Revue de presse du Mardi 14 Septembre 2021

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HAUSSE DU NOMBRE DE PAUVRES ET BAISSE DE LA PAUVRETÉ MONÉTAIRE AU SÉNÉGAL (ANSD)

Dakar, 13 sept (APS) – Le nombre de pauvres a augmenté entre 2011 et 2018 au Sénégal, passant de 5, 8 millions à plus 6 millions alors que le taux de pauvreté monétaire a enregistré une baisse de cinq points sur la même période, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), lundi.
Le taux de pauvreté monétaire est estimé à 37,8% entre 2018 et 2019, soit une baisse du niveau de pauvreté de cinq points par rapport à 2011 (42,8%). Malgré cette baisse du taux de pauvreté, le nombre de pauvres a augmenté au Sénégal (5 832 008 en 2011 contre 6 032 379 en 2018), a indiqué la structure dans les résultats d’une enquête rendus publics le même jour.
L’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM) a, dans le même temps, révélé que la pauvreté était, sur la même période, davantage accentuée en milieu rural (53,6% contre 19,8% pour le milieu urbain) où il ressort une baisse plus importante du niveau de pauvreté par rapport à 2011 (5,2 points contre 2,1 points pour le milieu urbain).
Les résultats de l’enquête ont également fait ressortir que le taux d’extrême pauvreté était passé de 12,2% à 6,8% entre 2011 et 2018.
Le Sénégal a réalisé, sur l’initiative de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), une enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM) financée par la Banque mondiale (BM).
L’EHCVM est une des composantes principales du programme d’harmonisation et de modernisation des enquêtes sur les conditions de vie (PHMECV) dont l’objectif est de renforcer les capacités des Etats membres de l’union dans la conception, la mise en œuvre, le traitement et l’analyse des données d’enquêtes pour l’évaluation de la pauvreté, a rappelé l’ANSD.
Elle souligne que cette initiative de la Commission se justifiait par la faible comparabilité des indicateurs de pauvreté entre pays et, dans certains pays, la comparabilité temporelle est sujette aux mêmes difficultés.
L’EHCVM permet de fournir les données pour le suivi/évaluation de la pauvreté et des conditions de vie des ménages dans chacun des pays membres de l’union.
Cette enquête d’envergure nationale a porté sur un échantillon de 7156 ménages et a mobilisé d’importantes ressources financières et matérielles.
La collecte s’est tenue en deux vagues ayant duré chacune 3 mois. La première vague s’est déroulée de septembre à décembre 2018 et la seconde d’avril au mois de juillet 2019. Deux questionnaires ont été élaborés : l’un est administré aux ménages et l’autre conçu pour collecter des informations sur les localités de ces ménages.AKS/ASB

ENQUÊTE HARMONISÉE SUR LES CONDITIONS DE VIE DES MÉNAGES SÉNÉGALAIS : Entre 2011 et 2018, le nombre de pauvres est passé de 5.832.008 à 6.032.379

Libération Sénégal online Le nombre de pauvres a augmenté au Sénégal entre 2011 et 2018. C’est ce que révèle l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages du Sénégal réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Les régions de Sédhiou (65,7%), Kédougou (61,9%), Tambacounda (61,9%), Kolda (56,6%), Kaffrine (53,0%) et Ziguinchor (51,1%) sont les plus touchées
Cette enquête d’envergure nationale a porté sur un échantillon de 7.156 ménages et a mobilisé d’importantes ressources financières et matérielles. La collecte s’est tenue en deux vagues ayant duré chacune 3 mois. La première vague s’est déroulée de septembre à décembre 2018 et la seconde d’avril au mois de juillet 2019.
Deux questionnaires ont été élaborés : l’un est administré aux ménages et l’autre conçu pour collecter des informations sur les localités de ces ménages. La mise en place d’une équipe de veille et l’usage des supports électroniques a permis de contrôler la cohérence des données durant tout le processus. En outre, les données collectées ont fait l’objet de traitement additionnel avant la production des principaux indicateurs.
Ainsi, le taux de pauvreté monétaire est estimé à 37,8% en 2018/2019, soit une baisse du niveau de pauvreté de cinq points par rapport à 2011 (42,8%) à l’issue des travaux de raccordement. Malgré cette baisse du taux de pauvreté, le nombre de pauvres a augmenté au Sénégal (5 832 008 en 2011 contre 6 032 379 en 2018). Par rapport au milieu de résidence, la pauvreté est plus accentuée en milieu rural (53,6% contre 19,8% pour le milieu urbain) où il ressort une baisse plus importante du niveau de pauvreté par rapport à 2011 (5,2 points contre 2,1 points pour le milieu urbain).
Les résultats de l’enquête révèlent également que le taux d’extrême pauvreté est passé de 12,2% à 6,8% sur la même période. En ce qui concerne le niveau de pauvreté par région, il ressort de l’analyse que les régions de Sédhiou (65,7%), Kédougou (61,9%), Tambacounda (61,9%), Kolda (56,6%), Kaffrine (53,0%) et Ziguinchor (51,1%) sont les plus touchées. L’enquête a également permis d’appréhender le cadre de vie des ménages. En milieu rural, les ménages sont généralement propriétaires de leur logement sans titre de propriété. Les ménages locataires se retrouvent majoritairement dans le milieu urbain. En moyenne, le nombre de personnes par pièce est plus important chez les pauvres que chez les non pauvres. Des disparités sont notées aussi sur l’accès aux services associés au logement (électricité, internet, eau, assainissement, énergie de cuisson) suivant le milieu de résidence du ménage et la situation de pauvreté. Ainsi, les populations de la zone rurale et les ménages à faible revenu ont un accès plus limité à ces services. Par ailleurs, les résultats montrent que l’insécurité alimentaire reste toujours une réalité au Sénégal. Elle affecte plus le milieu rural, les pauvres et les régions de Kolda, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda et Matam.
En considérant la perception des ménages sur leur propre niveau de pauvreté, 50,9% des Sénégalais se considèrent comme pauvres (soit 42,9% pauvres et 8,0% très pauvres).

Salaires : Ecarts de traitement considérables entre public et privé

http://www.topnews.sn La rémunération est plus élevée dans le public où les salaires mensuels sont estimés en moyenne à près de 250 000 FCFA contre 94 140 FCFA dans les entreprises privées et 118 257 FCFA dans les entreprises associatives, selon l’Ansd. Par ailleurs, les hommes gagnent plus que les femmes quel que soit le secteur institutionnel. Les écarts salariaux sont plus importants dans les entreprises publiques et parapubliques et les organisations associatives où les hommes gagnent respectivement 1,5 fois et 3,1 fois plus que les femmes.
Selon la catégorie socioprofessionnelle, un cadre perçoit en moyenne 348 653 FCFA par mois, soit 3 fois plus qu’un ouvrier ou un employé qualifié qui gagne 1,7 fois le salaire d’un ouvrier ou d’un employé non qualifié.
Par rapport au sexe, les hommes gagnent en moyenne plus que les femmes quel que soit le statut dans l’emploi. Un cadre homme gagne en moyenne 374 700 FCFA soit 1,3 fois plus que le salaire d’une femme cadre. La même tendance est notée pour les autres catégories socioprofessionnelles.

Cedeao : le franc CFA dévisse face au naira nigérian et au cedi ghanéen, en attendant l’Eco

https://www.financialafrik.com De juillet 2020 à juillet 2021, le naira nigérian est passé de 1,9 F CFA ouest-africain à 1,3 F CFA, selon les données du dernier bulletin mensuel des statistiques de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) consulté par Financial Afrik. La même source indique que le cedi ghanéen se négociait à 95 FCFA en juillet 2021, contre 111 francs un an auparavant (données officielles).
Principales économies de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Nigeria et le Ghana sont les pays les plus actifs dans les échanges dans la région et entretiennent des fortes relations commerciales avec leurs voisins de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En exemple, le premier représente à lui seul environ 76% des échanges selon les données officielles de la CEDEAO, suivi du Ghana (9,2%) et la Côte d’Ivoire (8,64%), selon les chiffres de la CEDEAO. Le montant des échanges commerciaux de la région se chiffre en moyenne à 208,1 milliards USD, les exportations sont estimées à environ 137,3 milliards USD et les importations, à près de 80,4 milliards USD.
En rappel, la région ambitionne la mise en place d’une monnaie unique dénommée l’Eco. Le processus devait aboutir, en juillet 2020, à son lancement lorsque survint la pandémie, puis, en septembre de la même année, un (énième) report annoncé par les chefs d’Etat « à une date ultérieure ». Ce, en raison de « certains développements intervenus au cours de la période récente », selon le rapport annuel 2020 de la BCEAO.
D’après la même source, la non réalisation des conditions d’entrée en phase de stabilité fixées à fin 2019 dans le Pacte de convergence de la CEDEAO, l’impact négatif de la Covid-19 sur le respect par les Etats membres des critères de convergence en 2020 et les retards enregistrés dans la mise en œuvre de certaines activités importantes de la feuille de route se sont traduits par une situation peu favorable au démarrage de la monnaie unique.
Par ailleurs, d’autres questions pas des moindres restent encore à régler. Il s’agit, entre autres, de l’adoption des textes juridiques spécifiques instituant l’Union monétaire de la CEDEAO, du choix du pays devant abriter le siège de la future banque centrale commune, des modalités de l’opérationnalisation du modèle fédéral de banque centrale, du cadre de politique monétaire et du régime de change flexible.
En attendant la mise en oeuvre de l’Eco, en dehors des huit pays de l’UEMOA qui partagent le franc CFA (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), chaque pays de la CEDEAO dispose de sa monnaie : le cédi au Ghana, le dalasi en Gambie, le dollar libérien au Liberia, le franc guinéen en Guinée, le leone en Sierra Leone, le naira au Nigeria, et l’escudo au Cap-Vert. Des monnaies qui ne sont pas convertibles entre elles, ce qui rend chers les échanges. Nephthali Messanh Ledy

MARCHÉS PASSÉS DURANT LE PREMIER SEMESTRE 2021 : Plus 474 milliards d’entente directe sur les 725 marchés passés

https://www.jotaay.net La majorité des 725 marchés publics (72%) ont été passés par entente directe durant le premier semestre de l’année 2021. C’est ce que révèle la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). En chiffres, 474.540.983.494 francs Cfa ont été passés en entente directe sur un total de 662.455.997.444 F Cfa.
La Direction centrale des marchés publics (Dcmp), dont l’une des missions est de contribuer, en relation avec l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), à la collecte et à l’analyse des données, ainsi qu’à l’établissement des statistiques sur les marchés publics, a publié les chiffres des marchés publics du premier semestre de l’année 2021. Selon la Dcmp, 725 marchés ont été passés durant cette période pour un montant total de 662.455.997.444 F Cfa. Dans ce tableau, 187.915.013.950 francs Cfa ont été passés par appels d’offres. Cette manne est financée comme suit : 56.206.127.294 francs Cfa du budget consolidé d’investissement, 55.485.301.346 francs Cfa du budget de fonctionnement, 4.977.197.833 francs Cfa des comptes spéciaux du Trésor et 71.246.387.477 de financement extérieur.
474.540.983.494 francs Cfa ont été passés par entente directe, dont 396.389.485.068 francs Cfa de financement extérieur et 76.953.627.042 francs ont été débloqués du budget de fonctionnement de l’Etat du Sénégal.
En ce qui concerne les ententes directes estampillées article 76, c’est-à-dire qui relèvent d’une urgence, le total est de 3.048.316.419 francs Cfa.

Plus de 653 milliards des marchés passés à Dakar

Dakar se taille la belle part avec 653.859.059.185 F Cfa dont 474.428.745.888 francs Cfa par entente directe…contre 8.596.938.259 dans les pôles.

203 marchés sont des travaux, 352 des fournitures, 63 prestations intellectuelles et 107 services courants

S’agissant de la répartition par type de marché, il s’avère que les 203 de travaux ont été arrêtés à la somme de 604.733.568.466 francs Cfa contre 352 estampillés fournitures pour la somme de 35.106.730.554 francs Cfa.Samba THIAM

Documents Baisse de recettes pour maintenir le pouvoir d’achat : Les mensonges d’État

https://www.dakarmatin.com Depuis quelques mois, les prix des denrées de première nécessité connaissent une hausse vertigineuse. Cette hausse due selon les autorités à des facteurs exogènes, éprouve lourdement le pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Afin d’alléger la souffrance des sénégalais les ministres des Finances Abdoulaye Daouda Diallo et du Commerce Aminata Assome Diatta avaient animé une conférence de presse pour revenir sur les différentes mesures et leur application immédiate afin.
L’État avait annoncé des mesures visant à atténuer l’ampleur de la hausse des prix en réduisant les taxes qui pesaient sur certains produits de grande consommation.

Le Président de la République a pris les mesures suivantes qui vont dans le sens du maintien du pouvoir d’achat, notamment :

– la suspension de la taxe conjoncturelle à l’importation (TCI) sur le sucre cristallisé importé ;
– la réduction de la taxe d’ajustement à l’importation qui passe ainsi de 10 à 5% sur les huiles brutes importées ;
– le maintien de la TVA à 0 % sur le riz ;
– la suspension des droits de douane sur le blé ;
– l’application d’un taux de 0% de TVA sur la farine de blé ;
– le rétablissement des stades de commerce ;
Ces mesures entraîneront une baisse des recettes de l’État de l’ordre de 47 milliards de FCFA, mais auront un impact significatif sur le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.
Mais toute la vérité n’a pas été dite aux sénégalais. Dans la grande discrétion pour faire face à la tension de trésorerie l’État a institué une nouvelle taxe de 12% dénommée Prélèvement de Conformité Fiscale. Un prélèvement qu’on a déjà commencé à appliquer depuis le 1e septembre aux importations de marchandises effectuées par les personnes physiques ou morales.
 En plus de cette taxe, une autre est venue s’y greffer. Il s’agit d’un prélèvement pour le Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD) sous forme d’une taxe de 3%. Une taxe qui s’applique à toutes les marchandises.

la Sonacos a fourni 800 tonnes de semences d’arachide pour son programme de contractualisation

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, l’arachide est le premier produit d’exportation du secteur agricole. Malgré une récolte abondante, les transformateurs doivent cependant lutter pour avoir la matière première en quantité suffisante et faire tourner leurs usines.
Au Sénégal, la Société nationale de commercialisation des oléagineux (Sonacos) a annoncé avoir distribué 800 tonnes de semences d’arachide aux producteurs dans le cadre de la phase de test de son programme de contractualisation.
Cette initiative qui s’appuie aussi bien sur les exploitants individuels que les coopératives et les autres groupements d’intérêt économique (GIE) a pour objectif d’accroître le volume d’arachide collecté sur le marché intérieur.
D’après Modou Fada, directeur général de la Sonacos, les acteurs du réseau d’approvisionnement devront rembourser la dette de la semence à la fin de l’hivernage et fournir à l’entreprise publique l’excédent de leur récolte d’oléagineux.
L’entreprise qui est en pleine préparation de la campagne de commercialisation 2021/2022 espère ainsi dépasser le stock de 65 000 tonnes d’arachides acheté auprès des producteurs durant l’exercice précédent.
« Ces mêmes producteurs ayant trouvé leurs intérêts dans le programme vont essayer de sensibiliser les autres paysans pour qu’ils vendent à la Sonacos leur production pour que l’année suivante, nous puissions étendre nos tentacules un peu partout. L’objectif est de démarrer une opération test par un ou plusieurs producteurs, mais l’année prochaine, de multiplier par 10 le nombre de producteurs intéressés par le programme », a confié le responsable à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Il faut souligner que la Sonacos dispose actuellement d’une Direction achats-graines qui définit sa stratégie de collecte dans le cadre de la contractualisation. Pour rappel, le Sénégal a récolté 1,8 million de tonnes d’arachides en 2020/2021. Espoir Olodo

Etude-Etat des lieux des politiques alimentaires au Sénégal : Un manque de cohérence des politiques mises en œuvre décelé

https://lequotidien.sn Les politiques agricoles et alimentaires du Sénégal continuent de souffrir d’un déficit de cohérence, perceptible à l’échelle du secteur agricole et de ses sous-secteurs. C’est une étude de la Cicodev, l’Afosa et Sos faim sur l’état des lieux des politiques alimentaires au Sénégal qui le révèle. Elle montre également que les cultures végétales jouissent d’une attention prioritaire au détriment de l’élevage et de la pêche, sans pour autant répondre à un objectif politique précis. Mais aussi les investissements consentis dans les infrastructures de pêche et d’élevage sont faibles et leur gestion inefficiente. Le rapport considère aussi que l’absence de politique spécifique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui nuit à la prise en compte de son caractère multisectoriel.
Relativement aux politiques agricoles, protection et régénération de la nature, l’enquête a dénombré beaucoup de facteurs de blocage. Il s’agit du déficit d’intégration des différents acteurs, l’individualisme qui caractérise le jeu des acteurs, en raison des fortes pressions financières, options orientées vers des modes de production à caractère productiviste et destructeur de l’environnement. En outre, les difficultés d’accès aux facteurs de production, en l’occurrence la terre, l’eau, le matériel agricole et les intrants sont aussi citées. Sans oublier, les difficultés d’accès à un marché suffisamment ouvert pour l’écoulement des produits de l’agroécologie, l’absence de contrôle de l’introduction de certaines technologies qui peuvent devenir, à long terme, néfastes pour les lieux de la production agricole et pastorale, l’insuffisance de l’accompagnement des producteurs en raison notamment du caractère limité des moyens d’intervention des partenaires techniques et financiers entre autres.
Par ailleurs, l’étude a soumis des recommandations pour aller vers des politiques alimentaires durables. Ainsi sur le plan social et économique, elle demande à accroître la sensibilité et l’engagement des con­sommateurs pour lutter contre la dépendance alimentaire et réduire les importations, accroître les revenus des producteurs en mettant en place des circuits de distribution courts. Sur cette même lancée, la Cicodev et Cie exhortent la mise en place des unités industrielles pour la transformation des matières premières issues des exploitations familiales, développer des stratégies pour des infrastructures de stockage et de protection des récoltes. Sur le plan politique, l’étude recommande une cartographie analytique des acteurs et de leurs rôles dans le système alimentaire au niveau national, le renforcement des interventions et les interactions entre les parties prenantes. Mais aussi elle est pour des réformes agraires pouvant permettre aux producteurs d’accéder à la terre, promouvoir et vulgariser un ensemble de lois à caractère décentralisé afin de donner un rôle plus actif aux collectivités territoriales (les maires en particulier) dans le développement des systèmes alimentaires locaux durables. Un plaidoyer en faveur de la mise en place d’un «fonds dédié à la production alimentaire locale et nationale» et l’amélioration du système de gouvernance alimentaire en limitant davantage l’utilisation des pesticides et en faisant la promotion de l’utilisation des engrais organiques et des techniques de régénération naturelle des écosystèmes sont aussi à faire selon l’étude. Par Mamadou SAKINE –  msakine@lequotidien.sn

Accord Samoa

https://www.enqueteplus.com Les pays africains ‘’ne semblent pas avoir compris’’ que l’Accord de Samoa, qui va renter en janvier prochain van selon l’économiste français, Jacques Berthelot, pousser en particulier les PMA (Pays moyens avancés) à continuer à devoir ouvrir leur marché aux exportations subventionnées de l’Union européenne comme aussi d’ailleurs aux importations de riz subventionnés par l’Asie.
‘’Et la Zone de libre échange continental (Zlecaf), va les obliger aussi à réduire de 80% les droits de douane qu’ils perçoivent entre eux. Sachant que les multinationales étrangères notamment européennes, de la France, sont très présentes en Afrique subsahariennes, ils vont tout faire pour récolter les fruits de cet abaissement de droits de douane pour augmenter leurs profits.
C’est simplement ces deux aspects qu’il faut prendre en compte. Il faut, donc, une forte mobilisation, une prise de conscience de cet accord de Samoa qui va faire des dégâts bien plus élevés que ceux de Cotonou. Puisqu’il est question dans cet accord d’approfondir les Accords de partenariats économiques (APE), de baser cet accord sur l’approfondissement des accords de partenariats économiques à tous les aspects de Singapour, notamment, la libéralisation des services, des appels des marchés publics, etc.’’, alerte l’ancien maître de conférences à l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse qui intervenait, ce week-end, lors des Samedis de l’Economie.

Cherté de la vie au Sénégal : des OSC appellent à une manifestation partout dans le pays le 17 septembre

https://www.pressafrik.com Le Collectif Noo Lank, And Taxawu Askan WI (ATAW), Luttons contre l’indiscipline au Sénégal, Frapp France Dégage, Forces Démocratiques du Sénégal (FDS) Y en a marre et Africa First ont fait face à la presse ce lundi 13 septembre au siège de Frapp pour dénoncer la cherté de la vie. Ces organisations appellent également à une convergence de toutes les luttes citoyennes contre la cherté des denrées de première nécessité, du loyer et de l’électricité. Les membres appellent une journée de manifestations pacifique à Dakar et partout dans le pays, le 17 septembre.
Certains membres de ces organisations à savoir Guy Marius Sagna, Papis Djim (Frapp France Dégage), Fallou Diagne (Collectif Noo Lank) et Sylvestine Mendy (Africa First) ont été libéré après avoir été arrêtés hier dimanche, suite à l’interdiction de la marche contre la vie chère, à Guédiawaye. Ils ont fait face à la presse ce lundi pour dénoncer la vie chère.
Ababacar Mbaye, coordonnateur du mouvement And Taxawu Askan WI (ATAW) et porte-parole du jour a dénoncé l’arrestation de ces camarades. « Nous sommes là aujourd’hui pour dénoncer avec la dernière énergie le fait que l’Etat du Sénégal exagère du fait de bafouer les droits des Sénégalais. Et, nous lui signalons dès maintenant que nous continuerons à résister. Nous ne céderons jamais à l’intimidation car ce qui s’est passé hier à Guédiawaye est indigne, inhumain », a-t-il dit.
Il a également déploré l’interdiction de la manifestation contre l’assassinat de Samba Sarr. « À Pikine de simples citoyens qui manifestaient pour déplorer “l’assassinat” de Samba Sarr, par rapport à l’élection du président de la fédération sénégalaise de
Football. Simplement pour une manifestation pacifique, ils leurs ont interdit ça. C’est la deuxième fois, qu’on nous interdit nos manifestations. On avait prévu pour le 5 septembre, ils l’ont interdit. Étant de bons citoyens, étant des légalistes on a introduit une autre lettre d’information », a fustigé le coordonnateur du mouvement And Taxawu Askan WI (ATAW).
Selon lui, « la marche n’est pas quelque chose qu’on doit autoriser, parce que c’est un droit constitutionnel ».
Poursuivant, Ababacar Mbaye a dénoncé la brutalisation, le kidnapping indigne qu’ils ont infligé à ses camarades, hier dimanche. « Mais ils doivent savoir que les sénégalais vont résister et continueront à résister jusqu’à ce que la liberté nous soit acquise. Tous les mouvements se sont réunis en un seul bloc pour leur montrer que c’est le Sénégal d’en bas qui est là. Nous allons porter ce combat ».
Il a appelé tout le monde à la manifestation du 17 septembre, « c’est n’est pas une manifestation de Noo Lank ni de Ataw ou de Frapp, c’est une manifestation du peuple, des travailleurs et des travailleuses. Dans un pays où le transport est cher, l’eau est chère, l’électricité est chère, le riz est chère, le loyer est cher, le téléphone. Tout est cher ».
Ababacar Mbaye a annoncé le lancement de la campagne après la manifestation “Fepp” (partout) dans les 46 départements du Sénégal. « Nous appelons tous les citoyens de ce pays qui dénoncent cette flambée exagérée des prix inconcevables de venir à la marche. C’est seul le peuple qui va arracher sa liberté », a-t-il laissé entendre.Moussa Ndongo

Ousmane Sy Ndiaye, Directeur exécutif Unacois-Jappo « Je pense qu’il faut que les relations entre l’Etat et le secteur privé de manière globale, mais plus spécifiquement entre l’Etat et le secteur marchand soient décomplexées et que la confiance revienne».

https://challengeseconomiques.com Ousmane Sy Ndiaye est le Directeur exécutif de l’une des plus grandes organisations regroupant des commerçants, l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (UNACOIS). Il a été de tous les combats et de toutes les négociations menés par ladite organisation, depuis sa restructuration intervenue en 2008. M. Sy est la personne indiquée pour faire le diagnostic de la situation difficile qui secoue le secteur marchand.
 Entretien

Vous avez entretenu depuis avril 2012 de bonnes relations avec le gouvernement, notamment en l’aidant dans la baisse et le maintien des prix de certaines denrées de première nécessité. Mais en ce moment, vous ne parlez plus le même langage. Que s’est-il passé ?

La réponse la plus simple, c’est que la crise sanitaire est passée par là. Nous savons que la crise du Covid a remis en cause tous les schémas de développement, tous les mécanismes mis en place y compris, les mécanismes d’approvisionnement des marchés. Il est donc important, que notre pays s’ajuste du point de vue de ses politiques sectorielles, mais surtout en faveur d’une meilleure restructuration des relations d’échanges, qu’il doit entretenir avec son secteur privé. Malheureusement, c’est cet ajustement qui a manqué, surtout du point de vue du dialogue qui doit le sous-tendre.
Ce n’est pas la première crise que le Sénégal traverse. Nous avons connu des crises, aussi aiguës  que celle que nous sommes en train de vivre. Par exemple, il y a eu la crise, qui avait été à l’origine de la dévaluation du Francs CFA. Elle était d’une acuité, que le gouvernement de l’époque s’est rendu compte, qu’il fallait mettre en place un dispositif de co-pilotage, avec le secteur privé afin de corriger tous les dysfonctionnements. Nous avons aussi connu la crise de 2008, relative à la faim, où on a vécu une inflation plus virulente, et de loin plus aiguë  que celle que nous vivons en ce moment. Pour autant, notre pays a pu faire face à cette crise, par le jeu de la concertation et du rapprochement Etat/ secteur privé. Je pense que nous devons capitaliser et apprendre des expériences, que nous avons tirées des crises précédentes, pour alimenter nos réflexions et surtout nous ajuster pour faire face aux contraintes, que la crise actuelle nous impose. C’est ce qui a manqué, si bien que, le pays entier semble avoir été surpris par cette hausse généralisée des prix qu’on voyait venir, parce que c’était la tendance au niveau mondial. Nous avons connu un renchérissement des coûts, notamment ceux du fret maritime, mais les coûts auxquels nous accédions habituellement aux ressources bancaires, parce que le risque est devenu désormais plus aléatoire, surtout le risque de ne pas être livré à temps, parce qu’il y a un déficit de containers ou un déficit de bateaux. Il faut que les vaccins soient acheminés. C’était les priorités pour tous les pays, et voilà, c’est cela le contexte. Dans une situation comme celle-ci, pour nous, il est fondamental qu’un pays se serre les coudes, se donne la main pour développer des solidarités nécessaires, et surtout convenir des orientations et des directions à prendre.

Sur un produit comme le sucre, vous aviez un accord avec le gouvernement dirigé par le Premier ministre Abdoul Mbaye, qu’est ce qui s’est passé pour que les tensions se multiplient sur cette question ?     

Ce qui s’est passé sur le sucre, c’est qu’il y a une absence totale de transparence et de fermeté sur la gestion de cette filière, et surtout sur la partie importation. Le Ministre du Commerce, a révélé avoir été saisi, par courrier par la Compagnie sucrière du Sénégal (CSS), depuis le mois de mars 2021. Mais comment comprendre que, cinq mois après, que l’on se retrouve dans une situation de pénurie.
Quand une industrie de cette envergure qui a un contrat de concession, qui a quasiment l’exclusivité de la production du sucre dit au gouvernement, que je dispose de 25. 000 tonnes, comment cela se fait, que l’on se retrouve dans une situation de pénurie. C’est pourquoi, nous avons estimé que les responsabilités doivent être situées. Pourquoi cette pénurie a été planifiée ? D’abord par le courrier de la CSS, mais ensuite par le manque de réactivité du Ministère du Commerce. Comment on a fait pour en arriver à cette situation. C’est une grosse préoccupation.
Nous savions tous, depuis le début de l’année que notre marché intérieur aurait besoin de 60. 000 à 70. 000 tonnes de sucre de plus pour son approvisionnement. On le sait, c’est la règle. Parce que la production de la Compagnie sucrière ne peut pas couvrir les besoins du marché. Ce n’est pas un secret pour personne. Ces besoins doivent être complétés par l’importation. Mais pourquoi, on attend toujours la dernière minute pour s’y prendre. Que cherche-t-on à créer comme situation ? Pourquoi on n’a pas pris les dispositions à temps ? Parce que les choses sont à portée de main. Et surtout s’y prendre, quand le marché mondial du sucre est à un niveau abordable, donc profitable pour les consommateurs sénégalais. C’est là tout l’intérêt de développer le partenariat public-privé, parce qu’un bon rapprochement avec le secteur privé aurait permis à notre pays d’approvisionner son marché à temps, d’organiser le stockage, avec un stock de sécurité, pour faire face à la nécessaire régulation du marché aussi bien sur les prix que sur les stocks. Mais quelqu’un a laissé faire et la question est de savoir pourquoi ?

Maintenant comment les commerçants doivent-ils se comporter face aux mesures prises par le gouvernement concernant les prix des denrées ?

Il est heureux que le Ministère prenne des décisions, c’est important. Dans des situations de cette nature, il faut faire valoir la solidarité et mettre en avant l’intérêt général. En ce moment, les prix à défaut de baisser doivent être stabilisés. C’est fondamental pour que les consommateurs retrouvent un minimum de quiétude dans leurs besoins d’approvisionnement. Maintenant, une chose était de prendre le texte qui est la décision majeure de stabilisation des prix, une autre est d’organiser maintenant sa mise en œuvre. Il faut que cela soit une exécution intelligente. Il faut qu’elle soit faite de concert avec les commerçants. Parce que, il faut que l’Etat par le biais du Ministère du commerce nous considère comme des partenaires.
Certains commerçants ont la possibilité de compresser leurs marges, mais faudrait-il pour autant qu’on leur donne la possibilité de se rattraper sur d’autres produits. Donc, il y a une organisation à faire. Il faut rassurer les commerçants. Mais je pense également qu’avec les instruments financiers mis en place par l’Etat, il faut aussi favoriser de plus en plus leur accès à ses instruments pour les appuyer, sur la partie charge financière relative au financement de leurs activités. L’Etat a plusieurs leviers sur lesquels, il peut appuyer pour aider les commerçants. Mais le plus important, c’est le levier émotionnel. Je pense qu’il faut que les relations entre l’Etat et le secteur privé de manière globale, mais plus spécifiquement entre l’Etat et le secteur marchand soient décomplexées et que la confiance revienne. Cela est fondamental. Nous en avons besoin pour asseoir de bonnes conditions de relance de ce programme PAP2A à travers sa déclinaison dans le secteur du commerce.

LE FORUM CIVIL ET LE CPVTP FONT LA CARTOGRAPHIE DES LITIGES FONCIERS DE MBOUR

https://www.seneplus.com -L’As-Le département de Mbour est assis sur une dangereuse bombe foncière qui risque d’exploser à tout moment
Le département de Mbour est régulièrement confronté à de multiples litiges fonciers. C’est ce qui ressort d’un séminaire organisé par Collectif pour la Préservation et la Valorisation des Terres Paysannes (Cpvtp) et le Forum Civil qui ont établi la cartographie des litiges fonciers en cours dans le département de Mbour. Le haut du tableau est occupé par les communes de Diass, de Nguéniène, de Joal Fadiouth, de Mbour, de Saly et de Sindia.
Le département de Mbour est assis sur une dangereuse bombe foncière qui risque d’exploser à tout moment. Cette alerte rouge a été lancée par le Cpvtp et le Forum Civil qui, réunis dernièrement à Saly, ont élaboré la cartographie des litiges fonciers qui minent la zone. Et ce sont les communes de Diass, de Nguéniène, de Joal-Fadiouth, de Mbour, de Saly et de Sindia qui caracolent au sommet de la pyramide des problèmes fonciers. Au bas du tableau actuellement, on retrouve la commune de Séssène et celle de Fissel.
Les communes de Malicounda, de Somone, de Ngaparou, de Nguékhokh, de Ndiaganiao et de Popenguine se situent dans la zone intermédiaire. Les litiges opposent soit les populations à l’Etat du Sénégal, soit les populations à des promoteurs privés qui bénéficient des terres qui leur sont cédées par les municipalités. Des pratiques qui ont fini par installer un climat délétère dans le département de Mbour. Il en est ainsi des tensions notées à Ndengler, à Ballabougou, à Nianing, au pôle urbain de Daga Holpa, au futur port de Ndayane, à Akon city, à la lagune de Mballing.
Pour éviter que ces litiges ne débouchent sur une situation incontrôlable dans le département, le Collectif pour la Préservation et la Valorisation des Terres Paysannes (Cpvtp) tire la sonnette d’alarme. «Depuis quelque temps, notre département est confronté à des problèmes fonciers surtout liés à l’agrobusiness, qui ont fini par saper le moral des paysans et éleveurs, mais aussi perturber leur quiétude. Les cas de Ndengler et de Ballabougou en disent long. Pourtant, ces problèmes ne sont que la partie visible de l’iceberg, car chaque commune de ce département est confronté à ce mal», souligne le coordonnateur du Cpvtp Philipe Malick Dione. Ce mal a fini par provoquer des crises au sein des communautés. Dans le monde rural, paysans et éleveurs tentent de lutter contre l’expropriation des zones de pâturage (Nguéniène, Séssène, Diass) et des terres agricoles (Ndiaganiao,Nguéniène, Joal-Fadiouth, Sindia).
Tandis que dans la ville, on assiste au morcellement des espaces publics et des zones non aedificandi, comme c’est le cas à Mbour, à Sindia, à Joal-Fadiouth, à Malicounda, à Thiadiaye, à Saly et à la Somone. C’est pourquoi, Mariama Thiandoum du Cpvtp invite les autorités à désamorcer cette bombe qui menace la stabilité du pays. Pour le coordonnateur national du Forum Civil, Birahime Seck, la zone de Mbour est très convoitée et les populations sont souvent laissées en rade comme si les décideurs gouvernaient contre elles. «Donc, les différents collectifs se sont réunis aujourd’hui pour définir un plan d’action qui sera partagé après une synthèse avec l’ensemble des décideurs administratifs et techniques de la localité», indique Birahime Seck. André BAKHOUM

SOS Consommateurs : 17 000 compteurs Sen’Eau de marque ITRON considérés comme “non conforme”

https://www.pressafrik.com Grâce à la mise en garde en date du 16 août 2021 de SOS Consommateurs sur la qualité des compteurs de SEN’EAU, une enquête a été effectuée par la Division de la Métrologie du Ministère du Commerce qui avait convoqué toutes les parties prenantes pour assister aux tests sur lesdits compteurs.
A l’issue de ceux-ci au laboratoire d’étalonnage du Port Autonome de Dakar, il a été constaté contradictoirement que Les compteurs de marque DHIEL étaient conformes car n’ayant pas atteint le nombre d’erreurs maximales tolérées.
Par contre, le nombre de compteurs défectueux de marque ITRON avait dépassé le seuil de tolérance d’erreurs conformément à la réglementation en vigueur, confirmant ainsi notre position. Ce qui signifie que tout le stock de 17 000 compteurs de marque ITRON a été considéré comme “non conforme” et donc mauvais et impropre à
l’utilisation.
Par conséquent, tout en félicitant la Division de la Métrologie, SOS Consommateurs demande à l’Etat et en particulier au Ministère du Commerce de saisir immédiatement le stock des 17 000 Compteurs de marque ITRON détenus par SEN EAU en vue de sa destruction au nom de la protection des consommateurs sénégalais.
SOS consommateur demandé à tous les consommateurs de s’opposer à l’installation de tous compteurs de cette marque, considérés comme défectueux ou le cas échéant, d’en demander le changement s’ils ont déjà été installés.
Ils exigent de SEN’EAU de rembourser aux usagers ayant eu des hausses de factures dues à l’installation d’un compteur ITRON, de leur rembourser le différentiel perçu indûment.Salif SAKHANOKHO

LA SENELEC VEUT S’APPUYER SUR LES ASC POUR LUTTER CONTRE LES BRANCHEMENTS CLANDESTINS

Kaolack, 13 sept (APS) – La SENELEC a décidé de sceller un partenariat avec les organismes départementaux de coordination des activités de vacances (ODCAV) dans l’optique de lutter contre les branchements clandestins, a annoncé lundi son directeur général, Pape Mademba Bitèye.
“La nouvelle organisation que j’ai opérée va mettre au niveau de chaque délégation envoyée dans une région des correspondants de communication qui pourront directement travailler avec les ASC [Association sportive et culturelle]. Et ces dernières seront les fournisseurs d’information et de sensibilisation par rapport à toute la politique de prévention et de sécurité que nous sommes en train de développer au niveau de l’entreprise”, a-t-il expliqué.
Il s’exprimait en marge d’une journée de reboisement organisée ce week-end par des associations sportives et culturelles (ASC) de Kaolack.
“Les ASC choisies vont servir de relais pour sensibiliser les populations afin de lutter contre ces branchements clandestins et risques. C’est heureux que ce partenariat avec les ASC vient à son œuvre”, a salué Pape Mademba Bitèye.MNF/ASG/BK

DECLASSEMENT DE LA BANDE DES FILAOS DE GUEDIAWAYE : «Taxaw Temme Aar Sunu Gokh» alerte sur les risques réels de confrontations

https://www.lactuacho.com Le mouvement « Taxaw Temme Aar Sunu Gokh » a tenu hier une conférence pour alerter le Président de la République sur les risques de confrontations entre les populations et les prédateurs fonciers après le déclassement de la bande des filaos de Guédiawaye.
« C’était juste une rencontre d’échange entre le bureau exécutif et les populations de Guédiawaye, membre de ce mouvement. Nous avons terminé la rencontre par un point de presse pour remercier le président de la République d’avoir bien voulu répondre à une traditionnelle revendication de la population de Guédiawaye en déclassant la bande des filaos mais également l’inviter à veiller scrupuleusement au respect de la philosophie et du principe qui ont présidé au déclassement de cette bande du Littoral pour éviter tout détournement d’objectifs ou exploitation tendant de nature à provoquer des risques graves de confrontations entre les populations les prédateurs fonciers », a tenu à préciser M. Babacar Mbaye Ngaraf, secrétaire général mouvement « Taxaw Temme Aar Sunu Gokh ».
Selon Babacar Mbaye Ngaraf, Le président de la République doit donner des instructions fermes à son gouvernement et à toutes les personnalités impliquées dans la mise en œuvre de l’aménagement de se conformer au plan qui a été proposé et validé par les populations à travers les conseils municipaux.
« N’oubliez pas que le plan d’aménagement est une émanation de la base qui est passée par les conseils municipaux d’arrondissement avant d’être validé au niveau de la ville. Alors que nous venons juste d’apprendre le déclassement, nous sommes en train de jubiler, c’est durant ce même moment que nous avons appris que des services comme le Domaine, le cadastre, cherchent à faire main basse sur notre foncier. Il y a aussi d’autres promoteurs qui se font passer pour des proches du Président ou bien des protégés de la première dame pour tenter tromper les populations, c’est la raison pour laquelle, nous avons estimé dans la mesure où prévenir, vaut mieux que guérir, d’être debout pour barrer la route, pour parer à toute éventualité de tentatives de détournement d’objectifs ou d’exploitation tendancieuse de ce déclassement-là », renchérit le secrétaire général du mouvement.
La déclaration de presse précise : « Ainsi nous exhortons le gouvernement de la république à veiller avec une attention particulière à l’exécution correcte du décret conformément au plan d’aménagement concerté, émanation des consultations citoyennes tenues à la base. C’est pourquoi, nous Organisations composantes de TAXAW TEMME AAR SUNU GOKH, conscientes des dangers et conséquences néfastes de toutes exploitations tendancieuses ou de détournements d’objectif du déclassement avons choisi de prendre notre responsabilité devant l’histoire et l’avenir pour éviter que l’esprit et la philosophie du décret soient trahis ou que celui-ci soit au finish juste un acte de validation d’opérations frauduleuses perpétrées par des services de l’Etat ou des trafiquants d’influence qui se font passer pour des proches du Président de la République ou des protégés de Mme la Première Dame pour spolier nos populations ».
Rappelons que le mouvement « Taxaw Temme Aar Sunu Gokh » constitué de la fédération départementale des imams et oulémas de Guédiawaye, du collectif départemental des Délégués de quartiers, du conseil de la jeunesse, de l’association des « Badianou gokh », du regroupement des artisans, du conseil consultatif des femmes, Arcos Guédiawaye, de l’association pour le développement du littoral, des guides religieux, des activistes, des mouvements citoyens.

LE SUDES APPELLE À UNE VACCINATION MASSIVE DES ACTEURS DE L’ÉDUCATION ET DE LA FORMATION

Dakar, 13 sept (APS) – Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) invite les pouvoirs publics sénégalais à mettre en œuvre, dès la rentrée des classes en octobre, les ‘’stratégies appropriées’’ d’une campagne de vaccination massive des acteurs de l’éducation et de la formation, ‘’dans le respect de la liberté individuelle’’.
Cette invitation du secrétariat exécutif national du SUDES est surtout adressée aux ministères chargés de l’Education nationale et de la Santé.
Le syndicat appelle le gouvernement et les autres démembrements de l’Etat à ‘’relever (…) deux défis majeurs’’ : un ‘’approvisionnement suffisant de vaccins’’, par le biais de la coopération ‘’avec tous les pays d’invention et de production des vaccins’’ contre le Covid-19, et la fin de ‘’la défiance d’une partie de la population à l’égard du vaccin’’.
Dans un communiqué parvenu lundi à l’APS, le SUDES invite les autorités concernées à ‘’dissiper’’ cette ‘’méfiance’’ à l’aide d’‘’une campagne d’information et de sensibilisation multiforme, agressive et soutenue’’.
‘’Pour le SUDES, le retour aux conditions normales de travail dans l’éducation et la formation dans le contexte pandémique actuel passe obligatoirement par la vaccination massive des acteurs du secteur’’, insiste le secrétariat exécutif national du syndicat.
‘’En d’autres termes, le vaccin doit devenir un élément clé du protocole sanitaire pour la rentrée scolaire et universitaire 2021-2022’’, souligne-t-il.
Vendredi, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé ‘’une stratégie de vaccination ciblant les enseignants, les élèves et les étudiants’’, à mettre en œuvre lors de la rentrée scolaire et universitaire prévue début octobre.BHC/ESF/ASG

 «Il ne faut pas exclure une 4e vague de la Covid-19», prévient Dr Alpha Amadou Sall

https://www.pressafrik.com Le directeur général de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr Alpha Amadou Sall s’est exprimé sur le travail mené en matière de lutte contre la covid-19. Alors que le nombre de cas de contaminations connait une baisse, il estime qu’il ne faut pas exclure une quatrième vague de la maladie au Sénégal.
A question de savoir s’il y a un risque réel d’une 4e vague de Covid-19 au Sénégal, Dr Alpha Amadou Sall a estimé qui ne faut pas l’exclure. « On ne peut pas l’exclure, il faut se préparer à toute éventualité. La Covid-19 nous a montrés que chaque fois qu’il y a eu des vagues, elles ont eu des retentissements dans nos pays», a expliqué Dr Sall, dans une interview avec L’Observateur.
« Donc, on se prépare en conséquence. Le covid nous a habitués à évoluer en vagues. Dans notre fonctionnement, nous sommes toujours dans une dynamique de prévoir, tant que nous n’aurons pas atteint le niveau d’immunité suffisant, il peut y avoir des vagues supplémentaires», a-t-il prévenu.
Pour Dr Sall, si lui et son équipe s’activent pour avoir des vaccins rapidement, à mettre en place des tests rapides et à faire de la planification, c’est qu’ils sont déjà dans la dynamique de dire ce qui va se passer en cas de 4e vague ou 5e vague. Et ils feront tout ce qu’il faut pour être prêts à ce moment là.Salif SAKHANOKHO

DR ALIOUNE BADARA LY : “LA SITUATION ACTUELLE MONTRE QUE NOUS SOMMES DANS UNE TENDANCE BAISSIÈRE SOLIDE”

Dakar, 13 sept (APS) – Le Sénégal est ‘’dans une tendance baissière solide’’, au vu de la ‘’situation actuelle de la pandémie’’ de Covid-19, a affirmé lundi le docteur Alioune Badara Ly, Directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUS).
‘’La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, qui montre une baisse globale de l’ensemble des indicateurs que nous suivons, montre que nous sommes dans une tendance baissière solide’’, a déclaré Dr Ly, lors du point quotidien sur la situation du Covid-19.
Faisant le bilan de la pandémie, il a signalé que huit des 14 régions du pays ont enregistré depuis l’apparition du Covid-19, plus de 1 000 cas. Dakar, qui est l’épicentre de la maladie, a enregistré 48 171 cas, soit 66% des cas confirmés au Sénégal.
‘’Elle est suivie de la région de Thiès avec 7 798 cas, soit 11%. Les régions de Diourbel, Saint-Louis et Kaolack tournent entre 3 et 5%. Ziguinchor, Louga et Fatick suivent avec chacune respectivement 2.57, 2.31 et 1.95% de l’ensemble des cas confirmés au niveau de tout le pays’’, a-t-il révélé.

Ces huit régions représentent 97.5% de l’ensemble des contaminations recensées au Sénégal, a-t-il précisé.

‘’Si on regarde l’évolution de la pandémie au niveau de ces régions au cours des dernières semaines, nous constatons que Dakar par exemple est aujourd’hui à huit semaines de baisse consécutive de cas. Thiès et Ziguinchor en sont à six’’, a-t-il relevé.
Saint-Louis et Diourbel sont à leur cinquième semaine, tandis que pour les régions de Sédhiou et Kaolack, cela fait deux semaines que les contaminations connaissent une diminution.
Celles de Fatick et de Kaffrine en sont, elles, à leur toute première semaine de baisse consécutive des cas.
 Seules quelques régions font exception à cette situation, en enregistrant de légères hausses qui ne sont toutefois pas significatives.
‘’Il s’agit de Kolda qui est à surveiller, car étant depuis deux semaines sur une hausse du nombre de cas. A côté de cette région du Sud, celles de Matam, Louga, Kédougou et Tambacounda aussi ne sont pas encore dans une tendance baissière franche’’, a déclaré le Directeur du COUS.
Il a appelé les Sénégalais à ne pas baisser le bras et à continuer à respecter les gestes barrières, notamment le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation sociale.AT/ASG/BK

COVID-19 : LE DIRECTEUR DU COUS DRESSE LE BILAN DES TROIS VAGUES

Dakar, 13 sept (APS) – Le Directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUS), Alioune Badara Ly a fait, lundi le bilan des trois vagues de Covid-19 survenues depuis la découverte de la maladie au Sénégal, en insistant notamment sur la tendance baissière notée depuis quelques semaines.
“La première vague a duré de mars à novembre 2020, soit neuf mois au cours desquels 16 107 cas de Covid-19 ont été enregistrés et 333 décès répertoriés. Il faut noter que pendant ce temps-là, on n’a pas eu à identifier dans le pays de variants dits préoccupants parmi les quatre reconnus et signalés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)”, a-t-il dit.
Le docteur Ly intervenait lors du point quotidien de l’évolution de la pandémie du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Pour la deuxième vague, il rappelle qu’elle a démarré en décembre 2020 pour se terminer au mois de mars 2021, soit six mois. Durant cette période, 25 326 cas de Covid-19 et 807 décès ont été enregistrés, a fait savoir le directeur du COUS, ajoutant que c’est durant cette vague que le variant Alpha a été identifié dans notre pays.

Quant à la troisième vague, elle a débuté en mi-mai et s’est consolidée en juin, selon lui.

“Entre juin et la fin août 2021, nous avons enregistré 31 484 cas de Covid-19 et 634 cas de décès. Par rapport à la première vague, la troisième a entraîné plus de 15 380 cas et plus de 6 161 par rapport à la deuxième vague”, a fait savoir Alioune Badara Ly.
Il signale que la troisième vague ne dure que depuis trois mois et “le nombre élevé de patients a fait peser sur le système de santé”. Elle a été aussi marquée par la forte présence du variant Delta.
“Depuis six semaines, nous avons constaté une baisse consécutive des cas, passant de 5 639 cas à la semaine du 26 juillet à 273 cas la semaine dernière”, a-t-il ajouté.
Les cas graves également sont dans une tendance baissière depuis quatre semaines de suite. Ils sont passés de 61 cas à 22, représentant en termes de diminution 45.5%”, a-t-il expliqué.
Les cas de décès également connaissent la même tendance baissière, selon lui, ajoutant qu’entre les deux dernières semaines, on a eu à enregistrer 25 décès la semaine passée alors que celle d’avant 48 décès étaient constatés.
Ceci représente une baisse de plus de deux fois le nombre de décès enregistrés au cours des deux dernières semaines, a souligné Dr Ly
Lundi, 22 nouvelles contaminations et 02 décès liés à l’épidémie ont été déclarés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Depuis le 2 mars 2020, date à laquelle le Sénégal a enregistré son premier cas positif au coronavirus, 73500 cas ont été déclarés positifs dont 67314 guéris, 1833 décès et 4352 sous traitement dans les centres dédiés ou à domicile.AT/ASB/AKS

Grève à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff

Le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé a respecté le mot d’ordre de grève nationale annoncé la semaine dernière. A l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff (Ex-Cto), seuls les cas urgents sont pris en charge. Le secrétaire général dudit syndicat a demandé à l’Etat de matérialiser les doléances des travailleurs, rapporte Seneweb.
A défaut, le Sdt3S compte poursuivre son mouvement jusqu’à la satisfaction totale des revendications. « Aujourd’hui, au service de la radiologie, pratiquement aucune activité n’est respectée. Tous les malades qui étaient programmés pour une imagerie médicale, n’ont pu faire leurs activités. Le même constat au niveau de la médecine physique », a expliqué Cheikh Seck.
Il précise que pour les malades hospitalisés, les soins ont été faits ; les urgences aussi sont prises en compte. « Nous n’avons rien contre la population. Il revient à l’Etat de nous recevoir et nous écouter sinon, d’autres actions vont être menées jusqu’au niveau des postes de santé », justifie-t-il.

Droits numériques du 1er semestre 2021 : La Sodav annonce le paiement d’un montant global de 54 104 116 francs CFA

https://www.dakaractu.com La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) annonce, dans un communiqué, le démarrage, prévu ce lundi 13 septembre, du paiement des répartitions des droits numériques pour le compte des exploitations du 1er semestre 2021.
Cela concerne les rubriques musique et religieux. Au total, les répartitions portent sur un montant global de 54 104 116 francs CFA. Et la manne financière que représentent les fonds est subdivisée de manière à ce que 20 millions 898 mille 455 francs CFA soient attribués aux droits musicaux, et 33 millions 205 mille 661 francs CFA aux droits religieux.
Il est encore impossible de savoir combien de personnes bénéficient du paiement de droits d’auteur et droits voisins, mais l’on sait que le montant attribué aux droits religieux est plus important que celui attribué aux droits musicaux.

LES FAMILLES RECLAMENT LES 6 MILLIARDS RESTANTS DES 20 DEBLOQUES POUR LES INDEMNISATIONS

https://www.seneplus.com L’As-Dix-neuf ans après le drame du naufrage du bateau le Joola, qui avait fait 1 853 morts et disparus, les plaies sont encore loin de se cicatriser.
Dix-neuf ans après le drame du naufrage du bateau le Joola, qui avait fait 1 853 morts et disparus, les plaies sont encore loin de se cicatriser. Et les familles des victimes déplorent aujourd’hui l’oubli imposé alors qu’il y a eu une négligence coupable de l’Etat d’alors. Selon Cheikhna Keita, président par intérim de l’Association nationale des familles victimes, l’Etat doit restituer aux familles les 6 milliards de FCFA qui restent de l’enveloppe de 20 milliards de FCFA dédiée à l’époque aux indemnisations et qui sont bloqués dans un compte.
Le 26 septembre prochain marquera les 19 ans d’après naufrage du bateau le Joola au large des côtes gambiennes, avec officiellement 1 853 morts et disparus, 64 rescapés. Dix-neuf ans après, les familles des victimes déplorent l’oubli imposé au moment où, selon Cheikhna Keita président par intérim de l’association nationale des familles victimes, toute l’Amérique s’est mobilisée comme un seul homme, ce 11 septembre 2021, pour se souvenir du drame vécu par leur peuple le 11 septembre 2001, suite à des attentats terroristes.
D’après lui, Me Abdoulaye Wade avait à l’époque versé une enveloppe de 20 milliards de Fcfa destinée à l’indemnisation des familles des victimes. Après les opérations, il reste encore 6 milliards qui sont bloqués dans les comptes. Cette somme appartient aux familles et toutes les dispositions doivent être prises pour la leur restituer. « Nous demandons au président de la République de faire lever ces fonds pour que les familles puissent en bénéficier, en mettant à jour la fondation et en aidant les familles qui sont dans le besoin », souligne Cheikhna Keita. Il ajoute que 19 ans après ce drame qui a endeuillé toute une nation, les familles des victimes ne retiennent rien du tout, sinon un abandon total de la part de l’Etat du Sénégal. Il poursuit : « Nous sommes écœurés parce que victimes d’un oubli qu’on veut nous imposer, par le fait que rien n’est fait pour s’occuper de ces gens victimes de ce grand malheur. Et pourtant, ce naufrage découle de la négligence coupable de l’Etat d’alors. Et pour cause, le bateau était en panne et un changement de moteur s’imposaient pour un coût de moins d’un milliard de Fcfa. Au lieu de le faire, il y a eu un simple colmatage, suivi d’un voyage inaugural, pour présenter le bateau à la Casamance. A cette occasion, l’un des moteurs est retombé en panne et le bateau a failli chavirer, mais la vérité a été cachée. C’est ainsi que les autorités à bord ont été reçues en grande pompe à Ziguinchor, avant leur retour à Dakar par la voie aérienne ». Jusqu’ici, se désole-t-il, justice n’est pas encore rendue et le fait de dire que c’est le commandant porté disparu qui est le seul responsable du naufrage est inacceptable. « Que dire de ceux qui ont surchargé le bateau avec la vente de plus de billets ? Que dire de ceux qui entretenaient la magouille à bord, avec par exemple le chargement de bois de Venne ? ».
Telles sont les questions que s’est ensuite posé Cheikhna Keita, avant d’affirmer que les responsabilités doivent être situées avec plus de rigueur, de sérieux et d’objectivité. Il révèle que plusieurs heures après le drame, il y avait encore des survivants dans le bateau et pourquoi l’ordre n’a pas été donné de faire intervenir la frégate française, s’est encore interrogé le Président par intérim de l’association. Il poursuit : «Nous demandons justice à celui qui gouverne actuellement le Sénégal.
Selon lui, le 26 septembre n’est toujours pas déclaré férié malgré la demande des familles des victimes depuis 19 ans. Ce qui permettrait au moins à toutes les autres générations de prendre conscience de cette catastrophe maritime que le monde n’a jamais connu avec 1 853 morts et disparus, selon les chiffres officiels ; mais en réalité, ils sont plus de 2 500 et 64 rescapés, laissant une plaie toujours ouverte. Personne ne comprend, dit-il, pourquoi le renflouement du bateau n’a toujours pas été fait alors que l’Union Européenne s’était déclarée volontaire pour le faire. Il révèle aussi qu’en ce qui concerne le mémorial, rien n’a été fait à Dakar depuis la pose de la première pierre par l’ex-président de la République Me Abdoulaye Wade. Ce dernier avait également promis une fondation pour que les familles puissent être soutenues, mais le projet est resté au stade de promesse et les orphelins sont oubliés.
Pour lui, chaque 26 septembre, en lieu et place d’une véritable commémoration à la mémoire des disparus, une délégation est dépêchée à Ziguinchor pour faire un discours et jeter des fleurs dans la mer. Le président de la République est directement interpellé pour régler cette situation pour de bon. Mbaye SAMB

L’ÉDITO DE MAMOUDOU WANE : Jeu de dupes

https://www.enqueteplus.com ‘’La démocratie plus que l’absolutisme consolide la domination. Avoir le droit d’élire les maîtres, ne supprime ni les maîtres, ni les esclaves’’ – Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel
Il y a huit jours que le Président Alpha Condé se réveillait groggy au milieu de putschistes. Chemise mal boutonnée, sous-vêtement blanc qui déborde, pantalon jean et surtout mine déconfite. Au jeune soldat qui lui demande : ‘’excellence, est-ce qu’on a touché à un seul de vos cheveux ?’’, Alpha Condé répond par un regard entre mépris et impuissance. L’image est violente. Elle a fait le tour du monde. En même temps que celles le montrant dans une 4X4 traversant la ville sous les injures et huées des populations de quartiers populaires de Conakry. Ces images rappellent, à bien des égards, une autre vidéo d’Abidjan, postée sur la Toile, le lundi 11 avril 2011.
Les forces fidèles à l’actuel président Alassane Dramane Ouattara, aidées par la Licorne et l’Onuci, s’emparent du Palais, délogent le couple présidentiel. Mais elles n’oublient surtout pas de filmer la scène outrageante et de la poster sur Internet. Ces images sont toujours là, comme si elles avaient été prises, hier, alors que Laurent Gbagbo, à l’époque, ‘’diable aux mille cornes’’, a été acquitté, le 30 mars 2021, de toutes les charges retenues contre lui par la Cour pénale internationale (CPI). 10 ans après, le voilà comme un sou neuf. L’accusation était pourtant lourde : crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant la crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait plus de 3 000 morts.
Comment oublier les dernières heures du Colonel Kadafi, abattu après lynchage, à Misrata, jeté sur un vieux matelas, torse nu, couvert de balafres et d’ecchymoses, entouré de son fils Moatassem et d’Abou Bakr, son chef de la sécurité, tous deux encore plus mutilés. Les images avaient été prises par des portables sortis des treillis des combattants. La suite est connue, la Libye a aujourd’hui encore, du mal à marcher sur ses deux jambes ; alors que les excroissances de cette crise créée par les Occidentaux sont visibles jusqu’à nos frontières.

On peut allonger à souhait la liste des Présidents africains qui se font humilier dans leur chute par les nouveaux maîtres, de ‘’petits diables’’, toujours drapés de la toge blanche de Colombe.  

Il serait intéressant de comparer le traitement administré aux présidents africains ‘’déviants’’ à celui réservé à quelqu’un comme Donald Trump par exemple. Après avoir inspiré le siège du symbole de la démocratie américaine, le Capitole, créé un traumatisme national et indirectement donc responsable de la mort d’Américains dans l’enceinte même de ce ‘’sanctuaire’’, Donald Trump est encore libre de ses mouvements et de sa parole. Au point d’ailleurs qu’il s’invite aujourd’hui dans le débat sur le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan et pousse la galanterie jusqu’à traiter son successeur d’incompétent. Les Etats-Unis et d’une manière générale, les pays occidentaux protègent bien leurs anciens chefs d’Etat, même lorsqu’ils ont commis les pires crimes dans l’exercice de leurs fonctions. On peut bien sûr poser le débat sur la justice et les comptes qu’il faut rendre, lorsqu’on assure la magistrature suprême, mais cette réflexion devrait-elle pour autant occulter la stabilité, lorsque des concessions réfléchies permettent d’assurer une certaine pérennité de l’Etat. L’humiliation crée toujours des rancœurs qui prennent du temps à se cicatriser. Au finish, elle crée plus de dégâts qu’elle n’en règle et entretient un désir de vengeance au prix fort.
Et pour le cas de la Guinée, il serait tout à fait puéril de penser qu’Alpha Condé est le concentré de tous les maux de ce pays. Il suffit de faire un bond en arrière sur 11 ans, pour voir, très clairement que la situation de ce pays, était beaucoup plus anarchique qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les mémoires s’effilochent sans doute très vite et on en oublie que Dadis Camara a existé. Qu’il s’était autoproclamé Président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), après la mort de Lansana Conté, le 24 décembre 2008. Présenté comme le messie durant les premiers mois, il se révélera comme un des plus grands guignols l’histoire politique de l’Afrique qui ne quittera le pouvoir qu’après avoir échappé à la mort. Blessé, il se soignera au Maroc avant de s’exiler au Burkina Faso. Attention donc !
L’histoire de la Guinée est un film de fragilités dont la genèse remonte sans doute aux choix idéologiques et politiques de Sékou Touré. Et si les équilibres y sont très fragiles, cela découle sans doute de multiples agressions que le jeune Etat a eu à subir, depuis le début des années 60. Sékou Touré a pu dire au Général De Gaulle que la Guinée voulait, non seulement, l’indépendance immédiatement, dès 1958, mais aussi, que son peuple préférait la liberté à l’opulence. ‘’Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage’’. De Gaulle de répondre : ‘’l’indépendance est à la disposition de la Guinée […] la métropole en tirera, bien sûr, des conséquences’’. Sans doute le ‘’syndicaliste’’ Sékou Touré aurait pu négocier un virage plus lucide, qui aurait donné un autre visage à la Guinée. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. Mais, les intérêts des pays du Nord et de la Chine restent tenaces.
Le bon fil d’Ariane pour lire ce qui se passe en Guinée n’est assurément pas le tissu de faits divers qu’on nous sert à longueur de journée sur les raisons de la chute de Condé. Il a bien sûr commis des erreurs. Sans doute aurait-il pu se passer d’un troisième mandat, comme le lui ont conseillé ses fidèles amis. Il aurait aussi pu se passer d’un certain discours à la lisière de l’ethnicisme qu’il a pu tenir, sans doute par opportunisme politique. On peut raisonnablement lui reprocher tout cela. Fustiger aussi ses excès de langage, fruit, à notre avis, de la perte de lucidité liée à son âge.

Mais il est loin d’être le Diable qu’on décrit. Les officines de la manipulation sont à l’œuvre…

Car si le pays de Sékou Touré intéresse tant, c’est qu’il est devenu aussi le terrain d’une lutte des puissances étrangères pour le contrôle de son sous-sol insolemment riche. Signe que les enjeux dépassent la personne d’Alpha Condé, le théâtre de la lutte féroce qui se mène sur le théâtre du Sud-est guinéen, sur les hauteurs de la chaine de colline de Simandou qui s’étale sur 110 kilomètres dans les régions de Nzérékoré et Kankan où l’on retrouve le plus important gisement de minerai de fer au monde (2,4 milliards de tonnes selon les estimations des spécialistes). On sait que le puissant groupe BSRG de l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz a été évincé du projet d’exploitation de ce gisement au profit des Chinois prêts à casser la tirelire pour désenclaver la zone avec plus de 600 km de voie ferrée. La Chine qui a un fort besoin de fer, dépend aujourd’hui totalement de l’Australie. Les Occidentaux sont donc fortement intéressés, du fait des intérêts géostratégiques liés.
On peut citer un autre ‘’mortal’’ minerai, dont la Guinée est le premier exportateur mondial. Il s’agit de la bauxite, un minerai d’aluminium. En 2020, 82,4 millions de tonnes ont été exportées, selon le quotidien économique américain, Wall Street journal, qui indiquait en même temps un affolement de la bourse, suite au coup d’Etat en Guinée. Le puissant groupe minier russe Rusal exploite Friguia, y assurant une production annuelle de 2100 tonnes et gardant aussi une main de fer sur le célèbre complexe Dian-Dian, le plus grand gisement de bauxite au monde.
Or, diamant, manganèse, zinc, cobalt, nickel, uranium etc, le sous-sol guinéen est d’une insolente richesse. Et il serait bien puéril de ne lire les évènements qui se passent dans ce si beau pays, sous le simple prisme de la violation de la loi fondamentale et des libertés des Guinéens. Qui pour encore croire au Père Noël ?

Coalition Yewwi Askan Wi : «Sonko sera le grand gagnant»,estime Farba Senghor

https://www.pressafrik.com Ancien ministre libéral et chargé de la propagande du Parti démocratique sénégalais (PDS), Farba Senghor a fait une analyse de la situation politique du pays, notamment sur la coalition Yewwi Askan Wi. Il estime que Ousmane Sonko sera le grand gagant.
« Tous les partis qui cherchent à s’allier avec Sonko seront perdants. Ils y laisseront leurs militants. Sonko est actuellement très bien placé pour recueillir les mécontents parce que Wade et son fils sont hors du Sénégal », a-t-il confié à nos confrères de Walf Quotidien.
Pour l’ancien ministre libéral, c’est sans doute Ousmane Sonko qui va prendre l’avantage dans cette coalition qu’il partage avec Khalifa Sall et autres. « Sonko sera le grand gagnant parce que Khalifa Sall ne peut pas se présenter à une élection. Il va perdre une grande partie de ses militants (…) », a-t-il prédit.
A quelques mois des élections locales, l’opposition sénégalaise travaille à la formation de coalitions de part et d’autres. Après le lancement de Yewwi Askan Wi, dirigée par Sonko et compagnie, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a aussi lancé sa coalition.

Abdoulaye Baldé,maire de Ziguinchor : «la majorité gagnera les Locales si…»

http://lesoleil.sn Abdoulaye Baldé, Député-maire de Ziguinchor, réaffirme son ancrage à la majorité présidentielle. Il dit être à l’écoute de la Conférence des présidents de la coalition de la majorité sur sa candidature pour un autre mandat. Pour lui, si Benno Bokk Yaakaar s’unit, la victoire sera acquise de haute main.

Nous sommes à cinq mois des élections territoriales. En tant que Maire sortant de la Ville de Ziguinchor, êtes-vous candidat à votre propre succession ?

C’est un peu prématuré de répondre à cette question. Bien entendu, si on devait juger par mon bilan et par les aspirations des Ziguinchorois, je pourrais donner une réponse affirmative, mais nous sommes dans un parti politique qui a ses instances. Nous sommes aussi engagés au sein de la coalition de la mouvance présidentielle. Les critères sont en train d’être définis. Une fois que cela sera fait, les candidats seront désignés au sein des états-majors politiques. Par conséquent, me déclarer candidat ou non candidat à cet instant précis pourrait être perçu comme discourtois vis-à-vis du Président de la Conférence des leaders de la mouvance présidentielle. Étant membre de cette Conférence, je préfère laisser le Président se prononcer d’abord.

Vous réaffirmez donc votre ancrage au sein de la coalition ?

Nous sommes des personnes de parole et engagées. J’ai toujours prôné la droiture et le respect de la parole donnée dans mon engagement politique. On m’a invité à rejoindre cette coalition, ce que j’ai fini par accepter. J’ai donné ma parole dès lors. Je participe à la Conférence des leaders. La plupart de nos responsables à la base participent aux instances de la coalition présidentielle. Nous réaffirmons donc notre ancrage dans la grande majorité présidentielle.

Le fait que Ziguinchor attire des appétits vous effraie-t-il ?

Cela n’est pas nouveau ; Ziguinchor a toujours attiré des appétits. Je suis le cinquième Maire, mais si vous interrogez l’histoire politique de Ziguinchor, de tous ceux qui ont été Maire, il y a toujours eu un engouement autour des élections locales. Mais, la plupart de ceux qui se tiraillent et ceux qui aspirent à être Maire avaient déjà été candidats en 2014, année à laquelle j’avais été réélu brillamment. Je rappelle que Ziguinchor compte 37 centres de vote et 247 bureaux de vote, et j’ai été plébiscité. Notre coalition avait remporté tous les 247 bureaux de vote. Aucun adversaire n’avait gagné un bureau de vote. Aujourd’hui, le Pastef se rajoute à la liste, et cela ne nous ébranle guère. Nous sommes vraiment sereins au sein de la majorité présidentielle. Nous attendons seulement la décision de la Conférence des leaders. Si nous sommes unis autour de l’essentiel, on peut aspirer remporter, à nouveau, cette Mairie et bien d’autres collectivités territoriales du département sans aucune crainte.

Quels arguments avez-vous pour convaincre les populations pour vous reconduire ?

D’abord, je ne parlerai pas d’arguments, car lorsqu’on a été élu deux fois Maire et plébiscité en remportant tous les bureaux de vote, je pense qu’une relation de confiance mutuelle s’est déjà installée. Nous sommes donc beaucoup plus dans une logique de prouver que cette confiance était méritée et qu’elle a toujours sa raison d’être. Pour cela, nous entendons mettre en avant notre bilan salutaire et prometteur qui parle pour lui-même. Ceux qui se réveillent à Ziguinchor depuis mon élection se sont rendu compte que notre ville a beaucoup changé sur le plan des infrastructures mais aussi dans les domaines de la santé et de l’éducation. Nous sommes aussi en train de poser énormément d’actes concrets en faveur de l’énergie et de l’assainissement. Je peux citer, par exemple, les avancées dans l’éclairage public, le ramassage des ordures, etc. Les populations voient quotidiennement leur vie changer positivement. Sans prétention aucune, je pense que je fais partie des Maires qui ont des bilans très positifs et qui sont très appréciés par les populations. Si vous vous promenez avec moi à Ziguinchor, vous verrez que notre action est largement appréciée. Pour vous dire, je n’aime même pas être entouré de gardes du corps, tellement j’aime le contact avec les populations qui me le rendent bien. Par conséquent, j’ai espoir que nous sommes sur la bonne voie. Je suis donc parfaitement à l’aise aux côtés des habitants de Ziguinchor pour plaider en faveur de ma reconduction. Avoir le soutien du Chef de l’État nous a permis de renforcer la position de la ville de Ziguinchor dans son programme d’équité territoriale.

Pensez-vous qu’un consensus est possible avec la multitude de candidatures au sein de Bby ?

En politique, on ne sait jamais ce qui va se passer. Les candidatures sont là. C’est tout à fait normal. Au sein d’une démocratie, il appartient à chacun d’affirmer ses ambitions. Cependant, si nous voulons aller autour de l’essentiel et faire triompher les intérêts de la coalition, et surtout ceux des populations, chacun saura raison garder. Senghor disait qu’avoir de la culture, c’est aussi connaître ses capacités et ses limites. Si chacun essaie d’analyser le pour et le contre et rester lucide en s’adossant sur nos acquis pour les renforcer, il n’y aura aucun problème. Les gens mettront de côté les égos. Ce qui peut nous donner la victoire, c’est d’être unis et surtout de partager les responsabilités au sein des Conseils municipaux et du Conseil départemental. Tout le monde peut y voir son intérêt. Si chacun met en avant l’intérêt supérieur des populations et celui de la majorité à laquelle nous appartenons, un consensus sera possible.

Pensez-vous que le consensus, la confiance et la rigueur suffisent comme critères ?

Il n’y a jamais de critères suffisants dans ce genre d’exercice. Il faut que chacun fasse preuve de dépassement et mette en avant l’intérêt supérieur de la coalition. Si tout le monde s’en tient à cela et que chacun reconnaisse ses compétences, ses limites et ses faiblesses, nous pouvons aspirer à une victoire.

Quel commentaire faites-vous des échanges de propos aigre-doux entre vos militants et ceux de Doudou Kâ de l’Apr ?

D’abord, je le considère comme mon jeune frère et j’ai à cœur de travailler avec lui ainsi que tous les autres membres de notre coalition pour obtenir une victoire reluisante pour la majorité. Naturellement, dans la politique, il y aura toujours de petits accrochages entre jeunes partisans, mais le plus important, c’est de toujours garder le sens de la responsabilité. J’ai toujours prôné des rapports civilisés en politique. Nous sommes dans un même camp et la sérénité devra toujours prévaloir. Et que tous se mettent à l’écoute de la Conférence des leaders. Cela aussi fait partie du respect qu’on doit au Président de la coalition. Personnellement, j’attendrai que son choix se fasse avant de me prononcer sur le fond de la question. J’ai toujours été pour le consensus, le dialogue, la fraternité, surtout en ce qui concerne le compagnonnage au sein d’une coalition.

Quels sont les secrets de votre compagnonnage avec Macky Sall ?

Il faut d’abord savoir que c’est le Chef de l’État qui a sollicité mon soutien. J’étais dans une dynamique de candidature à l’élection présidentielle, mais le Président de la République m’a tendu la main. J’étais venu répondre sans condition en mettant en avant les intérêts immédiats de la Nation. J’avais des ambitions présidentielles, mais j’étais avant tout un élu local. J’ai mis en avant les intérêts de ma région, ma ville. Ayant été dans l’opposition, j’ai vu les difficultés que j’éprouvais à réaliser certains projets ambitieux. J’ai fait un sacrifice personnel. Je me suis dit qu’il fallait se faire violence soi-même. J’ai donc accepté la main tendue du Président dans l’espoir de mieux servir ma région. En partant, je m’étais dit que l’essentiel est qu’il m’aide à développer mon terroir pour soulager les populations ; ce que le Président a respecté. Et je tiens sincèrement à l’en remercier. Nous sommes en train de réaliser de nombreux projets à Ziguinchor. Beaucoup d’autres vont démarrer dans le domaine des infrastructures socioculturelles et sportives.
Dans le cadre de Promovilles, nous avons cinq km de voirie qui sont déjà réalisés. La ville de Ziguinchor a bénéficié de la deuxième plus grosse enveloppe du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen), après Touba, avec plus de cinq milliards de FCfa. Ces fonds vont nous permettre de développer davantage la voirie. Je ne suis pas venu en mettant en avant mes intérêts personnels. J’ai occupé tous les postes stratégiques de ce pays. Je suis un Inspecteur général d’État (Ige). J’ai occupé les grandes fonctions régaliennes au Sénégal. J’ai été Secrétaire général de la Présidence, Ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, Ministre d’État, Ministre des Forces armées. J’ai été Président de l’Association des Maires du Sénégal (Ams), et à ce jour, je reste membre du Bureau exécutif de l’Association internationale des Maires francophones. Je suis Député plusieurs fois réélu. Comprenez-donc qu’à ce stade de ma carrière, ce qui me motive à rester dans la politique, c’est le sentiment de vouloir servir mon pays.
La quête du pouvoir personnel ne m’a pas amené auprès du Président, même s’il faut reconnaître que je ne suis pas seul dans notre parti. Nous avons donné notre parole. C’était un gentleman agreement, mais il y a eu des frustrations ressenties par des cadres de notre parti que je peux comprendre. Les formations politiques qui se retrouvent, aujourd’hui, autour de la table du Conseil des Ministres ou dans les grandes directions n’ont pas plus de poids politique que nous. Nous aurions effectivement apprécié que nos efforts soient mieux reconnus. Quand nous voyons des membres de cette alliance nous attaquer dans la presse sans aucune retenue, comme si l’on cherchait à nous retenir dans une coalition pour nous fragiliser finalement, certaines questions soulevées en interne me paraissent légitimes et totalement fondées.
Le moment venu, je m’en ouvrirai au Président de notre coalition qui a toujours fait preuve d’une grande attention à mon égard. Pour ceux qui l’ignorent, rappelons que lors des dernières élections, la coalition dirigée par notre parti avait remporté au même titre que le Pds deux départements. Nous avons remporté une dizaine de Mairies. Nous avons 957 Conseillers municipaux et départementaux.
Autre illustration, à l’occasion des élections législatives de 2017, sur les 47 coalitions et listes en compétition, la coalition dirigée par notre parti est sortie 5e, juste après Bby, la coalition Sopi, la coalition Taxawu Sénégal et le Pur. Nous avons participé à la victoire de Macky Sall à l’élection présidentielle. Vous voyez donc que nous ne sommes pas un parti « yobaléma » (rires). Une attention particulière devrait leur être accordée pour éviter qu’ils voient comme une injustice le fait que des formations politiques de moindre poids électoral soient responsabilisés à leur détriment.

Comment se porte l’Ucs ?

Notre parti se porte très bien. Certes, lorsque j’ai décidé de collaborer avec le Chef de l’État, nous avons connu quelques défections. Heureusement, avec le temps, ils sont pratiquement tous revenus en comprenant les fondements de ma décision. Mieux, d’autres militants de valeurs sont venus nous rejoindre, parfois quittant même des partis très influents. Nous sommes un grand parti, qui plus est membre de l’International démocratique centriste.Propos recueillis par Babacar DIONE

COMPAGNONNAGE DE L’UCS AVEC LE PRÉSIDENT MACKY SALL, ATTAQUES DE DOUDOU KA CONTRE ABDOULAYE BALDÉ… : l’Ucs étale son mécontentement

https://www.jotaay.net/ Voilà plus de deux ans que l’Union des centristes du Sénégal (Ucs) de Abdoulaye Baldé a rejoint la mouvance présidentielle. Un compagnonnage qui, selon le président national des jeunesses dudit parti, ne répond pas tout à fait à leurs attentes. Me Sally Mamadou Thiam n’est pas content de leur collaboration avec le président Macky Sall, parce que Abdoulaye Baldé mérite plus de respect. Par rapport aux attaques de Doudou Ka contre son leader, Me Thiam met tout simplement en garde le Président Sall et l’invite à rappeler à l’ordre M. Ka, sinon ils seront obligés d’agir en conséquence.

Les Echos : Vous cheminez depuis quelques années avec le Président Macky Sall, êtes-vous satisfait de votre compagnonnage ?

Me Sally Mamadou Thiam : vous avez parfaitement raison. L’Union des centristes du Sénégal est membre de la majorité présidentielle depuis 2019. En effet, c’est à la veille de l’élection présidentielle que le Président Macky Sall a tendu la main à notre leader, le président Abdoulaye Baldé, qui a répondu favorablement à sa demande. Il faut préciser que c’était sans condition parce que tous ceux qui connaissent Abdoulaye Baldé savent qu’il place l’intérêt du Sénégal au-dessus de tout. Mais il y a un minimum de respect pour un allié. Nous considérons qu’avec l’apport de notre parti à cette élection pour le compte du Président Sall et tout ce que le président Abdoulaye Baldé représente pour ce pays, l’Ucs mérite plus de respect de la part du Président Macky Sall. C’est regrettable de le dire, mais nous nous ne sommes pas satisfaits de ce compagnonnage.

Le Président a beaucoup d’alliés et presque tous ceux qui l’ont rejoint ont été nommés à un poste de responsabilité, mais ce n’est pas le cas pour l’Ucs. Comment le vivez-vous ?

Je précise encore que nous avons rejoint le président Macky Sall sans condition et nous ne nous sommes jamais intéressés à un quelconque partage de gâteau ; mais voir des alliés moins compétents que le président Abdoulaye Baldé être nommés, c’est frustrant. C’est un homme d’État qui a toutes les qualités et les compétences requises pour apporter son expertise dans le processus de développement de notre pays. Il a fait ses preuves partout où il est passé et il mérite amplement la confiance du Président Macky Sall.

Est-ce que ce n’est pas à cause du fait que votre parti soit dépeint comme un parti régional, sudiste qui n’intervient qu’à Ziguinchor ?

Ce serait nous faire un mauvais procès. Dire que l’Union des centristes n’intervient qu’à Ziguinchor est insensé. La preuve, je suis le président national des jeunesses centristes et pourtant je ne suis pas sudiste, je milite à Ourossogui. Le président des cadres habite à Guédiawaye et la présidente des femmes milite dans la région de Thiès. Nous pouvons citer encore et encore des militants de l’Union des centristes du Sénégal qui habitent les quatre coins du Sénégal. En 2014, notre parti a eu près de mille conseillers municipaux et il est clair qu’ils ne peuvent pas tous nous venir de Ziguinchor. Mieux encore, lors des législatives de 2017, le président Baldé a été élu en dépassant largement le quotient national, contrairement à certains députés qui se font repêcher par le plus fort reste.

Votre leader dirige actuellement la mairie de Ziguinchor, mais avec la percée d’Ousmane Sonko, pensez-vous qu’Abdoulaye Baldé puisse rempiler ?

Un troisième mandat pour Abdoulaye Baldé à la maire de Ziguinchor, c’est une certitude. Abdoulaye Baldé a toujours été aux côtés des populations de Ziguinchor. Il n’a pas attendu d’avoir des postes de responsabilités pour les assister. C’est la raison pour laquelle il a gagné haut la main en 2009. Et en en 2014, il a battu à plate couture la coalition Benno Bokk Yakaar, à l’époque. Alors, même si Ousmane Sonko est une réalité politique, je ne vois pas comment il ne pourrait pas gagner. Nous ne sommes pas dans la dynamique de créer un duel avec le Pastef, mais nous savons que les populations de Ziguinchor sont assez responsables pour savoir faire le bon choix. Cela ne fait aucun doute, Abdoulaye Baldé n’a pas à s’inquiéter pour son poste.

Depuis quelque temps, les attaques de Doudou Ka et de ses proches à l’endroit de Abdoulaye Baldé sont devenues récurrentes, qu’est-ce qui l’explique ?

Sur ce point, nous mettons en garde tout le monde. Nous n’allons pas cautionner ces absurdités. Le président Abdoulaye Baldé a beaucoup fait pour le Sénégal et Ziguinchor en particulier, il mérite respect et considération de la part de tout le monde, plus particulièrement ses alliés. Il a mis de côté ses ambitions politiques en 2019 pour soutenir le Président Macky Sall. Et au lieu de la reconnaissance qui sied, un irresponsable à la recherche de buzz se permet de l’attaquer frontalement et personne ne dit rien, c’est inadmissible. Pour ce qui est de Doudou Ka, je lui conseillerai de revoir son comportement parce que le président Baldé n’est pas son alter ego. De plus, il est en train de bafouer la ligne de conduite que le Président Sall a inscrite pour tous ses partisans et partenaires en leur demandant de rester à l’écoute avant les déclarations de candidatures. Alors, qu’il rappelle à l’ordre tout le monde le plus rapidement possible, sinon nous prendrons nos responsabilités.

Vous êtes conseiller municipal à Ourossogui, êtes-vous candidat à la mairie que dirige Moussa Bocar Thiam ?

Oui je suis conseiller municipal à la mairie de Ourossogui et c’est mon deuxième mandat. Mes ambitions pour ma localité ne datent pas d’aujourd’hui. Je travaille depuis plusieurs années à la recherche du bien-être de mes concitoyens. Mais Moussa Bocar Thiam est un allié, car ayant rejoint l’Apr ; donc pour le moment, nous entretenons des rapports sains et je ne cache pas mon désir de diriger la destinée des populations de Ourossogui. Mais puisque nous sommes dans la même coalition, je reste à l’écoute de celle-ci. Si le maire veut briguer un autre mandat et que la coalition le soutient, je n’ai aucun problème à travailler avec lui après les discussions qui siéent. Je ne peux pas faire à Ourossogui ce que je reproche à Doudou Ka à Ziguinchor.Ndèye Khady DIOUF

Selon un pertinent analyste approché par dakarposte : ” Après avoir liquidé tous ses adversaires potentiels,Macky Sall s’est mis tout seul dans la gueule du loup”

https://www.dakarposte.com L’homme que nous avons approché et qui n’a pas souhaité dévoiler son identité a développé une analyse lucide de la situation de Macky Sall. A l’en croire, le président de la République est isolé du fait de sa propension à se débarrasser de tous les responsables présentés comme de potentiels adversaires ou successeurs. C’est ainsi qu’il a mis sur la touche des personnalités comme Mimi Touré, Boun Abdallah Dione, Amadou Ba, Moustapha Cissé Lo, Matar Cissé, Aly Ngouille Ndiaye entre autres qui lui étaient pourtant d’un grand secours. Que dire de Khalifa Sall ou de Karim Wade, l’absent le plus présent du Sénégal ? Les injustices subies par ces derniers restent en travers de la gorge de beaucoup de Sénégalais qui ne sont pas prêts à tout passer par pertes et profits.
Il ne lui reste plus que le vieux Moustapha Niasse et sa belle-famille qui ne peuvent rien lui apporter au plan politique.  “Mansour Faye est décrié à Saint-Louis de même que son frère Adama Faye qui est en difficulté à Grand Yoff” glisse t’il.
Face aux multiples contentieux qu’il a développés avec des hommes de valeur, il se retrouve donc isolé sans savoir où s’adosser. Car toutes les personnes mises à l’écart sont en train de se préparer à rebondir et cela pourrait être un terrible retour de bâton contre lui selon notre analyste.njaydakarposte@gmail.comMamadou Ndiaye

Lancement du mouvement pour un Dakar émergent : Aminata. Fall crache du feu sur l’opposition

https://www.jotaay.net Si le président de la République recherchait une lionne pour faire face à l’opposition afin de conquérir la ville de Dakar lors des prochaines joutes électorales, il l’a trouvée en la personne de Aminata Fall. En effet, la deuxième adjointe au maire de Ouakam a sorti ses griffes pour lacérer l’opposition avant de mettre son engagement auprès du Président Macky Sall pour le salut de Dakar et lui permettre de gagner la mairie. Quitte à soumettre sa candidature aux élections locales pour redorer le blason de Dakar.
Dans une salle comble, une ambiance bon enfant, un public attentif à son discours accrocheur, la nouvelle lionne de Macky Sall a fait vibrer la grande salle de Dakar City Business. Toutes griffes dehors, elle a adressé des menaces à peine voilées à l’opposition. En lançant le Mouvement Pour un Dakar Emergent (Mde), Aminata Fall, deuxième adjointe au maire de Ouakam et Secrétaire Elue à la Ville de Dakar, s’est engagée à relever le défi de gagner Dakar pour le président de la République, même si cela doit passer par sa candidature aux élections locales. «Moi Aminata Fall, je m’engage à redorer le blason de Dakar. Et s’il faudra soumettre ma candidature pour gagner Dakar et le mettre dans les mains de Macky Sall, je n’hésiterai pas à le faire», souligne Aminata Fall. Avant de poursuivre : «nous ne pouvons nous permettre de laisser Dakar à une opposition immature, inconsciente et sans objectif. Cette opposition nous a fait perdre 12 ans avec un budget de plus de 600 milliards. Cette opposition est dirigée par des gens qui empêchent le chef de l’Etat de reverdir la place de l’indépendance». D’ailleurs, poursuit-elle, «l’opposition se bat pour des couleurs alors qu’ils n’ont pas encore le pouvoir. Cela démontre leur parfaite immaturité». Une déclaration suivie par des applaudissements nourris de l’assistance.
Ce faisant, Aminata Fall fait savoir qu’elle ne peut plus assister à la prise d’otage de la mairie par l’opposition qui a fini de montrer ses limites. «Nous ne pouvons plus rester indifférents à la détresse de Dakar, nous ne pouvons plus rester sans rien faire en constatant l’insalubrité de Dakar. Nous voulons rendre à Dakar son lustre d’antan et seul celui qui a mis en place le Pudc, le Pacasen ou encore le Pse peut rendre à Dakar sa joie de vivre», s’exclame Aminata Fall. A l’en croire, elle veut faire de Dakar une ville économique et politique de l’Afrique. «Levons-nous pour sauver Dakar ! Je m’engage auprès du président Macky Sall pour réconcilier Dakar avec sa glorieuse histoire. Je m’engage auprès de vous pour instaurer la sécurité, la salubrité et la joie de vivre à Dakar. Aujourd’hui, c’est la population de Dakar qui s’est levée pour dire stop», conclut-elle.Samba THIAM

Préparation des élections territoriales : Le PS convoque son conseil de guerre et fixe les orientations

https://www.jotaay.net Aminata Mbengue Ndiaye est depuis samedi dernier en train de recevoir son conseil de guerre pour mieux appréhender et préparer les locales, conformément aux décisions qui ont été arrêtées lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar. Et il faut dire qu’elle ne fait pas les choses à moitié.
Dans une lettre circulaire N°002/SG/PS/10/09/2021portant sur des «rencontres préparatoires pour les élections», la secrétaire générale du Parti socialiste informe les secrétaires généraux des unions régionales et des coordinations, que dans le cadre de la préparation des prochaines élections territoriales, elle a entrepris de rencontrer, en délégation, les principaux responsables, adultes et jeunes, des unions régionales.
Le choix de ce format restreint répond non seulement aux exigences du contexte de pandémie, mais également aux objectifs assignés à ces séances de travail, élargies aux maires et présidents de départements qui ne sont pas des secrétaires généraux de coordination. Il s’agit, poursuit Aminata Mbengue Ndiaye, en prélude aux concertations qui seront menées, tant à l’interne qu’au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar, de constituer des listes consensuelles gagnantes, de faire l’état des lieux, au niveau de chaque circonscription départementale et ou de chacune de vos coordinations.
Ainsi, elle a demandé à chaque secrétaire général de coordination communale ou départementale de venir à la rencontre avec un état des lieux qui fera clairement ressortir huit (8) points : la liste des collectivités territoriales, les collectivités territoriales dirigées par les socialistes, le nombre de conseillers (Ps) par collectivités, le niveau de représentation du parti au sein de chacune d’elles, les forces politiques en présence, les forces et faiblesses de la coalition, les prétentions légitimes et objectives au plan local et enfin toute autre information présentant un intérêt politique particulier. Ceci, pour défendre les positions du Ps à l’occasion des concertations qui seront menées au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar.

Le ballet des coordinations a commencé depuis samedi dernier

Comme indiqué par «Les Echos» dans sa livraison du week-end, les séries de rencontres ont démarré samedi dernier avec l’Union départementale de Guédiawaye que dirige Aida Sow Diawara. Hier dimanche, c’était au tour de Pikine d’être reçue.
Aujourd’hui, à partir de 11 heures toujours, ce sera le tour de l’Union départementale de Rufisque de Mar Diouf. Et demain mardi 14, ce sera au tour de Dakar avec Jean Baptiste Diouf et Alioune Ndoye comme patrons. C’est Kaolack qui va fermer le ballet mercredi.Madou MBODJ

Macky 2012 invite ses membres au respect de la discipline

http://www.topnews.sn La Conférence des Leaders de la coalition Macky 2012, s’est réunie sous la présidence de sa coordonnatrice nationale Fatoumata Guèye Diouf, exhorte ses membres, à la base, à adhérer aux principes de générosité, d’intérêt général, de solidarité, de cohésion, de discipline et enfin d’esprit de consensus. «Le respect de ces principes est seul gage de victoire de la coalition et de la majorité présidentielle élargie », lit-n dans un communiqué.
Par ailleurs, abordant la révision exceptionnelle des listes électorales, les leaders se réjouissent de son bon déroulement, et félicitent l’administration territoriale pour sa mobilisation, mais aussi les sénégalais qui ont fait preuve de maturité et de responsabilité tout en les invitant à redoubler de vigilance face à cette opposition qui menace de déstabiliser le pays.
Concernant les inondations, les leaders partagent les souffrances des populations et demandent au gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du plan Orsec. La conférence des leaders a salué la politique de lutte contre les inondations menées par le Président Macky Sall depuis le lancement du plan décennal de lutte contre les inondations.
Les leaders de la coalition renouvellent leur engagement auprès de leur Président, Son Excellence Macky SALL. Enfin, ils ont présenté leurs sincères condoléances au peuple sénégalais et au Président de la république, suite aux rappels à Dieu des Khalifs généraux des Layene, de Thiénaba, de la famille de Abass SALL, et celui des Baye FALL. Condoléances renouvelées à la famille de Maître Alioune Badara CISSE ancien médiateur de la république.

3e mandat : La pertinente analyse de Mamadou Diop Decroix (Senego Tv)

Invité de Senego, le secrétaire général de And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), Mamadou Diop Decroix s’est prononcé sur la mal gouvernance qui secoue la sous-région.
Intervenant sur la question des mandats présidentiels, le parlementaire pense que le problème va au-delà du nombre des mandats.
“C’est un problème très profond avec des conséquences profondes sur la gouvernance, la sécurité et le développement du continent”, a-t-il expliqué.
Regardez https://senego.com/3e-mandat-la-pertinente-analyse-de-mamadou-diop-decroix-senego-tv_1320701.html

Immixtion de Fada dans les locales à Kaolack : Abdoulaye Khouma dénonce l’intrusion d’un As de la trahison

https://www.rewmi.com De quelle légitimité Modou Diagne Fada peut-il se prévaloir pour s’immiscer dans les affaires politiques locales de Kaolack ? C’est la question que se pose le Candidat déclaré à la Mairie, Abdoulaye Khouma pour interpeller la direction de l’Alliance pour la République (APR) du Président Macky Sall. Pour lui, Modou Diagne Fada, “Directeur général, poids plume politique” en quête d’un “Yessal” inachevé, n’a aucune légitimité pour interférer dans le processus d’une élection locale au Saloum.
Cette “intrusion provocatrice en faveur de Modou Ndiaye Rakhma” mérite, selon le Candidat de la Coalition “Domi Kaolack”, une réplique à la mesure de l’acte de “banditisme politique” ainsi posé. Convaincu qu’il s’agit, là encore, d’une “nouvelle manoeuvre politicienne et trompeuse de deux hommes, liés en affaire sur le dos des agriculteurs”, Abdoulaye Khouma rappelle aux Kaolackois et Kaolackoises le parcours politique et institutionnel tumultueux de Diagne Fada qui continue sa chute effrénée vers le bas.
“Les Kaolackois accepteront-ils qu’un homme qui a quitté son mentor pour un poste de président de groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale vienne leur donner des orientations politiques?
Les Kaolackois accepteront-ils qu’une épave politique, qui était presque au sommet, plusieurs fois nommé ministre à la Jeunesse, à la santé, à l’environnement… avant de toucher le fond, avec une direction, vienne leur dicter la conduite à tenir pour la gestion de leur sité?” S’interroge Abdoulaye Khouma qui appelle le Président de la République Macky Sall, à rappeler à l’ordre ce “réformateur perdu”. Soulignant que Kaolack est et restera à l’écoute de son leader, Macky Sall, le Candidat de “Domi Kaolack” souligne “qu’à ce jour, aucun choix, aucune décision visant à désigner le chef de file du camp présidentielle à Kaolack n’a été arrêté”.

SURENCHÈRES PAR MAMADOU NDIAYE

https://emedia.sn L’échiquier politique gagnerait à être plus dégagé si les forces qui le composent acceptaient de se soumettre à l’expression des suffrages. Toute prétention à une ambition aurait pour base d’appréciation une valeur électorale.
Les entreprises croissent avec difficulté au Sénégal où sévit encore une crise sanitaire très aiguë. Les commandes ne reprennent pas avec vigueur. Dans tous les secteurs confondus, la relance qui nourrit l’embauche peine à se dessiner avec netteté. Autant dire que l’emploi ne repart pas même si, çà et là, s’observent des frémissements encourageants.
En revanche il y a plus urgent. A défaut de créer des emplois, il ne faut pas en détruire. Or au rythme où va la conjoncture, la menace qui pèse sur les entreprises rejaillit forcément sur les effectifs. Cette hantise alourdit le climat social déjà plus que morose, sinon délétère, en raison d’une réelle fragilité du pouvoir d’achat accentuée récemment par une inexplicable inflation des prix des denrées de première nécessité. L’alerte reste vive.
D’autant que la dernière étude de l’ANSD, pointe une pauvreté grandissante, une sécurité alimentaire chancelante et un pouvoir d’achat sans réelle consistance. Dans cette situation maussade, il faudra de l’autorité pour restaurer les équilibres et de l’efficacité pour conjurer la crise par des mesures concrètes de relance économique. Comment matérialiser tout cela ?
D’abord que tous les efforts convergent vers le maintien des emplois créés. Surtout dans les unités de production et de transformation, donc le secteur industriel très sinistré parce que fortement impacté. Ensuite, une telle volonté passe par une réinjection de capitaux frais. L’option est salutaire. Elle s’obtient de plusieurs manières dont deux paraissent bien évidentes : l’allègement de la dette intérieure et le gel concomitant des prélèvements obligatoires. L’effectivité de ces mesures ajoutée à une préférence nationale redonne de l’air pur aux entreprises sénégalaises.
D’aucuns estiment que la présence massive de capitaux étrangers étouffe les initiatives locales réduites à la potion congrue. Il est toutefois difficile de chercher à séduire les investisseurs et, en même temps, de se plaindre des parts prépondérantes à eux cédées dans les tours de tables. En attendant de trancher cette délicatesse, convenons néanmoins qu’il y a des réserves de croissance à conquérir sur des niches bien réelles.
La sous-traitance, l’externalisation, le numérique et son bras opérationnel le digital, ainsi que le reprofilage professionnel ou la requalification des métiers constituent des gisements de croissance et représentent un socle d’avenir pour un pays qui veut se projeter. Le besoin de financement est bien réel, tant dans les grandes entreprises que les petites et les moyennes. Ces dernières manquent souvent de fonds propres. Le fonds souverain sénégalais, en l’occurrence le Fonsis, a pour vocation justement de soutenir les entreprises en nouant avec elles des partenariats féconds.
Mieux, par son rayonnement international, le Fonds peut mener des opérations de co-investissement en guise de clin d’œil ou de preuves à l’appui susceptibles de vaincre toute réticence éventuelle. Et mieux, d’emporter la conviction des investisseurs de faire de notre pays « un choix pertinent » du fait des opportunités qui y existent à foison. Dans ces milieux de la haute finance internationale, la décision d’investir met du temps à se dessiner parce que sous-tendue par un examen minutieux du pays en question sous toutes les coutures.
Nos politiques en ont-ils conscience ? S’aperçoivent-ils que notre économie n’est pas robuste faute d’un tissu industriel très peu articulé. Le temps politique, qui est à la fusion des égaux, ne semble pas prendre la mesure de la température ambiante. La classe politique s’exprime très peu sur la situation économique du pays. Elle s’en détourne. A tort. Et sans raison apparente, elle snobe les acteurs de l’économie qu’elle n’écoute pas du reste, préférant à longueur de semaine se focaliser sur des échéances électorales et les combinaisons de stratagèmes. L’habileté le dispute à la ruse sur un fond de haine ou de méfiance englobant vacherie, espièglerie, méchanceté ou petits règlements de compte entre « amis intimes ». Surenchères.
Nuançons tout de même ; dans toutes opérations d’alliances et de mésalliances, il apparaît que certains sont plus égaux que d’autres, des adversaires ou des rivaux d’hier se rapprochent par nécessité conjoncturelle (sans conviction profonde ?) dans l’espoir de peser en vue d’inverser les rapports de force. Entre sacrifices et artifices, tout le monde avance masqué ? Jusqu’à quand ? Les échéances approchent à vitesse Gand V. Des revirements ne sont pas à exclure. Pas plus qu’il ne faille s’étonner que surviennent des déchirements crispants. Haletant… Le poids des alliés aiguise des curiosités. En dépit des élégances politiciennes, la nature devrait reprendre le dessus sur ces convenances de circonstance.
Qui, en ce moment boit son petit lait ? Qui mange son pain noir ? Qui rit sous cape ? Qui s’embourbe dans les méandres ? Linéarité par-ci ! Sinuosité par là ! Assurément la politique reste insondable. Les uns et les autres se découvrent à mesure que les regroupements s’opèrent. L’opinion assiste, médusée, à ces opérettes où s’entremêlent chuchotements, apartés, ombres chinoises et visites nocturnes qui en disent long sur les trames des scénarios en cours.
Autant dire que les bonnes fortunes et les revers de fortunes s’enchevêtrent dans ce jeu politique à enjeux immédiats sur lequel flotte un parfum de…« guerre froide » ou de « paix chaude », c’est selon. Les « passions tristes » succèderont-elles bientôt à l’effervescence festive du moment ? Une chose reste sûre : une avancée stratégique découlerait de ces avatars au profit d’une ligne politique plus lisible, moins sujette aux aléas et davantage porté par un dessein, une ambition.
La panne sèche de crédibilité et de notoriété incite nombre de partis lilliputiens à s’agripper à un sauveur capable de rassembler des suffrages. Là gît la faiblesse de la démocratie sénégalaise. L’inflation de partis, plus de trois cent au dernier décompte, ne s’explique ni ne se justifie. Leur existence légale ne correspond à aucune prégnance légitimée par les urnes. Cette incongruité lasse et agace plus d’uns. Les électeurs, gagnés par plus de lucidité et instruits par un cumul d’expériences de vote, sont mieux avertis que ne le pensent les politiciens aux beaux discours.
A gorge déployée, ils vitupèrent contre ces pratiques d’un autre âge qui affaiblissent, selon eux, la démocratie sénégalaise souvent citée en exemple sur le continent africain. Un jeu de dupes ?
L’échiquier politique gagnerait à être plus dégagé si les forces qui le composent acceptaient de se soumettre à l’expression des suffrages. Toute prétention à une ambition aurait pour base d’appréciation une valeur électorale. De même que les médias se fonderaient sur ces critères pour inviter les uns et les autres sur les plateaux en fonction de leur représentativité réelle. Bien évidemment des personnalités marquantes s’imposent de fait dans le débat pluriel pour le plus grand bien de la démocratie. Elles ne souffriraient d’aucun ostracisme.
Les médias, c’est leur lot, accueillent toujours les idées et les projets qui concourent à forger un destin au pays.

TRIBUNAL DE PIKINE-GUÉDIAWAYE : Remis en liberté, Assane Diouf jugé ce 15 septembre

Après son face-à-face avec le procureur de Pikine-Guédiawaye (voir par ailleurs), Assane Diouf a été remis en liberté. Mais, selon son avocat Me Cheikh Koureïssi Ba, il sera jugé ce 15 septembre

COALITION AVEC LE PDS ET CIE : “T.A.S” se démarque

“La République des Valeurs ne se reconnaît pas dans les alliances au niveau national. En conséquence, elle ne signera pas la charte de la coalition nouvellement annoncée. Notre option de toujours a été de construire un vrai pôle alternatif ancré sur l’éthique et la citoyenneté.
La République des Valeurs reste ouverte à tous les Sénégalais, mouvements citoyens et forces politiques qui s’opposent résolument au régime actuel, pour une refondation de la République.
Face à cette situation, la République des Valeurs annoncera très prochainement les modalités de sa participation aux élections départementales et communales.Fait à Dakar, Le 13 septembre 2021”

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |  Publication 14/09/2021

05 morts dans un accident entre Thiès et Tivaouane

Un grave accident de la circulation a fait hier 5 morts, entre Thiès et Tivaouane, précisément à hauteur de Koudiadiène. Le drame implique 3 véhicules (deux cars «Ndiaga Ndiaye» et un camion). Deux corps sans vie ont été dénombrés sur le coup avant que trois blessés graves ne succombent. Les victimes sont deux hommes, deux dames et un enfant. A l’origine de cette catastrophe, un car «Ndiaga Ndiaye» roulant dans le sens Thiès-Tivaouane, qui tentait de dépasser un camion, s’est retrouvé face à face avec l’autre car «Ndiaga Ndiaye». Il y a eu un choc frontal. Les sapeurs-pompiers ont eu beaucoup de peine pour extraire les corps et les blessés.

Le vigile aurait loué la villa au couple Tabarez sans aviser…

Après l’incendie d’une villa de la résidence «La Palmeraie», qui a emporté un couple et son enfant, la police qui a ouvert une enquête a arrêté le vigile. Le nommé Karafa Djiba est actuellement dans les locaux du commissariat urbain de Saly. Selon une source proche de l’enquête, le vigile en garde à vue devrait être déféré au parquet du tribunal de Mbour pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. En effet, le sieur Djiba est soupçonné d’avoir loué la villa au couple Tabarez sans en informer le propriétaire. Selon certaines indiscrétions, ce couple venu de Saint-Louis, plus précisément du quartier Sor, était dans la ville balnéaire pour passer quelques jours de vacances. Le couple n’était pas à ses premières vacances dans la villa. Malheureusement cette fois-ci, un court-circuit électrique a provoqué l’incendie qui a abrégé leur vie.

Le ministre Alioune Sarr à la résidence «La Palmeraie»

Restons à la résidence «La Palmeraie», pour dire que le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, s’est rendu sur les lieux du drame. A la tête d’une délégation, Alioune Sarr a constaté les dégâts causés par les flammes. Très affecté par drame, le ministre du Tourisme a été laconique avec la presse. Il s’est contenté juste de compatir à la douleur de la famille éplorée et d’évoquer la problématique de sécurité.

 Assane Diouf devant la barre mercredi prochain

Sale temps pour les activistes, dira l’avocat Me Cheikh Khoureysi Ba. L’affaire Assane Diouf est allée très vite. Son dossier a été traité en mode fast track. L’activiste qui a eu une altercation, lors de son live nocturne, avec un automobiliste, a été cueilli par la police. Ce qui est bizarre dans cette affaire, selon la robe noire, c’est que l’automobiliste n’a pas jugé opportun de porter plainte contre l’activiste, mais sur ordre de la hiérarchie, les policiers qui avaient procédé à l’interpellation des deux hommes sur les lieux de la bagarre ont retenu Assane Diouf qui est poursuivi du chef de destruction des biens d’autrui. Après une nuit de garde à vue, l’activiste a été présenté au procureur de Pikine Guédiawaye. A l’issue de son face-à-face avec le procureur de Pikine-Guédiawaye, Assane Diouf a été libéré. Seulement, il va comparaître devant le tribunal demain.

2e session ordinaire du Cese

La deuxième session ordinaire du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) se tiendra du 14 septembre au 12 novembre prochain. L’annonce est faite par la cellule de communication de l’institution dirigée par Idrissa Seck. Mais, les travaux se dérouleront en visioconférence en raison des restrictions liées à la Covid-19. Pour cette session, les deux thèmes portent sur : «Erosion côtière» et «Révolution numérique et Employabilité des jeunes». Le premier thème sera étudié dans le cadre de l’intercommission composée par la commission du Cadre de vie, de l’Environnement et du Développement durable et la Commission du Développement territorial et local. Le second thème sera examiné dans le cadre de l’inter-commission constituée de la Commission du Développement industriel, de l’Energie et des Technologies, de la Commission du Cadre de vie, de l’Environnement et du Développement durable et de la Commission de la Jeunesse, de l’Education, de la Formation, de l’Emploi et du Travail.

Mouvement ensemble pour Guédiawaye

Les jeunes de Guédiawaye ont décidé de mutualiser leurs forces pour développer leur localité. Réunis autour du mouvement «Ensemble pour Guédiawaye» (EPG), ces jeunes d’ici et de la diaspora ont montré, face à la presse hier, leur volonté de réunir tous les mouvements associatifs de la localité pour changer leur localité. Une association qui se veut inclusive. De l’avis du président du comité de pilotage Tamsir Amadou Salif Ba, plus de 50 ans après sa création, Guédiawaye a connu des progrès timides dans les domaines politiques, économique, social, culturel etc. Ce qui pousse aujourd’hui « ses fils à mobiliser toutes les ressources humaines pour développer ensemble la ville. Même s’il reconnaît que des évolutions ont été notées relativement à son statut politique et administratif, l’ancien directeur général de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (Adie) renseigne que l’avancement de la ville demeure largement insuffisant au regard du potentiel immense dont elle regorge. A l’en croire, Guédiawaye est l’une des zones les plus prisées de la région de Dakar du fait de ses atouts environnementaux. Pour Tamsir Salif Ba, chaque ressortissant de Guédiawaye doit trouver sa place dans EPG en y apportant son talent, ses compétences et ses ambitions.

17.000 compteurs de Sen’Eau impropres à l’utilisation

Les soupçons du président de Sos Consommateurs, Me Massokhna Kane, ont été confirmés par la Division de la Métrologie du ministère du Commerce. L’avocat avait alerté sur la mauvaise qualité des compteurs de Sen’Eau qui sont à l’origine des factures d’eau trop chères. La Division de la Métrologie qui s’était saisie du dossier, avait convoqué toutes les parties prenantes pour assister aux tests sur lesdits compteurs au laboratoire d’étalonnage du Port Autonome de Dakar (PAD). Le résultat est sans équivoque. Le nombre de compteurs défectueux de marque «Itron» avait dépassé le seuil de tolérance d’erreurs conformément à la réglementation en vigueur, confirmant ainsi la position de SOS consommateurs. Ce qui signifie, d’après un communiqué signé par Me Kane, que tout le stock de 17.000 compteurs de marque «Itron» a été considéré comme «non conforme» et donc mauvais et impropre à l’utilisation. Ainsi, SOS consommateurs demande au ministère du Commerce de saisir immédiatement le stock des 17.000 compteurs de marque Itron détenus par Sen’Eau, en vue de sa destruction au nom de la protection des consommateurs sénégalais. L’avocat invite les consommateurs à s’opposer à l’installation de tout compteur de cette marque ou le cas échéant, d’en demander le changement s’ils ont déjà été installés. Sen’Eau est invitée à rembourser les usagers.

EL Hadji Diadji Condé sous mandat de dépôt

El Hadji Diadji Condé a été placé hier sous mandat de dépôt par le juge du 2e cabinet. «Selon Libération online», le sort des députés de Benno Bokk Yaakaar (Bby) Mamadou Sall et Boubacar Biaye, trempés dans cette affaire de trafic de passeports diplomatiques, est désormais entre les mains du juge instructeur.

 Alpha Condé : «Je préfère être tué que de signer ma démission»

«Je préfère être tué que de signer ma démission.» C’est ce que Alpha Condé a indiqué à la délégation de la Cedeao qui l’a rencontré récemment, d’après «Jeune Afrique». Selon la même source, «l’ancien Président guinéen demeure détenu dans l’antenne des forces spéciales installée dans une aile du Palais du peuple, à l’entrée de Kaloum, et plus précisément dans la suite où vivait précédemment le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya»..

Hôpital Psychiatrique de Thiaroye

L’hôpital psychiatrique de Thiaroye rencontre de nombreux problèmes. En effet, la structure sanitaire de niveau 03 souffre de vétusté, d’un manque de psychiatres et de matériel. Ce qui a poussé le responsable local du Sdt/3S de la structure sanitaire, Ousseynou Wade, à exiger des autorités étatiques plus de considération pour leur espace de travail très fréquenté.

Gakou veut déboulonner Aliou Sall

Absent de la scène politique de Guédiawaye depuis plusieurs mois, le leader du Grand parti (Gp) Malick Gakou a refait surface à travers la coalition Yewu askan wi. Et c’est pour annoncer son intention de déboulonner les maires de la mouvance présidentielle dont ceux de Benno Bokk Yaakaar y compris celui de la Ville de Guédiawaye Aliou Sall. Ce dernier, qui est arrivé en 2013 à Guédiawaye, a réussi à s’imposer dans l’espace politique jusqu’à décimer les bases de Gakou dont la commune de Sahm notaire. Et la question qu’on se pose est de savoir si Gakou pourra inverser la tendance. C’est dire que la bataille politique de Guédiawaye aura lieu.

Fuites d’hydrocarbures à Dalifort

Les populations de la commune de Dalifort courent un réel danger avec des fuites d’hydrocarbures des pipelines de la Société Africaine de Raffinage (Sar) au niveau des bassins de rétention, qui peuvent affecter les yeux. Nos sources signalent qu’une équipe de l’administration dirigée par le Gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall et le Préfet de Pikine étaient hier sur les lieux avec les autorités du ministère de l’Environnement et de la Sar pour procéder à l’inspection des lieux en vue de trouver des solutions

Affaire Condé/Députés : Tous les passeports diplomatiques sont délivrés par le ministère des Affaires étrangères

https://www.seneweb.com Libération révèle une bombe dans l’affaire du trafic des passeports diplomatiques impliquant des députés de la coalition BBY.
Les copies des passeports diplomatiques ont été envoyés au ministère des Affaires étrangères pour authentification.
Il ressort des résultats que tous les documents et titres de voyage ont été délivrés par ce département ministériel.
Toutefois, les fonds des dossiers de demande de passeport ne s’y trouvent pas du fait que l’Assemblée nationale envoie aux Affaires étrangères une liste de personnes avec des ordres d’établissement.
En conséquence, rapporte le journal dans sa livraison de ce mardi, les fonds de dossier se trouveraient à l’Assemblée.

Pr Mbaye Thiam : «L’Etat est le seul responsable du trafic de passeports diplomatiques à l’Assemblée nationale»

https://www.seneweb.com https://emedia.sn les passeports diplomatiques dans lequel deux députés sont impliqués, le professeur Mbaye Thiam a donné son avis, ce lundi 13 septembre sur Iradio.
Selon lui, cette histoire de trafic ne date pas d’aujourd’hui car en 2000 il avait vu des émigrés lambdas qui possédaient des passeports diplomatiques.
L’historien a insisté sur la gravité de l’implication des députés cités dans ce trafic et pointe du doigt l’Etat du Sénégal qui pense-t-il, est le seul responsable.
D’après lui, les autorités étatiques manquent de vigilance envers les parlementaires qui se laissent trop faire sans aucune sanction préalable.
Toutefois, invite-t-il, le ministère des Affaires étrangères doit également apporter des explications.

CHRONIQUE PAR PHILIPPE D’ALMEIDA : Interdiction absurde

https://www.enqueteplus.com Sous le fallacieux prétexte de risques de troubles à l’ordre public, d’entraves à la libre circulation des biens et des personnes et du risque de contamination dans le contexte sanitaire en cours, la préfecture de Dakar a cru devoir interdire les manifestations de protestations organisées contre la vie chère, la hausse des prix des denrées alimentaires, le coût des loyers et des transports. Vendredi et hier dimanche, les organisations de la société civile auront essayé, en vain, de battre le pavé, se heurtant à la radicalité administrative et à la furie policière d’un système qui s’égare dans ses choix.
Dans la foulée, Guy Marius Sagna et quelques autres de ses compères auront été embarqués par la police, pour répondre, sans doute devant le procureur, de chefs d’accusation qu’il reste à déterminer. L’activiste trublion, habitué des geôles dakaroises, goûte donc une nouvelle fois, et depuis hier, aux privations que lui impose sa conscience et aux impératifs que lui dicte l’idée qu’il se fait de la liberté. Bouffon pour certains, trublion irréductible pour d’autres, GMS incarne ce que notre société aime et qui est l’antithèse de ce qu’elle est, elle-même devenue, au long du temps : la résilience face à l’omnipotence d’un pouvoir qui fait un peu trop souvent le choix de l’absurde.
Car, dans le cas d’espèce de cette marche deux fois interdite, l’absurdité règne en maitresse outrancière : le trouble à l’ordre public est préjugé sur une action qui n’a pas encore eu lieu ; l’entrave à la libre circulation des personnes l’est tout autant et les risques supposés de contaminations s’imposent ici comme une vue de l’esprit qui dessert un argumentaire administratif qui eût pu être pensé avec un peu plus de subtilité.
Les phobies du pouvoir ont contaminé la raison préfectorale et étouffé l’intelligence publique. Il eût été plus simple de laisser courir la manifestation et de la canaliser avec tout ce que les professionnels de la sécurité recèlent de tactiques et de doigté. Il eût été plus utile à l’apaisement public, même si cela peut paraitre paradoxal, de laisser marcher ces hommes et ces femmes pour dénoncer une cherté de vie, au demeurant préjudiciable au pouvoir lui-même. Il eût été plus pensé de s’allier à ces protestations par l’autorisation, pour dénoncer les excès de certains complexes agroalimentaires, de certains lobbies immobiliers et de quelques citoyens avides de profit et entreprendre concomitamment des actions hardies de neutralisation de l’ignoble bête du profit sans scrupule.
En lieu et place de cela, l’on a préféré réprimer dans le style le plus caduc et le plus comique des républiques qui ne savent plus rien inventer. L’on a préféré embastiller et faire aux activistes et aux agitateurs, pas toujours bien inspirés, une publicité inutile.
Alors, oui, le collectif Noo Lank a décidé de remettre ça ; de réintroduire une nouvelle demande pour le vendredi 17 septembre, et signal déjà que “toutes les dispositions seront prises pour le respect des mesures barrières dans le cadre de la lutte contre la Covid-19”.
Mais déjà, une conférence de presse est organisée ce jour au siège du Frapp, pour annoncer le plan d’action d’une convergence de luttes citoyennes contre la cherté de la vie.
Ces perspectives ne seront pas de tout repos pour le pouvoir de Macky Salle dont la marge de manœuvre pour contenir ces nouvelles menaces d’instabilité est d’autant plus réduite que la situation est ressentie par le plus grand nombre.
Seules voix de sortie, la libération sans contrepartie de tous les activistes arrêtés dimanche à Guédiawaye, la pédagogie de l’explication du contexte à l’endroit des couches populaires, la désignation et la dénonciation des acteurs de la surenchère, à quelque niveau que ce soit, et de véritables actions d’endiguement régalien qui démontrent la bonne foi du pouvoir et sa détermination à mettre un terme à une inflation fabriquée de toutes pièces et qui discrédite la puissance publique. Les temps qui s’annoncent sont, autrement, bien incertains !

Macky à Touba : Les avertissements de Serigne Mountakha

https://www.xibaaru.sn Serigne Mountakha Mbacké a tenu le préciser. Il ne veut ni manifestations, ni sabotage lors de la visite que le président Macky Sall va effectuer à Touba dans les prochains jours à Touba. Ce dernier va faire sa Ziara de Magal et en profiter pour inaugurer l’hôpital de Touba.

Serigne Bass Abdou Khadre interdit de huer Macky SALL à Touba

http://www.walf-groupe.com Comme annoncé par ailleurs, le président SALL est attendu samedi à Touba pour une visite de courtoisie. Un déplacement qui intervient dans un contexte de dèche nationale marquée par une hausse des prix de certaines denrées de première nécessité.
Pour parer à toute éventualité, Serigne Bassirou Abdou Khadre MBACKE, qui a annoncé la visite du président, a exhorté les populations à ne pas huer Macky SALL.
« Il (Ndlr, Serigne Mountakha) déplore ce phénomène nouveau qui commence à exister dans la cité. On voit de plus en plus des gens manifester leur colère dans la rue. Cette manière de faire est prohibée et intolérable. Que ceux qui ont envie de se faire entendre viennent lui parler ou passent par ses représentants. Mais il ne tolérera plus que de tels comportements se reproduisent… » , a déclaré le porte-parole du khalife général des mourides.
A noter que le leader de l’APR est attendu ce samedi à Touba en prélude au grand Magal de Touba est prévu les 25-26 septembre prochains.

SALES TEMPS POUR DES ACTIVISTES ET/ OU HOMMES POLITIQUES : Macky, une machine à broyer de «l’opposant»

http://www.sudonline.sn Le régime du président Macky Sall est-il un gouffre d’«opposants» politiques ? En effet, si l’histoire politique du Sénégal a été toujours marquée par de rudes luttes démocratiques menées par de grandes figures de l’opposition et de la société civile contre les différents régimes, le Sénégal, sous la gouvernance du président Macky Sall semble faire exception à cette règle. La plupart des opposants radicaux de l’actuel chef de l’Etat sont contraints au silence à cause des casseroles mis à jour sur la place publique.
Coïncidence ou pas, depuis son élection à la présidence de la République le 25 mars 2012, toutes les personnes qui ont choisi la voie de l’opposition radicale comme l’avait fait Me Abdoulaye Wade contre les régimes du président Léopold Sédar Senghor et son successeur Abdou Diouf, ont pour la plupart mal fini. La preuve, cette affaire de trafic de passeports diplomatiques qui éclabousse aujourd’hui l’image du mouvement «Y en a marre» du fait de l’implication présumée de trois de ses membres très actifs.

 KILIFEU, SIMON ET THIAT, SOUILLES DANS UN «TRAFIC»

 Lancé en janvier 2011 par un collectif de rappeurs et de journalistes dans un contexte de contestation contre les coupures intempestives d’électricité, ce mouvement a joué par la suite un grand rôle dans la perte du pouvoir par le régime libéral du président Wade, notamment à travers sa participation à la manifestation du 23 juin 2011 et ses campagnes d’incitations des jeunes à s’inscrire sur les listes électorales afin de participer au changement à la présidentielle de févier 2012. Suite à l’avènement de la seconde alternance politique au Sénégal, l’engagement des membres de ce mouvement qui prônaient «un changement de mentalité pour l’émergence d’un Nouveau Type de Sénégalais (NTS) dans une République des citoyens», a été salué dans la plusieurs pays au point que ses leaders soient invités à partager leur expérience dans certains pays africains comme en République démocratique du Congo (Rdc), au Burkina Faso pour ne citer que ceux-là. Au lendemain de la prise de pouvoir par le régime en place, le mouvement «Y en a marre» avait observé une pose de plusieurs années de ses activités de contestation jusqu’à la veille des législatives 2017. L’éclatement de cette affaire présumée de trafic de passeports diplomatiques dans laquelle sont cités, Kilifeu, Simon et Thiat intervient dans un contexte où ce mouvement qui a clairement déclaré son opposition à toute éventualité d’une troisième candidature pour l’actuel chef de l’Etat, menait comme en 2011 des activités de conscientisation des jeunes en perspectives des prochaines élections locales. Toutefois, il faut préciser que les responsables du mouvement «Y en a marre» ne sont pas les seuls à voir leur réputation construite au fil des années de lutte citoyenne fortement écornée d’un seul coup.

QUAND KHALIFA ABABACAR SALL SE PERD DANS LA CAISSE D’AVANCE DE LA MAIRIE DE DAKAR

Membre influent du Parti socialiste, Khalifa Ababacar Sall est certainement la première personnalité publique à voir son image et ses rêves brisés à cause de son opposition radicale au régime du président Macky Sall. Maire charismatique de la populeuse commune de Grand Yoff propulsée par sa popularité à la tête de la ville de Dakar après la victoire mémorable de la coalition Benno Siggil Sénégal, issue des Assises nationales dont il était tête de liste lors des locales de 2009, Khalifa Ababacar Sall nonobstant sa réélection devant l’ancienne Premier ministre Aminata Touré, investie par la coalition au pouvoir lors des locales de 2014, n’a pas pu pour autant sortir indemne de son bras de fer avec l’actuel chef de l’Etat, autour de la présidentielle.
Présenté à l’époque comme un sérieux adversaire politique qui pourrait même passer devant le président sortant lors de la présidentielle de 2019, Khalifa Ababacar Sall a vu son rêve anéanti par le régime en place dans une affaire de détournement de deniers publics durant son premier mandat de maire de Dakar entre 2009 et 2014. Accusé le 3 mars 2017 par l’actuel procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye d’avoir utilisé sans justification 1,83 milliard de francs CFA de la caisse d’avance de la ville de Dakar, il sera par la suite condamné à 5 ans de prison ferme assortie d’une amende pénale de 5 millions francs CFA, sans dommages et intérêts. Une situation qui le met ainsi définitivement hors de course pour une élection présidentielle.

OUSMANE SONKO ET LE «PIEGE » DU SALON D’ADJI SARR

Outre Khalifa Ababacar Sall, le leader du Pastef, Ousmane Sonko fait également partie des responsables politiques qui semblent aujourd’hui faire les frais de leur opposition radicale au président Sall. Traqué par le régime en place qui est allé jusqu’à le révoquer de la fonction publique à cause de sa ligne politique basée sur les dénonciations de certains manquements à la bonne gouvernance, Ousmane Sonko a réussi pourtant à tenir tête et à tenir bon jusqu’à la présidentielle du 26 février 2019 dernier où il a obtenu un score mémorable pour une première participation.
En effet, arrivé 3ème derrière Macky Sall, président élu, avec ses 58,27% et Idrissa Seck (20,50%), pour sa première participation à une présidentielle, Sonko qui a toujours incarné l’aille dure de l’opposition au président Sall, est ainsi présenté par plusieurs observateurs comme un potentiel successeur de l’actuel chef de l’Etat. Seulement, en début de cette année, il sera lui aussi éclaboussé par une crasseuse affaire de viol présumée avec menace de mort sur une employée d’un salon massage. Une affaire qui a failli d’ailleurs vaciller les institutions de la République du Sénégal.
En effet, convoqué à la Section de recherche de la Gendarmerie nationale qui a ouvert une enquête suite à une plainte déposée par Adji Sarr, nom de la jeune femme qui a accusé Ousmane Sonko de l’avoir violé à plusieurs reprises sous contrainte de menace avec arme à feu, le leader de Pastef a tenu un point de presse dans lequel, il a accusé nommément le président Macky Sall d’être derrière cette accusation dans le but de le faire condamner pour ainsi l’éliminer comme Khalifa Sall et Karim Wade de la course à la prochaine présidentielle.
Dans la foulée de cette déclaration, il a ainsi annoncé son refus de déférer à cette convocation, tout en appelant ses partisans à la résistance. Un appel qui a finalement eu écho favorable puisque suite à son arrestation sur la route du tribunal, des manifestations violentes ont secoué Dakar et plusieurs villes de l’intérieur du pays les 3, 4 et 5 mars au point que le juge du 2e cabinet qui avait hérité de cette affaire, se rétracte.
Prenant alors le dossier, le doyen des juges d’instruction, en lieu et place d’un mandat de dépôt comme le prévoit la loi en cas d’accusation de viol, a finalement choisi de placer Sonko sous contrôle judiciaire, le laissant ainsi rentrer chez lui. Une décision qui a finalement ramené le calme dans le pays. Seulement, l’image de Sonko continue de souffrir de cette affaire mœurs. Comme qui dirait : «Macky qui s’y frotte s’y pique»


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