Revue de presse du Mercredi 02 Décembre 2020

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66 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,30 nouveaux guéris,1 nouveau décès et 6 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1053 tests réalisés, 66 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 6,27 %. Il s’agit de 29 contacts suivis et 37 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
30 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
6 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Un nouveau décès lié à la Covid-19, enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 16173 cas positifs dont 15657 guéris, 334 décès et 181 encore sous traitement.

CEDEAO : La BAD annonce 5 milliards $ d’investissement pour soutenir l’intégration régionale

https://www.sikafinance.com La Banque africaine de développement (BAD) prévoit investir environ 4,94 milliards $ dans 35 projets intégrateurs en Afrique de l’ouest dans le cadre de la nouvelle stratégie quinquennale définie pour la région.
Le document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique de l’Ouest (DSIR-AO) 2020-2025 a été lancé ce 26 novembre au cours d’un séminaire virtuel, qui a réuni des représentants de la Banque, des organisations régionales et des pays membres. Il a été construit autour de principales priorités relatives à l’amélioration des infrastructures transfrontalières, au soutien aux entreprises régionales, au développement du commerce intrarégional et à l’intégration financière en Afrique de l’Ouest, le tout en rapport avec les ODD, la ZLECAf ou encore l’Agenda 2063 de l’Union africaine, explique l’institution sans donner plus de détail.
Les fonds pour financer ces programmes proviendront des allocations de l’institution financière, mais également d’autres bailleurs, y compris le secteur privé, selon Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest. Elle a indiqué à cet effet que l’Africa Investment Forum (AIF) dont la dernière édition s’est tenue en Afrique du Sud a été initié afin de faire rencontrer investisseurs et projets de développement.Jean Mermoz Konandi

La Suisse dégage 5,6 milliards FCFA pour le recherche agricole en Afrique de l’ouest

https://www.sikafinance.com La Suisse soutient le développement de l’agriculture en Afrique de l’ouest et du centre à travers un décaissement de 5,6 milliards FCFA, soit 8,5 millions d’euros. L’accord de financement a été signé ce 30 novembre à Dakar, au Sénégal, entre la Coopération suisse et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF).
 » L’accord couvre la période 2020-2024 et constitue la première phase d’un engagement de 12 ans entre la Coopération suisse et le CORAF pour une enveloppe globale de 18 milliards FCFA « , indique le communiqué du CORAF.
Cet appui a pour but de financer la recherche et développement (R&D) dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage afin de permettre aux petits paysans du Bénin, du Burkina Faso, du Tchad, du Mali et du Niger d’accéder aux technologies et innovations agricoles.
L’objectif est d’impacter chaque étape de la chaîne de valeur du secteur ; de la production à la vente en passant par la transformation, en vue de créer des emplois et la richesse ainsi que de réduire le chômage.
Créée en 1987, le CORAF est une association internationale regroupant les systèmes nationaux de recherche agricole de 23 pays africains. Cette structure qui est par ailleurs la plus grande organisation de recherche sous-régionale du continent a pour mission d’améliorer les méthodes de traditionnelle de production en vue de booster le volume de production et la productivité agricoles et promouvoir de la compétitivité des régions ouest et centre.Olivia Yao

BRVM ouverture : 14 000 titres BOA Sénégal cédés à l’ouverture

https://www.sikafinance.com/ La bourse régionale des valeurs mobilières a débuté sa séance de cotation sur une hausse de ses deux indices à savoir le BRVM Composite et le BRVM 10.
En effet, le BRVM Composite et le BRVM 10 se sont respectivement appréciés de 0,13% à 131,03 points et de 0,16% à 115,77 points.
Au niveau des performances individuelles, on dénombre pour l’instant, 4 valeurs en hausse contre 5 cinq en baisse. La valeur BOA Sénégal (-0,75% à 3 200 FCFA) enregistre 14 190 titres cédés pour un montant de 18,7 millions FCFA concentrant ainsi 60% des transactions de ce début de séance de cotation.
Le volume total des transactions de cette entame de journée se chiffre à 18,7 millions FCFA.Richmond KOUASSI

La loi des finances initiale 2021 chamboule certaines dispositions du Code général des impôts

https://www.lejecos.com La loi des finances initiale (Lfi) pour l’année 2021 apporte des modifications sur certaines dispositions du Code général des impôts (Cgi) notamment le régime fiscal dérogatoire des entreprises des secteurs du tourisme et de la presse. Il faut préciser que ce régime de faveur est applicable sur la période allant du 01 Octobre 2020 jusqu’au 31 Décembre 2021. Des dispositions dérogatoires sont également apportées en ce qui concerne les produits textiles et les promoteurs immobiliers.
La Loi des finances initiale pour l’exercice 2021 va chambouler certaines dispositions du Code général des impôts. En effet, il est proposé par dérogation aux dispositions dudit Code, un certain nombre de mesures pour les entreprises du tourisme et  de la presse. Il s’agit entre autres de ne pas les rechercher en paiement de la Tva et du reversement des impôts et taxes retenus sur les salaires, de les exonérer du paiement de certains impôts directs dont elles sont les redevables réels : IS, IMF, CFPB, CFPNB et CFCE. Aussi, faut-il préciser que ce régime de faveur est applicable sur la période allant du 01 octobre 2020 jusqu’au 31 décembre 2021.

Mesure spécifique sur les produits textiles

Par ailleurs, d’autres modifications ont été apportées. Il s’agit plus précisément de l’institution d’une taxe spécifique sur les produits textiles (5%), de l’élargissement de la taxe sur les corps gras alimentaires à tous les produits de la charcuterie ainsi que la taxation des conditionnements et emballages non récupérables au même titre que les sachets en plastique, d’étendre la taxe de plus-value immobilière (5%-10%-15%) aux cessions d’éléments d’actif immobilier des entreprises et de relever le taux applicable à 15% pour les terrains non bâtis ou insuffisamment bâtis, d’exclure du droit à déduction, sauf lorsque la prestation a le  caractère de transfert de savoir-faire, la Tva supportée sur les prestations de services dont le prestataire n’est pas établi au Sénégal.
La nouvelle Lfi apporte également des mesures visant à reconduire jusqu’en 2025 le précompte de Tva sur les paiements opérés par les établissements publics, les sociétés nationales, les sociétés à participation publique majoritaire et les exploitants ou concessionnaires de services publics notamment de l’eau, de l’électricité et du téléphone, à mettre en place un dispositif faisant obligation aux banques et établissements financiers, aux entreprises d’assurances, de réassurance ainsi qu’à toutes autres institutions financières teneures de comptes de communiquer à l’administration fiscale, toutes les informations requises, à ramener les délais de restitution en matière de Tva à trente (30) jours.
Il s’agira aussi de réviser de la base d’imposition de la CEL valeur locative pour les hôtels et les sociétés civiles immobilières : la moitié de la valeur locative totale des réceptifs en ce qui concerne les établissements hôteliers et touristiques agréés et sur 40% de la valeur locative des immeubles inscrits à l’actif de leurs bilans pour les sociétés à prépondérance immobilière, d’atténuer les effets de l’application du système de la progressivité sur le calcul de l’impôt sur le revenu en cas de perception de revenus salariaux différés. En effet, il est envisagé d’instituer, selon des modalités à préciser par voie réglementaire, un étalement d’office desdits revenus lorsqu’ils sont encaissés par les agents de l’Etat.

Avantages fiscaux et douaniers dérogatoires en faveur des immobiliers

Aux mesures destinées au tourisme, à la presse, aux produits textiles, il faut ajouter la disposition accordant des avantages fiscaux et douaniers dérogatoires en matière de logement. Ce régime, valable pour une période de 5 ans, accorde au profit des promoteurs immobiliers engagés dans un programme de construction d’immeubles à usage de logement agréé par l’État.
Il s’agira en ce sens, d’une réduction de 50 % de l’impôt sur les sociétés, d’une suspension de la Tva sur les matériels et matériaux de construction, les études topographiques, les études et travaux de voiries et réseaux divers (Vrd), les études d’urbanisme, d’architecture et les études et travaux portant sur les équipements socio-collectifs (écoles, centres de santé, etc.) à la charge du promoteur immobilier et/ou de ses sous-traitants et rentrant dans le cadre de l’exécution du programme. A noter également que cette disposition implique une réduction de 50 % des droits d’enregistrement à l’acquisition des terrains par les promoteurs immobiliers, une admission temporaire pour les engins non fixés à demeure, tels que notamment les bulldozers, élévateurs, grues et les camions et enfin une exonération des droits de douane sur les matériaux importés pour la réalisation du programme.Bassirou MBAYE

MAMADOU NGOM (ECONOMISTE-FISCALISTE) : ‘’Si on avait équilibré le budget, avec la Covid, on allait souffrir’’

http://www.enqueteplus.com Le Sénégal va appliquer, pour la première fois, pour la gestion budgétaire 2021, le principe de budget-programme. C’est pourquoi, dans la loi de finances initiale votée jeudi dernier à l’Assemblée nationale, les budgets des institutions sont évalués selon les autorisations d’engagement (AE) et crédits de paiement (CP). Pour comprendre ce que renferment ces innovations, ‘’EnQuête’’ s’est entretenu avec l’économiste-fiscaliste Mamadou Ngom, par ailleurs enseignant associé à la faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg) et au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag).

Dans la loi de finances initiale (LFI) 2021, on a constaté, cette année, qu’on parle d’autorisations d’engagement (AE) et de crédits de paiement (CP) pour le budget des institutions. Pouvez-vous nous expliquer ces deux notions ?

La grande innovation, c’est que le budget-programme est entré en vigueur au Sénégal depuis 2020. Cela fait partie des innovations inscrites par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Dans ce cadre, la directive de l’UEMOA n°6-2009 avait instruit les Etats membres à s’engager autour du budget-programme.
Maintenant, il ne s’agit plus, pour le ministre des Finances qui était le seul ordonnateur principal et unique du budget général et tout. Maintenant, à chaque ministère lui est affecté son budget de programme. Tout étant pour un meilleur contrôle. Parce que qui parle de budget-programme parle aussi de contrôle et de suivi budgétaires. Maintenant, pour qu’il y ait ce contrôle-là, il fallait un couplage des autorisations d’engagement et aussi des crédits de paiement.
Pour ce qui est des crédits de paiement, la définition que l’on donne est celle standard. Ils sont constitués de la limite supérieure des dépenses pouvant être ordonnées ou payées au cours de l’exercice. Ce sont des crédits qui sont destinés à la couverture des engagements contractés par des entités de l’Administration. Ils couvrent également les dépenses de personnel, les acquisitions de biens et services, et aussi les dépenses de transfert.

Qu’en est-il des autorisations d’engagement ?

Les autorisations d’engagement portent plus sur les investissements et donc, ce sont des contrats à long terme. C’est cette façon de faire que les gouvernements, en l’occurrence l’Etat du Sénégal même, doivent désormais suivre, pour plus d’efficacité de la gestion budgétaire. L’autorisation d’engagement est un investissement inscrit dans la loi de finances.
Donc, ce n’est pas dans le budget de fonctionnement. Elles relèvent des contrats de partenariat avec le privé à qui l’Etat confie le financement à la réalisation de programmes. Il y a aussi le maintien et l’exploitation, les déclarations d’investissement, etc. Tout cela entre dans le respect de l’harmonisation que l’UEMOA a prescrit depuis 2009. Qui a été repris par la loi organique 2020-07 du 26 février 2020, en son article 7.

Aujourd’hui, comment faire pour évaluer le budget global alloué à une institution ?

Avec les autres méthodes, on mettait recettes-dépenses.  Maintenant, les budgets sont établis suivant un programme pluriannuel. Le ministre chargé des Finances établit un programme sur trois ans qui décline l’objectif budgétaire. En d’autres termes, je dirai c’est consigné dans un document qu’on appelle le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel. Donc, les ministères peuvent s’inspirer de ce document. Et qu’avant, c’était le fait d’une seule personne qui prévoyait le budget pour chaque ministère et il y avait beaucoup de problèmes de contrôle, etc. Maintenant, il travaille sur la base de programmes. Et le constat est que ces budgets ne sont pas du tout équilibrés. On prévoit encore le déséquilibre. Donc, cela donne une image beaucoup plus réelle et objective du budget.

Est-ce que cela signifie que le budget de chaque institution est défini selon les projets ou programmes de celle-ci ? 

Oui, cela se fait selon les programmes mêmes. Pour revenir sur le couplage, parce que c’est ce qui est important, pourquoi fait-on le couplage de ces deux concepts ? Le couplage des crédits de paiement et autorisations d’engagement s’appuie sur un meilleur contrôle et pour asseoir un bon suivi budgétaire. Cela permet aussi d’instituer un état de veille permanant, de suivi. Et plus loin même, c’est une démarche qui s’inscrit dans le concept de la gestion axée sur les résultats. L’idée des budgets-programmes vient des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Parce qu’en à un moment donné, il faut que l’on puisse établir le budget de façon que le contribuable puisse suivre. Le budget est, en fait, un document prévisionnel. La première étape, c’est la loi de finances initiale (LFI) de l’année. Actuellement, le droit positif a tendance a utilisé plutôt le terme ‘’loi de finances’’ que le budget. Ce budget prévoit les recettes et dépenses. Maintenant, s’il y a déséquilibre quelque part, des forts imprévus, comme le cas de la Covid, on fait une loi de finances rectificative (LFR). Et tout cela, ce sont les parlementaires qui le votent, afin qu’on ait le budget définitif par la loi de règlement. Cette façon de faire avec le budget-programme, on peut le suivre et faire le pilotage. C’est cela même qui nous donnerait raison sur l’ancienne méthode qui consistait à dire qu’il faut équilibrer le budget, alors qu’on peut équilibrer les comptes, mais pas le budget. Si on avait équilibré le budget, alors avec la Covid, on allait souffrir.

Donc, on peut dire qu’il y aura plus de transparence dans la gestion budgétaire avec l’application du budget-programme ?

Oui, cela implique une transparence et surtout l’innovation. En France, c’est ce qui est fait depuis 2013. Ici, nous en sommes venus tardivement, parce que le Sénégal l’a repoussé à deux reprises, en 2011 et 2020.

Par rapport à sa pertinence, est-ce que dans les pays où le budget-programme a été appliqué, il y a eu des preuves concrètes ?

Nous nous trouvons avec une nouvelle donne où les principes classiques qui présidaient à l’application du budget sont remis en cause. Sur le principe phare qui est celui d’annualité, par exemple, c’est bon. Parce que maintenant, on parle de budget pluriannuel. L’équilibre budgétaire, aussi, n’est plus considéré comme un principe fondamental. Parce qu’un budget, il faut le laisser même se déséquilibrer. C’est pour prévoir certains chocs. Si on prend le choc exogène de la Covid-19, tous les budgets sont déséquilibrés. Les autres rubriques maintenant peuvent rester. C’est une grande innovation que nous avons et qui peut nous permettre, maintenant, de prévoir les déficits. A l’avance, si on voit dans la loi de finances, le déficit y est indiqué. Alors que dans nos économies, on a peur du déficit. L’équilibre budgétaire est défini par certains économistes comme une opération financièrement saine, mais qui n’est pas forcément économiquement rentable. D’autres aussi pourront dire le contraire, parce que ce sont des orthodoxes qui veulent toujours l’équilibre. Mais maintenant, c’est un monde qui bouge et tout peut s’adapter.

On a aussi noté, dans la LFI, la hausse du budget de certaines institutions comme la Cese, l’Assemblée nationale et le HCCT. La justification du ministre des Finances devant l’hémicycle est qu’il y a un besoin en équipements. Mais vu le contexte actuel, est-ce que ces dépenses sont une priorité ?

Dans nos économies, on devait aller beaucoup plus dans le sens des budgets qui intègrent les investissements. Quand je dis investissement, c’est projeter dans l’avenir. Nous avons des routes certes, mais il nous en manque. Nous manquons des investissements dans le domaine du chemin de fer. On a des problèmes pour expédier de la marchandise. Tous les pays développés ont investi le chemin de fer, etc. Le budget de fonctionnement, c’est quand même bien. Mais les pays en développement ont beaucoup plus besoin de budgets d’investissement que ceux de fonctionnement. L’investissement nous permet de se hisser vers le développement.

Et pour le budget global du Sénégal qui est arrêté à 4 589,15 milliards de francs CFA, y a-t-il des craintes à avoir, tenant compte du contexte actuel ?

Bien sûr. Parce qu’il a été revu à la baisse. C’est un cas exceptionnel et c’est un budget encore sous surveillance. En Europe, on parle de probabilité de troisième vague et cela rejoint toujours l’idée de l’équilibre. Avec ce budget-programme, le couplage concernant les autorisations d’engagement et les crédits de paiement permettrait de faire un ajustement automatique, au lieu d’attendre la fin de l’année. Parce qu’il y a toujours un plafond qui est fait. On dégage les montants et c’est plafonné. C’est ce qui permet de surveiller pour qu’il n’y ait pas de dérive.

Sachant qu’avec le principe de budget-programme, le budget est pluriannuel, est-ce que cela signifie qu’il n’y aura pas, l’année prochaine, de vote de budget pour les institutions ?

Quand on dit budget pluriannuel, c’est une projection sur trois ans. Donc, au moins, les ministères qui auront à faire leur budget-programme pourront s’inspirer de cette projection. C’est une référence. Normalement, c’est comme un plan. Et chaque année, on établit un budget pour les projections déjà faites. La première phase est la loi de finances. Le budget est en fait composé de trois rubriques. Il s’agit du budget général, qui établit comme tel, contrôlé de A à Z par l’Assemblée nationale. Il y a, ensuite, le budget des comptes annexes. Mais au Sénégal, je n’ai jamais vu son activation. Il y a aussi les comptes spéciaux du Trésor qui sont constitués du budget, du compte commerce, ce que cela nous rapporte, les comptes d’affectation spéciale. Pour cette année, les comptes d’affection spéciale sont de 113 milliards de francs CFA. Il y a également les comptes de garantie, etc. C’est réglé au sommet et je ne pense pas que l’Assemblée contrôle les comptes spéciaux du Trésor.

Et qui est chargé de définir le montant du budget global du Sénégal pour un exercice ?

D’abord, c’est le ministre chargé des Finances. Au Sénégal, on fonctionne avec un principe de recouvrement des impôts. Parce que qui dit budget parle d’impôts. Nous sommes très tributaires des impôts. Actuellement, le ministre chargé des Finances est la personne habilitée. Même si on a réparti en deux tâches, il y a lieu de dire que pour les prises de décision et les applications, on a deux fonctions. On a les fonctions d’administrateur et celles d’ordonnateur.
Les administrateurs ont pour mission d’administrer les recettes et les dépenses. Alors que les ordonnateurs, ce sont eux-mêmes qui préparent l’exécution des recettes et des dépenses. C’est en ce sens qu’ils apprécient l’opportunité de la dépense. Mais chaque ministère a son propre ordonnateur.
Toujours est-il que le budget, les comptes du Trésor, etc., cela revient au ministre chargé des Finances. La délégation du Premier ministre – maintenant cela n’existe pas – c’est la délégation du président de la République. C’est au ministre chargé des Finances qu’il revient de publier le document de référence de ce budget pluriannuel.

Depuis ces dernières années, le chef de l’Etat prône la rationalisation des dépenses publiques. Pouvez-vous revenir sur ce concept ?

La rationalisation des dépenses est un concept très ancien. Et d’aucuns disent même que c’est depuis Robert Mc Namara, ancien Secrétaire à la Défense des États-Unis (NDLR  : 1961-1968). Le terme ‘’dépenses publiques’’ est très étendu. Ce sont des dépenses de couverture. Cela peut porter sur les fonctions régaliennes traditionnelles de l’Etat, telles que l’éducation, la santé et surtout la défense. Rationaliser, c’est en fait une gestion optimale. Cela veut dire que l’Etat lui-même est satisfait du montant, mais aussi les bénéficiaires également s’y retrouvent. L’optimum ne s’est jamais réalisé. Mais nous en faisons un idéal. Qu’il n’y ait plus de gâchis, de dérapage, etc. Il faut rationaliser, en fait, les dépenses budgétaires. Il faut dépenser en une période opportune qui peut servir aux administrés, sans qu’il y ait une certaine nuisance.

Mais est-ce que dans la pratique on sent cette rationalisation ?

Bon, nous sommes des observateurs. Moi, j’aurais préféré le terme ‘’rationalisation des choix budgétaires’’ à la place de ‘’rationaliser les dépenses’’. C’est au niveau des choix qu’il faut faire les meilleurs pour les rationaliser. Mais asseoir maintenant une orientation qu’on a avec son équipe et dire qu’il faut rationaliser, il faut voir si tous les économistes adhèrent à cette proposition. Or, pour les choix budgétaires, on dira que sur cet espace, on veut construire par exemple, ou investir, c’est une bonne rationalisation. Il y a des priorités pour tout budget. Il faut maintenant une bonne rationalisation sur ces priorités.
Si on prend nos recettes, la masse de nos recettes fiscales, les dépenses fiscales sont à hauteur de 40 %. Ce qui veut dire que ce qui aurait dû entrer, nous en prenons que 60 %. Une partie est justifiée par des dépenses qui ont un caractère social, les bourses familiales, etc. Il faut dire que la partie la plus importante profite aux multinationales, les entreprises qui ne paient généralement pas leur juste part d’impôts et qui sont couvertes par les régimes d’imposition de faveur. On parle de Zone économique spécialisée, etc. Heureusement, il y a quelques semaines, le Sénégal vient de signer un protocole portant sur les flux de transfert, comment surveiller les entreprises. Parce que la plupart de ces entreprises ont tellement d’avantages fiscaux et très souvent les attentes qu’on a de ces entreprises, ce n’est pas généralement le cas. Si on les exonère, on attend d’eux d’exporter des produits en masse, ce qui renchérit notre balance de paiement, améliore l’environnement, lutte contre le chômage.
Donc, elles doivent s’engager à embaucher un nombre très important de jeunes. C’est ce qu’on attend d’elles. Mais le revers, c’est qu’on voit dans certaines entreprises, des personnes qui ont des contrats à durée déterminée ou des contrats d’apprentissage des années. Si l’Etat les exonère, elles doivent respecter ces engagements. On a vu une entreprise qui a fait un bénéfice net de 200 milliards au Sénégal. C’est quand même indécent dans un pays comme le nôtre.

En parlant d’exonération, on a vu qu’avec la Covid, le chef de l’Etat a décidé de suspendre le paiement des impôts pour certaines entreprises. Est-ce que peut avoir des impacts sur la mobilisation des recettes pour le budget 2021 ?

On a suspendu l’impôt pour certaines entreprises comme les hôtelleries, la restauration, le tourisme, etc. Mais, en matière fiscale, très souvent, les décisions prises ne sont pas conformes aux résultats. On avait dit qu’on allait baisser l’impôt sur les salaires, pour que les revenus augmentent. Mais la plupart des gens ne l’ont pas senti. En fiscalité, il y a le principe de l’universalité. Quand on fait une chose, elle doit profiter à tout le monde. Or, cette façon de faire est très parcellaire  : choisir les hôtelleries, et on a deux grandes structures, dans le domaine du tourisme, etc., et aussi la presse. Avec l’interaction qui se passe, le gouvernement gagnerait à élargir le système d’exonération. Il y a des impôts qui sont épongés, d’autres transférés, etc. Nous, on prônait l’universalité. Quand on met des avantages, il faut que tout le monde puisse en bénéficier. Là, on sentira l’impact même.MARIAMA DIEME

Débat sur les accord de pêche : L’Union européenne s’estime «calomniée»!

Sur la question du partenariat de pêche signé avec l’Etat du Sénégal, l’union européenne s’estime calomniée. Elle a réagi dans un texte parvenu à iGgfm, que nous vous proposons.
«L’Union européenne (UE) tient à apporter des corrections aux affirmations inexactes, et pour certaines calomnieuses, relayées par plusieurs médias sur l’accord de pêche entre l’UE et le Sénégal. Le présent communiqué répond à l’engagement de l’UE de communiquer ouvertement sur ses politiques, notamment celles en faveur d’une meilleure gouvernance des océans et de l’économie bleue en Afrique de l’ouest.

Il complète les informations publiées dans notre communiqué de presse du 13 novembre 2020.

1. L’Accord de partenariat de pêche durable UE-Sénégal, signé en 2014, a fait l’objet d’une évaluation complète en 2019, en amont des négociations du nouveau protocole de mise en œuvre ainsi que le prévoit la réglementation de l’UE. Publiée sur internet le 5 avril 2019, cette étude est disponible en libre accès.
2. Cette étude a été réalisée par un cabinet indépendant sur base d’entretiens et de données fournies par les autorités (Ministères en charge des pêches et des finances), les scientifiques et les acteurs privés sénégalais.
3. L’évaluation apporte des éléments précis sur l’état de la ressource halieutique, les activités des navires de l’Union et des flottes sénégalaises, et les réalisations financées par l’appui sectoriel fourni par l’UE.
4. L’évaluation, partagée avec les autorités sénégalaises avant la négociation du nouveau protocole, identifie l’existence d’un reliquat de ressource que les autorités sénégalaises ont décidé d’allouer partiellement à la flotte de l’UE.
5. Les négociations du protocole se sont déroulées en 2019, en étroite consultation avec les principaux acteurs privés sénégalais (armateurs, mareyeurs, industrie). Avant la tenue des négociations, en 2019, les représentants de l’Union ont également rencontré les acteurs de la pêche artisanale sénégalaise et ouest-africaine afin d’échanger et de partager les résultats de l’appui sectoriel. Les ONGs de la pêche artisanale ouest-africaine ont publié leurs recommandations destinées aux négociateurs.
6. Les négociations ont été clôturées et paraphées en juillet 2019. Le protocole 2019-2024 a été signé par les deux parties le 18 novembre 2019 et il est provisoirement mis en œuvre, depuis cette date, dans l’attente de sa ratification par les parties. Ainsi, le Parlement européen a récemment consenti à la conclusion du protocole. L’application provisoire d’un accord international est une disposition conforme au Traité sur le fonctionnement de l’Union.
7. L’UE est ainsi le seul acteur de pêche distante à concrétiser la transparence dans la négociation et la gestion de ses accords conclus pour l’accès aux zones économiques exclusives de ses partenaires, conformément au Droit de la Mer.
8. La législation de l’Union impose de suivre les meilleurs avis scientifiques disponibles et de ne signer des accords, qu’après avoir identifié un surplus non ciblé par les flottes nationales.
9. Pour les stocks régionaux, l’avis scientifique du COPACE (FAO) est la référence. Tous les pays membres concernés doivent prendre part à ses travaux et fournir les données nécessaires à l’analyse de l’état de stocks. Pour les thonidés de l’Atlantique, l’ICCAT est l’instance internationale de référence.
10. Le protocole 2019-2024 instaure un quota de merlu alloué à la flotte UE pour la ZEE du Sénégal et il instaure un tonnage de référence pour les thons tropicaux.
11. En conformité avec la recommandation du COPACE de diminuer les captures de merlu, le total admissible de captures a été réduit de 2000 à 1750 tonnes dans le protocole 2019-2024. Le suivi des captures de merlu est renforcé dans le protocole 2019-2024 afin de dissuader tout dépassement  : les autorités sénégalaises connaissent, au jour le jour, les captures des chalutiers-merlutiers européens. Les analyses du CRODT de mai 2020 s’inscrivent dans le cadre des demandes de nouvelles licences non-liées à l’accord UE-Sénégal, reçues par le Comité consultatif sénégalais des licences.
12. Il n’existe pas de concurrence entre la flotte démersale de l’UE et les pêcheurs artisanaux du Sénégal. Les captures accessoires de la pêcherie profonde ciblant le merlu sont des céphalopodes (encornets) d’espèces différentes de ceux à forte valeur pêchés en zone côtière par les pêcheurs sénégalais, des crevettes profondes et poissons démersaux (=profonds) pêchés en très faibles quantités et pas en état de pleine exploitation.
13. Depuis 2014, des navires sénégalais se sont lancés dans la pêche au merlu, inspirés par les deux chalutiers espagnols. Le CRODT a également analysé que la pêche au merlu n’entre donc pas en interaction avec les milliers de pirogues actives sur les côtes sénégalaises.
14. La liste des navires européens actifs dans la ZEE du Sénégal est publique  : 30 senneurs, canneurs et palangriers (ciblant thon et grands migrateurs) et 2 chalutiers par trimestre (ciblant le merlu noir, espèce démersale profonde) sont autorisés à fréquenter les eaux du Sénégal en 2020, sur les 45 possibilités
Leur liste est disponible et actualisée chaque semaine, contrairement à tous les autres pavillons.
15. Les captures de la flotte thonière UE alimentent largement les conserveries situées en Afrique de l’ouest, notamment au Cabo Verde, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, pour être revendues sur le marché africain, entre autres.
16. L’Union, dans tous ses accords de pêche, soutient la capacité scientifique et de contrôle de ses partenaires à travers une coopération technique et les financements de l’appui sectoriel. L’Union agit en pleine concertation avec le Ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime, ainsi qu’avec le CRODT, son organe scientifique sous tutelle du Ministère de l’Agriculture. Le rapport de réunion du Comité scientifique conjoint UE-Sénégal est disponible en ligne.
17. Les fonds de l’appui sectoriel (2019-2024) seront versés au Trésor du Sénégal ; ils sont en cours de programmation avant validation par la Commission mixte UE-Sénégal. Ils sont gérés par la Direction des pêches maritimes du Ministère des pêches et de l’économie maritime et par les autres bénéficiaires sénégalais. Les activités de l’appui sectoriel permettent la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle et les priorités énoncées dans le protocole 2019-2024, notamment le soutien à la recherche halieutique sénégalaise, la prévention de la pêche INN et la surveillance des pêches, la gouvernance durable du secteur et l’appui au secteur artisanal local.
18. L’UE soutient le secteur de la pêche durable à travers d’autres actions également. Pour rappel, c’est le projet ADUPES, financé par l’UE qui a structuré la pêche à la crevette profonde et au poulpe, de manière pérenne et rentable pour les acteurs sénégalais.»Youssouf SANE

LE BUDGET DU MINISTÈRE DU TOURISME GROSSIT DE PLUS DE 13 MILLIARDS F CFA

http://www.emedia.sn Plus de 13 milliards FCFA. 13 358 222 383 F CFA, pour être plus précis. C’est la hausse exacte constatée sur le budget du ministère du Tourisme et des transports aériens. La relance économique oblige, notamment pour l’un des secteurs qui auront le plus subi les contrecoups de la pandémie de la Covid 19. Ce budget qui était de 21 712 271 120 (21,7 milliards) F CFA, en 2020, a été arrêté, pour l’exercice de l’année 2021 à 35 070 493 503 (35,07 milliards) F CFA en crédits de paiement et 198 305 935 533 (198,3 milliards) F CFA en autorisation d’engagement.
Le projet de budget est soumis au vote des députés ce mardi en séance plénière. Le programme de Développement des Infrastructures aéroportuaires pour l’exercice 2021, les autorisations d’engagement sont arrêtés à 97 290 263 264 F CFA et les crédit de paiement dudit programme s’élèvent à 4 572 712 500 (4,57 milliards) F CFA.
Pour le programme de Développement de la Sécurité et de la Sûreté des Transports aériens, les autorisations d’engagement sont fixées à 8 064 713 000 (8,06 milliards) F CFA et les crédit de paiement de ce programme à 7 809 713 000 (7,8 milliards) F CFA.
Les crédits du programme de Développement de l’Offre touristique pour l’exercice 2021, sont fixés à 91 927 770 000 (91,9 milliards) F CFA et les crédits de paiement dudit programme à 11 664 878 734 (11,66 milliards) F CFA.
Pour le programme de Pilotage, Coordination et gestion administrative, les autorisations d’engagement et crédits de paiement de ce programme sont arrêtés à 1 023 189 269 FCFA (1,02 milliards).

COVID-19 : 82 MILLIARDS INJECTÉS DANS LE TOURISME ET LES TRANSPORTS AÉRIENS (ALIOUNE SARR)

Dakar,1-er déc (APS) – Une enveloppe de 82 milliards de francs CFA a été injectée dans l’hôtellerie, la restauration et les transports, secteurs les ‘’plus durement touchés’’ par la crise sanitaire, dans le cadre du Programme de résilience économique(PRES) financé par le fonds ‘’Force COVID-19’’, a révélé le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.
Cette enveloppe a permis d’affecter au Hub d’Air Sénégal 45 milliards de francs CFA, a déclaré Alioune Sarr en commission technique, rapporte un document transmis à la presse lors de l’examen du budget de son ministère.
Le ministre du Tourisme et des Transports aériens précise que ce montant est dédié à ‘’l’opérationnalisation‘’ du plan de développement d’Air Sénégal.
Il a ajouté que 15 milliards de francs CFA ont été alloués au crédit hôtelier et touristique, pour soutenir toutes les entreprises de la chaîne de valeur de ce secteur.
Alioune Sarr a ajouté que cinq milliards de francs ont été affectés au crédit du transport aérien, 12 milliards de francs CFA au paiement des hôtels réquisitionnés et cinq milliards de francs CFA pour ‘’soutenir et accompagner’’ les entreprises et agences du portefeuille de l’Etat.
En outre, il a souligné qu’un montant de 200 milliards de francs CFA a été dégagé pour alimenter un fonds de garantie et de bonification, qui permettra aux entreprises du secteur de disposer de crédits de trésorerie et de prêts rapides auprès des établissements financiers.
Le projet de budget 2021 du ministère du Tourisme et des Transports aériens est arrêté à la somme de 35 milliards 070 millions 493 mille 503 francs CFA en crédits de paiement.
Les autorisations d’engagements s’élèvent à 198 milliards 305 millions 935 mille 533 francs CFA.

Aboubacar Sadikh Bèye : «Les 58 points de consensus constituent un grand motif d’espoir pour notre pays»

https://www.dakaractu.com Après trois jours de conclave à Saly Portudal, les acteurs portuaires se sont accordés sur 58 points essentiels pour la bonne marche du port. Au sortir, le directeur général Aboubakry Sadikh Bèye se réjouit de ce consensus historique des différents acteurs.
« Réunir toute la chaîne logistique du port, c’est une prouesse réussie. Les 60% des marchandises entrant et sortant du Mali passent par ce port. Nous traversons des moments difficiles et qu’on en arrive à 58 points d’accord et tracer une perspective qui était prometteuse pour l’économie de notre pays, c’est une initiative salutaire. Quand vous vous retrouvez avec des points d’accord pour d’abord l’élaboration d’un manuel de procédures qui va régir la contractualisation entre tous ces acteurs, quand vous obtenez ensuite un consensus pour revoir toute la facturation de l’activité portuaire, c’est un grand motif d’espoir pour notre pays », a souligné le patron du port de Dakar.

Ziguinchor  : Lla SONACOS privée d’arachide au profit des plus offrants

http://www.walf-groupe.com/ Les 250 F CFA fixés par l’Etat comme le prix du kilogramme d’arachide n’intéressent pas les paysans. Les jugeant dérisoires, ces derniers se sont tournés vers ceux qui leur offrent 40 ou 50 F CFA de plus. Conséquences, la Société nationale de commercialisation des oléagineux (SONACOS) peine à voir les graines de sa principale matière première.\
A Ziguinchor, c’est le Syndicat national des travailleurs des industries des corps gras (SNTIC) qui est monté au créneau. Selon Samuel NDOUR, repris par l’APS, la SONACOS de Ziguinchor n’a reçu aucune graine.  « Après une semaine de campagne arachidière, Ziguinchor a reçu zéro camion au niveau de l’usine de SONACOS. Cette situation nous inquiète au plus haut point », indique le syndicaliste.
Selon Samuel NDOUR, cette tendance baissière est observée depuis la dernière campagne arachidière. « L’année dernière, nous avions reçu 28.000 tonnes sur un objectif de 150.000 tonnes. La situation risque d’être pire cette année », déclare-t-il.
Le syndicaliste met à l’index les Chinois qui seraient responsables de cette situation.  « Des opérateurs étrangers sont allés jusque dans les villages pour acheter des graines et ramasser l’arachide au bord des champs. L’intervention de ces étrangers empêche l’industrie locale de vivre.
C’est cette industrie locale qui paie les impôts, crée de l’emploi. Un pays sans industrie ne peut pas se développer », déplore Samuel NDOUR.
Dernièrement l’organisation paysanne « Aar Sunu Mommel » a lancé un appel aux paysans leur demandant de ne pas bazarder leurs récoltes.

Une baisse de la rémunération notée dans le secteur moderne (Ansd)

https://www.pressafrik.com/ La rémunération dans le secteur moderne s’est repliée de 9,4% par rapport au deuxième trimestre 2019, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). En effet, selon les résultats de l’enquête trimestrielle sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail, la masse salariale est ressortie à 306,3 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2020 contre 338,0 milliards de FCFA un an plutôt.
Cette évolution, explique le rapport, est consécutive à la baisse de la rémunération dans la quasi-totalité des sous-secteurs suite à la réduction de leurs nombres d’employés. Sur les deux premiers trimestres de 2020, la rémunération dans le secteur moderne s’est contractée de 5,2% par rapport à celle de la même période de 2019.
Au deuxième trimestre 2020, le nombre moyen d’employés salariés, recevant une rémunération de leur employeur, dans le secteur moderne hors administration publique est estimé à 304 003 contre 341 347 à la même période de 2019, soit une baisse de 10,9%.
En outre, les rémunérations globales se sont repliées de 9,4% sur la même période. Les heures hebdomadaires moyennes globales se sont également réduites sur la période (-1,4%).
Le nombre moyen d’heures travaillées par semaine s’est établi à 40,9 heures au deuxième trimestre 2020 contre 41,1 heures au même trimestre de l’année précédente, soit une diminution de 1,4%.
L’Agence impute cette situation est à la réduction des heures moyennes hebdomadaires travaillées dans le secteur du commerce, de la construction, du transport et l’entreposage, de l’hébergement et la restauration, de l’information et de la communication ainsi que dans les activités spécialisées scientifique et techniques.
Cependant, dans le secteur de la santé, il est noté un redressement de 29,8% des heures hebdomadaires moyennes travaillées.
Sur les six premiers mois de 2020, le nombre moyen d’heures travaillées par semaine a aussi régressé (-0,8%) relativement à celui de la période correspondante de 2019.

Les députés ont voté le budget du ministère de la pêche arrêté à 198 milliards.

https://www.dakaractu.com Les députés ont voté le budget du ministère de la pêche et de l’Économie maritime à l’unanimité. Ceci malgré quelques questions évoquées par les parlementaires de l’opposition.
Les licences de pêche avec l’Union européenne, la présence massive de pêcheurs dans les vagues de l’immigration qui ont abandonné leurs pirogues et le développement de l’aquaculture sont autant de questions évoquées à l’assemblée nationale.
Après les débats, les parlementaires ont voté le budget arrêté à 198.156.395.076f Cfa en autorisation d’engagement et 50.194.418.013f Cfa en crédit de paiement.

Approvisionnement en poissons frais : Le ministre annonce l’installation prochaine de 19 nouveaux complexes frigorifiques

https://www.seneweb.com C’est en commission, à l’Assemblée nationale, que le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, a annoncé le démarrage prochain de la deuxième phase du Programme chaine de froid, en partenariat avec l’Inde.
Il s’agit, dans un premier temps, de réhabiliter les quinze complexes frigorifiques de la phase 1. Puis d’attaquer la deuxième phase, avec l’installation de 19 nouveaux complexes frigorifiques.
Ainsi, les localités ciblées pour cette phase sont : «Fatick, Foundiougne, Bargny, Médina Gounass, Vélingara, Thilogne, Potou, Kanel, Podor, Sédhiou, Bakel, Kayar, Mbour, Kafountine, Kaolack, Kaffrine, Bounkiling, Louga et Aéré Lao.»
Le ministre annonce d’ailleurs le démarrage des travaux du complexe frigorifique de Hann Bel-Air.

Aida Mbodj interpelle Alioune Ndoye sur les accords de pêche, la liste des bateaux bénéficiaires et la contrepartie financière apportée par le cocontractant européen

https://actusen.sn La question des licences de pêche est toujours au cœur de l’actualité. Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime Alioune Ndoye a été interpellé ce mardi, sur cette affaire par Aida Mbodj, lors de son passage à l’Assemblée nationale pour défendre son budget.
«Monsieur le ministre, je ne vous apprends rien en vous disant que les accords de pêche signés avec l’Ue ont récemment alimenté beaucoup de supputations, d’aucuns établissant même un lien direct et plutôt cohérent avec la raréfaction de nos ressources marines et l’immigration clandestine. Vous avez l’occasion d’apporter des éclaircissements définitifs sur la question», a souhaité la Lionne du Baol.
Pour cela, ajoute la parlementaire, «nous attendons la lumière sur le précédent accord, en termes d’évaluation exhaustive de ses impacts financiers et matériels, l’accord en cours, en ce qui concerne la liste des bateaux bénéficiaires et surtout la contrepartie financière et/ou matériel apportée par le cocontractant européen».Mansour  SYLLA

Abdou Lahad Sadaga : «Il y a quelques années, l’Espagne avait offert des visas, et personne ne sait qu’en est-il. Ils doivent s’expliquer!»

https://www.dakaractu.com Le député Abdou Lahad Sadaga a évoqué plusieurs sujets en sollicitant le ministre sur la gestion du marché de Touba. Cependant, il a tiré à boulets rouges sur le président Wade qu’il n’a pas cité nommément, évoquant au passage les visas offerts par l’Espagne au Sénégal lors de la vague d’émigration en 2006. Le député de Touba a par ailleurs rué dans les brancards des députés de l’opposition qui ont boycotté le dialogue.
« Nous sollicitons une chambre froide pour conserver le poisson parce que Touba est un très loin de la mer. Nous sollicitons votre soutien pour financer davantage à partir des programmes du ministère le marché au poisson de Touba qui englobe 30 marchés et où les femmes souffrent beaucoup. Ceux qui parlent ou nous indexent d’être à l’origine de l’émigration clandestine ont tort. Ce fléau nous l’avons hérité. Il y a quelques années, l’Espagne avait offert des visas, et personne ne sait ce qui en est résulté. Ils doivent s’expliquer », lancera Sadaga à ses collègues de l’opposition…

Acquisition de compteurs : L’ARMP casse le marché de la SENELEC

http://www.walf-groupe.com Senelec va reprendre son appel d’offres pour l’acquisition de compteurs modulaires prépayés. Ce marché qui avait été attribué à la société Hexing Electrical Co Ltd a été cassé par le Comité de règlement des différends (Crd) qui avait été saisi par le groupement Africanity Groupiismart Meters co. Ltd et le groupement Shenzhen Donsun Technology Iaerospace Liangli Electric Co.
On prend les mêmes et on recommence. Telle est la décision du Comité de règlement des différends (Crd) de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui a déclaré les recours du groupement Africanity Groupiismart Meters co. Ltd et du groupement Shenzhen Donsun Technology Iaerospace Liangli Electric Co fondés. En conséquence, le Crd a ordonné la reprise de l’évaluation de l’appel d’offres pour l’acquisition de compteurs modulaires prépayés lancé par la société nationale d’électricité (Senelec). Ainsi, ces recours de cette entreprise et du groupement Shenzhen Donsun Technology Iaerospace Liangli Electric Co ont été jugés recevables. Ce qui a entrainé la suspension de la procédure de passation du marché
Ces entreprises avaient saisi le Crd d’un recours gracieux pour contester l’attribution provisoire du marché à la société Hexing Electrical Co Ltd, pour un montant de 9 264 977,50 euros Hthd. Son offre est jugée conforme, évaluée «moins-disante» et a été reconnue réunir les critères de qualification fixés dans le dossier d’appel d’offres.
Mais le groupement Shenzhen Donsun Technology Iaerospace Liangli Electric Co conteste le rejet de son offre justifié par la non-conformité, d’une part, du concentrateur de données au motif qu’il est dépourvu d’écran et, d’autre part, du modèle compteur monophasé pour lequel l’autorité contractante relève l’inexistence d’un certificat. L’entreprise soutient au contraire que son modèle dispose d’un écran Lcd retro éclairé et que certaines données nécessaires peuvent être affichées. Il allègue que, pour mieux protéger le concentrateur de l’eau et de la poussière, un couvercle est conçu afin de couvrir la surface de l’écran Lcd et les boutons.
En outre, elle soutient qu’en temps normal, le couvercle est fermé et l’écran Lcd est couvert et protégé. Elle ajoute que le couvercle est retiré lorsqu’une opération est effectuée ou que certaines données sont observées sur l’écran Lcd. Poursuivant son argumentaire, le requérant présente une vue supplémentaire avec le couvercle retiré de l’écran Lcd et déclare que, pour une meilleure compréhension, son guide a été mis à jour avec une présentation permettant d’avoir une vue du couvercle retiré du concentrateur de type DSC 100. En définitive, le groupement Shenzhen Donsun Technology Iaerospace Liangli Electric Co maintient que le concentrateur de données de type Dsc 100 dispose bien d’un écran Lcd. Par ailleurs, le groupement estime que l’augmentation des quantités de 15 %, effective à l’attribution provisoire, aurait dû intervenir après l’attribution définitive du marché.
Dans son recours, le groupement Africanity Group/Ismart Meters Co. Ltd fait observer que son offre financière a été la «moins-disante» à l’ouverture des plis. En outre, il affirme qu’un dossier de complément d’informations a été déposé le 03 septembre 2020 et que toutes les questions administratives, techniques et de conformité (Dlms et Stscu) ont fait l’objet de réponse, conformément aux spécifications techniques du Dao. Le requérant soutient que le concentrateur de type Dcu1598 dispose bien d’un écran d’affichage matriciel couvert par un capot de protection.
Il estime que Senelec a préféré l’écarter sans lui demander des compléments d’informations sur l’affichage du concentrateur. Par ailleurs, il affirme que la société Hexing a reçu des certifications après la date limite de dépôt des offres. Selon le requérant, si ces certifications font partie du dossier de Hexing, déposé en principe avant la date limite, Senelec n’aurait pas dû les prendre en compte. Au final, le groupement demande l’annulation de l’attribution provisoire et la réattribution du marché pour la sauvegarde de ses intérêts et des règles de transparence. Senelec justifie le rejet des offres des deux requérants par l’existence des non conformités suivantes, sur le concentrateur de données et sur le compteur monophasé, l’absence d’affichage-Lcd ou matriciel du concentrateur de données, l’inexistence du certificat Dlms/Cosem pour le modèle de compteur monophasé, etc.Charles Gaïky DIENE

Industries extractives : Plaidoyer pour l’implication de la société civile dans les réformes

https://www.seneweb.com L’État du Sénégal a mis en place une succession de réformes de son secteur minier. Un processus qui n’implique pas, ni ne prend en compte l’avis des organisations de la société civile.
Ainsi, durant trois jours des réflexions ont été menées afin d’amener les pouvoirs publics à impliquer la société civile dans la réflexion concernant les ressources.
Le président de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement économique en Afrique (Osidea), Seydina Oumar Sy plaide pour « un accès à l’information par la Société civile afin de faire une bonne évaluation des politiques publiques liées à l’exploitation des ressources minières », aussi pour que des institutions organisées soient autour de la gestion des ressources naturelles.
Pour Action pour la justice Environnementale (Aje) qui défend les intérêts écologiques des communautés, le secteur minier doit être doté de marges de manœuvre nécessaires pour en faire un moteur de développement du pays.

Regroupées autour de la coalition « Publiez ce que vous payez », les organisations de la société civile veulent une plus grande implication et une transparence dans la gouvernance du pétrole, du gaz et des mines du Sénégal.

Ainsi, un certain nombre de demandes ont été formulées, parmi lesquelles l’élargissement du COS Petrogaz à la Société civile et à l’opposition. Une demande longtemps formulée mais qui tarde toujours à se matérialiser. Aussi, les acteurs demandent à ce qu’il y ait plus de transparence et plus d’implication des OSC dans ce cadre de réflexion qui vise à donner des propositions claires sur la gestion et la gouvernance du pétrole.
D’après Mamadou Lamine Diagne, Directeur exécutif de Aje dans la gestion de la Société des Mines du Sénégal (Somisen) que l’Etat compte créer à l’image de Petrosen, la société civile est laissée en rade. Une erreur que l’État doit corriger. Aje, Oxfam, Osidea, Forum Civil veulent que « l’Etat soit cohérent dans sa logique. Afin de permettre aux acteurs de la société civile de faire des inputs pour donner des orientations sur ces différentes initiatives.
En outre, le Fonds de Péréquation destiné aux populations affectées par les exploitations minières qui a été adopté depuis 2009 tarde à se matérialiser sans que les OSC ne sachent pourquoi, a déploré Demba Seydi, Coordonnateur régional Afrique de l’Ouest de la Coalition ‘‘Publiez ce que vous payez’’.
Où se trouve le problème ? Est-ce que les sociétés minières ne versent pas ce Fonds ? Est-ce qu’il est gardé par l’Etat après avoir été versé ?
Autant de questions qui méritent des réponses car les collectivités sont très vulnérables et l’impact environnemental des sociétés extractives pose un réel problème.
« Sur ce, nous demandons à ce que les pouvoirs publics mettent ces fonds à la disposition des collectivités territoriales avec une bonne clé de répartition qui leur permettent d’assurer au moins, la légalité et l’égalité entre les collectivités impactées par les industries extractives », plaide Demba Seydi.

Sindia/Usine de fabrication de carreaux Twyford : « L’Etat nous a hypothéqués  » (travailleurs)

https://www.seneweb.com Les travailleurs de l’usine de fabrication de carreaux se sont réunis une fois de plus pour crier leur désarroi et leur ras-le-bol. Ils disent être confrontés à plusieurs difficultés par rapport au traitement que leur infligent les chionois.
« Beaucoup de nos collègues ont pris les pirogues pour regagner l’Espagne. Certains sont bien arrivés alors que d’autres ont finalement péri en mer. Nous constatons tous que ce n’est pas seulement le chômage qui pousse les gens à partir. Il y a d’autres facteurs qu’il faut chercher. Si les jeunes laissent leur travail pour aller braver la mer, c’est par manque d’espoir », s’est désolé Abou Séne, porte-parole du Syndicat Unitaire des travailleurs des industries minières et activités connexes (Sutimac).
Il ajoute que ce n’est pas la première fois qu’ils crient leur détresse mais que depuis lors l’État fait la sourde oreille face à leurs différentes complaintes. Ils assurent que lors de sa dernière visite, l’inspecteur du travail avait dénombré 29 pénalités. Parmi lesquelles l’heure excessive de 12 heures de temps, les primes de risques, les primes de salissure, le prime de panier, le transport, entre autres.
« L’inspecteur du travail a fait ce qu’il avait à faire. Mais ce sont nos autorités qui sont restées de marbre face à cette situation. Le président Macky Sall nous a vendus. Il nous a livré au chinois. Nous avons compris que l’État avait hypothéqué sa jeunesse. Et son objectif ultime reste la mise à mort irréversible de sa jeunesse », a affirmé Abou Séne.
Ainsi, les agents de Twyford disent être à bout de souffle et pour la sauvegarde de la dignité de plus de 800 agents, ils vont continuer à dénoncer le silence coupable et complice de l’État.
Ils ont déploré la mort d’un des leurs, Baye Dame. L’employé est décédé lundi dernier après qu’il soit tombé malade.
« Les conditions de travaillent sont extrêmement difficiles. Nous ne sommes pas étonnés par le décès de notre collègue parce que les conditions sont extrêmement difficiles.
Nous sommes la jeunesse qui veut tout faire pour participer au développement de ce pays, qui veut faire marcher l’économie et nous sommes là comme si nous n’existions pas. C’est vraiment honteux », a fustigé Serigne Fallou Diop, délégué du personnel et membre du syndicat.
Il ajoute : « La situation est critique et l’État est en train d’observer sans pour autant réagir.
L’Etat a donné une dérogation à cette entreprise de 5 ans et toute entreprise possédant cette dérogation doit respecter le code des investissements.
La première exigence du code d’investissement c’est le respect de la législation. Cette entreprise n’a pas respecté le code des investissements, la constituon, le code du travail ».

Le Fongip expulsé de ses locaux

https://directnewsinfo.com L’ordonnance a été rendue publique. Elle statue l’expulsion du fond de Garantie des investissements prioritaires (Fongip) suite à la résiliation du bail liant cette structure à la société Teylinum Properties Senegal sa.
«Nous ordonnons l’expulsion du garantie des investissements prioritaires dit Fongip du local sis au 1er étage de l’immeuble atryum center à Ouakam km 8 en face du lycée Mermoz à Dakar tant de sa personne, de ses biens ainsi que de tout occupant de son chef », a fait un communiqué.
Le document signé par Me Saèr Lo Thiam représentant de la Societe Teylinum Properties Senegal sa et les avocats du Fond de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Me Etienne et Me Padanou de poursuivre  : « nous disons n’y avoir lieu à ordonner l’exécution provisoire sur minute et avant enregistrement et condamnons le Fongip aux dépens.»

Cheikh Diop, sur les mines d’or de Kédougou : «Les travailleurs vivent l’esclavage»

Une tournée dans les régions du Sud et de l’Est du pays a permis au Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Séné­gal­/­Forces du changement (Cnts-Fc) de constater l’impact du Covid-19 sur les travailleurs de ces zones ainsi que leurs familles. Soutenant que les revendications agitées actuellement dans les secteurs de l’éducation et de la santé sont les conséquences des politiques d’ajustement structurel (Pas), Cheikh Diop dénonce un «esclavage moderne» que subissent les travailleurs du secteur minier de la région de Kédougou.

Vous venez d’effectuer une tournée qui vous a conduit dans les régions du Sud et de l’Est du pays. Quel bilan tirez-vous de ce périple ?

La première étape de notre programme de tournée nationale nous a conduits en effet, à Ziguinchor, Oussouye, Cap Skiring, Sédhiou, Kolda, Vélingara, Tambacounda et Kédougou. Ces visites de terrain sont en conformité stricte avec la pensée et la conception de que se fait la Cnts/Forces du Changement, du syndicalisme, basées sur des valeurs. Or donc, la première des valeurs cardinales du syndicalisme c’est la solidarité.
A l’instar du monde entier, le Sénégal vit une crise sanitaire sans précédent, aux conséquences dévastatrices incommensurables, à tous les niveaux mais surtout chez les couches laborieuses. Imbus des valeurs évoquées tantôt, nous ne saurions nous cantonner dans des bureaux climatisés durant cette crise, sans nous rendre auprès de tous les travailleurs, pour leur apporter notre solidarité, nous enquérir de leur situation réelle durant la crise, de l’impact de la pandémie dans leur environnement socioéconomique, sur les activités et sur leur emploi.
Nous nous sommes rendu compte ainsi, que les travailleurs, tout comme les populations en général, ont vécu avec beaucoup de difficultés, une baisse ou une perte totale de revenus dans presque tous les secteurs de l’économie structurée ou informelle  : tourisme, transport, pêche, artisanat, etc.
L’écoute du monde du travail nous a permis, en toute connaissance de cause, de mieux nous préparer aux prochaines rencontres et consultations que les autorités envisagent de faire, pour la relance de l’économie, prenant en compte les préoccupations essentielles des travailleurs, de leur secteur et leur entreprise.
Nous considérons que le bilan de la première étape a été une grande réussite, au vu de l’accueil chaleureux, voire enthousiaste qui nous a été réservé, marqué par des assemblées générales organisées dans chaque localité visitée, avec la présence des secteurs de l’éducation, de la santé, du trans­port, des mines, des travaux publiques, de l’agriculture, des oléagineux, du gardiennage, du tourisme, de la restauration, de la pêche, de l’artisanat.

Le Sénégal n’a pas trop été impacté par le Covid-19, comparé à ce qui se passe dans pas mal de pays. Quelle réalité avez-vous trouvée dans les entreprises et autres entités employant des travailleurs ?

Si, le Sénégal n’a pas été aussi impacté que la plupart des pays du Nord, nous devons cela, en grande partie, à l’efficacité des plans de lutte et de riposte élaborés par notre pays, au point de le positionner au deuxième rang mondial dans la prise en charge de la pandémie.
Avant d’aborder les réalités dans les entreprises et autres entités pourvoyeuses de main d’œuvre, je voudrais relever un aspect qui à mon avis est une source de motivation pour faire davantage confiance en nous-mêmes. Les politiques d’ajustement structurel (Pas) des années 1980 imposées au Sénégal et à beaucoup d’autres pays africains, visaient essentiellement à déstructurer les secteurs de l’éducation et de la santé. Interdiction stricte a été faite à l’Etat du Sénégal de recruter du personnel de santé et d’enseignants. Toutes les revendications qui agitent et réchauffent le climat social dans ces deux secteurs sont les conséquences des Pas. Il s’agit notamment, dans le secteur de l’éducation, de la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour les enseignants recrutés en marge de la Fonction publique, de la révision des statuts des enseignants décisionnaires ; dans la santé, de l’utilisation à outrance de contractuels, de l’insuffisance du personnel de santé dans les recrutements dans la Fonction publique, du plan de carrière du personnel paramédical…
Nous constatons, à présent, que ce sont ces deux secteurs qui nous ont valu la fierté d’être deuxième meilleur pays au monde dans la gestion de la pandémie, pour avoir produit, malgré tout, les ressources humaines qui ont le plus porté le combat contre le Covid-19  telles que le Pr Seydi et son équipe, le ministre de la Santé et tous ses directeurs, tout le personnel de santé. Le Président Macky Sall, lui-même, un produit de ce système local, n’a consulté aucune institution étrangère ni bailleurs de fonds international pour élaborer son plan de résilience économique et sociale, il l’a conçu après avoir consulté toutes les forces vives de la Nation. Au terme de ces con­cer­tations, son plan de résilience économique et sociale a été soutenu par tout le Peuple, faisant ainsi une quasi-unanimité.
Pour en venir aux réalités du terrain durant la pandémie, il y a eu beaucoup d’impairs dans la mise en œuvre du plan de résilience. Dans le secteur du transport, de l’informel en général, la plupart des nécessiteux n’ont pas été correctement pris en compte, certaines mesures concernant les entreprises ne sont pas effectives. Des entreprises connues ont profité de la crise pour régler des comptes, ou mettre sur son dos des fautes de gestion pour redresser leur trésorerie. Sinon, comment comprendre qu’une entreprise qui a une cinquante d’années, voire cent ans d’existence, au cours desquels elle a toujours engrangé des bénéfices, ne puisse plus, au bout de quelques mois de crise, garder une partie de son personnel en chômage technique et envisage à la place des licenciements, purement et simplement.

Une région aurifère comme Kédougou est très particulière. Quel constat dressez-vous de la situation vécue sur place par les travailleurs ? Est-elle salutaire ou dramatique ?

La situation des travailleurs des mines d’or de la région de Kédougou est plus que dramatique. Les travailleurs vivent véritablement l’esclavage moderne. A Mako où exerce Ams (Agence mine service) comme prestataire de main d’œuvre, nous avons vécu en grandeur nature, ce que l’opinion pense des multinationales aurifères. Après la procédure du protocole sanitaire que nous avons subie et dont nous saluons la rigueur du reste, notre délégation a été retenue plus de trois heures de temps devant la porte. Pourtant, toutes les précautions ont été prises en amont par la Cnts/Fc et ses responsables locaux, les correspondances nécessaires envoyées depuis plus d’une semaine avant notre arrivée pour informer qui de droit, y compris l’autorité de l’administration du travail, des réunions syndicales et de la rencontre des délégués du personnel avec la direction, assistés par leur syndicat, ce qui est un droit reconnu par le Code du travail.
En substance, tout a été manigancé par Ams et Retowal, pour empêcher les travailleurs et leurs responsables syndicaux d’exercer leurs droits syndicaux, nous refusant même de rencontrer les directions d’Ams et Retowal Mining Compny. Il a fallu une rebuffade de la délégation et même des ouvriers miniers pour tenir l’Assemblée générale avec les travailleurs. Cette grande perte de temps nous a empêchés de visiter d’autres sites miniers où, nous en sommes convaincus, les travailleurs vivent un véritable calvaire, confrontés qu’ils sont, à des produits chimiques hautement toxiques et cancérigènes sans conditions de travail adéquates, ni primes de risque appropriées, encore moins une application correcte de la Convention collective du secteur miner.
Notre centrale a voulu aborder ces questions avec les directions respectives pour y apporter des solutions consensuelles pour de meilleures conditions de travail et de production économique de l’entreprise, dans l’intérêt de tous.
Ce que nous avons vécu à Mako constitue, à nos yeux, une motivation supplémentaire afin d’accompagner les travailleurs miniers de la région de Kédougou. Nous comptons y retourner régulièrement jusqu’à la normalisation des relations professionnelles et des conditions de travail. Nous allons user de nos droits syndicaux et de ceux des travailleurs, autant de fois que les sociétés multinationales et leurs alliés nous feront obstacle, jusqu’à ce que l’autorité intervienne pour arbitrage. Aussi, envisageons-nous de poursuivre ce combat avec nos alliés sur le plan international, si les responsables de ces sociétés multinationales et locaux ne reviennent pas à de meilleurs sentiments et acceptent l’exercice libre du droit syndical.

Comment entrevoyez-vous l’avenir dans ce milieu de travail, à la suite de votre analyse ?

Nous sommes davantage motivés et engagés aux côtés des travailleurs du secteur minier de la région de Kédougou. Nous sommes persuadés que la situation va se normaliser, d’autant plus que le Haut conseil du dialogue social et les partenaires sociaux sont en train de travailler sur un projet de Convention collective du secteur minier pour réactualiser celle de 1960. J’ose croire que les employeurs des mines de la région de Kédougou finiront par comprendre que la Cnts/Fc n’est pas une adversaire, encore moins une ennemie, mais une partenaire.

Le chef de l’Etat craint beaucoup une deuxième vague de Covid-19, qui serait, à ses yeux, insupportable pour l’économie nationale. Quelle réaction doit-on attendre du monde du travail pour ne pas vivre une telle situation ?

Le monde du travail doit rester constant dans son comportement durant la pandémie. Notre ministère de tutelle a fait un travail bien apprécié par la production d’une bonne documentation et des recommandations pour lutter efficacement contre le Covid-19 en milieu du travail.
Durant la tournée, la Cnts/Fc s’est engagée à sensibiliser davantage contre le relâchement constaté ces derniers temps

Libération des emprises du Brt : En route vers les embouteillages

https://www.lequotidien.sn Le préfet de Dakar prévient sur les travaux du Bus rapid transit (Brt). Alioune Badara Samb, qui présidait hier le lancement des travaux devant libérer les emprises traversées par les sections 4 jusqu’à 9 du Brt, a affirmé «qu’il y aura encore des bouchons et des difficultés».
Les automobilistes devront garder leur mal en patience. Car «il y aura encore des bouchons et des difficultés mais la lumière va jaillir sous peu». Le préfet de Dakar a officiellement lancé les travaux devant libérer les emprises traversées par les sections 4 jusqu’à 9 du Bus rapid transit (Brt). Ainsi de la Rue 10 jusqu’à la place de la Nation, la circulation, à défaut d’être totalement fermée, sera partiellement ouverte. Pour autant, l’autorité a appelé les Dakarois à faire preuve de patience car le «Brt vient régler le problème de la mobilité urbaine». Anticipant sur la réaction de certains quand ils ne verront pas les engins à pied d’œuvre, Alioune Badara Samb précise qu’il y aura «une légère accalmie, parce qu’avant de faire les routes, il faut dévoyer les réseaux d’eau, électrique et de téléphonie». Le préfet de Dakar a assuré de la continuité du service public. Ainsi, les réseaux hydraulique, électrique et télécommunications vont être déplacés au besoin en parfaite intelligence avec les sociétés concessionnaires. «Les travaux que nous faisons consistent à libérer les sections 4 à 9 du Brt. Ce sont des maisons, voire des immeubles qui sont démolis. Les arbres feront l’objet d’abattage. Ce projet va intégrer l’aménagement paysager. Même les parties piétonnes seront aménagées. Toutes les personnes éligibles ont reçu leurs chèques. C’est plus de 2 milliards de francs Cfa», a indiqué Alioune Badara Samb.

 Thiès : Tout savoir sur l’audience de conciliation entre les 22 travailleurs licenciés et Gco

https://www.seneweb.com La procédure n’a finalement pas abouti. C’est-à-dire qu’ il n’ y a pas eu entente entre la Grande côte opération (Gco) et les travailleurs qui ont perdu leurs emplois pendant le temps du confinement lié à la Covid 19. L’audience s’est tenue hier lundi au tribunal du travail de Thiès.
Pour l’avocat des personnes licenciées, le combat va continuer puisqu’il y a eu abus de pouvoir selon lui. « Il s’agit de 22 pères de familles licenciés de manière abusive par la Société  (Gco). Le fond du problème est que durant la période du confinement lié à la pandémie, les travailleurs ont été obligés de rester au sein de l’entreprise avec restriction absolue de mouvement. Donc, privation de la liberté d’aller et de revenir, une atteinte aux libertés publiques. Ce qui ne ressort pas de la compétence de l’employeur. La seule  autorité compétente à restreindre les libertés, ce sont les pouvoirs publics », rappelle Me Oumar Faty, l’un des avocats des victimes.
Il explique : « Le problème est parti de là. Plus cocasse dans cette histoire, il s’y ajoute une privation de nourriture. Et quand vous interdisez à des personnes de sortir même pour s’alimenter et que vous n’êtes pas en mesure de leur assurer cette nourriture, il va de soi qu’un mouvement d’humeur s’ensuit. Donc cette situation est imputable à l’employeur ».
Il faut noter que les victimes ont commis un pool d’avocats composé entre autres de Me Oumar Kane, Me Assane Dioma Ndiaye président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) et de Me Moïse Mamadou Ndior.
« Nous comptons nous battre pour rétablir ces 22 braves travailleurs dans leurs droits », précise Maître Oumar Kane.
Goor Makk Faye, porte-parole des travailleurs qui a pris la parole, ajoute que toute cette situation est due au comportement des responsables de l’entreprise  Gco. « La reprise des activités  était du ressort du tribunal après une longue négociation  au niveau de l’inspection du travail et celle-ci n’a pas abouti. Car leur avocat s’est comporté de manière déplorable en disant qu’ils ne sont pas venus pour négocier.
Par conséquent, nous entrons directement dans la phase  contentieuse », dit-il.
En perspective, les 22 victimes de GCO compte tenir une marche le 13 décembre prochain à Diogo.

Attribution provisoire du marché des kits de dialyse  : la Cmu et la Pna se battent

https://actusen.sn/ L’appel d’offres international pour l’achat des kits de dialyse a été lancé et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a même attribué le même marché aux mêmes fournisseurs. SourceA qui donne l’information dans sa livraison de ce mardi, précise que, l’Agence de la couverture maladie universelle a opposé son véto, jugeant les intrants trop chers. Par conséquent, ajoute le journal, l’arbitrage de la Dcmp a été demandé, pour amener les différentes parties prenantes à s’asseoir autour d’une table et trouver un consensus.

Émigration irrégulière

http://www.enqueteplus.com/ Malgré les multiples initiatives venant de l’Etat à travers la mise sur pied d’organismes de lutte contre le chômage et/ou de l’accès à l’emploi, le phénomène de l’émigration ne cesse de prendre de l’ampleur au Sénégal. Dans le but de chercher des solutions définitives, la Synergie républicaine va organiser un séminaire du 14 au 16 janvier 2021. Il va regrouper des associations religieuses, des mouvements féminins et/ou de la société civile qui vont venir du Sénégal, de la Mauritanie et du Maroc.
EHier, lors d’un point de presse, le porte-parole du jour de cette structure a soutenu que le choix de ces trois pays s’explique par le fait qu’ils ont les localités les plus touchées par le phénomène. Pape Makhète Djitèye indique que durant ces trois jours, il y aura au menu les auditions d’anciens candidats qui sont de retour, leurs témoignages. Ils essaieront également de trouver des solutions à ce problème. Il est convaincu que cette situation ne saurait être solutionnée sans la participation de tous les acteurs de la société et surtout les porteurs de voix.
…‘’Nous invitons les acteurs de la religion musulmane comme chrétienne à parler de cette question dans leurs prêches de vendredi, ‘’dahiras’’, conférences et homélies les dimanches. Toute personne qui est écoutée doit s’impliquer. Durant ces journées, on va créer une large coalition avec toutes les entités de la société. Comment faire pour trouver une solution définitive à cette question, sera au cœur de notre séminaire. Des associations qui vont venir de la Mauritanie et Maroc vont partager leurs expériences avec nous’’, a déclaré M. Djitèye. Qui a soutenu que les collectivités éducatives seront aussi impliquées, car on ne saurait régler cette question sans les mettre au-devant, vu que
c’est avec elles que la ‘’démocratisation’’ de l’emploi pourrait se faire. ‘’Cette question ne pourrait être réglée sans une grande synergie de toutes les entités du pays. C’est ainsi que toutes les familles religieuses du pays vont prendre part à cette réflexion. Ensemble, nous allons trouver des solutions définitives de ce phénomène qui est en train de décimer notre jeunesse qui est l’espoir de demain. Un diagnostic sans complaisance de l’émigration irrégulières sera fait’’, a conclu le porte-parole du jour de la Synergie républicaine.

Thiaroye : Le 1er décembre 1944, l’armée française massacre des centaines de tirailleurs sénégalais

http://www.walf-groupe.com/ Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais qui réclamaient le paiement de leurs soldes étaient massacrés par l’armée française dans le camp de Thiaroye, d’où ils devaient rejoindre leurs pays respectifs.
Biram SENGHOR, fils de Mbapp SENGHOR, un tirailleur sénégalais mort à Thiaroye, demande toujours justice et réparation à la France pour ce qu’il assimile à un « crime odieux ».
Par ailleurs, il déclare que la France a une dette de sang vis-à-vis des Africain
D’autres familles de victimes continuent de réclamer justice. « En ce jour anniversaire du massacre d’ex-prisonniers de guerre à Thiaroye au Sénégal, le 1er décembre 1944, nous, familles des victimes avons décidé d’alerter l’opinion publique afin que cesse toute désinformation, toute manipulation, toute falsification autour de ce crime commis par la France »
« Plus de 70 ans après les faits, nous demandons que cesse ce mensonge d’Etat qui se perpétue encore en 2016 », soulignent les auteurs, rappelant que « ces hommes, originaires de l’Afrique occidentale française, ont été mobilisés pour venir défendre la France en 1939 et ont été faits prisonniers par les Allemands en juin 1940 ».

Il y a 76 ans,l’armée française tuait des «tirailleurs sénégalais»

Il y a 76 ans, l’armée française faisait feu à Dakar sur des tirailleurs sénégalais qui réclamaient leurs soldes au sortir de la seconde guerre mondiale. Le corps des tirailleurs, formé de soldats de colonies françaises d’Afrique, était notamment composé de Sénégalais, de Soudanais (actuels Maliens), de Voltaïques (Burkinabè) et d’Ivoiriens, entre autres.
Aujourd’hui, 202 sépultures anonymes sont érigées dans le cimetière militaire de Thiaroye situé dans la banlieue de Dakar, où sont inhumés les tirailleurs sénégalais tués dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944, selon une version officielle.
Ces hommes réprimés dans le sang avaient « pour tort » de réclamer le paiement de leurs soldes, correspondant à leurs années de captivité par les Allemands en France durant la Seconde guerre mondiale. « Leurs frères d’armes » français avaient ouvert le feu pour ce crime de lèse-majesté.
Ces tirailleurs sénégalais ont, en effet, été prisonniers de guerre pendant quatre ans en France à partir de 1940. Après la libération, ils rentrent, donc, à Dakar en novembre 1944. Ils doivent, alors, toucher leurs salaires avant de retourner, pour certains, dans leur pays d’origine. Devant les tergiversations de l’armée française, un mouvement de protestation est né. Les protestataires seront alors collectivement fusillés et leurs corps enfouis dans des fosses communes. Le bilan est lourd. Plusieurs morts sont enregistrés. (certaines sources évoquent 35 morts d’autres avancent un chiffre largement plus élevé).
Soixante-dix ans après ce sinistre évènement, le président français François Hollande, en visite officielle au Sénégal a rendu hommage aux tirailleurs « sénégalais » dans un discours prononcé le 30 novembre 2014, au cimetière de Thiaroye. Il a marqué « son refus de poursuivre un déni officiel de plusieurs décennies » et a salué « la mémoire d’hommes qui portaient l’uniforme français et sur lesquels les Français avaient retourné leurs fusils. »

Anniversaire massacre de Thiaroye : Sonko envoie un message à la France

Ce mardi 1er décembre, c’est l’anniversaire du massacre de Thiaroye. Une date que le leader de Pastef ne laisse pas passe. Il a tenu à envoyer un message en directeur de l’Hexagone auteur de la tuerie tristement gravé dans l’histoire du pays.
« En ce 1er décembre, marquant le 76ème anniversaire du massacre, au Camp de Thiaroye, des soldats africains par la France coloniale, nous nous inclinons devant les victimes et exigeons : le rétablissement de la vérité sur leur nombre ; leur réhabilitation humaine, mémorielle et matérielle. », a-t-il indiqué le président des Patriotes.
Pour rappel, le massacre de Thiaroye a eu lieu le 1er décembre 1944. Les gendarmes français avaient tiré sur des tirailleurs sénégalais qui manifestaient pour le paiement de leurs indemnités et le versement du pécule qui leur était promis depuis des mois.
Depuis, deux bilans officiels sont dressés par l’armée française : un premier, fait état de 35 morts un autre 70 du côté des tirailleurs. Le véritable nombre n’a toujours pas été clarifié.

MASSACRE DE 28 MILITAIRES NOIRS MAURITANIENS : “Chaque 28 novembre, nous éprouvons de l’amertume’’

http://www.enqueteplus.com/ Chaque 28 novembre, pendant que la Mauritanie fête son indépendance, les réfugiés négro-mauritaniens éprouvent de ‘’l’amertume’’, en se rappelant leurs ‘’parents martyrs’’, des soldats tués un 28 novembre 1990. C’est ce qu’a confié le président de l’Association des réfugiés mauritaniens de Saint-Louis et ancien policier, Abdoulaye Diop, joint au téléphone d’’’EnQuête’’ à cette occasion.
La Mauritanie a célébré, ce samedi, le 60e anniversaire de son indépendance. Une date qui marque aussi la commémoration du massacre de 28 militaires noirs, pendus sur la base d’Inal, dans la région de Nouadhibou, le 28 novembre 1990. Un drame qui s’est produit dans une période de sanglantes répressions contre les Négro-Mauritaniens, qualifiée de ‘’passif humanitaire’’ entre 1989 et 1991.
‘’Pour nous, le 28 novembre est une journée de recueillement. C’est la fête nationale d’indépendance de la Mauritanie. Mais nous, nous n’avons pas l’esprit à la fête. Parce que, le 28 novembre 1990, l’Etat de la Mauritanie avait fait égorger 28 soldats à Inal, dans la région de Nouadhibou, pour commémorer cette fête. Or, l’indépendance, c’est pour ravir les cœurs, mais pas pour les faire souffrir. On dit même que c’est une provocation à la communauté négro-africaine.
Chaque 28 novembre, nous éprouvons de l’amertume, nous nous rappelons nos parents martyrs, des soldats qui n’ont eu le tort que d’être nés noirs dans leur pays’’, confie le président de l’Association des réfugiés mauritaniens de Saint-Louis Abdoulaye Diop, par ailleurs ancien policier, à ‘’EnQuête’’.
D’après notre interlocuteur, cette journée les affecte et ils se solidarisent avec leurs sœurs veuvesqui manifestent, à cette occasion à Nouakchott, pour interpeller l’opinion nationale et internationale sur ‘’une bêtise humaine que personne ne saurait tolérer, et aussi pour combattre l’impunité’’.
Il convient de noter qu’une loi d’amnistie a été votée en 1993, pour les auteurs des crimes commis entre 1989 et 1992. ‘’Nous allons formuler des prières pour nos morts et toutes les victimes de 89. On s’adresse aussi au président de la République de la Mauritanie. S’il est vrai qu’il est préoccupé par la cohésion nationale, la solution sine qua non, c’est la cohabitation. Or, cela ne pourrait se faire sans le retour des réfugiés. Etre là à traquer son prédécesseur pour des problèmes crypto-personnels n’est pas la priorité. Il faut travailler à l’union’’, ajoute M. Diop. Même si le président de l’Association des réfugiés mauritaniens de Saint-Louis reconnait que leur actuel chef d’Etat veut que les réfugiés retournent en Mauritanie. Il dit  : ‘’Nous ne voulons pas d’un rapatriement fallacieux, comme cela a été fait entre 2007 et 2008. C’était un voyage et non un rapatriement. Rien n’a été respecté par rapport aux protocoles, du côté mauritanien. Puisque ces rapatriés sont devenus dans réfugiés dans leur propre pays. Donc, là, s’ils veulent parler de rapatriement, il faut impliquer la communauté internationale, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le
Sénégal, mais surtout les principaux concernés que sont les réfugiés’’, préconise-t-il.

‘’Il est important qu’on pense à nous pour des financements essentiels’’

Le réfugié de s’adresser à l’Etat du Sénégal et au HCR. Monsieur Diop déplore leur attitude face aux défis que sont la pandémie, l’émigration clandestine et la crise économique. ‘’Nous sommes laissés en rade et cela fait mal. Nous faisons parties des familles vulnérables. Le HCR travaille avec la Commission nationale de gestion des réfugiés qui est basée à la présidence du Sénégal. Il y a des financements qui ont été injectés d’un montant de 2 milliards de dollars (plus de 1 096 milliards de francs CFA) et nous pensons que cet argent ne doit pas uniquement servir à faire des cartes d’identité qui ne finissent pas et des enrôlements incessants. Vu qu’on n’a pas accès au système financier, faute de papiers, il est important qu’on pense à nous pour des financements essentiels qui pourraient faire sortir les réfugiés de cette situation’’, suggère M. Diop.
Il ajoute qu’ils ont reçu de l’aide alimentaire durant la Covid, même si cela a été ‘’tardif’’. ‘’Et ce n’est pas tout le monde qui en a reçu. A Saint-Louis, ce sont uniquement 19 familles qui en ont bénéficié. Mais cette aide ne doit pas s’arrêter là, car les réfugiés ont besoin d’assistance tout le temps’’, renchérit-il.
Abdoulaye Diop fait remarquer que face à cette situation, les jeunes réfugiés tentent l’émigration irrégulière comme ceux du Sénégal, ‘’Nos propres enfants sont nés au Sénégal et avec l’extrait de naissance, ils se font une carte d’identité sénégalaise. Et souvent, ils sont tentés par l’émigration, car ils se disent qu’une fois là-bas, avec la carte de réfugié, ils pourront avoir l’asile. Ils ne seront pas refoulés. Ils veulent aller retrouver leurs camarades en Angleterre, en Allemagne, en Australie, etc. Donc, il faut aussi que l’Etat aide, sensibilise les jeunes réfugiés par rapport à ce phénomène’’, souligne-t-il.
Aujourd’hui, au-delà de son combat pour le bien-être de ses camarades réfugiés, cet ancien policier qui réside au Sénégal depuis l’éclatement de l’événement des Maures en 1989, plaide pour sa cause. Atteint de glaucome, il appelle les autorités à veiller à ce qu’il ait des ‘’papiers valides’’, afin de se procurer un passeport pour aller soigner ses yeux à l’étranger.MARIAMA DIEME

Ziguinchor : La Mfdc remet ça avec des tirs nourris à Boutoupa

https://actunet.net/ A Boutoupa-Camaracounda (Ziguinchor) , des jeunes de la localité ont été la cible de balles réelle ce mardi. Les auteurs de cette attaque appartiendraient au Mouvement des Forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Le seul tort de ces jeunes, c’est d’avoir pénétré dans  un espace de la forêt classée de Blaze qui abriterait plusieurs positions du Mfdc.
Selon la Rfm,  pour tenter de retrouver un jeune  du village de Niadiou, qui était porté disparu. Malheureusement, ils seront accueillis par des tirs. Neuf d’entre eux ont pu s’échapper. Mais, deux sont, pour l’instant, introuvables. Ceux qui ont pu és’chapper sont sous le choc. L’armée mènerait, actuellement, des opérations de sécurisation..
Boutoupa Camaracounda est une communauté rurale située le long de la frontière avec la Guinée Bissau. Elle est logée dans  l’arrondissement de Niaguis, dans la région de Ziguinchor.

Organisation de «Milices» privées : un vice de la République

L’affaire des «milices» privées au Sénégal est de plus en plus préoccupante. Un mal être des populations remarqué dans des mouvements religieux et certaines sphères politiques qui intrigue et inquiète plus d’un. Cette prolifération indispose les Forces de défense et de sécurité, sensées détenir le monopole de la force dans la République. Et, au regard des derniers développements, notamment de l’affaire des centres d’éducation de Serigne Modou Kara Mbacké, le danger semble réel pour la République ; d’où la nécessité d’une dissolution ou d’un encadrement de ces groupes «armés».
La prolifération des «milices» savamment créées et entretenues au vu et au su des autorités de la République par des hommes politiques et certains hommes religieux est une réalité au Sénégal. Et ce, depuis fort longtemps. Ainsi, on peut en citer entre autres la «milice» de la «Dahiratoul moustarchidine wal moustarchidaty», créée par Moustapha Sy à la fin des années 70, regroupant en son sein des hommes et des femmes avec comme seul objectif «d’œuvrer pour la valorisation des enseignements du Prophète Muhammad (Psl)», dit-on.
En effet, tout serait parti du Mawlid 1988 coïncidant avec le contexte de troubles sociaux, ayant amené le président Léopold Sédar Senghor à dire à feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy que l’Etat n’avait pas assez de forces de l’ordre pour la sécurisation de l’évènement. Alors, pour pallier les risques d’insécurité, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy créa la Commission d’organisation au service du Khalife Ababacar Sy dénommée Coskas, afin de gérer tous les aspects organisationnels. Depuis lors, le mouvement a pris des propensions aux allures d’une «armée» avec des agents de sécurité avec toutes les déclinaisons «militaires et paramilitaires» (agents de sécurité, d’hygiène, des secouristes, etc.) sous l’autorité du responsable moral, Serigne Moustapha Sy.
Même, de l’autre côté, un Comité d’organisation au service du Khalife Ababacar Sy (Coskas – civil) s’occupe toujours l’organisation du Gamou de Tivaouane. Une autre milice religieuse, c’est celle de Serigne Modou Kara Mbacké, petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, frère cadet de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, fondateur de la confrérie des Mourides.
Ce personnage «atypique» fort longtemps «intriguant», ne cesse d’inquiéter de par sa sécurité appelée «commandos de la paix».
Pas moins d’une centaine d’éléments de ce contingent arborent des treillis, paradent en file indienne, s’attribuent des galons, obéissent au doigt et à l’oeil au «général Kara» au vu et au su des plus hautes autorités de l’Etat, seul détenteur du monopole de la violence. D’ailleurs, certains voient en cette organisation aux allures de «milice» une menace pour l’ordre public. Ce chef religieux se réclamant d’une des plus grandes confréries religieuses du pays est à lui seul un défi à la laïcité, sous le regard impuissant de l’autorité étatique.

DES «MILICES» PRIVEES AU SEIN DES PARTIS POLITIQUES

A la défiance de ces hommes religieux face à l’Etat unitaire s’ajoutent d’autres milices d’hommes politiques. Ainsi, dans les mouvements politiques, on note la présence de «milices» privées commises pour assurer la sécurité du leader au quotidien, dans tous ses faits et gestes, ses déplacements et lors des grands rassemblements. Cet état de fait est remarqué avec le président Abdoulaye Wade et notamment ses «calots bleus» qui l’ont accompagné fidèlement depuis l’opposition jusqu’à son accession au pouvoir. Sous son régime, ils ont fait feu de tout bois. Certains nageaient même dans un «luxe insolent». Mais, depuis la chute du président Abdoulaye Wade et de son régime, on n’entend plus parler d’eux. En effet, ces hommes qui assuraient la sécurité de Wade et de ses ministres et qui s’affichaient de façon très ostensible, se font discrets maintenant.
En hommes musclés, ces «gros bras» se sont portés volontaires pour être, du temps du président Abdou Diouf, les gardes rapprochés du candidat Abdoulaye Wade. Ils étaient prêts à «tout» pour leur candidat. Ils constituaient une «organisation paramilitaire illégale» qui utilisait la force pour parvenir à ses fins. Ils ont été, en d’autres termes, les «milices» d’Abdoulaye Wade. L’ancien Premier ministre Idrissa Seck et actuel président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) en avait lui aussi pour sa propre sécurité. Aujourd’hui encore, le président Macky Sall a, à sa disposition, des «calots marrons».
Pourtant, les Forces de défense et de sécurité avaient décrié en temps opportun ce laisser-aller à travers un communiqué dans lequel elles interdisaient aux populations de s’habiller en treillis, pour ne pas confondre les civils aux militaires. Mieux, des récalcitrants en ont payé les frais, pour avoir été interpellés et déshabillés de leurs tenues militaires. Aujourd’hui, avec cette affaire de Sérigne Modou Kara Mbacké, doit-on s’inquiéter et s’en émouvoir ? La République serait-elle en danger ? Ces hommes de main ont ils reçu la formation adéquate ? Quoiqu’il en soit, force doit rester à la loi et une attention toute particulière à la généralisation de ce phénomène qui ne doit pas être pris à la légère.

AFFAIRE DES CENTRES DE KARA : El Hadji Kassé pour l’interdiction des «milices»

Suscitant indignation et inquiétude, l’affaire des centres d’éducation gérés par des «gros bras» de Sérigne Modou Kara a touché plus d’un. Réagissant par rapport à cette polémique, le ministre-conseiller à la Présidence de la République en charge de la Culture est d’avis qu’il faut tout simplement interdire les «milices». «A mon humble avis, toutes les milices privées doivent être dissoutes et interdites», a dit ouvertement El Hadj Hamidou Kassé, sur son compte twitter.

BASSAMBA CAMARA,COMMISSAIRE DE POLICE DIVISIONNAIRE DE CLASSE EXCEPTIONNELLE A LA RETRAITE : « L’Etat devait quand même prendre des dispositions pour interdire cela »

«On a vu que certains dignitaires s’accompagnaient des milices et sont souvent habillés comme des Forces spéciales. On a vu le cas, pendant la campagne électorale, où des gens s’étaient encagoulés, étaient armés et effectuaient des violences sur les gens. L’Etat devait quand-même prendre des dispositions pour interdire cela», a dit Bassamba Camara, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite, sur iRadio. Le Commissaire Camara de poursuivre : «tout homme qui viole la loi s’expose forcément à des sanctions bien précises»,rappelle-t-il.

SANKOUNG FATY, COLONEL DE GENDARMERIE A LA RETRAITE : «Nul n’est censé ignorer la loi, même pour sa propre sécurité»

Toujours sur cette affaire, le Colonel de Gendarmerie à la retraite, Sankoung Faty, soutient qu’«il n’est permis à aucune personne d’organiser les milices». Car, relève-t-il, «il y a une réglementation concernant ce qu’on appelle les agents de sécurité qui organisent les services d’escorte et de protection». Le Colonel Faty de souligner : «la sanction non seulement dissout votre association et, audelà de la sanction administrative, il y a des sanctions pénales qui sont prévues parce que c’est un exercice illégal de sécurité privée». Il conclut : «en dehors des cas de légitime défense, personne n’a le droit d’utiliser la défense. Donc, il y a des infractions qui peuvent être commises dans ce cadre comme l’organisation de malfaiteurs, entre autres»JEAN PIERRE MALOU

Houleux échange à l’hémicycle : Mamadou Lamine Diallo irrite Niasse et lance un bras d’honneur aux députés de la majorité

Le député Mamadou Lamine Diallo s’est illustré dans un registre qu’on ne lui connaissait guère. Le leader du mouvement Tekki a eu un échange très houleux avec le président de l’Assemblée nationale, lors du passage du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, ce mardi 1er décembre.
Et le moins que l’on puisse dire est que les propos ont volé très bas. Tout est parti d’une attaque acerbe du député contre le président de l’Assemblée, Moustapha Niasse, qui a aussitôt perdu son latin.

«Mane ak sa baye la wone»

«Monsieur le Ministre, vous aviez promis, en commission, de nous envoyer votre réponse par rapport aux questions spécifiques avant la plénière. On est en plénière et on n’a jamais reçu ces réponses. (…) Mais cela se comprend, parce que c’est ton président de parti (Moustapha Niasse) qui ne respecte pas notre règlement intérieur, notamment l’article 119», lance Mamadou Lamine Diallo.
L’article 119 en question dispose : «Sur proposition des commissions, le président de l’Assemblée nationale désigne les députés qui représentent l’Institution parlementaire au sein des conseils d’administration et des organismes professionnels. Ils devront présenter, au moins une fois l’an, un rapport d’activité qui sera imprimé et distribué. Les désignations opérées doivent être portées à la connaissance du bureau, de la conférence des présidents et de l’Assemblée.»
Visiblement très énervé, Moustapha Niasse répond : «Si on nomme quelqu’un dans un conseil d’administration et qu’il ne travaille pas, on le met dehors. C’est l’article 119 du règlement intérieur. Et ça, tu n’y peux rien !»
«Vous n’avez pas le droit de me tutoyer», rétorque le député de Tekki. La réponse ne s’est pas fait attendre. Le président Moustapha Niasse, d’un ton sec, répond à la charge : «Mane ak sa baye la wone.»
Mamadou Lamine Diallo quitte la salle, après cet échange, et lance un bras d’honneur aux députés de la majorité qui lui demandaient de rester dans l’hémicycle.

«Macky a échoué,ses nouveaux renforts n’y changeront rien»

iGFM – (Dakar) Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki, a focalisé sa Questekki de ce mardi sur la lancinante question de l’immigration clandestine. Et c’est surtout, pour en déceler les causes.
«Macky Sall estime qu’il a trouvé la solution définitive  aux problèmes des jeunes  jusqu’en 2035 et c’est le PSE adossé au PUDC, l’alignement infini des P qui fait la Perte de notre vaillante jeunesse, comme je l’ai déjà écrit. Les convois barsakh sont la preuve évidente de l’échec de Macky Sall. Le gouvernement affolé demande l’union nationale pour faire face. C’est comique pour ne pas dire tragique», martèle le député.
Dans son texte, il souligne que l’une des raisons fondamentales d’une telle situation, reste le bradage de nos ressources naturelles ou du  foncier. Il déclare que «Le gaz de St Louis est pillé par la bande Timis et Sall» et «les poissons sont pillés par des bateaux européens et chinois dans des accords cachés au peuple.» Or, sous une gouvernance démocratique, le capital naturel est à côté du capital technique, les deux moteurs qui, actionnés par le travail, créent les richesses matérielles indique-t-il.
«Les investissements dans les infrastructures de Macky Sall financés par une dette colossale de plus de 10 000 milliards pour un PIB de 12200 milliards et gagés sur les recettes gazières futures sont mal orientés, comme le Centre Abdou Diouf, le domaine industriel de Diamniadio facturé à 30 milliards sans audit, etc. Voilà qui explique le désarroi de la jeunesse. Le Président Macky Sall a échoué. Ses nouveaux renforts ne changeront rien à cette dynamique. Les jeunes doivent s’engager dans le combat patriotique pour  la gouvernance démocratique, Tekki fii», invite le Président du mouvement Tekki.

Ousmane Sonko en ‘unificateur’ : «On va regrouper toute l’opposition autour d’un front et contrer le régime»

https://www.dakaractu.com/ De manière décontractée, le patron de Pastef s’est évertué à livrer son point de vue sur plusieurs sujets d’actualité, lors d’un entretien télévisé. Ousmane Sonko, sans équivoque, considère qu’il est aujourd’hui, l’un des hommes politiques les mieux placés pour non seulement constituer un ‘bon partenaire’ aux autres hommes politiques de l’opposition, mais aussi, jouer le rôle de fédérateur de cette même opposition, et surtout de vecteur d’une certaine éthique en politique.
Pour y parvenir, Ousmane Sonko, dans une édition spéciale avec nos confrères de Walfadjri, réaffirme : « J’ai un rôle à jouer : celui d’un rassembleur.
D’ailleurs, je fais partie des mieux placés à travailler à un vaste front, un rassemblement de tous ceux qui veulent s’opposer et sont prêts à se battre et assumer entièrement leurs choix. »
Plus loin, le leader de Pastef exclura toute prétention d’être le chef de l’opposition qui lui est souvent collé. « Je ne vais pas, de manière factuelle dire que je suis le chef de l’opposition. Mais mon rôle aujourd’hui, c’est d’unifier les gens autour de l’idéal ». Dans cette logique, Ousmane Sonko précise que ceux à qui il fait allusion, sont ceux qui assument leurs combats. Pour ainsi sous entendre que « dans ce pays, il y’a des gens qui ne font que parler et d’autres qui se donnent à fond et qu’on ne compte que sur le bout des doigts. »
Tenant compte de ce qui précède et de son souhait ardent de regrouper l’opposition, Ousmane Sonko annonce qu’il y’aura très prochainement le lancement du principe du « regrouper tout le monde, sans exclusion  de quelque parti de ‘l’opposition’ que ce soit dans un vaste front, pour faire face au régime Sall et exiger la tenue des élections. »
Avertissant le peuple sénégalais, le  candidat malheureux de la dernière présidentielle invite à la vigilance sur les tractations et manigances du régime qui ne veut que repousser en permanence la date des élections pour que, d’ici 2024, aucune élection ne soit tenue…

Sonko sur ses absences à l’Assemblée nationale : «J’ai un statut à défendre dans ce pays (…) Je ne peux pas me permettre…»

https://www.dakaractu.com/ Une question qui revient souvent et, à laquelle le parlementaire Ousmane Sonko aura répondu sur le plateau spécial de Walfadjri, c’est celle de sa régularité à l’Assemblée nationale. Pour le patron de Pastef, « le plus important pour un parlementaire, c’est de détecter les problèmes pour ensuite adresser des questions écrites au gouvernement qui sera tenu d’y répondre dans un délai de 2 mois ».
Ousmane Sonko a une conception différente de celui qui « ne fait que la routine. C’est à dire, se contenter simplement des 3 mn ou 5 mn du temps de parole. » Ainsi, il a décidé de ne pas  venir en commission ou en plénière, donner sa pensée et être abreuvé d’insultes. « En toute modestie, je pense que j’ai un statut à défendre. Donc, je ne pourrais me soumettre à ce que des deputés se permettent certains écarts à mon endroit », lance Ousmane Sonko.\
Toujours dans le régistre des obligations du parlementaire, Sonko souligne qu’il y a un travail essentiel à faire concernant les propositions de lois. Selon lui, « cette question est un parent pauvre de l’Assemblée nationale,  car les députés n’en font pratiquement pas. « On se rend compte généralement que ce sont simplement des projets de loi qui leur sont soumis, mais des propositions, il nous faut y travailler car, elles font partie des plus importantes prérogatives des parlementaires » a-t-il ajouté…

Sur quelques « sonkonneries »…Par Mamadou Bamba NDIAYE

La « sonkonnerie » est un néologisme qui a été introduit dans notre vocabulaire politique en 2017 pour désigner un propos émanant de l’honorable Sonko et présentant la triple caractéristique suivante : légèreté, impolitesse et arrogance.
Exemple : l’année dernière, il avait dit que la presque totalité des opposants sont des chiens « qui aboient ».
Je pensais que depuis 2017 une certaine forme de maturité  s’était produite. Erreur ! Hier soir, j’ai entendu à la télévision les pires « sonkonneries ». Le combat que nous menons pour l’annulation de la dette odieuse qui étrangle nos peuples ne serait rien d’autre que de la « mendicité ». Mamadou Dia, Thomas Sankara, les autres leaders africains qui ont porté ce combat au fil des décennies seraient-ils donc des « mendiants » et non des militants ayant consacré une bonne partie de leur existence à combattre pour l’émancipation des peuples africains ? Soit ce monsieur ne comprend rien soit il est un faussaire bien différent de l’image qu’il veut se donner.
C’est la même chose quand il s’en prend à Ibrahima Sène, ignorant qu’il a été l’un des rares haut-fonctionnaires sénégalais ouvertement engagés dans l’opposition et le syndicalisme autonome. Avec une légéreté « sonkonne », ce militant révolutionnaire est impoliment caractérisé de « militant alimentaire », quelle arrogance !
Il reste la troisième « sonkonnerie », celle qui n’a pas été dite cette fois-ci, les journalistes ayant omis de l’interroger sur ses propos légers mais ni impolis ni arrogants à propos du projet de réforme macronienne du franc Cfa.
Wolof Ndiaye nous avait pourtant averti : « mana mana du yaw ». L’autoglorification trahit l’hypocrite. Un bon viatique pour repérer les faux types.

MAHMOUT SALEH, OCCUPEZ VOUS DE VOTRE «K » I..DEAL..LIQUE et Livrez nous notre KARIM par Dr Seck Mamadou

La technique du « mensonge illustratif », plus il se fonde sur une énormité, mieux il s’assure de sa pérennité, dit-on.
Les sénégalais ne savent toujours pas, si votre envoyeur a déjà atteint ses ambitions exprimées au Rwanda devant Paul Kagamé lors d’un forum sur les innovations technologiques en nous servant ceci : «  je rêve de créer une application qui me  permettra de s’envoler dans l’espace quand je le souhaite »  et sans pour autant  nous traduire le sens de ce rêve de  « Vol » que le peuple lui colle à la peau dans son mode de Gouvernance scandaleusement Tortueuse !
A ce titre, il apparaitrait plus pertinent, lors de votre face to face sur IRADIO, dans l’émission du grand jury, de nous disséquer le protocole de la théorie du grand remplacement d’un rêve surréaliste de l’applicabilité d’une application en mode planeur dans l’espace  qui a débouché, in fine , à la mise en place de l’application « I…DEAL » dont le triptyque, recherche-développement et production  s’est fait en un temps record de 15 mois, et au sein de votre grand laboratoire du nom de  MANIPULAB-Trotskiste SA.

Du résultat obtenu, sur le dos du peuple, et issu de l’enchainement vos jeux d’éprouvettes et de centrifugation d’un faible échantillon de l’opposition dressée à votre sauce Mackytardée, le peuple abusé découvre sans surprise, un gouvernement de quota, dont vous même, Mr Saleh, n’avez pu décroché votre seul complice et ami OUMAR Sarr qui était chargé de la destruction du PDS sans succès !

De votre « génie », connu de tous, du plus grand manipulateur de la République, des indépendances à nos jours, il ne fallait pas, Mr Saleh ,convoquer le peuple sénégalais à la table de votre copieuse diner de cons pour nous démontrer comment vous en êtes arrivé à convaincre l’un de vos invités à tremper son « Pain SEC » dans le  « LAIT Caillé » du plus grand illusionniste et attrape-tout pour futurs sujets à l’obéir au doigt et à l’œil en vu de 2024.
De vos créations loufoques, conceptualisées en COUPS d’ETAT, RAMPANT puis DEBOUT, l’ancien ministre d’Etat, Ousmane Ngom disait de vous que  vous êtes une « PLAIE » pour la république, un transhumant et un opportuniste à la petite semaine et Cissé LO d’embrayer de l’usage de votre langage de Charretier pour descendre votre ex frère ABC, actuel médiateur de la République.
Donc parlant du président Wade, à la question de Mamoudou ibra Kane, vous aviez encore fait usage de votre langage de Charretier, selon un dicton très populaire de chez nous : « WAKH BOU DAANOU CI SAREET » illustrant votre Panthéonisation  au grand cercle des manipulateurs patenté de la République et de l’Opinion.
A cet effet, et pour conseil, Mr Saleh  enrichissez, votre nouvelle application « I..Deal » d’une nouvelle rubrique intitulée : « MACKY FERA CE QU’IL DIT » lorsque qu’il s’engagera à nouveau avec le président Wade et le peuple souverain. Car depuis plus d’un an, il avait dit face au peuple qu’il allait rendre visite à l’ancien Chef d’état, le Pr Wade, après l’avoir invité au Palais en plein jour.
Donc face à l’urgence de restaurer la sacralité de la parole publique donnée d’un chef d’état, Mr Saleh nous vous dirons occupez vous de votre « K » issu des résultats de votre nouvelle application « I..DEAL »politique puis que le PDS est en train de tout mettre en œuvre pour s’occupez de son KARIM dans une posture de la marche en avant.Dr Seck Mamadou,Cadre Libéral Paris,Membre du SGN

Blâmé par le tribunal des pairs,malgré une défense de 12 avocats et 83 magistrats : Téliko saisit la Cour suprême et…

https://actusen.sn/ sanction la plus faible infligée par la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la Magistrature. N’empêche, les avocats du président de l’Ums se disent déçus surtout par les membres du Conseil disciplinaire. C’est le cas de Ciré Clédor Ly. Pour la robe noire, c’est le «sentiment général de toute la défense de Téliko. Il était défendu par 23 personnes (12 avocats et 11 magistrats).

Ciré Clédor Ly : «les magistrats ont raté le train de l’histoire»

«C’est justement ce principe de sanction que tout le monde a rejeté. Cette procédure, qui a été initiée par le Ministère de la Justice, était une tentative d’intimidation, de musellement des magistrats qui ont des revendications qui, en réalité, tendent à rompre, à couper le cordon ombilical entre le Pouvoir exécutif et celui judiciaire. Les magistrats ont raté le train de l’histoire», regrette le conseil. Pour lui, ils avaient l’occasion d’affirmer l’indépendance de la Magistrature et d’affirmer l’autorité de la justice.
«En suivant le ministre de la Justice dans son jeu, ils ont rendu une décision que je considère inacceptable.  Cela viole fondamentalement les droits de Téliko, sur le plan constitutionnel, les droits consacrés par les instruments juridiques internationaux. La liberté d’expression et la liberté d’opinion ne peuvent avoir de limite que dans les cas précis qui sont posés par le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Nous ne rentrons dans aucun des cas de restriction prévus par le pacte», a-t-il affirmé.
La défense de Téliko ne compte pas en rester là. Elle envisage de porter l’affaire devant la Cour suprême et en cas de besoin devant les Institutions internationales notamment  le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies par rapport au respect et à la violation des dispositions du pacte.Omar Ndiaye (Actusen.sn)

Election Locales, Cese, DER : le Mouvement « Génération sacrifiée » recadre Mahmouth Saleh et Macky Sall (Communiqué)

https://www.pressafrik.com/ Dans un communiqué parenu à PressAfrik, le mouvement citoyen « Génération sacrifiée » s’est exprimé sur les derniers sujets de l’actualité politique nationale. Notamment l’annonce de la tenue des élections locales en 2021.
« Nous sommes désolés mais monsieur Mahmouth Saleh est mal placé et n’a aucune légitimité politique pour nous imposer des élections locales pour fin 2021. Si c’est pour véritablement permettre aux nouveaux alliés de se faire une santé politique, c’est peine perdue ; nous avons tout compris depuis le soit disant dialogue nationale qui n’était qu’une porte dérobée pour ceux qui avaient déjà ficelé leurs projets de trahison« , lit-on dans le document signé le Coordonnateur Ismaila Kamby.
Aussi, ledit mouvement de rappeler : « D’abord, Macky SALL n’a pas été élu pour qu’il décide tout du déroulement du calendrier républicain et nous envoyer par suite un second couteau, à juste titre d’information ; ensuite Macky SALL n’a pas été élu pour réduire l’opposition à sa plus simple expression mais plutôt réduire la souffrance des sénégalais à sa plus simple expression. Et enfin Macky SALL n’a pas été élu pour recycler des dignitaires de l’ancien régime libéral, mais plutôt pour dissoudre le Conseil économique social et environnemental et la Haut conseil des collectivités territoriales, ce qui aurait permis le recrutement de 5.000 jeunes diplômés avec un salaire de 300.000 brut. Ce qui, également, servirait à combler le gap, quotidiennement manifesté pour le manque criard de personnel, dans des secteurs comme l’éducation, la santé, la sécurité entre autres« .
Kamby et Cie demande également la publication de la liste des bénéficiaires du financement de la DER. « La liste des bénéficiaires au financement de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes doit impérativement être publiée pour éclairer la lanterne des sénégalais. Il est vrai que nous regrettons la tragédie née de l’émigration clandestine, cependant il est à comprendre et à accepter que ce phénomène a mis à nu la mauvaise politique d’emploi initié par l’Etat, au premier duquel Macky SALL qui ne cesse d’accorder des indemnités aux membres de ces chambres consultatives qui ne servent absolument à rien, face à la recrudescence de la pauvreté, du chômage, le tout sur la balance du décompte de nos frères et sœurs morts sous les vagues de l’océan atlantique« , indique le communiqué.

An 12/APR : Mbaye Ndiaye réitère la main tendue du président Macky Sall.

https://www.dakaractu.com Porté sur les fonts baptismaux le 1er décembre 2008, l’Alliance pour la République souffle ses 12 ans d’activité ce 1er décembre 2020. À cet effet, la direction du parti a tenu à organiser une journée de célébration au siège du parti.
Le mouvement national des femmes, le conseil national des sages, la convergence des cadres républicains, la convergence des jeunesses républicaines (Cojer), le mouvement national des élèves et étudiants républicains (Meer) entre autres organisations toutes affiliées au parti au pouvoir ont tenu à marquer leur présence à la cérémonie d’anniversaire.
Prononçant le discours du président de la formation politique, Macky Sall, le ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye a réitéré la main tendue de son mentor à l’endroit de tous les acteurs pour œuvrer ensemble vers l’émergence. La commémoration de l’anniversaire de l’Apr s’est tenue au siège de la formation politique sis à Mermoz.

12ème  anniversaire de l’APR : seconds couteaux et transhumants occupent les loges

http://www.walf-groupe.com  L’Apr semble définitivement avoir tourné la page de Aminata Touré, Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Bâ et consorts qui sont en train de ruminer leur limogeage. Bien que membre du parti au pouvoir, ils ont tous brillé hier par leur absence lors de la célébration du 12ème anniversaire du parti.
L’Apr a célébré, hier, son douzième anniversaire avec faste. La seule fausse note, c’est l’absence remarquée de responsables comme Mimi Touré, Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Bâ et consorts. Ils ont été royalement oubliés par Me Djibril War, organisateur de l’événement. Si l’absence de Mimi Touré pouvait se justifier par sa nouvelle posture de frustrée, ce n’est pas le cas pour Aly Ngouille Ndiaye et Amadou Bâ et autres qui pourtant ont remercié Macky Sall après leur limogeage. Ce qui laisse croire que ces responsables remerciés du Gouvernement ruminent toujours leur colère
Le Président Macky Sall qui était très attendu n’a pu effectuer le déplacement. Il était surtout attendu pour partager avec ses militants les raisons qui ont motivé sa décision de faire intégrer des leaders de l’opposition dans la mouvance présidentielle, en les nommant à des postes de responsabilités. Mais aussi esquiver ce vent de frustration qui souffle ces temps ci au sein de l’Apr. Le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye tentera de le faire à sa place. «Le 1er décembre 2008, des Sénégalais et des Sénégalaises venant de tous les horizons, de toutes confessions et de tous âges et de la diaspora ont porté sur les fonts baptismaux, l’Alliance pour la république. Cette fidélité à la cause des intérêts de notre pays portée par l’Alliance pour la république a fait de notre parti la première formation politique du pays. Depuis 2012, nous sommes avec nos alliés stratégiques. Ces alliés avec l’Apr-Yaakar, Macky2012Bby et aujourd’hui avec de nouveaux invités consacrent que le Président Macky Sall est l’homme du moment, de l’avenir et de l’espoir du Sénégal», a dit Mbaye Ndiaye, avant d’ajouter  :  «Avec votre soutien sans faille chers camarades, nous allons mettre le pays à l’endroit sur les questions majeures et répétées. Au-delà du nécessaire rattrapage infrastructurel que nous sommes en passe de réussir, nous allons assurer la refonte structurelle de notre économie, la réduction des inégalités et améliorer la gouvernance dans le strict respect de l’Etat de droit et des principes de la République». Non sans préciser que «ce que nous savons tous, c’est que le pouvoir n’est pas une propriété privée et jamais notre parti ne s’orienterait vers l’édification de parti-Etat ou Etat-parti». Magib GAYE

SEYDOU GUÈYE (PORTE-PAROLE) «L’APR N’EST PAS UN PARTI COMME LES AUTRES»

http://www.emedia.sn L’Alliance pour la République (APR) fête ses 12 ans d’existence dans le Landerneau politique sénégalais. Un parti qui, malgré « son âge », a réussi, ses aînés ont toujours échoué. Son chef dirige aujourd’hui les rênes du pays. Mais pour beaucoup d’analystes politiques, l’APR, malgré ses exploits, demeure toujours un parti qui manque de structuration pour ne pas dire d’organisation.
Interpellé sur cet aspect organisationnel, Seydou Guèye, ministre porte-parole de la présidence et membre dudit parti souligne que c’est un choix.
« La question est toujours là. Ça préoccupe mais pour nous c’est une option. Nous avons fait l’option d’avoir un parti organisé, un parti capable d’aller gagner des élections. C’est mieux que d’avoir un parti avec des conflits permanents, de structuration parce que l’organisation c’est la démarche qui rationalise, qui permet d’avoir l’optimisation des activités », a expliqué Seydou Gueye, joint au téléphone.
Selon lui, la situation, c’est une distribution du pouvoir « et aujourd’hui, en termes de structuration, nous avons des secrétariats nationaux qui sont occupés. Et au niveau local, nous avons toujours privilégié la démarche du consensus chaque fois que les bases sont d’accord pour avoir un coordonnateur que ce soit au niveau de la commune ou au niveau du département, c’est validé. L’APR n’est pas un parti comme les autres. Notre parti n’est pas comme les autres ». Aliou DIOUF

Recomposition politique : Vers des alliances inédites ?

http://lesoleil.sn Le ralliement du leader de Rewmi au pouvoir va entraîner des alliances imprévues aussi bien dans l’opposition qu’au sein du pouvoir. C’est l’avis du Dr Cheikh Ibra  Fall  Ndiaye, enseignant-chercheur en Sciences politiques. Une analyse qui est confortée par le Dr en Droit public Abdoul Aziz Mbodj.
L’information a marqué l’actualité et suscité de nombreux commentaires. Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a réussi, la semaine dernière, un travail de (ré)conciliation entre Me Moussa Diop, l’ancien directeur général de la société de transport Dakar Dem Dikk, et Barthélémy Dias, le maire de Sicap-Mermoz. À l’occasion, ces derniers ont exprimé leur ancrage dans l’opposition après avoir quitté leur parti. Me Moussa Diop poursuivait en justice Barthélémy Dias pour diffamation et injures. Le premier a fini par retirer sa plainte, son désistement a occasionné l’extinction de l’action publique.
Pour le constitutionnaliste Abdoul Aziz Mbodj, enseignant-chercheur à l’Université de Bambey, c’est le leader du Pastef-« Les Patriotes », Ousmane Sonko, qui tire profit de cette réconciliation. Au-delà de cette lecture juridique, le constitutionnaliste indique que cette rencontre a des relents politiques surtout que les changements institutionnels et gouvernementaux sont en passe d’entraîner une nouvelle reconfiguration politique.Cette brèche va-t-elle ouvrir la voie à une alliance politique?
Pour des observateurs, des schémas politiques inédits peuvent se dessiner même s’il y a lieu de rappeler que Barthélémy Dias, qui a quitté le Parti socialiste (Ps) pour se ranger derrière le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, n’est ni chef de mouvement politique encore moins un chef de parti. Pour eux, c’est un rapprochement qui se fait entre son leader, Khalifa Sall, et Ousmane Sonko en perspective des prochaines échéances électorales.
Le ralliement du leader de Rewmi au pouvoir fera naître toutes sortes de combinaisons, même s’il est prématuré de parler d’une alliance politique entre ces trois membres de l’opposition, estime Dr Cheikh Ibra Fall Ndiaye. Une thèse confortée par Me Moussa Diop qui a nié toute alliance politique entre le Pastef et lui. « Il n’y a aucune alliance politique. Chaque fois que la Nation aura besoin de ses fils, nous serons-là. Il faut que cela soit clair ! Sinon c’est archifaux, la rumeur selon laquelle j’intègre le Pastef », souligne-t-il sur les réseaux sociaux.
Mais, pour le politologue Cheikh Ibra Fall Ndiaye, le ralliement d’Idrissa Seck au pouvoir va entraîner une nouvelle reconfiguration de l’espace politique. « Il faut s’attendre à des alliances imprévues. Quels que soient les calculs faits par Idrissa Seck ou Macky Sall, rien n’est encore gagné d’avance. Le pouvoir en place gagnerait à ne pas sous-estimer ces coalitions qui peuvent faire mal aux prochaines élections », ajoute-t-il.

Reconfiguration politique

Pour le politologue, il faut reconnaître que ces rencontres s’inscrivent dans la logique d’une coalition pour 2024 aussi bien pour les locales que les législatives et la présidentielle. « Il y a eu beaucoup de départs dans la coalition Jotna. Pour reconquérir l’espace politique, il faut qu’il y ait d’autres alliances afin de pouvoir se positionner dans le landerneau politique», dit Cheikh Ibra Fall Ndiaye. Pour mieux comprendre cette démarche, il fait savoir que la nomination d’Idrissa Seck à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese) va inéluctablement favoriser des alliances. Il n’en pense pas moins qu’une recomposition de l’opposition peut être en faveur de Sonko dans la mesure où les chances de se présenter aux joutes électorales pour Khalifa Sall et Karim Wade, qui doivent être en règle avec le Code électoral, sont moindres. « Si on analyse le champ politique, on peut dire que Macky Sall a réussi là où Abdoulaye Wade a échoué. Il a mis à ses côtés des partis historiques comme le Ps, l’Afp et maintenant Rewmi. C’est un atout pour gouverner en paix et dérouler ses stratégies, même si le dernier mot revient toujours au peuple », ajoute l’enseignant-chercheur en Sciences politiques.Matel BOCOUM

Contacts secrets Abdoulaye Wade – Maky Sall  : Mahmout Saleh démenti

https://www.xibaaru.sn Le nouveau directeur de cabinet du Président de la République, Mahmout Saleh a-t-il dit la vérité sur les contacts que continueraient à entretenir le Président de la République Macky Sall et son prédécesseur au Palais Me Abdoulaye Wade. Mahmout Saleh avait vendu la mèche au cours de l’émission Jury du dimanche de iradio. En tout cas, du côté de la résidence de Me Abdoulaye Wade à Fann, on dément l’existence de contacts secrets entre le Pape du Sopi et le Président Macky Sall.
L’on parle même d’intox de la part de Mahmout Saleh que certains décrivent comme étant un grand « manipulateur ». Il se dit que Me Abdoulaye Wade a même pris définitivement la décision de ne plus échanger dans les coulisses avec le Président de la République Maky Sall. Instruit qu’il est par le manque de suivi après qu’il a été réconcilié avec Macky Sall, par le khalife général des mourides Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Dans l‘entourage de Me Abdoulaye Wade, on reproche au Président de la République Macky Sall de n’avoir jamais assuré le suivi de cette réconciliation.
Pourquoi donc Mahmout Saleh cherche à manipuler l’opinion en indiquant que Me Abdoulaye Wade et Macky Sall continuent à se parler secrètement. Car, s’ils se parlent secrètement, ceci veut dire qu’ils ne veulent pas que l’opinion en soit informée, tant que cela ne débouchera pas sur quelque chose de concret. Que le directeur de cabinet du Président de la République soit maintenant celui qui viendrait vendre la mèche, c’est que cela devient étrange. Mahmout Saleh, comme le pensent certains, essayent de manipuler l’opinion. Comme il en a l’habitude de le faire.
Pour certains, ce n’est qu’une tentative visant à discréditer davantage le Parti démocratique sénégalais (PDS) et entrant dans le cadre de tenants du pouvoir visant à « réduire l’opposition à sa plus simple expression ».

Questekki

http://www.enqueteplus.com Le parlementaire Mamadou Lamine Diallo remet en cause, à travers sa rubrique hebdomadaire ‘’Questekki’’, la gestion de la pandémie de la Covid-19 par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Le leader du mouvement Tekki estime qu’Abdoulaye Diouf Sarr doit tout simplement quitter ce département.
Dans ses justifications, le membre du Congrès pour la renaissance démocratique (CRD) évoque le budget alloué au ministre de la Santé et de l’Action sociale dans la lutte contre la pandémie. ‘’Entre 64 et 77 milliards lui ont été confiés pour lutter contre la Covid-19.
Il ne veut toujours pas en rendre compte devant le peuple. Ce n’est pas surprenant, il ne veut pas qu’on lui parle des marchés d’équipement du personnel médical contre la Covid’’, déplore-t-il.

Anniversaire 12 ans de l’Apr : Macky et les ténors absents

https://www.dakarmatin.com Le 12ème anniversaire de l’Apr a été célébré d’une manière assez singulière, ce mardi. La cérémonie devait être présidée par le patron du parti Macky Sall, par ailleurs président de la République. Mais le numéro un des beige-marron a brillé par son absence.
De même que Macky, les ténors non plus n’ont pas fait le déplacement. Mahammed Dionne, Abdoulaye Daouda Diallo, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Abdoulaye Diouf Sarr…, ont tous été absents de la rencontre.
A la place, il n’y avait que des responsables de seconde zone comme Mbaye Ndiaye, Mor Ngom, Augustin Tine, Djiril War, Thérèse Faye…
Une absence non expliquée, mais que le communiqué du parti semble justifier entre les lignes. « En cette période d’épidémie de Coronavirus, nous avons pris le parti de célébrer avec sobriété l’anniversaire de la naissance de notre parti », souligne le communiqué.
Reste à savoir si c’était pertinent même de célébrer, sobriété ou pas.

Mame Mbaye Niang : «je ne suis pas avec Idrissa Seck et je ne serais jamais avec lui mais…»

XALIMANEWS- Mame Mbaye Niang, chef de cabinet du President Macky Sall qui était l’invité de RFM matin a donné son avis sur la nomination d’Idrissa Seck. Rappelant qu’il n’a jamais attaqué injustement le nouveau patron du CESE, il renseigne que c’est le contexte actuel qui dicte le choix du président Macky Sall : « je ne suis pas avec Idrissa Seck et je ne serais jamais avec lui mais, le Sénégal traverse une crise à cause de la pandémie et en ce moment le pays besoin de toutes les forces vives de la Nation et c’est pour celà qu’il a décidé de travailler avec lui », a indiqué l’ancien ministre du tourisme qui rappelle que sa posture actuelle ne lui permet pas de s’épancher sur certains sujets.

EUX & NOUS – Pourquoi la France nous inquiète ?

 PAR FADEL DIA

http://www.sudonline.sn/ L ’interpellation adressée à Emmanuel Macron par les chefs des deux confréries musulmanes du Sénégal, la prise de position exprimée à Paris par le président sénégalais contre l’ arrogance et l’intolérance de son homologue français (dans des termes évidemment plus retenus), la manifestation populaire tenue sur la Place de la Nation, les prises de positions personnelles véhiculées par la presse ,ne sont que les signes révélateurs du fossé qui se creuse entre la France et notre pays qui passait pour être son fils aîné en Afrique subsaharienne.
La France nous inquiète, celle de Nicolas Sarkozy, de Manuel Vals… de tous ceux qui, plutôt que de s’attaquer au mal par la racine, donnent de mauvaises réponses à de mauvaises questions, usent d’agressions verbales souvent violentes (karcher, apartheid), jouent à coups de néologismes au quizz le plus stigmatisant pour qualifier une des composantes de sa population. « Séparatisme islamique ? »Comment désigner alors les nationalistes corses !«

Communautarisme ? » Pourquoi ce qui est un droit à Toronto et à Miami est un crime à Paris ?« Ensauvageonnement ? » N’est-ce pas la forme politiquement correcte pour dire que les immigrés sont des primitifs qui retournent tôt ou tard à la barbarie !

La caricature de Mohamed érigée en dogme républicain ! La France nous inquiète, celle d’Elisabeth Lévy, de Christian Estrosi…de tous ceux pour lesquels le musulman d’aujourd’hui n’est que le fellagha d’hier, « l’ennemi qui va fédérer la nation », selon les mots de Pascal Blanchard. Celle de ceux qui contribuent à l’isoler ou à faire sourire ses voisins en ressassant l’antienne éculée de « l’exception française ».
En exaltant les droits de l’homme les révolutionnaires de 89 se sont mis à l’école des Insurgents américains, qui eux-mêmes ont puisé dans le passé de leur ancienne métropole. La laïcité de la France n’est pas celle de ses voisins, ni même celle établie par la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et elle, qui est classée au 34e mondial pour la liberté de la presse, ne peut pas défendre la liberté d’expression et, en même temps, réduire la liberté d’informer !
La France nous inquiète parce qu’elle est le seul pays dont le président a érigé les caricatures de Mohamed en dogme républicain, sans doute parce qu’il ignore qu’elles signent d’abord le mépris d’une culture. Au-delà de l’homme incarné et mortel, il y a pour les musulmans une réalité métaphysique qui fait du Prophète une spiritualité vivante, présente parmi eux et en germe dans chacun d’entre eux ! Les caricatures blessent en réalité moins profondément ceux qu’on appelle « djihadistes » que leurs principales victimes : la masse de musulmans attachés au verset selon lequel « celui qui tue un être humain tue toute l’humanité ».
De toute façon quelle logique voudrait que l’on traitât de raciste, d’antisémite et de sexiste celui qui insulte les Noirs, les Juifs et les femmes, et de citoyen qui exerce son droit à l’expression celui qui insulte les musulmans? La France nous inquiète, celle de Caroline Fourest, de Philippe Val… de tous ceux que Pascal Boniface avait appelé « les intellectuels faussaires », celle de tous ceux qui croient qu’elle est sous le coup de « s’effondrer sur elle-même parce que quelques-uns de ses enfants prient et croient en Dieu» !
Le président de la République participe lui-même « à construire le problème musulman en visant les fidèles et leur foi », et son ministre de l’intérieur, Gérald Moussa Darmanin, qui sans doute est de ceux qui croient qu’il faut choisir entre ses ancêtres, préconise l’arme administrative plutôt qu’un débat devant la justice, applique une politique du soupçon et de surveillance des fonctionnaires… et même des musées, parle d’une guerre de civilisations qui engage « tout l’Occident ». Il faut donc « s’exonérer des lois de la paix », banaliser les mesures restrictives de liberté, remettre en cause les droits d’association et d’asile !
Ce matamorisme débridé, qui a mis en évidence l’amateurisme du pouvoir, se désintègre face au débat sur la « loi de sécurité globale » et à la miraculeuse révélation d’une bavure policière, au point que le président de la République en est réduit à rabibocher le président du Parlement et le Premier Ministre et à désavouer son ministre ! La France nous inquiète parce que ce sont désormais les « experts en mensonges » et en attaques ciblées qui occupent les plateaux audiovisuels, où l’on a peu de chance d’écouter des voix qui rappellent celle de Stéphane Hessel, parce que beaucoup sont devenues inaudibles à force d’être montrées du doigt.
Le meurtre d’un enseignant, dont le rôle est de rendre l’être humain meilleur, a choqué les musulmans encore plus que les autres parce que l’assassin se réclame de leur foi, mais il ne doit pas faire l’objet d’une exploitation politique. Ce n’est pas attenter à la mémoire de la victime que de se demander si, en ne dispensant son cours d’éducation civique qu’à ceux de ses élèves « qui le veulent bien »,cet enseignant a bien respecté la mission de l’école républicaine, égalitaire et non discriminatoire et, si dans la foulée il aurait invité ses élèves juifs à s’éclipser s’ils le souhaitent pour ne pas entendre un cours sur les droits des peuples illustré par la situation en Palestine.
Si le ministre de l’éducation nationale, pour ne pas « contredire ses idéologies », a pu falsifier la lettre de Jaurès qu’il a fait lire aux élèves, un simple professeur peut bien avoir la faiblesse de manquer à son devoir de réserve ! De toute façon il n’est pas obligé d’insulter une communauté pour dispenser un cours sur la liberté d’expression et son meilleur outil pédagogique n’est pas une « caricature à la limite pornographique », extraite d’un journal qui avait renvoyé une de ses belles plumes, Sempé,en l’accusant d’avoir « ridiculisé le judaïsme » ?
La France nous inquiète, celle d’Alain Finkielkraut, de Pascal Bruckner, d’Éric Zemmour. Le premier fait un lien entre l’hommage populaire rendu à Johny Halliday et la question identitaire et les deux autres s’acharnent sur les rares françaises d’origine africaine qui prennent le risque de s’investir dans le débat public : l’une Rockhaya Diallo, est accusée d’être à l’origine du massacre du Bataclan, l’autre, Hapsatou Sy, porterait un prénom qui serait une « insulte à la France » ! Jupiter plie face à la rue ! La France nous inquiète, celle d’Emmanuel Macron parce depuis qu’il a affronté Donald Trump dans une partie de bras de fer, le président français ne se retient plus et épuise ses forces en jouant la mouche du coche.
Déjà Jupiter en France, il se veut Tarzan au Liban, César au Caucase et fait une offre de service à l’Union Africaine pour mettre fin au dilemme des présidents en fin de mandat. Mais la grande oeuvre de ce Savonarole moderne c’est de réformer l’Islam, non pas seulement labelliser bleu blanc rouge les imams de France, mais changer la religion elle-même car, dit-il, l’islam est en crise. Il se vante d’être un homme politique postcolonial, mais ne peut s’empêcher de sommer les présidents du G 5 Sahel de paraitre devant lui et de s’expliquer, ou de tourner en dérision le président burkinabé en le comparant à un frigoriste. Il a ses préférences parmi les chefs d’état africains et cela ne répond à aucune logique : Condé et Ouattara, du fait de leur acharnement à solliciter un 3e mandat, sont à l’origine d’une centaine de morts dans leurs pays respectifs, mais il absout le second et accable le premier. Il pardonne au président algérien, qui détient dans ses geôles le correspondant de plusieurs médias français, et à celui du Rwanda, qui a kidnappé un opposant, et dans les deux cas, c’est sans doute pour ne pas rouvrir des dossiers gênants.
Le lien qui attachait le plus solidement notre pays à la France, sa langue, s’effrite inexorablement et les générations de Sénégalais à venir seront bien moins francophiles et francophones que celles qui les ont précédées. La langue française n’est plus parlée dans nos rues, notre jeunesse qui se jette à corps perdu dans le gouffre de l’immigration clandestine vise l’Espagne ou l’Italie, nos étudiants ne rêvent plus que d’aller étudier dans les universités d’Amérique du Nord ! La France nous inquiète, mais y va-t-il encore une autorité qui soit prête à entendre ce que nous murmurons à ses oreilles ?

Halte aux multiples dérives dans le pays et que l’État prenne ses responsabilités et remette les choses à leur juste endroit, pour une paix sociale assurée.Par Mandiaye Gaye

En fait, l’anarchie, le désordre indescriptible ou les dérives de toutes sortes à tous les niveaux de notre société, mais particulièrement sur le plan de la sécurité, discipline et du non-respect des normes civiques les plus élémentaires qui règnent au Sénégal, montrent à plus d’un titre l’absence d’un État de droit consacré. Oui, un État de droit qui a principalement pour mission fondamentale de faire régner, le respect des lois et règles qui contribuent efficacement à consolider notre commun vouloir de vie commune et volonté de vivre ensemble dans la tranquillité, en imposant cela, obligatoirement, à tous les citoyens, sans exception aucune. Et Madiambal Diagne a parfaitement raison, ce qui se passe au Sénégal, avec des milices incontrôlables, dans un silence complice, est spécieux et dénote une certaine hypocrisie qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, l’on ne sait même plus qui est qui à cause de cette confusion généralisée de mélange de genres, lorsqu’on voit des hommes de tenue, en service, faire la courbette ou ramper publiquement devant leur guide, en piétinant délibérément les symboles de la République.  Nous devons savoir garder et sommes-nous dans une République ou la jungle ? Hé oui, cette cacophonie est encore une nième exception sénégalaise qui ne se voit dans aucun pays musulman au monde. Ce fanatisme décadent est même formellement condamné par l’islam et aucun croyant n’y est obligé.
Et cette situation anarchique qui va crescendo, que l’État, à travers ses autorités compétentes, observe avec un laxisme effroyable, sans la moindre réaction et prise de mesures appropriées pour y mettre terme vigoureusement et définitivement, est la preuve formelle de la capitulation honteuse et lâche de l’État devant ses responsabilités régaliennes. Cette posture de l’État, évidemment, n’augure pas un climat saint de paix sociale dans notre pays donc, c’est un danger très grave qui plane globalement, sur l’ensemble du pays. À cet effet, je vous invite à partager avec moi ma réflexion sur la question à travers cet extrait de mon ouvrage intitulé  : « Problématique de la citoyenneté au Sénégal » au chapitre IX, sous le titre  :

« L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE ET L’ABSENCE TOTALE D’AUTORITÉ DE L’ÉTAT METTENT TOUT LE PAYS EN DANGER »

« En effet, le Sénégal est aujourd’hui, dans une insécurité générale sans précédent. Mais, malheureusement, l’État ne prend pas conscience de la situation d’insécurité à sa juste mesure ni de l’ampleur de sa gravité. Il semble en être de même pour les populations qui, pourtant, sont les victimes, mais ne doutent pas du niveau inquiétant de cette insécurité. Cette situation d’insécurité inquiétante est le résultat essentiellement, de l’absence d’une forte puissance publique avec autorité suffisamment compétente et responsabilisée. Mais aussi, parce que l’État n’intervient pas à point nommé, mais après coup avec beaucoup de retard. Donc, l’État du Sénégal se trouve en ce moment dans un état de déliquescence, a perdu de sa puissance et n’est plus en mesure de jauger la gravité de la situation et l’insécurité dans le pays. Mais avec l’alternance du 19 mars 2000 et du régime de Me Wade, le pays a connu une dégradation inquiétante au niveau de la sécurité publique. Cela ressemble d’ailleurs, à une démission des autorités face à leurs responsabilités relatives à la sécurité des populations du pays. Ainsi, lentement, l’on voyait le Sénégal, s’installait progressivement dans une insécurité sur l’ensemble du territoire national. Une situation sécuritaire qui n’augurait pas évidemment, des prémisses d’une paix sociale à laquelle, le peuple sénégalais aspire tant. La paix et la sécurité qui permettraient au peuple sénégalais de s’atteler en toute quiétude aux tâches urgentes de développement économique et social. Alors, au-delà de l’insécurité publique, s’ajoutent des conditions de vie intenables pour les populations sénégalaises que le pouvoir libéral leur impose. Alors, malheureusement, par défaut actuellement, de moyens adéquats nécessaires, l’État est incapable de faire face pour endiguer ces foyers d’insécurité présents partout dans le pays. Au fond, cette situation est due surtout, au fait que, l’État ne prend pas les dispositions pour mettre à la trousse de ces voyous, des forces de sécurité suffisantes, nécessaires et avec du professionnalisme pour les contraindre de cesser à faire planer l’insécurité sur les paisibles populations sénégalaises. Il est arrivé récemment, à des populations totalement désemparées et dans le désarroi du fait de l’insécurité dans laquelle elles vivent de faire appel à l’État pour qu’il intervienne à leur faveur. Cela, bien après avoir plusieurs fois dénoncé leur insécurité. Mais elles en avaient pris pour leur grade par les menaces des malfaiteurs masqués. Et l’État n’a pris aucune mesure tendant à les protéger contre cette menace permanente. Et dans le même temps des autorités étaient sous la bonne protection des forces de sécurité publique. Donc, tout le contraire des populations, les hommes du pouvoir sont en permanence hautement surveillés. En tout cas, cela est visible et constatable que, tous les proches du pouvoir sont en sécurité, parce qu’ils sont protégés par les forces de sécurité. D’ailleurs, même leurs domiciles bénéficient de ce privilège avec des sentinelles jour et nuit. Alors que dans le même temps, les populations sénégalaises sont confrontées à tous les risques et abandonnées à leur sort et laissées pour compte, sans le minimum de protection des forces de sécurité. C’est ainsi que, l’État se déleste quasiment de la sécurité des populations en les livrant sans protection à la merci des malfaiteurs. Cette insécurité, largement répandue aujourd’hui dans tout le pays, a fait naitre des milices privées, créées par des individus dont quelques-uns sont incontrôlables et, de morale douteuse. D’ailleurs, l’autorisation de création des milices et de surcroit leur tolérance par l’État dans une République est déjà un signe évident d’impuissance à assurer la sécurité publique par l’État. C’est la preuve qui démontre aussi que le pouvoir favorise ou plus exactement est au service des riches par le fait de leur permettre de disposer de milices privées qu’ils peuvent louer à des tiers. Alors que l’État ne devrait pas ignorer que la milice privée ne rime pas avec la République. Tout comme celle-ci ne sied pas non plus, à cause de son appartenance privée au maintien de l’ordre public. Elle est même interdite pour ne pas dire prohibée, dans une République et un État de droit. Donc, la création, de milice privée et son déploiement au Sénégal, signifie que l’État démissionne de sa prérogative de puissance publique et précisément de sa mission ou sa charge de protection publique. Alors que justement pour combattre vigoureusement et efficacement les malfaiteurs qui sèment l’insécurité, il faut nécessairement assez de 252 forces de sécurité suffisamment puissantes pour mener des opérations de grande envergure avec des mesures énergiques contre le grand banditisme. Un État de droit de surcroit une République, qui n’envisage pas ou manque de prendre de telles dispositions en matière de sécurité publique, commet une faute très grave de n’avoir pas pris fait de l’anticipation. Il est inconcevable pour un pays comme le Sénégal qui possède suffisamment de forces de sécurité publique aptes et légales, pétries d’expérience et savoir-faire, d’y tolérer parallèlement la création de milices privées armées. C’est un paradoxe. Alors que l’État dispose de ressources adéquates pour assurer et maintenir la sécurité urbaine par la police nationale professionnelle et pluridisciplinaire. Par ailleurs, avec les forces de gendarmerie nationale L’État pourra bien assurer la sécurité dans les zones rurales et les localités hors agglomération où la police est absente. Et l’armée nationale régulière s’occupera elle, de la surveillance des frontières du pays. En principe, un État bien organisé qui dispose de toutes ces forces conjuguées devrait être en mesure, si elles sont parfaitement organisées pouvoir faire face crânement contre toute éventualité d’insécurité intérieure. Et toutefois, en cas de nécessité pour insuffisance, l’État doit augmenter les effectifs afin de permettre aux forces de sécurité de mener à bien leur mission en annihilant toute menace d’insécurité d’où qu’elle puisse venir. Cela est une obligation régalienne de l’État que la République doit satisfaire pour permettre la protection de toutes les populations dans l’étendue du territoire national. Généralement, les États du monde n’assurent en fait, leur sécurité nationale convenablement qu’avec ces mêmes forces de sécurité, c’est-à-dire la police, la gendarmerie et l’armée nationale. La seule différence, qui pourrait y avoir dans ce domaine entre les États, ne devrait se situer qu’au niveau de la volonté politique, la fermeté dans l’application des mesures pour chaque État. Évidemment, ne permettre aucune autre présence de forces parallèles aux forces de sécurité publique nationale. »
Mieux vaut prévenir que guérir nous dit l’adage.Mandiaye Gaye-Mandiaye15@gmail.com

Centres de redressement de Kara, torture : “La justice ne devra pas se montrer faible”, Abdoul Mbaye

https://www.dakarmatin.com L’ancien premier ministre Abdoul Mbaye dénonce les centres de redressement de “Kara sécurité” installés dans la banlieue dakaroise et la gendarmerie a découvert des cas de maltraitance ce samedi.
“Inadmissible! Intolérable! L’incarcération ne peut relever que d’une décision de justice. La torture ne peut avoir de place dans notre société, nulle part. La justice ne devra pas se montrer faible. Les sanctions devront être exemplaires”, a twetté l’ancien premier ministre, Abdoul Mbaye. Selon le colonel Pape Diouf, porte-parole de la Gendarmerie nationale, l’enquête ouverte après la “séquestration” de 353 personnes dans des camps de détention privés situés à Dakar fait état de plusieurs décès chez les victimes. Et les personnes “séquestrées”, dont l’âge varie entre 17 et 43 ans, avaient été détenues à Ouakam, à la Zone B, à Guédiawaye et à Malika.

Centres de redressement de Kara : 17 morts dénombrés,intense trafic de drogue…

https://www.seneweb.com Les premiers éléments de l’enquête de la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane révèlent des choses abominables dans les centres de redressement de Serigne Modou Kara.
En effet, 17 morts d’hommes y ont été répertoriés, selon des témoignages recueillis par L’Observateur qui vend la mèche dans sa parution de ce mercredi.
Des accusations confirmées par un pensionnaire du centre qui fait des révélations terrifiantes.
Amadou Touré, libéré du centre, se confie : « C’est ma mère qui amené là-bas parce que je fumais du yamba. Pourtant, durant les 23 mois que j’ai séjourné dans le centre, j’ai fumé du yamba et c’est le fils du colonel (responsable du centre) qui me vendait le chanvre indien en raison de 2000 Fcfa le joint. Il y a du tout dans le centre. J’ai dénombré 16 morts. J’ai tous les noms et j’ai porté les corps de 8 d’entre eux jusqu’à la porte avant qu’ils ne soient embarqués pour la morgue. La plupart étaient malades sans jamais recevoir de soins ».

Affaire Kara sécurité : retour de parquet pour les mis en cause, Me El Hadj Diouf et Bamba Cissé enrôlés, arrestations inattendues…

https://actusen.sn Les éléments de Kara Sécurité, arrêtés par la Gendarmerie, n’ont pas a été auditionnés, hier, par le procureur. SourceA qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, précise qu’ils ont bénéficié d’un retour de parquet. En outre, le journal a appris que deux avocats se sont déjà constitués pour assurer la défense des prévenus. Il s’agit de Me El Hadji Diouf et Me Bamba Cissé.
Nos confrères d’ajouter que des membres du Diwan ont tenu une réunion générale ce mardi. Cette rencontre présidée par le fils du défunt Khalife de Darou Mouhty, Serigne Ousmane Mbacké vise à enclencher un mouvement de solidarité envers les mis en cause.
La même source de préciser que certains talibés se sont constitués prisonniers par solidarité dans les locaux de la gendarmerie, alors qu’ils étaient venus rendre visite à leurs frères d’armes

Hôpital Fann : Un douanier à la retraite meurt dans une ambulance, faute de prise en charge diligente.

Au début de cette année, le ministre de la Santé avait adressé une note circulaire aux directeurs des hôpitaux pour une meilleure prise en charge des patients dans les services d’urgence. Mais apparemment, ce rappel à l’ordre n’a pas servi à grand-chose. Les mêmes tares semblent avoir la peau dure dans les structures sanitaires du pays. Le dernier exemple remonte au vendredi 27 novembre à l’hôpital Fann.
Ce jour, vers les coups de 12 heures, un douanier à la retraite a été évacué dans ce centre pour un scanner. Selon sa veuve que nous avons rencontrée à Guédiawaye, le soldat de l’économie sexagénaire était suivi dans une structure sanitaire dédiée aux douaniers.
C’est son médecin traitant qui l’a reçu qui a demandé à ce qu’il passe un scanner à l’hôpital Fann où le service imagerie est réputé performant.
Confié à un infirmier, le douanier à la retraite est mis dans une ambulance, direction le centre hospitalier de Fann pour les besoins du scanner. Mais arrivé avec le patient, l’infirmier se verra presque éconduire du service Imagerie où on lui notifie que le cas du douanier ne nécessitait pas de passer en priorité. « Or le document que son médecin traitant avait émis était estampillé urgence », grogne l’infirmier qui a bien voulu revenir pour Dakaractu sur les circonstances de cette affaire qui à son avis « n’honore pas le corps médical ».
Ne sachant plus à quel médecin se fier, il demande à l’ambulancier de déplacer le véhicule au service des urgences où il a cherché secours auprès d’un urgentiste qui était en service. Il a demandé sans grand résultat à ce dernier de venir voir l’état du malade qui se dégradait sous les yeux impuissants de sa femme qui, pendant tout ce temps, n’est pas sortie de l’ambulance. Elle a tenu à rester avec son mari qui faisait de temps à autre des crises. Pendant ce temps, l’infirmier accompagnant le malade maintient la pression sur l’urgentiste qui demeurait insensible à la souffrance du douanier qui finit par rendre l’âme dans l’ambulance. C’est aux alentours de 15 heures.
Même pour faire constater le décès, il a fallu qu’un gendre du défunt intervienne. « Dans ma carrière d’infirmier, je n’ai jamais vu pareille scène », se désole l’agent sanitaire qui accompagnait le douanier.  « Après cette expérience, je me demande si je dois encore rester dans ce milieu où la vie humaine n’a pas de valeur », s’interroge-t-il.
Quant à la veuve du douanier, elle est encore sous le choc et ne comprend toujours pas comment un être humain, de surcroît un médecin qui a fait le serment d’Hippocrate peut-il rester insensible à la souffrance d’un patient dont l’état nécessitait une prise en charge d’urgence.  « Je sais que ma voix ne porte pas, mais ce genre de situation doit être dénoncé. Parce que figurez-vous, si mon gendre n’était pas intervenu, le médecin ne constaterait pas le décès et le corps de mon mari ne serait même pas accepté à la morgue de l’hôpital Fann », s’indigne-t-elle.
L’inhumation de son mari est prévue vendredi prochain dans la région de Fatick.Nous avons tenté d’avoir la versi on de l’hôpital, en vain. Les numéros appelés sonnent dans le vide ou sont sous boîte vocale

Numéro 2  : Ce poste est-il maudit dans la République ?

https://www.xibaaru.sn L’Alliance pour la République (APR) a célébré hier mardi 1er décembre son douzième anniversaire. Un anniversaire célébré dans la sobriété. Ni le Chef de l’Etat Macky Sall, Président de l’APR dont on annonçait sa présence à cette grande messe, ni d’autres responsables de ce parti n’ont été au rendez-vous.  Les raisons évoquées pour justifier que cet anniversaire ne se soit pas déroulé en grandes pompes, l’on évoque au niveau de l’APR, le contexte sanitaire lié à la pandémie de la covid-19. Tous les prétextes sont bons. C’est comme si, au Sénégal, l’on peut oublier vite.
Combien de fois, de responsables de l’APR ont organisé de grandes manifestations qui ont nécessité de grands rassemblements en cette période de pandémie. Le Président de la République Macky Sall, lui-même qui a organisé une tournée économique dans le Sine et le Saloum, n’avait-il été accueilli dans une liesse populaire. Prétexter que le douzième anniversaire de l’APR a été voulu et organisé dans la sobriété compte tenu de la pandémie de la covid-19, c’est vouloir masquer les véritables raisons.

A l’APR, pas de poste de numéro 2

A l’APR, existe un véritable malaise. Depuis la naissance de l’APR, personne n’est le numéro 2 de ce parti. Afficher quelqu’un publiquement à ses côtés à une grande messe de ce parti équivaudrait à dire que c’est lui qui a été choisi par le Président de l’APR pour être son numéro 2.
Le Président de la République Macky Sall tarde à désigner celui qui est son numéro 2 à l’APR. Un choix voulu. La preuve, tous ceux qui sont présentés comme pouvant jouer le rôle de numéro 2 à l’APR ? ont été étêtés par le Chef de l’Etat Macky Sall. Aminata Touré, Mohammad Boune Abdallah Dionne, des responsables de l’APR ont tour à tour été démis de leur fonction de Premier ministre, pour éviter que leur soient attribués le titre de numéro 2. Depuis sa réélection au poste de Président de la République, Macky Sall a tout simplement supprimé le poste de Premier ministre pour ne pas donner l’impression qu’il a choisi un numéro 2.

Sous Abdou Diouf comme sous Abdoulaye Wade

Pourtant, une structuration de l’APR avec celui qui s’avérera être le numéro 2 de ce parti, devient une nécessité face à l’échéance en 2024. Sous le Parti socialiste (PS), une certaine tradition avait voulu sous le Président de la République feu Léopold Sédar Senghor que le numéro 2 de l’Exécutif soit également le second du Chef à la tête de ce parti. C’est ainsi que son Premier ministre d’alors qui le remplacera par la suite au poste de Président de la République, Abdou Diouf avait été parachuté numéro 2 du PS. Celui-ci, Président de la République avait choisi son ami feu Habib Thiam Premier ministre et l’avait placé numéro 2 du PS, avant de le limoger. C’était pour supprimer le poste de Premier ministre afin de laisser plus de place à Jean Collin. Lui-même finira par être limogé et ce sera feu
Ousmane Tanor Dieng qui occupera le poste de numéro 2 du PS.
Le Président de la République Macky Sall a appris cette leçon de l’histoire, lorsque lui-même avait été déshabillé de son costume de numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) sous Me Abdoulaye Wade. Sous ce dernier, tous ceux qui se sont vus tailler numéro 2 du PDS en ont subi l’amère expérience. Me Abdoulaye Wade aime décapiter tous ceux qu’il nomme numéro 2 de son parti. Feu Fara Ndiaye, Serigne Diop, Me Ousmane Ngom, Idrissa Seck, Macky Sall et plus récemment Oumar Sarr, tous ont subi cette amère expérience.
Formé à la bonne école sous Me Abdoulaye Wade, et ayant étudié Abdou Diouf lorsque ce dernier dirigeait le PS, Macky Sall est lui simplement frileux de tout ce qui est, s’accommoder d’un numéro à l’APR, son parti.

UN SÉMINAIRE SUR ’’L’EXCEPTION D’INCONSTITUTIONNALITÉ’’, JEUDI À DAKAR

Dakar, 1 er déc (APS) – Le Conseil constitutionnel organise, à partir de jeudi, à l’hôtel Terrou-Bi, un séminaire sur ’’l’exception d’inconstitutionnalité’’, annonce un communiqué transmis à l’APS.
Selon la source, cette rencontre de deux jours sera organisée en partenariat avec les magistrats de la cour suprême, des cours d’appel ainsi que les avocats.AMN/AKS

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 02/12/2020

Locafrique restituée à Amadou Ba

Rebondissement dans le combat pour la paternité de Locafrique. Dans le courant du mois de novembre, la Cour d’Appel de Dakar avait confirmé le non-lieu rendu par le doyen des juges, donnant ainsi une victoire à Khadim Bâ dans le conflit l’opposant à son père, Amadou Ba. L’affaire qu’on pensait être close a connu une nouvelle tournure depuis hier. Des sources de «L’As» renseignent que le tribunal de Commerce sous la présidence de son président Malick Lamotte, qui a statué sur la paternité de Locafrique, a donné raison à Amadou Ba. D’ailleurs, le juge a ordonné au greffier d’inscrire le nom de Amadou Ba sur le registre de commerce de Locafrique ainsi que le Ninea en tant que propriétaire de la société.

Déthié Fall boude encore une réunion de Rewmi

A la guerre comme à la guerre, le désormais ex-vice-président du parti Rewmi, Déthié Fall refuse de participer aux rencontres de sa formation politique. Après son absence dimanche dernier lors de la cérémonie d’officialisation de son éviction en tant que numéro deux d’Idrissa Seck, il a encore récidivé hier en décidant de faire la politique de la chaise vide, refusant de prendre part à une réunion, tenue par ses camarades. Rétrogradé en un simple militant pour avoir entonné une chanson de son patron, dont les mélodies semblent désormais déranger l’auteur de l’opus, le député entretient toujours le mystère autour de son avenir politique.

Le taux d’attaque du virus est de 96 cas pour 100.000 habitants

Le nouveau rapport des autorités sanitaires sur la riposte à l’épidémie du nouveau coronavirus COVID-19 indique que le taux d’attaque (TA) au cours de la semaine 48 est de 0,8 cas pour 100.000 Habitants. Le cumul de cas confirmés à la semaine 48 est de 192 cas contre 96 cas confirmés à la semaine 47, soit une hausse de 50%. Le taux d’attaque cumulé S10-S48 est de 96 cas pour 100.000 Habitants. Dans la région de Dakar, seuls les districts sanitaires de Yeumbeul et Pikine ont un taux d’attaque cumulé supérieur à la moyenne nationale. En dehors de Dakar, révèle rapport, les districts sanitaires de Kédougou, Saraya, Ziguinchor, Thiès et Sokone ont un taux d’attaque cumulé supérieur à la moyenne nationale. A la date d’aujourd’hui, toutes les 14 régions du Sénégal ont enregistré des cas de covid-19. A la date du 30 novembre, Dakar est à 11016 cas, Thiès 1974 cas, Diourbel 754 cas, Ziguinchor 567 cas, Saint-Louis 319 cas, Kolda 216 cas, Kaolack 291 cas, Sédhiou 151 cas, Tambacounda 111 cas, Kédougou 219 cas, Fatick 325 cas, Louga 75 cas, Matam 51 cas, et Kaffrine 20 cas. D’après la même source, 73 districts sanitaires ont enregistré un cas au moins, soit une proportion de 92% (73/79). L’âge moyen des personnes décédées est de 68 ans avec un minimum à 19 ans et un maximum à 95 ans. Depuis le début de la pandémie, les différents laboratoires ont testé 235.317 échantillons. Présentement, le taux d’occupation des lits est en moyenne de 31,2% à Dakar et 2,9% dans les autres régions.

Dragage de la brèche de Saint-Louis

C’est l’une des annonces fortes du ministre des Pêches et de l’Economie maritime hier, lors de l’examen du projet de budget de son département dont les crédits de paiement s’élèvent pour l’exercice 2021 à 50,194 milliards Fcfa. Selon Alioune Ndoye, les travaux de dragage et de balisage de la brèche de Saint-Louis ont démarré et les équipes techniques sont sur le site. D’ailleurs, informe le maire socialiste de la commune de Plateau, l’entreprise en charge des travaux a reçu son ordre de service depuis le 06 novembre dernier. Interpellé sur le coût et la durée du projet, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo a fait savoir que le montant des travaux avoisine les 7 milliards Fcfa pour une durée de 100 jours au plus tard.

700 moteurs distribués aux pêcheurs en 2020

Pour moderniser le secteur de la Pêche, le gouvernement a entrepris, entre autres actions, la distribution de moteurs aux acteurs de la pêche. A ce propos, le ministre Alioune Ndoye a annoncé hier à l’Assemblée nationale que dans le courant de l’année, 700 moteurs ont été distribués aux pêcheurs. Ce qui a nécessité la somme de 700 millions Fcfa sur l’enveloppe de 10 milliards Fcfa prévue dans le cadre de la phase 2 du programme. En plus de cela, indique Alioune Ndoye, deux milliards Fcfa sont déjà inscrits dans la LFI 2021. Par ailleurs, il précise que la première phase s’est achevée en 2019, avec la distribution de 5.000 moteurs pour un montant de 5 milliards Fcfa.

Les antiquaires de Mbour tirent sur les hôteliers

Les antiquaires de Mbour étaient nombreux hier, lors de l’examen du projet de budget du ministère du Tourisme à l’Assemblée nationale. Et beaucoup d’entre eux, sous le couvert de l’anonymat, ont déploré le monopole exercé par les hôtels dans la Petite Côte. «Les hôtels ne nous donnent aucune marge de manœuvre pour mener à bien nos activités», lance avec amertume une femme, la trentaine affichée. «Ils vendent le petit déjeuner, le déjeuner et maintenant ils ont pris le marché des objets d’art qui est l’activité qui nous permet de gagner notre vie», se désole une autre dame assise dans le parvis de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, ils se sont émus des conditions dans lesquelles ils se trouvent depuis le début de la pandémie à coronavirus. «Depuis bientôt 9 mois, nous sommes au chômage parce que l’activité touristique est au ralenti dans la Petite côte», s’indignent à les antiquaires venues écouter les doléances posées par les députés auprès de leur ministre de tutelle.

18 nouveaux cas de covid-19

La courbe de la contamination de la covid-19 est instable. Sur les 680 tests réalisés hier, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a enregistré 18 nouveaux cas positifs, soit un taux de positivité de 2,65%.Il s’agit de 06 cas contact et 12 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répartis entre Fatick 04 cas, Touba 02 cas, Dieuppeul 01 cas, Liberté-6 01 cas, Mamelles 01 cas,Ouakam 01 cas, Pété 01 cas et Yarakh 01 cas. Toutefois, 06 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, mais aucun décès n’a été enregistré. Le ministère de la Santé a indiqué que 20 patients sont guéris. A ce jour, le Sénégal a enregistré 16.107 cas positifs dont 15.627 guéris, 333 décédés, et donc 146 sous traitement. Diallo Tekki recadre Abdoulaye Diouf Sarr Le faux bond du ministre de la Santé et de l’Action Sociale à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a suscité la colère du député Mamadou Lamine Diallo. Ce dernier n’a pas aimé l’attitude d’Abdoulaye Diouf Sarr qui a préféré envoyer le Directrice générale de la santé, Dr Marie Khémess Ngom, devant la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Selon le député et leader du mouvement Tekki, le ministre devait s’expliquer sur la politique publique contre la covid-19. En outre, Mamadou Lamine Diallo estime qu’entre 64 et 77 milliards lui ont été confiés pour lutter contre la Covid-19, mais il ne veut toujours pas en rendre compte devant le peuple. Le député tekkiste dit ne pas être surpris par l’attitude du ministre de la Santé qui, selon lui, ne veut pas qu’on lui parle des marchés d’équipements du personnel médical contre la Covid19 et surtout de son copain cadre de l’Apr, faux médecin qui faisait des test covid-19. Pour boucler la boucle, le leader de Tekki soutient que le ministre de la Santé ne veut pas parler du marché des faux médicaments. Ecotra obtient la main levée sur ses comptes Le patron d’Ecotra, Abdoulaye Sylla, peut afficher un large sourire. Le tribunal du Commerce qui a statué publiquement, contradictoirement, en matière commerciale et en premier ressort, lundi a été favorable à la requête de la société étude, coordination, conseil sa dite Ecotra. Sa. Ainsi, le tribunal a ordonné la mainlevée de la saisie pratiquée sur les comptes bancaires d’Ecotra à la Banque agricole, à la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), à la Banque islamique du Sénégal, à Citibank, à Ecobank, à BSIC BANK, à Bank of Africa, à Bank de Dakar, (BDK) à Bank Outarde, à Coris Bank et à FBN Bank saisis par la société LABOSOL. Cette dernière avait obtenu le blocage des comptes d’Ecotra. Le tribunal indique que la demande relative à l’exécution provisoire sur minute et avant enregistrement est sans objet. Il condamne la société LABOSOL aux dépens.

Déménagement du Journal «Le Témoin»

Vous avez du remarquer que le Journal «Le Témoin» est absent des kiosque depuis lundi. A l’origine de cette situation ? Il se trouve en effet que le journal a déménagé de Colobane derrière la maison du Parti Socialiste pour s’installer désormais à Liberté 6 en face du Camp Leclerc. Son Directeur de Publication, Mamadou Oumar Ndiaye, annonce sa parution dès ce jeudi.

Mbaye Sarr, un ancien membre du CESE aux arrêts

Responsable de l’Alliance pour la République (Apr) dans le département de Guinguineo, Babacar Sarr est empêtré dans une affaire d’escroquerie d’après nos confrères d’Emedias. Ancien membre du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), il est à nouveau mêlé dans une histoire d’arnaque. Il est accusé d’avoir frauduleusement vendu, devant un notaire, des terrains aux Almadies appartenant à des officiers supérieurs de l’armée, dont le Général Madické Ndaw et le Général Preira. Il a été auditionné hier par les éléments de la Brigade de Recherches de la Gendarmerie de Faidherbe ainsi que cinq personnes, des présumés complices parmi lesquels des agents d’un cabinet de notaire. D’ailleurs, la Direction de la Surveillance et de l’Occupation du Sol (DSCOS) a déjà arrêté les travaux entamés sur les terrains litigieux. Il faut souligner que Mbaye Sarr n’en est pas à son premier coup d’essai. Puisqu’il a été arrêté pour des faits similaires en 2014. Mbaye Sarr était accusé d’avoir escroqué, Bouba Ndour, Directeur des Programmes de la TFM, à qui il avait remis un chèque en bois dans le cadre d’une transaction pour l’achat d’une voiture. Arrêté alors par la section de Recherches de la gendarmerie de Colobane, le responsable politique s’en était bien tiré avant de s’impliquer activement dans la réélection du Président Macky Sall.