Revue de presse du Mercredi 09 Septembre 2020

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Mercredi 9 septembre…1 décès supplémentaire, 58 nouveaux cas et 34 en réanimation

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 de ce mercredi 9 septembre 2020… Sur 1317 tests effectués, 58 sont revenus positifs. Il s’agit de 36 cas contacts suivis, 1 importé (AIBD) et 21 issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répertoriés dans les communes ou quartiers suivants : Kaolack (2), Almadies (1), Bignona (1), Dakar Plateau (1), Diamniadio (1), Maristes (1), Mbour (1), Niarry Tally (1), Nord Foire (1), Mbao (1), Ouakam (1), Ouest Foire (1), Richard Toll (1), Rufisque (1), Sangalkam (1), Saint Louis (1), Yeumbeul (1), Thiès (1), Yoff (1) et Ziguinchor (1).
Le Directeur de la Prévention du ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 88 patients qui étaient sous traitement, 34 cas graves et 1 décès lié à la covid-19 .
À ce jour le Sénégal compte 14. 102 cas déclarés positifs dont 10. 176 guéris, 293 décédés et donc 3. 632 sous traitement.

L’UEMOA prépare un nouveau pacte de convergence.

https://www.financialafrik.com La Commission de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) soumettra un nouveau projet de pacte de convergence en décembre 2020 à la décision du Conseil. C’est la principale décision prise le 3 septembre 2020 lors de la dernière réunion du conseil des ministres de l’organisation, sous la présidence du ministre des finances du Togo, Sani Yaya, président du conseil des ministres de l’UEMOA … Albert Savana

L’adoption de l’Eco renvoyée aux «calendes africaines»

https://www.financialafrik.com Le vieux projet de la monnaie unique si cher du moins officiellement à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) verra-t-il enfin le jour ? La question reste posée chaque que le processus est évoqué, que ce soit entre les chefs d’Etat de la région, ou dans le monde de la finance.
Réuni de nouveau ce lundi 7 septembre à Niamey, le sujet a encore été au centre des discussions entre les chefs d’Etat qui ont «remarqué» un nouveau report de la mise en œuvre du projet. Cette dernière avait été annoncée pour juillet 2020. «L’Eco en tant que monnaie scripturale ou fiduciaire ne pourra pas voir le jour avant une période de trois à cinq ans. Pendant cette période, bien évidemment, nous continuerons d’utiliser le franc CFA, qui est une bonne monnaie, appréciée de tous et surtout des pays voisins », a déclaré Alassane Ouatarra, le président ivoirien qui a vite fait d’occuper les médias sur le sujet dès son retour à Abidjan dans la soirée du lundi.
Dans le fond, les pays de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Zmao) sont en retard des critères de convergence, à l’inverse de ceux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui avaient privilégié la piste d’une transformation du franc CFA en Eco Nephthali Messanh Ledy

Covid-19/UEMOA : La BCEAO a injecté plus de 5 000 milliards FCFA pour sa 24ème opération d’open-market

Les injections de liquidités réalisées dans des conditions exceptionnelles imposées par la crise sanitaire sans précédent liée à la Covid-19 dans la zone UEMOA par la BCEAO se sont poursuivies ce 7 septembre 2020.
Comme à l’accoutumée, la Banque centrale a ouvert ses deux guichets de refinancement aux banques commerciales de l’Union pour cette première semaine de ce nouveau mois.
Au total, ce sont 5 077milliards FCFA de liquidités qui ont été prêtés aux banques au taux d’intérêt fixe de 2%, dont 3 377 milliards FCFA via le guichet de refinancement à une semaine et 1 700 milliards FCFA à partir du guichet de refinancement à un mois.
Cet appel d’offres simultané de la Banque centrale a concerné 87 banques commerciales sur le guichet de refinancement d’une semaine et 43 banques sur celui de refinancement d’un mois.
Les deux plus importants secteurs bancaires de la zone, à savoir la Côte d’Ivoire et le Sénégal, se taillent la part du lion avec des montants de refinancement respectifs de 1 404 milliards FCFA et de 838 milliards FCFA.
Les liquidités reçues par les autres de l’Union sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Résultat global de l’injection de liquidités à taux d’intérêt fixe de 2% du 7 septembre 2020

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=F0FA2426-8EFE-4668-886D-ED384318D90B    Source : BCEAO, calcul de l’auteur
Dr Ange Ponou 

Bénin : Romuald Wadagni met les points sur les “i” à propos de la dette

https://www.financialafrik.com Honoré à nouveau par la Banque Mondiale à travers son indice d’évaluation de la transparence en matière de gestion de la dette publique dans les pays éligibles au financement IDA, le Bénin est sous le feu des projecteurs. Répondant aux nombreuses questions sur le sujet, le Ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, est précis dans ses réponses : “le Bénin a eu la note maximale, pour faire plus simple, disons 20/20, pour 7 des 9 critères évalués ; ce qui le propulse à la tête de ce classement pour l’ensemble des 76 pays évalués au niveau mondial”.
Un tel triomphe n’est pas sans soulever des questions tant de la part des autres pays africains que de l‘intérieur même du Bénin où l’opposition brandit à tort et à raison le spectre d’un risque d’endettement massif.
Faut-il le rappeler, cette distinction des institutions de Bretton Wood, s’inscrit dans une sorte de suite logique. Déjà en octobre 2019, le Bénin a obtenu une reconnaissance pour la bonne qualité de la gestion de la dette publique, à travers le prix Global Markets 2019 du « Meilleur gestionnaire de dette souveraine en Afrique subsaharienne », lequel a été décerné au pays en marge des Assemblées Annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. “Toutes ces distinctions consacrent le travail minutieux que nous faisons pour mettre la dette au service du développement de notre pays”, rappelle le ministre qui sait néanmoins, mieux que quiconque, que les attentes immédiates des populations béninoises en particulier et africaines en général portent sur la création des emplois et l’amélioration d’un quotidien alourdi par les incertitudes du COVID-19.
Aussi, le passage du pays de Patrice Talon dans la catégorie recherchée des pays à revenu intermédiaire (PRI), un événement historique, devrait, pour se concrétiser, se ressentir dans le quotidien du béninois ordinaire.

Sur la question du risque d’endettement, la réponse de Wadagni coule de source :

« En matière d’endettement, il faut se poser des questions simples comme  : Que veut-on faire avec la dette ? Quel est l’intérêt à payer (le coût de la dette) ? Quelle est sa durée de remboursement ? Cette durée de remboursement est-elle compatible avec ce que l’argent va servir à faire ?
Sur ce que la dette va faire, il est impératif que la dette serve à faire quelque chose de tangible. Et le financier de conclure qu’à ce jour, toutes les analyses de la Banque Mondiale et du FMI montrent que la dette du Bénin est viable.
Toutefois, indique le ministre, «nous ne devons pas nous satisfaire de ces résultats élogieux obtenus au plan de la dette. Nous maintiendrons la rigueur et la transparence dans la gestion de la dette pour des résultats encore plus grands ».

Afrique du Sud : la croissance s’effondre de 51% au second trimestre

https://www.sikafinance.com C’est un de ces records que l’on voit très rarement parlant de la performance économique d’un Etat. L’économie sud-africaine a accusé une lourde chute de 51% de son PIB au terme des trois mois du second trimestre 2020 ! L’annonce a été faite par l’agence nationale des statistique, StatsSA.
L’on savait l’Afrique du Sud en proie à des convulsions, éprouvée par une crise énergétique qui prive régulièrement la première économie industrielle du continent d’une énergie vitale. Mais c’était sans compter la pandémie de la Covid-19 qui a mis à l’arrêt le pays durant quasiment 8 semaines, des mesures de confinement considérées comme parmi les plus strictes au monde ayant été imposées pour tenter de contenir la propagation d’un virus devenu incontrôlable.
Le pays qui comptabilise plus de 13 000 décès dû au virus dénombrait ce 7 septembre près de 640 000 cas dépistés depuis le début de la pandémie.
Selon des informations de Reuters quasiment tous les secteurs vitaux de l’économie ont été impactés, hormis l’agriculture. L’on apprend ainsi que l’activité dans l’exploitation minière a ainsi accusé une baisse de 73% entre avril et juin, quand dans la construction et l’industrie l’on enregistrait des replis respectifs de 76,6% et 75% sur la période.
L’économie qui est sur la reprise depuis le mois de juin devrait, selon les prévisions, achever l’année sur une récession de 7%.Jean Mermoz Konandi

Puy-de-Dôme : pourquoi la réforme du franc CFA risque d’impacter la Banque de France de Chamalières

https://www.seneplus.com https://france3-regions.francetvinfo.fr A Chamalières, près de Clermont-Ferrand, l’imprimerie de la Banque de France suit de très près la réforme du franc CFA, voulue par 8 pays d’Afrique de l’Ouest. Elle imprime en effet cette monnaie et espère être choisie pour travailler sur la nouvelle gamme de billets.
La réforme du franc CFA, décidée par 8 pays d’Afrique de l’Ouest, pourrait bien avoir des conséquences jusque dans le Puy-de-Dôme. En effet, l’imprimerie de la Banque de France basée à Chamalières, à côté de Clermont-Ferrand, imprime les billets franc CFA. Il s’agit même de l’une des activités les plus importantes du site, hors impression d’euros  :  « La BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) est notre client export le plus important. Cela représente une grosse part de notre activité. Pour l’instant, nous poursuivons notre coopération avec la BCEAO en répondant à leurs demandes d’impression de billets de la gamme actuelle. Les premiers billets de la commande 2021 de la BCEAO vont commencer à être imprimés à l’imprimerie de Chamalières en septembre-octobre », explique Vincent Bonnier, directeur général de la fabrication de billets à la Banque de France. Souvent sur les sites auvergnats et notamment de Chamalières, il suit l’évolution de ce changement de monnaie de très près  :  « Nous leur avons indiqué que nous étions disponibles pour travailler sur une nouvelle gamme de billets. Pour l’instant, le projet est encore au stade des réflexions menées par les autorités politiques et monétaires africaines. »
« Si jamais on se trouve dans un scenario où l’impression des billets de la nouvelle monnaie est confiée à une autre organisation, cela aura évidemment un impact sur notre activité »Vincent Bonnier
En plus du changement de nom, le passage du franc CFA à l’Eco signe également la fin du dépôt des réserves de change en France. La France ne sera pas non plus présente dans les instances de décision de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), et n’y aura plus de
représentants. « Le passage à l’Eco est très complexe. Ce n’est pas qu’un changement de gamme de billets, c’est une transformation du mode de comptabilité et du système de
paiement. La conduite de ce changement appartient à la BCEAO et aux autorités
gouvernementales des pays concernés », précise Vincent Bonnier. Cependant, si la BCEAO décidait de ne pas poursuivre sa collaboration avec la Banque de France lors du passage à l’Eco, cela affecterait le fonctionnement de l’imprimerie de Chamalières  :  « Si jamais on se trouve dans un scenario où l’impression des billets de la nouvelle monnaie est confiée à une autre organisation, cela aura évidemment un impact sur notre activité », précise Vincent Bonnier.

Un projet de déménagement

Un autre projet, engagé en 2016, est lui aussi source de transformations pour l’imprimerie. Un déménagement à Vic-le-Comte était prévu à l’horizon 2024 mais le projet a pris du retard  :  « Nous avions sélectionné une société de maîtres d’œuvre qui a eu des soucis financiers et dont la cessation d’activité a été prononcée en 2019. Nous avons donc lancé un nouvel appel d’offre et nous avons sélectionné un nouveau maître d’œuvre et un cabinet d’architectes début juillet », explique Vincent Bonnier. Les études liées au projet se poursuivront jusqu’à fin 2021 et le Conseil Général de la Banque de France devra alors se prononcer en fonction de composantes propres au projet et des perspectives de la demande de billets. « On travaille également sur le fait de rester dans les locaux actuels, mais le scenario privilégié est le déménagement. Le site de Chamalières n’est pas adapté à une activité industrielle du XXIème siècle. Il y a des contraintes immobilières et des améliorations de sécurité qui sont difficiles à apporter sur le site », affirme Vincent Bonnier. Au total, le budget immobilier de ce projet s’élève à 130 millions d’euros.

Risque politique en Côte d’Ivoire : la BAD s’est-elle fait avoir?Par  Guy Gweth*

https://www.financialafrik.com Ce 8 septembre 2020 marque le 6ème anniversaire du retour de la Banque africaine de développement (BAD) à son siège d’Abidjan, après 11 ans en Tunisie.
En 2003, l’institution panafricaine avait quitté la capitale ivoirienne pour Tunis en raison de l’insécurité. Pour son retour, Abidjan devait fournir de solides gages.
Vu les enjeux, pour la Côte d’Ivoire, le président Ouattara en avait fait une affaire personnelle, ce qui accéléra les réponses aux desiderara de la BAD.
Mise à jour de l’accord de siège, titre de propriété définitif du QG de la banque et de son annexe, unité de police dédiée… Abidjan ne lésina pas sur les moyens.
Face aux analystes qui estimaient le risque politique latent, les lobbyistes multiplièrent les ‘position papers’ en direction du président Kaberuka.
Le 8 septembre 2014, le retour officiel du siège de la BAD, en Côte d’Ivoire, fut regardé comme l’indicateur avancé le plus sérieux d’un pays redevenu stable.
A la suite des 2000 fonctionnaires de l’institution qui regagnèrent Abidjan, plusieurs firmes multinationales et investisseurs internationaux affluèrent.
En ce 6ème anniversaire du retour en terre ivoirienne, une question hante les esprits : la BAD s’est-elle fait avoir par des gages en matériaux provisoires ?
Alors que le risque politique en Côte d’Ivoire frôle les sommets, la moindre attitude de la banque est scrutée avec grande attention par toutes les parties.
Chaque mesure de précaution prise par la BAD peut être lue comme une trahison par Abidjan, bien que le président Adesina, blanchi, se sente affranchi.
Ce tableau, parmi d’autres, rend compte de plusieurs années de recul au cours desquelles les Africains ont continué à bafouer leurs propres institutions.
A propos
* Guy Gweth est responsable du programme Doing Business in Africa a Centrale Supelec depuis 2012. Il a été professeur à l’Ecole de guerre économique de Paris, à l’Institut des hautes études de défense nationale français et à la BGFI business school de Libreville. Président du Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE), il est le fondateur de Knowdys Consulting Group (KCG).

Sénégal : 25% des récoltes perdues à cause du manque d’infrastructures de stockage (étude)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le Sénégal perd annuellement 25% de ses récoltes à cause du manque d’infrastructures de stockage, révèle une étude de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et de l’Agence de régulation des marchés
« (…) les carences des dispositifs de stockage et de conservation font que jusqu’à 25% de pertes de récoltes sont enregistrées chaque année, ce qui signifie que la quasi-totalité (ou une part essentielle) des importations peut être évitée », souligne l’étude portant sur « le mécanisme de collecte de la redevance par l’ARM pour le financement des investissements et l’amélioration des conditions de commercialisation des filières horticoles au Sénégal ».
Pour inverser cette tendance, les chercheurs préconisent de doter les plateformes des agriculteurs de chambres froides en vue d’assurer une bonne conservation des produits sur une longue durée et d’élaborer un plan d’amortissement des immobilisations utilisées dans les plateformes, notamment pour les magasins de stockage, les chambres froides et les équipements de pesage.
L’étude recommande aussi de diversifier la gamme des produits commercialisés par les producteurs au niveau des plateformes (tomates, choux, aubergine, etc.), de veiller au respecter scrupuleux des prix fixés par l’ARM au niveau de toutes les plateformes pour garantir l’équité fiscale tout en évitant toute forme de frustration et de faciliter l’accès des utilisateurs aux IMF et aux établissements financiers avec la signature de convention garantie par l’ARM.TE/APA

les travaux de construction de la ville écologique Akon City débuteront au 1er trimestre 2021

 (Agence Ecofin) – Au Sénégal, les travaux de construction de la ville écologique Akon City débuteront au 1er trimestre 2021 et dureront jusqu’en 2029. La ville dont les bâtiments respecteront des standards de haute qualité environnementale aura un coût de 6 milliards $. Les 20 % ont déjà été mobilisés.
Au Sénégal, la première pierre de la ville verte Akon City a été posée. Les travaux du projet immobilier vont démarrer au premier trimestre 2021, a annoncé Badara Akon Thiam (photo), plus connu sous le nom d’Akon.
Ville écologique construite sur le modèle du Wakanda, Akon City a un coût de mise en place de 6 milliards $ soit environ 80 % du budget sénégalais pour le compte de l’année 2020. Selon Akon, 20 % de ce financement a déjà été mobilisé.
Le projet est mis en œuvre avec la compagnie américaine KE International en collaboration avec Bakri & Associates Development Consultants qui a conçu la ville.
Akon City s’étendra sur 2000 hectares. La première phase qui s’achèvera en 2023 permettra la mise en place des routes, d’un campus, d’un hôpital, d’un centre commercial, de résidences, d’hôtels, d’un poste de police, d’une école, d’une décharge pour les déchets et d’une centrale solaire pour alimenter la ville.
L’ensemble des bâtiments du projet immobilier sera certifié LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), un système nord-américain de standardisation de bâtiments de haute qualité environnementale mis en place par l’US Green Building Council.
Une deuxième phase qui s’étendra entre 2024 et 2029 permettra l’achèvement de la ville qui fonctionnera exclusivement sur la base de la cryptomonnaie « Akoin ». Elle a déjà obtenu un statut de zone fiscale spéciale qui lui permettra de bénéficier de réductions à l’importation.Gwladys Johnson Akinocho

Après 1 milliard $ d’investissements,Actis LLP souhaite s’impliquer davantage dans le secteur électrique africain

 (Agence Ecofin) – La compagnie britannique de capital-investissement Actis LLP recherche de nouveaux projets d’investissements en Afrique. L’entreprise qui a déjà investi 1 milliard $ dans 25 projets d’électricité, désire s’impliquer davantage, dans les régions nord, est et australe du continent.
L’investisseur britannique Actis LLP recherche de nouveaux projets dans le secteur électrique africain, pour accroître son portefeuille qui pèse actuellement 1 milliard $. « Nous recherchons de nouvelles opportunités sur lesquelles nous ne sommes pas encore positionnés », a affirmé Neil Brown (photo), chef de direction des investisseurs et du développement à Actis.
La compagnie répartira probablement ses nouveaux investissements à travers l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud, avance Bloomberg. Seuls 40 % des 1,3 milliard de personnes vivant sur le continent ont accès à l’électricité, ce qui représente le taux le plus bas au monde selon la Banque africaine de développement. L’Afrique du Sud, qui est l’économie la plus industrialisée du continent souffre de délestages depuis 2008 en raison de son incapacité à entretenir et à remplacer ses centrales vieillissantes.
Elle a d’ailleurs lancé un plan d’acquisition en urgence d’ici 2021 de 2 000 MW d’électricité pour réduire la vague de délestage qui l’affecte actuellement. Une procédure à laquelle Actis envisage de participer. L’investisseur ambitionne également de participer à la phase 5 de construction de centrales d’énergie renouvelable par les producteurs indépendants. L’objectif du programme est de renforcer le parc électrique national tout en réduisant la dépendance du pays aux centrales à charbon.
A ce jour, Actis a investi dans 25 projets de centrales électriques dans de nombreux pays africains, dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Sénégal, l’Egypte, le Kenya, le Mozambique et le Cameroun.Gwladys Johnson Akinocho

Relance du tourisme : 25 chantiers prioritaires et 840 milliards de FCfa d’investissements d’ici à 2025

http://lesoleil.sn Face aux difficultés causées par la pandémie de la Covid-19, le ministère du Tourisme et des Transports aériens a présenté, lundi, à des ministères sectoriels, son plan d’actualisation de la stratégie de développement du secteur touristique. Il est prévu 25 chantiers prioritaires avec un budget estimé à 840 milliards de FCfa.
Malgré la crise de la Covid-19, le Sénégal est en pleine relance de l’activité touristique. C’est dans ce cadre que le ministre du Tourisme et des Transports aériens a eu, lundi, une séance de travail avec les ministres en charge de la Culture et de la Communication ; des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire ; de l’Emploi de la Formation professionnelle et de l’Artisanat ; de l’Environnement et du Développement durable ; de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique. « Nous avons tenu à travailler avec tous les départements ministériels qui tournent autour du tourisme pour évoquer les différentes interventions pour le développement du secteur touristique », a indiqué Alioune Sarr. Cette stratégie tourne autour de cinq axes  : le patrimoine, l’expérience, la vente et distribution, l’institution et les infrastructures. Le premier volet concerne les richesses touristiques, culturelles et historiques. C’est, entre autres, la réhabilitation de sept sites classés patrimoine mondiale de l’Unesco, la valorisation du patrimoine des régions ainsi que la création d’une identité propre à chaque territoire. Sans oublier la conception d’un calendrier événementiel valorisant les événements culturels tout au long de l’année. Quant aux projets infrastructurels, ils tournent autour de 25 chantiers avec un budget estimé à 840 milliards de FCfa à l’horizon 2025. À travers cette politique touristique, la tutelle souhaite passer de 485 milliards de FCfa de recettes en 2017 à 985 milliards de FCfa en 2025. Concernant les emplois, l’objectif est de passer à trois millions de postes en 2025. Tout cela vise, selon le ministre, à créer des sites touristiques attractifs qui propulsent le tourisme local. Cette orientation va avec la disponibilité de guides touristiques compétents. « Tout le monde ne peut pas être guide. Il faut un profilage pour avoir des guides à la hauteur, capables d’expliquer l’histoire des différents sites aux touristes », a précisé Alioune Sarr.

S’appuyer sur les territoires

Le marketing territorial est l’un des points d’appui de la relance touristique. Une stratégie qui place les territoires au cœur de l’activité. C’est ce qui a justifié la présence du ministre des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, et le président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, à cette cérémonie. À en croire M. Guèye, les communes et départements ont un grand rôle à jouer dans les politiques touristiques. « Le pays ne peut se développer qu’à partir des territoires. Il faut impliquer davantage les élus locaux pour développer le tourisme », a-t-il indiqué. Dans la relance de l’activité touristique à partir des territoires, Oumar Guèye est d’avis qu’il faut s’appuyer sur le plan d’aménagement du territoire, un important document de planification. L’autre recommandation qui a émané de ces échanges entre ministères sectoriels, c’est l’organisation des festivals communaux pour mettre en exergue les richesses culturelles du pays. Pour le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, l’une des meilleures options est de privilégier le tourisme local pour ne pas souffrir des aléas mondiaux. Dès lors, il a jugé pertinent de travailler pour une appropriation des cultures spécifiques aux terroirs. Sans oublier la valorisation des figures emblématiques de chaque localité. « Nous avons de merveilleux sites. Il faut les rendre attractifs à travers la valorisation des richesses culturelles des différents territoires », a t-il proposé. De l’avis du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, il est nécessaire de faire connaître aux Sénégalais les richesses du Sénégal. À ce titre, il a cité des « sites merveilleux à l’instar des parcs du Niokolo Koba, du Djoudj, le Delta du Saloum » qui, a-t-il indiqué, doivent être mieux connus et fréquentés.

Un plan de nettoiement des zones touristiques

« Un client insatisfait informe au moins cinq clients ». C’est la conviction du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Il abordait la propreté des plages et la gestion environnementale des sites touristiques du pays. « Le Programme zéro déchet est important pour développer le tourisme. Il est fondamental de s’orienter vers le nettoiement des plages et la lutte contre les déchets plastiques et la pollution visuelle », a indiqué Abdou Karim Sall. Son collègue de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, est allé dans le même sens. À l’en croire, des efforts sont en train d’être faits pour en finir avec les dépôts sauvages, particulièrement à la plage d’Hydrobase de Saint-Louis. À cela s’ajoute l’élargissement du concept plage propre à travers un plan d’urgence de nettoiement des zones touristique par l’Ucg (Unité de coordination et de gestion des déchets). Abordant le même sujet, le maire de Dakar, Soham Wardini, a estimé qu’il faut faire de la salubrité une priorité afin d’attirer le maximum de touristes.

Développer le transport domestique

Pour promouvoir le tourisme local, il faut irrémédiablement développer le transport aérien domestique. C’est la conviction du maire de Toubacouta, Pape Seydou Dianko. Se félicitant d’une grande affluence actuellement notée dans ce site touristique, il a soutenu qu’il faut davantage décentraliser les offres de Transair. « Il faut explorer d’autres zones, en dehors de Ziguinchor. Ainsi, les Sénégalais auront une plus grande envie de voyager », a dit M. Dianko. Il est renforcé dans son plaidoyer par l’édile de la capitale. Soham Wardini a conseillé au ministre du Tourisme et des Transports aériens d’œuvrer pour la multiplication des dessertes domestiques. Répondant à cette interpellation, le directeur d’Air Sénégal, Ibrahima Kane, a rappelé le programme de rénovation des aéroports de Matam, Ourossogui, Kédougou, Saint-Louis et Tambacounda pour développer davantage le transport domestique, avec une combinaison route-aéroport dans le cadre de l’activité touristique.

Vivifier les sites artisanaux

L’artisanat est au cœur de la relance touristique. C’est un puissant levier, selon le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop. Cependant, a-t-il déploré, les villages artisanaux sont, aujourd’hui, trop éloignés des sites touristiques. Une donne qui sera certainement corrigée, d’après lui, à travers cette stratégie. « Nous travaillons sur un projet de la Maison de l’artisan. Il faut que les élus territoriaux identifient des sites pouvant l’accueillir. Cela pourra ainsi régler les problèmes de sécurité et d’insalubrité », a-t-il avancé. L’autre faiblesse à prendre à compte, a renchéri Dame Diop, est le faible niveau des agents touristiques « qui, pour la plupart, sont des cousines ou des amies qui assurent le service à la place des experts ». « Cela a forcément un impact sur la qualité du service », a-t-il commenté. Évoquant l’expertise locale, l’autorité a émis le souhait de voir les artisans très qualifiés « équiper nos hôtels à partir du mobilier national ».

Relance du tourisme : Le Sénégal rêve de plus de 4 millions de visiteurs

https://www.dakarmatin.com 2,8 millions d’emplois, 1 000 milliards de francs Cfa de recettes et 4,1 millions de touristes : Tels sont les objectifs du Sénégal d’ici 2025. Le plan de relance du secteur a fait l’objet d’une réunion de partage hier.
La pandémie du coronavirus a fini de bouleverser la marche de l’économie. Des secteurs touchés, le tourisme est l’un des plus impactés négativement. A cet effet, le gouvernement du Sénégal a réactualisé sa stratégie de promotion touristique. Ainsi d’ici 2025, l’Etat veut atteindre 2,8 millions d’emplois, 985 milliards de francs Cfa de recettes et 4,1 millions de touristes. Cela passe par un plan basé sur 5 axes. Que sont le patrimoine, l’expérience, la vente et la distribution, l’institution et enfin les infrastructures. Ces axes seront déclinés sur 25 chantiers prioritaires. Le budget des chantiers est estimé à 840 milliards de francs Cfa.

Un investissement de 840 milliards pour les 5 axes

Les infrastructures touristiques vont engloutir 644,1 milliards d’ici 2025. Cette somme sera répartie entre la réhabilitation des réceptifs hôteliers, le programme d’accompagnement des acteurs du secteur, l’aménagement de nouvelles zones touristiques, l’amélioration de la sécurité des touristes avec une police dédiée et dotée de moyens et l’accès plus facile à l’internet.
L’axe institutionnel avec un budget de 51,9 milliards de francs Cfa va mettre en place un Observatoire du tourisme et du transport aérien. Il va aussi créer un fonds de financement du tourisme sénégalais. L’axe institutionnel va s’atteler à améliorer l’environnement juridique et fiscal du secteur. Le renforcement de la gouvernance du secteur ainsi qu’une synergie institutionnelle autour du tourisme et du transport aérien sont les 2 dernières priorités de l’axe institutionnel. Le 3ème axe est dédié au tourisme local. Les axes patrimoine, expérience et marketing auront respectivement 66,4 milliards de francs Cfa, 16,4 milliards de francs et 58,8 milliards.
Le ministre des Collectivités territoriales, qui a pris part à la réunion de partage sur l’actualisation de la stratégie de promotion de la destination Sénégal, a plaidé pour l’implication à la base des élus locaux. Oumar Guèye a estimé que les maires ont une idée claire du secteur. C’est pourquoi il veut qu’ils soient impliqués dans tous les programmes pour une bonne relance. Son collègue de la Culture, Abdoulaye Diop, qui a demandé la revalorisation des figures locales, a attiré l’attention sur la cohérence des offres de transport. Il ne peut comprendre que le temps pour se rendre dans le Sud en voiture soit le même par les airs. Dame Diop qui a en charge l’Artisanat a exprimé le vœu que les Villages des arts soient réintégrés dans le circuit touristique. Il a annoncé le lancement de la Maison de l’artisanat dans chaque zone touristique. Il a aussi invité les hôteliers à s’équiper localement. Le directeur général d’Air Sénégal a informé que le transporteur aérien va desservir Saint-Louis, Matam, Tambacounda et Kédou­gou une fois la réhabilitation des aéroports terminée.
SOURCE PAR MALICK GAYE 

L’Armp annule un marché de 750 millions de la Police!

https://www.dakarmatin.com L’Armp utorité de régulation des marchés publiques (Armp) a cassé le marché d’achat de véhicule de près d’un milliard de la Direction générale de la Police nationale. Celle-ci a ignoré l’offre la moins-disante et ses explications n’ont pas convaincu.
L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a tout simplement annulé l’attribution provisoire du marché d’achat de véhicules d’un montant de 750 millions de francs Cfa. En effet, la Direction générale de la police nationale avait confié le lot 2 dudit marché à la sénégalaise de l’automobile.
Mais, EMG Auto a déposé un recours auprès du Comité de règlement des différends. Elle a estimé que son offre a été, de loin, la moins disante. Elle a proposé la fourniture des véhicules à 659 millions de francs Cfa, alors que l’attributaire du marché avait soumissionné pour 745 millions de francs Cfa. Soit un écart grand de 86 millions de francs Cfa.

Un écart de prix de 86 millions de francs Cfa

Les limiers reprochent à Emg d’avoir fourni des copies d’avenants dont les montants,  respectivement de 62 250 000 F Cfa et de 15 800 000 F Cfa, «ne permettant pas de satisfaire au crédit relatif à  l’exigence de deux marchés similaires d’un montant de 350 000 000 F Cfa exigée dans le Dossier d’appel d’offres».  C’est pourquoi, elle envoyé une demande de complément d’informations à Emg.
Cette dernière affirme avoir répondu à cette demande de complément de dossier en lui faisant parvenir le marché signé avec la Gendarmerie nationale d’un montant global de 2 051 250 000 de frans Cfa, dont une partie à hauteur de  380 000 000 francs Cfa, concerne des berlines, de même que les contrats de base des marchés de 2015, signés avec la Dmta.

La Décision de l’Armp

Et c’est pourquoi, dit-elle, avoir été «surprise d’apprendre que la principale reproche qui lui est faite par l’autorité, est que les marchés F2653 / 15 et F4560 / 17 de montant respectif  de 62 250 000 F Cfa et de 15 800 Op0 F Cfa ne satisfont pas au critère relatif à l’exécution de marchés similaires d’une valeur de 350 000 000 F Cfa.»
L’Armp, dans sa décision finale, a purement et simplement ordonné l’annulation de l’attribution provisoire du marché. Elle estime que le rejet de ‘offre de Emg n’est pas justifié.Youssouf SANE

MATAM : L’ETAT INTERPELLÉ SUR LE RETARD DU TRONÇON THILOGNE-OUROSSOGUI

https://www.dakarposte.com Les opérateurs économiques de la région de Matam (nord) ont interpellé, mardi, l’Etat du Sénégal, sur le ’’retard considérable’’ constaté dans la réalisation de la route reliant Thilogne à Ourossogui.
’’Il n’y a pas seulement que la route qui mène à Saint Louis. Il y a aussi le retard considérable du tronçon Thilogne-Ourossogui. C’est pour cela que nous les opérateurs économiques de la région de Matam interpellons l’Etat pour vraiment donner un coup de fouet à ce projet qui a duré trois ans’’, a déclaré le président de la chambre de commerce d’industrie de Matam, docteur Mamadou Ndiadé.
Le président Ndiadé s’exprimait au sortir d’une Assemblée générale ordinaire de la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Matam.
Il a déploré les ’’désagréments’’ vécus par les populations durant leurs déplacements, sans compter le retard dans les activités. Ndiadé a exhorté le gouvernement à ’’donner un coup de fouet à la finition de cet axe important à plus d’un titre’’.
Selon lui, il a été également évoqué au cours de cette assemblée générale ordinaire le projet d’un bac de traversée.
’’Un compte bancaire a été ouvert dans ce sens et il ne reste que l’étude de faisabilité qui permettra d’entrevoir le capital et quels sont les moyens à dégager en notant un intérêt de cet outil de développement au niveau des populations’’, a t-il dit.
’’Le COSEC qui a été saisi a tendu une oreille attentive’’, selon le président Ndiadé qui se ’’optimiste’’ pour la mise en place de ce projet très prochainement.aps

Sénégal : L’Etat lance un appel à candidature pour la 2ème édition du concours ‘’Business Academy’’

https://www.sikafinance.com L’Etat sénégalais à travers l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) lance la deuxième édition du concours national de Business plan  » Business Academy  » visant à apporter un soutien de qualité aux PME sénégalaises à fort potentiel environnemental, social et économique.
Créé en 2016, le  » Concours Business Academy  » est une initiative de l’État du Sénégal soutenue par la Banque Mondiale. Les inscriptions de cette deuxième édition qui a été lancée dans le cadre de la relance économique post Covid-19, sont ouvertes du 7 septembre au 7 octobre 2020.
Sont éligibles à ce concours, les jeunes entreprises sénégalaises à fort potentiel, d’1 an à 7 ans de d’activité, ayant été affectées par la crise sanitaire de la Covid-19 et disposant d’un plan de relance post Covid-19 pour accélérer leur développement. Ces candidats devront soumettre leur projet d’entreprise via le lien www.businessacademy.sn afin de participer au concours.
Les projets seront évalués par des experts de l’écosystème entrepreneurial et à l’issue de la phase de présélection, 150 projets d’entreprises seront retenus. Les candidats présélectionnés seront auditionnés en visioconférence ou en présentiel à Dakar. Chaque candidat présentera son projet d’entreprise durant 10 minutes, puis 10 minutes d’échanges avec le jury.

Une cagnotte de plus de 2 milliard FCFA à partager

La finale du concours qui se déroulera du 20 novembre au 15 décembre prochain permettra de récompenser 120 entreprises. Ces 120 lauréats bénéficieront chacune, en plus d’une promotion commerciale et d’un coaching pour le renforcement de leurs capacités, d’un financement non remboursable allant de 5 millions à 20 millions de FCFA.
Soulignons que la précédente édition du concours  » Business Academy « , qui a permis de récompenser 146 entreprises lauréates pour d’un financement non remboursable de plus d’un milliard de FCFA, a généré près de 420 emplois.Olivia Yao

Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural : «La région de Tamba aura son mot à dire dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire»

https://www.lequotidien.sn Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, qui a effectué une visite des champs à Goudiry et Tamba, a semblé être séduit par la situation des différentes spéculations. Pour Mous­sa Baldé, vu la situation, «la région aura son mot à dire dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire du pays».
Sans tergiverser, le Maer a dit toute sa satisfaction quant à la situation des cultures. Après avoir visité un champ de fonio dans le Goudiry et un autre de coton dans le Tambacounda, M. Baldé s’est dit très optimiste pour de bonnes récoltes. Les cultures se portent bien et la pluviométrie l’est tout autant, s’est-il félicité. Ce qui fait que l’on aura de bonnes récoltes, martèle-t-il. Sur le fonio, notant un réel intéressement des producteurs pour la spéculation, le Maer soutient qu’elle est une céréale d’avenir. «Nous constatons que les producteurs commencent à le cultiver et qu’il peut contribuer dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Quid du coton aussi ? Il est lui aussi en nette progression», a laissé entendre le ministre.
De manière générale, résume le président du Conseil départemental de Kolda, toutes les spéculations se portent bien. Et c’est pourquoi, promet-il, dans le volet du Pap 2, le focus sera mis sur la fourniture de matériels agricoles, principale doléance des producteurs. C’est avec de bons matériels agricoles, adéquats que les producteurs pourront arriver à emblaver de grandes surfaces, explique le ministre. Déjà, note-t-il, «avec les quelques tracteurs apportés aux paysans, nous avons constaté que les surfaces emblavées ont sensiblement augmenté. Et cela, au grand bonheur de tous. Nous ferons de sorte que l’accompagnement en matériels agricoles des producteurs soit une réalité dans le Pap 2»

Développement de la chaine de valeur horticole au Sénégal : L’Ipar et l’Arm balisent des pistes de solutions

https://www.lejecos.com/ L’Initiative prospective agricole rurale (Ipar), en collaboration avec par l’Agence de régulation des marchés (Arm) a organisé ce matin un atelier de restitution d’un rapport d’option politique issu de son étude sur le mécanisme de collecte de la redevance pour le financement des investissements et l’amélioration des conditions de commercialisation des filières horticoles. Selon l’étude, 25% de pertes de récoltes sont enregistrées chaque année.
Dans le cadre de l’appui aux filières horticoles à assurer une meilleure compétitivité, le ministère du commerce par le biais de l’Agence de régulation des marchés (Arm) a initié plusieurs actions pour améliorer les conditions de mise en marché des produits horticoles dans les domaines des infrastructures de stockage et de groupage, le renforcement des capacités sur la démarche qualité et sur l’accompagnement de la commercialisation.
En ce sens, l’étude menée par l’Ipar pour le compte de l’Arm révèle que les manquements notés dans les infrastructures de stockage et de commercialisation entraînent des pertes post-récoltes considérables et continuent d’accentuer les importations qui occupent une part non-négligeable dans la balance commerciale du Sénégal. En effet, les carences des dispositifs de stockage et de conservation font que jusqu’à 25% de pertes de récoltes sont enregistrées chaque année. Cela signifie, d’après la structure, que « la quasi-totalité ou une part essentielle des importations peut être évitée ».
C’est dans l’optique de trouver des mécanismes pertinents, durables et nécessaires à la mobilisation de la redevance, que l’Arm a sollicité l’accompagnement de Suivi et d’analyse des politiques agricole et alimentaire (Sapaa) de la Fao pour mener cette étude à travers l’Ipar et dont l’objectif est de cerner l’offre de services visés par l’Arm, d’en estimer les besoins de financements et de proposer des mécanismes d’allocation de ressources.
En termes de redevance, l’étude propose 2 francs Cfa par kilogramme pour les produits horticoles  locaux et 1,5 francs Cfa pour ceux à l’importation. Cela devrait servir, à en croire l’économiste et chercheur à l’Ipar El hadji Mounirou Ndiaye, à faciliter le financement des investissements en termes d’infrastructures de stockages, de conservation entre autres. Bassirou MBAYE

FLEUVE SÉNÉGAL : L’OMVS LANCE UNE ALERTE À LA CRUE

Dakar, 8 sept (APS) – L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a lancé l’alerte à la crue en perspective d’éventuels débordements du fleuve.
Dans un communiqué, l’OMVS appelle les populations riveraines de la vallée et du delta du fleuve à ’’rester vigilantes au passage de l’onde de crue, à et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face à d’éventuels débordements du fleuve’’.
Le communiqué parvenu à l’APS, ajoute qu’en amont, le barrage de Manantali continue à stocker l’eau et écrêter la crue du Bafing.
L’OMVS rappelle qu’à ’’l’atteinte de la côte d’alerte, des débordements de fleuve peuvent subvenir notamment en cas de nouveaux épisodes pluvieux dans la zone’’.
’’L’hivernage s’est bien installée dans le bassin du fleuve Sénégal et une pluviométrie importante a été enregistrée durant le mois d’août et le début du mois de septembre dans la vallée du fleuve Sénégal’’, selon l’organisation.
Elle souligne que ’’ces pluies couplées aux apports des affluents non contrôlés ont engendré une montée des eaux à Bakel et Matam où les cotes d’alerte sont susceptibles d’être atteintes dans les prochains jours’’.SBS/OID/AKS

SENEGAL,UN PAYS A VIF…. PAR CALAME

http://www.sudonline.sn Insoutenables images que celles montrant des familles dont le travail de toute une vie a été emporté par la furie des eaux déboulant en trombes, suite à l’ouverture en flux continu, des heures durant, des vannes du ciel.
Insoutenables images que celles montrant des familles dont le travail de toute une vie a été emporté par la furie des eaux déboulant en trombes, suite à l’ouverture en flux continu, des heures durant, des vannes du ciel.
Et les voilà brutalement jetées hors de chez elles, dans la rue, avec quelques bagages de fortune, obligées de déserter leurs maisons qui baignaient dans une atmosphère cauchemardesque où flottaient des lits et autres mobiliers transformés en radeaux ivres.
Face à ces drames de vie, il devient insoutenable d’entendre certains plaidoyers dénués de toute empathie, seulement intéressés à se défausser et tenter de noyer les inondations dans de désastreuses généralités, convoquant des évidences paresseuses puisqu’après tout rappellent-ils  : les « inondations sont une donnée mondiale » et n’épargnent aucun pays, même pas les plus riches. Venant à leur rescousse, il a été montré des images d’inondations qui ont balayé le monde  : France, Espagne, Maroc, Arabie Saoudite, Italie, Japon, Etats-Unis, etc.
Moralité  : Nul continent n’est épargné. Nul endroit non plus. Même pas la Mecque. La voie ainsi balisée, le chef de l’Etat pouvait, dans une déclaration, désigner le dérèglement climatique comme le coupable de tous nos malheurs. S’il ne vient à personne l’idée d’en douter, il se trouve qu’aucune généralisation ne saurait rendre compte de la spécificité d’une situation particulière, pour peu que, et cela mérite d’être rappelé, toute situation concrète doit être appréciée de manière concrète. De quoi les inondations rendent-elles compte alors ?
Voilà la question qui d’emblée s’impose et dont la réponse attendue permettra d’apprécier le mode de gouvernance qui a prévalu, si tant est que 750 milliards ont été mobilisés dans le cadre du Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli) arrêté lors du conseil présidentiel du 19 septembre 2012. Entre autres interventions, 484 milliards devaient couvrir le volet restructuration urbaine et relogement et 278 milliards les projets de gestion des eaux fluviales.
Au demeurant, à deux ans de son terme, la situation difficile qui prévaut présentement ne milite pas à délivrer un satisfécit. Elle fait plutôt penser à une mauvaise utilisation des ressources financières ainsi mobilisées, l’argent n’ayant pas été injecté là où il fallait, ayant plutôt servi comme de coutume à enrichir des gens plutôt qu’à venir à bout des maux qui assaillent les populations.
Expert en protection civile, Abdou Sané, qui ne dit pas autre chose, attire plutôt l’attention du chef de l’Etat sur le fait que sur les dix points qui composent son plan décennal, sept d’entre eux n’ont pas été amorcés. N’empêche que l’argent prévu pour tout cela a été consommé. Il s’y ajoute selon l’expert en protection civile que les différents travaux initiés par l’Etat se sont soustraits à des préalables tels que les études d’impact environnemental. C’est dire que toute l’opération a été le fruit d’un pilotage à vue qui a tout déstructuré sur son passage, surfant sur une urbanisation non maîtrisée, des infrastructures inadaptées, des lotissements dans des zones non aedificandi.
Faisant fi du devoir d’exemplarité, l’Etat piétine ses propres lois et règlements. Aussi, prenant l’exemple de Kaffrine qui se trouve logée dans une cuvette, Abdou Sané souligne que Diamaguène, un des quartiers de la commune, a été implanté dans la zone la plus profonde de cette cuvette. Et comble d’irresponsabilité, une infrastructure scolaire y a été bâtie. Pour dire que cela va dans tous sens, les actions menées étant portées par l’appât du gain, la course au profit. Et c’est un secret de polichinelle que c’est dans le Btp qu’ils sont les plus substantiels. Alors on se lance dans des grands travaux qui parfois interpellent, à l’image d’un building administratif réfectionné à coup de dizaines de milliards, au moment même où s’édifie une ville nouvelle censée recueillir les ministères. Aujourd’hui, il est courant d’entendre les populations se plaindre de conséquences inédites dont elles sont victimes, elles qui disent n’avoir pas connu d’inondations et qui indexent des infrastructures venues perturber l’éco système.
Au finish on convoque le plan Orsec qui, avec ses procédures d’urgence, non content de déployer des moyens d’interventions conjoncturelles, ouvre la boite de Pandore en balayant les digues de contrôle au nom des urgences signalées, avec le résultat que l’on sait du fait de l’absence d’éthique et de probité tendant à saisir les situations de catastrophe comme une aubaine pour s’enrichir rapidement et sans état d’âme. « Je te tiens », « tu me tiens », sur le dos de populations qui trinquent de toute cette désinvolture, avec en arrière-plan « ceux qui pleurent et ceux qui applaudissent ».
Au final, ces inondations récurrentes qu’on peut soupçonner d’être gérées sciemment de manière conjoncturelle, posent un véritable souci de bonne gouvernance. Il urge alors de se doter d’organes de contrôle autonomes qui ont une capacité de saisine directe de la justice, enlevant ainsi toute instrumentalisation possible des dossiers. Avec bien sûr, une justice enfin réconciliée avec son serment, ne penchant ni d’un côté ni de l’autre. Le Sénégal est un pays est à vif, comme le laissent voir les explosions de colère qui s’expriment ici ou là. Ce qui devrait interpeller les autorités et les amener à prendre la mesure du danger qui profile à l’horizon. Le diable dit-on, est dans le détail.Calame

L’ECHEC DU PLAN DECENNAL,CE N’EST RIEN D’AUTRE QUE L’INCOMPETENCE DE NOS AUTORITES

https://www.seneplus.com À en croire l’universitaire et chercheur Boubacar Barry associé à l’Ipar (Initiative prospective agricole et rurale), les réseaux sont sous dimensionnés
À en croire cet expert, les réseaux sont sous dimensionnés. « La science est le parent pauvre dans ce pays. Nous ne sommes pas loin des derniers de la classe. Tout ce qui vient en premier, c’est l’administration et la politique. Mais la science est laissée en rade. Qu’on le veuille ou pas, l’eau c’est de la science. Il y a combien de gens qui comprennent le cycle de l’eau dans la plupart de ces ministères qui gèrent ces questions. Je peux comprendre que le ministre soit politique, mais il doit être entouré d’hommes de science et non des copains et de coquins du ministre. Il faut que ça cesse. L’échec du Plan décennal, ce rien d’autre que l’incompétence notoire de nos autorités ».
Ces propos sont de l’universitaire et chercheur Boubacar Barry associé à l’iPar (initiative prospective agricole et rurale). il était l’invité de « i radio ». Le chercheur ne fait pas dans la langue de bois pour montrer son désaccord. il juge qu’il est grand temps de résoudre le problème des inondations. ce d’autant plus que le pays ne souffre pas de compétences.
Pour l’universitaire, les problèmes techniques et scientifiques doivent être résolus par les scientifiques. Malheureusement, la science est le parent pauvre de ce pays, ici la clientèle politique et le colmatage sont les seuls rois. Les eaux pluviales ne peuvent pas être une malédiction pour les pays subsahariens, et il est inconcevable de pomper ces eaux, afin de les jeter dans les océans. il est possible d’en faire un bon usage. il va plus loin, car pour Boubacar Barry le système de pompage est un moyen d’enrichir des individus.
En effet, les pompes de pressions ne font pas l’affaire et ça les gens le savent, par contre les pompes de gros débit peuvent dans l’urgence faire l’affaire. L’autre difficulté que rencontre la capitale, c’est le niveau des réseaux d’évacuation des eaux, qui sont sous dimensionnés.
Pour le géologue Pape Goumbala ça fait plus de 30 ans qu’il travaille sur la nature du sol, les zones de captage. Ce qui manque c’est un bon maillage hydraulique clair et précis afin de palier une bonne fois pour toutes ces nombreuses et périodiques inondations. Maxime Diassy

750 milliards du plan decennal : «Je crois que le président va augmenter cette somme» (Serigne Mbaye Thiam)

https://www.dakaractu.com Les fortes pluies qui se sont abattues sur le pays n’ont pas épargné le département de Mbour. Ainsi, dans le cadre de ses tournées à l’intérieur du pays, le ministre en charge de l’hydraulique et de l’assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a fait le déplacement sur Mbour commune et Joal.

L’étape de Mbour commune. 

Le quartier Diamaguène a été la zone de prédilection de la délégation du ministre Serigne Mbaye Thiam. Sur place pour constater les dégâts, le ministre fera face à une population très remontée contre les autorités particulièrement locales.

L’étape de la commune de Joal 

La ville de Léopold Sédar Senghor n’a pas dérogé à la règle. Comme à l’accoutumée, les pluies diluviennes du week-end ont créé de nombreux dégâts avec des quartiers complètement inondés et des populations obligées de cohabiter avec l’eau.

Serigne Mbaye Thiam sur les 750 milliards 

Interpellé sur les 750 milliards du plan décennal de lutte contre les inondations, ce dernier de souligner que vu l’ampleur du travail, il pense que le président va augmenter le montant initialement prévu…

UN PROJET D’ASSAINISSEMENT DE 6,1 MILLIARDS À JOAL-FADIOUTH (MINISTRE)

Joal-Fadiouth (Mbour), 9 sept (APS) – Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, annonce la mise en œuvre d’un projet d’assainissement « extrêmement important » à Joal, pour un coût de 6,1 milliards de francs CFA.
En matière d’assainissement, « le président de la République vient de mettre en œuvre un projet extrêmement important au profit de la commune de Joal-Fadiouth’’, située dans la région de Thiès, a-t-il déclaré.
Serigne Mbaye Thiam effectuait mardi une visite dans les communes de Mbour et Joal-Fadiouth, sur la Petite-Côte sénégalaise, pour évaluer, « sur instruction du chef de l’Etat’’, l’impact des « pluies exceptionnelles » enregistrées ces derniers jours au Sénégal.
Ce projet devrait permettre de réaliser un réseau d’assainissement des eaux usées de 42,5 km, d’assurer 2859 branchements domiciliaires, de construire quatre stations de pompage et de traitement des eaux usées, de construire 900 ouvrages d’assainissement individuels et une station de traitement de boue de vidange.
« Un tel projet n’ayant jamais existé à Joal-Fadiouth, si le président de la République vous dit qu’il va s’attaquer à l’assainissement (…), vous pouvez le croire avec ce montant-là », a lancé le ministre à l’endroit du maire de Joal dont les habitants sont très impactés par ces dernières pluies diluviennes.
En compagnie de ses plus proches collaborateurs, du gouverneur de la région de Thiès, Mouhamadou Moustapha Ndao, du préfet du département de Mbour, Mor Talla Tine, entre autres personnalités, le ministre a été accueilli par le maire de la « ville aux coquillages », Boucar Diouf, en présence de la ministre en charge des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima.
Plusieurs quartiers de Joal-Fadiouth, notamment ceux de Santhie, Tilène, Darou Salam, Ngolnack, entre autres, ont été envahis par les eaux de pluies de ces derniers jours, poussant même certains à « utiliser des pirogues à moteur pour rallier une zone à une autre », selon le maire Boucar Diouf.
Il estime que la visite du ministre de l’Eau et de l’Assainissement est pour rassurer les populations compte tenu de l’ampleur des dégâts causés par les eaux de pluie. L’édile de Joal-Fadiouth a décrit des « images terrifiantes » vues dans sa commune qui a enregistré 162 mm de pluies entre samedi et dimanche.

Joal-Fadiouth n’a jamais vécu pareille situation ’’depuis plus de trente ans’’, selon le maire dont les propos ont été confirmés par de veilles personnes.

Il reste que la situation revient de plus en plus à la normale, grâce au dispositif mis en place par les éléments de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a par ailleurs abordé une question jugée aussi importante que celle de l’assainissement, à savoir la problématique de l’eau, indiquant que dans le cadre du projet de la troisième usine de Keur Momar Sarr (KMS3), il est prévu « un piquage » pour un réseau de 52 km, avec des tuyaux variant de 1200 à 1500, qui sont en train d’être installés, pour renforcer l’alimentation en eau potable de Mbour, Somone, Saly-Portudal et Joal-Fadiouth.
« Il s’agit d’un projet de 14 milliards de francs CFA qui est exécuté dans le cadre du Projet Eau et assainissement en milieu urbain (PEAMU) piloté par la Société nationale d’exploitation des eaux du Sénégal (SONES) », a précisé le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.ADE/BK

 Conséquences désastreuses des inondations : des familles «délogées» par les eaux ne savent plus à quel saint se vouer…

https://www.dakaractu.comhttps : //www.dakarmatin.com Perdues dans les eaux, elles ont bu le calice jusqu’à la lie. Chambres dévastées, bagages et matériel détruit par le déluge du week-end, ces familles ont été contraintes de cohabiter avec ce mélange d’eau usée et de pluie. Des difficultés qui sont venues s’ajouter aux problèmes d’assainissement.
À Thiaroye Gare, nous avons assisté à des scènes de désolation totale, laissant surtout croire que leur soulagement véritable n’es pas pour demain.
Au cours de ce reportage, toutes ces familles, les larmes aux yeux, ont déploré la situation chaotique qu’elles sont en train de vivre malgré des secours provisoires. Les eaux qui refluent des maisons les empêchent de dormir ne serait-ce que d’un œil.
Une énième interpellation des autorités a encore été faite concernant l’urgence d’un assainissement adéquat. « Nous sommes fatigués de vivre chaque année le même calvaire. Nous voulons des solutions définitives », nous a confié une dame trouvée au seuil de sa maison en train d’évacuer des eaux aux odeurs pestilentielles. Suivez la descente faite par Dakaractu dans ces différentes maisons à Thiaroye Gare…

MACKY SALL EN SAPEUR-POMPIER

https://www.seneplus.com avec IGFM-Le président a annoncé ce soir, le déblocage par l’Etat, de 10 milliards de Fcfa dont 3 pour appuyer les populations sinistrées après les récentes pluies. Il a également promis d’effectuer une descente sur le terrain pour s’enquérir de la situation
« J’ai décidé de mettre en place un budget de 10 milliards dont 3 milliards serviront d’appui direct aux populations sinistrées sur la base des rapports des gouverneurs et sous-préfets en relation avec les maires », a déclaré le président Macky Sall dans un bref discours consacré aux inondations ce lundi mardi soir.
Selon le chef de l’Etat, cette aide devrait se matérialiser à travers des cash transfert, des achat de produits phytosanitaires, de vivres, de matelas et d’appui divers pour des familles éprouvées par ce sinistre. Les 7 milliards restants serviront à accompagner les services des pompiers, de l’Onas et à l’achat de matériels supplémentaires pour l’évacuation des eaux de pluie.
Macky Sall qui devrait très prochainement descendre sur le terrain pour s’enquerir de la situation, a par ailleurs, invité les populations à changer face aux phénomènes du dérèglement climatique. « Nous serons toujours aux côtés des populations pour leur apporter soutien et réconfort », a-t-il promis.

Inondations dans la Banlieue Malick Gackou : «Ce qui importe pour moi,c’est …»

https://www.dakaractu.com https://www.dakarmatin.com En tournée de solidarité dans la banlieue de Dakar, le président du Grand parti, El Hadj Malick Gackou s’est prononcé sur les inondations qui ont fini d’engloutir une grande partie de la banlieue. Il a fait sa première sortie dans la commune Ndiarème Limamou Lahi où il a donné 2500 kits d’accouchement aux maires de ladite commune.
« Les inondations c’est une problématique complexe et difficile. Dans la banlieue et partout au Sénégal nous avons une urbanisation sauvage qui agresse la possibilité de créer les conditions d’une ville à la hauteur de l’ambition que nous avons pour avoir des villes qui n’inondent pas. Nous sommes sensibles aux souffrances de la population. Il m’est difficile de parler d’échec parce que je ne sais pas les fondamentaux de ce plan Orsec, mais je ne peux pas parler de réussite en voyant les conséquences des inondations particulièrement dans la banlieue. Ce qui importe pour moi, c’est de nous mobiliser pour arriver à bout des difficultés que vivent les populations », ajoutera-t-il …

Macky attendu dans la banlieue..

https://www.dakarmatin.com Le chef de l’Etat a annoncé son désir de se rendre dans la banlieue pour constater de visu les dégâts causés par les eaux, et les souffrances des populations. Il n’a certes pas donné de date, mais ce qui est sûr, c’est qu’il risque d’essuyer des huées. Déjà hier, son épouse en a récolté une bordée chez Abdoulaye Thimbo. Avec la colère ambiante, il ne faut présager de rien, surtout quand on sait que l’argent dégagé sert souvent à enrichir une caste d’amis. Le scandale des 60 milliards de vivres de la covid-19 est encore frais dans nos mémoires

Sonko descend en banlieue

https://www.dakarmatin.com Les inondations remobilisent les états majors politiques. Pour charmer les populations en ces moments de détresse, tous les responsables politiques descendent dans les zones sinistrées pour compatir. Le leader de Pastef, aphone depuis plusieurs mois, rend visite, aujourd’hui dans la matinée, aux populations sinistrées du département de Pikine. La tournée de Ousmane Sonko sera clôturée par un point de presse à partir de 12h30 au siège de son parti.

Birahim SECK : «Quand il y a des difficultés, la seule solution à laquelle le gouvernement pense, c’est la solution alimentaire»

https://www.dakarmatin.com Le gouvernement du Sénégal se cache derrière la distribution de l’aide alimentaire pour prétendre régler le problème des Sénégalais : c’est le constat du coordonnateur du Forum civil. »Nous avons l’impression que quand il y a des difficultés, la seule solution à laquelle le gouvernement pense, c’est la solution alimentaire. Il pense que c’est un indicateur pour montrer le degré de vulnérabilité dans lesquelles les populations vivent », a soutenu Birahim Seck sur iRadio.En ce qui concerne le changement climatique, le coordonnateur du Forum civil pense que l’État du Sénégal a des services qui ont alerté depuis longtemps sur le volume d’eau que le Sénégal devait recevoir. »Je pense que ces services techniques n’ont pas été écoutés par des autorités, c’est pourquoi il serait pour nous assez léger d’évoquer le changement climatique pour justifier le sinistre que vivent les populations ».
Ainsi, il fustige cette démarche de l’État et exige également l’évaluation du plan décennal du régime actuel. »Le plan décennal c’est de 2012 à 2022 donc ça devait durer 10 ans. Entre 2012 et 2020, quels sont les rapports d’évaluations qui ont été produits par les différents organes de l’État chargés de la question des inondations ? C’est là où on constate fondamentalement la faillite de l’État à gérer de la façon la plus professionnelle possible la question des inondations », ajoute-t-il.Avant de poursuivre : « Nous attendons à ce qu’il y ait une publication des rapports d’évaluation, des montants également qui ont été alloués aux différentes structures et les entreprises bénéficiaires de ces différents travaux pour faire face aux inondations au niveau du Sénégal »

Inondations au Sénégal : Le PIT invite à un «nécessaire élan de solidarité nationale à l’endroit de tous les impactés»

https://www.dakaractu.com Avec les pluies diluviennes tombées sur le territoire national, de nombreux compatriotes sont, plus que d’ordinaire, à la peine.
En effet, en plus des difficultés aggravées par la durable installation de la Covid 19 dans notre pays avec ses nuisances multiformes, des quartiers entiers de Dakar et d’autres villes du pays sont inondés, chassant des domiciles respectifs des populations ne sachant où aller. Incontestablement les désagréments sont nombreux et la souffrance bien grande.
Aussi, au-delà du nécessaire élan de solidarité nationale à l’endroit de tous les impactés, il importe de tirer les bonnes leçons de ce temps d’épreuves.

La première de celles-ci pourrait être, aux yeux du Parti de l’Indépendance et du Travail, que notre pays, en l’état, n’est pas encore prêt à recevoir des centaines de millimètres de pluies en 24 ou 48 heures.

Et ceci, en dépit des incontestables pas faits depuis 2012 en matière de bassins de rétention, de stations de pompage, de canalisations et autres sites de relogement, pour tout dire de l’amélioration du cadre de vie de beaucoup de sénégalais.
Une deuxième leçon, quant au fond déjà dictée par la Covid 19, c’est qu’il faut, au Sénégal comme à tous les autres pays du monde, s’attendre, de plus en plus, à des événements inédits, découlant des méfaits de l’action inconsidérée de l’homme sur la nature. Autrement dit et en l’occurrence, le dérèglement climatique, l’expansion des villes et les nouveaux modes de vie vont continuer à provoquer de plus en plus des retours de flammes aux effets ravageurs.
Alors grosse question : comment se préparer à faire face à l’imprévu alors que les ressources du jour ne suffisent pas à la correcte prise en charge des besoins quotidiens ? Une troisième leçon c’est qu’il est bien inutile de vouloir surfer sur le malheur de ses compatriotes en espérant, à ce compte, engranger des gains politiques à moindres frais. Nulle part au monde, la démagogie, la fausse compassion, la prétention n’ont permis de venir à bout des difficultés.
La situation présentement vécue est suffisamment sérieuse pour être considérée avec un maximum de lucidité, de rationalité et de réalisme. Elle requiert, au-delà des mesures d’urgence que le gouvernement est en train de mettre en œuvre, des solutions de fond imposant un fort consensus national, dans la durée. Le Parti de l’Indépendance et du Travail encourage le gouvernement à continuer à apporter aux populations sénégalaises tout le concours possible pour parer au plus pressé.
Le PIT demande à ses militants, aux camarades de BBY et à l’ensemble des sénégalais de faire converger intelligences et efforts pour un accord de fond pérennisant notre vivre ensemble en prémunissant le Sénégal, dans la durée, des agressions telles que celle présentement vécue

Me Elhadji Diouf : « Les corps de contrôle doivent nous édifier sur l’utilisation des 750 milliards »

https://www.igfm.sn Après Ousmane Sonko, le leader du parti des travailleurs et du Peuple, Me Elhadji Diouf a exigé ce mardi, un audit technique et financier du programme décennal de gestion des inondations mis en place par le gouvernement du Sénégal. Selon lui, les corps de contrôle et la section de recherches de la gendarmerie, doivent entrer en jeu dans ce dossier et éclairer la lanterne des sénégalais sur les spéculations supposées sur le budget de 750 milliards.
Très en verve, Me Diouf qui était l’invité de l’émission Dclique de la Tfm a également estimé que le chef de l’Etat Macky Sall avait crié trop vite victoire en annonçant qu’il avait réglé définitivement le problème des inondations.

Visite mouvementée de Marième Faye Sall à Pikine : brassards rouges et huées au menu

https://www.pressafrik.com La Première dame, par ailleurs présidente de la Fondation Servir le Sénégal, Marème Faye Sall, a effectué une visite mardi, à Pikine, dans la banlieue dakaroise. Venue apporter un don en matériels aux sinistrés des fortes pluies de ce week-end, elle a été accueillie avec des brassards rouges par les jeunes du parti de l’Alliance pour la République (Apr).
Ces derniers voulaient, par cette façon, montrer leur mécontentement contre leur maire Abdoulaye Timbo, par ailleurs oncle du chef de l’Etat, Macky Sall. M. Timbo a été hué par ces jeunes militants républicains qui réclament des emplois et plus de considération au sein de leur formation politique.
Ils précisent toutefois, qu’ils n’ont pas manifesté contre la Première dame. « Nous n’avons pas manifesté conte la Première dame que nous remercions au passage pour nous avoir écoutés. Nous saluons les actions sociales de la Première Dame qui est venue nous secourir contre les inondations ».
Du côté de la mairie de Pikine, les responsables minimisent. « Il y a rien de grave. C’est une petite frustration. Le maire s’est comporté comme un démocrate et a laissé tout le monde entrer », a déclaré le troisième adjoint au maire.
Le don apporté par la fondation Servir le Sénégal est composé de 24 motopompes, 50 tonnes de riz, 500.000 litres d’huile, 16.000 litres de carburant pour faire tourner les motos pompes entre autres. Mais aussi doter les familles de produits alimentaires en remplacement de ce qu’elles ont perdu dans les inondations.

Les 7 milliards de Macky et la mafia des motopompes

https://www.pressafrik.com C’est la mafia des motopompes et autres loueurs de camions hydrocureurs qui va se frotter les mains ! En effet, le président de la République a décidé de dégager un budget d’urgence de 10 milliards de francs pour faire face aux dégâts des inondations. Trois milliards serviront à des transferts de cash. « Ah bon, pourquoi n’a-t-il pas mis à la manœuvre son beau-frère Mansour Faye vu qu’il a acquis une expérience à nulle autre pareille dans la distribution de vivres et autres aides aux populations sinistrées ?« , provoquent nos confrères du journal Le Témoin
Ces trois milliards serviront aussi à l’achat de matelas, de denrées alimentaires etc. Le reste sera utilisé pour la location de motopompes et autres matériels.
Vous avez dit motopompes ? La bonne nouvelle pour les hommes d’affaires mafieux ! Les marchés passés dans le cadre du plan Orsec se faisant de gré à gré compte tenu du caractère urgent dont ils sont revêtus, on voit d’ici les excellentes affaires que certains vont faire à coups de surfacturations voire fausses facturations !
Naturellement, les rétrocommissions ne manqueront pas pour les fonctionnaires chargés d’attribuer ces marchés. Comme quoi, le malheur des uns fait toujours le bonheur de quelques-uns !

Inondations : Moustapha Diakhaté raille encore son ancien patron

https://directnewsinfo.com L’ancien président du groupe parlementaire de Bennoo Bokk Yakaar (Bby) ne prend pas au sérieux le chef de l’Etat qui a pris des mesures pour lutter contre les inondations. S’exprimant dans les colonnes de l’As, il a fustigé l’annonce à la Nation de Macky Sall.
Moustapha Diakhaté considère la déclaration du Président Macky Sall sur les inondations comme une pure opération de communication. L’ancien chef de cabinet du Président Sall n’est pas surpris par l’échec du Programme Décennal de Lutte contre les inondations. Pour cause, dit-il, ce programme s’est révélé comme une charrue sans bœufs.
A l’en croire, la suppression du ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des Zones d’inondation (Mrazi), du ministère délégué à la Restructuration et à la Requalification des banlieues et l’absence de l’Observatoire national sur les inondations, ont été pour beaucoup dans l’échec du plan décennal.
A ces manquements, s’ajoutent, selon M. Diakhaté, la multitude, le dédoublement et le chevauchement de plusieurs structures d’intervention dans le domaine de la lutte contre les inondations.
Il fait référence, entre autres, à la Direction de l’Urbanisme et de l’Architecture, de l’Aménagement, de la Restructuration des zones d’inondation, de la Fondation Droit à la Ville, du Projet de construction de logements sociaux et de lutte contre les bidonvilles, de l’Office national de prévention des Inondations.
Bref, Moustapha Diakhaté pense que le Sénégal a besoin d’une vision claire et durable et non de stratégies politiciennes de rafistolage pour lutter efficacement contre les inondations. Malheureusement, Diakhaté ne l’a constaté, du moins ne l’a dénoncé que quand il a quitté le camp du pouvoir…

MALADIES CHRONIQUES : Ces habitudes simples qui sauvent des vies

http://www.enqueteplus.com/ Dans le cadre de la deuxième session des webinaires organisés par l’université Cheikh Ahmadou Bamba, le professeur Abdoul Kane, cardiologue, est largement revenu sur les habitudes de vie pour éviter les maladies chroniques.
Période faste dans certaines localités mourides, en particulier à Touba, le mois de Safar est aussi un bon prétexte pour lancer un appel au changement de comportement pour une meilleure hygiène de vie. L’occasion a été saisie par l’université Cheikh Ahmadou Bamba, dans le cadre de sa série de webinaires, en prélude à la commémoration du départ en exil de Serigne Touba, pour consacrer sa deuxième session aux maladies liées aux comportements.
Face aux journalistes Lika Sidibé et Abdoulaye Cissé, les professeurs Abdoul Kane, Massamba Diouf et Fatimata Ly sont largement revenus sur des questions de santé publique qui ne manquent pas de faire des dégâts importants au Sénégal et dans le monde.
‘’Quelle hygiène de vie pour éviter les maladies chroniques ?’’, s’interroge d’emblée le professeur Abdoul Kane, Chef du Département cardiologie de l’hôpital Dalal Jamm. Dans un premier temps, il a rappelé les facteurs favorisant les maladies chroniques. Souvent, ce sont des facteurs communs à toutes les pathologies. Il s’agit notamment du tabac, l’âge, l’obésité, l’alcool, la sédentarité, le mauvais comportement alimentaire… Sans compter la pollution qui est à l’origine de 20 à 30 % des décès liés aux maladies cardiovasculaires, respiratoires ou aux cancers.
Aussi, alerte le professeur  : ‘’La maladie à coronavirus, qui nous hante aujourd’hui, sera aussi probablement une maladie qui va compter demain parmi les causes des maladies cardiovasculaires. Parce qu’elle va probablement donner des séquelles pulmonaires, elle va probablement favoriser des inflammations au niveau des artères… Donc favoriser des maladies cardiovasculaires. Peut-être aussi d’autres types de maladies chroniques.’’
Contrairement à une idée bien répandue, le professeur fait remarquer que ces maladies chroniques ne sont pas seulement des maladies de riches. Elles commencent de plus en plus à se développer dans le continent africain, pendant longtemps considéré comme le terreau des maladies infectieuses, de la malnutrition, de la mortalité maternelle et infantile. Il précise  :
‘’Ce n’est pas tout à fait faux, hélas. L’Afrique continue de vivre avec ces maladies qui ont disparu dans d’autres pays. En revanche, il est erroné de penser que ces maladies chroniques ne sont ou ne vont pas être des maladies africaines. Aujourd’hui, on sait que certaines maladies comme les maladies cardiovasculaires, les cancers seront plus des maladies des sujets pauvres, particulièrement des sujets pauvres de nos villes. On risque d’avoir comme un double fardeau en Afrique. Non seulement, on a ces maladies infectieuses et autres, mais les leaders de la mortalité seront les maladies chroniques dans les années à venir.’’
Parmi les causes de cette transition, le professeur cite les bouleversements dans les modes de vie, les changements de comportements, les mauvaises habitudes alimentaires… Il explique  : ‘’Nous avons quitté nos villages pour arriver dans des villes polluées ; nous manquons d’activités physiques ; nous avons changé notre style de vie ; nous n’utilisons plus les fruits et légumes de nos campagnes, mais nous allons dans les Macdo… Tout cela est de nature à nous exposer davantage aux maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers…’’
Dans sa communication, le Pr. Kane a réservé une partie importante à l’alimentation. Dans ce cadre, il mentionne un certain nombre d’interdits pour réduire les risques de tomber malade. Parmi ces interdits  : éviter les aliments riches en sel, surtout les aliments industriels ; réduire les sucres et les matières grasses… Selon le professeur, un Sénégalais mange 3 à 4 fois plus de sel que ce qu’il n’en faut.
Aussi, suggère-t-il, il faut limiter la consommation d’alcool à un seul verre pour les femmes, deux pour les hommes. Pour le tabac, il faut purement et simplement l’arrêter.  Selon le cardiologue, 30 % des décès cardiovasculaires – c’est vrai aussi en partie pour le cancer et les autres maladies chroniques – sont liés à l’excès de sel, à l’excès de graisse, au surpoids. Et les maladies rénales sont souvent très liées aux maladies cardiovasculaires. ‘’Si vous réduisez le sel à l’objectif (4 à 5 grammes par jour), vous aurez 80 % d’AVC en moins. En termes de survie, aux Etats-Unis, les chiffres font état de 100 000 décès en moins par an, pour 15 à 20 milliards de dollars économisés. Ceci est encore plus valable en Afrique, puisque ces types de maladies touchent plus des jeunes, donc les populations actives. Et le problème ce n’est pas le sel que je rajoute dans mes plats, mais surtout le sel industriel’’, soutient le spécialiste.
En ce qui concerne les prescriptions, il préconise une alimentation saine, une activité physique régulière, se faire dépisté par un médecin, veiller sur son poids. ‘’Il faut, recommande-t-il, contrôler son poids. Le poids doit ressembler à la taille. Pour un homme, si vous avez un tour de taille de 94 cm, ne dites pas que c’est le ventre d’un patron, vous êtes malade. Chez la femme, 80 cm, ce n’est pas bien. Pour ce qui est de l’activité physique, tous les moyens sont bons. L’essentiel est surtout de bouger’’.
Le professeur d’interpeller les autorités sur certaines décisions prises en matière d’urbanisation notamment et qui causent des problèmes de santé publique certains. En effet, constate-t-il pour s’en désoler, les jeunes ont de moins en moins d’espaces pour pratiquer le sport. ‘’Si nous avions, en notre temps, même à Dakar, des espaces pour s’amuser, nos enfants ne peuvent plus, par exemple, rouler à vélo dans les rues sans courir le risque d’un accident. La situation va donc empirer. Si nous, nous avons commencé à nous sédentariser à 35 ans, nos enfants, eux, ont commencé à se sédentariser dès le berceau’’.
Pour le cardiologue, le meilleur moyen de se prémunir contre les maladies chroniques, c’est de pratiquer le sport. ‘’Le médicament qui soigne le plus de maladies, dit-il, c’est le sport. Ne pas bouger, c’est avoir un risque identique que celui qui est hypertendu ou celui qui a du cholestérol ou un surpoids. C’est presque la même chose que d’être un fumeur. Finalement, plus vous avez tendance à être sédentaire, plus vous avez un risque d’avoir une maladie chronique’’.

Fumer, l’une des principales causes d’’impuissance

Autre argument pour laisser définitivement le tabac, c’est qu’il serait source d’impuissance. Contrairement à une vieille publicité de l’industrie du tabac, faisant croire que celui-ci augmente la virilité, des études montrent que le tabac rend plutôt impuissant. Mieux, précise le professeur Abdoul Kane, ‘’c’est l’une des principales causes de l’impuissance, parce que la cigarette bouche les artères… Elle peut ainsi entrainer un dysfonctionnement érectile, une impuissance. Ceci dès les premières bouffées’’.
Par ailleurs, indique le professeur, ‘’les femmes et les jeunes sont plus à risque. Quelqu’un qui commence à fumer jeune multiplie ses chances d’être impuissant par 5 par rapport à quelqu’un qui a commencé tardivement. Aussi, les études montrent que fumer trois cigarettes augmente de 50 % le risque d’avoir des complications cardiaques’’.MOR AMAR

Baisse des recettes / Mamadou Lamine Diallo, Tekki : Macky Sall pourra-t-il payer les 1000 milliards FCfa de dette intérieure ?

https://www.leral.net Le Président Macky Sall, accuse-t-on, est parti en France demander de l’aide publique au développement pour compléter le financement de son TER et présenter son nouveau plan économique post Covid-19, son PSE légèrement retouché. Lequel, n’est rien d’autre que le document de stratégie de réduction de pauvreté, concocté par les partenaires techniques et financiers, arrêté sous le régime du PDS, plus quelques idées de projet.
C’est le cercle vicieux du ronronnement de la coopération internationale, une petite croissance sans création d’emplois qui se solde par une émigration massive des forces vives. Pour construire une nouvelle économie robuste, capable de transformer le pays en zone de haute pression économique, il faut se fixer des objectifs, spécifiques, mesurables, ambitieux, réalisables et temporellement circonscrits, SMART, dit-on, dans le jargon. Face à la baisse drastique des recettes, révèle-t-on, il accumule les arriérés intérieurs qui dépassent 1000 milliards et étouffe les PME et PMI.
« Macky Sall ne sait pas faire. Il n’est même pas capable de lutter contre le coronavirus et les inondations. Il est tellement partisan du présidentialisme qu’il a supprimé le poste de Premier ministre. Il s’est spécialisé dans la ruse politique pour diviser, réprimer, emprisonner les opposants ou les faire transhumer, et entretenir une cinquième colonne », relève Mamadou Lamine Diallo.
Tout cela, regrette-t-il, pour casser la dynamique de la gouvernance démocratique, issue des assises nationales et asseoir les bases d’une présidence à vie, l’émirat gazier.

Me Elhadji Diouf : « Seuls les traîtres parlent d’un troisième mandat »

https://www.igfm.sn Le leader du parti des travailleurs et du peuple, Me Elhadji Diouf a encore descendu en flamme, les théoriciens du troisième mandat pour le président Macky Sall. Sans langue de bois, il déclaré que, tous ceux qui soutiennent que le président Macky Sall a le droit de briguer un troisième mandat sont des traîtres. « Ils sont maudits. Macky Sall lui-même a été clair là-dessus. La constitution également est très claire», a déclaré Me Elhadji Diouf dans l’émission Dclique de la TFM.

Au Sénégal,le tabou du troisième mandat PAR OUSSEYNOU NAR GUEYE

https://www.seneplus.com Entre ceux qui estiment que deux mandats suffisent et ceux qui assurent que leur Constitution leur permet de rempiler, le Sénégal de Macky Sall tente une troisième voie : celle du « ni oui ni non »
En Afrique de l’Ouest, la question du nombre de mandats présidentiels est le sujet du moment. Mais entre ceux qui estiment que deux suffisent et ceux qui assurent que leur Constitution leur permet de rempiler, le Sénégal de Macky Sall tente une troisième voie : celle du « ni oui ni non ».
Il y a deux grandes écoles en Afrique de l’Ouest, en ce qui concerne le totem des deux mandats présidentiels, et toutes deux s’appuient sur des lectures différentes de ce que la Constitution de tel ou tel pays permet ou non. La première, celle du front qui dit « quand on refuse, on dit non », pour reprendre l’écrivain Ahmadou Kourouma, est celle des pays où les présidents de la République ont tenu mordicus à ne faire que deux mandats successifs. Le Niger et la Mauritanie sont dans ce cas.
Malgré les appels de ses partisans à se représenter pour une troisième fois consécutive, le Nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré qu’il ne le ferait pas, faisant désigner un candidat au dauphinat par son parti en la personne de Mohamed Bazoum, ex-ministre de l’Intérieur qui s’est dégagé de son maroquin pour mieux se consacrer à la pré-campagne. En Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz a fait de même : il a tenu bon face à la tentation et poussé un successeur, l’actuel président Ghazouani. Il n’est d’ailleurs pas sûr que, si c’était à refaire, on l’y reprendrait, puisque Aziz est actuellement inquiété par la justice mauritanienne en raison d’une procédure pour présomption de crimes économiques et de haute trahison, dans laquelle son gendre est également cité.

Une «Der des Ter»

La deuxième grande école est celle qui refuse de faire de ce totem un tabou : celle des pays où les présidents soutiennent haut et fort que la Constitution, d’ailleurs souvent récemment révisée, leur permet de briguer une « Der des Ter ». Les deux cas emblématiques en Afrique de l’Ouest sont la Côte d’Ivoire et la Guinée. Dans ces deux pays, la révision constitutionnelle (respectivement en 2016 et en mars 2020) est supposée avoir « remis les compteurs à zéro ».
Le président guinéen Alpha Condé, malgré les violentes manifestations qui ont accompagné la révision de la Constitution, est plus à l’aise pour tenter de faire prévaloir cet argument. À Abidjan, où l’on compte déjà une dizaine de morts lors des violences pré-électorales depuis l’annonce de la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara, ce dernier est plus en peine de prouver qu’il est dans son bon droit, étant donné son revirement à 180 degrés entre mars et août, le tout agrémenté d’interprétations variantes de la Constitution. Après avoir dit qu’il se présenterait si les mammouths de sa génération (Bédié et Gbagbo) en faisaient autant, Ouattara avait décidé de passer le flambeau à « la jeune génération » en la personne de son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Avant de se rétracter pour mieux se représenter, après le décès inopiné de ce dernier.
LE PRÉSIDENT SALL A DÉCRÉTÉ QU’IL INTERDISAIT À TOUS SES PARTISANS DE COMMENTER CETTE AFFAIRE DE TROISIÈME MANDAT.Jeune Afrique

Abdou Mbow,président de la commission des affaires étrangères : «Choisir un chef de l’opposition au Parlement me semble en contradiction avec notre système»

http://lesoleil.sn Le Dialogue national, la déclaration de patrimoine, le statut du chef de l’opposition, le recensement des Sénégalais de l’extérieur sont, entre autres, les points abordés ici par le Député Abdou Mbow. Pour le président de la Commission des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et de l’intégration africaine, choisir un chef de l’opposition au Parlement serait en contradiction avec le système actuel.

La Commission cellulaire du dialogue politique aborde son dernier virage mais bute sur certains points dont le statut de l’opposition et de son chef. Que pensez-vous sur ce point précis ?

La Commission cellulaire du dialogue politique aborde son dernier virage ; ce qui veut dire que le dialogue est en train d’avancer à grand pas. Il faut saluer ces avancées significatives et souhaiter que cela puisse être derrière nous dans un bref délai. Concernant le point précis du chef de l’opposition, le Sénégal est un pays de longue tradition démocratique, avec des acteurs politiques responsables et soucieux du devenir démocratique du pays. Je pense que ces derniers vont, dans un délai raisonnable, trouver un accord sur ce point. Maintenant, nous attendons des acteurs de l’opposition des propositions concrètes et raisonnables. Mais il faut rappeler que le Sénégal n’a pas un régime parlementaire. Donc, choisir un chef de l’opposition au Parlement, comme certains le disent, me semble en contradiction avec notre système actuel. Mais comme le dialogue continue, les acteurs vont mettre en avant l’intérêt du pays en lieu et place des intérêts politiciens.

L’autre préoccupation de l’opposition est l’autorité devant organiser les élections. En lieu et place du Ministère de l’Intérieur, elle a proposé un ministère ou une autorité chargée des élections. Vous en pensez quoi ?

Je rappelle à l’opposition sénégalaise que ce pays a une longue tradition d’élections. Au Sénégal, on a commencé à voter avant les indépendances. C’est pourquoi on doit renforcer notre démocratie et aller vers des réformes plus importantes que de réclamer une autorité chargée des élections. Le Sénégal a dépassé cela et les acteurs doivent savoir que la période de manipulation des résultats d’élections est derrière nous. C’est pourquoi, je suis pour le maintien de l’organisation des élections par le Ministère de l’Intérieur. Les hommes passent mais les institutions demeurent.

Le report des élections locales est évoqué. Est-ce une crainte fondée ?

Avant de répondre à votre question, permettez-moi de préciser ma pensée sur ce point. J’avais donné mon point de vue à ce sujet sur le plateau d’une télévision en expliquant que le dialogue se poursuit ; et comme on doit revoir le fichier et voir les modalités d’organisation, il me s’emble trop juste d’aller à des élections d’ici mars 2021. À ma grande surprise, le lendemain, je vois dans la presse  : « Abdou Mbow repousse les élections Locales ». Ce que je n’ai jamais dit. Maintenant, pour revenir à votre question, je pense que le dialogue se poursuit, les acteurs discutent de cette question ; donc j’estime qu’il est inopportun de parler de report. L’issue des discutions à la Commission cellulaire pourra nous édifier sur la question.

Les ministres étaient invités par le Chef de l’État à déclarer leur patrimoine au plus tard le 31 août de cette année, mais selon l’Ofnac 34 sur 35 l’ont fait. Votre commentaire !

Le Président de République Macky Sall a toujours dit la patrie avant le parti. C’est pourquoi, dès qu’il est arrivé au pouvoir, il a initié d’importantes réformes pour une meilleure transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est dans ce sens qu’il faut inclure le projet de loi n° 2014-17 du 02 avril 2014 relatif à la déclaration de patrimoine. En tant que Chef de l’État et Chef du gouvernement, il est de son ressort de veiller à l’application des lois par ses ministres. À mon avis, celui ou celle qui ne l’a pas fait devrait être sanctionné comme le dit clairement la loi.

Que vous inspire la situation dans la sous-région, notamment au Mali ?

Je voudrais, avant tout, saluer les efforts de la Cedeao. Il faut également saluer la position courageuse et diplomatique du Président Macky Sall, suite aux sanctions prises par la Cedeao. Pour des raisons humanitaires, il a proposé à ses pairs, qui l’ont accepté, de permettre aux populations maliennes de s’approvisionner en denrées alimentaires, produits pharmaceutiques et pétroliers. Le Sénégal et le Mali ont des relations étroites. C’est pourquoi nous devrons tout faire pour que la stabilité revienne au Mali. Il faut le dire la situation sécuritaire au Mali menace la stabilité de toute la sous-région. C’est pourquoi, il faut la prendre avec beaucoup de sérieux et arrêter de vouloir la politiser. Le Sénégal a beaucoup à gagner dans la stabilité du Mali.

Quelle appréciation faites-vous de la proposition du Chef de l’État de recenser la diaspora sénégalaise ?

Le Président Macky Sall a toujours fait un traitement de faveur à la diaspora sénégalaise. Quand il est arrivé au pouvoir, le premier décret qu’il a pris portait sur les véhicules importés qui étaient une forte demande de nos compatriotes de l’extérieur. Il a aussi parlé de la diaspora comme 15ème région dans son programme «Yonnu Yokute». Pour une meilleure représentation des Sénégalais de la diaspora, ils ont un quota de députés qui siègent à l’Assemblée, etc. Je me réjouis de cette décision consistant à recenser la diaspora sénégalaise. Je lance solennellement un appel à nos compatriotes qui vivent à l’étranger de travailler en étroite collaboration avec les autorités diplomatiques et consulaires. Aujourd’hui, chaque pays a besoin de savoir l’identité de ses fils qui vivent à l’étranger car le monde est devenu un village planétaire.

Le Sénégal a été bien arrosé durant le week-end et le Chef de l’État a demandé au Ministre de l’Intérieur de déclencher le Plan Orsec…

Je suis solidaire avec toutes les populations qui ont subi des dégâts suites aux fortes pluies de ces 72h. Il faut également saluer la prompte réaction du Chef de l’État qui a demandé le déclenchement du plan Orsec. Les inondations sont des phénomènes naturels qui se passent pratiquement partout dans le monde. L’État du Sénégal a mis en place un plan pour lutter contre les inondations. Beaucoup a été fait et cela a contribué à diminuer l’impact des dégâts. En de pareille situation, il faut éviter de verser dans le sensationnel. Il est vrai que l’État doit continuer ses efforts, mais les collectivités locales, avec les populations, doivent aussi être beaucoup plus regardantes. Des efforts collectifs avec un encadrement rigoureux par l’État peuvent aider à atténuer les effets des inondations qui touchent même les pays développés.Propos recueillis par Aly DIOUF

A LA PLACE D’UN FONDS POUR LE CHEF DE L’OPPOSITION, IL FAUDRAIT FINANCER LES PARTIS POLITIQUES

https://www.seneplus.com l’As-L’enseignant-chercheur en Sciences politiques, Moussa Diaw estime qu’en l’état actuel de la démocratie sénégalaise, on devrait chercher à assainir d’abord le jeu politique
Le débat sur le statut de l’opposition et de son chef a été épuisé par la Commission politique du dialogue national. Faute d’accord, il appartiendra à l’Exécutif de trancher la question. Cependant, l’enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Moussa Diaw estime que la priorité est ailleurs et qu’à l’état actuel de la démocratie sénégalaise, on devrait chercher à assainir d’abord le jeu politique et voir comment financer les partis politiques.
Le titre de chef de l’opposition aiguise les appétits. Surtout que des fonds d’un montant de deux milliards FCFA seraient dédiés, selon certaines informations, à l’«heureux élu». Mais l’enseignant chercheur en sciences politique à l’UGB de Saint-Louis, Moussa Diaw, est contre toute action consistant à dégager de l’argent public pour l’attribuer uniquement à une personnalité politique. A l’en croire, le chef de l’opposition ne devrait pas gérer de fonds et devrait juste se contenter de participer au débat public, de diriger l’opposition en cas de négociations et de donner des avis à son nom sur certains sujets. «Ce statut doit être simplement une reconnaissance au niveau de l’espace public. Et cela devrait s’arrêter là. Il ne faudrait pas lui allouer des fonds», a-t-il soutenu.
En effet, le fait de gérer des fonds ne fera qu’accentuer la division dans les rangs de l’opposition. A la place d’un fonds pour le chef de l’opposition, indique l’enseignant chercheur, il faudrait voir comment financer les partis politiques y compris la majorité. Pour lui, une réforme pour le financement des partis politiques avec une transparence dans la gestion et dans l’utilisation de l’argent public est beaucoup plus importante que le débat sur le statut du chef de l’opposition. Dans la mesure où cela permettra d’éviter les dérives, ajoute-t-il. «En France, quand il a été remarqué les accointances entre le PS et certaines entreprises, l’Etat a commencé à s’occuper lui-même du financement des formations politiques. Une loi a été même votée en ce sens permettant ainsi d’allouer des fonds publics aux partis. A partir de ce moment, l’Etat s’arroge un droit de regard. Il y a une évaluation des fonds attribués par l’Etat chaque année. On doit savoir combien les partis ont dépensé pendant les élections», explique Monsieur Diaw. Il se désole cependant qu’au Sénégal, on n’ait jamais rendu compte aux citoyens ou à l’opinion publique de l’argent utilisé dans telle ou telle autre élection. «La majorité n’a jamais rendu compte des fonds utilisés. On ne sait pas comment, combien et de quelle manière», se désole-til. Poursuivant, l’enseignant et analyste politique estime que ce contrôle est d’autant plus important qu’on évite que les partis soient financés par des étrangers ou manipulés par d’autres forces. Il a appelé également à ce que les partis politiques soient réformés afin qu’ils ne soient pas conçus uniquement comme des fonds de commerce dans le cadre d’un jeu d’alliance, etc.

LA PRIORITE SELON MOUSSA DIAW

Toujours est-il, de l’avis de Monsieur Diaw, que la nécessité est ailleurs dans la mesure où l’urgence est d’essayer de clarifier le jeu politique. «Il est important d’abord de faire en sorte que l’espace politique soit un espace de débat où l’opposition est respectée. Il faut aussi qu’on règle les questions sur le processus électoral, la distribution des cartes d’électeurs, le débat contradictoire, la liberté de manifester et la liberté d’expression.
En plus de permettre l’accès à tous les médias publics notamment la RTS qui doit être un espace où toutes les sensibilités sont représentées. Le CNRA doit être revu dans sa composition et son rôle», clame-t-il. Moussa Diaw trouve aussi fondamental d’assurer la transparence dans l’organisation des élections et l’institution d’une personnalité neutre et consensuelle chargée d’organiser les scrutins. Revenant sur le statut de l’opposition et de son chef, il avoue que la Constitution prévoit la désignation d’un chef de l’opposition, mais sans déterminer des critères de choix. «Certains pensent qu’il faudra choisir le candidat le mieux placé après la majorité à la suite de l’élection présidentielle.
D’autres pensent plutôt à l’Assemblée. Pour eux, le parti qui suit la majorité en termes de représentativité, en nombre de députés doit être le chef de l’opposition. Dans les grandes démocraties, c’est cela qui fonctionne. Le choix se fait à partir de la représentation au niveau de l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué. Et si on devrait choisir le chef de l’opposition, Moussa Diaw souhaiterait que cela soit fait à partir de critères précis et qu’il soit issu du parti ou de la coalition ayant le plus grand nombre de députés après la majorité. Mieux, il voudrait que cela soit appliqué à partir de prochaines élections. Selon lui, en plus du rôle que va jouer le chef de l’opposition, il se pose la grande question de savoir si ce statut permet de renforcer la démocratie ou pas. Seydina Bilal DIALLO

Mamadou Lamine DIALLO : «La Souffrance Des Sénégalais Est Totale Et La Famille FAYE-SALL N’en A Cure»

http://www.walf-groupe.com Les Inondations ont mis à nu les lacunes du régime en place. C’est la conviction du député Mamadou Lamine Diallo qui fait un constat amer de la situation.
«Les communes mal urbanisées et mal assainies du Sénégal sont sous les eaux et les populations abandonnées à leur sort apprenant à vivre avec le coronavirus en enterrant leurs morts. Leur souffrance est totale et la famille Faye-Sall n’en a cure», souligne le leader de Tekki qui rappelle avoir demandé depuis la semaine dernière, le déclenchement du Plan Orsec, en supprimant les dépenses inutiles comme le dialogue national. «Macky Sall a réagi une semaine plus tard. C’est triste. En vérité, Macky Sall, il faut le rappeler, avait lancé en 2012 le plan décennal de lutte contre les inondations pour en finir avec ce problème récurrent. En fin de période, le résultat est là, c’est l’échec total. Quelle honte et surtout pour le beau-frère, maire de St-Louis», affirme Mamadou Lamine Diallo dans sa question hebdomadaire. Pour le parlementaire, «une commission d’enquête parlementaire et des descentes sur le terrain s’imposent. C’est le rôle de la Commission que je préside à l’Assemblée nationale.
La situation de St-Louis est catastrophique avec les inondations, la saleté et le manque d’emploi. Manifestement, le maire est incapable de gérer cette commune historique comme il a été incapable de s’occuper de notre secteur hydraulique». Ce qui est plus inquiétant, ajoute-t-il, c’est l’avenir de la pêche dans cette zone. «Menacée déjà par l’exploitation gazière à venir, elle se voit bloquée dans ses activités en Mauritanie. Près de 10 000 de nos pêcheurs y sont dans l’impossibilité d’affréter des navires pour pêcher. Seules 400 licences ont été données par les autorités mauritaniennes, certes gratuitement». Mamadou Lamine Diallo fait remarquer en outre que
la pêche est sinistrée et la famille Faye-Sall n’a aucune vision de la filière. «Monsieur le Président de l’APR /BBY, la covid-19 a montré que l’alimentation est fondamentale. Nous devons assurer notre souveraineté alimentaire dans la pêche et subordonner la délivrance des licences  à cet objectif».Georges Nesta DIOP

 LD-Debout : «C’est Le Beau-Frère De Macky Qui A Géré Le Ministère De L’Eau Et De L’Assainissement De 2014 À 2019»

http://www.walf-groupe.com/ Décidément toutes les interrogations et préoccupations tournent autour des récentes inondations provoquées par les pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire le week-end dernier.
Face à cette situation, la Ld-Debout demande au gouvernement de prendre toutes les mesures d’urgence nécessaires pour soulager les souffrances de ces populations et rétablir les conditions d’une bonne mobilité sur tout le territoire national. «La gravité de ces inondations, à les entendre, coïncide avec la crise de la Covid-19». Dans le même sillage, la Ld- Debout demande à ce que l’Etat mobilise d’importantes ressources financières. A ce niveau la Ld-Debout s’étonne du fait que le président de la République en arrive à se demander où sont passés les 750 milliards destinés au programme décennal (2012-2022) de lutte contre les inondations, alors que c’est le peuple qui devrait le lui demander. «Le peuple pourrait surtout lui rappeler que c’est son beau-frère qui a géré le ministre de l’Eau et de l’Assainissement de 2014 à 2019. Demander à l’Onas ou toute autre structure à propos de cet immense pactole, c’est se dérober. En effet, en tant que chef de l’Exécutif, Macky Sall est le seul responsable», raillent Pape Sarr et ses camarades du secrétariat exécutif national de la Ld-Debout.
Toutefois, pour aider le Président dans sa quête, la Ld-Debout lui suggère de suivre les mêmes traces des 6 000 milliards de francs Cfa du gaz et du pétrole «perdus» par le peuple sénégalais, avec «l’appui» de Frank Timis et de son frère. En vérité, signalent Pape Sarr et ses camarades de la Ld-Debout, «le constat est que le Sénégal est actuellement inondé par la mal gouvernance et ces inondations physiques ne sont que la conséquence de l’anarchie qui règne dans un pays où, avec le cocktail de la promotion des incompétents, de la corruption et de la pauvreté, il n’y a plus depuis longtemps une planification et aménagement adéquats de l’habitat et des infrastructures communes». C’est pourquoi la Ld-Debout signale au président de la République «qu’il est grand temps qu’il s’élève à la hauteur de ses responsabilités avant que notre pays ne sombre». Aussi ce parti issu des flancs de la Ligue démocratique l’invite à sortir de la bulle de la politique politicienne, de mettre fin à ce «dialogue national  grotesque», pour engager les réformes sérieuses déclinées par les conclusions des Assises nationales et de la Cnri qu’attend le Sénégal. En sus d’importants dégâts matériels et désagréments, ces inondations ont fait au moins six (6) victimes. Dans un communiqué rendu public, la Ld-Debout s’incline devant leur mémoire et présente ses sincères condoléances à leurs familles. Le parti exprime sa solidarité à toutes les populations affectées à Dakar et dans les autres régions du pays.Magib GAYE

L’APR EST UN PARTI CLANIQUE

https://www.lequotidien.sn https://www.seneplus.com Diéwo Ndiaye est revenu sur le calvaire des inondations que vit la population de la commune de Wakhinane Nimzatt que dirige le maire Racine Talla
Diéwo Ndiaye est revenu sur le calvaire des inondations que vit la population de la commune de Wakhinane Nimzatt que dirige le maire Racine Talla. Il s’est également prononcé sur le limogeage de Me Moussa Diop et le livre de TAS, avant d’interpeller le leader du Grand parti, Malick Gakou, pour qu’il revienne en banlieue pour re-préparer son avenir politique avant de viser le niveau national.

M. Ndiaye, vous dirigez un mouvement politique. Quelles sont ses ambitions ?

Je me nomme Diéwo Ndiaye. Je suis conseiller municipal, adjoint au maire de Wakhinane Nimzatt, responsable politique du Mouvement pour la grande banlieue (Mgb). Ce mouvement polarise Guédiawaye, Pikine et Rufisque. Et au niveau de ces grandes villes, nous avons des représentants. Le mouvement a pour objectif d’instaurer une approche participative des populations dans la sauvegarde des ouvrages publics et l’amélioration du cadre de vie au niveau des trois départements. Il ambitionne de devenir un des acteurs principaux des projets de développement pour la banlieue et ses initiateurs demandent aux citoyens de les rejoindre massivement dans ce cadre pour lever le défi de l’aménagement de leur vie pour mieux lutter contre la pauvreté.

Les populations vivent le calvaire des inondations, particulièrement votre commune. Quelle lecture faites-vous de la situation ?

Les inondations au niveau de ma commune sont le fait de la population. La commune ne devrait pas connaître des inondations. C’est parce que les populations ont déversé des ordures dans les canaux à ciel ouvert que cela est arrivé. Et le plus souvent, ce sont des produits imperméables et d’autres matières qui bouchent les égouts. Et les eaux de pluie ne coulent pas normalement. Il faut qu’il y ait un suivi pour que ces ouvrages puissent être surveillés. Nous avons une population inconsciente et ce sont elles qui crient dès que les gouttes de pluie commencent à tomber. Et je profite aussi de cette occasion pour dire que ces mouvements associatifs que sont les Asc et autres structures ne sont d’aucune utilité pour les populations. Nous avons une localité inondée et parmi les Asc, personne n’intervient. Elles ne sont actives qu’en période de navétanes, avant d’encaisser les subventions.

La question du troisième mandat du chef de l’Etat a conduit au limogeage de plusieurs responables Apr. Le dernier en date est celui de Me Moussa Diop, ex-Dg de Ddd. Cette question est-elle tabou ?

Un chef de parti, s’il demande à ses responsables de ne pas se prononcer sur un éventuel troisième mandat, si une personne s’aventure à en parler, c’est un manque de respect à son leader. Macky Sall a été très clair, en disant, je n’aurai jamais un troisième mandat. Donc, Me Moussa Diop a voulu peut-être se donner de l’importance, et le bâton est tombé sur lui. Il n’a qu’à assumer.

Thierno Alassane Sall vient de sortir un livre dévoilant plusieurs secrets sur le pouvoir. Il s’en est suivi des débats. Des res­ponsables du pouvoir d’ail­leurs ont condamné l’ouvrage, le qualifiant de trahison. Votre point de vue ?

Je ne suis pas d’accord avec lui sur son ouvrage. Il ne peut pas attendre qu’on l’exclue du gouvernement pour sortir un livre. C’est injuste ! Il devait mener le combat à l’interne. Il a gardé des secrets pour après les utiliser comme arme. Soit on crée un parti comme a eu à le faire Ndéné Ndiaye ou Abdoul Mbaye, parce qu’ils ne voulaient pas mourir politiquement. Et cela montre encore que le pays ne les intéresse pas. Ils sont là pour leurs propres affaires.

Est-ce que le Sénégal a une opposition digne de ce nom pour défendre les intérêts des populations ?

Tout le monde sait que l’opposition n’existe plus au Sénégal. Ceux-là qui se réclament comme opposants ne croient même pas en eux-mêmes. Et le chef de l’Etat sait qu’il a en face de lui des farceurs. Aujourd’hui les Sénégalais ont un problème parce que si dans un pays comme le Sénégal il n’y a pas d’opposition, c’est grave et inquiétant. En tout cas, ceux qui sont là et qui se réclament de l’opposition manquent de respect aux populations.

Aliou Sall est le coordonnateur départemental Apr et maire de Guédiawaye. Quelle lecture faites-vous de sa gestion depuis qu’il est installé à la tête de la mairie ?

Guédiawaye est en marche et tout le monde le sait. Beaucoup de projets ont été réalisés et ça aussi il faut le lui reconnaître. Nous ne nous sommes parlé qu’au téléphone. Je n’ai jamais cherché une audience avec lui. Il y a des responsables de Bby qui décrient sa façon de gérer le département. Certains disent que Aliou Sall n’a pas de considération envers les membres de la structure. Si tel est le cas, il devrait alors changer de méthode. Parce qu’un responsable de parti doit être ouvert à tout le monde, et surtout que vous êtes tous unis dans un parti.

Un mot sur une grande figure politique qu’est Malick Gakou. Quelle analyse faites-vous de son avenir politique, surtout au niveau départemental ?

Je le salue au passage, c’est un ami. Sur son avenir en politique, je lui ai conseillé de retourner en banlieue, surtout à Guédiawaye. Il faut qu’il puisse avoir la banlieue en main avant de parler au niveau national. La politique de médiatisation est bien belle. Mais si l’élection arrive, tu sens nettement que tu es passé à côté.

Il a décidé de tourner le dos au département pour militer au niveau national. Est-ce qu’il ne s’est pas senti humilié par le fait qu’il a été toujours battu dans son bureau de vote ?

Il m’a clairement dit : «Diéwo, j’ai tout fait pour la banlieue. J’ai tout fait pour les lutteurs, les Asc, les groupements de femmes et d’autres structures. Mais à chaque fois, je suis trahi.» Et c’est pour cela qu’il s’est découragé au niveau de la banlieue. Je lui ai dit de ne pas se décourager, car il a misé sur des gens à qui il ne devait pas avoir confiance. Que ce soit les lutteurs, les Asc et griots, tu ne gagneras jamais avec eux. Ce ne sont pas ceux-là qui détiennent l’électorat. Il faut aller voir les groupements de femmes, les personnes ressources qui sont chez elles. Malick Gakou, politiquement sa force est en train de diminuer. Je lui lance encore un appel, en tant que frère, pour qu’il revienne à Guédiawaye.

On sait que beaucoup des gens contestent la gestion du maire Racine Talla. En tant que conseiller municipal, adjoint au maire, sa méthode de gestion à distance de la mairie est-elle positive ou négative ?

Ce que je peux dire de lui, c’est que c’est un travailleur. Il a beaucoup fait pour le département de Guédiawaye, particulièrement sa commune. Au début, il avait impliqué tout le monde dans la gestion de la cité. Mais il y avait des gens qui étaient là juste pour saboter les programmes et projets. Heureusement qu’il s’est débarrassé d’eux. Il y avait des gens qui étaient là uniquement pour bloquer les courriers destinés au maire. C’était juste pour le mettre en mal avec la population. Mme Talla a joué un rôle extraordinaire par rapport à la gestion de la commune. Elle ne veut pas voir son mari échouer dans sa commune. Certes l’Apr est un parti clanique, mais seul Racine Talla associe tout le monde, à savoir l’ensemble de Bby. Sur ce plan, il est mieux que Aliou Sall par le fait d’associer la coalition Bby dans tout ce qu’il fait.

Par rapport au Covid-19, quel a été le travail mené pour la lutte ?

Il a donné des dotations à tous les établissements scolaires, privés comme publics. Gels, masques, savons ont été distribués dans 52 quartiers. Et tout le monde le reconnaît. Même au niveau des autres communes, il y en a qui ont été dotés. Il a fait un travail que tout le monde salue.

Serez-vous candidat aux prochains élections locales ou allez-vous soutenir le maire Racine Talla ?

Si Racine Talla se présente, je vais le soutenir pour qu’il puisse être réélu. Je suis prêt à travailler pour lui, parce que c’est une personne qui convient à la commune. Et le réélire ne fera que le bonheur des populations. Il n’a qu’à travailler avec ceux qui ont un électorat. Et je soutiendrai sa candidature. ABDOU LATIF MANSARAY

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 09/09/2020

La bonne tenue des Finances par Ablaye Daouda Diallo

On s’attendait à des annonces fortes à l’image de la dissolution d’institutions budgétivores à l’issue de la déclaration du chef de l’Etat. Finalement, il n’en a rien été. Le Président annonce un fonds d’urgence de dix milliards. Ce qui conduit des spécialistes à se demander où le gouvernement trouvera cette somme pour faire face à cette urgence des inondations après celle de la covid-19. Du côté des Finances, on annonce un réaménagement budgétaire. «Grâce à la bonne tenue des finances par Abdoulaye Daouda Diallo et son équipe, cette somme est mobilisable hic et nunc», a déclaré une source. D’après notre interlocuteur, cela requiert un léger réaménagement budgétaire. «Sur la base d’engagement, on est à 82% du budget. Il reste 18% dont les 10% concernent la covid-19. Cela veut dire que sur les 8%, on pourra y puiser les dix milliards pour faire face à l’urgence», explique notre interlocuteur qui invoque également les réserves de gestions qui sont là au service du chef de l’Etat pour faire face à de tels imprévus. En définitive, pour notre source, ce cash n’aura rien à voir avec le plan décennal qui est en cours. Il n’y a donc pas de quoi fouetter un chat…

L’annulation de la dette en marche

Les acteurs de l’espace politique qui veulent l’annulation de la dette continuent de ratisser large. Après avoir mobilisé la société civile, la classe politique , des intellectuels, le comité d’initiative sera reçu aujourd’hui par le le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) au siège de Enda en face du Codesria, sur l’avenue Cheikh Anta Diop.

Bac 2020 : le Lycée scientifique d’Excellence de Diourbel fait carton plein

Comme son nom l’indique, le Lycée scientifique d’Excellence de Diourbel (Lsed) n’a pas fait dans la demi-mesure lors du baccalauréat 2020. Il a répondu à son nom en faisant carton plein puisqu’il a obtenu 100% d’admis et ce, dès le premier tour. En Série S1, tous les 27candidats qui se sont présentés ont été admis à l’issue du premier groupe. Et cerise sur le gâteau, 20 lauréats ont réussi haut la main puisqu’ils ont obtenu la mention TRÈS BIEN. Six (06) ont eu la mention BIEN tandis que le dernier candidat est passé avec la mention ASSEZ BIEN. Pour prouver qu’il est un crack, le major de la Terminale S1 du Lsed a obtenu une moyenne générale de 17,96 au Baccalauréat. A l’exception de deux jurys, les candidats présentés par le Lsed ont été tous classés premiers dans leur jury.

Bac 2020 : le Lycée Scientifique d’Excellence de Diourbel fait carton plein (bis)

En Série S2, l’ensemble des 33 candidats du Lsed qui se sont présentés ont obtenu leur premier diplôme universitaire dès le premier tour. C’est dire qu’il n’y aura pas d’épreuves de deuxième groupe. Et dans cette série, les nouveaux bacheliers se sont brillamment illustrés puisque deux d’entre eux ont eu la mention TRÈS BIEN. Au même moment, 22 candidats ont été admis avec la mention BIEN, 05 avec la mention ASSEZ BIEN. Il n’y a eu que 04candidats qui sont admis avec la mention PASSABLE. Pour cette série également, beaucoup de candidats du Lsed sont également sortis major de leur jury. Face à cette belle performance, l’Association des Parents d’Elèves (Ape) du LSED remercie et félicite tout l’encadrement administratif, pédagogique et de service de l’établissement. Pour Mme Seynabou Ndao et ses camarades, ces résultats sont aussi ceux de l’encadrement administratif, pédagogique et de service de l’établissement.

Travaux d’achèvement de la Grande Mosquée de Tivaouane

C’est le 14 septembre prochain que les travaux de finition et de rénovation de la Grande Mosquée de Tivaouane vont être lancés. La nouvelle a été annoncée par l’Association Jama’Atoun Nour Assouniya (Ajana), organisation chargée de superviser les travaux de finition et de rénovation de la Grande Mosquée de Tivaouane. Sous l’autorité et les instructions du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour et en accord avec toute la famille de Seydi Hadj Malick Sy, l’Ajana informe la communauté musulmane du Sénégal et d’ailleurs du lancement officiel de ces travaux, le lundi 14 septembre 2020. Mais en raison de la situation liée à la pandémie de Covid-19, l’Ajana a décidé d’éviter tout rassemblement en cette occasion. A ce titre, elle a opté pour le format d’un plateau télévisé synchronisé par l’ensemble des télévisions partenaires (Asfiyahi, TFM, RTS, 2STV, Sen TV, DTV, Mourchid TV) le lundi 14 septembre 2020.

Présentation de la Grande Mosquée de Tivaouane

Pour ancrer définitivement la pureté du culte musulman dans les mœurs des populations de cet ancien terroir ceddo, la Grande Mosquée de Tivaouane a été portée sur les fonts baptismaux et inaugurée en 1904 par Cheikh EL Hadj Malick Sy. Ce dernier en dirigea la première prière de vendredi, entouré des notables de la ville. En effet, c’est par un arrêté du Gouverneur du Sénégal, daté du 17 février 1903, que El Hadji Malick Sy en reçut l’autorisation avec l’affectation d’un terrain de 1 200 m2. Au fil des années, cette mosquée a porté les bases de sa première zawiya, abritant les veillées nocturnes du Gamou célébrant la naissance du Prophète (PSL). A la suite de Maodo, ses héritiers, sous l’autorité de Serigne Babacar Sy, assisté de son frère El Hadj Mansour Sy, ont voulu perpétuer son œuvre en engageant une première rénovation en 1940. C’est sous le magistère de El Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh que la Grande Mosquée a connu son extension et pris sa forme actuelle en 1979. D’ailleurs, c’est en hommage à ce dernier que le Khalife Général, Serigne Babacar Sy Mansour, a demandé au Comité de pilotage de faire coïncider le lancement des travaux d’achèvement avec l’anniversaire symbolique de sa disparition

Malaisie : Décès de l’ambassadrice, Fatou Danielle Diagne

https://www.beut7.com Mme Fatou Dianelle Diagne a tiré sa révérence. Jadis administratrice générale de la Fondation Servir le Sénégal de la Première Dame Marième Faye Sall, Fatou Danielle était analyste financier et expert en développement. Elle a été nommée , sous Macky Sall, Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en Malaisie. L’illustre disparue remplaçait le Docteur Adrienne Diop.
Ancien ministre de la Compétitivité et de la Bonne Gouvernance sous Cheikh Hadjibou Soumaré, Fatou Danielle Diagne occupait le poste d’ambassadrice du Sénégal aux Etats-Unis avec compétence au Mexique, au Chili au Nicaragua, au Honduras, au Panama et au Guatemala. Poste qu’elle a occupé d’octobre 2010 à juin 2012.

Inondations,3ème Mandat et autres dégâts !Par Oumou Wane

N’y allons pas par quatre chemins et disons-le clairement, le débat qui anime l’opinion au Sénégal sur le 3ème mandat de Macky Sall, rase les pâquerettes et est totalement stérile.
En effet, au lieu de nous enflammer sur une rumeur politicienne, nous devrions discuter de sujets bien plus urgents à l’heure du coronavirus, des inondations et autres menaces qui pèsent sur notre pays. Oui, ce débat est vain ! Et non seulement il est inutile, mais en guise de grande conversation nationale, ce que l’on voit fleurir depuis quelques temps, c’est une hystérisation du débat public avec des arguments de plus en plus triviaux et radicaux. La nature ayant peur du vide, le camp présidentiel ne démentant rien et n’argumentant sur rien, les vessies sont prises pour des lanternes !
Enfin, je veux compatir avec les populations sinistrées par les inondations, qui se sentent abandonnées par l’Etat et pointent sa responsabilité en matière d’aménagement du territoire. Que voulez vous ? Lorsque des maires à tir-larigot dealent les terrains au nez et à la barbe du pouvoir central que pouvez vous faire ? Juste constater !

Sommes nous vraiment prêts pour la décentralisation ? Mais non !

 Bien sûr, il nous manque des infrastructures, mais qui pouvait prévoir qu’il pleuvrait en 1 jour plus qu’en 3 mois en saison normale ? On ne peut que déplorer les dégâts importants et la perte de vies humaines, mais le président Macky Sall en déclenchant le plan Orsec, a mobilisé tous les moyens disponibles et s’il ne peut pas empêcher toutes les crises, il les atténue au maximum.
Mais permettez-moi de revenir sur le 3ième mandat. Admettons, si l’on prend un peu de recul, que c’est tout de même absurde. Il y a certainement un goût naturel au Sénégal pour ce genre de foire d’empoigne et cette folie médiatique, mais pourquoi croyons-nous que si Ouattara et Condé, les Présidents ivoirien et guinéen ont posé des actes allant dans le sens de leur candidature pour un 3ème mandat à la tête de leur pays, le chef de l’Etat sénégalais va les suivre ? A t’on l’habitude de voir notre président calquer ses décisions sur celles des autres ? Si Macky Sall fait un troisième mandat, c’est que le peuple lui aura forcé la main car rappelons-le, le peuple est au dessus de la constitution et la nature a peur du vide !
Enfin, à moins qu’il ne s’agisse là d’un désir inconscient de notre part, tant l’on sait en notre for intérieur, que Macky Sall, s’il n’est pas un surhomme et ne fait pas la pluie et le beau temps, est capable d’assurer notre sécurité au quotidien et la stabilité dans notre pays.
Après tout, ne tient-il pas le cap, tout empêché qu’il est par nos polémiques suicidaires, d’une croissance continue qui garantit notre développement et notre transformation économique, sociale et politique justement ? Alors si l’on veut l’y aider, ne devrions-nous pas tout faire pour relever le niveau du débat et prendre nos responsabilités, car pendant qu’on parle du 3ième mandat, on passe à côté de questions bien plus cruciales pour notre avenir.
Relevons au passage, que si l’opposition politique prête à Macky Sall, dont le présent mandat expire en 2024, des velléités d’en briguer un 3ième, c’est peut-être qu’elle craint de ne pas pouvoir le battre sur le terrain des réformes et du progrès social.
La question des inondations mais parlons-en ! Bien sûr, elle est insupportable ! Parlons aussi de nos infrastructures, de nos experts et des milliards déboursés par l’Etat depuis des années ! Parlons de nos routes payées à pelletées d’argent public à nos entreprises et que l’on voit dézinguées en quelques mois ! Sommes-nous capables de construire notre pays nous mêmes ou a t’on seulement à la bouche « France Dégage » ? L’honnêteté intellectuelle voudrait que l’on se pose sérieusement la question de nos propres capacités.
Il est temps de nous poser des questions sur plein de sujets en effet ! Crise scolaire, crise sanitaire, crise sociale, crise judiciaire, crise économique, comment s’en sortir ? Pour vaincre toutes ces crises, il faut en finir d’abord avec toutes ces crises politiciennes qui les nourrissent ! Ensuite se relever les manches, s’engager nous-mêmes et arrêter de croire que l’on a élu un Président magicien, capable de détourner les pluies et les courants pendant que des millions de gens lui mettent les bâtons dans les roues.
C’est si triste que notre président fasse tant pour nous et que nous ne le voyons pas, tout occupés que nous sommes à nous déchirer. Ne serait-ce que la gestion de la crise sanitaire que nous traversons, Macky Sall ne fait-il pas plus et mieux pour notre protection que la plupart des grands pays industrialisés ? Rendez-vous compte : le Sénégal est classé 2e dans le monde sur la gestion Covid 19 par le journal USA Today. Alors cessons d’être complexés et de pleurer sur notre sort.
Ouvrons les yeux, réveillons-nous et constatons que grâce à quelques femmes et hommes dévoués et porteurs de projets pour le continent et respectés dans le monde entier, l’Afrique et le Sénégal en particulier cessent d’être à la remorque du monde et il est temps qu’on le remarque. Je suis si fière d’être sénégalaise !

L’inflation institutionnelle, arme de distraction massive par Yoro Dia

https://www.lequotidien.sn La semaine passée, je vous entretenais du déconfinement de la distraction massive dont raffolent les hommes politiques, avec le débat sur le statut du chef de l’opposition lancé en 1998 et qui se poursuit encore 22 ans après. Ces armes de distraction massive ont besoin de munitions. La principale munition des armes de distraction massive est l’inflation institutionnelle. On aime créer des jouets institutionnels comme des armes de distraction massive. Ainsi, la Commission politique du Dialogue national nous propose un Observatoire de la démocratie. Dans notre pays, à côté des rentiers de la foi, nous avons aussi des rentiers de la tension démocratique. Ce sont eux qui sont à l’origine de cette idée de la création d’un Observatoire de la démocratie, un machin de plus dans notre inflation institutionnelle, pour caser des membres de la société civile. Dans la vie démocratique il y a toujours deux phases. Dans la première phase, le débat essentiel porte sur les questions de participation et des règles du jeu. Dans la deuxième phase, le débat doit porter sur la compétition des réponses aux questions que les citoyens se posent. Dans notre pays où l’alternance présidentielle est devenue la respiration naturelle de la démocratie, nous sommes dans la deuxième phase, même si les hommes politiques et les rentiers de la tension démocratique veulent de façon anachronique nous enfermer ad vitam aeternam dans la première phase (la phase infantile de la démocratie) ; d’où cette idée d’un Observatoire de la démocratie, dont la mission serait d’encadrer le débat et faire de la médiation entre les forces politiques. Rien que du superflu et de l’artificiel. Le meilleur Observatoire de la démocratie s’appelle opinion publique, et les hommes politiques qui nous ont gouvernés, qui nous gouvernent ou qui aspirent à le faire le savent très bien.
Le régulateur, la main invisible de la démocratie, s’appelle le Peuple, qui prolonge ou met un terme aux contrats à durée déterminée des élus. Quant au Dialogue politique dont parle l’Observatoire, il se passe de façon temporelle à l’Assemblée nationale, et de façon permanente dans les médias. A ce dispositif s’ajoute le juge politique, à savoir le Conseil constitutionnel, chargé d’arbitrer les conflits. Notre démocratie se porte très bien et n’a pas besoin d’une nouvelle arme de distraction massive comme un Observatoire de la démocratie, qui aurait tout son sens en Biélorussie ou en Guinée Equatoriale.
Spontanément, le débat démocratique sur les inondations s’est imposé dans l’espace public, pour faire le bilan sur les 750 milliards des inondations, comme il s’est imposé dans la gestion des fonds de Force Covid-19. Ces débats, qui sont dans l’espace public et les médias, finiront à l’Assemblée nationale. On n’a point eu besoin d’Observatoire pour les encadrer. Quand le Covid-19 est arrivé, l’opposition et la majorité n’ont pas eu besoin d’observatoire pour savoir qu’ils devaient se parler. Au total, notre système démocratique se porte très bien et est très solide. Il est tellement solide que nous sommes probablement le seul pays capable d’élire un Président et de l’installer une semaine après. Le système est tellement solide qu’il pallie souvent les manquements des acteurs qui peuvent se payer le luxe d’abuser des armes de la distraction massive.

Inde : Zoom sur le Sénégalais Pape Samba Loum et des célébrités locales impliqués dans un vaste trafic de drogue.

https://www.dakaractu.com https://www.dakarmatin.com Un ressortissant Sénégalais s’est tristement illustré en Inde. C’est à Bengaluru, la capitale de l’État de Karnataka située dans le sud de l’Inde où Pape Samba Loum a été arrêté dans le cadre d’une enquête ouverte par la police pour abus de drogue en vertu de la loi sur les stupéfiants et les substances psychotropes.
Un dossier qui a valu l’arrestation de 12 personnes dont l’acteur de Kannada Ragini Dwivedi, a rapporté l’agence de presse Pti (Press Trust of India).
Il s’agit de Shivaprakash, Veeren Khanna, Prashant Ranka, Vaibhav Jain, Aditya AlvaPrashanth Raju, Ashwin, Abhiswamy, Rahul Thonshe, Vijay, et Papa Samba Loum (un ressortissant Sénégalais originaire de Dakar), a indiqué la police.
Les policiers de Bengaluru, en charge de cette enquête, ont déclaré que ces personnes mises en cause fournissaient de la drogue via des colporteurs à plusieurs personnes lors de fêtes. L’affaire enregistrée par le département de police a été reprise sur une plainte du commissaire adjoint de police de la section centrale du crime de Bengaluru K. C. Gautham.
Outre ces 12 personnes, une affaire distincte a été enregistrée contre B K Ravishankar, un employé du bureau des transports routiers qui était une connaissance proche de Ragini Dwivedi, a indiqué la police. Celui-ci a été la première personne interpelée dans l’affaire, et avait révélé les noms de ces 12 personnes lors de l’interrogatoire.
Cependant, il est aussi apparu qu’il est mouillé dans une autre affaire pendante devant la justice, a indiqué la police. ‘’Toutes ces personnes citées, qu’il s’agisse de Ravishankar aux 12 autres, y compris Dwivedi, avaient l’habitude de se concerter pour organiser des soirées (Rave : rassemblement autour de la musique électronique underground, habituellement organisé en pleine nature, ou dans des lieux déserts) dans différentes zones de Bengaluru et d’inviter des participants. Ils avaient l’habitude de se procurer de la drogue auprès des dealers pour les fournir à des hommes d’affaires, des célébrités, des acteurs et actrices de cinéma, des Dj, des ingénieurs en logiciel et autres. Et aussi de se faire de l’argent par des moyens illégaux en se livrant à des activités illégales « , a déclaré le commissaire adjoint de police dans sa plainte.
Alors que Ragini Dwivedi a été arrêtée hier soir, son ami Ravishankar, commis au RTO de Jayanagar et Rahul Shetty, un homme d’affaires immobilier, ont été arrêtés jeudi. Les responsables avaient également arrêté le planificateur de party haut de gamme Veeren Khanna dans le cadre de l’affaire à New Delhi vendredi.

« Papa Samba Loum, trafiquant de drogue, était le fournisseur de Ravi et d’autres célébrités. Il a été arrêté par la Direction centrale de la criminalité (Dcc) », ont déclaré des responsables de ladite structure.

Le Dcc, selon des sites d’informations indiens repris par Dakaractu, a intensifié son enquête sur un trafic de drogue à Bengaluru après que le Bureau de contrôle des stupéfiants (Ncb) ait arrêté trois personnes de la ville, qui auraient fourni de la drogue à des chanteurs et des acteurs de l’industrie cinématographique de Kannada, également connue sous le nom de « Bois de santal ». Le cinéaste et journaliste Indrajit Lankesh avait fait sa déclaration à la Direction centrale de la criminalité au sujet de l’abus de drogues à Sandalwood, renseigne la source policière, qui signalait qu’au moins 15 personnes de l’industrie cinématographique étaient impliquées dans ce trafic de drogue.
Et qu’une descente avait été effectuée dans la résidence de Ragini Dwivedi le vendredi matin. Une perquisition effectuée quelques heures plus tard dans la soirée puis l’interrogatoire suivi de l’arrestation de l’actrice.

Terrorisme : Mamadou Diaou vers la chambre criminelle.

https://www.dakarmatin.com Le jeune franco-sénégalais, Mamadou Diaou accusé d’association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste risque d’aller devant la chambre criminelle. C’est en tout cas le souhait du ministère public. Cependant, la décision finale du doyen des juges est attendue, note le journal « Libération » dans sa parution du jour.
Pour rappel, l’instruction a duré quatre ans. Le jeune Diaou est né le 9 juin 1998 à Saint-Brieuc en France. Il est écroué depuis le 18 août 2016 à l’aéroport de Dakar.
Son nom était sur la liste des personnes considérées dangereuses par Securiport et qu’il se rendait dans les zones djihadistes.
Fouillé par la police des frontières à son arrivée, les enquêteurs ont trouvé par devers lui une somme de 170 euros, un passeport ordinaire délivré par la mairie de Saint Brieuc et un téléphone portable, remis à la dic. Pour justifier sa présence à Dakar, il dit en primo venir pour passer des vacances chez un ami puis faire des pays de la sous-région.
Après exploitation de son téléphone par le laboratoire criminalistique informatique de la division spéciale de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire, les enquêteurs ont trouvé des éléments accablants qui coïncident avec les djihadistes. Confronté avec les nouvelles découvertes dans son téléphone, il reconnaît être membre du groupe dénommé « News Khalifa » qu’il a adhéré par Facebook.
Les membres du groupe communiquent via Télégram. Il révèle des noms de Sénégalais appartenant au groupe. En réalité, fait-il savoir qu’il devait se rendre à son choix dans les pays comme : Syrie, Irak ou Lybie. Il dévoile avoir quitté la France qui dit-il est un pays de mécréants pour effectuer la « Hijra » vers des pays musulmans où s’appliquait la charia. Il soutient qu’il voulait concrétiser sa chahada par une participation aux combats aux côtés des « frères » de l’Etat Islamique.
Son souhait, c’est de mourir en martyr. C’est pourquoi il avait écrit un message d’adieu à ses parents. Son convoyeur dans ces pays aurait pris la fuite après avoir senti son arrestation.
Le jeune Diaou est visé aussi par la justice française pour des faits de terrorisme. Un dossier piloté par la juge Nathalie Poux…


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