Revue de presse du Mercredi 09 Juin 2021

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LES PRIX À LA CONSOMMATION EN HAUSSE DE 0, 3 % EN MAI (ANSD)

Dakar, 8 juin (APS) – L’Indice harmonisé des prix à la consommation a enregistré en mai une hausse de 0, 3 %, a annoncé, mardi, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette évolution est en lien avec le renchérissement du coût des services de transports (1, 5%), des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (0, 4%), des articles d’habillement et chaussures (0, 4%), indique l’agence dans sa note d’analyse de l’indice des prix à la consommation.
Cette augmentation s’inscrit également dans le sillage du relèvement des prix des biens et services de communication (0, 3%) et des services de santé (0, 2%), rapporte le document rendu public mardi.
Il souligne qu’en variation annuelle, les prix à la consommation avaient progressé de 1, 3%.
L’ANSD relève par ailleurs une augmentation de 0, 6 % de l’inflation sous-jacente en rythme mensuel, et 1, 5 % en variation annuelle.
Dans le même temps, la hausse de 0, 5 % des prix des produits locaux ont soutenu l’appréciation des prix à la consommation, au moment où ceux des produits importés sont demeurés stables en mai, comparativement au mois précédent.
En variation annuelle, les prix des produits importés et ceux des produits exportés ont connu des progressions respectives de 1, 1% et 0, 8%, fait savoir l’ANSD.AKS/OID

UNE PRÉVISION DE CROISSANCE DE 2, 8%EN 2021 EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE (BM)

Dakar, 9 juin (APS) – L’Afrique subsaharienne devrait renouer avec un taux de croissance de 2, 8 % en 2021, puis de 3, 3 % en 2022, prévoit la Banque mondiale dans ’’Les Perspectives économiques mondiales’’.
Dan ce document rendu public, mardi, la banque relève que ’’selon les dernières estimations, la production en Afrique subsaharienne s’est contractée de 2, 4 % en 2020 à la suite de la COVID-19, soit une récession moins forte qu’initialement prévu’’.
Elle signale que la croissance ’’a progressivement repris cette année, à la faveur des retombées positives du renforcement de l’activité économique mondiale, avec notamment une hausse des prix du pétrole et des métaux, et des progrès accomplis dans la lutte contre la pandémie, en particulier en Afrique de l’Ouest et centrale’’.
Selon la BM, ’’la croissance devrait reprendre pour atteindre 2, 8 % cette année, et s’accélérer à 3, 3 % en 2022, étayée par la hausse de la demande extérieure, essentiellement en provenance de la Chine et des États-Unis, la hausse des prix des produits de base et l’endiguement de la pandémie’’. 
Elle relève aussi que ’’malgré la fourniture de vaccins dans le cadre du mécanisme COVAX, les difficultés d’achat et les problèmes logistiques continueront d’entraver les campagnes vaccinales’’. 
Selon ’’Les Perspectives économiques mondiales’’, ’’il est à prévoir que les incertitudes politiques et les effets persistants de la pandémie retarderont d’importants investissements dans l’infrastructure et les industries extractives et freineront la reprise en République centrafricaine, en Guinée équatoriale, au Niger et au Kenya’’. 
L’économie mondiale devrait croître de 5, 6 % en 2021, affichant ainsi un rebond post-récession d’une ampleur sans précédent en 80 ans, ’’une reprise qui tient en grande partie au redressement vigoureux de quelques grandes économies’’, indique la Banque mondiale.
’’L’économie mondiale devrait croître de 5, 6 % en 2021, affichant ainsi un rebond post-récession d’une ampleur sans précédent en 80 ans. Cette reprise tient en grande partie au redressement vigoureux de quelques grandes économies’’, selon les ’’Perspectives économiques mondiales’’.
Le document renseigne que les Etats-Unis, dans le groupe des grandes économies, devraient afficher une croissance de 6.8% cette année, grâce aux importantes mesures de soutien budgétaire et à l’assouplissement des restrictions liées à la pandémie. 
Parmi les économies émergentes et en développement, la Chine devrait enregistrer un rebond de la croissance de 8, 5 % cette année, à la faveur du rattrapage de la demande.AT/OID

330, 4 milliards FCFA de transferts nets d’argent reçus par les banques au premier trimestre 2021

https://www.financialafrik.com Le cumul des transferts nets d’argent (différence entre les transferts reçus et ceux effectués) reçus par les établissements de crédit du Sénégal a atteint 330, 4 milliards de FCFA (495, 600 millions d’euros) à la fin du premier trimestre 2021, selon les données de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) du ministère des finances et du budget basée à Dakar.
Par rapport au premier trimestre 2020 où ils s’élevaient à 254, 2 milliards de FCFA, ces transferts nets d’argent connaissent une progression de 30, 0%. Durant la période sous revue, les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal sont ressortis à 374, 4 milliards de FCFA contre 298, 3 milliards de FCFA au premier trimestre 2020, soit une progression de 25, 5%.
Par origine, ces transferts proviennent en grande majorité d’Europe (71, 2%) contre 9% pour les USA, 8, 5% pour les autres contrées, 6% pour l’UEMOA, 4, 9% pour la CEMAC et 0, 4% pour les autres pays de la CEDEAO. Pour ce qui est des émissions de transferts rapides effectuées par ces mêmes établissements de crédit, leur cumul s’est établi à 44, 0 milliards de FCFA au premier trimestre 2021 contre 44, 1 milliards de FCFA un an auparavant, soit un léger retrait de 0, 2%. Albert Savana

EUROBONDS, FINANCEMENT D’INFRASTRUCTURES OU CAVALERIE FINANCIERE ? PAR ABDOUL ALY KANE

LeTemoin -La levée par le Gouvernement de 775 millions d’euros en Eurobonds sur le marché obligataire international, à un taux d’intérêt annuel de 5, 375 % et une durée de 16 ans, a été abondamment commentée par les médias
La levée par le Gouvernement de 775 millions d’euros en Eurobonds sur le marché obligataire international, à un taux d’intérêt annuel de 5, 375 % et une durée de 16 ans, a été abondamment commentée par les médias ; elle a été considérée comme un grand succès mettant en relief la crédibilité de la signature de notre pays sur ce marché. Les besoins de financement invoqués à l’appui sont le rachat par anticipation de 70 % de l’émission de 2014 (expirant en 2024) et le renforcement des fonds propres de l’Etat pour le financement des projets pétroliers et gaziers en cours.
Il faut rappeler que le recours à ce type de financement n’est pas nouveau. En effet, le Sénégal a précédemment levés 200 millions de dollars d’eurobonds en 2009, 500 millions de dollars en 2011, 500 millions de dollars en 2014, 1, 1 milliard de dollars en 2017, et 2, 2 milliards de dollars (avec rachat Eurobond 2011) en 2 tranches, la première tranche d’un milliard d’euros et la seconde d’un milliard de dollars en 2018, à des conditions de taux allant de 9, 25 % en 2009, à 5, 375 % en 2021 , et pour une durée comprise entre 5 et 30 ans.
Le succès de l’opération est à relier au fait que la crédibilité de la signature du Sénégal tient à divers paramètres que sont  : les notations des agences internationales adossées aux analyses du FMI et de l’UEMOA sur le profil de l’endettement et l’observance des critères de bonne tenue de l’économie, les perspectives de l’exploitation à très court terme du pétrole et du gaz et des flux financiers qu’elle va générer, les garanties que constituent les clauses d’action collective des contrats d’émission, en particulier celles qui prévoient des schémas de restructuration en cas de défaut de paiement. Toutefois, en la circonstance, le type de financement choisi ne nous parait pas être opportun et adapté aux besoins exprimés.

La destination des fonds levés

En gestion financière orthodoxe, l’affectation des ressources devrait être intrinsèquement liée à la nature de l’emploi pour lequel elles ont été levées. De ce point de vue, les investissements improductifs ou à caractère social, dont il n’est pas attendu un retour direct en revenu, devraient être essentiellement financés sur ressources concessionnelles à conditions douces. En revanche, les investissements en infrastructures marchandes (comme l’autoroute à péage) dont on attendrait des flux financiers futurs pourraient être financés par des ressources plus chères. Les investissements annoncés n’étant pas directement marchands, leur financement par émission d’eurobonds ne nous parait absolument pas approprié.

Emprunts pour investissement ou cavalerie financière ?

Il y a de plus en plus une propension des Etats africains à recourir à ce marché obligataire, du fait de la facilité d’accès qu’il permet. Dans un contexte de surliquidité du marché international des capitaux imputable au ralentissement économique mondial, les investisseurs/souscripteurs, en mal de placements rémunérateurs, cherchent une alternative à la faiblesse des taux d’intérêts servis sur les marchés européens (souvent inférieurs à 2 %). Dès lors, les Etats africains, qui ont accepté par le passé des taux d’intérêt compris entre 5 et 8 % sur le marché obligataire, offrent des perspectives de rendement plus intéressantes en matière de produits de trésorerie. Les risques de défaut de paiement encourus sont de mieux en mieux perçus par des souscripteurs plus motivés par les intérêts à percevoir. La prudence devrait être de mise en matière d’émissions d’Eurobonds souscrits par des investisseurs institutionnels (Compagnies d’assurance, Caisses de dépôts et de Consignation) très liquides, et dont la motivation est le confort de leurs marges financières. Ces émissions sont libellées en devises (avec le risque de change qui s’y attache), plus onéreuses et d’une maturité plus courte que les prêts concessionnels habituels des institutions financières internationales. Les utiliser pour rembourser l’encours d’une émission précédente pourrait conduire à terme à de la « cavalerie financière », en cas de difficultés de paiement.
La dette de nos Etats, concessionnelle à l’origine, est de plus en plus « privée », ce qui rend les débours de paiement d’annuités et de coupons d’intérêts plus pesants pour les Trésors nationaux, du fait de conditions plus contraignantes en charge d’intérêts et en durée. L’émission d’obligations eurobonds devrait être utilisée de manière exceptionnelle, et strictement réservée au financement d’infrastructures marchandes et non au remboursement d’émissions précédentes dont on aurait des difficultés à honorer les échéanciers fixés.

LE SÉNÉGAL SOUS PERFUSION PERMANENTE DU FMI ET LA BANQUE MONDIALE PAR MOUSTAPHA BOYE

Letemoin -Pourquoi ces emprunts tous azimuts si les caisses du Trésor public n’étaient pas vides ? Le pays a tout de même levé la semaine dernière 775 millions d’euros en Eurobonds dont les 70 % ont servi… à rembourser un précédent Eurobond
350 milliards de Fcfa ont été accordés hier par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) à notre pays dans le cadre de la facilité de crédit. Vendredi dernier, déjà, le Sénégal avait reçu de la Banque mondiale près de 150 milliards de frs. Selon le ministre des Finances et du Budget, 484 milliards de frs sont attendus de la Banque mondiale au courant de l’année fiscale 2021. Un montant record. Certes, au plus haut niveau de l’Etat, l’on nie une mise sous ajustement structurel de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Mais au rythme de perfusion financière effrénée noté ces derniers temps de la Banque mondiale et du FMI, on ne peut écarter une telle hypothèse de mise sous tutelle de notre pays quand on sait que les prêts de ces institutions sont liés. C’est-à-dire que l’emprunteur n’est pas libre de leur utilisation. Et puis, si les caisses du Trésor public n’étaient pas vides, le Sénégal recourrait-il tous azimuts à ces emprunts ? Il convient de ne pas oublier, en effet, que notre pays a levé la semaine dernière 775 millions d’euros en Eurobonds dont les 70 % ont servi… rembourser un précédent Eurobond !
Les autorités ne veulent pas l’admettre mais c’est la triste réalité. Le Sénégal est quasi-retourné sous la tutelle des institutions de Bretton Woods. Le Gouvernement peine à faire redémarrer son économie qui se remet difficilement des effets de la Covid-19. Malgré le recours intempestif au marché financier domestique, c’est-à-dire sous-régional de l’Uemoa, et tout dernièrement aux Eurobonds (508 milliards de frs), notre pays confronté à la demande sociale frappe avec insistance aux portes du FMI et de la Banque mondiale. Ce lundi 07 juin, le Conseil d’administration du FMI a encore volé au secours du Sénégal. Une nouvelle perfusion financière d’un montant de 350 milliards a encore été obtenue de l’institution de Bretton Woods.
Elle survient après les 150 milliards (dont une partie sous forme de don) décrochés ce vendredi par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, auprès de la Banque mondiale pour le programme gouvernemental « accélérer la compétitivité et la création d’emplois » et le projet de gestion des eaux fluviales et d’adaptation au changement climatique. Très prochainement le Sénégal recevra de cette même institution de Bretton Woods pour l’acquisition de vaccins contre la Covid-19, 72 milliards de francs CFA dont la moitié, soit 36 milliards, sera sous forme de don, donc sans remboursement. A cela s’ajouteront des ressources pour le Cadastre et la sécurisation foncière à hauteur de 80 millions de dollars, soit 43 milliards de francs CFA dont la moitié sera un don ; 15, 7 millions de dollars, soit 8, 4 milliards de francs CFA en soutien au pastoralisme. La Banque mondiale va aussi appuyer le Sénégal à hauteur 59 milliards de frs pour le programme de bourses de sécurité familiale. Sur ce montant près de 38 milliards en don.
Autrement dit, pour aider ses citoyens les plus démunis et vulnérables, et donc faire du social, le Sénégal va s’endetter ! ce même si, encore une fois, une partie des sommes obtenues ne sera pas remboursable. Mais quand même, faire du social alors qu’on n’en a pas les moyens, quelle curieuse conception de l’économie… « Au total, le Sénégal conclura 898 millions de dollars, soit environ 484 milliards de francs CFA de financement avec la Banque mondiale durant l’année fiscale en cours, un montant record » s’était réjoui — plutôt que d’en pleurer – Abdoulaye Daouda Diallo devant Nathan BELETE, Directeur des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal.

350 milliards de frs pour soutenir la reprise « forte » et créatrice d’emplois

L’accord de financement d’une durée de 18 mois, conjugué à l’instrument de coordination de la politique économique, fournira un point d’ancrage des politiques économiques pour la prochaine phase de la riposte des autorités face à la COVID-19 et soutiendra une reprise forte et créatrice d’emplois. « Bien que l’horizon à moyen terme demeure prometteur, les perspectives macroéconomiques pour 2021 sont sujettes à des risques en raison de la prolongation des effets de la pandémie et de la hausse des prix des produits de base » a indiqué le Gouvernement dans un communiqué de presse.
« La pandémie de COVID-19 a frappé l’économie sénégalaise de plein fouet et mis de nombreux ménages en difficulté, en particulier ceux qui travaillent dans l’économie informelle. La croissance en 2020 est estimée à 1, 5 %, grâce à des récoltes record, malgré une sévère contraction dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme et des transports. La mise en œuvre efficace d’un programme de résilience économique et sociale (PRES) par le gouvernement a contribué à renforcer le secteur de la santé et à atténuer les pertes de revenus des ménages et des entreprises. Une reprise timide est attendue en 2021 avec une croissance de 3, 7 % » souligne le document du FMI. Et de poursuivre en ajoutant que « pour assurer la transparence et rendre compte des dépenses liées à la pandémie, les autorités ont publié des rapports trimestriels d’exécution budgétaire, qui détaillent l’emploi des ressources correspondantes. Par ailleurs, et le rapport du comité de surveillance du fonds Force COVID-19 a été finalisé.
L’audit annuel des procédures de marchés publics, y compris les procédures liées aux dépenses pour la COVID-19, sera achevé fin juin et la Cour des comptes publiera en octobre son rapport sur l’exécution de la loi de finances 2020 ». Les résultats du programme appuyé par l’ICPE demeurent positifs et les objectifs du programme, à savoir assurer une croissance forte et inclusive tout en préservant la stabilité macroéconomique, restent pertinents. La collaboration entre le FMI et le Sénégal dans le cadre de l’ICPE se poursuivra en parallèle avec les nouvelles modalités de l’accord de confirmation et de la FCC jusqu’à fin 2022.
À l’issue de la séance consacrée à l’examen par le conseil d’administration de la troisième revue du programme appuyé par l’ICPE et des demandes d’accord de confirmation et d’accord au titre de la FCC présentées par le Sénégal, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a indiqué que « la pandémie de COVID-19 a eu de graves retombées sur l’économie sénégalaise, lesquelles ont été atténuées par la riposte vigoureuse des autorités. Les perspectives macroéconomiques à court terme se sont détériorées, notamment en raison de la longue durée de la pandémie de COVID-19, de la hausse des cours des produits de base et de l’augmentation des besoins de financement pour le déploiement des vaccins. Une reprise progressive est prévue en 2021, même si elle est assujettie à des risques, dont celui d’une troisième vague de COVID-19 ». Nous, au-delà de cette langue de bois chère aux institutions de Bretton Woods, ce qu’on voit, audelà de cette frénésie de recours à des emprunts tous azimuts, c’est que les causses de l’Etat sont vides, désespérément vides. Et que l’endettement du pays atteint des sommets !

LES INDUSTRIELS ET EMPLOYEURS DENONCENT LA ’’SURENCHÈRE’’ DE LA FISCALITÉ

http://www.emedia.sn Les industriels et employeurs du Sénégal dénoncent la surenchère de la fiscalité. Dans leur communiqué parcouru par Emedia, ils citent à titre d’exemple  : la loi de finances de 2018 ajoutant une taxe spécifique de 5% sur les boissons gazeuses et les jus de fruits, la loi de finances de 2021 instituant une taxe sur les contenants plastiques à usage unique et les corps gras, et le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2021 qui prévoit une taxe spécifique de 25% sur les bouillons.
“En comparaison avec les mesures de résilience mises en place dans la plupart des pays de la zone de l’UEMOA / CEDEAO”, les entreprises industrielles sénégalaises ne comprennent pas “que l’État du Sénégal accentue la pression fiscale, en dehors de toute logique de protection de la survie des entreprises et des emplois des Sénégalais.”
Ils ajoutent que “la situation du Covid-19 n’a malheureusement pas freiné ni suspendu cette politique fiscale qui asphyxie l’entreprise industrielle sénégalaise.”
Prenant à témoins les consommateurs, les travailleurs, sur les conséquences “désastreuses” de telles mesures, ils invitent “le gouvernement à reconsidérer la situation, à surseoir à l’application de ces mesures et à ouvrir le plus tôt possible les concertations les plus larges avec l’ensemble des acteurs de l’industrie”. Die BÂ

Les syndicats de La Poste dénoncent une gestion nébuleuse de Bibi Baldé

https://www.pressafrik.com Abdoulaye Bibi Baldé va tuer la Poste sénégalaise, si l’on en croit aux syndicats de la boîte. En tout cas sa gestion, en plus d’être qualifiée de « nébuleuse », est jugée « ni sobre, ni vertueuse » par le Syndicat National des Travailleurs des Postes et Télécommunications (SNTPT) avec à sa tête son secrétaire général Ibrahima Sarr. Ce dernier, entouré de son staff, a, au cours d’un point de presse, mis à nu les pratiques peu orthodoxes du directeur général de La Poste, Abdoulaye Baldé.
Les syndicalistes dénoncent l’adoption d’un nouvel organigramme avec 42 postes ayant rang de directeur (plus que la taille du gouvernement !) et 7 postes d’assistants du DG ayant rang de chef de département avec avantages « indus » en nature et en numéraires, sans compter le nombre important de conseillers techniques, l’installation d’un cabinet « ministériel » pour caser une clientèle politique, à l’exclusion de tous les postiers.
Il y a aussi la signature de contrats de prestataires de service au profit de ses partisans politiques avec des salaires indécents (le premier adjoint au maire de Kolda perçoit 590.000 FCFA/mois et bénéficie d’une dotation en carburant de 322 litres/mois estimés à 250.000 FCFA soit un montant total de 840.000 FCFA/mois sans aucune contrepartie pour La Poste).
Selon les syndicalistes de la SNTPT, Bibi Baldé a nommé un conseiller technique du ministère du Commerce qui cumule le poste de responsable de la communication et des relations publiques de La Poste (comme s’il n’y avait pas suffisamment de journalistes et de professionnels de la com dans ce pays !) avec rang de directeur et un budget global de plus de 600 millions. Non, vous ne rêvez pas !
L’image de Bibi Baldé doit être plus précieuse et plus chère à gérer que celle du président de la République ! Le comble, c’est que ce responsable de la communication et des RP soumissionne et gagne des marchés. Du moins, selon les syndicalistes du Sntpt. En outre, il assiste à l’octroi de marchés dans différents domaines au beau-frère du DG sous le couvert de GKS dont la somme des montants attribués se chiffre à 96.320.000 FCFA entre octobre 2019 et 2020. Telles sont entre autres les pratiques peu orthodoxes que les syndicalistes de la Poste ont relevé dans la gestion du Directeur général, Abdoulaye Baldé. Mais puisqu’il est un responsable de l’APR…
Autres griefs soulevés par Ibrahima Sarr et ses camarades, l’octroi de subventions « exagérées » (entre 1 million et 5 millions) à des associations généralement basées dans la zone politique de Bibi et dont l’existence juridique est douteuse ; des marchés de prestation de services intellectuels non nécessaires et parfois fictifs (paiement intégral d’un montant de plus de 25 millions au cabinet Impaxis pour la titrisation des créances sur la DGPSN (Délégation Générale à la Protection sociale et à la Solidarité Nationale) sans que les services soient effectués.
Il y également le recrutement d’un cabinet pour accompagner La Poste à trouver des partenaires stratégiques ; la démolition/reconstruction inopportune des carreaux du hall de la direction générale pour 22 millions ; la construction de nouveaux bureaux à la direction générale pour un montant global de plus de 100 millions ; l’utilisation des moyens logistiques de La Poste à des fins personnelles et politiques pour ses multiples déplacements dans son fief politique, entravant gravement les besoins d’exploitation et occasionnant des charges indues en indemnités de déplacement (pour sa cour politique) et en carburant ainsi que leur prise en charge dans les réceptifs hôteliers.
Bref, à en croire ces syndicalistes, le roi Bibi serait tout simplement en train de faire du « nguuru » au sein de la société nationale La Poste dont la situation financière n’est pourtant pas reluisante, rappelle Le Témoin.AYOBA FAYE

Port autonome de Dakar : Plus de 10 milliards FCfa de bénéfice réalisés en 2020

https://www.leral.net Le Port Autonome de Dakar se porte à merveille et a une bonne santé financière. En effet, cette structure a réalisé 10, 5 milliards de FCfa de bénéfice à la fin de l’exercice budgétaire 2020. Une annonce faite par le Directeur général qui s’exprimait à la sortie de l’Assemblée générale des actionnaires du Port Autonome de Dakar, au cours de laquelle il a présenté les états financiers de l’entreprise.
«Les états financiers arrêtés au 31 décembre 2020 et audités par les commissaires aux comptes dégagent un net bénéficiaire de plus de 10 milliards (10 561 087 932 francs CFA), après paiement de plus de 3 milliards en impôts sur les sociétés», a fait savoir Aboubacar Sédikh Bèye.
Selon lui, pour l’exercice 2021, le Port Autonome de Dakar a, à nouveau, maintenu le cap dans son ambition de devenir un des moteurs de notre pays à l’horizon 2023. «Cette ambition portée par son Plan stratégique de développement (PSD, 2019-2023) et mise en œuvre au travers un plan de transformation nous a permis de réaliser de bons résultats, tout en nous permettant, par ailleurs, de mettre en œuvre un certain nombre de projets phares», se félicite-t-il.
Toutefois, précise-t-il, un certain nombre de faits ont impacté le résultat réalisé en 2020. Il s’agit, explique-t-il, «des encaissements des dividendes Dubaï Port (DP) et Dakar terminal (+6 milliards de francs CFA), du gain sur le dénouement de l’affaire G3S (+4, 2 milliards), de la location du terrain de la SONACOS pour parking d’attente (-1, 86 milliards) et de la contribution du port au fonds Force Covid, avec près de 1, 2 milliards».

Campagne arachidière–La mauvaise graine : Le ministre autorise la vente des semences «Tout venant»

https://lequotidien.sn Par note circulaire datée du 26 mai dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural fixe le prix de cession des semences d’arachide écrémées pour la campagne agricole à venir. Pour les acteurs de la filière, c’est le signe que le pays a des difficultés à fournir des semences sélectionnées à ses producteurs. Les conséquences pour la filière arachide pourraient en être pénibles dans les mois à venir

La mauvaise qualité plus chère que les semences certifiées

Le mur de la réalité est plus solide que les déclarations d’intention. Une note circulaire du ministre Moussa Baldé, chargé de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), plonge les acteurs dans l’expectative. Ladite note, datée du 26 mai 2021, fixe les «taux de conversion coques, décortiquées et les prix de cession des semences écrémées décortiquées» pour la campagne agricole 2021-2022 à venir. La note indique que le prix, pour la variété d’arachide écrémée, 55-437, est de 820 mille francs la tonne, dont 320 mille francs de subvention au moins. Ce qui fait qu’au détail, le kilo s’écoule à 440 francs Cfa.

Les autres variétés, moins nobles, coûtent également le même prix.

L’ennui est que, quand le ministre légitime la vente des semences communément appelées «tout venant», c’est que, de manière implicite, il reconnaît que le pays n’est pas en mesure de fournir des semences certifiées en quantité suffisante aux producteurs. Or, c’est le même ministre qui, il n’y a guère longtemps, dans une circulaire signée le 23 avril de cette année, mettait en garde les importateurs d’arachide.
M. Baldé disait notamment  :  «Cette situation pourrait tenter certains opérateurs à se procurer ces stocks pour les injecter dans la distribution des semences pour des raisons évidentes de gain, alors que l’on ignore la provenance comme la qualité semencière de ces grains.» Le ministre a par la même occasion rappelé que «de telles pratiques ont un caractère frauduleux donc non règlementaire et exposent… leurs auteurs à des sanctions…»
La circulaire du 26 mai semble mettre entre parenthèses le souci de la préservation du capital semencier. Ce qui pour certains acteurs, n’est en soi pas surprenant. Hier, au téléphone, Ousmane Diakhaté, le Secrétaire général du Regrou­pement des acteurs du secteur industriel et agro-alimentaire de Touba (Rasiaat), déclarait au journal Le Quoti­dien  :  «Cette circulaire confirme que le pays n’a plus de semences certifiées, de semences de qualité. Si l’autorité en vient à autoriser cette année ce qu’elle avait interdit l’année dernière, c’est la preuve qu’il n’y a pas assez de semences.»
Et pour lui, on ne peut espérer que la filière arachide survive à ce coup. «L’Etat a regardé vendre toute la production d’arachide à l’étranger, jusqu’aux semences. Dans ces conditions, on ne peut espérer avoir de bonnes productions dans les années à venir.» La conséquence ultime, pour cet industriel de Touba, est la mort programmée de la filière arachide. «Et attendez-vous à une augmentation de l’exode rural. Les personnes âgées vont suivre les jeunes qui, eux, sont déjà à Dakar et dans les centres urbains !», affirme-t-il avec un rire sinistre.
La preuve des difficultés à venir, c’est que les semences écrémées de cette année, vont coûter plus cher que les semences sélectionnées de l’année année. La circulaire du 20 avril 2020 fixait à 385 francs Cfa le kilo de la semence R1 qui, cette année, est établi à 440 francs Cfa. L’huilier souligne que si la production avait été au niveau annoncé officiellement, personne ne s’en serait plaint  :  «Les commerçants chinois auraient pris leur part du marché et les industriels la leur, il n’y aurait eu aucun problème. Mais cela est loin d’être le cas. Ce qui fait que, quand vous avez moins de 700 mille tonnes de production, si vous laissez les Chinois en prendre 500 mille, il ne reste même pas assez pour les semences à venir. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, et qui prédit des lendemains difficiles», se désole Ousmane Diakhaté.lequotidien.sn

Parc forestier urbain de Dakar-Yoff  : le projet confié au groupement Djellali ;la livraison des travaux prévue dans 12 mois

https://actusen.sn La région de Dakar doit abriter, dans un an, un parc forestier neuf. C’est une volonté du président de la république Macky Sall pour rendre la capitale plus verte et agréable. D’ailleurs, Abdoulaye Saydou Sow, Abdoulaye Daouda Diallo et Abdou Karim Sall, respectivement ministre de l’urbanisme, du Logement et de l’hygiène publique ; ministre des Finances et du Budget ; ministre de l’environnement et du développement durable, ont signé, ce mardi, un contrat avec le groupement Djellali qui a remporté le projet d’aménagement du parc forestier urbain Dakar-Yoff.
Ce cabinet Français, choisi au terme d’un concours architectural, souhaite démarrer les travaux dans 3 mois. Il annonce également que les travaux vont durer 12 mois.
Selon le ministre de Finances,   Abdoulaye Daouda Diallo, le parc est érigé sur un site de 10  hectares et est présenté comme le futur poumon vert de Dakar face à une urbanisation qui réduit de plus en plus les zones vertes de la capitale sénégalaise.
«Dans la nouvelle stratégie de planification et de gestion du développement de nos villes, il devient opportun de renforcer la prise en compte de nouveaux aménagements paysagers. C’est fort de ce constat que sur la presqu’île du Cap Vert notamment le domaine de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Yoff, le président de la république a donc décidé d’ériger un parc forestier urbain moderne d’une superficie de 10 hectares», a  dit l’argentier de l’Etat.
A en croire le ministre des Finances, «en décidant d’organiser un concours international d’architecture pour ce projet, le président de la république a souhaité avoir une œuvre architecturale de temps moderne avec un aménagement paysagé durable».
Pour terminer, Abdoulaye Daouda Diallo dira ceci, en s’adressant au président du groupement Djellali. «Ce projet de Parc urbain forestier est un challenge que vous avez compris et que vous réaliserez conformément aux attentes du chef de l’Etat et pour le bien-être des populations dakaroises».Mansour SYLLA (Actusen.sn)

Echec de la conciliation à Sen Eau : Relations entre la Direction générale et les travailleurs toujours tendues.

https://www.leral.net Leur bras de fer a fini d’atterrir à l’inspection régionale du travail de Dakar. Cette dernière avait d’ailleurs organisé une réunion de conciliation entre les deux parties, lundi dans l’après-midi.
Les syndicalistes qui n’attendaient que cette occasion ont tiré à boulets rouges sur la directrice de Sen’Eau qu’ils accusent d’avoir détruit leur espoir. Sous l’arbitrage des inspecteurs du travail, les discussions ont été par moments très houleuses, selon nos sources.
Les échanges ont commencé à 15h pour être arrêtés vers 19h, sans résultat. Finalement, la tentative de conciliation s’est soldée par un échec. Toutefois, les deux parties ont convenu de se retrouver pour une dernière chance, lundi prochain, en vue de trouver une solution.
Après l’échec de la rencontre de conciliation entre les syndicalistes et la direction générale, les délégués du personnel ont tenu un conseil hier qui a été suivi d’une assemblée générale. Les délégués ont rendu compte à leurs mandants de leur rencontre avec la direction générale en présence des inspecteurs du travail. Ainsi, disent-ils, la balle est dans le camp des travailleurs qui doivent décider de la suite à donner au plan d’actions.
Les syndicalistes ont reçu hier le feu vert des travailleurs pour continuer la lutte. Ils ont reçu l’aval des travailleurs de poursuivre les discussions avec la Direction générale, en présence des inspecteurs du travail. Les syndicats ont reçu mandat, en cas d’échec de la conciliation, de le faire constater et de déposer un préavis de grève. Les travailleurs de Sen’Eau vont plus loin en réclament le départ de Mme Jany Arnal de la tête de la boite.L’As

UN UNIVERSITAIRE ALERTE SUR LA MENACE DES USINES DE FARINE DE POISSON

Thiès, 8 juin (APS) – Ousmane Diankha, enseignant-chercheur en océanographie à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), a alerté, mardi, sur la menace que représentent les usines de farine de poisson pour les écosystèmes marins, parmi d’autres fléaux écologiques qui planent sur les océans.
“Les petits pélagiques assurent 73% des besoins en protéines animales de la population sénégalaise’’, a dit M. Diankha, enseignant-chercheur en océanographie, écosystèmes marins et côtiers à l’UIDT.
S’adressant à la presse en marge de la Journée des océans, célébrée pour la première fois par l’UIDT, M. Diankha a déploré le fait que ces poissons juvéniles soient capturés et vendus à des usines implantées sur place et transformés en farine de poisson, ’’pour nourrir des espèces dont la production ne nous suffit pas”. 
Cette farine est utilisée dans la nourriture de poissons élevés en aquaculture. “Je ne suis pas contre l’aquaculture, mais il faut qu’elle soit responsable’’, a-t-il précisé.
’’Ces usines contribuent à appauvrir nos mers qui, à ce rythme, n’auront plus de poisson dans dix ans’’, a-t-il averti, sans donner de détails sur les tonnages transformés par ces unités.
Il a relevé le ’’paradoxe’’ de Kayar qui abrite en même temps une aire marine protégée et une usine de farine de poisson. 

’’Même si elles [les usines] créent des emplois, ce ne sont pas des emplois durables’’, a-t-il dit, rappelant les quelque 600.000 personnes qui vivent de la pêche. Un chiffre qui, pour lui, atteint en réalité le million.

Se penchant sur le cas spécifique du “thiof” (mérou), une espèce de poisson très prisée dans la préparation du “thiébou dieune” (riz au poisson), un plat national au Sénégal, il a rappelé qu’il met des mois pour atteindre la taille de 45 cm, à partir de laquelle il commence à se reproduire.
Né hermaphrodite, ce poisson subit une “inversion de sexe”, dès qu’il atteint cette longueur, les plus forts devenant des mâles et les plus faibles, des femelles, a expliqué le professeur d’océanographie, qui avait travaillé à l’aire marine protégée de Kayar.
‘”Pourtant, dans nos assiettes, nous préférons le petit +thiof+”, a-t-il déploré. Il indique que les hôtels, “pour des raisons esthétiques”, choisissent les spécimens de taille intermédiaire, qui “ne débordent pas du plat”.

“Ce faisant, on est en train de piller cette espèce-là, sans le savoir”, a regretté M. Diankha, relevant que la surpêche est un autre mal qui frappe les mers.

L’autre menace potentielle pour les océans, est le pétrole que le pays s’apprête à exploiter. “Partout où il y a du pétrole, cela représente un danger pour la mer  : Kayar, Sangomar, Saint-Louis, Casamance”, a prévenu le spécialiste.  
Il relève que le pays n’a pas les moyens de faire face à une marée noire que même les pays riches ont du mal à maîtriser. 
Une marée noire dans le delta du Sine-Saloum, par exemple, tuerait toute la mangrove, réservoir de biodiversité, et entraînerait des déplacements de populations vivant principalement de pêche, et qui vont s’appauvrir.
Les marées noires ne se limitent pas seulement à la mer, elles affectent les oiseaux, a-t-il poursuivi. Ce qui lui fait dire que le pétrole est une menace pour la biodiversité et le secteur économique côtier. 
Les micro-déchets plastiques ingérés par les poissons sont consommés par les poissons et s’introduisent dans la chaîne alimentaire pour s’accumuler dans le corps humain, a-t-il alerté. 
Sur plus de 300 millions de tonnes de plastiques par an, 8 à 12 millions finissent en mer, ont signalé des étudiants dans leur présentation axée sur le thème “Océans, vie et moyens de subsistance”, avec comme sous-thème “Océans  : réservoir de biodiversité, producteur d’oxygène et régulateur climatique”.
Selon eux, les cinq océans et la dizaine de mers que compte le globe sont des réservoirs de biodiversité
Si 250.000 espèces ont été déjà découvertes, il n’en est pas de même pour environ deux millions d’autres espèces qui sont dans les profondeurs marines.
Premiers producteurs d’oxygène du globe, devant l’Amazonie, à hauteur de 50%, les océans voient cette production réduite par la pollution qui tue les phytoplanctons, ces micro-organismes marins qui génèrent ce gaz vital.
En plus de la production d’oxygène, les océans ont des fonctions de régulation du climat et d’atténuation des changements climatiques, a-t-il dit.
Ils ont recommandé au public de s’informer sur le fonctionnement des océans, de lutter contre la surpêche, de limiter l’utilisation des plastiques, d’éviter les produits cosmétiques contenant des microbilles, de participer au nettoyage des plages et de promouvoir le recyclage. 
A l’intention des autorités, M. Diankha a souligné l’importance de soutenir la recherche-développement. 
L’enseignant-chercheur n’a pas manqué de relever les ’’efforts’’ du gouvernement à travers le Code de la pêche, interdisant la capture des juvéniles et la création d’aires marines protégées.
L’UIDT n’exclut pas de délocaliser à l’avenir cette journée dans d’autres localités, comme Kayar ou Mbour pour une sensibilisation de proximité. ADI/ASG/BK

EXPLOITATION PÉTROLIÈRE : UN EXPERT ANTICIPE LE DANGER DES MARÉES NOIRES SUR LA BIODIVERSITÉ MARINE

Thiès, 8 juin (APS) – L’enseignant-chercheur en océanographie, écosystèmes marins et côtiers à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) Ousmane Diankha a attiré, mardi,  l’attention sur le danger que représente le pétrole sur la biodiversité marine, notamment en cas de marée noire.
‘’Partout où il y a du pétrole, cela représente un danger pour la mer  : Kayar, Sangomar, Saint-Louis, Casamance’’, a dit le spécialiste, lors de la journée des océans, célébrée pour la première fois par l’UIDT.  
Pour l’enseignant-chercheur, le Sénégal qui s’apprête à exploiter son pétrole offshore, ‘’n’a pas les moyens de faire face à une marée noire’’, que même les pays européens ont du mal à maîtriser. 
Une marée noire dans le delta du Sine Saloum, par exemple, tuerait la mangrove, réservoir de biodiversité, et entraînerait des déplacements de populations vivant principalement de pêche, et qui vont s’appauvrir, a-t-il dit.
Les marées noires ne se limitent pas aux poissons, elles affectent les oiseaux et la mangrove, a-t-il poursuivi. Ce qui lui fait dire que ‘’le pétrole est une menace pour la biodiversité et le secteur économique côtier’’. 
D’autres menaces contre les océans ont été identifiées. Il s’agit, entre autres, de la pollution liée aux micro-déchets plastiques qui, consommés par les poissons, s’introduisent dans la chaîne alimentaire pour s’accumuler dans le corps humain. 
Sur plus de 300 millions de tonnes de plastiques par an, 8 à 12 millions finissent en mer, ont noté des étudiants dans leurs présentations sur le thème ‘’Océans, vie et moyens de subsistance’’, avec comme sous-thème ‘’Océans  : réservoir de biodiversité, producteur d’oxygène et régulateur climatique’’.
Selon eux, les cinq océans et la dizaine de mers que compte le globe sont des réservoirs de biodiversité, dont 250.000 espèces ont déjà été découvertes, tandis qu’environ deux millions d’autres espèces restent à découvrir dans les profondeurs marines.
Premiers producteurs d’oxygène du globe, devant l’Amazonie, à hauteur de 50%, les océans voient cette production réduite, par la pollution qui tue les phytoplanctons, ces micro-organismes marins qui génèrent ce gaz vital.
En plus de la production d’oxygène, les océans ont des fonctions de régulation du climat, et d’atténuation des changements climatiques, a-t-il dit.
Ils ont recommandé au public de s’informer sur le fonctionnement des océans, de lutter contre la surpêche, de limiter l’utilisation des plastiques, d’éviter les produits cosmétiques contenant des microbilles, de participer au nettoyage des plages et de promouvoir le recyclage. ADI/ASG

TRANSFERT D’ARGENT : VERS UNE TAXATION DES SERVICES OFFERTS AUX CLIENTS

Dakar, 8 juin (APS) – Le Cadre permanent de concertation des prestataires (CPCP) de transfert d’argent a annoncé sa décision de ‘’définir un barème de taxation des services offerts aux clients’’ dans les points de service de ses différentes structures membres face à l’impossibilité pour ces dernières d’engranger des revenus leur permettant de faire face à leurs charges.
‘’En attendant que l’Etat prenne ses responsabilités, nous prestataires de transfert d’argent du Sénégal réunis dans les trois organisations, Renapta, Asata et Noo Lank, avons pris la décision de préserver notre outil de travail’’, a déclaré le coordonnateur de ‘’Noo Lank’’, Mansour Tambédou, lors d’un point de presse.
Il a précisé qu’‘’il s’agit de définir un barème de taxation des services offerts aux clients’’ dans les différents points de service de ses structures membres.
‘’Cette mesure de préservation s’applique à tous les points de service du Sénégal et prendra effet à compter de cette date’’, a-t-il indiqué. 
Néanmoins, il précise qu’‘’il ne s’agit nullement de modifier les tarifs des opérateurs mais uniquement la taxation du service rendu dans nos espaces de travail en ce qui concerne le travail d’argent’’. 
Il a déploré ‘’la concurrence que se livrent les deux mastodontes actuels du transfert d’argent au Sénégal qui, selon lui, ‘’en sont arrivés à un niveau de concurrence tel qu’aucune règle n’est plus respectée’’.
‘’Cette concurrence fait certes des heureux, à savoir le client que chacun d’eux courtise , mais elle fait des malheureux qui, malheureusement, font le gros du travail, à savoir le prestataire d’argent’’, a-t-il relevé. 
‘’Pour servir le client, nous avons loué un local, engagé des employés, nous payons l’eau, l’électricité et l’internet sans compter l’investissement en mobilier et matériel de bureau’’.
Il déclare que les prestataires de transfert d’argent se sont aujourd’hui rendu compte qu’’’il ne faut plus espérer des opérateurs des revenus pouvant’’ leur ‘’permettre de faire face’’ à leurs charges. 
Selon lui, il est par conséquent devenu ‘’impératif de taxer les frais de service pour continuer de satisfaire’’ les clients.
Il dit être convaincu que les clients les accompagneront dans cette décision pour leur ‘’permettre de continuer à servir jusqu’aux endroits les plus reculés du Sénégal’’.DS/MD/ASG

Quota de 60.000 pèlerins pour le Hajj 2021 : Le délégué général au pèlerinage désapprouve et précise…

https://www.dakaractu.com La pandémie n’a pas encore fini d’impacter les différentes activités dans le monde, y compris le Hajj. Depuis l’an dernier, les autorités en charge du Hajj avaient ainsi interrompu les processus d’organisation de ce pilier, à travers le monde.
Cependant, il a été relaté dans une certaine presse, des informations liées à des modalités du Hajj 2021. C’est ainsi, que le délégué général au pèlerinage a fait une déclaration pour infirmer cette information, considérée comme erronée. “Pour cette année, les autorités saoudiennes n’ont pas délivré de messages officiels, à travers les canaux usuels. Jusqu’à ce jour, le 8 juin 2021, elles n’ont donné aucune information officielle sur le pèlerinage, nous concernant. Ni quota, ni date d’ouverture du ciel pour le hajj, ni contrats pour le transport terrestre, ni contrat pour Mouna et Arafat…”, a rappelé le Professeur Abdou Aziz Kébé.
Après toutes ces informations qui ont circulé sur le net, la DGP, la seule voie qui soit autorisée et qui engage l’État, rappelle que l’information qui l’engage est celle qui émane des institutions et passe par les canaux officiels.
S’agissant des informations relatives aux préparatifs des pays de la sous-région, elles restent ce qu’elles sont.
Le délégué général au pèlerinage exhorte les principaux acteurs de la Communauté du Hajj, à rester exemplaires, comme nous y invite, à tout moment, le Président de la République, Macky Sall. Il réitère son message de ne pas s’exposer à des contentieux, en enregistrant des candidats au pèlerinage et en encaissant leur argent, tant que l’État n’aura pas donné l’autorisation.
Enfin, il précise engager avec les responsables des différentes associations, dans les jours à venir, des échanges sur la question et que toute décision entérinée sera véhiculée par voie officielle.

CASAMANCE –OPERATIONS DE RATISSAGE MENEES PAR L’ARMEE DANS L’ARRONDISSEMENT DE NIASSYA : Le Mfdc réclame un «cessez-le-feu» immédiat

http://www.sudonline.sn Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) semble très touché par les opérations de ratissage enclenchées par l’armée dans l’arrondissement de Niassya depuis une semaine. Les ailes politiques du mouvement irrédentiste réunies hier, lundi 07 juin, à Mangokouro dans la banlieue Ziguinchoroise réclament l’arrêt des combats
«Nous ne pouvons pas prônerla paix et que les autres continuent de faire la guerre ; ce n’est pas une bonne chose. Je ne suis pas dans leur tête pour savoir ce qu’ils veulent. Elle ne s’explique pas du tout, cette guerre-là », déplore Edmon Borra, le responsable de la section Mfdc de Mangokouro. Privilégier la négociation et non le langage des armes ; c’est ce que prônent les responsables du Mfdc qui assimilent ces opérations de sécurisation à une guerre. « Sécurisation ? Ok, c’est leur slogan mais c’est la guerre; sécurisation pour tuer des gens ! », s’exclame le responsable du Mfdc qui s’explique difficilement une telle situation. « Je ne vois pas pourquoi, tout le temps, la guerre en Casamance. Vraiment, je suis complètement essoufflé, je perds même ma force», martèle-t-il avant d’accuser le gouvernement du Sénégal d’être à l’origine du blocage de tout processus de négociation.
« Le Mfdc est prêt et ne bloque rien du tout. C’est le gouvernement qui bloque », martèle l’ancien maquisard reconverti en responsable de l’aile politique du mouvement. Un arrêt des opérations de ratissage, c’est donc l’appel lancé par le Mfdc. « S’ils le peuvent et s’ils le veulent, ils n’ont qu’à cesser les opérations parce que nous, depuis longtemps, nous sommes dans la dynamique de chercher la paix … », martèle l’ancien bras droit d’Abdou Elinkine Diatta. Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, nous avons réuni les différents groupes du Mfdc pour essayer de voir les voies et moyens pour consolider nos efforts dans la perspective des négociations ».
Une sortie des responsables du Mfdc qui survient au moment où l’armée poursuit ses opérations de ratissage dans l’arrondissement de Nyassa. Des opérations de ratissage et de sécurisation que le Mfdc assimile à de la guerre. La rencontre tenue à Mangakouro a cependant brillé par l’absence de certaines factions rebelles comme celle des chefs de guerre Salif Sadio et César Atoute Badiate

Rébellion Casamance : 1 416 femmes violées par des rebelles entre 1992 à 2010

https://www.pressafrik.com Le résultat de l’enquête réalisée par l’association «Touche pas à ma sœurs» sur les viols perpétrés par les rebelles est tout simplement ahurissant. Cette étude menée entre 1992 et 2010 révèle que 1 416 femmes ont été violées par des rebelles entre la Casamance, la Guinée Bissau et la Gambie.
Selon le président de «Touche pas à ma sœur», Işmalla Kamby, qui s’est confié à nos confrères du journal L’AS  : « le viol est devenu monnaie courante dans les zones de conflit et la Casamance n’a pas dérogé à la règle. » M. Kamby et son équipe ont investigué pendant sept mois (novembre à mai) pour retracer l’histoire horrible vécue par des femmes.
A l’en croire, bien que l’armée sénégalaise soit aux aguets pour le démantèlement des réseaux rebelles établis en Casamance, « beaucoup d’entre les déplacées hésitent à rentrer au bercail, de peur de faire l’objet de nouvelles violences physiques et de violences sexuelles. Il dit constater que les 1 416 victimes de viols sont toujours hantées par cet épisode tragique de leur vie. »
Pis, indique Ismaila Kamby « ces victime n’osent pas adresser la parole à toute personne qui évoquerait le sujet, de peur d’être démasquée, identifiée et ensuite même tuée ».
N’empêche, M. Kamby encourage l’armée sénégalaise « à aller jusqu’au bout en démantelant toutes les bases des rebelles qui ont détruit la Casamance, décimé des familles et mis un frein au terrorisme. »Fana CiSSE

Guédiawaye : Seydi Gassama dit niet au bradage du littoral

https://www.xibaaru.sn La bande protectrice de filaos du littoral de Guédiawaye est officiellement déclassée du domaine des Eaux et forêts par le président de la République, Macky Sall. Cette situation a fait réagir Seydi Gassama sur son compte Twitter. Le directeur Amnesty international/section Sénégal dit niet à ce bradage.
« Cette bande de filaos faisait la beauté du littoral, en plus d’être une barrière contre la mer et les dunes de sable. Au lieu de replanter et d’entretenir les filaos, on les remplace par du béton. L’endettement frénétique ne suffit pas, il faut déclasser et vendre des terres », a écrit le droit de l’hommiste sur le réseau social.

VALIDATION DU NOUVEAU DECOUPAGE DES COMMUNES DE SANGALKAM ET BAMBILOR : Keur Ndiaye Lô et Kounoune se rebiffent, Bambilor obtempère

http://www.sudonline.sn Les réactions diffèrent dans l’ex 4C après la publication du décret portant nouveau découpage des communes. A Keur Ndiaye Lô et Kounoune, on annonce la poursuite du combat pour déboulonner Oumar Guèye de la tête de la commune tandis qu’à Bambilor, le maire abdique et promet une victoire aux prochaines élections. Les différents responsables ont organisé des rencontres avec la presse au cours du week-end
Au lendemain de la publication du décret portant création du 46ème département et redécoupage de certaines communes dans le département de Rufisque, les réactions n’ont pas manqué. A Keur Ndiaye Lô, Kounoune et les cités environnantes, c’est la déception et l’amertume qui habitent les populations et les membres du collectif pour la communalisation de Keur Ndiaye Lô. Leur souhait n’ayant pas été réalisé, ils annoncent la poursuite de leur combat. « Le combat que nous avons mené jusqu’ici est un combat de principe, de droit et de légitimité. Ce n’est pas parce que nous avons peur de Sangalkam, nous avons les arguments politiques, les moyens politiques parce que tout simplement les cinq villages et les cités qui les entourent constituent plus de 35 000 âmes. Donc, rien que l’électorat au niveau de Keur Ndiaye est beaucoup plus important que celui de Sangalkam qui fait 9000 électeurs. Le président de la République est aujourd’hui notre seul interlocuteur, parce que Oumar Guèye est disqualifié car il s’est mis à dos les populations, les chefs de villages », a dit Ousseynou Diallo, responsable de l’Apr et porte-parole du jour du collectif.
A défaut d’obtenir leur propre commune, ces habitants qui ont été rattachés par le nouveau découpage, malgré leur slogan « plus de Bambilor, Jamais de Sangalkam », entendent mener le combat politique jusqu’au bout. Et ils vont jusqu’à entrevoir de transformer ce camouflet en victoire, annonçant leur volonté de déboulonner le ministre Oumar Guèye de la tête de la commune de Sangalkam. « L’aspiration véritable des peuples, c’est de participer à la construction de leur destin et participer à cette construction, c’est obtenir leur propre collectivité. Aujourd’hui, Sagalkam qui fait 13000 âmes ne peut pas phagocyter ces cinq villages qui font plus de 35000 âmes, ce n’est pas possible. En tout cas, ce qui est constant c’est que la réponse politique, nous allons la donner et Oumar Guèye, nous allons le dégager de Sangalkam. On en a les moyens et le prochain maire se réveillera ici à Keur Ndiaye Lô », a promis Ousseynou Diallo.
Pendant ce temps à Bambilor, le maire victime principale tait toute volonté de contestation et « approuve la décision du Président Macky Sall ». Le maire Ndiagne Diop a plus remercié le président de la République pour tous les honneurs qu’il lui a faits en l’investissant come député et le choisissant comme candidat pour la diriger la mairie de Bambilor. Le député-maire de Bambilor a écarté toute idée d’opposition et a réaffirmé son adhésion à la « vision du Chef de l’Etat » et il a invité ses partisans à reste sereins et concentrés pour remporter la prochaine élection municipale. Et à ce propos, il a promis s’il est investi de remporter tous les 32 bureaux de vote que connait la commune, « c’est le moment des grands ensembles, nous devons nous unir et je l’ai dit, je ne m’alignerai jamais avec l’opposition pour combattre mon parti. Je ne le ferai jamais. Nous ce qui nous intéresse c’est le président Macky Sall et qu’on puisse prendre les deux communes et les remettre dans son escarcelle. C’est ça notre combat et je vous y appelle, vous les responsables. Vous verrez toutes sortes de manœuvres, mais je vous demande de rester sereins et unis pour cet objectif » a dit Ndiagne Diop devant la foule de militants venus répondre à l’invitation des responsables de la commune pour un meeting improvisé, après une cérémonie de remise d’un lot de 500 table-bancs à L’IEF de Sangalkam.
Toutefois, le maire de Bambilor n’a pas manqué d’exprimer sa colère contre le ministre des Collectivités territoriales qu’il accuse de manœuvres politiques pour le liquider. C’est pourquoi, il a invité les responsables du collectif des cinq villages de Keur Ndiaye Lô présents à la rencontre, à se joindre à lui pour envoyer leur ancien mentor, Oumar Guèye à la retraite politique.

Questekki  254  du mardi  08 juin   2021

Dossier Ressources naturelles : Un million de jeunes contre le chaos programmé dans notre Sous-Région.

Les attaques de civils au Burkina et au Nigéria avec leur cortège de morts et de blessés  montrent à l’évidence que les forces du chaos sont à l’œuvre. Il s’agit des trafiquants de toutes sortes, de drogue notamment, et des négrillons à la solde  des puissances étrangères qui veulent s’accaparer de nos ressources naturelles. Si on veut avoir une idée du chaos programmé, il faut voir la Centrafrique. Le Nord du pays est sous la coupe de potentats locaux qui organisent le pillage de l’or, du diamant et du bois au profit des firmes mondialisées. Et un semblant d’Etat s’organise autour de la capitale historique Bangui avec le soutien de la communauté internationale.
Le scénario centrafricain se dessine au Mali. Evidement les régions de Tambacounda et de Kédougou sont concernées. Ce sont les verrous sécuritaires. Le Sénégal est  menacé donc. Il faut en prendre conscience et organiser la riposte démocratique. En effet, si on en est là, c’est parce que les prédateurs des économies de rente sont incapables de lancer l’industrialisation pour créer les emplois des jeunes. Alors, ils s’attaquent aux acquis démocratiques pour instaurer des présidences à vie par des troisièmes  mandats et des coups d’état électoraux. C’est le cercle vicieux des trappes de pauvreté qui font le lit des forces du chaos.
Au Sénégal, en 2017, par le truchement de la refonte du fichier électoral et l’imposition de nouvelles cartes d’identité CEDEAO, plus d’un million de jeunes ont été exclus du vote. Il leur appartient de se mobiliser pour se faire inscrire.  C’est la seule voie de salut pour dégager le régime BBY.

Dossier nouveau : Abdoulaye Daouda Diallo décroche 1000 milliards comme Amadou Ba pour une économie covidée sous oxygène et pourra payer le reliquat de l’avion présidentialiste de Macky Sall.

Abdoulaye Daouda Diallo a réussi à obtenir les 1000 milliards d’appui budgétaire comme son prédécesseur Amadou BA, entre eurobonds au coût élevé, FMI et marché régional. Au passage, il a marginalisé M Hott.
Eh oui, la gestion de l’économie rentière ne demande pas beaucoup ; il suffit d’un ministre de la coopération internationale et d’un délégué chargé du budget. M Hott l’aura appris à ses dépens. Je les avais prévenus.
On voit bien qu’il s’agit d’une farce, les eurobonds sont là malgré la détérioration de leurs indicateurs macroéconomiques. On prête au Sénégal parce qu’il a du gaz naturel d’abord et ensuite parce qu’il faut un minimum pour le fonctionnement de l’Etat. On sait bien que cette économie rentière, encadrée et pilotée par les prédateurs bien choisis et formatés, est incapable de fournir 200 000 emplois par an aux jeunes. On leur permet d’acheter des gadgets, un avion  à 60 milliards pour fouetter leur égo et pourquoi pas construire un palais à 100 milliards comme celui  d’Erdogan de Turquie. Alors avec la presse, on manipule et on nous menace. Par exemple, lors d’un jaakarloo à TFM, on nous dit que si on s’oppose à l’agenda Gay, alors on ne mangera pas.
La contre-attaque est la suivante. Je demande à M Abou Diop, ministre de tutelle des journalistes, de proposer une modification du code de la presse en son article 18 qui interdit aux journalistes de parler de l’orientation sexuelle des gens. Faut-il rappeler que la loi sénégalaise punit les actes contre-nature. Dans cette affaire en particulier, la parole de Macky Sall n’a aucune valeur. Il doit signer la pétition de And Sàmm Jikko Yi comme le Khalife Général des Mourides l’a fait.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

ELECTIONS LOCALES : Amadou Ba, en marche vers son destin 

https://www.enqueteplus.com/nod Malgré l’armistice signé, ce week-end, entre lui et le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye qui n’a eu de cesse de l’égratigner, dans la plupart de ses prises de parole, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, joue sa survie politique aux prochaines élections locales de 2022. Pour éviter le syndrome Malick Gakou, il lui faudra s’imposer au sein de la majorité ou prendre son destin en mains.
En pleine tempête, Amadou Ba parvient encore à garder le calme des jours de marée basse. Lentement mais surement, il avance ses pions en direction des élections territoriales de 2022. Présenté comme un des leaders de fait de Benno Bokk Yaakaar dans Dakar et sa banlieue, il a la malchance d’être des hommes les plus épiés au sein du parti présidentiel, l’Alliance pour la République. Malgré les coups qui n’ont eu de cesse de pleuvoir, en provenance même parfois du cercle restreint du Président Macky Sall, lui n’a jamais flanché. Tel un capitaine aguerri qui navigue sur des vagues dangereuses, il reste focus sur l’objectif, malgré l’annonce d’ouragans, les uns plus ravageurs que les autres.
D’ailleurs, mettait en garde récemment, Mbaye Ndiaye, proche du Président  : ‘’N’écoutez-pas les personnes malintentionnées qui sont autour de vous. Ils vous entrainent dans des guerres qui ne sont pas les vôtres. Ce public qui applaudit, ce public que vous voyez, ce n’est le public ni de Mbaye Ndiaye ni d’Amadou Ba. C’est le public du président de la République Macky Sall’’. C’était lors d’une conférence animée par les femmes de Benno aux Parcelles assainies, au mois de mai dernier.
Très en colère suite au discours de la responsable des femmes Mbathio Niakhasso qui, selon lui, avait pris fait et cause pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, il s’indignait  : ‘’… Moi je ne suis pas un nain politique. Je sais lire entre les lignes. Que personne ne me fasse dire des choses que je n’ai jamais dites. Je n’ai jamais dit aux populations de Parcelles assainies de soutenir Amadou Ba. Je ne l’ai jamais dit. Et que personne ne me le fasse dire. Ce que j’avais dit, à l’époque, c’est d’être avec Amadou Ba pour aider le président de la République. Je m’engage dans cette voie, hier, aujourd’hui et demain. Macky Sall n’entendra jamais que je l’ai trahi, parce que je suis digne moi, je suis un musulman…’’.
Le mot est lâché. Mbaye Ndiaye ne va jamais ‘’trahir’’ le président de la République. L’air ébahi, le visage assombri, regardant à gauche, à droite et derrière comme un naufragé à la recherche d’une bouée de sauvetage, l’ancien ministre des Affaires étrangères avait mis du temps pour se ressaisir. Prenant la parole, il a essayé tant bien que mal de conserver son zen attitude. Il disait  : ‘’Monsieur le ministre Mbaye Ndiaye, je sais que vous me voulez du bien. Vous œuvrez dans ce sens. Mais sachez que jusqu’à ce jour, jusqu’à ce jour, Dieu m’a gardé de certains actes. Moi je n’ai jamais rien revendiqué, que ça soit aux Parcelles, à Dakar ou ailleurs. Ma conviction est que toutes nos réussites procèdent de la volonté divine’’.
En 2017, rappelait-il, il a eu la confiance du président de la République, ‘’de faire partie de la liste de Dakar’’ (il était tête de liste aux législatives NDLR). ‘’De 2017 à nos jours, on ne m’a jamais entendu dire que j’ai été tête de liste de la majorité à Dakar. Donc, je te rassure, doyen, que ça soit aux Parcelles ou ailleurs, vous n’allez jamais entendre Amadou Ba descendre sur le terrain pour revendiquer une quelconque légitimité ou compétence. J’ai toujours été partisan d’une gestion inclusive. Aux Parcelles également, depuis que le Président m’a amené ici, je n’ai jamais dévié de ce chemin. Je ne réclame absolument rien’’, soulignait-il.
Très calme comme à l’accoutumée, Amadou Ba avait lâché ce pic qui en dit long sur son exaspération. ‘’Je sais que vous aimez beaucoup le Président Macky Sall. Mais permettez-moi de vous concurrencer dans ce domaine. Pour tout le reste, je vous le concède…’’. Aussi avait-il tenu à signifier  : ‘’Nous ne sommes plus dans le domaine de la chefferie ; c’est révolu cette époque’’.
Quelques semaines plus tard, le week-end dernier, les deux responsables de Benno ont semblé avoir fumé le calumet de la paix. Mais comme à son habitude, Mbaye Ndiaye n’a pas manqué l’occasion de réitérer ses conseils à l’intention de son jeune frère. Le dernier est le suivant  : ‘’Nous devons travailler ensemble pour soutenir le Président Macky Sall. C’est la raison pour laquelle j’estime qu’aucun d’entre nous ne doit se considérer comme candidat aux prochaines élections locales. Notre candidat, c’est le Président Macky Sall qui doit le désigner’’. Pour lui, il n’y a pas de place à la division en perspectives des prochaines élections territoriales. ‘’Entre Amadou Ba, Mbaye Ndiaye et Moussa Sy qui nous a rejoints, il n’y a pas de place pour la division’’, insiste-t-il.

Survie politique

Ceci est devenu, depuis quelques jours, son thème de campagne, lui et l’autre ténor de BBY aux Parcelles, le maire sortant Moussa Sy. Comme s’il se dessinait une sainte alliance contre l’ancien leader de Dakar, Amadou Ba. Qui n’a jamais abondé dans le même sens. Ne manquant presque jamais de prêcher l’unité, il n’en demeure pas moins figé dans sa ligne de conduite, distribuant à tort et à travers des appuis aux groupements de jeunes et de femmes. Pour beaucoup, sa survie politique dépendra en grande partie de sa posture, lors des futures élections locales.
Dr en Communication, Moussa Diop estime qu’Amadou Ba a tout intérêt à jauger son poids électoral. ‘’La politique étant un rapport de force, souligne-t-il, Amadou gagnerait beaucoup à évaluer son poids électoral, sa capacité de mobilisation. Les élections locales, ce n’est pas une question de parti politique. En réalité, c’est surtout l’image et la représentativité du candidat qui vont le plus compter. En principe, un président de la République ne devrait peut-être pas descendre à cet échelon-là’’. 
Proche de l’ancien ministre, Moussa Fall déclare  :  ‘’La position du ministre, qu’il a réitérée ce week-end, est très claire. Il a dit que l’heure n’est pas aux déclarations de candidatures. L’heure est surtout à l’union et au travail de terrain. Nous allons écouter le Président. Mais, sur ce plan, on n’a pas de soucis à se faire. Amadou Ba a été coordonnateur aussi bien au référendum de 2016, aux législatives de 2017 et à la présidentielle de 2019. A chaque fois, cela a été couronné de succès, on est alors très confiant’’.
Appelé en renfort par le président de la République en 2013, suite à sa nomination au poste de ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba est, en effet, devenu le capitaine de l’équipe Benno Bokk Yaakaar, depuis les référendums de 2016. Depuis lors, la coalition présidentielle a été victorieuse à presque toutes les élections. Avant lui, sous la houlette de Mbaye Ndiaye aux Parcelles assainies, elle cumulait les revers dans cette localité et partout à Dakar. Mais malgré ces victoires sur l’indéboulonnable Taxawu Dakar de Khalifa Sall, Amadou Ba a été chassé du gouvernement comme un malpropre. Et pour beaucoup d’observateurs, c’est à cause de ses ambitions présidentielles.
Aujourd’hui exclu de tous ses postes nominatifs, il n’a que les élections territoriales pour montrer qu’il est indispensable à Dakar et dans les combats futurs de l’Alliance pour la République. Dr Moussa Diop explique  : ‘’Pour survivre dans cet environnement politique en recomposition, il faut absolument qu’Amadou Ba s’affirme et démontre sa force électorale sur le terrain. Et cela peu importe qu’il ait des velléités présidentielles ou pas’’. Revenant sur l’arbitrage du Président, il déclare  : ‘’Il va devoir trancher pour celui qui a le plus de chance de gagner. Car seule la victoire compte à l’arrivée’’.

Le syndrome Malick Gakou

L’exemple de Malick Gakou étant encore frais dans les mémoires, le ‘’coordonnateur’’ de Benno a intérêt à s’affirmer, lors des prochaines joutes électorales. En effet, en 2014, Malick Gakou, présenté comme favori, avait accepté de jouer les seconds rôles, au profit du frère du Président, Aliou Sall, dans son fief même à Guédiawaye. Depuis lors, ce dernier a renforcé sa notoriété politique et cumule les victoires dans cette localité de la banlieue.
Pour éviter de subir le même sort que l’ancien numéro 2 de l’AFP, l’ancien ministre des Finances va devoir se peser aux locales. C’est en tout cas la conviction de ses partisans, pour qui, Amadou Ba est le prochain Président de la République. Il suffit de faire un tour dans les différentes plateformes de communication du ministre pour s’en convaincre. Mais pour y parvenir, il faudra trancher le débat entre lui, Moussa Sy et Mbaye Ndiaye. Qui va défendre les couleurs de l’Alliance pour la République et de Benno aux Parcelles assainies ?

Aux origines d’un compagnonnage en dents de scie

Pour rappel, entre Amadou Ba et Macky Sall, l’histoire a débuté il y a environ 20 ans. A l’époque, Monsieur Ba était directeur général des Impôts et domaines, Macky Sall, Premier ministre de Wade. En 2012, après sa victoire sur Abdoulaye Wade, l’actuel Président avait bien voulu renouveler sa confiance à l’ancien bras financier du pape du Sopi. En 2013, il le promut ministre et lui demanda de l’accompagner sur le plan politique. Ce que ce dernier accepta volontiers.
Sur le plateau de TFM, il y a quelques mois, le coordonnateur de Benno à Dakar disait  : ‘’J’avais accepté la demande pour deux raisons  : d’abord par loyauté, ensuite, parce que je crois en sa vision politique et économique. Il m’avait même offert la possibilité d’avoir un mouvement, mais, j’ai préféré adhérer au parti. Depuis lors, je travaille avec lui en toute loyauté’’. C’était pour montrer son ancrage dans le parti présidentiel que beaucoup lui contestent aujourd’hui, l’accusant de vouloir succéder au chef de l’Etat.
En tout cas, malgré cet ancrage, il n’a pas résisté à l’écrémage réalisé par le Chef de l’Etat, aux lendemains de sa réélection. Ces futures élections locales vont déterminer s’il reste dans les bonnes grâces du Président de l’Alliance pour la république ou bien, s’il va devoir prendre son destin politique en mains, en y allant sous sa propre bannière. MOR AMAR

Locales : Macky Sall brandit la menace de…l’argent

https://www.xibaaru.sn Les divergences se font entendre de plus en plus au sein du parti présidentiel à l’approche des locales. Les candidats non encore homologués par le parti font déjà leur déclaration de candidature envers et contre les directives de leur leader qui a menacé les listes parallèles de l’Alliance pour la République (APR). Mais devant l’entêtement de certains responsables républicains qui refusent de se plier, le chef du parti menace de leur couper tout simplement…les vivres.
la moitié de la bataille. Et c’est sur cette partie sensible que veut jouer le président de l’APR pour faire plier les récalcitrants de son parti qui veulent aller aux Locales. Selon des sources proches du Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance pour La République, « Le président du parti est formel, il ne financera pas les responsables du parti qui voudront aller à l’encontre des directives du parti.
Et toujours selon nos sources, le président du parti qui est aussi Président de la république veut couper les vivres et toutes les sources à ces responsables du Parti qui ont des responsabilités étatiques. Ce qui veut tout simplement dire que les ministres, les PDG, DG, PCA et simples directeurs ou chef de services qui sont de la mouvance présidentielle et qui refuse d’appliquer les « consignes du chef » pour les Locales, seront automatiquement sanctionnés. En un mot, ils seront limogés…
Macky ne badine pas cette fois-ci. Et ces menaces touchent directement les moyens de subsistance des politiciens. Et quand un politicien se trouve sans moyens, il perd ses militants, ses mouvements de soutien et même ses amis. Les états-majors ont été avisé de se conformer aux directives du parti qui seront issues du secrétariat Exécutif national qui se tiendra dans les prochaines heures. Combien de responsables qui ont déclaré leur candidature vont-ils accepter de retirer leur parole ?
Comment pourrait-on persuader Mary Teuw Niane de ne pas se pas se présenter aux Locales à Saint-Louis et de laisser la voie libre à l’actuel maire qui est le beau-frère du président ? Mary Teuw Niane qui a déclaré que sa candidature à la mairie de Saint-Louis était « irrévocable » va-t-il revenir sur sa déclaration au point de se faire limoger de son poste de PCA de Petrosen ? Selon des sources porche de l’ancien ministre, « aucune menace ne pourra le détourner de son objectif qui est la mairie de Saint-Louis ».
Et le candidat à la mairie de Saint- Louis n’est pas le seul à défier l’autorité du chef. Conscients que le chef d’un parti ou un président de la République n’a pas à choisir les maires à la place des citoyens, plusieurs responsables ont décidé d’aller jusqu’au bout. Plusieurs d’entre eux avaient déjà imaginé un tel scenario en constituant leur propre budget de campagne pour les Locales. Les menaces de Macky n’auront d’effets que sur ceux qui ont peur de perdre leur poste, leur salaire, leur voiture de luxe et leur logement de fonction.

Locales 2022 : Macky paie la “non-structuration” de son parti et ses déclarations “maladroites” (analyste politique

https://www.pressafrik.com A six (6) mois de l’organisation des élections locales, la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar (BBY) se distingue par des querelles internes, alors que les principaux partis de l’opposition comme Parti démocratique sénégalais, le Grand Parti, Pastef, entre autres, ont réussi à être d’accord sur le principe d’une liste unique. L’appel du Président Macky Sall qui consiste à demander à ses collaborateurs de ne pas aller aux joutes électorales en rang dispersés ne semble pas être entendu. Son ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, a réitéré sa candidature à la mairie de Saint-Louis, un siège occupé par le beau-frère du chef de l’Etat, Mansour Faye. Et ce n’est pas fini. Un autre beau-frère de Macky Sall, Adama Faye, responsable politique à Grand Yoff, compte se présenter ou présenter une liste parallèle à la mairie de cette commune, qu’il pleuve ou qu’il neige. Aux yeux du journaliste politique, Momar Diongue, le Président Macky Sall est en train de payer la non-structuration de son parti et des erreurs commises lors de ses prises de paroles.
Décryptage !
Lors des élections locales de 2014, le Président Macky Sall avait promis de virer de leurs postes, tous les responsables politiques qui ne gagnent pas dans leurs localités respectives. Sept (7) ans après, il a demandé aux membres de sa coalition d’être à son écoute et d’éviter d’avoir la tentation de présenter des listes parallèles. Ces différentes sorties du leader de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir) sont considérées par Momar Diongue, analyste politique, comme des erreurs commises par Macky Sall qui « semble avoir des difficultés à appréhender les élections locales ».
« Il faut commencer par souligner que le Président Macky Sall semble avoir des difficultés à appréhender les élections locales. Il est beaucoup plus à l’aise quand il s’agit d’élections générales, comme les législatives ou la présidentielle. On se rend compte que lors des premières élections locales de son magistère en 2014, il s’était signalé par cette sortie maladroite qui avait consistait à l’époque à dire à tous les responsables de son parti : “si vous ne gagnez pas dans vos localités, vous allez perdre vos postes de responsabilité dans le gouvernement ou dans les directions que je vous ai confiées”. C’était une sortie très maladroite », a d’emblée expliqué Momar Diongue.
Poursuivant, l’analyste politique a rappelé qu’ « aujourd’hui, Macky Sall vient de se signaler par une sortie toute aussi maladroite, car étant contre-productive. Le Président a demandé à ses responsables “d’être à son écoute et d’éviter d’avoir la tentation de présenter des listes parallèles”. Mais, dit-il, depuis qu’il l’a dit, « les déclarations de candidatures se multiplient et l’objectif qui était visés à travers sa déclaration est complètement raté ».

Macky Sall va devoir payer la non-structuration à l’horizontale de son parti

A en croire notre interlocuteur, tout cela est lié tout simplement à ce que qu’il considère comme une « tarte congénitale » de l’Apr. « Le parti a une structuration verticale. Le président, le responsable des femmes et le responsable des jeunes. Mais pas une structuration horizontale à la base. On a toujours remarqué et dit qu’au sein du parti Apr, on ne connait pas au niveau des localités qui fait quoi et qui représente quoi. Il n’y a pas un leadership au niveau local ».
Selon M. Diongue, « quand on va vers des élections locales, cela se fait ressentir. Le président, avec les élections locales va devoir payer la non-structuration à l’horizontale de son parti, mais il se trouve qu’il y a les alliés, parce qu’on est dans le cadre d’une grande alliance qui s’appelle Benno Bokk Yakaar. S’il y a des convoitises au sein de son propre parti et qui sont renforcés par le fait qu’il n’y a pas de leadership local, ajouté au compagnonnage avec les alliés qui ont des ambitions, ça rend très compliqué l’abordage des élections locales. Et donc, le président ne peut pas empêcher, en réalité parce qu’il est impuissant, l’existence de listes parallèles en direction des élections locales ». 

les cas de Adama Faye et Mary Teuw Niane

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur,  Mary Teuw Niane et Adama Faye, responsable politique à Grand Yoff et beau-frère du chef de l’Etat se sont distingués ces jours,  à travers des sorties médiatiques concernant les élections locales. Ces deux membres de la coalition au pouvoir ne semblent pas respecter les lignes directrices édictées par leur patron :   « d’être à son écoute et d’éviter d’avoir la tentation de présenter des listes parallèles ».
« Adama Faye et Mary Teuw Niane, ils ne sont pas d’ailleurs les seuls. Il y a beaucoup d’autres qui ont exprimé leurs ambitions, parce qu’ils considèrent que c’est au niveau local que ça se joue. Et que le président n’a pas à d’interférer jusqu’à designer des candidatures. Quelqu’un comme Adama Faye est un peu coutumier des faits parce qu’il avait pris une position qui était aux antipodes de la position officielle dans l’affaire Ousmane Sonko (principal opposant à Macky Sall accusé de viols et de menaces de mort). Il avait crié au complot comme toute l’opposition quasiment. Ça veut dire que lui, il prend une certaine liberté par rapport à sa prise de parole à ses positions », a dit M. Diongue.
Pour quelqu’un comme Mary Teuw Niane, « ça peut se comprendre », dira l’analyste. Qui poursuit  : « Mary Teuw Niane a été évincé du gouvernement, parce que tout simplement le Président voulait tracer un boulevard pour Mansour Faye. Et il n’a pas été le premier d’ailleurs à être victime du leadership que le président voudrait conférer à Saint-Louis à Mansour Faye ».

Pas un opposant à Macky Sall, mais à Mansour Faye

Cependant, il faut comprendre que l’insistance à imposer Mansour Faye n’a pas commencer aujourd’hui. D’autres victimes ont payé les frais avant Mary Teuw Niane. Ce qu’a rappelé le journaliste. « Souvenez-vous, le premier responsable de l’Apr à souffrir de cette volonté du président de tracer une voie royale pour asseoir le leadership de Mansour Faye à Saint-Louis, c’était Alioune Badara Cissé, qui était le coordonnateur du parti quand il venait au pourvoir. Il a été le premier ministre des Affaires étrangères de Macky Sall. Il a été évincé du gouvernement et ensuite on l’a vu à la périphérie du parti. Mais il ne fallait pas qu’il gêne l’ascension de Mansour Faye. L’autre responsable à avoir payé ses frais, c’est Cheikh Bamba Dièye ».
Mary Teuw Niane a donc connu le même sort. Beaucoup de personnes avaient salué son travail au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mais malgré tout il est parti du gouvernement à la surprise générale. Parce qu’il avait commencé à « manifester une ambition politique » ouverte alors qu’à l’origine, il éveille le profil d’un technocrate. Mais quand il a commencé à « se baigner dans le marigot de la politique, il a été écarté », a expliqué M. Diongue au bout du fil.
« On peut comprendre qu’avec ces élections locales, il veuille coûte que coûte, s’imposer parce qu’il n’a jamais reconnu le leadership de Mansour Faye à Saint-Louis. Il considère que le leadership de ce dernier est usurpé ou offert le président Macky Sall à son beau-frère. Il ne faudrait pas s’étonner de ces cas », a-t-il soutenu.
Il a, au finish, précisé que Mary Teuw Niane n’est pas un opposant à Macky Sall, mais un opposant à Mansour Faye. « Il ne faudrait pas perdre de vue que même s’il a été viré du gouvernement, Macky Sall a fait appel à lui pour lui la présidence du Conseil d’administration de Petrosen. Donc, il a une fonction qu’il tient du président. Il continuera à manifester sa fidélité et son compagnonnage au Président Macky Sall, par contre, il va disputer jusqu’au bout, le leadership de Mansour Faye ».Salif SAKHANOKHO

Locales 2022 : Les aperistes de la Médina portent leur choix sur Cheikh Ahmed Tidiane Ba

https://www.pressafrik.com Les actes de défiances continuent dans les rangs du parti au pouvoir à l’endroit du chef de parti Macky Sall qui avait demandé à toutes et tous de l’écouter en ce qui concerne le choix des candidatures pour les élections Locales de 2022.
Ce mardi, les responsables de l’Alliance pour la République de la Médina, ont décidé de porter leur choix sur la personne de Cheikh Ahmed Tidiane Ba pour leur représenter aux prochaines joutes. Ce au détriment du ministre et porte-parole de l’Apr Seydou Gueye. Selon Adama Fall, le porte-parole du jour, Cheikh Ahmed Tidiane Ba, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations est plus à même de tenir tête à Bamba Fall à Medina. Regardez la vidéo !

Bamba FALL : «un collectif de politiciens veut mettre du sable dans mon projet»

http://www.walf-groupe.com Le maire Bamba Fall n’a pas tardé à réagir suite aux échauffourées qui  ont eu lieu le vendredi dernier entre ses partisans et un collectif de jeunes de la Médina qui l’accuse de vouloir privatiser le terrain Jaraaf.
En effet, invité à l’émission «soir d’info» de la Télévision futurs médias (Tfm), l’actuel maire de la Médina parle d’une «affaire politicienne». «Je suis là pour dire les choses telles qu’elles sontOn parle d’un collectif de jeunes de la Médina, mais c’est plutôt un collectif de politiciens», dénonce Bamba, précisant qu’il y a aucune Asc, ni aucun président d’une Asc qui s’oppose à leur volonté de réaménager ce terrain pour l’intérêt de Médinois. Selon lui, il y a que des politiciens et des mécontents notamment, des ex-collaborateurs avec qui les relations ne sont plus au beau fixe, qui veulent profiter de cette affaire  pour solder leur compte.
D’ailleurs, tout est parti, selon lui, d’une volonté de réaménager ce terrain qui était gorgé d’eau et qui, pendant 2 ans et demi était impraticable et d’un contrat de location «simple» avec un partenaire qui a accepté  tous les pré requis à savoir l’accès gratuit aux différentes Asc de la commune, des écoles de foot, du Jaraaf mais également aux élèves qui lui ont été assujettis pour une durée de 5 ans et un versement d’une somme d’un million de francs Cfa par mois dans le compte des Asc. Ainsi, à en croire au maire de la Médina, «ces politiciens» veulent «mettre du sable dans son projet». «Ils veulent, par tous les moyens freiner ce projet  de réaménagement de ce terrain qui abrite les 5 centres de votes de la commune pour des fins politiques», dénonce Bamba Fall qui n’a pas manqué de pointer du doigt le sous-préfet Djiby Diallo qui selon lui, est «complice» de ses opposants. Il fustige également l’autorisation de cette marche sur cet axe de l’avenue Blaise Diagne aux heures de pointe qui a perturbé la circulation. Ce qui était refusé au leader du Pastef, Ousmane Sonko, indique Bamba Fall qui regrette par ailleurs, l’arrêt de ces travaux par le sous-préfet Djiby Diallo, alors que d’après lui, 200 à 300 millions ont été déjà investis. Khady GUEYE

Mary Teuw Niane : «si Mansour Faye avait réussi son mandat de 7 ans, la question de sa succession ne se poserait pas»

https://actusen.sn Décidément l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane ne compte pas reculer et continue d’afficher ses ambitions pour diriger la commune de Saint-Louis. Le Pca de Petrosen et responsable de l’Apr, a réitéré sa candidature à la mairie conduite actuellement par le beau-frère du chef de l’Etat, Mansour Faye.
«Moi, je suis candidat à Saint-Louis. Et ma candidature est irréversible, comme certains disent, irrévocable», a-t-il dit dans les colonnes du journal ‘’SourceA’’. Puis il ajoute  : «Mansour Faye a fait un mandat de 7 ans. Si son mandat était réussi, je pense que la question de sa succession ne se poserait pas. Nous sommes le favori de cette élection locale à Saint-Louis».

Malmenés au Sénégal, les homosexuels sollicitent Omar SY 

http://www.walf-groupe.com La tentative de lynchage d’un jeune homme homosexuel hier lundi aux Parcelles assainies suscite des commentaires en France où certains se disent préoccupés par la situation des gays au Sénégal.
Selon le magazine Valeurs actuelles, qui fait le bilan des homosexuels malmenés dernièrement au Sénégal, renseigne que ces derniers qui se sentent persécutés cherchent désormais de l’aide.
« Nous avons reçu ces trois dernières semaines plus de 150 appels à l’aide d’homosexuels persécutés au Sénégal, un record », déclare Alexandre Marcel, président du Comité Idaho France et secrétaire du réseau AOS Afrique Occident Solidaire.
A en croire le magazine français, “plusieurs personnalités d’origine sénégalaise, comme l’acteur français Omar SY, ont d’ailleurs été contactées pour leur venir en aide”.
A noter que certains jeunes se déclarent homosexuels pour pouvoir bénéficier d’une aide leur permettant souvent de quitter le Sénégal.

Nouveaux droits, homosexualité : Doudou Wade s’explique

https://www.igfm.sn Sur la question de l’homosexualité, Doudou Wade prévient sur les accords et les traités signés dans les droits humains. Il considère tout de même que la loi ne passera pas à l’Assemblée. L’ancien député profite de l’occasion pour étaler ses craintes consternant la vulgarisation déguisée de l’homosexualité.

Madere Fall avertit Mimi Touré : «Quiconque se rapproche de Macky Sall, s’éloigne du peuple»

XALIMANEWS : «J’ai appris à travers la presse, comme tout le monde d’ailleurs, la rencontre dite secrète entre Wacky Sall et notre sœur Aminata touré . Je rappelle que cette derriere a bénéficié (sans le demander d’ailleurs ) de notre soutien spontané et sans condition aucune, lors de son eviction à la tête de l’institution qu’elle dirigeait et remplacée à la surprise générale, à ce poste par monsieur Idrissa seck. Un soi disant opposant impopulaire et véritable dealer !
En réalité nous avions à l’époque considéré cette éviction comme une autre de trop. Une réelle tentative d’humiliation et de déstabilisation d’une fidèle collaboratrice. A cause de ses ambitions personnelles.
Je tiens à préciser ici et maintenant que : Si la volonté de madame Aminata touré est de renouer avec Macky Sall, ce qui ressort de son droit le plus absolu, je me démarque d’elle et retire tout mon soutien . Ma mission étant achevée !
Rien de se qui touche Macky Sall ne m’intéresse.
Par contre, et c’est à cela que j’ose croire. Si Macky Sall a finalement compris, que sa volonté manifeste de briguer un troisième mandat est anéantie et neutralisée par la volontaire populaire en sus des lois constitutionnelles en vigueur et qu’il veuille préparer le terrain à son potentiel successeur, qui dans les règles ne peut être que Madame touré, je n’ai rien contre et je continuerai à la soutenir.
Enfin, en attendant que l’avenir nous édifie sur se qui se trame dans la tête de ses deux « faux amis » je me réserve le droit, conformément à mes convictions personnelles, de m’éloigner comme toujours de tout se qui touche Macky Sall»Madere fall Initiateur de Diaspora MimiUSA .

Bataille d’ambitions à Taxawu Senegal : Khalifa Sall en quête d’une bonne approche pour gérer les appétits politiques?

https://www.dakaractu.com À quelques mois des locales de Janvier 2022, la carte politique semble petit à petit se dessiner. Ceci avec ces sorties multipliées de certains responsables politiques notamment au sein de Taxawu Sénégal. En effet, cette coalition dirigée par Khalifa Ababacar Sall est loin de connaître une “stabilité politique”. En d’autres termes, la posture de responsables politiques comme Soham El Wardini ou encore Barthélémy Dias, semble pousser Khalifa Ababacar Sall dans un certain inconfort. Les hostilités ont été déclenchées par le maire de la communue de Mermoz/Sacré Coeur, quelques jours avant que le maire de Dakar Soham El Wardina, n’élève la voie et manifeste sa volonté de voir la liste de Taxawu Dakar être dirigée par une femme. Et la position de Khalifa Sall dans toutes ces entreprises politiques de ses collaborateurs les plus proches?
Ce qui reste constant est que ces différentes positions déclarées n’arrangent pas la coalition, encore moins la démarche du leader Khalifa Sall qui œuvre en ce moment pour l’unification de l’opposition. C’est l’avis de cet analyste politique qui, donne son avis sur la situation qui prévaut au sein de la coalition.
Pour Ibrahima  Bakhoum, “il serait bien que tous ceux qui ont décliné leurs ambitions, prennent leurs responsabilités en faisant un sacrifice. C’est-à-dire, s’ils se considèrent comme l’esprit de Taxawu, de se mettre dans une sorte de primaire et essayent d’éviter tout type d’animosité…”
En observateur politique, il estime que nous tendons vers une perspective où Khalifa Sall ne pourrait jamais être candidat. Cependant, cette posture de Khalifa Sall peut être payante, selon l’analyste politique d’Ibrahima Bakhoum. “Cette position d’observation et de prudence du leader de Taxawu peut lui être toutefois bénéfique. Selon son statut, il ne peut être candidat, mais avec la pression sociale et internationale, les choses peuvent changer à son profit”, dira t-il.
Il faut se rappeler que les élections locales constituent une préoccupation de Taxawu Sénégal. Cependant, c’est une baisse de régime qui est notée sur les activités de la coalition depuis la sortie de Khalifa Sall. Dans Taxawu Sénégal, les élections semblent prendre le dessus sur cette redynamisation de la coalition et de ses activités. Selon Mamadou Sy Albert, Khalifa Sall est un peu mal placé dans cette bataille d’ambitions car, la coalition Taxawu Dakar n’a pas encore décliné ses  porte-voix.
Cette situation est due, selon l’analyste politique, à cette approche que Khalifa Sall montre pour l’opposition. “Tant qu’il n’a pas finalisé les discussions avec Pastef, les autres leaders de l’opposition, certains de la société civile, il sera difficile d’engager le Taxawu dans une quelconque direction”.

En effet, s’il faut aller avec une liste unique, il faudra que les discussions soient bien claires au sein de l’opposition, sinon Khalifa Sall se mettra en porte à faux s’il venait d’accepter la candidature de Barthélemy ou encore du maire sortant, Soham El Wardini. L’idéal et la discipline de parti, voudrait que ces deux membres de Taxawu Dakar se plient à la discipline de parti. Mais les ambitions prennent le dessus sur l’orientation de Taxawu.

L’autre question, en dehors de l’unité de l’opposition, c’est les retrouvailles de la famille socialiste. En effet, il y aura nécessairement un candidat en 2024, pour le parti socialiste si on en croit l’analyste politique. Khalifa Sall, ayant le profil, voudrait bien porter le drapeau socialiste. C’est aussi une option qui semble délicate pour le leader de Taxawu Sénégal qui est un peu “mal à l’aise” par rapport aux différentes candidatures de ses proches collaborateurs. Il faudra se poser la question de savoir s’il va réussir à contenir et gérer ces différentes ambitions. Une possibilité en tout état de cause car, Barthélémy comme Soham El Wardini, tous sont proches de Khalifa. D’où la possibilité de trouver un terrain d’entente pour au moins disposer d’un agenda politique.
L’option d’unir l’opposition et de se conformer aux indications de celle-ci, traduira le leadership du patron de Taxawu Sénégal. En effet, c’est un potentiel candidat qui a besoin de montrer son leadership. Comme nous l’explique Mamadou Sy Albert, Khalifa a le statut d’unificateur. Cependant, il n’a pas intérêt à gérer des conflits d’ambitions. Cette situation dans le Taxawu, ne facilite pas le travail de leader qu’est Khalifa Sall. En d’autres termes, les débats d’ambitions discréditent politiquement Khalifa Sall et le mettent mal à l’aise aussi bien au niveau de Taxawu que de celui de l’opposition. Une situation complexe que Taxawu, n’ayant toujours pas la bonne approche, est en train de vivre à quelques bonnes semaines des élections locales.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 09/06/2021

Grogne au marché de Sicap Mbao

Les commerçants du marché Sicap Mbao déplorent la lenteur des travaux de leur site de recasement après l’effondrement d’une dalle du marché. Installés pour la plupart en plein soleil après la fermeture du bâtiment du marché en état de délabrement avancé, ces commerçants demandent aux autorités locales de Diamaguène Sicap Mbao d’accélérer la cadence pour l’aménagement du site retenu. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Puisque l’édile de Diamaguène Sicap Mbao a promis de solutionner le problème devant le Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiaroye.

Djidah Thiraoye Kaw divisé

Le rattachement du marché «Bou Bess» à Guédiawaye, plus précisément à la commune de WakhinaneNimzaat, divise le conseil municipal de la Commune de Djidah Thiaroye Kaw. Après la sortie au vitriol du maire et de ses lieutenants contre le Président Macky Sall, des conseillers municipaux comme Mme Oulimata Guèye sont montés au créneau pour apporter la réplique au maire Cheikh Dieng à qui ils reprochent de les avoir mis à l’écart. Une attitude qui montre, selon eux, le mépris du maire à l’endroit de ses collaborateurs.

Niodior et Bettenty réclament des communes

Tout de rouge vêtus, les habitants de Niodior et de Bettenty ont envahi les rues hier, pour réclamer la communalisation de leurs localités. Ils estiment avoir rempli tous les critères et attendent une décision du Président Macky Sall qui avait promis d’ériger leurs villages en communes. Niodior, chef-lieu d’arrondissement des îles du Saloum, polarise 19 des îles. Niodior fait partie de la commune de Dionewar. Un mémorandum a été remis au Sous-préfet, Balla Moussa Mané qui promet de faire passer le message au chef de l’Etat.

Le collectif «Ànd Sàmm Jikko yi»

Après le succès de son rassemblement, le 23 mai dernier, contre l’homosexualité au Sénégal, le collectif «Ànd Sàmm Jikko yi» (ASJ) soupçonne une tentative de membres du LGBT de les diviser. Le coordonnateur national du collectif, Ababacar Mboup, alerte que certaines forces tentent de saper leur unité. A l’en croire, ce qui se trame et qu’ils ont clairement décodé, c’est une volonté sourde de diviser le collectif afin de l’affaiblir. Mais c’est peine perdue, dit-il. Selon lui, le collectif est plus que jamais déterminé à mener ce combat jusqu’au bout avec tous les sacrifices que cela requiert pour protéger notre société contre les périls liés à l’agenda LGBT. M. Mboup appelle les Sénégalais à la vigilance car les puissances dominatrices ont toujours procédé ainsi : diviser pour mieux régner.

Deux morts dans un accident à Kébémer

Le carnage se poursuit sur les routes. La récurrence des accidents reste une préoccupation des autorités qui peinent à trouver la solution. Hier, deux personnes ont perdu la vie dans la région de Louga. Selon des sources de «L’As», l’accident s’est produit entre Kébémer et Lompoul. Il a impliqué un véhicule de transport en commun appelé car «Ndiaga Ndiaye» et un camion. Le bilan du choc est de deux morts et trois blessés. Les victimes ont été acheminées au district sanitaire de Kébémer.

Un accident fait 02 décès à Kaffrine

Les pertes en vies humaines sont nombreuses sur nos routes ces dernières semaines. Hier, sur la route de Mbirkilane, une voiture de type «7 places» est entrée en collision avec un camion-citerne en partance pour le Mali. Le bilan est lourd. Le conducteur du véhicule de transport en commun de type «7 places» et un passager y ont péri. On dénombre aussi 05 blessés qui sont évacués à l’hôpital de Kaffrine. Le conducteur du camion, lui, a été arrêté.

Les résultats de l’élection de l’amicale de la fac de droit annulés

Après le saccage des deux restaurants au campus social par des étudiants de la liste perdante et un blocage de la circulation sur l’avenue Cheikh Anta Diop hier, la commission électorale de la faculté des Sciences juridiques et politiques a annulé les résultats du renouvellement de l’amicale. La commission a pris cette décision après constat de résultats invraisemblables. En effet, la coalition «article 118 et 119 du COCC» a obtenu 99, 68% des voix contre 0, 312 voix pour la coalition «article 118-Lux-mea-lex essentielle». Quant à la «coalition gagnante», elle a été la perdante avec 0% des voix. En vérité, ces résultats n’ont rien à voir avec la réalité. Les conclusions du rapport technique de Campusen révèlent des défaillances techniques liées à l’ajout de sous listes devant les noms des coalitions. En fait, les rajouts demandés par l’ensemble des coalitions ont empêché l’enregistrement des suffrages pour la grande coalition. La commission électorale annonce un nouveau scrutin dans les meilleurs délais. La date sera fixée d’un commun accord avec les coordonnateurs des coalitions. Tout est rentré dans l’ordre.

Dr Abdou Sarr, Dr Fatou Sy et Khady Seck sous contrôle judiciaire

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a-t-il sauvé ses collègues de Linguère de la prison ? En tout cas, tout porte à le croire. La radicalité avec laquelle le syndicat a défendu ses collègues dans l’affaire de l’incendie à l’unité néonatale de l’hôpital Magatte Lô de Linguère a fini par prendre le dessus sur la détermination du pouvoir de sanctionner sévèrement ces médecins et infirmiers impliqués. Le Sames avait entamé un mouvement d’humeur qui avait paralysé le système. Hier, le juge d’instruction du 2e cabinet de Louga qui a hérité du dossier a placé sous contrôle judiciaire le désormais ex-directeur de l’hôpital, Dr Abdou Sarr, l’ex-chef du service de pédiatrie, Fatou Sy et l’aide soignante Khady Seck.

Faible enregistrement des déclaration de naissance

Les Sénégalais n’ont pas encore le reflexe des déclarations de naissance, décès ou autres actes d’état civil. La révélation est de la Direction du développement du capital humain (DDCH) du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Elle a présenté hier l’étude sur les déterminants socioculturels du faible enregistrement des faits d’état civil, lors d’un atelier de partage, en collaboration avec le réseau des parlementaires pour la population et le développement (RPPD) et l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Les résultats révèlent des taux importants de non-enregistrement des naissances, de mariages et surtout de décès. Cette situation est causée par l’éloignement des centres d’état civil, la disponibilité du personnel, entre autres facteurs bloquants. La région de Kaffrine est la plus touchée. Le Directeur de la DDCH, Assane Ndiaye, annonce une campagne de sensibilisation des populations parce que sans un acte d’état civil, on est presque inexistant.


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