Revue de presse du Mercredi 01 Juillet 2020

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Le Sénégal pour un renforcement de la coopération énergétique en Afrique

APA –Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Les pays africains doivent renforcer leur coopération et assistance mutuelle dans le cadre des pools énergétiques régionaux pour développer davantage les interconnexions électriques, a déclaré, mardi à Dakar, Mouhamadou Makhtar Cissé.
« Dans le domaine de l’électricité, nos pays sont confrontés déjà à un problème de disponibilité, notamment en milieu rural, malgré les énormes potentialités de ressources énergétiques dont dispose l’Afrique (solaire, hydroélectricité, biomasse, éolien, gaz naturel) », a fait remarquer d’entrée le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies.
S’exprimant lors d’une table ronde internationale, en visioconférence, sur l’impact de la Covid-19 sur le système énergétique africain, M. Cissé a souligné que la crise économique mondiale liée à cette pandémie risque d’aggraver cette situation et compromettre l’atteinte de l’objectif de développement durable N°7 (ODD 7) fixé par la Communauté internationale à l’horizon 2030, à savoir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables, modernes et à un coût abordable.
Partant de là, il estime qu’il faut donc investir davantage dans la production, les réseaux de transport et de distribution, mais également dans les énergies renouvelables, pour amener l’électricité dans les hameaux les plus reculés, les centres et les postes de santé.
Car, dit-il, « la pandémie de la COVID-19, nous a renseigné sur l’urgence à fournir de l’électricité aux centres de prise en charge des personnes infectées qui se trouvent dans des zones isolées et hors de portée du réseau électrique national, grâce à l’énergie solaire ».
Evoquant les défis à relever dans ce secteur, le ministre du Pétrole et des Energies a indiqué que le premier est d’assurer l’accès universel à l’électricité des populations notamment en milieu rural.
Il faudra ensuite, selon lui, continuer à sécuriser l’approvisionnement en électricité de nos pays en assurant un service énergétique de qualité aux usagers, garantir l’équilibre financier du secteur à court terme, et accompagner la reprise à moyen et long terme des investissements déjà ciblés tout en maintenant le pouvoir d’achat  des ménages pour qu’ils puissent payer les services de l’électricité.
« Les investissements dans le secteur de l’énergie sont très lourds. Pour cela, nous avons besoin de l’engagement, de la détermination des investisseurs, aussi bien internationaux que nationaux, pour réussir le pari de l’accès universel à l’électricité qui est à notre portée, malgré les contrecoups subis avec la pandémie de la COVID-19 », a-t-il dit.
« Nous avons également besoin de plus d’intégration régionale à travers les cinq (5) power pools africains, pour harmoniser nos cadres légaux et réglementaires, renforcer le contenu local pour créer des emplois, des entreprises locales capables de mener ces projets, pour lutter contre le chômage de jeunes et endiguer ainsi l’exode vers l’occident », a-t-il martelé.

Le secteur des hydrocarbures lourdement affecté

Mouhamadou Makhtar Cissé a par ailleurs rappelé que le secteur des hydrocarbures est l’un des domaines les plus affectés par la crise du coronavirus à cause notamment des mesures prises pour endiguer la propagation du virus.
Celles-ci ont eu, entres autres conséquences, un ralentissement, voire un arrêt des travaux dans les pays où la plupart des équipements de production nécessaires aux projets pétroliers et gaziers sont construits.
Elle a également eu un impact significatif sur les marchés pétroliers, exacerbé par la guerre des prix, qui a fait que le prix du baril a subi des évolutions jamais observées dans l’histoire du secteur pétrolier, atteignant même un cours négatif le 20 avril dernier.
Poursuivant, il a rappelé qu’une baisse importante de la consommation d’énergie à l’échelle mondiale liée aux différentes perturbations provoquées par la pandémie du Covid-19 a été constatée. Cette baisse a fortement ébranlé les marchés pétroliers et impacté l’ensemble de la chaîne de valeur pétrolière et gazière.
A l’en croire, ces impacts ont eu des conséquences aussi bien au niveau des pays producteurs qu’au niveau des pays importateurs.
Et c’est pourquoi, il suggère,  en guise de réponse, de partager les meilleures pratiques pour une bonne résilience du secteur des hydrocarbures, de résoudre les problèmes structurels de la chaîne logistique pour assurer un bon stock de sécurité.
Aussi, poursuit le ministre, il importe d’assurer l’autosuffisance énergétique via les échanges intra-africains, d’élaborer un plan de financement robuste pour le secteur O&G (raffineries, terminaux d’importation et de stockage, réseau de transport et de distribution) en vue de la transition énergétique avec le bas carbone (gas to power).
Enfin, conclut Makhtar Cissé, il sera nécessaire de repenser la réglementation et la politique tarifaire dans le secteur des hydrocarbures pour favoriser l’accès, maintenir un climat ouvert à la discussion avec les compagnies pétrolières dans le but de favoriser une reprise rapide des activités à la fin de la crise, etc.
Sur ce dernier aspect, il estime « souhaitable » que les Etats et Gouvernements accompagnent les compagnies dans la recherche de solutions durables en vue de répondre à la crise économique liée au pétrole et ainsi éviter un impact irréversible sur les projets pétroliers et gaziers sur le continent.
« Nous devons donc interagir et se soutenir mutuellement pour réaliser ensemble les investissements nécessaires pour développer l’énergie en Afrique. C’est comme cela que nous allons réussir la transition énergétique vers laquelle le monde est contraint, et cela ne pourra se réaliser sans l’Afrique », a-t-il encore dit. ARD/cgd/APA

L’Afrique face aux défis énergétiques post -COVID

https://www.financialafrik.com L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a organisé, mardi 30 juin 2020, une table ronde ministérielle par visioconférence sur l’impact du COVID-19 sur les secteurs énergétiques en Afrique. Cette rencontre sous le thème : «Impact du COVID-19 sur les secteurs énergétiques africains» avait pour objectif majeur de partager les expériences afin d’aider l’Afrique à faire face à la problématique de l’énergie.
Ainsi, ministres en charge de l’énergie des pays africains, représentants de plusieurs organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, ENI, AFD …) ont discuté sur les enjeux, défis et perspectives du secteur de l’énergie en Afrique dans un contexte marqué par la crise sanitaire du coronavirus. Le CEO de l’Agence Française de développement (AFD), Bertrand Walckenaer, a informé que son agence a concentré son action dans un premier temps sur la mise en place de mesures à court terme. Ce qui permettra, souligne-t-il, d’assurer le fonctionnement des opérateurs énergétiques et de leur apporter un soutien financier dans cette phase extrêmement compliquée pour eux.
Le directeur a indiqué que l’AFD retient 4 enjeux principaux. Il s’agit de l’investissement privé, fragilisé aujourd’hui par le contexte dans lequel certains pays peuvent se trouver. Le deuxième aspect c’est l’efficacité énergétique avec la nécessité de faire mieux, de toujours améliorer dès le départ sur les projets de l’AFD (prise en compte de l’efficacité énergétique). Le troisième enjeu, soulevé par l’AIE, est celui de la régionalisation. Il s’agit de faire en sorte que les économies africaines soit moins intégrées et mieux intégrées avec le bassin méditerranée et avec les pays européens. De telles connexions entre réseaux énergétiques permettent de s’appuyer les uns sur les les autres dans le contexte d’une crise. Et, enfin, l’innovation, extrêmement stratégique avec les questions diverses. L’innovation avec la taxe du carbone, technologique avec les enjeux de stockages et l’apparition de nouvelles énergies (hydrogènes …)
Pour sa part, le ministre marocain de l’énergie, Aziz Rabbah, a averti qu’il faut s’attendre à un chamboulement du système électrique. Maintenant, il faut se poser la question de savoir comment on doit adopter de bonnes stratégies afin de répondre à la demande. Le responsable a informé que le Maroc est en train de dialoguer avec l’Ethiopie ainsi que d’autres pays africains pour créer des joint-ventures afin de répondre à la demande africaine. « Nous voulons développer une solution africaine, qui doit être appropriée au contexte africain », a-t-il précisé. L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), est une organisation intergouvernementale autonome dépendant de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique). Créée en 1974 lors de la première crise pétrolière, elle regroupe 28 états membres, pour la plupart importateurs de pétrole. L’instance veille au maintien de leur sécurité énergétique via la coordination de leurs politiques énergétiques respectives.  Ibrahima Jr Dia

Plus de 50 milliards de F Cfa déjà dépensés pour soigner les malades ( Ministre)

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2021-2023 a été examiné mardi, à l’Assemblée nationale. Faisant le point du financement du Programme de résilience économique et social, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo a révélé que sur les 77, 8 milliards de F Cfa prévus pour le secteur de la santé, plus de 50 milliards de F Cfa ont été déjà dépensés pour soigner les malades atteints de coronavirus. Ce qui représente un taux d’exécution de 64, 8%.
Face aux députés de l’hémicycle, le ministre des Finance est revenu sur les réalisations qui ont été faites avec cette somme. Selon lui, ces ressources ont permis de prendre en charge les dépenses du personnel de santé, avec notamment le paiement des primes de motivation de l’ordre de 3 milliards de F Cfa et des subventions pour les tests de dépistage. Les investissements portant sur l’acquisition de diverses dispositions médicales ont grevé le budget de la santé, rapporte L’Observateur.
Abdoulaye Daouda Diallo d’indiquer également que des montants ont été dégagés pour engager des travaux d’aménagement d’une plateforme pour l’installation des ambulances et unités mobiles, l’acquisition des matériels d’intervention pour le Service national d’hygiène, fourniture d’équipements de protection individuelle, la fourniture des unités d’air multizones, la fourniture de matériels médicaux pour les Centres de traitement des épidémies de Fann, de Diamniadio….

Fonds Force Covid-19-Déjà 533 milliards 100 millions F CFA dépensés

https://www.leral.net Le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo a, indiqué et montré les montants dépensés dans le cadre du Fonds Force Covid-19 et plus de la moitié des 1000 milliards annoncés a été dépensée.
Le ministre a indiqué que 332, 13 milliards de F CFA ont été décaissés sur un montant décaissable de 526, 13 milliards F CFA (hors dépenses fiscales), soit un pourcentage de 63, 1, à la date du 17 juin 2020.
Pour le secteur de la santé (malades de la Covid-19, personnel médical), 42, 6 milliards F CFA ont été dépensés sur son budget de 77, 8 milliards F CFA.
Pour le renforcement de la résilience sociale des populations, 73, 16 milliards ont été décaissés sur les 103 milliards F CFA prévus.
86, 1 milliards F CFA sont payés au BTP et sphères ministérielles. 42 milliards F CFA pour le payement d’arriérés de frais de location pour les bâtiments à usage de bureau

Comment l’Etat compte relancer l’économie nationale

https://www.leral.net L’Etat qui décidé de se battre contre la Covid -19, ne comptant pas lui laisser son économie, a, par Abdoulaye Daouda Diallo établi un plan de relance sur plusieurs points.
Abdoulaye Daouda Diallo a présenté ce mardi à l’Assemblée nationale , le DPREP 2020-2023. L’Etat table sur une croissance économique de 6, 3%, les trois (3) années à venir, pour s’établir à 7, 8% en 2023.
La pression fiscale va passer de 16, 5% en 2020 à respectivement 18, 19 et 20% en 2021, 2022 et 2023
L’Etat prévoit 11.150, 6 milliards F CFA de ressources budgétaires et 13.119, 7 milliards F CFA de charges.

Le Sénégalais Mamadou Mbaye à la tête d’un Fonds Souverain djiboutien de 50 milliards CFA

https://www.pressafrik.com Le Sénégalais Mamadou Mbaye, jusqu’ici Directeur exécutif au FONSIS — une fonction qu’il a occupée pendant six ans — va diriger le nouveau Fonds souverain de Djibouti. Il gérera un pactole de 15 milliards de francs de Djibouti. Une consécration pour l’expertise sénégalaise adulée jusqu’au niveau de la corne de l’Afrique.
Le gouvernement de Djibouti a décidé de mettre en place un Fonds Souverain avec une dotation initiale de 15 milliards de frs Djibouti (50 milliards CFA). Le Fonds, qui ambitionne d’atteindre un montant de dotations et d’actifs sous gestion de 1, 5 milliard de dollars en dix ans (584 milliards de frs Djibouti), sera financé selon « une structure pérenne qui réunit une mise de fonds initiale significative à laquelle s’ajoute des flux récurrents ».
Selon Afrique Confidentiel cité par le journal Le Témoin, les ressources initiales du Fonds seront composées par le transfert des participations de l’État dans le capital de plusieurs sociétés. Il s’agit notamment de 40 % des actions de « Great Horn Investment Holding », de la totalité des actions de Djibouti Telecom ainsi que de la totalité des actions de la Société de Gestion de la Jetée du Terminal Pétrolier de Doraleh. S’y ajoute également le transfert de la totalité des titres au capital de la société nationale appelée à devenir l’établissement public Électricité de Djibouti ainsi qu’une dotation en capital d’un montant de 15 milliards de francs Djibouti, soit 100 millions USD ou 50 milliards CFA.
Le Fonds bénéficiera également des ressources récurrentes issues des activités stratégiques. Notamment une dotation de 20 % des revenus issus des contrats de coopération militaire perçus par l’État, une dotation issue des prélèvements effectués dans le cadre des zones franches, ainsi qu’une dotation issue de la redevance variable portant sur la réalisation et l’exploitation du gazoduc Éthiopie-Djibouti. Sans compter une dotation provenant de la rémunération prévue dans le contrat de mandat de gestion entre le Fonds et la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale ainsi que des dotations diverses liées à tout contrat de mandat conclu entre le Fonds et l’État.
Le nouveau Fonds vise à optimiser l’usage des ressources du pays pour investir dans l’économie réelle, les entreprises, la compétitivité. Il incarne la volonté de Djibouti de progresser dans la chaîne de valeurs, d’intégrer « le haut de la courbe », en termes de capacités de décision, de capacités d’action, de retour sur investissements, de savoir-faire… Toutes ces informations sont données, bien sûr, par « Afrique confidentiel ».

L’expertise sénégalaise consacrée

Le Nouveau Fonds Souverain Djiboutien sera géré par un professionnel de la finance. La présidence du conseil d’administration a été confiée à Mohamed Sikieh Kayad, personnalité à la longue expérience, en particulier à la Banque Mondiale, et aujourd’hui conseiller économique auprès du président djiboutien, alors que la direction générale du Fonds sera confiée à un expert africain de renommée internationale. Le Président Ismaël Omar Guelleh a déjà trouvé son homme de confiance. Il s’agit du Sénégalais, le polytechnicien Mamadou Mbaye, connu pour sa longue carrière dans la finance à travers le monde. Financier redoutable, diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ensae, M. Mbaye dispose de plus de 25 ans d’expérience professionnelle dans les domaines de l’investissement et du financement des projets en Afrique, en Europe et en Asie.
Ayant fait ses preuves dans la gestion des risques en Suisse et en Amérique chez un géant du négoce de matières premières et dans le trading, mais aussi dans une banque d’affaires à Londres, il passe du côté investissement dans un fonds de Private Equity. Il a exercé les fonctions de de Directeur Exécutif du Fonds souverain d’Investissements stratégiques du Sénégal (FONSIS) pendant 6 ans. Il quitte aujourd’hui cette Institution pour diriger le FSD. Le départ de Mamadou Mbaye est une grosse perte pour notre pays. Seulement, l’homme végétait au FONSIS comme directeur exécutif. Pressenti à un moment pour remplacer le Dg Ibrahima Kane nommé à la tête d’Air Sénégal, il lui finalement été préféré Pape Demba Diallo, un ingénieur ex-sonatélien. Toutefois, l’engagement patriotique de M. Mamadou Mbaye est à saluer puisque tous les gros projets d’investissement dans le domaine énergétique portent son empreinte. Bon vent dans ce nouveau challenge, cher compatriote ! Le Témoin, AYOBA FAYE

Soutien au Pres : L’Afd apporte 91 milliards

https://www.lequotidien.sn Dix conventions de financement entre l’Etat du Sénégal et la France ont été signées hier lundi par le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération et le directeur de l’Agence française de développement (Afd). Le montant total des financements est estimé à 91 milliards de francs Cfa, soit 138 millions d’euros.
Quatre de ces conventions sont directement liées à la crise du Covid-19. Il s’agit de deux appuis budgétaires au fonds Force-Covid-19, dont l’un en faveur de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj) et l’autre en faveur du ministère de l’Education, en délégation du Partenariat mondial pour l’éducation. Les deux prêts d’appui budgétaire d’un montant total de 34 milliards de francs Cfa vont alimenter le fonds Force-Covid-19. Précisément, les ressources vont soutenir le secteur de la santé par la prise en charge de dépenses d’investissement et d’équipement en faveur des hôpitaux Principal et Dalal Jamm. Les prêts vont permettre de prendre en charge la gratuité des factures d’eau et d’électricité pour une période de deux mois, «670 mille ménages s’agissant de l’eau et plus de 975 mille ménages s’agissant de l’électricité», détaille l’ambassadeur de la France au Sénégal Philipe Lalliot.
S’y ajoute le soutien au secteur privé par des appuis directs au secteur du transport collectif et par l’apurement de montants dus par l’Etat à des entreprises, mais aussi à des hôpitaux et à des restaurants universitaires.

Le programme avec la Der, dénommé Pavie, permettra quant à lui de financer plus de 5 000 initiatives entrepreneuriales, dont la moitié au moins sera menée par des femmes.

En outre, la délégation du Partenariat mondial pour l’éducation de 4, 5 milliards de francs Cfa permettra à 1, 2 million d’élèves des cycles élémentaire et moyen, soit 72% du nombre total d’élèves, de bénéficier de ressources pédagogiques à distance ou à domicile. Par ailleurs, explique l’ambassadeur de France au Sénégal, 14 mille 500 enseignants, soit 20% des enseignants du ministère, seront formés à l’utilisation des méthodes d’apprentissage à distance. «Enfin, 100% des écoles élémentaires et des collèges, soit près de 10 mille établissements, ont été ou seront accompagnés pour leur réouverture, avec notamment des dotations d’équipements et de matériels d’hygiène, un appui aux cantines scolaires et la mise à disposition de ressources financières pour l’entretien des points d’eau et toilettes», a assuré le diplomate français.
Un des projets signés hier d’un montant de 13, 1 milliards de francs Cfa, dont près de 5, 5 milliards en subvention, concerne la Justice civile et commerciale (Jucicom). L’idée est d’améliorer la formation initiale et continue de l’ensemble des professions judiciaires, grâce à la construction, à Diamniadio, d’une école entièrement dédiée à la formation des professionnels du droit. Le projet permettra de soutenir la justice commerciale grâce à la construction à Dakar d’un nouveau Tribunal de commerce qui garantira un traitement plus efficace des contentieux commerciaux et contribuera ainsi au renforcement du climat des affaires.
Un autre financement à hauteur de 26, 2 milliards est dédié au Projet de gestion intégrée de l’économie des déchets solides (Promoged) qui permettra d’améliorer la collecte et le traitement des déchets pour 6 millions de personnes. Le projet prévoit la création de sept centres d’enfouissement techniques, de points de regroupement normalisés et de centres de tri et de transfert. Il prévoit aussi la fermeture ou la réhabilitation des principales décharges actuelles, en prenant en compte le secteur informel existant. Il aura aussi un impact sur le climat puisqu’il doit permettre l’atténuation de plus de 10 millions de tonnes équivalant Co2 sur les 20 années de durée de vie des centres d’enfouissement.
Les secteurs de l’assainissement, du numérique, du sport et de l’assainissement ont aussi bénéficié d’une subvention dont le montant fait 900 millions de francs Cfa. S’y ajoutent les avenants relatifs à la restructuration des prêts de politiques publiques à la gouvernance financière et au secteur de l’eau et de l’assainissement pour un montant de 33, 2 milliards.

Senelec lance un projet de 25 milliards Fcfa

http://lesoleil.sn C’est un investissement global de 25 milliards de FCfa que la Senelec a consenti dans la réhabilitation de son réseau de distribution au profit de six régions du pays. Bénéficiant d’un accompagnement de la Boad, ce projet, lancé hier à Bargny, sera bouclé dans un délai de 18 mois.
La Senelec a initié une vaste opération de renforcement et de réhabilitation de son réseau électrique dans six régions du pays. D’un coût de 25 milliards de FCfa sur financement de la Banque ouest africaine de développement (Boad), ce projet a été lancé, mardi, à Bargny par le directeur général de la Senelec, Pape Demba Bitèye. « Ce projet que nous lançons aujourd’hui comporte huit lots et il est appelé à toucher 6 régions du pays à savoir Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Saint-Louis et Tambacounda pour rendre notre réseau électrique plus résilient et plus robuste dans ces zones stratégiques », a déclaré le directeur général de la Senelec ajoutant qu’à terme, 160 nouveaux postes au standard les plus modernes seront créés, 791 km de ligne aérienne Hta, 167 nouveaux transformateurs sans oublier un réseau substantiel de basse tension.
Entre autres travaux qui seront effectués avec ce projets, Pape Demba Bitèye a cité le renouvellement du départ Diourbel et le renouvellement de tout le départ entre Mapathe Diouck et Ballou en 148 mm2, le remplacement du câble sous fluvial Ndakhonga Foundiougne, le renforcement des feeders T31 et T32, la création de nouveaux départs secours dans Dakar à partir des postes sources  : aéroport, Ucad, Hann, Mbao et Cap des biches. Les entreprises en charge des travaux, toutes sénégalaises, sont invitées à mettre en service ces infrastructures dans un délai de 18 mois. Ce qui constitue, selon le directeur général de Senelec « une valorisation du contenu local dans la commande publique des biens et des services ».
« Nous ne connaîtrons pas le repos ni la pause tant que l’électricité continuera d’être absente pour une seule âme qui respire  dans notre pays et ce projet que nous lançons (….) constitue une de ces étapes qui nous mènera inexorablement vers cette destination lumineuse qu’est le Sénégal en 2025 », a affirmé Pape DembaBitèye.
Le représentant-résident de la Boad à Dakar s’est dit heureux d’accompagner la Senelec dans ce projet qui vise à améliorer les conditions de vie des populations. Selon M. Diakité, un tel projet entre en droite ligne avec les objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) que son institution a promis d’appuyer à divers niveaux. Il a saisi l’occasion pour rappeler que la Boad a apporté un concours global de 1030 milliards de FCfa à ce jour au Sénégal pour un total de 190 projets.Maguette NDONG

Les recettes se sont contractées de 21, 2% en mars 2020

https://www.lejecos.com Les recettes du mois de mars 2020 se sont contractées de 21, 2% par rapport au mois précédent. D’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), cette situation fait suite à la baisse notée aussi bien sur les recettes fiscales (-21, 2%) que sur les recettes non fiscales (-12, 5%).
Toutefois, elles se sont également renforcées de 1, 1% comparativement à la période correspondante de l’année 2019.
En détails, au mois de mars 2020, les recettes fiscales de l’Etat sont établies à 173, 5 milliards de francs Cfa contre 220, 3 le mois précédent, soit une baisse de 21, 2%. Par rapport à la même période de l’année 2019 (156, 7 milliards Cfa), les recettes fiscales ont connu une hausse de 10, 8%.
Concernant les recettes non fiscales, elles sont évaluées à 3, 5 milliards de francs Cfa en mars 2020 contre 4, 0 milliards un mois auparavant soit une baisse de -12, 5% en variation mensuelle. Comparées aux données de de mars 2019 (18, 1 milliards Cfa), les recettes non fiscales sont en baisse de 80, 7%.
En définitive, la somme des recettes fiscales et non fiscales fait 176, 7 milliards de francs Cfa en mars 2020 contre 224, 3 milliards le précédent, ce qui traduit une régression de 21, 2%. Par rapport à l’année 2019 (174, 8 milliards), la somme connait une légère hausse de 1, 1%.Bassirou MBAYE

Fonction publique sénégalaise : L’effectif du personnel a augmenté de 0, 3% en mars 2020

https://www.lejecos.com L’effectif du personnel de la fonction publique a augmenté de 0, 3% en mars 2020 par rapport au mois précédent alors que les salaires ont baissé de 0, 7%.
Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), comparé au mois de mars 2019, l’effectif du personnel a progressé de 3, 6% contrairement aux salaires qui ont diminué de 62, 1% sur la même période.
En mars 2020, l’effectif du personnel de la fonction publique s’est établi à 146 645 agents contre 146 238, soit une hausse de 0, 3% en variation mensuelle. Par rapport au mois de mars 2020 (141 512 agents), l’effectif du personnel de la fonction publique connait également une augmentation de 3, 6%.
A en croire l’Ansd, si l’on cumule la moyenne des trois premiers mois de 2020 (146 176 agents), l’effectif enregistre une progression de 4, 0% comparé au cumul des trois premiers mois de 2019 (140 547 agents).
Les salaires ont atteint 69, 5 milliards de francs Cfa en mars 2020 contre 70, 0 milliards au mois précédent soit une baisse mensuelle 0, 7%. Par rapport à la même de l’année 2019 (183, 1 milliards Cfa), l’Ansd selon des données recueillies auprès de la Direction de la prévision et des études économiques relève une forte baisse de 62, 1%. Pour la moyenne de trois mois, les salaires ont atteint 208, 4 milliards Cfa contre 125, 6 milliards en 2019. Ce qui entraine d’après l’agence, une hausse de 65, 9%.Bassirou MBAYE

MAUVAISE QUALITE DE SERVICE : Orange, Free et Expresso mis en demeure par l’ARTP

http://toutinfo.net  Les opérateurs de télécommunications  :  Orange, Free et Expresso ont été mis en demeure par l’Autorité de régulation des télécommunications. Le gendarme des télécommunications reproche à ces sociétés de téléphonie leur mauvaise qualité de service aussi bien sur le mobile que sur les données.
L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) ne badine pas avec la qualité de service. Orange, Free et Expresso l’ont appris à leurs dépens, ce mardi 30 juin 2020. En effet, le gendarme des télécommunications qui a découvert au cours d’un contrôle courant juin la mauvaise qualité de service offert par les trois opérateurs leur a tout simplement servi une sévère mise en demeure pour les amener à corriger au plus  vite ces  manquements au cahier de charges.
Le Directeur Général de l’ARTP a déposé les  trois correspondances   sur le bureau des Directeurs généraux de ces opérateurs de télécommunications.
A partir de ce maintenant, c’est le compte à rebours pour Orange, Free et Expresso. Pour cause, ces opérateurs ont 30 jours à partir de la date de réception de la mise en demeure pour rétablir la qualité du réseau et des données.  En clair, d’ici la fête de la Tabaski  qui est un très grand moment de communications et qui est prévue vers la fin du mois de juillet, les consommateurs devraient retrouver un réseau de téléphonie et internet plus confortable.  Tout manquement à ce cahier de charges exposerait Orange, Free et Expresso a de lourdes sanctions financières.
Il y a de cela trois ans la Sonatel/Orange, l’opérateur historique s’était vue infligée de lourdes amendes pour mauvaises qualités de service.  De 13 milliards d’amende au départ, l’autorité de régulation avait réduit la sanction à 1, 5 milliard de francs CFA.
L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, en abrégé « ARTP », est créée, auprès du Président de la République, en tant qu’autorité administrative indépendante, chargée de réguler les secteurs des télécommunications et des postes. L’ARTP est dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière et de gestion.  Depuis mars 2019, Abdoul Ly est le Directeur général de l’ARTP.Mamadou SARR

Sommet De Nouakchott du G 5 Sahel la lutte contre le terrorisme se poursuit avec détermination et une meilleure cohérence d’ensemble.

http://www.lactuacho.com Sur invitation de S.E.M. Mohamed Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 Sahel, les Chefs d’État des pays membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 30 juin 2020 à Nouakchott, en vue de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route convenue lors du Sommet de Pau (France), tenu le 13 janvier 2020, et d’évaluer la situation au Sahel.
Ce Sommet, selon le communiqué final,  marque une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris à Pau. Il s’inscrit dans un contexte international marqué par des développements majeurs, notamment la persistance des attaques terroristes au Sahel et la détérioration de la situation sécuritaire en Libye, avec des risques réels sur la stabilité au Sahel et dans la sous-région.
Cette stabilité est aussi mise à rude épreuve par la pandémie de la COVID-19 dont l’impact économique et social se fait déjà cruellement sentir.
Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont salué l’engagement des effectifs supplémentaires de la Force Barkhane au cours du dernier semestre et l’opérationnalisation du Mécanisme de Commandement conjoint facilitant la coordination entre la Force conjointe du G5 Sahel et la Force Barkhane.
Ils se sont félicités de la reprise d’opérations soutenues dans la zone des Trois frontières, des succès enregistrés par les forces nationales, la Force conjointe et les forces internationales. En outre, ils ont salué la neutralisation du chef d’AQMI le 3 juin 2020 dans la région de Tessalit par la Force Barkhane et ses alliés.
Ils ont magnifié  une fois encore, le succès de l’opération éclair « Colère de Boma » dans la région du Lac Tchad au mois d’avril 2020 contre les factions de Boko Haram qui imposent un autre front au Tchad et au Niger, méritant également l’attention de la communauté internationale.
Les Chefs d’Etat saluent également l’adoption par la CEDEAO d’un plan d’actions prioritaires 2020-2024 pour éradiquer le terrorisme dans l’espace CEDEAO, encouragent sa mise en oeuvre effective et saluent les concertations avec les parties prenantes. Par la même occasion les Chefs d’Etat apprécient grandement, dans le cadre de ce plan d’actions, la mise à disposition du Mali, du Burkina Faso et du Niger, d’un soutien en vue de participer à la sécurisation des trois frontières de la Zone LIPTAKO.
Ils  ont néanmoins noté la persistance d’un second front dans la zone du Lac-Tchad au Niger et au Nigeria et un renforcement des capacités terroristes locales dans ces zones, remettant en cause les résultats obtenus lors de l’opération « Colère de Boma ». Ils ont également noté l’extension de la menace terroriste en direction de la Côte d’Ivoire suite à l’attaque récente de la garnison ivoirienne de Kafolo. 5
Tout en exprimant leur préoccupation face à l’expansion de la menace terroriste dans la sous-région et en soulignant l’urgence d’une action collective et énergique en vue de l’éradiquer, ils ont noté avec satisfaction la redynamisation progressive du cadre d’échange, d’analyse et d’exploitation coordonnées des renseignements à travers le processus d’institutionnalisation de Plateformes Nationales de Coopération en Matière de Sécurité (PCMS)

BALISES–La souveraineté confinée du G5 Sahel

https://www.lequotidien.sn  «L’Angleterre n’a pas d’amis ou d’ennemis permanents, elle n‘a que des intérêts permanents.» Ainsi parlait Lord Palmerston qui a été ministre de la Guerre, ministre des Affaires étrangères, ministre de l’Intérieur et en enfin Premier ministre de la Grande Bretagne. Revisiter l’œuvre de Lord Palmerston est fort intéressant pour comprendre les relations ambiguës entre le Sénégal et les pays du G5 Sahel. Ces relations concernent à la fois notre politique extérieure, celle de notre défense et de notre sécurité intérieure, ces ministères régaliens qu’a eu à occuper Lord Palmerston avant d’aller au 10 Downing street. Lord Palmerston (Premier ministre de 1855 à 1858) avait compris bien avant Winston Churchill (Premier ministre de 1939 à 1945) que l’Angleterre, avec ou sans alliés, devait se donner les moyens de défendre son île. Cette grande sagesse stratégique a sauvé l’île face à l’ouragan Napoléon, mais aussi et surtout face aux hordes nazies qui avaient soumis presque toute l’Europe comme l’empereur des Français. Avec le sommet du G5 de Nouakchott, le débat sur l’absence du Sénégal dans le G5 va encore se poser.
Ce débat n’a pas beaucoup d’intérêt. Conformément à la sagesse stratégique de Palmerston, la question qui s’impose est celle-ci : G5 Sahel ou pas, est-ce que notre pays s’est donné les moyens d’assurer sa sécurité ? Certains pays du G5 Sahel qui ont choisi de sous-traiter leur sécurité à la France et l’Onu vivaient un confinement de leur souveraineté bien avant que le coronavirus ait popularisé le mot. En dehors du Tchad qui s’est donné les moyens de sa politique sécuritaire et de la Mauritanie que les jihadistes semblent contourner comme le Burkina au temps de Compaoré, les pays du G5 Sahel ne s’en sortent pas du tout sur le plan sécuritaire. La France mise sur les coups d’éclats (élimination de Droukdel) et les jihadistes misent sur le temps et la lassitude. C’est comme en Afghanistan où les Talibans ont fini par avoir les Américains à l’usure, en faisant du temps leur plus grand allié. Dans le Sahel, les jihadistes ont la même stratégie : miser sur l’usure et les alternances politiques qui sont inhérentes à toutes les démocraties. C’est pourquoi être du G5 ou pas n’a pas pour le Sénégal une importance stratégique. Au lieu de discuter du sexe des anges, veillons à nous donner ici et maintenant et dans le temps les moyens de sécuriser notre territoire !
Aussi bien la France que l’Onu et les bailleurs de fonds ne sont pas loin de la lassitude face l’insoluble question du Sahel qui est pour la France une question de politique extérieure, alors que c’est un problème de sécurité nationale pour le Sénégal qui n’a d’autre choix que d’aider le Mali à contenir les jihadistes. Donc au-delà d’aider le Mali, il est de notre intérêt que notre Armée soit présente au Mali pour contenir les jihadistes, qu’il est préférable de combattre à Mopti, Gao, plutôt qu’à Kidira ou à Kédougou. La France peut se retirer, mais on ne peut déplacer le Mali ou faire déménager le Sénégal. C’est peut-être pour cela que Bismarck disait : «Un pays subit sa géographie, mais fait son histoire.» Géographiquement, nous sommes du Sahel, être ou ne pas être membre du G5 Sahel relève d’options politiques conjoncturelles, mais avoir le sens de l’histoire consiste à se donner les moyens de défendre son pays avec ou sans alliance. C’est cette sagesse qui nous a permis de gagner la guerre en Casamance et de sauver notre pays de la partition qui guette le Mali s’il continue de sous-traiter sa sécurité.

Pour 400 millions d’arriérés : Eiffage ferme le péage à Dem dikk

https://www.lequotidien.sn A partir d’aujourd’hui, prendre le péage ne sera plus un privilège pour certains usagers des bus Dakar dem dikk sur certaines lignes. Le Quotidien a appris de personnes sûres que le concessionnaire a décidé, depuis hier soir à minuit, de désactiver toutes les cartes «Rapido» post-payées à la disposition des bus de la compagnie nationale des transports urbains et interurbains. A la base, un contentieux de 400 millions réclamés par la Senac Sa à la compagnie dirigée par Me Moussa Diop.
Cette somme serait due depuis bien avant la pandémie de coronavirus et aurait fait, toujours selon les personnes qui ont bien suivi ce dossier, l’objet de plusieurs relances. La direction de Dakar dem dikk n’a même pas été en mesure d’honorer les nombreuses échéances qui lui auraient été accordées pour lui permettre de se soulager de cette créance.
Pourtant, les mêmes sources assurent que du fait du Covid-19, la Senac Sa, tenant compte de la qualité des relations qu’elle entretient avec une entreprise qui fait partie de ses plus gros clients, avait dispensé les cars Ddd de paiement du péage en signe de contribution à la lutte contre le Covid-19, et tenant compte du fait que le transporteur avait perdu une grande partie de sa clientèle avec la pandémie.
Maintenant que les choses reviennent doucement à la normale, la décision de la filiale d’Eiffage concessions va obliger, si Me Moussa Diop ne retrouve pas ses esprits et débloque une partie du financement qui lui a été accordé dans le cadre du Fonds Covid-19, les chauffeurs des bus Dakar dem dikk à acquérir des cartes prépayées Rapido pour leurs bus. Ou, faute de mieux, à emprunter les lignes de paiement manuel comme nombre d’usagers lambda, avec les inconvénients qui vont avec aux heures de pointe.
Ou sinon, il leur restera également la solution de la Route nationale…

L’alerte des organisations ouest africaines : Le lait local est menacé

https://www.lequotidien.sn Des organisations de producteurs et productrices de lait local de six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre-Ouest, engagées dans la campagne «Mon lait est local», ont profité de la Journée mondiale du lait, célébrée le 1er juin, pour sonner l’alerte sur les menaces qui pèsent sur le lait ouest africain.
«Des producteurs laitiers au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Tchad enregistrent des pertes financières importantes et de cheptel en raison de la pandémie du Covid-19. Pour le mois de mars 2020 par exemple, la laiterie Kossam de l’Ouest au Burkina Faso a enregistré une perte de 6 millions de francs Cfa, soit plus de 9 000 euros», selon des organisations de producteurs et productrices de lait local de six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre-Ouest. Profitant de la célébration de la Journée mondiale du lait (1er juin 2020), ces acteurs de la filière, membres de la campagne «Mon lait est local», ont associé leurs voix pour réitérer leur appel à l’endroit des dirigeants africains nationaux et régionaux de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
L’appel, explique Hindatou Amadou, coordinatrice de la campagne, «vise à amener les chefs d’Etat des pays concernés et les dirigeants des institutions d’intégration des deux régions à agir pour le développement de cette filière qui était déjà en difficulté et dont la survie est menacée par les impacts de la pandémie du Covid-19 et le dumping des produits laitiers européens».
Les membres de la campagne «Mon lait est local» indiquent ainsi que «la fermeture des frontières, les restrictions de mouvements et les mesures de limitation de la mobilité interne et entre les pays entraînent d’énormes difficultés d’accès aux marchés urbains et transfrontaliers pour l’écoulement des produits, aux pâturages et aux points d’eau pour l’alimentation du bétail. A quoi s’ajoute l’émergence de maladies zoo-sanitaires dans les zones transfrontalières». Cette situation, mentionnent-ils dans un communiqué, «vient accentuer les effets négatifs des problèmes structurels de la filière : les sécheresses et inondations liées au changement climatique ou la menace quasi permanente que constitue depuis plusieurs années l’envahissement du marché africain par des exportations massives de certains pays du Nord de mélanges de poudre de lait écrémé avec la matière grasse végétale, notamment l’huile de pal­me».

Ce lait européen, dénoncent-ils, «bénéficie de tarifs douaniers avantageux (5%), permettant de le vendre 30 à 50% moins cher que le lait local. Un phénomène qui fait perdre des emplois aux productrices et producteurs de lait local, tout en privant les consommateurs des éléments nutritifs que l’on retrouve dans le vrai lait».

«La Commission européenne investit des centaines de millions d’euros pour soutenir les pays du Sahel et lutter contre les inégalités, mais elle ne doit pas reprendre d’une main ce qu’elle donne de l’autre», dit Adama Coulibaly, directeur régional d’Oxfam en Afrique de l’Ouest, cité dans le document.
Et aux yeux des producteurs africains de lait, «tout cela entraîne une paupérisation continue des éleveurs, des producteurs et de leur famille, et contribue par ricochet aux situations de crise alimentaire et à la malnutrition au sein des communautés, alors que le pastoralisme et l’agropastoralisme font vivre plus de 48 millions d’individus».
Pis, annonce la coordinatrice de la campagne régionale «Mon lait est local», «la crise du Covid-19 va exacerber la concurrence des poudres de lait importées sur le marché laitier d’Afrique de l’Ouest et du Centre en ce sens que la politique de l’Ue visant à subventionner le stockage de la surproduction de lait en Europe engendrera forcément un déstockage vers l’Afrique, ce qui pourrait anéantir les efforts publics visant la construction de la filière dans ces deux régions, comme l’offensive régionale lait engagée par la Cedeao dans le cadre de la politique régionale d’appui au secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. Il urge alors de prendre des mesures politiques adéquates pour freiner cette invasion des produits laitiers européens».

Plaidoyer pour une hausse des taxes à l’importation des produits laitiers 

L’ampleur de la crise du Covid-19 au sein des communautés d’éleveurs et de producteurs est telle que l’on craint à terme une fragilisation du tissu socio-économique dans son ensemble, avec des risques d’effritement de la cohésion sociale dans des pays déjà très éprouvés par de multiples crises socio-politique, environnementale, climatique, intercommunautaire…
Les 55 organisations engagées dans la campagne «Mon lait est local» demandent à la Cedeao de relever les taxes à l’importation des produits laitiers, de prendre des mesures ciblées d’exonération de Tva sur le lait local, de renforcer la transparence de marché, y compris sur les mélanges de poudres rengraissées avec des huiles végétales et par l’étiquetage sur l’origine et la teneur en lait, de conditionner les investissements étrangers dans des industries laitières à des obligations de collecte de lait local et enfin d’utiliser les nouvelles recettes fiscales pour soutenir le développement de la filière lait local.

Après le cri de détresse des producteurs de riz : L’Etat dote le bassin de l’Anambé de 2 moissonneuses à chenilles

https://www.lequotidien.sn El Hadji Malick Dia, maire de la commune de Kandia, est tout sourire depuis samedi dernier. Il est rassuré désormais qu’une bonne partie de la superficie qu’il a emblavée en riz (50 ha) et dont les épis sont en train de sécher et pourrir sur pied dans des rizières trempées d’eau peut être sauvée. Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, a mis à la disposition des producteurs de cette vallée rizicole 2 moissonneuses à chenilles. Le genre d’engins de récolte que réclamait l’édile de Kandia dans les colonnes du Journal Le Quotidien dans son édition du 16 juin dernier. M. Dia disait : «Nous sommes très inquiets. Sur plus de 200 parcelles emblavées dans le secteur 5, nous n’avons pas encore récolté 40 parcelles et la pluie est arrivée. Les terres sont boueuses, trempées d’eau. Impossible pour les moissonneuses disponibles de s’aventurer dans les parcelles. Chaque parcelle fait 1, 35 ha. C’est dire que ce sont des épis de riz de plus de 300 ha qui sont menacés de pourrir sur pied.» Ce qu’il nous faut, ce sont des moissonneuses à chenilles.» Lors de la cérémonie de remise le ministre Baldé a précisé que «cet appui s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement de la Sodagri et de la Saed en moissonneuses batteuses. Un programme financé à hauteur d’1 milliard 200 millions de francs Cfa et qui va permettre l’achat de 19 moissonneuses, à terme.»
La promptitude avec laquelle l’Etat a favorablement répondu au cri de détresse des producteurs encadrés par la Sodagri a donné le sourire au président de la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (Feproba). Oumar Baldé a déclaré : «Avec cet appui en machines, les producteurs se sentent suffisamment motivés à accompagner la politique agricole de Macky Sall, notamment dans son objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz.» Cette joie est toutefois douchée par la réticence de la Banque agricole de financer cette présente campagne du fait d’une dette encore impayée par les riziculteurs. Dette qui s’élèverait à plus de 400 millions de francs Cfa.

Les mises en garde du maire de Médina Chérif

Dans le bassin de l’Anambé, sur 5 000 ha aménagés, 4 000 sont «rizicultivables». Ils sont gérés par les maires des communes de compétence, en collaboration avec la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (Sodagri). Le maire de la commune de Médina Chérif (la seule du département de Kolda riveraine des terres de la Sodagri) ne veut pas voir de parcelle occupée par des herbes sauvages, faute d’exploitant. Mamadou Gano dit : «Cette année, l’option du président de la République Macky Sall est de faire de l’agriculture un secteur de relance économique suite à la pandémie à coronavirus. Nous voulons voir tous les 4 000 ha entièrement exploités en saison pluvieuse. Il n’est pas intéressant que des gens accaparent des parcelles qu’ils n’ont pas l’ambition ou les moyens d’exploiter et qu’ils mettent en location. Il est formellement interdit de louer ou de vendre ces parcelles ou faire de la rétention sans les mettre à la disposition des vrais producteurs.»

Aide alimentaire : Le riz et l’huile vendus sur les lieux de distribution

https://www.seneweb.com/Au lendemain de la guerre contre la Covid-19, le président Macky Sall ne s’était pas trompé en décrétant l’état d’urgence alimentaire au profit des ménages les vulnérables. La distribution de l’aide alimentaire à ces familles démunies constitue un indice voire un instrument pour mesurer l’extrême pauvreté dans laquelle vivent les Sénégalais.
Tenez ! Avant-hier lundi, il y avait foule à l’école de la Sicap Liberté 3 (près de l’agence Sde) où l’on distribuait des kits de vivres composés de riz, de sucre, du savon, de l’huile et de pâtes (vermicelles ou macaroni). Il est vrai que les bénéficiaires ont affiché un large sourire de délivrance sociale après avoir reçu de quoi manger durant un mois.
Malheureusement, un reporter du quotidien Le Témoin a pu constater que cette aide est un véritable cadeau ou don « empoisonné » pour certains pères et mères de famille. Cette triste scène de rue en est une parfaite illustration. Une fois servie, cette vieille maman (70 ans environ) a failli crouler sous le poids de ses sacs de riz et autres bidons d’huile.
« Je n’ai pas même de quoi payer un chariot pour transporter ces denrées. C’est pour cela que j’ai tout bradé sur place à des prix dérisoires. En effet, je vis dans l’obscurité, depuis hier nuit, faute de crédit « woyofal ». Sans oublier la facture d’eau que je n’arrive toujours pas à payer. Mon petit-fils dont j’assure la garde est gravement malade faute de médicaments. Pour toutes ces raisons, j’ai tout vendu sur place », se justifie la pauvre maman dont les lamentations sont tombées dans l’oreille du reporter du journal Le Témoin.

Fermeture de Sandaga ce vendredi : Les commerçants en grève de protestation.

https://www.dakaractu.com/ Des commerçants de Sandaga ont entamé une gréve ce mardi pour s’insurger contre la fermeture du marché annoncée pour ce vendredi. Ces commerçants dénoncent une décision précipitée et sans discussion avec les acteurs, mais surtout l’absence d’un site de recasement devant les accueillir une fois déguerpis.
En effet, dans le cadre du projet de réhabilitation du marché Sandaga, les commerçants installés sur la voie publique sont sommés de quitter les lieux au plus tard ce vendredi 3 juillet à 20h.
Et selon un communiqué du préfet de Dakar, il s’agit notamment des occupants de cantines implantées sur l’avenue Lamine Guèye, sur la rue Sandiniéry, l’avenue Émile Badiane.
Le communiqué renseigne toujours que les formalités de réinstallation provisoire sont en cours et les intéressés peuvent se rapprocher des équipes de l’administration, sur le site du Champ de course, tous les jours de 8h à 17h avec une pièce justificative prouvant leur qualité d’occupant de cantine, car passé ce délai, l’administration se réserve le droit de procéder à la libération des emprises, selon Alioune Badara Sambe.

Conflit Sedima/Ndingler : Les populations demandent l’arbitrage de Macky Sall

https://www.seneweb.com/Le litige foncier entre Babacar Ngom de la Sedima et les populations de Ndingler est-elle sur le point de connaître un dénouement heureux ? Même s’il est prématuré de répondre par l’affirmative, force est de dire qu’un acte allant dans ce sens vient d’être posé.
Selon L’AS qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, serait sur le point de désamorcer cette bombe qui fait, depuis un certain temps, les choux gras de la presse.
En langage clair, il a fait une descente au niveau de la zone en question pour s’imprégner des tenants et aboutissants de ce dossier explosif et jeter les bases d’une médiation entre le patron de la Sedima et les habitants de Ndingler qui sont à couteaux tirés voilà des mois.
Surtout que, d’après les informations glanées par le journal, les populations ne demandent, ni plus ni moins, que l’arbitrage du président de la République, Macky Sall.

DEPOSSESSION DES TERRES DU MONDE RURAL : Les hectares de la colère

http://www.sudonline.sn Le différend qui oppose le président-fondateur du Groupe Sedima, Babacar Ngom, aux habitants de Ndingler, remet sur la table l’opposition récurrente des populations à l’octroi de leurs terres, héritées de leurs ancêtres, à des promoteurs privés agro-businessmen. Elles ont tendance à réclamer ce qui leur revient de droit. Cependant, aux yeux de la loi, il n’en n’est pas le cas. La loi sur le Domaine national de 1964 donne à l’Etat la possibilité de disposer et d’octroyer les terres en fonction de la possibilité de l’acquéreur d’en faire un usage rentable. Ce qui donne ainsi plus de possibilité aux «nantis» qu’aux petits paysans et autres éleveurs. En dépit de cette situation, tous les textes de réforme foncière jusquelà initiés pour réorganiser l’attribution, n’aboutissent pas.
L’affaire fait les choux gras de la presse, ces derniers temps. Elle oppose le propriétaire de la Sedima aux populations de Ndingler. Les reportages faits à Ndingler montrent un périmètre creusé et sur le point d’être aménagé. Les populations n’ont plus accès à leurs champs. Les pâturages leur sont interdits. Même s’il date de plusieurs années, le différend a pris une autre tournure ces derniers temps, avec l’envoi d’éléments de sécurité sur les lieux par le promoteur industriel.
La directrice générale du Groupe Sedima, Anta Babacar Ngom, à travers un post sur Facebook, repris par Pressafrik, soutient que c’est «224 des 300 hectares obtenus par l’entreprise de son père qui ont acquis le statut de titre foncier suivant un décret présidentiel signé en 2019 par le président Macky Sall, au nom de la Sedima». Le site d’information en déduit donc que «les 76 hectares qui constituent la source du contentieux n’ont jamais fait l’objet de délibération».
Pis, ajoute-t-il, les dires de la directrice générale ne sont pas cohérents. En effet, précise-t-il, après vérification, «Sedima a bien acquis 224 hectares de terres dans la commune de Sindia. Mais cette dernière a ensuite délibéré 76 autres hectares, qui se trouvaient dans la superficie de la Commune de Ndiaganiao, en faveur du milliardaire Babacar Ngom. En de plus simples termes, la Commune de Sindia a fait une délibération sur 300 hectares alors qu’elle n’en avait que 224 à disposition».

MBANE, FANAYE… DES LEÇONS NON SUES

Le décret auquel fait référence Anta Babacar Ngom n’est pas le bon. C’est par le décret 2015- 548 du 23 avril 2015, publié au Journal Officiel numéro 6858 du 27 juin 2015 que le chef de l’Etat a attribué les terres au propriétaire de la Sedima. Pendant qu’on épilogue sur l’illégalité ou pas de cet octroi, les populations de Ndingler, elles, réclament «leurs terres» pour vivre. Cette situation ne leur est pas propre cependant. Mbane, Fanaye et le site de l’actuelle cimenterie du Sahel en sont des exemples parmi tant d’autres. Les populations sont assez souvent dépossédées de leurs terres, sur lesquelles elles pratiquent l’agriculture familiale de générations en générations pour survivre mais qui, selon la loi, ne leur appartiennent pas.

LE DOMAINE NATIONAL, UNE LOI PRIVATIVE

L’essentiel des terres du Sénégal sont du domaine national ; elles n’appartiennent donc pas aux personnes qui les exploitent. Cette loi 04-46 du 17 juin 1964 a supprimé les droits coutumiers. Dans son article 2, il est indiqué que l’Etat détient les terres du domaine national en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelles, conformément aux plans de développement et aux programmes d’aménagement. Au titre de l’article 15 de cette même loi sur le domaine national, les personnes occupant, exploitant personnellement des terres du domaine national, peuvent occuper des terres et les exploiter.
Cependant, la désaffectation de ces terres peut être prononcée par les organes compétents de la communauté rurale (aujourd’hui toutes devenues des communes (rurale), avec l’Acte III de la décentralisation), soit pour insuffisance de mise en valeur, soit si l’intéressé cesse d’exploiter personnellement pour des motifs d’intérêt général. Sur la base de cet article, la force d’un paysan n’est rien, comparée aux promesses d’investissements d’une multinationale ou d’un richissime investisseur privé. Et, pourtant, selon l’Enquête démographique de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) de 2018, 53, 3% de la population sénégalaise vivent en milieu rural et là, l’agriculture constitue la principale source de revenus. Elle est aussi une agriculture vivrière faite d’exploitations familiales. A côté, il y a aussi l’élevage qui nécessite que les populations puissent bénéficier de terres. Face à la situation, le président de la République avait initié une réforme foncière.

DE NOMBREUSES INITIATIVES DE REFORME DEVELOPPEES… SANS EFFETS ESCOMPTES

Le président Macky Sall avait confié ce projet au professeur Moustapha Sourang, ancien ministre et professeur des universités. Le 19 novembre 2014, à la cérémonie de lancement de la Commission nationale de réforme foncière (Cnrf) mise en place pour conduire les réflexions et proposer un rapport pour ce projet de réforme foncière se voulant participatif et inclusif, le professeur Moustapha Sourang disait, en parlant de la loi de 1964 : «Il est aujourd’hui question de relire ce texte de droit qui régit le foncier au Sénégal et de le réajuster». Surtout qu’en ce sens où «de nombreuses initiatives ont été développées par les différents gouvernements qui se sont succédé au Sénégal, sans toutefois produire les effets escomptés». L’objectif qui était assigné ainsi à l’équipe du Pr Sourang était, d’une part, de répondre au besoin de sécurisation des droits fonciers des exploitations familiales, des investisseurs privés et des autres utilisateurs des ressources naturelles. D’autre part, la réforme cherchait à instaurer un accès et une gestion foncière équitable et transparente pour toutes les catégories de population, une gestion foncière apte à garantir la sécurité foncière des populations et à favoriser l’exploitation durable des ressources naturelles, la sécurisation des droits fonciers, la promotion d’activités économiques viables et l’impulsion d’une dynamique de développement harmonieux des territoires urbains et ruraux.

LA CONCLUSION DE LA CNRF REJOINT LES AUTRES TEXTES DANS LES TIROIRS

A la fin de ses travaux, la Commission nationale de la réforme foncière (Cnrf) a déposé ses conclusions sur la table du chef de l’Etat, en avril 2017. Elle a été dissoute, en mai 2017. Depuis lors, aucune application de ses conclusions n’est à l’ordre de jour. Et, en novembre 2017, lors du 13e Conseil présidentiel sur l’investissement, le chef de l’Etat avait donné les raisons qui l’ont poussé à ne pas appliquer le texte. Il a dit ne pas approuver la proposition de transfert de bail aux collectivités locales. «Je ne vais pas prendre la responsabilité de transférer la gestion des terres aux collectivités locales. Je ne le ferai pas», avait-il martelé. La suite est donc connue. La réforme foncière proposée par la commission dirigée par Pr Moustapha Sourang ne sera jamais appliquée, même si des membres de cette structure ont à plusieurs reprises démenti avoir fait cette proposition récriminée par Macky Sall pour ranger tout le travail abattu et les énergies déployées pour sillonner tout le pays, au fond des tiroirs.
D’ailleurs, ce n’est pas le seul texte initié pour une meilleure organisation de l’attribution des terres, à être abandonné. Dans une étude de préfaisabilité de la création de l’Observatoire national du foncier au Sénégal, l’Initiative prospective agricole et rural (Ipar) révèle plusieurs autres initiatives qui ont fini aux oubliettes. En 2001, un projet de réforme foncière a été préparé par un groupe de travail créé au sein du ministère de l’Economie et des Finances. Ce projet, examiné lors d’un Conseil des ministres, n’a jamais été rendu public, fait-il remarquer.

LA LOI D’ORIENTATION AGRO-SYLVOPASTORALE DE 2004, UN AUTRE GACHIS

Aussi, ajoute-t-il, le Sénégal s’est finalement doté d’une loi d’orientation agro-sylvopastorale (Loasp) en 2004, sur la base d’une démarche participative. Celle-ci fixe des principes et objectifs en matière foncière et prévoit la promulgation d’une loi foncière dans un délai de deux ans. Un groupe de travail thématique réforme foncière fut créé en 2005 pour mettre en œuvre le volet foncier de cette loi. Il s’agissait, selon l’Ipar, d’un groupe multi-acteurs, présidé par le ministère chargé de l’Agriculture. Son transfert, fin 2010, auprès du ministère chargé de l’Economie et des Finances a signé la fin de ses réflexions. En 2005, l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, a mis également en place une Commission nationale de réforme du droit à la terre (Cnrdt) qui était chargée de proposer une réforme dans un délai de six mois. Censée regrouper l’ensemble des catégories d’acteurs concernés, la Cnrdt n’incluait pas de représentants effectifs des organisations professionnelles agricoles. Elle a élaboré des propositions de réforme sur la gestion foncière en milieu rural, qui prônaient une privatisation de la terre au profit de l’Etat pour permettre la création de zones d’investissements intensifs. Ces propositions sont restées lettres mortes

AFFECTATION DE TERRES DU MONDE RURAL : Les paysans trinquent, hommes d’affaires, leaders politiques et chefs religieux jouissent

http://www.sudonline.sn L’octroi des terres à des fins d’exploitation prive les populations locales démunies de leur droit d’accès au foncier. Le système fait que souvent les surfaces cultivables se retrouvent entre les mains de personnes beaucoup plus nantis, à cause de leur position sociale
Le différend entre Babacar Ngom de Sedima Group et les populations de Ndingler n’est qu’une dernière affaire d’une longue liste de révoltes de populations privées de leurs terres. Si elles obtiennent gain de cause, parfois, elles deviennent aussi des victimes, contraintes d’accepter des projets qui leur sont imposés. La région Nord du pays, qui fait face à l’accaparement des terres, en est un exemple.
A titre illustratif, à Mbane, la révolte des populations contre l’octroi de leurs terres par la communauté rurale à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) a abouti à un drame. Il y a aussi le cas du projet Sen-Huile Sen-Ethanol dans la commune de Ross Bethio, où l’Etat avait affecté des milliers d’hectares à des investisseurs étrangers. La réticence des populations a amené les autorités à déplacer le projet à Nginth, toujours dans la région de StLouis.
Dans la même région du Nord, l’on a encore souvenance des cas de Dodel et Démet où des investisseurs marocains ont bénéficié de 10.000 hectares. L’affaire a été par la suite corrigée par un décret présidentiel qui leur a retiré les terres. Toujours dans la partie septentrionale du pays, les populations de la commune de Diama et de Gandiol luttent toujours pour le retrait de l’octroi de 40 hectares qui seraient affectés à un promoteur privé. La région ouest du Sénégal n’est pas épargnée par ce phénomène qui est en train de devenir un fléau.
En effet dans la zone de la Petite côte, les habitants de Guéreo mènent un combat de survie pour le retrait de leurs terres octroyées à un privé. Ils souhaitent reprendre les 39 hectares cédés au groupe hôtelier Decameron. Des centaines de parcelles et des champs détenus par les populations sont dans le viseur de l’hôtel. Loin d’être exhaustifs, les exemples se comptent à la pelle. Presque partout dans le pays, ce sont des populations locales et des exploitants familiaux qui sont privés de leurs «bonnes terres» au profit de gens, sous prétexte qu’ils disposent de plus de moyens pour les rentabiliser. Les populations sont les plus grands perdants. Entre des promesses non respectées, une modique somme en guise de dédommagement et un déplacement forcé, elles sont laissées à elles-mêmes.

ABDOULAYE WADE, L’INSTIGATEUR

L’accaparement des terres, au détriment du monde rural, a connu son envol avec la venue du président de la République, Abdoulaye Wade au pouvoir. Ses projets initiés quelques années après son accession au pouvoir en 2000 comme la Grande Offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), ont été des opportunités d’octroyer plusieurs hectares de terres à des personnalités politiques, religieuses et à des multinationales étrangères. En 2011, une étude dénommée «Exportation ou nourrir les populations : impacts sur les consommateurs ruraux», réalisée par Cicodev Afrique, faisait état d’au moins 757.753 ha de terres octroyés à 17 privés, 10 nationaux et 7 étrangers. Des chiffres que l’enquête trouve non exhaustifs à cause de l’opacité qui entoure souvent les attributions.
A l’époque, la surface octroyée représentait 16, 45 millions ha des terres cultivables. La superficie des terres cultivables au Sénégal est de 3, 8 millions ha. En guise d’exemples, l’étude avait fait ressortir qu’à Ross Béthio, la communauté rurale avait octroyé 5000 ha à des privés pour un projet agricole. Même constat à Diama où des privés ont eu entre 1800 et 2290 ha pour l’agriculture. A Gandon, des milliers d’hectares sont tombés dans l’escarcelle des autorités pour l’implantation de projets agricoles. A Mbane, la communauté rurale d’alors a délibéré pour l’octroi de 232.208 ha à des autorités et des privés pour le démarrage de projets en lien avec l’agriculture. Dans la partie méridionale (Sud), à Kafountine, localité située dans la région de Ziguinchor, un ministre a eu droit à 29 ha pour démarrer son projet agricole, dans le cadre de la Goana.
La situation est aussi la même dans d’autres régions. Dans la zone centre, appelée bassin arachidier, à Ngogom, dans le département de Bambey, 100 ha ont été attribués à un ministre. Dans la région de Thiès, des khalifes généraux ont eu 10.000 ha pour des projets agricoles. A Tasset, c’est le même constat : 125 ha ont été donnés à un Khalife pour les besoins de l’agriculture. A Beude Dieng, dans la région de Thiès, 10.000 ha ont été livrés à des Saoudiens pour l’agriculture. Dans la région de Louga, plusieurs donations ont été répertoriées. A Keur Momar Sarr, 100 ha ont été octroyés à un privé qui voulait faire du maraichage.
À Diokoul, 2070 ha ont été livrés à une autorité politique pour l’élevage d’autruches et de vaches. Les promoteurs étrangers ont aussi obtenu leur part dans le partage du «butin». Plus loin, au Sénégal oriental, dans la région de Kédougou, un privé espagnol a eu droit à 80000 ha pour faire du tourisme. La liste est loin d’être exhaustive. D’Ourrour, dans la région de Fatick, à Nétéboudou, dans celle de Tambacounda, plusieurs hectares des terres sont donnés à des privés non nationaux, sr le dos des populations rurales.

Litige foncier à Ndingler : La Sedima s’explique

XALIMANEWS : L’affaire défraie la chronique depuis plusieurs semaines maintenant. Un litige foncier opposant la Sedima aux populations de Ndingler. A l’origine du problème une délibération irrégulière de 300 hectares de la Commune de Sindia pour Sedima. Dans cette vidéo, Moussa Diagne, conseiller juridique de la boîte défend l’entreprise.

Les précisions de la Sedima sur l’argent remis aux populations de Djilakh

XALIMANEWS-Un des responsables de la Sedima à tenu à rétablir la vérité suite au tollé qui a suivi le supposé litige foncier qui oppose l’entreprise à la population de Djilakh. Moustapha Diop, directeur adjoint de Sedima Abattoir explique pourquoi le patron de Sedima a remis de l’argent aux populations. « Nous avions fait le déplacement pour expliqer à la population le projet. Au moment de prendre congé, Babacar Ngom a remis de l’argent à la population en bons voisins », a-t-il expliqué. Mais, précise-t-il, ils n’ont jamais essayé de les soudoyer. « Il n’a pas essayé de les corrompre. C’est contradictoire, les terrains nous appartiennent et nous avons des papiers qui l’attestent et nous n’avons pas besoin d’acheter le silence des populations », insiste-t-il avant de préciser que les terres dont il s’agit ne se trouvent pas à Ndengeler mais à Djilakh ( à 12 kilomètres du village) qui se trouve dans la commune de Sindia.Mariama Kobar Sa

A LA DECOUVERTE DE BOPPU THIOR : L’île de la soif 

http://www.enqueteplus.com Entourée d’eau, mais assoiffée, l’île de Boppu Thior, située non loin de Saint-Louis, souffre d’un manque criard du liquide précieux. Une situation consécutive à l’absence de volonté notoire des pouvoirs publics, à laquelle s’ajoutent d’autres facteurs d’ordre environnemental et humain.  
Nichée à 2 km de la ville de Saint-Louis, au fond du petit bras du fleuve Sénégal, l’île de Boppu Thior attire par sa beauté. Une vue panoramique, à la descente de pirogue, sur sa rive, permet d’apercevoir de belles mangroves, d’imposants palmiers et des cocotiers. Une dizaine de minutes de pirogue permet de la rallier à partir de Saint-Louis. Le charme et la beauté de cette bande de terre aux géants cocotiers attirent les visiteurs.
En cette matinée de février 2020, le climat est assez doux et clément. L’atmosphère agréable. Il est midi passé. Les premières pirogues, ramenant les ménagères parties dès l’aube à Saint-Louis pour s’approvisionner en denrées pour les repas de la journée, commencent à accoster sur la rive. L’ambiance est assez calme. L’air paradisiaque, l’île est pleine de paradoxes. Sa beauté et son doux climat contrastent avec les souffrances de sa population qui manque de tout.
Perdue au fond du fleuve, Boppu Thior est difficile d’accès. La pirogue est le seul moyen de transport pour s’y rendre. Cependant, il n’existe pas de pirogue ou de chaloupe dédiées exclusivement au transport pour rallier l’île ou le continent. Les insulaires, tous des pêcheurs, utilisent leur outil de travail (les pirogues) pour leurs déplacements. Et quand un étranger veut s’y rendre, il lui faut avoir une connaissance dans l’île pour son transport.
Ainsi, en cette matinée, pour rejoindre Boppu Thior, l’on a eu un vrai coup de chance de rencontrer des insulaires venues s’approvisionner en denrées au marché à légumes de Saint-Louis, sur la rive du fleuve, non loin du fameux pont Faidherbe, prêtes à embarquer pour rentrer.
L’air méfiant, les ménagères nous demandent de contacter d’abord par téléphone le chef du village de l’île, Cheikh Tidiane Ndiaye, pour l’informer de l’objet de la visite. Son accord nous permet d’embarquer. Ce manque de moyen de transport dédié a complètement isolé l’îlot.
En effet, à Saint-Louis, beaucoup ne connaissent Boppu Thior que de nom.  Peu savent où se trouvent exactement l’île, bien qu’elle soit un peu visible à partir du pont Faidherbe. Ses géants cocotiers et denses mangroves cachent ses imposantes bâtisses modernes.
Située au fond du fleuve Sénégal, l’île manque paradoxalement d’eau douce. Boppu Thior est d’ailleurs devenu tristement célèbre à cause de la soif de sa population. Ici, l’eau potable est un luxe inaccessible. La localité ne dispose pas d’un seul forage, malgré les appels au secours incessants des populations. Pour s’abreuver de cette source de vie, elles s’alimentent à Goxu Mbacc, en transportant des bidons à bord des pirogues. L’eau du fleuve, jadis douce, est devenue trop salée et impropre à la consommation, depuis l’installation du barrage de Diama.  ‘’Notre paradoxe est qu’on vit dans une île, mais on a soif. On est entouré d’eau qu’on ne peut pas utiliser. On s’alimente à partir de Saint-Louis. Que ce soit pour le ménage, l’alimentation ou l’élevage, l’eau utilisée vient de la terre ferme, au quartier de Goxu Mbacc. Le bidon de 20 l d’eau nous revient à 250 F.  Certaines familles dépensent plus de 200 bidons par mois. Rien que pour l’eau, ces familles déboursent plus de 12 000 F par mois’’, regrette Ibrahima Diop, étudiant en Master 2 en sociologie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) habitant de Boppu Thior.
Pour ravitailler l’île en eau potable, la mairie de Gandon dont elle fait partie administrativement a installé un robinet pour les insulaires au quartier de Goxu Mbacc, en face, sur l’autre rive de Ndar Toute. Toutefois, le transport de l’eau aussi pose d’énormes problèmes d’insécurité. ‘’Pour transporter les bidons d’eau vers l’île, il faut tenir compte des conditions météorologiques. Les embarcations avec des bidons d’eau ne peuvent se faire qu’au moment des marées hautes. En marée basse, certains endroits du fleuve sont creux et avec les charges lourdes des pirogues, on peut heurter le sable et cela peut renverser la pirogue. C’est pourquoi il faut beaucoup d’expérience et de prudence pour faire le trajet avec des pirogues chargées de bidons d’eau’’, renseigne ce pêcheur qui fait le trajet quotidiennement pour ravitailler sa famille en eau potable.
Aux yeux des populations, tout ceci s’explique par le manque de volonté des autorités pour désenclaver l’ile de Boppu Thior. Située à un jet de pierre du quartier de Goxu Mbacc, le raccordement à l’eau potable ne devrait pas, estiment-elles, poser de problème. ‘’Nous sommes à moins de 2 km de Saint-Louis. Donc, raccorder l’île en eau potable ne devrait pas être difficile. Certains quartiers de l’ile de Saint-Louis, à savoir Guet-Ndar, Santhiaba ou Goxu Mbacc sont alimentés à partir de Sor. Or, la distance entre le marché de Ndar Toute et Boppu Thior est plus proche que celle entre Sor et ces quartiers. A défaut de nous brancher à partir de Saint-Louis, on peut aussi envisager des techniques de dessalement de l’eau, parce qu’on est entouré d’eau, mais on ne peut pas l’utiliser à cause du sel’’, réclame l’étudiant.

Le barrage de Diama et la brèche accentuent le problème

Autrefois ilot de bonheur et de beauté, Boppu Thior souffre amèrement, du fait de son délaissement et de l’oubli des autorités. Pire, l’île est devenue le réceptacle des impacts néfastes de certaines infrastructures érigées pour la revalorisation des activités de pêche et d’agriculture au bord de la vallée du fleuve. Erigé pour freiner la remontée des eaux salées et permettre l’irrigation des champs de la vallée, le barrage de Diama a accentué la remontée de l’eau salée à Boppu Thior. L’infrastructure a, collatéralement, tué toute la vitalité de l’île. Avant la construction du barrage, dit-on, l’eau était douce à Boppu Thior. Mieux, les populations arrivaient à faire de l’agriculture et de l’élevage dans les terres fertiles de l’île.  Mais depuis la mise en marche de l’ouvrage, les eaux sont devenues de plus en plus salées, surtout en saison sèche. La fermeture du barrage pour freiner la remontée de l’eau de mer salée vers la vallée en est la principale cause. Ce qui fait que 9 sur les 12 mois de l’année, les insulaires étaient obligés de se ravitailler en eau à Saint-Louis pour tous leurs besoins, y compris pour l’élevage. Quant aux constructions de maisons sur l’ile, elles se faisaient pendant l’hivernage, au moment où l’eau du fleuve est douce sur les rives de Boppu Thior.
La construction de la brèche de la Langue de Barbarie à empirer le problème. Depuis son érection, l’eau du fleuve est salée toute l’année sur les rives de Boppu Thior. Construite pour freiner les accidents de pirogues qui heurtaient la bande de sable mobile de l’embouchure de la Langue de Barbarie, la brèche à renforcer la salinité de l’eau au niveau de l’île. Les quelques mois de l’année où l’eau du fleuve était douce, grâce à l’ouverture du barrage en période d’hivernage et qui constituait une période de soulagement pour les insulaires, sont devenus un calvaire, à cause de la brèche devenue un problème.
Peuplée majoritairement de pêcheurs, l’île avait accueilli avec enthousiasme la construction de la brèche, présentée alors comme unique solution pour mettre fin aux chavirements de pirogues sur l’embouchure de la Langue de Barbarie. Malheureusement, l’ouvrage n’a non seulement pas réduit les accidents de marins, pire, elle a rendu la vie plus dure à Boppu Thior.  ‘’Le malheur est qu’il n’y a aucun espoir. Pour l’instant, il n’y a aucun projet pour trouver une solution face au problème que rencontrent les habitants de Boppu Thior. Il n’y a que des promesses non tenues, pour ne pas dire des paroles en l’air. Et pourtant, toutes les personnalités politiques de la région sont au courant de la situation, que ce soit au niveau régional ou communal, du pouvoir comme de l’opposition. Chaque année, à chaque élection, ce sont les mêmes doléances, les mêmes promesses. Mais jamais de solution’’, regrette M. Diop.

Tout est souffrance à Boppu Thior

Outre le problème d’accès à l’eau potable, l’ile de Boppu Thior manque d’infrastructures. Complément coupée du monde, cette île, belle, mais triste et déprimée, vit sans électricité, ni infrastructures sanitaires, malgré sa proximité avec la ville de Saint-Louis. L’unique structure sanitaire qu’elle compte, à savoir la case de santé offerte en 2003 par l’ONG Plan International, a fini par fermer ses portes, à cause du manque d’eau et d’électricité. Pour mettre au monde, les femmes de l’île vont à l’hôpital de Saint-Louis ou au poste de santé de Goxu Mbacc.
Assise dans son salon en train de tricoter un drap, Mme Boulou Fall maitrise comme le bout de ses doigts les maux dont souffre sa localité. A ses yeux, tout est urgence à Boppu Thior. Née et grandie à Boppu Thior, la cinquantaine révolue, elle reste pessimisme quant à l’évolution de la situation de l’ile. Boulou Fall ne veut pas se faire d’illusions. Pour elle, la fin du calvaire n’est pas pour demain. Actrice de développement et très engagée dans le village, l’insulaire a été maintes fois déçue par des promesses d’autorités jamais tenues. Elle garde beaucoup d’anecdotes des difficultés, surtout liées au problème d’accès à l’eau qu’elle a vécues dans l’ile. Madame Fall se souvient  : ‘’Une de mes filles a accouché ici au milieu de mon salon, en pleine nuit. Je n’avais pas d’eau pour la nettoyer. Ce sont les voisins qui m’ont donné un bidon pour faire le nécessaire. Pire, après l’accouchement, elle a eu des complications avec le bébé et on était obligé de l’évacuer au dispensaire de Goccu Mbac en pleine nuit. Ce jour-là, le climat était défavorable. On a ainsi bravé le vent et la fraicheur du fleuve qui sévissaient pour sauver ma fille et son enfant.’’
En tant qu’actrice de développement et femme engagée, elle indique avoir crié partout au secours pour trouver solution. Mais en vain. ‘’On a tout fait. On a parlé aux médias. Ndar Info a fait des reportages ; Bessel Basse est aussi venue ici pour son émission ‘Horaire Bi’, mais jusqu’à présent, rien. Toutes les autorités sont au courant. Mais il n’y a toujours pas de solution. On se remet maintenant à Dieu avec des prières pour s’en sortir. Tous les jeunes ont migré pour aller à Nouadhibou ou dans les autres quais de pêche. Il ne reste ici que les vieux’’, regrette-t-elle.
La seule infrastructure fonctionnelle à Boppu Thior est l’école. Et elle est faite de deux salles de classe qui menacent de céder. Le reste est fait d’abris provisoires. Pas de mur de clôture, encore moins de toilettes. ‘’Les parents d’élèves vivent dans une angoisse infernale. L’école est dans un état de délabrement avancé. A tout moment, les salles de classe peuvent s’écrouler sur les élèves. En plus, il n’y a ni eau ni électricité. Il n’y a pas aussi de toilettes. Pour faire leurs besoins, les enfants sont obligés de revenir au village’’, renseigne Mme Fall, la présidente de l’association des parents d’élèves de l’ile.  ABBA BA

Université Diamniadio : La société de Bictogo liquidée, les Turcs plantés, les créanciers…

https://senego.com La construction de l’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) de Diamniadio bat de l’aile. La société de Adama Bictogo, Marylis Btp, en charge de la construction, liquidée, les Turcs à la rescousse s’embourbent et les créanciers accablent l’Etat et autres prestataires.

Marylis Btp liquidée

La société Marylis Btp de l’ivoirien Adama Bictogo a été liquidée par le tribunal du commerce de Dakar pour défaut de paiement à la demande de ses créanciers, selon actualiteivoire.info, relayant la publication Confidentiel-La Lettre quotidienne.

3 millions d’euros aux partenaires

La société qui a fait faillite, avait en charge de construire l’Université de Diamniadio. Mais Adama Bictogo reste devoir à ses partenaires au moins 3 millions d’euros. En effet, Marylis Btp, qui avait sous-traité plusieurs parties du marché, avant de revenir faire les travaux à la place des sociétés contractantes, n’a réalisé que 30 % du chantier.

Les Turcs perdus dans les méandres de Diamniadio

Et le Président Macky Sall,   pas satisfait de l’homme d’affaires Adama Bictogo, demandera que les travaux soient confiés aux Turcs de Summa. Ces derniers avaient repris les choses en main, mais avec la crise de la Covid-19, le chantier de l’Université est encore à l’arrêt.
Et, les créanciers courent désormais derrière l’Etat du Sénégal pour recouvrer au moins 2 milliards, la société de Bictogo n’ayant plus d’existence légale.

132 nouveaux cas, 114 guéris et 4 décès

http://lesoleil.sn Ce mercredi 1 juillet, 132 nouveaux cas de covid-19 ont été notés. Il s’agit de 114 cas contacts, un cas importé et 17 cas communautaires issus de Guédiawaye, Touba, Yarakh, Keur Massar, Yeumbeul, Mamelles, Hlm Grand-Yoff, Plateau, Fass, Liberté 1, Ouakam et Ziguinchor.
Par ailleurs, 114 patients ont été déclarés guéris mais 35 autres sont admis en réanimation.
Quatre décès ont été relevés. En somme, 6925 cas de coronavirus sont notés au Sénégal, 4545 sont guéris, 116 décédés et donc 2263 cas encore sous traitement.

ABDOULAYE DIOUF SARR, MINISTRE DE LA SANTE ET DE L’ACTION SOCIALE : «Aucune lutte sanitaire n’est possible dans un chaos économique et social»

http://www.sudonline.sn L’équilibre… Voilà le mot qui justifie selon le ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, la décision du président de République à lever l’État d’urgence assortit du couvre-feu
Au lendemain du discours du chef de l’État, dont la substance est la « levée de l’État d’urgence assorti du couvre-feu », Diouf Sarr parle de « mesures importantes dans la riposte sanitaire » et indique dans la même foulée que « 70% des cas graves sortent des services de réanimation».
Par ailleurs, «La prise en charge à domicile est possible pour certains patients qui bénéficient d’un cadre approprié», a indiqué le ministre de la santé et promet d’y revenir demain jeudi 02 juin, jour du bilan des 04 mois d’épidémie au Sénégal. Le patron des services de santé et de l’action sociale n’a pas manqué l’occasion de «remercier et de saluer » l’ambition du président de la République qui a décidé de relever le plateau technique par le recrutement de «500 médecins et de 1000 agents professionnels de santé ».
Le nombre de décès est passé à trois chiffres, les cas de contaminations montent en flèche, les malades admis dans les services de réanimations se démultiplient, les centres de traitements sont à l’agonie et certains personnels de santé dénoncent les factures non payées de l’État…
Le bilan dépeint une situation plus qu’alarmante n’inspirant qu’inquiétudes et peur d’en arriver à l’hécatombe. Mais en dépit du péril en gestation, le président de la République dans son adresse à la nation, le lundi 29 juin, a acté « la levée de l’État d’urgence assorti du couvre-feu» sous la bénédiction de la suivie de l’économique qui selon lui est en train de s’effondre telle une glace sur la braise du nouveau coronavirus.
Désormais, tout Sénégalais a intérêt de bien porter son masque car, «le virus circule dans pays» et si auparavant il prenait juste le bus pour se déplacer, il montera dans un train à très grande vitesse pour se répandre rapidement. L’heure est grave… Mais pour le proche collaborateur de Macky Sall, le ministre de la santé et de l’action sociale estime que, « le président de République a annoncé d’importantes mesures qui placent la poursuite de la riposte sanitaire dans un environnement de sécurité économique et social plus favorable et garant d’une plus grande sérénité dans nos interventions».
Et de poursuivre «aucune lutte sanitaire n’est possible dans un chaos économique et social». Par ailleurs, le plateau technique étant débordé, Diouf Sarr opte pour les prises en charge à domicile. En effet, après le passage à la prise en charge extrahospitalière, le Sénégal en arrive désormais à l’éventualité de la prise en charge à domicile. «La prise en charge à domicile est possible pour certains patients qui bénéficient d’un cadre approprié», a annoncé le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Les conditions de cette prise en charge à domicile seront définies après la réunion mensuelle des spécialistes membres du comité de gestion des épidémies.

«70%  DE CES CAS SORTENT CHAQUE JOUR DE REANIMATION»

«L’État recrutera 500 médecins et 1000 agents professionnels de la santé, notamment infirmiers et infirmières, sages-femmes, ainsi que des personnels de soutien », a fait savoir le président de la République avant-hier, lors de son discours à la nation. Une initiative «saluée» par le ministre de la santé et de l’action sociale. Abdoulaye Diouf Sarr a «remercié» le président de la République pour son discours d’hier. Et en ce qui concerne les cas graves, Abdoulaye Diouf Sarr affirme que « 70% de ces cas sortent chaque jour de réanimation». Et pour plus d’informations, Diouf Sarr donne rendez-vous demain jeudi «avec les spécialistes de la santé, pour faire un point global sur la stratégie de lutte depuis l’apparition du premier cas de Covid-19», il y’a quatre mois au Sénégal. Il est à rappeler que si le patron du ministère de la santé soutient que 70% des cas dans les services de réanimation s’’en sortent indemnes, la moyenne de décès a presque quadruplé. Pas moins de 03 cas de décès sont signalés au quotidien et les services de réanimations font état de 30 cas graves à la date d’hier, mardi.
En outre, Abdoulaye Diouf Sarr rappelle que le virus est toujours là et appelle au respect des gestes barrières. Ainsi, à quelques jours de franchir les 4 mois dans ce contexte épidémique après le premier cas de Covid-19 au Sénégal, le ministre de la santé note que l’axe Dakar-Thiès-Diourbel, concentre 9 cas sur 10 de coronavirus sur l’ensemble du territoire. Non sans féliciter le personnel de santé, en admettant la complexité du virus, avec notamment des cas asymptomatiques, d’où-la prise en charge extra-hospitalière selon l’avis des médecins traitants

30% des cas graves meurent… les hôpitaux sénégalais ne disposent pas de plus 50 lits chauds

https://www.pressafrik.com Selon les chiffres annoncés par le ministre de la Santé hier mardi, 70% des malades de Covid-19 admis en réanimation sortent guéris. Ce qui laisse entendre que les 30% basculent vers l’éternité. Le Sénégal a enregistré plus de 60 décès au seul mois de juin. Une multiplication du nombre de décès entraînée par l’augmentation du nombre de cas graves. Une situation qui était prévisible.
Les hôpitaux sénégalais ne disposent pas de plus de 50 lits chauds dans l’ensemble de leurs services de réanimation. Ce qui condamne à mort les patients sous assistance respiratoire. Le nombre de cas sévères, qui justifient l’admission des patients dans les services de réanimation, est supérieur aux capacités logistiques globales de notre système hospitalier, selon nos confrères du journal Le Témoin. Et assurément, le manque de respirateurs est un facteur de multiplication des décès chez les malades graves qui doivent être intubés et ventilés.
Le professeur Seydi avait prévenu que si nos hôpitaux étaient débordés, on risquerait d’assister à un nombre de morts impressionnants même si le covid-19 est une maladie bénigne. Cette situation macabre qu’il avait prévue commence à être vécue malheureusement. Hélas, du côté du MSAS, aucune mesure de riposte appropriée n’est prise après les mesures d’assouplissement du Président. La stratégie de communication devait changer, évoluer en fonction de la nouvelle situation. Mais l’on se rend compte que la communication gouvernementale qui, en réalité, n’est qu’un compte-rendu lassant et immuable dans la forme, se limite à la livraison des résultats des examens virologiques au quotidien.
Aucun changement de stratégie dans la sensibilisation. C’est là où le discours présidentiel a péché. Le président Sall a évoqué la dangerosité de la maladie, indiqué les clusters mais a omis de dire la stratégie pour endiguer voire vaincre cette pandémie. La proclamation des résultats virologiques a fini par indifférer une bonne partie des Sénégalais qui, au début de la pandémie, collaient l’oreille à leur poste de radio chaque jour. L’on a comme impression que la gestion de la pandémie échappe de plus en plus au ministre Diouf Sarr qui multiplie les erreurs dans les prises de décisions et exacerbe la colère de plusieurs doctorants qui se sentent exclus dans la distribution des indemnités allouées au personnel soignant. Le courroux du Khalife des Tidianes Serigne Babacar Sy, qui parle de « démission de l’Etat », est bien fondé. Avec Serigne Saliou Gueye, Le TémoinAYOBA FAYE

Dr Thior : « Je l’avais dit et j’avais raison… »

https://www.jotaay.net VIDÉO. Le Dr Moussa Thior se réjouit que le président de la République ait enfin pris la courageuse décision de « laisser le virus circuler » en insistant sur le respect des gestes barrières et la protection des personnes vulnérables. Ce, comme il le suggérait il y a deux mois.
Contrairement à ceux qui craignent une explosion des cas après la levée de l’État d’urgence et des mesures restrictives, Dr Thior reste convaincu que le chaos qu’on prédit n’aura pas lieu. « Je ne crois pas qu’il y aura cette explosion de la maladie qu’on craint tant », a-t-il déclaré sur le plateau de Soir d’info sur la Tfm. Et l’augmentation du nombre de cas confirmés qu’on agite souvent pour justifier cette prédiction n’est qu’une vue de l’esprit, à l’en croire.
« Auparavant nous testions 100 et nous avions 10 cas positifs. Aujourd’hui nous testons 1000 pour avoir 100 cas. Aujourd’hui si nous testions 10 000 on aurait 1000 positifs. Si nous avions testé 100 000 on aurait 10 000. Les chiffres bruts qu’on nous donne chaque jour, ça n’a pas d’importance dans l’épidémiologie. Le taux de positivité, depuis mars, se situe entre 7% et 12%. Le jour où le taux de positivité se situera à 25% ou 35% là on aura vraiment une augmentation des cas (…) », argumente-t-il.

« Ce ne sont pas les jeunes qui contaminent les personnes vulnérables »

Selon lui, notre pays et l’Afrique en général a un « trésor » qui, à lui-seul, est un facteur de ralentissement de l’épidémie : c’est la jeunesse de la population. « Les contextes asiatiques, européens et africains ne sont pas les mêmes. Nous avons de l’or : la jeunesse de notre population. Elle est fondamentale contre cette épidémie de la covid-19 », confie-t-il.
Mieux, souligne l’ancien coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme, contrairement aux idées qui font de cette couche un danger pour les personnes à risque, « les jeunes peuvent contracter la maladie, développer des anticorps et protéger les personnes vulnérables ». « Ce que certaines ne veulent pas entendre(…) Ce ne sont pas eux qui les personnes vulnérables. C’est un trésor que nous avons là », insiste-t-il.
Si certains constatent et fustigent le relâchement de la population, Dr Thior, lui, voit une victoire contre ce qu’il appelait il y a deux mois « le virus de la peur panique ». « Je ne crois pas qu’il y a relâchement. Le peuple sénégalais a simplement gagné le combat contre le second virus que j’appelais le virus de la peur-panique », soutient-il.

DES MOTS SUR DES MAUX – Les tas d’urgences différées Par CALAME

http://www.sudonline.sn Le président de la République vient de délivrer les Sénégalais du corset de l’état d’urgence et du couvre-feu qui avaient fini par faire la preuve absolue de leur inefficacité. Le seul intérêt présenté par ces mesures a été à l’avantage de l’Exécutif.
En effet, abonné à l’exercice solitaire du pouvoir, il s’est arrogé les pleins pouvoirs, instaurant par voie de conséquence, un régime d’exception, suite à l’auto-confinement de l’Assemblée nationale qui s’est dépouillée allègrement de toutes ses prérogatives.
A la manière de la République romaine, qui a inauguré le recours à un dictateur exerçant une magistrature exceptionnelle avec l’attribution de tous les pouvoirs à un seul homme en cas de danger très grave, pour six mois au maximum. Dans le cas de Macky Sall, cela a duré un peu moins de quatre mois, période dans laquelle, il a légiféré sans contrôle ni toujours lisibilité, comme bon lui a semblé. Des sommes astronomiques ont été annoncées dépassant largement les mille milliards initialement alloués au Fonds Force Covid 19.
Les manquements et irrégularités notés dans l’attribution des marchés, le transport et la distribution des vivres, la politisation et le copinage sont vite passés aux oubliettes, dès la mise en place d’un Comité de Suivi aux pouvoirs inexistants. Au total, la Covid 19 aura été une aubaine pour ceux qui sont à la manœuvre.
Le recensement des bénéficiaires du programme de résilience, les données complémentaires engrangées, ajoutées au décompte des éligibles aux bourses familiales, sont autant d’acquis à comptabiliser en direction des échéances électorales majeures à venir. Notamment les élections communales et législatives qui préfigurent le profil gagnant de la présidentielle de 2024.

Exit le Dialogue national piloté par Famara Ibrahima Sagna.

Le Président Macky Sall a mis à profit le spectre de la pandémie pour amadouer « son » opposition au nom d’un consensus national douteux, et légitimer face à l’opinion, les tractations souterraines avec certains ténors qui, le temps d’une apparition au Palais de la République, sont retournés à leurs manœuvres en sous-sol. Ceux et celles qui ont fait le choix d’une opposition conséquente et vigilante, d’une citoyenneté active et pugnace, se verront conspuer par des individus de la meute allant jusqu’à leur denier tout « patriotisme ».
Des membres du parti de la majorité et de l’entourage du président de la République ont même été taxés de déloyauté, de connivence, si ce n’est d’intelligence avec l’ennemi, simplement parce qu’incapables de défendre des mesures dont ils ignorent tout. Revient en boucle cette litanie : «on ne défend pas le Président», désignant par-là de potentiels adversaires promis au supplice. En tout état de cause, la situation qui prévaut n’a pas l’heur de plaire puisqu’il se susurre un possible remaniement ministériel.
Dans l’esprit et dans l’expression de ceux qui se veulent les « boucliers» du président, un tel remaniement ne serait motivé, ni par la nécessité d’apporter des correctifs face à des insuffisances de résultats, ni par la volonté d’injecter un nouveau souffle à l’action gouvernementale, mais plutôt par le désir de venir au secours d’un chef qui souffrirait de ne pas voir une légion de séides s’ébranler, sabres au clair, pour charger l’ennemi. La logique qui prévaut voulant que : «être dans un système implique qu’on doive le défendre». Ce qui peut se traduire par, «on ne peut pas, on ne doit pas profiter des largesses du pouvoir et faire comme si de rien n’était». Est-ce pour autant la meilleure manière de défendre le chef de l’Etat ? Rien n’est moins sûr. Ne serait-ce que parce qu’il serait certainement plus efficient de se concentrer sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, à savoir l’accès à l’eau, à l’emploi, à l’éducation, à la santé, etc..
Ainsi, faut-il le rappeler, l’être humain habite le monde sous le signe d’une nécessité vitale : boire, manger, dormir, et avant tout respirer. Une nécessité souvent contrariée sous nos cieux par une perversité machiavélique dont certains gouvernants ont le secret et qui consiste à essayer de s’assurer le contrôle des populations en les installant dans la précarité pour ensuite, terrible retournement des choses, se présenter à elles sous le prisme de la bienveillance et de la sollicitude.
Tout à leurs calculs, ils donnent le sentiment de miser sur l’effet contraignant du besoin. Un état qui, tant qu’il n’est pas satisfait, maintient ceux qui en sont victimes dans une hébétude qui les rend dépendants, soumis à la pression du quotidien, dans l’impossibilité de se livrer à quelque chose d’autre, interdits de penser, sans nulle possibilité d’être celui ou celle qu’ils pourraient espérer être.
Forts de cela, nos dirigeants donnent le sentiment d’avoir pris le parti d’épouser une certaine perception du pouvoir, comme lieu à partir duquel, il est loisible de s’enrichir en ayant accès directement aux ressources. Etrange conception en effet que celle-là où tout s’articule autour d’une injonction portée par une vision prédatrice, jouissive du pouvoir. C’est dire la nécessité de déconstruire une telle conception, surtout en ces temps de revendication identitaire, voire de propension à se démarquer des symboles du colonialisme.

Il serait par conséquent souhaitable de se réarmer moralement en se posant comme des constructeurs d’avenir adossés à leur héritage patrimonial.

A l’instar de cette recommandation de Souleymane Baal, leader de la Révolution Toroodo de 1776, fondateur de la théocratie du Fouta Tooro, en matière du choix de l’Imam et par extension du chef de l’Etat.
Ainsi avait-il conseillé : « Choisissez un homme savant, pieux et honnête, qui n’accapare pas les richesses de ce bas monde pour son profit personnel ou pour celui de ses enfants. Détrônez tout imam dont vous verrez la fortune s’accroître, confisquez l’ensemble de ses biens, combattez-le et expulsez-le, s’il s’entête ». Voilà une recommandation forte qui devrait servir de boussole tant elle charrie des idéaux intemporels voire universels. Au passage, un détail et pas des moindres, mérite d’être relevé.
L’adresse à la Nation, exercice solennel par excellence, a été délivrée à partir du domicile privé du Président de la République, à Mermoz, comme l’indique la pancarte ostensiblement posée sur son bureau domestique. A ce que l’on sache, le domicile privé de Monsieur Macky Sall n’est pas répertorié dans la catégorie des résidences officielles du chef de l’État, comme Poponguine. La seule fois ou un domicile a abrité un événement officiel fut la réunion des députés putschistes contre le Président Mamadou Dia en 1962 au domicile du Président de l’Assemblée nationale de l’époque, Maître Lamine Guèye. Aujourd’hui comme hier, l’heure est grave, et la “quatorzaine“ n’aidant pas, ce énième coup de canif à la gouvernance orthodoxe, n’émouvra que les râleurs indécrottables soucieux … d’orthodoxie républicaine. Au moment où le virus a fini de prendre ses quartiers dans notre si accueillante terre d’inconscience et d’irresponsabilité, voilà que le pavillon lui est cédé. Et vogue la galère, toutes voiles dehors !

Ça Dialogue En Coulisses…Macky Wade Et Idy Se Parlent Pour Le Prochain Gouvernement

https://www.xibaaru.sn Macky Sall avec Me Abdoulaye Wade et Idrissa Seck  : Le fil du dialogue n’est pas rompu
Malgré toutes les agitations politiques notées ces derniers temps, on n’entend pas le Parti démocratique sénégalais (PDS) et Rewmi. Deux partis de l’opposition pourtant les plus représentatifs au Sénégal. Le PDS, après avoir été le principal parti d’opposition sous le régime du Parti socialiste (PS), a conquis le pouvoir et régné pendant 12 ans au Sénégal, Tandis que Rewmi avec Idrissa Seck figure depuis 2007 dans le peloton de tête à l’occasion des élections organisées depuis 2007.
Deux formations politiques dont les leaders, à savoir Me Abdoulaye Wade et Idrissa Seck ne sont sortis récemment de leurs silences que pour présenter leurs condoléances avec les disparitions qui ont frappé des familles maraboutiques au Sénégal. Deux partis, dont les leaders sont de fins renards en politique.
Abdoulaye Wade n’a plus l’ambition de prétendre diriger à nouveau le Sénégal. Mais, il reste qu’il rêve d’un destin politique pour son fils Karim Wade. Abdoulaye Wade avait déclaré un jour alors qu’il était Président de la République que Georges Bush (père) n’était pas plus malin que lui en aidant son fils à devenir comme lui Président des Etats-Unis d’Amérique, première puissance mondiale. Abdoulaye Wade est réputé être un homme politique qui ne déclare, ni ne fait rien au hasard. Il fera tout ce qu’il est possible de faire pour aider son fils Karim Wade à conquérir le pouvoir. Seul Dieu décide. Mais Me Abdoulaye Wade se donnera tous les moyens pour parvenir à son but.
L’autre fin renard en politique Idrissa Seck l’a dit. Il est né pour ne pas être éternellement numéro 2, mais numéro 1. Après avoir échoué dans sa tentative de « Idy 4ème Président », il n’abdique toujours pas, et se lance dans le pari de « Idy 5ème Président ». Tout comme Me Abdoulaye Wade qui lui a enseigné tous les rouages en politique, Idrissa Seck n’est pas un homme à jeter si facilement les armes.
Me Abdoulaye Wade, ancien Président de la République, Idrissa Seck, ancien ministre d’Etat, directeur de cabinet du Président de la République, puis Premier ministre ont l’atout d’être des hommes d’Etat. Ce qui les distingue d’autres hommes politiques au Sénégal, notamment de l’opposition frappés par leur immaturité.
Tous les deux savent se donner les moyens de leurs ambitions, même si cela doit passer par la participation de leur parti à un gouvernement d’union nationale sous Macky Sall. Ils sont trois hommes divisés par les aléas de la politique, alors que,  Idrissa Seck et Macky Sall vivaient sous la tutelle de Me Abdoulaye Wade. Tous les trois se sont donnés pour pari de voir le Sénégal sous un régime libéral pendant 50 ans ou plus. Quelle que soit la manière.
Selon des sources, le pont n’est pas rompu entre le Président Macky Sall et son prédécesseur à la Présidence de la République, ni entre lui le Chef d’Etat et son prédécesseur la Primature, lorsque Me Abdoulaye Wade était au pouvoir. Le Président Macky Sall est en train de prendre langue sans trop de bruits, aussi bien avec Me Abdoulaye Wade qu’avec Idrissa Seck. De quoi alimenter la rumeur sur l’éventuelle participation du PDS et de Rewmi à un gouvernement d’Union nationale.La rédaction

MLD : «La Prédation Du Foncier Est Dans L’ADN Du Régime De Macky Sall»

Ehttps://www.xibaaru.sn Dans sa Questekki, numéro 205, du mardi 30 juin 2020, Mamadou Lamine Diallo (MLD) est revenu en détail sur les problèmes foncier au Sénégal. Le leader du Tekki de renseigner que « La prédation du foncier est dans l’ADN du régime de Macky Sall ».
« En plus du littoral de Dakar où les pontes du régime adorent vivre les pieds dans l’eau et pour lequel, j’ai demandé la liste des bénéficiaires, la nature de leurs titres et les autorisations de construire, partout au Sénégal, l’accaparement des terres continue, de Mbane à Ngueniène en passant par les filaos de Guediawaye », lance d’emblée le parlementaire.
Et pour MLD « le plus cocasse dans l’affaire, ce sont les réserves libérées de l’aéroport de Dakar confié à l’armée nationale. Ces hectares sont partagées entre  la CDC et la Commission de Contrôle des Opérations domaniales, la toute puissante CCOD logée au ministère des finances, la Famille Faye Sall et ses affidés.. Les 150 m2 sont proposés à 40 millions de FCFA dans cette zone. Ce qui fait un business de 80 milliards de FCFA au moins. Si Macky Sall se préoccupait de la propriété des logements des jeunes, il aurait donné ces terres à la Sicap et la SN HLM et à charge pour elles avec la supervision de l’Etat de construire des logements à prix réduit, renseigne-t-il.
Qui rajoute : « Non, les sénégalais modestes doivent aller Daga Kholpa où leur seront construites des maisons à 12 millions de FCFA après que la nouvelle société Safru aura réalisé les travaux d’aménagement. Voilà une nouvelle trouvaille de Macky Sall qui doit rentabiliser ses investissements à l’image du FONSIS, actionnaire et aussi soutenir les ménages modestes. Un instrument, deux objectifs, Sacré Macky Sall ».
Mamadou Lamine Diallo de prédire ce qui se passera en 2024. « Il n’y aura pas 100 000 logements, il y en aura au plus 10 000 et un marché secondaire du foncier au profit des affidés du régime. Comme sous les régimes libéraux ouvertement inégalitaires, ici 90% de la force de travail n’aura pas accès à la propriété de leur logement. Le PSE avait un objectif explicite, soutenir la classe moyenne au Sénégal, c’est-à-dire au maximum 10% des Sénégalais, la diaspora y compris. Les prédateurs
avancent masqués  et ont pour arme la ruse », prévient le leader du Tekki.

Gouvernement élargi à l’opposition : Ces facteurs qui font blocage

https://www.jotaay.net Dans la perspective d’un probable plan de sortie de crise, le président de la République, en quarantaine dans sa résidence secondaire de Popenguine, envisagerait, selon Walf Quotidien, la mise en place d’un gouvernement élargi. Le journal annonce même l’éventuelle « entrée au gouvernement de certains caciques de l’opposition et de la société civile », pour décrisper la situation sociale très tendue.
Une hypothèse écartée d’emblée par une certaine opposition notamment Ousmane Sonko qui a très tôt couper court aux rumeurs d’un casting en vue de l’installation d’une équipe d’union nationale.

Le non catégorique de Sonko

Le leader de Pastef qui faisait partie des premiers à répondre à l’appel du président de la République au palais au début de la pandémie, est catégorique : « je n’accepterai jamais un poste venant de Macky Sall. Je ne travaillerai jamais avec le président de la République, Macky Sall. Même si tous les membres de mon parti décidaient de rejoindre Macky». Ce, pour trois raisons : « premièrement, il n’y a aucun aspect sur lequel Macky et moi avons la même vision. Et avoir une vision est la base du travail d’un gouvernement.
Deuxièmement, nous n’avons pas le même programme. J’estime que le Plan Sénégal Émergent (Pse) pour lequel le président Macky Sall a battu compagne n’est pas bon, contrairement à mon programme de campagne adossé à ma vision ». Et enfin, souligne Sonko, « je ne suis pas d’accord avec la manière dont Macky Sall dirige le pays, il ne nous inspire aucune admiration, bien au contraire. Je pense que Macky n’a ni la compétence, ni la légitimité, encore moins le courage que sa mission requiert ».

Les autres points de blocage

En dehors, de ces points, d’autres facteurs non moins importants se dressent contre cette éventualité. Il s’agit entre autres, des contradictions très vives sur la gestion foncière du littoral et dans les zones rurales, le décret consacrant l’honorariat au Cese, la gestion de la Covid-19, les lenteurs et soupçons de scandale autour de la distribution des vivres, la pénurie d’eau en pleine pandémie et les nombreux points d’achoppement dans les discussions du dialogue national.
Toutefois, certaines sources font croire qu’une certaine opposition ‘’docile’’ serait en train d’être consultée en vue d’un enrôlement dans la prochaine équipe qui devra piloter la sortie de crise

Rumeurs – Remaniement quand tu nous tiens ! Hé Macky Sall…

https://www.jotaay.net On ne sait pas si c’est relatif aux rumeurs de remaniement en perspective ou pas, mais, ce lundi, les téléspectateurs ont été ébahis de voir autant de ministres au front, relate « Les Echos ». Sur toutes les chaînes de télévision, ce sont les ministres qui ont défendu le discours du Chef de l’Etat.
Alors que d’ordinaire, c’était la croix et la bannière de les avoir, hier, c’était offre illimix, disponibilité totale. A Walfdjiri, il y avait Oumar Guèye, à la Tfm, il y avait Me Oumar Youm. Sur Itv, c’est Serigne Mbaye Thiam qui défendait son boss. Sur la 7Tv, il y avait deux ministres, Amadou Hott et Alioune Sarr. A la Dtv, c’était la ministre de la Jeunesse Néné Fatoumata Tall. Sur la Sen Tv, Abdou Karim Fofana « urbanisait », avec Zahra Iyane Thiam. A la Rts, c’est Abdou Latif Coulibaly qui expliquait le discours du président de la République.

Abdoulaye Gallo Diao : «L’avenir du Ps est déjà hypothéqué par Macky Sall»

https://www.jotaay.net Alors que l’on parle de l’éventualité d’un gouvernement d’union nationale, l’avenir du Parti socialiste dans la coalition présidentielle est sombre. C’est du moins la conviction d’Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique de ladite formation politique. Pour le secrétaire national adjoint chargé des Tic, l’avenir du Parti socialiste (Ps) dans Benno est entre les mains des socialistes responsables et conscients. «Mais, admet-il, cet avenir de notre parti, comme des autres alliés, est déjà hypothéqué par le président Macky Sall qui ne cesse de nous imposer la promotion des transhumants du Pds au détriment de toutes les forces politiques qui ont consenti beaucoup de sacrifices pour le porter au pouvoir en 2012, avant de l’accompagner dignement et courageusement durant tout son septennat, pour ensuite le réélire en 2019 dès le 1er tour». Le jeune socialiste se veut plus clair : «La vérité est que le président Macky Sall a trahi le Ps, l’Afp, la Ld, le Pit Macky2012 et l’Apr, son propre parti. De 2012 à 2019, tous les grands partis alliés du président Macky Sall dans Bby sont divisés en deux ou en plusieurs factions, et totalement affaiblis.» Parlant de «deal entre Macky Sall et Karim Wade dans le dos de Bby», Abdoulaye Gallo Diao avance : «La vitesse avec laquelle le président Sall fait la promotion des libéraux dans son second et dernier mandat, en est une parfaite illustration. Et ce deal, le Ps doit le démanteler pour proposer sa candidature à Bby à la prochaine élection présidentielle de 2024, d’autant plus que Macky Sall n’est plus concerné par l’avenir politique de notre coalition». Sur l’animation du Ps, une année après le décès de son défunt secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, il soutient que le parti est présentement à la croisée des chemins pour son avenir politique. «L’acronyme Ps n’accroche plus, ne séduit plus…» «Le Ps a, aujourd’hui, et plus que jamais, besoin d’une sorte de Congrès d’Epinay pour la réunification de tous les socialistes de cœur et de raison, mais aussi pour rappeler les racines et le sens de notre socialisme démocratique. Tous les socialistes d’hier et d’aujourd’hui doivent s’accorder sur une chose et une seule : à savoir que l’ambition du Ps de reconquérir le pouvoir reste intacte et ne souffre d’aucun doute», a-t-il fait savoir. Cependant, à l’en croire, pour réaliser cette ambition, le Ps doit impérativement exécuter un certain nombre de chantiers politiques : Le premier concerne la réunification de la grande famille socialiste. Le deuxième, à court terme, concerne la réforme du mode d’organisation et de fonctionnement du Parti socialiste. «Force est de reconnaître que le Ps ne peut plus fonctionner comme le Bds, le Bps ou l’Ups. La structuration actuelle du parti date de plus de 60 ans et ne répond plus à l’efficacité et au pragmatisme de la realpolitik», ajoute ce membre du Bureau politique du Ps. Qui conclut : «Tous les Socialistes s’accordent également qu’il faut changer la dénomination du parti. L’acronyme Ps n’accroche plus, ne séduit plus en termes de marketing politique. Dans cette perspective, je propose qu’on revienne à l’Ups (Union progressiste sénégalaise) ancêtre du Parti socialiste.

Levée De L’état D’urgence : Thierno Alassane Sall Raille Macky

https://www.xibaaru.sn Thierno Alassane Sall sur sa page Facebook, se désole des mesures prises par le Président Macky Sall, hier lors de son adresse à la nation.
«Le chef suprême MS aux Sénégalais : j’ai tout essayé contre l’ennemi Covid, mais il continue à gagner du terrain. Ainsi, puisqu’il n’y a pas de différence entre ma stratégie et la reddition pure et simple, je décrète le retour à la normale. Désormais, je m’en remets à Dieu. Amen ! », a posté l’ancien ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables et non moins Président du Parti Politique la République des Valeurs
Pour rappel, le président de la République a déclaré, ce lundi, la levée de l’état d’urgence assorti du couvre-feu, à compter de ce mardi.

Ziguinchor : Les partisans d’Aminata Assome Diatta assimilent Moustapha Cissé Lô à un traître…

iGFM-(Dakar) Les partisans du ministre du Commerce Mme Aminata Assome Diatta à travers leur mouvement de soutien «mouvement Diappoo  Ak Assome à Ziguinchor » ont, ce mardi, dans l’après-midi, devant la presse, répondu aux missiles que le premier vice-président de l’Assemblée Nationale a balancé à l’endroit de leur mentor.
Si pour ces proches de Mme Aminata Assome Diatta «le ridicule ne tue pas un traitre», «Moustapha Cissé Lô, qui es-tu pour demander au Président de la République Macky Sall de démettre des Ministres en qui il a confiance et dont la nomination n’a aucunement nécessité ton avis», s’interroge d’entrée le secrétaire général du mouvement, Sidy Mancara.  «Je suis au regret de voir un traitre comme toi tympaniser les gens sur tes 300 millions dépensés pour la campagne du Président Macky Sall. Quand tu lui donnais encore que si c’est  vrai, c’était dans la discrétion. Aujourd’hui ton attitude relève de la trahison à son égard car, tu as mis sur la place publique un secret. Pourtant à combien s’élèvent les privilèges que tu a eus grâce à lui? Tu ne l’as jamais dit, ni évalué ! », a ajouté M. Mancara. Très en verve devant les journalistes, «ce qui témoigne de ton égoïsme et de ta cupidité. Tu penses que ce pays t’appartient ? Détrompe-toi, ce que tu avais à l’époque par la grâce de ta grande gueule tu ne l’auras plus. Faire chanter des Ministres pour des quotas de semences, d’engrais ou d’autres faveurs. C’est fini tout ça, opportuniste.  Quant au Ministre Abdoulaye Diouf Sarr nous l’encourageons pour la diligence apportée à la gestion de la pandémie. Il nous plais de vous rappeler que toi Moustapha Cissé Lô tu n’arrives pas à la cheville de Assome Aminata Diatta et de Abdoulaye Diouf Sarr, car ils sont travailleurs, disciplinés et discrets. Or c’est tout ton contraire », dixit Sidy Mancara. Les proches du ministre Mme Aminata Assome Diatta de mettre en garde le premier vice-président de l’Assemblée Nationale : «une dernière mise en garde tu t’attaques encore à Mme Aminata Assome Diatta et tu nous trouveras sur ton chemin. «Dou nioula may darra ». Nous ne t’épargnerons de rien. Un peu de respect pour les sénégalais. Comment un homme de ton âge peut-il être d’une telle bassesse. Le président n’a pas besoin de ton avis pour choisir ou démettre un Ministre de ses fonctions », ont conclu les membres du mouvement «Diappoo  Ak Assome à Ziguinchor»

Un triomphalisme béat prend le dessus sur une gestion rigoureuse Par Thierno Bocoum

Le président de la République dans son discours à la nation de ce lundi 29 juin a annoncé un chiffre de 54% des cas recensés de Coronavirus rien que pour Dakar soit 3616 cas sur les 6698 enregistrés sur le territoire national. Alors que le ministère de la Santé annonçait sur sa page facebook, deux jours avant le discours du Président, plus de 4000 cas à Dakar, soit près de 60% des cas recensés sur le territoire national.
Sur la distribution des vivres, le président de la République déclare dans son adresse à la nation qu’ « à ce jour, sur les 552 communes du pays, 438 ont terminé la distribution ; le reste des opérations est en cours dans 114 communes, soit un taux de réalisation de
79, 34% ».
Il a été aussitôt rectifié par le ministre du Développement communautaire en direct sur Tfm , le même jour : « 466 communes qui ont reçu l’aide alimentaire », dira-t-il et non 438 communes comme annoncé par le président de la République.
Quand le président de la République est en déphasage sur les chiffres avec ses propres services dans le cadre de l’évolution du virus et sur le programme de résilience sociale, il y a vraisemblablement un problème de rigueur dans l’approche gouvernementale.
Le triomphalisme béat prend le dessus sur une réalité désolante que le travail sérieux et la rigueur auraient pu modifier substantiellement.
Trois mois après l’annonce d’une aide alimentaire d’urgence des ménages, on distribue encore du riz aux populations, qui étaient censées se nourrir de l’aide, après les avoir privées de presque tout.
Trois mois après, la diaspora attend encore d’être appuyée. Sur plus de 200 000 inscrits, seuls 60 000 ont été satisfaits soit un objectif atteint à 30%.
Trois mois après, les entreprises à qui on avait demandé de ne point licencier sauf en cas de fautes lourdes et de payer à hauteur de 70% les salariés en chômage technique, attendent encore d’être aidées à surmonter leurs énormes pertes de recettes

Finalement tous les plans d’urgence ont dépassé l’urgence pour s’étaler dans un temps d’attente infernal.

Pendant ce temps, parallement à l’évolution exponentielle du virus les populations s’éloignent des mesures barrières parce que doutant de l’existence d’un virus que les séries de tâtonnements d’un gouvernement triomphaliste ont fini par banaliser.
L’échec est patent, ne nous voilons pas la face
La reprise des activités économiques devait se faire depuis longtemps. Cela aurait pu limiter les dégâts tout en orientant la lutte exclusivement sur le respect des gestes barrières avec la participation pleine et entière de l’Etat.
Aujourd’hui le problème central est que le virus est là sans aucune maîtrise de son évolution et sans presque aucune forme d’espoir de collaboration des populations qui ont décidé en grande partie de vivre l’après-Corona en pleine ascendance de la pandémie.
Nous encourageons l’Etat à davantage mettre l’accent sur la riposte communautaire et sur l’imposition des mesures barrières. Il ne s’agira pas seulement de conseiller mais d’impulser, de gérer, de ne pas abandonner. La facultativité ne peut prospérer dans une dynamique de riposte harmonisée.Thierno Bocoum, President du mouvement AGIR

La censure par la SONATEL : L’autre bras armé de la France pour museler Par Boubacar Séye

Suite aux articles que nous avons publiés sur d’une part le traitement partiel, parcellaire du dossier Lamine Diack par la justice Française et d’autre part sur la vision expansionniste de la France à travers le G5 Sahel, nous avons constaté à notre plus grande surprise, l’envoi d’un technicien de la SONATEL, tentant à saboter ma ligne téléphonique et internet sans aucune raison.
Après constat de ce désagrément alors que nous n’avons jamais demandé l’intervention de la SONATEL, la ligne en question s’est retrouvée couper de toute connexion.
Suite à ce désagrément, nous avons interpelé la SONATEL pour des explications sur cette intervention non sollicitée, qui a occasionné la coupure de la ligne.
Nous avons dénoncé avec insistance ce procédé qui ne s’explique à nos yeux que par le simple fait que nous ne avons dénoncé l’attitude de la France à l’égard des africains en réaction au sommet du G5 sahel.

La visite de Macron en Afrique

Cette visite est pour nous l’occasion d’exprimer une préoccupation fondamentale née de la politique européocentriste voire « francocentriste » de l’ancienne métropole coloniale, la France qui cherche encore par tous les moyens à avoir une certaine suprématie sur le continent.

Ce sommet  est un subterfuge

Depuis le Brexit, la France tente de contrôler toutes les richesses du continent dans sa démarche expansionniste. Elle cherche à dévier toute l’aide européenne voire internationale vers ses intérêts géopolitiques en Afrique. La lutte contre le terrorisme, l’aide au développement sont un instrument de politique internationale comme ce fut le cas du plan Marchal dans la lutte contre le communisme.
En réalité au lieu de cibler la croissance économique domestique, elle cherche à créer une richesse en dehors de ses frontières avec comme cible les ressources naturelles du continent africain.
Sinon comment expliquer le rôle prééminent de la France dans ce sommet  qui devrait normalement mettre le conseil de sécurité de l’ONU en pole position ?
Telle est la nouvelle forme de domination exercée sous le couvert de la mondialisation par les pays du Nord dont la France vers les pays du Sud.

Halte à l’Eurocentrisme.

Nous devons travailler à une nouvelle    prise de conscience pour une remise en cause de cette idéologie dénoncée depuis les années 1950 et qui voudrait faire de la France, lanorme de jugement de l’histoire universelle.
Pour ce faire, tous les intellectuels sont interpelés pour une riposte à la dimension de l’affront que ne cessent de faire subir la France  depuis l’esclavage, la traite des nègres ou plus récemment la colonisation.Boubacar Seye

Bilan du couvre-feu : 21 926 sénégalais verbalisés, 15 600 interpellations, 425 déferrements…

Le couvre-feu est derrière nous. C’est le temps des comptes et mécomptes. La police nationale, appelée aux côtés des gendarmes et de l’armée, a dévoilé ses chiffres du couvre-feu. Du 23 mars début du couvre-feu à nos jours, sur le segment uniquement du transport, 15 600 personnes ont été interpelées pour différents motifs et 425 individus déférés pour non-respect du couvre-feu.
Selon Le Témoin, la capitale sénégalaise arrive en tête de peloton. À Dakar, 10395 individus ont été interpellés. Les autres régions ne sont pas en reste. 11 131 personnes ont eu maille à partir avec la justice parce qu’elles ne couvraient ni la bouche ni le nez. Au total, 21 926 sénégalais ont été verbalisés. La violation sur le transport interurbain n’est pas en reste mais les déviants ne sont pas nombreux. La police n’a interpellé que 128 personnes.
Pour les véhicules mis aux arrêts, la police annonce 3035 véhicules immobilisés, 2180 motos également. Sur le dispositif du nombre de passagers, certains chauffeurs n’ont pas respecté les consignes. La police a ainsi saisi 1200 pièces d’identité pour surnombre de passagers et non-respect du port du masque. La police a aussi fait dans la sensibilisation pour maintenir cette mesure barrière afin de limiter la propagation du virus. Mais, qui pour interpeller l’ennemi invisible qui rôde toujours dans les rues au Sénégal mais aussi dans le monde.

Décès de Ousmane Sow Huchard

IGFM – Ousmane Sow Huchard est décédé ce mardi à Dakar à l’âge de 78 ans. Il a été emporté par une longue maladie
Elu Député à l’Assemblée Nationale du Sénégal en 2007, il était depuis le 22 mars 2009, Conseiller Municipal à la commune de Ziguinchor.
Il était un militant écologiste actif au sein du Rassemblement des Ecologistes du Sénégal «les Vert», dont il est un des membres fondateurs en 1999.
Il a été Conservateur en Chef du Musée Dynamique, Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Culture, Commissaire aux expositions d’art à l’étranger, Président du Conseil scientifique de DAK’ART : la Biennale de
l’art africain contemporain.
Il était également connu  comme un anthropologue, muséologue, musicologue et critique d’art

Tuerie de Boffa Bayotte : « René Capain Bassène accusé de tous les maux de la terre » (avocat)

Le dossier de la tuerie de Boffa Bayotte est réouvert. Le juge d’instruction a entamé hier les auditions dans le fond après 2 ans et 6 mois de détention provisoire des prévenus. C’est le journaliste René Capain Bassène, par ailleurs chargé de mission de l’Agence Nationale pour la Relance des Activités économiques en Casamance (ANRAC), qui a ouvert le bal. Selon L’As, il était assisté, lors de son face-à-face avec le juge d’instruction, par Me Ciré Clédor Ly.
Selon l’avocat, le sieur Bassène est accusé de tous les maux de la terre. Comme si cela ne suffisait pas, regrette-il, le juge d’instruction a ajouté un nouveau chef d’accusation. Il a inculpé René Capain Bassène de sortie irrégulière de correspondance. Soupçonné d’être le cerveau de la bande qui a tué 15 coupeurs de bois, René Capain Bassène est également poursuivi, d’après son conseil, pour association de malfaiteurs, participation à un mouvement insurrectionnel, assassinat et tentative d’assassinat, détention d’armes sans autorisation et vol commis en réunion.
Sur un autre registre, René Capain Bassène s’est plaint, devant son avocat, d’être victime de torture. Ce que Me Ciré Clédor Ly a déploré. La robe noire constate, pour le dénoncer, que, de plus en plus, des personnes arrêtées pour certaines infractions se plaignent de tortures. « C’est grave », clame-t-il. A l’en croire, René Capain Bassène l’a soutenu. Même si ce sont des allégations, il renseigne que dans la semaine, il y a eu plusieurs dossiers où les personnes ont parlé de torture venant de personnes très respectées dans ce pays.
L’avocat relève que la gendarmerie qui est considérée comme la crème des forces de défense et de sécurité est de plus en plus accusée de tortures. Auparavant, dit-il, c’était la police, mais on entend de moins en moins des tortures de la police parce qu’il y a eu des poursuites judiciaires contre des flics. Me Ciré Clédor Ly pense que c’est un phénomène qu’il faut suivre de près.

Boffa Bayotte : Les incohérences qui démontrent l’innocence des populations de Toubacouta dans le massacre du 6 janvier 2018

https://kewoulo.info Considéré comme un bastion du MFDC, le village de Toubacouta est, aujourd’hui, sur le devant de l’actualité avec l’arrestation de 20 de ses hommes, accusés de participation aux meurtres de masse du 6 janvier 2018. Alors que tout semble les accabler, les investigations de Kewoulo renseignent d’un jour nouveaux des faits qui changent la donne. Et, tout porte à croire que ce sont des victimes du MFDC qui ont été arrêtés et présentés comme des militants du mouvement rebelle. Et accusés des pires tueries.

Enquête.

Le petit village de Toubacouta, en Casamance, continue toujours d’attirer les attentions. Sorti subitement de l’anonymat, depuis l’arrestation de 20 de ses hommes « impliqués » dans le massacre de la forêt classée de Bayotte Est, le village de Toubacouta cherche à comprendre comment ses hommes qui ont tout le temps été des victimes du MFDC en sont arrivés à se retrouver dans le camp des tueurs. Alors que, à cause de leur refus de sympathiser avec les rebelles, ils n’ont toujours connu que des drames. Car depuis 1990, ce village, situé à 7 kilomètres de Ziguinchor, ne vit que des tragédies. Après la recrudescence des combats -entre le MFDC et l’armée-, de 1992 les ayant conduits à un exil forcé dont beaucoup ne sont jamais revenus, c’est la tuerie perpétrée le 6 janvier 2018, dans la forêt de Bayotte Est, qui a fait planer des risques au-dessus de leurs têtes. Présenté comme l’un des tueurs, le chef Seyni Sané, 81 ans, est finalement décédé le 1er août 2019 à Dakar où il était en détention.
Mais, son œuvre demeure et sa réputation est toujours racontée au-delà des frontières de Toubacouta. Contrairement à la gendarmerie, qui a arrêté ce vieillard et l’a envoyé en prison, Kewoulo croit que, c’est une victime dont la tête avait été mise à prix par le MFDC qui a, ainsi, été arrêté par la gendarmerie. Et présenté, à l’opinion, comme un membre du mouvement rebelle. A en croire des résultats de notre enquête, même s’il est, dans les faits, resté chef du village de Toubacouta, Seyni Sané ne vivait plus dans ce patelin depuis 1992. « Parce que, après la vague d’arrestation de ces années 90, tout le monde soupçonnait que c’est Seyni Sané qui dénonçait les populations auprès des militaires. A cette époque, de nombreux pères de familles avaient été arrêtés et jetés en prison. Si certains sont décédés en détention, la plupart de ceux-là qui sont revenus sont restés avec la haine. Et à la recherche d’une occasion pour se venger de lui. Du coup, même après le retour des populations en 1996 et 1997, le chef Seyni Sané n’a jamais osé rentrer dans son village. » Déclare-t-on à Toubacouta.
Parmi les personnes qui vivent avec cette idée « d’un Seyni Sané délateur » et cette envie de se venger de lui, il y a le vieux Ibou Badji, un de ceux-là qui ont souffert le martyr en prison. Et alors que personne ne pouvait imaginer, un jour, voir ce vieil homme s’entendre avec le chef Seyni Sané, c’est l’enquête de la gendarmerie qui est venu réaliser l’impensable, en enfonçant le chef et deux des enfants de Ibou Badji dans le même sac, en les mettant ensemble en prison sous les chefs d’accusations de « association de malfaiteurs », d’ »assassinats » etc… Alassane et Ousseynou Badji, les jumeaux de ce vieux Badji sont accusés de s’être entendus avec le chef, Seyni Sané, l’ennemi de leur père, pour aller tuer des gens dans la forêt des Bayottes.
Aussi, alors qu’à 81 ans ont est plus proche de la mort que de la vie et que tout homme pense plus à sa rencontre avec Dieu et au devenir de ses enfants et de son héritage, l’arrestation de Seyni Sané annonce que, c’est à 81 ans, que ce vieux qui traîne toutes sortes de pathologies a démarré une carrière criminelle. S’il n’y avait que ça comme incohérence dans ce dossier, il y en aurait déjà beaucoup pour semer un doute raisonnable. Mais, croire qu’un homme, d’un tel âge, puisse faire plus de 10 kilomètres pour se retrouver dans cette forêt classée, avec ce commando de tueurs, relèverait de la pure vue de l’esprit. Surtout avec des gens qui l’ont toujours vu comme « un collaborateur de l’armée. » Et, comble de l’incohérence, en compagnie de deux de ses enfants, Aliou et Landing Sané dit Téréma.
Comme avec le chef Seyni Sané, c’est le sort réservé, par la gendarmerie, à Nfally Diémé qui rend ces arrestations incompréhensibles. Cet homme, âgé de 53 ans, avait, en compagnie des jeunes de son village partis chercher du bois, été arrêté en fin décembre 2016, dans la forêt par des éléments armés du MFDC. Déshabillé et battu à sang, devant ses enfants, l’homme a fini par être libéré, tard dans la nuit. C’est nu qu’il a regagné, avec ses compagnons, le village de Toubacouta précédés par des femmes qui leur ont apporté des pagnes pour couvrir leur nudité. « Je ne comprends pas comment on peut croire que ces gens-là, qui n’ont été que des victimes du MFDC, puissent devenir des militants du MFDC, des tueurs. » S’est interrogé Pape Sobath Sané, le nouveau chef du village de Toubacouta.
Aussi, six mois avant son décès survenu en juin dernier, Oumar Diémé, l’aîné de Adama Diémé, avait confié, à Kewoulo, toute son incompréhension de voir les leurs frères être taxés de « rebelles » alors même que les deux anciens membres du MDFC, de ce groupe de prisonniers, avaient depuis plusieurs années renoncé à la lutte armée. Cheikh Oumar Diédhiou et Adama Diémé, qui étaient des combattants du MFDC, ont déposé les armés en 2008, suite à l’appel du président Abdoulaye Wade fait aux combattants de rejoindre la République. En renonçant à la lutte armée, le MFDC les a condamnés à une mort certaine. « C’est pour cela qu’ils n’ont jamais remis les pieds en brousse. Puisqu’ils savent que leurs têtes sont mises à prix. » Regrette-t-on à Toubacouta. Aujourd’hui, ce sont ces cibles de grandes valeurs du MFDC que la gendarmerie a arrêté, jeté en prison et accusé d’actes odieux que leurs ennemis ont commis. https://kewoulo.info/

René Capin, cerveau présumé de la tuerie de Boffa : «J’ai été torturé»

iGFM – (Dakar) René Capin, considéré comme le cerveau de la tuerie de Boffa, a fait face au Juge d’instruction hier mardi. Il a déclaré au magistrat qu’il a fait l’objet de torture lors de l’enquête préliminaire. Ce que son avocat a dénoncé.
«Ce que je déplore, c’est que de plus en plus, des personnes  arrêtées pour certaines infractions, se plaignent de tortures. C’est grave. Cela, je le déplore. Et dans ce dossier je ne manquerai pas de le déplorer. Mon client l’a allégué. Ce n’est pas que dans ce dossier. Cette semaine, j’ai eu plusieurs dossiers et toutes ces personnes ont parlé de tortures», regrette Me Ciré Clédor Ly.
La robe noire indique que pour la plupart, ces clients ont pointé du doigt  la gendarmerie : «J’ai toujours soutenu que, dans ce pays, la gendarmerie est la crème en ce qui concerne les forces de l’ordre, de défense et de sécurité.
Or, de plus en plus, il y a des allégations de torture et des accusations contre ce corps.»

Que va faire Abdou Karim Fofana dans la guerre des Diarafs à Ouakam ?Par Mamadou Oumar Ndiaye

Les pouvoirs publics, depuis la colonisation mais plus sûrement encore à partir de 1960, date de notre accession à la souveraineté internationale, se sont évertués à ne pas trop s’ingérer dans les affaires coutumières et religieuses. Ce qui fait que, généralement, ces communautés peuvent gérer leurs affaires en toute liberté.
En dehors de ce qui relève du domaine de la Loi ou de l’Administration, bien sûr.
C’est pour cette raison en général, et s’agissant de la Collectivité léboue en particulier, que le Gouvernement ne s’est jamais mêlé de la désignation des Grands Serignes de Dakar. Il se contente de prendre acte et d’entériner les choix faits par la Collectivité.
Cette attitude de prudence ne devrait-elle pas prévaloir face à la guerre des Diaraf qui fait rage à Ouakam sur fond d’enjeux fonciers à centaines de milliards ? Il nous semble bien, en effet, que l’Etat, le ministre Abdou Karim Fofana en particulier, n’a pas à dire qui a raison dans cette querelle ni à choisir son camp. Les Ouakamois sont suffisamment grands et responsables et disposent des ressources pour résoudre cette crise qu’ils traversent. Au « Témoin », évidemment, nous ne sommes pas qualifiés pour dire lequel des quatre ( ! ) Diarafs qui s’y activent est le seul légitime. A supposer que, par extraordinaire, ils le soient tous ou, de la même manière, qu’aucun d’eux ne le soit, sur quoi s’est donc basé le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique pour donner raison au Diaraf Youssou Ndoye et à son clan ?
Encore une fois, qu’on nous comprenne bien : nous ne soutenons nullement que cet ex-employé de la Sones ne soit pas un Diaraf légitime. Simplement voilà : il n’est pas le seul à Ouakam où un autre Diaraf, M. Oumar Samb Guèye notamment, peut lui aussi se prévaloir d’une légitimité apparemment incontestable. Dans ces conditions, un ministre de la République peut-il se permettre d’avaliser, voire de légitimer un coup de force provoqué par le fait qu’une partie, ou un individu, s’arroge le droit de disposer des biens de toute une communauté ? Car les terres de Ouakam sont indivises et appartiennent à tous les habitants. Elles ne peuvent être aliénées que de façon consensuelle. M. Abdou Karim Fofana pourra certes dire que ce n’est pas à son niveau que l’indivision a été levée mais avait-il à l’entériner ? D’une manière générale peut-on — et là on s’adresse à la Justice — permettre à une partie de lever une indivision alors qu’une autre partie au moins tout aussi nombreuse et puissante s’y oppose ? Là est tout le débat qui se pose à propos de ce fameux titre foncier N° 5007 DG ou 1751 NGA !
Du fait de la division de la communauté léboue de Ouakam, l’argent (1, 3 milliard auquel vont s’ajouter 3, 2 milliards représentant l’indemnisation de l’Etat pour les 2 ha pris pour la construction de la route de l’ANOCI) généré par l’exploitation de la carrière immatriculée sous le TF ci-dessus, cet argent est bloqué, aucune des deux parties qui s’opposent ne pouvant y accéder. Comment se fait-il donc que ce qui n’a pas été possible avec cet argent puisse l’être pour le TF de la controverse ? La sagesse ne commande-t-elle pas de geler toute attribution sur ce terrain jusqu’à ce que les parties s’entendent ou jusqu’à ce qu’une décision de justesse intervienne ?
Le ministre nous dit qu’il est tenu d’intervenir pour octroyer un titre de propriété aux acquéreurs de parcelles sur ce TF. Des acquéreurs dont il convient, selon lui, de sécuriser juridiquement le bien. Sauf que, s’agissant d’un bien immobilier indivis appartenant à une communauté dont les représentants disent qu’ils ne vendent pas mais délivrent juste des autorisations d’occuper, on voit mal comment le ministre pourrait s’arroger ce droit. Sauf à outrepasser ses prérogatives. Car enfin, si à Touba des citoyens qui ont construit des résidences valant souvent des centaines de millions de nos francs ne peuvent pas disposer de titres de propriété — et M. Abdou Karim Fofana n’osera jamais essayer de leur en donner —, le TF de Touba étant indivis, on voit mal pourquoi les gens qui construisent sur un bien immobilier indivis de Ouakam pourraient prétendre, eux, à un acte de propriété ! La situation est trop tendue dans ce village et recèle de gros risques de troubles à l’ordre public pour qu’il soit besoin d’en rajouter.
C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, il y a quelques années, le préfet avait pris un arrêté pour interdire toute construction sur le site litigieux. Des acquéreurs avaient saisi la Cour suprême qui avait répondu en substance que nul ne peut être privé de la jouissance de son bien. C’est sur cette décision que, paraît-il, le ministre se serait appuyé pour dire que la juridiction suprême avait tranché en faveur du Diaraf Youssou Ndoye !
Surtout, le Diaraf Oumar Samb Guèye, dont le nom figure sur la liste des notables qui auraient demandé la levée de l’indivision soutient que sa signature a été imitée et a porté plainte pour faux (voir encadré). Les notables que nous avons rencontrés — à la tête desquels le Pr Babacar Guèye mais aussi citons parmi eux l’expert-comptable Blaise Diagne, ancien trésorier de la Fédération sénégalaise de football ou l’homme d’affaires Moustapha Ndoye, patron de la défunte société informatique ATI— sont des gens responsables, très au fait des affaires de leur communauté au centre desquelles ils évoluent depuis des décennies pour certains, connaissent et documentent tout ce qu’ils disent. Ce ne sont pas des farceurs, croyez-nous. On ne peut pas les écarter comme ça d’un revers de main.
Au contraire, le ministre a le devoir de les écouter au même titre que les responsable de l’autre partie. Ils connaissent leurs devoirs et, surtout, leurs droits. Raison de plus pour que M. Abdou Kader Fofana ne les traite pas de manière cavalière ou par-dessus la jambe ! Car, encore une fois, l’Etat n’a pas à prendre parti dans ces affaires coutumières…si ce n’est veiller à la préservation de la paix sociale.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  | Publication 01/07/2020

Soutien à la dame qui a accouché devant Philippe Maguilène Senghor

Des donateurs ont volé au secours de la dame qui, faute d’argent, a accouché devant le centre de Santé Philippe Maguilène Senghor. Cette information relayée par «L’As» a suscité une vague d’indignations et un élan de solidarité. Aussitôt, des personnes de bonne volonté ont lancé un appel pour soutenir la dame, même si elle a déjà accouché. Elles ont collecté 113.750 Fcfa. Cette somme va servir à l’achat des ordonnances qui s’élèvent à 21.000 francs, au paiement du ticket d’accouchement à 10.000 F et aux frais d’analyses qui s’élèvent à 50.000 Fcfa. Le tout fait 81.000 Fcfa.

Talla Sylla fait avorter un rapatriement de talibés

Des talibés du Daara de Serigne Kébé de Thiès ont été regroupés hier au Service du développement communautaire qui était sur le point d’enclencher une opération de rapatriement auprès de leurs familles. Les enfants étaient rassemblée dans le service, dans des conditions propices à la propagation du coronavirus. Et c’est Talla Sylla, maire de la Ville, qui a fait avorter l’opération, après avoir servi à manger aux pauvres enfants. Selon lui, il ne s’agit pas d’un rapatriement, mais d’une garde à vue de fait. Il estime que ces «enfants n’ont commis aucune faute. «Ils sont en réalité des victimes et ont été embarqués manu militari, pour être regroupés au service départemental de développement communautaire. J’ai pris langue avec le chef de service et nous nous sommes rendu compte qu’une cérémonie était en préparation avec le secrétaire général du ministère en charge de la Protection de l’enfance». Mais finalement, il a été décidé que les enfants allaient été conditionnés pour retourner dans leur Daara, avant la poursuite des échanges et des discussions.

Un décès lié à la covid-19 à Oussouye

Le cas communautaire d’Oussoye est décédé hier aux Iles Carabane. Il s’agit d’un navigateur d’un bateau étranger qui a accosté à Carabane. Ce patient a contaminé deux autres personnes avec qui il partageait le bateau. Les tests de trois autres navigateurs sont revenus négatifs. Mais par mesure de précaution, les autorités sanitaires ont préféré les isoler dans le bateau. Ils restent en observation pendant quatorze jours. Oussouye enregistre son premier décès lié au Covid-19. A ce jour, la région de Ziguinchor compte 136 cas déclarés positifs dont 36 guéris. 56 malades sont sous traitement dans le district de Ziguinchor, 7 à Oussouye, 11 à Bignona. Le département de Ziguinchor a enregistré 109 cas, 11 pour le département Oussouye et 16 pour Bignona.

Sud FM fête ses 26 ans

C’est le 1er juillet 1994 que la première radio privée au Sénégal a commencé à émettre. Il s’agit de la radio «Sud Fm» du Groupe Sud Communication. En effet, Sud Fm fête aujourd’hui un quart de siècle d’existence dans le paysage médiatique du Sénégal. Selon le Directeur général Baye Omar Guèye, le crédo de la radio est d’être de plus en plus à l’écoute des populations et de contribuer à figurer parmi les passeurs d’idées et d’intelligence du pays. Il salue les pionniers que sont Babacar Touré, Abdoulaye Ndiaga Sylla et toutes les personnes qui se sont battues pour la création de cette radio. Malgré ses 26 années, il y a toujours des défis à relever. Ainsi Baye Omar Guèye et son équipe ambitionnent-ils de mailler le territoire national. Il promet d’achever dans les meilleurs délais les 4% restants pour que «Sud FM» soit écoutée dans les hameaux les plus reculés du pays. Déjà, se félicite-t-il, la présence de la radio sur le net assure une proximité avec la diaspora et les citoyens du monde entier.

Le front multi-luttes Doyna engage le combat contre Aquatech

Le collectif pour la défense des intérêts de Toubatoul et de Mérina Dakhar représentés respectivement par Modou Diouf et Moustapha Bassirou Gaye ont tiré à boulets rouges sur la société canadienne Aquatech en charge de l’hydraulique dans leurs zones. A en croire ces organisations membres du front multi-luttes Doyna, à cause de la mauvaise gestion de cette entreprise en charge de l’hydraulique rurale, leurs populations sont confrontées à d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau potable. C’est pourquoi, Guy Marius Sagna et ses camarades demandent le départ de cette entreprise dans ces zones.


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