Revue de presse du Mercredi 05 Août 2020

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Historique : l’once d’or à 2000 dollars USD sous l’effet du covid-19

https://www.financialafrik.com Cela n’était jamais arrivé en 5 000 ans d’histoire. L’once d’or a franchi la barre des 2000 dollars porté par les achats massifs des investisseurs institutionnels à travers les ETF.
Jusque-là, le plus haut historique était celui de septembre 2001 quand dans la course aux abris consécutive aux attentats qui ont rasé le World Trade Center, des investisseurs ont porté l’once à 1921 dollars. La similitude est grande entre les incertitudes d’alors et celles engendrées par la pandémie covid-19. Autant la reprise demeure incertaine, autant les achats de l’or, valeur refuge, au détriment des actions et autres actifs comme les rendements à 10 ans des bons de trésor américain (négatifs selon ING) , sont importants. Le métal jaune s’est apprécié de 30% depuis le début de l’année porté aussi par les banques centrales. Qualifié de rendement “stérile” car ne versant pas de dividendes, l’or n’en reste pas moins une valeur sûre à l’abri de l’inflation inévitable avec les injections massives de liquidités programmées par la Réserve Fédérale, la BCE, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon.
A noter que Goldman Sachs a relevé son objectif de cours à 12 mois sur l’or à 2.300 dollars contre 2.000 auparavant et que Bank of America table sur une once à 3000 dollars.  Albert Savana

Riziculture au Sénégal : La production estimée à 1 155 337 tonnes pour la campagne 2019/2020

https://www.lejecos.com La riziculture a connu une production estimée à 1 155 337 tonnes pour la campagne 2019/2020 contre 1 206 587 tonnes pour la campagne précédente.
En effet, selon la Direction de la prévision et études économiques (Dpee) qui donne ces chiffres, l’accroissement des rendements rizicoles de 6,2%, entre les deux campagnes, n’a que partiellement compensé la baisse de 6,5% des superficies cultivées.
Cette situation, dit-elle dans la foulée, est principalement imputable à la composante pluviale qui a été particulièrement touchée par le démarrage tardif de l’hivernage. « Par contre, la production irriguée (principalement dans la vallée du fleuve Sénégal et au niveau de l’Anambé) s’est légèrement accrue de 0,1% en 2019 », note la Dpee.
A l’en croire, cette évolution de la riziculture irriguée reflète l’amélioration des rendements, à la faveur d’une mise à disposition, en quantité suffisante, d’intrants et de matériels agricoles et de l’octroi de financements importants aux petits producteurs par les grands riziers.Bassirou MBAYE

Fabrication de produits chimiques de base en 2019 : L’activité à «Ter»

https://www.lejecos.com L’activité de la fabrication de produits chimiques de base a ralenti en 2019, avec une croissance de 3,8% contre 17,2% en 2018. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) qui donne l’information dans un document titré « Situation économique et financière en 2019 et perspectives en 2020 », ce ralentissement est en partie lié aux travaux d’installation et de mise en service du Train express régional (Ter) qui a impacté le transport lié à l’acheminement de la production vers le port autonome de Dakar.
Dans la fabrication de produits chimiques de base, l’activité a ralenti en 2019, atteignant une croissance de 3,8% contre 17,2% en 2018, confie Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Dans sa publication intitulée « Situation économique et financière en 2019 et perspectives en 2020 », la Dpee révèle que cette croissance est tirée par les productions d’acide phosphorique (+2,0%) et d’engrais (+9,9%).
Par ailleurs,  la Dpee fait savoir qu’il est nécessaire de souligner que ce ralentissement est en partie lié aux travaux d’installation et de mise en service du Train express régional (Ter) qui a impacté le transport lié à l’acheminement de la production vers le port autonome de Dakar. Ainsi, dit le document, la production de la branche a été réorientée pour satisfaire principalement la consommation locale en termes de mise à disposition de fertilisants pour le sous-secteur agricole.
A l’en croire, s’agissant des activités extractives, le ralentissement enregistré dans les industries chimiques et la baisse de la demande mondiale d’or ont impacté l’activité globale dudit secteur. Ainsi, « l’activité des industries extractives a enregistré une croissance de 4,2% contre 18,7% en 2018 ».
« L’amélioration de la production des extractives est tirée par le sel, le phosphate et le zircon, en plus du bon comportement de l’extraction des pierres et sables », souligne la Dpee. Qui confie enfin que l’extraction d’or, pour sa part, s’est contractée de 1,6% en raison de la faible teneur en minerai dans les exploitations.Bassirou MBAYE

Renégociation aux forceps du contrat de l’autoroute à péage  : ce qui a perdu Eiffage

https://actusen.sn Les prévisions, en termes de fréquentation journalière de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, étaient de l’ordre de 30.000 à 50.000 voitures. SourceA qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, informe que ces chiffres ont été largement dépassés. Car, en moyenne, 90.000 voitures empruntent, quotidiennement, cet axe routier.
Selon toujours nos confrères, les autorités ne l’ayant su que récemment, la Société française a été contrainte à revoir sa position concernant la renégociation du contrat. Avec à la clé, une entrée du Sénégal dans le capital à hauteur de 25% qui oblige la Société française à revoir la dénomination de Senac.S.A.

Le diamant est éternel Par Ghislain Muntu*

https://www.financialafrik.com 
Senior Business Développeur pour PRACONIL, conglomérat d’entreprises diversifiées dans de nombreux secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Ghislain Muntu initie en Afrique des relations commerciales suivies avec les institutions gouvernementales et privées. Lorsque j’ai été sollicité par Financial Afrik pour écrire cet article sur le diamant, j’ai eu quelques hésitations à le faire dans la mesure où il n’est pas motivant de développer un sujet dont l’objet principal, à savoir le diamant, est en déclin. Il est d’autant plus difficile pour moi de m’y atteler, alors que je suis originaire de Mbuji- Mayi (RDC) – considérée comme la capitale mondiale du diamant industriel – et témoin de l’impact socio-économique positif que le diamant a eu sur les populations du Grand Kasaï (Kasaï oriental et Kasaï occidental). Procéder à un tel exercice est comparable à quelqu’un qui fait les éloges d’un ami défunt, évoquant les bons souvenirs le jour de ses funérailles, après que le cancer ait ruiné sa santé pendant de longues années.

Pourquoi ce titre le diamant est éternel?

«Le diamant est éternel» fait souvent référence à la campagne de marketing lancée par De Beers avec son fameux slogan «a diamond is forever» (un diamant est éternel). Ce slogan, reprit par Ian Fleming en 1956 dans son roman de James Bond «Diamonds Are Forever», est vu par les spécialistes comme l’un des plus célèbres de l’histoire du marketing car il a été nommé meilleur slogan publicitaire du 20e siècle par le magazine Advertising Age. Ce slogan purement commercial de De Beers visait la relation «diamant-consommateur», s’inscrivant ainsi dans la logique d’économie industrielle. Contrairement à De Beers, j’aborde plutôt ce slogan dans une perspective de «diamant-fonction», c’est-à-dire de celui qui voit le diamant comme vecteur de développement socio-économique des communautés, et ce dans une logique d’”économie de l’immatériel”. Le diamant vu sous cet angle, devient une garantie de valeur, une constante dont l’actif sous-jacent ne change pas avec des activités socio-économiques ou des catastrophes mondiales, au même titre que l’or, le platine et autres métaux précieux . D’où la justification de l’acception du terme «le diamant est éternel».
Pour le besoin de cet article, je ne parlerais que des diamants de joaillerie au détriment des diamants industriels car ces derniers ne satisfont pas aux exigences des normes relatives aux diamants de qualité gemme. Ils ne représentent que 40% du marché et leur valeur est de 0,50 $ à 5 $ US le carat alors que celle d’un diamant brut de qualité gemme se situe autour de 230 $ US. Comme plan de mon exposé, j’aborderai en première partie, l’histoire du diamant qui nous permet de comprendre que le diamant à travers les époques et les âges n’a pas toujours joué le même rôle. Une telle compréhension historique nous renseigne sur la nécessité d’appréhender la renaissance du marché diamantifère à l’aube des changements économiques que nous connaissons actuellement, et ce dans une vision positive.La deuxième partie qui s’intitule la renaissance du marché diamantifère brossera l’état actuel du marché de diamant, dans le but d’analyser la situation économique mondiale et de donner enfin quelques perspectives et orientations sur le diamant, non pas comme un « produit commercial » mais plutôt comme « produit fonction » capable de venir au secours des pays miniers. Évolution de la valeur du diamant de l’antiquité au 20ème siècle.
Depuis sa découverte en Inde il y a 4000 ans, la valeur du diamant à travers le siècle n’a jamais eu la même valeur ou la même fonction. Tout au long de l’histoire, ces pierres ont suscité l’admiration des élites et des têtes couronnées qui les ont portées pour incarner le pouvoir, le courage et l’invincibilité. Au fil des siècles, le diamant est devenu symbole d’amour, tant dans le mythe que dans la réalité. L’histoire des diamants commence en Inde, les diamants servaient alors à orner des objets religieux. On leur attribuait des pouvoirs protecteurs contre les esprits du mal et les guerriers les emportaient sur le champ de bataille où ils étaient censés porter bonheur. Les bouddhistes leur accordaient également une forte valeur symbolique dans leurs textes sacrés. Pour les Grecs de l’antiquité, les diamants étaient les larmes des dieux ou des éclats d’étoiles tombés sur terre. Le mot diamant provient d’ailleurs du grec «adamas» qui signifie invincible, indestructible. Ce terme fut ensuite traduit par «diamas».
En renversant les dieux et le symbolisme de l’antiquité classique, le développement du christianisme entraîna l’effondrement de la valeur spirituelle et ésotérique du diamant. Comme carrefour des échanges maritimes avec l’Inde, Venise devint le passage obligé des diamants vers l’Europe et par conséquent la première capitale du commerce des diamants. Elle est la première à développer le polissage des facettes des diamants, l’art du polissage du diamant arriva à Bruges (baptisée Venise du nord) et Paris (XIVème), puis ce fut au tour d’Anvers (XVème) de devenir la capitale de l’industrie diamantaire. C’est à cette époque que de nombreux diamants vinrent sertir les bijoux des rois d’Europe. Les têtes couronnées font rapidement du diamant le signe extérieur d’un pouvoir qu’ils rêvent tout aussi intemporel. La puissance des empereurs et des rois se mesure à la taille des joyaux qu’ils arborent. Les gisements indiens s’épuisant, la découverte et exploration de l’Amérique ouvre de nouveaux horizons, ce qui entraîne la découverte de gisements au Brésil à partir de 1725. Cette découverte provoquant une véritable « ruée vers le diamant », Ces diamants brésiliens font chuter le prix du joyau donc le diamant sort des cercles aristocratiques et s’embourgeoise si bien que le prix des pierres taillées, soutenu par une demande accrue de la bourgeoisie d’affaires, tripla de 1830 à 1869. Bref, le diamant devient une façon d’exhiber ses richesses dans la haute bourgeoisie, et même dans la bourgeoisie moyenne. L’irruption de l’Afrique du Sud dans le marché mondial du diamant provoque un bouleversement. Dès lors, l’histoire du diamant moderne va alors rencontrer l’histoire de la colonisation, en la personne d’un grand acteur des conquêtes coloniales britanniques en Afrique australe : Cecil Rhodes qui crée la De Beers en 1880, avant que celle-ci soit conquise par Ernest Oppenheimer dont les héritiers contrôlaient encore la société il y a peu de temps. Le Diamant devient alors un symbole de l’entreprise coloniale britannique : si la De Beers est originellement sud-Africaine, la distribution des diamants se fait par un organisme basé à Londres, la DTC (Diamond Trading company) par lequel la De Beers a pu gérer et contrôler les prix des diamants. De Beers domine le marché du diamant en implantant un système d’approvisionnement verticale dont la production se fait dans les mines en Afrique du Sud et certains pays africains, le négoce à Londres et la principale zone de diamantaires à Anvers et la demande entretenue dans les pays occidentaux surtout pendant la période des ‘’trente glorieuses’’ Bien que l’empire De Beers» ait pu dominer le monde du diamant pendant des décennies malgré un système de plus en plus complexe, les faits suivants ont contribué au ternissement de l’image du diamant et à sa dévaluation et conséquemment à son déclin :
•L’exploitation d’autres gisements, en Australie et en Russie;
•La multiplication des centres diamantaires (New-York, Le Gujarât, Tel-Aviv) et l’arrivée de nouvelles générations d’entrepreneurs du diamant;
•L’exploitation des diamants d’Afrique centrale et des guerres civiles qui s’y multiplièrent ternirent l’éclat du diamant. La richesse qu’il représentait servit à financer les achats d’armes des «chefs de bandes» (Angola, Congo, Sierra Leone…);
•L’avènement et la substitution du diamant synthétique au diamant naturel. Au travers des époques, le diamant a eu différentes fonctions et différentes considérations.
Pour certains, le diamant est synonyme de force de courage et de protection, alors que pour d’autres le diamant est emblème de pouvoir, signe de richesse et de puissance ou simplement une parure de luxe. Dans cette ère de grands changements où nous passons de l’époque industrielle à l’époque de l’économie de l’immatériel, quel sera l’avenir du diamant?

La renaissance du marché diamantifère dans une économie de l’immatériel.

Qu’est-ce que « l’économie de l’immatériel » ?
Ce terme est utilisé par les experts pour désigner généralement une économie basée sur le numérique et le savoir. Cette façon de la définir s’avère simpliste car sa notion englobe seulement les éléments de l’économie virtuelle caractérisés par les échanges d’informations sur Internet. Ceci équivaut à dire que cette économie se limite aux activités des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).
À mon sens la définition de l’économie de l’immatériel a une portée plus longue, elle peut être aussi être considérée comme une réponse à la crise des limites d’une économie trop financiarisée dans une course effrénée aux profits à court terme, une économie génératrice de la croissance durable basée sur le savoir et la créativité, une prise de conscience collective qui valorise particulièrement les biens signifiants destinés à une consommation essentielle, supportée par un écosystème du capitalisme consciencieux « Conscious Capitalism », créant de nouvelles incitations et de nouveaux besoins pour l’humanité. Une fois cette notion de l’économie de l’immatériel circonscrite, comment le business de diamant s’insère-t-il dans cette économie de l’immatériel?
L’économie a changé. En quelques années,une nouvelle composante s’est imposée comme un moteur déterminant de la croissance des économies : l’immatériel. Durant les Trente Glorieuses, le succès économique reposait essentiellement sur la richesse en matières premières, sur les industries manufacturières et sur le volume de capital matériel dont disposait chaque nation. Cette période est révolue! Le diamant comme produit, ne peut échapper à cette révolution donc il ne peut plus avoir la même fonction qu’il a eue dans le système de l’économie industrielle. Ce changement économique implique aussi le changement de sa fonction dans une économie de l’immatériel. La perpétuation de la crise dans le monde diamantifère doit être attribuable au manque de vision de ses acteurs, qui sont incapables de donner au diamant une nouvelle fonction applicable dans une économie immatérielle, c’est-à-dire un bien signifiant, destiné à une consommation essentielle, créateur de nouveaux besoins pour l’humanité dans un cadre du capitalisme consciencieux. Alors comment peut-on profiter réellement de cette crise pour établir la fonction du diamant dans un monde en pleine mutation vers l’économie de l’immatériel et surtout dans une économie post COVID 19? Les éléments suivants sans être exhaustifs méritent d’être examinés :

Le diamant synthétique : séparation ou scission

ontrairement à certains courants de pensées dans le monde diamantifère qui soutiennent que la venue du diamant synthétique serait pas un frein au marché du diamant naturel. Au contrairement, je vois en cet avènement, une occasion de faire la scission pour qu’une fois pour toute le diamant naturel sorte du marché de la bijouterie pour assurer une autre fonction dans l’économie de l’immatériel. L’incertitude économique : monnaie refuge ou instrument financier En cette année 2020, le prix de l’or a approché les 1600 $ l’once ces derniers jours, son plus haut niveau depuis plusieurs mois, alors que le palladium s’est négocié à 2019,73 $ l’once, record jamais atteint auparavant. Cette hausse des prix des métaux précieux, y compris ceux du platine et de l’argent, fait suite à l’incertitude économique pré et post COVID-19. La rareté de ces métaux conjuguée à la hausse des prix est une occasion rêvée pour introduire le diamant naturel dans la cour des instruments financiers au même titre que les autres métaux précieux ci-haut cités. La Crise du marché des diamants dans les pays producteurs. Cette crise est une occasion de pour sans doute inespérée qui devrait réveiller les pays producteurs sur l’urgence de former un cartel diamantifère dans le but commun de d’améliorer le sort économique de leurs pays respectifs dont le diamant est élément essentiel.

Le Blockchain

« Dans un monde de liens fugaces et de luxe jetable, les diamants doivent symboliser une valeur durable, ancrée dans la confiance », « La confiance dans le fait qu’un diamant ait une origine responsable, la confiance dans sa valeur et la confiance dans le fait qu’il soit naturel. Mais les attentes se sont renforcées en termes de confiance. Notre avenir en tant qu’industrie dépend de notre capacité à comprendre ce virage, à l’accepter et à répondre aux défis qu’il présente. » Bruce Cleaver, PDG de De Beers. La technologie Blockchain peut être un outil de premier plan pour assurer la traçabilité du diamant et instaurer la confiance. Dorénavant avec le Blockchain utilisé dans l’industrie du diamant dans le cadre d’une économie de l’immatériel, le diamant passera de l’exigence du 4C à celle du 6C : Carat, Cut, Clarity, Color, Certification, Confidence. De plus avec cette même technologie, les diamants naturels sont susceptibles de servir de garantir la crypto-monnaie dans le but de concurrencer les crypto monnaies existantes sous forme virtuelle. En conclusion le monde diamantifère pour sa survie dans l’économie de l’immatériel doit unir les pays producteurs sous une cause commune, se distinguer du diamant synthétique en s’orientant vers la fonction financière tout en s’appuyant sur les nouvelles technologies afin d’assurer la transparence et la traçabilité de ses produits.

Après Cairn et Far, Kosmos aussi veut vendre…

https://www.dakarmatin.com  Kosmos Energy, qui détient des participation dans le gisement gazier situé à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, a publiés les résultats de son second trimestre de l’année 2020. Et dans son document, la compagnie texane, qui avait annoncé la mise sur le marché de ses parts dans le gisement de Grand Tortue Ahmeyim, maintient intacte sa volonté de vendre. « Le processus de vente planifiée de nos intérêts en Mauritanie et au Sénégal se poursuit », indique-t-elle.
Durant le second trimestre de 2020, la compagnie a généré une perte nette de 199 millions de dollars. Ses responsables assurent, cependant, que la phase 1 du projet du Grand Tortue Ahmeyim «continue de progresser malgré les mesures restrictives pour l’atténuation du Covid-19 en Mauritanie et au Sénégal.» Globalement, le projet est maintenant achevé à environ 40% disent-ils. Mais, l’installation du brise-lames a été perturbée à la suite du Covid-19.

SAR : Le plan de sauvetage de Macky

https://www.beut7.com La situation de la Société africaine de raffinage (Sar) préoccupe le chef de l’État. Selon L’Observateur, Macky Sall s’est personnellement impliqué dans la résolution de la crise. Il serait en train de trouver un plan de sauvetage pour éviter le retour des délestages à la Senelec.
« Les difficultés de la SAR font l’objet d’une étude minutieuse au Palais. Le président de la République a instruit le ministre des Finances à débloquer la situation pour une reprise des activités », rapporte le journal, dans sa livraison du jour.

DÉJÀ PLUS DE 286 MILLIARDS FCFA DE GRÉ À GRÉ EN 2020

https://www.jotaay.net Le marché pour la construction des résidences universitaires à l’Université Amadou Makhtar Mbow a été confié à la société de développement company SA (DCS) de Ron Yafett pour la rondelette somme de plus de 31 milliards F CFA. Le bémol, soulève Libération qui donne l’information, il n’y a pas eu d’appels d’offres.
D’ailleurs, daprès la source, durant le deuxième trimestre de 2020, des marchés de gré à gré ont été passés pour un total de 286,3 milliards F CFA dont 135,7 milliards F CFA rien que dans le budget consolidé d’investissement (BCI). Et sur ce montant, les sociétés étrangères ont été bien servies, si l’on en croit la livraison du jour de Libération.
Le journal rappelle que l’investisseur israélien naturalisé américain avait déjà reçu, six jours après la création de sa société, le 16 août 2013, encore par entente directe, l’autorisation de réaliser 1044 lits dans 4 pavillons d’hébergement à l’UCAD dès janvier 2014. A l’époque, la DCS avait mis 5 ans avant de livrer le marché. N’ayant aucune expérience, la société avait signé un marché sous-traitant avec Tomassi qui a dû, à plusieurs reprises, arrêter les travaux faute de paiements.
Ron Yaffett serait également impliqué dans le montage financier de l’acquisition de la Maison du Sénégal à New York.

RÉGION DE DAKAR : LA SEN’EAU INVESTIT PLUS DE 5 MILLIARDS POUR UN MEILLEUR ACCÈS À L’EAU

Dakar, 5 août (APS) – La nouvelle société de gestion de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine (Sen‘Eau) est en train de mettre en œuvre un programme de plus cinq milliards de francs CFA destiné à améliorer la qualité de l’approvisionnement en eau dans la région de Dakar, avec des résultats satisfaisants, a fait savoir, mardi, la directrice performance réseau de la société, Adama Sèye Ndiaye.
’’On est en train de dérouler avec la SONES un programme d’approvisionnement en eau de cinq milliards quatre-cents millions qui s’appelle programme de gestion de la pointe 2020, mis en œuvre par la Sen‘Eau, au regard des difficultés sur certaines poches de Dakar, et qui en train de nous donner des résultats très satisfaisants’’, a-t-elle déclaré.
Adama Sèye Ndiaye s’exprimait ainsi lors d’une visite de terrain effectuée par une équipe de la Sen‘Eau dans les quartiers de Lébou Gui 2000, Diakhaye Unité 19, Mbeute et Sébiponty, dans le département du Rufisque, pour s’enquérir de l’état d’avancement, a mis parcours, de ce projet lancé en février dernier, pour soulager ces populations, jusqu’ici, difficilement alimentées en eau.
’’Tous ces sites qu’on a eus à parcourir n’ont fait que nous réconforter dans le cadre de ce programme qu’on va finaliser d’ici décembre (…) avec le renforcement de la production qui consiste à mettre en œuvre et à équiper certains forages, structurer d’avantage le réseau pour accueillir ce volume additionnel qui arrivera sur Dakar’’, a-t-elle soutenu.
Selon la cheffe de service exploitation réseau, au niveau de la direction régionale de Rufisque, les localités ciblées dans le cadre de ce vaste programme sont ’’les quartiers zones déficitaires, alimentées difficilement et qui n’avaient de l’eau que dans la nuit’’.
A l’en croire, grâce à la mise en œuvre de ’’cette nouvelle politique de suppression des manques d’eau’’, à travers notamment des ’’travaux de renforcement de reconfiguration et parfois même de sectorisation’’, tous ces quartiers ciblés dans cette première phase d’exécution sont actuellement ‘’très bien alimentés en eau’’.
’’Nous étions confrontés à des difficultés à l’approvisionnement en eau. Et en matière carcérale, on a des impératifs, compte tenu de la promiscuité, pour assurer l’hygiène à tout instant. Et qui dit hygiène, dit besoin en eau. Avec cette augmentation de la pression, vraiment, on nous enlève une épine du pied et nous espérons que la situation sera pérennisée’’, a pour sa part témoigné le contrôleur El Hadji Aly Sy, directeur de la Maison d’arrêt de Sébikotane.
Selon Déguène Fall, une habitante du quartier Lébou Gui de Bambilor, à Rufisque, cette hausse de la pression est ’’un grand soulagement surtout pour les femmes qui ne sont plus obligées de se réveiller tard dans la nuit pour attendre le liquide précieux’’.MK/OID/AS

Saga africa Holding Limited (Free) sous astreinte journalière au profit de Sirius Télécoms

https://www.financialafrik.com L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a infligé à SAGA Africa Holdings Limited, propriétaire de l’ex Tigo devenue Free Sénégal, avec comme actionnaires Xavier Niel, Yérim Sow et Hassanein Hiridjee, une astreinte de 2% de son chiffre d’affaires quotidien à partir du 12 juin 2020. L’astreinte faisant l’objet de la décision numéro 2020-10 intervient pour non application de la décision N°2020-004 du 5 mai 2020, précisant les conditions d’accès par l’opérateur mobile virtuel Sirus Telecoms Afrique de l’homme d’affaires Mbackiou Faye, à la plateforme de l’opérateur Saga Africa Holding Limited.
Ladite astreinte hors taxe est appliquée à l’opérateur Saga Africa Holding Limited par jour de retard, à compter du 12 juin 2020. Le document souligne que conformément à l’article 179 du Code des Communications électroniques, le chiffre d’affaires pris en compte est calculé sur la base des comptes de l’opérateur Saga Africa Holding Limited, au dernier exercice clos, soit 2019.

Une longue saga

Pour rappel, Mbackiou Faye, fondateur de Sirius Télécoms, avait décroché en avril 2019 l’une des trois licences d’opérateur mobile virtuel (MVNO) du Sénégal et devait conclure une convention commerciale pour lancer sa marque de téléphonie mobile “Promobile”, à travers le réseau Tigo, devenu Free.
A ce jour, après plus d’un an de négociations, les deux parties ne sont pas parvenues à une entente. Face au blocage, l’ARTP avait lui même fixé des tarifs de réseau (objet du blocage), le 13 décembre 2019 selon, rappelle le communiqué, l’intérêt des deux parties. Un courrier a été transmis par Sirius Télécoms à Africa Holdings Limited en date du 30 décembre 2019 demandant à cette dernière de lui transmettre une convention commerciale sur la base des tarifs fixés par le régulateur. En vain. La holding rejettera un mou transmis le 20 janvier, avec une facturation de l’utilisation de sa plateforme et l’ensemble des aspects techniques.
L’ARTP fera recours par la suite à un expert dont l’avis a servi de support à la décision numéro 2020-004 du 5 mai 2020 précisant les conditions d’accès de l’opérateur Sirius Télécoms à la plateforme Africa Holdings Limited. Dès réception du courrier, l’opérateur Sirius Télécoms a saisi Free par courrier du 11 mai, aux fins de mise en oeuvre de la décision. Par la suite, face au “mutisme” de Africa Holdings Limited, l’opérateur Sirius Télécoms a saisi l’ARTP le 22 mai 2020. Le même jour Africa Holding saisira à son tour l’ARTP pour faire des observations de forme et de fonds sur la décision rendue. Le régulateur répond par une lettre du 10 juin en réaffirmant sa décision et en demandant à Free d’exécuter la décision sous peine des dispositions prévues par la loi. De silence en observations, l’on est arrivé à cette astreinte qui court maintenant depuis bientôt 50 jours. La facture risque d’être salée pour Free.  Albert Savana

Le groupe Sonatel présente un chiffre d’affaires de 587,3 milliards de francs au premier semestre 2020

https://www.lejecos.com La croissance du chiffre d’affaires du groupe Sonatel est estimée à 587,3 milliards de francs Cfa (+4 milliards soit +0,7%) en comparaison annuelle tirée par la Guinée et la Sierra Leone malgré la baisse de valeur au Sénégal avec la guerre des prix lancée en 2019 et l’impact de la covid-19 ressenti dans tous les pays du cluster sur le second trimestre 2020.
Malgré la pandémie de la covid-19 qui sévit dans tous ses pays de présence, le groupe Sonatel tient sur de bonne béquille. Selon la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) qui livre ces données, la valeur Ebitda du groupe est de 247 milliards contre 235 milliards au premier semestre de 2019 soit une augmentation de 5,1%. Dans la foulée elle indique que concernant le résultat net, le groupe Sonatel fait état de89,9 milliards de francs Cfa contre 90,8 milliards au premier semestre de 2019 soit une baisse de 1,1%.
Aussi, 90,8 milliards sur le eCAPEX ont été enregistrés contre 94,8 milliards au premier semestre de 2019 soit une baisse de 4,2%. Dans le même ordre d’idées, il est relevé un résultat de 156,3 milliards concernant le Free cash Flow contre 140,3 milliards au premier semestre de l’année précédente, ce qui traduit une hausse de 11,4%.Bassirou MBAY

Ajustements d’Orange : Controverse sur les raisons des nouvelles offres

https://www.lequotidien.sn Les ajustements constatés sur les offres «illimix» d’Orange sont dus à plusieurs facteurs. Pour le directeur général Sékou Dramé, c’est sur demande de l’Artp que les anciennes offres ont été retirées et il fallait les remplacer. Une version réfutée par des médias en ligne qui évoquent des raisons financières.
La Sonatel a réfuté une hausse tarifaire sur ses offres «illimix» et soutient le contraire. A la question de savoir pourquoi «baisser les tarifs» maintenant ? Sékou Dramé a justifié cette «volonté de maintenir accessibles les télécommunications». «On a lancé, avec l’autorisation de l’Artp, des offres spécifiques nommées Covid-19. Nous avons constaté que (…) des clients décrochaient. La fin de l’Etat d’urgence nous a amenés, sur demande de l’Artp, de retirer les offres. Il était urgent pour nous d’apporter des réponses à ces clients. Le premier mouvement, c’est une baisse tarifaire de la gamme Kirène. C’est 3 millions de clients qui ont le pouvoir d’achat le plus faible. Et qui vivent difficilement cette période de Covid-19. Il était urgent de leur apporter une réponse», a-t-il détaillé.
Selon Confidentiel La Lettre Quotidienne (Clq) du 2 août 2020, cité par Dakaractu, la raison de la «baisse tarifaire» serait tout autre. «Sonatel est aux abois depuis au moins deux ans. La bourse d’Abidjan qui est le baromètre public de la société reflète désormais une situation chaotique de Sonatel : en trois ans, la valeur de l’action a perdu 49% de son poids. Et depuis le début de l’année, elle a fondu de 29%. Cette année, le groupe a distribué moins de dividendes. Le 27 février 2020, le groupe a annoncé un dividende en baisse d’un montant de 1 225 F Cfa au titre de l’exercice 2019, soit moins de 18% par rapport au niveau de ces 4 dernières années (1 500 F Cfa). Cette annonce n’a pas rencontré l’assentiment des investisseurs, ce qui s’est traduit par une contraction brutale inédite de -13,34% de la valeur au cours du seul mois de mars. Mieux, pour arroser ses actionnaires, Sonatel a été obligée de recourir à ses fonds propres. Entre 2015 et 2018, le groupe a puisé 83 milliards sur ses fonds propres. Ainsi, ceux-ci ont fondu, passant désormais à 90 milliards… En 4 ans, Sonatel a perdu 24 milliards de bénéfices… Plusieurs réunions de crise ont été tenues entre Dakar, Paris et la direction Afrique Moyen-Orient basée au Maroc et dirigée par le Sénégalais Alioune Ndiaye. Et la décision a été prise d’augmenter les tarifs de manière intelligente», a élaboré le média en ligne.
Cet ajustement constaté sur les offres «illimix» au Sénégal va servir de test, selon Clq. Qui a précisé que «le groupe pousse à une analyse minutieuse depuis Paris de ses données et on remarquera que la part du segment Voix mobile dans le chiffre d’affaires du groupe Sonatel est passé de 66% en 2014 à 49% en 2018. Les données, elles, sont passées de 1% à 19% sur la même période. On comprendra que la stratégie du groupe est de faire consommer beaucoup de données et moins de voix pour augmenter sensiblement le chiffre d’affaires».

CONFERENCE DE PRESSE  : “Quand Orange nargue les Sénégalais”

Libération Sénégal online-“A travers une conférence de presse, Orange a déployé cet après-midi tout son armada communicationnel pour nous dire à nous citoyens Sénégalais, qui lui assurons des bénéfices annuels à hauteur de 196 milliards de FCFA, ceci en résumé :
– Cette vague de contestation de la nouvelle grille tarifaire des illimix, n’est en réalité que l’excitation de quelques uns sur les réseaux sociaux;
– Il n’y a pas de hausse tarifaire, il s’agit plutôt d’une baisse des trarifs;
– Malgré la contestation, Orange qui enregistre aujourd’hui au Sénégal 10 millions d’abonnés, n’a pas noté de départs significatifs d’abonnés.
Pour nous, la meilleure communication qu’Orange puisse faire actuellement, c’est de revenir tout simplement aux tarifs en vigueur avant cette nouvelle hausse de prix.
L’autre chose importante qu’il faut relever, c’est que Orange est fortement secoué par notre mobilisation citoyenne, mais pas assez pour reculer tout de suite.
Alors, il nous faut garder le cap, et passer à une vitesse supérieure. En quoi faisant? Répondre massivement au “boycott Orange” du vendredi 7 août prochain. Si à cette date, Orange ne revient pas sur cette hausse de tarifs,IL FAUDRA PASSER A UNE AUTRE ÉTAPE.Mouvement Y ‘en à marre”

Télécommunications : Sonatel lève l’équivoque sur la nouvelle gamme “Illimix- Mixel”

https://www.dakaractu.com Pour lever la confusion et procéder à un début de réponse, le groupe Sonatel-Orange précise qu’il ne s’agit pas d’une hausse tarifaire, mais plutôt de permettre au client de mieux optimiser sa consommation. Ainsi, le groupe Sonatel-Orange poursuit depuis plusieurs années une politique de baisse continue de ses tarifs proposés au client. Ainsi, avec cette nouvelle gamme de forfaits mise sur le marché le 22 juillet et qui a d’ailleurs suscité plusieurs interprétations, Sonatel-Orange estime ne pas avoir dérogé à la règle qui consiste à faciliter la vie des sénégalais dans le domaine du numérique et d’accompagner l’État dans son plan Sénégal Émergent et particulièrement sur le volet numérique 2025.
Pour une meilleure compréhension de cette nouvelle gamme de forfait, le groupe Sonatel-Orange a voulu, cet après midi, en présence du directeur général de la Sonatel Sékou Dramé, de Abdou Karim Mbengue, directeur de la communication et des relations extérieures de la Sonatel ainsi que d’autres responsables, donner des détails plus explicites sur ces récents produits.
Deux offres de la nouvelle gamme Illimix ont ainsi sucsité quelques incompréhensions. Il s’agit des deux offres ILLIMIX MOIS 4500f et 7500 f qui sont considérées comme des hausses tarifaires par rapport aux anciens forfaits/mois de 1900 et 5900f.
Selon le groupe Sonatel Orange, “il urge de lever l’équivoque et de montrer que la nouvelle gamme s’inscrit plutôt dans une volonté de soulager le budget quotidien des sénégalais tenant compte du contexte de Covid-19.
La particularité de cette nouvelle offre est liée à ces deux offres/semaine à 1300 f (valables 7 jours) qui n’existaient pas dans l’ancienne gamme. De même, un nouveau forfait/semaine a été créé sur la formule Kirène et qui est accessible à 690f.
Toutefois, la nouveauté est liée à cette possibilité de combiner les illimix entre eux pour cumuler les avantages et se retrouver avec la validité la plus avantageuse. Cela permettra de bénéficier du volume d’appel ou d’internet plus important et à moindre coût par rapport à l’ancienne gamme.
Toutes ces précisions ont été faites aujourd’hui par El Hadj Cheikh Gaye, le responsable du département mobile.

Appel au boycott, départ des clients : la réaction du DG de Orange Sénégal

XALIMANEWS- Les responsables d’Orange ont fait face à la presse ce mardi. Face aux journalistes, ils se sont exprimés sur l’appel au boycott lancé par nombre de leurs clients sur les réseaux sociaux.
«Il y a des messages un peu plus politiques sur lesquelles la réponse est toute faite. Lorsque vous entendez des appels au boycott au prétexte que nous sommes de français, ces messages ne sont malheureusement pas nouveaux. Ils sont récurrents, ils sont plus politiques. Vous nous permettrez de ne pas donner de réponse à ce type de message sur les réseaux sociaux», a indiqué le directeur général de la société.
Sékou Dramé a aussi répondu quant aux risques de voir leurs clients les quitter : «Est-ce que nous craignons que les clients partent ? la seule réponse que j’ai et c’est la seule réponse que je donne à l’équipe, c’est que toute notre stratégie n’est qu’un input pour démarrer. Ce qui importe c’est qu’à chaque instant, nous proposons aux sénégalais le meilleur rapport qualité prix du marché. Et cela, depuis des années nous le faisons et c’est ce que nous nous attelons à faire à chaque instant et nous continuerons de le faire.»
Le Directeur général affirme que le Sénégal a les tarifs d’accès à internet les plus bas de la zone Uemoa et ceux les plus bas d’Afrique sur un panel de 22 pays. Ses clients partagent-ils vraiment cet avis?Igfm

Stade Assane Diouf : Des jeunes de Rebeuss et la famille omarienne en phase avec Abdou Karim Fofana

https://www.seneweb.com Suite au communiqué publié par le collectif René Sanchez, pour s’opposer à la solution trouvée par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, dans le dossier du stade Assane Diouf, la famille omarienne et le collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf apportent leur soutien à Abdou Karim Fofana.
Dans L’Observateur, l’ancien député Cheikhou Oumar Sy, porte-parole de la famille omarienne, déclare : «Il y a eu des discussions entre les différentes parties pour trouver une solution à cette situation qui perdure depuis plus de 16 ans. Les Chinois avaient prévu sept immeubles et le ministère de l’Urbanisme leur a fait savoir qu’il serait très gênant de construire ces bâtiments face à la mosquée omarienne».
Baba Touré, membre du Collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf, de renchérir : «Nous avons été surpris par ce communiqué. Pour l’intérêt de Rebeuss, nous appelons nos frères du Collectif René Sanchez à revenir à la raison (…) Nous accueillons le projet à bras ouvert et nous allons le défendre».
Tous les deux marquent leur accord quant à la solution proposée par Abdou Karim Fofana à savoir l’acceptation par les Chinois de céder 1,5 Ha sur les 2,5 Ha qui leur étaient octroyés par le régime libéral. Sur les 1,5 Ha cédés, le stade sera refait sur 1 Ha pour les jeunes de Rebeuss.
Il s’agira d’un terrain de football, selon les normes de la Fifa, entre 4500 et 9000 mètres carrés. Sur les 5000 mètres carrés restant, il sera créé une rue entre la mosquée omarienne et le stade pour séparer les deux lieux et augmenter de 3000 m2 le lieu de culte.

Expropriation de terres à Mbao – Le scandale de 31 milliards F CFA refait surface, Mame Boye Diao mouillé

https://www.leral.net Me Youssoufa Camara en charge de ce dossier et les familles en concernées ont tenu à clarifier l’affaire de l’expropriation des terres de leur localité et qui porte sur 31 milliards de nos francs.
L’avocat Me Youssoufa Camara tire à boulets rouges sur le Directeur des Domaines Mame Boye Diao ainsi que le Gouverneur de Dakar, renseigne Direct News. Le journal indique que l’avocat émet des “doutes légitimes” et menace de porter l’affaire devant les juridictions. Il estime qu’ils ont gagné tous les procès jusqu’à la Cour Suprême.
Toutes les trois familles sont là et sont d’accord sur ce que nous allons décider de faire. Les gens croient que tout le monde monde doit avoir sa part du gâteau. Ce n’est pas un gâteau. Cet argent appartient à des familles”, a-t-il tenu à clarifier.

106 tests positifs, 27 cas communautaires, 2 cas importés AIBD

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce mercredi 5 août 2020.
Sur 1241 tests effectués 106 sont revenus positifs.
Des cas ainsi répartis  : 77 contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 27 cas issus de la transmission communautaire, 2 cas importés AIBD
Par ailleurs, 68 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
38 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimationA ce jour, 10.538 cas ont été déclarés positifs au
Sénégal, dont 6.988 guéris, 218 décédés et 3.331 patients sous traitement
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Vaccin contre le COVID-19 : le directeur général de l’OMS très pessimiste

https://www.financialafrik.com Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’était rendu célèbre en prédisant l’apocalypse pour l’Afrique. Ancien ministre dans son pays, ce haut diplomate, critiqué par la Maison Blanche pour ses accointances avec la Chine,  prédisait il y é quelques jours qu’il se peut que l’attente du retour à la normale soit plus longue que prévu et dure des années, voire une décennie.
Aujourd’hui l’infatigable allié de Bill Gate, qui veut ranger le remède malgache, le fameux Covid-Organics, au rayon des antiquaires  (Medecine traditionnelle), dégaine : «un certain nombre de vaccins sont actuellement en phase 3 des essais cliniques, et nous espérons tous disposer d’un certain nombre de vaccins efficaces qui peuvent aider à prévenir l’infection». Avant de redevenir pessimiste.

“Toutefois, il n’y a pas de solution miracle pour le moment, et il pourrait ne jamais y en avoir”. 

Heureusement que les laboratoires chinois, britanniques, américains et allemands disent le contraire. Il y aura un vaccin avant l’automne, la fin d’année au plus tard. Ainsi, la société de biotechnologies américaine Novavax, qui a reçu 1,6 milliard de dollars de Washington pour développer un vaccin contre le nouveau coronavirus, a annoncé mardi que son vaccin expérimental avait produit de hauts niveaux d’anticorps chez quelques dizaines de volontaires.
Près d’une trentaine de «candidats vaccins» contre la COVID-19 ont actuellement atteint le stade des essais cliniques un peu partout dans le monde.
Dans le monde, plus de 18 millions d’infections à Covid-19 ont été enregistrées. Le nombre de décès s’élève à 689 000, les deux chiffres étant donnés par l’université américaine Johns Hopkins Albert Savana

 RÉTENTION D’INFORMATIONS  : LA GROGNE DES TECHNICIENS SUPÉRIEURS DE SANTÉ

http://www.emedia.sn “À partir du 31 août, nous allons commencer la rétention d’informations sanitaires sur l’ensemble du territoire national”. C’est le mot d’ordre décrété par le Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (CUSS/JS). Entouré de ses camarades, Cheikh Seck, physiothérapeute à l’hôpital Idrissa Pouye, ex-CTO et coordonnateur du CUSS/JS a donné le ton bien avant le départ de leur marche de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) au ministère de la Santé, ce mardi, 4 août.
“En 2018, on avait déjà déposé une plateforme et un préavis de grève qui devaient faire l’objet de négociations et de discussions avec le gouvernement. Notre Gouvernement laisse la situation pourrir avant d’appeler les gens à des discussions mais quand les discussions ont commencé, ça n’a pas permis de régler la situation. Ces points de revendications nous ont poussés à dérouler un premier et deuxième plan d’actions. D’ailleurs, le second devait se dérouler les 10, 11 et 12 mars derniers mais le 2, il y avait l’apparition du premier cas de coronavirus. Nous avions décidé de façon souveraine de surseoir à toute activité syndicale en nous impliquant directement dans la lutte contre cette maladie”, rembobine le Secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social affilié à la CNTS/FC.

“Ceux qui ne sont pas directement impliqués davantage pris en compte”

Avant de hausser le ton  : “Ce que nous avons constaté, c’est que depuis cette date, beaucoup de moyens ont été mobilisés dans le cadre du plan de résilience nationale. Ceux qui ne sont pas directement impliqués sont même plus pris en compte que nous. Les hôteliers, je ne dis pas qu’ils ne doivent pas en bénéficier, ont reçu 50 milliards FCFA. Près de 600 milliards ont été octroyés aux entreprises. La préservation des emplois est une bonne chose mais ce qu’on a donné, même les 64 milliards au niveau de la Santé, pratiquement ce n’est pas allé au niveau du personnel. Nous, agents de santé, nous avons nos revendications depuis plus de 10 ans et on ne parle pas de nous. Cela veut dire qu’on ne nous respecte pas. Et quand on ne vous respecte pas, vous devez apprendre à vous faire respecter (en montrant) à l’autorité d’abord que vous existez.”
Leurs points de revendication concernent, liste le syndicaliste, “les plans de carrière des agents où des personnes ont été formées dans leur cadre, et ont obtenu des diplômes de grande valeur académique dans les plus grandes universités et écoles de formation en matière de santé. Depuis 2009, des réformes ont été lancées, et ces gens-là devraient être intégrés, certains, dans la hiérarchie A. Aujourd’hui, certains même sont partis à la retraite, et n’ont pu bénéficier de ces avances statutaires.”

« Les agents de santé sont les plus mal payés »

L’autre élément, ajoute Seck, concerne le régime indemnitaire  : “C’est l’État sénégalais qui avait demandé à ce qu’on fasse l’audit de la Fonction publique en ce qui concerne le traitement salarial. Les conclusions avaient montré que les agents de santé étaient les plus mal payés, et qu’il fallait corriger. Nous n’avons pas un seul franc en termes (ni) d’indemnités de logement dans le secteur de la santé (ni) d’indemnités de risque. En dehors du salaire indiciaire, il n’y a rien qui nous permette de gagner aisément notre vie.”
A l’en croire, “il n’y a que huit mille agents de santé dans la Fonction publique. En 1ère année de recrutement de formation d’infirmiers d’État, à l’ENDSS, il n’y en a que cinq mille. Plus grave encore, pour opérer des malades, vous avez besoin de techniciens, anesthésistes, réanimateurs. Depuis trois ans, on n’a pas ouvert le concours. Pour que le médecin puisse avoir des résultats après sémiologie, il faut impérativement des résultats biologiques qui peuvent lui dire tel ou tel microbe est responsable de la maladie. Ces biologistes-là n’ont pas été formés depuis trois ans. Aujourd’hui, il y a plus de 400 malades qui attendent d’être dialysés parce qu’ils n’ont pas de lit. Les techniciens en néphrologie, chargés de faire ces dialyses, n’ont pas été formés depuis trois ans car on n’a pas ouvert le concours. C’est valable en ophtalmo, en médecine physique rééducation fonctionnelle où les gens ont en charge les victimes d’AVC, (entre autres). Non seulement on ne forme pas, mais chaque année on continue, pour ceux qui ont des diplômes, à les contractualiser. Ce qui n’est pas normal. Le système de santé est en train d’enrichir une bande de nomenclature parce que la santé est un secteur où 80% du budget est alimenté par des partenaires au développement.”
Devant le ministère, les manifestants ont buté sur les barrières érigées par les forces de l’ordre. “Nous voulons la présence du ministre”, ont-ils scandé, en vain. Dié BÂ

” Le coronavirus pourrait faire jusqu’à 200 000 morts au Sénégal”, (Virologue)

https://www.beut7.com La Covid-19 poursuit sa progression au Sénégal. A ce jour, 10432 cas ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 6920 guéris, 214 décédés et 3297 patients sous traitement. Cependant, on nous informe que le coronavirus pourrait faire jusqu’à 200 000 morts au Sénégal, si on continue ce ratio à 2%. Selon Tribune, l’alerte est du virologue El Hadji Seydou Mbaye. Le virologue, qui prédit le pire scénario dans les prochains mois, renseigne que le Sénégal est loin d’atteindre le pic. «Il faut qu’à peine 60% des Sénégalais soient infectés par le virus pour atteindre le pic», déclare El Hadji Seydou Mbaye.

Non respect des mesures barrières contre le Covid : Cette nouvelle sanction à laquelle réfléchit le ministère de l’Intérieur

https://directnewsinfo.com C’est devenu un laisser-aller général. Les sénégalais ne respectent plus les gestes de prévention pour barrer la route à la Covid 19 alors que la maladie continue son baroud souvent mortel dans notre pays.
Une situation à laquelle ne vont pas rester insensibles les autorités. Après les sensibilisations intempestives par divers canaux des autorités en charge de la santé, le ministère en charge de l’Intérieur va sévir d’une autre façon. Ce seront dorénavant nous dit-on les tenanciers de restaurant, les officines, ou encore les taximen qui vont se charger de faire respecter au moins le port de masque.
Et comment… Notre source de révéler que ce seront eux qui seront désormais sanctionnés si un client se retrouve dans les échoppes ou les moyens de transport quelconques sans masque. Des sanctions pécuniaires que devront donc éviter ces acteurs du secteur économique en ne permettant plus aux citoyens d’avoir accès à leur espace de travail.

LA GAMBIE ET LA MAURITANIE SOLLICITENT L’APPUI DU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn Même si on n’est loin du pronostic macabre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Covid-19 avance en Afrique. Ce n’est pas la Gambie et la Mauritanie qui diront le contraire. Ces deux pays ont officiellement demandé l’aide du Sénégal. Lequel, malgré qu’il soit submergé, dispose de ressources humaines qualifiées et expérimentées et un système de dépistage crédible.
D’après le journal LeQuotidien, il s’agit d’une assistance technique et d’un partage d’expériences qui pourraient permettre à ces deux États de remodeler leur stratégie de gestion.
Avec 6382 cas positifs dont 5174 guéris et 157 décès, la Mauritanie présente un meilleur tableau clinique. Mais elle fait face à un problème de crédibilité de statistiques alors que la maladie continue de gagner du terrain. Sans plateau technique relevé et des ressources humaines limitées, la République islamique est aussi débordée par un afflux de malades lui rappelant sa vulnérabilité. Pourtant, elle avait réussi à circonscrire la propagation en procédant à la levée des mesures restrictives. Mais elle a connu un rebond qui a submergé les centres hospitaliers du pays.
En Gambie, la situation commence à échapper au contrôle des autorités notamment à Banjul où la vague de contaminations semble dépasser les autorités. Officiellement, le pays n’a connu que 671 cas positifs dont 14 décès et 79 guéris. Ces chiffres paraissent dérisoires mais leur fiabilité pose question. Prise de panique, Rohey Malick Lowe, le maire de Banjul annonce qu’il y a, chaque jour, des cas déclarés positifs avec leur lot de morts. Dans une vidéo postée sur internet, elle a laissé éclater son inquiétude, les yeux embués de larmes. Visage masqué et voix étreinte par l’émotion, elle a lancé un appel de détresse en suppliant les autorités à confiner Banjul. Dié BÂ

Les VIP face aux dures réalités du système de santé

https://www.dakarmatin.com  Coincés dans le pays depuis le début de la pandémie de Covid-19, certains VIP, qui avaient l’habitude de se rendre à l’étranger, même pour des check-up, ont dû se rendre compte des dures réalités du système sanitaire national.
Il y a un virus pire que le coronavirus. C’est l’absence de structures de santé en quantité et en qualité suffisantes. Pour bénéficier d’une prise en charge optimale, elles sont nombreuses, les personnalités sénégalaises et africaines, à se rendre en Europe ou dans les pays maghrébins. Parfois avec le concours des maigres ressources publiques. Pour ceux qui sont assez nantis, mais pas suffisamment pour se rendre à l’étranger, beaucoup préfèrent se faire interner dans le privé, plutôt que de se rendre dans les hôpitaux publics perçus – à tort ou à raison – comme des mouroirs.
Pourtant, à en croire nombre de nos interlocuteurs, on peut tout reprocher au système de santé sénégalais, sauf des personnels compétents. Secrétaire général du SDT-3S (Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social), Cheikh Seck affirme  : ‘’Nous avons de très bons médecins au Sénégal. Il suffit de voir les concours d’agrégation pour s’en convaincre. Ce qui se pose, c’est surtout un problème de gouvernance. Par exemple, sur les 20 ou 30 dernières années, l’Etat, à l’exception de cette année en cours, n’a jamais dégagé des milliards, dans son budget, pour construire un hôpital de niveau 3. C’est cela le véritable problème de notre système. L’Etat ne met pas assez de moyens et il les répartit très mal.’’
Pour le budget en cours, a-t-il néanmoins tenu à préciser  : ‘’Une enveloppe a été dégagée pour le volet construction de quatre hôpitaux  : notamment à Saint Louis, Kaffrine et Sédhiou. Le syndicaliste de rappeler que n’eût été l’appui des Espagnols, Chinois et Saoudiens, le Sénégal n’aurait pas aujourd’hui Pikine, Ziguinchor, Fatick, Diamniadio et Dalal Jamm.

‘’Docteur, est-ce que vous consultez en privé ?’’

Mais le mal semble très profond. Au-delà du déficit des investissements, il y a une véritable crise de confiance à l’endroit des hôpitaux sénégalais, particulièrement de l’hôpital public. Dans notre édition du 26 mai, le Pr. Abdoul Kane, Chef du Service cardiologie de l’hôpital Dalal Jamm, revenait sur les maux du système de santé publique. Il disait  : ‘’Certains patients vous demandent systématiquement  : ‘Docteur, est-ce que vous consultez en privé ?’ Parce qu’il y a un problème d’organisation, des mesures d’hygiène qui ne sont pas respectées, des équipements qui tombent régulièrement en panne… C’est un environnement qui laisse vraiment à désirer. Ce qui pousse certains patients ayant les moyens à aller se faire soigner ailleurs.’’

Désorganisées, malpropres, sous-équipées, des machines qui tombent régulièrement en panne, les structures publiques de soins se trouvent dans un état plus que comateux.

Il faudrait les renforcer, soulignait le Pr. Kane, les rendre plus attractives, avec des cadres plus attrayants. Et d’ajouter  : ‘’Il faut nécessairement un changement de vision et de paradigme. Nos autorités doivent comprendre que la santé doit être abordée dans une approche holistique, multisectorielle. La santé, ce n’est pas seulement une affaire des professionnels de la santé ; c’est un problème de toutes les populations.’’
Au Sénégal, faisait-il remarquer, ‘’il n’y a aucune spécialité, je dis bien aucune, où on est optimal de A à Z. Je peux donner le cas de la cardiologie où on est quand même assez avancé. On ne peut résoudre tous les problèmes de nos patients, parce que nous n’avons pas tous les outils. Nous ne pouvons pas opérer tous les malades que nous devons opérer. Nous ne pouvons pas prendre en charge correctement tous les patients. Et ce qui est valable pour la cardio l’est également pour la neurochirurgie, la pneumologie, la réanimation, pour toutes les spécialités. Et c’est inadmissible’’.
Maintenant, s’empressait-il d’ajouter, cela ne veut pas dire qu’il faudrait négliger la prévention au niveau communautaire. D’après le cardiologue, il faudrait, à ce niveau aussi, changer de paradigme. ‘’Il faut que toute la pyramide soit animée, de la base jusqu’au sommet. Parce que la santé, c’est un tout. C’est ainsi seulement que nous pourrons avoir un système performant qui n’aura rien à envier aux autres’’.
Abondant dans le même sens, Cheikh Seck estime que l’Etat s’est souvent trompé de priorité, en dégageant des investissements énormes pour des maladies qui ne sont souvent pas prioritaires. ‘’Par exemple, à un moment, dans un hôpital de la place, on a dégagé des dizaines de millions pour acheter un matériel rarement utilisé. Au même moment, il y avait des services très fréquentés qui peinaient à avoir les millions qu’ils réclamaient et qui sont nécessaires pour leur fonctionnement’’, souligne-t-il.

Plateaux au rabais, personnels insuffisants, conditions d’hygiène peu reluisantes

En fait, le syndicaliste ne veut pas accorder toute son attention à la question des évacuations qui ne concernent qu’une minorité de riches et de gens proches des décideurs. Alors que le pays peine même à prendre en charge certaines pathologies, comme les maladies tropicales qui font plus de ravages. Il déclare  : ‘’Le problème, ce n’est pas de faire des dépenses somptuaires pour satisfaire des groupuscules ou des lobbys. En politique de santé, il faut savoir ce que l’on veut, en se basant sur des critères objectifs. Il s’agit de voir quels sont les besoins de nos populations. Par exemple, il y a les maladies tropicales qui font beaucoup de dégâts dans certaines zones. Il y a, par exemple, la bilharziose dans certaines zones comme Richard-Toll, les maladies diarrhéiques, la mortalité maternelle dans les zones reculées, la rougeole… Voilà les problèmes de santé publique qu’il faudrait prendre en charge en urgence.’’
Dans la même veine, M. Seck fustige le dénuement dans lequel se trouvent certains services essentiels. Il explique  : ‘’Il y a, d’une part, les maladies chroniques comme la cardiopathie, le diabète… D’autre part, il y a les accidentés de la circulation qui peuvent avoir des TCE (traumatisme crânien encéphalique) qui sont dans le coma et qui ont besoin d’une assistance. Est-ce qu’il y a suffisamment de médecins réanimateurs ? Y a-t-il suffisamment d’urgentistes ? Y-a-t-il suffisamment de salles de réanimation ? Ce sont des choses qu’il faut revoir et renforcer. Il n’y a pas que le problème des évacuations.’’ Dans toutes les régions, plaide-t-il, il faut des unités de réanimation et d’urgence aux normes.
Ce qui est loin d’être le cas. Même à Dakar, les déficits s’avèrent criards. Le syndicaliste affirme  : ‘’Si vous allez à l’unité d’urgence de l’hôpital Grand-Yoff, par exemple, aujourd’hui, il n’y a que 4 lits. Autant en urgence chirurgicale. Je ne parle pas de la réanimation. Pour les grands brûlés, seul l’hôpital Principal répond aux normes. Nous avons de sérieux problèmes. Il faut des structures de référence au moins dans chaque région. Ce n’est pas normal que les populations de Ziguinchor soient évacuées vers Dakar pour se faire prendre en charge. Elles doivent disposer de toutes les commodités dans leur région.’’
En ce qui concerne le problème des évacuations, il indexe surtout un manque de confiance. ‘’En vérité, soutient-il, pour la plupart des cas, c’est juste un problème de confiance qui se pose.

Certaines personnalités font plus confiance en l’expertise étrangère qu’au système qu’elles ont mis en place.

Moi, je pense qu’il n’y a pas de maladie que nos médecins ne peuvent pas prendre en charge dans ce pays. Soixante-dix pour cent des gens qui vont à l’étranger le font de leur propre gré’’.
En tout cas, la facture est souvent très salée pour le budget de l’Etat. Elle se chiffre à des centaines de milliards F CFA chaque année. A en croire le docteur anesthésiste-réanimateur Oumar Boun Khatab Thiam, plusieurs facteurs peuvent expliquer la préférence de certains Sénégalais pour l’expertise étrangère. ‘’D’abord, nous avons des plateaux techniques très limités. Ensuite, il y a des gens qui partent pour leur propre plaisir. Ce sont souvent des VIP qui n’ont pas confiance au système de santé sénégalais. Parfois aussi, parce qu’ils souhaitent garder la discrétion autour de la maladie. En Europe, personne ne se soucie de leur bulletin de santé, alors qu’ici, on est très vite stigmatisé. Le coronavirus en est une illustration parfaite’’.

En vue de renforcer la confiance, il préconise que ‘’les autorités doivent investir davantage dans le système, pour des hôpitaux de haut niveau’’.

Revenant sur ce problème de confiance, Cheikh Seck ironise  :

‘’Est-ce que vous avez vu des personnes aller à l’étranger pour se faire soigner, depuis cette histoire de Covid ? Elles ne partent plus.’’

Saisissant la balle au bond, on rétorque  : N’est-ce pas ce qui explique les disparitions devenues fréquentes de ces personnalités ? Le syndicaliste botte en touche. ‘’Ce n’est pas du tout à cause de cela. Nous n’avons pas de problèmes de compétence dans ce pays. Même si, parfois, les moyens font défaut’’, signale-t-il.

Une prise de conscience s’impose

Dans tous les cas, la pandémie de Covid-19 aura mis à nu les déficits énormes du système de santé. L’heure, selon le docteur Oumar Boun Khatab Thiam, doit être à la prise de conscience commune. ‘’Comme on dit  : à quelque chose malheur est bon. Avec l’avènement de cette pandémie, nous devons tous prendre conscience. D’abord, les autorités qui doivent mettre beaucoup plus d’argent dans le secteur. Ensuite, les populations qui sont aujourd’hui contraintes à rester dans le pays. Nous devons faire confiance à notre système de santé, comme nous faisons confiance en notre justice, en nos forces de l’ordre… Je pense que la pandémie aurait dû aider dans ce sens’’.
Selon lui, il urge de relever le plateau technique, redéfinir les priorités. Mais le problème, ce n’est pas seulement des machines. Donnant l’exemple de la réanimation, il explique  : ‘’Une réanimation sans biologie, sans radiologie permanente et disponible pour vider le réanimateur, est vouée à l’échec. Un réanimateur, c’est comme un pilote dans un avion. Si vous n’avez pas une tour de contrôle, vous n’irez nulle part. Et la tour de contrôle, c’est le biologiste. Et il y a des déficits criards sur ces plans. Par exemple, la plupart de nos structures, même les plus équipées, sont confrontées à un problème de gazométrie. Même en néphrologie, quand elles ont besoin de faire un bilan, elles sont obligées de sous-traiter à des structures privées. Non seulement cela a un coût, mais aussi, il faut attendre plus longtemps pour disposer des résultats. Or, parfois, on est dans une course contre la mort.’’
L’ancien chef du bloc opératoire du Service urologie de l’hôpital Le Dantec renchérit  :  ‘’A mon avis, cette crise devrait constituer un déclic. Malheureusement, on risque de passer, encore une fois, à côté.’’MOR AMAR

Les Ministres De Macky Pleurent…Les Milliardaires Aussi

https://www.xibaaru.sn La pandémie de la Covid-19 a fermé les frontières de plusieurs pays…finis les défilés des ministres du gouvernement et des fortunés du pays sur les Champs Elysées en France. Ils souffrent énormément de leurs confinements et ont peur de faire partie de la liste macabre de personnalités qui continue de s’allonger.
Les conséquences de la crise liée à la covid-19 sont multiples. Avant la crise, la fermeture des frontières, nos autorités étaient constamment entre deux avions. Le moindre ennui sanitaire était l’occasion pour des autorités de prendre l’avion et d’aller se faire soigner en France. C’est en Europe qu’elles faisaient leurs bilans sanitaires ou se rendaient pour se « saper ». Les Champs Elysées étaient devenus un lieu privilégié de ces autorités où elles aimaient se montrer et se prendre en photos une fois qu’elles se rendaient en France.

La covid-19 ferme tout

La fermeture des frontières avec l’Europe fait pleurer comme des bambins des ministres de la République, des directeurs généraux ainsi que des milliardaires amateurs de lucre, de luxe, d’apparat à travers leurs nombreux voyages de prestige. Des voyages, surtout pour ces ministres et directeurs généraux qui se font sur le dos du contribuable, et qui ne rapportent rien à la nation. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus voyager à cause de la Covid-19.
Certainement parmi eux sont aujourd’hui pressés par la réouverture des frontières. Affolés qu’ils sont par le nombre de morts en en ce moment au Sénégal. Comme si, c’est en voyageant, en se rendant auprès des structures sanitaires en France pour leur bilan qu’ils pourront ainsi s’échapper de la mort. Voilà pourquoi, ils se mettent tous à maudire la covid-19. Thiey Corona mo bari doolé.
Pourtant, le fait d’être cloués ici au Sénégal et d’être privés de leurs voyages de prestige, devaient inciter certains ministres au travail. En effet, l’occasion se trouve propice pour eux de se concentrer sur de nombreux dossiers en souffrance dans les tiroirs de leurs bureaux pour le plus grand préjudice des Sénégalais.La rédaction

Ils meurent tous comme notre système de santé par Guy Marius Sagna,

En ce moment, il y a un an, j’étais en prison pour plusieurs raisons. L’une d’elles, avoir pointé du doigt le sabotage de notre système de santé.
Pendant 60 ans, la santé publique a été sabotée. Les centres de santé, les hôpitaux, les postes d’infirmiers, de médecins, de gynécologues, de sages femmes, le matériel médical…ont été mangés par nos élus. Ils ont aussi été mangés par le FMI et la Banque Mondiale avec la complicité de nos élus.
Aimé Césaire a raison de nous dire « c’est de votre maigreur que ces messieurs sont gras »
Regardons bien le président Macky Sall, ses ministres, ses députés, ses Hcct, ses Cese, ses Cndt, ses chargés de missions, ses surfacturations, ses signatures, ses fonds politiques…c’est de leur grosseur que nos hôpitaux sont vides, pauvres, malades, agonisants…
Voilà la raison pour laquelle il a fallu 10 ans pour réfectioner la maternité de Le Dantec, 15 ans pour construite le centre de santé de Jaxay toujours pas achevé. Qui accouchent et se soignent dans les centres de santé publics?
Si les frontières n’étaient pas fermées, si le Sénégal n’était pas mis à l’index beaucoup parmi ceux qui sont morts cette année 2020 ne seraient pas morts.
Si le Sénégal avait construit un système sanitaire national, démocratique, populaire ils ne seraient pas mort. Pas autant.
Voilà pourquoi il nous faut vite réaliser la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine. Trop de morts évitables ! Trop de vies sacrifiées sur l’autel d’intérêts néocoloniaux, politiciens.

Pr Kitane : «Et Si Tous Ces Décès Pouvaient Être Évités?»

Le corona nous a probablement laissés dormir sur nos lauriers, le temps de s’incruster dans nos vices pour mieux se propager.

Décès

1-Le premier vice dans lequel s’est incarnée cette maladie sournoise est le mensonge des gouvernants. Ils ont, sans aucune étude scientifique préalable, et comme à leur habitude, décidé que notre système de santé et l’organisation du pouvoir face à la pandémie avaient fait leurs preuves. Le Sénégal était présenté comme pays leader dans la prise en charge de cette maladie. Tout le monde savait que c’est à la fois faux et absurde : comment un pays qui peine à contenir le paludisme (devenu pourtant culturel) peut-il subitement être si puissant en matière de stratégies et de moyens pour contenir une pandémie pareille ?
2-Le deuxième vice est le fatalisme et l’excessive liberté dont nous avons faire preuve dans ce pays. Les mesures barrières sont définitivement rangées dans les sombres tiroirs de la sournoiserie : le maslaha et la culture des balivernes, ces fameuses « thiakhaneries sénégalaises », nous enlèvent toute forme de sérieux et de lucidité. En plus de ne plus porter de masques, on a oublié, jusque dans leur nom, les thermo-flashs
3-Le troisième vice est l’irresponsabilité collective  : tout le monde voit tout le monde poser des actes susceptibles de véhiculer la maladie mais chacun dit « ça ne me regarde pas »  : ce qui se passe dans les marchés, dans les moyens de transport, dans les grand-places et même dans les écoles, est tout simplement une forme de suicide collective.
4-Le quatrième vice qui héberge la maladie chez nous est notre allergie à la rationalité. Nous aimons les raccourcis « métaphysiques » et les élucubrations superstitieuses  : là où tout le monde s’efforce à trouver des formes rationnelles pour faire face à la covid 19, nous persistons à accuser Dieu d’être la seule cause de cette maladie.
5-Le cinquième vice est le manque d’originalité : les stratégies sont presque calquées sur celle de la France et donc nullement adossées à nos réalités. Le mode de communication de ce folklorique ministre de la santé a été une catastrophe ; la mère de toutes les catastrophes liées à cette maladies. Sa communication a fini par folkloriser la maladie, à la banaliser avec une rhétorique soporifique des chiffres. Les chiffres des décès sont ce qu’ils sont : on peut en faire ce qu’on veut, mais tout le monde sait que la réalité humaine est rebelle à la quantification. Les chiffres des décès sont nécessaires, mais quand on en abuse, ils finissent par déshumaniser la société humaine. Le ressenti est plus réel et plus puissant que les chiffres. Le nombre de grandes personnalités décédées du corona devrait être perçu comme un indicateur sur le nombre (asymptomatique ?) de morts anonymes. Combien de décès d’anonymes du corona ? Où sont les chiffres ? On voit que dès que de grandes figures meurent de cette maladie, l’émotion est à son comble ! Que valent dès lors les chiffres ?
On est vraiment embarqué dans un navire dont le capitaine est à la fois fou et aveugle parce que nous autres passagers sommes ivres en permanence. Le vacarme auquel nous sommes habitués ne nous permet même pas de voir que le capitaine qui tient le gouvernail tâtonne et bafouille gravement. Oh quel dommage !

 «Série noire» de décès : La thèse d’Alioune Tine…

https://www.dakarmatin.com La triste vague de décès intrigue. En effet, depuis quelques semaines, il est noté une succession de décès de grandes figures de ce pays. Alioune Tine a, pour sa part, donné son explication sur ce triste fait.
«Cette série noire avec le décès de Moustapha Sourang, doit dire quelque chose sur les défaillances de santé que devait cacher pudiquement les évacuations sanitaires en Europe. Effet pangolin et fermeture des frontières créent une curieuse
démocratisation devant la santé et la mort», a-t-il publié sur Twitter.Il a, cependant, tenu à rendre un vibrant hommage à Mansour Kama, qui  s’est éteint la semaine dernière : «Décidémment, c’est la série noire, tout se passe comme si c’est le tour de la génération des années 40/50 de répondre à l’appel. Mansour Kama était parmi les grands patriotes du patronat sénégalais.»

Non Babacar Justin Ndiaye, l’histoire ne vous a heureusement pas donné raison !

https://www.seneweb.com Ce que vous faites relève d’un indécent exercice d’amalgames et les faits sont clairs à ce propos.
Vous vous étiez insurgé contre la décision prise par l’État de rouvrir les mosquées dans un contexte de progression de la pandémie Covid-19, persuadé que vous étiez, que ces lieux de culte deviendraient les pépinières où germerait le mal pour ensuite se répandre dans la société. Vous aviez estimé, avec la rhétorique qui est vôtre et les excès qui vous caractérisent, que la mesure étatique relevait d’une capitulation devant les nombreuses manifestations enregistrées un peu partout dans le pays (et non pas seulement dans deux foyers religieux comme vous tentez de le faire croire aujourd’hui) demandant la réouverture des mosquées. Vous auriez sans doute préféré que l’État mît en branle la machine répressive contre des citoyens qui ne faisaient que revendiquer un des droits les plus fondamentaux de la démocratie : la liberté de pratiquer leur culte.
Mais le Sénégal est un État de droit démocratique et républicain, gouverné comme tel par un Président totalement engagé pour l’État de droit, la Démocratie et la République. Le Président Macky Sall n’est pas et ne sera jamais un dirigeant qui renierait à son peuple la liberté de s’exprimer, de formuler des besoins et des préférences avec la certitude d’être écouté.
La liberté de culte y compris les modalités de pratique de ce culte est un droit fondamental en démocratie. La fermeture des mosquées ne pouvait donc s’installer que sur un socle de consensus total, sans faille. Ce consensus n’ayant pas été au rendez-vous, le Président Macky Sall a eu la lucidité et le courage de tirer lui-même les conséquences de la situation. En France, la même affaire, dans le même contexte, a été vidée par la justice. Le Conseil d’État a désavoué l’État sur la mesure de fermeture des lieux de culte, lui accordant un délai de 8 jours pour l’annuler, en se fondant notamment sur le sacro-saint principe de la liberté de culte.
Aujourd’hui, vous revenez nous déclarer que « les faits (vous) donnent tragiquement raison ». Comment donc ? Quels sont ces faits qui vous donnent raison ? Car aucune réalité observée ne tend à démontrer que le fonctionnement des mosquées a été déterminant dans la courbe d’évolution de la pandémie. Aucune information sur l’existence de mosquées – clusters n’est disponible vous permettant d’afficher ce triomphalisme inapproprié.
Certes, la pandémie est dans une tendance évolutive qui fonde légitimement nos inquiétudes mais les mosquées n’y ont joué aucun rôle. Ailleurs où l’existence de mosquée est marginale et où l’on ne se bouscule jamais dans les lieux de culte, le mal n’est pas moins présent et ses ravages n’en sont pas moins importants, bien au contraire.
Vous excellez dans l’amalgame et c’est connu. C’est ce que vous êtes encore en train de faire, en ne manquant pas de l’assaisonner d’une dose de cette exagération dont vous avez aussi le secret, quand vous prétendez que votre prise de position vous avait valu un lynchage médiatique de la part de la majorité. Quels membres de la majorité vous ont lynché, quand et dans quels médias ?
Amalgame toujours quand vous attribuez à Médina Baye une révolte contre la fermeture des mosquées alors que c’est plutôt Léona Niassène qu’on a eu à enregistrer des manifestations. Ou bien vous révélez une impardonnable méconnaissance du contexte socioculturel que vous interprétez ou alors vous jouez sur l’identité patronymique pour induire l’opinion en erreur. Les deux foyers religieux, bien qu’originaire de la même famille, sont totalement indépendants l’un de l’autre, chacun ayant sa hiérarchie avec son khalife général au sommet et sa propre communauté de fidèles.
Vous avez attribué à Médina Baye une action se rattachant à Léona Niassène au moment où le Khalife général de Médina Baye venait de quitter ce monde après avoir achevé sa sainte mission. J’ose simplement croire que cette disparition n’a aucun lien avec votre sortie mal à propos. Justement, ne serait-ce que pour des raisons d’opportunité et de décence, vous auriez dû différer cette sortie dès l’instant que vous étiez dans des dispositions de vous appuyer injustement sur Médina Baye qui est dans le deuil. Idrissa TALL, Ancien coordonnateur du Plan Jaxaay, Responsable APR à Kaolack

17 millions de préservatifs distribués gratuitement en 2019

https://www.dakarmatin.com Pas moins de 17,4 millions de préservatifs ont été distribués gratuitement en 2019 au Sénégal. Ces chiffres, fournis par Vox Populi, ont été communiqués par le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) dirigé par le Dr Safiétou Thiam. La Division de la lutte contre le Sida a distribué 9 052 552 de préservatifs, soit 52,4%. Ademas a en offert plus de 4 millions et les pharmacies privées 4 241 219, soit 24,3%.

Général Dagvin Anderson, chef d’Africom : « On voit que la menace terroriste se dirige vers l’Ouest à partir du Mali »

https://www.dakaractu.com Le patron du commandement des opérations spéciales des États-Unis en Afrique (AFRICOM), le Major-Général Dagvin R. M. Anderson, faisait face à la presse par visioconférence ce mardi 04 août. L’objet de ce face-à-face on ne peut plus spécial avec les journalistes, était en relation avec les actions d’Africom en Afrique dans le contexte de la Covid-19. Le Général Anderson a ainsi été invité à se prononcer sur la menace terroriste qui planerait sur le Sénégal.
Selon l’officier supérieur américain, le Sénégal est bien sûr exposé à la menace terroriste venant de l’est. « Nous avons bien travaillé avec l’Ambassade des États-Unis à Dakar pour bien comprendre la nature de cette menace. J’y étais en février et on voit que cette menace se dirige vers l’Ouest à partir du Mali », détecte le Général Dagvin Anderson. « Pour l’instant, on ne voit pas cette menace se matérialiser, mais il ne faut pas baisser notre garde », a-t-il ajouté tout en insistant sur l’attention qu’il faut porter sur la menace en provenance de l’Est.
Pour juguler cette menace, les Etats-Unis travaillent de concert avec les autorités sénégalaises dans le cadre d’opérations à l’instar de Flintlock. « Nous avons travaillé avec l’armée sénégalaise au cours des dernières années. Nous avons un partenariat.
Il dispose de l’une des armées les plus efficaces d’Afrique de l’Ouest (…) », renchérit le Général Anderson.
Au sujet de la prévention de l’extrémisme violent, il a indiqué que les États-Unis ont investi dans la construction d’infrastructures sanitaires aux fins de permettre aux populations de disposer de services sociaux de base.
Il s’est aussi félicité des efforts faits par le Sénégal dans « l’aspect civilo-militaire », mais aussi l’association des guides religieux et des imams modérés dans la prévention des actions terroristes.

Saccage du journal «Les Echos» : RSF demande une réaction ferme et rapide des autorités

Les locaux du quotidien «Les Échos» ont été saccagés hier en début d’après-midi. Un acte que  Reporters sans frontières (RSF)  n’a pas manqué de dénoncer. Dans un communiqué Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités de réagir rapidement et fermement afin que cette attaque ne reste pas impunie
Des individus se réclamant d’un chef religieux musulman ont saccagé, lundi 3 août, le siège du quotidien sénégalais Les Echos qui a publié le même jour un article annonçant que leur guide avait été testé positif au coronavirus. Le quotidien d’informations générales, créé en 2018, avait indiqué en Une que Serigne Moustapha Sy, figure de l’influente confrérie musulmane des tidianes et président du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), avait été “terrassé par le Covid-19″ et admis à l’Hôpital Principal de Dakar
«Il n’y a que des dégâts matériels. Mon bureau a été saccagé. Huit ordinateurs et un poste de télévision ont été détruits”, a confié à RSF Mbaye Thiandoum, le rédacteur en chef du journal. Il a précisé avoir reçu, peu avant l’attaque, le coup de fil d’un proche du marabout se plaignant du contenu de l’article
« Cet acte est injustifiable dans un Etat de droit, on ne saccage pas une rédaction, parce qu’on conteste la véracité d’une information, déclare Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF. Nous exhortons les autorités sénégalaises à réagir de manière ferme et rapide et à faire en sorte que cette attaque ne reste pas impunie. La mission d’information des journalistes est plus que jamais essentielle durant cette période de crise sanitaire mondiale. Les autorités ont le devoir de les protéger. Il en va du droit à l’information mais aussi de celui à la santé »
Le Sénégal figure à la 47e place du Classement mondial de la liberté de la presse établi en 2020 par RSF. Il est avec le Ghana, le Burkina Faso et le Cap-Vert, l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest où la liberté de la presse est jugée satisfaisante.RSF

Saccage du journal “Les Echos” : la CAP dénonce une “agression barbare”

L’attaque du siège du journal « Les Echos » continue de susciter des réactions.la Coordination des associations de presse du Sénégal s’est fendu d’un communiqué pour fustiger cet “acte lâche
“Nous, associations de presse regroupées au sein de la coordination des associations de presse du Sénégal (CAP), dénonçons avec la dernière énergie l’agression barbare perpétrée contre le siège du journal les Echos par un groupe d’individus le 03 août 2020.
Cet acte de terreur, lâche et visiblement planifié et coordonné appelle une condamnation de tout patriote soucieux du devenir démocratique de notre pays le Sénégal.
Cette tentative de museler la presse sénégalaise intervient dans un contexte où cette vaillante corporation n’a pas fini de pleurer la perte de “soldats de la démocratie”.
La CAP se réjouit de l’élan d’indignation noté chez tous les Republicains et espère promptement que la suite judiciaire qui sera attachée à cette affaire sera assez exemplaire pour que de pareilles agressions ne se reproduisent dans notre espace public.
Enfin la CAP en appelle à la responsabilité du gouvernement de la République du Sénégal afin que la sécurité des journalistes soit une réalité avec le parachèvement des Textes du Code de la Presse.”

Saccage du siège de ‘Les Echos’ : le ministre de la Communication s’indigne et dénonce des actes irresponsables

https://www.beut7.com Les réactions d’indignation et de condamnation se poursuivent après le saccage du quotidien Les Échos, ce lundi.
Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop qui a fait part d’une forte indignation, estime que « l’attaque du siège du journal ’Les Echos’ et le saccage du matériel de travail par un groupe d’individus » constituent des « actes irresponsables » qui « auraient pu aboutir, autrement, à une situation beaucoup plus grave ».
« Tout en exprimant mon entière solidarité au Directeur de publication et aux travailleurs, je condamne, fermement, de telles dérives qui n’honorent pas leurs auteurs et qui ne peuvent, aucunement, être tolérées », indique Abdoulaye Diop dans un communiqué.
Le Sénégal est un Etat de droit où la liberté de presse est un acquis fondamental consacré par la Constitution, rappelle Abdoulaye Diop qui demeure, par conséquent, convaincu que les suites appropriées seront réservées à la plainte déposée pour que les auteurs de ces actes répréhensibles soient traduits devant la justice.
Il en « appelle à la retenue et au sens des responsabilités de tous pour que les efforts de notre pays, résolument déployés vers la lutte contre la Covid 19, ne soient pas affaiblis par des pratiques aussi abjectes ».

Saccage du siège “Les Echos” : Six personnes arrêtées

https://www.beut7.com Les pandores n’ont pas mis beaucoup de temps pour mettre la main sur les personnes qui auraient saccagé le siège du journal “Les Echos”. Six personnes ont été arrêtées dans cette affaire. Elles seront auditionnées à la Section de recherches qui devrait rapidement boucler le dossier. L’enquête est en cours. Pour mémoire, le siège du journal « Les Echos » a été attaqué, hier lundi. Des individus qui se sont présentés comme des Moustachidines, disciples de Serigne Moustapha Sy, ont saccagé les locaux. Dans sa parution du 3août, Les Echos a titré sur la santé du guide des Moustarchdines. Selon le journal, Serigne Moustapha Sy serait atteint de Covid-19 et serait interné à l’hôpital Principal de Dakar. Ce qui aurait provoqué l’ire de ses disciples.

Affaire «Les Échos» : Une septième personne arrêtée

https://www.dakaractu.com La bande des casseurs du journal les « Echos » a été reconstituée. La septième personne qui avait pour le moment réussi à passer à travers les mailles des filets des limiers, a été arrêtée en début de soirée. Dakaractu révélait ce matin qu’une demi-douzaine de personnes avaient été arrêtées dans cette affaire de saccage des locaux d’un quotidien privé et nous vous promettions d’y revenir. C’est chose faite, puisque l’un des derniers mis en cause dans cette affaire vient d’être arrêté. Dakaractu reviendra sur les identités de la bande des sept malfaiteurs

Saccage locaux «Les Échos » : La LD invite les autorités à sanctionner les coupables

https://www.dakaractu.com  Le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique a condamné sans réserve le saccage inacceptable du journal « Les Échos  » intervenu le 03 août 2020.
Dans un communiqué rendu public, il a invité les autorités à identifier et à sanctionner les coupables, conformément aux lois en vigueur dans le pays.
Compte tenu de la prolifération des cas positifs au coronavirus et du nombre élevé des décès, le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique a aussi réitéré son appel à la vigilance et à la responsabilité individuelle et collective de tous les citoyens. Il a exhorté les autorités et tous les leaders d’opinion à intensifier les campagnes de sensibilisation afin d’impliquer davantage toute la communauté nationale dans la lutte contre la pandémie de  Covid-19.
Enfin, la LD de rendre hommage aux personnalités marquantes dans divers domaines de l’activité socio-économique du pays qui nous ont quittés dernièrement, à savoir Babacar Touré, ancien président fondateur du groupe Sud Communication et ancien président du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), Mansour Kama, ancien président de la Confédération nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Niasse, khalife général de Médina Baye. Avec leurs disparitions, le Sénégal perd d’illustres fils dont la contribution dans la vie économique et spirituelle du pays est reconnue par tous, indique le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique qui a présenté les condoléances de toutes les militantes et de tous les militants du parti aux familles éplorées, aux professionnels des médias, aux acteurs du secteur privé national, au nouveau Khalife général de Médina Baye Serigne Mouhamadou Mahi Niasse et à toute la Ummah Islamique.

Dialogue – Désaccord sur le statut du chef de l’opposition : Le Fprs propose un Cadre permanent de dialogue et de médiation politique

https://www.dakarmatin.com Le statut du chef de l’opposition est l’une des questions qui peinent à trouver un consensus entre les acteurs du dialogue politique. C’est le constat du Fprs/And liggey qui demande alors la création d’un Cadre permanent de dialogue et de la médiation politique.
Bien qu’institutionnalisé depuis le Référendum de 2016, le statut du chef de l’opposition n’est toujours pas mis en œuvre. D’ailleurs, la question figure parmi les sujets de la Commission du dialogue politique dont les travaux sont suspendus à cause du coronavirus. En attendant les conclusions des discussions, le Front pour la République du Sénégal (Fprs/And liggey) a fait des propositions en ce sens. Mais pour cette formation politique, la première difficulté tient à la nécessité de mieux identifier le chef de l’opposition et de spécifier les limites organisationnelles et temporelles de ce rôle. «De manière assez classique, il est naturel de supposer que la forme de régime politique puisse constituer la première variable déterminante dans la définition du chef de l’opposition.
Dans cette perspective, le chef de l’opposition serait le ou l’un des candidats opposés au tenant de la fonction exécutive. Ainsi, en régime présidentiel, on peut supposer que le chef de l’opposition se trouve dans la personne du principal adversaire du tenant de la fonction exécutive», lit-on dans un document.
Par ailleurs, le parti dirigé par Djibril Diop estime que le statut de l’opposition suppose l’identification de l’opposition dont vont nécessairement dépendre les droits qui lui sont reconnus. Pour cet allié du candidat Madické Niang à la dernière Présidentielle, il existe plusieurs sortes d’oppositions. «Peut-on reconnaître des droits spécifiques à l’opposition au régime ? Ce type d’opposition qui vise à remettre en cause les institutions et à saper ses principes fondamentaux n’est reconnu que pour mieux être jugulé par l’instauration de mesure spécifique.
L’opposition à l’ensemble des forces politiques est également suspectée dans la mesure où elle se situe précisément en dehors du politique, ne regroupe pas des forces qui ont vocation à gouverner et ne cherche pas les suffrages des citoyens. Elles ne sont guère appréhendées par les règles du jeu constitutionnelles», soutient le Fprs/And liggey. Qui ajoute qu’il «reste l’opposition au pouvoir en place». Pour ce parti de l’opposition, à la différence des deux autres, «cette opposition accepte le régime et se trouve en compétition pour l’accession légale au pouvoir».
Encore faut-il l’identifier pour pouvoir lui attribuer des prérogatives spécifiques. Pour instaurer un dialogue entre les acteurs de la classe politique, le Fprs prône la mise en place d’un «Cadre permanent de dialogue et de la médiation politique» à même de susciter des discussions autour des questions d’intérêt national et des principes démocratiques et républicains, notamment la Constitution, la charte des partis politiques, le Code électoral et la régularité des scrutins, l’accès équitable aux médias d’Etat, etc. SOURCEPAR MAMADOU SAKINE

ELECTIONS LOCALES DE MARS 2021 : La bataille de Dakar aura lieu

http://www.sudonline.sn Remporter la bataille de Dakar ! C’est ce challenge presque titanesque que la mouvance présidentielle doit relever au soir de la tenue des élections locales, prévues au plus tard le 21 mars 2021. De toute évidence, le Chef de l’Etat, Macky Sall ne peut plus supporter les défaites successives de son camp dans la capitale sénégalaise. Après les élections municipales de 2014 où tel un ouragan, Takhaxu Ndakarou  avait tout balayé sur son passage. Khalifa Sall va encore administrer une deuxième défaite à la coalition présidentielle lors des élections pour le Haut Conseil des Collectivités Locales (Hcct). Ce qui fait monter les enjeux avec des ténors prêts à tout pour contrôler la capitale sénégalaise
Au moment où les états-majors affûtent leurs armes en direction des élections locales, prêts à livrer la bataille pour remporter Dakar, la date de leur tenue qui n’est toujours pas arrêtée, ressemble à une arlésienne. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a laissé au Général Mamadou Niang et ses camarades de la commission cellulaire du dialogue politique la latitude de retenir une date pour les élections locales, d’ici le 21 mars 2021.
Toutefois, la date exacte des élections locales n’est toujours pas connue, au vu des lenteurs notées lors du dialogue. A cela s’ajoute la survenue de la pandémie de la Covid-19 qui a remis aux calendes grecques toutes les prévisions, notamment l’audit du fichier électoral, tout comme l’évaluation du processus électoral. Pour autant, les différents responsables politiques affûtent leurs armes, en sourdine. Ou du moins, dans certaines localités comme Dakar, Ziguinchor, Parcelles, et ailleurs, certains responsables politiques cachent mal leurs intentions d’aller à la conquête des municipalités.
A Dakar, la bataille pour le contrôle de la capitale sénégalaise, aux élections locales prochaines, a démarré depuis belle lurette. Mais, il faudrait bien un leader pour vaincre le signe indien. Parce qu’en réalité, le président Macky Sall est le seul chef d’Etat qui n’a pas encore un maire, aux couleurs de son parti, à la tête de la ville de Dakar. De toute évidence, de manière officielle, c’est le Vice-président à l’Assemblée nationale, non moins ancien Président du parlement de la Cedeao, qui a fait cas de ses ambitions de déboulonner le maire de Dakar, poste occupé aujourd’hui Soham Wardini. Pour rappel, lors du lancement de son mouvement “Horizon 2020 ak Yokkute”, dimanche 5 août 2018, à Dakar, Moustapha Cissé Lo avait clairement déclaré : «lors des prochaines élections locales, je ne vais pas croiser les bras. Je vais briguer la mairie de Dakar».

ABDOULAYE DIOUF SARR DOIT CONVAINCRE AVEC LA COVID-19

Si “El pistoléro“, exclu de l’Apr après son dérapage verbal contre des responsables de l’Apr, en attendant sa réintégration, avance à visage découvert vers la municipalité de la ville de Dakar, ses camarades de parti, en l’occurrence le ministre-maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr et le ministre-coordonnateur de l’Apr aux Parcelles, non moins chef de la diplomatie sénégalaise, Amadou Ba, déploient en sourdine des stratégies. L’illustration parfaite de ce combat silencieux reste sans conteste la guerre qui a fait rage au niveau de la Convergence des Jeunesses républicaines (Cojer) du département de Dakar.
Le ministre-maire de la commune de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a du mal à cacher ses ambitions pour le fauteuil de la ville de Dakar, aurait souhaité contrôler ladite structure en mettant à sa tête, poste resté vacant depuis longtemps, un de ses poulains. Ce serait d’ailleurs l’origine de la bataille rangée qui avait émaillé l’Assemblée générale élective de ladite instance, le mardi 7 août 2018, car Abdoulaye Diouf Sarr aurait voulu imposer Ndèye Touty Lô des Parcelles et Amadou Niang de la commune de Biscuiterie, au niveau de la coordination. Qui plus est, le ministre-maire de Yoff qui s’est vu attribuer la responsabilité de coordonner les Cadres de l’Apr, par le Président Sall, pense avoir pris des galons et semble même devancer ses concurrents au sein l’Apr. Il s’était alors fixé comme mission de massifier l’Apr pour en faire un parti leader dans le département de Dakar, notamment les 19 communes de la capitale. Ce qui lui aurait permis d’émerger comme le leader de Dakar. Quid cependant de sa gestion de la pandémie de la Covid-19 aujourd’hui décriée par nombre d’observateurs, surtout avec la forte propagation de la pandémie, sans compter les fortes sommes avancées çà et là dans la riposte? Tout cela ne risque-t-il pas de plomber les ambitions du ministre-maire ?

AMADOU BA BIEN POSITIONNE ET QUELQUE PEU ISOLE

L’actuel ministre de la Santé n’est pas le seul à exprimer un besoin de survie politique pour ne pas se faire écraser en perspective des prochaines joutes électorales prévues au plus tard le 21 mars 2021. En pole position pour diriger la mouvance présidentielle aux prochaines locales, il y a Amadou Ba. En effet, il est avantagé par ses récentes performances lors des dernières élections législatives de 2017 où il a réussi un coup de maître, en renversant la tendance dans la capitale sénégalaise. Tête de liste de la coalition Benno Bokk Yakaar à Dakar, il a réussi là où Aminata Touré et Abdoulaye Diouf Sarr avaient échoué en 2014, lors des locales, et en 2016 à l’issue des élections du Haut conseil des collectivités territoriales. Le responsable ‘’apériste’’ des Parcelles Assainies a, en effet, fait tomber le mythe Khalifa Ababacar Sall resté invaincu dans la capitale dakaroise depuis les élections locales de 2009, lorsqu’il a été porté à la tête de la ville de Dakar par la coalition Benno Siggil Senegaal. Mais, il semble être freiné dans ses ardeurs par le chef de l’Etat qui lui a fait quitter la puissante station de ministre de l’Economie, des Finances et du Plan pour celle de ministre des Affaires étrangères. Un changement de poste qui avait suscité moult interrogations, les unes plus loufoques que les autres. D’aucuns avaient même soutenu que le «refus» de M. Ba avait retardé la formation du gouvernement de Macky Sall de 48 heures, après la présidentielle de 2019. D’autres avançaient l’idée selon laquelle la scission du ministère qu’il avait occupé avant la présidentielle serait à l’origine de ce refus, obligeant ainsi le président à lui octroyer un ministère de souveraineté, à savoir les Affaires étrangères.

AMINATA TOURE PEUT REPRENDRE DU POIL DE LA BETE

Tout comme Abdoulaye Diouf Sarr, fortement impacté par la Covid-19, Aminata Touré avait subi, elle aussi, les affres de sa débâcle politique de 2014, lors des élections locales de la même année. Alors tout puissant Premier ministre après s’être brillamment illustrée au ministère de la Justice, notamment avec la traque des biens supposés mal acquis, elle s’était mesurée au maire de Dakar dans sa quête de popularité et de légitimité dans la capitale sénégalaise et dans le dispositif Bby. Mimi s’était alors présentée contre Khalifa Sall à la mairie de Grand-Yoff, dans son fief. Mais elle sera vaincue lors de ces joutes électorales, perdant de facto son poste de PM. Ce qui avait entrainé le transfert de son vote de Grand-Yoff à Gossass (Kaolack), dans sa localité d’origine. Ses multiples tentatives de rebondir à travers différentes initiatives, pour sortir la tête de l’eau, peuvent cette fois-ci prospérer avec le poste de présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qu’elle occupe présentement, après avoir arboré le manteau d’Envoyée Spéciale du Président de la République.

ALIOUNE NDOYE, LE TROUBLE-FÊTE

Cependant, au-delà de la guerre de positionnement qui fait rage dans le parti présidentiel, il faudrait aussi résoudre l’équation Benno Bokk Yakaar (Bby), ou plutôt cette grande coalition appelée “Majorité présidentielle“. Le chef l’Etat, prendra-t-il le risque de vouloir barrer la route à l’actuel ministre de la pêche, non moins maire de Dakar Plateau  ? Le PS ne cracherait pas sur un maire socialiste, de surcroit issu de la communauté «leboue» fortement représentée à Dakar. Alioune Ndoye a pris des galons, faisant de lui un potentiel challenger contre tous les aspirants au poste de maire de la ville de Dakar. La liste concernant les aspirants au fauteuil de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, est loin d’être exhaustive. On pourrait même citer, l’ancien directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État (AGPBE), propulsé depuis octobre 2015 à la tête du département de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique. Toutefois, le dilemme cornélien dans lequel se trouve le chef de l’Etat, Macky Sall, obligé d’arbitrer entre un maire issu de son parti, ce qui pourrait être analysé par les uns et les autres comme son dauphin, ou un autre sorti des flancs des partis alliés de la mouvance présidentielle pour éviter de saper l’unité de la grande coalition, expliquerait cette idée de nomination du maire de la ville de Dakar agitée par certains. Le moins que l’on puisse dire, c’est que lors des prochaines joutes locales dont la date dépendra surement de l’évolution de la Covid-19 et de de la maîtrise sanitaire, la bataille de Dakar aura bel et bien lieu dans le camp de la majorité présidentielle.

Guéguerre des progressistes à Ngoudiane : Mbaye Soung lorgne le fauteuil du Maire Mbaye Dione

https://www.leral.net Le Mouvement «Espoir de Ngoundiane» (Edn), présidé par Mbaye Soung, membre fondateur de l’Alliance des Forces de Progrès (Afp), vient d’officialiser la fissure au sein de la formation progressiste.
C’était lors d’un point de presse, qui a officialisé la fissure au sein de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) à Ngoundiane, dont la tête de pont est Mbaye Dione, par ailleurs Maire de la Commune.
Pour atteindre ses objectifs, le mouvement dirigé par Mbaye Soung, membre fondateur de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) et par ailleurs conseiller municipal, a tendu la main au Ministre Alioune Sarr, numéro 2 de l’AFP et Maire de Notto Diobas.
Selon Mbaye Song, c’est parce qu’il a prouvé « une loyauté et une fidélité sans faille, à l’endroit du Secrétaire général Moustapha Niasse durant 20 ans sans discontinuité, contrairement aux girouettes politiques, qui le jour militent à l’AFP et la nuit, militent ailleurs, au gré de leurs intérêts personnels ».
«Depuis le départ, je me suis engagé sous les couleurs du parti de Moustapha Niasse, aux côtés du Maire Mbaye Dione », renseigne-t-il, d’emblée. Il souligne ensuite qu’après l’éclatante victoire aux élections locales de 2009, l’espoir était que la commune de Ngoundiane va s’engouffrer définitivement dans un élan de développement, avec des populations qui vivent dans une espèce d’Eldorado.
Mais aujourd’hui, se désole-t-il, « tous ces espoirs ont été trahis par l’équipe municipale actuelle. En lieu et place de l’émergence, nous assistons à une mal gouvernance érigée en règle de gestion et les richesses de Ngoundiane sont très mal gérées, sur fond de boulimie foncière jamais égalée, mais aussi de bamboula».
C’est le désespoir total, avec la trahison une fois de plus, de la confiance des populations. C’est pourquoi affirme-t-il, la frustration est le sentiment le mieux partagée dans la commune et c’est pourquoi, les dignes fils de la localité ne peuvent plus rester insensibles à cette situation, qui va conduire inéluctablement le terroir vers le chaos.
Il ajoute, «nous restons de fidèles militants de l’AFP et du Président Moustapha Niasse, et refusons d’être embarqués dans de futures échappées solitaires vers des destinations déjà négociées, comme c’était le cas en 2014, lorsque l’AFP avait choisi comme candidat à la Présidentielle Macky Sall et que certains avaient contesté ce choix avec fracas. Nous estimons que le Ministre Alioune Sarr, qui dispose d’une solide expérience gouvernementale et de Maire à Notto Diobass, a les capacités pour accompagner le mouvement EDN pour faire de Ngoundiane, une commune émergente, loin de la mal gouvernance, des injustices et du népotisme».
Cette sortie du mouvement EDN sonne comme un affront politique, qui lance déjà les hostilités en direction des prochaines élections locales, qui s’annoncent âpres, au sein de la même famille de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP).
Pour rappel, Mbaye Dione préside aux destinées de la collectivité territoriale depuis 2009, avec une réélection en 2014.L’As

Remous au sein de l’AFP : L’ANCP se prononce

https://www.seneweb.com L’Alliance nationale des Cadres pour le progrès saisit l’occasion de la célébration à l’unisson de la fête de la Tabaski par les musulmans en parfaite solidarité avec nos parents chrétiens, pour féliciter tous nos concitoyens, qui après avoir fait corps avec le  Président Macky Sall pour faire face à la Covid 19 viennent une fois de plus montrer que nous sommes un grand peuple.
Sous ce rapport, l’ANCP formule des vœux ardents pour que notre pays touché par la pandémie sorte victorieux de cette guerre pour se relancer définitivement dans la voie du développement qui doit être aujourd’hui et demain notre seule priorité.
La Tabaski 2020 reste aussi une occasion pour les cadres de l’AFP, à la tête desquels, le ministre Alioune Sarr en charge du Tourisme et des Transports aériens, de renouveler leur attachement sans réserve et leur loyauté à leur Secrétaire général Moustapha Niasse avec qui ils cheminent depuis plus de 20 ans, et prier que le bon Dieu lui accorde santé et longévité.
A ce titre, ils félicitent et encouragent leur coordonnateur national Alioune Sarr, pour la parfaite convergence qu’il ne cesse de cultiver chaque jour avec les orientations de Moustapha NIASSE concernant la marche du parti, et les conseils avisés qu’il ne cesse de recueillir auprès de lui sur toutes les questions importantes.
Par ailleurs l’ANCP exhorte le coordonnateur Alioune Sarr à ce se concentrer sur les missions gouvernementales exaltantes, pour lesquelles il abat un travail de haute facture, tout en poursuivant les missions confiées à lui par le secrétaire général du Parti pour l’unité et la massification et dont l’une des composante est l’opération « néméku » qu’il conduit depuis quelques mois auprès des camarades endeuillés ou malade, pour leur transmettre le message de réconfort, de sympathie et de condoléances du Secrétaire général.
L’ANCP note cependant avec regret, les disparitions successives d’éminentes personnalités religieuses, politiques du milieu des affaires mais aussi des médias sénégalais. Elle adresse, au nom de son coordonnateur national, Alioune Sarr ses sincères condoléances à la famille des illustres disparus

Depuis quelques jours des informations évoquant d’éventuels remous au sein de l’AFP circulent dans une certaine presse en ligne. Ces informations sont l’œuvre de personnes mal intentionnées dont le seul objectif est d’installer un malaise au sein de l’AFP.

Leurs funestes projets de déstabiliser l’AFP ne datent de plusieurs années. Mais c’est peine perdue.  Toutes leurs tentatives ont trouvé  en face des responsables et militants engagés auprès du Secrétaire Général, armées de convictions et de loyauté, déterminés à maintenir la flemme de l’espoir qu’il a allumé un certains 16 juin1999.
Les responsables qui sont visés par ces manipulations, au premier chef Alioune SARR, Ministre du tourisme et des transports aériens, coordonnateur national des cadres de l’AFP, n’ont jamais été pris à défaut aussi bien dans leurs engagements à faire de l’AFP un parti fort et uni que dans leur loyauté sans faille au SG du parti le président Moustapha NIASSE.
L’AFP est un parti construit sur des valeurs incarnées par son Secrétaire Général qui les transmet aux différents responsables à tous les niveaux.
Les cadres du parti ne cessent de remercier le SG pour confiance renouvelée accordé à leur coordonnateur national qui accomplit depuis plus de 7 ans un excellent travail dans les différents gouvernements mis en place par le Président Macky SALL.
Il n’y a aucune zone d’ombre (d’ailleurs il ne peut y avoir) entre le SG de l’AFP et le ministre Alioune SARR. L’AFP a un seul patron et c’est Moustapha NIASSE.
Le Sénégal traverse une situation difficile à l’instar de tous les pays du monde à cause de la pandémie de la COVID 19. Tous les efforts doivent être concentrés sur la sensibilisation sur les mesures nécessaires pour arrêter la prorogation du virus.
C’est l’occasion pour les cadres de l’AFP de féliciter le gouvernement, de l’encourager et de lui apporter tous leurs soutiens. Dans le même temps ils présentent leurs sincères condoléances aux sénégalais suite aux décès successifs de plusieurs personnalités et grands dignitaires. Bathie CISS, Porte-Parole des cadres de l’AFP

Le Jeune Ministre Fofana Fait La Leçon Aux Vieux Ministres Nullards

https://www.xibaaru.sn Respect des directives du Chef de l’Etat Macky Sall : le ministre Abdou Karim Fofana fait la leçon à Malick Sall, Abdou Karim Sall et Abdoulaye Diop
Des ministres de la République qui s’empressent d’exécuter les directives du Chef de l’Etat Macky Sall, ils sont devenus actuellement une espèce rare dans le gouvernement. Il convient dès lors de saluer les efforts du ministre de l’Urbanisme Abdou Karim Fofana, qui depuis sa nomination, applique toutes les directives données par le Chef de l’Etat.
Tous les Sénégalais avaient salué la manière ferme dont le ministre de l’Urbanisme Abdou Karim Fofana avait fait montre pour mener des opérations de désencombrement à travers les rues de Dakar. C’est le même ministre qui a permis le déguerpissement des commerçants qui occupaient de façon anarchique le rond-point de Liberté 6 qui était fortement marqué par des embouteillages monstres.
Depuis des années, les différents ministres qui se sont succédé à la tête de l’Urbanisme, peinaient à faire déguerpir les commerçants du marché Sandaga tombé en ruines. La catastrophe planait sur le marché Sandaga. Malgré tout, les commerçants ne cessaient de s’opposer à braver l’ordre de l’autorité en refusant de quitter le marché Sandaga et rejoindre ainsi les cantines construites au niveau de l’ex-Champ des Courses. Un lieu qui offre plus de garanties. Malgré tout, les commerçants en avaient cure et avaient décidé de s’exposer au danger, et d’exposer ainsi les Sénégalais qui fréquentent le marché Sandaga.
Très décidé de prendre la situation en main, et de n’avoir plus à subir le diktat des commerçants, le ministre Abdou Karim Fofana se fondant sur les seules directives du Chef de l’Etat, Abdou Karim Fofana a réussi enfin à faire déguerpir le marché Sandaga. Abdou Karim Fofana offre un exemple de fidélité et de loyauté à l’endroit du Chef de l’Etat Macky Sall aux autres ministres qui tardent à appliquer les directives de ce dernier.
C’est le cas du ministre de la Justice Me Malick Sall qui peine à exécuter des décrets du Chef de l’Etat dans le secteur de la justice plongé depuis plusieurs semaines dans la paralysie. C’est également celui du ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall qui passe outre les recommandations des techniciens de son ministère en « tuant » des gazelles oryx. On ne manquera de citer le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop qui « sucre » la Société du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) au détriment des acteurs de la culture. Ces derniers doivent s’inspirer du ministre Abdou Karim Fofana.La

Mamadou Lamine DIALLO : «Ranerou Doit Récupérer Ses Oryx. Le Ministre SALL Doit Être Sanctionné»

http://www.walf-groupe.com Le député, président du mouvement Tekki, ne lâche pas l’affaire des gazelles oryx. Dans sa chronique hebdomadaire, de ce mardi 5 août, Mamadou Lamine DIALLO qui met en exergue l’importance de l’environnement exige toujours la démission d’Abdou Karim SALL et le retour à Ranérou des oryx subtilisés, réclame aussi des sanctions.
On n’en mesure pas suffisamment la portée. Sans doute eût il fallu qu’un groupe d’experts scientifiques commis par l’ONU tire la sonnette d’alarme sur le changement climatique pour que le monde commence à faire difficilement attention aux problèmes environnementaux avec des résistances multiformes animées par les tenants du capitalisme prédateur. Il est vrai que la tradition économique libérale situait la création des richesses des nations dans les facteurs, capital et travail. Karl Marx avait noté cependant le rôle de  la nature.
Cette sale  affaire des oryx de Karim Sall est révélatrice de sa compréhension de ses responsabilités dans sa charge de ministre de la République. On n’est pas ministre pour les privilèges et avantages de toutes sortes, mais pour s’occuper des affaires de tous dans une morale patriotique affirmée.. Parmi ces affaires, la protection du capital naturel est devenue au fil des ans une préoccupation majeure dans la vie des nations. La Présidente du CESE, Mme Aminata Touré, sans doute parce que son institution s’occupe de l’environnement, a raison de rappeler que la place des oryx est dans les parcs nationaux. C’est rassurant après le silence sur l’honorariat que son institution est chargée de gérer.

BBY, l’environnement est une chose sérieuse

Qui plus est, ces gazelles appartiennent au peuple et la gestion de l’environnement est transférée aux collectivités territoriales. Celles-ci ont le devoir au nom du peuple de veiller sur les ressources naturelles. Ranerou doit récupérer ses oryx. Le Ministre Sall doit être sanctionné. Dans une démocratie républicaine et citoyenne, la justice devrait s’en charger. Au Sénégal, c’est le présidentialisme obscur, c’est donc le Président Macky Sall qui doit agir, en attendant l’affirmation de l’émergence citoyenne.

Levée du corps de Alioune Badara Niang : Idrissa Seck donne les raisons de son absence.

En application des gestes barrières et de la règle concernant la non-participation à tout rassemblement de plus de 10 personnes, j’ informe l’opinion que je ne serai pas présent à la levée du corps de mon cousin Alioune Badara Niang prévue demain à l’hôpital principal.
Je renouvelle mon appel aux populations sénégalaises à observer les mêmes règles pour augmenter nos chances de vaincre la pandémie qui réapparaît même dans des pays qui croyaient avoir pourtant réussi à la maîtriser.
Je comprends l’immense vent de tristesse et de compassion qu’a soulevé le rappel à Dieu de Badara auprès de ses amis et compagnons d’ici et de l’extérieur comme en attestent les prières et témoignages reçus dont ceux émouvants des compagnons de Ben Bella, du Professeur Abdoulaye Bathily, de ses fils Doudou et Karim Wade, de son fils Ameth Saloum Dieng et de tant d’autres.
À tous je renouvelle mes condoléances et mesure leur peine qui n’est pas moindre que la mienne .  Qu’Il Plaise à Allah d’Agreer et de Récompenser leur soutien devant cette douloureuse épreuve.
Qu’Il Lui Plaise aussi d’Envelopper dans Son Pardon et Sa Miséricorde, mon cousin, ami et presque père Badara.
Merci à tous .Fait à Dakar le 04 Août 2020 .Idrissa Seck ,Ancien Premier Ministre ,President du Parti Rewmi

Décès du conférencier mouride Serigne Ndiaga Diop Baay Fall

On vient à l’instant d’apprendre le décès du conférencier mouride Serigne Ndiaga Diop Baay Fall. La rédaction de beut7.com présente ses condoléances à sa famille et à la communauté Mouride.

Université de Bambey : Un violent incendie fait des dégâts énormes

Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi au mercredi dans le “Bloc des savoirs” de l’université Alioune Diop de Bambey. Selon notre source, des dégâts matériels considérables y ont été recensés. Selon une source sécuritaire proche de l’enquête de la police, l’incendie serait provoqué par un court-circuit.

Babacar Touré : Un preux chevalier s’en est allé Par Yacine BA SALL

Preux, tu l’étais assurément. Toujours prêt à braver toutes les intempéries pour faire passer les belles idées.
Il t’a fallu une bonne dose de hardiesse et de ténacité pour imposer au Sénégal une presse libre.
Chevaleresque tu l’étais ; tu épousais toutes les causes nobles, tu étais de tous les combats au nom de l’amour, de la vérité. Tu exécrais une certaine pratique de la presse qui consiste à faire les poubelles de la vie d’un individu, à s’acharner sur quelqu’un gratuitement, à régler des comptes …la «presse caniveau», en somme.
Tu laisses orphelins une foule de parents d’amis, de collaborateurs, d’admirateurs.
J’en suis. J’ai eu la chance de te côtoyer, puisque pendant six ans l’Institut Bda était logé sur le même palier que le groupe Sud com.
Pour la débutante que j’étais dans mon métier, quel immense plaisir que de côtoyer cet illustre voisin de palier. Bouillonnant d’idées.
Je venais régulièrement te rendre une petite visite et autour d’un bon café nous devisions de la marche du pays, de marketing, de communication, de philosophie, de sondages, de littérature…
Ta culture était immense. Très admirative, je buvais littéralement tes paroles.
Tu nous faisais aussi l’amitié de passer nous voir au Bda, histoire de te dégourdir les jambes et de nous galvaniser.
Bda a eu l’insigne honneur d’accompagner le passage de Sud Hebdo à Sud Quotidien et de réaliser les sondages qui ont permis l’érection de la radio Sud Fm.
Tu nous a même fait l’amitié de nous inclure dans le circuit du Président Abdou Diouf lors de son inauguration de la radio Sud Fm alors que rien ne t’y obligeait.
Par la suite, nous avons souvent collaboré jusqu’à ton passage au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra).
Une très longue relation professionnelle donc. Doublée d’une belle complicité.
Tu étais d’une grande exigence, tu lisais tout, au détail près ; tu étais un interlocuteur stimulant.
Tu n’hésitais pas à nous demander de revoir notre copie quand c’était nécessaire.
BT, tu n’étais pas facile tous les jours : un tantinet capricieux, tu piquais aussi des colères homériques, tu t’installais dans des bouderies…
Mais ce que l’on retient de toi, c’est une très grande générosité, beaucoup d’altruisme, une vraie gentillesse, un sens élevé de la justice, de la dignité, le culte de l’amitié.
Tu avais ton cercle restreint d’amis : tu l’as gardé jusqu’à ta mort.
Sous tes airs bourrus, tu cachais des trésors de sensibilité et il n’était pas rare de te voir les yeux larmoyants lorsque tu étais ému. Un colosse aux pieds d’argile en somme. Un dur au cœur tendre. Un grand monsieur qui cachait une âme de petit garnement.
Tu avais un immense sens de l’humour avec un véritable sens de la formule. Tu savais tourner presque tout en dérision, histoire de dédramatiser les situations.
Tu me savais bon public, aussi n’hésitais tu pas à me faire rire aux larmes.
Un jour, alors que je te proposais de participer à un sondage multi-clients, tu m’as répondu : «C’est un sondage yobalema ton histoire-là.» … Nous en avons beaucoup ri.
On ne parlera jamais assez de la beauté de ta plume ; toujours élégante, parfois courroucée, fleurie. Jamais de vitriol. De la classe.
Tes éditos, je les attendais en trépignant d’impatience afin de les déguster. En fonction de l’actualité, je m’inquiétais de savoir si tu écrirais.
Ce que tu aimais, c’était les idées, les projets. Tu étais un rêveur doublé d’un bâtisseur.
Avec ta disparition, l’Afrique perd une de ses plus jolies plumes, une tête bien faite.
Ainsi donc, tu es parti sur la pointe des pieds.
Tu n’es plus, mais pour nous tous tu seras toujours.
Tu resteras vivant dans nos mémoires pour l’éternité.
Tu nous laisses en héritage de belles réalisations, une œuvre, un bel outil, des écrits,
une mentalité.
Car Sud, c’était une mentalité : la probité, le courage, l’indépendance.
Une de tes phrases préférées était : «Nous ne sommes pas aux ordres.» Volontiers frondeur lorsque c’était nécessaire, tu étais un homme engagé.
Tu resteras un exemple pour nous tous.
Tu t’es accompli, tu as été utile et tu laisses une empreinte.
N’est-ce pas cela réussir sa vie ?
Tu rejoins des plumes illustres : Elimane Fall, Chérif Elvalide Sèye, Moussa Paye, Bara Diouf, Sidy Lamine Niass.
Héros de la presse, héraut tout court, tu as rempli ta mission («wacc liggey» comme on dit chez les Mourides).
Je présente mes condoléances à ta famille éplorée, à tes amis, à Abdoulaye Ndiaga Sylla et à tous tes collaborateurs.Au revoir Babacar !Repose en paix !Qu’Allah t’accueille dans son Paradis firdawsi !Yacine BA SALL,Directrice Générale de l’Institut BDA,Yacine.ba.sall@institutbda.com

HOMMAGE – Le meilleur hommage à Babacar Touré : perpétuer son œuvre PAR ALPHA AMADOU SY

http://www.sudonline.sn De l’homme, il a été beaucoup question des compétences professionnelles, de la générosité et, surtout, des engagements multiformes au service des bonnes causes
Notre contribution est un bref regard sur le parcours d’un compatriote qui s’est évertué à mettre à contribution son intelligence et ses connaissances scientifiques pour la réalisation de l’idéal de liberté et de justice sociale. Cette option de Babacar Touré, homme de conviction doté d’une extraordinaire force de conviction, permet, un tant soit peu, de comprendre comment il a pu s’extirper du cadre étroit du corporatisme pour s’investir dans un militantisme intégral.
À partir de 1985, un groupe, composé entre autres de Babacar Touré, Abdoulaye Ndiaga Sylla, Sidy Gaye et Ibrahima Fall, « s’était donné pour tâche urgente et prioritaire, de contribuer à réhabiliter le journalisme et les journalistes de ce pays. »
Conscients des immenses enjeux de la lutte contre le monolithisme médiatique, ces pionniers réussirent la prouesse de passer à Sud Magazine en mars 1986, puis à Sud Hebdo en décembre 1987, après à Sud au quotidien, en février 1993 avant de trouver leur consécration dans Sud quotidien, au lendemain de l’élection présidentielle.
Les initiateurs du projet revoient leur ambition à la hausse en ouvrant le front de la lutte pour la libération des ondes. Initiative osée, s’il en est, au regard du rôle éminemment stratégique de la radio dans la politique d’asservissement des populations. Babacar Touré fera preuve d’une détermination jamais prise à défaut et d’un sens remarquable de la négociation pour faire infléchir le Président Diouf confronté, d’une part, aux exigences des nouvelles mutations géopolitiques et, d’autre part, aux pressions des conservateurs du Parti socialiste. Il mettra à profit les Assises de Chaillot de novembre 1991, conçues dans la trajectoire du Sommet de la Baule de juin 1990, qui avait débouché sur «  l’engagement de faire avancer le processus de démocratisation, de consolider les institutions démocratiques et de développer des programmes appropriés dans ce sens ».
La tâche lui est « facilitée » par le chef de l’État sénégalais lui-même qui avait sollicité auprès du Président François Mitterrand une fréquence à Africa N° I, à Paris. Lors de la Conférence de presse, Babacar Touré interpella son compatriote : « Vous parlez ici à Chaillot de démocratie, de liberté de presse, vous réclamez même une fréquence pour Africa N° I à Paris. Mais qu’est-ce que vous attendez pour concrétiser ces vœux chez vous ? »
Dans sa réponse, Abdou Diouf émettra des réserves au regard de l’usage « subversif » que pourrait en faire son interlocuteur, considéré par certains socialistes comme étant de connivence avec l’opposition. Babacar Touré, usant de toute sa capacité de persuasion, renchérissait : «…. Vous devrez donner à des Sénégalais la possibilité d’avoir une fréquence parce que c’est ça l’évolution du monde, leur droit en tant que citoyens, le droit des citoyens de disposer d’une offre plurielle et pluraliste. Vous ne faites tort à personne, peut-être même que vous policez votre image de démocrate. »
Sceptique, le chef de l’exécutif sénégalais lui demandera une garantie quant à l’usage qu’il ferait de la fréquence. « La seule garantie que je puisse vous donner, répondra-t-il, c’est que nous serons tous sous l’abri de la loi. La loi est là pour tous. »
D’une conquête de longue lutte, l’obtention d’une fréquence radio ne saurait être une fin en soi. Elle devait plutôt constituer un laboratoire de mise en œuvre d’un certain nombre d’idées participant pleinement d’un véritable renouveau médiatique. Il s’agit notamment d’une information de qualité qui se décline en termes de fiabilité, de pluralité et d’accessibilité. Mais le Groupe en gestation était surtout conscient que le droit des Sénégalais de « disposer d’une offre plurielle et pluraliste » restait un vœu pieux tant que la langue utilisée demeurait comprise par, à peine, 5% des citoyens.
Ainsi, dans la ligne éditoriale de Sud Fm, l’usage de la langue wolof a fait l’objet d’une attention particulière. La réhabilitation et la valorisation du wolof dans les programmes radiophoniques, dans un contexte où la bande Fm offrait un excellent confort d’écoute, ont constitué une des manifestions les plus remarquables de l’instauration d’un nouvel ordre médiatique.
Pour preuve, au-delà de Sud Fm, c’est toute la presse, y compris les media d’État eux-mêmes, qui s’en inspirera. Cette intégration du wolof a été une sorte de justice républicaine rétablie au profit des citoyens exclus de l’espace public du seul fait du recours démesuré au français. En créant les conditions de prise de parole de Sénégalais arabophones et d’une lecture de l’islam ouverte sur le monde moderne, elle aura beaucoup contribué à l’enrichissement du débat démocratique. En outre, cette réhabilitation incita paysans, ouvriers, pasteurs, commerçants et bon nombre d’acteurs du secteur informel à observer avec beaucoup plus d’attention la scène politique
Mieux, la langue étant, selon les mots de Fanon, l’âme d’un peuple, la réhabilitation du wolof a eu comme corollaire la revalorisation de tout un patrimoine culturel. Partant, décomplexés, les journalistes affichèrent tout un talent pour parler les langues du pays avec un art insoupçonné. Avec cette effervescence médiatique qui fait le lit d’une conscience citoyenne larvée, l’ostracisme dont étaient victimes les porteurs de ce projet se transforma en adversité pour ne pas dire animosité. La raison expliquait Mame Less Camara, ou plutôt Abdou Sow, en est bien simple  : les leaders des partis politiques assistaient désemparés à la constitution « d’un pôle de pouvoir qui ne tire sa force que dans la manière de s’acquitter de sa mission et du respect scrupuleux avec lequel il observe les règles de déontologie. »
Dans cette atmosphère délétère, le Groupe Sud Communication sera confronté à de terribles épreuves dont son procès épique contre la Compagnie Sucrière Sénégalaise (C. S.S). Pour avoir relayé l’information selon laquelle la Douane aurait surpris la CSS important, à partir du Brésil, du sucre fini, prêt à être consommé en lieu et place de la poudre de sucre semi fini, roux, qui lui était autorisée d’importer, Sud quotidien fut l’objet d’une poursuite judiciaire.
Se présentant au procès avec l’argument selon lequel la CSS avait bien importé du «  sucre roux mais seulement de couleur… blanchâtre », les Conseillers réussiront la prouesse de faire condamner le  Groupe à payer la bagatelle de 500 millions de francs CFA avec une condamnation ferme pour Abdoulaye Ndiaga Sylla, Sidy Gaye, Bocar Niang, Mame Olla Faye et Ibrahima Sarr. Mais ce verdict, loin de mettre à genoux le Groupe, le souda davantage non sans en faire une instance de cristallisation de la maturation citoyenne.
Des organisations syndicales et patronales et des groupes de pression dénommés « Fan’s Club Sud » se mobilisèrent, conscients que la transparence pour laquelle le Groupe de presse se battait, n’est pas seulement une exigence politique et démocratique mais une des conditions de possibilité du décollage économique. L’importance de cette séquence historique ne s’épuise pas dans l’illustration de la détermination des pionniers de la presse privée à juguler toute tentative de son démantèlement. Elle témoigne aussi du fait que leur combat a vite débordé le cadre étroit du corporatisme pour s’inscrire dans la lutte pour l’émergence d’un véritable État de droit.
Certes, ces précieuses conquêtes ont bénéficié d’un contexte extrêmement favorable avec l’effondrement du Mur de Berlin, les luttes des peuples africains pour plus de pain et de justice sociale et la problématique du Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication, portée par Makhtar Mbow et Sean Mac Bride. Elles portent aussi les marques indélébiles de la générosité et de la lucidité de professionnels de l’information et de la communication suffisamment mus par l’esprit républicain pour s’engager dans une démarche unitaire au même moment où leaders syndicaux comme politiques restaient victimes de leur ego surdimensionné. Mais, si parmi cette génération la figure de Babacar Touré a émergé comme un iceberg c’est dans la mesure où, ouvert de cœur et d’esprit, le natif de Fatick a su faire preuve d’un leadership incontestable.
Ayant le sens de la perspective, doté d’un sens stratégique rarissime, il a su, pour chaque projet, collaborer avec des hommes de qualité pour atteindre son objectif. Ce sens de la perspective apparait aussi avec un relief particulier dans ses tout derniers textes. Culture ou culte de violence et L’arc de feu sous régional, écrits sans doute en rassemblant ses dernières énergies car à quelques jours du rendez-vous fatidique avec la faucheuse, sont d’une tonalité qui rappelle étonnamment Césaire  : « Et c’est comme ça… Tous les soirs…  L’ocelot est dans le buisson, le rodeur à nos portes ; le chasseur d’hommes à l’affût, avec son fusil, son filet, sa muselière  : le piège est prêt, le crime de nos persécuteurs nous cerne les talons, et mon peuple danse ! »
Sauvegarder et enrichir Sud quotidien, Sud Fm et l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication, en tant que pans entiers de notre patrimoine non seulement audiovisuel mais aussi républicain restent le meilleur hommage à rendre à Babacar Touré.PAR ALPHA AMADOU SY

HOMMAGE A BABACAR TOURE : Dr Tidiane SIBY. Directeur BIO 24

Mr et Mme Dr Tidiane SIBY et l’ensemble du personnel du laboratoire BIO 24 s’associent à ces moments d’immense douleur où les mots sont inutiles et bien vides devant la perte cruelle de votre défunt Président, Babacar Touré
Le destin implacable a, une nouvelle fois, frappé et laissé un vide difficile à combler. Ils vous présentent à cette occasion leurs condoléances les plus attristées et vous demandent de transmettre leur profonde compassion à toute la famille du disparu.
Que Le Miséricordieux l’accueille en son paradis céleste. Amen

HOMMAGE A BABACAR TOURE : Michèle Levesque, Ancienne ambassadrice du Canada au Sénégal

http://www.sudonline.sn J’ai appris par la presse le décès du géant Babacar. Tant pour l’exaltante vision qu’il a offerte aux Sénégalais que pour le personnage attachant qu’il a été, il aura tatoué son époque
De lui, je retiens les fermes convictions et ses rires joyeux, la force dans ses combats et son humanité englobante. Je voudrais que la terre qui l’accueillera contienne des petites particules Canadiennes qui nous lieront à lui

BABACAR COMME UNE ETERNITE ! PAR VIEUX SAVANE

http://www.sudonline.sn Difficile de se faire à la mort. Même si l’on sait qu’elle est là, se présentant à nous comme un point terminal. Celui où, le rideau tiré, on quitte à jamais la scène de la vie. Une inéluctabilité donc. Et pourtant !
Par sa soudaineté, sa brutalité, son inattendu, la mort nous plonge souvent dans le vide vertigineux de l’arrachement. Babacar était là. Et puis tout d’un coup, plus d’échanges, plus de rires volcaniques, plus de blagues, plus de présence affectueuse et rassurante. Et ne demeurent hélas que des traces de vie qui se sont sédimentées autour de souvenirs dans lesquels on est réduit à puiser pour protester contre l’absence, ou plutôt pour la contourner, la ressusciter. Tout à sa régulation, Babacar avait coupé le lien avec la rédaction de Sud quotidien, ne sachant rien du contenu éditorial, le découvrant en même temps que le lecteur lambda.
Au terme de son mandat de 6 ans, après s’être imposé «une période de décence», il avait décidé de revenir, quelques semaines avant sa mort, à ce qu’il savait faire, à ce qu’il était : «Profession journaliste». Et pour marquer ce retour l’on avait mis en ligne un comité éditorial, pour orienter, ajuster le menu et les papiers arrêtés par la rédaction dirigée par le rédacteur en chef Abdoulaye Thiam. Il y avait aussi Calame*, une nouvelle rubrique, animée sous cette signature commune. Calame comme un nom de plume ! Et nous obtenions des retours qui nous faisaient voir l’effort de certains qui s’échinaient, tels des détectives privés, à percer l’anonymat pour découvrir le visage ou les visages qui se cachaient derrière.
A travers ces petits réaménagements, Babacar amorçait ainsi en douceur son retour en journalisme. Et puis, il finit par faire le grand saut, dans la lumière crue du matin du 13 juillet 2020, en signant de son nom, un dossier publié en deux jets : «De la culture au culte de la violence». Comme une libération ou plutôt comme une sourde urgence, il proposait d’autres papiers sur des sujets qui nous interpellent. Quelle ambiance ! Celle de l’émulation, de l’extase qui jaillit de la création. On se réjouissait par moment de voir que nos méninges fonctionnaient, comme si la machine à broyer les enthousiasmes n’avait pas prise sur elles.
Même si, pas dupes du tout, on avait conscience qu’elles avaient plutôt décidé de nous illusionner en nous insufflant un élan pétri d’insouciance qui nous faisait veiller jusqu’à des heures indues. Au grand dam de nos épouses et mari qui s’inquiétaient de nous voir défier ainsi l’âge de nos artères, sous l’enivrante pression d’une passion rafraîchissante. On travaillait jusque tard le soir, et parce que la nuit était fortement entamée, on concluait nos séances par un «Bon matin», en guise d’au revoir.
C’est le Babacar de cette séquence de nos vies qui m’envahit, celui de nos longs échanges par courriels, sms, téléphone. Et il nous insufflait à toutes et tous une énergie, parce qu’il fallait bien s’approprier tout cela et les traduire en actes. Henriette Niang Kandé et moi rigolions de le voir si tatillon, fignoler les papiers jusqu’au petit détail, «cotiser» pour les enrichir, devenir un orfèvre de la titraille bien à propos. Et puis, de le sentir si heureux après un long sommeil journalistique nous remplissaient d’aise. On ne pouvait s’empêcher de le chahuter avec affection.
Loin de l’inespoir qui consume et brime toute vitalité, condamnant à subir et à ne pas avoir d’initiatives, Babacar refusait en fait de porter les lourds fagots de la fatalité. Parce que la désespérance l‘incommodait, il était plutôt porté par le besoin vital de bousculer l’ordre des choses, d’ouvrir des perspectives d’avenir, de répondre aux interpellations de son époque. Et cet élan qui l’habitait avait une capacité d’entraînement formidable, capable de vous sublimer. Même éreinté, on avait envie de se secouer, d’en faire un peu plus. Parce que c’était lui, porté par ce furieux goût du bonheur qui lui faisait oser la vie.

MAINTENIR LA FLAMME

Penser à Babacar, c’est quelque part prendre conscience du fait qu’il est de ces rencontres qui se muent en chance de vie. Celle par quoi les tristesses, les coups de blues et les angoisses qui lui sont inhérentes se dissipent parce qu’on puise en elle la volonté et l’envie de faire face. Celle par quoi les rayons de fraternité et d’amitié ont le pouvoir de contenir les assauts de l’adversité. Je m’émerveille encore de son bagout, de son exquise capacité d’empathie. Avec lui, se profilait dans la béance de ses actes de foi une révélation. Il donnait corps à la réflexion du philosophe Emmanuel Levinas qui affirmait avec justesse que : « Penser autrui relève de l’irréductible inquiétude pour l’autre ».
Assurément, avec Babacar, l’amitié et la fraternité se donnaient dans la spontanéité et la simplicité de leurs expressions concrètes. Une fraternité portée par une infinie tendresse qui désarçonne et déshabille toutes les inquiétudes. Chez lui, point de place pour une quelconque détresse qui altère l’optimisme car il s’agissait, quelles que soient les circonstances, d’opter pour le parti de la vie. Comme l’illustrent les nombreux et divers témoignages depuis la survenue de son décès, au-delà de sa générosité, Babacar était aussi bien à l’aise avec les chefs d’Etat et les princes qu’avec l’homme ou la femme sans titre, à l’aise sous les lambris dorés et sous la bougie, s’appropriant l’idée sartrienne selon laquelle, il importait de se savoir « un homme comme un autre, qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ».
Sans se surestimer ni se mésestimer, Babacar avait par-dessus tout l’élégance de rester lui-même. Il y a quelques mois, me faisant visiter son bureau dans son domaine de Ngaparou, il me fit découvrir sa bibliothèque habillée d’une large palette de titres et d’auteurs. Avec des champs d’intérêt éclatés : sociologie, essais politiques, économie, qui renseignaient sur la curiosité, l’ancrage et l’ouverture du maître de céans. Sur sa table de travail trônait un tome des œuvres du grand timonier, Mao Zedong.
Et voilà qu’il m’informe être à la recherche d’autres « tomes » pour compléter sa collection. Il lui en manquait trois que je me suis fait le plaisir de lui dégoter, découvrant au passage que beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts, puisqu’il a fallu chercher dans des cartons poussiéreux. On se « cadeautait » aussi des livres au gré de nos lectures. Et tout récemment, il avait apprécié le papier « Relire James Baldwin », que j’avais écrit en rapport avec l’affaire George Floyd. Et Dame Babou m’a appris tout récemment qu’il venait de recevoir, à New York où il réside, la commande de quelques ouvrages de Baldwin qu’il avait passée pour Babacar. Peut-être devra-t-il lui lire, très tard le soir ou très tôt le matin , dans cette ville qui ne dort jamais, quelques passages de cet immense et fascinant écrivain reconnu pour la profondeur, la justesse et la finesse d’analyse de la question noire et du racisme étasunien. N’empêche, on continuera à converser avec Babacar, persuadé comme le disait Birago Diop que « Ceux qui sont morts ne sont jamais partis… ».

Babacar en effet, n’est « pas sous la terre », il est « dans l’ombre qui s’éclaire Et dans l’ombre qui s’épaissit…, dans l’arbre qui frémit …, dans le bois qui gémit …, dans l’eau qui coule …, dans la case…, dans la foule … »

Sûr que là-bas, dans un coin bleu du ciel, il continuera d’insuffler son souffle et de veiller au dynamisme et à la réactivité du comité éditorial. On entendra ses commentaires, ses suggestions, ses coups de gueule, son indicible tendresse, sa déconcertante bienveillance. On échangera, on débattra jusqu’à ce que l’on arrive à ce petit quelque chose de consensuel, assumé et porté par tous, comme il le souhaitait toujours.
Reste maintenant à maintenir la flamme et à veiller à la transmission qui l‘obsédait. Ce qu’il attend de nous en effet, « ce n’est pas un sanglot mais un élan ».
Repose en paix frérot. Repose en paix l’ami.Si loin…Si près… i toujours….Comme une éternité !
* Le Calame, du latin calamus, est un roseau taillé en pointe dont on se sert pour l’écriture, notamment sur les tablettes en bois.

MÉDINA BAYE-LE NOUVEAU KHALIFE PROPOSE UN “CONTRAT SOCIAL” AUX JEUNES DISCIPLES

APS–Cheikh Mahy Ibrahima Niass, le nouveau khalife de Médina Baye (centre), a exhorté mardi soir ses jeunes disciples à faire preuve de discipline et a menacé de renoncer à ses fonctions de guide spirituel s’ils ne respectent pas ce ‘’contrat social’’ qu’il a symboliquement noué avec eux.
‘’La discipline sera une sorte de contrat social entre le khalife que je suis et les jeunes disciples que vous êtes. Si vous vous illustrez de belle manière dans ce domaine, ce sera bénéfique pour tous. Au cas contraire, je risque de démissionner’’, a-t-il dit sur le ton de la plaisanterie.
‘’Les disciples sont souvent prompts à rouspéter quand le président de la République ne vient pas dans la cité religieuse dans des circonstances pareilles. Mais il faut se soucier d’abord de votre propre discipline. Il y va de l’image de Médina Baye’’, a commenté Cheikh Mahy Ibrahima Niass.
S’adressant pour la première fois aux disciples de Médina Baye après avoir été désigné pour la succession du défunt Cheikh Ahmad Tidiane Ibrahima Niass, il a menacé de se démettre de sa charge spirituelle si les jeunes disciples ne font pas preuve de discipline.
‘’De façon générale, il y a un manque de discipline notoire. Cet état de fait regrettable est entretenu par les jeunes. Il faut dire les choses comme elles sont’’, a soutenu le nouveau khalife de Médina Baye, une cité de la ville de Kaolack peuplée de nombreux disciples de la tidjaniya.
Il a succédé à Cheikh Ahmad Tidiane Ibrahima Niass, décédé des suites d’une courte maladie, dimanche à Dakar, à l’âge de 88 ans.
Le défunt sera inhumé jeudi à 17 heures, à Médina Baye, en présence de nombreux fidèles musulmans du Sénégal et d’autres pays.
Le président de la République se rendra à Médina Baye, samedi, pour présenter ses condoléances à la famille de Cheikh Ibrahima Niass dit Baye Niass (1900-1975), fondateur de cette cité musulmane de la ville de Kaolack dans les années 1930.
Le nouveau khalife de Médina Baye, le cinquième depuis le rappel à Dieu de Baye Niass en 1975, a lancé un appel à la prévention du Covid-19. ‘’Nous devons faire preuve de discipline dans ce contexte de pandémie de Covid-19. Nous devons respecter les mesures de protection édictées par les autorités sanitaires’’, a lancé Cheikh Mahy Ibrahima Niass.
Il a invité ses disciples à respecter rigoureusement les gestes barrières contre le Covid-19.
Cheikh Mahy Ibrahima Niass, âgé de 82 ans, est le fils de Cheikha Astou Sarr et de Cheikh Ibrahima Niass. Son franc-parler, son sens de l’humour, son esprit d’ouverture, son commerce facile et une vaste culture générale font sa réputation.
Titulaire d’un diplôme de théologie et d’études islamiques, il excelle dans les domaines de la philosophie et des écrits coraniques.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 05/08/2020

Test covid-19 obligatoire pour nos compatriotes résidant en Italie

L’Etat fixe des conditions pour les Sénégalais résidant en Italie qui désirent venir au pays. L’ambassadeur du Sénégal à Rome, Dr Papa Abdoulaye Seck, a informé nos compatriotes qu’il est désormais obligatoire de faire le test de la Covid-19, une semaine avant le voyage et de se munir d’une autorisation d’embarquement.

Pr Moustapha Sourang

La faucheuse poursuit son sale boulot. Le Professeur Moustapha Sourang est rappelé à Dieu. Il était un modèle d’éducateur. Professeur titulaire de sciences juridiques, il fut Doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques avant d’être promu Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop par le président Abdoulaye Wade. Du Rectorat de l’Ucad, il atterrit à la tête du département de l’Éducation nationale qui regroupait alors l’enseignement Supérieur, le moyen secondaire, le primaire et le préscolaire. Un grand ministère qu’il a piloté d’une main de maître avant qu’il ne soit scindé en deux départements. Il devient ainsi ministre de l’Enseignement supérieur. Homme de dialogue, il avait su apaiser la situation dans l’enseignement Supérieur pendant que le département de l’Education nationale était troublé par des grèves des syndicats d’enseignants. Il faut aussi souligner que c’est sous Pr Sourang que les salaires des enseignants du supérieur ont été améliorés et la loi sur le système Licence-Master Doctorat (LMD) adoptée. «L’As» présente ses condoléances à la famille Sourang.

Macky Sall rend hommage à Sourang

Le président Macky Sall a rendu un vibrant hommage au Professeur Moustapha Sourang rappelé à Dieu hier des suite d’un malaise d’après sa famille. Professeur émérite, il était un homme de foi et un homme d’Etat. D’une discrétion exemplaire, ajoute le chef de l’Etat qui rappelle que le défunt a servi avec dévouement la Nation.

Les deux victimes de l’accident Zac Mbao identifiées

On en sait un peu plus sur l’accident mortel d’un minus bus «Tata» qui a coûté la vie à deux personnes lundi dernier. Il s’agit de Adama Fall, une enseignante, âgé 35 ans et un certain Aliou Ndaw, 38 ans, tous de la Commune de Golf Sud. L’accident a aussi occasionné 08 blessés qui sont actuellement internés à l’hôpital de Pikine. Toutefois, l’Aftu, par la voix du responsable du service d’exploitation du réseau, a précisé que le bus en question n’appartient pas à leurs opérateurs. Quant au différend qui les oppose avec les 58 travailleurs qui ont gagné le procès devant la Cour d’appel de Dakar, le Directeur d’exploitation de Captrans Khadim Mbacké Dieng a fait savoir que cette affaire est loin de connaître son épilogue. La Cour suprême a été saisie pour l’annulation du verdict en appel qui comporte, à ses yeux, des vices de forme.

Ziguinchor a enregistré 15 décès liés à la Covid-19

Le taux de létalité du coronavirus dans la région de Ziguinchor est très important. Le Médecin-colonel Maodo Malick Diop renseigne que 15 décès ont été enregistrés depuis le début de la pandémie dans la région, soit un taux de 05%. Le département de Ziguinchor compte 210 cas, 40 cas pour Bignona et 12 cas pour Oussouye. A l’en croire, 161 patients sont déclarés guéris.


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