Revue de presse du Mercredi 13 Janvier 2021

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« En 2021, l’activité économique devrait retrouver le dynamisme avant la Covid-19 »

iGFM – (Dakar) En 2021, l’activité économique devrait retrouver le dynamisme avant la Covid-19 à la faveur d’un environnement interne et externe plus favorable, mais également grâce à la relance des investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE inscrits dans sa deuxième phase de Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).
Aussi, poursuit l’étude, la consolidation des acquis à travers le programme de résilience économique (PRES) ainsi que les réformes sectorielles contribueraient à amorcer le regain de dynamisme de l’activité économique. Globalement, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 5, 2% en 2021 contre -0, 7% en 2020, soit un gain de 5, 9 points de pourcentage.
S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, elle est projetée à 1, 7% en 2021 contre 2, 5% en 2020.
Au titre des finances publiques, la loi de finances initiale (LFI) de 2021 a été conçue dans un contexte marqué, d’une part, par la reprise de l’activité économique post Covid-19 à la faveur des ambitieux programmes de développement économique mis en œuvre dans le cadre du PAP2A et, d’autre part, par les défis majeurs en terme de renforcement du recouvrement des ressources internes avec la nouvelle stratégie de recouvrement des recettes à moyen terme (SRMT). Au total, le déficit budgétaire est projeté à 743, 0 milliards, soit 5, 0% du PIB en 2021, contre un objectif de déficit de 860, 0 milliards (6, 1% du PIB) prévu au titre de la révision de l’année 2020.
Au titre des échanges avec le reste du monde, le compte courant devrait ressortir, en 2021, en déficit de 1473, 7 milliards. L’excédent du compte financier (+1264, 8 milliards) couvrirait partiellement le besoin de financement. Par conséquent, le solde global de la balance des paiements afficherait un excédent de 70, 5 milliards en 2021.
S’agissant de la situation monétaire en 2020, la masse monétaire augmenterait de 13, 1% avec une augmentation des avoirs extérieurs nets (+70, 5 milliards), des créances nettes sur l’administration centrale (+284, 5) et des créances sur l’économie (+451, 1 milliards).

Projet de loi n° 45/2020 : Abdoulaye Daouda Diallo explique les motifs de l’adoption de ladite loi.

https://www.dakaractu.com/ La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire s’est réunie pour examiner le projet de loi n° 45/2020 portant définition et répression de l’usure. C’est le ministre des Finances et du Budget qui a défendu le projet de loi devant les députés de ladite commission.
Abordant l’exposé des motifs, le Ministre a souligné la priorité à accorder à la préservation de la stabilité financière. À cet égard, précisera-t-il, elle a retenu le principe d’adapter l’intervention des juridictions de jugement aux spécificités des établissements de crédit et des Systèmes financiers décentralisés (SFD).
Selon Monsieur le Ministre, cette évolution a rendu nécessaire la mise en cohérence de la loi n° 81-25 du 25 juin 1981 relative à la répression des opérations usuraires et taux d’intérêt légal avec les textes de base de la réforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO, notamment la loi portant règlementation bancaire et celle portant règlementation des SFD.
Ainsi, le présent projet de loi prévoit l’obligation d’associer la Commission bancaire ou la Banque centrale aux décisions de la juridiction de jugement ordonnant la fermeture temporaire ou définitive des établissements de crédit et des Systèmes financiers décentralisés, en cas d’infractions aux dispositions légales sur l’usure, conformément aux procédures prévues par la loi portant règlementation bancaire et celles de la loi sur les SFD.
En outre, il a informé que le présent projet de loi abroge les dispositions des articles 1, 2, 7, 8, 9 et 10 de la loi n° 81-25 du 25 juin 1981 relative à la répression des opérations usuraires et taux d’intérêt légal. Par ailleurs, le Ministre a précisé que la relecture de la loi a permis d’apporter des améliorations rédactionnelles à certaines de ses dispositions, afin d’en renforcer la qualité d’ensemble. Dès lors, tout en proposant des formulations plus précises, ce présent projet de loi apporte, selon lui, des innovations, notamment l’obligation de mentionner dans tout contrat de prêt, le taux effectif global (TEG) qui permet d’apprécier le coût réel du crédit octroyé à un emprunteur et la nécessité de prendre en compte, dans les frais entrant dans le calcul du TEG, les charges liées aux garanties dont les crédits sont éventuellement assortis ainsi que les honoraires d’officiers ministériels.

Tourisme et transport aérien : Les acteurs travaillent sur un pacte de stabilité sociale

https://www.lejecos.com Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr a présidé, ce lundi 11 Janvier 2021, une rencontre tripartite Etat – patronat et organisations de travailleurs, sur le Pacte national de stabilité sociale dans les secteurs du tourisme et des transports aériens.
Selon un communiqué de presse, le prétexte de cette rencontre, est l’instruction donnée par le Président de la République Macky Sall lors de la session du Conseil des ministres du 30 décembre 2020, pour engager le processus devant aboutir à la signature d’un pacte de stabilité sociale sans lequel les immenses efforts déjà entrepris risquent de ne pas produire les résultats attendus. En effet, la Covid19 a durement impacté les secteurs du tourisme et des transports aériens, et a sérieusement menacé les emplois dans les deux secteurs.
L’objectif de cette rencontre, précise-t-on,   est de travailler à bâtir un cadre qui puisse permettre la relance de l’économique dans les secteurs du tourisme et des transports aériens, qui constituent des moteurs essentiels pour notre économie. «Ainsi, le pacte de stabilité sociale souhaité entre partenaires devrait aboutir principalement à consolider le dialogue permanent avec les parties prenantes afin de protéger les droits des travailleurs des secteurs du tourisme et des transports aériens durant cette période de Covid-19 d’une part, et d’autre part, préserver les entreprises touristiques et sauvegarder les emplois ou limiter au mieux les conséquences négatives de la crise de la Covid-19 sur les entreprises et l’emploi dans les secteurs du tourisme et des transports aériens », précise-t-on
Enfin le pacte vise à Instaurer un climat social apaisé, grâce à un dialogue de gestion efficace et sincère apte à renforcer la confiance mutuelle entre les différentes parties prenantes, sans lequel toute politique de relance économique serait compromise. Il s’agira en outre, par ce biais, mettre en œuvre une politique nationale et innovante de relance des activités de ces 2 secteurs en vue d’assurer les conditions d’une reprise économique rapide, propice à la création d’entreprises, d’emplois et de richesses en particulier pour les jeunes et les femmes.
Un Comité technique tripartite, regroupant Etat, le patronat et les travailleurs a été mis en place au terme de la rencontre. La mission qui lui a été assignée est d’élaborer aux termes de ses travaux, qui seront facilités par le directeur général du travail et de la sécurité sociale, Karim Cissé, un Pacte de Stabilité sociale dans les secteurs du tourisme et des transports aériens. Ce comité de 15 membres dont 4 représentants des travailleurs, 4 membres du patronat, 2 membres du Haut conseil du dialogue social, 3 du Ministère du Tourisme et des Transports Aériens, 2 du Ministère des Finances et du Budget, tiendra sa première réunion, le mercred

Hausse de 3% de l’activité économique en novembre

https://www.financialafrik.com L’activité économique (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal s’est renforcée de 3, 0%, en variation mensuelle, à l’issue du mois de novembre 2020, selon les données établies par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Cependant, il faut noter que cette progression est de loin inférieure à celle enregistré au mois d’octobre avec 15, 3%.
Selon la DPEE, le renforcement de l’activité économique de la période sous revue est occasionné par les performances du secondaire (+13, 0%), de l’administration publique (+3, 0%) et du primaire (+4, 9%). Toutefois, le tertiaire s’est replié de 3, 5%, sur la période.
Concernant le secteur pri-maire (hors agriculture et sylvicul-ture) , son embellie est liée aux bonnes performances du sous-secteur de la pêche (+34, 6%). Toutefois, cette croissance a été atténuée par la baisse de 2, 8%, de l’activité d’élevage.
Sur un an, l’activité du secteur a progressé de 2, 6%, en novembre 2020, liée à la bonne tenue de la pêche (+9, 4%) et des abattages contrôlés de viande (+0, 3%), dans une moindre mesure.
Pour ce qui est du secteur secondaire, son amélioration est attribuable à la  production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile  (+44, 9%), à la construction (+18, 2%), à la fabrication de produits agroalimentaires (+4, 8%), aux activités extractives (+11, 8%) et à la fabrication de matériels de transport (+60, 2%).
Toutefois, signale la DPEE, des contreperformances sont notées dans la fabrication de produits chimiques de base (-7, 5%), le  sciage et rabotage du bois  (-18, 7%), la production de l’égrenage du coton (-92, 2%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-11, 8%)
Sur une base annuelle, l’activité du secteur s’est renforcé de 10, 4%, suite aux performances enregistrées au niveau des activités extractives (+43%), de la construction (+18, 4%), de la  production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile  (+18, 7%), du  travail du caoutchouc et du plastique  (+40, 4%) et de la fabrication de matériels de transport (+90, 1%).
Par contre, la fabrication de produits agroalimentaires (-6, 8%), la production de produits chimiques de base (-13, 0%), le  travail du cuir ; fabrication d’articles de voyage et de chaussures  (-66, 6%), le  sciage et rabotage du bois (-21, 6%) et la  fabrication de papier, cartons et d’articles en papier ou carton  (-17, 0%) se sont repliés sur la période.
Quant à la contraction du secteur tertiaire, la DPEE donne comme explication la contreperformance des  activités financières et d’assurance  (-51, 7%), de l’ hébergement et restauration  (-15, 6%), de l’enseignement (-2, 2%) et des  activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives  (-18, 0%).
Sur la période, le commerce (+4, 1%), l’information et communication  (+13, 2%) et le transport (+5, 7%) se sont bien comportés. Sur un an, un repli de 4, 1% du tertiaire est noté en novembre 2020, imputable aux  activités spécialisées, scientifiques et techniques  (-20, 7%), au commerce (-3, 7%), à l’ hébergement et restauration  (-38, 6%), aux  activités financières et d’assurance  (-17, 5%), à l’enseignement (-5, 7%) et aux  activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives  (-49, 7%).
Sur un an, l’activité économique au Sénégal, s’est légèrement contractée de 0, 4%, en novembre 2020, en raison des contreperformances du tertiaire (-4, 1%) et de l’administration publique (-8, 8%). Par contre, les secteurs secondaire et primaire ont enregistré des hausses respectives de 10, 4% et 2, 6%, sur la période sous revue.

Forte hausse du secteur secondaire au mois de Novembre

https://www.lejecos.com En novembre 2020, le secteur secondaire s’est, nettement, consolidé de 13, 0%, en variation mensuelle. L’information est contenue dans la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) »Point mensuel de conjoncture-Novembre 2020 ».
Selon la même source, cette amélioration est, principalement, attribuable à la « production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile » (+44, 9%), à la construction (+18, 2%), à la fabrication de produits agroalimentaires (+4, 8%), aux activités extractives (+11, 8%) et à la fabrication de matériels de transport (+60, 2%).
Toutefois, note la Dpee,  des contreperformances sont notées dans la fabrication de produits chimiques de base (-7, 5%), le « sciage et rabotage du bois » (-18, 7%), la production de l’égrenage du coton (-92, 2%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-11, 8%).
Sur une base annuelle, l’activité du secteur s’est renforcé de 10, 4%, suite aux performances enregistrées au niveau des activités extractives (+43%), de la construction (+18, 4%), de la « production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile » (+18, 7%), du « travail du caoutchouc et du plastique » (+40, 4%) et de la fabrication de matériels de transport (+90, 1%).
En revanche, la fabrication de produits agroalimentaires (-6, 8%), la production de produits chimiques de base (-13, 0%), le « travail du cuir ; fabrication d’articles de voyage et de chaussures » (-66, 6%), le « sciage et rabotage du bois » (-21, 6%) et la « fabrication de papier, cartons et d’articles en papier ou carton » (-17, 0%) se sont repliés sur la période.Oumar Nourou

Système de transfert automatisé et de règlement de l’Uemoa : Les transactions sont évaluées à 621 milliards francs Cfa en 2019

https://www.lejecos.com A fin décembre 2019, 1 211 158 transactions évaluées à 621 milliards francs Cfa ont été traitées dans le Système de transfert automatisé et de règlement dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Star-Uemoa) contre 924 404 opérations estimées à 512 milliards de francs Cfa en 2018 soit une hausse en volume de 31, 02% et en valeur de 21, 35%.
Cette information émane de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) qui l’a révélée dans son rapport annuel sur les Infrastructures de marchés financiers, les moyens et services de paiement de l’Uemoa.
A en croire l’institution, les échanges inter-pays au sein de l’Uemoa se sont établis à 55 264 milliards de francs Cfa en 2019, ressortant ainsi à 8, 90% de la valeur globale des opérations traitées dans Star-Uemoa. Aussi, la Bceao confie enfin qu’en glissement annuel, on note une évolution favorable de 57, 36% en valeur des opérations inter-pays.Bassirou MBAYE

Projet de loi : Des députés ont plaidé pour la réforme en profondeur de la loi n° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national.

https://www.dakaractu.com La commission des Finances et du Contrôle budgétaire, lors du projet de loi n° 45/2020 portant définition et répression de l’usure présenté, n’ont pas manqué de regretter, d’une part, le coût élevé des frais liés aux garanties de prêt auprès de certaines banques, ainsi que les difficultés aiguës à baisser les taux d’intérêt réels dans l’économie du pays. Aussi, ont-ils relevé l’impérieuse nécessité de réguler davantage le secteur bancaire de manière à porter le seuil de 24 % actuellement appliqué aux systèmes financiers décentralisés à 14 ou 15 %, d’autant plus que ceux-ci empruntent à un taux de 7 % avec une marge limitée à 3 %. Car, diront-ils, c’est la seule voie de salut pour permettre aux populations d’accéder, sans difficulté, aux crédits.
Les commissaires ont jugé nécessaire de distinguer les mutuelles populaires des mutuelles d’ordre capitaliste dans la réglementation de ce secteur.
En outre, au nom de l’équité entre citoyens en matière d’accès aux crédits, certains commissaires ont estimé qu’il faut aller vers la mise en place d’un cadastre rural, afin de permettre aux paysans dépositaires de pouvoir bénéficier de prêt auprès des banques, et ce, à la faveur du titre qui leur sera délivré à cet effet. À cette fin, ils ont plaidé notamment la réforme en profondeur de la loi n° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national.
Au demeurant, il dit espérer que dans les prochains mois, un projet de loi édicté dans ce sens sera soumis à la haute appréciation de la représentation nationale. Concernant les garanties, le Ministre indiquera que le FONGIP tout comme le FONSIS, avec notre système d’assurance, devraient aussi pouvoir contribuer à avoir plus de garanties. Car, précisera-t-il, il n’y a qu’une seule garantie en l’occurrence les différentes sûretés connues, notamment le titre foncier. À défaut, il est quasiment impossible de bénéficier de crédits auprès des banques. C’est pourquoi le Gouvernement travaille à la mise en place de cette Banque du Sénégal, ou selon l’appellation qui sera retenue, afin de trouver une solution durable à cette problématique.
Au sujet du taux d’intérêt, le Ministre a fait remarquer que les banques ne mettent pas à la limite une marge de 3 % qui, d’après lui, ne peuvent assurer et les frais de structure et les autres frais subséquents. Ce qui est constant aux yeux du Ministre, c’est que les marges sont importantes pour assurer la survie de ces structures sus évoquées.
Aussi, informera-t-il que quand on parle de Taux Effectif Global (TEG), il ne s’agit point simplement du taux nominal, mais plutôt d’un ensemble d’éléments qui entrent en jeu dans la composition dudit taux. À cet égard, il a rassuré vos Commissaires que, tout en évitant d’asphyxier ce secteur, l’État s’emploie à rendre ces taux supportables pour les populations, d’autant plus que le taux au niveau des Banques a connu une baisse en passant de 18% à 15%. Cet effort de rationalisation des taux pourrait se poursuivre à travers la création de cette Banque tant souhaitée, surtout avec la possibilité pour l’État de mettre des fonds dans cette potentielle structure, a-t-il ajouté.
S’agissant des Systèmes financiers décentralisés (SFD), Monsieur le Ministre dit partager l’avis de vos Commissaires tout en relevant une difficulté majeure dans le fonctionnement desdites structures. En effet, les SFD de grande taille se comportent comme des Banques. Or, selon Monsieur le Ministre, ils ne doivent pas se comporter comme tels, d’autant plus qu’ils peuvent même avoir un financement auprès de celles-ci.
Concernant les autres catégories de SFD, il reconnaîtra leur extrême sensibilité avant de souligner qu’il en existe certaines qui ne respectent pas la réglementation. Toutefois, l’État les laisse opérer du fait qu’ils servent à financer un secteur particulièrement vulnérable, à savoir le monde rural et surtout les femmes et les jeunes, avant de rappeler que l’État veille à l’assainissement du secteur. C’est pourquoi il importe, d’après Monsieur le Ministre, de travailler à corriger les failles ainsi notées et en procédant, par ailleurs, à leur rationalisation afin de les rendre pérennes.
Dans la même optique, Monsieur le Ministre n’a considéré que les crédits dédiés aux différentes structures logées dans certains ministères tels que la jeunesse et la femme sont souvent des fonds perdus. En effet, tant qu’un fonds ne tourne pas et qu’il n’y a pas de retour pour pouvoir être prêté à d’autres personnes ou structures, il est voué à l’échec, a-t-il affirmé.
À titre de perspective, Monsieur le Ministre est d’avis que le système financier se doit d’évoluer pour avoir une meilleure assurance et de meilleures garanties, tout en rappelant qu’à la différence des banques françaises, celles anglo-saxonnes sont beaucoup plus agressives et se démarquent de cette pratique très ancienne consistant à ne prendre des sûretés que dans l’immobilier. Ce qui explique, suivant Monsieur le Ministre, qu’il est généralement plus aisé d’avoir accès aux crédits dans ces pays-là. À titre d’exemple, il dira qu’en Afrique du Sud, le financement à l’économie est de 136 % alors que le Sénégal peine encore à dépasser les 33%. Sous le bénéfice de ces considérations, il relèvera la nécessité de réformer en profondeur le système financier, et il serait intéressant d’associer à cet effet les représentants du peuple dans la réflexion afin de proposer éventuellement au Chef de l’État des solutions pertinentes.
Réagissant à la préoccupation de vos Commissaires relative à la possibilité de créer un cadastre rural, Monsieur le Ministre a rappelé que la Commission de Réforme foncière a remis son rapport au Président de la République, tout en soulignant la complexité inouïe d’une telle problématique. En effet, les champs devant servir de garantie de prêt sont censés n’appartenir à personne, car relevant du domaine national.
En effet, l’octroi des terres dudit domaine sous forme de bail est même assujetti à une immatriculation préalable au nom de l’État et qu’en aucun cas, elles ne peuvent, en vertu de la loi n°64-46 précitée, faire l’objet de cession, a rappelé Monsieur le Ministre.
Enfin, tout en étant sensible à une telle préoccupation, il soutiendra tout de même que c’est objectivement difficile d’aller vers un système où il faut transformer le peu de terres disponibles en titre privé, à l’instar de ce qui se passe en Afrique centrale où il n’existe pas de titre d’État. Il faut faire évoluer la garantie en rentrant dans les assurances, et surtout dans des pratiques qui reflètent les réalités propres du pays, a-t-il ajouté.
Satisfaits des réponses apportées par Monsieur le Ministre, les Commissaires ont adopté, à la majorité, le projet de loi n° 45/2020 portant définition et répression de l’usure…

Dakarnave : Macky exige la révision du scandaleux contrat avec les Portugais

https://www.seneweb.com Libération fait des révélations inédites et ahurissantes sur le scandaleux contrat de concession de 25 ans signé entre l’État du Sénégal et Dakarnave.
Ce, indique le journal, pour l’exploitation et la gérance des infrastructures de réparation navale.
Comme l’autoroute à péage, ce contrat est la preuve sans appel d’un enrichissement sans cause de la société portugaise Lisenave International Sa.
Alors que son chiffre d’affaires annuel tournait autour de 20 milliards Fcfa, Dakarnave n’a eu, en 2020, que 12 milliards.
Sur ce montant, comme c’est le cas depuis 1999, date de la signature de la convention sous le régime socialiste, seul 1% ira à l’État du Sénégal à travers la SIRN.
Ce qui a fait réagir le chef de l’État, Macky Sall, qui a demandé à revoir les termes de ce contrat des plus scandaleux.
Le contrat léonin prévoit que l’État rembourse à Dakarnave tous ses investissements, à la fin de la concession, en 2024.
Depuis 1999, la SIRN a mis à la disposition des cadres de Dakarnave vingt-quatre (24) appartements situés en Centre-ville et payés seulement entre 60 000 et 80 000 Fcfa par mois.
Or, dans cette zone, le prix locatif mensuel d’un appartement tourne autour de 500 000 et 600 000 Fcfa.

Lassana Gagny Sakho «recrute» après son limogeage

En attendant sa passation de service avec Ababacar Mbaye qui l’a remplacé à la tête de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lassana Gagny Sakho aurait signé plusieurs nouveaux contrats de travail. C’est le collège des délégués du personnel de l’Onas qui sonne l’alerte non sans attirer l’attention du directeur général entrant. D’ailleurs, le collège promet de faire face à la presse pour livrer plus d’informations.

CHAMBRE DE COMMERCE DE DAKAR : Plus de 250 millions introuvables

https://liiquotidien.com Une mission d’audit initiée par le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (Cciad), Abdoulaye Sow, a révélé une «fraude sur documents administratifs, falsifications d’écritures et de signatures et un détournement de plus de 250 millions de F Cfa». La justice a été saisie depuis début novembre par le bureau de la Cciad afin de situer les responsabilités…

LE PERSONNEL DES RESTAURANTS CRAINT POUR SON AVENIR

Le temoin- Les acteurs du secteur de la restauration craignent pour leur avenir compromis par l’état d’urgence suivi du couvre- feu de 21 heures à 5 heures du matin
Les acteurs du secteur de la restauration craignent pour leur avenir compromis par l’état d’urgence suivi du couvre- feu de 21 heures à 5 heures du matin. Déjà mis à rude épreuve durant le premier couvre-feu de mai dernier, ces acteurs tentaient de se relever quand l’instauration du nouvel état d’urgence est venu donner un coup de massue à un secteur agonisant.

Reportage

Accoudée à sa caisse, la jeune fille montre des signes de lassitude. Elle voit son avenir en pointillés, pour ne pas dire en noir, et se demande si son patron se relèvera de ce coup qui tombe au moment où sa petite entreprise commençait à voir le bout du tunnel. Et ce même s’ils n’avaient pas encore fini de payer leurs différentes dettes contractées durant le premier couvre-feu.
Au restaurant le Parigo de Liberté 6, l’un des employés fait partie de l’équipe matinale. « Nous  n’avons  pas  fini d’éponger  nos  différentes  dettes causées par le premier couvre-feu avec l’ensemble des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la
pandémie.  Et  nous  voilà  de  nouveau en plein dans un autre couvre-feu. Ç’aurait été plus pertinent pour les autorités de veiller au respect strict des règles barrières que de  nous  imposer un second couvre-feu qui risque d’hypothéquer nos  chances  de  survie », confie, sous l’anonymat, la jeune caissière en l’absence du propriétaire du restaurant. Comme elle, beaucoup d’employés du secteur de la restauration craignent pour leurs emplois dès lors que ces établissements ne peuvent fonctionner à perte. Il leur faut, en plus de la location et des salaires, payer différentes taxes. Ce qui serait impossible dans la situation actuelle.

«  Cette  nouvelle  mesure n’est pas du tout en notre faveur. Et  si  ça  continue  comme  ça,   les conséquences seront désastreuses. Les  risques  de  licenciements  son énormes », fait savoir son collègue préposé à la cuisine.

Selon ces employés, le couvre–feu va tuer le secteur de la restauration à petit feu, surtout s’il devait durer. Dans ce milieu, l’essentiel du chiffre d’affaires se fait la nuit. Par conséquent, imposer la fermeture à 20 heures ou avant pour permettre au personnel de rentrer, c’est signer l’arrêt de mort d’un secteur qui emploie beaucoup de monde.
A en croire notre interlocutrice, il y a d’autres dossiers plus sérieux, mais seul le propriétaire du restaurant est habilité à en parler. Dans le même secteur, la caissière d’un autre établissement développe les mêmes arguments que sa collègue citée ci-dessus.
A l’en croire, l’avenir du secteur serait particulièrement sombre si l’état d’urgence devait durer. Car, les restaurants font déjà face à des problèmes insurmontables problèmes. Elle aussi s’excuse de ne pouvoir en dire davantage en l’absence de son chef. Trouvé sur les marches des escaliers du restaurant, un jeune étudiant d’origine ivoirienne dit ne pas comprendre du tout pas la pertinence du couvre-feu. Le deuxième du genre sans que les effets positifs du premier ne soient visibles. « Dans les bus, les gens sont  entassés  comme  des    sardines. Il n’y a pas plus dangereux que  ça.  Car  la  situation  dans  les transports à Dakar favorise la propagation du virus. En plus, la nuit, les gens vont dans les restaurants juste pour diner », s’offusque Alphonse Kouassou.
Gérant d’un petit restaurant dans le même secteur, Amadou Baldé ne cesse de pester contre la décision des autorités. « Nous ne sommes pas encore en règle avec les bailleurs. Et voilà  que les autorités en rajoutent » dit-il. En plus des recettes de son restaurant qui vont diminuer, Amadou Baldé craint des lendemains sombres pour le quotidien de sa famille qu’il entretient grâce au fonctionnement de son restaurant. Maxime DIASSY

LE CASSE-TETE DES USAGERS, L’INSOUCIANCE DES CHAUFFEURS

Entre hausse illégale des prix des transports, «saucissonnement» des trajets et manque de véhicules, les usagers des transports en commun notamment privés vivent un énorme calvaire pour vaquer à leurs occupations, surtout aux heures de pointe
En cette période d’état d’urgence assorti de couvre-feu partiel décrété sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès, de 21h à 5h du matin, pour freiner la propagation de la deuxième vague de Covid-19, les déplacements pour aller au travail, en revenir ou pour un tout autre besoin constituent un véritable casse-tête pour nombre de Dakarois. Entre hausse illégale des prix des transports, «saucissonnement» des trajets et manque de véhicules, les usagers des transports en commun notamment privés vivent un énorme calvaire pour vaquer à leurs occupations, surtout aux heures de pointe et particulièrement le soir, à partir de16h. Un tour au niveau de différents arrêts-cars permet d’apprécier la souffrance de milliers de passagers des cars rapides, «Ndiaga-Ndiaye», Tata, taxis et autres «clandos» dont le seul souhait est de regagner leurs domiciles ou destinations finales avant l’entrée en vigueur du couvre-feu à 21 heures.
16h au rond-point Case-bi des Parcelles Assainies. Ici, des embouteillages rendent presque infranchissable ce rondpoint. De longues files de voitures sont visibles sur les différentes voies qui convergent vers ce «carrefour». Entre grondement de moteurs, klaxons, fumée se dégageant de certains pots d’échappement, l’atmosphère est invivable ou presque. Mais, comme à l’accoutumée, au niveau de ce lieu de la banlieue Dakaroise, de nombreuses personnes attendent des bus ou cars devant les conduire à destination, sous le vent frais et la poussière. Parmi la foule, Ahmad Ndiaye, un passager en attente de la ligne 34 se confie à nous. «C’est vraiment compliqué, surtout en cette zone où il y a les travaux de BRT (Bus rapid transit, ndlr). A certaines heures, c’est hyper compliqué. Je donne un exemple : si tu quittes Sacré-Cœur pour aller à Guédiawaye, tu es obligé de payer trois (3) tarifs. Le transport est un vrai casse-tête pour les Sénégalais ; vraiment on souffre. Il faut avoir les poches pleines pour pouvoir se déplacer. Là où on payait 500 F CFA aller-retour, maintenant, il faut 1000 F CFA ou même plus pour le faire. Les chauffeurs devraient être plus indigent vis-à-vis du peuple, surtout en cette période de pandémie où il est excessivement difficile de joindre les deux bouts», a fait savoir Ahmad Ndiaye. En effet, force est de constater que même si la pratique a précédé l’état d’urgence doublé de couvre-feu, elle a empiré ces derniers temps. Des chauffeurs et transporteurs revoient à la hausse les prix des transports publics aux heures de pointe, surtout le soir. Parfois, des chauffeurs des cars de transport en commun privé sectionnent les distances, poussant les usagers à payer le double, voire le triple du tarif normal pour arriver à destination, avant l’entrée en vigueur du couvre-feu à 21h. Et ces coups bas qui exposent ces derniers expliquent souvent les foules immenses constatées au niveau des arrêts-cars ou sur les trottoirs, avec certains optant pour la marche, à partir de16h, 18h ou 19h.

SORITE DU MINISTRE DES TRANSPORTS : LE MEDECIN APRES LA MORT

Mansour Faye, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (MITTD), à travers un communiqué qu’il a signé le 09 janvier 2021, reçu à Sud Quotidien, a rappelé que les tarifs des transports sont fixés par le décret n°2009-20 du 22 janvier 2009. Le décret précité étant toujours en vigueur, lesdits tarifs doivent alors être strictement respectés. Au demeurant, ni l’entrée en vigueur de l’arrêté n°0099 du 07 janvier 2021 relatif aux mesures de restriction dans le secteur des transports routiers pour la lutte contre la Covid-19, pris dans le contexte de l’état d’urgence instauré, encore moins le décret n°2021-0001 du 05 Janvier 2021 proclamant l’état d’urgence sur toute l’étendue des régions de Dakar et Thiès, ne sauraient constituer un prétexte à une quelconque hausse des tarifs des transports routiers publics en commun de personnes, a-t-il insisté. Non sans rappeler les sanctions encourues par les contrevenants. Pour Astou Sylla, étudiante en formation, l’augmentation des tarifs ne date pas d’aujourd’hui L’État devrait y veiller depuis la première vague de la Covid-19. «L’augmentation des tarifs a commencé avec l’ancien communiqué du gouvernement indiquant la limitation du nombre de places dans les transports en commun. Le ministre des Transports terrestres devrait veiller à cela, au lendemain de la levée des restrictions. Il ne fallait pas attendre jusqu’à maintenant pour le faire. La demande est supérieure à l’offre, concernant les moins de transports. Mieux vaut faire avec le sectionnement du trajet que d’être arrêté par la Police à 21h, dormir en prison et payer 12000 F CFA. C’est très difficile ; mais aussi il faut comprendre les chauffeurs. Ils travaillaient jusqu’à 2h du matin ; maintenant on les interdit de le faire avec le couvre-feu. Ce sont des pères de familles aussi ; donc il faut les comprendre, même s’ils ne sont pas en règles. Je pense qu’il faut une compréhension réciproque entre les chauffeurs et les clients», a conseillé Astou Sylla.

DES CHAUFFEURS FONT FI DE LA MENACE DE L’AUTORITE

Lui emboitant le pas, Ousmane Thiam, chauffeur de car-rapide trouvé à une station d’essence de Grand-Yoff a fait savoir que le ministre des Transports terrestres est en mesure de leur interdire le sectionnement et l’augmentation des tarifs. Mais cela demande de la volonté (politique) et des moyens mais aussi des mesures sont d’accompagnement nécessaires ; sinon, elles ne seront pas respectées. «Le ministre parle du décret juste pour apaiser la population ; mais les mesures nécessaires pour les faire appliquer ne seront pas respectées. Nos voitures nous appartiennent, l’Etat ne nous les a pas offertes. Donc nous utilisons ‘’notre loi’’ pour faire marcher notre entreprise. Oui ! C’est une entreprise, la nôtre. Eux, tout ce qui les intéresse, c’est leurs familles. Nous aussi, quand nos familles mourront de faims, eux ils seront dans leurs châteaux, avec leurs enfants.» Plus loin, M. Thiam a estimé n’avoir pas reçue de l’argent des subventions que l’Etat a octroyé, dans le cadre du Fonds «Force Covid-19» pour dédommager les transporteurs. «Pendant le couvre-feu passé, j’avais accepté toutes les mesures édictées par le gouvernement. Mais, je n’ai toujours pas reçu ma part du fonds. Cette fois-ci, je ne vais pas répéter les mêmes erreurs ; je ferais tout pour subvenir aux besoins de ma famille. Et ça, quoi qu’il en soit», a-t-il confié Seynabou BA

198 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 115 nouveaux guéris, 9 nouveaux décès et 38 cas graves en réanimation.

Sur 1709 tests réalisés, 198 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 11, 59 %. Il s’agit de 62 contacts suivis et 136 cas issus de la transmission communautaire, répartis comme suit :
119 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
38 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Neuf nouveaux décès liés à la Covid-19,  enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 21883 cas positifs dont 18621 guéris, 489 décès et 2772 encore sous traitement.

Deuxième vague et école : «Rien n’est envisagé pour le moment» (Ministère)

La situation liée à la pandémie de Covid-19 se complique au Sénégal avec la deuxième plus meurtrière. Considérée comme un potentiel vecteur de propagation du virus, l’école fait l’objet d’interrogations depuis quelques jours de la part des acteurs. Certains proposent la journée continue pour limiter les déplacements des élèves. D’autres se demandent s’il ne faut pas voir comment réduire les effectifs.
Mais du côté du ministère de l’Education nationale, on estime qu’il n’y a pas lieu d’opérer des changements à l’heure actuelle. « Rien n’est envisagé pour le moment, les choses restent à l’état. Nous surveillons la situation à l’école », déclare Mamadou Moustapha Diagne, porte-parole du ministère, joint par Seneweb.
Pourtant le respect des gestes barrières semble problématique dans les établissements, à tous les niveaux. En mission dans le Nord, Cheikh Mbow le directeur exécutif de la Cosydep a regretté ce qu’il a constaté sur le terrain. « En mission de Dakar à Matam, en passant par Dahra et Linguère, à chaque pause, nous avons été interpelés par des parents, des enseignants et même des apprenants qui ont exprimé leurs inquiétudes par rapport au déficit en matériel de protection. Vous imaginez sans masque pour une école de 300 élèves », s’exclame-t-il. Mbow appelle ainsi pour plus de rigueur et de cohérence dans l’accompagnement des récentes décisions.
Mais pour Mamadou Moustapha Diagne, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. « On ne peut pas voir un problème dans deux à trois écoles et en tirer des conclusions », rétorque-t-il. Pour lui, l’essentiel est qu’il y ait des masques et des dispositifs de lavage des mains. Pour le reste, dit-il, il appartient aux directeurs d’écoles de veiller au respect des mesures barrières pour éviter la propagation du virus à l’école.

COVID-19  : La Chine offre 200.000 doses de son vaccin au Sénégal (Diouf Sarr)

Libération Sénégal online La Chine a fait un don 200.000 doses du vaccin Sinopharm au Sénégal. Selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, à travers ce don, « le Président Xi Jinping réaffirme son amitié à Son Excellence Macky Sall et son attachement à la coopération sino–sénégalaise. Cela témoigne d’un engagement commun résolu à vaincre la covid-19 ». Ce vaccin, autorisé en Égypte et en test au Maroc, a été récemment administré à de hauts responsables jordaniens.

Don de 200 000 doses du vaccin chinois contre la Covid-19 au Sénégal : Diouf Sarr se rétracte sur les réseaux sociaux, le ministère s’explique…

https://www.dakaractu.com Sur Facebook et Twitter, le ministre de la Santé a annoncé un don de 200 000 doses du vaccin Sinopharm fait par la Chine au Sénégal. « Le Président Xi Jinping réaffirme son amitié à Son Excellence Macky Sall et son attachement à la coopération sino–sénégalaise. Cela témoigne d’un engagement commun résolu à vaincre la Covid-19 », s’est réjoui Abdoulaye Diouf Sarr.

Mais aussitôt publiés, les posts ont été supprimés des deux réseaux sociaux pour des raisons que nous ignorons pour le moment.

Les gestionnaires de ces pages sont-ils allés trop vite en besogne ? Cette information devait-elle être tue le temps que le Sénégal arrête une stratégie pour démarrer sa campagne de vaccination à l’instar des autres pays africains ?
Contacté par Dakaractu, un responsable au ministère de la Santé a avoué une erreur de communication et a tenu à préciser qu’il n’y a pas encore eu de don de vaccin de la part de la Chine. Selon notre interlocuteur, c’était une réunion technique pour voir comment aller vers cette éventualité et dans quel cadre permettre au Sénégal de disposer de vaccins au-delà de l’Initiative Covax à laquelle il a déjà adhéré pour ne pas être laissé en rade.
Développé par le Wuhan Institute of Biological Products, le vaccin Sinopharm est testé au Maroc et autorisé en Jordanie. Le premier pays africain, les Seychelles a démarré sa campagne de vaccination avec un don de 50 000 doses de Sinopharm offertes par les Émirats arabes Unis.
Jusqu’à cette annonce du ministre de la Santé sorti de son contexte si on en croit son service communication, le Sénégal n’avait pas encore choisi de candidat. C’est du moins, ce que le président de la République a laissé entendre lors de son face à face avec les journalistes le 31 décembre. Participant à la conférence de presse tenue par le Gouvernement suite à la ré-instauration de l’état d’urgence, Abdoulaye Diouf Sarr avait annoncé l’élaboration d’un plan en vue de la campagne de vaccination pour endiguer le coronavirus qui a connu un rebond au Sénégal.

COVID-19 : UN NOUVEAU VACCIN DANS LE CIRCUIT D’HOMOLOGATION (COMMUNIQUÉ)

Dakar, 12 jan (APS) – L’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé mardi avoir reçu une demande d’autorisation pour le vaccin AstraZeneca/Oxford contre la Covid-19, précisant qu’elle pourrait prendre sa décision le 29 janvier.
« L’EMA a reçu une demande d’autorisation pour une mise sur le marché, conditionnelle, du vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford », a indiqué l’agence européenne basée à Amsterdam, dans un communiqué repris par le magazine ‘’Health’’.
L’EMA a déjà autorisé le 21 décembre le vaccin contre la Covid-19 Pfizer/BioNTech et le 6 janvier celui de Moderna, pour lesquels la Commission européenne a aussitôt donné son feu vert.
L’agence a précisé qu’elle procéderait à un examen accéléré, avec une décision qui pourrait être rendue le 29 janvier, si les données communiquées sont suffisamment « robustes et complètes ».
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a salué comme une « bonne nouvelle » le dépôt de la demande pour le vaccin AstraZeneca/Oxford. « Une fois que le vaccin aura reçu un avis scientifique positif nous travaillerons le plus vite possible pour autoriser son utilisation en Europe », a-t-elle affirmé sur Twitter.
Le vaccin Oxford-AstraZeneca est déjà utilisé en grande Bretagne et l’Inde l’a également approuvé en début janvier.
Le vaccin Oxford-AstraZeneca devrait être ’’un vaccin clé pour de nombreux pays en raison de son faible coût, de sa disponibilité et de sa facilité d’utilisation’’, selon la firme.
La société a annoncé qu’elle le vendrait à 2, 50 dollars la dose et prévoit de fabriquer jusqu’à 3 milliards de doses d’ici la fin de 2021.ADL/MD/ASB

Propagation des cas de Covid-19 : Le mouvement « Podor va mal » sonne l’alerte et dénonce le mutisme des autorités locales.

https://www.dakaractu.com La propagation des cas de covid-19 sur toute l’étendue du territoire nationale, notamment dans la commune de Podor, inquiète les populations et le mouvement Podor va mal. C’est Lamine Ba, le coordinateur du mouvement Podor va mal qui a sonné l’alerte.
« C’est la mort dans l’âme qu’il faut constater que le pays en général et le département de Podor en particulier font face à une hausse fulgurante des cas de covid-19 et même parfois avec des cas de décès. Ce qui fait que notre inquiétude va crescendo. Tous les jours, le ministère de la santé présente la situation de la pandémie et presque à chaque fois, Podor figure en bonne place.  Ce qui est inquiétant pour nous! », a alerté le coordinateur du mouvement.
Par ailleurs, Lamine Ba déplore le mutisme des autorités locales et interpelle le comité de gestion de la pandémie. Il appelle également la population à prendre ses responsabilités tout en veillant à l’application des mesures barrières.
« Le mutisme des autorités locales inquiète les populations depuis l’annonce de la seconde vague qui continue de faire des ravages. Et nous estimons qu’aucune action de la municipalité n’est notée en faveur des populations pour sensibiliser sur la propagation du virus. C’est pourquoi nous interpellons le comité départemental de gestion de la pandémie covid-19 et nous exigeons un bilan de la gestion de cette pandémie. J’invite également les populations à prendre leurs responsabilités en continuant les actions communautaires, surtout la sensibilisation pour le respect des mesures barrières, car trop c’est trop et la maladie est toujours là et continue de faire des ravages dans notre département », a souligné  Lamine Ba le coordinateur du mouvement Podor va mal…

Fadel Barro : ” Le Président Macky Sall banalise ses propres mesures sanitaires”

https://directnewsinfo.com L’ancien coordonnateur du mouvement « Y en a marre » a une explication du relâchement noté dans la lutte contre la pandémie du coronavirus. Selon Fadel Barro, c’est parce qu’il « y a une rupture de confiance entre les élites politiques et les populations ».
Pour l’activiste, cette situation est due, en grande partie, aux promesses non tenues des autorités. «  De plus, ils ont même osé mettre leurs noms, leurs logos ou leurs  visages sur des sacs de riz, des bouteilles de détergent, des masques. Rabaissant dangereusement la dignité de leurs propres concitoyens, leurs propres familles », a fustigé Fadel Barro, repris par L’As quotidien.
En outre, l’ancien coordonnateur du mouvement « Y en a marre » dénonce les rencontres folkloriques au palais. A l’en croire,  « le président Macky Sall banalise ses propres mesures sanitaires et sonne le début d’un relâchement général ».
Expliquant toujours la réticence de certains citoyens quant au respect des gestes barrières, l’activiste trouve injuste ce qu’il qualifie de politique de deux poids deux mesures. Selon lui, il n’est pas normal que certains Sénégalais soient exemptés alors que d’autres sont en train  de subir toute la rigueur de la loi. « Les contestations enregistrées pendant le couvre-feu, dans les régions Dakar et de Thiès sont les résultats de cette rupture de confiance entre les élites  politiques et les populations.
Elles expriment plus un rejet des hommes et des femmes qui nous gouvernent qu’un refus de participer à l’effort de lutte contre le coronavirus »,  insiste-t-il avant d’inviter les uns et les autres à se ressaisir pour préserver des vies humaines.

L’ÉTUDIANT SOD ÉVACUÉ À BORDEAUX

http://www.emedia.sn Bonne nouvelle, l’étudiant Sadio Ousmane Diallo sera évacué dans les plus brefs délais. « Vu que le pronostic vital de notre camarade sera engagé si aucun traitement n’est entrepris dans les prochains jours, un contact a été établi avec le CHU de Bordeaux par l’intermédiaire de SENECARE, qui propose un devis beaucoup plus accessible. Le départ de notre camarade sera acté dans les plus brefs délais vu l’urgence de la situation », annonce un communiqué de l’Amicale des étudiants de la faculté de médecine
L’étudiant souffre d’une aplasie médullaire et son opération nécessite la somme de 280 millions FCFA pour une évacuation en France. Une collecte avait été lancée sur les réseaux sociaux et une quête consistant à sillonner les rues de Dakar pour lui venir en aide. Une somme de plus de 98 millions CFA a été réunie.
Le communiqué de l’Amicale souligne « Par ailleurs, l’Etat du Sénégal a promis en la date du 11 janvier 2021, de venir en appui à son fils S.O.D. Promesse dont nous prions la concrétisation ».
Et comme une délivrance, la nouvelle de son évacuation arrive pour enfin donner espoir à Sadio Ousmane Diallo de recouvrer la santé. Adjoua Rokhia BASSÈNE

Disparition de Diary Sow : l’hypothèse de la fugue n’est pas exclue

https://www.lepoint.fr Source AFP   La jeune femme de 20 ans, connue comme « la meilleure élève du Sénégal », n’a pas donné signe de vie depuis le 4 janvier dernier.
Qu’est-il arrivé à Diary Sow ? Toutes les pistes, y compris celle de la fugue, sont envisagées après la disparition le 4 janvier de cette jeune étudiante sénégalaise à Paris, très connue dans son pays, où elle incarne un modèle de réussite scolaire, a-t-on appris mardi 12 janvier 2021 de source proche du dossier. Une enquête a été ouverte en France pour «  disparition inquiétante  » depuis que cette jeune femme de 20 ans n’a pas repris les cours après les vacances de Noël au prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand, où elle étudie en classe préparatoire.
Selon une association d’étudiants sénégalais à Toulouse, Diary Sow a passé les vacances de fin d’année dans cette ville du sud-ouest de la France, chez sa meilleure amie, étudiante en médecine. Elle devait repartir le 1er janvier. Sa trace se perd à ce moment, et elle n’a pas fait la rentrée des classes le 4 janvier à Paris. «  C’est une élève ponctuelle, très sérieuse, et l’alerte a été donnée rapidement. Personne ne l’a vue, on ne l’a pas trouvée dans son appartement », dans une résidence universitaire à Paris, a indiqué à l’Agence France-Presse Henry Sarr, membre d’une association d’étudiants sénégalais qui ont lancé des appels sur les réseaux sociaux.

« Merci pour votre mobilisation »

La disparition a été signalée le 7 janvier par le consul du Sénégal, selon une source proche du dossier. Sur le site du consulat, un avis de disparition avec la photo de la jeune femme et un numéro de téléphone (07 85 93 32 11) a été publié. «  Ni ses parents, ni ses amis, ni son tuteur, ni l’ambassade n’ont eu de nouvelles », selon un membre de la communauté sénégalaise à Paris, Daouda Mbaye, qui a organisé dimanche une distribution de tracts dans le 13e arrondissement de Paris, où habitait la jeune femme.
« Depuis l’annonce de la nouvelle, les autorités sénégalaises et françaises mettent tout en œuvre pour #RetrouverDiarySow avec un protocole d’alerte approprié. Faisons-leur confiance. Merci pour votre mobilisation pour #DiarySow et gardons espoir », a tweeté dimanche le parrain de la jeune femme, l’ex-ministre de l’Éducation, actuellement chargé de l’Hydraulique, Serigne Mbaye Thiam. Diary Sow a été désignée en 2018 et 2019 «  meilleure élève du Sénégal » et est l’auteure d’un roman  :  Le Visage d’un ange (L’Harmattan, 2020).

EMIGRATION CLANDESTINE : AMADOU LAMINE SALL PROPOSE UN FONDS APPROVISIONNÉ PAR LES REVENUS PÉTROLIERS

Dakar, 12 jan (APS) – Le poète sénégalais Amadou Lamine Sall a proposé mardi à Dakar que soit créé un fonds public approvisionné par les futurs revenus pétroliers et gaziers du Sénégal, pour venir en aide aux jeunes qui seraient tentés par l’émigration clandestine.
« Tout a été dit sur cette migration. Nous avons constaté aussi l’incapacité des gouvernants à faire face à ce drame. Je ne sais s’il existe ou pas, mais si tel n’est pas le cas, il faudrait créer un fonds (…) avec les revenus du pétrole et du gaz, afin d’offrir, à défaut d’un emploi, un kit chômage à tous ces jeunes de notre pays, selon des critères bien définis », a suggéré M. Sall.
Il a fait cette proposition en guise de remède contre l’émigration clandestine et au chômage des jeunes, en intervenant à une table ronde organisée par vidéoconférence, à l’initiative du think tank (groupe de réflexion) Afrikajom Center, sur « la recrudescence de la migration après-Covid  : comprendre la détresse de la jeunesse et y trouver une réponse appropriée ».
Le fonds dont il propose la création doit être destiné, au-delà de la lutte contre l’émigration clandestine, aux futures générations, selon Amadou Lamine Sall.

Sa proposition repose sur les revenus tirés du pétrole et du gaz, des hydrocarbures que le Sénégal – d’où partent chaque année d’importantes vagues de migrants – espère pouvoir exporter dans les prochaines années.

« Comme on ne peut pas offrir des emplois à tous, il faut offrir un kit chômage à tous les jeunes sans emploi, pour qu’ils puissent percevoir quelque chose au moins (…) en attendant de trouver mieux », a-t-il dit.
« Il nous faut aussi développer (…) les centres de formation professionnelle (…) pour que nos jeunes qui n’ont pas la chance d’avoir le brevet, le baccalauréat ou la licence puissent avoir des emplois », a également proposé M. Sall.
Il dit avoir remarqué l’absence d’ouvriers sénégalais qualifiés dans l’exécution des travaux publics au Sénégal, un problème qu’il faut résoudre, à son avis, par la création de nouvelles écoles de formation professionnelle.
« Je propose aussi la formule ’Six jeunes, un hectare’. Ce pays a des terres (…) Je lance un défi à l’Etat d’octroyer un hectare à chaque groupe de six jeunes », a suggéré M. Sall.
Les terres ainsi octroyées doivent l’être à usage agricole, a-t-il dit, proposant que des équipements adéquats et des semences soient octroyés aux jeunes chargés de les exploiter.
Les bénéficiaires d’une telle initiative doivent ensuite rembourser les prêts dont ils auront profité dans un délai de cinq à six ans, selon Amadou Lamine Sall.
Il estime que les entreprises créées au Sénégal avec un chiffre d’affaires dépassant 500 millions de francs CFA doivent octroyer « un quota incompressible d’offres d’emplois aux jeunes ».
« Dans les débats comme celui-ci, je souhaite qu’il y ait beaucoup plus de propositions concrètes parce que nous critiquons beaucoup l’Afrique, les Etats, les gouvernements, et cela ne mène à rien de critiquer. Il faut que les penseurs proposent des solutions », a souligné M. Sall.
La fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) prend part à l’organisation de la table. Des experts,  des universitaires et des cinéastes, dont le réalisateur Moussa Sène Absa, y participent également.SG/ESF/BK

AMINATA TOURÉ : « LES AFRICAINS SONT CEUX QUI MIGRENT LE MOINS »

Dakar, 12 jan (APS) – La transformation de la migration africaine en ’’phénomène médiatique’’ ne correspond ’’pas nécessairement à la réalité des chiffres’’ au regard desquels les Africains sont ceux qui migrent le moins vers d’autres continents, a soutenu, mardi, à Dakar, l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré.
« En réalité, les Africains sont ceux qui migrent le moins, mais évidemment parce qu’ils se singularisent par des caractéristiques physiques particuliers, on en a fait un phénomène médiatique qui ne correspondant pas nécessairement à la réalité des chiffres », a-t-elle déclaré.
L’ancienne Première ministre modérait les travaux d’une table ronde virtuelle organisée par le think tank Afrikajom Center, sur le thème  : « La recrudescence de la migration après COVID-19  : comprendre la détresse de la jeunesse et y trouver une réponse appropriée ».
La rencontre, initiée en partenariat avec OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), a regroupé plusieurs experts de la question migratoire, mais aussi des universitaires, hommes de lettres et cinéastes dont le réalisateur Moussa Sène Absa.

L’objectif de cette journée de réflexion est d’analyser et de comprendre la recrudescence de la migration clandestine et de trouver « des réponses appropriées, durables, coordonnées pour corriger ce phénomène ».

Aminata Touré est revenue sur les vagues migratoires, d’Afrique vers l’Europe, enregistrées ces derniers mois, par le moyen d’embarcations de fortune, occasionnant parfois d’importantes pertes en vie humaine.
Elle a fait valoir que « la part des Africains vivant dans un pays qui n’est pas le leur n’est que 14, 7% à l’échelle mondiale, soit une proportion qui est vraiment inférieure disons aux statistiques concernant les Asiatiques ou les Européens ».
L’ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental est de même largement revenue sur la problématique de la croissance rapide de la population africaine depuis 1960, année d’accession de la plupart des pays du continent à l’indépendance.
« Il faut dire qu’entre 1960 et 2018, notre population africaine a augmenté de 168% au rythme à peu près de 2, 6 % par an en moyenne. Nous sommes passés quasiment dans la période de 476 millions à 1, 3 milliard d’individus sur le continent, et il est attendu vers 2050 que cette population passe à 4, 3 milliards durant ce siècle », a-t-elle indiqué.
« Ce qui caractérise cette population, c’est sa jeunesse. L’Afrique est le continent le plus jeune au monde et il va le rester pour les décennies à venir. Nous avons à peu près 800 millions d’habitants de moins de 25 ans pour une population de 1, 3 milliard d’individus », a poursuivi l’ancienne cheffe du gouvernement et ancienne ministre de la Justice
Elle signale que là où la proportion de jeunes était de 60% en Afrique en 2020, ce chiffre « n’est que de 39% pour l’Asie et seulement de 26% en Europe ».SG/BK/MD

DAKAR ou le sempiternel enjeu  d’une capitale Par Bamar Samb et Dr Adama Baytir Diop

Annoncé d’abord par le ministre des Collectivités Territoriales du Développement et de l’Aménagement des Territoires et par la suite, par le Président de la République lui-même lors de sa conférence de presse du 31 décembre, dernier, le projet de suppression des villes à statut communal a suscité ici et là des réactions d’hostilité. Ceci d’autant plus que des soupçons de visées électoralistes ont vite envahi les esprits, concernant particulièrement Dakar, ville tombée dans l’escarcelle de l’opposition depuis 2009. Mais par-delà les émotions diversement exprimées par les uns et les autres une telle initiative appelle de notre part un certain nombre de réflexions  que voici.
Tout d’abord lors de la cérémonie traditionnelle de présentation des vœux au Conseil municipal Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar et 1er magistrat de la commune, réagissant aux propos tenus par les autorités de l’Etat s’est exprimée en ces termes  « Dakar, ville plus que centenaire, ancienne capitale de l’AOF, ville ouverte à toutes les identités, à toutes les fraternités et à toutes les solidarités, témoin de notre histoire commune, mérite plus de considération … » Et pour finir elle a exhorté à la « mobilisation de toutes les forces pour préserver cet héritage commun » Pour nous cette réaction du type prométhéen ne frappe pas tant l’attention que la force et la pertinence des arguments fournis.
Oui, Dakar, en tant que commune, ne doit pas mourir par un décret du Président de la République, 1er magistrat du Sénégal. C’est un lieu d’histoire, pendant longtemps espace de rivalités entre administrateurs coloniaux eux-mêmes et par la suite entre élus indigènes de l’AOF ; c’est un lieu de mémoire, un état d’esprit pour tous les Sénégalais.
Au cœur de tout cela, il y a eu la municipalité et la mairie. Et si comme les experts le considèrent, ainsi que le chef de l’Etat, semble-t-il, le processus de communalisation du Sénégal a commencé dès le XIXéme siècle , avec la création des  4 communes, Saint-Louis et Gorée en 1872, Rufisque en 1880 et Dakar en 1887, c’est tout un héritage politique, démocratique et culturel voire matériel qui est symboliquement abandonné du fait de la suppression de ces communes mythiques. Toute une évolution qui nous a pourtant menés à cette démocratie participative avec son paradigme de « gestion de proximité qui est du reste, l’un des motifs invoqués avec « l’égale dignité de ces communes. » En effet conjointement avec l’institution parlementaire (qui date de 1848) l’institution municipale fut le facteur de notre éveil politique et de la formation de notre conscience citoyenne. Ne nous y trompons pas !  Notre démocratie, telle qu’elle est citée en exemple en Afrique, résulte de cette époque coloniale portant la pensée politique, les œuvres, les succès et les échecs de nos grandes figures politiques historiques ; Blaise Diagne, Ngalandou Diouf, Lamine Gueye, Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia… qui toutes furent députés du Sénégal au Palais Bourbon (ANF) et maires. C’est au nom de cette continuité historique qu’en 1972 L. Senghor, Président de la République invitait solennellement la nation à commémorer le centenaire de la naissance de Blaise Diagne et que tout récemment le Président Abdoulaye Wade a choisi, celui qui fût le 1er Africain député à l’Anfr, comme parrain de notre nouvel aéroport international. Cet homme politique d’envergure est entré dans notre mémoire collective par son intelligence, son courage, son talent oratoire, son sens de la justice et de l’égalité des races. En fait, toutes ces figures politiques, historiques ont contribué  à forger notre tempérament national qui fait aujourd’hui que nous sommes différents des autres Africains anciennement colonisés. Le poids historique des communes de plein exercice héritées de la colonisation, qui furent des espaces d’expériences en adéquation avec nos réalités socio-culturelles de l’époque , constitue un acquis irremplaçable .Comme le disent les deux auteurs F. Chatelet et P. F. Moreau « C’est la force des siècles qui donne droit d’exister et non la déduction géométrique , il y’a un ordre des choses et c’est 

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un ordre historique où le droit se spécifie irréductiblement dans les mœurs. et coutumes nationales » Et donc, pensons-nous, un décret qui serait pris au nom d’une raison intemporelle (ici, l’égale dignité des communes), froide, ne pourrait avoir des conséquences positives sur la construction de notre avenir commun .
Mais par-delà cet aspect à la fois affectif, intellectuel et culturel du problème qui fait partie intégrante de notre personnalité recouvrée après la période coloniale , il y a que l’opportunité, l’efficacité et la rationalité de ce projet peuvent être remises en cause. C’est du moins l’avis de certains experts qui estiment que si la loi de 1996 a montré , toutes ses limites , avec la création de communes sans viabilité territoriale (19 dans le seul département de Dakar) l’Acte 3 de la décentralisation , appellation  donnée à la nouvelle réforme initiée par le Président Macky Sall (le code a été promulgué le 28/12/2013 et mis en application en Juin 2014) parait « mal engagé » du fait « d’une impréparation, d’une certaine précipitation et d’un manque de considération du bilan de la gestion passée » (Youssouf  Sané). Dans une étude bien documentée de la communalisation du Sénégal, cet expert propose de s’orienter vers la résolution de problèmes majeurs comme le découpage politico-administratif, la faiblesse de la coordination et de l’intercommunalité, la prolifération des communes, dont certaines sont à la fois pauvres et insuffisamment peuplées pour générer leurs propres recettes budgétaires. Toutes choses qui sont facteurs d’affaiblissement des communes-villes comme Dakar, Pikine, Guédiawaye… Et pour la capitale du Sénégal, Sané pense qu’il faut impérativement regrouper toutes les communes en une seule ville et imaginer de nouveaux schémas de financement et de gouvernance.Nous sommes d’avis que la création de communes sans tenir compte des réalités socio-politiques et économiques est l’une des causes de dysfonctionnements de la décentralisation et de l’affaire des communes -villes.Depuis 1966, et la loi 66-64 du 30  juin établissant le code de l’administration communale qui donnait plus d’autonomie aux communes il nous semble que le piétinement dans le processus de communalisation intégrale est incompréhensible car il existe une certaine tradition étatique dans ce domaine. Il est donc venu le temps de créer des communes avec tous les critères nécessaires à leur viabilité et à leur développement  : démographique, économique, géographique, historique, culturel…. À titre indicatif, nous proposons pour Dakar, 6 communes au lieu des 19 actuelles  :
1) Commune Dakar Nord (FANN, Mermoz, Sacré-Cœur, Sicap, Dieupeul, Derklé, Point E. Zone B
2) Commune du Plateau (sans changement)
3) Commune des Almadies (Yoff, Ngor, Ouakam)
4-de Médina (Médina, Colobane, Fass, Gueule-Tapée)
5) ( Commune de Grand -Dakar (Grand-Dakar, Biscuiterie, Niari Taly, HLM)
6) Commune des Niayes ( Grand-Yoff, Parcelles Assainies, Grand-Médine, Cambéréne, Dalifort,  Hann-Maristes) .
« Dakar est la chair de notre chair ! Avant de nous l’arracher, il faudrait passer sur le corps du peuple sénégalais ! » s’était écrié en 1958 Mamadou Dia  face à ce qui lui semblait être des manœuvres visant à faire de la capitale de l’AOF l’objet d’une « confrontation inter-territoriale ». Il nous semble nécessaire d’accepter toute l’hérédité historique transmise par cette ville à l’histoire bien singulière qui fit toujours  l’objet de convoitises depuis que par une belle matinée de mai 1857 le bourg lébu de Ndakaarou, dénommé Daccard  (et ses habitants les Daccariens) par les Goréens devint la ville de Dakar pour les Français « Le politique, dit Max Weber, c’est l’instance qui permet le vivre ensemble et la résolution des conflits d’intérêts inhérents à  une société   »  ,  « la politique, lui renchérit un auteur, c’est l’activité de ceux qui assurent ou veulent assurer ces fonctions »
C’est donc à l’Etat et en premier lieu au chef de l’Etat de réaliser l’unité et l’harmonie de notre espace social, gage de progrès et pérennité. Ce n’est pas chose aisée du fait de l’inévitable hétérogénéité d’une société et donc son caractère virtuellement conflictuel. Mais il faudra un esprit de dépassement.Bamar Samb, ingénieur à la retraite et Dr Adama Baytir Diop, historien, auteur de «  Le Senegal à l’heure des indépendances », le projet politique de Mamadou Dia 1958-62 Harmattan Paris 2007.

Les ministres de Macky se cachent et ne parlent plus…Ils ont peur de

https://www.xibaaru.sn Mais où est le gouvernement de Macky Sall ? Depuis le dernier grand remaniement, l’on ne sent plus les ministres du gouvernement. Comme si chacun restait dans son coin pour éviter de faire des gestes qui pourraient être considérés comme des « ambitions » coupables. Et cette situation installe une certaine léthargie au sein du gouvernement. Les ministres ont peur, les DG se cachent…Tout ceci pour éviter qu’on leur taxe d’ambitieux pour 2024….

Ambition politique  : Le nouveau délit qui freine l’action des ministres et directeurs généraux

L’on s’attendait à un gouvernement qui allait être d’attaque aussitôt mis sur pied avec des ministres capables de prendre des initiatives à même de rassurer les Sénégalais de plus en plus inquiets sur le devenir du pied. L’espoir avait été grand chez les Sénégalais à l’annonce du remaniement du gouvernement qui avait été opéré récemment. Les populations attendent, et la déception est en train de s’installer.
Aucune innovation n’est apportée dans la méthode de gouvernance et les ministres ont désormais peur de prendre des initiatives, des décisions sur le terrain. Alors que le ras-le-bol se manifeste de plus en plus au sein des populations. Où est le gouvernement du Président Macky Sall ? Les ministres ont tout simplement peur. Les voilà nommés, mais en même temps cloués pour ne prendre aucune initiative permettant aux Sénégalais de juger l’action gouvernementale.
C’est dire que depuis le dernier grand remaniement avec le départ de plusieurs ténors, le maintien de ministres à scandales dans l’équipe gouvernementale, avec l’arrivée du vieux Mahmouth Saleh qui tire les ficelles dans l’ombre, il y a une certaine léthargie. C’est la psychose qui s’installe chez nos ministres. Chacun d’entre eux, a peur de prendre des initiatives pour ne pas se mettre en vedette au risque de se faire taxer « d’ambitieux » voulant lorgner le fauteuil du Chef.
Voilà le mal que vit en ce moment le Sénégal. Les ministres sont comme ligotés, incapables de produire quoi que ce soit, et n’attendant que les directives du Chef pour entamer des actions. Gare à ceux d’entre eux qui se lèveraient pour prendre des initiatives de leur propre-chef. C’est la porte ouverte à leur bannissement. Sous le régime du Président de la République Macky Sall, personne ne doit rien entreprendre et on n’obéit qu’aux ordres du Chef.
Aucun ministre ne doit être loué, remercié pour ses réalisations. Au Sénégal du Président de la République Macky Sall, un ministre ne doit pas être populaire. Ce serait un « délit ». La meilleure de se faire atteindre par des adversaires qui vont l’utiliser auprès du Chef de l’Etat pour te liquider. Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé, Aly Ngouille Ndiaye, Me Oumar Youm, Mahammed Boune Abdallah Dione en ont fait l’amère expérience. Aminata Touré a été relevée sans état d’âme de son poste de Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), car accusée de lorgner le fauteuil du Président de la République Macky Sall. D’ailleurs, pour répondre à ses détracteurs, elle assène  : « avoir une ambition politique n’est pas un délit ».
Ça l’est au Sénégal. Résultat des courses  : chacun reste dans son coin et évite de prendre des initiatives qui pourraient être considérées de leur part comme des « ambitions coupables ». L’action gouvernementale se trouve ainsi freinée et la léthargie s’est installée. Les ministres ont peur, les directeurs généraux se cachent. Personne ne veut être taxée d’ambitieux et de lorgner le fauteuil du Chef

Antoine Diome, ministre de l’Intérieur : «La mise en application de l’état d’urgence comporte quelques limites qu’il sied de corriger»

https://www.dakaractu.com L’Intercommission constituée par la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains et la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de l’Assemblée nationale, s’est réunie le vendredi 08 janvier 2021, pour statuer sur le PROJET DE LOI N°46/2020 MODIFIANT LA LOI N°69-29 du 29 AVRIL 1969 RELATIVE À L’ÉTAT D’URGENCE ET À L’ÉTAT DE SIÈGE.
C’est le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome qui a défendu ce projet de loi.
Le ministre après avoir tiré un bilan du premier couvre-feu, souligne que la mise en application de l’état d’urgence comporte quelques limites qu’il sied de corriger pour permettre à l’Etat d’assurer au mieux la gestion de risques, crises ou catastrophes naturelles ou sanitaires en limitant les inconvénients sur la vie des citoyens, lit-on dans le rapport lu à Dakaractu. Un motif brandi par l’État pour la modification de cette loi devant permettre au Chef de l’État d’avoir d’autres prérogatives.

Aymérou Gningue : «Au contraire, la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège renforce la démocratie et l’État de droit»

https://directnewsinfo.com Contrairement à ceux qui estiment que la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège est dangereuse pour la démocratie, le président du groupe parlementaire BBY, Aymérou Gningue est d’avis que cette loi renforce davantage la démocratie et l’État de droit au Sénégal.
« C’est très bien de permettre au président de la République de doter les pouvoirs aux administratifs notamment le gouvernement, l’administration territoriale pour prendre des mesures partielles afin de lutter contre une catastrophe qui sévit dans une circonscription sans pour autant enfreindre les libertés individuelles des populations », a salué le parlementaire.
Par ailleurs Aymérou Gningue salue la pertinence du chef de l’État Macky Sall qui a guidé la proposition de ce projet de loi qui va davantage « renforcer les libertés individuelles et collectives des populations, en renforçant davantage la démocratie… »

‘’Cette loi sur l’État d’urgence et l’État de siège me fait peur …’’(Alioune Tine)

https://www.seneweb.com Alioune Tine invité de l’émission D’clique a livré son analyse concernant le projet de Loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège.
‘’Je suis le premier à alerter sur cette loi, déclare-t-il. On a un Etat de droit après un Etat de police. En cas d’État d’urgence on prive en quelque sorte la liberté des individus alors ça ne doit pas être contrôlé par une institution. Il n’y a aucune circonstance ni argument pour donner tous les pouvoirs au président. Cela discrédite encore l’Assemblée nationale ».
Le fondateur de Think Tank Africajom center considère que le président ne devrait pas seulement consulter l’Assemblée nationale mais aussi les membres de la société civile. ‘’Cette loi me fait peur parce que ça bafoue les droit des individus’’, argue Alioune Tine
Pour rappel, les députés se sont réunis en session plénière le lundi 11 janvier et ont adopté le controversé projet. Avec ce vote, la représentation nationale donne ainsi pleins pouvoirs à l’Exécutif de proclamer l’état d’urgence et de le proroger pour un délai d’un mois ou encore de prendre des mesures de restriction des libertés en dehors de la proclamation de l’état d’urgence sans passer par elle, en cas de besoin.

LE OUI…MAIS DE NGOUDA MBOUP CONCERNANT LA MODIFICATION DE LA LOI SUR L’ETAT D’URGENCE

http://www.sudonline.sn L’enseignant en droit public, apporte ses éclairages sur le transfert des pouvoirs législatifs en matitère d’Etat d’urgent et de siège au président de la République
«Je pense que la loi était très attendue, il faut le dire quand même. Parce que la loi de 1969 qui, en réalité, applique l’article 69 de la Constitution qui fixe le régime de l’état urgence et l’état de siège, était obsolète. Donc, du coup, il fallait passer à un toilettage. Le régime de l’état d’urgence que nous avons est un état policier alors qu’aujourd’hui, l’Etat du Sénégal fait face à une pandémie sans précèdent et que cette pandémie sans précèdent, même si elle est prise en compte dans le cadre de cet état d’urgence, cet état d’urgence qui est une urgence sanitaire, nécessite un état social et non pas un état policier.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement sénégalais a pensé initier cette loi pour modifier la loi de 69 pour qu’il puisse intervenir de façon beaucoup plus rapide et beaucoup plus efficace pour régler les problèmes de la pandémie. Ou encore une question qui n’a pas encore eu lieu, mais qui est prévue dans la loi, c’est à dire les catastrophes naturelles. Et à ce niveau, la loi était innovante parce qu’elle ajoute un nouveau titre 5 qui permet de gérer les catastrophes naturelles. Mais par contre, au regard de la loi et de la brièveté des articles qui sont intégrés dans ce nouveau titre, il y a quelques difficultés et quelques anomalies. Et je ne pense pas que ce soit conforme à l’esprit et à la lettre de la Constitution dans la mesure où si nous sommes toujours dans le régime de l’article 69 de la Constitution strictement qui prévoit l’état d’urgence, on ne peut pas décréter l’état d’urgence quelle que soit la situation, que ce soit un état d’urgence appelé sanitaire ou un état d’urgence considéré policier. Il faudrait que le président le décrète et que quand même, l’état d’urgence ne puisse pas dépasser douze jours.
Au-delà, il faudrait impérativement l’intervention de l’Assemblée nationale. Cela étant, la nouvelle loi qui est initiée et qui doit être votée ne prévoit pas cela. C’est à dire que c’est une dérogation qui est appelée à être appliquée, qui permet au Président de la République de pouvoir décréter un état d’urgence en cas de pandémie ou de catastrophe naturelle, au bout d’un mois sans passer à l’Assemblée nationale et avoir la possibilité de le renouveler encore un mois. Et cela, pour moi, porte atteinte à l’esprit à la lettre de l’article 69 de la Constitution qui fixe ce délai à douze jours.

«LES CRAINTES SONT-ELLES FONDEES?»

Effectivement, les craintes sont fondées dans la mesure où le Président se renforce dans ses prérogatives et que le régime de l’état d’urgence est un régime très lourd. Je dis tout le temps que l’état d’urgence est un régime d’exception. Ce n’est pas un régime d’exceptionnel. Quand j’utilise le subjectif à la place de l’adjectif, cela signifie qu’en réalité l’état d’urgence est dans le cadre de la légalité et que l’état d’urgence ne signifie pas que la légalité est en congé. Cela signifie tout simplement que la légalité est assouplie. Mais que les autorités administratives, à commencer par le Président de la République, sont soumis à la légalité certes. Mais par contre, dans le cadre du régime d’exception, les pouvoirs publics et, notamment le Président de la République et l’ensemble des membres du pouvoir exécutif voient leurs prérogatives étendues, les libertés sont restreintes. Et qu’aujourd’hui, maintenant, si le Président renforce ses prérogatives là, et si le Président de la République cherche à se renforcer, d’autant plus que si nous parlons de l’état d’urgence sanitaire, la première chose à voir est qu’en réalité, ça doit être bien détaillé, bien défini avec les concepts et autres. Mais ce que nous avons vu, c’est un texte très bref avec la brièveté des articles et au-delà de ça quand même, ce qui fait peur, c’est que le parlement est contourné.
Et dans une démocratie, si le parlement ne parvient pas à contrôler l’Exécutif, cela peut être dangereux dans la mesure où des concepts de catastrophes naturelles et autres, ce sont des concepts valises que le gouvernement pourrait utiliser à sa guise. Donc, n’importe quelle situation pourrait être mise dans ce sac. Et voilà donc des craintes qui pourront être dissipées lorsque les députés auront regardé la loi pour faire les amendements. Mais je pense que c’est hypothétique dans la mesure où il y a toujours la question de la majorité mécanique qui se pose».

Loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège : Adji Mbergane Kanouté salue la pertinence de la loi.

https://directnewsinfo.com Pour la députée Adji Mbergane Kanouté, « la modification faite de cette loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège n’est que bénéfique pour le peuple sénégalais. Cette loi est très pertinente, car elle permettra au chef de l’État de mieux pouvoir agir avec toute l’efficacité qu’il faut pour combattre la pandémie Covid-19 et ou en cas d’autres catastrophes naturelles qui pourraient surgir dans le pays ».
Cependant, la parlementaire fustige l’attitude de l’opposition qui souligne que le président Macky Sall est en train de préparer son éventuelle candidature pour un troisième mandat.
« L’opposition est dans son rôle. Et on ne doit pas se fier aux propos de ses membres. Car le président Macky Sall, tout ce qui l’anime c’est la protection de la population et faire sorte que cette pandémie soit vaincue au grand bénéfice de tout le peuple, mais non pas de spéculer sur des questions politiques », a laissé entendre la députée…

Aliou Sow sur le 3e mandat : «Je pense Macky assez sensé…»

https://senego.com L’ancien ministre de la jeunesse, Aliou Sow, pense que le Président Macky Sall est assez responsable pour ne pas se dédire sur la question du troisième mandat. Il lui rappelle la sacralité de la parole donnée dans la société africaine.

Aymérou Gningue sur la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège : « Au contraire, c’est une loi qui renforce la démocratie et l’État de droit »

https://www.dakaractu.com Contrairement à ceux qui estiment que la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège est dangereuse pour la démocratie, le président du groupe parlementaire BBY, Aymérou Gningue est d’avis que cette loi renforce davantage la démocratie et l’État de droit au Sénégal.
« C’est très bien de permettre au président de la République de doter les pouvoirs aux administratifs notamment le gouvernement, l’administration territoriale pour prendre des mesures partielles afin de lutter contre une catastrophe qui sévit dans une circonscription sans pour autant enfreindre les libertés individuelles des populations », a salué le parlementaire.
Par ailleurs Aymérou Gningue salue la pertinence du chef de l’État Macky Sall qui a guidé la proposition de ce projet de loi qui va davantage « renforcer les libertés individuelles et collectives des populations, en renforçant davantage la démocratie… »

Mamadou Lamine DIALLO : « Le coronavirus inspire Macky SALL, il peut se permettre n’importe quoi »

Le coronavirus a bon dos et Macky SALL fait de la pandémie une occasion de renforcer ses pouvoirs. C’est le point de vue du président du Mouvement Tekki qui  sa question économique hebdomadaire de ce mardi estime que le coronavirus inspire.
« Le coronavirus est sans doute d’origine naturelle, il fait des ravages dans le monde et soumet en réalité toute la planète à sa dictature. On peut dire que  quelque part, il inspire notre Président Macky SALL. En effet, le voilà, profitant de la pandémie, qui demande à l’Assemblée nationale du Sénégal de lui voter les pleins pouvoirs dans le cadre de nouvelles matières dénommées catastrophes sanitaire et naturelle. Ainsi, Dame nature est convoquée pour offrir à  Macky SALL les pleins pouvoirs », écrit le député.
Poursuivant, Mamadou Lamine DIALLO estime que la nouvelle loi sur l’état d’urgence et le couvre a été adopté à l’aveuglette par les députés qui, selon lui, ne se sont même pas préoccupés de la forme.  «Tout d’abord, s’agissant de matière nouvelle, on se serait  attendu que la Constitution soit modifiée pour y introduire ces matières nouvelles que sont la catastrophe  sanitaire et  la catastrophe naturelle, mais tout cela est très  compliqué pour Macky SALL.  Il aurait été   plus avisé du reste de faire des projets de loi séparés s’agissant de matière tout à fait différente, à  savoir l’urgence sanitaire dénommée ici par paresse intellectuelle catastrophe sanitaire  et la catastrophe naturelle. Face à une Assemblée nationale à genou, il peut se permettre n’importe quoi. C’est ce qu’il fait », martèle le député qui ne ménage pas ses collègues. Pour lui, ce projet de loi, « en réalité vise dans le fond à empêcher l’Assemblée nationale  de pouvoir se réunir après douze jours d’État d‘urgence décrété par  le Président de la République pour apprécier la situation, évaluer  effectivement les difficultés nées  de l’État d’urgence, qui faut-il le rappeler est une suspension des libertés des populations».
Mamadou Lamine DIALLO trouve que les députés ont facilité la tâche au leader de l’APR qui n’aura plus besoin de leur avis pour décidé. «Toujours revenir devant l’Assemblée nationale, c’est trop pour Macky SALL, c’est inacceptable pour son fast track. C’est pour lui quelque part être gêné  par une Assemblée nationale dans  l’exercice de son pouvoir.   Il propose alors  à cette même Assemblée nationale de lui permettre de pouvoir décréter l’État d’urgence sans rendre compte à l’Assemblée nationale après 12 jours. Quelque part, c’est comme s’il en veut au Peuple Sénégalais  qui lui a pourtant tout donné, qu’il veut mater à tout prix», déplore le président du Mouvement Tekki.

Monsieur le président, nul n’a le droit de salir cette exception sénégalaise qui nous a rendus si fière Par Falilou Cissé

https://www.dakaractu.com Pendant longtemps, plusieurs fois de suite, le sénégalais a bombé le torse et marché dans les plus grandes artères du monde, la tête haute et l’allure fière, toujours prompt à rappeler à qui veut l’entendre qu’il vient du pays de la teranga.
Comme évènements qui ont conduit à cette glorieuse posture, on peut citer le départ sans aucune contrainte du départ du Président Senghor de la tête de l’Etat, la première alternance démocratique avec zéro goutte de sang et zéro mort mais aussi l’historique et héroïque parcours de l’équipe nationale lors de sa première participation à la coupe du monde. A Addis Abéba comme partout à travers la religieuse Somalie ou encore à Djibouti, j’ai toujours été célébré pour être venu du pays de El Hadj Diouf. A chaque fois, c’était l’exaltation.
La dernière fois que nous allions revivre ces moments rares c’est quand vous aviez annoncé devant les caméras du monde entier (mondialisation oblige) que vous alliez ramener votre mandat de 7 ans à 5. De nouveau, nous avions tous vibré de suprématie.
Hélas, votre changement spectaculaire d’avis nous a rappelé que nous pouvions être comme tous les autres. Malgré tout, les nombreuses personnes comme moi qui vous ont aidé à avoir un second mandat continuent de croire que vous n’aviez fait que trébucher et que vous allez vite vous ressaisir.
Alors, cette troisième candidature pour un troisième mandat,  Même si la constitution vous l’autorisait, l’honneur, l’histoire et la jurisprudence vous le déconseillent : C’est donc la peur au ventre que nous constatons que pas à pas, vos partisans avancent résolument et irrésistiblement vers cette troisième candidature lourdement chargée de dangers. Tous les jalons semblent désormais posés. Ils ont oublié leurs arguments de campagne lors du référendum, ils ont oublié les engagements maintes fois répétés par le président li même pour dire qu’il en était à son dernier mandat. Maintenant, leur nouveau discours consiste à dire que seul le conseil constitutionnel est apte et habilité à trancher ce débat
Ne les suivez pas monsieur le président, car votre honneur ne les intéresse pas. Ils ne croient guère en vous. L’histoire de Wade est encore trop fraiche dans nos esprits. Lorsque le navire commencera à tanguer, du haut de votre solitude, vous observerez, impuissant, un désolant et spectaculaire mouvement de personnes ingrates qui sauteront désespérément, vous tendant la main avec mépris. Et Quand vous allez sombrer dans les ténèbres de l’histoire, ils seront dans leur coin, en train de se moquer de vous et de savourer les fruits de leur funeste flagornerie.
Alors, rappelez-vous que pendant qu’il est encore temps, vous avez les possibilités et le don de briller et de faire briller le Sénégal à travers le monde. Vous pourrez même revenir au sommet de la gloire. Ni la constitution, encore moins vos compatriotes ne vous le refuseront. Je suis sûr qu’ils sauront vous rendre la monnaie de votre pièce si vous nous remettez notre exception en souffrance.
En revanche, si vous suivez ce qui n’ont rien à perdre et qui tentent de justifier le droit à cette controversée troisième candidature, vous risquerez de refuser cette main que vous tend l’histoire depuis belle lurette.
Mieux, vous risquerez d’enterrer plusieurs morts dans le cimetière de votre conscience qui vous empêcheront de dormir du sommeil des justes le reste de votre vie durant, à l’instar des lugubres présidents Condé et Watara. Car comme eux, vous risquez de marcher sur des cadavres rien que pour vous présenter.
Le jour de l’annonce de votre candidature, c’est presque sûr, va jeter dans les rues du pays des jeunes, adultes, femmes, militants du parti Sénégal qui, dans des circonstances pareilles, ne réfléchiront que par les nerfs. Ils feront face à une force aveugle et répressive et certains pourront perdre la vie. Ce ne sera pas le combat des politiques car aucun homme politique, aucun membre de la société civile, aucun activiste ne peut revendiquer les historiques évènements du 23 juin. Ce peuple qui s’était levé un certain 23 juin de façon spontanée est toujours là. Les raisons de leur folie dévastatrice sont en gestation très avancée.Falilou Cissé , conseiller en développement communautaireA Bamako

Financement partis politiques : Ngouda Fall Kane corrige Félix Antoine Diome et Ousmane Sonko

https://www.pressafrik.com L’ancien président de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières) estime que le ministre de l’Intérieur a raison quant au fond, mais a péché sur la forme dans l’affaire de financement par l’étranger des partis politiques… Le débat sur le financement d’un parti politique par l’étranger s’est installé insidieusement suite à la levée de fonds organisée par Pastef d’Ousmane Sonko le 02 janvier dernier. Une opération qui a connu un franc succès puisque, en quelques heures seulement, 125 millions de francs ont été obtenus surtout avec le soutien de la diaspora. Les avis ont divergé sur la sortie de ministre de l’Intérieur, Félix Antoine Diome, qui est intervenu tardivement la même nuit pour mettre en garde Pastef, allant jusqu’à brandir une menace de dissolution du parti de Ousmane Sonko. S’écartant des convulsions partisanes, un homme de l’art, l’ancien inspecteur général d’Etat, mais surtout l’ancien président de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), Ngouda Fall Kane, sort du bois. Usant d’un argumentaire clair et précis, il blâme le ministre de l’Intérieur qui, selon lui, « a raison quant au fond, mais a pêché sur la forme ». Il n’absout pas pour autant Pastef, parce que, explique-t-il, « financer un parti politique à partir de l’étranger ou par des étrangers est d’une extrême gravité ». Ngouda Fall Kane n’a pas manqué de dresser le canevas d’un système d’encadrement optimal et de ce qu’il considère comme une surveillance pertinente du financement des partis politiques.
« Financer un parti politique à partir de l’étranger ou par des étrangers est d’une extrême gravité » indique d’emblée l’ancien patron de la Centif. Ngouda Fall Kane met ainsi les pieds dans le plat du débat suscité par la levée de fonds initiée par Pastef le 02 janvier dernier. L’homme, surfant loin des convulsions partisanes, cherche à trancher le débat soulevé souvent par des non sachants. Selon l’ancien IGE, « le financement à partir de l’étranger d’un organisme à but non lucratif, politique ou apolitique, est un facteur de risque en termes d’approfondissement du crime organisé dans ses aspects économiques et financiers mais aussi de menaces sur la souveraineté nationale d’un pa
Le phénomène est aussi inquiétant par rapport à la criminalité économique et financière. « A ce niveau, il est clair que l’intégration croissante des économies à travers les courants d’échanges commerciaux et les flux financiers transfrontaliers a favorisé la mondialisation de la criminalité économique et financière (corruption, blanchiment de l’argent sale, financement du terrorisme, etc.). Ainsi, les criminels financiers, dans leur stratégie d’expansion, cherchent à s’appuyer sur les éléments les plus fragiles de la société, notamment les individus et les associations (politiques et non politiques) qui sont dans le besoin, pour blanchir les produits de leurs crimes (corruption, évasion fiscale, trafic de drogue, détournement de deniers public, trafic de migrants, etc.) » explique notre interlocuteur.
D’après l’ancien candidat éphémère à la dernière élection présidentielle, « aucune organisation, qu’elle soit politique ou philanthropique, ne peut garantir la licéité des fonds qui lui proviendraient de l’Etranger. Cette situation est beaucoup plus grave pour un parti politique qui ambitionne de diriger son pays, quand bien même ces fonds proviennent de ses militants installés à l’étranger ».

Des fonds provenant de l’étranger servant à financer un parti politique, c’est extrêmement grave !

« C’est pourquoi, l’Etat, dans sa mission fondamentale de garant de la stabilité économique et financière, est tenu — et j’insiste, c’est une obligation) — de s’interroger sur l’origine et la destination de certains flux financiers. Cela, n’est pas de la politique au « sens sénégalais » du terme mais une démarche de gestion et de protection de l’unité économique nationale. Si la destination des fonds en provenance de l’étranger sert à financer un parti politique, qu’il s’appelle PASTEF, APR, PS ou AFP etc., je dis que c’est extrêmement grave » poursuit l’ancien SG du ministère de l’Economie et des Finances.
Et de se demander « comment des organisations internationales comme le Groupe d’Action Financière « GAFI », les organisations sous régionales comme le GIABA en Afrique de l’Ouest dont le siège est installé à Dakar, qualifieraient le Sénégal, si les fonds de l’ancien président de l’IAAF condamné pour corruption et blanchiment d’argent (55 millions d’euros selon les FINCEN-Files) avaient abondé les comptes de certains partis politiques comme soupçonné à l’époque et sans preuve à l’appui ».

« Le ministre de l’Intérieur a raison quant au fond, mais a péché sur la forme »

La question du financement des partis touche aussi à la souveraineté d’un pays. « Les menaces du financement d’un parti politique à partir de l’étranger sur la souveraineté nationale sont tellement évidentes que le Sénégal, au lendemain de l’installation du président Abdou DIOUF en 1981 et l’ouverture démocratique qui s’en est suivi (suppression de la limitation des partis et des courants de pensée), a adopté la loi 81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques, qui prévoit en son article 3 la « dissolution » par voie réglementaire d’un parti politique qui a « reçu » directement ou indirectement des fonds de l’étranger ou des étrangers établis au Sénégal » explique l’ancien patron de la Ce
Il rappelle que « cette loi a été modifiée en 1989, même période où le G7 créait le GAFI au sommet de l’Arche à Paris, par la loi n°89.36 du 12 octobre 1989 relative aux partis politiques, qui reprend en son article unique les mêmes dispositions que celles de l’article 3 de la loi de 1981 sur le financement des partis politiques. La loi est très claire sur le financement des partis politiques au Sénégal. Aucune autre interprétation n’est que bavardage juridique relevant de considérations extra-juridiques ».
« Tout cela pour dire que le ministre de l’Intérieur a raison quant au fond mais a péché sur la forme. Il n’avait pas besoin de balancer à une heure tardive de la nuit un communiqué pour menacer PASTEF de dissolution. La logique voudrait qu’il mette en œuvre les procédures appropriées et sans ambages si les faits reprochés à ce parti sont avérés » estime Ngouda Fall Kane.

Proposition pour un encadrement optimal du financement des partis politiques

L’ancien IGE ne s’est pas limité à trancher le débat. Il a cherché, par-delà les dispositions légales existantes en la matière, et dans une démarche prospective, à faire quelques propositions visant un encadrement optimal et une surveillance pertinente du financement des partis politiques. Il s’agit, selon lui, de modifier l’article 42 de la loi 2018-03 du 28 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, portant sur les mesures de surveillance et de contrôle des organismes à but non lucratif en ajoutant au paragraphe 1er les « activités politiques » en plus des activités philanthropiques.
Il suggère d’instaurer le financement public des partis politiques, qui ouvre la possibilité pour l’IGE et la Cour des Comptes de contrôler la gestion financière de ces partis, mais également de circonscrire les cotisations à celles des membres résidant sur le territoire national. En outre, il doit être question d’obliger les partis politiques à ouvrir un registre d’enregistrement des financements reçus qui pourra être consulté par les services compétents du ministère de l’Intérieur avec obligation d’informer ce département et la CENTIF de tous les fonds reçus supérieurs à 1 000 000 FCFA (avec noms et prénoms des parties versantes). Et enfin de faire respecter l’obligation légale de dépôt, à bonne date, par les partis politiques, de leurs états financiers.Le Témoin

ME MOUSSA DIOP DÉMENT BOUN KHATAB SYLLA ET ANNONCE UNE CITATION DIRECTE

http://www.emedia.sn Réponse du berger à la bergère. L’ancien directeur de Dakar Dem Dikk a fait face, ce mardi 12 janvier 2021, à la presse pour démonter les accusations de son successeur, Oumar Boune Khatab Sylla. Ce dernier l’accuse d’avoir volé un véhicule de la société et d’être l’auteur d’emplois fictifs. Des accusations qu’il juge calomnieuses et diffamatoires. Ainsi, il a décidé de saisir la justice pour laver son honneur. « Au vu des déclarations mensongères et calomnieuses de ce nouveau Dg, une citation directe lui sera servie dans la semaine », a annoncé Me Moussa Diop qui a battu en brèche toutes accusations portées contre sa personne. Selon lui, il a fait ce qu’il a pu à Dakar Dem Dikk durant les 6 ans qu’il a été à la tête de cette société. Mieux, il indique, pour le préciser que Dakar Dem Dikk est une société de transport public qui ne peut jamais réaliser de bénéfices. C’est la raison pour laquelle, dit-il, elle a le système des compassions au réel. D’après lui, c’est l’Etat du Sénégal qui doit même des sous à la société. « L’Etat du Sénégal doit 7 milliards de francs CFA à la société », a-t-il révélé non sans dire que les états financiers montrent que les meilleurs résultats sont sous son magistère. Ce qui lui pousse à dire  : « Je ne suis pas un voleur. Je ne connais pas le népotisme. Je n’ai volé rien du tout à Dakar Dem Dikk. Je n’avais pas de voiture de fonction. J’allais au travail avec la voiture familiale que je paie à crédit jusqu’à présent. Aucun corps de contrôle ne m’a jamais épinglé. J’ai fait ma déclaration de patrimoine à mon entrée et à mon départ ».

« C’EST LA BAMBOULA À DAKAR DEM DIKK »

De l’avis de Me Moussa Diop, c’est l’actuel directeur de Dakar Dem Dikk qui fait des magouilles. « Il n’a qu’à vous dire comment il a acheté, en trois mois, la Lang Cruiser Platinum de 85 millions FCFA qu’il conduit. En trois mois, il est à 9 conseillers et deux chargés de missions. Ces deux chargés de missions sont ces marabouts qui ont des salaires de directeurs. Ils ont chacun 300 litres de carburant par mois. Ils ne travaillent pas, ils se présentent à la fin du mois au bureau, récupèrent leurs salaires et repartent. C’est la bamboula à Dem Dikk depuis que je suis parti. Je pense qu’il a peur. Les charges sont très lourdes pour lui et il panique déjà », a fait savoir Me Moussa Diop. Pour lui, s’il a été limogé, c’est parce qu’il est contre le troisième mandat. Une position qu’il confirme et maintient. « Je ne lâcherai pas. Je ne suis pas quelqu’un qui tremble. Je suis parti la tête haute. J’ai parlé de troisième mandat et je ne transigerai pas sur ça. Je n’hésite pas », soutient-il. Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photo)

Me Moussa Diop”J’affronterai tous ceux qu’ils m’enverront, fussent-ils cent.”

https://senego.com/  L’ancien directeur de la société de transport inter-urbain, Me Moussa Diop, face à la presse, ce mardi, a tenu à apporter une réplique à la récente sortie de son successeur à la tête de Dakar Dem Dikk.
Sortie commanditée du nouveau Dg de 3D
Pour Me Moussa Diop, la sortie de son successeur est l’œuvre de personnes tapies dans l’ombre qui l’ont envoyé pour l’attaquer. Il déclare que sa sortie d’aujourd’hui sera la dernière puisqu’il ne va plus répondre à Oumar Boun Khatab Syllla, jugeant “qu’il ne boxe pas dans la même catégorie  que lui”. Mieux, il avertit ses détracteurs :  ” Qu’ils arrivent à cent, je les contiendrai

Bisbille à Dakar Dem Dikk : “Je suis le premier et le dernier Dg à payer l’Ipress…”Me Diop

https://senego.com Me Moussa Diop, ex directeur général de Dakar Dem Dikk, faisait face à la presse ce mardi pour apporter des éclaircissements suite aux accusations du nouveau directeur général, Oumar Boun Khatab Sylla. En effet, ce dernier l’accuse d’avoir laissé la société avec une dette avoisinant les 40 milliards F Cfa. Une chose que réfute Me Moussa Diop. D’après lui, il est le premier et le dernier Dg à payer à l’Ipres depuis 20 ans d’existence de la société Dakar Dem Dikk.

5 milliards versés à l’Ipres…

” J’ai versé 5 milliards FCfa, quand je suis arrivé à Dakar Dem Dikk. Ensuite j’ai versé plus de 80 millions pour l’Ipres”, déclare Me Moussa Diop. A l’en croire, il a été le premier et dernier directeur général à payer l’Ipres. Selon Me Diop, depuis 2000, date de la création de la Société, ce problème existe.

450 millions de dette…

Concernant l’Institution de prévoyance Maladie (IPM), Me Moussa Diop vante ses mérites. D’après lui, quand il est arrivé à la tête de Dakar Dem Dikk, l’ancien directeur avait été condamné pour une dette de 450 millions et il a su régler ce problème en payant l’ardoise.

“Boun Khatab s’est tapé un Lang Cruiser Platinum de 85 millions FCFA, 2 marabouts conseillers qui ont 300 litres de carburant par mois”

https://www.rewmi.com A bon chat bon rat. L’ancien directeur de Dakar Dem Dikk a fait face, ce mardi 12 janvier 2021, à la presse pour démonter les accusations de son successeur, Oumar Boune Khatab Sylla. Il a décidé de saisir la justice pour laver son honneur. « Au vu des déclarations mensongères et calomnieuses de ce nouveau Dg, une citation directe lui sera servie dans la semaine », a annoncé Me Moussa Diop qui a battu en brèche toutes accusations portées contre sa personne.
De l’avis de Me Moussa Diop, c’est l’actuel directeur de Dakar Dem Dikk qui fait des magouilles. « Il n’a qu’à vous dire comment il a acheté, en trois mois, la Lang Cruiser Platinum de 85 millions FCFA qu’il conduit. En trois mois, il est à 9 conseillers et deux chargés de missions. Ces deux chargés de missions sont ces marabouts qui ont des salaires de directeurs. Ils ont chacun 300 litres de carburant par mois. Ils ne travaillent pas, ils se présentent à la fin du mois au bureau, récupèrent leurs salaires et repartent. C’est la bamboula à Dem Dikk depuis que je suis parti. Je pense qu’il a peur. Les charges sont très lourdes pour lui et il panique déjà », a fait savoir Me Moussa Diop. Pour lui, s’il a été limogé, c’est parce qu’il est contre le troisième mandat. Une position qu’il confirme et maintient. « Je ne lâcherai pas. Je ne suis pas quelqu’un qui tremble. Je suis parti la tête haute. J’ai parlé de troisième mandat et je ne transigerai pas sur ça. Je n’hésite pas », soutient-il.

Réponse du berger à la bergère : Moussa Diop se lave à grande eau et sort des chiffres record sous sa gestion

https://www.leral.net Un dépôt à terme qui s’établit à 1, 6 milliards de francs, un déficit annuel ramené de 5 milliards à moins 36 millions, aucun salaire impayé. Moussa Dop, dans sa « réponse du berger à la bergère », s’est non seulement lavé grande eau, mais a aussi sorti des chiffres records enregistrés sous sa gestion.
Entamant son face-à-face avec la presse pour répondre aux accusations de son successeur à la société de transport Dakar Dek Dikk, par des prières et recommandations pour la pandémie et Diary Sow portée disparue, contrairement à Mimi qui ne prononce plus son nom, Moussa Diop a remercié Macky Sall au passage.
Selon Me Moussa qui exhibait à la fois des documents et les présentait en panel, le dernier rapport de 2019 avait blanchi sa gestion de toute entorse. Mais en plus le 11 juin 2020, la Banque Islamique du Sénégal pour le résumé du compte de DDD avait livré le chiffre de dépôt à terme qui s’établit à 1, 6 milliards de francs.
« Il n’existe dans aucune pays au monde une société de transport public qui réalise des bénéfices. Le transport public est structurellement déficitaire ! C’est pourquoi on parle de compensation. Aucun salaire impayé n’a été noté pendant ses 6 ans de gestion.
En plus, rajoute-il, « de 2012 à 2016, il y avait des déficits de 5 milliards FCFA, mais sous ma magistère, 1 an après on était à moins de 36 millions (le plus petit déficit) »
Selon lui c’est pour salir sa gestion que son successeur a joué sous le mot « cumulé » pour induire les Sénégalais en erreur…

Macky humilié par ses DG…C’est le grand déballage !

https://www.xibaaru.sn Révélations sur des scandales dans des sociétés nationales  : La gestion « vertueuse et sobre » de Macky Sall chahuté
Les scandales, on n’en compte plus sous le régime du Président Macky Sall. Tant, ils sont devenus nombreux. Les révélations faites dernièrement sur la gestion à Dakar Dem Dikk (DDD) ainsi qu’à l’Office national des assainissements du Sénégal (ONAS) sont la preuve d’une mal gouvernance érigée en règle dans la gestion de certaines sociétés nationales.
Actuellement, c’est le grand déballage à DDD et à ONAS avec les départs de leurs anciens directeurs généraux. A DDD, depuis qu’il a été dégommé de son poste de directeur général par le président Macky Sall, Me Moussa Diop ne cesse de s’en prendre au régime du Président Macky Sall. Ce qui lui a valu la réaction salée de son successeur qui a étalé sur la place publique certaines pratiques nébuleuses qui avaient cours à DDD lorsque Me Moussa Diop avait été aux commandes. Me Moussa Diop est ainsi accusé sous sa direction d’avoir procédé à des recrutements d’emplois fictifs et d’avoir confié la gestion des deux principaux restaurants de DDD à ses deux épouses
La réplique de Me Moussa Diop n’a pas tardé. Lui aussi accuse son successeur de tremper dans des magouilles, à peine est-il nommé à la tête de DDD. Me Moussa Diop qui déclare poursuivre son successeur en justice, l’accuse de recruter des marabouts avec « des salaires de directeurs. Ils ont chacun 300 litres de carburant par mois. Ils ne travaillent pas, ils se présentent à la fin du mois au bureau, récupèrent leurs salaires et repartent ». De quoi crier au scandale !
Ce n’est pas tout. Puisque, l’heure est aux déballages, c’est Lansana Gagny Sakho qui vient d’être démis de son poste de Directeur général de l’ONAS qui est cité au cœur d’un scandale. C’est le collège des délégués du personnel de l’ONAS qui est cette fois ci monté au créneau pour dénoncer comment il gérait la société. « Nous attirons l’attention du Directeur général entrant sur l’existence de nouveaux contrats de travail signés par M. Sakho, après avoir été démis de ses fonctions », peut-on lire à travers le communiqué du collège des délégués du personnel de l’ONAS. Ces délégués annoncent même la tenue d’une conférence de presse dans les prochains jours. Sans doute pour procéder à d’autres déballages.
Il n’y a pas de doute, c’est le Président de la République Macky Sall qui se retrouve lui-même humilié par ses directeurs généraux. Sa gouvernance se trouve chahutée et salie à travers la gestion de certaines sociétés nationales où c’est la bamboula chez les directeurs généraux. La gouvernance que le Président de la République déclarait vouloir sobre et vertueuse, est véritablement décriée à cause des nombreux scandales décriés.

EST-CE LE DESAMOUR ENTRE MACKY SALL ET LA DIASPORA ?

Le Temoin-La diaspora semble tourner le dos au président de la République. En témoigne leur forte participation à la levée de fonds du Pastef d’Ousmane Sonko. Un désamour favorisé par une cascade de déceptions, à en croire nombre d’observateurs

Entre le président Macky Sall et la diaspora sénégalaise, le courant ne passe presque plus depuis la dernière présidentielle. Et leur forte participation à la levée de fonds du Pastef, montre que la diaspora a définitivement tourné le dos au Président Sall et prête à en finir avec lui. De « l’amour » en 2012, on assiste à un désamour aujourd’hui.


« Je ferai de la diaspora la quinzième région du Sénégal», ainsi s’engageait Macky Sall, alors candidat à la présidence de la République du Sénégal en 2012. Une promesse qui avait retenu toute l’attention des réseaux de la diaspora parce qu’elle était porteuse d’espérance. Mais aussi, parce qu’elle était synonyme de reconnaissance pour des visibilités d’acteurs qui seront dorénavant en capacité de mieux asseoir les interfaces et les intermédiations économiques et sociales qu’ils n’ont jamais cessé d’être à partir de là où ils vivent.
Rappelons qu’en 2012, entre les deux tours, un groupe de Sénégalais d’Atlanta appelé « Initiative Atlanta » avait lancé, par exemple, une opération « 1 immigré, 10 voix » dont le mot d’ordre était le suivant : « Chaque  immigré  est  appelé  à  faire  campagne auprès de dix votants au Sénégal et les convaincre à voter pour le candidat de Benno Book Yaakar, Macky Sall ». Une stratégie payante car le concours de la diaspora, « grands électeurs », avait pesé sur la balance et avait permis à Macky Sall de remporter haut la main la présidentielle de 2012. Mais, il a fallu 7ans de règne pour que Macky Sall soit acculé. Pour la majeure partie de ses déplacements à l’extérieur, des Sénégalais de la diaspora lui ont mené la vie dure sur tous les plans. Que cela soit aux Etats-Unis, en France et en Afrique du Sud, le patron de Benno Book Yaakar avait été persécuté lors de ses déplacements en 2018. Des actes qui ont eu des effets un an plus tard, lors de la présidentielle du 24 février 2019. Car, la diaspora d’Europe et d’Amérique du Nord avait majoritairement voté pour l’opposition qui a obtenu 51% contre 49% pour Macky Sall.
Pour certains, ceci est la cause des promesses électorales non tenues, du « népotisme », de la promotion des « incompétents » entre autres. Amath Diouf confirme cet état de fait. À en croire ce Sénégalais résidant à Houston (Etats-Unis), la majeure partie des Sénégalais de la diaspora a été déçue par le comportement du Président Macky Sall qui avait promis une rupture par rapport aux pratiques de ses prédécesseurs.
Le Président Macky Sall n’a, se désole-t-il, pratiquement jamais cherché à rencontrer les Sénégalais de la diaspora dans leur écrasante majorité et leur diversité. À part une seule rencontre à Paris, affirme M. Diouf, toutes les autres rencontres étaient avec les militants Apr de la diaspora. « S’y ajoute qu’il peine à apporter des solutions durables et définitives aux problèmes de confection de papiers administratifs comme les passeports, carte d’identité ou extrait de naissance. On peut citer aussi la politisation par outrance des postes consulaires », soutient Amath Diouf.
Pour Pape Nouha Souané, journaliste sénégalais résident à Lyon, plusieurs facteurs justifient cette « démarcation ». Le premier est, selon lui, dû au fait que ces Sénégalais de l’extérieur sont, et en permanence, au fait, via internet, de la manière dont les gouvernants conduisent les affaires publiques. Ils sont, soutient-il, critiques et exigent plus de rigueur dans la gestion des affaires. Parce que le Président leur avait, rappelle l’ancien du quotidien Enquête, promis, dans son programme, une « gouvernance sobre et vertueuse ». Malheureusement, à l’arrivée, ceux qui l’ont sanctionné, ont, regrette-t-il, tout bonnement constaté que la promesse n’a pas été au rendez-vous.
Et Pape Nouha Souané de renchérir : « Cette rupture n’est rien d’autre que le fruit d’une déception sans nom. Le deuxième facteur, c’est qu’il y a eu de jeunes leaders politiques qui ont émergé. Du coup, faites le constat, une bonne partie des jeunes de la diaspora s’identifient ou du moins se retrouvent dans le discours de ces derniers, leurs propositions. Aussi, il faut dire que ceux qui sont dans la diaspora voient ce qui se passe ailleurs comme bonne gouvernance,   bonnes  pratiques.  Et  ils  se  disent pourquoi pas chez nous. D’où cette sanction qu’ils lui ont infligée afin qu’il corrige ses imperfections ».
Pour Papa Gora Samb, la diaspora sénégalaise s’est démarquée du Président Macky Sall pour deux raisons. La première est, selon lui, due au fait que les Apéristes ne sont pas des rassembleurs. Du point de vue politique et stratégique, Il n’y existe aucune coordination saine et palpable dans la diaspora. Et pourtant, reconnait ce Sénégalais vivant à Atlanta (Etats-Unis), quoi qu’on puisse dire, le Président Sall est le premier Président sénégalais qui a doté une représentation de la diaspora à l’Assemblée nationale. Il a aussi, souligne-t-il, « octroyé des milliards de francs aux Sénégalais de la diaspora dès son accession au pouvoir en 2012 dont je connais tous les récipiendaires. » « Ce qu’ils ont dit sur le papier et ce qui s’est réellement passé est diamétralement opposé. Le Président Macky Sall a renforcé le Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE) et le Fonds de Garantie des Investissements (FONGIP), pour faciliter les projets des Sénégalais de la diaspora, mais aussi octroyé des milliards à la diaspora au milieu de la pandémie. Donc, on peut dire qu’il veut mais ne peut pas car la gestion de ces fonds n’est pas du tout orthodoxe et sa stratégie de fonctionnement est à  revoir », soutient ce natif de Thiaroye Gare.
La deuxième raison est, selon toujours Papa Gora Samb, d’ordre idéologique. Et à l’en croire, quand on compare ce qui se passe ailleurs par rapport à ce qui se passe dans notre pays, on voit qu’il y’a un grand vide à combler et c’est sur tous les plans. « Beaucoup  de  compatriotes  ont  dû  revenir s’installer  définitivement  dans  leur  pays d’accueil parce qu’ils étaient venus au pays avec des projets innovants mais personne ne leur a prêtés oreille pour la matérialisation de leurs projets », se désole notre interlocuteur.

Amath Diouf, Sénégalais résident à Houston : «La majeure partie des Sénégalais de la diaspora ont été déçus par le comportement de Macky Sall»

Le samedi 02 janvier dernier, des Sénégalais en majeure partie ceux de l’extérieur se sont exprimés à travers leur forte participation lors de l’opération initiée par le Pastef. Est-ce à dire que le fossé s’est élargi entre Macky et la Diaspora ?
Pape Bocar Diallo, responsable de l’Apr résident en France, pense que le phénomène Sonko a pris de l’ampleur « Et puis, les ruptures proposées ont séduit une bonne partie de la Diaspora. » Le natif de Tambacounda poursuit en expliquant que les mesures concernant la réduction du prix du loyer ont impacté une partie de la diaspora. Beaucoup de Sénégalais établis en France possèdent, souligne-til, une maison mise en location. Donc, pense M. Diallo, la logique économique liée au manque à gagner avait guidé le choix de certains. Troisièmement, le rétablissement des restrictions liées à l’entrée des voitures (venant) avait, à l’en croire, beaucoup irrité aussi. « Quatrièmement, le «neddo ko bandoum» à la version Sonko a beaucoup bénéficié à ce dernier. Les Sénégalais originaires du Sud du Sénégal semblent massivement voter pour le Pastef. Je peux aussi te dire que le phénomène Sonko est en train de prendre une autre dimension, le parti est beaucoup plus  structuré  et  organisé.  Les  étudiants semblent totalement adhérer au projet politique  de  Sonko », analyse le diplômé en droit et science politique.
Amath Diouf, lui, pense plutôt que le fossé s’est élargi entre les Sénégalais de la diaspora et les hommes politiques en général. Il rappelle que les Sénégalais de l’extérieur vivent des démocraties qui fonctionnent dans leurs pays d’accueil et « veulent que leur pays d’origine soit comme leur pays d’accueil. Et dans ces pays, ce sont les citoyens qui financent les partis politiques. » Le journaliste, Pape Nouha Souané, invite les uns et les autres à faire attention aux déductions hâtives. Parce que, selon lui, dans le champ politique, l’opinion de ceux, ou certains, qui se sont exprimés à travers cette opération de collecte d’argent peuvent évoluer. Difficile donc pour lui de dire que le « fossé s’est élargi entre Macky et la Diaspora ». « Et je m’interdis de personnaliser cette affaire. Je constate tout simplement qu’une partie de la Diaspora, et non tout le monde, a favorablement répondu à cette sollicitation. Maintenant cet appel estil un baromètre pour dire, de manière définitive, que le fossé s’est élargi entre Macky et  la  Diaspora  ?  C’est  le  champ  politique, tout  est  possible.  Les  positions  peuvent  à tout moment changer. Il lui appartient d’en tirer les conclusions idoines », relativise le natif de Guédiawaye.

Pape Nouha Souané, journaliste sénégalais résident à Lyon : « La participation de la diaspora à la levée de fond du Pastef est un message important que le camp du pouvoir doit décrypter »

Au lendemain du « Nemmekou Tour » de Ousmane Sonko et son parti qui leur a permis de collecter plus de 125 millions de francs Cfa et 800 millions de dons donnés en grande partie par des Sénégalais de l’extérieur, leurs détracteurs ont convoqué la crise sanitaire dans la diaspora pour émettre des doutes sur l’origine des fonds. Argument léger, selon Ameth Diouf, qui pense plutôt que ceci est une rétaliation envers ces derniers qui ont fait un sacrifice énorme pour lancer un message aussi bien au président de la République qu’au leader du Pastef et l’ensemble des hommes politiques sénégalais. Mais, pour le journaliste Pape Nouha Souané, cette thèse est totalement absurde. Sans les défendre, Pape Nouha Souané s’est permis, comme « tout le monde d’ailleurs », de constater que cet appel repose sur une démarche volontaire, participative. « Pourquoi convoquer la crise sanitaire dans cette histoire ?
Au fond, je ne vois pas la pertinence de faire le lien entre répondre à cet appel et la crise sanitaire. L’idée, me semblet-il, c’est l’origine de l’argent ? C’est vrai : la crise existe, tout le monde est frappé par ses effets. Soulever cette question revient à s’interroger sur le financement des formations politiques, tous les partis.Difficile d’évacuer
ce  sujet  parce  qu’il  revient  tout  le  temps.
Pour revenir à votre question, tenter de faire ce lien, c’est tout simplement douter de ces militants ou sympathisants qui ont contribué dans cette campagne de collecte de fonds. Justement, malgré le contexte de crise, ils ont tout de même réussi à collecter une somme importante. C’est donc un message important qu’ils  doivent  décrypter,   et  non  de  tomber dans des caricatures ou autres considérations sans fondement aucun », conseille en conclusion le journaliste Pape Nouha Souané. Mor FALL  |

Saisine du conseil constitutionnel pour attaquer la nouvelle loi relative à l’Etat d’urgence : Le Pds se démarque et vilipende Abdou Mbacké Dolly

https://www.dakarmatin.com/ Les députés ont voté à la majorité, hier lundi, le projet de loi N°46/2020 modifiant la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. Après avoir voté non comme ses collègues de l’opposition, Serigne Abdou Mbacké Dolly a décidé d’attaquer la loi devant le Conseil constitutionnel. Pour cela, il lui faut recueillir la signature de 17 députés, mais le problème c’est qu’il ne bénéficie pas encore de la solidarité des députés du Parti démocratique sénégalais. Mais le député de Bokk Gis-Gis reste confiant quant à l’aboutissement, puisqu’il est juste question pour le Pds, selon lui, de se concerter et lui, dit-il, a déjà 16 députés signataires pour le moment. Ce que réfute en bloc le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie.
L’opposition s’est accordée hier pour marquer son désaccord par rapport au projet de loi 69 -29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. Mais la saisine du conseil constitutionnel annoncée par Serigne Abdou Mbacké Dolly ne fait pas l’unanimité. Même si ce dernier affirme avoir réuni presque le nombre de signatures requises, malgré l’abstention des députés du Pds ; son frère et président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie soutient le contraire.

Abdou Mbacké Dolly  : «j’ai déjà 16 députés et le Pds se concerte avant de donner sa position…» 

En effet, le député de Bokk Gis-Gis a décidé d’attaquer la nouvelle loi devant le Conseil constitutionnel parce qu’il trouve que le Président Macky Sall s’arroge beaucoup de droits et prérogatives au détriment de l’Assemblée nationale et que cette loi pourrait être utilisée à des fins politiques contre les opposants au régime. Il a appelé donc ses collègues de l’opposition à signer sa saisine. Il lui faut 17 députés mais aucun du Pds n’a signé. Interrogé sur le pourquoi, le député de Bokk Gis-Gis estime qu’il n’y a rien d’anormal à cela puisque tout le monde sait que le Pds se concerte avec son leader, Me Abdoulaye Wade, avant de prendre n’importe quelle décision et c’est la raison de leur abstention. Et malgré cela, il a réussi à réunir 16 signatures dont celui de «Mamadou Diop Decroix et Mamadou Lamine Diallo».

Serigne Cheikh Mbacké Dolly  : «sans le Pds, c’est impossible d’avoir 16 députés signataires…»

Une thèse que réfute le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie. Selon Serigne Cheikh Mbacké Dolly, sans le Pds, son frère ne peut pas avoir autant de signatures puisque, dit-il, «les non-alignés sont au nombre de 9 et 3 d’entre eux à savoir Aida Mbodji, Oulimata Guiro et Marième Soda Ndiaye ont voté oui. Donc impossible d’avoir 16 signatures sans eux». Interrogé sur la raison de l’abstention du Parti démocratique sénégalais par rapport à cette saisine, Serigne Cheikh Mbacké martèle : «il faut savoir que le Pds est un grand parti, donc il est impensable de nous embarquer dans des futilités».

Serigne Cheikh Mbacké Dolly  :  «il doit revoir sa position, sa façon de faire au sein du groupe»

Pour le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Abdou Mbacké Dolly doit revoir sa façon de faire au sein dudit groupe avant d’espérer une solidarité totale de ses collègues. «On ne peut pas s’inscrire dans un groupe parlementaire et faire à chaque fois ce que bon te semble sans tenir compte des directives à respecter. Pour exemple, nous avions convenu qu’aucun de nous n’irait avec la délégation qui devait déposer le rapport de la commission d’information sur les inondations auprès du Président Macky Sall, tout le monde a respecté cette position, mais Abdou Mbacké est quand même parti», déplore-t-il.

Serigne Cheikh Mbacké Dolly  : «le Pds ne peut pas s’embarquer dans des futilités ou dans la recherche de buzz»

Ensuite, déclare Serigne Cheikh Mbacké Dolly, l’auteur de la saisine a lui-même dit devant le ministre en plénière qu’il avait déjà réuni les 17 signatures sans le Pds, mais qu’il préférait laisser tomber. «Le Pds refuse de s’engager dans des tâtonnements ou des opérations de recherche de buzz alors qu’il y a du boulot à faire», fait-il savoir. Pire encore, dit-il, aucun membre du groupe parlementaire n’a reçu un document qui explique l’objet réel de la saisine. «Je suis le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie mais jusqu’à présent, tout ce que je sais de cette saisine me vient de la presse. A mon avis, avant d’inviter les gens à s’engager pour une cause, il faudra leur soumettre les tenants et les aboutissants du projet. Il aurait pu même le mettre dans le groupe WhatsApp du groupe pour permettre à tout un chacun d’y voir plus clair», assène Serigne Cheikh Mbacké Dolly. Ndèye Khady DIOUFLES ECHOS

Mame Diarra FAM au ministre de l’Intérieur : «Le virus dort à partir de 21 heures ou bien c’est quoi?»

http://www.walf-groupe.com Le projet de loi sur l’état d’urgence et l’état de siège a été voté hier à huis clos. Cependant, une vidéo « fuitée » du député de la diaspora et membre du PDS en dit long sur le déroulement de la plénière.
En effet, à travers celle-ci, on voit la dame très remontée interpeller Antoine DIOME sur les difficultés des citoyens à se déplacer avec les travaux du BRT qui créent des bouchons un peu partout.
« Le virus dort à  partir de 21 heures ou bien c’est quoi? J’aimerais monsieur le ministre, que vous m’édifiez sur cette question », lance le député au ministre de l’Intérieur
Poursuivant, elle ajoute  : « on ne va pas vous laisser faire, c’est une chose qui ne dit pas son nom et vous connaissez les Sénégalais, ils n’ont pas peur des policiers donc pas la peine de mettre partout des policiers ».
« Bravo Monsieur le ministre, bonne promotion. Vous avez emprisonné Karim WADE puis l’exilé. Maintenant on vous a promu ministre et vous voulez nous faire taire et nous exiler. On va vous faciliter la tâche, nous allons rester muets pour ta satisfaction et celle de ton mentor. C’est bien de changer une loi, de la modifier, mais est-ce qu’elle a une efficacité notoire sur le couvre feu pour l’imposer aux Sénégalais. Monsieur le ministre on avait déjà voté cette loi, donner au président 3 mois pour qu’il fasse tout ce qu’il veut. Mais cette fois les Sénégalais sont fatigués…», a asséné Mame Diarra FAM.

Il est inutile d’auditer le fichier électoral  : A quoi bon ? Par Ibrahima GUEYE

Le défunt Général Mamadou Niang, paix à son âme, aurait dit  : « Il faut juste savoir jusqu’où il ne faut pas aller trop loin. »
Oui, à quoi bon vouloir réaliser un second audit dans les mêmes conditions que celui de 2018 sur le même fichier, seulement deux ans après, alors que les conclusions dudit audit n’ont pas été largement vulgarisées et, surtout, n’ont vraisemblablement pas été exploitées par l’ensemble de la classe politique ainsi que la société dite civile ?
Nous allons donc, une fois de plus, la troisième consécutivement, livrer une partie de notre souveraineté, notre fichier national de cartes d’identité, à des étrangers qui vont l’exploiter comme bon leur semble et qui vont encore nous sortir une ineptie du genre « le taux d’erreurs est inférieur à 2% », ce sur quoi le camp présidentiel va rebondir pour affirmer que le fichier serait fiable à 98% ! Ce qui, bien entendu, n’a aucun sens en informatique.
Mais, tout d’abord, à quoi nous sert l’ADIE si cette structure ne dispose pas en son sein d’ingénieurs capables d’auditer ce fichier ? Malheureusement, les TdR sont tellement touffus et mal écrits que seuls des étrangers qui peuvent gonfler leurs CV à suffisance ont postulé. Il est demandé quelque part un expert en « biométrie électorale » pour la revue technologique des systèmes (enrôlement, cartes, biométrie, AFIS, etc.) et ledit expert devrait disposer d’un diplôme en informatique (biométrie) avec une expérience minimale de 10 ans,  etc. C’est quoi cette histoire ? Il n’existe pas de diplôme en biométrie car celle-ci fait partie de l’intelligence artificielle qui est elle-même un module enseigné désormais dans plusieurs écoles d’informatique. Plus précisément, la partie de la biométrie dont il est question ici, est incluse dans le cours de Reconnaissance des formes.
Ce qui est vrai c’est que la plupart des ingénieurs en informatique, n’ont pas reçu pendant leur parcours académique, comme nous l’avons-nous-même reçu, ce module d’intelligence artificielle avec le cours de Reconnaissance des formes appliquée aux empreintes digitales et certains termes qui ne sont, en réalité, utiles qu’aux développeurs, peuvent leur sembler rébarbatifs. En l’occurrence, il n’est nul besoin d’aller aussi loin pour un audit car il s’agit tout juste de prouver que le système AFIS fonctionne ou pas, en sorte qu’un électeur ne puisse être inscrit qu’une et une seule fois et qu’il ne soit pas confondu avec un autre électeur, ce qui est sa seule raison d’être, la biométrie étant censée garantir l’unicité de l’électeur dans la base de données.
Intéressons-nous maintenant à quelques constatations et recommandations de la MAFE de 2018. En fait, le fichier est truffé d’« erreurs » inacceptables en informatique. Certains noms et prénoms comportent des signes ou chiffres montrant que ces variables ont été déclarées en alphanumérique, de même que la date de naissance qui admet des caractères ?!? La variable « Genre » (en lieu et place de « Sexe ») qui ne devait admettre que deux valeurs M ou F en autorise d’autres W, R, P, K, etc. ce qui a eu pour conséquence, selon eux, que « 567 femmes sont devenues hommes et 248 hommes sont devenus femmes » ( ?!?) On s’en tordrait de rire à gorge déployée, n’eût été la gravité de la situation. Plus insolite encore, c’est lorsque ces « experts » écrivent, certainement sans sourciller, qu’il y aurait autour de 62000 probables « doublons AFIS », autrement dit des doublons biométriques ! Pourquoi pas un million ou deux ? Bien entendu, tous les chiffres livrés par cet audit sont faux, hormis peut-être le nombre total d’enregistrements, et ne servent qu’à donner du crédit à la thèse des « moins de 2% d’erreurs ».
Pour avoir participé aux audits de 2007 et 2009, pour le compte de l’Opposition d’alors, nous sommes en mesure d’affirmer, pratiquement sans aucun doute, que c’est la même base de données qui a été reconduite pour la refonte inqualifiable de 2016, avec les mêmes erreurs et les mêmes dysfonctionnements, y compris pour la biométrie qui, décidément, ne marche pas. « Garbage in, garbage out », auraient dit les anglophones. Aucun rafistolage n’est possible, une telle base de données, véritable insulte à l’informatique, est indigne de notre pays. Ce fichier qui n’est pas fiable et ne peut être fiabilisé, doit être repris de bout en bout en (re)commençant par l’analyse des données.
La seule recommandation, quelque peu cocasse, que nous avons retenue est celle où ils disent qu’il faut aller « vers un registre d’état civil » ! Seraient-ils en train de dire que l’état civil n’existe pas au Sénégal et qu’il faudrait le créer avec des registres ? Voilà ce qui arrive lorsqu’on sollicite n’importe qui pour travailler sur nos données personnelles ! A ce propos, d’ailleurs, la personne qui a été nommée à la tête de la CDP croyait, au tout début, qu’il s’agissait du sigle d’un parti politique, alors que cette structure existait depuis quelques années déjà et était présidée par un expert juridique. C’est dire toute la légèreté avec laquelle, depuis le début de ce siècle, les gens sont nommés pour diriger des structures étatiques ! Qu’importe, l’essentiel étant que ce soit un membre du parti aux affaires ou un affidé. Car le président qui a déclaré  : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » et a ensuite renchéri  : « C’est quoi un ambassadeur ? Je peux nommer mon chauffeur ! », a introduit un biais politique dangereux aux conséquences incalculables dans notre pays. Ainsi, l’impéritie a fini par gangréner beaucoup de secteurs au Sénégal, si bien qu’on se demande si on pourra s’en sortir un jour. Aucun pays gouverné sérieusement ne peut fonctionner de cette manière ! C’est la raison pour laquelle, nous avons beau organiser des symposiums, aller de plan en plan, changer de gouvernement, ça ne marchera pas car c’est impossible. Et nous continuerons à régresser et à vivre dans l’illusion de meilleurs lendemains.
Pour en revenir au fichier, la base de la fiabilité des enregistrements reste, en premier lieu, l’état civil qui comporte beaucoup trop d’erreurs dues à des agents véreux, insuffisamment formés et, surtout, non assermentés. Une solution consisterait à créer un système informatisé totalement sécurisé englobant tous les centres du pays, département par département. Malheureusement, le CNEC qui est censé coordonner ce travail, est assez faible pour ne pas en dire plus. En outre, l’acte 3 de la décentralisation, qui se révèle plus un embrouillamini qu’autre chose, a décomposé les grands ensembles beaucoup plus cohérents, comme par exemple, la Ville de Dakar qui comptait 23 centres d’état civil dont le centre principal, en donnant à chaque commune d’arrondissement une autonomie pour la gestion des centres dans sa juridiction. Cet acte, dont on se pose toujours la question de sa pertinence, a donc constitué le premier pas de la dépossession/déconstruction de Dakar en attendant sa mise à mort programmée depuis 2013. Pour des raisons purement politiciennes, quoiqu’on s’en défende !
Notons que la profession avait déjà disparu dans la CNI lors de la refonte de 2005. Dans l’actuelle, trois critères fondamentaux, parmi sept, de l’identification nationale composant la filiation, à savoir le(s) prénom(s) du père, les nom et prénom(s) de la mère, n’y figurent plus. De plus, le couplage des deux cartes ne trouve aucune explication plausible, surtout que le vote n’est pas obligatoire dans notre pays. Et la CEDEAO ne saurait imposer une conduite à tenir en la matière à aucun pays.
Alors, et compte tenu de tout ce qui précède, à quoi pourrait bien servir cet audit ? Qu’apporterait-il de nouveau que nous ne savions déjà ? Il se trouve que certains hommes politiques pensent naïvement qu’un audit sert à rectifier des erreurs de sorte à ce que des élections sincères et apaisées soient rendues possibles. Il n’en est rien ! Un rapport d’audit se limite à établir des constats et à formuler des recommandations. Et la sempiternelle question de savoir si on peut aller aux élections avec un tel fichier va se poser.
En premier lieu, la sincérité d’une élection ne dépend pas du seul fichier électoral. Dans certains pays à démocratie avancée, on peut voter même sans fichier car il n’y existe pas d’adresses imprécises ( ?!) et chaque électeur ne vote qu’une et une seule fois, il n’y a pas de possibilité de bourrage d’urnes, ni de bureaux fictifs et l’administration y est totalement neutre. Et comme il est illusoire de croire qu’on peut avoir un bon fichier, même d’ici 2024, il est absolument nécessaire de dessaisir l’actuel ministre de l’Intérieur de tout le processus électoral au profit d’une personnalité neutre et apolitique. Il faudra être intransigeant sur ce point. Ensuite, exiger le bulletin unique, dispositif pour lequel nous sommes désormais les derniers en Afrique. Les bureaux de vote devraient ouvrir à 08 heures et fermer à 18 heures sans possibilité de dérogation. Et, ne pas seriner à l’envi comme une leçon bien apprise qu’on ne peut plus frauder au Sénégal, car c’est un gros mensonge qui ne peut que renforcer la suspicion chez le camp d’en face.
De toute façon, cet audit qui va se dérouler certainement à huis clos, sans contradicteurs dans un comité de pilotage, encore moins un comité technique, avec des « experts » sans pratiquement aucune connaissance de la marche de notre pays, ne débouchera sur rien de concret. Ils pourront sortir un rapport qui nous apprendra que la Terre est devenue carrée sans que cela n’émeuve grand monde. Encore une perte sèche en temps et en argent.
Pendant ce temps, l’excellent Général en a profité pour s’en aller sur la pointe des pieds comme pour dire  : « Continuez sans moi. En ce qui me concerne, je ne participerai plus à cette mascarade. Plus jamais ! »ibagye@gmail.com 04 Janvier 2021 ADIE  : Agence de l’Informatique de l’Etat TdR  : Termes de Référence MAFE  : Mission d’Audit du Fichier Electoral  AFIS  : Automatic Fingerprint Identification System (système automatique d’identification des empreintes digitales) CDP  : Commission de protection des Données Personnelles

AUDIT DU FICHIER ELECTORAL  : Et si le PDS avait tout faux !

http://www.enqueteplus.com Absent du dialogue politique, le Parti démocratique sénégalais tente de jeter le discrédit sur le processus d’audit du fichier électoral, mais avec des arguments qui ne résistent pas à l’analyse. Même si le rôle joué dans la traque des biens mal acquis peut jouer en sa défaveur, le cabinet Era Baker Tilly a un rôle limité dans l’évaluation du processus et n’est aucunement assujetti à la tutelle du ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, comme le prétend le secrétaire général adjoint du PDS Toussaint Manga.
Comme une bête blessée qui a du mal à trouver ses marques dans la jungle politique qu’il avait désertée pendant un bout de temps, le Parti démocratique sénégalais (PDS) se cherche toujours. Il crie, essaie de donner de la voix, mais a beaucoup de mal à se faire entendre.
Après une correspondance adressée, la semaine passée, au ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, pour plaider son retour en grâce et dont on ne connait pas encore la suite, le parti de Wade remet ça, en vitupérant contre le cabinet choisi pour conduire le processus de recrutement des experts en charge de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral.
Dans un pamphlet largement partagé hier, le secrétaire général adjoint du parti, Toussaint Manga, déclare  : ‘’En tant que représentants du peuple, nous avons l’obligation de tirer la sonnette d’alarme pour sensibiliser l’opinion sur le danger qui guette la stabilité de notre pays, quant au grand complot qui se prépare actuellement, avec l’audit du fichier électoral.’’
A en croire le député, le régime actuel fait ‘’semblant de donner des gages de transparence’’ à travers l’audit du fichier électoral, mais veut, en réalité, opérer ‘’une supercherie de grande envergure pour tenter d’aveugler l’opposition, les observateurs étrangers et les amis du Sénégal’’.
Afin de justifier son propos, le parlementaire convoque le rôle joué dans le cadre des procès politiques contre Karim Wade et Khalifa Sall par l’actuel ministre de l’Intérieur qu’il considère comme ‘’un magistrat couché’’. Il peste  : ‘’Le président Macky Sall, conscient qu’il pouvait compter sur ce parfait béni-oui-oui, un manipulable à souhait, un homme prêt à vendre son âme et sa conscience au diable pour plaire à la cour royale et continuer ainsi à bénéficier encore de strapontins promotionnels, en a fait son ministre de l’Intérieur dans l’unique dessein d’exécuter son plan machiavélique de maintien au pouvoir après 2024.’’
Ce n’est pas tout. Toussaint Manga semble convaincu que ce dessein a déjà été mis en branle avec le recrutement du cabinet Era Baker Tilly. Egalement impliqué dans la traque des biens mal acquis, selon le député libéral. ‘’L’acteur principal qui a gagné le marché de l’audit du fichier électoral, souligne-t-il, sans en avoir l’expertise, est le cabinet Era Baker Tilly. Comme ils aiment répéter l’histoire, ce cabinet a eu à travailler, dans le passé, sous la commande d’Antoine Félix Diome, alors procureur spécial à la Crei, dans le plus grand scandale politico-judiciaire jamais connu dans notre pays, pour accabler un opposant redouté’’.
Pour lui, les experts indépendants étrangers ne sont que des ‘’sous-traitants’’, des ‘’faire-valoir’’. Récusant catégoriquement Era Baker, il ajoute  : ‘’J’interpelle les démocrates amis du Sénégal, l’USAID, l’Union africaine, l’Union européenne, ainsi que tous les partenaires techniques et financiers soucieux des règles de bonne gouvernance et de transparence de poser un veto clair contre cette parodie d’audit du fichier électoral.’’
Mais, à y regarder de près, c’est à se demander si le secrétaire général adjoint du PDS est bien au fait de la réalité de l’audit du fichier électoral. On serait tenté de répondre par la négative.
D’abord, l’USAID qu’il invite parmi les témoins est le bailleur même qui a financé et recruté le cabinet Era Baker. En effet, dans le cadre de cet audit, les acteurs du dialogue politique ont tout mis en œuvre pour dessaisir l’Administration. Ni les financements ni la tutelle ne proviennent de l’Etat du Sénégal.
Joint par téléphone, le coordonnateur des non-alignés, Déthié Faye, refuse de mêler sa voix à la polémique, mais a tenu à apporter quelques clarifications  : ‘’Il faut savoir que le cabinet a juste pour mission de conduire la procédure de recrutement des experts indépendants et de se charger de la logistique. Il va, par exemple, coordonner les voyages des experts et leur paiement avec les fonds mis à disposition par le bailleur USAID. Pour ce qui est des aspects techniques, ce sont les experts qui vont faire le travail. Et c’est le comité de suivi qui a en charge la validation des décisions.’’
Et de préciser  : ‘’Le comité va suivre l’audit et l’évaluation. Il a en charge la validation du choix effectué par le cabinet. Par exemple, le cabinet dit  : sur la base des critères définis, il y a tant de candidats. Il procède aussi à la classification et livre tous les éléments au comité de suivi qui va valider.’’
Selon le membre du dialogue politique, le cabinet ne fait que le travail préparatoire. ‘’Les audits en la matière ne sont pas faits par des cabinets, mais par des experts indépendants. On peut ainsi avoir des experts en biométrie, des experts en système informatique… Et on va prendre les meilleurs dans chaque domaine. Ce sont des gens qui ont fait valoir leurs compétences dans tous les pays, dans tous les continents  : Europe, Afrique ou ailleurs. La question d’expertise ne se pose donc pas à ce niveau. Et ils (les experts indépendants) obéissent à des notations sérieuses et objectives’’.
Cela dit, il convient aussi de rappeler au libéral que le recrutement dudit cabinet date du mois d’août, c’est-à-dire bien avant le réaménagement ministériel ayant conduit M. Diome à la place Washington.
De plus, faut-il le souligner, ce cabinet, en principe, n’est pas sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, mais du Comité de suivi du dialogue présidé par Mazide Ndiaye.
Actuellement, les acteurs en sont à l’ultime phase qui pourrait, selon certains interlocuteurs, prendre fin cette semaine. ‘’Le choix se fait de manière très studieuse. Sur chaque profil, il y a un travail minutieux qui se fait pour procéder au choix. Nous examinons au détail près tous les aspects  : l’expérience, la compétence…  Jusque-là, tout ce que nous avons demandé au cabinet, il le fait sous notre contrôle. Les travaux se déroulent normalement dans la plus grande rigueur’’, renseigne Déthié Faye.
Mais, d’ores et déjà, certaines voix se sont élevées pour fustiger l’exclusion de l’expertise locale dans le processus. Si certains acteurs ont regretté une absence d’expertise, d’autres ont botté en touche un tel argument. Mais pour Déthié Faye, il est très tôt de dire qu’untel ou untel autre a été choisi au détriment de l’autre.  MOR AMAR

Mairie de Saint-Louis : Mary Teuw Niane renouvelle son ambition de dégager Mansour Faye

https://www.pressafrik.com Il n’y a toujours pas encore de date retenue pour les élections locales. Mais cela ne freine pas les ambitions de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, de dégager le beau-frère du chef de l’Etat de l’hôtel de ville de Saint-Louis.
Un an après avoir déclaré sa candidature à ladite mairie, le Professeur émérite de Mathématiques a battu le rappel de ses troupes à travers une publication Facebook.
« Il y a exactement un an, le 12 janvier 2020, je déclarais ma candidature à la Mairie de ma chère ville Saint Louis. C’était devant plus de cinq cent responsables venus des cinq communes du département de Saint Louis : Saint Louis, Gandon, Ndiébène Gandiole, Fass et Mpal« , écrit-il d’emblée.
Avant de poursuivre : « Le chemin est certes long, hérissé d’obstacles et d’épines, cependant une seule voix compte, la voix  du peuple de Saint Louis. Bâtir le renouveau de Saint Louis est possible. Ce sera un programme inclusif, participatif engageant la jeunesse, les femmes, les élites intellectuelles et techniques, toute la population saint louisienne« .
Mary Teuw Niane d’affirmer : « Ce Saint-Louis nouveau nous appartient et, il mérite d’être conquis. Comme le dit le chanteur chilien du haut des hauteurs des Andes, le peuple uni ne sera jamais vaincu« .AYOBA FAYE

Ministère de la justice : Ces raisons qui ont poussé le directeur des droits humains, Mbaye Diop, à déposer sa lettre de démission sur la table du ministre, Garde des sceaux.

https://www.dakaractu.com Le torchon brûle au niveau du ministère de la justice, et pour cause, le garde des sceaux, ministre de la justice, Me Malick Sall et son directeur des droits humains, Mbaye Diop, ne parlent plus le même langage. En effet, selon des informations reçues auprès de nos sources bien informées de la situation, le dernier cité aurait déposé sa lettre de démission au niveau du secrétaire particulier du ministre
Contacté par Dakaractu, le directeur des droits humains,  Mbaye Diop, confirme le dépôt de sa lettre de démission. « Je confirme que j’ai déposé ma lettre de démission sur la table du ministre. », confie Mbaye Diop au bÀ la question sur les véritables raisons qui ont guidé  une telle démission, Mbaye Diop évoque la convenance personnelle. « Je vous dis que j’ai déposé ma démission par convenance personnelle. Et je m’en tiens là, car je ne saurais vraiment pas entrer dans le fond du dossier », a rétorqué toujours Mbaye Diop avec
Cependant, selon des sources bien informées de la situation qui prévaut au niveau du département de la justice, Mbaye Diop a démissionné de son poste parce que tout simplement il peine à exécuter pleinement ses missions au sein de la direction des droits humains, qui lui est confiée.
« Lui, (Mbaye diop), il n’a pas de problème avec l’État qu’il sert encore moins avec le président de la république Macky Sall qui l’a nommé à la tête de la direction des droits humains depuis décembre 2019. Mbaye Diop a démissionné parce qu’il sentait qu’il ne pouvait pas exercer la plénitude de ses fonctions de directeur des droits humains. À chaque fois, il se heurtait à la volonté du ministre, qui l’ empêche de bien faire son travail, par rapport à son budget, ses recrutements. Et il y a toujours eu des obstacles pour la pleine exécution de ses  missions. », a soufflé notre source.
Et pourtant, rappelle toujours notre source, jusqu’à l’éclatement de cette affaire, les deux hommes entretenaient de très beaux rapports.
« Mbaye Diop et Me Malick Sall, le ministre de la Justice Garde des Sceaux, entretenaient de très bons rapports. Ils se sont connus en 2012, tous les deux ont travaillé ensemble pour Ibrahima Fall. À la suite de cela, M. Diop, en tant qu’expert électoral, a été le directeur des élections du candidat Ibrahima Fall. Me Malick Sall est sorti après pour soutenir le président Macky Sall. Par la suite, il a été nommé ministre de la Justice, il a convaincu Mbaye Diop de venir travailler avec lui pour aider l’État du Sénégal à développer les droits humains. Et c’est sur proposition du Garde des sceaux que le président l’a nommé à ce poste », a rappelé d’emblée notre source bien informée.
Ainsi, la lettre de démission déjà déposée depuis le 23 Décembre dernier, Mbaye Diop, le directeur des droits humains n’attend que son successeur pour quitter définitivement ce poste. Toutefois précise toujours notre source, « il continue (Mbaye Diop) ses activités au sein de la direction et assure le fonctionnement de l’administration en attendant d’être remplacé. Mais il faut aussi rappeler que certains proches et collaborateurs du ministre ont pris leur bâton de pèlerin pour jouer leur médiation ».
Toutefois, toutes nos tentatives d’entrer en contact avec les autorités du dit ministère sont restées vaines. Mais nous promettons de revenir plus largement sur cette affaire…

Les éclairages de la tutelle sur la démission du directeur des Droits humains

https://www.dakaractu.com Le débat né des suites de la démission annoncée du directeur des Droits humains a poussé le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, à se prononcer pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Des informations recueillies au niveau dudit département ministériel ont relevé l’inexistence d’un quelconque différend entre le sieur Mbaye Babacar Diop, directeur des droits humains démissionnaire et le ministre de la Justice, Me Malick Sall.
« Il n’y a aucun problème entre les deux. Le directeur des droits humains a présenté sa démission pour avoir eu une proposition plus alléchante quelque part. Il en a parlé au Garde des Sceaux qui lui a donné son accord après l’avoir félicité.  Il n’y a, encore une fois, pas de brouille à l’origine de ce départ. À la limite, le Garde des Sceaux vouait, à ce monsieur, une estime. C’est dire qu’il a eu une opportunité intéressante, il en a fait part au Garde des Sceaux et celui-ci lui a donné son aval », a appris Dakaractu.
Les mêmes sources rassurent que « c’est le ministre lui-même qui a dit au sieur Mbaye Babacar Diop que c’est une opportunité à ne pas rater. Et lui a exprimé ses encouragements ». Et ce, en regrettant, avec ses autres collaborateurs dudit département ministériel, le fait que le désormais ex-directeur des droits humains soit parti sans attendre qu’on lui trouve un remplaçant. D’ailleurs, il a été signalé que les tensions qui sont annoncées comme étant les causes véritables de la démission du sieur Diop de son poste de directeur a fait beaucoup de mal au ministre. « Le ministre a été très remonté quand il a entendu parler de brouilles qui seraient à l’origine de la démission du directeur des droits humains ».

Pour s’être agenouillé devant Serigne Modou Kara Mbacke, à Louga  : le policier Pape Boubou Diallo radié

https://actusen.sn Le policier Pape Boubou Diallo qui avait décidé de s’agenouiller devant son guide religieux Serigne Modou Kara, quand celui-ci était de passage à Louga pour y commémorer le ‘’Magal’’ de Touba, édition 2020, a été radié ce mardi.
SourceA qui donne l’information dans sa parution de ce mercredi, précise que lepolicier en question a été d’abord arrêté. Il a ensuite pu reprendre ses activités et a été affecté à Matam. Quant à Serigne Modou Kara qui avait jugé que l’acte posé par le policier n’était pas répréhensible, ajoute le journal, il ne manquera pas, sans doute, de réagir à cette rad

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 13/01/2021

JEUX DE CARTES – King Baba…

Nous en sommes à 480 morts du coronavirus à la date d’hier. Le décompte macabre s’accélère même si le Sénégal est loin du désastre noté dans les pays occidentaux avec des milliers de personnes de tous les âges, qui passent facilement de vie à trépas. Si les autorités sénégalaises ont choisi de faire des comptes-rendus quotidiens pour livrer les chiffres de la maladie depuis le début de la pandémie, c’est sans nul doute pour attirer l’attention des populations sur ce drame. Ont-elles atteint leurs objectifs près d’un an après ? Ont-elles eu les effets escomptés ? Difficile d’avoir une réponse péremptoire mais, il y a de fortes résistances notées ça et là notamment avec les gestes barrières et le port du masque. Un tour dans certaines localités du pays, montre clairement que l’effet de persuasion espéré est quasi absent. Au lieu de “vivre avec le virus”, on laisse vivre le virus ou pire, on participe à sa propagation. Le retour du couvre-feu à Dakar et à Thiès censé freiner la progression fulgurante de la Covid-19, se heurte à des réalités socio-économiques de taille. Il y a beaucoup de peines à l’image des difficultés dans les transports en commun. Des souffrances apparentes ou pudiquement larvées. Des drames quotidiens de braves gens qui ne peuvent plus voir la queue du diable pour la tirer. L’économie de la nuit est à terre, l’économie en général se porte très mal. Des sacrifices consentis de gré ou de force qui n’empêchent pas la maladie de poursuivre sa loi de la terreur. Au même moment, les pouvoirs du président de la République déjà faramineux, sont renforcés. A quels desseins ? Restreindre les libertés sans proclamer l’état d’urgence en cas de crise sanitaire ou catastrophe naturelle, proclame-t-on. Ceux qui disent que Macky “le guerrier” est devenu roi, ont-ils tort ? La belle chanson du rappeur Ngaka Blindé est maintenant l’hymne de beaucoup de jeunes détracteurs provocateurs à souhait et satiriques. King Baba…

Miim Réew

Un des 43 fêtards au «Piscine party» positif à la covid-19

Les 42 personnes, arrêtées par la gendarmerie de Ngor, lors d’une «Piscine party» aux Almadies, ont été déférées hier devant le procureur pour violation de l’état d’urgence. Mais l’une d’entre elles est testée positive au coronavirus. En effet, celle-ci avait fait le test de covid-19 avant la fête parce qu’elle devait voyager. Finalement, leur face-à-face avec le procureur n’a pas eu lieu à cause du malade. Par mesure de prudence, les autorités judiciaires ont mis en quarantaine tous les fêtards à la cave du tribunal à l’exception du malade. Ils vont passer leur période d’incubation au Palais de Justice. Ensuite, ils seront entendus par le procureur qui va sceller leur sort. Pour rappel, c’est alors que la soirée venait de démarrer le weekend dernier que le chef de la Brigade de Ngor a été informé d’une noce privée dans une belle villa aux Almadies, au bord de la piscine. Il y avait de belles filles, des couples de mariés, un couple de diplomates et des anonymes. Les boissons sucrées et alcoolisées ainsi que la Chicha étaient servies à gogo. Le tout, dans une ambiance festive avec des lumières tamisées. Les gendarmes ont effectué une descente surprise sur les lieux pour les interpeller tous. Certains invités avaient réussi à escalader les murs des maisons mitoyennes et prendre la tangente.

Observateur national des Lieux de de Liberté

L’Observateur national des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL), Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, a dépêché une équipe d’observateurs à la brigade de gendarmerie de Ouakam pour vérifier les conditions de détention des 43 personnes de diverses nationalités, impliquées les unes dans l’organisation d’une soirée d’anniversaire, les autres dans un rassemblement dit «Piscine party». Il s’agit de 22 femmes et 21 hommes. Les observateurs se sont entretenus avec le Commandant de la Brigade de gendarmerie, les parents de personnes arrêtées et quelques détenus. Il fallait s’enquérir, selon Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, des conditions de détention des gardés à vue, en particulier quant au respect du protocole sanitaire dans le contexte de la nouvelle vague de la Covid-19.

Deuxième retour de parquet pour Seydi

L’ex-épouse de Mamadou Diop Iseg devra prendre son mal en patience. Arrêtée lundi dernier, Aïssatou Seydi a encore bénéficié d’un retour de parquet suite à son deuxième déferlement. Elle est traduite en justice par son ex-mari, Mamadou Diop, pour faux, usage de faux sur la maison litigieuse de Sacré-Cœur 3 et détournement de fonds d’une valeur de 400 millions Fcfa. Il faut rappeler qu’Aïssatou Seydi avait intenté une procédure devant le tribunal des référés qui lui avait accordé la propriété de la maison. Ainsi, le juge avait ordonné l’expulsion de Mamadou Diop, des membres de sa famille et de la société de gardiennage «Ninki pro sécurité» de l’immeuble. Le directeur de l’Iseg qui accuse son ex-femme d’avoir trafiqué les papiers de la maison a déposé une plainte.

Dame Amar et Cie devant le prétoire aujourd’hui

Dame Amar et ses sept co-prévenus vont comparaître pour la deuxième fois aujourd’hui au Tribunal Correctionnel de Dakar pour association de malfaiteurs, tentative d’extorsion, détention de drogue en vue de la consommation personnelle, entrave à l’action de la justice, non-assistance à personne en danger, violation du couvre-feu entre autres délits. Le dossier n’a pas été débattu dans le fond lors de la première audience. Le juge Amath Sy avait renvoyé le dossier au 13 janvier prochain (aujourd’hui, Ndlr) pour plaidoirie. Pour rappel, les faits pour lesquels Dame Amar et Cie sont traduits en justice se sont produits dans la nuit du 3 au 4 avril 2020 alors que le Sénégal était en plein couvre-feu à cause de la pandémie du coronavirus. Dame Amar et ses amis avaient ainsi organisé une soirée qui avait finalement viré au drame. Le corps sans vie de Hiba Thiam avait été découvert dans une chambre de la résidence que la bande d’amis avait louée pour la fête. Les résultats de l’autopsie attestent qu’elle est morte d’overdose. Pis, d’après les éléments de l’enquête, personne n’avait essayé de l’assister et de la cocaïne avait été retrouvée sur les lieux.

Macky décaisse 120 millions pour sauver SOD

La campagne de collecte de fonds pour l’étudiant en Médecine, Sadio Ousmane Diédhiou (SOD), a porté ses fruits. Finalement, le Président Macky Sall a apporté son aide à l’étudiant qui doit subir une greffe osseuse au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux (France). Dans un premier temps, le chef de l’Etat avait décidé de compléter la somme collectée par les étudiants pour l’évacuation de leur camarade. A la suite de tractations, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux a revu à la baisse le coût de l’opération qui était de 288 millions FCFA. La facture de l’opération de la greffe osseuse est désormais arrêtée à 120 millions Fcfa. Alors, le Président Macky Sall a décidé de prendre en charge entièrement aussi bien l’évacuation que l’opération. L’argent sera viré dès aujourd’hui pour une prise en charge médicale rapide de l’étudiant en médecine qui souffre d’une aplasie médullaire.

1.620 personnes interpellées pour non-respect du port de masque

Dans le cadre des opérations de sécurisation et celles du couvre-feu, la police a procédé à plusieurs interpellations dans la banlieue entre le 1er et le 12 janvier. Des sources de «L’As» renseignent que les limiers ont interpellé au total durant cette période 134 personnes pour violation du couvre-feu, 1.620 personnes pour non-respect du port obligatoire de masque. Ainsi, le commissariat central de Police de Guédiawaye a collecté 3, 727 millions francs d’amendes forfaitaires. Lors de cette série d’opérations de grande envergure pilotée par le Commissariat central de Guédiawaye, en collaboration avec ceux de Pikine et les postes de Police, 80 personnes ont été également déférées au parquet par les limiers pour diverses infractions dont trouble à l’ordre public, participation à des manifestations non déclarées, violences, voies de fait et actes de vandalisme.

Révision des horaires du couvre-feu

Le Syndicat National des Travailleurs des Transports Routiers du Sénégal (Snttrs) sollicite une révision des horaires du couvre-feu. Selon son secrétaire général, Alassane Ndoye, les horaires devraient être remontés à 23 heures. C’est la seule manière de réduire les embouteillages et soulager les conducteurs. Ces derniers souffrent le martyre à cause des travaux du BRT et de la rentrée des travailleurs chez eux à la même heure. Ce qui va également réduire l’impact de la pandémie sur le transport.

Précision dans l’affaire du fils de Me Khaly Niang

Après la parution du journal d’hier faisant état de l’agression d’un censeur par le fils de maître Khaly Niang dans un lycée, ce dernier a joint «L’As» pour rétablir la réalité des faits. D’abord il faut dire, d’après lui, que son fils y était pour récupérer un élève scolarisé dans l’établissement et non sa copine. Ensuite, il a bien reçu l’autorisation de l’agent préposé pour surveiller l’entrée. « Après l’incident, il a été enfermé dans sa voiture par le censeur du lycée. A la descente du véhicule, il y a eu une bousculade sans aucune agression contrairement à ce qui a été relaté précédemment. Le Proviseur a appelé la police avant de permettre au jeune de sortir du véhicule. Le censeur a été convoqué par la police ainsi que le jeune », dit-il. « Maître Niang qui a toujours accompagné l’académie de Fatick, pour avoir été le parrain de la promotion des élèves-maîtres, a eu la grandeur d’aller voir le proviseur et les professeurs pour présenter ses excuses», précise la note qui conclut que l’affaire a été enterrée et aucune plainte n’a été déposée. Au surplus, beaucoup de personnes ont câblé «L’As» pour accuser des politiciens encagoulés d’avoir ébruité l’information pour nuire à l’image de l’ancien Dg de l’Asp.


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