Revue de Presse du Mardi 22 Janvier 2019

Partagez ce contenu!

LE BUDGET 2018 EXÉCUTÉ À HAUTEUR DE 92% (OFFICIEL)

Dakar, 22 jan (APS) – Le Budget de l’année 2018 a été exécuté à hauteur de 3529,6 milliards de FCFA, soit un taux global de 92%, a soutenu lundi à Dakar, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Bassirou Samba Niasse. 

« L’exécution budgétaire à la date du 31 décembre 2018 a atteint 3 529,6 milliards de FCFA, soit un taux global d’exécution de 92% », a-t-il notamment indiqué lors de la cérémonie de présentation de vœux de son ministère.

 Le principal enseignement à tirer de l’exécution du budget 2018, a expliqué M. Niasse, est la prépondérance des dépenses courantes d’un montant de 2 357,1 milliards de FCFA.
Ces chiffrent traduisent ainsi l’année sociale décrétée par le président de la République), a souligné Niasse, parlant de 69% du budget général par rapport aux dépenses d’investissement d’un montant de 1 058,8 milliards FCFA, soit 30%.

« Les acquis dans ces différents domaines devraient être consolidés et renforcés en 2019 et étendus à la promotion d’activités médico-sociales, comme la mise en place d’une crèche et d’un dispositif de prise en charge du bien-être des agents au travail », a-t-il fait savoir.

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué qu’au chapitre de la gestion des finances publiques, l’année 2018 a révélé « ses performances ».

« En effet, des progrès notables ont été réalisés dans les efforts de consolidation des ressources budgétaires, de rationalisation des dépenses publiques et d’assainissement des finances publiques », a-t-il fait remarquer.

  1. Niasse a ajouté qu’ »à titre provisoire, les régies financières ont mobilisé des recettes totales de 2407,2 milliards de francs CFA, dont 2150,7 milliards de recettes fiscales et 256,5 milliards de dons ».SG/ASB/OID

Les ressources de l’Etat évaluées à 2018 milliards de FCFA en novembre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SalLes ressources mobilisées par l’Etat du Sénégal à fin novembre 2018 sont évaluées à 2018 milliards de FCFA (environ 3,430 milliards de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Elles sont constituées de recettes budgétaires à hauteur de 1781,90 milliards de FCFA, de dons pour 205,5 milliards de FCFA et des ressources du fonds de soutien au secteur de l’énergie (FSE) pour 30,6 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Par rapport à fin novembre 2017, ces ressources connaissent une progression de 4,6%, en glissement annuel.  Selon la DPEE, cette hausse est due notamment à l’augmentation de 3,7% des recettes fiscales.

« Cette situation traduit les évolutions contrastées des différentes lignes de recettes, marquées d’une part, par les progressions respectives de l’impôt sur le revenu, des taxes sur la consommation hors pétrole ainsi que des droits de porte, et d’autre part, par la baisse de la TVA sur le pétrole, de l’impôt sur les sociétés et du FSIPP (Fonds de sécurisation à l’importation des produits pétroliers) », souligne la DPEE.Précisément, l’impôt sur le revenu (305,1 milliards de FCFA), les droits de porte (244,70 milliards de FCFA) et les taxes spécifiques sur la consommation hors pétrole (51,1 milliards de FCFA) ont respectivement augmenté de 11,4%, 7,1% et 18,8%. Cette hausse a été renforcée par la mobilisation des droits d’enregistrements et de timbre (+plus 13,5%), collectés à hauteur de 67,4 milliards de FCFA.

Toutefois, des réductions respectives des recettes mobilisées au titre de la TVA  intérieure sur le pétrole (5,5 milliards de FCFA) et du FSIPP (15,8 milliards de FCFA) sont notées. Par ailleurs, la faible progression de 1,7% de la TVA intérieure, du fait du niveau élevé des certificats de détaxe (41,5 milliards de FCFA), a contribué au ralentissement de la mobilisation des ressources.MS/te/APA

40 milliards $ d’investissements directs étranger annoncés pour l’Afrique en 2018, mais avec de gros défis sous-jacents

 (Agence Ecofin) – Le flux des investissements directs étrangers ciblant l’Afrique a atteint en 2018 le montant de 40 milliards $ représentant une hausse de 6% sur une base de comparaison annuelle. C’est la meilleure performance de progression de l’année, juste devant le groupe des pays asiatiques en développement (+5%), note-t-on des indicateurs préliminaires fournis par la CNUCED.

Mais cet indicateur cache une réalité moins réjouissante. Le continent africain, malgré ses 54 pays indépendants et des puissances économiques comme le Nigéria, l’Angola, l’Egypte ou encore l’Afrique du sud, reste la dernière région du monde en terme de cible par des IDE.

Ainsi, même si les investisseurs internationaux ont perdu confiance dans les pays développés (une baisse de 40% des IDE ciblant leurs régions), l’Asie (502 milliards $ attirés et +5%) a été une fois encore la zone alternative préférée.

Ce qu’on note aussi, c’est que les pays africains eux-mêmes ont moins investi sur le continent et que les investissements sur de nouveaux projets y ont baissé à 69 milliards $, marquant le repli le plus fort du domaine (-19%).

Toutefois, l’Egypte avec 7,9 milliards $ d’IDE reçus, en hausse de 7% comparé à 2017, demeure la première destination des investissements étrangers ciblant l’Afrique.

L’Afrique du sud a réalisé le plus gros retournement, en recevant 7,1 milliards $ d’IDE, alors que ces trois dernières années, elle avait chuté et n’avait reçu que 1,7 milliard $ en 2017.

Par contre, le Nigéria, avec seulement 2,2 milliards $ d’investissement reçus (en baisse de 36%) et l’Angola, avec un désinvestissement net de 2,2 milliards $, sont le symbole d’une Afrique qui peine à séduire. Des défis de change, des économies morcelées et une intégration économique continentale faible, sont autant de raisons de blocages et d’incertitudes pour les détenteurs de capitaux.Idriss Linge

 Air Sénégal Sa:volera ou ne volera pas sur Paris Roissy CDG 2 Terminal E?L’heure est proche (J – 9) pour la livraison des 2 avions A330neo.Par Meissa Ndiack Seck ,Consultant Formateur certifié Amadeus ,Expert commercial en Transport aérien

Les clients, éternels voyageurs, savent bien faire le distinguo entre un programme de base et une irrégularité d’exploitation. Or, dans beaucoup de distributeurs, les ventes de la compagnie sénégalaise sont ouvertes sur CDG 1 et non CDG2E. Où est la vérité? par rapport à la publicité!

Tenir ses engagements et anticiper sur les besoins du client sont des règles d’or en matière commerciale.

Il faudrait un très bon commencement à la Compagnie, bien communiquer et veiller à ne pas pousser son éventuelle clientèle vers la concurrence, par manque de préparation.

Il est facile de remplir un vol inaugural mais faudrait-il le vendre correctement; bien poser les prémisses d’une bonne fidélisation. La clientèle, propre à la compagnie Air France ou Corsair, bien avertie, ne prendra jamais les vols d’ Air Sénégal, si cette dernière devait être semblable à Air France (configuration avion, services au sol et à bord).

Innover quand on vient de naître, imprimer sa marque, et vite engranger d’importantes parts de marché à travers des tarifs promotionnels ciblés, non low cost, médianes des tarifs à jour de Corsair, de Royal Air Maroc et de Brussels Airlines sur la France d’une part, de Rwandair, d’Asky, d’Ethiopian, d’Air Côte d’Ivoire et de

Kenya Airways sur l’Afrique d’autre part.

Dérouler une stratégie commerciale cohérente sur toutes les grandes lignes régionales africaines et provinciales françaises, notamment sur Marseille et Strasbourg où se retrouve une importante clientèle captive.

In fine, occuper, sans autre réflexion, la moitié des créneaux horaires hebdomadaires libérés par Corsair sur Orly. L’autre moitié devrait être des vols de nuit sur Roissy Charles De Gaulle. Meissa Ndiack Seck ,Consultant Formateur certifié Amadeus ,Expert commercial en Transport aérien

LES « ATELIERS DE LA PENSÉE » ENGAGÉS DANS UNE PERPECTIVE DE CRÉATION ET DE PRODUCTION DES SAVOIRS (FELWINE SARR)

Dakar, 21 janv (APS) – L’école doctorale des « Ateliers de la pensée », ouverte lundi à Dakar, s’inscrit dans « une perspective de créer et de produire des savoirs » pour l’avenir, a indiqué l’un des initiateurs, l’universitaire et économiste sénégalais Felwine Sarr.

« L’idée est de considérer que nous devons faire avec les archives de tout le monde, nous devons aussi être dans une perspectives de créer et de produire des savoirs dont nous aurions besoin dans les années à venir », a déclaré l’auteur de l’essai « Afrotopia », publié aux éditions Philippe Rey en 2016.

Pour Felwine Sarr, « l’Afrique est un espace de recherche, le lieu de beaucoup de défis économiques, sociaux, politiques, sanitaires, etc.’’, un continent dans lequel « on aura besoin de beaucoup plus de villes avec cette croissance démographique, une demande d’emploi croissante’’, d’où des problèmes à résoudre en matière de gestion de l’eau, de santé, entre autres domaines.

« Il faut des réponses inédites, innovantes à ces nouvelles questions qui se posent », dit-il, pour que les Africains ne soient pas réduits à être « des consommateurs de savoirs, mais en être des producteurs ».

 Partant du principe selon lequel « aucun savoir n’est neutre », Felwine Sarr invite à « réinventer des formes du politique, du culturel et du social, etc. »

 A ceux qui disent que l’Afrique doit être dans le temps de l’action pas de la théorie, l’universitaire estime que c’est ’’une erreur de penser qu’on peut agir sans pensée. On confond agitation et action.’’

Cette première école doctorale « expérimentale » réunit pour une semaine (du 21 au 25 janvier 2019), 26 jeunes, une génération de chercheurs pluridisciplinaires, des artistes, historiens, des curators, etc., en provenance de plusieurs pays d’Afrique et de sa diaspora.

 A l’initiative des « Ateliers de la pensée », une initiative lancée il y a deux ans par l’universitaire sénégalais Felwine Sarr et l’historien camerounais Achille Mbembe, cette école doctorale porte sur le thème « Nouveaux savoirs en enjeux planétaires : épistémologie, pédagogie et méthode ».

Si l’on en croit Felwine Sarr, cette l’école doctorale vise à approfondir le travail entamé avec les « Ateliers de la pensée’’, consistant à « penser l’Afrique monde de manière plurielle et pluridisciplinaire ».

 « (…). Nous nous sommes dit qu’il fallait approfondir le travail en mettant en place un espace de recherche, une école doctorale au sein de laquelle on reprendrait le chantier théorique en allant plus loin, faire un travail en amont en posant les questions liées à la production des savoirs’’, a-t-il expliqué.

 « C’était important de le faire et avec la jeune génération de chercheurs déjà aux prises avec ces problématiques », a souligné l’enseignant-chercheur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

 Dans ce cadre, plusieurs sujets de recherche seront discutés durant ces cinq jours par les doctorants, parmi lesquels « Réinventer la punition en Afrique, comment saisir l’institution carcérale aujourd’hui ? ».

 « Le citoyen, l’expert et le politique face aux changements climatiques : quels modèles de gouvernance des risques environnementaux ? Le cas de l’estuaire du fleuve Sénégal », est un autre sujet au menu de cette rencontre.FKS/BK

 Macky SALL : «Plus qu’un pont, cette infrastructure porte le symbole de cette fraternité sénégambienne»

https://www.lejecos.com/ Inaugurant ce lundi 21 février le Sénégambia Bridge (Pont sur la Gambie), en compagnie de son homologue Adama Barrow, Macky Sall a magnifié la fraternité entre les deux pays. «Plus qu’un pont, cette infrastructure porte le symbole de cette fraternité sénégambienne. Nous sommes unis par l’histoire, la géographie, les liens du sang, un destin commun », a déclaré M. Sall.

Selon, c’est  un jour historique et unique dans les relations entre le Sénégal et la Gambie, deux pays qui montrent la voie aux autres pays africains dans leur marche inexorable vers l’intégration. Macky Sall se dit heureux d’avoir avec son homologue gambien réalisé le rêve de plusieurs générations.

Il a saisi cette occasion pour remercier le président  gambien Adama Barrow, dont le leadership et l’engagement ont  permis la réalisation de ce pont.

Macky Sall a également adressé des remerciements à la Banque africaine de développement (Bad). Selon lui, cette institution est devenue plus qu’un partenaire pour les investissements dans les infrastructures lourdes comme le Train express régional (Ter) ou ce pont construit sur le fleuve Gambie.
«C’est un grand jour pour la Sénégambie des peuples », a déclaré le président Barrow soulignant que les deux pays sont liés par des liens anciens et très forts. Adou FAYE

 Macky octroie une indemnité de représentation médicale de 200 000 F CFA au profit exclusivement des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes militaires

http://www.dakarmatin.com  L’une des principales causes de la grève des Syndicats de la santé, en l’occurrence, le projet de Décret portant création d’une indemnité de représentation médicale au profit des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-dentistes, lors du Conseil des ministres du 1er août dernier, risque de réveiller les vieux démons.

La raison ? SourceA révèle que le Chef de l’Etat a pris, finalement, en catimini, ce Décret, mais au profit exclusif des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-dentistes et Vétérinaires militaires.

And Gueusseum va, sans doute, se mordre les doigts. En effet, au moment où cette Intersyndicale de la santé peine à voir son désir de bénéficier d’un décret portant création d’une indemnité de représentation médicale au profit des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, Source A révèle que le chef de l’État, Macky Sall, a pris, « en catimini », un décret allant dans ce sens, mais au profit exclusif des militaires

Ces derniers vont, désormais, toucher, mensuellement, 200.000 F Cfa d’indemnité de représentation médicale. Le Décret 2019-35 signé le 4 janvier dernier, non encore publié au Journal officiel et qui fait la part belle aux militaires, risque de réveiller «And Gueusseum» et son penchant va-t-en-guerre

 Aly Ngouille rencontre 4 anciens ministres de l’Intérieur

Seneweb.com |Que mijote Aly Ngouille Ndiaye ? Une rencontre secrète s’est tenue, hier, dans un hôtel de la place entre le premier flic du pays et quatre autres anciens ministres de l’intérieur. Selon L’Observateur qui donne l’information, il s’agit de Me Ousmane Ngom, des généraux Mamadou Niang et Lamine Cissé et Cheikh Guèye.

Objectif de la rencontre ? Le journal indique que Aly Ngouille, qui en est à sa première organisation d’une élection présidentielle, veut apprendre de leurs expériences en matière électorale. Les anciens ministres Cheikh Tidiane Sy, Bécaye Diop et Madieng Khary Dieng, qui étaient aussi invités à ce conclave, ont fait faux bond. Les raisons de leur absence n’ont pas été dévoilées.

Me Abdoulaye Wade:“Madické Niang devrait arrêter de nous provoquer”

https://actusen.sn/ L’ancien président, Me Abdoulaye Wade suggère à Madické Niang de rendre au PDS, son siège de député. “J’ose espérer qu’il ne choisira pas l’affrontement, alors qu’il sait que la loi constitutive du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et la jurisprudence à laquelle, il a contribué sont avec nous. Même s’il compte sur Macky Sall et son ministre de l’Intérieur”, déclare Wade-père dans un entretien avec Dakartimes.

Gorgui qui fait dans la menace poursuit : “Madické Niang devrait arrêter de nous provoquer en continuant d’utiliser nos couleurs, en dépit d’une promesse qu’il avait faite à un intermédiaire de bonne volonté”. Il prévient aussi que le PDS “s’oppose et s’opposera à l’adhésion de Madické au Collectif des 25 candidats (C25)”.

WADE RÉCLAME À MADICKÉ SON SIÈGE DE DÉPUTÉ

http://www.emedia.sn/ Me Abdoulaye Wade a la dent dure contre son ancien ministre de la Justice. Après le poste de président du Groupe parlementaire ’’Liberté et Démocratie’’ composé du Parti démocratique sénégalais (PDS) et ses alliés, le Pape du Sopi lui réclame son siège de député.

« Je voudrais lui suggérer de nous rendre, sans bruit, notre siège de député, déclare Wade dans un entretien exclusif avec ’’DakarTimes’’. J’ose espérer qu’il ne choisira pas l’affrontement, alors qu’il sait que la loi constitutive du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et la jurisprudence à laquelle il a contribué sont avec nous. »

Wade de poursuivre : « Même s’il compte sur Macky Sall et son ministre de l’Intérieur… Pour finir, il devrait arrêter de nous provoquer en continuant d’utiliser nos couleurs, en dépit d’une promesse qu’il avait faite à un intermédiaire de bonne volonté. »

L’ancien président de la République va plus loin, martelant que le PDS « s’oppose et s’opposera à l’adhésion de Me Madické Niang dans le collectif C25. » Une adhésion, qui soupçonne-t-il, « n’aurait d’autre effet que de semer la confusion, rôle qu’il s’est assigné délibérément, pour affaiblir notre parti. Ce qui le place de fait entre le marteau et l’enclume. Il sait parfaitement qu’au PDS, l’adhésion de fait ou de droit à une autre formation équivaut à une démission. Pour lui laisser les chances de s’amender, nous n’avions pas voulu le faire remplacer à son siège de député, bien que la jurisprudence nous l’eût permis. »

 Montée d’adrénaline entre l’opposition et le pouvoir

Seneweb.com | Aussi bien l’Alliance pour la République (Apr) que la Convention des cadres républicains (Ccr) dirigée par Abdoulaye Diouf Sarr restent déterminées à faire régner l’ordre au Sénégal. Dans des déclarations reprises par Les Échos, ces deux entités invitent l’État « à sévir et à prendre toutes ses responsabilités pour que force reste à la loi ».

Pendant ce temps, l’opposition regroupée dans le Collectif des 25 candidats à l’élection présidentielle (C25) n’entend rien céder. « Que tous les Sénégalais considèrent Macky Sall comme déjà éliminé des élections et l’empêchent, par tous les moyens, de battre campagne », a-t-elle lancé, hier, comme mot d’ordre.

Mame Mbaye NIANG : « Nous savons tout ce que fait l’opposition »

Seneweb.com La suspicion est telle dans l’opposition que les uns et les autres se regardent, depuis très longtemps en chiens de faïence. Le leader du mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye Dany, s’en était, d’ailleurs fait l’écho. Lui qui disait, à haute et intelligible voix, que « les véritables alliés de Macky Sall sont tapis dans l’opposition ».

Dans un entretien accordé à Source A, le ministre du Tourisme et responsable de premier plan de la mouvance présidentielle lui donne raison. Mame Mbaye Niang de déclarer : « Nous savons tout ce que fait l’opposition du matin au soir. Parce que nous comptons en leur sein énormément de gens qui finissent leur course chez le Président Macky Sall ».

Mame Mbaye Niang avertit l’opposition qui menace Macky Sall et sa campagne électorale : «On est prêt à faire face; Moi,personnellement,j’ai déjà recruté mes gros bras»

https://actusen.sn/ Le Collectif des 25 candidats a demandé hier, en conférence de presse, à ses militants de ne pas considérer Macky Sall comme candidat à la présidentielle et de s’opposer à sa campagne électorale par tous les moyens.

Ces menaces de l’opposition sont bien prises en compte par le Ministre du Tourisme. Dans les colonnes de SourceA, Mame Mbaye Niang avertit la bande à Idrissa Seck que l’Etat ne se laissera pas distraire et «est prêt à fera face».

Il affirme avoir, personnellement, procédé au recrutement de gros bras, qui ne vont, certes, s’attaquer à personne, mais qui seront très enclins à lapider tous ceux qui éprouveront le malin plaisir à s’en prendre à la Caravane de son leader Macky Sall. Pour lui, «en affirmant, pompeusement, qu’il n’y aura pas de campagne électorale dans ce pays, l’opposition raconte des histoires».

 Citoyenneté numérique responsable pour préserver la Liberté d’Expression en ligne en période électorale

Quels sont les enjeux?

Depuis quelques années l’on assiste à l’avènement d’une transformation sociale et politique au Sénégal portée notamment par un engagement des citoyens en particulier des jeunes à participer à la vie démocratique et inverser la trajectoire politique de ce pays.

Cet engagement citoyen survint dans un environnement de transformation de la société sénégalaise liée à l’utilisation de plus en plus accrue de l’internet et surtout des réseaux sociaux avec la volonté d’apporter des nouvelles visions et des idées à la sphère politique. C’est la citoyenneté à l’ère du numérique c’est-à-dire la capacité à participer à la société en ligne.

Bien qu’il existe un engouement des citoyens autour du numérique au Sénégal, il y a encore de nombreux défis à relever. L’accès inégal des citoyens, l’inaccessibilité des populations de certaines parties du pays, notamment les zones rurales mais surtout la non appropriation sont des freins à l’avènement d’un espace public numérique où l’engagement citoyen peut apporter de la clarté et de la qualité au débat démocratique.

En effet, l’usage des réseaux sociaux en particulier Facebook ou encore WhatsApp ne va pas sans quelques dérives comme la propagation de rumeurs ou de désinformation sous couvert d’anonymat ou de fausses identités. Ainsi, de nombreux défis restent liés à l’utilisation des réseaux sociaux surtout Facebook qui est de loin le premier réseau social utilisé par les sénégalais.

Aussi, la construction d’un espace public en ligne ouvert, pluriel et participatif surtout en période électorale doit nécessairement s’accompagner d’une sensibilisation des citoyens aux enjeux de la société numérique et de la participation citoyenne.

C’est dans ce contexte que l’ASUTIC organise, demain mardi 22 janvier 2019 à partir de 09 à l’hotel Savana de Dakar, un atelier de réflexion et de partage sur la gestion de contenus sur les réseaux sociaux pour une citoyenneté numérique responsable.
Cet atelier abordera la problématique de la citoyenneté en ligne en perspectives de la prochaine élection présidentielle afin d’identifier les actions que les acteurs­­ institutionnels, la société civile, la presse, les bloggeurs activistes et les­ grandes­ entreprises­ telles­ que Facebook peuvent mener pour assurer une bonne compréhension et une meilleure connaissance des outils disponibles afin que les citoyens parviennent à utiliser de façon responsable les réseaux sociaux et particulièrement Facebook.Fait à Dakar, le 21 / 01 / 2019 Président Ndiaga GueyeCourriel­

Communiqué du Collectif des 25 Candidats à l’élection présidentielle (C.25) : Contre le coup d’état électoral de Macky Sall.

Sans surprise, le Conseil constitutionnel a publié le dimanche 20 janvier 2019 ‘’sa’’ liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Il est maintenant clair pour l’opinion nationale et internationale que Macky SALL s’entête à mettre en route son plan de réélection au premier tour au lieu d’organiser une élection libre et transparente. De plus, par diverses provocations, des arrestations arbitraires tout azimut de militants de l’opposition, la répression féroce des démocrates et combattants de la démocratie, Macky SALL a indiqué la voie de la confrontation comme seul choix laissé au peuple.

En droite ligne de sa Résolution du 1er janvier 2019, le C.25 rejette sans appel les résultats du contrôle du parrainage et les décisions du Conseil constitutionnel.

Le C.25, pour répondre à la provocation de Macky SALL est déterminé à engager une lutte sans concession pour défendre les acquis démocratiques de notre pays et à faire face, par tous les moyens à sa disposition, à l’arbitraire imposée par un président sortant qui redoute d’affronter le suffrage des citoyens de façon honnête et sincère.

Le C.25 lance un appel à la mobilisation de tous les segments de la population, de tous les électeurs civils, militaires et paramilitaires, des élèves et étudiants, des syndicats de travailleurs, de la presse pour empêcher le déroulement du plan de réélection frauduleuse de Macky SALL au premier tour.

Le C25 insiste particulièrement sur les coordinations de commune et de quartier notamment sur la participation de la jeunesse et des femmes pour la mise en œuvre des mots d’ordre. Des missions d’instruction vont sillonner dans la semaine en cours les 14 régions du pays et la diaspora pour informer de manière exhaustive les militants et les populations et les instruire sur les mesures pratiques de résistance.

Le C25 organise une journée nationale d’action dont la date sera annoncée incessamment.

Le C25 exige la libération immédiate et sans condition des citoyens incarcérés et l’arrêt des poursuites, dans le cadre de la lutte pour la défense de l’intégrité électorale.

Le C25 demande au peuple sénégalais de considérer Macky SALL comme candidat éliminé de l’élection présidentielle du 24 février 2019 et de s’opposer par tous moyens au déroulement de sa campagne électorale.Unis et Déterminés, Nous Vaincrons.à Dakar, le 21 Janvier 2019.»

 L’APR condamne l’appel à l’insurrection lancé par le C25

Par sa décision du 20 janvier 2019, le Conseil constitutionnel, conformément à ses attributions, a publié, la liste des cinq (5) candidats validés pour briguer le suffrage des Sénégalais, le 24 février 2019 dans le cadre de l’élection présidentielle, au regard  des dispositions légales pertinentes. A cet effet, l’Alliance pour la République tient à affirmer, de la manière la plus solennelle, que le respect des décisions de nos juridictions, au premier rang desquelles le Conseil constitutionnel, est une exigence démocratique et républicaine, à laquelle aucun homme politique sénégalais ne saurait se soustraire.

Ainsi, l’Alliance pour la République (APR) condamne avec la plus grande fermeté l’appel à l’insurrection lancé par le Collectif dit des vingt-cinq aspirants à la magistrature suprême dont certains ont été incapables de répondre aux exigences du parrainage citoyen requis, compris entre 0,8 et 1 % des inscrits sur le fichier des électeurs.

Dès lors, il est inacceptable que le conglomérat des perdants prenne en otage le peuple sénégalais. Et force doit rester à la loi qui devra s’appliquer dans toute sa rigueur.

Dans ce cadre, l’Alliance pour la République appelle le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité publique et la tranquillité des citoyens, pour assurer le déroulement normal de la campagne électorale ainsi que de toutes les opérations électorales y compris l’expression libre du suffrage, le 24 février 2019.

Par ailleurs, l’Alliance pour la République tient à rassurer les militants, les sympathisants de Benno Bokk Yaakaar et de la Grande Coalition de la Majorité présidentielle que le Président Macky SALL déroulera sa campagne électorale à l’échelle des quarante-cinq départements du pays. A cette occasion,  les forces politiques et citoyennes, engagées et mobilisées à ses côtés s’érigeront contre toute forme d’intimidation ou de menace.

Aussi, l’Alliance pour la République rappelle à l’opinion nationale et internationale que ces gesticulations de l’opposition illustrent son manque notoire de respect à l’endroit du peuple sénégalais, sa volonté d’installer le chaos et sa certitude d’une cuisante défaite au soir du 24 février 2019.

L’Alliance pour la République renouvelle sa confiance à la Justice sénégalaise qui a toujours rendu des décisions au nom de son peuple ; un peuple souverain qui a choisi d’assainir l’espace politique en imposant de nouvelles conditions pour une participation politique exemplaire.

Enfin, l’Alliance Pour la République appelle tous les citoyens épris de paix, les forces vives soucieuses du développement de notre pays et l’ensemble des patriotes et démocrates Sénégalais à barrer la route aux fossoyeurs de la République et de la démocratie.Le Porte-parole national,  Seydou GUEYE

Menace de sabotage processus électoral : La CCR demande aux citoyens de ne pas accorder du crédit au « C25 » et à l’État de rester ferme

 La campagne électorale pour l’élection Présidentielle  n’a pas encore débuté que l’opposition est déjà sur le pied de guerre prêt à en découdre avec le pouvoir. L’invalidation des candidatures de certains de ces principaux ténors en est aussi pour quelque chose. Mais face aux menaces qu’elle brandit de sabotage du processus électoral, la Convergence des Cadres Républicains de décider d’avertir le peuple mais aussi l’État « contre cette démarche avec comme unique projet de plonger le pays dans des troubles politiques en vue d’inscrire, contre la volonté du peuple, le Sénégal dans la liste des pays politiquement instables, dans un contexte où les projets structurants et les progrès économiques réalisés par le gouvernement sont unanimement salués en Afrique et dans le monde entier ».
Abdoulaye Diouf SARR, coordinateur des cadres et ses camarades de demander ainsi et solennellement « aux citoyens Sénégalais de n’accorder aucun crédit aux velléités subversives de ces pyromanes et fossoyeurs de la paix et de l’unité nationale ». Cette stratégie de la peur ; indique la CCR « ne doit nullement prospérer dans un pays qui a toujours réussi ses transitions démocratiques dans la quiétude et en toute maturité ». La CCR d’engager aussi le gouvernement du Sénégal à prendre toutes les dispositions idoines pour que force reste à la loi.
Pour finir, la même source de rappeler que toutes les dispositions ont été prises par l’État du Sénégal « pour garantir la tenue d’une élection présidentielle libre, démocratique et pacifique, à l’issue de laquelle, le peuple souverain se choisira librement celui qu’il jugera plus apte à présider les destinées du pays. Toute démarche contraire à celle-là doit rencontrer la fermeté de l’État et ses démembrements », conclut la CCR.

Ismaila Madior FALL : « On ne peut pas, dans ce pays, créer l’insurrection »

https://www.ferloo.com Vendredi dernier, lors de l’inauguration de grande mosquée de Guédiawaye, le Président de la République a mis en garde l’opposition contre tout trouble à l’ordre public. Son ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall a profité de la cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves du département de Rufisque, à l’issue d’un concours départemental annuel, pour revenir sur le sujet et jeter des pierres dans le jardin de l’opposition.

En effet, le Garde des Sceaux est d’avis que, par ces temps qui courent, les opposants au président Macky Sall ne sont pas capables de créer une insurrection. Car, dit-il, « il n’y a aucune menace, en réalité, puisque le Sénégal est un pays démocratique et ça ce n’est pas seulement les citoyens qui le disent et le vivent. L’Afrique et le monde entier nous reconnaissent cette qualité ».

Ainsi, poursuit le Garde des Sceaux, « notre pays a incontestablement un parcours politique, un parcours institutionnel, une culture démocratique qui font en réalité qu’on ne peut pas, dans ce pays, créer l’insurrection, créer une crise politique artificielle ». Ce qui fait d’après lui, que « la plupart des hommes politiques de l’opposition, quand vous les entendez, ils sont déçus. Ils disent souvent être déçus du comportement des Sénégalais.

Quand ils appellent les gens à marcher, ils ne viennent pas ». Cela s’explique, selon lui, par le fait que « les Sénégalais ont une maturité politique, une maturité citoyenne, une culture civique qui fait qu’ils ne vont pas descendre dans les rues, alors qu’ils savent qu’ils ont tous les instruments de la démocratie pour réguler leur vie politique et sociale. Ils savent bien qu’ils ont un système électoral crédible, des institutions fortes. Ils savent qu’en réalité, le dernier mot leur revient avec le suffrage, mais le dernier mot, ce n’est pas marcher dans la rue, provoquer l’insurrection artificielle ».

Par conséquent, il en conclut que « le peuple sénégalais est un peuple mûr qui opère de manière souveraine ses choix, à travers l’élection ». (EnQuête)

Transhumance en vue:Aissata Tall Sall veut un ministère de souveraineté.

https://www.dakar7.com À mesure que l’on s’achemine vers la présidentielle du 24 février prochain, les masques tombent au sien de l’opposition. Recalés au premier tour par le Conseil constitutionnel, plusieurs leaders de l’opposition négocient en coulisse avec Macky Sall.

Après avoir mis Serigne Mansour Jamil, leader de Bess Du Niakk, dans sa besace, comme l’a révélé Dakar7, hier, le président sortant a jeté son dévolu son dévolu sur Me Aissata Tall Sall, leader de « Oser l’avenir ». En effet, la mairesse de Podor, selon nos informations, va rejoindre Macky Sall pour la présidentielle. Mais ce soutien n’est pas sans conditions. D’après nos sources, Me Aissata Tall Sall a réclamé le poste de ministre des affaires étrangères, si jamais Macky Sall rempile à la tête du pays.

Le président va-t-il accéder à cette requête? En tout cas, Macky Sall, qui a toujours voulu avoir la responsable socialiste à ses côtés, serait prêt à tout.

D’ailleurs, l’édile de Podor avait annoncé la couleur au cours d’une émission à I-Media. L’avocate politicienne confiait à nos confrères qu’elle subissait des  » pressions de maraboutiques » pour qu’elle soutienne Macky Sall.

Est-ce un prétexte pour se faire bonne conscience? Dakar7 a tenté d’avoir la réaction de Me Aissata Tall Sall, en vain.Nous y reviendrons

DE L’URGENCE D’UNE LOI POUR L’ACCÈS À L’INFORMATION PAR VALDEZ ONANINA

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Le combat pour une presse libre et non conditionnée par l’agenda étatique demeure – L’idée d’une véritable démocratie sans des médias auxquels les lois assurent le droit d’accéder à l’information publique est inconcevable

#Enjeux2019 – Celui qui présidera aux destinées du Sénégal pour le prochain quinquennat, devra, dès ses premiers mois au palais de la République, doter le pays d’une loi pour l’accès à l’information publique, fondamentale pour une démocratie digne du nom.

Parce que « la presse est le baromètre de la démocratie dans un pays » – formule empruntée au journaliste béninois Jérôme Carlos – le prochain chef de l’Etat du Sénégal aura le devoir pressant d’établir une garantie juridique pour l’accès à l’information publique, élément vital pour des médias efficients et, globalement, pour une société véritablement démocratique.

Si on sait que l’idée de cette loi est évoquée depuis quelques années et que les gouvernants disent y travailler, il faut dire qu’il urge, à plusieurs égards, de disposer de ce texte d’ailleurs subséquent aux recommandations de la Constitution sénégalaise en son Article 8 : « S’instruire sans entrave aux sources accessibles à tous ».

Que nous sachions, la Constitution est la règle la plus élevée de l’ordre juridique d’un pays et le rôle d’instruction des médias n’est pas discutable. Tout comme le droit du public à une information plurielle et transparente. Voici donc une loi que le président sénégalais des cinq années à venir devra s’empresser d’édicter : son rôle n’est-il pas de faire respecter la Constitution ?

Pour une presse libre

En novembre 2018, le Sénégal et onze autres pays signaient la Déclaration internationale sur l’information et la démocratie dont le droit à l’information en est le principe premier. Mais comment s’engager à le garantir sans un appareil juridique propice pour ce faire ?

« Le contrôle politique sur les médias, l’assujettissement de l’information à des intérêts particuliers, l’influence croissante d’acteurs privés qui échappent au contrôle démocratique, la désinformation massive en ligne, la violence contre les reporters et l’affaiblissement du journalisme de qualité, menacent l’exercice du droit à la connaissance. Toute tentative de limiter abusivement cet exercice, par la force, la technologie ou le droit, est une violation du droit à la liberté d’opinion », est-il alors écrit dans cette Déclaration qui veut que l’espace de l’information et de la communication soit organisé à dessein de permettre l’exercice des droits et de la démocratie.

Au baromètre de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières, qu’on se réjouisse ou pas des rangs et des scores du Sénégal durant le mandat présidentiel qui s’achève – 76e avec 26 points en 2012 ; 59e avec 26,19 points en 2013 ; 62e avec 26,68 points en 2014 ; 71e avec 27,77 points en 2015 ; 65e avec 27,99 points en 2016 ; 58e avec 26,72 points en 2017 ;  50e avec 25, 61 points en 2018 –  le combat pour une presse libre et non conditionnée par l’agenda étatique demeure. Seule une loi effective pour l’accès à l’information publique viendra résoudre ou apporter un début de solution à ce problème.

L’idée d’une véritable démocratie sans des médias auxquels les lois assurent le droit d’accéder à l’information publique est inconcevable.

Pour le peuple sénégalais

Il faut souligner que la pertinence et l’utilité de cette loi ne se limitent pas à la seule presse. Là encore, la Déclaration internationale sur l’information et la démocratie, dont le Sénégal s’est engagé à observer les recommandations, stipule que « la connaissance est nécessaire aux êtres humains pour développer leurs capacités biologiques, psychologiques, sociales, politiques et économiques. L’accès à la connaissance, en particulier celle de la réalité, est un droit fondamental ».

Nous espérons alors que ceux qui ont apposé leur signature sur ce document, au nom du peuple sénégalais, en ont cerné le sens. Logiquement, le premier engagement pour l’information et la démocratie doit être l’édiction et la mise en application d’une loi permettant à quiconque d’accéder sans ambages à l’information publique. Ceci dit, au-delà de la presse, cette loi ici réclamée est vitale pour l’école, la recherche et la nation sénégalaise.

Chaque prétendant à la plus haute fonction de la République fait valoir (ou le fera) l’importance qu’il accorde à la démocratie. C’est donc l’occasion de leur signaler que cette loi est une des conditions sine qua non du jeu démocratique ; elle est synonyme de transparence et de liberté. Rappelons-leur, dès à présent, qu’un accès limité à l’information publique ou son contrôle par le gouvernement empêche la participation permanente du citoyen aux affaires publiques.

Il est nécessaire de dire que cette loi, que nous voulons imminente, ne doit pas être limitée à sa présence dans nos textes juridiques pour servir d’écran de fumée ou connaître la même infortune que la loi sur l’interdiction des sachets plastiques, votée en 2016 et dont l’application semble impossible.

Cette loi pour l’accès à l’information publique est un impératif logique et notre plaidoyer demande qu’elle soit effective aussitôt qu’elle aura été votée.

#Enjeux2019

Valdez Onanina est journaliste pour Africa Check, la première organisation de fact-checking en Afrique, dont le bureau francophone est basé à Dakar. Il observe les stratégies d’influence et la désinformation dans les médias.

S’APPROPRIER LES TIC DANS NOTRE AFRICANITÉ PAR OUSMANE FATY NDONGO

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Il nous faudra apprendre à utiliser ces nouveaux « prolongements de l’organisme humain » – Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe d’être à l’écart des bouleversements du siècle

#Enjeux2019 – Nous sommes en 2019 et nous nous acheminons vers la prochaine élection présidentielle en février 2019. Et il y a une « foultitude » d’enjeux, de défis qui se poseront à celui qui sera élu (nous constatons qu’il n’y aura pas de femme d’après le dépouillement des parrainages du Conseil constitutionnel). C’est pourquoi nous voulons attirer l’attention sur quelques enjeux et défis sur les NTIC en rapport avec la culture, l’exclusion linguistique, l’analphabétisme de l’image, la conquête des esprits, la mort des langues et le rôle des artistes. Ces enjeux et défis se poseront encore longtemps durant ce siècle, si nous ne les prenons pas à bras le corps. Ces enjeux et défis concernent l’Afrique entière, le Sénégal y compris.

La culture « matière fissible » du développement

Pendant longtemps les politiques de développement en Afrique ont ignoré la dimension culturelle et artistique. Les facteurs qui étaient pris en compte dans les stratégies de développement étaient d’ordre économique et technique, la dimension culturelle du développement était royalement ignorée. Les modèles de développement importés n’ont rien résolu. Tout au plus, ils ont généré des anomalies culturelles. Parce que justement les modèles de développement importés sont en même temps des modèles culturels. Ce qui se passe alors c’est la superposition d’une culture sur une autre et le fameux « choc culturel » (choc des valeurs)

où l’individu perd ses repères dans sa propre société.

Or, un peuple en état de « choc culturel » ne peut être créatif dans son développement, dans le meilleur des cas il sera un bon « copieur » sans créativité. La créativité dans le développement des pays africains exige que ce qui nous vient de l’extérieur puisse être assimilé selon le génie culturel de chacun. Ainsi le développement peut être considéré comme « un processus complexe », global et multidimensionnel qui ne saurait se réduire à la seule croissance économique ; il devrait intégrer toutes les dimensions de la vie et toutes les énergies d’une communauté dans le cadre de laquelle chaque personne est appelée à participer à l’effort général et en partager les fruits… Le développement devrait reposer sur la volonté de chaque société et exprimer son identité fondamentale (Culture et Développement en Afrique, BM, Mexico 1992).

C’est dans cette perspective que Mervym Claxton souligne que chaque culture a ses formes de créativité propres et que « les périodes de développement spectaculaire semblent être toujours accompagnées, ou précédées d’explosions, d’activités créatives et d’énergie culturelle : C’est presque toujours le signe d’une certaine assurance sur le plan culturel, impalpable, insaisissable, imprévisible, mais apparemment nécessaire à toute action audacieuse et imaginative, grâce à laquelle un peuple, à un moment donné de son histoire, tel un athlète que dope une bouffée de confiance en soi, acquiert la capacité de surpasser les autres dans leurs réalisations… » (Dossier d’information sur le thème: Culture et Développement, Unesco, 1994, p.19).

C’est pourquoi « il ne peut y avoir de développement vraiment réussi et durable s’il n’admet pas et n’utilise pas la force vivifiante de la culture et s’il ignore les styles de vie, les systèmes de valeurs, les traditions, les croyances, les savoirs et les talents de la communauté… La culture représente la totalité du cadre de référence de la vie d’un peuple, elle intègre toutes les réponses que celui-ci pourrait donner aux exigences de son propre environnement » (ibidem).

Aujourd’hui notre environnement est à l’échelle de la planète avec comme moteur les Nouvelles Technologies de Communication et d’information et sont les nouveaux outils de rayonnements de la culture de ce siècle qui commence à peine.

Les défis que posent les nouvelles technologies de communication et d’information aux Africains et aux Sénégalais en particulier interpellent directement leurs cultures. C’est le lieu où nous serons le plus vulnérable, mais c’est aussi le lieu privilégié où nous pourrons relever les défis du 21e siècle, en nous appropriant justement ces mêmes outils qui nous posent problèmes. “Il dépend de nous, de notre organisation pour que technologie et technique soient des auxiliaires de chaque culture et non des agents d’asservissement et de destruction des cultures et réciproquement que chaque culture soit un facteur de développement économique » (Marie Louise Diop – Maès, Principes dégagés par C. Anta Diop pour atteindre pour réaliser le développement culturel de l’Afrique noire et de son développement en général. Application et principes, ICA – Unesco, Dakar, 14 juillet 87, p5).

Aujourd’hui plus que jamais, les Africains et les Sénégalais en particulier ont besoin de leur potentiel créateur pour affronter le 21e siècle avec sérénité et confiance. La source de cette créativité et de cette confiance  ne se trouvent nulle part ailleurs que dans leur capital culturel spécifique. Le développement de notre pays dépendra de beaucoup de notre capacité à mobiliser ce capital culturel spécifique et à le fructifier.

Nous pensons que le ministre de la Culture du Sénégal, Abdou Latif Coulibaly, l’a très bien compris quand il dit, lors de la journée nationale du patrimoine le 28 Décembre 2018 : « nous pouvons atteindre les objectifs du développement grâce à la culture ».

L’exclusion linguistique

On parle souvent du caractère démocratique d’Internet. Mais en fait Internet est un champ d’exclusion linguistique des locuteurs de langues africaines. Tout le monde sait aujourd’hui les rapports étroits qui existent entre le langage d’un côté, la pensée et la perception du monde de l’autre. Le langage formate l’esprit de l’Homme et du coup « façonne sa pensée ».

Celui qui se ballade dans le Net (ou le cyberspace) doit adopter une langue, l’anglais, le français, le portugais, l’allemand, l’espagnol…. qui sont loin d’être planétaires. La démocratie Internet est exclusive.  Elle fonctionne fortement pour ces langues, surtout pour les anglophones. Or « la perception même que l’homme a du monde environnant est programmée par la langue qu’il parle, exactement comme un ordinateur. Comme celui-ci, l’esprit de l’homme enregistre et structure la réalité extérieure en accord strict avec le programme. Deux langues différentes étant souvent susceptibles de programmer le même groupe de faits de manière tout à fait différente» (Edward T Hall, la dimension cachée, Plon, 1978 p 4).

Dans un tel espace, les langues africaines sont marginalisées, elles évoluent dans des « ghettos linguistiques ». Le défi pour les pays africains est de barrer la route à la « ghettoïsation » des langues africaines et de travailler pour l’utilisation des grandes langues de communication du continent dans les inforoutes. Nous devons développer des programmes d’enseignement-apprentissage multilingues et sauvegarder les langues du continent car, préserver une langue, c’est préserver une culture, c’est encore préserver un patrimoine spécifique de l’humanité. La langue est l’élément fondamental dans la culture d’un peuple, c’est le pilier de son identité et un puissant outil dans le processus de développement. C’est le dernier rempart, nous dit Cheikh Anta Diop.

Aujourd’hui, ce patrimoine est en danger. Selon l’UNESCO, les langues comme les autres éléments de la vie, naissent, grandissent et finissent par mourir. L’UNESCO nous apprend aussi que depuis que « le monde est monde », 30 000 langues ont vu le jour et ont disparu. D’autres avancent le chiffre de 500 000 langues. Actuellement, il y aurait 6 000 langues parlées dans le monde et 90% de ces langues mourront au cours de ce siècle. Pour rester vivante, une langue devrait être parlée par 100 000 locuteurs, disent les linguistes. Or, à l’heure actuelle, l’Afrique compte environ un millier de langues dont 200 n’ayant pas plus de 500 locuteurs. L’heure est grave, comme disait l’ancien président et poète sénégalais Léopold Sédar Senghor. La gravité de cette situation se mesure à la vitesse avec laquelle les langues meurent chaque année dans le monde. Dix par année selon l’Unesco. (Voir Courrier de l’Unesco, Avril 2000, Guerre et paix des langues).

Cette étude de l’Unesco nous interpelle ici au Sénégal. En effet il y a bel et bien des langues au Sénégal qui n’ont pas 100 000 locuteurs. Il s’agit par exemple du Badiaranké avec 12 000 locuteurs, du Bayot avec 18 790 locuteurs, du Cobiana avec 600 locuteurs, du Bédik avec 3 375 locuteurs… Avec l’arrivée de l’Internet, des milliers de langues risquent de périr plus rapidement, les langues qui ne seront pas utilisées dans l’Internet seront exclues et il sera difficile pour elles de survivre. Une langue qui meurt, ce n’est pas une bibliothèque qui brûle, pour dire comme le célèbre sage peulh, écrivain africain, Amadou Hampâté Bâ. C’est des Petaoctects (1 Po = un million de milliard d’octets) de connaissances, de savoirs spécifiques à un environnement précis et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs qui s’envolent perdus à jamais pour l’humanité. Préserver ce qui peut l’être en matière de langue constitue aujourd’hui un besoin urgent.

L’objectif est d’arriver à chercher, écrire, éditer et imprimer dans sa propre langue. Il nous faut y participer, l’enjeu est de taille, « dans un monde interconnecté, ceux qui resteront à l’écart risquent de passer de la marginalité à l’exclusion totale. Internet porte en germe la possibilité, pour le Sud, d’avoir accès aux sources d’informations dans les mêmes conditions que le Nord » (Pascal Renaud et Asrad Tores, Monde diplomatique, Février 9û, p. 24).

Le brouillage de l’espace communicationnel africain

« Le brouillage des perceptions » en Afrique est pernicieux. La puissance d’impact et de communication des nouvelles technologies de communication et d’information constitue un véritable système de conquête de notre imaginaire collectif, un système d’identification à des valeurs, principes, modes de vie et formes d’expression venus d’ailleurs et qui ne sont pas forcément compatibles avec nos réalités. Entendons-nous bien, nous ne sommes pas contre l’ouverture, c’est vital dans le monde d’aujourd’hui. Mais il nous faut prendre conscience aussi que l’arrivée massive et incontrôlée des informations, surtout celles de l’audiovisuel, venues de l’espace et du cyberspace et les identifications qu’elles peuvent  provoquer, montre que l’Afrique est une porte ouverte aux souffles nocifs et peut laisser échapper ce qui nous différencie de l’autre et qui constitue en même temps notre richesse, et partant, celle de toute la communauté humaine.

Aujourd’hui l’Africain qui reçoit ces informations venues de l’espace ou du cyberspace, est plus désarmé que quiconque devant ces nouvelles formes d’information. Nos référentiels culturels sont en train de prendre la poudre d’escampette sous les coups de boutoir des nouvelles technologies de communication et d’information. L’accélération des mutations des outils de rayonnement de la culture plonge la société dans une réalité où les « repères » culturels traditionnels ont de plus en plus du mal à fonctionner, bousculés qu’ils sont par les nouvelles technologies de communication et d’information. Cette situation crée « un état de choc » culturel chez l’individu et une incapacité d’adaptation dans sa propre société.

Les moyens traditionnels de communication ne suffisent plus pour rendre compte de la complexité de la vie. Si nous voulons être les acteurs de notre futur, il nous faudra apprendre à utiliser ces nouveaux « prolongements de l’organisme humain » que sont les nouvelles technologies de communication et d’information. Il nous faut apprendre à utiliser ces nouveaux moyens. En faire des moyens de diffusion de la culture et des valeurs traditionnelles africaines positives, des outils d’éducation et donc de développement.

Le piège de « l’analphabétisme de l’image » et de « la conquête des esprits »

Aujourd’hui les informations diffusées par les nouvelles technologies exercent de fait une hégémonie sur toute autre information qui n’utilise pas ces nouveaux moyens de communication et d’information. Or les nouvelles technologies de communication et d’information surtout celles de l’audiovisuel, du fait qu’elles agissent directement sur les processus inconscients qui règlent nos conduites, sont de puissants moyens d’identification, de contrôle et de manipulation.

Dans l’affaire du « charnier » de Timisoara en Roumanie, des journalistes ont admis publiquement (Libé 4 avril 1993) que, impressionnés par les images vues à la Télévision, ils avaient réécrit le texte de leur correspondant qui ne parlait pas du « charnier ». De ce jour date une nouvelle étape dans l’évolution de l’information. Un média central (la télévision) produit un impact si fort dans l’esprit du public que les autres médias se sentent obligés d’accompagner cet impact, de l’entretenir, de le prolonger. (Monde diplomatique, Média, Société et Démocratie, L’ère du soupçon, Mai 1991, p.11)

Depuis lors la planète entière a pris conscience que l’audiovisuel est en train de générer de nouveaux analphabètes, des « analphabètes de l’image » manipulables par l’image. C’est ce qui fait dire à Philippe Queau, qui a été Directeur de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) et responsable à l’Unesco des NTIC, ce qui suit : « le problème c’est que nous n’avons pas aujourd’hui, les moyens de juger du niveau de manipulation, de vérité ou de fausseté des images. Nous sommes encore des analphabètes de l’image ». A partir de ce moment, poursuit-il : « s’alphabétiser à la lecture des images va devenir une nouvelle nécessité civique » (Actuel n°92 Mars 92 p. 74).

Dans la même foulée deux autres journalistes français estiment qu’on « devrait apprendre dès l’école primaire les codes et les méthodes du cinéma et la Télé : cadrer, monter, champ et contre-champ, contre-plongée, plan subjectif, mise en scène, dramaturgie, pour ouvrir très tôt l’œil critique devant ce qu’on nous offre, tous les enfants devraient filmer eux-mêmes avec une caméra vidéo, savoir faire un montage, un trucage, trafiquer une image. Voilà de l’instruction civique moderne » (Actuel n°15 Mars 1992, p18).

« Aujourd’hui les moyens de communication de masse, qui sont devenus des supports essentiels de la diffusion culturelle, transmettent des messages qui ne sont pas culturellement neutres. Ces messages reflètent la pensée, les idées, les valeurs, en un mot la vision du monde de ceux qui les diffusent. Quand ils véhiculent intensément vers une région donnée aux peuples de cette région, on ne peut empêcher qu’ils oblitèrent à la longue les valeurs propres à ces peuples, avec le risque de devenir, même si l’intention n’y était pas, des instruments d’aliénation culturelle. L’essentiel est sans doute d’en prendre conscience et de rechercher des voies qui permettent de sauver l’identité culturelle de chaque peuple, sans mettre en cause la nécessaire poursuite des échanges entre cultures différentes, ni l’indispensable enrichissement mutuel des cultures. Car il importe aussi pour maintenir vivante et développer toute culture, d’éviter  l’autre extrême, c’est à dire l’isolement, qui peut être également néfaste » (Voir les industries culturelles, un enjeu pour la culture, Unesco, 1982, p.12)

Le rôle de l’art et des artistes dans la mobilisation des NTIC

Déjà au début des années 80, l’ancien secrétaire général de l’UNESCO, Amadou. M. Mbow, soulignait que, « dotés de meilleures capacités de communiquer, de s’informer, les pays en voie de développement non seulement pourraient mieux faire entendre leurs voix dans le concert des Nations, mais pourraient mieux progresser en matière d’éducation – notamment en ce qui concerne la lutte contre l’analphabétisme – développer leurs capacités scientifiques et techniques, améliorer leur système de santé, promouvoir le développement rural, mieux combattre les catastrophes naturelles ». Il ajoute que la maîtrise de la communication peut constituer aussi « un moyen de consolider l’unité nationale, de préserver l’identité culturelle et de promouvoir une participation active des populations aux évolutions en cours » (A. M. Mbow, Aux sources du futur, UNESCO, 1982, p. 59).

Cela veut dire que les nouvelles technologies de communication et d’information, instruments modernes de communication peuvent être dans des conditions déterminées, de puissants moyens de développement pour les pays africains et sénégalais en particulier. En d’autres termes, il faut que les Africains se saisissent de ces instruments pour relever les défis que leur posent ces mêmes instruments. Personne ne viendra le faire à leur place. Sous ce rapport il devient urgent que les éducateurs portent une attention plus soutenue sur les possibilités des nouvelles technologies de communication et d’information et leur utilisation pour une plus grande efficacité dans leur travail.

Entre les mains des éducateurs, il est établi que certaines technologies de communication et d’information, particulièrement les industries culturelles (musique, audiovisuel, radio de proximité etc.) peuvent devenir de puissants moyens de sensibilisation, d’éducation, de motivation et d’élaboration de matériels didactiques. Sous ce rapport, les artistes peuvent jouer un rôle important dans la mobilisation de ces industries. Pour nous Africains, et Sénégalais en particulier nous ne pouvons nous offrir le luxe d’être à l’écart des bouleversements du 21e siècle. Il nous fait apprendre à réinventer constamment le présent où le futur fait irruption, pour mieux influer sur le futur de l’Afrique. Oser inventer le futur. Oser en ceci que le futur bouleverse, mode de pensée, attitudes et acquis établis. En somme il nous faut oser nier sans renier. Sous ce rapport les artistes peuvent apporter beaucoup de choses. Pourquoi les artistes ? Dès l’aube de l’humanité l’art  s’est révélé comme une fonction essentielle de l’Homme. Il est apparu avant tout comme un véhicule de communication, un facteur actif d’organisation et de cohésion sociale et contribue au renforcement du sentiment d’identité d’un peuple et de sa capacité d’agir en tant que groupe (Ola Bolagun). L’art « apporte en effet dans la société un ensemble d’images dont l’action va être profond et imprévisible. A force de les regarder, les contemporains leur donnent autant de crédit qu’aux réalités qu’ils voient d’autre part. Par elles sont façonnés, transformés le visage du réel et par contrecoup, les manières de sentir, et même de penser » (R.HUYGHE, Sens et Destin de l’art, Tome l p. 14.).

C’est dire que l’art, comme tout véhicule de communication, constitue un véritable pouvoir. D’ailleurs ce pouvoir a été reconnu et utilisé par tous les meneurs de société, toutes nuances confondues (Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, Hitler, Mao, Staline, Sékou Touré, L S Senghor, Nasser, Khadafi…).

Retenons simplement ici que les traits culturels d’une société sont toujours diffusés pour l’essentiel à travers l’art. Cela est vrai aussi bien pour le passé que pour le présent. Mais aujourd’hui les modes de diffusion ont radicalement changé. Par exemple les traits matériels du modèle culturel américain sont diffusés par les nouvelles technologies de communication et d’information et surtout l’audiovisuel. C’est le fait nouveau de notre époque mais ce qui demeure c’est que tous « les produits des industries culturelles sont élaborés, individuellement ou collectivement par des artistes qui cherchent à exprimer une vision, un sens esthétique ou un message personnel. » (Les industries culturelles, UNESCO, 1962, p.108).

Cette situation n’a pas changé avec les TIC. C’est dire que l’artiste intervient sur le contenu et la forme des produits des industries culturelles. L’artiste est  une composante essentielle et non des moindres dans le fonctionnement des industries culturelles. L’Afrique doit saisir cette chance qu’elle a aujourd’hui de faire jouer à l’art et aux artistes leur rôle d’éducateurs grâce à une utilisation intelligente des nouvelles technologies de communication et d’information. A ce titre, la musique et l’audiovisuel peuvent être de puissants leviers de sensibilisation, de motivation et d’éducation.

En Afrique la musique a joué un rôle galvanisateur dans les travaux champêtres, l’établissement de liens durables entre jeunes de la même classe d’âge. La musique, de par son rythme, ses mélodies et ses harmonies fait appel à l’émotion et crée dans la conscience de l’individu, surtout chez les jeunes, un champ fertile où tout message est susceptible d’éclore et de s’épanouir pour éduquer, former et susciter des attitudes positives. « Elle ravit, emporte, meut et émeut » souligne Pierre Bourdieu dans Questions de sociologie, p. 157.

Nous ne retiendrons, pour illustrer notre propos, que quelques exemples : le festival de Woodstock en Août 1969 qui avait réuni 500 000 jeunes durant trois (3) jours, sous le signe de la paix et du refus de la guerre du Vietnam et l’exemple de « Band Aid » qui a été qualifié à l’époque comme la « plus grande » campagne de charité. Son organisateur Bob Geldof a réussi, parce qu’il a su mobiliser la musique et l’audiovisuel pour apporter sa réponse au drame éthiopien. Quatre-vingt-deux (82) millions de dollars ont pu être mobilisés. (voir A. Glucksmam, T.Woltom, Silence on tue, Grasset, 1986, p 265 – 286).

Plus près de nous en 2000, lors de l’élection présidentielle, tout un peuple, toutes tendances confondues, s’est reconnu dans Yaatal géew de Pape et Cheikh. Pape et Cheikh ont su poser dans Yaatal géew un problème qui préoccupait les Sénégalais : la démocratie. Ils l’ont fait avec des mots simples avec un soupçon d’humour que tout Sénégalais pouvait comprendre et accepter. Ils l’ont fait avec une forme tout aussi simple qui ne laissait aucun Sénégalais indifférent. Ils ont fait coïncider le fond et la forme pour délivrer leur message. Il a été dû avancer par certains que le succès du président Wade en 2007 doit beaucoup à leur morceau Góor gi dolli ñu (nous en voulons encore). Talla Sylla, actuel maire de Thiès a failli perdre sa vie pour avoir composé une chanson célèbre contre le président A. Wade. Pour l’élection présidentielle en 2012, le candidat Macky doit beaucoup à la chanson Na dem na dema dem de Red Black. Pour la présidentielle de 2019, il est à parier que le morceau Saay saay, des rappeurs de Kër gi, dirigé contre le président Macky Sall risque de faire du mal.

Nous pouvons parler aussi de l’Afrique du Sud où la musique a joué un grand rôle dans la lutte contre l’Apartheid. Elle a été plus efficace sur la scène internationale que les kalachnikovs. La voix de Myriam Makéba, la trompette de Hugh Masékéla, sans oublier Jhonny Clegg le Zoulou blanc, pour ne citer que ceux-là qui ont su insuffler au peuple sud africain à leur manière, cette « confiance en soi » et cet « optimisme » qui lui ont permis de persévérer dans le combat. Au plan international il ne fait aucun doute que cette musique a été un levier important dans 1’information, la communication et l’éducation anti-apartheid.

La mort le 9 Mai 2004 de la regrettée Brenda Fasie, la « diva de la pop africaine », « la madone des Township », «la scandaleuse icône », nièce de Nelson Mandela, a confirmé au monde entier le pouvoir de la musique. Tout un peuple était debout derrière elle, du plus grand au plus petit, de son lit d’hôpital à sa dernière demeure. Et pourtant elle a menée une vie de rebelle (et c’est un euphémisme) en Afrique du Sud. Elle a été soutenue dans cette rébellion par son immense talent qu’elle a su mettre au service de son peuple. Son bref et riche passage dans la vie, en Afrique du Sud, laissera sûrement des traces dans les consciences pour les générations futures.

La « vidéo-militante » est une piste à explorer. Elle a acquis ses lettres de noblesse lors de la guerre du golfe dans la citadelle même des industries de l’audiovisuel. En effet, durant la guerre du golfe, pour échapper à la chape de plomb des médias américains qui avaient pris position pour l’intervention militaire, des groupes de vidéastes indépendants ont décidé de filmer « le refus de la guerre » et ils ont réussi à fissurer le dispositif. En attendant de constituer des collectifs de « vidéo-militante », les vidéastes militants, infographes et autres techniciens de l’audiovisuel et du numérique peuvent travailler à la confection d’un manuel sur les codes de lecture des images. C’est utile par ces temps où nous sommes de plus en plus immergés dans une “foultitude” d’images. Ce que Philippe QUEAU appelle « analphabétisme de l’image » concerne en fait toute la planète. Le monde est devenu un village planétaire par la grâce de l’audiovisuel et d’Internet. Nul n’est épargné. La confection de ce manuel participe de l’éducation à l’ère des nouvelles technologies de communication. Un tel manuel est un outil qui peut au moins nous servir pour une plus grande intelligence des images qu’on nous présente.

Rappelons simplement ici ce que disait Cheikh Anta Diop dans Nations nègres et culture : « Un artiste qui posera le problème social dans son art sans ambiguïté, d’une façon propre à secouer la conscience léthargique,, l’artiste qui se posera au cœur du réel pour aider son peuple à découvrir celui-ci ; l’artiste qui saura exécuter des œuvres nobles dans le but d’inspirer un idéal de grandeur à son peuple, qu’il soit poète, musicien, sculpteur, peintre ou architecte, est l’homme qui répond dans la mesure de ses dons aux nécessités de son époque et aux problèmes qui se posent an sein de son peuple ».

#Enjeux2019

Ousmane Faty Ndongo est Directeur Exécutif de [email protected] (Alphabétisation et formation des adultes par les Nouvelles Technologies de communication et d’information), poète, infographe, entrepreneur social (Ashoka). Membre fondateur du Front Culturel Sénégalais, il s’intéresse aux nouvelles technologies en rapport avec les langues nationales. Il a publié plusieurs ouvrages à cet effet, dont des outils de traitement de texte (Abiword) en wolof, mandingue et bamana, entre autres.

Appel à la «révolte» : les femmes de Benno Bok Yaakaar condamnent les propos des leaders de l’opposition

https://www.dakaractu.com Les femmes de Benno Bok Yaakaar ont invité les partis politiques regroupés autour du C25 au respect du droit et des institutions sénégalaises. Ceci après leur sortie musclée dans la presse du jour menaçant de saboter le processus électoral devant conduire à l’élection présidentielle du 24 février. Les femmes de Benno Bok Yaakaar ont ainsi condamné « des propos séditieux de l’opposition qui  traduisent à suffisance toutes leurs irresponsabilités et leurs inaptitudes à diriger ce pays ». Dans une note rendue publique, les femmes de la majorité, qui se disent conscientes que les Sénégalais sont devenus matures depuis un 23 juin 2011, « demeurent convaincues que l’appel à la révolte de l’opposition sera sans effet dans un Sénégal, symbole de paix, héritage que nous ont légué nos valeureux et dignes guides religieux à l’instar de Cheikh Ahmadou Bamba, El hadji Malick Sy, Abdoulaye Niasse, Mame Limamoulaye, Seydou Nourou Tall, le cardinal Hyacinthe Thiandoum et tant d’autres… » Pour finir, elles ont invité, les Sénégalaises et Sénégalais à garder leur sérénité et assurent que l’Etat jouera pleinement son rôle de maintien de l’ordre et garant de l’intégrité des biens et des personnes.

Tous les Pouvoirs appartiennent au Peuple par La Grâce de Dieu!Par Amadou Tidiane Wone

Les élections sont un moment politique. Organisées à terme échu,  elles sont réglementées par la loi. La loi est votée par l’Assemblée Nationale , elle-même élue au suffrage universel. Les juges sont nommés par le Pouvoir exécutif. Celui-ci, également , tient sa légitimité du suffrage universel.  En réalité, dans notre système politique hérité de la colonisation française, tous les pouvoirs viennent du Peuple. Et seul le Peuple est Souverain. C’est pour cela que la parole doit lui être rendue à l’occasion de consultations régulières.  Celles-ci doivent être transparentes, équitables et justes. Pour être incontestables, et à toutes les étapes du déroulement du processus électoral, tous les acteurs doivent être traités avec une égale dignité. La concertation et la bonne information de tous sont le levain de la confiance indispensable pour sécuriser, en amont, la quiétude des opérations devant aboutir à l’expression du suffrage des sénégalais en toute sérénité.
Sous ce rapport, il semble que la mise en route du processus électoral menant vers le scrutin du 24 février 2019 aura  été la plus chaotique de notre Histoire politique. Depuis notre accession à l’ indépendance en 1960 : persécutions judiciaires et emprisonnement de candidats potentiels, vote en force d’une loi sur le parrainage sans consensus sur les modalités de sa mise en œuvre, rupture de confiance profonde entre l’opposition et le Pouvoir consécutivement à des tripatouillages multiples de la Constitution et de la Loi électorale, bref changement unilatéral des règles du jeu, au cours du jeu, sans l’accord des joueurs ! Tout arbitre sur un autre terrain de jeu se serait vu, tout simplement, lyncher !
Dans cette atmosphère lourde de suspicions et de défiance, les élections à venir sont périlleuses. Car, si les conditions de prise de parole du Peuple sont altérées, son verbe peut devenir haut ou se transformer en un cri dévastateur. Dieu nous en garde.
Les pouvoirs, législatif et judiciaire, semblent avoir pris fait et cause pour le chef de l’exécutif, Macky Sall, candidat à sa propre succession pour la dernière fois. L’ Assemblée nationale a voté, dans une discipline militaire et sans débats, la loi sur le parrainage. Et le Conseil Constitutionnel vient de qualifier « d’allégations » tous les griefs formulés contre la dite loi par l’opposition après, pourtant, des semaines d’expérimentation sur le terrain. Retenons au demeurant, que l’idée d’une régulation des conditions de participation à l’élection présidentielle dans notre pays est largement partagée par la plupart des acteurs politiques, hommes d’État  largement éprouvés. Ce simple fait aurait dû permettre de fonder un consensus fort sur les voies et moyens d’y parvenir. Hélas, le désir ardent d’obtenir un second mandat aura primé sur la quête de l’efficience et le souci de l’élégance républicaine.
Cela étant, on peut déplorer que des personnalités de premier plan de la vie politique et administrative de notre pays se retrouvent exclues de la course à la présidentielle, sans avoir eu l’occasion d’exposer leur Vision et leur Projet pour le Sénégal. Elles auront dépensé des dizaines de millions de francs CFA en termes d’organisation et de logistique, mais aussi d’équipements et d’émoluments, pour mener à bien la collecte des signatures sur toute l’étendue du territoire  national. A peu de choses près,  tous les candidats à la candidature auront joué le jeu jusqu’au bout. Sans aucun soutien de l’Etat. Notre bien commun. C’est en cela que la décision du Conseil Constitutionnel est déconcertante car, le grief principal portant sur la fiabilité du fichier électoral n’a pas fait l’objet d’un arbitrage. Or, tous les candidats se sont plaints, avec une foultitude d’arguments parfaitement intelligibles, des facéties des algorithmes du fichier ayant servi à rejeter, pour les disqualifier, des milliers de parrains. Notons au passage que les algorithmes ne font que ce qu’on leur a demandé de faire ! Cette situation méritait d’être corrigée en amont ou rectifiée en aval. En Amont, par la mise à la disposition de tous les candidats d’un seul et même fichier après audit contradictoire. En aval, par la prise en compte des griefs s’il est prouvé qu’ils relèvent d’un vice de forme ou de fond sur le fichier utilisé par le Conseil Constitutionnel. Sinon, une amertume légitime continuera à hanter les équipes de parrainage des différents candidats exclus  sans avoir été convaincus d’avoir commis une faute.
Tout cela étant dit,  il ne reste plus que le recours au Peuple. Le recours à l’arbitrage du Peuple au nom duquel les institutions fonctionnent.  Le Peuple souverain. L’opposition doit, sans tarder, lancer une campagne d’explication à propos de tous les griefs que les juges n’ont pas voulu entendre. A travers tout le pays, des groupes rassemblant les militants et sympathisants de tous les candidats doivent se retrouver et investir les médias, organiser des campagnes de sensibilisation et de clarification des problèmes qui ont entaché le processus électoral depuis les dernières élections législatives. Interpeller, dans le même temps, les partenaires du Sénégal et les Institutions internationales sur les dysfonctionnements qui ont jalonné le processus électoral en cours.
Au sortir des élections présidentielles,  quel que soit le vainqueur, une évaluation objective devra être faite et les correctifs apportés sur notre système électoral pour les échéances à venir.
En tout état de cause, et je ne l’exclue pas, la  Résistance à l’outrance est une dimension de la restauration de l’ordre républicain car, lorsque les contre-pouvoirs s’affaissent, c’est le début de la tyrannie.   Amadou Tidiane WONE

Plan anti-Macky : le C25 fait dans le clair-obscur

https://www.pressafrik.com Toujours pas de plan de lutte clairement défini pour faire face au candidat de Benno bokk yakaar (Bby) Macky Sall. C’est ce qui est ressorti du point de presse du C25 tenu au siège de Bokk Gis Gis ce lundi 21 janvier. Ces derniers qui se sont réunis d’abord à huis clos, continuent de dénoncer ce qu’ils qualifient de forfaitures du régime, avant d’indiquer qu’un plan était en gestation.

Les candidats recalés par le Conseil Constitutionnel réunis au sein du C25 se sont rencontrés lundi 21 janvier pour définir la ligne de conduite face au président sortant Macky Sall. Cette rencontre qui s’est déroulée en présence d’Idrissa Seck qui lui a obtenu son quitus pour faire face à Macky Sall, a permis à ces dirigeants de démontrer leurs difficultés à trouver un point de convergence quant au plan de lutte à dérouler.
En effet, même en faisant dans la menace, Malick Gackou Pape Diop, entre autres n’ont pas prononcé les mots pourtant sous-entendus à savoir le boycott du scrutin du 24 février prochain.
En lieu et place de cette position qui a le mérite d’être clair, le C25 s’est contenté de déclarer qu’un plan d’actions, avec à la clé une journée nationale d’action était en gestation et que la date de sa mise en œuvre sera rendue publique «très bientôt.»

Quid de la position à adopter face à Macky Sall, la bande à Oumar Sarr a indiqué que : «le C.25, pour répondre à la provocation de Macky SALL est déterminé à engager une lutte sans concession pour défendre les acquis démocratiques de notre pays et à faire face, par tous les moyens à sa disposition, à l’arbitraire imposée par un président sortant qui redoute d’affronter le suffrage des citoyens de façon honnête et sincère.»Ousmane Demba Kane

l’opposition a du mal à définir une stratégie face à Macky Sall

https://actusen.snAu Sénégal, l’opposition peine à trouver une stratégie après l’exclusion de Karim Wade et de Khalifa Sall de la présidentielle. Les deux hommes ne figurent pas sur la liste définitive des candidats retenus. Le Conseil constitutionnel a rejeté leurs recours ce dimanche. Ils ont désormais épuisé toutes les voies de droit pour participer au scrutin. L’opposition s’est réunie, lundi 21 janvier, appelant à la mobilisation. Mais sans aucun plan d’action.

Des militants sont venus assister à la conférence de presse de l’opposition, ce 21 janvier. Bouba Deme milite pour Karim Wade. L’homme est en colère contre les chefs de son parti : « Je suis très en colère même parce que ce n’est pas ce qu’on attendait vraiment. Ils sont en train de faire du cinéma, mais ils ne sont pas sincères. Ils discutent ici, ils s’éparpillent. Il n’y a rien de concret ensuite. »

Tous contre Macky Sall

Dans la salle, les participants se sont accordés sur un point : tous contre Macky Sall. Mais avec quelles solutions ? Faut-il rallier un des candidats retenus par le Conseil constitutionnel ? Faut-il encore occuper la rue ? Rien n’a été arrêté. Oumar Sarr, coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais : « Nous allons vraiment accélérer tous nos plans. Nous avons déjà des plans en vue. Des plans de lutte. Aujourd’hui, il n’y a que la lutte. C’est juste les formes de lutte, il faut la mener de telle ou telle manière, cette lutte-là. C’est tout. »

Pape Diop, un des candidats recalés par le Conseil constitutionnel, est également présent à ce rendez-vous : « La prochaine étape, nous allons réfléchir pour voir comment on va mobiliser les populations sénégalaises parce que Macky Sall nous a invités à la confrontation, et nous y répondrons. »

Le temps de la réflexion

L’opposition se laisse donc le temps de la réflexion, à un mois seulement du premier tour de l’élection présidentielle. Khalifa Sall a, quant à lui, déposé le vendredi 18 janvier une plainte en urgence auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour figurer sur la liste des candidats.Rfi.fr

Installation avortée du Comité électoral Benno Thiès-Nord: la boxe s’invite à la permanence départementale de l’APR

http://www.lactuacho.com/ Lors de l’installation, renvoyée finalement à une date ultérieure du comité électoral Benno Bokk Yakaar (Bby) de Thiès-Nord, les responsables politiques Seynabou Ndiéguene et Meulèye Diop, entre autres dirigeants locaux apéristes, se sont une fois de plus illustrés parmi ceux-là qui, loin de travailler pour la massification de leur parti, préfèrent plutôt, à coups de poings et d’invectives, faire chavirer la barque « marron-beige ».

La permanence départementale de l’APR a été transformée ce weekend en une arène de lutte, nous rapporte le quotidien « Le Témoin ».

Pour une réunion prévue à 10 heures, l’ancien ministre Abdou Fall, Seynabou Ndiéguene et Meulèye Diop, qui s’étaient retranchés dans un hôtel de la place pour, selon un responsable du parti présidentiel, «ourdir un complot aux fins d’écarter certains leaders de la compétition » ne se sont finalement présentés qu’aux environs de 14 heures, et sous très forte escorte, pour imposer leur « sale besogne ».

Mais c’était compter sans la détermination des militant à la base à s’opposer aux manœuvres prêtées à ce trio. Dès lors, le pire était inévitable. Les responsables Meulèye Diop et Lamine Aissa Fall ont été les premiers à s’offrir en spectacle aux yeux de l’assistance.  Avant que la salle ne se transforme en scène de pugilat indescriptible.

Aliou Sall parle de ses relations avec la famille Wade : «Macky Sall et moi n’avons aucun différend avec Karim Wade… Le Président a été peiné … »

https://www.dakaractu.com Le maire de Guédiawaye, qui supervisait l’adhésion à l’APR des 97 antennes nationales du mouvement des « Amazones  de Karim Wade », dirigé par Mme Ngoné Fall, a eu quelques mots à l’endroit des Wade. Une famille qu’il a côtoyée lors du compagnonnage entre le Président Macky Sall et son prédécesseur Abdoulaye Wade. Aliou Sall étant lui-même en 2011 chef du Bureau économique au niveau de l’Ambassade du Sénégal en Chine.

«  Dieu a fait que  ma relation avec Karim Wade était excellente. On se parlait et on travaillait ensemble parce que jetais Chef de mission et lui ministre de la Coopération internationale. Tout le monde savait que les relations entre la Chine et le Sénégal  étaient très importantes  et j’y jouais un grand rôle », a-t-il d’abord rappelé. « Ce qui a fait que certains ont pensé que je soutenais Karim Wade. Alors que les valeurs républicaines seules m’animaient en tant que haut fonctionnaire qui travaillait exclusivement pour l’Etat », précisera Aliou Sall.

Avant de préciser par la suite n’avoir aucun problème avec le président Wade.

 « Je le répète ici, le Président Macky Sall est moi n’avons aucune désaccord avec Karim Wade. On ne lui veut que la paix et le succès.  La rupture entre Macky Sall et Abdoulaye Wade, Macky Sall ne l’avais jamais imaginé. Il ne l’a jamais planifié, et l’a dit dans son livre. C’est l’événement qui l’a le plus peiné dans son parcours politique.  Parce que au-delà de tout,  il avait une grande loyauté envers le Président Abdoulaye Wade », a-t-il révélé. Le coordonnateur de l’APR à Guédiawaye de laisser entendre même par la suite, que le passage du Président Abdoulaye Wade  à la tête de notre pays a été plus que bénéfique.

Aïssata Tall Sall à l’heure du choix : une fin de carrière prématurée ou une légitimation de son statut d’opposant ?

https://www.ndarinfo.com/ Les rumeurs les plus folles ont circulé durant tout le week-end sur un supposé ralliement de Aïssata Tall Sall au camp présidentiel. Et pourtant ces rumeurs ne datent pas d’aujourd’hui, les rapports entre la mairesse de Podor et l’actuel président Macky Sall ont toujours eu à tenir en haleine les Sénégalais. Avec l’approche de l’élection présidentielle, et les enjeux qui sont en cours, la fin de ce feuilleton transhumera, transhumera pas, finira par trouver son épilogue. Et peut-être même un rapprochement avec l’opposition.

Courtisée, elle l’est. Aïssata Tall Sall n’a certainement plus de preuves à montrer aux yeux des Sénégalais quant à son poids électoral, notamment dans le Nord du pays. Les tentatives de séduction fusent de partout notamment en provenance du camp présidentiel mais aussi, fait nouveau, du camp de Ousmane Sonko, l’un des très sérieux prétendants  au fauteuil présidentiel.

Mais, en fine politicienne, Aïssata Tall Sall sait que maintenant, tout se joue sur son avenir et sa carrière politique. En se rapprochant de Macky Sall, ne signerait-elle pas sa mort politique, quelle que soit l’issue de la Présidentielle?

Pas besoin d’être un observateur averti pour comprendre que tous ceux, ou presque, qui sont tombés dans les mailles du filet de la mouvance présidentielle ont quasiment signé leur « arrêt de mort » politique. En plus, migrer vers les vertes pâturages est, en général, très mal perçu par les Sénégalais.

Or, un rapprochement avec Ousmane Sonko, particulièrement, plutôt qu’avec un autre cador de l’opposition, permettra à la « Lionne » de Podor de garder tous ses atouts en main. Une éventuelle consécration au pouvoir pour Ousmane Sonko pourrait lui ouvrir les portes d’une montée en puissance alors que même une défaite, n’aurait forcément aucun impact négatif sur son image et ni sur sa réputation de « Bagn kat ». Bien au contraire, cela lui sera d’un apport fort positif et légitimera encore plus son statut dans l’arène de l’opposition. Et dans ce cas, pourquoi ne pas tenter d’aller à la conquête du pouvoir en 2024?

Aïssata Tall Sall est vraiment à l’heure du choix entre une fin de carrière prématurée ou une légitimation de son statut d’opposant… pour un objectif d’être la première femme présidente du Sénégal. SENENEWS

Alliance avec un candidat : la base de BARAYA livre son choix

https://www.ndarinfo.com/ À l’image de Me Aissata Tall SALL, tous les yeux sont rivés sur Ahmet Fall BARAYA dont le candidat Karim Meissa WADE, a été recalé par le Conseil constitutionnel.

En attendant une déclaration de clarification qu’il va faire dans les heures à venir, sa base l’indique la voie à suivre.

En effet, dans un communiqué transmis à NDARINFO, elle lui demande de « rester dans le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et de répondre favorablement à tout appel de soutien qu’il juge nécessaire et bénéfique pour l’intérêt du PDS, de sa base politique, de sa ville et de son pays ».

Ses militants l’invitent  par ailleurs « à se battre pour devenir le digne successeur de Me Abdoulaye WADE à la tête du Parti Démocratique Sénégalais ». Alors que le responsable libéral maintient le silence, des informations sur son ralliement font la une de la presse électronique.

Son choix devra confirmer ou informer les accusations plusieurs portées sur lui par le camp de Mayoro FALL qui doutait de sa loyauté envers le Président Abdoulaye WADE. D’ailleurs, le SG du PDS est annoncé dans les jours à venir à DAKAR.  NDARINFO.COM

Les dépouilles des 4 pêcheurs de Guet-Ndar rapatriées

https://actusen.sn/ Les dépouilles des pêcheurs de Guet-Ndar retrouvées au Cap-vert ont été rapatriées. Elle sont arrivées hier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), avant de prendre la direction de Saint-Louis. D’après LesEchos, les victimes déjà identifiées et qui seront inhumés aujourd’hui, sont Mankeur Fary Sarr Dièye, Iba Koutaye Fall, Maguette Dièe et Pape Bounama Dièye.Actusen.sn

PÉCULES DES ASP : LES SERVICES UTILISATEURS INVITÉS À FAIRE UN « EFFORT »

Fatick, 22 jan (APS) – Le directeur de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité, Pape Khaly Niang, a invité les services utilisateurs des Agents de sécurité de proximité (ASP) à faire « un effort » pour augmenter leurs pécules. 

« Au-delà de l’effort qui pourrait être fait par l’Etat, les services utilisateurs ont un effort à faire en mettant en place, au moins, des lignes budgétaires qui puissent permettre d’augmenter les pécules des ASP », a déclaré M. Niang.

 Il s’exprimait, lundi, à Fatick, dans le cadre d’une tournée nationale d’évaluation du travail des ASP.

 Khaly Niang a souligné qu’au cours de cette tournée, les agents « ont posé le problème de leur pécule et de leur statut ». « C’est pourquoi, a-t-il indiqué, nous allons convoquer une réunion d’évaluation avec l’ensemble des acteurs. »

« Nous y travaillons pour sensibiliser les services utilisateurs des ASP afin qu’ils puissent réfléchir sur des lignes budgétaires », a-t-il ajouté.

Il s’est dit par ailleurs « très satisfait » de cette tournée d’évaluation qui, selon lui, a été l’occasion pour les autorités administratives comme locales d’apprécier le travail des ASP.

La tournée nationale d’évaluation du travail des agents de sécurité de proximité est une directive présidentielle qui coïncide avec les cinq ans d’existence de l’Agence, a rappelé Pape Khaly Niang.

Elle entre aussi dans la perspective de mise en place d’une loi d’orientation sur le volontariat, a-t-il ajouté.

 L’adjoint au gouverneur de Fatick, en charge des Affaires administratives, Sahite Fall, a pris part à la réunion d’évaluation.AB/OID/ASB

Candidats à l’élection présidentielle : L’intégralité de la décision finale du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a publié, dimanche 20 janvier à 23 heures, la liste définitive des candidats à la présidentielle de février 2019. Comme attendu, il n’y a pas eu de surprise. C’est la liste provisoire affichée le lundi 14 janvier qui a été reconduite. Les recours des recalés ont été tous rejetés par les 07 sages qui ont, pour chacun d’eux, fourni des motivations. C’est ainsi que Khalifa Sall et Karim Wade se sont vu notifiés l’irrecevabilité de leurs recours. Pour Khalifa Sall, le Conseil constitutionnel estime que le rabat d’arrêt n’est pas suspensif comme l’ont soutenu ses partisans. Aussi, le Conseil constitutionnel a rappelé que seuls les candidats ont le droit de déposer un recours. Or, en plus du mandataire de l’ancien maire de Dakar, Idrissa Seck a déposé une requête aux fins de faire revenir Khalifa Sall dans la course. Ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Pour le cas de Karim Wade, le Conseil constitutionnel a disqualifié Oumar Sarr qui a déposé son recours. Le fils de Wade s’est vu notifié à nouveau son inéligibilité en raison de sa condamnation pour enrichissement illicite. D’autres candidats comme Malick Gakou n’ont pas été plus chanceux. Considérant que le Conseil constitutionnel s’est trompé dans l’orthographe de son nom, le candidat de Suxali Sénégal a cru pouvoir s’engouffrer dans cette brèche pour participer au scrutin du 24 février. Mais Pape Oumar Sakho et ses pairs n’ont pas trouvé cet argument pertinent. Nous vous proposons l’intégralité de la décision définitive du Conseil constitutionnel et les motivations qui la sous-tendent… DÉCISION

N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19 SÉANCE DU 20 janvier 2019
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Statuant en matière électorale, conformément aux articles 28 à 30 de la Constitution, à l’article 2 de la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel et aux articles L.27, L.31, L.57, L.115 à L.122 du Code électoral ;
Vu la Constitution, notamment en ses articles 28, 29 et 30 ;
Vu la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel ;
Vu la loi n° 2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral, modifiée par les lois n° 2017-33 du 21 juillet 2017 et n° 2018-22 du 4 juillet 2018 ;
Vu le décret n° 2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire du Code électoral ;
Vu le décret n° 2018-253 du 22 janvier 2018 portant fixation de la date de la prochaine élection présidentielle ;
Vu le décret n° 2018-1957 du 7 novembre 2018 portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 ;
Vu l’arrêté ministériel n° 20025 du 23 août 2018 fixant le modèle (format papier et électronique) de la fiche de collecte de parrainages en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 ;
Vu la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement ;
Vu la décision n° 2/E/2019 du 13 janvier 2019 arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ;
Vu les pièces produites et jointes aux dossiers ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 1/13
20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19
Les rapporteurs ayant été entendus ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Considérant que, par décision n° 2/E/2019 du 13 janvier 2019, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevables les candidatures de Cheikhe Hadjibou SOUMARÉ, El Hadji Malick GAKOU, Boubacar CAMARA, Amadou SECK, Aïssata TALL SALL, Mamadou Lamine DIALLO, Aïssatou MBODJI, Papa DIOP, Khalifa Ababacar SALL, Karim Meïssa WADE, Pierre Atepa GOUDIABY, Moustapha Mamba GUIRASSI, Abdoul MBAYE, Thierno Alassane SALL, Abdou Wahab BENGELOUNE, Bougane GUÈYE, Moustapha Mbacké DIOP, Samuel SARR, Amsatou SOW SIDIBÉ, El Hadji Mansor SY, Mamadou NDIAYE et Mamadou DIOP et a établi la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 comprenant Macky SALL, Idrissa SECK, Ousmane SONKO, Madické NIANG et El Hadji SALL ;
Considérant que, par requêtes reçues au greffe du Conseil constitutionnel les 14, 15 et 16 janvier 2019, El Hadji Malick GAKOU, Papa DIOP, Mamadou Lamine DIALLO, Assane FALL représentant Abdoul MBAYE, Khalifa Ababacar SALL et Babacar Thioye BA, Cheikhe Hadjibou SOUMARÉ, Oumar SARR, Idrissa SECK, Mamour SÈNE représentant Thierno Alassane SALL, Mbaye Sylla KHOUMA, El Hadji Mansor SY et Aly GUÈYE représentant Boubacar CAMARA ont saisi le Conseil constitutionnel aux fins de « réclamation contre la décision n° 2/E/2019 du 13 janvier 2019 », sur le fondement de l’article L.122 du Code électoral ;
Considérant que ces requêtes, introduites dans les délais, ont le même objet et tendent aux mêmes fins ; qu’il y a lieu, pour une bonne administration de la justice, d’en ordonner la jonction et de statuer par une seule et même décision ;
Considérant que l’article 92 de la Constitution interdit toute voie de recours contre les décisions du Conseil constitutionnel ; qu’il en résulte que la réclamation, au sens de l’article L.122 du Code électoral, ne peut avoir pour objet ou pour effet ni la réformation ou l’annulation de la décision fondée sur une erreur dans l’appréciation des circonstances de fait ou l’interprétation de la règle de droit ni la rétractation de la décision fondée sur ce qu’une partie n’aurait pas été entendue ou appelée, la procédure devant le Conseil constitutionnel n’étant pas contradictoire ; que la requête doit donc être rejetée lorsque les moyens sur lesquels elle est fondée ont pour objet de critiquer le raisonnement suivi par le Conseil constitutionnel ou la motivation de sa décision ;
Considérant qu’il résulte de l’article L.122 du Code électoral que le droit de réclamation, qui doit être exercé dans le délai de quarante-huit heures à compter du jour de l’affichage de la liste des candidats, est ouvert aux candidats et à eux seuls ; que lorsque la requête est introduite par toute autre personne que le candidat, elle doit, sauf mandat, être déclarée irrecevable ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 14 janvier 2019 sous le numéro 13/E/19, El Hadji Malick GAKOU, candidat investi par la « GRANDE COALITION DE L’ESPOIR (GCE) / SUXXALI SENEGAAL » en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’un recours en contestation de la décision n° 2/E/2019 portant sur l’affaire n° 12/E/19 ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 2/13
20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19
Considérant qu’El Hadji Malick GAKOU réclame une deuxième notification aux fins de régularisation de ses parrainages après celle intervenue le 8 janvier 2019 en se fondant sur les dispositions des articles L.57, alinéa 6 et L.121, alinéas 1er et 2 du Code électoral ; qu’il précise que cette régularisation lui aurait permis de remplacer les 756 parrainages dont le rejet, pour cause de « doublons », l’a empêché d’obtenir le minimum requis de 0,8% des électeurs inscrits au chier électoral général et, avec la correction des irrégularités décelées, de dépasser largement le minimum de parrainages requis, puisqu’il en a déjà 52 911 ;
Considérant qu’il soutient, par ailleurs, que sa candidature est recevable dans la mesure où le Conseil constitutionnel a invalidé la candidature de « Malick GAKOU » et non celle de « El Hadji Malick GAKOU » ;
Considérant enfin qu’il demande au Conseil constitutionnel de procéder à la validation de son dossier de parrainage et de déclarer valide sa candidature ;
Considérant qu’il y a lieu de noter que la demande d’El Hadji Malick GAKOU, visant une deuxième régularisation de ses parrainages, tend à obtenir la réformation de la décision du Conseil constitutionnel ;
Considérant, au demeurant, qu’en vertu des articles L.57, alinéa 6 et L.121, alinéas 1er et 2 du Code électoral, le droit de régulariser les parrainages invalidés, ouvert au candidat qui n’a pu obtenir le minimum requis d’électeurs inscrits au chier électoral général et/ou le minimum requis d’électeurs par région et dans au moins sept régions, ne peut se faire que dans les quarante-huit (48) heures, un délai qui a comme point de départ la notification après la vérification de la liste de parrainages, la loi n’ayant prévu ni une seconde notification, ni la possibilité de régulariser au-delà du délai de quarante-huit (48) heures ;
Considérant que la demande d’El Hadji Malick GAKOU tend également à faire tirer par le Conseil constitutionnel les conséquences de l’omission de l’un de ses prénoms ;
Considérant que le prénom El Hadji est certes omis dans le considérant n° 33 de la décision n° 2/E/2019, mais il figure dans les considérants précédents ; que du reste, le dispositif, qui est la partie décisoire de la décision, mentionne que c’est la candidature d’El Hadji Malick GAKOU qui est déclarée irrecevable et non celle de Malick GAKOU ;
Considérant qu’il y a lieu de rappeler qu’El Hadji Malick GAKOU, ayant présenté une liste de 67 842 parrains au moment de la déclaration de candidature, comme cela a été relevé dans la décision n° 2/E/2019, a dépassé le maximum de parrainages autorisé par la loi lors du dépôt, soit 66 820 électeurs ; que ce dépassement sut pour rendre sa candidature irrecevable ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête d’El Hadji Malick GAKOU ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 15 janvier 2019
sous le numéro 14/E/19, Ibrahima DIAWARA et Ibrahima DIAW, avocats à la Cour, agissant au nom et pour le compte de Papa DIOP, candidat investi par la coalition « PAPA DIOP PRESIDENT 2019 », en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, ont saisi le Conseil constitutionnel d’une requête
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 3/13
20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19
aux fins de faire annuler les décisions du Président du Conseil constitutionnel, de faire procéder à nouveau par le Conseil à la vérification des listes de parrainages, de faire dire et juger que le candidat Papa DIOP remplit les conditions relatives au parrainage et de déclarer recevable, comme cela résulte de ses écritures, la candidature de « Mamadou Lamine DAILLO » ;
Considérant que Papa DIOP fait écrire que les décisions individuelles du Président du Conseil constitutionnel en matière de parrainages violent les dispositions du Code électoral et de la loi organique relative au Conseil constitutionnel et doivent être annulées ;
Considérant qu’il fait observer, par ailleurs, que, du fait de dysfonctionnements imputables à la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF), 7 572 parrains, détenteurs de la carte d’électeur, ont vu leur parrainage invalidé sous la rubrique « non-électeurs », parce qu’ils ne figurent pas sur le chier électoral mis à la disposition du Conseil constitutionnel par le Ministère de l’Intérieur ; que ces parrains doivent donc être comptabilisés conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel du 26 juillet 2017 ;
Considérant que les demandes tendant à faire annuler par le Conseil constitutionnel les décisions du Président du Conseil constitutionnel et à faire donner acte au candidat Papa DIOP qu’il remplit les conditions fixées pour le parrainage ne sont pas des réclamations contre la liste des candidats au sens de l’article L.122 du Code électoral ;
Considérant qu’en tout état de cause, le procès-verbal que le requérant qualifie de décision du Président du Conseil constitutionnel n’est en réalité que le compte-rendu des opérations de vérification effectuées par le Conseil constitutionnel lui-même, signé par le Président et le Greer en chef du Conseil constitutionnel et transmis à titre d’information aux candidats, le tout, conformément à la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement ; que, s’agissant de l’invalidation des parrainages sous la rubrique « non-électeurs », Papa DIOP soutient, sans l’établir, qu’elle résulte de « non-inscriptions » de parrains sur les listes électorales découlant de dysfonctionnements de la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Papa DIOP ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 15 janvier 2019 sous le numéro 15/E/19, Ibrahima DIAWARA, avocat à la Cour, agissant au nom et pour le compte de Mamadou Lamine DIALLO, candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête aux fins de faire annuler les décisions du Président du Conseil constitutionnel, de faire procéder à nouveau par le Conseil constitutionnel à la vérification des listes de parrainages, de faire dire et juger que le candidat Mamadou Lamine DIALLO remplit les conditions relatives au parrainage et de déclarer sa candidature recevable ;
Considérant qu’il soutient que les décisions individuelles du Président du Conseil constitutionnel en matière de parrainages violent les dispositions du Code électoral et de la loi organique relative au Conseil constitutionnel et doivent, de ce fait, être annulées ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 4/13
20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19
Considérant qu’il soutient, par ailleurs, qu’en rejetant des parrainages au seul motif de la non- présence des parrains sur les listes électorales sans rechercher si lesdits parrains sont ou non électeurs, le Président du Conseil constitutionnel viole la Constitution et le Code électoral ;
Considérant que les demandes tendant à faire annuler par le Conseil constitutionnel les décisions du Président du Conseil constitutionnel et à faire procéder à nouveau par le Conseil constitutionnel, dans sa formation collégiale, au contrôle et à la vérification de la liste des parrainages ne sont pas des réclamations contre la liste des candidats au sens de l’article L.122 du Code électoral ;
Considérant qu’en tout état de cause, le procès-verbal que le requérant qualifie de décision du Président du Conseil constitutionnel n’est en réalité que le compte-rendu des opérations de vérification effectuées par le Conseil constitutionnel lui-même, signé par le Président et le Greer en chef du Conseil constitutionnel et transmis à titre d’information aux candidats, le tout, conformément à la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement ; que, s’agissant de l’invalidation des parrainages sous la rubrique « non-électeurs », Mamadou Lamine DIALLO soutient, sans l’établir, qu’elle résulte de la non-inscription des parrains sur les listes électorales découlant de dysfonctionnements de la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) ;
Considérant que, s’agissant du moyen tiré de la condition de l’inscription sur les listes électorales, qu’il convient de préciser que celle-ci est exigée par l’article 29 de la Constitution et les articles L.57 et L.116 du Code électoral en vertu desquels seuls peuvent parrainer des candidats, les électeurs inscrits sur le chier électoral général ;
Considérant que, les dysfonctionnements et actes de malveillance que le requérant invoque pour expliquer l’invalidation de certains parrainages, ne sont pas établis ; qu’il s’agit de simples allégations ;
Considérant, s’agissant des erreurs matérielles, qu’il est fait grief au Conseil constitutionnel d’avoir omis de les corriger ; qu’il n’appartient pas au Conseil constitutionnel de confronter les deux fichiers déposés par le candidat, pour compléter les insuffisances de l’un par les mentions de l’autre ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mamadou Lamine DIALLO ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 15 janvier 2019 sous le numéro 16/E/19, Assane FALL, mandataire d’Abdoul MBAYE, candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête tendant à l’intégration du « candidat Abdoul MBAYE dans la liste des candidats retenus pour participer au premier tour du scrutin du 24 février 2019 » ; que cette requête est également revêtue de la signature d’Abdoul MBAYE ;
Considérant que le requérant soutient, à l’appui de la requête, qu’il y a des irrégularités dans le
contrôle et dans le décompte des parrainages ; que, selon lui, le Conseil constitutionnel n’a pas
précisé au « mandataire » d’Abdoul MBAYE, malgré la demande de celui-ci, « les listes avec lesquelles ses parrains existaient en doublons » ; qu’il s’est borné à invalider ses parrainages sans
contrôler, en présence de son « mandataire », les signatures des parrains et les fiches de parrainages par la confrontation des données physiques (support papier) et numériques, violant
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 5/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

ainsi son propre dispositif de vérification des parrainages ; qu’il ne s’est pas limité, pour déterminer les « doublons » à rejeter, à la liste de la coalition « BENNO BOKK YAKAAR » qui devrait être choisie comme seul « référent », violant ainsi l’article L.57, alinéa 6 du Code électoral ; qu’il n’a pas eu recours, en présence du représentant du candidat, au support papier dans son contrôle des listes de parrainages pour corriger les erreurs matérielles « constatées lors de la saisie sur fiche papier » et autres omissions ; qu’enfin il n’a pas pris en compte le chier électronique des « parrains de la zone Étranger » ;
Considérant que la requête, ainsi présentée, fondée sur des motifs tirés de la violation par le Conseil constitutionnel du Code électoral et de la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement, ne peut être considérée comme une réclamation contre la liste des candidats au sens de l’article L.122 du Code électoral;
Considérant, au demeurant, que les moyens invoqués par Assane FALL sont inopérants ;
Considérant, s’agissant, de l’invalidation pour présence d’un parrain sur plus d’une liste, qu’il est reproché au Conseil constitutionnel d’avoir pris en considération, pour invalider des parrainages en raison de la présence des parrains sur plus d’une liste, non pas la première liste dans l’ordre de dépôt, mais toutes les listes qui ont précédé celle du candidat lors du dépôt ; que, cependant, il résulte des articles L.57, alinéa 6 et L.121, alinéa 1er du Code électoral, que lorsqu’un parrain se trouve sur plus d’une liste, son parrainage est validé, selon l’ordre de dépôt, sur la première liste contrôlée, et invalidé sur les autres ;
Considérant, en ce qui concerne le moyen tiré de l’absence de référence au support papier, qu’il est fait grief au Conseil constitutionnel d’avoir omis de corriger les erreurs constatées sur le chier électronique à partir des données figurant sur le support papier ; qu’il y a lieu de relever que, chaque candidat étant tenu d’inscrire toutes les mentions obligatoires sur le support électronique et de s’assurer de leur exactitude, il n’appartient pas au Conseil constitutionnel de corriger les erreurs ou de réparer les omissions en se référant au support papier ;
Considérant qu’il y a lieu de préciser, s’agissant du moyen tiré de la non-vérification du chier intitulé « zone Étranger », que les candidats ont l’obligation de se conformer à l’article 3 de l’arrêté ministériel n° 20025 du 23 août 2018 fixant le modèle (format papier et électronique) de la fiche de collecte de parrainages en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 aux termes duquel « la version électronique (…) comporte autant de fichiers que de régions ou représentations diplomatiques concernées » ; qu’en présentant un seul chier dénommé « zone Étranger », sans distinguer les représentations diplomatiques, Abdoul MBAYE n’a pas respecté les prescriptions de l’arrêté susvisé, empêchant ainsi le traitement automatisé dudit chier ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête d’Abdoul MBAYE ;
Considérant que, par un acte du 15 janvier 2019, enregistré le même jour au greffe du Conseil
constitutionnel sous le numéro 17/E/19, Khalifa Ababacar SALL, candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et Babacar Thioye BA, mandataire de la coalition « TAXAWU SENEGAAL AK
KHALIFA ABABACAR SALL » ont saisi le Conseil constitutionnel d’une « requête portant réclamation
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 6/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

contre la liste des candidats publiée par le Conseil constitutionnel » et tendant à faire juger qu’il y a lieu de rétracter, à l’égard de Khalifa Ababacar SALL, la décision n° 2/E/2019, de déclarer la candidature de celui-ci recevable et de l’inclure dans la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ; qu’ils ont déposé, le 18 janvier 2019, donc après l’expiration du délai de réclamation prévu à l’article L.122 du Code électoral, au greffe du Conseil constitutionnel, une lettre accompagnée d’une copie de l’exploit par laquelle la ville de Dakar, en la personne de Soham El WARDINI, signie à Khalifa Ababacar SALL la requête en rabat d’arrêt du 17 janvier 2019, enregistrée au greffe de la Cour suprême sous le numéro J/019/RG/19 ;
Considérant qu’au soutien de leur requête, Khalifa Ababacar SALL et Babacar Thioye BA font valoir que les motifs de la décision portant proclamation de la liste des candidats peuvent être contestés ;
Considérant, selon eux, que le Procureur général près la Cour suprême et le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar ne peuvent intervenir dans la procédure pendante devant le Conseil constitutionnel chargé d’examiner la recevabilité des candidatures et d’établir la liste des candidats en vue de sa publication ; que, par ailleurs, le fondement et la portée du caractère suspensif des recours en matière pénale ont été méconnus par le Conseil constitutionnel qui, à tort, a considéré comme définitive la décision de la Cour d’appel dans la mesure où la décision de rejet du pourvoi peut faire l’objet d’une procédure de rabat d’arrêt, les délais d’exercice de ce recours n’étant pas encore expirés ; qu’en le Conseil constitutionnel ne peut déclarer irrecevable la candidature de Khalifa Ababacar SALL sur le fondement de l’article L.57 du Code électoral, dès lors qu’aucune décision de justice ne l’a privé de ses droits civils et politiques et qu’il est encore inscrit sur les listes électorales ;
Considérant que le Conseil constitutionnel est saisi d’une requête conjointe revêtue de la signature du candidat, Khalifa Ababacar SALL, et du mandataire de la coalition qui l’a investi, Babacar Thioye BA ;
43.Considérant, que la requête est fondée sur des moyens qui ont pour objet de critiquer le raisonnement suivi par le Conseil constitutionnel ou la motivation de sa décision ;
Considérant que, par le premier moyen, les requérants critiquent la procédure par laquelle les autorités judiciaires chargées d’assurer l’exécution des décisions de justice ont porté à la connaissance du Conseil constitutionnel des décisions pouvant avoir une influence sur l’examen de la recevabilité des candidatures ; qu’un tel moyen ne fait pas partie de ceux qui peuvent être invoqués à l’appui d’une réclamation au sens de l’article L.122 du Code électoral ; qu’en tout état de cause, le Conseil constitutionnel peut, pour s’assurer de la validité des candidatures, faire procéder à toute vérification qu’il juge utile, conformément aux dispositions de l’article L.120 du Code électoral ;
Considérant qu’en ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance par le Conseil constitutionnel du fondement et de la portée du caractère suspensif des recours en matière pénale, il y a lieu de relever que le Conseil constitutionnel a appliqué les dispositions de la loi organique n° 2017-09 du 17 janvier 2017 abrogeant et remplaçant la loi organique n° 2008-35 du 08 août 2008 sur la Cour suprême.
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 7/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

Considérant, s’agissant du pourvoi en cassation, que le Conseil constitutionnel a rappelé, dans sa décision n° 2/E/2019, qu’en raison de son effet suspensif, il était impossible d’exécuter l’arrêt de la Cour d’appel dans le délai du pourvoi, et en cas d’exercice du pourvoi dans le délai, tant qu’une décision de rejet n’est pas rendue, ce qui revient à dire que seul l’anéantissement de la décision de rejet peut avoir pour effet d’empêcher l’exécution de la décision de la Cour d’appel ;
Considérant, s’agissant du rabat d’arrêt, que, s’il est vrai qu’il peut être formé contre l’arrêt de la Cour suprême, le rabat d’arrêt ne peut être assimilable à un deuxième pourvoi en cassation qui aurait pour objet d’amener les chambres réunies, compétentes pour en connaître, à exercer un contrôle normatif ou disciplinaire sur l’arrêt rendu par l’une des chambres de la Cour suprême ; qu’il sut, pour s’en convaincre, de se référer aux dispositions de la loi organique n° 2017-09 précitée ; qu’il résulte des articles 52 et suivants de cette loi que le rabat d’arrêt ne peut être introduit que si le requérant fait état d’une erreur de procédure qui ne lui est pas imputable et qui a une incidence sur la solution du litige ; que l’erreur de procédure, visée par la loi organique de 2017, ne peut s’entendre d’une erreur intellectuelle touchant à l’analyse faite par la chambre ou au raisonnement juridique qu’elle a suivi, puisque, dans ce cas, elle déboucherait sur un contrôle de la motivation ; que, pour cette raison, le rabat d’arrêt ne peut avoir pour effet de s’opposer, du seul fait que les parties sont dans les délais pour l’exercer, à ce que l’on tire toutes les conséquences juridiques de la décision rendue par une chambre de la Cour suprême ; que les dispositions de la loi organique n° 2017-09 précitée sur le pourvoi en cassation ne peuvent donc être étendues au rabat d’arrêt que dans la mesure où elles sont compatibles avec la nature de cette procédure, ce qui explique qu’à l’article 52 de la loi organique, le législateur déclare les articles 32 à 42 applicables, non pas au rabat d’arrêt, mais aux procédures de rabat d’arrêt déposées ; que l’application de ces dispositions ne peut donc être envisagée ni avant le dépôt de la procédure ni, en cas de dépôt de la requête, pour tout le régime du rabat d’arrêt ;
Considérant, sur le troisième moyen, que l’article L.31 du Code électoral constitue, en matière électorale, une dérogation au principe selon lequel ce sont les tribunaux, statuant en matière pénale, qui prononcent l’interdiction des droits civils et politiques en ce qu’il prévoit qu’un citoyen, puni d’une peine d’emprisonnement sans sursis pour une infraction passible d’un emprisonnement d’une durée supérieure à cinq ans, est privé du droit de s’inscrire sur les listes électorales et, en conséquence, de la qualité d’électeur ; que la décision de condamnation comporte, par elle-même, la privation du droit de vote et la perte de la qualité d’électeur ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Khalifa Ababacar SALL ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 15 janvier 2019 sous le numéro 18/E/19, Cheikhe Hadjibou SOUMARÉ, candidat, investi par la « COALITION HADJIBOU 2019 », en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 et ayant pour conseils Mes Adama FALL, Emmanuel PADONOU et Boubacar FALL DIAO, avocats à la Cour, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête aux fins de faire déclarer sa candidature recevable ;
Considérant qu’il soutient que les décisions individuelles du Président du Conseil constitutionnel en matière de parrainages violent les dispositions du Code électoral et de la loi organique relative au Conseil constitutionnel et doivent être annulées ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 8/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

Considérant qu’il fait observer, par ailleurs, qu’en rejetant des parrainages au seul motif de la non- présence des parrains sur les listes électorales sans rechercher si les parrains sont ou non électeurs, le Président du Conseil constitutionnel viole la Constitution et le Code électoral ;
Considérant qu’il soutient que, contrairement aux procès-verbaux de vérification des parrainages, repris par la décision n° 2/E/2019, les parrains considérés « non-inscrits sur la liste électorale » sont bien des électeurs ; que les parrainages invalidés pour « non-inscription sur la liste électorale », « région ou représentation diplomatique non conforme » ou « CNI non conforme » sont dus aux dysfonctionnements imputables à la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et doivent être comptabilisés conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel du 26 juillet 2017 ; que le rejet de parrainages au titre de « doublons internes » est « inexact », dans la mesure où, le chier électronique remis au Conseil constitutionnel ne comportant aucun « doublon interne », il y a eu manifestement modification de son contenu lors de la copie par l’informaticien du Conseil constitutionnel ; qu’il sollicite, en conséquence, une nouvelle vérification, par le Conseil constitutionnel, dans sa formation collégiale, de sa liste de parrainages et l’autorisation de régulariser les parrainages invalidés en les remplaçant par d’autres parrains ;
Considérant que les demandes tendant à faire annuler par le Conseil constitutionnel les décisions du Président du Conseil constitutionnel et à faire procéder à nouveau, par le Conseil constitutionnel dans sa formation collégiale, au contrôle et à la vérification de la liste des parrainages ne sont pas des réclamations contre la liste des candidats au sens de l’article L.122 du Code électoral ;
Considérant qu’en tout état de cause, le procès-verbal que le requérant qualifie de décision du Président du Conseil constitutionnel n’est en réalité que le compte-rendu des opérations de vérification effectuées par le Conseil constitutionnel lui-même, signé par le Président et le Greer en chef du Conseil constitutionnel et transmis à titre d’information aux candidats, le tout, conformément à la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement ;
Considérant, s’agissant du moyen tiré de la condition de l’inscription sur les listes électorales, qu’il convient de préciser que celle-ci est exigée par l’article 29 de la Constitution et les articles L.57 et L.116 du Code électoral qui veulent que seuls puissent parrainer des candidats les électeurs inscrits au chier électoral général ;
Considérant que les dysfonctionnements et actes de malveillance que le requérant invoque pour expliquer l’invalidation de certains parrainages ne sont pas établis ; qu’il s’agit de simples allégations ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Cheikhe Hadjibou SOUMARÉ ;
Considérant que les moyens tirés des dysfonctionnements et des actes de malveillance, auxquels le requérant impute l’invalidation de certains parrainages ne constituent, aucune preuve n’étant apportée, que de simples allégations ;
Considérant que, par requête du 15 janvier 2019 enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 19/E/19, Oumar SARR demande au Conseil constitutionnel de
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 9/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

« reconsidérer sa décision » et d’inscrire Karim Meïssa Wade sur la liste définitive des candidats pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 ;
Considérant que cette requête doit, sans qu’il y ait lieu d’analyser les moyens invoqués à son soutien, être déclarée irrecevable ; qu’en effet, l’article L.122 du Code électoral n’ouvrant le droit à réclamation qu’aux seuls candidats, Oumar SARR, qui ne peut se prévaloir, en l’absence d’un pouvoir spécial émanant de Karim Meïssa WADE, que du statut de mandataire de la coalition « KARIM PRÉSIDENT 2019 », n’a pas qualité pour saisir le Conseil constitutionnel ;
Considérant que, par requête du 15 janvier 2019 enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 20/E/19, Idrissa SECK a saisi le Conseil constitutionnel d’une demande tendant à faire juger qu’il y a lieu de rétracter, à l’égard de Khalifa Ababacar SALL, la décision n° 2/E/2019, de déclarer la candidature de celui-ci recevable et de l’inclure dans la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ;
Considérant que cette requête doit, sans qu’il y ait lieu d’analyser les moyens invoqués à son soutien, être déclarée irrecevable ; qu’en effet, Idrissa SECK, qui n’invoque aucun grief qui lui aurait été causé par la décision du Conseil constitutionnel et qui ne pourrait retirer aucun avantage d’un succès éventuel de sa réclamation, ne justifie pas d’un intérêt à agir, condition de recevabilité de toute action en justice ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 21/E/19, Mamour SÈNE, mandataire de Thierno Alassane SALL candidat investi par l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « RÉPUBLIQUE DES VALEURS 2019 (RV2019) », en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête tendant à l’intégration du « candidat Thierno Alassane SALL dans la liste des candidats retenus pour participer au premier tour du scrutin du 24 février 2019 » ; que la requête est également revêtue de la signature du candidat Thierno Alassane SALL ;
Considérant qu’au soutien de sa demande, le requérant reproche au Conseil constitutionnel d’avoir omis de procéder à la vérification des signatures alors que les dispositions de l’article L.57 du Code électoral visent la signature au titre des éléments obligatoires d’identification permettant de contrôler la qualité de l’auteur du parrainage, de ne pas avoir procédé au contrôle de la validité des parrainages sur la fiche papier, en présence du représentant du candidat Thierno Alassane SALL, violant ainsi son propre dispositif, d’avoir commis des irrégularités dans le décompte des parrainages, d’avoir violé l’article L.57, alinéa 6 du Code électoral, en ne prenant pas, comme unique référent pour le contrôle des listes, celle de BENNO BOKK YAKAAR déposée en premier lieu et de ne pas avoir fait recours au chier sur support papier pour corriger les erreurs matérielles constatées sur le chier électronique ;
Considérant que cette requête est fondée sur des moyens qui ont pour objet de critiquer le raisonnement suivi par le Conseil constitutionnel ou la motivation de sa décision ;
Considérant, en premier lieu, qu’aucune disposition constitutionnelle, légale ou réglementaire ne
met à la charge du Conseil constitutionnel l’obligation de procéder à la vérification des supports
papiers en présence du mandataire du candidat ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 10/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

Considérant, par ailleurs, que les moyens tirés des irrégularités commises dans le décompte des parrainages ne constituent, en l’absence de preuve, que de simples allégations qui doivent être écartées ;
Considérant, en troisième lieu, qu’il résulte des articles L.57, alinéa 6 et L.121, alinéa 1er, que lorsqu’un parrain se trouve sur plus d’une liste, son parrainage est validé, selon l’ordre de dépôt, sur la première liste contrôlée, et invalidée sur les autres ;
Considérant enfin, à propos du moyen tiré de l’absence de référence au support papier pour corriger les erreurs constatées sur le chier électronique, qu’il convient de préciser que chaque candidat étant tenu d’inscrire toutes les mentions obligatoires sur le support électronique et de s’assurer de leur exactitude, il n’appartient pas au Conseil constitutionnel de corriger les erreurs ou de réparer les omissions en se référant au support papier ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Thierno Alassane SALL ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 22/E/19, Mbaye Sylla KHOUMA, mandataire de l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « SÉNÉGAL REK » ayant investi Pierre Atepa GOUDIABY, en qualité de candidat en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête aux fins d’expertise du logiciel de contrôle utilisé pour la vérification des parrainages et d’inscription de Pierre Atepa GOUDIABY sur la liste définitive des candidats ;
Considérant que cette requête doit, sans qu’il y ait lieu d’analyser les moyens invoqués à son soutien, être déclarée irrecevable ; qu’en effet, l’article L.122 du Code électoral n’ouvrant le droit à réclamation qu’aux seuls candidats, Mbaye Sylla KHOUMA, se présentant comme mandataire de l’entité dénommée « SENEGAL REK », n’a pas qualité pour saisir le Conseil constitutionnel ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 23/E/19, El Hadji Mansor SY, candidat investi par le parti politique « BËS DOU ÑAKK- MOUVEMENT CITOYEN POUR LA REFONDATION NATIONALE » en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête tendant à faire « constater l’inapplicabilité de la loi sur le parrainage », « annuler l’application du parrainage comme critère de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle » et « admettre la recevabilité et la validité des candidatures déposées sur la base du seul critère de dépôt de la caution »;
Considérant qu’il soutient, à l’appui de sa requête, que le Conseil constitutionnel n’a point siégé ni délibéré sur la recevabilité des dossiers puisque le procès-verbal signé par le Président et le Greer en chef du Conseil constitutionnel ne peut avoir les attributs d’un acte juridictionnel et que le fait de tenir dans les locaux du Conseil constitutionnel une « vérification par l’ordinateur » ne peut en soi conférer au procès-verbal des attributs juridictionnels dévolus aux actes pris par le Conseil constitutionnel ;
Considérant qu’il fait valoir, également, que le parrainage ne peut être un critère de recevabilité de la candidature à la présidence de la République et qu’il n’est pas applicable, ses conditions matérielles et techniques ne garantissant aucune fiabilité du processus de son contrôle ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 11/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

77. Considérant qu’El Hadji Mansor SY n’a pas qualité pour demander la recevabilité de toutes les candidatures ; que ses déclarations ne sont que de simples affirmations qui ne sont étayées par aucun élément de preuve ;
78. Considérant que le procès-verbal n’est que le compte-rendu des opérations de vérification effectuées par le Conseil constitutionnel lui-même, signé par le Président et le Greer en chef du Conseil constitutionnel et transmis à titre d’information aux candidats, le tout, conformément à la décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement ; que le Conseil constitutionnel ne s’est prononcé sur la recevabilité des candidatures que par sa décision n° 2/E/2019 du 13 janvier 2019 ;
Considérant que les moyens tendant à remettre en cause la loi électorale ou le raisonnement du juge constitutionnel ne sont pas des réclamations au sens de l’article L.122 du Code électoral ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête d’El Hadji Mansor SY ;
Considérant que, par requête enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel le 16 janvier 2019 sous le numéro 24/E/19, Aly GUÈYE, mandataire de Boubacar CAMARA, candidat investi par l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « FIPPU ALTERNATIVE CITOYENNE (FAC) », a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête aux fins de faire procéder à la vérification, à la rectification et aux redressements des parrainages de Boubacar CAMARA en vue de le rétablir dans ses droits, de faire décider que sa candidature remplit les conditions de recevabilité prescrites et de le faire inscrire sur la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ; que cette requête a également été signée par Boubacar CAMARA ;
Considérant que le requérant soutient qu’un contrôle par le Conseil constitutionnel des chiffres et signatures conformément à sa jurisprudence lui aurait permis de se rendre compte que des milliers de parrains, rejetés sur le fondement d’erreurs matérielles de saisie, sont facilement identifiables et qu’ils ont consenti à parrainer le candidat ; qu’il invoque également la violation de l’article L.57 du Code électoral qui ne prévoit, selon lui, de rejet que pour les « doublons externes » ;
Considérant, selon lui, que des parrains considérés comme « non-électeurs » sont bien des électeurs, puisqu’ils se sont inscrits sur les listes électorales et sont détenteurs de la carte d’électeur, leur absence du chier n’étant due qu’aux dysfonctionnements de l’administration électorale ; que le Conseil constitutionnel ne peut ignorer sa jurisprudence du 26 juillet 2017 qui veut qu’un électeur ne soit pas privé de ses droits électoraux du seul fait de dysfonctionnements de l’Administration ;
84. Considérant qu’il soutient que les parrainages invalidés pour le motif tiré de « Région ou circonscription électorale non conforme » sont imputables à une décision du ministre de l’Intérieur de changer la carte électorale après la confection et la distribution des cartes d’électeur ; qu’il demande au Conseil constitutionnel d’appliquer sa jurisprudence du 26 juillet 2017 ;
85. Considérant, en ce qui concerne le moyen tiré de l’absence de contrôle des chiffres et signatures, qu’il convient de préciser qu’il n’appartient pas au Conseil constitutionnel de corriger les erreurs matérielles de saisie des informations relatives aux parrains ;
http://conseilconstitutionnel.sn/decision-n-3-e-2019-affaires-n-13-a-24-e-19/ 12/13

20/01/2019 DÉCISION N° 3-E-2019 AFFAIRES N° 13 à 24-E-19

Considérant, relativement au moyen tiré de la violation par le Conseil constitutionnel de l’article L.57 du Code électoral, qu’il y a lieu de souligner qu’il ne résulte pas de cet article qu’il n’existe pas d’autres motifs de rejet que les rejets pour « doublons externes » ; que l’article L.57 susvisé pose la règle selon laquelle seuls les rejets pour présence de l’électeur sur plus d’une liste peuvent faire l’objet d’une régularisation ;
Considérant, pour ce qui est des moyens tirés de l’absence de base légale « de la catégorie non- électeur » et de l’absence de base légale du motif « Région ou circonscription électorale non conforme », qu’il faut faire observer que les dysfonctionnements que le requérant impute à l’Administration électorale et au ministère de l’Intérieur ne sont pas prouvés, mais simplement allégués ;
Considérant qu’il y a lieu de rejeter la requête de Boubacar CAMARA ;
Considérant qu’il a été statué sur toutes les réclamations contre la liste des candidats établie par la décision n° 2/E/2019 du 13 janvier 2019,
DÉCIDE :
Article premier. – Les requêtes introduites par El Hadji Malick GAKOU, Papa DIOP, Mamadou Lamine DIALLO, Abdoul MBAYE, Khalifa Ababacar SALL, Cheikhe Hadjibou SOUMARÉ, Oumar SARR, Idrissa SECK, Thierno Alassane SALL, Mbaye Sylla KHOUMA, El Hadji Mansor SY et Boubacar CAMARA sont rejetées.
Article 2. – La liste des candidats à l’élection présidentielle dont le premier tour est xé au 24 février 2019 est arrêtée, suivant l’ordre de dépôt des déclarations de candidatures, ainsi qu’il suit : Macky SALL ; Idrissa SECK ; Ousmane SONKO ; Madické NIANG ; El Hadji SALL ;
Article 3. – La présente décision sera publiée, sans délai, au Journal officiel de la République du Sénégal.
Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 20 janvier 2019, où siégeaient Messieurs Papa Oumar SAKHO, Président, Ndiaw DIOUF, Mandiogou NDIAYE, Madame Bousso DIAO FALL, Messieurs Saïdou Nourou TALL, Mouhamadou DIAWARA et Abdoulaye SYLLA ; Avec l’assistance de Maître Ernestine NDEYE SANKA, Greffier en chef.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*