Revue de presse du Mercredi 11 Novembre 2020

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LE TAUX DE CROISSANCE DU PIB PROJETÉ À 5, 2 % EN 2021 (RAPPORT)

Dakar, 10 nov (APS) – Le taux de croissance du PIB réel est projeté à 5, 2% en 2021 contre une croissance négative 0.7 % en 2020, indique le rapport économique et financier annexé à la Loi de Finance Initiale 2021.
’’Globalement, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 5,2% en 2021 contre -0,7% en 2020, soit un gain de 5,9 points de pourcentage. Cette croissance serait à la fois tirée par les secteurs, primaire (+4,7%), secondaire (+5,5%) et tertiaire (+4,8%)’’, selon le document consulté par l’APS.
Dans le secteur primaire, il est attendu une hausse de 4,7% en 2021 contre 5,1% en 2020. Il est tiré, d’après le document essentiellement par les sous-secteurs de l’agriculture, de la pêche et dans une moindre mesure le sous-secteur de l’élevage.
Dans le domaine agricole, la croissance de l’agriculture et des activités annexes est projetée à 5,1% en 2021 contre 6,0% en 2020.
Concernant le sous-secteur de l’élevage, il est attendu en 2021 une hausse de 2,9% contre 0,8% il y a un an. Cette activité devrait se redynamiser à la suite des difficultés liées aux mesures de fermeture des frontières.

Pour un autre sous-secteur, celui de la pêche, le document signale qu’il resterait dynamique avec une hausse de 6,3% en 2021 après la forte croissance prévue en 2020 (+11,9%).

Concernant le secteur secondaire, il est attendu une hausse de 5,5% en 2021 contre un repli de 1,1% en 2020, soit une contribution de 1,3 point de pourcentage à la croissance du PIB réel.
Dans le domaine du sous-secteur extractif, l’activité est projetée en hausse de 5,8% contre un repli de 11,4% attendu en 2020.
La fabrication des produits alimentaires ressortirait elle en hausse de 5,2% après le repli estimé en 2020 (-5,0%).
’’Ce dynamisme serait soutenu par la reprise de l’activité des corps gras alimentaires qui croitrait de 6,9% à la faveur des mesures prises par les autorités pour un meilleur encadrement de la collecte de graines d’arachide et de la poursuite du redressement de SONACOS SA’’, selon le rapport
Une progression de 8,2% en 2021 est attendue concernant les sous-secteurs de la fabrication de riz décortiqué et farines.
La transformation des poissons devrait se renforcer en 2021 avec une hausse attendue de 5,8% à la faveur d’une bonne reprise de l’activité de pêche.
Le rapport souligne dans un contexte de faible hausse des cours du baril de pétrole, une hausse de 3% est attendue dans le domaine du raffinage du pétrole.
Concernant la fabrication de produits chimiques de base, l’activité se consoliderait avec une croissance attendue à 8,4% en 2021.

En 2021, il est prévu d’après le rapport une hausse de 7,1% pour le sous-secteur ‘’électricité et gaz’’ contre 9,1% en 2019.

Selon les prévisios, le sous-secteur de la construction connaîtra une hausse de 8,3% en 2021 contre une augmentation attendue en 2020 de 6,6%.
Quant au secteur tertiaire, il progresserait de 4,8% en 2021 contre une prévision de -2,8% en 2020, soit une contribution estimée à 2,2 points de pourcentage à la croissance du PIB.
En 2021, les activités commerciales pourraient connaitre une hausse de 6,3% sous l’effet du raffermissement de la demande, ’’dans un environnement marqué par un regain de la quasi-totalité des activités économiques’’. AT/OID/AKS

UNE BAISSE DES RECETTES À FIN SEPTEMBRE (DPEE)

Dakar, 10 nov (APS) – L’exécution budgétaire fait ressortir, au terme des neuf premiers mois de 2020, un solde global en déficit de 1195,4 milliards contre 562,2 milliards, un an auparavant, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
’’Cette situation s’est traduite par une exécution soutenue des dépenses publiques associée à un repli des ressources mobilisées sur la période’’, indique la DPEE dans son point mensuel de conjoncture de septembre.
Selon le document consulté par l’APS, ‘’les dépenses sont évaluées à 3092,4 milliards, augmentant de 596,1 milliards (+23,9%), en glissement annuel’’ alors que les ressources mobilisées sont établies à 1897 milliards, soit une baisse de 37,1 milliards (-1,9%).
Les ressources (1897 milliards) sont composées de recettes budgétaires (1717,5 milliards), de dons (159,3 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards), explique t-on.

La DPEE relève qu’en glissement annuel, les ressources se sont contractées de 1,9% en liaison avec une baisse des recettes budgétaires (-5,1%), atténuée par une hausse des dons (+28,9%). 

Elle explique que ‘’la baisse des recettes budgétaires est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’aux recettes non fiscales qui se sont contractées respectivement de 4,8% et 10,9% pour s’établir à 1617,3 milliards et 100,3 milliards’’.
Selon le Point mensuel, ‘’le repli des recouvrements des recettes fiscales est induit par la baisse de l’impôt sur les revenus, l’IRVM/IRC, la TVA intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre qui ont affiché des baisses respectives de 9,6 milliards, 3,2 milliards, 6 milliards, 10,6 milliards et 4,5 milliards pour s’établir à 288,5 milliards, 32,2 milliards, 8,6 milliards, 143,6 milliards et 50,4 milliards’’.
De même, indique le document, ‘’les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la TVA import (295,3 milliards) et les droits de porte (194,5 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique de baisse et se sont repliés au même rythme de 12,9%’’.
Le texte souligne qu’en revanche, ‘’l’impôt sur les sociétés (213,3 milliards), la TVA intérieure (hors pétrole) (239,3 milliards) et le FSIPP (34,3 milliards) ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 0,7 milliard (+ 0,3%), 17,3 milliards (+7,8%) et 20,8 milliards (+154,2%)’’.
Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 3092,4 milliards à fin septembre 2020 contre un montant de 2496,3 milliards, un an auparavant, soit une hausse de 596,1 milliards (+23,9%).

‘’Cette situation résulte des augmentations respectives de 26,1% et 22,6% des dépenses d’investissement et celles courantes’’, explique la DPEE.

L’augmentation des dépenses courantes ‘’est portée par la masse salariale et +les transferts et subventions+’’, relève le Point mensuel, soulignant que la masse salariale s’est conforté de 14,7% pour atteindre 619,6 milliards.
Selon la DPEE, ‘’le ratio masse salariale sur recettes fiscales est estimé à 38,3%, soit au-delà du critère de l’UEMOA (35%)’’.
Les transferts et subventions ont augmenté de 77% pour atteindre 839,6 milliards.
’’Cette forte progression est essentiellement expliquée par les prises en charge des dépenses liées au plan de contingence de la pandémie de la Covid-19’’, explique la DPEE, notant toutefois que cette orientation ‘’est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 11,2 milliards pour s’établir à 237,6 milliards’’.
La Direction signale aussi que les dépenses d’investissement sont estimées à 1147 milliards, soit une hausse de 26,1%, ‘’à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures (660,4 milliards) et ceux sur ressources extérieures (486,6 milliards)’’.OID/AKS

Une inflation de +2,6% en octobre 2020

https://www.sikafinance.com Bien qu’elle reste encore dynamique, la progresse du niveau général des prix au Sénégal a légèrement ralenti à +2,6% en octobre 2020, en rythme annuel, contre une hausse de +2,8% le mois précédent.
Cette décélération de l’inflation est imputable à l’évolution des prix  » produits alimentaires boisson non alcoolisées  » et des  » services de transport  » dont la contribution à l’inflation globale s’est établie pour chaque composante à +4,1% en octobre contre +4,2% en septembre.
Si la composante  » Logement, eau, gaz, électricité et combustibles  » qui constitue la seconde source de création de l’inflation dans le pays, a enregistré une progression constante, on note toutefois que la baisse des prix des services de communication (-0,1% en octobre contre +2,2% en septembre), a contribué à atténuer le renchérissement global des prix au Sénégal.
En ce qui concerne le taux d’inflation sous-jacente qui serait obtenu en dehors des phénomènes perturbateurs que sont les produits saisonniers et les produits énergétiques, il est ressorti à +1,2% sur la période, en glissement annuel, contre +1,4% le mois précédent.
Ce faible niveau par rapport à l’augmentation des prix de +2,6%, s’explique par le fait que les tensions inflationnistes observées au Sénégal sont essentiellement dues à des chocs d’offre transitoires.Dr Ange Ponou

FINANCES PUBLIQUES EN SEPTEMBRE : Le déficit budgétaire s’est creusé à 1195,4 milliards contre 562,2 milliards un an auparavant

https://www.jotaay.net Au terme des neuf premiers mois de 2020, l’exécution budgétaire fait ressortir un solde global en déficit de 1195,4 milliards contre 562,2 milliards, un an auparavant. Cette situation s’est traduite par une exécution soutenue des dépenses publiques associée à un repli des ressources mobilisées sur la période. En effet, les dépenses sont évaluées à 3092,4 milliards, augmentant de 596,1 milliards (+23,9%), en glissement annuel. Quant aux ressources mobilisées, elles sont établies à 1897 milliards, soit une baisse de 37,1 milliards (-1,9%).
Le point mensuel de conjoncture du mois de novembre de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) fait ressortir une baisse des ressources budgétaires à fin septembre 2020. Les ressources (1897 milliards) sont composées de recettes budgétaires (1717,5 milliards), de dons (159,3 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards). En glissement annuel, les ressources se sont contractées de 1,9% en liaison avec une baisse des recettes budgétaires (-5,1%), atténuée par une hausse des dons (+28,9%). La baisse des recettes budgétaires est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’aux recettes non fiscales qui se sont contractées respectivement de 4,8% et 10,9% pour s’établir à 1617,3 milliards et 100,3 milliards. Le repli des recouvrements des recettes fiscales est induit par la baisse de l’impôt sur les revenus, l’Irvm/Irc, la Tva intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre qui ont affiché des baisses respectives de 9,6 milliards, 3,2 milliards, 6 milliards, 10,6 milliards et 4,5 milliards pour s’établir à 288,5 milliards, 32,2 milliards, 8,6 milliards, 143,6 milliards et 50,4 milliards.
De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la Tva import (295,3 milliards) et les droits de porte (194,5 milliards) se sont inscrits dans cette dynamique de baisse et se sont repliés au même rythme de 12,9%. En revanche, l’impôt sur les sociétés (213,3 milliards), la Tva intérieure (hors pétrole) (239,3 milliards) et le Fsipp (34,3 milliards) ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 0,7 milliard (+ 0,3%), 17,3 milliards (+7,8%) et 20,8 milliards (+154,2%).

Exécution soutenue des dépenses publiques

S’agissant des dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 3092,4 milliards à fin septembre 2020 contre un montant de 2496,3 milliards, un an auparavant, soit une hausse de 596,1 milliards (+23,9%). Cette situation résulte des augmentations respectives de 26,1% et 22,6% des dépenses d’investissement et celles courantes. L’augmentation des dépenses courantes est portée par la masse salariale et «les transferts et subventions». La masse salariale s’est conforté de 14,7% pour atteindre 619,6 milliards. A cet effet, le ratio masse salariale sur recettes fiscales est estimé à 38,3%, soit au-delà du critère de l’Uemoa (35%).
S’agissant des transferts et subventions, ils ont augmenté de 77% pour atteindre 839,6 milliards. Cette forte progression est essentiellement expliquée par les prises en charge des dépenses liées au plan de contingence de la pandémie de Covid-19. Toutefois, cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 11,2 milliards pour s’établir à 237,6 milliards. Concernant les dépenses d’investissement, elles sont estimées à 1147 milliards, en hausse de 26,1%, à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures (660,4 milliards) et ceux sur ressources extérieures (486,6 milliards).M. CISS

MONNAIE ET CREDIT : Une progression de la masse monétaire notée en aout

Reflétant l’évolution de ses contreparties, la masse monétaire a progressé de 11,5 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 5949,8 milliards, à fin août 2020. Cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables qui ont augmenté de 20,7 milliards pour s’établir à 2774,4 milliards. Quant à la circulation fiduciaire, elle est ressortie en baisse de 93,8 milliards pour se situer à 1409,8 milliards. Pour leur part, les autres dépôts inclus dans la masse monétaire ont augmenté de 84,6 milliards pour se situer à 1765,6 milliards, à fin août 2020. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 625,9 milliards ou 11,8%, à fin août 2020. Par contre, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 1830,6 milliards à fin août 2020, en baisse de 13,1 milliards ou 0,7% par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est imputable aux banques primaires qui ont enregistré une baisse de 14,1 milliards de leurs actifs extérieurs nets pour s’établir à 607,9 milliards. Concernant la Banque centrale, sa position extérieure nette s’est améliorée de 1 milliard (1222,7 milliards à fin août 2020). Comparativement à fin août 2019, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 167,5 milliards ou 10,1%, à fin août 2020. Cependant, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 50,8 milliards, entre fin juillet et fin août 2020, pour se chiffrer à 5552,8 milliards, du fait des crédits nets à l’administration centrale (+80,4 milliards) qui se sont situés à 1201,3 milliards. Quant aux créances sur l’économie (-29,6 milliards) elles se sont établies à 4351,5 milliards, à fin août 2020. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 481 milliards ou 9,5%, à fin août 2020.M. C

Le déficit commercial s’établit à 174,4 milliards en septembre (DPEE)

https://www.seneweb.com Le déficit commercial s’est dégradé de 65,3 milliards en septembre par rapport au mois d’août s’établissant ainsi, à 174,4 milliards, indique la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
’’Cette situation traduit la hausse des importations de biens de 63,0 mds, conjuguée à une baisse des exportations de 9,9 mds, sur une base mensuelle’’, expliqué la DPEE dans le Point mensuel de conjoncture de septembre publié au plus 30 jours après la fin du mois.
Le document consulté par l’APS souligne que ‘’le taux de couverture des importations par les exportations, ressorti à 39,1 %, s’est réduit de 11,8 points de pourcentage par rapport au mois précédent’’.

Les exportations de biens sont évaluées à 139,5 mds au mois de septembre 2020 contre 149,4 mds le mois précédent, soit une baisse de 6,6% (-9,9 mds), selon la DPEE.

Concernant les exportations du Sénégal vers l’UEMOA, elles sont estimées à 28,5 mds au mois de septembre 2020 contre 25,3 mds le mois précédent, soit une augmentation de 3,2 mds.
’’Elles ont, ainsi, représenté 20,4% de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal en septembre 2020’’, précise t-on dans le document.
La DPEE signale aussi que la part des produits acheminés vers le Mali, ‘’principale destination’’ des exportations du Sénégal dans l’Union, ‘’est passée de 58,4% à 65,1% sur la période, soit un gain de parts de 6,7 points de pourcentage’’.
Elle précise que le ciment représente 29,8 % de la valeur des exportations vers le Mali en septembre 2020 contre 37,0% au mois d’août.
Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’UEMOA, elles sont évaluées à 6,1 mds au mois de septembre 2020 contre 7,2 mds le mois précédent, soit une baisse de 1,1 md, indique le Point mensuel de conjoncture.

‘’Elles ont, ainsi, représenté 1,7% de la valeur totale des importations de biens au mois de septembre 2020 contre 2,5% le mois précédent’’, souligne le document.

La même source note que la Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 59,9% en septembre 2020 contre 80,1% le mois précédent.
’’Les achats en provenance de ce pays ont, principalement, porté sur les fruits et légumes comestibles, les matières plastiques artificielles et les bois et ouvrages qui en ont représenté, respectivement 22,9%, 9,3% et 6,5% au mois de septembre 2020’’, précise t-on

Pétrole et gaz : Perspectives d’espoir pour le Sénégal

https://www.dakarmatin.com https://www.lequotidien.sn Le rapport que publie aujourd’hui la Chambre africaine de l’énergie (acronyme anglais Aec) souligne que le Sénégal et la Mauritanie, quoiqu’encore trop petits pour jouer dans la cour des grands producteurs, ont tous les atouts pour voir des retombées positives de leur gaz. Auquel vont s’ajouter, dans peu de temps, les barils de pétrole tirés du puits offshore de Sangomar profond, du côté sénégalais. Mais le plus important aussi est que les pays africains devraient se préparer à voir le niveau de demande en pétrole changer en fonction des exigences écologistes de certains consommateurs.
Les perspectives d’exploitation des hydrocarbures au Sénégal sont plus que positives, à en croire le rapport 2020 sur les perspectives de l’Energie en Afrique que la Chambre africaine de l’énergie (En anglais Aec), un cabinet basé en Afrique du Sud et dirigé par l’Equato-guinéen N.J. Ayuk, publie aujourd’­hui dans le monde entier.
Le document souligne que bien que n’étant pas prévu pour jouer dans la cour des grands avec les projections de sa production de gaz et de pétrole, le Sénégal, une fois que sa production de gaz et de pétrole aura démarré, pourrait être en capacité de bousculer des puissances africaines moyennes, de la dimension du Ghana, de la Côte d’Ivoire ou de la Guinée Equa­toriale.
Si la pandémie de Covid-19 a un peu freiné les projections, la production de gaz est néanmoins prévue pour 2022 sur le site de Grand Tortue Ahmeyim, qui enjambe les frontières maritimes de la Mauritanie et du Sénégal, et qui est opéré par le britannique Bp. Les réserves prouvées de gaz sur ce bloc sont d’environ 2.5 mtpa. Mais la capacité du Sénégal est un peu plus importante.
Pour le pétrole, les choses sont un peu plus lentes, mais n’en sont pas moins en bonne voie. Le rapport rappelle que San­gomar profond, co-exploité par Cairn et ses partenaires Wood­side et autres, a prévu d’entrer en service en 2022. Et le site devrait produire environ 100 mille barils de pétrole par jour.
Ces perspectives sénégalaises dans le secteur des hydrocarbures ne sont pas une exception. Le rapport de la Chambre africaine pour l’énergie indique que même les deux plus gros producteurs d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest, le Ghana et le Nigeria, après avoir souffert des effets du Covid-19 comme d’autres gros producteurs également, sont certains de conserver leur leadership sur le marché, malgré une chute conséquente de leur production globale.
Le rapport d’African energy chamber est on ne peut plus exhaustif. Il s’ouvre avec l’analyse de l’environnement des affaires dans les pays africains producteurs et continue avec un regard pointu sur la production, les infrastructures et les besoins d’investir. Les perspectives d’avenir de la production africaine d’hydrocarbures doit également tenir compte du développement du sentiment écologiste dans le monde, et le combat acharné de beaucoup d’acteurs pour obtenir des combustibles peu productrices de carbone. Le rapport de l’Aec souligne que la capacité des acteurs sur le continent africain à s’adapter à cette nouvelle donne, et anticiper sur les besoins, va fortement jouer sur le niveau de demande du pétrole africain dans le monde.

UMOA/Covid-19 : 3 400 milliards FCFA pour la 30ème injection de liquidités de la BCEAO

https://www.sikafinance.com La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a injecté ce 9 novembre 2020, 3 423 milliards FCFA dans les économies des Etats membres de l’UEMOA à l’effet de soutenir l’activité économique contrariée par la pandémie de la Covid-19.
Ces ressources ont en effet été mises à la disposition des banques commerciales de l’Union, au nombre de 90 pour l’opération, au taux d’intérêt fixe avantageux de 2% sur une échéance d’une semaine.
Cette opération qui est la 30ème depuis l’avènement du coronavirus (Covid-19) dans la sous-région, se caractérise par le fait que les montants alloués aux banques commerciales correspondent effectivement à leurs besoins de liquidités. C’est ce qui explique que le tableau ci-dessous affiche la même somme pour le montant proposé que pour le montant retenu, en dépit du fait qu’il s’agit d’un appel d’offres par adjudication.

Résultat global de l’adjudication du 9 novembre 2020

 Source : BCEAO
Comme à l’accoutumée, la Côte d’Ivoire (1 093 milliards FCFA) et le Sénégal (539 milliards FCFA) ont réussi à capter les parts les plus importantes de ces ressources. Ils sont suivis par le Mali, le Bénin et le Burkina dont les secteurs bancaires ont été refinancés respectivement à hauteur de 486 milliards FCFA, 403,5 milliards FCFA et 403 milliards FCFA.Dr Ange Ponou

Orange lance son réseau de fibre ‘’très haut débit’’ en Afrique de l’ouest

Orange réaffirme ses ambitions pour le marché africain avec la mise en service ce 10 novembre de son réseau unifié de fibre optique ‘’très haut débit » reliant 8 pays ouest africains au reste du monde. Dénommé Djoliba, ce réseau ‘’sans couture » couplant plus de 10 000 km de réseau terrestre de fibre optique à 10 000 km de câble sous-marin va couvrir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Nigeria et le Sénégal, au bénéfice des filiales du groupe dans la région, mais également de l’ensemble des acteurs de l’écosystème numérique de la zone
Pour ces acteurs, cette infrastructure offre la promesse d’un débit allant jusqu’à 100 gigabits/seconde avec 99,99% de taux de disponibilité, d’une connectivité fiable et sécurisé, de réduire la fracture numérique dans la région avec le développement de nouveaux services et usages, ainsi que d’une plus large accessibilité des populations aux services numériques, a mis en avant le groupe de télécommunication lors de sa présentation au cours d’un webinar.
Mais l’autre avantage notable de ce backbone qui s’interconnecte aux réseaux domestiques des pays qu’il traverse est qu’il résout la problématique des réseaux transfrontaliers, permettant ainsi de fournir des services d’une capitale à l’autre via un seul opérateur contre une multitude d’acteurs jusque-là.
 » En utilisant les offres de transmission très haut débit du réseau Djoliba, les nouveaux clients du réseau pourront alors accéder aux plateformes du Groupe et ainsi bénéficier de toute la palette des offres commercialisées par Orange en Afrique : transit IP, plateformes de services mobiles, hébergement dans les datacenters Orange en Afrique, VPN,…  »
Exploité à partir de Dakar avec des équipes relais dans la zone, Djoliba couvre 16 points de présence avec un maillage de près de 155 sites techniques, et relie 300 points de présence du groupe Orange en Europe, en Amérique et en Asie.  » Il s’agit d’un projet majeur pour accompagner notre ambition de devenir l’opérateur digital de référence en Afrique d’ici 2025 « , a fait savoir Stephane Richard, CEO du groupe français.
 » Avec Djoliba, les populations locales vont pouvoir accéder encore plus facilement à des services de santé ou d’éducation, ainsi qu’aux usages offerts par le cloud computing. Le développement de l’accès au numérique est un enjeu majeur pour l’Afrique et je salue le travail remarquable de nos équipes dans tous les pays qui ont permis que le projet Djoliba voit le jour  » s’est félicité Alioune Ndiaye, CEO d’Orange Middle East and Africa.Jean Mermoz Konandi

BRVM Clôture : SONATEL conforte le marché

La journée de ce mardi 10 novembre a été marquée par la valeur SONATEL qui a pesé de son poids pour maintenir le marché à la hausse malgré un volume  plus important de valeurs en baisse.
Avec 14 baisses contre 11 hausses, le BRVM 10 et le BRVM Composite ont respectivement progressé de 0,49% à 116,79 points et de 0,12% à 129,06 points grâce à la première capitalisation du marché. Le mastodonte SONATEL (+0,88% à 11 500 FCFA) représentant le tiers de la capitalisation, avec 50 mille titres transigés ce jour, a neutralisé les signaux rouges par sa coloration verte.
Notons que les valeurs SOGB (+6,59% à 2 345 FCFA) et SERVAIR (+3,85% à 810 FCFA) ont enregistré les plus fortes appréciations de la journée. A l’opposé, les régressions les plus considérables sont celles de FILTISAC (-7,21% à 1 480 FCFA) et de BOA NIGER (-7,14% à 3 250 FCFA).
Le volume total de titres transigés lors de cette séance de cotation s’élève à 732 millions FCFA.

Fibre optique au Sénégal : Encore Orange dans l’illégalité, l’ARTP «ferme les yeux»

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de déploiement de la fibre optique au Sénégal, Orange a ciblé les immeubles en copropriété bâtis localisés dans les zones jugées rentables des grandes villes. Orange a, ainsi, déployé la fibre dans plusieurs copropriétés pour disposer d’un avantage concurrentiel sur les autres opérateurs ce qui lui permettrait de pouvoir bloquer la concurrence et ainsi maintenir son monopole sur le réseau filaire.
A l’issue du fibrage d’immeubles par Orange, un copropriétaire après avoir constaté et fait constater, a interpellé l’opérateur sur le fondement légal des travaux de raccordement effectués dans son immeuble sans avoir obtenu préalablement l’autorisation des copropriétaires.
En réponse, Orange affirme que certaines personnes vivant dans l’immeuble en question lui ont donné l’autorisation du raccordement, sans fournir les preuves de cette affirmation encore moins la qualité de copropriétaires des personnes dont l’opérateur fait allusion.
Malgré les mises en demeure servies à Orange par voie d’huissier, l’opérateur n’a pas produit un seul document qui atteste d’une autorisation préalable des copropriétaires sur les travaux qu’il a effectué dans les parties communes de l’immeuble.

Cette incapacité d’Orange à prouver ses allégations n’est pas surprenante. En réalité, Orange a voulu profiter de l’inorganisation qui règne dans les copropriétés au Sénégal pour s’y introduire frauduleusement.

En effet, rares sont les copropriétés qui disposent d’un règlement de copropriété, d’un syndicat des copropriétaires, encore moins d’un syndic. Ces copropriétés semblent ainsi être des zones de non droits.
Aussi, Orange a voulu exploiter abusivement à son avantage les possibilités offertes par cet état de fait pour poser des actes qui violent la loi.
Il est à noter que l’article 1er de la Loi N°88-04 du 16 Juin 1988 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis au Sénégal n’exige nullement la constitution d’un syndic. Autrement dit, dans le cadre de l’administration de la copropriété, la désignation d’un syndic n’est pas obligatoire.
L’article 17 de la Loi 2018-28 portant code des communications électroniques dispose « Les opérateurs ont le droit de réaliser les travaux nécessaires à l’exploitation et à l’extension de leurs réseaux. Ils sont tenus de respecter l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment en matière d’aménagement du territoire et de protection de l’environnement, et à l’occasion de la réalisation d’installations, d’équipements ou d’ouvrages particuliers. »
Cette disposition est complétée par l’article 164 de la loi précitée sur l’obligation d’Orange d’avoir une autorisation des copropriétaires « Les servitudes sur les propriétés privées sont instituées en vue de permettre l’installation et l’exploitation des équipements des réseaux. La mise en œuvre des servitudes est subordonnée à une autorisation délivrée au nom de l’Etat par le Maire, après que les propriétaires ou, en cas de copropriété, le syndicat représenté par le syndic, ont été informés des motifs qui justifient l’institution de la servitude et le choix de son emplacement, et mis à même, dans un délai qui ne peut pas être inférieur à trois (3) mois, de présenter leurs observations sur le projet. Les travaux ne peuvent commencer avant l’expiration de ce délai »
Il ressort de ce qui précède que l’opérateur Orange a commis une faute en ne respectant pas les articles 161 et 164 du code précité mais aussi les articles 7.3­ et 17 de son cahier des charges.
« La faute est un manquement à une obligation pré existante de quelque nature qu’elle soit », article 119 du Code des Obligations Civiles et Commerciales.
Ainsi donc, pour ses intérêts économiques et financiers Orange n’a hésité d’aller casser les murs et le sol de propriétés immobilières privées en violation flagrante de la loi sous le regard de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
Par une réclamation, l’ARTP fut saisie en Novembre 2019 en vertu de l’article 216 de la Loi 2018-28 portant code des communications électroniques, des actes posés par Orange. A ce jour, un (1) an après la saisine de l’autorité, aucune décision.

Ainsi, l’autorité de régulation (ARTP), comme à l’accoutumée, laisse les utilisateurs sans aucun repère, dans une réelle incertitude, en ne respectant pas les dispositions de l’article 217 du code des communications électroniques.

Comme quoi, dans ce pays Orange peut continuer à violer la loi, à bafouer les droits les plus élémentaires des citoyens, son impunité lui est garanti par l’ARTP qui a toujours fermée les yeux sur les agissements de cet opérateur hors la loi.
L’ARTP semble, ainsi, garder le cap sur sa dynamique de préservation des intérêts de l’opérateur Orange au détriment d’un écosystème numérique de développement. Aussi, ce n’est pas de sitôt, que guidés par un cadre réglementaire de déploiement de la fibre optique élaboré par ce régulateur, que des propriétaires ou des copropriétaires pourront exiger la signature d’un accord type de convention avec un opérateur pour fibrer un immeuble.
Les travaux de raccordement à la fibre optique effectués par Orange dans des immeubles en copropriété, sans l’assentiment préalable des copropriétaires, sont constitutifs d’un grave manquement qualifiable de faute lourde.

Aussi, cette violation inacceptable d’Orange de la loi ne saurait rester sans réaction. En conséquence, l’opérateur Orange a été assigné au tribunal depuis le 02 Mars 2020.

ASUTIC lance un appel à tous les copropriétaires dont les immeubles ont été fibrés sans leur autorisation à se constituer pour une action judiciaire d’envergure contre l’opérateur Orange.
A cet effet, ASUTIC rappelle au gouvernement du Sénégal, l’urgence d’un projet de loi renforçant la protection des utilisateurs avec des dispositions sur la «­class action­» ou actions collectives afin qu’ils puissent se défendre efficacement.
Evoqué depuis des années mais sans cesse repoussé, certainement à cause de l’hostilité des entreprises qui craignent une multiplication des procédures à leur encontre par des consommateurs s’estimant lésés, le Sénégal ne dispose toujours pas d’un code de la consommation, 60 ans après l’indépendance.

Quant au Code des communications électroniques voté en décembre 2018, il n’a aucune disposition qui renforce la protection des utilisateurs malgré les propositions d’ASUTIC d’inclure des articles dans ce sens lors de l’élaboration de cette loi.

Les utilisateurs des TIC sont, ainsi, très mal protégés face aux opérateurs et fournisseurs de services d’où l’urgente nécessité de l’élaboration et du vote d’un code de la consommation, si tant est que ce gouvernement est au service des consommateurs sénégalais.Fait à Dakar, le 11/ 11/ 2020-Le Président Ndiaga Gueye-Email infos@asutic.orgTél­ : +221 77 307 18 18

Locafrique : Khadim Ba Gagne

La Cour D’appel de Dakar par sa chambre d’accusation vient de donner raison à Khadim Ba en confirmant les 3 ordonnances de non lieu précédemment rendues par le Doyen des juges d’instruction.
Les 3 appels formés par Amadou Ba contre les non lieu de khadim ba et sa famille ont été ainsi rejetés par la justice.Par conséquent, Khadim Ba demeure le Directeur Général de Locafrique et en garde le contrôle.

la saison des pluies terminée, Iamgold veut relancer les activités de forage à Senala

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, le programme de forage de 10 000 m lancé en juin par Iamgold au projet aurifère Senala et interrompu par les pluies, reprendra ce mois. Selon le copropriétaire Oriole Resources, les résultats seront disponibles au premier trimestre 2021.
Oriole Resources, junior minière active sur le projet aurifère Senala au Sénégal, a annoncé le 9 novembre que son partenaire de coentreprise, le Canadien Iamgold, reprendra ce mois les activités d’exploration sur le site.
La campagne de forages air core (AC) de 10 000 m lancée en juin dernier avait en effet été interrompue après 1 300 m au prospect Faré, en raison des pluies diluviennes dans le pays.
« Les résultats historiques à Faré ont déjà montré le potentiel de développement d’une importante ressource aurifère […]. Nous sommes impatients de voir les résultats du programme de Iamgold, qui cherchera dans un premier temps à établir le lien entre les zones de minéralisation déjà testées», a commenté Tim Livesey (photo), PDG d’Oriole.
Pour rappel, cette campagne d’exploration s’achèvera au premier trimestre 2021 avec la publication des résultats. Iamgold gagnera en conséquence 70% d’intérêts dans le projet, après avoir investi, comme prévu dans son accord avec Oriole Resources, 8 millions $ sur 3 ans afin de développer Senala.

Afrique : cacophonie autour des chiffres de transferts d’argent !   Par  Samir Bouzidi, Ethnomarketer & expert international en mobilisation des diasporas africaines

https://www.financialafrik.com On a du mal à comprendre comment des experts de la Banque Mondiale, aussi nombreux et outillés, se trompent dans des proportions aussi importantes dans une période aussi courte !
En Afrique, une vague de catastrophisme peut en cacher une autre mais sans jamais faire plier ! Déjà, il y a eu les prévisions «millionnaires» en nombre de victimes de l’OMS en tout début de pandémie alors que sept mois plus tard l’Afrique enregistre le plus faible bilan en nombre Covidde morts COVID (autour de 45000 à début novembre) et se révélant même comme le continent de la résilience !
A ce cataclysme sanitaire annoncé, la Banque Mondiale pronostiquait en avril dernier un assèchement des transferts d’argent diasporiques (principale source de revenus pour les familles), de l’ordre de 23% pour l’Afrique subsaharienne et 20% en Afrique du Nord. Non seulement, les flux n’ont pas chuté lourdement comme le prévoyait la Banque mondiale, mais dans certains pays, ils tendent à stagner (Sénégal, Mali…) voire à augmenter (Tunisie, Egypte, Comores, Cap-vert, Maroc, Kenya…

La Banque Mondiale réajuste…et se fait aussitôt démentir !

Face à ces réalités cinglantes, les experts de Washington ont été contraints de réajuster à fin octobre leurs prévisions à l’optimisme, avec des baisses nettement plus modérées : 9% (contre 23%) en Afrique subsaharienne et 8% (contre 20%) pour l’Afrique du nord. Des données à peine publiées et aussitôt remises en cause par les communications financières de banquiers centraux des grands et petits pays pays africains récipiendaires. Ainsi, Bank Al Maghrib au Maroc (3 ème rang africain et 2ème rang en zone MENA en termes de transferts d’argent) enregistre publiquement à début novembre, une hausse de 2,2% des transferts des MRE (Marocains à l’étranger) sur les 9 premiers mois de l’année.
Mieux, la «CBE», Banque centrale d’Egypte (2 ème rang africain et 1er en zone MENA) via la voix de son Gouverneur, Tarek Amer, vient de saluer une année historique culminant à 27,8 milliards de dollars soit 10,4%. Plus à l’ouest en Tunisie, l’augmentation de 8,6% des transferts de la diaspora sur les dix premiers de l’année telle qu’annoncée par la Banque Centrale de Tunisie, a déclenché une vague de reconnaissance inédite envers la diaspora. Mêmes tendances observées au Kenya, Comores, Cap Vert… Alors qui croire entre les prévisions alarmistes des experts cosmopolites de la Banque Mondiale ou les retours des grands acteurs nationaux, gardiens des flux et observateurs privilégiés ? Dans tous les cas, le doute et ces cafouillages ne profitent ni aux pays, aux diasporas et encore moins à la Banque Mondiale dont on a du mal à comprendre comment des experts aussi nombreux et outillés se trompent dans des proportions aussi importantes dans une période aussi courte !

D’où la nécessité de mieux comprendre la subjectivité des diasporas

Est-ce que les modèles statistiques responsables intègrent toutes les variables et ressorts déterminants des dynamiques diasporiques ? Ont-ils par exemple intégrés que les millions de visiteurs issus des diasporas qui ont été empêchés de se rendre cet été «au pays» à cause du COVID et en conséquence n’ont pas pu remettre d’argent cash de mains en mains à leurs familles, se sont certainement « repliés » sur les canaux de transferts formels…Il faut rappeler que ces sommes importantes importées physiquement « au pays » par les diasporas pour les vacances (et pour une partie remise sous forme de dons à leurs familles : aides pour l’Aïd, préparation des rentrées scolaires..) sont comptabilisées habituellement par les offices des changes en recettes touristiqueset non pas comme transferts…Donc fort à parier que la hausse ou baisse modérée des transferts formels annoncés par certains pays africains soient en réalité l’effet mécanique d’une baisse au moins équivalente des recettes touristiques…
Ce phénomène est d’autant plus perceptible dans les pays africains (Comores, Maroc, Tunisie, Egypte…) où les diasporas rentrent habituellement en masse l’été et n’ont pu le faire cette année pour cause de Covid.. Autre ressort plausible, si les transferts formels se portent bien ou moins mal que prévu, n’est-ce pas la conséquence de l’effet inclusif de la fermeture des frontières sur une partie de l’informel ? On connait tous en Afrique la portée des «mules», ces amis, proches ou voisins du même quartier ou village qui rapatrient physiquement des fonds pour le compte d’autrui, au gré de leurs visites régulières au pays. Avec des déplacements internationaux devenus compliqués voire entravés et surtout face à l’urgence sociale, certains «mandataires» ont certainement migré vers les canaux formels…
Quoiqu’il en soit ces deux hypothèses avancées font émerger, à l’aube d’un nouveau «diaspora round» visant à mieux engager les diasporas pour le développement en Afrique, le postulat stratégique de connaitre plus finement les diasporas, de circonscrire davantage leurs flux financiers et autres apports réels (transferts, recettes touristiques…) en renforçant notamment les modèles de statistiques publiques, nationaux et internationaux…Samir Bouzidi, Ethnomarketer & expert international en mobilisation des diasporas africaines. Entrepreneur engagé – fondateur de la startup solidaire “Impact Diaspora”.

Trafic illicite de bois : Macky instruit l’Armée à mettre fin à ce fléau

https://actusen.sn Le chef de l’Etat a instruit les Forces armées à lutter contre le trafic illicite de bois. « Nous devons rester mobilisés pour mettre fin à la coupe de bois au sud qui détruit notre diversité et appauvrit nos populations. Je tiens particulièrement à la mise en place des plans stratégiques qui ont permis de renforcer les équipements des armées », a rappelé Macky Sall qui présidé ce mardi, la cérémonie de la Journées des Forces armées au Camp Dial Diop.
Pour lui, l’Armée ne doit rien céder dans la lutte contre ce fléau qui détruit la biodiversité et appauvrit les populations. « Voilà pourquoi, au vu des missions toujours plus complexes auxquelles vous êtes appelés, je reste déterminé à accompagner la montée en puissance et la modernisation des Forces armées », a-t-il ajouté.

Riposte contre la Covid-19 : Macky salue l’engagement de l’Armée

https://actusen.sn Président la cérémonie de la Journée des Forces armées, ce mardi, le président Macky Sall a salué l’engagement de l’Armée dans le lutte contre la Covid-19.
« Si, à ce jour, notre pays a réussi à gérer au mieux cette grave pandémie, au point d’être cité en exemple par des sources indépendantes, nous le devons en partie à l’engagement sans faille de nos forces de défense et de sécurité ».
Car, ajoute-t-il, « il ne s’agit pas simplement de faire face à un ennemi physique, une tâche déjà difficile, mais également de protéger la nation contre des menaces plus vicieuses et aux impacts multiples. La pandémie Covid-19 en est un exemple ».

Emigration clandestine : Macky zappe les centaines morts et annonce de nouveaux patrouilleurs pour la Marine

https://www.pressafrik.com Le chef de l’Etat a présidé ce mardi 10 novembre 2020 la Journée nationale des Forces armées au Camp Dial Diop. Dans un très lourd contexte marqué la mort de centaines de jeunes sénégalais en haute mer, en essayant de rejoindre l’Europe, avec le rôle essentiel joué par la Marine nationale pour freiner l’émigration clandestine, le président de la République n’a réservé qu’une petite parenthèse à ce fléau qui est en train de décimer la jeunesse du pays. Sans même évoquer les citoyens disparus.
Dans son discours, il a annoncé de nouveaux patrouilleurs pour la Marine nationale afin de mieux lutter contre le phénomène de l’émigration clandestine. « Tous ces efforts (pour l’Armée) de maillage du territoire national, s’inscrivent dans une stratégie cohérente d’une meilleure prise en compte des menaces émergentes. Les mêmes efforts se poursuivent avec la Marine nationale, dotée de nouveaux équipements de contrôle des côtes et du trafic maritime transitant dans les eaux sous juridictions nationales. Ce dispositif est renforcé par la présence de patrouilleurs de haute mer. Il sera consolidé par l’acquisition de nouveaux patrouilleurs, la modernisation et l’implantation en cours de différentes bases et stations navales et fluviales à Saint-Louis, Elinkine, Djiferr, Podor et Matam« , a affirmé le chef de l’Etat à propos de la lutte contre l’émigration clandestine.
Avant d’ajouter que l’Armée de l’air procède à l’installation de radars à Podor, Tamba et Linguère, de Centres de commandement et de contrôle à la Base aérienne de Ouakam. Il annonce également « l’acquisition imminente de nouveaux vecteurs aériens qui contribueront au renforcement de capacité de surveillance, de recherche et de renseignement« .
Aucune mention n’a été faite par le chef de l’Etat aux centaines de victimes qui cristallisent l’émoi des internautes sénégalais et des nombreuses familles de disparus.AYOBA FAYE

20 Sénégalais expulsés de Las Palmas ce mardi 90 autres sont arrivés à Tenerife

https://www.pressafrik.com La fondatrice du collectif Caminando Fronteras, Helena Maleno Garzon a annonce mardi 10 novembre 2020, l’expulsion de 22 migrants du centre de détention de Las Palmas (Îles Canaris) vers la Mauritanie. Il s’agit de 20 Sénégalais, d’un Mauritanien et d’un Guinéen. « Vol d’expulsion vers la Mauritanie depuis les Canaries : Nous pouvons confirmer que les personnes qui se trouvaient dans le centre de détention de Las Palmas ont été expulsées : 20 Sénégalais, 1 Mauritanien et 1 Guinéen. C’est la honte« , s’est-elle exclamée, via sa page Facebook.
En même temps, la dame annonce l’arrivée, à Tenerife, d’un convoi de 90 migrants clandestins en provenance  du Sénégal, ce mardi.
Dimanche, la même source révélait que 738 Sénégalais sont arrivés en Espagne entre le 6 et le 8 novembre.

Centaines de migrants morts en mer : les internautes sénégalais lancent le Hashtag #LeSenegalEnDeuil

https://www.pressafrik.com Les internautes sénégalais ne comptent pas passer laisser Macky Sall et son régime passer sous silence la mort de plusieurs centaines de leurs concitoyens dans la mer, en essayant de rallier l’Europe. Ils ont lancé le Hashtag (Mot Dièse) #LeSenegalEnDeuil sur Twitter pour rendre hommage aux victimes de ce fléau qui est en train de décimer la jeunesse sénégalaise. Largement relayé par les Matinales Télé, le vaste mouvement virtuel a également enregistré l’adhésion de certains leaders de l’opposition comme Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Cheikh Bamba Dieye… Regardez !

MAURITANIE  : 400 migrants, dont plusieurs Sénégalais et 4 enfants non accompagnés, interceptés ou secourus

Environ 400 migrants ont été interceptés ou secourus au large des côtes mauritaniennes depuis la mi-octobre. L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a enregistré une augmentation des tentatives de traversée le long de l’itinéraire de l’Afrique de l’Ouest et lance un appel pour fournir une assistance rapide et adéquate aux migrants. En coordination avec le gouvernement mauritanien, la Croix-Rouge française et le Croissant-Rouge mauritanien, l’Oim a fourni aux migrants, dont des survivants de plusieurs naufrages, une assistance médicale urgente, une aide alimentaire et des articles de première nécessité comprenant des couvertures, des vêtements et des produits d’hygiène. Le nombre de victimes ayant péri dans une série de naufrages tragiques le long de l’itinéraire de l’Afrique de l’Ouest reste inconnu. Les migrants se trouvaient à bord de sept bateaux, dont certains ont chaviré, d’autres ont été interceptés, au large des côtes de Nouadhibou, au nord de la Mauritanie, après être partis d’autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Les migrants à bord étaient principalement originaires du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie et de la Gambie. Parmi eux se trouvaient quatre enfants non accompagnés.
Bon nombre de ces migrants présentaient des symptômes de déshydratation aiguë, des blessures infectées et souffraient d’autres maladies graves, après avoir passé entre quatre jours et deux semaines en mer. Les plus touchés ont été transférés vers les hôpitaux de Nouakchott et de Nouadhibou. L’Oim continue de suivre les cas graves, certains en soins intensifs. Cette aide a été fournie conformément aux nouveaux protocoles et mesures sanitaires imposés par la Covid-19. « Des efforts conjoints avec le gouvernement mauritanien et les partenaires ont permis une orientation efficace des cas vers les centres de soins et les hôpitaux les plus proches, mais notre capacité globale à répondre à ces besoins croissants reste limitée », déclare Laura Lungarotti, chef de mission de l’Oim en Mauritanie.
En raison de l’augmentation des tentatives de traversée et des incidents sur cet itinéraire, et du manque de ressources pour assurer une réponse globale et rapide, les autorités et les acteurs humanitaires élaborent des procédures opérationnelles standard pour garantir une réponse à ces urgences mieux coordonnée et fondée sur les droits de l’homme. Environ 200 bateaux sont arrivés aux Canaries depuis fin septembre, transportant au moins 5 000 migrants, soit dix fois plus qu’à la même période l’an dernier. Entre le 1er et le 12 octobre, le projet de l’Oim sur les migrants disparus a enregistré plus de 414 disparitions le long de l’itinéraire reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries. Malgré cette augmentation par rapport à l’année dernière, les arrivées restent bien inférieures à celles enregistrées en 2006 et 2007 (32 000 migrants arrivés aux Canaries).

Candidats à l’émigration clandestine–HORIZON BOUCHE : Deuils sans fin à Mbour et Joal

Série d’arrestations de passeurs et de migrants.
L’Ue va renvoyer les clandestins à leur lieu de départ
https://www.lequotidien.sn Ils sont nombreux à tenter l’aventure en direction de l’Europe, à bord des pirogues, en dépit des dangers, des patrouilles et mesures dissuasives prises par les marines européennes. Depuis un certain temps, ce voyage a pris une autre tournure : Si les années précédentes on avait constaté une accalmie dans ces suicidaires tentatives d’émigration, la question se pose encore aujourd’hui avec acuité et le gouvernement devrait vite mettre en place des mesures préventives avant qu’on en arrive à la situation des années 2005. Au niveau de la Petite Côte, plus d’une centaine de jeunes sont morts engloutis par  l’Atlantique. Mbour et Joal, peuplées par une forte communauté de pêcheurs, sont devenues depuis quelques semaines les points de départ pour ce périlleux voyage.
Le grand bleu est l’illusion de leur rêve d’Eldorado. Depuis quelques semaines, les populations de la Petite Côte sont figées dans la détresse, les tentes sont dressées pour faire le deuil de ces enfants perdus sur leur chemin sans doute trop chimérique et risqué d’un meilleur être. Voulant provoquer leurs chances au péril de leur vie, la plupart des jeunes migrants finissent dans les profondeurs océaniques.
Sur la baie du quartier Téfess, située à 500 m du quai de pêche de Mbour, l’horloge affiche 15h. Les mouvements sont intenses, les pirogues débarquent une à une, les vagues lèchent le sable de la plage. Aucun dispositif sécuritaire n’est visible sur la plage. Agés entre 34 et 35 ans, assis à côté d’une pirogue, trois pêcheurs, concentrés sur leur partie de jeu de dames, se considèrent comme «des rescapés» de l’émigration clandestine. Assez moqueur, Ousseynou Fall balance : «Grand frère, nous avons ici trois Espagnols. L’un d’eux caressait le rêve de devenir actionnaire au Fc Barcelone, mais son rêve s’est arrêté aux portes du Maroc.» Ici, la plupart ont tenté l’aventure ou entretiennent le rêve de rejoindre les rives européennes. Abdoulaye Seck, rescapé de la pirogue qui avait pris feu en mer il y a quelques semaines, ne renonce pas à son projet d’émigration. Il dit : «Effectivement, mon aventure remonte d’il y a plus de deux semaines. Pour embarquer, j’avais thésaurisé et réussi à avoir 300 mille francs que j’ai payés à mon passeur. Nous avons embarqué à Mbour vers 3h. C‘est par le biais d’un ami qui m’avait recommandé à un passeur qui, m’avait-il indiqué, l’avait aidé à rejoindre l’Europe un an plus tôt. Notre pirogue contenait plus de deux cent passagers et Dieu sait qu’elle devait juste prendre la moitié, d’âges divers, mais jeunes principalement. Je préfère ne même pas revenir sur les conditions du voyage, pénibles et risquées. C’est lorsque nous avons vu la marine qu’on n’a voulu se sauver. Le capitaine de la pirogue a essayé de faire démarrer le moteur qui a pris feu.» Le rêve s’est envolé en même temps que la pirogue prenait feu. Lui porte toujours les traces de ce voyage inoubliable. «Cet accident survenu en haute mer a tué plus que le coronavirus au Sénégal (sic)», dit-il.
Aujourd’hui, il est très difficile de pénétrer le milieu des passeurs. Ils recrutent des intermédiaires qui attirent les clients au voyage. «En ce qui concerne notre voyage, le convoyeur avait encaissé notre argent trois semaines à l’avance. La veille de notre départ, nous avons passé toute la journée dans une maison à Saly. C‘est dans la nuit que nous sommes venus à la plage vers 2h. Ensuite, c’est une petite pirogue qui a organisé le trajet pour convoyer les candidats vers la grosse pirogue traditionnelle qui mesure entre 15 à 23 mètres. Et c’est dans des conditions inhumaines et très difficiles que nous avons voyagé», raconte M. Seck.

Des rêves tombés à l’eau

Sur la plage, les rescapés ont décidé de vider durant cet après-midi ensoleillé leurs sacs, de conter leur mésaventure. Bakary Ndoye, 34 ans au compteur, est allé jusqu’aux Iles Canaries. Mais, il n’a pas eu la chance d’accoster, car à quelques kilomètres de l’archipel espagnol, leur pirogue a connu une panne de moteur. Tout ça finalement pour ça. Il est toujours traumatisé par ce voyage. «Ces passeurs sont des animaux. Ils crient sur les gens, les volent et les frappent quand ils embarquent. C’était une sorte de torture psychologique qui a commencé avant même de monter dans la pirogue. Une grosse pression que les candidats vivent. Après le versement de l’argent, on te demande de ne piper mot sur l’heure du départ à personne. Nous n’avons aucune information sur comment va se dérouler le voyage.» Il ajoute : «C’est un business très rentable. C‘est pourquoi ils augmentent le prix : moi j’ai dégainé 400 mille F Cfa pour ce voyage qui est tombé à l’eau. C’est à travers un ami qui m’a présenté le capitaine de la pirogue. Je lui ai fait part de mon intention de voyager à bord de leur pirogue. Il a  d’abord refusé, prétextant  qu’elle  était déjà remplie. Finalement, après une discussion avec mon ami, il a accepté. Certes ce n’est pas lui le propriétaire de la pirogue, mais il était chargé aussi de trouver des candidats à l’émigration clandestine.»
Très critique à l’endroit des passeurs, Bakary Ndoye invite les jeunes à être prudents : «Notre passeur nous avait dit que la pirogue allait contenir juste 60 personnes, mais une fois dans la pirogue, nous avons constaté qu’il y avait un monde fou. Nous n’avions plus la possibilité de descendre parce que nous ne savions pas nager et c’était déjà profond. Dans notre pirogue, il y a avait même des pêcheurs qui avaient forcé pour embarquer. C’est un voyage mal organisé et il y a beaucoup de risques», fustige ce jeune.

180 candidats à l’émigration arrêtés

Agé de 40 ans, Djiby Diagne, originaire de Mbodiène, ne regrette pas sa tentative d’être allé chercher une «vie meilleure» en Europe. Même si cela s’est soldé par un échec. «Moi, j’ai été secouru en haute mer par la Marine espagnole après que notre pirogue a erré deux jours et fini par chavirer. J’ai vu des morts entassés, j’ai cru que j’allais mourir, gagné par le froid, la faim. J’étais malade durant vingt jours parce que j’étais traumatisé. Pourtant, j’ai dû m‘adapter après avoir repris mes forces. Je suis encore très tenté par l’aventure. J’ai un cousin parti il y a cinq ans et qui est parvenu à s’installer et gagner sa vie en travaillant comme ouvrier agricole. Il a réussi à construire pour sa famille une belle villa et envoie régulièrement de l’argent à sa mère. Je pense que ma première tentative ne sera pas la dernière. Je vais repartir.» Pourquoi prendre autant de risques ? «C‘est plus facile d’embarquer à Mbour ou Joal parce que dans la mer il n’y a pas d’obstacles, contrairement à Saint-Louis où les convoyeurs ne vont pas prendre le risque de passer par l’embouchure qui est à l’origine de plusieurs accidents. Ensuite, s’y ajoute qu’à Mbour ou Joal, c’est plus facile de trouver des résidences ou maisons pour accueillir ce beau monde. Compte tenu de tous ces paramètres, les jeunes préfèrent venir à Mbour ou Joal pour embarquer», essaie d’expliquer Abdou Boye qui a vieilli en mer.
Démotivés, fatigués par le chômage, les difficultés de la vie et sans aucun espoir, les jeunes ont repris le chemin des pirogues. Mbour est devenue le point de départ des pirogues, le rêve d’un eldorado qui les gonfle d’énergie au prix de leur vie. Ces derniers jours, le phénomène a repris de l’intensité sur la Petite Côte  en dépit de quelques tentatives avortées. Au total, près de 180 candidats à l’émigration ont été interpellés ces quinze derniers jours par les forces de défense et de sécurité. Selon une source policière, la traque continue pour démanteler les réseaux des passeurs

Face à l’horizon bouché et à la pauvreté, une seule obsession : partir le plus loin possible

C’est un jour comme les autres. Pour Alassane Konaté, un père de famille qui habite le quartier de Diamaguène, dans la commune éponyme, la vie est devenue une lutte permanente. Ce matin de la fin du mois d’octobre, il s’est réveillé avec tout juste de quoi assurer un déjeuner sommaire à sa petite famille. L’allure alerte, les cheveux grisonnants, l’homme garde cependant toute sa superbe. Son port vestimentaire est modeste. A l’en croire, il ne vit plus mais tente de survivre.
Depuis que la pandémie de covid-19 a fait son apparition, sa vie est devenue plus précaire encore. Journalier dans une entreprise, il a été remercié par la société qui l’employait. Et depuis lors, il vivote, cherchant à faire bouillir la marmite pour nourrir sa famille. Il dit éviter soigneusement de quémander pour garder sa dignité. « Je travaillais comme journalier dans une société de la place. Un jour, durant la période de l’état d’urgence, le superviseur nous a notifié que l’entreprise allait réduire son personnel. Et puisque les journaliers alourdissaient les charges, ils nous ont congédiés. Lorsque j’étais dans l’entreprise, je parvenais à régler quelques charges familiales. Je pensais que nos employeurs allaient nous rappeler avec la fin de l’état d’urgence. Ce qui n’a pas été le cas. Dieu merci, on se débrouille pour subvenir à nos besoins à travers le petit commerce que nous faisons, ma femme et moi. Vous imaginez un père de famille qui se retrouve dans cette situation ? La vie est chère, tellement chère ! Avec cette crise sanitaire, beaucoup de chefs de famille se sont retrouvés sans emploi et dans la dèche. Les jeunes, n’en parlons pas même les diplômés parmi eux sont en chômage. Quant à ceux d’entre eux qui n’ont aucune qualification… Parfois, je me demande à quoi sert un Etat s’il est incapable de garantir des emplois à sa jeunesse. Une jeunesse plus que désespérée », se désole Alassane Konaté conscient qu’il ne peut plus compter sur l’Etat.
Ce père de famille, à l’instar de beaucoup d’autres, voient ainsi sa vie se résumer en une quête permanente de la fameuse dépense quotidienne. Beaucoup d’entre ces chefs de ménages ne peuvent même pas compter sur leurs enfants. Ces derniers, en âge de travailler, n’arrivent pas à trouver ne serait-ce qu’un stage voire un emploi de journalier. Boulanger dans une entreprise de la place, Massar ne pense qu’à quitter le pays. Par tous les moyens.
Les drames du mois d’octobre qui ont couté la vie à des dizaines de jeunes gens qui tentaient l’aventure pour rallier l’Europe, ne le dissuadent guère de chercher à quitter le pays. « Nous sommes cinq garçons dans ma famille dont deux seuls à travailler. Les trois plus âgés, qui sont des diplômés et qui auraient pu sortir la famille de la précarité, peinent à trouver un boulot. Ils se résolvent souvent à faire de petits boulots pour aider nos parents. Notre vieille maison ne tient plus et notre mère qui tient un petit commerce est souvent malade », confie Massar, obsédé par l’idée de quitter un jour le pays et par tous les moyens. Pour gagner l’eldorado européen si possible. Mère Ndaw tient une gargote dans le quartier de Diamaguène où se bousculent matin et soir des jeunes désoeuvrés. Cette vieille dame dit comprendre le désir d’ailleurs de ces jeunes. « Ils sont souvent là. Je les entends discuter et comprends leurs soucis. Moi-même j’en ai, puisque mon petit commerce, c’est pour entretenir ma famille. En effet, mon époux ne peut plus travailler » dit la dame, la soixantaine.
Beaucoup de ces femmes de la banlieue qui font de petits commerces sont pour la plupart des chefs de familles faisant vivre leurs maisons. Elles sont veuves, divorcées ou ont un mari impotent voire en chômage de longue durée. C’est le sort de cette dame rencontrée dans un centre médical où elle était venue en consultation avec son vieux mari. « Les enfants sont dans de petits boulots. Je tiens un commerce dans le quartier. Mais aujourd’hui, j’ai du tout laissé pour m’occuper de mon mari », confie cette femme dont on sent qu’elle est plus vieille que son âge réel et qui dit dépenser le peu que les enfants ramènent à la maison pour la santé de son époux grabataire. Nombreuses sont les familles vivant dans un état d’extrême pauvreté et qui vivotent de jour en jour, espérant des lendemains meilleurs.

Le cri de désarroi des jeunes !

Réussir afin de pouvoir sortir leurs familles de la précarité devient ainsi une obsession pour beaucoup de ces jeunes. Désespérés et voyant leur horizon bouché, ils tentent par tous les moyens de rallier l’Europe. L’idée selon laquelle les entreprises européennes auraient besoin de main d’œuvre après les milliers de pertes en vies humaines du fait du covid-19 pousse ainsi les jeunes à tenter l’aventure dans des pirogues de fortune. L’explosion d’une pirogue qui transportait des émigrés en partance pour l’Espagne vient allonger la liste des victimes de l’émigration clandestine.
Pour Aliou Ba, un jeune habitant à Diamaguène, cette vague de jeunes qui empruntent des pirogues pour se rendre en Espagne est due à la mal gouvernance de l’Etat et son incapacité à garantir à la jeunesse des emplois. « Tous les régimes sont pareils. De Senghor à Macky Sall en passant par Diouf et Wade ! Créer des emplois des jeunes n’a jamais été leur priorité. Ce qui est arrive (Ndlr, les drames en mer) ne devrait nullement surprendre nos autorités. La jeunesse est désemparée face à un chômage endémique. Nous sommes sans emplois. Et les projets que l’Etat ne cesse de vanter à savoir la Der (Délégation à l’Entreprenariat Rapide des jeunes et des femmes) et autres Prodac, nous ne faisons qu’en entendre parler à la télévision. Aucun acte concret n’a été posé à notre niveau. La vie devient de plus en plus difficile au niveau des ménages. Toute une famille peut rester sans travail. Vous vous rendez compte des conséquences que cela peut engendrer, c’est tout simplement la famine ! » soutient Aliou Ba.
Un cri du cœur que partagent beaucoup de jeunes, surtout ceux d’entre eux qui exercent de petits boulots et qui vivent difficilement. Des jeunes dont la plupart n’ont ainsi qu’une seule idée : partir le plus loin possible. En Europe de préférence. Et par tous les moyens. Quitte à finir leur vie au fond de l’océan… Le Témoin

Violence basée sur le genre au Sénégal : 15 femmes tuées et plus de 1.200 violées en 2019

https://www.pressafrik.com Quinze (15) femmes ont été tuées et plus de mille deux-cent (1.200) violées en 2019. Les chiffres ont été donnés par le Groupement des femmes pour le développement de Diourbel (Gfdd) en marge d’un atelier sur la loi criminalisant le viol et la pédophilie votée à l’unanimité, en décembre 2019.
« Les statistiques nationales ont révélé que rien qu’en 2019, on a recensé 668 cas de violences sur mineures, 706 agressions sexuelles, 15 femmes tuées et plus de 1.200 cas de viols », a déclaré la responsable régionale du projet Voix et leadership des femmes (Vlf) au niveau de la zone centre de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Koalack.
Maguette Niane Sèye a ajouté que « ce phénomène de violences basées sur le genre est plus accentué dans la région de Diourbel avec plus de 80% de femmes victimes de violences conjugales ». Soulignant que la prévalence sur les femmes est de 60% au Sénégal.
Elle a, toutefois, précisé que cette statistique s’appuie sur l’étude menée par des enseignants-chercheurs de l’Université de Gaston Berger de Saint-Louis.
Pour Mme Sèye, la loi criminalisant le viol et la pédophilie « est une graine d’espoir, car nous sommes presque sûrs que si elle est appropriée par les communautés et appliquée convenablement par les autorités compétentes, elle peut permettre, à défaut d’élimination, la réduction de toutes formes de violences basées sur le genre ».

Les parents d’élèves prêts à déposer une plainte contre les écoles privées

https://www.dakarmatin.com Le différend qui oppose l’association des parents d’élèves aux écoles privées risque de prendre une tournure judiciaire. Les écoles privées réclament le paiement des trois derniers mois de l’année scolaire 2020, impactée par la pandémie du Coronavirus.
Une situation qui indigne fortement l’association des parents d’élèves. Selon cette dernière, les parents ne devraient pas payer les mois d’Avril, Mai, et Juin passés, car les enfants n’ont rien appris pendant ce temps.
Les enseignants étaient en réunion ce Lundi  09 Novembre 2020 avec leur ministère de tutelle, représenté par le Directeur de la Formation et de la Communication, Mamadou Moustapha Diagne, qui souligne que « les écoles n’ont pas le droit de procéder à la rétention des bulletins de notes et des certificats de scolarité. Ceci est illégal et les parents sont dans leur droit d’assigner toute école qui le fait devant les juridictions », rapporte le quotidien L’Observateur, dans sa parution du jour.
Les syndicats et associations des parents d’élèves sont tous tombés d’accord sur l’illégalité de cette situation. Le président de l’association des parents d’élèves de l’établissement « Petite école protestante »,  Saliou Mbengue,  de dire que « la mesure prise par les écoles privées ne passera pas. Nos enfants n’ont pas étudié durant ces trois mois. Pour compenser les pertes de recettes, l’Etat leur a accordé une subvention, et cet argent devait servir à boucher les pertes de recettes subites. Non seulement, elles ont reçu la subvention, mais elles continuent à réclamer trois mois de scolarité qui sont indus. C’est de l’arnaque. Nous allons assigner en justice toutes les écoles privées qui ont eu à encaisser les trois mois de scolarité des parents» martèle-t-il.Hawa Signaté

Paiement des mois d’avril, mai et juin : le ministre de l’Education nationale conseille aux parents d’élèves d’assigner les écoles privées en justice

Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla a demandé aux parents de porter plainte contre les écoles privées qui leur réclament le paiement des mois d’avril, mai et juin, au moment les écoles étaient fermées sur ordre du chef de l’Etat, en raison de la maladie à coronavirus.
« Nous étions en réunion lundi avec le ministère de l’Education nationale, représenté par Mamadou Moustapha Diagne, le directeur de la formation et de la communication, les syndicats et associations des parents d’élèves et tous sont tombés sur l’illégalité de la mesure »,  a dit à L’Obs, Saliou Mbengue, président de l’Association des parents d’élèves.
D’après les confidences qu’il a faites, le directeur de la communication a déclaré ceci  : « les écoles n’ont pas le droit de procéder à la rétention des bulletins de notes et des certificats de scolarité. Ceci est illégal et les parents sont dans leur droit d’assigner toute école qui le fait devant les juridictions ».
Le ministère leur a donc demandé de saisir la justice pour trancher le différend. « Nos enfants n’ont pas étudié durant trois mois. Pour compenser les pertes de recettes, l’Etat leur a accordé une subvention et cet argent devait servir à boucher les pertes de recettes subies. Non seulement, elles ont reçu la subvention, mais elles continuent à réclamer trois mois de scolarité qui sont indus. C’est de l’arnaque. Nous allons assigner en justice les écoles  privées qui ont eu à encaisser les trois mois de scolarité des parents », a annoncé M. Mbengue.Salif SAKHANOKH

Mercredi 11 novembre : 17 nouveaux cas, plus que 22 malades sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce mercredi 11 novembre 2020…Sur 738 tests effectués, 17 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2,03%. Il s’agit de 3 cas contacts suivis et 12 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :  Mariste (2), Bambey (1), Cité-sipress (1), Koalack (1), Ouakam (1), Ouest-Foire (1), Parcelles-Assainies (1), Rufisque (1), Scat-Urbam (1), Touba (1) et Yoff (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 20 patients qui étaient sous traitement et 1 cas graves admis en réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 15.735 cas confirmés, dont 15.386 guéris, 326 décédés, et donc 22 malades sous traitement.

DECLARATION DU PARTI DEMOCRATIQUE SENEGALAIS (PDS)

Après plus de cinq jours sans gouvernement alors que le Sénégal traverse une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent, le Président Macky SALL a finalement procèdé à la formation d’un gouvernement. Le Parti Démocratique Sénégalais, sans surprise, en prend acte.
Cette coalition politicienne, fruit de négociations secrètes, guidées par des intérêts personnels est aux antipodes des préoccupations de nos compatriotes qui aspirent à des améliorations notables notamment en matière de sécurité alimentaire, d’accès à l’école, à l’eau et aux soins en ces temps de pandémie du coronavirus.
Au demeurant, en avouant publiquement, qu’il discutait depuis plusieurs mois, dans l’opacité la plus totale, avec Macky SALL, un membre de la nouvelle alliance présidentielle a fait la preuve que le dialogue politique national était une vaste tromperie destinée à détourner l’attention des Sénégalais.
Constituée spécialement en vue d’imposer aux sénégalais un éventuel troisième mandat, cette équipe de circonstance se résume en réalité à des marchandages politiciens et n’est assurément pas à la hauteur des immenses défis auxquels notre pays est confronté.
En effet, ce nouveau gouvernement n’est porteur d’aucune rupture avec la pratique du pouvoir du Président Macky SALL depuis 2012 qui n’est qu’une succession de scandales économiques et financiers, de reniements, de mensonges, de calculs politiques, de cynisme et de manipulation de l’opinion publique.
Cette gouvernance clanique et sans éthique ne fait que renforcer le sentiment de rejet de la classe politique comme en atteste la forte déception manifestée par des millions de Sénégalais après l’annonce de la composition du nouvel attelage gouvernemental.

A cet égard, le PDS tient à rappeler au Chef de l’Etat et à sa coalition que les priorités pour les Sénégalaises et les Sénégalais sont, notamment :

-le respect des engagements du Président vis-à-vis du peuple sénégalais quant à une justice indépendante et équitable pour tous, le respect des droits et libertés de tous les Sénégalais sans exception ;
-une lutte sérieuse contre la mauvaise gouvernance que le Sénégal connaît depuis le début de la deuxième alternance et qui se manifeste à travers une déperdition budgétaire sans précédent, des détournements de deniers publics à une échelle industrielle, des marchés fictifs, des surfacturations et surtout un affaiblissement dangereux et inacceptable des corps de contrôle de l’Etat ;
-une transparence dans la gestion du processus électoral et un respect des droits de l’ensemble des acteurs politiques ;
-une bonne prise en charge des préoccupations sociales et économiques des sénégalais ;
-un arrêt immédiat de la violation des lois du pays, du népotisme et du partage indécent du patrimoine foncier, immobilier et matériel et des deniers publics de notre pays au profit de quelques privilégiés du régime BBY ;
-l’accès aux soins de santé, au logement, à l’emploi décent et une réduction importante de la cherté de la vie ;
-une prise en charge réelle et efficace de la question de l’émigration clandestine qui décime dangeureusement notre valeureuse jeunesse.
Pour une prise en charge efficace de ces aspirations légitimes, le Parti Démocratique Sénégalais, fidèle à sa vocation de rassembleur, tend la main à tous nos compatriotes préoccupés par la situation désastreuse de notre pays et ayant pour seule ambition de se mettre au service du Sénégal pour rendre la fierté et l’espoir à la jeunesse en général, et plus spécifiquement,  à nos jeunes compatriotes, qui, en cherchant à échapper à la misère, sous le regard coupable et indifférent des autorités actuelles du pays, courent le risque de finir au fond de l’océan ou dans l’esclavage.
Cet appel s’adresse également à tous les patriotes soucieux de la restauration de notre démocratie, du respect, de la défense et de la promotion des libertés. Le PDS les invite à le rejoindre dans un large front commun pour faire face aux dérives incessantes et intolérables du régime et pour que le fichier électoral, le code électoral et ses textes subséquents garantissent le plein exercice de la démocratie.

Par ailleurs, le PDS relève la nomination au Ministère de l’Intérieur d’un magistrat aux ordres qui a abandonné depuis longtemps tout sens du devoir d’impartialité.

En tout état de cause, le PDS continuera de mener le combat pour une structure neutre et indépendante chargée d’organiser les élections.
Enfin, dans la perspective des prochaines échéances électorales, le Parti exhorte tous les militants et sympathisants à s’impliquer activement dans les opérations de placement des cartes, afin de renforcer l’assise de notre formation sur l’ensemble du territoire et dans la diaspora.Vive le Sénégal !Le Porte Parole, Tafsir THIOYEDakar, le 10 novembre 2020

Idy,le plan B de Macky Par Assane Samb

Pour ceux qui en doutaient encore, la Journée des Forces Armées, célébrée hier, a été la preuve tangible du retour de Ndamal Cayor auprès de Macky.
Idy y a fait sa première apparition publique en tant que Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Une apparition qui a vite relancé la polémique sur son choix qui divise les Sénégalais.

Qu’à cela ne tienne, l’ancien Pm est de retour dans l’attelage gouvernemental et compte bien y rester. Mieux, il va en partager désormais le bilan, dans une démarche qui n’a pas apparemment révélé tous ses secrets.

La sérénité et la solennité qui caractérisent en général tout ce qui touche l’Armée ne nous ont empêchés de nous demander ce que le patron de Rewmi gagne dans tout cela. Car, ce qui est évident, c’est qu’il est en train de voir son image écornée par sa posture actuelle.
La question qui taraude le sénégalais lambda et qui alimente les conversations dans la rue est celle-ci  : Que fait Idy au Cese ? Pis, certains croient savoir qu’il s’est tiré une balle dans le pied.
C’est ce qui nous fait penser que les longs mois de négociation entre les deux hommes ont été mis à profit pour mettre en place un plan dans lequel l’ancien Pm va jouer un rôle capital.
En effet, au regard de ce qui vient de se passer en Guinée et en Côte d’Ivoire, même si la Cedeao félicite les deux Président Alpha Condé et Alassane Ouattara, tout le monde sait qu’ils ont vaincu sans gloire.
Car, le simple fait d’avoir tripatouillé ou interprété en leur faveur les constitutions les a disqualifié, d’emblée. La violence post-électorale qui s’en est suivie a fini de discréditer des processus électoraux manifestement biaisés.
C’est pour cette raison en effet qu’aujourd’hui, même si personne n’en parle en dehors de quelques analystes, il est important de faire observer que ces situations ont fait réfléchir tous les Chefs d’Etat africains en exercice qui ne souhaitent pas s’inscrire dans cette dynamique.
Au Niger, le Président Mahamadou Issoufou a été on ne peut plus clair sur la question  : Il ne fera pas de troisième mandat.
Au Sénégal, Macky souhaite entrer dans l’histoire par la grande porte. Et il ne saurait ignorer ce qui s’est passé avec l’ancien Président Abdoulaye Wade, dans un passé récent.
Donc, il fallait s’aménager une porte de sortie honorable en tenant compte de ses craintes qui sont liées naturellement à la protection de ses arrières pour éviter justement ce qui s’est passé en Mauritanie.

Donc, le schéma le plus probable, celui-là plausible, c’est de réunir la grande famille libérale et de donner suffisamment de gage à des leaders de poigne comme Idy, Oumar Sarr et bien d’autres afin d’assurer une forme de succession paisible.

A ce propos, ces derniers, pour montrer leur bonne foi, devraient s’engager dès maintenant. C’est ce qu’ils ont fait tout en sachant qu’ils seront la risée de tous.
Car, leur engagement actuel les rend comptable du bilan de Macky, ce qui va dissiper tout malentendu futur s’ils devraient, par exemple, être tentés de retourner dans l’opposition.
Bien sûr, c’est un scénario risqué pour tous, mais, c’est le seul qui s’offre aujourd’hui pour éviter le spectre du troisième mandat qui empêche la sous-région de retrouver une forme de stabilité qui est nécessaire pour affronter la bataille du développement.
Mais, l’inconnu dans cette équation, c’est la réaction du peuple. Car, comme nous le soupçonnons, Idrissa Seck est aujourd’hui le Plan B de Macky. Il en a certes la carrure et la stature, mais, il peut se faire rejeter par des électeurs heurtés et dégoûtés. C’est le risque qu’Idy et Macky sont en train de courir. L’ont-ils assez intégré ? C’est toute la question.
Car, en définitive, cette situation interpelle le degré de maturité du peuple, sa culture politique et république pour subir, presque toujours, les calculs politiques de leaders qui dressent les scénarii qui les arrangent sur son dos justement.
Si celui passe, Macky aura réussi une prouesse, celle d’avoir, jusqu’en 2024, imposé son diktat en restant maître du jeu, jusqu’au bout.
Questekki 224 du mardi 10 novembre   2020,

Dossier Ressources naturelles  : Du patriotisme et le respect de la parole politique, il en faut  pour la gouvernance démocratique des ressources naturelles

Qu’on le veuille ou pas, dans le Protocole de l’Elysée, Thierno Alassane Sall qui fut  ministre en charge du pétrole, a eu la posture d’un homme politique version Tekki. Il a démissionné de son poste lorsque les intérêts de son pays ont été sacrifiés par Macky Sall. Il a eu le courage de rendre compte au peuple à qui appartiennent les ressources naturelles dans un livre fort bien écrit,  dans un langage simple et rigoureux. Ngacc Ngaalaama. Bravo.
Après la manifestation de Mankoo Wattu Senegaal de 2016 contre le scandale Sall Timis de spoliation de notre pétrole, Idrissa Seck a lancé l’idée du Cos Petrogaz reprise aussitôt par Macky Sall. J’avais pris bonne note et je l’ai souligné, cela m’avait paru curieux. Et par suite, on l’a constaté, Mankoo Wattu Senegaal s’est désintéressé de la question du vol de notre gaz par Timis et ses acolytes sénégalais pour tomber dans le piège électoraliste de la confirmation et de la refonte du fichier électoral, le premier décembre 2016.
Ce qui est en jeu est bien le syndrome nigérian. La rente pétrolière est partagée entre les firmes étrangères, les membres de la classe politicienne des prédateurs et le peuple croupit dans la misère. Macky Sall cherche à organiser cette prédation par des combinaisons politiciennes et des lois telles que le contenu local, le code gazier et les slogans gas to power. C’est le projet de l’émirat gazier lancé par Aly Ngouille Ndiaye, Franck Timis et Aliou Sall, poursuivi par Matar Cissé, le « surdoué », sous la supervision de double bouton, Boun Dionne.
Ceux qui ont aidé Macky Sall dans l’Opposition à résister momentanément au scandale Timis et à la vidéo de la BBC qui l’a démasqué dans le monde entier vont être récompensés et participer au partage du butin en étant passé par le trou noir du dialogue national.  Le Président Honoraire du CESE Tonton Big Fam est-il le garant moral de cette prédation ? J’en doute connaissant l’homme. Wait and See.

Dossier nouveau : 500 morts de Barsakh, plus que la Covid 19 a emporté des compatriotes, preuve de l’échec économique de Macky Sall

Des centaines de familles endeuillées et désolées à qui Tekki présente ses condoléances. Et l’on s’interroge, que peut bien signifier la croissance claironnée de Macky Sall ?

Il est bon de rappeler une vérité simple, la croissance se mange. Elle se partage au moment de sa création par trois familles d’acteurs, les entreprises formelles ou informelles, les travailleurs urbains et ruraux et l’Etat.

Sous Covid,  son régime, téméraire,  annonce une croissance positive  en 2020. Autrement dit, il y aura environ 300  milliards de francs courants en plus à se partager. Comme les recettes fiscales ont baissé de 300 milliards en 2020, qui va empocher cette somme ? Ce ne sont pas les travailleurs du privé et de l’informel, ni les jeunes sans espoir qui prennent les pirogues et enfin ni les fonctionnaires dont le nombre n’a pas augmenté et encore moins leurs salaires par rapport à 2019.
Il reste donc surtout  les agriculteurs. Si cela était vrai, 3 millions de sénégalais seraient sortis de l’extrême pauvreté dans le monde rural en 2020. Finie donc la pauvreté  dans le Fouta, le Baol, la Casamance et le Sénégal Oriental, etc.

Ce régime de prédateurs se moque de nous. Pourquoi l’exode rural se poursuit alors ?

La croissance maquillée de Macky Sall  est fausse  et surtout elle est mal orientée, elle ne profite qu’aux entreprise étrangères et à la centaine de familles de la dynastie FayeSall. Elle s’appuie sur un surendettement, 9000 milliards de dettes et 1000 milliards d’arriérés intérieurs rebaptisés obligations impayées. Les faits et leurs maitres du FMI  m’ont donné raison. Macky a fini par reconnaître  350 milliards au moins d’obligations impayées sur le dos du peuple fatigué. La macroéconomie ne ment pas et ne ruse pas.Elle a horreur du wax waxeet et de la pratique du thiompal (compal). Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Nouvelle majorité présidentielle : le PS et l’AFP à l’étroit

https://www.dakarmatin.com http://www.walf-groupe.com Macky Sall a mis mal à l’aise ses alliés de Benno, notamment le Ps et l’Afp. Avec le recrutement des libéraux, on risque d’assister à une «crise sur le gâteau». Ainsi, avec ce malaise, ceux qui se sentiront à l’étroit pourraient quitter.
Trouille générale chez les alliés de la première heure de Macky Sall. L’ouverture politique de l’actuel chef de l’Etat à certaines forces de l’opposition, notamment aux libéraux Idrissa Seck et Oumar Sarr, met mal à l’aise ses alliés le Ps et l’Afp qui sont avec lui depuis le second tour de la présidentielle de 2012. De même que le Rewmi d’Idrissa Seck qui avait, entre-temps, quitté le navire pour s’aventurer dans l’opposition à cause notamment de divergence de points de vue sur la gestion du pays. Ce, même si, les ministres envoyés dans l’équipe de Macky Sall, Oumar Guèye et Pape Diouf, avaient fini par lâcher leur mentor pour poursuivre le compagnonnage avec le patron de l’Apr. Seck s’était radicalisé, avec cette phrase assassine où il disait que le chef de l’Etat était incapable de peindre les réalisations de son prédécesseur Abdoulaye Wade.Mais, depuis la dernière élection présidentielle, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Aujourd’hui, le parti d’Idrissa Seck, candidat arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, est traité avec beaucoup plus d’égard. Il se retrouve avec deux portefeuilles ministériels et, cerise sur le gâteau, la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese) dont le budget est estimé à plus de 7 milliards de francs Cfa. Du coup, oubliés les insultes et les propos guerriers du genre «Allah n’aime pas les traîtres».
Au même moment, le Ps et l’Afp conservent leur quota dans le gouvernement. Pis, le parti de Niasse n’a plus qu’un seul ministre, même s’il garde la présidence de l’Assemblée nationale.
Ainsi, tout se passe comme si lechef de l’Apr cherchait à affaiblir ces alliés traditionnels au profit de ses anciens frères libéraux. Docteur en sociologie politique à l’Ugb, Alassane Ndao ne pense pas le contraire.  Il  affirme  que  Macky risque  de  fragiliser  son  bloc puisque ceux qui ne s’y sentiront plus à l’aise vont partir. «Ces derniers, occupant certainement une place importante sur le plan électoral et sociologique, vont sans doute créer d’autres coalitions politiques. C’est ce qui est arrivé au Ps quand Niasse et Djibo Kâ sont partis  et  aussi  à  Wade  quand Idrissa Seck et Macky ont quitté le Pds», dit-il. L’enseignant soutient que lorsqu’on construit un bloc hégémonique, on est confronté à la complexité  des  arbitrages  politiques puisqu’il y aura toujours des gens qui contesteront la légitimité des nouveaux venus. Toutefois, le sociologue estime que la frustration de certains membres de l’opposition et des anciens alliés de Macky Sall peut être désavantageuse pour le parti au pouvoir. «Le risque est majeur pour le parti au pouvoir et la fragilisation du bloc à l’approche des élections n’est pas bénéfique», poursuit-il. «Maintenant, comment les nouveaux venus vont se comporter ? Quelle plus-value politique vont-ils apporter ? C’est l’avenir qui nous le  dira  mais  le  risque  est  là», conclut Dr Alassane Ndao.Marième COLY (Stagiaire)

OUVERTURE DU GOUVERNEMENT A D’AUTRES FORCES POLITIQUES : Macky dynamite l’opposition

http://www.sudonline.sn Suite aux consultations et entretiens que le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordés à certains leaders de l’opposition, dans le cadre de l’ouverture du gouvernement à d’autres forces politiques, les coalitions de l’opposition volent en miettes. Après le retrait des forces démocratiques du Sénégal (Fds/Les Guelwaars) de Dr Babacar Diop et le Front pour le socialisme et la démocratie (Fsd/Bj) du député Cheikh Bamba Dièye de la coalition «Idy 2019», c’est au tour de Pastef d’Ousmane Sonko de se retirer de la coalition Jotna
«Je réduirais l’opposition à sa plus simple expression». Cette assertion du chef de l’Etat, Macky Sall semble se confirmer de jour en jour. Après être parvenu à diviser l’opposition sur la question du chef de l’opposition, avec notamment des attaques par presses interposées entre camarades de même bord, le président Sall a réussi encore une fois un coup de maitre en faisant voler en éclats les différentes coalitions qui avaient été mises en place pour faire face à son régime.
Les entretiens et autres rencontres avec des leaders de l’opposition, membres de coalitions, ont littéralement brisé l’élan d’unité noté entre certaines formations politiques qui partageaient vraisemblablement un même idéal.
A l’image de la coalition «Idy 2019» qui a éclaté avec le retrait des Forces démocratiques du Sénégal (Fds/Les Guelwaars) de Dr Babacar Diop et le Front pour le socialisme et la démocratie (Fsd/Bj) du député Cheikh Bamba Dièye, suite à l’entrée d’Idrissa Seck et de son parti Rewmi dans le gouvernement, c’est au tour de la coalition Jotna de faire les frais de l’ouverture du gouvernement à l’opposition.

Le parti Pastef et son leader Ousmane Sonko se retirent de ladite coalition. Dans une lettre adressée au président de la coalition, en l’occurrence Bruno d’Erneville, le Pastef dit avoir «pris la décision de se retirer de la coalition JOTNA conformément aux dispositions de l’article 10 du Code de conduite du 14 juillet 2019, modifié».

Toutefois, Ousmane Sonko et ses camarades de partis n’ont pas tardé et cherchent à former une autre coalition. Ils ont ainsi réitéré leur offre «de fusion à toutes les parties prenantes de la coalition, offre déjà̀ acceptée par une dizaine d’entre elles à ce jour».
Mieux, pour faire face à la mouvance présidentielle, lors des élections locales à venir, Pastef dit rester «ouvert à une collaboration plus souple et sans contrainte avec les autres parties prenantes» tout en réaffirmant son ouverture «à l’examen des possibilités de coalition à l’approche de toutes échéances électorales». Une décision qui fait suite à l’audience entre le chef de l’Etat, Macky Sall, et le leader du Parti de la Construction et de la Solidarité (Pcs/Jengu), Boubacar Camara qui a préféré quitter la coalition pour former une autre dénommée coalition des «Bâtisseurs».
En réalité, d’autres leaders de la même coalition auraient été reçus par le président Sall, selon Ousmane Sonko. On note encore une fois un coup fourré de l’opposition Sénégalaise. Après la tentative avortée d’aller en rangs serrés à l’élection législative de 2017, pour contraindre le pouvoir à une cohabitation et son échec de se retrouver autour d’une candidature unique de l’opposition pour défaire Macky Sall, à l’élection présidentielle de février 2019, l’opposition vient de montrer que les intérêts personnels passent avant tout. JEAN MICHEL DIATTA

«Idrissa Seck manque d’élégance et n’a aucun respect de la parole donnée»,peste Pr Amsatou Sow Sidibé

https://www.dakarmatin.com http://www.walf-groupe.com La matérialisation de la menace du président de la République Macky Sall de « réduire l’opposition à sa plus simple expression » continue de prendre corps avec la migration de certains acteurs politiques de l’opposition vers la mouvance présidentielle. Ce ralliement sans vergogne oblige le professeur de droit et leader du Mouvement citoyen convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines CAR LENEEN, Amsatou Sow Sidibé, à sortir l’artillerie. « Il faut moraliser la scène politique, c’est très moche ce que font les hommes politiques. La parole donnée n’a plus de sens et c’est désolant », dit-elle.
« Idrissa Seck manque d’élégance, il n’a aucun respect pour la parole donnée. Il est temps de moraliser la scène politique. Quand il avait senti le besoin, il nous avait contactés. Mais après l’élection présidentielle, nous n’avions aucune nouvelle de lui. Et pourtant, nous étions alliés. Il était plus catholique de rédiger ou de nous informer de la fin de notre collaboration », fustige Mme Amsatou Sow Sidibé, invitée de l’émission politique sur Walf Tv, ce lundi 9 novembre 2020.
L’universitaire ne cache pas sa déception face à la migration vers le pouvoir de certains leaders de l’opposition. Pour elle, cette vague migratoire qui secoue l’opposition procède de l’indignité. « Le président de la République n’a pas le droit d’affaiblir les rangs de l’opposition car, pour qu’une démocratie soit vivante, il faut qu’il y ait une forte opposition », professe-t-elle. L’universitaire va plus loin en soutenant que les hommes politiques doivent revoir leurs copies. Après le départ d’Idrissa Seck qui a hérité de la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ça a été en effet le tour de Boubacar Camara qui a été reçu en audience par Macky Sall.
Boubacar Camara qui, dans un passé très récent, était dans la coalition de Ousmane Sonko et avait dénoncé les limites du régime avec des mots très durs. Selon la première dame universitaire agrégée en droit privé en Afrique de l’Ouest, la politique est une activité noble. Par conséquent, ce qu’elle constate ces dernières heures sur la scène politique n’est nullement une bonne leçon pour les générations futures. En ce qui concerne le troisième mandat, l’universitaire pense qu’il faut récrire la Constitution car elle n’est pas du tout claire. Ou bien insérer des dispositifs transitoires clairs.
A en croire l’éminent professeur de droit, pour la mémoire de ces honnêtes citoyens qui ont donné de leur vie pour un idéal et au nom de la démocratie, le président Macky Sall ne doit pas accepter un troisième mandat. « Nous sommes des Africains. La démocratie doit être en phase avec nos réalités socio-culturelles. La parole a un sens symbolique chez nous. Les hommes politiques n’ont pas le droit de manipuler le peuple, ils doivent cesser de jouer. La politique n’est pas un jeu de dames, les préoccupations et les aspirations du peuple doivent être tenues en compte », estime l’opposante, rapportée par Le Témoin.
Pr Amsatou Sow Sidibé soutient que le président Macky Sall n’accorde pas d’importance aux femmes intellectuelles mais également aux femmes politiques. Elle fonde son opinion sur le fait que sur trente-trois ministres et quatre secrétaires, il n y a que huit femmes dans le gouvernement formé le jour de la Toussaint. Toutes choses qui font dire au leader du parti mouvement Citoyen convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines que Macky Sall a raté le coche.Pressafrik

Réunion des cadres du Parti Socialiste : Serigne Mbaye Thiam zappe Aminata Mbengue Ndiaye

Xalimanews : Tous les coups semblent bons pour ces deux leaders politiques pour tenter de prendre les destinés du Ps, après la disparition d’Ousmane Tanor Dieng en juillet 2019. Les germes de la dislocation ne cessent de pousser au quotidien. L’absence, hier lundi de Serigne Mbaye Thiam à la réunion des « cadres de vision socialiste » dirigé par Aminata Mbengue Ndiaye, s’explique, selon des sources, par la brouille entre les deux camps de ces personnalités du Ps. Le « Face to face » n’est pas pour l’instant à l’ordre du jour. Malgré l’absence de Serigne Mbaye Thiam à la réunion, Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale par intérim du Ps, a échangé avec ses camarade sur l’avenir de la vie du parti. Elle a aussi réitéré l’encrage du Ps dans la coalition Benno Book Yakaar dirigé par le président macky.

COALITION TABAX  : L’appel de Boubacar Camara

« La coalition Tabax convie les militants et sympathisants sincères à poursuivre le combat à nos côtés pour panser le chagrin consécutif à l’abandon dont ils font l’objet de la part de politiciens calculateurs, maîtres dans l’art de la transhumance intéressée. Chers compatriotes, le moment est alors venu pour les partis politiques et mouvements citoyens, les associations et personnalités qui se reconnaissent dans les idéaux de notre coalition de nous rejoindre pour construire un autre Sénégal, prospère et solidaire. Ce Sénégal est possible. Il contribuera à dissiper le nuage qui couvre l’Afrique pour que la pluie du développement durable arrose ce continent meurtri, immensément riche et étonnement pauvre. L’espoir est permis », écrit Boubacar Camara sur sa page facebook.

Conséquences d’une recomposition politique : Le « coup de massue » de Macky Sall qui oblige l’opposition à de nouvelles stratégies.

https://www.dakaractu.com Une semaine après la mise en place du nouveau gouvernement, le Sénégal se trouve agité par un débat qui peut se résumer à l’éthique de comportement de nos hommes politiques d’une part et à la pertinence même de la nouvelle équipe gouvernementale.
Même si un bon nombre de sénégalais s’attendaient à ce remaniement qu’ils appelaient de tous leurs vœux, l’entrée de ténors de l’opposition, avec comme corollaire l’accession à la présidence du Cese par le patron du Rewmi, a fini d’engendrer toutes sortes de supputations.
L’entrée du leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, est la plus contestée par une bonne frange de l’opposition. Dailleurs, certains de ses alliés qui l’avaient soutenu en 2019, l’ont finalement quitté, tandis que d’autres se disent plus que jamais ancrés dans la coalition Idy2019. Ce qui augure forcément une nouvelle recomposition politique.

Mais cette grosse pointure décrochée par le président Macky Sall, n’est-elle pas une menace pour l’opposition? Ces autres hommes politiques qui l’ont rejoint ne fragilisent-ils pas davantage une opposition éparpillée ?

De son côté, le leader de Pastef, Ousmane Sonko qui se présente comme l’un des plus farouches opposant au régime n’a pas, encore voulu s’exprimer sur le remaniement ministériel. Coup de massue de la part de Macky Sall? Le leader de Pastef, de même que d’autres hommes politiques comme Barthélémy Dias ont toutefois voulu « faire diversion au sujet » en se prononçant sur des questions comme celle des déguerpis de Terme Sud.
Un autre opposant de taille, Khalifa Ababacar Sall,  resté depuis longtemps dans un silence profond, s’est rappelé au bon souvenir des sénégalais ce week-end  aux Parcelles Assainies, en déclarant à ses inconditionnels qu’il sera bientôt au devant de la scène politique.
Quant au Pds, cette nouvelle donne intervient juste quelques jours après le renouvellement et la vente de ses cartes, et tous les observateurs scrutent sa réaction.
C’est donc, tout un peuple qui s’impatiente de voir les réactions de tous ces ténors de l’opposition qui sont amenés à résoudre  l’équation imposée par le régime…

Limogeage de Makhtar Cissé dans le gouvernement : Vent de rébellion dans l’APR de Dagana.

https://www.dakaractu.com Les responsables politiques de BBY du département de Dagana piquent une colère noire suite au limogeage de Mouhamadou Makhtar  Cissé à la tête de son département ministériel, lors du dernier remaniement.
Dans un communiqué rendu public, les Responsables politiques de Benno Bokk Yaakar du Département de Dagana regroupés autour du CSW (Cadre de Solidarité du Walo), en rapport avec la Convergence des cadres républicains et la COJER disent prendre acte du choix du chef de l’État qui, selon eux, reste toujours incompréhensible. « Nous avons pris acte de la mise en place, le 31 octobre 2020 par son Excellence Monsieur le Président de la République, d’un gouvernement de majorité élargie avec la présence de membres de l’opposition et d’alliés de la mouvance présidentielle (…). Cet acte légalement incontestable, n’en demeure pas moins politiquement incompréhensible et illisible, eu egard aux instructions reçues par le passé, de notre parti, de combattre et de battre politiquement les principaux bénéficiaires des derniers changements », rapporte le communiqué.
Par ailleurs, les partisans de la mouvance présidentielle de Dagana expriment leur déception face à ce gouvernement d’ouverture et manifestent leur indignation. « Nous tenons à exprimer la déception, la gêne et le désarroi des militants et responsables de notre parti du fait de cet acte de promotion d’adversaires battus jusque dans leurs bureaux de vote, aux dépens des responsables connus pour leur loyauté et leur compétence qui ont toujours été au service du parti et de la coalition BBY(…). Nous manifestons notre profonde indignation par rapport à la situation actuelle ainsi créée et notre inquiétude quant à l’avenir politique de notre coalition au niveau du département de Dagana. De même, nous exprimons notre désaccord face à toute tentative allant dans le sens de nous ranger derrière un quelconque responsable, hormis ceux qui tirent leur légitimité de leur travail politique, connu et reconnu sur le terrain. », renseigne toujours le même communiqué signé par le Cadre de Solidarité du Walo, la Convergence des cadres républicains, la COJER et les Responsables politiques du Département de Dagana

CESE : IDY VIRE TOUT LE CABINET DE MIMI

https://www.rewmi.com Coup de balai d’Idrissa Seck. Conseillers spéciaux, conseillers techniques, chargés de mission, chef et attaché de service tous ont reçu notification de la fin de leur collaboration avec le Cese. C’est par des attestation de cessation de service émanant du Secrétaire général de l’institution que le nouveau Président du Conseil Économique, Social et Environnemental a viré presque tous les membres du cabinet de Aminata Touré.

L’ORACLE DES LIBÉRAUX, LA GUERRE AURA BIEN LIEU PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS,EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – L’affectation imprévue d’Antoine Félix Diome à la Place Washington est un affront de plus de Macky qui aime bien se payer la tête de son ancien parti. Le président suit les traces de son maître
Dans les étroites ruelles de Ngor, la porte d’une petite chambre ornée dans un style nostalgique d’un exil passé, s’entrouvrit ; discrètement, je m’y engouffrai. Assis sur son lit, un vieillard, métissé et crâne rasé, jeta les « cauris » politiques et d’une voix d’outre-tombe, les yeux rouges vifs comme un kola, me lança  : la guerre des libéraux aura bien lieu !
Il y a plus d’un an, j’avais pronostiqué l’entrée au gouvernement d’Oumar Sarr. Rappelez-vous de mon édito et des suivants  : « La face cachée des opposants sénégalais ». En réaction à mes « visions » politiques, j’avais eu droit à des quolibets, voire à des admonestations de personnalités politiques, électrisant en passant leur petite communauté de Facebook ! Mais voilà l’oracle ne se trompe jamais !
L’art divinatoire politique n’en reste pas moins ardu sous l’ère de Macky Sall tant l’opposition et les analystes compris ont toujours une guerre de retard. C’était vrai pour le parrainage, pour la suppression du poste de premier ministre. Ça l’est encore pour le nouveau gouvernement du 1er novembre. Macky Sall nous surprendra-t-il en désignant sur le modèle de la Guinée le PDS comme chef officiel de l’opposition ? Cela assurément troublerait les desseins tranquilles du Pastef.
Aujourd’hui, je souhaiterais décrypter la nomination d’Antoine Félix Diome au poste de ministre de l’Intérieur. J’ai craché son nom lors d’une séance de « cauris » politiques. Un coquillage au milieu de quatre autres formant un carré ! Bien installé, cela ne trompe pas, il n’est pas là par hasard ! Son arrivée laisse augurer des lendemains laborieux pour les retrouvailles au complet entre la famille libérale. Tout retournement est possible dans la vie tumultueuse de la politique sénégalaise, la porte de Macky Sall reste entrouverte à la famille Wade, mais plus les années passent et plus l’adage se confirme  : « Ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même ».
A travers l’affectation imprévue d’Antoine Félix Diome à la Place Washington, l’élimination de Karim Wade à la course présidentielle pour 2024 est déjà actée par Macky Sall. La sortie très amère de Moussa Taye sur la nomination de l’ancien agent judiciaire laisse craindre le même sort pour Khalifa Sall. Malgré la sortie du collectif des avocats de Karim Wade, le code électoral est sujet à de multiples interprétations juridico-politiques. Antoine Félix Diome veillera à l’application de celle dictée par son mentor politique, Macky Sall. Les contestations criardes sur la scène internationale n’y changeront rien.
Quelques observateurs ont estimé la présence d’Antoine Félix Diome en lien avec les caciques apéristes déchus, pour leur signifier que le destin funeste des deux K (Karim et Khalifa) ne leur ait pas exclusivement réservé. Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé et Mimi Touré sont avertis. Quoi qu’il en soit, l’ancien substitut du procureur spécial près la CREI n’est en rien une amabilité politique à l’endroit de Me Abdoulaye Wade et en particulier de Karim Wade. Les négociations (et les oracles les connaissent !) ne sont plus au point mort, elles sont mortes ni plus ni moins.
C’est un affront de plus de Macky Sall qui aime bien se payer la tête de son ancien parti  : le PDS avait réclamé la tête d’Antoine Félix Diome pendant le procès de Karim Wade. Et revoilà Ponce Pilate et le souvenir du crucifiement à la tête d’un ministère stratégique ! Alors que Karim Wade, par ailleurs, avait montré, au tout début de la crise du Covid-19, une dignité et responsabilité républicaines inédites. Étant donné son discours d’union nationale et son don, il avait réussi à mettre ses ressentiments de côté. En retour, 6 mois après, Macky Sall agite le spectre de la CREI et de la guerre.
En réalité, Macky Sall ne croit plus en l’avenir du PDS. La finalité du président de la République est de porter un coup fatal à son ancien parti. Oumar Sarr et les caisses noires de la République sont appelés à dégarnir les rangs du PDS. C’est déjà en cours avec le permanent du PDS, Karamo Diame qui nargue ses anciens compagnons, photographié devant la nouvelle permanence du PDL/AS ! Pour le reste des effectifs, depuis 2012, le PDS est entré dans une psychose de la trahison, parfois justifiée, parfois excessive dès lors que celle-ci est provoquée.
Quant à Macky Sall, il s’est auto-proclamé le seul héritier de Me Abdoulaye Wade, et par conséquent chef de la famille libérale sénégalaise. Je l’avais déjà écrit avant les élections présidentielles de 2019  : la bataille de l’héritage, commencée en 2003, prendra fin en 2019 avec la victoire d’un des trois postulants entre Macky Sall, Idrissa Seck et Karim Wade.
Si les négociations entre Macky Sall et la famille Wade ont fait chou blanc, au-delà de l’intransigeance de Karim Wade sur la révision de son procès et le soutien en 2024, c’est avant tout au sujet de la reconnaissance de la suprématie de Macky Sall sur la famille libérale. Karim Wade, peut-être par complexe de supériorité, s’y est opposé et il lui en coûte son isolement.
Assiste-t-on à un tournant idéologique de Macky Sall par le resserrement autour de la famille libérale ? Le président sénégalais suit les traces de son maître  : il est idéologue (reconstitue la famille libérale à son profit) et pragmatique en gardant ses anciens alliés socialistes et autres jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin. Ses combinaisons politiques ont un seul objectif  : réduire l’opposition à sa plus simple expression, et peut-être parier sur un match avec Ousmane Sonko perçu comme un « agitateur » et populiste.

Permettez-moi d’insister sur un point  : dans le microcosme politique (partis politiques, etc.), le ralliement d’Idrissa Seck est assimilé à une trahison, mais sous un angle plus large (macrocosme), cela correspond, à mon avis, à un processus politique cohérent et engagé anciennement dans les états-majors politiques  : la reconstitution de la famille libérale. C’est une allégeance politique au chef de la famille libérale, et peu importe ce qu’il veut en faire !

Pour le PDS, la tergiversation n’est plus de mise. Jusqu’alors, la stratégie de l’entre-deux (négociation-opposition) de la famille Wade a brouillé celle du PDS. Dorénavant, il y a deux options  : soit la négociation donnant-donnant avec le président (c’est ce dernier qui a la clé de l’équation de Karim Wade ; donc il n’y a pas de trahison en l’espèce, il est juste question de sortir du piège tendu par Macky Sall), soit l’opposition radicale.
Je l’ai dit plus haut  : aucune des parties n’est prête à céder malgré les bons offices de Me Abdoulaye Wade. Karim Wade doit dès lors revêtir les habits de chef de parti. Cela implique des qualités stratégiques, communicationnelles et un don de soi (qualités humaines). Durant cette année de prise de pouvoir au PDS, Karim Wade s’est trop concentré sur sa situation juridique. Il doit s’en détacher, il n’obtiendra pas la révision de son procès (la présence de Diome est expressive). Sa projection vers l’avenir et son ambition d’unir lui permettront de redonner de l’oxygène à un parti politique qui en est presque à saturation. Toute sa communication interne doit être revue au regard de son exil. Et puis son retour quoi qu’il lui en coûte  : le peuple, comme la nature, a horreur du vide !
A défaut, le PDS s’enlisera dans les sables mouvants et ne formera pas un pôle libéral opposant et conquérant. Et de fait ne gagnera pas la dernière et peut-être l’ultime bataille de la famille libérale.
Le vieillard, métissé et crâne rasé, se leva et, d’un air grave, me dit  : « le verdict du passé est toujours le verdict d’un oracle. Vous ne le comprendrez que si vous êtes les architectes de l’avenir, les connaisseurs du présent. edesfourneaux@seneplus.com

Apr : ça chauffe entre Me Moussa Diop et certains membres du grand groupe ‘’Whatsapp’’ de la mouvance présidentielle

https://actusen.sn Les prochains jours ne manqueront pas d’être piquants, et pour cause. Après que l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Touré, a décidé de quitter tous les groupes ‘’WhatsApp de la Mouvance présidentielle, un autre divorce pourrait être consommé.
En effet, selon SourceA dans sa livraison de ce mardi, dans le grand groupe ‘’WhatsApp’’, certains déclarent Me Moussa Diop persona non grata et prônent que ce dernier parte ou soit extirpé de la liste des membres. En cause : ses dernières sorties agressives contre le président Macky Sall.
L’ancien directeur général de ‘’Dakar Dem Dikk’’, qui confie à ”Source A” être bel et bien exclu du groupe ”WhatsApp” dénommé ”Groupement d’informations républicaines” (Gir)”, leur a sévèrement savonné les planches.

Une purge attendue au niveau des directions des sociétés nationales et…

https://www.dakarposte.com Dakarposte a appris de bonnes sources « que plusieurs structures de l’Etat auront de nouveaux patrons ». Quand? Nos informateurs, jusqu’ici fiables, croient savoir que l’exceptionnel jeu de chaises musicales (allusion faite au récemment remaniement) se poursuivra au sommet de l’Etat.
« Je vous dis, il y’aura, sous peu, si je  ne m’abuse d’ici quelques jours, de grosses surprises. Je peux qualifier les profonds changements attendus au niveau de nombre de structures étatiques à une purge. Il ne s’agira pas seulement des patrons d’entreprises nationales mais vous verrez des chamboulements et non des moindres dans plusieurs sociétés publiques. »
Comment expliquer ce coup de balai? « Les gens sont amnésiques, mais le chef de l’Etat a été on ne peut plus clair. Lors de sa prestation de serment, l’année dernière, il a laissé entendre qu’il pense aux compatriotes qui ont exprimé d’autres choix, c’est à dire ceux qui n’ont pas voté pour lui.  Le Président avait clairement dit : « Ces voix, comme celles de la majorité, méritent le respect pour la diversité qu’elles apportent à notre expérience démocratique.   
En vertu du serment que je viens de prêter, je serai le Président de toutes les sénégalaises et de tous les Sénégalais. 
Je renouvelle, par conséquent, mon appel au dialogue sans exclusive ; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays ; forces politiques, économiques et sociales. 
À la tête de l’Etat, je mesure pleinement la responsabilité et la gravité de la charge. Elle rappelle, cette charge, que la démocratie et la République consacrent l’égale dignité des citoyens ; et que le mandat électif n’établit aucun privilège au profit du mandataire sur les mandants, mais plutôt une mission au service du bien commun. 
Il s’agit de servir et non de se servir. C’est donc avec humilité et détermination que je me remets au service du peuple sénégalais.  »  

Oumar Sarr sans ambages : «Je n’ai jamais été inquiété par la Crei…La question du 3e mandat,elle n’a pas sa place ici, car…»

https://www.dakaractu.com C’est au cours de leur point de presse qui a suivi l’inauguration de la permanence du parti des libéraux démocrates, que l’actuel ministre Oumar Sarr a tenu à faire des précisions concernant son lien avec la cour de répression de l’enrichissement illicite. Pour rappel, le président du PLD/Suxali Sénégal faisait partie de la première liste qui ciblait certains hommes politiques, les soupçonnant de détournement de deniers publics.
 » Je n’ai jamais été inquiété par la Crei. Il n’y a pas donc de raison particulière de me reprocher quoi que ce soit. Nous partons d’une analyse froide pour voir comment faire pour que le Sénégal puisse sortir de certaines difficultés contextuelles », fera savoir le leader de Suxali.
Une autre question sur le 3e mandat lui a été posée. Oumar Sarr sans ambiguïté rétorquera :  » à ma connaissance, l’Apr ne s’est jamais prononcée sur cette question. Donc je ne sais pas qu’est-ce qu’elle vient faire ici… »

Activisme débordant d’opposants puis paf, enrôlement dans le ‘’Macky’’  : fruit du bâton et de la carotte

https://actusen.sn Le constat fait par SourceA dans sa parution de ce mercredi est effarant ! De 2012 à nos jours, Macky Sall se promène dans le champ politique avec, à la clé, un bâton ou une carotte. Au point que la quasi-totalité des grands farouches opposants à Macky Sall aient fini par renoncer au combat et rallier la Mouvance présidentielle. Et parmi ceux qui ont déposé les armes puis qui ont été enrôlés dans le ‘’Macky’’, où on leur glisse des sucettes figurent deux catégories.
Le journal d’expliquer que les uns ont semblé vouloir se tirer de leurs récents déboires judiciaires, tandis que les autres donnent l’impression d’avoir cédé à la tentation des rentes que procure le Pouvoir. Surtout que certains parmi eux semblent rongés par le poids des difficultés financières parfois inhérentes à leur statut de chômeurs.

Malick GAKOU averti par les jeunes de son parti  :  «démougnou, nous restons dans l’opposition »

http://www.walf-groupe.com La visite du leader du Grand Parti (GP) à Djiddah Thiaroye Kao a été mouvementée. Face à la presse pour faire le point sur cette première étape de sa tournée politique nationale, Malick GAKOU a été interpellé sur son éventuelle entrée dans le gouvernement.
Seulement, l’ancien ministre des Sport n’a pas eu le temps de répondre. Pour cause, à cette question, ce sont les jeunes qui l’accompagnaient qui se sont fait entendre.
Comme pour répondre au journaliste qui a posé la question, ces derniers ont scandé  :  « démougnou, démougnou, démougnou… (On n’y va pas, ndlr) ». Comme pour se faire davantage comprendre, les protestataires de préciser  : « nous restons dans l’opposition ».
Face à cette réaction, Malick GAKOU a tenté de calmer le jeu en reportant sa réponse à cette question. « Je ne peux pas être dans l’enceinte d’une maternité et avoir une préoccupation de carrière politique. J’agis en homme d’Etat et je ne vais jamais mélanger la politique de l’action sociale que je mène.  Le Grand parti est un parti démocratique et le moment venu, chacun aura la possibilité de dire ce qu’il pense», déclare Malick GAKOU.

IDIOVISUEL, LA CHRONIQUE MEDIA DE NETTALI.COM : A la reconquête des valeurs perdues !

NETTALI.COM – « Mr President you’re fired » ou plus exactement : « monsieur le Président vous êtes viré ». Le ton du titre du « Boston Globe » renseigne sur l’impatience de voir Trump enfin quitter la présidence américaine. Une victoire de Biden qui même si elle n’est pas encore officielle, a été saluée par les président du monde entier à l’exception de Poutine qui attend les résultats officiels pour le féliciter.
Merkel, elle a rapidement déclaré son envie d’affronter avec les Etats Unis « les problèmes mondiaux ». Justin Trudeau a parlé d’une « bonne nouvelle ». L’ex-président Georges Bush a, de son côté, félicité Biden et évoqué une « victoire claire » à travers un communiqué. Nicolas Maduro lui espère un « dialogue décent » avec les Etats Unis. Netanyahu, Macky Sall, Emmanuel Macron, l’Arabie Saoudite, etc tous ont félicité « Joe l’endormi » qui a eu raison de « « Trump l’enragé ». Mais ce dernier n’en démord toujours pas. Il conteste et entend toujours porter l’affaire devant la justice. Il a repris son rythme quotidien, trouve le temps de jouer au golf comme pour montrer son indifférence. L’on ne voit en tout cas pas du tout comment l’affaire pourrait-elle être retournée. Mais quoi qu’il en soit, Joe Biden est déjà dans ses habits de président des Etats-Unis. Il s’est déjà au coronavirus qui décime la population américaine.
Pendant ce temps pas si loin de chez nous, les résultats des élections présidentielles guinéenne et ivoirienne sont connus. Dernier en date, ce lundi 9 novembre, celui confirmant la victoire de Ouattara avec un score soviétique de 94, 27%. Une victoire sans gloire qui pose au-delà, la question de légitimité de tous ces gens qui usent de manœuvres pas du tout catholiques pour arriver à leur fin . Ce qui prouve qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour faire de ces Etats africains, des démocraties dignes de ce nom.
Au Sénégal, il n’y a pas que du chemin à parcourir, il y a aussi des valeurs à ressusciter et à forger. Nos ancêtres eux en avaient et la parole donnée suffisait en lieu et place d’écrits ou de témoins devant l’histoire. C’est en tout cas un réquisitoire sans appel qu’a livré Mamadou Diop Decroix sur une radio de la place, ce dimanche 8 novembre comme pour dire que les politiques qu’on qualifie de traîtres aujourd’hui ou d’hommes sans parole, ne sont qu’une émanation de la société dont ils font partie. « Quand les gens discutent dans les salons, c’est comme si les politiciens viennent de la lune ou de Jupiter, qu’ils ne sont pas nés au Sénégal, n’ont pas grandi au Sénégal et qu’ils n’ont pas été forgés par notre société. Je dis que ce sont des produits de notre société. Donc quand on dit, ils sont mauvais, ils trahissent, il n’y a pas de valeur etc, c’est comme s’ils sont les seuls dans ce cas-là…», a fait remarquer l’ancien camarade de Landing Savané. «Ceci ne dédouane pas les politiciens. Parce que le fait de demander à ses semblables de vous faire confiance et de les diriger, vous devez être, en termes de modèle, de valeur etc, mieux pourvu. », a toutefois tempéré Decroix.
Moustapha Diop, au cours de la matinale du vendredi 6 novembre de Walf TV, n’a pas été loin de confirmer ces propos, citant dans ce sens, ceux de Macky Sall face à Pierre Edouard Faye sur le plateau de Walf TV. Celui-ci disait ainsi, que si demain il accédait au pouvoir, tout transhumant se rangerait derrière les premiers venus, qui ont participé à la victoire. Et le journaliste, de se désoler en citant tous ceux qu’il appelle « les transhumants » : « Idrissa Seck, c’est lui qu’il a nommé au Conseil économique et social. Aissata Tall Sall est aujourd’hui le chef de la diplomatie. Il n’y a guère longtemps, et on oublie de le dire, l’un des plus critiques contre le régime de Macky Sall, Oumar Sarr, est devenu le ministre des Mines….Il avait même été emprisonné pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation pour avoir évoqué l’argent de la campagne qui avait permis à Macky Sall d’avoir gagné contre
Abdoulaye Wade. Si nous sommes des hommes dignes et d’honneur, est-ce que c’est le seul exemple qu’on doit offrir à nos enfants…Si tout ce qu’ils disent aujourd’hui, ne correspond pas à ce qu’ils vont faire. Des personnes qui se dédisent tout le temps. J’ai entendu certains dire quelque part, laissons Idrissa Seck, il fait de la politique. Je suis désolé, on ne fait pas de la politique comme ça. Si on veut que notre pays avance, il faut que cette gestion s’accommode de ces valeurs qu’on a toujours connues. Si nos grands-parents le voulaient, ils allaient négocier avec les blancs. Certains ont pourtant été exilés 7 ans durant »
Et celui-ci de s’interroger sur le plan de la compétence  : « quelle compétence AÏssata Tall Sall a et qu’Amadou Ba n’aurait pas ? Quelle compétence Yankhoba Diattara a et que Mambaye Niang n’aurait pas (…) Idem pour Idrissa Seck par rapport à Aminata Tall. On me dit qu’Idrissa Seck est un consultant. C’est quoi son boulot ? » « Idrissa Seck aurait pu dire que le pays traverse une crise. Nous lui conseillons de supprimer telle ou telle institution pour épargner les deniers publics. Ce qui ne l’aurait pas empêché de rester un opposant », a ajouté celui-ci à l’attention d’une collègue qui tentait d’évoquer la compétence d’Idrissa Seck.
« Faire de la politique », voici une expression qui devrait intégrer le dictionnaire politique du Sénégal. Et le virulent avocat d’antan en a d’ailleurs fait sienne.  Membre du Parti des libéraux et démocrates/And Suqali (PLD/ASPLD) dirigé par Oumar Sarr, nommé récemment ministre des Mines et de la Géologie, Me Sall ou plus exactement celui qui traitait le chef de l’Etat Macky Sall «d’incompétent et d’impuissant », a vu son camarade Oumar Sarr intégrer le gouvernement. Des propos incendiaires qui lui avaient d’ailleurs valu un séjour carcéral. Invité à la matinale d’ITV de ce lundi 9 novembre, Me El Hadji Amadou Sall a soutenu qu’il maintient tout ce qu’il avait dit sur Macky Sall parce que, justifie-t-il : « je fais de la politique et en politique, on donne des coups et on en reçoit. A l’époque, Macky Sall refusait de dialoguer avec nous, il ne voulait pas discuter avec nous. Je lui ai mené la vie dure et finalement, il a accepté de discuter avec l’opposition.  J’assume tout ce que je dis parce que c’est ma conviction ». Une réponse qui laisse bien pantois.
L’on se rappelle d’ailleurs ce fameux épisode pendant lequel figurant sur la liste des 25 que la Crei n’avait pas autorisé à quitter le territoire, Oumar Sarr avait embarqué à bord d’une pirogue en direction de la Mauritanie avant de revenir à bord d’avion sur le territoire national. Une vraie défiance vis-à-vis de Macky Sall à l’époque.
Certains observateurs favorables au régime se sont d’ailleurs plu à relever le « génie politique » de Macky Sall qui aurait réussi à bouleverser le jeu et à en être le maître. Et l’on ne peut manquer de se demander en quoi y aurait-il un génie politique lorsqu’ on détient les moyens de l’Etat, les pouvoirs de nomination, les forces de sécurité et presque tous les pouvoirs etc. C’est en réalité bien trop facile pour qui connaît certains politiques sénégalais bien sensibles à l’argent et aux honneurs. Bien trop facile de détourner un homme fragile.
Mamoudou Wane du journal « EnQuête » dans un éditorial de ce lundi, au style bien exquis d’ailleurs, fait bien de relever ce fait pour le déplorer : « ce qui se donne à lire n’invite point à l’optimisme, malgré tout le tintamarre sur l’ingéniosité du ‘’coup’’ du 1er novembre 2020. Au pays des aveugles, on chante facilement l’intelligence, les talents hors-norme et les capacités surhumaines des borgnes. Mais au fond,  où est le coup de génie dans la dernière acrobatie politique propulsant Idrissa Seck à la tête du Conseil économique social et environnement (CESE) et ‘’ressuscitant’’ Oumar Sarr et Cie, si ce n’est celle de vouloir enterrer des collaborateurs qui dérangent ? Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Touré, Amadou Bâ et Mouhamadou Makhtar Cissé étaient sur la corde raide depuis que le Président Sall a remporté la dernière présidentielle avec un score (58% au premier tour) qui doit d’ailleurs inviter à la prudence ».
« Quel que soit ce dont on a pu les accuser, l’essentiel n’est pas dans ce qui se donne à voir. L’obsession de les écarter procède bien sûr d’une stratégie de libérer la place pour y mettre autre chose. Et conséquemment dans un objectif qui n’est pas encore clairement décliné mais qui le sera. Visiblement, on cherche à construire de nouveaux rapports de force en moulant la pâte avec de nouveaux ingrédients, dans l’espoir d’obtenir une nouvelle matière conforme aux plans du Président Sall », a écrit celui-ci.
Les pilules Idy et Oumar Sarr ont décidément du mal à passer. Mais dans le cas Idrissa Seck, l’inconstance et la tortuosité qui le caractérisent, le disqualifient très fortement. Il discutait depuis 15 mois avec Macky Sall, mais il a l’impertinence de citer la Covid alors que celle-ci est en train de s’affaisser sous nos cieux. Il avait promis de dissoudre le Cese, l’y voilà. Il avait décrété que la vision de Macky Sall s’arrêtait à Diamniadio, il cheminera avec lui. Il avait même évoqué jusqu’à son incapacité en nous sortant une de ses phrases chocs  et bien à lui :  « il veut mais il peut peu ». « Dek bi da fa Macky » (pour dire que le pays est en crise aiguë) aussi. Il en a dit celui-là et il continuera ainsi car c’est pas à son âge que les gens changent.
Il y avait eu aussi ce douloureux épisode de l’affaire des chantiers de Thies. Idy était aux prises avec Me Wade. Il avait été accusé par l’ancien président d’avoir bouffé ses sous avant d’être blanchi par la justice, suite à des allers et retours incessants au palais. Idy très calculateur avait fini par y laisser ses plumes.
A la vérité les libéraux nous pompent l’air. La traque des biens mal acquis est fraiche dans nos mémoires et le gros du bataillon était constitué par eux.  Aujourd’hui beaucoup d’entre eux ont été recyclés par Macky Sall, leur frère. C’est le peuple qui doit en tout cas être bien éreinté par le tournis que lui infligent les politiciens. Il trinque et il continuera toujours à trinquer. Il n’est pas respecté et pourtant ce sont ses sous qui permettent de ferrer de l’opposant et de leur assurer un train de vie. Il assiste aujourd’hui au spectacle qui se déroule à ses yeux, médusé car n’ayant que ses yeux pour pleurer et ses paroles pour s’indigner ou encore ses commentaires inlassables sur les réseaux sociaux ou les « wax sa xalaat ». Il devra certainement attendre les prochaines échéances électorales qu’il ne maîtrise d’ailleurs pas, habitué aux processus électoraux chaotiques et fichiers piégés.
L’Amérique a en tout cas administré au monde entier, la preuve que même les plus coriaces des hommes politiques peuvent être proprement vaincus. Il suffit pour cela de l’organisation et de la méthode. Les citoyens américains ont par exemple su se mobiliser pour stopper les ambitions césariennes d’un homme atypique, grossier, stupide et dangereux pour le monde. Les Assises nationales nous avaient donné la recette. Macky Sall en avait signé la charte, mais à l’arrivée, il avait choisi d’appliquer ce qui lui plaisait.

Et la presse dans tout cela ?

Le rôle de la presse. Une question ô combien légitime en tant que sentinelle de la démocratie ? A « Jakarloo » de ce vendredi 6 novembre, Cheikh Yérim Seck, invité sur le plateau, a fait une leçon de journalisme à Pape Djibril Fall qui semblait dire qu’il ne fait pas de météo politique. « Il n y a pas une presse sérieuse au monde qui ne fasse pas de la météo. Si le journaliste ne peut prévoir ce qui va se produire, à quoi sert-il aux gens ? Moi tant que je serai journaliste, je ferai de la météo. Je dénoncerai tout celui qui négociera en douce. La météo, c’est la noblesse du métier. Si Idrissa s’était réveille et avait fait ce qu’il vient de faire à l’insu de tout le monde, la déception n’en aurait été que trop grande. Il faut que les politiciens sachent qu’ils ne peuvent pas faire des choses que les journalistes vont ignorer. Pape Djibril, tu n’as pas le droit de dire que tu ne fais pas de météo. Les politiciens cherchent à foutre des complexes aux journalistes. Lors des sommets internationaux, le président américain briefe toujours la presse américaine pendant les pauses. La démocratie, c’est la transparence. Il n’y a que dans nos pays que les autorités font ce qu’elles veulent. Si on continue comme cela, la presse ne va plus exister comme pouvoir
Une situation qui renseigne sur le fait que le journalisme ne saurait se réduire à émettre une opinion le vendredi sur un plateau ou à être une caisse de résonnance ou encore le porte-parole de personnes rencontrées au hasard dans l’espace public, voire à manipuler dans un pédantisme sans intérêt des concepts de management en français pour une émission faite en wolof. L’information, eh bien ce sont des faits qui sont l’aboutissement d’une collecte sur la base d’un recoupement qui se fait avec des sources d’informations. Sinon quel serait l’intérêt de créer des écoles si n’importe quel gus doit pouvoir exercer ce métier ? Des sources qui s’acquièrent en tout cas avec le temps et qui s’acquièrent aussi sur la base d’une confiance installée. Le jeune journaliste a encore beaucoup à apprendre de ce point de vue-là. Le plateau qu’il fréquente assidument les vendredis, ne lui permet certainement pas de s’épanouir d’un point de vue professionnel. Il doit commencer le métier en tant que reporter, faire du terrain, gagner en expérience et se doter de capacités à collecter de l’information en se faisant un carnet d’adresses. Intervenir sur les plateaux télés nécessite une bonne connaissance des faits vérifiés, et c’est cela qui fera la différence entre lui et un Birima Ndiaye ou un Bouba Ndour.

Yérim a tout à fait raison. La presse doit davantage chercher à comprendre et à expliquer. Un journaliste même sous couvert de proximité avec un politique, n’a point le droit de travestir les faits dans leur sacralité instaurée par l’éthique et la déontologie du métier. Il ne doit être ni complice des hommes de pouvoir, ni des puissants.

Des ministres ont été limogés, et la presse doit se garder de participer à une entreprise de dénigrement. Il y a en effet une certaine presse complice et des mercenaires en son sein qui manipulent les infos, évoquent de fausses raisons d’un limogeage ou sortent des propos hors de leurs contextes, lorsqu’ils ne relaient pas les basses besognes des politiques. En s’adonnant à cette entreprise peu louable, cette presse-là se rend coupable de trahison. Elle doit davantage regarder les choses en face au lieu d’être tétanisée. Ne plus agir, ne plus résister, ce n’est pas la vocation qu’elle s’est donnée. Elle doit davantage résister, comme le disait récemment Edwy Plenel de « Médiapart » dans une tribune, face à l’aveuglement qu’on lui propose. Celui de ne plus inventer, de ne plus voir les vraies causes, de ne plus interpeller les vraies responsabilités. Cela ne fait que l’affaiblir, la fragiliser face aux affaires obscures et dossiers nébuleux qui impactent négativement la vie des populations et leur bien-être. Ce n’est par hasard qu’elle est considérée comme le 4ème pouvoir.
Idy, dauphin de Macky ou pas ? La presse doit être à l’avant-garde et tenter par tous les moyens d’éclairer la lanterne des Sénégalais. Dans ce même édito de ce lundi, le directeur de publication de « Enquête » nous a rappelé la chose suivante :  « l’hypothèse qu’il y aurait un deal entre Macky Sall, Idrissa Seck pour remettre à ce dernier les clefs du royaume procède, à notre avis, d’un enfantillage politique. Dans le meilleur des cas, Idy ne peut être que le plan B. Et à son avantage, quel que soit ce que l’opinion retient de son retour aux affaires, il n’a pas grand-chose à perdre. Il était déjà talonné par Ousmane Sonko à la dernière présidentielle (20,50 % contre (15,67%), n’a pas engrangé entre temps de nouvelles forces à même de lui permettre de se positionner comme le prochain président du Sénégal. Avec le coup qu’il vient de réussir, il peut toujours traquer sa chance, si sa Majesté se casse les dents dans ses manœuvres. C’est tout le bien qu’il devrait en secret lui souhaiter… »
Le journaliste ne s’en est pas arrêté à son assertion, il a ouvert des perspectives en se demandant ce qu’il va advenir des ténors poussés hors du gouvernement et du reste de la classe politique  : « Qu’est ce qui va se passer après ce coup faussement KO ? Les ténors écartés vont-ils se contenter d’avaler la pilule ? Quid du supposé boulevard donné à Ousmane Sonko ? Et Khalifa Sall alors ? Forcément il y aura une redistribution des cartes. Et les politiques ne sont pas les seuls acteurs. Le peuple surtout, observe, décortique et analyse. Il y a une sorte de puérilité des politiques, surtout lorsqu’ils sont au pouvoir, qui consiste à croire que les citoyens ne sont jamais assez éveillés pour comprendre. Me Abdoulaye Wade lui-même pensait qu’il était le plus fort et le plus intelligent (au point de s’autoriser un “wax waxeet” magistral) alors que la force le désertait à cet instant. »
C’est à la réponse à ces questions relatives à l’évolution du jeu politique et à la vie économique que la presse sera encore et toujours attendue. Collecter, recouper (vérifier), expliquer, faire comprendre. Tout simplement.

COALITION JOTNA–QUAND SONKO LANCE UNE OPA SUR SES ALLIÉS

NETTALI.COM  – La coalition Jotna est traversée par une crise qui menace même son existence. Après Boubacar Camara, Pastef-Les Patriotes et la plateforme “Avenir Sénégal biñu bëg” ont décidé de claquer la porte. Mais Ousmane Sonko ne veut pas s’en arrêter là. Il veut tout simplement phagocyter ses alliés.
Pastef-Les Patriotes a pris la décision de se retirer de la coalition Jotna conformément aux dispositions de l’article 10 du code de conduite du 14 juillet 2019, modifié.” C’est en ces termes que l’administrateur général de Pastef a noté à Bruno D’Erneville, président de ladite coalition, la décision du parti d’Ousmane Sonko de quitter Jotna. Avant d’en arriver là, les “Patriotes” énumèrent un ensemble de constats qui les auraient poussés à prendre une telle décision. “Les coalitions ont une vocation électoraliste et doivent, par conséquent, se nouer en perspective et à la veille d’élections, sur la base de convergences programmatiques solides et d’apport militant mutuel“, écrit Birame Soulèye Diop dans la lettre adressée au président de Jotna. En vérité, le Pastef se refuse d’être la locomotive de partis qui n’ont aucune représentativité. Et c’est ce que son administrateur général a tenu à faire comprendre à leurs désormais ex-alliés. Aussi écrit-il : “La constitution de coalitions n’a de pertinence et d’impact significatif que lorsque les parties prenantes ont satisfait au travail de massification et d’implantation et renforcé leur positionnement politique.”
Mais ce qui choque les désormais ex-alliés d’Ousmane Sonko, c’est l’offre publique d’achat (Opa) que le Pastef veut lancer sur les autres partis membres de la coalition. C’est en tout cas ce qu’on peut lire dans la lettre de démission adressée à Bruno D’Erneville. Il y est en effet écrit que “Pastef-Les Patriotes réitère son offre de fusion à toutes les parties prenantes de la coalition“. Ousmane Sonko et ses alliés soutiennent même qu’une dizaine de membres de Jotna ont déjà accepté cette offre de fusion.
Autrement dit, Pastef veut plus que des alliés. Il veut phagocyter les partis et mouvements qui avaient créé la coalition “Sonko président” devenue coalition Jotna après la présidentielle de 2019. Une offre d’ores et déjà rejetée par des organisations comme le Parti pour l’action citoyenne dirigée par Bruno D’Erneville. Ce dernier rappelle d’ailleurs que Jotna avait été mise sur pieds pour aller ensemble aux locales et aux législatives. Mais il semble que Pastef-Les Patriotes veut désormais développer une autre stratégie et ainsi s’éviter les surprises dans ce contexte de ralliements au camp du pouvoir.

ESCROQUERIE PORTANT SUR 48 MILLIARDS DE FRANCS : Bara Sady obtient le non-lieu mais reste suspendu à la décision du Parquet général

https://www.jotaay.net Ouf de soulagement pour Bara Sady. 7 ans après son inculpation par le juge du deuxième cabinet d’instruction, l’ancien Directeur général du Port autonome de Dakar est enfin soulagé par la Chambre d’accusation qui lui enlève cette épine du pied. En effet, la juridiction de recours vient de rendre un arrêt confirmant le non-lieu ordonné par le magistrat instructeur. Bara Sady, qui était poursuivi pour 48 milliards de francs, est désormais totalement libéré. A moins que le Procureur général ne fasse un pourvoi en cassation.
L’arrêt rendu vendredi dernier par la Chambre d’accusation est tombé comme une bouffée d’oxygène pour Bara Sady. L’ancien Directeur général du Port autonome de Dakar, qui a certes recouvré la liberté depuis décembre 2014, avait comme une épée de Damoclès sur sa tête ce dossier pendant devant le cabinet du juge d’instruction du deuxième cabinet, et pour lequel il était poursuivi et inculpé pour un détournement de 48 milliards de francs. Au terme de son instruction, le magistrat instructeur, qui n’avait aucune charge suffisante à l’encontre de l’ancien patron du Port, a rendu une ordonnance de non-lieu. Mais, c’était sans compter avec le procureur de la République qui a interjeté appel de l’ordonnance de non-lieu du magistrat instructeur. Vendredi dernier, la juridiction de recours qui a statué sur l’appel du Parquet, a confirmé le juge en prononçant à son tour le non-lieu.
Une excellente nouvelle pour Bara Sady qui voit disparaître cette épée de Damoclès suspendue sur sa tête depuis novembre 2013. Il ne reste plus pour celui qui a dirigé le Port de 2001 à 2012 qu’à prier pour que le Parquet général lâche du lest en ne faisant pas de pourvoi en cassation. Selon le code de procédure pénale, le délai de pourvoi dans le cas d’espèce est de 6 jours.

L’affaire

Pour rappel, Bara Sady a été épinglé par le rapport de 2008 de l’Inspection générale d’Etat. Le 28 novembre 2013, il a été inculpé pour escroquerie portant sur des deniers publics et corruption active portant sur 48 milliards de nos francs. Des accusations niées avec véhémence par l’ancien Dg du Port. Néanmoins, il a été inculpé en même temps que 27 autres personnes dont certains de ses collaborateurs, en l’occurrence le directeur administratif et financier Daouda Ndiaye, ainsi que le chef des marchés Mouhamed Soumaré. De même que Alioune Mboup, Abdoulaye Gningue et Oumar Diagne Thiam. L’artiste peintre Kalidou Kassé a également été inquiété dans ce dossier pour des tableaux portant sur 21 millions de francs. Plusieurs personnes ont ainsi échappé à la prison pour avoir cautionné. Au fil du temps, tous vont recouvrer la liberté. Bara Sady, pour sa part, bénéficiera d’une liberté provisoire de la part de la chambre d’accusation, le 10 décembre 2014, c’est-à-dire un peu plus d’un an après son inculpation. Si le Parquet général ne lui met pas les bâtons dans les roues, cette page sera définitivement tournée pour Bara Sady, mais également pour ses autres coinculpés qui ont toujours clamé leur innocence.Alassane DRAME

CHOC DES AMBITIONS PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Le monde a regardé l’Amérique renouer avec ses fantasmes. En élisant, contre toute attente, Donald Trump quatre ans plus tôt, elle amorçait un surprenant repli par un slogan tout aussi étonnant  : « America First ! » Tout ce qu’il a fait le long de son règne relevait de l’inédit. Les théories du complot ressurgissent. Les soupçons fleurissent à nouveau. L’Amérique se divise et se subdivise. Les fractures politiques s’approfondissent. Partout sur ces terres de puissance s’installe l’insécurité qui fragilise la nation et désarticule son unité. L’Amérique recule. Plus grave, elle ne s’en rend pas compte.
Cette « descente aux enfers » pouvait-elle perdurer ? Voilà l’équation politique qui se posait aux Américains saisis par des peurs multiples  : l’envahissement, le communautarisme, le cloisonnement, le déchainement de haine, les passions et les violences. La grandeur des Etats-Unis s’effiloche avec le brutal réveil des bas instincts sur lesquels surfe le Président sortant qui en fait son fond de commerce politique. Les tensions affleurent certes. Mais les foules acclament Trump qui pourfend les idéologies et prône le pragmatisme.
En l’absence de vision, le choc Trump se présente comme une réponse aux angoisses d’ordre existentiel. Ainsi le débat d’idées s’estompe pour céder la place aux formules lapidaires sans prise réelle sur le destin de la société dans laquelle prospère le conservatisme. A mesure que persistait la crise, Donald Trump n’apparaissait plus comme la solution mais plutôt comme le problème ; autrement dit, l’intrus. Il fallait l’expurger pour redonner du sens à la politique, tel était l’engagement du candidat démocrate Joe Biden, récent vainqueur de l’élection présidentielle 2020. Président élu, l’ancien vice-président de Barack Obama habite très vite la fonction et adopte la tonalité appropriée.
Ainsi, la messe est dite. Un à un, les grands patrons de l’industrie lâchent Trump et l’invitent à reconnaître sa défaite en félicitant le président élu. Il tarde à le faire cependant. Tout le monde craint l’enlisement. Or les Bourses n’aiment pas l’incertitude. La bonne nouvelle vient du dénouement du vote de l’Etat-clé de Pennsylvanie remporté par Joe Biden. Lequel rassure et se montre empathique à l’égard de tous les Américains. Il fait du combat sanitaire sa priorité avec « la Task force » qu’il a crée pour piloter la riposte en s’appuyant sur la science.
Sans critiquer ouvertement son prédécesseur, le nouveau président élu, veut tuer dans l’œuf « la montée des extrêmes » à l’origine des affrontements manichéens et des polarisations contre-productives. A 78 ans, Biden incarne « l’homme de l’avenir » afin d’amorcer avec lucidité les ruptures salvatrices. Les Etats-Unis en ont besoin pour retrouver leur place sur l’échiquier politique mondial. Ce dessein n’en épuise pas un autre, interne celui-là  : ressouder la nation autour des valeurs fondatrices de l’Etat fédéral qui est un esprit, un projet de vie en commun, en définitive « une certaine idée de civilisation où la liberté reste cardinale. »
Plus que la victoire de Biden c’est la défaite de Trump qui s’apprécie comme « un choix de raison ». Le 45ème Président des Etats-Unis paie le revers de son outrecuidance. Il pousse loin, trop loin le bouchon. En d’autres termes la rectification du vote s’est appuyée sur une approche prudentielle pour souligner à l’arrivée que le président milliardaire n’était qu’un « accident de parcours ». Et de l’histoire. En clair, une parenthèse à refermer au plus vite avec l’option Biden « un mélange de bon sens, de mesure, de pondération et d’expérience », ainsi décrit par un analyste politique de la chaîne CNN.
L’autre charme de la victoire de Joe Biden s’écrit au féminin avec la présence dans le ticket gagnant de Kamala Harris, redoutable juge de Californie, femme forte et respectée, talentueuse et compétente. Elle apporte de la fraîcheur à la présidence Biden. En outre, elle condense en elle une kyrielle d’aspirations  : première femme, de surcroit Noire, devenue vice président des Etats-Unis. Par sa seule présence au sein du prochain exécutif américain, elle va contribuer à modifier le regard de l’Amérique profonde à l’égard des minorités visibles. En outre, sa jeunesse constitue un atout politique décisif dans les années à venir avec d’éventuels scénarios de gouvernance à envisager.
Le ticket Biden-Harris a bénéficié du soutien inattendu mais réaliste de Républicains très portés par les idéaux de progrès, d’ouverture et de tolérance. Si la victoire du sénateur de Delaware a mis du temps à se dessiner, elle n’en est que plus éclatante en ce qu’elle représente un énorme défi politique pour gommer l’arrogance envahissante de Trump. Les adversités sont nombreuses  : guerres commerciales et technologiques, rapports heurtés avec la Chine, émergence de puissances régionales, géopolitique internationale en recomposition, affirmation plus prononcée de l’Europe, les problématiques de liberté et sécurité. Le terrorisme international, qui constitue l’autre faille des nations, suppose le renforcement des coopérations, notamment dans le précieux domaine du renseignement, à une époque où prolifèrent les nouvelles technologies alors que les repères s’évanouissent.
Tous les grands dirigeants des divers continents apprécient l’arrivée au pouvoir de Joe Biden avec l’espoir d’un retour au multilatéralisme durement malmené par l’administration Trump qui a privilégié ostensiblement le repli sur soi. Les Européens évoquent la reprise des relations transatlantiques pour conjurer les menaces. Le Proche et le Moyen-Orient établissent leurs priorités dans un contexte de conjoncture moins souriante pour le pétrole et le gaz avec l’option de Washington d’exploiter le gaz de schiste, abondant sur le sol américain. L’Afrique, pour sa part, exprime mollement ses desseins et ses ambitions.
Pourtant, en tant que continent, elle est au cœur des stratégies géopolitiques mondiales que déploient les grandes puissances. Sa vitalité démographique est un atout incomparable au moment où partout s’observe un vieillissement des populations. Ses richesses faramineuses viennent en appoint à cet attrait qu’exerce l’Afrique sur le reste du monde qui la convoite. L’union sacrée devrait être le leitmotiv des dirigeants africains appelés à taire les « petits égos », à privilégier une approche globalisante des défis du continent dans une logique d’intégration. Trump a snobé l’Afrique. Il ne s’y est pas rendu, pas une seule fois, et pire, il a toisé les chefs d’Etat africains qu’il avait très peu en estime. Joe Biden lui, y a séjourné en qualité de vice-président à l’époque de l’administration Obama.
L’espoir est bien là. Kamala Harris pourrait accentuer la perspective en devenant l’arme de séduction massive d’une Amérique. Mais ne l’oublions pas  : Kamala est et reste citoyenne américaine…

Sénégal : pourquoi Macky Sall n’est plus un «président normal» Par  

Marwane Ben Yahmed,Directeur de publication de Jeune Afrique.

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Le remaniement gouvernemental du 1er novembre est marqué par plusieurs surprises de taille, avec le départ de caciques et une large ouverture à l’opposition. Passé maître dans l’art des coups de théâtre, le chef de l’État entend rester le maître du jeu et celui des horloges d’ici à 2024. Quitte à secouer régulièrement le baobab.
Si Macky Sall était un joueur de football, il serait assurément de la race des grands dribbleurs, tels Pelé, Chris Waddle ou Garrincha. Un as de la feinte, du passement de jambes et de la fausse piste, qui n’aime rien tant que surprendre ses adversaires comme les spectateurs. Face à la crise sanitaire et économique qui touche le Sénégal, le chef de l’État a choisi, ce 1er novembre, de se séparer de nombreux caciques de son équipe gouvernementale et d’accueillir sept nouvelles figures.
Grand ménage d’un côté, ouverture de l’autre… Annoncé depuis l’ouverture du dialogue politique en mai 2019, ce premier remaniement depuis sa réélection est surtout marqué par l’arrivée de plusieurs poids lourds de l’opposition. Et non des moindres.

Idrissa Seck sur orbite

Ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade, tout comme lui, Idrissa Seck remplace Aminata Touré à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Principal challenger de Macky Sall lors de la présidentielle de 2019 – et arrivé deuxième avec 20 % des suffrages, à la surprise générale -, il avait depuis disparu des écrans radars. Le président du parti Rewmi fait ainsi son grand retour en devenant la troisième personnalité de l’État. Avec Yankhoba Diattara à l’Économie numérique et Aly Saleh Diop à ….la suite dans jeune Afrique

Abdou Latif Coulibaly porte plainte contre Expert-Auto

http://www.lasnews.info Le nouveau ministre secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, a trainé l’entreprise Expert-Auto en justice pour avoir abîmé sa voiture qu’elle devait remettre à neuf, pour une facture de 10 millions Fcfa.
Le ministre avait remis un premier acompte au mois de décembre 2018, et avait payé intégralement la somme le 17 janvier 2019, renseigne L’Observateur.
Le plaignant Latif Coulibaly n’a cependant pas été satisfait des services de dépannage d’Expert-Auto. Devant le tribunal, le ministre a obtenu gain de cause, la société ayant été condamnée à lui payer 20 millions Fcfa, à titre de dommages et intérêts.

Alliance avec Macky Sall : Guy Marius Sagna descend en flammes Idrissa Seck

https://www.seneweb.com La nomination du président du parti Rewmi à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese) continue d’animer les débats. Cette fois-ci, c’est l’activiste et membre de Frapp/France dégage, Guy Marius Sagna, qui fait savoir : «Le président Idrissa Seck avait dit trois choses : il faut déchirer les Ape, qu’il n’était pas d’accord avec certains éléments du franc Cfa et les rapports entre l’Occident et l’Afrique sont des rapports de domination et de pillage.»
Tout en précisant : «Je refuse de participer à des débats de borne-fontaine. Mais je crois aussi qu’il est du devoir des révolutionnaires de conscientiser les populations. C’est une nécessité de discuter sereinement avec le peuple.»
Selon l’activiste, «pour apprécier ce qui s’est passé, il faut se poser plusieurs questions. Par exemple, en intégrant la majorité présidentielle, le président Idrissa Seck s’est-il entendu avec le président Macky Sall pour mettre un terme aux Ape ? Changer ce franc Cfa ? Et mettre un terme à la domination de l’Afrique par l’Occident ? En combien de temps ?».
Car pour Guy Marius Sagna, «le minimum, pour convaincre le peuple que cette intégration est faite dans son intérêt, aurait dû être que les deux parties informent les Sénégalais sur les objectifs de ce compagnonnage».
Toutefois, «cela n’a pas été fait». Il avance que quand le président Wade et le Pds ont rencontré le président Macky Sall et l’Apr, ils ont lu un communiqué commun avec des objectifs. «Ce qu’il faut retenir alors, c’est que le président Macky Sall, depuis 2012 au moins, est le valet de l’impérialisme au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Le président Macky Sall dirige un État néocolonial avec un gouvernement qui applique des politiques néocoloniales. Le président Macky Sall n’a aucun problème avec le franc Cfa néocolonial, avec la présence militaire française, avec les diktats du Fmi et de la Banque mondiale, avec la préférence étrangère érigée en politique…», soutient Guy Marius Sagna.
Avant de faire remarquer : «Toutes celles et tous ceux qui ont rejoint Macky Sall sont – comme lui – au service d’une vision néocoloniale, de politiques de recolonisation du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.»
Ainsi, l’activiste rappelle que sous la présidence d’Aminata Tall, «nous avions dit que le Cese est une institution inutile et budgétivore pour caser une clientèle politique. Ce fut le cas avec la présidente Aminata Touré. C’est encore le cas avec le président Idrissa Sall».
«Pour terminer et non conclure, soyons clairs : ne pas être membre de la majorité présidentielle, du gouvernement n’est pas un certificat attestant que l’on est pour des options économiques, politiques et sociales radicalement opposées à celles en cours actuellement. Il y a, en effet, une opposition à Macky Sall. Le peuple sénégalais a besoin d’une opposition aux politiques impérialistes et parasitaires», a laissé entendre Guy Marius Sagna.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 11/11/2020

Pas de réunion de conseil des ministres aujourd’hui

Beaucoup s’attendaient à d’autres nominations en conseil des ministres aujourd’hui, mais le Président Macky Sall a décidé de leur faire faux bond. Le chef de l’Etat va prendre les airs pour se rendre en France où il participera demain au Forum de Paris sur la paix. Cette troisième édition du Forum portera sur des sujets liés à la santé, l’environnement, l’inclusion, le commerce, le numérique et l’éducation. Initié en 2018, le Forum de Paris sur la paix est un cadre de dialogue sur des questions d’intérêt majeur touchant à la gouvernance mondiale et au multilatéralisme. D’autres personnalités sont invitées à cette rencontre par le Président français Emmanuel Macron. Parmi elles, on peut citer le Secrétaire général l’Organisation des Nations unies Antonio Guterres, le Président d’Afrique du Sud Cyril Ramaphosa et la Chancelière d’Allemagne Angela Merkel. Le texte précise également qu’en marge du Forum de Paris, le chef de l’Etat participera à la réunion des Banques publiques de développement, préparatoire du Sommet de Paris de 2021 sur le financement des économies africaines, avant de revenir au Sénégal vendredi prochain.

La colère des avocats de Assane Diouf

Assane Diouf attendait son face-à-face avec le doyen des juges d’instruction depuis juin. Finalement, c’est hier qu’il a été entendu dans le fond par Samba Sall. Mais les conditions d’audition d’Assane Diouf sont loin de plaire à ses avocats. Me Ciré Clédor Ly et Koureyssi Bâ ont vigoureusement dénoncé les conditions de détention, mais aussi d’audition de leur client traité comme un terroriste alors qu’il n’a fait qu’exprimer une opinion politique. Ce qui a le plus irrité les robes noires, c’est la présence d’un surveillant dans le bureau du Dji en totale violation du secret d’instruction. Pour ces faits, les avocats qui ont déposé une demande mise en liberté provisoire devant le Dji n’excluent pas de poursuivre le doyen des juges et le régisseur du camp pénal devant la chambre d’accusation.

Un poteau électrique tue 02 enfants à Khar Yalla…

Le quartier Khar Yalla de Grand Yoff a vécu hier une journée tragique avec les décès par accident de deux enfants et la blessure grave d’une troisième victime. A l’origine de ce drame, un poteau électrique en béton qui est tombé sur ces garçons qui jouaient aux alentours. Seydou Ba Camara, âgé de 06 ans, et Mamadou Lamarana Barry, âgé de 04 ans, sont décédés sur le coup. Tandis que leur ami El Hadji Barry s’est retrouvé avec des blessures graves aux jambes. Au moment du drame, ils étaient en train de jouer entre des poteaux électriques. Abdou Cissé, un témoin des faits, raconte : « J’étais en train de passer pour me rendre au travail. J’ai vu les enfants en train de jouer. Brusquement, l’un des poteaux est tombé. Les enfants ont commencé alors à crier. Tout le monde a entendu leurs cris de détresse. Sur ce, les gens ont accouru pour tenter de les sauver. Mais c’était trop tard.» …

Les jeunes déversent leur colère dans la rue

Après le drame, les jeunes du quartier dont des joueurs de football ont fait exploser leur colère dans la rue en bloquant la circulation des véhicules. A les en croire, la société a été avertie à maintes reprises sur le danger d’exposer le matériel à l’air libre avec la complicité des autorités locales. Mais la police de Grand Yoff qui était passée sur les lieux a calmé les ardeurs des jeunes manifestants. Par la suite, les sapeurs-pompiers sont passés pour évacuer les 02 corps des victimes dans une structure sanitaire de la place pour les besoins de l’autopsie et le blessé à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Les limiers du Commissariat de Grand Yoff ont ouvert une enquête. Mais juste après le départ des policiers, les jeunes du quartier sous le choc ont bloqué la circulation sur la route menant à la station Khar Yalla vers le Rondpoint Liberté 06, créant un embouteillage monstre. Encore, les policiers de Grand-Yoff et les gendarmes qui passaient ont dissuadé les jeunes qui ont promis de manifester tous les jours jusqu’à l’arrêt de dépôt de matériels dans leurs quartiers pour éviter de pareils accidents.

Découverte macabre à Diourbel

Un corps sans vie a été découvert hier, flottant dans les eaux pluviales au quartier Médinatou, dans la commune de Diourbel. Ce sont des marchands qui ont fait la découverte macabre alors qu’ils se rendaient matinalement au marché central Ndoumbé Diop. Les soldats du feu, appelés à la rescousse, ont acheminé la dépouille à la morgue de l’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel, en attendant l’identification du défunt. Il faut rappeler qu’il y a quatorze ans, deux enfants, des « Talibés » âgés de douze et quinze ans, avaient également péri dans les mêmes circonstances. Ouverture d’une enquête parlementaire sur l’émigration

Les réactions sur la recrudescence de l’émigration clandestine continuent.

Le président de la fédération du Parti démocratique sénégalais (PDS) en Suisse, Diallo Adiouma, demande à l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 48 de son règlement intérieur, d’ouvrir une enquête parlementaire pour situer les responsabilités sur la misère sociale qui fait fuir la jeunesse. Selon le responsable libéral, étant donné que la constitution, en son article 25-1, dit que les ressources naturelles appartiennent aux peuples, il est impensable que les pêcheurs rentrent bredouilles à cause de la pêche industrielle et sauvage des chalutiers européens et chinois qui détiennent des licences. D’après Diallo Adiouma, les députés de la diaspora, de toutes les sensibilités politiques, ont un rôle important à jouer par devoir de mission.

Mamadou Talla lance le projet «faire l’école»

Le ministre de l’Education nationale Mamadou Talla a présidé hier le premier comité de pilotage du programme «Faire L’Ecole» dont l’objectif principal est de favoriser l’inclusion et promouvoir la Réussite à l’école. Le projet «Faire l’École» est mis en œuvre grâce à un partenariat entre le Sénégal et le gouvernement italien. Au total, 18 000 élèves répartis dans 69 établissements scolaires dont 46 écoles élémentaires et 23 collèges seront pris en charge par le projet. Selon Mamadou Talla, le projet est en phase avec la politique définie par le chef de l’État consistant à ouvrir l’école à tous et y favoriser la réussite. A l’en croire, le projet épouse la vision du PAQUET et du PSE avec la ferme ambition de disposer de ressources humaines de qualité et d’associer tout le monde au processus de développement. Le ministre de l’Éducation nationale qui s’est félicité de la synergie créée par les différentes initiatives autour de la protection et l’éducation inclusive a pris l’engagement d’accompagner le projet. Il a également invité les acteurs à mettre en œuvre des stratégies pertinentes de communication pour une large diffusion des résultats et des bonnes pratiques dans le domaine de l’inclusion. Quant à la Directrice de la coopération italienne, Alexandra Piermattei, elle a remercié le ministre pour l’intérêt qu’il porte au projet. Selo : n Mme Piermattei, il vise à promouvoir une éducation de qualité, inclusive et équitable en phase avec l’Objectif de Développement Durable (ODD 4). Le projet va intervenir dans les régions de Dakar, Kaffrine, Kaolack, Kolda et Sédhiou pour une durée de 3 ans.

Macky Sall souhaite une bonne rentrée scolaire…

Les élèves reprennent demain le chemin de l’école à la suite du personnel de l’Education nationale. Le président de la République souhaite par anticipation une bonne rentrée scolaire aux élèves et à toute la communauté éducative. Le chef de l’Etat exhorte les élèves à respecter le règlement sanitaire pour maintenir nos acquis dans la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Première sortie officielle d’Idrissa Seck

Idrissa Seck a enfilé hier ses nouveaux habits de président d’une institution de la République. Le leader de Rewmi a effectué sa première sortie publique en tant que président du Conseil Economique, social et Environnemental (CESE). C’était à l’occasion de la célébration de la journée nationale des armées présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall. L’ancien Premier ministre, en costume cravate, était bien installé à la tribune officielle avec la cheftaine de la diplomatie, Me Aïssata Tall Sall, le directeur de cabinet du président, Mahmouth Saleh, le ministre de l’Intérieur Antoine Diome etc.

Fatick

Chose promise, chose due ! Le ministre des Sports va doter le stade Massène Sène de Fatick d’une deuxième tribune comme promis aux férus du ballon rond de la cité de Mame Mindiss lors de la dernière finale de la coupe du maire. Matar Ba a fait l’annonce hier, en marge de la cérémonie de remise de subventions d’une valeur de 08,476 millions francs aux ASC, clubs et mouvements de jeunesse de la commune. Selon le maire de Fatick, la construction d’une seconde tribune est une urgence parce que la tribune est devenue trop étroite pour contenir les supporters. Le démarrage des travaux est prévu au plus tard en janvier 2021. Matar Ba s’engage aussi à construire des plateaux multifonctionnels dans les quartiers pour permettre à la jeunesse fatickoise de mieux s’épanouir.

Mobilisation des anciens du Pds

La reconfiguration politique dicte la conduite à l’opposition. Le parti démocratique sénégalais (Pds) qui veut se positionner en tête de peloton bat le rappel de ses troupes pour faire face au régime de Macky Sall et ses nouveaux alliés. L’ancien sénateur Meissa Sall convie tous les anciens militants du PDS du département de Dakar à une assemblée samedi prochain.


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