Revue de presse du Mardi 25 Août 2020

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43 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 120 nouveaux guéris, 2 nouveaux décès et 43 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 816 tests réalisés, 43 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 5,27 %. Il s’agit de 29 cas contacts suivis et 14 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
120 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
43 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
2 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 13056 cas positifs dont 8715 guéris, 274 décès et 4066 encore sous traitement.

La BCEAO ferme le robinet aux banques du Mali

https://www.financialafrik.com L’instruction d’un embargo sur le Mali décrété le 18 août par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en réaction à la démission forcée du président Ibrahima Boubacar Keita (IBK) a été suivie à la lettre par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Dans un communiqué du 24 août, le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces du Mali (Synabef) et la Fédération nationale de pétrole, assurances, commerces et banques du Mali (Fenpecab) se disent préoccupés de la décision prise par la BCEAO de fermer ses guichets et de rendre le système de compense indisponible. La situation fragilise les entreprises maliennes et les clients des banques à l’approche de la fin du mois.
Pour rappel,  la CEDEAO avait décrété un embargo sur les transactions économiques, commerciales et monétaires entre ses membres et le Mali. Le président Macky Sall avait plaidé et obtenu une exception sur les médicaments et certains produits. “Exception qui ne pourrait fonctionner qu’avec des banques fonctionnelles”, remarque un opérateur local.
Les deux structures appellent la CEDEAO à reconsidérer sa position. Une demande suspendue certainement aux pourparlers en cours entre la junte et la délégation de l’organisation sous régionale conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, qui ne veut pas repartir sans un accord.
Les discussions concernent la durée de la transition (la junte dément les trois ans), le sort de l’ancien président IBK, celui de son fils Karim et de l’ensemble de sa famille et aussi les personnalités retenues. Les militaires qui ont pris le pouvoir doivent organiser les conditions d’un transfert de pouvoir rapide aux civils. Si l’organisation n’exige plus le retour de IBK comme préalable, elle n’en maintient pas moins son embargo strict sur le Mali. Les banques exclues de la compense s’exposent donc à une véritable ruée cette semaine.  Adama WADE

Franc CFA : le risque caché du coup d’état Malien

https://www.financialafrik.com Au-delà des retombées de l’agitation politique au Mali, la répression des transactions sur le franc CFA ouest-africain risque d’aggraver le désarroi économique de l’ère de la COVID-19, rapporte AZA, spécialiste des flux monétaires dans son bulletin hebdomadaire sur les devises africaines.
“Dans les heures qui ont suivi la prise du pouvoir par les militaires, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé des restrictions protectrices sur les flux de fonds hors du pays vers les États membres”, rapporte Michael Nderitu Chief Risk Officer, AZA. Bien que le Trésor français soutienne le CFA à l’exception de garanties contre toute fluctuation soudaine des marchés des devises, les limites imposées aux opérations de change entraveront les échanges, en particulier pour le secteur agricole dominant du huitième plus grand pays d’Afrique. Il est donc crucial que la BCEAO retrouve de la normalité sur les marchés des devises dès que les événements sur le terrain le permettent.
En dehors de la zone CFA, l’on relève la rareté des devises sur les autres marchés monétaires africains. Cas du Nigeria où la rareté du billet vert s’est répercutée sur le naira dépréciée de 475 à 480 unités pour un dollar dans le marché non officiel. Les plans de réouverture des aéroports nigérians pour les voyages internationaux ont stimulé la demande en dollars tandis que les banques commerciales ont désactivé ou réduit la limite de dépenses quotidiennes sur les cartes de débit libellées en dollars. L’inflation pour le mois de juillet est passée de 12,56 % à 12,82 %, sous l’effet de la hausse du coût des aliments et des autres produits de base. “Nous prévoyons que les niveaux demeureront plus faibles au cours des prochains jours, car les vols internationaux alimenteront la demande en dollars”, estime Aza.

Mali : ce qu’il faut retenir des négociations entre la Cedeao et la junte

https://www.lepoint.fr/afrique Après trois jours de discussions, aucun accord n’a été trouvé sur la durée et la forme de la transition. La seule avancée porte sur le sort de l’ex-président.
Le dernier round des négociations entre la junte au pouvoir depuis une semaine au Mali et les émissaires de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), engagées depuis trois jours, s’est achevé ce lundi 24 août sans qu’aucun compromis n’ait été trouvé sur les conditions d’un transfert du pouvoir aux civils, ont indiqué les deux parties. En revanche, il y a eu des avancées importantes sur le sort de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta et de son Premier ministre Boubou Cissé. Il faut rappeler que l’organisation régionale, inquiète des conséquences du putsch dans un pays en proie depuis des années à une profonde crise sécuritaire, économique et politique, a dépêché une délégation de haut niveau au Mali pour obtenir un « retour immédiat à l’ordre constitutionnel ». Si au départ la Cedeao avait fait du rétablissement d’IBK, 75 ans, au palais de Koulouba une condition sine qua non de sa participation à un dialogue avec la junte, le sujet n’était plus à l’ordre du jour. En effet, le chef de l’État renversé par les militaires le 18 août a dit aux émissaires ne plus vouloir gouverner.

 « IBK » en sécurité et bientôt libre de ses mouvements

« Les émissaires de la Cedeao ont demandé à voir IBK pour s’assurer de sa sécurité et de sa bonne santé. De façon spontanée, on a accédé à leur requête. [L’ancien président] a clairement dit avoir démissionné sans contrainte, car il a compris que son départ est l’aspiration du peuple. Ce dernier a dit être soulagé et n’a aucune intention de revenir au pouvoir », a assuré le porte-parole de la junte, qui a pris le nom de Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
Le chef de la délégation ouest-africaine, Goodluck Jonathan, a livré une version cohérente avec celle de la junte. « Écoutez, il a démissionné, on ne l’a pas forcé à démissionner, mais il a démissionné et gouverner à nouveau ne l’intéresse pas. »
Une grande confusion subsiste sur le lieu où se trouve Ibrahim Boubacar Keïta, sur un possible départ du Mali avec la mission de la Cedeao. Les propos qui lui sont prêtés par la junte et la mission n’ont pu être confirmés dans son entourage.
En revanche, la junte a accédé à une demande de la mission et accepté que IBK – qui ne jouit pas d’une bonne forme, d’où la présence de son médecin à ses côtés – quitte le pays « quand il veut » pour des examens médicaux, la Cedeao « garantissant » son retour au pays, a dit le colonel Wagué. Quant au Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a précisé un responsable ouest-africain.
Mais alors où en est le Mali alors que la junte militaire au pouvoir n’a pas encore décliné un plan de transition précis pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Une transition politique aux contours flous

Il y a deux jours encore, au lendemain de leur première rencontre, les deux parties se disaient optimistes après avoir échangé leurs points de vue sur la « transition » promise par la junte. « Il y a eu des discussions de part et d’autre, sachant qu’à ce stade rien n’est arrêté, rien n’est décidé et que nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous », a dit à la presse le porte-parole de la junte, le colonel Ismaël Wagué. « Nous nous sommes entendus sur un certain nombre de sujets, mais il y a certains sujets sur lesquels nous ne nous sommes pas entendus », a de son côté déclaré Goodluck Jonathan.
Entre-temps, les premières critiques envers les nouvelles autorités militaires plutôt épargnées jusqu’alors par leurs compatriotes ont commencé à monter, notamment sur les réseaux sociaux. « La mission de l’organisation au Mali a fini par admettre la réalité selon laquelle IBK relève du passé et qu’il faudra bien accepter de dialoguer avec les nouvelles autorités du pays pour essayer de construire le futur. Pour autant, certaines prétentions de la junte paraissent tout aussi irréalistes », souligne Boubacar Sanso Barry, du Djely en Guinée.
En effet, lundi matin régnait une certaine confusion autour des termes de la transition. Plusieurs médias citant des sources au sein de la mission ouest-africaine ont prêté aux militaires le projet d’une transition de trois ans, dirigée par un des leurs qui assumerait les fonctions de chef d’État.
Une position bien éloignée des exigences de la Cedeao et du délai « raisonnable » dans lequel la junte promettait des élections générales le soir du coup d’État du 18 août. La junte a bien essayé de ramener ses prétentions à deux ans, a indiqué le chef de la diplomatie du Niger. « C’est trop », a-t-il dit cité par l’AFP, invoquant des expériences passées de 7 à 12 mois dans l’espace Cedeao.
Quant à la présence d’un soldat à la tête du pays durant cette période, il a évoqué le risque qu’elle fasse peur aux partenaires internationaux engagés au côté du Mali dans la lutte contre le djihadisme. Il a exprimé l’espoir que la junte se rende sous 24 ou 48 heures aux arguments de la Cedeao, au moins sur la durée de la transition.
Dans la soirée, la junte a cependant contesté défendre des positions aussi arrêtées. « Hier, nous avons été surpris d’apprendre sur certains médias des déclarations qui parleraient des décisions par rapport à la transition, au gouvernement ainsi de suite », a indiqué le colonel Ismaël Wagué à la presse. « Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la Cedeao, rien n’est décidé.

À aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire », a-t-il affirmé.

L’officier malien a indiqué que « toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociopolitiques, les syndicats, les groupes signataires [de l’accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger], la société civile, conformément à notre première déclaration ». « Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive », a conclu le colonel major.
Concrètement, pour l’instant au niveau régional, il est prévu que les chefs d’État de la Cedeao se concertent mercredi et décident, en fonction des résultats obtenus à Bamako, de renforcer ou d’alléger les mesures prises à la suite du coup d’État.

Vers un allègement des sanctions ?

La junte, qui a promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition d’une durée à déterminer, a invoqué les efforts de « compromis » qu’elle a consentis et attend de la Cedeao qu’elle lève les sanctions annoncées le 20 août, deux jours après le putsch ayant renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.
Dans un pays éprouvé par la pauvreté, la propagation du djihadisme, les violences intercommunautaires et la faillite de l’État, « c’est le peuple qui va beaucoup plus souffrir [des] sanctions », a souligné Ismaël Wagué, porte-parole des militaires réunis autour du nouvel homme fort, le colonel Assimi Goïta.
Les chefs d’État de la Cedeao ont annoncé le 20 août la fermeture des frontières des États membres de l’organisation avec ce vaste territoire enclavé. Ils ont décidé l’arrêt de tous les flux financiers et commerciaux, sauf les produits de première nécessité ou de lutte contre le Covid-19.
« Il serait plus heureux que la Cedeao, et la fameuse communauté internationale accompagnent le Mali, en bonne intelligence avec les Maliens, vers une sortie de crise heureuse. Ainsi, les chefs de l’État de la Cedeao retiendront la leçon que leur armée ou leur peuple peuvent les chasser s’ils ne sont pas à la hauteur de leurs attentes, eux qui viennent se servir, au lieu de servir, selon l’esprit de la prestation de serment officielle. Les urnes ne sont pas une assurance tous risques contre les coups de force et les insurrections populaires », analyse le journal burkinabè Wakatsera.

Ce qu’en pensent les Maliens

Dans le pays, que ce soit au travers d’émissions de télévision, des journaux ou sur les réseaux sociaux, le débat s’est également emballé sur les contours de la transition. Plusieurs intellectuels, acteurs politiques et économiques ont lancé un appel pour une transition réussie, dans un texte publié par le média Malijet« Pour ne pas retomber dans les crises régulièrement subies par le Mali, il est requis de transformer profondément le fonctionnement des institutions, le mode d’accès de ceux qui les dirigeront et les conditions posées pour cet accès », écrivent-ils.
Des membres de la société civile malienne, des religieux et des représentants de partis se sont également pressés ces derniers jours pour tâcher de rencontrer un membre de la délégation ou pour déposer une « contribution » pour aider à la résolution de la crise.

L’Association pour la lutte contre la corruption au Mali a par exemple remis un document en ce sens à la Cedeao.

En mars 2012, un précédent coup d’État, mené par des officiers contre un pouvoir politique accusé d’inaptitude face à de récentes rébellions touareg et djihadistes, avait précipité la déroute de l’armée et une descente aux enfers qui continue aujourd’hui, malgré le soutien d’une communauté internationale inquiète et le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines. La violence a depuis gagné le centre du Mali et les pays voisins. La junte avait fini à l’époque par céder à la pression internationale et à transférer le pouvoir à des autorités civiles intérimaires. Ibrahim Boubacar Keïta avait été élu président en août 2013 et réélu en 2018.
D’un autre côté, des voix se font également entendre pour que les militaires dirigent la transition pour une durée de trois ans, voire plus. Certains Maliens déçus de leur classe politique souhaiteraient que le pays inscrive sa nouvelle démarche dans la durée. « Tant que le Mali ne fera pas face à ses véritables problèmes, l’instabilité y sera chronique », averti Boubacar Salif Traoré, directeur du cabinet Afriglob Conseil et spécialiste du développement et de la sécurité dans le Sahel. Il appelle de ses vœux à une refondation du Mali autour de cinq grands chantiers qu’il expose dans une tribune parue sur Maliweb. « Les nouvelles autorités doivent trouver les moyens de rassurer les partenaires africains et mondiaux, qui ont une raison légitime d’avoir peur des conséquences d’une instabilité chronique », avance-t-il. Après avoir échangé avec l’ambassadeur de France au Mali ainsi qu’avec le commandant de l’opération Barkhane, la junte continue donc de jouer sa propre partition, quitte parfois à brouiller un peu la lecture de ses intentions.

ZLECAF : le président ghanéen Nana Akufo-Addo appelle les Etats membres à une ratification avant décembre

https://www.financialafrik.com Pour le Président de la République du Ghana, Nana Akufo Addo, le temps n’est pas aux tergiversations. Face aux chocs exogènes ponctués par la Covid 19 et ses conséquences sur certaines matières premières du continent, le temps presse pour la mise en œuvre opérationnelle de la zone de libre échange continentale africaine(Zlecaf).
La ZLECAF permettra une augmentation de près de 60% du niveau de commerce intra-africain d’ici 2022, avec un Pib cumulé de plus de 2500 milliards de dollars pour les 54 pays membres de l’Union africaine. A l’inauguration du siège de cet instrument de valorisation de l’intégration à Accra , au Ghana, Akufo Addo a appelé l’ensemble des États membres à ratifier l’accord avant le prochain sommet de l’UA prévu en décembre 2020.
«L’intégration économique de l’Afrique cimentera les fondements d’une Afrique qui saura s’affranchir de l’aide internationale. Le nouveau sentiment d’urgence qu’éprouve l’Afrique pour une véritable autonomie et son aspiration à y accéder trouvent largement leur expression dans la cérémonie d’aujourd’hui », a déclaré le président ghanéen, le 17 août lors de l’inauguration.
C’est en juillet 2019 à Niamey (Niger)que les dirigeant africain ont choisi le Ghana pour abriter le siège de la Zlecaf avec pour premier secrétaire général le Sud- africain Wamkele Mene. Qui a déclaré lors de cette cérémonie d’inauguration  : «nous devons agir dès maintenant ! Nous devons agir pour démanteler le modèleéconomique colonial dont nous avons hérité ».
Pour le jeune cadre sud-africain, l’accord offre à l’Afrique l’occasion de s’attaquer aux plus grands défis actuels en matière d’échanges commerciaux et de développement économique avec en perspectives 300.000 emplois directs et 2 millions d’emplois indirects. Présent à cette manifestation, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a salué cet acte, qui marque, selon lui, une étape importante dans la transformation économique de l’Afrique Issouf Kamgate

Assemblées annuelles 2020 de la Banque africaine de développement : mieux reconstruire l’Afrique après la pandémie de Covid-19.

https://www.financialafrik.com Pour la première fois dans l’histoire de la Banque africaine de développement, les Assemblées annuelles de l’institution auront lieu en mode virtuel, dans le respect des consignes de distanciation physique liées à la pandémie de Covid-19.
Le Dialogue des gouverneurs et l’élection d’un président seront les priorités de l’ordre du jour de ces prochaines Assemblées, qui se dérouleront les 26 et 27 août 2020.
L’année 2020, qui marque la 55ème session annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque et la 46ème session annuelle du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel de la Banque –, est d’autant plus importante qu’il s’agit d’une année d’élection du président de la Banque. Le président en exercice, Akinwumi Adesina, est le seul candidat en lice pour un nouveau mandat quinquennal.
Depuis que la pandémie de Covid-19 a gagné le continent en début mars, l’Afrique a enregistré plus d’un million de cas confirmés d’infection au virus. La pandémie a durement frappé les économies de la région après la chute des prix des produits de base et les mesures de confinement imposées par les gouvernements ont entraîné la fermeture des frontières de nombreux pays du continent.
Depuis plusieurs mois maintenant, la Banque apporte un soutien aux pays membres de la région afin de protéger leurs économies, leurs systèmes de santé et les moyens de subsistance de leurs populations contre les répercussions induites par le Covid-19 sur la santé publique et l’économie.
En avril dernier, la Banque a mis en place un mécanisme de réponse rapide au Covid-19, doté d’un montant maximal de 10 milliards de dollars, afin d’apporter un soutien flexible aux opérations souveraines et non souveraines en Afrique. Le 20 Aout , 2,29 milliards de dollars de fonds de ce mécanisme avaient été approuvés pour les pays membres de la Banque.

Quelque $1,186 milliards de dollars supplémentaires ont été décaissés en faveur des pays membres du Fonds africain de développement, avec des approbations en cours.

En mars dernier, la Banque africaine de développement a également mobilisé un montant record de trois milliards de dollars lors de l’introduction de son emprunt obligataire social « Combattre le Covid-19 » à la Bourse de Londres.
Malgré cette période difficile de confinement, la Banque est parvenue à franchir quelques étapes clés majeures, et les agences de notation internationales Fitch et Standard & Poor’s ont confirmé la note AAA de l’institution assortie d’une perspective stable.
Lors des Assemblées annuelles 2020, les gouverneurs devraient recevoir des informations sur l’évolution des diverses activités de la Banque depuis l’édition 2019 tenue à Malabo, en Guinée équatoriale. Ces informations porteront notamment sur la septième augmentation générale du capital de la Banque, que le Conseil des gouverneurs a approuvée le 31 octobre 2019 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et qui a permis d’accroître d’un montant historique le capital de la Banque, passant de 115 milliards à 208 milliards de dollars.
En décembre 2019, les donateurs du Fonds africain de développement se sont engagés à verser 7,6 milliards de dollars dans le cadre de la quinzième reconstitution du capital de la Banque, afin d’aider les pays les plus pauvres d’Afrique.
Le 27 août 2020, les gouverneurs voteront pour l’élection du huitième président de la Banque. Akinwumi Adesina, premier citoyen nigérian à occuper ces fonctions, a été élu le 28 mai 2015 pour une durée de cinq ans par le Conseil des gouverneurs de la Banque, au cours des Assemblées annuelles, qui s’étaient tenues cette année-là à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Les gouverneurs de la Banque sont généralement des ministres des Finances et de l’Économie ou des gouverneurs de Banque centrale des 54 pays membres de la région Afrique et des 27 pays membres issus d’autres régions du monde.

La Dette Publique Projetée À 9 176,3 Milliards En 2020, Soit 64 % Du PIB

http://www.walf-groupe.com La dette publique s’envole. Elle est projetée à 9 176,3 milliards en 2020, par la Direction de la prévision des études économiques (Dpee) qui précise toutefois que le ratio demeure en dessous de la norme retenue dans le cadre du pacte de convergence de l’Uemoa.
L’encours de la dette publique totale est projeté à 9 176,3 milliards en 2020 contre 8 231,8 milliards un an auparavant, soit une progression de 11,5 % sur la période. Selon un rapport de la Direction de la prévision des études économiques (Dpee), il devrait représenter 64 % du Pib en 2020 en liaison avec les prêts importants accordés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 en 2020. Toutefois, le ratio demeure en dessous de la norme retenue dans le cadre du pacte de convergence de l’Uemoa, précise la Dpee.
On note une croissance régulière de la dette publique. En effet, elle était évaluée à 8 231,8 milliards en 2019 contre 7 861,1 milliards en 2018, soit un accroissement de 4,7 % comparativement à 2018. Mais ce n’est pas seulement la dette publique qui connaît une hausse régulière, le déficit commercial s’est  accentué de 40,5 milliards, selon la Dpee. Il était de 134,8 milliards au mois de juin. «Cette situation est en relation avec la hausse des importations (+66,8 milliards) plus importante comparée à celle des exportations de biens (+18,3 milliards), en variation mensuelle. Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations, évalué à 47,3 %, a diminué de 5,0 points de pourcentage par rapport au mois précédent», souligne la Dpee. Qui poursuit  :  «En 2020, la situation des échanges avec le reste du monde se traduirait par un déficit du compte des transactions courantes de 1 254,0 milliards en 2020 (8,8 % du Pib) contre 1 087,5 milliards en 2019 (7,9 % du Pib)».
Par ailleurs, pour ce qui est des perspectives budgétaires, la Dpee affirme que la pandémie de la Covid-19 devrait perturber considérablement la programmation budgétaire initiale de 2020 en terme de mobilisation des ressources et d’exécution des charges. «Globalement, le déficit budgétaire devrait se dégrader d’environ 2,2 points de pourcentage en passant de 537,1 milliards en 2019 (3,9 % du Pib) à 872,7 milliards en 2020 (6,1 % du Pib). Cette détérioration serait imputable à l’impact de la pandémie sur les ressources internes et l’exécution du programme de résilience économique et sociale (Pres)», indique la Dpee.Charles Gaïky DIENE

Sénégal : Le déficit commercial s’accentue de 40,5 milliards de FCFA en juin

https://www.financialafrik.com Le déficit commercial du Sénégal s’est accentué de 40,5 milliards de FCFA (60,750 millions d’euros) au terme du mois de juin 2020 comparé au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ce déficit s’est établi à 134,8 milliards de FCFA contre 206,1 milliards de FCFA au mois de mai 2020. « Cette situation est en relation avec la hausse des importations (+66,8 milliards) plus importante comparée à celle des exportations de biens (+18,3 milliards), en variation mensuelle », explique la DPEE.
Les exportationsde biens sont estimées à 156,4 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 138,1 milliards au mois de mai 2020, soit une hausse de 13,2%. Cette progression est, en partie, expliquée par la DPEE, par le renforcement des exportations d’or brut (+3,7 milliards), de zircon (+1,4 milliard) et, dans une moindre mesure, de ciment (+0,8 milliard).
De leur côté, les exportations de produits alimentaires ont affiché une légère hausse de 0,6 milliard sous l’effet, essentiellement, de l’accroissement des ventes à l’extérieur de produits halieutiques (+8,3 milliards) amoindrie néanmoins, par la baisse des exportations de produits arachidiers (-7,8 milliards).
« En glissement annuel, souligne la DPEE, les exportations de biens se sont accrues de 21,9% (+28,1 milliards), reflétant ainsi la hausse des exportations de produits alimentaires (+7,6 milliards) et d’or brut (+1,4 milliard) ».
Concernant les ventes à l’étranger de produits alimentaires, la hausse est liée, en partie, à la progression des exportations de produits arachidiers (+3,6 milliards), de  préparation de soupes, potages et bouillons  (+2,3 milliards) et de légumes frais (+1,2 milliard). Cette hausse a, toutefois, été légèrement atténuée par le repli des exportations de zircon (-1,2 milliard).
Quant aux importations de biens du Sénégal, les données de la DPEE indiquent qu’elles sont passées de 264,0 milliards au mois de mai 2020 à 330,8 milliards en juin 2020, soit une progression de 25,3%. « Cette augmentation est l’effet de la progression de la valeur des importations de produits pétroliers (+39,6 milliards), de machines, appareils et moteurs (+8,6 milliards) et de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles  (+4,2 milliards) », avance la DPEE.
Pour ce qui est de la hausse des importations de produits pétroliers, cette structure note qu’elle est imputable aux renforcements des achats à l’extérieur des huiles brutes de pétrole de 29,8 milliards et de produits raffinés de 9,8 milliards, en variation mensuelle. A l’inverse, les importations de produits pharmaceutiques et de produits alimentaires se sont orientées en baisse respectivement de 6,8 milliards et 2,6 milliards.
En glissement annuel, les importations de biens ont connu une hausse de 19,7% en valeur relative et 54,7 milliards de FCFA en valeur absolue reflétant, principalement, l’accroissement des achats à l’étranger de produits pétroliers (+30,6 milliards), de produits alimentaires (+18,7 milliards) et de  machines, appareils et moteurs  (+6,5 milliards).
S’agissant des produits pétroliers, la hausse est tirée, particulièrement, par l’augmentation de la valeur des achats à l’étranger d’huiles brutes de pétrole (+29,8 milliards). En revanche, les achats à l’extérieur de  véhicules, matériels de transports et pièces détachées automobiles  et de produits pharmaceutiques se sont inscrits en baisse respectivement de 13,1 milliards de FCFA et 4,2 milliards de FCFA  sur la période.
S’agissant du taux de couverture des importations par les exportations, la DPEE l’a évalué à 47,3%, soit une diminution de 5 points de pourcentage par rapport au mois de mai 2020 Albert Savana

Secteur de la boulangerie pâtisserie : le chiffre d’affaires annuel estimé à plus de 500 milliards de FCfa (ministre)

https://www.pressafrik.com Le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, a révélé que le chiffre d’affaires du secteur de la boulangerie pâtisserie est estimé à plus de 500 milliards de FCfa et participe à hauteur de 3% du PIB, lors d’une rencontre avec les boulangers ce lundi à Dakar
« Car il faut le rappeler, le secteur de la boulangerie pâtisserie compte parmi les secteurs les plus dynamiques  de notre économie. La boulangerie au Sénégal est un domaine à fort intensité de main d’œuvre. Elle occupe plus de 30 mille personnes qui travaillent dans près de 1400 unités, plus ou moins importantes, avec un chiffre d’affaire annuel de plus de 500 milliards de FCfa et participe à hauteur de 3% du PIB. Rien qu’à Dakar, par exemple, il existe environ 580 boulangeries formelles », a déclaré le ministre.
Selon elle, malgré tous ces chiffres, le secteur reste encore, peu profitable pour de nombreux acteurs, en raison notamment de la persistance de plusieurs pratiques répréhensibles, à la méconnaissance des nouvelles mesures.

« Il est nécessaire avant tout de jeter un regard lucide et objectif sur les pratiques commerciales telles qu’elles existent aujourd’hui et tenter d’y apporter, avec la ferme volonté et l’esprit constructif qui ont toujours marqué les relations entre l’Etat et les différents acteurs, a proposé Aminata Assome Diatta.

Elle s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire d’information sur la nouvelle réglementation du secteur de la boulangerie et de formation à l’utilisation de la plateforme de marketing et de vente en ligne. L’objectif principal est d’abord, d’informer tous les acteurs à propos de la nouvelle réglementation du Secteur de la Boulangerie et ensuite de les former à l’utilisation de la plate-forme « Jaayma Mburu ».
Ensuite,  il va permettre au Ministère du Commerce et de PME de présenter aux bénéficiaires une nouvelle réglementation et ses outils d’application, le concept du projet Jaayma Mburu, la composition du GIE Jaayma Mburu et le fonctionnement et l’utilisation de la plate-forme Jaayma Mburu. Et enfin, le séminaire va permettre  de Communiquer à travers un point de presse sur l’initiative et l’importance du projet de modernisation du secteur.

BENIN/CONSTRUCTION DE L’HOTEL NOOM  : Expulsé, Yérim Sow lance un arbitrage international

Initialement annoncé pour novembre 2014, puis repoussé à diverses reprises – la dernière avançant la date de fin 2020 -, l’hôtel Noom de Cotonou pourrait bien ne jamais voir le jour, selon Jeune Afrique qui révèle que «le groupe Teyliom, présidé par l’Ivoiro-Sénégalais Yérim Sow, a vu son bail résilié, le 18 février dernier, par les autorités béninoises, qui ont fait procéder à l’expulsion du site ». « Le génie militaire est intervenu pour en fermer les accès, et depuis la fin juin, des agents procèdent au démontage du chantier », explique à «Jeune Afrique » une source proche de Teyliom. Yérim Sow a lancé une procédure d’arbitrage international, renseignent nos confrères.

«L’ASSURANCE INJECTE PLUS DE 300 MILLIARDS FCFA PAR AN DANS L’ÉCONOMIE»

http://www.emedia.sn Les Sénégalais ont un problème de culture de l’assurance. Nombreux sont les sénégalais qui, malgré les ressources dont ils disposent, ne sentent pas le besoin de recourir aux services d’assurances. Cela est du fait que le secteur de l’assurance est mal compris au Sénégal. Pour changer cette donne, les assureurs du Sénégal ont mis en place un plan stratégique quinquennal.
Ce plan vise aller vers les Sénégalais pour leur expliquer les mécanismes de l’assurance. « Il faut que les gens restent dans la modernité, qu’ils sachent marcher avec le temps et qu’ils arrivent à comprendre ce qu’on est en train de les expliquer. L’assurance joue un rôle éminemment important aussi bien sur le plan social, sur le plan économique », a expliqué Dr Matar Faye, invité de l’émission « La Totale » sur ITV, présentée par le journaliste Mamoudou Ibra Kane.
« Les assureurs investissent pour plus de 300 milliards de francs CFA par année dans l’économie sénégalaise, ajoute-t-il. Au niveau de l’assurance automobile, il y a au moins plus de 13 milliards F CFA qui ont été déboursés pour indemniser les victimes. Du côté des incendies, plus de 8 milliards ont été déboursés pour payer les victimes ». Selon Dr Faye, ils vont ainsi, communiquer davantage pour amener les Sénégalais à comprendre le rôle qu’ils jouent parce que quand on parle d’assurance, c’est la souscription mais également l’indemnisation.
« En 2019, nous avons fait un chiffre d’affaires de 196 milliards de francs CFA répartis en assurance vie et en assurance non vie. En assurance non vie on a 124 milliards. Donc, il y a eu une progression de 10%. Et en assurance vie, le marché sénégalais est passé de 61 milliards de francs CFA à 69 milliards de francs CFA », informe Dr Faye.
À l’en croire, le marché sénégalais a la possibilité de prendre la première place s’il communique davantage sur les produits d’assurance. « On est à la troisième place sur le marché de la CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances). On peut aller jusqu’à prendre la deuxième place ou la première place parce que aujourd’hui nous sommes derrière la Côte d’ivoire et le Cameroun ». Aliou DIOUF

Mécanisme de financement des entreprises : Les quotités de garantie revues à la hausse

http://lesoleil.sn Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbef) ont signé, le 19 août, le deuxième avenant de l’accord-cadre qui matérialise l’augmentation des quotités de garantie pour les Pme et les grandes entreprises dans le cadre du mécanisme de financement destiné à accompagner la résilience des entreprises.
Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a présidé, le 19 août, la signature, entre le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbef), du deuxième avenant de l’accord-cadre qui matérialise l’augmentation des quotités de garantie pour les Pme et les grandes entreprises dans le cadre du mécanisme de financement destiné à accompagner la résilience des entreprises. En termes clairs, la quotité pour les Pme passe de 50 % à 60 % et celle des grandes entreprises de 20 % à 40 %. L’objectif visé à travers cette initiative, selon le ministre, est de permettre à plus d’entreprises de bénéficier de ces financements.
Le taux d’intérêt est maintenu à 3,5 %. Le spécialiste en microfinance Souleymane Sarr, par ailleurs directeur général adjoint d’Acep, définit la quotité de garantie comme la quote-part de risque en % supportée par le Fonds de garantie. Elle protège l’institution financière qui accorde du crédit contre la défaillance de l’emprunteur à hauteur de cette quotité. Ceci, pour compenser la perte. Le reste étant supporté par l’institution financière. S’agissant de son utilité, la hausse de cette quotité permet de mobiliser des ressources pour accroitre un fonds de financement à destination d’une cible donnée grâce à l’effet de levier qu’il crée sans apport direct de fonds. M. Sarr explique que la quotité de 50 % veut dire qu’en cas de défaillance de remboursement d’un client, le Fonds de garantie indemnise la banque pour 50 % du capital restant dû et la banque supporte dans ses livres les 50 %. Autrement dit, pour un prêt de 100 000 FCfa en défaut, le Fonds de garantie supporte 50 000 FCfa. Si la quotité passe à 60 %, le Fonds supporte 60 000 FCfa du capital restant.
« Cette augmentation est certes nécessaire,  mais elle n’est pas suffisante. Tout dépend des raisons qui font que les banques n’ont pas atteint les objectifs de décaissement au profit des Pme et grandes entreprises. Maintenant si l’État prend 10 % plus de risque (de 50 à 60 %), les banques pourraient mobiliser plus de ressources », précise l’expert en microfinance, soulignant que la garantie profite aux deux parties (banques et entreprises). Elle facilite l’accès des Pme au crédit et permet d’indemniser les banques en cas de défaut de remboursement du client.
Le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, estime que l’augmentation de la quotité de garantie permettra d’inciter davantage les banques à financer des projets de Pme et grandes entreprises. C’est un niveau de sûreté plus important pour les institutions bancaires. Pour les dirigeants d’entreprise, cette hausse leur évite de devoir produire d’autres garanties additionnelles. Il rappelle que la garantie du Fongip est une garantie cash, donc potentiellement intéressante dans l’exposition d’une banque qui est astreinte à respecter des règles prudentielles. D’après M. Diabira, l’évolution institutionnelle du Fongip, en cours, permettra de rendre encore plus attractive la garantie, et donc, facilitera le financement.
Pour rappel, dans le Programme de résilience économique et sociale (Pres), le Chef de l’État, Macky Sall, avait annoncé, le 3 avril passé, la création d’un mécanisme de financement d’un montant de 200 milliards de FCfa en soutien au secteur privé sous forme de crédits de trésorerie ou d’investissement en partenariat avec les établissements de crédits. Pour matérialiser cette mesure, le ministre de l’Économie et le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal, Amadou Boca Sy, ont signé, le 29 avril dernier, l’accord-cadre définissant les modalités d’octroi des financements.Abdou DIAW

UNE PRODUCTION AGRICOLE RECORD ATTENDUE EN CASAMANCE (MINISTRE)

Djibélor (Ziguinchor), 24 août (APS) – Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé, a tablé lundi sur une production agricole record de plus de 20 % du tonnage habituel en Casamance (sud) en raison notamment d’une ’’bonne pluviométrie’’ combinée à un ’’bon comportement’’ des cultures.
’’Des productions importantes sont attendues en Casamance cette année où il a beaucoup plu. Des localités comme Cap-Skirring affichent déjà plus de 1000 millimètres d’eau. Ici, en Casamance des rendements beaucoup meilleurs que ceux de l’année dernière sont attendus’’, a-t-il déclaré à Djibélor, une localité de la région de Ziguinchor, au sud du pays.
Moussa Baldé a choisi Ziguinchor comme première étape de sa traditionnelle de tournée nationale de suivi de la campagne agricole pour l’hivernage 2020. Il a procédé à la réception provisoire du barrge hydro-agricole d’Affiniam avant de visiter des aménagements agricoles à Tendouck et à Adéane.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural s’est ensuite rendu à Djibélor à quelques encablures de Ziguinchor dans la commune de Niaguis pour visiter une ferme semencière dans ce village qui abrite le site local de l’ISRA (Institut sénégalais de recherches agricoles).
’’Dans le village de Tendouck, une vallée abandonnée depuis 1998 a été réinvestie par les populations locales qui ont emblavé plus de 50 hectares pour la culture rizicole. Dans ce périmètre rizicole, des rendements de trois tonnes à l’hectare sont attendus’’, s’est félicité Moussa Baldé, saluant notamment ’’un engouement et un dynamisme’’ dans le secteur agricole.
’’Dans le village d’Adéane (Ziguinchor), une association de femmes a aménagé 12 hectares pour un périmètre rizicole. De façon générale, il y a un réel engouement et dynamisme dans ce secteur qui est l’une des meilleures résiliences contre le COVID-19’’, a poursuivi Baldé.
Au cours de la tournée, plusieurs acteurs ont interpelé le ministre sur des besoins en équipements ruraux pour mieux booster les productions agricoles.
’’Les doléances dans le domaine de la mécanisation sont nombreuses. Nous allons intensifier la mécanisation pour mieux accompagner les jeunes et les femmes, du laboure jusqu’à la récolte en leur octroyant des tracteurs, des moissonneuses, des batteuses et des décortiqueuses’’, a-t-il assuré.MTN/OID/AKS

Société d’étude et de réalisation des phosphates de Matam (Serpm)  : les employés de Cheikh Amar réclament 10 mois d’arriérés de salaire

https://actusen.sn Les employés de la Société d’étude et de réalisation des phosphates de Matam (Serpm) ont tenu une conférence de presse ce lundi matin, en compagnie du mouvement Frapp/France Dégage pour réclamer 10 mois d’arriérés de salaire à leur employeur Cheikh Amar. Ils sollicitent l’intervention du Chef de l’Etat et menacent de durcir le ton si la situation ne se décante pas.
«Nous représentons les travailleurs de la Serpm qui, depuis le mois de novembre 2019, n’ont pas reçu leurs salaires. Nous sommes restés 10 mois sans salaire. C’est une situation que nous déplorons. Pour trouver une solution à cela, nous interpellons le président de la République ainsi que toutes les autorités. Nous avons rencontré le gouverneur, l’inspection du travail, le préfet, les sous-préfets, le médiateur de la République et même le ministre des mines, mais la situation reste entière. La prochaine étape, si la situation ne change pas, sera de mener d’autres activités afin d’obtenir gain de cause», déplore Aziz Diop un de leur délégué.Adja Khoudia Thiam

Litige foncier au Sénégal : «Plus de 800.000 ha de nos terres feraient objet d’accaparement»,selon le président de Actionaide

https://www.pressafrik.com Le Cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal (CRAFS) avec une trentaine d’organisations paysannes et de la société civile qui le composent, suivent avec intérêt le débat sur le foncier qui domine l’actualité depuis le mois de mai 2020, suite aux manifestations contre un projet immobilier situé au bas de la colline du phare des Mamelles.  Et selon Zakaria Sambakhé, directeur de « Actionaide Sénégal », venu prendre part à la séminaire du CRAFS : « si des études approfondies se faisaient sur les terres qui font objet de spéculation, le nombre d’hectares tournerait sur une superficie de plus de 800.000 ha ».
« Sur la superficie du nombre d’hectares qui fait l’objet d’accaparement de nos terres, on parle de 680.000 hectares, ça c’était le pic en 2012. Entre temps il y a d’autres superficies qui font l’objet de spéculation. Et y a lieu de faire d’autres études beaucoup plus approfondies. Et on peut aller même jusqu’à plus de 800.000 ha de terres qui feront l’objet d’accaparement. Et cela est très énorme pour un pays où la population augmente mais les superficies d’hectares n’augmentent pas. C’est pourquoi nous appelons à ce qu’il y ait une reforme foncière consensuelle qui puisse préserver les intérêts des populations et du Sénégal », a indiqué le directeur de l’association « Actionaide Sénégal ».
Mais au-delà des personnes et des régimes qui se succèdent,  le CRAFS estime que ces conflits trouvent leur source « dans les manquements liés à la gouvernance foncière aussi bien dans son corpus juridique et ses bases institutionnelles, que dans ses outils et pratiques de gestion. Les textes se révèlent peu adaptés au contexte changeant et restent difficiles à mettre en application. Des ambiguïtés de diverses natures qui subsistent encore en rendent précaire l’accès à la terre par les communautés paraît important. Pire, la situation continue de favoriser l’accès à la terre pour une certaine politique, économique, religieuse, nationale et étrangère au détriment de personnes et de communautés démunies, peu instruites et vulnérables. »
N’empêche, le CRAFS par la voix de son président Babacar Diop constate malheureusement que « les solutions apportées aux conflits passés et réclamées par différents acteurs aujourd’hui pour les litiges en cours n’entendront que des traitements symptomatiques qui ne permettront pas de combattre le mal à la racine. Tant que le statuquo est maintenu sur le foncier, il faut s’attendre à voir surgir et ressurgir dans diverses zones du Sénégal, des conflits fonciers dont les causes resteront les mêmes. »

Sénégal : «Tant que le statu quo est maintenu sur le foncier, il faut s’attendre à voir surgir et ressurgir dans diverses zones des conflits dont les causes resteront les mêmes»

https://www.lejecos.com Le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) a organisé ce matin, avec les acteurs de la presse, une table ronde sur les conflits. En ce sens, le Crafs dit constater malheureusement que les solutions apportées aux conflits passés et réclamées par les différents acteurs aujourd’hui pour les litiges en cours n’engendreront que des traitements symptomatiques qui ne permettront pas de combattre le mal à la racine. Les acteurs du Crafs recommandent par ailleurs la relance, au plus vite, du processus de réforme foncière.
Accélérer la cadence en ce qui concerne le processus de réforme foncière au Sénégal. C’est le plaidoyer des membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal. En effet, ces acteurs qui se sont réunis ce matin dans les locaux d’un hôtel de la place avec la presse, soutiennent  « constater malheureusement que les solutions apportées aux conflits passés et réclamées par les différents acteurs aujourd’hui pour les litiges en cours n’engendreront que des traitements symptomatiques qui ne permettront pas de combattre le mal à la racine ».
Pour Babacar Diop, point focal politique au Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui a présidé la rencontre,  « tant que le statu quo est maintenu sur le foncier, il faut s’attendre à voir surgir et ressurgir dans diverses zones du Sénégal, des conflits fonciers dont les causes resteront les mêmes ». A en croire ce membre du Crafs et Cie, au-delà des personnes et des régimes qui se succèdent, ces conflits trouvent leur source dans les manquements liés à la gouvernance foncière aussi bien sans son corpus juridique et ses bases institutionnelles que dans ses outils et pratiques de gestion.
Dans le même ordre d’idées, ils notent que les textes se révèlent peu adaptés au contexte changeant et restent difficiles à mettre en application. Pis, « la situation continue de favoriser l’accès à la terre pour une certaine élite politique, économique, religieuse, nationale et étrangère au détriment de personnes et de communautés démunies, peu instruites et vulnérables ».
Par conséquent, le crafs recommande la relance au plus vite du processus de réforme jusqu’à l’aboutissement de sa phase législative à travers de manière participative et inclusive mais également de veiller à ce que les affectations de terres se fassent dans le respect de l’équité et de la justice sociale afin de ne pas léser les intérêts des communautés locales.
Ce cadre de réflexion et d’action sur le foncier recommande, dans la même perspective, un audit foncier national pour clarifier la situation de l’occupation foncière afin de détecter et corriger les irrégularités identifiées. C’est devenu , d’après les membres du Crafs, particulièrement urgent dans les zones appartenant au domaine public de l’Etat et dans les zones à fort potentiel (zones périurbaines, zones permettant une maîtrise des eaux superficielles etc).Bassirou MBAYE

Conseil présidentiel sur les 100 000 Logements : Des frustrations et des complaintes

https://www.pressafrik.comLe projet 100.000 logements piloté par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a été au cœur des réflexions et échanges jeudi dernier au Palais de la République. L’absence de Diène Farba Sarr, le Délégué Général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Dgpu) et ancien ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie n’est pas passée inaperçue. Une situation qui a fini de mettre en colère Ousmane Noël Dieng, Chef de cabinet du Dgpu. Il a alerté le Président Macky Sall sur un entourage qui ne travaille pas en sa faveur.
« C’est Diène Farba Sarr qui avait initié tout ce qui se déroule aujourd’hui. Quand on parle, aujourd’hui, du centre Abdou Diouf, de l’Aéroport Aibd, de l’autoroute à péage Mbour-Kaolack, c’est en partie grâce à Diène Farba Sarr. Au moment de s’occuper du pôle, il avait trouvé là-bas des chimpanzés, de gros serpents et de hautes herbes et beaucoup de développeurs étaient découragés. En sept mois, il a tout changé. À Diamniadio, les voiries, l’assainissement, les entreprises travaillent, tout se développe », a signé le jeune politique de Kaolack et souteneur de Diène Farba Sarr.
Ousmane Noël Dieng de s’interroger : « Comment on peut parler de 100 000 logements sans parler des pôles urbains ? Comment aborder la question des 100 000 logements en occultant Diamniadio et Lac Rose ? Comment le ministre Abdou Karim Sall a pu participer au Conseil Présidentiel sur les 100 000 logements sans y associer Diène Farba Sarr ? »

Les germes de l’inimitié entre Abdou Karim Fofana et Diène Farba Sarr

Le chef de cabinet du Dgpu de marteler : « Il faut que le ministre Abdou Karim Fofana arrête son double jeu. Ce n’est pas bien. Il faut qu’il arrête de montrer des dents blanches alors qu’il a des couteaux derrière. C’est trop et tout le monde s’en est aperçu. Et pourtant, lors de la passation de service entre lui et Diène Farba Sarr, Abdou Karim Fofana avait dit : « L’Apr doit faire de vous son général parce que vous êtes imbattable dans le combat politique. Personne n’a plus de mérite que vous à l’Apr » ».
L’invitation tardive, le choix d’un représentant et le fin de non recevoir du protocole du palais…« Comment expliquer qu’un ancien ministre de l’urbanisme qui maîtrise ces dossiers puisse attendre jusqu’à la veille de la rencontre à 18 heures 30 pour recevoir une invitation au Conseil présidentiel sur les 100 000 logements?», se demande Ousmane Noël Dieng. « Il y a quelque chose de louche ! », a-t-il largué.

Comment le SG de Diène Farba Sarr a été éconduit du palais

Et d’expliquer : « Au moment où l’invitation arrivait à la Dgpu, Diène Farba Sarr était au niveau des chantiers à Diamniadio et Lac Rose, sous une forte pluie qui lui a causé un mal de tête. C’est ainsi qu’il a chargé son Secrétaire Général, monsieur Cissé, d’aller le représenter au Conseil présidentiel. Le SG s’est présenté le jeudi à 9 heures au palais de la République. On lui a fait savoir que la rencontre va démarrer finalement à 16 heures. Revenu au palais l’après-midi, on lui a signifié qu’il ne devait pas rentrer parce que son nom ne figurait pas sur la liste. Il leur dit : « Si vous regardez le nom de Alioune Badara Cissé vous ne le verrait pas. Je représente Diène Farba Sarr. Il faut voir DGPU ou le nom de Diène Farba Sarr sur la liste ». On lui rétorque : « Ni le nom de Diène Farba Sarr, ni Dgpu ne figurent sur la liste ». Cela s’est passé au palais de la République ».
En colère, Ousmane Noël Dieng flingue : « Dans une République, il est inexplicable et inacceptable qu’on puisse tenir des réunions de cette importance sans en informer le Délégué général au pôles urbains de Diamniadio et de Lac Rose, Diène Farba Sarr. Le Sénégal a besoin de résultats et de gens compétents et loyaux de la trempe de Diène Farba Sarr».
« J’alerte parce que le Président Macky Sall pourrait ne pas comprendre l’absence de Diène Farba Sarr. Personne ne sait si c’est le protocole du palais, personne ne sait le jeu qu’est en train de jouer Abdou Karim Fofana. Il n’a qu’à arrêter parce que Diène Farba Sarr n’est pas son égal. Il se trompe. Il doit se rapprocher de Diène Farba Sarr au lieu de le combattre pour travailler pour la victoire du Président Macky Sall», a-t-il laissé entendre.Avec 24Heures (le titre et les inter sont de PressAfrik)Aminata Diouf

Frank Timis bénéficie d’un titre foncier de 25.000 ha dans le nord du Sénégal

https://www.pressafrik.com La chaîne britannique accusait la compagnie pétrolière British Petroleum (BP) d’avoir accepté de verser une 10 milliards de dollars de royalties à l’homme d’affaires roumano-australien Frank Timis, lequel avait signé en 2012 un contrat pétrolier controversé avec le Sénégal, voilà que ce même homme d’affaires est accusé d’accaparement de terres au Sénégal.
« Nous avons entendu par la voie de la presse que FranK Timis bénéficie d’un titre foncier. Après vérification il s’avère vraie. Et c’est sur une superficie de 25. 000 ha située au nord du Sénégal, un projet de Senhuile Senior qui tout le monde connaissait devenu les fermes Téranga. On parlait de sa main mise sur le pétrole et aujourd’hui c’est sur le foncier. Ce qui est vraiment aberrant « , a révélé ce lundi Ardo Sow panéliste, lors de la séminaire du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (CRAFS).Fana CiSSE

Senelec : Akilee encore court-circuité

YERIMPOST.COM Par ces temps, il faudra beaucoup de courage à la société Akilee pour encaisser le coup de grâce que la Senelec s’apprête à lui porter. Après l’avoir dépossédé du contrat de compteurs intelligents, voilà que la société nationale d’électricité est en passe de lui retirer le système de supervision du réseau de distribution au profit du chinois Kaifa.
La Tribune, qui livre l’information dans sa parution de ce lundi 24 août, affirme qu’une réunion s’est tenue entre la Senelec et de hautes autorités du pays. Le système Smartsen, qui a été développé par Akilee pour gérer les pannes du réseau à distance, a été coupé. Ces coupures constatées ces derniers temps sont les conséquences de cet arrêt.

Podor : M’Bantou Exige La Restitution De Ses 600 Hectares Octroyés À Un Étranger

http://www.walf-groupe.com Pour éviter un Fanaye bis, les populations de M’Bantou, dans la commune de Gamadji Saré, exigent la restitution de leurs six cents hectares octroyés à un ressortissant étranger et à des hommes d’affaires nationaux.
Doté d’importantes ressources foncières de qualité, le village de M’Bantou, situé dans l’arrondissement de Gamadji Saré, dans le département de Podor, ne cesse d’attiser la convoitise des agro industriels étrangers et des hommes d’affaires nationaux,  en quête de terres pour développer leurs activités. Réunis en collectif pour la défense des intérêts des populations de la localité, des notables, associations de jeunes, des femmes et la diaspora exigent la restitution de leurs six cents hectares qui ont été octroyés à un ressortissant étranger
«C’est un ressortissant étranger qui a été attiré par la beauté culturelle de notre village. Ce dernier avait, en son temps, formulé une demande pour pouvoir bénéficier d’un terrain à usage d’habitation. Et c’est ainsi qu’on lui a accordé une portion de terre. Mais à la surprise générale, et à l’insu des populations, il s’est permis de faire lui-même son propre relevé topographique qui lui a, aujourd’hui, permis de bénéficier de ces  six cents hectares. Et il en a profité pour y ériger, avec la complicité de certaines personnes, le village de recasement des lépreux dans ce domaine», explique Yéro Hamet, porte-parole des populations. «Pire, c’est le service de protection et de réinsertion sociale qui prétend détenir ses six cents hectares», lance Yéro Hamet Bâ qui souligne que c’est seulement deux hectares qui ont été octroyés pour le village des lépreux et trois autres pour leur permettre d’aménager un champ.
Aujourd’hui les populations de M’Bantou se disent outrées et réclament la restitution de leurs terres dont dépendent, d’après eux, des milliers de personnes pour leur subsistance. Ces populations qui vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage invitent les autorités à valoriser ce patrimoine pour fixer les jeunes au lieu de le brader. Déterminées à reprendre leurs six cents hectares, elles préviennent contre un Fanaye bis où des morts avaient été dénombrés, suite à la spoliation de leurs terres. La même chose s’est passée dans la commune de Dodel, où des Marocains avaient fait main basse sur plus de vingt mille hectares. Les populations M’Bantou qui menacent de passer à la vitesse supérieure s’ils n’obtiennent pas gain de cause, plaident pour la défense de l’agriculture paysanne face à l’agrobusiness qui n’a fait qu’accélérer la vulnérabilité du village. Abou KANE

Foncier à Nguéniène : «Nous ne refusons pas les projets, mais on doit privilégier les concertations…Parlons aussi de nos parents qui ont clôturé des hectares sans…»(Boucar Diouf, Apr)

https://www.dakaractu.com La commune de Nguéniène n’échappe pas à la problématique du foncier qui frappe le département de Mbour. C’est ce qui a fait d’ailleurs sortir le responsable Apériste, Boucar Diouf, de son mutisme. « Nguéniène n’a jamais refusé de projet parce qu’il n’y a jamais eu de concertation. »
Dans cette même dynamique, le responsable apériste de pointer du doigt les nombreux fils de la localité qui ont clôturé des hectares de terres sans rien n’y faire. S’exprimant sur la situation politique de la commune de Nguéniène, Boucar Diouf invite les dirigeants de l’Apr à un arbitrage impartial pour déterminer le candidat potentiel pour les prochaines joutes locales…

LITIGE FOCIER A DOUGAR : Quand l’Etat exproprie même des morts

http://www.enqueteplus.com Avec la multiplication des litiges fonciers, il y a lieu de s’interroger sur la manière de travailler des services domaniaux. Les procédures d’expropriation sont-elles correctement faites ? N’y a-t-il pas urgence de revoir la manière de réaliser les enquêtes de commodo et incommodo ? En tout cas, les dysfonctionnements se multiplient. Après Ndingler, Tobène, Dougar est dans tous ses états et jure de défendre ses terres par tous les moyens.
Et maintenant, on déclassifie des cimetières où sont enterrées des générations et des générations. Ce, après des écoles et le terrain de football de Dougar. Daouda Faye, coordonnateur du Cerad (Cadre d’échange, de réflexion et d’action pour le développement de Dougar), est dépité. ‘’Comment un Etat peut-il déclassifier et titrer des cimetières pour des logements ? C’est incroyable, mais c’est ce qu’ils ont fait. En sus des cimetières, ils ont aussi pris le terrain qui fait l’objet d’une délibération depuis 1998 ; les deux centres de formations que vous avez vus en venant ici… Sans compter les maisons et les champs des populations qui ont aussi des délibérations. Dans quel pays nous sommes ? Il y a forcément de gros bonnets derrière, mais qu’ils sachent que nous n’allons pas reculer’’, fulmine-t-il lors de la marche des populations, hier.
D’ores et déjà, la RTS (Radiodiffusion télévision sénégalaise) est citée au cœur d’une partie des terrains litigieux. A en croire Mme Diop Ndour, c’est elle qui est derrière le déploiement de militaires pour les besoins de la surveillance et du terrassement d’une partie du terrain litigieux. Pour justifier son propos, elle brandit un procès-verbal de constat établi par huissier de justice et qui fait état de la présence d’engins de terrassement et de militaires. Elle précise  : ‘’Sur le titre 8457/R, je sais qu’il y a plusieurs promoteurs dont la RTS. C’est d’ailleurs ce dossier qui est le plus compliqué, parce que c’est eux qui ont demandé à l’Armée d’être là. Ce n’est pas la première fois. Ils se sont présentés ici à maintes reprises et ont été chassés par les populations. Par la suite, ils sont revenus avec la DESCOS, mais ça n’a pas marché.

Cette fois, ils nous ont amenés des militaires’’.

Pour les besoins d’un projet de logements sociaux, l’Etat avait prévu de déclassifier et immatriculer à son nom une superficie de 80 hectares sur le domaine national. Jusque-là, il n’y avait aucun problème avec les populations, qui pensaient que leur village ne serait pas concerné. Pour la mise en œuvre de ce programme, il a été question, dans un premier temps, d’affecter au promoteur Peacock Investments une superficie de 30 hectares, sous le TF 5596, pour la réalisation de la cité des fonctionnaires. Pendant cette première phase, seuls quelques champs et espaces utilitaires étaient menacés ; pas d’habitations des villageois. Suite à une médiation, il a été prévu d’indemniser les impactés et de laisser le promoteur poursuivre ses travaux.
Malgré cette concession des populations, les victimes n’ont jamais été indemnisées. Alors que ce contentieux perdurait, la parcelle B du TF 5596 a été attribuée à la même entreprise, Peacock, dans le cadre toujours des 80 ha. ‘’Cela fait en tout 72 ha, dont une bonne partie appartient au village de Dougar. S’y ajoute les 86 hectares du TF 50-8457, dont une bonne partie fait également l’objet de vives controverses’’.

DAOUDA DIALLO, 57 ANS, VICTIME : ‘’Un ami m’a prêté une chambre où je vis avec mes deux épouses et mes 8 enfants’’

Né en 1963, Daouda Diallo exploitait son champ depuis 1983. Avec sa grande famille, constituée de deux épouses et huit enfants, ils logeaient dans le même périmètre. Un beau jour, un promoteur privé est venu les expulser comme des malpropres. ‘’C’était l’année dernière. J’avais ma maison, ma boulangerie artisanale et mes bagages. Ils sont venus avec la Descos et m’ont sommé de quitter les lieux. Quand je venais ici, il n’y avait personne. Ils ont pris mes bagages et les ont emmenés jusqu’à la route de Mbour. J’ai passé là-bas toute la journée. Moi et ma famille. Comme je n’avais nulle part où aller, je suis retourné sur les lieux, même s’ils avaient déjà tout démoli’’.
Le sieur Diallo ne savait plus où donner de la tête. Lui, ses épouses et ses enfants se retrouvaient ainsi dans la rue. Sans sous, sans travail, mais surtout sans toit. ‘’lls m’avaient donné 10.000 francs. J’exploitais ces terres depuis 1983. En 2000, j’ai eu une délibération. J’ai voulu régulariser, mais on m’a dit que c’est le domaine national. Il faut mettre en valeur et personne ne pourra les récupérer. Je pense que l’Etat doit protéger les plus pauvres. C’est une grande injustice. C’est inhumain. C’est comme enterrer une personne vivante’’.
En fait, le vieux Diallo a été sauvé in extrémis. Désemparé, ne savant pas où aller avec ses deux femmes et sa progéniture, il recevra finalement un vieil ami qui lui offre toute son hospitalité. ‘’Il m’a dit  : ‘Pa Diallo, viens chez moi à Yoff. Je vais mettre à ta disposition une chambre. Malheureusement, tous vos bagages ne pourront pas y être installés’. Pour moi, l’essentiel était surtout d’avoir un toit où passer la nuit à l’époque. C’est dans cette chambre que j’habitais avec mes 8 enfants et mes deux femmes. Par la suite, l’une est rentrée chez elle à Kaolack. Je reste avec l’autre et mes 8 enfants, de grands enfants dont l’un est à l’université’’.
Malgré cette démolition, le terrain est resté inhabité. Ce n’est que dernièrement que Pa Diallo a été avisé que ses terres sont en train d’être clôturées. Comme toute réponse à ses interrogations, il a obtenu une convocation à la Gendarmerie. ‘’On m’avait dit que c’est un certain M. Thiam qui les (les ouvriers) a engagés. J’ai demandé le numéro de téléphone et je l’ai appelé pour demander des explications. Il a dit qu’il ne peut pas répondre. C’est plutôt nous qui devrons répondre à une plainte à la Gendarmerie. Ce n’est ni plus ni moins que la loi du plus fort. Mais Dieu est plus fort’’.Mor Amar

Tobène-Guy Marius Sagna fait de graves révélations : «Des tombes vidées, les restes jetés dans une fosse commune pour du phosphate»

https://www.dakaractu.com À l’occasion de la conférence de presse des travailleurs de la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam (S.E.R.P.M.S.A), l’activiste Guy Marius Sagna est revenu sur le problème des habitants de Tobène et des ICS. Selon lui, la recherche de phosphates est à l’origine de ce tiraillement entre les villageois de Tobène et les ICS. C’est la raison pour laquelle,  dit-il, ces derniers ont vidé des tombes avant de jeter les restes dans une fosse commune pour du phosphate.
« Il faut que Macky Sall nous dise les tenants et les aboutissants de la question du phosphate. Il faut également qu’il nous dise comment est géré le phosphate pour que des pères de famille restent plus de (dix) 10 mois sans salaire alors qu’un (1) bateau de phosphate peut payer pendant trois (3) ans soixante quinze (75) salariés », a laissé entendre Guy Marius Sagna.

Accusations sur le bureau de la Cciad : Les précisions d’Aminata Assome Diatta! 

iGFM – (Dakar) Le collectif «And Defarrat Chambre de commerce» avait fait face à la presse, la semaine dernière, pour porter des accusations de détournement et d’illégitimité sur le bureau actuel de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad). Le ministre du Commerce a tenu à faire quelques précisions ce lundi.
«Il n’y a pas de polémique au niveau du bureau de la Cciad. Vous ne pouvez jamais apporter une preuve montrant que c’est la bureau de la chambre ou que ce sont les membres de la chambre qui sont en train de faire la polémique.
Le problème, c’est celui qui existe entre la chambre de commerce de Dakar et l’Union nationale de la chambre de commerce de Dakar. Et donc je pense qu’il y a des problèmes de compréhension de part et d’autre des prérogatives de chacune de ces différentes organisations.
Le président a été élu vers la fin de l’année 2019 par l’assemblée. Donc il ne souffre pas d’un problème de légitimité. Ceux qui parlent disent ce qu’ils veulent.
Souvent on nous parle de décision prise en 2010. lui il a été élu en 2019. Il faut qu’on arrête de distraire les populations, qu’on laisse le président de la Chambre de commerce travailler. Dakar en a besoin, les structures en ont besoin et le secteur prisé qui se reconnait dans cette chambre en a besoin.»

Macky Sall en France

Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall prendra part, en qualité d’invité d’honneur, à la Rencontre des Entrepreneurs de France qui sera organisée à Paris par le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) les 26 et 27 août 2020.
Sous le thème de la Renaissance des entreprises de France, l’événement portera cette année sur les enjeux économiques, sociaux, et sociétaux de l’après-COVID, en relation avec la souveraineté économique, l’urgence de la transition écologique et de la préservation de la biodiversité, des nouveaux modes de consommation et l’évolution du travail.
Le MEDEF a exprimé le souhait d’entendre le point de vue d’un dirigeant africain sur ces enjeux.
Au cours de son séjour, le Président Sall aura aussi un entretien avec son homologue français, SEM Emmanuel Macron. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 28 août 2020.

Visite annoncée les 26 et 27 prochains : Macky va participer à la ‘’renaissance des entreprises de France’’Par Assane Samb

https://www.rewmi.com A priori, l’acte n’a rien d’exceptionnel. Certainement invité par le patronat français, Macky se fera le devoir se rendre à Paris pour participer à l’Université d’Eté du Medef qui a été rebaptisée la Renaissance des Entreprises de France.
Le concept ‘’renaissance’’ renvoie, à notre sens, à une profonde mutation pour un développement nouveau. Schématiquement, sans prétendre à la scientificité d’un Jacques Attali, on peut penser que cette université est justement organisée par le Medef dans le  but de jeter les bases d’un nouveau redéploiement d’entreprises qui a besoin de faire peau neuve en vue de faire face aux nouveaux défis du monde moderne dans un contexte de pandémie.

Oui, mais, pourquoi Macky, le Président du Sénégal ?

Cette question que beaucoup d’internautes se posent n’est pas sans fondement.
A priori, on peut penser que les entreprises françaises étant nombreuses au Sénégal et en Afrique en général, il était bon de s’enrichir des réflexions d’un intellectuel africain afin de revoir les bases de collaboration et de déploiement en Afrique. Et ce serait logique.
Mais, Macky n’est pas seulement intellectuel africain, il est aussi décideur. Donc, l’inviter, c’est, de la part du patronat français, donner un signal fort  : les entreprises françaises sont en Afrique et entendent y rester. Et pour ce faire, face à la concurrence de pays comme la Chine, la Turquie, la Russie, l’Iran et autres, il serait bon, de s’enquérir de l’expérience d’un chef d’Etat ‘’ami de la France’’ donc des entreprises françaises.
Il nous semble en effet qu’il serait plus indiqué que Macron soit invité à ces assises. Sur la forme, tout en restant ouvert à toute forme de partenariat y compris économique, public ou privé ou les deux à la fois, nous estimons que nos Chefs d’Etat n’ont pas à être des consultants d’entreprises étrangères.
Si les entreprises françaises veulent continuer à prospérer en Afrique, elles doivent s’inscrire dans une démarche de collaboration gagnant-gagnant, d’éviter de déstabiliser les Etats, de financier des candidats à des élections et de spolier nos richesses.
Car, à y regarder de près, les contrats léonins sont légion entre des contrats entre des entreprises françaises et nos Etats. Au Sénégal par exemple, l’autoroute à péage en est une illustration. Et les français sont majoritaires dans des domaines stratégiques comme les télécommunications.

Alors, il faudra que Macky évite de donner l’impression de donner des gages de maintenir le statu quo.

A Ouagadougou, Macron nous avait promis la fin de la françafrique. Quelques années après, il commet l’erreur de ‘’convoquer’’ des Chefs d’Etat pour explication…
Les vieux réflexes sont là, tenaces. Et ceux qui les perpétuent ne sont pas seulement les autorités françaises, mais également les sociétés de ce pays dont les investissements en Afrique sont énormes.
Et comme dans une université, on se dit la vérité, parce que celle-ci n’a pas de collaboration idéologique ou partisane, Macky devra profiter de l’occasion pour s’ériger en avocat de l’Afrique.
Il doit surtout attirer l’attention des entrepreneurs français, du présent et du futur que les profondes mutations en cours en Afrique appellent de leur part, une adaptation de leurs modes d’intervention.
En clair, la renaissance des entreprises françaises peut se faire avec et en Afrique si l’esprit néocolonial et la condescendance sont mis à l’écart.
Nous recherchons de vrais partenaires quelques soient leurs nationalités, pourvu que chacun y trouve son compte. Pour ce faire, les politiques français doivent cesser de pousser les entreprises françaises à faire en Afrique ce qu’elles n’osent pas dans leurs pays.Mais, peut-être que Macky va leur dire tout cela…

LE SYTJUST INVITÉ À LEVER SON MOT D’ORDRE DE GRÈVE

https://www.seneweb.com Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall, a invité le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) à suspendre la grève qu’elle conduit depuis plusieurs mois, en attendant la première réunion, jeudi, d’un comité chargé de diligenter la mise en œuvre de sa plateforme de revendications.
Selon un communiqué, le ministre de la Justice a reçu en audience, le bureau exécutif national du SYTJUST, conduit par son secrétaire général, Maître Ayé Boun Malick Diop, lundi 24 août, « de 17 heures à 23 heures 55 minutes », dans les locaux de son département.
A l’issue de cette rencontre, le garde des Sceaux s’est engagé « à tout mettre en œuvre pour accomplir toutes diligences à l’effet de faire payer au cours du mois de septembre 2020, un montant utile dans le cadre des primes dont la mise en œuvre pérenne sera assurée par un texte étudié et proposé par le comité qui tiendra sa première réunion le jeudi 27 août 2020 à 17 heures ».
Selon le communiqué, ledit comité poursuivra l’étude et la préparation des projets de textes concernant les statuts des travailleurs de la Justice et l’assiette du fonds commun des greffes.
« Pour faciliter la mise en œuvre de ces engagements, le Garde des Sceaux demande au SYTJUST la suspension du mot d’ordre de grève avant la tenue de la réunion du comité prévue le 27 août 2020 », lit-on dans ce communiqué.
Le SYTJUST s’est engagé « à soumettre ladite demande à sa base », rapporte le communiqué.
Il signale que cette réunion entre le ministre de la Justice et le SYTJUST s’est tenue en présence du Bâtonnier de l’Ordre des avocats, de Maître Doudou Ndoye en qualité de facilitateur, des représentants du Haut conseil du dialogue social, du représentant de l’Association des juristes africains et du secrétaire général de l’UNSAS, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal.
Le Syndicat des travailleurs de la justice a entamé une grève le 2 juin dernier, pour demander l’application d’accords déjà signés avec le gouvernement.
Le SYTJUST réclame notamment la publication de décrets prévoyant de nouveaux coûts dans les frais de justice, pour alimenter le fonds commun des greffes.
Les décrets prévoient également la création de nouveaux corps chez les travailleurs de la justice.

Collectif des tailleurs et industriels du Sénégal livre 8 millions de masques sur les 10 millions promis par le Chef de l’Etat.

SenecafeActu.com-Beaucoup de sénégalais se demandaient où étaient passés les 10 millions de masques promis par le Chef de l’Etat au mois de mars dernier ? Hier, le responsable des tailleurs, El Hadj Matar Mbaye,  a donné des nouvelles du projet.
En conférence de presse à Diamniadio, le Collectif a annoncé que 8 millions de masques ont été produits exclusivement par les tailleurs et industriels sénégalais. M. Mbaye demande au gouvernement de procéder à l’enlèvement des masques déjà produits et stockés dans leurs magasins.
Le porte-parole du jour, en a profité pour mettre en garde l’Etat sur la qualité et la provenance douteuses des masques importés et demande aux autorités de faire confiance à l’expertise locale qui a produit les 10 millions de masques avec des normes les plus rigoureuses au monde.

Sénégal : Le nombre de cas déclarés de coronavirus dépasse désormais les 13.000.

La Covid-19 a désormais contaminé 13.013 personnes à l’échelle nationale et causé 3 décès supplémentaires ce lundi, portant à 272 le nombre total de personnes ayant succombé de la maladie, depuis le début de la pandémie, selon des chiffres du ministère de la Santé.
La barre des 13.000 cas de Covid-19 à travers le pays est franchie. Plus de cinq mois après le signalement des premiers cas de nouveau coronavirus au Sénégal, le nombre de personnes porteuses du virus est désormais de 13.013, a annoncé Mamadou Ndiaye, directeur de la prevention au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Plus de la moitié en ont déjà guéries, tandis que 272 en sont décédées.
Ces dernières 24 heures, 64 infections ont été recensées à l’échelle nationale, 140 patients ayant été guéris alors que 45 cas graves sont en réanimation. À la date d’aujourd’hui, 8 595 malades sont guéris, 272 décès et 4 145 encore sous traitement.
Mais les autorités sanitaires ne testant que les patients présentant des symptômes, les experts estiment que ces chiffres sont sous-estimés. Ainsi, d’aucuns estiment que plus du nombre de cas déclarés pourraient déjà avoir contracté le virus.

Mesure et suivi de la sévérité de la Covid-19 : diminution de la sévérité au Sénégal

https://www.dakaractu.com L’indice de sévérité de la Covid 19, en une semaine, est légèrement en hausse dans le monde et en Afrique. Elle est stable en Asie, en Europe et en Amérique. Elle est en baisse en Océanie.
Au 23 août 2020, Grenade arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 166 pays du monde), suivi de Saint-Christophe-et-Niévès (1) et de Soudan du Sud (1). Les scores les plus faibles sont détenus par Bahamas (0,43), Libye(0,41) et Belize (0,34). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,82 le 23 août contre 0,83 le 16 août 2020, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial. Par rapport au 16 août 2020, les plus fortes progressions de scores dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Bosnie, Zimbabwe et Australie. Namibie, Nicaragua et Grèce enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine.
L’analyse par continent montre que, pour l’Afrique, les scores sont compris entre 1 (Soudan du sud) et 0,41 (Libye), avec une moyenne de 0,85 le 23 août contre 0,86 le 16 août. Zimbabwe, Guinée équatoriale, Djibouti enregistrent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité). Rwanda, Congo et Namibie signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice en une semaine (plus fortes hausses de la sévérité), en Afrique. Au Sénégal, on observe une diminution de la sévérité car son score est passé de 0,79 le 16 août à 0,83 le 23 août  (soit une sévérité faible). Il se situe au 93e rang mondial (soit un gain de 16 places dans le classement mondial en une semaine) et au 36e rang africain (sur un total de 51 pays).
L’Europe affiche en moyenne un score de 0,78 le 23 août contre 0,78 le 16 août 2020. Le meilleur score dans ce continent est de 0,99 (Biélorussie) et le pays le moins performant affiche un score de 0,47 (Belgique). Bosnie, Islande et Danemark affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur le continent européen. Grèce, Slovénie et Monaco enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Europe.
En Amérique, les scores varient entre un minimum de 0,34 (pour Belize, pays le plus gravement atteint dans ce continent) et 1 (Grenade), avec une moyenne de 0,78 le 23 août  contre 0,78 le 16 août. Cuba, Colombie et Bolivie affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur ce continent. Nicaragua, Belize, Paraguay signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine sur ce continent.
L’Asie enregistre en moyenne un score de 0,86 le 23 août contre 0,86 le 16 août. Le meilleur score (et donc la plus faible sévérité) est obtenu par Mongolie(1), suivi de Sri Lanka(0,99) et Brunei(0,99). Vietnam, Maldives et Chine affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, en Asie. Jordanie, Emirats Arabes Unis et Myanmar signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Asie.
En Océanie, les scores varient entre un minimum de 0,70 (Polynésie française) et 0,99 (Nouvelle-Calédonie), avec une moyenne de 0,88 le 23 août contre 0,84 le 16 août. Australie, Polynésie française et Fidji affichent une hausse de leur score tandis qu

El Hadji As Sy, Président du Global Preparedness/Fondation Kofi Annan : «Nous avons averti de l’imminence d’une pandémie dès septembre 2019»

https://www.seneweb.com Le Global preparedness avait alerté dès septembre 2019 de la survenue d’une crise sanitaire qui aura des conséquences économiques. C’est ce qu’avance son président, El Hadj As Sy.
Le Global preparedness monitoring board (Gpm) avait vu venir la pandémie de la Covid-19. C’est, du moins, l’idée avancée par son président, El Hadj As Sy, qui a même évoqué un rapport alarmant intitulé « Un monde en danger ». Dans ce document, il avait tiré la sonnette d’alarme sur les risques de survenue d’une pandémie qui allait mettre à rude épreuve la capacité de résilience de l’humanité.
Le Gpm insistait sur la nécessité d’anticiper sur les mesures et le suivi de l’état de préparation des pays. « Dans son premier rapport rendu public, en septembre 2019, le Global preparedness monitoring board avertissait le monde de la survenue prochaine d’une pandémie à laquelle les humains n’étaient pas préparés », a révélé M. Sy. Ce dernier et ses collègues avaient également indiqué que la crise sanitaire allait avoir des conséquences dramatiques au plan économique. Malgré tout, ces prédictions n’ont pas été prises au sérieux. « Nous y sommes tous dangereusement sous-préparés », a-t-il martelé.
Les rédacteurs du document avaient également recommandé de changer de comportements afin de minimiser les conséquences de cette crise sanitaire. Ils avaient demandé aux Etats de mettre plus l’accent sur la prévention que sur le curatif. A ce sujet, M. Sy a déclaré que la prévention est la meilleure arme pour les pays comme le Sénégal.
El Hadji As Sy co-préside le Gpmb, avec Mme Gro Harlem Brundtland, ancienne directrice générale de l’Oms, plus jeune Premier ministre de Norvège et la première femme à occuper ce poste, également présidente de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement ayant produit le rapport de la commission Brundtland « Notre avenir à tous », ayant abouti à la théorisation et à l’adoption de la notion de « développement durable ». Gro Harlem a eu aussi à gérer les pandémies mondiales telles que le Sida et le Sras.
L’autre membre du groupe, c’est le docteur Anthony Stephen Fauci, l’immunologue américain, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses. C’est lui qui a invité le Président Donald Trump à ne pas banaliser la pneumonie à coronavirus.

Perpétuer l’héritage de Kofi Annan

Le Sénégalais El Edj As Sy est également le président de la Fondation Kofi Annan, basée à Genève. A ce titre, il œuvre à perpétuer l’héritage de l’ancien secrétaire général des Nations-Unies. De façon concrète, la Fondation promeut la tolérance, le leadership auprès des jeunes et des valeurs morales d’intégrité et de probité.
« La paix, la stabilité et la non-violence sont le fondement de la cohésion sociale, », poursuit le diplomate, qui était également ancien secrétaire général de la Fédération des sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (Ifcr), ancien du Pnud, de l’Unicef, de Global fund. « Nous avons besoin d’un leadership neutre et impartial pour rapprocher les différents acteurs. Ce faisant, nous faisons revenir cette cohésion sociale nécessaire à tout développement et à tout mieux-être », a-t-il expliqué.
Des personnalités reconnues siègent à la Fondation. Parmi elles figurent Louise Arbour ancienne, Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, M. Michael Moller, ancien Dg du siège de l’Onu à Genève, Madame Susanna Marcos, ancienne ministre d’Argentine et ex-Directrice de Cabinet de Ban Ki Moon, M. Ghassan Saleme (ancien envoyé spécial de l’Onu en Libye), Bernard Mensah du Ghana… Il y a aussi d’anciens Chefs d’Etat comme M. Jonathan Goodluck du Nigéria ou Mme Graca Marcel, qui ont été envoyés en mission en Guinée pour échanger avec le Président Condé, lors de la crise politique. El Hadji Gorgui Wade NDOYE.

Saint-Louis : La prière des deux rakkas annulée pour cette année

Le Magal des deux rakkas de Saint-Louis qui se déroulait chaque année en mis Septembre à la ville tricentenaire n’aura pas lieu. La décision est du Kurel des deux rakkas, instance chargée de l’organisation de cette cérémonie de la prière des deux rakkas par Cheikh Ahmadou Bamba dans le palais du gouverneur de Saint-Louis.
« Sur le ndigeul du khalife Général des Mourides, pour éviter la propagation de la pandémie de la covid-19 et pour respecter les mesures barrières édictées par le ministère de la santé en évitant tout rassemblement, les activités du Magal des deux rakkas 2020, avec l’agrément de l’imam du kurel des deux rakkas Serigne Mame Mor Mbacké, se limitent à la lecture de kamiles (exemplaires) de Coran dans les Daaras de Saint-Louis », renseigne le communiqué de Serigne Ameth Fall, le président du Kourel des deux rakkas de Saint-Louis.
Serigne Ameth Fall invite les dahiras mourides à la lecture du Saint Coran le jour du 05 Septembre pour commémorer cet événement…

Tamkharit 2020 : Macky Sall offre 1600 Bœufs

https://www.seneweb.com Le Président Macky Sall a offert 1600 Bœufs aux lieux de culte musulmans des quatre départements de la région de Dakar, pour la célébration de la fête d’Achoura communément appelé « Tamkharite ».
Pour mener à bien cette opération, le locataire du palais a déjà concocté une équipe pour la répartition des taureaux.

Un premier recensement a livré les chiffres ci après : Pikine 293 têtes, Rufisque 177 têtes, Guédiawaye 77 têtes et Dakar 61 têtes.

À noter que les les 12 « penc » lebou sont aussi prévus dans le partage.La distribution débutera au plus tard ce mardi. Un geste de solidarité du chef de l’Etat qui vise à soulager les populations dans ce contexte de Covid-19. Pour rappel, il avait déjà distribué plus de 3000 moutons aux populations lors de la Tabaski.« 
COMMUNIQUE DE PRESSE
Examinant la situation nationale et internationale, le Secrétariat Exécutif Permanent de Bennoo Bokk Yaakaar a fait les appréciations qui suivent.

Concernant la situation au Mali

Le SEP/BBY félicite le Président Macky SALL pour ses positions sur la situation survenue au Mali qui traduisent sa compréhension des liens séculaires et de sang qui lient le Mali et le Sénégal, en agissant avec promptitude et en demandant que des mesures d’embargo prises par la CEDEAO soient exclus les denrées de première nécessité, les produits pharmaceutiques et pétroliers.
Pour avoir exigé avec diplomatie de ses pairs, chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO, de tenir compte des impératifs humanitaires et de ne pas asphyxier le peuple frère d’un pays ami tout en condamnant fermement le coup de force perpétré par les militaires, le Président Macky SALL privilégie l’option de construire avec nos voisins, une diplomatie fondée sur la solidarité et le soutien mutuel entre les peuples.
Par ailleurs, en préconisant la voie du dialogue au Mali pour un retour à l’ordre constitutionnel, le Président de la République réaffirme son attachement à une solution pacifique qui préserve la vie des populations du pays frère du Mali et son retour à la légalité constitutionnelle dans la paix, la sécurité et la stabilité.
Une telle posture traduit un panafricanisme de progrès et de justice sociale que tous les progressistes et démocrates dans notre pays et en Afrique doivent soutenir et promouvoir.

S’agissant de la situation nationale

Le SEP/BBY se félicite de la reprise du dialogue national dans son volet politique permettant aux différents acteurs d’échanger sur les questions essentielles de l’heure afin d’aboutir à des consensus qui pourront renforcer notre démocratie.
Sur un autre registre, le SEP/BBY soutient et encourage le Comité d’initiative pour l’annulation de la dette publique africaine pour les différentes activités déroulées dans la dernière période.
Dans la même veine, le SEP/BBY salue les performances accomplies par le corps enseignant et les élèves ainsi que tous les acteurs de l’Education engagés dans la repise des cours pour les classes d’examen.
Pour la reprise des activités économiques, dans le cadre de la pandémie de la Covid-19, le Président de la République a initié différentes rencontres pour booster le plan de relance dans ses différents domaines.
C’est pourquoi, le SEP/BBY lui exprime toutes ses félicitations et tous ses encouragements pour les initiatives prises en vue de la relance des différentes politiques publiques réadaptées et requalifiées aux circonstances.
Parallèlement, se poursuit le combat contre la pandémie du Coronavirus avec l’équipement continu des structures sanitaires et celui de dernière génération pour le service national d’hygiène afin d’intensifier la lutte anti-vectorielle et la désinfection.
Afin de contribuer à vaincre le virus, le SEP/BBY appelle encore une fois les populations à renforcer leur soutien aux politiques du Président Macky Sall tout en observant scrupuleusement les prescriptions des autorités médicales.Dakar, le 24 août 2020,Le SEP/BBY

83 millions dus à une entreprise : La Police nationale épinglée pour non-paiement

Les années passent et l’Entreprise ‘’Woute’’ a toujours la mémoire balafrée par la Direction générale de la Police. En effet, Selon SourceA dans sa livraison de ce lundi, après avoir injecté plus de 83 millions F Cfa dont 45 millions 667 mille 540 F Cfa dans la réhabilitation et la construction du Poste de Police de Karang et 37 millions 369 mille 479 F Cfa dans l’extension et la réfection du Poste de Police de Keur Ayib, Madické Ndiaye peine, aujourd’hui plus qu’hier, à être payé. Ce, en dépit des mille et une démarches entreprises aussi bien sous le défunt régime libéral que sous l’actuel Magistère de Macky Sall. Après avoir honoré sa part du contrat, le sieur Madické Ndiaye court toujours derrière son argent. La Direction générale de la Police peine à s’acquitter de sa dette. Le directeur de l’entreprise explique que plusieurs démarches ont été entreprises sous Wade jusqu’à Macky Sall, mais rien n’a abouti.

Une révélation du directeur de la cinématographie sur les séries sénégalaises : « Selon M. Hugues Diaz, «la plupart des séries incriminées n’ont pas d’autorisation de tournage»

SenecafeActu.com–Le débat sur les séries sénégalaises n’est pas prêt de s’estomper. Après la sortie du président du Cnra, Jamra relance les hostilités sur le plan légal. L’Ong a fait siennes les révélations du patron du cinéma au Sénégal. Hugues Diaz a, en effet, confié à l’Obs que « la plupart des séries incriminées n’ont pas d’autorisation de tournage».
 Et de préciser « qu’au terme de la loi numéro 2002-18 du 15 avril 2002, portant organisation des activités de production, d’exploitation, de promotion cinématographique et audiovisuelle, toute exploitation publique des produits qui en sont issus est subordonnée à l’obtention d’un visa d’exploitation ».
Délivré par le ministère en charge de la cinématographie, après avis de la commission de contrôle des films, ce visa permet d’attester que le produit ne porte pas atteinte à la sécurité publique et aux bonnes moeurs.
Et le directeur de la cinématographie d’alerter que «le défaut de demande de tournage est une infraction passible d’un retrait du produit, voire d’une amende».

BABACAR DIAGNE SUR LES CÂBLODISTRIBUTEURS : ‘’UN VRAI CHAOS QUI DOIT ÊTRE RÉGLEMENTÉ’’

Dakar, 24 août (APS) – Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) est en train de réfléchir à l’activité des câblodistributeurs, ‘’un vrai chaos’’ qu’il faut ‘’réglementer’’, estime son président, Babacar Diagne.
A la question de savoir si le CNRA peut mettre de l’ordre dans les réseaux de branchements clandestins dont les acteurs sont spécialisés dans la distribution de chaînes de télévision cryptées, son président a répondu  : ‘’Absolument !’’
‘’Nous sommes d’ailleurs en train de préparer les conventions et les cahiers des charges’’ pour examiner la situation de ce secteur regroupant les câblodistributeurs, a-t-il dit dans un entretien publié lundi par le quotidien privé Vox Populi.
‘’C’est un immense problème, a souligné Babacar Diagne. Ce sont des dizaines et des dizaines de milliers [de personnes].’’
‘’Ce n’est pas esthétique, et ils (câblodistributeurs) diffusent des productions qui ne leur appartiennent pas. Ils le font sans conventions, sans cahiers des charges…’’
‘’Je les ai reçus. J’ai beaucoup discuté avec eux. Nous sommes en train de voir si on va les regrouper ou trouver d’autres solutions. C’est un vrai chaos que nous devons étudier et réglementer’’, a indiqué le président du CNRA.BK/ESF

BABACAR DIAGNE : ‘’IL NE FAUT PAS CONFONDRE RÉGULATION ET CENSURE’’

Dakar, 24 août (APS) – Le président du Conseil de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Babacar Diagne, déplore la mauvaise compréhension des missions du régulateur des médias et les ‘’amalgames’’ qui amènent certains observateurs à confondre régulation et censure.
‘’Des fois, j’ai été quelque peu déçu de voir des sommités intellectuelles faire des amalgames. J’ai vu, dans un journal de la place, un professeur d’une grande université du Sénégal dire que le régulateur devrait bien visionner’’ les séries diffusées par les télévisions pour voir leur contenu, avant qu’ils ne soient diffusés, a-t-il déclaré.
Dans une interview publiée lundi par le quotidien privé Vox Populi, Diagne dit avoir de même ‘’entendu un prêcheur’’ célèbre ‘’dire qu’il pointe du doigt le CNRA qui, selon lui, doit tout visionner’’.
Babacar Diagne estime que cette compréhension des missions de l’organe de régulation de l’audiovisuel relève d’une ‘’grosse méprise’’, d’autant plus que cela ne fait pas partie des tâches à exécuter par le CNRA.
‘’Ce n’est pas un hasard si on nous appelle le gendarme de l’audiovisuel. Le gendarme est dans la circulation. Quand vous doublez à droite, il vous demande de vous garer. Mais le gendarme ne fait pas la visite technique. C’est exactement la même chose chez nous’’, explique-t-il.

‘’La censure, ce n’est pas la régulation. La censure se passe dans les départements, au ministère de la Culture’’, par le biais d’un comité d’experts chargés de délivrer un visa pour la diffusion des films et séries, après les avoir visionnés, a précisé Diagne.

Le travail du CNRA ‘’commence quand c’est diffusé. On ne fait pas de régulation a priori. La régulation se fait a posteriori’’, a-t-il soutenu, ajoutant  : ‘’Le régulateur gère ce qui est diffusé. Il n’intervient pas avant. Nous n’avons pas inventé la régulation. Cela se passe comme ça.’’
Le CNRA a été amené à prendre récemment des mesures encadrant la diffusion de la série sénégalaise ‘’Infidèles’’, à la suite de plusieurs plaintes relatives à ‘’des propos, comportements et images jugés choquants, indécents, obscènes ou injurieux’’, relayés par cette production audiovisuelle.
Les auteurs des plaintes adressées au CNRA pointaient du doigt ‘’des séquences ou propos qui portent gravement atteinte à la dignité, à l’image, à l’honneur et à la réputation de la personne humaine, notamment de la femme, ou encore des séquences ou propos susceptibles de nuire à la préservation des valeurs, sensibilités et identités culturelles et religieuses’’.
Le régulateur a ordonné, il y a quelques mois, que des ‘’correctifs’’ soient apportés à certaines séquences d’un autre téléfilm très suivi, ‘’Maîtresse d’un homme marié’’, une série qui était également objet de plaintes.

Le président du CNRA, interrogé sur les programmes très critiqués des médias audiovisuels, a répondu  : ‘’Malheureusement, il y a beaucoup d’efforts à faire.’’

‘’Le problème, ce sont les sources d’inspiration. Je pense qu’on ne peut pas seulement prendre les faits divers comme source d’inspiration. Aujourd’hui, pour vendre, les gens aiment titiller nos bas instincts. Franchement, les ‘teuss’, les ‘xalaas’, ça existe, mais ça ne doit pas être aussi [dominant]’’ dans les programmes des radios, a-t-il dit, concernant ces émissions consacrées largement aux faits divers.
‘’Il y a tellement de sujets qui peuvent être abordés, mais il y a la prégnance du sexe, de la violence. C’est tout le temps des enfants tués, des bébés assassinés. Je pense qu’il y a beaucoup à faire sur ce plan-là’’, a poursuivi Diagne.
Il recommande aussi aux professionnels des médias de se cultiver davantage. ‘’Un journaliste audiovisuel a une notoriété facile. Au bout de trois ans d’exposition, vous êtes très célèbre. Mais il y a un danger  : vous êtes exposé, mais vous êtes vide.’’
‘’Beaucoup de nos stars ne sont pas cultivés. C’est dangereux. Il faut revenir à de meilleures sources d’inspiration. Nous avons des jeunes talentueux dans les télévisions et les radios’’, a-t-il souligné, souhaitant que les professionnels de l’audiovisuel soient mieux formés.
Babacar Diagne estime que les médias ont par exemple ‘’un immense rôle à jouer dans l’éducation, pour ressortir le patrimoine culturel historique et le partager’’.

IDIOVISUEL, la chronique media de nettali.com–FAUSSES NOTES AU SOMMET !

NETTALI.COM – Comment faut-il décrypter la destitution d’Ibrahima Boubacar Keïta ? Sinon qu’elle est riche en enseignements pour ces chefs d’Etat africains si amnésiques qu’ils ne savent jamais bien décoder les signaux, à eux transmis par leurs peuples. Un véritable avertissement en tout cas pour ces nombreux présidents qui se comportent comme de vrais faux démocrates voire comme des rois dans leurs pays.
Les images du fils de IBK, Karim – attention il ne s’agit pas de Wade-fils, mais bien de Karim Keïta – sont à la fois terribles et choquantes. Elles ont fait le tour des réseaux sociaux. Du monde. Et il y en a eu beaucoup pour s’indigner d’un comportement aussi condescendant que méprisant du fiston. Jeter de l’argent par terre afin que les bénéficiaires, tels des êtres à quatre pattes le ramassent ! C’est le spectacle avilissant qu’a livré le fils d’IBK au monde entier. Paroxysme de l’orgueil ou de la vanité ? Les images ont été largement partagées sur les réseaux. Et telles une traînée de poudre, elles ont vite pollué la gouvernance du Président malien. Que penser de ces orgies qu’organisait le même enfant gâté à bord d’un yacht. Tenez-vous bien en compagnie de call girls bien exotiques, vu côté africain ? Un fait qui a pris beaucoup de place dans le décryptage des analystes sur la question malienne.
A la question de savoir si c’est Karim Keita qui dirigeait le pays, Moussa Mara, l’ancien Premier ministre du Mali, invité du « Jury du Dimanche » de ce dimanche 23 Août de I-Radio, de se montrer prudent, mais ne dédouane pas pour autant l’entourage familial et politique : «Je n’ai aucune preuve pour dire que c’est Karim Keita qui dirigeait le Mali », dira-t-il. le mandat d’IBK, a-t-il indiqué, a démarré sous les meilleurs auspices possibles. Malheureusement, constate-t-il pour le regretter, au fil du temps, les choses se sont effilochées. « Ce gâchis s’explique par l’incapacité du Président IBK à décider ou souvent à promettre quelque chose et à faire le contraire. C’est quelqu’un qui, sans doute, était l’otage de l’entourage familial, politique. Mais, il n’était manifestement pas autonome dans ses prises de décision. Cela a amené le pays dans les circonstances qu’on vit actuellement », a fait savoir Moussa Mara.
Dans cette chute en tout cas, IBK ne peut en réalité s’en prendre qu’à lui-même. Il a sans aucun doute été l’artisan de sa propre perte, auteur qu’il est d’une gouvernance désastreuse d’un pays aux clivages ethniques et religieux manifestes dont il ne maîtrisait plus finalement tout le territoire bien trop grand, mais si peu uni avec une situation économique pas des plus reluisantes.

Des violons qui ont du mal à s’accorder

Mais ce qui a le plus étonné dans cet événement, c’est la posture des chefs d’Etat africains de la Cedeao qui ont fait preuve d’un manque notoire de sens de lecture des situations. Leur décision de rétablir IBK au pouvoir ainsi que l’a confirmé Alpha Condé, est tout simplement une mauvaise appréciation de ce qu’il faut faire. Ignorent-ils aussi le droit des peuples conformément à la charte africaine des droits de l’homme ? Lorsqu’il y a des violations manifestes commises par des chefs d’Etat de la Cedeao vis-à-vis de leurs peuples, notamment des répressions violentes avec des morts d’hommes, l’organisation sous régionale, en parle-t-elle ? Condamne-t-elle ? Lorsqu’une élection révèle des irrégularités manifestes, prend-elle position de manière claire et sans équivoque ?
En tout cas, au cours d’un sommet virtuel extraordinaire, ce jeudi 20 août 2020, des chefs d’Etat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président de la Guinée Conakry, Alpha Condé a condamné le putsch d’Ibrahim Boubacar Keita ayant conduit à sa démission, le mardi 18 août passé, marquant son accord « avec le Président Roch Marc Christian Kaboré que « l’action immédiate à mener est non seulement la libération du Président Ibrahima Boubacar Keita, mais aussi de tous les autres responsables et assurer leur sécurité ». Il a ainsi insisté sur le caractère impératif de la Cedeao à agir « pour permettra à IBK de terminer son mandat », ajoutant que le Mali est le « rempart de nos pays côtiers face à la montée du terrorisme ». Il a ainsi conclu que « sa stabilité est fondamentale pour notre sécurité ». Même son de cloche chez Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Cedeao qui a rappelé la nécessité de condamner le coup d’État.
Quant aux deux amis, Ouattara et Macky Sall, ils n’étaient pas très d’accord quant à l’approche liée à l’embargo contre le Mali. Le dernier est favorable à un assouplissement de celui-ci en épargnant les produits pharmaceutiques et pétroliers. Me El Hadji Diouf à « Grand Jury » de ce dimanche 23 août, s’est d’ailleurs fortement démarqué de la posture du Président Sall quand il dit, à ce propos : « Macky a commis une erreur en tentant de trouver une porte de sortie pour ces putschistes en plaidant pour un allègement de certaines mesures prises par la CEDEAO. Il s’est lui-même renfermé dans un piège. Ce qui est arrivé à IBK peut arriver à Macky Sall »
Sur la question du rétablissement de IBK au pouvoir, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a été en tout cas un peu plus clair. « Le plus important, c’est de tourner la page du président IBK. Contrairement à ce que la CEDEAO a décidé, je ne pense pas qu’il faille envisager de le réinstaller. Il faut considérer ce qui s’est passé, bien que regrettable, comme une opportunité. Je suis en désaccord avec la CEDEAO. L’écrasante majorité des Maliens et des populations de l’espace CEDEAO ne partagent pas ce qui a été décidé par le sommet par rapport à la réinstallation d’IBK. La réinstallation n’est pas envisageable, n’est pas réaliste. C’est impossible », a expliqué celui-ci sur Iradio.
Ouattara veut en réalité un embargo digne de ce nom. Une posture bien politique. Le président ivoirien ne veut pas en effet que ce qui s’est passé au Mali, fasse tache d’huile chez lui car le 3ème mandat qu’il veut faire, le met dans une position de fragilité. Car rappelons quand même qu’il a subi quelques remous dans son pays et les militaires dans son armée, observent des moments de répit sans avoir toutefois abandonné leurs velléités guerrières.
Mais au cours de ce sommet virtuel, le président bissau-guinéen Sissoco Embaló a mis les pieds dans le plat en évoquant un sujet qui fâche. Celui-ci s’est déclaré favorable à la condamnation du coup d’État au Mali, faisant remarquer que la Cedeao devrait adopter la même attitude pour « tous les coups d’État » et que, « les troisièmes mandats » étaient également des coups d’État. Si le Nigérian Muhammadu Buhari a souri à cette pique, les principaux intéressés, Alpha Condé, candidat présumé pour la troisième fois à la présidentielle en Guinée, a préféré garder le silence ; Alassane Ouattara a lui, fait part de son mécontentement à son cadet, qu’il a alors nommé “fiston“. Loin de se démonter, Sissoco Embaló a alors répondu qu’il était un homologue du chef de l’État comme les autres et qu’il n’y avait “pas de petit pays”.
Il convient juste relever que les relations entre Umaro Sissoco Embaló et ses homologues ivoirien et guinéen sont exécrables. En effet, durant la dernière présidentielle en Guinée-Bissau, en décembre 2019, Condé et Ouattara avaient en effet soutenu l’adversaire d’Embalo, Domingos Simões Pereira. Lors de sa dernière interview à Jeune Afrique, en janvier 2020, Sissoco Embaló déclarait d’ailleurs au sujet d’Alpha Condé : “Il n’a aucun respect pour moi, et je n’ai aucun respect pour lui.”

La question du 3ème mandat, en toile de fond

Une réaction d’Embalo évidemment provocatrice mais qui pose la question de la légitimité et de la légalité des pouvoirs des présidents africains : il y a d’une part ceux qui utilisent les juges pour légaliser leur élection voire leur 3ème mandat ; il y a d’autre part ceux qui usent d’artifices pour éliminer les candidats gênants qui pourraient les envoyer à un second tour bien risqué. Une remarque qui a en tout cas sonné comme une pierre dans le jardin de certains chefs d’Etat concernés par ces cas de figure là.
Au-delà des réactions, se pose un problème criard de crédibilité des dirigeants africains. Qui est-ce que cette posture devrait-il aujourd’hui étonne, d’autant plus que ces présidents sont aujourd’hui considérés comme un syndicat inscrit dans une certaine solidarité de corps pour le maintien au pouvoir ? Mais l’on voit bien que ce syndicat commence à se fissurer ainsi qu’on le note dans la gestion de cette affaire bien sensible.
Et d’aucuns sur les réseaux sociaux, les plateaux-télé, les journaux et les radios, se sont indignés, évoquant la disqualification de certains de ces chefs d’Etat à assurer une quelconque médiation, eu égard à leur comportement. Ils le sont pour la simple et bonne raison que leur posture face à l’équation du 3ème mandat, les prédispose à ce soutien sans bornes d’IBK.
Rappelons qu’un Ouattara s’est rétracté en l’espace de quelques mois, suite au décès de Amadou Gon Coulibaly, désigné alors comme le candidat de son parti. Avec Me El Hadji Diouf, ADO en a pris pour son grade. A « Grand Jury », l’avocat y est allé de son commentaire en se demandant, si malgré le décès de Coulibaly, « Ouattara ne va nous pas dire qu’il est le seul capable de diriger la Côte d’Ivoire ». Toujours est-il que, lors de son discours d’investiture, le chef d’Etat sortant a justifié sa candidature, non sans menacer de ses foudres ses adversaires. « Tous les observateurs de bonne foi savent bien qu’étant dans la Troisième République, il n’y a pas de rétroactivité, rien ne m’empêche d’être candidat », a déclaré Alassane Ouattara à l’ouverture de la convention ordinaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pour l’Investiture de son candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Commentant l’actualité socio-politique, le candidat du RHDP a fait savoir à l’opposition que les marches et violences ne résolvent rien. « On n’a pas besoin de casser, brûler, instrumentaliser les enfants et les jeunes pour nos convictions personnelles », a-t-il lancé.
Au Sénégal, le « ni oui, ni non » de Macky Sall qui le place ainsi sur le même terrain que Ouattara ou encore un Condé qui essuie sans arrêt des manifestations, le disqualifie peut-être moins que son homologue ivoirien, mais le place à peu près dans la même position de médiateur peu crédible.
Figure de proue du Mouvement du 23 juin, qui s’ était dressé contre la candidature controversée du président Abdoulaye Wade en 2012, Me El Hadj Diouf enfile de nouveau la toge du « député du peuple » qu’il fut. Il avertit Macky Sall, en lui demandant de ne pas chercher un nouveau mandat. « S’il se présente, je serai le premier à me dresser contre lui pour le combattre et les Sénégalais aussi vont le combattre. Il va finir très mal dans ce cas (…) Il a intérêt à être clair. Puis- que lui-même l’a dit et nous avons des enregistrements. Il a proposé une Constitution qu’il a lui-même écrite (…). Est-ce que ce Macky Sall ose revenir devant les Sénégalais pour dire maintenant, je vais demander au Conseil constitutionnel de se prononcer ?», s’est interrogé le célèbre avocat à « Grand Jury » de la Rfm.
Un sujet « 3ème mandat » que Serigne Mame Thierno Mbacké a aussi auparavant abordé. Homme à la parole si rare, le fils aîné du Khalife des Mourides a, suite aux événements survenus au Mali asséné une vérité sans appel : « le débat sur le 3e mandat est en train de bousiller l’Afrique. Au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Guinée, cela risque de porter un rude coup à la démocratie »
Sur la Rfm, ce dimanche, Malal Sow, allié de Macky Sall et non moins Président du Conseil départemental de Nioro, est allé dans ce sens en demandant au président de s’inspirer de ce qui vient de se produire au Mali. Selon lui, il y a beaucoup de lamentations ces derniers temps et face auxquelles, il a fait la sourde oreille. Il a à cet effet cité le cas de ces ministres qui sont cités dans des histoires qui peuvent être vues comme des scandales sans qu’il n’ait réagi. Pour l’allié de Macky Sall du début, le président doit faire attention avant d’être surpris.
Bref de véritables guerres des tranchées au niveau national et international. Et l’on nous annonce d’ailleurs et même si c’est à mettre au conditionnel que le Mali aurait accordé l’asile politique à Guillaume Soro. Ce qui serait une réponse politique de la junte au pouvoir au Mali à Alassane Ouattara puisque ce dernier se positionne comme le chef d’Etat de la Cedeao qui refuse tout compromis avec les militaires maliens. Il se bat en effet pour que Ibrahim Boubacar Keita retrouve son fauteuil présidentiel, quitte à utiliser la force militaire.
Dans ce dossier malien en tout cas, la France, manœuvrière comme à son habitude, a senti le vent tourner et a adopté une posture bien opportuniste. Elle a pris la direction du vent en se rangeant sagement du côté du peuple. Sacrés Français, ils ont de beaux jours devant eux en Afrique.
Débat bien cyclique en effet que celui du 3ème mandat. Elle va et vient. Un fait inédit, c’est le fils du khalife général des Mourides l’a abordé. Qui aurait cru qu’il se prononcerait ? Un fait qui n’est pas sans rappeler un certain Imam Sarr dans le fameux débat d’alors sur l’électricité jusqu’à cet Imam Dicko sur le Mali. Ah ces religieux ou ces activistes, ils finissent par constituer des alternatives, lorsque l’opposition ne tient plus route et ne joue pas pleinement son rôle.
Un événement au Mali qui a en tout cas éclipsé médiatiquement la garde à vue et les déboires judiciaires du président de la Mauritanie Abdel Aziz. Il est dans de beaux draps celui-là, rattrapé qu’il est par sa gestion et des contrats nébuleux signés et sur lesquels la justice compte l’entendre.
Tous ces événements viennent, à ne pas en douter rappeler à nos chefs d’Etat que l’arsenal constitutionnel dont ils jouissent dans leurs pays respectifs, ne doit pas les laisser penser à une possible impunité à toute épreuve.
Sur beaucoup de plateaux télé, l’on a eu droit à un concert d’indignations allant dans le sens de se demander ce qui est arrivé à l’Afrique, ses dirigeants pour qu’ils éprouvent autant de difficultés à quitter le pouvoir. Un débat qui a viré aux stéréotypes et aux préjugés sur les Africains et le pouvoir. Une passion sur le sujet qui ne devrait toutefois pas être une porte ouverte pour dire tout et n’importe quoi car ces Africains, au fond, n’aiment pas plus le pouvoir que leurs homologues occidentaux. Il se trouve que ces derniers ont chez eux des mécanismes de séparation des pouvoirs qui limitent de manière stricte les pouvoirs de l’exécutif et fonctionnent en toute indépendance. Ils ont des remparts et une trajectoire démocratique beaucoup longue qui a en effet contribué à gérer le phénomène. Rien de plus. C’est le chantier des institutions fortes et indépendantes qui est tout simplement à construire avec une volonté ferme.
Mais pour l’heure, attendons de voir où est ce que tout cela va mener.  Une information reprise par de nombreux médias internationaux et locaux,  nous apprend que les militaires au pouvoir souhaitent qu’un organe de transition dirigé par un militaire, soit mis en place pour une période de trois ans. Elle cite des sources internes à la junte et à la Cédéao et fait état d’une décision prise à l’issue de 48h de pourparlers entre l’organisation ouest-africaine et les officiers du Conseil national pour le salut du peuple. Une transition qui, selon une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako, sera dirigée par un organe présidé par un militaire et qui sera en même temps chef de l’État.
L’on apprend également que l’ex-président, retenu dans un lieu secret, se porte bien. Une information confirmée par le chef de la mission Goodluck Jonathan qui a soutenu avoir vu le président Keïta. De même que les personnalités arrêtées par les militaires et parmi lesquelles, figurent le Premier ministre Boubou Cissé, le président de l’Assemblée nationale Moussa Timbiné et le chef d’Etat-major général des armées, le général Abdoulaye Coulibaly. Des sources indiquent que les membres du CNSP sont prêts à renvoyer l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta à son domicile : “Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème, avec un sort similaire pour l’ancien Premier ministre Boubou Cissé”
Les militaires ont en tout cas un vaste chantier qui est celui de conserver l’unité en leur sein. L’exercice du pouvoir en est un autre. Et il conviendra  aussi de trouver les moyens d’une transition pacifique, tout en ayant une maîtrise sur le territoire national. Reconstruire l’unité nationale et se débarrasser du Djihadisme, restent les plus grands défis à relever

La justice est sur la sellette : Se ressaisir pendant qu’il est encore temps Par Me Mbaye GUEYE

La justice est sur la sellette depuis quelques semaines. A la grève persistante des Greffiers est venue s’ajouter un différend entre Magistrats. Un conflit de génération est ainsi évoqué, même si nous estimons que le respect des règles n’est point lié à l’âge de l’acteur concerné. Cette fois-ci les coups portés contre l’Institution Judiciaire ne peuvent pas être imputés à un quelconque élément étranger.
Aucun acteur politique, aucun justiciable frustré par une décision de justice défavorable, l’amenant à exprimer des états d’âme, ne peut être ciblé.
La justice est mise à mal par ses propres acteurs qui devaient pourtant être les premiers à la protéger, au prix de leurs intérêts matériels, de leur orgueil ou amour propre, de leurs agendas personnels (car il en existe) de leur propension au  » vedettariat « .
Car si le désordre est nuisible dans tous les secteurs de la vie quotidienne, il l’est davantage au niveau de la justice.
La justice doit toujours restée debout, sereine, mesurée, équitable car elle est seule à pouvoir rassurer le citoyen de ce que ses droits et avantages relatifs à sa liberté, à sa vie familiale, à son patrimoine seront garantis en toute circonstance.
Lorsqu’on se voit conférer le pouvoir d’intervenir de manière décisive dans ce que l’individu a de plus important et précieux à savoir sa vie, sa liberté, sa famille, son patrimoine, on doit savoir qu’il y a une contrepartie qui réside surtout dans le comportement irréprochable
Il peut être observé que dans tous les pays où un désordre, parfois violent, s’est installé, la solution à trouver, passe d’abord et toujours par un redressement de l’institution judiciaire ou par la création d’une instance judiciaire chargée de juger ceux dont la responsabilité est engagée.
Le rôle de la justice est de juguler ou de mettre un terme au désordre et non de le provoquer, surtout en son sein.

Aucun avantage ne vaut pareille attitude.

Les acteurs judiciaires doivent définitivement se convaincre qu’ils sont forcément différents car ils participent à une oeuvre qui est d’essence divine.
Cette différence ne doit pas être vue comme un avantage dont on doit jouir en se réjouissant, mais comme une conscience que l’oeuvre de justice est essentielle à l’équilibre de la société et qu’elle appelle un don de soi à nul autre pareil.
Quand on est chargé de juger ses semblables ou de participer à cette oeuvre, alors que l’on ne peut pas prouver être meilleur que ces derniers, l’on doit hisser sa conscience, sa probité, son intégrité à des niveaux élevés.
Comment un magistrat, qui doit juger des faits d’injure, peut-il lui-même tenir des propos injurieux, et les porter à la connaissance du peuple au nom duquel il rend la justice.
Comment un magistrat peut-il, sans aucune précaution, accuser son collègue de corruption, mettant ainsi de l’eau dans le moulin des justiciables qui portent quotidiennement de telles accusations? Est-il logique à partir de ce moment de continuer à soutenir qu’il n’y a pas corruption dans la justice?
Comment comprendre qu’une décision rendue ne soit disponible 6 ans après et qu’il soit possible d’emporter le dossier physique lors dune affectation.
Le rôle du juge est-il de porter ainsi gravement atteinte aux droits du justiciable, qui doit garder prison, car ses recours ne peuvent pas être jugés du fait de l’indisponibilité de la décision et du dossier.

Extraordinaire dans ce Sénégal du 21ème siècle réputé démocratie majeure.

Le magistrat, ou plus généralement l’acteur judiciaire, doit veiller sur son comportement même si tout un chacun peut comprendre qu’ils sont des êtres humains susceptibles de se tromper.
Cependant, l’erreur ne peut pas être volontaire, à fortiori être provoquée par soi-même. La situation actuellement vécue, procède de ce que les grands principes qui régissent l’institution judiciaire et le comportement des acteurs sont aujourd’hui piétinés.
Ces principes ont pour nom la compétence, l’intégrité, la courtoisie, la retenue, le sens de la mesure, le don de soi, la réserve.
Des magistrats de renom, de grands avocats, des greffiers reconnus pour leur grandeur et la maîtrise de leur domaine ont mis en oeuvre ces règles. Certains sont décédés, d’autres sont à la retraite et certains sont encore en service.
Les problèmes n’ont pas manqué, mais ils ont toujours été gérés et réglés par ces derniers dans la discrétion et le sens des responsabilités.
Un texte en attente ils ont fait faire à la magistrature, au barreau et au greffe des avancées considérables que nul ne peut contester.

Ces derniers méritent le respect et en tout état de cause, aucun acteur de justice ne doit s’adresser qu’à son collègue, son confrère ou à un justiciable dans un langage que réprouvent l’élégance, la courtoisie et la délicatesse.

Ceux qui sont dénommés la jeune génération des acteurs judiciaires doivent se rendre compte qu’ils arrivent à une période qui doit les amener à faire preuve de plus de vigilance même si la frustration résultant de la discrimination en ce qui concerne l’âge de la retraite, ou le niveau de rémunération, est compréhensible.
Cette période est caractérisée par des attitudes d’ignorance et d’indiscipline qui peuvent, peut-être, prospérer ailleurs, mais pas dans la justice. Elle se caractérise ainsi par la propension aux déclarations puériles, tapageuses et idéalistes qu’on pense de nature à conférer le sceau du vrai citoyen et la considération des trompettes de la renommée.
Il ne faut jamais céder au terrorisme de la pensée qui veut arracher aux autres toute liberté de penser, de parler et de bien faire, tout bons sens parce qu’il ne faut plus aujourd’hui s’embarrasser de manières, de formes, de courtoisie, de discernement et de bien faire.
Nous devons nous souvenir que la meilleure protection du magistrat réside dans son statut et son serment et non dans des déclarations activistes et autres attitudes et comportement répréhensible.
Il en est de même de l’avocat qui ne peut être l’adepte des déclarations fracassantes qui s’écartent des règles de courtoisie et de délicatesse de sa profession.

Il faut se ressaisir pendant qu’il est encore temps, car la justice ne doit en aucun cas, être le problème, mais toujours la solution.

Elle ne doit pas ajouter des soucis à la société qu’elle est chargée de protéger surtout en cette période de pandémie et d’instabilité régionale où les Etats et leurs institutions s’interrogent sur leur devenir.Me Mbaye GUEYE, Avocat à la Cour,Ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Sénégal

RISE MAGISTRATURE – ”LA JUSTICE EST EN TRAIN DE PERDRE TOUTE SA CRÉDIBILITÉ”, SELON ASSANE SECK DE LA LSDH

NETTALI.COM– Le secrétaire exécutif de la Ligue sénégalaise des droits humains  ( LSDH) regrette la crise qui secoue actuellement la magistrature. Assane Seck estime que la justice est en train de perdre toute sa crédibilité
” C’est avec regret qu’on a suivi ce qui se passe actuellement au Sénégal. C’est-à-dire que des magistrats en plein public prennent des positions innommables ; qui s’accusent mutuellement, s’insultent. Nous le suivons avec sidération”, a déploré le secrétaire exécutif de la Ligue sénégalaise des droits humains ( LSDH).
Pour Assane Seck , “cette crise démontre qu’il  y a quelque part une absence d’autorité au niveau du pays”. Soulignant que cela date depuis longtemps, il a rappelé qu’il y a eu beaucoup de situations antérieures, notamment cette absence d’indépendance de la magistrature“.
Aussi, souhaite-t-il un règlement de la crise  afin qu’on puisse trouver une nouvelle situation beaucoup plus favorable. Car, dit-il : ” la justice est en train de perdre toute sa crédibilité“. La preuve argue-t-il : ” aujourd’hui, même si une enquête est en cours, nous pensons que le mal est dans le fruit et il faudra réagir dans les meilleurs délais“.
Face à cette situation, M. Seck considère que la solution,  c’est une solution très forte et que cela dépendra de la volonté politique du chef de l’Etat qui doit réformer la justice. ” Il l’avait promis avant l’élection présidentielle. Il doit se retirer du Conseil supérieur de la magistrature et qu’on n’ait pas une mainmise de l’exécutif sur le judiciaire, que des réformes fortes soient exécutées. Le président a le devoir de faire des réformes fortes parce que ce sera très difficile de développer dans un pays qui n’a pas un Etat de droit. Et sans justice forte, il n’y a pas état de droit“, théorise le défenseur des droits de l’homme.

RUMEURS DE KAOLACK… PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Le linge sale se lave en famille. Non, les magistrats (et les juges) passent outre et règlent en public leurs différends. La rue, qui ne se fait pas prier, ergote, ricane et épilogue sur la dernière querelle opposant deux hauts magistrats qui se sont donnés en spectacle de façon affligeante. Sans précaution, l’opinion évoque l’affaire avec assurance alors qu’elle semble ne pas bien la connaître. Un mal récurrent bien sénégalais, assurément !
Quel est alors le ressort de cette histoire ? Que cache cette animosité qui ne s’enveloppe plus de décence ? L’adversité ou l’hostilité entre les deux juges ne constituent-elles pas la partie visible d’un iceberg qui va bientôt faire chavirer le Titanic judiciaire sénégalais ? L’irruption de ce règlement de compte par un enchaînement de versions va laisser des traces indélébiles. A Coup sûr.
L’un, Président de la Cour d ‘Appel de Kaolack et l’autre, juge à la dite Cour, exercent le même métier de juges professionnels avec toute la prééminence requise. Visiblement, ils ne passent pas ensemble leurs vacances judiciaires. Ils ne s’estiment pas non plus. Pas plus qu’ils ne s’apprécient. Autrement dit, ils se détestent copieusement. Par courriers interposés, ils s’invectivent. Tout y passe  : le déni, l’algarade, l’altercation véhémente, l’apostrophe, la cantonade. L’irrévérence et l’irrespect s’y ajoutent pour installer « la justice sénégalaise dans la tourmente » comme le titrait joliment lundi la remarquable Matinale de Alassane Samba Diop sur iRadio, 90.3.
Pour moins que çà, un citoyen excédé ou zélé serait attrait devant la barre du Tribunal des flagrants délits pour « outrage à magistrat. » D’une dispute de préséance administrative sur fond de dissonance judiciaire éclate une divergence qui met à nu leurs traits de caractère irascibles. Très peu de retenue dans leurs échanges épistolaires. La haine et la jalousie fleurissent. Leur vanité et leur égo s’entrechoquent. Ces manquements, graves au demeurant, ne les exposent-ils pas à la disqualification ? En outre, le manque de discrétion sur eux-mêmes explique ces confessions de lâchetés très surprenantes de la part de magistrats de rang de leur trempe.
L’ivresse d’un pouvoir, judiciaire celui là, les a grisés. Peu leur importe que la société soit traversée de crises dans lesquelles pourtant les juges ont un rôle proéminent qui frôle la sagesse. Ainsi, les ingrédients d’un polar se consolident  : un crime, un procès, un jugement, la perpétuité, puis jugement cassé, reprise du procès, liberté provisoire accordée. Au bout du couloir, le conflit enfle entre les deux juges qui ne se font plus de cadeaux. Vengeance ou revanche ?
Tous les deux révèlent les délicatesses qu’ils ont avec la vérité, puisqu’ils s’accusent de travestir la vérité. Les deux juges de la Cour d’Appel de Kaolack ternissent leur image et déchirent leur réputation. Ils n’éprouvent aucune gêne en dévoilant leurs faiblesses. Grave. L’ambiance tourne au casse-tête. Pointe dans leurs propos respectifs un égoïsme de type vénal qui détricote des parcours au détour d’une polémique d’une rare violence verbale.
D’ordinaire quand une mésentente surgissait entre magistrats, les aînés s’interposaient. Ils avaient l’autorité, l’expérience et l’ancienneté qui leur conféraient une respectabilité incontestable pour trancher dans le vif au mieux des intérêts de cette corporation aujourd’hui abasourdie par ces excès de comportements répréhensibles. Une crise de coexistence générationnelle entre magistrats prévaut au sein des instances délibératives au point que le péril jeune est vu comme une menace crispante pour les « vieux » magistrats. Les canaux de communication ne fonctionnent plus au sein du Temple de Thémis.
Autant dire que le mur de la justice se lézarde. En toute circonstance, l’impartialité et le sens de l’équité caractérisent le magistrat dont l’objectif consiste à rechercher avec constance la vérité. Le principe de collégialité couronne le travail en équipe du magistrat pour réduire les angles d’incertitude et asseoir sa crédibilité au sein de sa juridiction. Qu’un même dossier de crime fasse l’objet de deux jugements, donc de deux procès distincts, sans cohérence aucune, démontre la faiblesse d’un corps qui a cessé d’être prestigieux. Peu importe les parties en prise, le juge accordait la même attention aux éléments favorables ou défavorables dans le seul souci de rendre une décision de justice en « son âme et conscience ». Tout juge imbu de cette valeur ne redoute qu’une chose  : sombrer dans l’arbitraire.
Or en les observant, on s’aperçoit que les deux hauts magistrats ne « se sont pas ceints de l’étendard de la rigueur », marque de fabrique du juge devant incarner la modération la pondération, la mesure, le recul et l’humanité dans les peines qu’il inflige aux justiciables au nom du peuple justement. Depuis la nuit des temps, la noblesse de robe était un attribut de prestige et de rang très prisé dans les sociétés de droit. De nos jours cette robe, à défaut d’être grise, a tout de même jauni et ceux quoi la revêtent encore ne jouissent pas tous de l’aura et de la gloire, ainsi que de la puissance du rayonnement. Les nombreux départs enregistrés dans la magistrature dénotent un malaise de plus en plus profond.
Un juge célèbre avait démissionné pour se lancer dans la politique. Un autre, s’est fendu d’un livre sans concession sur les failles de la justice et les rapports conflictuels avec les pouvoirs politique, religieux et financier. Par ailleurs, de jeunes magistrats découvrent les flonflons des cabinets ministériels, ce qui les éloigne des prétoires. Les lendemains incertains poussent de plus en plus de magistrats à déserter les juridictions. Que devient alors une société qui perd confiance dans sa justice ? A quoi ressemblerait-elle du reste ?
Il est à craindre un affaissement moral du pays d’autant que la cohésion sociale s’effiloche. Ces « hémorragies » signalent une perte de crédit, une dissimulation du mal être dans les instances juridictionnelles du pays au fur et à mesure que les lendemains deviennent aléatoires. Le déni de justice, qui est en soi un délit, se faufile dans les méandres de notre système judiciaire. Lequel représente le dernier verrou. S’il saute, la société s’effondre d’elle-même comme un château de carte.
N’a-t-on pas l’habitude d’entendre les républicains clamer leur foi en la justice de leur pays ? Dès lors, qu’adviendrait-il si la justice est assujettie à des forces invisibles ou occultes ? Au-delà de l’aspect anecdotique, la polémique entre les deux juges relève également d’une affaire politique et médiatique qui s’apparente à ce qu’il conviendrait d’appeler la « rumeur de Kaolack » avec une évolution des mœurs socio-politiques. Cette région de bruits renoue avec les rumeurs…

Jamra a échangé avec l’imam Dicko

« Le Bureau exécutif de JAMRA a tenu en urgence une réunion restreinte extraordinaire, ce lundi 24 août 2020, sous la direction du président exécutif Imam Massamba Diop, à l’effet d’examiner l’unique point à l’ordre du jour : la situation au Mali.
MANDATÉ par le Bureau exécutif de l’ONG islamique JAMRA, Imam Massamba Diop a fait un compte-rendu exhaustif des importants échanges téléphoniques qu’il a eu ce samedi 22 août avec son homologue malien, imam Mahmoud Dicko, grâce à la facilitation du frère Mohamed Salia Touré, assistant et proche parent de l’imam Dicko.
LE MANDATAIRE DE JAMRA se félicite de l’accueil fraternel et chaleureux dont il a été l’objet de la part de son frère en Islam avec lequel il s’est longuement entretenu sur la situation au Mali et dans la sous-région. Imam Dicko s’est félicité de l’important travail qu’abat quotidiennement JAMRA, et a assuré son interlocuteur qu’il n’ignorait *aucun des hauts faits d’arme de JAMRA*, autant dans le combat constant contre la dégradation des moeurs, que dans la défense des nobles idéaux de *l’Islam, religion de Paix, d’Entraide et de Solidarité active*.
LE PRÉSIDENT EXÉCUTIF DE JAMRA n’a pas manqué de saluer, durant son duplex avec Imam Dicko, le sermon historique que ce dernier a livré ce vendredi 21 août, à l’occasion du grand rassemblement organisé au Mali par le M5, et lors duquel le très influent guide religieux a appelé les populations maliennes à la *réconciliation nationale* et à ACCORDER LEUR PARDON au chef d’État déchu, Ibrahima Boubacar Keita (IBK).
JAMRA s’est félicité de la sage décision exprimée ce 22 août 2020 par IBK, devant le Médiateur de la CEDEAO, Goodkuck Jonathan, consistant à *renoncer définitivement au pouvoir*. Ce geste salutaire de IBK contribuera incontestablement à la décrispation; à la *sauvegarde de la Paix Sociale.* Et à épargner aux populations civiles d’essuyer d’éventuels dommages collatéraux de ce bras de fer politico-militaire.
IMAM DICKO est incontestablement le leader politico-religieux le plus en vue dans ce pays frère et frontalier du Mali, où il est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes et les plus écoutées dans *la culture de la paix civile.* Nous avons tous souvenance de l’éminent rôle de *médiateur* qu’il avait joué avec succès *entre le gouvernement malien et les groupes djihadistes dans le nord du pays*. Il avait réussi à réconcilier le président Ibrahim Boubacar Keïta avec le peuple malien, lors des élections de 2013, avant de passer dans l’opposition, en 2017, en raison de points de désaccords profonds avec le régime de IBK.

NOTAMMENT sur certaines dispositions du *Code de la Famille*, que Imam Dicko n’a eu de cesse de fustiger. Parce le soupçonnant d’être un relais aux funestes desseins de cet Occident qui « _veut métamorphoser la société malienne, avec des valeurs soi-disant universelles. Et on ne sait qui leur a conféré cette universalité_ !», déplore imam Dicko.

UNE AUTRE VIVE POLÉMIQUE fût également soulevée au Mali avec le projet *d’introduction de l’éducation sexuelle dans les écoles*. Un projet de manuel scolaire d’éducation sexuelle, abordant notamment la question de *l’homosexualité, conçu avec l’appui financier des Pays-Bas*, et qui comportait un *chapitre intitulé «orientation sexuelle».*
APRÈS une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès des populations, lancée par Imam Mahmoud Dicko, en sa qualité de président du Haut Conseil Islamique du Mali, pays à 95% de musulmans, il a fallu, qu’à son appel, plusieurs milliers de personnes manifestent à Bamako leur rejet catégorique de ce nouveau manuel scolaire, pour que le gouvernement malien daignât enfin abandonner ce projet de manuel d’éducation sexuelle, qui risquait de *vulgariser l’homosexualité à l’école*.
LE FAIT que Imam Mahmoud Dicko ait parrainé, en 2019 et 2020, à travers son mouvement citoyen, la CMAS, plusieurs manifestations importantes contre le président Ibrahima Boubacar Keïta, a été déterminant dans la suite des événements au Mali.
EN CONCLUANT leurs échanges, les leaders de JAMRA et de la CMAS, se sont promis *d’approfondir et de prolonger leurs relations, qui pourraient déboucher sur un partenariat*.

LE BUREAU exécutif de JAMRA, après avoir pris positivement acte de ce compte-rendu des fructueux échanges téléphoniques entre Imam Massamba Diop et Imam Mahmoud Dicko, a pris l’engagement de *se rendre prochainement à Bamako*, dès la fin de la crise sanitaire, pour honorer d’une visite de courtoisie le leader du CMAS malien.

NON SANS RENDRE également *visite à l’Imam ratib gambien, Haj Ousmane Dia,* pour le congratuler chaleureusement pour son poignant sermon, délivré ce vendredi 21 août à la Mosquée « Masjidul Taxwa ». Et lors duquel il a mis énergiquement en garde les LOBBIES LGBT, qui s’agitent depuis quelques mois dans la sous-région, après avoir récemment réussi à faire voter par l’Assemblée nationale du Gabon, le 23 juin 2020, une nouvelle disposition législative *dépénalisant l’homosexualité*. Suivie en cela, le 29 juin dernier, par le Sénat gabonais où les lobbies LGBT auront aussi réussi à faire valider officiellement *la légalisation de cette abomination* dans ce pays d’Afrique centrale, qui pourtant l’avait naguère criminalisée!Dakar, le 24 août 2020,Pour les Bureaux Exécutifs de JAMRA et MBAÑ GACCE »

MAURITANIE : Ould Abdel Aziz libéré mais interdit de sortie du territoire

Libération Sénégal online-L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, soupçonné de mauvaise gestion et de détournements, a retrouvé la liberté dans la nuit de dimanche à lundi, sans être inculpé mais avec l’interdiction de quitter Nouakchott, après une semaine d’interrogatoire par la police, a indiqué son avocat.
L’ancien chef de l’Etat, au pouvoir de 2008 à 2019 a été remis en liberté vers 01H30 du matin (GMT et locales), a déclaré à l’AFP l’avocat, Taghioullah Aïda, qui était à ses côtés.
« Il n’a pas été inculpé mais son passeport, qui lui a été pris lors de son arrestation ne lui a pas été rendu », a-t-il ajouté. « Il a l’interdiction de quitter Nouakchott », a également affirmé l’avocat, en précisant qu’il n’y a « pas d’autre condition que celle liée à la restriction de déplacement ».Avec Afp

S’EXTIRPER DU MODÈLE NÉOCOLONIAL PAR MAKHTAR SOW

http://www.sudonline.sn De la colonisation linguistique à la prépondérance des intérêts économiques français, de la maîtrise monétaire au contrôle sécuritaire, la continuité coloniale est manifeste, elle met notre pays en position d’assujettissement aux intérêts extérieurs
Déboulonner ou conserver la statue de Faidherbe, et plus généralement, débaptiser ou maintenir la toponymie coloniale des monuments publics ? Débat intellectuel, assurément ! Les populations sénégalaises, confrontées à un « déconfinement » désordonné, dans le cadre de la crise sanitaire liée à la pandémie du COVID 19, semblent avoir d’autres préoccupations. Elles sont confrontées aux hypothèques qui pèsent sur leurs activités quotidiennes  : velléités d’accaparement de terres agricoles, intrants agricoles non encore disponibles, crise alimentaire, accès limité aux ressources halieutiques raflées par de grands chalutiers étrangers, aggravation du chômage des jeunes qui reprennent le chemin de «  Barça/barsaq  », effondrements des bâtiments et rues délabrées dans l’ile de Ndar, …etc.

A ces difficultés, s’ajoutent le traumatisme persistant provoqué par une gestion hasardeuse de la crise sanitaire et les lourdes incertitudes sur l’éducation des enfants avec une année scolaire passablement perturbée.

Mais, pour autant, ne boudons pas ce débat qui, plus que la polémique  : démolir la statue Faidherbe ou se mettre au garde à vous, nous interpelle plutôt sur les exigences d’une rupture avec le modèle colonial et l’exercice d’une souveraineté nationale complète.
C‘est depuis les États-Unis d’Amérique, où George Floyd, un jeune afro-américain, asphyxié jusqu’à ce que mort s’en suive par un policier blanc, le 25 mai 2020 aux USA, qu’a été lancé un vaste mouvement anti raciste. Les consciences humaines ont été heurtées par cet acte odieux.
Au Sénégal, cette vague d’indignation a suscité, à juste raison, une vive émotion dans une frange de la population. Elle a donné lieu à quelques formes de protestation et de solidarité dont l’écho a été limité par une pandémie COVID 19 en forte progression. En revanche, un nouvel élan anticolonialiste s’est exprimé avec force dans différents secteurs de la société civile et dans les milieux politiques. Ce mouvement, focalisé sur les symboles de la période coloniale au Sénégal, mobilise des individus hétérogènes, avec des objectifs différents.
Apparemment, soudés comme un corps unique, ils réclament, avec véhémence, le déboulonnage ou la destruction des statues héritées de la colonisation, destinées aux poubelles de l’histoire, ou encore la débaptisation des noms de rues, d’édifices et de places publics ayant comme éponymes des personnages de la colonisation.
Que retenir de ce mouvement de contestation, largement concentré sur l’exigence d’effacer du champ public les symboles les plus manifestes de la colonisation  : « Se débarrasser de tout ce qui rappelle les moments douloureux du colonialisme » ?

Un combat politique et patriotique

La hampe bien tenue, le drapeau de la fierté nationale déployé avec vanité, les portes étendards de ce regroupement couleur arc en ciel vont à l’assaut des marques apparentes du colonialisme dans notre pays. Mais ce combat contre les vestiges serait beaucoup plus légitime et salutaire pour la patrie et pour nos populations si, dans le même temps, – ce que fait une partie des intervenants du débat, nous le savons bien -, l’on s’attaquait aux chaines matérielles et immatérielles qui nous lient actuellement aux puissances étrangères. Le modèle colonial, plus que jamais en place, sous des formes renouvelées, maintient un système d’exploitation des ressources nationales et d’aliénation culturelle avec la complicité d’une élite politique extravertie. Notre pays reste soumis au capitalisme néo libéral triomphant. La statue de Faidherbe qui plastronne dans la vieille cité de Ndar/ St Louis est certes une humiliation nationale. Mais d’autres formes d’humiliations bien pires nous sont imposées  : L’humiliation de voir nos richesses nationales spoliées, emportées avec la complicité d’auxiliaires locaux  ; l’humiliation d’un endettement chronique soumettant aux pressions extérieures la vie politique, sécuritaire, économique, monétaire et culturelle de notre pays ; l’humiliation de constater au jour le jour le basculement dans le dénuement, la précarité et la pauvreté de parties importantes de nos populations, en particulier notre jeunesse. 60 ans après les indépendances octroyées, nous sommes toujours dans une société duale, héritée de la colonisation qui fonctionne à deux vitesses. Elle met face à face l’élite héritière du système colonial et ses affidés d’un côté, et les populations « indigènes », de l’autre. Une langue officielle, le français, parlée par l’élite dominante, intellectuelle, administrative et politique qui contrôle l’Etat et l’économie dite moderne avec son mode de consommation extravertie. Une économie informelle, animée par des acteurs enracinés dans la culture nationale par la langue et le mode de consommation, qui sont souvent écartés du système d’éducation et de formation de la République. Une société qui souffre d’homogénéité culturelle, des manières d’être et des attitudes encore distinctes entre l’élite et le reste de la population. Cet aperçu illustre bien que la réalité sociale issue du modèle colonial n’a pas pris trop de rides. Au reste, telle une pieuvre, le système colonial, avec une extraordinaire capacité d’adaptation et sophistication étend ses tentacules qui enserrent nos pays.
Actuellement, toutes les infrastructures routières (Senac), Portuaires (Bolloré et Dubaï Port World), aériennes (Summa-Limak), télécoms (OrangeFrance-Telecom) et hydrauliques urbaines (SUEZ), sans compter les ressources pétrolières et minières, sont sous le contrôle de capitaux étrangers. Le combat patriotique de parachèvement de la décolonisation de notre pays, et de conquête d’une souveraineté complète est toujours d’actualité. La priorité reste encore la rupture avec le paradigme colonial afin que s’ouvrent de nouveaux horizons de développement économique et social autocentré, contribuant à la promotion d’une Afrique au service des Africains. Sans nul doute, la bataille sur les symboles peut avoir son intérêt, sa légitimité, mais n’y a -t-il pas risque, à l’instar de Don Quichotte guerroyant contre des moulins à vent, de laisser échapper le serpent et de continuer à taper sur ses traces. Ce n’est pas un objectif raisonnable pour les acteurs de changement de se borner à un simple élagage des branches et du feuillage d’un arbre encore bien enraciné. Au début des années 80, sous le régime PS, l’on a assisté à un vaste mouvement de débaptisation des noms de rues et d’écoles. L’adoption bureaucratique de ces nouvelles dénominations, retenues souvent sur la base de considérations politiciennes, n’a pas eu le retentissement escompté en termes de valeurs patriotiques et éthiques éclairantes pour un nouveau récit de notre histoire, au bénéfice des nouvelles générations.
Au Congo, devenu Zaïre, Mobutu avait déjà lancé le plus radical mouvement de débaptisation et de rebaptisation (zairisation). Il avait concerné non seulement des noms de lieux mais aussi l’identité civile des citoyens, il s’était même étendu à la mode. «L’Authenticité africaine  » avait été célébrée comme la justification idéologique de cette révolution toponymique et identitaire. En vérité, cette vaste opération cosmétique, sous le drapeau de la fierté nationale, visait simplement à redonner des habits neufs à sa soumission aux intérêts néocoloniaux. Il n’échappe à l’attention de personne que dans le plaidoyer actuel pour la débaptisation et le déboulonnage, l’on compte des barons du régime politique en exercice.
Dans certains cas, ils sont même à la manœuvre, hurlant fort, faisant montre d’une petite dose de radicalité populiste, ils appellent à effacer les pages sombres de notre histoire. Mais loin de l’onde de la houle, ils n’ont cas des populations sur lesquelles déferlent avec furie les vagues d’un système néocolonial oppressif. Dans une chronique récente Mackhily Gassama met en garde ceux qui surfent sur un nationalisme étriqué pour se faire une place au soleil, en jouant sur la sensibilité des personnes. (www. Seneplus) La priorité du moment pour les patriotes c’est de s’engager dans les luttes en cours portées par la frange la plus active des populations, les organisations syndicales et les divers groupes de la société civile sur les enjeux du moment. Ils ont noms  : l’accaparement foncier, la transparence dans la gestion des deniers publics, l’emploi des jeunes, la promotion d’une sécurité nationale en solidarité avec les pays voisins, la gouvernance démocratique des institutions de la République, l’accès à la santé et à l’éducation ainsi qu’une véritable politique de promotion et d’enseignement des langues nationales. … C’est à travers cette dynamique citoyenne et patriotique que devrait s’inscrire le débat sur ce que Boubacar Boris nomme l’humiliante anomalie de monuments de l’époque coloniale qui nous entourent, comme la stèle de Faidherbe à Saint Louis.

Ndar/Saint-Louis, lieu de cristallisation du débat

Par le nombre de chroniques récemment publiées dans la presse, la ville de Ndar/ Saint Louis concentre incontestablement le débat national sur la démolition des statues de la période coloniale. C’est sur cette cité que déferle, avec la plus grande intensité, la vague visant à effacer les empreintes visibles de la colonisation.
En effet, la cité de Ndar/St-Louis, pont entre le Sénégal précolonial, la période esclavagiste, l’époque coloniale et la phase néo coloniale, a été la porte de pénétration et le point d’ancrage de la conquête coloniale du 19e siècle, avant de devenir la capitale de l’AOF puis du Sénégal. Ville mémorielle, plus que tricentenaire, elle porte un riche patrimoine historique qui peut nourrir notre conscience historique et éclairer les perspectives d’avenir. Ndar/ Saint-Louis est une ville singulière. Une cité carrefour d’histoire, de géographie et de peuples, offrant, selon J.P. Dozon, un palimpseste où se juxtaposent plusieurs couches, plusieurs mondes, plusieurs temporalités. Ballotée entre eaux marines et eaux fluviales, entre les sables sahariens du Nord du pays et les Niayes qui bordent la côte occidentale du Sénégal, Ndar/Saint Louis est un « hyperlieu » (J.P. Dozon), une «  cité créole  », une ville de ponts et d’échanges, une ville de convergence culturelle et sociale. Une ville, ouverte sur le Monde, dont le rayonnement dépasse le Sénégal et l’Afrique  pour embrasser une vocation internationale. D. Samb, a dit de St Louis, qu’elle est un lieu de métissage et d’intégration, un lieu d’histoires et de légendes, un foyer de nostalgies et de souvenirs, un tremplin des conquérants et un refuge des vaincus. Une ville qui, comme une mère généreuse, materne tous ses enfants, toutes origines confondues. Doomi Ndar (saint-louisiens) est une identité que peut porter tout fils, dès lors qu’il adopte sa culture, peu importe le lieu de naissance. C’est bien cette singularité qu’évoque F.Dia en ces termes  : « Ndar, ville d’accueil et de « teranga », elle regroupe à la fois  : « «hommes de couleur» et «gourmettes», «nègres libres» et «engagés à temps», esclaves et captifs de «case» ou de «traite», «habitants» et étrangers, ces derniers comprenant aussi bien les gens venus du Cayor tout proche que ceux qu’on appelait déjà «Toucouleurs» ».
Enfin, ville de tolérance, où l’appel du muezzin de la mosquée s’élève du minaret pendant que le sonneur d’église fait tinter les cloches. D’ailleurs, dans sa coquetterie légendaire, le minaret de la grande mosquée du centre-ville (Lodo) est paré d’un clocher. Ndar/Saint Louis a aussi cette particularité d’enterrer ses morts (musulmans et catholiques) dans une proximité de lieu que l’on penserait à une fraternité post mortem de ses fils. Malgré cette grande ouverture et une capacité de résilience remarquable, les doomi Ndar (St-louisiens) n’ont jamais cessé, dans des formes appropriées, de résister à toute forme d’invasion culturelle. Qu’elle soit celle venue du Trarza par le désert, ou des colons européens (français et/ou anglais), à travers l’Atlantique. Ndar/ Saint-Louis n’a pas attendu les déboulonneurs pour défier, dans une ferme courtoisie, la toponymie coloniale.
Dans son roman coloré, paru en 1935, sous le titre de Karim, Ousmane Socé Diop décrit la souveraineté dénominative des doomi Ndar alors que le colon domine sans partage tout le pays et dans tous les domaines. Le nom de NDAR pour désigner leur cité, Baya pour nommer la Place Faidherbe, Pomu tenjigeen pour parler du pont Faidherbe, Pomu Get Ndar pour le Pont Servatius, rebaptisé Malick Gaye ou le Pont Geôle, devenu Massek Ndiaye, appelé pomu sancaba ou pomu Lodo suivant qu’on est de l’un ou de l’autre quartier. Lodo indique le quartier Nord de l’Ile et Sindone le quartier opposé ; Sancaba désigne le quartier baptisé Ndar Toute par le colon, et Teen jigeeen, le quartier Sor 1. Ndar/Saint-Louis a toujours vécu avec une double toponymie, dans la liberté et la tolérance. La fierté ndar ndar et son rapport complexe avec le colon, ont souvent été masqués par une apparente assimilation à la culture coloniale. Mais si l’on dépasse une lecture superficielle, l’on ne peut que reconnaître avec F. Dia  : « Créée par les Blancs mais peuplée par les Noirs, Saint-Louis a pu ainsi préserver son identité africaine. » Il poursuit  : « ce sont donc les Saint-louisiens qui ont assimilé le colonisateur et non l’inverse et c’est une prouesse que leur cité, porte drapeau de la présence française en Afrique de l’ouest, soit devenue le symbole de la plus médiatique des valeurs sénégalaises : la «téranga» !

Ndar/Saint-Louis porte une partie du patrimoine historique du Sénégal

Cette teranga n’a jamais fait oublier à Ndar/Saint Louis et aux doomi Ndar, le rôle de Faidherbe, celui qui a assis la suprématie du système politique et administratif colonial. L’historien Abdoulaye Batilly, remettant opportunément au goût du jour ses immenses travaux universitaires sur la vie et l’œuvre de Faidherbe, appelle à une étude dialectique de « l’œuvre faidherbienne comme toute autre pour contribuer à sa démystification mais surtout pour acquérir une connaissance scientifique des lois du développement social ». En effet, le général Louis Léon Faidherbe est dans l’histoire du Sénégal l’une des grandes figures marquantes du colonialisme français. En sa qualité de gouverneur de la colonie, il a joué un rôle de premier plan dans la mise en place des dispositifs politiques pour le compte de la Métropole. Il s’imposa par la violence et par des atrocités sur les populations, et par une administration oppressive pour les indigènes. Evidemment, comme le note A. Bathily, l’on ne peut nier, dans le cadre de la politique d’expansion coloniale, les travaux d’aménagement entrepris sous l’administration de Faidherbe, ni les initiatives pour l’éducation et la recherche. Dans sa stratégie de reconversion économique de la colonie, il adopta des textes légalisant la corvée et le travail forcé des populations des régions conquises.
Selon A. Bathily, usant tour à tour dans ses relations avec les Africains, de la force brutale, la ruse politique, l’intoxication idéologique, il réussit à imposer le système colonial au bénéfice des forces sociales coloniales. Faidherbe, principal acteur de l’expansion coloniale au Sénégal, ne peut être sanctifié dans ce pays ; il ne mérite ni d’être révéré, ni d’être honoré, ni d’être loué. Déjà, en France, à Lille, sa ville natale, son rôle historique fait l’objet de vives controverses. A Saint Louis, l’on ne peut que s’indigner fortement de lire l’épitaphe : « A son gouverneur, la nation sénégalaise reconnaissante », encore sur le socle de la statue de Faidherbe. Déjà, jeune « contestataire » dans les années 70, lors d’une conférence publique à la Chambre de Commerce de Ndar /Saint Louis, nous nous élevions contre cette inscription humiliante et réclamions qu’elle soit effacée par les tenants de la puissance publique. A Faidherbe, nous ne savons gré de quelque gratitude, encore moins de sentiments d’obligé. Si Faidherbe est reconnu, à juste raison, comme élément de notre patrimoine historique, il reste à nourrir notre mémoire en vue de le positionner pour ce qu’il a été réellement dans cette histoire. C’est peut-être là, la ligne de partage entre les intellectuels patriotes et ceux qui ne comprennent pas, selon notre vieux camarade O. BÉYE, que « les héros d’une nation conquérante et coloniale sont aussi les bourreaux du peuple conquis et asservi ». Ndar et ses enfants ont traversé l’époque de la traite et la période coloniale en sachant garder, dans la courtoisie, leur identité. Malgré la présence marquante du colon, Ndar/Saint-Louis a supporté les combats politiques pour l’indépendance, les conquêtes démocratiques nationales et des avancées dans l’émancipation syndicale. Cité d’avant-garde, elle a pleinement assuré son rôle patriotique et a notablement tenu sa place dans le rayonnement intellectuel du Sénégal voire de l’Afrique.

Plaidoyer pour sauver et rénover une ville patrimoine

C’est tout cet actif à la fois historique, politique, intellectuel qui a valu à Ndar/Saint-Louis d’être inscrite au patrimoine mondial de L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). C’est avec une fierté légitime qu’elle revendique de compter comme partie intégrante de cet ensemble de sites naturels et culturels auxquels est reconnue une valeur universelle exceptionnelle et qui font l’objet d’une protection particulière.  Cette « ville amphibie », «site improbable…aujourd’hui menacé, entre mer et rivières, avec vue imprenable sur l’infini, avec, sur plusieurs kilomètres, le fleuve Sénégal qui frôle la côte sans se décider à rejoindre l’Atlantique, faisant sa coquette comme le paon fait la roue. » (F. Dia) est aujourd’hui fortement menacée. Ville en péril, Ndar/Saint louis est une ville à sauver, une cité à rebâtir, un nouveau récit urbain à écrire et à narrer. Ndar/St Louis est au bord de l’infarctus. Un acte politique irréfléchi a été posé en 2003 par les autorités politiques qui ont ouvert un canal à l’embouchure du fleuve Sénégal.
Depuis, St Louis n’arrête pas d’enregistrer des naufragés de barques chavirées et de pirogues arraisonnées sur les côtes mauritaniennes et d’égrener le nombre de ses enfants partis à Barça pour ne plus jamais revenir. Les activités de pêche et de tourisme sont fortement perturbées. Ndar est en urgence vitale, elle risque d’être engloutie par cette brèche, véritable désastre écologique. Ndar/Saint Louis est devenue, au fil des ans, une cité brouillonne, désordonnée et désarticulée, perdant de son lustre avec des bâtiments en ruine, économiquement exsangue. Saint Louis, ville orpheline, déboitée de son hinterland du Walo, abandonnée par la puissance publique, désertée par ses fils, a surtout besoin d’un plan d’urgence de sauvetage, de rénovation et de reconstruction. Avec l’avènement du pétrole « off shore » sur ses côtes, Saint Louis suscite beaucoup d’appétence pour les nostalgiques de la période coloniale et aussi pour de nouveaux aventuriers.
Pourtant Ndar/Saint n’est ni à reconquérir ni à vendre. Sauver Ndar/St Louis c’est avant tout, appeler à de larges et démocratiques délibérations citoyennes pour définir les priorités du moment et les inscrire dans une vision éclairée de son avenir, prenant en compte son hinterland. C’est dans ce cadre seulement, qu’il faudrait décider du sort à réserver à la statue Faidherbe, au même titre que des autres formes de représentation de la période coloniale dans l’espace public. Aucune figure nationale, quelque prestigieuse soit-elle au plan religieux ou au plan historique, ne peut s’imposer à Ndar / Saint Louis, sans que les citoyennes en délibèrent démocratiquement. A la vérité, Ndar/ St Louis ne souffre pas d’héros. D’éminentes figures emblématiques ont marqué l’histoire de la vieille ville qui a produit des fils valeureux, d’éminents intellectuels, de cadis, de résistants, de sportifs et d’artistes. Ils ont fait rayonner la cité en Afrique et dans le Monde. Ndar/St-Louis, est un concentré de mémoires qui porte un riche patrimoine à valeurs historiques, architecturales, culturelles, esthétiques (J.P.Dozon). Toute décision la concernant devra considérer hautement sa vocation de ville d’échanges intellectuels et culturels et aussi sa vocation de ville patrimoine d’histoire « l’expression muette marquée au marbre de la trajectoire d’une nation, ses joies, ses peines, sa vie, sa mort, sa survie, son existence, sa gloire, ses doutes, son espoir, son espérance  ?  » El haj Gora W. Ndoye(www.seneplus.com)

Rompre effectivement avec le modèle colonial

Le débat actuel sur les symboles de la période coloniale, 60 ans après les indépendances octroyées, montre à suffisance que la page coloniale n’a pas encore été complétement tournée. Il témoigne de l’exigence de parachever le processus de décolonisation et de rompre avec le modèle perpétué par une élite politique nationale intéressée au statu quo. La volonté légitime de mettre fin à la « désinvolture mémorielle » se focalise sur les stèles représentant des figures marquantes de la colonisation, proposées à la démolition. Mais ces monuments publics ne sont que la partie la plus visible de la continuité coloniale, si prégnante dans la vie politique, économique, culturelle et sécuritaire de notre pays. Cette continuité du modèle colonial marque encore les politiques publiques. Nombre d’actes et d’orientations politiques de l’époque coloniale ont survécu aux indépendances accordées en 1960. S’agissant, par exemple du nom de la ville de Saint Louis, D. Samb (Esquisses africaines, Ed Harmattan), rapporte que c’est sûrement le maire colon Blaise Dumont (1856 1872) qui a donné le nom Saint Louis comme pour débaptiser une ville qui portait déjà le nom de Ndar. L’administration sénégalaise post indépendance, n’a eu mieux à faire que de conserver et d’officialiser l’appellation coloniale, laissant aux Doomi Ndar, leur Ndar. C’est ce qui justifie légitimement l’indignation de ce compatriote, citoyen de la ville, qui s’insurge contre les autorités actuelles « qui ont préféré la continuité coloniale à la réhabilitation de notre mémoire collective ». Ces mêmes autorités sont restées sourdes lorsque des artistes, bien inspirés, avaient proposé que des statues , comme celle de Faidherbe, plutôt que d’être enfermées dans des musées, soient présentées au grand public dans une posture moins favorable, en position inclinée par exemple, dans une symbolique évocatrice de sa place dans notre mémoire. Une proposition qui avait pourtant l’avantage de garder ces pièces historiques dans l’espace public à des fins éducatives. A vrai dire, le colonialisme n’a pas laissé que des stigmates. Les plaies ouvertes par cette période sont encore vives. De la colonisation linguistique de l’élite à la prépondérance des intérêts économiques français, de la maîtrise monétaire au contrôle sécuritaire, la continuité coloniale est manifeste, elle met notre pays en position d’assujettissement aux intérêts extérieurs. Dans de multiples domaines, c’est le modèle colonial qui est encore en œuvre, hypothéquant fortement notre développement et l’avenir des générations futures. La volonté de rupture initiée au début des indépendances sous la conduite du Président Mamadou Dia a fait long feu, laissant l’armée française sur le sol national, de même que les entreprises de la Métropole, sans compter le rayonnement de la langue française au détriment des langues nationales. Un combat patriotique conséquent pour une souveraineté effective ne peut faire l’impasse sur l’interdépendance des dimensions politique, sociale, culturelle et économique de la domination néocoloniale. L’impératif de prendre les choses à la racine, c’est justement inscrire et intégrer la bataille contre les symboles dans la lutte contre la domination néocoloniale effective dans le champ politique, dans l’appareil économique, dans le dispositif d’aliénation culturelle et de dérèglement sociétal. L’histoire enseigne que les symboles n’ont jamais été des tabous pour les tenants de l’ordre néocolonial ; ils ont toujours su lâcher sur la forme pour adapter et préserver le cœur du système. Alors vigilance !
1 Ndar toute  : la petite ville ; sancaba ville nouvelle, teen jigeen le puits des femmes

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 25/08/2020

Un colonel des Douanes égorge son enfant de 7 ans

Un drame familial irrationnel s’est produit hier aux Mamelles. En effet, c’est un inspecteur des Douanes qui a abrégé la vie de son enfant. Mouhamadou Sall, chef de la section de douane au Môle 2 a égorgé son enfant âgé de 7 ans hier, dans la matinée chez lui. Le Douanier dépeint comme un homme rigoureux au travail, est rattrapé par des troubles mentaux. Pourtant, il n’a jamais manifesté, nous diton, de signes psychiques. Le colonel Mouhamadou Sall, la quarantaine révolue, est arrêté et interné à l’hôpital Fann.

Moustapha Dièye nommé Secrétaire général de l’UJPLA

Notre concitoyen Moustapha Dièye bénéficie de la confiance des membres de l’union des journalistes de la presse libre africaine. L’ambassadeur Moustapha Dièye, éditeur de presse, est nommé secrétaire général de L’UJPL jeudi passé, lors de l’Assemblée générale de ladite structure. La nomination lui a été notifiée par le président de l’union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA), Yao Noël.

Inondation au quartier Darou Salam 06 de Yeumbeul nord

C’est le retour des inondations dans la banlieue dakaroise avec les fortes averses enregistrées ces derniers temps. Les populations du quartier Darou Salam 06 de Yeumbeul-Nord vivent un véritable calvaire à cause des inondations. Ces populations abandonnées à leur propre sort crient au secours.

Inondations à Keur Massar

Restons sur les inondations dans la banlieue pour dire que la commune de Keur Massar n’est pas épargnée. Cette commune a besoin d’une opération spéciale pour être libérée des eaux. C’est du moins l’avis des responsables du mouvement «Keur Massar Sunu Yitté» dirigé par Abdourahmane Fady Diallo. Car dans cette localité qui compte plus de 130 quartiers, plusieurs zones sont sous les eaux. C’est le cas de Boune et d’Aladji Pathé où les populations souffrent le martyre pour vaquer à leurs occupations.

L’inspecteur de la jeunesse dément la réunion de gays à Nioro

L’inspecteur de la jeunesse, Mouhamed Diop, dément l’information qui a défrayé la chronique le week-end dernier dans la région de Kaolack. A l’en croire, il a été saisi par un jeune qui voulait la salle du Cdeps pour tenir une activité d’utilité publique et sanitaire. Ainsi, il a donné un avis favorable en toute légalité et en conformité avec les orientations édictées par le ministère de la Jeunesse. Contrairement aux informations relayées, dit-il, il ne s’est jamais agi d’une réunion d’homosexuels mais d’une séance de don de sang qui a été autorisée sur la base des missions essentielles du ministère de la Jeunesse. Mouhamed Diop qui dit ignorer l’orientation sexuelle des jeunes en question dégage toute responsabilité de la structure qu’il dirige.

Sortie nocturne du Kankourang à Mbour

La collectivité mandingue de Mbour s’offusque des activités nocturnes du Kankourang. Dans un communiqué parvenu à «L’As», le bureau de la collectivité mandingue est monté au créneau pour dénoncer les sorties nocturnes du Kankourang. Dans le document signé par le secrétaire général, Mamadou Aïdara Diop, la collectivité mandingue se démarque de ces activités. «La collectivité mandingue gardienne de la tradition se démarque totalement de ces pratiques et condamne fermement ces initiatives qui ne sont rien d’autre que des actes de sabotage afin de déstabiliser et discréditer la collectivité», indique la même source. Mamadou Aïdara Diop informe que les autorités étatiques sont saisies, en l’occurrence le commissaire de police Mandjibou Lèye et le préfet du département Mor Talla Tine.

Sortie nocturne du Kankourang à Mbour (bis)

Restons avec la collectivité mandingue de Mbour et les «sorties nocturnes du Kankourang» pour dire que les autorités n’ont pas encore la confirmation de ces activités. D’après nos sources, il s’agit de rumeurs. A en croire nos interlocuteurs, à l’approche du mois de septembre, des groupes sporadiques de jeunes Mandingues qui échappent des fois à la vigilance de la police jouent au Kankourang. C’est de ça qu’il s’agit, disent-ils. D’après nos informations, ce sont de jeunes âgés de 10 à 14 ans pour la plupart qui s’amusent à jouer au Kankourang.

Scandale Au PDS : Wade Nomme Dr Seck…Les Karimistes Le Vire Du Parti

https://www.xibaaru.sn L’autorité de Me Abdoulaye Wade en cause, les Karimistes veulent le contrôle total du PDS
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est dans l’œil du Cyclone. Au sein de ce parti, l’on n’hésite pas à s’envoyer des coups. La guerre pour le contrôle du PDS est bien lancée. Ceux qui se réclament de Karim Wade ne veulent lâcher le plus petit morceau. Le dernier réaménagement au sein de l’exécutif du PDS qui leur donne un contrôle quasi-total de ce parti, ne les suffit guère. Pour les Karimistes, il leur faut, le beurre, l’argent du beurre, mais même la fermière.
Le combat devient fratricide au PDS. Certains des secrétaires généraux adjoints nommés par Me Abdoulaye Wade qui a procédé à un réaménagement pour donner les rênes de son parti à son fils Karim Wade, ne sont pourtant pas agréés par les partisans de ce dernier. C’est ce qui se passe à la fédération du PDS en France où le docteur Mamadou Seck pourtant nommé secrétaire général adjoint chargé des relations internationales et porte-parole adjoint du parti est vivement contesté.
C’est ainsi que suite, à une réunion de la fédération du PDS en France, les membres expriment avoir à l’unanimité, exclu Mamadou Seck de leur instance. Un acte qui remet en question l’autorité de Me Abdoulaye Wade du PDS qui a pourtant pris la décision de nommer Mamadou Seck au poste de secrétaire général adjoint chargé des relations internationales et de porte-parole adjoint du PDS.
Les Karimistes se sentent aujourd’hui très puissants au PDS au point de remettre en cause les nominations effectuées par Me Abdoulaye Wade. C’est dire que la guerre de positionnement au sein du PDS, est loin d’être finie. Les Karimistes cherchent à détenir toutes les cartes, et les distribuer eux-mêmes, au point de défier Me Abdoulaye Wade qui perd ainsi son autorité sur le PDS.La rédaction de Xibaaru


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