Revue de presse du Mardi 17 Novembre 2020

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Mardi 17 novembre : 00 décès signalé 5 nouveaux cas et 3 en réanimation

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce mardi 17 novembre 2020. Sur 551 tests effectués, 5 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 0, 91%.
Il s’agit de 1 cas contact suivi et 4 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Fann Résidence (1), Parcelles Assainies  (1), Mbour (1) et Ziguinchor (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 4 patients qui étaient sous traitement, 3 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 806 cas confirmés, dont 15.425 guéris, 329 décédés, et 51 malades sous traitement.

ECONOMIE AFRICAINE, 60 ANS APRES LES INDEPENDANCES : Les raisons d’un appauvrissement chronique 

http://www.enqueteplus.com – La politique néolibérale imposée aux pays africains, de même que les programmes d’ajustement structurels font partie des éléments clés qui plombent l’économie du continent, depuis les indépendances. C’est ce qui ressort du diagnostic des économistes sénégalais qui se sont exprimés, ce week-end, sur le bilan économique de l’Afrique, 60 après les indépendances.
Le bilan économique et social pour l’Afrique, 60 ans après les indépendances, était, le week-end, au menu des discussions des ‘’Samedis de l’économie’’ de ce mois. Un débat qui a réuni notamment le doyen honoraire de la faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg), le Pr. Moustapha Kassé, le directeur du Forum du Tiers-monde (FTM), le professeur en économie Chérif Salif Sy, le directeur exécutif de l’Institut des futurs africains (IFA), Dr Alioune Sall, sociologue, par ailleurs Coordonnateur régional du Projet d’études nationales de perspectives à long terme du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de 1997 à 2003 à Abidjan.
Face aux challenges que rencontre le continent pour le décollage de son économie, le Pr. Moustapha Kassé, également auteur de ‘’L’économie sénégalaise  : les 5 défis d’un demi-siècle de croissance’’, a relevé, lors de son intervention, que le paradoxe qu’ont les pays africains, c’est de vouloir ‘’construire le socialisme avec une classe ouvrière qui est inexistante ou même embryonnaire’’.
‘’A partir de ce moment, il faudrait qu’on pense l’idéologie autrement. Il faut qu’on essaie de trouver un consensus à partir duquel on réunira toutes les forces progressistes dans un programme bien précis et que chacun défendra’’, dit l’économiste.
Car le professeur émérite indique que la politique néolibérale a été imposée aux Etats pour des raisons bien précises. ‘’Parce que les Etats ont connu, dans les 70-80, dans le cadre de leur insertion dans la mondialisation, des situations de déséquilibre extrêmement importantes. A tel enseigne que les machines, particulièrement celles économiques, étaient grippées. Tant l’indépendance, qui était attendue avec beaucoup d’espérance, a viré finalement au cauchemar, à partir des années 70. Vu ce qui s’est passé au niveau économique, on peut s’apercevoir que de 1960 à nos jours, la croissance est restée atone. La croissance était présentée comme l’objectif majeur de développement. Alors que c’est un moyen simplement’’, explique le Pr. Kassé.

Baisse des revenus agricoles entre 1960 et 2012

En revisitant la croissance sur une longue période, depuis les années 60 jusqu’en 2012, le doyen Kassé a révélé qu’en moyenne, elle n’a pas excédé 2,7 à 3 %. Elle est restée inférieure, sur cette période, à la croissance du monde entier. ‘’La conséquence la plus directe, c’est précisément que les revenus se sont détériorés, particulièrement ceux des populations agricoles qui constituent entre 60 et 70 % de la population globale. D’ailleurs, si nous comparons les revenus de l’agriculture de 1960 à ce qu’ils étaient en 2012, on s’aperçoit qu’en réalité, ils ont diminué, si bien que les programmes, politiques et visions proclamés à cette période se sont avérés impertinents, très peu performants’’, regrette-t-il.
Dans tous ces pays-là, il rappelle qu’il y avait été posé dans les grands programmes que l’Afrique devrait réaliser 7 % de croissance. Mieux, si elle parvenait à maintenir ce taux de croissance, cela permettrait d’abord de ‘’résoudre la pauvreté, de réduire les précarités, de régler le chômage’’.
Un modèle de développement sur lequel le président de l’Association des économistes africains de l’Union africaine a fait savoir qu’il n’était pas d’accord. Il estime qu’il y avait ‘’beaucoup de failles’’ avec ce modèle, du point de vue de sa structure technique. ‘’Les taux de croissance qui étaient proclamés n’ont absolument pas donné les résultats attendus’’, soutient-il.

Au moins 959 ans pour atteindre les résultats proclamés par les ajustements structures

Le professeur Moustapha Kassé a également souligné que les travaux réalisés par Samir Amin et d’autres économistes disaient que si les pays africains appliquent ‘’mot à mot’’ les programmes d’ajustement structurels tels que proposés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, il faudrait ‘’959 ans pour pouvoir arriver aux résultats proclamés’’. ‘’L’ajustement a été un retard de développement sur presque une vingtaine d’années. Chez nous, c’est 25, voire 27 ans. Parce que le Sénégal était présenté comme le laboratoire de l’ajustement structurel. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que l’ajustement continue. Les politiques qui sont élaborées pensent toujours qu’il faudrait continuer à avoir deux instruments d’analyse qui sont importants  : le budget et certaines politiques sectorielles’’, renchérit-il.
Mais celles-ci obéissent, d’après lui, à deux choses  : maintenir les mécanismes de marché un peu partout et privatiser. ‘’C’est-à-dire qu’il faut complètement sortir l’Etat de l’économie et réguler. Dès l’instant qu’on a sorti l’Etat, il reste les modalités de régulation. Cela veut dire, en clair, que cette politique ne pouvait pas marcher. Ce qui est déplorable, c’est qu’au niveau technique, on continue de maintenir les mêmes instruments, même dans le cadre de nouvelles politiques qu’on appelle les politiques émergences’’, poursuit-il.
A ce propos, le directeur du Forum du Tiers-monde (FTM), Chérif Salif Sy, a ajouté que l’objectif réel de l’ajustement structurel, c’était toujours cette ‘’volonté de répandre le libre-échange’’ à l’échelle mondiale. ‘’Pour ce faire, les outils utilisés sont l’endettement forcé. (…) Le deuxième élément, après l’ajustement structurel qui a connu un échec relatif, c’est le déséquilibre dans la gestion, surtout au niveau du cadre macroéconomique. L’ajustement structurel a réussi, dans certains aspects, pour maintenir les grands équilibres’’, défend l’économiste.
Après la crise de la dette et l’ajustement structurel, il y a eu le consensus de Washington qui était, selon l’ancien conseiller technique du président Macky Sall chargé des questions économiques, ‘’l’autre couperet’’ qui allait ‘’parachever’’ l’intégration des économies du Sud dans le grand marché du libre-échange. ‘’Le consensus de Washington, c’était quelque part cette politique néolibérale qu’on peut dire en trois points. Le premier, c’est la déréglementation, c’est-à-dire le démantèlement du dispositif de contrôle de change. Le deuxième point, c’est le décloisonnement, l’évolution des frontières. N’importe quel opérateur pourrait entrer dans un pays sans autorisation et y déployer ses activités. Cela concernait aussi bien les marchés nationaux que les différents lobbys financiers internationaux. Souvent, c’est l’Etat qui portait les gens qui voulaient opérer dans son espace’’, affirme M. Sy.
Et le troisième élément qui illustre la dépendance des pays du Sud, d’après lui, c’est les plans d’émergence. ‘’L’émergence n’est pas un objectif. C’est une manière de soumettre les pays aux rapports Doing Business de la Banque mondiale. Le Doing Business est un outil pour formater nos pays pour que le capital international puisse s’y répandre facilement’’, note le secrétaire général de l’Association des chercheurs sénégalais (ACS).

Restaurer un Etat ‘’digne de ce nom’’

Face aux défis de l’heure, le Pr. Chérif Salif Sy estime que l’objectif, en Afrique, ce n’est pas de continuer les recherches. C’est plutôt la restauration d’un Etat, un Etat ‘’digne de ce nom’’, dans lequel les capacités des populations autonomes seront restaurées et une redistribution serait faite pour tout ce qui concerne les ressources démocratiques. ‘’La récupération de l’autonomie devrait passer par un développement autocentré qui se définit par rapport à l’échec de l’industrialisation extravertie ou étatique et de toutes les stratégies mises en œuvre sur le continent. Les Etats, au moment de l’indépendance, ont reconduit les politiques du colonisateur en matière d’importation, d’industrie, lorsqu’ils ne sont pas mis tout simplement à copier le pays d’à côté. L’industrialisation alternative, dans le cadre de cette politique de développement qui se veut autocentrée, suppose que l’investissement soit réalisé dans un milieu de propagation favorable pour produire des effets positifs’’, souligne-t-il.
En d’autres termes, M. Sy pense qu’il faut une maitrise de l’accumulation ou des conditions d’accumulation au niveau national, sous-régional et continental. ‘’Cela pose la question de l’autonomie par rapport à la division internationale du travail. Les thèmes qui nourrissent le débat sont la maitrise locale des ressources naturelles, de la production, des marchés, la maitrise locale du marché, celle de la reproduction de la force du travail, celle locale de la centralisation du surplus, la maitrise locale des technologies et la maitrise du système bancaire’’, préconise-t-il.
Comme lui, le doyen Moustapha Kassé a, par ailleurs, reconnu qu’il ne faut pas ‘’recommencer’’ le bout de l’histoire. ‘’Il y a déjà des trains que nous avons ratés ; nous les avons ratés. Rentrons dans les nouveaux trains. Aujourd’hui, nous devons combler notre retard, régler la pauvreté, les précarités, le problème du chômage, etc. Nous allons perdre du temps, si nous nous mettons à chercher quelle langue parler. Ce qu’on peut faire en revanche, dans un ouvrage que je suis en train d’écrire, j’ai essayé de voir comment on peut intégrer dans notre système économique et social certaines valeurs qui nous sont propres. C’est possible. Comment nous réagissons par rapport à la monnaie, au temps, etc. C’est pour des problèmes qui sont pour moi extrêmement importants’’, admet-il.
Tant que tous les problèmes économiques et sociaux, les questions de répartition du produit, de manière absolument équitable avec une justice sociale à la base, ne sont pas réglés, tant que les intellectuels ne prennent pas précisément cette question et essaient de trouver des solutions adéquates, le Pr. Kassé signale qu’ils n’avanceront pas. ‘’Nous avons accumulé beaucoup dans la corbeille et il y a, au moins, un problème sur lequel nous sommes d’accord  : c’est comment l’élite doit relancer le débat. On ne peut pas gagner une bataille qu’on n’a pas entamée. Les gens avec leurs armes, les autres avec leur plume et vous, vous devez vous battre avec votre cerveau. Faisons appel à l’élite. Car c’est l’élite qui peut porter les transformations structurelles, contribuer à changer les bases de notre économie. Or, les pouvoirs monarchiques que nous avons ne permettront jamais à l’élite d’accéder à des fonctions sérieuses liées à la compétence’’, souligne-t-il.MARIAMA DIEME

RAPPORT DE LA MISSION D’INFORMATION SUR LES INONDATIONS : 1,8 milliard dans l’eau

http://www.sudonline.sn La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la gestion des inondations depuis 2012 a livré ses conclusions. Le rapport des activités qui sera présenté au Président de la République et dont Sud Quotidien a reçu copie hier, lundi 16 novembre, révèle entre autres qu’un milliard huit cent millions ont été prévus pour lutter contre les inondations. La somme est déterminée par la Matrice d’actions prioritaires (Map). Il en est ressorti aussi que la région de Dakar s’est taillée la part du lion en s’adjugeant le plus gros financement du plan d’organisation de la réponse à la sécurité civile (Orsec)
Les députés de la mission d’information sur les inondations ont parcouru les directions pour recevoir des informations sur la gestion des inondations. Les réponses obtenues sont consignées dans rapport de 332 pages dont Sud Quotidien a obtenu une copie.

Ainsi, il ressort de la rencontre des parlementaires avec les responsables de la direction et de la prévention des inondations qu’en ce qui concerne l’exercice 2020, de la Matrice d’actions prioritaires (Map) le montant prévu se chiffre à 1 milliard 800 millions FCFA. A signaler que le Map est un outil important de gestion des contingences et des urgences liées aux inondations durant l’hivernage, a été présentée aux 26 membres de la délégation. Elle est gérée par la Direction de prévention et de gestion des inondations. Elle est dotée d’un montant annuel qui varie entre 1 et 2 milliards, la MAP est élaborée chaque mois de juin, après les prévisions saisonnières.
Les députés sont aussi arrivés à la conclusion que depuis 2012, 20.638.000.000 FCFA ont été dépensés dans le cadre du Map. Selon le rapport des députés, en termes de perspectives, l’Etat du Sénégal va mettre en œuvre le Projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS) sur une durée de 5 ans (2019-2023) qui sera placé sous la responsabilité du Ministère de l’Eau et de l’Assainissement qui assure la coordination. Il a pour objectifs d’accompagner le Gouvernement du Sénégal dans la mise en place d’une politique nationale de gestion intégrée des inondations urbaines dans une perspective de réduction du risque de catastrophe et de résilience urbaine. Les parlementaires se sont aussi rendus au ministère de l’hydraulique et l’assainissement.
La réponse de Serigne Mbaye Thiam sur l’interrogation des députés sur le montant dépensé dans le cadre du plan décennal de lutte contre les inondations est qu’à travers l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), 77.451.000.000 FCFA ont été dépensés. Le montant est réparti comme suit : la phase d’urgence 2012-2013 : 37 200 000 000 FCFA ; la phase court terme : 2014-2016 : 7 600 000 000 FCFA. En ce qui concerne la phase (moyen et long terme) 2017 jusqu’en 2020, l’estimation est de 32 600 000 000 FCFA

FINANCEMENT DU PLAN ORSEC  : Avec 762 millions, Dakar se taille la part du lion

Dakar a reçu 762 000 000F CFA dans le cadre du plan Orsec 2020. Elle est suivie de la région de Diourbel 455 000 000F CFA puis vient celle de Louga avec une dotation 175 000 000FCFA. Thiès a reçu 359 000 000FCFA. La région de Fatick a une enveloppe de Fatick 485 000 000FCFA. Matam quant à elle, a eu 200 000 000F CFA. Pour la région de Saint-Louis 300 000 000FCFA ont été mobilisés. Kaffrine un financement de 105 000 000FCFA. Ziguinchor pour sa part a 347 000 000 FCFA. La réponse de l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye aux députés est que ces fonds sont destinés aux autorités déconcentrées pour la gestion des inondations, c’est la partie territoriale. Pour le reste, une partie importante est allouée à la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers. Pour cette année 2020, a dit le ministre, les Sapeurs-pompiers devaient recevoir préalablement au lancement du plan Orsec un montant de 157 800 000FCFA pour l’achat de motopompes, des pompes, des électropompes et des tuyaux.
Pour la direction de la protection civile, elle devait acquérir des sacs à terre et des remblais nécessaires en cas d’inondations. Un budget de 10 milliards a été dégagé et réparti entre le ministère de l’Eau et de l’Assainissement, celui des Forces armées, celui de la Santé et de l’action sociale et celui de l’Intérieur. Dans le cadre de la gestion de ce fonds, une innovation importante a été apportée avec une territorialisation des dépenses destinées du plan Orsec. En effet, il s’agit pour les autorités déconcentrées et décentralisées d’apprécier et de décider des dépenses pour amoindrir le péril. C’est ainsi que sur les 10 milliards dégagés, les 3 745 456 000FCFA ont été alloués aux autorités territoriales sur l’enveloppe globale. Pour ce qui est de l’acquisition des pompes et autres grands matériels, elle est dévolue à la Brigade nationale de Sapeurs-pompiers. Le reste qui s’élève à 6.300.000.000FCFA est alloué aux autorités centrales.
Toujours dans le rapport, Aly Ngouille Ndiaye a dit aux parlementaires que s’agissant des plans Orsec depuis 2012, trois plans ont été déclenchés dont un en 2012 (environ 5 milliards), un autre en 2019 (le plan ne concernait que la région de Dakar avec un budget de 508.000.000FCFA) et un plan en 2020 qui s’élève à 10 milliards. La plupart des mesures prises concernent l’évacuation des eaux par pompage ou hydrocureur et la difficulté que les pompiers rencontrent souvent, c’est la distance entre les zones inondées et les exutoires. Pour le matériel, le ministre précisera qu’il est soit loué, soit acheté, il s’agit des tentes, des motopompes, des produits phytosanitaires, des toilettes mobiles, etc…

767 MILLIARDS COÛT DU PLAN DÉCENNAL DE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS  : La mobilisation du financement «retardée» par Kms 3

Lors d’une visite au Bureau d’information gouvernemental (Big), il est indiqué aux députés que le montant officiel de financement du PDLI tourne autour de 767 milliards de FCFA. Cette enveloppe a été retenue lors de la table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la phase d’urgence du PDLI, du Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau et du Programme d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, organisée en septembre 2012 avec les partenaires techniques et financiers. Par ailleurs, la période 2015-2017 a été marquée par une difficulté de mobilisation de ressources, destinées au financement du programme.
De l’avis du Directeur général, cette situation pourrait être due à la priorité qui a été accordée par le Gouvernement au financement du projet KMS 3, en vue de résoudre les problématiques liées à l’alimentation en eau de Dakar. Selon le directeur général du Big, les raisons qui ont concouru à entretenir la confusion sur le montant officiel sont multiples. En effet, dit-il, «elles pourraient subvenir de l’évaluation qui a été faite par l’ONAS au mois de juillet 2019 portant sur ses différentes interventions. Une telle évaluation chiffrée pourrait être de nature à induire les profanes, sur le montant global et le taux d’exécution du programme», lit-on dans le rapport.
Mieux, dans le document qui nous est parvenu, il estime que la pluralité des acteurs intervenant dans le cadre de la mise en œuvre du programme (ONAS, ADM, FERA, les communes, AGEROUTE, GNSP, APIX, les privés, DESCOS…) peut être considérée comme un facteur susceptible de favoriser la confusion. En effet, il est apparu, à l’analyse, que ces acteurs n’ont pas pu communiquer sur le niveau d’exécution globale du programme, mais ont axé leurs efforts sur les composantes qui leur sont dévolues. Alors qu’un travail de coordination aurait pu permettre de faire une évaluation exhaustive de la mise en œuvre de l’ensemble des composantes du programme.PAR FATOU NDIAYE

Pétrole/Augmenter ou réduire la production : Le dilemme de l’OPEP+

https://www.sikafinance.com Retarder l’augmentation de la production de pétrole initialement  prévue en janvier 2021 ou réduire davantage l’offre mondiale ? C’est le dilemme auquel doivent faire face les pays réunis au sein de l’OPEP+ (pays producteurs de pétrole + alliés).
La réunion de l’Organisation entamée ce 16 novembre devrait ouvrir les débats sur cette préoccupation en vue de soutenir le marché pétrolier en 2021, dans le contexte de la deuxième vague de la crise de la Covid-19 qui ne cesse de peser sur la demande et les cours du brut, indique Reuters.
Selon le confrère, qui cite des sources proches de l’OPEP+, plusieurs options sont à l’ordre du jour de cette rencontre dont celle de maintenir les limites d’approvisionnement de 7,7 millions de bpj pendant encore 3 à 6 mois plutôt que d’opérer une réduction de l’offre existante à 5,7 millions de bpj au mois de janvier. L’opinion de l’Algérie, qui assure la présidence tournante de l’OPEP, est l’extension des réductions existantes. Reste à savoir si l’Arabie Saoudite et la Russie seront de cet avis.
Les 30 novembre et 1er décembre prochains, l’organisation devrait encore se réunir pour un accord définitif.Olivia Yao

Afrique de l’Ouest : Endeavour Mining et Teranga Gold fusionnent, créant le dixième producteur mondial d’or

Agence Ecofin) – Le géant aurifère ouest-africain Endeavour Mining va racheter Teranga Gold pour créer le 10ème producteur mondial d’or. C’est l’annonce faite lundi par les deux compagnies qui doivent désormais obtenir les diverses approbations réglementaires avant de boucler la fusion.
Les compagnies minières Endeavour Mining et Teranga Gold, actives dans l’exploitation aurifère en Afrique de l’Ouest, ont annoncé le 16 novembre la fusion de leurs deux entités. Selon les termes de l’accord, qui reste soumis aux diverses approbations réglementaires, Endeavour rachètera toutes les actions de Teranga en circulation et détiendra, à la fin de l’opération, 66 % d’intérêts environ dans la nouvelle entité, contre 34 % pour les actionnaires de Teranga.
Il faut souligner qu’avec ce rachat, le géant minier élargit son empreinte dans la sous-région ouest-africaine, faisant passer ses mines en exploitation de six à huit avec des intérêts dans une nouvelle juridiction minière, le Sénégal. Par ailleurs, la compagnie deviendra, grâce à une production annuelle moyenne supérieure à 1,5 million d’onces d’or, le dixième producteur mondial d’or, passant ainsi du top 15 au top 10 en quelques mois seulement.
« En combinant nos actifs complémentaires, nous renforçons notre position stratégique sur la très prometteuse ceinture de roches vertes du Birimien en Afrique de l’Ouest et nous aurons la possibilité de réaliser des synergies matérielles », a commenté Sébastien de Montessus, PDG d’Endeavour.
Rappelons qu’avant la finalisation de cette opération, les actifs d’Endeavour en Afrique de l’Ouest comprennent les mines d’or Karma, Houndé, Boungou et Mana (Burkina Faso), Agbaou et Ity (Côte d’Ivoire), sans oublier quatre projets aurifères au Mali et au Burkina Faso.
A la fin de la fusion, s’ajouteront le complexe aurifère Sabodala-Massawa (Sénégal), la mine d’or Wahgnion (Burkina Faso) ainsi que le portefeuille d’exploration aurifère de Teranga constitué notamment des projets Golden Hill au Burkina et Afema en Côte d’Ivoire.Emiliano Tossou

Sénégal : une Fintech réinvente le dépôt, le transfert d’argent et les paiements mobiles (podcast)

https://www.agenceecofin.com/ (MICROSAVE CONSULTING ) – Proposant des services financiers mobiles abordables, l’activité de Wave au Sénégal a quintuplé de taille en l’espace d’un an, avec une croissance moyenne mensuelle de 15% par mois. Le service connait aujourd’hui près d’un million d’utilisateurs.
Au Sénégal, un Fintech est en train de révolutionner les solutions de monnaie électronique. Dans un podcast de sa série sur l’évolution de la finance digitale en Afrique, Microsave Consulting s’entretient avec Mme Coura Carine Sene, Directrice générale de Wave Sénégal, qui livre les recettes ayant permis cette percée au pays de la Teranga.
A l’origine Wave était un service de transferts d’argent internationaux qui permettait, à travers une application mobile, à la diaspora d’Amérique du nord et d’Europe d’envoyer des fonds rapidement, simplement et sans frais, vers l’Afrique de l’est, principalement au Kenya, au Rwanda, et en Tanzanie. Le destinataire reçoit l’argent sur un porte-monnaie électronique de partenaires tel que Mpesa, Airtel et MTN.

Le service sera, par la suite, dupliqué en Afrique de l’ouest, précisément au Nigeria, au Ghana et récemment au Sénégal.

Toutefois, l’arrivée de Wave au Sénégal se fera dans un écosystème peu favorable, caractérisé par une série de contraintes, à savoir notamment le manque de liquidité du réseau d’agent, la disponibilité du réseau mobile, et de la cherté. « Ces différents challenges ont donné envie à Wave de lancer son propre réseau de monnaie électronique au Sénégal pour faire vivre aux sénégalais, l’expérience du Kenya », déclare Mme Coura Carine Sene.
Et la première cible sera les commerçants qui avaient beaucoup de mal à bénéficier de ces services financiers mobiles. Aujourd’hui, Wave est présent dans tous les marchés et dans tous les quais de pêche du Sénégal.
Depuis octobre 2019, le service vise même une nouvelle cible qui est celle des particuliers. Car, en plus de l’envoi, Wave offre les paiements de factures sans frais et même l’achat de crédit téléphonique auprès des trois opérateurs du pays.
L’activité de Wave au Sénégal a quintuplé de taille en l’espace d’un an, avec une croissance moyenne mensuelle de 15% par mois. Le réseau dépasse désormais 2000 agents à travers le pays, avec pour objectif d’atteindre 8000 agents d’ici la fin de l’année. On compte près d’un million d’utilisateurs à travers le pays.

La Covid-19 accroît le déficit de financement des pays en développement de 1 700 milliards $ en 2020

https://www.sikafinance.com Le déficit de financement des pays en développement a atteint, cette année, 1 700 milliards de dollars, compromettant ainsi grandement l’atteinte par ces derniers des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, selon la dernière édition des Perspectives mondiales du financement du développement durable de l’OCDE.
Dans le détail, les pays en développement devraient enregistrer une chute de 700 milliards de dollars de leurs financements privés extérieurs en 2020 et un déficit de financement de 1 000 milliards de dollars en lien avec les mesures de relance consécutives à la pandémie de la Covid-19.
La baisse, en particulier, des financements privés s’explique par la chute des investissements de portefeuille et des investissements directs étrangers (IDE) et par un recul des envois de fonds des travailleurs migrants. La pandémie risque également de peser sur les montants d’aide au développement que fournissent les économies avancées aux économies en développement.
 » Le financement du développement durable menace de s’effondrer au moment où il est plus indispensable que jamais. La Covid-19 efface des années de progrès en matière de développement et entraîne des revers majeurs pour toutes les sources de financement des pays en développement en difficulté, dont beaucoup sont entrés dans la crise avec des obstacles structurels déjà graves « , explique le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, à l’occasion de la présentation du rapport ce 10 novembre 2020.
A ce déficit de 1 700 milliards de dollars attendu pour 2020, s’ajoute un déficit annuel existant de 2 500 milliards de dollars, correspondant aux financements qui font défaut aux pays en développement pour pouvoir atteindre les 17 ODD d’ici à 2030.
C’est dans ce contexte que 90 des 122 pays en développement sont entrés actuellement en récession économique, en raison de la Covid-19 qui affecte de plein fouet des secteurs comme le tourisme, la production manufacturière et les produits de base.Dr Ange Ponou

La Tunisie veut doubler le volume de ses échanges avec l’Afrique subsaharienne

https://www.sikafinance.com La Tunisie projette doubler le volume de ses échanges commerciaux avec le reste du continent africain ; c’est l’ambition affichée par Tunisia Export (ou CEPEX, le Centre de Promotion des Exportations tunisiennes).
Au cours d’une webinaire ce 16 novembre en prélude à « Tunisia-Africa E-Business Meetings », une conférence virtuelle (prévue du 18 au 20 novembre) devant réunir entrepreneurs tunisiens et ceux des autres régions du continent à l’effet d’explorer les possibilités de coopération, Chiheb Ben Ahmed, le président de Tunisia Export, a affirmé cette ambition résolue de son pays de se tourner résolument vers les marchés africains.
Dans un environnement où seulement 17% des échanges des Etats africains se font à l’intérieur de la région contre 68% par exemple en Europe, la marge de manœuvre reste importante. L’enjeu de cette rencontre est donc de nouer  » un partenariat durable avec les pays frères   » a vivement appelé Chiheb Ben Ahmed.
Ce sont environ 850 entreprises et opérateurs économiques issus de 25 pays subsahariens qui prendront part aux rencontres B to B selon le calendrier de rendez-vous élaboré à l’occasion de l’évènement.
Il s’agit d’une nouvelle plateforme, qui a une vocation annuelle, ouverte aux industriels et opérateurs économiques en vue dynamiser le commerce intra-africains. Signe de l’appui institutionnel des autorités tunisiennes, la cérémonie officielle d’ouverture des trois journées sera présidée par le chef de gouvernement tunisien, Hichem MECHICHI, le mercredi 18 novembre à 8 h du matin (GMT).

La Côte d’Ivoire, premier partenaire de la Tunisie en Afrique subsaharienne

Les efforts de la Tunisie de se tourner vers les marchés du continent est palpable en Côte d’Ivoire, devenue la première destination de ses exportations au sud du Sahara.  » La valeur des échanges entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie en 2019 se présente comme suit : le total des exportations tunisiennes vers la Côte d’Ivoire : 54 millions d’euros, et le total des exportations ivoiriennes vers la Tunisie : 17 millions d’euros « , a indiqué au cours du webinaire Hamdani Noamen, chef de la Représentation du CEPEX à Abidjan.
Cette coopération est notamment animée par une présence de 120 entreprises tunisiennes installées en Côte d’Ivoire dont trois œuvrent à la transformation des produits locaux avant exportation notamment le café, le marbre et le bois, a-t-il relevé.
 » Le but de la conférence est de consolider le partenariat et la complémentarité pour promouvoir les exportations, les investissements. Aussi, les entreprises tunisiennes souhaitent-elles trouver des partenaires pour la transformation des produits « , indique le CEPEX dans son communiqué.Jean Mermoz Konandi

Libye : les parties en conflit parviennent à un accord pour organiser des élections, le 24 décembre 2021 (ONU)

(Agence Ecofin)  L’annonce des futures élections constitue l’une des principales avancées du Forum de dialogue politique libyen tenu dans la capitale tunisienne, visant à créer un pouvoir exécutif capable d’organiser des élections et de mettre en œuvre des réformes politiques, économiques et militaires en Libye.
Les participants au Forum de dialogue politique libyen qui s’est tenu du 9 au 15 novembre 2020 à Tunis (Tunisie) sous l’égide des Nations unies, sont parvenus à un accord pour l’organisation des élections nationales en Libye, le 24 décembre 2021, a annoncé vendredi Stephanie Williams, cheffe de la mission de l’ONU dans le pays.
« Les participants au Forum de dialogue politique libyen se sont accordés sur l’organisation d’élections nationales, le 24 décembre 2021 » , a indiqué Stephanie Williams. Expliquant, par la même occasion, que le 24 décembre est le jour de l’indépendance de la Libye, une date importante et symbolique pour les citoyens du pays.
Poursuivant, la représentante spéciale par intérim d’António Guterres en Libye a assuré que l’ONU s’efforcera de faire en sorte que le plus grand nombre possible de personnes, y compris celles qui ont été déplacées de leur foyer, puissent voter.
L’annonce des futures élections est intervenue une semaine après le début des discussions dans la capitale tunisienne, visant à créer un pouvoir exécutif capable d’organiser des élections et de mettre en œuvre des réformes politiques, économiques et militaires.

Le nouvel exécutif, a déclaré Mme Stephanie Williams, impliquera une séparation des pouvoirs, avec un nouveau Conseil de la présidence, et un gouvernement d’unité nationale dirigé par un Premier ministre.

Les pourparlers, a-t-elle poursuivi, reflètent la volonté du peuple libyen et fournissent « une voie claire pour sortir de la crise actuelle et pour organiser des élections crédibles, inclusives et démocratiques ».
Le Forum de dialogue politique libyen a regroupé 75 participants choisis sous la supervision des Nations unies, parmi lesquels on compte des députés, des membres du Haut Conseil d’Etat, des notables et des représentants des trois régions (Tripoli, Barqa et Fezzan).
Relevant qu’il y a plusieurs factions et individus qui cherchent à bloquer les progrès et à saper le processus de paix, Stephanie Williams a averti que « l’élan est contre eux et leur désir de promouvoir leurs intérêts personnels étroits aux dépens du bien public » .
« La communauté internationale dispose d’outils pour éviter les sabotages, y compris le recours à des sanctions » , a-t-elle déclaré.
Le 23 octobre dernier, les parties libyennes en conflit depuis 2015, ont signé à Genève (Suisse) un accord de cessez-le-feu permanent, après des négociations tenues sous l’égide de l’ONU.
Une dizaine de jours après la signature de cet accord de cessez-le-feu, les parties libyennes en conflit se sont également entendues sur les conditions de sa mise en œuvre. Le Forum de dialogue politique libyen entre donc dans la dynamique de dialogue engagée sous la supervision de l’ONU afin de parvenir à la fin de la guerre en Libye et à l’instauration d’une paix durable.Borgia Kobri

L’EDITO DE NETTALI.COM : Dans les dédales des contrats de l’Etat

NETTALI.COM – L’Etat sénégalais défend-il vraiment nos intérêts ? Ne serait-il pas complaisant sur la conclusion des contrats sous prétexte de Partenariat-public-privé ?  Dispose-t-il d’hommes aux capacités réelles de négociateurs face aux entreprises privées étrangères, institutions financières internationales, l’Union européenne, etc ? Des paramètres non maîtrisés entreraient-ils en ligne de compte lorsque l’Etat négocie ?
Autant de questions que l’on peut raisonnablement se poser lorsqu’on note que dans beaucoup de relations contractuelles, il semble souvent lésé.
Sur les accords de pêche qui ont existé de Senghor à Wade, en passant par Diouf jusqu’à Macky Sall, l’’équation de la sauvegarde des intérêts des Sénégalais a toujours été posée. Sur les infrastructures telles que les stades, l’Aéroport International Blaise Diagne ou plus récemment dans le domaine des transports avec le Train Express régional, des interrogations sont soulevées quant aux délais non respectés et aux avenants dont on ne voit pas souvent le bien fondé. Dans le cas de l’autoroute à péage idem, la logique de la concession interpelle également.
Il y a en effet une propension souvent décriée de la part de la puissance publique, à ne pas suffisamment gérer les intérêts du citoyen et à ne pas l’informer dans la conclusion des contrats ou accords alors qu’elle est dans l’obligation de le faire. La règle semble être la logique du fait accompli. Dans le domaine des mines par exemple où le Sénégal exploite du phosphate, de l’or, du fer, du zircon, etc., malgré l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) – qui produit des rapports dans le sens d’informer – et l’intégration de l’appartenance des ressources naturelles au peuple dans la Constitution du Sénégal, la transparence n’est pas encore totalement au rendez-vous. Et  pourtant, le peuple doit savoir quelles quantités sont exploitées chaque année, comment tout cela est réparti entre l’exploitant et le Sénégal, quels bénéfices on en a tirés et comment ces ressources sont utilisées à travers le budget national.
Il y a également l’équation de la responsabilité sociétale des entreprises dans les localités où elles sont implantées qui se résume en termes de création d’emplois, d’infrastructures, de santé des populations et de respect de l’environnement. La question de la publication des contrats a été d’ailleurs soulevée aux forts moments de la polémique sur l’affaire Petrotim. Les Sénégalais sont hélas restés sur leur faim. Le cas de Total et la polémique soulevée par Thierno Alassane Sall dans son livre « le protocole de l’Elysée », était allée dans le sens d’un manque de transparence, même si par la suite les faits ont révélé que Total n’a rien découvert lors de son exploration.
De même un certain flou entoure, aux yeux de certains, le contenu des accords de pêche entre l’Etat du Sénégal et l’Union  européenne. Le chiffre de 50 000 tonnes circule comme tonnage à pêcher ? Mais arrive-t-on seulement à contrôler de manière stricte et rigoureuse, les détenteurs de licences ? La polémique qui s’en est suivie avec ces accords, laisse penser qu’on n’est pas encore sortis de l’auberge. C’est une perception qu’il y a des abus dans les accords. Mais seule la transparence permet de lever certains équivoques. Il y a en effet bien longtemps que la religion est faite sur le pillage éhonté de nos côtes. N’est-ce pas une des raisons avancées par certains sociologues et hommes de médias, reportages à l’appui, pour expliquer le dénuement de certains pêcheurs qui s’adonnent désormais à des activités de passeurs lorsqu’ils ne prennent tout simplement pas eux-mêmes, les pirogues.

La concession de l’autoroute à péage : un cas préoccupant 

Mais l’affaire que les Sénégalais – les automobilistes notamment – ont surtout et depuis longtemps eu beaucoup de mal à accepter, c’est la concession de l’autoroute à péage, telle qu’elle a été attribuée à Eiffage. Et l’étude rendue publique, la semaine dernière, par « Legs Africa » sur l’infrastructure, a cette vertu qui est de conforter les populations qui vivent les désagréments récurrents du péage au quotidien, dans leurs ressentiments ; et d’apporter des éclairages qui, à n’en pas douter, sont en accord avec ce que tous les Sénégalais qui utilisent l’ouvrage, pensent tout bas.
Et pourtant récemment le Président Sall appelait de son vœu, lors du dernier conseil présidentiel, au recours au Partenariat public privé (Ppp), en demandant notamment la construction de cliniques privées d’envergure ou d’autres ouvrages dans ce genre, etc. ? Et l’on ne peut pas ne pas s’interroger sur l’utilité de tels partenariats si ce sont les privés qui s’en tirent à meilleur compte. Quel en est l’intérêt si les utilisateurs doivent se sentir spoliés ou lésés ? Ces partenariats permettent certes à l’Etat de ne pas endosser tout l’investissement. Mais au finish, dans bon nombre de cas, ce sont des infrastructures qui se révèlent coûter bien plus chères à l’usager et à l’Etat . A la vérité, ce dernier tire rarement un grand bénéfice de telles idylles.
Les experts qui ont  produit le rapport sont d’ailleurs formels sur le montage. Selon eux, la frustration viendrait du fait que c’est l’Etat qui a supporté la part la plus importante dans les investissements. Sur un coût d’investissement de 138 milliards de francs Cfa, l’Etat a participé pour 77,6 milliards. « L’apport d’Eiffage en financement privé n’est que de 61 milliards de francs Cfa. On constate ainsi un grand déséquilibre entre le montant de la subvention publique et le montant du financement privé. Mieux, il importe de préciser qu’Eiffage n’a investi que 20,8 milliards de francs en fonds propres. Le reste de sa contribution financière étant pris en charge par les partenaires privés, notamment les banques », relève le document qui ne manque pas d’ajouter : « le niveau élevé de la subvention de l’Etat combiné à d’autres aspects du contrat de concession comme le niveau élevé des tarifs, montre clairement que le concessionnaire a été avantagé par rapport à l’Etat. Avec le faible niveau d’apport en fonds propres du titulaire, il aurait été possible de financer l’ouvrage entièrement sur fonds publics et appliquer des tarifs de péage acceptables ».
Les automobilistes qui circulent dans Dakar ou qui se rendent dans les régions ; ou ceux qui quittent les régions en direction de la capitale, ont tous au moins une fois emprunté l’autoroute à péage. Et à travers leurs expériences respectives, il leur est bien aisé de se rendre compte que les tarifs sont exagérément chers. Le péage sur certains axes devrait de toute évidence être gratuit car il ne rencontre pas de contrepartie juste. Il suffit pour s’en convaincre de tout simplement noter les embouteillages aux heures de pointe à l’entrée de Pikine ou de Thiaroye ou pendant certains départ de week-end ou veilles de fête. Sur l’axe Pikine par exemple à certaines heures, les usagers sont tous simplement piégés dans une anarchie indescriptible ou plus exactement une sorte d’ambiance de sortie de stades, coincés qu’ils  sont dans des embouteillages, alors qu’ils paient pour un service qui leur est dû. Ceux qui doivent se rendre vers Thiaroye Pikine ou dans l’autre sens à la sortie du croisement Cambérène, vivent le même calvaire. Quelle est la logique qui consiste à rouler sur quelques petits kilomètres (moins de 6 km) et à devoir perdre 1 heure et demi de temps par la suite et même parfois plus ? Des désagréments en tout cas dans les deux sens Pikine-Cambérène et Cambérène-Pikine. A la descente de Cambérène, l’on est tout simplement pris au piège de la rencontre entre ceux qui viennent de Case bi, Maristes, Dakar, Pikine, Patte d’oie.
Ce qui est d’autant plus surprenant sur cet axe, ce sont les tarifs initialement fixés à 400 francs et qui ont été, du jour au lendemain, portés à 500 francs, soit une augmentation de 100 francs. Certains y étaient même allés de leurs spéculations en posant l’équation de la monnaie compliquée pour expliquer la cause de cette augmentation. Foutaises ! Des augmentations de 25% ! Du jamais vu. C’est tout simplement scandaleux. Ils peuvent évidemment augmenter les prix comme bon leur semble. Mais qu’est-ce qu’il est difficile de leur faire appliquer des baisses ?  Il a fallu que l’État se batte fermement pour obtenir une baisse peu significative sur un axe où l’impact en termes de trafic n’est pas vraiment ressenti.
Il n’y a pas que les usagers de l’infrastructure qui se sentent floués dans l’affaire. L’analyse de l’article 26 du contrat qui définit les modalités de partage des recettes révèle « un déséquilibre profond« . Les rédacteurs du rapport pointent d’autres problèmes. Ils déclarent par exemple que « les recettes résultant de l’exploitation de l’autoroute à péage font l’objet d´un partage entre l’autorité concédante (l’Etat du Sénégal) et le titulaire (Eiffage). Les modalités de partage sont définies à l’article 26 du contrat Cet. En résumé, l’autorité concédante (l’Etat du Sénégal) ne commence à percevoir des retombées financières qu´à partir de la quinzième année de mise en service de l’ouvrage« .
L’autre hic, c’est l’analyse financière qui montre une augmentation des recettes expliquée par la hausse du trafic qui dépasse les prévisions les plus optimistes. Toutefois, ce qui devait profiter aux contribuables et à l’Etat du Sénégal, s’est révélé être d’une grande opacité à cause d’une hausse incompréhensible des charges. Au début du projet, ces charges ont été évaluées à « 36,652 milliards de francs Cfa ; à la fin, elles ont explosé pour atteindre les 56,526 milliards de francs, soit une hausse de 19,874 milliards de francs Cfa. Sur un chiffre d’affaires de 143,757 milliards de francs Cfa, des charges d’exploitation de 56,526 milliards de francs Cfa, des impôts et taxes de 28,021 milliards de francs Cfa, une masse salariale de 5,100 milliards de francs Cfa, on a un bénéfice de 10,677 milliards de francs Cfa », font remarquer les experts pour démontrer comment opère l’entreprise pour payer le moins d’impôts possibles. Pour les experts, le Ppp sur l’autoroute à péage gérée par Secaa Sa, l’Etat ne tire pas profit de la rentabilité du projet qui coûte cher aux citoyens, alors qu’il a financé la plus grande part. « L’analyse de la stratégie financière nous permet de mieux y voir clair. Le montage financier révèle que l’investissement de 380,2 milliards de francs Cfa qui représente l’enveloppe globale de l’autoroute à péage, n’est pas seulement pour l’infrastructure routière. Presque 40 % des fonds sont destinés à la libération d’emprises, restauration urbaine, recasement des projets connexes et supervision d’études et contrôle. L’infrastructure représente 60 % du montant d’investissement ». Bref l’on sort de cette étude complètement groggy.
L’étude montre finalement, chiffres à l’appui, comment le montage financier a été fait au détriment des intérêts du Sénégal. « La firme tire son profit non pas sur le résultat net, mais sur les charges d’exploitation avec les types d’investissements qu’elle propose à l’autorité (d’après les autorités de Secca Sa, c’est elle qui propose les investissements à faire et l’Etat valide) », lit-on dans le rapport. « En fait, indique le document, Secaa Sa (Ex-Senac, propriété à 100 % de Eiffage SA) a signé un contrat de conception construction-transfert des risques avec Eiffage Tp Eiffage Sénégal et un contrat exploitation- maintenance-transfert des risques O&M avec Eiffage Operations Services. La stratégie, c’est d’avoir le minimum de résultat net ». L’astuce est de capter, dans ses relations contractuelles avec ces entreprises du même groupe, le maximum de profits à travers les investissements.
L’hérésie dans l’histoire est finalement de devoir payer à l’entrée du péage alors que l’autoroute peut se retrouver à un certain niveau d’engorgement par la suite. Ce qui est totalement illogique lorsqu’il n’ y a pas de contrepartie. L’Etat devrait, grâce à un système de contrôle plus accru, veiller à mieux défendre les intérêts des usagers qui font fonctionner l’ouvrage. Que font les associations de consommateurs ? Elles doivent aussi s’intéresser à la question plutôt que de se cantonner à l’électricité et au téléphone. Il y a d’autres services où les Sénégalais se font encore presser comme des citrons, sans toutefois savoir où aller se plaindre. L’Etat ne devrait-il pas par exemple créer une autorité de régulation des tarifs du péage sur la base d’un prix justifié par une réalité économique et financière ? De la même façon, les usagers devraient aussi s’organiser et prendre en charge la question qui impacte aussi leur pouvoir d’achat dans un pays qui peine encore à sortir de la pauvreté.
Le rapport de « Legs Africa » est une belle initiative en soi. Mais l’organisation n’a pas fait que cela. Elle a formulé des recommandations qui vont dans le sens d’un renforcement du pouvoir de contrôle du Conseil des infrastructures dans son rôle de contrôle du processus de passation des contrats Ppp et dans la planification et la validation des investissements sur l’ouvrage. Pour ces experts, il faut tout simplement contrôler la mise en œuvre des dispositions relatives à la signature de contrats de gré à gré afin de limiter les potentiels abus dans leur interprétation. Il faut également, selon eux, prévoir la possibilité de contrôle à posteriori de l’interprétation des dispositions sur la passation des contrats initiaux sous forme d’appel à concurrence et des contrats sous forme de Ppp. « Dans le cas de l’autoroute à péage, à défaut d´entrer dans le capital au prix initial de l’action, il faut négocier l’entrée de l’Etat dans le capital de la Secaa Sa à un prix raisonnable de l’action qui prend en compte l’investissement important de l’Etat du Sénégal », a proposé l’étude. Qui ne manque pas de préconiser de revoir les éléments d’indemnisation, en cas de rupture, pour les ramener à des proportions raisonnables et mieux équilibrer le partage des risques en cas de résiliation du contrat.
Arrivant à un moment où le débat a été maintes et mille fois agité, une telle étude peut servir d’instrument de relance des renégociations. Macky Sall avait informé avoir des actions réservées au privé national sur ces autoroutes. Mais bien avant cela, il s’agit de remettre les choses à l’endroit. Remettre en cause un contrat n’est pas forcément une chose aisée, mais l’Etat doit pouvoir trouver les ressorts appropriés dans cette étude ou ses propres études, afin d’arriver à faire plier ce concessionnaire.
Les conclusions du rapport sont sans appel et il appartient certainement à Eiffage, s’il le conteste, de jouer la carte du contradictoire. L’Etat devrait certainement valider cette étude et pourquoi pas s’appuyer dessus pour davantage négocier car, quoi qu’on dise, « l’État est le principal responsable de ce qui se passe sur l’autoroute à péage. La stratégie de Secaa Sa est rationnelle et guidée par la logique du profit, car toute entreprise cherche à maximiser ses recettes et minimiser ses dépenses. Il revient donc à l’Etat de garantir et de veiller sur les intérêts des usagers et contribuables sénégalais dans l’affaire », comme l’a relevé le rapport. A moins peut-être qu’il y aurait quelques précautions de la part de l’Etat sénégalais parce que Eiffage est une société française. Et avec les Français, nos rapports sont connus.

Aménagement du bassin de l’Anambé : Les acteurs veulent relancer la charte du domaine irrigué

https://www.lequotidien.sn Il y a 6 ans, la Sodagri et les acteurs de la vallée de l’Anambé, région de Kolda, avaient élaboré une charte du domaine irrigué de ladite vallée. Histoire de faire observer des comportements consensuels, respectueux de l’environnement à tous les acteurs. Non appliquée depuis, la Sodagri et son nouveau partenaire le projet Tiers sud bey daare ont décidé de dépoussiérer son contenu et l’adapter aux exigences du moment. A l’occasion de la rencontre tenue à Mampatim, le maire de Dialambéré, Bouna Koïta, a mis l’index sur les dangers liés à l’utilisation incontrôlée des pesticides.
L’agriculture conventionnelle est un des plus gros clients des industries chimiques. En tous les cas, les producteurs du basin rizicole de l’Anambé sont de gros usagers des pesticides pour la lutte contre les parasites et les herbes sauvages. Aussi, le maire de la commune de Dialambéré, Bouna Koïta, a-t-il alerté contre leur usage incontrôlé. «Avec les pesticides nous sommes en train de jouer avec le feu. Nous connaissons tous les dangers liés à l’usage incontrôlé des pesticides par rapport à la terre, à l’environnement, à l’eau, à l’air, à la pollution de nos produits halieutiques. La loi interdit la vente des pesticides sans licence, sans agrément de ces produits phytosanitaires dangereux.» Il a fait cette alerte, le mardi dernier, à Mampatim lors d’une rencontre axée sur l’«Evaluation de la charte du domaine irrigué de l’Anambé». Faisant face aux techniciens de la Sodagri et du projet Tiers sud bey daare (initiateurs de la rencontre), à des producteurs, à des éleveurs, à des pêcheurs et à des autorités locales et administratives, l’élu local a poursuivi : «Il y a la présence des crocodiles dans la mare de Dialambéré, une espèce faunique très protégée par les conventions internationales, tout comme les chimpanzés. Quand on n’aménage pas l’habitat de ces animaux, il peut survenir des accidents aussi bien pour les personnes que pour les animaux. Il est important, au moment d’aménager les périmètres, d’établir une charte portant intérêt à la faune et à la flore parce que nous sommes aussi là pour la biodiversité des écosystèmes.»
La charte du domaine irrigué de l’Anambé en question était élaborée et validée en septembre 2014, mais n’a pas fait l’objet d’application, faute de financement. L’avènement du projet Tiers sud bey daare dans la zone a été mis à profit par la Sodagri pour la dépoussiérer, avec la participation de tous les acteurs qui étaient là au moment de sa rédaction. Mais Mahmoud Ndiaye, point focal du Tiers sud bey daare à la Sodagri, estime pour sa part qu’ «avant de chercher à appliquer cette charte du domaine irrigué, 6 ans après son élaboration, il faut savoir s’il est toujours actuel dans son contenu, voir si l’engagement des différents ac­teurs, les collectivités territoriales, l’Adminis­tration est toujours de sai­son. Egalement voir si des obstacles pourraient se dresser dans son application et faire de nouvelles recommandations, si nécessaire. En somme, il s’agit de réviser la charte, la vulgariser avant son application éventuelle».
La charte contient les droits, devoirs, critères d’accès, modes d’exploitation et engagements des acteurs de la vallée rizicole à cheval entre les départements de Kolda et de Vélingara pour une meilleure exploitation de ses ressources diverses (foncière, faunique, florale, hydrique, halieutique), garantissant leur durabilité. En somme, un document de bonne gouvernance du domaine et de l’environnement.

8000 emplois menacés à la CSS : Les organisations syndicales chargent l’Etat et alertent

https://www.seneweb.com La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) risque bien de mettre la clé sous le paillasson. Déjà, 8000 postes sont menacés au niveau de cette compagnie qui peine à écouler sa production sur le marché local à cause des importateurs qui détiennent la DIPA (Déclaration d’Importation de produits Alimentaires) et inondent le marché par d’autres variétés de produits. En effet, le sucre produit par cette compagnie se vend difficilement sur le marché local. L’on signale que 30 000 tonnes de sucre sont présentement stockées dans les dépôts. Et la CSS qui a besoin de 1,2 milliard CFA pour assurer les charges salariales alors la compagnie peine actuellement à vendre 30 millions de Francs et ce chiffre n’évoluera pas vers les 150 millions nécessaires pour les salaires, redoute l’entreprise.
Des préoccupations qui interpellent les syndicats Cnts, Udts, CSE, Unsas, Cnts/Fc, Cdsl, UTS, SLTS/CSS, OTLS/CSS, SDIAAS, STIAAS/FGTS. Suite à une conférence de presse tenue le 14 novembre, elles ont dénoncé ce fait et attiré l’attention des autorités de l’Etat.
Car pour elles, «  Certaines autorités ont même profité de la Covid-19, pour inonder le marché de sucre par des importations bien supérieures aux 10.000 tonnes déclarées officiellement : Ce sucre n’est jamais allé chez les populations démunies comme prétendu, mais dans les magasins de ce même ‘club de commerçants », dénoncent ces organisations dans la déclaration commune.
Elles demeurent convaincues que cela contribue à tuer la CSS. Et « Tuer la CSS, c’est anéantir l’économie de tout un département qui vit de l’activité de l’entreprise : C’est plus de 100.000 habitants impactés, des milliers d’agriculteurs qui bénéficient de l’eau d’irrigation sur 5000 hectares fournie gratuitement,de l’eau potable aux populations des dizaines de villages non raccordés au réseau Sen’Eau».

Crise de la pêche : Les acteurs montent au filet

https://www.lequotidien.sn Le gouvernement signe des accords de pêche qui entraînent plein de conséquences, au moment où les observateurs notent une baisse de 50% des ressources halieutiques au cours des 40 dernières années. Face à cette situation difficile, les navires étrangers sont pointés du doigt par les acteurs de la pêche artisanale qui assurent 80% des débarquements au Sénégal. Cependant, d’autres facteurs expliquent aujourd’hui la rareté de la ressource. Et qui font que pêcheurs et armateurs risquent de perdre leur «mer» nourricière.
Le regard embué d’inquiétude, Ibou Samb fixe les longues rafales des vagues qui s’écrasent sur la rive. Assis sous sa pirogue sur la plage de Yoff-Tonghor, les yeux rougis par 15 ans de pratique de pêche, cet homme scrute les zones où les poissons foisonnent. Les grains de beauté à foison sur son visage émacié semblent témoigner des contrecoups du sel. L’homme au cure-dent et au maillot d’Arsenal n’attend plus grand-chose de la mer. Ibou a 35 ans, possède une pirogue, deux femmes et près d’une dizaine d’enfants dont la dernière (une fille) est née la semaine dernière. «Si je vois un bateau qui va en Espagne, je tente l’aventure», lâche-t-il à ses amis massés dans une pirogue accostée sur le sable fin. Un discours qui est presque entonné en ritournelle sur la plage de Tonghor par les pêcheurs.
Au crépuscule de ce jeudi 12 novembre où l’obscurité a déjà dicté sa loi aux derniers rayons solaires, la plage de Yoff-Tonghor héberge une dizaines de cargos rouillés, drossés sur le sable. Leurs mâts noirs sont tendus vers le ciel. Un cimetière de pirogues accostées qui s’étend de Layène à Tonghor. Elles sont sèches et à des années-lumière de leurs périodes fastes. Le thiof, la sardinelle (yaboye), les crevettes etc. sont quasi introuvables. Une vue depuis la plage de Bceao permet de se faire une religion sur le chômage technique des professionnels de la pêche. C’est une litanie d’épaves, fantômes de solides cargos d’acier piégés par les fonds marins. A Yoff, le poisson est devenu rare, voire introuvable. «De plus en plus, je mange du thiébou kéthiakh (riz au poisson fumé) chez nous», confie la sexagénaire Seynabou Diagne, contrainte de rentrer bredouille. «Je voulais préparer le dîner, mais je n’ai pas les 5 000 francs qu’on me demande. A Yoff, avec 500 ou 1 000 francs Cfa, on pouvait se payer du poisson nécessaire à un plat du jour», explique Mme Diagne, visage couvert, panier vide. La ressource est chère parce que rare.
Jeudi, l’Union européenne a rendu public un protocole d’accord avec le Sénégal pour pêcher 10 mille tonnes de thon par an sur une période de 5 ans, moyennant 5 milliards. Il s’agit de 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs, 5 palangriers et 2 chalutiers espagnols, portugais et français. Chargé de communication de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Unapas), Oumar Diao a consacré de plus de 20 ans de sa vie à la mer. A Mbour, le jeune retraité au crane poivre sel assiste impuissant au pillage des ressources. Il accuse l’Etat : «Dans le Code de la pêche, il est dit que lorsqu’il n’y a pas de surplus, on ne doit pas vendre nos eaux à des étrangers. Cela veut dire que lorsque les populations sont suffisamment approvisionnées et qu’il y a un surplus, on peut vendre. Actuellement, il n’y a pas suffisamment de ressources dans nos océans.»

Licences de la discorde

Au Sénégal, 80% des captures sont réalisés par la pêche artisanale et 20% au niveau de la pêche industrielle. En attendant de prendre une position sur les nouveaux accords entre le Sénégal et l’Union européenne cette semaine, le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) s’inquiète du nombre de licences de pêche délivrées par le ministère des Pêches et de l’économie maritime. «Depuis avril, les acteurs sont en déphasage avec le ministère sur sa manière de gérer la pêche. Le ministère a donné des licences dans la non-transparence et est dans le déni. On lui demande de publier le nombre de licences, ce qu’il est incapable de faire. En 2014, on avait 130 bateaux. Avant 2019, on en était à 199 bateaux. De 2018 à maintenant, plus de 50 bateaux se sont ajoutés. La mer ne peut pas accueillir tous ces bateaux. C’est trop», juge Fatou Niang Ndiaye, vice-présidente du Gai­pes.
Selon la Fiti, les stocks de poissons ont chuté de 50% durant les 4 décennies écoulées. «La rareté des poissons est une réalité», souligne Mansour Ndour, coordonnateur de la Fisheries transparency initiative (Fiti), organisation qui se bat pour la publication des informations sur la pêche. Les conséquences sont nombreuses. Les populations vivent une insécurité alimentaire, des conflits surgissent entre acteurs ainsi qu’entre les acteurs et l’Etat. Mais ce serait réducteur d’accuser uniquement l’affaire des licences de pêche. La pêche illégale non déclarée et non réglementée (inn), la pollution des eaux et la surpêche sont autant de facteurs qui expliquent le manque des ressources halieutiques. Une multitude de facteurs qui font que les pêcheurs n’arrivent plus à vivre de leur métier. «On doit prier pour que les bateaux ne passent pas dans les alentours où nous devons attraper le poisson. Sinon quand les bateaux viennent, ils prennent tout. Pourtant, les poissons que nous pêchons en tant que pêcheurs artisanaux, les bateaux n’en ont pas besoin. Ils les attrapent et les jettent après dans la mer», explique Ibou Samb, 35 ans et pêcheur à Yoff.
Son ami Alioune Dièye renchérit : «Jadis, il fallait juste faire 5 km et même pas une heure, tu reviens avec du poisson en abondance. Cela nous permettait de régler tous nos problèmes à la maison. La Marine nationale ne surveille pas les bateaux qui doivent observer une certaine distance par rapport à nous pêcheurs artisanaux. On les voit ici la nuit tout près. Cela veut dire que cette zone n’aura plus rien. D’un seul coup, un bateau peut attraper 2 voire 3 tonnes. Nous par contre, nous ne pouvons même pas avoir 20 kilos».

Accords de pêche et immigration clandestine-Alioune Ndoye résigné : «le Sénégal ne peut rien contre un calendier européen…Il y a 2 millions d’euros de plus que … »

https://www.dakaractu.com Les licences de pêche octroyées à des bateaux étrangers et notamment le protocole de cinq ans paraphé le 19 juillet 2019 avec l’Union Européenne pour 10.000 tonnes de poisson à pêcher dans les eaux sénégalaises pour un an, font les choux gras de la presse. Alioune Ndoye, le ministre de la pêche dans l’émission « Point de Vue », semblait résigné sur l’accord évoqué ci-dessus et la recrudescence de l’immigration clandestine dans notre pays. Le Sénégal ne peut rien contre un calendrier européen qui est déroulé selon le bon vouloir de ces derniers, a-t-il laissé entendre.
« On doit défendre l’État, mais si les Européens, en ce moment se lancent sur les côtes sénégalaises suivant les principes de l’accord avec le Sénégal, on ne peut pas faire une corrélation avec la situation relative à l’immigration clandestine qui n’a rien à voir avec cela », précisera le ministre des pêches et de l’économie maritime qui rappelle même que les négociations ont eu lieu en juin sous la présence des acteurs de la pêche, comme le Gaipes et d’autres structures regroupant des industriels du secteur.
Le protocole prévoit des possibilités de pêche pour jusqu’à 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France, pour un tonnage de référence de 10 000 tonnes de thon par an. Il autorise également la capture de 1 750 tonnes de merlu noir par an pour deux chalutiers espagnols. La contrepartie financière annuelle de l’Union s’élève à 1,7 million d’EUR, dont 800 000 EUR de droits d’accès aux eaux du Sénégal.
Cependant, a précisé le ministre, l’accord peut toujours être dénoncé dans sa période de validité.
« Je tiens à préciser que la ressource est gérée conjointement au niveau mondial. La ressource est migratrice », dira le ministre. L’autre aspect, que Alioune Ndoye tiendra à préciser c’est qu’au Sénégal, on fait souvent des confusions sur ce que gagne le Sénégal par rapport aux autres pays qui délivrent des licences de pêche.
« Les précédents protocoles d’accord portaient sur des ressources que pêchaient nos acteurs. On ne peut pas comparer le protocole d’aujourd’hui à ceux précédents. Le précédent parlait de 14.000 tonnes alors que l’actuel parle de 10.000 tonnes.
Aujourd’hui, il y a 2 millions d’euros de plus que ce qu’on recevait dans le protocole précédent, alors que les quantités ont baissé », soulignera le ministre Alioune Ndoye qui considère qu’il y a bien des évolutions positives. « Cet accord est clair, précis, public et accessible à tous », a-t-il martelé.
Sur la présence des pêcheurs sénégalais dans les navires étrangers, le ministre Alioune Ndoye a renseigné que plus de 2.800 marins sont dans ces navires et participent, suivant le type de navire, au coût de fonctionnement des observateurs.  En terme de plus-value, il y a aussi des recettes captées quand ces bateaux entrent au port, finira-t-il par dire sur ce sujet.
Sur le point relatif à la protection et à la surveillance des pêches, le ministre estime qu’il y a une batterie de mesures de surveillance qui fait que le Sénégal maitrise bien sa zone de pêche. « C’est vrai que des problèmes demeurent avec la INN, qui est une pêche illicite, non déclarée et non réglementée. C’est un problème réel, mais nous combattons et nous restons dans une dynamique de la mener au niveau sous régional avec les différents pays avec lesquels nous voulons mutualiser nos forces pour combattre cette pêche INN »,  dira Alioune Ndoye.
Pour terminer, le ministre des pêches et de l’économie maritime, parlant de la question du pillage des ressources, rappelle que sa mission est de protéger les intérêts du Sénégal en conformité aux accords établis, « vu la consommation de 29kg de poisson par habitant constituant 70% d’apport en protéines animales, nous sommes obligés de mettre l’accent sur la préservation de nos ressources»,conclura t-il…

EAU Kms3 en service en avril : Encore 6 mois de patience pour les usagers

https://www.lequotidien.sn Il faudra attendre au moins le mois d’avril pour disposer de l’eau en permanence. L’usine de Kms3, d’une capacité de 208 m3/jour, va terminer ses essais à cette date. Si aucun incident majeur n’est signalé, le citoyen aura enfin le luxe de disposer d’eau ; et ce, à n’importe quelle heure de la journée.
Les consommateurs devront prendre leur mal en patience jusqu’au mois d’avril pour avoir de l’eau en permanence. En effet, le directeur de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) a expliqué samedi passé que l’usine de Kms3 – qui est en cours d’achèvement – va subir une batterie de tests d’une durée comprise entre 3 et 4 mois. Ainsi, c’est 208 m3/jour additionnels qui sont attendus de Kms3. «Avant la fin de l’année, les essais de Kms3 vont démarrer. Ils vont durer entre 3 ou 4 mois», a déclaré Charles Fall samedi dernier, lors des lancements du raccordement de la ligne haute tension entre Sakal et Keur Momar Sarr. Cette dernière, d’une capacité de 90 kw, sera exclusivement dédiée à la fourniture des usines de Keur Momar Sarr. «L’usine est actuellement alimentée par une ligne moyenne tension, avec beaucoup de difficultés, des coupures et chutes de tension. C’est la raison pour laquelle la Sones a jugé nécessaire de l’installer. Cette nouvelle ligne présente 3 avantages. Elle va nous permettre de nous affranchir des chutes de tension, mais aussi de la fréquence des coupures. Le 2ème avantage, c’est qu’elle va nous permettre de stabiliser et de sécuriser l’usine de Kms3. En dernier lieu, elle nous permettra de réduire la facture énergétique. Le prix du kw en haute tension est moins cher de 20%, comparé à la moyenne tension», a expliqué Babou Ngom, le chargé de projet à l’unité de gestion du projet Kms3 en charge du lot 1 station de traitement et de pompage. Pour autant, si le raccordement s’est bien passé samedi entre 7 h et 17 h, la nouvelle ligne haute tension ne sera que progressivement installée par la Senelec. Il faut une quinzaine de jours pour finaliser les derniers tests nécessaires avant son démarrage. Ce qui a fait dire à Charles Fall que «c’est le début de la fin d’un long processus, car ce raccordement va nous permettre de commencer les tests. Cette ligne sera dédiée à l’alimentation exclusive des usines de Keur Momar Sarr».
Il faut noter que les travaux de l’usine de Keur Momar Sarr ont débuté depuis 3 ans. Son objectif est d’assurer la continuité de la distribution d’eau dans les régions de Dakar et Thiès. Elle aura une capacité de 208m3/jour. Avec la nouvelle ligne haute tension, la Sones va sécuriser l’alimentation en énergie des usines de Keur Momar Sarr, mais aussi réduire de l’ordre de 20% sa facture énergétique.

Perturbation dans la distribution de l’eau : l’association des consommateurs du Sénégal demande le dédommagement des clients

https://www.pressafrik.com L’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) a réagi suite aux nombreuses revendications des populations de certaines localités de Dakar qui, depuis quelques jours, s’insurgent contre le manque d’eau. L’organisation dirigée par Momar Ndao demande le dédommagement des clients.
Interpellé sur la pénurie d’eau qui perdure, le vice-président de l’Ascosen, Momath Cissé, a rappelé d’entrée que « la loi permet d’ester en justice en cas de défaillance d’une des parties comme l’opérateur qui est Sen’Eau ».
Joint par la Rfm, il a déploré la défaillance notée dans la distribution de ce liquide précieux avant de dénoncer sa qualité. « Le contrat nous permet de pouvoir ester en justice en cas de problème. Parce qu’on ne peut pas toujours entendre la Sen eau nous servir que oui les travaux sont là et que d’ici peu cela va revenir et cela ne revient pas et quand ça vient l’eau n’est pas de qualité. C’est toujours le consommateur qui souffre », a-t-il pesté.
Momath Cissé a demandé à ce que les consommateurs soient dédommagés. « Parce qu’on ne peut pas d’une manière permanente comprendre que les travaux entravent la distribution mais à chaque fois les populations sortent pour crier leur ras-le-bol parce qu’il y a la non fourniture de l’eau », s’est-il désolé.
Face à cette situation, il a appelé le « gouvernement à faire vite pour que la responsabilité soit établie et qu’en cas de dommages au niveau des populations que ces dernières puissent être quand même dédommagées ».
La pénurie d’eau a provoqué la colère des populations. Les habitants de Grand Yoff, un quartier populeux de Dakar, ont organisé dimanche une marche spontanée. Ce lundi matin, les femmes de Diamalaye vont tenir un sit-in devant les locaux de Sen’Eau.
A signaler que la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et la Sen eau avaient annoncé, dans un communiqué rendu public mercredi dernier, que des perturbations sont en vue en raison des travaux de la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3).
Ils avaient alerté sur de possibles désagréments qui pourraient être causés par ce raccordement : baisse de pression, manque d’eau notamment, mais ceci dans la journée du samedi 14 novembre. « A Dakar, la SEN’EAU renforcera son dispositif de camions citernes dans les quartiers impactés par ces perturbations ».

Annulation de la saison touristique à Cap-Skirring : Professionnels du secteur et populations regrettent et interpellent l’Etat

iGFM – (Dakar) La décision des autorités du Club Med de fermer leur réceptif touristique dans la station balnéaire de Cap-Skirring pour l’année 2020/2021 a plongé depuis ce lundi, dans l’émoi et dans la consternation les populations et les acteurs du tourisme de Cap-Skirring.
«Les conséquences seront graves. Nous ne comptions que sur le Club Med pour vivre après la fermeture des autres hôtels dans notre contré. Ce dernier hôtel (le Club Med) qui nous restait, va baisser ses rideaux, ce sera la catastrophe. Nous n’aurons plus de quoi vivre à Cap-Skirring», se désole l’artisan Mamadou Faye du haut de ses 55 ans. Informés d’urgence, des professionnels du tourisme ont crié leur colère et leur indignation. Stressés et plongés dans la panique, ils ont lancé un appel au secours à l’Etat, «nous demandons à l’Etat d’intervenir très rapidement pour rencontrer les autorités du Club Med afin qu’elles puissent revenir sur leur décision », ont-ils plaidé.  C’est la débande depuis hier dans les rangs des professionnels du tourisme dans la station touristique de Cap Skirring. A en croire le président de l’association des guides touristique, «ceci est très grave. Avec l’annulation de la prochaine saison touristique, les populations et acteurs du secteur vont être poussé à bout de leur souffle. Pis, quand nous avons informé nos amis qui sont en France et un peu partout en Europe de cette décision du Club Med, ces derniers ne cessent de raller et de ruminer leur colère», explique Lamine Diop Sané. Pour ce gérant d’hôtel, «en dépit des difficultés mondiales et même de la pandémie du coronavirus, nous avons fait du marketing un peu partout pour que nous puissions travailler convenablement pendant la saison touristique 20/21. Mais voilà qu’au finish, nous nous sommes tous rendus compte avec la fermeture du Club Méditerranée, ces investissements vont être perdus», nous a confié sous le couvert de l’anonymat notre interlocuteur. Les populations de Cap-Skirring et plus particulièrement les jeunes parlent de «mort du tourisme» en Casamance. «Que l’Etat ne soit pas surpris que nous prenions ici à Cap-Skirring des pirogues pour rejoindre l’Espagne comme les jeunes autres du pays. Nous sommes désespérés et nous n’avons plus d’espoir», disent les jeunes.

OUMAR DIALLO : «LE SUCRE DE LA CSS NE COUVRAIT PAS LE MARCHÉ»

http://www.emedia.sn Le Directeur du Commerce Intérieur, Oumar Diallo, répond aux agents de la Compagnie sucrière sénégalais (Css). Ces derniers manifestaient, il y a trois jours, contre la présence sur le marché sénégalais de près de 60 mille tonnes de sucre importé qui ont causé leurs méventes.
Pour M. Diallo, l’importation de cette quantité de sucre s’explique par le gap qui existe sur le marché. Elle obéit également à des normes. « La mise sur le marché du sucre importé obéit à une régulation. Elle est opérée à une période où la compagnie Css a terminé sa production locale sur le marché. Cette année, la période à couvrir était du mois de juillet jusqu’au mois de septembre, 3 mois de consommation pendant lesquelles la production de Css n’était pas en mesure de couvrir le marché. Nous avons alors évalué le gap », a-t-il expliqué sur les ondes d’Iradio (90.3).
Sur les 60 mille tonnes de sucre importé, la Css a un quota de 20 mille. C’est le restant qui a été attribué aux importateurs sénégalais. Pour le DG du Commerce intérieur, la protection de l’industrie locale reste une obligation de l’Etat. Mais, la présence des deux sucres sur le marché a toujours existé. « Le sucre étant une denrée alimentaire, elle obéit à la procédure de déclaration d’importation de produits alimentaires délivrée sur la base des quotas qui ont été attribués à chaque importateur y compris la Css. Il y a toujours une présence simultanée de ces deux sucres parce que le marché n’est pas associé pour autant. La protection de la production locale est fondamentale dans la politique de l’Etat. La Css est un outil industriel qui emploie des Sénégalais, rien que pour cela, nous lui devons une protection. Mais quelle que soit la protection que nous devons assurer à l’industrie locale, le Sénégal est signataire de conventions au niveau international », a-t-il déclaré Babacar FALL

Sécurité : Les Américains, Canadiens et Français alertés sur un risque d’attentat au Sénégal

https://www.lequotidien.sn Les Usa, la France et le Canada ont alerté leurs ressortissants au Sénégal sur un risque d’attentat et les ont conseillés de reconsidérer leurs voyages dans certaines zones présentant un risque accru de la covid19, selon le journal Les Echos.
« Evitez de voyager en raison de risques graves pour la sureté et la sécurité », souligne le département d’Etat américain, dans son bulletin d’information servant d’avis aux voyageurs américains pour le mois de novembre. Ces messages sont valables pour les Canadiens et Français.
L’Etat américain conseille également à ses ressortissants de faire preuve de prudence dans la région de Casamance. « Des individus armés ont dressés des barrages routiers et attaqué des voyageurs sur les routes au sud de la Gambie dans la région de Casamance au Sénégal. Les mines terrestres des conflits antérieurs demeurent dans la région de Casamance. Le gouvernement américain a une capacité limitée à fournir des services d’urgence aux citoyens américains dans ce domaine », indique le document.
Il est interdit aux employés du gouvernement américain de circuler sur la route nationale 4 au sud de Ziguinchor, sur la route 20 entre Ziguinchor et Cap Skirring, et sur les routes non pavées sans escorte armée.
C’est presque le même message que l’ambassade de France au Sénégal a signifié à ses ressortissants. « Le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale. Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations es Conseil aux voyageurs », soulignent les autorités françaises.

POURQUOI L’ISLAM INTERDIT LES ATTENTATS

http://www.sudonline.sn Comme le rappelle le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, d’après le Coran, le musulman est détruit par le mal qu’il commet

Le Point.fr  : « Musulman » signifie en arabe «  soumis »  : le croyant se soumet au Dieu unique et tout-puissant. Comment peut-il disposer d’un libre arbitre ?

Souleymane Bachir Diagne  : La sourate  2  du Coran est claire à ce sujet  : l’humain est le seul être capable de troubler l’ordre établi, parce que Dieu a voulu le créer libre. Le récit de la création en islam est en effet très différent de celui que nous livre la Genèse dans la Bible. Dans cette sourate, Dieu prévient les anges qu’il va se donner un représentant sur terre. Ces derniers s’inquiètent qu’il veuille établir sur terre un lieutenant, un calife. Ne va-t-il pas faire advenir le mal et le sang  ? Mais Dieu leur répond  : « Je sais que vous ne savez pas. » Et il passe outre. En fait, il crée un fauteur de troubles. Il le fait libre, et cette liberté fait advenir le mal. La conséquence de cette création sera notamment la rébellion d’Iblis, un ange qui refuse de se prosterner devant l’homme et qui dit à Dieu  : « Je suis meilleur que lui. Tu m’as fait de feu, et lui d’argile. » Il est le Satan de l’islam, celui qui n’aura de cesse de tenter l’humain pour le faire chuter.

Mais comment se définit le mal en islam ? Est-ce, comme dans le cas d’Iblis, se révolter contre la volonté de Dieu ?

Si l’on se fonde sur le Coran, faire le mal, c’est se faire du tort à soi-même. En arabe, on dit  dhulm nafs, faire du tort à son âme. Quand Adam et Ève ont désobéi à Dieu et sont chassés du paradis, ils se repentent et disent  : « Seigneur, nous nous sommes fait du tort à nous-mêmes. » En islam, le mal que l’on fait à l’autre nous détruit parce qu’il annihile l’humanité que nous portons en nous. Pour le sage soufi Tierno Bokar, « toute chose retourne à sa source ». Le mal se retourne toujours contre celui qui l’a commis. L’analyse philosophique que j’en fais, et je me place pour cela dans la lignée du grand penseur indien Mohammed Iqbal, est que le mal nous fait oublier qui on est, et donc oublier notre relation à Dieu. De fait, être musulman peut se résumer par trois dimensions  : d’abord avoir la foi, iman, en Dieu, son message – le Coran –, et son œuvre – la création. Ensuite, avoir le respect de ce qui fait de soi un musulman. Enfin, l’excellence de caractère, ihsan,  en arabe. Dans un hadith célèbre, Mohammed dit  : « Adorer Dieu comme si on le voyait en sachant que si on ne le voit pas, lui nous voit.  » Il faut agir en ayant constamment la conviction que l’on est en face ou sous le regard de Dieu. Ce qui implique que si l’on vit pleinement sa foi en l’islam, il y a des choses que l’on ne fait pas.

Quel est le rôle de la Loi, la charia ?

Elle définit les bonnes pratiques. Mais c’est un mot valise au sens très étendu. Le Coran ne le cite même pas. Aujourd’hui, elle désigne le comportement que doit suivre le bon musulman tel que l’ont défini au cours des siècles des juristes en se fondant sur le Coran, les hadiths, c’est-à-dire les mots et les gestes du prophète Mohammed et de ses compagnons les plus proches. Ce n’est pas elle qui définit les valeurs éthiques. Celles-ci relèvent d’un humanisme fondé sur la dignité de l’homme, dont le Coran est la base. Comme le dit le verset 30 de la sourate de la Vache, Dieu a créé l’- homme pour qu’il soit son « calife », c’est-à-dire son lieutenant sur terre. Le mot « calife  » est très fort. Et c’est d’ailleurs la seule référence au califat qui soit présente dans le Coran. L’humain est le lieutenant de Dieu, il tient la terre pour lui. Il est responsable de la création de Dieu. C’est là sa dignité et une responsabilité énorme. C’est donc à partir de cette responsabilité que l’on définit le bien et le mal. Je conseille à tous la lecture du philosophe autodidacte andalou (Hayy Ibn Yaqdhan) d’Ibn Tufayl, du XIIe siècle, qui aurait, dit-on, inspiré Daniel Defoe pour son Robinson Crusoé.

L’histoire d’un enfant sauvage ?

Oui, C’est l’histoire d’un jeune garçon qui, seul sur une île déserte, doit découvrir le monde par lui-même. Il va pour cela développer sa capacité de déduction de manière quasiment scientifique. Mais pour survivre, il doit manger des plantes et des animaux et donc détruire la nature. C’est l’occasion pour lui de prendre conscience non seulement de la grandeur et de la beauté de cette nature, mais aussi de sa responsabilité vis-à-vis de la création voulue par Dieu. Ce qu’il prend, il doit le rendre, d’une manière ou d’une autre. L’homme ne fait que participer à la création, dont il est le gardien.

Les actes du musulman ne sont-ils pas divisés entre ce qui est haram, autorisé, et halal, interdit ?

Contrairement à ce que l’on pense trop souvent, l’islam n’est pas un code, ce n’est pas une religion qui se définit par des pratiques autorisées ou non. Il suffit de lire Le Livre du licite et de l’illicite, le fameux ouvrage d’Al Ghazali, l’un des plus grands théologiens de l’islam, pour se rendre compte que le sujet est beaucoup plus compliqué que l’établissement d’une simple liste de pratiques. Aujourd’hui que sévit une vision rétrécie de l’islam, motivée par une affirmation identitaire et tribaliste, ces notions de licite et d’illicite s’appliquent à tout et n’importe quoi. Or cela ne repose sur rien. Certes, le Coran parle de «  licite  », mais c’est uniquement pour la nourriture. Et sont considérés comme «  licites  » les mets sur lesquels le nom de Dieu a été prononcé. Il ne dit rien de plus. Longtemps, les musulmans qui vivaient en  Europe ont mangé de la viande « cachère » faute de pouvoir manger de la viande « hallal ». Et le grand mufti égyptien Mohammed Abduh, au début du XXe siècle, n’a pas hésité à considérer comme licite la nourriture tuée dans le monde chrétien selon les rites chrétiens. Le fondamentalisme, notamment salafiste, nie la fluidité juridique de l’islam telle qu’elle a été élaborée au cours des siècles par ses écoles juridiques. Les fondamentalistes veulent aujourd’hui figer cette jurisprudence au mépris des intérêts de l’homme. Or, comme le rapporte un hadith, Dieu a dit  : « Nous avons ennobli les enfants d’Adam. » Cette idée de la noblesse de l’être humain, qu’il soit homme ou femme, est essentielle en islam. Celui qui sauve une vie sauve l’humanité. L’homme est au centre de la création, tout doit être fait pour son bien. Ceux qui réduisent l’islam à des pratiques qui nient l’humain ne font que l’instrumentaliser.

S’il fallait définir l’islam par un mot, pourrait-on dire que c’est la religion de la responsabilité, quand le christianisme, par exemple, se définit par l’amour du prochain ?

L’islam n’est pas moins une religion de l’amour qu’une autre. Le grand mystique Rûmi, à l’origine des derviches tourneurs, a dit  : «  Ma religion, c’est l’amour.  » Mais vous avez raison en disant que c’est une religion de la responsabilité par rapport à la création de Dieu. Et c’est même une responsabilité très grande, qui n’a vraiment rien à voir avec l’islam d’Internet.PROPOS RECUEILLIS PAR  CATHERINE GOLLIAU (LEPOINT.FR)

CHEDS–Mise en place du Document de stratégie de sécurité nationale : La contribution de Ziguinchor

https://www.lequotidien.sn Avec la mise en place du Document de stratégie de sécurité nationale, l’Etat essaie de mettre en place un plan de résilience face aux menaces sécuritaires qui ne cessent de se complexifier. Dans la région de Ziguinchor, l’adhésion à ce projet a été totale.
Les enjeux sécuritaires dans la région de Ziguinchor sont très élevés et poussent les autorités à continuer à échafauder de nouveaux plans stratégiques pour lui offrir une meilleure assise sécuritaire. Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), en charge de l’élaboration de la stratégie de sécurité nationale, et le Comité régional de sécurité élargie aux autorités administratives se sont rencontrés pour un échange d’idées sur la mise en place du Document de stratégie de sécurité nationale. «Le président de la République avait le souci d’élaborer un document qui devait réguler toute la structure sécuritaire du Sénégal. Toute chose qui a présidé au choix d’élaborer un Document de stratégie de sécurité nationale», indique colonel Edouard Mbengue, responsable du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), qui justifie cette rencontre à Ziguinchor par la mise en cohérence des stratégies sectorielles qui avaient été faites par les ministères. Selon lui, «ce document doit compiler le recueil de toutes les préoccupations sécuritaires du Sénégal au regard de beaucoup de vulnérabilité dans beaucoup de domaines pour en faire un creuset référentiel et pouvoir assurer la sécurité du pays». «Et ce, étant entendu que du point de vue sémantique, ce que nous entendons par sécurité va au-delà de la simple sécurité physique», précise-t-il.
Aujourd’hui, les questions sécuritaires sont devenues très complexes à cause des menaces transnationales. «Et il s’agit de manière transversale de contrer les insécurités de manière générale. On parle de plus en plus de sécurité climatique, alimentaire, sanitaire, etc. Donc la notion de sécurité au Cheds va en ce sens. C’est en cela que nous venons sur le terrain et recueillir les perceptions sécuritaires des populations, les mettre en musique et les consigner dans un document qui sera le référentiel en matière sécuritaire au Sénégal» renseigne-t-il. Et si le Sénégal jouit d’une stabilité nationale qui fait pâlir certains pays, il n’en demeure pas moins que l’Etat doit toujours savoir anticiper. «Certains pays font un document pareil dans une situation de post-conflit, mais le Sénégal a choisi la voie de l’anticipation. Et le président de la République s’est donné ainsi une vision pour un Sénégal stable, prospère et inclusif. Et en fonction de cette vision maintenant aller sur le terrain, recueillir les perceptions des populations et élaborer le document», insiste colonel Edouard Mbengue.
Depuis un an, le Covid-19 continue de montrer aux différents pays leur vulnérabilité, «car nous étions dans une situation incapacitante qui nous a rappelé qu’il fallait intégrer d’autres capacités. Donc dans le document de stratégie de sécurité nous allons convoquer ces gaps-là et les intégrer dans cette stratégie», soutient-il. «Et cela permettra également à l’Etat d’avoir une idée globale de la stratégie à mettre en place pour assurer la sécurité au niveau de la région de Ziguinchor, mais aussi assurer la sécurité globalement au niveau du Sénégal», appuie le gouverneur de Ziguinchor. Il est conscient que les risques sécuritaires sont devenus plus difficiles à appréhender à cause de leur complexité. «Les perspectives consisteront à renforcer les capacités d’intervention des unités qui sont sur place, mais également à mettre l’accent sur la réalisation d’infrastructures socio-économiques de base parce que cela est un élément assez important de la sécurité. Donc il faudra accélérer la réalisation de ces infrastructures socio-économiques de base et accélérer le développement de la région», plaide Guedj Diouf.

RFI Annonce La Mort De Wade Et Abdou Diouf…Par « Erreur »

https://www.xibaaru.sn La toile a été secouée ce matin par les annonces de la mort des anciens présidents sénégalais Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et celle de l’ancienne présidente de la République du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, faite par la RFI. La direction de Radio France international a vite sorti un communiqué de presse pour s’excuser, indiquant qu’il s’agit d’un « bug majeur ».
« Un problème technique a entraîné la publication de nombreuses nécrologies sur le site. Nous sommes mobilisés pour rectifier ce bug majeur et nous présentons nos excuses aux personnes concernées ainsi qu’à vous qui nous suivez et nous faites confiance », déclare RFI dans un tweet.

Invention : L’ingénieur Adama Faye révolutionne la mesure de la vitesse de sédimentation sanguine et doit représenter l’Afrique au salon de l’innovation en Suisse.

https://www.dakaractu.com Prix IFPMA de la 8e Édition du Salon Africain de l’Invention et de l’Innovation technologique accueillie le 17 octobre dernier par Brazzaville, Adama Faye a dignement représenté le Sénégal au Congo. L’ingénieur en génie biologique qui a obtenu son sésame à l’école supérieure polytechnique de Dakar, doit cette reconnaissance à son appareil biomédical automatique pour la mesure de la vitesse de sédimentation sanguine.
La vitesse de sédimentation sanguine est une analyse de sang, souvent demandée dans le bilan biologique pour un complément de diagnostic des malades. Elle correspond à la mesure de la hauteur du plasma par rapport aux globules rouges dans un tube de sang rendu incoagulable. La vitesse de sédimentation est un indicateur dans des situations inflammatoires comme l’infection par microbe (bactérie, virus), anémies, cancer lymphoïdes, maladies rhumatismales, etc.
L’invention de l’ingénieur Adama Faye est une révolution par rapport à ce qui se fait jusque-là dans les hôpitaux et laboratoires. Alors que dans la méthode manuelle, des appareils obsolètes sans protection car exposés au soleil et aux sources de vibration sont utilisés avec un rendu peu fiable, la méthode Faye brevetée à l’organisation africaine pour la propriété intellectuelle promeut un prélèvement automatique sous-vide du sang.
En outre, l’appareil assure une homogénéisation automatique du prélèvement. On obtient une sédimentation directe dans les tubes de prélèvement de sang en sus de la lecture automatique par des micros capteurs photoélectrique à transmission infrarouge.
Pour présenter son appareil au salon africain de l’Invention et de l’Innovation, Adama Faye a compté sur la collaboration électronique de l’Université polytechnique de l’Ouest africain sous la supervision du responsable de la filière Ingénierie biomédicale, le Dr Ali Traoré.
Une collaboration qui a porté ses fruits et qui veut encore faire parler d’elle à Genève, au Salon international des inventions prévu en mars 2021. Adama Faye entend encore hisser le drapeau du Sénégal au sommet à l’occasion de ce grand rendez-vous de l’innovation mondiale.
Cependant, une telle mission requiert un accompagnement des pouvoirs publics car le travail mené par cet homme est destiné à une future utilisation répandue

SES MEMBRES ANNONCENT UNE MARCHE CHAQUE SAMEDI

Libération Sénégal online-Le collectif pour la défense des intérêts de Thiaroye se radicalise.
Arborant des brassards rouges et munis de banderoles, le Collectif pour la défense des intérêts de Thiaroye (Cdit) et les commerçants du même marché ont investi la rue samedi.
Ils réclament des passerelles, l’accès au camp militaire et la réfection de la route D103. Le collectif compte désormais

QUALITÉ DOUTEUSE DE L’EAU  : Les populations de Sibassor dans la rue

Libération Sénégal online–A Sibassor, ils étaient des centaines de personnes à sortir dans la rue ce samedi dans la matinée pour crier leur ras-le-bol face à la qualité douteuse de l’eau potable distribuée dans la localité. Arborant des pancartes sur lesquelles le concessionnaire du liquide précieux est cloué au pilori les manifestants ont exprimé leur vive colère devant leur calvaire. « Depuis près de 7 mois nous sommes confrontés à une situation préoccupante : l’eau potable servie dans la commune ne répond pas aux normes prescrites par l’Oms. Le goût est très salé et la couleur orange n’arrange pas les choses. Même les animaux domestiques rechignent à la boire», soutient Aly Ndiaye, membre du collectif des usagers de Sibassor.
Brandissant des bouteilles remplies du liquide controversé, les manifestants semblent remontés contre l’entreprise Flex-eau concessionnaire choisi par l’Office des forages ruraux (Ofor) dans cette commune à la sortie ouest de l’agglomération kaolackoise. «Tous nos malheurs viennent de ce concessionnaire qui, non content d’augmenter les prix, n’a rien fait pour résoudre le problème de la qualité essentielle dans ce domaine. Nous interpellons le ministre de l’Eau et de l’Assainissement pour qu’il nous choisisse un autre opérateur plus enclin à remplir le cahier de charges pour ce service social vital », a renchéri le porte-parole des usagers. Dans le viseur des marcheurs le maire de la commune, Djiby Ndiaye, qui en a pris pour son grade car soupçonné de complaisance avec l’opérateur, est invité à faire rompre le contrat.

Affaire Terme Sud : chaque famille a reçu 10 millions de Fcfa de la part de l’Etat

https://actusen.sn Hébergées par la mairie de Sacré-Cœur Mermoz après leur déguerpissement de Terme Sud, les familles des militaires ont quitté le Centre socio-culturel de Mermoz à cause de la rentrée des classes. Selon les informations de la Rfm, les 67 familles ont reçu, chacune, un chèque de 10 millions F Cfa de la part de l’Etat.
Ce soutien du gouvernement a pour objet d’accompagner ces familles dans la location. Toutefois, les déguerpis continuent d’exiger leur relogement dans leurs anciennes demeures à défaut de l’octroi de parcelles à Terme Sud ou à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor.Saly Sagne (Actusen.sn)

Vaccin contre la Covid-19 : « Le Sénégal fera partie des pays qui auront ce vaccin, et il ne sera pas question d’introduire n’importe quoi chez nous, mais… » (Abdoulaye Diouf Sarr)

https://www.dakaractu.com Lors de la cérémonie de lancement de la plateforme des tests de diagnostic rapide à la Covid-19 et d’autres pathologies communément appelé Diatropix, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a révélé que quand il y aura un vaccin, le Sénégal fera partie des pays qui auront ce vaccin pour donner aux populations le meilleur remède du point de vue de la prévention et du traitement.
Selon Abdoulaye Diouf Sarr, en matière de prévention, le Sénégal est assez avant-gardiste. « La Direction de la prévention gère aujourd’hui toute notre politique de vaccination. Dans cette politique, nous sommes effectivement dans un schéma non seulement africain par le biais de l’OMS (organisation mondiale de la santé), mais aussi mondial dans le cadre de ce partenariat de l’ensemble des pays », a-t-il dit.
Ce que je veux dire par là, explique-t-il, c’est que le Sénégal a pris toutes les dispositions à la fois scientifiques et financières pour bénéficier de toutes les avancées en la matière.
Par ailleurs, le ministre de la Santé, par ailleurs maire de Yoff, a martelé qu’il ne sera pas « question d’introduire n’importe quoi chez nous, mais introduire le vaccin qui sera homologué au niveau international par les institutions habilitées en la matière par la communauté sanitaire internationale ».

Gestion du Covid-19 – UN SUCCÈS SANS FRONTIÈRES : Les ambassades d’Allemagne, de France et de Grande Bretagne chantent les efforts du Sénégal

https://www.lequotidien.sn Les ambassadeurs de la France, de l’Allemagne et de la Grande Bretagne ont unanimement salué la gestion du Covid-19 par le Sénégal qui a réussi à maîtriser sa progression. Alors que leurs pays respectifs font face à une deuxième vague de contaminations qui a poussé certains à imposer un reconfinement.
Les efforts consentis par le Sénégal, qui a réussi à stabiliser la propagation du coronavirus, résonnent à travers le monde. Avec seulement 50 malades encore sous traitement, le pays est en train de vider les centres de traitement des épidémies de leurs derniers occupants. «Je salue la gestion des autorités sénégalaises de la pandémie sous l’autorité du Président Macky Sall. Cette méthode est unanimement reconnue comme l’une des meilleures dans le monde», salue l’ambassadeur de la France Philippe Lalliot. Selon le diplomate français, «le Sénégal peut être légitimement fier des services de son ministère de la Santé et de l’action sociale sous la conduite du ministre Abdoulaye Diouf Sarr». Ce dernier, présent hier à la cérémonie de lancement de la plateforme de diagnostic de tests rapides, savoure un moment majuscule. Dans la même veine, Philippe Lalliot salue «l’efficacité de la politique du gouvernement du Sénégal, le dévouement du personnel de soins, la résilience de la population sénégalaise dans ces moments difficiles».
A sa suite, l’ambassadeur d’Allemagne à Dakar abonde dans le même sens. «Depuis la survenue du Covid-19, on a constaté avec une grande admiration la façon dont le Sénégal a géré la crise», témoigne aussi Stefen Roken, patron de l’ambassade d’Allemagne à Dakar. Il pense que «cette gestion est possible grâce à l’existence des institutions de santé comme l’Ipd (Institut Pasteur de Dakar)». L’ambassadrice de Grande Bretagne n’a pas été aussi avare en compliments. «Je tiens à vous féliciter (s’adressant au ministre de la Santé et de l’action sociale) et l’ensemble du Peuple sénégalais d’avoir bien géré cette crise», dit à son tour Victoria Billing, en saluant la décision du Sénégal d’avoir mis l’accent aussi sur la recherche.
Visiblement satisfait de ces compliments, le ministre Diouf Sarr n’a pas tiré la couverture vers lui. Il met tout sur le compte de la «vision» du chef de l’Etat. «Concernant la riposte contre le Covid-19, avec le leadership du Président Macky Sall, notre pays a dès le début opté pour une approche multisectorielle et une stratégie décentralisée», indique-t-il. Selon lui, le dispositif mis en place a permis d’établir 39 centres de traitement des patients du Covid-19 répartis sur le territoire national et des laboratoires à Dakar Kolda, Touba, Diourbel, Matam Kédougou, Tambacounda, Richard-Toll, Ziguinchor, Kaolack et Thiès», détaille Abdoulaye Diouf Sarr. A l’en croire, «c’est cette organisation qui a facilité l’accès au diagnostic et à l’identification rapide des cas et aussi la maîtrise des chaînes de transmission. Le lancement de cette plateforme contribuera non seulement au renforcement du dispositif de riposte, mais de l’étendre au niveau communautaire»

Covid19- Moderna annonce que son candidat-vaccin est efficace à 94,5 %

Libération Sénégal online Et de trois. Après le grand groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, et l’institut de recherche russe Gamaleya la semaine dernière, c’est au tour de la biotech américaine Moderna de publier lundi 16 novembre des résultats intermédiaires sur l’efficacité de son candidat-vaccin, qui s’administre en deux injections. Alors que Pfizer se prévalait d’un score impressionnant de 90 % (son concurrent russe, de 92 %), Moderna revendique un pourcentage plus élevé encore : 94,5 %.
Ce résultat a été obtenu au cours des essais de phase 3, la dernière étape de tests cliniques avant la mise sur le marché. Cette étude, qui vise à mesurer l’efficacité et la sécurité du vaccin, a été réalisée sur plus de 30 000 participants aux Etats-Unis, dont 42 % font partie de populations à risques (personnes âgées de plus de 65 ans ou présentant un facteur de risque). La moitié des 30 000 volontaires ont reçu deux doses de vaccin (la deuxième dose a été administrée vingt-huit jours après la première), l’autre des doses de placebo, sans que ni les uns ni les autres ne sachent à quel « bras » de l’expérience ils appartenaient.Avec Le Monde

CORONAVIRUS  : En Afrique, près d’un décès sur cinq est lié au diabète

Libération Sénégal online L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime que 18,3 % des décès dus à la Covid-19 dans la région Africaine sont liés au diabète.
« Beaucoup trop de personnes ignorent si elles ont le diabète ou non. Les personnes avec cette affection chronique souffrent doublement si elles sont aussi infectées par la Covid-19 », a déclaré le Docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. « Nous devons changer cette situation en investissant dans la détection, la prévention et le traitement précoces du diabète », a-t-elle ajouté.
L’analyse par l’Oms de 14 pays africains, qui ont fourni des informations sur la Covid-19 et les comorbidités, a montré que le risque de complications ou de décès de la Covid -19 parmi les gens diabétiques augmente avec l’âge, sachant que les personnes de plus de soixante ans sont les plus à risque.
Le diabète est une cause majeure de cécité, d’insuffisance rénale, d’attaques cardiaques, d’Avc et de l’amputation d’un membre inférieur, mais beaucoup de ces effets nocifs de la maladie peuvent être retardés ou même évités grâce à un diagnostic et un traitement précoce. La maladie survient lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline (diabète de type 1) ou lorsque le corps ne peut pas utiliser efficacement l’insuline qu’il produit (type 2), qui est le type de diabète le plus répandu.
Au cours des trois dernières décennies, l’occurrence du diabète de type 2 a augmenté drastiquement dans tous les pays du monde. Dans la région africaine, le nombre de cas a été multiplié par six, passant de 4 millions de cas en 1980 à 25 millions en 2014. Avec environ 60 % des personnes vivant avec un diabète non diagnostiqué, la région africaine présente la plus forte proportion de personnes ignorant leur condition. Une étude menée au Kenya a révélé que 60 % des personnes diagnostiquées avec une affection chronique n’étaient pas sous médication.
Au début et au pic de la pandémie de la Covid-19, les services de santé dédiés au diabète étaient particulièrement mis à mal. Seulement environ un tiers des pays participants à une étude de l’Oms portant sur 41 pays d’Afrique sub-saharienne ont indiqué que ces services étaient pleinement opérationnels. « Combattre la Covid-19 ne doit pas nous faire perdre de vue les autres défis sanitaires. La journée mondiale du diabète est un moment clé pour attirer l’attention sur cette maladie chronique, qui menace de plus en plus la vie d’Africains », a déclaré le Docteur Moeti.
Dans beaucoup de pays africains, l’accès à un équipement de base pour le diagnostic et le suivi du diabète représente une difficulté importante, spécialement dans les centres de santé publics éloignés. Sur le continent, l’approvisionnement en insuline et en hypoglycémiants oraux pour le diabète reste limité, et les agents de santé sont insuffisamment formés au diagnostic du diabète et aux soins des patients.
On assiste également, dans la région africaine, à une augmentation des facteurs de risque de diabète tels que l’obésité. Un mode de vie de plus en plus sédentaire et la consommation d’aliments riches en sucre, en graisses et en sel favorisent l’obésité, qui concerne 2,5 % des adultes au Burundi et jusqu’à 26,9 % des adultes aux Seychelles.

Le président des ressortissants sénégalais de Gran Canaria alerte « les Espagnols risquent de massacrer les migrants sénégalais »

https://www.pressafrik.com Moustapha Sow est le président de l’Association des Sénégalais des Iles Canaries ou Gran-Canaria, une région d’Espagne regroupant les iles Tenerife, Las-Palmas, Fuerteventura, Gomera etc. Etabli à Las Palmas depuis près de 40 ans, Tapha Sow  explique dans un entretien avec le journal Le Témoin, que le phénomène est devenu à la fois plus dramatique et excessif au point de provoquer la haine et la colère des habitants espagnols. Sur ce point, Tapha Sow alerte le gouvernement du Sénégal et l’invite à prendre ses responsabilités pour éviter une éventuelle chasse à l’homme noir qui peut basculer dans un génocide
« Vous savez, j’ai fait plus de 40 ans en Espagne où je me suis intégré dans un peuple espagnol accueillant et sympathique. Je peux même vous témoigner que le peuple espagnol est le plus tolérant et le plus accueillant d’Europe à l’égard des étrangers que nous sommes. Mais toute chose a une limite ! A l’heure actuelle, les populations espagnoles nourrissent un sentiment de haine à l’encontre des migrants clandestins. La semaine dernière, elles ont organisé des manifestations de protestation pour exiger que le gouvernement de Madrid trouve rapidement des solutions et freine les arrivées des migrants vers l’archipel des Canaries. A travers ces manifestations, les populations autochtones non seulement dénoncent la situation irrégulière de ces milliers de migrants mais encore ruminent leur colère du fait que, disent-ils, ces migrants violent et engrossent leurs filles et commettent aussi des agressions et des cambriolages. Ces manifestations ne sont qu’un signal d’alarme car les Espagnols sont actuellement très préoccupés par la deuxième vague de pandémie. En effet, ils évitent de multiplier les manifestations massives à cause de la propagation du coronavirus« , confie-t-il dans les colonnes du journal.
Moustapha Sow de souligner : « En clair, ils ne comptent pas lutter sur deux fronts. Mais une chose est sûre, si les Espagnols se révoltent, tous les migrants sénégalais voire africains seront massacrés dans les Iles Canaries. Je suis mieux placé pour alerter le gouvernement du Sénégal à prendre ses responsabilités face à un éventuel génocide sur fond de xénophobie. Aucun homme noir n’échappera à la vindicte populaire puisqu’ils seront coincés dans des territoires entourés d’eau et ne pourront donc fuir nulle part. Il est vrai que les Espagnols sont très tolérants mais quand ils se révoltent, leurs actes de violence et de cruauté sont sans commune mesure. Ils peuvent être pires que les Anglais et les Allemands

Émigration clandestine : «Si l’on ne s’industrialise pas, nos jeunes iront chercher dans les pays industrialisés du travail» (Ibrahima Macodou Fall)

https://www.dakaractu.com Le phénomène de l’émigration clandestine continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Eu égard au mutisme coupable de l’État, des promoteurs industriels dignes fils du pays à l’image du Directeur de la Nouvelle société textile Sénégalaise (Nsts), Ibrahima Macodou Fall donnent leur avis et proposent des alternatives.
“Ce sont nos actes qui procurent des emplois à la jeunesse et qui les retiennent chez nous », affirme d’emblée Ibrahima Macodou Fall qui pense que la promotion du « contenu local » est la seule constante de l’émergence tant souhaitée.
« Consommons ce que nous produisons pour l’économie et l’emploi des jeunes. Se prononçant sur l’émigration clandestine, il est d’avis que « c’est l’affaire de tous et non celle des autres ».
« Ce sont nos actes qui procurent des emplois à la jeunesse et qui les retiennent chez nous. Exemple : en achetant un masque fabriqué au Sénégal vous donnez 3 minutes de travail à un jeune. Nous sommes 15 millions.  Si l’on ne s’industrialise pas, nos jeunes iront chercher dans les pays industrialisés du travail », argue-t-il. Selon lui, l’économie mondiale était assez bouleversée et le contexte de la Covid-19 l’a rendue pire.
« Ce ne sont pas ces pays qui nous aideront à nous industrialiser. Leurs politiques visent à nous maintenir comme d’éternels consommateurs de leurs produits manufacturés. Surtout qu’avec l’avènement de la pandémie à coronavirus cela va s’empirer », a-t-il fait savoir.
Et d’ajouter : « En effet, par l’achat d’un masque produit localement, vous donnez 3 minutes de travail à un jeune, mais au même moment des sénégalais consomment des millions de masques importés de Chine et pour la plupart de qualité douteuse. Consommons ce que nous produisons pour l’économie et l’emploi”.

ÉMIGRATION CLANDESTINE : «QUAND VOUS N’AVEZ PLUS D’ESPOIR,VOUS N’AVEZ PLUS D’OREILLE POUR ÉCOUTER»

http://www.emedia.sn Invité à la matinale d’ITV, le parlementaire, Mamadou Diop Decroix s’est prononcé sur le phénomène de l’émigration clandestine. Selon lui, c’est un phénomène qui a existé depuis quelques années mais qui a, aujourd’hui, une ampleur inquiétante. « C’est une tragédie nationale. Ce phénomène a emporté plus de sénégalais que la pandémie du coronavirus. Donc, c’est préoccupant et sérieux », a relevé Mamadou DIOP Decroix. Il indique que les causes de ce phénomène sont liées à la paupérisation de la population et l’absence de d’espoir de la jeunesse. « Quand vous n’avez plus d’espoir, vous n’avez plus d’oreille pour écouter. C’est cette absence d’espoir et d’espérance qui posent problème », dit-il.
Même si certains refusent de l’admettre, Mamadou Diop Decroix pense que ce phénomène de l’émigration clandestine est accentué par la rareté des poissons sur les côtes sénégalaises. A son avis, comme la pêche ne rapporte plus, les jeunes prennent le large à la recherche d’une vie meilleure. « Nos côtes n’ont pas de poissons parce qu’on ne s’en occupe pas. Il y a de très mauvaises politiques. Les licences de pêche sont vendues, il y a de la corruption. Donc, forcément, les jeunes, quand la mer ne leur rapporte plus rien, ils prennent la mer pour partir. C’est la force vive du pays qui part », regrette-t-il.
Pour lui, le Gouvernement ne s’occupe pas du phénomène. Et, prévient-t-il, tant que l’économie du pays n’est pas sur les rails, on ne le réglera pas. Donnant des pistes de solutions pour stopper ce voyage suicidaire des jeunes. « Il faut réhabiliter l’agriculture pour régler le problème de la faim et de la malnutrition, le problème de l’exportation pour réduire la balance commerciale. Nous importons plus de 200 milliards de francs CFA de riz tous les ans. L’année dernière nous avons importé en produits alimentaires 600 milliards FCFA. Si tout cet argent était resté au Sénégal les jeunes ne prendraient pas la mer. Donc, les politiques qui sont développées ne sont pas des politiques destinées à régler les problèmes des sénégalais », a expliqué le parlementaire Aliou DIOUF

INTERDICTION RÉPÉTÉE DE SES ACTIVITÉS  : Le coup de gueule de Pastef

Libération Sénégal online « Depuis quelque temps, nous notons une série d’interdictions de nos activités politiques par des autorités administratives déconcentrées.
Lors de la dernière tournée de Pastef à Saint-Louis, nous avions été interdits d’accès à la salle de conférence que nous avions louée et des responsables de la police ont tenté d’entraver notre liberté de manifestation, jusqu’à nous empêcher de parler à la presse.
À Louga, nous avons été victime d’intimidations par l’autorité de la police qui a jugé nécessaire d’arrêter un de nos responsables et confisquer tout le matériel de sonorisation.
À Guédiawaye, nos initiatives du week-end pour faire des démonstrations en secourisme sur la plage de Malibu, dans le but d’informer et de former les citoyens sur les risques et mesures d’urgence à prendre, ont été interdites de manière illégitime et inopportune par le préfet pendant que de nombreuses activités ont eu lieu, au même moment, sur ledit site.
Cela a été le cas pour l’interdiction de nos activités qui devaient se tenir à Bambilor, pour lesquelles le sous-préfet a motivé son interdiction en visant l’arrêté du ministre de l’intérieur N°13564 du 07 août 2020 alors que celui-ci a été abrogé par l’arrêté du même ministre N°24068 du 05 octobre 2020.
Pendant ce temps, sur l’étendue du territoire national et sur la même période, nous avons constaté que des activités menées par les militants du parti au pouvoir et de leurs alliées n’ont pas été interdites.
Si tous les citoyens sont égaux devant la loi, qu’est ce qui explique cette différence de traitement et l’acharnement dont PASTEF-Les patriotes et ses militants font l’objet ?
PASTEF-Les Patriotes informe les observateurs de la scène politique ainsi que les organes de la société civile qu’il ne posera aucun acte contraire aux lois de notre pays. Mais il
s’opposera par tous les moyens légalement admis à toutes les décisions illégalement prises pour lui nuire ou pour l’empêcher d’exercer, sur toute l’étendue du territoire, les droits que les conventions et chartes signés ainsi que la constitution du Sénégal lui confèrent.
Nous appelons donc nos militants à poursuivre toutes leurs activités dans le respect de la loi mais aussi d’user de tous les bénéfices offerts par celle-ci pour défendre et faire valoir leurs droits.Pour PASTEF, l’administrateur général »

Accords de pêche Sénégal-UE : Nous vendons notre poisson 50 fois moins cher que le prix normal»(Daouda Ngom, Pastef-les patriotes)

https://www.dakaractu.com Le parti Pastef – les patriotes a relevé plusieurs manquements préjudiciables à la sauvegarde des intérêts du peuple relativement liés aux accords de pêche entre le Sénégal et l’Union Européenne.
Le mouvement des cadres du parti a vigoureusement dénoncé les récents accords paraphés entre le Sénégal et l’Occident et accuse l’État de bradage à vil prix des ressources halieutiques. « Nous vendons notre poisson 50 fois moins cher que le prix normal », a expliqué le vice-président du mouvement national des cadres patriotiques, Daouda Ngom.
Selon ce dernier, l’intervention des navires européens dans le nouveau protocole d’accord tend à aggraver le processus de dégradation des pêcheries et des habitats. Le mouvement qui a plaidé pour la mise en place d’un système d’information national sur la pêche, invite les gouvernants à réserver la zone des 12 miles marins à l’exercice exclusif de la pêche artisanale pour donner un accès prioritaire à la ressource et aux activités de pêche socialement équitables et écologiquement durables.
Daouda Ngom s’exprimait à l’occasion d’une conférence du mouvement des cadres patriotes tenue ce 16 novembre au siège du parti Pastef-les patriotes.

Immigration clandestine : 3000 Sénégalais débarquent sur les côtes Espagnols en 48h

http://www.lasnews.info Malgré le nombre élevé de mort enregistré ces dernières semaines, le phénomène de l’émigration clandestine ne ralentit pas. Selon l’Ong Otra, au moins 3000 Sénégalais ont débarqué sur les côtes Espagnols en 48h. Le président de cette Ong parle de 500 migrants qui ont péri en mer.
« Hier soir avant de un des médias Espagnols « El periodico » a fait état de 16 mille immigrants arrivés sur les côtes Espagnols en espace de 48h. On parle de 3000 Sénégalais », a-t-il confié à la Rfm. A en croire Souleymane Diallo, L’ONG propose la mise en place d’une cellule de crise. « Aujourd’hui concentrons-nous ensemble pour endiguer ce fléau. On devrait même mettre à contribution la communauté sénégalaise à Las  palmas », dit-il, avant d’ajouter
« La meilleure solution en de pareille circonstances est de mettre en place une cellule de crise au Ministère des affaires étrangères qui va veiller au quotidien sur l’évolution de cette situation »

Emigration clandestine : BRING BACK OUR BOYS !Ils sont violés,vendus et tués par les libyens-Partie 2 Par Aliou TALL

https://www.dakaractu.com Pour les migrants africains, l’enfer existe, c’est la Libye : détention arbitraire dans des cachots improvisés, confiscation des documents d’identité, viols, humiliations sexuelles, prostitution forcée, travail forcé, coups, blessures et sévices psychologiques, exploitation domestique et champêtre, privation de nourriture, de sommeil et de soins, servitude pour dette arbitraire, ventes aux enchères comme de la marchandise ou du bétail. C’est du terrorisme racial. Imaginons que L’Etat islamique enlève 200 jeunes filles Blanches et en fait des esclaves. L’Amérique, l’ONU, l’Union européenne et l’OTAN coaliseraient leurs forces pour aller les libérer illico, au nom de la lutte contre le terrorisme et la traite d’êtres humains. Avec le rapt de filles nigérianes par Boko Haram, la communauté internationale s’est offusquée, et a encouragé la diffusion d’un slogan : « Bring Back our Girls ». La Libye fait pire. Alors maniez-vous, et BRING BACK OUR BOYS !

L’enfer, c’est la Libye.

La colère et le ressentiment m’ont envahi quand une africaine, que je conseillais pour son droit d’asile, m’a montré des images d’elle après son viol collectif par trois libyens. J’ai été sidéré d’apprendre que ces trois lamentables violeurs revenaient de la prière musulmane du vendredi, où ils ont rebattus des « Allahou Akbar » hypocrites. Il y a lieu de se révolter contre cette abjection.
L’homme Noir ne doit point passer sa vie dans une obscure résignation, à l’instar des animaux que la nature a formatés pour la survie et les besoins primaires. Crier son indignation face à l’infamie libyenne, et s’en arrêter là, une fois le buzz éteint, ramènerait l’homme Noir à cet état néandertalien.  La révolte ne doit pas frémir. Les images de la vidéo filmée par une journaliste de la CNN font encore froid dans le dos.
Des migrants africains vendus aux enchères, comme du bétail, au prix moyen de 450 euros, trois fois moins cher qu’un chien Chihuahua. Avec un marchandage qui rappelle les tristes temps de la traite des Nègres en Amérique.
En avril 2014, quand le Groupe islamiste Boko Haram a enlevé 276 lycéennes au Nigéria, de nombreuses personnalités et célébrités ont exprimé leur indignation en brandissant le slogan devenu viral  : « Bring back our gilrs ! »
Pourquoi leur silence face aux crimes contre l’humanité que subissent les migrants africains en Libye ? Leur action était-elle juste un prétexte pour combattre l’idéologie islamiste, et non un réel engagement pour la liberté des filles enlevées ? Je suppose que non.
Alors j’invite les Michèle Obama, Puff Diddy, Sylvester Stallone, Hilary Clinton, Jessica Alba, Alicia Keys aux Etats-Unis ; les Christiane Taubira, Sonia Rolland, Carla Bruni,  Najat Wallaud-Belkacem, Julie Gayet, Nathalie Kosciusko-Morizet en France, à s’activer pour la libération des africains asservis ou retenus contre leur gré en Libye. BRING BACK OUR BOYS !

L’arsenal juridique contre l’esclavage moderne et les traitements inhumains et dégradants ne sert à rien en Libye.

Il existe un cadre légal et des organisations internationales susceptibles de mettre un terme au terrorisme racial que subissent les migrants Noirs en Libye ; et de poursuivre les criminels. Les traitements esclavagistes et les travaux forcés illégaux sont prohibés par la communauté internationale depuis  la convention de la Société des Nations en date du 25 septembre 1926 ; puis par une convention du bureau international du travail en 1930 ; par la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui édicte dans son article 4 que nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude, et que l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ; de même que par deux convention des Nations Unies de 1949 et 1956 prohibant la traite des êtres humains et des pratiques analogues, la servitude pour dette, la vente ou la mise à disposition d’un enfant pour exploiter son travail. Au niveau européen l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales incrimine les peines et traitements inhumains ou dégradants infligés à un être humain.
Mais l’enfer libyen démontre que toutes ces législations constituent un droit très mou, voire désuet, quand il s’agit de défendre des africains. Les réactions timorées des organisations internationales chargées de lutter contre ces atteintes aux droits fondamentaux sont déconcertantes. Avec ce silence bruissant de culpabilité, les tortionnaires libyens, nostalgiques de leur héritage esclavagiste, sont persuadés de perpétuer une coutume normale  : acheter, vendre et asservir des Noirs.
Hormis l’entrée irrégulière des migrants africains sur le territoire libyen, c’est cette normalité culturelle et sociétale, renforcée par l’absence d’une normativité punitive, qui justifient la condition servile à laquelle les libyens réduisent les migrants, et les crimes odieux qu’ils commettent impunément contre eux. A quoi servent alors le droit pénal international et le droit international humanitaire, que les européens  aiment tant promouvoir à travers le monde ?

Par devoir d’ingérence, l’Europe, l’ONU et l’OTAN doivent intervenir en Libye pour arrêter ces crimes contre l’humanité.

Lors d’un cours de Sciences politiques que j’animais pour un Master, j’expliquais aux étudiants que la rhétorique humaniste qui sous-tend le fameux devoir d’ingérence humanitaire est une fumisterie politique. Une idéologie impérialiste qui sert de camouflage aux velléités dominatrices des grandes puissances, pour  justifier l’usage de leur force et contraindre les plus faibles. Pourquoi des pays comme les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, qui avaient proposé au Nigéria leur aide pour pourchasser les ravisseurs de Boko Haram et libérer les filles qu’ils avaient enlevées, ne font pas la même chose pour libérer les africains traités ou vendus comme esclaves en Libye ?
Pourquoi, d’un côté, on fait la guerre aux Talibans pour les mauvais traitements qu’ils font à leurs femmes, et que, de l’autre, on deal avec les libyens qui font pire aux migrants africains ? La notion de devoir d’ingérence humanitaire, qu’ils ont fomentée, justifie pourtant que ces pays et la communauté internationale interviennent en Libye pour mettre un terme à la barbarie criminelle contre les migrants. Alors pourquoi cette inertie ? Parce que la Libye fait le sale boulot pour l’Europe ? Parce qu’aucun pays développé ne veut perdre sa part du gâteau pétrolier, quand ce pays sera pacifié par une réconciliation et des élections ? Ou bien parce la vie des Noirs ne compte pas ?
L’Union européenne et l’Italie sous-traitent avec les garde-côtes libyens pour la traque en mer, la détention et le refoulement des migrants africains. Alors qu’elles sont conscientes de leur brutalité et du fait qu’ils empêchent le sauvetage en mer de migrants africains par des ONG. Il est donc indéniable que l’Europe a une lourde responsabilité, en fermant l’œil sur l’engouffrement des migrants africains dans la gueule maléfique du loup libyen, et sur atrocités et les terribles conditions de détention des africains dans d’abominables geôles surpeuplées, où ils sont entassés comme des mouches venimeuses. Ils y souffrent de faim, de maladies dermatologiques, et d’autres pathologies causées par la saleté et la promiscuité dans ces lieux. Ils y meurent d’épuisement et de défaut de soins, dans une indifférence révoltante. L’Europe serait coupable de non assistance à personnes en danger de mort, si elle faisait de la Libye son bourreau, recruté pour mater l’immigration clandestine africaine, par le sang et par le crime.Aliou TALL,Président du RADUCC

«Dé-Mimi-Nage» au CESE : Les 10 conseillers engagés par Aminata Touré interdits d’accès par la sécurité depuis ce vendredi.

https://www.dakaractu.com Dakaractu se posait la question de savoir si Macky Sall allait perdre ses amis au lendemain du remaniement ministériel et du changement opéré aussi au Conseil économique, social et environnemental. Lui-même avait confié aux députés de la mouvance ce risque pour lui qu’engendrait cet état de fait. Le cas Aminata Touré était posé, et au vu des derniers évènements suite à son départ, on semble avoir notre réponse.
En effet, par des attestations de cessation de service émanant du Secrétaire général du CESE, Idrissa Seck avait viré presque tous les membres du cabinet de Aminata Touré. Des agents aussi recrutés par Aminata Touré et désormais de l’Administration puisque liés au CESE par un contrat à durée indéterminée (CDI) ont été aussi mis dehors. Une dizaine.
Un autre arrêté a été sorti par le Dr Anta Sané quelques temps plus tard, au nom du Président du CESE pour mettre définitivement fin aux fonctions de tout ce beau monde. Et vendredi dernier a été l’apogée de ce « Dé-Mimi-Nage » au CESE. L’Adjudant chargé de la sécurité au Conseil les a tous sommés à partir de 15 heures, ce jour, de ne plus y mettre un pied. Une mesure dont l’effectivité a pu être constatée ce matin puisque les concernés ont été retournés manu-militari sitôt devant les grilles du CESE.
Cela n’est-il pas une forfaiture si l’on se fie au code du travail, d’autant plus que les concernés n’ont reçu pour l’heure aucun acte de licenciement. Ce qui leur permettrait d’engager s’ils le souhaitent une bataille judiciaire. Et pourquoi sur 150 agents que compte le CESE, pour la plupart sur place grâce aux anciens Présidents Aminata Tall, Ousmane Masseck Ndiaye etc., ces agents nommés par Aminata Touré sont-ils indexés ?L’avenir politique de Aminata Touré nous le dira peut-être…

Le choix des hommes et femmes du Président : Sous l’autel de la compétence, le « Macky » en a sacrifié plus d’un

https://directnewsinfo.com Sous l’autel de la compétence, le « Macky » en a sacrifié plus d’un. De Pape Abdoulaye Seck, à Mary Teuw Niane, en passant par Eva Marie Coll Seck et plus récemment les recalés du dernier gouvernement avec entre autres Oumar Youm, Amadou Ba, Mactar Cissé, Aly Ngouille Ndiaye et Jean Maxime Simon Ndiaye. Le « Messi » de la politique sénégalaise en a dérouté plus d’un à l’annonce de la composition des différents gouvernements sous ces huit années de mandature.  Dès lors,  il se pose la question des critères qui fondent le « Macky » ?
Les analystes de la scène politique sénégalaise ont été une fois de plus pris de court par le Chef de l’État lors de la composition du gouvernement Macky II. Comme une habitude sommes-nous tentés de dire, tant le patron de l’APR et de la coalition Benno Bokk Yakkar nous a habitué à de tels scénarios. On se souvient encore de la non-reconduction du Dr Pape Abdoulaye Seck qui avait réussi à tripler l’ensemble des cultures à la tête du département agricole avec l’objectif clair d’amener le Sénégal à l’autosuffisance en riz après l’atteinte des objectifs dans l’horticulture. Un départ qui n’avait pas manqué de choquer dans les cercles mondiaux des experts agricoles dans lesquels le Dr Seck compte que des amis. Pis quand ces derniers ont vu le poste du patron de l’agriculture confié à l’un des Directeurs généraux sous tutelle en la personne du Professeur Moussa Baldé titularisé qu’en 2018 et qui avait jusque-là comme seul fait d’armes les résultats obtenus au niveau de la SAED sous la dictée des politiques du Dr Pape Abdoulaye Seck. Comme quoi, le président du conseil départemental de Kolda aura emprunté l’ascenseur de son patron pour accéder à son poste. Ainsi . va la vague de promotion dans le « Macky » !

Mary Teuw Niane mal payé

C’est cette même vague qui avait aussi emporté le Professeur Mary Teuw Niane, engagé dans une phase critique de restructuration de notre modèle universitaire avec ses résistances qu’il aura réussi à lever et à parfaire notre système de diplomation. Si ce départ avait heurté, c’est plus par les résultats engendrés par l’ex-Recteur et mathématicien émérite que par son remplaçant, même si le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas brillé par ses résultats à la tête du COUD, hanté par la mission menée par la redoutable Nafy Ngom Keïta. Voilà qu’à l’annonce du nouveau gouvernement, Macky Sall nous refait du « Macky ».

Aly Ngouille Ndaiye, le vainqueur de la pandémie

Des ministres clés de son gouvernement ont dû libérer la table du conseil en laissant dans la salle Bruno Diatta ceux-là qui portent l’échec de la politique de l’emploi du régime actuel et la crise sanitaire ayant entrainé des morts en série et une asphyxie de notre économie. Diouf Sarr trône à la tête du département de la Santé égrenant les succès de la lutte contre la pandémie menée par le Maire de Linguère Aly Ngouille Ndiaye. Il ne pouvait en être autrement, car ce poste avait été retiré de l’expertise du Pr Eva Marie Coll Seck pour atterrir entre les  mains du maire de Yoff.

Oumar Youm remplacé par Mansour Faye

Que dire de Oumar Youm qui aura réussi en moins de 18 mois à décongestionner l’une des principales artères de la capitale, la VDN ? Cette défenestration avec la promotion de Mansour Faye à la tête de ce département, ressemble plus à l’installation du maire de Saint*Louis sur les rails d’une série d’inaugurations d’infrastructures et dans un secteur qui aura fini d’être apaisé par le ministre sortant avec la conduite de la réforme du transport. Ainsi, le Maire de Saint Louis se retrouve avec un strapontin à gain politique énorme à même de lui offrir l’occasion de redorer son image suite au fiasco de l’acquisition et la distribution de l’aide alimentaire. Nous pourrions faire du limogeage du premier magistrat de la ville de Thiadiaye un cas particulier, s’il n’était pas accompagné dans son départ de l’ex-duo aux commandes des finances et du budget qui avait réussi à donner vie au PSE lors du groupe consultatif de 2014, et qui se sont vus créditer de succès à la tête des départements des affaires étrangères et de l’énergie. Amadou Ba comme Mactar Cissé ont été des ministres du « Macky », les rares qui n’ont pas vu leur casquette de technocrate prendre le dessus sur leur position de politique, tant les succès enregistrés au niveau des différentes stations occupées ont été salués par la majorité des Sénégalais.

 Comble d’hérésie

Il nomme  un gynécologue pour gérer le secteur de l’artisanat comme si des spécialistes n’existaient pas dans ce pays au moment où des femmes continuent de mourir en donnant la vie. Il s’agit du Dr Pape Amadou Ndiaye, Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du secteur informel.
Aujourd’hui, le pouvoir discrétionnaire de nomination du Chef de l’État peut être interrogé tant le choix des hommes et des femmes à chaque composition de gouvernement est illisible. Une situation qui mérite une nouvelle grille d’analyse des actions des ministres du Macky, qui répondent plus à des calculs politiques de circonstances avec pour ce nouveau gouvernement, les locales en ligne de mire.

1 jeune pour trois vieillards

Annoncé comme un gouvernement rajeuni, le Macky a fait revenir un Oumar Sarr qui occupait une fonction ministérielle quand sa collègue Néné Fatoumata Tall était encore aux études. Dans ce casting soi-disant jeune, compte un sénior du nom de Aly Saleh Diop qui truste avec le grade de doyen d’âge du gouvernement. On peut aisément comprendre que les jeunes face à la bande de « vieux » qui tiennent leurs destinées en main, se voient contraints de prendre l’atlantique pour migrer vers une Europe vieillissante. Surtout qu’aujourd’hui à la tête des trois institutions de la république trônent de vieux briscards de la politique qui ont eu droit à leur part du partage.Baye Dame Ndiaye

Khalifa Sall : «rien, ni personne ne peut me pousser à arrêter la politique»

https://www.pressafrik.com L’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall poursuit sa tournée. Après sa tournée aux Parcelles Assainies et à Guédiawaye, il a atterri samedi à Tivaouane où il a déclaré que « rien, ni personne ne peut (le) pousser à la politique ».
« Rien, ni personne ne peut me pousser à arrêter la politique. Seule la mort, peut-être, et je prie que ça soit le plus tard possible », a dit Khalifa Sall, rassurant ses militants et sympathisants qu’il « arrivera à destination ».
Evoquant la question des élections Locales, le leader de Taxawu Senegaal a mis en garde le gouvernement sénégalais contre tout report. « Pour les locales, il faut aussi que la date soit fixée pour nous permettre de mieux les préparer. Les reports commencent à faire trop. Je mets ne garde le gouvernement dès maintenant, s’il a des velléités de mettre en place des délégations spéciales alors que le report est de son fait. Les élections ne doivent pas sortir de l’année 2021. Après révision des listes et l’audit du fichier, on peut bel et bien organiser les élections en 2021 », dira-t-il.

KHALIFA SALL A SES CAMARADES : «les plus pressés lâcheront, d’autres finiront par abandonner et ceux qui ne sont pas courageux quitteront»

https://www.jotaay.net Après les Parcelles Assainies et Guédiawaye, Tivaouane a reçu samedi la visite de Khalifa Sall. Une visite qui a permis à l’ancien maire de la capitale de réaffirmer ses ambitions pour le fauteuil présidentiel et pour les élections locales. A ses camarades venus nombreux, il a demandé de ne point douter. «Sunu and bi day dem, té day yaag» ! Cela prendra certes le temps qu’il faudra, mais nous y arriverons. Je ne veux point que vous vous en doutiez. N’ayez aucune crainte, nous y arriverons par la force, si Dieu le veut».
A Tivaouane où il a été reçu samedi dernier en triomphe par ses militants et autres sympathisants, après une journée bien remplie, il a assuré à ses sympathisants qu’il arrivera à destination. «Ceux qui sont là aujourd’hui, où étaient-ils avant ? Qui les connaissaient ? Où étaient-ils ?», a-t-il demandé à ses militants. Avant d’enchaîner : «ils ne pouvaient rien et ils n’étaient rien. Ne vous sous-estimez pas. Il faut toujours croire en vous, mais aussi croire en Dieu. Celui qui ne croit pas en Dieu n’ira pas loin ; parce qu’il n’y a que Lui qui peut décider de nos vies. En 2015-2016, j’avais dit aux camarades que ce sera très long et très difficile. Les plus pressés lâcheront, d’autres finiront par abandonner et ceux qui ne sont pas courageux quitteront. Vous n’avez encore rien vu parce que nous ne sommes pas encore arrivés».

«N’acceptez jamais d’être des gens de Khalifa Sall ou derrière Khalifa Sall»

L’ancien maire de Dakar révoqué de demander à ses militants de se battre à ses côtés pour un idéal commun : «vous ne suivez pas Khalifa Sall. Vous êtes avec lui pour un projet de construction du Sénégal. C’est un idéal qui vous lie à Khalifa Sall. N’acceptez jamais d’être des gens de Khalifa Sall ou derrière Khalifa Sall. Nous sommes ensemble pour travailler pour le Sénégal. Ce qui me lie à vous me dépasse et vous dépasse vous tous». Requinqué par ses militants, l’ancien maire de Dakar de se faire plus clair et précis. «’’Sunu and bi day dem, té day yaag’’ ! Cela prendra certes le temps qu’il faudra mais nous y arriverons. Je ne veux point que vous vous en doutiez. Inchallah nous y arriverons. C’est moi qui vous le dis, n’ayez aucune crainte, nous arriverons par la force, si Dieu le veut».

«Rien ni personne ne me poussera à arrêter la politique»

Aussi, Khalifa Sall demande à ses compagnons de ne pas le considérer comme un responsable, mais comme un militant ! «Rien ni personne ne me poussera à arrêter la politique. Seule la mort peut-être et je prie pour que ce soit le plus tard possible», lâche-t-il. Au sujet des élections locales à venir, il dit que son offre politique est en train d’être rédigée. Mais ce sera quelque chose de participatif.

«Les reports commencent à faire trop»

Au sujet de ces élections locales d’ailleurs, Khalifa Sall met en garde l’Etat contre toute volonté de ne pas les tenir en 2021. «Pour les locales, il faut aussi que la date soit fixée pour nous permettre de mieux les préparer. Les reports commencent à faire trop. Je mets en garde le gouvernement dès maintenant, s’il a des velléités de mettre en place des délégations spéciales alors que le report est de son fait. Les élections ne doivent pas sortir de l’année 2021. Après révision des listes et l’audit du fichier, on peut bel et bien organiser les élections en 2021», a déclaré Khalifa Sall. Madou MBODJ

«Il n’y a jamais eu de retrouvailles entre Wade et Macky

https://www.dakarmatin.com Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 15 novembre, Lamine Ba, le président de la Fédération nationale des cadres libéraux, a annoncé le retour de l’ancien parti au pouvoir, le Pds, sur le terrain politique
Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 15 novembre, Lamine Ba, le président de la Fédération nationale des cadres libéraux, a annoncé le retour de l’ancien parti au pouvoir, le Pds, sur le terrain politique. Face à notre confrère Baye Omar Guèye, le patron des cadres libéraux, déplorant une régression de la démocratie sénégalaise, a annoncé que le Pds est plus que jamais déterminé à « se battre fermement et sans compromission pour que le Sénégal puisse devenir une démocratie ».
« Nous sommes dans une opposition que nous assumons avec fierté, dignité et responsabilité, qu’elle soit radicale ou pas, nous cherchons à être objectif, responsable. Donc, radical ou pas, ce qui est clair c’est que le Pds ne partage pas la vision économique du président Macky Sall pour développer le Sénégal  », a-t-il martelé. Loin de s’en tenir là, Lamine Ba a par ailleurs rejeté toute thèse de retrouvailles entre son leader, le président Abdoulaye Wade et son prédécesseur, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall.
Répondant à une interpellation par ailleurs de notre confrère sur l’état des lieux de la première rencontre depuis 2012 entre les deux hommes le vendredi 27 septembre à Dakar 2019 dernier, lors de la prière inaugurale de la mosquée Massalikoul Djinane, suivie d’une deuxième rencontre le 12 octobre de la même année au Palais présidentiel, le président de la Fédération nationale des cadres libéraux est formel en disant qu’«il n’y a jamais eu de retrouvailles entre le Pds et l’Apr ou entre les présidents Wade et Macky Sall ».
Poursuivant son propos, Lamine Ba précise que « ce qui s’était passé, c’est une rencontre, organisée dans le cadre de la cérémonie d’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Djinane ». «Il faut mettre les choses dans leur contexte, ils se sont rencontrés à Massalikoul Djinane. Wade y était en sa qualité de talibé membre de la tarikha Mouride, Macky Sall en sa qualité de président de la République. Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha, considérant que c’est une relation de père à fils qui est anormal s’est évertué à la rendre normale, c’est de là qu’est née la promesse. Macky Sall étant président de la République, il a été convenu que Wade devait aller en premier » a ajouté le responsable libéral avant d’insister. « Cela ne veut pas dire une retrouvaille qui suppose que des gens étaient ensemble or, depuis 2012, nous n’avons jamais été ensemble avec Macky Sall ».
Se prononçant également sur la main tendue par le Pds aux autres partis de l’opposition en vue de la formation d’un large Front, Lamine Ba explique que le Pds a envisagé de mettre en place cette plateforme pour mener la bataille autour des questions qui portent sur un intérêt national ». « Au Pds, nous sommes convaincus qu’il y a des questions qui portent sur un intérêt national à savoir  : l’organisation des élections transparentes, le respect du calendrier républicain, le rétablissement des libertés et droits confisqués par le régime de Macky Sall, le retour à une démocratie stable, normal sans quoi, on saurait parler de démocratie et développer une vision économique prospère, ce combat ne peut être mené par un seul parti politique ».

MACKY SALL-IDRISSA SECK – LES TERMES DU DEAL

NETTALI.COM  – On en sait un peu plus sur les termes du deal qui ont conduit Idrissa Seck à rallier le camp du pouvoir. Et c’estle président du Cese, lui-même, qui a fait les révélations.
Moustapha Diakhaté avait été le premier à le dire. Et Idrissa Seck vient de le confirmer. Dans le schéma des “retrouvailles” entre le président de la République et le patron du parti Rewmi, il n’était pas prévu que Seck rallie le camp du pouvoir. Il devait en effet rester dans l’opposition pour en incarner le statut de chef. “D’ailleurs, révèle une source, Idrissa Seck avait, lui-même, écrit le texte qui devait être présenté à l’Assemblée nationale pour matérialiser le statut de chef de l’opposition.”
Mais qu’est-ce qui a donc changé pour que l’ancien Premier ministre accepte que son parti entre dans le gouvernement et qu’il devienne, lui-même, président du Conseil économique, social et environnemental (Cese)? “Macky m’a demandé de laisser tomber cette histoire de chef de l’opposition“, se contente de dire Idrissa Seck.
Toutefois, des sources renseignent qu’”après l’avoir sorti de ses soucis financiers, le chef de l’Etat a pensé qu’il était plus sûr d’avoir Idrissa Seck dans son camp afin de pouvoir le contrôler“. “Être chef de l’opposition lui aurait permis d’avoir des moyens et de garder sa liberté“, confie un de nos interlocuteurs. Un risque que Macky Sall n’a pas voulu prendre. Aussi a-t-il “proposé” à son nouvel allié d’intégrer la mouvance présidentielle et devenir président du Cese.

Entrisme-Mamadou Diop Decroix : « C’est de la folie, nous devons rester dans l’opposition »

https://www.seneweb.com Le député Mamadou Mamadou Diop Decroix, leader de Aj/Pads était à Mbour ce week-end pour présenter ses condoléances aux familles qui ont perdu des proches en mer
Interpellé sur la probabilité qu’il puisse intégrer le gouvernement ou une direction, il affirme : « C’est de la folie, ça n’a aucun sens. Nous devons rester dans l’opposition, travailler dans l’opposition,  proposer une alternative crédible aux Sénégalais ».
Il n’a pas manqué de jeter des pierres dans les jardins du nouveau gouvernement, qui selon lui « n’est pas en mesure de régler les problèmes de l’heure ».
« Les politiques n’ont pas changé, les orientations n’ont pas changé, la gouvernance n’a pas changé. Donc, je ne m’attends pas à grand chose, au contraire », dit-il.
Il a, aussi à cet effet, profité de l’occasion pour faire la situation du phénomène de
l’émigration clandestine qui selon lui,  »est extrêmement dure et pas facile à
maîtriser. Partout où nous sommes allés, le père de famille nous dit, nous n’avons
pas été au courant. Il n’y a qu’une seule qui était au courant. Ils entreprennent des
dynamiques secrètes. Ce que nous constatons c’est que le drame survienne parcequ’il n’y a plus à manger, ni à boire ».

MISE AU FRIGO DE MIMI, AMADOU BA ET CIE  : Macky, à quitte ou double !

http://www.sudonline.sn Le limogeage et/ou mise à l’écart de Mimi Touré, Amadou Bâ et autre Aly Ngouille Ndiaye ne risquent-ils pas d’être préjudiciables à Macky Sall et à son parti, en l’occurrence l’Apr? Surtout pour les Locales qi se profilent. La question ne cesse de turlupiner, compte tenu en particulier du pesant électoral, avéré ou non, ou du statut dans le parti de ces diverses personnalités défénestrées par le patron de l’Apr. Questions  : L’arrivée d’Idrissa Seck de Rewmi dans la majorité présidentielle en vaut-il le coup ? Mieux, la guéguerre feutrée autour du 3ème mandat n’est-elle pas en train de saborder les bases de l’Apr? A plus ou moins long terme, Macky n’est-il pas en train de favoriser une potentielle rébellion interne dans l’Apr? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le maître du jeu semble jouer gros dans cette nouvelle reconfiguration du champ politique consécutive à l’ouverture de son gouvernement et au limogeage de quelques-uns de ses proches collaborateurs

MISE A L’ECART DE LA DAME DE FER AMINATA TOURE  : Macky perd une Directrice de campagne

Accusée à tort ou à raison par certains membres du régime d’avoir des ambitions présidentielles pour 2024, Aminata Touré a été limogée de la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese) au profit de son ennemi juré, Idrissa Seck, du parti Rewmi. Même si pour l’instant, la «Dame de fer» ne s’est pas prononcée sur son avenir politique qu’elle compte bien poursuivre, il reste évident que le président Macky Sall perd à coup sûr une Directrice de campagne, une «battante».
Sa mise à l’écart de l’attelage gouvernemental est tombée tel un coup de massue. Mais, les observateurs de la sphère politique diront qu’ils avaient vu venir le coup. Elle, c’est la désormais ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Touré, éjectée dudit poste au profit de l’opposant Idrissa Seck, président du parti Rewmi. «L’électron libre», à cause de ses positions toutes tranchées et assumées, avait bien des ambitions de succéder à Macky Sall, selon certains. Mais, c’est sans compter avec le présent maitre des lieux, qui ne semble pas vouloir laisser la place à un autre, en 2024, mettant à l’écart toute personne qui ne serait pas d’accord pour un troisième mandat. Quel gâchis, sommes-nous tentés de dire ? En effet, le chef de l’Etat vient de perdre une militante «tenace» et «rigoureuse». Ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de «Dame de fer». Les «Karimistes» ne diront pas le contraire. Garde des Sceaux, elle a été au centre de l’attention politique et médiatique, paraissant être par moment, celle qui a été utilisée pour solder les comptes entre Macky Sall et ses anciens camarades du Parti démocratique sénégalais (Pds). Pour essayer de réconcilier la famille libérale, le chef de l’Etat était obligé de la faire migrer vers la Primature. Malheureusement, elle a trop accéléré «la cadence» au point de se brûler les ailes à Grand Yoff, par Khalifa Sall à l’élection municipale de 2014. Elle perdra son poste de Première ministre et sera mise au frigo pendant un long moment, avant de revenir aux affaires au poste d’Envoyée spéciale. Malgré sa première mise à l’écart, la «bosseuse», comme le reconnaissent ses collaborateurs, a toujours défendu les intérêts du président Macky Sall. Cela, bien avant même qu’il ne soit président.
En effet, Aminata Touré fait partie de ceux qui ont rédigé le programme Yoonu Yokuté du candidat Macky Sall, en 2012. Mieux, en «animal politique», elle a été la directrice de campagne qui a porté Macky Sall à la magistrature suprême. Ce ne sera pas que. Mimi Touré s’est fortement distinguée lors de la collecte des parrains pour la présidentielle dernière. A la tête d’une équipe de jeunes de la mouvance présidentielle, la coordonnatrice du pôle parrainage de Bby a fait la razzia des parrains. Mieux, malgré l’ambiance électrique aux portes du Conseil constitutionnel, aux premières heures du jour de dépôt des dossiers des candidats à la candidature de la présidentielle, avec notamment de la bousculade, des injures et parfois même des coups de poing, elle a fait le pied de grue, étant la première à déposer le dossier du candidat Macky Sall. Son dernier combat pour le compte du candidat Macky Sall fut la présidentielle de 2019. A la tête du directoire de campagne, Aminata Touré a été vue aux cotés de Macky Sall, tout le temps de la campagne et partout où il est allé chercher des voix. Certaines indiscrétions laissent même entendre qu’elle a été à l’origine de la hausse des voix de la mouvance présidentielle, à Kaolack, lors de la présidentielle. Parachutée dans la zone centre du pays, elle s’est fortement distinguée dans le mécénat, même si par moment, quelques flèches sont décrochées contre elles par des camarades du parti. Sa «bravoure» et sa «constance» lui ont d’ailleurs valu la récompense à la tête du Cese, qu’elle vient de perdre au profit de son ennemi juré, Idrissa Seck du parti Rewmi. Son délit, ses ambitions de devenir la première femme présidente du Sénégal, en 2024. Toutefois, elle posera un acte politique fort en quittant la tête de cette institution sans un petit mot de remerciement à celui qui l’y avait portée, non sans promettre de se prononcer très prochainement.

ALIOUNE NGOUILLE NDIAYE, MAITRE INCONTESTE DE LINGUERE ET EX-PREMIER FLIC  : De héros… à zéro !

Autre mise à l’écart de taille au sein du gouvernement, celle du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Pion incontournable de l’échiquier politique à Linguère, son départ du gouvernement que beaucoup n’attendaient pas, pourrait être fortement rédhibitoire au Macky, si jamais…
Le limogeage d’Aly Ngouille Ndiaye du ministère de l’Intérieur et surtout sa mise à l’écart du nouveau gouvernement formé par Macky Sall, corrélés à l’entrisme d’Idrissa Seck du Rewmi, ont bien fini par bousculer les lignes au sein de la majorité présidentielle comme de l’Apr, même si les langues ne se délient qu’en sourdine. De peur de représailles du maître du jeu, très friand de la pratique ces derniers temps-ci. Pour cause, Aly Ngouille Ndiaye qui siégeait depuis septembre 2017, d’une main de maître au département de l’Intérieur, sis à la Place Washington, avait su aller jusqu’au bout de toutes les logiques électorales du président de l’Apr.
En œuvrant méthodiquement à lui garantir … un second mandat. Pour y arriver, Aly Ngouille Ndiaye avait dû avaler beaucoup de couleuvres et faire preuve de résilience face à l’opposition pour asseoir le pouvoir de Macky Sall. D’abord dans le département de Linguère où il est maire de la commune et ensuite au plan national. Il faut dire que le compagnonnage entre les deux hommes a commencé en 2012. Lors de la présidentielle de cette même année, courtisé de toutes parts, le président du Mouvement pour la renaissance du Djolof (MRD) avait pris sur lui l’audacieux pari de miser sur le « cheval Macky Sall » qui était loin d’être le favori de la présidentielle. Au premier comme au second tour, Aly Ngouille Ndiaye faisait gagner Macky Sall dans la capitale du Djolof comme dans beaucoup d’autres localités avant de dissoudre son mouvement dans l’Apr. Dans sa Linguère natale, l’ancien ministre de l’Intérieur avait réussi à déboulonner les dinosaures qui prenaient la ville pour leur chasse gardée. Habib Sy, alors tout-puissant ministre d’Etat, directeur de cabinet du président Wade, maire de Linguère, Aliou Dia (Forces paysannes), des ministres, des directeurs généraux…sont battus.
Même feu Djibo Leyty Ka. Force électorale incontestable dans sa zone, Aly Ngouille Ndiaye se mettra au service de Macky Sall et fera sa percée dans l’Apr au point de devenir assez puissant pour côtoyer les…Dieux. Son limogeage prive Macky Sall selon beaucoup d’observateurs d’un leader politique résilient et persévérant qui lui garantissait la mainmise sur l’électorat local. Et même si l’ancien ministre de l’intérieur n’a pas manqué de préciser qu’il reste toujours dans l’Apr, malgré son limogeage, sa base électorale a du mal à comprendre sa mise à l’écart. L’arrivée de Rewmi dans la majorité présidentielle en vaut-il le coup ? La guéguerre feutrée autour du 3ème mandat vaut-elle de créer une potentielle rébellion en interne au sein de l’Apr ? Allez savoir.

LE COORDONNATEUR DEPARTEMENTAL DE BBY AMADOU BA AU FRIGO  : Dakar revient à qui veut la prendre

Considérée comme une ville «rebelle» aux différents régimes, Dakar avait abdiqué lors de la présidentielle de février 2019, et bien avant, lors de l’élection législative de juillet 2017, tombant ainsi dans l’escarcelle de la mouvance présidentielle. L’un des artisans de cette victoire de Macky Sall est sans conteste l’ancien ministre Amadou Ba qui a remporté toutes les élections auxquelles il a pris part, depuis 2016. Sa mise à l’écart de l’attelage gouvernemental redistribue ainsi les cartes pour le contrôle du bastion départemental à fortes potentialités électorales, mais aussi sape les fortifications au niveau de la commune des Parcelles
L es «faucons du palais» ont certes eu raison sur lui, après moult attaques et sorties au vitriol pour l’accuser d’être en train de comploter contre le chef de l’Etat, dans le but de lui succéder en 2024. Lui, c’est l’ex-ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, écarté de la gestion du pays par son éjection du nouveau gouvernement dit d’ouverture à d’autres forces politiques. Sa tête avait été longtemps réclamée et souhaitée par certains responsables du parti au pouvoir. Le président Sall semble avoir entendu les détracteurs du désormais ex-collaborateur du chef de l’Etat au niveau du gouvernement. Mais, maintenant qu’il n’est plus aux affaires, Macky Sall aliène sans équivoque son plus grand bastion électoral qui est le département de Dakar ou encore la commune des Parcelles assainies. En effet, la ville longtemps considérée comme «rebelle» aux régimes, forte de ses 663.021 électeurs, à l’élection présidentielle du 24 février 2019, était tombée entre les mains du régime en place. Sur les 456.107 suffrages valablement exprimés, le candidat de la majorité présidentielle en avait obtenu 212.355 voix. Une avance devant ses adversaires qui est en partie l’œuvre du ministre de l’Economie et des Finances d’alors. Pour cause, au moment où le candidat de la mouvance présidentielle sillonnait l’intérieur du pays à la quête de voix, pendant la campagne électorale, Amadou Ba, en tant coordonnateur de Benno à Dakar, et parfois flanqué de la Première dame, Marième Faye Sall, allait à la pêche des voix dans la capitale sénégalaise.

AMADOU BA SONNE LE GLAS D’UN REGNE SANS PARTAGE DE KHALIFA SALL

Ce travail de conquête de Dakar n’a pas débuté à la présidentielle dernière. Bien avant, notamment à l’élection législative du 30 juillet 2017, à la tête de la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Amadou Ba a raflé les 7 sièges du département, avec 114.603 voix sur les 340.089 valablement exprimés. Pourtant, avant sa désignation à la tête de cette liste, les spéculations sur d’éventuelles têtes de liste de la coalition Bby, allaient bon train avec des noms comme celui d’Abdoulaye Diouf Sarr. Le chef de l’Etat n’avait pas tort de lui confier le département car, cela avait permis à la mouvance présidentielle de gagner une hégémonie à Dakar. Un choix du président Sall qui n’était pas fortuit, au vue de la montée en puissance d’Amadou Ba, parachuté dans la commune des Parcelles Assainies, en 2016. En effet, à la tête de la Direction générale des Impôts et Domaines, durant 18 mois, le président Macky Sall décide de le nommer, le 2 septembre 2013, ministre de l’Economie et des finances. Il fera sa rentrée politique, en 2016, aux Parcelles assainies, sur demande du chef de l’Etat. Parvenu à fédérer le parti présidentiel (l’Alliance pour la République (Apr), en lambeaux après la débâcle de l’élection locale de 2014, face à un coriace adversaire, le maire Moussa Sy, le nouveau coordonnateur du parti a fait la razzia du «Oui», lors du référendum de mars 2016. Il a réussi à faire le vide aux Parcelles, en termes d’opposants, obligeant l’actuel maire, à rejoindre la mouvance présidentielle au risque de disparaitre politiquement.

AVEC MOUSSA SY, L’UNITE DE LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE AUX PARCELLES EN SURSIS AUX PROCHAINES LOCALES

Toutefois, maintenant qu’il lui a été confié la présidence du Conseil administratif du Port autonome de Dakar, Moussa Sy reprend du poil de la bête. Mais, sa candidature pour un autre mandat à la tête de la commune, risque de faire voler en éclats le peu de cohésion qui existe au sein de la mouvance présidentielle dans la commune. Il reste évident qu’il se formera beaucoup de listes parallèles à celle de la majorité présidentielle. Beaucoup de responsables de Bby de la commune, qui se seraient rangés derrière Amadou Ba s’il demandait la mairie, affûtent les armes en prélude aux locales. Ce qui donnera une belle opportunité au parti Pastef/Les patriotes qui avait fini deuxième dans la commune, derrière Bby à la présidentielle dernière. A coup sûr, maintenant qu’Amadou Ba n’est plus aux manettes, la ville «rebelle» qui était tombée sous l’escarcelle du régime en place redevient prenable pour toutes les forces politiques. Dès lors que le président du parti Rewmi, Idrissa Seck sorti deuxième dans le département de Dakar avec 24,60% des voix, est dans la mouvance présidentielle, son suivant direct, en l’occurrence le patron de Pastef/ Les patriotes, Ousmane Sonko qui avait obtenu dans ledit département 21,90% des voix, se positionne bien. Que dire du leader de Taxawu Ndakaaru, Khalifa Sall, qui avait jalousement contrôlé la capitale sénégalaise depuis 2009, avant de la perdre lors des législatives ? Ces derniers temps, il multiplie les rencontres avec sa coalition, dans Dakar.
MOUHAMADOU MAKHTAR CISSE,OUMAR YOUM HORS JEU : Quand Macky mate ses jeunes loups !
Comme Amadou Ba, Aminata Touré, Aly Ngouille Ndiaye, Mouhamadou Makhtar Cissé et Oumar Youm, ont été dégommés de leurs postes ministériels ou autres par le maitre du jeu, par ailleurs président de la République Macky Sall. De Dagana à Thiadaye, les supputations sont allées bon train sur la défénestration de jeunes leaders politiques certes aux dents longues mais qui semblaient entrer dans la stratégie globale du patron de l’Apr de massification générale de son parti. Mieux, de confirmation du leadership du parti présidentiel dans des zones (Dagana et Mbour) où l’Apr devait conjuguer avec le Ps et le Pds (ancien partis au pouvoir). Reste maintenant à savoir si la nomination de Maguette Sène, maire de Malicounda au Coud, ou celle d’Oumar Sarr au ministère des Mines sauront compenser les frustrations des militants après le limogeage de leurs responsables politiques. Comme à Dagana où la colère des militants gronde depuis le départ de Mouhamadou Makhtar Cissé du gouvernement. « Nous, les membres de BBY étions dans des difficultés énormes et nous perdions toujours les élections. Grâce à MMC, de 2017 à 2019, nous gagnons les élections et nous contrôlons le département. Donc, aujourd’hui, on ne peut pas comprendre le choix politique opéré par notre chef de coalition » +, estimaient les responsables de la zone dans un document rendu public.Jean Michel DIATTA, Moctar DIENG et Saliou YADE (STAGIAIRE)

Entre les logiques d’intérêt d’Amis, la loyauté des Collaborateurs e les Alliés  Par Nalla Ndiaye,

http://www.enqueteplus.com Maintenant que sont actées les décisions régaliennes de la république de reconfigurer son attelage gouvernemental et subséquemment se remembre la nouvelle majorité présidentielle avec laquelle le Chef de l’Etat compte conduire les affaires du pays, la réflexion devient plus sereine sur ce débat ayant agité le landerneau politique les mois passés. En effet, le débat a mené nécessairement sur la nature des relations personnelles dans le microcosme que constitue l’entourage présidentiel et sur les impacts que les relations bonnes ou exécrables entre collaborateurs du premier cercle peuvent avoir comme impacts sur la qualité de la gouvernance au sommet de la république (entendue dans son sens étymologique de ‘’ res publica’’ la chose publique…
On aura beau de convoquer la prérogative exclusive du Président de la République, conférée à lui par la constitution du Sénégal de nommer qui il veut aux postes civils et militaires, il y’aura toujours des analystes politiques pour lire les changements majeurs intervenus avec le ‘’gouvernement de la Toussaint’’ comme des conséquences, certes, d’un repositionnement politique en vue de préparer des échéances telles que celles de 2024 mais surtout de cette guéguerre entre les collaborateurs du Président qui a pris depuis longtemps les contours d’une guerre entre deux logiques aux antipodes  : celle, d’une part, d’intérêts d’Amis du boss et de l’autre une logique de servir en toute loyauté de collaborateurs moins adoubés mais qui ont pourtant fini de montrer la preuve de leur efficacité .
« Préservez-moi des amis, mes ennemis je m’en charge ! ». La grande histoire qui façonne les grands destins politiques est traversée de secrets de cour et d’intrigues de palais dont les protagonistes sont des proches parmi les plus proches du prince et qui donnent à voir combien est pertinente cette sentence passée dans l’adage.
Si les causes de la chute de Rome sont nombreuses et variées, on retiendra toujours que Jules César a été tué de coups de poignard le 15 mars 44 avant JC par les sénateurs (amis) dont Brutus en qui il avait placé toute sa confiance. Que Napoléon Bonaparte empereur des Français et presque Maitre de toute l’Europe a vécu ses déboires en 1812 lorsque des amis lui ont conseillé la campagne de Russie après quinze ans de victoires. Et qu’adviendrait-il si Adolf Hitler avait écouté ses collaborateurs (Généraux) qui l’avaient déconseillé la campagne de Russie en dépit du pacte de non-agression signé avec l’URSS de Staline en 1941 ? N’oublions pas que durant la seconde guerre mondiale  : Franklin Delano Roosevelt (Etats-Unis), Winston Churchill (Royaume-Uni) et Joseph Staline (Union Soviétique) se sont réunis en secret du 4 au 11 février 1945 à Yalta (Crimée) pour le partage de l’Allemagne sans la France avec qui ils étaient alliés.
Chez nous, l’histoire politique du Sénégal indépendant ne déroge pas à la règle. En effet, des « faits divers » politiciens, de vrais et de moins avérés, des vérifiés et plus difficilement vérifiables se sont toujours racontés. Comme il s’en est raconté encore et encore, colportés, (s’ils ne sont pas construits) par ceux-là mêmes, illustres privilégiés des régimes successifs, visiteurs nocturnes, apparatchiks de tout acabit ayant accès au sein des seins et abonnés des lugubres audiences accordées en catimini à des heures où « la terre devient froide » et auxquelles on accède emmitouflés ou déguisés par les portes dérobées.
Ce qui est invariant dans ces récits d’intrigue dont les acteurs sont des « haut d’en haut », c’est qu’ils alimentent et sont eux-mêmes alimentés par de sordides histoires motivées par des querelles de préséance autour du chef. Ce qui demeure constant dans ces récits, au-delà des variations dans les situations que peuvent leur imprimer les aléas de leur actualité changeante, c’est aussi le caractère très déloyal du combat sans merci quand sonne l’heure des bagarres sans foi ni loi pour une prétendue légitimité qui ouvrent aux portes dorées des faveurs liées à la servitude du chambellan pour ceux qui auront la chance d’emporter ces combats au couteau. Et la descente aux enfers en cas de « safaan wa » pour les autres qui, pour n’avoir su manœuvrer suffisamment, iront boire le calice de la déshérence politique jusqu’à la lie. Avec tout ce que cette disgrâce peut occasionner quand sonne le glas de la quasi-mort politique.
Ce qui n’a pas changé tout au long de ces décennies de vie politique dans l’entourage de celui qui a en la charge des destinées du pays, c’est la récurrente fréquence de ces intrigues à des périodes charnières de l’évolution des règnes des différents chefs (départs annoncés ou susurrés, fin probable et risque probant de dévolution de pouvoir à un des prétendants auto-proclamés ou désignés). Mais il y aussi quelque chose d’autre qui reste pérenne dans cette guéguerre de seconds couteaux qui est liée à la part qu’ils réservent à la manipulation de l’information à des fins cachées et que trahit souvent quand ils sont portés ou colportés auprès de l’opinion.
L’armature factuelle de ces récits est la même depuis longtemps de même que demeure la façon dont leurs protagonistes travaillent méticuleusement à les médiatiser. Ensuite, pour espérer en tirer toutes les dividendes quand s’en emparera une opinion publique bluffée à leur solde. Et après que l’écho en a été porté par ces outils de médiatisation qui, par contre, ont beaucoup évolué depuis « radio Kankan » et « radio Njongoloor » d’alors et ancêtres vivants et vibrants de l’internet, jusqu’aux terribles lieux de buzz de notre toile actuelle qui ajoute une dose d’irrésistible conflictualité à leur appropriation par la plèbe.
Cela se raconte que chez nous, Léo le poète a eu la chance de trouver un collaborateur, en l’occurrence Abdou Diouf, en lieu et place d’amis tels que  : feu Babacar Ba, Moustapha Niasse, feu Djibo Ka et autres. Ce qui provoqua la démission de feu Abdoulaye Ly, premier sénégalais titulaire d’un doctorat d’histoire et ministre de la Santé publique et des Affaires Sociales à la nomination d’Abdou Diouf au poste de premier ministre en 1981.  Les causes des chutes de Diouf et de Wade présentent la même particularité du fait qu’elles ont toutes été à l’origine d’amis. En effet, Diouf avait des contradictions portant sur le devenir du trône qu’il n’a pas su gérées avec Niasse et feu Djibo plutôt que de miser sur des amis. Il en est de même pour Wade qui s’est débarrassé progressivement de ses collaborateurs au profit et surtout de nouveaux amis.
Attention aux alliés d’aujourd’hui qui peuvent être les adversaires de demain du fait que la politique est devenue ce cadre où coexistent et s’affrontent pouvoir et libertés dans une lutte effrénée pour la sauvegarde ou la recherche du pouvoir en vue de la satisfaction d’intérêts personnels. Ainsi, Macky Sall a mis au frigo Khalifa Ababacar Sall le temps mettre en évidence ses ambitions politiques conformément aux règles du jeu. N’en déplaise à l’allié qui avait cru bien jouer dans ce terrain politique glissant où, au final il a perdu ; bien que l’on ne serait pas surpris si demain il retrouve Macky sur une même table pour savourer du thé après que Marième Faye Sall leur ait servi ce plat préféré du Maitre des lieux  : ‘’ Dakhinou Mbotté ‘’. Et qu’en sera-t-il de l’allié Idrissa Seck ?
Au regard de ces constats, une question se pose  :   Dans la gestion des affaires étatiques, le Président de la république devrait-il s’appuyer sur des collaborateurs, des amis ou des alliés ? Tant de réponses peuvent être apportées à la question mais à y regarder de près, il ne faut exclure personne car collaborateurs, amis et alliés ont une grande importance dans la gestion des affaires publiques dans le sens qu’il est, certes, le seul élu  mais non le seul pour gouverner. En conséquence une obligation de gestion, pour veiller sur leurs domaines de compétence afin d’éviter des interférences dans l’application de ses programmes politiques dont les résultats sont très attendus par l’électorat, s’impose au Président. Aussi, qu’il vante ou qu’il neige, le souci de tout Chef d’Etat est d’être réélu ou d’élire un proche qui, en principe, est un collaborateur et non un ami ou un allié.
En effet, dans un système de gouvernance, le collaborateur est à la fois l’essence et la raison de la politique définie par le Chef de l’Etat à charge de son application pour l’atteinte des objectifs qu’il s’est dessinés ; l’ami profite de cette politique qui le fait vivre car étant l’unique source, l’unique mesure du bien-être, le critère principal où s’expriment à la fois sa liberté, ses talents et ses capacités ; quant à l’allié, il s’est glissé dans une brèche d’énergie pour augmenter d’avantage sa puissance  . A titre d’exemples, on peut citer le parti de contribution de Wade des années 70 ou ses deux sorties du gouvernement de Diouf à la veille d’élections présidentielles, pour en dire long sur les pirouettes d’un allié.
En termes clairs, Amadou Ba, Abdoulaye Daouda Diallo, Aly Ngouille Ndiaye, Ismaila Madior Fall, Mactar Cissé et autres sont des collaborateurs de Macky Sall ; Mame Mbaye Niang, Mbaye Ndiaye, Aliou Dembourou Sall et autres sont ses amis et Idrissa Seck, Oumar Sarr, Serigne Mbaye Thiam, Aminata Mbengue Ndiaye et autres sont ses alliés.
Ils sont nombreux ces amis qui, à défaut d’une maitrise de la vision du chef ou pour la défense d’intérêts souvent égoïstes et inavoués se manifestent davantage sur plusieurs formes pour faire plaisir ou distraire l’opinion. Si Macky Sall a réduit l’opposition à sa plus simple expression, à l’exception d’Ousmane Sonko, Bougane Gueye Dany, Mamadou Diop Decroix et Barthélémy Diaz, ses amis gagneraient à se mettre derrière ses collaborateurs pour l’horizon 2024 où rien n’est joué.
M. le Président, l’heure est venue de ramener cette horde dans l’ordre, de rappeler votre ami Mame Mbaye Niang qui a manifesté, récemment, sa turpitude à travers des actions et des intentions agressives à l’encontre du collaborateur Amadou Ba et ce, dans une période où le peuple reste dubitatif sur le dossier du Prodac. Il s’est insurgé par des insinuations et des déclarations dont il ne détient aucune preuve, à part, des suspicions à l’endroit du collaborateur dont le seul tort est de servir dans l’honnêteté et la loyauté dont il ne cesse de rappeler tout en s’abstenant défier votre autorité.
M. le Président, méfiez-vous des alliés dont le seul but est de partager ou de viser votre fauteuil et méfiez-vous surtout de votre ami Aliou Dembourou Sow dont ses agissements en disent long sur ses capacités de réflexions ; lesquelles laissent à penser qu’il s’agit d’un primitif d’une époque très lointaine appelée celle de la pierre taillée.
Enfin, le temps est venu de ramener ces chahuteurs impénitents de votre projet rassembleur autour des intérêts suprêmes de la République à la réalité. Covid 19 oblige. Laissez vos collaborateurs le soin d’accomplir cette noble mission pour justifier la confiance qui leur est dévolue ; laquelle confiance demeurant rare comme un diamant dans cette période où l’intérêt général est souvent bafoué par des hommes politiques. A cet égard, vous avez l’obligation de les rappeler.
Encore une fois, l’expression « impénitent chahuteur » n’est ni une injure encore moins un terme grossier. En effet, cela n’est pas dans nos plans d’injurier qui que ce soit. Cependant, ceux qui ont l’invective facile et l’injure à la bouche se reconnaitront et le mieux pour eux serait de se guérir de cette maladie qui altère les facultés intelligibles de l’individu, qui affecte l’intelligence et à qui, les spécialistes de la médecine mentale et le droit pénal ont donné un nom. Mais le nœud du problème est qu’ils sont nombreux dans notre arène politique ; encore que certains d’entre eux jouissent du privilège d’être dans un entourage où leur statut aurait dû leur faire obligation à plus de loyauté et
de sérénité républicaine.
Sinon, chers collaborateurs à l’instar des hommes du Président, je vous souhaite une bonne continuation dans cette arène politique et surtout clin d’œil aux amis et  alliés pour que vive le Sénégal. Nalla Ndiaye

Ex-PM : Leur vie après la Primature

https://www.jotaay.net De Mamadou Lamine Loum à Mame Madior Boye, en passant par Moustapha Niasse, Cheikh Hadjibou Soumaré, Idrissa Seck, Aminata Touré, Souleymane Ndéné Ndiaye, Abdoul Mbaye L’OBS a voulu savoir ce qu’étaient devenus la vie de ces Premiers ministres après la Primature.
Dernier chef du gouvernement d’Abdou Diouf, Mamadou Lamine Loum, une fois libéré de ses responsabilités de PM, a plongé dans la consultance internationale. Actuel PCA de la Bicis du groupe BNP Paribas, il est très sollicité par les institutions financières internationales (Banque mondiale, Fmi, Bad, Pnud…)
Mame Madior Boye, ex-PM sous le régime de Wade, fut nommée, après son limogeage, Représentante spéciale de la Commission de l’Union africaine, chargée de la protection des civils dans les zones de conflit armé. Un poste qui l’a conduite au Darfour, en RCA, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Rwanda… Retirée des affaires, elle vit, aujourd’hui, une retraite paisible.
Moustapha Niasse fut PM en avril 1983 sous Diouf et en avril 2000 sous Wade. Limogé, il s’est consacré à sa carrière internationale et à ses entreprises dont International Trading Oil and Commodities.
Quant à Abdoul Mbaye, premier PM de Macky, il s’adonne à la consultance, principalement en stratégie bancaire, depuis qu’il a quitté la Primature. Hormis ses activités politiques, il occupe le reste de son temps à la lecture.
Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier PM de Wade, après la Primature, s’adonnait à l’agriculture et à l’élevage. Il est aujourd’hui le PCA de la compagnie nationale Air Sénégal.
Hadjibou Soumaré, après la Primature, a été promu à la tête de l’Uemoa. Il est entré en politique après avoir créé sa formation politique. Recalé à la Présidentielle passée, il a dirigé la Mission d’observation de la Cedeao lors de la Présidentielle ivoirienne.

WALF TV  : Jamra dénonce « les menaces brandies par des Lgbt » contre Mass Mboup

Libération Sénégal online L’Ong Jamra alerte le procureur de la République à la suite de menaces qu’auraient reçu Mass Mboup de Walf Tv. « Il n’a eu que le tort d’animer, avec pertinence et courage, une célèbre émission sociétale, à Walf-Tv, « Li ci deuk-bi », dont le caractère croustillant allait crescendo dans l’audimat. Ses chroniques, sur un plateau aux invités triés sur le volet, ont contribué à briser bien des tabous, relativement à des faits de sociétés qui défraient régulièrement la chronique. Comme ces frasques à répétition d’homosexuels, dont le dernier fait d’arme avait suscité une indignation populaire, avec la scandaleuse organisation d’un mariage Lgbt, le 17 octobre dernier, à Mermoz, mettant en scène pas moins de 26 adeptes des unions contre-nature », renseigne Jamra qui ajoute : « C’est de retour de son jogging dominical, alors qu’il se trouvait à quelques encablures de son domicile, à Hamo 4, que Mass Mboup, qui avait toujours affiché une indifférence royale aux menaces téléphoniques, auxquelles il avait fini par s’habituer, vit cette fois-ci surgit d’on ne sait où, un véhicule 4×4, qui s’immobilisa net à son niveau.Lorsqu’une des vitres teintées se baissa promptement, laissant apparaître la physionomie menaçante du conducteur, celui-ci prononça distinctement les prénom et nom de Mass Mboup, l’injuria copieusement de mère, avant de lui promettre l’enfer, s’il persistait à organiser des plateaux-télé sur le thème de l’homosexualité. Et redemarra aussitôt en trombe sa robuste carriole, dont le chroniqueur de Walf-Tv, bien qu’abasourdi, a pu remarquer l’absence de plaque d’immatriculation. Nous voudrions rappeler à ceux qui seraient tentés de tourner en dérision cette alerte lancée par le chroniqueur de Walf-Tv (que Jamra prend très au sérieux pour avoir participé à presque toutes ses émissions « Li ci deuk-bi » – qui ont sans doute fini par exaspérer les déviants), que ce sont les mêmes refrains, du genre « c’est un fake news» ou « une recherche de buzz», que certains avaient soutenu mordicus, en 2006, avec presque le même brin d’ironie, lorsque l’ancien président du Conseil régional de Ziguinchor, Omar Lamine Badji se plaignait de faire régulièrement l’objet de menaces de mort ».

45 ANS DE LÉTHARGIE : Le Mémorial de Gorée n’est plus pertinent Par Aliou LY, Coordinateur du Réseau des acteurs culturels indépendants du Sénégal (RACIS)

Le projet Mémorial de Gorée date de 1975. «  Dès 1975, le président sénégalais Léopold Sédar Senghor avait émis l’idée « d’édifier un monument en hommage à l’Afrique », lit-on dans le site officiel du projet Mémorial de Gorée.
Prévu sur la corniche Ouest de Dakar, sur une superficie de 2,5 hectares, et jusqu’à 2020, il est loin de sortir de terre. 45 ans de léthargie.
Entretemps sur le long de la même corniche dakaroise, la Place du Souvenir Africain, érigée, est fonctionnelle, le Monument de la Renaissance Africaine, inauguré en 2010, déroule son programme national, panafricain. De l’autre côté, le Musée des Civilisations Noires a ouvert ses portes le 1er décembre 2018 et développe des expositions riches et attractives et des initiatives novatrices.
Le Musée Théodore Monod opérationnel avant les indépendances, regorge de pièces historiques et accueille des expositions et activités de haute facture. L’île de Gorée classée Patrimoine mondial de l’humanité abrite la mythique Maison des esclaves. L’île-mémoire accueille des centaines de milliers de citoyens du monde par an.
Dans ce périmètre réduit jonché d’insfrastructures de qualité qui nous rappellent notre histoire, la mémoire de l’Afrique, le Projet Mémorial de Gorée perd sa pertinence. La mission du Projet  est pleinement assumée par Gorée, la Place du Souvenir Africain, le Monument de la Renaissance Africaine, le Musée des Civilisations Noires entre autres.
Le Projet Mémorial de Gorée devient caduc. D’ailleurs, comment un Etat continue à allouer chaque année un budget à un Projet-mort né et à financer une fondation en sommeil du Projet. Traversant trois régimes, confié depuis plusieurs années, à un poète, Amadou Lamine Sall, ancien agent du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de la Culture, le Projet Mémorial de Gorée souffre de top-management et de démarche inclusive.
Depuis 1975, le projet végète, tourne en rond, recule et s’abîme dans le néant comme Locataire des néants, pour paraphraser, le porteur du projet, le poète Amadou Lamine Sall.
« En 1986, le président Abdou Diouf décide de donner corps à cette idée », informe toujours le siteweb du projet Mémorial de Gorée. Et suivent les appuis financiers d’institutions internationales, souligne le site web. Mais, le très officiel site web n’informe pas sur le soutien financier effectif et réel de l’ancien président du Nigéria, Ibrahima Baba Guinda, d’institutions identifiées et des personnalités noires-américaines.
C’est en 1997 qu’un concours international d’architecture est organisé pour la conception du complexe culturel. Le lauréat est annoncé le 14 septembre de la même année.  Il s’agit de l’architecte italien Ottavio Di Blasi. Et l’origine européenne de l’architecte (à tort ou à raison) a rendu réticents bon nombre d’Africains et afrodescendants.
Le site renseigne que le président de la République Macky Sall décide de réanimer la Fondation Gorée et le projet du complexe culturel. Le premier conseil d’administration de la Fondation qui s’est réuni en juillet 2014, confirme la mise en œuvre du projet architectural conçu par Ottavio Di Blasi. Et pourtant, le coût global du Projet n’est toujours pas retenu.
Et jusqu’à présent, ça tourne en rond.
Que faire, Monsieur le Président de la République, ce projet n’est plus d’époque. Les missions et objectifs sont remplis par d’autres importants espaces de valorisation du panafricanisme et de la civilisation noire.
-La République devrait se donner les moyens consistants pour sauvegarder l’île de Gorée menacée par l’érosion côtière.
-La République devrait réhabiliser le mausolée de Cheikh Anta Diop à Thieytou (Diourbel) et la route qui va vers ce sanctuaire pour des raisons de ressourcement.
Le Musée-mémorial Ndatté Yalla à Dagana, le Mémorial Le Bâteau le Joola en cours de réalisation, Yang Yang, d’autres lieux de mémoire dans les régions du Sénégal méritent d’être réhabilités ou érigés pour la sauvegarde et la vulgarisation de la mémoire collective et de l’identité nationale.

Yoff : Un beau-frère de Boun Abdallah Dione impliqué dans un litige foncier

http://www.lasnews.info Mor Sarré, le beau-frère de l’ancien premier ministre, Boun Abdallah Dione serait impliqué dans un litige foncier qui l’oppose à Mame Bess Ndoye Diop. Jointe au téléphone par L’AS News, La dame fait savoir qu’il s’agit d’une maison que sa famille a hérité de leur père à Yoff. Selon ces dires, le beau-frère de Boun Dionne à trouver les moyens de mettre la maison a sa disposition.
« C’était un notable bien connu, et tout le monde s’est que cette maison lui appartient. Et y’a des délinquants fonciers très bien connus, et très rusés à savoir Mor Sarré  qui est le beau-frère du premier Ministre Boun Abdallah Dione qui,  je ne sais pas par quel moyen a eu trouver un bail pour venir nous dire que la maison lui appartient qu’il veut la démolir parce qu’il l’a acheter alors qu’il n’y a jamais eu d’acte de vente. Il y avait une démarche en cours avec un français mais elle n’a pas aboutie. Et du coup il dit qu’il l’a acheté de cette personne sans acte de vente et il présente des chèques dont un de 20 millions qui a été rejeté», avance-t-elle,
Notre interlocutrice semble être bien déterminée à sauvegarder l’héritage de la famille. Une affaire qu’elle compte poursuivre. Elle accuse la DSCOS et des impôts et domaines d’être à la solde de sieur Sarre. « Je viens d’ailleurs d’avoir la confirmation de la banque. Mais c’est avec la complicité de la (DSCOS) et des impôts et domaines qui délivrent ses documents, parce que la première fois qu’ils sont venus pour casser c’était en 2019. A l’époque c’était Madiambal Diagne qui devait construire un site qu’il a acheté, on s’était opposé la mairie de Yoff était venue et le chantier a était arrêté. Donc nous avons porté plainte à la DSCOS et on est parti 10 fois et à chaque fois on nous disait de revenir. Et finalement on a finis par faire l’audition. Mais quand on est allé pour voir l’avancement du dossier ils ont dit que la personne qui nous avez interviewé a était muté donc on est revenu plusieurs fois et c’est après qu’on nous a dit qu’ils ont perdu le dossier », révèle-t-elle.
Une situation qui semble être très complexe pour cette famille.  Mame Bess Ndoye parle d’acte de corruption. C’est ce qui, selon elle, a retardé les démarches. « Des gens qui sont passés sur notre dos pour leur donner de l’argent pour qu’ils perdent le dossier », renseigne la dame. Poursuivant son temoigange, elle indique que son demi-frère qui était parti à la DSCOS pour dénoncer leurs mauvais agissements a été arrêté et mis en garde à vue parce qu’ils disent qu’il veut s’opposer à la démolition de la maison. Elle fait savoir qu’elle ne C’est ne va pas se laisser faire car, « c’est trop facile ». Par Serigne Fallou GOMIS

Retrouvailles libérales : “Macky n’a jamais cru aux ruptures qu’il promettait en 2012 aux Sénégalais”

https://directnewsinfo.com L’ancien Premier ministre et président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye fustige le non-respect de l’engagement du chef de l’Etat promettant en 2012 aux Sénégalais des ruptures pour la bonne marche du pays.

Retrouvailles…

“Les retrouvailles libérales sont la preuve que Macky Sall n’a jamais cru aux ruptures qu’il promettait en 2012 aux Sénégalais. Cela permet d’apprécier le sens de l’engagement pris et de la parole donnée chez cet homme, sur la durée et au quotidien. Même équipe, même échec”, a twitté Abdoul Mbaye.

Nomination de Idy et Oumar Sarr…

Avec la nomination du président du parti Rewmi, Idrissa Seck, comme nouveau Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’entrée dans le Gouvernement de ministres issus de sa formation politique, ainsi que celle d’Oumar Sarr, du Parti des libéraux et démocrates/« And Suxali » (Pld/As), et des consultations au Palais de la République, Macky Sall ouvre de belles perspectives pour les retrouvailles de la grande famille libérale

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 17/11/2020

Idrissa Seck installé jeudi au CESE

Les choses commencent à bouger au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Après qu’Aminata Touré a remis ses rapports, l’institution prépare l’accueil du nouveau patron, Idrissa Seck. Des sources de «L’As» renseignent que le nouveau président du CESE sera installé jeudi prochain en présence de l’ensemble des membres de l’institution.

Cheikh Mbacké Guèye battu aux Locales à Caxias do Sul, au Brésil

Dans une interview accordée à «L’As» en septembre dernier, notre compatriote Cheikh Mbacké Guèye vivant au Brésil avait annoncé sa candidature aux élections municipales, dans la circonscription de Caxias do Sul située dans l’Etat de Rio do Sul, au sud du pays. Après deux mois de campagne, le Sénégalais n’a pas réussi à se faire élire maire de la municipalité du Caxias do Sul, deuxième ville la plus peuplée (415 822 habitants) de cet Etat, après la capitale porto Alegre. Sur 12 900 voix nécessaires, le Sénégalais a n’obtenu que 739 voix. Ce qui le place en 5e position parmi les 7 candidats du Parti Démocratique Travailliste les plus votés. Réagissant à l’issue de l’élection, Cheikh Mbacké Guèye a remercié toutes les personnes qui l’ont soutenu, reconnaissant que ce n’était pas facile, mais qu’il est sur la voie.

Air Sénégal reprend la desserte Banjul et Praia

La compagnie aérienne Air Sénégal reprend ses activités vers le Cap-Vert et la Gambie. Après Cap Skirring, c’est au tour des capitales des pays voisins d’accueillir le pavillon sénégalais. Air Sénégal avait suspendu ses dessertes à cause de la Covid19. Ainsi, les vols vers Banjul ont démarré depuis le 15 novembre. Il s’agira de 4 vols par semaine. Quant au Cap-Vert, c’est à compter du 18 novembre que les activités de la compagnie aérienne reprendront. A cet effet, Air Sénégal prévoit 3 vols par semaine.

 Manifestation à Grand-Yoff contre Sen’Eau

Les habitants du quartier Arafat de Grand-Yoff ont organisé une manifestation spontanée avant-hier contre les pénuries d’eau. Ils ont arboré des brassards rouges en signe de mécontentement contre les autorités de la société Sen’Eau. Une manifestation très vite désamorcée par les limiers de la localité qui ont dissuadé les populations. Les manifestants sont revenus à de meilleurs sentiments en abandonnant la procession.

Forum communautaire sur le budget participatif à Mbao

La Commune de Mbao a organisé hier un forum communautaire sur le budget participatif, en présence des autorités municipales, acteurs au développement et populations. Moment choisi par le maire Abdoulaye Pouye pour revenir sur les enjeux du budget participatif. Toutefois, il n’a pas manqué de dénoncer les agissements de ses détracteurs qui tentent de le mettre en mal avec les populations en leur donnant des chiffres erronés du budget de la municipalité. D’ailleurs, il a invité ses détracteurs à attendre les prochaines élections locales pour le défier, parce qu’il a un bilan à défendre.

Rewmistes de Keur Massar

Les militants du Parti Rewmi de Keur Massar interpellent leur leader Idrissa Seck sur le développement de leur commune qui souffre de plusieurs maux liés à la forte croissance démographique. Leurs problèmes ont pour noms : mobilité urbaine, insécurité, accès difficile aux soins de santé et à l’éducation. Ces rewmistes conduits par Mariam Camara Diallo ont lancé cet appel lors d’un point de presse pour saluer la nomination d’Idrissa Seck à la présidence du Conseil Economique, Social et Environnemental, et de sa décision de collaborer avec le Président Macky Sall.

Erosion côtière dans les écoles de Golf

L’érosion côtière affecte durement l’éducation dans la Commune de Golf Sud. Dans cette localité qui compte près de 14 écoles élémentaires publiques, un bon nombre d’entre elles sont complètement délabrées. Ce qui a poussé la municipalité à entreprendre un vaste programme de réhabilitation des écoles dans le cadre du programme Pacasen. En plus, le maire Aïda Sow Diawara a appuyé les directeurs d’écoles en leur faisant un don de fournitures scolaires et du matériel hygiénique. Elle a saisi l’occasion pour demander à l’Etat du Sénégal de les appuyer en les exonérant des taxes pour leur faciliter des partenariats.

TOUBA/Un feu monstrueux est en train de dévaster une partie du marché Ocass

https://www.dakaractu.com Depuis tard dans la nuit, (02 heures du matin selon des commerçants), un grand feu s’est emparé de plusieurs cantines de centres commerciaux contigües au niveau du marché Ocass de Touba. Les flammes semblent emprunter une furie qui dépasse, pour le moment, le dispositif mis en place par les soldats du feu de Touba qui ont, pourtant, reçu le soutien de leurs collègues de Diourbel. L’origine de l’incendie devrait être déterminée par la police qui est aussi sur place depuis 3 heures du matin. L’électricité a été coupée et les populations sont venues en appoint aux soldats du feu pour juguler les flammes. Affaire à suivre.