Revue de presse du Mercredi 08 Juillet 2020

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Le coronavirus, une menace économique, financière et sociale pour les Etats africains (Moody’s)

https://www.financialafrik.com La vision de l’émergence à l’horizon 2035 du Président de la République Son Excellence Macky Sall a été traduite dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) qui constitue le référentiel de sa politique économique et sociale. La première phase qui a été mise en œuvre avec succès, a permis d’impulser une nouvelle dynamique de croissance économique et contribué à la consolidation du cadre macroéconomique.
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Tableau montrant la violence des pertes de croissance du PIB induites par le coronavirus. (Moody’s)
Les Etats africains pourraient être confrontés à des défis économiques, financiers et sociaux graves et durables du fait de l’épidémie du nouveau coronavirus et de son impact plus large sur le commerce mondial, les prix des produits de base et les marchés financiers, a déclaré Moody’s dans un rapport publié aujourd’hui.
“De nombreux gouvernements africains ont une capacité financière et institutionnelle limitée à absorber le choc actuel du coronavirus”, a déclaré Kelvin Dalrymple, vice-président de Moody’s – responsable du crédit et auteur du rapport. “Les effets négatifs à plus long terme sur les profils de crédit souverain de la région leur laisseront une capacité réduite à absorber les chocs futurs.
Le rapport estime que la fermeture des frontières ajoutées aux mesures de confinement ont considérablement ralenti le commerce à petite échelle à travers l’Afrique, une source cruciale de revenus et d’emplois sur le continent. La reprise sera lente. La baisse des revenus provenant du ralentissement économique, des dépenses de mesures et d’une augmentation des dépenses de santé aggravera considérablement les déficits budgétaires et augmentera les besoins d’emprunt.
Les économies exportatrices de pétrole comme l’Angola, le Nigéria, le Gabon et la République du Congo ont déjà connu une baisse des revenus qui aggravera encore leurs paramètres budgétaires déjà faibles et réduira les ressources disponibles pour rembourser la dette.  Albert Savana

INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION : Un recul de 0, 2% enregistré au mois de juin

https://www.jotaay.net L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois de juin 2020 a reculé de 0, 2% comparé à celui du mois précédent. Cette évolution résulte principalement d’une diminution des prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées», des services de «transports» et de «communication». En variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 2, 0%. Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à +1, 7%.
Dans sa parution d’hier, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a relevé un recul de 0, 2% de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) qui résulte principalement de la baisse des prix des services de communication, des services de transports, des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. Ainsi, les prix des services de «communication» ont fléchi de 0, 6%, par suite d’un recul de ceux des services de la communication téléphonique (-0, 9%), dû la hausse des offres de promotion de crédits par rapport au mois précédent. En variation annuelle, les prix ont augmenté de 0, 6%. Les prix des services de «transports» se sont contractés de 0, 4%, en raison d’une diminution de ceux des services du transport routier de passagers (-0, 6%). Cette situation résulte de la levée des mesures de restrictions sur le secteur pour lutter contre la propagation du Covid-19. En variation annuelle, les prix des services de transports se sont appréciés de 7, 4%. Quant aux prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées», ils se sont repliés de 0, 3% au mois de juin 2020, sous l’effet d’une baisse des prix des autres fruits frais (-6, 5%), des agrumes (-3, 9%), des fruits secs et noix (-5, 1%), ainsi que des poissons et autres produits séchés ou fumés (-6, 2%). En outre, le recul des prix de la volaille (-2, 7%), des tubercules et plantains (-2, 2%) a contribué à la tendance baissière de ceux des produits alimentaires. Comparés à la période correspondante en 2019, ils ont progressé de 2, 3%.

Les prix des services de santé ont diminué de 0, 2% en juin

S’agissant des prix des services de «santé», ils ont diminué de 0, 2% en juin 2020. Cette évolution provient de celle des prix des médicaments traditionnels (-2, 0%) et des appareils et matériels thérapeutiques (-0, 3%). Par rapport au mois de juin 2019, ils se sont accrus de 1, 1% Les prix des «articles d’habillement et chaussures» se sont également contractés de 0, 1%, du fait d’une baisse de ceux des vêtements d’enfants et nourrissons (-0, 6%), des vêtements de dessus pour femme (-0, 5%), ainsi que des sous-vêtements pour homme (-0, 5%). En variation annuelle, ils ont haussé de 0, 6%. Les prix des «meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer», des services de «l’enseignement» et des «restaurants et hôtels» n’ont pas connu de variations sensibles au cours de la période sous revue. Comparés à la période correspondante en 2019, ils se sont renchéris respectivement de 0, 8%, 1, 0 et 1, 5%. Les prix des «biens et services divers», des services de «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» et des «loisirs et culture» sont restés stables en juin 2020. En variation annuelle, ils ont augmenté respectivement de 1, 1%, 0, 9 et 1, 1%. Cependant, les prix des «boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» ont progressé de 0, 1% en juin 2020, en rapport avec la hausse des prix des tabacs et stupéfiants (+0, 2%). En variation annuelle, ils se sont bonifiés de 0, 3%. L’inflation sous-jacente est demeurée stable en rythme mensuel et a progressé de 1, 4% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et importés se sont repliés respectivement de 0, 2% et 0, 1% au mois de juin 2020 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, ils se sont accrus respectivement de 1, 7% et 2, 1%.Moussa CISS

Baisse des cours des produits énergétiques et non énergétiques au premier trimestre 2020

https://www.lejecos.com Les indices des cours des produits énergétiques et non énergétiques ont enregistré des baisses respectives de 18, 4% et 0, 7% au premier trimestre 2020. Pour la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), cette évolution résulterait principalement des répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’offre et la demande de matières premières.
Dans sa « Note de conjoncture » consacré au premier trimestre de 2020, la Dpee fait savoir que sur le marché des matières premières, les cours se sont repliés. Selon elle, en variation trimestrielle, les indices des cours des produits énergétiques et non énergétiques ont enregistré des baisses respectives de 18, 4% et 0, 7% au premier trimestre 2020. La structure explique dans la foulée que cette évolution résulterait principalement des répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’offre et la demande de matières premières.
Par ailleurs, elle relève qu’en glissement annuel, les cours des matières premières énergétiques et non énergétiques ont respectivement reculé de 21, 5% et 0, 8% au premier trimestre 2020. A l’en croire, s’agissant des produits alimentaires, un renchérissement trimestriel de 0, 9% est noté au premier trimestre 2020.
Cela confie-t-elle, en liaison avec le sucre (+5, 4%), les produits laitiers (+5, 2%), les huiles végétales (+4, 8%) et les céréales (+2, 2%). Sur un an, la Dpee indique que les prix des produits alimentairesont progressé de 7, 3%, au premier trimestre 2020, sous l’effet des huiles végétales (+20, 7%), de la viande (+10, 2%), du sucre (+6, 1%) et des produits laitiers (+6, 0%).Bassirou MBAYE

Les débarquements de la pêche en hausse de 26, 5% au premier trimestre 2020

https://www.lejecos.com Au premier trimestre 2020, les débarquements de la pêche se sont consolidés de 26, 5%, en rythme trimestriel. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), cette situation est attribuable aux accroissements respectifs des prises artisanale (+36, 9%) et industrielle (+46, 7%).
Les débarquements de la pêche se sont consolidés de 26, 5%, en rythme trimestriel, attribuable aux accroissements respectifs des prises artisanale (+36, 9%) et industrielle (+46, 7%), informe la Dpee. Qui souligne en ce sens que le renforcement de la pêche artisanale est principalement porté par les débarquements dans les régions de Dakar (+16, 1%), de Saint-Louis (+35, 4%), de Thiès (+51, 9%), de Ziguinchor (+23, 6%) et de Fatick (+73, 7%).
Pour ce qui est de la pêche industrielle, explique-t-elle, une hausse des captures de « poulpe, seiche, sole, rouget, raie, filet de poisson plat » (+112, 7%) et de « sardinelles, maquereaux, chinchards » (+228, 0%) est notée au premier trimestre 2020, en liaison avec l’entrée massive de navires au port de Dakar (1139 navires au premier trimestre contre 928 au dernier trimestre de 2019).
Sur un an, la « Note de conjoncture » de la Dpee renseigne qu’un raffermissement de 31, 3% de l’activité de pêche est relevé au premier trimestre 2020, à la faveur des performances respectives de ses composantes artisanale (+27, 3%) et industrielle (+35, 8%). Et d’ajouter  :  « la bonne tenue de la pêche artisanale, en glissement annuel, traduit les bons résultats enregistrés dans les régions de Thiès (+54, 6%), de Saint-Louis (+9, 6%), de Fatick (+35, 5%), de Kaolack (+33, 8%), de Ziguinchor (+10, 1%) et de Dakar (+7, 6%) ».
A Ziguinchor, l’accroissement des débarquements a été favorisé, selon le document, par les conditions météorologiques favorables, l’augmentation de l’effort de pêche, le renouvellement des licences accordées par la Guinée Bissau et la subvention massive de moteurs hors-bords par l’Etat du Sénégal. Pour ce qui est de la région de Dakar, indique la Note, la hausse des prises s’explique par la fin des arrêts restrictifs de pêche (repos biologique et la fermeture de la pêche nocturne) et l’affluence de pirogues venant de la grande côte (FassBoye et Guet Ndar-Saint Louis) du fait de l’abondance des poissons pélagiques favorisée par le phénomène d’upwelling. C’est le même constat dans la région de Thiès où la fin des arrêts restrictifs a, également, favorisé l’augmentation des débarquements.
Concernant les régions de Fatick et de Kaolack, les performances sont liées à la fin de l’interdiction de la pêche nocturne et à l’augmentation du parc piroguier saisonnier, principalement pour la capture des espèces pélagiques. Pour sa part, ajoute la Dpee, la bonne orientation des débarquements industriels, essentiellement constitués de « sardinelle, maquereaux, chinchards » (+1770, 1%) et de « poulpe, seiche, sole, rouget, raie, filet de poisson plat » (+9, 2%) est favorisée par l’accroissement des entrées de bateaux au niveau du port de Dakar (1139 navires au premier trimestre 2020 contre 956 navires au premier trimestre 2019).Bassirou MBAYE

RETARDEE PAR LA PANDEMIE A CORONAVIRUS : La mise en œuvre de la Zlecaf désormais prévue pour janvier 2021, 6 mois pour finaliser les protocoles et les négociations sur les tarifs commerciaux

https://www.jotaay.net A l’image de bien d’autres initiatives, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été retardée par la pandémie mondiale de coronavirus. Mais alors que le continent se prépare à l’après-Covid-19, les pourparlers pour le démarrage de la zone vont reprendre de plus belle. Ainsi, initialement prévu pour juillet 2020, les pays africains prévoient désormais le lancement la Zlecaf en janvier 2021. Les six prochains mois serviront à finaliser les protocoles et les négociations sur les tarifs commerciaux.
Les pays africains prévoient de lancer la Zlecaf en janvier 2021. La mise en œuvre de la zone initialement prévue pour juillet 2020 a été suspendue à cause du coronavirus. Ainsi, alors que la mise en œuvre de la zone était déjà menacée par certaines tendances protectionnistes observées sur le continent, notamment chez le géant nigérian, la nouvelle crise sanitaire a fait ralentir son opérationnalisation. Depuis le début de la pandémie, tous les 54 pays africains ont fait état de cas actifs sur leur territoire. Cette situation a entrainé de nombreuses mesures restrictives à travers le continent, allant de l’interdiction des rassemblements aux fermetures des frontières ; une situation de nature à entraver le commerce entre les pays. «Il n’est évidemment pas possible de commencer les échanges comme nous l’avions prévu le 1er juillet, dans les circonstances actuelles», avait alors déclaré en avril dernier le secrétaire général de la Zlecaf, Wamkele Mene. A l’époque, le responsable n’avait fourni aucune précision quant à la nouvelle date de mise en œuvre du marché unique. Il s’était limité à préciser que «la volonté politique demeure d’intégrer le marché africain et de mettre en œuvre l’accord comme prévu».
Ainsi, au moment où les pays entament leur sortie de la pandémie, les pourparlers pour l’effectivité de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) vont reprendre.
La zone pourrait être opérationnelle dès le mois de janvier 2021. C’est ce qu’a annoncé Wamkele Mene, secrétaire général de l’organisation siégeant au Ghana, laissant entendre que les six prochains mois serviront à finaliser les protocoles et les négociations sur les tarifs commerciaux.
Selon le secrétaire général de la Zlecaf, les États-parties à l’accord de libre-échange devront profiter de la prochaine session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’États du 2 janvier 2021 pour mettre en œuvre la zone. Les pays devront donc mettre à contribution les six prochains mois pour conclure les négociations sur les tarifs commerciaux et autres protocoles dans le cadre de la Zlecaf. Ainsi, lors du sommet de janvier 2021, les pays membres approuveront les instruments opérationnels de la première phase de l’accord. Concrètement, il s’agit des règles d’origine qui détermineront l’éligibilité des biens à échanger dans la zone, des modalités telles que la protection des industries naissantes ; et un forum de négociation en ligne pour permettre aux États membres de mener à bien cette politique.
Pour ce qui le concerne, le Sénégal a commencé à travailler sa stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf). Plusieurs rencontres ont été tenues dans ce sens pour identifier les éléments à prendre en considération dans cet accord afin d’élaborer un document consensuel de référence pour le gouvernement. Pour rappel, la Zlecaf qui regroupe tous les pays africains vise à créer la nouvelle plus grande zone de libre-échange commerciale avec un PIB cumulé de plus de 3400 milliards $ et 1, 3 milliard de potentiels consommateurs. Elle exigera des pays membres qu’ils libéralisent au moins 97% de leurs lignes tarifaires et 90% de leurs importations.Sidy Djimby NDAO

Le rebond de la demande pétrolière fera passer le baril à 66 $ en 2021 et 83 $ en 2023 (Energy Aspects)

 (Agence Ecofin) – La baisse de la demande pétrolière n’a pas atteint les niveaux redoutés malgré la forte contraction de l’économie mondiale, ce qui selon Energy Aspects est la preuve que le monde dépend et dépendra encore beaucoup du pétrole. Pour le cabinet, la demande augmentera très vite et les prix avec.
Selon Energy Aspects, un cabinet britannique de conseils en énergie, un rebond de la demande mondiale de pétrole est en cours et dépassera la capacité des producteurs à rétablir l’approvisionnement. Cela fera passer le prix moyen du Brent d’environ 43 dollars le baril cette année à 66 dollars l’année prochaine et à 83 dollars en 2023.
Le coronavirus et la vague de confinements qui a suivie ainsi que le recul de l’activité industrielle ont entraîné des prévisions de baisse de 30 à 40 % par rapport à la demande mondiale de pétrole d’avant la pandémie, qui était d’environ 100 millions de barils par jour.
En plein cœur de la crise, l’industrie s’attendait à une baisse de la demande autour de 28 millions de barils par jour, mais celle-ci n’a pas dépassé les 18 millions de barils par jour en avril.
Pour Amrita Sen, cofondatrice et directrice de recherche chez Energy Aspects, cela illustre la dépendance du monde au brut et laisse entendre que cette dépendance ne diminuera pas à court terme. Elle ajoute par ailleurs que cela est le signe d’une reprise rapide de la demande dans les prochains mois, une fois la propagation maitrisée, pour soutenir l’ensemble de l’industrie.
Lundi, Deloitte a publié une étude dans laquelle il va dans le même sens qu’Energy Aspects en prévoyant que le prix du Brent passera d’une moyenne de 39 $ par baril cette année à 46, 5 $ en 2021 et 64 $ en 2023.

Banque Africaine de Développement (BAD) : convocation d’une réunion extraordinaire des gouverneurs

https://www.financialafrik.com Alors que le trio des experts en charge de la revue du rapport du comité d’éthique a débuté son travail le 6 juillet, sous la conduite de l’irlandaise Mary Robinson, des sources concordantes précisent que Mme Kaba Nialé, ministre ivoirienne du Plan et président du bureau du conseil des gouverneurs, a convoqué une réunion extraordinaire des gouverneurs, pour le 27 juillet prochain.
Cette réunion est rendue nécessaire à la suite de la production d’un avis juridique de l’un des pays membres de la Banque, disqualifiant de facto les avis contradictoires produits par le conseiller juridique général de la Banque à l’attention du comité directeur. Il faut rappeler que le comité directeur est chargé de statuer sur les modalités et conditions de l’élection du président. La question était de savoir si oui ou non les assemblées générales au cours desquelles est élu le Président de la BAD peuvent se tenir sous format virtuel.
À date, aucune règle n’a prévu de tenir une assemblée virtuelle encore moins l’élection qui ne soit pas à huit clos qui nécessite une présence physique des gouverneurs. Récemment, la Banque Européenne de développement (BERD), aux statuts quasi-similaires, a dû au préalable revoir ses règles et procédures pour prévoir la tenue virtuelle de ses assemblées avant de procéder à l’élection de son président.
La convocation des gouverneurs découle d’une véritable impasse sur la légalité ou non d’une assemblée générale virtuelle eu égard aux statuts de la BAD. Interpellé sur la question, le conseiller juridique, qui a fait prévaloir ses droits à la retraite depuis quelques jours, a rendu deux avis juridiques pour le moins contradictoires à trois mois d’intervalle. Ainsi, le 18 mars, il estimait qu’une assemblée générale virtuelle n’était pas conforme aux textes de la BAD. En juin, il déclarait exactement le contraire, jetant le Comité directeur des gouverneurs dans la confusion.
Au final, la question des AGE sera tranchée le 27 juillet 2020. Deux scénarios se précisent : soit les gouverneurs décident d’une assemblée virtuelle auquel cas les élections pourront avoir lieu avant le 31 août (date de la fin du mandat du président actuel ), permettant au seul candidat retenu de faire face aux suffrages des membres régionaux et non régionaux. Soit, ils décident de ne pas modifier les règles et donc de tenir une assemblée quand les conditions le permettront, alors la date des AGE sera repoussée au delà du 31 août, ce qui entraînerait le choix d’un intérimaire en attendant la tenue d’un scrutin dans le cadre d’une assemblée avec là aussi, le seul candidat, à savoir l’actuel président, Akinwumi Adesina.
Les première et deuxième éventualité reposent sur les conditions techniques et juridiques garantissant la transparence et l’expression du vote par bulletin électronique avec signature cryptographique. Le calendrier de modification des règles sera-t-il compatible avec la date de tenue des AGE et l’élection du président avant la fin de son mandat, prévu pour le 31 août ? Pour sûr, les experts mandatés devront profiter de la réunion du 27 juillet pour présenter leurs premières conclusions aux gouverneurs Adama WADE

Le « come-back » de l’agriculture…Par Issa Barro, Ph.D.

La vision de l’émergence à l’horizon 2035 du Président de la République Son Excellence Macky Sall a été traduite dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) qui constitue le référentiel de sa politique économique et sociale. La première phase qui a été mise en œuvre avec succès, a permis d’impulser une nouvelle dynamique de croissance économique et contribué à la consolidation du cadre macroéconomique.
La seconde phase qui couvrira la période 2019-2023 s’attèlera à relever plusieurs défis, notamment celui du développement d’une économie compétitive, inclusive et résiliente. Ainsi, l’axe 1 du Plan d’actions prioritaires 2 (PAP2) du PSE intitulé « Transformation structurelle de l’économie et croissance », sera mis en œuvre dans le souci de traduire la volonté de son Excellence Macky Sall de rendre cette transformation structurelle plus inclusive en permettant de réduire les inégalités.
Cette approche place ainsi la modernisation de l’agriculture et de la vie en milieu rural au centre du dispositif.
La modernisation de l’agriculture s’entend « restructuration de l’agriculture familiale, promotion de l’agriculture à haute valeur ajoutée (notamment l’horticulture), amélioration de la résilience des agriculteurs face aux chocs climatiques à travers le développement de technologies intelligentes et l’utilisation de variétés plus adaptées et d’itinéraires techniques plus appropriés, et promotion de sources de revenus non agricoles ».
Ainsi, le rôle que l’on envisage de faire jouer à l’agriculture dépasse son rôle traditionnel de « réduction de la pauvreté » pour devenir un secteur porteur de croissance. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la décision forte de Son Excellence Macky Sall d’augmenter le budget de l’agriculture de 20 milliards FCFA par rapport à la campagne précédente, portant ainsi le montant total à 60 milliards pour la campagne 2020-2021.
Cette ambition est amplement justifiée. En effet, notre pays, à l’image de la plupart des pays africains, dispose d’un potentiel considérable pour assurer sa sécurité́ alimentaire, mais aussi pour produire des excédents exportables sur les marchés internationaux. Nous disposons de la plupart des ressources nécessaires pour accroître notre production agricole et la productivité́ de notre agriculture, ainsi que de terres et de ressources humaines en abondance.
Il n’est peut-être pas nécessaire de revenir ici sur la pertinence d’un scénario de croissance reposant sur l’agriculture. En effet, si au cours des 30 dernières années, la nature et les origines de la croissance ont beaucoup varié d’un pays à un autre, il faut rappeler que dans plusieurs pays, le secteur de l’agriculture s’est développé rapidement, ce qui a eu un impact majeur sur la réduction de la pauvreté et le développement économique au plan national.
Cependant, passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale nécessite de tirer parti des opportunités tout en élaborant des stratégies pour relever les principaux défis.
Au sein du Ministère de l’Agriculture et de l’Équipement Rural (MAER), nous nous attelons à cela sous la direction du Ministre, le Professeur Moussa BALDE. Nous avons clairement identifié les leviers sur lesquels il est nécessaire de s’appuyer pour y parvenir  :
– Accroissement de la production  : augmentation de la productivité et des superficies cultivées, modification de la composition de la production et utilisation de la technologie. La modification de la production et l’utilisation intensive de nouvelles technologies sont nécessaires pour pallier aux limites des superficies cultivables lorsque cette situation se présente;
– Mesures incitatives appropriées aux agriculteurs et mise en place de conditions leur permettant de bénéficier de ces incitations  : incitations de nature à faciliter la vente des produits agricoles aussi bien sur les marchés intérieurs que sur les marchés d’exportation, facilitation à l’accès à la terre, au financement rural, aux connaissances techniques et aux services de communications et de transports);
– Développement des secteurs à forte productivité́ pour compléter l’agriculture traditionnelle. Ceci permettra de concentrer l’agriculture comme source de croissance, par le biais de l’agro-industrialisation, sans seulement justifier les investissements dans ce secteur par la nécessité́ de lutter contre la pauvreté́ et l’insécurité́ alimentaire. En améliorant la valeur ajoutée d’un grand nombre de nos exportations de produits agricoles, nous dégagerons une marge concurrentielle sur les marchés internationaux
– Intensification de l’utilisation des progrès technologiques adaptés aux besoins locaux dans le cadre de la modernisation du secteur, tout en mettant l’accent sur la nécessité de durabilité et de résilience à travers la promotion d’une agriculture écologique en harmonie avec l’adaptation aux changements climatiques
– Amélioration de l’attractivité de l’agriculture afin d’inciter le secteur privé local et étranger à saisir les opportunités d’investissement et de création de valeur dont il regorge
– Amélioration du dynamisme et de la souplesse du secteur agricole afin de pouvoir l’adapter à l’environnement économique national. Au fur et à mesure que l’intensification se poursuit, notamment sur certaines cultures telles que le riz, l’accent sera mis sur des produits à plus forte intensité de main-d’œuvre dont l’élasticité par rapport aux revenus est plus élevée (comme les fruits et légumes).
Le Ministre s’est pleinement engagé à travers des interventions pertinentes dans chacun de ces domaines avec comme objectif de relever les défis qui feront de l’agriculture sénégalaise le moteur de la transformation structurelle de notre économie vers le progrès. Ainsi, les interventions du MAER sont axées principalement sur les objectifs suivants  :
• La garantie de la sécurité alimentaire pour tous les sénégalais  : Du fait de la mondialisation et de la libéralisation, notre pays est plus vulnérable aux fluctuations des marchés mondiaux compte tenu de notre dépendance aux importations pour notre approvisionnement en produits alimentaires. Cette situation pourrait s’aggraver du fait d’une part de l’augmentation de la consommation intérieure et, d’autre part, du contexte du Covid 19 où les importations deviennent de plus en plus difficiles à cause du repli sur eux-mêmes de nombreux pays traditionnellement exportateurs de denrées alimentaires en direction du Sénégal. Ainsi, le Ministre s’est fixé pour objectif de sécuriser l’alimentation en agissant sur les principales denrées de consommation. L’accent est mis sur les spéculations qui constituent notre alimentation de base  : augmentation de la production de riz, mil, maïs qui devra passer de 2, 8 en 2019/2020 à 3, 8 millions de tonnes en 2020/2021, tout en poursuivant le soutien des chaînes de valeur dans l’horticulture et les autres spéculations porteuses de valeur ajoutée.Pour cela, nous allons :
o Accroître les surfaces emblavées dans les principales zones de production tant pour les cultures pluviales que pour les cultures irriguées
o Privilégier l’agriculture biologique pour réduire notre dépendance aux produits phytosanitaires importés tout en améliorant la productivité
o Soutenir les petits producteurs en concertation avec leurs organisations à la base et leurs fédérations, à travers la mise à disposition de matériel agricole et d’intrants subventionnés et la facilitation de leur accès au financement, ainsi que la mise à disposition d’outils d’accompagnement appropriés utilisant des solutions digitales et permettant la conduite d’activités agricoles dans de meilleures conditions de sécurité.
D’ores et déjà, 10 000 tonnes de semences de riz certifiées ont été mises en place (contre 7 000 la campagne précédente) ; de même, 3 000 tonnes de maïs certifiées ont été mises à la disposition des producteurs (contre 1 700 tonnes la campagne précédente) ; enfin, 150 000 tonnes d’engrais seront mises en place cette année (contre 100 000 la campagne précédente). Dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, Son Excellence le Président de la République a octroyé 1, 2 milliards pour l’acquisition de 19 moissonneuses batteuses dans les zones rizicoles du bassin de l’Anambé et de la Vallée, ce qui correspond à une augmentation de 20% du parc de moissonneuses batteuses. La lutte contre les oiseaux granivores va également s’intensifier grâce à une mise à une affectation d’un milliard FCFA.

Ces actions sont de nature à améliorer notre sécurité alimentaire dans les principales productions constituant notre base alimentaire.

• La diversification de la production  : Une dépendance excessive à l’égard d’une gamme étroite de produits expose indûment les producteurs aux aléas climatiques et aux autres fléaux tels que les insectes, etc. ainsi qu’aux fluctuations de prix. La conséquence est souvent une baisse des revenus des paysans et le système alimentaire. Il est donc important de diversifier la base de production et d’exportations et y inclure des produits à forte valeur ajoutée. Pour cela, nous allons mettre l’accent sur la mise en place des mesures à différents niveaux, notamment  : le renforcement des services de recherche et de vulgarisation en vue de la mise au point de semences de qualité et de l’adoption de technologies pertinentes; l’amélioration des services en direction des producteurs ruraux; le renforcement de l’infrastructure de commercialisation (marchés locaux et à l’exportation)
• L’accès aux marchés internationaux pour les produits agricoles d’exportation  : L’objectif est d’accroître la production des produits exportables, élément indispensable à la croissance de l’agriculture et moteur de l’expansion. Ainsi, l’arachide, qui constitue la première culture industrielle au Sénégal et l’un des produits les plus exportés verra sa production passer de 1, 4 million de tonnes en 2019 à 2 millions de tonnes en 2024. Si l’on tient compte des bons résultats de commercialisation obtenus durant la campagne précédente, notamment à l’export ainsi que les revenus perçus par les producteurs, cet objectif de production pourrait même être dépassé. Pour la campagne en cours, ce sont 70 000 tonnes de semences qui ont été mises en place (dont 52 000 tonnes de semences certifiées).
De même, il est prévu une forte croissance des autres produits exportables composés principalement des fruits et légumes (oignons, pommes de terre, carottes, tomates, choux, bissap, pastèques, haricots verts, bananes) qui auront des taux de progression variant entre 20 et 30% à l’horizon 2024.

Enfin, nous mettons l’accent sur la promotion de la biotechnologie qui permettra également d’accroître la production, de faire baisser les prix et de donner ainsi à notre agriculture un avantage concurrentiel.

• L’augmentation de la productivité  : Pour suivre l’augmentation de la demande intérieure de produits alimentaires, améliorer la compétitivité et élever ainsi les revenus des populations rurales, il est indispensable d’améliorer la productivité de l’agriculture. Cela nécessite des investissements importants dans l’irrigation et les infrastructures rurales, la valorisation des ressources humaines grâce à l’éducation et la formation, le renforcement des services de recherche et de vulgarisation, la facilitation de l’accès aux ressources productives, la préservation de la capacité de la base de ressources naturelles et de l’environnement.
• Les systèmes de stockage et de conservation  : C’est un des maillons les plus importants de la chaine de valeur agricole compte tenu des pertes post-récolte enregistrées en cas d’insuffisance de moyens de stockage et de conservation et des conséquences négatives qu’elles entraînent pour les producteurs. Le MAER a pris des initiatives dans ce sens pour doter les principales aires de production (notamment horticoles) de systèmes adéquats permettant le stockage et la conservation des produits. Cette initiative s’appuie sur un ensemble de mesures réglementaires incitatives afin que le secteur privé national et étranger (y compris les intermédiaires financiers) y voient des opportunités d’investissement et de financement sécurisé et rentable à moyen et long termes.
• La transformation  : Si l’on veut promouvoir une expansion plus large et faire jouer pleinement à l’agriculture un rôle de moteur de la croissance et de la transformation, il est indispensable de créer une masse critique de petites et moyennes industries (PMI) ayant pour activité la transformation des produits agricoles. Ceci permet non seulement d’accroître et de conserver la valeur ajoutée produite par le secteur, mais aussi de réduire nos besoins d’importation de produits finis. Des pays comme la Malaisie ont adopté une telle approche et ont vu leur statut se transformer radicalement en l’espace de deux décennies.
Sous ce chapitre, le MAER est en train d’assurer sa part à travers l’amélioration de l’infrastructure rurale et des services ruraux. Nous comptons, avec la collaboration du Ministère de l’Industrie, démontrer l’attractivité du secteur afin que de plus en plus de PMI locales puissent saisir les opportunités ainsi créées. D’ores et déjà un mouvement significatif est en cours avec la mise en œuvre de nouveaux projets et programmes au sein du Département et la multiplication de petites unités de transformation des produits horticoles et céréaliers dans la plupart des principales aires de production.Issa Barro, Ph.D.Ancien Expert des Nations Unies (UNCDF), Conseiller Technique n°3 du Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural du Sénégal

Impact du Covid-19 dans le secteur touristique : Les solutions de Doudou Gnagna Diop

https://www.lequotidien.sn/ «Les opportunités du tourisme après la Covid-19» : Ce thème a réuni ce samedi, à Thiès, des voyagistes, hôteliers, étudiants, consultants, artisans… Une occasion pour Doudou Gnagna Diop, président de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (Onits), de plaider pour le développement du tourisme local qui, selon lui, est plus profitable à l’économie nationale.
Le débat sur l’impact du tourisme sur le principe de la réciprocité, qui sera applicable à tous les Etats ayant fermé leur espace aérien aux Sénégalais et appliquée par le Sénégal, est l’occasion pour le président de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (Onits) «d’ouvrir les yeux et d’orienter le secteur du tourisme vers une autre dimension beaucoup plus profitable à l’économie nationale avec l’implication de tous les acteurs». Doudou Gnagna Diop, qui animait samedi, à Thiès, une conférence sur le thème «Les opportunités du tourisme après la Covid-19», dénonce la gestion du tourisme de manière «exogène». «Depuis 40 ans, nous le combattons parce que nous ne devons pas prendre tout notre secteur touristique et l’accrocher sur les épaules de l’exogène. Le constat est que 80% des investissements et 80% des clients également viennent de l’exogène. Donc si un jour nous avons des crises sanitaires comme quand il y avait l’épidémie d’Ebola et aujourd’hui la pandémie de coronavirus, forcément on va tomber sur ces problèmes, s’il n’y a pas de compromis entre l’Europe et le Sénégal. Donc cela veut dire qu’on va dans un chemin où il n’y aura plus de touristes», s’offusque l’expert en tourisme durable, qui plaide pour le développement du tourisme à l’intérieur du Sénégal. Aussi propose-t-il «la relance du secteur du tourisme avec des produits de substitution». Pour lui, «le Sénégal ne pourra plus rester dans la léthargie du développement du secteur que nous avons vécue ces 20 dernières années. Ce n’est plus possible». Il pense qu’«il faut des initiatives, de l’innovation et de l’audace parce qu’il ne faut pas cantonner l’économie à cette routine destinée à une certaine élite. Il faut une nouvelle offre touristique qui va intégrer les étudiants et jeunes qui ont leur Licence et Master en tourisme». Selon le patron de l’Onits, «il faut donner les outils aux gens qui peuvent le développer pour demain».
Plaidant la mise en place d’un secrétariat du tourisme à la place d’un ministère pour plus d’attraction dans le secteur, Doudou Gnagna Diop estime que l’autre volet qui plombe le secteur touristique «est la centralisation de tous les activités au niveau de la capitale Dakar». Il propose donc de «transférer les compétences du tourisme dans les localités pour permettre aux autorités locales de faire la promotion de leur localité avec leurs propres produits». A ses yeux, «le tourisme intérieur ne peut pas se développer sans que l’on ne développe les localités. Ce n’est pas possible. Donc il faut que l’on soit cohérent dans notre manière de gérer ce secteur. Et cela ne coûterait rien à l’Etat du Sénégal de transférer les compétences du tourisme, tout en ayant un secrétariat d’Etat. Parce que ce sont les maires et les populations locales qui doivent montrer leur patrimoine local pour bénéficier des retombées du tourisme». Aussi a-t-il dénoncé la modicité du budget accordé au secteur touristique. «Quand vous voyez un ministère auquel on octroie 4 milliards de francs Cfa pour faire la promotion touristique nationale, alors que c’est le deuxième pourvo­yeur de devises et de création d’emplois, il y a problème». Et pendant ce temps, fustige-t-il, «il y a des ministères qui ont 40 milliards de francs Cfa. C’est inacceptable». Pour Doudou Gna­gna Diop, «si le tourisme ramène des devises, crée des emplois, l’Etat doit lui donner les moyens de faire cette promotion».

Dette des pays vulnérables : Macky Sall s’est entretenu avec le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

https://www.dakaractu.com Alors qu’il a fait de l’annulation de la dette africaine son cheval de bataille, le Président de la République Macky Sall multiplie les actions pour son aboutissement.
La Chine a déjà promis l’annulation des dettes de pays africains estimées à 30.000 milliards de F Cfa. C’est donc du côté des États-Unis que se tourne le Chef de l’État qui a eu à s’entretenir avec le Secrétaire d’État Américain Mike Pompeo sur le sujet.
Ce dernier l’a annoncé à travers un tweet. « Plaisir de m’entretenir jeudi avec le président sénégalais Macky Sall sur sa proposition d’allégement limité de la dette des pays vulnérables en réponse à COVID-19 », a écrit le diplomate.
Il a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis continueront à soutenir des pays comme le Sénégal face à la pandémie.

Versement de la totalité des bénéfices de l’exercice 2019 du Port à l’Etat : Les syndicalistes reconnaissent la légalité de la demande, invitent l’Etat à renoncer à prendre la totalité et proposent le changement de statut du port

https://www.jotaay.net L’Etat doit reconsidérer sa demande de versement intégral des bénéfices du Port en 2019. L’invite est du cadre de concertation des syndicats qui, même s’il reconnait la légalité de la demande et la situation difficile de l’Etat en cette période de crise sanitaire, trouve que cette décision pourrait porter préjudice à la société, aujourd’hui prise dans un environnement très concurrentiel, où elle a besoin de moyens, mais aussi d’une adaptation de son statut juridique, pour pouvoir se mouvoir plus facilement et soutenir la concurrence.
L’assemblée générale du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar a validé, le 29 juin dernier, la requête du ministère des Finances, pour le versement de la totalité des bénéfices de l’exercice 2019 de la société dans les comptes de l’Etat. Et pour le cadre de concertation des organisations syndicales du Port, cette démarche, même «exceptionnelle», est légitimée par les statuts juridiques de l’entreprise. Sans compter que l’Etat, actionnaire unique, se trouve dans un contexte particulièrement difficile, avec la lutte contre la pandémie du Covid-19, qui a besoin de la mobilisation de beaucoup de ressources.
Toutefois, le cadre de concertation des syndicats ne voudrait pas voir cette décision exécutée, du moins pas entièrement. «Nous comptons sur l’Etat pour reconsidérer sa décision de vouloir prendre la totalité des bénéfices réalisés pour cet exercice et accepter tout au plus une partie», note la structure. Pour qui cela permettrait ainsi au Port de «réaliser sur fonds propres» son plan d’investissements, déjà approuvé par délibération du Conseil d’administration. Les syndicalistes sont d’autant plus fondés dans leur demande de voir l’Etat surseoir à sa requête, du moins en partie, que la crise sanitaire n’épargne pas non plus le Port, poumon de l’économie nationale, qui en subira sans doute l’impact sur ses futurs résultats.

«L’accumulation progressive de textes a provoqué une extrême lourdeur et une très grande rigidité de fonctionnement»

Conscient de la situation qui prévaut actuellement dans le secteur maritimo-portuaire, le cadre de concertation des organisations syndicales du Pad, attire l’attention de l’Autorité sur la situation juridique de la société, qui risque de constituer un frein à son plein essor ; surtout dans un environnement de plus en plus concurrentiel. «L’accumulation progressive de textes qui régissent le fonctionnement des établissements publics à caractère industriel et commercial, en général et ceux spécifiques au Port, a provoqué une extrême lourdeur et une très grande rigidité de fonctionnement. De plus, l’évolution considérable en cours dans le secteur des transports maritimes plaçant le port de Dakar dans une situation de concurrence exacerbée, le conduit inexorablement au rang de ports secondaires, s’il n’était en mesure de s’adapter rapidement aux meilleures règles de gouvernance d’un port moderne», expliquent le coordonnateur Seyni Mbow et ses camarades.
En effet, pour les syndicalistes, les conditions d’évolution des établissements publics à caractères industriel et commercial sont aujourd’hui «totalement inadaptées à la gestion de l’outil portuaire de Dakar par lequel s’effectuent 98% des échanges extérieurs du pays et dont l’efficacité est vitale pour l’économie nationale et sous-régionale (pour les pays sans façade maritime)». A en croire le cadre de concertation, de telles conditions «ne permettent plus au Port de bénéficier de sa situation privilégiée» que lui confère sa position géographique en étant au carrefour des grandes routes maritimes, pour devenir un hub logistique de premier rang. Invitant à l’adaptation du cadre actuel, les syndicalistes pensent qu’un nouveau cadre devrait permettre au gestionnaire du Port «d’agir avec rapidité dans la prise des décisions nécessaires que n’autorise pas le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial».

«Le changement de statut est donc indispensable»

En définitive, le cadre de concertation estime que «le changement de statut est donc indispensable» pour permettre aux responsables portuaires d’adapter leur structure, leur organisation et leurs moyens réels, de maitriser les flux financiers et de responsabiliser le personnel dans un souci général d’efficacité et de compétitivité portuaire. Et pour eux, le statut de société nationale parait être le cadre juridique répondant le mieux à de telles exigences, tout en préservant le rôle et les prérogatives essentiels de l’Etat. Sans quoi, le Port de Dakar actuellement 4ème derrière les ports de Lomé, Tema et Abidjan aura du mal à coller au trio de tête, alors que, jure le cadre de concertation des syndicats, «la place de leader de la sous-région reste toujours à notre portée».Mbaye THIANDOUM

OUVERTURE RECIPROQUE DES FRONTIERES AERIENNES : Dakar tient tête à Bruxelles

http://www.sudonline.sn La décision du Sénégal d’appliquer la réciprocité aux ressortissants de l’Union européenne qui avait pris, elle-même, l’option de ne pas ouvrir ses frontières aériennes aux Sénégalais a fait l’objet d’une rencontre hier, mardi, entre les deux parties. Au final, ces dernières ont convenu de se retrouver vendredi pour harmoniser les positions, au profit de tous
Le Sénégal et l’Union européenne (UE) ont poursuivi mardi leurs ‘’discussions diplomatiques’’ portant sur l’ouverture de leurs territoires respectifs aux ressortissants de pays tiers, de nouveaux échanges à l’issue desquels les deux parties ont convenu de se retrouver vendredi prochain, a-t-on appris de source officielle sénégalaise.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est réjoui du dernier acte de ces ‘’discussions diplomatiques’’ conduites par le ministre de tutelle de la diplomatie sénégalaise, Amadou Bâ, en présence de l’ambassadrice et déléguée de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson.
Etaient notamment présents le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, et son homologue du ministère du Tourisme et des Transports aériens. ‘’La question de la réciprocité, principe de tous nos accords, a été au préalable rappelée par le Sénégal. Et les discussions qui se sont déroulées dans une ambiance cordiale ont montré une réelle volonté de toutes les parties de trouver une solution’’, souligne le communiqué. Avant d’ajouter que, dans ce cadre, le ministère de la Santé et celui du Tourisme ‘’vont transmettre à l’UE les dernières mesures sanitaires prises pour alimenter leur documentation’’.
Pour sa part et tout en précisant que « la première liste publiée (celle comprenant l’Algérie, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie) n’est que provisoire et étant appelée à une révision régulière », l’UE a tenu à rappeler toute l’importance du Sénégal dans les relations de coopération qui les lient et a réaffirmé sa ferme volonté de tout mettre en œuvre dans la recherche d’une solution. Au final, annonce le communiqué, ‘’les deux parties se sont donné rendez-vous vendredi prochain pour la poursuite de ces discussions, pour une solution profitable à tous’’.
our rappel, le Sénégal avait décidé de fermer ses frontières aériennes aux pays qui auront pris une mesure similaire à l’encontre de ses ressortissants, comme l’a déclaré le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, la semaine dernière. Le ministre avait annoncé cette décision après que l’Union européenne a pris la mesure, pour atténuer la propagation du coronavirus, de n’ouvrir son espace aérien qu’aux ressortissants de quatre pays africains seulement, l’Algérie, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie

Alerte danger ! Karpowership «gaze» nos eaux depuis 10 mois

https://www.leral.net En ces temps de pandémie, le Sénégal est très préoccupé dans la riposte et l’opinion semble embarquer dans une stratégie aveugle, et chaque jour, le pays s’enlise dans des situations difficiles. Alors que la nation est au combat, certains citoyens sont occupés ailleurs à vendanger les intérêts du pays. Si simplement ces nouveaux hommes forts du pays ne plongeaient pas toute une nation vers le chaos
Que vaut la production de 235 MW contre la santé publique ? Que valent toutes les expertises turques si c’est simplement pour appauvrir les pécheurs déjà éprouvés de la baie de Hann ? Que valent les 16 milliards en jeu contre la santé de 25 000 Sénégalais qui ne trouvent plus le plus petit Yaboye pour le pécher. Notre pays qui a longtemps souffert de la tyrannie des bateaux de pêche pourrait inaugurer, sous peu, l’air des poissons à gaz. Selon des sources des services de l’environnement, ce projet de la Senelec a longtemps buté sur les garanties sanitaires et écologiques, et le bémol qui retardé le démarrage du projet résultait de la volonté de la direction de l’époque de certifier les avis émis par les partenaires turcs, surtout sur le plan des retombées sur l’environnement. L’impact de ce partenariat gazier sur la pèche est moins connu, selon certains services des pêches qui expliquent toutefois, que toute activité chimique du genre peut affecter en plus de la flore maritime, les espèces et la régénération des certaines races en perdition.
Depuis 10 mois que le bateau « Aysegul Sultan » mouille dans les eaux sénégalaises pour un contrat de cinq ans, aucune évaluation n’a encore été faite sur l’apport énergétique du bateau, mais les effets sur l’environnement sont perceptibles au large de Gorée ou les pécheurs signalent des nuées de gaz à certains endroits.
Prévue pour fonctionner avec du gaz naturel liquéfié, la production qui a démarré avec du carburant de transition devra opérer la transition locale que vers 2022 et 2023. D’où trois longues années de souillure et de pollution dans nos mers. Si cette affaire évoquée dans la presse n’était une erreur d’appréciation technique, les services habilités ne manqueraient pas de réagir, voire de corriger le contrat, à tout le moins mettre l’accent sur les risques et conséquences encourus aussi bien pour la nature que les populations. C’est aussi dans le montage opaque du dossier de plus de 16 milliards que plusieurs structures de la société civile ont insisté pour convoquer l’urgence des autorités à valider un contrat en mode fast track. Certainement que la tutelle n’est pas étrangère à cette décision de mettre ce danger dans nos eaux.
Aysegul Sultan, qui est en réalité une centrale électrique, va valoir au contribuable sénégalais plus de 16, 375 milliards Fcfa (250 millions d’euros) sur les 5 ans qu’il va durer au Sénégal. Selon des experts, étonnés par ce contrat opaque, le coût de la location de ce bateau peut construire une centrale flambant neuve alors que dans le contrat signé avec les turcs qui mérite d’être cassé, le bateau n’injecte que 120 mégawatts dans la production électrique du Sénégal, pour une fabrique qui a une capacité de production est de 250 mégawatts.Abdoulaye Mbao : Enseignant à la retraite à Bargny, Comité suivi écologique pèche traditionnelle

ME MALICK SALL SUR LE STATUT DES NOTAIRES : Le gouvernement ne recule pas

http://www.enqueteplus.com Alors que la Chambre des notaires du Sénégal laissait croire, au sortir d’une audience avec le président de la République, que certaines dispositions du projet de réforme du statut des notaires adopté en Conseil des ministres, le 10 juin dernier, pourraient être revues, le ministre de la Justice a tenu à apporter des précisions et annonce la création d’un nombre important de nouvelles charges de notaire.
Le branle-bas se poursuit autour de la réforme du statut des notaires. Suite à l’article publié par ‘’EnQuête’’ ce week-end, le ministre de la Justice a jugé utile de faire une note pour apporter la précision suivante  : ‘’En ma qualité de garde des Sceaux, Ministre de la Justice ayant participé à l’audience, je voulais souligner que le projet de texte qui a été adopté en Conseil des ministres a été, au contraire, conforté par le président de la République. Vous conviendrez avec moi que l’usage du terme reculade, à propos des décisions adoptées à cette occasion, est pour le moins inapproprié, car pouvant entretenir un malentendu et abuser vos lecteurs.’’
Sans vouloir entrer dans la polémique, ‘’EnQuête’’ tient à rappeler les faits pour que nul n’en ignore.
Au sortir de leur audience avec le président de la République, le 16 juin dernier, la délégation de la Chambre des notaires du Sénégal, conduite par sa présidente Aissatou Sow Badiane, avait fait un rapport dans lequel elle affirmait ceci  : ‘’Le président de la République a prêté une oreille attentive à toutes les explications de la CNDS et a instruit le garde des Sceaux de revoir certaines dispositions du statut, de l’envoyer à la Chambre des notaires pour informations avant de lui présenter le projet final pour signature.’’
Et parmi les points qui étaient à l’ordre du jour, lors de cette fameuse audience, il y avait principalement la retraite des notaires et le concours d’accès au stage. Dans la précision même du ministre, il est indiqué que l’âge de la retraite est désormais fixé à 75 ans. Or, il résulte bien de l’article 3 du nouveau projet de décret que le notaire cesse ses fonctions à l’âge de 70 ans. Exceptionnellement, il peut bénéficier d’une dérogation qui ne peut excéder deux ans.
Le plus troublant est que cette volonté de revirement a été opérée moins d’une semaine après l’adoption du projet en Conseil des ministres. Mais pour le garde des Sceaux, il ne s’agit nullement d’une reculade. ‘’Le chef de l’Etat a maintenu la décision forte sur le principe du départ à la retraite des notaires qui, jusque-là, exerçaient à vie’’.
En ce qui concerne le deuxième point relatif au concours, ‘’EnQuête’’ prend acte de la version du représentant du gouvernement. La Chambre des notaires du Sénégal va apprécier.
Par ailleurs, loin de cette polémique, le garde des Sceaux a livré une information qui ne va pas manquer de plaire aux aspirants à la profession. Selon lui, le chef de l’Etat a pris la décision de créer un nombre important de nouvelles charges, dont certaines seront réservées aux personnes nouvellement déclarées aptes à exercer la fonction. MOR AMAR

Soutien aux ASC : L’Oncav crée 10 000 points de transfert d’argent pour les jeunes

http://www.lactuacho.com Les acteurs du mouvement « Navétanes » étaient en conclave de deux jours à Kaolack plus précisément à Medina Baye. Les participants sont venus des 14 régions du Sénégal. La manifestation a été présidée par le président national de l’Oncav, Amadou Kane en présence de tous les présidents de l’Odcav et Oncav et les délégués.
Cette rencontre a pour objectif de créer des emplois dans le monde sportif.10 000 points de transfert d’argent au niveau de 7600 ASC sur l’ensemble du territoire pour un montant de 5 milliards.
Le Président National de l’Oncav, M. Amadou Kane a souligné que : « Nous sommes là pour organiser deux comités directeur d’information. La première, c’est une information sur tous les projets que nous avons .Comme vous le savez, nous avons beaucoup de projets porteurs d’espoir, création d’emploi, par rapport à la mini- Boulangerie ».
Et M. Kane de rajouter : « Le deuxième point, c’est par rapport au transfert d’argent, payement de facture. Depuis 2 ans, on avait ému l’idée de mettre en place une plateforme de transfert d’argent et payement de facture ».

M. Kane estime qu’ils ont signé une convention et on va mettre à leur disposition une plateforme de matériels d’exportation.

« Nous avons fait un business d’une valeur de 5 milliards. Et ça va créer 10 000 points de transfert d’argent au niveau de 7600 ASC que nous avons .En outre, nous voulons créer 150 points témoins. L’objectif est de démarrer d’ici la fin du mois de juillet. L’Oncav est une institution reconnue, utilité publique par l’Etat. La garantie de ce projet- là, c’est le gouvernement du Sénégal à travers le Fongip.
Nous allons mettre en place 20 points de transfert d’argent et de payement de facture et cela sera accompagné de carte monétique. Nous avons d’autres projets de renforcement de capacités dans le milieu éducation ».Khady Thiam

AGRO-INDUSTRIE : UN PROJET DE PLUS D’UN MILLIARD DÉMARRE À KEUR MOUSSA ET POUT

Thiès, 8 juil (APS) – Le projet agro-industriel SB-AGROIN financé à hauteur de plus d’un milliard de francs CFA, par la coopération italienne a démarré ses activités dans les communes de Keur Moussa et Pout (département de Thiès), a indiqué mardi, sa coordinatrice Giovanna Cantice.
Le projet Social Business et développement innovant de la filière agro-industrielle de la région de Thiès (SB-AGROIN), a commencé sa mise en œuvre, après une longue période de suspension, due à la pandémie du coronavirus, a dit sa coordinatrice, lors d’une conférence de presse.
Les bénéficiaires de cette initiative appuyée par l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) sont les groupements de femmes et de jeunes des deux communes de Keur Mousseu et Pout.
« Ce projet triennal (2019-2022) a pour objectif d’augmenter la production agricole des petits producteurs locaux mais aussi les produits agricoles transformés vendus sur le marché », a-t-elle dit.
Selon elle, SB-AGROIN introduira des techniques et équipements de production innovants dans six champs communautaires, dont cinq à Keur Moussa et un à Pout.
Le projet les accompagne également à la création et à la gestion d’entreprises sociales liées à l’agriculture.

Il accorde une importance capitale à l’accès à l’eau des producteurs locaux des zones d’intervention et à l’innovation agricole, à travers l’expérimentation des modules agritube dans les champs communautaires.

Il s’agit notamment d’une culture hors-sol, dans une solution minérale nutritive nécessitant 97% d’eau en moins que l’agriculture traditionnelle.
Mme Cantice annonce que les bénéficiaires directs seront formées au compostage, à l’agro-foresterie, au maraîchage et à la multiplication des semences de qualité.
« Les producteurs seront formés par les partenaires qui se chargeront, à leur tour, de démultiplier ces formations aux petits producteurs intéressés », a-t-elle précisé.
La responsable a insisté sur l’approche participative adoptée par le projet, afin de garantir la pérennisation de ses résultats.
Un fonds rotatif est prévu pour l’accès des bénéficiaires au crédit, pour leur permettre de démarrer leurs activités dans leurs propres champs.MF/ADI/ASB

EUX & NOUS -Les profondes mutations d’après crises PAR ROKHAYA DABA FALL

http://www.sudonline.sn La COVID 19 et l’odieux meurtre public de Georges Floyd. Deux évènements pour lesquels, différentes voix d’experts se sont élevées de tous bords pour, entre autres, prévenir des mutations profondes et inéluctables qu’ils vont entrainer. Ma voix est celle d’une indignée de première heure qui lance un grand cri du cœur, un appel à l’Afrique et aux panafricanistes afin qu’ils anticipent sur les grands changements prédits au lieu de les subir et ainsi trainer encore les peuples noirs d’Afrique et d’ailleurs dans des situations de discrimination, d’exclusion, de ségrégation, d’exposition aux maladies, de lynchage, de meurtres organisés, en somme des effets et impacts du racisme systémique qui règne dans la grande majorité des sociétés humaines
L’assassinat de Georges Floyd à Minneapolis (USA), le 25 Mai 2020, est un crime de trop contre l’humanité, un meurtre de trop contre la peau noire. Afro-Américain ou Afro descendants versus Euro-Américains ou Euro descendants, tous deux des immigrés en Amérique, sont en conflit de l’esclavage à l’institutionnalisation du racisme.
D’une seule voix l’Afrique a parlé en demandant aux instances des Nations Unies habilitées, d’inscrire un débat profond sur le racisme et ses manifestations violentes et sournoises.
Ensemble l’Afrique devra agir, parce qu’elle sait que la dignité de ses enfants, celle de l’Homme noir, est étroitement liée à la place qu’elle occupe dans le concert des Nations. Ce n’est pas hasard si le panafricanisme est né et a été porté surtout par les Afro descendants de la diaspora. Cependant, l’- heure est venue pour que le continent, d’une seule voix et à travers un programme d’action consensuel, s’unisse et porte le combat contre toutes formes de discrimination, d’exclusion, un combat contre l’ignorance qui divise la race humaine en plusieurs catégories selon la couleur de la peau.

La crise sanitaire et économique en cours a déjà sonné une alarme d’urgence en interpellant des postures que l’Afrique et ses décideurs ont adopté depuis des décennies sans mesurer leur impact sur le non-développement des pays subsahariens, en particulier.

La bagarre autour des masques, livrée entre certains pays « développés » et le fait que le premier partenaire de notre « sous développement », la France, ait déclaré ne plus alimenter nos réserves pharmaceutiques, constituent des signes annonciateurs de la grande mue sociale, économique et politique qui se prépare ou plutôt qui se déroule avec la persistance de cette pandémie. Ne pas se préparer à cette mue nous obligerait à la subir. Et nous ne pouvons nous permettre dans ce climat de déliquescence généralisée ou toutes les faiblesses sont mises à nu, de survivre à la pandémie en subissant toutes les mutations qu’elle aura entrainées.
L’Afrique devra, parler d’une seule voix et agir en tant que entité(s) pour s’indigner et dénoncer, mais surtout pour anticiper sur les profonds changements annoncés et plus encore, provoquer ces changements sous l’angle des intérêts de ses peuples. En somme, l’Afrique devra faire de la pandémie et de cette crise raciale exacerbée par les assassinats et meurtres publics, une série d’opportunités.

Quelles sont les postures à changer pour anticiper sur ces mutations ?

L’Afrique devra fondamentalement repenser son développement.
En tant que continent certes, mais en passant par ses entités sous régionales. Une sous-région comme l’Afrique de l’Ouest réunie autour de la CEDEAO devrait mobiliser toutes ses matières grises aussi bien dans le continent qu’au niveau de la diaspora pour revisiter le listing des priorités et gouverner son développement inclusif dans le cadre d’une intégration régionale effective.
Une des raisons qui interpelle l’approche sous régionale a été révélé notamment par une des leçons à tirer de la fermeture des frontières étatiques, comme mesure phare de prévention et de lutte contre la pandémie. En effet, la fermeture des frontières administratives ne peut être effective et productive que si une autosuffisance autant alimentaire que sanitaire et une performance du système éducatif sont assurées. Si les limites frontalières sont repoussées pour englober la sous région, alors les effets d’une récession économique d’une insuffisance alimentaire et nutritionnelle seront amoindris. Par ailleurs, la possibilité de gérer de façon souveraine les flux monétaires permet de mieux envisager autant le secteur de la santé que celui de l’Action sociale. Aussi, la région de l’UEMOA devra vivement se concerter afin que la survenu de l’ECO soit celle de la CEDEAO et non un simple remplacement du FCFA au sein de l’UEMOA.
En ce qui concerne l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle, le moment a sonné pour l’Afrique de mutualiser ses plans, stratégies et programmes dans leurs aspects qui ont le mieux marché. Au niveau de la production, la Grande Offensive Agricole pourla Nourriture et l’Abondance (GOANA) reste à biens des égards, figure d’exemple. En amont, au niveau, et de la gestion foncière et de la recherche, la sous région devrait créer des cadres de collaboration des services, d’autonomie assurée quant à leur financement. D’une part, la mutualisation des cadres et services de recherches permettra de juguler les coûts de cette activité à haut rendement, mais à financement de base difficile pour chaque pays pris individuellement. D’autre part, la mutualisation des réflexions sur le foncier, pourra certainement sauvegarder les terres des accaparements de tout acabit.
En somme, au niveau de la CEDEAO, les leaders des 8 pays qui la constituent, devraient aisément comprendre que leur leadership s’évaluera dans leur capacité de transformer les défis mis à nu par la pandémie en opportunités de développement de leur « pays » qui désormais ne peut s’entendre que dans celui plus global de la sous région.
La deuxième posture de l’Afrique consiste à tirer profit de ces lendemains qui chamboulent tous les équilibres géopolitiques pour sortir de son paradoxe de continent le plus Riche du Monde où vivent des Peuples parmi les plus Pauvres de l’Humanité. Pour relever ce paradoxe, les contrats d’exploitation des ressources naturelles devront être revisités et renégociés, une opportunité permise par la crise à ne pas rater. Ce n’est que par le biais de ces renégociations qu’un système endogène et durable de financements et d’investissements de l’Agriculture sera établi. C’est aussi par ce biais que des avenues de refondation de la coopération internationale seront érigées pour prendre en compte les intérêts de l’Afrique.
Enfin, la pandémie a permis de mieux nous imprégner des innombrables réserves médicinales naturelles de l’Afrique. L’Afrique, à travers le Congo et le Cameroun, a toujours secondé l’Indonésie dans la fourniture d’écorces d’où est extrait la quinine naturelle, une substance sans impact négatif sur l’- Homme contrairement aux synthèses chimiques alimentaires et médicinales qui ont largement remplacé tous les produits naturels. C’est le moment de bâtir et développer la « Souveraineté Sanitaire Africain (SSA) » à partir des connaissances traditionnelles et des ressources naturelles ; il s’agit bien de SSA et non de « Médicine Traditionnelle », une appellation à connotation souvent négligée, dérisoire ou même rendue méprisante par rapport à la médecine dite « moderne ». La SSA est plus une question de volonté politique qu’un problème de moyens quelconques. Cette SSA constitue un des piliers de notre fierté identitaire et notre désir commun d’appartenir à une entité qui fonctionne et occupe une place respectable et respectée dans le concert des nations.
Au niveau des individus et des organisations panafricanistes, l’histoire nous enseigne que le mouvement panafricaniste englobe déjà plusieurs générations qui sont mortes ou vivent encore dans une Afrique soumise ou, partout ailleurs dans le monde, se heurtent à des faits de ségrégation, d’exclusion et de discrimination multiples allant jusqu’aux meurtres et assassinats. L’histoire nous enseigne aussi que le leadership continue de constituer un handicap certain à la réalisation du commun vouloir, partagé par tous à travers ces générations, à savoir, la création des « États Africains Unis » (EAU). Il est donc temps de changer de posture en participant sans calcul à l’épanouissement de toute personne, toute organisation, tout mouvement panafricaniste, afin que tous ensemble, sous des leaderships multiples et diversifiés, atteignions enfin l’objectif commun, les EAU.
Nos Organisations continentales et sous régionales demeurent des cadres de la cause panafricaniste. L’action marginale qui se développe partout devra être accompagnée par celle au sein de ces entités grâce à une disponibilité sincère et gratuite de l’expertise panafricaine périphérique. Demeurer à la marge des instances de décisions pour le continent, les sous régions ou les pays, ne milite pas dans le sens de l’obtention de notre désir commun. L’expression de ce désir commun par certains des décideurs du continent à l’occasion de discours qui font date au niveau des grandes instances Onusiennes, comme à dates échelonnées, le discours de Robert Mugabe, de Mobutu Seseko, de Maky Sall et tant d’autres encore, indiquent clairement la nécessite de faire corps avec les instances de décisions pour hâter l’atteinte de notre objectif commun, les EAU.
Le mouvement panafricaniste est dans sa diversité, resté très intellectuel au niveau des classes moyennes. A travers des projets et activités dans les systèmes de Santé, de l’Agriculture et de l’Éducation, trois grands secteurs que la pandémie COVID 19 a sérieusement secoués, la grande masse aura une vision palpable de la noblesse de la cause, la seule qui nous motive, les EAU.
Ces 6 changements de postures autant au niveau des pays des sous régions, du continent, que des panafricanistes et de leurs différentes organisations, forment les séries de bonnes Gouvernances de notre développement, un ensemble de requis qui s’impose pour anticiper sur les changements prévisibles propulsés par la pandémie COVID 19 et l’arrogante démonstration du racisme systémique

Educ’Action : Un projet d’aide aux élèves défavorisés lancé

http://lesoleil.sn Le coronavirus a chamboulé le calendrier scolaire national. Pendant cette pause de trois mois observés, des jeunes se sont mobilisés à travers un projet (Educ’Action) de soutien scolaire aux élèves défavorisés des classes de primaires. Sous la coordination de René Edouard Mendis, 50 parrains ont pu donner des kits scolaires à des jeunes de l’école Keur Madiabel de Kaolack.
L’engagement communautaire de René Edouard Mendis, sensible à la question éducative, a suscité une levée de fonds pour aider ces jeunes élèves de Keur Madiabel. « L’école primaire de Keur Madiabel située à Kaolack m’a fait l’honneur de me désigner comme parrain. Partant de cela, j’ai décidé de lancer, à titre personnel, une initiative solidaire de parrainage scolaire, afin de soutenir les écoliers les plus défavorisés de l’école et participer ainsi, à l’amélioration du cadre socioéducatif de la communauté de Keur Madiabel », explique René, par ailleurs program associate à Social Change Factory.
« J’ai collaboré avec l’administration et les référents scolaires, avec qui nous avons minutieusement choisi un nombre de 120 écoliers : 50 étant en CM2 et dans toutes les autres classes du primaire, du CI au CM1 précisément, nous avons sélectionné 10 élèves. Ce qui fait un total de 100 élèves. Les 20 élèves restants sont ceux dont les parents n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour assurer convenablement l’éducation scolaire de leur enfant », détaille-t-il à propos du choix des élèves.
Les kits scolaires distribués ont été élaborés en fonction des besoins des écoliers. Il contient un sac, des masques et un matériel scolaire complet garantissant la reprise des cours en toute sérénité pour un coût symbolique de 6 000 FCFA par parrain. « Les personnes souhaitant parrainer, envoient le montant et remplissent un formulaire pour plus de transparence et au fur et à mesure, l’information est vulgarisée et des parrains se manifestent », précise René, l’initiateur du projet Educ’Action.
Le jeune diplômé en sciences politiques et relations internationales a joué sur ses relations surtout sur les réseaux sociaux pour rassembler des parrains autour de lui.
La phase post-parrainage est aussi importante, ainsi René suggère à tout parrain, de suivre l’évolution et la progression de l’écolier. Ce suivi permet de renforcer à moyen et long terme l’éducation scolaire et d’engendrer des résultats positifs. Même si l’aspect symbolique compte beaucoup, le suivi est nécessaire. Certains parrains ont décidé justement de garder le contact avec les écoliers parrainés et leur famille et cela ne peut qu’être bénéfique et productif.La rédaction web du soleil

Covid-19 : Gilead dit avoir fixé le prix du remdésivir “en dessous de sa valeur”

https://www.financialafrik.com Fort des doubles feux verts américain, européen et de la non objection de l’Organisation Mondiale de la Santé, le remdesivir est le seul remède encore en lice contre le coronavirus suite au barrage contre le protocole Didier Raoult et aux essais déclarés non concluants d’autres thérapies alternatives. La perspective offre à l’action Gilead (GILD), négociée le 6 juillet autour de 73 $, d’être sous les feux des projecteurs. Après un bond de 17, 5% depuis le début de l’année, la pharmaceutique, qui nage loin de la tendance baissière générale (l’indice S&P 500 est en repli de 2%), devrait encore progresser au vu de l’engouement suscité.
Un prix en dessous de la valeur réelle
Gilead entend commercialiser sa formule à 2340 $ (1, 3 million de Franc CFA) pour un traitement de cinq jours (qui utilise 6 flacons) pour les patients en dehors de l’assurance privée américaine et 3120 $ pour les assureurs privés. Ce prix a été déterminé en partie sur la base de la baisse des jours d’hospitalisation, de quatre jours en moyenne, constatée dans les premiers résultats de l’étude chez des patients hospitalisés souffrants de COVID-19. “En prenant l’exemple des États-Unis, une sortie d’hôpital plus précoce entraînerait des économies d’environ 12 000 $ par patient”, écrit Daniel O’Day, PDG de Gilead Science, dans une lettre ouverte en réponse aux polémiques sur le prix du médicament. Et de préciser.
“Nous avons décidé de fixer le remdesivir bien en dessous de cette valeur. Pour garantir un accès large et équitable à un moment où les besoins mondiaux sont urgents, nous avons fixé un prix de 390 $ par flacon pour les gouvernements des pays développés. Sur la base des schémas de traitement actuels, la grande majorité des patients devrait recevoir un traitement de 5 jours en utilisant 6 flacons de remdesivir, ce qui équivaut à 2 340 $ par patient”, poursuit le directeur général.
La société s’est également associée à des fabricants de médicaments génériques dans des marchés en développement où les traitements devraient coûter moins de 500 $. Les pays africains qui rencontrent beaucoup de succès avec la chloroquine, médicament à bon marché (10 euros la plaquette) leur permettant jusque-là de présenter le taux de mortalité le plus faible au monde lié à la pandémie covid-19, adopteront-ils la vieille recette anti-plaudéenne pour le générique d’un médicament dont l’efficacité fait encore l’objet d’un débat ?
Bref, le potentiel de vente de Remdésivir dépendra dans tous les cas du temps d’attente dans le développement d’un vaccin contre le covid-19. En attendant, l’on peut dire que le médicament de Gilead est une denrée rare puisque 92% du stock disponible a déjà été acheté par le gouvernement des USA, l’Allemagne et le Royaume-Uni pensant en faire de même.
Mais, en dépit de l’engouement mondial autour de Remdésivir, il ne devrait représenter, selon les analystes, qu’une infime proportion (2 milliards de dollars) des 23 milliards de dollars de chiffres d’affaires attendus cette année par Gilead.  Albert Savana

110 nouveaux cas dont 23 communautaires, 74 guéris 4 décès, 2418 personnes sous traitement

iGFM-(Dakar) Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a informé ce mercredi 8 juillet que le Sénégal a enregistré 110 nouveaux cas de contamination au Covid-19 dont 23 cas issus de la transmission communautaire. Le ministère a également précisé que 74 patients sont déclarés guéris.
«Sur 788  tests réalisés, 110 sont revenus positifs. Il s’agit de 87 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé,   23 cas issus de la transmission communautaire. Par ailleurs, 74 patients sont testés négatifs et déclarés guéris. Trente-quatre (37 ) cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar. 4 nouveaux  décès liés à la covid-19 ont été  enregistrés mardi 7 juillet. L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement. A ce jour, le Sénégal a enregistré  7657 cas positifs à la Covid-19 dont 5097 guéris, 141 morts, 1 évacué et 2418 personnes sont encore sous traitement», a déclaré le Directeur de la prévention du ministère de la santé, El Hadji Mamadou Ndiaye.

Covid-19/Les techniciens de la santé boycottent les prélèvements à partir de mercredi.

https://www.dakaractu.com Les agents et plus précisément des techniciens de la santé affiliés à la Cnts/FC, sont montés au créneau ce mardi, pour dénoncer leur statut dans la fonction publique. Face à la presse, les agents de la santé après avoir montré leur ras-le-bol, ont décidé de ne plus faire de prélèvements pour la covid-19 à partir de mercredi et une batterie de mesures pour exiger le Chef de l’État à respecter ses engagements sans quoi, ils sont prêts à aller au front et adviendra que pourra. C’est Cheikh Seck, le SG du cadre unitaire des syndicats de la santé qui a lu le mémorandum pour alerter le gouvernement…

Grève du Sytjust : Les droits-de-l’hommiste invitent l’Etat et les syndicalistes à reprendre le dialogue

https://www.seneweb.com La Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho), la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) et Amnesty International/Sénégal, qui sont préoccupées par la grève observée par les travailleurs de la justice depuis le 15 juin 2020, et qui a entraîné la paralysie de fait de toutes les juridictions du pays, appellent l’Etat et le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) à reprendre les négociations pour mettre fin à cette grève.
Dans un communiqué de presse parvenu à Seneweb, Seydi Gassama, Assane Dioma Ndiaye, Sadikh Niasse et leurs camarades font constater, pour le regretter, que ce mouvement d’humeur «a de graves conséquences sur le droit des citoyens à un service public de la justice continu et de qualité. Les droits des personnes privées de liberté sont particulièrement affectés par cette grève».
Ils exhortent ainsi l’Etat du Sénégal à «reprendre sans condition le dialogue avec le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), pour trouver une solution à leurs revendications légitimes» et à «respecter les engagements pris lors des négociations avec les syndicats des travailleurs, pour éviter les grèves récurrentes que connaissent tous les secteurs de la Fonction publique et qui ont de graves incidences sur les droits humains».

CISSE LO Balance Un Nouvel Audio : «Il N’y A Aucun Montage, C’est Moi Qui Les Ai Insultés Et Je N’arrêterai Pas…»

http://www.walf-groupe.com Le premier vice-président revient à la charge. Loin d’être ébranlé par la vive polémique que ses insanités ont suscitée, Moustapha CISSE LO  revendique les enregistrements et indique qu’il ne va pas se taire.

« il n’y a aucun montage, c’est moi qui les ai insulté et je n’arrêterai pas, ils n’ont qu’à me  porter plainte… », assure-t-il tout en balançant de nouvelles insultes.

Mêlant Touba à ses revendications, le député qui ne s’est pas prononcé sur son exclusion, indique être combattu par Macky SALL et son épouse qui ont demandé à Farba NGOM et Yà akham MBAYE de s’en prendre à tous les membres fondateurs de l’APR.
A noter que ce lundi 6 juillet, la commission de discipline de l’APR a acté l’exclusion de Moustapha CISSE LO. Le même jour, le Bureau de l’Assemblée nationale s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer le «salmigondis d’insanités, d’injures publiques, de diffusion de fausses nouvelles et de diffamations» du député.

Exclusion de Cissé Lo : ces gros déballages à venir qui menacent de déstabiliser le régime de Macky

https://www.pressafrik.com Le parti du président Macky Sall, Alliance pour la République (APR) traverse à nouveau une période sombre qui a débouché lundi 6 juillet 2020, à l’exclusion de Moustapha Cissé Lo, un des membres fondateurs de la formation politique. Cela, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux des éléments audios dans lesquels, le député profère des insanités à l’endroit de deux de ses camarades de parti, Yakham Mbaye et Farba Ngom.
Macky Sall, président du parti, a donc saisi la commission de discipline qui a acté l’exclusion de son compagnon de longue date. À l’analyse de cette situation, des politologues estiment que des guerres de leadership, la non-structuration du parti et le mauvais management sont à l’origine de ce problème. Non sans oublier de mentionner les conséquences que cela pourrait engendrer dans la formation politique.
« Quand on regarde la configuration de l’Alliance pour la République, on est en droit de se poser de nombreuses questions étant donné que ce parti, depuis son accession à la magistrature suprême, fait face à une crise interne et profonde. Mais également à des guerres de leadership. Selon moi, cela est dû à la non-structuration de cette formation politique. C’est la raison pour laquelle, on a un principal leader qui est au sommet et qui n’est autre que le président de la République, Macky Sall et autour de lui, un conglomérat de responsables qui ont du mal à pouvoir mieux s’identifier et par rapport à leurs différentes localités. On ne sait pas qui est qui. Et on a l’impression qu’on a en face de nous une armée mexicaine sur laquelle le président ne compte pas trop. Si on regarde la démarche de Macky Sall, on a l’impression qu’il mise beaucoup sur la coalition BBY que son parti », a d’emblée fait savoir Abdoulaye Mbow, journaliste spécialisé dans les questions politiques.

Doudou WADE : «Rien N’interdit À Moustapha CISSE LO De Garder Son Poste De Député»

http://www.walf-groupe.com Désormais ex-membre de l’Alliance pour la République dont il a  été exclu, hier, Moustapha Cissé Lô devra entamer un autre combat. Celui  du maintien de son mandat de député à l’Assemblée nationale.
Mais selon Doudou Wade, Président du groupe parlementaire des libéraux lors de 11ième législature, la Constitution du Sénégal est très claire malgré qu’il ait démissionné de son poste de 1ier vice-président du parlement. «Rien ne l’interdit de garder son poste de député. Il peut continuer à siéger à l’Assemblée nationale. Rien ne l’interdit, ni la Constitution, ni le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il est exclu de l’alliance pour la République et non de l’Assemblée nationale»,  précise Doudou Wade.
Mais, pour un probable combat de destitution de cet ancien parlementaire de la Cedeao par ses collègues, Doudou Wade souligne que, vu le fonctionnement de la démocratie au Sénégal, il reste pessimiste. Parce que, soutient-il, tout est possible. «Je ne dirai pas que ce n’est pas possible. Il est même possible que le gouvernement du Sénégal et son Assemblée nationale décident d’ôter un citoyen de sa nationalité»,  ironise-t-il tout en réaffirmant que Moustapha Cissé Lô est encore et demeure député tant qu’il n’a pas démissionné ou n’est pas décédé. «Dans la situation actuelle, il demeure député. Ses collègues sont libres d’engager la bataille de sa destitution. On peut contraindre une personne à abandonner même son épouse»,  laisse-t-il entendre.
En effet, au regard des articles 60 de la Constitution et 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est clair comme eau de roche que seule la démission d’un député de son parti est constitutive de la perte de son mandat. «Tout député qui démissionne de son parti, en cours de législature, est automatiquement déchu de son mandat. Il est remplacé dans les conditions déterminées par une loi organique», prévoit le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Par contre,  «aucune autre disposition législative ou réglementaire ne prévoit la déchéance d’un parlementaire de l’Assemblée nationale, en cas d’exclusion de sa formation politique, pour quelle que raison que ce soit», lit-on dans le même texte.

La frustration de Cissé a pour origine la volonté de Macky d’écarter ses militants de la première heure

A l’en croire, la cause de cette frustration, si on en revient à la personne et la personnalité de Cissé Lo, lui-même a eu à dire qu’il est resté pendant plusieurs mois sans entrer en contact avec le président Macky Sall. Lui, ce qu’il cherche, c’est de rencontrer le président peu importe comment. Qu’il le rencontre qu’il ne le rencontre pas, c’est un problème entre deux responsables de même parti.
L’analyste politique, Bacary Domingo Mané a fait le même constat. Difficile d’expliquer l’origine de cette frustration, sans pour autant parler de la mise à l’écart des militants de la première heure. « On peut retrouver cette frustration dans cette volonté inébranlable de Macky Sall de se séparer des militants de la première heure. Ce sont des gens qui étaient là depuis le début  et qui on fait de long chemin avec Macky Sall ».

On peut comprendre la frustration de Cissé Lo

L’autre constat est que le président Macky Sall s’est entouré de nouveaux amis. Quelque part, ses militants de la première heure ne peuvent pas gober cette mise à l’écart des instances du parti et de la gestion du pouvoir. « Quoi qu’on dise, le président de la République et en même temps le président de l’Apr, aurait pu valoriser ses anciens compagnons en les consultant de temps en temps sur des problématiques qui concernent la marche du pays. Mais ce n’est pas le cas ».
Par le passé, a-t-il poursuivi, Cissé Lo tentait à voir le président de la République, mais toutes les portes lui sont formées. « On peut comprendre aujourd’hui  sa frustration. Et même si ses injures se sont retrouvées dans l’espace public, il semble que c’était dans un cadre privé. Bref, l’un dans l’autre, ça explique que ses compagnons ne sont pas contents du management du parti par le président de l’Apr, Macky Sall ».
A en croire Bacary Domingo Mané, il faut s’attendre à d’autres actions. Peut-être qu’il y a d’autres personnes tapies dans l’ombre. Avec la succession de Macky Sall, il y a des noms qui sont mis sur la place publique. Il y a le clan de l’ex-ministre des Finances, Amadou Bâ, de l’autre côté le clan de Mimi Touré. A l’intérieur du parti, il y a sûrement des gens qui veulent succéder à Macky Sall. Donc le jour où ses gens vont poser de tels actes, c’est clair qu’on va les exclure.

Les conséquences de l’exclusion de Cissé Lo

Ces analystes politiques sont tous d’avis que l’exclusion de Cissé Lo peut avoir des conséquences au sein de l’Apr, mais aussi dans la gestion du pouvoir. M. Mbow fera d’abord la comparaison avec le régime de Wade. « Quand on fait la jonction entre Abdoulaye Wade, son Parti démocratique sénégalais et avec l’Alliance pour la République, il y a des points de similitude à une période donnée de la gestion de pouvoir. Entre 2009 et 2010, Wade aura constaté des départs de responsables ».
Et de poursuivre  : « Aujourd’hui, il y a les deux Moustapha (Diakhaté et Cissé Lo) qui sont exclus. Effectivement, ils peuvent belle et bien paralyser la gestion de Macky Sall. C’est cela la principale conséquence. Car quoi qu’on puisse dire, celui qui a été vice-président de l’Assemblée nationale durant la 12e et 13e législature, jusqu’au jour où il a décidé de démissionner. Et celui qui a été par deux mandats consécutifs président de la Commission de la CEDEAO, il est sûr et certain qu’il est assis sur des dossiers. Il pourrait élever la voix pour dénoncer comme il l’a fait au moment où il n’était pas encore exclu. Il a parlé des surfacturations dans le Train Express Régional, d’une nébuleuse affaire dans la réfection du Building administratif et également le problème du foncier qui est une bombe sociale. Sans oublier les autres scandales liés au trafic de drogue, à l’origine de la forte présence des immeubles qui poussent à Dakar et le détournement de deniers publics ».
Pour M. Mané, c’est le pouvoir de Macky Sall qui va s’affaiblir. « Ce sont des anciens compagnons, des militants de la première heure. Ça veut dire qu’ils connaissent beaucoup depuis la marche dans l’opposition jusqu’à la gestion du pouvoir. Or quand le management est à l’origine de ces frustrations, le danger est que ces gens en savent trop. Ce qu’ils savent du président Macky Sall, risque de retrouver sur la place publique. C’est ça le danger. Et à partir de ce moment, il faut faire gaffe. Que des gens du pouvoir s’offrent en spectacle, c’est pas bon pour l’image du pays. Ca risque de distraire le président Macky Sall qui déjà face à la covid19. On sait que l’économie est à terre. Si Macky Sall ne prend pas la responsabilité d’arrêter l’hémorragie, le sang va couler. De révélations à révélations, c’est le pour de Macky Sall qui va s’affaiblir ».
Moustapha Cissé Lô a été exclu lundi des instances du parti de l’Alliance pour la République (Apr), à la suite de la réunion de la Commission de discipline dudit parti. Cela fait suite à la diffusion d’éléments audios dans lesquels il profère de « graves insultes » à l’encontre de son collègue député Farba Ngom et du Directeur général du quotidien Le Soleil, Yakham Mbaye. Ces deux responsables de l’Apr l’auraient accusé de détournement de fonds d’un marché destiné à la filière arachide. Ce mardi, Cissé Lo a été également exclu du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar.Salif SAKHANOKHO

Mamadou Kany BEYE, Maire De Ndoulo : «CISSE LO A Été Le Premier À Me Dire Que Macky Mettrait Khalifa En Prison Si…»

http://www.walf-groupe.com Le responsable politique, exclu du Parti socialiste (PS), est très remonté contre le régime du président SALL. Mamadou Kany BEYE qui se désole des insanités de Moustapha CISSE LO, trouve que le comportement de l’ancien président du Parlement de la CEDEAO est le reflet de la façon dont le régime de Macky SALL fonctionne
«Ces comportements dignes de vrais sauvages démontrent que ceux qui nous gouvernent ne sont pas dignes d’être au sommet de l’Etat. Très peu de Sénégalais sont surpris par l’attitude des gens qui entourent Macky SALL. En vérité, Farba NGOM, Yakham MBAYE et Moustapha CISSE LO ne méritent même pas d’être chefs de quartier dans ce pays», martèle-t-il dans les colonnes de L’As
Selon le maire de Ndoulo, c’est l’image du Sénégal qui en pâtit. «Les Sénégalais ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes parce qu’ils ont élu des gens incapables de diriger ce pays. Les Sénégalais n’ont pas encore assez de maturité pour distinguer les hommes capables de conduire les destinées de cette Nation. Jadis, les vrais hommes d’Etat se distinguaient facilement, même en apparence. Mais aujourd’hui, vous avez envie de vomir quand on vous présente un ministre, un député, un ambassadeur ou un quelconque autre responsable. C’est pitoyable», se désole Mamadou Kany BEYE.
En venant au cas de Moustapha CISSE LO, Kany BEYE en dresse un portrait très peu reluisant.  «Moustapha CISSE LO n’a surpris personne. Comment croire en quelqu’un qui a voulu manger à toutes les sauces servies par les différents régimes ? C’est un homme sans vergogne qui a été au Parti socialiste (PS), ensuite au Parti démocratique sénégalais (PDS) et maintenant à l’Alliance pour la République (APR). CISSE LO a été le premier à me dire au Point-Chaud, sur le Boulevard de la République, que Macky SALL mettrait Khalifa SALL en prison si ce dernier osait se présentait à l’élection présidentielle», dit-il. Avant de prédire de sombres jours pour les protagonistes. «Pour Farba NGOM qui ne mérite même pas d’être un planton. Il démontre que Macky SALL est entouré par des gens sans vergogne. Mais il y a un adage qui dit : ‘’dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es’’. Farba NGOM, Yakham MBAYE et Moustapha CISSE LO peuvent s’insulter et proférer autant d’insanités qu’ils veulent, parce qu’à la fin du règne de Macky SALL, ils finiront tous en prison», présage Mamadou Kany BEYE

Pr Malick Ndiaye : «Un jour, j’ai surpris Farba Ngom en train d’engueuler un agent de l’administration au palais»

IGFM – Invité de l’émission « Info du matin », de la TFM, le professeur Malick Ndiaye a soutenu que le Sénégal n’est pas anéanti par le coronavirus, mais par l’accaparement. Il raconte qu’un jour, il a surpris dans les couloirs du palais Farba Ngom en train d’engueuler un agent de l’administration…

Insultes de Cissé Lo : ”Macky sall est le seul responsable de ces dérives”, selon juge Dème

https://senego.com L’ex juge Ibrahima Dème s’est prononcé sur l’affaire du député Moustapha Cissé Lo qui a aspergé de propos injurieux Yakham Mbaye et Farba Ngom. Pour lui, les autorités politiques ou étatiques ne mesurent pas à juste titre l’importance de leurs fonctions.

Mise en cause…

Selon l’ex juge Ibrahima Hamidou Dème, jusqu’a présent, il n’a pas entendu le mise en cause sur ces faits. Il y a eu des enregistrements qui ont été portés à l’attention de l’opinion publique mais il n’a pas encore entendu Moustapha Cissé les confirmer.

Fonctions…

” Elus (député, maire, etc), magistrats ou des personnes qui exercent des fonctions exécutives, je pense qu’ils doivent être astreints à une certaine élévation”, déclare le juge Déme.

Unique responsable…

” Le seul et unique responsable de ces dérives, c’est le président de la République, Macky Sall, pour les avoir choisis. Aussi doit-il en tirer les leçons. Sa responsabilité est entière sur cette affaire”, ajoute Ibrahima Dème.

Ces insultes ont été sorties dans le but de capoter le déjeuner entre Cissé Lo et le Couple présidentiel ce mardi.

https://www.jotaay.net Le journaliste Pape Alé Niang redoute un complot de Yakham Mbaye et Farba Ngom contre Moustapha Cissé Lo.
Pape Alé Niang qui ne voulait pas rentrer dans les détails, pense que ces insultes ont été sorties dans le but de capoter le déjeuner entre Cissé Lo et le Couple présidentiel ce mardi.
A en croire le journaliste qui était l’invité de “Matin Bonheur”, la rencontré a été organisée par Marieme Faye Sall qui l’avait appelé directement pour fixer le jour du tête-à-tête avec le chef de l’Etat. “Moustapha Cissé devait déjeuner ce mardi avec le couple présidentiel. Il a été appelé au Téléphone par Marieme Faye Sall”, révèle le journaliste.
Pape Alé Niang qui voulait aller au delà des insultes proférées par Cissé Lo pour savoir les véritables motivations, s’est interrogé sur ces avalanches d’audios sur les réseaux sociaux. Pourquoi attendre ce moment pour les faire sortir ?
Il a rappelé également que la diffusion de discussion privée est condamnée par la loi.

Moustapha Cissé Lo exclu du Groupe Parlementaire de Benno Bokk Yaakaar

Le Groupe Parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar de l’Assemblée nationale, groupe politique, composé de toutes les forces de la majorité présidentielle sous le leadership lucide de Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la coalition, adhère totalement et s’approprie sans réserve le communiqué rendu public le lundi 06 juillet 2020 par le Bureau de l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, le Groupe prend acte de la décision unanime de la commission de discipline de l’Alliance Pour la République (APR) d’exclure définitivement Monsieur Moustapha Cissé LO du parti.
En conséquence, Monsieur Moustapha Cissé LO n’appartient plus au Groupe Parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar.Fait à Dakar le, 07 juillet 2020.Pour le Groupe Parlementaire BBY, Le Président Aymérou GNINGUE

Macky Sall est-il capable de faire de l’économie post-covid ? Par Mamadou Lamine Diallo

http://yerimpost.com Macky Sall a annoncé qu’il a abandonné la bataille sanitaire pour celle de l’économie. J’en doute pour trois raisons :
La première, il n’aime pas la discussion, le débat contradictoire. Or, le débat est une condition de la vérité
Deuxièmement, il a horreur de l’esprit scientifique comme 95% de ceux qui prétendent faire de la politique au Sénégal. Celui-ci écarte l’orgueil et privilégie les résultats de l’expérience ainsi qu’une démarche rationnelle, non subjective ; le PSE est à ranger.
Troisièmement, pour lui l’économie c’est la coopération internationale ou l’art de capter les fonds des PTF.
Il se trompe et avec lui BBY. L’économie, c’est d’abord une enquête dans le but d’une utilisation optimale, sous des contraintes, des ressources disponibles avec des objectifs explicites.
Pour Tekki, c’est l’industrialisation planifiée de notre pays dans des filières déterminées pour résorber le chômage de masse des jeunes et créer des emplois décents.. Et à partir de là,   la politique de l’Etat est d’agir sur les quatre types de capital (capital social, capital naturel, capital humain et capital technique) par des investissements et des systèmes incitatifs pour atteindre ces objectifs.
L’enquête exige de tirer les leçons de la covid 19 pour les secteurs modernes et informels de notre économie. Pour notre part, cette réflexion a commencé. J’ai proposé neuf leçons dans une première contribution et une tribune sur la dette des Etats africains.
Les ministres chargés de l’économie de Macky Sall ainsi que les pontes de BBY ont peur de débattre. Ils préfèrent par orgueil s’arcbouter au PSE pour 2035 pour les premiers et les autres  me dénigrer avec une haine tenace et injustifiée. Ils ne supportent pas que je refuse de capituler devant les thèses darwiniennes de l’Occident, une bande de petits complexés. Pour eux, leurs parrains européens ont la science infuse. Pour moi, la science ignore la race ou les différentes cultures fabriquées par les peuples. Je demande aux patriotes responsables de ce pays d’accepter un débat sur l’industrialisation pour défendre la vie,   autour de l’eau, l’alimentation, la santé et le cadre de vie.
En attendant, Macky Sall qui a abandonné le champ de bataille sanitaire ferait mieux de rétablir le poste de premier ministre et d’éviter cette dualité entre les ministres des finances et de l’économie. Sinon dans quelques mois, il va abandonner le champ de bataille économique qu’il prétend engager désormais.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki

LA DÉMOCRATIE RECULE PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Par un étrange paradoxe les démocrates quittent la scène lassés et abasourdis par l’affligeante pauvreté du spectacle qui s’offre. Signe des temps, le débat s’appauvrit faute de savoir remplacé par un « vernis de savoir pour se faire valoir » comme le disait le philosophe de la Renaissance Montaigne, dans son œuvre majeure  : « Les Essais ».
La démocratie faiblit, recule et se cache. Pourquoi  ? « Parce que la démocratie est un mauvais système », répond l’homme politique anglais Winston Churchill qui s’empresse toutefois de nuancer  : « mais elle (la démocratie s’entend) est le moins mauvais de tous les systèmes ». A-t-elle montré ses propres limites  ? Est-elle essoufflée  ? A l’échelle planétaire sont arrivés au pouvoir par des voies démocratiques des hommes politiques hostiles à la démocratie. L’essentiel pour eux c’est d’atteindre la cime à l’image du singe qui s’agrippe à la branche. Peu importe donc les moyens utilisés. Danger  ? Oui.
A quoi ressembleraient les sociétés humaines sans instances de délibération sur les « affaires de la cité »  ? La liberté de parole, conquise de haute lutte, dévoile les maux de l’humanité dans un débordement frénétique, sans tenue, ni retenue. Le jeu politicien tue l’enjeu politique. Les calculs envahissent l’espace publique qui se transforme en estrade de pugilat peuplée de « grandes gueules ».
Et pourtant elle avait fière allure à ses débuts, la démocratie. Tout le monde la vantait tant la majorité gouvernait sans écraser la minorité dont les droits étaient préservés. Maintenant l’édifice se craquelle. Les honnêtes gens se claquemurent, préférant s’écarter plutôt que d’assister à une dégradante comédie de boulevard. Plus rien ne paraissant normal, des pratiques que la morale réprouve s’érigent en petites vertus  : le mensonge est toléré, le vol, la cupidité, l’injure, le parjure, l’invective ne soulèvent plus d’objection.
La forfanterie qui s’étale au grand jour, semble ne déranger personne. Les vices deviennent majoritaires dans une société en manque de probité. La configuration de l’avenir reste d’autant plus incertaine que les visages de sagesses se raréfient. Le cynisme s’installe dans la durée. Même si des actions choquantes et impudentes se déroulent au quotidien, elles indignent de moins en moins. Grave. Parfois même les auteurs de ces actes répréhensibles trouvent dans l’opinion des « défenseurs » prêts à soutenir l’insoutenable légèreté.

Le Sénégal est-il à ce point permissif  ? A quelle grandeur de vie pouvons-nous aspirer si chaque jour nous observons un délitement des liens sociaux  ? De multiples facteurs se combinent pour détricoter notre tissu social  : malaises de vie, désoeuvrement, absence de perspectives, chevauchement de générations, perte de pouvoirs d’achat et d’autorité, dilution des responsabilités, inégalités, injustices et accaparement des biens.

Les sources de pouvoirs sont littéralement prises d’assauts par des gens incompétents et dépourvus d’humanité qui masquent leur incurie par une grandiloquence repoussante. Les crises à répétition que nous vivons déchirent la société et fragmentent sa cohésion entraînant un repli identitaire qui menace des équilibres déjà fragilisés. Qu’avons-nous en commun  ? L’Etat, censé nous sécuriser et nous protéger surtout en ces temps de tourments. Des institutions fortes, au-dessus de tous soupçons, incarnées par des hommes d’envergure attachés aux valeurs de transparence, d’équité et de stabilité.
Ces hommes existent-ils encore dans notre cher Sénégal  ? En vérité, ces serviteurs se mettent en retrait pour éviter les télescopages. Qui plus est, parce qu’ils ne se fréquentent pas entre eux, ils vident des « lieux » qu’occupent sans vergogne d’autres mus par des non valeurs. Ces derniers n’obéissent à aucune règle. Leur empressement à conquérir des positions les disqualifie parce que discrédités. Devant les forfaitures qui se multiplient, les spéculations se focalisent plus sur les agissements de certains que sur la solidité de notre architecture institutionnelle.
De ce fait, les partis politiques ne sont que des associations privées alors que l’Etat nous représente et notre premier devoir en tant que citoyens, de surcroit républicains, est de travailler à le pérenniser parce que son rayonnement transcende nos prismes partisans.
Alors pourquoi gloser sur les emportements d’un individu, fut-il parlementaire, à l’endroit d’autres quand le même s’attaque à la première institution du pays avec une déconcertante désinvolture qui ne lui vaut que désapprobation verbale  ? Le danger gît dans cette proximité avec des bougons aux mains tremblantes capables d’appuyer sur le « bouton nucléaire ».
Le choix des collaborateurs est une prérogative du leader. S’il se trompe dans la composition de son entourage, il expose la nation. Les propos haineux de ce parlementaire atypique ne datent pas d’hier et en plus ils sont sortis de leur contexte. Visiblement, il s’agit d’une conversation privée entre gens de même acabit dépourvus de pudeur et d’oreilles chastes. L’un d’eux a brisé l’omerta. Et du coup, en s’en saisissant, l’opinion s’est émue de la moralité de certains de ceux qui nous gouvernent.
Diffusée de manière virale, la bande sonore révèle l’absence notoire de scrupules chez les mêmes qui affichent des airs de parvenus assis au cœur de l’Etat. Sensibles à la démocratie d’opinion, les instances disciplinaires du parti au pouvoir et de l’Assemblée nationale ont très vite sévi pour écarter toute velléité de complaisance à l’égard d’une bande d’inclassables qui écument les allées du pouvoir en quête de « pognon de dingue ».
Le pire est à redouter. D’abord des règlements de compte par des arguments de force et non par la force des arguments. Après tout, les débats argumentés ne sont plus légion. Ensuite par médias interposés qui se délectent à l’évidence de ce « feuilleton d’été » à rebondissements. En principe, dans ce cas de figure, la presse devrait fonder sa démarche sur une information « honnête et précise » et sans doute exhaustive, en se hâtant lentement.
Elle joue sa crédibilité dans les affaires qui éclaboussent la classe politico-affairiste. En outre, elle devrait saisir cette opportunité pour ne pas suivre l’humeur de l’opinion encore moins la provoquer comme semblent y exceller quelques titres aux élans emphatiques. En bonne logique quand les médias empiètent sur la vie privée des personnalités, l’opinion publique devrait s’émouvoir parce que se sentant menacée. Mais « l’enfer, c’est les autres  !  » Jusqu’à quand  ?

Scandale présumé de transfert meurtrier de Gazelles de Ranérou à Bambilor : les explications pas claires du ministère de l’Environnement

https://www.pressafrik.com Le ministre de l’Environnement Abdou Karim, au cœur d’un scandale présumé de la mort de gazelles oryx, au cours d’un transfert de Ranérou vers sa réserve privée à Bambilor, a activé ses services de communication pour servir sa version de l’histoire racontée par nos confrères de Source A.
Cependant, comme  seule réponse aux graves accusations, le département d’Abdou Karim Sall avance l’argument de l’évolution, au Sénégal  de la gestion de la faune « vers l’implication et la participation des populations locales et du secteur privé ».
Selon le communiqué long de trois (3) pages, il existe des conventions qui permettent aux privés, personnes physiques ou morales, de participer à la bonne gestion de la faune. « Le Sénégal a manifesté sa volonté de faire participer davantage le secteur privé national et les collectivités territoriales dans la valorisation de ses ressources naturelles », selon le texte parcouru par Emedia.
Le texte soulignent que ces protocoles d’accords ou conventions définissent le cadre du partenariat entre l’Etat représenté par le DNP et le promoteur qui peut être une personne physique ou morale. « (..) appréciant favorablement l’expérience de l’implication du secteur privé dans ce domaine de la conservation et particulièrement dans la gestion et la valorisation de la faune sauvage depuis les années 2000, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable accompagne ainsi les initiatives privées via des protocoles qui portent sur l’acquisition à partir de ses sites, de noyaux de repeuplement d’espèces, conformément aux missions de la DPN », expliquent les services de communication du ministre sans jamais démentir les accusations très graves qui sont portées sur la personne de Abdou Karim Sall.AYOBA FAYE

Un dirpub d’un site d’informations convoqué à la Dic

https://directnewsinfo.com Le directeur de publication du site d’informations ‘’exclusif.net’’, Ibrahima Khalil Diémé, est actuellement dans les locaux de la Division des investigations criminelles (Dic) où il est convoqué, depuis 10h, a appris Seneweb.
C’est dans le cadre d’une enquête après la plainte des responsables du ministère de l’Environnement et du Développement durable, suite à la publication dans ledit site, en mai dernier, d’un article intitulé : «À quand la fin des scandales à répétition au ministère de l’Environnement et du Développement durable».Nous y reviendrons…

CETTE CHIENLIT QUI FAIT CARBURER L’APR PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

https://www.seneplus.com LeTemoin-Les digues de la vertu et du respect ont sauté sous le règne de Macky Sall. La gestion sobre et vertueuse dont se prévalait le président est un leurre. Toutes les félonies sont désormais permises au palais et à l’hémicycle
Insultes, injures, invectives, insanités… Voilà ce qui rythme la vie de la République. Des audios ordurières signées Moustapha Cissé Lo font le tour de la toile et alimentent toutes les discussions des Sénégalais. Yakham Mbaye et Farba Ngom sont les principaux destinataires de ces coups en dessous de la ceinture. Les grossièretés déversées par l’alors vice-président de l’Assemblée nationale n’ont pas laissé indifférent le premier magistrat du pays, Macky Sall, qui n’a pas tardé à activer la très couchée commission de discipline de son parti, l’Alliance Pour la République (APR).
Sentence capitale des bourreaux aux ordres du président : Moustapha Cissé est exclu des rangs de l’APR. Cela suffit-il pour mettre une croix sur cette affaire Moustapha Cissé Lo ? Que non ! Au-delà de leur caractère graveleux, le premier vice-président de l’Assemblée nationale soulève des questions de fond qui remettent en cause la gestion sobre et vertueuse sur laquelle on reviendra. En attendant, il est permis de signaler que cette exclusion remet en cause l’égalité de traitement au sein de l’APR. Ce pour quoi Cissé Lo est aujourd’hui exclu de l’APR n’est que la suite d’une longue chaine d’insultes qui ont été proférées à l’égard d’honnêtes citoyens dont le seul tort est de ne pas partager les schèmes de pensée du président Macky Sall.
Dans le passé, en effet, mais toujours sous l’actuel régime, il y avait eu un enregistrement audio dans lequel le premier vice-président de l’Assemblée nationale a tenu des propos insultants à l’endroit de Serigne Abdou Fatah Mbacké, fils du défunt khalife Serigne Fallou Mbacké. L’absence de réaction de l’APR et de la justice avait incité les talibés outrés de Serigne Fatah à laver l’honneur de leur marabout entaché par des insanités débitées avec une violence verbale orageuse rare. Ainsi, des troupes d’illuminés avec à leur tête Sokhna Maï Galass, sœur de Serigne Abdou Fatah, n’avaient pas hésité un seul instant à brûler des maisons et une boulangerie de Cissé Lo.

Sonko, le plus insulté…

Mais Serigne Abdou Fatah Falilou n’a pas été le seul à être traité de tous les noms d’oiseaux par « El insultor ». Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, en a pris pour son grade lui aussi. Sous les vivats d’approbation de ses « frères » de l’APR. En effet, au moment où les Sénégalais s’indignaient massivement des insultes déversées par Cissé Lo sur Ousmane Sonko, ses camarades de l’APR le portaient au pinacle et approuvaient ses exactions discursives licencieuses. De tous les leaders politiques du Sénégal, Ousmane Sonko a été le plus insulté par les apéristes. Et cela avec l’onction de l’Apériste en chef qui se délecte de la crucifixion de ses opposants politiques. Et depuis que Moustapha Cissé Lo a attaqué le ministre de l’Agriculture à l’Assemblée parce qu’il n’aurait pas reçu un quota de semences digne de son rang, c’est le désamour avec Yakham Mbaye. Lequel n’a pas tardé à dénoncer la mafia Lo qui a acquis, contrairement à ce que soutient l’alors président du parlement de la Cedeao, une quantité considérable d’intrants agricoles. D’après Yakham, « pour son propre compte, Moustapha Cissé Lô a obtenu 4 101 tonnes ainsi composées : 3 000 tonnes d’engrais ; 600 tonnes de semences de niébé ; 500 tonnes de semences d’arachide ; 01 tonne de semences de pastèque.
D’autre part, après ces 4 101 tonnes, il est revenu à la rescousse pour exiger et obtenir deux autres marchés de 430 tonnes qu’il disait devoir réserver à ses protégés. Dans le détail, ce sont 165 tonnes de semences niébé et 265 tonnes d’engrais. Ces 430 tonnes, Cissé Lo les a acquis en concoctant deux listes comportant 98 supposés producteurs qu’il dit être ses protégés ». Et le DG du Soleil de révéler que ces 98 supposés producteurs sont « pour l’essentiel, des membres de la mafia Lo ». Après cette accusation gravissime, il s’était ensuivi, sous les yeux amusés du président de l’APR, une véritable guéguerre entre les deux responsables beige-marron avant la signature d’un cessez-le-feu. Mais les premiers mis en cause  dans cette dernière affaire d’insultes massives qui a valu au « fou du roi » son exclusion de l’APR, ce sont bien les usagers des réseaux sociaux et les portails d’information qui ont mis en ligne ou partagé les insultes de l’ancien président du Parlement de la Cedeao. Certes le principe de la liberté d’expression est inaliénable, mais il est du devoir des utilisateurs (des responsables surtout) des réseaux sociaux et des sites de ne pas propager des propos déplacés, outrageants, insultants de certaines personnalités politiques lorsque leurs messages peuvent jeter le discrédit sur des citoyens ou sur les institutions de la République.

La promotion de l’insolence !

Si l’APR regorge d’insulteurs professionnels, il n’en reste pas moins qu’« El insultor » n’a pas d’égal dans son attitude extravagante. Quand une grande gueule comme lui méprise ses contradicteurs, bafoue sans cesse les lois de la République pour quelqu’un censé les voter, il provoque en conséquence la colère des citoyens outrés et indignés. Cissé Lo sème la chienlit, exacerbe les querelles partout où il passe. Le nom du premier vice-président de l’Assemblée nationale de la 13e législature restera à jamais collé à tout ce qu’il y a d’effronterie et de grossièreté. Il véhicule l’image d’un terroriste verbal qui n’hésite même pas à s’en prendre au président de son parti, par ailleurs président de la République du Sénégal. Une vidéo où il insultait Abdoulaye Wade un peu avant l’élection présidentielle de 2012 circulait sur la toile. Aujourd’hui comme un remake, les propos insultants débités contre ses propres frères de parti ne font que révéler la véritable nature de l’homme.
Sous le magistère de Wade, il avait dégainé un pistolet le jour où Oumar Sarr, alors proche d’Idrissa Seck, était éjecté de son fauteuil de président du Conseil régional de Diourbel. Non seulement la justice avait fermé les yeux sur cet acte grave mais pire le premier magistrat de la République de l’époque, en l’occurrence Abdoulaye Wade, avait félicité paradoxalement Cissé Lô pour son courage mortel. Si aujourd’hui, Cissé Lo en est arrivé à occuper une place de choix dans le bureau de l’Assemblée nationale au point de violer la loi sur la parité et d’usurper à Yetta Sow la place de premier vice-président et à avoir occupé des fonctions législatives supranationales (Parlement de la CEDEAO), il ne le doit pas à son niveau intellectuel mais seulement à son tempérament volcanique et à son insolence proverbiale. Les digues de la vertu et du respect ont sauté sous le règne de Macky Sall. Le Sénégal est devenu un pays contrasté où la gestion sobre et vertueuse dont se prévalait Macky Sall est devenue l’exact contraire. La preuve, le Palais, l’hémicycle et l’APR sont transformés en foires d’empoigne où toutes les félonies et mesquineries sont permises.
Des élus du peuple, tels des gladiateurs ivres, se crêpent le chignon, s’insultent, s’invectivent, se dénigrent sans vergogne au vu et au su du peuple sénégalais. Ces bassesses notées dans un seul camp politique souillent à foison l’image de marque de notre pays. Hélas, de pareilles dérives ont l’heur de toujours sonner l’hallali d’un régime. La fin du pouvoir socialiste était marquée par trahisons, des rebellions et des exclusions. Celle du PDS n’a pas échappé aux travers qui ont perdu le régime de Diouf. Et voilà Macky sur la même trajectoire !

L’APR, HORIZON 2024

https://www.seneplus.com/ LeTemoin Quel enjeu se dessine derrière cette sanction qui frappe Cissé Lo, compagnon de route du président Macky Sall dans son ascension vers le pouvoir ?
Suite à une énième sortie au vitriol teintée d’insanités et d’accusations à l’encontre de hauts responsables de l’APR, le tonitruant Moustapha Cissé Lô vient d’être exclu du parti au pouvoir par une commission de discipline réunie hier sur instruction du président Macky Sall. Quel enjeu se dessine derrière cette sanction qui frappe ce compagnon de route du président Macky Sall dans son ascension vers le pouvoir ? Les observateurs de la scène politique ont décrypté ce regain de tensions qui entache gravement la gestion du pouvoir en place.
C’est acté ! Moustapha Cissé Lô, l’ancien président du Parlement de la CEDEAO et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, a été exclu du parti présidentiel hier lors d’une réunion de la commission de discipline de l’APR. Un conclave tenu dans la foulée du tintamarre suscité par la publication des fameux « messages privés» dans lesquels le parlementaire abreuvait d’injures ses « frères » de parti notamment Yakham Mbaye et Farba Ngom. Le tout, sur fond d’accusations de détournement de deniers publics dans divers marchés attribués par un Etat dont il était jusqu’à hier un des principaux piliers. Son exclusion constitue la deuxième à laquelle procède le parti au pouvoir après celle de Moustapha Diakhaté, ancien chef de cabinet du président Macky Sall après avoir dirigé le groupe de la majorité à l’Assemblée nationale.
Spécialiste de la communication politique, le journaliste Bakary Domingo Mané voit en cette polémique, les prémices d’un long et palpitant feuilleton politique qui va continuellement marquer ce dernier mandat du chef de l’Etat Macky Sall. « On est en train d’assister au début des remous nés des frustrations de militants de la première heure. Ce qui, quelque part, s’explique par l’absence de cadre d’expression au sein de la formation politique au pouvoir mais aussi par un sentiment d’être mis à l’écart dans la gestion du pays au profit des nouveaux arrivants. Cette situation risque de perdurer avec d’autres sorties en vue dans la mesure où l’APR souffre d’un manque de structuration. Une structuration avec des instances qui, si elles se réunissaient régulièrement, auraient permis à Moustapha Cissé Lo d’avoir un espace où vider sa bile », a expliqué Domingo Mané.
Poursuivant son analyse de cette guéguerre qui règne au sein de l’Alliance pour la République, le journaliste estime que c’est toute la gestion du président qui est en train d’en pâtir. L’enseignant en communication politique ajoute : « Face à ces dérives, Macky Sall est actuellement dans une situation très inconfortable. Du fait de la pandémie du coronavirus qui sévit dans le pays, notre économie est complètement à terre. Et si, au lieu de se concentrer sur les vrais préoccupations des Sénégalais,   il  prête  le  flanc  en donnant  de  l’importance  aux problèmes  internes  de  son parti, ça va être le comble des incohérences.  La  façon  dont son parti est managé en ce moment laisse la porte ouverte à d’autres dérives qui se profilent à l’horizon » prédit le responsable du Cored. Pour illustrer son propos, il fait remarquer que, dans le communiqué annonçant l’exclusion de Moustapha Cissé, les potentiels fauteurs de troubles au sein du parti présidentiel sont avertis en filigrane.

ASSANE SAMB, ANALYSTE POLITIQUE : « MACKY SALL N’A PAS APPRIS DU SYNDROME DU PDS »

Selon le spécialiste en sciences politiques, le doyen Assane Samb, tous ces tiraillements qui secouent en interne le parti au pouvoir ne sont rien d’autre que la résultante d’une guerre de succession. Hélas, estime-t-il, il s’agit là du même schéma qui a précipité la chute du PDS à l’époque. « C’est le syndrome PDS qui guette actuellement l’APR. Et Macky Sall n’a pas assez tiré les leçons du syndrome PDS. Dans ce parti, Abdoulaye Wade était la seule constante or une personne ne peut pas être une constante. Quand vous créez un parti, il vous faut mettre en place des instances démocratiques fortes. On parle de la posture radicale de Cissé Lo mais il y a des responsables beaucoup plus frustrés que lui qui attendent seulement le bon moment pour se dévoiler », avertit l’analyste politique qui entrevoit une probable déstabilisation de l’APR par des ténors en rébellion. « Il y a des non- dit dans ces bisbilles. Les gens ne peuvent pas se réveiller et s’insulter gratuitement sans qu’il y ait des motifs réels et pleins d’enjeux. Aujourd’hui, beaucoup de responsables du parti présidentiel pensent que Macky Sall est en train de mettre  en  orbite  des  personnalités  pour  le remplacer. Des personnalités dont l’éventuelle mise en selle et qui ne les arrange pas. Et c’est un des facteurs qui sont en ce moment à l’origine des frustrations », ajoute Assane Samb, cet observateur de l’échiquier politique. D’ailleurs, explique-t-il pour étayer son propos, dans la plupart de ses sorties, Cissé Lo ne vise pas directement le chef de l’Etat mais c’est plutôt certains ténors du parti qu’il prend pour cibles.

MOMAR THIAM, EXPERT EN COM « CES INSULTES, C’EST LE DEGRE ZERO DU LANGAGE POLITIQUE ! »

Expert en communication, le docteur Momar Thiam s’est penché sur les « audios pamphletistes » à l’origine de l’exclusion de Moustapha Cissé Lo des rangs du parti au pouvoir. A en croire l’ancien conseiller en communication du président Abdoulaye Wade, c’est le degré zéro du langage politique qui a fait des émules sur les réseaux sociaux à travers les insanités proférés par un si haut responsable de la dimension de Moustapha Cissé Lo. Par ailleurs, estime l’expert en com’, au-delà des différends crypto-personnels, l’auteur des injures a prononcé quelques phrases qui doivent interpeller la justice. « En cernant les contours de son discours, l’ancien président du Parlement de la CEDEAO a lancé deux à trois phrases chocs relatives à la gestion du marché des semences et celui du Ter (Train express régional). Sur ce, dans un pays normalement  constitué  avec  une  justice  qui  serespecte,   le  procureur  devrait  immédiatement  s’autosaisir  sur  cette  affaire  surtout que  les  révélations  émanent  d’une  haute personnalité  »,   a décrypté Momar Thiam qui, dans la même grille de lecture, voit des accusations de magouilles portées à l’encontre du chef de l’Etat par un parlementaire. Et pas n’importe lequel !  Fallou MBALLO

Divulgation d’informations secrètes de l’État : Macky Sall en colère menace

https://www.dakarmatin.com Demain lors du conseil des ministres les oreilles vont bourdonner. Et pour cause le Président de la République est très en colère suite à la divulgation d’informations secrètes de l’État. Macky fera savoir à ses ministres qu « une telle situation porte gravement préjudice à l’intérêt supérieur de l’État ainsi qu’à l’efficacité et à la crédibilité des structures publique ». Avant de les sermonner en ces termes « Je tiens à rappeler que tous les ministres, fonctionnaires ou agents de l’Etat, ayant à manipuler ou à connaitre des informations classées dans l’une des catégories de secret, doivent garder le secret desdites questions, ne conserver par devers eux aucun document (version papier ou numérique), aucune copie de document passé entre leurs mains, aucun matériel ou reproduction de matériel quelque soit le motif. Ils ont une obligation de ne rien communiquer à quiconque sans un ordre préalable de l’Autorité supérieure habilitée à cet effet ». Il indiquera clairement en conseil des ministres que tous les « agents de l’État sont tenus de respecter les obligations de discrétion et de réserve et ne doivent pas parler des affaires qu’ils traitent en général, des questions intéressant les Services, et de ne pas communiquer de pièces, de documents administratifs à des tiers, faute de quoi ils seront exposés à des sanctions disciplinaires et pénales ».
Pour conclure il va annoncer la tenue prochaine d’un séminaire gouvernemental sur la protection du secret des affaires de l’État, qui sera animé par le Service Technique Central des Chiffres et de la Sécurité des Systèmes d’Informations. Un séminaire qu’il va lui-même présider.

L’entourage de Macky répond à Abdoulaye Makhtar Diop : « Le Président n’a jamais dit qu’il se sent seul »

https://www.seneweb.com Le Chef de l’État a marqué sa surprise, après les propos d’Abdoulaye Makhtar Diop
Le Président de la République, Macky Sall, n’a jamais dit qu’il se sentait seul, contrairement à ce qu’a affirmé le Parlementaire Abdoulaye Makhtar Diop, dans une émission de télévision. « Le Président Sall a été très surpris par de telles affirmations, mais il veut rester à la hauteur de sa fonction, dans une période de Covid, de confinement et de distanciation. Et tel qu’on le connaît, il garde la même attitude républicaine et refuse de descendre si bas. Même si de tels propos avaient été tenus dans une rencontre confidentielle, elles ne devaient en aucune façon se retrouver sur la place publique. Mais Macky Sall n’est pas homme à se livrer au premier venu, par de tels aveux », ont indiqué des proches du Chef de l’État. Selon ses proches, le Président Sall a même nié que de tels propos puissent être tenus par Abdoulaye Makhtar Diop, vu sa stature d’homme d’État. « A l’occasion, le porte-parole ou le chargé de communication du Chef de l’État apportera le démenti qui sied, mais sachez que ce n’est pas vrai », a encore martelé notre interlocuteur.

Le Procureur saisi, ce jour, par Yakham Mbaye et ses avocats : Outre Cissé Lo, un autre homme politique, un religieux et un organe de presse visés.

https://www.dakaractu.com Ça y est ! Le top départ de la bataille judiciaire annoncée suite aux insultes de Moustapha Cissé Lo à l’endroit de Yakham Mbaye, est donné. De sources sûres, nous avons appris que Mes Ousmane Sèye, Baboucar Cissé, Bamba Cissé et Abdou Dialy Kane, les avocats du Directeur général du Soleil ont déposé leur plainte, cet après-midi, sur le bureau du Procureur de la République, après avoir travaillé d’arrache-pied depuis des jours avec l’ancien Secrétaire d’État à la Communication.
Et ne soyez pas surpris que cette affaire fasse naître des rebondissements imprévus qui risquent d’éclabousser la classe politique. Déjà, nous pouvons dire avec certitude que Yakham Mbaye et ses avocats qui ont bétonné leur dossier avec des éléments matériels remis au Parquet, ne visent pas seulement Moustapha Cissé Lo.
Au moins, un autre homme politique et un apparenté à une grande famille religieuse, ainsi qu’un organe de presse risquent gros dans cette affaire, du fait des preuves accablantes qui démontrent leur implication dans la diffusion des insultes du député, ancien vice-président de l’Assemblée nationale.
Si la justice va dans le sens de Yakham Mbaye et de ses avocats qui visent une « atteinte à la mémoire des morts », une « violence verbale sans précédent », des « menaces » et des « insultes par le biais d’un système informatique », et que les articles 431-42 et 431-43 du Code pénal appelés par les avocats sont appliqués aux présumés fautifs, ils risquent une peine allant de six mois à sept ans ferme.
Par ailleurs, on apprend que Yakham Mbaye, qui était déjà convalescent au moment de la survenue de cette affaire en fin de semaine dernière, profondément atteint par les insultes de Moustapha Cissé Lo est quasiment inaccessible, cloîtré chez lui, et sourd à toutes les tentatives de médiation pour l’amener à renoncer à ses plaintes.

COVID -19 Le jour d’après : Réformer la gouvernance économique mondiale Par Ibrahima SALL

La structuration de nos économies laisse augurer des lendemains sombres d’après COVID. Il faut savoir que nous sommes dans une situation de quasi dépendance tant pour la production que pour la consommation. Les impacts de la pandémie vont entrainer de fortes pertes d’exportation couplées à une chute vertigineuse du prix des matières premières. Des projections ciblent par exemple un prix de référence du baril de pétrole autour de 30 Dollars un peu plus certainement contre 147 Dollars en juillet 2008. Il en sera de même pour d’autres matières premières. Sur le plan monétaire un chamboulement est à prévoir sur le financement des économies puisque les taux des marchés seront largement supérieurs aux taux concessionnels césame de nos prêts.
Avec 40% de sa dette qui est privée, l’Afrique va droit vers une décroissance. Avec une contraction de 3% de l’économie mondiale, 30% de baisse de la consommation et 12% du taux chômage, le pire reste à venir. La croissance durablement atone va entrainer l’effondrement de certains secteurs clefs comme par exemple le tourisme et le transport déjà affaiblis par la pandémie. Ainsi plus de 500 millions de personnes dans le monde risquent de tomber sousle seuil de la pauvreté. Alors des actions solitaires ne suffiront pas car les autres auront assez à faire chez eux.
Ainsi, l’Afrique doit penser à une réforme de la gouvernance économique mondiale puisque le rôle de cette dernière pour le financement de notre émergence sera affaibli. Il faut savoir que le déficit des finances américaines de plus de 1000 milliards de Dollars a été financé par l’épargne du reste du monde devant les institutions de la gouvernance mondiale médusée. A côté, les pays pauvres les plus endettés n’arrivent pas à respecter leurs échéances. Et concomitamment les USA refusent de réduire un déséquilibre abyssal malgré les injonctions des institutions financières internationales.
Le FMI et La Banque mondiale ont souvent un coup de retard. Déjà dans les années 80, ils ont mis 10 ans à comprendre que tout ajustement structurel avait une dimension sociale. Sinon à quoi servirait – il ! D’autant plus que son but est justement d’améliorer le quotidien des plus démunis. Certains gourous à col blanc et autres rond de cuir maitrisent certes la théorie des jeux et certains subterfuges économiques mais ignorent totalement la réalité de nos économies. L’OMC a côté de ces institutions ne maitrise plus le rouage des échanges mondiaux. En effet, la révolution commerciale mondiale appuyée par l’informatique et l’ordre marchand devenu polycentrique a affaibli sa force de contrôle et d’organisation. La gouvernance économique mondiale telle qu’elle est ne sera plus à notre faveur. La lourdeur de ses institutions et notre manque de courage ont fini par scléroser le système.
La FAO après 74 ans d’existence n’a jamais créé une révolution agricole et son point de vue sur les biocarburants et les OGM est révélateur. Soyons claire ! La nouvelle gouvernance économique mondiale doit permettre l’ouverture des marchés des pays riches aux produits des pays pauvres. Elle doit financer les investissements créateurs d’emplois, promouvoir une agriculture moderne, un système bancaire non usurier accessible aux classes moyennes et adapté aux réalités des zones concernées, ainsi qu’une sécurité sociale performante pour les plus démunis. Cette nouvelle gouvernance doit laisser éclore une nouvelle démocratie économique fondée sur nos propres valeurs. Ceci en libérant une élite nouvelle, créatrice et productrice, en soutenant de nouveaux médias et des organisations non gouvernementales.
Avec la dollarisation du système monétaire international et la création de l’Euro, les pays africains se trouvent à la croisée des chemins. Car la FED (Banque Centrale des Etats Unis) fonde ses décisions de politiques monétaires sur les conditions économiques américaines et il est peu probable qu’elle les modifie, tandis que la Banque Centrale Européenne elle-même est taraudée par la capacité de décisions de ses membres. Nous devons réfléchir à une refonte globale des institutions multilatérales adaptée à un monde nouveau et à une mutualisation de la dette publique africaine (nous y reviendrons).
Certes réadapter la coopération multilatérale est une nécessité, mais surtout changer de cap. La création d’autres socles de la gouvernance économique mondiale autour de l’Inde, de la Chine, du Brésil, de l’Argentine et de quelques pays arabes s’avèrent nécessaire. L’heure est aux grands ensembles qui se créent autour d’objectifs communs. Sinon pour le monde en général et l’Afrique en particulier, les conséquences humaines seront plus dramatiques que celles dites économiques. L’Existence de la démocratie politique ne doit pas aliéner notre devoir de réflexion et d’action. La décroissance économique, les risques climatiques, les mutations de nos sociétés constituent des challenges d’envergure et un momentum pour nous. Nos états doivent redéployer les solidarités perdues et ne doivent pas laisser la place à des communicants à l’action exclusivement horizontale.Ibrahima SALL, [email protected]yahoo.fr

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 08/07/2020

4 000 Sénégalais bloqués en Mauritanie Décidément !

Le coronavirus qui a déjà désarticulé le monde, mis à terre les économies, continue d’affecter tous les secteurs. Des Sénégalais vivant à l’étranger continuent de souffrir des conséquences de cette pandémie. « L’As» a appris que près de 4 000 Sénégalais sont bloqués en Mauritanie. Il s’agit de 3 300 personnes recensées officiellement dans la capitale Nouakchott et 400 autres recensés à Nouadhibou et autres qui désirent rentrer. Mais puisque le transport interurbain est suspendu en Mauritanie, ils sont bloqués depuis lors et ne peuvent rejoindre l’autre rive. Hier, leur tentative de manifester a été réprimée par la police, actionnée par les autorités diplomatiques. Ce qui irrite d’ailleurs nos compatriotes en détresse. Joint au téléphone, une diplomate confirme l’état de fait et précise que le nécessaire a été fait tant au niveau de l’Etat mauritanien qu’au niveau de Dakar. «On ne peut faire que cela. Ils viennent tous les jours, mais on a saisi les autorités mauritaniennes pour une autorisation, Dakar est aussi avisé », dit-il.

Air Sénégal SA choppe la covid-19

Le virus a infecté plusieurs agents de la compagnie Air Sénégal SA. La compagnie nationale qui assure le rapatriement de nos compatriotes bloqués à l’étranger, a enregistré 05 cas testés positifs au coronavirus. Les malades sont répartis entre le siège où les résultats des tests de 04 agents sont revenus positifs et un à la Direction Technique. Toutefois, Air Sénégal rassure que les malades se portent bien et ils font présentement l’objet d’un suivi médical par les autorités sanitaires. Les locaux de la compagnie nationale ont été totalement désinfectés et toutes les personnes en contact avec les cas positifs ont été mises en quatorzaine.

Pétition pour l’annulation de la dette africaine

Après le lancement de l’appel pour l’annulation de la dette publique extérieure de l’Afrique, le Comité d’initiative de l’Iada présidé par Mody Guiro compte finaliser son plan d’action et son document-plaidoyer afin d’élargir et de structurer les bases du mouvement. Auparavant, le Comité lance l’opération de signature de sa pétition en ligne sur son site web www.iadafrica.org. Il invite tous les progressistes à signer et à faire signer la pétition pour l’annulation de la dette de l’Afrique qui est fortement impactée par la pandémie du coronavirus. Le comité s’est réjoui de la réussite de la cérémonie de lancement de l’Appel. Il a obtenu le soutien de des progressistes militants de la cause d’Afrique, du Nord au Sud en passant par l’Ouest et le centre, comme en Europe et en Amérique. Ces derniers réaffirment leur engagement dans le combat pour l’annulation de la dette publique extérieure de l’Afrique. Au plan national, plusieurs personnalités comme le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, le député Mamadou Diop Decroix sont intervenues pour exprimer leur soutien ainsi que près de 200 personnalités de la société politique, civile, syndicale, économique, des Ong, des organisations faitières des jeunes, des femmes du Sénégal.

Pad : Beye en phase avec ADD

Qui veut opposer le ministre des Finances au Dg du Port ? En tout cas depuis le 29 juin 2020, date de l’assemblée générale du conseil d’administration du Port de Dakar, des informations concernant la gestion interne de la structure, notamment le versement demandé et approuvé de la totalité de ses bénéfices dans les comptes de l’Etat, sont exposées dans la presse. Pourtant, d’après des proches de Aboubacar Sedikh Beye, la direction générale du Port de Dakar condamne fermement ces agissements qui portent hautement atteinte à l’image du Port. «La Direction Générale du Port de Dakar est en parfaite phase avec l’Assemblée générale du conseil d’administration. Les décisions prises par ses organes délibérants sont exécutées avec rigueur. L’Etat du Sénégal a fixé au Port de Dakar des objectifs stratégiques clairs adossés au Plan Sénégal Emergent pour un outil portuaire qui participe à la transformation structurelle de l’économie », précise-t-on du côté du Port. « C’est dans cette perspective que nous sommes sur le point de construire un Port de 4ème génération à Ndayane pour faire du Sénégal un Hub logistique et industriel sous régional », conclut la note.

M. T. Sy décède dans la rue à Liberté 6

Une scène douloureuse est survenue hier au quartier Liberté 6. Momar Talla Sy est tombé dans la rue avant de rendre l’âme sur place. Les passants ont alerté les sapeurs-pompiers qui se sont déportés sur les lieux. Mais par précaution, les soldats du feu n’ont pas touché le corps. La crainte du coronavirus est passée par là. Finalement, le Service d’Hygiène est saisi pour désinfecter la dépouille et l’endroit. La famille Sy a été choquée par l’attitude des autorités. Puisque le corps sans vie de M. T. Sy gisait sur le sol de midi à 18h. Sa famille soutient qu’il n’était pas malade de coronavirus.

335 kilos de chanvre dans un dépôt à Kounoune

La Brigade spéciale de recherches des Douanes (Bsr) rattachée à la Subdivision de Dakar-extérieur a investi les milieux criminels et de trafic de stupéfiants. Suite à une filature de plusieurs heures, le lundi 06 juillet, les agents de la Bsr ont arrêté trois individus en pleine opération de déchargement de chanvre indien dans un dépôt situé au quartier Kounoune. La marchandise était dissimulée sous des sacs de paille d’arachide (8 sacs au total) et transportée à bord d’une fourgonnette de marque Renault trafic. C’est au moment du déchargement que les douaniers sont intervenus et ont arrêté les trois individus en question. Il s’agit notamment du propriétaire, du convoyeur et du gardien du dépôt. La drogue saisie est conditionnée en 335 paquets de 1 kg de chanvre indien, soit un total de 335 kg pour une valeur marchande estimée à 20 100 000 Fcfa.

Licenciement à l’ambassade de Suisse

L’Ambassade de Suisse à Dakar est accusé de violation du code international du travail (BIT) par le secrétaire général du Sels/A par ailleurs secrétaire général adjoint de la CSA, Abdou Faty. Dans une lettre de dénonciation, le syndicaliste condamne le racisme et l’injustice sociale à la représentation diplomatique de Suisse. Pour cause, le licenciement de travailleurs dans ce contexte de covid-19 malgré l’ordonnance du Chef de l’État. Selon Abdou Faty, l’ambassade viole les accords de sièges. L’Ambassade de Suisse à Dakar confirme les licenciements tout en précisant que cela a été fait dans le respect scrupuleux des normes juridiques en vigueur au Sénégal.

La PNA sur la rupture du Phénobarbital

La Pharmacie Nationale D’approvisionnement (PNA) reconnaît la rupture de Phénobarbital, un médicament fondamental pour le traitement de l’épilepsie. Cette situation s’explique par l’arrêt de production de l’usine MEDIS fermée depuis décembre 2019. Toutefois, la Pharmacie nationale d’approvisionnement(PNA) rassure avoir importé 15 000 boîtes de 100 qui viennent d’arriver à l’aéroport et qui sont en cours de dédouanement. Les médicaments seront disponibles d’ici la fin de la semaine, puisque la PNA dispose d’une autorisation d’importation.

Manifestations

Les plateformes «Aar Li Nu Bokk», «Noo Lank» et «Doyna» reprennent la rue après une pause due à l’apparition du coronavirus au Sénégal. En réunion hier, les membres de ces plateformes, qui ont décidé de lutter ensemble, envisagent d’organiser une manifestation le vendredi 17 juillet 2020. Ils ont déposé la lettre d’information hier sur le bureau du Préfet de Dakar. La manifestation va servir de tribune pour dénoncer les nombreux litiges fonciers, les démolitions de maison, la violation des droits des travailleurs, la violation des droits et libertés des citoyens et exiger la libération de Abdou Karim Guèye, alias Xrum Xax incarcéré pour le délit d’opinion.

Le GIR tire sur Moustapha Cissé Lo

Le député Moustapha Cissé Lo est devenu l’homme à abattre pour l’Alliance Pour la République (Apr). Toutes les entités de la mouvance présidentielle tirent sur l’ancien président du Parlement de la Cedeao. Le Groupe d’Informations Républicains (GIR) n’est pas en reste. Il se réjouit de la décision de la commission de discipline de l’Apr d’exclure El Pistolero du parti pour son comportement qui était de nature à entacher l’image de l’Apr qui reste attachée au respect des valeurs d’éthique, de discipline et de loyauté. Le GIR pense que la liberté d’expression, garantie par la constitution, doit s’exercer dans la courtoisie et la discipline. C’est ce qui est attendu, à ses yeux, de tout acteur politique a fortiori ceux qui occupent des responsabilités institutionnelles.

La Gambie proroge l’état d’urgence

Alors que le Président Macky Sall a levé l’état d’urgence, son homologue gambien Adama Barrow, lui, l’a prolongé hier de sept jours à partir d’aujourd’hui. Le Président Adama Barrow rappelle dans un communiqué parvenu à «L’As» que les mesures prises antérieurement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 restent en vigueur. Il invite les Gambiens à respecter les gestes barrières pour se protéger et freiner la propagation de la Covid-19. Pour lui, la pandémie est sous contrôle en Gambie. 61 cas positifs sont enregistrés depuis le début de la pandémie dont 31 cas sous traitement, 27 guéris et 3 décès.

INSULTES, IRRÉVÉRENCE POUR EUX ET DEVOIR DE DISSIDENCE POUR NOUS PAR AGUIBOU DIALLO

https://www.seneplus.com Pour autant et pour prévisible que puissent être l’inconsistance, l’incompétence et le substrat folklorique de la gouvernance du Macky, la pagaille dans laquelle il nous installe dépasse toutes les prévisions
« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. » Alexis De Tocqueville
Cissé Lô, Yakham, Farba et le couple présidentiel ne sont pas qu’inconscients, ils ne sont pas que perdus par le pouvoir, non ! Ils sont la petitesse bestiale de sous hommes surfaits. Il n’est pas besoin de remonter au Marquis de Sade ou à Dostoïevski pour intégrer imprévisibilité prévisible et du destin et de la nature de l’homme.
Pour autant et pour prévisible que puissent être l’inconsistance, l’incompétence et le substrat folklorique de la gouvernance du Macky, la pagaille dans laquelle il nous installe dépasse toutes les prévisions.
Il y a lieu, en effet, de s’interroger sur le modèle rationnel dont répond ce système. Il ne suffit pas de logique prébendière ou d’être frappé d’une impotence systémique. Ni non plus de se limiter au gangstérisme d’État que cette horde de pillards incultes a réussi à ériger en mode de gouvernance.
Il existe semblerait-il une congruence entre la posture démissionnaire et fataliste des populations, et principalement de la jeunesse, et la boulimie insatiable de nos Arsène Lupin tropicaux.
Même le pouvoir des Romanov, du nom de la dernière famille des Tsars russes, avec les frasques rédhibitoires de Raspoutine, n’avait pas été aussi bas que terre que celui du Macky.
Raspoutine s’était fait une pléthore d’ennemis intérieurs, son emprise sur Alexandra, épouse du Tsar Nicolas II, et les avantages y resultant, pouvaient le justifier.
S’y ajoute que son art ne se limitait plus à soigner miraculeusement et à distiller un culte hérétique de l’évangile, son emprise se prolongea jusqu’à préempter la conduite à tenir par le Tsar dans la gouvernance des affaires courantes de la Russie.
Cet affaissement du pouvoir russe lui valait la risée dans toutes les chaumières d’Europe et d’ailleurs.
Un siècle plus tard, c’est sur les tropiques du continent noir, le pays d’illustres hommes de tout ordre, spirituel, scientifique et littéraire, offre un spectacle que le plus inspiré des romanciers ne sauraient inventer, aussi inspiré soient-ils ! Ici la réalité surpasse la fiction et la rend fade.
Mais les sénégalais que nous sommes sont moins dignes que les bolcheviks, nous feignons l’indignation, pour parodier les anciens, mais freinons des quatre fers quand vient le temps de remplir la fonction y attenante.
La culture de la courte échelle et des raccourcis est autant vilipendée de la vulgate populaire qu’elle s’insinue insidieusement dans les prières secrètes de chaque aspirant à la réussite matérielle, qui peuple les bêtes de sommes que nous sommes devenus.
De sorte qu’en sus du fossé béant qui éloigne nos mandants du constituant sénégalais, la désinvolture et le langage de charretier tient lieu de discours politiquement savant.
Disons tout bonnement, dans notre cas, que « l’emprise croissante du non-sens s’est accompagnée d’une perte du sens commun. Et à bien des égards, ce phénomène est apparu simplement comme progrès de la stupidité », dixit Hannah Arendt, dans la nature du totalitarisme.
Voilà ce que cela nous coûte de nous saupoudrer d’une démocratie de pacotille avec des leaders (majorité et opposition) d’opérette, et qui est dépouillée de tout souci d’exemplarité, pour l’Histoire et la postérité.
Pierre Rosanvallon nous dit dans le bon gouvernement que  » gouverner, c’est aussi parler ». Mais peut-on vraiment qualifier le discours de cette caste de politiciens de langage ?
Puisque, nous dit Rosanvallon,  » parler, parce que le langage est organisateur du monde humain, tout simplement. » Alors de quelle organisation relève le langage cherretier de cette caste ?
Même si, argue le même auteur, qu’ « une politique démocratique implique de donner un langage à ce que vivent les gens, de rendre lisibles l’action publique, ses objectifs et ses vicissitudes, de trouver les mots qui expriment à un moment donné le sens d’une épreuve ou d’une fierté collectives. »

En l’espèce, ce débat de chiffonniers, catapultés à la direction de l’Etat, exhibe et rend lisible la perspective d’une implosion mortifère nous guettant avec hâte, que notre posture  » de troupeau d’animaux timides et industrieux » facilite aisément.

En effet, selon l’historien français, « parler vrai, c’est accroître du même coup la maîtrise des citoyens sur leur existence et leur permettre d’instaurer une relation positive avec la vie politique. Parler faux ou parler creux, c’est à l’inverse amplifier l’écart. Au sens le plus fort du terme, le langage politique est pour cette raison au cœur de l’établissement de la confiance. Car c’est dans le sentiment de sa justesse que réside la possibilité de lier le présent à l’avenir ».
Or, quel honnête observateur peut soutenir que cette caste de politiciens nous tient un langage politique qui raffermit le sentiment de confiance  ? L’altérité prend ici des accents de caractérisation infâmante d’autrui. Et pour tout dire, avouons-le sans tomber dans la caricature, l’assimilation de l’espace politique en arène, ne relève pas seulement du champ lexical, elle traduit l’emprunt par les politiques du langage des lutteurs.
Nous nous sommes amusés du wathiathia de Macky, ulcérés des insanités de Cissé Lô ou de Farba, alors qu’il s’agissait bien là de la mise en feu de la mèche qui fera sauter la poudrière au-dessus de nos têtes.

Sauf à écourter le mandat en cours, exiger la démission du Macky, la mèche qui se consume petit à petit finira par nous perdre tous.

Le devoir de dissidence est un impératif pour la survie du pays et des prochaines générations, notre amour pour la paix ne saurait servir d’excuse face à la volonté déterminée d’une poignée d’hommes liges acquis à la cause de notre perte.
Les sénégalais de toutes obédiences et de toutes classes sociales, civils comme militaires, sont interpellés devant le péril que Macky et ses sicaires veulent nous projeter.Le changement, ce n’est pas demain. C’est maintenant ou jamais

MALGOUVERNANCEDE SENELEC, AIR SENEGAL, COVID-19 : L’audit de Abdoul Mbaye

http://www.sudonline.sn Se prononçant sur la situation économique du pays, l’ancien Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il est ainsi prononcé largement sur les insuffisances du Plan Sénégal Emergent (Pse) en mettant l’accent sur la mauvaise gestion de la Société nationale d’électricité (Senelec) dont il a souligné la nécessité de restaurer l’équilibre d’exploitation. Le premier chef du gouvernement de l’ére Macky a touché par ailleurs du doigt les centaines de milliards dépensés pour constituer la flotte de la compagnie nationale Air Sénégal. Toute chose qui ne correspond pas à la demande retenue dans le cadre de l’étude de faisabilité. Qui plus est, le leader de l’Act (opposition) qui était invité de la « Grande interview » sur SeptAfrique groupe, n’a pas manqué de décrier la gestion de la pandémie de Covid-19, avec notamment la distribution des vivres aux populations
«L e Pse repose sur la restauration, la transformation du Sénégal en une économie compétitive. Sinon, on ne peut pas avoir d’émergence. Et pour cette compétitivité-là, le Pse lui-même reconnait que la première est de baisser le prix de l’électricité ». Malheureusement, a dit Abdoul Mbaye, président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) qui était invité à une émission sur SeptAfrique : « Quand votre première phase du Pse vous conduit à son terme à augmenter le prix de l’électricité, c’est de la gabegie ».
Et d’arguer dans la foulée : «Il n’y a pas augmentation du prix du pétrole. C’est faux. Il n’y a pas augmentation du cours du dollar. Par contre, il y a économie sur les cours du pétrole d’environ 25% par rapport au début de l’année 2012. La cause, c’est la gabegie qui sied au niveau de la Senelec », se désole-t-il. Abdoul Mbaye a souligné ainsi l’impératif de restaurer l’équilibre d’exploitation de la Senelec. Parce que, a-t-il dit, il y a Akilee, Excelec . « La Senelec, c’est la dernière société nationale sous contrôle total de l’Etat où il y a des centaines de milliards de chiffres d’affaires. Donc, c’est là où on peut puiser et faire ses petites combines. Il n’y aura pas la croissance annoncée pour l’année 2020 et pour les années qui vont suivre », soutient-il.
Pour l’économiste, il ne faut pas reposer le sauvetage de notre économie sur quelques phrases. A son avis, il faut réunir les grandes figures de l’économie sénégalaise, échanger avec eux, faire le diagnostic, définir les difficultés, évoquer les solutions et répartir les efforts de maintien en activité et de redémarrage sur l’Etat. Parlant de la dette publique, l’ancien Premier ministre précisera que dans la stratégie d’endettement, il faut prendre en compte la capacité future à la rembourser. Donc, selon lui, il y a la dette utile et la dette qui ne l’est pas.
A ce titre, Abdoul Mbaye a signalé que les centaines de milliards qui ont été dépensés pour constituer la flotte d’Air Sénégal ne correspondent pas à la démarche stratégique retenue dans le cadre de l’étude de faisabilité qui a été conçue avant la mise sur pied de cette compagnie. « On l’a acheté très cher. Aujourd’hui, on a plein d’avions. Avant même la Covid-19 et avant que les frontières ne se ferment, il y avait des problèmes pour utiliser ces avions et pour remplir leur capacité. Ils ont tout d’un coup décidé d’aller à Lagos. Ils ont allé à Lagos pendant le mois de janvier Il y a eu 14 vols sur Lagos avec 21 passagers.
Comment voulez-vous rembourser une dette dans ces conditions. Donc, il est important que les projets financiers permettent une fois réalisés et exploités de contribuer au remboursement de la dette de manière directe ou indirecte par une amélioration de la productivité », a-t-il préconisé. Abdoul Mbaye a également fustigé la manière dont la pandémie du coronavirus a été gérée au Sénégal particulièrement la distribution de l’aide alimentaire aux populations.
Selon lui, la distribution des vivres constitue un échec total. « On ne peut pas mesurer la réussite de cette opération. Cela relève simplement de la plaisanterie. Ils devraient réfléchir sur un système de Cash transfert et laisser les bénéficiaires bien identifiés acheter ce qui leur manque. Ils ont fait un choix qui entre dans leurs habitudes. Passations de marchés, choix des fournisseurs. Et maintenant le doute s’est jeté. Il y a eu des détournements et des mauvais choix, de l’inefficacité et un grand retard dans la distribution des vivres. C’est un échec total », a-t-il martelé


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