Revue de presse du Mardi 22 Septembre 2020

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Communique du Journal le Quotidiem

Audition devant le Conseil de discipline : Le sort de Téliko se décide à l’Igaj

Dans son édition de ce mardi, Le Quotidien a par erreur affirmé que le juge Téliko pourrait être entendu par le Conseil de discipline de la Magistrature sur 5 dossiers.
En fait, l’instruction du juge Téliko n’est pas encore terminée au niveau de l’Igaj et à ce stade on ne peut prédire si l’affaire pourrait aboutir au niveau du Conseil de discipline.
Les 5 dossiers transmis au Conseil de discipline impliqueraient plutôt d’autres magistrats et n’ont rien à voir avec Souleymane Teliko. Comme dit dans l’article du journal, certains de ces dossiers seraient en attente depuis un bon moment déjà. Pour ce qui est du président de l’Ums, son sort ne se décidera qu’après la fin de l’instruction par l’Igaj.

21 tests positifs, 10 cas communautaires, 168 guéris, 6 cas importés AIBD

https://www.beut7.com Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce mardi 22 septembre 2020.
Sur 853 tests effectués 21 sont revenus positifs.
Des des cas ainsi répartis  : 5 contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 10 cas issus de la transmission communautaire, 6 cas importés AIBD
Par ailleurs, 163 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
23 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 0 nouveau décès.
A ce jour, 14.759 as ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 11.621 guéris, 302 décédés et 2.835 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Les services du FMI achèvent leur visite au Sénégal

https://www.imf.org/fr/Countries/ResRep/SE L’économie sénégalaise devrait se contracter cette année en raison des perturbations de l’activité économique causées par la pandémie de COVID-19. Une reprise est en cours, mais son rythme et son ampleur restent très incertains.
L’exécution de la loi de finances rectificative pour l’année 2020 se déroule globalement conformément aux prévisions, avec une mise en œuvre robuste du programme de résilience économique et sociale (PRES) pour faire face à la pandémie de COVID-19.
Les autorités et l’équipe du FMI ont accompli des progrès considérables en ce qui concerne l’établissement des principaux paramètres du projet de loi de finances 2021, en préparation de la deuxième mission de revue du programme ICPE, prévue pour la fin octobre 2020
Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Madame Corinne Deléchat, a mené une mission virtuelle du 9 au 18 septembre 2020 afin de mettre à jour les projections macroéconomiques, et d’examiner l’exécution de la loi de finances rectificative 2020 et le projet de loi de finances pour l’année 2021. À l’issue de la mission, Madame Deléchat a fait la déclaration ci-après :
« L’économie sénégalaise a été durement touchée par la pandémie de COVID-19 : il est maintenant prévu que le PIB réel se contractera de 0,7 % cette année, du fait de la pandémie et des mesures strictes d’endiguement qui ont entraîné des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu. Une reprise graduelle de l’activité économique s’opère depuis le mois de mai, avec la levée de la plupart des restrictions liées à la COVID-19, suivie de la réouverture des frontières en juillet. La riposte sanitaire énergique du Sénégal donne des signes encourageants : le nombre de nouveaux cas de COVID-19 et d’hospitalisations a diminué progressivement ces quatre dernières semaines. En 2021, la production devrait rebondir, avec une croissance supérieure à5 % portée en partie par des perspectives favorables dans le secteur agricole. Cependant, cette projection est sujette à des risques considérables, du fait des incertitudes entourant le rythme de la reprise mondiale et l’évolution de la pandémie, qui pourraient continuer de nuire à des secteurs importants de l’économie, tels que le tourisme, le transport et l’hôtellerie.
« L’exécution du budget jusqu’à fin août 2020 a été globalement satisfaisante, et les objectifs qui ont été fixés pour le reste de l’exercice 2020restent atteignables. Cependant, des incertitudes demeurent quant à la mobilisation des ressources programmées. La mission encourage donc les autorités à continuer d’agir avec prudence afin de maintenir le déficit aux alentours de 6 % du PIB comme prévu dans la loi de finances rectificative 2020. La mission félicite les autorités de la mise en œuvre solide et transparente de leur programme de résilience économique et sociale (PRES). La majeure partie des mesures prévues pour faire face à la COVID-19 ont déjà été exécutées, comme l’a relevé le rapport trimestriel d’exécution budgétaire de juin 2020. La mission se félicite de l’abrogation du décret portant dérogation au Code des marchés publics pour les dépenses relatives à la lutte contre la COVID-19, qui sont désormais soumises aux procédures normales de passation de marchés. Les autorités ont également parachevé un nouveau plan de relance qui vise à favoriser un retour à une croissance vigoureuse et inclusive, tirée par le secteur privé, en mettant l’accent sur l’accélération de la transformation structurelle et le renforcement de la résilience de l’économie grâce à une diversification de son appareil productif.
« La mission et les autorités ont accompli des progrès considérables dans l’examen des principaux paramètres du projet de loi de finances pour l’année 2021. Étant donné l’incertitude élevée et les effets persistants de la pandémie sur certains secteurs de l’économie, le projet de loi de finances 2021 devrait avoir pour objectif de trouver un équilibre entre la relance économique, notamment grâce à un solide plan d’investissement, et le maintien de la viabilité des finances publiques et de la dette, tout en tenant compte de la stabilité extérieure de l’UEMOA. À cet effet, la politique budgétaire en 2021 devrait continuer de signaler une forte volonté d’en revenir progressivement à un déficit budgétaire de 3 % du PIB d’ici 2022, conformément au critère de convergence de l’UEMOA, à mesure que la situation se normalise. Les discussions concernant le projet de loi de finances se poursuivront dans les semaines à venir.
« La deuxième mission de revue du programme ICPE se déroulera à la fin octobre 2020, et une réunion du conseil d’administration est prévue provisoirement en décembre 2020.
La mission tient à remercier les autorités du dialogue franc, ouvert et constructif. »

Ruée des institutionnels vers les cryptomonnaies

https://www.financialafrik.com En ce moment, les institutionnels mondiaux ont investi 78 milliards de dollars dans les cryptomonnaies. Parmi les détenteurs de ce portefeuille, 26% pensent que les pensions les fonds, les assureurs, les family offices et les fonds vont “nettement” augmenter leur niveau d’investissement dans les crypto-monnaies telles que le Bitcoin et les crypto-actifs en général. En outre, 64% anticipent une légère hausse. Le chiffre correspondant pour les hedge funds est respectivement de 32% et 48%.
L’étude a été conduite par Evertas, la première compagnie d’assurance de crypto-actifs au monde, qui se concentre sur les détenteurs institutionnels de crypto-actifs, y compris les échanges, les dépositaires, les institutions financières traditionnelles, les fonds, les family offices et les particuliers fortunés.
Lorsqu’on leur demande pourquoi ils pensent que les investisseurs institutionnels augmenteront leur exposition dans les crypto-monnaies et les crypto-actifs, 84% des répondants à l’enquête ont déclaré que c’était parce qu’ils s’attendent à ce que l’infrastructure réglementaire du marché s’améliore. En outre, 80% déclarent que c’est parce que le marché de la crypto deviendra beaucoup plus gros, offrant une plus grande liquidité. Trois sur quatre (76%) disent que c’est parce que ils attendent plus de gestionnaires de fonds traditionnels et de sociétés de services financiers pour pénétrer ce marché.
Cependant, les conclusions d’Evertas révèlent que les investisseurs institutionnels ont encore des préoccupations importantes concernant l’investissement dans les crypto-actifs. Environ 56% ont déclaré qu’ils étaient «Très préoccupés» par le manque de couverture d’assurance pour les crypto-actifs, tandis que 54% étaient «très préoccupés» par les pratiques de travail et les procédures de conformité des entreprises du secteur qui fournissent des services aux investisseurs institutionnels. D’autres préoccupations concernent la qualité des services de garde sur ce marché, la disponibilité et la qualité des pupitres de négociation et des installations de reporting.
Autant de constants qui font ire à J Gdanski, PDG et fondateur d’Evertas, “que les investisseurs institutionnels sont enthousiastes à l’idée d’augmenter leur exposition aux crypto-monnaies et aux crypto-actifs en général, mais qu’il y en a clairement des problèmes d’infrastructure qui supportent ces marchés qui préoccupent. Ces questions doivent clairement être abordées. »  Albert Savana

Mamadou Dème, Directeur des assurances : «Le marché sénégalais des assurances se porte relativement bien et s’est inscrit dans une bonne dynamique depuis des années.»

https://www.lejecos.com Le marché sénégalais des assurances se porte relativement bien et s’est inscrit dans une bonne dynamique depuis quelques années déjà, selon le directeur des assurances du Sénégal. Il revient dans cet entretien sur la perte de croissance attendue dans le secteur à cause de la pandémie du covid 19, apporte des éclaircissements sur la lenteur notée dans le règlement des sinistres …

Entretien.

Comment se porte le marché des assurances au Sénégal ?

Le marché sénégalais des assurances se porte relativement bien et s’est inscrit dans une bonne dynamique depuis quelques années déjà. En cela, il constitue d’ailleurs un indicateur pertinent de la bonne trajectoire de l’économie sénégalaise portée par la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE).
Pour illustrer cette assertion, on peut relever que sur la période 2014-2019, l’activité des sociétés d’assurance a connu un bond significatif avec un chiffre d’affaires qui est passé de 101 milliards à 189 milliards de Fcfa, se traduisant par une évolution du taux de pénétration, qui mesure la contribution du secteur au Pib, de 1.03% à 1.35%. Il s’agit donc là d’une dynamique très positive du marché sénégalais des assurances.
Cette dynamique se traduit également dans les prestations octroyées aux assurés et bénéficiaires de contrats d’assurance, qui sont en constante évolution, malgré ce que l’on peut en penser. Ainsi sur la période de référence évoquée ci-dessus, les sinistres payés par les sociétés d’assurances sénégalaises sont passés de 45,30 milliards à 74,16 milliards de FCFA.
La bonne dynamique du secteur pourrait aussi être appréciée à travers sa contribution au financement de l’économie nationale et régionale, c’est-à-dire dans la fonction d’investisseur institutionnel de l’assurance. Ainsi, le stock des placements effectués par les assureurs sénégalais sur la période de référence est passé de 203,9 milliards à 310,5 milliards, avec une bonne prédominance des placements dans les titres d’Etat (Bons du Trésor, obligations d’Etat).
Autant d’indicateurs qui attestent de la bonne santé du secteur des assurances, une bonne santé qu’il faudrait maintenant traduire, de façon régulière, dans la qualité du service rendu aux bénéficiaires des produits d’assurance.
C’est à cela que l’autorité de contrôle, dont la mission s’exerce dans l’intérêt des assurés et bénéficiaires de contrats, s’attelle au quotidien.

Monsieur le Directeur, le secteur des assurances a été également frappé de plein fouet par le confinement économique (baisse des contrats et primes émises, suspensions temporaires de paiements, etc.).   Plusieurs branches ont été impactées entre autres notamment l’assurance transport, l’assurance voyage, l’assurance construction, l’assurance automobile. Peut-on avoir une idée estimative de l’impact de la crise sanitaire sur l’exploitation des sociétés d’assurances sénégalaises ?

Dans la gestion publique de la pandémie, nous assistons à une reprise progressive de l’activité économique, et bien entendu de celle des assurances qui accompagnent justement cette activité économique
Au stade actuel de l’évolution, il est vraiment prématuré de faire une estimation de l’impact de la crise sur l’exploitation des compagnies. A l’image des autres segments de l’économie, l’activité d’assurance sera cependant impactée et connaîtra une baisse de croissance pour cette année.
Prenons l’exemple de l’assurance automobile avec la mesure de confinement des populations. Beaucoup d’assurés, surtout dans le domaine du transport public de voyageurs (TPV) qui a beaucoup souffert de la crise, seront restés pendant une bonne période sans renouveler leurs contrats d’assurance parce que le risque n’existait pratiquement pas. Et l’assurance automobile représente en moyenne entre 25 et 30% de l’activité totale des Assureurs dommages
L’assurance des marchandises importées également va connaitre une baisse sensible du fait de la diminution des importations sur la période récente
Il en va de même pour l’assurance au voyage, les déplacements internationaux ayant connu des restrictions très larges. Sans parler de la couverture d’assurance dans la branche Aviation avec des avions cloués au sol, ce qui se traduit certainement par des suspensions de garanties d’assurance.
Le seul bémol que l’on pourrait soulever, c’est que notre pays, notre continent, a été touché par la pandémie en début 2020, après une période où pour l’essentiel, les grands comptes ont fini de renouveler, sur une année généralement, leurs polices d’assurances.
On pourrait ajouter que les premières souscriptions d’assurance, au titre des risques pétroliers et gaziers, pourraient atténuer dans une certaine mesure la perte de croissance attendue.

Quel plan de riposte avez-vous mis en place pour renforcer la résilience du secteur, des compagnies d’assurances et des assurés ?

Les résultats de l’enquête réalisée par la Direction Générale du Secteur Financier et de la Compétitivité ont montré que l’impact serait très négatif sur le secteur.
En concertation avec les assureurs, les mesures de résilience ci-après ont été proposées pour limiter les conséquences du COVID 19 sur l’industrie des assurances  :

  • le report de la phase 2 sur l’augmentation du capital social et du fonds d’établissement des sociétés d’assurances ;
  • le Paiement des primes dues par l’Etat et ses démembrements pour soulager la trésorerie des compagnies d’assurances ;
  • le renforcement de la subvention d’assurance pour les risques agricoles ;

Monsieur le Directeur, la Covid-19 a ouvert la polémique sur la prise en charge des pertes d’exploitation des professionnels. Quelles difficultés soulève l’interprétation des polices « Pertes d’exploitation/ PE » dans le contexte actuel ? 

Je voudrais relever que les polices « Pertes d’exploitation » ne soulèvent pas d’interprétation particulière, même si le débat se pose actuellement dans le secteur de l’assurance en Europe.
Parce que dans la pratique, la garantie des « Pertes d’exploitation » est généralement adossée à une garantie principale, notamment une garantie Incendie ou Bris de Machines, ou encore une garantie Tous risques informatiques par exemple. Dans ces cas, on sait dans quel cadre la Perte d’exploitation va jouer et il n’y a pas lieu à une interprétation du contrat.
Maintenant, lorsque l’Assureur accorde une garantie Perte d’exploitation à des entreprises, sans que cette Perte d’exploitation ne soit la conséquence d’un péril dénommé, vous conviendrez également qu’il ne puisse y avoir d’interprétation sur la couverture de l’assureur, sauf dans les cas d’exclusion qui seraient prévus par la convention d’assurance.

L’exclusion du risque pandémique doit-elle être prévue dans la police ou est-elle sous-entendue ?

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En matière d’exclusion, qui signifie non couverture du risque et donc un dommage laissé à la charge de l’assuré, il ne saurait y avoir de sous entendu, et la règlementation est très claire à ce niveau.
Pour que l’on parle d’exclusion, il faut qu’elle soit non seulement prévue dans le contrat d’assurance, mais il faut qu’elle soit transcrite en caractères très apparents  : c’est la formulation utilisée dans le code des assurances.
Le risque pandémique peut bien faire l’objet d’une exclusion, en raison de son caractère systémique, mais il faudrait que le contrat d’assurance l’ait bien mentionné.

Monsieur le Directeur, où en est-on sur la loi sur le contenu local ?

Parlant de la loi sur le contenu local dans l’actualité sénégalaise, on pense principalement au secteur du pétrole et du gaz, secteur dans lequel les autorités sénégalaises essaient de prendre toutes les garanties afin que les opérateurs économiques du pays puissent bénéficier des retombées de l’exploitation de nos richesses énergétiques.
Mais pour en revenir au secteur des assurances, je dois préciser que le « contenu local » constitue depuis l’avènement du code CIMA une préoccupation forte du législateur communautaire qui l’a matérialisé dans les dispositions dudit code de 1992.
Cette politique du contenu local est exprimée légalement à travers des dispositions protectrices de nos sociétés locales, par une interdiction d’assurance directe à l’étranger des risques situés sur nos territoires, sauf autorisation expresse du Ministre en charge du secteur.
Et dans ce cadre, une évolution notable est survenue par rapport à cette interdiction qui jusqu’en 2016, pouvait souffrir d’une dérogation du Ministre en charge des assurances qui avait la latitude d’autoriser cette assurance directe à l’étranger.
L’évolution à laquelle je faisais allusion vient supprimer cette possibilité de dérogation, et donc le placement de contrats d’assurance auprès d’opérateurs non agréés sur notre territoire.
Cette mesure protectrice a été élargie au mécanisme de la réassurance qui, par essence, est internationale ; les mesures récentes adoptées par le législateur CIMA traduisent un souci de garantir un contenu local même si, pour ce qui est de la réassurance, le législateur pense plutôt à la zone CIMA en parlant de local.
C’est dire que du point de vue de l’assurance, le contenu local a trouvé une réelle expression règlementaire, et cela au-delà des risques liés aux hydrocarbures.
Il appartient maintenant aux opérateurs de se donner les moyens pour assumer ces mesures et apporter la sécurité nécessaire aux investisseurs, à l’ensemble des acteurs économiques.
Du coté du législateur, c’est dans ce sens que s’inscrivent également les mesures récentes de relèvement du capital social minimum des sociétés anonymes d’assurances qui doit passer de 1 à 5 milliards de FCFA à l’horizon 2021, ainsi que du fonds d’établissement des sociétés mutuelles d’assurances qui passe dans le même horizon de 0,8 milliards à 3 milliards de FCFA.

Les compagnies sénégalaises ont pu passer difficilement le passage du capital social à 3 milliards, pourront –elles passer la barrière des 5 milliards en avril prochain ? Que vise le régulateur CIMA ? Ne peut-il pas différer cette mesure compte tenu de la situation économique causée par la pandémie du Covid-19 ? 

Le passage du capital social des sociétés d’assurances à 3 milliards en juin 2019 était une étape intermédiaire dans le processus de relèvement du capital social évoqué tantôt pour l’horizon 2020.
Il convient d’abord de bien comprendre l’objectif du règlement, qui participe d’une volonté de renforcement de la capacité financière des entreprises d’assurance de la zone CIMA ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la mesure de relèvement est accompagnée d’une exigence de fonds propres équivalents au moins à 80% du capital social.
Ce qui est très notable sur le marché sénégalais, c’est que globalement les sociétés, en assurance dommages comme en assurance vie, ont pu procéder à l’augmentation de capital de 3 milliards, sans que cela ne se traduise par des opérations de fusion entre sociétés.
Dans certains cas, nous avons pu assister à une ouverture du capital social vers des acteurs économiques locaux ou des partenaires extérieurs, ce qui donne une opinion sur le niveau d’attractivité du secteur des assurances pour les investisseurs.
Alors ces sociétés auront-elles une difficulté majeure à passer le cap des 3 à 5 milliards de capital social en 2021 ?
On peut penser que la crise sanitaire mondiale, qui a affecté et continue d’affecter notre secteur économique, y compris les assurances, pourrait constituer une contrainte majeure pour les investisseurs.
Au niveau du Secrétariat général de la CIMA, mais également au niveau des autorités de contrôle dans les Etats membres, l’impact de cette crise fait l’objet d’un suivi et d’une analyse, afin d’adapter certaines dispositions auxquelles sont assujettis les acteurs ; cela se traduit déjà par des reports d’échéance accordés aux compagnies d’assurances dans la transmission de certains documents règlementaires.
Au regard de la situation, la mesure de relèvement du capital social à 5 milliards en 2021 pourrait faire l’objet de report, mais cela fera l’objet de toute l’analyse appropriée au niveau du comité des experts de la CIMA, bien entendu en étant à l’écoute des acteurs dont on a l’objectif de surveiller la solvabilité et la capacité de faire face à tout moment à leurs engagements.

Le règlement des sinistres est encadré dans des délais mais hélas, on constate encore des lenteurs dans le règlement. Qu’est ce qui explique cette difficulté des compagnies à passer à la caisse pour les règlements ?

Vous avez raison de relever que le règlement des sinistres est fortement encadré par des délais légaux, et cet encadrement continue de se faire pour répondre efficacement aux attentes des assurés et bénéficiaires des contrats d’assurance.
Le constat qui en découle, c’est que le dispositif légal n’est pas en cause bien au contraire. C’est donc dans son application et dans la supervision qu’il faudrait certainement chercher les difficultés liées au règlement des sinistres.
Il faut déjà se rappeler que le législateur CIMA avait adopté en 2011 une réforme fortement saluée, qui consacrait l’interdiction de l’assurance à crédit et donc le paiement de la prime d’assurance par les assurés dès la souscription du contrat.
Cette réforme, qui a contribué à améliorer sensiblement la trésorerie des compagnies d’assurance en réduisant d’autant les arriérés de primes, devait s’accompagner d’une diligence accrue dans le paiement des sinistres.
Il appartient donc à l’autorité de contrôle de veiller à ce que les dispositions y relatives soient appliquées, et l’action de la direction des assurances, ainsi que de la brigade de contrôle de la CIMA, a été beaucoup orientée ces derniers temps sur le contrôle des sinistres dans les sociétés d’assurances.
Ce contrôle restera une sur priorité dans notre plan d’actions afin d’aboutir, pas seulement au respect des dispositions sur les délais de règlement, mais surtout à réduire le déficit d’image, de notoriété dont souffre le secteur, notamment dans la branche assurance automobile qui cristallise toutes les récriminations vis-à-vis de l’assurance.

Quelles sont les perspectives du marché des assurances au Sénégal ?

S’agissant des perspectives que vous évoquez, l’on peut penser d’abord et principalement aux assurances du pétrole et du gaz avec les découvertes prometteuses de ses dernières années dans notre pays. Ces risques pétroliers et gaziers sont caractérisés par le volume de primes d’assurances très importantes qu’ils génèrent, en relation avec l’envergure des investissements dans ce domaine.
En faisant jouer l’ensemble des mécanismes assurantiels mis à leur disposition par la règlementation, je veux penser à la coassurance locale mais aussi à la réassurance dans le cadre de la zone CIMA, nos Assureurs devraient pouvoir capter une part non négligeable de ces primes des risques pétroliers et gaziers, ce qui leur permettra de jouer davantage le rôle que l’on attend d’eux, et de mieux contribuer au financement de l’économie.
Toujours au titre des perspectives, l’actualité récente, avec la crise sanitaire et ses impacts multiples sur l’activité économique, montre qu’une stratégie d’élargissement du champ des activités assurables doit pouvoir être développée par les acteurs.
Cette stratégie pourrait être corrélée aux politiques de développement d’après COVID 19, et je veux penser principalement à l’assurance du secteur informel mais aussi du secteur agricole qui connait déjà une expérience non négligeable en la matière, avec l’initiative de la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS).
Il y a également lieu de penser à une assurance plus inclusive en matière de santé des populations sénégalaises, notamment à travers la microassurance santé, qui pourrait accompagner la politique publique de couverture maladie universelle.Propos recueillis par Bassirou Mbaye

MOUHAMED MANGANE, OPERATEUR ECONOMIQUE : ‘’Seuls 10 % de l’argent destiné aux agriculteurs arrive à bon port’’

http://www.enqueteplus.com Il faut impliquer les acteurs opérationnels dans le processus de prise de décision, pour changer la donne dans le secteur agricole. C’est la ferme conviction du président de Djolof Waar bi de la filière bananière. Membre du Collectif régional des producteurs de banane de Tambacounda (Corprobat), l’opérateur économique Mouhamed Mangane a profité de l’occasion de la tournée économique qu’effectue le président Macky Sall, depuis samedi, pour revenir sur les contours du Programme d’autosuffisance en banane.

Le président de la République Macky Sall met à la disposition des producteurs de banane 3,5 milliards, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’autosuffisance en banane. Comment appréciez-vous ce geste ?   

Selon les études qui ont été réalisées récemment, il y a, au Sénégal, un besoin de 50 000 t de banane, voire plus par an. Mais, actuellement, nous sommes à 30 000 t de production. Quand, en 2016, le président était venu à Tambacounda, à l’occasion de sa tournée économique à vocation agricole, il avait dit, en présence de Mamadou Oumar Sall, le roi de la banane, qu’il souhaite que la filière agricole soit boostée.
C’est ainsi que Macky Sall s’est engagé à nous accompagner. Il avait promis d’aménager 500 ha et de l’équiper pour une production de banane de qualité. Une première estimation révélait un besoin de 2,5 milliards de financement. Maintenant, il s’agit de 3,5 milliards. Par la suite, nous avons noté des retards. Jusque-là, on ignore ce qui était la cause de ces lenteurs qui nous décourageaient. Mais nous n’avons jamais arrêté les démarches pour autant. Aujourd’hui, nous sommes satisfaits. Nous remercions aussi le ministre Moussa Baldé qui a fait toutes les démarches nécessaires pour que cette filière soit intégrée dans un programme.
A présent, après l’appel d’offres, la société Somafi a gagné le marché. Avant la fin du mois, elle aura l’autorisation pour débuter ses activités. Le gouvernement a tenu sa promesse. Avec le nouveau objectif, 1 000 à 1 500 emplois viendront s’ajouter au nombre d’emplois déjà créés par la filière bananière.
C’est donc un projet assez important. Parce qu’il n’y pas beaucoup d’emplois à Tambacounda. C’est pourquoi la majeure partie des jeunes de cette région et des localités environnantes ne pense qu’à l’émigration. Je peux dire que la filière de la banane, qui est la plus forte dans cette zone, pourra les retenir. La tournée économique du président est vraiment bénéfique pour nous. La banane est venue au Sénégal en 1976. C’est un Blanc qui s’appelle Jean qui l’a apportée ici à travers l’Ofadec (Office africaine pour le développement et la coopération). D’ailleurs, les pionniers sont toujours là. Mais à la fin l’Ofadec, on les a délestés. Et chacun a pris son propre chemin. C’est à partir de là que les GIE ont été créés. Cependant, ils se sont regroupés par la suite pour fonder une fédération dénommée Collectif régional des producteurs de banane de Tambacounda (Corprobat). Ce collectif est composé de 5 000 à 7 000 membres dont 25 % de femmes.

Au-delà de l’objectif d’atteindre une autosuffisance, envisagez-vous d’exporter la banane ?

On est dans cette perspective. Parce qu’au début, les bananes que l’on exploitait, on ne les mettait pas dans des cartons. On les vendait en vrac. Désormais, on va planter des bananes de qualité en quantité suffisante. Il y a du matériel de dernière génération qui va permettre d’assurer l’hygiène du produit, grâce au système de lavage, le transport du produit dans des voitures frigorifiques et la mise en carton automatique. Parce qu’on aura à notre disposition 500 ha en irrigation par aspersion et 200 ha de Câble Way et de stations de conditionnement. Notre priorité, c’est d’assurer l’autosuffisance alimentaire au Sénégal, parce que c’est la Côte d’Ivoire et le Ghana qui complètent le marché sénégalais. Nous avons 25 mille tonnes de gap à combler.
Après, d’ici 2030, on pourra peut-être commencer les exportations.
Il faut savoir que la production de la banane, c’est une chaine de valeur. Il n’y aura jamais une insuffisance de la production qui pourrait occasionner une hausse conséquente du prix de la banane au Sénégal. Mais il y a un autre aspect à prendre en considération : la banane bio. Elle est plus chère. Partout dans le monde, c’est comme ça.  Le bio n’est pas accessible.

Quels sont les principaux problèmes des agriculteurs ?  

Les cultivateurs ne sont pas impliqués dans les prises de décision. On prend des décisions qui les concernent sans avoir leur avis. Que ce soit les producteurs de l’arachide, de la pomme de terre ou de la banane, l’Etat vient avec sa vision et ses exigences. Le président de la République doit mettre les producteurs dans une même organisation pour qu’ils conçoivent un business plan quinquennal où l’on note tout ce dont on a besoin comme produits alimentaires. Comme ça, des ingénieurs vont, de concert avec le ministre de l’Agriculture, vérifier les informations et les certifier. Mais depuis 1960, l’agriculture du Sénégal est un ‘’prêt-à-porter’’. Et seuls 10 % de l’argent destiné aux agriculteurs arrive chez les bénéficiaires. Tout le reste est détourné et consommé avant même que l’on achète du matériel pour les arboriculteurs producteurs. On doit cesser cela, sinon on n’ira pas de l’avant. Tant qu’on ne changera pas la donne, le monde rural restera à l’agonie.
Donc, il faut impliquer ceux qui ont consacré leur carrière et leur vie à l’agriculture. Un médecin ne peut pas diriger un journaliste, par exemple. Ce n’est pas logique. Il peut avoir son avis, mais le dernier mot ne lui revient pas. C’est le problème que vivent tous les agriculteurs sénégalais. Il y a également les lenteurs. Tous les présidents qui se sont succédé ont lancé différents programmes. Mais les ministres ne font pas leur travail. Parce que quand un projet est voté à l’Assemblée nationale, son exécution ne doit pas tarder. C’est ce qui se passe dans toutes les filières.BABACAR SY SEYE

Omar Youm : «Le Train Express Régional ne sera pas disponible avant 2021»

https://directnewsinfo.com L’incertitude continue d’entourer le Train Express Régional au sujet de ses délais d’exécution. Jusque-là l’Etat du Sénégal n’arrive pas à donner une date exacte de mis en service de ce projet qui a coûté plus de 1000 milliards au contribuable sénégalais.
Sur Iradio, le ministre du Transport s’est contenté d’annoncer que le Ter ne sera pas disponible avant 2021. Omar Youm d’indiquer qu’en octobre, il y aura une mise sous tension et des essais dynamiques. En décembre, tout cela sera derrière nous.
Pour rappel, Les travaux du TER ont démarré depuis 2017. La mise en service de la première partie du parcours était prévue fin 2018. Près de 2 ans après, nada !

CRISE AUX GRANDS MOULINS DE DAKAR : Les travailleurs décrètent une grève de 48 heures 

http://www.enqueteplus.com Les travailleurs des Grands Moulins de Dakar (GMD) ne décolèrent pas. Ils déclencheront une grève, les 24 et 25 septembre prochains, pour dénoncer le licenciement ‘’sans fondement juridique’’ de 5 de leurs camarades.
Le climat social est de plus en plus délétère au sein des Grands Moulins de Dakar (GMD). Pour cause, les travailleurs n’ont toujours pas obtenu satisfaction. Leur principale revendication est la réintégration de cinq de leurs membres licenciés ‘’arbitrairement’’.
Cela fait donc quatre mois qu’ils dénoncent une ‘’injustice érigée en mode de gouvernance par la direction générale de l’entreprise’’. Car cette dernière maintient sa décision, malgré une médiation qui a été menée par la présidente du Haut conseil du dialogue sociale, des signataires religieux et des personnes de bonne volonté. Très en colère, les employés des GMD se sont mobilisés ce weekend, au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), pour informer l’opinion de leur plan d’action à mettre en œuvre dès jeudi prochain.
Ainsi, ils entament une grève ‘’d’avertissement’’ de 48 heures les 24 et 25 septembre, et la tenue d’un sit-in dans la journée du 24 septembre devant la direction des Grands Moulins de Dakar.
Depuis le 10 août dernier, le préavis de grève déposé par les travailleurs est arrivé à terme. Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’industrie agro-alimentaire, affilié à la CNTS, Lamine Fall, rappelle que ‘’leur Intersyndicale a usé de toutes les voies de recours pour résoudre le conflit collectif qui perdure aux GMD. Il s’en est suivi un dépôt de préavis de grève le 10 août 2020, après l’échec de la tentative de conciliation devant l’Inspection régionale du travail et de la sécurité sociale’’ de Dakar.
Pour parer à la grève qui commence ce 24 septembre, la direction des GMD aurait menacé de recruter une pléthore de journaliers appelés à remplacer les travailleurs en grève. ‘’C’est au mépris de la réglementation’’, tonne le porte-parole du jour. ‘’En substance, il est énoncé, à l’article 12 du décret 2009-412 du 23 décembre 2009 : Qu’il est formellement interdit de recourir à des travailleurs temporaires pour remplacer le personnel en grève licite d’une entreprise’’, a-t-il rappelé.
Ainsi, l’Intersyndicale tient à mettre en garde ceux qui seront amenés pour tenter de briser leur action de grève. ‘’Ils en subiront les conséquences. En tout cas, tous les moyens juridiques seront mis en œuvre pour faire sanctionner les coupables’’, dit-il. ‘’Notre grève se justifie, car nous sommes respectueux de la loi et nous entendons assurer la défense des droits et intérêts des travailleurs parmi lesquels figurent les meilleures conditions d’emploi en faveur des travailleurs’’, a-t-il ajouté.
Depuis le 5 juin 2020, le DGA des GMD, Franck Bavard, et son DRH Pape Abdoulaye Djigal, avaient pris la décision de licencier huit délégués du personnel et cinq autres travailleurs, sur la base de propos qu’ils auraient tenus dans un groupe WhatsApp. Saisie d’une demande d’autorisation de licenciement de huit délégués du personnel introduite par le directeur général adjoint, l’Inspection régionale du travail et de la sécurité sociale a considéré les motifs allégués ‘’sans fondement juridique’’ et a rejeté leur demande.
Le bras de fer qui oppose actuellement les travailleurs des GMD et leurs employeurs concerne le dossier des cinq restants.BABACAR SY SEYE

PROBLEMATIQUE DU CHOMAGE DES JEUNES : Cheikh Mbaye Sar demande l’évaluation des programmes élaborés depuis 1980 

http://www.enqueteplus.com Les programmes élaborés pour régler l’équation du chômage des jeunes au Sénégal, depuis les années 80, doivent être évalués. C’est le plaidoyer qu’a fait samedi le socio-économiste Cheikh Mbaye Sar, par ailleurs spécialiste des questions d’emploi, lors d’un webinaire sur le sujet.
Trouver un emploi pour chaque jeune diplômé reste un défi pour la plupart des pays, même ceux développés. Cependant, au Sénégal, il est noté une certaine incohérence entre l’offre de formation et la demande d’emploi des entreprises publiques comme privées. ‘’Il ne faut pas qu’on joue avec la jeunesse. On ne peut pas jouer avec la moitié de la population. Par ailleurs, plus 90 % des emplois sont du secteur informel. Il faut bien qu’on regarde ce secteur-là comme un secteur digne d’attention et de respect. C’est le principal moteur de l’économie nationale et le premier employeur national. Pour ces raisons-là, ne boudons pas le secteur informel. C’est un secteur qui correspond le plus à la réalité économique de notre pays et qui a des mécanismes assez souples, adaptés à l’évolution technologique. Et près d’un tiers des emplois du secteur formel sont offerts sans contrat’’, souligne le socio-économiste Cheikh Mbaye Sar.

Il intervenait, samedi soir, sur l’efficacité des programmes de lutte contre le chômage des jeunes, lors d’un webinaire organisé par l’université Cheikh Anta Diop (Ucad). 

Monsieur Sar, qui suit les questions d’emploi depuis plus de 30 années, relève qu’il y a plus 300 000 nouveaux demandeurs d’emploi chaque année sur le marché de l’emploi. ‘’La capacité de notre économie à absorber les demandes en emploi est faible. L’Etat, non plus, n’a pas pour vocation et n’a pas les moyens de recruter tout le monde. L’Etat peut recruter entre 5 000 et 10 000 jeunes. Ce qui est insignifiant par rapport à 300 000 demandeurs d’emploi. L’économie ne peut pas dépasser 50 000 emplois. Il y a une urgence et cette question mérite d’être prise en charge correctement’’, souligne-t-il.
Par ailleurs, M. Sar pense qu’il faut vraiment évaluer les programmes mis en place par l’Etat pour la gestion du chômage. ‘’Une dizaine de programmes ont été élaborés depuis les années 80. Je n’ai pas vu, jusqu’ici, une évaluation d’un de ces programmes. Derrière l’Agetip à sa création, il y avait la Banque mondiale. Derrière le Fonds national de l’emploi (FNE), il y avait la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et le Bureau international du travail (BIT) à l’exécutif’’, dit-il.
Selon Cheikh Mbaye Sar, le défi majeur, ce sont les Neet (Not in Education, Employement or Training) qui devaient constituer le principal défi des politiques de promotion de l’emploi et de la formation au Sénégal. ‘’Il faut que les autorités du Sénégal se rendent compte que 46 % des jeunes en âge de travailler et désireux de travailler, ne travaillent pas. Ils ne sont pas en éducation et ne sont pas en formation. Or, c’est la Constitution de notre pays, dans ses articles 22 et 25, qui garantit le droit à l’éducation des jeunes citoyens. On ne soulève pas cette question à des fins politiciennes. On ne joue pas avec une question aussi sensible’’, renchérit-il.

Assurer une productivité de la main-d’œuvre

Pour le socio-économiste, l’Etat a la responsabilité principale par rapport à l’employabilité des jeunes. Tout comme le secteur privé. Il estime que l’Etat doit mettre en place un climat d’affaires ‘’favorable’’ à la création d’entreprises. ‘’Il peut également baisser les pressions fiscales et autres qui pèsent sur le secteur privé et il peut aussi, dans le cadre du partenariat public-privé, développer des stratégies, y compris avec les territoires, de nature à permettre à ces territoires, qui ont tant de choses à encadrer dans le cadre du développement économique et social, à prendre en compte l’urgence d’employer les jeunes’’, suggère-t-il.
Monsieur Sar souligne qu’il faut donc assurer une productivité de la main-d’œuvre, former, selon les standards internationaux, des jeunes Sénégalais. ‘’Et non pas les mettre tous dans un cadre académique qui ne correspond plus aux besoins et à la demande de l’économie nationale. Donc, l’économie a besoin de productivité comme les entreprises. Par conséquent, il faut des personnes ressources qualifiées’’, soutient-il.
Depuis quelques années, le Pr. Mamadou Sangaré a rappelé que l’adéquation formation-emploi est l’un des principaux défis économiques au Sénégal. Même si de ‘’nombreuses et importantes’’ actions ont été mises en place. ‘’Mais les responsables et représentants patronaux dénoncent un manque d’adéquation et de flexibilité de la formation. Des travaux de recherche ont montré que les relations entre formation et emploi sont plurielles et multidimensionnelles, et qu’il est possible d’établir de multiples correspondances entre les deux univers entre les différentes approches théoriques, méthodologiques et pratiques. Il est donc facile de s’y perdre’’, fait-il savoir.
Ainsi, pour trouver une solution à ce déséquilibre entre l’emploi et la formation, M. Sangaré note que les trois catégories génériques utilisées en sciences sociales et en économie sont utiles  : macro-méso-micro. ‘’Au niveau macro, la recherche d’adéquation se fait en fonction des besoins définis par les indicateurs économiques et les décisions politiques.  Au niveau méso, la recherche d’adéquation est faite en fonction des besoins des secteurs d’activité, des professions ou des régions. Au niveau micro, l’adéquation recherchée est liée à un besoin de formation précis’’, explique-t-il.MARIAMA DIEME

Lancement Phase 2 du Pudc : Macky Sall annonce la mobilisation de 300 milliards Cfa

https://www.dakarmatin.com Après une tournée de trois jours dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick, le président de la République a procédé, ce lundi à Kaolack, au lancement de la phase 2 du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Il a annoncé, dans ce cadre, une distribution de matériel dans les régions du sud.
« On est à la seconde phase d’une composante essentielle du PUDC qui est surtout l’allègement des travaux surtout pour des femmes en milieu rural (décortiqueuses, batteuses et moulins) », déclare-t-il.
Avant d’ajouter que « Le PUDC, dans sa composante 4 a mis 6 milliards 600 millions rien que sur ce volet ». Le président Macky Sall de mettre en exergue d’autres composantes essentielles dont l’électrification rurale, l’accès à l’eau en milieu rural, les pistes de désenclavement, la construction des postes de santé en milieu rural. « Cette phase va mobiliser plus de 300 milliards de francs Cfa dont la moitié est déjà financée par la BAD (Banque islamique de développement) et le Fonds saoudien de développement. Les 150 (milliards) sont déjà acquis et les processus de passation de marchés sont presque finalisés », a souligné le président.
A rappeler que dans la phase 2 dudit programme et dans le cadre du financement de la BID, l’entreprise SISMAR a été attributaire de marché pour la production de 246 équipements destinés aux populations de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.

ECLAIRAGE SOLAIRE : LES ENJEUX EXPLIQUÉS AUX ÉLUS LOCAUX

Dakar, 21 sept (APS) – Les économies d’énergie qui découleront des programmes de maîtrise de l’énergie et des 50.000 lampadaires solaires du réseau d’éclairage public au Sénégal présentent des ‘’enjeux financiers importants’’ et constituent un ‘’moyen sûr d’allégement des factures’’ d’électricité de l’État et des collectivités territoriales, a déclaré lundi le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé.
Il s’exprimait lors d’une rencontre consacrée à l’amélioration de l’éclairage public des quartiers et des places publiques, dans le cadre notamment du programme des 50.000 lampadaires solaires.
Cette rencontre conjointe organisée avec le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires découle d’une directive présidentielle lors du conseil des ministres du 12 août 2020. Lors de cette rencontre, instruction avait été donnée aux deux ministères de travailler en synergie avec les élus locaux pour une amélioration de l’éclairage public sur toute l’étendue du territoire national, a rappelé M. Cissé.
‘’L´énergie est un levier clé de la croissance économique et un facteur déterminant de développement et de compétitivité pour notre pays, nos entreprises, nos industries. C’est également un moyen de lutter contre la pauvreté et la précarité sociale, l’insécurité, mais aussi d’améliorer le cadre de vie de nos populations’’, a estimé le ministre du Pétrole et des Energies.
Selon lui, le renforcement de son accessibilité et de sa disponibilité au niveau national peut être accéléré avec le développement de l’efficacité énergétique, la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie ainsi que la diversification énergétique avec les énergies renouvelables telles que le solaire.
Dans la même dynamique, il a annoncé qu’un programme ’’d’envergure nationale’’ est en cours de structuration sur le parc déjà existant d’éclairage public avec les technologies et solutions de maîtrise énergétique, que l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME) compte déployer.
Le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires a pour sa part invité les maires et présidents de conseils départementaux à se lancer définitivement dans l’éclairage solaire en abandonnant l’éclairage conventionnel.

A en croire Oumar Guèye, ’’l’éclairage conventionnel consomme énormément d’énergie’’. Au vu de cela, dit-il, ’’le solaire est une piste à explorer compte tenu des gains économiques qu’il permet de réaliser.’’ 

Dans cette perspective, il a invité les élus locaux, qui ont en charge l’éclairage public, à davantage ’’miser’’ sur le solaire pour tous leurs projets d’éclairage public dans les quartiers et les places publiques.
’’L’éclairage public est une compétence qui revenait aux collectivités locales. Mais compte tenu de questions de sécurité des personnes et des biens qui en découlent, l’Etat se substitue’’, a expliqué le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires.
Oumar Guèye a par ailleurs insisté sur le fait que ces transferts de compétence constituent une ’’responsabilisation accrue des élus locaux en cela qu’ils permettent une territorialisation des politiques publiques qui doivent être une appropriation des maires et présidents départementaux.’’SMD/ASG/OID

TNT : 92% DE TAUX DE COUVERTURE (RESPONSABLE PROJET)

Dakar, 21 sept (APS) – Le Sénégal a atteint un taux de couverture de 92% dans le cadre du basculement vers la Télévision numérique terrestre (TNT) avec une présence effective sur les 14 régions, a révélé lundi à Dakar, Eugène Niox, directeur des partenariats de la société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA), en charge du processus.
’’Nous avons atteint un taux de couverture de 92% sur l’ensemble du territoire national avec une présence sur 14 régions. Nous sommes sur la très bonne voie même s’il reste des choses à améliorer’’, a-t-il notamment indiqué.
S’exprimant au cours d’une rencontre d’échanges au siège de sa société avec des journalistes, M. Niox a assuré que ce projet de basculement entamé depuis 2014 ’’a un très fort impact social pour notre pays’’.
’’Le projet a beaucoup évolué et pour nous, il est important qu’on pense à informer, à donner la bonne information aux populations, aux Institutions, aux partenaires’’, a pour sa part, indiqué Mariame Sira Bomboté Diop, directrice de la communication de la société de télédiffusion du Sénégal
’’Cette transition est devenue aujourd’hui un objectif pour tous les acteurs. C’est pourquoi, nous sommes dans la communication inclusive’’, a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur la fin du processus, elle a répondu  : ’’Nous n’avons pas envie de nourrir de faux espoirs aux populations, mais nous mettons tout en œuvre pour réussir notre mission en prenant en compte l’équité sociale’’.

Dans cette perspective, elle a en outre annoncé que la société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) a entamé le 10 septembre dernier, par Fatick en association avec le Fonds de développement du service universel des Télécommunications (FDSUT), la distribution de 120 000 décodeurs aux foyers vulnérables.
Selon un document remis aux journalistes, la société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) est créée par l’Etat du Sénégal à travers la Loi 2017-28 du 14 juillet 2017 pour être l’opérateur de diffusion numérique.
’’En ce sens, elle se voit confiée dès son arrivée, la mutualisation des infrastructures de diffusion numériques, ensuite la gestion et l’exploitation technique et commerciale de ses infrastructures mutualisées’’, ajoute la même source.
Selon le document, la TDS-SA ’’est responsable à titre exclusif de la diffusion des chaînes sénégalaises privées et publiques conformément aux dispositions du nouveau Code de la presse (article X)’’.
Concernant ses activités, TDS-SA assure la collecte, le multiplexage et le transport, puis la diffusion des contenus audiovisuels par voie numérique, c’est-à-dire dans le cadre de la Télévision numérique terrestre (TNT), précise le document de presse.SG/OID

IDIOVISUEL, LA CHRONIQUE MEDIA DE NETTALI.COM : MÉLANGE DES GENRES !

NETTALI.COM – Entre Ousmane Sonko et Lansana Gagny Sakho, le rendez-vous pris a finalement accouché d’un faux bond. Après des échanges courtois qui ont d’ailleurs fait le buzz et suscité des applaudissements, l’espoir du leader de Pastef d’avoir des chiffres officiels version Sakho sur les investissements et programmes liés aux inondations, a fait pschitt au grand dam d’une occasion de clarifications même partielles.
Qu’est-ce qu’il est teigneux et bon buzzer ce Sonko ! Malgré ce faux bond, il a laissé croire qu’il nourrissait toujours l’espoir de rencontrer le DG de l’Onas, non sans une pointe de pression, question de le mettre en mal avec les Sénégalais. Le DG de l’Onas, s’est-il fait rappeler à l’ordre ?  « L’Observateur », si l’on en croit Moustapha Diop de Walf TV, au cours de la matinale du vendredi 17 septembre, a évoqué le courroux de Serigne Mbaye Thiam, son ministre de tutelle qui l’aurait engueulé en lui décommandant de rencontrer Sonko. Y a-t-il eu instruction de Macky Sall ? Le rendez-vous a en tout cas été renvoyé sine die. On comprend bien qu’il est compromis. L’occasion ne voudrait pas être donnée à Sonko de tirer la couverture sur lui et d’engranger un gain politique. Voilà pour résumer.
Mais dans cette affaire, c’est surtout Lansana Gagny Sakho qui a mis l’ancien inspecteur des Impôts  dans l’idée qu’il pouvait obtenir des chiffres après qu’il a démenti les siens. Aussi, l’avait-il invité vendredi dernier à l’Onas. Il croyait sans doute qu’Ousmane Sonko n’allait pas répondre à l’invitation. Mais mal lui en avait pris. Le patron du Pastef avait pris la balle au rebond. Awa Niang, la députée Apr et non moins 2ème questeur de l’Assemblée nationale sur le plateau de « Jakarloo »,  ce vendredi 18 septembre pense toutefois que son collègue de Pastef aurait pu passer par le Président de l’Assemblée nationale s’il souhaitait interroger le DG. Aussi, s’est-elle empressée de préciser que c’est le rôle d’une commission de l’hémicycle que de se livrer à un tel exercice. De qui se moque t-elle celle-là ?  Si l’Assemblée nationale voulait agir, malgré les vacances des députés, elle aurait bien trouvé les moyens de le faire au regard de la situation d’urgence et de détresse des populations.
Moustapha Diop de Walf TV et Cheikh Tidiane Gomis, au cours de la matinale du vendredi 19 septembre, ont perçu dans ce désistement de dernière minute du DG de l’Onas, une fuite, un manque de transparence. Un fait symptomatique, selon eux de la gouvernance actuelle. Ce qui a conduit Diop à assimiler le revirement de Gagny Sakho à la posture de Bitèye dans le dossier Akilee où un syndicaliste de Senelec et Amadou Ly, le DG de la start-up sénégalaise ont accepté de recevoir les activistes Guy Marius Sagna, Thiat etc qui voulaient en savoir plus sur cette affaire. Le DG de Senelec Papa Mademba Bitèye avait tout simplement refusé de les recevoir, nous a informé le journaliste  qui a ainsi conclu à un manque de transparence. Pour Cheikh Tidiane Gomis qui estime bien connaître ce dossier, lorsqu’on analyse les deux positions (celle de Bitèye et de Ly), l’ on se rend vite compte de là où est la vérité, estimant au passage que M. Bitèye avait déjà eu à déclarer et à informer sur un plateau de télé (ndlr – ITV face à Mahmoudou Ibra Kane) que ce contrat ne souffre d’aucune irrégularité ainsi que l’a récemment conforté le rapport de l’ARMP qui a établi sa régularité et sa transparence.

L’équation de la politisation des inondations

Ah la transparence, elle fait vraiment défaut sous le ciel sénégalais ! Et Macky Sall nous a fait savoir qu’il ne peut l’arrêter. Sauf que personne ne lui a demandé cela sachant que ce n’est pas dans ses cordes. Le président Sall est en réalité un adepte de ce type de réponses sèches qui créent une dissonance dans sa communication. Les médias se sont ainsi donné à cœur joie de reprendre cette formule choc « je ne peux arrêter le ciel » dans leur publication du lendemain de la visite du PR. Les populations méritaient bien des propos plus amènes et bien plus que de la compassion.
Les inondations ont en tout cas remis en selle des politiques en mal de sujet et de prétextes, puisque la gestion de la Covid avait créé une sorte d’entente cordiale qui interdisait de se lancer dans des conjectures ou polémiques. A « Jakarloo » sur la TFM, il a surtout été question de la politisation de la question des inondations et beaucoup se sont demandés si le moment est bien choisi pour cela. Pour « Fou Malade » les affrontements opposition-pouvoir participent de la vitalité de la démocratie, rappelant au passage les sorties de feu Amath Dansokho durant la gouvernance de Me Wade. Le premier n’hésitait jamais à mettre les sujets qui fâchent sur la table. Pour Bouba Ndour, si Ousmane Sonko est au-devant de la scène politique, c’est parce que c’est lui qui a pris en charge la question des inondations et a critiqué leur gestion par Macky Sall. Un argument qui a amené le rappeur à se poser des questions sur la posture actuelle d’Idrissa Seck.  Celui-ci est en effet étonné par son silence et lui demande de se prononcer sur la question afin que les Sénégalais sache s’il est ou non avec Macky Sall dans un contexte où sont agitées les questions de gouvernement élargi et de statut du chef de l’opposition.
Le chroniqueur rappeur n’est pas seulement interloqué par le côté aphone d’Idy, « la posture d’une journaliste qui a passé son temps à pilonner Sonko », l’a fortement interpellé. Il faisait allusion à Aïssatou Diop Fall sans toutefois citer son nom. Ousmane Sonko a reçu des vertes et des pas mûres, Aïssatou Diop Fall de la TFM a usé de qualificatifs pas très sympas pour dépeindre le leader de Pastef comme un personnage arrogant, suffisant, excessif, violent dans ses propos etc au cours d’une matinale sur la TFM, prévenant au passage les « fameux insulteurs du net » qu’elle est un « cadavre ambulant ». Sacrée Aïssatou, elle n’en a cure. Etait-elle à la recherche de buzz ?  Lorsqu’elle s’y met, impossible de l’arrêter. Tel un sniper, elle a fait feu et sans discernement.  Elle doit avoir mangé du lion. Récemment, c’est Thierno Alassane qui était sa cible, suite à la sortie de son livre. Autre pourfendeur permanent de Sonko, Mame Goor Diazaka qui se prend pour un acteur des médias parce qu’il a créé un site d’informations, est un partisan assumé de Macky Sall. Il n’a trouvé aucune qualité à cet opposant qualifié de radical. Quand même ! Dans un jugement, il y a un tant soit peu d’actif. Il semblerait pourtant que chaque choisit sa méthode, son style d’opposition et en assume les conséquences. C’est sur cet argument que s’est d’ailleurs fondé Birima Ndiaye pour critiquet l’attitude de Fou malade et Bouba : « Vous demandez à Idrissa Seck de parler mais il faut laisser aux gens le choix de s’opposer à leur manière. ».

Bougane VS Sonko

Mais la polémique par voie de presse et par celle des réseaux sociaux qu’on n’attendait pas du tout, c’est celle entre Ousmane Sonko et Bougane Guèye Dany qui vivaient jusqu’ici une idylle certaine. Et il n’y a guère longtemps que Sonko avait fait son discours de fin d’année sur la Sen TV, la chaîne privée de Bougane, au même moment où Macky Sall devait faire le sien sur la chaîne nationale. Il est intervenu par la suite, une coupure du signal de cette chaîne qui avait été rapidement interprétée comme des représailles de la part du gouvernement. L’on se rappelle aussi la sortie d’Ousmane avec force déclarations contre El Hadji Ndiaye qui avait fini par riposter, connu qu’il est pour ne  pas être un tendre. Il avait semblé verser dans la menace brandissant au passage toutes les couvertures accordées par sa chaîne au leader de Pastef. Ce fut finalement le calumet de la paix. la patron de la 2 STV est quand même son « goro ».
En tout cas sur Sen TV, au cours d’une édition spéciale, Mansour Diop, tout comme Pa Assane Seck n’ont pas manqué de nous expliquer que si le signal de Sen TV télé avait coupé été un moment, c’est bien à cause d’Ousmane Sonko et de cette fameuse déclaration de fin d’année. Ceux qui utilisent l’argument selon lequel Sonko doit se souvenir des bienfaits de Bougane, doivent réfléchir par deux fois avant de prononcer de telles phrases. En faisant cette « bonne action », la Sen TV, était-elle mue par la seule volonté d’informer ou de faire une fleur à Ousmane Sonko ? Une bonne question. Ce dernier également, en s’y rendant et choisissant ce médium, savait-il qu’on lui faisait une fleur et qu’il jouait la carte de son intérêt du moment ?
Ce qui pose la question des imbrications entre la politique, le journalisme et les affaires. Sont-ils compatibles ? Le cas de Yaxam DG du quotidien gouvernemental « Le Soleil » et membre de l’Alliance pour la République (APR) interpelle ; celui de Dié Maty Fall, journaliste et membre du Parti socialiste, donne à réfléchir car il y a des sujets qu’elle éviterait. Il y a également le cas de Racine Tall, patron de la RTS 1 et membre de l’APR. Latif Coulibaly lui, a eu la sagesse de démissionner de la presse. Youssou Ndour est patron d’un mouvement politique « feekee ma ci boole« , tout comme Bougane « guem sa bopp« . loin de dire que tous utilisent leurs médias pour faire leur propre propagande et gérer leurs affaires, il y a en effet, reconnaissons le, une histoire d’incompatibilités notoires qui ne sont pas sans poser des problèmes d’éthique et d’équidistance par rapport aux sujets traités dans le cadre de l’information.  Autant de questions que l’on peut raisonnablement se poser dans un contexte où l’incursion de la politique dans les médias, devient flagrante.
A « Jakarloo » en tout cas, c’est une descente en règle que le chroniqueur Birima Ndiaye a subi. Des assauts signés par « Fou Malade » qui lui a demandé s’il préfère voir soulager les problèmes des habitants de Keur Massar ou chanter les louanges de Macky Sall, l’applaudir, le féliciter, « danser pour lui » en occultant la vérité. Pour le rappeur et chroniqueur, le problème des inondations n’a pas été résolu. Le Président a préféré distraire les populations en leur proposant une départementalisation sachant que ce procédé ne va pas régler le problème d’autant plus que l’assainissement n’est pas une compétence transférée. Malal trouve juste qu’il ne faut pas insulter l’histoire car Yeumbeul, Malika ont enfanté Keur Massar, d’où la question qu’il se pose et qui est de se demander s’il ne fallait pas par exemple créer un département des Niayes plutôt que celui de Keur Massar.
Eh oui, Birima Ndiaye qui est réapparu à l’émission, après deux mois en faveur du sujet des inondations sur lequel le gouvernement avait d’ailleurs du mal, a osé dire qu’il supporte Macky Sall et ne s’en cache pas. Rien de nouveau sous le soleil. Ce n’est donc pas un hasard si « Fou malade » lui avait fait comprendre que s’il était revenu, c’est parce qu’il était en mission commando et que ses chiffres lui avaient été envoyés pour ne pas dire dictés en direct. Il ne croyait pas si bien dire. Après ce fut le tour de Bouba Ndour qui a été accusé par Birima de rouler pour l’opposition ; avant que celui-ci ne jure sur tous les saints qu’aucun opposant ne peut accréditer cette accusation. Ne devrait-on pas y inviter des représentants de partis politiques pendant qu’on y est ? C’est à ne rien comprendre, et la présence de Birima pose réellement un problème.
Quoi qu’il en soit ce dernier est bien content que Bougane et Sonko se soient disputés. Pour lui le patron de la Sen Tv ouvrait grandes ses antennes au leader de Pastef qui « disait tout et n’importe quoi contre Macky Sall ». « Le discours à la nation, c’est le président qui doit le faire même si les opposants peuvent le critiquer par la suite », a poursuivi le syndicaliste.
Un plateau de « jakarloo » qui finalement n’est pas sans poser quelques problèmes entre ceux qui sont pour ou contre Macky Sall, même si les journalistes qui y officient convoquent toujours les faits, socle de leur métier. Heureusement qu’Abdoulaye Der tient son émission en main de maître avec le calme, la pondération et le professionnalisme qu’on lui connaît. Birima Ndiaye est même allé jusqu’à accuser Bouba Ndour de savoir pour qui il roule dans l’opposition.
Quoi qu’il soit la politique a repris ses droits. Macky Sall semble pour l’instant chercher sa voie, perdu certainement dans ses calculs. Le ni oui, ni non de Macky Sall n’est en réalité qu’une posture politique floue sur la question du 3ème mandat. Mais posture inédite et certainement pas fortuite, deux députés de sa majorité ont relancé le débat dans le sens qui arrange le président. Abdoulaye Matar Diop, jadis opposé au 3ème mandat, a fait un rétropédalage en direct la semaine dernière. Un fait qui n’a pas échappé aux radars de la presse. Ce fut le tour d’Aymérou Gnining, membre important du Macky et non moins président du groupe parlementaire de la majorité qui a rebondi sur le sujet à « Grand jury » de la RFM, ce dimanche 20 septembre. Deux personnalités qui donnent l’impression d’avoir été activées pour tâter le pouls du peuple, au moment où la parole est retirée à ceux qui défendent le contraire et qui sont tout simplement virés sans ménagement. Macky Sall a pour l’heure enfourché son cheval de campagne et a débuté ses tournées économiques. Il est allé parler d’agriculture dans les zones où l’eau n’est pas un problème après son naufrage dans les milieux urbains. Une posture qui est une sorte de procédé utilisé et qui consiste à prendre le chemin des campagnes à chaque qu’il est en difficultés dans les villes ?
PS  :  En tout cas les plus de 5 milliards récoltés, si on en croit le « Guiss Guiss » de « Jakarloo » pour la construction de la mosquée de Tivaouane, sont une leçon pour les politiques. Malal Talla pense tout simplement que les gouvernants doivent apprendre du leadership des marabouts car pour lui, cela revient à apprendre à convaincre et à créer l’adhésion sur des projets de société  Et cela, seule l’exemplarité peut le conférer. A l’issue, a ajouté le rappeur, les marabouts doivent appeler à la construction d’hôpitaux à Touba et à Tivaouane

Mamadou Lamine Dianté : « e baccalauréat 2020 n’est nullement de qualité inférieure»

Ancien coordonnateur du Grand cadre des syndicats d’enseignement, Mamadou Lamine Dianté estime qu’il ne sert à rien « de chercher à maculer la belle réussite » des bacheliers. Dans cet entretien avec Seneweb, il invite l’Etat à débarrasser les curricula de certaines aspérités encombrantes, tout en proposant des pistes de réflexion sur l’orientation des bacheliers.

Les résultats du baccalauréat dépassent la barre des 45% cette année. Comment expliquer ce taux de réussite important dans ce contexte de Covid-19 où l’école a été fortement perturbée ?

Nous voudrions d’emblée préciser que le baccalauréat 2020 n’est nullement de qualité inférieure, bien au contraire. C’est justement l’anormalité de l’année scolaire qui confère aux récipiendaires tout le mérite qui leur revient. Car toutes les conditions étaient réunies pour leur trouver mille et une excuses si cela se passait autrement. Nous félicitons donc chaleureusement tous les heureux candidats qui ont permis d’avoir cette grande réussite au baccalauréat cette année, au moment où l’on s’y attendait le moins.
Nous espérons que cela inaugure la nouvelle ère de l’école de la réussite au Sénégal. Le protocole pédagogique mis en route contient surement les déterminants de la réussite. Il convient de bien les identifier, de les consolider, sinon de les renforcer. Ces déterminants de la réussite pourraient être ?l’allègement des programmes”, la limitation de la taille des groupes pédagogiques, la réduction du temps de présence de l’élève à l’école, la baisse de la charge de travail des enseignants, l’amélioration de l’environnement scolaire, entre autres.
En effet, les acteurs se sont longtemps plaints des programmes scolaires surdimensionnés, mais les autorités sont restées statiques. C’est pourquoi, à notre humble avis, cet ?allègement des programmes” n’a été qu’une bonne manière de débarrasser les curricula de certaines aspérités encombrantes, car le Sénégal a adopté l’approche par compétences (APC) depuis plus de dix ans.
La limitation de la taille des groupes pédagogiques qui est l’un des facteurs de réussite de l’APC, pourrait aussi être un déterminant de la réussite car notre pays administre désormais le ?bac UEMOA”, dont les épreuves sont conçues selon le modèle de l’APC. La réduction du temps de présence de l’élève à l’école augmente théoriquement celui de présence à la maison, autrement dit, le temps d’apprentissage et d’exercices de l’élève.
Car, faut-il le rappeler, à l’école on étudie et à la maison on apprend, et si le temps le permet on peut faire beaucoup d’exercices de consolidation des acquis. Sans oublier que les nombreuses initiatives développées par le ministère et par les enseignants ont permis d’améliorer le niveau d’encadrement des élèves, cette année.
Quant à la charge de travail de l’enseignant, plus elle est allégée et plus celui-ci a le temps de développer des initiatives qu’exige la méthode APC. Donc, le ministère de l’Education nationale ne devrait plus arguer de l’indemnité de recherche documentaire pour continuer de surcharger les enseignants, notamment dans le moyen-secondaire.

Certains disent que le dispositif à la reprise n’a duré qu’un mois. Donc insuffisant pour influer sur les résultats de manière significative.

En réalité, c’est plutôt 45 jours de cours en présentiel environ, pour les élèves de Terminale. Tenant compte du cadrage opéré dans les programmes et des éléments que nous avons évoqués tantôt, il est plus que compréhensible qu’on ait enregistré pareilles performances.

Il y a quand-même de la suspicion. Pensez-vous qu’elle est légitime ?

Pas à notre avis. Il ne sert d’ailleurs à rien de chercher à maculer la belle réussite de nos vaillants bacheliers. Bravo à eux, encore une fois.

L’Etat a été accusé de sélection au baccalauréat en tenant compte des places à l’université. Pourquoi alors aura-t-il levé le pied cette année ?

Vous conviendrez avec nous qu’en réajustant les programmes, on laisse de moins en moins de place au « jeu de cache-cache » avec les élèves. C’est pourquoi nous souhaitons vivement qu’une évaluation objective soit faite le plus rapidement possible, et que de réformes consolidantes de cette grande réussite interviennent.
Le moment est venu de minimiser davantage les déperditions de ressources engendrées par les échecs massifs constatés d’année en année. La réussite scolaire est toujours rentable aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les ménages qui investissent de plus en plus dans la scolarité des enfants.

Justement il y aura beaucoup de bacheliers cette année. Comment s’y prendre pour les orientations ?

L’Etat saura trouver les solutions idoines. Nous avons toujours fustigé l’utilisation de l’examen du baccalauréat comme filtre de rétention des élèves, en raison de la psychose qui habiterait les autorités face à un flux énorme de bacheliers qui taperaient aux portes de nos universités. C’est l’Etat qui s’est retrouvé dans son propre piège, de n’offrir comme seule perspective aux bacheliers que l’orientation à l’université.
Un étau qui s’est davantage resserré autour du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche depuis l’avènement de Campusen, qui l’oblige à orienter tous les bacheliers qui s’inscrivent sur cette plateforme. Mais nous avons foi en l’intelligence de l’Etat.
Pour notre part, le repositionnement de la formation professionnelle technique pourrait être une solution à envisager. Il faudra simplement préciser la ligne de démarcation qui éviterait des querelles de prérogatives entre les ministères de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur. Ainsi, en matière de formation professionnelle et technique, on pourrait confier au ministère de la formation professionnelle, qui forme traditionnellement au BTS, les ?bac + 2”.
Si l’Etat décide de requalifier les ISEP en Instituts supérieurs de formation professionnelle et technique (ISUFPT) relevant du ministère de la formation professionnelle, on pourrait former une masse critique de cadres moyens de niveau BTS, capables de porter efficacement le développement économique de notre pays dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pisciculture, de l’artisanat, etc.
Et la carte des ISUFPT sera élargie, densifiée et structurée en fonction des potentialités socioéconomiques du pays. Et le ministère de l’enseignement supérieur sera positionné à partir de la licence 3 pour former des cadres supérieurs et des experts dans les domaines de la formation professionnelle technique. De ce fait, on donnerait aux bacheliers la possibilité de choisir d’aller à l’université ou de s’orienter dans la formation professionnelle post-bac. Si cette politique est bien conduite, elle pourrait à terme décongestionner nos universités.
D’autre part, on pourrait ouvrir les vannes au niveau des CRFPE (centres régionaux de formation des personnels de l’éducation) afin de massifier les effectifs pour doter notre pays d’un nombre suffisant de personnels de l’éducation qualifiés. Bref, il existe une foultitude de solutions. Il faut les réaliser, car nous prenons désormais goût à la réussite massive aux examens scolaires.

Région de Dakar : 1200 grossesses répertoriées dans 427 établissements scolaires

https://www.beut7.com Le Réseau Siggil Jigeen a informé que les grossesses en milieu scolaire prennent de l’ampleur. En 2019, 1200 grossesses ont été répertoriées  dans 427 établissements scolaires situés dans les départements de Dakar, Pikine,  Rufisque et Guédiawaye. Repris par le quotidien, le réseau renseigne que s’agissant de la tranche d’âge, l’enquête révèle qu’elles ont entre 12 et 19 ans. Ces chiffres ont connu une hausse à cause des mesures de confinement prises dans le cadre de la Covid-19.

FLEUVE SÉNÉGAL : L’EAU CONTINUE DE MONTER À PODOR

Dakar, 21 sept (APS) – Le fleuve Sénégal s’est rapproché un peu plus de sa cote d’alerte à la station de Podor ce lundi en gagnant 5 centimètres, a appris l’APS de la Division régionale de l’hydraulique de Saint-Louis.
La cote d’alerte à la station de Podor est de 5 mètres.
La tendance est cependant stationnaire à la station de Richard-Toll avec un plan d’eau resté à 3m, 07 depuis dimanche, encore en deçà de la cote d’alerte qui est de 3m, 35 pour cette station.
A Diama (amont barrage), le niveau du fleuve ‘’est à 1m, 64 IGN’’ ce lundi à 8 heures, contre 1m, 57 IGN, à la même période, en 2019. ‘’Le débit lâché est égal à 1558 m3 /s contre 1400 m3 /s en 2019.’’
Selon la Division régionale de l’hydraulique, ‘’le niveau amont est en train d’être abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint-Louis’’.
Elle explique que ‘’cet abaissement permet de moduler les eaux vers Saint-Louis et l’embouchure’’, dont la proximité ‘’favorise l’évacuation rapide des eaux’’.

A Saint-Louis, le fleuve est encore loin de la cote d’alerte de 1, 75 m, puisqu’étant à 1m, 13 à l’échelle ce lundi à 8 heures. 

A Matam où la cote d’alerte de 8 mètres avait été dépassée, l’heure est aujourd’hui à la décrue, avec un recul de 6 cm du niveau d’eau. Le plan d’eau, qui se situait à la cote de 8m, 33, dimanche, est redescendu à 8m, 27.
La décrue, amorcée depuis quelques jours à Bakel, se poursuit, le niveau d’eau ayant reculé de 26 cm. En effet, le plan d’eau qui était à la cote de 8m, 95 dimanche, est descendu à 8m, 69 ce matin, à 8 heures. La cote d’alerte à la station de Bakel est de 10 mètres.
Dimanche, le niveau du Bafing à Manantali (amont barrage) était à 207, 47 m. ‘’A la même date de l’année dernière, [il] était à la cote de 203, 70 m. Le débit turbiné hier est à 291 m3/s contre 183 m3/s à la même date l’année dernière’’, selon la Division régionale de l’hydraulique de Saint-Louis.
La cote normale de la retenue est de 208,05 m IGN et la cote exceptionnelle de 211 mètres.
Pour les affluents, sur la Falémé à Kidira, ‘’le plan d’eau était à la cote de 6m, 47 le 20 septembre 2020 à 8 h 00, et ce matin à 8 heures, la côte est à 6m, 45.
‘’Sur le Bakoye à la station de Oualia, le plan d’eau était à la cote de 5m, 14 le 20 septembre 2020 à 8 h 00, et ce matin à 8 heures, la cote est à 5m, 09 contre 3m, 97 en 2019 à 8 heures. La tendance est à une baisse de 5 cm.’’ASG

Inondations : Plus de 7300 sinistrés recensés à Dakar

https://www.seneweb.com La saison des pluies a enregistré des précipitations record cette année. Plusieurs quartiers de Dakar et de l’intérieur du pays sont engloutis par les eaux.
Ainsi, plus de 7300 sinistrés ont été déjà recensés à Dakar et sa banlieue, selon les chiffres du gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall, repris par Walf Quotidien.
À noter que le chef de l’État, Macky Sall, a dégagé une enveloppe de 3 milliards Fcfa en faveur des 10 000 sinistrés des recensés par l’administration territoriale à travers le pays.

OPÉRATION FENNDI– 200 MILLIONS ET 67 CAMIONS HYDROCUREURS MOBILISÉS

http://www.emedia.sn L’opération ’’Fenndi’’ (tarir, en langue wolof) a été lancée ce lundi, 21 septembre, plus de quinze jours après le déclenchement du Plan Orsec, organisations des secours contre les inondations, par le chef de l’Eétat, Macky Sall, le 6 septembre dernier. L’objectif principal est de pomper les eaux pluviales des quartiers inondés. Près 200 millions F CFA sont mobilisés pour le démarrage.
Al Hassan Sall, le Gouverneur de Dakar, qui a présidé la cérémonie de lancement, a présenté 67 camions hydro-cureurs et autres engins lourds. « Dès après ce lancement, ils vont prendre d’assaut les zones inondées. Donc, une répartition a déjà été faite. Et chaque Préfet partira avec un lot de camions hydro-cureurs. C’est la pluie de ce matin qui a pratiquement tout perturbé mais nous avons, en plus de cela, une quinzaine d’engins lourds », a-t-il assuré.
Keur Massar, une des communes les plus touchées par les inondations, va bénéficier d’un traitement spécial. Dans ce sillage, a indiqué l’autorité administrative  : « nous avons mis le focus sur l’Unité 3 des Parcelles Assainies mais en plus de ce point, les sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre pour que dans les points les plus reculés de Dakar qu’on puisse y assurer le pompage. »

Juste après le pompage des eaux, une opération de saupoudrage suivra avec le volet hygiène de l’opération.

Par ailleurs, les structures sanitaires seront également appuyées en médicaments. « Nous avons dénombrés 164 postes et centres de santé. Pour chaque structure un bon en médicaments d’une valeur d’un million sera mis à la disposition du responsable de la structure », a dit Al Hassan Sall.
Dans un discours télévisé le 8 septembre dernier, suite à une réunion au Palais sur la question des inondations, le chef de l’Etat, Macky Sall, avait annoncé, comme première mesure d’urgence, la décision de dégager une enveloppe de dix milliards FCFA en faveur des populations touchées par les pluies diluviennes enregistrées début septembre.
De cette enveloppe, un montant de 3 milliards FCFA cash devrait directement aller auprès des populations, avec des produits de première nécessité (denrées alimentaires, matelas, etc.). Depuis les cash-transferts ont été lancés par Mansour Faye, le ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, la semaine dernière, à Keur Massar.
Les sept milliards qui restent devront être utilisés pour apporter une première réponse technique pour l’évacuation des eaux pluviales stagnantes. Dié BA

Covid-19 : Les 208 militaires infectés sont guéris

https://www.seneweb.com Les 208 militaires revenus de mission en Gambie infectés de la Covid-19, sont guéris. Ils ont d’ailleurs rejoint leur famille après 10 jours d’isolement au centre de traitement Covid de Gueréo, renseigne le directeur de la Santé des armées, le colonel Abdoul Aziz Ndiaye.
«Selon le protocole national, si quelqu’un est testé positif et est asymptomatique, après 10 jours, on le déclare guéri. C’est dans ce cadre que tous nos éléments qui étaient à Guéréo, les 208, après plus de 10 jours, ont été libérés conformément au protocole national », déclare le colonel Ndiaye, sur la Rfm.
Après 10 jours d’observation à Gueréo, ces soldats ont finalement regagné leur famille. «Ce sont des gens qui sont rentrés de mission, ils ont droit à une permission. Ils sont en permission présentement, conformément au protocole. Ils sont chez eux, en train de se reposer».

ALY NGOUILLE NDIAYE ANNONCE L’OUVERTURE DES ESPACES CULTURELS PUBLICS

http://www.emedia.sn Bonne nouvelle pour les artistes. Aly Ngouille Ndiay, ministre de l’Intérieur, autorise l’ouverture des espaces culturels pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes. L’information est rendue publique par la Coalition des acteurs de la musique du Sénégal. Laquelle a été reçue le 17 septembre 2020.
Le ministre, informe la même coalition, s’es engagé à consulter, cette semaine, son collègue de la Santé pour voir si toutes les grandes salles et espaces culturels peuvent reprendre leurs activités. En effet, il faut rappeler que 3 milliards de francs CFA ont été alloués à la culture. Et, 50 % de cette somme était destinée à 11 816 artistes et auxiliaires de notre sous-secteur, représentant un appui moyen de 127 148 FCFA par personne après 4 mois d’inactivité ; soit l’équivalent d’un cachet moyen de 1059 FCFA par jour et par travailleur du spectacle vivant.

Macky SALL vient de déclarer la fin de la pandémie,Vive la liberté de manifester !Par Alioune Badara MBOUP

Depuis le début de la pandémie à Coronavirus , l’Etat du Sénégal par l’entremise du Président Macky SALL avait pris des mesures contraignantes pour vaincre le virus .Toute cette stratégie était mue par la volonté du régime à utiliser le marketing de la peur pour confiner nos libertés.En effet toutes ces mesures liberticides étaient juste pour empêcher les citoyens de manifester contre la violation de leurs droit à la vie, droit à la santé, droits économiques et droits civils et politiques violés sous l’autel de la mal-gouvernance .En réalité les mesures empêchant les manifestations ne s’appliquent qu’aux citoyens victimes d’injustice sociale alors que les militants et responsables du parti au pouvoir sont des passe-droits .Pour preuve des citoyens sont souvent pris pour cible par la police avec une répression de toute tentative de manifestation . Nous avons tous suivi l’arrestation de Guy Marius Sagna qui déposait une lettre d’information avec trois autres camarades ou de l’arrestation des camarades de y’en à marre entre autres .
Pourtant les membres du régime organisent des manifestations en grande pompe dont les dernières sont celles organisées par le président de la république à travers sa tournée économique et de son ministre de la santé .Ce même président protège les dealers de drogue , de faux médicaments , de voleurs de deniers publics , de voleurs de semences agricoles , d’insulteurs , de fabriquants de faux bullets … Ce type de décision venant de la première institution du pays est symptomatique du sentiment d’impunité fortement ancré dans l’esprit de bon nombre de responsables politiques et symbolique de la persistance de pratiques du pouvoir encore empreints des vestiges de traditions féodales ou monarchiques aux antipodes de toute éthique de responsabilité.Le président Macky SALL a réussi a déconstruire le tissu social par une politique d’impunité en faveur de son camp politique.Ce qui est anti républicain et antidémocratique .Toute société démocratique se propose la réalisation du principe d’égalité.
Il ne s’agit pas d’une égalité abstraite appliquée à des êtres individuellement indifférents. aujourd’hui le soupçon règne . Or, il n’y a rien de plus terrible pour la justice que pèse un soupçon de partialité!Nous ne comptons plus accepter la confiscation de nos libertés par un régime irresponsable qui empêche des manifestations pour dérouler son agenda politique avec l’organisation de rassemblements qui ne respectent aucune des mesures barrières .C’est dans cet état d’esprit qu’il faut comprendre l’appel à la désobéissance civile lancé par le camarade Guy Marius Sagna que nous tirons de notre Constitution à travers son préambule, de nous insurger. En effet, l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, partie intégrante de notre constitution, nous y autorise. Elle énonce que « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». https://www.dakarmatin.com/

Thierno Monénembo : «Nous avons besoin de véritables chefs d’État,pas de chefs de village

https://www.lepoint.fr/afrique ENTRETIEN. L’écrivain et chroniqueur du Point Afrique est plus que remonté contre les troisièmes mandats qui, pour lui, posent les bases de présidences à vie. Il s’en explique.
C’est peu de dire que la candidature d’Alassane Ouattara a mis le feu aux poudres quant au parcours en démocratie des pays africains. D’un seul coup, tous les spectres qui ont hanté les premières années qui ont suivi les indépendances ont réapparu  : parti unique, déficit de débats, crainte pour les libertés, présidence à vie, etc. Observateur engagé de la vie politique de cette époque, Tierno Monénembo* s’est confié au Point Afrique.

Le Point Afrique  : Pourquoi la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 30 octobre vous a-t-elle fait bondir au point de lancer une pétition en appui à un texte-manifeste « Halte à la présidence à vie en Afrique »  ?

Tierno Monénembo  :  Parce qu’elle est choquante du point de vue de la morale comme du point de vue de la loi. C’est une violation flagrante de la Constitution, une provocation, un coup de poignard dans le dos de la démocratie. Alassane Ouattara aurait grandement servi l’Afrique s’il avait tenu sa promesse de ne pas briguer un troisième mandat. On croyait qu’il aurait laissé ce genre de mesquinerie à d’autres. Son profil universitaire et son bilan macroéconomique le prédisposaient à mieux faire. Désespérant ! Voilà qu’au lieu de donner le bon exemple, ce monsieur, que l’on prenait pour un véritable homme d’État, ouvre plus large encore la boîte de Pandore ! Ce geste funeste qui réjouit Alpha Condé tentera sûrement Macky Sall, Roch Kaboré et les autres ! Pauvre Afrique, après la pandémie du coronavirus, celle du troisième mandat !

Que proposez-vous comme solution pour limiter ce risque de renouvellement perpétuel des mandats présidentiels ?

La solution n’est pas évidente dans des pays où tous les corps constitués sont aux ordres. Et pourtant, les Africains sont condamnés à créer ou à multiplier les contre-pouvoirs en dépit du larbinisme des hauts fonctionnaires et de l’extrême violence des flics. Nous n’avons pas le choix  : nous devons lutter, lutter et lutter encore. La démocratie coûte cher. Et je vous assure qu’en Guinée, au Mali, en Côte d’Ivoire et ailleurs, nos peuples sont prêts à en payer le prix.

Soixante ans après les indépendances, l’Afrique n’a-t-elle pas besoin de se rebâtir politiquement à partir d’une nouvelle approche de la souveraineté des pays au service d’une construction institutionnelle à laquelle les populations vont mieux adhérer ?

Soixante ans après, il est temps, grand temps, de donner un contenu à nos indépendances  : indépendance militaire, diplomatique, monétaire, etc. Il est temps de fonder des États rationnels, des républiques modernes basées sur la force de la loi, et non plus sur celle des individus. Nous avons besoin de véritables chefs d’État, pas de chefs de village ou de tribu. Pas de monarques déguisés ! Je sors de mes gonds quand j’entends parler de dauphin. Le dauphin, c’est l’héritier du trône, que je sache ! Dans une république digne de ce nom, le pouvoir ne peut être illimité, à plus forte raison héréditaire.

Comment voyez-vous cette construction institutionnelle ? Comment la bâtir ?

Nous devons l’inventer (n’ayons pas peur du mot) en collant au plus près de nos réalités sociologiques et culturelles. Nous nous sommes jusqu’ici contentés de singer les institutions de nos colonisateurs. Comment se fait-il qu’une notion comme celle de « conseil des Anciens » n’ait jamais effleuré l’esprit de nos constitutionnalistes ? Pourtant, personne n’ignore le rôle régulateur qu’elle continue d’exercer aussi bien au village qu’en ville. Mais comme on ne saurait inventer ex nihilo, nous devons en même temps nous inspirer et de notre passé et des expériences qui ont réussi ailleurs. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans ces colonnes la convention Kouroukan Fouga qui a fondé le fabuleux empire du Mali et celle de Philadelphie qui a fondé les États-Unis. Vivement, un nouveau Kouroukan Fouga ! Commençons par mettre en place les bonnes institutions, et les bons chefs viendront sûrement après !

De même qu’il y a un secteur économique informel, il y a un secteur politique informel fait d’acteurs influents de la société civile, de confréries religieuses, de groupes ethniques, etc. Comment travailler à sa formalisation pour avoir des États dont les courroies, pouvoirs et contre-pouvoirs tiennent compte des réalités sociales et culturelles locales ?

Les récents événements du Mali prouvent à suffisance l’importance du secteur politique informel, comme vous le dites. Ils nous montrent aussi qu’une coordination intelligente des forces modernes et traditionnelles est un gage de progrès et d’équilibre. Et si ce pays parvient à une transition heureuse menant à l’unité et à la concorde sur l’ensemble du territoire, son histoire aura encore une fois servi de modèle à l’ensemble du continent.
À bonne dose, les forces traditionnelles sont indispensables, exactement comme le soumbara ou le sel. Faut-il pour autant les formaliser ? J’ai évoqué plus haut la nécessité d’un conseil des Anciens qui serait le mieux indiqué pour traiter, par exemple, des problèmes ethniques et religieux. Pour moi, cependant, ces forces doivent se cantonner dans leur rôle de prédilection  : le dialogue et la concertation. La gestion des affaires revenant à un État tel que le conçoivent les temps modernes.
Que ce soit au Sénégal, au Mali ou au Burkina, ces forces ont joué un rôle salvateur au plus fort des crises. Et si un grand pays comme la Guinée se retrouve dans un état d’extrême fragilité, c’est bien parce que ses forces traditionnelles ont été broyées par le régime de Sékou Touré. Aujourd’hui, ce pays n’a plus ni colonne vertébrale ni repères.

À travers votre ouvrage Peuls, vous avez côtoyé, dans votre récit, la réalité de la gestion et de la transmission du pouvoir dans des entités politiques typiquement africaines. Y a-t-il quelque chose dans vos observations qui vous permette de penser que l’Afrique pourrait s’en inspirer pour construire des environnements politiques plus endogènes et inclusifs ?

Il n’y a pas de mystère si l’empire du Ghana ou le royaume du Congo ont traversé les siècles et suscité l’admiration des navigateurs portugais, c’est bien grâce à l’intelligence et à la solidité de leurs institutions qui collaient parfaitement aux réalités locales. Les États africains reposaient sur deux pieds  : la décentralisation et la concertation. Le jacobinisme est un poison propre aux pays francophones.
Vous parlez d’alternance ! Savez-vous que le royaume du Fouta-Djalon a institué l’alternance bien avant les États-Unis et la France ? Les rois s’alternaient tous les deux ans. C’est vrai que le système a connu parfois des ratés, surtout à la fin quand les Européens installés sur les côtes ont commencé à se mêler des affaires du royaume.

Il y a eu les conférences nationales souveraines dans les années 1990. Pensez-vous qu’il faille en refaire une session pour construire des institutions plus inclusives ? Si oui, pourquoi ?

L’Afrique ne peut pas continuer avec ce cafouillage institutionnel là, elle irait droit au mur. Si, à la fin de chacun de ses mandats, le président peut gribouiller une nouvelle Constitution et se refaire une virginité, alors, mieux vaudrait renoncer aux élections et laisser les sergents et les caporaux s’emparer du pouvoir. Ce serait plus clair, plus téméraire et plus prestigieux. Moi, je préfère le putsch militaire au putsch constitutionnel, c’est moins lâche. Le choix de la Cedeao est tout autre,
hélas  : elle braque les projecteurs sur ce pauvre Assimi Goïta pour mieux dissimuler les turpitudes de ses protégés de Conakry et d’Abidjan !
Au rythme où vont les choses, une session, quelle qu’en soit la forme, s’imposera tôt ou tard. Nos institutions dérapent à tous les niveaux. L’idéal serait de remettre les compteurs à zéro, de confier un ou deux ans la gestion des affaires courantes à des gouvernements de transition pendant que des assemblées constituantes réfléchiraient à des institutions inviolables en tenant rigoureusement compte des failles et des erreurs du passé. Encore une fois, faire précéder les présidentielles des législatives est un piège dans lequel malheureusement beaucoup de pays sont tombés. Cela produit de facto une chambre monocolore et servile.  Propos recueillis par Malick Diawara
* 1986, Grand Prix littéraire d’Afrique noire ex aequo, pour « Les Écailles du ciel » ; 2008, prix Renaudot pour « Le Roi de Kahel » ; 2012, prix Erckmann-Chatrian et Grand Prix du roman métis pour « Le Terroriste noir » ; 2013, Grand Prix Palatine et prix Ahmadou-Kourouma pour « Le Terroriste noir » ; 2017, Grand Prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre.

3E MANDAT : «C’EST UNE QUESTION MORALE ET NON JURIDIQUE»

http://www.emedia.sn Le débat sur le 3e mandat est relancé. La controverse s’est amplifiée avec la nouvelle sortie du président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakar, Aymérou Gningue, affirmant que le président de Macky Sall peut légalement briguer un 3e mandat.
Interrogé sur le sujet, l’historien, chroniqueur à Emedia, le Professeur Mbaye Thiam estime que tous ceux qui s’expriment sur la question ne sont pas concernés. Ces derniers, pense-t-il, parlent pour leur propre compte et n’expriment que leurs opinions. Pr Thiam, qui dit laisser les questions de droit aux juristes, estime que le 3e mandat est une question morale.

Fada et compagnie demandent le report des locales

https://www.dakarmatin.com L’As-Sur la situation politique nationale, LDR/YEESAL salue la poursuite des travaux du dialogue national qui devront aboutir à des consensus forts autour de problématiques qui structurent le quotidien de nos compatriotes
Réuni ce vendredi 19 septembre 2020 en visioconférence, le Comité Directeur des Démocrates réformateurs a demandé le report des prochaines locales, prévues en mars 2021. Modou Diagne Fada et ses camarades pensent que les travaux sur le fichier doivent d’abord être finalisés.
Modou Diagne Fada et ses camarades demandent un report des élections locales, prévues en mars 2021. Ils l’ont fait savoir dans un communiqué parvenu à « L’AS ». « Sur la situation politique nationale, LDR/YEESAL salue la poursuite des travaux du dialogue national qui devront aboutir à des consensus forts autour de problématiques qui structurent le quotidien de nos compatriotes. En cela, compte tenu des délais assez courts pour la tenue des locales, à six mois de mars 2021, un report de quelques mois s’impose pour finaliser les travaux de la commission sur le fichier notamment son audit, sa réouverture, l’élaboration de cartes d’électeurs pour les primo votants, la période contentieuse entre autres», informent les Démocrates réformateurs qui tenaient une réunion, en visioconférence, vendredi dernier.

A l’issue de cette rencontre virtuelle, les membres du Comité directeur du parti ont demandé aussi «aux structures à se redynamiser dans la perspective de la tenue du premier congrès de LDR/YEESAL courant 2021».

A cet effet, Fada et Cie ont instruit la Direction des Structures à s’atteler à l’impression de nouvelles cartes de membres et la poursuite du montage des sections. Par le Dg de Sonacos et ses partisans ont exprimé leur compassion et leur solidarité aux populations éprouvées par les fortes pluies sur l’étendue du territoire national. Ils ont précisé également que leur parti « s’engage aux côtés de l’Etat pour la prise en charge etl’appui de ces familles à retrouver leur dignité et leur espoir d’une vie meilleure».
En cela, le Comité directeur salue la réaction rapide du Président de la République d’octroyer une enveloppe de 10 milliards de FCFA pour soulager les populations résidant actuellement dans les eaux». Le Comité directeur de LDR/YEESAL tient à rappeler que des efforts considérables ont été faits par l’Etat sénégalais pour lutter contre ce phénomène depuis des années. «Le Président SALL, dès son arrivée en 2012, a été très sensible à cette situation et a mis en place le programme décennal de lutte contre les inondations dont la mise en œuvre a permis à beaucoup de localités comme Kaffrine, Dalifort, Yoff, Nioro, entre autres de sortir des inondations», concluent les Démocrates réformateurs.

Ziguinchor : Doudou Ka attaque et cogne sur Abdoulaye Baldé et Ousmane Sonko

https://www.dakarmatin.com L’Administrateur général du FONGIP a bouclé hier, dimanche 20 septembre 20, une tournée qui lui a permis de visiter les familles impactées par les fortes pluies qui sont tombées dans les communes des trois départements de la région de Ziguinchor. Au terme de cette visite, Doudou Ka a fait face à la presse pour décrier la gestion du maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé avant de traiter le président de Pastef/Les Patriotes Ousmane Sonko de politicien véreux doté d’une paresse intellectuelle étonnante, qui sil
Si pour le responsable politique de l’Alliance pour la république à Ziguinchor, il n’est point besoin qu’il revienne en détails sur les péripéties de ces 72 heures de visite qu’il a qualifié de non-stop dans les départements de la région sud, «en tout état de cause, il m’est particulièrement agréable de vous exprimer, au nom de la coalition «Doggu pour le Grand Sénégal» et à mon nom propre, mes plus vifs remerciements pour avoir accepté de sacrifier de votre temps pour nous accompagner dans toutes les visites d’appui et de soutien aux sinistrées et dans les visites de terrain et  activités de financement en faveur des entreprises et GIE de femmes impactés par la crise de la covid-19, que nous venons de parachever, au grand bénéfice des populations», a laissé entendre d’emblée, devant la presse Doudou Ka .

Doudou Ka fait feu de tout bois sur Ousmane Sonko

«Vous l’aurez constaté, je ne suis pas venu, comme certains l’ont fait avant moi, je veux bien nommer le président de Pastef/Les Patriotes Ousmane Sonko, pour rajouter des problèmes aux difficultés qui se posent déjà aux populations et ce, sans leur proposer la moindre solution. Je ne réprouverais jamais assez le comportement de ces politiciens verbeux, d’une paresse intellectuelle étonnante, qui sillonnent le pays pour débiter le même discours et dont l’argumentaire sur les inondations se résume en quelques mots. Tant de milliards étaient prévus pour l’assainissement de telle ou telle localité. Mais ce budget prévisionnel n’a pas été entièrement exécuté. Donc, s’il y a des inondations, c’est à cause de cela. Autrement dit, s’il y a eu des inondations, c’est que les budgets prévus à cet effet n’ont pas été dépensés», a ajouté l’Administrateur général du FONGIP. Si pour toujours Doudou Ka, quand on ambitionne de diriger une mairie ou un pays, il faut aller au-delà des généralités ou des raisonnements approximatifs, «ces aventuriers politiques sont des spécialistes du discours-spectacle. On fabrique, à loisir, de la fausse monnaie intellectuelle pour mieux alimenter le marché des contrevérités dont raffole une partie du grand public. Et, à force de répéter les mêmes rengaines, les mêmes récriminations, ces faussaires politiques finissent par croire à leurs propres inventions qui finissent par être ériger carrément en programme politique. C’est tout simplement malheureux », a dénoncé et a regretté M. Ka pour qui, son approche qu’elle partage avec le Chef de l’Etat Macky Sall, est fondée sur le principe de l’action et de la solidarité concrètes et agissantes et non sur des solutions imaginaires qui se trouveraient dans un livre qui porte pompeusement le titre prétentieux de «Solutions», sans que son auteur présumé ne soit capable de nous citer une seule solution, depuis sa publication, sur un seul problème qui se pose aux sénégalais. «Ce qui est le plus amusant, c’est que quand vous demandez à Ousmane Sonko de proposer des solutions concrètes aux inondations, il vous renvoie à ce livre qu’il est pourtant censé avoir écrit, un livre où, selon ses dires, toutes les recettes miracles à nos problèmes seraient déjà expliquées. De toute façon, je parle en connaissance de cause, les solutions à nos problèmes ne se trouvent pas dans ce livre. Et un livre ne saurait être la solution aux problèmes qui se posent au quotidien des sénégalais. Pour un ingénieur, ou tout simplement, pour un homme d’Etat expérimenté, les vraies solutions se construisent en situation, au contact du réel. Ousmane SONKO devrait avoir l’humilité d’aller apprendre avant de narguer les sénégalais. Si dans le championnat des faussaires et des aventuriers politiques, il peut se targuer d’être en première division dans le championnat politique, dans le championnat de la varie politique et de gestion des affaires publiques, il faut bien reconnaître qu’il n’a pas le niveau. Il fait figure d’amateur car le plus haut poste qu’il n’ait jamais occupé dans l’administration, c’est ‘Chef de bureau ». Dans une administration comme le FONGIP, cela équivaut à la 5ème catégorie, pour vous donner une idée. Si dans son monde chimérique qu’il s’est fabriqué, il croit rivaliser avec les sommités mondiales, dans la réalité politique, c’est un nain sans expérience, un accident de l’histoire sans conséquence. Et si jamais notre génération devenait négligente jusqu’à lui confier la responsabilité de notre destin, je m’en voudrais très sincèrement. Etre candidat malheureux aux présidentielles n’est ni un titre ni un diplôme. Le mérite n’est pas électif, il est sélectif. Pour diriger un Etat, il faut avoir un esprit ouvert et avoir la capacité de s’adapter à toutes les situations. Tout ne se ramène pas aux impôts et taxes, ni à l’argent. Comme je disais dans une de mes tribunes, si on lui donnait les pleins pouvoirs, même nos sourires seraient tout de suite frappés d’une taxe de 12 %», a soutenu avec force Doudou Ka.

Le député maire Abdoulaye Baldé et son équipe en ont pris pour leur grade

Rappelant qu’à Ziguinchor, le patrimoine des eaux pluviales est, depuis les indépendances, du ressort de la municipalité. «L’Etat quant à lui, à travers l’ONAS, s’est donné pour mission de gérer les travaux d’assainissement des eaux usées de la commune. Dans la phase prioritaire de ce programme du Gouvernement du Sénégal évalué à 5 milliards environ et exécuté à 90%, déjà 19 km de réseaux d’eaux usées ont été réalisés dans la commune, 110 branchements domiciliaires, 600 regards-visite, une station de pompage et de traitement des eaux usées. Quant au projet Promoville, ceux qui connaissent Ziguinchor ont vu les travaux effectués au niveau des quartiers de la commune, les travaux routiers et d’assainissement réalisés actuellement dans le département de Bignona. L’Etat a joué son rôle. Nos autorités municipales devraient en faire de même et dans les meilleurs délais», a souligné Doudou Ka. Plus que jamais convaincu que le phénomène nouveau des inondations à Ziguinchor est circonscrit dans quelques que les autorités municipales ont laissé occuper, par pur méconnaissance des règles élémentaires de l’urbanisme et surtout, par manque de planification, en dépit de leur bonne volonté et des efforts louables qu’on peut leur concéder, «et, au-delà des réponses concrètes apportées aux populations victimes des intempéries climatiques, il faut noter que le Gouvernement a adopté depuis janvier 2020, et ce, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, un Schéma Directeur national d’aménagement du territoire et de développement économique qui va permettre aux différentes villes, notamment celles de la Casamance d’avoir les orientations stratégiques nécessaires pour proposer et faire adopter des plans directeurs d’urbanisme, des plans d’urbanisme de détail. Cela devra permettre à terme de mieux contrôler l’occupation de nos espaces et de mieux planifier notre développement territorial, tout en permettant sécuriser les zones non aedificandi », dixit Doudou Ka. «La mise en œuvre d’un plan d’urbanisme de détail est du seul ressort de la municipalité qui doit s’appuyer pour sa conception sur l’ensemble des services concernés de l’Etat. L’existence d’un tel plan à Ziguinchor aurait permis de mieux gérer l’espace communal, de mieux contrôler l’occupation des sols, de définir les zones non aedificandi et les bassins de rétention, de positionner les stations de pompage et de définir le Plan Directeur de drainage des eaux pluviales. L’Etat a joué son rôle. Nos autorités municipales avec à leur tête le maire Abdoulaye Baldé devraient en faire de même et dans les meilleurs délais », a conclu Doudou KaIGFM

PROMESSES DE VIE ÉPANOUIE PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Que valent des politiques qui ne tiennent pas compte des réalités ? Depuis l’aube des indépendances, le pouvoir politique a toujours identifié les foyers religieux comme une source de pouvoir avec des figures de la concorde qui ont cohabité sans antagonisme exacerbé. Les mêmes figures allient immersion et détachement, autorité et habileté, sur fond d’une conscience sociale aiguë sans jamais s’exonérer de leurs responsabilités grandissantes.
Des prestigieux fondateurs aux valeureux continuateurs, les confréries au Sénégal, ont vu se succéder à leur tête des visages de l’union, chacun ayant incarné une époque, exalté des sentiments collectifs et construit un imaginaire fixateur. Il est vrai que des turbulences et des fureurs n’ont pas manqué tout au long des trajectoires respectives. Mais des dirigeants d’envergure ont surgi pour marquer de leur empreinte leur magistère propre. Ces aînés des temps pionniers ont érigé dans la durée des leaderships qui combinent valeurs théocratiques et théologiques à la fois.
L’appartenance à la tradition sunnite –en d’autres termes au soufisme- a servi de tait d’union entre des forces bien implantées géographiquement et éclaire sur leurs zones d’influence ainsi que sur leurs modes d’expansion. Le « temple » sunnite a de profondes racines dans notre pays qui doit certes sa stabilité à la consanguinité sociale mais également et surtout à l’Islam sunnite largement majoritaire en dépit des nuances qui le traversent. Le Prophète Mouhamed (SWT) reste « l’abreuvoir » indiscutable du sunnisme sénégalais qui, de part sa cohérence structurelle, constitue un puissant rempart contre la pénétration des courants déviationnistes d’inspiration chiite ou djiahadiste.
Qu’il s’agisse des campagnes ou des villes, les efforts consentis pour convertir les populations reste un marqueur de la doctrine en œuvre, du sens donné à la vie et de la construction personnelle des fidèles, donc des talibè. L’apparence hétéroclite des tarikha n’occulte pas leur commune appartenance à l’Islam fondamental, tolérant, ouvert et riche des diversités qui le composent tout en entretenant son exubérance et sa vitalité.
La promesse d’une vie épanouie en rupture avec les épisodes païens explique l’attrait du Tidianisme et du Mouridisme, conçus et adaptés par deux géants de la pensée islamique, de surcroît grands Esprits de l’orthodoxie de la sunna, en l’occurrence Seydi Hadji Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba MBacké. Ils étaient complémentaires dans leur réelle volonté d’épuration des mœurs par une pratique musulmane irréprochable. L’exercice n’a pas été de tout repos  : pièges du colonialisme, résistances des pouvoirs locaux, adversité et rivalités en tous genres n’ont guère entamé leur détermination.
Leurs lointains héritiers, les khalifes généraux Sérigne Mountakha Bassirou MBacké et Sérigne Babacar Sy Mansour ont de larges épaules pour tenir la dragée haute. Ils se sont illustrés dans de récentes épreuves en montrant à l’occasion leur sagesse, la qualité de leur écoute, leur faculté d’adaptation et une subtile intuition pour la préservation des acquis. Par des registres différents, ils ont réussi avec brio à s’impliquer dans de grosses mobilisations et de sensibilisations visant à endiguer la pandémie du Covid-19. Le pouvoir politique n’a pas hésité à s’associer à eux pour s’appuyer sur l’exaltation du sentiment religieux afin de toucher les larges couches sociales, cibles potentielles de la crise sanitaire.
L’un a décidé la fermeture de la Grande Mosquée de Tivaouane (et les différents lieux de culte d’obédience) quand le patriarche de Darou Miname a lancé un ndigueul de grande prophylaxie. A Touba, l’office religieux n’a pas cessé à la Grande Mosquée qui, sur instruction du guide, a tout de même respecté à la lettre les consignes sanitaires. En grande partie, les résultats flatteurs obtenus dans cette lutte contre le coronavirus le sont grâce à leur engagement en faveur d’un effort collectif.
Rappelons-nous le déplacement à Touba de l’ancien Premier Ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, Secrétaire Général de la Présidence, dépêché par le Chef de l’Etat auprès du saint homme pour l’édifier sans équivoque sur la situation de la pandémie dans notre pays. Pas un mot, pas une déclaration. Mais la Grande prière du vendredi à la Grande Mosquée a suffi pour saisir la portée du message délivré par le Guide des Mourides. Le même, une semaine plus tard, confiait à son porte-parole, Sérigne Bass Abdou Khadre la mission de remettre deux cent millions de francs aux autorités compétentes en guise de contribution.
Ces deux gestes, avec le recul, traduisent l’infinité de précautions du Khalife. La ville sainte est un carrefour stratégique où convergent à flots continus, des fidèles répondant aux événements qui s’y déroulent. Au nombre des précautions figure aussi la gestion des émotions. C’est connu, Touba ne s’abandonne pas aux spéculations qui sont le propre de sphères dépourvues de pouvoir et ne jouissant d’aucune influence pour peser sur les options fondamentales. Ces sphères sont souvent à la périphérie de la hiérarchie mouride et s’activent dans la nuisance. Elles sont clairement identifiées. Elles ne se battent pas. Subversives, parce qu’insignifiantes, elles évoluent en marge.
Les gardiens du temple veillent. Heureusement. Eux en revanche, prônent des valeurs de cohérence auxquelles adhèrent les fidèles autour du fédérateur qu’est Sérigne Mountakha MBacké Bassirou. Lequel accomplit sa mission avec résolution. Imperturbable, il gère les équilibres, parfois non sans délicatesse. A-t-on idée des conséquences d’un report ou d’une annulation d’une édition du Magal ? Qu’en diraient les mauvaises langues ? Si tous les khalifes qui se sont succédé ont eu leur heure de gloire, l’actuel guide des Mourides voudrait tout naturellement inscrire son action dans le sillage de la lignée de ses prédécesseurs.
Sous son magistère, des signes précurseurs s’accumulent encore  : l’édification de l’Université à Touba, la souplesse des rapports avec le pouvoir central et ses missions régaliennes, la cohésion de la confrérie, la mort de Cheikh Béthio Thioune, l’inauguration à Dakar de la Grande Mosquée Masalikoun Djinaane, certainement le monument le plus emblématique, en dehors de Touba, classé patrimoine mouride. Il symbolise plusieurs valeurs historiques qui se résument au séjour en transit du Guide fondateur à l’époque du projet funeste du colon de le déporter au Gabon. Et puis la pandémie du coronavirus, vécue dans la discrétion et sans panique, a rassuré pouvoir et opinion sans toutefois dissiper l’équivoque.
On retient le souffle en direction du prochain Magal méticuleusement préparé depuis des semaines pour réussir le pari de l’organisation et de la participation sans débordement excessif. Dans le même élan enthousiasmant, sur instruction du Khalife des Tidianes, la confrérie est arrivée à collecter 4 milliards de francs souscriptions pour l’achèvement des travaux de la Grande Mosquée de Tivaouane. Les causes qui justifient de tels engouements existent à foison. La voie de rédemption ou le salut de l’Homme résident dans des gestes augustes

Présidentielle 2024 : Macky manœuvre,Idrissa Seck consulte

https://www.leral.net Les enjeux de la présidentielle 2024 en valent la chandelle. Le président Macky Sall en pleine manoeuvre, tandis que l’un de ses plus sérieux candidats aux joutes, Idrissa Seck, consulte, pour parer à toute éventualité.
Maître du jeu politique qu’il gère et dont il tire les ficelles, selon les circonstances, Macky Sall ne peut éviter le choc des ambitions en 2024.
Alors que son outsider pour les futures échéances affûte ses armes, selon Kritik. Audit technique des dossiers clés, sondages de représentativité et études de l’impact économique des partenaires au développement, Idrissa Seck consulte experts et constitutionnalistes chevronnés.
Cela pour « achever » Macky Sall, à défaut d’user de ses échecs pour le succéder s’il s' »entête » à engager un mandat de trop.

L’Armée privée de champs de tirs à Dakar : le Général Mamadou Mansour Seck parle de « haute trahison »

https://www.pressafrik.com L’Armée n’a plus de champ de tir à Dakar. La boulimie foncière est à l’origine de l’accaparement du seul champ de tir de notre armée qui se situait à quelques encablures du Phare des Mamelles. Une situation qui exaspère l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général Mamadou Mansour Seck, qui parle de « haute trahison contre l’Armée ». Désormais pour s’entraîner au tir, les militaires de Dakar, qui sont la composante essentielle de cette dernière en termes d’unités et de garnisons, sont obligés d’aller jusqu’à… Thiès.
L’Armée, c’est la Grande muette. Autrement dit, même les situations exaspérantes n’y sont pas dénoncées. Elles se vivent dans la dignité et dans l’honneur dans le sillage de la devise de nos militaires : « On ne tue, on ne nous déshonore pas ». Même l’accaparement par des spéculateurs fonciers du seul et historique champ de tir situé juste sur le flanc du Phare des Mamelles, avec vue imprenable sur l’océan Atlantique, a été vécu dans un grand stoïcisme par nos « Diambars ».
Ce samedi, par le truchement du Forum social sénégalais qui organisait une manifestation de reboisement du Phare des Mamelles parrainée par la Fondation du Port de Dakar, une ronde menée autour des agissements fonciers autour du phare a permis de découvrir la triste réalité. Sur le site du champ de tir, on découvre des ouvriers qui s’affairent sur un engin Caterpillar. Un bâtiment est déjà érigé sur le site. Interdiction formelle de filmer les lieux. Cela n’empêche guère Mamadou Mignane Diouf, président du Forum social sénégalais, de révéler le forfait foncier subi par l’Armée mais aussi par le Port de Dakar. Devant celui qui fait office de chef de chantier, un certain M. Bamba Sow, ancien marin de son état, Mamadou Mignane Diouf a martelé que « ce terrain appartient au Port de Dakar, on l’a volé au Port de Dakar ». Bamba Sow de rétorquer au président du Forum social sénégalais que « Non ce terrain n’appartient plus au port et si vous dites que le terrain a été volé au Port, cela dépasse largement mes dimensions. Vous pouvez visiter sans filmer ».
Finalement, l’échange se termine par l’acceptation d’une visite par une délégation où on pouvait compter le directeur général du Port autonome de Dakar, Aboubacar Sédikh Bèye, l’ancien Cemga, le général Mamadou Mansour Seck et la militante féministe Marie Angélique Savané. « On voulait montrer que cette partie des terres du Phare constituait à l’époque un espace d’apprentissage et de formation pour les militaires. Plus précisément, il s’agissait d’un champ de tir. Vous savez qu’actuellement l’Armée n’a plus de champ de tir à Dakar. Les militaires sont obligés d’aller faire leurs tirs à Thiès. L’Armée est obligée de dépenser du carburant, déplacer des voitures, de la nourriture pour que les militaires sénégalais chargés de gérer notre sécurité puissent apprendre à tirer. S’ils ne savent pas tirer, c’est notre sécurité qui est en jeu » souligne le président du Forum social sénégalais. « Cette position à Dakar qui permettait à notre armée même nuitamment de venir apprendre à tirer, aux militaires de se lever à 5 h du matin pour venir apprendre à tirer puis se retirer tranquillement dans les casernes, cette position n’existe plus. A côté d’ici, il y a un camp militaire. Dans quel pays on peut admettre qu’un camp militaire soit submergé d’habitations sociales et civiles ? Dans l’Armée, ce qui se passe, c’est du secret » ajoute Mamadou Mignane Diouf.
« Une haute trahison contre l’Armée », selon le général Mamadou Mansour Seck
L’ancien Cemga de 1988 à 1993, général Mamadou Mansour Seck, a conforté les positions du président du Forum social sénégalais. « Notre ami Mignane Diouf a dit l’essentiel et je crois qu’il s’est même introduit dans la stratégie militaire. C’est du culot, mais c’est un bon culot. Mais en ce qui concerne cette zone militaire où nous avons tout appris, en particulier le tir, la particularité de cette zone est l’orientation vers la mer pour que nos parents lébou n’aient pas de problèmes. La zone est surélevée. Il n’y a jamais eu d’accidents, ni de pêcheurs qui ont eu à avoir des blessures par balles. L’autre avantage, c’est que les unités de réserve générale habitent la plupart du temps à Dakar. Toutes les unités, même la Direction du Service du matériel (DSM) qui se trouve à côté du port, pouvaient venir à pied pour faire les exercices de tirs et rentrer tranquillement. On n’avait pas besoin de logistique particulière comme les camions, de l’essence. En un moment où, pour aller à Thiès surtout qu’il n’y avait pas encore l’autoroute, il fallait faire 2h pour aller et 2 h pour revenir de Thiès, cela posait des problèmes. Je me rappelle qu’il y a une dizaine d’années, avant 2012, j’ai réagi lorsqu’on m’a dit que le champ de tir a été donné par le gouvernement à un civil. Je trouvais que cela, c’est de la trahison. C’est extrêmement grave parce que les Sénégalais ne savaient pas l’importance du champ de tir. J’avoue qu’avec la sur- urbanisation, je trouve normal qu’on puisse gérer d’une autre manière les activités dangereuses, mais qu’on le fasse avec autant de légèreté et surtout au bénéfice d’un civil, c’est extrêmement grave » tonne Number One.
La militante féministe Marie Angélique Savané d’ajouter son grain de sel d’histoire. « Pendant la deuxième guerre mondiale, c’est à partir de qui était le champ de tir qu’on a défendu la ville de Dakar. Ce site a une importance historique et stratégique. C’est pour cela que Dakar et cette zone étaient un camp militaire fortifié. Vous avez partout des bataillons. C’est à partir de cette position que, lorsque Dakar a été bombardée, il y a eu une riposte. Et d’ailleurs ma mère me racontait que, lors cette confrontation, beaucoup de Dakarois s’étaient réfugiés dans la zone » confie l’épouse du célèbre l’homme politique Landing Savané. Ou faut-il dire le contraire ! Car on ne sait jamais, avec les féministes…Le Témoi

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 22/09/2020

Mouvement au sein de la Police

Jeu de chaises musicales à la Police nationale. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a opéré quelques changements chez les cadres supérieurs de la Police. Selon des sources de «L’As», le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Mamadou Bocar Ly, jusque-là adjoint au Directeur de la Sécurité publique, est nommé adjoint au Directeur de la Police de l’Air et des frontières. Mamadou Bocar Ly sera remplacé à son poste par le commissaire divisionnaire Alassane Niane, précédemment commissaire central de Diourbel. Aïssatou Ndiaye, commissaire central de Guédiawaye, est mutée à Thiès comme commissaire central et chef du Service régional de la sécurité publique. Elle sera remplacée à Guédiawaye par le commissaire de Police Mandjibou Lèye, jusque-là commissaire central de Mbour. Le commissaire Lèye n’est pas en terrain inconnu pour avoir servi respectivement à Thiaroye et aux Parcelles Assainies. Enfin, le commissaire Daouda Bodian, précédemment chef de la division de la Police des étrangers et des titres de voyage est nommé commissaire central de Rufisque. A rappeler que Daouda Bodian aussi n’est pas en terrain inconnu dans la banlieue puisqu’il a servi aux Parcelles Assainies et à Grand Yoff.

Décès du maire de Maka Yopp et membre du CESE

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) et l’Association des Maires du Sénégal (Ams) ont perdu un des leurs. Le maire de Maka Yopp, une commune du département de Koungheul, est décédé dans la nuit du dimanche au lundi des suites d’une longue maladie. Le défunt, Magaye Gaye, était également membre du Cese. Il sera enterré aujourd’hui à 17h.

L’ASER condamnée

L’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale (Aser) perd son procès contre le Group Lamp Fall BTP Suarl. Le groupe avait traîné l’Aser devant le tribunal de commerce de Dakar. Lors de son audience de fond, la deuxième chambre statuant publiquement, contradictoirement, en matière commerciale et en premier ressort, condamne l’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale à payer au Group Lamp Fall BTP Suarl la somme de 16 899 580 FCFA, en plus de verser 2 millions FCFA à titre de dommages et intérêts.

Le navire ALONI cause un préjudice de 30,069 millions à Nma Sanders

L’armateur du navire ALONI va payer le préjudice qu’il a causé à la société Nma Sanders. Le juge du tribunal de commerce, statuant en premier ressort et par défaut, en matière commerciale, disculpe la société TCI AFRICA Suarl et mouille l’armateur du navire ALONI. Rendant son verdict, le juge déclare l’armateur du navire ALONI entièrement responsable du préjudice subi par la société NMA Sanders. Il le condamne sous la garantie du PI Club The Standard Club Ireland représenté par la société TCI Africa Suarl, à payer la somme de 30,069 millions CFA à titre de réparation du préjudice subi, en sus de 3 millions à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive. Le juge ordonne l’exécution provisoire à hauteur de 500 000 F CFA.

Excaf Telecom condamné à verser plus de 5 millions à Phoenix

Restons au tribunal de commerce de Dakar pour dire que la première chambre, lors de son audience du 16 septembre, a condamné la société EXCAF TELECOM SUARL dans l’affaire l’opposant à la société Phoenix. Cette dernière avait poursuivi Excaf Telecom en justice. Excaf Telecom va payer à la société Phoenix Sénégal Sarl la somme de 5 380 664 FCFA en principal en sus de 500 000 FCFA à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive.

La Société Execom condamné à payer 5 200 915 F à GFM

La justice a tranché en faveur de la société Groupe Futurs Medias dans le litige l’opposant à la Société Execom. Le groupe Futurs Médias s’est plaint devant la justice des agissements de la société Execom. La deuxième chambre du tribunal de commerce, qui a statué par défaut et en premier et dernier ressort, a condamné la société Execom à payer à la société Groupe Futurs Medias (GFM) la somme de 5 200 915 FCFA en plus de 1 million à titre de dommages et intérêts.

GFM fait condamner la société Evidence Com et Promatex

Restons avec le groupe futurs médias qui était en contentieux avec la société Evidence Com. GFM est sorti vainqueur de ce procès. Le tribunal du commerce a condamné la société Evidence Com à payer à la société Groupe Futurs Medias (GFM) SA la somme de 5 050 400 FCFA, outre les intérêts de droit à compter de l’assignation, et de 1 000 000 FCFA à titre de dommages et intérêts. La société Promatex qui a été traduite en justice également par la société Groupe Futurs Medias (GFM) est condamnée à payer à GF la somme de 4 415 560 FCFA, en plus de 1 000 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Me Khoureyssi Ba alerte sur l’état de santé d’Abdoulaye Touré…

Me Khoureyssi Ba est très préoccupé par l’état de santé de son client, l’étudiant Abdoulaye Touré, par ailleurs membre du mouvement Frapp France Dégage. Soutenant les bacheliers non orientés dans leur combat, M. Touré a été interpellé violemment hier, devant la grande porte du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop par les éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI). Il a été conduit ensuite au commissariat de police du Point E. Selon son avocat, Abdoulaye Touré a très mal, souffre, claudique et se plaint de douleurs. D’après Me Khoureyssi Ba, le GMI aux réflexes infra belluaires est passé par là! Il renseigne qu’à la police du Point E, il a été notifié à son client sa garde à vue pour refus d’obtempérer, rébellion et outrage à agents. Seulement, précise la robe noire, les enquêteurs ont dûment tenu compte de ses réserves. Ainsi, il a été décidé dans la soirée de conduire Abdoulaye Touré, le jeune leader estudiantin à l’hôpital Abass Ndao.

L’ancien ministre Ba Ndaw, président de transition du Mali

L’ancien ministre de la Défense en 2014, Ba Ndaw a été désigné hier, président de la transition au Mali par le CNSP. Le Colonel Assimi Goïta, le président de la junte, est son vice-Président. La Junte se conforme ainsi aux exigences des chefs de la Cedeao qui sont pour que la transition soit assurée par un civil. Le Comité mis en place par Junte a porté son choix sur un officier supérieur de l’armée à la retraire. Le colonel Ba Ndaw, âgé de 70 ans, était jusque-là directeur de l’office national des anciens combattants, militaires, retraités et victimes de guerre. Il a occupé d’autres postes de responsabilité au Mali. Il fut aide de camp de l’ancien Président Moussa Traoré, décédé la semaine dernière, chef d’état-major de l’armée de l’Air et chef d’état-major adjoint de la garde nationale. Il a été également pilote d’hélicoptère. Toutefois, le M5-RFP crie à l’exclusion dans la gestion de la transition par la junte. D’après Choguel Kokala Maïga, le M5- RFP n’a pas été associé à la désignation du Président de la transition.

Gadio, envoyé spécial du SG de la Francophonie au Mali

Notre compatriote renoue avec son terrain de prédilection, la diplomatie etla médiation dans les crises. L’ancien ministre des Affaires Etrangères du Sénégal, Dr Cheikh Tidiane Gadio, a été désigné Envoyé spécial pour le suivi de la situation au Mali du Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo. Le choix a été porté sur le député sénégalais lors de la 111e session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie (CPF) pour soutenir le processus de restauration des institutions démocratiques au Mali et contribuer à trouver des solutions de sortie de crise durable. Cheikh Tidiane Gadio est en terrain connu, puisqu’il a contribué à la résolution de plusieurs crises dont celle ivoirienne.

Massaly offre 10 motopompes …

Mamadou Lamine Massaly, membre du Front de Résistance National (Frn), a apporté hier sa contribution dans la lutte contre les inondations dans la région de Thiès. Plusieurs localités de Thiès ont vécu le calvaire, suite aux inondations nées des dernières fortes pluies qui se sont abattues dans la région et sur toute l’étendue du territoire national. Même si les eaux ont été évacuées aujourd’hui, force est de constater que les populations scrutent toujours le ciel avec anxiété, de peur de retourner à la case de départ, dès qu’il ouvre ses vannes. Pour parer à toutes les éventualités, Mamadou Lamine Massaly a remis hier, au gouverneur de la région, Mamadou Moustapha Ndao, 10 motopompes. Selon lui, plusieurs quartiers de Thiès ont été récemment envahies par les eaux, notamment Nguinth,Keur Mame El Hadji, Kaosara Fall, Médina Fall, Sampathé, Abdoulaye Yakhine Diop. A l’en croire, cette situation nécessite un sursaut citoyen de tous les Sénégalais, pour une solidarité agissante. Pour le Gouverneur de la région, l’acte posé par Massaly mérite d’être salué. D’autant que la région compte plus de 2000 sinistrés.

…et flingue Ousmane Sonko

Restons avec Mamadou Lamine Massaly qui a saisi cette tribune pour tirer à boulets rouges sur Ousmane Sonko. Il est déplorable, à ses yeux, de voir des gens, qui se définissent de surcroît comme des patriotes, faire leur showpolitique au moment où les sinistrés ont plutôt besoin de soutien. Il faisait référence à la récente visite du leader du parti Pasteef dans les zones inondées deDakar. En dehors «des mots et des maux», peste-t-il, Ousmane Sonko n’a rien apporté comme à son habitude. Pour Massaly, leader de Pastef est toujours prompt à critiquer, sans ne jamais apporter la moindre solution. Il est clairement établi, ajoute-t-il, qu’il a voulu profiter du drame vécu par les populations, pour son positionnement politique.

Un agresseur tombe de sa moto

L’agresseur M. Nd. tombé d’une moto et arrêté à Fass Mbao a été déféré hier au parquet par la Brigade de la zone franche industrielle, pour tentative d’assassinat. D’après nos sources, le mis en cause risque gros avec une pluie de plaintes de ses victimes qui lui tombent sur la tête. Le malfrat, réputé téméraire, écumait la zone avec son gang, à bord de motos, s’attaquant à d’honnêtes citoyens. Mais les pandores de Mbao ont mis fin à ses agissements malsains pour l’avoir alpagué au niveau du Pont de Fass Mbao et envoyé en prison. M. Nd.et ses cinq complices, à bord de deux motos, ont intercepté un certain Y. D. qui était également à bord d’une moto, dans le but de l’agresser. Sur ce, Y. D. tente de s’opposer en se battant farouchement contre la bande à M. Nd. Par la suite, les agresseurs tentent d’asphyxier, à l’aide d’un gaz neutralisant. Y. D. qui, malgré tout, tente de résister. Mais il perd ses moyens pour avoir presque perdu connaissance. C’est le moment que choisissent ses agresseurs pour le poignarder.

Cyber crime

Dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, la Gendarmerie a interpellé 17 personnes de nationalité nigériane pour association de malfaiteurs, cybercriminalité et extorsion de fonds. Les mis en cause qui avaient établi leur quartier général à Petit Mbao, utilisaient le Net à travers des logiciels pour accomplir leur business malsain. Mais mal leur en a pris car la Plateforme numérique pour la lutte contre la cybercriminalité de la Gendarmerie a mis en selle ses éléments qui ont eu à faire le rapport technique. Les malfrats localisés ont été finalement alpagués avec la mobilisation des gendarmes de Keur Mbaye Fall. D’après encore nos sources, les malfaiteurs utilisaient des logiciels et le Net pour faire des extorsions de fonds, de la sextape, de fausses cartes d’identité. Ils ont été interpellés avec un important lot de matériel informatique, des téléphones portables qu’ils utilisaient pour accomplir leurs forfaits. Les pandores de Keur Mbaye Fall, d’après encore nos sources, ont saisi aussi, lors de leur perquisition, du chanvre indien au quartier général de ces 17 bandits qui ont été déférés hier au parquet

Condamné à 5 ans de prison en France, Papa Massata Diack va interjeter appel

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack, va interjeter appel suite à sa condamnation à 5 ans de prison ferme dans l’affaire portant sur « un réseau de corruption » destiné à cacher des cas de dopage en Russie.
« J’ai décidé, avec mes avocats, d’interjeter appel contre la décision du tribunal correctionnel devant la Cour d’appel, la Cour de cassation, la Cour européenne des droits de l’homme et devant la Cour pénale internationale si besoin », a déclaré Papa Massata Diack, lors d’une conférence de presse organisée ce lundi à Dakar.
La 32ème Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris, rendant son verdict le 16 septembre dernier dans cette affaire portant sur « un réseau de corruption » destiné à cacher des cas de dopage, a reconnu Lamine Diack, 87 ans, coupable de corruption active et passive et d’abus de confiance.

Il a été également condamné à une amende maximale de 500 000 euros. 

La peine la plus lourde a été prononcée contre son fils, Papa Massata Diack, qui n’a pas comparu devant le tribunal français. Il a été condamné à cinq ans de prison ferme et un million d’euros d’amende et le tribunal a maintenu le mandat d’arrêt à son encontre.
Qualifiant d’injuste et d’inéquitable le procès de Paris, l’ancien conseiller marketing de l’IAAF a indiqué que « c’est un marathon judiciaire qui vient de commencer. On est prêt à l’affronter et on ira jusqu’au bout ».
Derrière une pile de dossiers apportée pour prouver son innocence et battre en brèche les accusations de la justice française, Papa Massata a virulemment dénoncé l’autre condamnation lui interdisant d’exercer toute activité en lien avec le sport pendant une période de 10 ans.
« C’est une atteinte à mes droits humains. Je n’ai maintenant plus peur de dire qu’il y a du racisme dans cette histoire-là. Il y a une volonté de faire de la morale. Ce n’est pas un procès juridique, c’est un procès de la morale », a-t-il soutenu.
Martelant que ce jugement est « dépourvu de toute logique », il estime « absolument aberrant ce que la justice française vient de faire. Ce qu’on a vu à Paris est un déni de justice, c’est une farce. Il n’y a aucune logique ». Pour lui, il n’y a donc aucun doute que « toute l’enquête pénale française a été construite pour une condamnation annoncée ».ARD/te/APA

3 ans déjà, et Al Amine, l’unificateur, le digne de confiance est « toujours dans les cœurs ».

https://www.dakaractu.com Né en 1928 à Tivaouane, le fils du 1er Khalife de Maodo, Serigne Babacar Sy (rta) et de Sokhna Astou Kane (rta), a fait ses premières classes en même temps que ses frères, Serigne Mansour (Rta) et Serigne Cheikh, auprès de Serigine Alioune Alioune Guèye (rta).
Très tôt, son père Serigne Babacar Sy (ra) l’avait choisi comme son bras droit en charge de l’intendance de Tivaouane. Quand celui-ci fut rappelé à Dieu, Serigne Mansour Sy (rta) «Boroom Daaradji» et Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum confirmèrent leur frère cadet à ce poste.
Par la suite, Dabakh Malick (rta) l’a officiellement désigné comme porte-parole de la confrérie Tidjane du Sénégal. Après le décès de celui-ci, Serigne Mansour Sy (ra) l’a maintenu à sa fonction. Il faudra toutefois rappeler la complicité qui a existé entre les deux hommes.
Suite au rappel à Dieu (swt) de Serigne Mansour Sy (rta), Mawlaya Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maqtum  a envoyé son frère cadet Serigne Pape Malick Sy accompagné de Maodo Malick Sy et Abdourahmane Sarr Sy (tous les deux  fils de l’actuel Khalife) pour confirmer la gestion de l’intendance de Tivaouane par Mawlaya Abdou Aziz Sy Al Amin At Tidjani.
Ce dernier est l’initiateur du Coskas, «mouvement permanent d’avant-garde de la famille Sy» selon son mot, chargé d’assurer l’organisation physique et financière du Mawlidou Nabie (sas). C’était en 1968, confronté à la révolte des étudiants et des travailleurs, le gouvernement ne pouvait pas envoyer suffisamment d’agents de sécurité à Tivaouane. C’est alors que «Al-Amin» et son ami Ibrahima Samb eurent l’idée de monter une milice composée de 71 personnes. On pourrait affirmer sans risque de se tromper que Serigne Abdou Aziz «Al-Amin» est l’un des principaux facteurs d’unification de la famille de El Hadji Malick Sy (rta) et de l’Islam en général.
Son esprit d’ouverture, son sens des relations humaines, son esprit de citoyenneté et sa perception de la République sont en permanence raffermis par son patriotisme inextricable à l’enseignement islamique. « Khutbul watane, minal imaan », (aimer et croire en son pays est un acte de foi), est le paradigme qui a toujours été son viatique. Médiateur, modérateur, conciliateur et unificateur, il fait de l’unité de la famille de Maodo, de la communauté musulmane et de la Nation la finalité de son action.
Al Amine était également un unificateur, un rassembleur. On se souvient de ces médiations entre l’ancien président Abdoulaye Wade et son ex-premier ministre Idrissa Seck, en 2017. Il avait par ailleurs œuvré pour la libération de Karim Wade auprès du président Macky Sall.

DÉCOUVERTE D’UN CORPS SANS VIE SOUS LES EAUX STAGNANTES À MALIKA

http://www.emedia.sn Les habitants de la cité « Nouvel Horizon » ont sans doute eu raison d’avoir une certaine hantise des électrocutions en cette période d’hivernage et son lot d’inondations.
À Malika, non loin de leur localité, un corps sans vie a été découvert ce lundi et il se pourrait que la victime soit morte d’électrocution. Les éléments du commissariat central de Guédiawaye ont été informés de la découverte macabre par l’intermédiaire de Moussa Sarr qui les a contactés. Sans perdre de temps, ils ont effectué un transport sur les lieux. Ils ont constaté qu’il s’agit d’un corps sans vie d’un homme, couché sur le ventre à même le sol dans une flaque d’eau stagnante provenant des récentes pluies diluviennes.
La victime est ainsi identifiée au nom de Mamadou Baldé, natif de Guinée Conakry. Et, selon les témoignages recueillis sur place, la victime qui revenait des toilettes les pieds dans l’eau à marcher sur un fil électrique dénudé se trouvant dans l’eau provoquant son électrocution. Sous le choc, la victime est décédée sur le coup. Et, après les constatations d’usage, la dépouille a été acheminée par les sapeurs-pompiers de la compagnie de la zone Franche industrielle de Mbao à l’hôpital Aristide Le Dantec pour les besoins de l’autopsie. Cependant, les constatations révèlent qu’aucune trace de violence n’a été constatée sur le corps. Une enquête est ouverte et, tout fait nouveau fera l’objet d’une transmission ultérieure. Aliou DIOUF

COMMISSARIAT DU POINT E  : En garde à vue, Abdoulaye Touré conduit à Abass Ndao pour des soins

Libération Sénégal online L’activiste Abdoulaye Touré, qui participait à un sit-in des étudiants de l’Uvs et des bacheliers non orientés, a été placé en position de garde à vue. Mais son état a nécessité des soins. En effet, selon son avocat Me Khoureïchi Ba, « Abdoulaye Touré a très mal, il souffre, il claudique, se plaint de douleurs. Le Gmi aux réflexes infra belluaires est passé par là ! À la police du Point E où l’on vient de lui notifier sa garde à vue pour refus d’obtempérer, rébellion et outrage à agents, il a été dûment tenu compte de mes réserves et la décision a été prise de conduire le jeune leader estudiantin à l’hôpital Abass Ndao ».

Appel pour une paix DÉFINITIVE en Casamance

Connue pour sa nature verdoyante avec ses nombreux cours d’eau, la région naturelle de la Casamance couvre une superficie de plus de vingt-huit mille quatre cent soixante-quatre kilomètres carrés (28 464 km2).
Elle possède d’importants atouts pour son développement économique grâce à un potentiel touristique intéressant et à la diversité de ses ressources agricoles, halieutiques et minières réparties entre les trois (03) régions administratives (Ziguinchor, Kolda et Sédhiou) qui la composent actuellement.
Malheureusement, depuis trente-huit (38) années, la zone est déchirée par un conflit fratricide opposant la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) à l’État du Sénégal.
De par sa durée, cette rébellion est, aujourd’hui, considérée comme la plus vieille en Afrique même si, au regard de son évolution, elle est qualifiée de « conflit à basse intensité ».
Toutefois, la violence de cette lutte n’est plus à démontrer avec un triste bilan marqué par des pertes en vies humaines et des populations déplacées. Cette situation engendre inévitablement un lot de souffrances insoutenables.
Aujourd’hui, nous constatons une relative accalmie que certains qualifient de période de « ni paix, ni guerre ». Tout peut, toutefois, basculer dans un sens ou dans un autre, et à tout moment. C’est pourquoi, il faut agir pour ne plus courir le risque de retourner aux heures sombres de la crise.
Nous ne voulons plus de la guerre ! Les victimes, qu’elles soient des hommes ou des femmes, des enfants ou des adultes, qu’elles soient sénégalaises ou pas, sont humaines. Et aucun être humain ne mérite de mourir dans ces conditions.
Nous ne voulons plus de la guerre ! Les conséquences négatives sur les personnes et l’environnement sont multiples. Parmi celles-ci, le déplacement des populations engendre des problèmes, notamment au niveau de l’état-civil. Ce qui, par ricochet, influe de façon désastreuse sur la scolarisation des enfants, la reconnaissance légale des naissances, des mariages et des décès. Ainsi que l’obtention de tous les autres documents légaux nécessaire à un citoyen, qu’il s’agisse de la délivrance d’un certificat de nationalité à fournir dans le cadre d’un concours à des emplois nationaux ou de l’inscription au fichier électoral dans le but d’exercer son droit de vote.
Cette anormalité aboutit peu à peu à la déstructuration de la société à travers l’éclatement de la cellule familiale. Il y a, aussi, les impacts négatifs sur l’environnement avec une « économie de la guerre » qui se construit autour du trafic des ressources forestières et la destruction de la faune. L’utilisation des mines anti personnelles interdit tout aussi l’exploitation agricole, l’élevage, l’apiculture, la pisciculture, entre autres, et empêche par conséquent l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Une telle situation nuit au développement et entraîne une déliquescence des infrastructures de base.
Nous ne voulons plus de la guerre ! Nous, sénégalais, dans toute notre diversité, du nord au sud, de l’est à l’ouest et en toute union, nous ne voulons plus de la guerre.
Le Sénégal est connu pour être un pays de paix et de ‘’teranga’’. Un pays caractérisé par le cousinage à plaisanterie qui est un pont nous permettant de dépasser nos divergences et nos incompréhensions.

Nous sommes frères et nous voulons la paix. Une PAIX définitive.

Nous souhaitons entendre le Président de la République lancer un appel aux frères et sœurs du MFDC et voir ceux-ci sortir partager avec nous cette richesse dont regorge la forêt de la plus belle des régions.
A travers la présente, nous souhaitons que la paix qui caractérise le Sénégal ne soit plus entachée par ce vieux conflit. En effet, citoyens sénégalais et amoureux fous de la Casamance, nous ne pouvons-nous contenter de cette situation de ni paix ni guerre. Nous ne nous suffirons que de la paix définitive. Celle-ci est une demande citoyenne.
Ainsi, nous appelons l’État du Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance à initier ou à poursuivre le dialogue dans le sens de la résolution définitive du conflit.
Il est impératif, tout autant, d’accélérer les opérations de déminage des zones inaccessibles à la population pour leur permettre de retrouver leurs villages et de reprendre leurs activités.
Au-delà des populations, cette sécurisation permettra l’entière reprise des activités touristiques car la région naturelle de Casamance regorge de potentialités importantes et intéressantes.
Cette région doit entrer dans une nouvelle ère, celle de la PAIX DEFINITIVE parce qu’aucun sénégalais ne doit être menacé peu importe l’endroit où il se trouve.
Du fond du cœur, et en cette journée internationale de la paix, nous appelons toutes les autorités concernées à s’engager POUR UNE PAIX DEFINITIVE car rien ne nous sépare, tout nous unit.

Fait à Dakar, le 21 septembre 2020

Signataires  :

Le Mouvement Y’en a Marre
Monsieur Cheikh Diop, Secrétaire général de la Confédération nationale des Travailleurs du Sénégal, Forces du Changement (CNTS/FC)
Monsieur Ibrahima Hamidou Dème, Président du Mouvement Ensemble
Me Mamadou Gueye, avocat
Monsieur Cheikh Fatma Diop, analyste financier/entrepreneur
Monsieur Bakary Dansokho, Contrôleur du Trésor
Madame Jaly Badiane, Bloggeuse, militante sociale et culturelle
Monsieur Daouda Keita, archiviste
Monsieur Basile Diomaye Faye, Inspecteur du Trésor
Monsieur Ma Diakhate NIANG, Inspecteur du Trésor, Président du Mouvement And Sopi Thies
Monsieur Muhammad Mustapha NDIAYE, Contrôleur du Trésor