Revue de presse du Mardi 08 Septembre 2020

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30 tests positifs,11 cas communautaires,51 guéris,1 cas importé AIBD

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce mardi 8 septembre 2020.
Sur 788 tests effectués 30 sont revenus positifs.
Des cas ainsi répartis  : 18 contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 11 cas issus de la transmission communautaire, 1 cas importé AIBD
Par ailleurs, 51 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
36 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 1 nouveau décès.
A ce jour, 14.044 cas ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 10.088 guéris, 292 décédés et 3663 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Cédéao : Akufo Addo élu Président

https://www.rewmi.com Le Président de la République du Ghana Akufo Addo vient d’être élu nouveau Président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en remplacement à son homologue Issoufou du Nigéria.
Les Chefs d’Etats Ouest-africains se sont réunis ce lundi à Niamey pour la 57ème cession du sommet de la Cédéao.

Mahamadou Issoufou,président en exercice de la Cedeao : «La junte militaire doit nous aider à aider le Mali»

https://www.lejecos.com Président en exercice de la Cedeao, Mahamadou Issoufou s’est prononcé sur la crise malienne. Il s’exprimait lors de la 57ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement et de la Cedeao qui se tient se 7 septembre à Niamey au Niger. «La junte militaire doit nous aider à aider le Mali. Nous fondons l’espoir qu’elle répondra favorablement aux mesures prises par notre communauté. D’autres partenaires stratégiques du peuple Malien fondent le même espoir. Ne les décevons pas », a déclaré le président du Niger.
Rappelant les initiatives prises par  la Cedeao, M.  Issoufou a évoqué les sanctions prises et l’invite faite à la junte militaire de regagner les casernes afin que l’armée puisse se concentrer sur sa mission traditionnelle, en l’occurrence la guerre contre le terrorisme et le crime organisé.
«Nous avons aussi demandé la mise en place d’une transition, d’une durée de 12 mois maximum, dirigée par des civils. Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple Malien à la sécurité, au développement soient pleinement satisfaites. Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques », a  déclaré Mahamadou Issoufou.
Lors  de son discours, il a  indiqué que au Mali comme ailleurs nous devons continuer à approfondir notre vision d’une Cedeao des peuples. Il estime qu’une étape décisive de la réalisation de cette vision serait l’élection des députés du parlement de la Cedeao au suffrage universel direct.Adou FAYE

Monnaie unique de la Cedeao : Mahamadou Issoufou pour l’élaboration d’une nouvelle feuille de route

https://www.lejecos.com La 57ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao s’est tenue ce lundi 7septembre à Niamey au Niger. Une occasion pour le président en exercice, Mahamadou Issoufou de revenir sur la monnaie unique, l’Eco. Selon le président nigérien, avec la Covid-19, l’agenda de notre programme de monnaie unique a été modifié.
En effet, déclare M.  Issoufou,  l’année 2020 devrait être celle du lancement de la monnaie unique de la Cedeao. «Au dernier sommet de décembre 2019 notre conférence avait noté que 13 Etats sur 15 remplissaient au moins trois des quatre critères de convergence de premier rang. Ce sommet avait recommandé de poursuivre les efforts en vue du lancement de la monnaie commune en Juin 2020 et a pris des décisions relatives au symbole de la monnaie, au nom de la banque centrale ainsi que sur le régime de change », a-t-il rappelé.
En conséquence, poursuit-il,  notre présent sommet doit prendre en considération cette situation et élaborer une nouvelle feuille de route tout en maintenant une approche graduelle pour le lancement de la monnaie commune conformément à la recommandation de la Task Force sur l’accélération du programme monétaire. Le chef de l’Etat du Niger a indiqué que l’occasion sera mise à profit pour clarifier la controverse née de l’annonce du lancement de l’Eco par les pays membres de l’Uemoa.Adou  FAYE

Croissance économique en 2019 : L’Uemoa au sommet de la hiérarchie mondiale

https://www.lejecos.com/ L’Agence nationale de la statistique et de la démographie publie sa « Note d’analyse du commerce » pour l’année 2019. Dans ledit document, la structure est revenue sur les performances en termes de croissance économique indiquant que les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) avec 6,63%, ont été plus dynamiques, suivis de l’Afrique subsaharienne avec 3,22%. La croissance mondiale est ressortie à 3,01% en 2019.
En 2019, le taux de croissance dans les pays de l’UEMOA s’est établi à 6,63% comme en 2018. Ceci ressort de la « Note d’analyse du commerce extérieur de 2019 » dans laquelle l’agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) indique cette bonne performance a été maintenue sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité. Elle confie tout de même que si le secteur primaire a pu profiter de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, le secteur secondaire a, quant à lui, impulsé sous l’effet de la poursuite des projets d’infrastructures.
Selon l’agence, l’Afrique subsaharienne suit la zone Uemoa en termes de croissance économique en 2019. En effet, elle renseigne que la croissance en Afrique subsaharienne est ressortie à 3,22% en 2019 contre 3,0% en 2018. Cependant, poursuit-elle, cette augmentation est plus lente que celle prévue du fait de la conjoncture extérieure difficile mais aussi des perturbations dans la production de pétrole des pays exportateurs et une croissance inférieure aux attentes en Afrique du Sud. « Il est aussi à noter que la croissance varie considérablement d’un pays à l’autre dans la région, au cours de la période sous revue », précise la note.

Dans le même ordre d’idées, l’Ansd relève que la croissance mondiale connait son deuxième année de ralentissement en 2019 et s’établit à 3,01%. A en croire l’agence dirigée par Babacar Ndir, ce niveau s’éloigne des 3,8% atteint en 2017, année où l’économie connaissait un redressement synchronisé.

« L’atonie de la croissance en 2019 est la conséquence de l’augmentation des obstacles commerciaux (notamment les tensions entre la Chine et les Etats-Unis), une faible productivité et un vieillissement de la population dans les pays avancés et, entre autres, des tensions géopolitiques dans plusieurs pays émergents », dit la note d’analyse de l’Ansd. Qui martèle ainsi que le volume des échanges commerciaux au premier semestre de 2019 est ressorti à 1,0 %, soit le plus faible niveau enregistré depuis 2012.Bassirou MBAYE

Tiémoko M.Koné, gouverneur de la BCEAO : ‘’ (…) toutes les mesures appropriées seront prises pour accompagner les économies de l’UEMOA « 

https://www.sikafinance.com Depuis la propagation de la crise de la Covid-19 dans la zone UEMOA, la BCEAO est à la manœuvre pour appuyer une économie régionale sous pression où la croissance devrait cette année se contracter à 2,4%, contre une prévision initiale de 6,6%. Aux mesures de soutien au secteur financier ont succédé la mise en place des  »Bons Covid-19 » qui ont permis aux Etats de mobiliser en l’espace d’un mois plus de 1 000 milliards FCFA pour répondre rapidement à leurs besoins urgents de trésorerie pour faire face à la crise. Et pour renforcer la résilience de la région, l’institution monétaire a, le 24 juin dernier, ramené son taux minimum de soumission à 2,0%, soit l’un des plus faibles en Afrique.
 » En fonction de l’évolution de la situation, et conformément à son mandat, la BCEAO prendra toutes les mesures appropriées pour accompagner les économies de l’union  » assure dans cet entretien le gouverneur Tiémoko Meyliet Koné qui vient d’être reconduit à la tête de l’intution pour un nouveau mandat de 6 ans.
Des premiers effets des mesures annoncées et les enjeux qui les ont portées aux projets et réformes en cours, Tiémoko Meyliet Koné passe en revue un ensemble de dispositifs qui devraient soutenir la résilience des économies de la zone qui est l’un des principaux bassins de la croissance en Afrique.

Dès le début de la crise, la BCEAO a pris un certain nombre de mesures de soutien parmi lesquelles un accroissement de la liquidité en faveur des banques et une structuration de bons Covid-19 en faveur des Etats. Êtes-vous satisfait de la mise en œuvre de ces mesures et les objectifs ont-ils été atteints ? D’autres mesures pourraient-elles être envisagées ?

Il est vrai que, dès le début de la crise, la BCEAO a pris des mesures de soutien en faveur du secteur bancaire et financier. Cela consistait à accroître de plus de 1 500 milliards de FCFA la liquidité octroyée à ce secteur. Ces ressources ont ainsi permis aux banques de maintenir leurs activités de financement et d’accorder des reports d’échéance aux entreprises affectées par la crise. Déjà à fin mai 2020, les banques avaient accordé des reports d’échéance pour un montant de 57,3 milliards, en faveur de plus de 800 entreprises et de 3 500 particuliers. Concomitamment, l’encours des crédits à l’économie a progressé de 1,8 % entre février et mai 2020.

Déjà à fin mai 2020, les banques avaient accordé des reports d’échéance pour un montant de 57,3 milliards, en faveur de plus de 800 entreprises et de 3 500 particuliers.

Les bons Covid-19, structurés en faveur des États, leur ont permis de mobiliser sur le marché financier régional plus de mille milliards de FCFA à des conditions très avantageuses, pour un financement rapide de leurs plans de riposte et de relance, en attendant les mobilisations d’autres ressources et appuis budgétaires d’ici la fin de l’année 2020.
Enfin, les mesures en faveur de l’utilisation accrue des moyens de paiement digitaux, destinées à limiter les déplacements et les contacts entre les personnes, ont eu un effet très favorable sur le recours à la monnaie électronique et l’utilisation des services financiers digitaux.
Au regard de ces premiers résultats, nous sommes plutôt satisfaits des retombées de ces mesures. Nous continuons d’inciter les banques à s’approprier davantage l’ensemble des mesures de soutien mises en place par la BCEAO afin que celles-ci puissent atteindre leur plein effet.

En fonction de l’évolution de la situation, et conformément à son mandat, la BCEAO prendra toutes les mesures appropriées pour accompagner les économies de l’Union.

Le plus important, c’est que nous suivons quotidiennement l’évolution de cette crise dont on ne cerne pas encore bien l’ampleur et la durée définitive. En fonction de l’évolution de la situation, et conformément à son mandat, la BCEAO prendra toutes les mesures appropriées pour accompagner les économies de l’Union.

Est-il prévu des mesures d’accompagnement pour doper la relance de la machine économique une fois la crise passée ?

Au début de la crise, comme vous le savez, tous les États de l’Union ont mis en œuvre des plans de riposte pour freiner la propagation de la maladie, mais aussi pour réduire ses effets négatifs sur l’économie. Aujourd’hui, ces pays, à l’instar de ceux d’autres régions du monde, s’orientent vers un assouplissement des mesures de restrictions tout en introduisant des plans de relance économique. Dans le but de soutenir ces plans de relance et de contribuer à cette dynamique, le Comité de Politique Monétaire de la BCEAO a décidé, récemment, de baisser de 50 points de base les taux directeurs de la Banque centrale. Le taux minimum de soumission est désormais de 2,0% au lieu de 2,5% auparavant.

(…) les banques peuvent désormais disposer de ressources financières auprès de la Banque Centrale au taux d’intérêt de 2,00%, l’un des plus faibles en Afrique.

Grâce à cette décision, les banques peuvent désormais disposer de ressources financières auprès de la Banque Centrale au taux d’intérêt de 2,00%, l’un des plus faibles en Afrique. Elles ont été invitées à répercuter cette baisse du coût de leurs ressources sur les taux d’intérêt des crédits accordés à la clientèle, en particulier les PME/PMI et les opérateurs économiques affectés par la crise sanitaire …

Merci de retrouver les 3/4 restants de l’interview dans la dernière édition de notre magazine  » Marché Financier  : Bilan et Perspectives  » qui vient de paraître. Cliquer sur l’image en dessous pour le téléchargement (gratuit).

Bon lecture et merci de nous suivre au quotidien sur www.sikafinance.com
Jean Mermoz Konandi Publié le 08/09/20 14 : 45

Banques : guerre des tranchées sur la place d’Abidjan sous fond de surliquidités structurelles Par Olofumbi G.

https://www.financialafrik.com Sur la place d’Abidjan, les banques ont du coffre avec l’équivalent de 18 milliards de dollars sous forme de dépôts. Les banques marocaines ont pris le pas sur les françaises. En effet, les trois institutions financières du royaume (Attijariwafa bank, BCP et Bank Of Africa) pèsent 26% des parts de marché contre 22% pour les deux enseignes françaises, Société Générale et BNP Paribas.
Derrière ce duel franco-marocain, arrive la constellation des 10 banques régionales subsahariennes comptant 32% des parts de marché agrégés. Les banques dites ivoiriennes, à savoir la BNI et la NSIA détiennent solidairement 15% des parts de marché. La question est de connaître la contribution du système bancaire à l’économie. Notons tout d’abord que si les banques exigent une transparence élevée à leurs clients demandant du crédit, elles sont en revanche peu enclines à montrer patte blanche. Seules neuf d’entre elles sont cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (BRVM), ce qui exprime une certaine réticence par rapport à la transparence et prive les ménages et acteurs économiques de la possibilité de fructifier leurs épargnes.

Surliquidité structuelle

Le désintérêt pour la Bourse s’expliquerait-il par le fait que les établissements de crédit ont d’autres sources de financement plus compétitives ? La place d’Abidjan présente en tout cas une surliquidité structurelle puisque les crédits sont financés à 70% par les dépôts, notamment l’épargne. D’où la guerre sur le pricing qui y a cours en ce moment et qui participe à la surconcentration des risques sur quelques acteurs, toujours les mêmes, assaillis par les offres et surenchères bancaires. Le risque systémique est immense.
Notons par ailleurs que 30% du bilan des banques dort dans les titres pour des raisons prudentielles (Bâle 2 et Bâle 3). En fait, les banques ivoiriennes ne sont pas motivées à emprunter puisqu’elles financent essentiellement des actifs à cycles courts dont les maturités s’alignent sur les passifs exigibles comme les dépôts et aussi les possibilités offertes par le guichet de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les crédits aux PME, plus risqués par définition, ne connaissent pas toujours l’évolution attendue pour des raisons diverses liées parfois aux PME elles-mêmes mais aussi et surtout à une approche rigide du risque -crédit. Dans ce cadre, le peu d’engouement suscité par le guichet de refinancement des PME ouvert dans le cadre du Covid est illustratif du choix stratégique d’allocation des actifs des banques ivoiriennes sur la base des chiffres à fin juin 2020.

Report à nouveau

Dans l’exercice 2019, l’on relève un report à nouveau négatif de 35 milliards de FCFA, ce qui constitue une petite bombe à fragmentation appelant à expurger les pertes et à ajuster le niveau des fonds propres en conséquence. La raison de ce trou noir viendrait en partie des règles de Bâle où l’accent était mis plus sur les réserves que sur le report à nouveau. Au delà des dispositions règlementaires, des incidents majeurs ont aussi affecté les façades des banques. Ainsi, la faillite de Saf Cacao, aujourd’hui ressuscitée sous de nouvelles couleurs, a forcé les banques à provisionner. De plus, en dépit des efforts du régulateur central de l’UEMOA, la La Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (BHCI), la Banque Nationale d’Investissement (BNI) , Versus Bank, Cofipa et Afriland First Bank Côte d’Ivoire sont toujours fragiles.
Rappelons que Bâle II et III fixe à 12% le niveau des fonds propres dans les engagements d’une banque. Sur la place d’Abidjan, avec 47 milliards en dette subordonnée et 10 % si on pondère tout le bilan (contre une capitalisation de 15% en Microfinance), l’on peut dire que les structures bilantielles sont plus ou moins correctes. D’autant que le secteur offre un ROE de 21%, contre une moyenne de 15% en Europe et, surtout, plus de deux fois le rendement du marché action. La transformation des dépôts en crédit est de 78% contre plus de 100% en Afrique du Sud, et 100% pour la microfinance. Le portefeuille représente 57% des actifs alors qu’en Microfinance 80% des actifs sont du crédits. Beaucoup de déposants sont de la zone UEMOA/CEDEAO et beaucoup détiennent des titres et obligations de l’Etat, certains identifiés comme originaires de la zone EURO.

UEMOA : Les échanges intra-régionaux bondissent de 63% à 2 600 milliards FCFA depuis 2010

Les échanges commerciaux entre les pays de l’UEMOA sont ressortis à 2 589,7 milliards FCFA en 2019, contre 2 495,9 milliards FCFA en 2018, soit une hausse de 3,8%.
Ce montant qui est en constante progression depuis 2003 représente environ 14% du total des échanges extérieurs de l’Union en 2019.
Alors qu’ils étaient estimés à environ 1 600 milliards FCFA en 2010, les échanges intra-communautaires sont passés à près de 2 600 milliards FCFA en 2019, soit une augmentation de 1 000 milliards FCFA du niveau des échanges intra-UEMOA.

Evolution du commerce intra-régional entre 2003 et 2019

  Source : BCEAO
Si en valeur, l’on peut évoquer un certain dynamisme des échanges à l’intérieur de la zone, ce n’est pas le cas lorsqu’on considère la part de ces transactions dans les échanges globaux. En effet, celle-ci est passée d’environ 19% du total des échanges en 2007 à près de 14% en 2019, soit une baisse de 5 points de pourcentage en 13 ans.
Concernant la structure des échanges, on note que la Côte d’Ivoire et le Sénégal restent les principaux fournisseurs intra-régionaux avec respectivement 35,5% et 24% des exportations totales en 2019, tandis que le Mali et le Burkina Faso demeurent les plus grands clients avec respectivement 35,6% et 22,4% des importations intra-communautaires en 2019.
Structure des échanges intra-communautaires
                             Source : BCEAO
Les produits pétroliers demeurent le bien le plus échangé entre les pays de l’UEMOA avec une part de 29% du total des transactions intra-UEMOA, soit près de 751 milliards FCFA.Dr Ange PonouBas du formulaire

Impacté de la Covid 19/ Fin de l’Ordonnance Présidentielle : Les services des Impôts avec des ATD, bloquent les comptes des hôteliers, le Ministre du tourisme aphone

https://www.leral.net/ Les hôteliers du Sénégal traversent une phase de crise avec des Avis à Tiers Détenteur (ATD) « insensés » et des blocages de comptes bancaires. Se rapprochant d’un Bureau de Recouvrement de la DGID pour une main levée, il a été découvert que les services fiscaux ne tiennent compte d’aucune ordonnance du Chef de l’Etat ou arrêté Ministériel, relatif aux mesures d’allègement fiscal, liées à la pandémie de la COVID19. Ces services ont reçu l’ordre de recouvrer sans délai et sans distinction de secteur d’activité, tous les impôts dus par les entreprises sénégalaises depuis le début de la pandémie, jusqu’à ce jour. Incroyable !
Les services de recouvrement de la Direction générale des Impôts et des domaines est en train de sévir sans considération aucune dans le secteur hôtelier, impacté par la situation de la Covid 19. Acculés par les services des Impôts, considérés malheureusement, d’être dans leur rôle par rapport aux mesures prises, arrivées à expiration. Ces hôteliers, conscients de la singularité de leur secteur, devant être traité comme tel. Face à ce couperet, ils regrettent l’absence de soutien ou de réaction du Ministre du Tourisme, devant être leur protecteur. « Aucune réaction ou compassion de notre Ministre de tutelle », regrette-t-on.
Refusant de se faire pendre en plein jour, ces hôteliers comptent se défendre. Etant conscients que l’union fait la force, ils demandent à leurs collègue d’éviter d’essayer de régler de manière singulière ce problème. De facto, ils s’organisent pour initier des actions collectives, via des syndicats professionnels au niveau des Ministres, concernés afin de faire fléchir l’autorité. Avec l’argument de la situation de Covid 19 et les dettes de l’Etat envers eux, suite à la réquisition des réceptifs, ils projettent de saisir leur Ministre de tutelle. Même s’ils n’ont pas un très grand espoir de son engagement à leur côté. Restant d’avis que le tourisme était en 1ère ligne, ils signalent que le CNP est prêt à les accompagner comme il le fait depuis le début à chaque audience avec le Ministre des finances et du Budget.
« Devant les graves difficultés que nous vivons, nous ne devons pas baisser les bras. Les ATD s’abattent sur nous de façon insensée et incompréhensible. Pourtant une réunion qui s’était tenue au Ministère des finances avec une délégation du bureau du CNP, un des promoteurs hôteliers avait reposé le problème des impôts, en particulier l’IS pour les impactés du secteur du tourisme. Le Ministre ADD avait répondu que c’était prorogé jusqu’en octobre et vu la persistance de la crise, ce serait même envisageable de reporter en 2021 », se rappelle-t-on. Suite à cette assurance du Ministre sans écrit, ce même responsable avait pris la peine d’attirer l’attention d’un certain Hamidou Diop. Après 4 semaines, il avait écrit vainement, une lettre de rappel au ministre sur cette situation.

Le Secteur de l’hôtellerie dangereusement touché par la pandémie : ce que semble ignorer la tutelle et les autorités étatiques…

https://www.leral.net Selon plusieurs témoignages concordants, de fin juin a ce jour, seulement 25% des volumes de l’an passé ont été atteints chez plusieurs d’entre eux. Pourtant très préoccupés par cette reprise des activités encore très timide en terme de fréquentation et qui coïncide avec la fin de l’Ordonnance Présidentielle, un bon nombre parmi les hôteliers et restaurateurs fait face à des ATD de l’Etat qui tombent comme un couperet…Mini dossier- Eclairage de leral.net
Effets de la COVID-19 obligent, cette année 2020 sera marquée d’une pierre noire pour le Secteur hôtelier, car malgré des charges fixes très importantes, de mi-mars a fin juin, les hôtels étaient fermes donc avec 0 FCFA de Chiffres d’Affaires enregistré.
Dans ce mini-dossier réalisé par votre site lerla.net, il ressort que le Secteur de l’hôtellerie dangereusement touché par la pandémie, une situation que semble ignorer la tutelle et les autorités étatiques. Selon plusieurs témoignages concordants, de fin juin a ce jour, seulement 25/100 des volumes de l’an passé sont réalises et cela s’explique.
Dans les hôtels dits de loisirs, la clientèle résidente est revenue dans les hôtels mais principalement les week end uniquement et pas tout le monde. Solidaires, certains clients inquiets, ont émis des questions sur la survie du secteur qui semble entrer en récession.
Avis largement partagé, il ressort que le segment séminaires est quasi à l’arrêt et de plus en plus les entreprises utilisent les systèmes de vidéo conférences pour le travail et même la formation.
Autre éclairage des acteurs, en ce qui concerne, les hôtels d’affaire ou de ville, hormis les restaurants des hôtels qui recommencent timidement à fonctionner, les chambres ne se louant qu’à des compagnies aériennes qui se font rares.
Toujours avec les mesures barrières contre la pandémie, les hôtels ne peuvent pas commercialiser toutes leurs chambres afin de garantir a la clientèle une distanciation.
Autant de raisons parmi d’autres qui font que malgré les mesures d’accompagnement de l’Etat, on ne peut pas parler de résilience.
« On doit parler d une crise profonde qui ne fait que commencer et qui ne peut être comparée aux précédentes comme l’ Ebola par exemple », a tenu à souligner l’un d’eux.

Quand l’ATD semble donner le coup de grâce…

Pourtant malgré ces freins cités plus haut, depuis quelques jours, les hôteliers et restaurateurs sont en situation d’urgence face à la Direction générale des impôts et domaines (DGID). Pourquoi ?
Parce que, selon des sources sures et proches de ces acteurs, les services de recouvrement des Impôts, en particulier celui du CME, ont lancé des ATD bloquant sur les comptes des contribuables de manière indifférenciée, quelque soit le secteur, impacté ou pas.
Plus clairement, l’Avis à Tiers Détenteur (ATD) est une procédure normale de la DGID qui permet à l’administration de récupérer une créance fiscale en sollicitant une autre personne que le débiteur, elle-même détentrice de la somme due (généralement la banque du contribuable débiteur).
Mais le hic, c’est cette surprenante réaction du coté de la DGID : s’étant rapprochés d’un Chef de Bureau de Recouvrement de la DGID pour la main levée des ATD, ils ont eu l’incroyable réponse de leur côte affirmant « qu’ils ne tiennent compte d’aucune ordonnance du Chef de l’Etat ou arrêté Ministériel relatif aux mesures d’allègement fiscal liées à la pandémie de la COVID19. Ils ont reçu l’ordre de recouvrer sans délai et sans distinction de secteur d’activité, tous les impôts dus par les entreprises sénégalaises depuis le début de la pandémie, jusqu’à ce jour !

«Et le pire est que le même ATD est envoyé à toutes nos banques qui débitent la même sommes chiffrée à plusieurs dizaines de millions dans nos comptes, bloquant leur fonctionnement », confirme un de ces acteurs.

Et selon eux, cela pourrait mener vers de grosses pertes d’emploi « Si on ne veut pas que nos entreprises qui se débattent pour survivre et maintenir les emplois ferment définitivement leurs portes, il est urgent de se rapprocher du Ministère des Finances pour demander la main levée immédiate sur ces ATD et négocier un différé de paiement de tous les impôts dus par nos entreprises, jusqu’à la reprise effectives de nos activités ».
Pourtant en réunion avec le Patronat sur ce volet le Ministre Abdoulaye D Diallo avait rassuré son monde indiquant que la mesure présidentielle avait été prorogé jusqu’en octobre et même vu la persistance de la crise se serait même envisageable de reporter jusqu’en 2021
Alors se pose la question : d’où les bureaux des services fiscaux tirent-ils cette audace de la non mise en application à ce jour de l’ordonnance 002-2020 dument signée par le Ministre des finances et l’arrête 010331 DU 05 JUIN 2020 ?

Enrichir et affiner la stratégie de l’ASPT

Même si les initiatives de l’Agence sénégalaise pour la promotion touristique (ASPT) sont salués d’autres réglages sont attendus
Selon un expert du milieu, « de tous temps, les hôtels en dehors de Dakar, entre autres sur la Petite Cote travaillent avec la clientèle locale sur les vacances d été, sur les week end durant l’année et sur les vacances intermédiaires. Seulement cette clientèle est habituellement complétée par la Diaspora et les touristes »
C’est pourquoi, selon eux, la stratégie de l’ASPT serait nettement plus rentable en allant communiquer sur les marchés de la sous-région qui sont ouverts ou qui vont prochainement ouvrir plutôt que d’aller communiquer dans le pays alors que tous les clients potentiels connaissent les zones touristiques et les produits touristiques de leur pays, en Côte d’Ivoire par exemple personne ne connait nos zones touristiques.
« D’autre part, le Sénégal a bénéficié pendant les derniers mois d’une très belle presse en France sur les télévisions, de plus nous n’affichons que très peu de morts, c’est effectivement une petite chance en ouvrant rapidement l’aéroport et en le communiquant largement de prendre quelques réservations même si il est précise partout dans la presse professionnelle que plus de 60/100 des Français ne comptent pas quitter leur pays d’ici mars prochain.Ne nous leurrons pas,pour les marches émetteurs classiques,c’est peut-être en octobre 2021 que les choses reprendront et encore!
Pourquoi ne pas agir comme les européens cette année qui sont restés en Europe, pourquoi ne pas activer les marches Africains qui seront sans doute les plus faciles à convaincre dans un premier temps : Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Maroc, Algérie ? », se demandent-ils
C’est pourquoi l’ASPT, selon leur lecture, doit organiser des webinair sur une meilleure connaissance de la destination avec les agences françaises, Belges, Allemandes, Néerlandaises plutôt que d’organiser des vidéoconférences avec eux.L’Etat est appelé à réagir…A suivre sur Leral.net et Leral TV …

L’ADPME mobilise plus de 2 miliards FCFA pour les plans de relance de 120 entreprises

iGFM – (Dakar) Le ministre du Commerce et des PME, Assome Aminata Diatta a présidé ce lundi à Dakar, la cérémonie de lancement de la seconde édition du Concours National de Business plans. Une initiative de l’ADEPME qui a monilisé plus de 2 miliards FCFA pour une réponse aux préoccupations de relance des entreprises face à la crise sanitaire provoquée par la COVID19.
Selon le ministre, l’ADEPME, en travaillant de manière très intelligente avec l’APIX, et grâce à l’appui de la Banque Mondiale, a pu mobiliser sur financement de l’IDA 2.043.549.711 FCFA, dans le cadre du Projet de Développement du Tourisme et des Entreprises, afin d’accompagner les plans de relance des PME touchées par les effets de la COVID19.
Cette activité concerne, comme l’a expliqué le Directeur Général de l’ADEPME dans sa présentation, des PME de 1 à 7 ans d’existences et ayant une reconnaissance juridique et tenant une comptabilité.
Les entreprises sélectionnées vont recevoir des subventions pouvant aller jusqu’à 20 millions de FCFA avec en plus une assistance technique sous forme de formations, de modernisation de l’outil de gestion, d’appui à la certification, d’assistance à l’accès au marché et au financement.
Le ministre de préciser que d’après les prévisions dans la dernière édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine, la croissance des pays de l’Afrique subsaharienne devrait connaître une récession entre 2019 et 2020, passant de 2,4 % à 5,1 %.
L’économie Sénégalaise ne sera certainement pas en marge de ces effets négatifs de la crise sanitaire malgré des mesures budgétaires, sanitaires et sociales prises par le Gouvernement du SENEGAL depuis les premiers moments de la pandémie.

Les PME sénégalaises malgré une amélioration ont souffert sous diverses formes des effets de la crise sanitaire.

Les résultats de « l’enquête de l’impact de la COVID19 sur les PME » initié par l’ADEPME montre ainsi que les effets majeurs de la Covid-19 sur le fonctionnement/production des PME ont été ressentis en termes : d’annulation ou diminution des commandes clients (75%); de perturbation des chaînes d’approvisionnement (46%) ; d’annulation voyage commerciaux (39%) ; de rupture de stock ou surstockage (34%) ; et d’absentéisme du personnel (déplacement risques sanitaires) (27%)
Malgré cette situation difficile, l’État du Sénégal a pris des mesures fortes allant dans le sens de soutenir notre tissu d’entreprises.
Notamment le report des échéances de crédits ; la mise en place d’un dispositif de soutien et de financement aux hôteliers ; la Garantie de prêts d’investissement du FONGIP ; la mise en place d’un fonds d’aide aux entreprises ; le crédit de trésorerie, le financement en fonds de roulement et les subventions aux entreprises impactées ; la mise en place d’un fonds de soutien aux financiers dans le cadre de projets de la Banque Mondiale, de l’AFD, de la GIZ et d’autres partenaires.
C’est dans cet élan, dit-elle, que cette deuxième édition du Concours National de Business Plans sera organisée avec pour objectif principal de soutenir les plans de relance de 120 entreprises.IGFM

NOUVELLES ORIENTATIONS DU SECTEUR PÉTROLIER ET GAZIER : LA LECTURE DE SERIGNE MOMAR DIÈYE

Lors du dernier Conseil des Ministres, le président de la République a annoncé de nouvelles mesures pour consolider le développement durable du secteur pétrolier et gazier. De l’élargissement du COS – PETROGAZ à la finalisation des textes légaux et règlementaires relatifs à la répartition des revenus issus de l’exploitation de nos ressources en hydrocarbures, en passant par la loi sur le contenu local. Pour davantage comprendre les enjeux de ces nouvelles orientations, Emedia.sn a offert une tribune à un professionnel aguerri du secteur. Serigne Momar Dièye, ancien Directeur général de la compagnie Oryx et actuel président de l’Association Sénégalaise pour le Développement de l’Energie en Afrique (ASDEA) nous livre ici sa lecture éclairée des dernières décisions du chef de l’Etat sur le secteur de l’Energie.
« Le Chef de l’Etat a, au titre des nouvelles orientations stratégiques pour consolider le développement durable du secteur pétrolier et gazier, informé le Conseil après avoir présidé, le 21 août 2020, une réunion sur le secteur. Il a, à cet effet, demandé au Ministre du Pétrole et des Energies de finaliser, sans délai, le dispositif réglementaire relatif à  :

(i)l’élargissement du COS – PETROGAZ à la Société civile et à l’Opposition ;

L’élargissement du COS-PETROGAZ aux acteurs de la société civile offrira en retour à l’autorité de tutelle un éventail de réflexions et de recommandations spécifiques, constructives et inclusives sur le secteur pétrolier et gazier. Bien entendu, cette complémentarité reposera sur des fondamentaux intrinsèques de compétences liées à l’exploitation et à la gestion des ressources pétrolières, de bonne gouvernance, de connaissance de l’industrie pétrolière et des enjeux juridiques et environnementaux, etc. Néanmoins, les rôles et les missions devront être clairement définis par l’Etat du Sénégal et satisfaire l’adhésion de toutes les composantes impliquées.
Enfin, il faut apprécier à sa juste valeur cette ouverture d’esprit sans cesse renouvelée de la part des autorités qui favorise l’intégration et l’implication de tous les sénégalais compétents et patriotes pour la réussite du Sénégal dans le secteur du pétrole et du gaz.

(ii)la loi sur le contenu local avec la création du Comité de Suivi et, en particulier, du Fonds d’Appui au contenu local.

Il faudra mettre un accent particulier sur la composition du Conseil national de Suivi du Contenu local (CNSCL). Doivent y figurer les sénégalais qui ont des compétences techniques avec une expérience nationale ou internationale des opérations pétrolières.
Le Fonds d’appui au contenu local devra consacrer le renforcement des capacités plus ou moins spécifiques. Il devra servir principalement à l’éducation, à la formation, à la recherche et au développement dans le domaine du pétrole et du gaz et dans le respect des conditions de sécurité, de santé, de sureté, d’hygiène et d’environnement.

Le Fonds pourrait être alimenté par  :

1. Une contribution des exploitants titulaires d’un permis d’exploitation,
2. Les recettes pétrolières et gazières, les prélèvements,
3. Les subventions et les autres sources de revenus,
4. L’appui des partenaires au développement (BM, BAD, etc.).
Le Fonds doit aussi avoir un volet contenu local pour les communautés environnantes par un soutien à la formation des ressortissants et un accès à l’emploi, etc….

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, demandé au Ministre du Pétrole et des Energies et au Ministre des Finances et du Budget de veiller au renforcement de l’ancrage d’une gouvernance, selon les meilleurs standards internationaux, des sociétés à participation publique qui évoluent dans le secteur des hydrocarbures.

Pour renforcer et ancrer la gouvernance, il serait nécessaire de mettre en place une autorité de surveillance et de régulation du secteur pétrolier et énergétique globale. Cette autorité composée de professionnels expérimentés du secteur pourra permettre de contrôler, de mettre en place et d’imposer les bonnes pratiques et standards internationaux dans le secteur de l’énergie. Seront concernées les sociétés à participation publique évoluant déjà dans le secteur des hydrocarbures et les plus récentes (telle que RGS S.A., société créée par PETROSEN, SENELEC et FONSIS pour assurer le transport du gaz des sites de production vers les lieux d’utilisation), et autres à créer dans toute la chaine de valeur des hydrocarbures.

Le Président de la République a, dans le même élan, instruit le Ministre des Finances et du Budget de finaliser, en relation avec le Ministre du Pétrole et des Energies, les textes légaux et réglementaires relatifs à la répartition des revenus issus de l’exploitation de nos ressources en hydrocarbures.

Les importants enjeux induits par ces nouvelles richesses naturelles et leurs perspectives de mise en production à partir de l’année 2023 doivent nous imposer des textes légaux et une bonne répartition des revenus.

Dans un tel contexte le pays sera confronté à trois défis principaux qu’il faudra relever afin de garantir la stabilité des finances publiques  :

1. Faire face à la volatilité des recettes du fait de l’instabilité des prix du pétrole ;
2. Ces ressources étant limitées et non renouvelables posent ainsi le problème de la répartition intergénérationnelle ;
3. Il faudra éviter la négligence des autres secteurs de l’économie qui aurait pour conséquence ce qu’il est convenu d’appeler le « Syndrome Hollandais ». Il faut veiller à diversifier nos revenus et aussi penser à investir ces revenus dans l’éducation, l’agriculture, la recherche, les énergies renouvelables etc. La pandémie de la COVID a douloureusement impacté les pays dont l’économie est trop dépendante du pétrole.
Comme annoncée lors de la journée de concertation nationale du 12 juin 2019, l’option du Gouvernement milite pour la création et la distinction des trois types de fonds de gestion des revenus pétroliers et gaziers à mettre en place avec des objectifs spécifiques pour chacun de ces fonds.
• Les fonds de développement national, destinés aux investissements publics,
• Les fonds de stabilisation économique,
• Les fonds pour les générations futures ou intergénérationnels.
L’utilisation de ces fonds des ressources pétrolières et gazières, aux fins de stabilisation et d’épargne future est une option fondamentalement équitable pour les générations présentes et futures du pays.
Toutefois il faut espérer que la clé de répartition qui serait institutionnalisée dans la loi d’orientation devrait aussi pouvoir évoluer et être adaptée aux évolutions des politiques économiques futures.
Une gouvernance rigoureuse et irréprochable de ces fonds nécessiterait la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel dans l’intérêt de toutes les couches de la population du Sénégal.

C’est dans ce sens que les recommandations suivantes peuvent être formulées par rapport au processus de mise en place et aux règles et procédures de gestion de ces fonds.

• Fixer la répartition de ces fonds et des objectifs spécifiques sans équivoque ;
• Réglementer l’utilisation de ces fonds par des procédures normales d’affectation budgétaire dans le cadre du budget de l’État ;
• Établir des règles budgétaires, pour les dépôts et les retraits, qui soient alignées sur les objectifs des fonds ;
• Supervision des fonds par des organismes indépendants qui seront chargés de surveiller le fonctionnement de ces fonds et de faire respecter les règles (les organes de contrôle de l’Etat  : Cours des Comptes, IGE et IGF) ;
• Instituer la divulgation périodique des informations essentielles à l’attention des populations sur le fonctionnement des fonds ; leurs bilans, les revenus enregistrés, les placements effectués, les dépenses et leurs affectations ;
• Institutionnaliser une procédure d’audits externes des fonds par des commissaires aux comptes indépendants ;
• Institutionnaliser la publication des rapports et des conclusions des organismes de contrôles et d’audits de ces fonds.
L’Etat aussi doit bien communiquer et informer les populations que les revenus du pétrole (environ 500 milliards CFA attendus par an) ne pourront pas régler tous les problèmes du Sénégal.
Nous avons des modèles de bonne gestion (pertinence et transparence) comme la Norvège que nous devons adapter à nos réalités.
Les textes légaux et réglementaires doivent avant validation par l’assemblée nationale, être partagés avec la société civile et les populations. »Par Serigne Momar DIEYE,Président Association Sénégalaise pour le Développement de l’Energie en Afrique (ASDEA)

Petrole sénégalais : L’offensive russe est ratée !

iGFM – (Dakar) Ils avaient fait une proposition mirobolante à Cairn Energy pour acheter ses parts et prendre le contrôle du pétrole sénégalais. Mais, les Russes ont été contrés par Woodside. Leur offensive est presque dans le mur.
L’offensive Russe est presque vouée à l’échec. En effet, Cairn Energy, qui avait annoncé la vente de la totalité de ses parts à Lukoil, avait vu Woodside exercer son droit de préemption. Aujourd’hui, la compagnie basée à Édimbourg, dit avoir finalement «conclu un accord conditionnel pour vendre à Woodside l’intégralité de sa participation dans le contrat de partage de production de Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore (RSSD).»
Ainsi, Woodside va hériter aussi de ses droits et obligations en vertu de l’accord d’exploitation commun. «Le contrat est conforme à l’exercice par Woodside de ses droits de préemption et est soumis aux mêmes conditions que le contrat de vente et d’achat conclu avec Lukoil le 24 juillet 2020. Cairn publiera une circulaire aux actionnaires», informe-t-elle. A présent, la balle se trouve dans le camp de l’Etat du Sénégal et des actionnaires de Cairn Energy.
«Selon les règles de cotation britanniques, la transaction constitue une transaction de classe 1 et est donc conditionnée à l’approbation des actionnaires de Cairn, à la majorité simple des voix exprimées. La réalisation de la transaction est également soumise à l’approbation du gouvernement du Sénégal», renseigne la compagnie anglaise dans un document parcouru par iGfm. Elle annonce la convocation d’une assemblée générale des actionnaires le 23 septembre 2020 pour examiner et approuver la transaction.
Pour rappel, le 27 juillet 2020, Cairn avait annoncé avoir conclu un accord avec Lukoil concernant le projet de vente de l’intégralité de sa participation de Cairn. Mais, Woodside avait exercé son droit de préemption. Ainsi, sauf retournement spectaculaire de situation, Woodside sera actionnaire majoritaire à Sangomar et Cie.Youssouf SANE

EAU Politique de délégation de service public en milieu rural : L’Ams plaide pour une évaluation indépendante

https://www.lequotidien.sn L’Association des maires du Sénégal (Ams) plaide pour une évaluation indépendante de la politique de délégation de service public de l’eau en milieu rural.
L’Association des maires du Sénégal n’est pas restée indifférente aux difficultés auxquelles les maires des régions de Diourbel et de Thiès sont confrontés dans la gestion de l’eau dans leur commune par les concessionnaires du service public en général et par Aquatech en particulier. Ex­primant toute sa solidarité et son soutien aux collègues maires de ces deux régions, le bureau de l’Ams est monté au créneau pour solliciter «l’arbitrage bienveillant du président de la République». Aussi juge-t-il nécessaire «de procéder à une évaluation indépendante de la politique de délégation de service public de l’eau en milieu rural».
Dans leur diagnostic, Aliou Sall, président de l’Ams, et ses collègues pointent du doigt «l’augmentation du prix du mètre cube sans amélioration de la qualité et de la quantité de l’eau promise aux populations, les coupures d’électricité fréquentes ou la non-disponibilité du carburant, sources de nombreux dysfonctionnements de beaucoup de forages et souvent pendant plusieurs jours ou mois, les réparations de forage avec des pompes inadaptées ou de puissance inférieure à celles trouvées sur place». Aussi, souligne le bureau de l’Ams, «les retards de salaire notés pour beaucoup de conducteurs de forage, les arrêts fréquents des chantiers de l’Etat et des collectivités territoriales et la disparition de plusieurs périmètres maraîchers faute d’eau, l’amateurisme, la gestion hasardeuse et conflictuelle de certaines délégations de service public de l’hydraulique rurale, la baisse de taux de couverture en eau potable en milieu rural notée ces dernières années, malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernent du Président Macky Sall dans la construction et la réhabilitation de centaines de forages». En outre, condamne l’Ams, «les tentatives de musèlement ainsi que le manque notoire de respect au statut et rang des exécutifs locaux conformément au Code des collectivités territoriales». Le bureau de l’Association des maires du Sénégal, «concomitamment à l’expression de sa solidarité agissante sans faille aux collègues maires ainsi qu’aux populations victimes de ces errements», dit suivre avec «vigilance la tournure de ce dossier au plus haut niveau».

BRVM : Sonatel annonce la première cotation de son emprunt obligataire

https://www.sikafinance.com L’emprunt obligataire émis par le groupe Sonatel entre le 15 juin et le 15 juillet 2020 sur le marché financier régional et dénommé  » SONATEL Bonds 6.50% – 2020-2027  » sera admis le 15 septembre 2020 au compartiment des obligations de la BRVM, annonce un communiqué de l’institution.
Il s’agit en fait de la première cotation de cette obligation sur le marché secondaire, c’est-à-dire le lieu où les premiers investisseurs détenant les obligations de Sonatel et qui ne souhaitent pas les conserver jusqu’à l’échéance des 7 ans, pourront les céder à d’autres investisseurs contre d’éventuelles plus-values.
Rappelons que la diffusion des titres  » SONATEL 6,50% 2020-2027  » au prix de 10 000 FCFA par obligation a eu lieu du 7 au 15 juillet 2020 sur le marché primaire où la compagnie de télécommunication a pu mobiliser 100 milliards FCFA.
La procédure d’introduction retenue pour la première journée de cotation est la procédure ordinaire avec un cours de référence fixé à 10 000 FCFA, précise le communiqué.
Soulignons que le symbole adopté pour le titre  » SNTS.02 « .
Pour accéder au communiqué officiel, cliquez sur ce lien. Dr Ange Ponou

Au Sénégal,un nouveau départ pour l’Antenne nationale de la Bourse

https://www.financialafrik.com Changement majeur. Depuis le 1er juillet 2020, Oumar Dème a été nommé directeur de l’Antenne Nationale de Bourse (ANB) du Sénégal. Expert en marketing, qui a fait partie de la dream team monté par feu Gabriel Fal et Marie Odile Sène dans la montée en charge de CGF Bourse, Oumar Dème est connu du marché financier régional par sa rigueur.
La place de Dakar évolue nettement sous son potentiel. La deuxième économie de l’UEMOA compte seulement trois sociétés cotées, à savoir BOA Sénégal, Total Sénégal et bien sûr, la Sonatel, valeur phare de la BRVM. Des structures phares comme Société Générale Sénégal, CBAO -Attijariwafa bank, ou encore la Sénelec (société de distribution d’électricité) évoluent en dehors du marché alors que leurs équivalentes ivoiriennes (Société Générale Côte d’Ivoire, SIB-Attijariwafa bank et Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) sont cotées depuis de nombreuses années.
L’Antenne nationale de Bourse du Sénégal (ANB) et les sociétés de Bourse de la place de Dakar (CGF Bourse, Impaxis Securities et Everest Finance, ABCO Bourse, INVICTUS CAPITAL & FINANCE et FGI Finance) devront trouver langue avec les ministères de l’Economie et des Finances pour un nouveau départ qui solliciterait l’épargne des 8 pays de l’UEMOA à travers un programme de privatisations et d’introduction en Bourse engobant le Port autonome de Dakar (l’une des premières entreprises du pays à avoir initié un emprunt obligataire au niveau de la BRVM) ou, à tout le moins, DP Word Dakar, le Train Express Régional (TER), les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), les sociétés en exploitation des ressources minières et gazières et bien d’autres projets structurants. Le Sénégal y serait doublement gagnant en mobilisant des fonds au niveau régional et en poussant toutes ses sociétés à adopter des règles de transparence et de communication financières strictes eu égard aux règles appliquées sur les entreprises cotées à la BRVM.  Adama WADE

l’Artp annonce une campagne nationale de sensibilisation sur la portabilité pour dynamiser la concurrence

 (Agence Ecofin)  Les consommateurs des services télécoms du Sénégal seront davantage édifiés sur la portabilité des numéros mobile. Le régulateur annonce une campagne de sensibilisation à cet effet. Il s’agit d’interpeller les populations sur leur pouvoir en tant qu’acteurs actifs de la concurrence sur le marché télécoms.
L’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp) du Sénégal va mener une campagne nationale de sensibilisation sur la portabilité des numéros mobile. C’est le directeur général de l’organe public Abdoul Ly (photo) qui l’a annoncé le 5 septembre 2020, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision 2sTV. Il était l’invité de son émission « Ngalu ».
Durant cet échange, Abdou Ly a déclaré que « l’Artp a décidé de lancer une campagne de sensibilisation axée sur la portabilité des numéros de téléphonie mobile au Sénégal. La portabilité des numéros mobiles, étant la possibilité de conserver son numéro en cas de changement d’opérateur de téléphonie mobile, permet aux abonnés d’exercer leur libre choix sur les offres de services de télécommunications mobiles sans le préjudice de perdre leur numéro de téléphone connu de tous ».
Le regain d’attention de l’Artp sur la portabilité survient après quelques frictions, entre Sonatel et les consommateurs, intervenues en juillet dernier lorsque l’opérateur leader du marché télécoms a introduit de nouveaux forfaits data baptisés Illimix. Les populations, qui y ont vu une hausse des prix dans un contexte économique difficile provoqué par la Covid-19, ont brandi des menaces de boycott de la société télécoms.
C’est l’Association des utilisateurs des TIC (Asutic) – qui s’est farouchement opposée à ses nouveaux tarifs et a finalement obtenu du régulateur télécoms leur modification en août – qui avait insisté auprès de l’Artp sur la nécessité d’informer davantage les populations sur leur pouvoir sur la concurrence en tant qu’acteurs actifs du marché télécoms.

Terres irrigables dans le département de Podor : Seuls 6% sont aménagés à Saldé

https://www.lequotidien.sn Saldé, un des plus grands arrondissements du département de Podor, dispose d’une large superficie de terres irrigables, dont seuls 6% sont aménagés.
En tournée dans la vallée du fleuve Sénégal, notamment dans les casiers rizicoles de Fanaye, Nianga, Aéré Lao et Thioubalel en juin 2020, le directeur général de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed), Aboubacry Sow, affirmait  que «le département Podor a un potentiel énorme de terres irrigables, assez d’eau et un climat très favorable à l’agriculture». Mais sur les 140 mille ha de terres irrigables, seuls 30 mille sont aménagés. Ce faible aménagement est lié au fait que les arrondissements de Cas-Cas et Saldé ne disposent chacun que de 6% de ses terres aménagées sur une superficie inestimable de terres irrigables. En effet, les ¾ de cet arrondissement situé à la frontière avec la région de Matam sont constitués de terres arables et irrigables avec un important potentiel d’eau. Le fleuve Doué arrose les localités sur le semi-Diéri (localités sur l’axe sur la Rn2) et le fleuve Sénégal traverse les localités du Walo, des localités situées principalement dans l’île à Morphil. C’est l’un des arrondissements du nord qui bénéficient plus des faveurs de la nature de par sa position géographique.
Dans le cadre de la supervision de la riziculture, la Saed subdivise l’arrondissement en deux secteurs. Le secteur du Doué et celui de l’île à Morphil confiés aux techniciens de l’agriculture. Le secteur du Doué, sous la supervision de A. Sall, est constitué des aménagements en exploitation par des Unions de Gie sde Haéré Oldé Galoya pour une superficie de 68 ha, Ndiawagne Mbolo Birane avec 104 ha, de Yirlabé Thikité de 112 ha, de Wodoss Pété de 305 ha. Le secteur de l’île à Morphil supervisé par M. Diatta est essentiellement composé de périmètres irrigués villageois et l’un des plus anciens aménagements de la zone «La cuvette Saldé-Wallah» mis en valeur entre 1987 et 1988 avec une superficie de 509 ha qui a en son sein des Gie des localités de Saldé à Wallah (de plus de 6 villages) pour deux campagnes par an.

Problèmes restent entiers

Mais les problèmes restent entiers dans ces secteurs. Dans l’île à Morphil, les producteurs ne cessent de dénoncer les lenteurs notées dans la réhabilitation de la cuvette Saldé-Wallah. Les travaux démarrés depuis 2016 ne sont même à 50% de leur exécution. Ibrahima A. Anne, producteur très connu dans le secteur de l’agent Diatta, confie que de Mamoudou Dème à Aboubacry Sow, actuel Dg de la Saed, en passant par Samba Diobène Kâ, les problèmes persistent et que tous ces directeurs généraux de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal ont toujours invoqué le manque de moyens.
Les producteurs de l’île à Morphil comme ceux du semi-Diéri déplorent aussi le coût élevé des factures d’électricité, les systèmes de pompage et de drainage non fonctionnels, eux qui avaient cru à la réhabilitation complète des aménagements de Saldé à Pathé Gallo et qui ont bénéficié d’un financement de près de 20 milliards de francs Cfa. Pour la campagne de cette année, de Saldé à Wallah, c’est moins de 60 ha qui sont mis en valeur. Un ingénieur agronome à la retraite et habitant dans cette partie défendait depuis des années que la priorité des populations dans cette zone, c’est la réhabilitation et l’extension des aménagements de Saldé à Pathé Gallo avant la construction de la route. Celle qui met fin à l’enclavement de l’île à Morphil que ces producteurs appellent par ironie route de désenclavement de la faim.
Malgré la disponibilité de bras valides, seule une superficie de 305 ha a été aménagée dont 225 ha mis en valeur pour cette campagne. Ces 225 ha ont été partagés entre 5 Gie (Pété, Lougué, Boké Dialloubé, Boké Mbaybé, Ngouye).
Une bonne partie de la superficie de 292 ha dont dispose Wodoss Pété est, selon les agents de la Saed, sous les eaux du fait des pluies et des crues du fleuve.

Des parcelles sous les eaux

Des producteurs qui avaient des parcelles dans cette partie qu’ils appellent «nimsa», (regret en pulaar), regrettent avoir perdu leurs forces sans récolter un kg de riz paddy. A l’Union Haéré Oldé Galoya, c’est le système de pompage défectueux qui risque de mettre en péril la campagne de production. L’amé­nagement de l’Union Diawagne Mbolo Birane, composée de 4 Gie, qui a reçu la construction de digue principale par la Saed et la réhabilitation de son grand canal à travers la coopération de la Corée du Sud, n’a pas connu pour cette compagne une mise en valeur exhaustive, car 17 ha n’y ont pas été exploités. Ces producteurs, comme tous ceux de l’arrondissement, ne manquent pas de montrer leur inquiétude par rapport aux crues du fleuve qui ont toujours inondé les parcelles, avortant presque chaque année la campagne d’hivernage.
La Saed continue d’avouer devant les producteurs de la vallée le faible taux d’aménagement des terres irrigables de l’arrondissement de Saldé et de constater que l’Union des Gie de Wodoss Pété est parmi les productrices les plus performantes du département, en rejetant la responsabilité des propriétaires terriens. Aujourd’hui, ces acteurs jugent nécessaire de revoir la politique agricole, surtout de la filière du riz avec l’implication des propriétaires terriens, mais aussi de terminer l’exécution des travaux de réhabilitation, l’extension des aménagements et promouvoir les campagnes durant la saison sèche.

 «Les résultats des réalisations du Président sont notoires»Mahammed Boun Abdallah DIONNE,Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République

http://lesoleil.sn Le Président de la République a ordonné, le week-end dernier, le déclenchement du Plan ORSEC sur l’étendue du territoire national, suite aux pluies diluviennes qui ont entraîné des dégâts et des pertes en vies humaines. Pourtant, l’ANACIM et AGRHYMET avaient annoncé très tôt une saison très pluvieuse. L’État avait-il pris en compte ces informations ?
A la suite du Chef de l’Etat, Son Excellence le Président Macky Sall, je voudrais exprimer notre solidarité à tous nos compatriotes qui ont eu des sinistres et se sont retrouvés démunis à cause de cette catastrophe naturelle. Aussi, en cette triste circonstance, permettez-moi de m’incliner devant la mémoire des disparus et d’exprimer notre plus vive compassion aux familles éprouvées.
Oui, l’ANACIM et le Centre régional AGRHYMET, dans leur mise à jour des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques de Juillet 2020, avaient annoncé des niveaux de précipitations et des écoulements dans les bassins fluviaux bien supérieurs à la moyenne dans toute la bande sahélienne. Bien au-delà du Sahel, il s’agit d’un phénomène mondial car le climat n’a pas de frontière. Les dérèglements climatiques impactent en réalité le climat global de notre planète Terre.
Pendant que le territoire national recevait samedi dernier l’équivalent d’un trimestre d’eaux pluviales en une seule fois, de fortes inondations détruisaient plus de 5200 maisons au Nigeria, dans l’Etat nigérian de Kano, tuant également plusieurs personnes. De la même manière, l’Egypte et la côte de la mer Rouge étaient touchées par des inondations à la suite de fortes pluies. Il en était de même en Algérie où des pluies diluviennes ont provoqué des crues à Batna et Tebessa. En Turquie, des inondations faisaient quatre morts et onze disparus dans la province de la mer Noire. Plus loin de nous, en Corée du Sud, un typhon avec des vents soufflant à 180 km/h, paralysant par moments le transport aérien, installait le chaos à Busan, la deuxième ville du pays. Le Vénézuela n’était pas en reste durant ce week-end de pluies torrentielles, plusieurs villes de l’Etat de Zulia étant paralysées. J’aurais pu ici vous lister plusieurs dizaines de pays, situés sur les cinq continents, dont la population est exposée depuis plusieurs années déjà aux conséquences des changements climatiques.
C’est en anticipation de ce mouvement que le Président Macky Sall a mis en place dès 2012, le Programme Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI 2012-2022), d’un budget global de 766,988 milliards FCFA, qui est venu structurer et renforcer l’intervention de l’Etat dans cette lutte. Ces investissements sont prévus à travers trois phases  : une phase d’urgence 2012-2013 de 66,375 milliards FCFA, une phase court terme 2014-2016 de 250,603 milliards FCFA et une phase moyen et long termes 2017-2022 de 450,009 milliards FCFA. Je pourrais revenir sur les réalisations du Gouvernement à chacun de ces trois temps.
Bien entendu, beaucoup d’efforts ont déjà été consentis dans la réalisation d’ouvrages structurants à travers le pays, des ouvrages qui ont permis d’obtenir des résultats notoires dans la lutte contre les inondations, particulièrement dans la région de Dakar où le plus gros des investissements a été réalisé.
En soi, le PDLI incarnait une rupture car l’Etat passait d’une gestion des urgences à travers des projets dispersés, au pilotage structurel, sous un seul et unique programme national, intégré et cohérent, axé sur l’atténuation notable et durable des effets des inondations. C’est bien cela le cadre de travail du Gouvernement qui a permis, depuis 2012, aux différents gouvernements du Président Macky Sall, l’atteinte de résultats appréciables dans le cadre de la lutte contre les inondations. Maintenant, chacun est libre penser qu’après lui, ça a été le déluge mais il n’est pire folie que de se croire le nombril du monde. L’Etat est toutefois une continuité.
Comme l’y invite le Chef de l’Etat, le Gouvernement fera prochainement un rapport d’étape du Programme Décennal. Ce rapport sera rendu public car la gouvernance du Président Macky Sall, c’est d’abord la redevabilité. Elle est aussi soutien et secours constants aux populations dans le besoin. C’est bien cela le marqueur véritable de sa politique et je suis sûr que le Président Macky Sall sera encore au rendez-vous de l’assistance à apporter à nos compatriotes en difficultés suite à ces inondations. Dans l’urgence, il a instruit le Ministre de l’Intérieur de déclencher le Plan ORSEC, ce qui fut fait immédiatement, ouvrant ainsi une phase exceptionnelle d’organisation et de coordination des secours aux populations.

Vous venez de le dire, le Gouvernement a réalisé des ouvrages de drainage et de stockage dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations. Pouvez-vous tirer le bilan de l’impact de ces ouvrages sur la réduction des inondations ?

Je voudrais d’abord dire que le Programme Décennal se compose de plusieurs composantes, dont celle mise en œuvre par le ministère de l’Eau et de l’Assainissement à travers l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Depuis 2012, l’ONAS a engagé la réalisation d’importants projets structurants du Programme Décennal. Je citerais les investissements de la phase d’urgence 2012-2013, pour un volume global de 30.225 milliards FCFA, couvrant notamment le drainage des eaux pluviales de la Route nationale numéro 1 et la réalisation d’une station de pompage de 7.200 m3/h. Souvenons-nous des grandes difficultés que vivaient les usagers de la RN1 pour entrer ou sortir de Dakar par temps de pluies. La phase d’urgence 2012-2013 a également permis de réaliser à Dakar, des projets d’envergure de drainage des eaux pluviales au CICES, à Ouest Foire et environs, ainsi que la réhabilitation des stations de pompage de Grand-Yoff, Zone de captage et Bourguiba, la réhabilitation et le renforcement de 21 stations de pompage et la construction de sept autres.
A Touba, le drainage des eaux pluviales de Touba a été réalisé grâce à la réhabilitation des stations de pompage de Touba Mosquée et de Marché Occas, la reconstruction de la station de Keur Niang, la réalisation de 19 kms de reseau et la construction d’un bassin d’infiltration. Bambey fut également pris en charge à travers la construction d’une station de pompage, la réalisation de 5 kms de reseau et la construction d’un bassin. Enfin, en ce qui concerne les autres régions, 15 stations de pompage avaient été réhabilités et renforcés.
Le Gouvernement aura maintenu le même rythme d’investissements entre 2014 et 2016, au cours de la phase dite court terme du Programme Décennal. Rien que sur Dakar, à cette occasion, pour un montant total de 1.441 milliard FCFA, été réalisés la construction de 4 stations de pompage à ITA (l’Institut de Technologies Alimentaires), Zakat HOUSE, Parcelles assainies unité 17, la réhabilitation de 6 autres stations aux Parcelles assainies Unités 13, 22, 24, 25, à Ndiaga Mbaye et Grand Médine, le drainage des points bas aux Almadies et à Hann Maristes Mosquée Imam Kane et Croisement mèches Darling, la réhabilitation de la station de la Corniche des HLM, etc…
En ce qui concerne Pikine, un volume de 3,185 milliards FCFA a été investi à Sam 2, Ndiawar Diagne, Hainoumady, Gouye Sapot, Tally Carreaux, Guinaw rails Nord et Hamdalaye. Quant à Guediawaye, une enveloppe de 1,556 milliard FCFA a été alloué pour réaliser 2 systèmes de pompage à Oilybia Fadia et à la Cité SHS, drainer les points bas à HAMO, Lycée Parcelles Assainies et Golf sud, et réhabiliter les stations du Stade Amadou Barry et de la Cité Diounkhop. Bien entendu, tout ceci est mesurable et constable sur le terrain. D’autres communes furent également couvertes par la phase court terme 2014-2016 du Programme Décennal. Il s’agissait de Saint-Louis, de Mbour, de Diourbel, de Thiadiaye, de Kaolack et de Kaffrine.
Je pourrais aussi rappeler ici les nombreuses interventions du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique, le PROGEP, autre composante du Programme Décennal de Lutte contre les inondations. Initié en 2012, le PROGEP a été financé par l’Etat, la Banque mondiale, le Fonds nordique de Développement et le Fonds pour l’Environnement mondial, à hauteur de 64,48 milliards FCFA. Il a permis de réaliser notamment les Plans Directeurs de Drainage des villes de Pikine et de Guédiawaye, mais également de 4 stations de pompage, 21 bassins de rétention et d’écrêtement d’une capacité globale de 700.000 m3, l’édification de 50,3 km de canaux (primaires et secondaires), de collecteurs et d’ouvrages de ruissellement. Au moment de la clôture du PROGEP, au mois de mai 2020, nos concitoyens qui ont été directement préservées des inondations dans la banlieue de Dakar, ont été évalués à 167 000 ; ce qui est une excellente performance.
Comme on le voit bien, les réalisations sont multiples et c’est grâce aux interventions du Programme Décennal que beaucoup de communes qui, jadis, étaient sous les eaux en pareilles circonstances, ont pu aujourd’hui résister, en recevant l’équivalent de trois mois d’eaux pluviales en une seule journée. On se souvient encore de ce que vivaient les populations de Yoff à hauteur de Philippe Maguilène Senghor, de la Cité Soleil, mais aussi celles de Bambey, de Touba, et de bien d’autres villes de l’intérieur.
Dans le cadre de la phase moyen et long termes, 2017-2022, plusieurs autres projets du Programme Décennal continueront à être financés par l’Etat, comme prévu notamment à Touba, Kolda, Tivaouane, Tambacounda, Nioro, Ziguinchor, Joal-Fadiouth, Kaolack, Rufisque, Bakel, Bargny, Dagana, Foundiougne, Podor, Thies et Kédougou.

Certains pensent que les désagréments causés sont liés au fait que ces ouvrages ne sont pas aux normes et en arrivent même à exiger l’évaluation du Programme Décennal de Lutte contre les Inondations.  Pensez-vous que ces infrastructures ont été efficaces ?

Je voudrais rassurer tous nos concitoyens sur la qualité très satisfaisante des ouvrages de drainage et de prévention des inondations qui ont été réalisés jusqu’à aujourd’hui dans le cadre du Programme Décennal de lutte contre les inondations. Ces ouvrages sont étudiés, édifiés et contrôlés par des bureaux d’études qui travaillent avec l’Etat et les structures publiques concernées, selon les meilleures normes internationales édictées en la matière. Le Président de la République reste plus que jamais attaché à la qualité et à l’efficacité dans l’exécution rapide de l’action publique. Toutes les infrastructures du Plan Sénégal Emergent sont testées et validées avant leur réception. Ça donne d’ailleurs par moments, un ressenti ou une perception de lenteur et de retard dans la mise en service des infrastructures, mais tel est le prix à payer pour la sécurité des populations.
Je dois aussi rappeler, pour rassurer nos concitoyens, que la redevabilité, comme je le disais tantôt, reste un des piliers de la gouvernance Macky Sall. Tout programme, pour sa bonne mise en œuvre, en délais et en coûts, « on time » et « on budget » comme disent les anglo-saxons, nécessite un monitoring et une évaluation permanente. Le Chef de l’Etat dispose à cet effet, en sus des corps de contrôle de l’Etat, de deux instruments. Il s’agit du Bureau Opérationnel de Suivi (BOS), en charge du monitoring et de la Commission d’évaluation des politiques et programmes publics, chargée de l’évaluation. Ces deux instruments concourent tous les deux à ancrer, dans la transparence, la culture du résultat et de la performance au sein de l’Etat et des structures publiques.
Je voudrais enfin rappeler que lors du dernier Conseil des ministres, le 2 septembre 2020, le Président de la République a requis du Gouvernement, une évaluation globale et un rapport détaillé de l’état d’exécution du Programme Décennal de lutte contre les inondations. Cette évaluation va se faire très vite car le Gouvernement dispose déjà de l’ensemble des réalisations du Programme, par projet et par site ; les réalisations qui ont permis au pays de faire face à ces importantes pluies torrentielles, alors que l’hivernage n’est pas encore terminé. Dans la sous-région ouest-africaine comme dans le reste du monde, l’hivernage 2020 n’aura pas été sans risques mais il nous faudrait en même temps rendre grâce à Dieu pour ce volume d’eau important qui annonce des productions records au grand bonheur de nos agriculteurs. Comme l’on en convient tous, pour les résiliants, aux difficultés succèdent toujours des félicités.

N’est-ce pas paradoxal qu’on assiste à des inondations à Dakar qui est une presqu’île ?

C’est toute la complexité éco-géographique de notre belle région capitale qui demeure un patrimoine national et mondial à protéger. Nous y arriverons à travers des infrastructures de qualité et une politique d’urbanisation conforme aux exigences de planification urbaine, de construction, de cadre de vie et d’assainissement de nos établissements humains. C’est bien cela la vision de renouveau urbain du Président Macky Sall quand il s’engage à bâtir des villes durables et résilientes à l’image de l’expérience en cours du Pôle urbain de Diamniadio et de tous les autres pôles en formation qui seront le support du programme audacieux de construction de 100 000 nouveaux logements à l’échelle du territoire national. Plus que jamais, c’est le temps de l’action.

ALY NGOUILLE NDIAYE ET SERIGNE MBAYE THIAM ACCUEILLIS PAR DES BATEAUX REMPLIS DE SINISTRÉS

https://www.seneplus.com L’As-Un sexagénaire qui fond en larmes, une femme enceinte évacuée par les sapeurs-pompiers, des habitants fatigués transportés par des zodiacs
Après les fortes pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire, le ministre Aly Ngouille Ndiaye et son homologue Serigne Mbaye Thiam ont lancé le plan Orsec hier à Keur Massar où ils ont essuyé une bordée de huées devant des populations sinistrées.
Un sexagénaire qui fond en larmes, une femme enceinte évacuée par les sapeurs-pompiers, des habitants fatigués transportés par des zodiacs. Les scènes se passent de tout commentaire à l’unité 3 des Parcelles assainies de Keur Massar. En effet les fortes pluies qui se sont abattues dans l’ensemble du territoire ces derniers jours ont causé l’inondation de plusieurs quartiers de Keur Massar. Aladji Pâté, Cite Ainoumady, Alioune Ndiaye, Camille Basse, cité pénitence, les Parcelles assainies. Tous ont été ‘’engloutis ‘’ par la pluie. Ce sont les bateaux zodiacs des sapeurs-pompiers qui faisaient la rotation pour sortir les populations bloquées dans les eaux. Rien que dans la journée d’hier, d’après le colonel Ange Diatta,18 rotations ont été effectuées pour évacuer les habitants. Une situation manifestement difficile qui a provoqué l’ire des jeunes qui ont manifesté à hauteur du rond-point Gouygui causant plusieurs interpellations. «Nous avons atteint le seuil de l’inacceptable », fulmine Assane Diao, coordinateur du mouvement Zéro inondation. Visage renfrogné, M. Diao ajoute : «Nous sommes dans la nasse, dans la saleté et nous avons aucune solution. Nous sommes en 2020 et ces images sont franchement inacceptables».

LE MAIRE DE KEUR MASSAR ABSENT

A l’en croire en achetant leurs maisons, ils ont aussi payé pour l’assainissement. Malheureusement, s’insurge-t-il, elle n’a pas été faite. Selon lui, bien que l’assainissement ne soit pas une compétence transférée, les populations ne sentent pas le maire Moustapha Mbengue à leurs côtés. «Il n’a aucune empathie envers la population », se désole le coordonnateur du mouvement Keur Massar Zéro inondation. Abondant dans le même sens, Isamel Diémé, secrétaire général de Keur Massar Debout, a affirmé lui aussi que les populations ne voient pas les maires de Keur Massar et de Diakhaye. Selon l’activiste, les populations sont laissées en rade par le gouvernement du Sénégal. Le délégué de quartier de Mame Abdou Aziz El Hadji Sogui Ba, complètement résigné, pense quant à lui qu’il faudra attendre des mois voire des années pour que les populations de sa localité retrouvent leurs maisons. Trouvant insuffisant, les moyens déployés par le gouvernement pour faire face à l’inondations, le vieux Sogui Ba a estimé que les quelques machines utilisées ne suffiront pas pour évacuer l’eau. Pour sa part, son collègue de la localité de Camille Basse Mamadou Séne trouve qu’il y a deux solutions : «Une solution conjoncturelle qui est de voir comment évacuer l’eau qui stagne actuellement et une solution structurelle , définitive qui est d’avoir un grand canal »’ préconise l’un des premiers habitants de la cité Camille Basse

ALY NGOUILLE ET SERIGNE MBAYE ENCAISSENT LES HUEES ET S’EXPLIQUENT

Venus lancer le plan Orsec, les ministres de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye et de l’Eau Serigne Mbaye Thiam ont été accueillis par des habitants en colère. «Vous êtes venus ici l’année dernière pour lancer le plan Orsec, cette année aussi vous êtes là pour lancer un autre plan Orsec, l’année prochaines nous espérons que ces problèmes seront de vieux souvenir » soutient cet habitant de Keur Massar devant des représentants du gouvernement attentifs. Malgré ces huées, le ministre de l’Intérieur a pris la peine d’écouter des femmes et des jeunes des quartiers qui ont déversé toute leur bile. «Nous sommes en train de travailler sur ces problèmes structurels. Ils ont raison nous sommes venus ici l’année dernière. Mais faire de l’assainissement surtout dans des quartiers déjà habités ce n’est pas une mince affaire .Mais les services de l’ONAS sont en train de faire des estimations et très certainement, on les mettra dans les budgets à venir », indique le maire de Linguère devant une foule impatiente. «Présentement, compte tenu de la situation, nous sommes obligés de mettre cette solution qui est une solution provisoire qui consiste à pomper les eaux pour les sortir des maisons et pour que les populations puissent vaquer librement à leurs occupations », dit-il.
Prenant la parole, le ministre Serigne Mbaye Thiam a souligné que le dispositif qui est en train d’être mis en route et qui est un dispositif de doublement des capacités de pompage vers la forêt de Mbao résulte d’une réunion qui a été organisée par la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et l’ONAS il y a 20 jours de cela. D’après lui, les autorités de l’Etat ont pensé depuis longtemps doublé les capacités de pompage .’’ Et l’entreprise s’était engagée pour faire les travaux en 20 jours .Ceci pour indiquer qu’on n’a pas attendu les pluies d’hier pour renforcer le dispositif », renchérit l’ancien ministre de l’Education nationale pour rassurer les populations de Camille Basse et des autres quartiers complètement submergés .Mamadou Mbakhé NDIAYE

Fortes Pluies Dans Le Fouta : Des Bâtiments S’effondrent, Des Ruminants Emportés

http://www.walf-groupe.com Ce week-end end, des fortes précipitations enregistrées au village de Saldé  ont fini de créer beaucoup de dégâts. Dans cette localité chef-lieu d’arrondissement située dans l’île à Morphil, beaucoup de bâtiments se sont effondrés. Même le cheptel n’a pas été épargné. Plusieurs familles ont perdu leurs concessions. Pour l’heure, cette pluie n’a créé aucun blessé se réjouissent les notables de ce village. Toutefois avec le plan Orsec qui a été déclenché récemment par l’Etat du Sénégal, les populations de cette localité demandent de l’aide   pour faire face à ces intempéries. Car elles sont aujourd’hui nombreuses qui craignent pour leur survie à cause de  leurs bâtiments qui disent-ils, peuvent céder à tout moment avec ces fortes  averses qui continuent de tomber sans arrêt. L’autre grave conséquence de ces pluies notées à Saldé est que le mur qui faisait office de protection au  cimetière a été emporté. Du coup, ce sont les ânes et autres ruminants qui envahissent les lieux. Les précipitations de ce week-end semblent avoir renversé la situation dans la commune de Galoya. Dans cette ville, les fortes pluies enregistrées  n’ont pas fait que du bonheur. Car au niveau du garage de Galoya, ces pluies ont créé des dégâts occasionnant l’inaccessibilité des commerçants à leurs boutiques. Sur les lieux, le commerce est resté fermé depuis quelques jours. Car l’eau a envahi toute la zone au point que dans ce garage depuis quelques jours, les commerçants ont été obligés de fermer boutique.
Ceux qui arrivent à le faire, sont obligés de patauger avec tout le risque que cela pourrait engendrer.Abou KANE

Assome Aminata Diatta sur les innodations : »certaines familles subissent les affres des inondations»

Bonjour chers compatriotes!Nous avions prié pour hivernage pluvieux….Alhamdoulilahi!
Hélas, certaines familles subissent les affres des inondations à Keur Massar, Bignona, Ziguinchor, Oussouye, Thies, Dakar et partout au Sénégal.
Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal et tout le gouvernement se tiennent à vos côtés et vous expriment toute leur compassion et leur soutien.
Chers Massarois et Ziguinchorois, je suis de tout coeur avec vous ainsi que l’ensemble de mes proches. Courage à Toutes et à Tous. Les mots sont impuissants pour traduire mes émotions.
Que chaque résident sache que je partage profondément sa peine. « Assome Diatta.

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

https://www.seneweb.com Le Sénégal s’est retrouvé sous les eaux après des fortes pluies le week-end. Une situation qui a amené le chef de l’Etat Macky Sall a déclenché le plan Orsec. Du côté de la coalition JOTNA/ Patriotes pour l’Alternative, on semble approuver, avec toutefois des inquiétudes.
«Nous exigeons la mise en place immédiate d’un dispositif de contrôle indépendant, participatif et rigoureux pour éviter tout détournement de fonds ou de matériel par une ‘’mafia du pompage’’ qui profite de la situation pour s’enrichir impunément. Le caractère urgent et catastrophique des situations d’inondation ne doit plus être un alibi aux pratiques de corruption », prévient la coalition, à travers un communiqué parvenu à Seneweb.
Ousmane Sonko et Cie dénoncent le manque d’anticipation de la part du gouvernement. Selon eux, tous les éléments d’appréciation de la situation sont à la portée du gouvernement pour que les mesures idoines soient prises au moment opportun. Il s’agit, entre autres, des changements climatiques dont les effets sont connus, des alertes, depuis des mois, d’agences spécialisées, sans oublier la croissance démographique et l’urbanisme sur lesquels les données sont disponibles.
La coalition Jotna rappelle que le Sénat a été supprimé en 2012 pour augmenter le budget alloué à la lutte contre les inondations. Macky Sall s’était même permis de vanter les mérites du plan décennal de gestion des inondations (2012-2022), lors de la campagne pour la présidentielle de 2019. Mais à l’arrivée, soutiennent Sonko et Cie, la situation s’est empirée. « Rien n’est réglé, presque tout reste à faire », s’exclament-ils.
Face à l’échec de ce plan ayant englouti 750 milliards, Jotna veut que la lumière soit faite sur ce programme. « Nous réclamons un audit technique et financier au vu de l’aggravation de la situation par la fréquence des sinistres, le nombre des impactés et la gravité des conséquences ».
Les patriotes ne veulent surtout pas entendre parler de pluies exceptionnelles. Pour eux, c’est un manque de planification, l’absence d’une politique cohérente d’occupation des sols qui favorise le laisser-aller. Ils en veulent pour preuve l’exemple des pays qui font face à des phénomènes naturels plus intenses et qui réduisent progressivement les conséquences.
« Le gouvernement doit définitivement adopter une politique d’aménagement harmonieux du territoire et de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) opérationnelle et pragmatique qui s’adapte aux changements climatiques », recommande la coalition.
Et pour cela, pas besoin de faire appel à l’expertise extérieure, puisque, selon Sonko et ses camarades, le Sénégal dispose de ressources humaines et techniques nécessaires pour la conception, le pilotage et la gestion. Il suffit donc de rompre avec une réponse politique inadaptée.

Sindia/Usine Twyford : Les ouvriers arrêtent la production de carreaux et dénoncent une « traite négrière »

https://www.seneweb.com/ Les ouvriers de l’usine de fabrication de carreaux Twyford (commune de Sindia) ont observé, ce lundi, un sit-in, à l’entrée de l’usine pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail. Ils ont par ailleurs observé un arrêt de travail de deux jours, renouvelables.
 »Nous vivons des conditions très difficiles qui nous poussent aujourd’hui à observer un arrêt de travail de deux jours. Nous travaillons avec beaucoup de risques et de difficultés. Il y a trop de problèmes à l’usine, nous invitons les autorités à nous aider et à nous protéger. Le code du travail n’existe pas ici, nous travaillons 13 heures de temps sans repos et nous n’avons même pas un salaire qui dépasse 100.000 frs », dénonce Abass Sonko.
Abou Séne corrobore ses dires :  »Les Chinois avaient promis à l’État de l’emploi pour 3.000 personnes. Mais tous les employés sont au nombre de 800 et là où deux personnes devaient travailler, il n’y a qu’une seule personne. Ce qui se passe à Twyford n’existe nulle part. Nous subissons ici la traite négrière. Les chinois ne nous vouent aucun respect. Les autorités sénégalaises ne devraient pas permettre à des entreprises étrangères de sucer le sang de la jeunesse. Même l’inspecteur du travail qui est venu ici pour constater n’en revenait pas ».
Ainsi, les ouvriers de Twyford invitent les autorités sénégalaises et les associations de la société civile à plaider pour que l’administration de Twyford respecte les droits des travailleurs

Guéguerre au Ministère des Collectivités Territoriales : L’ADL dessaisi d’un programme de 52 milliards de FCFA au profit du PNDL

https://www.dakaractu.com C’est l’incompréhension totale au niveau de l’agence de développement local (ADL). Et pour cause, la décision du ministre Oumar Guèye de retirer le Pades (un programme d’un montant de 52 milliards conçu par l’ADL) au profit du Pacasen rural /PNDL. Ceci un mois après l’avoir validé et porté pour intégration dans la matrice des programmes et projets inscrite au niveau P.A.P. II ajusté du PSE. Ce qui a déclenché l’ire du personnel de l’agence dirigée par Malal Camara d’autant plus que le ministère vient pour la troisième fois de retirer un projet conçu par l’ADL au profit du PNDL. En effet, le Projet d’Appui à la mise en place d’une plateforme minimale d’infrastructures et d’équipements des collectivités locales (PMIE) puis celui de la construction d’un indice composite de mesures du niveau de développement des collectivités locales dénommé Indice de Développement Local (IDL), avaient connu le même sort pour avoir migré de l’ADL vers le PNDL.
Le PADES objet du « litige » actuel avait comme objectifs entre autres d’accompagner les conseils départementaux dans l’érection de leur siège en convention avec l’AGETIP ainsi que dans la mise en place d’entreprises et d’industries avec l’accompagnement du secteur privé national et étranger, investisseurs directs étrangers en vue de la création de centaines de milliers d’emplois au sein de chaque département du Sénégal. Ce programme avait déjà été présenté au ministère en présence de tous les services du département dont le PNDL ainsi que du ministre.
À l’issue de leur réunion de coordination tenue hier matin, le Personnel a marqué son désaccord après l’annonce de la nouvelle par le DG. Selon notre interlocuteur, technicien à l’ADL, il aurait « dénoncé ce volte-face de la tutelle technique et aurait qualifié cette décision d’injustice ».  « Comment un programme, qui normalement devait durer au maximum 5ans, peut-il continuer à exister depuis sa création en 2003 ? » a-t-il manqué de s’étrangler.
Selon lui toujours, même s’il était un programme décennal, le PNDL devait prendre fin depuis des années.  Il a enfin exigé que « le débat sur l’existence légale du PNDL soit posé ainsi que de l’audit organisationnel et financier de cette structure ».
Joint au téléphone le chargé de communication du PNDL a promis de nous revenir aujourd’hui. Nos colonnes lui sont ouvertes.

Sauvetage de l’année scolaire : Mamadou Talla salue le patriotisme des enseignants

https://www.seneweb.com/ Si l’année a pu être sauvée c’est grâce à l’engagement et au patriotisme des enseignants. Ces derniers, selon le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, n’ont ménagé aucun effort pour dispenser des cours de qualité aux apprenants.
 »Ce n’était pas facile avec cette situation de pandémie. Mais ils ont tout bravé pour aller enseigner partout au Sénégal. Ils n’ont jamais rechigné à la tâche », a félicité le ministre, qui présidait à Saly la clôture des Assises de la commission nationale consultative de mutation des personnels enseignants.

Prise en charge des cas graves covid : Le Sénégal se met à la dexaméthasone en attendant les conclusions de l’étude sur le nafamostat.

L’association hydroxychloroquine-azythromycine s’est révélée efficace pour traiter les cas déclarés prématurément.
Cependant, les retombées de ce protocole sont moindres lorsqu’il s’agit de soigner les malades présentant des formes sévères de la maladie. Face à cette situation, le Sénégal a décidé d’essayer une autre formule.
C’est ce que le professeur Moussa Seydi, responsable de la prise en charge médicale des malades covid a révélé samedi dernier, à l’occasion du point mensuel de la lutte contre la maladie à coronavirus.
Selon le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann, l’étude a démarré depuis le 14 août après validation du comité d’éthique national de recherche en santé.
Il s’agit d’un médicament disponible depuis plus de 20 ans, qui a une action anticoagulante et anti-inflammatoire chez l’homme, explique l’infectiologue qui ajoute que ces deux actions sont indispensables à obtenir dans le cadre de la prise en charge des formes graves.
Le Pr Seydi renchérira que la molécule en question a une charge antivirale puissante invitro, au laboratoire.
Dakaractu a appris de sources bien au fait de cette étude, que le médicament en question est le mesylate de nafamostat dont l’efficacité contre la Covid-19 a été démontrée dans d’autres pays. Mais en attendant les conclusions de ce travail scientifique, le Sénégal applique déjà la dexaméthasone pour le traitement des cas sévères. L’information nous a été confirmée par le Pr Seydi.
Le médecin chef d’un district sanitaire du pays joint par téléphone, indique pour sa part que cet anti-inflammatoire est utilisée pour traiter les patients présentant des formes graves de la maladie, depuis que l’Oms a fait des recommandations dans ce sens.
Le 16 juin dernier, les responsables de l’essai clinique « Recovery » ont annoncé que la dexaméthasone, un médicament issu des stéroïdes réduisait les décès d’un tiers chez les patients placés sous ventilation et d’un cinquième chez les patients gravement atteints, sous oxygène mais non intubés.
L’OMS a immédiatement salué cette avancée et a même appelé à augmenter la production du médicament pour une accessibilité plus large.
Cependant, la dexaméthasone qui serait très efficace pour atténuer l’orage de cytokines, responsable de la mort de nombre de cas graves, ne serait pas la solution recherchée par notre pays. D’où l’étude entamée par les équipes du professeur sur le nafamostat dont l’action anti-virale est déjà démontrée au laboratoire.

COVID-19 : ACCALMIE OU ILLUSION?Par Dr Mohamed Lamine LY, Médecin spécialisé en santé publique

Six mois après le début de la pandémie dans notre pays, le 02 mars dernier, le peuple sénégalais aurait tant aimé être convaincu de cette accalmie dans la progression de la pandémie, dont les autorités gouvernementales font état. Et ce, d’autant plus, qu’elle n’aurait été que la suite logique du conseil des ministres du 05 août 2020, qui avait décidé d’œuvrer pour une application plus diligente des mesures barrières. 

MOTIFS POSSIBLES DE SATISFACTION

Il est indéniable, que le renforcement du respect des gestes barrières a coïncidé, au niveau des statistiques officielles, tout au moins, avec une légère baisse de nombre de cas positifs et de décès ainsi qu’une augmentation des cas de guérison par rapport au mois de Juillet.

INDICATEURSTESTSCAS +TAUX DEDÉCÉSTAUX DENOMBRE
MOISPOSITIVITÉLÉTALITÉGUÉRIS
JUILLET31442343910,94%932,70%2345
AOUT4127333798,19%792,34%2663

TABLEAU I  : COMPARAISON DES INDICATEURS DE JUILLET ET AOÛT 2020

Mieux, malgré l’augmentation, en août, du nombre de tests, le taux de positivité a décru de 10,94% à 8,19%. Cela devrait constituer un motif d’encouragement pour tous ceux, qui sont en train de se battre pour stopper ou ralentir la progression de la pandémie.
Cela est d’autant plus surprenant qu’on s’attendait plutôt à une explosion du nombre de cas et de décès, en raison de deux évènements survenus fin juillet – début août, à savoir la fête de la Tabaski et les funérailles d’une éminente figure religieuse nationale.
La Tabaski, est en effet connue comme étant un instant privilégié donnant lieu à d’innombrables regroupements familiaux dans toutes les localités, à travers le pays, tandis que les funérailles du saint homme ont drainé des foules immenses de disciples, dont certains venus de la sous-région ouest-africaine.

HIATUS ENTRE LES CHIFFRES ET LA RÉALITÉ

Au moment où les chiffres officiels indiquaient une amélioration de la situation épidémiologique, on a constaté une flambée des cas communautaires, disséminés sur toute l’étendue du territoire national et un nombre constant de cas graves variant entre 40 et 50.
Cela montre toutes les limites des statistiques annoncées quotidiennement, qui peinent à renseigner sur l’évolution réelle de la pandémie. On note une persistance et même une aggravation des zones d’ombre, en raison de la parcimonie avec laquelle, les tests sont faits depuis l’adoption des nouveaux algorithmes de dépistage.
Dans ces conditions, la décentralisation du dépistage, annoncée en grandes pompes, même si elle a le mérite de la proximité, ressemble, à s’y méprendre, à du bluff, car ne permettant pas d’augmenter la quantité de tests, ni de raccourcir les longs délais de prélèvements, dans les grandes villes, tout au moins.
Ce faisant, on cherche surtout à masquer le refus délibéré (ou l’incapacité) de tester certains cas-contacts abusivement catalogués comme devant être forcément négatifs, sous prétexte, qu’ils ne présenteraient aucune co-morbidité ou seraient âgés de moins de 50 ans.
Cette stratégie irrationnelle se traduit par un relâchement dans le traçage des cas-contacts et dans le diagnostic post-mortem de certains décès dus à la COVID-19, accentuant les risques de propagation à large échelle du coronavirus.
De plus, les insuffisances dans le traçage des contacts couplées au nombre indéterminé de cas asymptomatiques rendent hasardeuse toute tentative de calcul du taux de reproduction ou nombre moyen de cas secondaires provoqués par une personne infectée.
Il y a également d’autres facteurs qui remettent en cause la représentativité nationale des chiffres annoncés quotidiennement par le gouvernement. La tendance baissière du nombre de cas positifs est directement corrélée à celle du nombre de tests réalisés, le taux de positivité tournant autour de 10% (hormis la réserve faite précédemment pour le mois d’août). Il est également fait état de refus de dépistage dans certaines régions du pays traduisant la persistance du déni de la COVID-19.

POUR UN OBSERVATOIRE DES DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES

En définitive, même s’il faut saluer une amélioration de la compliance des citoyens, concernant l’application des gestes-barrières, grâce aux mesures dissuasives initiées par le gouvernement, rien ne prouve que la situation épidémiologique se soit améliorée.
L’exigence de rigueur scientifique doit se faire plus pressante dans nos pays, non seulement, à cause des lacunes dans la détermination des causes de décès, mais aussi du fait des nombreuses formes asymptomatiques rencontrées chez les jeunes, qui constituent l’écrasante majorité de la population.
C’est pour cette raison, qu’il est urgent de mettre en place un observatoire indépendant de suivi des données épidémiologiques de la pandémie, en y associant les communautés.
Toujours dans la même veine, on ne peut que saluer l’annonce faite par la Directrice Générale de la Santé, du lancement imminent d’une enquête de séroprévalence, qui en combinaison avec d’autres indicateurs et un échantillonnage judicieux, permettra de jauger du niveau réel de la prévalence de la COVID-19, dans notre pays.
C’est seulement alors, que nous pourrons accepter sans rougir, les compliments du think tank américain, dénommé Centre d’études stratégiques et internationales, rapportés par le magazine américain USA Today[i].Dr Mohamed Lamine LY,Médecin spécialisé en santé publique
[i] Senegal’s quiet COVID success : Test results in 24 hours, temperature checks at every store, no fights over masks (article paru dans l’édition du 06 septembre 2020 de USA Today)

LES PROGRAMMES DE LUTTE ANTITABAC SONT « LARGEMENT SOUS-FINANCÉS » EN AFRIQUE, SELON UNE ONG

Dakar, 17 sept (APS) – L’Alliance pour la convention cadre de lutte antitabac (FCA) relève l’insuffisance des financements destinés aux programmes de lutte contre le tabagisme en Afrique.
Malgré le coût relativement faible des « stratégies » de lutte contre le tabac et les importants avantages qu’il est possible d’en tirer pour la santé des populations, les acteurs antitabac de la « région Afrique attestent du défi critique qui réside dans le manque de capacités (…) à mener des activités de plaidoyer », a dit à l’APS la coordonnatrice de la FCA en Afrique, Ndèye Fatou Diouf.
L’Alliance pour la convention cadre de lutte antitabac, une organisation non gouvernementale, soutient la campagne de plaidoyer menée durant le mois en cours par des organisations de la société civile en vue d’une taxation des produits à base de tabac.
« Diverses études ont été menées sur l’impact de la taxation du tabac sur la consommation et la santé dans le pays », a-t-elle rappelé, parlant du Sénégal.

Mme Diouf estime que pour le même pays, « peu d’efforts ont été fournis pour intégrer d’autres mesures » (des mesures différentes de la taxation) de la Convention cadre de lutte antitabac dans les études menées au Sénégal.

Ce constat a conduit la FCA à mettre en œuvre un projet de « plaidoyer budgétaire » au Sénégal, de même qu’en Ouganda, pour « renforcer la capacité des acteurs de la société civile », concernant les dépenses relatives à la santé, selon la coordonnatrice de la FCA en Afrique.
Le but du projet, a-t-elle indiqué, est de « mener des campagnes de sensibilisation visant à augmenter les crédits budgétaires alloués aux plans et programmes de lutte antitabac ».
Concernant la taxation visant à réduire l’ampleur du tabagisme, Ndèye Fatou Diouf affirme, sur la base de données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’en moyenne, une hausse de 10% sur les paquets de cigarettes peut entraîner une baisse de 4% de la demande de tabac dans les pays à revenu élevé, et de 4 à 8% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
« Le Sénégal est confronté à beaucoup de difficultés, concernant le financement de la couverture maladie universelle, de la lutte contre le tabac et les maladies non transmissibles », a remarqué Mme Diouf.
A cause du « manque de ressources suffisantes », les objectifs fixés en matière de lutte contre le tabac « ne sont pas suffisamment atteints », selon Ndèye Fatou Diouf.
Dès lors, il est salutaire d’ »utiliser les taxes sur le tabac pour un financement durable au niveau national, afin de réduire les inégalités d’accès à la santé et renforcer le système de santé ».
Une coalition d’organisations de la société civile baptisée « Taxawu santé » (soutenir la santé) semble en être consciente, puisqu’elle envisage un prélèvement de 5% sur les recettes générées par le commerce du tabac et de ses dérivés, afin de financer la couverture maladie universelle, la lutte contre le tabac et les maladies non transmissibles, selon la coordonnatrice de la FCA.

Le tabagisme est « l’une des plus graves menaces (…) sur la santé publique mondiale, avec plus de 8 millions de morts par an dans le monde », a-t-elle indiqué.

La FCA, créée en 1999, regroupe plus de 500 organisations réparties dans une centaine de pays. Elle représente la société civile dans le plaidoyer menée au sein de la convention-cadre contre le tabac, un traité mondial de santé publique élaboré sous l’égide de l’OMS.
Ce traité entré en vigueur en février 2005 contraint les parties concernées à adopter des « mesures complètes » pour réduire ou éviter les « effets dévastateurs » du tabac sur la santé humaine.ADL/ESF/BK

LUTTE CONTRE LE TABAC,LA NOUVELLE CAMPAGNE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR UNE NOUVELLE TAXATION

Dakar, 7 sept (APS) – Une coalition d’organisations de la société civile vient de lancer une campagne de communication d’un mois dont le but est d’amener les pouvoirs publics à créer une nouvelle taxe sur les produits du tabac.
Cette campagne de communication est prévue pour durer tout le mois de septembre, a expliqué le Secrétaire exécutif de la Ligue sénégalaise contre le tabac (LISTAB), Djibril Wellé, dans un entretien avec l’APS.
L’idée de cette taxe est d’augmenter de 225 francs CFA le paquet de cigarette pour constituer un fonds spécial qui servira à financer les programmes de santé tels que la Couverture maladie universelle, la prise en charge des maladies non transmissibles et le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT), a indiqué M. Wellé.
« Actuellement le tabac est taxé à 65% à l’usine mais c’est un système de taxation qui n’agit pas sur le prix. La taxe qui s’est répercutée sur le prix est la dernière augmentation de 20% en 2019 suivant une directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) », a-t-il dit.

D’où selon lui l’idée de créer une taxe spécifique différente de la taxe actuelle qui rapporte actuellement 24 milliards de francs CFA à l’Etat du Sénégal.

Cette nouvelle taxe devrait permettre de créer un fonds spécial qui ne sera pas logé au Trésor public de l’Etat mais qui ira directement aux programmes ciblées par la campagne, selon Djibril Wellé.
« Dans la plupart des pays du continent dont le Sénégal, le budget alloué au ministère en charge de la Santé reste insuffisant (moins de 15%). D’où le faible financement des programmes de santé qui se rabattent sur des partenariats avec des bailleurs extérieurs », a-t-il souligné.
Il a donné l’exemple du Programme national de lutte contre le tabac qui compte, a-t-il dit, sur un budget de fonctionnement de 40 millions de francs CFA par an. « C’est pourquoi pour dérouler certaines activités, le programme est obligé de se tourner vers des partenaires extérieurs pour le financement », a-t-il relevé.
Aussi, « la solution trouvée pour pallier ce sous-financement reste la taxation des produits finis du tabac qui est sous-taxé actuellement », a ajouté Djibril Wellé.
Des simulations faites avec des experts du service des impôts, des économistes du Consortium pour la recherche économique (CRES), partie prenante de la coalition, ont montré qu’en « augmentant sur chaque paquet de cigarette 25 francs, l’Etat peut récolter 18 milliards de recettes chaque année », a poursuivi M. Wellé dont l’organisation est le point focal de la campagne.

Les mêmes études tablent par ailleurs sur une baisse de la prévalence du tabagisme et une augmentation sensible des recettes fiscales en cas d’augmentation des taxes appliquées sur le tabac, a-t-il poursuivi.

La LISTAB, l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev) et le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) se sont ainsi entendus pour mener ce plaidoyer afin d’inciter les autorités étatiques à revoir le système de taxation des produits du tabac, avec comme slogan  : « Taxons le tabac pour financer la santé et la lutte contre le tabagisme ».
Les ressources escomptées peuvent constituer « une nouvelle niche pour renforcer le budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale », fait valoir le Secrétaire exécutif de la LISTAB.
Les promoteurs de cette campagne justifient le choix porté sur les maladies non transmissibles pour bénéficier de ce fonds par le fait que 30% de ces maladies sont liées au tabagisme.
Ils signalent dans un document que leur campagne vise également la protection sociale des populations à travers le financement de la Couverture maladie universelle (CMU).
Comme expérience réussie dans ce domaine, le document cite l’exemple du Tchad où à travers une taxe spécifique prélevée sur des produits tels que le tabac, la bière et les jeux de hasard, l’Etat mobilise chaque année plus de 4 milliards en prélevant 100 francs CFA sur chaque paquet de cigarettes.
En Côte d’Ivoire, notent-ils, un prélèvement de 2% des taxes appliquées sur le tabac est affecté au financement du sport et aux programmes de lutte contre le tabagisme et le Sida.ADL/BK/ASG

Lutte contre le terrorisme : «Le respect de l’État de droit est une condition pour la crédibilité des stratégies» (Bakary Sambe)

https://www.dakaractu.com En partenariat avec le Bureau régional pour la promotion de l’État de droit en Afrique de la Fondation Konrad Adenauer, l’institut Tombouctou a organisé un webinaire régional sur « Etat de droit, chaîne pénale et société civile, quelles synergies pour la prévention de l’extrémisme violent. « 

Cette première session a pu connecter plus de 100 participants d’une dizaine de pays africains comme d’ailleurs, dont des experts des organisations internationales, des acteurs de la justice et de la société civile, des leaders communautaires, des chercheurs et des membres des forces de sécurité et de défense.
Après le mot de bienvenue du directeur de l’Institut Tombouctou, le Dr. Bakary Sambe, le directeur régional du Bureau de promotion de l’État de droit de la Fondation Konrad Adenauer, Monsieur Ingo Badoreck, est revenu sur l’importance pour l’Institution qu’il représente d’appuyer ce type d’initiatives et d’autres pouvant contribuer au renforcement de l’Etat de droit en Afrique subsaharienne dans le cadre d’un dialogue constructif et inclusif.
Trois exposés ont rythmé cette rencontre virtuelle. Une intervention du Dr Bakary Sambe qui a insisté sur la nécessité d’une approche holistique face à l’extrémisme violent, a voulu attirer l’attention des autorités de la région sur la nécessité de développer des stratégies nationales de prévention de l’extrémisme violent à côté de celles à dominante sécuritaire et visant la lutte contre le terrorisme.
Pour lui, la prévention est primordiale et doit mobiliser la société civile, mais aussi les autres acteurs y compris les forces de sécurité et de défense qui ne doivent pas être cantonnées à un rôle répressif.
De son côté, Mme Amina Niandou du Niger,par ailleurs, présidente de l’Association des profesionnelels africaines de la communication (APAC), a mis l’accent sur la nécessaire implication des femmes qui couvrent toutes les typologies d’acteurs aussi bien familiaux, associatifs mais aussi étatiques.
Pour elle, leur implication est cruciale pour s’inscrire dans une démarche holistique. Elle a tenu à déplorer que dans les pays de la région, les femmes soient exclues ou insuffisamment impliquées dans les actions de prévention de l’extrémisme violent alors qu’elles peuvent jouer un rôle majeur dans toutes ces stratégies.
Enfin, le commissaire de la police Centrale de Mbour, Mandjibou Lèye a insisté sur la dimension préventive dans l’action des forces de sécurité et de défense face à la montée de l’extrémisme violent. Cet expert reconnu des organisations régionales et internationales,notamment sur la question du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme est revenu sur la nécesité de créer des ponts et des espaces d’échanges entre les praticiens notamment en matière de renseignement.

Pour le Commissaire Lèye, il faudrait plus de vigilence et de coordination des efforts des différents pays dans le but d’arriver à une véritable plateforme collaborative ett opérationnelle au niveau régional vu l’état des menaces transnationales.

Un vaste débat s’est instauré entre les  participants qui ont relevé des insuffisances dans le traitement de la question terroriste aussi bien au niveau de la chaîne pénale que dans les politiques de prévention menées par les États. D’autres participants ont salué l’initiative et ont demandé que l’organisation de ce type de cadre d’échanges soit plus fréquente afin de mieux saisir les enjeux de la lutte contre le terrorisme, la prévention de l’extrémisme violent et surtout leur relation avec la préservation et le renforcement de l’État de droit en Afrique dans un contexte marqué par la récurrence des crises m institutionnelles qui menacent la démocratie et le vivre ensemble.
Le Directeur de Timbuktu Institute s’est par la suite réjoui de la qualité de la participation des acteurs concernés mais aussi du public nombreux et divers connectés à partir de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi d’Europe et des États-Unis. Bakary Sambe a rappelé que d’autres opportunités similaires d’échanges vont faire suite à cet évènement en plus que le Directeur régional du Bureau pour la promotion de l’État de droit a réitéré la volonté de l’institution de poursuivre cette collaboration avec des webinaires comme celui prévu le 30 septembre prochain sur la lutte contre le terrorisme et le respect des droits humains.Source :  timbuktu-institute.org

RAPPORT ANNUEL AFRIKAJOM : Les pathologies de la démocratie en Afrique de l’Ouest

http://www.enqueteplus.com Institutions de contrôle au pas, violations flagrantes des Droits de l’homme, impunité, l’épineuse question du troisième mandat, Afrikajom Center liste, dans son rapport annuel, les pathologies dont souffre la démocratie en Afrique de l’Ouest. Exemple du Sénégal.
C’est une nouvelle trouvaille des présidents élus en Afrique de l’Ouest. Avec des ‘’tailleurs’’ attitrés de la Constitution, il leur suffit de toucher à quelques dispositions de la charte fondamentale pour prétendre avoir droit à, au moins, un mandat bonus. Fondé par Alioune Tine, Afrikajom Center crève l’abcès dans son rapport 2020 intitulé les ‘’Nouvelles pathologies de la démocratie en Afrique de l’Ouest  : crise de l’Etat de droit, de la démocratie représentative et de la gouvernance’’.
D’Abidjan à Dakar, en passant par Conakry, le mal du troisième mandat risque d’embraser la sous-région. En Côte d’Ivoire, comme en Guinée, Ouattara et Condé ont déjà emprunté le sinueux chemin pour s’accrocher au pouvoir. Ce qui n’a pas échappé à Afrikajom Center.
Dans son rapport annuel, le think thank regrette  : ‘’En Afrique de l’Ouest, de plus en plus, certains présidents élus à la faveur des alternances démocratiques prennent souvent le prétexte d’une nouvelle constitution et d’une nouvelle République pour ouvrir la voie à un troisième mandat. Ces ruses politiques, qui génèrent des conflits d’interprétation, créent des sources de crise, d’instabilité et de conflits.’’
Avant la Côte d’Ivoire et la Guinée, rappelle l’organisation, il y eut les cas du Niger (2008-2009), du Burkina (2014) et du Sénégal, à la veille des élections de 2012. Alors que nombre d’observateurs croyaient en avoir fini avec cette dérive monarchique, la question du mandat de trop revient au galop et continue d’empoisonner le climat politique.
Mais, souligne le rapport, cette maladie du mandat serait aussi vieille que l’avènement du Sénégal à la souveraineté internationale. ‘’Tous les présidents sénégalais qui se sont succédé depuis l’indépendance ont été confrontés à la problématique de la durée et de la limitation du nombre de mandats. Et à y regarder de plus près, cela répond à la logique du ‘’j’y suis, j’y reste’’.

Un mal endémique

En 1963 déjà, Senghor avait fait une Constitution assez originale, inspirée surtout des Etats-Unis, en ce qui concerne la durée et le nombre de mandats. Il ressortait ainsi de l’article 22 de la Constitution que  : ‘‘La durée du mandat présidentiel est de quatre ans.’’ ‘’Quatre ans après, Senghor s’attaquait, pour la première fois dans l’histoire postcoloniale, à la durée et à la limitation de mandats. Il la modifiait à cinq ans pour une durée indéterminée, à travers la loi n°67-32 du 20 juin 1967 portant révision constitutionnelle. En son article 22 : al 2, elle précisait  : ‘La durée du mandat est de cinq ans, sauf application des dispositions de l’article 75 bis’’’, rappelle le document.
Ainsi parviendra-t-il à rempiler après les élections de 1963, 1968, 1973 et 1978, avant de céder le fauteuil présidentiel à son dauphin Abdou Diouf, sans même organiser des élections.
Arrivé au pouvoir par raccourci, Abdou Diouf lui a emboité le pas. Après avoir remporté les Présidentielles de 1983, de 1988 et de 1993, alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il ne se représente plus, le président socialiste modifie à nouveau la Constitution en 1999 et fait sauter la limitation du mandat.
A la différence de Senghor et de Diouf qui ont, chacun en ce qui le concerne, tenté de se présenter aux élections à souhait, Wade n’aura pas supprimé la limitation du nombre de mandats qu’il avait lui-même instauré dans la Constitution de 2001. Toutefois, il n’a pas résisté à la tentation du troisième mandat  : celui de trop qui a été contesté vigoureusement par nombre de Sénégalais à travers le mouvement du 23 Juin.

Macky Sall, l’espoir perdu

Quatrième président du Sénégal, Macky Sall va-t-il déroger à la règle ? L’espoir était grand. Mais Afrikajom semble maintenant s’inquiéter du comportement du chef de l’Etat, à chaque fois que la question est agitée. ‘’Depuis le 31 décembre 2020, souligne le rapport, lors de son allocution du Nouvel An et d’un entretien avec les journalistes au palais, la position du président a sensiblement évolué. De la forte reconnaissance de la limitation de mandats à deux, le président Macky Sall a glissé dans l’incertitude. Mieux, ou pire, le président a pris la décision de sanctionner sévèrement tous ses partisans, membres du gouvernement ou responsables au niveau du gouvernement, qui parleraient de la limitation de mandats à deux’’.
Pour Afrikajom, le président Sall ‘’a l’opportunité historique de garantir de façon définitive tous les errements liés à la limitation et au nombre de mandats dans l’histoire politique de ce pays depuis l’indépendance. Le président Sall ne doit surtout pas rater cette opportunité historique pour le Sénégal de donner encore un bel exemple de sa maturité en matière de démocratie’’.
En outre, le rapport 2020 d’Afrikajom Center est aussi revenu sur la gestion des ressources naturelles du Sénégal. Pour l’organisation, la découverte massive du gaz et du pétrole est en train d’exacerber les tensions liées aux enjeux politiques et économiques de la conquête et de la conservation du pouvoir. ‘’Débattre de la transparence dans la gestion du pétrole de façon holistique, non discriminatoire, consensuelle et pacifique, est un impératif catégorique pour éviter que la compétition pour l’accès aux ressources ne devienne une malédiction pour notre démocratie, nos institutions et notre société’’, mentionne le document.

Le règne de l’injustice

Par ailleurs, un autre point qui a retenu l’attention du think thank, c’est la question relative aux droits et libertés des citoyens en République sénégalaise. Sur la liberté d’expression et de manifestation, le constat d’Afrikajom est sans équivoque  : ‘’On a constaté que le Sénégal n’a pas mis en œuvre et n’a pris aucune mesure concrète pour mettre en œuvre les 9 recommandations relatives à l’espace civique, acceptées par le gouvernement lors de son passage à l’Examen périodique universel au Conseil des Nations Unies en 2013. La liberté d’expression au Sénégal est limitée par des dispositions restrictives dans le Code de la presse de 2017 et du Code pénal. Malgré plusieurs déclarations publiques du président Macky Sall concernant la dépénalisation des délits de presse, le Code de la presse de 2017 continue de réprimer ces délits et augmente même les peines maximales de prison et les amendes pour ces délits…’’
Pour la préservation de ces droits, la justice doit être en première ligne, selon l’organisation. Hélas, ce n’est pas toujours le cas. ‘’Cela explique la défaillance de la justice dans la protection des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de manifestation. La Cour suprême du Sénégal a, à plusieurs reprises, reconnu les abus de pouvoir dans l’interdiction de manifestations : d’une part, l’arrêt Alioune Tine n°35 du 13 octobre 2011 et, d’autre part, les arrêts de la Cour suprême sur les manifestations n°37 du 9 juin 2016’’, indique le rapport.
Malheureusement, ces décisions de justice, aussi importantes soient-elles, n’ont pas eu les impacts escomptés. ‘’Les auteurs d’abus de pouvoir ne sont pas punis et à l’heure actuelle, on ne semble pas en avoir tiré toutes les conséquences. En dépit de l’existence d’un juge des référés, on ne ressent manifestement pas son action par rapport à l’interdiction et à la répression des manifestations’’.
Par ailleurs, il se pose un sérieux problème d’accès à la justice, dans certaines contrées, à cause d’un déficit de magistrats, d’avocats et d’une justice lente, avec des moyens limités. ‘’Ces questions doivent faire l’objet d’une attention particulière de toute la communauté. Le Sénégal et les autres pays de la sous-région doivent tirer des leçons de l’absence d’État, d’institutions et ses services sociaux de base dans les zones éloignées de la capitale, car certains États en conflit au Sahel en font une expérience tragique aujourd’hui, avec l’autochtonisation’ de l’extrémisme violent’’.

Des institutions de contrôle au pas

Dans le rapport 2020, Afrikajom est également revenu sur les goulots qui étranglent certains corps de contrôle dont la Cour des comptes et l’Inspection générale d’Etat. ‘’Le problème de la Cour des comptes, soutient l’organisation, est la publication périodique de ses rapports. Les rapports passent d’abord par le président avant d’être publiés. Cela prend, par conséquent, beaucoup de temps, les rapports perdant ainsi leur impact, alors que leur intérêt est à la fois pédagogique, informatif, mais aussi dénonciateur et dissuasif ; plus précisément avec l’effet du ‘naming and shaming’ (interpeller pour faire honte)’’.
Occasion pour Alioune Tine et Cie de rebondir sur le rapport 2017 de la cour qui avait pris pas mal de décisions, dont certaines sont restées sans suite. Parmi ces décisions, il y a les poursuites contre le ministre Moustapha Diop. Lequel avait non seulement refusé que le Fonds national de promotion de l’entreprenariat féminin, sous tutelle de son département ministériel, soit contrôlé, mais aussi avait traité les magistrats, qui étaient venus pour effectuer le contrôle, d’’’agents corrompus’’. ‘’Le président de la Cour des comptes et la chambre, note le rapport, avait porté plainte contre Moustapha Diop, Ministre en charge de la Microfinance à l’époque, auprès du procureur de la République, pour propos diffamatoires et entrave à l’action de la cour et à l’exercice régulier de fonctionnaires de magistrats’’.
De même, en ce qui concerne l’Inspection générale d’Etat, le rapport fait état d’une perception selon laquelle elle manque surtout de neutralité et d’indépendance. ‘’C’est une institution qui est régie par le chef de l’État pour initier ses enquêtes. Ses rapports sont destinés au chef de l’État qui, seul, apprécie ce qu’il en fait. Ce qui porte souvent à croire que l’IGE ressemble beaucoup plus à un instrument politique entre les mains de l’État pour sanctionner des dissidents internes ou de l’opposition (les chantiers de Thiès, la mairie de Dakar, l’affaire Khalifa Sall, l’affaire Petrotim)’’.
Afin de renforcer la culture de la reddition des comptes, Afrikajom soutient que toutes les recommandations concernant la saisine du procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire, doivent être suivies d’actions concrètes.
Dans la même veine, Afrikajom propose  : le réexamen de l’obligation de soumettre le rapport au président de la République avant la publication, la rectification de l’absence de contrainte sur les autorités judiciaires, entre autres. ‘’Le maillon faible du système est la perception d’une certaine impuissance, d’une certaine incapacité pour ces institutions de poursuivre en justice les auteurs de cas avérés et graves de délinquance économique. Ces institutions n’ont pas aussi la possibilité d’actionner le pouvoir Judiciaire après les enquêtes et la publication des rapports. Cette action est en principe de la compétence du procureur de la République qui, sur ces questions, a tendance à attendre une instruction de la tutelle’’.
Pour Afrikajom Center, la publication du rapport doit être engagée 48 heures après sa remise effective. ‘’Toutes ces raisons expliquent les difficultés à combattre et à éradiquer la corruption, la concussion, les détournements de deniers publics dont les auteurs soupçonnés sont des membres du gouvernement ou des partis de la majorité. Cette situation date pratiquement depuis l’indépendance du Sénégal’’.

Recommandations

Dans le rapport, Afrikajom Center recommande au gouvernement sénégalais de : renforcer la stabilité et la sécurité constitutionnelle, surtout sur la question de la durée et du nombre de mandats ; régler la question du consensus électoral dans la durée sur le fichier, le parrainage et les organes de régulation et de règlement du contentieux ; permettre à la justice de garantir la liberté d’expression et de manifestation, pour que les citoyens puissent la saisir et qu’elle rende des décisions en matière de démocratie et de Droits de l’homme.
Aussi, Afrikajom demande le renforcement des organes et des outils de régulation pour lutter contre la corruption. Sans quoi, il serait illusoire de parler d’émergence. Aussi, l’organisation demande de renforcer les moyens, l’indépendance et les pouvoirs de ces organes de régulation ; de demander à la Cour des comptes de travailler de façon étroite avec le procureur ; de créer un pôle financier indépendant qui pourrait remplacer la Crei. La mission de cet organe serait, d’une part, de se saisir de tous les dossiers relatifs aux détournements de fonds, à la corruption et à la concussion. Et, d’autre part, d’exploiter les rapports de la Cour des comptes, de l’IGE, de l’Ofnac et de poursuivre tous les cas avérés et graves de dérives financières dans la gestion des affaires publiques.MOR AMAR

Sommet ordinaire de la CEDEAO au Niger : Le président nigérian tance les chefs d’État partisans du troisième mandat.

https://www.dakaractu.com Les chefs d’État africains membres de la CEDEAO qui briguent un troisième mandat en violation de leurs constitutions, sont en train d’être acculés par leurs pairs.
Après le président bissau-guinéen lors du sommet extraordinaire des présidents sur la crise malienne, c’est au tour de son homologue nigérian de demander aux dirigeants ouest-africains d’arrêter d’allonger leur mandat, en affirmant que cela devient une source de problème.
Le propos de Muhammadu Buhari est rapporté par son porte-parole, Gharba Shehu sur twitter. « En tant que dirigeants de nos États membres individuels de la CECEAO, nous devons adhérer aux dispositions constitutionnelles de nos pays, en particulier sur la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région », a déclaré le président du Nigéria.
« Cet appel à la retenue, poursuit-il, est lié à la nécessité de garantir des élections libres, justes et crédibles. » Ce discours est prononcé au moment où les présidents de Côte d’Ivoire et de Guinée Conakry sont déjà en course pour un troisième mandat « anticonstitutionnel » selon leurs opposants…

Farba Senghor : «J’ai eu à limoger Thierno Alassane Sall»

XALIMANEWS- « Thierno Alassane Sall est vindicatif. Il m’a cité dans un contexte qui le rend ridicule dans livre ». C’est du moins l’avis de l’ancien ministre Farba Senghor. « J’ai eu à limoger Thierno Alassane Sall en tant que représentent du Sénégal à l’ASECNA pour incompétence et collusion avec un partenaire du Sénégal. Parce que Abdoulaye Wade avait  demandé au premier ministre Macky Sall à invité l’ASECNA de faire apporter des réformes dans ces textes et de demander la récupération de  l’aéroport du Sénégal  parce que parmi les 18 pays membres de l’ASECNA 9 pays dont la France gèrent leur propre aéroport et récupèrent leurs recettes », s’est-il justifié sur le plateau de « Remue ménage » sur la Rfm.
D’après Farba Senghor, l’aéroport du Sénégal qui faisait 39 milliards fcfa de recettes qui étaient encaissées par l’ASECNA. C’est pourquoi Me Abdoulaye Wade avait demandé à ce qu’il y ait une répartition équitable des recettes venant des aéroports et de celles dde nos espaces aériennes.
Ainsi, pour Farba Senghor, tout ce que Thierno Alassane Sall a conté dans son livre « Le Protocole de l’Élysée : confidences d’un ancien ministre sénégalais du Pétrole », n’est rien d’autre qu’une vengeance contre sa personne. Pour preuve, déclare-t-il : « Il a été limogé dans les mêmes conditions par Macky Sall sur la signature du contrat avec Total en refusant d’exécuter les instructions du Chef de l’Etat. Il donne donc raison à Me Abdoulaye Wade, Macky Sall et Mouhamed B. Dionne qu’il n’a pas les compétences requises pour diriger ces fonctions ». Actu221

Thierno Alassane Sall déchire le plan de Macky Sall : «Ce qui se passe aujourd’hui c’est le résultat du tableau clinique de l’échec patent du système à éradiquer un problème»

https://www.dakaractu.com Dans ce numéro de l’INTERVIEW, le président de la République des Valeurs revient sur les inondations qui ont frappé toute l’étendue du territoire national. Pour Thierno Alassane Sall, l’État a une grosse responsabilité sur ce qui se passe présentement dans le pays. Et cela dénote l’échec du régime du Président Macky Sall à résoudre le problème des inondations dont il faisait une priorité dès son accession à la tête du pays. Sur les réactions relatives au livre Protocole de l’Elysée qu’il a publié tout récemment, l’auteur renvoie au livre pour les réponses aux différentes questions posées, qui selon toujours l’auteur, sont largement couvertes par le livre. Il donne également rendez-vous pour la suite très prochainement aux Sénégalais à travers des canaux qui seront précisés en temps utile.

Monsieur le ministre, le Sénégal est frappé ce week-end par une vague de pluies qui a causé beaucoup de dégâts. Votre réaction?

Je voudrais exprimer ma compassion et ma solidarité à l’endroit de l’ensemble des populations du pays et particulièrement aux couches les plus vulnérables qui  ont été durement affectées par ce phénomène récurrent. Voilà des décennies que les mêmes populations de manière récurrente perdent ce qu’elles avaient difficilement réussi à construire comme habitat ou mobilier de maison, et reprennent à zéro et sont à nouveau durement frappées.
Ça semble être un cycle sans fin, pourtant nous sommes un pays pauvre en eau, comparé à un pays comme le Cameroun, la RD Congo, la Côte d’Ivoire plus proche de nous, qui sont moins affectés que nous pour ces genres de phénomène, en tout cas de manière aussi massive qui paralyse tout le pays. Nous sommes un pays qui manque fondamentalement d’eau et qui devrait s’organiser pour pouvoir stocker ces eaux là et pouvoir les réutiliser le plus longtemps possible, puisque nous sommes un pays sec.

Le plan ORSEC a été lancé par le chef de l’État Macky Sall après cette pluie diluvienne. Pensez-vous que ce plan va résoudre le problème ?

Je disais récemment que les phénomènes extrêmes comme les pluies diluviennes, la sécheresse, les invasions acridiennes et les pandémies seront de plus en plus à l’ordre du jour au niveau mondial et surtout dans la région sub-saharienne et nous devons nous organiser pour être plus résilient face à cette situation aussi bien en repensant notre agriculture, notre habitat, nos modes de vie. Mais le gouvernement doit organiser des capacités de riposte beaucoup plus importantes en s’équipant et en aménageant davantage le pays.
Cependant force est de constater que le gouvernement a une grosse part de responsabilité et beaucoup de collectivités locales, de mairies ont une grosse part de responsabilité dans ce qui arrive. Parce que le débat qu’on a eu récemment sur l’occupation des terres, des jardins publics, le découpage anarchique des rares réserves foncières qui existaient et qui ont été bâties et vendues dans des conditions opaques, tout ça contribue à réduire les espaces d’écoulement d’eau sans que des infrastructures adaptées soient mises en place parallèlement. Donc l’État est ses démembrements au niveau des collectivités locales ont une grosse part de responsabilité dans ce qui nous arrive actuellement.
Au demeurant, quand Macky Sall est arrivé, il nous avait promis d’en finir avec le plan ORSEC. Ce qui se passe ici aujourd’hui et sur l’ensemble du territoire national en période de pandémie, qui a affecté toutes nos capacités de riposte, montre que c’est un geste désespéré, une épée dans l’eau, mais véritablement nous devons peut être compter d’abord sur nous-mêmes, les populations vont malheureusement devoir compter sur elles-mêmes, parce qu’on ne sait que trop ce que signifie ce plan ORSEC.
C’est terrible de voir les images des cimetières envahis par les eaux. Même nos morts ne peuvent pas se reposer en quiétude. C’est terrible des voir les maisons envahies, des voitures complètement noyées dans des eaux. Ce sont des images absolument terribles qui n’auraient dû plus jamais existé. Mais c’est le résultat du tableau clinique de l’échec patent du système à éradiquer un problème dont il avait fait une priorité et qui était déjà là au moment de son arrivée.
Et nous sommes déjà à près de dix ans de gouvernance de Macky (…), on voit bien quelles sont les priorités de Macky Sall et de son gouvernement. Tout le débat ces derniers temps, c’était sur le dialogue politique, sur le troisième mandat, sur le statut du chef de l’opposition, alors que le peuple est dans des abris provisoire, alors que tout le monde voyait venir cette pluviométrie importante, heureusement qu’elle s’est passée après le baccalauréat. Donc le plan ORSEC c’est un acte de désespoir quasiment.

Les autorités font état de plus de 750 milliards investis dans la gestion des inondations. Apparemment ça n’a pas réglé le problème !      

Vous dites plus de 700 milliards ont été investis dans la gestion des inondations, mais nous n’avons même pas besoin d’attendre la saison des pluies pour voir que face à une pluie un peu importante nous serions inondés en pleine saison sèche.
Nous voyons tout le réseau d’assainissement de Dakar qui dégouline dans les rues, qui ne fonctionne pas, qui dysfonctionne totalement. Nous le voyons chaque jour à divers endroits du pays, comment le réseau d’assainissement là où il existe n’est pas fonctionnel et alors que le réseau d’évacuation de l’eau pluviale est jusqu’ici embryonnaire par rapport à la densité du pays.
Si vous prenez une ville comme Thiès, c’était inimaginable au temps de la colonisation et même au début des années 80-90, que la chambre de commerce soit totalement inondée. Et dans tous nos pays ce sont les cœurs de ville qui sont inondés et ce n’est pas comme ailleurs où on nous dit il y a des inondations partout.
Ailleurs, ce sont les lieux de fleuve qui débordent, ce sont les cours d’eau et les fleuves qui débordent et inondent les villes, mais si c’était une pluie normale ou importante, ça n’aurait pas fait des inondations dans des villes organisées. Ici ce sont les eaux pluviales qui frappent le cœur de ville de Dakar, le centre-ville de la capitale. Alors qu’on ne parle pas de 750 milliards ou je ne sais pas combien de francs investis dans les inondations.
De toute façon, on endette le pays à hauteur de six mille milliards en 2019 et beaucoup plus. Macky Sall a ajouté plus de six mille milliards de francs CFA en décembre 2019 aux deux mille sept cent milliards que Abdoulaye Wade avait laissé comme dette, pour quel résultat ?
On le voit aujourd’hui, des abris provisoires continuent et face à la pandémie, il a ajouté pratiquement zéro hôpital, on a moins de  cent lits jusqu’ici, après tous les efforts faits durant la pandémie; Peut-on être s’étonner dans ces conditions qu’on soit inondé, quand on est incapable d’avoir cent lits pour les urgences pour un pays de seize millions d’habitants. Mais tout est cohérent dans ce système-là, quand vous n’arrivez pas à avoir d’écoles correctes, quand vous n’arrivez pas à alimenter correctement en eau la capitale, quand vous n’arrivez pas à assurer un système de transport cohérent (…), voilà ce qu’il en est et c’est triste de le dire, mais c’est ça la réalité que personne ne peut contester…

«Y’en A Marre» Dépose Plainte Contre Le Commissaire De Dieuppeul (Documents)

http://www.walf-groupe.com Le Mouvement « Y’en a Marre » a mis en exécution sa menace d’ester en justice le commissaire de Dieuppeul.
Aliou SANE et ses camarades ont déposé, ce lundi 7 septembre, une plainte auprès du président de la Chambre d’accusation près la Cour d’Appel de Dakar, avec ampliation au procureur général et aux organisations de défense des droits de l’homme.
Ledit Mouvement estime que ses membres ont brutalisés, arrêtés et placés en garde à vue pendant 24 heures avant d’être relâchés comme si de rien n’était.
Mardi 1er septembre dernier, alors qu’ils voulaient déposer une lettre de contestation au siège de Orange sis sur la VDN,  Aliou SANE, Kilifeu ainsi que cinq autres membres du Mouvement « Y’en a Marre » ont été interpellés par des policiers.

Seuls 18 ministres ont déclaré leur patrimoine

https://www.dakarmatin.com L’Ofnac avait révélé que 34 sur 35 ministres, ont déclaré leur patrimoine. Un seul n’avait pas fait sa déclaration de patrimoine. En réalité, ce sont 18 ministres qui ont déclaré leurs biens à l’Ofnac, les autres l’ayant fait d’entrée lorsqu’ils avaient été nommés, révèle L’AS.
Ce que Seynabou Ndiaye Diakhaté n’a pas dit, c’est que les anciens ministres doivent aussi faire leur déclaration. Et c’est là que commence la mission de l’Ofnac justement. Qu’en est-il alors de tous les anciens ministres devenus Pca, Mbagnick Ndiaye, Mary Teuw Niane, de l’ancien Dg de la Poste Ciré Dia, de l’ancien Dg de la Lonase Amadou Samba Kane, d’Aliou Sall maire de Guédiawaye qui était Dg de la Cdc, s’interroge le journal.
La loi fait donc obligation aux ministres mais aussi à ceux qui sont ordonnateurs d’un budget de plus d’un milliard.

Abdoul Mbaye est un fanfaron médiatique Par Moustapha Diakhaté

L’ancien PM semble pète’ un plomb ; ne reculant plus devant rien pour la quête de buzz médiatique ; il n’a plus de décence ni le gentlemenship qui caractérisent les hommes d’état.
Abdoul M’Baye affirme – peut être bien – sans s’en rendre compte que les inondations ont cessé d’être des priorités depuis son départ du gouvernement. Que de contre – vérités et d’inexactitudes indignes d’un ancien chef de gouvernement.
Le dimanche 1er Septembre 2013 celle qui le remplaça au poste de Première Ministre Cheffe du Gouvernement était dans ses routines de militante de terrain. la garde des sceaux d’alors Ministre de la justice était depuis premières heures sous le soleil ardent dans la commune de Grand Yoff exactement dans la zone de captage  : un nouveaux quartier qui jouxte la commune au nord ; et avec une poignée de volontaires un vieux camion et des moyens rudimentaires Aminata Toure s’affairait à rendre le rues et artères propres et surtout à nettoyer les alentours et abords du fameux bassin de rétention de la zone qui accueille toutes les eaux pluviales de la zone.
Les nouvelles de sa nomination la trouva la – bas à Grand Yoff et elle rallia aussitôt le palais pour les besoins protocolaires liés aux nouvelles fonctions et préparer la formation du nouveau gouvernement
Les questions énergétiques ; les inondations partout à travers le pays et la lancinante question de l’emploi des jeunes furent d le nouvel agenda de la nouvelle Première Ministre et sur les instructions du Président de la République elle alla vite très vite.

L’ancien Premier Ministre Abdoul MBAYE hésitait trop dans la prise de décision ; ne fréquentait pas le terrain et préférait le blâme destiné aux populations qui selon ont fait le choix d’habiter sur des zones non edificandi . En réalité c’est un monde et des réalités  qu’il ne connaissait pas. Il était trop distant.

Le 05 Septembre 2013 soit exactement quatre jours après sa nomination comme cheffe du gouvernement  c’est le premier déplacement dans les régions de Thiès et factice  :  Nguekhokh ; thiadiaye ; diosmone et Djilasse puis commença Dakar et sa banlieue sur les 78 quartiers victimes des eaux de pluie la Première Ministre y avait visités les 75 quartiers avec la ministre de l’urbanisme ; le ministre de la restructuration et de l’aménagement des zones inondées et le ministre de l’hydrauliques et de l’assainissement. L’Onas qui assurait la maitrise d’ouvrage technique pour l’etat y était également.
Ces visites de terrains culminèrent avec deux conseils interministériels cruciaux présidés par la cheffe du gouvernement le premier tenu le 2 7 janvier 2014 portant sur les contraintes dans l’exécution des projets du ministère de la restructuration et l’aménagement des zones d’inondation et le second tenu le 28 Février 2020 portant sur l’avancement des travaux du plan décennal
Le programme décennal 2012 – 2022 de lutte  contre les inondations connut des avancés notables grâce au dynamisme et à l’ énergie de la remplaçante de Abdoul Mbaye qui exécuta à la lettre les instructions du Président de la République .

La Première Ministre Aminata TOURE privilégia les visites de terrain pour constater de visu l’avancement des travaux recueillir l’avis des techniciens et des populations et lever toute contrainte qui pouvait ralentir la cadence de réalisation des travaux.

Aujourd’hui il est trop facile pour l’ancien PM Abdoul Mbaye de jouer sur la détresse des populations en proférant des contrevérités car lui-même sait en âme et conscience que tous les trois premiers ministres on contribué chacun dans son style à l’avancement de ce dossier sur la lutte contre les inondations ; si les uns ont préféré le terrain comme Aminata TOURE d’autres comme lui ont préféré le confort douillet de leur bureau pour faire avancer les choses.
Dans tous les cas on ne saurait affirmer que depuis son départ la lutte contre les inondations a cesse d’être une priorité car le President MACKY SALL a toujours a toujours émis des instructions claires pour la poursuite de l’effort public pour venir à bout des ces phénomènes.Moustapha DIAKHATE,Ex Cons Spec. PM,Membre Cabinet Presi Cese

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 08/09/2020

Le sacre des filles au Bac à Podor

Le sexe dit faible est-il en passe de devenir le sexe fort ? En tout cas, au lycée El hadj Baba Ndiongue de Podor, le débat ne se pose plus. D’après nos informations, dans ce lycée, il y avait une seule classe de S1 en Terminale et l’ensemble des élèves était des filles. Comble de l’insolite, elles ont toutes décroché le baccalauréat au premier tour. Un véritable succès qui va sans doute taper dans l’œil du Gouvernement qui veut encourager les filles à percer dans le domaine des sciences.

Déclaration de patrimoine, le silence intriguant de l’Ofnac

L’Ofnac a récemment fait une sortie pour indiquer que sur les 35 ministres, un seul n’a pas fait sa déclaration de patrimoine. En réalité, ce sont 18 ministres qui ont fait leur déclaration, les autres l’ayant fait d’entrée lorsqu’ils avaient été nommés. Là n’est peut-être pas le problème. Ce que Seynabou Ndiaye Diakhaté n’a pas dit, c’est que les anciens ministres doivent aussi faire leur déclaration. Et c’est là que commence la mission de l’Ofnac justement. Qu’en est-il alors de tous les anciens ministres devenus Pca, Mbagnick Ndiaye, Mary Teuw Niane, de l’ancien Dg de la Poste Ciré Dia, de l’ancien Dg de la Lonase Amadou Samba Kane, d’Aliou Sall maire de Guédiawaye qui était Dg de la Cdc ? La loi fait donc obligation aux ministres mais aussi à ceux qui sont ordonnateurs d’un budget de plus d’un milliard. L’Ofnac doit éclairer la lanterne des Sénégalais. N’est-ce pas Birahim Seck ?

L’ancien maire de Tivaouane écroué à la Mac de Thiès

El hadji Malick Diop, ancien député-maire de Tivaouane entre 2002 et 2014, et par ailleurs président de la Commission Economique et Financière du Cct/Uemoa, est depuis quelques jours pensionnaire de la Maison d’Arrêt et de Correction (Mac) de Thiès. D’après nos radars, il a été emporté par les questions foncières qui le poursuivent depuis son départ de la tête de la mairie. Selon nos sources, il a été placé sous mandat de dépôt en même qu’un de ses proches collaborateurs à la mairie.

22 travailleurs licenciés à la GCO

La Grande Côte Opération (GCO) vient de licencier 22 travailleurs alors que la même menace pèse sur 44 autres. L’information est donnée par les sections de Thiès et Darou Khoudoss du Forum Civil, qui ont énergiquement dénoncé ces mesures. Sur les motifs du licenciement, la direction aurait évoqué «un rassemblement qui violerait le règlement intérieur de l’usine et des échanges de nature séditieuse dans leur groupe WhatsApp». Le Forum Civil, sections de Thiès et de Darou Khoudoss, invite « les autorités administratives, à travers l’Inspection du Travail, à appliquer dans toute leur rigueur les dispositions prévues par le Code du travail pour rétablir les travailleurs dans leurs droits ; que la direction de l’usine apaise la situation sociale en procédant au retrait des actes de licenciement et, qu’à l’avenir, elle cultive de meilleurs rapports avec les travailleurs ». En outre, il appelle «les travailleurs à respecter le règlement intérieur de l’usine tant qu’il est conforme aux dispositions légales en vigueur et à s’interdire tout acte de nature à hypothéquer la survie de l’entreprise et à nuire à son image »

Le Cdeps reçu par le Ministre Amadou Hott

Les médias ne sont pas épargnés par les effets dévastateurs de la pandémie à coronavirus. A cet effet, une délégation du Cdeps conduite par son président Mamadou Ibra Kane a remis le rapport sur le «Plan de résilience du secteur de la presse face à la crise de Covid-19» au ministre de l’Economie, Amadou Hott, en présence de son collègue de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop. Assisté de son adjoint Mamoudou Ibra Kane, le président du Cdeps dira que l’objectif de la rencontre avec le ministre de l’Économie est de faire du lobbying auprès de la structure chargée de piloter l’appui de l’État aux entreprises sénégalaises. C’est le ministre Abdoulaye Diop accompagné du Directeur de la Communication, Ousseynou Dieng, qui a facilité l’organisation de la rencontre tripartite.Il a réitéré le même engagement du gouvernement pour un partenariat naturel entre la presse et l’État. Ainsi, les deux ministres vont-ils se concerter pour apporter une réponse au Plan de résilience dans le délai d’une semaine. Toutefois, Amadou Hott précise que l’État n’en est plus à la résilience des entreprises, mais à la relance de l’activité économique, dont les mécanismes seront divulgués bientôt par le gouvernement. Pour autant, ajoute-t-il, l’État du Sénégal va étudier son accompagnement de la presse, secteur névralgique, particulièrement impacté.

Le Cdeps reçu par le ministre Amadou Hott (bis)

Restons à la rencontre entre le Cdeps et le ministre de l’Economie pour dire que le ministre a d’emblée reconnu l’impact très important de la Covid-19 sur le secteur de la presse, troisième secteur le plus impacté après le tourisme et le transport aérien.Il a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner le secteur de la presse dans son plan de résilience. Le ministre de l’Économie en a profité pour saluer l’initiative de commettre un expert indépendant, membre de l’ONECCA, pour présenter des données objectives et fiables sur le secteur de la presse. Amadou Hott dit espérer que les entreprises de presse vont davantage se formaliser pour permettre une bonne visibilité du secteur. A la suite de cela, il a promis, avant la fin de l’année, le décret instituant le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (Fadp) qui pourrait inclure la coopération internationale pour son financement. Après concertation avec le gouvernement, les ministres de l’Économie et son collègue de la Communication vont informer le Cdeps du traitement du Plan de résilience et des mesures financières et non financières retenues. Dans une semaine, le Cdeps aura la réponse du gouvernement.

Déclarée admise, une candidate au Bac décède à Sindian

Un drame est survenu hier à Baïla, village situé dans le département de Bignona. Marie Diédhiou, une candidate au Baccalauréat, est décédée d’une crise cardiaque, après avoir été déclarée admise à l’examen, d’après nos confrères de «Igfm». Son admission au Bac ne lui aura pas porté bonheur. Son cœur a cédé. Elle était âgée d’une trentaine d’années, selon nos sources. La défunte était une candidate libre. Son corps est déposé à la morgue.

Un taux de positivité de 2,57%

La tendance baissière se poursuit. Le coronavirus se propage de moins en moins au Sénégal comme en témoigne le bilan journalier d’hier. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a indiqué hier que sur les 1052 tests réalisés, 27 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2,57%. L’un des taux les plus faibles depuis le début de la pandémie. Le ministère a dénombré 17 cas contacts et 10 cas issus de la transmission communautaire. Ces cas sont répartis entre Dakar Plateau 03 cas, Grand-Dakar 01 cas, Kédougou 01 cas, Liberté-6 01 cas, Maristes 01 cas, Mbao 01 cas, Richard Toll 01 cas et Thiès 01 cas. Un décès a été déploré et 36 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Par contre, 115 patients sont déclarés guéris. A la date d’hier, le Sénégal a recensé 14.014 cas positifs, dont 10.037 guéris, 291 décédés, et donc 3685 sous traitement.

PIEDS DANS L’EAU ! PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Bonne nouvelle  : il pleut partout au Sénégal. Mauvaise nouvelle  : des dégâts causés partout par de très fortes précipitations. Entre la générosité du ciel et l’incurie humaine, le pays subit les conséquences et les populations, presque à l’abandon, pataugent dans l’eau qui ne s’écoule ni ne ruisselle. Ce n’était pas le déluge mais les trombes d’eau déversées ont inquiété plus qu’elles n’aient apaisé. Pour peu, l’eau cesserait d’être source de vie pour ne devenir qu’épouvantail !
En soixante douze heures, une bonne partie du pays, excepté le Nord, a enregistré d’abondantes pluies, diluviennes même dans le sud, ce qui conforte l’ANACIM (météo) dans ses formidables prévisions d’une pluviométrie exceptionnelle en 2020. Nous étions donc avisés. Et à temps. Autorités et citoyens ne peuvent nullement invoquer l’effet de surprise ou l’ignorance pour imputer à un « bouc émissaire » le présent calvaire. Le pluvieux week-end passé nous a saisi d’émoi. Il ressort de ce qui précède que des dispositions n’ont pas été prises par anticipation pour atténuer le choc ressenti. Puisqu’il n’y a personne pour endosser la responsabilité, celle-ci se dilue. Pour autant elle ne s’évacue pas.
Car les terrifiantes scènes de vie filmées le plus souvent par des amateurs, témoins oculaires, représentent mieux la tragédie qui se joue depuis des décennies. Au milieu de ce chaos, fusent des sourires de gens simples et modestes. Qu’à cela ne tienne, le problème est connu, le malaise cerné. Des solutions sont préconisées. De grosses opérations, souvent ponctuelles, sont envisagées pour faire face à des urgences cumulées. Le Sénégal est-il doté d’une cartographie des réseaux hydriques urbains ? Qui prospère quand surviennent ces intempéries ? A qui profitent les… primes de secours destinées aux prisonniers des eaux ?
Pourquoi cette absence chronique de prévenance pour ces pauvres occupants des aires impropres à l’habitat ? A eux les ténèbres ! Aux autres la lumière ! Ce cantonnement, qui n’en est pas un, fige les Sénégalais dans des camps mortifères. Les victimes des inondations s’estiment prises dans le piège des solutions, d’apparence technique, mais toujours trompeuse, puisque ne résistant pas à l’épreuve du temps.
Des images insoutenables proviennent des banlieues  : une vieille dame, hors du temps, recluse au sein d’un réduit, n’a dû son salut qu’à la promptitude de son petit-fils venu la cueillir à contrecourant d’un puissant torrent d’eau. Une jeune femme désespérée cherche sous un matelas trempé son trésor caché  : un collier en or. Ailleurs, ce mur qui s’effondre, laissant apparaître l’intimité d’une famille ruinée et sans voix. Des déchets enfouis flottent, de même que des cadavres d’animaux domestiques. Des dalles de fosses septiques cèdent sous le poids des ruissellements, giclent comme des geysers et incommodent par les odeurs pestilentielles qui s’échappent. L’enfer, en un mot !
L’étendue du désastre transforme les lieux en un théâtre d’ombre, de peur et d’accusation. Les pouvoirs publics, mis à l’index, rasent les murs et s’empressent de dépêcher des plénipotentiaires apprécier l’ampleur des dégâts. Partout la même désolation se lit sur les visages  : à Kaolack, à Kaffrine, à Fatick, à Sokone, à Thiès, à Saint-Louis, à Ziguinchor, des familles entières sont sur pied de guerre, debout dans l’eau ! Des nuits entières sans sommeil.
Des actions non concertées s’ensuivent  : pompes, tuyaux d’évacuation (vers où ?), des bennes de sable, sont déployés sous les yeux des populations désabusées. Sans franches concertations, sans planification, sans stratégie, les opérations initiées (sans lendemain) traduisent l’effondrement de la puissance publique. Il est vrai que tout est prioritaire, de surcroit inscrit dans l’urgence.
Mais le manque de coordination et l’inefficacité des solutions entraînent des erreurs coupables des dirigeants politiques à la manœuvre. Les techniciens sont très peu écoutés par les décideurs. Ils n’ont pas la même lecture des urgences. Les premiers alertent sur les impératifs de planification pour couper court à la survenue des catastrophes. Les seconds, obnubilés par les résultats à « effet immédiat », se focalisent sur les dividendes politiques des actes qu’ils posent. Les mêmes ferment les yeux sur l’occupation des zones non ædificandi c’est à dire non constructibles en raison d’un enchevêtrement de contraintes, traditionnellement associées à une présence pérenne de l’eau.
Toutes ces agglomérations reproduisent à l’identique des schémas urbains dépourvus de sens et de viabilité durable. Les voieries et les réseaux divers se confondent dans les mêmes finalités d’usage, œuvre de promoteurs à la moralité douteuse et dont la cupidité mesquine le dispute à la rapacité toute brutale. Paumés, les propriétaires découvrent des forfaitures ensevelies sous des montagnes russes. Ils étouffent leur colère. Mais attention  : l’enchaînement des colères est imprévisible. Impossible de les détecter. Elles ne sont sous les feux de la rampe que bien plus tard quand l’immobilisme s’ajoute à l’ambiguïté du discours des tenants du pouvoir.
Dire la vérité aux populations est un acte de courage. Prendre les décisions qui s’imposent, fussent-elles impopulaires, relève d’un acte de vérité, donc de redevabilité à l’égard des mandants. Clairement, les élections locales sont en vue. Or la fureur, provoquée par ces inondations, s’amplifie chaque jour un peu plus. Dans la foulée, viendra l’exaspération, ultime moment de tension pour déclencher –qui sait ?- une surenchère sociale sur fond de contexte politique ravivé à l’occasion. Ces enjeux débordent de loin l’épuisante question du leadership de l’opposition sur laquelle pérorent depuis des semaines certains dirigeants en mal de représentativité. Est-il décent d’entretenir ce débat au moment où les populations vivent dans l’eau ? N’est-il pas plus judicieux de renoncer à ces prétentions sans consistance pour privilégier la sainte alliance face aux menaces climatiques ?
Le retour d’une civilité politique se juge par l’exemplarité des acteurs dont la tenue et la retenue devraient inspirer les comportements. L’indiscipline et l ‘incivisme règnent en maîtres. L’opinion ne s’émeut guère des déviances qui se généralisent. Un irrésistible désir se fait fortement sentir pour une nouvelle approche des réalités de terrain. En plus du déclenchement du Plan Orsec, le Président de la République, Macky Sall, devrait, toutes affaires cessantes, mouiller la chemise en se rendant sur les zones inondées dans le but de constater les préjudices, rencontrer les acteurs et les populations encerclées et en même temps trouver les mots (et la tonalité appropriée) afin de soulager les maux en joignant le geste à la parole pour donner du contenu à sa vision de l’aménagement du territoire national.

Cedeao, d’une imperative destruction créatrice…Par Adama Gaye*

Dans la course géo-médicale, nouveau nom de la géo-politique, la Cedeao reste larguée ».
En temps de crise, les populations regardent vers les Chefs mais le Sommet des chefs d’état de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ouvert ce lundi 7 septembre 2020 à Niamey (Niger) n’attire aucun regard. C’est l’inverse même qui se produit. Comme l’atteste l’exemple plus qu’éloquent du Mali, sous régime spécial, militaire, depuis le 18 Août, après le renversement du pouvoir constitutionnel d’Ibrahim Boubacar Keita, le président renversé par l’armée, où le sentiment populaire qui prévaut envers l’instance régionale est celui d’un dépit profond. Les Maliens lui en veulent d’être restée jusqu’au bout l’ultime soutien d’un homme corrompu et coupable d’avoir conduit leur pays à une impasse pendant que son intégrité territoriale se délitait et que des forces extrémistes, religieuses ou criminelles, en faisaient un terrain de jeux.
Officiellement, la question malienne doit être l’un des sujets majeurs du Sommet de Niamey, notamment pour évaluer les effets des mesures prises lors de deux vidéo-sommets tenus par les chefs d’état pour répondre au coup d’état. La Cedeao, suivant la doctrine continentale, ne tolère plus l’interruption des processus constitutionnels par la force militaire. Seulement, les décisions qu’elle a prises, notamment l’imposition de sanctions économiques dures et la limitation de la transition à un an vers un retour à l’ordre constitutionnel normal, ne passent pas au Mali. Sa perte de légitimité et sa cécité face au besoin de plus de souplesse rendent ses solutions décalées.

Un lieu de débats verbeux, autour de petits fours


Les Maliens semblent en être conscients, eux qui mènent leur propre médiation intérieure en se plaignant des conséquences néfastes, malvenues, des sanctions économiques tout en s’orientant vers une transition plus longue, de 18 à 24 mois. Aucun d’eux ne se soucie dés lors des délibérations de la Cedeao. Tous, au delà du Mali, dans toute la région, ont beau jeu de rappeler la perte de pertinence d’une organisation qui se distingue par sa capacité à n’être qu’un lieu de débats verbeux, autour de petits fours, entre des protagonistes étatiques loin des urgences qui agitent leurs pays respectifs. Qui s’étonne, alors, du lourd silence qu’ils observent sur la question inflammable du 3 ème mandat présidentiel anticonstitutionnel, cyniquement poussé en Guinée-Conakry et en Côte d’Ivoire, entretenu au Sénégal, rêvé en d’autres cercles de pouvoirs dans la région, sans que la Cedeao n’en pipe mot?
On observera, asymétriquement, combien les dirigeants Ouest-africains ont été pressés de s’unir pour condamner la prise du pouvoir par les militaires au Mali. Comme s’ils voulaient dire : nous, civils, avons le droit de tripoter constitutions et lois, de frauder les élections, de changer à notre avantage la limitation des mandats présidentiels ou encore de couvrir nos forfaits économiques et financiers. Bref, de n’en faire qu’à notre tête. Sans que qui que ce soit puisse en dire quoi que ce soit. La ligne rouge, en revanche, est franchie, dès que l’armée ou la foule tente de remettre en question le désordre constitutionnel civil, et ce pour quelques raisons, que ce soit celle du risque d’une anomie générale, d’un génocide ou d’une faillite d’état et de leadership, y compris par des pratiques anti-démocratiques.
Comment la Cedeao peut-elle rester crédible en continuant d’adopter une politique fondée, d’une part, sur sa tolérance zéro degré envers les réponses a-constitutionnelles et, d’autre part, sur la stratégie du silence, en restant sourde, muette et aveugle face aux coups tordus des dirigeants sensés maintenir le flambeau de ses valeurs et normes? Il ne fait donc aucun doute que la Cedeao est en passe de devenir plus qu’un simple artifice institutionnel tournant en rond sur elle-même, une méprisée coquille vide. Les peuples ne se tournent pas vers elle car ils la sentent incapable de créer les conditions d’un mieux être régional. Qui ne constate son surplace sur le débat monétaire, vers la création d’une monnaie régionale, l’Eco, ayant fini de dénuder les économies de ses quinze États membres désormais exposées au danger de se voir déstabilisées par des monnaies de singe locales en l’absence d’une avancée décisive vers celle, unitaire, de la région.
Très bientôt, les marchés ne se gêneront pas de les sanctionner. Sur la coopération militaire, les forces en attente restent une charade tandis que même l’urgence sanitaire causée par la pandémie de la COVID-19 n’a pas suffi à donner un coup de pouce à la recherche d’une solution concertée dans la région encore moins à la positionner en pourvoyeuse de réponse médicale pour contenir le virus. Dans la course géo-médicale, nouveau nom de la géo-politique, la Cedeao reste larguée. Nul besoin d’évoquer les autres maux qui fragilisent l’Afrique de l’Ouest, jusqu’à la famine et aux inondations prévalentes en son sein. Qui donc se soucie d’une institution qui a échoué dans ses médiations, quitte à se parer des plumes du paon en se présentant comme l’architecte de succès réussis par les peuples, comme en Gambie, au Liberia, en Guinée-Bissau ou au Mali, ou par l’appoint de forces externes, notamment en Sierra Leone et au Liberia. La Cedeao doit se réinventer au risque de ne plus être qu’un mal institutionnel nécessaire. De toute évidence, son changement indispensable passe par l’admission que même l’acronyme qui la porte n’est plus en phase avec ses nombreuses missions, nouvelles, qu’elle essaie de s’assigner. Cette réalité n’est pas nouvelle.

Se réinventer au risque de ne plus être qu’un mal institutionnel nécessaire


Déjà, au début des années 1990, dans le contexte de la révision de son traité originel de 1975, menée par une commission de sages dirigée par l’emblématique Général Yakubu Gowon, ancien président du Nigeria et inspirateur avec le Togolais Gnassingbe Eyadema, du projet de création de la communauté, les dirigeants ouest africains semblaient en avoir compris la nécessité. Dans le nouveau traité de 1993, puis dans des protocoles additionnels, sur la démocratie, la bonne gouvernance, l’écologie et j’en passe, il y a eu des tentatives de réalignement des objectifs de la communauté avec les réalités changeantes d’un contexte alternant entre des accès de fièvre favorables à l’intégration régionale et d’autres moins propices portés par le réveil des replis identitaires voire nationalistes.
En lançant le journal “L’Ouest africain” pour servir de tribune à la communauté en 1993 et en proposant la tenue d’un Davos régional centré sur les enjeux ouest africains, je me souviens avoir proposé, es-qualité alors de directeur de la communication de la communauté, que son nom soit aussi changé, malgré la puissance de sa résonance, afin de lui en donner un autre plus conforme à la diversification de ses missions. Peut-on en effet continuer de la nommer communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) comme aux temps glorieux de sa création ou les blocages idéologiques entre ses membres les empêchaient de se doter d’une institution susceptible d’engager quelque sérieuse conversation au delà de l’économie ? Aujourd’hui, elle transcende ce seul champ. Ses compétences vont bien au delà des enjeux économiques. Elle s’occupe de promotion de la démocratie, des droits de l’homme, de lutte contre le terrorisme, de maintien de la paix ou encore de genre, de questions techniques sectorielles diverses, sans oublier son projet originel d’être au service de l’intégration économique régional.
Dans les faits, la Cedeao actuelle n’a rien à voir avec celle des débuts. Du moins sur le papier…Même si elle n’a pas marqué beaucoup de progrès dans ses actions sur le terrain, son statut multidirectional l’oblige désormais à revoir sa dénomination. Certes, dans le processus, elle perdrait une marque connue et reconnue. Mais qui se souvient que l’Union européenne (UE) fut longtemps connue sous son sigle originel de communauté économique européenne (CEE)? Ou que l’Union africaine (UA) a fait oublier l’organisation de l’unité africaine (OUA) ? Qui sait encore que le Benin s’appelait Dahomey ? Le Burkina, la Haute Volta ? La Cedeao est donc dépassée même dans son sigle. Une idée : une communauté ouest-africaine (COA) ou, en anglais, The West African Community (WAC), lancée à travers une campagne de branding, redonnerait, à une poussive institution, le lifting dont elle a besoin dans son style pour aller à l’assaut, en substance, de ses missions. La question est cependant de savoir si les conservateurs, qui la gouvernent au nom des Etats qu’ils dirigent, les maintenant dans des crises multiformes, ne rêvant que de s’enraciner à vie au pouvoir, ont ce qu’il faut pour réinventer une organisation aujourd’hui âgée de plus de 45 ans et très mal en point. Personne ne se tourne vers eux. Tous savent qu’ils ont des neurones à l’arrêt au point d’avoir hélas contaminé la Cedeao !
Sans la destruction créatrice, indispensable pour redonner un nouveau souffle à toute organisation ayant atteint son degré achevé d’incompétence, telle que prônée par l’autrichien Schumpeter, la Cedeao continuera sa lente mais inexorable déconstruction. Manifestement, son sursaut passe par l’innovation, sauf si elle veut s’installer dans son déclin. Et ne plus susciter aucun esprit ni ne plus rien apporter pour donner droit à ses fonctions. Son état actuel de mort clinique risque de se transformer en mort définitive entre les mains des croque-morts qui l’ont prise en otage. Sans se rendre compte que son pronostic vital est engagé…
A propos de l’auteur
*Adama Gaye, ancien directeur de la communication de la Cedeao, est auteur de plusieurs essais sur les économies africaines.
Ps : Il est temps aussi de se pencher sur les obstructions à la libre pratique démocratique, tels que les parrainages et cautions inatteignables, imposées par les pouvoirs censitaires qui ont pris en otage les démocraties ouest-africaines…


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