Revue de presse du Mardi 08 Juin 2021

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ATTEINTE DE L’AUTOSUFFISANCE EN RIZ : Si loin de l’objectif !

http://www.sudonline.sn Depuis son lancement en 2010 sous le magistère du président Abdoulaye Wade et sa relance accélérée en 2014 par le président Macky Sall, le Programme national d’autosuffisance en riz (Panar) n’a pas atteint les résultats escomptés. L’objectif de produire 1600.000 tonnes n’a pas eu lieu en 2017. Les producteurs disent être confrontés à des problèmes qui ne riment pas avec une production suffisante. Du côté de la tutelle, l’espérance repose sur des projets à initier pour accroitre la production.
Sur impulsion de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, il a été créé en 2010 le Programme national d’autosuffisance en riz au Sénégal (Pnar) avec comme objectif, assurer l’approvisionnement en riz fortement dépendant des importations comme les autres produits alimentaires.
Avec des importations qui se chiffrent à 800.000 tonnes en 2007, le riz représentait 106 milliards F Cfa pour les importations nettes et est responsable pour 16% du déficit de la balance commerciale. L’Etat s’était fixé à réduire et même mettre un terme à ces importations par une disponibilité du riz local. Un objectif de production de 1 000 000 tonne de riz blanc compétitif et répondant aux goûts et exigences des consommateurs, avait été fixé au Programme national d’autosuffisance en Riz (Pnar) à l’horizon 2012. Ce but n’a pas été atteint. Selon des chiffres de l’Agence Nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en 2013, les importations étaient à 902 526 tonnes soit plus de 191 milliards f Cfa pendant ce temps, le projet engagé par le régime du président Wade n’a permis que d’amener la production à 436 153 tonnes de Paddy équivalant à 283 500 tonnes de riz blanc soit à peine le tiers du niveau des importations en ces temps. C’est dans ce contexte que le régime du président Macky Sall, a décidé de relancer ce programme aux premières années de son magistère avec comme arme de guerre, le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas).
Son objectif est de renforcer la promotion et le développement de la filière riz local par l’augmentation des superficies, la modernisation des moyens et méthodes de production et de transformation et la professionnalisation des acteurs en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et contribuer ainsi à la lutte contre la pauvreté à l’horizon 2017.
La production devrait s’élever à 1 600 000 tonnes de Paddy avec une contribution de 60% des zones irriguées (vallée du Fleuve Sénégal et Anambé) et de 40% des productions pluviales du Sud du pays. La méthodologie utilisée est l’appui aux producteurs notamment avec la fourniture d’une semence de qualité, l’octroi de matériels agricoles, l’aménagement des surfaces cultivées entre autres. L’atteinte de l’autosuffisance en riz en 2017 devrait coûter 424, 7 milliards de F Cfa.
Les semences et les engrais devraient consommer 55% de ce montant tandis que les aménagements hydro-agricoles en irrigué et pour le pluvial se situent à 33%. Les coûts des équipements représentent 8, 98%. L’appui technique (2, 32%) et la formation (0, 47%) se partagent moins de 3% du budget global. Cependant, plusieurs années de mise en œuvre, une échéance dépassée, des chiffres justificatifs d’une augmentation de la production sont brandis par le gouvernement ce qui n’est pas synonyme de l’atteinte d’une autosuffisance selon les producteurs.

DES PÉRIMÈTRES NON AMÉNAGÉS, ABSENCE DE STOCKAGE, PRÉSENCE DES OISEAUX GRANIVORES ET DES RATS

Pour le producteur et membre de la fédération des périmètres auto-gérés du Sénégal, Ass Niang, «il y a une progression au niveau de la production mais, pour atteindre l’autosuffisance, beaucoup de manquements doivent être résorbés aussi bien au niveau des aménagements que des conditions de production  ».
Les oiseaux granivores et les rats continuent d’attaquer les rizières sans qu’on ne parvienne à les éradiquer. Les superficies à cultiver sont également des difficultés. Les défauts d’aménagements sont des problèmes qu’on doit régler. «Dans certaines zones, il y a des terres qui doivent être exploitées mais presque la moitié est vétuste et nécessite un aménagement», indique-t-il et de soutenir «qu’il est difficile d’atteindre l’autosuffisance si on ne règle pas tous ces problèmes».
Le financement injecté, les résultats glorieux brandis n’est qu’un mirage bien au-delà des progrès qui ont été certes réalisés. «Le montant, c’est juste des chiffres qu’on annonce. Par rapport au matériel, l’Etat fait des efforts mais, les producteurs en demandent plus. On ne voit que des véhicules qui roulent de gauche à droite et des missions à n’en finir. C’est juste des chiffres qu’on annonce et qu’on ne voit pas l’exécution de ces montants sur le terrain». La présence des herbes dans les périmètres exploités est un mal qui ronge la production, selon Ass Niang. Il y a aussi la qualité des semences et de l’engrais qui fausse les prévisions d’amener la production au record de plus d’un million de tonnes. Les différentes dénominations du Programme d’autosuffisance en riz sont des slogans. «Le Pracas, c’est tout simplement un slogan, qu’on ne prend pas le temps d’évaluer. On revient pour nous donner un autre avec tous les problèmes qu’il y’a eu auparavant». Mariama Baldé encadre des associations de producteurs dans le département de Médina Yoro Foulah. Elle liste l’absence de barrages, de magasins de stockage et de matériels comme des entrave développement de la filière.

NÉCESSITÉ D’ÉVALUER LES FINANCEMENTS

Ousseynou Ndiaye est le président de la filière riz et du comité interprofessionnel riz. Pour lui, « il y a une évolution mais le Pracas qui est basé sur la culture intégrale avec l’exploitation des mêmes superficies aussi bien en contre saison qu’en hivernage, n’a pas atteint son objectif». C’est ce qui a faussé au départ dit-il, «l’atteinte du programme national autosuffisance en riz».
Le problème est que les superficies produisent une quantité beaucoup plus importante en contre saison qu’en or en hivernage. «Après la récolte en contre saison, on a beaucoup de problèmes pour aller en hivernage, libérer rapidement les parcelles en procédant à une récolte et il faut une mécanisation adaptée. Le problème majeur est qu’on a des baisses de rendements observées en hivernage depuis quelques temps  ; ce qui décourage les producteurs », déplore-t-il. L’une des raisons qui justifie l’absence de couverture suffisante du marché en riz local est, affirme-t-il, «le prix n’est pas incitatif». «Il n’y a que le Sénégal qui vend le riz à 130 F/ Kg.
En Mauritanie le Kg coûte 190 F CFA. Ce qui fait que beaucoup de producteurs sont plus intéressés à y vendre leur récolte». Face à tous ces manquements qui ont entravé l’atteinte de l’objectif fixé de produire 1.600.000 tonnes en 2017, -ce qui n’est pas toujours le cas-, Ousseynou Ndiaye juge nécessaire une analyse des initiatives qui ont été mises en œuvre. « On devait faire une évaluation à mi-parcours ; on ne l’a pas fait. A la fin du programme, on devait faire aussi une autre évaluation pour voir qu’est ce qui a marché et ce qui ne l’est pas afin que les résultats soient beaucoup plus intéressants», recommande-t-il avant d’affirmer «qu’atteindre les objectifs fixés, il y a 4 ans, d’avoir 900.000 tonnes de Paddy pour la zone irriguée en cultivant 150.000 ha en raison de 6 tonnes à ha, n’a jamais été possible».
La superficie actuellement cultivée n’est que 80.000 ha avec un rendement très en dessous de l’attente. Selon toujours Ousseynou Ndiaye, l’Etat a fait beaucoup d’efforts en subventionnant le matériel agricole subventionné à 60% mais, les producteurs n’en bénéficient pas suffisamment. Pour lever les contraintes liées à la production et qui ne garantissent pas un meilleur approvisionnement du marché, Ousseynou Ndiaye propose à ce que le prix du riz local soit revu à la hausse. «Le riz ne doit pas être vendu à moins de 150/Kg », soutient-il. Il trouve aussi que le Paddy doit être subventionné à 20/Kg ou bien que les charges de concurrence soient réduites. L’Etat doit aussi protéger le riz local en instaurant une taxe sur celui importé .

WALY DIOUF, COORDONNATEUR DU PROGRAMME NATIONAL D’AUTOSUFFISANCE EN RIZ (PNAR) «D’ici 5 ans, quand on aura fini de réaliser l’ensemble des activités prévues, on aura un grand bond en avant»

Le coordonnateur du Programme national d’autosuffisance en riz, Waly Diouf justifie l’échec de l’atteinte de l’objectif fixé par le respect de l’engagement pris par les producteurs et les difficultés qu’il y a eues à mettre en œuvre un programme inscrit dans la politique. Il soutient qu’avec les deux autres nouveaux projets qui seront engagés permettront de combler le gap d’ici 5 ans.
Quand j’ai été nommé, l’image de la riziculture était peu reluisante. En plus de la faiblesse des aménagements ils s’y ajoutaient les problèmes liés à l’écoulement des eaux d’irrigation et de drainage, le manque de moissonneuse batteuse qui obéit aux normes… Il y avait un réel problème d’écoulement des eaux dans la vallée du fleuve Sénégal où il n’avait pas suffisamment de digues. Dans la riziculture fluviale, on peut considérer qu’elle était simplement abandonnée à elle-même. Le rendement était très faible. Il n’y avait quasiment pas d’équipements. C’est pourquoi, nous avons alerté les autorités et des ressources massives ont été investies pour essayer de résoudre les problèmes parce qu’on ne peut pas aller vers l’autosuffisance quand on n’a pas levé les goulots d’étranglement qui étaient là et qui empêchaient à la riziculture de se développer. La riziculture s’est grandement modernisée même si des retards ont été notés dans l’exécution de certains projets, on a constaté qu’il y a un non-respect des engagements. Quand on faisait le diagnostic on l’a fait avec les acteurs qui étaient engagés en disant  : «si vous, gouvernement, faites ceci, nous ferons cela». Quand on a fait l’évaluation, nous nous sommes rendus compte et ça c’est à partir de 2017/ 2018 que sur pratiquement tout ce que l’Etat s’était engagé à faire sauf le retard de certains projets, il a grandement respecté ses engagements contrairement aux producteurs. L’un des engagements majeurs que les producteurs avaient pris c’était la double culture. C’est-à-dire, là où on faisait l’irrigation, ils y cultivent pendant la contre saison et l’hivernage encore un hectare. C’est ce qu’on appelle la double culture intégrante. Nous nous sommes rendus compte que les producteurs n’ont pas été en mesure de respecter cet engagement qui a couté à la production nationale presque 200.000 tonnes. S’ils avaient respecté leur engagement, on aurait une augmentation d’environ 200.000 tonnes. Le retard qui a été noté dans un des projets phares financé par Exim Bank Inde qui devait permettre au Sénégal avant même l’hivernage 2015 d’exploiter 2000 ha additionnels en double culture intégrale s’il avait été réussi, aurait permis une augmentation de 300.000 tonnes sur la production. Le cumul des 300.000 tonnes du fait de retard d’un projet plus 200.000 tonnes à cause du non-respect d’engagement des producteurs, fait 500.000 tonnes. En 2018, nous étions à 1100.000 tonnes c’est cela qui nous permettrait d’aller à 1600.000 tonnes. Voilà donc la combinaison de ces difficultés qui ont entrainé les blocages dans l’atteinte des objectifs qui étaient initialement fixés.

Où en êtes-vous avec la politique d’avoir une production suffisante en riz ?

Le programme national d’autosuffisance en riz a permis au Sénégal d’enregistrer de grandes avancées. On peut les résumer en trois points. Premièrement, la production a été multipliée par 3, entre 2008 et 2020 en passant de 408.000 tonnes à 1.450.000 tonnes actuellement. Deuxièmement, le riz sénégalais est présent sur tout le territoire national et en excellente qualité toute l’année. Il y a moins de 7 ans ce riz n’était présent que dans la vallée du fleuve Sénégal et un peu en Casamance de façon sporadique et la qualité était très mauvaise. Partout au Sénégal, y compris dans les villages qui ne produisent pas de riz, on y trouve la variété nationale. C’est parce qu’on a augmenté très fortement la production et qu’on a investi dans la transformation qu’aujourd’hui le riz est de bonne qualité. Les acteurs de la chaine de valeur reconnaissent tous aussi de très grands changements dans leurs conditions de travail. Il est vrai que malgré tous ces acquis continuent d’être importants. On vient de bénéficier de deux projets importants qui devraient aider à faire encore à la riziculture un très grand bond. L’un de ces projets est financé par la Banque islamique de développement (Bid) pour aider à lever un certain nombre de goulots d’étranglement. L’autre est cofinancé par le gouvernement du Japon. Nous pensons que d’ici 5 ans encore quand on aura fini de réaliser l’ensemble des activités prévues dans ces deux projets, on aura encore un grand bond en avant pour la riziculture.

A combien s’élèvent les investissements faits dans le domaine ?

Entre 2014 et 2019, l’Etat du Sénégal a investi sur ressources propres 75 milliards dans la riziculture pour améliorer le niveau d’accès des producteurs aux intrants. Quand on parle d’intrants ce sont les semences, les engrais, les produits phytosanitaires pour renforcer et moderniser les équipements de production. Le président de la République avait promis 2000 tracteurs. L’objectif a été dépassé. Il n’y avait pas de moissonneuses batteuses ; aujourd’hui on a un parc. Les équipements de récolte ont été fortement augmentés, les équipements de transformation aussi. On a amélioré sensiblement la maitrise de l’eau agricole ou l’on entend plus parler du problème d’eau qui n’arrive plus dans les bassins parce qu’on a investi dans l’aménagement.

LES PRIX À LA CONSOMMATION EN HAUSSE DE 0, 3 % EN MAI (ANSD)

Dakar, 8 juin (APS) – L’Indice harmonisé des prix à la consommation a enregistré en mai une hausse de 0, 3 %, a annoncé, mardi, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette évolution est en lien avec le renchérissement du coût des services de transports (1, 5%), des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (0, 4%), des articles d’habillement et chaussures (0, 4%), indique l’agence dans sa note d’analyse de l’indice des prix à la consommation.
Cette augmentation s’inscrit également dans le sillage du relèvement des prix des biens et services de communication (0, 3%) et des services de santé (0, 2%), rapporte le document rendu public mardi.
Il souligne qu’en variation annuelle, les prix à la consommation avaient progressé de 1, 3%.
L’ANSD relève par ailleurs une augmentation de 0, 6 % de l’inflation sous-jacente en rythme mensuel, et 1, 5 % en variation annuelle.
Dans le même temps, la hausse de 0, 5 % des prix des produits locaux ont soutenu l’appréciation des prix à la consommation, au moment où ceux des produits importés sont demeurés stables en mai, comparativement au mois précédent.
En variation annuelle, les prix des produits importés et ceux des produits exportés ont connu des progressions respectives de 1, 1% et 0, 8%, fait savoir l’ANSD.AKS/OID

LE FMI ACCORDE 350 MILLIARDS DE FCFA AU SÉNÉGAL

Dakar, 8 juin (APS) – Le Conseil d’administration du FMI a approuvé un accord de confirmation et un autre au titre de la facilité de crédit d’environ 350 millions de francs en faveur du Sénégal, a appris l’APS de source officielle.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire intenationale a achevé lundi la troisième revue du programme appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique.
Dans un communiqué l’ayant sanctionné, l’institution financière internationale indique que l’accord de financement, d’une durée de 18 mois, conjugué à l’instrument de coordination de la politique économique, fournira un point d’ancrage des politiques économiques pour la prochaine phase de la riposte des autorités face à la COVID-19.
Il permettra également de soutenir ‘’une reprise forte et créatrice d’emplois’’.
’’Bien que l’horizon à moyen terme demeure prometteur, les perspectives macroéconomiques pour 2021 sont sujettes à des risques en raison de la prolongation des effets de la pandémie et de la hausse des prix des produits de base’’, a averti le FMI.
Il souligne en outre que l’approbation de l’accord au titre de la FCC et de l’accord de confirmation ouvre la voie à un décaissement immédiat d’environ 129.4 millions de DTS ou environ 187 millions de dollars’’.
Cette approbation fait suite à une aide d’urgence que le FMI avait accordée au Sénégal, en avril 2020, pour un montant de 442 millions de dollars, a rappelé l’institution financière.OID/AKS

Le Sénégal annonce la création d’une microfinance islamique

https://www.sikafinance.com A la faveur de l’ouverture ce 7 juin de la 6ème édition du Forum international sur la finance islamique de l’Afrique de l’Ouest au Sénégal, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget, a annoncé la création en cours d’une institution de microfinance.
Cet établissement de crédit doté d’un capital de 5 milliards FCFA sera réalisé en partenariat avec la Banque islamique de développement (BID) et des privés nationaux.
Le Ministre des Finances et du Budget a, par ailleurs, souligné l’ambition du Sénégal de se doter d’une ” véritable ” industrie financière islamique qui, à côté de la finance conventionnelle, va accompagner le processus de mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent notamment le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) en cours d’exécution mais aussi le secteur privé.
Dans le domaine de la finance islamique, le Sénégal avait réussi à émettre sur le marché financier régional de l’UEMOA des Sukuk d’un montant de 100 milliards FCFA en 2014 et de 150 milliards FCFA en 2016.
Citant des chiffres du rapport annuel 2020 de l’ISFB (Islamic Financial Services Board), Abdoulaye Daouda Diallo, a indiqué que le volume des actifs financiers islamiques à travers le monde se chiffre à 2 438, 6 milliards dollars dont 11, 1% d’actifs financiers islamiques sont détenus par la Malaisie derrière l’Iran (28, 6%) et l’Arabie saoudite (24, 9%).Ibrahim WANE, Dakar

Le ministre de l’agriculture, Moussa Baldé lance le dialogue national sur les systèmes alimentaires

https://directnewsinfo.com Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé, a exhorté lundi les différents acteurs des systèmes alimentaires à faire de la réussite du dialogue national consacré à cette thématique leur cheval de bataille, à travers la formulation de « propositions pertinentes ».
« J’exhorte toutes les parties prenantes des systèmes alimentaires à s’engager pour une réussite du dialogue national à travers des propositions pertinentes et me porte garant du partage des résultats issus de cette concertation auprès de mes autres collègues ministres impliqués », a-t-il indiqué.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural présidait par visioconférence, l’ouverture, à Dakar, de la première concertation nationale sur le système alimentaire au Sénégal, avec la participation de plusieurs spécialistes, de personnes ressources et de nombreux acteurs et partenaires du secteur.
Il a rappelé à cette occasion qu’en réponse à l’appel des Nations unies, le Sénégal a déclenché depuis mars 2021, un processus de dialogue national que le président de la République, Macky Sall, « a bien voulu placer » sous sa coordination.
M. Baldé précise que cet atelier de deux jours, « marque le lancement solennel » de l’engagement du gouvernement sénégalais, dans la construction de systèmes alimentaires durables.
Selon, lui, l’agenda prévu permettra, avec l’appui technique des spécialistes et personnes ressources présents, conjugué à l’expertise et l’expérience de tous les participants, de passer en revue toutes les thématiques et de traiter les préoccupations des uns et des autres dans un cadre d’échanges fructueux.
« Avec la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, tout le monde est conscient que le risque de vivre une crise alimentaire et nutritionnelle majeure est réel pour nos pays, si des appuis appropriés ne sont pas mis en œuvre en temps opportun par les gouvernements et leurs partenaires », a-t-il avancé.
« Comme vous le savez, le Sénégal ambitionne d’augmenter la production et la productivité des cultures vivrières et des cultures de rente ainsi que l’amélioration de leurs performances économiques tout en continuant à développer les filières industrielles et consolider leurs performances actuelles. Cette ambition ne peut être réalisée qu’avec l’appui de tous les acteurs », a-t-il fait savoir.
Moussa Baldé note que les concertations pour le sommet sur les systèmes alimentaires prévu à New York (Etats-Unis), « offrent une opportunité d’échanges diversifiés, ciblés et constructifs entre les parties prenantes des systèmes alimentaires ».
« A ce propos, je voudrais saluer le partenariat fécond entre le gouvernement du Sénégal, la société civile, le secteur privé, le Système des Nations unies et les partenaires techniques financiers pour l’amélioration de nos systèmes alimentaires », a-t-il ajouté.

“LES INTELLECTUELS DOIVENT SE PENCHER SUR LA PROBLÉMATIQUE DES HYDROCARBURES POUR ÉVITER DE MAUVAISES SURPRISES’’ (UNIVERSITAIRE)

Saint-Louis, 7 juin (APS) – Le directeur de l’Unité de formation et de recherche (UFR) Sciences juridiques et politiques de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Pape Samba Ndiaye, a invité lundi l’élite intellectuelle du Sénégal à se pencher sur les perspectives qu’offre l’exploitation du pétrole et du gaz découverts dans le pays, afin de prévenir “de mauvaises surprises”.
M. Ndiaye intervenait à l’ouverture d’un colloque international sur les hydrocarbures, que l’UFR Sciences juridiques et politiques de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis organise de lundi à jeudi, avec la participation de plusieurs experts nationaux et étrangers du secteur.
“Les hydrocarbures posent des questions fondamentales et notre objectif est de faire des propositions d’aide à la décision aux autorités”, a-t-il expliqué.
Il invite les intellectuels sénégalais à se pencher sur cette problématique, rappelant que les hydrocarbures sont des ressources non renouvelables et considérant qu’il serait par conséquent dangereux de tôt miser sur elles en délaissant les autres secteurs dont elles doivent être un stimulant.
Il souhaite que le Sénégal échappe à “la malédiction du pétrole” vécue par certains pays producteurs. Mais pour ce faire, le pays doit selon lui surmonter certains préalables afin de tirer le meilleur profit de ses hydrocarbures.
Selon le recteur de l’UGB, Ousmane Thiaré, cette problématique se trouve “au centre des enjeux socio-économiques, environnementaux et stratégiques de notre pays”.
Il estime qu’à travers le master international Gérer les impacts des activités extractives (GAED), l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’UGB “donne corps à son crédo qui est l’excellence au service du développement.”
Ce master développé de concert avec l’Université de Nouakchott (Mauritanie) ambitionne d’offrir “des compétences pointues à ses auditeurs pour saisir les enjeux des processus techniques en termes d’impacts environnementaux, sociaux, économiques, politiques dans l’exploitation et la gestion des hydrocarbures”.
“En abordant cette problématique, notre institution, conformément à sa mission, vise à anticiper sur les mutations que ne manquera pas de subir notre belle région”, a-t-il ajouté, au sujet des perspectives de l’exploitation du gaz et du pétrole.AMD/ASG/B.

Les Sénégalais pensent que le développement du pays doit se faire sur fonds propres (sondage)

https://www.pressafrik.com La grande majorité (79%) des Sénégalais pensent que le développement du pays devrait être financé sur fonds propres, au lieu des prêts extérieurs, même si cela signifie davantage d’impôts et de taxes, selon les résultats de l’enquête Afrobarometer 2021.
Selon le rapport, plus de six Sénégalais sur 10 (63%) pensent que le gouvernement ne devrait autoriser que les entreprises nationales à commercialiser les biens de consommation, même si cela se traduit par moins de biens disponibles ou des prix plus élevés.
« La grande majorité (71%) des citoyens (sénégalais) soutiennent que, pour se développer, le pays devrait compter sur sa propre production et protéger les producteurs de la compétition étrangère », peut-on lire dans le rapport.
Par ailleurs, près du tiers (31%) des Sénégalais choisissent le modèle chinois comme le meilleur modèle de développement pour le futur du Sénégal, suivi des Etats-Unis d’Amérique (29%) et leur propre modèle (15%). La France (10%), ancienne puissance coloniale, n’arrive qu’en quatrième position dans le choix des Sénégalais.
Le modèle chinois a connu un « gain de 3 points de pourcentage depuis 2014, contre une perte de 4 points pour les Etats-Unis ». La France a vu son image de modèle de développement futur se dégradée, passant de 16% en 2014 à 10% en 2021. Toutefois, il émerge une frange de la population qui propose de se concentrer sur un modèle propre aux Sénégalais (5% en 2014 à 15% en 2021).
Lundi, 350 milliards de Fcfa ont été accordés au Sénégal par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la facilité de crédit. Vendredi dernier, déjà, le Sénégal avait reçu de la Banque mondiale près de 150 milliards FCFA.
Mais ce n’est pas encore fini, car, selon le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, 484 milliards FCFA sont attendus de la Banque mondiale au courant de l’année fiscale 2021.Salif SAKHANOKHO

Guédiawaye : Macky déclasse 150 hectares de la bande des filaos

https://www.xibaaru.sn Le chef de l’État, Macky Sall, vient de déclasser la bande de filaos située dans la Commune de Wakhinane Nimzath, à Guédiawaye. Le Plan d’urbanisme de détails (PUD) concerne une superficie de 150, 58 hectares.
D’après le document, il est fait mention de « la réalisation de diverses infrastructures et équipements ainsi que la construction de logements selon la répartition suivante : 43, 92% réservés à l’habitat, 21, 01% aux voieries et réseaux divers, et 35% aux équipements. ».

Concession Port de Ndayane : Secrets de palais autour d’une préférence pour Dubai Ports World

iGFM – (Dakar) Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Une pilule sous la gorge du DG du PAD, Aboubacar Sedikh BÈYE, le ministre Cheikh Kanté, missi dominici chouchouté du palais Roume avec ses va-et-vient incessants sur l’axe Dakar-Dubai, dessous du rapport Mazars sur la valorisation de l’investissement, Macky SALL coupe la poire en deux, le dossier de l’attribution de la concession du port en eaux profondes de Ndayane révèle ses secrets. Exclusif.
Derrière l’attribution de la concession du port de Ndayane, dont l’emprunt obligataire de 60 milliards de FCFA connut un succès, structuré et arrangé par INVECTUS, se cachent des secrets insoupçonnés. Après plusieurs mois d’investigations, Confidentiel Afrique a pu démêler l’écheveau d’une des concessions portuaires les plus sulfureuses et atypiques. Selon des sources bien informées, les choses n’ont pas été si faciles, comme on le croirait.
Le groupe émirati DP World, implanté depuis 2007 sur le port de Dakar, avait été retenu par l’État sénégalais pour la réalisation et l’exploitation d’un nouveau port en eaux profondes à Ndayane.
La concession du port en eaux profondes de Ndayane qui a aiguisé les appétits-relève d’une série de secrets de palais- jusqu’à ce que Confidentiel Afrique ne les déflore.
En vérité, l’immixtion de l’ancien Directeur général du Port, Cheikh Kanté, actuel ministre et conseiller du Président Macky SALL n’a pas arrangé les choses. Dans ce dossier de la concession de Ndayane, tout porte à croire, que la multinationale émirati DPWorld avait misé sur le cheval et l’entregent du ministre Cheikh Kanté. Il est devenu en si peu de temps, un puissant missi dominici du palais Roume, à qui l’on prête grande oreille d’un côté, et, potentiel émissaire et ambassadeur de DPWorld dans cette guerre des docks. Nos informations parlent d’une dizaine de voyages au pas de charge de Cheikh Kanté entre Dubai et Dakar. ‘’ Il a manœuvré sans répit pour la cause de DPWorld et a gagné la bataille’’ révèle une source à Confidentiel  Afrique.
Cette proximité et influence du manitou Cheikh Kanté auprès des dirigeants de DPWORLD ont tant agacé dans les couloirs du Port autonome de Dakar. Selon plusieurs sources, cette main mise de l’ex-patron du PAD dans la concession du port de Ndayane a beaucoup dérangé et n’était point perçu d’un bon œil. Le DG Sedikh BEYE s’est battu jusqu’à la dernière énergie pour ramener les choses à leurs justes proportions. Peine perdue. Cheikh Kanté aurait-il reçu des instructions du Président Macky SALL pour agir? Était-il détenteur d’un mandat de négociation de la part de DPWorld? Toutefois, sa posture de conseiller plénipotentiaire de la multinationale émiratie  a été au finish payante. Puisque DPW a eu gain de cause…

Le cabinet Mazars dégonfle la note de DPW

Nos investigations poussées nous ont conduit à s’intéresser au rapport du cabinet Mazars, conduit par l’équipe de l’expert Tahibou Mbaye. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, la valorisation de la concession du Port de Ndayane, est bel et bien en dessous de la note de DPW. Celle-ci avait fixé le bouquet de la valorisation de Ndayane à quelque 875 Milliards de FCFA. Alors que l’expertise de Mazars se situe entre 450 Milliards et 550 Mds FCFA. Une sur-valorisation qui a franchi le seuil du tolérable, commente une source. Pourquoi donc l’État a-t-il décidé de brûler le rapport Mazars au profit de DPWorld ? Pour la première phase et la seconde, l’exploitant portuaire émirati Dubaï Port World a cumulé  un investissement de l’ordre de 1127 millions de dollars.

Macky SALL coupe la poire en deux

Dans ce dossier qui s’apparente à un serpent de mer des cales, le Chef de l’État Macky SALL a pris l’option dès le départ de jouer la carte Cheikh Kanté. Selon des informations en possession de Confidentiel Afrique, le Président SALL a dû presser le Directeur général du PAD, Aboubacar Sedikh BEYE, stoïque dans sa position, pour que le Port de Ndayane tombe dans le giron de DPWorld. D’ailleurs, révèle une source autorisée, c’est le Président himself qui a pris les choses en main. Après une période de flottements sur fonds de frictions. Dans les secrets du palais, Confidentiel Afrique a appris qu’une réunion a été convoquée au palais sur demande du Chef de l’État afin d’examiner le plan d’investissement de DPW sur la plateforme portuaire de Ndayane. Toutes les parties prenantes ont pris part à cette réunion stratégique dont les ministres impliqués dans la gestion portuaire ( Alioune Ndoye, Abdoulaye Daouda DIALLO, celui des Infrastructures) et les 3 DG (PAD, DPW, Mazars). Selon nos informations, Macky SALL qui a beaucoup joué la carte de la préférence nationale dans la gestion et l’exploitation de la plateforme logistique pétrolière, a décidé devant tous les plénipotentiaires de choisir l’option médiane. Aux fins d’arbitrage, le Chef de l’État s’est situé un peu en dessus de la note du cabinet MAZARS, avec une économie confortable du différentiel de la note de DPWorld.
Aux dernières nouvelles, DPWorld traîne les pieds pour démarrer son plan d’investissement sur cet ambitieux méga projet portuaire en eaux profondes.Confidentiel Afrique

YANKHOBA DIATTARA, MINISTRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS « Certains persistent à vouloir faire des réseaux sociaux une arme de destruction de la dignité humaine »

L’Etat est déterminé à mettre fin aux « abus » dans les réseaux sociaux. Après le Président Macky Sall, le ministre Yankhoba Diattara en a donné l’assurance lundi à Saly.
Le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications a présidé, hier, à Saly, l’atelier de lancement du cadre de concertation sur l’harmonisation et l’actualisation du cadre juridique du secteur des Tic. « Le gouvernement du Sénégal est résolument engagé contre tous les abus sur les réseaux sociaux et pour cela, tous les moyens seront mis en œuvre. L’abus que certains font de l’utilisation des réseaux sociaux tend à s’exacerber», a affirmé Yankhoba Diatta qui estime que ces dérives peuvent « déstabiliser notre harmonie sociale fondée sur la paix et la fraternité ».
Estimant que le numérique doit être « un outil privilégié pour bâtir une personnalité économique et sociale, à travers un usage responsable », le ministre a indiqué que « malgré toutes les lois votées et les mesures prises, certains persistent à vouloir faire des réseaux sociaux une arme de destruction de la dignité humaine ».

Les Sénégalais soutiennent la liberté de la presse “sans censure ni ingérence du gouvernement”

https://www.pressafrik.com La grande majorité (75%) des citoyens sénégalais affirment que les médias sont « assez libres » ou « entièrement libres » de publier ou de commenter l’actualité sans censure ni ingérence de l’Etat, selon les tous derniers résultats de l’enquête Afrobarometer.
Toutefois, le document précise qu’ »un peu plus d’un cinquième (22%) des Sénégalais pensent que les médias ne sont « pas très libres » ou « pas du tout libres » de diffuser des informations sans immixtion du gouvernement.
Par ailleurs, plus de sept Sénégalais sur 10 (72%) sont d’accord sur le fait que les médias devraient être « libres de publier n’importe quelles opinions ou idées sans le contrôle du gouvernement ». Toutefois, 26% des citoyens jugent que « le gouvernement devrait pouvoir interdire tout type de publication qu’il désapprouve ».
De plus, trois quarts (76%) des Sénégalais pensent que la presse « devrait constamment enquêter et communiquer sur les travers du gouvernement et la corruption en son sein, contrairement aux moins du quart (24%) qui affirment que trop de reportages négatifs ne font que nuire au pays », indique le rapport publié en 2021.
Cependant, juste la moitié (51%) des Sénégalais affirment que les médias ont été « impartiaux » envers les différents candidats lors des élections présidentielles de 2019, contre 41% qui jugent qu’ils n’ont pas couvert équitablement tous les candidats.Salif SAKHANOKHO

COVID-19 : DEUX DÉCÈS ET DOUZE CAS POSITIFS ANNONCÉS

Dakar, 8 juin (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a déclaré douze nouveaux cas positifs de coronavirus et deux décès supplémentaires liés à la maladie au cours des dernières 24 heures.
Sur les 979 tests virologiques réalisés, 12 sont revenus positifs, correspondant à un taux de positivité de 1, 23%, souligne le bulletin épidémiologique quotidien du ministère consulté à l’APS.
Il signale que les nouvelles infections comprennent trois cas contacts déjà suivis par les services sanitaires et neuf cas communautaires, sept dans la région de Dakar, un à Kolda et à Matam.
Le document annonce par ailleurs que 26 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, alors que 5 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Au total, le Sénégal a enregistré 41725 cas positifs de Covid-19 depuis l’apparition de la maladie sur son territoire. En tout, 40323 patients ont recouvré la santé après avoir contracté le virus et 1.150 en sont morts.
Au total,  251 patients sont encore pris en charge dans les services sanitaires, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Le département de la Santé signale en outre que 466.578 personnes ont au moins reçu une dose de vaccin depuis le lancement de la campagne en février.DS/AKS.

«LE SÉNÉGAL DOIT INTÉGRER LE G5 SAHEL ET EN ASSUMER LE LEADERSHIP»

http://www.emedia.sn Le Sénégal doit intégrer le G5 Sahel et même le diriger. C’est la position défendue par l’Anthropologue, expert en intelligence et des systèmes complexes, Pierre Amath Ba. Analysant la situation qui prévaut au Mali et d’une manière générale dans la sous-région, M. Ba note que le Sénégal ne devrait pas attendre de connaître une situation d’instabilité pour agir. La présence des forces de sécurité du Sénégal devrait être, selon lui, une réalité palpable pour parer à toute éventualité.
« Aujourd’hui, nous devons nous rendre compte que ce qui se passe au Mali peut avoir des répercussions ici. Le Sénégal doit prendre le leadership en termes de lutte contre le terrorisme dans la zone. Dans le G5 Sahel, si on n’a pas intégré le Sénégal, c’est parce que, jusque-là, on ignore le rôle qu’il pourrait jouer sur la stabilité dans la sous-région », a fait savoir M. Ba.

Implication des populations

Le Sénégal est toujours considéré comme un îlot de stabilité dans un océan d’insécurité et d’instabilité ouest africaine. Pour qu’il parvienne à s’en sortir, le directeur de Timbuktu Institut, Bakary Samb exhorte les autorités sénégalaises à accentuer la sensibilisation surtout au niveau des populations vivant dans les zones frontalières.
« Les paradigmes ont changé. Il y a ce que l’on appelle le débordement des épicentres qui doit nous pousser à plus de vigilance. Nous avons encore le temps de développer des politiques préventives, des stratégies de prévention. N’attendons pas d’être dans le temps de l’intervention. Le Sénégal a le temps de prendre les dispositions nécessaires avec une conscience collective de la sécurité qui doit être la préoccupation de toutes les populations », a déclaré Bakary Samb.
L’enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb) estime qu’un maillon essentiel dans la lutte contre les terroristes est laissé en rade. Il s’agit de l’implication des populations. « Quelqu’un disait que la sécurité est tellement importante qu’il ne faudrait pas la laisser seulement aux militaires. Mais c’est tout une alliance nationale entre la recherche, le monde de la décision mais également les forces de défense et de sécurité. Mais surtout les populations si seulement ces populations prennent conscience des menaces », renseigne M. Samb. Babacar FALL.

LE MFDC RECLAME UN «CESSEZ-LE-FEU» IMMEDIAT

http://www.sudonline.sn «Nous ne pouvons pas prôner la paix et que les autres continuent de faire la guerre ; ce n’est pas une bonne chose. Je ne suis pas dans leur tête pour savoir ce qu’ils veulent. Elle ne s’explique pas du tout, cette guerre-là », déplore Edmon Borra.
Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) semble très touché par les opérations de ratissage enclenchées par l’armée dans l’arrondissement de Niassya depuis une semaine. Les ailes politiques du mouvement irrédentiste réunies hier, lundi 07 juin, à Mangokouro dans la banlieue Ziguinchoroise réclament l’arrêt des combats.
«Nous ne pouvons pas prôner la paix et que les autres continuent de faire la guerre ; ce n’est pas une bonne chose. Je ne suis pas dans leur tête pour savoir ce qu’ils veulent. Elle ne s’explique pas du tout, cette guerre-là », déplore Edmon Borra, le responsable de la section Mfdc de Mangokouro. Privilégier la négociation et non le langage des armes ; c’est ce que prônent les responsables du Mfdc qui assimilent ces opérations de sécurisation à une guerre. « Sécurisation ? Ok, c’est leur slogan mais c’est la guerre; sécurisation pour tuer des gens ! », s’exclame le responsable du Mfdc qui s’explique difficilement une telle situation. « Je ne vois pas pourquoi, tout le temps, la guerre en Casamance. Vraiment, je suis complètement essoufflé, je perds même ma force», martèle-t-il avant d’accuser le gouvernement du Sénégal d’être à l’origine du blocage de tout processus de négociation.
« Le Mfdc est prêt et ne bloque rien du tout. C’est le gouvernement qui bloque », martèle l’ancien maquisard reconverti en responsable de l’aile politique du mouvement. Un arrêt des opérations de ratissage, c’est donc l’appel lancé par le Mfdc. « S’ils le peuvent et s’ils le veulent, ils n’ont qu’à cesser les opérations parce que nous, depuis longtemps, nous sommes dans la dynamique de chercher la paix … », martèle l’ancien bras droit d’Abdou Elinkine Diatta. Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, nous avons réuni les différents groupes du Mfdc pour essayer de voir les voies et moyens pour consolider nos efforts dans la perspective des négociations ».
Une sortie des responsables du Mfdc qui survient au moment où l’armée poursuit ses opérations de ratissage dans l’arrondissement de Nyassa. Des opérations de ratissage et de sécurisation que le Mfdc assimile à de la guerre. La rencontre tenue à Mangakouro a cependant brillé par l’absence de certaines factions rebelles comme celle des chefs de guerre Salif Sadio et César Atoute Badiate.

THIERNO ALASSANE SALL SUR LA LUTTE CONTRE L’INSÉCURITÉ  : “Il faut une réponse politique : s’attaquer, d’abord, à la mauvaise répartition des ressources communes”

“L’insécurité est devenue préoccupante dans notre pays. Elle angoisse nos concitoyens qui sont excédés par les agressions et les atteintes aux biens. Mais, c’est bien la corruption généralisée et le néo-patrimonialisme qui créent la délinquance de masse”, a affirmé Thierno Alassane Sall dans une publication sur sa page Facebook. Selon lui, “le chômage endémique de la jeunesse favorise la criminalité. Mobiliser nos forces de l’ordre dans des campagnes de communication ne résout pas la question de fond. Il faut une réponse politique : s’attaquer, d’abord, à la mauvaise répartition des ressources communes”.
Ensuite, “il s’agit de réparer les organes de l’État et de la nation, profondément abîmés par les logiques clientélistes et le népotisme. Sans cela, aucune Justice n’est possible, aucune démocratie ne peut être pérenne, et la construction républicaine restera inachevée.
Par ailleurs, nous devons rester vigilants face aux crispations identitaires. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui habitent ces nouveaux ghettos. Il faut refuser d’épingler et de stigmatiser les étrangers. Cela peut nourrir des préjugés et un discours de haine”, a-t-il affirmé.

Après plusieurs mois de brouille–Macky retrouve une ami : L’ancien Pm reçu en tête à tête hier à Mermoz pendant près de 2 heures de temps

https://lequotidien.sn La rencontre entre le chef de l’Etat et son ancienne Envoyée spéciale s’est tenue hier à Mermoz, sous l’égide d’amis communs.
Les bouderies sont terminées. Macky a retrouvé hier une vieille amie. Grâce à l’entregent de certains amis communs et des proches des deux parties, Mimi Touré a eu hier, un tête à tête de 2 heures environ avec le président de la République, en la résidence privée de ce dernier, à Mermoz.
Des personnes bien informées, dont certains parmi les médiateurs à la base des retrouvailles, assurent que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité et de bonne humeur, qui a permis d’aplanir les différends qui auraient pu ternir la belle relation.
Il faut rappeler que entre Macky et celle qui a été son second Premier ministre, avant de devenir sa première Envoyée spéciale, la brouille est apparue au grand jour quand le chef de l’Etat, qui avait fait caser Mme Aminata Touré à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese), l’a fait remplacer en novembre 2020, à la présidence de cette institution par son nouvel allié, le président du parti Rewmi, Idrissa Seck.
La bouderie de Mimi s’est notamment traduite par des flèches acerbes de certains actes de la gestion du président, et par un silence très notable lors des émeutes qui ont menacé le pouvoir au mois de mars dernier.
Mais on doit croire que les élections municipales approchant, les deux amis et alliés ont senti la nécessité de renouer les liens qui s’étaient tendus. Il restera aussi à voir, dans le contexte de préparation des élections locales et municipales, le rôle que pourrait avoir à jouer Aminata Touré, dont tout le monde sait qu’elle ne cache pas ses ambitions de briguer la tête d’une importante municipalité. Par M. GUEYE – mgueye@lequotidien.sn

Locales : Adama Faye, le frère de Marème Faye, traqué par l’APR

https://www.xibaaru.sn Toutes les destinations mènent vers les élections Locales de 2022. A l’approche de celles-ci, les ambitions se dessinent. Opposition et parti au pouvoir veulent ont les mêmes objectifs, remporter ses élections qui seront décisives pour 2024. Ce désir de gagner est en train de coûter cher au Président Macky Sall. Un vent de rébellion souffle dans son parti. Surtout l’échappée solitaire de son beau-frère, Adama Faye, dans la commune de Grand-Yoff, fragilise davantage l’APR. Mais cette défiance du beau-frère a mis les Apéristes de la localité dans tous leurs états. La bataille de Grand Yoff sera très rude entre les hommes du « Macky ».
A quelques mois des élections locales, le Président Macky Sall a tous les problèmes du monde. En effet, face aux nombreux chocs d’ambitions au sein de son parti, la coalitions Benno Bokk Yakaar (BBY) joue ses dernières cartes. Il ne se passe plus un seul jour sans qu’un Apériste veuille se positionner. Cette guerre de positionnement risque de faire exploser la mouvance présidentielle.
Le dernier pion qui veut se positionner est le beau-frère du Président, Adama Faye.
Dans une lettre rendue publique, Adama Faye a craché du feu sur le Président Macky Sall et son régime. Poussant le bouchon plus loin, il est allé même jusqu’à défier le Chef de l’Etat. Il a « déchiré » les directives du patron de l’APR qui a donné l’ordre à ses lieutenants d’attendre son coup d’envoi en perspectives des élections de janvier 2022. Directives que son beau-frère ne compte pas respecter. Il l’a fait savoir dans sa lettre.

Les Apèristes de Grand Yoff recadrent le beau-frère du Président

Cette sortie de trop de Adama Faye n’est pas du goût de ses camarades de parti. Président du mouvement « Dieum Kanam », Lass Badiane n’a pas raté Adama Faye. Le responsable de l’Apr à Grand Yoff se veut très clair  :  « Je n’accepterai pas qu’on fragilise notre leader ainsi que les institutions qu’il incarne »,  prévient-il. Le jeune Apériste qualifie les propos du beau-frère du Chef de l’Etat de « déplacés ».
« Le moment venu, Grand Yoff choisira non pas un candidat  pour les Locales mais une liste dans laquelle toutes les forces vives de Grand Yoff particulièrement les jeunes et les femmes seront présentes afin de changer le visage hideux de Grand Yoff »,  déclare Lass Badiane contacté par la rédaction.
Son camarade Cheikh Ndiaye, membre de la mouvance présidentielle est beaucoup plus clément envers Adama Faye. Selon lui, la coalition n’a pas le pouvoir de rejeter une candidature aux Locales car cette prérogative revient à la direction du parti. Mais il précise qu’ils verront pour les locales de 2022, les modalités qu’ils vont mettre en place.
« Adama Faye se comporte en intouchable et sa liberté de ton frise la défiance de l’autorité du Président de la République. Il aurait dû faire ce qu’il à faire le moment venu et s’empêcher toutes ces considérations, qui fragilisent le parti et la coalition BBY de Grand Yoff », rajoute Cheikh Ndiaye plus préoccupé par les voies et moyens pour élargir les rangs de leur parti avant les locales.

Macky doit siffler la fin de la récréation

Les listes parallèles risquent de tuer politiquement Macky Sall. A quelques mois des élections de 2022, son autorité continue d’être contesté au sein de la mouvance présidentielle. En tant que chef de parti, le locataire du Palais doit siffler la fin de la récréation s’il ne veut pas contracter le syndrome des partis politique en fin de mandat.

La mouvance présidentielle décrit un tableau sombre de la gestion du maire

Le maire de Grand Yoff Madiop Diop en a aussi pris pour son grade dans cette bataille avant les Locales. Lass Badiane parle de gestion clanique. « Une gestion clanique et calamiteuse truffée de scandales financiers et fonciers. La redistribution des ressources de la commune devrait servir aux populations et pas au seul Maire et à ses valets. Grand Yoff est abandonnée »,  se désole le leader du mouvement « Dieum Kanam ». Qui accuse Khalifa Sall d’être la cause de la misère dans laquelle cette partie de la capitale sénégalaise se trouve.
Conseiller municipal à la mairie de Grand Yoff, Cheikh Ndiaye trouve que rien n’a changé depuis les locales de 2014. « Grand Yoff est en retard et largement dépassé. Cette responsabilité historique est engagée par les socialistes »,  dit-il. Cheikh Ndiaye de rajouter  :  « Grand Yoff aurait dû présenter un meilleur visage mais objectivement peu de choses ont changé »,  se désole l’Apériste.
A signaler que toutes nos tentatives d’entrer en contact avec la municipalité sont restées vaines. Toutefois nos portes leur sont ouvertes si elle veut s’exprimer sur la question elle peut prendre contact avec la rédaction.Aliou Niakaar Ngom

Macky Sall défié et décrié…ça sent la fin de règne

https://www.xibaaru.sn Est-ce le début de la fin pour Macky Sall ? A trois ans de la fin de son second et dernier mandat, des signes de lassitude et de dénonciation de sa gestion par ses partisans et surtout par des membres de sa familles apparaissent. « Trop de pouvoir…tue le pouvoir » vient de lancer Adama Faye à l’encontre de Macky Sall. Et Adama Faye n’est autre que le beau-frère du président. La critique vient cette fois de…l’intérieur.
Dans toute création, il y a un début et une fin. Même la fin du monde aura des signes précurseurs  : « Parmi les signes avant-coureurs de l’Heure suprême, on verra la science disparaître, et l’ignorance s’accroître ; l’adultère sera très fréquent ; on boira beaucoup de vin ; les hommes diminueront de nombre tandis que les femmes deviendront si nombreuses qu’il n’y aura plus qu’un seul homme pour soutenir cinquante femmes » selon Anas Ibn Malik, un compagnon direct du Prophète de l’Islam (Psl).
Et les signes de la fin du règne de Macky Sall à la tête du Sénégal commencent aussi à apparaitre. Les contradictions sont récurrentes et les défis apparents. Naguère, personne n’osait affronter le maître des lieux. Tout était du domaine de l’ineffable. Mais aujourd’hui dans le parti de Macky Sall, les gens deviennent ivres sans qu’ils aient bu une goutte d’alcool. Ils deviennent fous à la veilles Locales. Le désordre s’installe de plus en plus dans le parti au pouvoir.
Nonobstant les menaces du président du Parti de L’APR, Macky Sall, sur les listes parallèles, des candidats affichent ouvertement leur défiance aux directives du chef ; Saint-Louis, Dakar, Kaolack, Khombole, des responsables de l’APR déclare publiquement leur candidature sans attendre les consignes du parti. Et pis, des voix s’élèvent pour critiquer ouvertement celui qu’on appelle, le PATRON. Et la critique la plus dure vient de quelqu’un qui n’a pas sa langue dans poche.
Adama Faye est le frère de la première dame…Donc beau-frère du chef de l’Etat et président du parti APR. Ces critiques à l’encontre du président sont très dures. « Nous ne sommes pas dans un royaume » a-t-il déclaré ouvertement sur le règne de son beau-frère. Et figurez-vous que ce n’est pas nouveau pour Adama Faye. Des critiques et des vérités, il les assène sans « filtre ». Et même avant en prévision des émeutes sanglantes du mois de mars, il avait indexé le pouvoir.

C’était le 22 février 2021

Adama Faye responsable politique de Grand-Yoff avait invité certains hommes politiques à la pondération dans cette affaire (Ndlr  : affaire Sonko). Mieux, il avait dénoncé une attitude qui prenait de l’ampleur dans le champ politique sénégalais : « On vilipende, on verse dans la médisance et on tente de liquider politiquement, moralement un citoyen sénégalais. Et que celui qui n’a jamais fauté jette la première pierre », avait-il déclaré dans les colonnes du quotidien la Tribune.
Aujourd’hui, c’est ce même Adama Faye qui défie Macky Sall en déclarant « se présenter par force aux locales » contre la volonté de son président de parti et beau-frère. Et il n’est pas le seul. C’est une floraison de déclarations de candidatures aux locales de 2022 qui viennent défier l’autorité de Macky Sall. Des signes qui en disent long sur la suite du mandat en cours du président de la République qui ne sera pas de tout repos…

Macky au Nord…Farba Ngom et ses amis décaissent 150 millions

https://www.xibaaru.sn L’argent coule à flots dans le Fouta avant l’arrivée du président Macky qui entame une tournée économique dans le nord du 12 au 19 juin.
Les leaders apristes du Fouta n’ont pas lésiné sur les moyens pour réserver un accueil triomphal au chef de l’Etat qui s’y rend le week-end prochain dans le cadre de ses tournées économiques. Réunis autour de Farba Ngom,  les leaders ont mobilisé 150 millions. C’est dire que le Fouta restera encore marron-beige tant que Macky Sall le voudra.
Rappelons que la tournée économique se fera 12 au 19 juin prochain à Saint-Louis et Matam. Le président va passer une nuit à Podor, une nuit à Ndioum et trois nuits à Matam.

Bocar DIONGUE, APR : «si Moussa SY est choisi, la commune va basculer et le président  sera sanctionné»

http://www.walf-groupe.com Les élections locales s’annoncent rudes pour la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Alors que le chef de l’Etat préconise une liste unique, des voix s’élèvent pour le mettre en garde contre tout parachutage.
C’est le cas aux Parcelles Assainies où les partisans d’Amadou BA sont sur le pied de guerre. Pour Bocar DIONGUE, responsable APR de la commune, un choix du président porté sur Moussa SY va être fortement sanctionné.
« Si le président choisit le ministre Amadou BA on ne peut que s’en réjouir. S’il désigne cependant Moussa SY, moi Bocar DIONGUE, personnellement je ne vais pas voter pour lui. Pourquoi je vais le faire ? Pourquoi soutenir Moussa SY ? Je ne le ferai pas parce que ce qui nous intéresse c’est d’abord les Parcelles Assainies. Lorsqu’il s’est agit de l’intérêt de notre leader, le président, on s’est battu pour lui. Aujourd’hui, c’est l’intérêt des Parcelles et nous allons choisir le meilleur profil », déclare-t-il sur le plateau de Walf TV.
Selon Bocar DIONGUE, les Parcelles Assainies veulent un changement et l’ont clairement affirmé. « Si on s’entête à choisir ailleurs, on va voter ailleurs », ajoute-t-il.
L’ancien ministre des Affaire étrangères Amadou BA a d’ores et déjà annoncé sa candidature. Seulement, Moussa SY, maire sortant qui a rejoint la mouvance présidentielle, n’a pas encore dit son dernier mot.

PRÉSERVONS CE QUI NOUS UNIT : NOTRE COMMUN VOULOIR DE VIE COMMUNE PAR ABDOULAYE THIAM

http://www.sudonline.sn/ «Un Peuple – Un But – Une Foi». Telle est la devise de la République du Sénégal. Elle traduit notre volonté de vivre en commun, c’est-à-dire notre volonté (Une Foi), d’Unité (Un Peuple), pour la Construction nationale (Un But). Toutefois, ce pays exceptionnel, ce havre de paix dans une grisaille ouest-africaine est, depuis quelques années, sous des menaces inouïes. Elles ont comme noms, terrorisme intellectuel, discours régionalistes, communautarisme, sectarisme… Autant de maux qui menacent notre quiétude et surtout notre commun vouloir de vie commune.

DÉBAT AU RAS DE PÂQUERETTES

Selon Constantin Salavastru, «le discours politique est une forme de la discursivité par l’intermédiaire de laquelle un certain locuteur (individu, groupe, parti etc.) poursuit l’obtention du pouvoir dans la lutte politique contre d’autres individus, groupes ou partis». Cette définition, est certes approximative. Mais, elle met en évidence la dimension pragmatique du discours politique, souvent associé à un discours du pouvoir. Autrement dit, on devrait s’attendre dans l’espace public à des confrontations d’idées entre les acteurs politiques où le camp qui incarne le pouvoir étale ses réalisations, fixe le cap et celui de l’opposition, tout en portant la contradiction, propose des solutions afin que l’opinion puisse faire son choix.
L’icône planétaire, Nelson Mandela (1918-2013), disait d’ailleurs, qu’«un bon leader peut s’engager dans un débat de manière franche et approfondie, sachant qu’à la fin, lui et l’autre partie doivent être plus proches, et ainsi sortir plus forts. Vous n’avez pas cette idée lorsque vous êtes arrogant, superficiel et mal informé». Hélas, à la place d’un débat civilisé, courtois et surtout utile pour l’opinion publique nationale et internationale, on assiste depuis plus de vingt ans maintenant, au Sénégal, à des confrontations au ras de pâquerettes. L’invective dans la bouche, des seconds couteaux envahissent les plateaux de télévision, les radios et autres sites internet.
Sans occulter les colonnes de journaux. Rien que pour sortir des énormités, dans le seul et unique but de faire plaisir à un leader politique, ou à une confrérie religieuse. La plupart d’entre eux d’ailleurs, sont des courtiers politiques et/ou religieux n’hésitant pas à tourner casaque au gré de leur intérêt. La conviction étant loin d’être leur tasse de thé. Comment sommes-nous tomber du Charybde en Scylla ?.
Jadis, ce pays était connu pour la qualité de ses hommes et de ses femmes politiques au discours captivant, voire hypnotisant. Nous sommes certainement tous, nostalgiques des débats de hautes factures  ; de ces chaudes empoignades entre Abdourahim Agne et Ousmane Ngom respectivement présidents de groupes parlementaires socialiste et libéral, à l’Assemblée nationale. Dans un français châtié, ils tenaient en haleine l’hémicycle et l’opinion publique. Qui ne se souvient pas des discours articulés autour du Sopi de Me Abdoulaye Wade, du Folli de Landing Savané et autre Jallarbi du brillantissime Pr Abdoulaye Bathily ?.
La liste est loin d’être exhaustive. Au lieu de poursuivre dans la même dynamique que leurs aînés, la nouvelle race d’hommes politiques s’illustre autrement. Au grand dam d’une population qui assiste également impuissante à des «clasicos» dignes d’un Real Madrid-Fc Barcelone, Manchester United-Manchester City, Liverpool-Everton entre confréries, ponctués souvent de dérives loufoques qui sapent l’unité nationale.

LA RESPONSABILITÉ DES MÉDIAS

Qu’on le veuille ou non, l’influence des médias a pris une place considérable. Ils représentent un pouvoir indéniable dans la société mondiale et dans ses différentes fonctions que sont entre autres, informer, éduquer, divertir, prendre position etc., ils façonnent aussi l’opinion. Ils devraient donc promouvoir l’émergence des valeurs. Surtout en ces moments où tout va à vaul’eau. Malheureusement comme le craignait, Hubert BeuveMerry, les moyens de vivre des médias ont fini par compromettre leur raison de vivre. Certes ! Pour autant, ils ne devraient pas être gagnés de plus en plus par le sensationnalisme, l’exploitation des peurs, le stéréotype, l’émotion, la complaisance et le silence. Sans occulter une avalanche de stigmatisations.
Faisant dans la simplification et dans la généralisation, nous qualifions les Nigérians de trafiquants de drogue, les Wolofs de fourbes, les Diolas de travailleurs, les Peulhs de traitres, les Mandingues de paresseux etc. On oublie à quel point l’identité peut être meurtrière. N’est-ce que disait Amine Maalouf ! Et avec l’avènement des réseaux sociaux, l’inquiétude a pris une telle ampleur que notre très cher Sénégal a failli basculer dans l’inconnu. Les derniers événements de mars dernier suffisent pour démontrer que ce qui est arrivé aux autres, peut aussi nous arriver. Nous, qui pensions toujours que Dieu avait la nationalité sénégalaise. Excusez du blasphème ! Il urge donc de se ressaisir et surtout se s’ériger en une véritable sentinelle, en dernier rempart contre toutes les dérives ethniques, religieuses, confrériques et autre régionalistes qui gagnent de plus en plus en ampleur dans notre pays. Refuser surtout d’être cette honteuse et tristement célèbre «mille collines», cette radio rwandaise qui participait activement au seul et unique génocide qui a eu lieu sur notre continent en 1994.

HARO SUR LE DISCOURS DE LA HAINE

Le 5 août 2017, votre serviteur avait publié dans les colonnes de Sud Quotidien un article intitulé  : «suis à la Wolof, Peul, Sérère…». L’objectif était de démontrer que l’identité ne se compartimente pas. Par la même occasion, nous avions alors indiqué que trois irrédentismes sont à éviter pour ne pas brûler notre cher Sénégal. Il s’agit de l’irrédentisme régional, l’irrédentisme religieux et enfin, l’irrédentisme ethnique. Notre pays a frôlé le chaos avec le premier. Mais, nous avons su démontrer à la face du monde que notre devise (Un peuple. Un but. Une foi), est plus qu’un simple slogan. Même si quelques poches de résistance subsistent encore dans notre chère Casamance, force est de reconnaître que notre peuple n’a de cesse de prôner la paix et l’unité. Sans complexe aucun. Sans gêne aucune, le président de la République, Macky Sall, lui-même, a appelé à la paix des braves, parce que, dans ce conflit qui remonte à 1982 où des Sénégalais tuent des Sénégalais, il ne peut y avoir ni de vainqueurs, encore moins de vaincus.
Désormais, ce sont les deuxième et troisième irrédentistes qui menacent notre commun vouloir de vie commune. Ils sont savamment entretenus par des hommes politiques mus par des intérêts personnels et d’autres hommes d’affaires tapis dans l’ombre qui tirent les ficelles dans le seul but d’assouvir leurs besoins financiers. Il nous appartient donc, à nous tous, de savoir trier la bonne graine de l’ivraie pour que notre cher Sénégal, reste un et indivisible, comme l’ont voulu les pères fondateurs, à l’instar de Léopold Sédar Senghor. Lui, le Catholique, soutenu, appuyé, aidé par les grands Khalifes musulmans, pendant plus de 20 ans à la tête de notre pays. Pour que notre cher Sénégal continue à être cet exemple du dialogue islamo-chrétien, ce havre de paix, jalousé et vanté partout dans le monde. Amine.

Le Cos M23 descend le M2D : «C’est un mouvement qui n’a pas sa raison d’être. Un regroupement de politiques encagoulés…Leur responsabilité sur ces émeutes est bien engagé» (Abou Diallo)

https://www.dakaractu.com Pour que le terrain politique soit bien identifié avec une opposition qui s’oppose et un pouvoir qui déroule son programme politique, il faut que d’autre part, la sentinelle soit bien en place. Ainsi, pour le chargé de l’organisation du Cos M23, c’est bien la société civile qui doit se positionner dans cette partie tranchée pour observer ce qui se fait au niveau des instances de décision et pouvoir ainsi donner son avis. Mais le Cos M23 ne semble pas etre convaincu par la démarche du mouvement pour la défense de la démocratie qui regroupe des membres de la société civile et des hommes politiques.
En effet, Abdou Diallo estime que ce mouvement doit simplement disparaître. “Le M2D ne doit et n’a pas sa raison d’être. En regardant sa démarche, on se rend compte qu’il y’a une coloration politique. Quand on se réclame comme un défenseur de la démocratie ou dans une société civile, on ne doit pas avoir de parti pris”, dénonce le membre du Cos M23.
Plus loin, Abdou Diallo dira que leur mémorandum est un communiqué politique qui montre encore une fois, que ce mouvement est juste pour le compte d’hommes politiques. Abou Diallo invite alors à de larges assises de la citoyenneté pour que les vrais acteurs de la société civile, puissent être bien identifiés.

MANIFESTATIONS POUR LA LIBERATION ‘’DES DETENUS POLITIQUES’’ : Le M2D donne rendez-vous au peuple sénégalais

https://www.enqueteplus.com Mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D) exige la libération sans condition de 8 détenus arrêtés durant les évènements de mars dernier. Il appelle aux rassemblements pacifiques qu’il organise, le vendredi 11 à Ziguinchor, Diourbel et à Dakar et le mercredi 23 juin à la Place de la Nation.
‘’Donner une ultime chance à Macky Sall de revenir à la raison’’. C’est tout le sens de la conférence de presse organisée, hier, au siège de FRAPP, par le Mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D), qui poursuit sa lutte pour exiger, notamment, la libération des manifestants arrêtés, puis emprisonnés, lors des derniers évènements de mars dernier. Cette coalition, composée de formations politiques et de mouvements citoyens, a fixé de nouvelles dates pour appeler les Sénégalais à des mobilisations. ‘’Le M2D appelle toutes les forces vives à répondre massivement aux rassemblements pacifiques qu’il organise le vendredi 11 à Ziguinchor, Diourbel et à Dakar et le mercredi 23 juin à la Place de la Nation’’, a annoncé cette organisation sénégalaise qui a été créée le 3 mars dernier, pour la préservation de la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
En effet, suite à l’intervention du khalife général des mourides, lors de la crise de février-mars 2021, le M2D avait renoncé à ses actions de lutte pacifique pour ‘’préserver la paix sociale’’, conformément à la demande du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. En retour, le mouvement avait remis aux émissaires du khalife un mémorandum en 10 points dont le plus important, pour ses membres, était la libération de tous les ‘’détenus politiques’’.
A cet effet, l’un des porte-parole du jour, Alioune Sané, souligne qu’une lettre d’information est déjà adressée au préfet, dans le respect des procédures, précise : ‘’La demande que le Khalife nous a faite à l’époque concernait la  manifestation qui était prévue le 13 mars. On a bien pu honorer cette requête là et respecter aussi notre parole qui était dans le sens de l’apaisement. Mais, le Khalife ne nous a pas demandé de ne jamais manifester pour la démocratie Ad vitam æternam. C’était par rapport à une date ; et selon lui, vu le contexte de l’époque, il était bien d’ouvrir cette médiation’’.
‘’Depuis lors (la médiation), malgré les efforts consentis dans le sens d’un apaisement, le régime de Macky Sall retient encore huit otages (dont quatre à Ziguinchor et quatre à Diourbel), comme pour en faire des victimes expiatoires à sacrifier à l’autel de sa fierté personnelle et dans un dessein vindicatif’’, renchérit Alioune Badara Mboup.

Ndongo Diop en grève de la faim à Diourbel

Il s’agit, pour les détenus de Diourbel, de Ndongo Diop, qui est ‘’victime même d’un acharnement du gouvernement’’, selon le M2D. Il informe que ce prisonnier est actuellement en grève de la faim. ‘’Tous les détenus ont été entendus, sauf lui. Le gouvernement de Macky Sall veut simplement punir Ndongo Diop de par son engagement patriotique. C’est à dénoncer, dans un pays de droit, dans un pays qui a ratifié les conventions internationales. Il est en train de subir actuellement une torture psychologique. Il est en train d’être violenté mentalement. Nous n’allons pas accepter ça’’, fulmine M. Mboup.
Toujours à Diourbel, il y a également Moussa Gueye, Galass Gueye et Ablaye Fall Bay Fall qui complètent la liste. Pour les détenus de Ziguinchor, il y a Demba Diédhiou, Abdourahmane Diallo, Mouhamed Mané et Babacar Diagne.
C’est ainsi que le M2D, qui se dit ‘’fortement attaché aux droits et libertés et solidaire de ces frères dans la lutte, au même titre que des victimes blessées et des familles des autres frères assassinés’’, exige la libération sans condition de ces détenus et prend Macky Sall, ‘’resté sourd à la médiation du khalife sur cette question, comme responsable de tout ce qui leur arrivera’’.
En effet, après avoir libéré les premiers prisonniers, ‘’sous la pression de la rue et grâce à la médiation des leaders religieux’’, Macky Sall ‘’décide à nouveau de trahir son engagement pris devant Serigne Mountakha qui était de libérer tous les détenus arrêtés arbitrairement, durant les derniers événements’’, s’indignait, il y a quelques jours, le M2D dans un communiqué de presse.  Pour les membres de ce mouvement, le Président Sall ‘’refuse de les libérer en traînant les pieds, en jouant au dilatoire voire à la provocation. Aucun signe d’empressement à libérer ces jeunes n’est donné. Au contraire, tout porte à croire qu’il cherche à les garder encore longtemps en.
prison, peu importe ses engagements pris’’.BABACAR SY SEYE

Guéguerre politique aux P.A/ Amadou Ba, catégorique : «Je ne suis ni dans une posture de candidature, ni dans un clan ! Je soutiens toute personne voulant travailler pour le président Macky Sall. Ma seule condition,  c’est l’unité »

https://www.dakaractu.com La tension est en baisse aux Parcelles Assainies si on en croit les discours de ces deux hommes politiques qui étaient côte à côte hier pour “enterrer les armes”.
L’ancien ministre des affaires étrangères, Amadou Ba, parrain de la conférence religieuse organisée par les femmes responsables politiques des Parcelles assainies était assis à côté du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye. Une occasion saisie par le premier cité d’arrondir les angles et de donner sa position sur cette situation confuse aux Parcelles Assainies.
Pour Amadou Ba, il doit y avoir plus de générosité politique surtout dans le camp de la mouvance présidentielle. « Nous devons transcrire les politiques que le président Macky Sall est en train de mener, les mettre en œuvre pour que les coins les plus reculés du pays puissent se rendre compte des réalisations irréfutables de l’Etat du Sénégal. Pour cela, je rejoins mon grand frère Mbaye Ndiaye car, c’est vrai que nous devons travailler en synergie. C’est d’ailleurs la raison  pour laquelle le président de la république tient à sa coalition. Nous n’avons donc pas le droit, de nous laisser fragiliser par la division à la base », a soutenu l’ancien ministre Amadou Ba.
Pour l’ancien ministre des affaires étrangères, l’heure est à l’ouverture et au fait de permettre aux autres qu’ils soient de la société civile, dans les autres partis ou uniquement des citoyens soucieux du devenir de leur quartier, de mettre en pratique leur soutien au chef de l’Etat.
Ainsi, étant en phase avec le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, Amadou Ba réitère son engagement à travailler, dans l’unité, pour réunir les énergies autour du président de la république Macky Sall.
Rassurant Mbaye Ndiaye, l’ancien ministre des affaires étrangères précise n’être dans aucune posture de candidature et estime se conformer aux instructions du président tout en privilégiant le dialogue et l’unité aux Parcelles Assainies.

Lat Diop s’en prend à Adama Faye qui fait preuve d’un «manque de loyauté et de dignité»

https://www.pressafrik.com La sortie du beau-frère du chef de l’Etat, Adama Faye n’est pas passée inaperçue auprès de certaines responsables politiques de la mouvance présidentielle, comme Lat Diop. Le Directeur général de la Lonase a estimé que cette attaque envers le président, 3c’est de l’impolitesse, un manque de loyauté et de dignité caractérisé ».
« J’ai bien lu le contenu de sa lettre. Ça ne l’honore pas du tout. Il y a certains comportements que la liberté peut autoriser, mais que la dignité récuse. De par sa posture, Adama Faye devrait être la dernière personne à s’attaquer au président de la République et en l’occurrence au régime de cette façon. Parce qu’il a eu à bénéficier des privilèges du régime »,  a dit Lat Diop dans Les Echos.
Le Directeur général de la Lonase estime que le frère de la Première dame devrait être « le dernier à tenir ce langage vis-à-vis de quelqu’un qui a beaucoup fait pour lui ». « Je prends mes responsabilités aussi pour dire que je vais porter la réplique à quiconque s’attaquera désormais au président de la République et la république ne sera pas sélective ».
Selon M. Diop, Adama Faye avait plusieurs canaux pour parler au président de la République et lui exposer ses problèmes au lieu de s’épancher comme il l’a fait dans la presse. « Ce n’est pas normal, ce n’est pas sain. A la limite, cela révèle de l’impolitesse. C’est de l’indignité et de la déloyauté, très franchement …».Salif SAKHANOKHO.

Contestation!La chronique de KACCOR sur candidatures rebelles à l’APR

Croyez-nous, on ne va pas s’ennuyer ! Ce charmant pays sera sens dessus-dessous dans les jours voire mois à venir. Et c’est l’autorité du Chef qui va en souffrir. Face à l’incertitude d’un troisième mandat et la détermination du peuple à s’y opposer, personne ne voudra se faire hara-kiri. Sourds à l’appel de celui qui nomme aux fonctions civiles et militaires, lequel demande l’unité au sein de sa troupe et d’éviter des listes parallèles pour les Locales de janvier prochain, y en a qui vont passer outre.
Déjà, des voix, et pas des moindres, se font entendre. Celles de ceux pour qui, sans oser le crier, le Chef est à son dernier mandat. Et eux, les récalcitrants, veulent exister après le Chef. Et la contestation ira crescendo. La voix la plus audible reste celle de son beau-frère. Pas le ministre, mais le trouble-fête qui crèche dans le populeux quartier de Grand Yoff et qui n’hésite pas souvent à donner de la voix. Et sa dernière sortie, c’était pour résumer ce que tout le monde sait du Chef et que ses flagorneurs et courtisans taisent.
Que ça plaise au Chef ou non, lui, Adama, sera candidat et n’a que faire des états d’âme du « dictateur qui se comporte en monarque ». Ces propos sortiraient de la bouche d’un opposant, que les répondeurs automatiques lui sauteraient dessus, l’insulte à la bouche. Mais l’auteur est le frère de l’épouse du Chef. On passe…
A Ndar, un éminent professeur et ancien ministre, consolé par un poste de PCA, a déclaré sa candidature à la mairie de la ville. Il fera face à un autre beau-frère du Chef. Et pendant que Boy Djinné est sous les verrous, c’est un faux monnayeur ayant bénéficié d’une liberté provisoire qui s’oppose au maire de Guédiawaye et frère du Chef. Et le mec dit avec assurance que personne ne le fera revenir sur sa décision.
A moins que le Chef n’actionne sa Justice. Pour le moment, ce sont ces trois voix qui se font entendre. En attendant que tout s’emballe et que la coalition d’affamés explose. La démocratie ne s’en portera que mieux !KACCOR, Le Témoin

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 08/06/2021.

Le SG adjoint du Gouvernement à l’assaut de la mairie de Bargny

Le secrétaire général adjoint du gouvernement et ancien Préfet de Dakar se jette dans la mare politique. L’administrateur civil, Alyoune Badara Diop, veut briguer les suffrages des populations de Bargny. Sa candidature est portée par le mouvement «Bargny Ca Kanam» à l’issue d’une assemblée générale tenue hier dans la soirée à Bargny. Le candidat déclaré promet d’arracher la mairie de Bargny des mains de l’actuel édile, Abou Ahmed Seck actuel Directeur de Cabinet de Omar Gueye. Il promet de mettre Bargny sur les rampes de l’émergence. A l’en croire, rien ne le déviera de son engagement pour le développement de Bargny qui a trop souffert de comportements indignes. M. Diop promet une bonne gestion de la collectivité territoriale et s’engage à restaurer sa crédibilité. Il appelle les populations de Bargny à prendre en main leur destin en choisissant une équipe de valeur. Par ailleurs, le secrétaire général adjoint du gouvernement veut rétablir la confiance entre les populations de Bargny et l’Etat du Sénégal. Selon lui, certains font croire que l’Etat combat la ville.

Révisions des listes électorales, une fake news

Depuis quelques jours, une information circule sur la toile faisant croire que la période de révision des listes électorales est fixée à la date du 15 juin prochain. Sur les réseaux sociaux, certains leaders politiques sont entrés dans la danse en invitant leurs militants à aller s’inscrire sur les listes. Mais, tout cela relève d’une fake-news. Joint au téléphone par «L’As», le chargé de communication du ministère de l’Intérieur, qui ne sait pas jusqu’à présent d’où provient cette information, a assuré que que le département dispose de canaux officiels pour informer. Ainsi, invitant à plus de vigilance, Maham Kâ a indiqué que le moment venu, le Ministère communiquera officiellement par les mêmes canaux.

Leral offre 27 millions Fcfa aux familles des victimes

Le directeur général de Leral tient à apaiser la douleur des familles de ses agents disparus lors de l’accident sur la route de Kédougou et des deux rescapés. Le club des amis de Leral, composé des animateurs du site et du directeur général Dame Dieng, a remis 07 millions FCFA à chacune des trois familles des agents décédés et 03 millions à chacun des deux blessés. Au total, le club des amis de Leral a déboursé une enveloppe de 27.000.000 Fcfa pour les familles des victimes de l’accident lors de la tournée économique du chef de l’Etat. L’Association de la Presse en Ligne (Appel) a donné 1, 580 million Fcfa aux familles éplorées. Des téléspectateurs de Leral ont contribué également des montants allant de 500 Fcfa à 30.000 Fcfa. Un gérant de «Wari» du nom de Alioune Badara Diop, amateur du site, a aussi envoyé 50.000 Fcfa. C’est le même cas pour de nombreux partenaires du site. Pour que nul n’ignore la provenance de cette enveloppe financière, Dame Dieng a précisé que ce sont des personnes de bonne volonté, des institutions et des fan’s de Leral TV qui ont réuni cette somme. Le partage de l’argent collecté a été fait en présence des familles des victimes.

8370 kg de haschich et 349 tonnes de plâtre saisis

On en sait un peu plus sur la quantité de drogue (haschisch) saisie par la Marine nationale sénégalaise le 06 juin 2021 au large de Dakar. Ce navire impliqué dans un trafic international de drogue, dénommé «ASSO 6» de type cargo avec une longueur de 66 mètres sur 08 m, battant pavillon togolais, avait à son bord 279 sacs contenant chacun 30 kg de haschisch en moyenne, soit un poids total de 8370 Kg. En outre, 340 gros sacs contenant chacun 1000 kg de plâtre ont été trouvés dans les cuves du navire, pour un poids total de 340 tonnes. Le navire, l’équipage et la cargaison sont à la disposition de l’Ocrtis pour les besoins de l’enquête. A rappeler que l’opération a été conduite par les patrouilleurs “Kédougou” et “Anambé” et les Forces spéciales de la Marine, avec le soutien de l’avion de patrouille maritime de l’armée de l’Air.

La Fondation Sonatel modernise le village Déguerre

La Fondation Sonatel a inauguré son 6e projet «village» au bénéfice des populations de Déguerre, un village de la Commune de Mbar (Département de Gossas) en présence du gouverneur de la Région de Fatick, Mme Seynabou Guèye et de Sékou Dramé, Directeur Général de Sonatel et président du conseil de Fondation. Ces infrastructures entièrement financées par la Fondation Sonatel vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Le coût global des travaux s’élève à 300 millions Fcfa. Il s’agit pour la Fondation Sonatel de poser les jalons d’un accès durable aux services sociaux de base dans cette localité. La Fondation a réhabilité et équipé de l’école élémentaire de six classes, construit un bloc administratif comprenant le bureau du directeur, une salle polyvalente pour servir de bibliothèque et d’espace numérique, des blocs d’hygiène pour les élèves et enseignants, un mur de clôture. Les travaux sont constitués de l’aménagement de la cour intérieure de l’école, de l’installation d’une aire de jeu ainsi que d’espaces verts et zone de maraîchage. En plus de cela, il y a la réhabilitation, l’équipement et la mise aux normes d’un Daara de 2 salles de classes. Les élèves du village ont aussi pu bénéficier dans le cadre du Programme Education Numérique d’un important kit périscolaire servant à donner accès à du contenu éducatif, indépendamment de la qualité de l’accès à internet.

La Fondation Sonatel modernise le village Déguerre (bis)

Restons avec la Fondation Sonatel qui n’a omis les volets santé et énergie dans son projet «village». Sur le plan de la santé, la Fondation a doté le village de Deguerre d’un nouveau poste de santé entièrement équipé et accompagné d’un logement pour l’Infirmier Chef de Poste (Icp). Le forage du village a été réhabilité pour une disponibilité de l’eau pour la réalisation des activités dites «vertes» avec l’appui de l’amicale de la Direction des Ressources humaines de Sonatel. Des panneaux solaires sont installés pour l’alimentation en énergie de toutes les infrastructures construites par la Fondation Sonatel. Pour ce qui est de l’autonomisation des femmes qu’elle encourage, la Fondation a mis en place un espace maraicher agro-écologique d’une superficie de 5000 m² afin de permettre aux femmes de Déguerre de contribuer pleinement à la vie économique de la zone. Le manque d’infrastructures qui est un trait caractéristique des zones rurales est aussi une particularité à Déguerre qui polarise onze autres hameaux pour une population de près de 6000 habitants.

150 millions pour accueillir Macky Sall

Les leaders apristes du Fouta n’ont pas lésiné sur les moyens pour réserver un accueil triomphal au chef de l’Etat qui s’y rend le week-end prochain dans le cadre de ses tournées économiques. Réunis autour de Farba Ngom, les leaders ont mobilisé 150 millions. C’est dire que le Fouta restera encore marronbeige tant que Macky Sall le voudra.

Motion de Soutien à Djimo Souaré

Visiblement, le parlementaire Djimo Souaré, coordonnateur de Benno Bokk Yaakaar (BBY) dans le département de Goudiry, bénéficie toujours de la confiance de ses camarades de la coalition présidentielle. Dans la localité, les élus nationaux, maires et coordonnateurs des partis membres de la coalition au pouvoir, ainsi que les coordonnateurs communaux et les coordonnateurs de structures et nommés de BBY, ont tenu une assemblée générale extraordinaire. A l’issue de la rencontre tenue ce 05 juin, ils ont fait une motion de soutien pour lui apporter leur « appui ». D’après eux, leur démarche s’explique par le fait que Djimo Souaré a consenti beaucoup d’efforts avec l’ensemble des responsables et militants de la coalition depuis 2012, et que depuis cette date, BBY a obtenu des résultats électoraux positifs à Goudiry. Les auteurs de la motion de soutien, rappelant les prises de position maintes fois exprimées par le président de la République et la base électorale en faveur de Monsieur Djimo Souaré et de toute l’équipe qui l’accompagne, appellent les responsables nationaux et toutes les structures de la coalition Benno Bokk Yaakaar à apporter un soutien actif et leur reconnaissance à Djimo Souaré, en le considérant comme le seul coordinateur départemental de la coalition.

Le «new deal» de Macky Sall

Après l’épreuve de la crise sanitaire qui a secoué le monde entier, le Président Macky Sall pense que les pays doivent aller vers un «new deal». «Face à la pandémie, le moment est venu de nous projeter dans un cadre nouveau, dont l’ambition et l’audace doivent être comparables à celles d’un “new deal », a écrit le chef de l’Etat sur Twitter, dans une tribune qu’il a cosignée avec ses homologues français, rwandais et sud africain.

Nouveaux cas Covid-19

Le bilan du jour du point Covid19 fait état de 33 personnes positives au covid-19, soit un taux de positivité de 2, 41% sur 1368 tests réalisés. Ces nouveaux cas sont compris entre les cas contacts qui sont au nombre de 17 tandis que les 16 autres patients sont issus de la transmission communautaire. De ce dernier lot, les 15 cas sont enregistrés à Dakar et le 16e, à Matam. De même, 17 patients suivis par les services du ministère de la santé, ont été testés négatifs et déclarés guéris. Le point précise qu’il y a eu 02 nouveaux décès et 05 cas sont encore en réanimation. Depuis le début de la pandémie jusqu’à présent, le Sénégal a déclaré 41 713 cas positifs dont 40 298 sont guéris, 266 sous traitement et 1148 décès. À ce jour, le nombre de personnes qui sont vaccinées depuis le début de la campagne de vaccination s’élève à 464 542.

Le Sg du ministère du Pétrole

En voilà un haut fonctionnaire qui gagnerait quand même à communiquer un peu. Dire que peu de gens savent en effet que Adama Diallo , le Sg du ministère du Pétrole est le président du conseil départemental de Gossas. Pourtant le week-end dernier, il a fait son bilan à la tête de l’institution en égrenant une longue liste de réalisations. Cerise sur le gâteau, il sera candidat à sa propre succession. À moins que Mohamed Boun Abdallah Dionne exprime ses ambitions…

VIVEMENT UN NOUVEAU PALAIS PRÉSIDENTIEL À DIAMNIADIO PAR MADIAMBAL DIAGNE

Au-delà des questions sécuritaires, il est à se demander si le Sénégal souverain depuis plus de 60 années, n’a pas le droit et le devoir de se doter d’un palais présidentiel qui ne symboliserait plus la colonisation.
A l’occasion d’un forum économique organisé par le Conseil départemental de Rufisque le 12 mars 2018, le Président Macky Sall avait annoncé le projet de construction d’un nouveau Palais présidentiel à Diamniadio. Il se voulait modeste en évoquant la construction d’un Palais présidentiel annexe. Dans le même temps, il annonçait le déménagement de la moitié du gouvernement dans la même localité, ainsi que la construction de la Maison des Nations unies devant abriter 3 000 fonctionnaires internationaux. Ainsi, ce nouveau pôle urbain devrait prendre davantage forme et revêtir les atours d’une nouvelle capitale administrative. Depuis cette annonce, on sait que de nombreux ministères y ont pris leurs quartiers et la Cité des Nations unies est en chantier très avancé. Ce siège des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest va accueillir les 34 agences du système des Nations unies réparties dans différents quartiers de Dakar et qui seront bientôt délocalisées et regroupées dans un seul et unique bâtiment à Diamniadio. La livraison est prévue pour mars 2022. Alors que jusqu’ici, point de Palais présidentiel. Le chef de l’Etat a semblé reculer devant la bronca consécutive à son annonce. Des voix s’étaient bruyamment élevées contre un tel projet. Macky Sall et son gouvernement ont alors préféré ne plus parler du projet. Mais l’histoire rattrape le Sénégal. En effet, en octobre 2020, des séries d’éboulements de la façade maritime de la corniche Est de Dakar ont été si spectaculaires que la question du déménagement ou du renforcement des protections et des soutènements du Palais présidentiel s’est posée. Les géologues, réunis le 26 octobre 2020 autour de Sophie Gladima, ministre des Mines et de la géologie à l’époque, étaient sans ambages, considérant que «la question est devenue une urgence à laquelle il faut trouver une solution rapide. Ce qui s’est passé ici sur la corniche Est de Dakar peut se passer tout le long de la côte de Dakar, à Saly jusqu’à Djifer, où plusieurs kilomètres de côtes sont menacés par l’érosion côtière», préviennent les géologues. Ces derniers estiment pour autant qu’il faut «impérativement préserver le palais de la République, quel qu’en soit le coût, car cet édifice est menacé d’éboulement, compte tenu de la roche sur laquelle il est bâti». D’ailleurs, Sophie Gladima préconisait la tenue d’un Conseil présidentiel sur les risques géologiques. Les spécialistes étaient invités à réfléchir sur le phénomène, de cartographier les zones à risque pour proposer des solutions durables. Un tel Conseil présidentiel n’a encore pu être tenu et la question reste latente. Attendrait-on que le Palais Léopold Sédar Senghor s’écoule pour songer à s’en occuper ? De nombreux travaux de rafistolage sont régulièrement effectués pour maintenir le Palais présidentiel en état. Mais au de-là des questions sécuritaires, il est à se demander si le Sénégal souverain, depuis plus de 60 années, n’a pas le droit et le devoir de se doter d’un Palais présidentiel qui ne symboliserait plus la colonisation. Le Palais présidentiel a été inauguré le 28 juin 1907 et servait de résidence au gouverneur colonial.

Toutes les Nations indépendantes ont trouvé un symbole à leur nouvelle souveraineté

En plus du palais Roume et rebaptisé Palais Léopold Sédar Senghor, le Sénégal dispose de deux autres Palais présidentiels, dont un à Popenguine et un autre à Gorée. Le Palais de Gorée, ancien Palais du gouverneur colonial, terminé en 1854, n’aurait plus reçu de visite d’un chef d’Etat depuis Léopold Sédar Senghor, donc depuis plus de 40 ans. A quoi bon alors garder un tel édifice dans le patrimoine de l’Etat et continuer à l’entretenir et à consacrer des crédits publics pour son gardiennage et sa rénovation ? Le palais de Popenguine servait de résidence d’été au gouverneur colonial. A l’instar de ses prédécesseurs Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, le Président Macky Sall y séjourne occasionnellement. On voit ainsi que les autorités sénégalaises n’ont jamais senti la nécessité d’édifier un nouveau Palais présidentiel, symbole de l’Etat et de la souveraineté nationale. Le Sénégal reste, avec la Gambie et les îles du Cap Vert, l’un des rares pays indépendants à travers le monde, dont le chef de l’Etat dort dans des Palais laissés par le colonisateur. Le Palais présidentiel de Praia est l’ancienne demeure du gouverneur de la colonie. Les travaux de sa réhabilitation ont été terminés en 2016, grâce à un financement de la Chine, pour un montant de 11 millions de dollars.
On remarquera que tous les autres pays africains indépendants se sont évertués à édifier de nouvelles résidences officielles pour leur chef d’Etat. Les palais coloniaux ont été pour la plupart transformés en musées. Mais le plus étonnant pour ce qui s’agit du cas du Sénégal est que tous les discours sur la souveraineté nationale, sur la nécessité de reprendre en main notre destin et notre histoire, tous les discours appelant à tourner la page de relations d’asservissement ou de domination subies vis-à-vis de la France occultent la question de la nécessité, aussi bien pour le symbole et pour l’histoire, de permettre au chef d’Etat du Sénégal indépendant de rompre avec les survivances et les symboles historiques de la colonisation.

Macky Sall a déjà prouvé qu’il ne saurait être question de son confort personnel

Le projet d’édification d’un nouveau Palais présidentiel à Diamniadio est une grande opportunité. La question ne saurait être vue sous l’angle d’un éventuel confort personnel pour le chef de l’Etat. En effet, Macky Sall a déjà suffisamment montré son détachement personnel quant aux luxes et autres lambris dorés des Palais nationaux. Le Président Macky Sall a préféré habiter dans sa résidence privée à Dakar, depuis de nombreuses années. Une fois que l’occasion avait été donnée de lui faire la remarque que «les palais nationaux sont faits pour être habités», il avait rétorqué que «c’est peut-être un moyen de faire comprendre à beaucoup que je ne suis pas personnellement attaché à ces choses, que je ne suis pas ébloui par ces ors». Qu’à cela ne tienne ! Seulement, la réalisation d’un projet de Palais présidentiel permettra de donner un grand coup de promotion à la nouvelle ville de Diamniadio. Il est à se demander si le Président Sall n’aurait pas dû commencer les travaux d’implantation de la nouvelle ville de Diamniadio par la construction d’un Palais présidentiel. L’expérience enseigne que tous les pays qui ont réussi la création de nouvelles villes ont commencé par y implanter un Palais présidentiel, symbole du pouvoir et un signal fort que les autorités suprêmes accordent une grande importance au projet, jusqu’à y aménager. Pour symboliser sa souveraineté nationale, l’Ethiopie avait créé en 1886 une nouvelle capitale, Addis Abeba, et commencé les travaux par un Palais royal. Il en a été ainsi de Putra Jaya en Malaisie, de Brasilia au Brésil, d’Abuja au Nigeria, de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, de New Cairo ou Al Maasa en Egypte ou de la nouvelle capitale d’Indonésie sur l’île de Bornéo. En lançant la construction de nouvelles villes à Shanghai ou Shenzhen, la Chine veille systématiquement à édifier d’abord des résidences officielles d’Etat. La démarche rassure et attire les investisseurs, car elle donne une caution indubitable de l’Etat au projet. Au Burkina Faso, pour lancer le nouveau quartier de Ouaga 2000, Blaise Comparé avait d’abord édifié un Palais présidentiel sur le site. Le Togo a abandonné l’ancien palais des gouverneurs coloniaux pour installer le chef de l’Etat dans un nouveau Palais construit de 2004 à 2006 dans le Nord de Lomé. Au Cameroun, Paul Biya a fait édifier le Palais d’Etoudi sur les hauteurs de Yaoundé. Au Bénin, Thomas Yayi Boni a fait construire un nouveau Palais présidentiel, celui de la Marina. On a pu observer le boom immobilier que cela a immédiatement engendré avec la revalorisation du foncier. Les terres de la ville de Diamniadio seront donc davantage prisées avec un voisinage aussi prestigieux que la résidence officielle du chef de l’Etat.
Le gouvernement ne devrait pas se montrer frileux à engager un tel projet. On a constaté qu’il a toujours été ainsi de tous les projets de l’Etat. A chaque fois qu’un projet est envisagé, les mêmes voix ne cherchent même pas à discuter de la pertinence ou de son opportunité, une posture systématiquement nihiliste est dressée. Quand le Président Macky Sall lançait les travaux de l’autoroute Ila Touba, que n’avait-on pas dit sur le côté prétendument utopique ou «gabegique» d’un tel projet ? Que n’avait-on pas dit du prolongement de l’autoroute Dakar Diamniadio-Aibd jusqu’à Mbour ? Ne criait-on pas au surendettement quand il s’était agi du pont sur le fleuve Gambie, ou pour financer l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack ? Les mêmes cris d’orfraie seront lancés quand il s’agira de financer l’autoroute de Saint-Louis. Mais toutes les critiques seront vite oubliées quand l’ouvrage aura été mis en service. On verra ce qu’il adviendra du débat sur le financement du Train express régional (Ter) ou du projet Bus rapide transit (Brt). S’il fallait écouter les détracteurs, rien de tout cela ne serait réalisé. On comprend alors l’exaspération de mon ami Souleymane Faye, musicien parolier qui chantait : «Macky faites et laissez-les parler !» Cerise sur le gâteau, la dernière opération de l’Eurobond bouclée le 2 juin 2021 montre que la signature du Sénégal devient de plus en plus crédible. Ainsi, le Sénégal a emprunté avec le meilleur taux d’endettement de son histoire.

Le Sénégal conforté par la grande confiance des investisseurs

Ces obligations souveraines émises sur les marchés financiers internationaux (Eurobonds) ont porté sur un montant de 775 millions d’euros, soit 508 milliards de F Cfa. Cette levée de fonds a été réalisée, pour une maturité finale de 16 ans, à un taux de 5, 375%.
L’émission a été très largement sur-souscrite par des investisseurs qui apprécient à sa juste valeur le crédit Sénégal, avec de bonnes appréciations de la situation politique, économique et sociale et des perspectives macroéconomiques favorables du Sénégal. Le livre d’or des souscriptions a atteint plus de 4, 3 milliards d’euros, soit 2 821 milliards de F Cfa avec près de 220 investisseurs internationaux de référence. C’est ainsi que le taux de sur-souscription a atteint près de six (6) fois le montant recherché, mais le Sénégal s’est limité à ses besoins de financement. Le taux de sortie de 5, 375% de l’émission contre une valeur initiale de marché de 5, 75% traduit un différentiel favorable d’environ 0, 375%, soit une économie d’environ 2 milliards F Cfa/an, équivalant à 30 milliards F Cfa sur la durée du financement. Le rachat d’environ 70% de l’Eurobond, expirant en 2024 et libellé en dollars Us par les nouveaux titres émis en euros pour une maturité finale de 16 ans, dénote à suffisance une grande confiance du marché financier international dans les politiques publiques menées sur l’horizon temporel du Plan Sénégal émergent (2035). Il est à noter que 30% des investisseurs ont décidé de conserver les titres existants, ce qui traduit également la confiance de certains investisseurs quant aux capacités de remboursement du Sénégal en 2024, année électorale s’il était besoin de le rappeler.

NEZ AU VENT !PAR MAMADOU NDIAYE

Au Fouta, conformisme ambiant et pensée unique quittent la scène pour céder la place à l’audace et aux saillies corrosives. En moins d’une décennie, la parole, libérée des conventions, a accouché de groupes d’expression qui instrumentalisent les drames sociaux et s’érigent en défenseurs des faibles face à un pouvoir jugé opulent.
Ces « porte-parole » d’un genre inédit jouent sur la peur et gagnent en influence au point de réduire en silence des responsables à divers échelons. Il surfent sur des malaises agrégés pour exister, parvenant même à torpiller des projets par la seule résonnance de leur rejet diffusé dans des médias douteux ou relayé par des voix odieuses. Vous avez dit réseaux sociaux ! Tout et son contraire font l’objet de débats. Chacun y va de son couplet. Parfois sans retenue.
Le terreau est, à coup sûr, favorable  : pauvreté, misère, paupérisation, crues, inondations, déficit d’infrastructures de base, rareté des services publics, mobilité réduite ou coûteuse, décalage entre discours (déconnectés) et réalités (figées). D’une région à une autre, ces phénomènes apparaissent comme des phobies « refoulées » d’un système mis à l’indexe et à l’origine de tous les maux, de toutes les souffrances. L’air du temps ressemble à un hivernage avorté. Déception, rancune et propos haineux fleurissent abondamment quand tous les plaisirs sont suspendus voire confinés et que le retour du festif semble s’éloigner.
En cette veille de tournée économique du Président de la République dans le Nord, tous les responsables ont fait le « come back » pour faire bonne figure. Leur immersion sociale, même de circonstance, leur permet de tâter le pouls du pays profond par souci de leur image. Egoïsmes. Ils se montrent néanmoins attentifs et à l’écoute des populations sans réelle implication dans la recherche de solutions pérennes, donc durables. Ministres, Directeurs Généraux, Conseillers du prince, rivalisent de précautions et font assauts d’amabilité à qui mieux-mieux. Ils avancent tour à tour, mais aucune tête n’émerge pour incarner le chef incontestable dans cette zone du Fouta où chaque parcelle de pouvoir est âprement disputée.
Les retours de terrain sont, il est vrai, des précieux moments pour obtenir, dans un futur proche, de substantiels gains politiques tout aussi précieux. Ainsi, s’absenter du terroir (ou ne pas se rendre visible à l’occasion) constitue le meilleur moyen de se suicider politiquement. Pour cela, le Fouta, qui renoue avec l’effervescence des grands jours, vaut toutes les danses du ventre, à l’instar des autres régions où s’était rendue antérieurement la délégation présidentielle.
Rien n’inquiète tant les populations que le manque notoire d’assurance des pouvoirs publics qui multiplient (sans cohérence) des déclarations oiseuses, dépourvues de consistance et, pour tout dire, démoralisantes. Faute de mandats précis et de compétence, les représentants attitrés de l’Etat s’offrent en spectacle. Parfois ils se disputent des périmètres, des préséances ou des prérogatives par chambellans interposés sous le regard amusé d’un public de plus en plus convaincu que ce désordre est un signe d’impuissance de…l’Etat.
Pas besoin d’être grand clerc pour deviner la suite  : les polémiques et les invectives détricotent le tissu social et hypothèquent l’harmonie d’une société exposée à des crises répétitives et cycliques. Alors qu’il y a bien un art de vivre sénégalais empreint de goûts, d’attachement, d’enracinement, de fidélité au terroir, d’amour, de passions. N’est-ce pas là des motifs de sanctions positives ou négatives ? En un mot, le vote…
Le dénuement actuel du Fouta frappe les esprits. Pas d’universités, même spécialisées, dans cette région réputée pour ses ardents foyers de savoirs. Cette incongruité est à corriger au plus vite d’autant que le Ministre de l’enseignement supérieur est un fils du terroir.
Les hôpitaux construits fonctionnent. En revanche il leur manque beaucoup  : des équipements certifiés (il n’y avait pas de scanner jusqu’à une date récente), des personnels qualifiés (qui rechignent à y être affectés). Pour soigner certaines affections, mieux vaut se rendre à Touba (au centre) ou carrément venir à Dakar engorger les centres hospitaliers de la capitale.

Certes le ressentiment se répand. Mais il est tout aussi heureux de constater des îlots de résilience, ici et là, engageant des forces prêtes à résister voire à s’opposer au chaos qui se développe. L’insécurité se nourrit des grandes peurs entretenues par la perte de confiance que rien ne saurait justifier dans une société qui aspire à vivre en paix et dans la paix.

La perspective de relance économique qui se projette après le confinement dû à une pandémie désormais en reflux pourrait insuffler une dose de gaieté dans les entreprises, les foyers, les ménages, bref dans le pays. Il y a à donner une forte impulsion pour réduire les facteurs d’incertitudes. A cette fin, la sécurité constitue un rempart essentiel, notamment à nos frontières où le calme apparent ne doit en aucune façon, émousser la vigilance ou faire baisser la garde. Le chômage, fertile pour les aventures, est un combat à mener pour vaincre la solitude par une offre consistante et conséquente d’emplois à des jeunes en proie aux tentations désespérantes.

Il faut agir. Vite et maintenant. En quoi faisant ? Prendre le mal à la racine en explorant toutes les opportunités d’emplois qui s’offrent au pays. Tenir un langage de vérité au peuple en l’invitant au sacrifice, à la citoyenneté, au réalisme, à la défense de l’intérêt général, à renoncer aux complaintes futiles et à se montrer vigoureux face aux visions sombres.

Par l’exemplarité, l’Etat doit s’afficher sobre, mais digne. Il lui revient d’agréger les facteurs de progrès en dissipant les soupçons à son égard. Sa parole, claire et sans équivoque, doit fédérer plus qu’elle ne divise et dissiper les malentendus ou les effets de confusion, souvent sources de dérapages (violences, déviances, déferlements). La sempiternelle question des terres a besoin de consensus fort pour parvenir à ce qu’il convient d’appeler les « abandons historiques ».
À elle seule, la terre est un gisement de travail si on lui ôte tout attachement d’ordre messianique. Or le pacte actuel, ni jouissance, ni cession est, à terme, ruineux pour le pays qui doit en tirer profit au moment où la souveraineté alimentaire est agitée partout dans le monde. Sommes-nous fiers de manger du riz de la Thaïlande, du Laos, du Cambodge, de la Chine ou du Vietnam en laissant en jachère nos propres terres connues pourtant pour leur fertilité ? Cette question mérite d’être posée et discutée dans le but d’entrevoir une piste de solution qui nous réconcilierait avec notre désir d’indépendance.
De larges secteurs de la société seraient condamnés aux marges si la conquête alimentaire n’est pas achevée. Le Président Macky Sall pourrait-il apparaître comme le protecteur des terres et le défenseur des faibles tout en étant le garant des investisseurs qui veulent miser sur ce patrimoine foncier pour prospérer sans l’aliéner pour autant ?.
Il doit faire preuve de génie politique pour concilier ces extrêmes pour le grand bien d’un Sénégal, nez au vent !


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