Revue de presse du Mercredi 07 Avril 2021

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OIGNON : À POTOU, LES PRODUCTEURS APPELLENT L’ETAT À ÉVITER LA SATURATION DU MARCHÉ

Potou (Louga), 5 avr (APS) – Les producteurs d’oignon de Potou (35km de Louga), confrontés à une surabondance de leur production, ont invité, lundi, l’Etat du Sénégal à intervenir afin de limiter la quantité d’oignons sortant des centres de stockage afin d’éviter une saturation du marché.
‘’La production d’oignon de cette année est bonne, mais les producteurs ont du mal à vendre leurs récoltes. Le prix de 150 francs CFA fixé pour le kilogramme d’oignon ne les arrange pas. Et s’il est maintenu, ils ne pourront pas à éponger leurs dettes’’, a averti le président national de l’interprofession oignon, Mamadou Ba, lors d’une conférence de presse.
‘’Nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler cette situation et de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte aussi bien le consommateur que le producteur et le commerçant’’, a-t-il renchéri.
Il estime qu’’’il ne sert à rien de faire de bonnes récoltes, si elles ne sont pas commercialisées’’. Pour cette raison, il pense que ‘’l’Etat doit réorganiser la commercialisions de la filière oignon, en fermant tous les centres de stockage le temps d’écouler l’oignon sur le marché’’.
Depuis le démarrage de la campagne de commercialisation, les producteurs de Potou ont mis 50.000 tonnes sur le marché.
‘’C’est une quantité énorme. Si la même quantité est obtenue dans le Fouta et dans les autres zones de production, le marché risque d’être saturé’’, a prévenu Assane Sow, gérant du centre de stockage de Potou.
Il avertit que cette situation risque de tirer davantage le prix de l’oignon vers la baisse. ‘’Tant que nous donnons aux populations plus que ce qu’elles demandent, le prix de l’oignon va continuer à chuter. Actuellement, il est vendu entre 125 et 150F CFA alors qu’il y a quelques jours, il était à plus de 200 francs CFA’’, a-t-il regretté.
Selon lui, ce sont entre 50 et 60 camions chargés d’oignons qui quittent la plateforme de Potou tous les jours, pour rallier les autres villes du Sénégal.
‘’ Et c’est la même chose qui se passe ailleurs. Il est urgent que le l’Etat du Sénégal réorganise la commercialisation pour limiter la quantité d’oignon qui quitte les centres de stockage afin de ne mettre sur le marché que la quantité dont les consommateurs ont besoin’’, a-t-il préconisé.
‘’Si des mesures ne sont pas prises pour harmoniser et organiser les choses, nous allons vers de grandes difficultés’’, a-t-il averti, soulignant que la commune de Potou attend près de 150.000 tonnes d’oignon cette année.
Il a rappelé la présence de riches producteurs qui, selon lui, ne respectent pas les mesures édictées. ‘’Cette situation nous porte préjudice et nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler et réorganiser la commercialisation’’, a-t-il dit.
 ‘’Cette année, nous faisons face à une surproduction d’oignons. Et tous les producteurs d’oignons écoulent leurs récoltes au Sénégal. Ce qui fait que nous nous retrouvons avec une surabondance d’oignon dans les marchés et cela pose problème aux producteurs’’, a expliqué la présidente de l’Association des femmes productrices de la commune de Léona, Marie Sow.
Selon elle, le seul moyen de venir en aide aux producteurs est de les aider à commercialiser leurs productions sur les marchés de la sous-région.SK/ASG

Mankeur Ndiaye, pont entre Paris et Moscou

https://www.enqueteplus.com Le chef de la Minusca et représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en Centrafrique, est à Moscou depuis ce matin, pour une visite de travail de 72 heures, selon des sources proches de l’ONU à New York. On sait que le renforcement de la présence russe en RCA pose beaucoup de problèmes et complique les relations entre la France et les États-Unis versus la Russie de Poutine.
Un récent rapport d’experts du Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’homme basé à Genève,  révèle des violations graves des Droits de l’homme et du droit international humanitaire par ce qu’ils appellent “des mercenaires russes” de la Compagnie privée de sécurité russe dénommée Wagner qui combattent avec les Forces armées centrafricaines contre les rebelles dirigés par l’ancien président centrafricain François Bozize et interfèrent dans l’action de la mission de paix onusienne dirigée par l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, depuis mars 2019.
En tant que diplomate de haut rang reconnu et respecté dans le Système des Nations Unies et les différentes parties en présence en RCA (Français. Américains, Chinois et Russes), il saura certainement naviguer dans les eaux troubles centrafricaines, objet de vives compétitions entre grandes puissances et des pays de la région comme le Tchad, le Congo, le Rwanda et l’Angola.

Une conférence internationale sur l’ECO, annoncée à Lomé

(Agence Ecofin) – Programmée pour devenir à terme la monnaie unique ouest-africaine, la future devise est pour l’heure confrontée à de nombreux écueils qui retardent son lancement officiel. L’Université de Lomé propose de plancher sur le sujet en mai prochain.
La capitale togolaise accueillera, du 26 au 28 mai prochain, une conférence internationale sur l’Éco, la future monnaie ouest-africaine, nous apprend le site gouvernemental République Togolaise. 
L’événement, initié par la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Lomé, et son ancien doyen Kako Nubukpo, (récemment nommé à l’Uemoa), vise un double objectif  :
« Réfléchir sur la transition monétaire et l’urgence du développement de l’Afrique, puis définir une feuille de route à soumettre aux dirigeants de la Cedeao ».
Il s’agira pour les conférenciers de plancher notamment sur « l’économie politique de l’Eco, la convergence et l’optimalité de la Zone Eco », ou encore « les perspectives de développement de la Cedeao ».
Sont attendues à Lomé, des personnalités de renom, à l’instar du président de la Boad, Serge Ekue, ou les économistes Lionel Zinsou, Carlos Lopes, Achille Mbembe ou Nadim Kalife. Octave Bruce

Global Voice Group accompagne l’ARPT dans la réalisation de sa vision d’une Guinée numérique inclusive et prospère

https://www.financialafrik.com L’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) de la République de Guinée et la société Global Voice Group (GVG) sont fières d’annoncer la conclusion d’un nouveau partenariat entre les deux organisations. Paraphée à Conakry le 1er avril 2021 par leurs dirigeants respectifs, MM. Yacouba Cissé et James Gabriel Claude, l’entente prévoit le déploiement d’une plateforme de pointe pour la régulation de l’écosystème mobile et numérique en Guinée.
Les travaux d’installation de cette plateforme numérique débuteront le 1er juin prochain. Il s’agit, à ce jour, du plus ambitieux projet de numérisation des outils de régulation du pays, englobant des aspects majeurs tels que la gestion réglementaire des identités mobiles et numériques, de l’interconnectivité, des services data et de l’argent mobile. En vertu du contrat, GVG assumera le déploiement de la plateforme ainsi que les opérations techniques liées à celle-ci pour une période de cinq ans, au terme de laquelle la société en transférera la propriété à l’ARPT.
L’objectif de la plateforme est ambitieux : promouvoir et pérenniser un écosystème mobile et numérique inclusif, dans lequel les Guinéens pourront évoluer en toute confiance. Pour cela, elle met en place des technologies de régulation reposant sur l’analyse des données, qui assurent la conformité réglementaire de cet écosystème et son adéquation avec les orientations de l’Etat en matière de développement et d’inclusion numériques.
Pour GVG, qui a l’honneur de compter des Guinéens au sein son équipe, ce retour en Guinée représente une opportunité de contribuer à l’essor d’une société numérique en plein développement. Comme le mentionne James Claude, PDG de l’entreprise :
« Nous avons un lien particulier avec la Guinée qui a été l’une des premières nations africaines à déployer nos anciennes plateformes, il y a plus de dix ans. Nous nous reconnaissons dans l’esprit visionnaire de ses dirigeants, notamment ceux de l’ARPT. Il y a entre nous une réelle convergence de visions. Avec nos nouvelles technologies qui ont beaucoup évolué avec le temps, nous sommes convaincus d’apporter des réponses concrètes aux nouveaux besoins du régulateur dans l’environnement actuel et futur des télécoms en Guinée. »
Le Directeur Général de l’ARPT, Yacouba Cissé, souligne l’avènement d’une approche numérique de la régulation. Selon lui, la numérisation des outils de régulation fait l’objet d’un fort consensus dans le domaine réglementaire en Afrique. « L’ARPT a fait œuvre de pionnière à ce chapitre en numérisant la régulation des interconnexions nationales et internationales dès 2009,  rappelle-t-il. Les nouveaux outils numériques que nous mettons en place vont beaucoup plus loin. Ils couvrent tous les aspects de l’écosystème mobile et numérique susceptibles d’affecter les abonnés guinéens qui doivent être protégés par un cadre réglementaire efficace. »

UEMOA : Le chômage prend de l’ampleur à 13, 7% en 2020

https://www.sikafinance.com Comment pourrait-il en être autrement quand on considère le ralentissement sans précédent de l’activité économique induit par la propagation de la Covid-19 dans l’UEMOA ? En effet, selon les données du marché du travail de l’Union issues des enquêtes auprès des ménages réalisées par la BCEAO, il ressort que le taux de chômage dans la sous-région s’est établi à 13, 7% en 2020, contre 11, 8% en 2019, soit une détérioration de 1, 9 point de pourcentage (pdp).
Bien qu’à un niveau déjà élevé, cette perception du chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) qui voudrait que le chômeur soit tout individu en âge de travailler, sans emploi, qui est à la recherche de travail et disponible pour travailler ; est sous-estimée au regard de la configuration de ces économies dominées largement par le secteur informel.
Cette expansion du chômage pourrait s’expliquer notamment par les faillites d’entreprises causées par les mesures de restrictions prises par les Etats membres dans le cadre de la lutte contre les effets pervers de la crise sanitaire.
De façon spécifique, les femmes sont les plus affectées par le phénomène avec un taux de chômage estimé à 17, 8% en 2020, en hausse de 4, 3 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.
L’analyse selon les tranches d’âge présente également de fortes disparités. Ainsi, les jeunes de 15-24 ans demeurent les plus affectés par le chômage avec un taux de 21, 8% en 2020, en progression de +2, 1 pdp par rapport à 2019.

Evolution du chômage par tranche d’âge dans l’UEMOA

Source : BCEAO
Cette tendance est aussi observée chez les personnes âgées de 25-34 ans où le taux de chômage est ressorti à 18, 8% en 2020 contre 14% en 2019, soit une augmentation de 4, 8 pdp.
Concernant les personnes de 35 ans ou plus, le taux de chômage est ressorti à 8, 5% en 2020, contre 7, 6% un an plus tôt.
Par ailleurs, le taux d’occupation qui est défini comme la proportion de la population en âge de travailler et qui est employée, a baissé de 0, 2 pdp en passant de 47, 1% en 2019 à 46, 9% en 2020.
Parallèlement, l’étude de la BCEAO révèle que 36, 7% des actifs occupés sont globalement en situation de sous-emploi ; ce dernier traduisant l’inadéquation entre l’emploi exercé et la formation ainsi que la faiblesse de la durée hebdomadaire du travail.Dr Ange Ponou

PROBLEMATIQUE DE L’EMPLOI DES JEUNES : Des experts livrent leurs recettes

http://www.sudonline.sn Lors de son message à la nation le 3 avril dernier, le Président de la République, Macky Sall a annoncé le recrutement, dès le mois de mai prochain, de 65.000 jeunes, sur l’ensemble du territoire national. Pour concrétiser ce projet du Chef de l’Etat, des experts en la matière ont proposé des recettes. Tamba Danfakha, coach formateur et accompagnateur de projet, qui s’exprimait hier, mardi 6 avril sur les ondes de la Rfm, pense qu’il faut mettre en place un dispositif de formation performant
«Aujourd’hui, la grande difficulté des jeunes du Sénégal c’est le manque d’information par rapport au recrutement. Il faut mettre en place un dispositif de formation performante». C’est l’avis de Tamba Danfakha, coach formateur et accompagnateur de projet. Il s’exprimait hier, mardi 6 avril sur les ondes de la Rfm. Selon lui, ce qu’il faut faire dans un premier temps, c’est d’aider les jeunes à se reconstruire en tant qu’individu et à augmenter leur capacité de confiance en soi. «En général, ils vont aller former des jeunes pour leur donner des métiers ou apprendre à gérer des entreprises alors que ce sont des formations qui ne sont pas adaptées», indique-t-il.
Ensuite, M. Danfakha suggère qu’on organise les jeunes. Parce que dit-il, si on les laisse isoler ça serait extrêmement difficile de les aider. «Il faut les organiser afin qu’ils mutualisent leurs efforts et de mieux maitriser les risques qui sont inhérents à la création de l’entreprise et de l’emploi», a-t-il soutenu. Selon lui, s’il y a une volonté politique aujourd’hui, l’Etat peut organiser des séances de certification de coach. «Il n’y a pas assez de coach et de formateurs sur l’étendue du territoire national pour répondre à la demande des jeunes. Mais, il y a énormément de gens qui sont capables de devenir des coach», laisse-t-il entendre.
De son coté, Tamsir Faye, directeur général de l’agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), pense que le vrai problème du dispositif qui est mis en place c’est qu’il y a beaucoup de cloisonnement. Ce qui selon lui, fait que c’est difficile d’harmoniser. Dans le cadre du conseil national qui sera mis en place, il trouve qu’il est impératif que le guichet unique devienne une réalité sur le terrain. «Un guichet unique dans lequel tous les services qui s’activent dans la prise en charge de la problématique de de l’emploi des jeunes seront mis en place pour pouvoir mieux être le réceptacle de la jeunesse», propose-t-il. Aussi, recommande-t-il de rajouter à ce dispositif une autre disposition. «Il faut que l’Etat du Sénégal prenne langue avec les petites et moyennes entreprises et qu’on essaye d’associer ces Pme qui travaillent sérieusement, qui payent des impôts et qui peuvent créer de l’emploi», a-t-il conclu

INCLUSION FINANCIERE : Les blockchains, un moyen de démocratiser l’accès à la monnaie

https://www.enqueteplus.com Les technologies des blockchains, avec la monnaie digitale, vont démocratiser l’accès à la monnaie, donner aux peuples les pouvoirs monétaires. C’est ce qu’a soutenu l’ingénieur logiciel et spécialiste Bitcoin, Fodé Diop.
Définie comme une technologie de stockage et de transmission d’informations transparentes, sécurisées, la blockchain fonctionne sans organe central de contrôle. Elle est la technologie au cœur du Web décentralisé et de son corollaire, la finance décentralisée. Par extension, selon le site français blockchainfrance.net, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.  ‘’Aujourd’hui, il y a un boom extraordinaire avec la crypto-monnaie. Malheureusement, nous Africains, nous ne sommes pas en train d’en bénéficier. Il y a actuellement au minimum 9 000 projets de crypto-monnaie et de blockchain dans le monde. Il y a une révolution et les technologies des blockchains vont démocratiser l’accès à la monnaie. Elles vont donner aux peuples les pouvoirs monétaires’’, soutient l’ingénieur logiciel et spécialiste Bitcoin.
Fodé Diop, qui intervenait samedi dans l’émission web ‘’Comprendre l’économie’’, a relevé qu’en Afrique, en ce moment, il y a un problème avec la monnaie, même dans la zone CFA. ‘’On se rend compte que les peuples africains ne contrôlent pas leur monnaie. Les banques vont devenir des dinosaures. Car elles ne servent, malheureusement, pas le peuple. On a beaucoup de banques en Afrique, alors qu’on a le taux de bancarisation le plus faible au monde. Les banques sont devenues un produit de luxe qui bénéficie un peu aux riches. La banque ne va pas s’offrir une succursale dans un village’’, souligne-t-il.
Ce qui va se passer avec la révolution monétaire du blockchain, explique M. Diop, c’est que le téléphone va devenir la banque, pour pouvoir donner le pouvoir aux peuples, surtout africains. Il note que dans le continent, il y avait des pays qui étaient en avance, tels que le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Ghana et le Kenya. Malheureusement, au Nigeria, la Banque centrale a interdit aux banques de se lancer dans la crypto-monnaie. ‘’En Afrique, on utilise trop de technologie et on n’en crée pas trop. Ce qu’il nous faut, c’est de créer nous-mêmes nos propres blockchains. La technologie est là, assez mature pour y arriver. Il nous faut deux systèmes  : un système de monnaie digital qui est contrôlé par le gouvernement et un autre qui est beaucoup plus ouvert à l’international. C’est une technologie nécessaire pour le développement de l’Afrique. Il est important, au Sénégal, que l’Etat encadre et soutienne les jeunes qui veulent créer des technologies qui sont basées sur le blockchain. On a besoin de développer des programmes pour encourager et soutenir les jeunes qui en ont la connaissance. Parce que c’est très difficile de programmer un blockchain’’, précise l’ingénieur.

Éduquer sur les systèmes d’investissement virtuels

Répondant à la question sur le système de rémunération Petronpay qui défraie la chronique au Sénégal et dans la sous-région, le spécialiste du Bitcoin affirme que c’est de ‘’l’arnaque’’. ‘’Dans la vie, il n’y a pas de système facile pour se faire de l’argent. Ce qu’on doit faire, c’est d’aider les jeunes à créer des entreprises, investir leur argent dans le réel. Il n’y a pas assez d’argent pour recruter les jeunes qui sortent des écoles de formation et des universités. Certes, il faut investir dans la vie, mais ce qui est plus important, c’est d’avoir de l’argent pour investir. Et ces ressources, pour les avoir, il faut créer un business ; n’importe lequel. Il est nécessaire que les gens soient éduqués sur les systèmes d’investissement virtuels’’, préconise Fodé Diop.
D’après lui, ce qui est plus important, c’est d’investir dans la vie réelle, dans l’économie réelle. Ceci afin de créer de l’emploi, de l’argent réel. ‘’Parce que quand on vend les bitcoins, c’est fini. L’argent fiduciaire crée de l’inflation, alors que c’est le contraire avec le bitcoin. Les gens, quand ils ont de la crypto-monnaie, ils ne veulent pas le dépenser, car ils pensent que la valeur va s’agrandir après. Le danger, c’est que l’économie devient froide. Les gens ne veulent pas dépenser leur crypto-monnaie. Or, pour qu’une économie marche, il faut des transactions, du commerce, etc.’’, insiste-t-il.
L’ingénieur en logiciel indique, en fait, que la crypto-monnaie ne peut être considérée comme de la monnaie fiduciaire. ‘’Au début, en 2008, c’était une technologie pour remplacer le cash. Mais on s’est rendu compte que ce n’est pas vraiment efficace dans la vie réelle et maintenant, la crypto-monnaie est surtout utilisée comme un outil d’épargne et non pas comme une monnaie fiduciaire. Il y a aussi des risques avec la monnaie digitale, en faisant les transactions avec le téléphone. Mais qu’est-ce qui se passe si la personne n’a pas de charge ou qu’elle n’a pas d’électricité ? Et le bitcoin est un réseau monétaire, un protocole. Il y a Bitcoin et bitcoin. Le premier symbolise le réseau et le second, c’est la monnaie bitcoin’’, fait-il savoir.MARIAMA DIEME

Accès universel à l’électricité au Sénégal : La Banque mondiale rallonge 150 milliards

https://lequotidien.sn Pour atteindre l’accès universel à l’électricité au Sénégal, la Banque mondiale a promis d’accorder un financement additionnel de près de 300 millions de dollars au Sénégal, environ 150 milliards de francs Cfa, soit le tiers de la totalité du financement requis pour l’accès universel à l’électricité.
De nouvelles ressources pour l’atteinte de l’accès à l’électricité au Sénégal. La Banque mondiale a pris l’engagement de mettre encore la main à la poche pour accompagner l’Etat. Le directeurs des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, la Gambie et Cabo Verde a annoncé hier que l’institution de Bretton Woods «prépare deux projets additionnels avec le gouvernement du Sénégal pour atteindre l’accès universel. Tout d’abord, un projet régional permettant de raccorder les localités situées dans le périmètre des postes construits dans le cadre du Projet Omvg (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie  : Ndlr), mais également un projet national en cours d’identification. Avec ces deux projets qui représentent un financement total de près de 300 millions de dollars (environ 150 milliards de francs Cfa), soit le tiers de la totalité du financement requis pour l’accès universel», ces nouvelles interventions, précise Nathan Belete, «permettront d’électrifier une portion significative des 24% des ménages actuellement sans accès à l’électricité et de les sortir de la pauvreté».
Le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal prenait part à la table ronde des bailleurs de fonds sur le financement de l’accès universel à l’électricité au Sénégal.
L’institution accompagne le Sénégal pour atteindre l’objectif d’accès universel à l’électricité à travers plusieurs projets. Il s’agit du Projet d’appui au secteur de l’électricité (Pase) et le Projet d’interconnexion régionale Omvg, sans oublier le Projet régional Manantali 2. Les deux projets nommés totalisent un financement de 200 millions de dollars, environ 100 milliards de francs Cfa.
Selon le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, «ces projets permettent d’améliorer la couverture électrique du pays et de raccorder au réseau de nouvelles localités à travers la construction de dorsales moyenne tension, notamment dans le sud, et de lignes haute tension reliant le pays à ses voisins et au Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain».
Cependant, rappelle le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, «le défi à relever pour la réalisation de cette grande ambition n’est pas seulement la mobilisation du financement, mais également et surtout celui de la mise en œuvre qui passe par un renforcement institutionnel en termes d’organisation, de coordination, de contrôle et de suivi».
«L’objectif d’accès universel à l’électricité d’ici 2025 que s’est fixé le gouvernement du Sénégal est une opportunité historique pour le pays dont nous saluons les efforts qui ont permis d’atteindre un niveau d’électrification enviable de l’ordre de 76%, là où les pays de l’Afrique sub-saharienne ont pu apporter l’électricité à seulement 2/5 de leur population», se félicite M. Belete.
L’accès universel est un axe essentiel pour l’émergence du Sénégal, et l’électrification un réel accélérateur du développement et de la transformation économique. En plus d’améliorer la qualité de vie des ménages, l’électrification est une condition essentielle au développement d’activités productives, génératrices de revenus et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle permet également l’amélioration et la résilience de certains services publics essentiels comme l’éducation et la santé.
«Tout cela explique le choix de la Banque mondiale de retenir le secteur de l’accès à l’électricité comme un domaine privilégié de ses interventions», a soutenu le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.

LES PRESTATAIRES AGRÉÉS DE LA SENELEC ÉTALENT LEURS CRAINTES

https://www.seneplus.com L’As-La modification des procédures de marchés à la Senelec dans le circuit de distribution inquiète les prestataires agréés par ladite société
La modification des procédures de marchés à la Senelec dans le circuit de distribution inquiète les prestataires agréés par ladite société. Ces prestataires, qui ont créé un syndicat, l’ont fait au savoir au Directeur général Pape Demba Bitèye qui s’est montré rassurant.
Depuis quelques semaines, des informations selon lesquelles toute entreprise devant soumissionner un marché au niveau de la Société nationale d’électricité (Senelec) est tenue d’abord d’avoir un chiffre d’affaires de 500 millions Fcfa et une procédure d’appels. Une situation qui risque d’impacter négativement le circuit de distribution, selon le Collectif national des prestataires agréés par la Senelec (Cnpas). Ces derniers, en assemblée générale constitutive de leur syndicat, ont lancé une alerte à l’endroit des autorités étatiques plus particulièrement du Directeur général de la Senelec.
Selon le coordonnateur du Cnpas, Birima Fall, il y a des choses incompréhensibles dans cette affaire de passation des marchés. «Sur les 10 directions qui existent à la Senelec, il y a la Direction de la Distribution (DD) qui nous intéresse le plus. Cette direction travaille dans l’exploitation où on ne peut faire des marchés. Ce qui fait que la DD est obligée de faire appel au prestataire. Lorsqu’un client est dans le noir, va-t-on le laisser dans le noir et attendre que les marchés soient réglés? Je dirais non. On ne peut pas laisser le client et attendre les résultats des appels d’offres. Donc, que les organes de contrôle laissent la Senelec faire travailler ses 8.000 prestataires sur les engagements qu’ils ont pris. Car, au niveau de l’exploitation, les chefs de service ne peuvent pas attendre les appels d’offres. L’urgence ne peut attendre, car c’est le réseau qui dicte sa loi».
Et son chargé de communication Baba Sy d’ajouter : «Nous ne sommes pas d’accord avec les 500 millions Fcfa que l’on agite pour la soumission des marchés. Cela risque de se répercuter dans le circuit de distribution pour la satisfaction des clients.» Les prestataires réclament également des sessions de formation et l’octroi de financements.
A ce propos, Birima Fall invite l’Etat à les assister dans leur travail à travers ses structures de financement comme laDer. «Nous avons entendu le Chef de l’Etat dire qu’il va financer des projets. Nous attendons notre part de ces financements», dit le sieur Fall. Revenant sur les raisons de la création de leur syndicat, ces prestataires agréés de la Senelec indiquent qu’ils veulent regrouper tous les acteurs du secteur autour de l’essentiel. «Avant, on travaillait en rangs dispersés. Et aujourd’hui, nous avons décidé de nous regrouper pour une meilleure prise en charge de nos conditions de travail par la Direction, à travers un partenariat gagnant-gagnant. Nous avons vu les actes posés par le Directeur général Pape Demba Bitèye qui nous rassure.
C’est pourquoi, nous comptons travailler en étroite collaboration avec la Direction de la Senelec pour relever le défi.»

PAPE DEMBA BITEYE RASSURE LES PRESTATAIRES

Le Directeur général de la Senelec, interrogé sur les doléances des prestataires, a tenu à les rassurer. Parlant des marchés, Pape Demba Bitèye déclare : «Senelec est une société publique régie par le Code des marchés publics. Ces prestataires sont d’accord sur le principe que l’on ne doit pas faillir à la réglementation en vigueur. Après notre première rencontre avec les prestataires qui m’ont exposé le problème, j’ai tout de suite adressé une correspondance écrite à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (Armp) pour leur expliquer les conséquences de cette éventuelle décision. Parce que par exemple, lorsqu’une panne survint la nuit, nous ne pouvons pas faire un appel d’offres pour sélectionner celui qui doit réparer.Nous avons trouvé une alternative. Nous avons un catalogue de prix homologués. Et s’il y a panne, on fait un appel à un prestataire qui est payé sur la base de ce catalogue. Nous avons écrit à l’Armp qui accepté ce catalogue. Et d’ici quelques jours, la Senelec, les prestataires et l’Armp vont s’asseoir autour d’une table pour la matérialisation de cette offre de service et de marché. » S’agissant des doléances relatives aux financements et à la formation, Bitèye s’est montré optimiste. «Il est de notre devoir, si nous voulons faire de Senelec une grande société, de créer autour de l’écosystème des milliers d’emplois. Nous allons créer une base de données pour voir comment les accompagner par la formation mais aussi la remise d’habilitation pour les prestataires, et par le biais des structures de financements comme la Der. Ce qui leur permettra d’acquérir des équipements. D’ailleurs, le centre de formation de la Senelec de Cap des Biches est prêt», a promis Pape Demba Bitèye Janot MENDY

“Redéfinir les règles du financement de l’économie africaine” : Macky, Ouattara et Cie à Paris le 18 mai prochain

http://www.walf-groupe.com La date est désormais connue. Ce sera le 18 mai prochain que se tiendra, dans la capitale française, le prochain sommet France-Afrique. Le  président français Emmanuel Macron a décliné les grandes lignes de ce que sera cette rencontre entre chefs d’Etats.
En effet, lors du forum annuel Bpifrance Inno Génération (BIG), organisé à Paris, au mois d’octobre dernier, Emmanuel Macron s’était alors étonné de la coopération entre la Chine et le Kenya dont le président Uhuru Kenyatta était l’hôte. “Pourquoi pendant des années, un pays comme le Kenya s’est tourné beaucoup vers la Chine? Parce que la Chine apportait des financements clef en mains et des financements ultra compétitifs car ils (Les Chinois, NDLR) ne respectent pas les règles de l’OCDE, parce qu’ils étaient parfois même limite en faisant prendre des risques aux pays », avait soutenu Macron
Et le président français, d’un ton paternaliste, de poursuivre comme pour davantage convaincre les Kenyans de sa volonté d’aider les pays africains.   « On se bat pour normaliser les financements internationaux (…); au printemps prochain, on organise – et j’ai invité le président Kenyatta – un sommet avec tous nos grands partenaires – la Chine, nos partenaires européens, américains ou autres, asiatiques au delà de la Chine – pour redéfinir ensemble les règles du financement de l’économie africaine », a-t-il annoncé.
Ce lundi 5 avril, L’Elysée a communiqué la date dudit sommet. Macky SALL, Alassane Ouattara et autres sont attendus à Paris pour trouver une solution aux économies de leur pays largement entamées par la pandémie du coronavirus.

«Depuis l’annonce des 350 milliards FCFA, les gens sont partis à la rue pour démontrer une force inexistante»

http://www.walf-groupe.com Le président du conseil de surveillance (PCS) de l’Agence pour l’aménagement et la promotion des sites industriels (APROSI) voit une arnaque derrière les nombreux meetings organisés par les cadres du parti au pouvoir.
En visite à Fatick,  Semou DIOUF dénonce l’organisation des manifestations par ces derniers depuis que le président Macky SALL a promis d’octroyer 350 milliards pour l’emplois des jeunes. Selon lui, ce n’est pas dans les rues qu’on pourra résoudre le problème de chômage.
« Il faudrait en dehors des meetings et fora stériles changer d’approche en allant au-devant de la jeunesse »,  indique-t-il, dans les colonnes de  L’AS Quotidien.  Poursuivant, il qualifie ces rassemblements de gaspillage. « Depuis l’annonce à la mise en disposition d’un financement de 350 milliards Fcfa pour réduire le chômage des jeunes, les gens sont partis dans la rue pour démontrer une force inexistante »,  ajoute-t-il.
Selon Sémou DIOUF, pour mettre fin au problème d’emploi des jeunes au Sénégal, les autorités doivent écouter les jeunes, se confronter à eux. « Pour cet accompagnement, il ne s’agit pas d’aller à Dakar, ni d’aller ailleurs. Il faut créer des répondants au niveau local pour que l’organisation des projets et la mise à disposition des fonds puissent avoir un suivi »,  préconise-t-il.

GROGNE AU MINISTERE DE L’AGRICULTURE : Des travailleurs réclament des indemnités et dénoncent le dilatoire des autorités

http://www.sudonline.sn Les travailleurs du ministère de l’agriculture et de l’économie rurale sont en colère contre les autorités de leur département et annoncent un mouvement de grève de 72 heures pour réclamer une plus grande diligence dans le traitement des dossiers liés à leurs indemnités
Au cours des 72 heures de grève, Samba Gaye et ses camarades ont décidé de procéder à la rétention des informations, notamment en ce qui concerne les bulletins d’analyses des semences certifiées, en plus d’un boycott de la prochaine campagne arachidière. En sit-in hier, mardi 6 avril, à la sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng, ces travailleurs se sont félicités du succès de leur manifestation en dépit de l’interdiction préfectorale, avant de dénoncer les lenteurs et un dilatoire dans le dossier de leurs indemnités qu’ils avaient soumis aux autorités avec des promesses fermes de la part des autorités. «L’autorité avait dit qu’il va interdire le sit-in, nous l’avions défié et venons de le tenir ici à la sphère ministérielle. Nous sommes un syndicat libre et démocratique et n’accepterons aucun diktat », a indiqué Samba Gaye, secrétaire général du syndicat national des travailleurs et techniciens agricoles du Sénégal (Synttas).
Par la voie de leur secrétaire général, les travailleurs du MAER ont étalé les conditions difficiles de travail, mais aussi et surtout les faibles émoluments sans aucune indemnité sur leur grille salariale. «Depuis l’indépendance nous n’avons jamais acquis d’indemnités. Un cadre de la hiérarchie A, Bac plus 5, n’a pas 250 mille francs de salaire et on n’a pas d’indemnité de logement, pas d’indemnité de risque, pas d’indemnité de responsabilité et pas d’indemnité de technicité», se désole Samba Gaye.
Le responsable des travailleurs déplore le manque d’égalité dans le traitement des agents de la fonction publique. Cela, malgré les conclusions du comité du dialogue social, à l’initiative du ministre Dr Moussa Baldé dans le but régler leur problème et qui, malheureusement, restent au point mort. «Il était question de travailler durant toute l’année 2020 et nous avons finalisé ces travaux depuis décembre 2020 et nous attendons une décision de la part de l’autorité qui avait dit qu’il avait reçu des instructions fermes du chef de l’Etat et ces mêmes instructions ont été données à son homologue des finances pour diligenter la question indemnitaire», a confié le syndicaliste.
Les travailleurs ont également dénoncé l’accaparement des ressources du ministère par un groupuscule alors qu’eux n’en profitent pas et les bâtiments sont dans état de vétusté alarmant.«Il y’a beaucoup de milliards qui sont investis dans ce ministère mais des milliards accaparés par un groupuscule de personnes. Les services départementaux et directions régionales, les centres de formation sont des bâtiments qui datent de l’époque coloniale ; ça veut dire que l’état ne fait rien dans ce secteur qui emploie 70% de la population ».
Un brin humoriste le syndicaliste a tourné a dérision l’acronyme du ministère qu’il a traduit par «le ministère des agents épuisés et révoltés» pour parler du MAER. Visiblement déterminés M. Gaye et ses camarades entendent dérouler leur plan d’actions jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. «Aujourd’hui, c’est un sit-in et le plan d’actions va se poursuivre avec une grève de 72 heures. Aucun bulletin n’est délivré par nos laboratoires. Nous avons bloqué les statistiques agricoles qui permettent de définir les programmes au niveau national, nous allons retenir les bulletins d’analyse des semences certifiées et nous allons vers le boycott de la campagne arachidière 2021- 2022», a annoncé M. Gaye

EIFFAGE MARINE  : Les travailleurs ruent dans les brancards

Libération Sénégal online Guy Marius Sagna était aux côtés des travailleurs d’Eiffage Marine aujourd’hui. “A Eiffage Marine, les travailleurs font chaque jour 12h alors qu’ils avaient signé pour 08h par jour”, selon Guy Marius Sagna qui ajoute que “les travailleurs font donc tous les jours 04h supplémentaires qui n’ont jamais été payées depuis septembre 2019″ et ils ” ont chaque mois un salaire différent. Les salaires ne sont jamais fixes”. Pire, “les chefs traitent les ouvriers comme pendant la colonisation ou l’apartheid”, a-t-il ajouté.
Les travailleurs, qui se disent victimes de surexploitation, comptent se faire entendre samedi prochain devant le port de Dakar.

Nouvelle délocalisation du marché de légumes : Diogo refuse de marchander avec les autorités

https://lequotidien.sn Les commerçants du marché de Diogo dénoncent le nouveau projet de délocalisation du grand marché de légumes de la localité au profit de promoteurs qui veulent le morceler en parcelles à usage d’habitation. Ils ne comptent pas quitter les lieux.
Pas une nouvelle délocalisation du marché : C’est le mot d’ordre des commerçants de Diogo. Face à la presse hier, Mamadou Diop, président de l’Association pour le développement intégré de Diogo, et ses camarades accusent «des lobbies» qui sont derrière ce projet de délocalisation du grand marché de Diogo. A l’origine, «une demande qui avait été formulée par l’ancien commandant de Brigade de la gendarmerie de la localité, à cause d’une pléthore de personnes qui fréquentaient le marché, mais aussi de son incapacité à contenir les activités qui s’y passaient du fait de sa petite superficie». Que nenni, rétorque M. Diop qui pense que «l’idée de la délocalisation du marché vers un autre lieu émane de certains promoteurs qui, de par leur cupidité, ont l’intention de récupérer cette terre si précieuse pour en faire des parcelles et les revendre à de tierces personnes au détriment des populations de Diogo». Lesquels promoteurs ont aussi évoqué plusieurs raisons pour délocaliser le site, à savoir «les voitures et moyens logistiques qui y accédaient d’une manière extrêmement difficile». Et les commerçants de Diogo d’être catégoriques. «Nous refusons l’idée d’une nouvelle délocalisation. Le marché ne pourra donc en aucun cas être installé dans l’ancien endroit où il était du fait de sa petite superficie. Et nous comptons rester sur place dans la mesure où tous les commerçants s’y sentent dans le confort», déclarent-ils. Aux autorités de la commune de Darou Khoudoss, les commerçants demandent de les éclairer sur comment elles ont pu «attribuer des délibérations dans une zone de restauration pour être monopolisée par un lobby». Pendant ce temps, dénoncent-ils, «des populations, qui ont déjà payé pour l’obtention légale de terres, courent toujours après ces mêmes autorités pour avoir accès à leurs terrains». Pour eux, les autorités doivent «faire preuve de lucidité et revenir à la raison». Ils invitent le chef de l’Etat à «agir pour mettre fin à cette situation qui peut basculer vers un litige foncier pouvant pousser les habitants et propriétaires de terre à dégainer le sabre». Ils pensent qu’il «y va de la sécurité d’une localité du pays»

Création d’un parquet financier : les recommandations du Forum Civil

Le président de la République avait, le 31 décembre 2020, lors de son face à face avec la presse, annoncé la création d’un parquet financier. Lequel s’occuperait de certains dossiers de prévarication. Le Forum Civil, en phase avec cette annonce, apporte déjà sa contribution en attendant la concrétisation de cette promesse. Dans ses propositions, le Forum Civil indique que la nomination et la cessation d’activités des magistrats du parquet financier doivent obéir aux mêmes règles que celles régissant leurs collègues de même rang.

Portrait-robot du candidat idéal

« Ils sont soumis aux dispositions de la loi n°2017-10 du 17 janvier 2017 portant statut des magistrats sous réserve de quelques dispositions particulières proposées. La fonction de membre du parquet financier doit être plus protégée en raison de la sensibilité de la matière et des exigences de stabilité de l’institution. Il doit être nommé pour une durée de cinq ans renouvelables une fois », mentionne-t-on dans la note contributive. Laquelle renseigne que la sélection peut être confiée au Conseil supérieur de la magistrature, élargi à des représentants de la Société civile et du Bâtonnier de l’Ordre des avocats.
« Des entretiens avec les candidats proposés permettraient de renforcer la transparence dans le choix définitif qui se fera sur la base des critères d’intégrité, de compétence et d’indépendance. Pour être membre du parquet financier, le candidat doit être hors hiérarchie et justifier d’une solide expérience de magistrat du parquet. Les membres du Parquet National Financier sont choisis par appel à concurrence », renchérit-on.

« Le parquet financier doit avoir une compétence nationale… »

En outre, selon le point de vue du Forum civil, le parquet financier doit avoir une compétence nationale et assurer la direction des enquêtes sur toute l’étendue du territoire. « La compétence matérielle ne doit être ni trop élargie au risque de vider les juridictions répressives de droit commun de l’essentiel de leurs attributions, ni trop restreinte pour laisser échapper d’autres formes d’atteinte à la probité pouvant impacter négativement le secteur économique et financier ».
Cependant, précise-t-on  : « Dans plusieurs autres pays, la compétence matérielle de l’organe judiciaire en charge de la délinquance économique et financière est calquée sur les infractions prévues par les instruments internationaux et régionaux de lutte contre la corruption, plus particulièrement la Convention des Nations Unies contre la corruption ».
Ce dernier choix, signale le Forum Civil, semble plus simple et plus efficace étant entendu qu’en dehors de l’escroquerie, l’abus de confiance et l’abus de biens sociaux qui est en réalité une des formes de corruption dans le secteur privé, la quasi-totalité des infractions financières sont prévues par les instruments pertinents contre la corruption (trafic d’influence, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, escroquerie portant sur les deniers publics, favoritisme). Ce choix, ajoute-t-on, permet aussi d’éviter des arbitrages qui naîtront inévitablement des conflits de compétence sur la détermination du montant du litige qui est souvent variable aux cours de l’évolution des investigations.

Pas de cumul avec aucun autre emploi judiciaire

Selon toujours le Forum Civil, la procédure en matière de traitement des infractions relevant de la compétence du parquet financier doit être celle régissant les crimes et délits dans le code de procédure pénale sous réserve des exceptions proposées. « Les magistrats du parquet financier ne doivent pas cumuler leur fonction avec aucun autre emploi judiciaire, leur charge de travail étant lourde et complexe. Ils seront habilités à reçoir les plaintes et dénonciations et apprécier les suites à donner. Ils peuvent ordonner des enquêtes, procéder ou faire procéder à tous actes de poursuite utile à la manifestation de la vérité, y compris les interrogatoires et auditions, les perquisitions et visites domiciliaires, les constatations et expertises », relève dans la contribution.
L’autre proposition concerne le rattachement du parquet financier avec les structures d’enquête telles que la CENTIF ou l’OFNAC  : « Outre les procès-verbaux d’enquête menées par les officiers de police judiciaire et portant sur des infractions de sa compétence, le parquet national financier doit être directement destinataire des rapports de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) et ceux de l’Office National de Lutte contre la Corruption (OFNAC) ». Pour le Forum civil, le procureur national financier ne doit ni pouvoir utiliser la procédure de flagrant délit en raison du statut politique de certains potentiels justiciables, ni classer les procès-verbaux et rapports d’enquête reçus comme ça été toujours le cas en matière de blanchiment de capitaux. Le parquet national financier devrait soit ouvrir une information judiciaire, soit citer le ou les présumés auteurs devant la juridiction compétente.

118 VIEILLES BATISSES A REHABILITER

https://www.seneplus.com -LeQuotidien-118 bâtiments situés dans l’île de Saint-Louis classée patrimoine mondiale de l’Unesco et dont la vétusté est devenue une préoccupation majeure aussi bien pour les propriétaires que pour les autorités municipales, seront réhabilités
La mairie de Saint-Louis, l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix-S.A) et la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) ont signé vendredi, une convention de partenariat et de délégation marquant le lancement officiel des travaux de rénovation de bâtiments relevant du patrimoine bâti privé de Saint-Louis. Cette activité, qui entre dans le cadre du Programme de développement touristique de Saint-Louis et sa région (Pdt/Sl), permettra de réhabiliter à terme, 118 unités architecturales situées dans l’île classée patrimoine mondiale de l’Unesco et dont la vétusté est devenue une préoccupation majeure aussi bien pour les propriétaires que pour les autorités municipales.
La cérémonie de signature de cette convention entre la mairie (maître d’ouvrage), l’Apix (maître d’ouvrage délégué) et la Bhs (opérateur financier désigné), concrétise, selon le Secrétaire général de l’Apix, représentant du Directeur général, «un long processus innovant de Partenariat-public-privé visant la préservation et la sauvegarde du patrimoine urbain et architectural exceptionnel du cœur historique de la ville de Saint-Louis ; mais aussi et surtout l’amélioration d’un cadre de vie décent pour les propriétaires éligibles».
Pour Oumar Sarr, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine urbain et architectural de la ville demeurent un enjeu économique de taille, tant en termes d’attrait touristique du site classé, de génération de revenus et d’emplois dans les secteurs du tourisme, du bâtiment et de l’artisanat que pour l’amélioration du cadre de vie des Saint-louisiens et le rayonnement international de la région et constituent un pilier majeur des activités du Pdt/SL financées par l’Etat du Sénégal et l’Afd à hauteur de 24, 5 millions d’euros, soit plus de 16 milliards de francs Cfa.   Grâce à ce mécanisme de cofinancement basé sur une subvention du Pdt/SL à hauteur de 90% et une contrepartie de 10% des bénéficiaires, 71 propriétaires ont manifesté leur intérêt pour participer à la mise en œuvre du projet.
La phase priori¬taire des travaux permettra, selon le Secrétaire général de l’Apix, de  réhabiliter 700 m2 de menuiserie, reprendre 1500 m2 de toitures, mettre en conformité 250 mètres de balcons, ravaler 4000 m2 de façades et renforcer une dizaine d’entreprises locales, dans le contexte de relance économique ; mais aussi de renforcer l’employabilité des jeunes à travers des contrats d’apprentissage sur des chantiers-écoles concernant les métiers du patrimoine bâti et destinés à plus de 100 jeunes, des contrats de stage destinés à 8 étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb), inscrits en Master sur les métiers du Patrimoine, des sessions de coaching sur 2 ans destinées à plus de 100 artisans, et des sessions de formation destinées à plus de 200 acteurs touristiques. Cette phase a, par ailleurs, un intérêt économique réel, car plus de 400 emplois temporaires seront créés en phase-projet et plus de 800 emplois permanents générés en phase post-projet, a dit Oumar Sarr.
Le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, dont la commune est le bénéficiaire du projet, a salué le partenariat entre sa commune, l’Afd et l’Apix qui va, selon ses termes, changer complètement le visage de la ville et lui redonner son lustre d’antan. Il a rappelé dans ce sens que d’autres projets de l’Etat en cours participent également à améliorer le cadre de vie.
Le directeur de l’Afd, Alexandre Pointier, a de son côté, rappelé que la réhabilitation du patrimoine bâti privé est une composante essentielle du Pdt qui va nécessiter un investissement de plus de 3 milliards de francs Cfa. D’au¬tres composantes ont permis déjà de réhabiliter la cathédrale de Saint-Louis qui a été livrée, la reconstruction de la route de l’hydrobase également terminée et la requalification de la place Baya Ndar ex-Place Faidherbe en cours de réalisation.

Mballo Dia Thiam : «L’hôpital Le Dantec croule sous le poids de la dette et des créances presque irrécouvrables»

https://www.seneweb.com L’hôpital centenaire Aristide Le Dantec est toujours en «détresse respiratoire». Ceci malgré la rondelette somme de 500 milliards de FCFA annoncée ces derniers jours par le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas), Abdoulaye Diouf Sarr en guise de subvention spéciale. Car selon le président de l’Asas (Sutsas-Sudtm-Sat Santé D-Cnts/Santé), l’établissement sanitaire « réputé celui des pauvres, croule sous le poids de la dette et des créances presque irrécouvrables, sans oublier son âge et ne demande que 80 milliards pour sa remise en état pour en faire un hôpital de niveau IV par la qualité et le nombre de ses Professeurs de rang magistral ».Ce, à la vieille de la journée mondiale consacrée à la santé en pleine pandémie de Covid-I9 et au lendemain du 61ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Mballo Dia Thiam l’a fait savoir ce mardi 6 avril au cours d’une conférence de presse pour poser deux autres importants jalons dans le cadre d’une unité d’actions, sous l’égide de la coalition And Gueusseum, pour accentuer la lutte autour d’une plateforme revendicative minimale.
«Malheureusement, les 1000 milliards antérieurement dédiés à la résilience contre la covid-19 ne lui ont pas profité à l’instar des autres hôpitaux abritant des Cts qui ne sont pas mieux lotis parce impactés par les créances dues par l’Etat à l’occasion de la riposte », a renseigné le président del’Asas.
Cependant, Mballo Dia Thiam a indiqué qu’And Guesseum salue l’érection de quatre (04) hôpitaux de dernière génération sortis de terre, en un temps record, au grand bonheur des populations. Mais, poursuit le syndicaliste, «qui pourraient connaître le même sort que leurs devanciers si rien n’est fait en termes d’accompagnement en ressources humaines, financières et matérielles et surtout de gouvernance idoine ».

DEDICACES SOULEYMANE TELIKO : L’indépendance contre vents et marées

https://www.enqueteplus.com Dans une salle bien remplie, le président de l’Union des magistrats sénégalais, Souleymane Téliko, a présenté son troisième livre intitulé ‘’Indépendance de la justice au Sénégal, faut-il réformer le Conseil supérieur de la magistrature’’.
Il ne se lasse jamais. Malgré les élucubrations de ses détracteurs, le président de l’Union des magistrats sénégalais, Souleymane Téliko, maintient le cap. Pour lui, il n’y a qu’un combat qui vaille : celui de l’indépendance de la justice et, par ricochet, de la dignité de tous ces magistrats qui refusent de faire le pied de grue devant les bureaux de ceux qui incarnent l’Exécutif pour accéder à certains postes.
En séance de dédicace, samedi, de son troisième livre intitulé ‘’Indépendance de la justice au Sénégal, faut-il réformer le Conseil supérieur de la magistrature’’, il a remis ça, malgré les tentatives de le déstabiliser. ‘’Il ne faut pas aussi qu’on soit dans un pays où les gens auraient même peur de parler du Conseil supérieur. Je sais que c’est un sujet qui fâche, mais c’est un sujet important. Nous ne sommes pas là pour plaire ou déplaire. On cherche juste à contribuer à une réflexion qui, pour nous, revêt une importance capitale pour l’indépendance de la justice et pour le pays’’, précise-t-il.
Ainsi, Téliko n’entend pour rien renoncer à son combat. Les sanctions disciplinaires, les attaques personnelles, rien ne semble l’ébranler. A ceux qui seraient tentés de lui prêter une coloration politique, il rétorque : ‘’C’est très difficile chez nous d’adopter certaines positions. Parce que dès que vous le faites, au lieu d’apprécier la substance de vos propos, on essaie de vous situer dans un camp. Est-ce qu’il n’est pas de l’opposition, du pouvoir… ? Et on oublie l’essentiel, c’est-à-dire la substance du débat que l’on pose. Nous, nous n’appartenons à aucun camp. Nous sommes du camp de la justice et de la vérité. C’est extrêmement important.’’
Etre chantre de l’indépendance de la justice dans un pays comme le Sénégal, ce n’est pas toujours chose aisée. Entre une opinion qui ne comprend pas toujours les enjeux et des adversaires jusque dans son propre corps, il faut avoir les reins solides pour tenir bon. Et les tentatives de bâillonner sa liberté semblent toutes vouées à l’échec. Sur l’obligation de réserve que d’aucuns ont tendance à lui opposer, il assume : ‘’Certaines personnes, même de bonne foi, pensent que le magistrat ne doit pas se prononcer sur certaines questions… Moi, je considère que l’article 11 du statut pose le principe de la liberté d’expression, pour les magistrats, pour toutes les questions d’ordre technique ou professionnel.’’
Maintenant, renchérit-il, ‘’chacun est libre d’user ou de ne pas user de cette liberté. Je ne vais jamais reprocher à quelqu’un de ne pas en user. Mais je considère que c’est dans l’expression libre des idées qu’on arrivera à faire avancer les choses. Il faut donc laisser le soin à ceux qui veulent user de cette liberté de le faire. Ceux qui entendent rester dans leur zone de confort, c’est leur choix. Il faut aussi le respecter. Si chacun respecte la liberté de l’autre, il n’y aura aucun problème’’.
Avec force conviction, l’ancien juge d’instruction aux Chambres africaines extraordinaires est revenu sur presque toutes les tares qui empêchent de rendre au pouvoir Judiciaire toute sa plénitude. La gestion de la carrière, le musellement du CSM… Tout ! Pour Téliko, point d’indépendance sans une véritable réforme du Conseil supérieur de la magistrature, sans garantie statutaire pour les magistrats, etc. ‘’Si on laisse les magistrats travailler dans ces situations de précarité absolue, ça peut déteindre sur leur comportement, parce que tout le monde n’a pas la même capacité de résistance. Certains peuvent être tentés de céder à la facilité et à la docilité. C’est pourquoi d’ailleurs on prévoit le principe d’inamovibilité dans toutes les constitutions. Il faut empêcher qu’il y ait d’autres pouvoirs qui puissent organiser des représailles contre un juge, simplement parce qu’il a fait son travail’’.
A ce propos, le président de l’UMS a cité le cas Ngor Diop, ancien Président du tribunal d’instance de Podor, sanctionné suite à une décision rendue dans une affaire privée impliquant un dignitaire dans le Fouta.  ‘’C’est un exemple achevé de la précarité statutaire d’un juge. Comme le disait un collègue, si vous violez votre statut, vous êtes passible de sanction. Mais si vous vous conformez au statut en fâchant l’autorité également, on vous sanctionne’’.

Tout ce que veut l’Exécutif passe…

Revenant sur l’esprit du CSM, il déclare : ‘’C’est d’être un organe d’interposition entre les acteurs de la justice et les pouvoirs extérieurs. Pour y parvenir, il faut respecter certaines exigences. Est-ce qu’il est logique de mettre sous le contrôle de l’Exécutif un organe censé le limiter ? C’est un paradoxe. Si vous interrogez l’essentiel des magistrats, ils vous diront qu’ils ne sont pas satisfaits du fonctionnement du CSM. Et pourtant, ce sont de braves magistrats qui sont dans ce conseil. Mais ils ne peuvent rien, à cause du mode de fonctionnement.’’
Selon le magistrat, actuellement, le conseil est comme un organe consultatif qui a du mal à jouer véritablement certaines de ses fonctions essentielles : la protection des acteurs par le respect du principe de l’inamovibilité, l’autonomie de fonctionnement de certains aspects de la justice. ‘’Tout ce que veut l’Exécutif, à quelques exceptions près, passe. Parce que c’est l’Exécutif qui dirige. Il fait les propositions, les nominations, c’est lui qui organise selon son bon vouloir. Finalement, le conseil, en dehors de la matière disciplinaire, est juste un organe consultatif’’, tranche net le juge.
Et d’ajouter : ‘’Pour qu’un conseil soit efficace, il faut au moins deux critères : l’autonomie vis-à-vis des autres pouvoirs, être doté de prérogatives étendues dans la gestion de la carrière des magistrats. Sans ces deux conditions, le conseil ne pourra pas remplir convenablement ses missions.

Il est donc nécessaire de le réformer’’.

Il ne s’agit pas, insiste-t-il, d’enlever tout juste le président de la République et son ministre du Conseil supérieur de la magistrature. Il s’agit surtout des mesures d’accompagnement, pour rendre véritablement au conseil son autonomie. Deux mesures s’imposent, selon l’auteur : d’abord, la mise en place d’un système d’appel à candidature ; ensuite, la suppression de la faculté de proposition donnée à l’Exécutif. Des réformes qui ont d’ailleurs fait l’objet de larges consensus, aussi bien au niveau des magistrats que lors des travaux de la Commission de modernisation de la justice. Le combat réside donc plus dans la mise en œuvre des propositions que dans la réflexion.
De l’avis du magistrat, ce combat doit être celui de tous les Sénégalais ; pas seulement des acteurs. ‘’Pour une fois, souligne-t-il, on voit les acteurs porter des doléances qui ne sont pas d’ordre pécuniaire, matériel. Il faut s’en féliciter et les encourager. Ceux qui ont la possibilité de parler à l’autorité n’ont qu’à nous aider dans ce sens. L’indépendance de la justice, c’est l’affaire de tous les citoyens épris de justice. Chacun de nous peut se retrouver, un jour, devant la justice’’. Et d’ajouter : ‘’Au Sénégal, on aime pousser les gens à se battre. C’est bien beau de dire au président ‘mangui ci sa guinaw. Demal mangui ci sa guinaw (Vas-y je suis derrière toi)’. Moi, je dis qu’il faut être à mes côtés, non derrière. Et je suis heureux de retrouver des acteurs issus de divers milieux, unis pour la même cause.’’

Téliko est un symbole du combat pour l’indépendance de la justice

Auteur de l’avant-propos, Maitre Assane Dioma Ndiaye est largement revenu sur les qualités de l’auteur qui, est, selon lui, un symbole du combat pour l’indépendance de la justice. ‘’Je dis qu’il a osé s’attaquer à ce que je considère comme le nœud gordien qui plombe l’indépendance de la justice aujourd’hui. Il s’agit du Conseil supérieur de la magistrature. Souleymane Téliko a donc pris date avec l’histoire. Il aurait pu mener sa mission dans la pure tradition de commodité, mais il a choisi de marquer sa présidence par des prises de position courageuses, aussi bien au plan individuel qu’au nom de son organisation. Par ce livre, il décide de laisser à la postérité des écrits et c’est tout à son honneur. Je salue son courage, mais aussi sa clairvoyance d’aborder encore un débat qui a été rendu beaucoup plus actuel, par les derniers évènements’’.
Pour l’avocat, il faut que la société défende ceux qui veulent faire avancer les choses, contre les forces centrifuges tapies dans l’ombre. A propos du passage de l’auteur aux Chambres africaines extraordinaires, il témoigne : ‘’Je ne peux pas ne pas revenir sur les Chambres africaines extraordinaires. J’en reviens parce qu’il faut témoigner, surtout quand on veut, par le biais de forces centrifuges tapies dans l’ombre, nuire à la réputation de certains défenseurs de l’intérêt général. A travers cette commission d’instruction, j’ai vu un homme prendre des positions très courageuses. Donc, vouloir faire croire à des accointances quelconques avec le président Déby…’’
De plus, ajoute-t-il, ‘’je vais vous faire une confidence. A travers l’intransigeance de ses juges, leur indépendance, la Commission d’instruction a failli créer une incidence diplomatique, en convoquant directement le président Déby pour l’entendre comme témoin. Quand le gouvernement sénégalais a été informé, il était dans un affolement total ; il s’est étonné que cette convocation ne soit pas passée par le canal diplomatique. Il en était de même pour Déby’’.
Pour lui, le combat ne sera certes pas facile, mais il faudra le mener jusqu’à son terme. ‘’Nous n’avons pas d’autre choix. Il faudra mener ce combat. Et il faut également rendre à César ce qui lui appartient. Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir des jeunes qui sont conscients de leur mission et qui essaient de l’accomplir. La société a le devoir de les accompagner. Il y va de l’intérêt de tous’’.MOR AMAR

le Sénégal ouvre un consulat à Dakhla (Maroc)

Avocat majeur de la marocanité du Sahara, le Sénégal ouvre un consulat général à Dakhla. Récit.
C’était attendu. Le Sénégal, un des meilleurs alliés du Maroc en Afrique, a inauguré, lundi, son consulat général à Dakhla, la perle des provinces du sud marocain.
L’ouverture du consulat général du Sénégal à Dakhla, ville située dans le sud du Maroc, confirme le soutien du Sénégal à la ‘’marocanité’’ du Sahara Occidental, qui revendique son indépendance vis-à-vis de Rabat depuis plusieurs décennies, a confié à l’APS un agent des services consulaires sénégalais dans le royaume, Pierre André Sène.
‘’L’ouverture de ce consulat confirme que le Sénégal soutient la ’marocanité’ du Sahara Occidental, que le Sahara Occidental appartient au Maroc’’, a déclaré M. Sène.
Le service consulaire sénégalais de Dakhla a été ouvert lundi en présence de la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Aïssata Tall Sall, et de son homologue marocain, Nasser Bourita.
Le Sahara Occidental a été proclamé république indépendante en 1976 par le Front Polisario, tandis que le Maroc considère qu’il fait partie de son territoire.Source APA & APS

Le Premier ministre espagnol au Sénégal pour négocier le rapatriement des migrants sénégalais

https://www.pressafrik.com Le Premier ministre, Pedro Sanchez sera à Dakar ce jeudi 7 avril pour tenter de trouver une solution au problème des migrants sénégalais arrivés illégalement sur le sol espagnol. Selon des rapports de renseignements, la plupart des immigrés qui ont posé le pied sur les îles ne sont plus marocains, mais subsahariens. Et ils continuent de partir principalement des côtes du Sahara occidental. Par ailleurs, le média espagnol « El Confidencial », note que le voyage de Sanchez à Dakar est également d’aspect économique avec des contrats évalués à 16 millions d’euros.
Une fois à Dakar, d’après « Les Échos », le Premier ministre espagnol discutera de l’immigration avec le Président Macky Sall. Cependant, depuis 2018, le ministre de l’Intérieur n’a effectué aucun vol de rapatriement au cours des trois premiers mois cette année.
En visite sur le continent africain, Pedro Sanchez se rendra d’abord en Angola puis au Sénégal. Une visite qui a été préparée depuis la fin du mois de novembre par la ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya qui est venue à Dakar annonce que « bientôt le rapatriement des immigrés en situation irrégulière sur des vols spéciaux reprendrait ».
Au moins 41.861 immigrés clandestins sont arrivés en Espagne en provenance d’Afrique en 2020, les Sénégalais étaient le cinquième plus grand contingent, et sur les 3200 « sans-papiers », qui ont débarqués aux iles Canaries jusqu’à présent cette année nos compatriotes étaient le quatrième avec 400 personnes. Le Sénégal est devenu par conséquent une priorité de la politique espagnole d’immigration du gouvernement.
D’où la visite à Dakar ce jeudi du chef de l’exécutif espagnol.

Covid : Relâchement quasi-total ! Par Assane samb

Depuis la levée du couvre-feu à Dakar et à Thiès, les sénégalais ne cessent de renoncer aux mesures barrières.
Curieusement d’ailleurs, notre pays enregistre une tendance baissière aussi bien au niveau des cas de contamination que de mort. Nous avons connu zéro cas pendant ces derniers jours avant d’enregistrer deux cas avant-hier.
Une situation qui encourage le sénégalais lambda a enterré la pandémie et à retourner à ses activités quotidiennes.
Car, bizarrement, peu de gens portent le masque en public. Les transports en commun sont à nouveau bondés de monde et il n’y a plus de respect de la distanciation sociale.
Pis, les spectacles notamment de lutte ont repris et les meetings et autres rassemblements politiques sont notés notamment du côté de la majorité au pouvoir.
Pendant ce temps bien sûr, des lieux comme la grande mosquée de Dakar restent fermés.
Si en effet certaines personnes sont encore conscientes des risques que constituent le non-respect des mesures barrières, la grande masse, elle, fait tomber le masque.
Certes, la campagne vaccinale se poursuit. Mais, la polémique sur le vaccin Astra Zeneca n’est pas pour faciliter les choses.
Certains pays comme l’Allemagne et la France ont préféré adopter le principe de précaution en suspendant les opérations de vaccination pour ce qui concerne Astra Zeneca.
En Afrique et au Sénégal notamment, les autorités sanitaires y compris, ne voient pas d’inconvénient à ce que les opérations se poursuivent.
Rappelons d’ailleurs que selon la BBC, notre pays fait partie de ceux qui ont reçu des dons de Astra Zeneca de l’Inde au même titre que d’autres pays comme le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC), le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mozambique,   l’Eswatini, le Botswana,   Maurice et les Seychelles.
L’explication viendrait du fait que ces vaccins sont plus accessibles, à bon marché et se conservent plus facilement.

Mais, au Sénégal comme ailleurs, cette polémique a créé une réticence de se vacciner chez beaucoup de citoyens.

Et tous ces facteurs combinés ne sont pas du tout pour faciliter la lutte contre le coronavirus qui continue son bonhomme de chemin dans notre pays.
Malheureusement, la population, en général, semble avoir tourné la page et nous nous acheminons vers des fêtes religieuses sources de grands rassemblements et de grands mouvements de foules.
C’est dire à quel point il est important de maintenir le niveau d’alerte le plus élevé possible afin d’éviter une troisième vague qui n’est pas du tout impossible.
Car, des pays comme la France, l’Italie et autres sont en plein dans la troisième vague avec des variants qui rendent le taux de contamination très élevé.
Le fait de dormir sur nos lauriers rendrait la situation plus difficile à gérer si jamais le taux de contamination montait en flèche.
Malheureusement, nous avons perdu plus de mille personnes, ce qui devrait nous pousser à éviter tout laxisme et tout triomphalisme.

Il est déplorable cependant de noter que ce sont les autorités qui sont, en la matière, les contre-exemples.

Aujourd’hui, avec les émeutes qui ont tout l’air de ceux de la faim et la levée subséquente des restrictions, beaucoup croient détenir la permission de faire ce que bon leur semble.
Une très mauvaise option pour un virus planétaire à mutation multiple et qui tue.
Nous avons certes souffert d’une année de restrictions et de privations, notre économie est à genou dans plusieurs secteurs notamment le tourisme, le spectacle, etc., mais si nous ne restons pas fermes sur les mesures barrières notamment le port du masque et la distanciation sociale, il ne sera pas étonnant que les contaminations repartent en hausse et les cas graves conséquement.
Nous apprenons mal à vivre avec le virus et les réticences notées çà et là traduisent une insouciance suicidaire que les autorités ne sauraient encourager.

JOURNEE MONDIALE DE LA SANTÉ  : “AND GUEUSSEUM” DÉTERRE LA HÂCHE DE GUERRE

http://www.emedia.sn La journée mondiale de la Santé est célébrée ce mercredi, 7 avril, au Sénégal, sur fond de contestations. L’Alliance des syndicats autonome de la santé Sutsas-Sudtm/Asas “And Gueusseum“, qui reprend du service, a sonné la mobilisation pour la concrétisation des accords de 2018 et la prise en compte des préoccupations du personnel.
“Nous allons jouer notre partition et bien la jouer pour que véritablement nous puissions remettre les pendules à l’heure. Nous ne sommes pas des enfants de cœur et nous avons choisi la lutte. Désormais, ce sera la lutte jusqu’à ce que nos droits soient reconnus et surtout qu’on respecte les accords signés avec le Gouvernement”, a décrété son vice-président Seydina Ndiaye.
Tout en invitant l’État à joindre l’acte à la parole, à travers la signature du décret portant régulation de la situation administrative des techniciens supérieurs de la Santé, le syndicaliste a également fustigé la non-implication des techniciens supérieurs de la santé dans la commission nationale de lutte contre la Covid-19.
“La gestion de la pandémie pose problème. Je pense que quelqu’un comme Mballo Dia Thiam, eu égard à son parcours, à son expérience, à son expertise, qu’on le laisse en rade par rapport à certaines questions. C’est inacceptable dans un pays qui s’appelle le Sénégal”, a-t-il motivé.
Poursuivant, il a aussi réclamé le paiement des primes de motivations dans la lutte contre la Covid-19. “Puisque de l’argent avait été dégagé, mille milliards pour lutter contre la pandémie, aujourd’hui, nos travailleurs courent derrière des arriérés”, a-t-il déploré, exigeant ainsi “le paiement des motivations que chef de l’État avait accordée à tous. On a dit 50 000 F CFA par mois. Certains n’ont pas vu la couleur de l’argent plus de neuf mois après”.
Cette année, le thème de cette journée mondiale de la santé est « pour un monde plus juste et en meilleure santé ». L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère comme une priorité absolue le fait que chaque être humain à travers le monde puisse bénéficier d’un accès aux soins et d’un état de santé aussi bon que possible Dié BÂ

Indice de Sévérité de la Covid-19 : le Sénégal 2e meilleure performance en Afrique et 7e mondial

http://lesoleil.sn/ Les bons résultats du Sénégal dans la lutte contre la Covid-19 se matérialisent dans l’indice de mesure et de suivi de la sévérité de la pandémie au niveau mondial, conçu par le Bureau de prospective économique du Sénégal (Bpe). En effet, au 4 avril 2021, l’indice pour le Sénégal affiche un score de 0, 99 (contre 0, 99 le 28 mars dernier). Ce qui montre « une stabilité de la sévérité » de la maladie. Le pays est, d’ailleurs, classé au 2e rang africain (contre 5e au 28 mars dernier) et au 7e rang mondial (contre 10e au 28 mars dernier).
L’étude révèle en outre qu’en une semaine, la sévérité de la Covid-19 est stable dans le monde et en Europe. Elle est en hausse en Afrique et en Asie tandis qu’elle est en baisse en Amérique et en Océanie.
Au 4 avril 2021, Saint-Christophe-et-Niévès arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 161 pays du monde), suivi de Taiwan (1), du Soudan du Sud (1), de la Thaïlande (1). Les scores les plus faibles sont détenus par Chypre (0, 44), l’Afrique du Sud (0, 45), la France (0, 45) et l’Irlande (0, 45). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0, 82 le 04 avril 2021 contre 0, 82 le 28 mars 2021, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial.
Les nouveaux cas enregistrés par semaine continuent d’augmenter dans le monde. En effet, 4, 1 millions nouveaux cas dans la semaine du lundi 29 au dimanche 04 mars (contre 3, 9 millions nouveaux cas sur la période allant du 22 au dimanche 28 mars), soit une hausse de 5%. Concernant les décès, ils ont aussi augmenté d’environ 1%.
La monde enregistre 69 068 nouveaux décès entre le 29 et le 4 avril (contre 68 002 décès entre le 22 et le 28 mars).
L’analyse par continent montre que pour l’Afrique, les scores sont compris entre 1 (Soudan du Sud) et 0, 45 (Afrique du Sud), avec une moyenne de 0, 86, le 4 avril contre 0, 88 le 28 mars 2021.
Le Cameroun, la Sierra Léone et la Guinée enregistrent les plus fortes progressions de scores dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité).
L’Europe affiche en moyenne un score de 0, 77, le 4 avril contre 0, 77 le 28 mars 2021. Le meilleur score dans ce continent est de 0, 95 (Albanie) et le pays le moins performant affiche un score de 0, 44 (Chypre).
En Amérique, les scores varient entre un minimum de 0, 61 (Jamaïque) et un maximum de 1 (Saint-Christophe-et-Niévès), avec une moyenne de 0, 82 le 04 avril 2021 contre 0, 81 le 28 mars.
L’Asie enregistre en moyenne un score de 0, 84 le 04 avril 2021 contre 0, 85 le 28 mars. Le meilleur score (et donc la plus faible sévérité) est obtenu par Taïwan (1), suivi de la Thaïlande (1) et Brunei (0, 99). La Corée du Sud (0, 48) et la Mongolie (0, 68) détiennent les plus faibles scores.
En Océanie, les scores varient entre un minimum de 0, 49 (Polynésie française) et un maximum de 0, 99 (Nouvelle Zélande), avec une moyenne de 0, 85 le 04 avril 2021 contre 0, 83 le 28 mars 2021.
Quant à la Nouvelle Zélande, elle affiche une hausse de son score tandis que Fidji, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie française affichent des scores stables.

Rassemblements tous azimuts et menace de 3e vague du corona : Attention, danger !

Le Sénégal enregistre dernièrement une tendance baissière de cas contaminés au coronavirus. Mais on note de plus en plus des rassemblements politiques organisés principalement par les autorités politiques. Ce qui a poussé les autorités sanitaire à sonner l’alerte : attention à une 3e vague.
Au moment où beaucoup de pays sont confrontés à une 3e vague du coronavirus, le Sénégal connaît une tendance baissière. Ce qui devait être mis à profit pour continuer à observer les mesures barrière pour éradiquer complètement ce fléau au Sénégal.
Au lieu de cela, nous notons des rassemblements organisés principalement par les tenants du pouvoirs et quelques opposants. Ce qui a poussé le directeur du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (SNEIPS), Dr Ousmane Guèye, à sonne l’alerte.
« Il faudrait quand même qu’on évite les rassemblements, en continuant à porter nos masques, à se laver les mains et à observer la distanciation physique, je pense que ça c’est fondamental. Par conséquent, ces rassemblements observés peuvent provoquer une recrudescence de la maladie. On ne le souhaite pas, mais il faut le dire, c’est ça la réalité », dit-il.
Il demande ainsi aux Sénégalais de se ressaisir et qu’ils sachent que la pandémie est toujours là. «La 3e vague que nous entendons un peu partout dans le monde peut venir au Sénégal. On ne le souhaite pas, mais il faudrait qu’on change notre comportement, qu’on essaie d’accepter d’observer de manière rigoureuse les gestes barrières. C’est un appel que nous lançons aux Sénégalais. A côté de ces gestes barrières, ceux qui sont dans la sur-priorisation pour la vaccination, aillent le faire. Je pense que c’est deux paramètres combinés, on peut épargner notre pays d’une 3e vague », conseille-t-il.
Dans son adresse à la Nation du 3 avril, veille de fête de l’Indépendance du Sénégal, le chef de l’État, Macky Sall, avait souligné que la maladie était toujours présente, indiquant que « la bataille n’est pas encore gagnée, même si nos résultats sont appréciables grâce à nos efforts communs. »
« Alors, ne nous relâchons pas. Continuons à porter nos masques et à respecter toutes les recommandations sanitaires contre la propagation du virus », avait-il ajouté.
Curieusement, ce sont ses partisans, membres de la mouvance présidentielle, qui sont les premiers à ne pas respecter ces mesures avec des meetings et autres rassemblements pour prouver, on ne sait quoi !Daouda Mine

OBSERVATION DU CROISSANT LUNAIRE/CONACOC  : Un comité de pilotage transitoire mis en place

“Le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal a invité ce jour, mardi 06 avril 2021, la Conacoc à une réunion de concertation en vue de retrouver l’unité des musulmans dans l’observation du croissant lunaire, avec l’accompagnement du Ministère de l’intérieur.
A l’issue de cette réunion ouverte par le ministre Antoine Félix Abdoulaye Diome, il a été décidé de mettre en place un Comité de pilotage transitoire codirigé par Messieurs Ahmadou Cissé Ndiéguéne, Dr Mohamed Bouchra Dièye et Oumar Diène.
Ce comité provisoire de la Conacoc organisera dans l’unité et pour l’intérêt des musulmans, l’observation du croissant lunaire en vue du mois de Ramadan rédempteur, et poursuivra son travail dans les mois à venir pour consolider la Conacoc et améliorer ses modalités de travailCheikh Ahmed Tidiane Sy”
Serigne Thiam  : «CE QUE MACKY SALL N’A PAS PU FAIRE EN 9 ANS, IL NE PEUT PAS LE REALISER EN 3 ANS»

http://www.sudonline.sn/ Serigne Thiam enseignant chercheur à l’Ucad se prononce sur la nouvelle politique de l’emploi des jeunes
C’est un réel sentiment d’échec de la politique de jeunesse qui ressort du discours du chef de l’Etat, Macky Sall du 3 avril dernier, qui a «spécialement dédié» la fête du 4 avril aux jeunes. Cette analyse est de l’Enseignant-Chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Selon Sérigne Thiam «ce que Macky Sall n’a pas pu faire en 9 ans, il ne peut pas le réaliser en 3 ans».
«Cette fête, jeunes du Sénégal, vous est spécialement dédiée», a déclaré le chef de l’Etat, Macky Sall, le 3 avril dernier, lors de son adresse à la Nation à la veille de l’Indépendance du Sénégal. Cette phrase du président renseigne de la place particulière qu’il a accordée à la jeunesse du Sénégal dans son discours. Une frange jeune à qui il a promis un «nouvel élan» dans la lutte contre le chômage.
Pour y arriver, le président Macky Sall a promis «une réorientation des allocations budgétaires à hauteur de 450 milliards de FCFA au moins, sur trois ans, dont 150 milliards pour cette année» pour financer un «Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio- économique des jeunes». Mieux, il a pris l’engagement de recruter, dès ce mois de mai, 65.000 jeunes dans différentes activités.
Cette adresse à la Nation, avec comme axe principal la jeunesse et leur insertion, continue de susciter des réactions diverses d’observateurs avertis. Contacté par la rédaction de Sud quotidien, l’Enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridiques et politiques à l’Ucad, Sérigne Thiam pense qu’il est un peu trop tard pour le chef de l’Etat, de vouloir placer l’emploi des jeunes aux cœurs de ses politiques. «Si aujourd’hui, il (Macky Sall) parle de la jeunesse, si c’est aujourd’hui qu’il pense à la jeunesse, comme il l’a fait au lendemain des émeutes, lorsqu’il a dit aux jeunes «je vous ai compris», je pense qu’il est trop tard. Je pense que ce qu’il n’a pas pu faire en 9 ans, il ne peut pas le réaliser en 3 ans», a déclaré M. Thiam pour qui, ce discours n’apporte aucune différence des précédentes adresses à la Nation marquées par de nombreuses promesses.
 Concernant d’ailleurs ces nombreux engagements pris par le président Sall, l’Enseignant-chercheur soupçonne une stratégie «politicienne» bien connue des régimes africains. Il est d’avis que «quand il leur reste peu de temps pour les élections, tout ce qu’ils (régimes africains) font ne sont que des promesses et des campagnes. Ils (les alliés du régime) l’ont montré à travers les meetings qu’ils ont eu à faire récemment», non sans renchérir qu’en réalité «c’est un discours de politicien simplement» car convaincu qu’il est de «l’échec de la politique de jeunesse» du chef de l’Etat. Tout compte fait, M. Thiam reste persuader que le président de la République «n’a pas les moyens de sa politique, c’est-à-dire les moyens d’une politique d’insertion, d’emplois, de satisfaction par rapport à la demande professionnel». Ce que, du reste, lui sera «fatal aux prochaines échéances électorales», estime Sérigne Thiam.

Macky Sall est incapable de créer des emplois pour les jeunes Par Mamadou Lamine Diallo

De manière constante, j’ai fait observer que le système économique de Macky Sall est incapable de créer des emplois pour les jeunes. Même lorsqu’il proclamait des taux de croissance de 6% , j’avais contesté la véracité de ses chiffes d’une part, et, d’autre part, le caractère artificiel de cette croissance basée sur les infrastructures souvent mal orientées comme le centre Abdou Diouf de Diamniadio, et financée par un endettement massif gagé sur les recettes pétrolières et gazières futures. Evidemment, ceci est organisé en toute conscience avec leurs parrains occidentaux pour alimenter la corruption et les flux financiers illicites de deux cent cinquante milliards par an.
Ne sachant pas quoi faire avec le chômage massif des jeunes dont la révolte a commencé et qui aboutira à l’alternative patriotique et citoyenne, il s’engage de manière politicienne et clientéliste dans le traitement social du chômage et de la pauvreté. Ainsi, il va emprunter plus de cent milliards pour dit-il embaucher cinq mille enseignants et soixante-cinq mille jeunes, des nouveaux ASP, engagés dans des travaux d’utilité publique comme la reforestation et le pavage de rues, etc.
Macky Sall a échoué déjà avec ses bourses familiales, avec la DER qu’il faut auditer urgemment, et l’argent public distribué aux femmes par ses ministères chargés de la femme et de la micro-finance. Il va encore échouer avec cette nouvelle initiative post-émeutes de mars 2021.

Le Paacoo (partage) de notre gaz naturel se poursuit

Secoué par la révolte de la jeunesse, le Président de BBY a décidé d’accélérer le pas dans la distribution des rentes de notre gaz naturel à ses copains de la Famille FayeSall dans l’électricité et le transport. Sachant la fin de son règne arrivé, il veut mettre l’alternative patriotique citoyenne devant le fait accompli en finalisant les deals. En tout, il  en a pour cinq cent milliards.
Ainsi pour Macky Sall, ses affidés, le business visible du gaz, et lui, la politique pour asseoir son capitalisme de prédation et la dictature qui va avec. Pour cela, Macky Sall dispose de forces politiques dévouées et organisées dans BBY autour du slogan régionaliste dangereux des trois F, d’une société civile à sa solde prête à le secourir en cas de difficulté, d’une kyrielle de partis dits non alignés entretenus et enfin, de sa propre opposition à qui il fait porter sa ruse comme la refonte du fichier électoral et le report des élections locales. Voilà le dispositif anti opposition patriotique de Macky Sall, basé sur une violation systématique des droits de l’homme relevée récemment par les Etats Unis.
Cheikh Tidiane Gadio, néo-transhumant, nous demande de nous ranger derrière Macky Sall pour faire face aux djihadistes  qui chercheraient à contrôler la façade maritime du Sénégal. Ce que notre expert en sécurité et en terrorisme oublie de dire au peuple sénégalais, c’est que le djihadisme se nourrit de la prédation des ressources naturelles par des élites corrompues et complexées devant l’occident, de l’économie de la drogue et des injustices sociales qui mettent dans la pauvreté et la précarité plus de 80% de la population. En outre, le djihadisme prospère dans des pays où la démocratie est piétinée et les institutions fragilisées. C’est la direction qu’a prise le régime BBY qu’il vient de rejoindre. Et il le sait.

HOMMAGE -PAR MAKHILY GASSAMA AU PRESIDENT AMADOU MAHTAR MBOW : Joyeux anniversaire, cher Maître !

Par la pensée, par la parole « féconde », par l’action, tu as enseigné aux enfants d’Afrique et du reste du monde cette autre pensée « féconde » de ton frère d’Algérie, qui a dû te faire tant sourire par l’émouvante simplicité et la splendide beauté de sa pensée profonde. Tolère, cher Maître, notre fierté pleinement justifiée du seul fait que tu sois Sénégalais, que tu sois des nôtres. Tolère ce caprice, car nous connaissons ta rigueur morale et vois-tu, malgré nos faiblesses intolérables, nous aimons le Sénégal, nous sommes fermement collés à ce pays comme l’abeille à sa ruche et nous avons en tout temps la formidable capacité d’adorer tous ceux qui, comme toi, Amadou Mahtar Mbow, ont cherché à lutter contre nos faiblesses et contre toute atteinte à la dignité du pays parmi les nations de notre monde pour construire un pays d’hommes et de femmes d’honneur libres, lucides et fiers
Au service exclusif de l’homme durant un long siècle, cruel et barbare : le XXe siècle, une gourde débordant de larmes
 C’est bien toi et tes semblables qui nous l’avez enseigné. Nous sommes, en cela, les produits de vos mains expertes. Tolère l’expression de notre admiration pour toi, grand Maître.
« Il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul »1, écrivit Camus, cher Maître…
Cher Maître, cette formule forte du franco-maghrébin, Albert Camus, très sensible au poids et à la justesse des mots, aurait dû se retrouver au fronton de tous les bâtiments des services de l’administration corrompue et insouciante de l’Afrique francophone  : les tribus nègres n’en peuvent plus ; elles sont fatiguées par ce règne « insensé » des Africains à la tête de leurs propres Etats. Les opprimés se lamentent  : ils sont désespérés. Les Amadou Mahtar Mbow sont devenus rares sur nos terres apparemment désertées par la Providence. Leur race s’éteint sous nos yeux dans l’indifférence presque générale. Le sort réservé à notre propre monnaie se traite devant des parlements français, non pas devant nos propres parlements tout à fait étrangers à nos affaires. Le temps des Mahtar Mbow semble définitivement consommé sans espoir de retour. Notre sécurité, notre liberté, la souveraineté de nos pays en sont sérieusement intimidées parce que menacées.
C’est un immense deuil dont nous n’avons cure. Redoutable frein au développement de nos fragiles pays ! Un odieux rapt de nos maigres biens communs par des individus sans scrupules, sans foi. Une vraie épidémie sans sursaut d’orgueil des victimes. Et dire que les bourreaux sont des frères et sœurs des victimes innocentes ! Bâtir, embellir sa vie sur la ruine des biens communs ! Chacun d’eux ou chacune d’elles, en vampire, aurait pu hurler quotidiennement, en accomplissant ces actions qui ruinent notre pays et qui freinent son développement, ces vers d’une sincérité accablante du poète du « Mal » volontaire
Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, Cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon cœur »2
Tel est devenu l’homme moderne de l’Afrique nouvelle, le citoyen sénégalais, plus soucieux de « l’avoir » que de « l’être », cet être auquel Amadou Mahtar Mbow a consacré sa longue et laborieuse vie. Gloire à lui et à ses semblables, ses frères et sœurs sénégalais, ennemis farouches des prédateurs ! Gloire au sauveur de nos biens matériels, spirituels et de nos âmes, gloire au héros, gloire à Mahtar Mbow, «  fils de la bave du Lion  »3 devant ce «  raz de marée à la conquête de [notre] continent ».4
Je sais que certains amis seront surpris de lire, sous ma plume, un texte au ton panégyrique, consacré à un de nos illustres pères vivant encore parmi nous5. Je sais et je l’ai toujours dénoncé notre fâcheuse tendance, au Sénégal, à fabriquer artificiellement de « grands hommes ». D’ailleurs nous pouvons tous et toutes ainsi nous considérer comme des ouvriers et ouvrières d’une usine de fabrique de « grands hommes ». Question importante qui aurait dû attirer l’attention de nos sociologues, de nos écrivains, comme Boris Diop et de nos politologues, comme Babacar Justin Ndiaye ou le socio-anthropologue, le professeur Cheikh Ibrahima Niang. Ce n’est pas encore le cas – hélas ! -. Cette question mériterait d’être débattue et traitée par des spécialistes, des politiciens, des intellectuels… Quelles sont, au vrai, les valeurs distinctives réelles d’un grand homme  ? Elles sont nombreuses et diverses, mais chez nous, au Sénégal, ces valeurs semblent se réduire à l’occupation d’un poste ou d’une station (selon l’élégant terme de notre Idrissa Seck), poste ou station considéré abusivement comme prestigieux  : ainsi donc toutes celles et tous ceux qui ont été nommés à certains postes ministériels deviennent comme automatiquement de « grands hommes » aux yeux des Sénégalais. Quelles actions méritoires ont-ils accomplis pour le pays pour être ainsi conduits au Panthéon virtuel sénégalais? N’est-ce pas aller trop vite en besogne ? Question insignifiante à leurs yeux, ce statut trompeur a été décrété par le « Prince des nuées », le dieu « d’obscures espérances ». Pas d’avenir. Tout se passe comme si le décret – parce que présidentiel- était indubitablement, de par cette vertu, un verset extrait d’un livre sacré, révélé au Grand Nègre, qui a remplacé le Grand Blanc à son propre étonnement. Nous n’arrivons pas encore à accepter définitivement que ce n’est pas le poste, le titre ou le diplôme ronflants qui font l’homme. Ainsi va le monde  : hier victime innocente, hurlant ses misères et son désir de vengeance  ; aujourd’hui bourreau à l’allure satanique, pillant et dévorant tout sur son passage dans le mépris du reste des citoyens, ses frères et sœurs  : je suis, c’est suffisant ; les autres peuvent ne pas être. Ainsi va le monde en Afrique francophone.
Au regard de tout cela, il faut se convaincre que ce n’est pas le poste qui fait l’homme mais que c’est l’homme qui fait le poste  : j’ai été toujours fortement indigné par le nombre de structures de développement humain de grandes vertus, porteuses d’espoir qui, depuis 1960, naissent et disparaissent comme par enchantement sous des prétextes fallacieux, liés à la « mauvaise » structure de l’entité, dit-on, alors que les raisons fondamentales sont strictement humaines , non pas structurelles, liées à l’entreprise : en Afrique, négliger la place du népotisme ou celle de la médiocrité est économiquement et culturellement criminel. Pour qui le connaît, citoyen d’un petit pays du Sahel, Amadou Mahtar Mbow mérite d’être conté et célébré dans des ouvrages volumineux que dans un petit texte aussi panégyrique et lumineux soit-il. Si j’étais poète, je lui aurais consacré sans doute ma plus belle élégie en pensant à la fameuse « Elégie pour Martin Luther King » de L. S. Senghor. Comme je ne suis pas et ne saurai jamais être l’enfant de Joal, je me contenterai bien de ces platitudes que je suis en train de débiter sur l’homme Mahtar Mbow, un homme, un combattant digne du XXe siècle sanglant. Tant mieux puisque, en vérité, ces platitudes sont sincères, venant d’un cœur aussi pur que le jour, pour nous souvenir d’un poète étranger6 qui, par son style, sa sincérité dans sa perception de la vie des hommes, a su toucher le cœur de ces hommes pour peser sur leur conscience, comme a réussi à le faire, à sa manière, l’homme politique sénégalais, Amadou Mahtar Mbow, ce Sénégalais tout particulier, dont nous sommes si fiers.

LA QUÊTE OBSTINÉE DU BIEN-ÊTRE COLLECTIF

Prenons le risque de parler de l’homme qui vient de traverser, avec panache, sans encombre, sans la moindre faute perturbant la marche de son pays, de son continent, de son Tiers-monde, un siècle ! oui, tout un siècle au service exclusif de l’- homme, de la collectivité, de la défense acharnée des valeurs qui auraient pu être communes, mais dangereusement captées et atrocement violées et mutilées par une partie de l’humanité. Un siècle d’actions salutaires  : j’en suis à la fois heureux et malheureux. Heureux, parce que Mahtar Mbow a vu s’accomplir le vœu de tout homme, de tout être vivant  : la longévité dans un état sanitaire satisfaisant. Malheureux puisque le grand âge nous vide de l’essentiel de notre énergie. « Lav ieillesse est  un naufrage », comme disait sentencieusement le Général de Gaule, avec humour, non sans se remettre en question. Quand j’ai vu, naguère, il y a quelques mois, ce Sénégalais marcher lentement à l’aide d’une canne et que je me souviens brusquement de son agilité intellectuelle et physique de jadis, tout en moi a cédé la place à une pensée pieuse, adressée au Maître de l’Espace et du Temps  : Lui seul est, demeurera Grand pour l’éternité ! murmurai-je. Je me mis alors à prier pour que Dieu récompense ce vieil homme de son immense amour pour l’homme, surtout pour l’homme en situation de faiblesse et d’humiliation. C’est peut-être à cause de la présence constante de cet homme dans ma vie, alors que nous vivons bien loin l’un de l’autre, que toute mon attention, comme par force, a été braquée, dès que la nouvelle de la célébration de son centenaire me parvint, sur un passage de La peste d’Albert Camus, œuvre qui a bercé notre adolescence.
Oui, voici ce passage sublime, voici ce qui constitue véritablement l’image d’Amadou Mahtar Mbow, le Sénégalais, l’Africain, le citoyen des temps modernes sous la plume du grand romancier philosophe franco-algérien, Albert Camus  : alors que la peste fauchait les hommes comme une faucille dans un champ de fonio, au milieu des gémissements, des sanglots, des puanteurs, retentit la voix de Tarrou, par son engagement sans faille et par son action, redoutable adversaire de la peste, un des protagonistes du célèbre roman du Français Albert Camus d’Algérie, en pleine peste  :
En somme, dit Tarrou avec simplicité, ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment on devient un saint. […] « Rieux  : Je n’ai pas de goût, je crois, pour l’héroïsme. Ce qui m’intéresse c’est d’être un homme. Tarrou  : – […] Oui, nous cherchons la même chose,  mais je suis moins ambitieux. Et le narrateur de commenter  : Rieux pensa que Tarrou plaisantait et le regarda. Mais dans la vague lueur qui venait du ciel, il vit un visage triste et sérieux »
Selon Tarrou et Albert Camus, « être un homme de quelque part, un homme parmi les hommes  », pour reprendre la belle formule de l’autre existentialiste français, Jean-Paul Sartre, est un projet assurément plus laborieux, plus incertain que tout autre projet au profit de l’homme dans la collectivité ; car il s’agit bien d’un engagement total dans la société, la lutte quotidienne contre les forces du mal, la quête obstinée du bien-être collectif,  qui, du reste, ne s’accomplit pas sans provoquer de redoutables et ignobles adversités. Comment réussir, dans nos pays, qui s’entêtent dans la voie de la médiocrité, de l’humiliation et de la pauvreté endémique, comment réussir à fouler aux pieds notre propre égo, qui cause tant de misères chez nos compatriotes, au bénéfice de la recherche obstinée du bien-être de la collectivité ? Depuis plus de 60 ans, nous sommes honteusement et confortablement installés dans le sauve-qui-peut  : la recherche, dans la folie, de la réussite individuelle à laquelle se réduit toute notre ambition dans nos préoccupations de développement de nos pays ; nous avons ainsi oublié d’apprendre à nos enfants la voie royale, rédemptrice de la dignité pour l’homme par le travail bien fait et la voie de la précieuse souveraineté pour nos pays.
Durant ces décennies passées, nous sommes responsables du retard de nos pays au moment où toute l’attention de Mahtar Mbow est braquée sur l’homme, rien que sur l’homme et son environnement c’est-à-dire son pays, son continent, sa planète dans tous les domaines du développement humain parmi les pays souverains et développés de notre globe. Humaniste ambitieux, Mahtar Mbow a toujours agi comme s’il tenait à racheter les péchés des uns et les misères des autres pour les enfouir comme dans un puits de déchets nauséabonds, seul signe certain de bonheur pour lui-même car comme dit le Franco-Algérien dans son roman La Peste,  « il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul » des autres pour les enfouir comme dans un puits de déchets funestes. Celui que ses compatriotes appellent affectueusement Mahtar semble avoir choisi, durant ses cent années vécues dans le labeur, de s’asseoir sur la margelle de ce puits pour veiller au grain  : il se veut homme à part entière et il veut hommes tous ceux qui souffrent. Nous voilà bien loin des soucis insensés et criminels de la désinvolture de nos kleptomanes modernes  : ayant perdu tout repère, ayant brisé les bornes, il paraît qu’ils sont devenus fous. Ils agissent comme s’ils étaient «  nés avant la honte », selon l’expression savoureuse gabonaise. Or donc vouloir être un homme est franchement, dans nos sociétés en désordre, en décadence en pleine mondialisation, le projet le plus risqué, le plus insensé, mais, par ailleurs, le plus noble parce que le plus profondément humain.

LA FORCE DE PENSER

Aucun domaine n’échappe aux désordres qui caractérisent nos gestes quotidiens  : un mélange de certaines valeurs archaïques du passé et les valeurs les plus saillantes des temps modernes. Il suffit de lire ou relire « La Cité antique » de Fustel de Coulanges (Grèce, Rome, Inde dans l’antiquité) pour nous rendre compte qu’un pan précieux et très large de notre vie sociale et même spirituelle a été intensément vécu, avec la même dévotion, par d’autres peuples, sans changements notables, depuis l’antiquité de notre monde ! Y échapper pour forger un avenir susceptible de nous rendre à notre Temps contre lequel nous avons lamentablement trébuché souvent par ignorance ou par couardise ou par coquetterie intellectuelle. C’est au réveil de l’Afrique surtout que le professeur Mahtar Mbow s’est consacré avec acharnement  : il n’a peut-être pas trouvé ce qu’il voulait, mais il a rageusement cherché durant tout un siècle ; « Dieu bénit l’homme non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché », nous souffle à l’oreille V. Hugo. Tout le prouve  : son action en Afrique, son action au sein de la communauté internationale, etc., etc. Au regard des qualités accumulées durant tout un siècle, sur le plan professionnel, dans sa famille, dans sa multitude de relations qui le soude à ses semblables, sans la moindre réserve, on peut dire  : Amadou Mahtar Mbow, enfant du Sahel, d’Afrique, est un homme, un vrai homme ; osons soutenir devant Dieu et devant les hommes que Mahtar est assurément un homme, authentiquement un homme ; oui, cet enfant du Sahel a su être courageusement un homme parmi les hommes sans jamais encombrer la conscience, sans jamais baisser les yeux  ; ce qui émeut, c’est qu’il colporte la dignité comme un habit somptueux – dignité fièrement incarnée partout durant son long parcours. Quel itinéraire ! Que de redoutables adversités ! Que d’écueils renversés sur son chemin ! Je n’entre pas dans le détail. Pour oser y parvenir, il aurait fallu tout un livre et, peut-être, en plusieurs volumes.
J’ai connu Amadou Mahtar Mbow au Lycée Faidherbe de Saint-Louis à la fin des années 1950. Voilà donc 64 ans, que cet aîné que je rencontre rarement ne m’a jamais quitté. Sa forte et séduisante personnalité ne s’oublie pas facilement  : il est calme, mais colporte des idées d’une force étonnante  : une tempête sans bruit, un volcan qui bouge pour provoquer le renouveau. Le terme « morale », de nos jours, est devenu tabou. Ce terme rebute tellement l’homme de nos jours qu’on a fini par lui préférer hypocritement le terme « éthique », certainement plus innocent ou moins engagé que le terme « morale » dont les victimes ne se comptent pas dans l’histoire de nos sociétés. Il y a surtout les actions commises par l’homme au nom d’une prétendue morale durant les deux dernières Grandes Guerres, ou durant la Colonisation et la Traite négrière, toutes exceptionnellement violentes  : négation absurde de l’homme et de son immense œuvre ! Il n’est nullement étonnant que Mahtar Mbow, membre fondateur de la FEANF se fût engagé volontairement sous le drapeau français, au nom de l’homme, au nom de la justice, durant la Deuxième Guerre mondiale. Certainement la guerre la plus meurtrière et la plus injuste de l’Histoire de l’homme et de notre planète. On préfère le terme « éthique » qui, au fait, en terme d’action, véhicule la même valeur. Mahtar Mbow est fondamentalement un être « moral », un être d’une grande rigueur morale. Son action, sa pensée, tout part de ce concept et y revient. Ici, la morale, c’est chercher à faire triompher ce qui est juste, à honnir ce qui nie l’homme, disons, pour ne pas épouvanter le lecteur, « éthique » au lieu de « morale ».  Il suffit de décliner et de méditer les titres de ses productions intellectuelles  : l’éthique n’est jamais absente de sa lutte pour un monde plus juste, plus équilibré ; l’éthique a toujours constitué le socle, l’instrument et la raison d’être de ses nombreuses actions7. A bien méditer ses œuvres et ses actions pour le Sénégal, pour l’Afrique, pour le Tiers-monde, pour le monde (dont il est un citoyen authentique) on se dit  : rien pour lui-même, tout pour les autres.
Professeur, ses cours étaient semblables à des cours d’instruction civique, si chère à l’école coloniale pour asseoir sa toute-puissance, si honnie par les nouveaux régimes nègres pour lutter contre un certain éveil des consciences afin d’éviter de créer des forces destructrices fatales à leurs régimes dictatoriaux et souvent vagabonds et à l’école postcoloniale, qui se fourvoie dans un mimétisme béat comme des cours d’instruction civique à la coloniale, les valeurs occidentales qui, seules, méritant d’être comptées, retenues. Cet aspect de la dynamique personnalité de Mahtar Mbow m’a fortement marqué durant plus de six décennies à tel point que chaque fois que je me trouve dans certaines circonstances, je pense irrésistiblement à lui, en me disant  : « S’il était là, qu’est-ce qu’il en aurait pensé ? » et je sens alors son beau sourire énigmatique. Cette question me revient même présentement en lisant un ouvrage, surtout des essais sur les problèmes de ce monde. Ses cours sont des cours de formation, des cours d’instruction civique – avec quel art ! J’ai été toujours frappé par son extraordinaire habileté à ramener tout au civisme, à l’amour du pays ou à l’amour de l’Afrique. Il s’écarte volontairement du thème de son cours pour se livrer à des réflexions profondes sur l’homme, sur le monde, sur nos sociétés, des anecdotes, des réflexions personnelles en nous imposant ainsi un monde futur, le monde de ses rêves. Un des rares intellectuels africains francophone à posséder la force de penser par luimême, pour lui-même et son pays et de se faire une opinion précise et personnelle des êtres et des événements.
Bref c’est un vrai historien de ces temps de désordres et d’inquiétudes, car il a le courage de ses idées. Grâce à sa démarche difficile à imiter, j’ai acquis l’idée que bien des phénomènes humains échappent à la « science » quand celle-ci est perçue comme un phénomène vulgaire, cette science si chère aux universitaires francophones d’Afrique, par mimétisme. Amadou Mahtar Mbow est courageusement et fièrement dans ses cours, dans ses dires comme le poisson dans l’eau. Il ne s’efface pas sous le prétexte de produire une hypothétique œuvre dite « scientifique ».Nous savons que les faits historiques ont existé  : il n’y a qu’à les narrer avec nos mots choisis pour des raisons précises, les disséquer au regard de notre situation, de nos préoccupations du jour. Aucune honte à cela, puisque c’est la méthode de la plupart des historiens de l’ère coloniale et postcoloniale qu’ils soient européens ou africains. Les dires de ce pédagogue hors du commun de mon pays, m’ont si impressionné, que tout récemment encore, en lisant « Sapiens/une  brève histoire de l’humanité » (Edit. Albin Michel), de Yuval Noah Harari, ouvrage8 qui a connu un succès mondial bien mérité, j’ai sans cesse pensé à mon professeur d’histoire et de géographie en classes de 5ème et 4ème du Lycée Faidherbe ; la lecture de cet essai d’une richesse inouïe vous donne comme irrémédiablement du tournis.
Des questions angoissantes surgissent de chaque paragraphe voire de chaque phrase. Et comme il s’agit de pensée, le domaine privilégié de Mahtar Mbow, j’ai ardemment pensé à lui. Je me suis informé dans son entourage de son état de santé d’alors, de sa capacité à lire un ouvrage aussi volumineux que « Sapiens ».
Rassuré, je n’ai pas échappé au plaisir de lui trouver et lui envoyer un exemplaire de cet ouvrage et au plaisir de savoir qu’il lira bien cet ouvrage comme moi, et j’imaginais son sourire malicieux ou moqueur et ses sentiments vigoureux sur telle ou telle assertion de l’auteur ou sur tel ou tel passage de ce volumineux monument que constitue « Sapiens », magnifique par son contenu autant que par son style et l’architecture de l’ouvrage.
Comme il eût été agréable, enrichissant d’entendre ce grand héraut de l’éthique, ce critique littéraire lucide et admirable, commenter calmement une telle œuvre avec sa voix à la fois douce, doctorale, posée et pertinente, qui sait caresser et retenir l’attention du vis-à-vis en le protégeant de toute distraction. Elle est unique, cette voix. C’est bien celle du formateur  : elle a le pouvoir ensorceleur de vous tenir en éveil dans la posture d’entrer dans une longue et bienfaisante réflexion. On sent, en l’écoutant, qu’il est toujours concentré sur ses dires et que le mot juste lui est cher  : il le cherche et le trouve. Ses mots sont toujours vivants même les plus ordinaires. Je me souviens que devant certaines anecdotes en plein cours d’histoire ou de géographie, nous échangions entre étudiants des regards complices en souriant. L’homme était entièrement dans ses cours  : il était son cours sans complexe, car il l’incarnait, comme le grand acteur incarne son personnage.
C’était le grand Maître, l’amoureux insatiable de notre pays commun et de notre Afrique. Nous voilà bien loin du ronronnement fastidieux d’autres collègues qui se détachent complètement de leurs cours pour débiter des propos sans la moindre saveur pour faire « œuvre scientifique ». Il m’est impossible de parler au nom de mes camarades d’alors. Personnellement, j’avoue qu’il a su me donner l’amour d’un certain nombre de choses. J’ai su que l’Afrique existe et qu’elle m’appartient, qu’elle est pour moi et que je n’ai qu’elle sur cette vaste Terre. J’ai su qu’elle a beaucoup souffert et que mon rôle est d’essayer de lui restituer sa dignité. J’ai appris que le concept de justice est sacré et que l’injustice, soutenue par la force, qu’elle soit matérielle ou spirituelle est une lâcheté.
Depuis lors je sais que je n’ai pas besoin de révolution pour construire mon pays, mon continent, mais bien plutôt d’amour. Amour de mon pays, amour de mon continent, amour et respect du bien collectif, amour et respect du bien-être collectif. Il m’a donné le goût pour l’enseignement d’autant plus qu’il y avait au Lycée Faidherbe, à la même époque, un autre brillant professeur de lettres classiques  : Amadou Samb. Comme nous étions fiers d’eux parmi les professeurs blancs : Je n’avais jamais rencontré, du lycée à la Sorbonne, un professeur de Lettres aussi brillant, aussi éloquent que le regretté Pr Amadou Samb. Il a fallu travailler sous la direction peu enviable du président L. S. Senghor, pour que je renonce définitivement à faire carrière dans l’enseignement9. Le virus reçu de Mahtar Mbow et de feu Amadou Samb n’ont pas résisté au volume de travail de la Présidence.
Par contre, j’ai continué à pratiquer la critique comme si je continuais à donner des cours. Comme l’ont reconnu la plupart de mes amis dans le monde, surtout des universitaires, c’est vraiment prendre beaucoup de risque à faire de la critique littéraire hors de l’Université pour des raisons diverses. Tous mes amis critiques littéraires étaient ou sont professeurs dans des universités ? Comme feu Mohamadou Kane, Georges Ngal, feu Thomas Méloné, Madior Diouf, Jacques Chevrier, Moralis. En tout cas, il s’agit d’un cas très rare. Je crois sincèrement qu’Amadou Mahtar Mbow est un peintre singulier  : son enseignement s’empare de votre être, s’incruste dans les coins les plus intimes de l’être. Il faut reconnaître que l’homme a une présence physique impressionnante et est d’un charisme indiscutable.
Matar Mbow n’est rien de moins qu’un humaniste, un formateur. Dans l’action de tous les jours, ces qualités ne l’ont jamais quitté. Elles le poussent parfois à se retrouver là où nous ne l’attendions pas à cause de son grand âge, comme, par exemple à la présidence des «  Assises nationales  », qui exigeait beaucoup de travail, beaucoup d’attention. Mais Mahtar Mbow est ainsi fait  : fervent artisan des valeurs futures sur des valeurs archaïques et inhumaines du présent, triste œuvre de nous-mêmes, il participe à toute œuvre collective, susceptible de mettre en pratique ses idées généreuses pour l’- homme.
Il faut conclure. Aimé Césaire avait reconnu la très grande fidélité de son ami L. S. Senghor à ses propres idées. Assertion facile à confirmer avec empressement par n’importe quel collaborateur proche du président-poète sénégalais  : il était capable de reprendre dans les années 1980 des idées conçues et défendues dans les années 1930 ou dans les années 1940.
Nous retrouvons les mêmes qualités chez Amadou Mahtar Mbow. Le champ labouré durant cent bonnes années est facile à parcourir et à découvrir tout ce qui s’y meut, voici ce qu’il contient  : l’homme vêtu de sa dignité d’être vivant, d’être humain ; la réussite individuelle mise enfin au service de la réussite collective. Une Afrique unie, prospère et digne sur le globe. La justice pour tous. Le bien-être collectif, une Afrique unifiée, forte, prospère et digne.MAKHILY GASSAMA

NOTES  :

1-Albert Camus, La Peste, je connais des intellectuels progressistes africains qui cherchent à dissuader leurs collègues africains à citer, dans leurs œuvres, des penseurs autres que des penseurs africains. C’est une aberration, à mon avis, à la limite l’attitude est ridicule. La pensée n’a pas de frontières  : rien ne nous empêche de citer un penseur asiatique, un penseur indien, un penseur arabe, un penseur occidental  : du reste, la meilleure manière de confondre un adversaire est de lui prendre la main et de le promener dans le champ de sa propre culture. Vraiment ridicule de ne pas citer Pascal parce qu’il appartient à un pays qui a causé beaucoup de dégâts dans le mien. Quel rapport entre Pascal et la politique coloniale des élites françaises qui ont dirigé la France et cherchent aveuglément à perpétuer l’action de la politique impériale encore vivante dans l’esprit de cette élite. Cette élite, depuis la prétendue souveraineté de nos Etats a été incapable de se remettre en question. Avec un aveuglement inqualifiable, l’élite politique française est persuadée que la politique menée sur nos terres ne peut pas ne pas être ; donc il faut travailler à sa pérennisation sans tenir compte ni du contexte ni de l’évolution rapide et inéluctable du monde. C’est la situation absurde de la Françafrique. Celle-ci s’est comportée comme un monstre du Général de Gaulle à nos jours. A force de puissance, de ruse et de méchancetés, de ses propres mains, elle est en train de creuser sa propre tombe. Les élites politique et économique françaises sont aveugles dès qu’il s’agit de l’Afrique  : elles ne sont pas capables d’agir normalement avec l’Afrique. Tout est guidé par des complexes de supériorité chez le Grand Blanc, d’infériorité chez le Petit Nègre.
2-Que dire pour conclure ? Cinq timides et fades lettres suffisent-elles pour saluer solennellement l’immense service rendu en cent ans ? MERCI, Maître. MERCI
3-Charles Baudelaire
4-L. S. Senghor,
5-Il y a là un vaste débat qui a été entamé à peine grâce au fait qu’Ahmadou Kourouma a réservé à la langue de création en Afrique francophone.
6- Jean Racine, poète-dramaturge français du XVIIème siècle
7-La réalité est que le Président L. S. Senghor, qui avait beaucoup aimé ma toute première œuvre de critique littéraire (« KUMA/Interrogation sur la littérature nègre de langue française », édit. NEA. Dakar, Abidjan, Lomé, 1978) ne s’était jamais lassé de m’encourager à écrire une œuvre semblable à KUMA, sur la musique et la danse africaines. Ce qui m’amusait puisque mes connaissances dans ces deux genres sont absolument rudimentaires, donc médiocres. En plus, je n’avais jamais dansé de ma vie ni chanté. Il avait fini par abandonner ce projet. Il tenait à ce que je fasse une thèse dont le thème serait semblable à ceux de KUMA. Il m’avait fermement promis d’être présent à ma soutenance de thèse, comme membre du jury où que ça se passât. Si, sur son cercueil, mes larmes ont coulé c’était pour deux raisons principales  : 1/ je l’ai privé de ce plaisir de m’accompagner à la soutenance de ma thèse ; 2/Nous parlions souvent de son projet d’élégie pour Soundjata Keita. En 1980, il m’avoua que son poème était mûr en lui. Dans ce cas, me disait-il, quelques jours suffisaient pour créer le poème. Un immense regret  : il me suffisait de le lui rappeler régulièrement pour que le poème fût. Je ne l’avais pas fait. Il avait fallu être devant son cercueil pour que je me souvienne de ce projet qui lui était tellement cher. Je pense que ces regrets étant très vifs en moi m’accompagneront tout le reste de ma vie. L’élégie aurait dû exister  : comme il serait intéressant de l’étudier au regard de « Soundjata ou l’épopée mandingue » ou vice versa.
. Les inter-titres sont de la rédaction

DE LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, PIERRE SANÉ

EXCLUSIF SENEPLUS – L’exception sénégalaise se justifie par sa longue période de proximité avec la France. La démocratie au Sénégal n’a pas à être défendue, elle reste à inventer. Telle est la mission historique du M2D
« Démocratie mature ! »,  « Vitrine africaine de la démocratie ! »,  « Exception sénégalaise ! ». Que n’a-t-on pas entendu d’appellations flatteuses venant surtout des médias occidentaux, destinées avant tout à flétrir nos compatriotes africains encore « enfermés dans la nuit pré-démocratique », sous le joug de tyrans maintenus au pouvoir par…Paris ou Washington.
L’exception sénégalaise se justifiant par sa longue période d’assimilation (la plus ancienne colonie française en Afrique) de soumission et de proximité avec la France. Jules Ferry ne disait-il pas que la mission des races supérieures était de civiliser les races inférieures ? Une démocratie sénégalaise « vibrante, mature, exceptionnelle », confirme donc le succès du projet colonial (civilisateur) français.
Quelle est donc cette démocratie sénégalaise que nous nous engageons à défendre ? Une fois que l’agression contre le Pastef et ses dirigeants sera évacuée (à la sénégalaise) retournerons-nous vers le statu quo ? Un régime présidentialiste avec des pouvoirs si exorbitants que le président finit par se prendre pour un monarque habilité à régner à vie, une présidence dotée de tant de pouvoirs qu’elle devient encline à détruire tous les contre-pouvoirs, imposer ses lois et éliminer tout adversaire potentiel.
Une justice qui n’a jamais été indépendante, ayant perdu sa virginité lors du complot contre Mamadou Dia en 1962 (déjà !). Le complot politique a une longue tradition au Sénégal avec la participation sans états d’âme de notre pouvoir judiciaire. Soixante ans après les transferts de souveraineté, le Syndicat des magistrats larmoie encore sur son manque d’indépendance, mais en évitant de poser le problème de l’intégrité. Le scénario d’une justice indépendante, mais non-intègre serait le pire des aboutissements. Sans parler des arguments « d’incompétence » mis en avant systématiquement par notre Conseil constitutionnel. Pourquoi diable ne demandent-ils pas l’adoption de textes de loi qui les rendront « compétents » ?
À l’Assemblée nationale, les députés ânonnent qu’ils sont les représentants du peuple alors qu’ils sont en fait des députés des partis politiques. Ils sont choisis sur des listes établies par les états-majors et perdent leur siège s’ils quittent le parti sans que leurs électeurs n’y aient mot à redire. Ils ne votent pas en âme et conscience en notre nom et pour notre bien, mais selon la ligne du parti. Pourtant c’est nous qui les payons ! Pas le parti. Ils reçoivent de nous délégation pour superviser la dépense publique, défendre les intérêts de leurs mandants auprès de l’exécutif et de la bureaucratie, discuter des défis auxquels nous sommes confrontés et écrire les lois.
Alors, si l’argent public est détourné, quid du député ? Si une région est ignorée des pouvoirs publics, quid du député ? Si les lois sont liberticides, quid du député ? Si les budgets sont déséquilibrés, la dette insoutenable, la monnaie française nuisible, quid du député ?

Est-ce que cette Assemblée est représentative ?

Quant à la décentralisation de l’Acte 3, elle s’est révélée être une véritable escroquerie politique. Des communes à gogo privées de ressources financières et humaines et acculées à brader le patrimoine foncier pour pouvoir fournir un minimum de services à leurs mandants. Il est vrai qu’il y a là des créations d’emploi surtout pour ceux qui n’ont pas pu décrocher un strapontin au CESE, au HCCT et autres IBNO (Institutions budgétivores non identifiées)
Je repose ma question : qu’elle est cette démocratie qu’il s’agit de défendre ? Élections libres et liberté de parole ? Chaque élection est occasion d’édiction de règles liberticides, de ruses et de “dialogues” sans parler d’élimination d’opposants. Liberté de parole ? ”Parles toujours…tu m’intéresses !”. Macky Sall a gagné les élections de 2012 grâce au Code électoral consensuel d’Abdou Diouf et grâce au fairplay d’Abdoulaye Wade. C’est ce qu’il s’est engagé à déconstruire pour qu’aucun autre candidat ne puisse accéder à la fonction suprême à part lui ou son successeur désigné.
La démocratie au Sénégal n’a pas à être défendue. Comment défendre ce qui n’existe pas ? La démocratie dans notre pays doit être inventée et imposée. Voilà la mission historique du M2D.Pierre Sané est ancien secrétaire général d’Amnesty International, psane@ seneplus.com

PARLER A LA JEUNESSE, C’EST COMMUNIQUER HUMBLEMENT PAR DAME BABOU

Après le discours du président à la veille de la 61ème édition de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal, on a assisté à des commentaires presque caricaturaux de propagande.
Après le discours du président à la veille de la 61ème édition de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal, on a assisté à des commentaires presque caricaturaux de propagande. Certains porteurs de cette «com» en définitive «anti Macky», ne pouvaient s’empêcher de parler pendant 45 secondes sans dire «Son Excellence, le Chef de l’Etat, Monsieur le Président de la République Macky Sall».
Je me suis toujours demandé si ces responsables et agents de « com » ont au préalable testé leurs éléments de langage avec leurs propres enfants qui se trouvent être les premiers baromètres de ce qu’ils veulent dire au grand public.
Ce besoin de s’adresser en toutes circonstances à Macky Sall et de lui renouveler sa loyauté (tant qu’il sera encore au pouvoir) pousse même à des situations cocasses. On a vu un nouveau directeur de service qui, apparemment, voulait se débarrasser d’une centaine de travailleurs (clientèle politique ?) que son prédécesseur lui avait légué, dire que c’est une application de la volonté du président Macky Sall.
Pour la rédaction de cet article j’ai comparé ce qui se passe au Sénégal avec ce qui se fait en Côte d’Ivoire et au Rwanda par exemple.
Ainsi, le mercredi 24 mars 2021, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 14h00, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat. L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :
A/-Mesures Générales Projet de loi Projets de décrets
B/-Mesures Individuelles
C/-Communications
Vous n’y trouvez pas les propos du Président Alassane Ouattara occupant plus de la moitié du nombre de mots du communiqué du Conseil des ministres comme c’est le cas au Sénégal.
Je me suis aussi intéressé au journal d’information de la télévision publique du Rwanda que j’ai regardé assidûment pendant une semaine. On y entend à peine le nom du président Paul Kagamé. Toutes les politiques, programmes, initiatives et réalisations sont faits au nom du Rwanda
C’est à se demander si l’on comprend du côté de la « Com » de chez nous que si l’on attribue tout ce qui bon au Président de la République, alors de manière subliminale, on suggère aussi que toutes les fautes doivent lui être imputées. Aussi gagnerait-on certainement à dire aux populations, et surtout à la jeunesse (qui est dotée d’un énorme bon sens)  : « voilà ce qui est possible, voilà ce qui est fait, et ce qui reste à faire ». Ni le Président à lui seul, ni son gouvernement, ni les autorités locales, qu’elles soient élues ou nommées, ne peuvent le faire sans l’implication de tout le monde.
Pour rappel, il y a de cela quatre ans, Macky Sall qui traversait Dakar, avait constaté que sa photo était partout placardée sur d’immenses panneaux d’affichage plantés le long des voies les plus passantes de la capitale. Le moindre évènement, pour quelconque et banal qu’il fût, était un prétexte, pour des responsables politiques de son parti ou de sa mouvance, d’acheter un espace publicitaire dans le but d’y apposer sa photo à côté de celle du président de la République, pensant ainsi lui faire plaisir.
Se rendant compte de cette saturation, cette pollution visuelle, le Chef de l’Etat a vite fait de penser que ces pratiques qui relèvent de la propagande, n’étaient nullement à son avantage. C’était une perception d’autant plus défendable que la propagande est un signe de manque de considération pour le public auquel elle est destinée. Généralement, ce dernier ne réagit pas immédiatement à « l’offense », préférant la garder en mémoire pour la ressortir plus tard, à l’occasion de situations qui n’ont pas nécessairement un lien direct avec elle.
Du reste, ce qui était valable pour cette « over exposure » du Président de la République, l’est encore plus avec le langage et les attitudes de ceux qui pensent rendre service à leur chef en invoquant son nom à propos de tout et de rien. Et c’est encore pire si c’est fait dans un style pompeux ou une agaçante grandiloquence.
Si on veut présenter Macky Sall comme le symbole et le garant des Institutions de la République du Sénégal, il est impossible de dire à notre jeunesse que tout démarre en 2012 avec son élection.
De même que les propagandistes du président Abdoulaye Wade se sont évertués à vouloir nous faire croire que rien n’était fait au Sénégal avant le 19 mars, 2000, les dithyrambistes de l’actuel chef de l’Etat veulent opérer une césure nette dans l’histoire du Sénégal, qui commencerait en 2012.
Cette façon de faire était toutefois perceptible sous Abdoulaye voire déjà sous Abdou Diouf. Les partisans de ce dernier s’interdisaient d’invoquer le nom de son prédécesseur, le président Léopold Sédar Senghor, de peur que cela ne soit perçu comme une remise en cause de la légitimité du nouveau patron. Le Président Abdou Diouf avait beau être un « énarque » (de l’Ecole Nationale d’Administration de la France d’Outre-Mer –ENFOM) qui tenait à gérer l’Etat avec des règles strictes, dès sa prestation de serment le 1er janvier 1981, tous les symboles qui évoquaient le nom de son prédécesseur avaient été effacés de la vue et de l’ouïe de ses concitoyens. C’est ainsi que la « désenghorisation » a été mise en place, alors même que ses animateurs,  communicants, communicateurs étaient ceux-là qui avaient cautionné des hérésies consistant à avoir des « jingles » d’émissions d’information à la radio nationale qui s’ouvraient sur «  Léopold doomu yaay ñilaan baaxna ».
On a connu les mêmes comportements à l’époque de Senghor, à des niveaux d’une plus grande cruauté concernant le Président Mamadou Dia. On ne s’était pas contenté de tout faire pour effacer son nom et son image de l’histoire du Sénégal. Il a été injustement diabolisé en utilisant les moyens les plus infamants pour se «débarrasser» de lui pour de bon. Et cela étonne encore que cette entreprise de diabolisation n’ait pas été rectifiée par Abdou Diouf, devenu président de la République, lui qui a été un des proches collaborateurs du Grand Maodo, nom que lui avaient donné avec respect, beaucoup de Sénégalais. Il aura fallu la réfection, sous Macky Sall, du Building administratif, siège du premier gouvernement sénégalais dont Dia était le Président du Conseil, pour se souvenir des grands services qu’il a rendus à notre pays.
Tout ceci pour dire que si nous voulons que notre jeunesse, la principale cible de toute communication politique, puisse penser le Sénégal en termes de République qui vaille tous les sacrifices, il faut éviter de se l’approprier. Si nous continuons à segmenter l’existence de la République en périodes correspondant aux magistères de ceux qui l’ont dirigée, nous n’aurons que des « Républiques partisanes ».
On ne peut pas dire à quelqu’un qui critique Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade ou Macky Sall, qu’il attaque la République du Sénégal. Et pourtant c’est ce à quoi nous assistons depuis le départ de Senghor en 1980. Et là malheureusement, la quantité se transformant en qualité, la période Macky Sall, qui correspond à un plus grand besoin d’une communication destinée à la jeunesse, semble pourtant faire montre de plus de surdité communicationnelle. Oubliant que parler à la jeunesse, c’est communiquer humblement.

DE LA FRONTIÈRE COMME TRAIT D’UNION PAR HAMIDOU ANNE

Nous vivons une époque de la mobilité qui ne peut s’affranchir d’une réflexion sur l’importance de la circulation des jeunes Africains. Le Sénégal, hub de valeurs, pourrait promouvoir l’effectivité totale de la libre circulation dans l’espace Cedeao
Cette année, la date du 4 avril a coïncidé avec la fête de Pâques. Le philosophe Paul Ricœur disait : «Le symbole donne à penser.» Célébrer le même jour la plus grande fête de la République, qui est celle de l’accession à l’indépendance, et Pâques, symbole chrétien du passage de la mort à la vie du Christ, devrait nous interroger, notamment en ces temps de crise morale. Le pays a vibré à deux reprises ce dimanche ; d’abord, avec ceux qui prient Dieu dans les paroisses, sollicitant sa grâce aux ultimes encablures de la semaine sainte ; ensuite, dans les sonorités du clairon des soldats dévoués à la défense de la patrie au péril de leur vie. Cette année, le thème du 4 avril «Forces de défense et de sécurité, et protection des frontières» rappelle l’exigence de nous doter d’une nouvelle ambition politique qui va au-delà des kilomètres de routes et de pistes réalisées. Depuis l’adoption en 1964 de la résolution portant intangibilité des frontières héritées de la colonisation, une large majorité d’Africains ne cesse d’appeler à une suppression de celles-ci pour faire un même peuple. Le panafricanisme est une idée et une volonté quasi partagées par tous les Africains, mais il se heurte au réel, à ses exigences et à ses transformations concrètes.
Je ne pense pas qu’il soit possible d’arriver à fédérer les peuples sous une même gouvernance politique, en somme faire un pays : l’Afrique. Je ne le souhaite d’ailleurs pas, préférant la nourriture réciproque dans la diversité de nos composantes. Mais en revanche, je crois à la coopération, au dialogue, aux échanges intégrateurs pour ensemble unir les communs. C’est dans ce cadre que, dans le discours de Macky Sall, une phrase m’a beaucoup marqué : «Pour nous, la frontière est un trait d’union et un espace de convivialité entre les Peuples.» Cette phrase fait écho à la célèbre injonction de Tiken Jah Fakoly : «Ouvrez les frontières» !
Le débat sur les frontières revient au cœur de l’actualité, notamment au regard de la lutte contre les intégrismes, la criminalité transfrontalière, la circulation des virus, la migration régulière et irrégulière, la résurgence des nationalismes et des chauvinismes qui menacent la cohésion et la fraternité entre les Peuples. Tant de rêves de jeunes Africains se sont heurtés aux frontières désespérément fermées pendant que les jeunes Américains et Européens, eux, peuvent prendre un billet le matin et dormir à Niamey, à Praia ou à Harare.
Faire des frontières, non pas des murs qui arrêtent, mais des ponts qui relient, est une grande et belle idée. Après des années de coexistence tendue, il n’existe plus de frontières politiques entre Dakar et ses voisins Banjul et Bissau. Le pont Sénégambie a matérialisé cette nouvelle donne. Le pont de Rosso va relier les populations des deux bords du fleuve Sénégal qui partagent une même souche. Sénégalais, Bissau-Guinéens et Gambiens sont une seule et même famille, séparée par les frontières de la colonisation.
J’ai toujours cru que le Sénégal, n’étant pas encore un mastodonte économique, pouvait être en Afrique un hub de valeurs, qui propulse un nouvel universalisme, à travers son histoire, sa géographie, ses intellectuels et son armée disséminés aux quatre coins du monde. Nous vivons une époque de la mobilité qui ne peut s’affranchir d’une réflexion sur l’importance de la circulation des jeunes Africains afin de se confronter à d’autres cultures, savoirs et sociétés qui véhiculent des valeurs humanistes.
Le Sénégal, hub de valeurs, pourrait promouvoir l’effectivité totale de la libre circulation dans l’espace Cedeao, afin que les citoyens ouest africains ne se fassent plus racketter voire arrêter aux postes-frontières. Notre pays a également un poids suffisant pour proposer une sorte d’Erasmus des pays de la Cedeao, de l’Union africaine ou de la Francophonie, afin que les jeunes de ces espaces échangent, se lient politiquement et intimement pour repousser la barrière de l’ignorance et briser les stéréotypes.
Il faudrait que les Etats africains arrêtent de subir le débat sur les frontières, toujours pris en charge par les Européens ou les organisations internationales, comme l’Oim. Nous devons prendre l’initiative de proposer une nouvelle orientation en la matière et en finir avec le réflexe du colonisé qui subit, éructe de manière impuissante et toujours se drape du manteau de victime.

Haro sur les pyromanes de la république

https://www.dakarmatin.com Notre pays, qu’on le veuille ou non, a reçu un héritage de la part de ceux qui l’ont gouverné ou se sont opposés aux tenants du pouvoir.
De la décence, de la mesure, d’une élégance de ton, d’analyse mais aussi d’une humilité culturelle et politique qui faisaient très souvent frémir !
Notre mission, en tout cas, une de nos missions radiophoniques consiste à préserver cet héritage qu’on nous envie tant par-delà nos frontières.
 Notre pays, il est vrai, se morfond aujourd’hui dans les profondeurs du classement  mondial de l’indice humain, malgré des efforts louables.
Cependant le désir obsessionnel, mortifère et pathétique de s’agripper au pouvoir ou d’y être associé ou même de le prendre, ne donne pas le droit à aucun sénégalais d’étaler une morale et une conduite haineuse et ruineuse surtout pour la vitalité future des jeunes.
Nous sommes aujourd’hui avec l’irruption de la mondialisation des médias et de l’information sur une pente raide.
Et nous ne devons, pour aucune raison, accepter d’être amarré aux basques du diable et marcher aux pas de l’oie, à côté des pyromanes de notre république par des propos incendiaires dignes d’ethnocentristes nostalgiques d’un passé révolu.
Comme le dit le professeur Cheikh Anta Diop  : « la vanité d’être Wolof, Toucouleur, Bambara, Diola doit faire place à la fierté d’être africain quand il est vrai que nos cloisons ethniques n’existent que par  notre ignorance»  : nous avons cité le professeur Cheikh Anta Diop.
Engageons donc sur la pente de notre destin fédéral en étant seulement mu par le désir obsessionnel de guérir notre pays de la maladie du sous-développement mais en adoptant la sérénité, l’humilité, la droiture mais aussi la foi.Ainsi ira la Sénégal qui devra gagner tous ces combats !

Macky joue son va-tout !

https://www.dakarmatin.com Avec des consultations dans les 45 départements, un Conseil présidentiel le 22 février, 65 000 emplois dès le mois de mai… On peut dire, sans risque de se tromper, que le président de la République, Macky Sall, déploie l’artillerie lourde pour lutter contre le chômage des jeunes.
La conquête des jeunes se poursuit. Le président de la République ne rate aucune occasion pour faire un clin d’œil à sa jeunesse, sortie massivement entre les 3 et 8 mars dernier, pour crier son ras-le-bol, suite à l’arrestation de l’opposant radical Ousmane Sonko. Depuis, Macky ne cesse de multiplier les initiatives à l’endroit de ces couches désœuvrées, en proie à de nombreux actes de désespérance.
Sa dernière trouvaille est le recrutement de 65 000 jeunes dans un très court terme. ‘’Dans l’immédiat, en soutien à l’emploi et aux ménages, j’ai décidé d’allouer, dès le mois de mai, 80 milliards de francs CFA au recrutement de 65 000 jeunes, sur l’ensemble du territoire national, dans les activités d’éducation, de reforestation, de reboisement, d’hygiène publique, de sécurité, d’entretien routier et de pavage des villes, entre autres’’, annonce-t-il dans son discours à la Nation, le 3 avril. Selon lui, un quota spécial sera réservé au recrutement de 5 000 enseignants pour le préscolaire, le primaire, le moyen et le secondaire, y compris les Daara modernes et l’enseignement arabe.
Par cette annonce, le président semble ne plus s’encombrer des concepts ‘’vides’’ comme l’employabilité ou que l’Etat ne doit pas avoir pour mission de donner de l’emploi. Ce qui cadre fort bien avec les positions de l’économiste Ndongo Samba Sylla. Dans une interview récente avec ‘’EnQuête’’, il disait : ‘’L’employabilité est un concept qui n’explique rien du tout. Je le dis avec assurance, parce qu’il y a 21 ans, j’ai fait un mémoire sur ce concept… On a certes une main-d’œuvre qui n’est pas très bien formée, mais les emplois auxquels on devait les préparer n’existent pas encore… Le concept (d’employabilité) n’est d’aucune utilité dans notre contexte.’’
Dans la même interview, le chercheur préconisait d’identifier les besoins objectifs des collectivités territoriales, dans le cadre d’un programme de recrutement massif des jeunes.
Le fonds dédié à la Convention Etat-Employeurs porté d’un à quinze milliards F CFA
C’est dire que, dans sa nouvelle dynamique de lutter contre le chômage des jeunes, le président de la République ne compte s’embarrasser d’aucun formalisme. Dans la même veine, il lance un appel au secteur privé à se joindre à cette nouvelle dynamique. ‘’Le gouvernement, a-t-il promis, proposera l’extension de la Convention Etat-Employeurs à la filière de l’agriculture et de l’agro-business, pour un objectif de 15 000 emplois à créer, afin de soutenir nos efforts d’autosuffisance alimentaire et de transformation des produits locaux. A cette fin, l’allocation de l’Etat à la convention passera d’un milliard à quinze milliards de francs CFA’’.
Pour le chef de l’Etat, la fête de l’indépendance 2021 doit marquer un nouveau point de départ, de nouvelles réponses aux besoins des jeunes en éducation, en formation, en emplois, en financement de projets et en soutien à l’entreprenariat. Dans ce cadre, signale-t-il, le gouvernement va mettre en place un Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes qui sera issu du Conseil présidentiel prévu le jeudi 22 avril.
Un Conseil présidentiel le 22 avril et un pôle-emploi dans chaque département
Là également, la méthode tranche d’avec les habitudes. Macky Sall veut, en effet, que les travaux de ce conseil s’appuient sur les réalités des terroirs, dans un format inclusif associant la jeunesse ouvrière, artisanale, paysanne, entrepreneuriale, sportive, artistique, du secteur informel, des cultures urbaines et des loisirs. Ce qui explique, dit-il, l’organisation des consultations préparatoires dans les 14 régions, grâce au soutien de l’Administration territoriale et locale, pour établir l’état actualisé de leurs potentialités et contraintes.
‘’Le gouvernement tiendra compte de toutes ces contributions, dans le cadre de la formulation d’une stratégie cohérente de territorialisation des politiques et de mutualisation des instruments de promotion de l’emploi, de l’entreprenariat et d’insertion des jeunes. Ces instruments seront renforcés en ressources, de même que dans leur gouvernance et leur processus décisionnel’’, rassure-t-il.
A propos toujours de la nouvelle méthode, le président de la République a annoncé un guichet unique dénommé ‘’Pôle-emploi’’ dans les 45 départements. Lequel servira, selon lui, de cadre d’accueil, de conseil et de financement des porteurs de projet. Il regroupera les représentants des principales structures qui s’occupent de la problématique de l’emploi comme la Der/FJ, l’ANPEJ, l’ADPME, le Fongip, entre autres.
En ce qui concerne toujours le volet emploi, l’Etat compte sur les importantes opportunités qu’offre la phase II du PUDC qui mobilisera, selon le président de la République, 63 entreprises et générera 11 200 emplois directs et plus de 30 000 emplois indirects.

Plainte pour escroquerie : Le mandat d’arrêt contre le patron de Teranga Gold est annulé

https://www.dakarmatin.com/ Le mandat d’arrêt délivré par le Doyen des juges contre le PDG de Teranga Gold, Richard Young est annulée par la Chambre d’accusation de Dakar, selon des informations de Libération.
Rappelons que le 11 février 2020, Me Assane Dioma Ndiaye avait déposé, pour le compte de la société BADR, une plainte avec constitution de partie civile contre le mis en cause, pour faux et usage de faux et escroquerie portant sur au moins 20 millions de dollars.Le Doyen des juges avait alors adressé plusieurs convocations à Richard Young. Et le 14 décembre 2020, le magistrat instructeur avait décerné un autre mandat, mais cette fois-ci suivi d’un procès-verbal (PV) de recherches infructueuses.
Avant d’autres mesures conservatoires allant de la saisie des comptes bancaires de la société Teranga gold Ltd au Sénégal, de ses actions dans le capital de la société Sabadola Gold Corporation,   mais aussi de ses productions d’or au Sénégal.
Young peut désormais revenir au Sénégal sans être inquiété. Déjà que ces mesures conservatoires n’ont pas empêché la finalisation de l’accord de fusion entre Endeavour et Teranga Gold, renseigne Libération.

Légalisation de l’homosexualité : Joe Biden, président des Usa revient à la charge, l’Etat du Sénégal dit NON

https://www.dakarmatin.com C’est la Rfm qui donne l’information dans son édition de ce mercredi, les Etats-Unis reviennent à la charge et demande au Sénégal de respecter les droits des Lgbt. Le Chef de l’Etat Macky Sall refuse systématiquement de se plier à cette exigence.
Selon le Secrétaire d’Etat en charge des droits humains au minist-re de la justice, , Mamadou Salif Sow, le Sénégal a satisfait aux exigences de la bonne gouvernance et à l’inclusion de la société civile dans le cadre du partenariat pour un gouvernement ouvert.
Pour ce dernier, le Sénégal est un pays de culture, de valeurs sociales qui reste ferme et intransigeant.Un pays qui ne va jamais accepter la reconnaissance des Lgbt.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 07/04/2021

JEUX DE CARTES – Vive nos forces de l’ordre ! A bas les farces !

Si le chef du Centre de planification de conduite des opérations, une instance de l’armée, déclare ne pas identifier de “forces occultes” au Sénégal, c’est comme si le vigile attentif d’une maison affirme que tout est sous contrôle. Le Colonel Diouma Sow est l’une des meilleures voix indiquées sur le sujet. Une voix qui fait autorité. Toutes les voix qui se sont exprimées ces derniers temps tendant à attester la thèse occulte ne sont pas du tout sérieuses. Elles ne sont pas fiables quel que soit le niveau de responsabilité de ceux qui les portent. Il faut écouter la voix qu’il faut là où il faut. Le ministre de l’Intérieur, celui des Affaires étrangères et toutes les personnalités qui se sont prononcées en ce sens lors des dernières manifestations ont donc tout faux. On pourrait bien les “condamner” pour diffusion de fake news. Soit ils n’ont pas été à la bonne source, soit ils ont voulu verser dans la manipulation puérile avec des desseins inavoués. Dans tous les cas, ils ont été irresponsables. Car aucune situation n’explique de telles attitudes venant de gouvernants censés nous apporter la “bonne parole”. S’ils jouent à nous faire peur, c’est qu’ils n’appréhendent pas assez leur rôle. Qu’ils ne mesurent pas à sa juste valeur leur noble mission. «Une menace n’est pas venue en dehors des frontières pour perturber la quiétude des Sénégalais », explique le Colonel à nos confrères de la Tfm. Paroles d’une “Grande muette”. Paroles précieuses qui nous réconfortent et confortent notre conviction restée vive en dépit des allusions qui sèment le doute. Nos forces de l’ordre, nos forces de défense sont d’un tel professionnalisme ! On leur doit respect, soutien et admiration. Elles doivent être très éloignées des petites querelles, des petites combines, des petits calculs politiciens. Elles transcendent les coteries. Elles sont nos forces tout court. Il faut les épargner des farces de mauvais goût.

Mim Reew

Macky Sall sur l’urgence climatique et la covid-19

La Banque Africaine de Développement (Bad) et le Centre mondial pour l’adaptation climatique ont initié hier, une rencontre virtuelle de haut niveau sur l’urgence climatique et la pandémie covid-19. Plusieurs chefs d’Etat africains dont le Président Macky Sall, le FMI et des représentants des pays du G20, ont pris part à la rencontre. Lors de son intervention, le Président Macky Sall a souligné la nécessité de relancer l’économie du continent pour faire face aux effets dévastateurs de la pandémie en Afrique. A l’en croire, ses conséquences sur le plan économique et social menacent la stabilité des pays africains.

Mohamed Ibn Chambas fait ses adieux

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’ouest a fait ses adieux hier, au président de la République. Mohamed Ibn Chambas a profité de l’audience que lui a accordée le Président Macky Sall pour louer la démocratie sénégalaise. Selon Ibn Chambas, le Sénégal est un modèle de démocratie et de stabilité en Afrique et dans la sous-région. Il a rendu hommage au peuple sénégalais pour sa volonté de préserver la paix dans le pays. Le fonctionnaire international a été élevé, par le chef de l’Etat, à la dignité de commandeur de l’ordre national du Lion.

Deux nouveaux décès liés au coronavirus

Deux décès liés au coronavirus ont été enregistrés le lundi 05 avril 2021, portant le nombre total de morts à 1065. C’est ce qu’a indiqué le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans son communiqué d’hier faisant état du bilan du jour. Selon les autorités sanitaires, sur 793 tests réalisés lundi dernier, 34 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 4, 29%. Les cas positifs sont composés de 13 cas contacts et de 21 cas issus de la transmission communautaire. Les contaminations communautaires sont réparties comme suit : 03 aux HLM Grand Yoff et Vélingara ; 02 à Mermoz et Thiès ; 01 aux Almadies, Liberté 4, Mamelles, Nord Foire, Parcelles Assainies, Plateau, Thiaroye, Yoff, Zack Mbao, Zone B et Mbour. Depuis l’apparition de la Covid-19 jusqu’à présent, 39127 cas ont été déclarés positifs dans le pays, dont 37822 guéris. Si l’on se fie à Abdoulaye Diouf Sarr et ses collaborateurs, 239 patients sont sous traitement, dont 28 cas graves pris en charge dans les services de réanimation.

Le vaccin AstraZeneca mis encore en cause

Hier, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé dans son communiqué quotidien faisant état de la situation du coronavirus au Sénégal que 2954 personnes ont été vaccinées le lundi 05 avril 2021. Ce qui porte le bilan de la campagne de vaccination contre la Covid-19, selon les autorités sanitaires, à 308318 individus vaccinés. Exhortant les populations au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective, Abdoulaye Diouf Sarr et ses collaborateurs vont certainement être interpellés de nouveau sur le vaccin AstraZeneca qui suscite encore une polémique. En effet, un responsable de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a confirmé l’existence d’un lien entre le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus et les cas de thrombose observés après son administration. Au même moment, l’université d’Oxford a annoncé qu’elle a suspendu les essais sur les enfants du vaccin contre le Covid-19 qu’elle a développé avec le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, dans l’attente de l’avis du régulateur britannique.

Clôture de la première session ordinaire du CESE

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a clôturé sa session ordinaire en vidéoconférence le 09 avril prochain. Les conseillers ont travaillé sur les deux thèmes de la saisine présidentielle à savoir «l’émigration et Emploi des jeunes» et «les inondations et Assainissement». La ministre de la Jeunesse, Mme Néné Fatimata Tall, sera auditionnée jeudi par les conseillers. Et le vendredi, ce sera le tour des ministres Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions. Il faut rappeler que les auditions se font par webinaire à cause de la covid-19. Les sessions du CESE ont été également ouvertes aux universitaires, aux professionnels et aux meilleurs talents du secteur privé national pour permettre à l’institution d’aborder les sujets les plus complexes.

Appel d’offre pour 12 blocs offshore

Le bloc pétrolier Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP) est bien ouvert à la concurrence pour son exploitation. Ainsi, les compagnies intéressées par l’un des 12 blocs sont invitées à faire parvenir leurs offres avant le 30 mai 2021. La précision est de Petrosen qui rappelle que le bloc est inclus dans les 12 blocs proposés à l’appel d’offres international (licensing round)lancé en novembre 2019 par l’Etat du Sénégal. Ce bloc d’une superficie de 7653 km² se situe au sud de Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD) où d’importantes découvertes ont été réalisées au cours des dernières années. Le champ de Sangomar, en cours de développement, illustre bien le potentiel dont regorge le bassin sédimentaire du Sénégal.

Décès de l’ancien gouverneur Ibrahima Sakho

Un grand commis de l’Etat tire sa révérence. L’ancien préfet de Dakar et secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Ibrahima Sakho, est décédé hier, à l’hôpital Principal de Dakar. C’est le Khalife de la Famille El Hadji Elimane Sakho, Mouhamdoul Habib Sakho qui a donné l’information. Administrateur civil, Ibrahima Sakho a gravi tous les échelonnements du commandement territorial, avant de terminer sa mission sur terre au Secrétariat général du ministère de l’Intérieur. C’est récemment qu’il a été remplacé à son dernier poste. Ibrahima Sakho a été gouverneur de la région de Saint-Louis et de Ziguinchor. La levée du corps est prévue aujourd’hui à 16H à l’hôpital Principal de Dakar.

Colère des travailleurs d’Eiffage Marine

Ça rouspète à Eiffage Marine. Et l’activiste Guy Marius Sagna a repris service après une pause due à sa détention. Il était hier, aux côtés des travailleurs d’Eiffage Marine qui ont arboré des brassards rouges en guise de protestation contre leurs conditions de travail. Selon Guy Marius Sagna, ces travailleurs font chaque jour 12h de travail alors qu’ils avaient signé des contrats pour 08h par jour. Par conséquent, ajoute-t-il, ils font chaque jour 04h supplémentaires qui n’ont jamais été payées depuis septembre 2019. Dénonçant ce traitement, Guy Marius Sagna indique que les salaires des travailleurs de Eiffage Marine ne sont jamais fixes. Il a condamné l’attitude de leurs chefs qui traitent les ouvriers comme des esclavages. Les travailleurs vont manifester samedi prochain devant le port de Dakar

Sit-in des travailleurs de l’agriculture

Le Syndicat national des techniciens et travailleurs de l’Agriculture (Sntta) a mis à exécution ses menaces. Après une longue pause, ils ont déterré hier la hache de guerre. Selon le secrétaire général du Sntta, Samba Gaye, les travailleurs en ont marre du dilatoire des autorités pour le remboursement des indemnités de logement, de risques, de responsabilités et de technicité agricole. Car, à l’issue des concertations avec leur tutelle, leur plateforme revendicative a été transmise au ministère des Finances et du Budget. Mais comme les choses ne bougent pas, les travailleurs ont tenu un sit-in hier dans les locaux du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural pour dénoncer l’inertie des autorités. Ainsi, le Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de l’Agriculture a décrété une grève de 72h renouvelables.

Aida Sow Diawara sur le déclassement du littoral

Le député-maire de Golf Sud, Aïda Sow Diawara brise le silence pour démentir l’information sur un supposé partage du foncier sur le littoral et un marché de gré à gré sur la réfection de l’école élémentaire publique Adolphe Diagne. Elle dénonce l’attitude de ses détracteurs qui ne comprennent rien de la décentralisation. L’édile de Golf Sud précise que la réhabilitation de l’école Adolphe Diagne a été faite sans un seul franc de la mairie. A l’en croire, l’école a été réfectionnée grâce au partenariat avec l’ONG «Feeling up» etle ministère des Finances. Pour ce qui est du foncier, Aïda Sow Diawara précise qu’il n’y a aucun déclassement du littoral effectué par le Chef de l’Etat et qu’aucune transaction foncière n’a été opérée sous son magistère.

20e édition du Forum du 1er Emploi

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a présidé hier, l’atelier préparatoire de la 20e édition du Forum du 1er Emploi organisé chaque année par le Mouvement des Entreprises Du Sénégal(Meds). Le forum constitue une étape importante pour les jeunes en quête d’un premier contrat de travail. Selon Dr Cheikh Oumar Hann, ce rendez-vous annuel constitue, au Sénégal, le plus grand rassemblement de jeunes à la recherche d’une première expérience professionnelle. Il remercie le président du Meds, Mbagnick Diop d’avoir associé son département à ses multiples actions. Le ministre de l’Enseignement Supérieur a souligné que le Président Macky Sall accorde une place centrale à la jeunesse dans sa politique. En outre, Dr Hann indique que les nouvelles disciplines et les nouveaux métiers sont désormais mieux pris en compte dans les cursus qui doivent régulièrement évoluer pour répondre aux attentes de l’économie.


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