Revue de presse du Mardi 15 Septembre 2020

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15 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 129 nouveaux guéris, 1 nouveau décès et 28 cas graves en réanimation.

Sur 727 tests réalisés, 15 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 3,05 %. Il s’agit de 9 cas contacts suivis, 1 cas importé (AIBD) et 5 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Bignona (1), Sacré-Cœur (1), Saint-Louis (1), Touba (1) et Ziguinchor (1).
129 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
28 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
1 nouveau décès lié à la Covid-19, enregistré.
209 militaires revenus de mission, testés positifs.
A ce jour, le Sénégal compte 14529 cas positifs dont 10692 guéris, 298 décès et 3538 encore sous traitement.

CORONAVIRUS : 26 NOUVELLES CONTAMINATIONS RAPPORTÉES CE LUNDI

Dakar, 14 sept (APS) – Vingt-six (26) cas de Covid-19 ont été diagnostiqués au cours des dernières 24h, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à 14 306 le nombre de cas enregistrés au Sénégal depuis le 2 mars.
’’Sur 852 tests, 26 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 3, 05%’’, a déclaré, lundi, le Directeur de la prévention au ministère de la Santé, Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye.
Faisant le point quotidien sur l’évolution de la pandémie, le porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que ces nouvelles contaminations concernent 9 cas contacts et 17 cas issus de la transmission communautaire recensés à Dakar et dans différents endroits du pays, a précisé M. Ndiaye
Aucun décès n’a été rapporté au cours des dernières 24h.
Selon El Hadj Mamadou Ndiaye, 43 patients ont été par ailleurs contrôlés négatifs et déclarés guéris alors que 32 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Le Sénégal a enregistré au total 14 306 cas positifs au coronavirus dont 297 décès, 10 563 guéris, 3445 personnes encore sous traitement, depuis l’apparition de la maladie sur son territoire, le 2 mars dernier.OID

L’activité économique s’effondre de 8% en juillet 2020

https://www.sikafinance.com L’activité économique générale au Sénégal s’est fortement effondrée de 8% en juillet 2020, en glissement annuel, après le léger repli de 0,7% du mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Cette chute de l’activité de l’activité est essentiellement liée à la baisse des activités constatées dans le secteur tertiaire (-6,9%), de l’administration publique (-18,7%) et du secteur primaire (-12,8%), dans une moindre mesure.
Ce repli de l’activité dans le secteur tertiaire est particulièrement en liaison avec le recul notamment des activités commerciales (-7,2%), du transport (-15,6%), de l’enseignement (-6,3%), des activités financières et d’assurance (-10,6%) et en dépit d’une hausse de +7,8% des activités immobilières.
Quant à l’effondrement des activités dans le secteur primaire, on note qu’elle est en lien avec la baisse des abattages contrôlés de viande (-16,9%) et la pêche (-4,6%).
Dans le secteur secondaire, les activités ne se sont contractées que de 1,4% en juillet 2020, en raison principalement de la baisse des activités de fabrication de produits agroalimentaires (-11,5%) et des activités extractives (-3,2%), malgré le dynamisme des activités de production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile (+47,9%).Dr Ange Ponou

Léger repli des échanges extérieurs à fin juillet 2020

https://www.sikafinance.com Le volume des échanges extérieurs du Sénégal s’est établi à 3 627,13 milliards FCFA à fin juillet 2020, contre un niveau de 3 644,34 milliards FCFA à fin juillet 2019, soit un léger repli de 0,5% en glissement annuel, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette légère baisse du commerce extérieur sénégalais est expliquée par une contraction de 2,10% à 1 191,41 milliards FCFA des exportations sur les sept premiers mois de l’année 2020, malgré une augmentation de +0,34% à 2 435,72 milliards FCFA des importations.
En conséquence, le solde commercial du pays s’est dégradé de -33,86 milliards FCFA (-2,8%) à -1 244,3 milliards FCFA sur la période.
En particulier, la diminution des exportations est principalement en lien avec la baisse de la vente à l’extérieur de l’huile brute d’arachide (-86,2% à 4,1 milliards FCFA), des produits pétroliers (-25,2% à 69,77 milliards FCFA) et de l’acide phosphorique (-25,42% à 91,14 milliards FCFA).
Les ventes à l’extérieur de l’or non monétaire, le principal produit d’exportation du pays, se sont également repliées de 1,63% à 216,36 milliards FCFA à fin juillet 2020.
En revanche, les importations de riz, des huiles et graisses animales et végétales, et des huiles brutes de pétrole, ont respectivement progressé de +23,2% à 153,64 milliards FCFA, +44,7% à 88,1 milliards FCFA et +26,1% à 204,33 milliards FCFA.Dr Ange Ponou

PR MOUNIROU NDIAYE : « 146 000 EMPLOIS DÉJÀ PERDUS »

http://www.emedia.sn Pr Mounirou Ndiaye, économiste, liste les dégâts de la crise sanitaire. « Nous savons pertinemment que cette crise liée à la pandémie de la Covid-19, est partie pour causer des désastres important sur le plan économique. Le secteur informel est profondément touché. Il y a beaucoup d’entreprises qui vont déposer le bilan. Et on parle de 146 000 emplois qui sont déjà perdus au Sénégal. Donc, les dégâts sont énormes. »
Comme solutions, il préconise la poursuite du plan de résilience économique et social, dans un entretien avec Vox populi. « Le premier acte que l’État doit poser, c’est un diagnostic sans complaisance, rigoureux et sincère, qui permet de situer tout simplement le nœud du problème. Un problème bien posé étant à moitié résolu », a-t-il analysé. L’économiste de poursuivre  : « Dès lors où l’État a déjà voté un budget, même si ce budget de 1000 milliards, dans le cadre de la Force Covid-19, c’est-à-dire le plan de résilience économique et sociale, l’État peine à le rassembler, même si ces fonds sont insuffisants, c’est un début d’actions que l’État a entamé et qu’il doit poursuivre pour tout simplement essayer de relever le maximum d’entreprises possibles. »
Par ailleurs, soutient l’enseignant-chercheur à l’Université de Thiès  : « à l’issue d’un choc comme ça, il faut d’abord se relever pour essayer d’avancer et se relancer », signale-t-il, expliquant « qu’il faudrait aujourd’hui, en 2020, qu’on puisse donner une échéance pour qu’au moins on puisse retrouver la situation de 2019 ». Dié BÂ

Informel et assiette fiscale en Afrique : et si la blockchain changeait la donne

https://www.lepoint.fr/afrique ANALYSE. Parmi les défis majeurs de l’Afrique aujourd’hui, il y a la formalisation de l’informel et l’augmentation de l’assiette fiscale. La blockchain pourrait être une solution.
La blockchain offre aujourd’hui de nombreux cas d’usage au-delà de la monnaie digitale, telle son utilisation dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement, des diplômes, des vaccins ou des processus. Le point commun de ces cas d’usage est la confiance dans les données, qui sont, grâce à la blockchain, enregistrées de manière décentralisée, infalsifiable et transparente.

Restaurer la confiance des populations

Or, de nombreux États africains connaissent aujourd’hui un problème de confiance  : c’est la confiance des populations dans leurs gouvernements respectifs. Même s’il s’agit d’une problématique complexe à causes multiples (et bien sûr pas limité à l’Afrique), il est clair que certaines réalités politiques ou socio-économiques d’aujourd’hui, comme la corruption, le détournement de fonds, la manipulation des élections ou le favoritisme, alimentent cette méfiance des populations africaines vers leurs leaders politiques. Le résultat nuit directement aux États mêmes, par exemple au travers d’une assiette fiscale réduite, à cause de citoyens qui préfèrent acter dans le secteur informel au lieu de payer des impôts à un gouvernement perçu comme non intègre. Une solution technique, telle que la blockchain, en tant que garant neutre entre parties prenantes, pourrait aider à rétablir de la confiance entre populations et États au bénéfice des deux.

La blockchain à la place d’une monnaie digitale

Avec l’introduction d’une monnaie digitale basée sur la blockchain et émise par la banque centrale, comme l’Afrique de l’Ouest avec le e-Eco, les États gagneront en visibilité sur les flux financiers sur leurs territoires respectifs. Via une imposition des transactions financières enregistrées, l’État pourrait ainsi augmenter effectivement ses revenus – sous hypothèse, que les citoyens utilisent cette monnaie digitale et n’ont pas recours à des alternatives « analogiques ». De fait, l’effet contraire et pervers d’une réduction de l’assiette fiscale de l’État pourrait même se réaliser, si la transparence fiscale est perçue comme trop invasive incitant davantage d’évasions.
Imposer l’usage d’une monnaie virtuelle semble irréaliste, notamment dans des pays où la digitalisation est encore naissante. En revanche, la blockchain offre d’autres cas d’usage qui peuvent encourager la formalisation et le paiement d’impôts (que ça soit en monnaie virtuelle ou manuelle).

Plus de services aux populations

L’idée clé est que la formalisation doit également fournir des avantages, par exemple, sous forme de services à la population formalisée, et la blockchain peut faciliter certains de ces services. Un premier exemple est l’enregistrement des cadastres sur la blockchain pour sécuriser les droits de propriété et réduire la peur d’expropriation. Ceci pourrait également attirer des investisseurs, qui d’ailleurs payeraient des impôts à l’État.
Un deuxième exemple est l’assurance des individus sans intermédiaire grâce aux smart contracts sur la blockchain  : d’un côté, la blockchain peut enregistrer l’historique médical de l’individu (maladies, accidents, vaccins…) ; de l’autre côté, l’algorithme intelligent enregistré sur la blockchain peut déclencher des remboursements automatiquement dès que les conditions définies dans la police sont réunies.

Mutualiser l’adoption de la blockchain

De la cryptomonnaie aux cadastres en passant par l’assurance, la blockchain offre des cas d’usage qui peuvent encourager la formalisation du secteur informel tout en augmentant l’assiette fiscale de l’État, et la mise en place en parallèle de ces cas d’usage pourrait mutualiser son adoption. En même temps, la pertinence de l’utilisation de la technologie blockchain doit être évaluée au cas par cas  : étant une technologie formidable pour la sécurisation de données entre plusieurs parties, la blockchain est tout de même plus complexe et techniquement plus lourde que des solutions centralisées.
Finalement, la blockchain, à elle seule, ne peut pas rétablir la confiance. Elle n’est pas la solution en soi, mais un outil pouvant aider à formaliser l’économie souterraine, tout en garantissant une traçabilité et une transparence des flux financiers.  Par Jean-Michel Huet* et Lennart Ploen**

Activité économique : Contreperformances dans l’agriculture et l’aquaculture,le chômage en hausse

https://www.lequotidien.sn La Revue annuelle conjointe de 2019 a distribué des bons et mauvais points. Dans le tableau présenté hier par la Direction générale de planification et des politiques économiques (Dgppe), il ressort que l’agriculture et l’aquaculture n’ont pas réalisé de bonnes performances. Dans le secteur agricole, la croissance est passée de 2,9% en valeur ajoutée contre 9,9% en 2018. Le document explique que la répartition inégale de la pluviométrie et l’installation tardive de l’hivernage sur la majeure partie du territoire justifient ces contreperformances. Ce qui fait que la production d’arachide est passée de 1 million 500 mille 288 tonnes en 2018 à 1 million 421 mille 288 tonnes en 2019, soit une baisse de -5,3%. Dans le secteur de l’aquaculture, il y a une baisse de 9% de la production. De 1108 tonnes en 2018, la production est passée à 1010 tonnes en 2019. Un résultat jugé très loin des objectifs du Pse par la Dgppe.
Selon la revue, 150 020 emplois ont été créés en 2019. Mais cela n’a pas empêché la hausse du taux de chômage qui est passé à 16,9% contre 15,5% en 2018. Si le Covid-19 va certainement l’impacter négativement en 2020, le secteur du tourisme s’est bien comporté en 2019 avec une hausse de 23% du nombre de visiteurs au Sénégal, soit 1 million 958 mille 828 touristes contre 1 million 592 mille 923 en 2018. La pêche aussi fait partie des secteurs qui ont connu des progrès en 2019 avec une croissance de 9,1%.

Marché d’intérêt national et gare des gros porteurs, sur fond de prêt, construits puis abandonnés dans la brousse de Diamniadio : 63 milliards F Cfa, dans le vent

https://actusen.sn Depuis quelques jours, on épilogue sur les 750 milliards F Cfa destinés à lutter contre les inondations. Mais il existe un autre drame financier qui se joue, présentement, au niveau du marché d’intérêt national et au sein de la gare des gros porteurs, inaugurés en grande pompe, le 24 Janvier 2019, par le candidat sortant de ‘’Benno Bokk Yakaar’’ à l’élection présidentielle.
Selon SourceA dans sa livraison de ce lundi, ces deux joyaux, financés à hauteur de 105 millions de dollars, soit environ 63 milliards F Cfa (15% Etat du Sénégal et 85% Etat turc en prêts), ne servent à rien.
Deux ans après leur inauguration, ajoutent nos confrères, aucune activité n’est possible dans ces infrastructures économiques destinées à booster le négoce de gros entre producteurs et commerçants.

Une nouvelle invasion de criquets pèlerins menace l’Afrique de l’Ouest

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a alerté mardi l’Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc de l’arrivée probable d’essaims de criquets pèlerins en provenance du Sahel au cours des prochaines semaines, incitant les quatre pays à mobiliser d’urgence leurs équipes de terrain pour les opérations de prospection et de lutte antiacridiennes.
Des essaims sont actuellement présents au Tchad et sur le point de se former au Mali et au Niger, suite aux précipitations abondantes de l’été qui ont favorisé deux générations de reproduction et déclenché la multiplication par 250 des populations acridiennes dans ces pays. Les vents et les précédents historiques laissent supposer que les essaims, une fois formés, se dirigeront vers l’Algérie, la Libye, le sud du Maroc et le nord-ouest de la Mauritanie.

Fraude du fer à béton : la Douane sénégalaise recouvre 15 milliards en 6 mois

https://www.dakarmatin.com La Douane a réussi à diminuer la fraude sur le fer. Entre janvier et juin 2020, elle a traité 95 affaires contentieuses sur le fer à béton pour plus de 15 milliards de francs de recettes. Ce qui fait du fer à béton, le produit le plus saisi par les services douaniers, après l’huile et le sucre. Mais le risque zéro n’existe pas. Il existe des cas d’écoulement frauduleux de matériaux de construction exonérés. Des bénéficiaires peu scrupuleux qui abusent des facilités offertes par l’Etat et détournent les produits exonérés de leur destination légale. La répression de cette fraude a donné plus de 3 milliards de francs CFA de recettes depuis le 1er janvier 2020. Toujours est-il que l’action de la Douane a été saluée par les industriels locaux qui commencent à souffler un peu face aux importations frauduleuses de fer à béton.
Sans grand bruit, le nouveau directeur général Abdourahmane Dièye est en train d’imprimer sa marque depuis sa nomination à la tête de la Douane sénégalaise. Les fraudeurs sur le fer à béton ne diront pas le contraire. La Douane, à travers sa Direction des opérations douanières (DOD) commandée par le colonel Mbaye Ndiaye, a mis en place un système de traque de la fraude sur le fer à béton. Une fraude qui consistait pour certains opérateurs économiques disposant d’exonérations à s’adonner à la réexportation fictive. Une forme de fraude très coûteuse pour nos finances publiques déjà malmenées par la crise et écrasées par la pandémie de covid-19.
Près de 500 milliards de francs de recettes sont perdues chaque année à cause des diverses exonérations distribuées à tour de bras par les autorités. D’où la décision prise par le président de la République de suspendre les exonérations sur le fer à béton comme le soulignait le « Témoin quotidien « dans un article publié le 03 juillet dernier. Votre quotidien préféré avait aussi indiqué que, pour protéger les industriels du fer à béton locaux, le président Macky Sall avait décidé que tout importateur de fer à béton devait s’acquitter d’une taxe douanière de 300.000 frs sur la tonne. Cette fraude sur les exonérations a été dénoncée par le ministre des Finances et du Budget.
Lors de la rentrée fiscale de la Direction générale des Impôts et Domaines en mars dernier, M. Abdoulaye Daouda Diallo répondait aux critiques du président du Conseil national du Patronat (CNP). M. Baïdy Agne manifestait son courroux face aux retards de la délivrance des titres d’exonérations des Entreprises franches d’exportation (EFE) et des agréments au Code des Investissements. Tout en appelant à l’époque le secteur privé à un meilleur civisme fiscal, Abdoulaye Daouda Diallo avait répondu sèchement à Baïdy Agne que « nous avons constaté que, sur les titres d’exonération donnés, plus de 37 % des exonérations ont été détournées. Il a fallu repenser la situation. Je comprends que c’est difficile et je ne peux continuer indéfiniment de bloquer ces titres, nous devons ensemble travailler à trouver la solution ». « C’est un effort important de l’Etat de délivrer des exonérations afin de favoriser des investissements. Nous devons tout faire pour éviter que ces avantages ne soient détournés au profit des structures qui n’en sont pas bénéficiaires » avait ajouté l’argentier de l’Etat.
Lors d’une journée d’études tenue le 02 juillet sous la présidence du ministre de l’Industrie, M. Moustapha Diop, et consacrée aux problèmes de la filière de l’acier, les industriels locaux dénonçaient vivement la concurrence déloyale des importateurs. Une concurrence qui, selon eux, mettrait à rude épreuve la production locale estimée de 450.000 à 500.000 tonnes par an. On mesure les dégâts quand on sait que rien qu’en 2018, la filière avait fait un chiffre d’affaires de 220 milliards de frs avec près de 10.000 emplois directs et globalement plus de 600.000 emplois indirects. A l’occasion de cette rencontre, M. Chavane Ruser de la Société industrielle de bois et d’acier (SIBA) disait que « malgré le fort potentiel du secteur et la volonté de l’Etat à vouloir consolider les emplois, les menaces pèsent lourd depuis maintenant un certain temps. Ces menaces ont mis à genoux la majorité de la filière. Et là si rien n’est fait il y aura une faillite certaine ».

Montée en puissance de la Douane, des fraudeurs en prison 

Face aux mesures prises par l’Etat suite à la complainte des industriels locaux du fer à béton, la Douane a décidé d’intensifier la traque contre les fraudeurs. « La fraude sur le fer à béton a nettement diminué au Port autonome de Dakar. Les exonérations fictives n’ont aucune chance de prospérer. D’ailleurs, les services du Dg Abdourahmane Dièye ont tellement bien travaillé que la DOD a pu épingler des fraudeurs pour à l’arrivée ouvrir un contentieux douanier de près de 15 milliards de frs. Ces bons résultats s’expliquent par la stratégie mise en place par la DOD avec un système de verrouillage en mode GPS Whatsapp qui permet de suivre les camions sur leur trajectoire annoncée. Dès que la déclaration est tirée, le système de contrôle effectué par 10 unités spécialisées est mis en branle » témoigne une source patronale évoluant au Port de Dakar.
Selon notre interlocuteur, « les fraudeurs sont avertis de même les escrocs qui arrivent à confectionner de faux cachets de Douane. Beaucoup de fraudeurs sont en prison. Les autorités douanières soutenues par le Parquet ne badinent guère. Les récidivistes n’ont aucune chance de s’en sortir puisque le système de verrouillage est bien huilé. Et ce n’est pas seulement sur le fer à béton, mais aussi sur le tabac, l’huile, le sucre et le savon ». Le colonel Alpha Touré Diallo, chef du Bureau des Relations publiques et de la Communication de la Douane, confirme la montée en puissance des gabelous qui ont réussi en peu de temps à juguler un tant soit peu la fraude sur le fer à béton. « Au plan réglementaire, l’acier et ses dérivés (fer à béton) ont été réintégrés en 2019 dans le champ du Programme de Vérification des Importations (PVI). Cela permet désormais un double contrôle. Ce qui n’était pas le cas avant. Depuis septembre 2019, une valeur de correction de trois cent mille (300 000) FCFA est appliquée sur la tonne de fer à béton et les produits similaires. Ce qui a permis d’éradiquer la sous-évaluation du fer dans les déclarations d’importations » souligne le colonel Diallo.
Il précise qu’ « au plan opérationnel, les équipes chargées du dédouanement ont accentué le contrôle de la valeur déclarée sur le fer. Les visites physiques ont été renforcées et il y a eu le resserrement des circuits de vérification ainsi qu’une application systématique des barèmes intégrés dans le système GAINDE. La surveillance et le contrôle post dédouanement du fer à béton ont été resserrés et les services dédiés veillent sur le fer en régime suspensif et sur le suivi des apurements en temps réel. Tout cela est accompagné d’un dispositif d’encadrement des réexportations à travers la prescription obligatoire de l’escorte et le suivi en temps réel des apurements, via un outil de communication piloté directement par le Directeur des Opérations douanières. La combinaison de toutes ces mesures réglementaires et opérationnelles ont permis de réduire considérablement les cas de versements frauduleux de fer à béton dans le territoire douanier ».
Le colonel Alpha Touré Diallo a confirmé les informations livrées par notre source sur le contentieux. « L’autre résultat appréciable réside dans le fait qu’entre janvier et juin 2019, (95) affaires contentieuses ont été réalisées sur le fer à béton pour plus de (15) milliards de francs CFA de recettes depuis le janvier 2019. Ce qui fait du fer à béton le produit le plus saisi par les services douaniers, après l’huile et le sucre. Mais le risque zéro n’existe pas. Il existe des cas d’écoulement frauduleux de matériaux de construction exonérés. Des bénéficiaires peu scrupuleux abusent des facilités offertes par l’Etat et versent dans le détournement des produits exonérés de leur destination légale. La répression de ce phénomène a donné plus de 3 milliards de francs CFA de recettes depuis le 1er janvier 2020 » indique le patron des Relations publiques et de la Communication de la Douane. Il conclut pour dire que « le secteur du fer à béton se porte beaucoup mieux, les acteurs ont beaucoup magnifié l’action de la Douane ». Le Témoin

 Lundi 14 septembre : 26 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 43 nouveaux guéris, aucun nouveau décès et 32 cas graves en réanimation.

Sur 852 tests réalisés, 26 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 3,05 %. Il s’agit de 9 cas contacts suivis et 17 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
43 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
32 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 14306 cas positifs dont 10563 guéris, 297 décès et 3445 encore sous traitement.

LA CRISE SANITAIRE A FAIT RESSORTIR DE VIEUX RÉFLEXES D’AUTOPROTECTION (ACTEUR DES MÉDIAS)

Dakar, 13 sept (APS) – La crise sanitaire née de la pandémie de Covid-19 a fait ressortir au grand jour de vieux réflexes d’autoprotection de la race humaine en général, a soutenu Mamadou Gaye, coordonnateur pour l’Afrique de l’Association internationale des médias pour la paix (AIMP)
« La crise de la Covid-19 a démontré la cupidité et l’égoïsme de la race humaine. Les pays ont fermé leurs frontières aux voisins, aux proches, aux pères, aux mères, ainsi qu’aux frères et sœurs dans une démarche d’autoprotection » a-t-il notamment dit.
Le coordonnateur de l’AIMP-Afrique intervenait lors d’un panel organisé samedi sur la thématique de l’évaluation du rôle des médias d’information dans la crise mondiale de Covid-19 et au-delà organisé en marge du Webinaire commémoratif du 15e anniversaire de la fédération pour la paix universelle (FPU) (2005-2020).

Cette rencontre en vidéoconférence (11-13 septembre) a pour thème central  : « Nos premiers 15 ans  : la contribution de la FPU à l’établissement d’un monde de paix ».

Modéré par Rita Payne, présidente émérite de la Commonwealth Journalists Association, ce panel a servi de tribune à Mamadou Gaye qui a invité à faire sienne la pensée de la cofondatrice de l’FPU, Dr Hak Ja Han Moon.
« Dr Hak Ja Han Moon nous enseigne qu’aucun pays, quelle que soit sa taille, sa force ou sa richesse, ne peut survivre sans vivre pour le bien des autres et, surtout, sans impliquer Dieu » a-t-il rappelé.
Selon M. Gaye, « les médias doivent être à l’avant-garde pour promouvoir les actions et les actes du Dr Hak Ja Han Moon qui contiennent toutes les solutions que l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et le reste du monde recherchent désespérément ».
Des personnalités aussi diverses que Thomas McDevitt du Washington Times, May Chidiac, ancien ministre libanais, Alias Saye Lazare, de la société nationale de télévision et de radio de Côte d’Ivoire, Juan Senor, président de ‘’Innovation media consulting’’, Royaume-Uni, etc. ont intervenu au cours de ce panel.
La rencontre est organisé en marge d’une vidéoconférence qui a permis aux autres démembrements de la fédération pour la paix universelle (FPU) qui a un statut général auprès de l’ONU de s’exprimer sur la nécessité de trouver des « solutions véritables et durables » aux défis de notre ère moderne, y compris la Covid-19.
Les membres de l’association internationale des parlementaires pour la paix (IAAP), de la conférence internationale des dirigeants, de l’association des religieux pour la paix et le développement (IAPD), de l’association des Premières dames pour la paix (IAFLP), etc. se sont relayés pour partager leurs idées sur les différents sujets d’actualité qui assaillent le monde.PON/AKS

Retrait du décret portant situation administrative des techniciens supérieurs (TSS) : L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé précise et menace

https://www.dakaractu.com Face aux accusations mensongères de certains cadres demandant le retrait du décret portant situation administrative des techniciens supérieurs (TSS), l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) SUTSAS-SUDTM-SAT Santé/D-CNTS/Santé AND GUEUSSEUM fait la mise au point suivante : Le SUTSAS, syndicat majoritaire dans le secteur de la Santé et l’Action sociale ainsi que l’Alliance And Gueusseum, majoritaire dans le même secteur, n’appartiennent à un aucun autre cadre revendiquant un quelconque retrait du projet de décret sur l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Sociale (ENDSS). AND GUEUSSEUM étant le cadre qui après maints plans d’actions a obtenu du Gouvernement dirigé par le Pm Boun Abdalah Dionne, la régularisation de la situation administrative des techniciens supérieurs de santé par le comblement de leurs gaps de connaissances et de compétences, attend du gouvernement l’adoption dudit projet et sa signature par monsieur le Président de la République pour mettre fin à leur calvaire et respecter son engagement du 11 janvier 2019, rappelle le document.
Récemment, lors de la visioconférence du palais, le Président de la République, assure le syndicat, n’avait pas manqué de trancher le débat sur la valorisation des expériences acquises (VEA), naguère battue en brèche par l’ex Premier Ministre, en disant clairement aux infatigables vendeurs d’illusions qui avaient posé la doléance, que le reclassement des TSS ne pourrait se faire en dehors des textes réglementaires de l’État du Sénégal sinon chaque catégorie socio- professionnelle serait en droit de réclamer la même chose. Enfin l’application du système LMD ne saurait soustraire l’ENDSS de sa tutelle naturelle à savoir le Ministère de la Santé et de l’Action sociale d’autant que l’Agence Nationale d’Assurance Qualité pour l’enseignement Supérieur (ANQSUP) devrait être mise à contribution pour labelliser les diplômes  et le reclassement des agents est rendu possible par la création des nouveaux corps dans la santé et la création d’une fonction publique territoriale à l’issue d’âpres luttes  de AND GUEUSSEUM en 2018, par conséquent il n’y a aucune remise en cause d’un quelconque acquis syndical.
Pour conclure,  AND GUEUSSEUM sollicite du Ministre de la santé et de l’Action sociale une déclaration solennelle de confirmation de l’ancrage institutionnel de l’ENDSS au ministère de la santé et de l’Action sociale et du Directeur de l’ENDSS de siffler la fin de la récréation dans son établissement par devoir de loyauté et pour la paix sociale nationale.

Les Maîtres Coraniques Du Sénégal Veulent La Tête De Ndeye Saly DIOP DIENG

http://www.walf-groupe.com Cinq organisations de maîtres coraniques du Sénégal réunies au sein du collectif « Aar Daara » exigent la destitution du ministre de la Femme, du Genre et de la Protection des enfants
Ces maîtres coraniques reprochent à la ministre la décision de fermer certains daaras et d’envoyer les talibés dans des sites d’hébergement pour éviter la prolifération de la pandémie dans ce milieu. Pour eux, les arguments avancés par Ndeye Saly DIOP DIENG ne tiennent pas la route. En plus de la ministre, le collectif  qui fait cas  « d’ennemis du Coran », a dans son collimateur le Directeur de la protection des enfants dont il exige aussi la destitution.
« Nous exigeons la destitution immédiate et sans délai de leurs fonctions, Madame Ndeye Saly Diop DIENG, ministre de la femme, du genre et de la protection des enfants et de tous ses collaborateurs. La destitution de Monsieur, Niokhobaye DIOUF, Directeur de la protection des enfants. Que l’Etat garant des Droits fondamentaux et de la stabilité du pays, fasse cesser les attaques et provocations et ordonne le retour vers leurs Daaras de provenance, des enfants pris en otages dans ces sinistres camps d’hébergement », clame oustaz Makhtar SARR.
Le Collectif trouve que les circonstances qui avaient poussé les autorités à prendre cette décision ne sont plus de mises, d’autant que même les élèves ont repris le chemin de l’école.

Dis moi, Dabbakh Malik ! Par Abdoul Azize Kébé

Dis moi que là oú tu es, te parviennent les èchos de ce rassemblement de cœurs pétris d’amour, d’esprits tendus d’espoir en leur Seigneur, de corps rompus  à la droiture de ta voie, la Tijâniya, que tu as enseignée, tant que tu  étais parmi nous, chair et os.
Et pourtant par les marques de ton œuvre, voilà encore que ce jour, 23 ans après ton ascension aux divines espaces, après un magistére fait d’épreuves et de grâces, les fils de sang et de cœur, les héritiers des symboles et des valeurs te ramènent parmi nous, si jamais tu en étais absent.
Eh oui, tu es béni parmi les anciens puisque Dieu t’a préservé des tourments d’un héritage perdu parce que les légataires, négligeant les obligations, ont trahi le pacte. Ce sont de tels héritiers que le Coran cite dans ce verset 59 de la sourate Mariam :  » فخلف من بعدهم خلف أضاعوا الصلاة واتبعوا الشهوات فسوف يلقون غيا » (Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se retrouveront en perdition. »
Et comment pourraient-ils, tes héritiers compter parmi ces générations qui trahissent le testament alors que, tu avais conscience de leur inculquer la gravité de la négligence et la honte qui résultait de cela ? « Mujje puso bi mu reer gàcce la ». Principe éloquent de transmission intergénérationnelle que tu as réussi avec bonheur.
Ton héritage qui se reflète dans ce compendium d’éloges au Prophète, aux saints hommes de la voie de guidance et de droiture, témoigne de ta fidélité au message prophétique et de ta contribution au projet du pére, Maodo, le Grand. Des exhortations pour l’éthique dans la plénitude de sens et l’élégance de l’action, aux suppliques haletantes et palpitante d’ardeur, tendues vers Dieu, cet héritage est là, exposé, transmis pour être guides pour l’action. Il  atteste, ton peuple avec, que tu as accompli et bien accompli ta mission.
N’est-ce pas que c’est ce que tu désirais? Être privilégié par la grâce de Dieu à travers un héritage préservé, valorisé, actualisé? N’est-ce pas que c’est ce qui tu espérais ? Avoir des héritiers, de sang et de cœur, qui comptent parmi ceux que magnifient le Coran dans ce verset 23 de la sourate Ahzâb : « من المؤمنين رجال صدقوا ما عاهدوا الله عليهفمنهم من قضى نحبه ومنهم من ينتظر وما بدلوا تبديلا » (il est parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore. Et ils n’ont varié aucunement dans leur engagement. »
Et voilà qu’en ce jour de Septembre,, témoin de tant d’épreuves mais aussi de tant de grâces, que ceux-là, parmi les croyants sincères dans leur engagement envers Allah, et qui n’ont pas varié,offrent à la face du monde la preuve de leur fidélité par le rappel de ton œuvre. Par la révélation de ce qui est témoin de tes inquiétudes, de tes directives, de ton engagement pour ton peuple, de ton attachement maladif à l’unicité de Dieu, de ta guidance spirituelle, de tes conversations intimes avec toi-même, avec tes maîtres, de ton immersion dans les réalités sublimes sans perdre l’emprise sur la réalité contingente, de ton ivresse dans la passion de Dieu, sans légèreté par rapport aux obligations légales, de ta mystique de l’unité, de ton sacrifice pour la paix, bref de ton humanisme reflet du paradigme apostolique. Telle est le résumé de cette œuvre,empreinte de ton passage parmi nous, marque de la permanence de ton souvenir. Toi l’assouplisseur des cœurs -Dabbâgh, l’incarnation de la bonté Daabaakh. Abdoul Azize KEBE

IBRAHIMA DIOUF PRÉSENTE SON PREMIER ROMAN ‘’RÉSILIENCE’’

Dakar, 14 sept (APS) – L’expert en suivi et évaluation des projets et programmes, Ibrahima Diouf, a présenté samedi au public son premier roman, ‘’Résilience’’, dans lequel il mène une réflexion philosophique sur les questions existentielles à travers des sujets brûlants de l’actualité.
« J’ai essayé de poser mon regard sur le présent pour en tirer une réflexion qui doit nous permettre de se remettre en cause pour mieux préparer le futur à travers des questions existentielles, pratiques et courantes », a-t-il dit, lors de la cérémonie de dédicace de cet ouvrage.
Né à Diakhao dans la région de Fatick, Ibrahima Diouf s’est caché derrière Hamad, le personnage principal de ce roman de 157 pages, paru chez la maison d’édition ‘’Pour les jeunes’’, pour laisser paraître sa liberté de ton et son engagement à se battre pour ‘’vaincre le signe indien’’.
Dans cette perspective, l’auteur a beaucoup insisté sur « la nécessité de travailler sur l’amélioration de la qualité du service dans l’administration et des équipements de nos infrastructures hospitalières si nous voulons vraiment développer notre pays ».
’’Dieu à créé tous les humains à son image. Il leur a donc gratifié de la capacité à surmonter l’adversité, la maladie, toutes les autres formes d’aléas, la volonté de réaliser de grands chantiers et d’inspirer d’autres êtres humains éventuellement’’, a-t-il écrit à la page 15 de son roman.
Le doyen Moussa Ndiaye, professeur de littérature à la retraite, a, de son côté, essayé de montrer que le personnage principal du livre, Hamad, a permis à l’auteur de ’’faire passer son message, de partager sa vision sur les questions existentielles de la vie contemporaine’’.
’’Car même s’il relate des événements historiques dans le livre, il essaie de les rapprocher aux problématiques du monde contemporain pour pousser le lecteur à se départir de certaines certitudes pour faire bouger les lignes’’, a expliqué Ndiaye, chargé de modérer les débats.
Il a ‘’vivement’’ recommandé ’’aux amoureux’’ de la lecture de se procurer ce roman, dont il estime qu’on aura ’’obligatoirement l’impression d’être dans une sorte d’auto-interpellation à la fin de sa lecture’’.
’’C’est un ensemble de rappels, des catalogues du réel, des vécus d’un personnage qui nous invite à repenser notre système à travers son besoin pressant de changer certaines approches de notre système de santé et de sécurité sans perdre de vue sa passion, le sport », dit-il.DS/OID

 INTERROGER LA DIMENSION ÉTHIQUE DES CHEFS D’ÉTATS

EXCLUSIF SENEPLUS – La CEDEAO a une mauvaise lecture de ce que c’est qu’une démocratie – Le plan décennal contre les inondations devait être évalué en temps réel

– SANS DÉTOUR AVEC PIERRE SANÉ, AMADOU BA & CHEIKH TIDIANE SOW

Invités de l’émission Sans Détour Pierre Sané, Cheikh Tidiane Sow et Amadou Ba ont mis la loupe sur la crise malienne, la question du troisième mandat dans certains pays de la sous-région et la gestion des inondations au Sénégal. A propos de l’ultimatum adressé à la junte par la CEDEAO pour une transition civile, Pierre Sané pense que les deux parties pourront s’entendre, mais ils doivent d’abord définir le contenu de ladite transition, précise l’invité d’Abdoulaye Cissé.
Selon Amadou Ba, la peur de l’incertitude après l’exercice du pouvoir amène les présidents africains à s’accrocher au pouvoir. Le Directeur de publication du quotidien l’As dénonce par ailleurs, le silence des représentants de la CEDEAO sur l’actualité politique en Mauritanie. Cheikh Tidiane Sow préconise d’aller au-delà des textes qui régissent le fonctionnement des nations en mettant en perspective la dimension éthique des dirigeants.

Conférence des leaders de BBY : Macky Sall émet l’idée «de partage de responsabilités dans la gestion de l’État»

https://www.pressafrik.com Le président de la République Macky Sall veut-il élargir son gouvernement ? En tout cas, même s’il ne l’a pas dit éclairement, il a parlé, lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar, (mouvance présidentielle) « de partage de responsabilités dans la gestion de l’Etat ».
Suffisant pour certains leaders politiques qui ont pris part à la visioconférence, de penser à l’arrivée dans le gouvernement prochain d’acteurs politiques appartement à d’autres partis.
« Le président de la République n’a pas donné de noms, ni parler de gouvernement, mais il a bien parlé de partage de responsabilités dans la gestion de l’État. Personnellement, j’ai pensé à des gens comme Oumar Sarr, Me Aïssata Tall Sall, Me Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada… qui ont une grande expérience de l’État qui doivent avoir des responsabilités », a confié à l’As un leader de parti ayant pris part à la rencontre.
Le journal informe, par ailleurs, que l’idée de faire revenir le poste de Premier ministre n’est pas à écarter dans le package de lois qui sera déposé devant l’Assemblée nationale après lecture du rapport spécial de la Commission politique du Dialogue national en octobre prochain lors de l’ouverture de la session unique du Parlement.
Après la Commission politique qui a déposé son rapport  sur la table du président Sall, les autres commissions du Dialogue national doivent en  faire de même. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prorogé de quelques mois les travaux.Aminata Diouf

Vers un gouvernement élargi

https://www.rewmi.com Macky Sall envisage un futur gouvernement de majorité élargie.  Le chef de l’Etat l’a dit à mi-mot lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar qu’il a présidée la semaine dernière. En effet, d’après des sources de «L’As», le Président Sall a salué l’apport des nouveaux alliés en insistant sur le ralliement des partis politiques et des personnalités de grande envergure à sa cause, facilitant ainsi sa victoire sans bavure au premier tour de la présidentielle de 2019. En conséquence, ajouté le confident du journal, cela entraînera un élargissement des forces dans la gestion de l’Etat. Tout semble indiquer qu’il s’agit là d’une mise en place prochaine d’un Gouvernement de majorité élargie avec l’entrée dans l’attelage gouvernemental de libéraux et de socialistes qui ont soutenu sa candidature. «Il n’a pas donné de noms, ni parler de Gouvernement, mais il a bien parlé de partage de responsabilités dans la gestion de l’Etat. Personnellement, j’ai pensé à des gens comme Oumar Sarr, Me Aïssata Tall Sall, Me Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada…etc qui ont une grande expérience de l’Etat », a commenté un leader de parti ayant pris part à la visioconférence

Alioune Tine en guerre contre le 3ème mandat : « Insérer la question…, et la régler pour de bon, à la CEDEAO »

https://www.ferloo.com Après le coup d’État au Mali, avant des élections présidentielles prévues le mois prochain en Côte d’Ivoire et en Guinée, comment se porte la démocratie en Afrique de l’Ouest ? Le rapport annuel du think tank « Afrikajom Center », basé à Dakar passe au crible 16 pays et analyse « les nouvelles pathologies de la démocratie » dans la région.
Ses auteurs recommandent à ces États de « rompre avec la démocratie d’imposture ». Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom répond à Charlotte Idrac et déclare qu’il faut « insérer la question du 3ème mandat et la régler pour de bon, à la CEDEAO ». C’était, le mercredi 9 septembre 2020 à Dakar.Avec Rfi.fr

Le Grand Serigne,Abdoulaye Matar Diop contre la limitation de mandats

Le débat sur la question du troisième mandat est loin de connaître son épilogue au Sénégal et continue jusqu’à présent de faire les choux gras de la presse.
Si d’aucuns pensent que le président  Macky Sall est à son deuxième et dernier mandat, d’autres estiment qu’il pourra briguer un autre mandat au terme de son quinquennat en cours.
Mais de l’avis du Grand Serigne de Dakar M. Abdoulaye Matar Diop , cinquième vice président à  l’Assemblée nationale, tout homme d’État devrait s’ériger contre la limitation de mandat du président de la République.
Pour le Grand Serigne de Dakar, sur dakaractu, «aucun chef d’État ne peut rien réaliser de grandes choses s’il n’a pas le temps nécessaire pour mettre en œuvre ses projets et programmes».
À cet effet, pour clore le débat sur la limitation du mandat présidentiel au Sénégal, le chef Supérieur de la Collectivité Lébou demande l’organisation d’un  référendum afin de recueillir l’avis du peuple sénégalais.
« Et si le Oui l’emporte sur le Non, dans ce sens on pourra limiter le mandat du président de la République », proposera le député à  l’Assemblée nationale.
Abdoulaye Matar Diop s’exprimait ainsi cours de l’émission Actu-Débat de Dakaractu…

Abdoul Mbaye  : «LE SENEGAL A EU DEUX MACKY SALL»

https://www.seneplus.com/ http://www.sudonline.sn Abdoul Mbaye replonge dans les eaux. Alors Premier ministre, le président de ACT a été appelé à piloter le plan décennal déclenché en 2012 par le Chef de l’Etat Macky Sall.
Abdoul Mbaye replonge dans les eaux. Alors Premier ministre, le président de ACT a été appelé à piloter le plan décennal déclenché en 2012 par le Chef de l’Etat Macky Sall. Sauf que l’ancien Chef du gouvernement trouve scandaleux, un tel projet qui, selon lui, devrait régler définitivement le problème des inondations au Sénégal, soit abandonné. Dans ce premier jet de l’interview accordée à Sud Quotidien, Abdoul Mbaye parle d’un Macky Sall avec deux visages. Le premier qui était «prisonnier de quelques-unes de ses promesses au début de son mandat allant dans le sens de l’intérêt général, de la protection des citoyens sénégalais». Et l’autre dont le «tout prioritaire est devenu politique politicienne».

Vous étiez Premier ministre. Quand il y’a eu les inondations en 2012, le Président Macky Sall avait déclenché le Plan décennal. Est-ce que vous pouvez-nous nous faire la genèse de ce plan ?

Il faut d’abord rappeler que les inondations sont une vieille problématique. Elle avait été prise en charge par le régime précédent ; des projets avaient été engagés essentiellement orientés vers des systèmes de pompage et en partie d’ailleurs, une restructuration urbaine par la création de quartiers nouveaux. Nous nous souvenons du plan Jaxaay puisqu’il était évident que des zones non constructives avaient accueilli des domiciles et les pluies excessives créaient des inondations. En 2011, qui est une année charnière, il n’y a pas eu d’inondations parce qu’il y a eu sécheresse. Ce qu’il faut relever, c’est qu’en 2011 par contre, cela n’a pas empêché des dépenses très importantes d’être effectuées, notamment avec l’achat de tentes qu’on n’a jamais retrouvées, des produits phytosanitaires qui ont été commandés et qui n’ont jamais été livrés pour 5 milliards de F Cfa etc. En 2012, dès que le Président Macky Sall a été élu et qu’il a formé son gouvernement, il a essayé tout de suite d’accorder de l’importance à la gestion des inondations comme à la gestion de la préparation de la campagne agricole. Je considère qu’au Sénégal, on traite avec trop de légèreté la préparation de l’hivernage dans ces deux volets majeurs qui sont celui de la campagne agricole et celui de la préparation à la lutte contre les inondations puisqu’elles ont un caractère récurrent. Durant ce même mois d’avril, nous avons pu tenir à la fois le conseil interministériel consacré à la campagne agricole et le 30 avril, un conseil interministériel consacré à la lutte contre les inondations. Donc, quand l’hivernage est arrivé, fort heureusement, il y’avait déjà eu des préparations, mais évidemment, quelques mois ne pouvaient pas suffire pour faire face. La première réaction a été de déclencher le Plan Orsec. Ça a commencé à être mis en œuvre. Et le Président Macky Sall, parce qu’il faut laisser à César ce qui appartient à César, a pris des décisions importantes. La première, c’était d’abord le Plan Orsec. Il y a ensuite décisions de faire des économies budgétaires et donc organiser une réorientation des dépenses vers ceux qui permettaient d’assurer la protection des populations et c’est ainsi qu’on a annoncé la suppression du Sénat. Il y a eu des décisions en conseil des ministres de tenir un conseil présidentiel consacré à la lutte contre les inondations. Il s’est tenu le 19 septembre. Et c’est après ce conseil présidentiel que le document présenté a été validé par le Président de la République sous la forme d’un Plan décennal de lutte contre les inondations. Après ça, une autre décision importante a été prise par le Président de la République. Il y a eu un réaménagement ministériel et la création du ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des zones inondables. Le PDLI en lui-même, ce qu’il apportait comme nouveauté importante, c’est qu’il créait un cadre global dans lequel, on retrouvait non seulement le système de pompage à maintenir, à compléter, à entretenir qu’il s’agisse d’ailleurs du système lui-même de pompage reposant sur les pompes, leur alimentation etc. ; mais également l’écrêtage des bassins de réception, l’entretien des réseaux préexistants. Parce que la colonisation était là et à l’époque, il y avait des réseaux qui fonctionnaient bien. Donc, tout ce volet était pris en charge. Il y avait également un volet important de restructuration urbaine. En ce sens qu’il était nécessaire non seulement de dégager des voies d’eau qui avaient été occupées par l’urbanisation, il était important d’enlever certains quartiers qui, de toute façon, ne pouvaient échapper à l’inondation en cas de pluie parce que se situant en point bas, dans d’anciens marigots, d’anciens lacs. Et pour se faire, il fallait créer des zones d’eau, remettre l’eau là où il était autrefois et il y avait aussi des zones vertes parce qu’il y avait des zones marécageuses qui ne sont pas propices à l’habitat et dès qu’il y a surplus de pluie, la nappe phréatique remonte. Donc, ces zones devaient également être déménagées et transformées en zones de verdure.

Et pourtant, vous affirmez que ce plan décennal a été abandonné ?

Sa mise en œuvre a commencé au début de l’année 2013 puisqu’il a été adopté en septembre 2012 et très sincèrement, beaucoup de travail a été accompli sous la coordination du Premier ministre certes parce que tous les services concernés étaient mobilisés pour trouver une solution à cette souffrance récurrente des populations sénégalaises non seulement de Dakar, de Touba, de Ziguinchor, de Kaolack, de Louga, de Saint-Louis etc. Il est heureux d’ailleurs de constater que quand on cite les réalisations faites au titre du PDLI, ce sont les réalisations de 2013 qui sont citées. C’est ce qui a été fait en 2013 qui a été cité notamment par le Président de la République récemment. Il se trouve simplement qu’après mon départ de la Primature, en début septembre-fin août 2013, ce travail a été abandonné. L’abandon, il faut en rechercher la responsabilité au niveau du Chef de l’Etat. Je rappelais tout à l’heure les décisions importantes qui avaient été prises. Le Plan Orsec, c’était vraiment pour faire face. C’était l’organisation de secours mais la réaffectation budgétaire surtout le Sénat, adoption d’un PDLI, création d’un ministère dédié. Concernant le premier point, on recréait le Sénat en instaurant le Haut conseil des collectivités territoriales. Je vous laisse juger de ce à quoi ça sert. Un vrai «machin» qu’on n’entend jamais, qui ne fait rien. On est revenu à ce qui existait avant. Ça a été abandonné et le ministère qui avait été créé pour le suivre a été supprimé. Donc, c’est bien dans le cadre d’une volonté politique que la lutte structurelle contre les inondations a été abandonnée. Nous en avons fait le triste constat et lorsque nous avons repris la parole politique par la création du Parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, nous n’avons jamais cessé de rappeler au Chef de l’Etat, au gouvernement, l’importance qu’il convenait d’accorder à la lutte contre les inondations à la veille de chaque hivernage. Le dernier rappel date de juin 2019 où on rappelait au gouvernement l’existence de ce PDLI qu’il fallait revisiter, qui était la bonne solution pour sortir les populations de difficultés.

Vous ne semblez plus reconnaître le Président Macky Sall ?

Très sincèrement, je pense que nous avons eu deux Macky Sall. Il y a le Macky Sall que j’appellerai le Macky Sall n°1 qui était encore prisonnier de quelques-unes de ses promesses au début de son mandat allant dans le sens de l’intérêt général, de la protection des citoyens sénégalais. C’est celui qui avait pris les engagements sur la durée de son premier mandat, qu’il allait respecter etc. Ensuite, il a changé de fusil d’épaule. Le tout prioritaire est devenu politique politicienne. Je pense que pour lui, la lutte contre les inondations, personnellement je trouvais que c’était un moyen majeur pour lui d’assurer sa réélection. Mais privilégiant la politique politicienne aux résultats vécus par les populations, il est allé à la recherche de projets visibles, grandioses nécessitant de grands moyens et en ce moment-là, un projet comme le TER, des avions à n’en plus finir en nombre excessif commandés pour remettre sur pied une compagnie aérienne etc. l’ont engagé dans une fausse direction. Aujourd’hui, on a investi dans le TER des moyens équivalents à ce dont avait besoin le PDLI.

Où sont passés les 767 milliards dont vous faites allusion dans votre livre ? Le taux d’exécution fait débat et certains demandent des rapports.

C’est un faux débat qui, à mon avis, est créé à dessein pour l’orienter ailleurs. Le scandale n’est pas là parce que quand vous définissez un plan, vous dites on a besoin de 767 milliards mais ce n’est qu’un budget de besoin où il n’y a pas encore de couverture de ces besoins. C’est la première remarque qu’il faut faire. La deuxième remarque, c’est qu’en 2013, j’ai été Premier ministre pendant huit mois, donc nous avons conduit l’exécution du plan pendant huit mois sur 120 puisqu’un plan décennal, c’est 10 ans. Malheureusement, l’essentiel de ses réalisations date de cette époque. Nous avons pu travailler sur un budget d’environ 27 milliards de F Cfa et sur la partie habitat, (je parle de ressources mobilisées). Nous avions 17 milliards de F Cfa. Ça fait 44 milliards environ qui ont été dépensés. Donc, c’était très peu de choses par rapport au montant global mais dès lors que le plan a été abandonné, il y a peut-être eu des petits crédits qui ont été utilisés de temps en temps. Je me souviens d’un conseil interministériel tenu le 25 juin 2018 où pour la lutte contre les inondations, le Premier ministre avait retenu une enveloppe inférieure à 2 milliards de F Cfa. Vous avez des petits montants comme ça, insignifiants et même ridicules, qui ont été retenus probablement. C’est tout  ! Il n’y a jamais eu 767 milliards disponibles engagés dans des dépenses de lutte contre les inondations. Le vrai scandale de ce dossier, il ne se trouve pas là. Il se trouve dans l’abandon de la solution à apporter aux inondations à Dakar et dans les autres villes du Sénégal.

M. le Premier ministre, avant ces inondations, il y a la Covid-19. Que vous inspire sa gestion pour l’Etat ?

J’ai été personnellement choqué par ce folklore qui a entouré la mise en œuvre de la lutte contre la Covid19 même si dès le départ je me suis réjoui, j’ai même félicité le Président de la République des mesures fermes, fortes qui avaient été prises pour organiser un minimum de confinement. C’était indispensable. Ce que j’ai, en revanche, fortement déploré, c’est qu’on a lâché trop vite du lest sous la pression alors que la courbe d’évolution non seulement des infections mais aussi des hospitalisations, ne le permettait pas.

L’Etat risquait aussi d’avoir à gérer les émeutes de la faim, en cas de non dé-confinement ?

Ça, ce sont les faits. Nous avons très tôt fait les propositions au Chef de l’Etat. Nous avons attiré son attention sur le fait que l’essentiel de nos revenus au Sénégal étaient des revenus de très court terme et qu’il était donc nécessaire de prendre des mesures en conséquence mais puisque vous parlez de la faim, de prendre en compte non seulement la faim par manque de revenus mais également la faim par manque de production dans la mesure où même le ravitaillement du Sénégal en denrées de première nécessité pouvait être remis en question. Nous avons proposé, au lieu de distribuer du riz et du sucre, qu’il s’agisse d’élection, de pandémie, de plan orsec du riz, le recours à du cash transfert bien ciblé de la manière la plus transparente possible pour que les populations puissent acheter ce dont elles avaient besoin. On a également demandé d’organiser très tôt et en avril au plus tard la campagne agricole pour l’orienter vers la production céréalière et pour permettre à des jeunes des villes, de pouvoir découvrir l’agriculture. Malheureusement, rien de tout ça ne s’est fait. On en est arrivés à un stade où il fallait déconfiner mais ça a été fait dans une précipitation presque coupable. En ce moment là, il était important de substituer à la mesure générale des mesures localisées comme l’ont fait d’autres pays. Il était important de mettre de l’énergie à surveiller l’apparition de certains clusters et à prendre en charge des procédures d’isolement de traitement. Ça n’a pas été fait. Aujourd’hui, il est quand même heureux, on se plaint des décès, de la souffrance des maladies tout en réjouissant que certains d’entre eux, ont pu être guéris. Mais ce qu’on constate, c’est que la courbe est déclinante et c’est un élément qui rassure.

Beaucoup de pays travaillent sur l’après-Covid afin de mieux lutter contre l’’ultra-dépendance de l’extérieur. Le Sénégal devrait-il être en reste ?

Ce que vous dites là est essentiel. Il y a une phrase d’un discours de Macron qui a particulièrement retenu mon attention. Il dit  : «c’est une folie de dépendre de l’étranger pour sa santé, sa nourriture et pour sa sécurité». Malheureusement, nos pays sont tous dans ce cas. C’est la première fois d’ailleurs que nos élites ont pu constater des déficiences en matière de système de santé. Il faut qu’on l’améliore. Des engagements forts sont pris à cet égard. Il faut les exécuter. On a vu que pour les masques, il était possible de recourir à nos industries locales. Qu’il s’agisse d’appareils comme des respirateurs artificiels, on a vu le génie des écoles d’ingénierie du Sénégal se mettre à contribution etc. Donc, sur ce plan-là, comme vous le dites, il faut que l’internationalisation des productions soit un objectif majeur de notre stratégie en matière de politique économique. C’est ce que prône notre parti (ACT, Ndlr)

Quid de l’agriculture ? L’autosuffisance en riz devrait être une possibilité ?

Là également, on avait une opportunité formidable. Imaginez en avril si on avait déjà bien distribué l’engrais, les semences, si on avait accru la main d’œuvre dans les campagnes par le service national civique. Avec une pluviométrie pareille, on aurait eu des records en matière de production vivrière et on saurait qu’il est possible au Sénégal d’aller vers l’autosuffisance en matière d’alimentation. Au-delà de cela, d’une manière générale, toutes nos productions doivent aller dans cette direction de recherche de plus value locale maximale.

M. le Premier ministre, pourquoi le 3ème mandat fait-il encore l’objet d’un débat, au 21e siècle, dans les pays africains ? L’ancien président de la Mauritanie, Abdel Aziz, a même confié à France 24 que certains de ses amis Chefs d’Etat lui avaient demandé de modifier la Constitution pour se maintenir.

Nous avons des démocraties en retard au niveau de l’Afrique et malheureusement, on n’est pas dans le sens d’une marche vers le progrès en matière de démocratie. Au contraire, il y a du recul démocratique quels que soient par ailleurs, les projets qui sont présentés par les hommes politiques avant d’accéder au pouvoir. Le cas du Sénégal est un exemple patent. C’est possible simplement parce que nous n’avons pas de démocratie véritable avec de vrais contrepouvoirs. Partout, vous avez une démocratie qui dépend de la décision du Chef de l’Etat. Vous avez donné l’exemple du président Aziz. Comme lui, le Président Issoufou du Niger dit moi «Non». Tout dépend de celui qui est au pouvoir. Parce qu’on manipule les Assemblées nationales pour obtenir ce qu’on veut en matière de révision constitutionnelle, on manipule le Conseil constitutionnel pour obtenir le changement de la Constitution et tout finit par dépendre du Chef suprême. On est dans un système de mal gouvernance généralisée, l’absence de démocratie, le recul démocratique, la manipulation des Constitutions, la volonté de durer le plus longtemps au pouvoir et de se considérer comme irremplaçable et puis finalement l’équilibre revient avec un coup de force et on s’en plaint. On s’organise, on se retrouve parce que j’ai remarqué que dans les propos tenus par le président Aziz, l’existence d’une complicité solidaire entre les Chefs d’Etat de la sous-région. Il y a un véritable syndicat de chefs d’Etat. Ils veulent se soutenir contre les volontés de leur peuple et en se disant  : plus nous sommes nombreux, moins on sera soumis à critique au plan international. Et c’est dommage parce que nos dirigeants sont les premiers à flétrir la dignité de l’homme africain. Quand des gens comme Sarkozy sont pressés de pouvoir mettre côte à côte les mots singe et nègre, c’est parce que ce sont nos Chefs d’Etat qui leur donnent cette image.

Le dialogue politique achoppe sur plusieurs points. Vous, vous dites que c’était du saupoudrage ?

Ce n’était pas du saupoudrage. C’était de la stratégie politique de la part du Président Macky Sall et c’était très clair. Il suffisait au lendemain d’une élection majeure de réunir les partis et d’échanger sur les difficultés liées à l’élection qui venait de se passer. Mais très tôt, nous avons soutenu que le dialogue national était à la fois un moyen de divertir l’opinion par rapport au scandale Pétrotim et un moyen de diviser autant que faire se peut l’opposition en la réunissant pour une notion de dialogue national. Il faut quand même souligner que c’est le troisième dialogue qui a été mis en place par Macky Sall à chaque fois qu’il veut obtenir quelque chose. C’est sa stratégie. C’est l’opposition qui se laisse avoir. Et il était manifeste. Nous l’avons écrit que le Président Macky Sall allait chercher à laisser tomber le parrainage qui a été déjà servi dans son objectif majeur, or pour les élections locales, tout le monde allait être logé à la même enseigne. C’était trop difficile pour lui. Ça ne l’a été opérationnel, ça ne l’a été que lorsqu’il y a eu complicité du Conseil constitutionnel au moment de l’élection présidentielle, donc il fallait laisser tomber. Il fallait une carotte pour attirer l’opposition et même créer de la division en son sein. Cette carotte, c’était le statut du chef de l’opposition et parfois autour de ça, on oublie un peu la question Petrotim. Il y a quand même des questions que, si elles sont appliquées, donnent l’importance pour le processus électoral, pour le renforcement du dispositif démocratique et on va voir ce que ça va donner. C’est au moins l’audit du fichier électoral. Il y a des choses totalement anormales qui ont été faites sous la supervision du fameux commissaire Diallo qui a été maintenu malgré sa retraite dont on s’est débarrassé juste après l’élection présidentielle. Il y a des choses importantes à corriger. Mais très s i n c è r e m e n t , Macky Sall a obtenu ce qu’il voulait.

Vous reconnaissez qu’il y a des choses importantes, pourquoi alors avoir décidé de boycotter ?

On a quand même été très clair. On est concernés par la partie dialogue politique et non pas par le reste. Par contre, eux, ils ont tout en préservant l’autonomie du dialogue politique, placé sous la coupole du dialogue nationale qui devient encore un peu plus difficile mais l’opposition est restée cohérente du début à la fin.

Un autre problème, M. le Premier ministre, auquel notre pays est confronté, c’est la qualité des infrastructures.

Je vais être très bref sur cette question. Le contrôle de qualité est insuffisant. Il y a eu des routes financées par les Américains, le MCC, notamment en Casamance. Il faut s’en inspirer pour obtenir des ouvrages de qualité. Vous avez deux problèmes  : un problème de contrôle de qualité qui, normalement, devrait conduire à exclure certaines entreprises. Au Sénégal, elles étaient classées. On savait qui pouvait faire quoi jusqu’à quel montant en fonction de ses équipements. Ça n’existe plus. Nous avons un modèle qui a fonctionné qui n’est pas vieux, c’est celui du MCC ; que l’on applique ce modèle à l’ensemble des ouvrages que nous réalisons. Malheureusement, derrière tout ça, il y a des comportements qui s’approchent de corruption, de détournement. Il y a autre chose aussi parce que vous faites le lien avec les inondations et contrôle qualité, étude environnementale. Keur Massar aujourd’hui, on constate des inondations qu’on n’a jamais notées. Il y a des ouvrages, à mon avis, qui ont été réalisés et qui transforment Keur Massar en zone de captage d’eau. Est-ce que ces ouvrages ont été réalisés en tenant compte de chemins d’eau ? Je ne sais pas. Avec Diamniado, c’est quand même, une ville nouvelle. Qu’on tire les leçons du passé. Pourquoi il y a autant d’eau qui stagne sur Diamniadio. Je n’ai pas vu un grand canal de recueil des eaux traverser Diamniado et aller vers la mer. Il y a un problème. On traite trop de choses avec trop de légèreté.

Elections législatives-locales. Vous voteriez pour le couplage en 2022 ?

La position, vous la connaissez, celle du front national (Fnr, Ndlr). Rationalisation oui mais après celles qui vont être programmées cette année. Je m’en tiens à cette position. Je pense que sous réserve que des critères de transparence parce que c’est surtout ça le problème. La priorité, c’est d’abord la transparence dans les élections, le respect de la loi en matière d’achat de conscience etc. Lorsque nous aurons de bonnes élections, qu’elles puissent être législatives ou locales, la question du couplage dès lors que ça permet de l’économie mais la priorité se trouve dans des élections démocratiques pleines de transparence. Abdoulaye THIAM – Photos Sidy BADJI

Ibrahima Sène Décortique L’activisme De L’opposition Dans La Presse

https://www.xibaaru.sn Ibrahima Sène (PIT)  :  « L’activisme de l’opposition dans la presse et les réseaux sociaux laisse de marbre les Sénégalais »
Le secrétaire aux Enquêtes économiques du Parti de l’Indépendance et du Travail que Xibaaru a accroché par mail, revient sur certains sujets qui marquent l’actualité nationale. Ne fuyant jamais le débat, Ibrahima Sène bat en brèche les arguments soulevés par l’opposition pour ébranler le Président de la République Macky Sall.

L’actualité au Sénégal, ce sont les inondations. Des inondations qui ont pris des ampleurs telles que certains crient au scandale et réclament des comptes sur le Plan décennal de lutte contre les inondations dont 750 milliards FCFA avaient été mis à disposition depuis 2012. Pour certains, c’est un échec de la politique du Président de la République Macky Sall dans ce sens. Quelle lecture, faites-vous de la situation ?

D’abord il faut remarquer que nos opposants ont tout faux en soutenant que le Président Macky Sall a été imprévoyant, alors qu’ils reconnaissent en même temps, que dès son accession au pouvoir en 2012, il a fait adopter un « Plan décennal de lutte contre les inondations » (Pdli) chiffré à plus de 760 milliards !
Ensuite, ils font preuve de mauvaise foi en affirmant que la totalité de ce financement était déjà mobilisé dès 2012, pour en conclure que l’ampleur des inondations actuelles prouverait que cet argent a été détourné, et exiger l’audit du Pdli afin de situer les responsabilités et de traduire en justice ceux qui ont détourné l’argent !

Comment peuvent-ils ignorer que ce Pdli est structuré en trois phases dotées chacune de prévision de financement ?

Ainsi, Il y a d’abord une phase d’urgence 2012-2013   dont le budget était de 66,375 milliards FCFA, a été entièrement exécuté. Ensuite, la phase court -terme 2014-2016 dont le budget prévu de 250,603 milliards Fcfa en cours de finalisation, et enfin, la phase, moyen et long terme 2017-2022   budgétisée à 450, 009 milliards » ! Au vu de tout cela, comment peut-on accorder un crédit quelconque à nos détracteurs ?
N’avaient –ils pas essayé de faire des « choux gras » le rebondissement enregistré de cas positifs Covid-19, pour déclarer à cor et à cri, que le Président Macky Sall avait échoué dans sa « guerre » contre cette pandémie, tout en réclamant des comptes sur la gestion des fonds Covid-19 accusée de malversation ?
Il a fallu que notre pays soit reconnu au plan mondial d’avoir eu la deuxième meilleure performance dans la gestion de la pandémie, pour les voir raser les murs, pour s’accrocher, aujourd’hui, tête baissée, sur les inondations récentes, pour reprendre leur rengaine d’accusation d’échec du gouvernement et d’exigence d’auditer l’utilisation des fonds du Pldi !
Mais, malheureusement pour eux, l’on se rend compte qu’ils prennent pour la réalité, leurs souhaits d’avoir des éléments probants pouvant attester de l’échec des politiques publiques du Président MackySall, afin de pouvoir mobiliser le peuple, contre son régime pour écourter son mandat. C’est pour cela que leurs activismes dans la presse et les réseaux sociaux laissent le peuple de marbre !

Ne pensez-vous pas qu’il y a lieu de rendre des comptes aux Sénégalais, de situer s’il y a lieu des culpabilités sur cette affaire, sans parti pris, comme le réclame une partie de l’opinion ?

Sur le financement du plan et sur ce qui a été fait, les comptes sont connus et rendus publics. Mais, même pour le Président Macky Sall, cela ne suffit pas. C’est pourquoi il avait demandé en Conseil des Ministres d’évaluer l’exécution du Pldi, pour le réactualiser dans les deux ans qui restent, en tenant compte des bouleversements déjà intervenus au pays en matière d’inondation.  

L’opposition s’offusque du fait que face au désastre causé par les inondations, le Chef de l’Etat ait préféré de se rendre à un sommet de CEDEAO, après un twitter plutôt que de se rendre au chevet des populations sinistrées. Que répondez-vous ?

En quoi, devrait-il suffoquer un patriote de notre pays, le fait que le Président de la République aille au Niger le matin pour revenir le soir, afin de participer à une réunion programmée auparavant par la CEDEAO, sur la crise au Mali et l’adoption de la monnaie commune ECO, qui sont stratégiques pour l’avenir de notre sous-région ? Comment peut-on opposer ce déplacement urgent, à une descente en banlieue auprès des sinistrés, alors qu’il a pris toutes les mesures d’urgence nécessaires avant son départ ? Le Président Macky Sall ne peut pas aller en banlieue pour juste constater les dégâts, et verser, comme nos adversaires l’ont fait, des « larmes de crocodiles » face à la souffrance des populations.   Il est de son devoir d’y aller pour constater l’effet des mesures d’urgence sur les inondations et les populations qu’il a déjà prises, en vue d’autres mesures si nécessaires, et non avant !
Mais pour les adeptes de la politique politicienne, tout est occasion pour chercher à mettre en mal, le Président Macky Sall et les populations ! Quel gâchis !

Autre sujet de l’actualité nationale, il s’agit du rapport sur les recommandations du dialogue national. L’on constate qu’il y a des désaccords entre la majorité et l’opposition sur le cumul de fonction de Chef de l’Etat et de parti ainsi que sur le statut de Chef de l’opposition.

Sur le cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti, il y a bien un désaccord entre majorité et opposition, mais pas sur le Statut du Chef de l’opposition sur lequel l’opposition a été incapable de s’entendre ! Le désaccord sur le statut de Chef de l’opposition est donc en son sein ! Sur ces deux points, les partis de la majorité ont raison de dire que dans un régime présidentiel, le Président de la République est toujours Chef de Parti, même d’il délègue cette fonction à un homme de confiance, comme le fit Abdou Diouf en 2016 ! De même, dans un tel régime, c’est le second à l’élection présidentielle qui est de facto, Chef de l’opposition, avec ou sans statut spécial ! Donc, tant que le régime présidentiel continue d’être en vigueur dans notre pays, les exigences de l’opposition et ses contradictions sur ces deux questions n’ont aucun fondement objectif !

 Il y a également la question sur la tenue des élections locales plusieurs fois reportée, mais que cette fois, l’opposition exige qu’elle se tienne comme retenue en mars 2021. Pensez-vous que ce soit une échéance favorable à la tenue de ces élections, d’autant qu’il faudra tenir compte de la réforme du fichier électoral ?

La tenue ou non des Locales en mars 2021 ne dépend ni de la majorité ni de l’Etat, mais d’un consensus entre majorité, opposition et société civile, dans le cadre du dialogue politique en cours !

Ousmane Sonko sur le plan d’assainissement de la région de Ziguinchor : «21 993 000 000 ont été prévus pour la période 2012-2022 mais il n’y a que 5 milliards investis»

https://www.dakarmatin.com Le leader de Pastef Les Patriotes ne lâche toujours pas le président Macky Sall et son gouvernement. En tournée, ce lundi, en Ziguinchor, Ousmane Sonko, s’est prononcé encore sur les inondations. Une manière pour lui de répondre le Directeur de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas), qui avait révélé ses «vrais chiffres».
«C’est un document officiel de l’Onas que j’ai exploité qui date de septembre 2019. Maintenant de septembre 2019 à nos jours s’ils ont fait énormément de choses, ils n’ont qu’à donner les pièces. À un an de la fin du programme dont l’investissement est de 784 milliards, ils investissent 80 milliards, ils ont échoué lamentablement», campe-t-il sur sa position. Le député à l’Assemblée nationale a fait également de nouvelles révélations sur les chiffres des financements alloués au secteur de l’assainissement de la région de Ziguinchor.
«Pour la période 2014-2017 en ce qui concerne les eaux pluviales pour la région de Ziguinchor, ils ont prévu de mettre 11 030 000 000 entre 2012-2018 et 10 963 000 000 pour la phase 2018-2022. Ce qui fait un total de 21 993 000 000 pour la période 2012-2022. De toutes mes recherches, je n’ai trouvé qu’un programme de 5 milliards. Un projet financé par la Banque ouest africains de développement (Boad) qui a pour objectif de toucher 20 mille personnes et d’une station d’épuration d’une capacité de 3900m3, une station de transformation d’eau d’une capacité de pompage de 140m3/jour installée au quartier Boudody puis une piste d’accès de 1200m. D’ailleurs ce programme n’est pas encore livré», a détaillé l’ancien Inspecteur des Imports et des domaines radié.
Mais il ne compte pas s’en arrêter là. «Il n’y avait aucune ville de la Casamance naturelle qui a un plan directeur d’assainissement en 2012. Pourtant cette zone est prioritaire. Aujourd’hui on est à 1700 mm de pluie alors que Dakar n’a même pas 450mm. Et pour les villes dotées de plan directeur d’assainissement mais qui n’avaient pas d’ouvrages, il n’y avait que la commune de Ziguinchor qui en avait mais zéro ouvrage», a-t-il dit.

Moustapha Diakhaté : «Macky doit être poursuivi»

https://directnewsinfo.com L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, réclame des poursuites contre Macky Sall pour manquement à ses obligations constitutionnelles de protéger les populations
L’ex-chef de cabinet du président de la République dénonce dans Walf Quotidien « l’attitude « irresponsable, le manque d’empathie et le mépris du chef de l’État qu’il accuse d’avoir abandonné son peuple en proie aux inondations.
« Un Président digne de ce nom ne peut pas se permettre de quitter son pays au moment où des centaines de milliers de ses compagnons pataugent dans l’eau avec, de surcroît, plusieurs pertes en vies humaines », a-t-il martelé.

Podor, Île à Morphil : La montée des eaux menace l’existence de plusieurs villages Par Abou Kane

Dans l’île à morphil, la saison des pluies a toujours rimé avec calamités .Celle de cette année n’a pas dérogé à la règle .En effet, depuis le début de l’hivernage, cette partie Nord du pays offre un tableau peu reluisant avec des bâtiments qui tombent au quotidien comme des châteaux de carte. Et il a juste suffit 80 millimètres de pluie seulement, pour que ces insulaires se retrouvent avec leurs familles dans les eaux. Cette année encore , les populations sont dans la psychose permanente d’une forte avancée des eaux du fleuve Sénégal , combinée aux eaux de crue qui ceinturent des centaines de localités .Ainsi , c’est l’inquiétude totale dans les villages de Saldé, Wassétacké, Barobé Diackel, Diaranguel , Wallah, Toufndé Gandé, N’Gouye , Cascas et Thioublel pour ne citer que ceux-là. Dans ces localités, beaucoup de maisons ne sont qu’à une dizaine de mètres seulement du fleuve .D’ailleurs depuis quarante-huit heures, nombreuses sont les populations qui ne dorment plus que d’un œil. Dans ces villages les habitants ont presque les pieds dans l’eau. Au village de Saldé, chef-lieu d’arrondissement, ce sont plusieurs concessions et le cimetière qui ont subi la pression de l’eau .Face à une situation devenue intenable, certains ont fui leurs maisons pour être relogés par leurs voisins. Même si certes aucune perte en vie humaine n’a été signalée , selon les prévisions météorologiques , la situation devrait tout de même s’étendre sur une période considérable avec la forte pluviométrie annoncée .Aujourd’hui la seule issue qui vaille pour éviter une quelconque catastrophe pour ces milliers d’habitants qui vivent à proximité de ce fleuve , c’est de quitter les bâtiments en banco pour se protéger , conseille une autorité administrative locale .Ainsi donc , avec la situation de crue exceptionnelle, les populations sont invitées à bien vouloir observer les mesures de vigilance et de prudence aux abords du fleuve Sénégal qui pourrait déborder de son lit à tout moment .Outrées par leurs difficiles conditions de vie actuelles , ces populations se sont vivement prises aux responsables de PUMA le programme d’urgence e de modernisation des axes et territoires frontaliers .Ces derniers qui avaient promis de les sécuriser en érigeant des aménagements le long de la berge du fleuve , n’ont toujours rien fait à part des promesses .Les travaux de ces aménagements étaient évalués à six cent millions de frs cfa renseigne Ibrahima Rassoulou Ly chef de village de Saldé. Et malheureusement, les travaux d’un tel ouvrage sont toujours restés à l’état de projet s’indignent ces insulaires .Conséquences les eaux en furie ont fini de provoquer beaucoup de dégâts et emportant avec elles beaucoup de têtes de bétail. L’autre conséquence de la montée de ces eaux , est que dans plusieurs localités , les paysans ont du mal à accéder à leurs champs .Et selon même certains techniciens de l’agriculture qu’avec le trop plein d’eau de pluie combiné avec l’avancée des eaux de crue, cette situation pourrait négativement impacter sur les cultures .Et probablement les récoltes pourraient bien être en deçà des attentes .Abou KANE

Momar DIONGUE  : «ON N’EST PAS PRET DE REGLER CETTE QUESTION POUR 3 RAISONS»

http://www.sudonline.sn Selon Momar DIONGUE, avec cette question des inondations, les régimes ne disent pas la vérité aux populations sénégalaises et persistent à utiliser les mêmes méthodes pour lutter contre les inondations.
Avec cette question des inondations, les régimes ne disent pas la vérité aux populations sénégalaises et persistent à utiliser les mêmes méthodes pour lutter contre les inondations. C’est la conviction du journaliste analyste politique, Momar Diongue, qui estime que la vérité est cachée aux Sénégalais pour 3 raisons, notamment la politisation de la question, l’économie autour des inondations et l’absence d’études d’impact environnemental concernant les grands travaux. Il était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 13 septembre0
La question des inondations n’en finit pas d’alimenter les débats et le régime en place semble accablé de part et d’autre dans sa gestion tant décriée du problème. Hier, dimanche 13 septembre, le sujet est revenu à l’émission Objection de la radio privée Sud Fm. En effet, l’invité du jour, en l’occurrence le journaliste analyste politique, Momar Diongue, a laissé entendre que, sur la question des inondations, les tenants du pouvoir ne disent pas toute la vérité et qu’ils ne sont pas prêts à régler cette question.

Et cela, pour 3 raisons.

Comme première raison, l’analyste politique indique «que c’est une question éminemment politisée aussi bien par le pouvoir que par l’opposition». Pour le pouvoir, il estime que «plutôt que de prendre des mesures radicales et courageuses qu’exige la lutte contre les inondations, il préfère rafistoler».
Analysant le mode de gestion de cette question par le régime, il dira qu’il fait dans le «gigantisme et le voyeurisme», titillant ainsi le régime sur les 10 milliards dégagés pour le plan Orsec. A son avis, ils préfèrent engloutir des milliards dans des travaux publics qui sont très perceptibles par l’opinion plutôt que de consacrer cette manne financière dans des travaux à enfouir sous terre, en matière d’aménagement.
Poursuivant son argumentaire sur la première raison de la politisation des inondations, il trouve que «du point de vue de l’opposition, on a comme l’impression qu’ils sont prompts à se saisir de la première inondation pour en faire de la récupération politique et en faisant parfois dans la démagogie». Faisant ainsi référence aux nombreuses sorties des acteurs politiques, surtout de l’opposition, ou encore à leurs supposées visites et soutiens aux sinistrés des inondations.
Passant à la deuxième logique de son assertion, Momar Diongue évoquera la question économique qui entoure les inondations. A son avis, «il y a toute une économie qui s’organise autour des inondations, avec une caste politico-affairiste qui profite toujours de la situation». Ces derniers s’affairent autour de la vente de motopompes ou en mettant à la disposition des populations des camions hydro-cureurs pour tirer profit de cette situation.
Sur la troisième raison qui explique que les gouvernants ne sont pas prêts à régler définitivement ce problème des inondations, M. Diongue a fait cas des travaux des études. Il reste persuadé «qu’il y a eu des travaux d’envergure qui sont faits, conduits sans étude d’impact environnemental au préalable», tout comme «la création de nouvelles cités sans que de réels travaux d’aménagement et d’assainissement soient faits».
A Rufisque, par exemple, il estime que les populations sont dans les eaux parce qu’il n’y a pas eu de véritables études d’impact environnemental autour du Ter. Par conséquent, malgré les plans et autres programmes annoncés par les différents régimes, le journaliste analyste politique pense que «les gouvernements successifs n’ont pas eu à faire ce qu’ils devaient faire». On se rend compte, selon lui, que depuis les inondations de 1989, on utilise les mêmes systèmes. A savoir, «pompage des eaux pour soulager les populations, camions hydro-cureurs par-là», a-t-il déploré. Ce qu’il considère comme de la «folie d’Etat». C’est-à-dire, explique-t-il, «faire la même chose et d’attendre un changement». Jean Michel DIATTA

Momar Diongue : «Il y a eu un mensonge d’Etat sur la gestion du Plan décennal»

Entre la déclaration du candidat sortant à la Présidentielle de 2019, Macky Sall, et la réalité sur le Plan décennal de gestion des inondations, il y a un monde. C’est la conviction de Momar Diongue, invité de l’émission «Objection» de ce dimanche, qui parle de «mensonge d’Etat» et fustige par la même occasion «le pilotage à vue» et «l’absence de suivi évaluation» qui ont plombé ce projet.
«Macky Sall a eu l’intelligence de lancer un Plan décennal en 2012. Un programme triphasé : une phase d’urgence 2012-2013 qui devait coûter 69 milliards, une phase à court et moyen terme (2014-2017) qui devait coûter 339 milliards et une phase à long terme (2017-2022) qui devait coûter 336 milliards, soit 767 milliards au total», précise-t-il d’emblée.
Mais, critique le journaliste, «le président n’a pas eu le triomphe modeste». «En 2019, tout le monde a vu cette vidéo où il s’enorgueillit d’avoir réglé le problème en 4 ans, alors que quand il venait en 2012, il y avait des milliers de personnes sorties de leur maison à cause des inondations», martèle Diongue qui ajoute que, premièrement : «On est quasiment dans le cadre d’un mensonge d’Etat.»
Deuxièmement, poursuit-il, «il n’est pas sûr que les 767 milliards soient totalement mobilisés. Il y a un problème de ce point de vue-là».

«On a un président de la République à réaction»

Mais la principale limite de ce plan décennal, selon le chroniqueur de la Sen Tv, «c’est qu’un programme de cette envergure, qui s’étale sur 10 ans, devait faire absolument et de façon régulière, l’objet d’un suivi-évaluation». Malheureusement, regrette-t-il, «on a un président de la République à réaction».
«Il a fallu qu’il y ait eu les premiers effets des inondations pour qu’il demande qu’on lui fasse un rapport détaillé. Alors qu’il aurait fallu, chaque année, avant le début de l’hivernage, faire le point. Dans ce dossier comme dans bien d’autres, on est dans le pilotage à vue. On n’est pas dans le suivi-évaluation, comme cela doit se faire», dénonce-t-il.
Pour Momar Diongue, lutter contre les inondations, «c’est faire en sorte que les zones non ædificandi, parce que inondables, ne soient pas occupées par les populations. Ça, c’est du devoir régalien de l’Etat». C’est aussi «réaliser des travaux d’infrastructures qui permettent aux populations d’être résilientes par rapport aux inondations».
Mais, ce qui est encore plus grave dans cette situation, selon Momar Diongue, «c’est les effets d’annonce, les slogans, le mensonge d’Etat qui a accompagné tout cela».

Prochain Gouvernement Élargi : PDS, Rewmi, Bokk Gis Gis, UCS, AJ Et PLD

https://www.xibaaru.sn Le prochain gouvernement qui sera installé par le Président de la République Macky Sall risque de réserver des surprises. Ce gouvernement va être élargi à l’opposition. Le Président de la République Macky Sall tient à finir en toute tranquillité son mandat. Ceci pour s’attaquer à une politique de relance économique. Le Sénégal fait face aux risques d’une récession économique liée à la pandémie de la covid-19 ainsi qu’aux inondations actuelles.
Ainsi, selon plusieurs sources, le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Me Abdoulaye Wade et le Rewmi d’Idrissa Seck devront être la surprise du chef en intégrant le prochain gouvernement. Selon ces mêmes sources proches des leaders de Benno Bokk Yaakar (BBY), des alliés du Président de la République auraient entrepris des négociations secrètes avec ces deux partis. Deux mastodontes de l’opposition pour faire partie du prochain gouvernement.
Alors qu’il était dans l’opposition avant de parvenir au pouvoir, le PDS était entré à deux reprises dans le gouvernement sous le régime du Président Abdou Diouf. Depuis quelque temps, l’on constate aisément que le PDS n’est plus dans une opposition radicale vis-à-vis du régime du Président Macky Sall. Le fils de l’ancien Président de la République Me Abdoulaye Wade, depuis son exil au Qatar, a récemment montré des signes d’ouverture à l’endroit du régime. Karim Wade a fait un don considérable au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Un acte fort salué par tous les observateurs.
Ce qui démontre que le PDS, comme il l’avait montré sous Président Abdou Diouf, reste ce parti capable de participer à un gouvernement sous un régime qu’il combat, rien que pour contribuer à la pacification de l’espace politique national. Ce qui ne l’empêche guère à l’approche d’élections de reprendre sa liberté en sortant du gouvernement pour briguer le suffrage des Sénégalais.
Le Rewmi d’Idrissa Seck, compte tenu des dispositions qu’il affiche en ce moment, ne devrait être compte à l’idée de participer à un prochain gouvernement de majorité présidentielle élargie. Alors qu’avec la covid-19, Rewmi s’est efforcé de ne critiquer l’action gouvernementale, voilà que son leader Idrissa Seck, contrairement à d’autres chefs de partis qui s’en prennent au régime, se montre lui mesuré sur les inondations qui frappent le Sénégal. Idrissa Seck demande aux techniciens de son parti, habilités en la matière de lui faire un point détaillé de la situation actuelle, avant de se prononcer sur la question.
Dans ce schéma il ne faut pas oublier les centristes de Baldé et le Bokk Gis Gis de Pape Diop qui ont déjà donné leur accord.
Abdoulaye Baldé est déjà dans la mouvance présidentielle et l’ancien président du sénat et de l’Assemblée nationale, Pape Diop qui n’est pas demandeur, ne cracherait pas sur un poste au gouvernement.
Le parti des Libéraux et Démocrates/And Suqali (PLD/AS) des Oumar Sarr, Babacar Gaye et Me Amadou Sall toque aux portes du Palais pour entrer (de force) dans le gouvernement.
Mamadou Diop Decroix, le patron de And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), militant maoïste et fer de lance de la contestation estudiantine de mai 1968, pourrait apporter son expérience au prochain gouvernement élargi de Macky Sall.

Le Plan De Macky : Primature Avant…Remaniement Après

https://www.xibaaru.sn Prochain gouvernement  : Macky Sall va procéder à un remaniement en profondeur
C’est confirmé. Le Président de la République Macky Sall va procéder à un remaniement en profondeur de son gouvernement. Les sources de Xibaaru rapportent cependant que ce remaniement va être précédé du retour du poste de Premier ministre. Ce qui veut dire qu’il sera précédé d’un vote à l’Assemblée nationale pour une modification de la
Constitution qui s’impose à nouveau pour le rétablissement du poste de Premier ministre.
Ce qui ne cache guère les intentions du Président de la République d’établir un gouvernement élargi à certains membres de l’opposition. Il serait difficile pour le Chef de l’Etat de contrôler directement l’activité gouvernementale, de s’occuper de certaines tâches qui lui sont dévolues sans avoir un Premier ministre dans un gouvernement ouvert à l’opposition. Au futur Premier ministre de veiller à la coordination de l’action gouvernementale.
Le prochain gouvernement qui sera installé, devra se montrer efficace et répondre aux aspirations de la population. Le Président de la République Macky Sall se rend ainsi compte de l’évidence. Tout le monde l’a constaté. Jamais, depuis 1959, que ce soit sous le Léopold Sédar Senghor, sous Abdou Diouf ou encore sous Abdoulaye Wade, le Sénégal indépendant n’a eu à faire face à un gouvernement aussi nul que celui-ci.
Le temps est compté pour le Chef de l’Etat Macky Sall. D’autant que le Sénégal, selon les prévisions, se dirige vers la récession économique avec la pandémie due à la covid-19, sans compter les difficultés liées aux inondations. Macky Sall n’a d’autre choix, sauf de remettre les pendules à l’heure, en se débarrassant du gouvernement actuel et mettre sur pied un autre capable de prendre le taureau par les cornes et de placer le Sénégal dans la relance économique.La rédaction de Xibaaru.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 15/09/2020

Un étudiant de l’Ecole de Médecine Saint Christopher Iba Mar Diop arrêté pour trafic de cocaïne

Après Dr Samba, un autre faux Docteur mis hors d’état de nuire par les redoutable limiers de l’Ocrtis. Etudiant en huitième année à l’Ecole de Médecine Saint Christopher Iba MarDiop, F Keïta a été déféré au parquet la semaine dernière pour association de malfaiteurs, exercice illégal de médecine et Trafic de cocaïne en complicité avec M Sow et M Diop. Tout est parti d’une information faisant état d’un réseau intense de trafic de cocaïne exploitée par les enquêteurs de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis). Les policiers ont arrêté M Diop et M Sow alors qu’ils étaient sur le point de livrer 5 g de cocaïne. La perquisition faite au domicile de M Sow a permis de trouver des ordonnances et des comprimés barbituriques dont la vente est soumise à un contrôle strict. Intrigués par le nombre important d’ordonnances, les policiers se sont intéressés au médecin traitant qui se trouve être M Keita. Cuisiné, ce dernier déclare dans un premier temps que son cachet a été volé. Mais devant le rouleau compresseur du commissaire Ibrahima Diop, il est passé aux aveux. En réalité, M Keïta est encore étudiant à l’Ecole Saint Christopher Iba Mar Diop. Pressé de questions, il a fini par avouer qu’il est rétribué en nature par la bande contre des ordonnances. Dans le lot d’ordonnances, il y en a qui ont été établies au nom de M Sow par un médecin militaire. L’enquête a révélé que ce médecin n’existe que dans l’imagination fertile des trafiquants. Du coup, les trois individus ont été déférés le lundi 7 septembre dernier devant le Procureur qui les a mis à la disposition d’un juge d’instruction pour une information judiciaire. Ils vont sans doute être jugés devant les chambres criminelles pour trafic de cocaïne.

La Douane saisit 304 kg de chanvre indien à Mbour

L’opération «coup de poing» menée par le Groupement Polyvalent de Recherches et de Répression de la Fraude (GPPRF) de la Douane sur la Petite-Côte a porté ses fruits. La descente effectuée par les gabelous vendredi dernier vers 01h du matin, sur l’axe Mbodiène-Pointe Sarène dans le département de Mbour, a permis d’intercepter une charrette transportant 06 colis suspects du fait de leur mode de conditionnement. La drogue était bien emballée et plastifiée. Selon toute vraisemblance, le produit a d’abord été transporté par voie maritime avant d’être débarqué sur l’un des multitudes points de débarquement clandestins de la Petite-Côte. Les agents des Douanes découvrent dans les colis 294 paquets de chanvre indien d’une quantité totale de 304 kg pour une contre-valeur estimée à près de 18,2 millions Fcfa. A souligner que le Groupement Polyvalent de Recherches et de Répression de la fraude est une Unité spéciale de la Douane sénégalaise. Elle est basée à Thiès et ses compétences couvrent l’ensemble du territoire douanier. Avec cette opération «Coup de poing», les Brigades polyvalentes du GPPRF viennent en renfort aux Brigades mobile, maritime et fluviale implantées tout au long de la Petite-côte dans la traque des trafiquants. Avec ces opérations, la Douane contribue également à la sécurisation du secteur touristique.

Le projet de 100.000 logements

Les élus sont imprégnés du projet de 100.000 logements du gouvernement. Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a organisé hier un atelier de partage d’informations sur le projet 100.000 logements avec les parlementaires et les élus locaux. Il leur a expliqué les contours du projet et donné les détails. Désormais, il revient aux élus de porter le projet auprès des populations.

Effondrement d’une dalle à Yeumbeul-Sud

La dalle d’une chambre s’est effondrée dimanche dernier au quartier Thiérine 02 de la Commune de Yeumbeul-Sud. L’incident a fait deux blessés. Ces derniers ont été évacués dans une structure sanitaire de la place par les sapeurs-pompiers suite à un constat effectué par la Police..

Effondrement d’un pan du mur du cimetière Saint Lazare

C’était la panique hier au cimetière chrétien Saint Lazare de Béthanie. Les fidèles chrétiens qui étaient allés hier se recueillir sur les tombes de leurs parents et proches, selon nos sources, ont assisté à l’effondrement d’un pan du mur du cimetière. C’est dire que les pluies diluviennes continuent de faire des dégâts dans la capitale.

Découverte macabre à Mbeubeuss

Un fait devenu récurrent. Il s’agit d’une découverte macabre à la décharge de Mbeubeuss. Un corps sans vie a été retrouvé à la décharge. Et cette fois-ci, c’est un nouveau-né qui a été retrouvé. Selon nos sources, le corps était dans un état de décomposition avancée. Le corps sans vie du bébé a été inhumé sur place sur ordre du procureur de la République avec l’assistance des sapeurs pompiers après constat de la Police de Malika qui a ouvert une enquête.

Ndèye Sally Diop Dieng chez la famille de Bassirou Sarr

Après les municipalités de Guinaw rails Sud et de Guinaw rails Nord, c’est autour de l’Etat du Sénégal d’aller présenter ses condoléances à la famille de Bassirou Sarr mort par noyade dans le tunnel de Guinaw rails le 06 septembre dernier. D’après nos interlocuteurs, le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Ndèye Sally Diop Dieng a conduit la délégation gouvernementale pour présenter les condoléances du chef de l’Etat à la famille du défunt à qui elle a remis des vivres et une enveloppe de 500.000 Fcfa.

Le Cored épingle la Rts 1

La télévision publique prise en flagrant délit de manipulation par le Comité d’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie (Cored). Dans un communiqué parvenu à «L’As», le Cored dit avoir constaté que dans son émission «Saytu» de vendredi dernier, consacrée à la question des inondations, la Rts 1 a montré des images du chef de l’Etat en visite nocturne dans des zones inondées. Or, il s’avère que cette visite remonte à 2012, selon le Cored. Pour le tribunal des pairs, dans le contexte actuel, la diffusion de ces images est de nature à induire le téléspectateur en erreur en faisant croire que le président de la République est descendu sur le terrain suite aux inondations survenues récemment dans le pays. Ainsi, le Cored rappelle aux médias et aux télévisions en particulier le respect du principe de «l’honnêteté vis-à-vis du téléspectateur». Dans le cas d’espèce, soulignent les membres du Cored, le principe de l’honnêteté aurait dû amener la Rts1 à préciser qu’il s’agit d’images d’archives de 2012, et par conséquent les accompagner de la mention «Archives».

Reboisement à Fatick

Répondant à l’invite du chef de l’Etat qui appelle à une mobilisation nationale pour une campagne de reboisement, Boubacar Mbodj a procédé hier à la plantation de trois milles plants pour embellir la commune de Fatick. Ainsi, des caïlcédrats ont été plantés dans les espaces publics et axes routiers de la ville. Il compte également distribuer des plants de Detarium senegalense (Ditakh) dans les communes de Niakhar, Diarrére et Diakhao. D’autant que, souligne M. Mbodj, le Detarium senegalense est un arbre très utile aux populations.

Mohamed Moussa rempile à la tête de l’Asecna

Le Nigérien Mohamed Moussa rempile à la tête de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Il a été réélu directeur général de l’Asecna hier lors de la 66eréunion extraordinaire du Comité des ministres de l’Asecna présidée par le ministre du Tourisme et des Transports Aériens du Sénégal, Alioune Sarr. Mohamed Moussa va conduire les destinées de l’Agence pendant encore 4 ans. Il va démarrer son nouveau mandat à partir du 1er janvier 2021. Il a battu ses trois adversaires à savoir le Centrafricain Théodore Jousso, le Mauritanien Hassen Ould Ely et le Camerounais Zoa Etoundi.

Rachelle Sleylaty bénéficie d’une liberté provisoire !

Écrouée dans l’affaire Batiplus, Rachelle Sleylaty sort de prison. Selon la «Rfm» qui donne l’information, le doyen des juges d’instruction a accordé la liberté provisoire à la caissière de Batiplus. Rachelle, son fiancé Rabith Kfoury et ses parents sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture de commerce, abus de confiance, blanchissement et complicité. Pour rappel, le magistrat du premier cabinet d’instruction avait déclenché la traque de tous les biens et actions concernant les personnes visées suite à une plainte de la famille de Farés, propriétaire des sociétés Batiplus, Batimat, Kirène contreRachelle Sleylaty, pour détournement de 2,8 milliards Fcfa.

Accident mortel sur l’axe Linguère-Matam

Un conducteur d’un véhicule 4×4 nommé Yaya Mamadou Sarr, âgé de 49 ans et originaire de Orkédiéré (département de Kanel), a perdu la vie dans un accident survenu hier lundi aux environs de 03 heures du matin sur la route Linguère-Matam à hauteur du village religieux de Dokhoba. D’après le site «seneweb», il y avait à bord du véhicule immatriculé DK 0047T 04 personnes en provenance de Galoya (Podor) pour Dakar. La voiture a dérapé avant de faire plusieurs tonneaux. Le chauffeur qui n’avait pas attaché sa ceinture de sécurité été éjecté loin du véhicule. Il est décédé sur le coup. Selon une source proche des passagers, il se serait endormi au volant. Sa dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital Magatte Lô par les sapeurs-pompiers de Linguère.Après les constats d’usage, une enquête a été ouverte par les éléments de la brigade de gendarmerie de Linguère.

Ça sent la magouille dans le recrutement du Directeur de l’ARD de Kolda

Ça sent la magouille à l’Agence Régionale de Développement (ARD) de Kolda dirigée par un retraité. L’actuel directeur, Abdoul Hanne, a bénéficié d’une prolongation de quelques mois pour permettre au programme nationale de développement local(PNDL) de procéder à la sélection des candidats pour le remplacer. Mais on fait du dilatoire pour laisser M. Hanne s’éterniser à la tête de l’agence régionale. Ce qui a fait monter au créneau des membres du Forum civil local pour dénoncer ce laxisme. Avant d’interpeller les trois présidents des conseils départementaux et les 40 maires de la région de Kolda à prendre leurs responsabilités pour faire respecter la loi. Autrement dit, exiger du PNDL qui est en passe de prendre en otage le développement de Kolda, le recrutement du remplaçant de Abdoul Hanne.

Ça sent la magouille dans le recrutement du Directeur de l’ARD de Kolda (bis)

Aussi soupçonne-t-on des arrangements dans le choix du directeur de l’agence régionale. Puisque, renseignent nos interlocuteurs, le PNDL qui avait lancé la procédure de sélection de la direction, avait reçu quatre candidatures. Il y a eu un candidat démissionnaire. Ainsi, les entretiens avec les candidats devaient se tenir lundi 07 septembre passé, mais ils ont été repoussés jusqu’au jeudi dernier. Les entretiens sont renvoyés à nouveau au 23 septembre prochain sans motif valable. Au contraire ! Ça sent un parfum de magouille. Puisque les dépôts des candidatures qui étaient déjà clôturés sont en train d’être rouvertes. L’objectif est de repêcher 8 autres candidats afin qu’ils fassent les entretiens. Ce qui révulse les membres du Forum Civil local qui précisent qu’on ne change pas les règles du jeu au cours de la sélection. Ils soupçonnent une complicité des élus locaux.

Au secours de Gorée

Les marins français au Sénégal volent au secours des populations de l’Ile de Gorée qui sont confrontées à un problème d’approvisionnement en eau par la défection du conducteur. Les soldats ont transbordé 2 000 litres d’eau potable à l’attention des habitants de l’île de Gorée au large de Dakar. La livraison a été effectuée à l’aide d’une petite embarcation de liaison de la station navale des EFS. D’après l’officier de communication, le Capitaine Dominique Poirot, les autorités insulaires ainsi que la population de Gorée présentes sur le quai de débarquement ont remercié les militaires français. En moins de 24 heures, les éléments français au Sénégal se sont mobilisés pour apporter leur contribution à l’effort général afin de soutenir la population de Gorée qui vit actuellement une pénible pénurie d’eau potable.

Dialogue national : Pourquoi Famara Ibrahima Sagna freine des quatre fers

https://www.seneweb.com La Commission politique du Dialogue national a repris, depuis plusieurs semaines, ses travaux et ses… empoignades. Selon Le Témoin, elle est la seule à travailleur actuellement, car toutes les autres sont en vacances prolongées. Pour cause de pandémie du Coronavirus d’abord qui a obligé à suspendre les réunions. Puis est survenu un écueil administratif ou légal, c’est selon.
En effet, la durée impartie au Dialogue national étant atteinte et même dépassée, l’instance était en quelque sorte en situation de hors-la-loi. Finalement, le président de la République, Macky Sall, a réglé le problème en prenant un décret prorogeant les activités du Dialogue national, plus précisément des commissions qui le composent. Apparemment, donc, tout était rentré dans l’ordre et les commissions pouvaient recommencer à travailler.
Pas si simple puisque le président du Comité de pilotage du Dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, n’a pas vu le décret prorogeant sa nomination. Or, légaliste en diable, il refuse de poser le moindre acte tant que sa situation ne sera pas régularisée à travers un décret. Ce qui explique la paralysie dans laquelle se trouve le Dialogue national. Il s’y ajoute que le nerf de la guerre fait dramatiquement défaut. En langage clair, Famara Ibrahima Sagna n’a toujours pas reçu les moyens pour faire fonctionner le Dialogue national. C’est dire…

REGARDS CROISÉS PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Macky Sall est au défi. La conjoncture sociopolitique lui sourit très peu en cette période d’incertitudes et de troubles. Les facteurs aggravants s’accumulent. Si le coronavirus fait toujours des ravages, il se révèle toutefois moins virulent mais impacte encore et toujours de larges secteurs actifs. Les pluies diluviennes tombées la semaine dernière n’arrangent pas une situation déjà compliquée. Il s’y ajoute des inondations d’une toute autre ampleur à Dakar et dans les principales villes de l’intérieur.
Alors qu’un vif débat divise la classe politique à propos de la gestion des eaux envahissantes, deux ministres de la République, et pas des moindres, investissent les médias. Dans un mouvement presque synchronisé, ils rompent le silence pour annoncer au monde l’imminence d’une récession économique découlant de la crise sanitaire. L’un, Abdoulaye Daouda Diallo (Finances et Budget) met en cause la pandémie pour justifier, les contreperformances redoutées. L’autre, Amadou Hott (Economie et Coopération), s’appuie sur la même cause pour évoquer des prévisions en berne.
Ensemble, ils pronostiquent également la chute de la production intérieure, une croissance négative à terme et une baisse drastique des recettes fiscales. Ces sorties millimétrées ont-elles valeur d’avertissement sans frais ? Cela dit, l’étroitesse de l’assiette d’imposition ne s’explique plus dès lorsqu’il y a la possibilité de l’élargir, d’accroitre l’efficacité de la collecte et de supprimer progressivement les avantages octroyés à des contribuables potentiels. Somme toute, la pression maximale a un coût. Les mêmes contribuables, sollicités ou ponctionnés inlassablement, finissent par manifester une moue de dédain synonyme de rejet de l’inquisition fiscale.
S’il ne paraît pas dépassé par les évènements, ce dont il faut se féliciter, le gouvernement use (sans en abuser) de subtilités de langage pour reconnaître la survenue de réelles difficultés dans un futur proche. Ils entrevoient une révision des perspectives. Un lien d’amitié et de loyauté unit les deux ministres à leur patron qui a pleinement confiance en eux. Le ministre Hott cherche l’argent quand son collègue du Budget garde la caisse avant de le dépenser judicieusement. Seulement ? Non  : et efficacement… !
Les trois Mousquetaires le savent. Car le contexte de rareté se prête souvent au soupçon. Or les Ministres des Finances et de l’Economie, imbus de vertus et attachés à la probité, se soucient de l’avenir, de leur avenir en quelque sorte. Autrement dit, de la postérité, clé majeure pour qui veut entamer une carrière politique d’envergue. Soyons clair à cet égard  : aucune intention de deviner leurs propres intentions ne nous anime. En revanche l’attentisme qui ronge le pays a besoin d’être secoué. A chacun d’être acteur de sa citoyenneté prouvée. Il faut même plus que de l’incantation pour assurer la cohésion du pays.
En cherchant à capter les émotions pour les instrumentaliser à leur profit, certains leaders politiques ont cru devoir chausser les bottes, déchirer l’eau et prendre des selfies avec des victimes. Mal leur en a pris. Puisque ces populations, excédées par ses effets de démonstrations sans lendemain, renvoient dos à dos ceux qui veulent des décors de légitimation. Point trop n’en faut ! Il ne s’agit pas de s’identifier à ces pauvres habitants des eaux. Plutôt, guettent-ils des solutions durables, quitte à ce qu’ils s’éloignent de ces marécages qui retrouvent de fait leur vraie vocation avec le retour des pluies. Une culture de l’engagement ? Personne ne serait contre.
En allant au charbon, les Ministres Diallo et Hott agissent dans l’intérêt du pays comme en son temps, à plus de vingt ans d’intervalles, un autre duo s’était rendu célèbre  : Sakho & Loum investi alors pour redresser les comptes publics, assainir le système financier et re-crédibiliser la parole d’Etat et sa puissance de négociation face aux bailleurs de fonds aujourd’hui nommés partenaires techniques et financiers (PTF) ! Cela faisait beaucoup mais ils y étaient parvenus à la satisfaction du président Abdou Diouf.
Comparaison n’est pas raison. A peu de choses près, le tableau actuel, sous l’ère Macky Sall, présente de frappantes similitudes  : aviser et alerter d’abord, puis réaffirmer le cap fixé dans l’agenda 2035 du PSE, privilégier des approches pédagogiques centrées sur l’exemplarité et se remettre au travail avec l’objectif de retrouver les niveaux de performances d’avant Covid-19. Le pouvoir en place ne doit en aucune manière minimiser les reproches de l’opposition qui dénonce les improvisations et l’inaptitude à changer le cours des choses.
Des efforts et de la sueur ? Sûrement oui ! Puisque la déprime rôde à nos portes. Pas de larmes ni du sang tout de même ! Si nous voulons conjurer cette hantise, alors au travail ! Sur les épaules des ministres susnommés repose l’espoir d’une nation abasourdie par la persistance d’un mal encore très mal connu. Néanmoins, les contours de la relance voulue par Macky Sall se dessinent  : provoquer un déclic par un esprit de sursaut insufflé par les circonstances du moment. Dès lors pas de repli sur soi. En plus, le réalisme devra habiter toutes les forces vives dans une volonté d’atténuer les pressions, simplement parce que le contexte ne s’y prête pas.
Ce répit -disons cette pause- est à mettre au crédit du bon sens qui doit gouverner désormais tous les acteurs face justement aux menaces qui se précisent  : l’exaspération sociale, l’étendue des inondations, le manque de coordination des secours à une plus grande échelle, et les bruits de bottes à nos frontières. Nos bonnes sociétés cherchent des liens et peinent à les trouver. Pourtant, les occasions ou les prétextes n’ont pas maqué  : drames, tragédies catastrophes ont rythmé la marche du pays ces vingt dernières années sans pour autant déboucher sur un élan patriotique qui aurait pu souder la nation. Les Sénégalais « de raison » s’étonnent des rendez-vous manqués pour construire cette unité garante de la force dont doit se prévaloir cette même nation pour assurer sa cohésion. Il y a loin de la coupe aux lèvres…

Jusqu’où Ira Madiambal Diagne ? Par Mohamed Dia

Madiambal, c’est avec désolation et écœurement que j’ai lu votre contribution intitulée  : « Macky n’est pas prophète chez lui ». Madiambal, vous devez surement savoir que durant les indépendances le Sénégal était l’un des pays les plus avancés en Afrique de l’Ouest. Comparativement, le Sénégal disposait de plus d’infrastructures, mais hélas, cet avantage s’est délité au fil du temps.
Tous nos dirigeants ont toujours mis l’accent sur les causes externes comme la crise mondiale, le cours des matières premières, les ajustements structurels et le changement de climat sans pour autant parler des facteurs internes comme le clientélisme, la mauvaise gouvernance et la corruption au sein de l’administration entre autres. Ces facteurs internes sont les vrais maux de l’Afrique et tant que nous ne les combattons pas, nous ne devons même pas oser parler d’émergence. Combien de nos élites ont bâti des fortunes personnelles sur le dos des pauvres Sénégalais ?
Madiambal, il ne s’agit pas pour nous Sénégalais de ne pas vouloir de bonnes nouvelles sur notre cher pays. Tout au contraire, nous ne voulons que le bien-être des populations. Nul n’ose dire que des efforts n’ont pas été déployés par ce gouvernement, mais il faut aussi reconnaître qu’assez d’efforts n’ont pas été faits là où il le fallait. Le gouvernement n’a pas alloué suffisamment de ressources dans les priorités, et il est rattrapé par ces erreurs. Le PSE a été volontairement conçu à l’envers, car la seconde phase devait être la première phase et non le contraire, mais on comprend que c’est de la politique, mais trop de politique n’est pas un acte de patriotisme.
Puis-je me permettre de vous demander si vous pensez honnêtement que les Sénégalais vivent mieux durant le régime républicain que durant le régime libéral ? Madiambal, il faut se rendre à l’évidence : nos dirigeants ont dilapidé les maigres ressources dont notre pays dispose. L’accord est unanime sur un point essentiel : le magistère de Macky Sall est basé sur la mauvaise gouvernance.

Arrêtons d’utiliser le FMI et la BM quand ça nous arrange

Vous avez dit FMI ? En tant que journaliste, votre rôle, Mr Madiambal Diagne devait être de creuser et de donner la bonne et utile information aux populations tout en restant équidistant entre le pouvoir et l’opposition. Les pays sous-développés utilisent le nom du FMI pour être crédible auprès des bailleurs de fonds après avoir dilapidé les ressources de leurs pays. Nous sommes donc d’accord que le FMI joue un rôle d’amortisseur financier. Ce n’est pas dans l’intérêt du FMI que son programme échoue dans les pays qu’il aide afin de ne pas créer une mauvaise image auprès des bailleurs de fonds.
Je vais vous parler un peu du FMI si vous permettez. Au Sénégal, il n’y a pas de transparence dans les marchés et presque 95 % des projets que l’État finançait ont été attribué par entente directe. Les soumissions sont non concurrentielles. Le Sénégal refuse toujours de faire un audit sérieux et objectif des dépenses publiques, car tout le monde sait ce qui se passe et tout le monde dans le gouvernement y trouve son profit. Les agences étaient et celles qui ont survécu sont étroitement liées à la présidence et des demandes se faisaient au Trésor sans rendre compte. Madiambal, allez-vous me croire si je vous dis que presque 25 milliards ont été transférés directement sur des comptes bancaires privés ? Probablement pas.
L’équipe du FMI au Sénégal était sous pression ; fallait-il mentir au Conseil d’administration et dire que les choses n’allaient pas trop bien, mais qu’elles s’amélioreraient ou fallait-il dire que les choses allaient sérieusement, mal et présenter un rapport négatif ? Cela allait être la première fois qu’un pays échoue au premier contrôle d’un tel programme. Le FMI pensait aussi à dégrader le Sénégal et le mettre dans un autre programme avec un soutien budgétaire de près de 35 milliards de FCFA pour permettre au Sénégal de respirer temporairement. Le seul danger était que le Sénégal allait rester quelques mois sans programme et cela allait ouvrir la porte à d’autres abus financiers envers le Trésor. Madiambal, me parlez-vous de ce même FMI ?

Un système sanitaire défaillant

C’est une insulte envers les Sénégalais de parler du classement de notre pays dans la gestion de la pandémie du Covid 19. Même si le Sénégal était premier sur la gestion de la pandémie, qu’en est-il de son système de santé ? Nous devons avoir des normes élevées. La plupart des pays qui figurent sur la liste ont un bon système sanitaire en place alors qu’au Sénégal, nous avons un très mauvais système sanitaire. Notre système sanitaire est austère et nous n’avons pas eu le courage de le changer concrètement depuis les indépendances.
Sur le plan de la gestion, on note une mauvaise gestion à travers le pays. Le système de santé au Sénégal est basé sur les plans décennaux de développement sanitaires depuis le temps du président Diouf. Le secteur de la santé est un secteur très corrompu et les acteurs du secteur ne diront pas le contraire. Combien d’entre eux vendent les médicaments supposés être gratuits ? Combien d’entre eux utilisent le matériel des hôpitaux publics dans leurs cabinets privés ?
Madiambal, discutons de manière objective. Avez-vous fait le tour des hôpitaux au Sénégal ou faites-vous partie de ceux qui ont le moyen d’aller se soigner hors de nos frontières ? Quand on va dans les hôpitaux publics, on ressent un sentiment d’abandon. Le manque d’entretien des bâtiments a accéléré leur dégradation, les conditions d’hospitalisation sont précaires et les salles d’accouchement sont sales et dans un état de dégradation avancée.
Certes, le gouvernement peut aussi dire que le budget de la santé a accru d’année en année, cependant, parallèlement, les ressources mobilisées aussi ont augmenté. Le plateau technique dans les hôpitaux est faible et il y a aussi un problème de maintenance pour les d’hôpitaux qui sont dotés d’équipements d’imagerie médicale. C’est la raison pour laquelle certains équipements peuvent tomber en panne pendant longtemps dans certains hôpitaux. Dans ce cas, les malades sont laissés à eux-mêmes.
Et pourtant, dans chaque hôpital, il y a un service technique responsable de la maintenance, mais face au manque de moyens matériels et financiers, même un hôpital relativement neuf à l’air d’un hôpital de l’époque coloniale. En outre, on y trouve un personnel très mal formé et le recrutement est souvent fait sur la base de favoritisme. Madiambal, parlons sérieusement et parlons du problème de la santé au Sénégal au lieu de chanter les louanges de ces soi-disant études qui n’ont aucune nécessité pour nous pauvres africains, en ce moment.
Enfin, Madiambal
Il est difficile de parler d’une chose quand on ne l’a pas vécu. Je puis vous assurer que vous et moi ne sommes pas sortis de nos maisons à cause des inondations. Par respect pour les sinistrés, il ne fallait pas évoquer le dérangement climatique. Même si le dérangement climatique en était la raison, la posture d’un président est de rassurer et de réconforter. Celle d’un journaliste et de savoir comment informer. Un vrai leader ne cherche jamais des excuses, mais plutôt des solutions.
Je l’avais dit dans une de mes contributions et je vais encore le répéter. Officiellement, tout le monde s’accorde sur le fait que l’éducation, la santé, et l’assainissement sont des priorités dans notre pays. Mais, nous constatons tous que leur mise en place reste une chose facile, pourtant impossible. On note des retards monumentaux. Et tandis qu’une classe politicienne profite visiblement de sa nouvelle richesse, la majeure partie de la population demeure dans la pauvreté. L’Etat a encore massivement démontré son incapacité à protéger ses populations.
Après les fortes pluies du 26 août 2012, le bilan du plan ORSEC a fait état de 26 morts, 264 000 personnes sinistrées et le déplacement de 5 000 familles. Le 28 août 2012, Macky Sall dissout le Sénat et affecte les fonds destinés à son fonctionnement pour la lutte contre les inondations et le 19 septembre 2012, le président convoque un Conseil présidentiel sur les inondations. Madiambal, en tant que journaliste, votre rôle était de savoir si les fonds mobilisés ont été adéquatement alloués. Si oui, quels sont alors les problèmes et les solutions à court, moyen et long terme pour que les populations ne vivent pas la même chose encore ?
Il en avait pourtant fait une priorité et avait approuvé le PDGI (2012-2022) pour un montant de 700 milliards de FCFA et avait engagé le gouvernement à mettre en œuvre la phase urgente du PDGI (2013-2014) pour un montant de 66 milliards de FCFA. Huit ans plus tard, aucun des objectifs n’a été carrément atteint. Pourquoi Macky Sall n’a pas lu les rapports annuels qui lui ont été envoyés ou pourquoi n’a-t-on pas licencié les responsables pour ne pas avoir envoyé les rapports annuels ?
Madiambal, pensez-vous honnêtement que les ressources mobilisées ont été adéquatement allouées ?Mohamed Dia


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