Revue de presse du Mercredi 10 Février 2021

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Centenaire du Pr Amadou Makhtar Mbow : Célébration de la vie et de l’œuvre de l’ancien directeur général de l’Unesco

https://www.dakaractu.com/Dans un peu plus d’un mois, plus exactement le 20 mars prochain, l’ancien directeur général de l’Unesco devrait fêter ses 100 ans. À cette occasion, un grand hommage va lui être rendu pour ces services rendus à la nation, mais également cette marque patriotique dont il a toujours fait montre.
Pour faire connaître ses œuvres et son parcours, une exposition va donc se dérouler le 20 mars 2021 à Dakar, au Musée des civilisations noires. Ainsi, un colloque international et le vernissage d’une exposition seront consacrés d’ailleurs à la vie et à l’œuvre du Professeur Amadou Makhtar Mbow.
Pour revisiter l’homme, son parcours et ses oeuvres, ce centième anniversaire d’Amadou Makhtar Mbow, ancien Président des Assises nationales, ancien Président de la Commission nationale de réforme des institutions, il sera question au cours de cet hommage, de donner l’exemple de ce trésor vivant, cet enseignant émérite, un infatigable des causes de libération, de solidarité entre les peuples, de démocratie, de droits de l’homme, de justice et d’égalité des peuples, le Comité de célébration du Centenaire organisera plusieurs événements.
Certains thèmes spécifiques vont être traités, notamment dans le cadre politique en insistant sur son parcours et son engagement politique, sa vision consensuelle sur le monde d’aujourd’hui etc.
Le vernissage marquera le début d’une exposition itinérante à travers le pays et le monde au cours de la période du 20 mars 2021 à mars 2022. La première étape sera le Musée des civilisations noires du 20 mars au 20 avril 2021. Cette exposition sera, ensuite, reversée aux fonds documentaires de la future Fondation Amadou Makhtar Mbow.
La commémoration du centenaire de Monsieur Amadou Mahtar Mbow sera placée sous le haut patronage du chef de l’État Macky Sall, et verra la participation d’autres Chefs d’État et anciens Chefs d’État amis de l’ancien ministre sénégalais, de même que de hautes personnalités politiques et scientifiques nationales et internationales.
Rappelons que cette célébration, compte tenu de la pandémie du coronavirus, se déroule dans le plus strict respect des conditions sanitaires prévalant au moment de l’événement, sous la supervision des techniciens du Ministère de la santé et de l’Action Sociale.

CASAMANCE : L’ARMÉE ANNONCE LA REPRISE DE TOUTES LES BASES REBELLES DU FRONT SUD

Sikoune (Boutoupa Camaracounda), 9 fév (APS) – Les quatre dernières bases historiques des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), situées sur le front Sud, à la frontière avec la Guinée Bissau, ont été intégralement reprises après plus de dix jours d’intervention de l’Armée nationale, a constaté l’APS.
 ’’Les premières bases historiques du MFDC ont été neutralisées et reprises par l’Armée’’, a déclaré, ce mardi, le Colonel Souleymane Kandé, commandant de la zone militaire numéro 5 de Ziguinchor. Il s’agit des bases de Bamoune-Bilass, Boussoloum, Badiong et Sikoune.
L’officier des armées sénégalaises s’exprimait en marge d’une visite sur le terrain des opérations en compagnie de journalistes.
Le commandement de la zone militaire numéro 5 a déclenché le 25 janvier dernier une opération d’envergure visant à déloger des bandes armées des zones qu’elles occupent. Il s’agit à travers ces opérations militaires de créer les conditions favorables à un retour de populations déplacées dans leurs villages abandonnées depuis une trentaine d’années.
Un important détachement de l’Armée composé du troisième bataillon des commandos de Thiès, du troisième bataillon d’infanterie de Kaolack, d’un détachement du Génie militaire de Bargny, du cinquième bataillon d’infanterie de Ziguinchor et d’un bataillon de parachutistes opère dans la zone depuis plus de 10 jours.
Sur la route nationale numéro 6 qui mène à Kolda via le Balantacounda, à hauteur du village d’Agnack Petit, une piste latérite traverse les villages de Niabina, Mawa et Camaracounda.

C’est le début d’un calvaire pour tout passager qui s’aventure un peu plus en profondeur. 

 Le détachement du Génie militaire a balisé un sentier pour ouvrir une voie d’accès qui traverse la zone de tampon avant l’arrivée dans les bases des combattants du MFDC. La poussière, les cliquetis d’arbres, et les entrelacs des branches d’arbres imposent une vitesse minimale aux conducteurs et aux candidats à l’aventure.
Samick et Niadhiou, deux villages victimes de récentes exactions des bandes armées constituent les seuls signes d’une présence humaine dans la zone. Au milieu d’une forêt luxuriante et dense aparaissent des débris d’habitations de fortune.
Des pans de pallissades jaunies par le temps, des matelas usés, des morceaux d’habits délavés, des bidons vides, quelques pierres, des grenades, des rangées de munitions, de vielles mallettes, des trous, des bunkers forment le décor de ce qui est devenu depuis 10 jours l’ancienne mythique base rebelle de Badiong.
’’Ici, c’est la base historique du MFDC. C’est l’une des premières bases. Des chefs combattants comme César Atoute Badiate et Salif Sadio ont transité par ici avant de filer vers le Front Nord. C’est un sanctuaire. C’était le centre de commandement. C’est ici le site qui abritait tout l’armement de la rébellion. Cette base est prise par l’Armée’’, a expliqué le Colonel Souleymane Kandé.
Il a invité les populations déplacées à ’’retourner rapidement au bercail parce que les conditions sécuritaires’’ sont désormais réunies.
‘’Le processus est irréversible. L’Etat va bientôt procéder à la mise en place des ouvrages socioéconomiques de base comme les écoles, les postes de santé, les forages. Les ONG de développement et les projets publics comme le PUMA, le PUDC et autres vont aussi intervenir rapidement’’, a-t-il ajouté.
Le Colonel Souleymane Kandé a, dans la foulée, annoncé la création de postes militaires sur le long de la ligne frontalière avec la Guinée Bissau à la faveur de la réactualisation récente des accords militaires entre les deux pays.
Il a d’ailleurs salué le ’’grand concours’’ de l’Armée bissau-guinéenne dans les récentes opérations de sécurisation de la zone. MTN/OID/AKS

DESENCLAVEMENT DE LA ZONE TOURISTIQUE DE POINTE SARENE : Alioune Sarr «audite» les chantiers

http://www.sudonline.sn/Dans un communiqué du ministère du Tourisme et des Transports aériens, il est indiqué que le chef dudit département, Alioune Sarr, a effectué hier, lundi 08 février 2021, une visite sur les chantiers de la station touristique de Pointe Sarène
Le document indique qu’« il s’agit de s’enquérir de l’état de la réalisation des travaux de la voie d’accès de 14 KM reliant la localité de Keur Balla Lo à Pointe Sarène, importante pour la desserte du site, d’évaluer l’état d’avancement des aménagements à faire, et les délais d’exécution sur le site du chantier de l’investisseur RIU, d’une part, et les travaux d’assainissement et surtout l’installation de la station d’épuration prévue à cet effet dans le projet d’autre part ». Lors de cette visite, il a été donné à Alioune Sarr de constater l’état d’avancement du projet de la voie de contournement Keur Balla Lô -Pointe Sarène.
A noter que ces instructions ont été données au Dg de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) pour une finition rapide de ce tronçon de 14 Km qui permettra un accès facile à la station à partir de l’autoroute à péage.
Concernant la station d’épuration de la zone touristique, la procédure de sélection de l’entreprise en charge des travaux est bouclée, il reste à recruter la mission de contrôle pour un démarrage effectif des travaux. La Sapco a reçu instruction d’aller très vite à la mise en service du réseau d’assainissement. Il est également à noter que la Sapco a déjà entamé les travaux de tirage de la ligne électrique, d’installation de postes transformateurs, et aussi a réalisé des réseaux d’assainissement et d’adduction d’eau potable et certaines voies d’accès à la station de Pointe Sarène.
S’agissant du site du chantier de l’investisseur RIU estimé à 92 milliards d’investissement, il est aujourd’hui à un niveau d’exécution de 90% pour les travaux de gros œuvres de sa première phase constituée de 514 chambres et dont la livraison est prévue en novembre 2021.
Ont pris part à cette visite des chantiers « le directeur des investissements et des aménagements touristiques (Diat), celui en charge de la Réglementation touristique (Drt) et du directeur général de la Sapco », précise la source

UN FINANCEMENT DE 3, 74 MILLIARDS DE FRANCS CFA DU FIDA POUR RÉPONDRE AUX DÉFIS POST-COVID

Dakar, 9 fév (APS) – Le Sénégal a signé mardi avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) une convention de financement relative à un programme de consolidation des moyens d’existence des petits producteurs, par l’adoption de pratiques de production durables et d’approches de cohésion sociale et de transformation du genre.
Dénommé “Programme conjoint Sahel en réponse aux défis Covid-19, conflits et changements climatiques” (SD3C), son coût s’élève à 3, 74 milliards de francs CFA, soit 6, 5 millions de dollars américains.
La convention de financement relative à ce programme prévu pour une durée de 3 ans, a été signée par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le représentant du FIDA au Sénégal, Benoit Thierry, également directeur du bureau sous-régional Afrique de l’Ouest de cette institution spécialisée des Nations unies, rapporte un communiqué.
Il ajoute que ce programme a l’ambition de “consolider les moyens d’existence des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes vivant en zones transfrontalières, par l’adoption de pratiques de production durables et d’approches de cohésion sociale et de transformation du genre”.
“La réalisation de cet objectif sera axée sur trois composantes, augmentation de la productivité et de la production, intégration économique, et dialogue politique, coordination et gestion”, précise le texte.
Il signale que pour sa première phase d’une durée de trois ans, le Programme conjoint Sahel en réponse aux défis Covid-19, conflits et changements climatiques (SD3C) interviendra dans les départements de Kanel (Matam), Podor (Saint-Louis) et Goudiry (Tambacounda).
A terme, ce programme devrait toucher “11.000 ménages, soit 110. 000 personnes dont 50 % de femmes adultes, 30 % de jeunes des deux sexes”, indique la même source.BHC/BK/ASG

Le Sénégal lève avec succès 82, 5 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UMOA

L’Etat du Sénégal, à travers la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, a levé le vendredi 05 février 2021, sur le marché régional des titres publics de l’UMOA, un montant de quatre-vingt-deux milliards cinq cent millions de FCFA, au terme d’une émission par adjudication d’obligations assimilables du Trésor de maturité de trois (3), cinq (5) et sept (7) ans.
Cette intervention, qui s’inscrit dans le cadre de la couverture des besoins de financement de l’année 2021, a été réalisée avec la collaboration de l’Agence UMOA-Titres et de la BCEAO. A l’issue de l’opération, les rendements moyens pondérés ci-après ont été obtenus :
 *   5, 55% à 3 ans ;
 *   5, 81% à 5 ans ;
*   5, 98% à 7 ans.
Ces niveaux témoignent d’une nette amélioration des rendements, eu égard aux précédents taux qui étaient ressortis respectivement à 5, 62% à 3 ans, 5, 88 % à 5 ans et 6, 29 % à 7 ans.
Il convient de souligner que les taux d’intérêts ainsi réalisés traduisent la confiance renouvelée des investisseurs dans la qualité de la signature de l’Etat du Sénégal qui continue à se positionner comme émetteur étatique de référence sur le marché régional des titres de l’UMOA.

Mise en œuvre des plans de relance dans l’Uemoa : La Bceao met en place un Guichet spécial pour aider les pays membres

https://www.lejecos.com/ La Banque centrale de états de l’Afrique de l’ouest(Bceao) entend accompagner les pays membres de l’Union économique monétaire ouest africain (Uemoa) pour la mise en œuvre de leurs plans de relance post Covid-19. «L’Agence Umoa-Titres, qui a été créée par la Bceao en 2013 pour soutenir et organiser l’émission des titres publics par adjudication sur le marché financier régional, a recueilli auprès des États membres de l’Union, leurs besoins de financement pour l’année 2021.
Ce volume de besoin est le plus important à être mobilisé sur une même année depuis la création du marché local de la dette », renseigne un communiqué de presse de la Bceao.  Selon la même source, au regard du volume exceptionnel de ces émissions, les Etats, après accord de l’institut d’émission et en concertation avec l’Agence Umoa-Titres, vont structurer et émettre des titres dits « Obligations de Relance » (OdR) pour le financement de leurs plans de relance économique, à l’image de ce qui avait été fait pour les « Bons Covid-19 » en avril 2020, au début de la pandémie. Le programme d’émission de l’année 2021 comprend ainsi des Bons du Trésor et des Obligations de Relance.
Dans l’Uemoa, explique-t-on, tous les titres publics sont admissibles automatiquement sur les guichets classiques de refinancement de la Bceao qui fournit de la liquidité aux banques
Afin de permettre aux Etats d’émettre les Obligations de Relance à des conditions favorables, la Bceao informe avoir mis en place un guichet spécial de refinancement dénommé « Guichet de relance » qui leur est spécifiquement destiné. L’institution souligne que toutes les Obligations de relance émises par les États en 2021 sur le marché des titres publics sont éligibles à ce guichet.
Les banques pourront mobiliser sur ce guichet spécial des ressources pour une durée de six (6) mois renouvelable au taux minimum de soumission aux adjudications de la Bceao, qui est actuellement de 2%.
Par cette décision, la Banque Centrale entend continuer à soutenir les efforts des États dans la mobilisation des ressources financières à des conditions plus souples pour amorcer la reprise économique au niveau de l’Uemoa.
«Les taux d’intérêt de sortie des obligations de relance seront déterminés par le marché. Toutefois, dans un contexte où les taux d’intérêt sont en baisse sur le marché financier international, la Banque Centrale encourage fortement les Trésors nationaux et les investisseurs à ne s’accorder que sur des taux de sortie tenant compte de ce contexte. La structuration des Obligations de relance et les facilités de refinancement mises en place par la Beao devraient permettre d’y parvenir », ajoute la Bceao.Adou FAYE

TROISIÈME MOIS DE GRÈVE ILLIMITÉE À LA PANAPRESS

Dakar, 9 fév (APS) – Le Collectif des employés de l’Agence panafricaine d’information (PANAPRESS) a entamé ce mardi son troisième mois de grève illimitée, en vue d’obtenir le paiement de 38 mois d’arriérés de salaire cumulés depuis 2013.
Dans un communiqué, les travailleurs déclarent avoir été payés pour la dernière fois il y a cinq mois. Pour l’année 2020, ils affirment n’avoir perçu que les salaires de janvier et avril et des demi-salaires en mai, juin, juillet et août.
“Nous n’avons pas de salaire depuis cinq mois. Certains de nos collègues sont menacés d’expulsion faute de pouvoir payer le loyer, d’autres sont privés d’électricité ou d’eau, d’autres encore sont harcelés par leurs banquiers alors qu’ils peinent à assurer correctement le payement de la scolarité de leurs enfants”, peut-on lire dans le communiqué.
Le collectif indique que la grève “est largement suivie” et affiche sa détermination à la “poursuivre (…) jusqu’à la satisfaction” de sa revendication.
En 2018, le collectif avait observé une grève illimitée de près de deux mois (août et septembre), obtenant le paiement de 10 mois de salaires en deux tranches.
La PANAPRESS traverse depuis 2003 une crise financière à l’origine notamment d’un paiement irrégulier des salaires des agents.
L’Agence panafricaine d’information, dont le siège est à Dakar, était un vieux projet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui a officiellement vu le jour le 25 mai 1983, jour de la diffusion de ses premières dépêches
Elle a pour missions essentielles, entre autres, de servir de source d’information à la presse africaine et de fournir au monde entier des informations fiables, crédibles et positives sur l’Afrique collectées, écrites et diffusées par des Africains.ASG/BK

Bras de fer avec les Salins du Sine-Saloum : Les 97 ex-travailleurs n’écartent pas leur immolation par le feu.

https://www.dakaractu.com/ Après avoir eu écho de l’appel que la nouvelle société des Salins du Sine-saloum aurait introduit en vue de casser la décision du tribunal du travail de Kaolack qui a condamné la société à payer plus de 2 milliards de fcfa à ses ex-agents, ces derniers sont encore montés au créneau pour interpeller la justice, le président de la République et le ministre de la justice afin que cette affaire ne souffre d’aucune pression. Et qu’elle soit jugée en toute impartialité.
Le président dudit collectif, Khalifa Dieng, a déclaré dans son discours que rien ne sera écarté dans leur lutte. S’il le faut, ils s’immoleront par le feu, le drapeau du pays en bandoulière…

TRUCS ET ASTUCES DES VOYAGISTES POUR SE DEPLACER DANS LA SOUS-REGION

http://www.sudonline.sn/ https://www.seneplus.com/ Alors que les frontières terrestres avec des pays voisins sont fermées et des tests de Covid-19 exigés pour entrer au Sénégal, le transport international de voyageurs via les corridors se poursuit.

Reportage

Alors que les frontières terrestres avec des pays de la sous-région, y compris celles de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont fermées et des tests de Covid-19 obligatoires exigés pour entrer au Sénégal, histoire de limiter la propagation de la pandémie qui ne cesse de gagner du terrain, le transport international de voyageurs via les corridors se poursuit. Mais sous un autre modus operandi. Même si, depuis plusieurs mois, il est impossible ou presque de faire le direct Dakar-Bamako-Ouagadougou, Dakar-Bamako-Abidjan ou Dakar-Bamako-Cotonou… à cause des restrictions imposées par la présence du virus de la Covid-19, les citoyens de l’espace communautaire continuent la navette par la route entre le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger etc. et vice versa, sans trop de soucis. Sud Quotidien vous embarque pour ce voyage international sous-régional en mode Covid-19, à partir de la gare routière Les Baux Maraîchers de Pikine.
Vous allez où ? A Ndar ? Au Fouta ? En Casamance, Ziguinchor ? A Touba, Ndiarem ? A Kaolack, Fatick ? A Tamba ? A Kidira ? Au Mali, Côte d’Ivoire, Benin ? Ce sont des rabatteurs (coxeurs), chauffeurs et autres intermédiaires qui accueillent ainsi toute personne qui se rend à la gare routière interurbaine Les Baux Maraichers de Pikine. A pied ou en véhicule (taxi ou particulier), tout visiteur ou voyageur qui débarque aux Baux Maraichers à droit à cet accueil, dès l’entrée de ce haut lieu de transport public/privé de voyageurs, point de départ et d’arrivée de l’écrasante majorité de véhicules de transport en commun qui relient Dakar au reste du Sénégal. Et même des pays de la sous-région Ouest Africaine, par la voie terrestre. Des fois, ils ne disent même pas «bonjour» à leur interlocuteur ; ce qui les intéresse, c’est de connaître sa destination et de le conduire au tableau où sont stationnés les voitures (bus, minicars, taxis brousse – appelés 7places, c’est selon) qui y mènent. C’est leur gagne-pain : plus tu amènes des clients, plus tu peux gagner en commission. Ici, déjà à 500 m de la gare routière, ces intermédiaires, comme s’ils ont le flair, «prennent d’assaut» les potentiels voyageurs ou clients qui ont souvent comme l’impression d’être harcelés. Tellement ils assaillent les futurs passagers de questions, leur demandant avec insistance où ils veulent se rendre. Parmi eux, un transporteur qui criait à tue-tête Mali, Bénin, Côte d’Ivoire… Lui, il s’intéresse aux clients à destination de pays de la sous-région.
En effet, malgré la fermeture des frontières terrestres entre le Sénégal et ses voisins, à l’exception de la Gambie que les voyageurs en partance ou en provenance des régions méridionales (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) traversent facilement, les transporteurs ont trouvé un nouveau modus operandi pour convoyer des personnes et leurs biens vers de nombreux pays de la sous-région. C’est l’objet de notre déplacement. Nous nous rapprochons de certains acteurs. Après les salutations d’usage, il a suffi que nous nous présentions comme journaliste voulant savoir comment cela se passe, en cette période de propagation du coronavirus (Covid-19) et ou les frontières terrestres restent toujours fermées, pour que nos interlocuteurs se rétractent. «Désolé, on ne parle pas aux journalistes» ; c’est la consigne. Et pourtant c’est clair : les appels des coxeurs à destination des certains pays (Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso…) en disent long sur la continuité de ce voyage à travers la sous-région via la voie terrestre.

UNE NAVETTE QUI CONTINUE SOUS UN NOUVEAU PROCEDE, MALGRE LA COVID-19 ET LA FERMETURE DES FRONTIERES

Dès lors, pour percer ce «mystère», il va falloir se présenter comme… client. Nous nous rapprochâmes ainsi d’un chauffeur à la recherche de clients pour demander des renseignements. Pour ce transporteur qui a requis l’anonymat, la navette n’a jamais arrêté. Au contraire, depuis la reprise du transport interurbain, suspendu de mars à fin juin 2020 conformément aux mesures de restrictions prises dans le cadre du premier état d’urgence assorti de couvre-feu décrété pour circonscrire la première vague de Covid-19, les acteurs de ce transport international ont repris du service. «Nous n’avons pas arrêté. C’est impossible, nous vivons de cela. Et l’Etat ne nous propose rien à la place. Et puis, c’est au bénéfice de tout le monde ça. On ne sait pas quand la pandémie va finir. Ils pouvaient juste nous exiger le respect des mesures barrières ; comme ici à Dakar, le transport interrégional continue dans les autres pays. Déjà nous respectons les mesures édictées et les faisons respecter par nos clients», informe ce transporteur. Ainsi, pour ce voyage à l’international, l’on procède par étapes. Par exemple, ceux qui vont au Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso…, une fois à Kidira, pour traverser la frontière, ces voyageurs utilisent des motos. Pas de contrôle nécessaire. «Vous savez, nous sommes très organisés. Quand le client vient et achète le billet, nous envoyons son nom à nos agents qui sont sur place, à la frontière. Une fois à la frontière, la voiture ne traverse pas. Nous prenons les passagers en provenance du Mali et nous les amenons ici au Sénégal. Et nos autres voitures prennent les clients du Sénégal à destination du Mali et les autres pays. Les passagers traversent le pont et les bagages sont transportés par des motos pour entrer dans l’autre territoire.»

5000 F CFA A LA FRONTIERE POUR TOUT RESSORTISSANT DE LA CEDEAO SE RENDANT DANS UN ETAT AUTRE QUE SON PAYS D’ORIGINE

A la question de savoir comment ils font face aux forces de l’ordre aux différentes frontières, il répond qu’ils gèrent. Telle une «directive communautaire implicite», partout au niveau des frontières entre deux pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le constat et l’approche sont le même ou presque. A titre d’exemple, une fois à Kidira (Sénégal) ou Diboli (Mali), le Malien qui retourne dans son pays ou le Sénégalais qui rentre au bercail n’est pas inquiété. Par contre, le citoyen communautaire désireux de rentrer dans un pays autre que le tient, est verbalisé. Il est contraint de payer jusqu’à 5000 F CFA. «(…)
Pour les bagages, nous gérons ça. Mais pour les personnes, c’est à eux-mêmes de payer. Si, par exemple, tu es Malien, une fois à Kidira tu ne payes rien pour entrer au Mali. Mais pour un Sénégalais, tu payes 5000 F CFA. Si tu es Malien aussi, tu payes pareil pour entrer au Sénégal, alors que les Sénégalais ne payent rien pour entrer dans leur pays d’origine», confie notre interlocuteur. C’est pourquoi, pour gagner du temps, ces frais sont inclus dans le billet, pour le voyage, qui a connu une hausse. Aussi, le nombre de jours que durent les trajets ont augmenté. Ainsi, alors qu’il fallait 3 jours pour arriver à Cotonou au Bénin, au départ de Dakar, avant l’avènement de la Covid-19 avec comme corollaire la fermeture des frontières terrestres, actuellement il en faut 5. «Maintenant, pour gagner du temps, nous expliquons cela à nos clients en amont et on tire ça dans le billet ; comme ça on gère tout le trajet nous-mêmes, c’est plus simple. Mais si le client refuse de l’inclure dans le billet, c’est son problème ; une fois à la frontière, même si on lui demande le double, il va payer et nous on ne va pas intervenir. Et c’est pour ça que le transport a augmenté. Avant la pandémie à Covid-19 pour aller au Mali, c’était 25.000 F CFA. Maintenant, c’est 35.000 F CFA. Pour aller au Bénin, c’était 65.000 F CFA et maintenant c’est 100.000 F CFA parce qu’il y’a deux frontières fermées : Kidira et Cotonou. Et avant cela, on faisait 3 jours de voyage, mais maintenant on passe 5 jours en route», pour le trajet Dakar Cotonou, explique d’emblée le voyagiste. Seynabou BA

Classement 2020 des pays africains les plus démocratiques selon l’EIU

(Agence Ecofin) – En 2020, la tendance à la baisse de la démocratie dans le monde s’est accélérée. Les restrictions de liberté dues à la covid-19, l’insécurité et les tensions électorales ont fait chuter l’indice mondial de la démocratie de l’EIU à 5, 37, le pire score enregistré depuis 2006.
L’Economist Intelligence Unit (EIU) vient de publier son rapport 2020 sur la démocratie dans le monde. Prenant en compte 50 pays d’Afrique sauf les Seychelles, le Soudan du Sud, la Somalie et Sao Tomé-et-Principe, le rapport fait un état des lieux de la démocratie sur le continent.
Il démontre qu’en 2020 comme en 2019, la démocratie a globalement reculé dans le monde, sur le continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne. En effet, le score moyen de la région est tombé à 4, 16 l’année dernière contre 4, 26 en 2018, son pire score depuis 2006.
Comme les années précédentes, seule l’île Maurice se classe dans la catégorie « pleine démocratie », mais le pays a enregistré une détérioration de son score qui passe de 8, 22 à 8, 14, ainsi qu’une baisse de sa place dans le classement mondial. Désormais, plus de la moitié des pays de la région subsaharienne sont considérés comme des régimes autoritaires.
D’après l’EIU, le recul de la démocratie sur le continent africain en général est essentiellement dû à la situation sécuritaire qui s’est détériorée dans plusieurs pays, et à la pandémie de covid-19. L’avancée du djihadisme en Afrique de l’Ouest, notamment, a entraîné une déstabilisation des Etats qui ont eu de plus en plus de mal à contrôler leurs territoires. « Cela a entraîné une détérioration des critères pertinents pour plusieurs pays dans la catégorie fonctionnement du gouvernement », indiquent les experts de l’EIU.
De plus, les élections contestées dans plusieurs pays ont entraîné de mauvaises performances dans la catégorie « processus électoral et pluralisme ». Une situation à laquelle s’ajoute le coronavirus qui a entraîné des mesures restrictives privant des millions de citoyens de leur liberté.
Avec un score de 3, 77, l’Algérie passe de la catégorie « démocratie hybride » à la catégorie « régime autoritaire » de laquelle elle s’était sortie en 2019. Même constat au Burkina Faso et au Mali qui occupent désormais les 26e et 23e places africaines (116e et 111e places mondiales).
Parmi les plus grosses chutes au classement mondial, on note celle du Togo dont le score baisse à 2, 80 lui faisant perdre 15 places. Il passe ainsi de la 126e place mondiale (31e africaine) à la 141e place mondiale (39e africaine). Une situation qui serait essentiellement due selon l’EIU à « une élection profondément entachée d’irrégularités et la répression de l’opposition qui s’en est suivie ». Le Mali enregistre quant à lui la deuxième plus grosse chute au classement, avec 11 places perdues.
Au total, sept pays africains sont des démocraties imparfaites, 14 sont hybrides (à mi-chemin entre régime autoritaire et démocratie), tandis que les 28 autres sont classés dans la catégorie régime autoritaire par l’EIU.
Cependant, si la notation des critères utilisés par l’institution peut avoir été influencé par la particularité de l’année 2020 marquée par le coronavirus, difficile de comprendre comment l’Erythrée, une des nations les plus fermées du monde, surnommée la « Corée du Nord de l’Afrique » peut être considérée plus démocratique que la RDC. D’autres exemples, comme le classement du Burkina Faso parmi les régimes autoritaires au même titre que l’Egypte ou l’Afghanistan, ou encore celui de la Centrafrique derrière la Syrie ou la Libye pourraient également souffrir de contestations.
Pour rappel, l’Indice de la démocratie de l’Economist Intelligence Unit donne depuis 2006, un aperçu de l’état de la démocratie dans le monde entier pour 165 Etats indépendants et deux territoires.
Pour ce faire, il se base sur cinq familles de critères à savoir  : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, et la culture politique. Les pays sont ainsi classés selon quatre types de régimes que sont  : « pleine démocratie », « démocratie imparfaite », « régime hybride » et « régime autoritaire ». Moutiou Adjibi Nourou

Classement 2020 des pays africains les plus démocratiques selon l’EIU

Rang continental Pays Score Rang mondial Type de régime
1 Maurice 8, 14 20 Pleine démocratie
2 Cap-Vert 7, 65 32 Démocratie imparfaite
3 Botswana 7, 62 33 Démocratie imparfaite
4 Afrique du Sud 7, 05 45 Démocratie imparfaite
5 Tunisie 6, 49 54 Démocratie imparfaite
6 Namibie 6, 52 58 Démocratie imparfaite
7 Ghana 6, 50 59ex Démocratie imparfaite
8 Lesotho 6, 30 64 Démocratie imparfaite
9 Malawi 5, 74 82 Hybride
10 Madagascar 5, 70 85 Hybride

11

Sénégal

5, 67

86

Hybride

12 Liberia 5, 32 90 Hybride
13 Tanzanie 5, 10 93 Hybride
14 Kenya 5, 05 95 Hybride
15 Maroc 5, 04 96 Hybride
16 Ouganda 4, 94 98 Hybride
17 Zambie 4, 86 99 Hybride
17 Sierra Leone 4, 86 99ex Hybride
19 Bénin 4, 58 102 Hybride
20 Gambie 4, 49 103 Hybride
21 Côte d’Ivoire 4, 11 109 Hybride
22 Nigeria 4, 10 110 Hybride
23 Mali 3, 93 111 Autoritaire
24 Mauritanie 3, 92 112 Autoritaire
25 Algérie 3, 77 115 Autoritaire
26 Burkina Faso 3, 73 116 Autoritaire
27 Angola 3, 66 117 Autoritaire
28 Gabon 3, 54 121 Autoritaire
29 Mozambique 3, 51 122 Autoritaire
30 Ethiopie 3, 38 123 Autoritaire
31 Niger 3, 29 125 Autoritaire
32 Zimbabwe 3, 16 127 Autoritaire
33 Congo 3, 11 129 Autoritaire
34 Rwanda 3, 10 130 ex Autoritaire
35 Comores 3, 09 132 Autoritaire
36 eSwatini 3, 08 133 Autoritaire
36 Guinée 3, 08 133ex Autoritaire
38 Egypte 2, 93 138 Autoritaire
39 Togo 2, 80 141 Autoritaire
40 Cameroun 2, 77 142 Autoritaire
41 Djibouti 2, 71 144 Autoritaire
42 Guinée-Bissau 2, 63 147 Autoritaire
43 Soudan 2, 54 149 Autoritaire
44 Erythrée 2, 15 153 Autoritaire
45 Burundi 2, 14 154 Autoritaire
46 Lybie 1, 95 157 Autoritaire
47 Guinée équatoriale 1, 92 160 Autoritaire
48 Tchad 1, 55 163 Autoritaire
49 République centrafricaine 1, 32 165 Autoritaire
50 RDC 1, 13 166 Autoritaire

«CHEIKH ANTA DIOP NE REPOSERA JAMAIS EN PAIX SANS LA CREATION DE L’INSTITUT D’EGYPTOLOGIE !»

https://www.seneplus.com/LeTemoin-Invité de l’émission matinale d’Iradio, Aboubacry Moussa Lam, professeur et égyptologue de classe exceptionnelle à l’UCAD et disciple de Cheikh Anta Diop, ne fait pas dans la langue de bois pour asséner ses vérités à qui veut l’entendre
35 ans après la mort de l’éminent savant africain, Cheikh Anta Diop, la conscience historique qui est la seule arme pour se départir du rouleau compresseur de l’occident tarde à prendre forme. Invité de l’émission matinale d’Iradio ce lundi 08 février, Aboubacry Moussa Lam, professeur et égyptologue de classe exceptionnelle au département d’histoire à l’UCAD et disciple de Cheikh Anta Diop, ne fait pas dans la langue de bois pour asséner ses vérités à qui veut l’entendre. A l’en croire, « sans l’Institut d’Egyptologie pour pérenniser la pensée de cheikh, ce dernier ne se reposera pas dans sa tombe.Ce qui fait que Cheikh Anta Diop est mort de désespoir».
« Le Blanc te tue spirituellement, culturellement puis physiquement. Ils ont créé un vide autour de lui. Le dernier jour de sa mort, il n’y avait que ses proches. Du point de vue politique, Cheikh Anta Diop avait le malheur d’avoir le président Senghor comme adversaire. En effet, le président Senghor avait le soutien de la métropole. Par contre, Cheikh Anta Diop était aux antipodes du système mis en place par la puissance coloniale ». Ces propos sont du professeur Aboubacry Moussa Lam.
A en croire l’éminent historien, disciple de Cheikh Anta Diop, le projet de musellement du savant était manifeste. Car la pensée de Cheikh Anta était perçue à l’époque comme une menace pour l’Occident. De ce fait, dès son retour au pays pour participer à la formation des jeunes cadres, le système d’alors sous la direction du président Senghor, avec la complicité de l’hexagone, avait isolé le savant Cheikh Anta Diop à l’IFAN. « Ils étaient convaincus que l’enseignement de Cheikh allait influencer la jeunesse estudiantine d’alors. Et cela continue jusqu’à présent. Mais il faut reconnaitre que l’ancien président Abdou Diouf avait beaucoup fait pour que le savant puisse enseigner à l’université » reconnaît le disciple du « Pharaon du Savoir ». Ce n’est qu’en 1981, en effet, que Cheikh Anta Diop a commencé à enseigner à l’université qui porte aujourd’hui son nom, dix ans après la sénégalisation en 1971 de cette dernière.
Parlant des détracteurs de Cheikh Anta Diop, son disciple estime qu’il est difficile de critiquer le savant. Car, les faits lui ont donné raison. Sur l’Afrique berceau de l’humanité mais également sur la civilisation égyptienne qui est négro-africaine.

L’absence de nationalisme, le mal dont souffre le continent

Le professeur Aboubacry Moussa Lam ne fait pas dans la langue de bois. « A la différence des Asiatiques qui se réclament du nationalisme avant toutes ces idéologies que sont le capitalisme, le socialisme ou le libéralisme, les Africaons, eux, manquent de nationalisme. Par contre l’Afrique est le laboratoire de toutes ces idéologies étrangères » s’étrangle de colère l’historien. Selon lui, dans le livre de Cheikh Anta Diop intitulé « Les fondements économiques et culturels d’un Etat fédéral d’Afrique noire », le savant avait donné les solutions économiques afin de sauver le continent des prédateurs qui le dépècent. Le professeur Aboubacry Moussa Lam est allé plus loin dans sa logique.
A l’en croire uta, l’une des preuves manifestes du manque de volonté politique de l’Etat du Sénégal se trouve dans la non construction de l’institut d’égyptologie de Dakar afin de pérenniser la pensée de Cheikh Anta Diop. La non-existence d’un tel institut fait qu’il n’y a que des maitres assistants dans cette spécialisation. De ce fait, l’enseignement de l’égyptologie est menacé à Dakar selon le doyen Aboubacry Moussa Lam. Et de crie avec force que « rien ne vaut la conscience historique, de ce fait sans l’institut d’égyptologie le savant Cheikh Anta Diop ne se reposera pas dans sa tombe. Il est mort dans un profond désespoir » se désole le disciple de l’éminent savant africain Cheikh Anta Diop qui fut de son vivant un « Pharaon du Savoir »… MAXIME DIASSY

BESOINS EN MEDICAMENTS  : Le Sénégal enrichit l’extérieur à hauteur de 150 milliards par an 

http://www.enqueteplus.com/ La Pandémie de Covid-19 a révélé l’acuité de l’insécurité pharmaceutique, avec l’accroissement des cas de Covid-19. Des experts estiment qu’il urge pour le Sénégal de se lancer sur la souveraineté nationale. 
La question de la souveraineté pharmaceutique se pose de manière accrue. Surtout en cette période de pandémie où chaque pays gère ses propres intérêts. La disponibilité des médicaments est plus que menacée. Au Sénégal, depuis des années, l’on parle de l’industrie pharmaceutique locale, mais rien ne s’est concrétisé. Ainsi, les autorités et les populations ont ressenti l’insécurité sanitaire et pharmaceutique du pays, quand les pays exportateurs ont fermé leurs frontières, en interdisant la sortie des produits pharmaceutiques. Car, malgré la résistance de notre système d’approvisionnement, des ruptures importantes en médicaments sont notées, exposant les populations à des risques incalculables. D’ailleurs, au cours d’un conseil ministériel, le Président Macky Sall a instruit son gouvernement à faire davantage de la souveraineté pharmaceutique nationale une priorité.
Pourquoi tant d’inertie et de blocages, dans un contexte où les décisions doivent se prendre de façon rapide ? C’est la question que se posent beaucoup de personnes. Alors que, informent des sources, le Sénégal importe plus de 90% de ses besoins en médicament (public et privé) représentant près de 150 milliards de FCA par an. Dans le Plan Sénégal Emergent, lancé en 2012 par le Président Macky Sall, il était prévu de faire de Dakar un hub médical et pharmaceutique, grâce au déploiement du projet ‘’Dakar Medical city’’. C’est dans ce cadre d’ailleurs que le secteur de l’industrie pharmaceutique local a été convié, en juillet 2016, à un atelier ayant regroupé l’ensemble des acteurs et des parties prenantes.
Cette rencontre a abouti à l’établissement d’une feuille de route consensuelle. Selon nos sources, malgré la mise en place d’un comité de suivi et l’engagement des acteurs, aucune avancée significative n’a été notée dans la mise en place des réformes préconisées, pour booster l’industrie pharmaceutique nationale. A leur avis, du fait du statu quo, il est noté au fil des ans, l’accumulation des difficultés dans le secteur ayant conduit à la fermeture de l’usine Pfizer en 2017, sise à la zone industrielle de Mbao. Il y a eu aussi la cession de l’usine des laboratoires Sanofi à MédiS, sise à Thiaroye, la fermeture de l’usine MédiS, après 3 ans d’exploitation fortement déficitaire (perspectives de relance en cours).
A cela, s’ajoute les difficultés de décollage de l’usine West Afric Pharma, sise à Cambérène, après 7 ans de présence ; le démarrage difficile et précaire de l’usine Parentérus, sise à Bayakh. Dans la foulée, l’usine Teranga Pharma, reprise de l’usine fermée de Pfizer par des entrepreneurs sénégalais, peine à décoller.
‘’Nous devons tout faire pour sécuriser des stocks de médicaments essentiels’’
‘’Donc le danger est là, nous devons tout faire pour sécuriser des stocks de médicaments essentiels pour le pays, en créant les conditions favorables pour une fabrication locale’’, conseillent nos interlocuteurs. Avant de souligner que le PAP II, ajusté et accéléré, a hissé en priorité la souveraineté pharmaceutique nationale, à travers un renforcement de la production locale. Cela s’est traduit, confie-t-on, par l’actualisation de la feuille de route avec les acteurs, à travers des ateliers initiés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (septembre 2020) et le Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS-PSE) (octobre 2020).
La feuille de route actualisée met clairement l’accent sur les réformes prioritaires et les mesures incitatives à mettre en place par le gouvernement pour sauver l’industrie existante et amorcer la relance sur des bases solides. ‘’Mais hélas, malgré les relances multiples du Président, lors du Conseil présidentiel et lors de plusieurs conseils des ministres, les acteurs locaux attendent toujours l’opérationnalisation des mesures préconisées dans la feuille de route. Pendant ce temps, un secteur entier risque de disparaître, si rien n’est fait, entrainant avec lui la perte de centaines d’emplois, de pertes de recettes pour l’Etat. Cela, tout en exposant nos populations à une insécurité pharmaceutique catastrophique. Surtout en cette période de pandémie de Covid-19 et même pour la période incertaine post Covid-19’’. VIVIANE DIATTA

Groupe Sonam Assurances : une vingtaine des agents infectés par le coronavirus

https://actusen.sn/ La pandémie du coronavirus a frappé à la porte du Groupe Sonam Assurances. Selon ‘’Source A’’, dans sa livraison de ce mercredi, au moins, une vingtaine des agents dudit groupe sont contaminés par le virus. Et que ce soit au niveau du Service de la Comptabilité, de la Direction financière, de l’entretien, de la production, qu’au sein des archives, la Covid-19 règne en maître absolu. D’ailleurs, rapporte le journal, aussi bien Sonam Sa, Sonam Mutuelle (1 cas) que Sonam Vie (6) sont touchés au chœur.

Coronavirus : selon l’OMS la possibilité d’un virus créé par des laboratoires chinois est « hautement improbable »

 (Agence Ecofin) – Depuis 2019, plusieurs hypothèses ont été formulées sur les origines de la pandémie de covid-19. Au centre des débats, la Chine avait fini par accepter d’accueillir une mission de l’OMS pour enquêter sur les débuts de la maladie qui touche désormais tous les continents.  
La théorie selon laquelle le coronavirus a été fabriqué dans des laboratoires chinois est « hautement improbable ». C’est ce qu’a annoncé ce 9 février 2021, Peter Ben Embarek (photo), un fonctionnaire de l’OMS, lors d’une conférence de presse.
Selon le responsable, le virus « pourrait avoir été introduit par une personne infectée et s’être ensuite propagé à d’autres dans le marché [de Huanan, Ndlr],  mais il pourrait également s’agir de l’introduction d’un produit […] Parmi les produits les plus intéressants figuraient des animaux sauvages congelés, certaines de ces espèces sont connues pour être sensibles à ce genre de virus », a-t-il ajouté.
Cette déclaration vient contredire les rumeurs selon lesquelles la pandémie serait due à un « accident » survenu dans un laboratoire chinois, et aussi les hypothèses affirmant que le virus serait apparu dans le pays bien avant décembre 2019.
Suite à ces accusations, un temps alimentées par l’ancien président américain Donald Trump, mais toujours réfutées par Pékin, l’OMS avait décidé de diligenter des experts sur le territoire chinois pour réaliser des enquêtes approfondies sur les origines du virus. Si l’empire du Milieu avait longtemps retardé cette initiative, il avait fini par céder à la demande de la communauté internationale.
A l’issue de son enquête, le panel composé de 17 experts chinois et 17 internationaux a conclu que la covid-19 est probablement d’origine animale, même si l’espèce en question « n’a pas encore été identifiée ».
« Nous nous sommes lancés dans une recherche très détaillée et approfondie d’autres cas qui auraient pu être manqués au début de 2019 », a indiqué Peter Embarek. Et d’ajouter  : « la conclusion a été que nous n’avons pas trouvé de preuves d’épidémies importantes qui pourraient être liées à des cas de covid-19 avant décembre 2019 à Wuhan ou ailleurs ».
Pour rappel, depuis le début de la pandémie de coronavirus en 2019 à Wuhan en Chine, plus de 106 millions de personnes ont contracté le virus, 59, 4 millions en ont guéri tandis que 2, 3 millions de personnes en sont mortes. Les USA sont le pays le plus touché par la pandémie avec plus de 27 millions de cas recensés à ce jour.Moutiou Adjibi Nourou

«IL DOIT Y AVOIR ASSEZ DE PLACES EN REANIMATION POUR QU’ON NE DEPLACE PAS UN PATIENT D’UNE REGION A UNE AUTRE»

https://www.seneplus.com/L’As-Traînée entre Thiès et Dakar pour trouver une place en réanimation, la sage-femme Fama Mbaye a finalement rendu l’âme à Touba où elle était internée par la suite
Le Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (Sames) est très peiné par la situation de la sage-femme Fama Mbaye qui a perdu la vie, faute d’un lit d’urgence avec système entre Thiès et Dakar. Joint au téléphone, le secrétaire général du Sames, Dr Amadou Yeri Camara, a déploré cette affaire et fustigé la gestion de la deuxième vague aussi bien dans les structures sanitaires que dans les domiciles. Après avoir affiché toute sa désolation, il a soutenu qu’il doit y avoir assez de places en réanimation pour qu’on n’ait pas besoin de déplacer un patient d’une région à une autre.
Traînée entre Thiès et Dakar pour trouver une place en réanimation, la sage-femme Fama Mbaye a finalement rendu l’âme à Touba où elle était internée par la suite. Cette situation a mis dans tous leurs états les membres du Sames qui ont remué terre et ciel pour que la pauvre dame soit évacuée à Touba.
Après s’être fortement ému de cette affaire, le secrétaire général du Sames, Dr Amadou Yéri Camara, souligne que le syndicat des médecins ne varie pas dans sa position. «Nous pensons qu’il doit y avoir assez de places. Et nous parlons de places de réanimation avec des réanimateurs mais aussi du matériel. Dans ce cas, nous n’aurons pas à déplacer une personne d’une région à une autre au risque de perdre du temps, mais aussi de réduire la chance de survie du patient», dit-il.
Dr Amadou Yéri Camara insiste que tous les moyens doivent être déployés, qu’il y ait assez de structures de réanimation dans toutes les régions. «Je me demande pourquoi on n’a pas ouvert les centres de Guéréo et le hangar des pèlerins de Yoff. Ce sont deux structures qui ont une grande capacité d’accueil et si on les équipe en matériels de réanimation et que les réanimateurs sont sur place, on pourrait avoir l’esprit confortable, parce que cette tension sur les lits ne provoquerait plus un retard de prise en charge», affirme-t-il.
Interrogé sur la prise en charge de la maladie avec cette deuxième vague, le secrétaire général du Sames indique que ses camarades et lui ont tiré la sonnette d’alarme dès le début. «La physionomie de la maladie n’est pas la même. Auparavant, il y avait des cas simples qui pouvaient être gérés partout aussi bien dans les centres de santé que dans les hôpitaux. Cependant, dans cette deuxième vague, nous avons de plus en plus des cas graves qui nécessitent la réanimation», soutient-il. C’est pourquoi il exhorte l’Etat à être à l’écoute et à prendre les mesures adaptées pour répondre de manière efficace à la pandémie. «La prise en charge à domicile vaut ce que cela vaut. Quand on sait le mode d’habitat au Sénégal, c’est difficile d’isoler les malades. Cependant, est-ce que le Sénégal peut se permettre d’adopter la même stratégie avec ce que cela coûte en termes de lits et de personnes mobilisées ? Je pense qu’il faut faire la part des choses», clame Dr Amadou Yéri Camara. Mame Diarra DIENG

Elections législatives et scrutin présidentiel : les acteurs partagés sur un éventuel couplage

http://lesoleil.sn/ L’idée de couplage des élections législatives avec le scrutin présidentiel agitée dans l’espace public par le président de la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale sénégalaise, le député Seydou Diouf, continue de diviser les acteurs. Si elle est jugée «inopportune et antidémocratique» par l’opposition, c’est un «ballon de sonde» pour la société civile pendant que la majorité la considère comme étant le point de vue d’un «acteur politique engagé et non celui d’une institution ou d’un parti».
Selon le, maire de la commune de Ndiop par ailleurs vice-président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Omar Ba, contacté par la Rts, l’idée de couplage des législatives et de la présidentielle en 2024 est un avis personnel du député Seydou Diouf. Le responsable politique apériste (parti présidentiel) estime qu’il s’agit d’une personne engagée, un acteur politique qui donne son point de vue et non celui d’une institution ou d’un parti. Si la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» (Bby) avait une proposition à faire, elle allait le faire ans le cadre du dialogue national. Quant au Secrétaire exécutif du Groupe de recherche et d’appui à la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), Babacar Fall, estime que «est un ballon de sonde lancé par le pouvoir». Et si tel devrait être le cas, il pense que «ce serait un recul démocratique alors que le calendrier électoral doit être respecté». «Au nom de quoi devrait-on les coupler pour les tenir en février 2024 dans un Etat de droit démocratique qui se respecte ?», s’est-il interrogé. Convaincu que «l’argument d’élections législatives à mi-mandat, qui pourrait faire perdre au pouvoir sa majorité évoqué par l’auteur de la proposition ne saurait prospérer», il soutient que «si par extraordinaire ce serait le cas, une cohabitation serait un cas d’école intéressant pour notre expérience démocratique pour voir comment notre classe politique va gérer cette situation».
Pour lui, «l’expression du jeu démocratique commande la tenue des élections, quelles qu’en soient la nature, à date. C’est cela la règle et le report est l’exception. Un avis partagé par Moussa Diakhaté, le porte-parole de Bokk Guiss qui soutient que le contexte sanitaire liée à la propagation de la pandémie, qui recommande une synergie des forces, ne s’y prête pas et les priorités sont ailleurs». Reprenant les propos du chef de l’Etat qui a soutenu que «nous sommes en guerre contre la covid-19», il estime que compte tenu de la propagation exponentielle des cas de contaminations et de décès liés au coronavirus qui est allé crescendo durant cette deuxième vague, «tous ceux qui incarnent l’Etat et ses alliés qui l’accompagnent dans la gestion du pouvoir devraient s’atteler à rassembler les énergies».
Rappelant que «dans une démocratie qui se respecte, les élections se tiennent à date conformément au calendrier républicain», M. Diakhaté pense que «c’est une manœuvre de plus du régime qui, si elle aboutissait, porterait atteinte à la démocratie qui en prendrait un sacré coup». Mamadou Lamine DIEYE

Operations d’audit du fichier : les griefs du Gradec sur le processus électoral

http://lesoleil.sn/ Le Secrétaire exécutif du Groupe de recherche et d’appui à la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), Babacar Fall, réagissant à la récurrence du toilettage du fichier électoral après chaque scrutin majeur, a soulevé quelques griefs sur le processus électoral. S’il approuve la décision de l’Etat d’auditer à nouveau le fichier électoral ; dont la fiabilité n’est pourtant pas remise en cause, il déplore toutefois le recours permanent et quasi systématique aux opérations de lifting qui ont fini de perturber le calendrier électoral républicain dans un pays réputé démocratique.
Selon l’expert électoral Babacar Fall, l’audit du fichier électoral après chaque consultation électorale majeure et hors période de révision ordinaire des listes électorales système électoral a fini de plomber le système électoral. Et le report à deux reprises des élections territoriales a du coup prolongé le mandat des élus locaux expiré depuis juin 2019. Toutefois, « si leurs mandats continuent de courir jusqu’au 28 mars 2021 sur la base du nouveau texte issu de la saisine de l’Assemblée nationale par le gouvernement », il estime qu’« au-delà de cette date, si aucune disposition législative n’intervient, il faudrait considérer les mandats des conseillers municipaux et départementaux comme terminés ; les mettant dans une situation d’illégalité. Par conséquent, tous les actes qu’ils prendront seront nus et non avenus et don pas valables. Entres autres possibilités qui s’offrent à l’Etat, il estime que « le gouvernement peut, à l’expiration de cette date du 28 mars prochain, soumettre un autre texte à l’Assemblée nationale pour proroger leurs mandats par exemple jusqu’en octobre 2021, le temps pour les acteurs politiques de trouver un consensus sur le processus électoral ». En outre, il estime que « l’autre option pourrait être la dissolution des conseils territoriaux par le gouvernement et la mise en place de délégations spéciales pour gérer les collectivités locales jusqu’à la tenue des prochaines municipales et départementales ». Il rappelle que les 9 experts (4 auditeurs et 5 évaluateurs) sélectionnés par le cabinet Era et les ajustements apportés vendredi dernier par la Commission cellulaire du dialogue politique devraient permettre le lancement effectif des opérations d’audit du fichier électoral. Ainsi, les opérations d’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral pourront être terminées dans 120 jours ; soit 4 mois, pour qu’on puisse ensuite démarrer la révision des listes électorales. Ce qui pourrait permettre l’organisation des territoriales avant la fin de cette année (oct-nov-déc) date la plus probable.
Environ six opérations d’audit du fichier électoral ont été menés de 1999 à 2017 Les  conclusions du dernier audit sanctionné par une refonte partielle du fichier électoral, dont le rapport avait été déposé le 26 février 2018 veille des Législatives du 30 juillet 2018. Des audits qui ont relevé des marges d’erreurs marginales et qui n’ont pas fondamentalement remis en cause sa fiabilité pour la tenue d’élections fiables, régulières, inclusives et transparentes. Le double report des territoriales est dû à la longueur des travaux de la commission cellulaire du dialogue politique et la mise en œuvre tardive des Tdr et points de consensus sur l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral étaient des conditionnalités exigées par l’opposition. Mamadou Lamine DIEYE

LES CONTRE-VERITÉS D’ISMAÏLA MADIOR FALL PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Le tailleur de haute couture peut confectionner une camisole chic à son client principal mais il ne doit pas débiter des affirmations intentionnellement contraires à la vérité dans le but de légitimer le projet de suppression de Dakar
Dans son rôle de défenseur du président de la République, Ismaïla Madior Fall s’est prononcé le dimanche 31 janvier dernier à l’émission « Opinion » de Walf TV sur le projet de la suppression des villes après avoir observé une lâche omerta sur le 3e mandat présidentiel. Concernant la suppression des villes, il s’agit pour lui de parachever la réforme de la gouvernance initiée en 2013 par le président de la République, en mettant en place l’acte II de l’Acte III de la décentralisation. Après s’être laborieusement contorsionné dans une phraséologie politico-historique, celui qui se définit honteusement tailleur constitutionnel de haute couture du chef de l’Etat en arrive à dire pourquoi il est nécessaire de supprimer (même s’il répugne à employer le mot) les villes de Dakar, Guédiawaye et Pikine. Sa ville de Rufisque où il aspire à devenir maire ne présente pas la même incohérence territoriale que les localités précitées qui doit lui valoir une suppression. Aussi propose-t-il de dissoudre les communes d’arrondissement (Rufisque Est, Rufisque Nord, Rufisque Ouest) afin de restaurer la grande la ville de Rufisque, localité dont il rêve de devenir le premier magistrat aux prochaines locales. Pourquoi n’appliquerait-on pas alors la même chose pour Dakar en réduisant les communes d’arrondissement à cinq grandes et maintenir la ville de Dakar comme le préconise le grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop ?
Ainsi, pour Rufisque et Thiès, dont les territoires de la ville et du département ne coïncident pas, il est pertinent de permettre la cohabitation de la ville et du département. Laisser intactes les villes de Rufisque et de Thiès est fortement compréhensible pour le conseiller juridique de Macky puisque la majorité présidentielle est fortement présente dans ces deux localités et qu’une prochaine élection locale ne ferait que confirmer leur hégémonie dans ces deux localités. L’équation à une inconnue, c’est la ville de Dakar même si Taxawu Dakar de l’ex-maire Khalifa Sall y a perdu beaucoup de terrain depuis 2016. Beaucoup de maires élus sur la liste de Taxawu Dakar ont retourné leur veste du fait de leur nomadisme vers le camp présidentiel. On peut en citer entre autres Jean-Baptiste Diouf de Grand-Dakar, Alioune Ndoye de Plateau, Pape Seck des HLM, Santi Agne des Sicap-Liberté, Ousmane Ndoye de Fass/Colobane, Banda Diop de la Patte-d’oie, Moussa Sy des Parcelles assainies. Récemment Idrissa Diallo, très fidèle à Khalifa Sall, qui a tiré sa révérence, a été remplacé par un élu de la mouvance présidentielle. Un autre revers subi par Taxawu Dakar. En dépit de toutes ces défections, Macky doute toujours de sa force représentative à Dakar.
Et le seul moyen pour éviter un retour en force de Khalifa et compagnie lors des prochaines locales, c’est de supprimer la mairie de ville, quitte à violer le Code général des collectivités territoriales (CGCT) qui pourtant reconnait son existence. En effet, l’article 167 du CGCT ne souffre d’aucune ambigüité :  « La ville a le statut de commune… » Ce qui veut dire la ville, en tant que collectivité territoriale, est une personne morale de droit public disposant d’un statut juridique. Donc il est faux de soutenir que le CGCT, en dehors du département et de la commune, ne reconnait pas autre collectivité territoriale. Seulement, Madior et son client préfèrent couper l’arbre pour cueillir un fruit plutôt que de le secouer ou de grimper là-dessus.

Jacques Chirac n’est pas le premier maire de Paris

Pour faire triompher sa forfaiture, Ismaïla Madior est allé jusqu’à soutenir que le premier maire de Paris, c’est Jacques Chirac. Ce qui est une imposture. L’histoire de la mairie de Paris est assez mouvementée. Il faut reconnaitre tout de même que le premier maire de Paris élu par acclamation d’électeurs des 60 districts de Paris et de députés de l’Assemblée nationale, c’est Jean Sylvain Bailly. C’était le 15 juillet 1789, le lendemain de la prise de la Bastille. Jean Sylvain est précédé par Jacques de Flesselles, prévôt des marchands de Paris, assassiné le 14 juillet même. Ce dernier s’occupait de l’approvisionnement de la ville, des travaux publics, de l’assiette des impôts et avait la juridiction sur le commerce fluvial. Il était élu tous les deux ans et son rôle se rapprochait de celui d’un maire.
Selon le Sénat français, après la mort de Jérôme Pétion de Villeneuve, successeur de Jean Sylvain Bailly, le 27 juillet 1794, il n’y aura plus de maire de Paris jusqu’en 1848… Ensuite, il y a eu des maires désignés dans des circonstances particulières jusqu’en mars 1871. Il s’agit de Louis-Antoine Garnier-Pagès, préfet Haussmann, Etienne Arago, Jules Ferry. Ainsi, la loi du 5 avril 1884 dite « La grande charte républicaine de la liberté municipale » dispose que le maire est élu par le Conseil municipal dans toutes les communes sauf Paris la rebelle. Ainsi l’État administre directement la ville de Paris. Laquelle conservera ce statut exceptionnel pendant un peu plus d’un siècle. La Troisième République n’octroie l’autorité qu’au préfet de la Seine. C’est Valéry Giscard d’Estaing, élu président de la République française en 1974, qui rétablit finalement le statut de maire à Paris. Ainsi les 13 et 20 mars 1977, puis le 25 avec le vote des conseillers qui l’élisent, Jacques Chirac est élu maire de Paris par 67 voix sur 109. Il est le premier maire depuis 1871. Donc soutenir que Chirac est le premier maire de Paris relève d’une ignorance ou d’une manipulation de l’histoire pour légitimer la forfaiture sur la suppression de la ville de Dakar.

Comparaisons manipulatoires

Soutenir la même chose concernant les villes d’Abidjan et d’Accra (on pourrait y ajouter Yamoussoukro et Yaoundé) pour valider la suppression de la ville de Dakar, c’est procéder aussi à des comparaisons indues manipulatoires.
La création des districts d’Abidjan et de Yamoussoukro respectivement en 2001 et 2002 est historiquement liée au contexte de crise militaro-politique qui a secoué la Côte-d’Ivoire le 24 décembre 1999. La ville d’Abidjan est dirigée par un gouverneur de district nommé par le pouvoir central mais les maires des communes des dix communes d’Abidjan sont élus par leurs conseils municipaux respectifs. Aujourd’hui, les Abidjanais des années d’avant 2000 ne cessent de soutenir que la capitale économique du pays des Lagunes n’a pas connu une grande évolution depuis son changement de statut en 2001.
Affirmer que la ville d’Accra n’a pas de maire, c’est débiter des contre-vérités pour justifier une forfaiture. Le Ghana a un modèle de gouvernance locale qui convient parfaitement à sa démocratie. La ville d’Accra a bel et bien un maire appelé DCE « District chief executive ». C’est un chef politico-administratif qui agit comme chef exécutif et administratif avec un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Il est nommé par le président ghanéen et doit être approuvé par deux tiers de l’Assemblée métropolitaine d’environ 102 membres. L’Assemblée métropolitaine d’Accra est l’autorité politique et administrative de la ville d’Accra. Les deux tiers cette Assemblée sont des élus et un tiers nommé par le gouvernement. C’est le même modèle de gouvernance locale pour les 216 autres districts du pays.
Au Cameroun, lors du Grand dialogue national qui s’est achevé le 4 octobre 2019 à Yaoundé, l’une des neuf recommandations nées des discussions de la commission décentralisation et développement local est la suppression du poste de délégué du gouvernement, super maire nommé et assurant la tutelle des maires élus dans les grandes villes camerounaises. Parce qu’en réalité, ce poste de responsabilité est considéré comme un goulot d’étranglement de la gouvernance locale camerounaise, véritable frein à l’implémentation effective de la décentralisation inscrite dans la loi fondamentale du 18 janvier 1996. Avec l’entrée en vigueur, depuis le 24 décembre 2019, du Code général des collectivités territoriales décentralisées, les 14 délégués du gouvernement du Cameroun sont arrivés en fin de mission lors des élections municipales organisées le 9 février 2020. C’est ainsi que pour la capitale camerounaise, Luc Messi Atangana, militant du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) parti au pouvoir, a été élu le 3 mars 2020 super maire de la ville de Yaoundé. C’est la fin du règne des délégués gouvernementaux.
Dire péremptoirement que le premier maire de Dakar, c’est Mamadou Diop est une contre-vérité historique. Un an après l’indépendance du Sénégal, lors des élections municipales de 1961,  Joseph François Thiécouta Gomis est élu maire de Dakar. Il occupe ce poste jusqu’en 1964. Son prédécesseur, Amadou Lamine Guèye est élu maire de Dakar de 1945 à 1961. C’est en 1964, sous le régime de Léopold Sédar Senghor, que la loi N° 64-02 du 19 janvier 1964 institue pour la première fois un régime municipal spécial dérogatoire au droit commun. Il s’agissait du statut de la commune de Dakar que devaient suivre ceux des communes chefs-lieux de région. Le conseil municipal est élu, mais le maire gouverneur de la région, est nommé par l’exécutif, et par conséquent il assure concomitamment la gestion locale et centrale. Certes on pouvait voir, à travers cette situation, une régression de la gouvernance locale mais le faible niveau d’instruction qui caractérisait plusieurs maires à l’époque était un frein pour la gestion des finances locales et la bonne mise en pratique de la loi n°64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national. Et c’est ce qui expliquait la prudence du président Senghor de choisir des gouverneurs-maires qui feraient bon usage de cette loi sur le foncier.
Ismaïla Madior Fall, champion des réformes déconsolidantes et tailleur de haute couture, peut confectionner une camisole chic à son client principal mais il ne doit pas débiter des affirmations intentionnellement contraires à la vérité en s’adossant sur de pseudo-comparaisons dans le seul but de légitimer le projet de la suppression de la ville de Dakar. C’est le summum de l’indignité et de la malhonnêteté intellectuelles.sgueye@seneplus.com

AFFAIRE SONKO : LE CORED APPELLE À UNE ’’PLUS GRANDE RESPONSABILITÉ’’ DES MÉDIAS

Dakar, 9 fev (APS) – Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED) invite les médias à ’’faire preuve d’une plus grande responsabilité’’ dans l’affaire des accusations de viol portées contre le député Ousmane Sonko et à ’’éviter de relayer les appels à la violence’’.
Dans un communiqué transmis à l’APS, mardi, l’organe d’autorégulation dit constater ‘’avec regret que, dans l’affaire des accusations portées contre le député Ousmane Sonko, le travail de certains supports médiatiques est en porte à faux avec l’éthique et la déontologie du journaliste’’.
Le CORED signale que ‘’le site Leral.net a par exemple publié un contenu qui n’a rien à voir avec un traitement journalistique de l’information mais s’apparente plutôt à une attaque personnelle’’.
’’Sans préjudice des prérogatives du Tribunal des Pairs en matière d’autosaisine, le CORED appelle le site Leral.net, et l’ensemble des médias, à faire preuve d’une plus grande responsabilité dans le traitement de l’information et à éviter de relayer les appels à la violence’’’, mentionne le communiqué.OID/AKS

AFFAIRE OUSMANE SONKO : des organisations de droits de l’homme demandent le respect des procédures légales de mise en accusation et condamnent les scènes de violence

https://www.dakaractu.com/ Les organisations de droits de l’homme que sont Afrikajom Center, Amnesty International Sénégal (AIS), Forum social sénégalais (FSS), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et enfin la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits d’Homme (RADDHO) ont, dans un communiqué, demandé le respect des procédures légales de mise en accusation des représentants du peuple dans l’affaire Ousmane Sonko. En effet, ce dernier convoqué ce lundi 8 février 2021 à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale pour répondre d’une plainte pour viol, introduite par la dame Adji Sarr contre lui, a refusé de déférer à cette convocation au motif que son immunité n’a pas encore été levée par l’Assemble nationale.
Selon les organisations précitées en effet, la levée de l’immunité parlementaire d’un député obéit à une procédure légale bien claire qui est enclenchée par la saisine officielle du Bureau de l’Assemblée nationale par le Ministre de la Justice. Ledit Bureau se réunit alors pour décider de la suite à donner à la demande ministérielle.
« La convocation qui lui a été servie n’a donc pas respecté les termes de l’article 61 de la Constitution du 22 Janvier 2001, modifiée et des articles 51 et 52 du Règlement intérieur de l’Assemblée. Nos organisations tiennent à rappeler que le socle de l’Etat de droit est le respect par les différentes institutions de la République des procédures légales de mise en accusation des représentants du peuple. C’est par ce biais que s’affirme une Justice indépendante, impartiale et équitable qui inspire confiance aux citoyens et qui évite aux populations les scènes de violences constatées dans certains quartiers de la ville de Dakar le 08 février 2021 », ont rappelé ces diverses organisations.
Elles ont par ailleurs condamné les violences qui ont suivi cette affaire et ont exhorté l’État à veiller au respect par les autorités judiciaires des procédures légales prévues pour convoquer et entendre un député ; et d’instruire les forces de défense et de sécurité de faire preuve de retenue. Elles ont aussi demandé de la maitrise et de la pédagogie et de s’abstenir de tout usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l’ordre. Enfin, elles ont exigé à l’État de s’abstenir de toute immixtion dans les procédures judiciaires concernant des citoyens.

CHAUDE MATINÉE À BIGNONA, DEUX MANIFESTANTS ARRÊTÉS, L’ARMÉE DÉPLOYÉE

http://www.emedia.sn/ Après la série de manifestations notée hier, entre Dakar et certaines localités de l’intérieur du pays dont Ziguinchor et Louga, entre autres, la ville de Bignona, un des fiefs de l’opposant Ousmane Sonko, est entrée dans la danse, ce mardi matin, 9 février. La matinée y a été mouvementée. Le rassemblement à l’appel des soutiens du député et président du parti Pastef – Les Patriotes s’est transformée en guérilla urbaine, avec des pneus calcinés, la circulation bloquée et une intifada avec les forces de l’ordre.
Sur place, des commerces ont été fermés. Deux manifestants ont été d’ailleurs, arrêtés dont le responsable départemental du parti, Lamine Badji, actuellement à la Gendarmerie de Bignona, rapporte d’ailleurs Sud FM.
Une manifestation qui s’est faite en plusieurs actes. D’abord, les élèves ont été délogés par les militants de Pastef, paralysant le système scolaire.
Ensuite, les élèves renforçant le groupe de manifestants, délogent leurs autres camarades, brûlent des pneus sur la route, bloquant la circulation pendant quelques heures.
Enfin, devant la forte mobilisation des manifestants, l’Armée est venue en renfort, se déployant dans quelques points stratégiques, et sécurisant les stations d’essence avant de se retirer, laissant sur place les forces de l’ordre qui parviennent à disperser la foule.
La tension retombe mais elle reste tout de même latente, à Bignona, où les partisans de Sonko se disent déterminés à protéger leur leader accusé de viols répétés et menaces de mort par la masseuse, Adji Sarr, 21 ans, du salon ’’sweet beauté Spa’’.
Hier, la série de manifestations a conduit à l’arrestation d’une quarantaine de personnes. Cinq blessés sont également signalés. Dié BÂ

Le bureau de Douane de Bignona incendié

https://www.dakarmatin.com/ Les manifestants à Bignona se sont attaqués au bureau de Douane de Bignona. Un véhicule a été calciné, le bâtiment incendié. Les sapeurs-pompiers sont appelés à la rescousse pour circonscrire le feu

Bignona affrontement entre forces de l’ordre et les militants de pastef

https://www.dakarmatin.com/ Après la série de manifestations notée hier, entre Dakar et certaines localités de l’intérieur du pays dont Ziguinchor et Louga, entre autres, la ville de Bignona, un des fiefs de l’opposant Ousmane Sonko, est entrée dans la danse, ce mardi matin, 9 février.La matinée y a été mouvementée.Le rassemblement à l’appel des soutiens du député et président du parti Pastef – Les Patriotes s’est transformée en guérilla urbaine, avec des pneus calcinés, la circulation bloquée et une intifada avec les forces de l’ordre.
Sur place, des commerces ont été fermés. Deux manifestants ont été d’ailleurs, arrêtés dont le responsable départemental du parti, Lamine Badji, actuellement à la Gendarmerie de Bignona, rapporte d’ailleurs Sud FM.
Une manifestation qui s’est faite en plusieurs actes. D’abord, les élèves ont été délogés par les militants de Pastef, paralysant le système scolaire.
Ensuite, les élèves renforçant le groupe de manifestants, délogent leurs autres camarades, brûlent des pneus sur la route, bloquant la circulation pendant quelques heures.

Bignona : Sit-in des femmes devant la préfecture pour réclamer la libération des jeunes arrêtés

A Bignona, des dizaines de femmes se sont rassemblées devant la préfecture pour réclamer la libération des jeunes arrêtés lors des manifestations de ce matin. Ces derniers qui ont bloqué la route nationale et mis le feu à certaines artères de la ville, continuent de protester contre la convocation de leur leader Ousmane Sonko, président du parti Pastef mis en cause dans une affaire de viol.

Aliou Sané menace sans cligner le président : Que Macky Sall ne crée pas les conditions pour brûler ce pays! »

https://www.dakaractu.com/ Le Coordonnateur du mouvement Y’en A Marre, Aliou Sané, a déclaré cet après-midi à sa sortie de chez Ousmane Sonko, après un long échange avec l’opposant et député accusé de viol, que ces accusations seraient une stratégie mise en place par le gouvernement pour liquider un adversaire. Il a notamment fait allusion aux cas des arrestations de Karim Wade et de Khalifa Sall. Une situation quasi-similaire à celle que prend la tournure de l’affaire Sonko et de ce supposé viol. Ce qui à ses yeux, ressemble à une accusation purement politique, au point qud l’activiste a proféré des menaces en direction du président de la République. Il s’est directement adressé au chef de l’État qu’il appelle à reculer dans sa démarche, avant de regretter tout acte qui pourrait avoir des retombés néfastes pour tous : «  que Macky Sall ne crée pas des conditions pour brûler ce pays… »

Assemblée nationale : le bureau et la conférence des présidents convoqués

https://www.dakarmatin.com/ Le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents sont convoqués pour ce jeudi. Dans la convocation, il est juste marqué que la réunion a pour ordre du jour le « calendrier de travail pour l’examen des affaires en instance ». Mais, selon nos informations, il sera question du processus concernant la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko. Par ailleurs, on nous signale que les manifestations se poursuivent toujours à Bignona.

Accusations contre Ousmane Sonko, « une affaire privée »OU  « un complot lâche, odieux et minable » ourdi au plus haut sommet de l’Etat ?

La multiplication des manœuvres intempestives et provocatrices du Président Macky Sall dans tous les domaines de la vie nationale, suscite une indignation et une révolte grandissantes au sein de l’opinion. Qu’il s’agisse de la soudaine relance unilatérale, inexpliquée et contreproductive des opérations militaires en Basse Casamance, ou du bradage léonin  et prédateur des ressources foncières nationales (y compris l’emprise de l’ancien aéroport de Dakar Yoff), ou encore de la gestion dépendante, incompétente et autoritaire de la crise multidimensionnelle consécutive à la pandémie à Coronavirus, tout prouve l’incapacité manifeste de son gouvernement à résoudre les problèmes vitaux du pays et à répondre aux réelles attentes des citoyens.
Or, c’est dans ce contexte de crise généralisée, que le Président de la République poursuit obstinément son plan machiavélique de liquidation de l’opposition patriotique et démocratique, par un recours systématique au bâton et/ou à la carotte, à la violence sans restriction (institutionnelle, physique, policière, judiciaire) ainsi qu’à la corruption sous toutes ses formes. Cependant, la dernière provocation contre Ousmane Sonko, président du parti PASTEF, dépasse toutes les bornes tant par sa grossièreté que son cynisme et sa gravité. En effet, le ridicule des accusations brandies n’a d’égal que l’évidente illégalité de la procédure suivie pour convoquer ou interpeler un député, de surcroît en cours de session parlementaire !
Aussi, le président de PASTEF est-il dans son droit le plus absolu d’exiger ni plus ni moins que le respect de la loi par la levée préalable de son immunité parlementaire, avant de déférer à quelque convocation que ce soit. Pendant ce temps, les partisans du Prince se pavanent, libres comme le vent, qu’il s’agisse des détourneurs de l’argent public, des trafiquants de drogue et de faux billets ou des corrompus et autres  prédateurs en tous genres
C’est pourquoi nous tenons à dénoncer et à condamner fermement le complot ourdi par la clique au pouvoir, une manœuvre irrémédiablement vouée à l’échec. Tant il est vrai que de tels abus de pouvoir ne sauraient être tolérés par la plupart de nos concitoyens, d’ores et déjà spontanément et massivement mobilisés pour exprimer leur indignation et leur colère face à un procédé inacceptable, tout à la fois arbitraire, brutal et indigne. Et ces gens- là sont prêts à toutes les ignominies, jusqu’à chercher à fabriquer des ‘’preuves’’, jusqu’à exercer un chantage criminel menaçant la vie d’un bébé prématuré de moins de deux mois juste pour forcer sa maman à se dédire ! Il est sûr cependant que, « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (Constitution de l’an I de la République française, Article 35).
Par conséquent, nous adressons une mise en garde solennelle au Président Macky Sall sur les conséquences incalculables qui pourraient résulter de son entêtement puéril à prétendre réduire à néant les véritables forces de l’alternative patriotique, démocratique et panafricaniste au Sénégal. Nous lançons un appel à tous les patriotes et démocrates du pays, aux forces politiques, sociales et citoyennes à l’unité, à l’organisation, à la mobilisation et à la lutte pour barrer la route aux fossoyeurs de la République, à leur système de dépendance, de pillage et d’injustice, afin de frayer la voie pour un autre Sénégal, dans une Afrique de dignité, libre, unie et prospère  : telle est la vision incarnée par Ousmane Sonko, telle est aussi la nôtre.Dakar, le 9 février 2021, Mohamed SALL/ MRDS                 Dialo DIOP/ RND               Madieye MBODJ/ Yoonu Askan Wi

Me Khoureychi Ba, avocat de Sonko : «Ce dossier est d’une vacuité extraordinaire»

https://www.dakarmatin.com/ Me Koureychi Bâ fait partie du pool d’avocats qui défend Ousmane Sonko. Dans ce bref entretien avec iGfm, il explique l’objet de la correspondance qu’ils ont envoyée au commandant de la brigade de recherche de la gendarmerie et donne son avis sur le dossier.

Quel était l’objectif visé pour la correspondance envoyée au commandant de la Brigade de Recherche ?

L’objectif de la correspondance c’était de lui rappeler le dispositif constitutionnel et la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, tous relatifs au statut du député, notamment à l’immunité parlementaire. Et que la convocation  qu’il avait envoyée le samedi pour le lundi 8  février était totalement  en déphasage et en rupture par rapport à l’équilibre voulu par le législateur. Il lui fallait  donc revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire au respect des  dispositions là. On lui a montré le chemin.

C’était donc pour faire respecter la procédure en la matière ?

Il fallait  respecter ces dispositions, sans lui rappeler ce que disaient ces dispositions. Car il est sensé les connaître, c’est un officier de police judiciaire. Et nous avons fait ampliation au procureur de la  république et Monsieur le président de la chambre d’accusation. Le procureur est le chef des enquêteurs. Le président de la chambre d’accusation est leur juge.
C‘est lui qui juge les abus et excès des Officiers de police judiciaire (Opj) qui peut même mettre fin à leur carrière ou les suspendre.

Et vous avez obtenu gain de cause..

Tout est rentré dans l’ordre. Malheureusement cette convocation inopportune a créé des vagues et suscité les évènements que nous avons vécus. Que nous déplorons. C’était inéluctables. C’est les risque qu’on encourt en violant les dispositions légales.

Cela vous rassure-t-il que l’officier judiciaire, censé connaître la procédure en la matière, emprunte une telle voie ?

L’officier de police judiciaire c’est quelqu’un qui n’est pas obligé d’exécuter les ordre quand  il sait que ces ordres sont en rupture avec la loi. Personne ne peut  exécuter un ordre manifestement illégal. Quand on vous demande d’aller interpeller Monsieur Sonko dans ces circonstances, parce qu’une convocation c’est une interpellation, je pense qu’ils sont assez bien formés pour opposer leur refus. Les citoyens ont des droits et devoirs et il faut être exigeant sur leur respect, c’est ce qui valide les  procédures. On ne peut pas continuer, au Sénégal, de marcher sur les Droits des gens d’une telle manière.
Heureusement que tout est rentré dans l’ordre, ils ont compris qu’il fallait passer, dans ce cas précis, par l’Assemblée nationale et solliciter la levée de l’immunité qui sera faite certainement. On n’en doute même pas. Dès qu’il s’agit d’Ousmane Sonko, dans cette assemblée nationale monocolore, où il ne compte pas que des amis, la résolution sera votée. Et il l’a dit, dès que ce sera voté, à l’heure suivante s’il le convoque il va déférer allègrement à la convocation.

Avez-vous des nouvelles des militants de Sonko interpellés ?

Malheureusement au moment où je vous parle, nous n’avons pas encore les échos (Ndlr : l’entretien a été fait dans la nuit du lundi) Effectivement, les partisans ont été arrêtés en grand nombre, on ne sait pas si la meilleure solution est d’unifier les procédures à partir de ces arrestations. En tout état de cause, le parti de Sonko est en train de faire le point. S’il nécessite d’urgence l’assistance d’avocats, nous prendrons les  dispositions idoines pour les assister.

Que pensez-vous de ce dossier, l’accusation de viol présumé dont fait l’objet votre client ?

C’est un dossier d’une vacuité  extraordinaire, un dossier qui a été  monté à la hâte et très mal. Je pense qu’un scénariste moyen de petit film à l’eau de rose, un film de Bollywood, en rirait. Ce n’est pas très sérieux, pas très rigoureux, l’accusation est très bancale et je doute que des gens sérieux puissent investir leur énergie dans la poursuite d’un tel dossier, au risque de se décrédibiliser au risque d’entacher  durablement l’image du Sénégal. c’est un dossier qu’il faut arrêter tout de suite  si on va vraiment jusqu’à solliciter les honorables députés pour la levée de l’immunité  parlementaire de leur collègue Ousmane Sonko, parce qu’ils ne sont mus que par la haine, ils vont causer un grand tort aux sénégalais, à l’image de notre pays. Parce que la poursuite de cette affaire va receler énormément de désagréments pour nous tous, mais surtout pour les auteurs de cette cabale sans nom.Youssouf SANE

Cheikh Tidiane Dieye : «le procédé est vil, cruel et haineux, la méthode indigne»

https://www.dakarmatin.com/ Le soutien des responsables de l’opposition à Ousmane SONKO continue d’affluer, surtout après les émeutes notées ce lundi.
Le leader de la Plateforme « Avenir Senegaal Bi Nu Begg », qui a également élevé la voix, dénonce « l’utilisation de moyens immoraux déployés contre des adversaires politiques afin de salir leur réputation et leur honorabilité ». Selon Cheikh Tidiane DIEYE,   le président Macky SALL est responsable de toutes ses dérives.
« La plateforme Avenir Senegaal Bi Nu Begg exprime son indignation totale face au complot  abject qui se déroule sous nos yeux pour discréditer, humilier  et pire, détruire Ousmane SONKO. Le procédé est vil, cruel et haineux, la méthode indigne de notre démocratie, de nos traditions et croyances.  Le président Macky SALL doit savoir qu’en se cachant derrière l’Etat pour détruire toute opposition démocratique et républicaine, il fera face, inéluctablement à une peuple angoissé, sans perspectives d’avenir et qui n’a plus rien à perdre », fulmine Cheikh Tidiane DIEYE.
Poursuivant, il « appelle toute l’opposition sénégalaise à serrer les rangs et à organiser la résistance pour faire face à Macky SALL ».

Mouhamet Ngoty Thiam, responsable APR : «j’ai honte…si Me Wade avait fait ça à Macky…»

https://www.dakarmatin.com/ Tous les membres de l’Alliance pour la république (APR) ne sont pas d’accord avec la procédure enclenchée contre le leader de PASTEF. Responsable dudit parti et coordinateur du mouvement politique « Macky moniou doyy » horizon 2019, Mouhamed Ngoty THIAM se dit scandalisé par ce qui se passe au Sénégal depuis hier. Selon lui, c’est indigne d’une démocratie.
« Ce que je vois depuis hier me fait honte. Quand le président Abdoulaye WADE s’en prenait à Macky SALL, j’étais là présent. J’ai fait à ses côtés face à l’injustice. J’ai fait face au régime de Me WADE avec toutes sortes de sacrifices. C’est exactement la même chose qui se passe aujourd’hui. Et le Sénégal devrait le dépasser depuis longtemps », fulmine le responsable politique de Biscuiterie.
Poursuivant, Mouhamed Ngoty THIAM n’hésite pas à accuser certains de ses camarades de parti qui seraient derrière les agissements du régime contre Ousmane SONKO. « Tout cela c’est à cause de l’entourage de Macky SALL. Ce sont des gens comme Mammouth SALEH, le stockiste que je connais bien, le président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakkar, Aymérou GNIGUE et d’autres qui sont derrière cette affaire. Et ça ce n’est pas bon pour le président Macky SALL. On le traite de tous les noms d’oiseau. Nous, en tant que responsables du parti, on a honte », se désole cet « apériste » proche de Mimi TOURE.WALF

Moussa Sy : “Les arguments de Sonko ne reposent sur rien du tout.Il doit être courageux”

https://www.dakarmatin.com/ Revenant sur le présumé viol dont la masseuse Adji Sarr accuse Ousmane Sonko, le maire des Parcelles assainies, Moussy Sy qui a rejoint la mouvance présidentielle, soutient que le leader de Pastef manque de courage et doit arrêter de mêler Macky Sall et les gens du régime à cette affaire de mœurs.

Guy Marius Sagna : « si Sonko avait trompé ses deux épouses…»

https://www.leral.net/ L’activiste Guy Marius Sagna est formel : l’affaire Ousmane Sonko n’est rien d’autre qu’un complot pour abattre un adversaire politique comme Macky Sall a abattu Karim Wade et Khalifa Sall. Car, avance-t-il, «même si Sonko avait trompé ses deux épouses, c’est aux femmes de Sonko de régler cela avec lui dans un premier temps. Et au peuple sénégalais de le régler dans un deuxième temps en disant est-ce qu’il vote pour Sonko ou pas ».
« Le président Macky Sall n’a pas à se substituer aux femmes de Sonko et au peuple sénégalais. Depuis quand le président Macky Sall se soucie-t-il des intérêts des épouses de Sonko et de la morale des candidats qui sollicitent le suffrage des sénégalais lui qui a radié injustement Sonko et dilapide et brade quotidiennement nos ressources? », a fulminé ce membre du Frapp, dans une note reçue.
Aux Sénégalais, Guy Marius Sagna avertit : « Quand Macky Sall m’a injustement fait convoquer pour « fausse alerte au terrorisme » à la gendarmerie, dès que je suis entré à la gendarmerie, je ne vous ai revus qu’un mois après à ma sortie de prison de Rebeuss. Je soupçonne que dès sa convocation à la gendarmerie, nous ne reverrons Sonko qu’après les élections. C’est au peuple sénégalais de déjouer le complot national de Macky Sall et des autres jouisseurs qui nous servent de président de la république, de députés, de ministres… ».
A l’en croire, c’est au peuple sénégalais de déjouer ce « complot du capital international, français en particulier, en alliance avec les jouisseurs de nos ressources qui nous servent d’élus », qui cherche par tous les moyens possibles et imaginables à empêcher la réalisation d’un Sénégal souverain, démocratique, sociale, populaire dans une Afrique souveraine et unie.
« Ousmane Sonko est un des porteurs de ce nouveau Sénégal dans cette nouvelle Afrique, qui peut continuer la mission interrompue des Sankara, Olympio, Lumumba, Modibo, Cabral…Macky Sall et sa bande cherchent à empêcher cette mission historique d’émancipation portée notamment par Sonko en le liquidant politiquement et au besoin physiquement », a conclu l’activiste.

Les «Patriotes», en mode résistance!

https://www.dakarmatin.com/ L’atmosphère a été tendue dans la matinée d’hier, lundi 08 février, à la Cité Keur Gorgui où réside le député Ousmane Sonko, et sur quelques artères de Dakar dont la Vdn et les abords de l’Université Cheikh Anta Diop. Pour cause, les partisans du président du parti Pastef/Les Patriotes, visé par une convocation de la Section de recherches de la gendarmerie à laquelle il a refusé de déférer, se sont regroupés en masse aux alentours du domicile de leur leader, dans une sorte de bouclier humain. Du coup, ils se sont frottés pendant des heures aux forces de l’ordre, venues les disperser sous prétexte d’interdiction de tout rassemblement en temps de Covid-19. Bilan des affrontements : des blessés notés de part et d’autre, plusieurs véhicules incendiés dont un de la police, des motos caillassées.
Au lendemain de la sortie du leader de Pastef-Les Patriotes refusant de déférer à la convocation qui lui a été servie par la Section de recherches de la gendarmerie, relativement à une affaire de mœurs impliquant sa personne, des dizaines et des dizaines de militants et sympathisants, secondés par certains activistes comme Guy Marius Sagna de Frapp et autres, se sont mobilisés devant le domicile d’Ousmane Sonko à la Cité Keur Gorgui, tôt le matin.
Très déterminés, ils se sont érigés en bouclier pour leur leader, ancien candidat sorti troisième à la dernière présidentielle. Très vite, la tension est montée devant chez Sonko où les «Patriotes» étaient engagés à organiser la « résistance » contre toute potentielle action policière. Ce qui devait arriver arriva alors, dans un contexte marqué par l’interdiction des rassemblements à cause de la propagation de la maladie à Covid-19. La police a débarqué sur les lieux pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes. Du coup, la ruelle qui longe la devanture de la maison du chef de file de Pastef-Les Patriotes a été transformée en principal théâ tre des opérations.
Les militants et sympathisants ont riposté en jetant des pierres. Des blessés ont été alors notés de part et d’autre. Plusieurs véhicules ont été de même incendiés dont un de la police, des motos caillassées et l’Auchan de Sacré-Cœur vandalisé, entre autres dégâts. Le siège du Prodac estlui aussi saccagé, et un véhicule incendié devant la porte de la structure par les manifestants. Même le domicile de Mahmoud Saleh, directeur de cabinet politique du chef de l’Etat, subit les foudres des affrontements. Les forces de l’ordre, dont des renforts du BIP, ont réussi à disperser les protestataires, avant de faire le pied de grue devant le domicile d’Ousmane Sonko.
Acculés, les manifestants convergent alors vers la Voie de dégagement Nord qui est barrée par des pierres et autres, mais aussi vers l’Université Cheikh Anta Diop et certains quartiers avoisinants. Une petite guérilla urbaine s’organise alors avant que les forces préposées au maintien de l’ordre ne parviennent à éteindre le feu, de part et d’autre. C’était le retour à la normale, après toute une matinée de heurts entre les partisans d’Ousmane Sonko et les forces de l’ordre.

L’OPPOSITION S’ÉRIGE EN BOUCLIER DE SONKO KHALIFA SALL ET TAXAWU SENEGAAL EN CROISADE : NON A TOUTE INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE

Pour sa part, Taxawu Senegaal et Khalifa Sall ont vivement condamné « les violences policières contre les militants et sympathisants de Pastef venus témoigner leur soutien à leur leader » hier, lundi. Dans une note transmise à la presse, le camp de l’ancien maire de Dakar a tenu à faire savoir que « Les accusations portées contre Ousmane Sonko ne doivent pas être l’occasion d’un acharnement judiciaire ». Et tout rappelant que « Ousmane Sonko conteste ces accusations », Taxawu Senegaal a appelé « à respecter sa présomption d’innocence, son immunité parlementaire et plus généralement les droits dont bénéficie toute personne accusée ». Pour finir, Taxawu Senegaal a mis en garde le régime de Macky Sall, « habitué à utiliser la justice pour liquider ses adversaires, contre toute instrumentalisation de la justice dans cette affaire comme cela a été le cas contre Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall ». Dans la foulée, Taxawu Senegaal a dénoncé « les fuites organisées en violation du secret de l’enquête » et a relevé que « La justice doit identifier et sanctionner les commanditaires et les auteurs de ces violations intolérables ».

MAMADOU LAMINE DIALLO, DEPUTE DETEKKI : «C’est un contre-feu pour masquer la faillite de la lutte contre Covid-19»

Mamadou Lamine Diallo, député et patron du mouvement Tekki, ne cautionne pas la convocation d’Ousmane Sonko, encore moins son implication dans cette affaire de mœurs en question. Aussi a-t-il tenu à faire savoir que : « Le Mouvement des Femmes a obtenu la criminalisation du viol. Utiliser cet acquis pour salir et éliminer un opposant est d’une gravité extrême confinant à la haute trahison en cas de complot ou de cabale, même si c’est un contre-feu pour masquer la faillite de la lutte contre la Covid-19 et le chômage des jeunes». A charge, le député fait savoir dans la foulée que « Macky Sall a inauguré l’ère de la chasse aux opposants pour installer la dictature de la Famille Faye Sall : ses armes étaient jusqu’ici de nature financière associées aux parrainages corrompus ». Et de poursuivre : « Sous le constat de son engagement patriotique, il faut défendre l’honorabilité du député Ousmane Sonko, Président de Pastef. Tekki a vécu dans sa chair, la disparition de son coordonnateur Moussa Ndiaye. Nous savons ce qu’est un complot ». Aussi conclut-il : « Vive la mobilisation patriotique pour la démocratie et les libertés. Tenez bon, compagnons de Pastef-Les Patriotes ! ».

LE FRN DENONCE UNE«DICTATURE RAMPANTE» : «L’objectif visé est de réduire l’Opposition à sa plus simple expression»

Pour le Front de résistance nationale, dans cette affaire, «L’objectif visé est de réduire l’Opposition à sa plus simple expression ». Dans une déclaration en date d’hier, le coordonnateur du front Mouhamadou Moctar Sourang relève : « Avant-hier, c’étaient les cas de Karim Wade et de Khalifa Ababacar Sall, accusés d’enrichissement illicite ou de détournement de deniers publics. Tous les deux ont été livrés à la vindicte populaire, emprisonnés et/ou exilés, par l’utilisation de la justice pour la liquidation d’adversaires politiques. Hier, c’était au tour respectivement d’Abdoul Mbaye et de Bougane Dany Guèye, vilipendés comme des malpropres, soi-disant impliqués dans des affaires non conformes à la moralité.
Aujourd’hui, c’est Ousmane Sonko qui se voit indexé pour une supposée affaire de mœurs ». Et de poursuivre : « Le Frn ne peut que s’indigner avec la dernière énergie devant cette stratégie manifestement déroulée pour tenter d’affaiblir et liquider politiquement et socialement des adversaires politiques, en foulant aux pieds toute considération d’ordre éthique. On le sait, l’objectif visé est de “ réduire l’Opposition à sa plus simple expression ». Par suite, le Frn qui dénonce une « dictature rampante » a tenu à mettre en garde « le régime en place pour lui signifier qu’il ne saurait demeurer indifférent face à de telles ignominies et d’arrêter la judiciarisation de la vie politique ».

THIERNO BOCOUM, PRESIDENT DU MOUVEMENT AGIR : «Le procureur de la République est devenu un danger pour la démocratie»

L’ancien député Thierno Bocoum est formel : « Convoquer un député tout en ignorant les dispositions combinées des articles 61 de la Constitution et 58 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, est un acte grave posé par le procureur de la République. Et ce n’est pas la première fois ». Se prononçant sur l’affaire Ousmane Sonko, le président du Mouvement Agir s’est voulu catégorique/ Pour lui, « Le procureur de la République est devenu un danger pour la démocratie. Ses décisions, illégales, et sa posture de récidiviste montrent qu’il préfère mettre la loi en dessous des volontés politiques de sa hiérarchie ». Et de certifier que « Le trouble à l’ordre public devrait être opposé aux agents de l’Etat qui violent les lois et créent des situations de tensions. Ousmane Sonko est un député du peuple qui a des droits consacrés dans la charte fondamentale de notre pays ». Au final, l’ancien député Thierno Bocoum a fait savoir que c’était pour lui « un devoir de lui avoir apporté, ce matin (lundi matin-ndlr), mon soutien fraternel, amical et patriotique ».

ACCUSATIONS CONTRE SONKO, RESPECT DELA LOI : Y’en a marre met en garde Serigne Bass

Le mouvement Y’en a marre met en garde le procureur de la République contre toute violation des droits du leader de Pastef-Les Patriotes et député Ousmane Sonko. Dans une déclaration transmise à la presse, le mouvement s’est vivement insurgé contre la tournure des évènements dans cette affaire. Aussi, son texte note-t-il : « Y en a marre constate depuis ce matin (lundi matin ndlr) une forte présence policière devant le domicile de Monsieur Ousmane Sonko, président du parti Pastef, et un début de répression violente suivie d’arrestations de militants et sympathisants de ce dernier. Le mouvement met en garde les autorités étatiques contre toute instrumentalisation de notre pouvoir judiciaire à des fins politiciennes, dans le dossier judiciaire opposant Monsieur Ousmane Sonko à une citoyenne sénégalaise ». La déclaration relève par suite : « En sa qualité de député du peuple, M. Sonko bénéficie d’une immunité parlementaire qui astreint l’autorité judiciaire à se conformer à des dispositions prévues par la loi, pour l’auditionner ». Pour autant, le mouvement Y en a marre dit engager le Procureur de la République « à faire cesser sans délais ce processus qui constitue une attaque inacceptable à notre État de droit ».SEYNABOU BA (STAGIAIRE) ET MD

Pastef : La coordination du Japon va «prendre en charge tous les frais de massage thérapeutiques» de Sonko

https://www.dakarmatin.com/ La coordination Pastef du Japon ne reste pas indifférente à la situation que vit son leader Ousmane Sonko, qui risque d’être poursuivi pour une affaire de viol. Suite à une réunion, ladite coordination annonce dans un communiqué reçu, qu’elle « a décidé de prendre, maintenant, en charge tous les frais de massages thérapeutiques du président Ousmane Sonko pendant au moins une année afin qu’il poursuive, correctement, ses séances de massage comme son médecin lui a indiqué à l’institut Coréen de massage » renseigne le communiqué en date du 08 février dernier.

«La parole d’Adji Sarr compte aussi»-Collectif pour la promotion et la protection des droits des femmes

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, le Collectif pour la promotion et la protection des droits des femmes s’est exprimé sur l’affaire qui oppose Ousmane Sonko et Adji Sarr.
«Suite aux accusations de Mme Adji Sarr contre M. Ousmane Sonko pour des faits de ‘viols répétés et de menaces de mort’, le Collectif pour la promotion et la protection des droits des femmes et des filles s’indigne du traitement partisan qui est fait de cette affaire, compte tenu des charges lourdes qui pèsent sur le présumé auteur. Le collectif condamne fermement le déséquilibre et le parti pris flagrant», fait savoir le document.
Le collectif rappelle que «tout comme l’accusé est présumé innocent, conformément aux principes généraux qui guident toute procédure pénale, la plaignante mérite des égards et protection de par la loi. Madame Adji Sarr doit donc, dans cette affaire, jouir de tous ses droits, notamment l’accès à une justice équitable».
«Nous avons malheureusement constaté que l’attention est plus tournée vers le présumé auteur que vers la présumée victime, et que des tentatives de décrédibilisation de sa parole vont même jusqu’à porter atteinte à sa dignité», s’indignent les défenseurs des droits des femmes.
Ils rappellent «que nous sommes dans un Etat de droit et qu’aucun statut, social, économique, professionnel ou politique ne doit être au-dessus de la loi» et estiment qu’il «est inconcevable que Mme Sarr subisse ce lynchage médiatique qui nuit à sa sécurité physique et à sa santé mentale. La parole des plaignantes doit être écoutée et entendue, quel que soit le métier qu’elles exercent ou le milieu d’où elles viennent».
Pour terminer, le collectif fait savoir que les «crimes sexuels sont les principales atteintes à la dignité des femmes et les auteurs sont le plus souvent dans une grande impunité, à cause de la persistance d’une ‘culture du viol’».
En leur qualité de militantes, en contact permanent avec les victimes de violences sexuelles, elles demandent «que l’affaire soit élucidée en toute transparence, conformément aux lois et règlements en vigueur»

Sortie des militantes féministes en faveur de Adji Sarr : le Réseau Siggil Jigéen se démarque

https://www.pressafrik.com/ Le Réseau Siggil Jigéen, qui lutte pour la promotion et la protection des droits des femmes au Sénégal, apporte des précisions suite à la sortie mardi 9 février, via un communiqué, du Collectif pour la promotion et la protection des droits des femmes et des filles s’indignant de la manière dont l’affaire Ousmane Sonko est traitée par les médias. La présidente Safiétou Diop précise que « ses 18 organisations membres ne sont en aucun cas concernées de près ou de loin par ce communiqué qui n’engage que ses auteurs », dans un communiqué
L’organisation invite ainsi, « les personnes impliquées dans le combat partisan à respecter l’image de la société civile acquise de haute lutte par 03 générations de femmes et d’hommes patriotes et citoyen-ne-s, engagés pour la dignité et la justice au service du peuple sénégalais ».
Et appelle « toutes les organisations de la société civile à continuer le combat pour la défense de l’intégrité physique et morale de toutes les femmes à chaque fois que des faits avérés l’exigent ».
Mais, rappelle-t-elle, « dans le respect des principes et valeurs partagées de la nation sénégalaise pour un pluralisme respectueux des différences et une forte démocratie ».
Pour rappel, dans une note publiée mardi via la presse en ligne, le Collectif pour la promotion et la protection des droits des femmes et des filles a condamné « fermement le déséquilibre et le parti pris flagrant, en l’occurrence par des militants de Pastef dans l’affaire de mœurs qui entache leur leader politique Ousmane Sonko ».
Ses membres avaient tenu à attirer l’attention estimant que « tout comme l’accusé est présumé innocent, conformément aux principes généraux qui guident toute procédure pénale, la plaignante mérite des égards et protection de par la loi. Mme Adji Sarr doit donc, dans cette affaire jouir de tous ses droits notamment, d’accès à une justice équitable ».

INCENDIE CHEZ MAMADOU MAMOUR DIALLO  : UNE ENQUÊTE OUVERTE, LA PISTE CRIMINELLE PRIVILÉGIÉE

Louga, 9 fév (APS) – Une enquête a été ouverte après l’incendie, lundi, à Louga, d’un des domiciles du leader du mouvement “Dolly Macky”, Mamadou Mamour Diallo, a appris l’APS de source autorisée.
La thèse de l’incendie volontaire est privilégiée dans le cadre de cette enquête, qui vise à déterminer les causes de ce sinistre qui a provoqué quelques dégâts matériels.
“C’est vers 16h12mn que mon jeune frère m’a appelé pour dire que la maison est en train de brûler. Quand je suis arrivé sur les lieux, il y avait beaucoup de fumée et les flammes commençaient à prendre de l’ampleur. Je suis entré dans la chambre pour faire sortir ma grand-mère âgée de 110 ans”, a expliqué Babacar Diallo, un membre de la famille.
Selon lui, le feu s’était d’abord déclaré dans le salon avant de s’étendre à d’autres pièces de la maison.
Les flammes ont consumé complètement le mobilier de la salle de séjour, détruisant également les climatiseurs, des réfrigérateurs et d’autres matériels électroniques.
“A mon arrivée, j’ai senti une forte odeur d’essence, ce qui me laisse penser que cet incendie est volontaire. Heureusement que nous avons réussi à maîtriser le feu avant l’arrivée des sapeurs-pompiers qui sont venus avec du retard”, a-t-il rassuré.
Selon Babacar Diallo, les membres de la famille “ne se sentent plus en sécurité” et demandent aux autorités administratives et policières de veiller à leur protection et celle de leurs biens.
“Nous allons certainement porter plainte contre X, même si jusque-là Mamour Diallo n’a encore pris aucune décision”, a-t-il annoncé.SK/ASG/BK

Affaire Ousmane-Adji Sarr  : le mari de la propriétaire de «Sweet Beauté» et la deuxième masseuse parlent

https://actusen.sn/ La Section de Recherches a auditionné l’époux de la propriétaire du salon de massage “Sweet Beauté”. Sur les faits présumés de viol, ce dernier, dans des propos repris par ‘’L’Observateur’’ a confié aux enquêteurs, qu’il était dans la maison pendant la séance de massage. Mais, précise-t-il, il n’avait entendu ni cri ni appels au secours de Adji Sarr. La deuxième masseuse, Mame Bâ, a été aussi entendue par les gendarmes. Elle a confirmé qu’à un certain moment elle a quitté la cabine de massage, laissant seuls Adji Sarr et Ousmane Sonko.

Entre infiltration des pages Facebook et des groupes WhatsApp  : la Dic et la Cybercrimalité interpellent 51 partisans d’Ousmane Sonko

https://actusen.sn/ La Division des investigations criminelles (Dic) et la Cybercriminalité sont de plain-pied dans la traque aux partisans d’Ousmane Sonko. La preuve, explique ‘’SourceA’’ dans sa parution de ce mercredi, au moins, 51 personnes ont été interpellées.
Ces deux entités, informent toujours nos confrères, ont, joué un rôle crucial dans la capture des présumés casseurs, lors des manifestations d’avant-hier. Pour ce faire, la Cybercriminalité et la Dic n’ont rien laissé au hasard.
Entre infiltration des pages Facebook et des groupes WhatsApp et photos de présumés auteurs d’actes de vandalisme, ils surfent sur toutes les pistes pouvant permettre à des arrestations.

 «Amicale» à l’UCAD : un étudiant sérieusement blessé à l’arme blanche.

Encore des violences à l’Université Cheikh Anta Diop en marge des renouvellements des amicales d’étudiants. Un étudiant a été grièvement blessé par arme blanche, nous indique-t-on à Dakaractu. La victime serait dans un piteux état ajoute la même source.
Ces violences en marge de renouvellement des amicales sont monnaie courante au sein de la population estudiantine. Pour rappel,  ml’Assemblée de l’Université en 2017, à la suite de graves actes de violence, avait suspendu le renouvellement de ses instances, qui comme les syndicats, fédère la pensée des étudiants d’une faculté donnée.
Toutes les personnes identifiées comme auteurs de violence sur le campus pédagogique avaient été poursuivies et traduites devant les instances de discipline compétentes en la matière.

Guirassy chez Ousmane Sonko ce matin : «Cette élimination systématique des opposants n’est pas une bonne chose pour le gouvernement»

https://www.dakaractu.com/ Le député Moustapha Guirassy est venu soutenir son collègue Ousmane Sonko ce matin, au lendemain des manifestations de ses partisans, à son domicile sis à la cité Keur Gorgui. Dakaractu s’est entretenu avec lui à sa sortie de cette visite de courtoisie.
Selon lui, le leader accusé de viol est dans un bon état d’esprit.
Il a touché quelques mots en ce qui concerne la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko.
Guirassy déclare que cela ne serait pas du tout « conforme » et que cela ressemble effectivement à un complot dans le but d’éliminer un opposant redoutable.
Il poursuit « Je m’adresse aux collègues de la majorité, cette élimination systématique des opposants n’est pas une bonne chose pour le gouvernement », avant de souligner que les propos qu’il a tenus vont dans le sens d’un appel à la sérénité.  « Il faut être inintelligent pour refuser de voir la réalité en face.  »
Le député Guirassy en parfaite concordance avec sa fonction, a parlé au nom du peuple. « On condamne la violence et un appel à l’insurrection, mais depuis longtemps Sonko est pris pour cible, le problème c’est comment les choses ont pu en arriver là.  »
Très neutre dans sa position, le député n’a pas essayé de prendre parti, mais il est manifestement confus de la tournure prise par les événements. Il soutient que lui personnellement condamne tout acte de violence perpétré, mais estime néanmoins que « c’est le peuple qui s’est manifesté de manière spontanée… »

Affaire Sonko : «Macky Sall veut liquider un adversaire politique gênant pour avoir les coudées franches en 2024»(Responsable Pastef/Ziguinchor)

https://www.dakaractu.com/ Après Dakar, les partisans de Pastef/Les Patriotes de Ziguinchor sont entrés dans la danse. Réunis autour de Alassane Diédhiou, responsable départemental de Ziguinchor, ils ont tenu un point de presse ce lundi après-midi au siège du parti. Les Patriotes de Ziguinchor, à l’image de leur leader, ont déversé leur bile sur le régime en place…

La honte, la désolation, le désespoir… La vraie farce Par Ndiapaly GUEYE

Que voulons-nous au juste ? Pourquoi tant de pratiques ignominieuses, de bas-étages, obscures continuent de perdurer au Sénégal. Pourquoi la politique au Sénégal, au lieu d’enoblir, abrutit. Au lieu de protéger les citoyens, les détruit. Au lieu de les instruire, les prive le droit de savoir. Au lieu de les enrichir, les appauvrit. Au lieu de les nourrir, les affame. Au lieu de les abreuver, les assoiffe. Au lieu de les sécuriser, les livre à eux-mêmes. Au lieu de les libérer, préfère restreindre leur liberté. Au lieu de les accompagner jusqu’au parachèvement de leurs projets, préfère les abandonner en cours de route. Au lieu de les soigner, les laisse agoniser. Au lieu de les informer sur la gestion de leurs propres ressources,   préfère le leur cacher.
Le SÉNÉGAL est le pays où conscientiser son peuple, est un véritable délit. On tombe toujours sous le coup de TROUBLE À L’ORDRE PUBLIC. INCITATION À LA RÉBELLION. Tous les signes avant-coureurs d’une véritable dictature sont bien visibles. La restriction des libertés individuelles : le droit d’aller et venir, de parler par peur d’être sous-écoute, de se réunir,   bref tous les ingrédients sont là réunis pour réussir à mettre en place leurs projets fallacieux d’une tortuosité sans pareille comparée à celle de leurs devanciers.
Face aux innombrables opportunités (pétrole, gaz, zircon, produits halieutiques, or, fer, phosphate, foncier) qui s’offriront bientôt à nous, ne serait-il pas plus judicieux pour nos chers gouvernants d’impliquer les SÉNÉGALAIS dans cette manne financière qui pourrait faire d’eux de richissimes citoyens. La réussite politique de tout gouvernement se situe dans cet aspect et non dans le choix des multinationales et leurs gouvernements à s’accaparer de tout.
En regardant Sonko s’exprimer hier soir chez lui pour balayer d’un revers de la main des accusations de cannivaux qui ne méritaient vraiment pas de fouetter un cafard, j’ai versé des larmes en pensant à feu Mamadou Dia Mawdo. Le 17 décembre 1962, Dia sera victime de gros mensonges de sénégalais encagoulés, l’accusant d’un coup d’état contre Senghor. Il sera jeté en prison jusqu’à ce que cécité s’en suivit. Cheikh Anta Diop, subira aussi le même sort, en le privant de liberté et d’enseignement dans les universités. Sonko, subira-t-il le même sort que ses références. On ne peut pas arrêter la mer avec ses bras. OUSMANE Sonko est une réalité incontournable. Il faudra faire avec lui. Wait and see!, journaliste indépendant email :  ndiapalygueye@yahoo.fr

Enquête Adji Sarr : la disparition ou l’anonymat physique et en ligne savamment orchestré

https://www.pressafrik.com/ Adji Sarr est définitivement sortie de l’anonymat. L’accusatrice de l’opposant Ousmane Sonko est dénichée de l’ombre aussitôt après plus rien. A part sa plainte à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, aucune information ne filtre sur la fille. Sa vie sur les réseaux sociaux, son quartier, ses amies, subitement tout est introuvable. D’après les recherches menées par PressAfrik en ligne, ses comptes WhatsApp, Facebook, Instagram ont été tous désactivés il y a quelques jours. L’anonymat physique et en ligne ou la disparition de la masseuse a été bizarrement orchestrée minutieusement et des dispositions prises afin que tout soit minutieusement verrouillés.
Elle se nommerait Adji Sarr et serait âgée de 20 ans. La jeune fille est officieusement masseuse de profession. Originaire de Djiffer, dans la région de Fatick (le fief du président de la République). Elle a accusé le leader de Pastef de «viols répétitifs avec arme à feu et menaces de mort ».
PressAfrik tente de démêler les choses sur l’identité de Adji Sarr, son adresse, ses fréquentations et toute information pouvant renseigner sur le profil psychosocial de la fille. Mais depuis le déclenchement de l’affaire. Rien.
De fausses identités, des adresses bidons, photos et vidéos sont distillées et partagées sur les réseaux sociaux. Ce qui intrigue dans cette histoire, c’est que le rituel des filles victimes de viol n’est pas respecté. Ce cas est si suspect que le coaching est de haut vol et dépasse même les organisations de la société civile de défense et de promotion des droits de la femme.
La rédaction de PressAfrik a travaillé avec des journalistes spécialistes des technologies pour retrouver l’identité numérique de Adji Sarr. Là aussi, mystère total. Tout a été soigneusement désactivé, supprimé ou dissimulé. Selon les experts avec qui on a travaillé, il n’y a que deux explications plausibles de cet anonymat et disparition savamment orchestrée. «Soit l’identité révélée est fausse ou bien des pros se sont occupés à tout effacer, à brouiller radicalement les pistes sur la fille».
Cette affaire de viol présumé défraie la chronique. Un flux important d’articles est noté. Toutefois, ils sont pour la plupart brodés de contradictions. Ou simplement c’est une exploitation de conjectures, de rumeurs et de discussions sur les réseaux sociaux. Pour le moment, il y a peu d’informations fiables sur Adji Sarr. Les journalistes qui jouent au gorge profonde dans cette affaire citent des sources du côté de la Section de recherche. Or pour beaucoup ces gendarmes sont accusés à tort. Il serait quand même étonnant qu’un enquêteur ou un agent assermenté travaillant sur le dossier puisse facilement donner des informations aussi capitales que graves pour le dossier.
A cet stade de l’enquête et par rapport aux manifestations violentes notées ce lundi et attribuées aux militants d’Ousmane Sonko, la disparition organisée de Adji Sarr pourrait être compréhensible. Cela se justifierait par une volonté de veiller à la sécurité physique de la supposée victime.
PressAfrik ne lâche pas l’affaire et vous reviens avec plus de détails aussi inquiétants que détonants. Salif SAKHANOKHO

Levée de l’immunité parlementaire : l’histoire des députés sénégalais victimes de cette procédure

http://lesoleil.sn/ Le Bureau et la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale sont convoqués, jeudi prochain, pour information sur la levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Ousmane Sonko, objet d’une plainte pour « viols et menaces de mort ». Lesoleil.sn a saisi le prétexte pour revenir sur les différents cas de procédures de levée de l’immunité parlementaire enclenchées contre des députés de la République.
Au cours d’une déclaration de presse faite, dimanche, chez lui à la Cité Keur Gorgui, le leader du parti Pastef (opposition), Ousmane Sonko, a annoncé son refus de déférer à la conversation de la Section de recherches de la Gendarmerie nationale suite à une plainte déposée par une masseuse, Adja Sarr (21 ans), invoquant ainsi son statut de député. Mais, la levée de son immunité parlementaire est enclenchée par le ministère de la Justice à travers le parquet qui a saisi l’Assemblée nationale. D’ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a déjà convoqué les membres du Bureau et ceux de la Conférence des présidents, ce 11 février, pour la suite à donner à cette affaire qui continue de défrayer la chronique. Il est, toutefois, à signaler qu’Ousmane Sonko n’est pas le seul député à faire l’objet de procédure de levée de l’immunité parlementaire dans l’histoire politique récente.

Khalifa Sall, dans la « Caisse d’avance »

En effet, la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall fait partie des procédures qui ont le plus attiré l’attention de l’opinion. Cité dans l’affaire dite de la Caisse d’avance à la Ville de Dakar et incarcéré, depuis début mars 2017, l’immunité du député socialiste a été levée, le 25 novembre de la même année. A l’issue d’une séance plénière chahutée, 125 députés contre 27 ont voté le rapport d’une commission parlementaire préconisant cette levée. Celle-ci a ainsi ouvert la voie à un long feuilleton judiciaire à l’issue duquel il sera condamné, le 30 mars 2018, à une peine de 5 ans de prison ferme et 5 millions de francs Cfa d’amende pour « escroquerie de deniers publics et de faux en documents administratifs ». Mais, il sera élargi de prison, suite à une grâce présidentielle signée, le 29 septembre 2019.

Barth et l’affaire Ndiaga Diouf

Avant l’ex-édile de Dakar, un de ses plus proches collaborateurs, Barthélémy Dias, a été victime de cette même procédure. En effet, vendredi 11 novembre 2016, l’Assemblée nationale lève, lors d’une session sans débat, l’immunité du député-maire de Mermoz-Sacré-Cœur. Les députés de la 12ème Législature, favorables aux conclusions de la commission had hoc, dirigée par Moustapha Diakhaté, ont majoritairement (62 voix, 14 contre et 4 abstentions) « dépouillé » le maire de Mermoz-Sacré-Cœur cité dans une affaire de meurtre à l’encontre de Ndiaga Diouf suite à une attaque violente à main armée survenue, le 22 décembre 2011, dans la mairie de Mermoz Sacré-Cœur. Prenant la parole avant le vote, Barthélémy Dias demeure toujours dans sa position. « Je vous invite à lever mon immunité parlementaire sans débat», lançait-il à ses collègues.
Il sera condamné, le 16 février 2017, à deux ans de prison dont six mois ferme pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et détention illégale d’armes sans autorisation ». Cette peine de prison étant quasiment couverte par la durée de sa détention provisoire, de décembre 2011 à mai 2012, « Barth’» est donc ressorti libre du Palais de justice. À l’audience, qui s’était tenue fin janvier, le procureur avait requis contre lui une peine de 10 ans d’emprisonnement.

Oumar Sarr, Ousmane Ngom et Baldé « dépouillés » par la Crei

Jeudi 10 janvier 2013, l’immunité parlementaire de trois députés du Parti démocratique sénégalais (Pds) est levée à la suite d’une requête du procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Il s’agit, en effet, d’anciens membres du Gouvernement libéral, Oumar Sarr (ancien ministre de l’Urbanisme et actuel coordinateur du Pds, Abdoulaye Baldé (ancien ministre des Mines) et Ousmane Ngom (ancien ministre de l’Intérieur). Tous ont été poursuivis dans le cadre de la traque des biens mal acquis.

Moussa Tine « emporté » par les marteaux de Talla Sylla

A noter que sous l’ère Me Abdoulaye Wade (2000-2012), des cas de levée de l’immunité parlementaire ont également été notés à l’Assemblée nationale. Et les plus marquants restent ceux de Moussa Tine et d’Alacaly Cissé. L’affaire Moussa Tine fait partie de cette multitude d’affaires qui sont venues se greffer à celle qui continue de défrayer la chronique et qui avait pour objet l’agression de Talla Sylla dans la nuit du 5 au 6 octobre dernier. Arrivés sur le lieu d’évacuation du blessé, à savoir l’hôpital Principal de Dakar, Moussa Tine s’était posé des questions troublantes quant à la présence du ministre-chef de cabinet du président de la République et avait, dans une intonation dubitative, cherché à établir un rapport entre la présence suspecte de Papa Samba Mboup et l’agression de Talla Sylla. Se sentant diffamé, le ministre-conseiller du président de la République avait, par le biais de son avocat Me Ciré Clédor Ly, saisi le procureur de la République d’une plainte en diffamation contre Moussa Tine. Mais, avant de saisir le parquet du tribunal correctionnel de Dakar, Me Ly et son client avaient directement saisi le bureau de l’Assemblée nationale dans l’objectif de voir le député Moussa Tine dépouillé de son immunité afin de l’attraire devant la juridiction pénale.
Quant à son collègue Alcaly Cissé (rappelé à Dieu, le 29 septembre 2019 à Djeddah, en Arabie Saoudite), il avait lui-même demandé la levée de son immunité après été accusé d’escroquerie dans une affaire qui remonte en 1989. « Tout ce dont on m’accuse est faux, et j’ai écrit une lettre pour demander qu’on lève mon immunité », avait déclaré Alcaly Cissé, précisant qu’il n’était pas encore député à cette époque. En le privant de son privilège, ses collègues de la majorité avaient donc entendu se départir de la solidarité de parti pour le laisser se défendre devant la juridiction pénale d’actes dont il est présumé coupable et dont il devra répondre.

Procédure encadrée

La levée de l’immunité parlementaire d’un député obéit à une démarche bien encadrée. En plus clair, pour que la procédure soit enclenchée, il faut que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, saisisse l’Assemblée nationale d’une lettre accompagnée d’un document argumenté par le procureur de la République près la Cour d’appel. C’est ainsi que le bureau se réunit et décide de la suite à donner à la requête. Elle peut émettre un avis défavorable, autrement dit un refus.
Maintenant, si la requête est approuvée, une commission sera mise sur pied. Elle sera composée de 11 membres dont 8 députés de la majorité, 2 de l’opposition et 1 non aligné. Après quoi, le député visé doit être entendu par la commission adoptée avant la tenue d’une plénière qui décidera de son sort. L’article 52 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit que « la Commission doit entendre le député intéressé, lequel peut choisir, comme défenseur, un de ses collègues. Lors des débats ouverts par l’Assemblée nationale, en séance plénière, sur les questions d’immunité, peuvent seuls prendre la parole, le Président, le Rapporteur de la Commission, le Gouvernement, le député ou son défenseur et un orateur contre ».
Après l’étude sur le fond, une autre plénière sera ensuite convoquée, cette fois-ci, sur les recommandations de la commission ad-hoc. L’Assemblée peut alors estimer qu’il n’y a pas matière à lever l’immunité parlementaire du député incriminé. Il peut aussi décider d’ôter la couverture parlementaire. Dans ce cas, la levée de l’immunité est automatique. Le député peut donc faire l’objet de poursuite ou d’arrestation dans les secondes qui suivent. La procédure peut durer 8 jours. Salla GUEYE

Bruno d’Erneville : “Macky Sall, le bouchon a été trop poussé et la goutte d’eau va déborder”

https://senego.com/ Le Président du Parti pour l’Action Citoyenne (PAC), Bruno d’Erneville, et sa coalition Jotna avaient averti le président de la République, Macky Sall, sur la traque des opposants notée depuis son accession au pouvoir. D’après lui, le bouchon a été trop poussé et la goutte d’eau va déborder.

Proportions dangereuses…

“Nous avions craint une surenchère dans la traque des opposants après le dernier remaniement ministériel et cette affaire de mœurs qui touche Sonko semble nous donner raison. Il s’agit d’un différend en principe privé mais il prend des proportions dangereuses en ce qu’il touche ici un leader de premier plan arrivé dans le trio de tête à la Présidentielle 2019”, déclare Bruno d’Erneville.

Eléments à charge…

Selon le leader du PAC, il sait que notre justice est ataviquement inéquitable en ce qu’elle permet à de grands criminels pris en flagrant délit de rester libres tout en mettant tous les moyens  y compris de manière illégale comme l’a prouvé la cour de la CEDEAO dans l’affaire Khalifa Sall ou celle de Karim Wade  pour trouver des éléments à charge contre les principaux opposants.

Combat inégalitaire…

A l’en croire, le peuple devra désormais arbitrer ce combat inégalitaire et comprendre que son avenir est en jeu. En effet, s’il accepte la disparition des opposants, il se donne pieds et poings liés à une nouvelle dictature. “Le peuple est le vrai dépositaire de notre souveraineté et c’est lui qui au final doit préserver ses acquis par tous les moyens légitimes”, lance-t-il.

TAS aux juges et aux forces de l’ordre : Mesurez le poids de vos responsabilités”

https://senego.com/Sur sa page Facebook, ce mardi, Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs, faisant allusion à l’affaire Ousmane Sonko, rappelle aux fonctionnaires de la justice, forces de l’ordre et de défense leurs missions régaliennes, surtout dans une “République bafouée”.
“Aux fonctionnaires de la Justice, aux forces de l’ordre et de défense, à tous les citoyens qui servent nos institutions et notre démocratie, vous êtes les derniers remparts d’une République bafouée, piétinée par des fossoyeurs.
Mesurez le poids de vos responsabilités. Servez notre cher pays en conscience et en vérité. Ne laissez pas les digues s’effondrer ! L’histoire sera un juge impitoyable pour ceux qui trahissent leurs serments.À bon entendeur..››

Manifestants torturés : Pastef interpelle Macky

Nous, PASTEF-les patriotes, informons l’opinion nationale et internationale des cas de maltraitance et de torture perpétrés sur des jeunes du parti, arrêtés dans la journée du lundi 08 février 2021, par les forces de l’ordre, devant Ousmane SONKO.
En effet, suite aux différentes visites effectuées toute la journée, par les responsables de notre parti, les victimes nous ont toutes affirmé faire l’objet de maltraitances et d’actes de torture durant leur garde à vue, qui se poursuit à ce jour.
Nous demandons à Macky Sall l’arrêt immédiat des sévices corporels ainsi que la libération immédiate et sans conditions de nos militants venus pacifiquement témoigner leur soutien Président Ousmane SONKO dans le complot honteux ourdi contre lui.
Nous en informons le Comité sénégalais des droits de l’homme, la RADDOH, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme et Amnesty International pour que ces actes, contraires aux lois de notre pays et aux convention délai.
Nous attirons l’attention sur les cas Mohamed Ndoye qui a passé toute la journée du 09 février 2021, menotté, mains au dos, sans audition et Mohamed Thiam blessé à l’épaule par balle et interdit de soins.
Tous ces faits ont été constatés par nos avocats pour que nul n’en ignore.
La dictature ne passera pas. Stop aux traitements inhumains et dégradants.Fait à Dakar, le 09 février 2021Le Comité de Pilotage (COPIL)

PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 10/02/2021

JEUX DE CARTES – Excès et symboles…

Bignona a pris le relais hier des manifestations violentes en soutien à Ousmane Sonko. Des barricades, des casses, des chants et des cris…de guerre. Beaucoup de dégâts comme à Dakar lundi. Une situation déplorable qui fait forcément peur dans une région en proie à un “conflit de basse intensité” depuis presque quarante ans. Soutiens symboliques pour Sonko originaire de la localité, mais soutiens aussi violents qui peuvent le desservir et servir d’arguments à ceux qui dénoncent déjà un “appel à l’insurrection”. La visite du mouvement “Y en a marre” chez le leader de Pastef est aussi symbolique et peut bien peser lourd au niveau de l’opinion ici et ailleurs. En attendant une éventuelle levée de son immunité parlementaire, une audition et un procès, Ousmane Sonko est en train de ratisser large pour un front contre ce qu’il qualifie de “comploteurs”. C’est en de pareilles circonstances qu’on se rend compte qu’une justice indépendante, qui n’est pas inféodée au pouvoir, est d’une importance capitale pour tous. Dommage, la justice sénégalaise s’est beaucoup discréditée en agissant avec parcimonie. Elle donne l’impression de ne pas être équitable, de ne pas être indépendante. Voilà ! Dame justice défigurée, si moche, est exposée. Qui lui fait confiance ? Elle nous expose à tous les excès. On assiste à des excès qui pouvaient bien être évités.

Miim Reew

Bignona entre en rébellion

Bignona a pris hier le relais de Dakar et de Ziguinchor. Pour protester contre la «complot » ourdi contre leur leader, les militants et sympathisants de Pastef du Département de Bignona ont voulu tenir un sit-in. Mais leur manifestation a été réprimée par la gendarmerie. Il s’en est alors suivi des échauffourées entre patriotes et gendarmes. Les manifestants qui ont brûlé des pneus ont bloqué la circulation pendant un bon bout de temps. Il a fallu l’intervention de l’Escadron de la Gendarmerie de Ziguinchor et de l’armée pour disperser les manifestants. Cette manifestation a occasionné, d’après nos sources, un blessé du côté des manifestants et des dégâts matériels enregistrés au siège de Sonatel, à la station Total, au bureau des douanes saccagés et des véhicules incendiés. Les gendarmes ont interpellé des manifestants et les deux responsables de Pastef à Bignona, en l’occurrence Bakary Richard Diémé et Lamine Badji. Ce qui a entraîné une colère noire des femmes du bois sacré qui sont sorties pour se rendre à la Gendarmerie et exiger la libération des deux responsables de Pastef. Nos sources renseignent qu’ils ne vont pas tarder à être relaxés. Toutefois, les femmes du bois sacré se sont repliées dans leurs lieux de prières pour faire des rites.

Garde à vue prolongée pour les jeunes de Pastef

La garde à vue des jeunes de Pastef, interpellés ce lundi pour destruction de biens appartenant à autrui, trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée, a été prolongée hier. Pour cause, toute la journée de ce mardi, les enquêteurs ont passé leur temps à visionner les images provenant des caméras de surveillance pour confondre les accusés. En plus de cela, ils ont auditionné des témoins. C’est seulement au terme de l’enquête qu’ils vont être déférés devant le procureur qui risque de les envoyer en instruction pour démoraliser les troupes de Sonko qui seraient tentées de reproduire ce qui s’est passé dans les rues de Dakar il y a deux jours. Selon des sources de «L’As», les jeunes arrêtés devraient être rejoints par d’autres, étant donné que les policiers ont identifié les potentiels casseurs à travers leurs identités sur Facebook. Ils ont été pistés à travers leurs positions radicales et leurs appels à l’insurrection sur les réseaux sociaux.

Psychose Covid-19 à Sonam Assurances

Le groupe Sonam Assurances du milliardaire Diouldé Niane est dans l’œil du cyclone. Le Directeur de la boîte, Mamadou Diop, et les employés ne parlent pas le même langage. A l’origine du problème, le boss veut que 5 parmi les 20 agents testés positifs au coronavirus reprennent le service malgré les risques que cela comporte. Selon des sources de «L’AS», l’un d’entre eux a même contaminé sa mère. Contacté au téléphone, Mamadou Diop a déclaré que «l’information n’est pas vraie» sans donner de détails. Mais «L’AS» est en mesure de vous dire que des travailleurs de groupe au nombre de 20 tels que le directeur financier, les comptable A.Nd, D.D, M.F (aide comptable), É.D (comptable), A.N (agent recouvrement), B.S (comptable), A. Bassène (producteur), A.T (comptable), M.C (comptable), M.Nd. (archiviste), S.N (agent d’entretien), Ch.C (électricien), M.S (coursier), M.N et M.S ont tous chopé le virus. Parmi tout ce beau monde, «L’AS» affirme également sans risque d’être démenti que le patron n’en a rappelé que cinq en l’occurence : M.S, H.Th, M.C, M.S et S.Nd.

100e anniversaire d’Amadou Makhtar Mbow

Le 20 mars prochain, Amadou Mahtar Mbow va souffler sa centième bougie. Son centenaire sera fêté à travers un grand colloque qui va réunir d’éminents intellectuels pour rendre hommage à ce TrésorHumain Vivant. A ce propos, un comité de célébration du centenaire de l’ancien ministre, Directeur général de l’UNESCO, Président des Assises nationales et Président de la Commission nationale de réforme des institutions, est mis en place pour l’organisation de l’évènement. D’ailleurs ce comité annonce la tenue d’un colloque international et le vernissage d’une exposition qui seront consacrés à la vie et l’œuvre du Pr Amadou Makhtar Mbow, le 20 mars au Musée des Civilisations Noires. Mais à cause de la pandémie, les activités se dérouleront en mixte, présentiel et webinaires. Le Colloque traitera des trois thèmes à savoir : Amadou Makhtar Mbow l’Éducateur émérite, le Visionnaire, et la permanence d’un engagement politique et citoyen.


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