Revue de presse du Mardi 12 Janvier 2021

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152 Tests Positifs, 145 Guéris, 102 Cas Communautaires, 32 En Réa, 11 Décès

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce mardi 12 janvier 2021.

Sur 1062 tests effectués 152 sont revenus positifs.

Des cas ainsi répartis : 50 contact suivis par les services du ministère de la Santé, 102 cas issus de la transmission communautaire, 0 cas importé AIBD.
Par ailleurs, 145 patients contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
32 cas grave sont pris en charge dans les services de réanimation, 11 nouveaux décès.
A ce jour, 21.685 ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 18.502 guéris, 480 décédés et 2.702 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Les nouveaux cas en baisse, mais 11 décès dénombrés, ce mardi 12 janvier 2021

https://www.senenews.com Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce mardi 12 janvier 2021.
Sur 1062 tests effectués, 152 (288 hier) sont revenus positifs.
Les cas sont ainsi répartis :
50 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé,
102 cas issus de la transmission communautaire et aucun cas importé.
Par ailleurs, 145 patients contrôlés négatifs, et déclarés guéris. 32 (33 hier) cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 11 nouveaux décès ont été annoncés ce mardi (4 hier).

Le PNUD publie l’édition 2020 de l’état du développement humain dans le monde

https://www.sikafinance.com Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a rendu public l’édition 2020 de son rapport sur le développement humain dans le monde, intitulé « La prochaine frontière : le développement humain et l’Anthropocène ».
Il ressort que l’indice de développement humain (IDH) moyen à l’échelle mondiale de l’année 2019 s’est situé à 0,737, très légèrement au-dessus de la moyenne de l’édition précédente.
L’IDH est en effet un indice statistique composite de la mesure du bien-être qui prend en compte d’autres facteurs plus larges qu’une simple mesure du produit intérieur brut (PIB). De fait, il (IDH) évalue sur une échelle de 0 (très faible niveau de développement humain) à 1 (niveau élevé) le niveau de développement humain de 189 pays à travers 3 variables que sont le revenu national brut par habitant (RNB), l’espérance de vie à la naissance et le niveau d’éducation moyen.

Reparti en 4 catégories – les pays ayant un IDH très élevé (IDH égal à 0,898), les pays ayant un IDH élevé (0,753), les pays ayant un IDH moyen (0,631) et les pays ayant un IDH faible (0,513) –, le classement de cette édition (qui s’appuie sur les données de 2019) révèle que la Norvège arrive en tête des pays avec un IDH de 0,957. Cela traduit le fait que la Norvège est le pays au monde qui procure le plus de bien-être à sa population.
Elle est suivie notamment par l’Irlande (0,955), la Suisse (0,955) et le Hong Kong (0,949).
A contrario, le Niger (0,394), le Centrafrique (0,397) et le Tchad (0,398) sont les pays ayant les niveaux d’IDH les plus faibles.
Si la plupart des pays africains possèdent un niveau de développement faible, on note toutefois que certains pays du continent ont réussi à se hisser dans la catégorie des pays possédant un niveau de développement humain élevé dans la même catégorie que la Chine (0,761). Il s’agit, dans l’ordre de mérite, des Seychelles (0,796), de l’Algérie (0,748), de la Tunisie (0,740), du Botswana (0,735), de la Lybie (0,724%), de l’Afrique du Sud (0,709), de l’Egypte (0,707) et du Gabon (0,703).
Par ailleurs, la particularité de l’édition 2020 concerne l’élaboration d’un nouvel indice par le PNUD qui en prenant en compte les pressions écologiques exercées sur la planète. Intitulé IDHP (IDH ajusté à la pression planétaire), ce nouvel indice corrige l’IDH par le niveau d’émissions de dioxyde de carbone d’un pays calculé par habitant ou plus globalement de l’impact écologique de chaque Etat.
Ainsi, si un pays n’exerce aucune pression sur la planète, son IDHP et son IDH seraient égaux, mais l’IDHP tombe en dessous de l’IDH lorsque la pression écologique augmente.Dr Ange Ponou

Sahel:la moitié des Français opposés à la présence française

https://www.lepoint.fr/afrique EXCLUSIF. Un sondage Ifop-« Le Point » montre, pour la première fois, que 51 % de la population désapprouve les opérations militaires au Mali.
Pour la première fois, un sondage montre que la moitié des Français désapprouvent la présence de militaires français au Sahel. Cette enquête exclusive Ifop* pour Le Point, que nous publions huit ans jour pour jour après le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier 2013, montre que 51 % (donc la moitié, avec les marges d’erreur) des sondés ne sont « pas favorables » à l’intervention militaire française au Mali, dont 19 % qui n’y sont « pas du tout favorables ».
La question posée aux sondés ne concerne que le Mali, l’un des cinq pays du Sahel couverts par l’opération Barkhane, qui a succédé à Serval en 2014, et s’étend aussi au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie. Mais « nous pouvons extrapoler ce résultat à l’ensemble de Barkhane », selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinions à l’Ifop, car « les Français ne font pas vraiment le distinguo et l’essentiel des combats et des pertes ont lieu au Mali ».

Barkhane va être « de plus en plus difficile à justifier »

Le sondage a été réalisé début janvier, juste après deux attaques meurtrières qui avaient entraîné la mort de cinq soldats français en quelques jours. La frappe aérienne dite de Bounti, qui a donné lieu à une vive polémique (les armées françaises sont accusées de bavure, ce qu’elles démentent fermement), a été connue du grand public « pour l’essentiel après l’enquête », selon Jérôme Fourquet.
Pour l’Élysée et les armées françaises, qui évoquaient déjà en 2020 une réduction des effectifs de l’opération Barkhane en 2021, ce sondage montre une nette détérioration de l’adhésion à cette opération extérieure. Les opinions favorables avaient atteint 73 % en 2013, au lendemain de la libération de Tombouctou, et se maintenaient à 59 % en 2019, lors d’un sondage réalisé juste après la mort de 13 soldats français dans le crash de deux hélicoptères.

La France restera « autant qu’il sera nécessaire »

« Si l’on poursuit dans cette dynamique, l’opération sera de plus en plus difficile à justifier pour l’exécutif dans les mois à venir », prévient Jérôme Fourquet. À titre de comparaison, l’intervention en Afghanistan avait débuté au lendemain du 11 septembre 2001 avec 55 % d’opinions favorables, pour tomber à 24 % en 2011, juste avant le retrait des troupes françaises.
« Nous n’avons pas vocation à être éternels au Mali et nous savons que c’est une présence exigeante, difficile », a expliqué la ministre des Armées Florence Parly, interrogée sur France Inter le 10 janvier. « Nous avons des résultats dans cette lutte contre les groupes terroristes armés », a-t-elle répété, en assurant que la France restera « autant qu’il sera nécessaire pour permettre aux armées locales d’assurer la sécurité ».

Les écologistes plus favorables à cette guerre que la droite

Le détail des réponses à notre sondage apporte aussi son lot d’enseignements. Si les avis sont sensiblement similaires entre les différentes tranches d’âge, il n’en est pas de même selon les opinions politiques. Ainsi, les proches de La République en marche soutiennent massivement l’opération (66 %), alors que les sympathisants des Républicains n’adhèrent qu’à 48 % (c’est encore moins pour ceux qui avaient voté François Fillon en 2017, qui n’approuvent qu’à 41 %). Côté Rassemblement national, ils n’adhèrent qu’à 38 %.
L’opération militaire est plus largement soutenue à gauche, avec un taux d’approbation à 61 % pour les sympathisants PS, 43 % pour La France insoumise et… 51 % pour les écologistes, soit 13 points de plus qu’au RN et 10 points de plus que chez les électeurs de François Fillon.

Les femmes plus méfiantes que les hommes

« Les électeurs du parti au pouvoir soutiennent plus mécaniquement l’intervention que les autres », décrypte Jérôme Fourquet, pour lequel « le faible score à l’extrême droite s’explique par une idéologie non pas pacifiste ou antimilitariste, mais isolationniste et antimacroniste, deux points sur lesquels l’électorat de François Fillon est assez aligné ». « Une bonne partie de ces électeurs considèrent que l’État devrait concentrer ses efforts pour démanteler l’islamisme en France, lutter contre la délinquance et le narcotrafic dans des territoires jugés perdus de la République»,ajoute-t-il.
Les réponses varient aussi beaucoup selon l’activité : les cadres approuvent (57 %) alors que les retraités sont les plus lassés (44 %). Enfin, les femmes sont plus méfiantes (46 %) que les hommes (53 %) à l’égard de l’opération. « On peut aussi voir le verre à moitié plein », assure Jérôme Fourquet. « Qu’il y ait, huit ans après et avec 50 morts au compteur, encore 49 % des Français qui soutiennent l’opération, ce n’est pas si mauvais que cela », conclut-il. Une réflexion qui fait écho aux bons chiffres de la confiance des Français dans l’institution militaire : 74 % selon un sondage OpinionWay de 2019 pour le Cevipof. Par Guerric Poncet
Contacté lundi après-midi, le ministère des Armées n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.
* L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne du 5 au 6 janvier 2021.

Tidjane Thiam va lancer un fonds d’investissement de 250 millions de dollars

https://www.financialafrik.com A peine douze mois après avoir quitté la direction du géant bancaire helvétique Credit Suisse, Tidjane Thiam est sur le point de lancer une société d’acquisition à vocation spécifique connue sous le nom de « blank check companies ». L’information est révélée par Bloomberg ce 11 janvier 2021.
Les sociétés d’acquisition à finalité spécifique sont des sociétés qui mettent généralement en commun des fonds pour financer des opportunités de fusion et d’acquisition, c’est-à-dire des opérations de rachat d’entreprises dans le but d’accroître leurs profits.
Ainsi, Thiam prévoit mettre sur un pied un véhicule de financement d’une dotation de 250 millions de dollars pour investir dans les services financiers sur les marchés développés et émergents, selon une source proche du dossier citée par Bloomberg.

La société qui sera cotée sur la place financière de New York, toujours selon la même source, pourra compter sur la participation de la célèbre banque américaine JPMorgan Chase & Co. pour la collecte des fonds.

La compagnie de Thiam cible donc tout type d’investisseurs, y compris des fonds souverains qui pourront y investir.
Rappelons que depuis son départ de Credit Suisse, Tidjane Thiam a rejoint le conseil d’administration du groupe français d’articles de luxe Kering SA. L’Ivoirien de 58 ans est également depuis le mois de novembre 2020, à la tête du Rwanda Finance Limited, une institution gouvernementale rwandaise avec pour mission de faire du pays un centre commercial et financier de référence sur le continent.
Le 8 décembre dernier, il a rejoint le  »Conseil pour le capitalisme inclusif avec le Vatican », une organisation mondiale qui s’est donnée pour mission de reformer le capitalisme afin d’en faire un système de gouvernance plus équitable.Dr Ange Ponou

Finance Islamique:L’Etat du Sénégal rembourse 14,404 milliards FCFA de dettes le 26 janvier

https://www.financialafrik.com L’Etat du Sénégal procédera, le 26 janvier 2021, au paiement de la marge semestrielle et au remboursement partiel de son emprunt obligataire islamique dénommé « SUKUK Etat du Sénégal 6% 2016- 2026 » pour un montant de 14,404 milliards de FCFA (21,606 millions d’euros).
L’Etat du Sénégal avait lancé le 20 juin 2016 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un Sukuk ou obligation islamique pour un montant de 150 milliards FCFA. En lieu et place d’un taux d’intérêt classique interdit par la loi islamique, l’émetteur avait fixé une marge de profit de 6% à verser aux souscripteurs.

D’une maturité de 10 ans, l’emprunt islamique devait couvrir la période 2016 – 2026.

L’opération  avait été structurée  autour d’un fonds commun de titrisation de créances (FCTC) qui avait émis  15 millions de parts (Sukuk) d’une valeur nominale de 10 000 FCFA  l’unité pour les investisseurs et a reçu en retour de la liquidité pour un montant global de 150 milliards de FCFA.
Le Fonds a utilisé le produit de l’émission pour l’achat de l’usufruit des Actifs Sukuk qui étaient mis en location au Sénégal, en contrepartie d’une marge de profit de 6% par an.
L’Actif Sukuk avait consisté en l’usufruit d’une partie de l’aérogare de l’ancien aéroport international Léopold Sédar Senghor (transformé actuellement en aéroport militaire par les autorités gouvernementales sénégalaises) qui est constituée d’une assiette foncière de 115 hectares. L’Actif Sukuk contient les halls de départ et d’arrivée, les bâtiments de la Direction Générale, les parkings, les hangars et les bâtiments annexes.
Le Commissaire aux Comptes du FCTC, avait évalué la valeur de l’Actif Sukuk à 250 milliards de FCFA. Ce qui a permis de couvrir très largement l’emprunt islamique. Albert Savana

Programme Ssh de l’ambassadeur des Etats-Unis:8500 personnes impactées dans 7 régions du Sénégal

https://www.lejecos.com Le programme d’auto-assistance de l’ambassadeur des Etats Unis au Sénégal dénommé «Ambassador’s Special Self Help (Ssh) » travaille en partenariat avec de petits groupements communautaires, et leur accorde des subventions pour le financement du développement, à travers l’éducation, la santé, l’autonomisation des femmes, l’agriculture et la création d’activités génératrices de revenus.
Selon un communiqué de presse de l’ambassade américaine, depuis 2000, le programme Ssh a octroyé 291 micro subventions pour un montant total de plus de 1,4 million de dollars, à des communautés locales souvent oubliées par les grands programmes d’aide au développement.
«Cette année, l’ambassade des Etats Unis à Dakar a accordé 75.000 dollars à sept groupements bénéficiaires provenant des régions de Dakar, Diourbel, Fatick, Kédougou, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès. Ces subventions vont permettre de financer la construction de salles de classes et de latrines, l’acquisition d’une machine d’échographie pour une clinique rurale, l’équipement d’une école pour enfants handicapés, ainsi que des machines à moudre les céréales, et du matériel de transformation pour les groupements communautaires », renseigne la note.
Conçus et mis en œuvre par les communautés elles-mêmes, les projets répondent à des besoins spécifiques et amélioreront directement la vie d’environ 8500 membres de la communauté.Adou FAYE

11 Janvier 1994 dévaluation du Fcfa et après ! Par Moustapha DIAKHATE,

L’Afrique francophone aura ressenti un séisme dont l’épicentre fut situé à Dakar ou les autorités politiques et monétaires de la zone franc  concédaient
une dévaluation du Fcfa sous les pressions de la France et du FMI.
Destinée à assainir l’économie et à relancer la croissance dans les pays de la zone, cette décision a été rendue nécessaire par l’absence de politique d’ajustement interne pour faire face aux crises d’endettement ; de déficit budgétaire chronique ; de perte de compétitivité pour l’industrie locale et de  détérioration structurelle des comptes extérieurs dans les trois zones monétaires qui composent la zone franc.
Pour rappel, notons que Le franc CFA est né  le 26 décembre 1945, jour où la France a ratifié  les accords de Bretton Woods et procédé à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI) par le décret n° 45-0136 du 25 décembre 1945. La naissance du F CFA et la fixation de   la valeur de certaines monnaies des territoires d’outre-mer libellées en francs sont ainsi actées par le General De Gaulle himself. La fixité du taux permet surtout aux entreprises françaises d’acquérir des matières premières et d’offrir un débouché à ses produits manufacturés sans risque de change dans le périmètre colonial. Peut être c’est ça le péché originel qui continue à alimenter les débats et nourrir certaines fausses  intentions.
Le franc CFA signifie alors « franc des Colonies Françaises d’Afrique ». Il prendra par la suite la dénomination de « franc de la Communauté Financière Africaine » pour les États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) créée en 1962, et « franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale » pour les pays membres de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC).
Dans les années 1970, des accords de coopération monétaire signés avec les unions monétaires se substituent aux accords bilatéraux. Ces accords visent à accroître le rôle des pays africains dans les instances de la zone franc, notamment à travers le transfert  des banques centrales en Afrique : la BEAC de Paris à Yaoundé (Cameroun) en 1977 et la BCEAO de Paris à Dakar (Sénégal) en 1978.
L’arrimage et la mise sous tutelle du F cfa a des avantages évidents pour les anciennes colonies car la stabilité est assurée et la garantie de convertibilité vis-à-vis de l’or et de toute devise étrangère rassure les partenaires extérieurs.

Pour les masses cette situation se traduit par  une inflation sinon faible du moins maîtrisée ce qui est un facteur de préservation du pouvoir d’achat et de protection de l’épargne qui  in fine contribue au maintien de la paix sociale et de la stabilite politique.

Cependant une suite d’événements économiques défavorables au cours des années 1980, notamment la conjonction de la baisse du dollar et du prix des matières premières,  conduit à une forte chute des recettes  d’exportations et des capacités budgétaires des etats de la zone franc. Cette dégradation prolongée sur une décennie a rendu nécessaire une dévaluation de 50 % des francs CFA XOF et XAF  le 11  janvier 1994, la seule à ce jour. La France et le FMI tordent le bras aux autorités de la zone franc et imposent  la division par deux du pouvoir d’achat et de l’épargne des ménages, accélérant la paupérisation d’une frange importante des populations aux revenus souvent faibles. La dévaluation jugée brutale par certains est encore considérée comme un traumatisme.
L’actuel Président ivoirien Mr Alassane Ouattara joua un rôle crucial dans le processus en tant qu’ ancien gouverneur de la Banque centrale ; chef de gouvernement de Côte d’Ivoire jusqu’en 1993 et homme de confiance de paris. Ce n’est pas par hasard qu’en décembre 2019 le Président français Emmanuel Macron annonce à Abidjan toujours devant le Président Alassane Ouattara la mort du Fcfa et son remplacement par l’Eco. La France se retire de la gestion du compte d’opérations qui centralise les avoirs extérieurs de la zone franc et ne siège plus dans les instances de décision des banques centrale des l’espace zone franc.
25 ans depuis cette dévaluation; les pays de la zone continuent dans les même schéma  auxquels le division internationale du travail les a confinés à savoir la production et l’exportation de produits primaires pour l’industrie des pays du nord et des tigres asiatiques. Les termes de l’échange continuent plus que jamais d’être plus favorables aux pays du nord qui rémunèrent faiblement et souvent marginalement nos matières premières c’est le cas par exemple du coton ; du café et du cacao.

La baisse de la parité du Fcfa vis-à-vis surtout des monnaies des pays industrialisés ne s’est pas traduite par une percée des biens et services produits dans les pays d’Afrique. Au surplus avec l’essor des productions de masse de la chine le tissu industriel dans la zone franc est en voie de disparition.

Les comptes extérieurs connaissent les mêmes structures déficitaires avec les importations de biens finaux et intermédiaires plus rémunérateurs. Et les bénéfices des entreprises étrangères sont automatiquement transférés vers leurs pays d’origine ; les investissements directs étrangers sont confinés  aux mines ; pétrole et gaz. Heureusement les transferts massifs de la diaspora ré-équilibrent un peu la balance des capitaux.
Enfin avec la pandémie de la covid les performances engrangées dans la maîtrise des déficits budgétaires avec  notamment les critères de convergence dans la zone UEMOA par exemple  sont remises en question.
En définitive, il appartiendrait aux pays de la zone franc  de conserver l’arrimage à l’euro ou de décider d’indexer la future monnaie à un panier de monnaies – euro, dollar, livre sterling, yuan – correspondant à leurs principaux partenaires commerciaux. Dans tous les cas, un changement radical de modèle économique reste essentiel au vu des performances de nos économies après que la dévaluations soit intervenue il ya 26 ans jour pour jour.Moustapha DIAKHATE,Expert et Consultant,Ex Conseiller Special Primature,Ex Conseiller Cabinet Pr Cese

«52 PLACES 2021 TO GO» DU NEW YORK TIMES: Dakar classée 10ème parmi les villes et sites à visiter particulièrement en 2021

https://www.jotaay.net  Le New York Times a publié sa somptueuse liste «52 Places to Go», un recueil de suggestions pour les destinations qui méritent particulièrement d’être visitées dans l’année. Et en 2021, la capitale sénégalaise tient une place de choix, car placée au 10ème rang des endroits les plus indiqués à visiter par le célèbre magazine américain.
Dakar, un des 52 endroits au monde à visiter cette année. C’est le conseil du célèbre New York Times qui, chaque année, dresse une liste de 52 endroits ou villes au monde les plus agréables à visiter. Et pour cette année, la capitale sénégalaise est bien placée. Dakar est 10ème sur 52 villes et sites à travers le monde. Pour convaincre du choix de la capitale sénégalaise, le journal américain a publié le témoignage de l’historienne d’art nigérian Faridah Folawiyo, qui a passé deux mois à Dakar, pour une résidence  d’artiste. «J’ai atterri à Dakar dans le ciel le plus bleu que j’ai vu, des centaines de baobabs tentaculaires, de la poussière de sable et une lumière angélique. Dakar est une ville dont la stabilité m’a concentrée pendant mes moments les plus instables. C’est un lieu où la tradition traverse chaque recoin : la langue wolof, le partage des repas – notamment la ceebu jën, ou le riz rouge au poisson. Le long de la Corniche, vous pensez que la ville entière s’entraîne», affirme-t-elle d’emblée. Et d’ajouter : «Dakar, une ville avec un sens si clair de soi, des idéaux et de l’histoire, une ville qui refuse d’être comme nulle part ailleurs, une ville qui m’a appris l’importance d’être ma propre personne, une ville qui m’a fait remettre en question ce que je veux apporter au monde et ce que je représente. Je me suis senti habilitée par Dakar. Je ne me suis jamais sentie en danger là-bas. Et, en tant que femme noire, c’est une chose incroyable».
Dakar vient après des sites particulièrement prisés que sont : South Wales (Royaume-Uni), Saipan, (Iles Mariannes), Kaliya Dhrow (India), Ispahan (Iran), The Llanos (Colombia), Egypt’s Siwa Oasis (Egypte), Montana’s Golden Triangle (Usa), The Camino de Santiago (Spain) et Malpaís (Costa Rica).Mbaye THIANDOUM

MOMENT CHARNIÈRE PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Notre pays entre dans un cycle inédit d’endettement. Et il faut craindre que le déficit ne se creuse davantage. Certes des voix autorisées dissipent les inquiétudes et précisent que, rapporté au PIB, le seuil atteint, à savoir 64, 5%, se trouve en-dessous de la limité fixée par l’UEMOA. Celle-ci est à 70%. A titre d’illustration, la Côte d’Ivoire l’a allègrement franchie et, mezza voce, le Président Alassane Ouattara chuchote aux oreilles de ses pairs, l’urgence de relever le plafond communautaire. Le mal ruinant toute chance de disposer d’un budget à l’équilibre a un nom : la crise sanitaire du coronavirus. Elle a accentué par nécessité les dépenses sociales. Une crise qui dure affecte les finances publiques. L’Etat du Sénégal a régulièrement puisé dans ses ressources pour soutenir les efforts de résilience de la nation.
Une seconde vague du covid-19, très redoutée, risque d’exposer notre pays à un endettement massif. Autant dire que le rebond épidémique reste préoccupant tant le nombre de cas augmente de jour en jour. Imagine-t-on toutes les activités économiques suspendues ! Redoubler d’efforts et se soumettre à la discipline, quitte à en payer le prix sont les seules exigences du moment pour ne pas hypothéquer l’avenir du Sénégal. Surtout quand l’OMS exclut de ses prévisions toute possibilité d’une immunité collective.

Devant un danger imprévisible et au visage fuyant (le virus n’est-il pas mutant ?), les pouvoirs accrus octroyés au Chef de l’Etat par un vote du Parlement ouvrent un nouveau chapitre de la riposte avec un commandant en chef nanti de nouveaux moyens d’action. Les déficits se creusent parce qu’il y a moins de recettes alors que les dépenses augmentent. En empruntant pour financer les investissements la dette gonfle.

Pour y faire face, le Sénégal avait conçu un plan de riposte chiffré à 1000 milliards de francs CFA. Huit mois plus tard, convaincus que la pandémie, à défaut d’être terrassée est tout de même endiguée grâce au comportement louable des Sénégalais, les pouvoirs publics évaluaient alors les besoins d’un plan de relance à plus de 9 000 milliards de francs. Or à l’Assemblée nationale, le débat budgétaire révèle un gap de 1363 milliards de francs. La stratégie de reconquête économique passe par des emprunts, soit auprès des bailleurs traditionnels, soit auprès des marchés monétaires et financiers.
La volonté de s’en sortir en mobilisant les énergies a séduit les milieux financiers qui apprécient la conduite de l’économie. A leurs yeux, le Sénégal jouit d’une signature « crédible » et « pertinente ». Dakar peut émettre sur les marchés des titres, des obligations qu’il s’engage à rembourser en payant des intérêts à date échue. S’endetter oui, mais pourquoi ? Rien qu’en interrogeant l’histoire, l’emprunt a toujours été un levier de gestion, un instrument de pilotage. Le recours quasi abusif à l’endettement ampute le pays d’autres moyens de financer son développement, surtout quand l’économie solidaire s’érige en alternative aux dérives actuelles. Elles ont ébranlé des certitudes et entamé la confiance nécessaire et indispensable entre acteurs dans les affaires.
Nous vivons une situation d’exception : économie au ralenti, investissements gelés ou retardés, confinement et perte de pouvoir d’achat avec des effets collatéraux et refroidissement du climat général. Selon des avis convergents un bon endettement consiste à réduire la pauvreté en améliorant le bien-être de la collectivité nationale et surtout en investissant dans la capital humain. Les charges de l’Etat augmentent. De même que les dépenses publiques. La puissance publique mise sur ses recettes fiscales et douanières pour rembourser ses créances. Mais les recettes ne suffisant pas, l’emprunt s’offre comme un ultime recours.
Pour autant, nous ne sommes pas sortis encore sortis de l’auberge. Puisque la seconde vague de la pandémie s’installe avec une virulence inouïe. Qu’avons-nous fait pour retomber plus bas ? Un relâchement s’est-il produit à l’insu des instances de vigilances médicales ? Personne ne sait. Du moins pour l’instant. Une fois l’hypothèque levée (mais quand ?) la dette, qui gonfle, laissera sûrement des traces profondes. Nul doute que l’addition sera plus salée. Une telle perspective hante déjà l’Etat, les entreprises et les ménages. Plusieurs engagements seront remisés : baisse ou report de charges, renégociation des échéances initiales, annulation de contrats.
L’Etat aura-t-il assez de liquidités à injecter dans le tissu économique ? Certains de nos compatriotes, qui exercent leurs activités en dehors des circuits classiques, ne semblent guère s’émouvoir. Au contraire, ils prospèrent. Car ils n’empruntent ni ne s’endettent mais fonctionnent sur fonds propres. Leur lecture de la conjoncture serait intéressante à recueillir afin d’élargir la palette des possibles une fois la passion retombée. Aucune expérience n’est à négliger à fortiori si elle résulte d’une trajectoire de vie probante. En clair, une prise de conscience cruciale s’impose. La qualité des endettements compte bien plus que leur quantité. Même si abondance de bien ne nuit pas… !
Le délirant sujet de dette fâche au Sénégal. Tout le monde y a recours. Mais très peu en parlent. La pudeur sénégalaise enveloppe les actes posés par les uns et les autres. L’âge d’or du bas de laine appartient au passé. Dès lors, à quoi ressemble une société très endettée, trop endettée même ? La précarité que cache les mauvais endettements fragilise les relations et sape la confiance de plus en plus rare. Les Sénégalais sont de ce fait perclus de dettes.
A ce sujet d’ailleurs, l’éclairage pourrait venir de l’ANSD (statistiques) dans l’otique de sonder le moral des citoyens et de démêler la toile d’araignée d’une économie sens dessus dessous. En dépit des aléas conjoncturels, les pratiques socioéconomiques ne s’ajustent pas. Le rouleau compresseur agit toujours dans le sens contraire au réalisme qui est une invite à la sobriété et non à l’exubérance. Pour parler comme l’autre, « les morsures de vie commencent à défigurer » le Sénégal qui ne manque pas d’arguments pour remettre à l’endroit les fondamentaux de son économie.
Par à-coups, celle-ci a plié sans rompre dans le tourbillon sanitaire. Les vents contraires soufflent toujours. Le pacte social vacille du fait des retards cumulés de paiement des cotisations patronales et salariales. Les retraités d’aujourd’hui le vivent dans leur chair, alors qu’ils ont respecté les annuités conformément aux règles de quotité en vigueur. En outre le chômage massif des jeunes constitue l’autre épine dans le pied de l’Etat qui, pour y faire face, s’oblige à arbitrer entre diverses priorités sociales et économiques qui se télescopent.
Pas de manichéisme ni d’anathème. Autant conduire une politique tranquille davantage portée vers la tranquillité que vers l’affrontement intergénérationnel. Lorsque l’activité battait son plein moyennant des carnets de commandes remplis, la croissance était au rendez-vous.
Que faire pour amorcer un retour à l’embellie ? Il revient à l’Etat de fixer le cap sans fébrilité. Une réelle clairvoyance s’impose en détectant les fausses pistes pour ne pas les emprunter justement.

Baisse de l’inflation de 0,7% à fin décembre 2020

https://www.sikafinance.com A fin décembre 2020, l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) du Sénégal a enregistré une baisse de 0,7% comparé à celui du mois de novembre, relève la note flash de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Cette évolution provient principalement d’une diminution des prix des services de  » communication  » (-4,1%), des  » produits alimentaires et boissons non alcoolisées  » (-1,3%), ainsi que des  » articles d’habillement et chaussures  » (-0,3%)
L’Ansd note qu’en variation annuelle, les prix à la consommation ont connu une progression de 2,4%. S’agissant du taux d’inflation annuel moyen en 2020 (Calculé sur la base de la moyenne des indices des douze derniers mois), il s’est établi à +2,5%
Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente (indice permettant de dégager une tendance de long terme de l’évolution des prix), elle s’est réduite de 0,2% en rythme mensuel et a enregistré une augmentation de 1,3% en variation annuelle.
Concernant les prix des produits locaux, l’Ansd constate un fléchissement de 0,8%, tandis que les produits importés ont augmenté de 0,2% au mois de décembre 2020 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, ils se sont accrus, respectivement, de 2,3% et 1,8%.Ibrahim WANE, Dakar

Sénégal:plaidoyer pour des assises de l’arachide (experts)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Plusieurs experts recommandent la tenue des assises de la filière arachidière au Sénégal.
« Des assises de l’arachide et la mise en place d’un observatoire indépendant de cette filière s’imposent », estiment-ils dans une note transmise à APA.

Faisant la synthèse de leur panel sur la campagne de commercialisation de l’arachide, ils plaident également pour une meilleure « gouvernance de la filière arachide », en réorganisant l’interprofession des acteurs.

Organisé par l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), ce panel a été animé, entre autres, par Ousmane Ndiaye, directeur général de l’ASPRODEB, Nicolas Brugvin, directeur général de la COPEOL et Habib Thiam, président de COPEGA.
Les panélistes justifient leur plaidoyer par le fait que les textes régissant la filière arachide sont obsolètes et en déphasage avec les changements structurels survenus ces deux dernières décennies.
« Une révision de la réglementation en conformité avec l’environnement actuel s’impose », indiquent-ils, demandant un consensus autour des statistiques agricoles pour guider les politiques publiques et la prise de décisions.
Selon les prévisions du Gouvernement, le Sénégal a produit cette année 1,8 million de tonnes d’arachide contre 1,4 million de tonne lors de la campagne précédente.
La campagne de commercialisation qui a débuté officiellement le 23 novembre 2020 doit s’achever le 25 mai 2021. Le prix du kilogramme d’arachide initialement fixé à 250 F CFA est passé à 285 F CFA. TE/odl/APA

Le Sénégal:Une loi pour clarifier le coût effectif du crédit bancaire

https://www.sikafinance.com Au Sénégal, il est désormais fait obligation aux établissements bancaire et financier de préciser le taux effectif global (TEG) des crédits qu’ils accordent à l’effet d’informer les agents économiques sur le coût total effectif des emprunts qu’ils contractent.
L’Assemblée nationale du Sénégal a voté, lundi, le projet de loi portant définition et répression de l’usure en présence de Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget, qui a présenté et défendu les changements intervenus dans ce texte réglementaire. Cette nouvelle Loi apporte des innovations, notamment  » l’obligation de mentionner dans tout contrat de prêt, le taux effectif global (TEG) « . En effet, ce taux global permet d’évaluer le coût réel du crédit octroyé à un emprunteur. Il permet, en outre, de prendre en compte, dans les frais entrant dans le calcul du TEG, les charges liées aux garanties dont les crédits sont éventuellement assortis.
A titre d’exemple, il arrive que les taux promotionnels d’environ 5% affichés (notamment en période de rentrée scolaire ou de Tabaski) par les banques enregistrent une hausse au moment de calculer le Taux effectif globale (TEG) qui peut se situer à près de 7%, voire plus en intégrant les divers frais annexes.
Du côté des parlementaires, l’on a salué la  » pertinence  » de ce présent projet de loi, qui, d’après eux, s’inscrit dans la dynamique d’encadrer au mieux le secteur bancaire, à travers notamment le renforcement substantiel de son dispositif légal.
Toutefois, les députés, membres de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, n’ont pas manqué de regretter, d’une part, le coût élevé des frais liés aux garanties de prêt auprès de certaines banques ainsi que les difficultés aiguës à baisser les taux d’intérêt réels dans l’économie du pays.Ibrahim WANE, Dakar

Sahel:6 milliards $ de la Bad pour la Grande muraille verte

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–La Banque africaine de développement (Bad) va mobiliser 6,5 milliards de dollars américains pour l’Initiative de la Grande muraille verte.
Les ressources permettront de mettre en œuvre une série de programmes de soutien à la Grande muraille verte, en s’appuyant sur des sources de financement internes et externes, entre autres, le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).
« Au moment où nous remontons la pente face au coronavirus et à ses répercussions sur notre monde, nous devons réajuster notre modèle de croissance. Nous devons prioriser la croissance qui protège l’environnement et la biodiversité, et cesser de privilégier celle qui compromet notre bien commun », a déclaré le président de la Bad, Akinwumi A. Adesina cité dans un communiqué de presse.

Le plan de la Grande muraille verte consiste à planter une mosaïque d’arbres, de prairies, de végétation et de plantes sur 8000 kilomètres de long et 15 kilomètres de large à travers le Sahara et le Sahel.

Ce qui fait dire au président de la Bad que « la Grande muraille verte fait partie du système de défense de l’environnement en Afrique » et constitue « un bouclier contre les assauts de la désertification et de la dégradation de l’environnement ».
« L’avenir de la région du Sahel dépend de la Grande muraille verte. Sans elle, le Sahel risque de disparaître sous l’effet du changement climatique et de la désertification », a indiqué Akinwumi A. Adesina.
Il a ajouté : « La Grande muraille verte est un mur qui vaut la peine d’être construit. Un mur qui rassemble les populations, et non un mur qui les sépare. Un mur qui met à l’abri, et non un mur qui isole. Un mur qui protège notre existence collective. Un mur pour l’environnement, un mur pour la planète ».TE/APA

Sénégal:les inondations au cœur des politiques publiques

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-A un an de la fin de son exécution, le Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLI) n’est pas encore venu à bout de ce phénomène qui nécessite des moyens additionnels.
Avec la démographie galopante et les constructions parfois anarchiques, les populations de plusieurs localités du Sénégal vivent chaque hivernage le calvaire des inondations. Élu pour la première fois en 2012, le président Macky Sall a lancé, en septembre de la même année, le PDLI doté de 766,988 milliards F CFA.

Objectif, régler définitivement ce problème lancinant. Cependant, les dégâts causés par les précipitations qui se sont abattues en 2020 dans la banlieue dakaroise montrent que la bataille est loin d’être gagnée.

Pourtant, le budget prévisionnel a été exécuté à 66,7 %, soit 506 milliards F CFA jusque-là. Les investissements étaient prévus en trois phases dont deux sont bouclées. De 2012 à 2013, 66,375 milliards F CFA ont été dépensés dans la phase d’urgence.
Sur ce volet, l’Office national de l’assainissement (Onas) avait injecté 30,225 milliards F CFA pour la réhabilitation et la réalisation de stations de pompage et d’infrastructures de drainage des eaux ainsi que des bassins d’infiltration.
Le travail concernait différentes zones, surtout des communes des régions de Dakar (ouest) et Diourbel (centre) où sont le plus notées les inondations.
La deuxième phase, prévue à court et moyen terme, entre 2014 et 2016, pour 250,603 milliards F CFA, touchait pratiquement plusieurs localités du pays, du sud au nord en passant par le centre et la capitale.
La phase moyen et long terme, qui a démarré en 2017, va se terminer en 2022 pour un investissement de 450,009 milliards F CFA. Un Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation aux changements climatiques (Progep) est compris dans cette étape avec une enveloppe de 64,48 milliards F CFA dont le but est de « préserver 167.000 personnes ».

Mutation

Le PDLI, devenu le Programme décennal de gestion des inondations (PDGI), vise l’amélioration de la connaissance des zones d’inondation, le relogement des populations sinistrées, la planification, l’aménagement des villes et un important aspect relatif au renforcement de la résilience des villes qui consiste, entre autres, à réaliser des ouvrages de drainage des eaux de pluies.
Cependant, le travail effectué n’a pas permis d’évacuer correctement les eaux lors de la dernière saison. Ainsi, plusieurs personnes étaient obligées de quitter leurs domiciles là où d’autres, sans solution, avaient choisi de rester dans les eaux.
En octobre dernier, le président Macky Sall avait réaffirmé son ambition de poursuivre le PDLI, notamment à Keur Massar, dont les populations ont fortement subi les contrecoups des inondations. Lors de sa visite, il a promis de transformer cette grande commune en département.
« Nous allons poursuivre le Programme décennal de lutte contre les inondations (PDGI). Nous venons d’en faire l’évaluation. Nous en sommes à 506 milliards F CFA depuis 2012. Il nous faut aller au-delà des 760 milliards F CFA qui ont été programmés », disait-il en marge de la Journée nationale de la décentralisation.
Ainsi, pour le chef de l’Etat, le PDGI doit être poursuivi dans d’autres localités du Sénégal pour notamment libérer les voies et exutoires des eaux pluviales. Pour ce faire, le Progep, mais aussi les ministères des Collectivités locales, de l’Assainissement et l’Onas, « va s’atteler pour qu’au moins d’ici l’hivernage prochain, quelle que soit la quantité d’eau dans la zone, Keur Massar soit sauvée », a-t-il fait savoir.ODL/id/te/APA

Sénégal:Keur Massar, terre gorgée

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima DioneQuatre mois après la déferlante des eaux pluviales dans cette populeuse commune de la banlieue de Dakar, les stigmates sont encore perceptibles çà et là. Plongée au cœur de l’épicentre des inondations.
Keur Massar. Quartier El Hadj Pathé. Roger Mbaye, la cinquantaine dépassée, regagne sans mal sa demeure le soir. Durant le dernier été pluvieux, cette routine correspondait à un chemin de croix pour ce catholique. « Le déplacement était un casse-tête. Le danger réel. Dans les rues, on pouvait perdre pied et se noyer. On ne sortait que pour les courses essentielles », se souvient-il.
En début septembre 2020, il a plu des cordes un peu partout au Sénégal. Particulièrement à Keur Massar. « Vers 8 heures, le niveau de l’eau a commencé à monter. On a alors installé des barrages. Mais nos intenses efforts n’ont pas porté leurs fruits. J’ai donc rassemblé mes affaires. Je n’ai pas pu transporter un lit, une armoire, des matelas et des ustensiles. A 13 heures, ma maison était envahie. A la tombée de la nuit, c’était le chaos », narre Cheikh Faye, habitant du quartier Sogui Bâ.
Dans un instinct de survie, cet enseignant résidant à Keur Massar depuis une quinzaine d’années plie bagage et laisse derrière lui un capharnaüm : « Le niveau de l’eau oscillait entre 1m10 et 1m20. C’était la panique générale. On n’avait jamais vécu pareille situation. Un sauve-qui-peut ! Ceux qui sont restés ce jour-là ont frôlé le pire durant la nuit parce que la pluie avait redoublé d’intensité ».
Père de six enfants, M. Faye a organisé en urgence le retrait de sa famille. « J’ai conduit certains d’entre eux à la maison familiale. Pour les autres, j’ai trouvé des lieux d’accueil temporaires. Mais j’ai dormi trois jours supplémentaires dans une chambre qu’on m’avait prêtée dans le quartier », détaille-t-il.

Amadou Diallo, teint clair, y tient un commerce. Sa boutique n’a pas résisté aux flots. « Toutes les marchandises au sol ont été détruites. J’ai perdu des frigidaires. Les dégâts sont estimés à 200.000 F CFA (300 euros) au moins », se désole-t-il.

La mosquée du coin, qui fait également office d’internat pour des enfants en apprentissage du Coran, a été submergée. « Tout le monde était sorti. Nous avons essayé de sauver ce qui pouvait l’être », souligne l’imam Serigne Abdou Karim Niang.
A proximité, Mohamed Timara tire de toutes ses forces une barque artisanale sur laquelle sont rangés des bidons d’eau. « C’est pour ma grand-mère qui se trouve dans un immeuble où il n’y a plus d’eau. Elle ne sort plus à cause des inondations. Il arrive que je fasse cette opération deux fois par jour », explique l’adolescent dégoulinant de sueur.
Pendant ce temps, trois femmes, gilets bien ajustés, embarquent dans un zodiac stationné devant le poste de commandement avancé des sapeurs-pompiers afin de rejoindre leurs foyers. Le bateau pneumatique à moteur navigue lentement dans des eaux verdâtres d’une hauteur de 83 centimètres.
Pour les moins chanceux, le système D s’imposait. « Il y avait un business de la traversée des eaux. Le trajet était facturé à 1000 F CFA au début et à la fin le prix est tombé à 500 F CFA», informe Roger Mbaye.

Ciel déchaîné

Selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), du 4 au 6 septembre, une vingtaine de localités du pays ont enregistré une pluviométrie supérieure ou égale à 150 millimètres. Ces fortes précipitations ont causé sept décès et poussé le gouvernement à activer dare-dare le plan Orsec (Organisation des secours).
Originaire de Boundou, dans le Sénégal oriental, Mamadou Bâ (63 ans) est l’un des tout premiers sinistrés à s’établir au site de recasement situé à quelques encablures du Centre de santé de Keur Massar.
Vêtu d’un kaftan bleu assorti d’un bonnet blanc, le patriarche assis sur une natte dressée sous un parasol de fortune égrène un chapelet. « Je vis dans une tente avec ma femme, mes enfants et mes petits-enfants. On ne se plaint pas mais j’avais peur à l’idée d’y loger. Car j’avais des échos peu rassurants sur ce type d’endroit. Heureusement, il n’y a pas de problème de sécurité ou d’alimentation.
On nous donne gratuitement le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner », se console-t-il.
Ce jour-là, de jeunes hommes déchargent d’un camion des bidons d’huile. Sur place, l’aide s’organise avec les interventions de la mairie et de la Croix Rouge. Même un expatrié s’associe à l’élan de solidarité. International sénégalais de basketball dans les années 90, Boubacar Richard Aw est maintenant un entraîneur aux Etats-Unis. « Son don est composé de riz, de tomate, d’huile, de café, de chocolat, de pâte, de lait, de sucre… Il a senti la nécessité d’aider les sinistrésIl n’oublie pas d’où il vient », rapporte Mbacké Seck, son émissaire.
Tout comme le vieux Bâ, Fatou Dioum vient du quartier Mamadou Mbengue. Cette dame élancée occupe la tente 3 du camp de relogement : « J’étais entourée par l’eau. Pour prier, j’étais obligée d’aller dans la rueLe paiement d’un loyer n’était pas à ma portée. Et même si on m’avait prêté une chambre cela ne m’arrangerait pas parce que je suis en compagnie de mes enfants et petits-enfants ».
Avec le soleil de plomb, les adultes se retranchent dans la trentaine d’abris aménagés sur un vaste espace. Des garçons jouent aux billes. Tandis que des filles, seaux et bassines en main, se regroupent autour d’une citerne d’eau.

Tâche ardue

Macky Sall s’est rendu le 17 septembre dans la zone pour cerner l’ampleur du mal, apporter réconfort à la population et annoncer l’érection de Keur Massar en département.
Auparavant, le chef de l’Etat a dégagé un budget d’urgence de 10 milliards F CFA : sept milliards pour l’accompagnement des sapeurs-pompiers et de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et 3 milliards en appui direct aux sinistrés sur la base des rapports des autorités locales. « J’ai plusieurs fois été contacté. On m’a identifié mais je n’ai rien reçu jusqu’à présent », précise Roger Mbaye. Même son de cloche du côté de Cheikh Faye.
Plus récemment, le président de la République a reçu des mains de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, le Rapport général (344 pages) de la Mission d’informations parlementaire sur les inondations.
Ce document contient notamment des recommandations pour consolider le Programme décennal de lutte contre les inondations (2012-2022). Son taux d’exécution financière est à ce jour de 66,7 %. Soit 506 milliards F CFA dépensés sur 766 prévus.
« Nous voulons que l’Etat construise des canalisations adéquates. Il faut des solutions durables pour que cette situation ne se reproduise plus », préconise Mamadou Bâ.ID/te/APA

TABLE RONDE VIRTUELLE SUR ‘’LA RECRUDESCENCE DE LA MIGRATION APRÈS COVID-19’’, MARDI

Dakar, 11 jan (APS) – Le think thank Afrikajom center, en partenariat avec OSIWA, organise, mardi à 9h une table ronde virtuelle sur le thème : « La recrudescence de la migration après Covid 19 : comprendre la détresse de la jeunesse et y trouver une réponse appropriée’’, annonce un communiqué reçu à l’APS. MAF/AS/OID

Construction d’une université arabo-islamique : les arabisants du Sénégal rappellent à Macky Sall ses promesses

https://www.pressafrik.com Les arabisants du Sénégal réclament leur université. Le mouvement des arabophones rappelle au président de la République Macky Sall, cette vieille promesse sur la réalisation de ce projet.
« Nous, nous sommes entretenus près de 2 mois. Maintenant, la conclusion à laquelle nous nous sommes arrivée aujourd’hui, il s’agit de dire ou de demander à l’Etat du Sénégal, et au président de la République de réaliser sa promesse de 2013-2014. Il s’agit de construire au Sénégal une université arabo-islamique. Nous demandons à l’Etat de créer un fonds d’appuis à l’insertion et à l’entreprenariat des diplômés en langue arabe », réclame Souleymane Mouhamet Gadiaga leur porte-parole.
Poursuivant sa réaction, M. Gadiaga soutient que le contexte, aujourd’hui, est favorable à la création de ce fonds. L’autre point, dit-il : « C’est faire à ce que le baccalauréat arabo-islamique soit évalué aujourd’hui. Nous demandons que le BFEM et le CFEE soient réinstaurés », livre Walf radio.

Le SAEMSS préconise la journée continue pour limiter les déplacements des élèves

https://www.seneweb.com  Le Secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMSS) a préconisé, lundi à Thiès, l’instauration de la journée continue dans les zones les plus touchées par la deuxième vague de Covid-19, afin de limiter les déplacements des élèves.
Saourou Sène qui prenait part à une conférence de presse à Thiès, une ville sous couvre-feu, a préconisé l’organisation dans les meilleurs délais par le ministère de l’Education nationale, d’une réunion des acteurs, suite à l’instauration de l’état d’urgence.
Cette rencontre devrait permettre de ‘’réapprécier le déroulement normal des enseignements apprentissages, en faisant en sorte que les déplacements des élèves soient limités’’.
Cela peut se faire ’’en instaurant, peut-être, (…) la journée continue jusqu’à 13 heures ou à 15 heures, dans les zones infectées’’, a-t-il dit. Pour lui, une telle mesure pourrait aider à limiter les déplacements des élèves et participer à leur protection.

’’Là où les élèves faisaient quatre allers retours le matin et l’après-midi, c’est important que nous faisions en sorte qu’il y ait un seul aller et un seul retour’’, a argumenté Saourou Sène.

Les transports en commun, par un usage répété, peuvent constituer des vecteurs de transmission, a relevé Sirakhata Guèye, secrétaire général régional du SAEMSS.
Saourou Sène estime que l’école doit bénéficier d’une ‘’protection’’ et de la ‘’solidarité de tous les acteurs’’, qu’il s’agisse du gouvernement, des collectivités territoriales, des entreprises sénégalaises, qui doivent aussi aider les écoles à disposer de masques, de gel, entre autres kits d’hygiène.
Pour Sirakhata Guèye, le gouvernement devrait procéder à l’évaluation des besoins des écoles en masques, afin de faire une dotation couvrant toute l’année scolaire, et prenant en compte les élèves et le personnel enseignant et le personnel administratif.
Le SAEMSS voit dans l’usage des masques et du gel hydro-alcoolique, le seul moyen de protection dans les écoles sénégalaises, qui dans leur majorité ‘’ne peuvent pas respecter la distanciation physique’’, parce que ‘’bondées de monde’’, avec des élèves qui ‘’s’assoient à trois parfois à quatre’’.
Bien qu’inquiet de la situation, le syndicat n’envisage pas l’éventualité d’une fermeture de l’école, précise Saourou Sène, convaincu qu’il est possible de circuler tout en empêchant au virus de circuler, en faisant en sorte que tout le monde porte correctement le masque.
Il en appelle au respect de ’’toute une chaîne de responsabilité’’, impliquant l’Etat, les parents, les élèves, les enseignants, les chefs d’établissement, mais aussi, les forces de l’ordre à travers le contrôle des moyens de transports.

Le Saems menace de citer les banques qui jouent avec l’argent des enseignants et s’indigne des difficultés liées au respect des mesures barrières dans les écoles.

https://www.dakaractu.coLa désinvolture de certains apprenants en cette période de 2nd vague de la pandémie inquiète au plus haut niveau le corps enseignant, premier protecteur des élèves.
Face à la presse, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) qui a déploré le manque de masques, le problème des flashes cas, est revenu sur les huit points qu’il voudrait que l’État du Sénégal apporte les solutions idoines pour le bon déroulement des enseignements-apprentissages en cette période de pandémie qui impacte autant le commun des Sénégalais que sur l’économie nationale.
Les huit points de ce point de presse décentralisé portent sur : « le coronavirus dans les écoles, la question des flahes cas, la disparition de Diary Sow, l’interdiction de la sexualité dans le programme scolaire, la reprise annoncée du monitoring, la mise en position de stage, le cas des 149 professeurs sortants du CNEPS de Thiès, le reliquat des examens qui ne sont pas toujours effectifs à cause du manque de sérieux de certaines banques qui jouent avec l’argent des enseignants entre autres ».
En effet, selon le secrétaire général du Saems, Saourou Sène, l’application de la journée continue devrait amoindrir les déplacements des élèves avec l’implication de tous les acteurs. « L’école doit bénéficier de la solidarité de tous les acteurs (Gouvernement, les collectivités locales, et les entreprises sénégalaises etc). La distanciation physique, nous ne pouvons pas la respecter à l’école. Pour la bonne et simple raison que certaines classes sont bondées d’élèves. Dans les banlieues et dans beaucoup d’écoles, les élèves se mettent à trois ou à quatre par table », signale-t-il. Pour dire, selon lui, que dans les bus, à l’école et en classe, les mesures doivent être renforcées par tous les acteurs afin de « mettre l’école dans une parabole de sécurité ».
S’agissant du retard dans le paiement, Saourou Sène  signale que « nous serons obligés de citer les noms des banques qui ont déjà reçu les virements depuis le 24 décembre 2020 et qui utilisent cet argent-là pour d’autres choses ».
Aussi s’interroge-t-il :  » comment une banque comme le trésor peut envoyer des montants à une banque sans y adjoindre les états de paiement? ». « Ce n’est pas vrai, ce sont les banques qui jouent avec l’argent des enseignants et nous ne pouvons pas l’accepter. Nous exigeons de toutes les banques concernées qu’elles payent les indemnités de déplacement des enseignants », s’empresse-t-il de faire remarquer.

Coronavirus au Sénégal:573 nouveaux cas et 19 de décès enregistrés entre samedi et dimanche.

https://www.dakaractu.com La virulence et la dangerosité du virus de covid-19 ne cesse de gagner des proportions inquiétantes. Le ministère de la santé et de l’action sociale, dans sa séance journalière de communiqués relatifs au nombre de cas de contamination, a donné en deux jours, 19 cas de décès liés à la covid-19.
Cela montre encore le niveau que cette pandémie a atteint et qui ne laisse aucune excuse aux sénégalais, contraints de se conformer aux règles sanitaires établies.
En plus du nombre de décès, 573 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés entre samedi et dimanche.

Covid-19:«Certains Cte sont pleins et d’autres sur le point de l’être» (Dr Mamadou Ndiaye,directeur de la Prévention)

https://www.dakaractu.com Les nombreux malades affectés par la Covid-19, rien qu’à Dakar ont causé ce qui pourrait être qualifié d’embouteillage dans les Centres de traitement épidémiologique (Cte). Face à cette situation, plus d’un se sont demandé si, aujourd’hui, ces dites structures de prise en charge des covidés sont submergés au point qu’il  y aurait une tension ? Le Dr Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas) a tenté de rassurer les populations à ce sujet. À l’en croire, il n’existe pas encore de tension dans les Cte de Dakar.
‘’Non ! Il n’y a pas encore de tension. Une tension se manifeste si vous voyez un malade (de la Covid-19) rejeté dans une structure de santé. Cela nous ne l’avons pas encore vu. Certains Cte sont pleins et d’autres sur le point de l’être. Mais, d’autres sont là. Et il y a une asymétrie des maladies. À Dakar, il y a beaucoup de tension. Ce qui fait qu’en réalité qu’il y a vraiment, actuellement, une pression sur les centres par rapport aux lits’’, a reconnu le Dr Mamadou Ndiaye, par ailleurs, expert en vaccinologie pratique et spécialiste en santé publique. Des propos recueillis par Dakaractu qu’il a tenus sur les ondes de la radio Sud Fm, au cours de l’émission Objection d’hier.
Une occasion pour lui de rappeler que ‘’Thiès et Dakar constituent l’épicentre de la maladie. C’est là où il y a le plus de cas. Néanmoins, ces centres ont été remis en état, en principe tout doit rentrer dans l’ordre actuellement. Il n’y a pas de raison que les choses ne rentrent pas dans l’ordre’’.

Mesure et suivi de la sévérité de la Covid-19 : en une semaine, la sévérité de la Covid 19 a légèrement augmenté dans le monde.

https://www.dakaractu.com Le baromètre de suivi de l’indice de mesure et de suivi de la sévérité de la Covid-19 au niveau mondial, conçu par le Bureau de Prospective Economique du Sénégal (BPE) calculé sur une fréquence hebdomadaire pour 166 pays pour lesquelles des données existent, révèle une légère augmentation dans le monde de la sévérité de la Covid 19 . Elle est stable en Afrique et en baisse en Océanie.
Au 10 janvier 2021, Nouvelle Calédonie arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 166 pays du monde), suivi de Cambodge (1), de Grenade (1) et du Soudan du Sud (0,99). Les scores les plus faibles sont détenus par Corée du Sud (0,44), Afrique du Sud (0,44), Grèce (0,44).  Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,81 le 10 janvier 2021 contre 0,83 le 03 janvier 2021, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial. Par rapport au 03 janvier 2020, les plus fortes progressions de scores dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Centrafrique, Polynésie française, Norvège et Seychelles. Equateur, Salvador, Mongolie et Madagascar enregistrent les plus fortes baisses de scores dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine.
L’analyse par continent montre que, pour l’Afrique, les scores sont compris entre 0,99 (Soudan du Sud) et 0,44 (Afrique du Sud), avec une moyenne de 0,86 le 10 janvier contre 0,86 le 03 janvier 2021. Centrafrique, Seychelles, Bénin et Cameroun enregistrent les plus fortes progressions de scores dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité). Madagascar, Guinée Bissau, Sao Tome et Principe et Gambie signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice en une semaine (plus fortes hausses de la sévérité), en Afrique. Au Sénégal, la sévérité de la covid 19 a augmenté en une semaine. En effet son score est passé de 0,86 le 10 janvier 2021 (contre 0,88 le 03 janvier). Le Sénégal se situe au 62ème rang mondial et au 28ème rang africain.
L’Europe affiche en moyenne un score de 0,72 le 10 janvier contre 0,73 le 03 janvier 2021. Le meilleur score dans ce continent est de 0,94 (Islande) et le pays le moins performant affiche un score de 0,44 (Grèce). Norvège, Slovaquie et Bosnie Herzégovine affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur le continent européen. Géorgie, Malte et Slovénie enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Europe.
En Amérique, les scores varient entre un minimum de 0,59 (Honduras) et 1 (Grenade), avec une moyenne de 0,79 le 10 janvier 2021 contre 0,84 le 03 janvier. Grenade, Bahamas et Pérou affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur ce continent. Equateur, Salvador et Mexique signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine sur ce continent.
L’Asie enregistre en moyenne un score de 0,85 le 10 janvier 2021 contre 0,86 le 03 janvier. Le meilleur score (et donc la plus faible sévérité) est obtenu par Cambodge (1), suivi de Ouzbékistan et Brunei.
Thaïlande, Brunei et Cambodge affichent les plus fortes hausses de score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Asie.  Mongolie, Oman et Koweït signent les plus fortes baisses de score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Asie.
En Océanie, les scores varient entre un minimum de 0,69 (Polynésie française) et un maximum de 1 (Nouvelle Calédonie), avec une moyenne de 0,90 le 10 janvier contre 0,83 le 03 janvier 2021. Fidji, Nouvelle Zélande et Polynésie française affichent une hausse de leur score.

Covid-19:Serigne Mountakha Mbacké a pris une nouvelle décision à la grande mosquée de Touba

https://actusen.sn Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus, Serigne Mountakha Mbacké a pris une nouvelle mesure à la grande mosquée de Touba. Le Khalife général des mourides a insisté sur le respect des mesures barrières au niveau dudit lieu de culte. Il a invité le dahira Moukhadimatoul Khidma, en charge de la gestion de la grande Mosquée et des cimetières, à veiller à l’application des mesures sanitaires.
Le khalife général des mourides recommande également aux disciples de porter leurs masques, de laver leurs mains à l’entrée ou les désinfecter. Le saint-homme les invite à respecter les distanciations physiques à l’intérieur de la Mosquée et éviter les bousculades à l’entrée.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

Prise en charge des personnels bénéficiant d’une pension d’invalidité:La Dirpa décèle des fraudes sur les carnets de bons médicaux et pharmaceutiques

https://actusen.sn La Direction de l’Information et des relations publiques de l’Armée (Dirpa) a décelé une entreprise de fraude sur les carnets de bons médicaux et pharmaceutiques des bénéficiaires de pensions d’invalidité. C’est suite aux vérifications opérées sur les états des bons pharmaceutiques de septembre 2020 qu’il a été constaté des retraits de médicaments dans des pharmacies différentes sur la même période par des bénéficiaires. Dans son communiqué transmis à notre Rédaction, la Dirpa explique que « cet état démontre clairement que des carnets en doublon sont détenus par des pensionnés qui les utilisent pour des perceptions indues auprès des pharmacies agréées ». Toutefois, informe le document, les pensionnés concernés ont été identifiés, ainsi que les pharmacies où ils ont perçu les médicaments ».
Face à cette situation, « la Direction du service de Santé a pris immédiatement des mesures conservatoires en demandant de ne plus prescrire pour les pensionnés concernés et aux pharmacies agréées de ne plus leur délivrer de médicaments. Ces mesures seront levées après vérification et délivrance de nouveaux carnets de bons de pharmacies par la Direction de l’Intendance des Armées ».
Par ailleurs, la Dirpa précise dans son communiqué que « les Armées se réservent le droit de mettre en cause la responsabilité des auteurs de ces pratiques frauduleuses ». Déjà, une étude de sécurisation du système de gestion des carnets de bons a été commanditée au plan interne.  De même, renseigne le document, « un contrôle mené par la Direction du service de Santé et de la Direction du service de l’Intendance a, d’ores et déjà, permis la baisse notoire de la facture mensuelle des ordonnances des pensionnés de 900 millions de F Cfa à un maximum de 200 millions de F Cfa par mois ». https://actusen.sn/

Comment A. D. a distribué l’aide à la presse

Mamadou Ibra Kane (à ne pas confondre avec Mitté Kane de Iradio) explique comment Abdoulaye Diop distribue l’aide à la presse
Le patron des éditeurs sénégalais n’est pas un homme à garder sa langue dans la poche.
Interrogé sur la façon dont le ministère Abdoulaye Diop qui gère la Communication et la Culture s’est débrouillé pour mettre l’aide à la presse à la disposition des patrons, il a fait cette terrible révélation.
L’homme de foi n’aurait rien fait. Plutôt il aurait encaissé l’argent et l’aurait distribué à ses camarades de parti et amis du Fouladou.
Ceux qui disposent là-bas le droit de  communautaire ont touché leur part du pactole en même temps que les simples bénéficiaires de site internet ainsi que  les propriétaires des radios communautaires.
Borom sites internet locaux et même les artistes de  Jazz et compagnie ont profité de cette aubaine destinée aux vrais journalistes.
Au total même pas la somme promise par Big Mac est parvenue aux vrais journalistes.
Et si quelqu’un demande à Abdoulaye Diop de lui faire un petit dessin sur la façon dont le fric a disparu, cela fait sourire le Ministre de la Culture et de la Communication.
Quand on a de bons militants “dal”, c’est utile.
Ça sert de monnaie d’échange surtout quand on va vers cette année incertaine 2024 où il faudra  beaucoup d’argent pour faire beaucoup de choses.
Comme quoi quand on a de bons militants toujours prêts à servir, ça autorise bien des choses.CEBE

Malaise au ministère de la Justice:le directeur des Droits humains démissionne

https://actusen.sn Le directeur des droits humains au ministère de la Justice a quitté ses fonctions depuis le 23 décembre dernier pour convenance personnel. Mais selon les informations de la Rfm, Mbaye Babacar Diop a démissionné suite à un désaccord entre lui et, le garde des Sceaux, Me Malick Sall.
Depuis sa nomination, le directeur des droits humains a des problèmes pour exercer la plénitude de ses fonctions à cause de soucis budgétaires. Ses dotations sont souvent coupées ou ponctionnées pour financer la lutte contre le coronavirus. Pis, rapportent nos confrères, son budget servirait à financer quelques fois les activités politiques du ministre de Justice. Saly SAGNE (Actusen.sn)

Modification de la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège:le projet adopté à la majorité

https://actusen.sn C’est maintenant acté. L’Assemblée nationale, dans sa majorité, a adopté le projet de loi portant modification de la loi de 1969 relative à l’état d’urgence et l’état de siège. Les discussions ont été un peu houleuses lors de cette séance tenue à huis-clos et la polémique était très vive.
Dans  son exposé, le ministre de l’Intérieur a expliqué que “pour permettre à l’Etat de prendre des mesures destinées à prévenir ou à gérer des catastrophes naturelles ou sanitaires”, il convient “d’ajouter aux régimes administratifs de l’état d’urgence et de l’état de siège, prévus par la loi éponyme, un troisième régime : celui des crises ou catastrophes naturelles ou sanitaires qui habilite, le cas échéant, l’autorité administrative à prendre les mesures qu’exige ce genre de situations, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’état d’urgence”.
D’après la commission des lois, “l’adoption de ce texte proposé ne devrait pas être perçue comme une réduction des pouvoirs de l’institution parlementaire, d’autant plus que cette dernière a toujours la possibilité de contrôler les moyens qui seront déployés par le Gouvernement dans le cadre de la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires”.

Néanmoins, des Commissaires ont considéré qu’il aurait pu être plus aisé d’élaborer une loi spécifique pour régir les catastrophes naturelles et sanitaires, pour éviter les polémiques que ce projet de loi a suscitées.

Le ministre de l’Intérieur a été également interpellé par les parlementaires sur le choix d’un mois retenu pour la  mise en œuvre de cet état de catastrophe naturelle ou sanitaire et l’éventualité d’un renouvellement au terme de ce délai ainsi que sur la délégation dont pourrait bénéficier certains ministres, gouverneurs et préfets, en matière de restriction de libertés des citoyens, dans le contexte de catastrophes naturelles ou sanitaires.

Antoine Diome dévoile le nouvel intitulé de la loi relative à l’état d’urgence

https://actusen.sn L’Assemblée nationale a adopté, à la majorité, le projet modification de la loi du 29 avril 1969, relative à l’état d’urgence et l’état de siège. Dans son exposé, le ministre de l’Intérieur a dévoilé le nouvel intitulé  de cette loi. La loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège devient « Loi relative à l’état d’urgence, à l’état de siège et à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires ».
Un nouveau titre intitulé « Gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires » a été inséré. Il “comporte deux articles donnant pouvoir à l’autorité administrative de prendre, en dehors de la proclamation de l’état d’urgence, des mesures visant à assurer le fonctionnement normal des services publics et la protection des populations”, explique Félix Antoine Diome.
L’article 24 de la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège est supprimé.

Modification de la loi n°69-29 du 29 avril 1969/les députés de l’opposition démontrent son inconstitutionnalité et son incohérence.

https://www.dakaractu.com Malgré les explications du ministre de l’Intérieur lors de la présentation du projet de loi modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, des députés ont montré tout leur scepticisme quant à l’accroissement des pouvoirs conférés au chef de l’État par cette loi.
Ces députés en commission ont estimé que ce projet de loi est inconstitutionnel en ce sens qu’il vise à élargir le champ d’application de la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège à des matières qui ne sont pas prévues par la Constitution. En effet, disent-ils,  cette loi fixe juste les modalités d’application du dernier alinéa de l’article 69 de la Constitution et, par voie de conséquence, son champ d’application ne saurait être étendu. En outre, il a été soutenu que si la réforme est adoptée, elle va tacitement entraîner l’abrogation de la loi de 1969 précitée.
Dans la même veine, l’attention du ministre a été attirée sur des incohérences formelles notées, notamment en terme de numérotation des articles entre la Constitution et la loi soumise à modification. À titre d’exemple, il a été invoqué l’article 1er de celle-ci qui prévoit : « l’état d’urgence et l’état de siège sont institués dans les conditions prévues à l’article 58 de la Constitution. Les dispositions qui les régissent font l’objet de la présente loi ». Or, l’article 58 de la Constitution traite des statuts des partis de l’opposition ; d’où la nécessité d’une mise en cohérence desdits textes.
Par ailleurs, le ministre a été interpellé sur la procédure relativement lourde de la mise œuvre de l’état d’urgence mentionnée dans l’exposé des motifs pour justifier la réforme. De même, l’argument selon lequel les mesures prévues dans la loi de 1969 sus évoquée ne sont pas toujours adaptées pour une prise en charge efficace de certaines catastrophes naturelles ou sanitaires, est jugé peu convaincant car l’article 2 de ladite loi prévoit les événements revêtant un caractère de calamité publique tel que la pandémie ou catastrophe naturelle.
Ainsi, il a été indiqué qu’il était important de définir le rôle des parlementaires lorsque l’État décidera de recourir à ce genre de procédure car tout ce qui touche aux libertés individuelles doit être bien encadré, pour éviter les abus.

Mamadou Diop Decroix sur loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège:«C’est une loi qui tue la démocratie et les libertés des personnes»

https://www.dakaractu.com Pour le député  de l’opposition Mamadou Diop Decroix, avec cette nouvelle adoptée par le parlement sénégalais et relative à  l’état d’urgence et l’état de siège, le président Macky Sall cherche à bafouiller les libertés démocratiques des populations sénégalaises.
« Macky Sall, son seul objectif c’est de mettre un terme à la liberté démocratique des sénégalais. Depuis 2012, le président Macky Sall est dans cette logique. Et aujourd’hui il vient encore de poser de nouveaux jalons pour bafouiller les libertés individuelles et collectives des uns et des autres. Car cette loi qui vient d’être votée, tue la démocratie ».

Par ailleurs, Mamadou Diop Decroix de préciser que l’avis de l’Assemblée nationale est toujours essentiel pour le bon fonctionnement du pays. Et surtout quand le pays traverse des moments de turbulences.

À cet effet, Mamadou Diop Decroix appelle à la mobilisation citoyenne pour barrer la route au président Macky Sall dans ses tentatives antidémocratiques.
« C’est le peuple sénégalais doit prendre ses responsabilités du début à la fin. Il faut une très bonne organisation et une descente sur le terrain avec toutes les stratégies. Même s’il demande des manifestations publiques, car cela est inévitable », a précisé le parlementaire, qui semble être dépassé par l’adoption de la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège…

MODIFICATION DE LA LOI SUR L’ÉTAT D’URGENCE ET L’ÉTAT DE SIÈGE :Le projet de loi voté, Toussaint Manga exprime sa colère

Libération Sénégal online Sans surprise, le projet de loi modifiant la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège a été voté ce lundi à l’Assemblée nationale. Ce, malgré l’opposition de certains députés qui, comme Toussaint Manga, ont fustigé le projet. « Le gouvernement a une volonté manifeste d’affaiblir l’Assemblée nationale. La preuve est qu’au lieu de faire face à l’Assemblée nationale, le gouvernement préfère faire face à la presse tous les 15 jours. Nous estimons que c’est à travers l’Assemblée nationale que le gouvernement devrait parler au peuple sénégalais », a déploré le parlementaire libéral. Selon lui, l’Assemblée nationale actuelle n’a plus « aucune utilité puisqu’elle ne joue pas pleinement son rôle. Ce qui est inédit et grave dans ce processus de dépouillement des prorogatives de l’Assemblée nationale, c’est que ce sont les députés eux-mêmes qui votent les lois qui fragilisent l’institution », regrette-t-il.

La Raddho,la Lsdh et Amnesty demandent le retrait du projet de loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège

« Le gouvernement du Sénégal vient de déposer sur le bureau de l’Assemblée nationale le projet de loi n° 46/2020 modifiant la loi No 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et l’état de siège dont l’objet principal est d’introduire dans la législation sénégalaise un régime juridique de gestion des crises, catastrophes naturelles ou sanitaires qui permettra à l’autorité administrative de « prendre, en dehors de la proclamation de l’état d’urgence, des mesures visant à assurer le fonctionnement normal des services et la protection des populations. » Formulé autrement, le projet vise à permettre à l’autorité exécutive de se passer de toute habilitation de la représentation parlementaire, chaque fois qu’il s’agira de gestion de crises ou catastrophes naturelles ou sanitaires.
Une telle marginalisation de l’Assemblée nationale sur des questions aussi importantes que l’exercice des droits des citoyens dans un contexte de gestion des situations d’urgence sécuritaire et sanitaire est inacceptable dans un Etat de droit fondé sur la séparation des pouvoirs constitutionnels. Dans un tel système, la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire revêt un statut de droit fondamental qui est inséparable de la protection des droits et libertés consacrés et garantis aux citoyens.

S’y ajoute que l’urgence sanitaire est différente de l’urgence sécuritaire. Elle concerne toute la population et affecte tous les aspects de la vie sociale, économique, publique comme privée, du pays. Elle ne peut donc pas relever d’une loi, même modifiée, sur l’état d’urgence comme l’envisage le gouvernement dans son projet de Loi.

Du reste, l’état sénégalais a prévu, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire et social (2019-2028), l’adoption d’un Code de la sante publique dont la fonction principale est de renforcer le cadre institutionnel et juridique de gestion des risques et des urgences sanitaires, afin de répondre aux exigences de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relatives à la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (RSI) auquel le Sénégal adhéré en 2005.
Nous demandons solennellement aux autorités sénégalaises de retirer ledit projet de loi et de s’atteler à l’élaboration rapide d’un projet de Code de la santé dont certaines dispositions seront dédiées à la gestion des pandémies au Sénégal. Une telle démarche permettra à l’Assemblée nationale et aux organisations de la société civile de contribuer à la protection des sénégalais dans les situations de pandémie et aux autorités sénégalaises de respecter les engagements souscrits dans le cadre des traités africains et internationaux.
Dans tous les cas nos organisations tiennent à rappeler à l’endroit des sages du Conseil Constitutionnel que la justiciabilité des droits fondamentaux induit un contrôle de constitutionnalité, abstrait ou concret, a priori ou a posteriori, des normes infra-constitutionnelles.

Ont signé :

Sadikh NIASS, RADDHO.
Assane Dioma NDIAYE, LSDH.
Seydi GASSAMA, Amnesty international Sénégal »

les députés demandent de remonter l’heure de démarrage du couvre-feu

https://actusen.sn Les députés ont profité de la séance de ce lundi pour demander au ministre l’Intérieur de revoir les heures du couvre-feu. A ce propos, ils ont souhaité que l’heure de démarrage du couvre-feu soit fixée à 22 heures ou 23 heures, compte tenu des contraintes liées aux moyens de transport. Selon eux, cela éviterait les bousculades et rassemblements constatés.
Evoquant les manifestations contre le couvre-feu notées durant les premiers jours de couvre-feu, les parlementaires ont recommandé à Félix Antoine Diome d’éviter la répression et la confrontation, tout en accordant une attention toute particulière aux revendications exprimées.
Reprenant la parole, le ministre dit avoir pris bonne note des recommandations pour relever l’heure de démarrage du couvre-feu, tout en informant que le Chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence assorti de couvre-feu après consultation des membres du Comité national de gestion des Epidémies (Cnge).

Couvre-feu/Me Assane Dioma Ndiaye sur l’arrestation de manifestants:«Quand les éléments constitutifs du délit de rébellion et d’atteinte (…) sont réunis, le déferrement est inéluctable»

https://www.dakaractu.com Après une série de manifestations lors des premières nuits du couvre-feu, les critiques se multiplient contre les autorités, d’autres dénonçant l’insouciance de la jeunesse. Et certaines personnalités, comme Me Assane Dioma Ndiaye, se sont exprimées sur la question.
Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) estime que la loi fixe des normes et des règles auxquelles « tout citoyen doit se conformer ». Puisqu’ « il est dit tout le temps et partout », explique-t-il, que « nul n’est censé ignorer la loi ».
« On rappelle qu’on ne saurait cautionner une défiance dans les relations avec la Police », recadre le droit de l’hommiste. L’état d’urgence assorti d’un couvre-feu décrété et les émeutes qui ont suivi un peu partout illustrent une nouvelle fois les rapports conflictuels qui prévalent entre certains jeunes et les forces de l’ordre.
« Nous alertons sur un niveau de défiance dans les relations entre la police et les jeunes dans les quartiers populaires », a averti Me Assane Dioma Ndiaye. Il estime qu’il faut aussi, pour les forces de l’ordre, communiquer de façon moins violente : faire preuve de pédagogie.
L’avocat demande à certains jeunes de « cesser d’appeler à manifester une fois des mesures contre la propagation du coronavirus prises ». Me Ndiaye est d’avis que les manifestations contre le couvre-feu ne sont rien d’autre qu’une opposition violente faite par un particulier à un dépositaire de l’autorité publique agissant dans l’exercice légitime de ses fonctions.
« Quand les éléments constitutifs des délits de rébellion et d’atteinte à l’intégrité physique ou morale sont réunis, le déferrement est inéluctable. La loi doit s’appliquer », a-t-il rappelé.
Il demande, toutefois, aux dépositaires de l’autorité publique de ne pas encombrer les Commissariat et autres prisons. La perspective de subir des amendes peut fortement dissuader les manifestants, selon le président du Lsdh.

Abdoul Mbaye:«la dictature vers laquelle s’achemine le Sénégal, sera certes méchante mais aussi bête et incompétente»

Ce projet de loi relatif à l’état d’urgence et l’état de siège, est bien parti pour inspirer le cercle des hommes politiques notamment ceux de l’opposition. Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre de Macky Sall fait partie du camp qui dénonce cette attitude unilatérale entreprise par le président et qui ne fait que désintégrer le peu de démocratie dont dispose notre pays.
En effet, au moment où l’on s’apprête à étudier l’éventualité de la mise en œuvre de cette loi citée précédemment, le patron de l’alliance pour la citoyenneté et le travail, s’exprimant à travers un tweet, dénonce ce qu’il considère comme un recul démocratique.
« Le recul démocratique organisé par Macky Sall conduit vers une dictature », s’indigne l’ancien Premier ministre.  Considérant que même une loi liberticide peut être bien rédigée et conforme à la Constitution, Abdoul Mbaye soulignera, par contre  que « la dictature sénégalaise sera certes méchante mais aussi bête et incompétente ».Dakaractu

HÉLÈNE TINE:«UN WAX WAXEET SUR LE 3E MANDAT SERAIT TRÈS GRAVE»

http://www.emedia.sn Hélène Tine reconnait à Me Doudou Ndoye sa légitimité à parler de la constitution. Mais, l’ancienne députée de Bës du Niakk n’est pas pour autant d’accord avec lui sur l’éventuel3e mandat du président Macky Sall. « Il ne faudrait pas qu’il fasse du Wax Waxeet. Dans le cas contraire, ce serait très grave. Le Sénégal n’est ni la Guinée ni la Côte d’Ivoire. Il faudrait que le président Macky Sall sache que le Sénégal d’hier est le même d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas qu’il essaie de trouver des subterfuges pour se représenter. Les Sénégalais ne vont pas accepter qu’il revienne sur son engagement », a-t-elle déclaré, ce lundi, à l’émission Toc Toc Sénégal dont elle était l’invitée.
Pour Hélène Tine, le fait qu’il y ait des ’’boulevards’’ dans la Constitution ne signifie pas que le peuple va accepter un 3e mandat du président Macky Sall. Babacar FALL

Objection, Maître !

https://actusen.sn On croyait le débat sur un troisième mandat de ‘’Thiompal’’ révolu. Dans un coin de notre tête, on se disait que ‘’Waccacca’’ n’aurait jamais le courage de défendre une telle ambition. C’est pourquoi il remet ce sujet à plus tard, comme tel a été le cas lors de son adresse à la Nation du 31 décembre dernier. Mais voilà que Maître Doudou Ndoye lui facilite la tâche.
Certes, la parole de la robe noire n’est ni la Bible, ni le Coran, mais elle pèse sur la balance, puisque c’est un homme de droit émérite. Si l’on en croit ce vieux briscard du Barreau, cette question ô combien lancinante ne peut être réglée que durant une élection. Ce sont les martyrs du 23 juin qui vont se retourner dans leurs tombes, se disant qu’ils sont morts pour rien. ‘’Mburu’’, lui, pourra toujours dire que la charte des assises nationales ne l’engage guère pour se donner bonne conscience. Toutefois, rien n’est encore joué.
Il faut  attendre le moment où cette troisième candidature sera présentée à l’opinion. De la réaction de celle-ci, dépendra la suite. Donc, Me Doudou Ndoye, objection Maam Sagar (Billet SourceA)

L’EDITO DE NETTALI.COM –A L’ÉPREUVE DE LA DÉMOCRATIE !

NETTALI.COM – Une démocratie peut-elle se suffire à l’organisation d’élections et d’alternances durant 2 ou 3 mandats consécutifs d’un même président  ? Doit-elle se fonder sur un nombre infini de partis politiques pour décréter l’existence d’un pluralisme ? Sa disposition d’une presse plurielle, suffit-elle pour évoquer la liberté de celle-ci ? Autant de questions qui interpellent sous le ciel du Sénégal qui se vante tant depuis plusieurs années d’être une démocratie exemplaire.
Et pourtant dans la réalité, beaucoup de faits semblent indiquer le contraire. Tenez par exemple, les élections municipales ne peuvent être organisées, faute d’une date arrêtée, alors que celle-ci existe déjà. On a fini de renvoyer ces joutes aux calendes grecques pour les avoir assujetties à un dialogue national. Une sorte de manipulation qui ne dit pas son surtout qu’on a fait porter ce report à un dialogue qui ne concerne pas des partis politiques de 1er plan. Des interventions font même état de prévisions pour leur organisation en 2024 !
Autre exemple, le nouveau code de la presse a été déposé en 2007 sous le magistère Me Wade et a été voté 10 ans après, soit en 2017 sous le régime de Macky Sall qui lui-même a accédé au pouvoir en 2012. Il n’a vu son décret d’application signé que la semaine dernière, soit 3 ans après sa promulgation ! Seulement entre temps, beaucoup de dégâts ont été causés dans les rangs de la presse, entre le moment des polémiques des députés figées sur des questions de dépénalisation des délits de presse et le  moment de son vote effectif. Aujourd’hui encore le président Macky Sall fustige les dérives sur Internet alors qu’il ne se hâte pas de faire voter la loi sur la Harca censée remplacer le Cnra et qui doit réguler tout cela.
Elle est en réalité malade la démocratie version sénégalaise. Elle est même à l’agonie devrions-nous dire, au regard des actes posés tous les jours. Surtout en ces temps de règlements de comptes politiques. C’est cela en effet qui rythme la vie de la démocratie sénégalaise à l’heure actuelle. Devraient-ils avoir lieu ? Comment décrypter la sortie d’Oumar Boun Khatab Sylla à tête de Dakar Dem Dikk ?  Sinon que c’est du déballage en règle. Pour un magistrat de formation, de surcroît. Prétextant ses 100 jours de gestion, il a fait le bilan de son prédécesseur, ce vendredi 8 janvier. D’après l’actuel DG, un audit lui a permis de constater plus de 200 contrats fictifs qui coûtaient 80 millions de francs Cfa par mois à « Dakar Dem Dikk ». Pis, l’ancien Dg est accusé par le nouveau, d’avoir confié les deux plus grands restaurants de l’entreprise à ses épouses. Et quand Me Moussa Diop dénonce un blocage de ses indemnités sur instruction du Président Macky Sall, Oumar Boun Khatad Sylla parle de “manipulation” de l’opinion et de “victimisation”. Une sortie qui n’est pas sans lien avec celle de Me Diop à une récente tribune au « Grand Jury » et qui n’est que la suite logique de son éviction à « Dakar Dem Dikk », suite à sa position sur le 3ème mandat.
L’ex-patron de Dakar Dem Dikk a ainsi décidé d’organiser une conférence de presse de riposte et pourrait même à cet effet compter sur le soutien d’activistes et membres de la société civile qui pensent que le pouvoir est en train de préparer l’opinion, à des poursuites contre celui qui crie partout que Macky Sall ne peut pas se présenter à un troisième mandat.
Des guerres médiatiques qui ne devraient point avoir lieu dans un contexte de fonctionnement normal des institutions. Ce qui pose la question du sort réservé à tous ceux qui sont si subitement bannis du régime de Macky Sall, laisse pantois et perplexe quant à la manière dont nos institutions sont gérées. Me Diop se serait sagement rangé, il n’aurait certainement pas été victime de déballages. Au-delà du déballage, qu’il ait commis ce dont on l’accuse, serait bien dommage pour lui et répréhensible du coup. Mais ce sont la manière et les méthodes qui ne devraient pas avoir droit de cité dans une république.
C’est le même destin qui semble se dessiner pour Aminata Touré qui a aussi osé se prononcer contre le 3ème mandat.  L’information de « Libération » selon laquelle, l’Inspection générale d’Etat (Ige) a reçu sa lettre de mission pour aller fouiner dans la gestion de l’ancienne PM uniquement, alors qu’on avait fini d’évoquer celle d’Aminata Tall, a aussi de quoi inquiéter quant à son bien-fondé.

L’on ne peut certainement pas reprocher à Macky Sall de limoger qui bon lui semble, mais la responsabilité qui lui est confiée, l’astreint également à une certaine éthique qui n’est pas de persécuter ceux qui sont en désaccord avec lui.

Une situation qui n’est pas sans rappeler l’épisode khalifa Sall qui avait commis le seul tort d’avoir tenu tête au Parti socialiste et à Macky Sall himself.  On sait tous comment il a fini. Il avait été jugé coupable et emprisonné certes, mais l’aurait-il été s’il s’était tenu tranquille ?
Alors qu’on avait fini de penser que les questions de règlements de compte politiques étaient derrière nous, voilà que surgit un bras de fer qui oppose Pastef au ministre de l’Intérieur sur une question de financement de ce jeune parti politique. C’est à croire que l’on cherche des poux à Sonko, au regard de la posture d’Antoine Diome qui ressemble fort à un ciblage. Notre démocratie, il est vrai, ne peut être viable si la question du financement des partis politiques, l’instauration du parrainage n’est pas revue de manière à asseoir une compétition électorale plus saine et plus juste.
Cheikh Yérim Seck qui proposait à l’émission « Jakarloo » de ce vendredi 8 janvier, les « Assises de la démocratie » que seule la société civile qui semble équidistance, pourrait exercer, s’est lui-même vu répondre par la négative. Ses co-débatteurs ont pensé que même cette société civile serait disqualifiée puisqu’elle est hétéroclite dans l’attitude de ses membres. Elle est partisane à certains égards ; politique dans le cas de certains de ses acteurs qui prennent en charge des combats en étant encagoulés ; d’autres d’entre ses membres gagnent tout simplement des marchés de l’État, en étant consultants sur certains dossiers.  A qui faire confiance à partir de ce moment ?
Une équation pas simple à priori à résoudre. Mais qui montre que le pouvoir actuel, qui dans l’affaire du financement de Pastef par des Sénégalais de la diaspora, s’est insurgé contre ce parti, a eu à un certain moment lui aussi été attaqué par Me Wade qui l’avait accusé d’avoir reçu de l’argent du Gabon. Macky Sall, a-t-il à son tour décidé d’appliquer cette même règle au Pastef ?
Se pose dès lors la question de savoir comment vouloir appliquer une règle qu’on ne s’applique pas soi-même ? D’autres interrogations vont dans le sens de savoir d’où peuvent bien provenir les montants colossaux investis dans les campagnes électorales du pouvoir ? D’où sortent les montants investis pour l’achat du terrain de « Dakar Dem Dikk » et l’érection du siège de l’Apr, alors que lors d’une récente réunion du Bureau exécutif national, le président de l’APR s’était insurgé contre ces cadres marron-beige qui ne cotisent pas ? D’où viendraient les montants investis par certains ministres ou DG, lors des campagnes électorales ? De leurs salaires ? C’est un flou artistique et une grande nébuleuse qui entourent de telles opérations. De qui se moque-t-on ? D’où viennent les montants ponctuels attribués aux alliés du pouvoir ? Certains ont même eu à se prononcer sur le sujet. Même sous Wade la question avait été soulevée avec le cas « And Jëf ».
Tout ceci laisse penser qu’on n’est pas encore sortis de l’auberge. Depuis Diouf en passant par Me Wade, les mêmes pratiques subsistent. Et il y va de la bonne réputation de notre démocratie, dont on ne cesse de se vanter, alors qu’elle ne l’est qu’en surface. C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue. Les acteurs politiques, vont-ils continuer à se lancer dans des vendettas éternelles ? Il est bien clair que n’importe quel pouvoir en place, quel qu’il soit, verrait d’un mauvais œil, qu’un parti d’opposition reçoive des subsides venant de l’étranger, même provenant de Sénégalais. Ils y voient forcément une menace au-delà même du caractère légal ou non. Contrôler le financement des partis politiques, une équation pourtant bien simple à résoudre. Le ministère de l’Intérieur reçoit des rapports d’activités des partis politiques et la traçabilité de l’argent reçu à partir de la comptabilité de ceux-ci. Qu’est-ce qui l’a empêché d’attendre le 31 janvier de chaque année, la date légale à laquelle il doit recevoir ces documents et sévir dans le cas d’infractions constatées ?
Les partis politiques ne peuvent être hors la loi. Mais à condition que cette règle vaille pour tous. Or, il n’est pas certain que tous les partis politiques subissent la même rigueur dans la surveillance qui est en train d’être appliquée à Pastef. Ce dernier parti n’est pas au-dessus des lois, et il est bien simple de le sanctionner si d’aventure des fautes venaient à être constatées. Pourquoi toute cette agitation ? Pourquoi tout ce tintamarre autour d’une affaire à priori simple ?

L’alternative du financement légal

La parade semble être dès lors de financer les partis politiques par le biais des deniers de l’Etat, à travers le vote d’une loi, suivant des critères issus d’élections, sur la base d’un pourcentage obtenu. Ce qui permettrait objectivement de dissoudre tous les partis qui n’auraient pas rempli ces critères à l’issue des compétitions. Cela nous épargnerait ce parrainage inutile qui n’est rien d’autre qu’un subterfuge pour écarter des partis politiques lors des joutes électorales. Cela résoudrait par la même occasion, la question du statut du chef de l’opposition – si le besoin venait à être ressenti – et d’en faire une institution, de manière à ce que celui-ci devienne un interlocuteur privilégié de l’Etat et serve de tête de pont à l’opposition. Ce serait un bon moyen également pour limiter le nombre de partis politiques et d’écarter ceux-là qui ne sont là que pour capter des subsides et des postes de la part du pouvoir en place, alors qu’ils ne se ramènent souvent qu’à leur fondateur et leurs proches.
Ce qui veut dire en quelque sorte que les dépenses de campagne devront être plafonnées, donc limitées et les moyens de l’Etat épargnés par le parti au pouvoir, lors des campagnes électorales. L’organisation des élections plus simple parce qu’il y aurait moins de logistique à déployer et de moyens à mobiliser. Un moyen à priori de créer davantage d’équilibre et d’équité, lors des compétitions électorales.

Les partis politiques participent à la vie de notre démocratie et en sont en cela des acteurs incontournables. Il convient dès lors de participer à leur rationalisation, de permettre à l’électeur de faire un choix plus éclairé entre des partis dignes de ce nom avec des programmes ambitieux et utiles ; de participer à leur épanouissement, puisque d’eux émaneront demain, ceux qui vont exercer le pouvoir exécutif et celui de voter les lois.

L’autre équation restera les organisateurs des élections qui sont le ministre de l’intérieur et l’administration sénégalaise souvent accusés, sous toutes les époques, de complicité avec le pouvoir en place. Des exemples montrent que des personnalités telles que les défunts généraux Cissé et Niang ont eu à organiser des élections transparentes et sans ambages.
Pourquoi n’irait-on pas vers des formules de ce type ? Il est clair que le ministre de l’Intérieur actuel, au regard de sa trajectoire et de son rôle passé de parquetier (Crei avec l’affaire Karim wade) qui l’a par la suite conduit au palais comme agent judiciaire de l’Etat, n’inspire pas beaucoup confiance. L’acte récent qu’il a posé vis-à-vis de Pastef, ne milite pas en faveur d’une confiance aveugle puisqu’il est considéré comme du zèle au regard de l’heure à laquelle son communiqué a été servi. Un zèle qu’a d’ailleurs relevé Me Doudou Ndoye à « Jury du Dimanche » de ce 10 juin. Avant d’inviter à faire le distinguo entre la loi et la politique. Celui-ci a ainsi soutenu qu’au plan légal, les arguments qui disent à Pastef ne doit pas le faire, sont des faux. « Il appartient à celui qui accuse de prouver l’origine des fonds. Pastef n’a rien à prouver. La République c’est le respect des libertés », a conclu Me Ndoye.
Nous ne saurions occulter la question des textes sous nos cieux. Et il semble bien qu’il y ait une propension à les rendre aussi flous qu’interprétables à souhait. L’interprétation ne dépendrait que de la sensibilité de celui qui a la charge. Il y a des brèches évidentes, c’est sûr. C’est le cas avec les textes liés au 3ème mandat. Les juristes ont beau interpréter, parler de dispositions transitoires, rien n’y fait, il est difficile d’avoir l’unanimité sur un tel sujet. A partir de là, il ne reste plus que des débats houleux liés à des histoires de parole donnée par le président et l’arbitrage d’un Conseil constitutionnel qui n’inspire pas confiance à certains acteurs politiques et même au-delà à des citoyens.

Même sur cette question du financement des partis politiques abordés ci-haut, une affaire de sémantique divise sur la notion d’étranger et de sénégalais vivant à l’étranger. Là aussi c’est un flou qui est entretenu pour invalider ou valider. C’est selon.  Sacrés sénégalais.  Pardon, sacrés politiciens sénégalais, ils ont plus d’un tour dans leurs sacs. Avec l’histoire de la suppression des villes, ce sont les mêmes acrobaties qu’on nous sert.

Difficile en tout cas la question du pouvoir et de la démocratie sous nos tropiques. La conquête du pouvoir est à ce point un jeu biaisé d’avance qu’il sera difficile de normaliser. Tout dépend en réalité de celui qui exerce le pouvoir et qui peut avoir la sagesse et la clairvoyance de faire un bond à son pays, en tant que patriote. A condition qu’il pense marquer son passage. Et ça, c’est la marque des grands hommes qui entendent laisser leur empreinte à la postérité.
Un qui ne laissera pas une belle trace, c’est Donald Trump qui a réussi la prouesse de n’avoir fait qu’un seul mandat, alors que bon nombre de ses prédécesseurs en avaient obtenu deux. Il s’est tristement illustré dans l’histoire des Etats-Unis comme étant celui qui a fait envahir le Capitole, ce haut lieu de la démocratie, à notre époque. Une invasion aux allures de coup d’Etat qui consacre un recul énorme pour un pays jusqu’ici considéré comme l’une des plus grandes démocraties du monde.
Un mauvais perdant qui a passé son temps à contester des élections sans jamais apporter de preuves. Il est de la race des despotes, ces présidents qu’aucun pays ne voudrait avoir. C’est l’image de l’Amérique qui a été écornée et tirée vers le bas. C’est aussi cela le prix à payer quand des citoyens tentent l’aventure en élisant un  homme sans envergure, odieux et déséquilibré. Un homme qui n’agit que selon son bon vouloir. Il a viré des responsables de manière violente et sans ménagement car ceux-là avaient osé le contredire et s’opposer à ses décisions. Twitter ce moyen de communication qui lui donnait l’accès à 80 millions de personnes a viré Trump de manière permanente, suivant ainsi un autre géant des réseaux sociaux, Facebook. Le monde n’en sera que soulagé et meilleur, débarrassé qu’il est, d’un tyran. Celui-ci a osé traiter les pays africains de « pays de merde » (shitol countries). Il en a commis d’autres. Des dégâts. Le pouvoir est à ce point grisant que lorsqu’il vous file entre les doigts, le bon Dieu qui vous l’a donné, vous le retire doucement et patiemment sans que son détenteur ne s’en rende compte. N’est-ce pas ce qu’on dit sous nos cieux ?

Pr JACQUES MARIEL NZOUANKEU:«Une candidature de Macky Sall en 2024 serait recevable»

https://liiquotidien.com Ancien professeur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, Jacques Mariel Nzouankeu décripte l’actualité politique sénégalaise. Sans langue de bois, il s’est prêté aux questions de Lii Quotidien relatives à un éventuel troisième mandat du président Macky Sall, au travail des corps de contrôle ainsi qu’au projet de suppression de certaines villes dont Dakar.

Entretien.

Que pensez-vous du débat sur le mandat du Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ? Pour certains, il est de trois ans renouvelable une fois.

C’est le décret 2007-546 du 25 avril 2007 qui concerne la nomination du Directeur général de l’Armp. C’est ce décret qui prévoit que le Directeur général est nommé pour une durée de trois (3) ans renouvelables une fois. Ce décret est la transposition d’une directive de l’Uemoa sur les marchés publics. Cette directive numéro 5 fixe les conditions d’organisation des nouvelles règles de la commande publique. La directive ne donne aucune durée, elle ne parle même pas du Directeur général. Elle prescrit que les fonctions de contrôle et de régulation doivent être séparées. Elles ne doivent pas être exercées par le même organe. Le Sénégal a fait la transposition en créant la DCMP (Direction centrale des marchés publics) pour le contrôle a priori, et l’Armp pour la régulation. Mais il faut inscrire cette question dans la problématique globale de la durée des mandats des directeurs généraux. Le Directeur général de l’Armp est un directeur parmi d’autres. Il n’y a que pour l’Armp qu’un texte limite le mandat à trois ans renouvelables. Tous les autres textes portant nomination des directeurs généraux des agences d’exécution des organes de régulation prévoient que leurs directeurs généraux sont nommés par décret. Point final. C’est-à-dire à durée indéterminée. Ce qui veut dire qu’il peut être mis fin à leur fonction dans deux mois, dans six mois, dans un an, dans trois ans, … Ce n’est pas des mandats à durée limitée.
La raison pour laquelle on avait fait cela, c’est qu’il y a une réforme en cours à l’Armp pour la réorganisation des organes de la commande publique. En la matière, il y a trois volets : il y a les marchés publics, les délégations de services publics, et partenariats publics/privés. L’Uemoa a décidé de réunifier toutes ces composantes pour faire une réglementation de la commande publique. C’est la raison pour laquelle celle-ci commence à se substituer au marché public qui ne traduit qu’un volet de la commande publique. Le partenariat public/privé est un autre volet, ce n’est pas un marché public. De même que la délégation de service public. Donc, la réforme tend à regrouper ces trois volets en un seul pour en faire une réglementation unifiée pour toute la commande publique. C’est une réforme en cours et l’on s’est rendu compte que ce n’est pas le moment de changer de directeur général qui est la cheville ouvrière de cette réforme. C’est la raison pour laquelle on l’a nommé sans limitation de durée de mandat. En ce moment, on pensait que la réforme allait se terminer dans un délai assez rapide. Mais, vous savez ce qui se passe dans l’administration. Et le Sénégal ne peut pas aller plus vite que l’Uemoa elle-même. Cette question de la réunification n’est pas encore terminée au niveau de l’Uemoa. C’est la raison pour laquelle le décret de nomination du Directeur général n’a pas pris en compte la limitation de son mandat.

Comment appréciez-vous le travail des structures de régulation et des corps de contrôle en général ?

A mon humble avis, elles fonctionnent relativement bien compte tenu des moyens qui sont mis à leur disposition. L’Armp c’est une machine à produire des décisions comme le contrôle des marchés, la sanction contre des irrégularités avec un très grand professionnalisme. Les autres corps de contrôle travaillent avec la même intensité. Lorsqu’un corps de contrôle produit son rapport, il est possible que les gens qui avaient été contrôlés ne soient plus en fonction. Le sentiment de l’opinion, du citoyen moyen, c’est de travailler à chaud quand le rapport sort, qu’on les sanctionne…
Alors que les personnes concernées ne sont plus en fonction. Ils peuvent penser que c’est de l’impunité. Ça prend du temps parce que c’est au courant de 2020 que le rapport de 2019 va sortir. On ne peut pas commencer le rapport de 2020 à la même année. Pour certaines structures, les rapports sont d’abord présentés au Président de la République avant d’être rendus publics. Parfois, l’agenda du Chef de l’Etat ne lui permet pas de prendre connaissance, tout de suite, du rapport. Il faut comprendre que le rapport n’est pas un journal quotidien. La Cour des Comptes par exemple, fait des contrôles sur les gestions complétement écoulées. Le dernier rapport de la Cour des Comptes porte sur des gestions des années écoulées. Et pourtant ce sont des rapports faits avec beaucoup de professionnalisme. Il faut que l’opinion publique fasse une distinction entre le rapport d’un corps de contrôle et un journal quotidien qui rend quotidiennement d’un évènement à chaud. Cela étant dit, il se peut qu’il y ait d’autres causes de retard. Il peut y avoir des cas d’incompétence de certains agents ou de manque de moyens. Mais à mon avis, cela ne semble pas être déterminant. Ces corps exercent leur compétence si on leur donne les moyens de le faire.

On a l’impression que ce sont les mêmes problèmes, les mêmes failles qui sont épinglées. Finalement, on en arrive à se demander à quoi servent les corps de contrôle ?

C’est une question pertinente, parce que de deux choses l’une, on peut d’abord dire que tout le monde ne peut pas comme ça se tromper. Ce n’est pas possible que chaque année il y ait les mêmes choses. Il y a peut-être un regard à jeter sur les textes. Si c’est le cas, c’est un problème de réforme des textes. Je ne peux pas l’affirmer, parce que c’est au cas par cas qu’il faut le voir. L’autre explication, c’est que ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont contrôlées forcément. Lorsqu’un corps de contrôle passe, il y a une équipe sur place. Lorsqu’il repasse, ce n’est pas forcément la même équipe qu’il contrôle. C’est peut-être les mêmes fautes, mais pas forcément la même personne. Il y a des sanctions qui ne sont peut-être pas visibles. Nous attendons souvent de voir de grandes sanctions, des poursuites, des emprisonnements… mais il y a des sanctions administratives qui sont moins visibles comme des suspensions, des amendes…
Troisième explication, il y a quand même lieu de vérifier si les sanctions prévues sont appliquées. Un corps de contrôle ne sanctionne pas lui-même. Il constate, mais le gouvernement doit vérifier si cette sanction est applicable dans ce cas-là. En plus, avant de prendre une sanction, il y a des procédures. Il y a peut-être des conseils à convoquer, des avis à prendre, il faut saisir le garant des droits des personnes contrôlées… Le vœu des populations, c’est aussi le mien, c’est que le gouvernement prenne en compte les sanctions proposées et les applique sérieusement.

Avez-vous constaté plus de transparence dans la gestion des ressources publiques ?

Je n’ai pas suffisamment d’éléments pour répondre de façon catégorique. Mais l’expérience prouve que le seul fait que nous ayons des corps de contrôle qui fonctionnent relève du progrès. L’essentiel est de les laisser travailler. Sur le moment, on peut ne pas voir l’impact du travail fait par ces corps. Si on suspendait pendant un ou deux ans les activités des corps de contrôle, on risquerait de le regretter. C’est quand même dissuasif de savoir que les corps existent.

Que pensez-vous du rattachement de certains corps à la Présidence de la République ? Cela n’affecte-t-il pas leur indépendance ?

Je suis partagé sur ce problème. Je ne pense pas que le problème du rattachement puisse faire perdre leur indépendance à ces corps de contrôle. L’indépendance dépend d’abord du corps et de ses agents.

Un corps ou un agent qui veut être indépendant le sera

. Aucun texte ne peut vous conférer l’indépendance tant que vous n’en voulez pas. On peut avoir toutes les garanties et tomber dans la tentation de corruption, de larbinisme ou d’autres pratiques malsaines. Tout comme des gens peuvent travailler dans des conditions complétement difficiles et y être indépendants. Vous pouvez être rattaché à la Présidence et être indépendant ; tout comme vous pouvez être nommé et ne pas être rattaché à quoi que ce soit, ce qui est d’ailleurs inimaginable, et ne pas être indépendant. L’indépendance commence d’abord par ceux ou celles qui ont la responsabilité. Ils veulent être indépendants, ils ont les moyens de le devenir. La position ultime quand on veut être indépendant dans une situation, c’est de refuser d’agir et de partir en beauté. C’est de démissionner. C’est cela aussi l’indépendance. Cela étant dit, pratiquement tous les textes garantissent l’indépendance. Comment ils sont appliqués, c’est cela le grand problème. S’ils sont mal appliqués, il y a de quoi incriminer le Pouvoir exécutif et en tirer toutes les conséquences.

Peut-on faire la comparaison avec l’indépendance de la justice ? Dépend-elle essentiellement de l’indépendance des magistrats ?

La justice en tant qu’institution est libre parce qu’il y a des textes qui garantissent le statut des magistrats. Si on applique correctement ces textes, je ne vois pas ce qui pourrait être gênant en termes d’indépendance. Ce que nous constatons, c’est que certains magistrats se plaignent que ces textes ne soient pas bien appliqués, qu’ils seraient même violés. Maintenant, on parle toujours d’indépendance à l’égard de l’Exécutif. Il y a aussi une indépendance à l’égard de groupes de pression comme la famille, des lobbies financiers… il faut en tenir compte. A partir de là, on retombe sur l’individu lui-même. C’est chacun à l’intérieur de ces corps qui doit se protéger en utilisant les textes et les lois qui ont été pris à cet égard. Evidemment, s’il est établi que le Pouvoir exécutif viole les textes il faut le décrier et le dénoncer et faire mobiliser la société civile et essayer de voir quelle contribution elle peut apporter.

Parlons du débat sur le troisième mandat du président de la République au Sénégal. Pensez-vous que la Constitution est assez claire sur la question pour qu’on tourne la page ?

Je ne suis pas très à l’aise pour parler de cette question pour la bonne et simple raison que quand on avait modifié la Constitution par référendum en 2016, avant le référendum, on avait tenu une conférence à la Faculté des sciences juridiques. Conférence pendant laquelle nous avions relevé les insuffisances de la loi référendaire, entre autres l’absence de disposition transitoire pour régler le problème du mandat en cours. Et on a vu tous les problèmes et toutes les difficultés qui en découleraient si on ne les changeait pas.
La dernière intervention que j’ai eue, c’était dans une chaîne de télévision, la TFM, en octobre 2017 où j’avais dit que la Constitution telle qu’elle est écrite permet au Président en exercice de briguer un nouveau mandat à partir de 2024. Il pouvait être candidat en 2019, mais il pouvait aussi briguer deux quinquennats. Je l’ai dit avant la fin du premier quinquennat et je ne le disais pas par position partisane. Je ne disais pas que je ne souhaite pas qu’il le fasse ou je souhaite qu’il le fasse. Je ne le disais qu’au regard du droit. Comme les textes sont écrits, le Président actuel peut briguer deux quinquennats. Et je l’avais dit avant le premier quinquennat (2019-2024). Si on ne souhaite pas qu’il en soit ainsi, il est encore temps, on était en 2017, de mettre une disposition transitoire, pour dire que le septennat en cours sera compté comme l’un des deux mandats. J’avais ajouté que si on veut le faire, qu’on le fasse au plus tard en août 2018, c’est-à-dire six mois avant l’élection présidentielle de 2019. Parce qu’on ne peut pas modifier la Constitution moins de six mois avant la date d’une élection en raison du protocole de la Cedeao. Et c’était une solution juridique, une contribution à la paix sociale. Pour que, si la classe politique estime cela nécessaire, qu’on le fasse et qu’on vide le débat. Sous le Président Abdou Diouf, en un moment donné, quand il a voulu modifier la Constitution, il avait dit clairement que son mandat en cours ne comptait pas. Et la classe politique était d’accord. Tout le monde est parti sachant que c’est un nouveau cycle de mandat qui allait commencer après.

C’était clair et net. Ici, on n’a pas eu le temps de le dire.

Dernier élément, quand notre éminent collègue, Babacar Guèye a soulevé la question, certains l’ont traité de tous les noms d’oiseau. Comme s’il était pour le troisième mandat, alors qu’il ne faisait que constater au regard des textes tels qu’ils sont écrits. Une candidature de l’actuel Président en 2014 serait recevable. Puis, j’ai écrit un article dans Le Soleil. Et tout cela avant l’élection de 2019 pour dire que cette question est résolue par le droit.
En résumé, on peut dire ceci : la question comporte trois dimensions. Pour la dimension juridique, je crois que c’est une perte de temps de continuer d’en discuter pour la simple raison que juridiquement, j’insiste sur le terme juridiquement, si le Président actuel présente sa candidature en 2024, juridiquement, elle sera recevable. Ce sont les conclusions de toutes les études que nous avons faites, même ceux qui ne sont pas du même bord doctrinal sont d’accord sur ce point. Les arguments contraires ne peuvent pas prospérer. Le deuxième volet du débat est politique. Cela signifie que le Président actuel a déclaré à maintes reprises que ce serait son deuxième et dernier mandat. Sous-entendu qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections. C’est ça l’idée, c’est un engagement politique. Donc, s’il tient son engagement, le débat n’aura plus lieu. Si maintenant à l’arrivée, il veut quand même se présenter, c’est là qu’il faudra trouver une solution politique. Les juristes n’ont plus rien à dire. Il n’y a rien à creuser. On aurait pu faire beaucoup de choses avant l’élection de 2019. Avant le premier quinquennat, on aurait pu tout faire, maintenant c’est terminé. L’article 27 ne peut plus être modifié, à moins de changer la Constitution. On ne peut pas mettre une disposition maintenant et dire que le septennat qui avait commencé en 2012, et qui s’est terminé en 2019, était l’un des deux mandats… Non, ce n’est pas sérieux. Tant que le septennat était en cours on pouvait prendre une disposition transitoire pour dire que le mandat en cours compte au nombre des deux mandats prévus par la Constitution. Il y en a qui disent que l’article 27 a simplement modifié la durée mais n’a pas modifié le nombre. Mais non, l’article 27 a abrogé et remplacé l’ancien article 27. On n’a pas dit l’alinéa premier de l’article 27 est modifié. La Constitution a dit que l’article 27 est abrogé et remplacé. On a nettoyé l’ancien article 27 avec le septennat qui n’existe plus dans la Constitution. Le septennat est parti avec son mode de dévolution. Sous le septennat, on pouvait renouveler une seule fois. Le nombre n’est pas formulé de la même manière. L’article 27 de 2001 est effacé, c’est un nouvel article et la manière de compter les mandats est différente. Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq ans. Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Sous-entendu, deux mandats de cinq ans. Ce mandat a été pris au référendum de 2016, on ne peut pas le faire rétroagir en 2012. La classe politique n’a même pas encore commenté le mot «consécutif». Ça signifie qu’on peut faire plus de quatre quinquennats. Vous faites deux quinquennats, vous partez. Après vous pouvez revenir faire deux quinquennats, vous partez. L’essentiel c’est que ça ne soit pas consécutif. Vous pouvez faire autant de deux quinquennats possibles tant que vous n’êtes pas frappé par la limite d’âge prévue par la constitution. On n’a pas dit que dans une vie, un Président ne peut faire que deux quinquennats. Il peut faire autant de quinquennats qu’il veut, l’essentiel est que ça ne soit pas consécutif. L’idée est de ne pas rester plus de dix ans au pouvoir, c’est-à-dire de ne pas faire plus de deux quinquennats consécutifs.
Le troisième et dernier volet est citoyen. La candidature peut être admise à l’élection, sans qu’il soit élu. Il faut qu’il aille en campagne et se fasse élire. Le citoyen ira aux urnes. On a vu avec le Président Wade. Le Constitutionnel lui avait donné raison en disant qu’il avait droit à un autre mandat, mais il ne l’a pas eu. Par conséquent, l’arbitrage du citoyen vient au bout de la chaine

Quel est votre opinion sur le débat sur la suppression des villes ?

C’est une question politique, pas juridique. D’un point de vue citoyen, il est quand même bon que les grandes villes, les métropoles, aient leur statut de ville commune. Les villes métropoles, les villes capitales ont un fonctionnement différent des autres. Nous avons voulu imiter Paris en créant des villes mais là-bas il y a des communes d’arrondissement qui n’ont pas les mêmes statuts que les communes au sens propre. Nous avons doté nos collectivités du statut normal de commune. La capitale doit être une ville commune avec des subdivisions déconcentrées, en tout cas un statut spécial.
Le danger en faisant des réformes rapides, on risque de créer des institutions qu’une autre alternance viendra remettre en cause. Quand un régime vient, il passe la plupart de son temps à déconstruire.

C’est sûr que si l’on supprime la ville de Dakar, un autre régime viendra la recréer.

Enfin, nous pouvons quand même nous interroger sur la responsabilité des rédacteurs de textes. On peut même se demander qui sont ceux qui ont écrit cet Acte 3 de la décentralisation ? Leur application pose tellement de problèmes. Avec des questions d’équité territoriale, comment on peut écrire un texte sans voir aucun de ses problèmes. Comment organiser dans le Code des collectivités territoriales les compétences des villes et à l’article premier ne pas citer la ville comme étant une collectivité ? En un moment donné

il faut bien qu’on interpelle la responsabilité des rédacteurs des textes. Pas seulement du Code des collectivités territoriales mais aussi de la Constitution.

Je n’ai pas encore entendu un mouvement citoyen interpeler les rédacteurs des textes. Pourquoi avez-vous écrit ceci ? Comment concevoir des collectivités territoriales sans, dans son article premier, dire que les collectivités territoriales sont les départements et les communes et à l’intérieur, créer une collectivité qui s’appelle ville et lui conférer des compétences, des domaines, des moyens puissants… Où est le décret créant les villes ? C’est une question de vigilance citoyenne. Il faut faire attention quand on écrit un texte. Il ne faut pas donner au juriste le pouvoir qu’il n’a pas. Le juriste ne décide pas. Il met en place la décision politique. Si l’autorité politique vous demande d’écrire un texte, écrivez-le en juriste. Et dans ce cas, s’il refuse que les villes apparaissent à l’article premier, parce qu’il a des raisons politiques que je ne veux pas apprécier, eh bien, en ce moment, vous dites que vous ne pouvez pas organiser dans le texte les villes comme collectivités territoriales. S’il ne vous suit pas, dites-lui de vous décharger de ce dossier. Ne craignez pas pour la perte de vos indemnités. Réalisé par Babacar DIONE

Ismaïla Madior Fall,l’homme qui va rendre possible…le troisième mandat de Macky

https://www.xibaaru.sn/ « Tailleur » de la Constitution : Ismaïla Madior Fall, le Machiavel des temps modernes qui va rendre possible, l’impossible troisième mandat de Macky Sall
Ismaïla Madior Fall, depuis qu’il goûte aux délices du pouvoir, se retrouve complètement transformé. On ne reconnait plus le professeur d’université que l’on disait émérite et constitutionnaliste reconnu. Ismaïla Madior Fall avait été un universitaire avisé, dont tous les médias aimaient consulter pour avoir son avis sur des questions visant la Constitution. Avec pertinence, il y a quelques années, il avait démontré pourquoi, l’ancien Président de la République Me Abdoulaye Wade ne pouvait pas prétendre à un troisième mandat en 2012.
Ismaïla Madior Fall est le concepteur de la nouvelle constitution adoptée à travers un référendum sous le Président de la République Macky Sall. Une constitution dont le prétexte de son adoption était de clore définitivement le débat sur un troisième mandat consécutif du Président de la République. Ismaïla Madior Fall était passé aux yeux de tout le monde comme étant celui ayant « verrouillé » et « réglé » définitivement le problème des mandats présidentiels.

Les Sénégalais en votant massivement la nouvelle constitution conçue par Ismaïla Madior Fall avaient pensé avoir définitivement tourné la page du troisième mandat consécutif. La désillusion est cruelle. Ismaïla Madior Fall a jeté les masques. Le constitutionnaliste « reconnu » est devenu un redoutable « tailleur » de la Constitution.

Ismaïla Madior Fall s’est montré dans un premier temps nuancé, lorsque, au sortir de l’élection présidentielle de 2019, répondant à une question qui lui avait été posée par nos confrères du journal « Enquête » sur le sujet, il soutenait « en principe » que c’était le dernier mandat du Président de la République Macky Sall. En disant « en principe », Ismaïla Madior Fall donnait déjà l’air de quelqu’un qui n’était plus sûr de rien, alors que c’est lui le concepteur de la nouvelle Constitution. Ismaïla Madior Fall venait ainsi de jeter le doute aux yeux des Sénégalais.
Le flou est entretenu par le pouvoir sur cette question, et les Sénégalais s’attendent à la tentative d’un coup de force par le Président de la République Macky Sall pour présenter sa candidature à un troisième mandat en 2024. Tout cela est orchestré par le « tailleur » de la Constitution ayant goûté aux délices du pouvoir. Le vaillant universitaire dont tout le monde reconnaissait la pertinence des arguments qu’il développait apparait sous le visage du Machiavel des temps modernes. Ismaïla Madior Fall s’est transformé en homme froid sur certaines questions.
Comme dimanche dernier lorsqu’il était l’invité de l’émission Point de vue animée par Oumar Gningue sur la RTS. Ismaïla Madior Fall, au cours de l’émission s’est révélé comme l’ardent défenseur du régime présidentialiste et de l’« hyper » pouvoir du Chef de l’Etat. Ismaïla Madior Fall naguère une référence pour ses étudiants, est devenu une honte pour tous les Sénégalais.

Le dialogue national…l’opium de Macky pour endormir la démocratie

https://www.xibaaru.sn Dialogue national : La trouvaille de Macky Sall pour ruser l’opposition
Le Président de la République a trouvé sa nouvelle stratégie, lorsqu’il s’agit de mener tout le monde en bateau. Macky Sall se sert désormais de l’argument du dialogue national pour faire passer toutes sortes de réformes amères au plan politique qu’il envisage d’introduire. Des réformes qui lui permettent de mieux dérouler sa politique. Macky Sall donne ainsi raison à tous ceux qui pensaient que le dialogue national qu’il a lançait, n’était qu’une sorte de poudre jetée aux yeux de l’opposition.
Tout ce que le Président de la République Macky Sall déroule, tout ce qu’il entreprend ne relève que du pur « Machiavélisme ». Ismaïla Madior Fall, le « tailleur » de la Constitution est l’homme qui en donne la preuve. Au cours de l’émission Point de vue de la RTS animée par Oumar Gningue, Ismaïla Madior Fall a révélé que le Président de la République veut apporter une modification sur le financement des partis politiques. Seulement, le dialogue politique n’a pas encore livré ses résultats. Ainsi, le Président de la République veut se servir du dialogue politique pour modifier à sa guise la loi sur le financement des partis.
Cette question est au-devant de l’actuel depuis que le Pastef de Ousmane Sonko avait initié une campagne de levée de fonds au plan national et international. Une initiative qui a fait trembler les tenants du pouvoir, d’autant que les partisans de Ousmane Sonko soutenaient avoir réussi à collecter une centaine de millions de FCFA, en quelques jours. Suffisant pour créer la panique au sein de l’Etat et pousser le ministre de l’Intérieur à sortir un communiqué pour rappeler des dispositions de la loi sur le financement des partis politiques. L’Etat réussit ainsi par la tyrannie à empêcher à Pastef de poursuivre sa campagne de levée de fonds.
Le ministre de l’Intérieur, bras armé du pouvoir, évoque dans son communiqué les dispositions de cette loi interdisant les partis à recevoir des fonds de l’étranger. Ce qui fait rire à tous ceux ayant assisté à la campagne de levée de fonds qui avait été lancée par le Président de la République Macky Sall, alors dans l’opposition à la veille de l’élection présidentielle de 2012, en direction de la diaspora. Jusqu’ici, nul ne connait comment le parti présidentiel, l’Alliance pour La République (APR) a acquis en un laps de temps des milliards qui lui ont permis de construire son siège ?
Evidemment, comme on vit sous l’ère de la dictature, ce qui est valable pour l’APR, ne l’est pas pour les autres partis politiques, aux yeux des tenants du pouvoir qui se servent maintenant du dialogue national pour initier des réformes politiques impopulaires. Comme la nouvelle loi sur le financement des partis politiques que veut initier le Président de la République. N’est-ce pas que c’est derrière le dialogue national qu’il se réfugie pour justifier le report des élections locales. En soutenant que c’est le dialogue national qui exige l’audit du fichier. Tout est maintenant mis sur le dos du dialogue national quand le Président de la République veut dérouler une stratégie

Audit du fichier électoral:Graves révélations sur le Cabinet ERA

https://www.seneweb.com Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a fait de grosses révélations sur le cabinet ERA choisi pour auditer le fichier électoral.
Selon les informations du parti libéral reprises par L’AS et Rewmi Quotidien, ERA a été choisi sans en avoir l’expertise.
En effet, ce cabinet a eu à travailler dans le passé sous la commande de Antoine Felix Diome, alors procureur spécial à la CREI lors du procès Karim Wade, révèle le député libéral Toussaint Manga.
Mieux, l’actuel ministre de l’Intérieur avait déjà fait appel aux services du Cabinet ERA Baker Tilly dirigé par l’ancien Directeur général de La Poste Iba Joseph Basse, tout comme à ceux du cabinet ADD Value de Abdoulaye Sylla.
Ce n’est pas tout. ERA est un cabinet d’expertise comptable qui a seulement six employés sénégalais de niveau cadre et dont la compétence se limite aux entreprises individuelles et aux groupes de société intervenant dans les secteurs économiques.
Pire, les soi-disant experts étrangers retenus pour l’audit du fichier électoral ne sont pas des employés d’ERA Baker Tilly mais de simples sous-traitants extérieurs.

Avant-goût du Show de Me Moussa Diop Aujourd’hui

L’ancien Dg de Dakar Dem Dikk a donné rendez-vous à la presse aujourd’hui pour dit-il apporter une réponse documentée aux allégations de son successeur.
Selon Source A, qui donne l’avant-goût de cette face à face à la presse. Le quotidien révèle que Me Moussa Diop va évoquer l’affaire du nouveau véhicule de fonction d’Oumar Boun Khatab Sylla. L’ancien DG va porter une lourde charge contre une société d’hydrocarbure et le nouveau DG sur un marché de 6 milliards. Me Diop promet de tout dire sur le restaurant géré par son épouse.

LES CHARGES RETENUES CONTRE AÏSSATOU SEYDI, L’EX ÉPOUSE DE DIOP ISEG

http://www.emedia.sn L’ex-épouse du directeur de l’ISEG en l’occurrence Aissatou Seydi a toujours maille à partir avec la justice. Cette dernière, arrêtée dans la journée de ce lundi 11 janvier 2021 par les éléments de la section de recherches de la gendarmerie de Faidherbe après qu’elle a refusé de déférer à la convocation qui lui a été notifiée, a été déférée le même jour au parquet. Mais, elle n’a pas été entendue par le maître des poursuites.
Ce dernier l’auditionnera, certainement, ce mardi 12 janvier 2021 sur les faits qui lui sont imputés. Lesquels sont entre autres faux et usage de faux et abus de biens sociaux. En clair, il est accusé à la dame d’avoir commis des faux dans l’acquisition supposée de la maison de Diop-Iseg qui aurait été achetée avec des chèques émis depuis le compte de l’ISEG et une petite part d’Aissatou Seydi.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 12/01/2021

JEUX DE CARTES – Dieu sauve Diary !

On peut se réjouir donc pour Diary et pour nous. Si l’ambassadeur du Sénégal en France rassure et nous révèle que “des remontées d’informations faites au niveau des centres hospitaliers et des sapeurs-pompiers, il résulte pour l’heure que la vie de Diary Sow n’est pas en danger”, on ne peut qu’être optimiste. Ces derniers jours, nous nous sommes beaucoup inquiétés pour cette fille de 20 ans, figure emblématique d’une intelligence entretenue par la passion pour les études, symbole vivant d’une jeunesse consciente et éveilleuse de consciences, aux antipodes de celle bling bling et artificielle. Car Diary n’est pas seulement la “meilleure élève du Sénégal” en 2018 et en 2019. Elle est aussi cette fille aux frêles épaules qui prend date et dégage de l’énergie pour faire bouger les choses par son imagination et son talent. Là voilà “Sous le visage d’un ange”, titre de son roman, qui essaie de comprendre la complexité d’une société sénégalaise peu linéaire et prend subtilement position. Un leadership féminin précoce annonciateur d’une riche carrière au service d’un pays qui en a tellement besoin. Diary mérite largement cette mobilisation spontanée, séduisante et cette forte émotion. L’espoir est permis. L’espoir ne doit pas s’envoler. Croisons les bras. Prions. Que Diary soit sauve !

Miim Réew

Bilan du couvre-feu dans la banlieue

L’opération de sécurisation pour le respect de l’état d’urgence et du couvre-feu dans la banlieue, pilotée par le Commissariat central de Police de Guédiawaye dans la nuit du dimanche au lundi, a permis l’interpellation de 154 personnes dont 16 pour violation du couvre-feu, 127 pour non-respect du port obligatoire de masque, 06 pour ivresse publique manifeste, 04 pour vol et une personne pour détention et usage de chanvre indien. Les limiers des départements de Pikine et de Guédiawaye ont saisi 139 pièces de véhicules, mis en fourrière 03 véhicules et immobilisé 49 motos grosses cylindrées.

Plainte contre le fils de Me Pape Khaly Niang

L’ex-directeur Général de l’Agence de la Sécurité de proximité (ASP) Me Pape Khaly Niang, va devoir enfiler sa robe d’avocat pour tirer d’affaires son fils traduit en justice par le Censeur des Études du Lycée Coumba Ndoffène Diouf de Fatick, Papa Laïty Faye. De sources sûres, le fils du prédécesseur de Birame Faye se serait verbalement et physiquement pris au Censeur Pape Laïty Faye qui l’aurait renvoyé de l’établissement pour cause de troubles. Des témoins confient à «L’As» que samedi dernier, le fils de Me Pape Khaly Niang est entré dans l’établissement avec son véhicule alors qu’il avait mis à fond la musique pendant que ses camarades faisaient cours. Voulant comprendre les raisons de la présence du jeune homme à l’école alors qu’il n’est pas élève, le Censeur aurait été malmené et même injurié par le fils de l’avocat qui, selon nos sources, était venu récupérer sa copine.

Plainte contre le fils de Me Pape Khaly Niang (bis)

Pour éviter tout débordement devant les élèves et professeurs sortis des salles de classe à cause du bruit, le censeur a informé le commissaire de police qui a déployé deux de ses hommes pour faire sortir le jeune homme de l’école. Ensuite, il a déposé une plainte hier contre le fils de Me Pape Khaly Niang. Ce dernier ayant eu écho de l’existence de la plainte s’est aussitôt rendu au lycée pour convaincre le censeur de renoncer aux poursuites contre son enfant. Mais c’était sans compter avec la détermination du collectif des professeurs du lycée qui a décidé de faire corriger le jeune garçon pour son impolitesse et son arrogance. L’avocat a passé plus de deux tours d’horloge au lycée pour solliciter la clémence pour son fils. Finalement, le censeur et ses collègues ont accepté de passer l’éponge. Aux dernières nouvelles, la plainte sera retirée aujourd’hui.

Démissionne du Directeur des Droits humains

Mbaye Babacar Diop n’est plus le Directeur des Droits humains au ministère de la Justice. Il a déposé sa démission sur la table Me Malick Sall depuis le 23 décembre dernier. Assurant avoir pris sa décision «par convenance personnelle», sa version est remise en question par nos confrères de «Rfm» qui affirment qu’il ne se sentait plus à l’aise dans le département ministériel, car depuis sa nomination, il a du mal à exercer la plénitude de ses fonctions. Très souvent, rapportent-ils, il y a des problèmes de budget entre autres blocages qui l’empêchent de dérouler convenablement son travail. Plus grave, les dotations destinées à sa Direction sont régulièrement ponctionnées pour financer la lutte contre le coronavirus ou les activités politiques du ministre Me Malick Sall. Nommé à ce poste en 2019, Mbaye Babacar Diop avait remplacé Moustapha Ka. Ce dernier a été limogé pour avoir déclaré la même année à la tribune du Comité des droits de l’homme à Genève, sans l’accord du ministre de la Justice, que «l’Etat du Sénégal s’engage à réhabiliter Karim Wade après son procès devant la Cours de répression de l’enrichissement illicite (Crei)».

La BRDP recherche Diary Sow Où est Diary Sow ?

Le consulat du Sénégal à Paris a lancé dimanche un avis de recherche au sujet de la « disparition inquiétante » de la brillante étudiante sénégalaise, étudiante en classe préparatoire au lycée Louis-LeGrand. Le parquet de Paris et une source policière confirment à 20 Minutes qu’une enquête pour «disparition inquiétante de majeur» a été ouverte, confiée à la BRDP (brigade de répression de la délinquance contre la personne) de la police judiciaire parisienne. Face à la presse hier, Amadou Diallo et El Hadji Maguette Sèye, respectivement Consul général et ambassadeur du Sénégal à Paris indiquent que les remontées d’informations tant au niveau des centres d’informations que des sapeurs-pompiers ne donnent aucune information sur Diary Sow. Selon eux, il n’y a pas encore de danger sur sa vie. Toutefois, ils se gardent d’entrer dans les détails. La piste criminelle n’est pas privilégiée, selon le Consul du Sénégal à Paris. Tous les pays de l’espace Schengen sont avertis.

Les nouvelles mesures du Khalife général de mourides

Le Khalife général des mourides corse les mesures dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Après l’annulation du magal de Porokhane et celui de de Mbacké Kajoor, Serigne Mountakha Mbacké exige le respect des mesures barrières à la mosquée. Il a instruit le Dahira Muqadimatul Khidma d’exiger le port de masque, l’usage du gel antiseptique ou le lavage des mains et le respect de la distanciation physique dans la grande mosquée de Touba. Il faut noter que la propagation de la covid19 est inquiétante dans le district sanitaire de Touba.

Désormais, circuler avec les permis «rose» est une infraction

Les détenteurs du permis de conduire «rose» sont avertis. Ce permis n’est plus autorisé. L’avertissement est du ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye. Il rappelle dans un communiqué que les permis de conduire sous format papier «rose» ne sont plus valables et par conséquent, ils ne donnent plus droit à circuler sur l’ensemble du territoire national. Cependant, tient-il à informer, les opérations de remplacement des anciens permis de conduire «support papier rose» par les permis de conduire numérisés se poursuivent dans tous les sites CAPP Karangë situés dans le territoire national, hormis celui de la Direction des Transports routiers, à Hann. Ainsi, Mansour Faye recommande fortement à tous les Sénégalais n’ayant pas remplacé leur «permis rose» d’y procéder le plus tôt possible, puisque circuler avec cet ancien permis de conduire constitue une infraction.


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