Revue presse Mercredi 02 Septembre 2020

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Mercredi 2 septembre 2020…3 décès supplémentaires, 88 nouveaux cas, 22 guéris et 33 cas graves

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, de ce mercredi 2 septembre 2020…Sur 1187 tests effectués, 88 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 7, 41%. Il s’agit de 42 cas contacts déjà suivis, 1 cas importé (AIBD) et 45 cas issus de la transmission communautaire.
Le Directeur de la Prévention du ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 22 patients qui étaient sous traitement, 33 cas graves, 3 décès liés à la Covid ont été enregistrés.
À ce jour le Sénégal compte 13 .743 cas déclarés positifs dont 9.506 guéris, 287 décédés et donc 3.949 sous traitement.

Moody’s confirme la note Ba3 et modifie la perspective en négative

https://www.sikafinance.com L’agence américaine Moody’s a confirmé dans le courant du mois d’août 2020, la note de Ba3 du Sénégal.
Il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle pour le pays, dans la mesure où cette notation intervient dans un contexte où l’agence avait placé sous observation la notation souveraine du Sénégal le 12 juin dernier, à la suite de la participation de celui-ci à l’Initiative de suspension du service de la dette du G20/Club de Paris (ISSD).
De fait, Moody’s estime que la participation du pays à l’ISSD augmente le risque que les créanciers du secteur privé subissent des pertes, bien que les pouvoirs publics sénégalais aient expressément affirmé qu’ils n’étendraient pas l’initiative aux créanciers privés.
Toutefois, la perspective de la note du Sénégal est passée de  » stable  » à  » négative « , en raison des risques liés à une hausse du fardeau de la dette publique, qui, selon Moody’s, devrait atteindre environ 65% du PIB en 2021, contre 56% en 2019, et 325% des recettes contre 280% en 2019.
Une telle trajectoire haussière de la dette publique, exacerbée par le choc de la Covid-19, est inquiétante selon Moody’s,  » pour une économie sénégalaise dont les faibles niveaux de richesse limitent sa capacité d’absorption des chocs, tout en augmentant les risques que le pays soit de plus en plus limité dans sa capacité à soutenir l’économie et/ou à trouver des financements à faibles coûts et stables « .
Le Sénégal a en effet mis en place un plan de relance doté d’un budget de 1 000 milliards FCFA depuis le début de la crise sanitaire, ainsi qu’une enveloppe de 64 milliards FCFA consacrée à la riposte sanitaire contre les effets de la contagion de la Covid-19.Dr Ange Ponou

L’ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE EST RESSORTIE À -4,4% AU DEUXIÈME TRIMESTRE (DPEE)

Dakar, 1er sept (APS) – L’évolution de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture, mesurée par celle de l’Indice général d’Activité (IGA), est ressortie en variation trimestrielle à un pourcentage négative de 4, 4 %, au deuxième trimestre, indique la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Sur une base annuelle, un repli de 5,2% de l’activité est noté, souligne la DPEE dans sa Note de conjoncture, ajoutant que sur les six premiers mois de l’année, la contraction de l’activité est évaluée à 2,4%.
Le document consulté par l’APS relève qu’au plan interne, l’activité économique hors agriculture et sylviculture a diminué de 4,4%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020.
’’Ce résultat reflète, à la fois, les contreperformances des secteurs tertiaire (-6,0%), secondaire (-4,5%) et primaire (-18,0%), atténuées par l’administration publique qui s’est consolidée de 4,9% sur la période’’, explique la même source.
Elle signale que sur une base annuelle, un repli de 5,2% de l’activité est noté, au deuxième trimestre 2020, en liaison avec le tertiaire (-8,3%), le secondaire (-3,5%) et le primaire (-14,9%).
La DPEE souligne qu’en cumul sur les six premiers mois de l’année, la croissance de l’activité est ressortie à -2,4%, sous l’effet essentiellement de la contraction du tertiaire (-4,6%), et dans une moindre mesure, de celle du primaire (1,4%) et du secondaire (-1,1%). OID/AKS

ACCROISSEMENT MODÉRÉ DES RESSOURCES AU PREMIER SEMESTRE

Dakar, 1er sept (APS) – L’exécution budgétaire a été caractérisée au terme du premier semestre 2020, par un accroissement modéré des ressources et une exécution soutenue des dépenses, indique de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Dans sa Note de conjoncture du deuxième trimestre, la DPEE signale en effet que les ressources et dons mobilisés, sur cette période, sont évalués à 1347,9 milliards, soit une progression de 6,2% en glissement annuel.
Pour ce qui est des dépenses, elles sont exécutées à hauteur de 2136,5 milliards, soit une hausse de 22,9% par rapport à la même période de l’année précédente, selon le document consulté par l’APS.
La DPEE relève en conséquence que le solde budgétaire est ressorti déficitaire de 788,6 milliards à fin juin 2020 contre un déficit de 469,1 milliards à la même période un an auparavant.OID/AKS

FINANCES PUBLIQUES 1er SEMESTRE 2020 : 1 347,9 milliards de francs CFA de ressources et dons mobilisés  

http://www.enqueteplus.com Les ressources et dons mobilisés, au terme du premier semestre 2020, sont évalués à 1 347,9 milliards, soit une progression de 6,2 % en glissement annuel, selon la note de conjoncture du 2e trimestre 2020 de la Direction de la prévision des études économiques (DPEE) consultée hier par ‘’EnQuête’’. Pour ce qui est des dépenses, le document indique qu’elles sont exécutées à hauteur de 2 136,5 milliards, soit une hausse de 22,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Au terme du premier semestre 2020, l’exécution budgétaire a été caractérisée par un accroissement modéré des ressources et une exécution soutenue des dépenses. En effet, selon le rapport de la note de conjoncture du 2e trimestre 2020 de la Direction de la prévision des études économiques (DPEE) consulté hier par ‘’EnQuête’’, les ressources et dons mobilisés, sur cette période, sont évalués à 1 347,9 milliards, soit une progression de 6,2 % en glissement annuel.
Pour ce qui est des dépenses, le document relève qu’elles sont exécutées à hauteur de 2 136,5 milliards, soit une hausse de 22,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.
En conséquence, le solde budgétaire est ressorti déficitaire de 788,6 milliards à fin juin 2020, contre un déficit de 469,1 milliards à la même période, un an auparavant. ‘’Les ressources sont composées de recettes budgétaires chiffrées à 1 224,8 milliards, de dons évalués à 102,6 milliards et de recettes exceptionnelles estimées à 20,2 milliards. Comparativement au premier semestre 2019, les ressources se sont améliorées de 78,1 milliards (+6,2 %) à la faveur de l’augmentation des recettes budgétaires et des dons. Ces derniers se sont renforcés de 30,9 %, en liaison avec la progression de l’appui des bailleurs dans le contexte de la lutte contre la pandémie de la Covid-19’’, précise le document.
En outre, la même source informe que les recettes budgétaires ont enregistré une hausse de 33,3 milliards par rapport au premier semestre de 2019. Une situation qui est soutenue par la hausse des recettes fiscales et non fiscales, respectivement de 1,8 % et de 18,0 %. ‘’L’amélioration des recettes fiscales qui sont estimées à 1 140,6 milliards, est impulsée par la hausse de l’impôt sur les sociétés, la TVA intérieure (hors pétrole) et le FSIPP qui se sont confortés respectivement de 11,0 milliards, 59,6 milliards et 12,1 milliards pour se situer à 196,9 milliards, 185,8 milliards et 20,1 milliards.
Toutefois, les droits et taxes mobilisés au cordon douanier sont en baisse, passant ainsi de 368,9 milliards à 336,1 milliards entre les premiers semestres de 2019 et 2020. Cette baisse est perceptible autant sur la TVA à l’import (-8,0 %) que sur les droits de porte (-10,1 %)’’, poursuit la note.
En cumul, la DPEE renseigne que sur le premier semestre de 2020, ces lignes sont évaluées respectivement à 194,3 milliards et 126,5 milliards. Ce repli des droits de douane est ‘’induit’’ par les effets de la pandémie de la Covid-19 sur l’activité, en particulier sur les échanges extérieurs.
En effet, des baisses respectives de 99,8 %, 15,3 % et 81,2 % sont notées sur les poids nets, la valeur Coût assurance et fret (CAF) et la liquidation des importations mises à la consommation à fin juin 2020. ‘’L’impôt sur les revenus, l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM/IRC), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre sont également recouvrés à la baisse sur le semestre, respectivement à 198,6 milliards (-0,4 %), 17,4 milliards (-13,7 %), 87,7 milliards (-10,6 %) et 31,9 milliards (-13,5 %)’’, lit-on dans le rapport.

Les dépenses budgétaires exécutées à hauteur de 2 136,5 milliards

Concernant les dépenses budgétaires, la DPEE indique dans sa note qu’elles ont été exécutées à hauteur de 2 136,5 milliards au premier semestre 2020, contre un montant de 1 738,8 milliards un an auparavant, soit une augmentation de 397,7 milliards (+22,9 %). Un accroissement qui traduit l’augmentation des dépenses courantes et d’investissement qui se sont confortées respectivement de 27,8 % et 6,4 %. ‘’Au titre des dépenses courantes, la masse salariale et les dépenses de fonctionnement se sont renforcées respectivement de 48,6 milliards (+13,4 %) et 265,9 milliards (+51,8 %) pour atteindre 409,7 milliards et 779,1 milliards, à fin juin 2020. Cependant, cette orientation est atténuée par le repli des intérêts sur la dette, en baisse de 10,5 milliards (-6,1 %) pour s’établir à 162,1 milliards’’, renchérit le rapport. S’agissant des investissements, ils sont ressortis à 785,7 milliards, contre 691,9 milliards un an auparavant, soit une progression de 13,6 %.
En effet, les investissements financés sur ressources extérieures sont exécutés à 350,2 milliards, soit une hausse de 1,8 % par rapport au premier semestre de 2019. Pour leur part, les investissements financés sur ressources intérieures sont estimés à 435,4 milliards, soit un renforcement de 25,2 %.
Il ressort également de la note de conjoncture de la Direction en charge de la prévision des études économiques, que l’évolution de la situation monétaire, appréciée sur la base des estimations à fin juin 2020, a fait ressortir une expansion de 288,7 milliards de la masse monétaire. ‘’En contrepartie, une augmentation de 4,1 milliards des actifs extérieurs nets et un renforcement de 189,2 milliards de l’encours des créances intérieures ont été notés sur la période. La masse monétaire a progressé de 288,7 milliards, entre fin mars et fin juin 2020, pour atteindre 5 864 milliards. Cette expansion de la liquidité globale est perceptible à travers les dépôts transférables qui ont augmenté de 226,1 milliards pour se situer à 2 802,7 milliards. Pour sa part, la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques) a augmenté de 69,1 milliards sur la période (1 380,6 milliards)’’, relève le document. S’agissant des autres dépôts inclus dans la masse monétaire, ils sont ressortis à 1 680,7 milliards, en baisse de 6,5 milliards, entre fin mars et fin juin 2020.
Sur un an, la DPEE informe que la liquidité globale de l’économie est en expansion de 435,6 milliards ou 8 %, à fin juin 2020. ‘’Son rythme de croissance s’est, ainsi, accéléré après avoir atteint 7,1 % à la fin du premier trimestre. Les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 1 815,4 milliards à fin juin 2020, augmentant de 4,1 milliards par rapport à fin mars 2020. Cette situation est attribuable à la Banque centrale dont la position extérieure nette s’est améliorée de 18,4 milliards pour s’établir à 1 283,8 milliards. Quant aux banques primaires, elles ont enregistré une baisse de 14,2 milliards de leurs actifs extérieurs nets de 531,7 milliards’’, souligne la même source. Sur la même période, il est aussi signalé que les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 35,6 milliards ou 2 %, à fin juin 2020. ‘’Leur rythme de contraction a ainsi accéléré, en glissement annuel, après s’être situé à 3,4 % à la fin du premier trimestre 2020. Rapportés aux importations de biens, les actifs extérieurs nets ont couvert 5,4 mois à fin juin 2020 contre 5,5 mois à la fin du premier trimestre 2020’’, fait savoir la DPEE.

5 438,1 milliards d’encours des créances intérieures des institutions de dépôts

Il convient de noter qu’en fin juin 2020, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est établi à 5 438,1 milliards, augmentant de 189,2 milliards par rapport à fin mars 2020. ‘’Cette situation est expliquée par les crédits nets à l’Administration centrale qui ont augmenté de 150 milliards pour se situer à 961,1 milliards. Concernant les créances sur l’économie, une hausse de 39,2 milliards est notée, les situant à 4 477 milliards à fin juin 2020.
Par conséquent, le rythme de contraction des crédits bancaires accordés au secteur privé a accéléré au deuxième trimestre 2020 (+4,1 %), comparé à fin mars 2020 (+7,5 %)’’, explique le document. Pour sa part, l’encours global des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 443,2 milliards ou 8,9 % en glissement annuel, à fin juin 2020.
Et au cours du 2e trimestre 2020, la DPEE rappelle que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, pour le compte du Trésor public sénégalais, deux émissions de bons du trésor et trois émissions d’obligations du trésor. Pour un montant global des soumissions retenues de 267,4 milliards, notre source renseigne que les adjudications ont révélé un taux moyen pondéré de 3,7 % pour un taux marginal de 3,5 %. ‘’S’agissant des obligations du trésor, les adjudications retenues se sont chiffrées à 192,5 milliards, portant à 341 milliards les émissions d’obligations du trésor au cours des six premiers mois de 2020, soit une progression de 231 milliards par rapport à la même période de 2019. Le prix moyen de l’obligation est ressorti à 9 915 F et le prix marginal à 9 800 F’’, souligne le rapport.
Sur les deux premiers trimestres de 2020, le prix moyen de l’obligation qui est de 9 948 F, a baissé de 0,13 % comparativement à la même période de 2019. Ces résultats attestent, d’après elle, de l’assouplissement des conditions de financement du Trésor public auprès des banques, établissements financiers, sociétés de gestion et d’intermédiation et autres organismes financiers régionaux disposant d’un compte courant ordinaire dans les livres de la BCEAO.
Concernant les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal, ils sont ressortis à 627,6 milliards sur les six premiers mois de 2020, en hausse de 7 % par rapport à la même période de l’année précédente. Au fait, l’évolution trimestrielle des transferts reçus est marquée par une progression de 10,4 %, au deuxième trimestre 2020, à la faveur de la célébration de la fête de Korité. Et les montants reçus ont atteint 329,3 milliards, entre mars et juin 2020, contre 298,3 milliards au cours du premier trimestre. En glissement annuel, les transferts reçus ont augmenté de 8,1 % au deuxième trimestre 2020, après 5,8 % au trimestre précédent.
Toutefois, cette situation contraste, d’après la DPEE, avec l’évolution de l’activité dans les principales origines des transferts, notamment la zone euro.
S’agissant des transferts rapides effectués par les établissements de crédit du Sénégal vers l’extérieur, ils se sont situés à 85,7 milliards sur les six premiers mois de 2020, diminuant de 14 % par rapport à la même période, un an auparavant. En glissement annuel, les transferts émis se sont contractés de 23,9 %, au deuxième trimestre 2020, après -1,8% un trimestre plus tôt.
Au total, le cumul des transferts nets d’argent reçus par les établissements de crédit au Sénégal a atteint 541,9 milliards au premier semestre 2020, en augmentation de 54,9 milliards ou 11,3 % sur une base annuelle.

La qualité du portefeuille des SFD détériorée

Dans sa note de conjoncture, la DPEE fait savoir que la situation des systèmes financiers décentralisés (SFD), entre le premier et le deuxième trimestre de 2020, est marquée par un renforcement des encours de crédits et de dépôts. La qualité du portefeuille s’est, quant à elle, détériorée sur la période sous-revue.
‘’Le sociétariat des systèmes financiers décentralisés s’est situé à 3 499 382 à fin juin 2020, contre 3 474 360 un trimestre plus tôt, soit une progression de 0,7 %. Indexé à la population, le taux de pénétration des SFD s’est établi à 21,6 %, soit 0,9 point de plus par rapport à fin juin 2019’’, éclaircit le rapport. Pendant la période sous-revue, l’encours des crédits accordés par les systèmes financiers décentralisés à la clientèle est estimé à 430,3 milliards à fin juin 2020, contre 429,1 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 0,3 %. Comparé à fin juin 2019, l’encours des crédits octroyés par les systèmes financiers décentralisés a progressé de 12,6 milliards ou 3 %.
S’agissant des dépôts effectués au niveau des SFD, la DPEE révèle qu’ils ont progressé de 2,3 milliards ou 0,6 %, en passant de 363,1 milliards à 365,4 milliards, entre fin mars et fin juin 2020. Sur une base annuelle, ils se sont renforcés de 8,1 milliards, soit 2,3 %. ‘’Comparativement à fin mars 2020, la qualité du portefeuille des SFD s’est détériorée à fin juin 2020. En effet, le taux de créances en souffrance a augmenté de 18,2 points de base sur la période sous-revue pour se situer à 24,5 %. Cette situation est induite par les mesures d’allègement des remboursements de crédits imposées par les autorités compétentes dans le contexte de pandémie de la Covid-19. Il demeure au-dessus de la norme de 3 % (portefeuille à risque à 90 jours) édictée par le dispositif prudentiel. Sur un an, le taux de créance en souffrance a augmenté de 19,8 points de base’’, conclut le document. MARIAMA DIEME

La transformation numérique doit être la priorité absolue des dirigeants africains

https://www.financialafrik.com Les dirigeants africains doivent toujours penser au numérique, surtout maintenant que le continent continue de faire face à la crise sanitaire actuelle qui a affecté des millions de personnes à travers le monde, déclarent ce lundi, les participants assistant à une session africaine virtuelle du Sommet mondial africain sur la société de l’information (SMSI) sur le thème, « COVID-19 : Un catalyseur pour atteindre les résultats du SMSI ».
Bâtir un avenir numérique est crucial si le continent veut devenir compétitif au niveau mondial, survivre et revendiquer le 21ème siècle, indiquent les participants à la réunion en marge de l’édition 2020 du Sommet mondial sur le Forum de la société de l’information 2020.
Ils exhortent les pays africains à mettre en œuvre la Stratégie globale de transformation numérique pour l’Afrique de la Commission de l’Union africaine, qui a été élaborée en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Smart Africa, AUDA-NEPAD, les Communautés économiques régionales, la Banque africaine de développement et l’Union africaine des télécommunications (UAT), la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, l’Union internationale des télécommunications et la Banque mondiale.
La stratégie s’appuie sur des initiatives et des cadres existants tels que le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), pour soutenir le développement d’un Marché unique numérique (DSM) pour l’Afrique, dans le cadre des priorités d’intégration de la CUA.
Son objectif principal est de servir de cadre de référence afin de réaliser la vision commune de la création d’une société et d’une économie numériques intégrées et inclusives en Afrique qui améliore la qualité de vie de ses citoyens, renforce et permette la diversification et le développement d’un secteur économique existant, et assure l’appropriation continentale, avec l’Afrique comme producteur et pas seulement comme consommateur dans l’économie mondiale.
Les panélistes et les participants conviennent qu’il est essentiel d’exploiter les technologies numériques et l’innovation pour transformer les sociétés et les économies africaines non seulement pour promouvoir l’intégration de l’Afrique, mais aussi pour générer une croissance économique inclusive, stimuler la création d’emplois, effacer la fracture numérique croissante et éradiquer la pauvreté pour garantir les avantages de la révolution numérique pour le développement socio-économique.

Dans ses remarques, Andrew Rugege, Directeur régional de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour l’Afrique, dit que la pandémie de COVID-19 en cours « montre le caractère pratique d’une société de l’information luttant non seulement contre celle-ci, mais aussi contre d’autres pandémies et crises ».

« Les organisations, les gouvernements, le secteur privé et même les particuliers essaient de trouver des moyens d’utiliser les TIC pour détecter, gérer et minimiser les effets du COVID-19 », affirme M. Rugege, ajoutant que l’UIT travaille avec les États membres sur un certain nombre de projets qui pourrait aider l’Afrique à lutter contre la pandémie si celle-ci s’accélérait.
Lancé en 2019, Giga se fixe comme objectif de fournir une connectivité à toutes les écoles du monde. Quelque 3,6 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à Internet, dont 1,3 milliard d’enfants qui ont été exclus de l’école par la crise actuelle, déclare M. Rugege.
M. Rugege dit que le projet apportera la puissance d’une connectivité significative visant à accélérer l’accès des jeunes aux ressources et opportunités éducatives, en particulier en Afrique.
Pour sa part, Jean Paul Adam, Directeur de la division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles de la CEA, déclare que les TIC sont un moteur important pour réaliser les Objectifs de développement durable.
« Les TIC peuvent jouer un rôle crucial dans nos vies et peuvent grandement contribuer à la mise en œuvre des ODD. Elles apportent de nouvelles solutions et, là où les infrastructures, les compétences et les services appropriés sont disponibles, elles peuvent être incroyablement puissantes pour transformer l’éducation, les soins de santé ou la façon dont nous faisons des affaires », dit-il.
« Cependant, notre principal défi reste la fracture numérique qui est aujourd’hui généralisée en Afrique avec un taux de connectivité très faible. Nous ne pourrons jamais atteindre l’objectif de 2030 si nous ne résolvons pas d’urgence la question de la connectivité à travers le continent ».
M. Adam dit que pour réaliser atteindre les ODD et l’Agenda 2063 de l’UA grâce à la mise en œuvre des lignes d’action du SMSI, « il sera essentiel de s’engager dans une coopération constructive, d’améliorer l’échange d’informations en relation avec les initiatives en cours sur le continent et d’identifier conjointement les questions et interfaces intersectorielles ainsi que des partenariats solides entre toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé, la société civile et les communautés techniques et universitaires ».
Moctar Yedaly, Chef de la Division de la société de l’information à la CUA, déclare que les dirigeants africains pensent que le numérique est d’une importance cruciale pour l’avenir du continent.
« C’est une excellente occasion pour le continent de se transformer. L’économie numérique est un secteur important, nous devons donc adopter la technologie et sauter les étapes si nous voulons survivre », dit-il, ajoutant que la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique est essentielle pour libérer la transformation de l’Afrique.
La réunion a abordé les progrès réalisés par les pays africains dans la mise en œuvre des résultats du SMSI pour lutter contre le COVID-19 dans la réalisation des ODD et de l’Agenda 2063 ; présenté les initiatives africaines dans la lutte contre le COVID-19 ; évalué la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique en Afrique conformément au SMSI ; évalué les principales mesures prises pour réduire la fracture numérique sur le continent ; discuté de l’accès aux infrastructures numériques de l’Afrique; et la cybersécurité et la sensibilité en plein COVID-19 et des sujets connexes.

Mali : la junte presse le pas vers la transition

https://www.lepoint.fr/afrique Les militaires au pouvoir annoncent deux journées de concertation nationale devant aboutir à un consensus autour de la gestion de la transition.
Les militaires à la tête du Mali depuis deux semaines ont annoncé ce mardi 1er septembre vouloir organiser à la fin de semaine deux journées de concertations avec les partis et la société civile. L’objectif  : étudier les propositions de feuille de route de la transition, en définir l’architecture et les organes de la transition, et enfin contribuer à l’élaboration d’une charte. Est-ce à dire que la porte est désormais grande ouverte pour une remise rapide du pouvoir aux civils par les militaires ? Difficile de l’affirmer, mais une chose est sûre, les colonels qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août ont promis de rendre les commandes aux civils à l’issue d’une transition d’une durée encore indéterminée.

Consultations tous azimuts

Le lancement de la large consultation annoncée par la junte pour décider de la durée et de l’organisation de cette période transitoire avait subi un contretemps de dernière minute samedi dernier. Les militaires l’avaient reportée, en pleine discussion avec les responsables du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), à la base des larges manifestations anti-IBK de ces derniers mois.
Ces « journées de concertations nationales sur la gestion de la transition » auront finalement lieu samedi 5 et dimanche 6 septembre à Bamako, sous la présidence du colonel Assimi Goïta, son chef, a annoncé la junte. Elles serviront à élaborer la « feuille de route » et la charte de la transition, et à déterminer quels en seront les organes, a-t-elle dit dans un communiqué.

Objectif : inclusivité

L’événement n’est pas annoncé du jour au lendemain comme avant le faux départ de la semaine passée. La junte a aussi tiré les enseignements du dédit fâcheux d’il y a quelques jours au moment de dresser la liste des participants. Le M5-RFP s’était indigné de ne pas avoir été invité nominativement. Il figure cette fois explicitement parmi les participants annoncés, avec les partis politiques, les organisations de la société civile, d’anciens groupes rebelles, les syndicats et la presse.
Le M5-RFP qui a canalisé l’exaspération des Maliens devant la grave crise sécuritaire, économique et institutionnelle traversée par leur pays, mais aussi la corruption reprochée à toute la classe politique, réclame d’être placé sur un pied d’égalité avec la junte à l’heure de la transition.
Il avait très mal pris de ne pas être listé en tant que tel parmi les invités de la concertation la semaine passée et avait accusé la junte de chercher à « confisquer » le changement. Sa figure tutélaire, l’imam Mahmoud Dicko, avait prévenu les militaires qu’ils n’avaient pas « carte blanche ». Ceux-ci avaient reporté la concertation et, à la place, avaient reçu dans la soirée les représentants du M5-RFP.
Depuis, et après s’être d’abord surtout entretenus avec les représentants étrangers pour les rassurer mais aussi demander la levée des sanctions imposées par les voisins ouest-africains, les militaires ont reçu séparément les responsables de partis ou de syndicats.

Plusieurs propositions sur la table

Chacun a exposé sa vision, en particulier sur la durée de la transition et qui, civil ou militaire, devra la conduire. Ces questions divisent militaires et responsables maliens, communauté internationale et experts.
Les uns invoquent le temps et l’autorité indispensables pour relever les immenses défis auxquels fait face le pays et pour ne pas reproduire les erreurs d’un passé tourmenté. Les autres font valoir a contrario le risque d’un nouvel affaiblissement de l’État, d’une instabilité encore accrue dont profiteraient les djihadistes, ainsi que le mauvais exemple régional donné par une junte maintenue durablement au pouvoir.
La junte a proposé initialement trois ans sous la conduite d’un militaire, avant de rabaisser la barre à deux et de se dire ouverte sur son chef.
Le M5-RFP a de son côté proposé une transition de 18 à 24 mois, avec des civils aux manettes des institutions.
La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a réclamé une « transition civile » et des élections sous douze mois, tandis que la France, partenaire essentiel du Mali, a estimé que la transition devait être « une affaire de mois ».

Les Maliens s’emparent du hashtag #MaTransition

Rien n’est tranché et l’effervescence est à tous les niveaux dans un Mali qui cherche son futur à un moment charnière où « le champ des possibles est large, car les défis sont larges », selon l’expression d’un sociologue malien.
Les mêmes questions reviennent dans chaque cour de maison de Bamako  : comment sortir le pays d’une spirale délétère, quelle place pour les militaires et les religieux dans le Mali de demain, comment renouveler une classe politique jugée sclérosée et corrompue, comment ne pas répéter les erreurs du passé ?
Le Mali de 2020 est un pays marqué par les épreuves  : des années de guerre, l’enchaînement des attaques djihadistes malgré l’intervention de forces internationales et étrangères, les violences intercommunautaires, la pauvreté, la défaillance des services de santé, d’éducation et de l’État en général.

La corruption et le clientélisme y sont jugés endémiques. Alors nombreux sont ceux qui, comme le think tank Institut d’études de sécurité (ISS), voient le putsch comme l’opportunité d’un « renouveau démocratique ».

Chacun fait ses propositions et soutient son champion. Les prétendants aux responsabilités à venir se positionnent. La confusion est grande. « Trop de questions dans ma tête, l’histoire se répète. Suis-je bête ? En fait, je m’inquiète pour un peuple analphabète », rime le rappeur Mylmo, figure de la scène bamakoise, dans son titre publié après le coup d’État du 18 août.
Bréma Ely Dicko, sociologue à l’université de Bamako, incite à « ne pas se précipiter ». « Il faut tamiser », juge-t-il, interrogé par l’AFP. « Le Mali nouveau ne se construira pas en quelques semaines. Mais c’est dès maintenant qu’il faut en placer les ébauches », estime-t-il, en ajoutant que « le champ des possibles est large car les défis sont larges ».
« Ce qui est important n’est pas qui doit diriger ni quelle est la durée. C’est d’abord que les Maliens ôtent leur habit d’homme politique et endossent l’habit de citoyen pour participer au sursaut national », plaide le sociologue Dicko.
Le mot-clé #MaTransition est devenu viral sur les réseaux sociaux et chaque internaute y va de ses propositions. Pour certains, écrire une nouvelle Constitution est primordial. Pour d’autres, l’école et la sécurité doivent être les priorités.
Il faut quoi qu’il en soit des « réformes profondes », notamment sur les questions électorales et administratives, a martelé dans un communiqué la plateforme des organisations de la société civile.
La question de « l’articulation des pouvoirs » entre le président, le Premier ministre et le Parlement sera centrale, estime Abdourhamane Ben Mamata Touré, avocat et ancien directeur de la formation à l’École nationale d’administration (ENA). L’une des principales critiques contre le président renversé, Ibrahim Boubacar Keïta, a visé un exercice solitaire du pouvoir.
La gouvernance future – pourquoi pas collégiale plaide-t-il – doit « répondre aux attentes des Maliens ». Il « manque aujourd’hui une légitimité d’exercice » aux dirigeants pour dépasser la « légitimité électorale » qui serait le fruit actuellement d’un « système d’alliances et de partage du pouvoir », analyse-t-il.
La feuille de route des mois à venir devra venir d’une « véritable appropriation nationale », assure l’ISS dans une note récemment publiée, « plutôt que d’être imposée par des partenaires extérieurs » insistent ces experts.

INSTALLATION D’UNE USINE DE SIDERURGIE A BARGNY : Les Turcs mettent la charrue avant les bœufs

http://www.enqueteplus.com Alors même que l’étude d’impact environnemental et social n’a pas encore été réalisée, Tosyali déroule comme si de rien n’était et a prévu de démarrer la construction de son usine en novembre prochain. La mairie et les populations disent niet.
Après Diass et Diamniadio, Bargny et Sendou sont en passe de devenir turques. Si tout se passe comme prévu, la construction de l’usine de sidérurgie dans la zone économique spéciale confiée à Tosyali va démarrer dès le mois de novembre, pour une durée de 18 mois. Mais alors que la date de démarrage avance à grands pas, populations et autorités municipales de Bargny montent au créneau pour faire part de leurs inquiétudes.

Des manquements graves ont ainsi été relevés de part et d’autre. A environ deux mois du démarrage des travaux de construction, il n’y a même pas eu d’études d’impacts environnementaux. En tout cas, jusqu’à hier, l’étude d’impact environnementale telle que prescrite par les articles L48 et suivants du Code de l’environnement n’a pas été effectuée.

Selon les autorités municipales, ce n’est qu’en fin juin qu’un cabinet d’études s’est approché de la mairie pour leur soumettre un questionnaire. Chef du Bureau planification et suivi de projet, Doudou Ismaila Ndiaye affirme  : ‘’Naturellement, nous avons refusé de répondre à leurs questions, parce qu’on n’avait aucune visibilité sur le projet. Par la suite, ils sont revenus à la mi-juillet avec de plus amples informations. Ils nous ont encore soumis le questionnaire, mais nous le leur avons encore retourné. Parce que nous estimons que ce questionnaire appartient à tout Bargny. Ce qu’on peut faire, c’est organiser une réunion publique, au cours de laquelle ils vont présenter le projet, poser leurs questions aux Bargnois et les populations pourront répondre. Depuis lors, ils ne sont pas revenus.’’
Nonobstant ces objections, les Turcs passent à la vitesse supérieure et brûlent l’étape normalement obligatoire de l’étude d’impact environnemental et social. Les derniers actes posés sur le terrain (levées topographiques et visites de site) ont provoqué l’ire de certaines populations de Bargny.
Pour sa part, la mairie se démarque totalement de l’initiative et botte en touche les accusations selon lesquelles elle se serait rendue complice de ce projet. D’ailleurs, vendredi dernier, elle a convoqué tous les protagonistes, afin d’harmoniser les différentes positions.
Ainsi, environnementalistes, potentiels impactés (transformatrices et habitations), délégués de quartiers ainsi que les associations de jeunes ont sonné la mobilisation pour barrer la route à Tosyali. ‘’Cette fois, souligne le chargé de projet, nous voulons surtout qu’il y ait une dynamique unitaire. Dans l’unité, nous allons définir une position commune que nous allons défendre ensemble. Je pense que les populations semblent l’avoir bien compris. La mairie, en tout cas, ne prendra aucune décision qui va à l’encontre des intérêts des populations’’.
Par le décret n°2019-1318 du 22 août 2019, l’Etat créait la zone économique spéciale de Bargny-Sendou qui s’étend sur 100 ha. Laquelle zone va abriter cette usine jugée sidérurgique, alors même que les populations sont confrontées à plusieurs problèmes d’ordre environnemental. Selon le plan de masse que nous avons parcouru, une bonne partie cette Zes est constituée de titres fonciers (TF 2415 ; TF 1217 et 1861) et va forcément impacter non seulement les habitations des quartiers de Wahandé et Miname, mais aussi l’activité des populations qui vivent principalement de pêche et de transformation, et accessoirement d’agriculture.

D’ailleurs, s’il y a un problème qui inquiète vraiment la municipalité, ce sont surtout les risques qui pèsent sur Miname, Wahandé et le site de transformation de produits halieutiques qui emploie, selon Doudou Ismaila, 5 000 personnes dont plus de 1 000 femmes transformatrices. S’y ajoutent leurs ouvriers ainsi que les charretiers qui transportent les produits de la mer vers le site de transformation.

Pour Miname, c’est un quartier niché entre l’océan, le port minéralier, la zone économique spéciale et la centrale à charbon. Des populations assises sur une bombe environnementale et qui n’ont cessé de porter la contestation.
Selon les documents de présentation du projet parcourus par ‘’EnQuête’’, l’unité industrielle de sidérurgie va créer 500 emplois, dont 50 administratifs et 450 pour ce qui est du personnel de production ; soit beaucoup moins que les 1 000 femmes transformatrices qui gagnent leur vie sur les lieux depuis des décennies. En ce qui concerne les activités de l’unité sidérurgique, il y a la production de 700 000 t de fer rond à béton, des billettes de fer et du fil machine à partir du déchet ferreux.  L’usine va utiliser les matières premières suivantes  : la ferraille et la chaux qui proviendront du Sénégal, les billettes qui viendront de l’étranger, ainsi que les alliages qui vont venir de la Turquie.
Sur les autres questions qui préoccupent les populations, c’est particulièrement l’eau qui se raréfie déjà, selon leurs dires, dans certains quartiers, à cause de la centrale à charbon. En ce qui concerne l’usine de sidérurgie, elle sera alimentée à partir du réseau de Sen-Eau avec une capacité maximale de 5 000 m3/j. Pour l’énergie, elle va s’alimenter à partir du poste électrique de 225 kV de la Senelec, localisé à 500 m.
Comme le disait ‘’EnQuête’’ dans son édition du lundi 31 août, ce projet d’usine risque d’entrainer le déplacement d’au moins 20 familles, des centaines de femmes s’activant dans la transformation de produits halieutiques et de l’agriculture, en plus de couper du monde le quartier Miname. Mais bien plus que ces impacts, les populations dénoncent les effets néfastes sur le plan environnemental, dans cette zone où on note déjà plusieurs sortes d’agression de l’environnement. Encore que ce projet n’est que la première phase de tout un plan d’installation d’usines dans cette nouvelle zone économique spéciale.
Nos tentatives d’entrer en contact avec les autorités déconcentrées et techniques sont restées vaines.MOR AMAR

L’Etat déclenche l’audit des couts pétroliers des compagnies : Les Grands enjeux de la « très »délicate opération!

https://directnewsinfo.com L’Etat du Sénégal veut savoir ce que les compagnies pétrolières ont réellement dépensé, en termes de «couts pétroliers». Il a choisi un cabinet et lancé le processus d’audit. Un exercice dont l’enjeu est capital, puisqu’il engage directement les ressources escomptées par l’Etat dans ses gisements pétrolier et gazier.
En 2004, la République du Congo avait engagé des cabinets d’audit pour contrôler les coûts pétroliers sur 9 permis détenus par ENI et Total. Les contrôles ont révélé que les couts présentés avaient été surévalués de 127 millions de dollars. En 2016, la Cour des comptes de l’Ouganda avait refusé 80,5 millions de dollars de coûts pétroliers au motif qu’ils n’étaient pas conformes. Des scenarii de ce genre sont très fréquents dans le monde du pétrole et font perdre beaucoup d’argent aux pays pétroliers, surtout sur le continent africain.

Ficadec le cabinet choisi

Au Sénégal, l’Etat a lancé depuis plusieurs mois, l’appel d’offres international pour le recrutement d’un cabinet d’experts en audit des coûts et dépenses liés l’exploration, au développement et à l’exploitation des blocs pétroliers et gaziers. L’objectif : conseiller l’Etat, faire l’audit des dépenses réalisées dans l’exécution des contrats pétroliers particulièrement pour les blocs où se trouvent les découvertes d’hydrocarbures. A savoir : Sangomar et Grand tortue Ahmeyim (GTA).
Le Consultant devra vérifier les coûts de la phase d’exploration, les comparer à des projets analogues et voir les coûts ceux qui sont récupérables au titre des coûts pétroliers et ceux qui ne le sont pas. Ainsi, depuis juillet 2019, l’Etat cherche le cabinet idéal. Six s’étaient présentés. Il s’agit d’Era Baker Tilly, Exco Afrique, Mrc Group, Mazars Experts Conseils, Exci-Maa, Ficadec et Price Water House Cooper. Et c’est Ficadec qui a décroché la timbale. Era Baker a contesté l’attribution provisoire. Mais l’enjeu se trouve ailleurs.

L’enjeu capital de l’audit des couts pétrolier

«Pour les couts pétroliers, la société doit prouver que les investissements qu’il a réalisés, reflètent la réalité. Si elle met des couts qui ont jamais été réalités, cela gonfle les charges. Et le bénéfice est réduit. L’intérêt, c’est de vérifier pour voir si ce que la société a déclaré reflète la réalité», explique Idrissa Bodian, ancien cadre de Petrosen, aujourd’hui consultant dans le domaine pétrolier.
Il explique que parfois, la compagnie peut déclarer qu’elle a réalisé un forage ou un puits «qui a couté 80 millions de dollars, alors que celui-ci n’a pas été réalisé». Si l’audit n’est pas fait, les 80 millions de dollars sont pris comme charges. Et donc, «Cela gonfle les charges, réduit les bénéfices et réduit par conséquence la part à partager entre l’Etat et la société.»
Par exemple, dans les cas du Congo et de l’Ouganda, les inspecteurs ont constaté que des compagnies pétrolières et gazières avaient surestimé leurs coûts pour un montant de 127 millions de dollars. Ce qui correspondait à des pertes conséquentes de recettes, renseigne Oxfam dans une de ses publications sur la question, en novembre 2018. Ce scénario est redouté par tous les Etats pétroliers. Et le Sénégal ne veut certainement pas connaitre ce sort.

«Des millions de dollars peuvent leur échapper»

Pour avoir une idée de ce que représentent la manne pétrolière que peut perdre le pays si jamais les couts pétroliers étaient gonflés au Sénégal, il faut jeter un coup d’œil sur le contrat de recherche et de partage concernant le gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyim. Le texte dispose que quand la commercialisation du gaz sera lancée, «Le contractant aura le droit de recevoir, chaque année civile, en vue du recouvrement de ses coûts pétroliers, une partie maximale de 75% de la production totale commerciale».
C’est-à-dire que 75% de la production de gaz est affecté au remboursement des couts pétroliers. Et cela n’a rien à voir avec la part qui reviendra aux compagnies qui se partageront avec l’Etat les 25% restants. Ce qui prouve à suffisance l’importance liée à l’audit des couts pétrolier. Car, si les compagnies gonflent leurs charges, c’est la part sénégalaise qui pourrait s’en ressentir.
«Aujourd’hui, les pays producteurs de pétrole doivent s’assurer qu’ils conservent une part pertinente de la valeur de leur pétrole et de leur gaz pour atteindre leurs objectifs de mobilisation de ressources intérieures, faute de quoi des millions de dollars peuvent leur échapper», souligne Oxfam. Le gouvernement du Sénégal est bien prévenu.

DAKAR : LES VÉHICULES DE TRANSPORT DE MARCHANDISES DE PLUS DE 3,5 TONNES INTERDITS SUR CERTAINS AXES ET À CERTAINES HEURES (ARRÊTÉ)

Dakar, 1er sept (APS) – Le gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall, a pris un arrêté interdisant la circulation, sur certains axes routiers, des véhicules ou ensemble de véhicules dont le poids total en charge (PTAC) est supérieur à 3,5 tonnes, de 6 heures à 10 heures et de 16 heures à 20 heures.
Selon une copie de cet arrêté parvenu mardi à l’APS, la circulation des véhicules ou ensemble de véhicules affectés aux transports routiers de marchandises et d’un poids total en charge de plus de 3,5 tonnes est interdite de 6h à 10 h, sur la Route nationale 1, y compris le boulevard du centenaire, sur le tronçon Diamniadio-gare ferroviaire de Dakar dans le sens Diamniadio vers Dakar.
Les autres axes concernés sont la Voie de dégagement nord (VDN) dans le sens Cambérène-centre-ville, la route des Niayes dans le sens Guédiawaye vers Dakar, l’autoroute Seydina Limamoulaye dans le sens Patte d’Oie vers le centre-ville, la route de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, dans les deux sens, la route de Ouakam et l’avenue Cheikh Anta Diop de Dakar, dans les deux sens.
Le même arrêté du gouverneur de la région de Dakar interdit de même la circulation des véhicules ou ensemble de véhicules affectés aux transports routiers de marchandises et d’un poids total en charge de plus de 3,5 tonnes, de 16 h à 20 heures, sur la Route nationale 1, y compris le boulevard du centenaire, dans son tronçon gare ferroviaire de Dakar-Diamniadio dans le sens Dakar vers Diamniadio.
L’interdiction est aussi valable pour la Voie de dégagement nord dans le sens centre-ville vers Cambérène, la route des Niayes dans le sens Dakar vers Guédiawaye, la branche est de l’autoroute dans le sens Patte d’Oie-SIPS, l’autoroute Seydina Limamoulaye dans le sens centre-ville vers Patte d’Oie, la route de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, dans les deux sens, la route de Ouakam et l’avenue Cheikh Anta Diop de Dakar, dans les deux sens.BK/ASG

LES PARADIS FISCAUX,L’AUTRE CASSE-TETE DE L’OFNAC

http://www.sudonline.sn Au-delà de la déclaration de patrimoine, l’OFNAC semble confronté à une gangrène mondiale : la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.
Le 15 juillet 2020, le Président de la République, avait sommé en Conseil des ministres toutes les personnes assujetties à la déclaration de patrimoine de s’y soumettre avant le 31 août, auprès de l’Office national de lutte contre la fraude et corruption (Ofnac). Selon des sources dignes de foi, « la quasi-totalité des ministres» a déféré à l’injonction présidentielle, en se rapprochant des services de Seynabou Ndiaye Diakhaté. Mais au-delà de la déclaration de patrimoine, l’OFNAC semble confronté à une gangrène mondiale  : la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.
«Avant la sommation du Président de la République, le 15 juillet dernier, nous étions à 70 voire plus des membres du gouvernement à avoir déclaré leur patrimoine. Sa déclaration a créé une sorte d’électrochoc, de déclic. Ça a accéléré la cadence». Cette confidence est d’un membre de l’Office national de lutte contre la fraude et corruption (OFNAC) qui informe que la quasi-totalité des personnes assujetties à la déclaration de patrimoine l’ont fait avant la date butoir fixé au 31 août 2020 par le Chef de l’Etat, à l’issue du conseil des ministres tenu le 15 juillet dernier. Toutefois, notre source s’est empressée de préciser que la plus grande bataille de l’Afrique et du Sénégal en particulier, réside dans les paradis fiscaux. «Les fonds virtuels sont devenus plus importants que les fonds réels. Or, si nous voulons développer nos pays, il faut combattre les détournements des deniers publics, les aides qui sont renvoyées dans les paradis fiscaux. Ce sont des milliards de dollars. Par conséquent, je pense qu’on devrait aller au-delà de la déclaration de patrimoine», confient nos sources.
A la question de savoir comment y parvenir alors que même les pays développés en souffrent  ? , elles répondent  : «il faut une collaboration de tous les pays du monde pour lutter contre cette délinquance financière». Pour rappel, dans sa dernière version adoptée le 18 février 2020, les paradis fiscaux ciblés par l’Union européenne étaient au nombre de 12. Il s’agissait des Iles Fidji (Océanie), de Guam (Océanie, territoire des Etats-Unis), des Îles Caïmans (Caraïbes, territoire du Royaume-Uni), des Îles Vierges américaines (Caraïbes, territoire des Etats-Unis), d’Oman (péninsule arabique), Palaos (Océanie), de Panama (Amérique centrale), Samoa (Océanie), de Samoa américaines (Océanie, territoire des Etats-Unis), des Seychelles (océan indien), de Trinité-et-Tobago (Caraïbes) et de Vanuatu (Océanie).

FAUSSES DÉCLARATIONS ET PRETE-NOMS

Mais au-delà des paradis fiscaux, l’Ofnac peut aussi être confronté à de fausses déclarations ou encore à des prête-noms. «Il est possible qu’il y ait de fausses déclarations. Mais ces dernières sont punies par la loi», soutiennent nos sources. Et d’ajouter, pour avertir ceux qui seront tentés d’agir ainsi  : «nous avons un département dédié à la déclaration de patrimoine. En cas de doute, l’Ofnac vérifie la déclaration à l’entrée en fonction et à la sortie. Elle apprécie aussi l’évolution du patrimoine et à compétence d’aller dans les banques, au niveau des impôts et domaines, pour procéder à la vérification. Mais toujours en toute confidentialité». Quid des prête-noms ? «Le même procédé sera aussi utilisé», soutiennent nos sources. Par ailleurs, il faut noter que cette soudaine volonté du Chef de l’Etat a suscité moult interrogations. D’aucuns soutiennent à tort ou à raison, que Macky Sall souhaite connaître la «force de frappe financière» de certains de ses collaborateurs qui lorgneraient son fauteuil. D’autres estiment qu’il était temps d’agir ainsi pour contraindre les personnes assujetties à respecter la loi. Mais dans tous les cas de figure, on attend de voir les sanctions qui seront infligées aux rares irréductibles qui auront refusé de faire leur déclaration.

QUI DOIT DÉCLARER SON PATRIMOINE AUPRES DE L’OFNAC ?

Selon l’article 2 de la loi 2014.17 du 02 Avril 2014, la déclaration de situation patrimoniale doit être faite par les autorités ci-après :  le Président de l’Assemblée nationale, le Premier Questeur de l’Assemblée nationale ; le Premier Ministre, les Ministres ;  le Président du Conseil économique, social et environnemental ; tous les administrateurs de crédits, les ordonnateurs de recettes et de dépenses, les comptables publics effectuant des opérations portant sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard (1.000.000.000) de francs CFA. NB : Le Président de la République fait sa déclaration de patrimoine devant le Conseil constitutionnel La liste des personnes assujetties en fonction du critère relatif au niveau des opérations financières qu’elles effectuent, est fixée et mise à jour par décret. Les personnes occupant les positions visées à l’article 2 et qui exercent leurs fonctions avant la promulgation de la présente loi, sont soumises au régime de l’effet immédiat. Pour celles-ci, l’entrée en vigueur entraîne le fait générateur, dans les mêmes conditions que pour la nomination…(Source ofnac.sn)

QU’EST CE QU’ON DOIT DÉCLARER ?

La déclaration de patrimoine doit comporter toutes les informations relatives aux biens meubles et immeubles, ainsi que les actifs détenus par la personne concernée, directement ou indirectement. Les biens meubles englobent  : les comptes bancaires courants ou d’épargne, les valeurs en bourse, les actions dans les sociétés de commerce en général, les assurances vie, les revenus annuels liés à la fonction occupée ou provenant de toute autre source ; les objets de valeur, les objets d’art, accompagnés de leur estimation en valeur, les bijoux et pierres précieuses ; les véhicules à moteur (avions, voitures, bateaux…) ; les fonds de commerce, les effets à recevoir ; tous autres biens meubles détenus au Sénégal ou à l’étranger.
Les biens immeubles englobent  : les propriétés bâties au Sénégal ou à l’étranger ; les propriétés non bâties au Sénégal ou à l’étranger ; les immeubles par destination au Sénégal ou à l’étranger. Pour les sus dites propriétés, le déclarant communique les adresses et les copies certifiées des titres authentiques. Outre les éléments de l’actif cités, le déclarant mentionne le passif de son patrimoine incluant les dettes hypothécaires, les dettes personnelles et tous autres engagements qu’il juge nécessaire de signaler. (Source ofnac.sn)

Forces et faiblesse d’une réforme

https://www.dakarmatin.com Le nouveau projet de loi sur le littoral prévoit plusieurs dispositifs en vue d’une meilleure surveillance des côtes
Le nouveau projet de loi sur le littoral prévoit plusieurs dispositifs en vue d’une meilleure surveillance des côtes. En plus de la création d’une agence de contrôle, l’installation sur la côte est fortement règlementée. Cependant, certaines dispositions de la loi ne seront pas faciles à appliquer.
Avoir une loi sur le littoral a été le souhait des autorités depuis fort longtemps. En 2011, l’idée avait été lancée et des consultations avaient été engagées en vue de sa mise en œuvre. Jeudi 27 août passé, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a réuni les acteurs concernés par celle-ci en vue d’une validation du projet de loi sur le littoral qui se décline en XII (12) Chapitres détaillés en 60 articles et son projet de décret d’application comportant VI (6) pour 18 articles. Le projet de loi sur le littoral crée, en son article 12 une autorité, une Agence nationale de gestion durable du littoral, dénommée (Angel), dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.
Conformément aux dispositions de cette nouvelle loi, à soumettre au Conseil des ministres pour approbation avant son adoption par l’Assemblée nationale, la construction sur le littoral doit aussi être réglementée comme le prévoit l’article 16 qui souligne que «sans préjudice des dispositions du Code du domaine de l’Etat, les constructions et installations sur l’espace littoral doivent avoir un caractère d’utilité publique ou être liées à des activités nécessitant leur proximité immédiate de l’eau. La liste des activités nécessitant la proximité immédiate de l’eau est fixée par décret».
Toutefois, son article 60 stipule  : «les modalités d’application de la présente loi sont fixées par décret.» Et, le projet de décret d’application dans son article 4 précise que «l’autorisation d’occuper, les concessions et les autorisations d’exploitation nécessaires aux travaux d’aménagements, de constructions ou d’installations sur le littoral ne peuvent être délivrés qu’au vu d’un document de conformité environnementale. Les travaux ne doivent pas être de nature à affecter l’état naturel du littoral, les paysages, les habitats des espèces vivants et les écosystèmes. Ces autorisations sont délivrées pour une durée déterminée. Elles ne peuvent donner droit, ni à un titre de propriété, ni à un bail». Et d’ajouter dans l’article 5  : «sans préjudice des dispositions du Code du Domaine de l’Etat, les constructions et installations sur l’espace littoral doivent avoir un caractère d’utilité publique ou être liées à des activités nécessitant leur proximité immédiate de l’eau»

L’INSTALLATION CÔTIERE RESTREINTE AUX ACTIVITÉS PORTUAIRES ET À LA PROTECTION DU LITTORAL

 Les activités pouvant nécessiter la proximité immédiate de l’eau sont notamment ; les activités liées à l’exploitation des zones portuaires et industrialo-portuaires dont l’emplacement au bord de la mer s’impose pour des raisons topographiques  ; les travaux de protection contre l’érosion côtière ; les activités liées aux aéroports et aérodromes établis en mer ; les activités liées à la pêche et au transport maritime, à la saliculture et aux cultures marines ; les activités liées à l’exploitation des ports de plaisance et marinas ; les activités minérales. Le projet de décret de préciser que pour des activités touristiques, notamment celles liées à des infrastructures hôtelières, leur implantation ne peut se faire sur une plage que si elles sont séparées de cette dernière, par une route. Par ce décret il est aussi permis à à l’autorité qu’est Angel, lorsque les constructions ou aménagements déjà existants sur le littoral sont de nature à compromettre son intégrité écologique ou ses fonctions essentielles, de prendre toutes mesures correctives nécessaires pour rétablir son intégrité.

 LES DEFIS D’UNE BONNE MISE EN ŒUVRE 

Une loi sur le littoral est d’une importance notoire. Reste maintenant à se demander si les autorités en charge de l’environnement auront la capacité de bien veiller à son effectivité  ? L’inquiétude est d’autant plus fondée que pour des raisons liées à la protection de l’environnement, des décisions ont été prises et accompagnées de forts engagements. Au finish, un résultat probant peine à être enregistré. La loi sur le plastique en est un exemple patent. Mis à part l’incapacité de mettre un terme à la vente des sachets plastiques, des entreprises continuent leur business en utilisant la matière plastique interdite, plusieurs mois après l’entrée en vigueur de cette mesure. C’est le cas des sachets d’eau. La consigne sur les bouteilles n’est pas toujours instaurée comme un moyen de réduction de la commercialisation.
Le scepticisme dans l’application rigoureuse de la loi sur le littoral est donc logique surtout que celle-ci, dans son article 19, indique que «les dépendances du domaine public maritime ne sont déclassées que par une loi, dans les conditions définies à l’article 16 de la présente loi» qui fait remarquer que «les déclassements ne sont autorisés que pour les installations ou aménagements ayant un caractère d’utilité publique ou dont la proximité immédiate avec l’eau constitue une nécessité». Or, en se fondant sur cette disposition, si l’autorité étatique trouve de l’intérêt à déclassifier un domaine public maritime, elle en aura libre cours, ce n’est pas l’Assemblée nationale qui lui en dissuadera. Les différents parlements étant connus pour leur proximité avec l’exécutif qui montre la voie aux députés. Avec une majorité souvent à sa solde, faire passer une loi ne sera pas une tâche ardue pour un chef d’Etat.

L’ABSENCE D’UN SYSTEME D’ASSAINISSEMENT PERFORMANT, L’ENTRAVE À LA SALUBRITÉ CÔTIERE 

La loi sur le littoral interdira aussi, dans son article 32, de «jeter, déverser ou laisser écouler directement ou indirectement sur le littoral, en mer ou dans la partie des cours d’eaux des canaux ou des plans d’eau où les eaux sont salées, dans les espaces et milieux visés à l’article 14 de la présente loi» qui indique que «les outils d’aménagement et de gestion intégrée du littoral sont conformes aux objectifs d’aménagement du territoire, d’assainissement et de préservation de l’environnement et sont précisés par décret. Ils tiennent notamment compte de la préservation et de la protection des écosystèmes côtiers de la protection des espaces nécessaires au développement durable des activités agricoles, touristiques, pastorales, forestières et maritimes, de la préservation du patrimoine historique et culturel, de la préservation de la santé des populations».
Reste à préciser que la région de Dakar, confrontée à un sérieux problème d’assainissement avec la station d’épuration de Cambérène ayant dépassé ses capacités, ne peut pas se départir de rejets en mer même si la pollution du littoral est une menace grandissante. Pis, les déchets industriels, ménagers et hôteliers sont jetés à la mer, sans le traitement nécessaire, en violation des Codes de l’assainissement et de l’environnement qui règlent déjà cet aspect, consacrant même la notion du «pollueur payeur».
Bref, la mer est «la poubelle» des ménages qui vivent dans les zones côtières. Méconnaissance du danger ou absence d’ouvrages d’assainissement, les déchets ménagers sont jetés à tout-va dans l’océan. Interdire la pollution marine serait salutaire. Mais, pour ce faire, il faudrait que les populations puissent s’imposer des systèmes d’assainissement performants. Appliquer la loi sur le littoral, c’est aussi enlever toutes les installations qui obstruent la mer  ; mais la tâche ne sera pas aisée. Les grandes installations n’appartiennent pas aux citoyens démunis. Récemment les opérations de déguerpissement des abords des Phares du Mamelles par la Direction de la surveillance et de l’occupation des sols (Dscos) n’ont concerné que les installations précaires, mais les résidences et autres réceptifs hôteliers n’ont pas été touchés par les bulldozers.

Le Sytjust suspend son mot d’ordre de grève et invite la tutelle à respecter ses engagements

https://www.dakarmatin.com Soulagement dans la crise qui secoue le secteur judiciaire. Face à la presse ce mardi, le Syndicat des travailleurs de Justice (Sytjust), en grève depuis le 15 juin dernier, a annoncé la suspension de son mouvement. «Le Sytjust a décidé de commuter la grève à une suspension de son mot d’ordre de grève, le temps de permettre au ministre de la Justice de dérouler son engagement», a déclaré son secrétaire Général, Me Aya Boun Malick Diop
Lors de cette conférence de presse, le porte parole des travailleurs de la Justice a également tenu à rappeler les raisons de cette lutte engagée par le Sytjust contre la tutelle. « Le style acharné de la lutte dénote d’un engagement sans faille des travailleurs de la justice à ne pas céder les acquis syndicaux arrachés après des années de lutte à travers des négociations collectives et de surcroît par des décrets scellés dûment signés par la première institution de la République. Cette opiniâtreté était l’unique moyen à la disposition des travailleurs de la justice contre une régression, une remise en cause de leurs acquis », a-t-il rappelé.
Par ailleurs, le Sytjust, selon son secrétaire général prend l’opinion publique à témoin pour le respect des engagements pris par le ministre de la justice.
« Après une large concertation avec sa base, le Sytjust a décidé de commuter la grève à une suspension de son mot d’ordre de grève, le temps de permettre au ministre de la Justice de dérouler son engagement, je cite : à tout mettre en oeuvre pour accomplir toutes diligences à l’effet de faire payer au cours du mois de septembre 2020 un montant utile dans le cadre des primes dont la mise en oeuvre pérenne sera assurée par un texte étudié et proposé par un comité qui tiendra sa première réunion le jeudi 27 août 2020. Au Garde des Sceaux ministre de la Justice, de veiller au respect de son engagement et que le comité mis en place poursuive dans un délai responsable l’étude et la préparation des projets de texte concernant le statut des travailleurs de la justice », a déclaré le Secrétaire général du Sytjust face à la presse.

Macky-Macron,diagnostic d’une relation déséquilibrée

https://www.dakarmatin.com Depuis son accession à la magistrature suprême, en 2012, le Président Sall est accusé d’être à la merci de la France et de ses chefs d’Etat, dont l’actuel locataire du Palais de l’Élysée, Emmanuel Macron avec qui il a déjeuné, mercredi dernier, en France. L’Observateur a posé le débat entre géo-politologues et politologues pour percer les mystères de cette relation jugée déséquilibrée.
L’accusation ne date pas d’hier. Elle est dure au mal. A chaque déplacement du chef de l’Etat en France, la rengaine enflamme le débat politique. «Il est parti répondre à une convocation de son patron», accuse-t-on. A tort ou à raison. Le dernier voyage du chef de l’Etat en France, ces 26 et 27 août, sur invitation du Mouvement des entreprises de France (Medef), un syndicat patronal qui défend les intérêts des sociétés françaises et son déjeuner à l’Élysée avec Emmanuel Macron ne font pas exception. Ils sont venus attiser une accusation politique : Macky Sall serait un «préfet de la France» et est «sous influence du président de la République française». Une thèse soutenue, ou presque, dans le livre de Thierno Alassane Sall, «Protocole de l’Élysée. Confidences d’un ancien ministre du Pétrole.» Dans ce brûlot de presque 500 pages, l’ancien ministre de l’Énergie (2014-2017) détaille les sombres péripéties de la signature du permis d’exploration de l’entreprise française sur le bloc Rufisque Offshore profond. Une simple signature transformée en affaire d’Etat qui a mobilisé et le chef du gouvernement de l’époque, Mohammed Boun Abdallah Dionne et le chef de l’Etat, Macky Sall. Posées l’une après l’autre, ces accusations campent un Président qui est loin de négocier pied à pied avec les grands de ce monde, plus particulièrement la France. Macky Sall est ainsi présenter sous les traits d’un chef d’Etat assujetti à la volonté des grandes puissances occidentales, qui n’a jamais pu réaliser les attentes d’une partie du peuple qui, en l’élisant en 2012 comme le plus jeune président de l’histoire du pays, s’attendait à ce qu’il métamorphose le Sénégal, déjà modèle de stabilité et de démocratie, en un pays fort. Avec un chef d’Etat qui n’hésite à mettre fin à l’«impérialisme occidental», quitte à se mettre à dos la «mère patrie», la France. Mais, en 8 années de règne, le Président Sall, qui montre parfois des signes d’agacement face à certaines démarches cavalières d’entreprises françaises présentes au Sénégal, a toujours maintenu le lien ombilical avec l’Hexagone. Qu’est-ce qui explique cette position du chef de l’Etat face aux intérêts français ? Macky Sall ne s’inscrit-il pas dans une démarche de réalité d’Etat qui n’a pas trop le choix face aux puissances étrangères, particulièrement la France ?

«Il se sent redevable à l’ancienne puissance coloniale»

CONTEXTE. Pour le journaliste et analyste politique, Momar Diongue, il n’y a rien de surprenant au retour en premier plan de la France au Sénégal. De ses souvenirs, la France n’avait surtout pas apprécié la politique de Wade consistant à diversifier les partenaires du Sénégal. C’est ainsi que la Chine, l’Inde, la Turquie et surtout, les pays du Golfe avaient investi le marché sénégalais, menaçant les intérêts de la France. Mais, il y a eu surtout deux gestes de Wade que la France n’arrivait pas à digérer. A savoir, l’instauration d’une taxe sur les appels entrants, dont Orange était la grande perdante et la fermeture de la base de l’Armée française. Ces faits marquants, pour l’analyste politique, avaient amené la France à adouber et à crédibiliser la candidature de Macky Sall qui avait été d’ailleurs invité par le Sénat français à quelques encablures de la Présidentielle 2012. De l’analyse de Momar Diongue, il était clair que Macky était désormais, en quelque sorte, le candidat de la France. C’est pour cette raison qu’il a posé deux actes forts aussitôt après son élection. A savoir la suppression de la taxe sur les appels entrants au grand bonheur de Orange et le maintien d’une partie de l’Armée française au Sénégal. Momar Diongue : «Je ne dirai pas que Macky Sall est faible vis-à-vis de la France. Toutefois, je pense qu’il se sent redevable à l’ancienne puissance coloniale d’avoir contribué indirectement à son élection en 2012. Il avait été à l’époque, le grand gagnant de la détérioration des relations entre Wade et la France. On se souvient de la relation tendue entre Wade et l’ambassadeur de France, Jean Christophe Ruffin, ponctuée, par moments, par l’échange de propos aigres-doux.»

«C’est un Président assujetti à la France»

CONTINUITE. Selon l’enseignant-chercheur en Marketing politique, Momar Thiam, on ne peut pas parler de «président de la République faible» face aux desiderata de la France. Comme le soutiennent publiquement certains adversaires du chef de l’Etat. Mais plutôt de Président affaibli. D’après lui, Macky Sall est affaibli parce qu’il fait face aux attaques de ses principaux pourfendeurs qui viennent de son camp et les dernières en date sont celles de son ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall. Mais également par le silence de ses collaborateurs. Momar Thiam : «Il est affaibli aussi par un certain mutisme complice d’une partie de son camp. Alors qu’au début de l’exercice de son pouvoir, il avait des mousquetaires pour ne pas dire des tirailleurs politiques en Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, au mouvement des jeunes de son parti qui se targuaient de communiquer pour démentir des allégations à l’encontre du président de la République.» Accusé à tort ou à raison de privilégier les entreprises occidentales au détriment de la préférence nationale, Momar Thiam estime que Macky Sall est un président assujetti à la France. «Mais traditionnellement, précise-t-il, la France est le premier partenaire du Sénégal et économiquement parlant, par les échanges commerciaux. Wade avait d’ailleurs cassé ce paternalisme en disant que si la France ne peut pas travailler égal à égal avec le Sénégal, le pays est obligé d’aller chercher d’autres partenaires ailleurs. Vu de cette manière, le président Macky Sall est plus ou moins assujetti à la France», ajoute-t-il.
REALISME. D’après le consultant en relations internationales, Aly Fari Ndiaye, le président de la République, Macky Sall est dans le réalisme d’Etat. «Il a une démarche réaliste et graduelle. C’est-à-dire la démarche la plus sûre, qui présente moins de risque et moins d’incertitudes», explique-t-il. Selon l’expert en géopolitique, dans la nature des relations entre la mère patrie et le Sénégal, Macky Sall n’a que deux options. «L’une qui consiste à vouloir remettre en cause un certain nombre de principes, au nom du populisme. Et l’autre approche qui consiste à être plus réaliste, amoindrir les risques et les coûts. Et, c’est cette dernière approche que le Président a choisie. Cette approche consiste à dire d’abord que la France a toujours été un partenaire stratégique du Sénégal. Et le Sénégal en a gagné en stabilité et crédibilité au niveau international. Maintenant, vouloir à tout prix et en un temps record, remettre en cause cela, au motif qu’il y a une société civile ou une opinion publique africaine de plus en plus antifrançaise, serait hasardeux. Cette option peut être populiste, mais aussi contreproductive. Parce que les ruptures en diplomatie comme en économie doivent être graduelles. Elles doivent être planifiée et il faut éviter que les Etats soient dans une situation d’incertitude», ajoute le consultant en relations internationales.

«Il est soumis à des pressions qu’il doit exercer»

MECONNAISSANCE. Selon Aly Fari Ndiaye, même si le retour en grâce des entreprises françaises, depuis le départ de Wade, est décriée par une bonne partie de l’opposition et des activistes, cette option s’inscrit dans la logique. «C’est ce que le Président Abdou Diouf avait fait, Wade aussi l’avait fait jusque vers la fin de son dernier mandat, et c’est ce que Macky Sall est en train de faire. Cela permet au Sénégal de s’inscrire dans une logique qui lui permet de continuer à renforcer ses intérêts et sa position avec la France. Macky Sall gère les intérêts du Sénégal, en étant président de la République, il faut qu’il ait une démarche réaliste, pas idéologique ni aérienne.», soutient-il. Son collègue, Alpha Wally Diallo, en rajoute une couche. Consultant et chercheur en relations internationales spécialiste de l’Afrique, il serait trop dire de qualifier le chef de l’Etat, Macky Sall, de «Président faible», parce qu’il a choisi de maintenir les relations entre la France et le Sénégal. «C’est des opinions, mais un homme de Gauche ne peut être faible et le Président Macky Sall est un homme de Gauche», défend-il, d’emblée. «Dénoncer la démarche du Président Sall vis-à-vis de la France, pour Alpha Wally Diallo, c’est méconnaitre la nature profonde des relations entre le Sénégal et son ancien colonisateur.» D’après lui, même si la France est de plus en plus, en perte de notoriété en Afrique de l’ouest, il ne faut pas tomber dans les jugements superficiels. «Certains qui l’accusent ne seront peut-être jamais président de la République pour comprendre ce qui se passe réellement», argue-t-il. Les concernés apprécieront.FALLOU FAYE

SONATEL/DÉPÔT D’UNE LETTRE DE PROTESTATION  : 7 membres de Y’en a marre interpellés

Libération Sénégal online-« Pour avoir osé déposer une lettre de protestation, en tant que citoyens abonnés d’Orange, sept de nos membres ont été brutalisés et arrêtés par notre propre police, cette police qui est sensée nous protéger », informe Y’en à marre. En effet, les protestataires dont Kilifeu ont été cueillis devant le siège d’Orange.Une affaire à suivre.

Universités : Les cours reprennent ce mardi

https://www.rewmi.com Comme annoncé par les autorités académiques, ce mardi 1er septembre consacre la «reprise graduelle» des cours dans les universités ce mardi. Elle est effective dans presque toutes les Universités du pays sauf à Ziguinchor où la reprise est renvoyée au 1er octobre 2020.
A l’université Gaston Berger de Saint-Louis. 4.500 étudiants sur les 11 717, soit 38% de l’effectif, sont attendus dans les amphis, ce mardi 1er septembre 2020. Le recteur de l’Ugb, Ousmane Thiaré et le directeur du Centre régional des œuvres universitaires (Crous), Papa Ibrahima Faye, ont expliqué, hier, que cette mesure a été dictée par le contexte de crise sanitaire qu’est le Coronavirus.
A l’Ucad aussi, la reprise des cours en présentiel aura bien lieu ce mardi. Le nouveau recteur, le Pr Ahmadou Aly Mbaye et les amicales des différentes facultés et instituts sont tombés d’accord sur les modalités de reprise. Un protocole d’accord a d’ailleurs été signé, ce lundi 31 août, entre les différentes parties.
Pour éviter la propagation du coronavirus, des milliers de masques sont distribuées aux responsables des Universités et le respect des mesures est de mise.

UGB-LES ÉTUDIANTS INVALIDENT LA REPRISE ET DÉCRÈTENT 3 JOURS SANS TICKETS

http://www.emedia.sn À l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, c’est une reprise avortée des cours qui a été constatée. En termes clairs, la reprise des cours en présentiel, annoncée pour ce mardi, 1er septembre 2020, n’a pas été effective dans le deuxième plus grand établissement d’enseignement supérieur du Sénégal. Les étudiants, malgré leur présence au campus, exigent une reprise totale et non progressive, comme le souhaitent les autorités académiques.
Ainsi, les salles de cours et les amphithéâtres ont été boycottés par les étudiants qui n’ont pas hésité à déloger leurs camarades qui avaient commencé leurs cours. Au terme leur mouvement d’humeur, les grévistes, qui dénoncent aussi leur non implication dans l’élaboration du plan de reprise après près de six mois de vacances forcées, ont décrété 72h de journées sans tickets (sans payer les tickets de restauration).
Le(Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) dit observer la situation et attendre de voir comment les autorités vont gérer cette reprise des cours en plein contexte de pandémie. Les autorités académiques de l’Ugb sont présentement en réunion pour voir quelle suite donner à cette situation.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : seuls 4500 étudiants attendus dans les amphis, ce mardi  

https://actusen.sn La reprise graduelle des cours est déjà confirmée à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Seuls 4500 étudiants sur les 11 717, soit 38% de l’effectif, vont retourner, ce mardi, dans les amphis après plusieurs mois de «vacances forcées». C’est qu’a annoncé, ce mardi, les autorités universitaires Ousmane Thiaré et Papa Ibrahima Faye, à travers un point de presse.
Ces dernières respectivement Recteur de l’Ugb et Directeur du Centre régional des œuvres universitaires (Crous) ont expliqué, que cette mesure a été dictée par le contexte de crise sanitaire qu’est le coronavirus.
Le Recteur Ousmane Thiaré qui précise que cette décision fait suite aux délibérations des conseils d’Unités de formation et de recherche (Ufr). Selon lui, ils sont tous favorables à cette reprise graduelle. Du côté du Crous, le Dg rassure que toutes les dispositions sont prises pour le respect du protocole sanitaire dans les deux campus (1 et 2).
«Les agents sont à pied d’œuvre pour garantir la santé et l’intégrité physique des étudiants et des autres acteurs de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis», a-t-il dit.

Fonds-Covid19 : 19 257 Francs CFA Par Enseignant Du Privé

http://www.walf-groupe.com Les enseignants, par la voix des syndicats de l’enseignement privé, ne sont pas contents.
Selon les syndicalistes, «le milliard accordé et distribué au écoles éligibles (1 454) donne à chaque enseignant permanent 19 257,75 francs Cfa pour 11 748 enseignants  permanents sur les trois mois (mars avril  et mai)». Ils faisaient face à la presse, hier au Collège Sacré-cœur de Dakar. Ainsi ont-ils tenu à rappeler qu’alors que les écoles attendaient un appui conséquent de l’Etat estimé à «12 milliards de francs Cfa, celui-ci décide d’accorder d’abord 1 milliard de francs Cfa et ensuite une rallonge de 2 milliards de francs Cfa». Ce qui représenterait 25 % des attentes, évaluent-ils. Les conséquences sont lourdes pour les enseignants. Car, expliquent-ils, «la décision de fermeture des établissements scolaires sur décision du président de la République a eu des conséquences financières dramatiques dans l’enseignement privé qui ne subsiste que partir les écolages payés par les parents d’élevés. Le non paiement des  scolarités par ces parents ont entrainé des difficultés de trésorerie dans tous les établissements d’enseignement privé, des salaires ne sont plus payés depuis le mois de mars 2020. D’autres sont à 75 % voire 70 %. La stabilité sociale dans les écoles se voit dès lors menacée. L’enseignant ne peut plus tenir sa classe pendant qu’il n’assure plus la dépense quotidienne», exposent-ils. En précisant, par ailleurs, que l’appui attendu de l’Etat n’a rien à voir avec la subvention classique annuelle de l’Etat qui est passée de «800 millions de francs Cfa à 1 milliard 290 millions de francs Cfa», précisent-ils. Dans cette somme, révèlent les acteurs de l’enseignement privé au Sénégal,  «la quote-part de l’enseignement privé catholique est de 500 millions de francs Cfa par an pour des salaires de 128 301 6275 francs Cfa par mois»
Dans tous les cas, les enseignants du privé demandent à l’Etat de «considérer sa gestion discriminatoire négative de l’enseignement  privé et aux déclarants responsables de respecter les dispositions  législatives et règlementaires du code du travail et de la convention collective afin que tous parviennent à sauver l’enseignement».Emile DASYLVA

Campagne contre la Covid-19 dans la région de Dakar Plus de 40 mille personnes enrôlées par les volontaires de l’ANCS

https://www.pressafrik.com Des résultats satisfaisants ont été atteints, lors de la première phase de la campagne des volontaires de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS). En effet, plus de 40 000 (quarante mille) personnes ont été enrôlées à travers la région de Dakar. C’est ce qui est ressortie de l’évaluation de cette campagne de mobilisation communautaire contre la Covid-19 initiée par l’ANCS et qui a regroupé plus de 1000 volontaires à travers les quartiers de Dakar, épicentre de l’épidémie du Coronavirus au Sénégal.
L’ensemble des personnes touchées par les volontaires de l’ANCS dans le cadre de la riposte à la Covid-19 ont reçu un paquet de services comportant des messages de sensibilisation et de prévention sur l’adoption des gestes barrières contre le Coronavirus. En plus de porter le bon message au sein des familles, les volontaires de l’ANCS ont distribué des masques et des flacons de gel dans les ménages et lieux de regroupement au sein des quartiers.
La communication de cette campagne a été essentiellement axée sur l’adoption des mesures barrières au sein de la communauté mais également comment protéger les personnes vulnérables que sont les personnes âgées et celles qui ont des comorbidités ou d’autres pathologies chroniques.
Selon le Directeur technique de l’ANCS Massogui Thiandoum, l’approche développée par l’ANCS est très innovante car elle permet également aux volontaires, une fois au sein des familles, d’expliquer comment protéger les personnes vulnérables, âgées, vivant dans une promiscuité ou bien exerçant une activité qui les expose à l’infection au Coronavirus du fait des multiples contacts qu’elles réalisent quotidiennement dans le cadre de leur activités professionnelles.
En plus, Au-delà de cette mission de prévention et de sensibilisation, les volontaires de l’ANCS ont été capacités à la collecte de données. Dotés de fiches de suivi et de collecte d’informations, ces volontaires renseignent sur le nombre de personnes touchées, le nombre de personnes vulnérables identifiés, les difficultés rencontrées, les besoins exprimées ainsi que les recommandations des communautés par rapport à lutte contre le Covid-19.
Ces fiches de renseignement permettent à l’ANCS d’en savoir un peu plus sur les perceptions, les attitudes et les pratiques des personnes et des familles touchées. Mais également renseignent sur les déterminants sociaux et dimensions socio-anthropologiques liées aux comportements des personnes et des communautés face à la propagation de l’infection à Coronavirus.
« Cela permet à l’ANCS de bâtir, dans ses prochaines interventions, une stratégie adaptée aux contextes et spécificités de chaque localité. Et aux communautés d’accepter culturellement les stratégies qui leurs sont proposées et de développer leurs capacités de résilience face au Covid-19. Nous sommes dans une démarche de co-construction du message avec les communautés rencontrées », a souligné le Directeur Technique de l’ANCS Massogui Thiandoum.
L’évaluation de cette stratégie des volontaires de l’ANCS a permis de relever des forces, des faiblesses des leçons apprises. Et ces recommandations seront prises en compte lors de la deuxième phase de cette campagne des volontaires qui va s’étendre à travers les autres régions du Sénégal.Issa Niang (Correspondance particulière)

Didier Raoult : la pandémie covid-19 est terminée

https://www.financialafrik.com A Marseille, le nombre de décès n’augmente pas, déclare Didier Raoult dans une nouvelle vidéo. “Depuis le 15 juin, 2953 personnes ont été testées positives dont 9 sont mortes, soit 0,3% de mortalité”, estime le directeur de l’IHU de Marseille.
En outre, un seul mort a été enregistré parmi les personnes qui ont été traitées avec la combinaison entre l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, soit 0,06% de taux de mortalité. Ce qui traduit les statistiques nationaux (France) où la mortalité a diminué. A Marseille, sur 1000 patients hospitalisés pour covid-19, il y a eu 55 décès avec une moyenne d’âge de 81 ans. Seule une personne de moins de 60 ans est morte, relève Didier Raoult dans une nouvelle vidéo qui fera des vagues.
L’IHU de Marseille a traité 7 500 personnes positives dont 125 décès. “On a traité 4 756 personnes par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine dont 19 sont morts”, déclare le médecin. A noter que l’agence Santé publique France faisait état, lundi 31 août, de 3 082 nouvelles contaminations dues au coronavirus en 24 heures, soit 2 331 de moins que la veille. La progression des cas avait été plus forte ces derniers jours, avec un pic à plus de 7 000 vendredi, et environ 5 400 samedi et dimanche.  Albert Savana

Indice de mesure et de suivi de la sévérité de la Covid 19 : diminution forte de la sévérité au Sénégal

https://www.dakaractu.com L’indice de mesure de la sévérité révéle une baisse de la sévérité en une semaine, dans le monde, en Afrique, en Europe, en Amérique et en Océanie. Elle est stable en Asie.
Au 30 août 2020, Grenade est en tête du classement mondial (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 166 pays du monde), suivi de Saint-Christophe-et-Niévès (1), Nouvelle Calédonie (1), Mongolie (1), Soudan du sud (1) et Djibouti (1). Les scores les plus faibles sont détenus par Belize (0,42), Libye (0,44) et Afrique du Sud (0,44). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,83, le 30 août, contre 0,82 le 23 août 2020, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial. Par rapport au 23 août 2020, les plus fortes progressions de scores dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Bahamas, Malte et Angola. Namibie, Myanmar et Tchad enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine.
L’analyse par continent montre que, pour l’Afrique, les scores sont compris entre 1 (Soudan du sud) et 0,44 (Libye), avec une moyenne de 0,86 le 30 août contre 0,85 le 23 août. Angola, Mali, Mozambique enregistrent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité). Namibie, Tchad et Rwanda signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice en une semaine (plus fortes hausses de la sévérité), en Afrique.
Au Sénégal, on observe une diminution forte de la sévérité car le score est passé de 0,83 le 23 août à 0,91 le 30 août (soit une sévérité très faible en fin août, le même degré de sévérité obtenu par le pays en début avril). Le Sénégal se situe au 59e rang mondial (soit un gain de 34 places dans le classement mondial en une semaine) et au 23e rang africain (sur un total de 51 pays).
L’Europe affiche en moyenne un score de 0,79 le 30 août contre 0,78 le 23 août 2020. Le meilleur score dans ce continent est de 0,99 (Biélorussie) et le pays le moins performant affiche un score de 0,47 (Belgique). Monaco, Malte et Luxembourg affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur le continent européen. Gibraltar, Hongrie et Portugal enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Europe.
En Amérique, les scores varient entre un minimum de 0,42 (pour Belize, pays le plus gravement atteint dans ce continent) et 1 (Grenade), avec une moyenne de 0,79 le 30 août  contre 0,78 le 23 août. Bahamas, Salvador et Belize affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur ce continent. Jamaïque, Argentine, Guatemala signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine sur ce continent.
L’Asie enregistre en moyenne un score de 0,86 le 30 août contre 0,86 le 23 août. Le meilleur score (et donc la plus faible sévérité) est obtenu par Mongolie (1), suivi de Cambodge (0,99) et de Sri Lanka (0,99). Vietnam, Bangladesh et Chine affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, en Asie. Myanmar, Bhoutan et Philippines signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Asie.
En Océanie, les scores varient entre un minimum de 1,0 (Nouvelle-Calédonie) et 0,68 (Polynésie française), avec une moyenne de 0,89 le 30 août contre 0,88 le 23 août. La Nouvelle Calédonie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande affichent une hausse de leur score tandis que Fidji et Polynésie française enregistrent un recul de leur score en une semaine.

Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé : AND GUEUSSEUM rappel à l’État ses engagements et déplore les manquements notés

https://www.dakaractu.com Décryptant les signes de la météo syndicale nationale relativement à la situation sanitaire et sociale, l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) SUTSAS-SUDTM-SAT Santé/D-CNTS/Santé AND GUEUSSEUM  se réjouit de la décrispation du climat délétère du secteur de la justice consécutive à l’ouverture quoique trop tardive des négociations par le Ministre de la justice à l’image du médecin urgentiste qui  se présente après les obsèques de son malade.
C’est aussi le lieu de rappeler notre contribution à l’éradication presque totale de la poliomyélite (maladie infectieuse invalidante) dans le monde entier, contre laquelle le PEV a joué le rôle le plus déterminant par le sacrifice permanent entre autres acteurs, des infirmiers chefs de postes, des sages-femmes, des  médecins, des superviseurs, relais etc.
C’est pourquoi, compte tenu du gap extrêmement important en ressources humaines, l’ASAS rappelle l’urgence de procéder à l’enrôlement des 1500 agents promis pour 2020/2021 car le stock de contractuels (occupant des postes stratégiques) à régulariser au Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) est devenu critique.
Aussi, appréciant positivement les importants investissements en équipements (scanners, matériels de laboratoires, respirateurs, générateurs d’oxygène, lits de réanimation, etc.) AND GUEUSSEUM, encourage la perspective de la souveraineté sanitaire post Covid-19 à côté de celle alimentaire pour annihiler les coûteuses et hypothétiques évacuations sanitaires par une carte sanitaire aux normes.
Par ailleurs, s’agissant de la nouvelle stratégie de lutte contre la Covid-19, l’approche communautaire en question expose davantage les agents à la maladie et convoque le renforcement de leur protection malgré les énormes efforts consentis mais aussi l’équité dans la motivation des agents dont les municipaux et les communautaires sont presque laissés en rade malgré les 69 milliards accordés au secteur de la santé sur les 1000 milliards de la Force Covid.
A la lumière de tout ce qui précède AND GUEUSSEUM en appelle pour la énième fois à la matérialisation des recommandations issues de l’audit du système de rémunération des agents de l’Etat, tout en rappelant que l’indemnité forfaitaire d’itinérance de 1986 à nos jours est payée 15.000F (quinze mille francs dévalués) par agent, par mois tandis que l’indemnité de risque est de 50.000f (depuis 2006) non intégrés dans la pension de retraite dont l’allongement à 65 ans a été octroyé de manière injustement discriminatoire à certains agents de l’Etat pas plus méritants.
En outre, AND GUEUSSEUM condamne avec la dernière énergie les abus d’autorité du Directeur de l’Hôpital Abass NDAO sur les agents, notamment la représentante du personnel au Conseil d’Administration en l’occurrence madame Ndéye DIAKHATE née TOUNTOU, Secrétaire générale du SAT Santé/D et Vice-Présidente de AND GUEUSSEUM, (un administrateur élu par le personnel), pendant qu’il protège et promeut des agents véreux au vu et au su de tous, y compris la Direction Générale des Établissements de Santé (DGES).
AND GUEUSSEUM qui avait enterré sa hache de guerre pour éviter d’en rajouter à l’angoisse des populations éprouvées par la Covid-19 rend responsable le Directeur de l’Hôpital Abass NDAO de la détérioration du climat social et de ses conséquences au plan national.
Enfin, face à la recrudescence des cas communautaires dont la seule parade réside dans le respect des gestes barrières, AND GUEUSSEUM invite tout un chacun à se considérer comme le garant de sa protection et celui de sa progéniture, des parents, et de son entourage proximal. Notre système tout comme ceux réputés plus résilients dans le monde n’ont pas fini de s’écrouler avec un nombre effrayant de cas graves et de morts devant cette dévastatrice Covid-19.
C’est pourquoi l’ASAS, dans son rôle de sentinelle, tire encore la sonnette d’alarme et met le gouvernement devant ses responsabilités face aux conséquences incalculables de prochains rassemblements de milliers de personnes pendant les évènements religieux qui se profilent à l’horizon par la propagation de la Covid-19.
Et pour AND GUEUSSEUM, sans avoir la prétention de donneur de leçon d’épidémiologie, il est pratiquement impossible, malgré toute la bonne volonté, de faire respecter la distanciation physique durant ces grands moments de recueillement et de retrouvailles. Les effets des grands et nombreux déplacements des populations lors de la fête de Tabaski avec l’explosion des cas communautaires sont assez révélateurs.
Les danaïdes ont-ils fini par remplir les tonneaux ? C’est à se demander avec ses mesures à géométrie variable dans la riposte contre la Covid-19, si le gouvernement ne remplit pas lui-même les tonneaux des danaïdes en musclant tout en amaigrissant.

Santé maternelle et infantile : Plaidoyer pour la professionnalisation du travail des «bajenu gox»

http://lesoleil.sn L’Ong AcDev, grâce à un financement du Centre de recherche pour le développement international (Crdi), a initié, en collaboration avec la direction de la Santé de la mère et de l’enfant, un projet de recherche et de motivation des « bajenu gox » (marraines de quartier).
En évaluant ce projet, le 24 août dernier, le président de l’Ong AcDev, Dr Cheikh Tidiane Athié, a magnifié le travail accompli, ces dernières années, par les « bajenu gox », au Sénégal. Selon lui, les actions de celles-ci ont pesé positivement sur les indicateurs de santé maternelle et infantile mais aussi dans l’amélioration de la qualité des services de santé au niveau communautaire. « Elles ont fait reculer les accouchements à domicile dans certains quartiers et villages. Certaines « bajenu gox », malgré leurs maigres moyens, prennent en charge, au plan financier, des femmes en les amenant dans les structures de santé. Par ces gestes, elles ont aussi contribué à augmenter la fréquentation des centres de santé », indique Dr Athié, qui rappelle que le but du projet est de trouver des solutions pour motiver ces marraines de quartier qui travaillent de façon bénévole.
Celui-ci donne comme piste, la professionnalisation des « bajenu gox ». Il est conscient que l’on ne peut pas donner un salaire à tous les acteurs communautaires. Mais, il faut utiliser les méthodes au niveau local pour leur permettre de pouvoir générer des ressources à travers leurs propres activités.
Cela, poursuit-il, nécessite la mise en place d’activités génératrices de revenus qui leur permettent de s’autonomiser et de renforcer leur pouvoir d’action.Eugène KALY

« Akon City » : Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Akon et Diouf Sarr

https://www.seneweb.com Après avoir procédé, avec le ministre du Tourisme, Alioune Sarr, à la pose de la première pierre de sa future ville verte dénommée Akon City, hier, l’artiste Sénégalo-américain a été reçu ce mardi par le ministre de la Santé et l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr.
Une rencontre qui entre dans le volet de son projet qu’il va implanter à Mbodiène. Lequel est constitué de plusieurs volets comme l’éducation, le sport, la santé entre autres. Une partie de ce projet nécessite un partenariat avec le ministère de la Santé pour le volet médical d’Akon Cty.
Les échanges ont également porté sur les futures pistes de partenariat avec le ministère ainsi qu’une plateforme présentée par l’artiste et consacrée au dossier médical numérisé.
En effet, une grande partie de ce projet est attribué au secteur de la Santé.

L’insécurité a changé de camp : La famille sénégalaise épicentre de la violence et des crimes passionnels…

https://directnewsinfo.com Depuis quelques temps, le Sénégal a basculé dans une forme de violence assez inquiétante. Elle s’est inscrite à l’intérieur de nos familles. Meurtre de conjoints, parricide, fratricide, au surfond de forte émotions, de passions et de pulsions débiles, tel est l’énoncé de drames et de tragédies enregistré de manière récurrente dans le cercle familial sénégalais. La crise sociale, économique, morale et des valeurs est indexée. Mais aussi l’influence négative de modes de vie et de culture étrangères, distillés de mille manière ( tourisme, films dits d’action et d’amour, telenovelas, etc) dans un village planétaire aux frontières de plus en plus poreuses.

La puissance publique incarnée par l’Etat, et garante de la sécurité des populations, pourrait-elle endiguer le mal ?

Au-delà de la rue, l’insécurité a semblé se loger aujourd’hui dans l’intimité des maisons et des foyers. Et c’est véritablement dans le sang que le linge familial est lavé. Dans un pays où le décompte des crimes et des meurtres prend de plus en plus des proportions exponentielles inquiétantes dans la cellule familiale. L’on a eu de tout temps à indexer les conditions de vie et d’existence matérielle comme facteurs qui déterminent la conscience, l’attitude et le comportement des gens. Ainsi, la promiscuité, la pauvreté, le mal-vivre, la non satisfaction des besoins élémentaires de la vie, ont été pour certains, à la base d’actes répréhensibles et délictuels comme les agressions, la violence sous toutes ses formes, pour vivre et survivre.

Crise des valeurs

De cette crise d’ordre matériel a découlé selon les spécialistes, celle des valeurs et morales, génératrice, comme on le sait, de déséquilibres émotionnels et psychiques. C’est de là aussi, que semblent découler les explications (apparentes) de ces violences, meurtres, infanticides, parricides,  fratricides, que le Sénégal, réputé pays de tradition et de culture paisible, égrène, depuis quelques temps, de manière tragique.
L’opinion a en mémoire, ce fait horrible et incompréhensible à Nianing ( département de Mbour ). A la suite d’une banale dispute, un homme égorge sa femme et se donne la mort par pendaison, sous le témoignage de leur fille consternée.
Il y a de cela à peine deux hivernages, dans la commune de Thiaroye, l’épouse d’un homme qui voulait prendre une seconde épouse dans le quartier est charcutée par la « awo ». Dans cette même collectivité locale de Thiaroye, l’horreur était à son comble.
Après avoir divorcé avec sa femme, un homme qui ne supportait pas cette séparation, récupère son fils. Il l’amène dans un coin de la maison retiré, lui coupe les veines et se donne lui aussi la mort.
Un an déjà que la jalousie meurtrière aux Maristes a défrayé la chronique. Un homme annonce à sa femme son intention de prendre une seconde épouse. Cette dernière, fille d’un guide religieux, en état de grossesse avancé, le brûle au 3ème degré. Il succombera à ses blessures quelques jours à l’hôpital. A Tambacounda, un marié cocufié, surprend l’amant de sa femme dans sa propre chambre, dans une partie de jambes en l’air. Il le charcute tout bonnement jusqu’à ce que mort s’en suive pour le resquilleur.
Revenue exténuée de l’hôpital où elle était allée pour des soins médicaux, une jeune dame, originaire de la banlieue dakaroise, qui n’a pas pu ainsi préparer le repas, est rouée de coups par son mari. Elle succombera à ses blessures. Le mari sera mis aux arrêts. Dans la localité de Wodobéré ( Matam ), un jeune homme n’a pas pu digérer les deux grossesses hors mariage de sa sœur. Il lui lance un projectile qui atterrit sur la tête du bébé qu’elle portait au dos qui passa de vie à trépas. A Tivaouane, un fils décapite froidement son père et jette sa tête dans un puits. Mis aux arrêts, le fils justifie son acte, par un différend foncier avec son géniteur. Dans cette longue liste de tragédies, a aussi figuré le meurtre de cet homme ayant froidement égorgé ses deux enfants, des garçons à la fleur de l’âge, qui dormaient tranquillement dans leur chambre. Devant les enquêteurs, il aurait expliqué son acte par le fait qu’il était possédé par des esprits. Mais le véritable mobile est d’après les enquêteurs, qu’il soupçonnait ses deux femmes, mères des deux enfants, d’adultère et qu’il voulait ainsi, par cet acte, se venger ou prendre sa revanche sur elles. Tout dernièrement, aux Mamelles, un officier de la douane, tue sa fille âgée de 6 ans. Devant les enquêteurs, il justifie son acte par le fait que ce « sacrifice » entre dans le cadre d’une mission qu’il avait en charge, pour sauver l’humanité. Il a été interné à l’hôpital psychiatrique.
La liste n’a pas été exhaustive, de ces violences aux mobiles diverses et meurtres répétés au sein des familles sénégalaises où l’insécurité a semblé aujourd’hui établir ses quartiers.

Ordres de valeur bousculés par le matériel

Ces violences et crimes dans le cercle familial (pour la plupart passionnels), ne peuvent être aussi que l’aboutissement d’une situation de crises multiformes et généralisée, d’une société de déséquilibres où les ordres de valeur sont bousculés par le matériel, la recherche du profit et des gains, le paraître, les strapontins, les honneurs. Au détriment de la bonne morale et des bons comportements. Une société agressée par les influences néfastes de l’extérieur charriées par des cultures et modes de vie de l’étranger. Il est vrai que c’est l’Etat qui est le garant de la sécurité de chaque citoyen. Mais il faudrait aussi se rendre à l’évidence qu’il est impossible à l’Etat de placer derrière chaque citoyen un gendarme, pour le contrôle de ses actes. Il lui est cependant possible de procéder à la censure, au niveau, des médias par exemple, pour que les influences négatives ne passent pas. L’on s’attend aussi à ce que l’Etat installe un cadre de vie et d’épanouissement socio- économique pour les populations, participant à leur épanouissement intégral. Le rétablissement aussi par l’Etat, de la peine de mort abolie en 2004, a semblé être une solution, pour d’aucuns. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est aussi d’intervenir dans les superstructures. Et là, tous les bâtisseurs de conscience ( chefs spirituels, éducateurs, enseignants, medias, etc ) , ont un rôle déterminant à jouer.Mohamed El Amine THIOUNE  

LES AUDITIONS BOUCLÉES, DES MAGISTRATS RÉCLAMENT DES SANCTIONS

http://www.emedia.sn Le patron de l’Inspection générale de l’administration de la justice n’a pas trainé les pieds dans son enquête. Saisi par le ministre de la Justice pour apporter la lumière dans l’affaire opposant le premier président de la Cour d’appel de Kaolack Ousmane Kane à son collègue Yaya Amadou Dia, Cheikh Tidiane Lam a bouclé ses auditions.
Selon les Echos, il a interrogé tous les magistrats impliqués dans cette affaire. Ainsi, informe la même source, il va, dans les prochains jours, déposer son rapport sur la table du ministre de la Justice qui devra donner une suite. Ce sera, en effet, au ministre de voir s’il faut saisir le Conseil de discipline. Cependant, beaucoup de magistrats, s’inquiétant de la perception que les Sénégalais ont de la corporation, réclament des sanctions. Pour ceux-là, la première chose qui devait être faite, c’est d’affecter les juges Yaya Amadou Dia et Ousmane Kane dans d’autres juridictions ou les suspendre momentanément.
Il faut rappeler que le juge Yaya Amadou Dia a, dans une lettre d’explication, fait des accusations très graves sur la personne de Ousmane Kane. Il est même allé jusqu’à le traiter de « magistrat corrompu ». Ce dernier a, face à la presse, nié les faits qui lui sont imputés avant de traîner dans la boue, à son tour, son collègue.

Sénégal : La longue liste des juges « décapités » par l’État

https://directnewsinfo.com De 2010 à 2020, une vingtaine de magistrats sénégalais ont été victimes de représailles de l’Exécutif. Soit, ils ont été rétrogradés, soit mutés ou mis au frigo ou en position d’indisponibilité. Leur seul tort : ils ont rendu des jugements défavorables à l’État. Walf Quotidien dresse une liste non exhaustive de ces magistrats injustement sanctionnés pour insubordination. Alioune Ndao, tout puissant procureur spécial de la Crei a été limogé en pleine audience puis muté à la Cour d’Appel de Dakar. Il a voulu poursuivre certains dignitaires de l’ancien régime dont la plupart ont été enrôlés par Macky Sall.
Fatou Habibatou Diallo, surnommée la dame de fer, mutée de la Chambres civile, commerciale, criminelle, sociale et administrative de la Cour suprême avait refusé de quitter son poste. Une suspension de ses fonctions s’en est suivie. Cheikh Diakhoumpa a laissé des plumes dans son bras de fer avec le député Farba Ngom. Convoqué par le procureur, Farba Ngom avait refusé de déférer. Le procureur Diakhoumpa est entré dans une colère noire face à cette défiance du griot du Président Macky Sall. « Force restera à la loi », avait-il martelé. Mais, bizarrement, c’est le juge lui-même qui sera relevé de ses fonctions et affecté ailleurs.

Yaya Amadou Dia, qui avait boudé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) lors du procès de Karim Wade, sera affecté à la Cour d’appel de Ziguinchor.

Le procureur Ousmane Diagne a été relevé de ses fonctions, au temps de l’ex-ministre de la Justice, Aminata Touré. Il avait refusé d’accorder le non-lieu total à Barthélémy Dias, dans l’affaire Ndiaga Diouf, demandé par la tutelle. Le Doyen des juges d’instruction de Dakar en 2007, Mahawa Sémou Diouf, a été muté à la Cour de justice de l’Uemoa. Il avait refusé d’emprisonner feu Sidy Lamine Niasse, Alioune Tine, Aida Ndiongue et bien d’autres personnalités déclarées ennemies du pouvoir.
Le parquetier Alioune Sarr a été affecté à Saint-Louis en représailles à son intransigeance dans l’affaire Aby Ndiaye, cette militante de l’Apr prise en flagrant délit pour vol de cartes nationale d’identité au commissariat de Mbour. La dernière sanction est celle infligée au juge Ngor Diop. Il a été rétrogradé pour avoir refusé de libérer un marabout. De chef de juridiction, il devient simple conseiller à la Cour d’appel de Thiès.

MAGAL ET COVID-19/Me Diop dénonce «l’attitude peu mouride d’un groupe de recherches qui a glissé dans «une maladresse décapante»

https://www.dakaractu.com Un groupe d’intellectuels mourides a remis un document au Khalife général des Mourides en perspective du Grand Magal 2020 dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19. Leur objectif, diront-ils, est d’aider le Patriarche de Darou Miname à considérer deux scenarii à partir desquels il pourrait dérouler l’événement sans donner au virus de la covid19 une chance de se propager.
Pour Me Diop, sur le fond,  « la démarche n’a rien d’inédit  » étant entendu que « les descendants de Serigne Touba, ses illustres Khalifes ont toujours travaillé en parfaite intelligence avec les ressources humaines de qualité qui sont légion dans la communauté mouride. Des hommes et femmes qui sont entièrement à la disposition de leurs guides charismatiques qui indiquent la voie à suivre. »
Le greffier bien connu dans le milieu mouride  de considérer que « de Cheikh Mouhamadou Moustapha à Cheikh Mountakha, ce style de management basé sur la clairvoyance, le ndigël et son acceptation est resté intact… la décision venant de Serigne Touba qui est le Khalife. Et même s’il est possible qu’il discute avec qui de droit, le premier mot et le dernier mot lui reviennent ».
Fort de tous ses arguments,  Me Diop rue dans les  brancards et dit sa part de vérité.  « C’est pourquoi, j’ai été particulièrement navré en lisant dans la presse des travaux de recherche qui étaient pourtant destinés exclusivement à Serigne Mountakha. Comment un outil d’éclairage scientifique, comportant de nombreuses préconisations sanitaires très utiles pour l’organisation du Magal » qui devrait permettre à l’autorité suprême de Touba de prendre une décision, comme le disent ses auteurs, est largement partagé sur la place publique? N’y a-t-il pas ici un manque de respect notoire et une violation flagrante à l’orthodoxie mouride et aux règles de bienséance tout court ?  »
Il poursuit son réquisitoire sans sourciller.  « Car, il est clair que, si l’objectif unique de ces recherches était d’informer et « d’éclairer la lanterne de l’autorité », une attitude plus sage devrait être adoptée. Des initiatives analogues sont menées tous les jours pour la communauté mouride sans que ses auteurs ne soient obligés de se mettre en vedette et de clamer : Je l’ai fait, c’est moi qui ai poussé le guide à faire ça ». C’est de l’irrespect notoire.

La voie royale dans le Mouridisme est d’obéir à l’autorité suprême et non d’essayer de le conseiller en public, le mettre devant un « fait accompli ».

À en croire Me Diop, « la démarche de ses intellectuels (qu’il met entre des guillemets) est dès lors, d’une maladresse décapante. Elle constitue un précédent dangereux qui tend à remettre en cause l’autorité, du moins l’affaiblir en voulant anticiper une décision future. Certes le « rapport » remis au Khalife, fuité puis publié, propose deux scénarii, mais il est quasi certain qu’il penche plutôt pour un « Magal à domicile » en mettant en relief des évidences.  Le fait de souligner si malencontreusement le Magal 2004 et l’épidémie de choléra de cette année, participe de cette volonté de vouloir convaincre vaille que vaille. D’ailleurs, les chiffres et l’ampleur de cette maladie après le Magal sont vagues et douteux. »
L’avocat de rappeler que la presse qui s’intéresse peu aux « trains qui arrivent à l’heure » n’a fait que son travail en exploitant la partie du rapport qu’elle juge plus intéressante. « Pourquoi jouer à l’equilibrisme si on connaît les intentions clairement affichées des ‘rapporteurs’ ? « , s’interroge-t-il.
« Il est temps, renchérit-il, que ce groupe de recherche avoue ses erreurs graves et s’engage à éviter de tels errements dans l’avenir. L’attitude d’un mouride quel que soit son « niveau d’intellectualité » c’est de se taire et de suivre les recommandations de celui à qui nous avons tout confié. « Al Mountakha dont le leadership n’est plus à démontrer va livrer la bonne parole, comme à son habitude. Des mesures justes pour tous. Mouride Ndigël ! » conclut Me Diop.

Dakar Dem Dikk : Terminus pour Me Moussa Diop?

https://www.seneweb.com Après Sory Kaba et Moustapha Diakhaté, le journal Walf Quotidien pointe un sursitaire dans sa livraison de ce mercredi.
En effet, le Directeur général de Dakar Dem Dikk risque de faire les frais de sa sortie sur un éventuel troisième mandat du président de la République.
Invité sur le plateau de Sen Tv, Me Moussa Diop évoquait l’impossibilité pour Macky Sall de briguer un 3e mandat.
Résultat des courses, sa tête est mise à prix et son départ de la tête de Dakar Dem Dikk ne serait plus qu’une question de timing.

Déclaration de patrimoine : Un ministre refuse de se soumettre à l’injonction de Macky Sall

https://www.seneweb.com Au cours du Conseil des ministres du 15 juillet 2020, demandant à ces derniers de faire leur déclaration de patrimoine avant le 31 août, certains d’entre eux ont répondu favorablement.
Mais, aujourd’hui, 1er septembre 2020, un ministre de la République continue de tenir tête au chef de l’Etat. Et c’est l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) qui l’a révélé dans une note parvourue par Seneweb.
En plus clair, d’après les sevices de Seynabou Ndiaye Diakhaté, sur les 35 ministres, les 34 se sont acquittés de cette obligation, sans de plus amples détails. Ce qui revient à dire qu’un seul membre du gouvernement de Macky Sall refuse, aujourd’hui, de se conformer à la loi n°2014-17 du 2 avril 2014.
Il reste maintenant à savoir le « sort » qui sera réservé à ce ministre « récalcitrant ».
Le président Sall avait fait sa sortie, quelque 48h seulement après la publication de 3 rapports incendiaires de l’Inspection générale d’Etat (Ige) épinglant pas mal d’autorités du pays.
Pour rappel, aux termes de ce texte législatif de 2014 relatif à la déclaration de patrimoine, la liste des personnes assujetties visées en son article 2 intègre les administrateurs de crédits, les ordonnateurs de recettes et de dépenses et les comptables publics dont le niveau d’opérations porte sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard (1.000.000.000) de francs Cfa.

Question du 3e mandat : Alioune Tine entre indignation et regret face au «Wax waxeet» des autorités étatiques

https://www.dakaractu.com En Côte d’Ivoire comme en Guinée Conakry, la volonté manifestée par les présidents Alassane Ouattara et Alpha Condé pour briguer un 3e mandat a plongé leurs pays dans le chaos.
Au Sénégal où l’autorité politique navigue dans le flou-obscur, l’idée continue d’être agitée. Une situation vivement déplorée par les acteurs de la société civile, à l’image de Alioune Tine.
Expert indépendant des Nations-Unies, ex-directeur national de Amnesty international, il a évoqué comment les autorités étatiques au pouvoir sont revenues sur leur parole donnée, lors d’une rencontre internationale, après avoir pris l’engagement de ne pas briguer le pouvoir pour un 3e mandat.
« On avait abouti au Sommet de 2015, à ce que la question du 3e mandat et surtout des deux mandats soit examinée et introduite dans le traité de la Cedeao. Tous les Etats étaient d’accord. Il n’y avait que deux seuls qui n’étaient pas d’accord. C’était la Gambie et le Togo. Aujourd’hui, c’est d’autres pays qui ne sont pas d’accord. Cela veut dire qu’on a véritablement reculé »,  a déclaré l’ex Secrétaire général de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme), dans une présentation faite, en fin de semaine, au cours d’un webinaire sur l’espace civique initié par Cocidev en partenariat avec Innovation for change (I4c).

Un revirement de situation qui fait qu’Alioune Tine se sent, avec ses pairs acteurs de la société civile, responsable surtout face à la Cedeao.

« Nous, en tant que société civile, avons une responsabilité dans cette crise. Il faut qu’on l’examine. Nous avons une responsabilité dans ce recul. Il faut qu’on l’examine et qu’on essaye de voir, comment nous allons nous organiser davantage pour vraiment influencer positivement les décisions à la Cedeao ».

Barthélémy Dias persiste : «Il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2024″

XALIMANEWS : Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur persiste et signe, il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2024. Invité de l’émission D’Clique sur la Tfm, Barthélemy Dias a fait savoir que les concertations sur le dialogue politique ne sont qu’une farce. Selon lui, le report des élections locales aura forcément une incidence sur la présidentielle.

3e mandat : Barthelemy Dias révèle  «le plan subtil de Macky Sall

https://www.igfm.sn Le maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthélémy Diaz soutient mordicus que le président de la République, Macky Sall prépare un coup fourré pour briguer un 3 manda,  ou un demi 3e mandat selon ses dires.  «Macky Sall est dans une logique de mettre en place une stratégie qui lui permettra de briguer ce fameux  troisième mandat avec la complicité de l’opposition qu’il a fini d’endormir avec le dialogue national», a déclaré ce mardi, Barthélémy Diaz  dans l’émission Dclique de la TFM.
Pour Barthelemy Diaz, derrière le report des élections locales envisagé par le gouvernement et une partie de l’opposition, se cache une véritable stratégie, un complot pour offrir à Macky Sall la possibilité de briguer d’une manière subtile,  un demi 3e mandat.
«Le report des élections locales de deux ans, conduira inéluctablement à un report des législatives. Par conséquent, les élections présidentielles seront également repoussées de deux ans et demi. Ainsi, Macky Sall sait qu’il ne peut pas avoir un 3e mandat et donc, il va manigancer pour avoir un demi 3e mandat qui est aussi une forme de coup d’État», a-t-il expliqué.

Barthélemy Dias : « le Parti Socialiste n’existe plus, taagué naniouko »

https://www.leral.net Invité de l’émission D’clique de la TFM, Barthélemy Dias est catégorique sur un fait : le Ps n’existe plus, c’est un parti mort.
A en croire Barthélemy Dias, « un parti politique doit vivre, un parti doit avoir des réunions politiques, de comité central, des tournées, des ventes de cartes, de l’animation. Depuis que Macky Sall a accédé au pouvoir, depuis 2012, il n’y a jamais eu de réunions du Ps.
Depuis 08 ans, pas de vente de cartes, pas de tournées. Mis à part la réunion où il y a eu des échauffourées, rien, le Ps est mort de sa belle mort », a-t-il.
Pour Barth, le PS a eu deux ancêtres, donc, ce n’est pas nouveau, bien que le socialisme soit toujours là. J’aimerai bien qu’on reconstruise le Ps autour de Khalifa Sall.

Dialogue politique et Locales : Macky réunit son staff au Palais

https://www.dakarmatin.com Le chef de l’État a réuni, hier, au palais de la République, son staff. Selon Sud Quotidien qui vend la mèche, il était question de faire le point sur les conclusions de la Commission politique du Dialogue national. Macky Sall était entouré d’une équipe triée sur le volet composée du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, du directeur de cabinet politique Mahmout Saleh et du ministre d’État secrétaire général de la Présidence, Mahammad Boun Abdallah Dione.
Objectif de cette réunion ? Le Président Sall et son staff réfléchissent à un éventuel report des élections municipales et départementales prévues initialement en mars prochain. Bref, un troisième report des locales n’est pas exclu.

Chef de l’opposition : le député Abdou Mbow vote Idrissa Seck

https://www.dakarmatin.com Abdoul Mbow, député de la 13ème législature se prononce sur le débat autout du chef de l’opposition. Invité à l’émission « Toc Toc Sénégal » sur Iradio, il a désigné Idrissa Seck. « A mon avis, le deuxième à l’élection présidentielle doit être d’office le chef de l’opposition parce que nous sommes pas dans un régime parlementaire mais nous sommes dans un régime présidentiel», a-t-il déclaré. Il persiste et signe que celui « qui arrive deuxième à l’élection présidentielle doit être chef de l’opposition ».

Questekki 214 du mardi 1er Septembre 2020

Dossier Ressources naturelles : Inondations, le Président Macky Sall abandonne le peuple à son sort.

La pluie souhaitée par tous est une catastrophe dans les communes mal urbanisées du Sénégal. Sans réseau d’assainissement et plans d’urbanisme qui fixent les lieux habitables, les maires ont laissé prospérer avec l’administration une urbanisation sauvage. Il s’en suit des inondations lorsqu’il pleut. En 2012, arrivé au pouvoir, Macky Sall avait lancé un plan décennal de résolution définitive du problème récurrent des inondations dans notre pays
Ce plan a été mis sous le boisseau, son exécution ne satisfait pas aux besoins de prédation de l’APR. Des éléphants blancs comme le Centre de Conférence Abdou Diouf, le stadium de Diamniadio, pour ne prendre que ces exemples, sont plus intéressants pour les prédateurs. Le résultat des courses, les populations vivent un véritable cauchemar surtout dans les zones où les travaux titanesques  ne sont pas terminés, Pikine par exemple qui attend le plan ORSEC.
Macky Sall a abandonné la lutte contre les inondations comme celle contre le coronavirus. Tout ce qui aide le peuple sénégalais ne l’intéresse pas et est abandonné dans une chaîne de Wax Waxeet sans précédent ; charte de gouvernance démocratiques des Assises Nationales, Réduction de son mandat à sept ans, inscription de dispositions transitoires dans la constitution indiquant que son premier mandat est bien celui qui a commencé en 2012, nomination par décret de parent proche, le cas Alioune Sall, suppression du poste de premier ministre après l’avoir promis à certains de ses affidés, et j’en passe.
Macky Sall a les yeux rivés sur la rente gazière des blocs offshore du Sénégal de St Louis en Casamance et travaille avec ses parrains à son accaparement à travers des grands projets financés par un endettement massif et des accords du type Franck Timis. Pour cela, il abandonne le peuple dans sa misère et planifie l’écrasement de l’opposition démocratique et patriote engagée dans la bonne gouvernance des ressources naturelles. La résistance s’organise autour de Tekki et du CRD comme nous l’a enseigné Moussa Ndiaye Premier Coordonnateur du Mouvement Tekki, liquidé le deux septembre 2008.

Dossier nouveau : Dialogue national, deal politique de Macky Sall pour imposer sa stratégie aux locales et confisquer la démocratie

La Covid 19 a ceci de bien qu’elle a mis à nu le pseudo dialogue politique de Macky Sall. A grand renfort de publicité de la presse domptée par la Famille FayeSall, on a voulu nous faire croire que le victorieux magnanime de la présidentielle parrainée de 2019 est soucieux de l’approfondissement de la démocratie et est prêt à des consensus avec sa classe politique, financés par les fonds publics. Il a « élaboré » son nouveau plan économique sans les dialogueurs et est allé le présenter aux donneurs d’ordre en France.
En vérité, face aux difficultés pour imposer les maires acquis à la cause de l’émirat gazier, le pouvoir de la famille FayeSall jusqu’en 2035 et plus,  Macky Sall a cherché ceci  : obtenir le report des élections locales, éliminer le parrainage impossible à administrer aux locales et aussi élire le maire au suffrage direct. Il l’a obtenu avec les dialogueurs et va couper l’herbe sous les pieds de son opposition interne candidate à la présidentielle prochaine. Un sondage en cours dans les communes du Sénégal par un cabinet privé l’aidera à affiner ses choix. Selon le résultat de ce sondage autour de la gestion de la covid 19 et du choix du maire, il ajustera le timing des élections locales illégalement fixées au plus tard en fin mars 2021.
Macky Sall avait promis de réduire l’opposition à sa plus simple expression. Ses méthodes sont bien connues, intimidation CREI, IGE, répression et emprisonnement, non inscription sur les listes électorales, transhumance, rencontres nocturnes, promesse de nommer un chef de l’opposition avec un budget de 2 milliards comme je l’avais dit. Une vraie forfaiture.

Abdoul Mbaye dans « Profession de foi » : «La relation que j’avais avec mon père…Cette leçon apprise de mon compagnonnage avec Macky Sall.. »

https://www.dakaractu.com À cœur ouvert, le leader de L’Alliance pour la citoyenneté et le travail, invité de ce nouveau numéro de ‘Profession de foi’ a parlé de son parcours professionnel et politique.
L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a également livré son sentiment sur sa famille qui a reçu, comme il l’a bien souligné dans l’émission, « une bonne éducation avec des valeurs que leur défunt père, le juge Kéba Mbaye, leur a inculquées ».
La face méconnue de l’homme, dévoilée avec des précisions sur son caractère dans la famille qui reflète sa conduite de fils aîné et qui lui a valu la confiance de toute la famille. Ses parents, amis, proches et collaborateurs dans le milieu professionnel se sont exprimés sur l’homme au cours de cette émission. Mais également tous ont témoigné sur Abdoul Mbaye qui « a su mettre de la rigueur et de la méthode dans sa démarche ». Que ce soit dans le monde des affaires ou dans l’administration en général.
Le président de l’ACT est aussi revenu sur ses débuts en tant que banquier et les défis qu’il a eu à relever dans ce secteur qu’il maîtrise bien.
Une carrière politique qu’il a entamée avec la création de son parti et le projet qu’il compte mettre en œuvre pour oublier cette « déception vécue au cours de son compagnonnage avec Macky Sall, devenu aujourd’hui, un adversaire politique ».

L’avenir Politique De Karim Wade Et De Khalifa Sall Entre Les Mains De Macky Sall

https://www.xibaaru.sn Droits politiques et civiques  : L’avenir politique de Karim Wade et de Khalifa Sall entre les mains de Macky Sall
Plus que jamais, l’avenir politique de Karim Wade et de Khalifa Sall demeure suspendu à la décision du Président Macky Sall. C’est au Président de la République Macky Sall de décider s’ils doivent dans l’immédiat retrouver leurs droits civiques et politiques perdus temporairement avec leurs condamnations par les juridictions.
Parmi les recommandations contenues dans le rapport du dialogue politique figurent trois recommandations fortes. Notamment, la suppression de l’arrêté Ousmane Ngom interdisant les manifestations dans le centre-ville de Dakar, la suppression du parrainage aux locales ainsi que celle à propos de la perte des droits civiques et politiques. Cette dernière recommandation, si elle est suivie par le Chef de l’Etat Macky Sall, permettrait à Karim Wade et à Khalifa Sall de participer aux prochaines joutes électorales.
La balle se trouve ainsi entre les mains du Chef de l’Etat Macky Sall qui pourra, s’il va dans le sens de cette recommandation, permettre la décrispation du champ politique national. Les partis de l’opposition ainsi qu’une grande partie de la société civile n’ont jamais cessé de réclamer que Karim Wade et Khalifa Sall retrouvent tous leurs droits civiques et politiques.
Karim Wade et Khalifa Sall, deux mastodontes de la vie politique nationale, qui déjà à cause de la perte de leurs droits civiques et politiques, avaient été déclarés hors de la course lors de la dernière élection présidentielle de 2019. Ce qui avait poussé certains à dire que le régime du Président de la République Macky Sall avait profité des condamnations qui frappaient Karim Wade et Khalifa Sall pour fausser les règles du jeu et permettre ainsi au Chef de l’Etat sortant de se faire réélire sans coup férir lors de cette présidentielle.La rédaction de Xibaaru

« Torture contre Ardo Gningue » : Le syndrome Harouna Sy guette le Colonel Cheikh Sarr

https://www.seneweb.com Après Amnesty International, Aar Li Ñu Bokk a porté plainte contre le colonel Cheikh Sarr, qui supervisait les opérations au moment des faits, devant les juridictions pour torture.
Selon le quotidien L’AS, la plateforme a saisi l’Organisation des Nations Unies (Onu) d’une lettre de dénonciation pour « actes de tortures » contre l’activiste Ardo Gningue.
Aar Li Ñu Bokk demande la suspension du colonel Sarr des missions de maintien de la paix tant qu’il n’aura pas répondu à ses actes. Une dénonciation qui pourrait même lui coûter son poste.
Le journal de rappeler l’affaire Harouna Sy qui avait été bloqué par le Secrétaire général de l’Onu d’alors, Ban Ki Moon, alors qu’il avait réussi, via un appel à candidatures, à intégrer l’Onu.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 02/09/2020

LES 15 ANS DE L’AS

Le 1er septembre 2005, un journal est né. L’AS quotidien venait ainsi de faire son entrée fracassante dans l’espace médiatique sénégalais. Sous la houlette de Mamadou Thierno Talla, votre quotidien fait son petit bonhomme de chemin. Lentement et sûrement, il s’est frayé une voie au point de figurer dans le trio de tête des journaux ayant le plus grand tirage. Vous êtes des milliers à nous lire chaque matin. On vous en remercie. 15 ans, c’est encore jeune pour une entreprise qui se veut pérenne. Mais croyez moi, cette nouvelle équipe de «L’As» composée de jeunes hommes et femmes professionnels jusqu’au bout des ongles entend vous servir avec détermination, rigueur et professionnalisme. Certes, le bel élan pris a été un peu brisé par la Covid, mais votre canard se porte mieux. Grâce à Dieu et avec votre soutien constant, il a pris son envol et fait le serment de relever avec vous chers lecteurs et annonceurs les grands défis qui se dressent en travers de son chemin. Il faudra désormais compter avec Lasnews.info et sa chaîne youtube qui cartonnent déjà dans le domaine digital. Mais le grand groupe Amal est en train de prendre forme avec l’ouverture prochaine d’une chaîne de radio.

Démarrage de l’examen du Bac 2020

L’examen du Baccalauréat général démarre aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. En effet, ce sont 155 109 candidats dont 52% de filles répartis dans 496 jurys qui vont composer. 81,64% des candidats sont dans les séries littéraires contre 16,45% dans les séries scientifiques et techniques et 1,94% dans les séries de gestion et sciences économiques. Les autorités ont pris les dispositions pour que l’examen se passe dans le respect des gestes barrières.

Le FRAPP exige la libération d’Aliou Sané et Cie

Restons avec l’interpellation de membres du mouvement Y en a marre pour dire que leurs camarades de FRAPP invitent tous les démocrates à aller pacifiquement au commissariat de police de Dieuppeul, si Aliou Sané et compagnie ne sont pas libérés aujourd’hui. Pour le secrétariat exécutif national du FRAPP, il s’agit d’un acharnement sur des résistants. Ainsi FRAPP exprime toute sa solidarité au mouvement Y’en a marre dont les membres sont arrêtés pour avoir voulu déposer une lettre de protestation au siège de Orange-Sonatel. Le FRAPP exige la libération immédiate de ses camarades et frères du mouvement Y en a marre et manifeste sa solidarité dans la lutte contre l’impérialisme d’Orange au Sénégal. Aux dernières nouvelles, ils avaient été libérés dans la soirée et aucune charge n’avait été retenue contre eux.

Ardo Gningue la Sr

Le commandant Mbengue et ses hommes sont déterminés à faire la lumière sur cette affaire torture qui éclabousse le Colonel Cheikh Sarr. Avant-hier, le jeune Ardo Gningue et son avocat Me Koureyssi Bâ ont été reçus par les pandores de la Section recherche actionnés par le général Tine, Haut commandant. D’après des sources de L’As, Général Tine est connu pour sa rigueur et son intégrité et il est déterminé à clarifier ce dossier. Ardo Gningue a réitéré ses accusations, l’enquête se poursuit et est en train de prendre une tournure internationale avec la saisine des Nations Unies. Colonel Cheikh Sarr risque simplement de ne plus aller en mission onusiennes à l’image du commissaire Arona Sy qui avait été cité dans de cas similaires lors des manifestations préélectorales de 2011.

Les mises en garde de la CDP à l’office du Bac

La Commission de protection des données personnelles (CDP) rappelle au Directeur de l’Office du baccalauréat l’obligation de protéger les données à caractère personnel des candidats au baccalauréat. Dans un communiqué parvenu à «L’As», Awa Ndiaye souligne que même si l’office du Bac, responsable du traitement des données, a toute la liberté de choisir sa technologie, il est toutefois dans l’obligation de garantir le plus haut niveau de sécurité afin de tenir compte de l’intérêt des candidats. La CDP souligne que, nonobstant le dispositif légal et réglementaire en vigueur, des responsables de traitement continuent à méconnaître leurs obligations déclaratives et les principes de protection de la vie privée et des données personnelles. A ce propos, Awa Ndiaye prévient que la loi s’applique indifféremment à toutes les entités publiques ou privées ou individus assumant la responsabilité d’un traitement.

Les acteurs de l’éducation ont contribué 18 100 000 francs CFA.

Les acteurs de l’Education nationale ont contribué dans la mobilisation de ressources pour lutter contre la pandémie de covid-19. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a remis hier, en marge de la rencontre sur la lancinante question de la surimposition des rappels décriée par les syndicats d’enseignants, leur participation. Au nom du G7, de tous les enseignants et autres acteurs de l’éducation qui ont contribué à la mobilisation des ressources destinées au fonds mis en place pour combattre la Covid-19, il a remis un chèque de 18 100 000 francs CFA.

Une délégation de la DGPU reçue par Macky Sall

Six projets dont 2 pour la construction d’immeubles et de villas à usage résidentiel et commercial ont été présentés par la délégation à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose au Président Macky Sall. Selon le délégué général Diène Farba Sarr, plus de 250 milliards sont mobilisés pour participer à la construction de la ville futuriste de Diamniadio. A l’en croire, la DGPU a ouvert ainsi ses portes aux promoteurs pour favoriser la croissance économique. Le chef de l’Etat a reçu dans le même sillage le chanteur sénégalo-américain Akon, venu lui présenter son projet futuriste que beaucoup pensent chimériques.

Plus aucun cas de covid-19 dans la région de Kaffrine

La région de Kaffrine ne compte plus aucun cas de coronavirus, après que 13 patients infectés par le virus ont été testés négatifs et déclarés guéris, a appris l’APS de sa région médicale. «Les derniers contrôles effectués sur les malades sont revenus négatifs, ils ont donc été déclarés guéris. La région de Kaffrine ne compte plus de malade hospitalisé à cause de la maladie à coronavirus», indique un bulletin épidémiologique, selon lequel aucun nouveau cas n’a été enregistré. La région de Kaffrine comptait 14 cas de Covid-19, détectés à Koungheul (03), Birkelane (2), Kaffrine (6) et Malem Hodar (3). Treize patients ont recouvré la santé, tandis que le quatrième a succombé à la maladie. «Aujourd’hui, aucune nouvelle infection n’a été recensée dans la région de Kaffrine», selon le corps médical régional, qui exhorte les populations locales à faire preuve de vigilance, pour éviter de nouvelles infections.

Conseil national des sages Républicains

Le Conseil National des Sages Républicains (CNSR) salue la décision présidentielle d’adopter courant septembre 2020 le Programme d’Actions Prioritaires ajusté et accéléré (PAP2a). Son coordonnateur national, Maham Diallo pense qu’au regard de la crise mondiale marquée par une désarticulation des fondements économiques, le PAP2 vient à la bonne heure pour notre pays qui garde le cap de l’émergence. Aussi, le Conseil National des Sages Républicains se réjouit-il de la priorité accordée à la souveraineté dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie et les PME dans une démarche d’équité et d’inclusion. Sur le plan politique, le Conseil National des Sages Républicains note avec grande satisfaction la reprise des travaux de la commission politique du dialogue national. Toutefois, les sages de l’Apr appellent toutes les parties prenantes à privilégier l’intérêt de la Nation autour des questions encore en discussion.

Abdoulaye Sow- » J’ai refusé de céder au chantage de Serigne Mboup… »

Le président de la chambre de commerce de Dakar, Abdoulaye Sow, est l’invité d’IGFM de ce mardi. Dans cet entretien, M. Sow apporte la réplique aux accusations du président l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup et son groupe.
iGFM – (Dakar) Le président de la chambre de commerce de Dakar, Abdoulaye Sow, est l’invité d’IGFM de ce mardi.
Dans cet entretien, M. Sow apporte la réplique aux accusations du président l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup et son groupe.
Dans cette première partie, il revient sur le processus qui a conduit à son élection dans les règles de l’art et les négociations menées avec les travailleurs pour instaurer un climat social apaisé à la chambre de commerce.
A l’en croire, Serigne Mboup crie sur tous les toits qu’il est derrière mon élection à la chambre de commerce de Dakar. C’est pourquoi, dit-il, après son élection Serigne Mboup est venu le voir pour lui faire des propositions. Notamment d’avoir un bureau à la chambre de commerce de Dakar en sa qualité de président de l’Union, d’avoir un regard sur le courrier, de lui recommander un de ses amis, Cheikh Diallo, ancien consul du Sénégal à Istambul et le poste de représentant de la chambre au niveau du Cosec.
Des propositions que le président Abdoulaye Sow a refusé catégoriquement d’appliquer. Parce qu’il ne doit son élection à personne. S’il accepte ces propositions. C’est quand il a refusé de céder à ce chantage, dit-il, qu’il est devenu un ennemi à abbattre. Une campagne de diabolisation a été orchestrée contre lui dans les médias pour le jeter en pâture.
Mais c’est mal connaître l’homme qui s’est battu pour se retrouver aujourd’hui au sommet. Ce poste de président de la chambre de commerce est plus que mérité. Son élection ne souffre d’aucune constestation et personne ne pourra la salir martèle-t-il.Harouna FALL

Live de Pape Alé Niang : Secrets d’Etat ou complicité de prévarications de nos deniers publics

https://www.dakarmatin.com/2020/09/01/live-de-pape-ale-niang-secrets-detat-ou-complicite-de-prevarications-de-nos-deniers-publics/


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