Revue de presse du Mercredi 08 Septembre 2021

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CONSTRUISONS DES USINES ET BRULONS CE SOUK PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

LeTemoin -Désormais, le Sénégal importe jusqu’aux cure-dents que nous ne sommes même pas capables de fabriquer. Notre pays est donc devenu un immense souk où l’on trouve de tout pour le plus grand profit de commerçants importateurs qui ont le beau rôle
Dans sa remarquable chronique économique hebdomadaire publiée dans nos colonnes vendredi dernier, notre collaborateur, l’ancien banquier Abdoul Aly Kane, qui traitait du thème de la désindustrialisation de notre pays, écrivait notamment ce qui suit : « L’ajustement structurel consista donc à expurger des dépenses publiques celles considérées comme improductives, de façon à dégager un surplus permettant de payer la dette. Au-delà, une politique à moyen terme d’ouverture de l’économie fût mise en place qui avait pour objectif d’asseoir les bases d’une stratégie d’exportations afin de rétablir les équilibres du commerce extérieur. Cet objectif n’aura pas été atteint dans la mesure où l’économie nationale reste encore, près de 40 ans après, essentiellement basée sur l’exportation brute de matières premières, et dominée par un secteur tertiaire représentant près de 60 % de contribution au PIB».
Pour parler de « désindustrialisation », encore eut-il fallu que le Sénégal fût jamais industrialisé ! Je provoque un peu bien sûr car notre pays a effectivement connu une industrialisation au début de son indépendance avec l’implantation d’unités de substitution aux importations qui fabriquaient globalement l’essentiel de ce que nos compatriotes consommaient. Ainsi, on ne comptait plus les brasseries (pour les boissons gazeuses sucrées ou alcoolisées), les huileries, les minoteries, les biscuiteries et autres confiseries. Sans compter une filière textile très développée, une filière plastique performante, des conserveries, des usines de transformation de métaux qui fabriquaient des ustensiles de cuisine, des fûts métalliques, voire des clous, une filière bois, une usine d’allumettes, une autre qui fabriquait des piles électriques etc…
Dans tout le lieudit Zone industrielle ainsi que le long de la route de Rufisque, il y avait un alignement d’usines, de fabriques et de manufactures qui employaient des milliers d’ouvriers avec des cheminées qui fumaient à toutes heures du jour et de la nuit, les quarts se succédant sans relâche. Bien évidemment, toutes ces industries, qui avaient développé de réels savoir-faire avec des ouvriers chevronnés maîtrisant divers métiers dans lesquels ils étaient des orfèvres, avaient pu se développer parce qu’elles bénéficiaient d’une protection étatique. Une politique protectionniste qui appliquait des droits de douane suffisamment élevés pour favoriser les produits locaux car rendant non compétitifs les articles importés. Puis, il y eut la Nouvelle Politique industrielle instaurée par les autorités dans les années 80 sous les injonctions de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Je me rappelle qu’à l’époque un rapport du Boston Consulting Group avait prédit que cette NPI allait transformer le Sénégal en gigantesque souk. Bien vu, hélas !

Un cimetière d’unités industrielles

Car, cette politique « géniale » conçue par des fonctionnaires internationaux qui ne comprenaient que dalle à nos réalités a effectivement transformé nos zones industrielles en champs de ruines, les usines fermant par dizaines — pour ne pas dire par centaines — et déversant dans la rue des milliers de travailleurs qui ont vécu dans la misère jusqu’à la mort, sans avoir jamais eu l’occasion de retrouver des emplois. Les barrières douanières ayant été abaissées, les produits bon marché venus d’Asie, et principalement de Chine, ont envahi nos marchés poussant, on l’a vu, les rares unités industrielles qui résistaient encore à baisser pavillon. Plutôt donc que d’exporter, ce qui était le but visé par les institutions de Bretton Woods à travers leurs si judicieux conseils prodigués — imposés plutôt — à nos autorités à travers leur politique d’ajustement structurel, ce sont désormais des milliers de conteneurs en provenance de Chine, de Dubaï et de Turquie principalement qui sont débarqués au port de Dakar.
Pour le plus grand plaisir de nos autorités douanières et des responsables du ministère des Finances qui se gargarisent année après année de records de recettes douanières perçues ! Sur les tombes de nos unités industrielles, bien entendu. Car, désormais, le Sénégal importe jusqu’aux cure-dents que nous ne sommes même pas capables de fabriquer.
A présent, presque tout ce que nous consommons dans ce pays vient de l’Empire du Milieu. Tout y compris ce que nous savions fabriquer mieux que les Américains eux-mêmes, à savoir l’huile d’arachide. Dans le domaine des huileries, le Sénégal disposait d’un savoir-faire industriel et de technologies qu’on ne retrouvait certes qu’au pays de l’Oncle Sam mais avec une meilleure maîtrise des process ou de ce que l’on appelle de nos jours les chaînes de valeur. Aujourd’hui, presque toutes nos huileries, dont certaines furent des fleurons, sont à l’arrêt et le Sénégal exporte ses graines en l’état vers la Chine qui les transforme en huile qu’elle consomme ou qu’elle exporte.
Plus de soixante ans après les indépendances, le Sénégal en est toujours réduit à exporter des matières premières et à importer des produits finis. Autrement dit, la division internationale du travail que décrivait l’économiste égyptien (mais Sénégalais d’adoption) Samir Amin est toujours plus qu’une réalité. Notre pays est donc devenu un immense souk où l’on trouve de tout pour le plus grand profit de commerçants importateurs qui ont le beau rôle. Il leur suffit de commander des conteneurs de bric et de broc, ou de produits alimentaires de qualité douteuse dédouanés au lance-pierre puis d’inonder les marchés. Et à eux les bénéfices colossaux !

Et si, plutôt que de combattre la CSS,nos commerçants essayaient de faire comme elle ?

Tant que ces commerçants du bazar importent des articles qui ne sont pas fabriqués localement, ça va. Le problème, on l’a vu, c’est quand ils mettent en péril nos rares unités industrielles. Parmi ces usines rescapées de la déferlante NPI, il y a justement la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Avec ses 7000 employés, ses vastes plantations de canne à sucre, ses dizaines de milliards de francs versés au Trésor public chaque année, la CSS est une de nos plus grosses entreprises, celle dont la seule présence a permis de développer — en tout cas de tirer — toute l’économie de la Vallée.
Et de faire du petit village qu’était Richard-Toll dans les années 60 une grand métropole industrielle. Certes, depuis sa création, et malgré l’augmentation régulière de ses investissement qui ont plus que décuplé et l’accroissement des superficies de canne à sucre, elle n’est pas parvenue à couvrir la totalité des besoins des consommateurs du pays. Ce qui fait qu’à certaines périodes de l’année, pour combler le gap entre la production et les besoins, des autorisations d’importation de sucre sont données sous la forme de DIPA. En principe, donc, ces autorisations ne doivent porter que sur ce seul différentiel mais voilà, on a vu ces dernières années autoriser des quantités telles que le marché a été inondé et que la CSS a été incapable d’écouler son sucre !
L’explication se trouve bien sûr dans les trafics fort lucratifs sur les DIPA. Ces derniers jours, on a entendu les commerçants importateurs hurler à propos d’une pénurie de sucre sur le marché national. Ce alors même que, comme nous l’avons révélé dans nos colonnes, il y avait 29.000 tonnes de cette denrée dans les entrepôts de la CSS !
En fait, les grossistes les plus balèzes s’approvisionnaient auprès de cette dernière et soit revendaient le produit auprès des industriels utilisant du sucre comme matière première — qui ne pouvaient pas importer du fait de la flambée des cours mondiaux — soit l’écoulaient dans les pays limitrophes. En empochant de très confortables marges !
Après quoi, ils avaient beau jeu d’accuser la CSS de tous les péchés de la terre et aussi de mettre la pression sur les autorités qui ont fini par capituler en suspendant (provisoirement ont-elles dit) la Taxe conjoncturelle sur l’importation ou Tci sur le sucre. Les autorités qui ont accepté de renoncer à 47 milliards de recettes — là où elles se glorifiaient dans le même temps d’avoir réussi à lever 55 milliards sur le marché régional, cherchez l’erreur ! — pour préserver le pouvoir d’achat des ménages. C’est certes une excellente chose de baisser les prix des denrées, à tout le moins de les maintenir en l’état comme l’ont expliqué en chœur les ministres des Finances et du Commerce, Abdoulaye Daouda Diallo et Aminata Assome Diatta, lors de leur conférence de presse commune, mais c’est peut-être encore mieux de donner du pouvoir d’achat. Ce qui passe évidemment par la création d’emplois et, donc, d’industries.
Le problème c’est que nos parents de l’Unacois, contrairement à la famille Mimran, en sont toujours depuis les années 90 à importer et à inonder notre pays de marchandises. Ils ont sans doute réalisé beaucoup de bénéfices, ont sans doute construit de grands immeubles, acheté de luxueuses voitures, sans doute aussi multiplié les mariages mais enfin, en matière de création d’emplois, on attend encore de voir ce qu’ils ont fait ! A notre connaissance, ils n’ont pas monté la plus petite fabrique. Supposons que dans ce vaste souk qu’est le Sénégal tout le monde vende, qui va acheter alors s’il n’y a plus de salariés ? Or, ce dont notre pays a besoin, c’est d’industries, ne serait-ce que de petites unités de conditionnement.
Au lieu de quoi, nos braves gens de l’Unacois en sont à vitupérer la CSS qui, elle au moins, a le mérite d’exister, d’avoir créé des milliers d’emplois, de payer ses impôts et de continuer à investir. Surtout, elle a eu le courage de remonter la chaîne depuis la plantation de canne jusqu’au produit fini. Bref, si on avait dix familles Mimran seulement dans ce pays, on serait déjà aux portes de cette émergence dont on nous parle tant et qui ressemblé hélas à un mirage

Dégradation de 3,5% des termes de l’échange au mois de mai

https://www.lejecos.com En mai 2021, les échanges extérieurs du Sénégal sont marqués par une hausse de 2,7% des prix à l’importation comparativement au mois précédent. C’est l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui rend publique cette information
En revanche, la structure pilotée par Allé Nar Diop renseigne dans la foulée que les prix à l’exportation se sont repliés de 0,8% sur la même période. Cette situation, souligne-t-elle dans son dernier rapport intitulé « Repères statistiques », a entrainé une dégradation de 3,5% des termes de l’échange.Bassirou MBAYE

Baisse des ressources à fin juin

https://www.lejecos.com A fin juin 2021, les ressources (1278,9 milliards) sont constituées de recettes (1230,7 milliards), de dons (48,2 milliards) et de recettes exceptionnelles (20 milliards). Ces dernières proviennent de la cession de terrain à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). L’information est contenue dans la dernière publication « Point mensuel de conjoncture @août 2021 » de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
En glissement annuel, les ressources se sont abaissées de 69 milliards, imputables aussi bien aux recettes budgétaires qu’aux dons. Ces derniers sont estimés, globalement, à 48,2 milliards, affichant un repli de 53% par rapport au premier semestre de 2020.
Par ailleurs, les recettes budgétaires, estimées à 1205,6 milliards, se sont également contractées de 1,6% à fin juin 2021 par rapport à la même période de 2020. Cette contraction est attribuable à ses composantes fiscales (1138,2 milliards) et non fiscales (67,4 milliards) qui ont baissé respectivement de 0,2% et 20,5%.
Selon la même source, la diminution des recettes fiscales est imputable à l’impôt sur les sociétés (185,9 milliards), à l’impôt sur les revenus (191 milliards), à la TVA intérieure (hors pétrole) (133,4 milliards) et à la taxe spécifique pétrole (43,1 milliards) qui se sont contractés de respectivement de 11,2 milliards (-5,7%), 7,5 milliards (-3,8%), 50,7 milliards (-27,5%) et 17,9 milliards (-29,4%). En revanche, l’IRVM/IRC, la TVA intérieure pétrole, les droits de timbre et le FSIPP ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 3,1 milliards, 3,5 milliards, 16,5 milliards, et 35,4 milliards pour s’établir respectivement à 20,4 milliards, 10,7 milliards, 48,4 milliards et 55,5 milliards à fin juin 2021.
De même, note la Dpee,  les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la TVA à l’import (205,8 milliards) et les droits de porte (131,6 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique avec des hausses respectives de 5,9% et 4%.Adou FAYE

Services d’hébergement et de restauration : Baisse de 3,2% des prix de production au 2ème trimestre 2021

https://www.lejecos.com Une baisse des prix de production des services d’hébergement et de restauration a été observée au deuxième trimestre 2021. L’information est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
«Les prix de production des services d’hébergement et de restauration ont baissé de 3,2%
au deuxième trimestre 2021, comparés à ceux du trimestre précédent. Ce repli est
principalement imputable au recul des prix de production des services d’hébergement (
3,2%) et de restauration (-3,0%) », renseigne l’Ansd. En référence à ceux du deuxième trimestre 2020, les prix de production des services d’hébergement et de restauration se sont repliés de 1,1%. En revanche, ils ont progressé de 0,5% sur les deux premiers trimestres de 2021, comparativement à la période correspondante de 2020.
En variation trimestrielle, les prix de production des services spécialisés, scientifiques et techniques ont baissé de 2,3% au deuxième trimestre 2021.
Cette réduction découle principalement de la diminution des prix des activités comptables (-6,4%) ainsi que ceux d’architecture et d’ingénierie (-4,7%). Comparés à ceux du deuxième trimestre 2020, les prix de production des services spécialisés, scientifiques et techniques ont chuté de 0,6%. En revanche, ils ont augmenté de 0,7% sur le premier semestre 2021, par rapport à ceux de la même période de 2020.
Comparativement au trimestre précédent, les prix de production des services immobiliers ont baissé de 1,7% au deuxième trimestre 2021.
Cette évolution fait suite à la baisse des prix des services de location immobilière et activités sur biens propres (-1,7%). En variation annuelle, les prix des services immobiliers ont également chuté de 1,7%. Rapportés à ceux de la période correspondante de l’année précédente, les prix moyens ont reculé de 0,9% sur les deux premiers trimestres de 2021. Adou Faye

Services de transport et d’entreposage : Les prix de production se sont redressés de 0,2% au 2ème trimestre 2021

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié une note sur les indices des prix de production des services.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), comparativement au trimestre précédent, les prix de production des services de transport et d’entreposage se sont redressés de 0,2% au deuxième trimestre 2021.
Cette évolution découle essentiellement de la hausse des prix des services de transport maritime et côtier (+14,7%). Cependant, il est noté une baisse des prix des services de transport aérien de passager (-0,2%). En variation annuelle, les prix des services de transport et d’entreposage ont augmenté de 0,4%. Sur les deux premiers trimestres de 2021, ils se sont relevés de 0,3% en comparaison à ceux de la période correspondante de 2020.
Quant aux  prix de production des services de soutien et de bureau, ils n’ont pas connu de variations comparativement à ceux du trimestre précédent. La stagnation des prix observée dans l’ensemble des sous branches explique la constance des prix des services de soutien et de bureau. En référence à ceux du deuxième trimestre 2020, les prix de production des services de soutien et de bureau ont connu une hausse de 1,9%. Ils ont également augmenté de 1,9% sur le premier semestre 2021, comparativement à la même période de l’année précédente. Adou Faye

Baisse des dépenses publiques à fin juin

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) , les dépenses budgétaires sont évaluées à 1895,4 milliards à fin juin 2021 contre un montant de 2136,5 milliards un an auparavant, soit une baisse de 241,1 milliards (-11,3%).
Une situation que la Dpee explique par le repli des dépenses de fonctionnement et, dans une moindre mesure, des investissements. En effet, les autres dépenses courantes (617,4 milliards) et les dépenses en capital (659,9 milliards) se sont contractées respectivement de 20,8% et 16% comparativement à la même période de l’année dernière.
Cette situation reflète, d’une part, les niveaux de dépenses soutenus atteints en 2020 dans le cadre de la réponse massive à l’avènement de la crise de la Covid-19 et, d’autre part, les efforts de rationalisation des charges de consommation publique. Cette situation a, toutefois, souligne la Dpee, été atténuée par l’accroissement de la masse salariale et des charges de la dette publique qui se sont confortées respectivement de 7,1% et 10,6%, atteignant respectivement 438,9 milliards et 179,2 milliards à fin juin 2021.Adou FAYE

Suivi des projets Waqf public agricole situés à Dabia : La Haute autorité du Waqf relève la satisfaction des populations,des autorités locales et administratives

https://www.lejecos.com Une délégation de la Haute autorité du Waqf (Haw) a effectué, du mercredi 1er au vendredi 3 septembre 2021, une mission de suivi des projets Waqf public agricole situés à Dabia. Il s’agit, selon un communiqué de la Haw, de l’exploitation du site de la Société d’intensification de la production agricole (Sipa) de Goudoudé et du projet d’aménagement d’un périmètre à Mollé Walo
La Haute autorité du Waqf suit, de près, les projets Waqf public agricole situés à Dabia. C’est du moins ce laisse comprendre un communiqué de l’institution qui informe qu’une « délégation conduite par le directeur général, Racine BA, et la représentante de la Commission de supervision, Arame Top SENE a effectué, du mercredi 1er au vendredi 3 septembre 2021, une mission de suivi des projets Waqf public agricole situés à Dabia ».
Le communiqué rappelle que les investissements réalisés sur la Sipa de Goudoudé par la Haw depuis septembre 2020, viennent en appoint aux financements préalablement consentis par des partenaires de l’Etat du Sénégal pour l’aménagement du périmètre agricole. En ce sens, il souligne que l’intervention de la Haute autorité du Waqf avait ainsi pour objectifs de redynamiser l’exploitation du site et d’impulser la rentabilité financière du projet, dont la gestion était jusque-là assurée par le GIE du village.
Au cours de la mission, la délégation a visité les infrastructures de la Sipa de Goudoudé et a tenu une rencontre d’échanges avec les populations environnantes sur le projet. La cérémonie a été présidée par le sous-préfet de Agnam Civol, en présence du Ardo Samba KA, personne morale de la localité, du directeur du Projet de développement agricole de Matam (Prodam), du Directeur régional du développement rural (Drdr) de Matam, du représentant du maire de Dabia, des responsables du GIE de la Sipa de Goudoudé Diobé et du chef de projet.
Les différents échanges ont permis de mesurer, d’après le document, l’impact du projet sur les populations de la zone d’implantation. En effet, explique-t-on, tous les intervenants principalement des chefs de village de Goudoudé Diobé, Goudoudé Ndouetbé, Kiriré 1 et Kiriré 2, ainsi que les représentants des villageois de Dabia, Kobilo, Bournabé, Tàbé et Louguéré ont été unanimes sur l’importance du projet dans l’amélioration de leurs conditions de vie. A l’en croire, ces témoignages sont corroborés par les statistiques qui indiquent le recours à une main d’œuvre ponctuelle de près de 400 personnes pour chaque spéculation, afin de réaliser les opérations de semis, de désherbage, de buttage et de récolte.
Ainsi, outre la redevance annuelle versée au GIE, environ 20% des dépenses effectuées sur le budget de 98 millions FCFA mis en place par la Haute Autorité du Waqf a concerné la rémunération des journaliers et les salaires du personnel du projet au nombre de sept (07). La mission a ensuite effectué une visite sur le site de Mollé Walo, dans le Dandé Mayo, pour lequel une étude de faisabilité de son exploitation commandée par la Haw est en cours.
Au total, le déplacement de la Haute Autorité du Waqf dans sa zone d’intervention agricole de Matam a permis, selon le document, de relever la satisfaction des populations et des autorités locales et administratives, qui ont toutes demandé la poursuite du projet. Le communiqué rapporte enfin que le directeur général de la Haute autorité du Waqf a promis de consolider les acquis et sollicité l’engagement accru des acteurs pour de meilleurs résultats au plan financier, gage de viabilité du projet.Bassirou MBAYE

RARETÉ DU POISSON : Les tenants et les aboutissants d’une pénurie

https://www.enqueteplus.com En plus de la hausse des prix de l’huile, du sucre ou encore de la viande, s’ajoute l’augmentation du coût du poisson. Une situation causée par la rareté du poisson dans la mer. Au quai de pêche de Yoff, des pêcheurs expliquent les raisons de cette pénurie qui rend difficile le quotidien des vendeurs.
13 h. L’environnement est inhabituel, au quai de pêche de Yoff. En fait, des centaines de pirogues sont accostées sur la plage. Les pêcheurs, campés à l’intérieur des carbets, décident d’observer une journée sans mer, ce samedi. Ce, en raison de la raréfaction de poisson. Les seuls mareyeurs qui commencent à débarquer ont effectué le voyage la nuit. Un retour décevant, trouver la chair précieuse s’apparentant à chercher une aiguille dans une botte de foin. Derrière une rangée de pirogues, des pêcheurs gîtent sous l’ombre d’une cabane.
Lamine Mbengue, le chef du groupe, est en train de découper des fils de pêche. La soixantaine dépassée, ce piroguier aux lunettes noires fumées et au bonnet sur la tête confirme la pénurie du poisson en mer. Pour lui, ceci peut être expliqué par la migration des bêtes. “Ce qui se passe, au fait, c’est que la plupart des poissons qui étaient tout près de la plage ont migré. Cela est dû, d’une part, par l’attitude des piroguiers qui font usage du fil de nylon. Parce que ces genres de fils font 500 m et seuls les 100 m suffisent pour attraper la quantité nécessaire de poisson. Maintenant, au moment de remonter le filet, ces pêcheurs sont obligés de découper le fil en deux, parce que c’est trop lourd. De ce fait, seule une partie du poisson est embarquée. Le reste est donc abandonné dans la mer. Au fil du temps, ces bêtes vont se décomposer et deviennent polluantes”, révèle Lamine.
Il poursuit  : “Comme vous le savez, le poisson n’aime pas l’impureté. Quand il sent une odeur nauséabonde, il est obligé de migrer dans des zones très lointaines. C’est pour cela que la plupart des poissons ont disparu dans cette partie de la mer”, élucide-t-il.
Le pêcheur révèle, d’autre part, que la rareté peut être causée par des facteurs naturels. Pour lui, le climat joue un rôle déterminant dans l’absence du poisson en mer. À l’en croire, certains produits se font rares pendant l’été. “Les poissons se produisent par période. Certaines espèces deviennent trop nombreuses pendant la saison sèche, car la mer est froide. C’est le cas du ‘cof’ (mérou), du ‘padess’, du ‘jay’ ou encore du ‘yabooy’ (sardinelle). Mais dès qu’arrive l’été, ces catégories de poisson se raréfient considérablement. Ils vont migrer au fond des récifs où la température est plus froide. De ce fait, seuls les thons, les espadons et les albacores deviennent disponibles sur cette plage, car ils peuvent supporter la chaleur ”, fait-il savoir.
Migration des poissons, des propos repris par Mamadou Ndoye, trouvé sur les lieux. Filets de pêche entre ses doigts, l’homme au teint café au lait estime que d’autres raisons peuvent justifier la pénurie de poisson. D’après lui, la surpêche exercée par les chalutiers appauvrit la mer en espèces et contribue à la réduction du repos biologique des poissons. “Vous savez, les chalutiers ont pêché tous les petits poissons, ici. Le plus écœurant, c’est qu’ils sélectionnent les bons et jettent les mauvais. C’est du pur gâchis. S’ils laissaient les petits poissons en vie, il n’y aurait pas eu de pénurie. Malheureusement, ces bateaux vivent de la surpêche”, se plaint Mamadou Ndoye.

“Les bateaux nous portent préjudice…”

À Yoff, Mamadou Ndoye n’est pas le seul à déplorer la puissance des chalutiers. La quasi-totalité des pêcheurs considèrent que ces bateaux portent un coup dur à la pêche artisanal. À l’intérieur d’une bâche située à l’entrée du quai de pêche, se trouve près d’une dizaine de pêcheurs. En attendant le thé en cuisson sur un petit fourneau, ces mareyeurs épiloguent encore sur les temps forts de leur dernière journée passée en mer. Parmi eux, figure Mara, assis sur un morceau de brique. Lunettes noires fumées bien ajustées, le quadragénaire à la casquette blanche estime que trouver du poisson résulte de naviguer dans d’autres mers.

“C’est à cause des bateaux. Ils ont bradé toute la mer. Nous ne parvenons plus à pêcher

convenablement. Nous sommes obligés de naviguer à plusieurs kilomètres. Aux larges de Ouakam, de Dakar ou de Kayar, par exemple. C’est dans ces seuls endroits où le poisson est disponible. Les bateaux constituent le véritable problème dans la mer. Ils ont pollué tout l’océan”, déplore Mara d’une voix rauque.
Lui emboitant le pas, Pape, ombragé par une grande pirogue, renchérit. “Les bateaux nous portent préjudice. Là où les pirogues attrapent un ou deux ‘jay’, les bateaux raflent tout en un seul coup de filet. Nous sommes alors obligés de naviguer à 30 ou 60 km, rien que pour trouver du poisson”, peste l’homme à l’âge avancé.
Ainsi, pour Pape, l’heure est venue pour que l’État mette un terme à l’attribution des licences de pêche aux bateaux. Il déclare  : “Le gouvernement est responsable de ce fléau, car c’est lui qui donne des licences de pêche à ces grands bateaux. C’est la raison pour laquelle il n’y a presque plus de produit dans la mer. Nous demandons au gouvernement de mettre fin à ce phénomène”, fulmine-t-il.

RARETE DU POISSON  : Les vendeurs tirent le diable par la queue

La pénurie de poisson en mer pousse les mareyeurs à hausser les prix du produit. Un fait qui impacte les vendeurs qui s’activent au quai de pêche de Yoff. Si les uns peinent à écouler leurs marchandises, d’autres préfèrent fermer boutique.
“À ce moment-là, il n’y a pas de poisson dans la mer. Cela nous impacte beaucoup, car les mareyeurs haussent les prix. Il faut débourser plus de 2 000 F pour avoir du poisson. Le ‘sëdd’ seulement coûte 3 500 F”. Ces propos sont ceux d’un vendeur croisé au bord de la mer. Celui-ci vient d’acheter du poisson auprès de deux pirogues qui viennent d’accoster. Caisse sur la tête, le commerçant à la tenue bleue et aux pieds nus doit maintenant passer au plus dur.
Écouler sa marchandise dans un marché marqué par une absence des clients.
Sous l’abri d’un parapluie, Thérèse tourne la tête depuis un bon moment de gauche à droite. Crevettes et crustacés sur sa table, la vieille dame au teint noir et aux lunettes garde également des poissons au froid dans une caisse marée. Mais pour elle, l’absence de poisson en mer instaure un véritable calvaire chez eux. “La situation est difficile. Nous achetons le poisson à des prix impossibles. La caisse que vous voyez-là, elle coûte 35 000 F. De plus, aucun client ne vient acheter. Donc, on ne peut que hausser le prix. C’est la seule issue pour s’en sortir”, pleure-t-elle.
Précarité de la situation, un fait ayant incité Ndoye à fermer boutique. Trouvé en face du hangar du quai, le vendeur est assis sur un banc, l’air désespéré. S’exprimant d’une voix frêle, il déclare  : “Il n’y a pas de poisson dans la mer. Seules certaines espèces sont disponibles, mais se vendent à des coûts exorbitants. Personnellement, je ne peux pas acheter ces poissons.
Vous imaginez,le kilogramme de ‘cof’ (mérou) coûte 5 000 F!La dorade vaut 3 500 F.
Quand je l’achète, je ne vais plus pouvoir le revendre. Les clients vont tout simplement bouder.C’est pour cela que j’ai perdu ma journée d’aujourd’hui”,regrette Ndoye Moustapha Diakhité

IMPLANTATION DE NOUVELLES USINES DE FARINE ET D’HUILE DE POISSON : Greenpeace Afrique et les pêcheurs crient au scandale

Greenpeace Afrique et les communautés de pêcheurs du Sénégal ont condamné ce mardi l’implantation de nouvelles usines de farine et d’huile de poisson.
Greenpeace Afrique dénonce l’ouverture d’une nouvelle usine de farine de poisson à Sandiara, la deuxième de l’année après celle de Cayar, et ce, malgré l’engagement du ministère chargé des Pêches de ne plus accorder de nouvelles autorisations. « L’usine de farine et d’huile de poisson dénommée Barna est érigée dans une zone d’habitation avec des conséquences terribles sur la santé et le cadre de vie des populations. En effet, depuis que l’usine a commencé ses activités, une odeur nauséabonde empeste toute la commune et les localités environnantes et des maladies mystérieuses ont fait leur apparition au sein de la population» a dit Mor Mbengue du collectif Takhawou Cayar cité dans la déclaration. «La principale contradiction relevée est que le ministère chargé du secteur de la pêche a confirmé en juillet le gel de la délivrance d’agrément pour l’installation de nouvelles usines de farine de poisson au Sénégal », signale Greenpeace Afrique qui ajoute «pour rappel, ce gel fait partie des recommandations issues des concertations nationales sur les usines de farine et d’huile de poisson qu’il a lui-même organisées pour réglementer ce secteur ».
« Une gestion durable et des mesures de gestion courageuses devraient être prises par nos autorités pour permettre aux communautés de pêcheurs de continuer à vivre de leur profession», a plaidé Meïssa Ndaw, pêcheur basé à Mbour qui s’offusque à son tour de l’implantation de l’usine de farine de poisson de Sandiara dans un contexte marqué par la rareté des ressources de petits pélagiques. « Si l’implantation des usines de farine et d’huile de poisson se poursuit, beaucoup de métiers de la pêche artisanale vont disparaître d’ici quelques années », a-t-il ajouté.
Selon Greenpeace Afrique, «le secteur de la pêche sénégalaise fait face au cours de ces dernières années à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent avec des conséquences désastreuses sur les pêcheurs, les mareyeurs et les femmes transformatrices. En effet, nous assistons à une croissance incontrôlée du nombre d’usines de farine et d’huile de poisson au Sénégal et les campagnes de pêche à Cayar, Saint-Louis, Joal ou Kafountine, jadis fructueuses, deviennent laborieuses et moins rentables, au grand dam des pêcheurs et de leurs familles, de plus en plus gagnés par le désespoir. L’une des principales causes de cette crise est sans doute liée à la mauvaise gestion des ressources halieutiques au Sénégal ».
Aussi, Greenpeace Afrique réaffirme son soutien aux communautés de pêcheurs et demande à l’Etat du Sénégal de mettre en œuvre les recommandations issues de la concertation nationale sur les usines de farine et d’huile de poisson, notamment le gel des autorisations d’implantation de nouvelles usines au Sénégal ; d’interdire l’utilisation du poisson frais par les usines de farine et d’huile de poisson, et limiter leur production à l’utilisation des résidus issus des usines et sites de transformation des produits de la pêche; de diligenter la signature du décret de reconnaissance des métiers de la transformation artisanale des produits de la pêche; et de publier la liste des navires autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises pour plus de transparence dans la gestion des ressources halieutiques

DIRECTION GENERALE DES IMPOTS ET DOMAINES, PAR ICI L’APARTHEID!

LeTemoin-Le malaise prévalant au sein de la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) connait une nouvelle tournure avec la décision du Syndicat des travailleurs de l’administration fiscale (STAF) d’aller en grève. Un préavis couvrant la période allant du 06 septembre au 06 octobre a été déposé sur la table du ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service public par le Staf le 03 septembre dernier. De graves perturbations en perspective pour l’une des plus importantes régies financières de notre pays.
La plateforme déposée sur la table du ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service public renferme trois revendications essentielles. Elles concernent la mise en place d’un système équitable de répartition des fonds communs, le maintien des acquis fonciers du STAF et une gestion équitable des carrières des agents sans discrimination de corps. « Cela fait exactement six ans que le Syndicat des travailleurs de l’administration fiscale (STAF) lutte contre un système discriminatoire de gestion du personnel et de répartition des avantages au niveau de la Direction générale des Impôts et Domaines sans résultat tangible. Diverses actions de lutte avaient été initiées, mais nous sommes désolés qu’aucune avancée significative n’ait été constatée.
Plusieurs demandes pour rencontrer le ministre des Finances et du Budget sont restées sans réponse. L’instruction 00009/MEFP qui octroie 63 % des avantages à 300 agents et 37% aux 1400 autres, continue à plonger des familles dans la précarité car ayant contacté des prêts avec le système précédent de répartition » souligne Dr Alassane Ba Secrétaire général du Staf. Ce dernier, dans une note d’explication adressée au SG de la CNTS Mody Guiro en date du 03 septembre, indique que « la conséquence est que des travailleurs qui, pendant des décennies, collaborent en parfaite harmonie, symbiose et synergie ont du mal à se dire bonjour. Jusqu’à présent des mères et pères de familles se posent des questions sur cette division désastreuse et machiavélique ».

La Cour Suprême annule l’instruction

La Cour Suprême, par l’arrêt n¨ 38 du 09 juin avait annulé l’instruction citée en haut mais « seulement dans ses dispositions relatives à son entrée en vigueur ». Autrement dit, bien que l’instruction soit annulée, elle juge légale qu’un BAC +2 (contrôleur des impôts et domaines) dans l’administration gagne plus qu’un BAC+ 5 ou 6 qui a accédé à la fonction publique par voie de concours sélectif avec, en plus, un parcours scolaire et académique honorable et même plus honorable que celui de beaucoup de ses collègues de la DGID qui ont la chance, eux, d’être des contrôleurs ou des inspecteurs des impôts ou des domaines. « Nous demandons aux hautes autorités, encore une fois, d’intervenir dans ce dossier qui est une apologie au corporatisme et à la désarticulation de l’administration, puis met fin au culte du mérite » indique Dr Alassane Ba. « Pis, l’instruction elle-même est caduque car n’étant pas conforme à l’organigramme actuel de la DGID issu de l’arrêté du 10012 du 14 juin 2017 portant organisation de la DGID. Ce même arrêté verrouille quasiment les postes aux autres corps non fiscalistes. Certains postes qui ont été déverrouillés ne le sont que dans la théorie. Des postes de spécialités ou la direction dispose d’ingénieurs de conception sont réservés aux contrôleurs des impôts dans cet arrêté. Des cadres non fiscalistes sont entrés à la DGID comme agents en complément d’effectifs (agents de bureau) et sont partis à la retraite comme agent de bureau » révèle, pour le regretter, le Dr Ba.

DGID, un broyeur de cadres

A la DGID, les humains sont constitués par les quelque 300 inspecteurs et contrôleurs des impôts et domaines. Tout le reste, soit près de 1400 agents sont relégués en « sous hommes ». D’ailleurs, leur panier de primes est assimilé à un panier « Ebola ».
La discrimination est même culinaire puisqu’au resto, il y a des places de choix réservées aux humains (inspecteurs et contrôleurs des impôts et domaines), et des sortes de tabourets aux « sous humains » fussent-ils des cadres ayant fait Bac+7 ! C’est pire qu’à Soweto durant les pires moments de l’apartheid. Pour en revenir aux primes, qui sont la principale pomme de discorde, les inspecteurs et contrôleurs des impôts et domaines ont touché des dizaines de millions de frs lors du 4ème trimestre tandis que les « sous humains » ont perçu 300.000 frs en moyenne. Une véritable aumône genre « sarakh nguir Yallah ». Elle est réservée aux « sous-hommes » que sont les non-fiscalistes tandis que les Aryens que sont les inspecteurs des impôts et domaines reçoivent leur part du pactole même lorsqu’ils sont détachés au Palais de la République où à l’ex- Primature comme conseillers spéciaux, conseillers techniques ou rangs assimilés. Ce même s’ils n’ont pas participé activement aux résultats financiers ayant justifié les « fonds communs ». Ou, plutôt, les fonds de la discrimination ! Le système est étendu au niveau du ministère de l’Economie et des Finances pour les inspecteurs généraux des finances, les inspecteurs des finances, les conseillers techniques ou rang assimilé.
A la DGID, le cadre non fiscaliste qu’il soit ingénieur informaticien, statisticien, topographe, géomètre ou géomaticien, comptable, financier ne pourra jamais s’imaginer, même dans ses rêves les plus fous, bénéficier d’une promotion pour ne serait-ce que diriger une section. Quant aux directions, il ne faut même pas y penser ! L’aberration est notée à travers l’Arrêté portant organisation de la DGID de 2017.
L’Art 74 évoquant le Bureau de la centralisation des recettes et des statistiques notamment la section « Analyse et Projections des recettes » est dirigée par un contrôleur des impôts et des domaines. Ce dernier coiffe ainsi des agents statisticiens et informaticiens de niveau Bac + 4. Une autre aberration est notée à l’art 62 du même document où il est écrit que « la Direction des Systèmes d’information est placée sous l’autorité d’un Inspecteur des impôts et des domaines ayant au moins le grade de principal ». Ce dernier, un inspecteur des impôts et domaines qui n’y connaît que dalle en matière informatique, coiffe pourtant des ingénieurs informaticiens confirmés et sortis de grandes écoles comme les Ecoles Polytechniques de Dakar et de Thiès. Des ingénieurs informaticiens qui sont pourtant à la base de l’informatisation du système de paiement par voie électronique dénommé Système intégré de gestion de l’information financière (SIGIF). On raconte qu’un inspecteur des impôts est allé jusqu’à souvent ironiser en disant aux agents non fiscalistes que « nos textes ne vous permettent pas de faire carrière à la DGID. Allez voir ailleurs ».
Le problème c’est que nos braves 300 agents des impôts et domaines à eux seuls ne pourraient jamais faire tourner à eux seuls la DGID car ils auraient toujours besoin, sauf à être des démiurges, d’assistantes, de statisticiens, de comptables, de financiers, d’ingénieurs informaticiens ou tout simplement de chauffeurs et de plantons ! S’agissant des cadres, les exemples foisonnent de ceux d’entre eux qui ont été broyés par le système discriminatoire. Vous voulez des exemples ? En voilà ! « Un ingénieur statisticien entré à la DGID comme agent en complément d’effectifs est allé à la retraite comme agent en complément d’effectif. Un brillant cadre sénégalais sorti du prestigieux Institut de formation et de recherche démographique (IFORD) de Yaoundé, qui ne sélectionne qu’un Sénégalais tous les deux ans, végète au niveau de la DGID. Un autre cas, c’est celui du Dr Alassane BA docteur en système d’information qui a le statut d’agent en complément d’effectifs ».
Et on pourrait multiplier les exemples à l’envi. Le malaise est devenu profond et malheureusement, Bassirou Samba Niasse, l’actuel Dg de la DGID, malgré sa bonne volonté, ne peut pas y faire grand-chose tellement le lobby des « fiscalistes », auquel il appartient du reste — tout comme le ministre des Finances et du Budget et ses prédécesseurs — est puissant. Espérons que le préavis de grève déposé par le STAF soit le début d’une révolte du personnel Ebola qui n’entend plus laisser pérenniser un tel système.

Les travailleurs de l’Administration fiscale menacent d’aller en grève

Exigeant la mise en place d’un système équitable de répartition des fonds communs et une gestion équitable des carrières, entre autres points, les travailleurs de l’Administration fiscale menacent d’aller en grève.
En conférence de presse hier, le Syndicat des travailleurs de l’Administration fiscale (Staf) annonce le dépôt d’un préavis de grève dans la période du 6 septembre au 6 octobre 2021.
Comme l’indique le quotidien national Le soleil dans sa parution du jour, Dr Alassane Ba, Secrétaire général dudit syndicat et ses camarades veulent la satisfaction de leurs doléances, lesquelles concernent le maintien de leurs acquis fonciers, la mise en place d’un système équitable de répartition des fonds communs et une gestion équitable des carrières des agents sans discrimination de corps.
Sur ce dernier point, le Dr Ba signale que les travailleurs n’ont aucun plan de carrière. A en croire ses propos, la tutelle a pris un texte qui verrouille tous les postes aux autres corps, d’où un problème d’avancement des agents issus de leur corporation.«Il n’y a aucune promotion interne,aucun attribut» dénonce-t-il.
D’autre part, le Sg du Staf indique qu’ils sont aussi contre l’instruction n°9 qui a été prise par Amadou Ba et Birima Mangara, respectivement ministres, à l’époque, de l’Economie, des Finances et du Plan, et ministre délégué chargé du Budget.
Sur le plan de la répartition des avantages, cette instruction a octroyé 37 % des fonds communs à moins de 300 agents fiscaux et 63 % des fonds communs à tous les autres agents qui sont au nombre de 1 400.
Ainsi, si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils menacent d’observer un arrêt de travail, avant d’organiser une marche pacifique pour se faire entendre, informe le quotidien national.

Initiative «Desert to Power» : Les ministres de l’Energie des pays du G5 Sahel valident la feuille de route

https://www.lejecos.com Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel ont validé, le 2 septembre dernier lors d’une deuxième réunion, la feuille de route régionale de l’initiative «Desert to Power », un projet emblématique d’accès à l’énergie durable promu par la Banque africaine de développement (Bad).
Selon un communiqué de presse, la réunion, tenue par visioconférence, a permis aux ministres de faire le point sur les efforts de mobilisation des ressources et d’examiner les moyens d’accélérer la mise en œuvre de l’initiative.
Le vice-président du Groupe de la Bad chargé de l’électricité, de l’énergie, du climat et de la croissance verte, Kevin Kariuki, a salué l’engagement des pays du G5 Sahel, notant que les chefs d’État avaient réitéré leur soutien à l’initiative lors du sommet extraordinaire des pays du G5 Sahel tenu en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.
La feuille de route régionale «Desert to Power », élaborée par la Bad en étroite collaboration avec ses partenaires et les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) identifie les grands projets qui permettront à ces cinq pays de mettre en commun leurs ressources afin de développer un réseau électrique stable et flexible intégrant une grande production solaire au service de la sous-région.
Elle vise également à exploiter les synergies pour mieux répondre aux préoccupations des pays du G5 Sahel en matière d’accès à l’électricité. Structurée autour de quatre priorités principales à savoir l’énergie solaire et le stockage à grande échelle, l’intégration des réseaux des pays du G5 Sahel, la programmation pan-sahélienne hors-réseau, et l’hybridation des centrales thermiques ; la feuille de route va largement faciliter la coordination des pays du G5 Sahel.
Une approche qui permettra de réaliser des économies d’échelle dans la construction de parcs solaires régionaux et des interconnexions sous régionales.
En complément des feuilles de route nationales des pays membres, la feuille de route régionale contribuera à la densification des échanges entre les pays du G5 Sahel et donnera d’importantes perspectives aux acteurs privés et publics.
Le président du comité directeur de «Desert to Power », Mustapha Bakkoury, également président de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen), a souligné que cette initiative jetait les bases d’un développement économique et social, garant de l’épanouissement et de la sécurité des populations du Sahel.
Le ministre du Pétrole et de l’Énergie du Tchad, Oumar Torbo Djarma, en sa qualité de président en exercice des pays du G5 Sahel, a invité ses homologues à mettre l’accent sur les mesures et actions pouvant insuffler un dynamisme nouveau aux activités et à fédérer les efforts pour la réussite de cet ambitieux projet régional.
Projet emblématique de la Bad, l’initiative «Desert to Power » est déployé dans onze pays de la bande sahélienne. Elle vise à produire 10.000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque à l’horizon 2030 pour 250 millions de personnes. Adou Faye

NOUVEAUX TARIFS DES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION : Une instabilité des prix toujours notée sur le marché

http://www.sudonline.sn La flambée des prix des denrées de grande consommation fait depuis quelques temps le quotidien des sénégalais. Le Service régional du Commerce de Dakar a établi une nouvelle grille des prix pour réguler un marché de plus en plus désordonné. Malheureusement, ces nouveaux tarifs n’ont pas été appliqués par la plupart des commerçants
Les prix n’ont cessé d’augmenter depuis quelques temps. Suite à ce constat, le Service régional du Commerce de Dakar a établi, en fin de semaine dernière, une liste fixant les prix des produits de grande consommations comme suit : 1200 F CFA l’huile de palme raffinée, 350 F CFA celui de la dosette à 250 ml ; 600 F CFA le prix du sucre cristallisé ; 150 F CFA le prix de la baguette de pain à 190g et de 2800 F CFA le prix du gaz de 6 kg. Une descente sur le marché a permis de constater la non effectivité de l’application de cette nouvelle grille tarifaire.
Au contraire, la réalité affiche d’autres données. Au marché Ouakam, les commerçants ne fixent pas les mêmes prix pour ces denrées de grande consommation. Dans ce magasin, Papa nous livre que «les prix de vente sont déterminés en fonction du prix d’achat des produits. Nous sommes des croyant et se serait indigne de notre part d’augmenter les prix, sans aucune justification valable». Au niveau de différentes places, on a pu constater des différences de prix.
Pis on dirait que chacun a son propre baromètre. On ne peut pas parler de loi du marché ni de la loi de l’offre et de la demande, ça a plutôt l’air de «la loi du bénéfice». Et, les produits qui connaissent le plus de variations d’un commerçant à un autre, d’une boutique à une autre restent l’huile et le sucre. Concernant l’huile raffinée, Ousmane Sow vend à 1500 F CFA le litre. P. Diallo fixe le à 1600 F CFA. Quant à Mouhamed, il l’échange moyennant 1500 F CFA le litre. Si nous en venons au sucre cristallisé, ils nous affichent des prix qui varient entre 700 F CFA, 800 F CFA voire 850 F CFA le kg. Le gaz butane fait aussi parti des produits dont le prix a été fixé par le Service régional du Commerce de Dakar à 2800 F CFA (pour celui de 6kg) pour les demi-grossistes et 2885 F CFA pour les détaillants. Cependant, seul Mamadou W. Ba nous confie qu’il vend à 2885 F CFA bombonne de 6kg ; les autres vendent à 2900 F CFA le bouteille de gaz butane de 6kg et 4300 F CFA celle de 9kg qui, dans la nouvelle grille des prix homologués du Service régional du Commerce, est de 4180 F CFA.
En revanche, le prix du pain reste inchangé, avec la baguette qui, depuis longtemps, est maintenue à 150 F CFA. La question est de savoir si la valeur en termes de poids est intacte. A côté de ces produits mentionnés dans la liste des autorités du ministère du Commerce portant sur les nouveaux prix, dans le but de réguler le marché, d’autres produits font l’objet d’augmentation.
Il s’agit, entre autres, de l’oignon dont le sac est passé maintenant de 9000 F CFA à 10000 F CFA ; alors qu’en temps normal, il coûte 6000 F CFA. Un autre constat, les bouillons en cube, considérés par certains comme étant à l’origine de beaucoup de maladies, ont connu une augmentation. Ils sont passé du simple au double, de 25 F CFA à 50 F CFA l’unité et 100 F CFA pour les 3.

APPLICATION DES NOUVEAUX TARIFS DES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION : Les services de contrôle traquent les boutiquiers récalcitrants

http://www.sudonline.sn Les inspections de contrôle du ministère du Commerce ont effectué hier, lundi 6 septembre 2021, une visite au niveau des boutiques de certains quartiers pour veiller à l’application de l’arrêté pris par l’Etat relative à la baisse des prix des denrées de premières nécessités
Selon le Commissaire aux Enquêtes économiques et par ailleurs chef du Service du Commerce régional de Dakar, Serigne Diaw, les commerçants récalcitrants ont reçu une convocation pour passer au bureau du commerce régional afin de déclencher la procédure de sanction.
«Nous appelons tout le monde, boutiquiers et populations, au patriotisme économique. Parce que le patriotisme doit prévaloir dans ce que nous faisons. Si l’Etat renonce à 47 milliards F CFA, la population aussi doit jouer son rôle. Un registre de réclamation est ouvert au niveau du Service régional du Commerce de Dakar», prévient-il.

INONDATIONS,AUGMENTATION DU PRIX DE CERTAINES DENRÉES,GRÈVES…

L’As-La Cnts/FC propose une rencontre entre le chef de l’etat et les organisations syndicales
De l’avis du secrétaire général de la Confédération nationale du Sénégal-Forces du changement (Cnts/Fc), la situation désastreuse que traversent les Sénégalais sur le plan économique, social, sanitaire, éducatif et environnemental est la résultante des conséquences engendrées par la pandémie de Covid-19. Anéanti par cette situation, Cheikh Diop demande au chef de l’Etat de rencontrer les organisations syndicales.
Face à la flambée des denrées de première nécessité, les organisations syndicales les plus représentatives doivent s’impliquer davantage. C’est l’avis du secrétaire général de la Cnts/Fc qui est sorti de son mutisme pour dénoncer la passivité des organisations syndicales face aux nombreux maux dont souffrent les populations. Selon Cheikh Diop, même si tous ces problèmes ont pour nom Covid-19, une meilleure implication des acteurs pourra atténuer la situation. «Les conséquences désastreuses de la pandémie de Covid-19 s’intensifient sur l’économie et le monde du travail au cours de cette troisième vague, plus virulente que les deux précédentes.
A cela, s’ajoutent les inondations qui alourdissent considérablement les difficultés des masses laboratoires», a déclaré le syndicaliste dans une note parvenue à «L’As». Cheikh Diop qui dresse un tableau sombre de la situation actuelle du pays. Une situation caractérisée par la pénurie et la flambée des prix des denrées de grande consommation telles que le riz, l’huile, le sucre, la viande, le poisson entre autres. Ce qui précarise davantage les travailleurs «qui, au même moment, subissent de multiples violations de leurs droits et libertés», aussi bien dans le secteur public comme privé.
En atteste la situation délétère à l’Aps, la Rts, ainsi que dans les mines d’or de Kédougou et de Maka, Fortezza, Twyford, aux grands moulins, à Eiffage marine etc. Dans le domaine de l’éducation, le leader de la Cnts/Fc se désole du blocage du monitoring des accords. Pour ce qui est de la santé, il s’indigne des grèves et protestations qui s’annoncent tous azimuts pour réclamer des droits, de meilleures conditions de travail et le respect des engagements. A cela, s’ajoute l’épineuse question du passif autour de la problématique du système de rémunération des agents de la fonction publique qui est reléguée aux calendes grecques ».
Préoccupée par les effets désastreux de ces perturbations sur le climat social et la vie des travailleurs ainsi que des mesures préventives et urgentes qui devraient accompagner cette situation, la Cnts/Fc demande au Président Macky Sall de rencontrer les organisations syndicales et d’engager son gouvernement à ouvrir des négociations sérieuses dans tous les secteurs conflictuels. En outre, Cheikh Diop et Cie déplorent la non-implication des organisations syndicales les plus représentatives comme membres à part entière dans les travaux du Conseil national de la consommation. Aussi, condamnent-ils l’attitude passive du gouvernement face aux spéculations des importateurs et distributeurs de produits alimentaires, seuls responsables, selon eux, de ces pénuries artificielles ou avérées de certaines denrées vitales.
Cela dit, Cheikh Diop invite les membres de sa centrale syndicale à élargir la réflexion auprès de toutes les organisations syndicales professionnelles, et centrales syndicales sans exclusive, dans une perspective d’unité d’actions, de protestation et de lutte contre l’inflation galopante des prix des denrées de première nécessité et les multiples violations des droits et libertés syndicaux, ainsi que pour le retour du monitoring des accords dans les secteurs en crise et l’instauration d’un dialogue social porteur de progrès Aissatou DIOP

le directeur général de l’ARTP annonce pour bientôt la 5G au Sénégal

https://www.pressafrik.com Sous la présidence de son Directeur général, Abdoul LY, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a lancé ce mardi 7 septembre 2021 à Saly le 5éme Forum de partage et d’échanges avec les journalistes et les professionnels de l’information. L’occasion a été pour le DG d’annoncer pour bientôt la disponibilité de la 5G au Sénégal.
L’ARTP célèbre cette année 20 ans de régulation sur le thème : « ARTP, Bilan de deux décennies de régulation au service du Numérique ». L’édition qui se tient à Mbour, s’étale sur une durée de 3 jours. L’objectif principal est d’amener les professionnels des médias à s’imprégner davantage des missions et projets de l’ARTP en s’appropriant les thèmes fondamentaux développés dans les télécommunications/TIC et postes et ainsi mieux diffuser et relayer les informations auprès du public.
Ce 5éme forum constitue une opportunité de réunir les professionnels de la communication de favoriser le partage d’expériences, échanger sur des sujets innovants et de trouver des solutions répondant aux enjeux actuels et futurs des services numériques à forte valeur ajoutée. « En 20 ans d’existence, l’ARTP a eu un bilan remarquable qui a permis de mettre notre pays au rang des nations qui ont réussi le virage numérique à travers des technologies comme la 3G, la 4G et pour bientôt et la 5G », a déclaré le DG Abdou Ly.
L’ARTP a annoncé la fin du développement de l’application mobile QoE dénommée « ARTP SAMA RESEAU ». Une application qui permet d’associer les utilisateurs à la gestion de la QoS et de leur permettre d’évaluer la qualité d’expérience (QoE) de réseau de leur opérateur. Mais aussi de la disponibilité de SUNUCARTO, un outil de cartographie qui permet à tout utilisateur, d’identifier l’emplacement d’antennes radioélectriques et d’obtenir des informations.

“Dans le secteur de la télécommunication chacun a son rôle à jouer”

Sur l’exposition aux champs électromagnétiques produits par les antennes-relais de téléphonie mobile, Abdoul Ly annonce « solennellement, en ce jour du mardi 06 Septembre 2021 l’encadrement et la surveillance par l’Artp des niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques ».
Lors de son allocution, le Président du Rejotic, Ousmane Gueye est revenu sur l’importance de la révolution du digital dans la vie quotidienne des Africains. « L’Artp est en train d’abattre un travail extraordinaire, extrêmement important, mais qui n’est pas très connu du commun des Sénégalais. Nous sommes dans un monde ou l’internet et les Réseaux Sociaux ont une grande influence sur les personnes partant de la déformation positive ou négative. L’utilisation des réseaux au-delà du territoire national permet de ressourcer, mais aussi de lier nos compatriotes au-delà de nos territoires pour savoir ce qui se fait au pays », a-t-il affirmé au micro de Pressafrik.
Sur la même longueur d’onde qu’Ousmane Gueye, Ibrahima Lissa Faye Président d’Appel, a aussi souligné l’importance de la présence des technologies de l’information dans le métier des journalistes. « Ce forum est une rencontre qui permet au journaliste de mettre à jour leur connaissance des technologies. L’Artp travaille pour que l’intérêt des populations ne soit pas lésé et travail pour une meilleure culture numérique au Sénégal. Dans le secteur de la télécommunication chacun a son rôle à jouer. Ce forum permet aux journalistes d’apprendre à la source les différents réseaux, mais également comprendre les relations entre l’Artp et les différents opérateurs », a déclaré le président d’Appel M. Faye.
L’Artp promet de travailler et de faire en sorte que d’ici quelques années le problème de service (réseaux ) derrière nous. Amadou Ly le représentant du Collège de l’Artp affirme qu’en 20 ans d’existence, « l’Artp a eu des réalisations qui lui ont permis d’être reconnu au rang international. Le secteur des télécommunications au Sénégal est l’un des plus performants d’Afrique. La Sonatel est très souvent considérée comme l’opérateur de référence ».

TRAVAUX DE LA ROUTE SENOBA-PK 40 : L’Armp rejette le recours d’Ecotra Sa

https://toutinfo.net Ecotra Sa et son associé Icm Spa ont perdu la bataille du marché de réhabilitation de la route Sénoba-Pk 40, accompagné d’une voirie de 4 Km à Bounkiling. Dans sa décision du 25 aout dernier, l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) a jugé irrecevable, son recours introduit auprès de son Comité de règlement des différends (Crd). Le gendarme des marchés publics considère que non seulement le requérant a caché des informations capitales au Crd, mais aussi son recours a été fait aussi en retard.
Le groupement ICM Spa/Ecotra Sa avait saisi le Comité de règlement des différends (Crd) de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) par lettre reçue le 3 aout 2O21, d’un recours visant à contester le rejet de son offre, dans le cadre de l’appel d’offre international lancé par Ageroute pour les travaux de réhabilitation de la route Senoba-Pk 40, y compris 4km de voirie à Bounliking. Pour déterminer la recevabilité du recours, le Crd a adressé une demande d’informations complémentaires au requérant pour qu’il précise la date de rejet du recours gracieux. Mais ce dernier a allégué que Ageroute n’a pas répondu à son recours gracieux et que cet état constitue un rejet implicite. Ainsi, il estime qu’à l’expiration du délai de réponse, il a soumis le recours contentieux (au Crd) conformément à la réglementation. Sur cette base, le Crd a jugé le recours recevable et a demandé la suspension de la procédure de passation et invité l’Ageroute à communiquer les documents nécessaires à l’instruction du recours.
Ce que l’Ageroute a fait le 20 aout 2021. Et les pièces qu’elle a transmises contredisent les informations fournies par Icm Spa/Ecotra Sa, au Crd et sur la bases desquelles le Comité a considéré son recours recevable.

Le groupement Icm Spa/Ecotra Sa saisit le Crd, tout en passant sous silence des informations capitales

Mais en réalité, l’Armp s’est rendu compte qu’en saisissant le Crd, le requérant avait volontairement tu des informations capitales qui auraient changé la nature de sa décision. En effet, contrairement à ce qu’il a dit, le requérant, après avoir saisi l’Ageroute d’un recours gracieux le 19 juillet 2021, a bel et bien eu la réponse de cette dernière, dans une lettre du 26 juillet 2021. Mais malgré la réponse, Icm Spa/Ecotra Sa a introduit un autre recours gracieux le même jours. C’est après qu’elle a réagi à la réponse du premier recours. Mais l’Ageroute n’a pas réagi au second recours, considérant qu’il n’est pas envisageable, dans une même procédure, de répondre à deux recours initiés par le même requérant.

Le recours du groupement Icm Sa/Ecotra Sa irrecevable, parce que non déposé dans les délais

Ageroute souligne aussi que le groupement a saisi le Crd 15 jours après le recours gracieux et 8 jours après sa réponse audit recours, soit en retard d’un jour. Donc ne serait-ce que pour ce retard, le recours auprès du Crd ne pouvait pas être recevable. Une position qui sera celle définitive de l’Armp. Celle-ci dans sa décision indique que ‘’le recours (de Icm Spa/Ecotra Sa) parvenu au Crd le 3 aout est tardif et doit être déclaré irrecevable’’, car le dernier délai étant le 2 aout. Dès lors, le gendarme des marchés publics ‘’rejette le recours du groupement Icm Spa/Ecotra Sa et ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché’’. En plus, l’Armp ‘’ordonne la confiscation de la consignation’’. Pour fonder le rejet du recours, l’Armp note d’abord qu’en saisissant le Crd, ‘’le requérant a passé sous silence son premier recours gracieux, malgré la demande de précision qui lui a été faite durant l’examen de la recevabilité du recours’’. Poursuivant, l’autorité de régulation rappelle que le requérant a été bel et bien informé des résultats de l’attribution le 12 juillet, ce qui lui a permis d’introduire un recours gracieux le 19 juillet, auquel l’Ageroute a répondu le 26 juillet. Or Icm Spa/Ecotra Sa fonde son recours sur le fait que c’est sur le site de la Bad qu’il a appris que le marché a été attribué à Arezki depuis le 12 juillet 2021 et que l’avis de non attribution ne lui a été notifié que le 23 juillet. Et, précise l’Armp, à la suite de la réception de la réponse à son premier recours, le requérant devait, au plus tard, le 2 aout, saisir le Crd et non introduire un second recours gracieux auprès d’Ageroute.

Le «défaut d’expérience» reproché à Ecotra Sa

En plus de l’irrégularité du recours auprès du Crd, le différend porte aussi sur l’expérience du groupement d’entreprise sur ce type de travaux. Ageroute reproche au groupement, notamment à Ecotra, le «défaut d’expérience» au motif que les attestations de services faits, présentés par Ecotra ont été délivrés par des entreprises, alors qu’elles devaient l’être par des maîtres d’ouvrage. Un reproche que conteste le groupement. Mais l’Armp n’aura même pas besoin de statuer sur ce second aspect du différend, puisque le recours du requérant est rejeté.

Encore des marchés à problémes au Coud : le Directeur Maguette Séne freiné et recadré

https://www.jotaay.net A quelques semaines de la rentrée universitaire, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) doit revoir ses plans car l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) vient de casser les quatre (4) marchés que les équipes de Maguette Sène ont voulu passer en entente directe. En effet, le conseil restreint qui devait statuer sur la question de la sécurité au sein du campus, afin d’éradiquer la violence, a préconisé un certain nombre de mesures dont la mise en œuvre nécessite la passation dans les meilleurs délais de certains marchés par entente directe, en allant d’un système de codification des chambres au contrôle des accès, ainsi que le volet sécuritaire en deux marchés que l’Armp recommande de regrouper. En sus, l’Armp a cassé les deux premiers marchés et recommande aussi un appel d’offres restreint en procédure d’urgence.
Au campus, les stigmates des batailles rangées qui ont émaillé la fin de l’année académique sont encore fraîches dans les mémoires. Après la tenue du conseil restreint de l’Université Cheikh Anta Diop le 14 avril 2021, beaucoup de décisions sont sorties, notamment l’exclusion de quelques étudiants, mais aussi des mesures qui jusque-là n’étaient pas rendues publiques.
En clair, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a saisi le Comité de règlement de différends pour obtenir l’autorisation de passer le marché relatif à la mise en place d’un système numérisé de contrôle des accès avec la société Innov4 Africa pour un montant de 112.542.500 F Cfa Ttc, le marché relatif à la mise en place d’un système informatique de gestion des opérations d’octroi des chambres avec la société Canex pour un montant de 87.815.600 F Cfa Ttc, le marché relatif à la formation et à l’équipement  des agents de l’unité de sécurité du Coud avec l’agence Canaf Sécurité pour un montant de 180.929.369 F Cfa Ttc et le marché relatif à la formation et à l’équipement d’une unité de sécurité incendie avec la société DHI pour un montant de 148.096.991 F Cfa Ttc.

Maguette Sène  : «le campus social est devenu, depuis un certain temps, un espace de violence et d’affrontement ayant même abouti à la mort d’homme»

Pour argumenter son vœu de passer les ententes directes précitées, Maguette Sène, Directeur du Coud, rappelle que la principale mission de la structure qu’il dirige est d’assurer aux étudiants l’hébergement, la restauration et les soins médicaux leur permettant d’être dans les meilleures conditions d’études. Il relève cependant que le campus social qui doit être un lieu calme, propice à l’épanouissement intellectuel des étudiants est devenu, depuis un certain temps, un espace de violence et d’affrontement ayant même abouti à la mort d’homme. Il informe que les saccages et autres actes de vandalisme notés dans l’espace universitaire, au mois d’avril 2021, ont poussé le conseil restreint de l’université, réuni en sa session du 14 avril 2021, à prononcer, par décision, la suspension de toutes les amicales et à prendre un certain nombre d’engagements pour éradiquer la violence.
Le Directeur du Coud souligne aussi que le respect des engagements pris passe par l’adoption, sans délai, d’une série de mesures urgentes parmi lesquelles la mise en place d’un système numérisé de contrôle d’accès, la formation et l’équipement d’une unité d’incendie, la formation et l’équipement de l’unité de sécurité des agents du Coud ainsi que la mise en place d’un système informatique de gestion d’octroi de chambres. En sus Maguette Sène expose que la signature des marchés précités, par entente directe, est nécessaire et vitale en invoquant les conditions de l’urgence impérieuse décrites à l’article 76 du Code des marchés publics. Il rajoute que l’exécution des prestations attendues doit être finalisée dans un délai maximum de 45 jours pour coïncider avec la fin des vacances universitaires prévue le 30 septembre 2021.

La Dcmp démonte les arguments de Maguette Sène et recommande un appel d’offres ouvert en procédure d’urgence

Pour faire court, la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) affirme que les conditions de l’article 76 ne sont pas réunies pour autoriser la conclusion des marchés par entente directe. Elle rappelle que les conditions exigées par l’article 76 du Cmp renvoient plus à une situation imprévisible, irrésistible et extérieure aux parties, nécessitant une action immédiate pour éviter un péril ou un danger imminent. Sur ce, la Dcmp précise qu’en l’espèce, le contexte décrit dans les requêtes reçues ne correspond pas à la situation d’urgence impérieuse au sens du Code des marchés publics. En conséquence, la Dcmp recommande la passation des marchés par appel d’offres ouvert en procédure d’urgence.

L’Armp recommande de passer 02 marchés en appel d’offres restreint…

En examinant le litige à son tour, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) confirme que les conditions de l’article 76 du Code des marchés publics ne sont pas remplies. Elle abonde dans le même sens que la Dcmp quant à la possibilité de faire un appel d’offres restreint en procédure d’urgence, car cela permet de mieux maitriser le délai de passation et de circonscrire un retard dans l’exécution des marchés qui doivent être finalisés dans les meilleurs délais eu égard à l’imminence de la prochaine rentrée universitaire.

…et demande l’élaboration en un seul dossier des deux autres marchés de plus 300 millions de F Cfa

Seulement, l’Armp fait savoir que le marché portant sur la «formation et l’équipement des agents de sécurité du Coud» et celui portant sur «la formation et l’équipement d’une unité de sécurité incendie» pour des montants respectifs de 180.929.369 F Cfa Ttc et 148.096.991 F Cfa Ttc , la lecture des libellés fait ressortir que ce sont des marchés de même nature (formation en sécurité et équipement des agents en charge de la sécurité). En conséquence, l’Armp dit que ces deux marchés doivent être regroupés en un seul marché à allotir en deux lots pour éviter un fractionnement.Samba THIAM

Diamniadio/CFPA : «Ce centre est conçu par l’État pour un montant de 3.217.277.170 milliards de fcfa…avec une capacité d’accueil de 300 apprenants» (Dame Diop, MEFPAI).

https://www.dakaractu.com Après la construction des centres de formation sur le BTP et les métiers de la mécanique, initiée par le chef de l’État, un nouveau centre de formation vient d’être finalisé. Il s’agit du centre de formation professionnelle en aviculture (CFPA) de Diamniadio.
Ce mardi 7 septembre 2021, le ministre de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’insertion, M. Dame Diop, a procédé à une visite du nouveau centre de formation.
Selon ce dernier, « ce centre qui est conçu par l’État du Sénégal pour un montant de 3 217 277 170 milliards fcfa en 20 mois, entre dans le cadre de la politique de formation et de l’employabilité des jeunes Sénégalais. C’est un centre de dernière génération qui comporte des équipements de dernière génération, avec une capacité d’accueil de 300 apprenants, permettant de former des jeunes Sénégalais sur les métiers de l’aviculture. L’aviculture est ce secteur qui nous donne beaucoup de satisfaction de nos jours en terme de production de la viande de volaille, mais aussi en terme de création d’emplois.
Dans le contexte où le président de la République a lancé « kheuyou ndaw gni », donc il était important pour le ministère d’accompagner ce secteur, en formant de jeunes Sénégalais aux métiers de l’aviculture. Ce centre permettra dès la rentrée prochaine de former de jeunes sénégalais, ce qui leur permettra en même temps d’avoir un emploi. Cela leur permettra également d’entreprendre dans les métiers de l’agriculture parce que nous avons pensé qu’aujourd’hui pour régler la question de l’emploi, il faut forcément passer par l’entreprenariat et nécessairement par un renforcement de la capacité technique », a-t-il dit. En outre, le ministre de  souligner que « la question de la maintenance et de l’entretien sera au cœur de nos préoccupations » et d’ailleurs ce sera noté, rappelle-t-il dans le contrat de performance.
D’après M. Souleymane Soumaré, DG de ONFP, le centre est construit sur un site de 3 hectares et est financé par la Banque mondiale. Le ministre a voulu déléguer à l’Office national de formation professionnelle (ONFP), la réhabilitation, la construction et l’équipement des centres de formation professionnelle à cause de son savoir-faire.

ADMINISTRATION PUBLIQUE : Une première année réussie du Pama

https://www.enqueteplus.com Les usagers du service public sénégalais sont souvent confrontés à un certain nombre de difficultés, dans la prise en charge de leurs préoccupations par les services de l’Etat. C’est ainsi que le Programme d’appui pour la modernisation de l’Administration (Pama) avait installé six bureaux-relais dans quelques régions du Sénégal. Un an après, une évaluation est faite.
Des équipes du Pama se sont réunies, cette semaine, pour faire une évaluation des bureaux-relais installés récemment en relation avec les chefs de division au niveau central, ainsi que le directeur de la Gestion des carrières. ‘’Il s’agit, pour le département de la Fonction publique, comme on l’avait fait l’année dernière, de marquer un temps d’arrêt pour évaluer, avec les agents qui nous représentent sur le terrain, le travail qui a été abattu pendant un an, procéder à des réglages pour ensemble trouver des moyens pour améliorer la qualité du service offert aux usagers’’, a renseigné le directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique et du Renouveau du service public, Mamadou Camara Fall.
En effet, dans le cadre de ce programme, l’Administration publique cherche à se rapprocher davantage de ses usagers. Dans ce sens, rappelle M. Fall, ‘’dans le cadre du Pama, le ministre a lancé la cérémonie de démarrage de la caravane multiservices publics. Ce concept nous a permis, grâce au Pama, d’installer aujourd’hui six bureaux-relais respectivement à Fatick, Kaolack, Kaffrine, Louga, Diourbel et Matam’’.  Mamadou Camara Fall informe que ce n’était qu’une première étape.

L’objectif général est de procéder à un maillage complet de l’ensemble du territoire national.

Ainsi, ‘’chaque capitale régionale va abriter un bureau-relais qui permettrait à la Fonction publique d’offrir aux usagers, aux agents de l’Administration publique sur place un cadre où ils pourront partager leurs préoccupations et voir les agents qui nous y représentent les prendre en charge et les remonter au niveau central’’.
Aujourd’hui, il juge la première étape satisfaisante, au vu des données statistiques qui sont à leur disposition. Toutefois, précise-t-il, ‘’c’est un élément positif, mais on ne compte pas dormir sur nos lauriers ; on va les consolider et engager tous les agents qui sont au niveau central et au niveau des bureaux-relais à redoubler d’ardeur, à offrir le meilleur d’eux-mêmes pour qu’au final, les usagers du service public voient leurs préoccupations prises en charge dans des délais acceptables’’.
Le directeur de cabinet note, par ailleurs, une amélioration de la gestion des carrières des agents de l’Etat, en particulier des enseignants. ‘’Ils le diront mieux que nous, parce qu’en réalité, le feedback des usagers qui sont les bénéficiaires de nos services vaut beaucoup plus que nos propos. Mais à travers leur discours, vous aurez noté la prise en charge de leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne les actes d’administration les concernant. Aujourd’hui, on a vraiment fait de notre mieux pour booster la carrière des uns et des autres à travers la production record d’actes administratifs. Et cette tendance, si tout va bien, sera maintenue, parce que c’est justement l’instruction que nous avons reçue de Madame le Ministre’’, assure-t-il.
 Mamadou Camara Fall considère que ‘’les syndicalistes sont des partenaires avec qui (ils échangent) régulièrement’’.IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

Saisie de 10 tonnes de produits impropres à la consommation

https://emedia.sn 10 tonnes de produits impropres à la consommation ont été saisies par le service régional du commerce de Kaolack. « Nous avons saisi pas moins de 10 tonnes de produits impropres à la consommation dans les différents marchés de Kaolack », a déclaré le chef dudit service régional, Mamadou Camara, dans un entretien avec l’APS.
Il faut dire que ces produits sont entre autres composés de riz, de farine et des bonbons pour enfants. Il a, par ailleurs, assuré que le marché de la région de Kaolack est bien approvisionné en denrées alimentaires. Il a souligné par ailleurs que son équipe a eu à relever récemment un stock de 783 tonnes de différentes variétés de riz disponibles et 20.460 litres d’huile avec les différents types de format.
Les autres denrées alimentaires sont aussi disponibles sur le marché. « Actuellement, il n’y a pas de rupture. Le marché est bien approvisionné en produits alimentaires », a déclaré Mamadou Camara, déplorant toutefois la non stabilité des prix. Avant de poursuivre  : « le problème que nous avons, c’est par rapport aux prix. Et nous allons essayer d’apporter des solutions à cette instabilité des prix », a-t-il promis. Il annonce toutefois que tous les tarifs seront ultérieurement affichés par les boutiquiers, en vue de pousser ces derniers à les appliquer. Cheikh Moussa SARR

Covid-19 : «la couverture vaccinale dans la région de Dakar se situe à 25% contre 10% au plan national’’

http://lesoleil.sn S’exprimant mardi lors du point du jour sur l’évolution de la pandémie de Covid-19, le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Fann,  Professeur Moussa Seydi, a déclaré que ’’la couverture vaccinale dans la région de Dakar se situe à 25% contre 10% au plan national’’.
’’Certes, ce sont des chiffres préliminaires et parcellaires, mais qui ont leur importance’’, a dit le professeur Seydi, insistant sur ’’la nécessité de la vaccination pour espérer retourner à une vie normale’’.
L’infectiologue a, par ailleurs, fait savoir que la maladie à coronavirus est en passe de devenir une pandémie pour les personnes non encore vaccinées.
De son avis, la vaccination « doit être au centre de toutes les mesures préventives’’. Car, révèle le spécialiste, sur 321 patients admis au service des maladies infectieuses de Fann, entre mars et août 2021, 299 n’étaient pas vaccinées, soit 93% des malades concernés.
Parmi eux, 89 cas sévères ont été notés, contre seulement 3 cas sévères chez les personnes vaccinées (7%), souligne Pr. Seydi.

Covid-19 : Pr Moussa Seydi qualifie les antivaccins de «criminels»

https://www.pressafrik.com Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann est monté au créneau ce mardi, suite aux fausses informations véhiculées par les antivaccins les réseaux sociaux . Pr Moussa Seydi qui les qualifie de « criminels », appelle les populations à aller se faire vacciner car, pour lui, c’est la seule manière de « revenir à la vie normale ».
« Nous ne reviendrons pas à une vie normale sans la vaccination qui doit être au centre des mesures préventives », a déclaré Pr Seydi, qui taxe les antivaccins de « criminels ». « Les antivaccins actifs, qui essaient de convaincre les autres de la dangerosité et de la non nécessité de se vacciner sont pour moi, des criminels », a-t-il martelé lors du point quotidien du ministère de la Santé et l’Action sociale de ce mardi 07 septembre.
Montrant l’efficacité des vaccins, l’infectiologue a informé qu’ : « Au niveau du service des maladies infectieuses de Fann, de mars à août 2021, nous avons eu à admettre 321 patients au niveau du Cte (Centre de traitement épidémiologique). Parmi ces patients, 299 soit 93% n’étaient pas vaccinés. Seuls 22, environ 7% étaient vaccinés. Mieux encore, nous avons noté juste 3 cas sévères chez les patients vaccinés, 89 cas sévères chez les patients non vaccinés ».

Aucun cas de poliomyélite diagnostiqué au Sénégal (Directrice de la Santé)

La directrice de la santé, docteur Marie Khémess Ngom Ndiaye, a indiqué qu’aucun cas de poliomyélite n’a été diagnostiqué au Sénégal, expliquant que la recherche de cette maladie autour des contacts s’est révélée ‘’négative’’.
‘’A ce jour, nous n’avons pas de cas de poliomyélite diagnostiqué au Sénégal. La recherche de cette pathologie autour des contacts se révèle négative’’, a-t-elle déclaré, lors d’un point quotidien consacré à l’évolution de la pandémie de Covid-19 au Sénégal.
Concernant la recherche des poliovirus au niveau des eaux usées, la directrice de la santé soutient qu’une ‘’recherche active se fait régulièrement, de concert avec l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS)’’. Selon Marie Khémess Ngom Ndiaye, ‘’les prélèvements issus’’ des eaux et qui ‘’sont envoyés au niveau des instituts de laboratoire ont révélé la présence de virus morts’’.
Ces prélèvements ont été menés, selon elle, au niveau des stations d’épuration de Khourounar et de Cambérène, dans la banlieue dakaroise.  ‘’Nous ne pouvons pas dire que la polio est éradiquée au Sénégal, tant que nous n’aurons pas arrêté de trouver ce poliovirus au niveau de notre environnement’’, prévient-elle.
Elle promet que les autorités sanitaires continueront d’’’assurer le suivi de toutes les maladies à profil épidémiologique’’.  Elle assure que le contrôle se fait pour les virus Ebola, Marburg et choléra dans la région africaine et que la situation est maîtrisée

PRIX GONCOURT : UN ROMAN DE L’ÉCRIVAIN SÉNÉGALAIS MOHAMED MBOUGAR SARR EN LICE POUR L’ÉDITION 2021

Dakar, 7 sept (APS) – ‘’La plus secrète mémoire des hommes’’, le roman de l’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr paru chez les éditions ‘’Philippe Rey’’, figure dans la première liste de 16 œuvres littéraires en lice pour le Prix Goncourt, la récompense la plus convoitée de la saison en France, a appris l’APS.
L’académie Goncourt a dévoilé ce mardi, une première liste de 16 romans en lice pour la récompense la plus convoitée de la saison, dont le roman Mohamed Mbougar SARR ‘’La plus secrète mémoire des hommes’’.
Selon le site livreshebdo.fr, ‘’Les Goncourt n’ont toutefois pas sélectionné de primo-romanciers cette année’’.
L’académie Goncourt, présidée par Didier Decoin, se compose d’Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.
Les deux prochaines sélections du prix Goncourt 2021 auront lieu les 5 et 26 octobre. Le 3 novembre sera dévoilé, chez Drouant, le nom du successeur d’Hervé Le Tellier, lauréat en 2020 pour ‘’L’anomalie’’ (Gallimard).

Voici la liste complète des 16 romans sélectionnés et les noms de leurs auteurs  :

  • Christine ANGOT, Le Voyage dans l’Est, Flammarion
  • Anne BEREST, La carte postale, Grasset
  • Sorj CHALANDON, Enfant de salaud, Grasset
  • Louis-Philippe DALEMBERT, Milwaukee Blues, Sabine Wespieser
  • Agnès DESARTHE, L’éternel fiancé, L’Olivier
  • David DIOP, La porte du voyage sans retour, Seuil
  • Clara DUPONT-MONOD, S’adapter, Stock
  • Elsa FOTTORINO, Parle tout bas, Mercure de France
  • Patrice FRANCESCHI, S’il n’en reste qu’une, Grasset
  • Lilia HASSAINE, Soleil amer, Gallimard
  • Philippe JAENADA, Au printemps des monstres, Mialet-Barrault
  • François NOUDELMANN, Les enfants de Cadillac, Gallimard
  • Maria POURCHET, Feu, Fayard
  • Abel QUENTIN, Le voyant d’Étampes, L’Observatoire
  • Mohamed Mbougar SARR, La plus secrète mémoire des hommes, Philippe Rey
  • Tanguy VIEL, La fille qu’on appelle, Éditions de Minuit

 DS/MD

MAMADY DOUMBOUYA CABLE MACKY SALL ET EMBALO

https://emedia.sn À peine installé au pouvoir, Mamady Doumbouya cherche à étaler ses tentacules au niveau de la sous région. Selon des sources bien informées, le nouvel homme fort de la Guinée a câblé, ce mardi, les présidents du Sénégal, Macky Sall, et celui de la Guinée Bissau, Umar Sissoko Embalo.
Même si l’on ignore les sujets de leur discussion, on peut nettement présager que le tombeur d’Alpha Condé cherche à rétablir le bon visionnage avec ces deux pays. Il faut dire que les relations entre Condé et les présidents Sall et Embalo n’étaient pas au beau fixe. Le président déchu de la Guinée n’avait pas bien apprécié la décision du président Macky Sall de fermer les frontières du Sénégal lors de l’épidémie d’Ebola, en 2013.
C’est le même reproche que lui a fait, récemment, le président Embalo, quand Condé refusait d’ouvrir les frontières de la Guinée à cause de l’épidémie du Covid-19.
C’est ce dimanche 5 septembre 2021 que Mamady Doumbouya, chef des Forces spéciales, corps d’élite dans l’armée guinéenne, est entrée dans l’histoire après avoir réussi un coup d’Etat contre le régime d’Alpha Condé.
Dans son discours d’après putsch, Doumbouya a appelé à la réconciliation des Guinéens et a tendu la main à la diaspora guinéenne. C’est dans cette perspective qu’il est entré en contact avec ses nouveaux homologues de la sous région.

LE SILENCE ASSOURDISSANT DES VOISINS

https://emedia.sn Depuis le coup d’Etat noté en Guinée dimanche dernier, les pays voisins notamment le Sénégal sont restés silencieux. Il faut dire qu’Alpha Condé s’était mis à dos beaucoup parmi ses homologues de la sous région, ces derniers mois, notamment en décidant de se présenter à un troisième mandat et en refusant tout compromis sur le sujet. Certains des pays frontaliers de la Guinée ne semblent donc pas très affectés par sa mise à l’écart.

Sommet de la Cédéao mercredi

Si en public ils sont peu bavards, de nombreuses tractations se déroulent en ce moment en coulisses. Selon La lettre du continent, Alassane Ouattara est le premier chef d’État de la Cédéao à s’être entretenu lundi avec le nouvel homme fort de Conakry. Il aurait demandé à Mamady Doumbouya la libération rapide de l’ex-président Alpha Condé. De son côté, la Cédéao a prévu de se réunir lors d’un sommet virtuel extraordinaire mercredi mis sur pied par Nana Akufo Ado, le président en exercice de l’organisation sous-régionale. La question du maintien de la Guinée au sein des institutions de la Cédéao sera au cœur des discussions. Cheikh Moussa SARR

«L’AFRIQUE A CHANGÉ. LES TEMPS ONT CHANGÉ» Par Guillaume Kigbafori SORO

Guillaume Soro sort de sa réserve. L’ancien Premier ministre ivorien, en disgrâce avec l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a montré toute son inquiétude face au sort d’Alpha Condé. Pourtant, il dit avoir alerté en son temps.
Chères africaines, chers africains, je romps mon silence volontaire face à la grave situation qui a cours sur la terre africaine de Guinée.
« J’ai suivi avec tristesse les images humiliantes de l’arrestation du Président Alpha Condé depuis ma terre d’exil. Ma petite voix n’avait-elle point déclaré que le viol des constitutions engendrerait le désordre et le chaos ? L’on m’a moqué à l’époque.
L’Afrique a changé. Les temps ont changé. La jeunesse africaine aspire au changement. La jeunesse africaine ne croit pas aux messies.
Pourquoi penser que nous sommes indispensables ou irremplaçables ?
D’autres illustres personnalités ne nous ont-elles pas précédées sur cette terre de nos ancêtres ? Et notre génération disparaîtra pour que d’autres générations vivent. Pour ma part, le Président Alpha Condé du temps où il était opposant était un aîné admiré et pour cause !
Ancien leader de la FEANF, il nous a inspiré pour le leader de la FESCI que je fus ! Au nom de cette proximité philosophique, idéologique et même corporatiste, je l’ai reçu avec honneur sur ma terre natale de Ferké et sollicité les bénédictions de mes parents pour sa carrière politique.
Devenu Président de son pays, son homologue Alassane Ouattara lui demanda de m’interdire la terre africaine de Guinée. Et je l’ai regretté car il aurait dû savoir que les nouvelles amitiés sont parfois opportunistes. Mais je suis sans rancune.
Aujourd’hui je suis profondément triste pour lui. Ces images de lui ont parlé à mon cœur. Mais à qui la faute ? Que l’Histoire s’écrive et que la démocratie se fasse. Je demande que les nouvelles autorités guinéennes préservent la quiétude dans ces moments de troubles passagers.
Je souhaite que ce soient les derniers soubresauts d’une Guinée qui renoue avec la paix et la tranquillité. Que la Sagesse Africaine au service des Peuples triomphe pour le bien-être du peuple guinéen. Telle est ma prière solennelle auTout Puissant !

COUP D’ÉTAT EN GUINEE : La classe politique sénégalaise divisée 

http://www.sudonline.sn Le coup d’état perpétré par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, Commandant du Groupement des Forces spéciales (GFS) et ses hommes, dans la journée du dimanche 5 septembre dernier contre le régime du président Alpha Condé, a propagé ses ondes de choc au-delà de la Guinée. Au Sénégal, cette intervention de l’Armée a plus que divisé les acteurs politiques et activistes de la société civile
Le coup d’état perpétré par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, Commandant du Groupement des Forces spéciales (GFS) et ses hommes, dans la journée du dimanche 5 septembre dernier contre le président Alpha Condé qui exerçait son troisième mandat présidentiel à la tête de la République de Guinée, a été largement commenté au Sénégal. La plupart des hommes politiques, activistes de la société civile, actifs sur les réseaux sociaux, ont publié des textes/postes dans lesquels ils ont exprimé leur position sur ce coup de force des éléments de cette nouvelle unité d’élite de l’Armée guinéenne mise sur pieds et doté d’une puissance de feu qui dépasse, selon plusieurs sources, de loin les autres corps de l’Armée Guinéenne par le président Condé. Dans ces différents messages rendus publics, les premières heures qui ont suivi la diffusion dans la presse en ligne des premières images montrant l’ancien homme fort de Conakry tranquillement assis sur un canapé au milieu des éléments du Groupement des Forces spéciales encagoulés et que nous avons parcourus, forces et de constater que cette intervention de l’Armée guinéenne ne fait pas l’unanimité au Sénégal.

 LA CHUTE DU PRESIDENT CONDE, UNE LEÇON ET UN DEFI

En effet, pour certaines personnalités publiques, ce coup de force est un cas d’école qui doit servir notamment de leçon aux chefs d’Etat qui ont des ambitions de faire un troisième mandat. Parmi eux, il y a notamment le tonitruant activiste et leader du mouvement Frapp-France Dégage, Guy Marius Sagna, qui affirme que le cas de la Guinée devait servir de leçon pour l’Armée sénégalaise et pour Macky Sall. Dans un texte rendu public hier, l’activiste se demande «où était Mamady Doumbouya quand le peuple de Guinée était férocement réprimé par Alpha Condé? Parmi ceux qui réprimaient ou ceux qui étaient bastonnés, tués et emprisonnés ?», s’interroge-t-il. Et d’appeler le peuple de Guinée à sortir et exiger rapidement que le pouvoir lui soit rendu, sans délai. En effet, faisant référence au cursus de formation du chef des putschistes, il indique que, «liés à la France, aux États-Unis et au Sénégal, au moins, Mamady Doumbouya n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la Guinée». Loin de s’en tenir là, Guy Marius Sagna de marteler, dans la foulée : «quelle leçon pour l’Armée sénégalaise ? Quand on vous dira de tirer sur le peuple du Sénégal qui en aura marre de ce laquais néocolonial qu’est le président Macky Sall, retourner vos fusils sur Macky car il n’a pas droit à être candidat une 3e fois. Quelle leçon pour Macky Sall ?»
Faisant lui aussi prévaloir, encore une fois de plus, sa liberté de ton, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et l’Innovation, Mary Teuw Niane, a lui aussi publié un poste sur sa page facebook intitulé «L’éthique de la parole donnée est plus forte que la parole éphémère des courtisans!».
Dans ce texte largement repris par les médias, le professeur Niane s’est voulu catégorique. «La chute du président Alpha Condé de Guinée prouve encore que le pouvoir en Afrique est un château de cartes, surtout s’il ne repose pas sur le respect des promesses faites au peuple pour se faire élire, s’il n’améliore pas les conditions de vie des populations, s’il s’impose par la corruption, l’arrogance et l’autoritarisme».
Loin de s’en tenir-là, l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint louis de rappeler, à l’endroit des chefs d’Etat que «l’après-pouvoir est le plus important ! J’admire la sagesse de Nelson Mandela. Oui, après l’exercice du Pouvoir, pouvoir goûter au bonheur de regarder ses concitoyens la tête haute, les yeux dans les yeux. N’est-ce pas le défi de tout élu ! Messieurs les présidents, l’Afrique d’aujourd’hui compte sur vous, relever courageusement le défi !» Pour sa part, le leader de Pastef, Ousmane Sonko, exprimant sa «solidarité avec le peuple de Guinée ! », invite à prier «enfin que ces évènements malheureux servent à assagir les candidats à un troisième mandat suicidaire». «Il y a un an à peine, j’avais alerté, face à la boulimie des ogres politiques qui s’agrippent au pouvoir en Afrique, surtout francophone. Je suis triste pour l’Afrique, pour ces peuples braves et résilients qui ne méritent pas ces leaders… Espérons et prions qu’il n’en soit pas ainsi pour les pays frères de Guinée, Mali et Tchad… », a écrit l’ancien candidat à la présidentielle de 2019.

«UN COUP D’ÉTAT N’EST JAMAIS UNE BONNE NOUVELLE, C’EST UNE ABOMINATION A CONDAMNER, MAIS…»

Contrairement à ces derniers, l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité sous la douzième législature, Moustapha Diakhaté, n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer son désaccord total avec ce coup de force du Lieutenant-colonel Doumbouya contre le régime de Condé.
Dans un texte publié également sur sa page facebook intitulé : «Le Coup d’Etat de Guinée Conakry : une abomination à condamner», Moustapha Diakhaté «condamne avec la dernière énergie» cette prise du pouvoir, en Guinée, par des militaires tout en invitant, dans la foulée, le «président de la République du Sénégal et l’Union africaine à faire montre de fermeté et de ne pas reconnaître le régime mis en place par les putschistes de Conakry». «La place des militaires se trouve dans les casernes et aux frontières pour protéger l’intégrité territoriale de leur pays et non dans une présidence de la République. Il n’y a pas de bons coups d’Etat. Ils n’ouvrent aucune de perspective de transformation sociale ni de consolidation de la démocratie», a-t-il martelé. Abondant dans le même sens, l’ancien ministre de l’Energie, devenu, depuis son éviction du gouvernement, l’un des farouches opposant du régime de Macky Sall, Thierno Alassane Sall estime qu’un «coup d’État n’est jamais une bonne nouvelle. Nous nous réjouissons quand la République est forte et debout. Mais il y a une leçon à tirer : ceux qui dévoient la démocratie et abîment les Institutions sont souvent victimes de leurs propres méfaits».

LE SILENCE ASSOURDISSANT DE MACKY ET AUTRES ANCIENS PM

Cependant, au moment où nous écrivons ces lignes, l’actuel président de la République et quelques personnalités à l’image de ses deux anciens Premiers ministres, Abdoul Mbaye et Aminata Touré, ainsi que le président du Conseil économique social et environnemental (CESE), pourtant très actifs sur les réseaux sociaux, se sont emmurées dans un silence assourdissant depuis l’annonce de cette fin tragique du règne de Condé

ARTICLE 19 APPELLE À GARANTIR UN ENVIRONNEMENT PROPICE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN GUINÉE

Dakar, 7 sept (APS) – L’ONG Article 19 appelle à faire respecter la démocratie et à garantir un environnement “propice à la libre expression” en Guinée, suite au coup d’Etat perpétré dimanche dans ce pays frontalier du Sénégal.
“Au fur et à mesure que les informations concernant le coup d’État militaire du 5 septembre en Guinée se précisent, ARTICLE 19 appelle toutes les autorités, y compris l’armée, les forces de sécurité et le nouveau gouvernement à (…) faire protéger la démocratie et à respecter les normes internationales en matière de droits humains”, indique l’ONG dans un communiqué
Les éléments des forces spéciales de Guinée, menés par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ont renversé le président Alpha Condé le 5 septembre, dissout les institutions et suspendu la Constitution
“Il s’agit d’un autre recul de la démocratie et d’un coup porté à l’Etat de droit, déjà malmenés par un troisième mandat très controversé du Président Condé et la répression récurrente par son régime sur des manifestants, des opposants et de toutes les voix discordantes”, a déclaré le directeur régional adjoint d’Article 19 pour l’Afrique de l’Ouest, Bulakali Alfred Nkuru.
“Un environnement propice à la libre expression doit être garanti pendant cette crise”, a ajouté Bulakali Alfred Nkuru dont les propos sont cités par le communiqué.
Il insiste pour le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales”, “l’indépendance des médias”, “la protection des journalistes, des militants pro-démocratie et de toutes les opinions civiques et politiques, y compris les opinions dissidentes”.
“Le respect de la liberté d’expression et de la démocratie doit être une priorité pour tous les acteurs concernés. Toutes les personnes précédemment arrêtées pour leurs opinions doivent être immédiatement libérées et les violations du droit à la liberté d’expression doivent être évitées, comme nous l’avons toujours exigé depuis le début de la crise politique liée au troisième mandat du Président Condé”, a ajouté le responsable d’Article 19 pour l’Afrique de l’Ouest.
Lundi, le nouvel homme fort de la Guinée avait rencontré les membres du gouvernement Condé et les responsables des institutions.
Il leur a annoncé qu’un nouveau gouvernement serait formé dans les semaines à venir et qu’il n’y aurait pas de représailles contre les membres du régime déchu.
Dans son communiqué, l’ONG rappelle qu’avant le coup d’État de dimanche, “la démocratie guinéenne était déjà gravement entachée et fragile”.
Le président Condé avait “modifié la Constitution pour s’assurer d’effectuer un troisième mandat, et les forces de sécurité du pays étaient souvent accusées de commettre des violations des droits humains et de réprimer les manifestations politiques pacifiques”, peut-on lire.BK/ASG

EUX & NOUS – ALPHA CONDE OU DE MANDELA A MUGABE PAR FADEL DIA

Il est plus court, sa pente plus glissante qu’on ne croit, le chemin qui mène de Mandela à Mugabe et la brutale chute de Alpha Condé, illustration de cette vérité selon laquelle le pouvoir change un homme et le pouvoir absolu le change absolument, nous plonge dans la perplexité et dans une grande tristesse

PARADOXAL ET PREVISIBLE ?

Sa chute est un paradoxe parce qu’elle est le fait de celui qui, au propre (si l’on se fie à l’image le montrant tenant un parapluie au-dessus de la tête du président guinéen) comme au figuré, était chargé de lui servir de bouclier contre ses potentiels ennemis. Mamady Doumbouya commandait en effet ce qu’on pourrait appeler la garde prétorienne de Condé , une unité d’élite mieux équipée que le reste de l’armée , choyée par le président de la République qui vantait l’efficacité et la séduction de son chef. Doumbouya était si sûr de ses pouvoirs qu’il aurait, nous dit-on, cherché à s’émanciper de son ministre de tutelle pour ne plus relever que de la seule autorité du chef de l’exécutif.
Pourtant, si sa rébellion (sa trahison diront certains, qui oublient que lorsque la trahison réussit on lui donne un autre nom) constitue un paradoxe, elle n’est pas une exception dans le monde politique, comme le montrent les déboires rencontrés par le roi Hassan II avec les généraux Oufkir et Dlimi, élevés l’un et l’autre au rang de maires du Palais .On peut même dire que ,dans le cas du colonel Doumbouya, cette rébellion était prévisible et que c’est plutôt Alpha Condé qui a manqué de vigilance ou qui a fait trop confiance à sa bonne étoile, peut-être parce que, comme le disait De Gaulle, « la vieillesse est un naufrage  ».
L’ancien président guinéen ne pouvait pas ignorer les prises de position vigoureuses exprimées par celui qui n’était encore que le Commandant Doumbouya à l’occasion d’un colloque organisé en 2017 par l’Etat-major français sur le thème « Prise en compte de l’inter culturalité (sic) dans les actions militaires ».
Seul Africain à présenter une communication devant un aréopage de haut gradés français, celui qui était désigné par l’appellation « stagiaire à l’Ecole de Guerre », n’avait caché ni sa frustration ni ses critiques devant ceux qu’il appelait les « Blancs » et qui étaient peu coutumiers à ce ton de la part de leurs partenaires africains, civils ou militaires. Il avait exprimé son dépit de voir que ses homologues français qui étaient en mission dans son pays, et passaient une bonne partie de leur temps à faire du tourisme, étaient reçus et consultés par le président de la République qui les traitait en conseillers avisés, alors qu’aucun officier africain ne pouvait avoir un accès direct auprès du président de la République française. Il avait même, d’une certaine manière, annoncé les couleurs en s’étonnant que les militaires français appelés à des taches de formation en Guinée obtiennent systématiquement du pays hôte tous les moyens nécessaires à leur mission , alors que lui, officier supérieur guinéen, se voyait refuser les armes et les munitions nécessaires à l’entraînement de ses troupes, au motif qu’il pourrait s’en servir pour faire un coup d’Etat !
Malgré tout, la semonce du Commandant Doumbouya n’avait pas été pas été prise au sérieux et, quatre ans plus tard, le Colonel Doumbouya est donc passé à l’offensive, justifiant par la même occasion les craintes de ses supérieurs. Les armes dont il déplorait l’insuffisance suffisaient pour l’occasion, surtout qu’il a fait un coup d’Etat low cost, sans grandes démonstrations de forces, sans morts, d’après ce qu’on en sait, se contentant de capturer le Chef, ce qui est la meilleure illustration que dans nos pays le pouvoir repose entre les mains d’un seul. Après cette prise majeure, les ministres et chefs des institutions ont préféré déférer à sa convocation plutôt que de passer pour des «  rebelles  »,au risque de se faire huer par les badauds et moquer par les journalistes, la télévision nationale a fait comme si rien ne s’était passé, pendant vingt-quatre heures on parlait toujours de « tentative » de coup d’Etat, et ce sont les «  jakartas  » de Conakry qui serviront d’escorte à la première sortie des putschistes!
 Si Alpha Condé avait le cœur à regarder les images de cette journée du 6 septembre, il verrait les membres de son gouvernement, dont beaucoup avaient retourné leur veste pour bénéficier de ses faveurs, alignés en rangs d’oignons pour écouter la tirade de son bourreau et invoquer la volonté divine pour expliquer ce brutal changement…

QUE DE REGRETS ET QUEL GACHIS !

Mais le coup d’état du 5 septembre est d’abord une source de tristesse. Parce que la prise des rênes de l’Etat par les armes n’est jamais une bonne solution et que la destitution de Condé brise encore notre rêve d’une passation de pouvoir en Afrique par la seule voie des urnes, pacifique et démocratique. Parce que sa déconfiture met à mal une autre de nos illusions, celle qui nous faisait croire qu’en élevant le niveau de recrutement de nos chefs d’Etat nous avions plus de chance de voir éclore des régimes attachés aux droits des citoyens et au respect de nos différences.
Dans cette épreuve, le perdant, ce n’est ni Idy Amin Dada ni Yahya Jammeh, ce n’est pas un affreux brutalement propulsé à la tête de l’Etat sans aucune initiation ni bagage politique, mais un universitaire, un acteur de la vie politique de son pays qui en a subi les affres, connu la prison et le bannissement et même peut-être risqué la mort. Non content d’accéder au pouvoir dans des conditions pour le moins troubles, il a vite renié les idéaux dont il se réclamait dans sa jeunesse quand il militait au sein de la FEANF, et plus tard comme opposant aux régimes de Sékou Touré puis de Lassana Conté. On espérait qu’il serait Mandela, sans la légende, il aura été Mugabe, sans la hargne nationaliste, le Mugabe de la fin, qui n’avait plus d’autre ambition que celle de durer. Il aura gouverné la Guinée pendant plus longtemps qu’aucun président américain n’a dirigé les Etats-Unis, à une exception près, mais les images que l’on gardera de sa chute et de celle d’un autre universitaire, Laurent Gbagbo, pour illustrer les revers de fortune de nos dirigeants politiques, pourraient se réduire à celles distillées par les réseaux sociaux et les montrant incrédules et solitaires, habillés de chemises de couleur , faussement décontractées…avec cette différence que l’ancien président ivoirien avait l’air moins désinvolte et n’était pas houspillé par un soldat qui le sommait de reconnaître qu’il n’avait pas été maltraité.
Alpha Condé n’a pas transformé le sort de ses concitoyens, il n’a pas su tenir tête aux manœuvres d’affairistes comme Bolloré, il n’a pas su faire front aux démons de l’ethnicisme et de la corruption, il n’a pas vidé ses prisons de leurs détenus politiques, il a réprimé les manifestations dans le sang, il s’est mis à dos ses voisins en fermant ses frontières sur des allégations mensongères… Et puis il y a eu la faute de trop  : il n’a pas pu résister au démon du troisième mandat ! Mais, ce qu’il ne savait pas et que l’expérience nous a appris, c’est que le troisième mandat, on le commence, mais on ne le termine jamais…

LES LEADERS DE LA COALITION “YEWWI ASKAN WI” À BOUGANE  : “Les symboles incriminés restent inchangés et ne sont susceptibles d’aucune remise en question”

La Conférence des Leaders de la coalition de l’opposition Yewwi Askan wi a tenu sa première assemblée générale ce mardi. “A titre de question préalable, elle a examiné le cas d’un des membres qui, lors de la cérémonie de lancement du 2 septembre passé, a apposé sa signature sous réserve de discussions ultérieures sur les dénomination, couleurs et logo de la coalition. Cette réserve a été rejetée à l’unanimité des leaders présents à l’exception de son auteur. Les symboles incriminés restent donc inchangés et ne sont susceptibles d’aucune remise en question. Monsieur Bougane Guèye est libre d’en tirer toutes les conséquences dans le sens de la confirmation, sans réserves, ou du retrait de sa signature”, a fait savoir la coalition.
Cette question évacuée, la conférence des leaders de la coalition a ensuite examiné l’accord cadre portant organisation, structuration et fonctionnement de la coalition ainsi que les règles d’investitures à tous types d’élections. “A l’issue des travaux, la conférence des leaders a adopté l’accord cadre à l’unanimité”, renseigne le communiqué.
La conférence a enfin procédé à la mise en place des instances et structures que sont la conférence des leaders, le conseil de conciliation et d’arbitrage et les commissions techniques. “La Conférence des leaders entame, dès demain, le processus d’implantation de la coalition dans toutes les communes et départements du Sénégal”, renseignent Ousmane Sonko et Cie qui invitent “l’ensemble des bases à poursuivre la supervision et la sensibilisation sur la révision des listes électorales en cours et à rester vigilent pour la période contentieuse ; à faire preuve de dépassement et à s’investir pleinement dans la recherche de consensus dans les investitures et à s’ouvrir à toutes entités de l’opposition, société civile et mouvements citoyens au niveau local et sans exception pour des listes plurielles et gagnantes dans toutes les collectivités territoriales”.

Questekki  267  du mardi    7 septembre 2021

Dossier Ressources naturelles : La Côte d’Ivoire découvre du pétrole, on croise les doigts.

La compagnie italienne ENI a eu la main heureuse ; des milliards de barils de pétrole associés à du gaz naturel découverts. Les prédateurs se frottent les mains ainsi que les caïds en politique.
Ce pays est fragile, son capital social, institutionnel est faible. Il sort de guerre civile, à l’origine de laquelle il y avait le pétrole aussi.
Alassane Dramane Ouattara, ADO,  a obtenu par la force de la gendarmerie et de la justice, un troisième mandat face à une opposition fragmentée au plan géographique, ethnique et souvent manipulée ; tout ce qu’il faut donc pour que la malédiction du pétrole s’installe. Le syndrome guinéen n’est pas loin.
La Guinée, « scandale géologique », vit sous cette malédiction. Le dictateur Alpha Condé a fait du forcing pour son troisième mandat. Il a été humilié comme il avait humilié l’Imam de Conakry. Ainsi  finissent les prédateurs sponsorisés et parrainés  par la Françafrique.
ADO a de l’influence sur Macky Sall comme tous ceux des institutions de Bretton Woods. Il est tenté de faire comme ADO pour un troisième mandat.
Gendarmerie, Justice aux ordres, opposition écrasée et infiltrée, voilà la stratégie de Macky Sall pour un troisième mandat et la présidence à vie.
Demander à Tekki, un deux septembre, date de l’anniversaire de la mort suspecte de son premier coordonnateur Moussa Ndiaye, de faire allégeance au duo Sonko Sall, en signant une charte qui évite de parler de Macky Sall et de son troisième mandat, nécessite pour le moins une concertation sérieuse.  Notre opposition à Macky Sall est fondamentale, c’est contre le présidentialisme obscur dont les adeptes vont au-delà de BBY.

Dossier nouveau : cinq  échecs de Macky Sall.

Échec 1. Le building Mamadou Dia. Il sera fermé pour des mois  après l’incendie. De 17 milliards, on a fini à 50, avec des malfaçons pour une simple rénovation. Dans un pays sérieux, l’AN aurait diligenté une commission d’enquête. En attendant, il faut reloger les centaines de fonctionnaires.
Échec 2. La lutte contre les inondations. Son gouvernement prétend avoir dépensé 700 milliards  FCFA  depuis 2012. Keur Massar, Touba, Kaolack toujours sous les eaux. Quelle honte!
Echec 3. Les prix du loyer. Le grand professeur Iba Der Thiam avait de bonne foi conduit une commission d’enquête sur les loyers. A la suite de quoi, le libéral Macky Sall avait pris des mesures administratives pour réguler les prix. J’avais dit à mon professeur respectueusement que ce n’était pas la bonne méthode. Sept ans après, les loyers ont augmenté de près de 50%.
Échec 4. Le chômage des jeunes. 200 000 chaque année sur le marché du travail, moins  de 20 000 emplois public, privé et informel proposés. L’émigration devient virale.
Échec 5. Le candidat Macky 2012 avait pris l’engagement de baisser les prix du riz brisé, de l’huile et du sucre. Son gouvernement a pris des mesures administratives dans ce sens. Sept ans plus tard, il reprend des mesures administratives pour bloquer  temporairement les prix. Tout le monde le sait, le chômage et la  hausse des prix sont insoutenables.
Ce qui manque, c’est le réveil du mouvement syndical pour imposer l’agenda de la gouvernance démocratique. En attendant, il y a les mouvements citoyens comme Nio Lank.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Transfert des votes,listes parallèles,… : Zahra Iyane Thiam s’explique

https://www.seneweb.com La ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire Zahra  Iyane Thiam va déposer sa candidature à la mairie des Sicap-liberté. Elle a fait l’annonce ce mardi 7 septembre  face à la presse. « Je vais me battre jusqu’à la dernière énergie pour gagner les élections locales pour le  compte de ma coalition», dit-elle  sans  détours. Avant de poursuivre : « Nous avons été candidats depuis que nous sous sommes engagés en politique. L’essentiel est de servir son pays, sa localité  et c’est ce à quoi nous nous attelons depuis toujours», a-t-il déclaré
Interrogée sur les potentiels listes parallèles, le ministre compte soutenir le candidat choisi par sa coalition au niveau de la commune. «Les responsables et militants de la coalition de la majorité présidentielle ont montré une grande solidarité dans cette période de révision exceptionnelle des listes électorales. Cette dynamique doit être maintenue pour aller vers les prochaines échéances. Solidairement dans un esprit de dépassement et de discipline, nous suivrons les orientations de la conférence des leaders relativement à leurs directives de mobilisation et d’animation à la base et de proximité dans la prise en charge des préoccupations au quotidien », a fait savoir Zahra Iyane Thiam.
Elle avance : «Notre objectif demeure la poursuite de notre programme pour l’émergence du Sénégal à travers la maitrise de nos terroirs pour la territorialisation des politiques publiques, tel que déclinée dans la vision du Président de la République». Et de se féliciter des efforts soutenus des responsables et militants de BBY de la commune de Sicap liberté, dans l’incitation des citoyens à aller s’inscrire sur les listes en toute impartialité.

Transfert des votes 

Interrogée sur les transferts des votes pendant la révision exceptionnelle des listes électorales entamée depuis le 31 juillet 2021, elle a demandé à ceux qui portent ces accusations d’en apporter les preuves. A l’en croire, malgré les quelques troubles constatés et accusations contre l’administration territoriale, notamment, les agents n’ont pas faiblis dans leur mission. Ils ont accompagné le processus de révision essentiel pour la bonne marche de la démocratie, et permis aux électeurs qui le souhaiteraient, d’exprimer leur propre choix lors des élections. «Certains  acteurs politiques préfèrent la calomnie et les accusations gratuites à la bonne foi. Une méthode qui consiste à manipuler l’opinion pour récupérer des voix ».
Seulement, cela ne passera plus Zahra Iyane Thiam.  Le ministre  de la Microfinance et  de l’Economie sociale et solidaire pense que les Sénégalais savent la part des choses entre les ‘’nihilistes’’ et les ‘’négationnistes’’ qui se saisissent de toute opportunité pour jeter l’opprobre sur notre système démocratique. «Nous sommes du camp qui propose aux communautés, des actions concrètes, des projets de société crédibles dans la paix et la stabilité. Notre démocratie est un bien commun. Il appartient à chaque acteur politique de convaincre les électeurs sur le terrain. Il ne sert à rien  d’affabuler à longueur de journées sur les réseaux sociaux»

Mairie de Sicap-Liberté / Zahra Iyane Thiam : «Je suis candidate pour rendre service à la communauté au moment venu,au lieu indiqué et de la manière voulue»

https://www.dakaractu.com/ La responsable politique de la coalition présidentielle BBY dans la commune de Sicap-Liberté, Zahra Iyane Thiam a décliné, ce 7 septembre, sa candidature aux prochaines élections locales. Elle l’a fait savoir à l’occasion d’une rencontre tenue pour tirer le bilan de la révision exceptionnelle des listes électorales qui prend fin ce 8 septembre.
« J’ai toujours clamé ma candidature depuis que je suis entrée en politique car on ne prépare pas sa candidature à quelques mois de l’élection. C’est une préparation de longue date. Demander si Zahra est candidate revient à poser une question erronée. Je suis candidate pour rendre service à la communauté au moment venu, au lieu indiqué et à la manière voulue », a-t-elle expliqué. Sur la guerre de positionnement notée au sein de la coalition de la majorité, la responsable politique rassure et invite à se concentrer sur l’essentiel.
«  À mon humble avis, l’enjeu, c’est la préservation de la stabilité du pays pour une paix durable au Sénégal. Il s’agit de faire en sorte que les problèmes des sénégalais soient réglés. En somme, nous n’exclurons rien pour arriver à ce but. Si cela exige à ce qu’on dirige la liste de BBY, nous le ferons. Si cela exige, également, à ce qu’un autre candidat la dirige pour assurer à la coalition une victoire, nous suivrons. En résumé, nous sommes preneurs de toute mission qui nous sera assignée car nous sommes confiants du travail abattu dans la commune de Sicap-Liberté », a conclu Zahra Iyane Thiam.

Locales 2022 : A Méouane,la coalition BBY tourne la page Bara Ndiaye

https://www.pressafrik.com La coalition Benno Bokk Yakaar de la commune de Méouane a définitivement tourné la page du maire Bara Ndiaye. Au cours d’une rencontre tenue samedi 4 septembre 2021, les partis membres de la mouvance présidentielle (PS, APR, AFP, LD/MPT Originelle, Rewmi), ont décidé, aux prochaines élections locales du 23 janvier 2022, d’unir leurs forces autour d’un «candidat politiquement représentatif, socialement crédible, et techniquement compétent ». Après discussion, ils ont clairement retenu la candidature de Cheikh Sall, directeur général du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires) de Thiès, membre de l’APR. Autrement dit, ils ont tourné la page Bara Ndiaye, maire sortant de Méouane et directeur général de la Maison de la Presse.
Soucieux de préserver, dans cette partie du Cayor, l’unité et la cohésion de la mouvance présidentielle autour d’un «candidat politiquement représentatif, socialement crédible, et techniquement compétent », les représentants des partis (PS, APR, AFP, LD, Rewmi) membres de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) de la commune de Méouane, ont pris la décision ferme de porter la candidature de M. Cheikh Sall, directeur général du CROUS de Thiès, membre de l’APR, à la tête de leur alliance à l’occasion des élections municipales du 23 janvier prochain.
Les secrétaires généraux communaux des partis Rewmi, Papa Madiodio Diouf, PS, Abdoul Aziz Gueye, AFP, Mamadou Diop, APR, Cheikh Sall et LD, El Hadj Diop jugent en effet « urgent et nécessaire » de destituer Bara Gaye de (ses fonctions de maire. Pour prendre cette décision, les partisans du président Macky Sall dans la commune de Méouane ont pris en considération « l’importance de l’enjeu que représentent les élections territoriales pour la démocratie et le développement local », « la nécessité de bâtir une grande alliance politique et une équipe municipale plurielle et compétente », « le retard accusé par notre localité dans les domaines économique, social et infrastructurel à cause de la gestion solitaire de l’actuel maire ».
Après avoir analysé tout cela, ils se disent convaincus que la candidature de Cheikh Sall est « le gage le plus sûr de succès de la coalition présidentielle, compte tenu du profil de la personne et de l’immense espérance qu’il suscite ». Après quoi, ils ont lancé un appel à toute la population de la commune et à toutes les instances de BBY à « adhérer à ce choix de la raison et de l’espoir ».

Le responsable départemental du PS, Djibril Kandji, rétablit la vérité

Par ailleurs la coalition communale BBY de Méouane exhorte le gouvernement du président Macky Sall à « réaliser ses engagements au profit des populations de la localité en particulier, qui tournent autour du bitumage des axes routiers ‘’Pire-Méouane-Daya Diop’’, ‘’Mékhé ville-Mékhé village’’, ‘’Mékhé ville-Ndankh’’.
Sans oublier « l’achèvement du programme d’électrification rurale » et « la matérialisation au niveau local de la politique d’appui à l’entreprenariat des jeunes et des femmes ». Elle n’a pas manqué de féliciter le gouvernement du président Macky Sall et de l’encourager à « poursuivre sa politique d’équité territoriale et sociale notamment en faveur des populations rurales, des jeunes et des femmes ». Et aussi de saluer « l’esprit unitaire et les convergences de vues de la grande Coalition Benno Bokk Yaakar dans la perspective des prochaines échéances électorales ».
Une occasion pour le responsable départemental du Parti socialiste, Djibril Kandji, de rétablir la vérité sur son « interpellation par le maire sortant, Bara Ndiaye, sur une connexion avec sa candidature ». Et de souligner : « ce maire, notre dernière rencontre datait de la campagne présidentielle de 2019. Je ne l’ai pas revu depuis un an et demi et d’ailleurs je n’ai plus ses contacts. Comment donc établir une quelconque connexion avec lui » ?
Poursuivant, le responsable socialiste indique que « ce qui reste certain, c’est que cette rencontre engage la coalition présidentielle. Le Parti socialiste étant un parti organisé, nous avons choisi, en tant que membre fondateur de Benno Bokk Yakaar, de partager le pouvoir et demeurons constants dans cette coalition. Nous soutenons donc la candidature que BBY de Méouane a choisie », rapporte le correspondant du journal Le Témoin à Thiès.

RETOUR SUR UNE SORTIE DE PISTE EXEMPLAIRE

https://emedia.sn Ce mardi 7 septembre, Abdou Diouf, qui a dirigé le Sénégal du 1 janvier 1981 au 1 avril 2000, fête son 86eme anniversaire. Il est intéressant que cette date tombe quarante-huit heures après la chute inattendue et humiliante d’Alpha Condé, président de la République de Guinée, quelques mois après sa réélection controversée.
Contrairement au dirigeant déchu de Conakry, l’ancien Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) reste principalement dans les mémoires pour ses succès diplomatiques, mais surtout pour sa sortie de pouvoir réussie après presque 20 ans aux manettes.
En effet, outre la formidable mobilisation du peuple sénégalais, Abdou Diouf fut le grand protagoniste de la première alternance démocratique de l’histoire du pays, mettant ainsi un terme à quarante années de mainmise du pouvoir du Parti socialistes (PS).
Petit flash-back en cette nuit du dimanche 19 mars 2000, date du second tour de l’élection présidentielle mettant aux prises Diouf à son rival de toujours, l’opposant historique, Abdoulaye Wade.
Alors que les radios dévoilent au compte-gouttes les premières tendances donnant un large avantage au Pape du Sopi, le Président sortant prend son téléphone et félicite son concurrent pour sa victoire, sans même attendre la proclamation officielle des résultats du scrutin. Il se murmure qu’à l’époque beaucoup de caciques du PS ont tenté de le convaincre de s’accrocher à son fauteuil présidentiel, mais que le successeur de Senghor est resté inébranlable à cette rhétorique jusqu’au boutiste.
« À partir du moment où un autre a gagné, je ne veux plus qu’on entende ma voix, dit alors le président sénégalais à Babacar Touré, à l’époque Président du Groupe Sud Communication. Je suis maintenant dans l’ombre, c’est lui qui doit être en pleine lumière ».
Cette attitude élégante et fair-play, pour reprendre une expression sportive, n’a pas inspiré d’autres chefs d’Etat du continent tels Gbagbo ou encore Jammeh. Diouf quant à lui, qui cultive la parole rare, malgré un bilan économique et social mitigé, apparaît désormais comme un des sages de la vie politique africaine et internationale. Et cela il le doit en grande partie à sa sortie de scène.

L’Anc Woote/Degg réaffirme son ancrage dans la coalition Benno Bokk Yakaar

http://lesoleil.sn L’Anc Woote/Degg, sous la direction de son président M. Moussa SY, maire des Parcelles Assainies, par ailleurs PCA, du Port Autonome de Dakar, qui s’est réuni en bureau politique le 03 Septembre réaffirme son encrage dans la coalition Benno Bokk Yakaar. L’Anc/Woote Degg salue le bon déroulement des opérations électorales. S’agissant de la révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections départementales et municipales du 23 Janvier 2022.
L’Anc Woote Degg, sous la direction de son président M. Moussa SY Maire des Parcelles Assainies s’est réuni à l’effet d’examiner la situation politico-sociale du pays, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. Le président de l’Anc/Woote Deeg s’est réjoui des mesures fortes prises par son Excellence M. Macky Sall, président de la République du Sénégal sur l’impératif de préserver le pouvoir d’achat des ménages et la stabilité des prix de denrées et produits de première nécessité sur l’ensemble du territoire national. S’agissant de la révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections départementales et municipales du 23 Janvier 2022,le président de l’Anc /Woote Degg a décerné un satisfécit à l’ensemble des coordonnateurs des cellules mixtes et jeunes qui ont abattu un travail de titan pour enrôler le maximum d’électeurs dans le respect des lois et règlements en vigueur, rapporte la note.
En ce qui concerne le foyer Demba Dia, sur un total de 2628 inscrits du 31 Juillet au 03 Septembre 2021, il y’a eu 2048 nouvelles inscriptions,535 changements ou modifications et 45 retraits. Cependant, l’Anc/Woote Degg lance une alerte aux personnes mal intentionnées de cesser toutes pratiques machiavéliques qui consisteraient aux transferts de militants.
L’Anc/Woote Degg, par la même occasion, réaffirme son ancrage dans la coalition Benno Bokk Yakaar afin de continuer à soutenir le président de la République avec loyauté et détermination dans toutes ses actions. Fidèle aux idéaux de paix, de justice sociale et d’équité, l’Anc/Woote Degg renouvelle son engagement indéfectible au service des populations du Sénégal.

Processus électoral -Inscriptions frauduleuses à Podor : Alsar, le Pds et les autres acteurs ont alerté la gendarmerie.

https://www.dakaractu.co À Podor, le camp de Madame le maire multiplie les tentatives d’inscriptions frauduleuses sur les listes électorales. Ce mardi, une ambulance transportant de potentiels électeurs “importés” a été arrêtée grâce à la vigilance des militants d’Alsar, du Pds et des autres acteurs politiques. La gendarmerie a été saisie avec des images à l’appui.
Acculée par les militants de l’opposition locale debout pour dire non à la forfaiture de transfert des voix depuis Dakar, Pikine, Guédiawaye et la Mauritanie, elle fait recours à des ambulances AD pour déjouer la vigilance des piquets de surveillance. Le transport frauduleux des militants importés vers la préfecture de Podor par des ambulances de l’administration est une honte pour une personnalité politique de son rang, ministre de la République selon un responsable d’Alsar joint par nos soins…

Sursis pour Dieyna Baldé

Diénabou Baldé dite Dieyna a été condamnée, ce mardi, à une peine de 6 mois de prison assortie du sursis pour collecte illicite, menace de diffusion de données à caractère personnel mais aussi vol, accès et maintien frauduleux dans un système informatique. Son grand frère, Amadou Aly Baldé, et l’ami de ce dernier, Abdou Moustapha Ba dit Pape, ont été relaxés. Le tribunal a pris acte du désistement de la partie civile en plus de relaxer aussi Dieyna Baldé pour le délit de tentative d’extorsion de fonds

Kilifeu dans les locaux de la DIC

Le rappeur du groupe Keur Gui de Kaolack, Kilifeu, est arrêté par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic).
Selon des informations de Seneweb, le célèbre artiste et activiste sénégalais est retenu dans les locaux de la Dic, même si pour le moment, rien n’a fuité quant aux raisons de cette arrestation.
A noter, toutefois, que ce membre de “Y en a marre” a été cité dans une affaire de trafic de passeports à travers une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux.
D’ailleurs, les mêmes éléments de la Dic ont éventré un réseau de présumés trafiquants de ce document précieux, comme le révélait en exclusivité Seneweb.

L’ASSOCIATION DES VICTIMES DE L’ANCIEN REGIME CRIE À LA TRAHISON

https://emedia.sn Au lendemain du rapprochement acté entre le président Barrow, en quête d’un second mandat, et la formation de son prédécesseur, Jahya Jammeh, la colère gronde en Gambie. Tandis qu’un sondage a révélé, en ce début de semaine, qu’une majorité des Gambiens veulent une rupture et un désir ardent de justice à plus de 73 %, cette alliance passe mal au sein de l’opinion. Symbole de cette indignation générale, c’est la réaction du centre des victimes du régime de Jammeh qui se dit scandalisé et ne cache pas sa déception à l’endroit du chef de l’État actuel sur qui, ils comptaient pour obtenir justice, une fois les conclusions de la Commission de réconciliation rendue.
Alors que les conclusions de la Commission mise en place pour enquêter sur les abus des droits humains commis sous le règne Jammeh étaient attendues, ce rapprochement a sonné le glas de tout espoir de justice chez les victimes. À l’image de nombreux gambiens, elles ne cachent pas leur exaspération et se sentent trahies.
« C’est une désillusion pour nous en tant que victimes », s’enrage Sherif Kijera, président du centre des victimes. « Nous étions oppressés, brimés en tant que citoyens de ce pays. Alors, comme un seul homme, nous avons décidé de détrôner Yahya Jammeh pour élire Barrow sur qui nous comptions beaucoup. Le seul hic, c’est qu’on s’est pas choisi un bon président », a-t-il fait savoir.
Pour lui, ce rapprochement n’est pas une surprise. C’est plutôt une suite logique d’un engrenage. M. Kijera s’est longtemps douté des bonnes intentions du chef de l’État actuel. « À vrai dire, je m’y attendais car les agissements des membres de la formation de Jammeh étaient de notoriété publique, regrette-t-il au nom des victimes. Ils n’ont cessé de saboter les activités de la commission de réconciliation, en continuant d’insulter les victimes et en persistant dans le déni.

Le régime n’a jamais réagi pour condamner de tels actes. »

Dans cette alliance qualifiée de « contre-nature », les victimes n’y voient qu’une visée électoraliste mais vouée à l’échec.
« Si les partisans de Jammeh renouent avec le président Barrow dans l’espoir de protéger leur leader, c’est peine perdue. Barrow n’est pas digne de confiance. Cette alliance est un signe de faiblesse de sa part. C’est un incapable tout simplement », a déclaré Kijera.
A trois mois de l’échéance électorale, les victimes se veulent catégoriques. Non seulement elles et leurs familles ne voteront pour le président sortant mais battront campagne massivement contre lui.
« Adama Barrow est un traitre, éructe le quinquagénaire. Il est incompétent, tout le monde le sait. Nous ferons de tout notre possible pour qu’il ne soit pas réélu ». Amadou BARRY

BRAQUAGE AU COMPLEXE AGRO TOURISTIQUE A MEOUANE : Onze gangsters dont le cerveau de la bande arrêtés et cinq pistolets saisis

https://www.jotaay.net/ Les hommes du commandant de la Légion Centre Ouest (Lco) ont mis la main sur onze individus dont le cerveau du gang, qui auraient participé à l’attaque à main armée contre le campement «Complexe Agro Touristique»  Les gendarmes ont également saisi cinq pistolets.
Des auteurs du mortel braquage à main armée suivi de viol au campement «Complexe Agro Touristique» de la commune de Darou Ndoye de l’arrondissement de Méouane sont tombés. Ils sont au nombre de onze individus dont le cerveau de la bande.

Les malfaiteurs attaquent le propriétaire du campement, violent son épouse et emportent 30.000 F et des habits

Tout a commencé dans la  nuit du jeudi 29 au vendredi 30 août dernier, vers les coups de 3h du matin. Alors que le manteau de la nuit a fini d’envelopper la contrée, plongeant ainsi les habitants dans les bras de Morphée, un groupe de malfaiteurs fait irruption sur les lieux et tente de braquer ledit campement. Ils détenaient des coupe-coupe et des pistolets artisanaux. Mais, pour marquer le coup et tenir en respect les éventuels intervenants, ils se ruent sur le propriétaire du campement en question et s’acharnent sur lui avec une violence démoniaque. Ils s’attaquent ensuite à l’épouse de ce dernier et abusent d’elle. Ils redoutent l’apparition surprise de voisins et détalent en vitesse, emportant une somme de 30.000 F et des habits.

Ils ouvrent le feu et atteignent mortellement à l’abdomen un des deux voisins venus au secours

Alertés, renseigne le communiqué de la Division communication de la gendarmerie (Divcom), deux voisins accourent et tentent de voler au secours du couple. Mais l’un d’eux a été mortellement atteint par balle au niveau de l’abdomen. Il rendra l’âme au cours de son évacuation à l’hôpital de Tivaouane. Face à la gravité des faits, note ledit communiqué, le Haut commandant instruira le commandant de la Légion Centre Ouest (Lco) de monter en première ligne et d’élucider rapidement l’affaire en identifiant d’abord les auteurs de ces actes odieux et criminels de les mettre ensuite hors d’état de nuire. C’est ainsi que d’importants moyens techniques et humains qualifiés ont été mis à sa disposition.

Un employé serait complice, des récidivistes élargis récemment parmi les meurtriers et auteurs du viol   

Les investigations menées dès le 30 aout, aux premières heures de l’enquête, ont permis d’arrêter un premier complice, employé dans le campement. A ce stade de l’enquête, souligne la Divcom, onze (11) individus ayant participé à l’attaqué à main armée ont été appréhendés dont le cerveau de la bande. Les présumés auteurs du meurtre  et du viol de la dame ainsi que des délinquants récidivistes récemment élargis de prison. Cinq (5) pistolets ont été saisis lors des perquisitions. L’enquête se poursuit.Vieux Père NDIAYE

ABC,LES TROIS LETTRES DE L’INSOUMISSION PAR HAMIDOU ANNE

https://lequotidien.sn Alioune Badara Cissé a vécu dans une grande dignité. Dans l’adversité des siens, il a porté le poids de la trahison sans ployer le genou, sans la plus infime complainte. Il incarnait le meilleur de ce que notre pays peut offrir
La brutalité de la purge a vite succédé à l’euphorie de la victoire de 2012. Dans l’Etat puis dans le parti pour le dévêtir politiquement. Etle bruit a couru, des bureaux feutrés aux cours des concessions : «Alioune Badara Cissé a peu d’égard envers Macky Sall.» Chaque fois qu’on me servait cette antienne, me revenaient plusieurs moments qui contredisaient son absurdité. En particulier, ce jour d’octobre 2012 où ABC me fit convoquer d’urgence pour me confier la rédaction d’un discours sur le libéralisme ; car, me disait-il avec la tendresse qu’il avait pour son ami : «Macky doit se rendre au congrès de l’Internationale libérale, et je n’aime pas que le chef de l’Etat voyage les mains vides. C’est très important qu’il ait toujours une communication digne de son rang.»
Aux premières heures de l’Apr, parti naissant donc fragile face à la puissance du Pds, Alioune Badara Cissé avait attiré des cadres et des intellectuels pour donner du contenu conceptuel à leur aventure. Votre serviteur fit partie de ceux-là. Il savait mes réserves mais avait réussi à me convaincre par sa bienveillance et son élégance. ABC aimait Macky Sall d’un amour que j’ai rarement vu en politique voire dans la vie. Il s’était élevé à cette dignité du diseur de vérités aux Princes et aux simples citoyens. Parce qu’il aimait Macky Sall, il ne s’est jamais affranchi de la noblesse de l’honnêteté à son égard. Malgré les privations, l’homme n’a pas cédé à la tentation de la flatterie, cet attirail des médiocres. Quand on jouit du privilège de gouverner des millions d’âmes, il est nécessaire de souffrir d’entendre des vérités, aussi dures soient-elles.

Notre pays est oppressé par l’esprit de cour que nourrit la quête du gain matériel en politique.

Les compromissions et les postures offrent des postes et couvrent ceux qui y cèdent du voile déshonorant de la richesse matérielle jusqu’au jour où ils rejoignent sans grand honneur le Pays sans fin.
Dans ce ballet des hypocrisies, les esprits libres se sentent à l’étroit et subissent médisances et complots. Ils finissent par se retirer de la médiocrité ambiante pour mener seuls le chemin dans la dignité et la quiétude de l’esprit.
Malgré son retrait forcé, les turbulences n’ont cessé, de même que les médisances et les conspirations, lot de la politique sous nos cieux. Mais l’avocat a porté sa croix sans se départir de l’exigence de vérité, du courage et de la loyauté.
ABC n’était pas un brave compagnon, il était le géniteur de l’Apr, un brillant insoumis et le meilleur d’entre eux. Etre le meilleur attire des sympathies, mais forge des animosités et des jalousies qui sont fatales quand celles-ci viennent des nôtres.
S’incarnaient chez lui, l’avocat défenseur des corps éprouvés ; le marin issu de Guet Ndar, qui aimait prendre le large, loin des trivialités ; et le poète, accoucheur de vers qui élèvent les âmes. ABC a vécu dans une très grande dignité. Dans l’adversité des siens et la solitude des jours difficiles, il a porté le poids de la trahison sans ployer le genou, sans la plus infime complainte. Au contraire, il a offert au visiteur son sourire et sa délicatesse, sa bienveillance et son élégance.Il est mort comme il a vécu : chevillé à sa liberté et à ses convictions ; dans la dignité, la discrétion, la loyauté et la fidélité à ses amis d’hier.
Le Sénégal traverse une crise de l’éthique et du sens. Des lendemains difficiles s’annoncent au regard des responsabilités désertées et de l’hydre populiste qui émerge, menaçant de détruire ce que, des décennies durant, nous avons bâti. L’hypertrophie politique a atteint des sommets face notamment aux colères populaires. Les républicains d’hier ont cédé par intérêts propres, par peur ou par ressentiment pensant que la haine peut être un projet politique.
Dans cet abaissement national, la figure de ABC, républicain transcendant, va nous manquer. Nous souffrirons de ne plus voir la délicatesse dans son regard, la tendresse dans son verbe et la chaleur dans sa poignée de main. Intellectuel brillant, personnage d’une grande rectitude morale, figure de synthèse et homme de devoir, ABC incarnait le meilleur de ce que notre pays peut offrir. Alioune Badara Cissé part, mais ne s’efface pas. Sa mémoire restera vive. Elle vivra au travers d’hommes et de femmes qui porteront demain ses combats pour le Sénégal, ce beau pays qui a toujours été son unique boussole.
La famille biologique de Alioune Badara Cissé, par nos usages et nos coutumes, est dorénavant la famille de son ami Macky Sall car cette amitié, malgré les vicissitudes de la vie, ABC ne l’a jamais reniée. Sa famille politique et intellectuelle, elle, transcende les courants, les chapelles et les frontières de notre pays. Elle va, toujours par le courage de la vérité qui n’enjambe jamais les frontières de la décence et de l’élégance, ré-enchanter la nuit qui couvre son voile d’incertitude sur notre pays. Elle va continuer à faire résonner ces trois lettres de l’insoumission : ABC.

LES LEADERS DE LA COALITION “YEWWI ASKAN WI” À BOUGANE  : “Les symboles incriminés restent inchangés et ne sont susceptibles d’aucune remise en question


La Conférence des Leaders de la coalition de l’opposition Yewwi Askan wi a tenu sa première assemblée générale ce mardi. “A titre de question préalable, elle a examiné le cas d’un des membres qui, lors de la cérémonie de lancement du 2 septembre passé, a apposé sa
signature sous réserve de discussions ultérieures sur les dénomination, couleurs et logo de la coalition. Cette réserve a été rejetée à l’unanimité des leaders présents à l’exception de son auteur. Les symboles incriminés restent donc inchangés et ne sont susceptibles
d’aucune remise en question. Monsieur Bougane Guèye est libre d’en tirer toutes les conséquences dans le sens de la confirmation, sans réserves, ou du retrait de sa signature”, a fait savoir la coalition.
Cette question évacuée, la conférence des leaders de la coalition a ensuite examiné l’accord cadre portant organisation, structuration et fonctionnement de la coalition ainsi que les règles d’investitures à tous types d’élections. “A l’issue des travaux, la conférence des leaders a adopté l’accord cadre à l’unanimité”, renseigne le communiqué.
La conférence a enfin procédé à la mise en place des instances et structures que sont la conférence des leaders, le conseil de conciliation et d’arbitrage et les commissions techniques. “La Conférence des leaders entame, dès demain, le processus d’implantation de la coalition dans toutes les communes et départements du Sénégal”, renseignent Ousmane Sonko et Cie qui invitent “l’ensemble des bases à poursuivre la supervision et la sensibilisation sur la révision des listes électorales en cours et à rester vigilent pour la période contentieuse ; à faire preuve de dépassement et à s’investir pleinement dans la recherche de consensus dans les investitures et à s’ouvrir à toutes entités de l’opposition, société civile et mouvements citoyens au niveau local et sans exception pour des listes plurielles et gagnantes dans toutes les collectivités territoriales”.

DIC  : “Kilifeu” placé en garde à vue

Selon les informations de Libération online, “Kilifeu” vient d’être placé en position de garde à vue pour escroquerie au visa et trafic. Libération quotidien reviendra amplement, dans sa prochaine livraison, sur ces enquêtes en cours qui risquent de faire beaucoup de dégâts, même au sein de Benno Bokk Yaakar (Bby).

En garde à vue à la DIC : Kilifeu fait des aveux explosifs et mouille un agent de l’ambassade de France

https://www.seneweb.com Le rappeur Kilifeu est arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) où il est placé en garde à vue.
À en croire Libération, son arrestation est liée à son implication dans un trafic de visa et de passeports diplomatiques.
L’activiste a été interpellé, suite à une autosaisine du parquet, après des vidéos impliquant le rappeur de “Y en a marre” dans une affaire de trafic de visas et de passeports diplomatiques.
Kilifeu aurait ainsi touché des pots de vin en vue de faciliter à des tiers l’obtention de visas vers la France.
Interrogé sur les 2 millions reçus, il a affirmé avoir été filmé à son insu et avoir juste aidé un ami qui voulait évacuer son fils malade.
Pour le visa, il comptait sur un ami nommé Jérémy, chargé des affaires culturelles à l’ambassade de France.
Pour les 2 millions Fcfa, il précise que c’était sa commission s’il décrochait le visa dans les plus brefs délais.
Mais, il a remboursé 1,5 million Fcfa vu que le document tardait à sortir

Bougane Gueye se retire de « Yewwi Askan Wi »

Sans surprise, Bougane Gueye et la coalition Gueum Sa Bopp viennent de se retirer de la coalition « Yewwi Askan wi. Lors du lancement officiel de cette coalition il avait fustigé les couleurs et logo de ladite coalition.
Dans un communiqué reçu, la nouvelle coalition déclarait :  » Cette réserve a été rejetée à l’unanimité des leaders présents à l’exception de son auteur. Les symboles incriminés restent donc inchangés et ne sont susceptibles d’aucune remise en question », lit-on dans le communiqué.
Le document de rajouter : « Bougane Gueye est libre d’en tirer toutes les conséquences dans le sens de la confirmation, sans réserves, ou du retrait de sa signature »

Me Boucounta assène ses vérités sur le troisième mandat

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https://www.xalimasn.com « Que personne ne soit là à faire du juridisme en cherchant un échappatoire pour valider la possibilité d’un troisième mandat de Macky Sall », a déclaré Me Boucounta hier sur le plateau de la TFM.
L’avocat reste ainsi ferme sur sa position et défend « ce que je n’ai pas permis Alpha Condé qui est mon ami et mon client, ni aux Présidents Wade et Senghor et ni à moi-même, je ne peux pas le permettre à qui que ce soit. Tous les combats que je mène en Afrique, si je ne suis pas en mesure de les mener au Sénégal, je n’aurai pas de quoi à être fier. Le président Macky on était ensemble pour combattre le troisième mandat de Wade dans le M23 avec tout ce qui en est suivi ».
« La constitution n’est pas uniquement du texte, mais c’est aussi l’histoire et l’esprit du texte. Ainsi quand on cherche une chose dans le texte et qu’on ne la trouve pas, il faut regarder son histoire. Alors, l’histoire de ce texte c’est le 23 juin. Dans l’esprit du texte, c’est Macky Sall lui-même qui disait que le troisième mandat n’est plus possible car la constitution a été verrouillée » poursuit-il.
Il conclut « donc au nom de ces principes la, je suis contre un troisième mandat au Sénégal ».

Impôts et domaines : un inspecteur assis sur un parc automobile entre 500 millions à un milliard

https://www.leral.net Le Témoin révélait hier qu’un inspecteur des impôts et domaines s’était payé une bagnole de 80 millions de Fcfa. Selon le journal, cela a bien fait rire à l’avenue Thiong. Parce qu’au niveau des couloirs de la DGID, les gens ont affiché un rictus moqueur à notre endroit. Du fait qu’au lieu de 80 millions de Fcfa, on parle plutôt de bagnoles… à 200 millions de Fcfa.
Des langues fourchues disent qu’un inspecteur des impôts ne voulant pas attirer l’attention gare son véhicule… du côté de la direction générale du Port de Dakar avant de faire le reste du trajet à pied ou en taxi. Mais tenez vous bien parce que ce qui va venir est encore plus hallucinant. Ces mêmes langues fourchues disent qu’un inspecteur des impôts et des domaines ayant le titre de directeur détient un parc automobile valorisé entre 500 millions de frs et un milliard.
“A un proche qui le conseillait pour qu’il fasse preuve de sobriété dans ses achats de véhicules, notre directeur arriviste lui aurait dit simplement que c’est son vice. Thiey Yalah. Mais le vice ne s’arrête pas à ce niveau puisque le bonhomme a chez lui trois chiens de race dont la ration alimentaire avoisinerait les 500.000 Fcfa par mois. Incroyable, mais vrai hélas”, fait-on savoir.
En tout cas ce qui se passe au niveau de la DGID est unique dans toutes les directions de l’Etat. On vous disait que le tong-tong foncier au niveau des terrains de l’aéroport de Yoff est proprement scandaleux. Des musiciens, un comédien, une danseuse, un puissant homme de presse, un célèbre chroniqueur… la liste est longue, mais retenez votre souffle. Encore une fois, patience, patience, les déballages sont à venir. Puisque Bassirou samba Niasse aurait, paraît-il, promis de faire sa fête au « Témoin », on va bien s’amuser


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