Revue de presse du Mardi 13 Octobre 2020

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La monnaie chinoise renforce doucement sa domination mondiale

 (Agence Ecofin) – La Chine est sortie le plus rapidement de la secousse provoquée par le coronavirus. Sa croissance et des taux d’intérêt attractifs sur son marché de la dette attirent les investisseurs et une forte demande pour sa monnaie. Une évolution à suivre par les autorités en Afrique.
Plusieurs hommes d’affaires africains qui s’approvisionnent en Chine ont dû réaliser que le prix des produits a augmenté le vendredi 9 octobre 2020. La raison est simple, le yuan, la monnaie chinoise, a connu une hausse de sa valeur. Elle a en effet bondi de 1,45%, sa plus forte progression depuis 2005, date à laquelle la Chine a abandonné la parité fixe avec le dollar.
Cette situation est à suivre sur le continent noir pour lequel la Chine s’est présentée comme une alternative pour l’approvisionnement en biens d’équipement, dont les prix sont jugés plus accessibles. Le yuan qui se renforce c’est une hausse future de la facture des importations en provenance de ce pays. Le risque n’est pas léger, car la performance de la monnaie chinoise semble liée à une volonté politique concrète de renforcer son statut de réserve internationale.
Presque négligée par les pays développés lorsqu’elle a annoncé ses premiers cas de coronavirus et confiné sa population, la Chine est aussi le pays qui s’est le plus rapidement remis de la pandémie. Pendant ce temps, l’Europe et l’Amérique du Nord plongeaient dans un chaos économique et social sans précédent. Le coup dur est surtout pour les Etats-Unis.
Bien ancrées dans leur statut de pays abritant la réserve de change par excellence dans le monde, les autorités américaines ont pris des décisions qui ont affaibli le dollar. Entre les rachats d’obligations, l’augmentation des dollars disponibles pour des pays partenaires, et les stimuli budgétaires, la Banque centrale américaine a injecté des milliers de milliards $ dans l’économie mondiale.
L’une des conséquences de ces politiques d’injections massives de liquidité sur le marché de la dette a été une baisse des taux d’intérêt sur les obligations. Or, la Chine a bien compris que pour renforcer la domination internationale de sa monnaie, elle doit doper son marché de la dette. Son gouvernement a donc apporté un appui budgétaire massif à l’économie ; ce qu’il sait bien faire en tant que pays socialiste, et sa Banque centrale a maintenu les rendements élevés sur les obligations.
Cette situation a rendu attractif le marché chinois de la dette, et attiré de nombreux investisseurs souhaitant acquérir des titres émis en yuan, afin de tirer profit des gains situés entre 2,5 et 3% de la mise initiale. Avec une solide reprise globale de son économie, la Chine a de quoi plaire aux investisseurs internationaux.
Selon des données de Standard Chartered Bank citées par Le Financial Times, près de 7000 milliards de yuans étaient détenus par des investisseurs internationaux sous la forme de produits financiers à fin mai 2020. Ce chiffre a dû évoluer entre-temps.Idriss Linge

Afrique subsaharienne : Le stock de la dette extérieure atteint un record de 625 milliards $ (Banque mondiale)

https://www.sikafinance.com Le stock de la dette extérieure contracté par les Etats d’Afrique subsaharienne s’est chiffré à 625 milliards $ fin 2019 d’après le rapport International Debt Statistcs 2021 que vient de publier ce 12 octobre 2020 la Banque mondiale. Un niveau en croissance régulière et qui est souvent au centre de polémiques à l’intérieur des Etats.
Si l’on tient compte du stock évalué à 439 milliards $ en 2015, l’encours de la dette de la zone s’est accru de 42% en seulement 4 ans. Et si l’on compare à l’année 2011 où le stock était de 325,9 milliards $, la dette extérieure subsaharienne a quasiment doublé sur ces 8 dernières années (+92%).
A niveau de la dette extérieure détenue par les Etats, elle est de 392 milliards$, indique le rapport. La grande partie, soit  224 milliards $, est le fait de créanciers officiels bilatéraux ou multilatéraux dont la Banque mondiale. Les créanciers privés pour leur part en détenait 167,8 milliards $ dont 109,1 milliards $ d’eurobonds. Cet instrument financier est de plus en plus utilisé par les Etats pour leurs levées de fonds. Il y a 4 ans, en 2015, les Etats n’avaient en effet levé que 52,2 milliards $ d’eurobonds.
Le stock de la dette extérieure de la zone prend également en compte la dette privée (non garantie par les Etats) qui s’est établie à 142,6 milliards $ fin 2019, dont environ 18 milliards contractés via des emprunts obligataires sur le marché international et 124,3 milliards $ auprès des banques commerciales et autres institutions de financement.
En termes de ratio, l’encours de la dette extérieure représentait 153% des exportations de la région fin 2019 contre 128,3% en 2015. Et comparé au Revenu national net, l’encours est de 37,8% fin 2019 contre 27,8% en 2015.Jean Mermoz Konandi

Projet de loi de finances 2021 : Le budget du Sénégal arrêté à 4 589,15 milliards de FCFA

https://www.lejecos.com Le projet de loi de finances 2021 est arrêté à la somme de 4 589,15 milliards FCFA contre en 4 215,2 milliards FCFA en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards FCFA. Pour l’année 2021, il est attendu un taux de croissance économique de 5,2%, une inflation de 1,7% et déficit public de 5% représentant 743,9 milliards de francs Cfa.
Le budget de l’Etat sénégalais pour l’exercice 2021 est arrêté à 4 589,15 milliards de francs Cfa contre en 4 215,2 milliards F Cfa en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards F Cfa en valeur absolue et de 8,9% en valeur relative. Ceci ressort du projet de loi de finances 2021 présenté mercredi dernier en Conseil des ministres par Abdoulaye Daouda Diallo, en charge des finances et du budget. A travers le document, les projections des indicateurs attendues en 2021 sont un taux de croissance de 5,2%, un taux d’inflation de 1,7% et un déficit public de 5% représentant 743,9 milliards de francs Cfa en valeur absolue
Pour les recettes budgétaires, il est indiqué qu’elles sont composées des recettes fiscales estimées 2 564,5 milliards de F Cfa (en baisse de 4,1% par rapport à la LFI 2020), de recettes non fiscales à hauteur de 133,5 milliards de F Cfa (en hausse de 7,7% par rapport à la LFI 2020), des recettes exceptionnelles de 60 milliards F Cfa, des Dons-projets de 268 milliards de F Cfa (en baisse de 2,9% par rapport à la LFI 2020) et des Dons budgétaires de 64 milliards de F Cfa (en baisse de 93,13% par rapport à la LFI 2020).
Le document note dans la foulée que les dépenses budgétaires concernent les charges financières de la dette publique (intérêts et commissions) à hauteur de 327 milliards de FCfa, contre 364,8 milliards de F Cfa dans la LFI 2020, soit une baisse de 37,8 milliards F Cfa en valeur absolue et 10,4% en valeur relative. Ce repli, précise-t-elle, ne tient nullement compte des économies éventuelles qui seraient réalisées dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (Isdd) du G20 eu égard aux incertitudes liées à la durée de sa prolongation en 2021.
Elles concernent également les dépenses de personnel (904,9 milliards de F Cfa, contre 817,7 milliards de F Cfa dans la LFI 2020, soit une progression de 10,7%), les dépenses d’acquisitions de biens et services et de transferts courants (1007 milliards de F Cfa, contre 947,4 milliards de F Cfa dans la LFI 2020, soit une hausse de 6,3%), les dépenses en capital sur ressources internes (751milliards de F Cfa, contre 681,5 milliards de F Cfa dans la LFI 2020, soit une hausse de 10,2%) et les dépenses en capital sur ressources externes pour  844 milliards de F Cfa, contre 761,6 milliards dans la LFI 2020, soit une progression de 82,4 milliards de F Cfa et 10,8% en valeur relative.
A l’en croire, le besoin de financement de 2021, (déficit et remboursement de l’amortissement de la dette) serait de 1 363,2 milliards de F Cfa qui, avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sera couvert grâce aux tirages au niveau des prêts projets (576,2 milliards de F Cfa), des emprunts programmes (105 milliards de F Cfa) et des autres emprunts (632 milliards de F Cfa). Le remboursement de la dette en capital se situerait, selon le document, à 619,3 milliards de F Cfa et intègre les bons de trésor de 50 milliards de F Cfa émis en 2020 et dont le remboursement est prévu en 2021.
Enfin, il est noté que les comptes spéciaux du Trésor projetés, en recettes et en dépenses, à 135,95 milliards de FCFA, soit à leur même niveau que dans la LFI 2020, sont toutes équilibrées en recettes et en dépenses.Bassirou MBAYE

Uemoa : Regain de dynamisme de l’activité économique au mois de juillet 2020

https://www.lejecos.com Les indicateurs récents de la conjoncture font ressortir un regain de dynamisme de l’activité économique au titre du mois de juillet 2020, du fait de la conjoncture favorable au niveau des secteurs de la production industrielle, des activités commerciales et des services marchands non financiers. L’information émane de la Bceao dans sa « Note Mensuelle de Conjoncture économique – Juillet 2020 ». Elle révèle toute de même que les baisses notées au Mali, au Sénégal, au Niger et en Côte d’Ivoire ont exercé un effet modérateur.
« Les indicateurs récents de la conjoncture font ressortir un regain de dynamisme de l’activité économique au titre du mois de juillet 2020, du fait de la conjoncture favorable au niveau des secteurs de la production industrielle (+5,1% contre +2,4% en juin), des activités commerciales (+6,8% contre +11,5%) et des services marchands non financiers (+3,9% tout comme en juin) », informe la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) dans  « Note mensuelle de conjoncture » consacrée au mois de juillet 2020.
Cette situation, explique l’institution pilotée par le gouverneur Tiémoko Meyliet KONE, s’explique par l’assouplissement des mesures de restrictions prises par les Etats pour contenir la propagation de Covid-19, ainsi que des retombées des efforts de soutien des Etats et de la Bceao. En effet, argue-t-elle, le taux de croissance des activités hors secteurs primaire et administrations s’établirait à+1,8% après une réalisation de +4,1% en juin 2020.
A l’en croire, la hausse de l’activité dans les secteurs susvisés a été atténuée par la poursuite du repli au niveau des bâtiments et travaux publics (-3,5% contre -3,6%) et la baisse intervenue au niveau de l’intermédiaire financière (-4,2% contre +2,7%). Aussi, la Bceao indique que les performances, d’un mois à l’autre, sont localisées au Bénin (+9,6% contre +2,0%), au Togo (+4,7% contre +5,5%), au Burkina (+3,1% contre +5,4%) et en Guinée-Bissau (+0,1% contre -3,0%).Elle souligne tout de même que les baisses notées au Mali (-6,8% contre +9,4%), au Sénégal (-5,3% contre +4,8%), au Niger (-0,7% contre +3,3%) et en Côte d’Ivoire (-0,5% contre +14,0%) ont exercé un effet modérateur.
« Par rapport à la même période de l’année passée, les activités hors secteurs primaire et administrations baissent de 1,1% en juillet, après une réalisation de -1,7% en juin », martèle la banque centrale. Qui ajoute dans la foulée que sur les sept premiers mois de l’année, l’activité économique hors secteur primaire et administrations recule de 0,4% par rapport à la même période de l’année passée. « La hausse de 4,0% du premier trimestre n’a pas suffi pour compenser les baisses intervenues depuis l’apparition de la pandémie », conclut la « Note mensuelle de conjoncture économique de Juillet 2020 » de la Bceao.Bassirou MBAYE

Uemoa : La Bceao relève un repli de l’activité des Btp en juillet 2020

https://www.lejecos.com Selon la note mensuelle de conjoncture économique pour le mois de juillet 2020 de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest(Bceao) , l’enquête auprès des chefs d’entreprise fait état de la poursuite de la baisse de l’activité dans le secteur des bâtiments et travaux publics (Btp).
Selon la Bceao, l’indice synthétique de conjoncture, qui résume le sentiment des acteurs des Btp, s’est replié pour s’enfoncer en territoire négatif, passant de -10,4 en juin 2020 à -11,5 en juillet 2020. Le repli de l’activité dans les Btp serait lié à la diminution de la demande de travaux (baisse de signatures de nouveaux contrats ayant conduit au recul de nouveaux travaux), à la détérioration des conditions d’approvisionnement (hausse des coûts d’exploitation et rareté de la main d’œuvre) et à la baisse des crédits pour motif d’investissement.
Par rapport à la même période de l’année précédente, une baisse du volume de l’activité a été observée dans l’ensemble des compartiments des bâtiments et travaux publics. La Bceao précise que tous les Etats membres de l’Uemoa sont concernés par ce repli, à l’exception du Sénégal, du Mali et du Niger où les chefs d’entreprise ont indiqué une nette amélioration de l’activité.Adou FAYE

Production industrielle dans l’Uemoa : Poursuite de la tendance haussière en juillet 2020

https://www.lejecos.com Dans sa note mensuelle de conjoncture économique, la Bceao révèle que l’indice de la production industrielle, corrigé des variations saisonnières (Cvs), a poursuivi la tendance haussière, entamée en mai dernier, avec un accroissement de 5,1% en juillet, après celui de 2,4% en juin 2020.
Selon la Bceao, l’orientation de l’activité industrielle est le reflet de la hausse notée au niveau de la production manufacturière, atténuée par le repli des activités extractives et de production d’énergie.
L’orientation favorable des activités manufacturières est attribuable essentiellement à la hausse des produits chimiques (Côte d’Ivoire, Burkina et Bénin), de caoutchouc et matières plastiques (Côte d’Ivoire et Bénin), des produits alimentaires (Togo, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Burkina) et de textiles (Côte d’Ivoire et Bénin). Cette tendance a été amoindrie par le repli des produits pétroliers raffinés (Sénégal, Niger et Côte d’Ivoire).
En revanche, les activités extractives ont diminué, en lien avec la mauvaise orientation de l’extraction d’uranimium au Niger, des autres minerais (Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo) et d’or (Burkina, Côte d’Ivoire et Sénégal).
La hausse de la production de pétrole brut et de gaz naturel en Côte d’Ivoire a modéré la tendance. La baisse de la production d’énergie est enregistrée dans cinq pays de l’Union (Sénégal, Togo, Guinée-Bissau, Burkina et Bénin).
En glissement annuel, la production industrielle a renoué avec la tendance haussière, après trois mois consécutifs de baisse, avec une augmentation de 1,7% en juillet 2020, après une réalisation de -2,5% en juin 2020. L’activité industrielle est essentiellement tirée par la fabrication de caoutchouc et matières plastiques, des produits métallurgiques de base et des ouvrages en métaux, ainsi que l’extraction d’or et d’uranium.
Cette tendance a été atténuée par la baisse de la production des produits alimentaires et boissons, ainsi que des autres produits minéraux non métalliques. Par pays, la hausse de la production, d’une année à l’autre, est observée dans l’ensemble des pays de l’Union, à l’exception du Mali et du Sénégal, avec une nette accélération au Burkina et en Côte d’Ivoire.Adou FAYE

UEMOA : La Côte d’Ivoire,le Mali et le Niger au dernier rang de l’indice de capital humain

https://www.sikafinance.com La Banque mondiale a publié le 16 septembre 2020 dernier une nouvelle étude relative à l’état du capital humain dans le monde.
Cette étude s’est principalement focalisée sur l’élaboration de l’indice de capital humain (ICH) 2020 à partir de données collectées jusqu’en mars 2020 dans 174 pays, représentant 98% de la population mondiale.
Cet indice qui se penche concrètement sur l’avenir d’un pays en matière d’éducation et de santé, permet de savoir si une génération donnée dans ce pays atteindra son plein potentiel ou pas. L’ICH combine pour cela cinq indicateurs de santé et d’éducation dont on sait qu’ils ont une corrélation directe avec la productivité, à savoir, l’espérance de vie des enfants de moins de 5 ans, la durée de la scolarisation, la qualité des apprentissages, l’environnement sanitaire et l’espérance de vie globale. Et en fonction de la contribution de chaque indicateur à la productivité, on obtient une valeur de l’ICH comprise entre 0 et 1.
Cette étude revêt plus qu’aujourd’hui toute son importance selon la Banque mondiale car développer le capital humain des enfants d’une génération c’est assurer leur prospérité mais aussi celle de l’économie mondiale.
L’institution financière internationale s’alarme par ailleurs sur le fait que la pandémie de la Covid-19 menace de réduire à néant les progrès durement obtenus au cours de la dernière décennie sur le plan de la santé et de l’éducation, surtout dans les pays les pauvres.
S’agissant de l’UEMOA, 7 pays sur les 8 que renferme l’Union figurent parmi les 25 pays dont l’ICH est le plus faible.

Evolution de l’indice de capital humain des pays de l’UEMOA

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                                                                                        Source : Banque mondiale
Dans ce lot, le Togo est ressorti avec l’ICH le plus élevé et établi à 0,43. Cela signifie que la productivité d’une génération une fois parvenue à l’âge adulte au Togo s’élèvera à 43% de ce qu’elle aurait pu atteindre si elle avait pu bénéficier de meilleures conditions d’éducation et de santé. En d’autres termes, les conditions actuelles de santé et d’éducation, coûteront à ce pays un manque à gagner représentant 57% de son revenu à long terme.
A noter la mauvaise performance de la Côte d’Ivoire (158ème/174), dont les indicateurs économiques (notamment le PIB/habitant) la placent habituellement en tête des pays de la région, et du Bénin, qui passe de la 127ème place/157 en 2018 à 147ème place/174 cette année.
Soulignons que les 8 pays possédant les ICH les plus élevés de la planète sont Singapore (0,88), Hong Kong (0,81), Japon (0,8), République de Corée (0,8), Canada (0,8), Finlande (0,8) et Macao (0,8) et Suède (0,8).Dr Ange Ponou

UEMOA : Hausse de 4 000 milliards FCFA de la masse monétaire à fin juillet 2020

https://www.sikafinance.com La quantité de monnaie en circulation dans l’espace UEMOA s’est accrue de +4 071,3 milliards FCFA (ou +14,5%) à 32 134,5 milliards FCFA (49 milliards d’euros) à fin juillet 2020, en rythme annuel, contre une masse monétaire de 28 063,2 milliards FCFA (42,8 milliards d’euros) à fin juillet 2019.
Cette évolution est portée par l’accroissement des créances des institutions de dépôt sur les secteurs résidents (+3 866,3 milliards à 34 318,2 milliards FCFA), en lien avec la hausse de +12,9% des dépôts, et des actifs extérieurs nets (+766,5 milliards à 5 989,5 milliards FCFA).
En effet, l’accroissement des créances est tiré à la fois par la hausse des créances sur l’économie (+1 359,1 milliards FCFA à 23 640,5 milliards FCFA) et sur celles des administrations publiques (+2 507,1 milliards FCFA à 10 677,6 milliards FCFA).
Le ralentissement des crédits à l’économie, déjà perceptible en avril 2020, à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19, s’est donc inversé au cours du mois de juillet 2020. Dans le détail, les crédits bancaires accordés aux ménages a augmenté de +650,9 milliards FCFA (ou +9,9%), en glissement annuel, tandis que ceux accordés aux entreprises privées ont enregistré un rythme de progression annuel +688,4 milliards FCFA (ou +5,5%).
Cette situation traduit l’efficacité des mesures adoptées par la Banque centrale afin d’assurer la poursuite du financement de l’économie de l’Union.
Quant au dynamisme des actifs extérieurs nets, il a été particulièrement soutenu par les mobilisations de ressources extérieures effectuées par les Etats membres pour faire face à la pandémie de la Covid-19.Dr Ange Ponou

UEMOA : Contraction de 234 milliards FCFA de la liquidité des banques en juillet 2020

https://www.sikafinance.com La liquidité propre des banques dans l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) qui désigne la capacité de ces dernières à faire face à leurs échéances financières immédiates, s’est contractée de 233,8 milliards FCFA en juillet 2020, contre une hausse de +76,6 milliards FCFA à la même période l’année précédente.
Cette forte chute de la liquidité s’explique principalement par le déficit des transferts à l’étranger des banques (-223,3 milliards FCFA), le retrait des billets aux guichets des banques (-167,3 milliards FCFA) et la baisse des encours de la BCEAO (-133,6 milliards FCFA), en dépit du solde positif des opérations avec les Etats (+290,7 milliards FCFA) et de la croissance des réserves obligatoires (+31,8 milliards FCFA).
En particulier, les réserves constituées au terme de la période de constitution échue (15 juillet 2020), se sont établies à 1 472,4 milliards FCFA, représentant 190,8% des réserves requises.
S’agissant des montants de refinancement accordés par la Banque centrale aux banques commerciales, on note qu’ils ont significativement progressé de +1 509,6 milliards FCFA en juillet, en glissement annuel.Dr Ange Ponou

Microfinance : Les emplois des SFD de l’UMOA évalués à plus de 1435 milliards de FCFA en 2019

https://www.financialafrik.com  Les emplois des systèmes financiers décentralisés (SFD)de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la loi portant réglementation des SFD (niveau d’activité atteignant un seuil de 2 milliards de FCFA d’encours de dépôts et de crédits) se sont établis à 1 435,2 milliards de FCFA (2,152 milliards d’euros) à la fin de l’année 2019, selon les données du secrétariat général de la Commission bancaire, l’organe communautaire de supervision des banques basée à Abidjan.
Comparés à l’année 2018 où ils s’élevaient à 1 368,1 milliards de FCFA, ces emploisont progressé, en variation annuelle, de 9,3%. « Leur structure reste dominée par les crédits à la clientèle (82,5% en 2019 contre 82,4% en 2018) », précise la Commission bancaire.
Les immobilisations financières représentent 2,7% des emplois en 2019 contre 2,4% un an plus tôt. Quant aux autres emplois (titres de placement, autres immobilisations, divers), leur part est ressorti à 14,9%, contre 15,3% en 2018. Les crédits à la clientèle ont augmenté de 9,4%, en rythme annuel, pour s’établir à 1 183,8 milliards à fin 2019. Selon la Commission bancaire, ils sont composés des crédits à court terme, des crédits à moyen terme, des crédits à long terme, des créances en souffrance et des opérations de crédit‑bail. Les crédits à court terme se sont élevés à 531,1 milliards de FCFA, soit 44,9% du total des crédits. Ils ont enregistré un accroissement annuel de 7,1%.
Quant aux crédits à moyen terme, ils sont chiffrés à 454,6 milliards de FCFA à fin 2019. Totalisant 38,4% des crédits, ils ont affiché une progression annuelle de 10,5% par rapport à l’exercice 2018. De leur côté, les crédits à long terme ont été évalués à 158,5 milliards de FCFA à fin 2019, soit 13,4% de l’ensemble des crédits des SFD relevant de l’article 44 portant réglementation des SFD. Ils ont augmenté de 15,3% en rythme annuel. Concernant les créances en souffrance, en termes nets, la Commission bancaire avance qu’elles se sont établies à 39,5 milliards de FCFA, soit une variation annuelle de 7,6%.
Les titres de placement ont été comptabilisés à 5,1 milliards de FCFA  durant la période sous revue, en hausse de 2,7% par rapport à l’exercice précédent. Une forte croissance de 23,1% d’une année à l’autre a été relevée par la Commission bancaire au niveau des immobilisations financières qui se sont inscrites à 38,1 milliards de FCFA. Les autres immobilisations ont progressé de 6,6%, en glissement annuel, pour se situer à 107,8 milliards de FCFA en 2019. Quant aux divers emplois (créances rattachées, comptes de stocks, débiteurs divers, comptes d’ordre et divers, etc.), leur niveau a atteint 100,5 milliards de FCFA en 2019, se consolidant de 6,4% par rapport à 2018.
Quid de la qualité du portefeuille des SFD ? Sur ce point, les données de la Commission bancaire indiquent que l’encours des créances en souffrance brutes a augmenté de 5,4%, en variation annuelle, pour se fixer à 54 milliards de FCFA à l’échelle de l’UMOA à fin 2019. « En prenant en compte l’impact des provisions constituées, d’un montant de 14,9 milliards de FCFA, les créances en souffrance nettes s’élèvent à 39,5 milliards de FCFA en 2019 contre 36,8 milliards de FCFA un an plus tôt » ,souligne la Commission.
Le taux de provisionnement des créances en souffrance ressort ainsi à 27,7% contre 29,4% au terme de l’exercice 2018. Les taux brut et net de dégradation du portefeuille se sont établis, respectivement à 4,6% et 3,3% à fin 2019, en baisse de 0,1 point de pourcentage chacun par rapport à 2018. Au 31 décembre 2019, les SFD relevant de l’article 44 portant  réglementation des SFD dans l’UMOA s’est élevé à 174 contre 158 en 2018.  Albert Savana

BRVM/BOA Sénégal : Le résultat net replie de 8% à 3,7 milliards FCFA au 1er semestre 2020

https://www.sikafinance.com Le ralentissement de l’activité chez Bank Of Africa Sénégal, déjà amorcé au premier trimestre, s’est confirmé sur cette première moitié de l’année. A fin juin en effet, le PNB a reculé de 5,3% à 13,4 milliards FCFA, affecté par le repli de 9% des encours de crédits (imputé à la baisse des crédits interbancaires). A fin mars, le PNB accusait une baisse de 19% à 6,45 milliard FCFA.
Le résultat net sur ce premier semestre s’est, dans le sillage du début de l’année, inscrit en baisse de 7,9% à 3,69 milliards FCFA (5,6 millions d’euros). La Banque évoque les effets collatéraux de la pandémie de covid-19 .
Dans le détail, cette baisse d’activité (du PNB) qui est perceptible au niveau de l’encours de crédit s’est traduite par le recul des commissions qui ont régressé tout de même de 20% à près de 4 milliards FCFA.
De son côté, le résultat d’exploitation qui s’est affiché à 3,7 milliards FCFA (-17%) a été contrarié par la hausse des charges d’exploitation (+4% à 7 milliards FCFA) et du chapitre des  » dotations aux amortissements et dépréciations d’immobilisation  » (+ 34% à un peu plus d’un milliard FCFA), mais a été soutenu par la belle réduction du coût du risque qui s’est amélioré de 25% à 1,7 milliard FCFA.
Pour le reste de l’année, le management de la banque table sur le renforcement de son offre de crédit et la maîtrise de ses charges, prévoyant un second semestre moins marqué par la pandémie.Retrouvez le détail de la publication de la banque via les lien1 et lien2.Jean Mermoz Konandi

Le port de Dakar boucle son emprunt de 60 milliards FCFA en une semaine

https://www.sikafinance.com Lancée le 1er octobre dernier, l’opération d’emprunt obligataire du port autonome de Dakar a rencontré un franc succès. D’après de bonnes sources, l’établissement avait, en fin de semaine dernière, déjà reçu des offres dépassant largement le montant de 60 milliards FCFA sollicité, ce qui sous-tend la clôture imminente de l’opération.
Initialement, les investisseurs, particuliers ou institutionnels, avaient jusqu’au 30 octobre pour souscrire à cette émission d’une maturité de 7 ans au taux d’intérêt brut de 6,6%. Le prix nominal du titre était de 10 000 FCFA.
Ce succès vient témoigner du potentiel du marché financier régional pour le financement des projets d’investissement. En juillet dernier, Sonatel avait réussi à emprunter 100 milliards FCFA en ayant recours au marché, ce qui avait été le plus important emprunt obligataire jamais lancé par une entreprise privée dans l’espace UEMOA.Jean Mermoz Konandi

Occupation du Port autonome de Dakar : Les entreprises jugent excessives les redevances

https://www.seneweb.com La Direction du Port Autonome de Dakar est accusée par les entreprises qui occupent l’espace portuaire d’avoir « augmenté de manière unilatérale la redevance », d’après le Walf Quotidien.
Le coordonnateur de l’Union des entreprises du domaine portuaire, Ousmane Faye affirme par exemple que « certaines entreprises qui payaient 9 millions par trimestre paient aujourd’hui 12 millions ».
Ousmane Faye affirme qu’en réalité, cette décision n’a été prise que pour faire sortir ces Pme-Pmi du domaine maritime. Ce dernier réclame ainsi des « négociations pour, dit-il, trouver un terrain d’entente et sauver leurs entreprises ».

8,5 milliards FCFA d’investissement pour une usine de déshydratation d’oignons

https://www.sikafinance.com La Société financière internationale (SFI ou IFC) et le Fonds d’investissement pour l’agriculture et le commerce en Afrique (AATIF) vont dégager 13 millions d’euros, soit 8,53 milliards FCFA, pour la construction d’une usine de déshydratation d’oignons (poudre d’oignon séchée) au Sénégal, la toute première en Afrique subsaharienne.
Ce financement, composé d’un prêt de 6 millions d’euros de l’AATIF, d’un crédit 3,5 millions d’euros de la SFI et d’un prêt concessionnel de 3,5 millions d’euros de l’IDA, le guichet concessionnel de la Banque mondiale, sera octroyé en faveur de la Société Africaine d’Ingrédients (SAF Ingrédients), une entreprise franco-sénégalaise spécialisée dans la transformation de légumes.
 » Ce projet, unique en son genre, impliquera le démantèlement d’une usine construite en 2003 et fermée en 2014 près de Dijon, en France, et sa réimplantation à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal « , explique l’institution dans son communiqué publié ce 13 octobre.
En outre, l’implantation de l’usine de déshydratation d’oignons au Sénégal devrait stimuler la production d’oignons dans le pays estimée à environ 400 000 tonnes par an. En effet, la SFI et l’AATIF aideront SAF Ingrédients à créer une exploitation de 760 hectares et un vaste réseau de producteurs d’oignons. L’usine utilisera une variété d’oignon adaptée à la déshydratation et offrant de meilleurs rendements.
 » Le soutien de la SFI et de l’AATIF va permettre (…) de créer des emplois et d’offrir un revenu à des milliers d’agriculteurs « , ont déclaré Magatte Wade et Emmanuel Vallantin Dulac, respectivement PDG et directeur général de SAF Ingrédients.
Selon les détails de la SFI, à terme, l’usine devrait produire « près de 5 000 tonnes d’oignons déshydratés par an, soit 2 % de la production mondiale ». Et la production, qui entre dans la composition de préparations alimentaires, sera principalement destinée au marché européen.Olivia Yao

LE CNCR A OFFERT 10.000 TONNES D’ENGRAIS AUX PAYSANS (SECRÉTAIRE GÉNÉRAL)

Kaffrine, 12 oct (APS) – Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCCR) a octroyé cette année 10.000 tonnes d’engrais à des paysans sénégalais, a indiqué, lundi, son secrétaire général, Amadou Matar Mbodj.
‘’Nous travaillons dans la contractualisation avec des acteurs de l’agriculture. C’est ainsi que l’année dernière, nous avons eu à injecter 4 milliards de francs CFA au profit des agriculteurs du Sénégal. Et cette année aussi, nous avons mis à la disposition des paysans dix mille tonnes d’engrais’’, a révélé le secrétaire général du CNCR.
Amadou Matar Mbodj s’exprimait au terme d’une rencontre avec des membres de sa structure basée à Kaffrine, en présence de la présidente départementale des groupements de promotion féminine de Kaffrine, Adja Khady Ndao, et de la présidente du collège des femmes du CNCR, Yaram Fall.
‘’Nous avons entamé une tournée nationale pour encourager et discuter avec les acteurs à la base impactés par la maladie à coronavirus et voir par quelle voie passer pour la relance de leurs activités après COVID-19’’, a-t-il expliqué.
Cette tournée nationale du CNCCR permet également de voir comment se déroule la campagne agricole 2020-2021 dans les différentes régions du pays, a ajouté M. Mbodj.
Amadou Matar Mbodj a rappelé que sa structure compte aujourd’hui 32 fédérations qui évoluent dans les activités agrosylvopastorales et halieutiques.
‘’Le CNCCR est composé de cultivateurs, de producteurs, d’éleveurs, de forestiers, de femmes transformatrices et de mareyeurs’’, a-t-il détaillé.
Selon la présidente départementale des groupements de promotion féminine de Kaffrine, Adja Khady Ndao, le CNCR a donné cette année cinq tonnes d’engrais aux paysans de la région de Kaffrine. Elle a rappelé que la région de Kaffrine compte plus de 600 groupements.MNF/ASG/MD

Deux Ivoiriens et une Sénégalaise dans le top 10 du concours Africa’s Business Heroes de Jack Ma

https://www.sikafinance.com Le top 10 des meilleurs entrepreneurs africains de l’année 2020 est connu. Ce 12 octobre, après 5 mois de compétition intense, la Fondation Jack Ma, du nom du fondateur d’Alibaba, vient de dévoiler les 10 grands finalistes de son concours  » Africa’s Business Heroes 2020  » qui avait réuni au départ plus de 22 000 candidatures provenant des 54 pays du continent.
Originaires de huit pays africains dont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal, ces 10 lauréats opèrent dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’éducation, la santé, les énergies renouvelables et les services financiers. L’âge moyen du groupe est de 34 ans et le niveau de représentation féminine est de 50%.

Deux Ivoiriens et une Sénégalaise dans la short liste

Axel Emmanuel Gbaou, promoteur du chocolat made in Côte d’Ivoire à travers son produit  »Le Chocolatier ivoirien » et Aboubakar Karim, d’Investiv, une entreprise spécialisée dans le domaine des service de l’agriculture de précision, sont les deux Ivoiriens de la liste qui représenteront les couleurs de la Côte d’Ivoire.
Mame Diarra Bousso Gueye, PDG et fondatrice de l’entreprise Diarrablu, une entreprise de mode utilisant la technologie appliquée, portera elle, les couleurs du Sénégal.
Pour l’ultime épreuve, c’est-à-dire la grande finale, qui se tiendra les 13 et 14 novembre prochains, ces 10 finalistes présenteront leurs entreprises ainsi que leur vision et leur style de leadership à un jury qui comprend de Jack Ma en personne.
Cette dernière étape permettra de classifier ces 10 finalistes qui auront à se partager la cagnotte de 1,5 million de dollars, soit 867,7 millions FCFA, en fonction de leur rang. Olivia Yao 

GOUVERNANCE, ECONOMIE, INSECURITE… : Pr.Moustapha Kassé diagnostique les maux du Mali : Pr. Moustapha Kassé diagnostique les maux du Mali

http://www.enqueteplus.com Il urge de trouver une réponse concrète à la question de la gouvernance et de l’Etat, pour faire face aux problèmes de développement dans les pays africains, notamment au Mali. C’est ce qu’a préconisé le professeur Moustapha Kassé, économiste, lors de son intervention, ce week-end, sur la question malienne, à l’occasion des ‘’Samedis de l’économie’’.
L’équation malienne nécessite des discutions de fond, selon le Pr. Moustapha Kassé. L’ancien doyen de la faculté des Sciences économies et de gestion (Faseg) souligne que s’ils restent en surface, demain, ils auront le même problème, les mêmes discours, sans absolument ‘’aucune solution’’. ‘’La gouvernance est née dans la conception de la politique. C’est un problème que les institutions internationales ont créé à un moment donné, quand elles voulaient faire de la politique, c’est-à-dire être au cœur du système institutionnel. Aujourd’hui, ces institutions financières estiment que c’est le marché qui domine. Ce sont les fanatiques du marché qui dominent les institutions financières. Le modèle néolibéral est en train de l’emporter un peu partout dans la gestion de ces institutions financières. On a oublié que le marché est complètement aveugle face aux pauvres, aux inorganisés’’, explique l’économiste lors de son intervention le week-end sur la situation malienne à l’occasion des ‘’Samedis de l’économie’’.
Le professeur Moustapha Kassé poursuit que le marché est dans l’obligation de ‘’dysfonctionnement continue’’. A partir de ce moment, il estime que l’Etat a été disloqué et on a attribué au marché des fonctions qu’il ne peut pas assumer. ‘’C’est ça le problème. Il faut qu’on en discute. Ce n’est pas superfétatoire de dire que la question de l’Etat se pose. Quel est l’Etat qui a permis, aujourd’hui, à l’Asie de s’en sortir ? C’est l’Etat ‘pro’, c’est-à-dire producteur, programmeur, etc. Quel Etat il nous faut, aujourd’hui, quel doit être sa taille, est-ce que c’est 25, 50 personnes ou 85 ? Quelles sont les dépenses publiques, la vocation sociale de l’Etat, quelles sont les formes de répartition des revenus ? Si nous restons dans les généralités, nous ne réglerons jamais rien. Il faut qu’on règle la question de la gouvernance, de l’Etat. C’est très important. Nous avons l’Etat pro, il y a l’Etat patrimonial, etc. Ce genre d’Etats, il faut qu’on les étudie’’, renchérit le doyen Kassé.
Un autre challenge qui n’est pas à négliger aujourd’hui est, selon lui, la conflictualité en Afrique. Le Pr. Kassé souligne que tous les Etats sont nés sur la base de conflits et de guerres. ‘’La guerre est une source fondamentale dans le développement d’un pays. Chez nous, les sources fondamentales de conflictualité sont d’ordre social. Si nous avions mené sérieusement des études sociologiques, elles nous montreraient que face à la précarité, à la montée des inégalités, naissent toujours des entrepreneurs de violence. Qu’on les appelle des djihadistes, etc., ils naissent de situations sociales bien dégradées’’, soutient-il.
Par rapport à la démocratie, l’économiste note que beaucoup de situations politiques que les pays africains vivent, montrent que cela ‘’n’a absolument aucun début d’application’’. Pour lui, l’erreur historique, en Afrique, est de vouloir construire un socialisme avec une classe ouvrière qui était ‘’extrêmement embryonnaire’’. ‘’Faisons comme les élites en Asie. Elles ont su construire des Etats forts, avec des objectifs très précis, en mobilisant des populations également précises.  Faisons des projections dans le long terme en nous départissant de tout a priori et de tout mimétisme. Nous reprochons à nos gouvernements d’être mimétiques, mais nous le sommes plus qu’eux. Nous ne sommes pas encore capables de penser avec nos propres têtes, nos propres idées pour trouver nos propres solutions à partir de nos propres erreurs. Tant qu’on ne le fait pas, on n’en sortira pas. Nous ne pouvons pas transformer nos sociétés tant que nous n’avons pas de bons modèles prospectifs’’, préconise-t-il.

‘’Il y a un étouffement systématique de l’économie malienne’’

Au-delà de ces défis de gouvernance, d’Etat, le Mali, également, a un challenge lié à la gestion de ses ressources naturelles. En effet, le socio-économiste malien, Mamadou Goïta, par ailleurs Directeur exécutif de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (Irpad) a relevé, dans son allocution, que le Mali est actuellement le 3e producteur d’or en Afrique. Ceci, avec environ 70 tonnes d’or qui sont extraites annuellement du sol malien. ‘’En 2016, le Mali a vendu, au total, environ 1 369 milliards de francs CFA d’or et le montant total que le pays a pu engranger à partir du rapport ITE, c’est-à-dire tous revenus confondus, se chiffre à peu près à 241 milliards de francs CFA. Si on ajoute les services de sous-traitance, c’est 80 milliards de francs CFA. Donc, un minier qui investit au Mali à travers les transactions au niveau du Mali, c’est cela fait un montant total de plus de 300 milliards de francs CFA. Cela donne une idée de la place qu’occupe ce secteur dans le développement économique et pourquoi les multinationales sont en train d’accaparer l’ensemble des ressources de ce pays-là’’, indique-t-il.
Le directeur exécutif de l’Irpad note que c’est environ 1 000 milliards de francs CFA qui sont entre les mains des multinationales de façon officielle, en termes de flux financier licite. Le montant du flux financier illicite se chiffre entre 26 et 70 millions de dollars, selon les années, et la grande partie vient du secteur minier. ‘’Or, le Mali ne dispose même pas d’une politique minière. Les travailleurs s’appuient sur des codes miniers qui ont été élaborés de bout en bout par la Banque mondiale, avec la réforme de 92, ensuite en 99 et en 2012. Le Mali fonctionne actuellement avec trois codes miniers différents et les entreprises choisissent les codes qui les arrangent. Treize entreprises minières exploitent l’or malien. Et on ne peut pas discuter de cela pendant la transition sans pour autant poser le problème de fond. On ne peut pas discuter des élections sans aborder ces problèmes de fond’’, renchérit-il.
Avec un budget annuel de 2 400 milliards que le Mali a, d’après M. Goïta, les revenus de l’or qui sont d’environ 1 300 milliards représentent plus que la moitié du budget national. ‘’Ces ressources n’arrivent pas à la population. Parce qu’il y a un problème sérieux. Toutes les réformes qui ont été faites ne sont pas des réformes au profit du développement de ces pays-là. Elles sont au profit de l’investissement direct étranger, à travers les multinationales. Les ressources financières du pays ne peuvent pas être mobilisées, parce que nous avons des difficultés énormes pour refonder les politiques publiques pour la gestion de notre économie. Il y a un étouffement systématique de l’économie malienne’’, déplore-t-il.
Pour sa part, la ministre de l’Innovation et de la Recherche scientifique, et ancienne conseillère technique au ministère de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord trouve que le souci réside le choix des programmes de formation des populations locales. ‘’Les choix stratégiques que nous devons faire en matière de développement sont totalement absents dans nos formations. Ils sont orientés par contre vers d’autres besoins qui ne répondent pas aux besoins des populations. Aujourd’hui, nos citoyens bien formés se retrouvent ailleurs et réconfortent d’autres économies. Or, aucun peuple ne rentre en démocratie que s’il est éclairé et a la capacité de faire de bons choix. Toute société qui aspire au progrès et entend préserver la dignité de ses membres, a l’obligation de gérer par elle-même ses ressources intellectuelles, politiques, institutionnelles et matérielles’’, affirme le Pr. Assétou Founé Samaké.
Madame Samaké fait savoir que c’est à l’école où les peuples vont acquérir des aptitudes, qui leur permettront d’avoir des capacités de jugement, de participation régulière aux affaires publiques et aux prises de décision. ‘’C’est aussi à l’école où nous apprenons les valeurs démocratiques et républicaines. Donc, si ces valeurs font défaut, nous serons dans des difficultés. Nous devons comprendre que par la connaissance et le savoir, ce serait à nous de créer notre propre agenda pour nos pays et pour l’Afrique et partant de cela, alimenter ces agendas’’, défend-elle.MARIAMA DIEME

Oumar Youm : «Dakar étouffe et cela ne peut pas continuer»

https://www.seneweb.com L’encombrement et la congestion automobile de la ville de Dakar devient insoutenable. En effet, la ville de Dakar concentre 80% des activités économiques pour 0,3% du territoire national.
Une situation qu’il urge de régler. Raison pour laquelle le ministre de des Infrastructures et du Développement appelle l’Etat « dans son entièreté à trouver des solutions dynamiques permettant de lutter contre les problématiques des défis liés à l’encombrement et à la congestion automobile ».
« Dakar étouffe et cela ne peut pas continuer », prévient Oumar Youm.
S’exprimant à l’issue d’un atelier de partage avec les collectivités territoriales, le ministre considère que « si l’on veut faire de Dakar une ville attractive, il convient de se parler entre différents acteurs », renseigne le quotidien 24 heures.
Et selon ce dernier, ces solutions résident dans « le plan d’aménagement du territoire ».

DDD : l’Etat débourse prés d’un milliard pour aider 1000 agents sans salaire

https://www.dakarmatin.com L’Etat du Sénégal va débourser prés d’un milliard de nos francs pour régler les problèmes de salaires de salaire qui secouent la société de transport public Dakar Dem Dikk, depuis plus quelques mois. Le virement devait être fait hier.
Pour rappel, Dakar Dem Dikk traverse une situation financière très compliqué depuis quelques temps. En effet, cette situation est causé par le blocage des comptes de la société suite à un contentieux avec la société Eiffage Sénégal, portant sur prés de 420 millions de nos francs. Cette situation a lourdement impacté prés d’un millier d’agents de Dakar Dem Dikk.

800 millions pour les déguerpis de Terme Sud : « Si c’était moi j’allais pas le faire »(Abdou Karim Fofana)

https://www.seneweb.com Invité de Rfm matin, le ministre de l’Urbanisme et l’habitat s’est largement expliqué sur l’affaire Terme Sud, notamment sur la décision annoncée du Président de la République d’octroyer 800 millions pour aider les 79 familles délogées de terme Sud.
« Le président de la République est juste un homme bon, mais si c’était moi j’allais pas le faire », dit Abdou Karim Fofana, ramant en contre-courant de la proposition du chef de l’Etat de reloger les familles d’ex-militaires expulsées de terme Sud.

MOUVEMENT D’HUMEUR DANS LE SECTEUR DE L’ÉLEVAGE

https://www.seneweb.com L’association nationale des techniciens et ingénieurs des travaux d’élevage du Sénégal, du privé et de la fonction publique a décidé de lancer un mouvement d’humeur. Selon Le Témoin, elle s’insurge contre les agissements du Président de l’ordre des vétérinaires qui vise à piétiner ce corps de métier. A en croire l’association, le président de l’ordre des vétérinaires pour un problème crypto-personnel, car ayant perdu ses marchés en insémination artificielle, «tend des pièges à des agents qui exercent légalement», lit-on dans le communiqué qui est parvenu à nos confrères.
L’association dénonce aussi l’acharnement sur les vrais acteurs de développement de l’élevage, les fraudes sur les importations de lait animal, l’utilisation de lois non promulguées… Selon le communiqué, cette affaire ayant atterri au tribunal, les techniciens indiquent qu’ils vont paralyser le système. Ce combat sera mené dans le but de trouver des solutions concernant «la différence de salaire de plus 300 000 Fcfa qui existe entre leurs homologues de la santé humaine, leur grade de la hiérarchie A1 spéciale etc».

Licences de pêche : «Fu Yuan Yu»,l’autre scandale!

https://www.seneweb.com Le quotidien Libération révèle, documents à l’appui, que l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), sur demande du ministre de la Pêche, Alioune Ndoye, a délivré, en l’espace de trois jours, des certificats de nationalité à sept bateaux chinois (Fu Yuan Yu) avant de leur accorder des immatriculations sénégalaises.
Jusqu’au 10 septembre dernier, ces navires «sénégalisés» étaient encore toujours chinois. Étant donné que le Sénégal et la Chine n’entretiennent aucune relation de coopération portant sur la pêche, ces navires, qui affichent un «numéro chinois» malgré leur sénégalisation, ne devraient, en aucune manière, pêcher dans les eaux sénégalaises.
Ces bateaux chinois, tous baptisés «Fu Yuan Yu», (long chacun de plus de 40 mètres de long, de 7 mètres 25 de large et d’une hauteur de 3,80 mètres épinglés), exporteraient le poisson sous le label Sénégal.

Des milliards dans le vent : Le Pudc rétablit sa vérité

https://www.rewmi.com Suite à l’article publié, hier, par un journal de la place parlant de travaux à l’arrêt ou mal faits, matériels volés, installations sans entretien, le Pudc a fait une mise au point. C’est pour apporter des précisions.
Hier, un quotidien de la place a consacré sa une aux travaux du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Selon ce journal, l’Etat a investi des milliards dans le vent. « Les travaux du Pudc dans le nord du Sénégal sont confrontés à de sérieux problèmes : Travaux à l’arrêt ou mal faits, matériels volés, installations en dégradation avancée, faute d’entretien…» Des difficultés qui, selon le quotidien, ont été à l’origine de l’audit de la Bid qui aurait arrêté ses virements. C’est sur ces entrefaites que ledit programme a fait une mise au point. Sur la situation des centrales solaires réalisées par le Pudc dans la zone nord, le document indique que sur les 41 villages prévus par le programme d’électrification par des centrales solaires dans la zone nord, durant la phase 1, les 19 ont été réceptionnées avec des réserves, 11 sont en cours de réalisation avec des travaux à l’arrêt et 11 n’ont pas encore vu leurs travaux démarrer. A l’en croire, ces travaux d’électrification ont été confiés à l’entreprise espagnole dénommée Atersa. Les 19 villages finalisés ont fait l’objet de réserves techniques, lors de leur réception provisoire, mais ont été temporairement mis en service pour, d’une part, tester la fiabilité des équipements en fonctionnement et, d’autre part, faire bénéficier aux populations de l’éclairage public et du raccordement des infrastructures publiques en attendant la levée des réserves qui devaient se faire immédiatement. Cependant, l’arrêt de certains travaux a engendré des problèmes de dégradation de matériels, faute d’entretien dans les centrales en service ; ce qui a provoqué des interruptions de service dans ces centrales.
Ainsi, toutes les centrales n’ayant pas fait l’objet de levée de réserves, sont toujours sous la responsabilité d’Atersa. Faute de réception provisoire exempte de réserves, elles n’ont pas été transférées à l’autorité administrative qu’est le ministère du Pétrole et de l’Energie qui procédera, à son tour, à leur transfert à la société concessionnaire qui aura en charge leur exploitation. Malgré plusieurs relances faites à Atersa pour la reprise des travaux, ainsi que la levée en urgence des réserves, cette dernière n’a jamais obtempéré. En conséquence, face à cet état de fait, le Pudc a lancé une consultation au niveau national pour l’achèvement de la construction de ces centrales solaires et permettre aux populations en attente de pouvoir bénéficier de l’électricité. Concernant le financement de la Bid, le programme a fait l’objet d’un audit pour l’exercice clos au 31 décembre 2019. Et dans l’opinion de l’auditeur contenu dans son rapport, il est stipulé que les comptes du programme sont certifiés sans réserve conformément aux règles et méthodes comptables de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière de l’Ohada. De plus, une mission de supervision, effectuée récemment du lundi 28 au mercredi 30 septembre 2020, a exprimé son satisfecit par rapport au bon déroulement du programme. Les travaux sont en cours dans le monde rural : rien que pour le mois d’octobre, au moins 3 forages seront réceptionnés et les travaux de construction de 210 km de pistes sont en cours. Pour ce faire, la Bid a donné une suite favorable à tous les paiements relatifs aux décomptes et dépenses liés au programme. Il convient de rappeler, selon les modalités de l’accord de financement, qu’il existe deux modalités de paiement aux entreprises : à savoir le paiement direct et le paiement à partir du compte spécial. Pour plus de célérité, le programme a opté pour le mode de paiement direct-Cheikh Moussa SARR

Scandale tickets-déjeuner à l’Ipres : l’addition des repas fictifs frôle la barre d’1 milliard cfa

https://directnewsinfo.com Courant mai 2019, « Le Témoin » quotidien avait révélé le scandale des « tickets restaurants » et «chèques-déjeuner» fictifs à l’Ipres sous l’ancienne équipe dirigée par Mamadou Sy Mbengue. Presqu’un an après, notre confrère « Libération » nous confirme avec les derniers rebondissements judiciaires suite des auditions et arrestations. Toujours est-il que ces repas fictifs n’ont pas encore livré l’ultime addition frôlant la somme d’1 milliard Cfa.
Dans une de ses éditions courant mai 2019, « le témoin » avait révélé un scandale financier au niveau de l’institution de Prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) dirigée par le maire de Tivaouane, Mamadou Sy Mbengue. il s’agissait d’un vaste trafic de « tickets-restaurant » et autres « chèques-déjeuner » ayant causé un préjudice financier que nous avions estimé à l’époque à plus de 500 millions de nos francs. Plus grave, des assistants et autres secrétaires très proches du directeur général d’alors étaient cités dans cette mafia des affamés. comme l’avait si bien révélé « Le Témoin », on incriminait aussi des restaurateurs libanais, traiteurs et comptables de l’Ipres dans ce trafic de tickets de repas subventionnés.
Que s’était-il passé ? l’Ipres comme toute entreprise entretenait son personnel, cadres ou employés, dans des restaurants de la place, à l’aide d’un système de paiement dit tickets restaurants et chèques-déjeuner. et chaque mois, les restaurateurs se faisaient rembourser par l’Ipres sur la base de tickets-souches. malheureusement, pendant des années, l’institution ne faisait que payer des montants reposant sur des tickets trafiqués et autres repas fictifs. en clair, l’Ipres payait beaucoup plus que ce qu’elle devait réellement aux restaurants et hôtels agrées.

Et les pourboires ?

Dés la parution de l’article, l’ancien Dg Mamadou Sy Mbengue, lors de sa conférence de presse, n’avait pas démenti l’information, mais tentait plutôt de minimiser les chiffres avancés
« On a voulu semer le doute dans l’esprit de l’opinion quand bien même, c’est moi
même, sur l’alerte du Directeur des ressources humaines, qui ai découvert le pot
aux roses de cette affaire révélée par Le Témoin. Au moment où je vous parle, les auditions  ont  bien  démarré  et  la  justice  nous édifiera sur cette affaire dont les montants annoncés dans la presse ne se fondent sur rien de concret. Mon devoir était de défendre les intérêts en portant une plainte et ma main n’a pas tremblé pour cet acte » avait-il annoncé tout en oubliant que même un centime détourné reste et demeure un denier public. un an après, notre confrère « Libération » a confirmé le scandale financier après avoir passé des « échographies » à tous ces estomacs aux repas illicites.
A l’en croire, durant l’année 2018, le montant total censé être dépensé pour les tickets restaurants s’élève à prés de 575 millions Cfa. il est vrai que les éléments de la Sûreté urbaine de Dakar ont rondement mené des enquêtes ayant abouti à l’identification et à l’arrestation de certains mis en cause. mais l’affaire est loin de connaitre son épilogue puisque « le témoin » est convaincu que la note des repas fictifs frôle le montant d’1 milliard Cfa. Parce que la Police semble ignorer que derrière les repas virtuels se cachent des pourboires partagés entre cadres et agents de l’Ipres. même des intermédiaires, serveurs et facilitateurs ont été bien servis !Le Témoin

ACCUEIL DES ÉTUDIANTS HAÏTIENS, 10 ANS PLUS TARD : DE LA PÉNOMBRE À LA LUMIÈRE

http://www.emedia.sn Il y a 10 ans, jour pour jour, le Sénégal recevait plus de 160 étudiants déboussolés, après qu’un violent séisme avait ruiné tous leurs espoirs chez eux. Aujourd’hui, ils se sentent comme chez eux au pays de la Teranga qui les a accueilli les bras ouverts. Emedia en a rencontré deux d’entre eux au Monument de la Renaissance, lieu qui avait abrité, le 13 octobre 2010, la cérémonie de leur accueil sous le magistère de Me Abdoulaye Wade.
Bien à l’aise dans son boubou en wax assorti d’un pantalon noir et des chaussures de la même couleur, Joseph Grégory affiche une bonne mine. Une joie débordante qui témoigne de son intégration réussie au Sénégal. Ce qui n’était pas évident il y a dix ans, jour pour jour, quand il venait de poser ses baluchons au Sénégal pour la première fois.
Étudiant en sociologie à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, Joseph fait partie des 163 étudiants haïtiens qui, le 13 octobre 2010, ont été accueillis au Sénégal afin d’y poursuivre leurs études. Ce, à la suite du tremblement de terre qui avait frappé leur pays le 12 janvier de la même année causant des milliers de morts et blessés. La décision a été prise par le président de la République d’alors, Me Abdoulaye Wade, par solidarité avec le peuple haïtien.
Rencontré au pied du monument de la renaissance, lieu où ils avaient été symboliquement accueillis, Joseph Grégory se souvient toujours de ces moments. Flux et reflux, les souvenirs se bousculent dans sa tête. « Je me rappelle ce grand jour, quand nous sommes arrivés au Sénégal. C’était quelque chose de grandiose. Cela nous a beaucoup marqué. Le Monument de la Renaissance nous rappelait que nous étions venus en terre africaine. L’accueil a été chaleureux et le discours de l’ancien président de la République était poignant », se remémore-t-il non pas avec tristesse mais avec fierté.

« Me Wade a réussi son pari, chapeau ! »

Dans son discours, l’ancien chef de l’Etat leur avait demandé de se consacrer entièrement aux études afin de faire partie des meilleurs étudiants dans les différentes universités où ils seront orientés. Des recommandations qui ont été bien saisies par Joseph Grégoire qui, malgré la distance qui le séparait des siens, n’a pas baissé les bras. Les études étaient sa priorité. Il y consacre tout son temps. Et l’effort fourni n’a pas été vain puisqu’il sera bientôt docteur. « Je suis en train de terminer ma thèse qui porte sur ‘‘l’entreprenariat féminin et la religion, une étude par les trajectoires’’ à l’université Gaston Berger de Saint Louis. Me Wade a réussi son pari, je lui tire mon chapeau », dit-il, dignement.
Malgré son courage et son abnégation pour s’en sortir en terre étrangère, Joseph Grégory ne peut pas oublier cette catastrophe naturelle qui a fait sombrer son pays. Il lui est difficile de tourner la page de cette tragédie dont les encoches sont toujours visibles. « Quand on pense aux nombre de personnes décédées, aux dégâts matériels et autres malheurs, c’est difficile de tourner la page. En plus, le pays continue toujours à se battre pour se relever », regrette-t-il en ayant une pensée pieuse à sa cousine qu’il a perdue lors de ce séisme.
Tout comme Joseph Grégory, Louis Edras Xavier s’est bien installé au Sénégal. Contrairement à son camarade, il a terminé ses études et travaille dans une grande boite comme spécialiste en ressources humaines. La mise bien soignée et sa belle bagnole prouvent qu’il s’est bien inséré dans le milieu professionnel. Et il dit ne remerciera jamais assez le Président Wade pour cet acte noble qu’il avait posé.
« On n’a pas les mots pour dire merci au peuple sénégalais, au président Abdoulaye Wade et à tous ceux qui nous ont accueilli. Ce n’était pas évident mais, on s’en sort. Dix après, on se retrouve au monument de la renaissance avec fierté », dit-il. Visiblement très taquin, Louis n’a eu aucune difficulté à s’intégrer. Pour lui, tous les haïtiens doivent être reconnaissants envers le Sénégal qui leur a offert, des années durant soin hospitalité. Si à ses débuts au Sénégal, il ignorait les plats du pays, sa curiosité culinaire fait qu’aujourd’hui, il les connait tous par cœur. Mais le mets dont il raffole, c’est le « deukhine » (à base de riz et de pâte d’arachide). « J’aime beaucoup ce plat », confesse-t-il en salivant.
En 2010, ils étaient 163 étudiants reçus au Sénégal mais avec le temps et les opportunités qui s’offrent à eux, seuls quelques étudiants haïtiens y demeurent toujours. Certains sont retournés au bercail après leurs études, d’autres sont partis aux Etats Unis, Canada ou en Europe. Aliou DIOUF et Abdoulaye SYLLA (photos)

Mardi 13 octobre…0 décès, 15 nouveaux cas, 6 cas graves et 118 malades guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce mardi 13 octobre 2020…Sur 924 tests effectués, 15 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 1,62 %.
Il s’agit de 2 cas contacts déjà suivis, 6 cas importé enregistrés à l’AIBD et 7 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Bourkiba (1) , Khombole ( 1), Médina (1), Nioro (1), Ouakam (1), Ourossogui (1), Sacré-Cœur (1).
Le Directeur de la Prévention au ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye a également annoncé la guérison de 118 patients qui étaient sous traitement, 5 cas graves et 0 décès.
A ce jour le Sénégal compte 15.307 cas déclarés positifs dont 13.508 guéris, 315 décédés et donc 1.483 sous traitement.

UN CAS DE COVID-19 RAPPORTÉ À MATAM

Matam, 13 oct (APS) – La région médicale de Matam (nord) a enregistré un nouveau cas de Covid -19 au cours des dernières 24h, a appris l’APS.
Cette nouvelle infection concerne un cas issu de la transmission communautaire localisé à Ourossogui, selon le médecin-chef de la région médicale Mama Moussa Ndiaw.
A ce jour la région de Matam compte 46 cas positifs dont 44 déclarés guéris, 01 décès et un patient un sous traitement.ADS/OID

Arnaque à l’aéroport de Diass des test-covid19 sans résultat

https://www.dakarmatin.com S’il y a un pays où les autorités sanitaires ne prennent plus au sérieux la pandémie covid19, c’est bel et bien le Sénégal ! Et particulièrement à l’aéroport international blaise Diagne (Aibd) où l’arnaque sanitaire se substitue au dispositif sanitaire.
! une fois débarqués de l’étranger, les passagers sont soumis à des tests covid-19 dont le coût est de 40.000 cfa/personne. Après les prélèvements effectués sur place, on les informe que les résultats leur seront transmis par voie email dans les 48 h ou 72h.
Ne consultez surtout pas votre email puisque les résultats ne tomberont jamais ! car de nombreux passagers se sont retournés à l’aéroport pour se plaindre auprès des agents de police sur la non-réception des résultats de leurs tests. Quitte à connaitre au moins s’ils sont positifs ou négatifs dans le but de protéger leur famille. en tout cas, « le témoin » quotidien a appris que la plupart des passagers en provenance de l’étranger n’ont jamais connu les résultats de leurs tests. Vous voyez comment l’arnaque sanitaire et le manque de sérieux se sont substitués au dispositif sanitaire. et pourtant, la pandémie fait toujours des ravages silencieux…

Dr Safietou Thiam du CNLS prévient à propos de la Prep : « Nous ne voulons pas que les gens arrêtent de porter des préservatifs »

https://www.pressafrik.com C’est une révolution dans la lutte contre la propagation du VIH Sida au Sénégal. Une nouvelle méthode de prévention visant à éviter la contamination lors d’un rapport sexuel non-protégé vient s’ajouter à la panoplie de préventions contre la maladie. Il s’agit de la Prophylaxie pré-exposition (Prep) destinée aux personnes n’ayant pas le Sida et n’utilisant pas systématiquement le préservatif.
« La Prep n’est pas pour remplacer le préservatif, mais pour compléter la panoplie de préventions. Nous ne voulons pas que les gens arrêtent de mettre des préservatifs parce qu’il y a la Prep », a mis en garde le Dr Safietou Thiam, Secrétaire exécutive du Comité national de lutte contre le Sida, dans les colonnes de L’Observateur.
Sur ce nouveau médicament pour prévenir le Sida, Docteur Thiam d’expliquer :   « La Prophylaxie pré-exposition (Prep) est un traitement préventif pour empêcher une infection de se produire. C’est un médicament qu’on prend pour prévenir la maladie. Une autre méthode qu’on va encore ajouter à la panoplie de méthodes de prévention du VIH »,
Et poursuit  : « Comme on a le préservatif, l’abstinence, la fidélité, il y a toujours des gens qui ne seront pas fidèles. Il y a des gens qui ne vont pas prendre le préservatif. Il y a aussi des gens qui ne vont pas s’abstenir ».
Dr Thiam a précisé que « la Prep est une méthode de prévention, mais ce n’est pas pour tout le monde, c’est pour les personnes qui sont à risque. C’est pour donner à tout le monde à la chance de pouvoir se protéger qu’on a pensé à la Prep ».
Très peu connue par la population sénégalaise, la Prep est pourtant dans sa phase pilote, depuis deux (2) ans. « La phase pilote a été concluante et nous l’avons adoptée », a fait savoir la secrétaire exécutive du Cnls.

Incidence de la Covid-19 sur la prise en charge des malades du cancer : le confinement,un coup dur chez les cancéreux

https://www.pressafrik.com La Covid-19 est certes une maladie qui se guérit, mais elle a fait aussi son lot de morts, et n’a pas été clément avec les cancéreux. A la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), le nombre de personnes pris en charge est passé d’un peu plus de 250 malades à 135 patients suivis juste après le confinement. A part quelques malades qui ont choisi de se faire soigner ailleurs, beaucoup sont passés de vie à trépas. Sans compter les problèmes d’accès aux hôpitaux, le retard dans la programmation et l’opération, le retard dans la délivrance des autorisations, et la cherté du transport chez les malades des régions qui ont négativement influencé sur la prise en charge de ces malades atteints de tumeur pendant la période de confinement.

La lisca a « perdu » beaucoup de patients (des décès et des patients qui suivent leur traitement ailleurs) pendant la période du confinement

Octobre rose ! C’est encore parti pour un mois symbolique contre une maladie qui fait des ravages par centaines. Une maladie qui pèse physiquement, psychologiquement et financièrement sur de « braves femmes » qui souffrent dans leur for intérieur, car atteintes d’une tumeur au niveau du sein. Donc un mois de sensibilisation et de lutte contre un type de cancer qui touche particulièrement la femme. Et surtout reconnaissable par son mythique turban rose par amour aux femmes cancéreuses.
Le mois d’octobre, c’est d’ailleurs l’occasion de sensibiliser sur le dépistage du cancer du sein. octobre rose est en effet une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser au dépistage. Incontournable dans ce combat au Sénégal, la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), dans son rôle de prise en charge sociale et de l’orientation médicale, aide également des femmes à déceler très tôt d’éventuels signes d’une tumeur au sein à travers un dépistage gratuit. Au Sénégal, c’est cette fédération de 19 associations qui « immortalise » surtout ce mois à travers des consultations médicales et autres journées de dépistage à des femmes à qui on offre des bons de mammographie subventionnés à 15 000 francs Cfa.
D’ailleurs les activités de 2020 ont démarré depuis le 01er octobre avec des journées de dépistage de cancer au siège de la Lisca pour venir à bout de ce type de cancer. Sauf que pour cette édition 2020, les « volontaires » de la Lisca y vont avec le cœur lourd. Le nombre de malades qu’ils prenaient en charge a connu une baisse significative. Pas parce qu’ils ont été guéris, mais parce que bon nombre de ces malades ont été en partie emportés par la covid-19. Exceptés quelques malades qui ont choisi d’autres canaux pour se faire soigner dans d’autres structures, beaucoup de cancéreux sur les 250 malades qui étaient régulièrement pris en charge par les « volontaires » de cette ligue ne sont plus de ce monde. ce qui porte le nombre à 135 patients pris en charge par les services de la Lisca. En plus de ces quelques morts regrettables, il faut dire que la covid-19 a « gravement » impacté sur leur traitement. Notamment le retard dans la prise en charge. il y a en effet une incidence de la covid-19 sur ce retard de la prise en charge chez les cancéreux.

Un impact réel de la pandémie sur la vie des malades

Ce que regrettent la présidente de ladite ligue (Dr Fatma Guenoune) et son Secrétaire général (Mansour Niang) qui expliquent que beaucoup de malades ont perdu la vie du fait du retard de traitement et des problèmes de radiothérapie dans certaines zones qui n’avaient pas pu correctement être pris en charge.
« Il faut dire que la pandémie a beaucoup impacté sur la prise en charge des malades avec surtout le blocage des déplacements d’une ville à une autre. Les
malades peinaient à venir suivre leur traitement faute d’autorisation ou un retard dans la délivrance des autorisations. Il s’y ajoute le problème du transport. Ceux qui avaient des  autorisations,  louaient  des  véhicules pour pouvoir faire le déplacement. Déjà le cancer est une maladie couteuse. Et pour un aller retour de Thiès à Dakar, le malade devrait débourser 40 000 francs. Ce qui a compliqué  leur  situation », a fait savoir Dr Guenoune, non sans souligner d’avoir personnellement mis la main à la poche pour participer sur le billet de transport de certains patients.
Et ce ne sont pas seulement les malades des régions qui se trouvaient dans cette situation d’inconfort. mêmes ceux qui sont à Dakar ont eu des problèmes par rapport à la chimiothérapie. « Il y avait un retard dans la programmation des malades qui devaient subir une opération chirurgicale », a-t-elle noté comme autres obstacles. Pourtant, dit-elle, la Lisca n’a jamais arrêté ses activités. Pendant le période de confinement, – et comme beaucoup d’entreprises d’ailleurs-, ils faisaient du télétravail avec des appels téléphoniques sur les numéros de ces malades pour éviter leur regroupement au niveau du siège. Ils ont également eu à distribuer 500 masques à ces derniers en raison de 5 masques par tête. surtout que la plupart prennent des véhicules de transport en commun. Des moyens de transports qui étaient également des vecteurs de transmission.
Parce que tout simplement, cette organisation ne dispose pas d’ambulance. A la Lisca, on n’a qu’un véhicule de liaison qui était un don du chef de l’Etat. Le Témoin

COVID-19 : PARUTION D’UN OUVRAGE RASSEMBLANT LES RÉCITS DE 20 HOMMES ET FEMMES AFRICAINS

Dakar, 12 oct (APS) – Les éditions Venus d’ébène du Bénin viennent de publier un ouvrage collectif intitulé « Regards croisés sur le coronavirus  : le vécu individuel de 20 auteurs », qui compile les récits de 20 femmes et hommes du continent dont Mamadou Amath, ancien rédacteur en chef de l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Dans ce livre préfacé par le professeur Ascersion Bogniabo, doyen de la faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de l’Université d’Abomey-Caavi (Bénin), les auteurs livrent leur vécu en rapport avec la pandémie de Covid-19.
Ce projet, conçu et coordonné par l’écrivaine béninoise Adélaïde Fassinou, a consisté à regrouper des témoignages revêtant des formes aussi diverses que variées, allant de la nouvelle à la poésie en passant par la fantaisie, voire la réflexion philosophique.
Les différents textes ont chacun leur particularité, leur singularité, mais le dénominateur commun est la pandémie et, surtout, le confinement à domicile auquel il a donné lieu ici et là, contraignant les uns et les autres à s’adapter, renseigne un communiqué trasmis à l’APS.
L’initiatrice y explique que pendant cette période d’oisiveté forcée et subie, elle lisait énormément et écoutait beaucoup la radio. Et ce qu’elle apprenait ainsi lui fit très peur.
« Cet effroi engendré par la covid-19 a fait que j’avais trouvé pour thérapie principale l’écriture. Il fallait exhumer de mes tripes cette peur que j’avais et qui envahissait tout le monde. C’est ainsi que j’ai commencé à rédiger mon texte sur le coronavirus, un texte que j’ai intitulé ’Coronasoliloque’. A un moment donné, j’en ai parlé à mes connaissances, à mes collègues auteurs puisque je n’étais pas seule à vivre dans cet effroi… « , écrit l’écrivaine Adélaide Eassinou.
Dans cet exercice, le journaliste sénégalais Mamadou Amath partage « les préoccupations existentielles d’un homme dont la journée de ramadan qui vient de débuter s’annonce trop longue et morose à cause du discours livré par le président de la République et du comportement de certains citoyens ».
Dans la préface du livre, intitulée « La guerre de l’invisible », le professeur Ascension Bogniaho, livre une « analyse extrêmement dense et profonde » de l’état actuel des relations internationales et invite le monde entier, en particulier les puissances et superpuissances, à une incontournable humilité, le virus, ce petit être invisible à l’œil nu, venant prouver que « la nature a des lois que la science n’a pas encore percées ».PON/ASG/BK

Maouloud 2020 : Tivaouane ne va pas célébrer le Gamou.

https://www.dakaractu.com Dakaractu l’avait écrit, le Khalife général des Tidianes Serigne Mbaye Sy Mansour vient de le confirmer à travers une courte déclaration de Serigne Mbaye Sy Abdou Aziz.
Tivaouane ne va pas célébrer le Gamou de l’année 2020.
Pour rendre officielle cette décision, le Khalife des Tidianes avait envoyé hier matin des émissaires au ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Les raisons de cette rencontre ont été de signifier la décision du Khalife aux autorités et demander que les forces de l’ordre veillent sur la sécurité des mausolées au cas où des disciples voudraient transgresser ces décisions. De ce fait, la zawiya El Hadj Malick Sy, les deux grandes mosquées de Tivaouane et autres endroits saints susceptibles de recevoir du monde, seront sécurisés par les forces de l’ordre.

Les Moustarchidines annoncent la célébration du Gamou 2020 au Champ de course de Tivaouane

https://www.pressafrik.com Le Dahira des Moustarchidines dirigé par Serigne Moustapha Sy, n’a pas attendu la déclaration du Khalife des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour concernant la célébration ou non du Gamou 2020, pour donner sa position. Il informe qu’il va célébrer le Mawloud au Champ de course de Tivaouane.
« Sur instruction du responsable moral, Serigne Moustapha Sy, le Dahira des Moustarchidine Wal Moustarchidaty va célébrer le Mawloud comme d’habitude à Tivaouane pendant la nuit de la célébration de la naissance du Prophète », a déclaré Makhary Mbaye, chargé des communications des Moustarchidines.
A l’en croire, cette décision fait suite à une réunion où les instructions du responsable moral ont été déclinées par le Comité d’organisation. M. Mbaye a aussi informé que le samedi 17 octobre est dédié au nettoiement de l’hippodrome qui va abriter l’évènement religieux.
Prévu le 29 ou le 30 octobre prochain, dans un contexte marqué par la pandémie du coronavirus, l’évènement sera organisé dans le respect des mesures barrières. Les Moustarchidines ont tenu à souligner sur la Rfm que toutes les dispositions sont en train d’être prises pour le respect de ces dites mesures.

DES CHANGEMENTS À LA RTS,DES JEUNES AUX POSTES DE COMMANDE

http://www.emedia.sn Des changements ont été apportés à la Télévision publique sénégalaise. Selon nos sources, Daha Bâ a été promu directeur de la Télévision nationale en remplacement de Pape Atou Diaw. Jusque-là responsable des Sports, Pape Mady Diop est bombardé à la RTS 2 comme directeur et succède à Diatou Cissé. Et puis, Ousmane Ngary Faye, animateur du Point, se voit confier la rédaction du journal télévisé.
Ainsi, Racine Talla, DG de la RTS, confie les responsabilités à la « jeunesse » et à des proches qui ont un immense défi  : réconcilier le service de l’audiovisuel avec les Sénégalais. Aliou DIOUF

L’APPÂT MEDIA PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn De nos jours très peu d’hommes politiques laissent leurs empreintes pour la postérité. Ils soignent leur image. Ils conquièrent plus qu’ils ne construisent. Ils travaillent dans l’urgence pour l’urgent et sacrifient l’essentiel. Or l‘essentiel, voilà la vraie urgence… éludée, hélas par les adeptes du résultat « joni joni » ! Quitte à être impopulaire, quels dirigeant ou leader osent aujourd’hui s’investir à dire aux opinions des vérités dérangeantes ?
Nous ne sommes pas dans la fiction mais plutôt dans la réalité avec d’étonnantes scènes de vie à facettes multiples. A cet égard, l’échiquier politique de l’Afrique de l’ouest offre un saisissant tableau de paradoxes. Le Mali, immense territoire inoccupé aux deux-tiers, constitue davantage une zone de contradictions que d’unité. Dans ce pays, les alliances de la veille se transforment vite en ruptures heurtées le lendemain.
Son opposant le plus célèbre, Soumaïla Cissé, vient de retrouver la liberté après plus de six mois de captivité. Homme politique d’envergure, actif et proactif, il ne cesse de se projeter dans l’avenir. Détenu en otage et privé de mouvement, on le devine, il devrait sûrement vivre un calvaire. De partout en Afrique et dans le monde parvenaient des témoignages de sympathie en sa faveur. La désapprobation internationale a certainement exercé une forte pression sur ses geôliers qui ont fini par s’apercevoir qu’ils avaient entre leurs mains une « patate chaude ».
A quel prix sa libération a-t-elle été obtenue ? Personne ne sait. Pour le moment. Peut-être Paris… Il retrouve un pays métamorphosé  : un Mouvement du 5 Juin qui a gagné en puissance au point de renverser le régime de IBK, une junte militaire qui s’est engouffrée dans la brèche ouverte par les hésitations de l’imam Dicko (au message clair-obscur) et une classe politique au bord du discrédit. Sa longue détention l’avantage-t-il maintenant aux yeux des Maliens en quête de leader incontesté ?
En revanche, l’empressement du dirigeant malien à raconter aux médias français dans le menu détail sa détention et les circonstances de son arrestation, déçoit plus d’un. Pourquoi se confier en priorité à la presse étrangère ? Les médias maliens ne comptent-ils pas autant à ses yeux ? Certes, il sort d’un long purgatoire. Certes, il était l’otage de jeunes djihadistes compris entre 17 et 19 ans qui, visiblement « obéissaient à des ordres et des contre-ordres venus d’ailleurs dans un indescriptible désordre. » Mais, et alors !
Cela justifie-t-il cette présence ostentatoire sur les écrans français et européens ? Pourra-t-il s’apercevoir de son erreur de jugement et d’approche ? Qui veut faire l’ange fait la bête. Kidnappé sur ses terres natales, Soumaïla Cissé sait qu’il disposait ainsi d’un temps précieux, en tout cas sérieux pour mener une réflexion approfondie sur les facéties de la vie politique africaine. Toutefois, un triste mélange d’impuissance et d’incompétence communicationnelle a quelque peu ruiné les sympathies qu’il engrangeait.
A vrai dire le pot de miel de la France-Afrique aiguise encore des appétits. Autrement dit, le cordon n’est pas coupé. Soumaïla Cissé n’est pas seul dans cette empathie émotionnelle envers les médias occidentaux au détriment de la presse africaine. L’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, a lui aussi à cet égard un agenda rempli. Sa campagne électorale est entrecoupée de rendez-vous avec des reporters et autres envoyés spéciaux français à qui il se confie le plus amplement, privant les confrères guinéens d’éléments factuels pour bâtir leurs récits.
Refroidis par ces choix médiatiques discutables, les Africains doutent de la sincérité de l’engagement de leurs dirigeants respectifs. Lesquels aiment mieux être vus en compagnie de ces « journalistes blancs » ! Les rencontres au sommet des chefs d’Etat constituent pour cette race de journalistes venus d’ailleurs un véritable théâtre d’ombre. Ils montent et descendent des véhicules officiels en même temps que les présidents et autres chefs de gouvernements. Ils sont hélés et interpellés par les mêmes présidents lors des agapes, des cocktails dinatoires ou des réceptions d’ambassades. Ils murmurent à leurs oreilles de « petites confidences » relatives aux séances à huis clos quand le gros de la troupe des journalistes fait le pied de grue ou s’adonne aux pas perdus dans d’interminables couloirs.
En vérité, ces « confrères » ne le sont que de noms puisque tout leur est offert sur les plateaux d’argent par des agents dévoués et dédiés à ces tâches (avec le sourire en coin). Ils pénètrent l’intimité des chefs d’Etat africains et sont « à tu et à toi » avec eux quand le reste des délégations ou des entourages est tenu à distance réglementaire, en quarantaine ou à carreaux ! Ils ressortent des suites présidentielles nantis d’informations « exclusives » ou « orientées ».
De plus en plus, le phénomène prend de l’ampleur  : les politiques publiques africaines sont annoncées et décortiquées sur les chaînes (radios et télévisions) étrangères. Si cela ne suffit pas, les chefs d’Etat eux-mêmes montent au créneau et, face à des journalistes rompus à la manœuvre, expliquent avec une pédagogie tatillonne, les ressorts de leur gouvernance. Combien de fois, le Guinéen Alpha Condé a entretenu le suspens sur le troisième mandat avec la bienveillante complicité de ces chaines françaises, publiques de surcroît ?
A côté, la radio et la télévision d’Etat, déjà dans de piteux états, font pâle figure, se contentant de reprendre le signal ou d’ânonner les saintes paroles du Président. Idris Déby du Tchad, Sassou Nguésso du Congo,, Aly Bongo du Gabon, Patrice Talon du Bénin, Faure du Togo, Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, excellent tous dans cet art consommé de parader sous les flonflons des projecteurs de ces médias. Macky Sall du Sénégal, Ould Ghazouani de Mauritanie et Issoufi du Niger ne sont pas en reste. Ils y ont tous de fréquents rendez-vous convenus d’avance et mobilisant d’importants moyens financiers destinés aux frais de location de satellites, de lignes spéciales, de transmission et de couverture sans compter les vrais-faux frais empochés. Il n’y en a que pour eux !
Les médias européens inondent l’espace africain. Ils ne répondent pas à l’exigence de connaître les réalités africaines. Portés néanmoins par un nouvel élan, ils affichent une appétence que suggèrent les nouvelles ressources découvertes  : les hydrocarbures, les métaux précieux, les terres arables, les eaux souterraines, les richesses halieutiques, la biodiversité et les microclimats d’un continent homogène, peu pollué mais dont la vitalité démographique et la position géostratégique suscitent des convoitises et inspirent des projections. Près de trente ans après les premières conférences nationales qui ont donné naissance à la pluralité des candidatures puis aux alternances, les Africains se montrent plus exigeants dans le choix des politiques et des dirigeants. Ils ne veulent plus d’élites (politiques, sociales et économiques) coupées des masses et enfermées dans des certitudes. Qu’elles rectifient la trajectoire, et le visage du continent s’en trouve favorablement modifié. En un mot un cap clair doit se dessiner.

Arrêter Aliou Dembourou Sow avant qu’il ne soit trop tard ! Par Abdoulaye THIAM

« Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique », dixit Saint Augustin (né le 13 novembre 354, mort le 28 août 430), canonisé en 1298 par le pape Boniface VIII.
Nous usons de la célèbre citation, du philosophe et théologien chrétien romain, pour fustiger l’attitude du député-maire, président du conseil départemental de Ranérou-Ferlo (région de Matam). Sud Quotidien fait certainement partie des premiers organes de presse à avoir relayé ses propos. Mais nous avions pris la responsabilité de censurer la partie où il demande aux peuls de sortir leurs manchettes pour faire face à ceux qui menaceraient de brûler le pays dans l’éventualité d’un troisième -deuxième selon lui- mandat du président de la République, Macky Sall.
Une telle censure s’explique aussi par le fait qu’il a déclaré sur cette même vidéo, qu’avec le député Farba Ngom, ils sont les seuls analphabètes qui siègent au sein du Secrétariat exécutif de l’Alliance pour la République (APR). Tout en précisant qu’ils sont capables de faire démettre un ministre ou le contraindre à revoir sa feuille de route. Diantre !
Mais, sa nouvelle sortie dans les colonnes de l’Observateur, montre si besoin en était, qu’il ne se soucie guère de la cohésion sociale encore moins de l’unité nationale qui ont été consacrées dans notre Charte fondamentale.
En parfait analphabète, comme il se réclame, M. Sow ignore que nous vivons en République et non dans un état Ceddo, encore moins celui des Deniyanké où l’usage de la force était érigé en règle jusqu’à la révolution de Thierno Souleymane Baal de 1776 dont le but était de mettre un terme à la stratification sociale, pour rester exclusivement dans le Fouta, avec l’installation d’un état théocrate. Pour sa gouverne, qu’il sache que le Sénégal est une République démocratique, sociale et laïque où la loi du talion n’a plus sa place.
Dans ce pays qu’est le Sénégal, nous sommes tous, à la fois, peul, wolof, sérére, diola, catholique, musulman et animiste. Léopold Sédar Senghor n’a-t-il dirigé notre pays pendant 20 ans. Lui, le catholique était soutenu par les plus grands marabouts. Notamment Sérigne Fallou Mbacké, Khalifa Ababacar Sy, thierno Seydou Nourou Tall. Sans occulter de grands notables de Dakar. Il a même inauguré le 7 juin 1963, la grande mosquée de Touba. Ce que M. Sow ignore encore.
Autres exemples aussi emblématiques  : l’une des sœurs de Monseigneur Hyacinthe Thiandoum, premier archevêque sénégalais de Dakar, était musulmane, et des faits similaires sont légion.
L’actuel Chef de l’Etat, Macky Sall est d’ailleurs un parfait exemple de notre multiculturalisme dont tout Sénégalais peut fièrement se vanter. «Je suis un Sénégalais de synthèse, un pulaar de culture sérère», a l’habitude de déclarer le Président de la République, qui parle trois langues nationales (peul, wolof et sérère).
Heureusement d’ailleurs que la grande indignation est venue de l’ethnie dont se réclame, M. Sow qui, malgré cette bronca, une sorte volée de bois vert à la hauteur de ses dangereuses déclarations, persiste encore dans son erreur diabolique. Le Ferlo et/ou le Fouta ont d’autres chats à fouetter que d’épouser un fatal irrédentisme ethnique.
M. Sow qui vante d’avoir gagné à deux reprises le département de Ranérou-Ferlo en étant sur la liste majoritaire devrait plutôt penser à être l’avocat des populations qui cherchent la queue du diable pour la tirer ; afin que disparaissent enfin les abris provisoires. Son combat aurait dû être celui de la lutte contre l’enclavement, la déperdition des jeunes filles à l’école, la consolidation des acquis démocraties et surtout de veiller sur le commun vouloir de vie commune des Sénégalais, qui, comme le rappelait avec brio, Abdoulaye Elimane Kane, est à la fois ancien et actuel.
Aliou Dembourou Sow gagnerait alors de faire son mea culpa en reconnaissant son écart de langage. Les Sénégalais n’attendent que ça. Et rien d’autre ! (Sud Quotidien)

« Bradage du foncier » : Aliou Sall rejette la faute sur les sous-prefets

https://www.igfm.sn  «On ne peut pas accepter qu’on dise que les maires sont à l’origine de tous les problèmes. Aucun maire ne peut vendre des terrains sans passer par les fonctionnaires de l’Etat.», Cette déclaration du Maire de Guediawaye, Aliou Sall risque de ne pas plaire aux sous préfets qu’il pointe du doigt. Il soutient que la responsabilité de ces derniers est engagé dans la plupart des ventes illégales de terrains.
Lors d’une rencontre qu’il présidait hier,  Aliou Sall a clairement accusé ces agents de l’Etat d’être impliqués dans certaines ventes illégales de de terrains.  «Ce n’est pas possible. Avant tout, il faut une délibération, et pour que la délibération soit valable, il faut que le sous-préfet appose sa signature. Et après cela, le cadastre a aussi son mot à dire », rappelle le frère du président Macky Sall.
Par ailleurs, le président de l’UMS a clairement déclaré que cette organisation ne protégera aucun élu coupable de bradage du foncier

PDS les libéraux vont recommencer la vente des cartes et les renouvellements

https://www.dakarmatin.com comme dans une ambiance générale d’une covid19 qui desserre l’étau, le Parti démocratique sénégalais (Pds) réapprend à revivre. le secrétaire général national me Abdoulaye Wade a décidé hier via une circulaire de la reprise de la vente des cartes et le renouvellement des structures. « Suite à la reprise de certaines activités duparti notamment les tâches préparatoires des opérations.de placement et de vente des cartes pour le renouvellement des structures, j’avais demandé au Secrétaire national chargé des structures de me faire l’état d’exécution des tâches préparatoires des opérations de placement et de vente des cartes pour le renouvellement des structures.
Elles ont été réalisées entièrement et conformément à mes instructions » indique me Abdoulaye wade dans la circulaire parvenue à la rédaction. « A présent tout le dispositif pour le démarrage des opérations est opérationnel. Par conséquent, j’ai instruit le Secrétaire national chargé des structures et des mouvements de soutien, le frère Saliou Dieng, en sa qualité de Président de la Commission nationale de vente et renouvellement des structures (CNVRS) de convoquer la Commission nationale pour le démarrage effectif des opérations suivant le calendrier établi à cet effet. Le Secrétaire général adjoint chargé des conflits Doudou Wade représentera le Secrétaire général national à la cérémonie qui aura lieu le vendredi 16 octobre à partir de 17 h à la permanence nationale Oumar Lamine Badji. Il installera officiellement la commission nationale et son bureau avant de déclarer solennellement le lancement des opérations de placement et de vente de cartes pour le renouvellement des instances » conclut le patron des libéraux.

Toussaint Manga sur une éventuelle Alliance Pds et Pastef : «Cette question n’est pas discutée dans les instances  de notre parti»

http://lesoleil.sn Dans un post publié, dimanche, sur sa page Facebook, le député libéral Toussaint Manga apporte des éclairages sur sa proposition pour une éventuelle alliance entre son parti, le Pds, et Pastef/Les patriotes. Il soutient que « cette question n’est pas discutée dans les instances  du  (Pds) ».
Suite à son appel pour une alliance entre le Parti démocratique sénégalais (Pds) et Pastef/Les patriotes aux prochaines élections territoriales et qui a été diversement apprécié, le député libéral a apporté, dans un nouveau post sur son compte Facebook, quelques précisions. Toussaint Manga soutient que cette question n’est pas discutée dans les instances du  Pds. Il ajoute également qu’il n’a jamais dit que le Pds ou encore Pastef était « demandeur » d’une telle alliance. « Les partis ont des instances régulières qui sont seules habilitées à délibérer et à s’accorder sur des questions stratégiques », rappelle le député. Pour lui, il s’agit juste d’une « piste de réflexion personnelle émise en toute liberté ».
En faisant cette proposition, M. Manga affirme avoir fait une analyse de la situation  politique en tenant compte des expériences  des fronts de lutte que le Pds a connus  depuis 2012. C’est pourquoi il reste convaincu que ces deux formations politiques peuvent s’accorder « pour une opposition forte et intenable » face au régime. À l’en croire, il n’a jamais été  question  de « subordination » entre les deux partis qui vont, à ses yeux, garder leurs projets de société politique pour 2024. Dans un post précédent, Toussaint Manga avait soutenu que le pôle politique  qu’il faut pour « une opposition forte », c’est le tandem  : Pds-Pastef. « Cela ne changera en rien aux projets de société respectifs des deux partis en 2024 », avait-il indiqué. Lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 2019, le candidat de la coalition Jotna, Ousmane Sonko, par ailleurs leader de Pastef, avait rendu visite au secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade.
Sonko justifiait sa rencontre avec le Président Wade, « un grand père pour lui », afin de recueillir ses conseils avisés et échanger avec lui sur la situation nationale mais aussi sur différentes autres thématiques d’ordre intellectuel. Il soutenait avoir trouvé un « homme très généreux », qui a capitalisé beaucoup d’expériences dans divers domaines et avec qui il a pris plaisir à échanger pendant plus de trois tours d’horloge.Diam SY

Aminata Touré : «On ne peut pas être dans une République des juges !»

https://www.dakarmatin.com Première ministre de la Justice sous le magistère de Macky Sall, Aminata Touré, se prononce sur le conflit qui secoue le secteur judiciaire ces derniers jours avec la traduction du Président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) devant le conseil de discipline. La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Touré, appelle les protagonistes à la sérénité.
«Je souhaite que la sérénité revienne très rapidement. Je pense que c’est juste une turbulence qui va se régler parce que j’ai eu à travailler avec les magistrats qui, dans leur très large majorité, sont des professionnels de qualité. Il arrive dans la vie qu’il y ait des turbulences», dit-elle dans l’émission «Point de vue» de la Rts.
Elle invite tous les acteurs de la justice à faire prévaloir la raison, rappelant que le ministre de la Justice a pour vocation d’administrer la justice et de veiller à l’application des textes .
« L’État ayant la vocation d’assurer la paix sociale, la stabilité sociale,  joue un rôle dans l’administration de la justice, mais le principe qui est invariable c’est que les magistrats jugent dans le secret de leur conscience, ça c’est un débat dépassé car personne ne le remet en cause. Vous allez dans tous les pays du monde, on parle d’immixtion et d’influence de l’État dans la justice. C’est un débat régulier parce que c’est un débat aussi social, c’est-à-dire, jusqu’où va l’action des magistrats. Est-ce qu’il faut un mécanisme de contrôle ? Les magistrats sont aussi des êtres humains comme vous et moi. On ne peut pas être dans une république des juges, ce n’est pas possible. Les juges sont aussi des sénégalais, mais qui jugent aussi en fonction des textes et en fonction de leur conscience, c’est toujours un équilibre sur lequel on travaille en permanence», ajoute-t-elle.
Aminata Touré pense que l’urgence est de tout faire pour rassurer les justiciables. «C’est un secteur qui a besoin de sérénité et que les magistrats retrouvent toute la grandeur de leur fonction. Quelque part, on leur confie une part de pouvoir qui est importante : celle de juger leurs concitoyens et cela requiert un comportement et des attitudes très particulières et ça il faut que tout le monde s’en rappelle», fait-elle savoir.Daouda Mine

Aminata Touré : «Les magistrats, dans leur très large majorité, sont des professionnels de qualité »

https://www.beut7.com L’ancien ministre de la justice, Aminata Touré a analysé la situation qui prévaut actuellement au sein de la justice sénégalaise.
«Je souhaite que la sérénité revienne très rapidement. Je pense que c’est juste une turbulence qui va se régler parce que j’ai eu à travailler avec les magistrats qui, dans leur très large majorité, sont des professionnels de qualité. Il arrive dans la vie qu’il y ait des turbulences», a-t-elle soutenu lors de son passage hier dimanche à l’émission «Point de vue» de la Rts
A l’en croire, l’État qui a la vocation d’assurer la paix sociale, la stabilité sociale, doit jouer un rôle dans l’administration de la justice. « Le principe qui est invariable, c’est que les magistrats jugent dans le secret de leur conscience. Ça c’est un débat dépassé car personne ne le remet en cause. (…). Vous allez dans tous les pays du monde, on parle d’immixtion et d’influence de l’État dans la justice. C’est un débat régulier parce que c’est un débat aussi social, c’est-à-dire, jusqu’où va l’action des magistrats. Est-ce qu’il faut un mécanisme de contrôle ? Les magistrats sont aussi des êtres humains comme vous et moi. On ne peut pas être dans une république des juges, ce n’est pas possible », a-t-elle ajouté.

NOMME AU POSTE D’ENVOYE DE LA FRANCOPHONIE POUR LE MALI  : «Gadio perd son mandat de député»,selon Me Abdoulaye Babou

http://www.sudonline.sn Nommé au poste d’Envoyé de la Francophonie pour le Mali, le député Cheikh Tidiane Gadio doit perdre son mandat de député. C’est du moins la conviction de Me Abdoulaye Babou. L’ancien Président de la Commission des lois précise que le poste n’est pas compatible avec ses fonctions de député, selon les dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale
La nomination du leader du Mouvement panafricain et citoyen (Mpcl/ Luy Jot Jotna) au poste d’Envoyé de la Francophonie pour le Mali fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, les avis sont partagés entre des observateurs qui soutiennent que Cheikh Tidiane Gadio devrait perdre son mandat de député, et ses partisans qui pensent le contraire, estimant que ledit poste est bien compatible. Ces derniers s’accrochent sur l’article 111 du Règlement intérieur qui stipule que «Les députés peuvent être chargés par le pouvoir exécutif d’une mission publique au cours de leur mandat. L’exercice de cette mission publique est compatible avec le mandat parlementaire (article LO 157 du Code électoral). Un argument qui ne rencontre pas l’assentiment de l’ancien Président de la commission des lois, non moins avocat Me Abdoulaye Babou.
Joint par la rédaction de Sud quotidien, la robe noire politique a d’emblée laissé entendre que le poste d’Envoyé de la Francophonie pour le Mali est incompatible avec le mandat de député. Donc, il est d’avis que c’est l’article 110 du même règlement de l’Assemblée qui doit être appliqué au député Gadio. Ledit article 110 stipule que «L’exercice de toute fonction publique non élective est incompatible avec le mandat de député.
En conséquence, toute personne visée à l’alinéa précédent élue à l’Assemblée nationale est remplacée dans ses fonctions et placée dans la position prévue à cet effet par le statut la régissant dans les huit jours qui suivent son entrée en fonction, ou en cas de contestation de l’élection, dans les huit jours suivant la décision de validation». Mieux, contrairement à ceux qui avancent la théorie de la mission publique, le même article indique que «L’exercice de fonctions confiées par un Etat étranger ou une organisation internationale et rémunérées sur leurs fonds est également incompatible avec le mandat de député». Seul le personnel enseignant de l’enseignement supérieur est épargné.
Le même article dira sur ce point «Toutefois, les membres du personnel enseignant de l’enseignement supérieur sont exceptés des dispositions des deux premiers alinéas du présent article (article LO 156 du Code électoral)». Ainsi donc, Cheikh Tidiane Gadio devrait normalement céder son mandat à son suppléant.Jean Michel DIATTA

Terme Sud Ouakam : «Ni l’armée, ni le Cemga ne devait intervenir sur cette affaire qui est illégale»(Ousmane Sonko, Pastef-les patriotes)

https://www.dakaractu.com Après une visite, ce lundi 12 octobre, auprès des 79 familles de Terme Sud à Ouakam expulsées par l’armée ces derniers jours, Ousmane Sonko a effectué une sortie pour se solidariser avec les victimes.
Selon le responsable politique et leader de Pastef-les patriotes, la manière dont sont traitées les familles de militaires à Ouakam est inadmissible. « Ce n’est pas une affaire de l’armée et son introduction dans ce dossier est un abus. C’est une escroquerie foncière ficelée par l’État à travers le ministère de l’urbanisme », a farouchement dénoncé le radical opposant au régime en place.
Face à la presse, en début d’après midi, Ousmane Sonko a rappelé les différentes orientations qui sous tendent la position de l’État dans ce dossier qu’il qualifie de boulimie foncière.
Pour Sonko, l’État avait au préalable visé le terrain pour un lotissement administratif avec 150 terrains, ensuite l’espace a été vendu alors qu’on devrait consulter l’Assemblée nationale ce qui n’a pas été fait. Le régime a procédé par la suite à une vente de gré à gré a-t-il dit avant de qualifier la décision de justice rendue dans cette affaire de non droit.
Le terrain en question a été repris pour le projet « zéro bidon ville » en ciblant les quartiers Terme Sud, Terme Nord et un quartier de Grand Dakar, a révélé le leader de Pastef-les patriotes.
Pour Ousmane Sonko, le régime veut faire croire aux sénégalais que le problème résulte de logements de fonction, alors que c’est tout faux. Au contraire, le régime prépare toujours ses argumentaires pour chercher à défendre l’indéfendable dans ce dossier a indiqué le responsable politique. Il a toutefois invité les citoyens à participer au Téléthon ouvert pour assister les familles de Terme Sud.

Sonko sur l’affaire Teliko : «si on laisse passer, les juges ne jugeront que par rapport à ce que Macky Sall leur dira»

D’après Ousmane Sonko, le commentaire du juge Souleymane Teliko dérange au plus haut point parce qu’il a mis à nu les dysfonctionnements de la justice. «Ce n’est pas une affaire personnelle. Ce n’est pas un problème entre un juge et son administration. Nous avons tous un problème avec la justice. Maintenant que des magistrats se lèvent pour dire qu’on ne peut pas continuer à laisser la justice se faire manipuler, ne les laissons pas être les agneaux de sacrifice», a dit le leader de Pastef.
Sur l’affaire Ngor Diop, Sonko pense que c’est tout aussi grave. Pour le leader du Pastef, le juge a condamné un prévenu sur des faits récurrents. On lui demande de libérer, il refuse et on l’affecte en passant par des consultations à domicile.
«Si on laisse passer, les juges ne jugeront que par rapport à ce que Macky Sall leur dira. C’est cas sont très graves. Ne sous-estimons pas ce qui se passe. L’indépendance, on l’arrache, on ne l’acquiert pas», a lancé le député.Saly Sagne

Boulimie foncière : «Des immeubles en centre ville sont en train d’être vendus par Macky Sall»(Ousmane Sonko,Pastef-les patriotes)

https://www.dakaractu.com C’est un réel bradage foncier qui est en train de s’opérer dans la capitale sénégalaise, a en croire le président du parti Pastef-les patriotes, Ousmane Sonko.
Des immeubles sont en train d’être vendus en ville », a révélé le farouche opposant au régime actuel.
Preuves à l’appui, Ousmane Sonko ne s’est pas limité à la dénonciation, il cite des terrains comme celui de la Direction de l’élevage, du ministère de la culture, les locaux de l’ancien ministère de l’éducation, l’intendance des palais nationaux aux abords du palais entre autres. Il avertit les acquéreurs potentiels qui pourraient payer les pots cassés en cas de changement de régime.
Même des parcelles de l’aéroport Léopold Sédar Senghor sont en train d’être bradées confie Sonko,accusant Macky Sall d’être l’instigateur de toute cette  boulimie foncière. « Macky Sall n’a jamais été sobre et vertueux dans la gestion foncière », affirme le leader de Pastef, Ousmane Sonko. Il s’exprimait sur l’affaire des déguerpis de Terme Sud à Ouakam après y avoir effectué une visite auprès des victimes ce lundi 12 octobre…

Vente de terrains appartenant à l’Etat : Yaya Abdoul Kane dément Ousmane Sonko

https://www.pressafrik.com Yaya Abdoul Kane, Directeur de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat a démenti les propos de Ousmane Sonko affirmant que des terrains appartenant à l’Etat sont en train d’être vendus. Dans ses propos, le leader du Pastef a même cité les locaux de la direction de l’Elevage.
« Cette information est fausse. M. Sonko n’a pas été bien informé, n’a pas eu le temps de vérifier sa source. Ce ne sont pas des cessions, ni des ventes. C’est des baux emphytéotiques qui ont été accordés sur certains sites dans le cadre de la valorisation du patrimoine bâti de l’Etat. L’Etat dépense plus de 17 milliards de F CFA en termes de location pour loger ses services donc c’est pour déconstruire un peu le paradoxe « Etat, premier propriétaire, Etat, premier locataire », que nous avons initié cette initiative. En quoi faisant ? En attribuant ces sites à des privés qui veulent développer des projets qui entrent dans le cadre de la politique de l’Etat et qui rétrocède à l’Etat une partie », réplique Yaya Abdoul Kane.
Le Directeur de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat poursuit : « par exemple, la direction de l’Elevage, c’est un privé qui veut construire là-bas une clinique moderne pour rehausser un peu le plateau médical du pays et qui en contrepartie va rétrocéder à l’Etat des tiers, mais va également payer un loyer annuel. Ce ne sont pas des ventes ni des cessions gratuites. C’est un partenariat public-privé. On n’a pas besoin d’appel d’offres pour ces transactions. C’est des manifestations d’intérêts ».   Ibrahima Mansaly

Affaire Terme-Sud/Abdou Karim Fofana recadre Sonko et précise : «Il faut qu’il arrête de chercher le ‘Buzz’ politique…Il a des idées arrêtées…»

https://www.dakaractu.com La réponse aux récentes accusations du leader du Pastef à l’endroit du régime au sujet du foncier n’aura pas attendu 24 h.  La charge viendra du ministre de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, qui estime toutefois que les attaques de Sonko sont sans fondement solide, prouvé.
« En tant qu’ancien directeur du patrimoine bâti, je pense que je suis le mieux placé pour parler de ces accusations de Ousmane Sonko », entame ainsi, Abdou Karim Fofana, sur les ondes de la Rfm.
En guise de rappel, le ministre Abdou Karim Fofana estime que le leader de  Pastef est dans une posture facile avec ses supputations archaïques et qui n’ont aucun fondement véridique. Considérant qu’il est en train de fuir le débat sur cet audio dans lequel il est complètement passé à côté, Abdou Karim Fofana fera savoir que c’est un leader qui est à la recherche de Buzz Politique.
Il l’invitera également à se départir de « ces idées arriérées sur les hommes politiques, les fonctionnaires etc… en considérant qu’ils versent toujours dans le négatif ».
Revenant sur la réalité des faits, le ministre de l’urbanisme et du logement considère que le Sénégal a des programmes clairs qu’il dirige pour la plupart.  » Il y’a un programme dénommé « zéro bidonville » qui consiste à se débarasser de ces habitations non assainies et désordonnées. En effet, Terme-Sud ne déroge pas à la règle. Même Terme-Nord en fait partie, de même que Taïba Ndiaye, Cité Bissap etc. Donc nous avons décidé de rassembler 10.000 ha de bidonvilles pour permettre aux promotteurs de faire des constructions et de permettre aux familles d’y reloger », clarifie le ministre de l’urbanisme.
En réalité, ce qu’explique ce dernier, c’est « qu’il faut revoir ces bâtiments obsolètes au niveau de Dakar qui datent de longtemps, pour faire une politique immobilière en vue d’une approche de développement ».
Dans cette affaire de Terme-Sud, Abdou Karim Fofana estime que le principe est simple :  » l’administration doit remplacer ceux qui étaient dans ces habitations parce qu’après avoir servi l’État jusqu’à la retraite, il faut laisser le soin aux autres  d’avoir cette même occasion, surtout quand il s’agit des militaires ».
Ainsi, l’ancien directeur du patrimoine bâti considère que cette situation du Terme-Sud doit être analysée sur la base d’un bon raisonnement alors qu’Ousmane Sonko, poursuit Abdou Karim Foana, « n’est que dans un sujet à charge émotionnelle ».

QUALITE DU DEBAT POLITIQUE AU SENEGAL : Ça vole au ras des pâquerettes

http://www.sudonline.sn En lieu et place d’un bilan qui a besoin d’être conforté pour justement rassurer et des contrepropositions émanant des adversaires du pouvoir pour se remettre de la cuisante défaite de l’élection présidentielle de février 2019, les Sénégalais ont droit à un débat politicien, de surcroit, d’une pauvreté affligeante à lasser les plus friands de joutes politiques. La dernière en date est cette querelle au ras des pâquerettes qui oppose le ministre Mansour Faye et le député Ousmane Sonko, sur une soi-disant audience qui n’engage aucune productivité
Le paysage politique sénégalais est bien dynamique ces temps-ci, mais le débat est d’une pauvreté effarante. Empêtrée dans la reddition des comptes dans la gestion de la Covid-19, la question du troisième mandat du président Macky Sall, ou encore la gestion des inondations, sans oublier le statut de Chef de l’opposition, la classe politique semble n’être plus en mesure de produire un discours politique d’une certaine hauteur que cette polémique au ras des pâquerettes concernant une soi-disant audience avec le chef de l’Etat qu’aurait sollicitée le leader de la coalition Jotna, Ousmane Sonko.
Entre cette polémique fondée sur des accusations, contre-accusations, menaces de publication de documents et publication d’enregistrements, il ressort nettement que ce «débat n’honore ni la République, ni l’État, encore moins les acteurs qui l’ont soulevé», comme l’a si bien souligné l’ancien ministre, Abdoul Aziz Tall, sur les colonnes de Sud quotidien, le 8 octobre dernier.
Des scénarios pareils, embarquant les populations dans des entreprises politiques qui ne sont pas les leurs, ça court les rues. La dernière en date est cette querelle de borne fontaine qui a abouti à l’exclusion définitive de Moustapha Cissé Lo, Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, du parti présidentiel.
En effet, la commission de discipline du Secrétariat exécutif national de l’Apr avait prononcé l’exclusion définitive de Moustapha Cissé Lo des rangs de l’Apr aux motifs qu’il a tenu des propos indécents qui «récusent la morale et la bienséance sociale». L’on entend, en réalité, l’ancien président du parlement de la Cedeao injurier copieusement certains de ses camarades de parti. Bien avant, l’on se rappelle des échanges de propos très durs entre Yakham Mbaye et Moustapha Cissé Lo au sujet de la campagne arachidière et de la distribution de l’engrais.
Selon certaines indiscrétions, ce serait ce différend qui s’est poursuivi au point d’en arriver à ces injures partagées dans les réseaux sociaux. Quid de cette 13ème législature, dans son exercice 2017- 2018  ? Lors du vote «très controversé» de la loi modifiant la Constitution pour y introduire le système de parrainage citoyen pour tous, il a été noté de fortes et chaudes empoignades, entre parlementaires de l’opposition, aidés par certains non-inscrits, et ceux de la majorité présidentielle.
Mieux, il est arrivé que les débats volent «très bas» avec des propos «aigres-doux» entre députés de camps adverses, sur fond d’invectives et autres injures au menu, lors des sessions. Des débats qui parfois volent au ras des pâquerettes, nécessitant ainsi une réorientation vers les véritables axes prioritaires du pays, mais aussi sur des débats contradictoires à même de hisser la démocratie du pays à des niveaux respectables.Jean Michel DIATTA

CARENCE DU DEBAT POLITIQUE AU SENEGAL : Dr Momar Thiam pose son diagnostic

http://www.sudonline.sn Les échanges de propos aigre-doux entre Mansour Faye et Ousmane Sonko et la sortie maladroite du député-président du Conseil départemental de Ranérou appelant ses parents peulhs « à prendre des machettes et à attaquer ceux qui sont contre le troisième mandat du président Macky Sall » ne sont pas le fruit du hasard, si on en croit Momar Thiam, Docteur en communication politique et Directeur de l’Ecole des hautes études en information et en communication (Heic Dakar)
En effet, interpellé hier, lundi 12 octobre 2020, sur ces sorties qui insufflent le débat politique au Sénégal, Dr Momar Thiam a tenu à souligner que ces échanges portent atteinte à l’image de l’homme politique sénégalais. Dans la foulée, il a déploré la disparition des écoles de parti chargées de former les militants aux valeurs de la République au niveau des formations politiques.
Docteur en communication politique, Momar Thiam range dans « le registre des faits divers » les échanges de propos sur fond d’invectives entre le ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale, Mansour Faye, et le leader de Pastef/Les patriotes, le député Ousmane Sonko. Interpellé hier, lundi 12 octobre 2020, sur le niveau du débat politique au Sénégal jugé souvent « en décalage avec les préoccupations des citoyens » par des observateurs de la scène politique, le Directeur de l’Ecole des hautes études en information et en communication (Heic Dakar) a estimé que «cet échange de propos aigre-doux entre Mansour Faye et Ousmane Sonko porte atteinte même à ce qui devrait être la communication politique ou l’échange de propos entre personnalités publiques et politiques».
Et pour cause explique-t-il, « on attend d’un ministre de la République dans le cadre de sa mission de gestion des affaires publiques, le sens de la hauteur qui sied à la mission puisqu’un ministre incarne une mission et non une fonction. On attend aussi d’un leader politique de surcroit député de la République qu’il puisse avoir une communication à la hauteur de ses ambitions ».
Poursuivant son analyste, le spécialiste de la communication politique renseigne  : « ce qu’attend l’opinion publique sénégalaise de ces deux personnalités, c’est des débats d’idées et de positionnement parfois tranchés sur des questions précises qui impactent sur notre quotidien  : la santé, l’éducation, l’économie, la gouvernance des institutions, des ressources naturelles et même la gestion de cette pandémie de Covid-19 ».

Par ailleurs, analysant la sortie maladroite du député et président du Conseil départemental de Ranérou appelant ses parents peulhs « à prendre des machettes et à attaquer ceux qui sont contre le troisième mandat du président Macky Sall ».

 Dr Momar Thiam a qualifié les propos d’Aliou Dembourou Sow d’«une catastrophe communicationnelle», non sans indiquer que ce dernier «ne respecte non seulement pas le président de la République qui est le garant de l’unité nationale» mais aussi «ne respecte pas le ministre Abdoulaye Daouda Diallo qu’il sort du cadre ministériel pour le positionner présidentiable comme un dauphin en le mettant ainsi en face de ses adversaires potentiels».
Poursuivant son propos, le spécialiste en communication politique d’évoquer trois raisons qui attestent, selon lui, que cette sortie du député Aliou Dembourou Sow «n’est pas une erreur de communication » mais plutôt un «dérapage du langage politique ». « La particularité des déclarations du président du Conseil départemental de Ranérou, c’est d’abord, qu’il est un député de la République et j’insiste sur ce mot République qui signifie l’ensemble des valeurs partagées par tout le monde et en tenant ce discours, il sort lui-même justement du registre de la République » a souligné d’emblée Dr Momar Thiam
Avant d’ajouter  : « en tenant donc ces propos, Aliou Dembourou porte également atteinte à l’image du député et à son honorabilité puisqu’il est dit député du peuple, de la République ». « Il porte également atteinte à l’image du président de la République qui, lui, dans sa communication, que ce soit dans des moments de silence ou de prise de parole, ne fait pas de distinction entre les ethnies, les confréries ou les localités. Je suis donc persuadé qu’en prononçant ces propos qui sont quelque part sanguinaires puisqu’il parle de machettes et même d’armes, c’est un discours va-t’en guerre qui n’a rien de politique et républicain pour la bonne raison que les acteurs ne sont pas des ennemis mais plutôt des adversaires qui peuvent après boire ensemble du thé», tranche Momar Thiam.
Dans la foulée, il précisera que les propos du député Aliou Dembourou Sow ainsi que le débat entre Mansour Faye et Ousmane Sonko «montrent qu’au Sénégal, on n’a plus de maitrise du langage politique républicain qu’on apprend dans des écoles de parti».Nando Cabral GOMIS

AFFAIRE CHEIKH OUMAR ANNE/PAPE ALÉ NIANG : Le délibéré renvoyé au 27 octobre

Attendu aujourd’hui, le délibéré de l’affaire opposant Cheikh Oumar Anne à Papa Alé Niang, Mody Niang et Nafi Ngom Keïta n’est pas tombé. Selon les informations de Libération online, il a été prorogé au 27 octobre prochain. Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur poursuit le trio après la publication d’un livre incendiaire sur sa gestion quand il était directeur général du Coud.

Diffamation et injures : Débats houleux au procès opposant Me Moussa Diop à Barth’, renvoyé au 24 novembre prochain.

https://www.dakaractu.com Le procès en diffamation et injures publiques opposant Me Moussa Diop à Barthélémy Dias a finalement été renvoyé au 24 octobre prochain, dans un climat très tendu. À l’ouverture de l’audience, les avocats du maire de Mermoz/Sacré-Cœur ont fait savoir à la cour qu’ils demandaient un renvoi du procès, invoquant l’absence de leur client.
La partie civile a tenté de s’opposer, en vain, à la demande de renvoi déposée par les conseils du socialiste.   Les discussions ont souvent légèrement dévié du sujet principal : citation directe contre Barthélémy Dias pour « avoir tenu des propos diffamatoires et injurieux à l’encontre de Me Moussa Diop ».
Et le débat devient houleux avec Me Ousseynou Fall et l’ancien DG de Dakar Dem Dikk qui a demandé à l’avocat adverse « d’arrêter de crier ». Le président du Tribunal correctionnel était obligé de ramener le calme à deux reprises. Les échanges ont été très vifs entre les deux parties. Comme on s’y attendait du reste.
C’est l’ancien patron de DDD qui a servi une citation directe au maire de la commune de Sacré-Cœur/Mermoz. Il est reproché à Barthélemy Dias d’ « avoir tenu des propos diffamatoires et injurieux à son encontre ».
C’était dans le cadre d’une émission télé pendant laquelle la cession du terrain qui abrite actuellement le siège du parti au pouvoir l’Apr par la société nationale DDD, avait été abordée

Madiambal et Abdoul Mbaye rejugés en décembre

https://www.beut7.com Le procès en appel pour diffamation opposant l’ex Pm Abdoul Mbaye à Madiambal Diagne ex PDG du Groupe Avenir Communication a été renvoyé au 31 décembre prochain. Ce, sur demande de l’avocat du journaliste Me Moussa Sarr. Pour rappel, le journaliste a été condamné en première instance à une peine de trois mois assortis de sursis en plus de payer à l’ancien Pm une somme de d’un million de F CFA au titre de préjudice. Dans sa chronique “Les Lundis de Madiambal”, le journaliste avait traité Abdoul Mbaye de « menteur invétéré qui a besoin d’un psychiatre. »

Lancement de la vente des cartes au Pds : Karim écarte Bara Gaye et conforte sa mainmise

https://www.jotaay.net Le Pds se bouge enfin. Les libéraux lancent officiellement la vente des cartes en vue des renouvellements des instances du parti. Et déjà, tous les ingrédients sont réunis pour offrir à Karim le Pds sur un plateau d’argent. En plus de la position centrale de son poulain Saliou Dieng, qui gère tout le processus, le n°2 Bara Gaye, qui statutairement devait représenter Wade à la cérémonie de lancement, est écarté au profit de Doudou Wade.
Quasiment absent du terrain politique et des grands débats qui agitent le pays, le Pds sort enfin de son hibernation. Le parti de Me Wade, qui a connu beaucoup de péripéties, dont le départ de l’ex-numéro 2 Oumar Sarr et de plusieurs cadres, va entamer sa mue. Cela, avec le lancement officiel de la vente de ses cartes de membre, en vue du renouvellement de ses instances. Des activités pour lesquelles Karim Wade, via son père Abdoulaye Wade, demande aux militants du parti de se mobiliser partout au Sénégal et à l’extérieur. Le lancement aura lieu vendredi prochain, juste après l’installation de la commission chargée de la gestion des opérations de placement des cartes. Une commission dirigée par le nouvel homme fort du parti, le jeune Saliou Dieng. Son seul haut fait d’arme ? sa proximité avec Karim Wade qui l’a bombardé au stratégique poste de secrétaire national chargé des structures et des mouvements de soutien du Pds.

Karim écarte Bara Gaye pour Doudou Wade

Et pour présider la rencontre, Karim Wade a porté son choix sur le secrétaire général adjoint chargé des conflits, son cousin Doudou Wade, qui présidera la rencontre. Un choix qui n’est pas sans susciter des questionnements. En effet, Doudou Wade n’est pas le n°2 du parti. Ce poste est occupé par Bara Gaye. Et c’est lui qui doit être au-devant, en l’absence de Wade. Mais il a été mis à l’écart au profit du cousin Doudou Wade. Comme si après tous ceux qu’il a expulsés de la formation libérale, Karim Wade avait pour nouvelle cible Bara Gaye. Mbaye THIANDOUM

Gackou Reprend Ses Tournées Économiques Le…

Après le Président Macky SALL c’est autour de Malick Gackou de sillonner le territoire national. Dans une note parvenue à la rédaction, le Bureau politique du Grand Parti informe que son leader va reprendre ses tournées économiques à partir du 19 Octobre 2020.

Voici l’intégralité du communiqué du Grand Parti :

Le Bureau politique du Grand Parti( BP/GP) s’est réuni ce 12 octobre 2020 en vue d’examiner l’ordre du jour suivant  :
Vie du Parti.
Situations internationale et nationale ;
Questions diverses
Abordant la vie du Parti, le BP/ GP  a entendu quatre importantes communications  : celles du Président Malick GAKOU, du Coordonnateur National des Cadres, Pape Médoune SOW, du Coordonnateur départemental du GP à Pikine, Mamadou Gaindé BADIANE et du Professeur de droit, Serigne THIAM.
Le président Malick GAKOU a informé les membres du BP/GP de la reprise,  du 19  au 27 octobre 2020 , de la tournée nationale du Parti qui avait commencé par les régions de Diourbel, Thiès et Kaolack avant de connaître un arrêt consécutif à la pandémie.
Les régions de Louga, Saint Louis, Matam et Tambacounda recevront la délégation du Grand Parti dans le courant de la deuxième quinzaine du mois d’octobre.
Le mois de novembre sera réservé aux régions du Sud du pays.
Le Président du Grand Parti a aussi informé les membres du BP/GP des visites de certaines grandes familles religieuses du pays pour présenter les condoléances du Parti, suite au rappel à Dieu de membres de ces familles.
Ce fut le cas à Médina Baye, à Tivaouane et à Thiénéba.
Le Président Malick GAKOU , dans le cadre du grand Magal de Touba, a rendu une visite de courtoisie , en compagnie d’autres leaders politiques de la Grande Alliance, au Khalifa général des mourides qui a prié pour un Sénégal uni et prospère.
Il a aussi informé sur l’adoption d’un nouvel organigramme du Parti avec la création de secrétaires nationaux.
Ces secrétaires nationaux ont pour missions d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies dans tous les domaines qui intéressent la vie de la Nation.
Dans cette dynamique, ils pourront s’attacher toutes les compétences internes ou externes au Parti en vue de faire des propositions fortes pour le renforcement et la réactualisation du Plan Alternatif Suxxali Senegaal (PASS).
A la suite du Président Malick GAKOU, le Coordonnateur national des cadres du GP et plénipotentiaire du Parti dans le Dialogue politique a informé sur le déroulement du processus de la première phase du Dialogue  politique dont le rapport final est remis au Président de la République depuis le 16 septembre 2020.
Après avoir salué la tenue de ces dialogues, le BP a félicité  vivement les différentes parties prenantes au Dialogue, notamment le pôle des partis politiques de l’opposition, celui de la majorité, celui des non alignés et de la Société civile.
Mention spéciale au Président du Dialogue national, Monsieur Famara Ibrahima SAGNA, au Président de la Comission cellulaire, le Général Mamadou NIANG et à tous les membres de la Commission, aux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA), du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA)et aux membres de l’administration.
Le BP/ GP en appelle à la responsabilité du Président de la République pour une application, dans les meilleurs délais, des vingt-trois (23) points qui ont fait l’objet de consensus entre les parties prenantes.
Le Bureau politique a aussi entendu  la  communication de Monsieur Mamadou Gaindé BADIANE, Coordonnateur départemental du GP à Pikine sur le projet de départementalisation de la commune de Keur Massar.
A cet égard, le BP, après avoir entendu cette importante communication, a mis en place une commission technique pour étudier la pertinence et la faisabilité d’un tel projet.
Le rapport de la commission est attendu au plus tard le 20 novembre 2020 .
La dernière communication a été celle du Professeur Serigne THIAM qui a porté sur la proposition et l’adoption d’une Charte du militant du Grand Parti. Celle-ci engage, dans ce contexte de remise en cause permanente de la parole donnée, tout militant à placer le Sénégal au-dessus de toute autre ambition et de s’engager à ne jamais trahir les intérêts supérieurs de la Nation, à respecter et faire respecter la Constitution de notre pays et les Statuts et règlement intérieur du Parti.
Abordant le deuxième point, le BP a fait le round up de l’actualité internationale et nationale marquée par l’irruption et la propagation de la pandémie à Coronavirus, COVID-19, dans le monde.
Celle-ci a entraîné plus d’un million de pertes en vies humaines et a eu des conséquences désastreuses sur l’économie mondiale, surtout sur celle de nos pays à faible taux de croissance.
Cette réalité implacable de la COVID-19 a ébranlé pas mal de nos certitudes et bouleversé l’ordre établi.
Il est donc impératif de travailler à l’avènement d’un nouvel ordre mondial.
Ce nouvel ordre devrait avoir pour soubassement la solidarité entre les peuples et la lutte  contre toutes les formes d’injustice et de violence.
Notre pays, le Sénégal, n’a pas été épargné.
Cependant, le fort élan de solidarité du peuple manifesté à la suite de l’appel du Président Macky SALL par les réactions favorables de la classe politique conjuguées aux efforts soutenus  des personnels de santé, des forces de défense et de sécurité, des chefs religieux et coutumiers et de toutes les forces vives du pays  ont contribué à freiner la propagation de la pandémie dans notre pays.
Ces efforts ont valu au Sénégal d’être cité dans le lot des premiers pays à l’échelle mondiale ayant bien géré la pandémie.
Mais le combat est loin d’être gagné et le BP/GP lance un appel à  tous pour  redoubler de vigilance et veiller au respect strict des mesures barrières..Fait à Dakar le 12 octobre 2020-Pour le Bureau Politique

Macky Sall : Son Camp Donne Des Armes À L’opposition Pour Le Combattre

https://www.xibaaru.sn Dans son palais, le Président de la République Macky Sall doit bien s’enfermer souvent seul dans son bureau pour demander qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour mériter pareil sort. Il ne se passe pas une seule semaine sans qu’un membre de l’Alliance pour la République (APR) ne crée le scandale. Où va ce parti ? Le camp présidentiel prépare-t-il son autodestruction ?
On n’en avait pas fini du cas de Abdou Karim Sall, le ministre de l’Environnement et du Développement durable qui avait capturé six gazelles de la réserve de Ranérou pour les transférer dans sa propre ferme – une opération qui avait conduit à la mort de deux gazelles en cours de route – que tout le Sénégal allait être en haleine avec une autre affaire.
Le fonctionnement de la justice est resté longuement paralysé au Sénégal. Du fait de l’entêtement du ministre de la Justice Me Malick Sall qui a provoqué l’ire des greffiers, des secrétaires de greffe, en refusant de leur appliquer des indemnités obtenues après de longues négociations avec l’Etat. Du jamais vu ! Le ministre de la Justice s’est même permis de fouler aux pieds, un décret signé par le Chef de l’Etat, Macky Sall.
Me Malick Sall en rajoute en faisant sortir de leurs gonds, les magistrats en faisant entendre par l’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ), l’un d’eux Souleymane Téliko qui se trouve être le Président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS). Maintenant, il menace de le faire traduire devant le Conseil de discipline. Obligeant, du jamais vu au Sénégal, le Président de la Cour suprême Cheikh Tidiane Coulibaly à monter au créneau pour le désavouer.
Entre temps, le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye est passé par là, pour déclarer à qui veut l’entendre qu’il ne répondra jamais à une convocation de l’Office national de lutte contre la corruption et la concussion (OFNAC). Une sortie qui a suscité un véritable tollé au sein de l’opinion et qui s’en est suivie d’une polémique avec Ousmane Sonko, à propos d’une audience avec ce dernier qui souhaitait une rencontre avec le Chef de l’Etat. Une polémique alimentée par la circulation à travers le net, d’un audio qui démontre que tout ce qui s’était dit au cours de l’audience, avait été enregistré. Une pratique déshonorante.
Cette fois, c’est le député Aliou Dembourou Sow, Président du Conseil départemental de Ranérou qui crée un scandale. Aliou Sow met le feu aux poudres en lançant un appel à une partie de la communauté sénégalaise de s’armer de machettes et de faire face à tous ceux qui oseront s’opposer à une troisième candidature du Président Macky Sall. Un appel tout simplement à une guerre civile.
Voilà des gens qui disent soutenir le Président de la République, mais qui au contraire, fournissent des armes à l’opposition pour qu’elle le pilonne.La rédaction de Xibaaru

Alioune Sarr Attaqué… L’AFP De Thiès Recadre Sévèrement Un Membre De L’APR

Alioune SARR : Le pari de l’action« Mentez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » !
La démocratisation de l’accès aux technologies de l’information et de la communication marque un tournant important dans l’évolution de nos sociétés. Même si elles ont fait du bien au développement de nos sociétés, elle nous expose davantage à la manipulation, la désinformation et met en lumière toute sorte de manœuvre de petites et très petites personnes.
En sommes, elles ont libéré la parole d’une bande de charlatans politiques « qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles. »  Comme le souligne de manière pertinente l’écrivain et philosophe italien Umberto Eco 1932-2016).
Cette légion de manipulateurs, menteurs, colporteurs et médisants a pensé pouvoir ternir l’image du poli et correct ministre Alioune SARR.
Peine perdue !
Le Ministre Alioune SARR a choisi de soutenir le Président Macky SALL par l’action. Les résultats engrangés dans les différentes structures publiques qu’il a eu à piloter le démontrent à suffisance.
Aujourd’hui Ministre du Tourisme et des Transports aériens, il est en train de réussir une prouesse incommensurable.
En effet, malgré les conséquences néfastes de la pandémie de la Covid 19, avec un arrêt total des activités dans ces deux secteurs, sous l’impulsion du Président Macky SALL, notre pays a réussi la prouesse de sauver l’essentiel de l’infrastructure touristique et aéroportuaire en sauvegardant les outils de production et préservant les milliers d’emplois menacés, par un plan de résilience conduit d’une main de maitre par l’efficace et le discret Ministre Alioune SARR.
Sur le secteur des transport aérien, l’exploit de la gestion de la résilience coule de source.
D’ailleurs, la réunion du conseil des ministre du Mercredi 09 Septembre 2020 a fait état de félicitations adressées au Ministère du Tourisme et des Transports aériens, dirigé par Alioune SARR dans la gestion de la résilience dans le secteur des transports aériens.
Un tour d’horizon de la situation des transports aériens dans le monde permet de comprendre et de mesurer à sa juste valeurs les efforts du Sénégal dans le secteur à travers le Programme de Résilience Economique et Sociale : chute brutale de 80% du trafic aérien mondial, 95% des compagnies du continent africain ont cessé toute activité, Aux états Unis , la compagnie aérienne American Airlines pourrait licencier 17.500 employés, au Brésil, le constructeur d’avions Embraer a annoncé le licenciement de 2500 travailleurs, en Asie  le groupement Singapore Airlines, SilkAir et Scoot  va supprimer 20% de ses emplois…
En Afrique les pertes d’emplois pourraient augmenter jusqu’à 3, 5 millions soit plus de la moitié des emplois du secteur aérien.
Dans le secteur hôtelier et touristique, avec une ingéniosité remarquable, le Ministre Alioune SARR et ses services ont pu agir directement sur plus de 2500 entreprises de toute la chaine de valeur du tourisme. Une intervention qui a permis au final de préserver les 75 000 emplois directs et les 100 000 indirects qui étaient menacés, et empêcher la faillite de certaines structures.
Toutes ces actions qui honorent et traduisent la clairvoyance de son excellence Macky SALL, portent l’empreinte d’un homme vertueux, très dynamique, pragmatique dans son travail, discret dans ses actions sociales et innovateur dans ses idées.
Un compagnon fidèle au Président Moustapha NIASSE, un bâtisseur infatigable pour le succès de la seconde alternance aux cotés du Président de la République son Excellence Macky SALL. Alioune séduit par sa rigueur, charme par son efficacité et inspire de part le socle de valeurs qui fonde son engagement.
En définitive, ce ne sont pas les louvoiements d’une bande de charlatans politiques qui ont fait de la manipulation et de l’arrogance leur crédo, qui vont divertir et éloigner ce travailleur fidèle et loyale de son objectif de contribuer aux côtés du Président Macky SALL et du Président Moustapha NIASSE au développement socio-économique du Sénégal.Abdoulaye BA-AFP Thiès

Non-accréditation de Presse en ligne pour le match Sénégal/ Mauritanie : L’APPEL dit non à cette décision unilatérale, discriminatoire et irrespectueuse

La Presse en ligne ne pourra pas couvre le match amical Sénégal/Mauritanie qui aura lieu ce mardi 13 octobre à Thiès. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a décidé délibérément de n’accréditer aucun organe de la presse en ligne. Le prétexte servi est qu’il y a plus de 200 sites et qu’elle ne saurait les accréditer.
L’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL), saisie par ses membres, s’insurge contre cette décision unilatérale, discriminatoire et irrespectueuse pour un pan du secteur qui aujourd’hui de par sa viralité et son impact auprès du public au Sénégal et sa Diaspora, est plus percutant.
Cette décision unilatérale révèle encore une fois de plus l’amateurisme et le manque de professionnalisme deS fédéraux qui ont besoin d’une sérieuse mise à jour dans le domaine des médias et de la communication de nos jours. Pire encore, elle dénote d’une paresse intellectuelle et physique, parce que si l’équipe de communication de la Fédération Sénégalaise de Football est incapable de faire le travail de tri pour les organes de la presse en ligne à accréditer, elle peut s’adresser directement à l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS) ou à l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en ligne (APPEL) qui va étroitement travailler avec elle sur une short-list par rapport à ses possibilités du moment.
Voulant éviter toute escarmouche inutile, le président de l’APPEL, Ibrahima Lissa Faye, a tenté de joindre le président de la FSF, Me Augustin Senghor, à maintes fois. Sans succès. Or, en personnes responsables, des discussions peuvent être engagées pour des solutions empreintes de cordialité.
L’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) tient à rappeler à la Fédération Sénégalaise de Football que l’Equipe nationale du Sénégal est un bien commun et que certaines décisions doivent faire l’objet de discussions avec les acteurs d’abord. S’y ajoute que certains sites ont été de toutes les campagnes des ‘’Lions’’, matchs amicaux, officiels et même en Coupe du Monde. Et ce, à leurs propres frais.
Par la même occasion, l’APPEL demande solennellement à toute autre structure ou organisation qui a des difficultés pour l’accréditation de la presse en ligne, qu’elle est disposée à lui fournir l’appui nécessaire. La presse en ligne est une entité organisée, capable de mener des discussions en interne jusqu’à trouver une solution consensuelle et collégiale. Cependant, aucune décision unilatérale et discriminatoire ne saurait être acceptée.
Les éditeurs de la presse en ligne interpellent, par ailleurs, l’ANPS, le SYNPICS, le CDEPS, le CORED et toutes les organisations et les appellent à dénoncer cet abus de pouvoir de la Fédération Sénégalaise de Football.Fait à Dakar, le 12 octobre 2020

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 13/10/2020

Le bras de fer Senelec-Akilee se poursuit au tribunal

On est encore loin de l’épilogue du bras de fer judiciaire entre Senelec et Akilee Sa. L’affaire qui connaît des rebondissements de toutes sortes devait être appelée hier à la barre du tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar. Mais il nous revient que le dossier n’a pas été enrôlé. Finalement, les conseils de Senelec et de Akilee Sa vont croiser le fer lundi prochain.

Akilee traîne en justice la société Wattgo

Restons au Tribunal du Commerce de Dakar pour signaler que le Directeur général de Akilee, Amadou Ly, n’est pas seulement en contentieux avec la Senelec.Il a décidé de poursuivre en justice la société Wattgo Sasadg/Tchcd. Le Tribunal du Commerce de Dakar, en audience de répartition hier, a référé l’affaire à la 1ère chambre commerciale. La première audience pour tentative de conciliation est prévue pour le 21 octobre.

Locafrique fait face à un double contentieux

Ne quittons pas le Tribunal du Commerce de Dakar sans indiquer que la compagnie Ouest Africaine de Crédit bail dite Locafrique est loin d’en finir avec ses démêlés judiciaires. En effet, Locafrique poursuit en justice la Société Teranga entreprise Suarl Caty Dièye. En audience de répartition hier, le tribunal a imputé l’affaire à la première chambre commerciale. C’est le 21 octobre prochain que se tiendra l’audience pour tentative de conciliation. A son tour, Locafrique est poursuivie par la société Djolof relax Suarl. C’est encore la première chambre commerciale qui hérite de l’affaire qui sera appelée le 21 octobre prochain pour tentative de conciliation.

Deux membres de l’opération «Walu» agressés à Keur Massar

Manifestement, l’opération «Walu» initiée par Dr Cheikh Tidiane Dièye est en train de faire des jaloux à Keur Massar. En effet, Mounirou Kane et Abdoulaye Diop dit «Commando» ont été sauvagement agressés par des inconnus à hauteur de la Cité Aïnoumady alors qu’ils étaient en train d’aller à Alhadj Pathé pour reloger les sinistrés.Joint au téléphone, Mounirou Kane a affirmé que les agresseurs qui sont près d’une dizaine n’ont rien emporté. A l’en croire, ces derniers voulaient à travers leurs actes les intimider. Même si elle ne veut pas avancer des raisons politiques, la victime pense néanmoins que cela n’a rien d’une agression normale, parce qu’ils avaient leurs portables et les malfaiteurs n’ont rien pris. Une plainte contre X sera déposée aujourd’hui.

Pour l’ouverture de la frontière avec la Gambie

Le maintien de la fermeture des frontières entre le Sénégal et la Gambie est éprouvant pour les populations de la Casamance. L’Ong Enda Cicad, par la voix de Dr Cheikh Tidiane Dièye, lance un appel depuis Ziguinchor pour une ouverture de la frontière transgambienne à travers un «Corridor de Transit». Aussi Enda Cicad milite pour des réformes institutionnelles de la Cedeao au regard des crises politico-sociales dans la région.

Mouvement d’humeur des techniciens et ingénieurs d’élevage

Les membres de l’Association Nationale des Techniciens et Ingénieurs des Travaux d’élevage du Sénégal(Antes) du privé et de la fonction publique sont rouges de colère contre le président de l’ordre des vétérinaires du Sénégal. Les vétérinaires qui se sont donné rendez-vous mercredi à Kaolack déplorent les fraudes sur les importations du lait animal et le recours à une loi non promulguée. Selon le président de l’Antes, ElHadj Malick Ndiaye, pour avoir perdu des marchés d’insémination artificielle à Kaffrine, le président de l’ordre des vétérinaires piétine ce corps de métier. A l’en croire, cette affaire a atterri devant le Tribunal. Mais en attendant le verdict, les techniciens comptent paralyser le secteur. Ils réclament l’arrêt de la discrimination dont ils font l’objet. D’après M. Ndiaye, il y a une différence de salaire de plus 300.000 FCFA entre eux et leurs homologues de la santé humaine. Ils veulent aussi être reclassés à la hiérarchie A1 spéciale. El Hadj Malick Ndiaye dénonce la présence dans les cabinets vétérinaires des neveux, frères, femmes … du propriétaire alors qu’ils ne sont pas du secteur.

Réplique du Khalife de Médina Baye à Macron

Le Président français Emmanuel Macron est monté au créneau, il y a quelques jours, pour demander des réformes dans l’Islam. Accueillant des disciples qui étaient venus renouveler leur acte d’allégeance, le khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahi Niasse, a affirmé que le Président français est très ambigu concernant l’islam. Sans concession, le nouveau khalife de Médina Baye, connu pour sa vaste culture et son ouverture au monde, a estimé même que ce dernier est un pourfendeur de la religion musulmane. Mais, le marabout estime que c’est peine perdue pour lui et les Présidents comme lui parce qu’ils ne peuvent pas prévoir les ruses de Dieu.

Retour au royaume d’enfance à Tivaouane

L’amicale de la génération 80 du Collège d’Enseignement Moyen (CEM) Serigne Ababacar Sy de Tivaouane, un établissement âgé de 54 ans, vient d’effectuer un retour au royaume d’enfance très remarqué. En effet, l’amicale a offert à l’établissement 4 ordinateurs, 3 imprimantes, une photocopieuse de dernière génération à fonction multiple, un scanner, des rames de papiers, plusieurs livres pour la bibliothèque, du matériel de santé, etc. La cérémonie de remise du matériel s’est tenue dans l’enceinte de l’établissement, en présence de toute la communauté éducative. Alpha Mamadou Fall, président de la commission information et communication de l’amicale qui compte de plus de 150 membres dont certains sont à l’étranger, a répondu à une requête du Principal du Cem, se plaignant d’un déficit de matériels dans l’établissement. C’est ainsi qu’en 15 jours, ce matériel a été rassemblé, pour contribuer au bon fonctionnement de l’établissement à travers l’amélioration des conditions d’études des apprenants et de travail des enseignants.

Réinsertion des malades mentaux guéris

«Les malades mentaux traités et guéris doivent vraiment retrouver la vie active, à travers une bonne politique de réinsertion sociale». C’est la conviction exprimée à Thiès par le Réseau des Organisations de la Promotion de la Santé Mentale au Sénégal (ROPSMS), à l’occasion de la célébration de la Journée de la santé mentale. Selon Magatte Faye Point Focal à Thiès, il y a également la problématique de la prise en charge de la santé mentale par la couverture maladie universelle (CMU) d’autant plus qu’il s’agit de malades en situation de handicap très avancée. Les autres points de son plaidoyer portent sur une meilleure coordination des activités de la santé mentale au niveau national, le retrait de la rue de tous les malades mentaux errants, le soutien et l’assistance aux malades confinés chez eux avec tous les dangers que cela comporte, notamment la violence exercée sur les autres membres de la famille, sur les voisins. Il s’y ajoute la nécessité de bannir toute stigmatisation, de respecter la dignité et les droits humains des malades. Sur ce registre, il se désole de voir parfois à travers des images, des malades mentaux à visage découvert.

L’ARP-TPS sabre le député Aliou Dembourou Sow

La pluie de condamnations contre les propos du député Aliou Dembourou Sow, qui a appelé à l’usage de machettes pour défendre le troisième mandat de Macky Sall, continue toujours. La section sénégalaise de Tabital Pulaaku International, l’ARP-TPS, a sorti un communiqué pour condamner avec la dernière énergie les propos tenus par Aliou Dembourou Sow, pour leur dangerosité et leur caractère potentiellement conflictogène. Se démarquant des propos du parlementaire, l’ARP-TPS a rappelé que la communauté peule est respectueuse de la démocratie et des principes républicains, et qu’elle est aussi soucieuse de la paix entre tous les peuples d’Afrique, au Sénégal et dans le monde. Selon l’association, les propos du député ne sauraient en aucune façon engager la communauté peule qu’elle représente. C’est pourquoi, elle invite tous les Fulɓe et les amis des Fulɓe à cultiver la paix entre toutes les communautés, pour l’unité nationale dans la diversité, et pour l’intégration africaine. Elle exhorte également toutes les populations du Sénégal à se donner la main pour aller à l’essentiel : la paix et le développement durable dans le respect mutuel et la concorde nationale. D’après l’ARP-TPS, les propos du député sont graves et pourraient porter un préjudice sans précédent à toute la communauté peule, ici clairement concernée. Pour ceux qui l’ignorent, Tabita Pulaaku est une association internationale dont les objectifs principaux sont la promotion du peul et la fédération des populations peules « afin d’appuyer des programmes de développement socio-économique et culturel ».


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