source indique que les ressources mobilisées sont composées de recettes budgétaires pour un montant de 1 547,1 milliards, de dons à hauteur de 136,1 milliards et de recettes exceptionnelles estimées à 20,2 milliards. ‘’En glissement annuel, les ressources ont progressé de 11,7 milliards, à la faveur des dons. Ces derniers sont estimés globalement en hausse de 69,5 % par rapport à la même période en 2019, en liaison avec la progression de l’appui des bailleurs dans la lutte contre la Covid-19. Par contre, les recettes budgétaires se sont repliées de 4 %, à fin août 2020, par rapport à la même période en 2019. Cette baisse est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’aux recettes non fiscales qui se sont contractées respectivement de 4 % et 4,6 %, pour s’établir à 1 453,1 milliards et 94,1 milliards’’, renchérit le document de la DPEE.
Selon la Direction en charge de la prévision des études économiques, le repli des recouvrements des recettes fiscales est induit par l’impôt sur les revenus, l’Impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM/IRC), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre. Ces recettes se sont contractées respectivement de 12,3 milliards, 2,7 milliards, 5 milliards, 10,2 milliards et 5,6 milliards, pour s’établir à 251,2 milliards, 31,5 milliards, 7,5 milliards, 124,9 milliards et 42,7 milliards. ‘’De même, les droits et taxes mobilisés par la douane, notamment la TVA import (261,6 milliards) et les droits de porte (169,6 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique de baisse avec des contractions respectives de 12,7 % et 14,7 %.
‘’En revanche, l’impôt sur les sociétés (210,4 milliards), la TVA intérieure (hors pétrole) (219,3 milliards) et le FSIPP (27,7 milliards) ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 11 milliards (+5,5 %), 29,5 milliards (+15,5 %) et 15,1 milliards (+119,9 %)’’, lit-on dans le rapport.

Exécution soutenue des dépenses publiques

S’agissant des dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 2 866,2 milliards, à fin août 2020, contre un montant de 2 258,7 milliards un an auparavant, soit une hausse de 607,5 milliards. Cette situation résulte, d’après la DPEE, des augmentations respectives de 26 % et 27,4 % des dépenses d’investissement et courantes. ‘’L’augmentation des dépenses courantes est portée par la masse salariale et ‘les transferts et subventions’. S’agissant de la masse salariale, elle s’est confortée de 13,9 % pour atteindre 547,3 milliards. A cet effet, le ratio masse salariale sur recettes fiscales est estimé à 37,7 %, soit au-delà du critère de convergence (35 %) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour ce qui est des transferts et subventions, ils ont augmenté de 79,9 % pour atteindre 804 milliards. Cette forte progression est essentiellement expliquée par les prises en charge des dépenses liées au plan de contingence de la pandémie de la Covid-19’’, poursuit notre source.
Toutefois, cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 11,7 milliards pour s’établir à 204,3 milliards. Concernant les dépenses d’investissement, elles sont estimées à 1 081,8 milliards, en hausse de 26 %, à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures qui sont de 613,9 milliards et ceux sur ressources extérieures de 467,9 milliards.

Une expansion de 612,2 milliards de l’économie notée en juillet 

Il ressort également du point de conjoncture de la DPEE qu’à la fin juillet 2020, la situation estimée des institutions de dépôts, comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une expansion de la masse monétaire. En contrepartie, une augmentation des actifs extérieurs nets et un renforcement de l’encours des créances intérieures sont notés sur la période sous-revue.
‘’La masse monétaire a progressé de 74,3 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 5 938,3 milliards à fin juillet 2020. Cette évolution est perceptible à travers la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques) qui a augmenté de 123 milliards pour s’établir à 1 503,6 milliards. Pour leur part, les dépôts transférables ont diminué de 49 milliards pour ressortir à 2 753,7 milliards, à fin juillet 2020’’, rapporte le rapport. Quant aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire, ils ont augmenté de 0,3 milliard, se fixant à 1681 milliards. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 612,2 milliards ou 11,5 %, à fin juillet 2020.
Durant la période sous-revue, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 1 843,7 milliards, en hausse de 28,3 milliards ou 1,6 % par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est imputable, d’après la DPEE, aux banques primaires qui ont enregistré une augmentation de 90,3 milliards de leurs avoirs extérieurs nets estimés à 622 milliards à fin juillet 2020. Quant à la position extérieure nette de la Banque centrale, elle s’est détériorée de 62,1 milliards pour s’établir à 1 221,7 milliards, à fin juillet 2020. Comparativement à fin juillet 2019, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 200,8 milliards ou 12,2 %, à fin juillet 2020.
Concernant l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts, il s’est renforcé de 63,9 milliards, entre fin juin et juillet derniers, pour se chiffrer à 5 502 milliards. Ceci du fait des crédits nets à l’Administration centrale qui ont augmenté de 159,8 milliards pour se situer à 1 120,9 milliards. Pour leur part, les créances sur l’économie sont ressorties en baisse de 95,9 milliards, en variation mensuelle, pour s’établir à 4381,1 milliards. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 456,4 milliards ou 9 %, à fin juillet 2020.MARIAMA DIEME

Repli de l’activité économique de 5,9% en août 2020

https://www.sikafinance.com Fortement éprouvée par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, l’activité économique (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal se relève difficilement à l’image de ce nouveau repli de 5,9% enregistré en août 2020, après la baisse de 8% le mois précédent.
Cette évolution est imprimée par le secteur tertiaire (-5,5%), l’administration publique (-17,7%) et du primaire (-15,2%), malgré le dynamisme du secteur secondaire (+4,1%).
La baisse en particulier de l’activité dans le secteur tertiaire est notamment imputable au ralentissement des activités immobilières (-11,3%), commerciales (-2,1%), de transport (-14,1%) ainsi qu’à celui des activités  » artistiques, culturelles, sportives et récréatives  » (-58,6%) et des activités  » financières et d’assurance  » (-10,5%).
S’agissant du secteur primaire, le repli est en lien avec la baisse de l’abattage contrôlé de viande (-9,6%) et de la pêche (-24,3%).
En revanche, l’expansion des activités dans le secteur secondaire est principalement attribuable aux activités extractives (+24,5%), à la  » filature, tissage et ennoblissement textile  » (+62,1%) et à la  » fabrication de savons, détergents et produits d’entretien  » (+162,9%), en dépit du fléchissement des activités de fabrication de produits agroalimentaires (-4,3%).Dr Ange Ponou

Exportations du Sénégal : Une baisse de 11,8% observée en août 2020

https://www.lejecos.com Les exportations du Sénégal sont évaluées à 149,4 milliards de FCFA contre 169,4 milliards de FCFA au mois précédent, soit une baisse de 11,8%, indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son Bulletin mensuel pour le mois d’août 2020.
La même source souligne que ce repli est essentiellement dû à la contraction des expéditions de crustacés, mollusques et coquillages (-46,5%), de poissons frais de mer (-38,8%) et d’or non monétaire (-29,9%). Cependant, le relèvement des exportations d’acide phosphorique (16,0 milliards de FCFA contre 5,1 milliards de FCFA au mois précédent) a amoindri cette baisse.
Selon l’Ansd, comparées au mois d’août 2019, les expéditions se sont relevées de 8,8%. Leur cumul à fin août 2020 s’est établi à 1340,8 milliards de FCFA contre 1354,3 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, soit une contraction de 1,0%.
Les principaux produits exportés, au cours du mois d’août 2020, sont l’or non monétaire (37,3 milliards de FCFA), les produits pétroliers (17,7 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (16,0 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,1 milliards de FCFA) et le titane (7,4 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal ont été la Suisse (13,7%), l’Inde (12,9%), le Mali (9,9%) l’Australie (9,6%) et les Etats Unis (5,2%).Adou FAYE

Les importations ressortent à 293,7 milliards de FCFA au mois d’août

https://www.lejecos.com Les importations du mois d’août 2020 sont ressorties à 293,7 milliards de FCFA contre 328,6 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 10,6%. Cette information est contenue dans le bulletin mensuel de statistiques de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Elle explique que cette baisse est imputable à celle des achats à l’extérieur d’engrais (-57,8%), d’autres machines et appareils (-22,9%) et de produits pétroliers finis (-18,7%). Par ailleurs, l’absence d’importation d’huile brute de pétrole au cours de la période sous revue contre 21,5 milliards de FCFA au mois précédent a renforcé cette contraction. Toutefois, cette diminution des importations a été modérée par la hausse des importations de froment et méteil (+84,4%) et de riz (+80,9%).
Comparées au mois d’août 2019, les importations ont connu une baisse de 8,5%. Leur cumul à fin août 2020 s’est établi à 2729,4 milliards de FCFA contre 2748,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, soit un repli de 0,7%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les autres machines et appareils (25,7 milliards de FCFA), les produits pétroliers finis (20,9 milliards de FCFA), les métaux communs (15,1 milliards de FCFA), le riz (14,0 milliards de FCFA) et les huiles et graisses animales et végétales (13,0 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (17,8%), la Chine (10,8%), la Turquie (6,5%), l’Inde (5,2%) et les Emirats Arabes Unis (4,5%).
Le solde commercial s’est établi à -144,3 milliards de FCFA au mois de août 2020, contre -159,3 milliards de FCFA au mois précédent. Cette amélioration du solde est expliquée par l’excédent vis-à-vis du Nigéria (+0,6 milliard de FCFA contre -22,0 milliards de FCFA au mois précédent) et de la réduction du déficit vis-à-vis du Brésil (-11,3 milliards de FCFA contre -16,3 milliards de FCFA au mois précédent) et de l’Ukraine (-4,7 milliards de FCFA contre -9,1 milliards de FCFA à la période précédente). Toutefois, la réduction de l’excédent du solde commercial vis-à-vis de l’Australie (+13,1 milliards de FCFA contre +24,6 milliards de FCFA au mois précédent) a creusé le déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin août 2020, s’est amélioré pour s’établir à 1388,6 milliards de FCFA contre -1394,1 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019.Adou FAYE

Services marchands : Le chiffre d’affaires des entreprises s’est replié de 2,0% en juillet 2020

https://www.lejecos.com Dans sa note mensuelle de conjoncture économique, la Bceao a évoqué les services marchands dans l’Uemoa. Selon les opinions des chefs d’entreprise, la conjoncture économique en juillet 2020 a renoué avec la tendance baissière, malgré la poursuite du redressement des services non financiers.
Cette contre-performance, explique la Bceao, est imputable à la baisse du volume global des ventes, notamment sur le compartiment extérieur du marché. Le chiffre d’affaires des entreprises du secteur s’est replié de 2,0% en juillet 2020, après une réalisation de +3,0% en juin 2020.
Les baisses concernent le Mali (-11,8%), le Sénégal (-5,9%), le Niger (-3,0%), le Burkina (-0,8%) et le Bénin (-0,4%). Les hausses observées au Togo (+8,8%), en Côte d’Ivoire (+2,9%) et en Guinée-Bissau (+0,5%) ont exercé un effet modérateur. La mauvaise orientation de la conjoncture concerne les services financiers (-4,2% contre +2,7%), ceux non financiers ayant poursuivi sur leur trend haussier (+3,9% tout comme en juin)
Le repli du chiffre d’affaires relatif à l’intermédiation financière est en ligne avec la baisse des mises en place de crédits (-10,0%), dans un contexte où les banques ont augmenté leurs achats de titres publics (+34,3%) et le niveau de soumissions aux guichets de la Banque Centrale restant élevé (+0,9%, à 5.175,5 milliards en juillet 2020).
En glissement annuel, l’activité des services marchands a maintenu une tendance haussière (+3,8% contre +4,1%), la baisse des services non financiers (-4,1% contre -4,9%), de moindre ampleur, a été plus que compensée par la hausse des services financiers (+9,1% contre +9,0%).
L’accroissement du chiffre d’affaires des services est observé dans tous les pays de l’Uemoa, à l’exception du Mali (-9,7%%), où la crise sociopolitique a négativement impacté l’activité des banques. Les hausses les plus importantes ont concerné le Bénin (+9,0%), la Côte d’Ivoire (+7,5%), le Burkina (+4,9%), la Guinée-Bissau (+3,8%) et le Togo (+3,6%).Adou FAYE

BILAN D’ÉTAPE DU CODE MINIER 2016 : «La révision constitutionnelle de 2016 a souhaité que les ressources naturelles appartiennent désormais au peuple et non à l’État».(M.Boun A.Dionne,SG Présidence)

https://www.dakaractu.com Après quatre années de mise en oeuvre, il paraît opportun de faire le bilan d’étape du Code minier de 2016 pour une meilleure prise en charge des manquements. Du moins c’est l’avis de Mahammed Boun Abdallah Dionne, le Secrétaire Général de la Présidence de la République. Venu présider la cérémonie d’ouverture des ateliers thématiques préparatoire du Forum qui va se tenir le 3 Novembre, il est revenu sur l’importance des ateliers qui vont aborder différents thèmes relatifs aux cinq dimensions du Code Minier.
L’objectif de ces concertations est de constituer un cadre de dialogue et de concertation des acteurs et des parties-prenantes aux fins de passer en revue l’application du Code minier de 2016 durant les quatre années écoulées et dégager des perspectives d’amélioration et d’optimisation dudit Code en contexte post-Covid 19. Selon M. Dionne, « pour nous il s’agit d’évaluer le niveau d’application des différents régimes et mécanismes légaux et réglementaires qui sont en adéquation avec ceux sous régionaux de l’UEMOA et la CEDEAO ».
En outre, il s’agira aussi d’évaluer le niveau d’atteinte des objectifs financiers, environnementaux et socio-économiques… Selon toujours le Ministre d’Etat, SG de la présidence, « la révision constitutionnelle de 2016, a souhaité que les ressources naturelles appartiennent désormais au peuple et non à l’État. Cette évolution c’est pour l’inclusion économique et l’équité territoriale et sociale en faveur du peuple Sénégalais … », a-t-il annoncé lors de son discours à la cérémonie d’ouverture de ces ateliers qui s’est tenue ce 13 octobre à la Sphère Ministérielle OTD de Diamniadio.

«Nous pensons pouvoir disposer d’un montant total de 100 millions d’euro pour la prochaine campagne de commercialisation…Nous avons eu nos meilleurs résultats à Kolda …»(Modou Diagne Fada,DG Sonacos)

https://www.dakaractu.com Dans le cadre des préparatifs de la prochaine campagne de commercialisation arachidière, le directeur général de la Sonacos a affecté une visite ce mardi 13 octobre à Kolda. Il s’agissait au cours de cette visite d’évaluer le centre de réception intermédiaire (cri) et faire des prospections pour implanter davantage la Sonacos au Fouladou. Ensuite, la délégation s’est rendue au site proposé par le maire de la commune de Dioulacolon après la visite du centre de réception intermédiaire (CRI).
Pour la prochaine campagne de commercialisation, il dira : « nous pensons pouvoir disposer d’un montant total de 100 millions d’euro pour la prochaine campagne de commercialisation. Nous disons aux producteurs, aux opérateurs, en ce sens, la Sonacos avec le soutien du président de la République a anticipé sur les mesures à prendre pour avoir le financement nécessaire. »
Il décline les ambitions de la société e  ces termes : « notre ambition est de collecter le maximum de graines comme les campagnes se suivent et ne se  ressemblent pas. Nous avons pris toutes les dispositions pour atteindre un tonnage maximal. D’ailleurs, il reste le financement de l’année dernière non utilisée qui va nous permettre d’entamer la prochaine campagne. »
Revenant sur les objectifs de la visite, il précise en ces termes « nous sommes ici dans le cadre des préparatifs de la campagne de collecte de l’arachide. Maintenant, la région de Kolda est incontournable pour l’arachide. Le front agricole s’est beaucoup déplacé vers les départements de Médina Yoro Foula, Vélingara et même Kolda. L’année dernière nous avions eu raison d’ouvrir le centre de réception intermédiaire (cri) qui a créé beaucoup d’emplois dans la région mais a aidé aussi les opérateurs économiques. Nous avons eu nos meilleurs résultats à Kolda. Car sur les 28 mille tonnes collectées, les 10 mille viennent de Kolda et les 4 mille de Ziguinchor. C’est dire que la région sud du pays a fourni à la sonacos la moitié des graines qu’elle a réceptionnées. La campagne n’a pas été facile pour la sonacos  compte tenu du profil de celle de l’année passée secouée par des spéculations du marché. Cette année, nous revenons pour ici pour corriger certaines choses afin d’améliorer la prochaine campagne. »

Focus et réflexion sur la nouvelle loi d’orientation relative aux PME Par Alassane LO

Publiée au Journal Officiel du 20 janvier 2020, la loi d’orientation 2020 – 02 du 07 Janvier 2020 relative aux petites et moyennes entreprises (PME) constitue la dernière réforme majeure en matière de PME.

Politique volontariste de l’État

Ce nouveau cadre est l’expression d’une politique volontariste de l’État, notamment de la plus haute autorité du pays. En effet, lors du conseil des ministres du 24 avril 2014, le Chef de l’État a invité le gouvernement à préparer un projet de loi de développement des Pme et de modernisation de l’économie, qui selon ses propres termes, «sera la traduction de la politique de l’État envers les PME, qui doivent être positionnées en véritables moteurs de croissance économique et de création d’emplois durables».
Au conseil des ministres du 25 mai 2016, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à œuvrer sans relâche, pour le développement des PME–PMI, à travers un encadrement efficace par des structures publiques rationnalisées et un système de financement adapté et performant. il l’a ensuite invité à veiller à la finalisation du processus d’adoption du projet de loi de développement des Pme et de modernisation de l’économie.
Au conseil des ministres du 08 septembre 2016, le Chef de l’État a encore manifesté l’intérêt particulier qu’il accorde au développement des PME/PMI et a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les dispositions nécessaires à la promotion des PME/PMI, et à l’adoption, dans les meilleurs délais, du projet de loi de développement des PME et de modernisation de l’économie.
Au conseil des ministres du 28 décembre 2016, le Chef de l’État revient à la charge en rappelant son ambition de bâtir un Sénégal émergent autour de PME/PMI viables, innovantes et performantes et a encore demandé au Premier Ministre de veiller à l’adoption de la loi de développement des PME et de modernisation de l’économie et de renforcer le dispositif de facilitation de l’accès des PME/PMI à la commande publique, aux partenariats et aux financements publics et privés.
Lors du conseil des ministres du 09 octobre 2019, le Chef de l’État a une fois de plus souligné l’impératif de consolider le potentiel et la place essentielle des Petites et Moyennes entreprises (PME) et des Petites et moyennes industries (PMI), et a exhorté le Gouvernement à veiller à la mutualisation des dispositifs d’encadrement et de soutien existants pour promouvoir un financement innovant des PME/PMI.
Au final, à la place de la loi de développement des Pme et de modernisation de l’économie, c’est la loi d’orientation sus – mentionnée qui a été adoptée par l’assemblée nationale en décembre 2019. Elle fixe le cadre général de la politique de promotion des PME au Sénégal et a comme objectif global de promouvoir la création, le développement et la croissance des PME.
Les principales innovations apportées par cette loi portent sur la redéfinition de la PME, le statut de la PME, la formalisation de l’agrément au statut de la PME, la prise en compte du statut de l’entreprenant, la reconnaissance de nouveaux modes de financement des PME, la mise en place du conseil national des PME, la mise en place d’un fonds de promotion des PME.

La redéfinition de la PME

La définition de la PME a évolué, par rapport à la loi d’orientation n° 29- 2008 relative à la promotion et au développement des PME du 28 juillet 2008 qui a été abrogée. Aujourd’hui, la PME est définie comme toute personne physique ou morale autonome, commerçante ou productrice de biens et/ou services marchands, et dont le chiffre d’affaires hors taxes annuel n’excède pas deux milliards (2.000.000.000) de FCFA ; toute PME dont plus de 25% du capital est directement détenue par une entreprise privée ou publique perd cette qualité au sens de la loi, à l’exception des sociétés de capital-risque et des investisseurs institutionnels.
Le plafond de chiffre d’affaires, pour être PME, était de cinq milliards (5 000 000 000) de FCFA dans la loi abrogée, il est rabaissé à deux milliards (2 000 000 000) dans la nouvelle loi, pour  harmoniser avec les dispositions des chartes communautaires des PME de l’UEMOA et de la CEDEAO. Par ailleurs le critère lié au nombre d’emploi est supprimé.
La PME comprend aujourd’hui l’Entreprenant, la Très Petite Entreprise (TPE), la Petite Entreprise (PE) et la Moyenne Entreprise (ME).
L’Entreprenant est un entrepreneur individuel, personne physique qui, sur simple déclaration faite au greffe du tribunal, exerce une activité professionnelle civile, commerciale, artisanale ou agricole. Il faut signaler que ce statut est réservé aux entrepreneurs informels qui ne sont pas immatriculés au registre du commerce. La loi leur octroie des avantages, notamment  la possibilité de recevoir une assistance technique qui pourra être matérialisée par le soutien à l’alphabétisation fonctionnelle, à la formation et à l’innovation, à l’appui/conseil, à la mise en réseau, à l’assistance à la mutualisation de services marchands, à la facilitation des relations avec les services techniques déconcentrés et à l’assistance juridique et judiciaire. L’entreprenant pourra payer une prime fixe qui couvre ses obligations fiscales et sa couverture maladie, retraite et accidents professionnels.
La Très Petite Entreprise (TPE) est toute personne, hors entreprenant, physique ou morale, exerçant une activité professionnelle, civile, commerciale, artisanale, agricole, industrielle ou de prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel déclaré hors taxes est inférieur ou égal à cent millions (100.000.000) FCFA.
La Petite Entreprise (PE) est toute personne physique ou morale, exerçant une activité professionnelle, civile, commerciale, artisanale, agricole, industrielle ou de prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est supérieur à  cent millions (100.000.000) FCFA et inférieur ou égal à  cinq cent millions (500.000.000) FCFA.
La Moyenne Entreprise (ME) est toute personne physique ou morale, exerçant une activité professionnelle, civile, commerciale, artisanale, agricole, industrielle ou de prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est supérieur à cinq cent millions (500.000.000 ) FCFA et inférieur ou égal à deux milliards (2.000.000.000) FCFA.

PME de Droit communautaire, PME de droit sénégalais et PME nationale

Cette nouvelle loi a le mérite de clarifier les notions de PME de Droit communautaire, de PME de droit sénégalais et de PME nationale. La toute entreprise individuelle, ou une société, immatriculée dans un des pays membres de la CEDEAO et de l’UEMOA dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est inférieur ou égal à  deux milliards (2.000.000.000) FCFA.
La toute entreprise individuelle ou une société, immatriculée au Sénégal dont le capital est détenu par une ou des personnes physiques ou morales quelle que soit leur nationalité et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est inférieur ou égal à deux milliards (2.000.000.000) FCFA.
La PMEtoute entreprise individuelle ou une société de droit sénégalais dont le capital est détenu à 51%, au moins, par une ou des personnes physiques de nationalité sénégalaise ou par une ou des personnes morales de droit sénégalais et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est inférieur ou égal à 2.000.000.000 FCFA.

Le statut de la PME

L’agrément au statut de PME peut être conféré à toute entreprise qui remplit les conditions et qui en fait la demande. Cet agrément est nécessaire pour bénéficier des avantages de la loi. Il sera octroyé par le ministère en charge des PME (art.4) selon des modalités qui seront fixées par voie réglementaire.

 La reconnaissance de nouveaux modes de financement des PME

La loi a prévu (art.23) la création d’un Fonds pour la Promotion des PME (FP/PME) qui a pour objet de prendre en charge tout ou partie des coûts des avantages accordés aux PME dans le cadre de la loi. Un décret d’application définira les modalités d’organisation et de fonctionnement de ce fonds. En principe, il devrait être alimenté par une subvention annuelle de l’État, les dons, les contributions des partenaires techniques et financiers (PTF).
Le Prêt d’honneur qui est, selon la loi (art.3), un crédit à taux zéro ou à taux réduit et éventuellement sans garantie est institué. Il est cependant, spécifiquement destiné aux Entreprenants et TPE, prioritairement celles promues par les jeunes et les femmes (art.27). Par ailleurs, l’État favorise le développement du crédit – bail, en vue d’accroitre les capacités d’investissement des PME et la mise en place d’un système d’affacturage pour le financement de leurs besoins de trésorerie. L’affacturage est définie (art.3) comme étant la gestion des créances d’une entreprise effectuée par une entreprise spécialisée.

Le Conseil National des PME

Le Conseil national de la PME (CNPME), instance de concertation, chargée d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la loi et de la politique générale en faveur des PME, a reçu une consécration juridique. En effet, la lettre de politique sectorielle des PME (LPS/PME) de 2010 avait mis en exergue l’inexistence d’une structure formelle de coordination des activités menées par le dispositif d’appui et l’axe stratégique 1 «Amélioration de l’efficacité́ du dispositif d’appui aux PME» de cette LPS/PME visait comme objectif spécifique 3 « la mise en place d’un cadre formel et efficient de coordination, de concertation et de suivi – évaluation de la LPS/PME » et comme action 11, la mise en place d’un Conseil National des PME. Il est donc salutaire qu’un décret va prochainement créer ce conseil (art.9).
A notre avis, il devrait regrouper toutes les structures publiques dont les actions agissent sur la PME et aboutir à l’élaboration et à la remise solennelle au Chef de l’État, d’un rapport annuel sur la situation des PME au Sénégal avec des recommandations pertinentes qui feront l’objet de mise en œuvre et d’évaluation permanente.

 Mutualisation des interventions des structures publiques d’appui

Pour rappel, lors du conseil des ministres du 24 juin 2020, le Président de la République a indiqué aux membres du Gouvernement, l’importance de consolider la mutualisation des ressources des structures publiques d’encadrement et de financement des PME/PMI. Il a, au conseil des ministres du 15 juillet 2020, rappelé cette instruction, «de procéder sans délai à l’évaluation et à la mutualisation des services financiers (FONGIP, FONSIS, BNDE, DER) et des services non financiers d’appui aux PME et TPE (ADEPME, APDA, ASPIT, Directions des PME et PMI, Bureau de mise à Niveau, etc.)».
Il faut souligner que mutualisation ne signifie pas à notre avis suppression, comme pourraient le penser certains. La mutualisation, c’est «la synergie entre deux ou plusieurs structures permettant la mise en commun de ressources et de compétences, de moyens humains, matériels ou immatériels dans le cadre d’une démarche plus ou moins formelle et structurante à court, moyen ou long terme, dans le but de faciliter et améliorer la gestion et/ou diminuer les coûts ». La mutualisation vise à rechercher de l’efficience par des économies d’échelle.  L’objectif est de faire autant avec moins de ressources ou de faire plus avec autant de ressources.
La nouvelle loi a donné une réponse aux préoccupations du Chef de l’État. L’article 21 dispose «Pour la décentralisation des activités de promotion des PME, les structures publiques d’appui aux PME, sous la coordination de la structure nationale de promotion des PME, mutualisent leurs interventions par le recrutement d’opérateurs au niveau local».
Toutes les structures d’appui existantes ont leur place sur le marché. D’ailleurs la loi favorise l’intervention de structures privées. Le champ est vaste et les besoins immenses.  Seulement, le Sénégal, c’est quatorze régions et les entrepreneurs où ils se trouvent sur le territoire ont des besoins au même titre que ceux de Dakar. Est – ce que chaque structure d’appui publique va avoir un bureau régional ? La loi leur dicte ce qu’elles doivent faire pour mutualiser leurs interventions.Alassane LO,Expert Consultant en création d’entreprise et en Stratégie de promotion et de développement des PME

Plateforme multi-acteurs sur les connaissances dans l’irrigation : Le Pariis vise une meilleure productivité de l’agriculture irriguée

https://www.lequotidien.sn Les producteurs de la Vallée du fleuve Sénégal ont enfin un instrument d’information sur la gestion des connaissances dans la culture irriguée.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme régional dénommé «Initiative pour l’irrigation au Sahel-2iS», initié par les 6 Etats du Sahel membres du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse (Cilss) dans le but de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée, sur la base d’une approche participative et systémique de résolution des problèmes et de développement de solutions adaptées, le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) a procédé à l’installation officielle de la plateforme multi-acteurs sur la gestion des connaissances dans le sous-secteur de l’irrigation dans la région de Saint-Louis. Cette plateforme aura pour mission entre autres d’appuyer et d’accompagner le processus d’identification, de documentation, de partage et de mise à l’échelle des innovations et expériences réussies dans les zones d’intervention du projet, dans le but d’accompagner les producteurs pour une meilleure productivité de l’agriculture irriguée.
Au-delà de l’installation officielle de la plateforme multi-acteurs sur la gestion des connaissances dans le sous-secteur de l’irrigation dans la région de Saint-Louis de façon spécifique, cette réunion avait pour objectif de favoriser une bonne connaissance des missions, objectifs et mandats de la plateforme, garantir une bonne compréhension par les membres de la Pma, des problématiques, enjeux, bonnes pratiques, défis et perspectives de l’irrigation dans la région, vulgariser les résultats de l’étude de capitalisation des bonnes pratiques sur l’irrigation au Sénégal, définir les priorités et les grandes orientations du plan d’actions de la Pma d’ici la fin de l’année 2020, et visiter des périmètres pour constater de visu les expériences et bonnes pratiques en matière d’irrigation dans la région de Saint-Louis, afin d’amener les acteurs à s’approprier la plateforme multi-acteurs.

Le Pariis, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauri­tanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, est une émanation de la déclaration de Dakar, suite à la conférence de haut niveau sur l’irrigation au Sahel, organisée au Sénégal le 31 octobre 2013.

Lors de celle-ci, les 6 Etats du Sahel ont convenu, dans une «Déclaration de Dakar», de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée, sur la base d’une approche participative et systémique de résolution des problèmes et de développement de solutions adaptées. C’est ainsi qu’ils ont mis en place avec leurs partenaires le programme régional dénommé «Initiative pour l’irrigation au Sahel-2iS». Placé sous la tutelle du Ministère de l’agriculture et de l’équipement rural (Maer), le Pariis Sénégal, avec un financement de plus de 16 milliards de francs Cfa dont 89% de la Banque mondiale, 7% du gouvernement et 4% des bénéficiaires, adopte une approche régionale basée sur le concept de «solutions d’irrigation» pour une agriculture irriguée, productive, durable et rentable pour la création d’emplois et la sécurité alimentaire en passant notamment par l’amélioration des capacités de planification, d’investissement et de gestion des parties prenantes et d’accroissement des superficies aménagées.

Dans le cadre de la mise en place de ces plateformes multi-acteurs, le Pariis utilise deux approches : une interrégionale qui consiste à mettre en place une Pma interrégionale couvrant plusieurs régions au sein d’une même zone d’intervention, et une autre régionale visant à mettre en place une Pma dans chaque région.

Rappelant au terme de la réunion que ce projet a été lancé depuis 2013, l’adjointe du gouverneur chargée des Affaires administratives, qui présidait la rencontre, a fait savoir que sa mise en œuvre n’a commencé qu’en 2019. Elle a souligné qu’il préconise un changement de paradigme basé sur la planification locale pour permettre d’améliorer les investissements sur l’irrigation pour la maîtrise de l’eau. La Pma qui sera un cadre d’échange et de partage des expériences permettra, selon le gouverneur, de mieux maîtriser les enjeux sur le plan local, pour pouvoir aboutir à un système d’irrigation efficient et capable d’apporter des rendements conséquents. Grâce à son caractère innovant, cette plateforme permettra en résumé d’avoir une interactivité des acteurs afin de mener le projet à son terme et dans les délais, dans la mesure où la mise en œuvre a déjà connu un léger retard, selon le gouverneur qui a rappelé qu’un comité de pilotage avait été mis en place, mais on s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas régler le problème dans le fond. C’est ainsi que le Pariis est venu en appoint avec une stratégie basée sur la planification locale.
Ali Sané Niang, coordinateur du projet, a quant à lui fait savoir que c‘est un projet qui a pour ambition de développer l’irrigation dans 6 pays de Sahel, dont le Sénégal. S’agissant de Saint-Louis qui fait partie des zones d’intervention, l’ambition est de développer sensiblement le potentiel d’irrigation non seulement par un développement des technologies, mais surtout par un accompagnement des acteurs pour qu’ils soient capables non seulement de développer les systèmes, de les mettre en œuvre, mais aussi de les rendre durables, a expliqué M. Niang. C’est d’ailleurs, ajoute-t-il, tout le sens de la mise en œuvre des Pma pour fédérer les actions. Il ajoute également que ce sera un cadre d’échange et de partage de tous les acteurs qui sont concernés par l’irrigation dans la région. Ses membres seront chargés de donner des orientations, de déceler les difficultés et proposer  des solutions durant toute la mise en œuvre du projet qui doit se terminer en 2024 pour qu’au finish on retienne les meilleures pratiques appelées «solutions d’irrigation» dans le cadre du Pariis, poursuit-il.

Le ministère des Pêches dénonce les allégations « totalement infondées » de Greenpeace

Le ministère sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime juge « totalement infondées » les allégations contenues dans un rapport de l’organisation non gouvernementale Greenpeace, lui reprochant d’avoir déclaré que des licences de pêche ont été octroyées à des navires étrangers par le Sénégal, et des d’usines de farine de poisson installées dans le pays, rapporte l’APS.
« Le ministère des Pêches et de l’Economie maritime a découvert, ce samedi 10 octobre 2020, par voie de presse, un rapport de Greenpeace intitulé ‘Mal de mer’, dans lequel ladite ONG dénonce de supposées licences qui seraient octroyées à des navires étrangers, l’installation d’usines de farine de poisson », écrit le ministère dans un communiqué parvenu mardi à l’APS.
Le rapport de Greenpeace « fait état d’activités de pêche INN (pêche illicite, non déclarée et non réglementée) dans les eaux territoriales du Sénégal », selon le ministère.
« Les allégations totalement infondées contenues dans ledit rapport sont d’autant plus surprenantes qu’à plusieurs reprises, par voie de communiqués officiels, de contributions dans la presse, d’émissions de radio et de télévisions, etc., le ministère des Pêches et de l’Economie maritime a toujours apporté des éclairages, des précisions et des démentis, à chaque fois que cela s’imposait, à l’endroit des acteurs, de l’opinion publique nationale et internationale », argue le département ministériel.
Il affirme avoir discuté de la pêche au Sénégal avec les professionnels du secteur et les organisations qui s’y intéressent, dont Greenpeace, laquelle, selon le texte, a été reçue en audience par le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, le 5 mai 2020.
M. Ndoye et ses collaborateurs dénoncent le soutien « sans faille » qu’apporte l’organisation de protection de l’environnement à « certains industriels » de la pêche et « l’acharnement » de ces derniers à son encontre.

Selon eux, Greenpeace est allée « jusqu’à signer la quasi-totalité des communiqués (…) publiés » par les industriels en question, « au risque de porter atteinte à sa crédibilité ».

Le ministère des Pêches et de l’Economie maritime « n’entend donner aucun crédit à un rapport qui n’est qu’une reprise [des] allégations erronées et toujours officiellement démenties de certains privilégiés de la pêche industrielle ».
« Aucun navire battant pavillon étranger ne peut, en l’état actuel de la réglementation sénégalaise, obtenir une licence de pêche au Sénégal si ce n’est sur la base d’un accord de pêche. Or, le Sénégal n’a d’accord de pêche qu’avec l’Union européenne, la Gambie, le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée-Bissau et le Liberia », précise le ministère.
« La Chine n’ayant pas signé [un] accord de pêche avec le Sénégal, aucune licence ne peut dès lors être accordée à un bateau battant pavillon chinois. Tous les bateaux d’origine chinoise, espagnole, française, grecque (…) détenteurs [d’une] licence de pêche au Sénégal appartiennent à des sociétés reconnues, par acte notarié, de droit sénégalais », arguent Alioune Ndoye et ses collaborateurs.
Ils font valoir que ces navires sont « sénégalisés » suivant une procédure rigoureusement encadrée par la loi.
« Tel a d’ailleurs été le cas, s’agissant des licences accordées, sur la base d’une procédure enclenchée depuis 2017, à des navires dénommés Fu Yuan Yu appartenant à la société FT2, établie au port [de Dakar] depuis plusieurs dizaines d’années et connue de tous les acteurs pour son apport très déterminant dans le développement du secteur », soutient le ministère des Pêches et de l’Economie maritime.
En ce qui concerne la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, « Greenpeace semble incriminer huit navires de pêche industrielle ayant participé à des activités douteuses au cours de la période dite observée ».
Le ministère fait « noter que le Sénégal, à travers la direction de la protection et de la surveillance des pêches, soutenue dans sa mission par la Marine nationale, l’armée de l’air (…) dispose d’outils performants de surveillance active et passive des eaux sous sa juridiction », argue le communiqué.
C’est ce qui a valu au Sénégal d’être désigné en 2016, par le département d’Etat américain, « champion des océans », et de figurer en 2017 « dans le carré des pays membres d’Interpol chargés d’orienter la lutte contre la criminalité dans le secteur de la pêche ».

« S’agissant des usines de farine et d’huile de poisson, il est à noter qu’aucune disposition légale ou réglementaire n’interdit leur implantation au Sénégal. C’est le département (le ministère des Pêches) qui, à la suite de larges concertations tenues en 2019, a décidé de geler la délivrance de nouvelles autorisations préalables ».

« Il n’a, dès lors, jamais été question d’une quelconque fermeture des unités en activité. Ces dernières doivent cependant se limiter à n’utiliser que les déchets et rebuts de poisson à titre principal et, accessoirement, les invendus, le cas échéant. Aucune possibilité ne peut (…) leur être offerte au Sénégal, présentement, d’utiliser du poisson frais pour alimenter leurs activités », précise le ministère des Pêches et de l’Economie maritime.
Il fait part de son « engagement inébranlable à œuvrer pour la préservation et la gestion durable de cette ressource nationale, conformément aux orientations stratégiques contenues dans la lettre de politique sectorielle et dans le strict respect des lois et règlements » du pays.
Le ministère promet de continuer « à agir et à interagir avec les acteurs de la pêche artisanale et industrielle », dans le « dialogue permanent » et la « fermeté ».

Lâchée par son principal sous-traitant : Sendou devient une centrale à problèmes et en quasi faillite

https://www.leral.net Son installation à Sendou a charrié beaucoup de contestations. Entre les populations qui n’en veulent pas, les défenseurs de l’environnement qui la considèrent comme une bombe à retardement, voilà que la centrale de Sendou-Bargny est sur le point de mourir de sa belle mort, du fait de sa situation financière catastrophique. Le dernier coup qu’elle a reçu, vient de son principal sous-traitant, qui est parti depuis mai 2020.
Mise en service en octobre 2018, la centrale électrique à charbon de Bargny, d’une capacité de production de 125 MW, vend son électricité à la Société nationale d’électricité (SENELEC), qui la revend à ses consommateurs.
Gérée par la Compagnie d’électricité du Sénégal (CES), la centrale est confrontée, depuis longtemps, à moult problèmes. En effet, en dehors de la contestation de son installation sur le site de Sendou, à quelques mètres du site de Khelcom, où sont basées les femmes transformatrices de poisson, par les populations et les défenseurs de l’environnement du fait de la pollution, la centrale est devenue aussi un échec financier.
Elle est en conflit ouvert avec son unique client, la SENELEC, à qui elle réclame des factures impayées cumulées de l’ordre de 47 milliards de francs Cfa. La SENELEC se justifie en avançant que la centrale était à l’arrêt et n’a pas fourni l’électricité facturée.

CES réclame toujours 47 milliards à SENELEC

Sans solution, les responsables de la CES ont saisi le gouvernement, en juillet dernier, afin qu’il ordonne à la SENELEC de respecter ses engagements contractuels et de s’acquitter de ses dettes envers la centrale. En effet, a fait valoir la CES à l’époque, lors d’une visite de presse , que d’octobre 2018 à juillet 2019, la centrale a fourni à la SENELC 400 000 MW valorisés à 40 milliards Cfa. Une production que la SENELEC a distribuée à ses clients, d’après Malick Seck. Mais la facture n’a toujours pas été honorée par la SENELEC.
Ainsi, explique l’administrateur général adjoint de la CES, entre octobre 2018 et juillet 2019, 17 milliards de francs Cfa de facturations sont restés en instance auprès de la SENELEC. Puis, entre juillet et novembre 2019, des interventions d’entretiens dans la centrale pour maintenance ont occasionné un arrêt. Et à partir du 27 novembre 2019, la centrale a repris son activité de production d’électricité au profit de son clien : SENELEC.
«À partir de cette date, nous avons fait appel à la SENELEC pour pouvoir reprendre.Mais jusque-là, il n’y a pas eu de compromis par rapport à ce redémarrage. Comme le contrat prévoit que dès que la centrale est disponible, le compteur de facturation redémarre. Donc, cela veut dire que, de novembre 2019 à fin juillet 2020, la CES a envoyé à la SENELEC environ 30 milliards de francs Cfa de facturation en plus des 17 milliards FCfa. Ce qui fait un total de 47 milliards», avait déclaré Malick Seck, en juillet dernier.

Maor Technologies a quitté la centrale en mai 2020

Mais voilà qu’en plus de ce différend avec la SENELEC, la CES est désormais quasiment en faillite, puisque lâchée par son principal sous-traitant sénégalais : Maor Technologies.
« Afrique intelligence » rapporte en effet que Maor Technologies n’intervient plus depuis 5 mois dans la centrale à charbon de Sendou. Le sous-traitant réclame au moins 1,7 million de dollars au principal promoteur de la centrale thermique, l’homme d’affaires Louis Claude Norland Suzor.Vox populi

 3,1 milliards de pertes enregistrées dans les communes

https://www.seneweb.com La pandémie du coronavirus a impacté gravement les collectivités territoriales. Les pertes de recettes hors transferts de l’État, par environ 70% des communes du Sénégal, se chiffrent à 3,1 milliards de Fcfa, avec globalement les baisses de recettes entre 25 et 70%. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération lors de la deuxième session ordinaire de l’année 2020 du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).
Ainsi, selon le quotidien EnQuête, qui rapporte les propos d’Amadou Hott, il est donc tout à fait opportun de revisiter l’ensemble de ces instruments d’aide à la mobilisation de financement des collectivités territoriales, mais aussi de penser à de nouvelles techniques plus innovantes qui s’adaptent davantage au contexte actuel. Cet exercice devrait, à son avis, permettre d’engager la relance économique au niveau de chaque collectivité territoriale.

Lutte contre les inondations : 506 milliards déjà dépensés

https://www.seneweb.com Sur les 700 milliards du Plan décennal de lutte contre les inondations initié en 2012, 506 milliards ont été dépensés, soit un niveau d’exécution de 66% à deux ans de la fin du programme. La révélation a été faite Mardi lors d’un conseil présidentiel sur le plan.
Et malgré les eaux stagnantes surtout à Dakar et la polémique sur la gestion des eaux de pluie, Macky Sall a exprimé sa satisfaction face à ce qu’il considère comme de bons résultats de son régime.
« Le plan est remarquable. Avec la phase deux qui s’annonce, nous pourrons certainement atteindre les objectifs du plan tel qu’il a été décliné », se félicite Macky Sall qui demande une exécution de ce qui reste en mode fast tract.
Le chef de l’État dit accorder la priorité à Keur Massar et au bassin de Mbao. Macky Sall a fait également comprendre au gouverneur qu’il est « totalement inacceptable » de laisser la population s’implanter dans des zones incompatibles avec les habitations.

Conseil des Droits de l’homme de l’ONU : Le Sénégal brillamment réélu avec 188 voix.

https://www.dakaractu.com Le Sénégal, avec 188 voix, a brillamment été réélu par l’Assemblée générale de l’ONU comme membre du Conseil des droits de l’homme pour un nouveau mandat de 3 ans. Notre pays est arrivé en tête à l’issue du vote qui a vu la réélection de 16 États.
La Côte d’Ivoire, le Malawi, le Sénégal et le Gabon ont été élus pour occuper les quatre sièges vacants du Groupe des Etats d’Afrique. Pour le Groupe des États d’Asie-Pacifique, la Chine, l’Ouzbékistan, le Pakistan, l’Arabie Saoudite et le Népal ont gagné leur place.
La Russie et l’Ukraine ont été élues aux deux sièges vacants du Groupe des États d’Europe de l’Est. Les deux sièges du Groupe des États d’Europe de l’Ouest sont allés à la France et le Royaume-Uni.
Pour ceux du Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes, Cuba, la Bolivie et le Mexique siègeront comme membre du Conseil des droits de l’homme..

Disparité des offres de formation professionnelle : «Tous les établissements privés seront audités»,Dame Diop

https://www.pressafrik.com Dame Diop, ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, a annoncé mardi, l’audit dans les plus brefs délais de tous les établissements privés du Sénégal. Cette décision a été prise, selon le ministre, suite à la disparité constatée dans les contenus d’enseignements et d’approches pédagogiques.
« Même si les établissements privés fournissement d’innombrables efforts visant à accompagner l’Etat dans ses missions de service public, force est de constater que l’univers actuel est caractérisé par la disparité des contenus d’enseignements et des approches pédagogiques. Il atteste une inadéquation des offres de formation avec la demande du marché de travail et de l’emploi », a déclaré le ministre.
Dame Diop d’annoncer qu’il a actionné ses services compétents pour un audit des écoles de formation professionnelle. « C’est ainsi que j’ai instruit mes services compétents et dans les meilleurs délais à un audit national des ébahissements privés de formation professionnelle dans le but d’évaluer d’abord les offres de formation, de vérifier l’application de la réglementation liée au fonctionnement des établissements privés, de vérifier et de promouvoir d’avantage l’application du cahier de charges et des localités des établissements privés et de formation professionnelle ».
Le ministre Dame Diop s’exprimait lors de la cérémonie de remise des chèques de 500 millions destinés à 251 établissements privés de formation professionnelle et technique impactés par les conséquences de la pandémie de Covid-19. Aminata Diouf

CADRE UNITAIRE DES ORGANISATIONS DES ETABLISSEMENTS PRIVES DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (CUDOPES) : Dr Jean Marie Sène fixe les conditions de réinscription

http://www.sudonline.sn Le règlement des frais de scolarité pour les mois pendant lesquels les écoles ont été fermées en raison de la pandémie de la covid-19, reste toujours obligatoire dans les établissements privés. Selon le président du Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes), Dr Jean Marie Sène, les écoles privées ne vont pas accepter, pour la rentrée scolaire 2020/2021, les élèves qui ne paieront pas les mensualités des «vacances forcées»,en raison de la Covid-19
Que les parents d’élèves se le tiennent pour dit ! Les organisations qui dépendent de la Fédération de l’éducation et de la formation qui regroupe les écoles privés laïques, les écoles franco-arabes, l’enseignement privé catholique et le Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes) ne vont accepter leurs enfants que s’ils décident de s’acquitter de la scolarité des mois précédents coïncidant avec la fermeture des écoles pour cause de covid-19.
«On avait discuté avec les parents d’élèves responsables qui nous ont dit : oui, on comprend que c’est difficile pour vous et pour nous aussi. Tout le monde est impacté par la covid-19.
Maintenant, on accepte de payer mais la seule chose qu’on vous demande, c’est de ne pas lier le paiement de l’année courante à la réinscription ; de nous donner la possibilité de disposer d’un moratoire ; réinscrire nos enfants ; commencer les enseignements et on voit comment éponger la dette qui est due. C’est ce qui a été discuté avec les parents d’élèves responsables. Maintenant, un parent d’élève qui dit : «je ne paie pas». Nous sommes du privé. C’est nous qui avons mis notre argent. Nos écoles nous appartiennent. Quelqu’un ne peut pas venir forcer la porte pour dire : «j’amène mon enfant». Tu es libre de l’amener dans l’école publique», a fait savoir le président du Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes), Dr Jean Marie Sène. Poursuivant son propos, il ajoute : «Nous sommes du privé. Si tu remplis les conditions financières, tu t’inscris. Si tu ne remplis pas les conditions financières, tu ne peux pas t’inscrire. Maintenant, quelqu’un qui vient discuter avec le chef de l’établissement. Ce dernier a la latitude d’accepter ou de ne pas accepter en fonction des propositions que tu lui fais en modalités de paiement».
Selon Dr Jean Marie Sène, il faut que les parents d’élèves arrêtent de considérer l’éducation de leurs enfants comme de la marchandise. «L’éducation, ce n’est pas une marchandise qui se vend. C’est un projet. Un étudiant ou un élève qui s’inscrit, il a un projet pour apprendre quelque chose, pour avoir un ensemble de connaissances et de compétences pour pouvoir servir la Nation ou la société. On ne peut pas dire, tel mois, j’ai étudié, je paie. Tel mois, je n’ai pas étudié, je ne paie pas», a tenu à préciser le président du Cudopes.
Pour preuve, dirat-il, les cours ont été dispensés au-delà de ce qui était prévu pour les élèves qui devaient passer les examens qui s’est soldé avec un fort taux de réussite cette année. Ce qui fait dire au président du Cudopes, les parents de ces élèves ne peuvent pas évaluer tous les efforts que les établissements ou les enseignants ont eu à dépenser pour la réussite de leurs enfants. «On a fait notre devoir. Que les parents fassent leur devoir», a-t-il lancé.
Dr Jean Marie Sène a tenu à rappeler les directives du ministère de l’Education qui avait demandé, à tous ceux qui le peuvent, de faire la continuité pédagogique à travers l’enseignement à distance pour les élèves en classes intermédiaires et de les évaluer à l’issue du premier semestre.Mariame DJIGO

Campus Thiès : Le Saes décrète un 3ème mot d’ordre de grève de 48 heures.

https://www.dakaractu.com La Coordination du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (Saes) du campus de Thiès a décrété à partir du 15/16 octobre 2020, un troisième mot d’ordre de grève de 48 heures. Selon ces enseignants du supérieur, « madame le Recteur n’a aucune considération à leur égard vu les « réponses évasives » qu’elle a fournies par rapport à leurs revendications, manque de volonté à trouver rapidement des solutions aux points de revendications et s’entête à persévérer dans l’ignorance de l’intérêt de l’Université de Thiès en nous poussant à poursuivre cette grève ».
Pour obtenir gain de cause, les enseignants du supérieur comptent paralyser le campus. « La coordination demande aux militants du campus de Thiès de surseoir, en plus des activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), à toute participation à des activités administratives et réunions.
Elle rappelle aux militants que les formations payantes et les activités dans les établissements privés doivent absolument être suspendues. Elle demande aux militants de rester mobilisés et de rester à l’écoute du bureau de la coordination qui leur fera parvenir en fin de semaine, le prochain mot d’ordre si la situation n’évolue pas d’ici là », lit-on dans le communiqué du Saes parvenu à Dakaractu.

Mercredi 14 octobre….1 décès supplémentaire,24 nouveaux cas,5 cas graves et 63 malades guéris

https://www.pressafrik.com  Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce mercredi 14 octobre 2020…Sur  1293 tests effectués, 24 sont revenus positifs soit un taux de positivité de %.
Il s’agit de 1 cas contact déjà suivis, 6 cas importé enregistrés à l’AIBD et 17 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Almadies (2), Mbao (2), Cité Keur Gorgui (1), Cité Sonatel (1), Dakar Plateau (1), Fann (1), Guédiaway (1), Liberté 4 (1), Maristes (1), Mermoze (1), Nord Foire (1) , Pikine(1), Sacré-Cœur (1),  Thiès (1) et Yoff (1).
Le Directeur de la Prévention au ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye a également annoncé la guérison de 63 patients qui étaient sous traitement, 5 cas graves et 1 décès.
A ce jour le Sénégal compte 15.331 cas déclarés positifs dont 13.571 guéris, 316 décédés et donc 1.443 sous traitement.

Le Pr Serigne Maguèye Guèye,lauréat du Prix Albert Schweitzer 2020 de la Société internationale d’urologie (Siu)

https://www.dakaractu.com Le Sénégal encore honoré dans le monde par un de ses fils. Il s’agit du professeur Serigne Maguèye Guèye qui a été désigné lauréat du Prix Albert Schweitzer, Edition 2020 par la Société internationale d’urologie (Siu). Celui-ci, titulaire de chirurgie / urologie à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar et actuellement le Chef de service Urologie à l’Hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, devient ainsi le 13e récipiendaire de ce prestigieux prix et le premier en Afrique subsaharienne. Honoré cette année, le Pr Guèye a été membre des plus importantes associations internationales et sociétés savantes luttant contre le cancer. Il est actuellement Président du Collège ouest-africain des chirurgiens et initiateur du Centre de santé communautaire Aristide Mensah de Yeumbeul dont l’objectif est le rapprochement géographique et économique des soins, a appris Dakaractu, ce mardi 13 octobre 2020.
Le Prix Albert Schweitzer récompense un urologue pour sa contribution remarquable à l’enseignement de l’urologie et à la formation des urologues, particulièrement dans les pays à ressources humaines en santé limitées notamment les pays en développement. Prix institué en 2004 par la Siu (fondée en 1907) dont la mission est de permettre aux urologues de tous les pays, grâce à la coopération internationale en matière d’éducation et de recherche, d’appliquer les normes les plus élevées de soins urologiques à leurs patients’’, a précisé le communiqué parvenu à la rédaction.
Lequel précise que la Siu est une plateforme internationale majeure pour l’éducation urologique durable et des activités philanthropiques collaboratives visant à améliorer les soins urologiques avec plus de 10 000 membres de plus de 130 pays.
Il est également relevé que dans le cadre de l’Ong Institut pour la Formation et la Recherche en Urologie et Santé Familiale qu’il a créée en 2004, il travaille dans le sens d’un accès universel aux soins chirurgicaux dans les zones les plus reculés du continent africain. Il est de tous les combats pour la restauration de la dignité des femmes atteintes de fistules ou victimes de mutilations génitales.

 «AUDIENCES» DU TRIBUNAL DES PAIRS DU CORED : Déjà 5 dossiers à instruire,dont 3 en urgence

http://www.sudonline.sn Les choses sérieuses commencent pour le nouveau Tribunal des Pairs du Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED). Installée il y a quelques semaines, le mercredi 23 septembre dernier, l’instance dirigée par Eugénie Rokhaya Aw va instruire ses premiers dossiers. Il s’agit de trois (03) auto saisines a évacuer en urgence et de deux (02) plaintes
Trois (03) auto saisines et deux (02) plaintes. Ce sont là les premiers dossiers que va instruire le Tribunal des Pairs du Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED), récemment installé. Parmi ces dossiers, soumis aux «juges des médias» pour instruction, figure le traitement médiatique par le site actu221 de la sortie du député APR Aliou Dembourou Sow. «L’un des dossiers concerne la publication par le site d’information actu221 d’un article sous le titre : «un député appelle les peuls à prendre les machettes pour défendre la candidature de Macky Sall», informe un communiqué du CORED daté d’hier, mardi 13 octobre 2020.
Et la source de préciser que «cette affaire et deux autres font l’objet d’une auto saisine et seront instruites en toute urgence par le Tribunal des Pairs du CORED, qui a, par ailleurs, reçu deux plaintes faisant également l’objet d’examen». En attendant, «le CORED en appelle encore une fois à la responsabilité des hommes et femmes de médias dans le traitement de l’information», conclut le texte.
Le CORED a pour mission de veiller au respect, par les journalistes, les techniciens des médias et les entreprises de presse, des règles d’éthique et de déontologie. Il s’est doté d’un Tribunal des Pairs, un organe indépendant et autonome depuis 2014, à l’initiative du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS). De dix (10 juges, l’équipe précédente) le Tribunal, renouvelé et installé le mercredi 23 septembre 2020 comprend douze (12) membres. Ce Tribunal a élu à sa tête, le vendredi 02 octobre dernier, à l’issue de sa première réunion, Eugénie Rokhaya Aw, journaliste et ancienne directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. La juridiction statue sur les plaintes ou en cas d’auto saisine.

LE CORED A DESORMAIS LES COUDEES FRANCHES POUR APPLIQUER LES DECISIONS DU TRIBUNAL

Pour corriger les manquements déplorés avec la première équipe, souvent critiquée pour l’absence de recours en cas de non satisfaction de la décision rendue, la nouvelle instance d’autorégulation va fonctionner sur la base d’un double degré de juridiction. Elle va dorénavant statuer en première instance et au besoin (en cas de recours) en seconde instance. Ce qui explique l’augmentation des juges de 10 à 12, dont cinq (05) femmes, avec le maintien de 03 membres de l’équipe sortante notamment les journalistes, Mame Less Camara Eugenie R. Aw et Mamadou Biaye qui vont servir d’éclaireurs à leurs 09 autres nouveaux collègues dans l’instance. Tous ses membres sont des journalistes en activité ou à la retraite, élus pour un mandat de trois (03) ans.I. DIALLO

AFFAIRE TELIKO, LES ENJEUX D’UN MALAISE PROFOND

https://www.seneplus.com http://www.enqueteplus.com Malgré la sortie du premier président de la Cour suprême, il ne faut pas s’attendre à un armistice entre les magistrats progressistes qui se battent pour la libération de la justice et les conservateurs qui militent en faveur du statu quo
Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. Aux vraies questions soulevées par l’Union des magistrats sénégalais (UMS) par rapport à l’indépendance de la justice, la chancellerie répond par une grande diversion qui aura duré plusieurs semaines, allant jusqu’à pousser le très taiseux et émérite magistrat Cheikh Tidiane Coulibaly, Premier président de la Cour suprême, à faire une sortie publique, pour rappeler les principes aux uns et aux autres. Quoique rassurante, cette sortie du premier président est loin de mettre un terme au bras de fer entre la chancellerie et le ‘’syndicat’’ des magistrats.
De part et d’autre, on affûte les armes et se prépare à l’assaut final, malgré l’annulation de la conférence de presse initialement prévue aujourd’hui par les services du garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Il n’empêche, au sein de la magistrature, les langues se délient sur certains griefs reprochés au président Souleymane Téliko. A l’instar de Madiambal Diagne qui accusait le juge Souleymane Téliko d’être un magistrat pro opposition, l’Inspection générale de l’administration de la justice aurait retenu, entre autres arguments, l’article 14 de la loi 2017-10 du 17 janvier 2017 portant statut des magistrats. Un argument qui interpelle certains magistrats.
En effet, ledit article prévoit, en son alinéa 1er  : ‘’Les magistrats, même en position de détachement, n’ont pas le droit d’adhérer à un parti politique et toute manifestation politique leur est interdite.
Toute manifestation d’hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de même que toute démonstration politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions, leur sont également interdites.’’
Ce qui choque bien des magistrats, c’est surtout qu’attend la chancellerie pour traduire en Conseil de discipline des magistrats qui ont fait pire, en s’engageant de manière non équivoque dans la politique, aux côtés du président de la République. Quant à Souleymane Téliko, son seul tort a été de répondre à la question d’un journaliste portant sur un procès impliquant un acteur politique.
L’autre argument invoqué par l’Igaj, c’est la violation de son serment, prévu par l’article 9 du statut  : ‘’Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions de magistrat, de les exercer en toute impartialité, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence des juridictions et d’observer, en tout, la réserve, l’honneur et la dignité que ces fonctions imposent.’’

L’UMS ne lâche pas l’affectation ‘’illégale’’ de Ngor Diop

Tout est parti de l’affectation du magistrat Ngor Diop, ancien Président du tribunal d’instance de Podor. Quelques jours avant cette ‘’affectation-sanction’’, ledit magistrat avait condamné un dignitaire religieux. Ce, nonobstant les nombreuses interventions de l’autorité visant à classer l’affaire. Face à ce camouflet, l’Exécutif n’attendra même pas la prochaine réunion du Conseil supérieur de la magistrature, pour sévir contre le magistrat indélicat. Par le biais de la procédure exceptionnelle des consultations à domicile, Ngor Diop a été affecté comme conseiller à la Cour d’appel de Thiès.
Depuis lors, l’UMS s’est déployée comme elle ne l’avait jamais fait auparavant, pour barrer la route à ce qu’elle considère comme relevant d’une illégalité manifeste. Selon l’organisation, cette affectation viole, d’une part, les dispositions de la loi organique n°2017-11 portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, d’autre part, la loi portant statut des magistrats.

D’ailleurs, le recours pour excès de pouvoir a été déposé, hier, sur la table de la Cour suprême, pour demander l’annulation de l’acte.

Sur le premier argument, il ressort de l’article 6 de la loi sur le CSM, que la procédure des consultations à domicile ne peut être utilisée pour affecter un magistrat qu’en cas d’urgence. Selon l’alinéa 1er de ladite disposition, ‘’le CSM se réunit, au moins deux fois par an, sur convocation de son président (le président de la République)’’. Toutefois, précise l’alinéa 2, ‘’en cas d’urgence, le Conseil peut statuer par voie de consultation à domicile’’. En ce qui concerne la violation de la loi organique portant statut des magistrats, l’UMS convoque l’article 6. Celui-ci prévoit  : ‘’En dehors des sanctions disciplinaires du premier degré, ils (les magistrats du siège) ne peuvent recevoir une affectation nouvelle, même par voie d’avancement, sans leur consentement préalable…’’ La seule dérogation est prévue en matière de nécessité de service, conformément aux articles 90 et suivants de la loi organique sur le statut des magistrats.
Cette nécessité de service est difficilement admissible dans l’affaire Ngor Diop, faisait savoir l’UMS. L’organisation en veut pour preuve le fait que le remplaçant de M. Diop vient de la cour ; il devait déposer ses baluchons (Cour d’appel de Thiès).
En fin de compte, estimait l’association, il n’y a dans cette affaire ni urgence, encore moins nécessité de service.

Entre tabou et soif d’indépendance

Pour beaucoup d’observateurs, ce dossier Ngor Diop a définitivement mis en lumière que l’indépendance de la justice, dans ce pays, est encore un grand leurre. Comment un magistrat peut être sanctionné pour avoir juste osé poursuivre et condamner un citoyen, fusse-t-il un dignitaire religieux ? Cela pose plus que jamais le problème de l’indépendance de la justice, plusieurs fois agitée.
Pour rappel, en matière de nomination des magistrats, le Conseil supérieur de la magistrature donne des avis. Les propositions appartiennent exclusivement au ministre de la Justice, donc à l’Exécutif. Et c’est là une des sources profondes du mal, n’a cessé de dire l’Union des magistrats sénégalais.
Dans sa dernière sortie, le premier président de la Cour suprême appelle, en filigrane, l’UMS à limiter ses critiques sur l’institution judiciaire. En effet, l’organisation n’a eu de cesse de faire des sorties au vitriol pour regretter un manque d’indépendance de la justice. Cette question doit-elle rester un tabou chez les magistrats ? Qui, mieux que les magistrats, pourraient mener le combat pour une justice plus performante ? Quelle serait l’utilité de l’UMS, si l’organisation n’a le droit de se prononcer que sur les intérêts matériels des magistrats ? Autant de questions qui ne manqueront certainement pas de se poser au sein de l’institution judiciaire.
En tout cas, cette question de l’indépendance des magistrats se pose plus que jamais, avec l’affaire Ngor Diop. Pourtant, en 2018, sur commande même du président de la République, d’importantes concertations avaient réuni tous les acteurs de la justice, sous la houlette de l’éminent juriste, le professeur Isaac Yankhoba Ndiaye, pour panser les maux dont souffre le troisième pouvoir. Plus de deux ans après, les conclusions du Comité de concertation sur la modernisation de la justice dorment dans les tiroirs, à l’instar de celles de la Commission nationale de réforme des institutions.

Les recommandations salvatrices sous le coude du président

Globalement, les réformes alors proposées tournaient autour de trois problématiques principales. Il s’agit du statut des magistrats, du Conseil supérieur de la magistrature et de la carte judiciaire nationale. Ironie de l’histoire, l’un des participants les plus assidus, lors de ces concertations sur le devenir de la justice, c’était l’actuel premier président de la Cour suprême, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly, souligne le rapport.
D’ailleurs, parmi les recommandations fortes, le Comité de concertation préconisait que la présidence du Conseil supérieur de la magistrature soit confiée au premier président de la Cour suprême et non plus au président de la République. Pendant ce temps, la vice-présidence devait revenir au procureur général près la Cour suprême.
Selon le rapport parcouru par ‘’EnQuête’’, le CSM devait prendre en charge la carrière des magistrats, la garantie de leur indépendance et le respect de la déontologie. ‘’Il s’agirait d’un Conseil supérieur de la magistrature rénové aux couleurs de l’autonomie, de l’indépendance, identifiants essentiels dans la mise en place de la modernisation de la justice, en conformité avec les exigences démocratiques contemporaines’’, lit-on dans le rapport.
Parmi les autres recommandations fortes, il y a notamment l’éviction du président de la République qui ne siégerait plus au Conseil en principe ; l’ouverture du CSM à d’autres membres provenant de professions ou de profils divers, (notamment des professions judiciaires, de l’université, des personnalités indépendantes), l’augmentation du nombre de magistrats élus par leurs pairs, la mise en place d’un système transparent d’avancement…
Ce système, selon le rapport, doit essentiellement être fondé sur des critères du mérite, de la compétence, des responsabilités exercées, de l’expérience, de l’ancienneté, de l’intégrité avec un appel à candidatures suivi d’une évaluation objective sur la base de normes standards. En outre, il était aussi préconisé la reconnaissance du pouvoir de saisine du CSM aux chefs de cour et des parquets généraux en matière disciplinaire.
Relativement au statut des magistrats, l’option retenue était d’arriver à ‘’une objectivation’’ dudit statut et à ‘’un rééquilibrage des pouvoirs du parquet’’. A en croire le comité, il est nécessaire, ‘’tout en admettant le lien fonctionnel entre l’Exécutif et le parquet, d’encadrer davantage les prérogatives que la loi reconnaît à l’autorité de tutelle qui, bien qu’inhérentes au système de référence, ne devraient pouvoir inhiber le principe d’indépendance qui profite à tous les magistrats, même   si celui-ci se présente selon une intensité variable, en raison des fonctions exercées  : unité de corps, dualité des fonctions’’.
Aux fins de garantir l’indépendance des magistrats, le comité avait également proposé de transférer la prérogative de proposer des nominations de certains magistrats, du ministre de la Justice au Conseil supérieur de la magistrature. Il devait en être ainsi des magistrats de la Cour suprême, des chefs de juridiction et de parquet, à l’exception des présidents de tribunaux d’instance. Pour les autres magistrats, la prérogative de proposition reste, selon les recommandations, entre les mains du garde des Sceaux, sur avis conforme du CSM. Pour ce qui est de la proposition de nomination aux grades et fonctions, le ministre en avait la prérogative, après avis de la commission d’évaluation installée au sein du CSM, sur la base de critères objectifs prédéterminés et transparents.Le comité préconisait également un encadrement strict du recours à la notion de nécessité de service. De même, il avait été recommandé une interdiction formelle des injonctions individuelles au parquet ; celle de toute atteinte à la liberté d’opinion du parquet à l’audience, entre autres.
Sur la fameuse question de la retraite, le comité demandait qu’elle soit fixée à 68 ans pour le magistrat du grade hors hiérarchie, justifiant de six (6) ans d‘ancienneté, selon un système d’option, ainsi que la revalorisation de la pension. Mor Amar

Propos ethniciste d’Aliou Dembourou Sow : BBY les compare à la déclaration de Sonko sur la fusillade des anciens chefs d’Etat

La cellule de communication de la coalition Benno Bokk Yakaar a été très évasive dans sa condamnation des propos ethnicistes tenus par le député Aliou Dembourou Sow. Interpellé sur le sujet, le porte-parole Pape Mahawa Diouf qui s’est limité à dire qu’ils condamnaient toute forme de violence, sans jamais indexer son le mis en cause, a ramené la déclaration de Ousmane Sonko, avant la campagne présidentielle de 2019. Le leader de Pastef insinué, lors d’une rencontre avec ses militants qu’il n’y aurait aucun mal à fusiller tous les anciens chefs d’Etat sénégalais. Compte tenu de tous les crimes qu’ils ont commis..

EUX & NOUS – Grave fissure sur la toile ! PAR ABDOUL AZIZ TALL

http://www.sudonline.sn «On ne peut pas juger mes propos si on n’est pas du Fouta ou du Ferlo. Depuis que le président Macky Sall a créé l’Alliance pour la République, nous avons l’habitude, dans le Ferlo, d’utiliser le terme arme pour désigner la carte électeur. Parfois nous utilisons les mots : baton, coupe-coupe, ou même des balles. C’est un effet de langage». Ces propos, pour le moins alarmants, qui ont pour auteur un député, censé être celui du peuple, sont de toute évidence d’une extrême gravité
En effet, ils constituent une source de menace de ce que notre pays a toujours considéré comme une compétence distinctive par rapport à de nombreuses nations du monde, notamment en Afrique, à savoir une cohésion nationale, fondée sur le brassage ethnique, l’entente entre les citoyens, le respect mutuel que se vouent les différentes communautés, qu’elles soient ethniques, politiques ou religieuses, résultante d’un commun vouloir de vivre en commun, fondement de toute nation qui se veut solide et viable.
La gravité de ces propos est d’autant plus ahurissante, par son caractère à la fois inattendu et subversif, qu’ils émanent d’un représentant du peuple au sein de notre Assemblée nationale. La tentative de justification ou d’explication, laborieusement élaborée de ses propos ne fait hélas qu’enfoncer davantage l’«honorable» député dans les abîmes d’une communication catastrophique.
En effet, s’il prend prétexte qu’il faut être de son ethnie ou de sa région géographique pour comprendre son intervention, alors, on devrait logiquement se demander si ce parlementaire a tant soit peu une idée de ce que doit être la mission dévolue à l’institution au sein de laquelle il siège. Une intervention aussi guerrière avec des vocables tout aussi belliqueux, bellicistes et va-t’en guerre, même si c’est par métaphore ou je ne sais par quel «effet de langage» comme il le dit, n’aurait jamais dû sortir de la bouche d’un citoyen ordinaire, à fortiori de celle d’un représentant du peuple.
Dans une République, on ne saurait accepter qu’il y ait une communication outrageusement en porte-à-faux avec la cohésion nationale, que l’on tente d’expliquer, avec autant de légèreté du reste, par des arguties selon lesquels il faut être de telle région ou appartenir à telle ethnie du pays pour en saisir la portée réelle. Quelle maladresse, de la part d’un parlementaire qui devrait user d’un langage qui fédère, et qui soit à la fois responsable et accessible à tous les citoyens de son pays ! Quelles que soient les circonstances, Il se devait de faire montre de sens de la mesure et de pondération, éviter de choquer, à travers un langage qui, non seulement heurte la conscience de ses compatriotes, mais, qui plus est, porte dangereusement les germes d’une division de la société.
Un parlementaire ne saurait se prévaloir de son ethnie ou de sa localité, pour tenir un tel discours dont le contenu est relatif à une question nationale d’une haute importance, à savoir la prochaine élection présidentielle. Ce dérapage pose évidemment l’éternelle question du choix des hommes et des femmes devant occuper des postes de responsabilité, et dont chaque acte posé a forcément des répercussions sur l’image de la République, de ses institutions et des acteurs qui les incarnent.
Pendant que l’opinion n’a pas encore fini de s’indigner du récent scandale de cet autre parlementaire pris en flagrant délit de trafic de faux billets de banque, voilà qu’un autre, issu de la même famille politique, surgit pour «craqueler» l’image de ce pays qui a le génie d’avoir construit et conservé jusqu’ici une nation unie dans sa diversité culturelle, ethnique et religieuse. Il serait étonnant que la majorité à laquelle appartient ce député endosse cette intervention aux relents bellicistes, aussi bien dans la forme que dans le fond.
C’est la raison pour laquelle, le Chef de l’Etat, gardien de l’intégrité et de la cohésion nationale, et dont l’auteur de ces propos se réclame partisan, devrait, comme du reste l’Assemblée nationale, condamner sans réserve et de manière formelle le discours baroudeur et aventurier de ce député.Abdoul Aziz TALL,Conseiller en management, ancien ministre, ancien DG du Bureau Organisation et Méthodes (BOM).

L’ACT Demande À Macky De Faire Taire Aliou Dembourou Sow

Nous condamnons vigoureusement les propos aussi irresponsables que dangereux du député Aliou D Sow. En effet nous n’avons jamais cessé d’alerter sur les dérives rampantes provenant du mode de désignation des députés et autres représentants qui fait que le plus souvent ils ne connaissent malheureusement pas le minimum requis pour aspirer à assumer les charges de représentants du peuple au parlement. Les propos xénophobes, irresponsables et dangereux de ce lugubre parlementaire illustrent si besoin en était que la carence de légitimité cumulée à un déficit notoire de savoir vivre et de savoir être peuvent nous mener à l’irréparable en sapant les valeurs fondamentales de notre chère République ainsi que du modèle sénégalais de concorde et de paix sociale. Nous interpellons directement Monsieur Macky Sall, Président de la République, à ne pas faire preuve de faiblesse et le dos rond une nouvelle fois; il doit prendre ses responsabilités par une réaction vigoureuse tendant à sanctionner comme il se doit l’auteur de tels propos. Nous l’invitons solennellement à prendre les mesures idoines afin non seulement de faire taire ce sinistre député, mais de dissuader à jamais toute personne qui serait tentée de prononcer des propos aussi criminels, irréfléchis et irresponsables tendant à saper notre commun bon vouloir de vie commune.Dakar, le 13 Octobre 2020,Le Bureau politique de l’ACT

PROPOS DE ALIOU DEMBOUROU SOW : TABITAL PULAAKU SE DEMARQUE

http://www.emedia.sn L’ARP – TPS, section sénégalaise de Tabital pulaaku international, se démarque des propos du député Aliou Dembourou Sow, qui appelle à prendre des machettes contre les anti-3ème candidature de Macky Sall.
Dans une déclaration parvenue à emedia.sn, son président, Fary Silate KA, condamne « avec la dernière énergie » les propos tenus par le député, « pour leur dangerosité et leur caractère potentiellement conflictogène. »
Ainsi, l’ARP – TPS, « respectueuse de la démocratie et des principes républicains », et « soucieuse de la paix entre les peuples d’Afrique, au Sénégal et dans le monde », invite tous les Fulbés et leurs amis « à cultiver la paix entre toutes les communautés, pour l’unité nationale dans la diversité, et pour l’intégration africaine. » Exhortant « toutes les populations du Sénégal à se donner la main pour aller à l’essentiel  : la paix et le développement durable dans le respect mutuel et la concorde nationale ». Dié BA

Abdou Karim Fofana Devient Fou…Il Soutient L’homme À La Machette

https://www.xibaaru.sn Propos appelant à la haine  : Le soutien indigne d’Abdou Karim Fofana à Aliou Dembourou Sow
Les réactions d’indignation et condamnations des propos tenus par le député Aliou Dembourou Sow, membre de l’Alliance pour la République (APR) et Président du Conseil départemental de Ranérou fusent de partout. Des propos qui appellent à la haine. Aliou Dembourou Sow fait l’apologie de la violence et de la guerre civile en appelant les Peulhs à sortir les machettes contre tous ceux qui tenteront de se dresser pour barrer la route à un troisième mandat du Président Macky Sall.

Propos génocidaires

Des propos scandaleux pour un responsable de son niveau. Tous ceux qui sont soucieux de l’unité nationale, de la stabilité du Sénégal, tous les démocrates condamnent vigoureusement les propos tenus par Aliou Dembourou Sow, qui ailleurs aurait vu le Procureur s’auto-saisir dans cette affaire.
Aliou Sow est franchement indéfendable. Son parti, l’APR, dans un communiqué signé par son porte-parole Seydou Guèye s’est démarqué de lui, jugeant ses propos « inacceptables ». Selon le document  : « Dans une déclaration largement diffusée sur les réseaux sociaux, notre camarade Aliou Dembourou Sow a tenu des propos inacceptables et inopportuns. (L’APR) tient à exprimer ses regrets. Aussi, l’APR se démarque de tout propos et de toute démarche aux antipodes de la ligne du parti, clairement exprimée à maintes reprises par le Président du parti et par nos différentes instances ».

Fofana, avocat du génocide

La réaction de l’APR est aux antipodes de celle d’un des leurs. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Abdou Karim Fofana ose lui, prendre la défense de Aliou Dembourou Sow.
Qui est Abdou Karim Fofana pour oser prendre la parole publiquement pour se transformer en avocat du diable ? Abdou Karim Fofana n’a fait que renforcer la colère des Sénégalais qui aurait aimé voir le Procureur s’auto-saisir sur cette affaire.
Désolé, mais il est incompréhensible de voir un ministre de la République, de surcroît jeune et que l’on dit brillant, puisse se rabaisser dans ce débat de bas étage et soutenir un bandit.
Avec ces propos, Abdou Karim Fofana montre ses limites et sa propension à vouloir toujours plaire aux maîtres des lieux. Il s’implique sans raison aucune dans des conflits loin de sa zone de juridiction. Un jeune ambitieux aux dents cariées qui risque de repousser par sa mauvaise haleine tous ceux qui avaient de l’estime pour lui. Il a pêché par inexpérience et cela risque de lui coûter cher au sein de l’APR. Et cela n’arrange non plus sa côte car aux yeux de l’opinion publique, il passe pour être un opportuniste prêt à s’allier au diable pour arriver à « ses fins »…Lesquelles ?La rédaction de xibaaru

Me Demba War,APR : « Aliou Dembourou Sow présentera des excuses publiques »

https://www.pressafrik.com Sous sa casquette de proche du Président Macky Sall, le juriste et responsable de l’Alliance pour la République, Me Djibril War s’est exprimé sur la polémique du moment, engendrée par les propos ethnicistes du député Aliou Dembourou Sow. Il assure que ce dernier fera des excuses publiques aux Sénégalais.
« En tant que Sénégalais, républicain et représentant du peuple, je condamne tout propos, actes de nature à susciter ou engendrer des conflits, confrontations individuelles ou collectives de quelques bords qu’ils viennent. À propos de la sortie malheureuse de l’honorable député et non moins président de Conseil, Alioune Dembourou Sow, je suis surpris des propos qu’on lui a prêtés. Car les collègues députés de l’Assemblée nationale de la majorité comme de l’opposition lui reconnaissent un caractère jovial et serein. Même s’il estime que ses propos ont été sortis de leur contexte comme c’est souvent le cas, il présentera ses excuses publiques au peuple sénégalais. Et je suis convaincu qu’il le fera parce que c’est un homme pieux et très humble« , a-t-il confié dans un entretien avec le journal Le Témoin.
Toutefois, Me Djibril War a également dénoncé les réactions de certains politiciens et activistes dans les médias et les réseaux sociaux. « Par la même occasion nous condamnons vivement l’attitude de certaines personnes à l’indignation et la consternation sélectives. Il est inadmissible et injuste que certaines personnes, du monde politique, l’opposition et la société civile réagissent de manière violente dès que des actes et propos sont imputés à des personnes du parti au pouvoir ou des proches du président Macky Sall. Je déplore les réactions de certains hommes et femmes analystes politiques dont les attitudes irresponsable sont dignes des « Radios des Milles et une Collines ». Ces gens s’apparentent même à un appel à une confrontation interethnique« , déplore-t-il.Bas du formulaire

Thierno Ahmadou Sy : «Le ministre de la Justice gagnerait à mettre de l’eau dans son vin et savoir qu’il est le patron »

https://www.leral.net/ https://actusen.sn/ Thierno Ahmadou Sy dans un entretien accordé à « SourceA », s’est prononcé sur le bras de fer entre le ministre de la Justice Malick Sall et les magistrats, notamment le président de l’Ums, Souleymane Téliko. « Le ministre de la Justice a beaucoup de soucis avec les différents acteurs de son département. Ce n’est pas une première, mais je pense qu’il nous faut des managers qui se soucient de la stabilité des secteurs qu’ils dirigent pour pouvoir avoir de bons résultats. Dans ces conditions, on ne peut pas avoir de résultats palpables », a commenté le leader du Mouvement ‘’Haa yesso’’.
Selon lui, « le ministre gagnerait à mettre de l’eau dans son vin et savoir qu’il est le patron. On n’est pas obligé de montrer qu’on est le patron, en voulant tout le temps dominer l’autre. Tout se règle autour d’une table de négociations avec le dialogue.
Le président de la République n’a pas besoin de ces remous un peu partout. Pour terminer ce mandat, nous avons besoin de convergence pour réaliser l’émergence
 »

Thierno Ahmadou Sy souligne les failles de la communication de la Présidence

https://actusen.sn/ Il n’a pas mâché ses mots. Lui, c’est le leader du Mouvement ‘’Haa yesso’’. Dans une interview accordée à ‘’Source A’’, Thierno Ahmadou Sy a évoqué les questions essentielles de la communication de la Présidence de la République.
A ce sujet, l’ancien journaliste à la Rts dira : «notre principale difficulté, c’est la communication. Par rapport à la Présidence de la République, il n’y a aucune initiative pertinente. Il n’y a pas d’innovation. C’est terne. Et malheureusement, c’est le président qui choisit. Mais si j’avais à choisir à la tête de la communication de la Présidence, je n’aurais jamais choisi un homme politique, mais un technicien pur et dur, qui soit un homme de confiance, bien sûr, mais qui n’est pas dans l’activité politique. Cela aiderait à crédibiliser la stratégie de communication de la Présidence, la communication de la majorité présidentielle».
Aujourd’hui, poursuit Thierno Ahmadou Sy «il y a Seydou Guèye qui est porte-parole de l’Apr et en même temps chargé de communication. Quand Seydou Guèye apparaît à la télé, le Sénégalais fait des confusions entre cet homme d’Etat, ce ministre chargé de la communication de la Présidence qui vient parler des actions du chef de l’Etat et cet homme politique qui porte la parole d’un parti. Pour moi, il y a un problème. Ce qu’il nous faut, c’est un canal crédible».

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 14/10/2020

Libération des 35 candidats à l’émigration

Les 35 candidats à l’émigration qui ont été arrêtés par la gendarmerie de Saint-Louis ont été présentés hier au procureur du tribunal de Saint-Louis. Après leur face-à-face, ils ont été tous libérés par le parquetier. Ainsi, tous ces candidats malheureux rentrent chez eux. Il s’agit de 16 Sénégalais, 14 Bissau-guinéens et 5 Gambiens.

15 nouvelles contaminations de la covid-19

Le bilan du jour de la pandémie de covid-19 du ministère de la Santé et de l’Action Sociale fait état de 15 nouveaux cas sur 924 tests, soit un taux de positivité de 3,76%. Il a été recensé deux cas contacts, 6 cas importés et 07 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répartis entre Bourguiba 01 cas, Khombole 01 cas, Médina 01 cas, Nioro 01 cas, Ouakam 01 cas, Ourossogui 01 cas et Sacré-Cœur 01 cas. Le ministère de la Santé a annoncé que 118 patients hospitalisés ont été déclarés guéris tandis que 5 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Cependant, aucun décès lié à la covid-19 n’a été déploré. A ce jour, le Sénégal a recensé 15 307 cas positifs dont 13 508 guéris, 315 décédés et donc 1 483 sous traitement.

Le taux d’attaque cumulé de la S10-S41 est de 91 cas pour 100 000 habitants

Dans son rapport du 12 octobre sur la situation de la pandémie de covid-19, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale indique qu’en dehors de Dakar, les districts de Kédougou, Saraya, Ziguinchor, Thiès et Popenguine ont un taux d’attaque cumulé supérieur à la moyenne nationale. Seulement dans la région de Dakar, les districts de Yeumbeul et Pikine ont un taux d’attaque cumulé inférieur à la moyenne nationale. D’après la même source, le taux d’attaque cumulé de la dizaine à la 41e semaine (S10-S41), est de 91 cas pour 100 000 habitants. Le taux d’attaque (TA) au cours des 14 derniers jours est de 2,1 pour 100 000 habitants. Le ministère constate une diminution constante des alertes depuis la semaine 28 et celle des cas graves en réanimation. Au total, 109 alertes ont été enregistrées à la semaine 40.

La famille Ndiéguène de Thiès va célébrer le Maouloud

Si à Tivaouane, le Khalife général Serigne Mbaye Sy Mansour a renoncé à la tenue du Maouloud, célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), la famille de Cheikh El Hadj Mohamed Ndiéguène de Thiès, elle, va organiser son gamou. L’annonce a été faite par le porte-parole de la famille, Serigne Amadou Cissé Ndiéguène lors du Comité régional de développement (Crd) tenu, à cet effet, à la Gouvernance de Thiès. Il précise, toutefois, que le Khalife Serigne Mounirou Ndiéguène a donné des instructions pour le respect des gestes barrières afin d’éviter la propagation de la pandémie de coronavirus.

Microscopes électroniques à Balayage et à Transmission

Le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hanne, a lancé les travaux d’installation des Microscopes électroniques à Balayage et à Transmission et la session de formation des formateurs sur leur utilisation, hier à la Cité du Savoir de Diamniadio. Pour la mise en œuvre de ce projet, le ministère de l’Enseignement Supérieur a initié un important programme de mise en place d’une plateforme mutualisée avec des équipements lourds, dans le cadre de la Plateforme d’appui technique à la recherche et l’innovation pour l’émergence économique (PATRIE). Ainsi, le premier maillon de cette plateforme est la mise en place d’un Centre National de Microscopies Electroniques (CNME). Selon le ministre Cheikh Oumar Hanne, le centre est constitué de deux microscopes électroniques : un à balayage et l’autre à transmission, de nouvelle génération et des équipements connexes pour la préparation des échantillons d’une valeur de près de 800 millions de FCFA. A l’en croire, le centre aura une vocation nationale et sous régionale. Il permettra la caractérisation des matériaux à travers des études morphologiques et ultra-structurales détaillées des matériaux à l’échelle micrométrique et nanométrique. Cette plateforme de microscopies facilitera aux chercheurs l’accès à la microscopie électronique qui était un motif de déplacements à l’étranger.

26% des terres impactées par la salinisation

Aïssatou Boubou Sall Sylla, coordonnatrice de l’Unité Finances Climat du Centre de Suivi Ecologique (CSE), a indiqué que 26% des terres cultivables sont impactées par la salinisation. Elle a fait cette déclaration hier lors du lancement du projet « Accroître la résilience des écosystèmes et des communautés à travers la restauration des bases productives des terres salées». Financé par le Fonds Vert pour le Climat (GCF), le projet vise à accroître la résilience, à long terme, des populations dans certains départements aux impacts du changement climatique. Il met aussi l’accent sur la gestion de la problématique de la salinisation des terres agricoles dans cette zone d’intervention où les populations sont fortement tributaires de l’agriculture. D’un montant de 4 milliards de francs, le projet va durer quatre années.


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