Revue de presse du Mardi 20 Octobre 2020

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Finances publiques : Les recettes de l’Etat en baisse de 45,3% au mois de juillet

https://www.lejecos.com Les recettes totales du mois de juillet 2020 se sont contractées de 45,3% par rapport au mois précédent, révèle l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Dans sa dernière publication « Repères statistiques du mois de juillet » , elle explique que cette situation est en liaison avec les baisses notées aussi bien sur les recettes non fiscales (-88,2%) que sur les recettes fiscales (-41,2%).
Aussi, indique dans la foulée la structure en charge de la statistique et de la démographie du Sénégal, les recettes de l’Etat ont également diminué de 23,0% en glissement annuel. En cumul sur les sept premiers mois de 2020 comparés à ceux de 2019, elle relève enfin que les recettes totales ont connu un repli de 1,2%.Bassirou MBAYE

LOI DE FINANCES 2021 – Macky Sall délesté de plusieurs milliards

NETTALI.COM – Le budget de la Présidence de la République pour l’année 2021 va connaître une baisse de 10,336 milliards FCfa. Plusieurs coupes ont été opérées dans plusieurs secteurs.
La Présidence de la République va réduire son train de vie. La preuve par les allocations prévues dans le projet de Loi de finances 2021 soumis à l’Assemblée nationale pour examen.
Dans le document qui détaille les ressources financières prévues pour le fonctionnement et les investissements de la Présidence de la République, l’on note une baisse sensible des crédits de paiements qui passent de 78,499 milliards FCfa en 2020 à 68,162 milliards pour l’exercice budgétaire 2021. Soit une baisse de 10,336 milliards FCfa. Ces chiffres confirment la tendance baissière du budget de la Présidence au cours des deux dernières années. De 90,750 milliards FCfa en 2017, les ressources financières mises à la disposition du chef de l’Etat se sont retrouvées à 68 milliards en 2021.
Cette baisse du budget a impacté toutes les catégories de dépenses. Les dépenses ordinaires ont connu un repli de 4,6 milliards FCfa. Une situation qui s’explique par la diminution des dépenses de personnel de plus de 696 millions FCfa. Il ressort, à l’analyse des chiffres communiqués dans le projet de budget, que le cabinet du chef de l’Etat va connaître une diminution du personnel et/ou des charges des agents. Une somme de plus de 46 millions est déduite des 4,008 milliards FCfa de crédits de paiement autorisés dans la Loi de finances 2020. Mais la diminution des charges du personnel de la République est plus ressentie à l’Inspection générale d’Etat (Ige) avec une baisse des charges de l’ordre de 364 millions FCfa. La Délégation générale au renseignement national logée à la Présidence de la République a enregistré la plus importante baisse des dépenses de personnel avec un écart négatif de 477 millions FCfa comparativement à l’exercice budgétaire 2020.
Les dépenses de fonctionnement des services de la Présidence de la République n’ont été épargnées par la réduction du budget. Elles ont enregistré un repli de plus de 3,3 milliards FCfa, comparativement au budget précédent. D’après des techniciens du ministère des Finances, les postes relatifs au carburant, aux fêtes et cérémonies, aux frais de mission et autres frais de représentation vont subir une nette dévaluation. Cette chute s’explique aussi essentiellement par la disparition d’une ligne de 10 milliards FCfa inscrit dans la rubrique des crédits de paiements de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) entre 2020 et 2021.
Comme pour les dépenses ordinaires, les dépenses en capital de la Présidence de la République n’ont pas résisté aux effets de la pente descendante du budget. Les investissements ont connu une chute de 5,7 milliards FCfa. Sur cette catégorie, les crédits de paiement sont passés de 19,856 milliards FCfa en 2020 à 14,155 milliards pour l’exercice de 2021. Ce poste est affecté par l’exécution en 2020 d’un programme de 15 milliards FCfa sur le Fonds de la délégation pour l’entrepreneuriat rapide (Der).
Parallèlement aux restrictions notées dans l’allocation des ressources financières de la Présidence de la République, des achats importants sont prévus dans le budget. Le document révèle qu’un crédit de paiement de 1,8 milliard est inscrit pour l’acquisition de vedettes. Une enveloppe de 1,4 milliard FCfa est prévue pour la réhabilitation des palais nationaux.

«Macky Sall est en train de payer 1.500 voire 2.000 milliards FCFA des dettes de Wade et Diouf»,révèle le Directeur du Budget

https://www.dakarmatin.com Le Directeur du Budget, Moustapha Bâ, a relevé samedi que le président Macky Sall est en train de payer 1.500 voire 2.000 milliards FCFA des dettes contractées par l’État du Sénégal sous les régimes de Diouf et de Wade, lors d’une rencontre des cadres de la mouvance présidentielle.
« Le cours de la dette, c’est ce qu’on a décaissé et qu’on n’a pas encore remboursé. Dans le stock de la dette qui fait plus de 8000 milliards FCFA, le président Macky Sall est en train de payer 1.500 voire 2.000 milliards FCFA des dettes contractées sous le régime de Abdoulaye Wade et Abdou Diouf. Donc, la dette transcende les régimes », a-t-il expliqué.
Évoquant le programme de résilience économique et sociale (Press) estimé à 1.000 milliards FCFA, M. Bâ a donné quelques détails sur l’état d’exécution qui est reparti en deux parties. Il s’agit des dépenses décaissables de l’ordre de 628 milliards FCFA cash et des dépenses fiscales, c’est-à-dire la renonciation de recettes de l’État de l’ordre de 71 milliards FCFA, à peu près 372 milliards FCFA.
Ce qui montre selon lui, que l’ensemble des ressources nécessaires à la mise en œuvre adéquate de ce programme a été exécuté avec succès, compte tenu d’une mobilisation satisfaisante des ressources et aussi de la célérité des procédures de contractualisation.

PLAN DE RELANCE ÉCONOMIQUE : L’ÉTAT MISE SUR L’AGRICULTURE

http://www.emedia.sn L’agriculture va jouer un rôle important dans la relance économique que prévoit le gouvernement. C’est la conviction du ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération qui estime qu’avec le budget important, 60 milliards de F CFA, dégagé par le chef de l’Etat, depuis le mois d’avril, pour la présente campagne agricole et la bonne pluviométrie qu’a connu le pays, les rendements seront bons. « Je voudrais rappeler qu’à la date d’aujourd’hui, l’agriculture contribue à hauteur de 9% de notre PIB. Quand l’agriculture marche, il y a de très fortes chances que la croissance soit importante », a déclaré Amadou Hott. Prenant exemple sur l’arachide, l’invité de l’émission Grand Jury sur Rfm a noté qu’1,4 millions de tonnes ont été produites l’année dernière (2019).
Mais avec les terres emblavées cette année, on attend beaucoup plus de production. Une même augmentation drastique est aussi attendue dans les autres cultures. « Grâce à l’augmentation du budget qui est passé de 40 à 60 milliards de F CFA, nous avons pu constater beaucoup plus de terres emblavées, plus d’opportunité de faire de l’agriculture, plus de rendement avec l’eau, l’engrais, la meilleure semence et également la mécanisation. Ce qui fait que nous nous attendons à une production record, cette année. Cela va certainement nous éviter la récession. Mais, on verra avec les chiffres d’ici la fin du mois de novembre.Mais déjà,il y a bon espoir»,a déclaré le ministre Hott

IL FAUT AVOIR DES POLITIQUES SECTORIELLES ADEQUATES

https://www.seneplus.com _L’As-Invité à l’émission «LR du temps» sur «iradio», le doyen honoraire de la Faculté des Sciences Economiques et de gestion (Faseg), Pr Moustapha Kassé, a indiqué qu’il faut avoir des politiques sectorielles adéquates pour résoudre ce fléau
Une étude de l’Organisation internationale du travail (Oit) a révélé récemment que le Sénégal fait partie des trois pays où le taux de chômage est le plus élevé au monde. Invité à l’émission «LR du temps» sur «iradio», le doyen honoraire de la Faculté des Sciences Economiques et de gestion (Faseg), Pr Moustapha Kassé, a indiqué qu’il faut avoir des politiques sectorielles adéquates pour résoudre ce fléau.

Comment régler la sempiternelle question de l’emploi des jeunes ?

Pour Pr Moustapha Kassé, c’est en faisant travailler tous les secteurs. Dans un contexte où l’OIT a révélé une étude qui classe le Sénégal parmi les pays où le taux de chômage est très élevé, l’infatigable économiste soutient : «C’est en faisant travailler les secteurs. Il faut avoir des politiques sectorielles adéquates. Une agriculture qui marche, un secteur industriel performant, un secteur tertiaire qui accompagne bien. Un paquet technologique et d’innovations qui marchent fondamentalement.»
A l’en croire, tout cela doit être mis ensemble pour doper les acteurs afin qu’ils puissent faire booster les entreprises créatrices d’emplois. Connu pour son expertise avérée dans le domaine de l’économie, Pr Kassé a indiqué sans le dédouaner pour autant que l’Etat ne peut pas créer beaucoup d’emplois. C’est le secteur privé, d’après lui, qui crée à la fois et la richesse et l’emploi. Il signale en outre l’importance de rendre viable le secteur informel. «Ce secteur fait l’essentiel de l’économie et est extrêmement créatif mais se situe dans une contrainte majeure qui est le financement», se désole l’économiste. Soulignant que l’appellation a été imposée par les institutions internationales, Pr Kassé déclare : «Le secteur informel, quelle que soit son appellation, c’est son apport économique qui compte. Vous avez un secteur qui vous apporte 87% de votre emploi et qui est devenu le pilier de sécurité sociale.»

«LES TRANSFORMATIONS STRUCTURELLES INDIQUEES DANS LE PSE SONT JUSTE UNE DECORATION»

Par ailleurs, s’exprimant aussi sur la problématique de la relance économique et surtout sur les prévisions optimistes du gouvernement qui pense à un taux à deux chiffres (13,7%) en 2023, Pr Moustapha Kassé a déploré la vacuité de la notion de transformation structurelle qui se trouve dans tous les documents du PSE. «Dans le PAP2, ils nous disent qu’on réussira après avoir fait les transformations structurelles de l’économie. Ça ressort dans tous les documents du PSE. Mais alors, vous ne trouverez jamais le contenu exact de la transformation structurelle .C’est une décoration j’allais dire.
La transformation structurelle, cela veut dire que vous modifiez systématiquement votre système économique dans l’ensemble premièrement, et deuxièmement que vous voyez exactement les contraintes qui bloquent le développement de l’économie, troisièmement les acteurs et à partir de cela, vous vous fixez des objectifs très précis. Vous dites : je veux réaliser en 2022 13,7% », fulmine-t-il avant d’ajouter : «Ces prévisions vont poser problème dans la réalité. Ils envisagent sur le plan du financement 14 000 milliards et 9 000 milliards pour le secteur privé. Ce qui fait près de 33% des investissements. Est-ce possible quand on connaît les contraintes du secteur privé qui est la jambe faible de l’émergence ?». A l’en croire, tout le plan d’investissement a été fait par l’extérieur et l’Etat. Et à l’extérieur, signale-t-il, il y a une crise généralisée, une gigantesque mobilisation d’argent. «Cela veut dire que les marchés financiers seront durement sollicités», renchérit Pr Kassé qui ajoute aussi que le gouvernement ne peut pas parler de relance alors que son économie est par terre. Se désolant dans la foulée du fait que l’Etat a toujours misé sur le secteur privé sans pour autant lui donner sa chance. Mamadou Mbakhé NDIAYE

FONDS COMMUN DE PLACEMENT A RISQUES, ACCELERATION DU PROCESSUS DE FORMALISATION DE L’ECONOMIE, OPTIMISATION ET MUTUALISATION DES INSTRUMENTS DE SOUTIEN A L’ENTREPRISE : Les axes d’un secteur privé national fort

http://www.sudonline.sn Dans le cadre des mécanismes de financement de la relance économique, le gouvernement a revalorisé le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap 2a) à travers un fonds d’amorçage de 60 milliards de francs CFA, d’un fonds de garantie et de dépôt de 150 milliards francs CFA pour un financement bancaire à hauteur de 300 milliards francs CFA, d’un fonds d’appui au secteur privé de 100 milliards francs CFA, d’un certain nombre de projets à réaliser en partenariat public privé (Ppp) déjà identifiés, et le développement du secteur privé national fort. Tout ceci pourrait concourir à un secteur privé viable, particulièrement la préférence nationale pourtant mal en point. Si on se fie au Cnp et à la Cnes
Décidé à bâtir une économie forte et résiliente post covid-19, le gouvernement Sénégal a élaboré un plan de développement d’un secteur Privé national pour accroitre la compétitivité de l’économie. Pour ce faire, un certain nombre de projets financés et réalisés exclusivement par le secteur privé à hauteur de 2768 milliards de francs CFA, sont programmés. Ce travail se fera par l’adoption de la loi d’orientation sur le développement du secteur privé et l’opérationnalisation de l’accès préférentiel à la commande publique.
Concrètement, il s’agit de mettre en place un Fonds commun de placement à risque (Fcpr) pour la mobilisation de l’épargne nationale (Trésor public, institutions financières, entreprises, ménages), d’accélérer la formalisation de l’économie pour faciliter l’accès à la protection sociale du secteur informel, d’optimiser et de mutualiser les instruments de soutien à l’entreprise, et de mettre en œuvre la loi sur les start-ups, à travers la finalisation des décrets d’application. Ce mécanisme de financement des Petites et moyennes entreprises (Ppp) dans le cadre du partenariat public privé fonctionne comme suit : Ouverture de deux (2) guichets de 150 milliards FCFA composé d’un guichet pour les Pme qui ont un chiffre d’affaire comprise entre 100 millions et 2 milliards de FCFA et un deuxième guichet pour les grandes entreprises qui ont un chiffre d’affaire supérieur à 2 milliards.
Toutes ces entreprises doivent remplir les conditions d’allocation des crédits, les critères d’éligibilité des entreprises et les conditions applicables aux bénéficiaires. Pour ce qui est de la contribution de l’Etat, il s’engage à apporter 90 milliards FCFA à titre de garantie pour le guichet Pme, soit 60%. Et 60 milliards FCFA pour le guichet des grandes entreprises, soit 40%. S’y ajoute également, la mise en place d’une ligne de garantie de 25 milliards FCFA (Etat et partenaires : Fongip, Der/Fj et la subvention directe pour un modèle d’affaires incitatif d’un montant de 50 milliards FCFA.

DOCUMENT DU PAP 2A POUR LA RELANCE ECONOMIQUE : Le patronat note avec satisfaction la prise en compte de leurs préoccupations

Dans une revue du Conseil national du patronat Sénégalais d’octobre 2020, dénommée entreprendre Plus, le Conseil national du patronat Sénégalais (Cnp) et la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) après avoir pris connaissance du document provisoire portant sur le Pap 2a de relance de l’Economie, élaboré et transmis par le ministère de l’Economie, du plan et de la coopération ont noté avec satisfaction la prise en compte de plusieurs propositions formulées par les deux (2) confédérations patronales notamment au niveau de l’axe 1 de la transformation structurelle de l’économie et croissance; et de l’axe 2 relatif au capital humain, protection sociale et développement durable. Pour ce qui est de la présentation générale du document, les deux organisations patronales ont suggéré qu’il soit inséré dans le document un chronogramme de mise en œuvre des actions et projets tenant compte des urgences et priorités aussi bien sociales, économiques et financières.

APPROCHE SECTORIELLE D’UN CONTENU LOCAL PRECONISE

Pour ce qui est des principes directeurs du cadre stratégique, le Cnp et le Cnes pensent qu’il serait bon de définir une approche sectorielle d’un contenu local à impulser dans les secteurs d’activités porteurs de croissance et de souveraineté nationale : agro-industrie, santé, mines, énergies, Ptp & infrastructures, finances, numérique et concessions publiques. Selon le patronat sénégalais, ledit contenu local pourrait être différencié en fonction des objectifs à terme de l’Etat, de la spécificité de chaque secteur, et des capacités des privés nationaux. Dans le secteur des mines, il s’agit de faciliter l’accès des projets miniers au privé national en dissociant d’une part, le montant des investissements lourds à réaliser (recherche, prospection, installation), et d’autre part, le capital de la société à constituer en réservant les 25% de l’actionnariat au privé national.
Dans certaines concessions publiques, il est aussi possible d’avoir un contenu local à capitaux nationaux majoritaires en regroupant les privés nationaux en une seule entité, tout en ayant une alliance avec un partenaire technique international.

LA PREFERENCE NATIONALE DANS LE SECTEUR PETROLIER ET GAZIER

Au chapitre des contrats d’achat ou de production d’électricité indépendante (Ipp), la préférence nationale est aussi possible, comme au Nigéria, souhaite les organisations patronales. Selon elles, «l’expertise technique suffit pour s’octroyer le droit». Pour le secteur du pétrole & du gaz, les réflexions sont déjà engagées.

LA FISCALITE INTERIEURE

Le Plan Yaatal relatif à l’élargissement de l’assiette fiscale et la baisse de la pression fiscale sur les mêmes contribuables n’est pas mis en exergue.

LA FISCALITE DE PORTE ET LES PROCEDURES DOUANIERES

L’accent pourrait être mis sur la dématérialisation intégrale de dédouanement. Le circuit physique ne pouvant être utilisé qu’en cas de dysfonctionnement du système digital.

L’INDUSTRIE

L’industrie en général doit être prise en compte parmi les secteurs prioritaires et de souveraineté, et faire l’objet d’une attention particulière en prenant en compte les dimensions ‘’consommation locale’’ mais aussi des exportations (perspectives Zlecaf). Plus spécifiquement, l’agro-industrie doit bénéficier d’une politique de valorisation et de promotion du consommer «made in Sénégal» à travers la mise en place d’une infrastructure nationale de la qualité, métrologie, certification et accréditation. Ceci permettrait d’une part, de lutter plus efficacement contre la contrefaçon et la concurrence déloyale d’importations, et d’autre part, de labéliser les produits sénégalais; l’identification de mesures de protection et d’accompagnement des filières agroindustrielles; l’élaboration d’un cadre contractuel liant les producteurs agricoles, les industriels, les distributeurs et l’Etat. La santé Les mesures envisagées pour l’industrie pharmaceutique doivent être élargies aux cliniques et laboratoires privés. Il est également souhaitable la mise à disposition d’assiettes foncières et un accompagnement incitatif dans les régions. Il faut aussi encourager la mise en place d’unités pharmaceutiques sous régionales au regard du volume d’investissements nécessaires et de l’étroitesse du marché.

L’ENSEIGNEMENT PRIVE

Fortement impacté, le secteur de l’enseignement privé mérite une attention particulière. Or, le document ne traite que de l’éducation sous l’angle des besoins sociaux. D’où la pertinence de prendre en compte la dimension économique de ce secteur qui participe à plus de 50% de l’offre de formation et accueille des milliers d’étudiants étrangers. Bref, il devrait bénéficier d’un traitement adapté en financement; en fiscalité; en convention de travail spécifique; l’accès à l’internet haut débit pour les enseignements

LE NUMERIQUE

La réalisation des projets de transformation digitale de l’administration avec les professionnels privés nationaux du numérique et portant sur l’identité numérique (personnes physiques et morales); la digitalisation du patrimoine (foncier, cadastre, etc.); le dossier médical unique; les paiements électroniques. A ces projets, deux autres méritent également un accompagnement de l’Etat à savoir la transformation digitale des entreprises sénégalaises et la création d’un fonds pour l’innovation et la recherche dans le numérique, ainsi que pour le développement d’incubateurs. Par ailleurs, en dehors de l’adressage numérique et du Parc des technologies numériques (Ptn), les projets retenus devraient être mieux précisés comme l’infrastructure Agence de l’information de l’Etat (Adie), la place réservée au privé national, les réformes prévues ayant trait à la digitalisation de diverses prestations offertes, aux moyens de paiement électroniques, à l’adressage numérique, à l’intelligence artificielle, et au soutien à la transformation digitale des entreprises. Le tOUrIsMe Un suivi de proximité doit être fait pour le maintien de leurs activités en attendant la prochaine saison touristique 2021. Un dispositif d’accompagnement est aussi nécessaire pour le renforcement de la capacité d’offres touristiques.

LES ENTREPRISES EN DIFFICULTE

Cette question n’est pas traitée fait remarquer les organisations patronales. Sur ce, lesdites organisations pensent qu’une attention particulière doit leur être accordée pour éviter des cessations d’activités et dépôts de bilan. A cet effet, il est souhaité la mise en place d’un dispositif institutionnel au sein du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération pour la prise en charge et l’accompagnement des entreprises en difficulté. Ce dispositif devrait pouvoir regrouper les directions générales des impôts, des douanes, du trésor public, de la caisse de sécurité sociale, de l’Ipres à même de prendre des décisions de sauvegarde et de plans de relance viables.

LES MECANISMES DE FINANCEMENT

Il serait bon d’étudier cette possibilité d’avoir un taux d’intérêt adapté au financement du Bfr (court terme) et différent de celui destiné aux investissements physiques (moyen et long termes). Il faudra également être très précis sur la liste des secteurs prioritaires et de souveraineté pour éviter de multiples interprétations au niveau des agences bancaires. Pour la garantie de l’Etat, voir aussi cette possibilité d’un accompagnement des entreprises en difficulté ayant un plan de restructuration viable. Les montants alloués au fonds d’amorçage et de garantie devraient être revus à la hausse au regard des besoins de financement de la relance de l’économie. La contribution exceptionnelle attendue du secteur privé (42% du budget) dépend fortement des réformes structurelles, de mesures d’accompagnement et des incitations.

LE RENFORCEMENT DES CAPACITES D’INTERVENTION DU SYSTEME FINANCIER NATIONAL

Il est apparu ce besoin d’un contenu local substantiel au système financier national, fait remarquer le patronat plus précisément dans les établissements financiers où l’Etat est actionnaire. Ce contenu local financier vise la multiplication de leurs concours à moyen et long termes aux entreprises sénégalaises. Lesdits établissements financiers pourraient bénéficier de lignes de refinancement à long terme mises en place par l’Etat, au regard du dispositif prudentiel de la Becao, de Bâle, etc.

 LA LEGISLATION DU TRAVAIL

Dans une perspective de relance économique, de pérennisation et de création d’emplois, il est urgent de procéder aux réformes portant sur le cadre réglementaire et juridique des relations de travail en entreprise, soulignent les entrepreneurs. A cet effet, pour rendre plus attractif l’investissement privé, la question de la flexibilité et de la productivité au travail constituent des enjeux majeurs. Les partenaires sociaux signataires des conventions collectives doivent engager les concertations nécessaires portant sur la flexibilité à l’embauche des jeunes et sur le télétravail, sous la supervision de l’Apix, du ministère en charge du Travail et du Hcds. Par ailleurs, concernant le chômage technique, l’Etat devrait examiner la question de son financement dans les cas de forces majeures telles que les catastrophes et pandémies, pour lesquelles la responsabilité de l’entreprise ne saurait être engagée. Pour le Cnp et le Cnes, l’Etat doit aussi veiller au respect des accords signés récemment par les partenaires sociaux dans le cadre de la nouvelle convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni) entrée en vigueur en janvier 2020.

LE COMITE DE GESTION

Pour la mise en œuvre de ceci, les Organisations patronales signataires des conventions collectives nationales (Cnp, Cnes) doivent avoir un statut de membre à part entière par Jean Pierre MALOU

Classement : Le top 20 des banques de l’UEMOA

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=0DC6DD44-0538-4D91-9549-768F7BBACA30
https://www.sikafinance.com Les 128 banques actives dans la zone UEMOA représentaient fin 2019 un total bilan d’un peu plus de 40 616 milliards FCFA, soit environ 62 milliards d’euros, d’après le rapport que vient de publier la Commission bancaires sur l’état du secteur.
Dans le détail, Société Générale Côte d’Ivoire, la plus importante banque de la zone, est la seule à voir son total bilan passer le cap des 2 000 milliards FCFA (2 153 milliards FCFA). Elle est suivie de 5 autres banques dont le total bilan est supérieur à 1 000 milliards FCFA. Dans ce lot, l’on retrouve trois banques du marché ivoirien, Banque Atlantique, Ecobank, NSIA Banque et SIB. Le burkinabé Coris Bank International est présent dans cette cohorte des plus importants établissements de la région, tout comme la sénégalaise CBAO.
Bank Of Africa Bénin, première banque du marché béninois, s’est maintenue dans le top 10 du classement, suivi de la première banque du marché malien, BDM.

Classement des 20 premières banques de l’UEMOA

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=32398EA3-1B4A-4592-BAE8-D305FB17846D
Source : Rapport annuel 2019/Commission bancaire UMOA
La première banque du Togo, Ecobank Togo, se situe à la 29ème place avec un total bilan de 449,8 milliards FCFA, quand celle du Niger, Bank Of Africa Niger, arrive à la 39ème place pour un montant de 343,9 milliards FCFA.
Au total, les 128 établissements bancaires de l’UEMOA ont un portefeuille de dépôts évalué à un peu 27 666 milliards FCFA contre un encours de crédit de 22 761 milliards FCFA.Jean Mermoz Konandi

Covid-19 : L’économie chinoise confirme son rebond avec une croissance de 5% au 3ème trimestre

https://www.sikafinance.com L’économie chinoise confirme une fois de plus sa résilience face à la pandémie de la Covid-19 au terme du troisième trimestre 2020 et poursuit son dynamisme entamé au deuxième trimestre, après s’est contractée de -6,8% sur les trois premiers mois de l’année.
En effet, selon les données du Bureau national des statistiques du pays dévoilées ce 19 octobre, au terme du troisième trimestre, c’est-à-dire de juillet à septembre, la croissance du PIB de la Chine s’est accélérée de 4,9% en rythme annuel, soutenue par l’évolution des exportations qui ont progressé de 1,8%.
https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=CC5C73A4-7221-494F-AD16-D8D5A58134F4
« La reprise rapide de la Chine était le produit de ses verrouillages stricts, de ses tests massifs Covid-19, du suivi de la population, d’une grande économie qui peut se permettre d’être quelque peu isolée et de la relance budgétaire via l’expansion du crédit », ont commenté certains analystes de Nomura, une holding financière japonaise.
Pour la fin de l’année 2020, selon les nouvelles prévisions du FMI, la Chine devrait enregistrer une croissance de 1,9% alors que ses consœurs des Etats-Unis et de la France enregistreront respectivement -4,3% et -9,8%.Olivia Yao

L’Europe,plus gros acheteur des produits et services de l’UEMOA en 2019

(Agence Ecofin) – En exploitant l’édition 2019 du ‘’Rapport sur le commerce extérieur de l’UEMOA’’ publié par la BCEAO, nous avons extrait et compilé des données intéressantes sur l’activité commerciale de la zone UEMOA. Aujourd’hui, zoom sur les plus gros clients des produits et services issus de la région.
Et c’est l’Europe qui arrive en tête de liste, loin devant avec 46,6% des parts d’achats. Le vieux continent est suivi de l’Asie qui achète à hauteur de 23,3%. L’ensemble des autres pays africains vient en 3ème position (21,9%).
Le continent américain est le 4ème client des produits et services de l’UEMOA avec 6,5% de parts, et le reste du monde se partage les 1,6% restants.

Tribunal : La Senelec perd devant Akilee

https://www.beut7.com L’affaire opposant la Senelec à Akilee connaît un nouveau rebondissement. Selon l’AS, en audience de référé, hier, le Tribunal de Commerce, statuant publiquement et en premier ressort, s’est déclaré incompétent sur la saisine de la Senelec. Le juge met les dépens à la charge de la Senelec. Pour rappel, la Senelec qui a porté l’affaire au tribunal était défendue par Mes Sow, Seck et Diagne. Me Abdou Dialy Kane était l’avocat d’Akilee.

 «Énergie OMVG : Les travaux exécutés à hauteur de 95% au Sénégal

APS-Dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Énergie OMVG » l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) a organisé une visite de presse. Ce, pour faire l’état des lieux sur les chantiers  de construction de postes de transformation énergétiques partagées entre le Sénégal, la Gambie, les Républiques sœurs  de la Guinée la Guinée  Bissau et la Gambie. Au Sénégal, renseigne le SG de l’OMVG, Ababcar Ndao,  le taux de réalisation tourne autour de 95%.
Pour cette deuxième édition des visites de chantiers l’équipe du  de l’OMVG a démarré à Kaolack pour visiter le poste et le site de stockage situés dans la région.
Accompagné du gouverneur de la région, le secrétaire général de l’OMVG a magnifié l’état d’avancement du projet.
« Nous sommes ici sur un projet de transport. Vous savez, un projet d’énergie, c’est deux choses. Il faut avoir de la production qui sont des centrales de production. Mais ce dont on est en train de parler ici, c’est le transport, c’est à dire le réseau interconnecté qui est de 1700 kilomètres sur l’ensemble des quatre pays dont 700 kilomètres sont au Sénégal. Au Sénégal nous avons le Poste de Kaolack, Tambacounda, Kédougou et Tanaff. Avec les reliquats que nous avons, nous sommes en train de votre si on pourra construire un autre poste à Koungheul », explique Ababacar Ndao.
Il ajoute également que ces centrales vont aider la SENELEC sur la flexibilité de son réseau. « Ça peut permettre à la SENELEC de déclasser les zones de production isolées. Parmi les quatre pays, le Sénégal a le taux d’exécution le plus avancé. Au Sénégal, nous avons presque terminé. Alors il faut d’abord utiliser le réseau qui existe. Nous sommes en discussion avec la SENELEC que nous comptons confier la gestion et l’exploitation suivant un protocole d’accord en attendant d’avoir notre société de patrimoine. »
«Nous pensons qu’avec la SENELEC nous pouvons avoir une collaboration de 6 mois à 1 an, le temps qu’on termine le réseau dans les 6 pays. Actuellement, au Sénégal, le taux de réalisation tourne autour de 99% », indique le SG de l’OMVS.
Pour les indemnisations en ce qui concerne le Sénégal, M. Ndao assure que les paiements sont presque effectifs. Selon lui, 800 millions FCFA ont été débloqué pour indemniser l’es impactés. Il ajoute qu’à Kaolack 95% des impactés ont été indemnisés pour un montant de 340 millions FCFA.
Toujours pour les indemnisations  il ajoute que , 13 structures  à usage d’habitation ont été impactées  . Et ces derniers sont réparties entre Kaffrine, Koungheul, Tambacounda, Koumpentoum. Ces structures ont été selon le document rendu par l’OMVG indemnisées et reconstruites par des t’achetons choisis par les propriétaires. Et le budget total des compensations des pertes de structures à usage d’habitation s’élève à 92 649 290 FCFA

Avis favorable de la CDP sur le règlement de police et d’exploitation des autoroutes à péage

APS.sn – APS |La Commission de protection des données personnelles (CDP) a émis un avis favorable sur le projet de décret du ministère des Infrastructures et des Transports portant règlement de police et d’exploitation des autoroutes à péage, a appris l’APS de source officielle.
Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (MITTD) avait requis un avis de la CDP concernant la conformité de l’installation sur les autoroutes à péage d’un dispositif de vidéosurveillance, ou de tout système de prise de vues, avec la loi 2008-12 portant sur la protection des données à caractère personnel.
Dans son avis pour le troisième trimestre 2020, la CDP considère que la « finalité d’un tel dispositif est légitime ».
Elle rappelle toutefois au ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement que les exploitants des autoroutes devront se conformer aux formalités déclaratives des systèmes de vidéosurveillance auprès d’elle.

AFFAIRE BOCAR SAMBA DIEYE ET CBAO : Un deuxième rapport d’expertise favorable à l’importateur de riz  

http://www.enqueteplus.com L’expertise financière des relations entre Bocar Samba Dieye et la CBAO, commandé par la Cour suprême, a donné raison à l’importateur de riz. Ainsi, M. Dièye remporte une nouvelle bataille.
L’affaire dite Bocar Samba Dièye-CBAO connait un nouveau rebondissement. En effet, la Cour suprême avait commandité une expertise des relations financières entre l’opérateur économique Bocar Samba Dièye et la CBAO Attijariwafa Bank Sénégal.
Ce rapport a révélé que, dans cette affaire, la vérité est du côté de l’importateur de denrées alimentaires. L’information a été livrée hier par l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) qui s’est donné la mission de ‘’défendre’’ les usagers des banques, des institutions de microfinances et des compagnies d’assurances.
‘’Cette affaire, qui traine depuis une douzaine d’années, ‘’est en train de montrer la direction de la vérité’’, a déclaré, face à la presse, Famara Ibrahima Cissé. ‘’Le rapport d’expertise a révélé avec beaucoup de clarté, de pertinence et de justesse la vérité des faits. En effet, l’expertise a montré en toute logique et cohérence financière que dans cette affaire, la vérité est du côté de Bocar Samba Dièye, encore une fois’’, a ajouté le président de l’Acsif devant les journalistes, tout en brandissant la conclusion dudit rapport qu’il ne doit pas soumettre à la disposition du public.
Ainsi, c’est la deuxième fois qu’un rapport d’experts est favorable à Bocar Samba Dièye. Car, un premier rapport d’expertise fait par la justice avait révélé que sur la question opposant M. Dièye à la CBAO, que ‘’la CBAO ne pouvait pas avoir raison’’. Et c’est lorsqu’il a été cassé que l’affaire a atterri à la Cour suprême, qui a jugé nécessaire de désigner un deuxième expert pour faire un autre rapport.
‘’L’Acsif, à l’analyse des faits financiers, a toujours soutenu que Bocar Samba Dièye était victime d’abus, d’arnaque et de complot orchestrés par la CBAO à des niveaux insoupçonnés.
C’est ainsi que ce rapport d’expertise donnant un fondement certain à notre étude ne fait qu’ouvrir encore les yeux aux Sénégalais sur les pratiques bancaires que nous dénonçons au quotidien’’, a estimé Famara Ibrahima Cissé.
Selon lui, ce rapport n’est que la face visible de l’iceberg ‘’qui cache tout le magma d’injustices, de dérives et de maux auxquels les usagers font face au quotidien’’. Cependant, l’Acsif, qui se dit confiante, espère ‘’que ce dossier qui a tant duré permettra de rompre définitivement avec les hideuses pratiques bancaires’’.BABACAR SY SEYE

AIBD : 200 travailleurs de Top Interne courent derrière 4 mois de salaire

https://www.pressafrik.com Deux cent (200) travailleurs de Top Interne de l’aéroport International Blaise Diagne, sont sortis de leur mutisme pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils disent qu’ils ont été victimes d’un chômage technique imposé par le Directeur de la 2AS qui les avait affectés au niveau du Groupe Top Interne et sont restés pendant 4 mois sans salaire. Ils réclament leur retour au niveau de la société 2AS, ou d’aller en chômage technique avec une rémunération. Dans le cas contraire, ces travailleurs exigent à ce qu’on leur paye leur droit, et les libérer.
« On nous force à signer des contrats de suspension. Alors que nous avons des contrats à duré indéterminée (CDI). Ils nous amènent en chômage technique sans être payés. Tout en prenant comme prétexte le manque d’activité à l’aéroport. Alors que les activités n’en manquent pas. Je donne l’exemple du vol Air France qui faisait la navette 2 jour/7, aujourd’hui cette compagnie et d’autres font 7/7 de navette. Dans le but de régler cette situation, nous avons tenu des réunions plusieurs fois avec les responsables. Mais ils refusent toujours de régler notre situation », fulmine Daouda Gueye leur porte-parole.
Poursuivant ses propos, il ajoute : « Nous avions dit à Top interne que nous acceptons d’aller en chômage technique rémunéré, pour nous accompagner, car nous sommes des pères de famille. Nous lui avions aussi proposé aussi d’aller voir la 2AS pour nous ramener au niveau de cette société».
A en croire M. Gueye, le responsable de Top Interne n’a toujours pas accepté. Et parmi-eux, il y a des célibataires qui sont mieux payés que les certains agents mariés. «Nous interpellons le président de la République et le ministre des Transports à intervenir », a-t-il lancé.Ibrahima Mansaly

Tivaouane peulhle FRAPP exige leur libération des 6 personnes arrêtées lors d’une manifestation contre la spoliation foncière

https://www.pressafrik.com Le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine ( Frapp) a exigé  la libération dans les meilleurs délais de 6 personnes arrêtées lors de d’une manifestation contre la démolition de leurs maisons et la spoliation foncière à Tivaouane peulh.
« Nous exigeons la libération dans les meilleurs délais des résistants à la spoliation foncière détenus dans la poste de gendarmerie de Tivaouane peulh. Il s’agit de Papa Magatte Gaye, Habibou Ndiaye, Gora Ba, Adiouma Diallo, Baye zale seck, Modou Faye. L’administration du président Macky Sall criminalise la résistance à l’oppression en emprisonnant systématiquement ceux qui disent non à sa politique de rapine foncière », a accusé l’activiste Guy Marius Sagna.
Face à la presse ce lundi, M. Sagna a annoncé une manifestation au Sud du Sénégal, avant d’accuser le Chef de l’Etat d’être responsable de l’arrestation des citoyens qui se battent contre « l’accaparement des terres » de Boucotte Mancagne, Baraf, Mandina Mancagne, Kantène et Djibeuneu.
« Dans les jours à venir, le FRAPP, en accord avec les populations de Niaguiss et des forces vives de Ziguinchor, va organiser une manifestation en Casamance pour dire non aux spoliations foncières à Niaguiss, à Oulampane, à Bignona, à Médina Wandifa… et exiger la libération de nos dignes fils injustement incarcérés depuis plus de 03 mois », a-t-il conclu.  Ibrahima Mansaly

5 Épouses de présumés jihadistes détenues en Libye : Le ministère des Affaires étrangères réagit et suit le dossier sans relâche

https://directnewsinfo.com  «C’est un dossier très sensible et très compliqué. L’Etat est informé de cette affaire et y travaille sans relâche. Mais au vu de la gravité des faits reprochés à nos compatriotes, nous devons à la vérité reconnaître que ce n’est pas une banale affaire d’émigration, mais de djihadisme», soupire-t-on au ministère des Affaires étrangères. Des autorités diplomatiques du Sénégal assurent tout de même que le contexte de guerre en Libye, minée par des factions et un gouvernement qui ne contrôle pas tout, rend les négociations «complexes». «Nous avons réussi à identifier ces femmes qui ont toutes des noms de guerre. Aujourd’hui, nous avons pu établir les contacts et travaillons de façon souterraine à faire en sorte qu’elles aient un procès équitable, mais aussi dans la mesure du possible, à ce qu’elles purgent éventuellement leurs peines ailleurs que sur le sol libyen», rassurent les autorités sénégalaises.

Cheikh Oumar Anne : «tous les bacheliers qui en feront la demande seront orientés dans les Etablissements d’Enseignement supérieurs publics»

https://actusen.sn Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a installé, hier, officiellement la commission nationale d’orientation des bacheliers 2020 dans les institutions publiques. Cheikh Oumar Anne a saisi l’occasion pour assurer que tous les bacheliers qui en feront la demande seront orientés dans les Etablissements d’enseignement supérieurs publics.
«Pour la prochaine rentrée académique, nous aurons à orienter plus de 65.000 nouveaux bacheliers. Le Gouvernement a pris des orientations claires. Tous les bacheliers qui en feront la demande seront orientés dans les Etablissements d’Enseignement supérieurs (Ees) publics et les procédures et mécanismes d’orientation doivent être clairs et largement diffusés, pour que nul n’en ignore», a annoncé Cheikh Oumar Anne.Mansour SYLLA

27 nouvelles contaminations, 0 cas contact, 18 cas importés

iGFM-(Dakar) Le ministère de la santé et de l’action sociale a annoncé ce mardi 20 octobre 2020 que le Sénégal a enregistré 27  nouveaux cas de contamination à la Covid-19 dont 9 cas issus de la transmission communautaire et 18 cas importés. Le ministère a également précisé que 57 patients sont déclarés guéris. 1 décès a été signalé.
«Sur plus de 816 tests réalisés, 27 sont revenus positifs. Il s’agit de 0 cas contacts suivis par les services du ministère de la santé, 9 cas issus de la transmission communautaire, 18  cas importés. Par ailleurs, 57  patients sont testés négatifs et déclarés guéris. 6  cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar. 1 Aucun décès lié à la covid-19 n’a été enregistré ce lundi 19 octobre. L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 459 cas positifs à la covid-19 dont 13 922 guéris, 320 morts, 1 évacué et 1216 personnes sont encore sous traitement», a déclaré le directeur de la prévention du ministère de la santé, Elhadji Mamadou Ndiaye.

Aly Ngouille Ndiaye proroge les arrêtés sur le port du masque et les rassemblements

https://actusen.sn La lutte contre la Covid-19 est toujours d’actualité bien que le nombre de cas à tendance à baisser ces derniers jours. En effet, le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, vient de proroger l’arrêté n°13564 du 7 août portant interdiction des rassemblements et le port obligatoire du masque dans certains lieux pour une durée de 3 mois. Pour le port du masque, il concerne des services de l’administration publique, les services du secteur privé, les lieux de commerce et les lieux de transport public.Adja Khoudia Thiam

MARDI 20 OCTOBRE/Délai d’incubation terminée à partir du magal de Touba…Touba en attente des chiffres de la Covid-19.

https://www.dakaractu.com Le magal de Touba, célébré le 06 octobre dernier, a-t-il finalement, comme redouté par les plus sceptiques, provoqué la régénérescence de la pandémie de la covid-19 ? C’est la question que tout le monde se pose. Autrement dit, populations, épidémiologistes, État du Sénégal et autres observateurs internationaux sont tous suspendus aux résultats des tests qui seront réalisés les prochaines 24, 48 ou 72 heures pour savoir si véritablement les rassemblements déroulés à Touba les 04, 05, 06, 07 et 08 octobre ont eu un effet négatif sur la tendance baissière enregistrée depuis plusieurs semaines maintenant.
Dans tous les cas, les résultats sortis des tests réalisés à Touba même, ne laissent augurer rien de mauvais. In extenso, les bilans des 18 et 19 octobre derniers.

Bilan ce jour : 18/10/2020

         Région de Diourbel
Total Cas Confirmés : 02
– DS Touba : 02 Cas Positifs :
02 Contacts
00 Communautaire
– DS Mba>
Des jeunes et des femmes du mouvement «Président Yeyoo Fuuta»
https://www.lactuacho.com (Président, pensez au Fouta, en langue poular), qui regroupent plusieurs adhérents vivants à Matam, Podor, Dakar et à l’étranger, multiplient les sorties pour interpeller les pouvoirs publics sur les nombreuses attentes d’un développement structurant de leurs localités.
A travers une marche pacifique autorisée, que le mouvement a organisé hier, dimanche 18 octobre dans la commune d’Ourossogui, des membres de l’association tous vêtus de rouge, ont repris la rue pour attirer l’attention de l’Etat sur leur vécu quotidien.
Les membres du mouvement qui disent «se dresser contre les politiciens et les hommes  d’affaires, qui utilisent leur force et leurs ressources, pour des intérêts personnels», agitent la détermination de ne parler désormais qu’avec le président de la République Macky Sall.
A travers un mémorandum, dont ils ont fait l’économie devant la presse, les marcheurs qui sollicitent «l’attention» du chef de l’Etat, déclarent que «le Fouta n’a pas émergé, et qu’il continue de patauger dans des difficultés, malgré l’apport constant de ses dignes fils de la diaspora».

Le mouvement qui rejette «tout tutorat de la part des politiques», s’est fortement épanché sur de nombreux manquements.

«Le Fouta souffre de l’enclavement, on peut citer le «Ndandé mayo», la commune de Houdallaye, celle de Louguéré Thioli, en plus de l’île amorphile…Le plateau technique de la santé est malade, avec un manque d’infrastructures et de spécialistes, tels que les dentistes, les ophtalmologues, les chirurgiens et les gynécologues. L’enseignement supérieur est inexistant dans la zone, d’où l’appel à la création d’une université et le renforcement des établissements d’enseignement professionnel pour lutter contre les perditions scolaires», de l’avis d’Abdoulaye Tall Guiro secrétaire général du mouvement.
Dans sa communication, le secrétaire général, a plaidé pour une intensification des aménagements hydro-agricoles et l’électrification villageoise surtout dans la zone sylvo-pastorale de Ranérou qui demeure, selon lui, un cas particulier avec seulement deux localités qui sont servies en courant électrique de haute tension pour l’ensemble du département.
Sur le registre des doléances formulées, le porte-parole du jour, a aussi sollicité, l’Implantation des forces de gendarmerie, de sapeurs pompiers, de tribunal et d’infrastructures de base dans les zones excentrées.
Au niveau des attentes, les formulations du mouvement ont plaidé pour «une meilleure équité dans l’octroi des financements dédiés aux jeunes et aux femmes, ainsi que leur prise en charge dans l’exploitation des ressources minières et forestières, notamment au niveau des phosphates de Ndendori et la forêt classée de Ranérou».
A cela s’ajoute, «la gestion transparente des structures communautaires, à savoir la gestion des forages et la gestion des comités de santé».Sud quotidien

POSTE DE SECRETAIRE GENERAL DU PS : Jeu de cache-cache entre prétendants

http://www.sudonline.sn Sur le plateau de la 7TV, vendredi 16 octobre dernier, le Secrétaire général de l’Union régionale Ps de Kaolack, Sérigne Mbaye Thiam, a encore une fois de plus fait dans le clair-obscur concernant sa présentation au poste de Secrétaire général du Parti socialiste (Ps). Au moment où le président de la Commission chargée du renouvellement des instances semble s’impatienter sur l’intérim qui commence à s’éterniser, l’actuel Sg du parti, à la tête du Bureau politique (Bp) Aminata Mbengue Ndiaye, se terre dans un silence et des lenteurs qui inquiètent plus d’un
Les ambitions se dessinent. Les combines politiques se font en douce. Les analystes et observateurs politiques décortiquent l’après Ousmane Tanor Dieng à la tête du Parti socialiste (Ps). Depuis le décès du Secrétaire général du parti fondé par feu le président-poète Léopold Sédar Senghor, tous les regards restent braqués sur l’après Ousmane Tanor Dieng (Otd), inhumé dans sa terre natale à Nguégnène, le mercredi 17 juillet 2019, après un Deuil national.
Pour ainsi dire, même si le poste de Secrétaire général par intérim du Ps a été donné à la 1ière adjointe du Sg, Aminata Mbengue Ndiaye, en octobre 2019, par le Secrétariat exécutif national (Sen), il n’en demeure pas moins que la question de la succession d’Otd reste entière. Pour cause, la guerre de succession a été différé jusqu’au prochain Congrès ordinaire. Un an après, octobre 2019-octobre 2020, le Ps reste toujours dans cette situation d’intérim et le processus déclenché le 04 Février 2018, à travers le lancement de l’opération de vente des cartes, semble être au point mort. Ou du moins, rien ne filtre sur la conduite dudit processus qui devait, à terme, permettre d’organiser le Congrès ordinaire. Pour l’instant, le Comité central chargé de fixer la date du Congrès ordinaire, sur proposition du Bureau politique (Bp), ne réagit toujours pas.
A la tête dudit Bp, se trouve la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) qui est assise confortablement sur le fauteuil, sans se prononcer sur le poste de Sg du Ps. Des lenteurs qui auraient très certainement agacé le Secrétaire national aux Elections, prétendant officieux pour succéder à Ousmane Tanor Dieng. Tout au plus, sur le plateau d’une chaine de télévision, le vendredi 16 octobre dernier, le Secrétaire général de l’Union régionale Ps de Kaolack, Sérigne Mbaye Thiam, a estimé que «l’intérim doit avoir une fin. Par définition, l’intérim ne doit pas être du long terme. Tout le monde est d’accord là-dessus». Même s’il ne donne pas sa position officielle sur sa candidature au poste de Sg des «Verts», il n’en demeure pas moins que, non seulement il dit avoir été sollicité par des responsables du parti pour ce poste, mais aussi qu’il est prêt à briguer ledit poste si des proches le soutiennent. Encore que, ce n’est pas la première fois qu’il s’est prononcé sur ses ambitions pour cette station.
En effet, en octobre 2018, venu présider à Keur Madiabel la 24ème Edition de la finale de son tournoi «Navétanes», le Sg de l’Union départementale Ps de Nioro avait déclaré  : «je n’ai de fixation sur aucune fonction et je ne m’interdis non plus aucune fonction dans le Parti socialiste.
La place de Serigne Mbaye Thiam dans le Parti socialiste sera ce que la confiance des militants socialistes m’accordera. Et pour cela, je m’en remets d’abord à la confiance de mes militants du département de Nioro, ceux de la région de Kaolack et les responsables au niveau national». Quid de l’actuel ministre de la Pêche, Alioune Ndoye, qui ne cache pas ses ambitions de briguer à nouveau la mairie de Dakar Plateau ? Mystère et boule de gomme.Jean Michel DIATTA

DR MAURICE SOUDIECK DIONE SUR LA SUCCESSION AU POSTE DE SG DU PS : «Si ce sont les égos qui sont mis en avant plutôt que le projet, le parti va vers des lendemains incertains»

http://www.sudonline.sn Le Parti socialiste (Ps) est parti pour engager un virage assez crucial et difficile de son évolution, avec notamment la disparition de son Premier Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, et ses consécutives dont les convoitises affichées ou non pour le poste de Secrétaire général du parti. C’est du moins la conviction du Docteur en Science politique, Maurice Soudieck Dione, qui prévient que, concernant la guerre de succession, les socialistes prétendants au poste ont intérêt à porter un projet politique socialiste à proposer aux Sénégalais, plutôt que de vouloir faire passer des ambitions personnelles. Au cas contraire, l’Enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis prédit des «lendemains incertains» pour le parti de feu Léopold Sédar Senghor

Le PS est-il à la croisée des chemins ?

Bien sûr, le PS est à un moment crucial de son évolution. Avec la disparition de son Premier secrétaire Ousmane Tanor Dieng, paix à son âme, le parti doit s’organiser pour assurer une transition réussie.

Aminata Mbengue Ndiaye peut-elle mater les velléités de contestation de son leadership à la tête du parti, même si elle est intérimaire ?

Le PS doit tirer les enseignements de son histoire récente, après les nombreuses défections, depuis 1996. Un leadership fondé sur l’autoritarisme est de nature à fragiliser le parti. Le grand défi du PS aujourd’hui est d’organiser un congrès démocratique à l’issue duquel un Premier secrétaire sera choisi. Pour ce faire, ceux qui veulent aller en compétition doivent pouvoir le faire librement, et il faut également que le processus soit transparent, participatif et inclusif, afin de donner une forte légitimité à la personnalité qui devra présider aux destinées du parti. Or, quand on part de l’idée de brider des velléités d’expression dans le parti, c’est déjà le signe d’une faiblesse, et celle-ci risque de se confirmer ensuite avec le départ de tous ceux qui se sentiront brimés, provoquant ainsi un affaiblissement du parti. Le PS par son histoire, par les symboles forts qu’il représente en tant que parti ayant conduit le pays à l’indépendance sous la houlette du Président Léopold Sédar Senghor, et qui a géré le Sénégal pendant 40 ans, parti le mieux organisé et le mieux structuré de l’espace politique, affronte un virage difficile. Si l’avenir du parti est relégué au second plan au profit des intérêts personnels de contrôle de l’appareil politique à tout prix, le PS déjà affaibli depuis sa chute en 2000 risque d’être de moins en moins attractif. Il aura beaucoup de mal à se relever d’une crise de succession.

Ne risque-t-on pas d’assister à une guéguerre fratricide qui pourrait fragiliser fortement ou scinder le PS en deux ?

Les institutions et règles, procédures et protocoles ont pour but de canaliser les ambitions personnelles et les contradictions qui ne peuvent manquer d’exister dans une organisation humaine. En ce sens, le premier défi est de ramener tous les protagonistes à la succession autour du cadre institutionnel et normatif du parti. Il peut y avoir plusieurs tendances qui s’affrontent, c’est un signe de dynamisme démocratique et c’est même une tradition au PS, mais cela ne signifie pas qu’il faut scinder le parti en deux. Les différentes tendances doivent pouvoir se retrouver après la compétition et travailler à construire un projet politique socialiste à proposer aux Sénégalais, et qui sera porté par la personnalité la plus qualifiée à cet effet, par sa compétence, son charisme et son parcours. Cette personnalité doit également avoir des qualités de rassembleur et des capacités de conciliation et de réconciliation. Mais, si ce sont les égos qui sont mis en avant plutôt que le projet, le parti va vers des lendemains incertains et un éventuel émiettement va davantage l’affaiblir et mettre fin à toute possibilité de positionnement comme locomotive de forces politiques, en vue d’engranger des victoires électorales.

Khalifa Sall peut-il tirer bénéfice d’une situation d’opposition de leadership au sein de son ancien parti ?

Ceux qui sont restés au PS sont les partisans du camp d’Ousmane Tanor Dieng. Les polarités qui vont se constituer en vue de la succession se construiront autour de leaders qui gravitent autour des fidèles de l’ancien Premier secrétaire. Même s’il y a une scission, ces leaders vont partir avec leurs affidés. A cela s’ajoute qu’il y a une hypothèque sur l’éligibilité et donc sur l’avenir politique de Khalifa Sall, avec sa condamnation dans l’affaire politico-judiciaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Mais si Khalifa Sall revient dans le jeu, il peut capter indirectement de l’électorat socialiste.reCUeILLIs par J M Diatta

Succession au PS : “Serigne Mbaye Thiam risque de vivre le calvaire connu par Tanor”, Ibrahima Sène

Le leader du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Ibrahima Sène estime que la sortie spectaculaire de Pierre Sagna mettant en cause la politique d’alliance du PS au sein de BBY, fait apparaître au sein de ce Parti, une tendance ouvertement hostile à sa Direction actuelle, dont la durée de l’intérim au défunt Secrétaire Général, Ousmane Tanor Dieng, suscite déjà un profond malaise, exprimé sur la place publique, par Serigne Mbaye Thiam.

Serigne Mbaye Thiam risque de vivre le calvaire connu par Tanor

D’après Ibrahima Sène, Serigne Mbaye Thiam vient de faire savoir ouvertement, qu’il aspire à hériter du poste qu’occupe provisoirement Aminta Mbengue Ndiaye, à l’appel de ses nombreux amis, au pays et dans la diaspora, même s’il nuance sa pensée en disant, que ce ne serait pas au prix de l’éclatement du Parti. Mais, s’il se laisse attirer par ces sirènes, Serigne Mbaye Thiam risque de vivre le calvaire connu par Tanor, lorsque Diouf avait voulu le propulser à la Direction du PS. Et Tanor s’en était sorti, grâce à l’appui sans faille de Diouf et de l’appareil d’Etat.

Lutte historique sans merci

Donc, sevré d’un tel soutien, Serigne Mbaye Thiam, va donc se rendre compte, comme Tanor en son temps, que le PS, malgré son option pour la Social-Démocratie, est marqué par une lutte historique sans merci, entre progressistes et conservateurs imbus de préjugés de Caste, qui a longtemps fonctionné sous forme de « parachutage versus blindage », faisant de ce Parti un Parti non Démocratique. En effet, il ne s’est pas développé au sein de ce Parti, une culture de résolution pacifique de ses contradictions internes, mais bien une culture de rapports de force débouchant sur des violences inouïes entre ses membres, qui ont abouti, avec la dévolution de la gestion du Parti à Ousmane Ténor par le Président Diouf , au départ de ses deux ténors historiques, Djibo Ka et de Moustapha Niasse, qui ont créé respectivement leurs propres Partis pour assumer leur destin politique“, déclare M. Sène.

Les contradictions internes du PS

Selon le leader de PIT, en 2000, avec la perte du pouvoir, les contradictions internes du PS ont accéléré de nouveaux départs de cadres pour former, à leur tour, leurs propres Partis. Et c’est conscient de tout cela, que, contre vents et marrées, Tanor a propulsé Serigne Mbaye Thiam et Abdoulaye Wilane à côtés, pour, avec l’appui du Mouvement des Femmes PS, tenir tête jusqu’à sa mort, aux conservateurs qui voulaient son départ.

Serigne Mbaye Thiam risque de replonger le PS dans une nouvelle crise

Aujourd’hui, Seigne Mbaye Thiam, en voulant affronter, à la fois, d’une part, le camp des conservateurs, certes divisé entre Khalifa Sall et Alioune Ndoye, et d’autre part, le Mouvement des Femmes du PS en voulant bousculer Aminata Mbangue Ndiaye, Serigne Mbaye Thiam risque de replonger le PS dans une nouvelle crise, grosse de sa dislocation au grand dam de la stabilité de notre pays. Le Sénégal, pour sa stabilité, n’a pas besoin d’un PS éclaté encore moins d’un PS sous l’emprise des conservateurs“, ajoute Ibrahima Sène.

Succession au Ps : Réplique cinglante d’Aminata Mbengue à Serigne Mbaye Thiam

https://www.seneweb.com La Secrétaire générale par intérim du Parti socialiste (PS), Aminata Mbengue Ndiaye, a réagi sévèrement, dans les colonnes de Libération, à la sortie de Serigne Mbaye Thiam, secrétaire national aux élections dudit parti, qui a annoncé sa candidature lors du prochain Congrès.
«Le PS n’a aucun problème. Actuellement, je suis le SG du parti. L’élection d’un nouveau SG, après le décès de Tanor Dieng, n’est pas mon agenda actuel. J’assure l’intérim et on en parlera le moment venu. Au PS, nous avons un règlement intérieur et des statuts. Je ne peux pas être le responsable du parti politique et créer des polémiques autour de questions sans importance», a martelé la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).

L’EDITO DE NETTALI.COM – Les travers de l’honorabilité

NETTALI.COM – On les désigne sous le vocable « honorables députés ». Mais l’on se demande ce qu’ils ont de plus honorables que les autres citoyens ou commis de l’Etat pour qu’on les appelle ainsi. Ont-ils vaillamment défendu la démocratie ou le peuple au nom de qui, ils sont élus ?  Le  terme « honorable » relèverait simplement d’une courtoisie parlementaire.
Mais au-delà du radical « honneur », le qualificatif comporte une charge sacerdotale forte qui incite à faire ce travail au nom d’une communauté humaine unie ; mais aussi de l’accomplir avec dignité. Mais ça, c’est pour ces hommes et femmes qui connaissent le sens de ce mot là. Car au fond, la politique quoique dévoyée de nos jours dans sa mission, demeure de servir loyalement la cité et ses habitants.
Ceux que nous appelons par conformisme « députés du peuple » ne le sont en réalité dans la majeure partie des cas, que de nom. Si certains d’entre eux assument individuellement leurs missions comme un sacerdoce, d’autres s’inscrivent dans une logique grégaire de la majorité d’appartenance, oubliant de défendre des principes et intérêts des populations et de leurs territoires dans une logique de circonscription par exemple. Si le tonitruant député El Hadji Diouf se fait pas appeler « député du peuple », ce n’est pas pur hasard. Eh bien c’est parce qu’il s’est rendu compte du déficit de représentation du peuple qu’il s’est arrogé cette appellation. L’on a bien compris que c’est un personnage versatile qui ne défend au fond que sa personne. Ou plus exactement ses intérêts.
Ni le mode d’élection des députés, ni les privilèges dont ils jouissent et encore moins le comportement de la grande majorité d’entre eux, ne laissent penser qu’ils représentent suffisamment les Sénégalais. C’est une perception – et ce n’est peut-être pas la réalité – que beaucoup de députés ne travaillent pas assez, certains sont absentéistes, dorment pendant les séances parlementaires, lèvent facilement le doigt à l’assemblée suivant une logique mécanique.
Le cas Aliou Dembourou Sow nous montre en effet à quel point les Sénégalais ne sont pas encore sortis de l’auberge. Imaginez une seconde un député qui est censé représenter le peuple et qui se met à défendre un 3ème mandat d’un Président issu d’un pouvoir équivalent et qui incite dans le même temps à la violence et à l’ethnocentrisme ! Ce député Sow ne se considère en réalité que comme un député de Macky Sall et non celui du peuple. Celui-ci a déshonoré non seulement sa fonction mais aussi le peuple qu’il est censé représenter ; et les « haal pulaar » qui ne se retrouvent pas dans leur grande majorité dans son discours aussi fractionniste que vil. Il a cassé le ciment de la République fondée sur le vivre ensemble mais également violé sa devise «un peuple,un but,une foi».
Voulait-il nous faire comprendre que le pouvoir est de nos jours une affaire d’ethnie et que Macky Sall représenterait les Haal Pulaar ? Un ethnocentrisme sur lequel certains surfent et qui peut être générateur de divisions dans un pays qui a jusqu’ici échappé aux démons du tribalisme et de l’ethnocentrisme. Ce, contrairement à certains Etats de la sous-région. Qu’avons-nous de plus que les autres ? Rien ! Si les « Haal pulaar » seuls avaient voté pour Macky Sall, aurait-il été président de la république ? On ne va quand même pas suivre ce Sow dans ses bêtises. Ses propos sont d’une autre époque. Même le fait d’assimiler des machettes à des cartes d’électeur pour se tirer d’affaire, montre qu’il prend les Sénégalais pour des demeurés. Il aurait dû prendre la peine de s’excuser plutôt que de s’enfoncer dans une ridicule explication qui n’a aucune chance d’être comprise même dans le Fouta ou le Ferlo.
Le président de la République aurait dû réagir de manière aussi expéditive comme lorsque d’aucuns ont abordé la question du 3ème mandat dans un sens qui lui est défavorable, alors même qu’il avait interdit qu’on abordât le sujet dans ses rangs. Posez la question à Moustapha Diakhaté ou à Sory Kaba ou encore à Me Moussa Diop ! Même dans le cas de ce dernier qu’on a accusé d’avoir voulu se servir du 3ème mandat comme couverture alors qu’il s’attendait à être limogé pour d’autres raisons, c’est l’évocation de ce sujet qui a été l’effet déclencheur.
Des voix se sont même élevées pour dire que le président du conseil départemental de Ranérou n’aurait pas en réalité agi de son propre chef , mais qu’il a été activé pour faire cette sortie.  Le discours est honteux, n’honore pas l’Apr qui s’est fendu d’un communiqué bien mou. Mou parce qu’Aliou aurait dû être exclu comme d’autres qui l’ont été pour bien moins.
A la vérité, Dembourou enfonce Macky Sall qui fait comme si de rien n’était alors que certaines déclarations peuvent enflammer un pays, détruire le socle sur lequel il est assis et créer des clivages ethniques sans précédent. Ce discours braque davantage l’opposition, la société civile, les activistes et met davantage les citoyens sur leur garde. L’appel à la violence peut même susciter la violence. Aliou est passé à côté. Il a commis un grave crime contre la République.
Mais ce qui est d’autant plus incompréhensible dans ce brouhaha, c’est la réaction de Papa Mahawa Diouf de l’Aspt qui a semblé entretenir une comparaison avec les propos d’un Ousmane Sonko qui aurait demandé à ce qu’on fusille les anciens présidents, tout en nous informant que l’Apr a condamné les propos de Dembourou Sow. Une condamnation d’ailleurs jugée bien molle et insuffisante par une bonne partie de l’opinion. Une autre posture moins honorable, c’est celle du ministre Karim Fofana qui a informé sur la RFM que les propos du député Sow ont été déformés. On croit rêver. Aliou Dembourou Sow aurait dû être exclu de l’APR pour propos infamants contre la république. Comme ce remplacement de Moustapha Cissé Lô au poste de 1er vice-président. Ce dernier aura beau expliquer, Macky Sall aura beau nous dire qu’il reste un ami et un frère, c’est une sanction qu’il a subie. Dans cette affaire, à la vérité, le procureur aurait même dû s’autosaisir.
Une situation en tout cas bien confuse qui rend suspectes les intentions futures de Macky Sall dont les réponses mi-figue, mi-raisin sur la question du 3ème mandat, soulève pas mal de passions au fur et à mesure que le temps passe. « Ni oui, ni non (…) S’il en parle, les gens ne vont plus travailler ». En somme, les déclarations de notre cher président.  C’est la teneur de sa réponse qui laisse d’autant plus pantois, puisque c’est lui qui détient l’autorité, l’exerce lorsqu’il sent que les choses ne vont pas dans le sens qu’il souhaite. Il nomme aux fonctions civiles et militaires bon sang ! Ce « ni oui, ni non » n’est en réalité que l’expression d’un enfumage pour gagner du temps.
Mais si des cas Dembourou Sow existent, c’est bien parce qu’il y a eu des précédents Penda Ba qui sont restés impunis. Cette dernière a ouvert la boite de Pandore en délivrant des propos ethnicistes, insultant les wolofs. Que lui est-il arrivé ? Rien sinon qu’elle avait été arrêtée avant d’être relâchée.
Au-delà se pose aussi la question des critères qui prévalent à la désignation sur des listes jusqu’à l’élection de certains députés à l’Assemblée nationale. Le cas d’Aliou Dembourou Sow vient remettre sur la table l’équation du recrutement des militants et de leur formation. C’est aussi à cela que sert la structuration d’un parti. Lorsque, lors de la conférence de presse de nouvel an, le président de la République nous a servi qu’il gagne des élections pour un parti non structuré. Il doit aussi dire qu’un tel parti forme aussi une armée mexicaine dans laquelle les militants ne sont astreints à aucune discipline et sont tous aussi manipulables.
On ne peut pas dès lors ne pas se demander s’il ne faut pas désespérer de nos institutions. Ce qui se passe en tout cas sous les yeux des Sénégalais, va plus dans le sens de classer le pays de la Téranga dans la catégorie des républiques bananières que celle des démocraties avancées. Une démocratie ne devrait pas en réalité être réduite à des élections qui sont organisées et à des personnalités publiques qui sont élues. Comment le sont-ils d’ailleurs ? Une bonne question.
L’on élit des députés et le président de la République et l’on nomme des juges. Ce qui constitue les trois pouvoirs. Mais dans ce jeu des pouvoirs où chacun est censé jouer son rôle, pour arrêter l’autre, non pas dans une logique de blocage, mais plutôt de limiter les dérives, c’est l’exécutif qui a une prééminence insolente sur les autres et les inféode. Il donne par exemple au judiciaire les moyens de son fonctionnement et de son administration. L’exécution de cette mission dépend en grande partie du bon vouloir de l’exécutif. Construire des palais de justice, s’équiper en ordinateurs, en personnels, octroyer des avantages, etc. Tout dépend en réalité de ce pouvoir.
Le Conseil supérieur de la magistrature voit aussi la présence du président de la République et du ministre de la Justice qui régissent le parquet dans un rapport hiérarchique, un moyen de contrôle de ce pouvoir. N’est-ce pas ce contre quoi l’Ums, en tant qu’entité syndicale, tente de s’insurger ? Elle s’insurge davantage contre ce qu’elle considère comme un déficit d’indépendance de la justice matérialisée par des affectations déguisées ou plus exactement des nominations à des postes de conseillers. Le juge Ngor Diop ne mène-t-il pas actuellement un combat dans ce sens après avoir considéré que c’est la condamnation d’un dignitaire qui lui vaut son affectation. Ce qui est par exemple considéré comme une atteinte au principe d’inamovibilité lié aux fonctions de juge du siège, c’est à dire ceux qui officient devant les cours et tribunaux pour rendre des décisions.
Mais si le judiciaire cherche les moyens de son indépendance, ce n’est point le cas pour l’Assemblée nationale. Dans les faits, c’est à travers le mode de scrutin même que l’exécutif a trouvé les moyens de maîtriser le parlement. C’est de notoriété publique que c’est toujours le pouvoir en place qui gagne les législatives et détient de fait la majorité. De 150 membres,  le nombre de députés est passé à 165. Ce qui relève tout simplement d’une logique politicienne pour en augmenter le nombre et caser de la clientèle politique et mieux happer l’électorat de la diaspora. Sur ces 165 députés, 90 sont ainsi élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour ; 60 députés au scrutin proportionnel dans une circonscription unique nationale. Les députés restants après le premier décompte sont attribués suivant la règle du plus fort reste.

Ces 15 députés augmentés, suite au référendum de 2016, se répartissent au scrutin majoritaire dans 8 circonscriptions découpées dans les régions du monde en fonction de leur importance dans la diaspora sénégalaise.

Mais dans la réalité, les députés, tels qu’ils sont placés sur les listes majoritaires, obéissent au doigt et à l’œil à la discipline de la majorité. Malheur à celui qui viendrait à se rebeller. C’est cette logique qui fait que n’importe quel type de député peut se retrouver sur cette liste. Il suffit juste que le président de la République le veuille ou le souhaite. Qu’attendre d’un tel député ? L’expérience nous montre que des parlementaires anonymes ont eu à porter des lois jugées contraires à l’intérêt général et qui les ont par la suite rendus célèbres.
Tenez la Loi Ezzan ! Le Président Wade l’avait promulguée, alors qu’il était au centre de vives polémiques pendant plusieurs mois. Ce texte institue une amnistie pour tous les auteurs et commanditaires de crimes et délits en relation avec les élections de 1993 à 2004. Cette loi, qui fut adoptée par l’Assemblée nationale, avait fait par la suite l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier qui avait rendu sa décision, avait procédé à une « validation partielle » puisque les sages avait effectivement invalidé l’article 2 de la loi, prévoyant que « sont amnistiées de plein droit toutes les infractions criminelles ou correctionnelles, au Sénégal ou à l’étranger, en relation avec le décès de Monsieur Babacar Sèye, magistrat du Conseil constitutionnel, que leurs auteurs aient été jugés définitivement ou non ».
Ou alors cet arrêté Ousmane Ngom tant contesté qui va évoluer vers une loi qui instituera des périmètres de sécurité qui doivent régir les manifestations publiques à Dakar Plateau et l’équation d’un délai de 36h imparti à la Cour Suprême pour statuer sur les requêtes introduites en cas de rejet d’une demande de manifestation publique. C’est en effet l’un des points consensuels de la commission politique du Dialogue national qui seront bientôt envoyés à l’Assemblée nationale et adjoints au projet de loi abrogeant l’arrêté Ousmane Ngom.
Il y a aussi l’article 80 du code pénal qui institue l’offense au chef de l’Etat et qui est issu de la loi. Un article fourre-tout qui limite fortement les droits du citoyen et qui permet d’arrêter celui-ci pour peu qu’il fasse certains commentaires jugés déplacés à l’endroit du chef de l’Etat.
A la vérité, à l’Assemblée nationale, c’est la majorité mécanique qui dicte sa loi. Les députés de l’opposition ont beau être motivés, ont beau vociférer, ils ne peuvent rien contre cette machine qui représente plutôt l’exécutif que le peuple dans un contexte d’inexistence de mandat impératif qui inciterait le parlementaire à rendre compte à son mandant. On a plutôt affaire ici à un mandat représentatif, général, sans contrôle.
On est loin de « House of Card », cette série américaine ou les parlementaires quand bien même issus d’une majorité, négocient leur vote en faveur de l’augmentation de budgets qu’ils voudraient voir allouer pour plus d’investissements en faveur de l’éducation ou de la recherche dans leurs circonscriptions, voire le vote de fonds pour leurs terroirs. Ceux-là ne sont pas soumis à leur majorité ou au président de la République qui donne des directives par le biais du chef de la majorité. S’il en est ainsi, c’est parce que le système est différent et les députés même s’ils appartiennent à une majorité, défendent aussi des principes et disent non lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec la ligne adoptée par la majorité au profit du parti.
Moustapha Cissé Lô, ne vient-il pas d’être remplacé par Abdou Mbow au poste de vice-président de l’Assemblée nationale. Abdou Mbow, parlons-en. Sa nomination a en tout cas été des plus critiquées. Beaucoup s’attachent à dire qu’il n’a ni l’envergure, ni la carrure et encore moins le niveau et l’expérience. Ce qui veut dire que pour ses détracteurs si l’hémicycle est ce lieu de débats où les différentes majorités s’affrontent, Abdou Mbow ne mérite pas ce poste qui est d’office à deux pas d’exercer le pouvoir de vacance si demain Macky Sall ou Moustapha Niasse venait à être empêchés. Sur un autre plan, d’aucuns disent que Abdou Mbow mérite amplement ce poste eu égard à sa posture de combattant qui va au charbon et défend la politique du président Sall. Pour ceux-là le président aime tout simplement les hommes soumis et faibles qu’il peut manipuler à sa guise. Niasse, n’a-t-il pas par exemple pendant longtemps été soumis à une sorte logique de mandat d’un an entre août 2012-2013 et mi 2013 -2014  avant qu’une permanence à la présidence du perchoir lui soit assurée.
Résultat des courses,  il a  dans les faits dissous son parti dans la majorité. L’Afp n’est plus en réalité que l’ombre d’elle-même, plongée qu’elle est dans une logique de compagnonnage qui n’est en réalité qu’une fusion de fait. Cet homme en oublie aujourd’hui de faire son travail. Son attitude et sa posture révèlent un homme qui semble attendre des directives pour pouvoir agir.  Sa réaction a été simplement de dire que personne ne montrera à l’Assemblée sa manière de travailler. Elle agira avec sérénité au moment où la question des niveaux d’exécution du programme d’assainissement 2012-2022 est agitée, Macky Sall nous a sorti un taux d’exécution de 66,07 % sur un montant global de 766 milliards de F CFA, lancé en 2012 alors que visiblement selon certaines associations, ce niveau d’investissement n’est pas perceptible sur le terrain.
Et pourtant au regard de la détresse des populations et malgré les vacances de l’Assemblée nationale, cette dernière n’aurait-elle pas dû les annuler pour aller s’enquérir de la situation au nom du peuple qu’il représente ? Mais au fond qu’a vraiment fait l’Assemblée nationale pour mériter des applaudissements ? Rien, sinon quelle est plongée en permanence dans une atmosphère d’affrontements personnels, de combats de coqs, d’absentéisme, de députés qui s’endorment , lèvent le doigt ou encore applaudissent.
Seule en tout cas une réforme en profondeur du mode de scrutin qui donne plus de possibilités au citoyen de choisir ses représentants, pourrait permettre de faire de l’Assemblée nationale, un instrument réel de la représentation nationale. Pourquoi ne pas par exemple faire du député, un volontaire rémunéré sur la base de sa présence aux sessions. Un acte de volontariat qui l’expose moins à quelque aléa que ce soit et forme de pression. Un Sénégalais qui pourrait retourner à son travail, une fois sa mission accomplie. Il coûterait moins cher au contribuable et maîtriserait d’autant plus les enjeux de la vie économique et sociale du pays, en ayant une activité professionnelle voire de profession libérale.
Le judiciaire lui est en train de mener le combat en vue de son indépendance dans un contexte où le président Souleymane Téliko est sur le point d’être traduit devant le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature. L’une des réformes majeures dans ce domaine est que le président de la République et son ministre de la Justice ne soient plus des membres de ce conseil. Ce qui permettrait aux magistrats qui se connaissent mieux, soient responsables de l’avancement et de la nomination de leurs pairs. De même l’introduction d’un juge des libertés qui permettra de statuer sur la mise en liberté des justiciables ou non, pourrait apporter plus de garanties au justiciable. Le procureur ne pourra plus statuer seul dans ce domaine.
Au-delà, les élus quels qu’ils soient, doivent garder à l’esprit qu’ils ne valent pas mieux que ces citoyens qui leur ont délégué leurs pouvoirs. Tout le monde ne peut pas être aux commandes. Tout le monde ne peut pas s’investir en politique car d’autres secteurs d’activités doivent aussi être pourvus afin que l’économie puisse fonctionner. Qu’ils ne s’imaginent surtout pas qu’ils peuvent tromper indéfiniment les populations. Macky Sall ne peut pas du jour au lendemain balancer des chiffres comme une recette magique quant au niveau d’investissement du plan de lutte contre les inondations. Le rapport commandité lors d’un conseil des ministres n’était en réalité qu’une manière de gagner du temps car les chiffres, ils les avaient déjà. Mais que fait l’Assemblée nationale ? Nous n’en attendons honnêtement plus de miracles.

Affaire Aliou Dembourou Sow : And-Jëf/Pads condamne et exige des sanctions

https://actusen.sn Le Secrétariat Permanent (Sp) de And-Jëf/Pads s’est réuni la semaine dernière par visioconférence pour se pencher sur les questions d’actualité. Une occasion pour le parti politique de donner sa position sur l’affaire Aliou Dembourou Sow. La formation de Cheikh Bamba Dièye, condamne jusqu’à la dernière énergie ce qu’elle qualifie d’appel au génocide et demande aux organes concernés de l’État de prendre leurs responsabilités.
« De tels propos, qui, naturellement ne sauraient engager le moins du monde la communauté Peulh mais engage la propre responsabilité de leur auteur auraient dû entraîner une réaction immédiate et d’une fermeté exemplaire des organes de l’État dont la vocation est de garantir la paix civile et la cohésion sociale. Partout où des phénomènes de génocides ont été observés comme en Bosnie-Herzégovine ou au Rwanda, ce sont de tels propos et initiatives qui ont été à la base de l’embrasement »,  lit-on dans un communiqué reçu à “Actusen.sn”.
Selon le porte-parole du jour Cheikh Ibrahima Niang des citoyens ont été arrêtés et jetés en prison pour bien moins que ça. Il appelle les Sénégalais à la vigilance afin de déjouer tout complot contre lui et d’où qu’il vienne  notamment  toute tentative d’imposer un 3ème mandat anticonstitutionnel.Saly Sagne

Cheikh Bakhoum annonce sa candidature pour la mairie de la commune de Grand-Yoff

https://actusen.sn Cheikh Bakhoum veut devenir le prochain maire de la commune de Grand-Yoff. Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), dans un entretien accordé à ‘’Source A’’, a affiché ses ambitions pour diriger ladite commune.
«Nous sommes dans une Coalition, qui devra se réunir, bientôt, pour désigner les candidats dans les différentes localités. A cette occasion, nous aurons l’occasion de donner notre position pour la Commune de Grand-Yoff. Nous avons une ambition réelle, sincère, en tant que fils de cette localité, pour améliorer les conditions de vie des personnes qui vivent dans la Commune. C’est une ambition que nous avons, depuis longtemps, et on espère que les populations vont nous soutenir», a-t-il déclaré.
A en croire le responsable politique de l’Alliance pour la République, «le premier soutien que nous attendons, c’est celui de l’Apr, des camarades de la Coalition Bby et, bien sûr, le soutien primordial du chef de notre Parti, de notre Coalition, du président Macky Sall»

Coalition Jotna

http://www.enqueteplus.com La coalition Jotna apporte son soutien ‘’fraternel et indéfectible’’ au président du Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko, et à son parti victimes de ‘’cabales et d’acharnement crypto-personnel’’ de la part de l’appareil politico-administratif du régime de Macky Sall. Qui, selon la coalition Jotna, en proie à l’affolement, fait ‘’fi de l’éthique, de la vertu et de l’élégance’’ républicaines. Comme à son habitude, l’assemblée générale s’est prononcée sur diverses questions d’actualité. Elle déplore ainsi ‘’l’échec total’’ de la politique économique et sociale de Benno Bokk Yaakaar qui s’illustre par ‘’un chômage massif des jeunes (48 % !) au 3e rang mondial juste derrière la Syrie et le Burkina Faso, selon l’OIT (Organisation internationale du travail). La politique de l’emploi du Sénégal est un désastre et tout porte à croire que cela va s’empirer, à cause d’un pilotage à vue de l’économie et d’une mauvaise gestion des richesses nationales et ressources naturelles’’, lit-on dans le communiqué de la coalition reçu hier à ‘’EnQuête’’.
…La coalition Jotna pense que le dernier exemple en date est l’octroi ‘’nébuleux’’ par le gouvernement de licences de pêche à des navires étrangers décrié par le dernier rapport de Greenpeace. ‘’Cette politique de gestion des ressources naturelles au profit des intérêts étrangers viole la Constitution et jette nos jeunes par milliers vers l’émigration clandestine au moyen de pirogues de fortune et au péril de leur vie (plus d’un millier de jeunes Sénégalais arrivés en moins d’un mois sur les côtes espagnoles des Canaries)’’, poursuit notre source. Ce parti de l’opposition dénonce aussi ‘’une corruption généralisée et endémique’’ et ‘’une mal gouvernance’’ tant au niveau local qu’au niveau central, ‘’une fragilisation’’ des institutions et notamment de la justice. D’après eux, il y a ‘’un manque de préparation et d’anticipation’’ face aux catastrophes comme les inondations, des investissements publics coûteux et mal étudiés (Ter, PUDC, BRT) et ‘’une augmentation exponentielle’’ de l’insécurité dans les villes et le monde rural, etc.
…La coalition Jotna fustige également l’attitude ‘’passive et laxiste’’ des parlementaires de Benno Bokk Yaakaar, face aux ‘’dérives récurrentes’’ de leurs collègues. Il s’agit de ‘’faux monnayage’’, de ‘’l’apologie de la violence politique’’, du ‘’conflits d’intérêts’’, du ‘’trafic d’influence’’, etc.
Elle invite l’Assemblée nationale, à la faveur de la reprise de ses activités, de prendre en charge pleinement ses prérogatives constitutionnelles, particulièrement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques. ‘’Afin d’éclairer la lanterne de nos compatriotes sur la situation réelle du pays, la coalition Jotna invite la coalition BBY à un débat public médiatisé. Le peuple a besoin de vérité et de bonne gouvernance, et nous sommes là pour le rappeler à ce régime’’, rapporte le communiqué.

Saccage de la permanence du PDS : Me Wade entre dans une colère noire contre Bara Gaye, une plainte en vue

https://www.pressafrik.com Lors de la cérémonie de lancement des opérations de vente des cartes, des militants et des nervis ont saccagé les locaux de la permanence Oumar Lamine Badji du Pds. « Le Témoin » quotidien vous révèle qu’un rapport épinglant Bara Gaye et ses partisans est déjà sur la table de Me Abdoulaye Wade, secrétaire général national du Pds. Une plainte n’est pas à écarter !
Le Secrétaire général national se réserve le droit de porter plainte pour tentative d’assassinat, violences et destruction de biens appartenant à autrui.
Vendredi dernier, 16 octobre 2020, les membres du Secrétariat national du Parti démocratique sénégalais (Pds) ont organisé une cérémonie de lancement des opérations de vente des cartes de membres de leur formation politique. Un lancement qui devait notamment être marqué par l’installation officielle de la commission nationale de vente des cartes. La cérémonie avait pour cadre la permanence nationale Oumar Oumar Lamine Badji située sur la Vdn à Dakar. Le secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, soumis à un confinement strict depuis l’apparition de la pandémie de coronavirus, a été officiellement représenté par Doudou Wade, secrétaire général adjoint et doyen d’âge.
Hélas, au moment où les responsables libéraux s’apprêtaient à démarrer les travaux, une centaine de militants et de « mercenaires » munis d’armes blanches et de bombes neutralisantes ont surgi dans l’assistance pour tout casser, tout détruire. Pis, ils se sont violemment attaqués aux responsables et aux militants présents au point que certains ont failli y laisser leur vie.

Le coup de colère de Me Wade contre Bara Gaye !

A peine trois jours après ces faits graves, un rapport situant les responsabilités a été remis au président Abdoulaye Wade, secrétaire général national du Pds, pour qu’il en tire les conséquences.
Ayant pu survoler le rapport, « Le Témoin » quotidien est en mesure de révéler que le maire libéral de Yeumbeul Sud, Bara Gaye, a été épinglé comme étant l’instigateur des actes de vandalisme et de sabotage enregistrés vendredi dernier. Ce qui est regrettable dans cette affaire de délinquance et vandalisme politique, c’est le fait que l’élément déclencheur soit venu d’un niveau insoupçonné en l’occurrence Bara Gaye. Un jeune homme politique parti du néant avant que le tout- puissant ministre d’Etat d’alors, Karim Wade, le façonne de toutes pièces jusqu’à en faire son attaché de cabinet. Mieux, Me Abdoulaye Wade l’a récemment coopté parmi les onze secrétaires généraux adjoints du Pds, histoire de mieux lui baliser encore un chemin prometteur dans le parti.
Pire, depuis le départ du coordinateur Oumar Sarr, le maire Bara Gaye s’est mis dans les habits de N°2 du Pds jusqu’à squatter le bureau de Me Wade au niveau de la permanence pour y recevoir en audience. Ce alors que le Pape du Sopi ne cesse de persister et signer qu’il n’existe ni N°2, ni N°3 dans le Pds. Dans ces conditions, il est facile d’imaginer le degré élevé de colère et de déception de Me Abdoulaye Wade lorsqu’il a appris à travers le rapport qui lui a été soumis que Bara Gaye était le principal organisateur de la mise en sac de sa très chère permanence acquise au bout de 50 ans de lutte politique.
D’ailleurs, Bara Gaye n’est pas le seul puisque le rapport a aussi épinglé certains militants et responsables libéraux comme Gaindé Fatma Tall de l’Union des jeunes travaillistes et libérales (Ujtl), Khadija Ndiaye, Marie Aw, responsable du Pds à Keur-Massar, Galo Tall, Etienne Faye, Guidiouma Diakhaté, Marième Sylla, Saida Ndiaye, responsable Pds à Nimzat-Guédiawaye, Guidiouma Diakhaté et Bachir Diawara. Selon ce rapport plein de révélations — puisque les langues des vigiles, chauffeurs et sergents-recruteurs se sont déliées —, tous ces militants et responsables ont participé de près ou de loin aux actes de destruction ou de dégradation volontaire de la permanence Oumar Lamine Badji du Pds.
Toujours est-il que le secrétaire général national du Pds se réserve le droit de porter plainte pour tentative d’assassinat, violences et destruction de biens d’autrui. Une affaire qui nous rappelle celle de la Maison du Parti Socialiste (Ps) où le maire de la Médina Bamba Fall et ses nervis avaient été arrêtés et placés sous mandat de dépôt pour les délits et crimes de tentative d’assassinat, violences, destruction de biens appartenant à autrui, injures publiques et menace de mort. Cette fois-ci, c’est au tour du Pds de subir la furie dévastatrice d’un groupe d’individus qui sont tout sauf des militants.Le Témoin

GUINEE/CELLOU DALEIN DIALLO SE DIT VAINQUEUR  : Le camp de Condé parle de « déclaration irresponsable »

Libération Sénégal online -« Le RPG ARC-EN-CIEL, les partis alliés et ses soutiens, respectueux des institutions de la République, condamnent sans réserve et avec la plus grande fermeté la déclaration irresponsable et dangereuse du Président de l’UFDG, El hadj Cellou Dalein Diallo, par laquelle il s’est auto-proclamé élu après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.
Une élection dont le processus de compilation des résultats est en cours. Cette attitude anti-républicaine et anti-démocratique appelle de la part de tous les patriotes et de tous les démocrates une vive indignation et une condamnation unanime.
Le RPG ARC-EN-CIEL et ses alliés invitent les institutions compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires, à prévenir le désordre et à empêcher toute velléité de déstabilisation du pays et de ses institutions légitimes.
Le RPG ARC-EN-CIEL appelle ses militants à rester calmes, sereins et mobilisés afin de préserver nos acquis démocratiques et les institutions de la République.Le RPG-ARC-EN-CIEL »

AFFAIRE SANKARA  : La France bloque le dossier

Libération Sénégal online « Ce 15 octobre 2020, jour du 33 e anniversaire de l’assassinat du Président Sankara, nous apprenons avec satisfaction que le juge d’Instruction en charge du dossier au Burkina a rendu son ordonnance de renvoi devant la Chambre de contrôle du Tribunal militaire de Ouagadougou. Cela signifie que le dossier est désormais en passe d’être transmis à la justice en vue de préparer le procès qui devrait se tenir courant 2021.
Plus d’une dizaine de personnes, dont Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré, vont être jugées selon les cas, pour attentat à la sûreté de l’État, complicité d’attentat à la sûreté de l’ État, assassinat et complicité d’assassinat, recel de cadavre, faux en écriture publique et subordination de témoins.
Nous apprenons aussi que la France n’aurait toujours pas livré le 3ème lot d’archives qu’elle avait promis.
Le 28 novembre 2017, lors de son voyage au Burkina, il y a déjà donc 3 ans, le Président Emmanuel Macron avait promis que « tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat, … couverts par le secret national seront déclassifiés et consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè ».
Ainsi, alors qu’à l’approche du 15 octobre différentes voix se sont élevées au Burkina pour se plaindre de la lenteur de la justice, il apparait que les retards dans l’ouverture du procès proviendraient donc de la lenteur de la France.
Notre réseau s’élève vigoureusement contre ces retards. Nous exigeons du gouvernement français qu’il envoie sans tarder ce 3ème lot. (…).
Nous nous inquiétons à l’idée que le procès se tienne sans la présence de Blaise Compaoré. En conséquence, nous appelons les forces démocratiques de Côte d’Ivoire à exiger de leur gouvernement l’extradition effective de Blaise Compaoré.
Le réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique ».

Cessez le feu des scandales…Au travail ! Par Oumou Wane

A chaque jour suffit son scandale ! Qu’il émane de la mouvance présidentielle ou des détracteurs du régime, pas une semaine où la polémique ne vienne polluer le dialogue national et tenter d’assombrir le bilan de Macky Sall, dont l’avenir immédiat révèlera le caractère exceptionnel. Qui vivra, verra !
A quoi peut bien penser notre Président, le matin en se rasant ? A ce qui lui vaut de mériter une pareille majorité ? Des gens qui disent le soutenir, mais en réalité font tout pour le plomber. Mais n’exagérons rien car il ne s’agit que d’éléments isolés et ce n’est pas parce qu’il y a un point noir sur une pomme que le fruit est mauvais. J’ai l’habitude de dire que le cuisinier reconnaît ses fourchettes mais sur les doigts de sa main, le président reconnaît les siens ! Ceux toujours là contre vents et marées ! Je ne parle pas des seconds couteaux bien entendu !
Chaque semaine donc ! Quand ce n’est pas l’affaire des oryx qui éclabousse le ministre de l’environnement Abdou Karim Sall, c’est cette polémique stérile avec Ousmane Sonko, et si ce n’est pas cela, ce sont les propos haineux tenus par le député de la majorité présidentielle  Aliou Dembourou Sow qui viennent jeter le discrédit sur l’action du gouvernement et l’engagement de notre président.

Les Sénégalais n’en peuvent plus de ces tapages permanents et ne veulent pas de ces polémiques politiciennes inutiles. Surtout en temps de crise sanitaire, autant dire de guerre contre la Covid19, où ces provocations dangereuses empêchent la cohésion nationale et disons-le tout net, la sûreté de la nation.

Certes, en souvenir  d’un certain héritage Gaulois, les Sénégalais sont un peuple de protestation pour ne pas dire réfractaire et en effet, on proteste plus ou moins sans arrêt depuis notre indépendance, adoptant à chaque fois de nouvelles causes et démontrant que la protestation est un passe-temps national. Mais cela ne signifie pas non plus que nous Sénégalais sommes un peuple fondamentalement négatif. Je dirais même que les sénégalais sont des optimistes contrariés qui ne s’autorisent pas à être satisfaits.
Cela dit, quand la mouvance présidentielle reste persuadée que le Sénégal «se porte bien» malgré la crise sanitaire de la Covid19 avec son cortège d’impacts économiques et en dépit des polémiques perpétuelles, on est en droit de se demander s’il n’y pas effectivement des raisons de protester. Non, le Sénégal ne se porte pas bien et c’est pourquoi nous devons cesser le feu des scandales imaginaires et immédiatement nous remettre au travail, en se démarquant par ailleurs de tout discours incitant à la violence et à la haine dans le champ politique et social.
En temps de guerre, si je peux me permettre, on n’instruit pas à charge et à décharge, mais on nomme l’ennemi, c’est à dire la crise économique découlant de la pandémie mondiale de la Covid 19.
Rappelons juste que le mode de gouvernance du président Sall a été salué par la communauté internationale, et que les résultats obtenus par son gouvernement en matière de gestion de la Covid19 sont unanimement reconnus. Macky Sall nous a évité le pire !
Alors, que certains proposent de « sortir les machettes » pour défendre la perspective d’un 3ième mandat est en soi irresponsable et dangereux, mais ne doit pas faire diversion. Laissons ces fusibles se griller seuls comme le destin de tout fusible et le soin au Président de la République de continuer à nous guider car les élucubrations de certains farfelus ne l’engagent point. Il est la République !
Néanmoins, pendant qu’il met en place à notre intention le PAP II, pour améliorer et accélérer la production agricole et aller encore plus vite vers l’autosuffisance en riz, continuons de polémiquer ou cessons le feu des critiques, mais de grâce, évitons de ternir son image et tâchons de ne pas trop gêner son travail.Oumou Wane

Homosexuel arrêté et bastonné à Touba : Lgbt France porte plainte contre des marabouts devant l’Union européenne

https://actusen.sn L’affaire de l’homosexuel expulsé de Touba prend une tournure judiciaire. Selon Les Echos, la LGBT France s’est saisie de l’affaire, traînant Serigne Cheikh Lô Ngabou, responsable du Dahira Xudamoul Xadim, et des marabouts de Touba devant l’Union européenne.
Lgbt France a également saisi le ministre français de l’Intérieur pour interdire les mis en cause de séjourner en Europe. Lgbt France estime que les droits des homosexuels sont bafoués au Sénégal, précisément à Touba.

Sacré Cœur 3 : plus de 20 homosexuels présumés surpris en train de célébrer un mariage par la police de Dieuppeul

https://actusen.sn Le Commissariat de Dieuppeul a mis aux arrêts, ce samedi 17 Octobre, tard dans la soirée, plus de 20 homosexuels présumés à Sacré Cœur 3. Selon les informations de “Actusen.sn”, ces personnes ont été surprises dans un appartement meublé en train de célébrer un mariage. Les jeunes du quartier, accompagnés des hommes du Commissaire Aïssatou Ka ont fait une descente dans l’appartement alors que la fête battait son plein. Selon toujours les sources de “Actusen.sn”, les murs de l’appartement étaient décorés avec des inscriptions «heureux ménages» et «Hbd».
Ces jeunes nés entre 1998 et 2002 ont été placés en garde-à-vue au Commissariat, avant d’être présentés au Procureur de la République.Mansour SYLLA

DÉCÈS DE L’ANCIEN MINISTRE DE LA COMMUNICATION MOCTAR KÉBÉ

Dakar, 20 oct (APS) – Moctar Kébé, ancien ministre de la Communication et maire de Kolda (sud), est décédé dans la nuit de lundi à mardi des suites d’une longue maladie, annoncent plusieurs médias dont Radio Sénégal.
M. Kébé, rappelé à Dieu à l’âge de 84 ans, est un journaliste diplômé du Centre universitaire d’enseignement du journalisme, un institut de l’Université de Stasbourg (France).
Il a été journaliste de terrain, au service du quotidien Le Soleil, dont il a dirigé la rubrique politique étrangère, de 1960 à 1984, avait-il coutume de rappeler.
Moctar Kébé fut élu député en 1988, avant d’être nommé ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature.
Elu maire de Kolda en 1990, il continuait à siéger au gouvernement où il exerçait les fonctions de ministre de la Fonction publique et du Travail.
Moctar Kébé deviendra plus tard l’emblématique ministre de la Communication de ces années-là, avant d’être nommé ambassadeur du Sénégal en Gambie (1993-1995), pays dans lequel il avait déjà servi dans les années 1980 comme conseiller d’ambassade.BK/ESF

LA FIN DU CHAOS ? PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Soudain, l’éclaircie en Guinée ! Le pays, ce beau pays, n’a pas trébuché alors que le scrutin présidentiel de dimanche suscitait moult appréhensions. L’albatros hurleur a-t-il plané la veille dans le ciel guinéen ? La colombe, symbole de la paix, a-t-elle inspiré les électeurs dans l‘accomplissement de leur devoir citoyen ? Peu importe la main invisible qui a agi, l’essentiel réside dans le calme qui a prévalu, révélant par dessus tout, une maturation certaine d’un peuple éprouvé qui retrouve ainsi le sens de l’orientation, la retenue et le comportement civique.
Au lendemain d’un vote, sans doute décisif, voilà que l’activité reprend son cours normal dans tous les secteurs, dans l’attente de la proclamation provisoires des résultats. Qui apportera le rameau d’olivier annonciateur de la fin du calvaire ou du déluge ? Depuis 1958 en effet, et même avant, la Guinée broie du noir alors qu’elle est un condensé de richesses. Ce signal, envoyé aux acteurs politiques, montre qu’une élection, quelle qu’elle soit, se résume à un choix de vie, de société, de dirigeants. Le vote exprime ce choix par les urnes.
Pas de guerre, ni de violence, encore moins de manipulation des symboles pour imposer une volonté. Toute intention dans ce sens serait déjà suspecte et alimenterait des réactions disproportionnées au risque de dénaturer la consultation. Il est vrai qu’en Guinée, toutes les élections ont fait l’objet de contestation. A la base d’une telle dérive subsistent une suspicion, un soupçon, une méfiance souvent entretenus par la faiblesse du dialogue politique, l’absence d’un consensus sur le mode opératoire et la désignation d’hommes et de femmes intègres et probes au sein des instances délibératives ou consultatives.
Un fait demeure constant  : les Guinéens veulent que les choses changent. Ils ne supportent plus cet immobilisme pernicieux qui fige les populations dans un attentisme sans lendemain et des espoirs (toujours) déçus par une classe politique qui peine à se renouveler malgré une frappante vitalité démographique. Le pays se hâte lentement tandis que les impatiences citoyennes grossissent alors qu’aucune réforme en profondeur n’est impulsée pour amorcer les changements souhaités. Un temps long s’impose.
Qui pour incarner la transformation de la Guinée ? Alpha Condé, homme politique rusé mais ondoyant ? Ou Cellou Dalein Diallo, homme d’Etat, mesuré mais hésitant ? Tous les deux dominent le débat politique depuis plus de deux décennies. Ils sont clairvoyants certes, mais la différence des parcours et, accessoirement la différence d’âge, les séparent dans leur vision d’une Guinée à requinquer pour jouer les premiers rôles dans une Afrique qui se cherche une voie de progrès.
Moins jeune, Alpha Condé n’affiche pas l’enthousiasme pour dégager une perspective lumieuse. Ses deux mandants décevants ont mis en doute ses capacités, voire ses compétences à sortir la Guinée de l’ornière, de la misère et des affaires. Pour preuve, le changement de constitution par mode référendaire a pollué la vie politique en Guinée au point de pousser l’opposition dans une radicalité qui a fini par isoler le président sortant.
Cellou Diallo, en revanche, en est à sa troisième tentative de convoiter le fauteuil présidentiel. Au plus fort des crises politiques que son pays a traversées, il avait sorti le grand jeu, renonçant à revendiquer une victoire qui se dessinait en 2010 pour privilégier l’apaisement. Cette grandeur d’esprit l’habite. Il en a récolté des dividendes politiques qui débordent sa sphère d’influence. L’enfant de Labé a été de toutes les initiatives de l’opposition contestant la volonté du président sortant de briguer un troisième mandat. A l’arrivée, il décide de se présenter à l’élection présidentielle, autre moyen, selon lui, d’accentuer l’isolement du président Condé et de hâter l’alternance démocratique. Les heures qui suivent vont être crispantes et haletantes en Guinée.
L’âge du capitaine sera également une des clés du scrutin en vue en Côte d’Ivoire, fin octobre. Le président Henri Konan Bédié, 87 ans, déjà deux mandats à son actif dans le passé, ne se présente pas dans une forme ni grande, ni éblouissante, au double plan physique et mentale pour la prochaine présidentielle. Oublie-t-on que l’âge du Président Félix Houphouët-Boigny, été à l’origine des douloureux problèmes vécus par la Côte d’Ivoire.
Celui qui se prenait pour le « père de la nation ivoirienne », s’appuyant sur une croyance ancestrale, n’avait pas souhaité voir de « son vivant » son successeur. A sa mort, ils furent nombreux à revendiquer l’héritage. Le parti-Etat, le PDCI, vole en éclat. Henri Konan Dédié, alors Président de l’Assemblée nationale évoque la constitution pour assurer l’intérim puis organise (à son avantage) l’élection suivante en introduisant l’infamant article sur l’ivoirité dns le but évident d’écarter Alassane Dramane Ouattara, aujourd’hui à la tête du pays, après deux mandats successifs. L’appétit du pouvoir vient-il en l’exerçant ?
Travailler à bien penser devrait être le lot actuel de la classe politique ivoirienne pour « donner le meilleur d’elle-même » au pays qui en a bien besoin plutôt que de vivre dans la crainte d’une résurgence des fractures sociales. Celles-ci ont été fatales aux ressorts de puissance qui prédisposaient la Côte d’Ivoire à l’émergence vingt ans plutôt.
Ces hommes politiques qui taquinent les 80 ans, courent le risque de dénaturer les régimes politiques en évacuant l’exemplarité comme modèle de représentation. A y regarder de plus près, la postérité ne relève pas de leur vocabulaire politique. Des démons, on en trouve. Mais des Mandéla, on en cherche !
La démocratie secrète-t-elle des pathologies ? Le moins mauvais des systèmes est-il essoufflé ? Traverse-t-il une étape cruciale de son avenir en dents de scie ? Des fissures de l’harmonie apparaissent pour lézarder ce Mur qui serait tout sauf celui des lamentations. Qu’observe-t-on de nos jours ? La parole libérée grâce à la liberté d’expression pousse au ressenti démocratique qui se répand, hélas ! Partout les médiocres se pavanent. La lucidité ayant quitté la scène, le langage heurté s’installe. Durablement.
Aujourd’hui, les « grandes gueules » en sont les parangons. Comble de paradoxe, ils s’appuient sur la démocratie (et ses avantages) pour la détruire de l’intérieur en la dénigrant, en la détournant de sa mission fondatrice d’une société de clairvoyance, de tolérance et d’espérance. La mort de la démocratie pourrait être aussi le fait des démocrates. Ils désertent les plateaux. Ils ne veulent pas (à juste raison) « hurler avec les loups. »
Cela suffit-il pour endiguer la déferlante alors que l’écume des vagues n’est pas visible à l’œil nu ? La nature a horreur du vide, convenons-en. L’opinion publique est travaillée par les conspirateurs qui ne rencontrent sur leur passage aucune objection. Or par essence, la démocratie vise à asseoir la culture du consensus au termes de débats contradictoires. Que devient dès lors le jeu démocratique sans les démocrates  : la jungle des gladiateurs ! Ils sont à l’affût.

Côte d’Ivoire : à douze jours du scrutin,la présidentielle dans l’impasse

https://www.jeuneafrique.com Alors que des incidents ont eu lieu lundi à Abidjan et dans quelques villes ivoiriennes, la Cedeao invite les opposants Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan à « reconsidérer leur mot d’ordre de désobéissance civile ».
Comme ses camarades du groupe scolaire André Malraux, dans le centre d’Abidjan, Jean* n’ira pas en classe ce lundi 19 octobre. Avec son uniforme beige et son petit sac à dos, il longe l’échangeur de la Riviera 2 à la recherche d’un woro-woro (taxi collectif) ou d’un gbaka (mini-car) pour rejoindre sa mère qui travaille au CHU de Cocody. Sur le rond-point, dominé par une grande affiche de campagne d’Alassane Ouattara, un bus de la Sotra, la compagnie publique de transport, finit de se consumer. Une petite dizaine de jeunes l’ont incendié.
« Ils étaient neufs. Ils ont bloqué le bus, demandé aux passagers de sortir et en ont racketté certains », raconte un vendeur. Une voiture portant une plaque gouvernementale a aussi payé le prix de leur colère. Un peu plus loin, vers le village d’Anono, des barricades faites de tables et de pneus brûlés ont été érigées. « Alassane Ouattara, c’est fini », lance l’un des manifestants qui, tout au long de la journée, joueront au chat et à la souris avec la police.

Haute tension

À moins de deux semaines de l’élection présidentielle, la tension est montée d’un cran dans certaines localités du pays comme Bonoua, Divo, Dabou ou Kotobi (près de Bongouanou), où la gendarmerie a été saccagée. Plusieurs établissements scolaires d’Abidjan ont fermé leurs portes dans la confusion. La Fédération étudiante et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) avait préalablement lancé un préavis de grève de 72 heures, avant finalement de suspendre son mot d’ordre.
Circonscrits à quelques quartiers, les heurts d’Abidjan n’ont pas fait de victimes. À Bonoua, en revanche, un jeune homme a perdu la vie, touché par une balle. Des affrontements ont opposé des manifestants qui avaient barré la route principale et les forces de l’ordre.
Samedi, trois personnes sont mortes dans des violences intercommunautaires à Bongouanou, fief de Pascal Affi N’Guessan, situé à 200 km au nord d’Abidjan. Un couvre-feu a été instauré et des médiations ont été organisées, permettant un retour relatif au calme. Toutefois, lundi, certains accès à la ville restaient bloqués par des barrages. « La situation est encore très tendue. Si rien n’est fait, il sera difficile d’organiser une élection ici. À chaque fois qu’il y a des tensions politiques au plan national, elles se transforment sur le plan local en conflits entre communautés », confie un élu. La contestation contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara a déjà fait une vingtaine de morts. La distribution des cartes d’électeurs par la Commission électorale indépendante (CEI) a été perturbée dans 16 localités, forçant les autorités à la délocaliser dans l’enceinte de la gendarmerie.

L’opposition désavouée par la Cedeao

Ces événements sont intervenus alors qu’une nouvelle délégation de la Cedeao, conduite par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, achevait sa mission. Après avoir rencontré le chef de l’État ivoirien, le Premier ministre, le ministre de la Sécurité, ainsi que les autres candidats à la présidentielle – Henri Konan Bédié, Affi N’Guessan et Kouadio Konan Bertin –, la Cedeao a publié un communiqué dans lequel elle dit avoir « constaté la méfiance persistante des candidats et acteurs politiques » et « la persistance des points de divergence relatifs au processus électoral ».

LA MISSION DE LA CEDEAO EXHORTE LE PDCI ET LE FPI À RECONSIDÉRER LA DÉCISION DE BOYCOTTER L’ÉLECTION

La mission a également « exhorté les candidats du PDCI [Parti démocratique de Côte d’Ivoire] et du FPI [Front populaire ivoirien] à reconsidérer sérieusement la décision de boycotter l’élection et l’appel à leurs partisans à se lancer dans la désobéissance civile pour protester contre le processus électoral » et les a encouragés à plutôt « œuvrer de façon sérieuse pour parvenir à un consensus puisqu’ils pourraient ne pas être en mesure de contrôler les excès qui résulteraient de leur appel ».
À la sortie de sa rencontre avec le Premier ministre, Hamed Bakayoko, la cheffe de la diplomatie ghanéenne a également appelé les militants de l’opposition à ne pas se laisser utiliser « pour perpétrer des actes de violence, comme le blocage des routes ». « Ce sont des activités criminelles. En démocratie, si le peuple doit pouvoir s’exprimer, c’est à travers le vote », a-t-elle poursuivi, écartant l’hypothèse d’un report du scrutin.
Des déclarations qui sonnent comme une forme de désaveu pour l’opposition, dont les principaux leaders doivent se réunir de nouveau. Dimanche, Bédié avait sollicité « l’implication personnelle » du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, « dans la résolution de la grave crise politique qui secoue encore [le] pays », accusant Alassane Ouattara de ne vouloir « écouter personne » et de refuser « tout dialogue ».
« L’opposition est prise à son propre piège. Elle incite indirectement à la violence et à des modes d’action illégaux. Et pour tout le monde, le recours à la violence est une ligne rouge », estime un diplomate en poste à Abidjan.

Ouattara à l’offensive

Conforté dans sa position par la diplomatie ouest-africaine, le président ivoirien poursuit sa campagne. S’il n’effectuera au total que deux meetings, il a rencontré dimanche la chefferie traditionnelle à Man. Comme à Bouaké deux jours plus tôt, le chef de l’État a alors tancé ses adversaires.

LES CHANCES DE VOIR LES POSITIONS DE BÉDIÉ ET DE OUATTARA SE RAPPROCHER S’AMENUISENT

« Nous sommes quatre candidats, mais il y en a deux qui hésitent encore. On me dit qu’ils n’ont pas assez d’argent pour la campagne. On va demander au ministre des Finances de leur faire crédit. Ils parlent de dialogue, hier le Premier ministre les a conviés au dialogue, mais tous ne sont pas venus […]. Ils savent que s’ils viennent aux élections, ils seront largement battus. Ils seront humiliés et c’est ça qu’ils essaient d’éviter », a-t-il lancé.
Une preuve supplémentaire que si le contact indirect avec Bédié n’est pas rompu, les chances de voir les positions se rapprocher s’amenuisent de jour en jour. À douze jours de l’élection, le temps du dialogue est-il révolu ? Par Vincent Duhem

Kaboré entre l’ombre de Compaoré et le spectre de Sankara Par  Damien Glez,Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

https://www.jeuneafrique.com Le dossier de l’assassinat de l’ex-président burkinabè Thomas Sankara vient d’être renvoyé devant un tribunal militaire. Une avancée judiciaire qui intervient à seulement un mois de la présidentielle…
Le fantôme de Thomas Sankara doit avoir les oreilles qui sifflent, même si ses héritiers de l’Union pour la renaissance / Parti sankariste (UNIR/PS) ont décidé de passer leur tour électoral, en cette pré-campagne présidentielle de 2020. Le nom de « Thom Sank » est fréquemment prononcé, en ce mois d’octobre, du fait d’un triple calendrier.
Primo, le 15 de ce mois, plus ou moins consolés par l’érection d’une statue géante du héros national, les sympathisants du « Che africain » commémoraient le trente-troisième anniversaire de son décès violent.

Appel du pied

Secundo, Blaise Compaoré étant l’autre face de la pièce révolutionnaire voltaïque, des propos du président actuel ont été lus entre les lignes. Candidat sortant confronté à un adversaire du parti compaoriste –Eddie Komboïgo, recalé par le Conseil constitutionnel en 2015 –, Roch Marc Christian Kaboré a fait un appel du pied aux électeurs nostalgiques de la Rectification de 1987. Ce même 15 octobre, dans une interview accordée à RFI et France 24, le chef de l’État déclarait qu’il travaillerait, en cas de réélection, au retour de Côte d’Ivoire de son ex-mentor trahi en 2014.
Si les actualités commémoratives et électorales se sont télescopées médiatiquement, le calendrier judiciaire n’est pas en reste. C’est encore le 15 octobre dernier que les avocats de la famille Sankara annonçaient le renvoi du dossier de l’assassinat de Thomas Sankara devant la chambre de contrôle du tribunal militaire de Ouagadougou. Pour Me Bénéwendé Sankara et pour le Réseau international Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique, ce pas judiciaire augure la tenue prochaine d’un procès.

Suffrages potentiels

Ménageant la chèvre compaoriste et le chou sankariste, le candidat-président Kaboré a salué « les avancées judiciaires sur le dossier Sankara ». A-t-il oublié que cette procédure comporte un mandat d’arrêt contre le même Compaoré qu’il souhaite voir revenir au pays natal dans un cadre de réconciliation nationale ? Au total, dans ce dossier, 25 personnes sont poursuivies pour « attentat à la sûreté de l’État », « assassinat », « faux en écriture publique » et « recel de cadavres ».
Peut-être l’actuel chef de l’Etat, simple arithméticien de suffrages potentiels, ne voit-il pas plus loin que son éventuelle réélection, tant le procès Sankara est comme l’horizon : plus en on s’en approche, plus il s’éloigne…
Trente-trois ans après les faits et six après la levée du verrou Compaoré, la lenteur judiciaire ne serait pas seulement du fait de la justice burkinabè, si l’on en croit les avocats de la famille Sankara. Alors qu’Emmanuel Macron avait promis, en 2017 à Ouagadougou, la déclassification de « tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat », un troisième lot d’archives serait toujours attendu.
Si la présidence de Roch Kaboré – ancien Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef du parti majoritaire sous Compaoré – est apparue comme une autre transition après la transition, la tenue des procès Thomas Sankara et Norbert Zongo serait un pas plus que symbolique vers le Burkina nouveau invoqué par les tenants de l’insurrection populaire de 2014.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 20/10/2020

Woury Baïlo Diallo : «Ce que le chef de l’Etat m’a dit»

Le maire de Vélingara a câblé «L’As» hier pour apporter des précisions sur sa rébellion étouffée par le président du groupe Aymérou Gningue contre la manière dont il a été évincé qui a été révélée dans nos colonnes. D’après lui, ceux qui ont distillé l’information veulent simplement le mettre en mal avec le Président. «Je ne suis pas en rébellion. L’hommage que le Président m’a rendu devant mes collègues vaut mieux que mille milliards», a-t-il martelé avant de rappeler qu’en sa qualité de maire, il est à son troisième mandat. «C’est dans l’opposition que j’ai gagné la mairie. J’ai rejoint le président, je suis en phase avec lui et ce qu’il m’a dit devant tout le monde me suffit largement et vaut mieux qu’un poste», a-t-il insisté pour accuser ses détracteurs de vouloir torpiller son audience avec le chef de l’Etat, alors qu’il n’a pas envisagé une quelconque rébellion. Toutefois, il est évident que le fait d’avoir été informé de son remplacement au même moment que tout le monde a eu un goût de soufre.

Fin de léthargie de l’Apr à Bakel

En léthargie depuis fort longtemps, l’Apr Bakel bouge à nouveau. Une assemblée générale s’est tenue vendredi après-midi en face du conseil départemental de Bakel sous la houlette du président du conseil départemental et de l’honorable député Marième Sakho, en présence de Fantamady Kanté, père de l’Apr dans la zone. L’ordre du jour portait sur la situation du parti miné par des querelles de leadership où les trois élus ne s’adressent même pas la parole. L’objectif est de massifier et dynamiser l’Apr dans le département de Bakel en prélude aux élections locales. Auparavant, un standing ovation de satisfaction été fait en l’honneur du chef de l’Etat pour les réalisations qu’il a faites dans la commune de Bakel. Il s’agit de taire les querelles, rassembler les cadres et les responsables autour du chef de l’Etat pour vulgariser ses réalisations dans le département. L’Apr est restée en léthargie depuis fort longtemps du fait du maire qui a instauré l’inertie à Bakel, accuse la bande à Fantamady Kanté.

Le Khalife général des Layènes perd trois de ses fils

Le Khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye est durement éprouvé. Le guide religieux a perdu en deux jours trois de ses fils. Son fils Malick Thiaw Laye et Sokhna Aïssène Thiaw Laye ont été rappelés à Dieu le dimanche. Ils sont suivis très tôt dans la matinée par leur sœur, Sokhna Khady Thiaw Laye. Ils ont été tous inhumés lundi dans la matinée.

Les condoléances de Macky Sall au Khalife général des Layènes

Le sort du Khalife Général des Layènes n’a laissé personne indifférent. Il a la compassion de tout le monde ainsi que celle du président de la République. Le président Sall a appris avec émotion le rappel à Dieu de Malick Thiaw Laye, Aïssène Thiaw Laye et Khady Thiaw Laye, tous enfants du Khalife Général des Layènes, El hadj Abdoulaye Thiaw. Le chef de l’Etat présente les condoléances attristées de la nation au guide religieux.

Aly Ngouille proroge l’interdiction des rassemblements

Le ministre de l’Intérieur continue d’imposer le respect des mesures barrières en public. Alors que toutes les restrictions prises dans le cadre de la riposte contre la covid-19 sont pratiquement levées, le ministre de l’Intérieur maintient l’interdiction des rassemblements. Aly Ngouille Ndiaye a pris un arrêté le 05 octobre pour proroger, pour une durée de 03 mois, l’arrêté portant interdiction des rassemblements dans certains lieux publics. Le ministre de l’Intérieur menace les récalcitrants qu’une violation de cette interdiction sera punie.

Le port de masque prorogé pour trois mois

Restons avec le ministre de l’Intérieur qui a pris une autre mesure dans le cadre de la riposte contre la covid-19. Pour couper la chaîne de transmission de la pandémie qui est en fléchissement depuis un certains temps, Aly Ngouille Ndiaye a pris un autre arrêté à la même date. Le ministre de l’Intérieur a prorogé également pour une durée de trois mois l’arrêté prescrivant le port de masque de protection dans les lieux publics et privés. Il s’agit des services de l’administration publique quel qu’en soit le mode de gestion, les services du secteur privé, les lieux de commerce et les moyens de transport public.

Deux décès liés à la covid-19

Le taux de positivité au coronavirus a baissé hier, mais les décès ont augmenté, d’après le bilan quotidien du ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Sur les 829 tests réalisés, 14 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,69%. Parmi ces cas positifs, les autorités sanitaires ont dénombré 3 cas contacts, 07 cas importés enregistrés à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et 04 cas issus de la transmission communautaire. A l’exception du seul cas de Matam, tous les cas issus de la transmission communautaire sont recensés dans le département de Dakar. Un cas est enregistré à Dakar Plateau, 01 cas à Ouest Foire et 01 cas à Yoff. Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a déclaré 51 patients hospitalisés guéris de la covid-19. Le nombre de cas graves a baissé à cause des décès enregistrés. On fait état de 05 cas graves qui sont pris en charge dans les services de réanimation et 02 décès sont enregistrés dimanche. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 432 cas positifs dont 13 865 guéris, 319 décédés et donc 1 247 sous traitement.

Dr Moussa Sow, en bon samaritain

Dr Moussa Sow, conseiller technique et coordonnateur de la cellule gestion des projets du Port de Dakar, n’a pas oublié les populations de sa commune, Dahra Djolof. Il ne rechigne à aucune sollicitation des populations. Il était le parrain du week-end social organisé par l’ASC Mankoo. L’évènement a été marqué par une nuit culturelle. Un moment saisi par l’universitaire pour sensibiliser les populations sur l’importance de l’éducation, la modernisation des Daara, le capital humain (l’axe II du PSE), la responsabilité des parents et l’importance de la solidarité. Le coordonnateur de la cellule gestion des projets du Port de Dakar a également effectué une visite de courtoisie auprès des maîtres coraniques des différents daara, en compagnie des membres de l’Asc Mankoo et de ses sympathisants pour offrir des habits et des chaussures neufs aux talibés.

Senelec perd une manche devant Akilee

Rebondissement dans le feuilleton judiciaire entre la Senelec et la société Akilee. «L’As» annonçait la semaine dernière que le procès au tribunal de commerce de Dakar n’a pas eu lieu parce que l’affaire n’avait pas été enrôlée. Désormais, c’est chose faite. En audience de référé du lundi 19 octobre, le Tribunal de Commerce, statuant publiquement et en premier ressort, s’est déclaré incompétent sur la saisine de la Senelec. Le juge met les dépens à la charge de la Senelec. Pour rappel, la Senelec qui a porté l’affaire au tribunal était défendue par Mes Sow, Seck et Diagne. Me Abdou Dialy Kane était l’avocat de Akilee.

 1185 personnes arrêtées entre Touba et Mbacké

Dans le cadre des opérations de sécurisation «Sam Souniou Karangué 03» du mois de septembre, au niveau des villes de Touba et Mbacké, la police a mis aux arrêts 1 185 personnes pour diverses infractions, dont 856 pour non-port de masque, 118 pour vérification d’identité, 52 pour ivresse publique et manifeste, 42 pour nécessité d’enquête, 02 pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec moyen de transport, 07pour détention et usage de chanvre indien. Selon Seneweb, au cours des opérations, 1,625 kilogramme, 53 cornets de chanvre indien et des bouteilles de produit cellulosique ont été saisis par les policiers. Parmi les individus arrêtés, 104 personnes de nationalité sénégalaise ont été déférées entre les parquets de Mbacké et Diourbel. La police a également mis en fourrière 83 véhicules, immobilisé 412 motos et saisi 2 210 pièces pour diverses infractions routières.

La délivrance de visas dans les pays de l’OCDE a reculé de 72%…

Selon l’OCDE, la crise liée à la COVID-19 a eu des conséquences sans précédent sur les flux migratoires. Dans le rapport «perspectives des migrations internationales 2020», il est indiqué qu’avant la pandémie, les entrées permanentes dans les pays de l’OCDE s’établissaient à 5.3 millions de nouveaux immigrés en 2019, avec des chiffres similaires pour 2017 et 2018. Même si le nombre d’admissions de réfugiés était moindre, les migrations de travail permanentes avaient augmentédeplusde13% en 2019, et les migrations de travail temporaires avaient suivi une tendance analogue, avec plus de 5 millions d’entrées enregistrées dans les pays de l’OCDE, d’après la même source. Seulement quand l’épidémie de COVID-19 s’est déclarée, les pays de l’OCDE ont presque tous restreint l’entrée des personnes étrangères. En conséquence, d’après le rapport, la délivrance de nouveaux visas et permis dans ces pays a reculé de 46%au premier semestre 2020 par rapport à la même période en 2019. C’est la plus forte baisse jamais enregistrée. Au deuxième trimestre, elle atteignait 72%.Dans l’ensemble, le niveau des migrations internationales dans la zone OCDE devrait être historiquement bas en 2020. Mais tout porte à croire que la mobilité tardera à retrouver ses niveaux antérieurs. Cependant les augmentations les plus fortes en termes de chômage des immigrés ont été observées au Canada, en Espagne, aux États-Unis, en Norvège et en Suède. Dans ce dernier pays, l’augmentation initiale du chômage a touché à hauteur de près de 60% les immigrés.

Décès de l’ancien ministre et maire de Kolda, Moctar Kébé

Kolda vient de perdre un de ses plus illustres fils. En effet l’ancien ministre sous le régime sous socialiste, Moctar Kébé est parti rejoindre le Seigneur hier après avoir servi loyalement le Sénégal dans de prestigieuses fonctions diplomatiques et dans le gouvernement. Les populations du Fouladou ont bénéficié de son leadership et de son implication au quotidien pour le développement de la capitale du Fouladou. Moctar Kébé fut premier magistrat de Kolda. «L’As» présente ses condoléances à la famille Kébé.


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