Revue de presse du Mardi 06 Avril 2021

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Le Maroc fête le centenaire du doyen Amadou Mahtar Mbow

https://www.financialafrik.com Après le Sénégal, c’est au tour du Maroc de célébrer le centenaire du professeur Amadou Mahtar Mbow, du 5 au 7 avril 2021, en marge du sommet de l’Africanité qui a lieu à L’École nationale de commerce et de gestion de Casablanca (ENCG-C). L’hommage à l’illustre diplomate sénégalais, placé sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, symbolise l’étroite coopération culturelle entre Rabat et Dakar et, au delà, les retrouvailles africaines, autour des leaders et des symboles de la renaissance africaine. Pour rappel, le professeur Amadou Mahtar Mbow avait été coopté, dès la fin de son mandat, à la tête de l’UNESCO, comme membre de l’académie royale. Aussi, à l’occasion de cette seconde édition du Sommet de l’Africanité, un « Trophée de l’Africanité » sera remis au premier Directeur africain de l’UNESCO en hommage à son parcours exceptionnel, historique et fort exemplaire.
En outre, lors de ce second sommet, placé sous la thématique « Made In Africa : Parole aux femmes d’Afrique » , la parole sera donnée à des personnalités, des femmes africaines et aux futurs leaders pour parler de leur projet et raconter leur succès. L’objectif du Sommet de l’Africanité est d’accompagner en fédérant la dynamique du leadership des femmes et des jeunes en Afrique, sélectionnés par la Fondation, pour faire connaitre leurs projets immédiats, les encourager et les accompagner dans le financement. Ce Sommet se veut un porte-parole de la femme et de la jeunesse africaine face à la communauté internationale. La Fondation Trophée de l’Africanité, organisatrice de cet évènement, a déjà récompensé plus de 140 personnalités dans le Monde dont 10 Chefs d’État africains.

Mohamed H’Midouche : le nom de Mahtar M’BOW à jamais gravé dans nos mémoires collectives comme un des principaux artisans du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication

Dans le cadre de l’hommage rendu à Amadou Mahtar Mbow, voici en substance le discours prononcé par Mohamed H’Midouche, vice-président du cercle d’amitié et de fraternité Sénégal-Maroc (CESEMAF) et, entre autres, Consul honoraire du Cap-Vert au Maroc.
« C’est avec un immense plaisir et une grande joie que j’ai le privilège de prendre la parole ce matin, à la faveur de cette cérémonie officielle d’ouverture de la Deuxième Edition du Sommet de l’Africanité 2021 organisée sous le thème « Made in Africa : Success Story des femmes d’Afrique» et au cours duquel les organisateurs ont décidé de rendre un hommage bien mérité au Pr Amadou Mahtar M’BOW à l’occasion de la célébration de son centenaire qui a été célébré le 20 mars dernier au Musée des Civilisations de Dakar en présence d’éminentes personnalités du monde de la politique, de la culture et de toutes les couches sociales du Sénégal et d’Afrique..
Au nom du Cercle d’Amitié et de Fraternité Sénégal-Maroc que je représente ici en ma qualité de co-fondateur avec le Pr. M’BOW et Vice-Président, je voudrais, en mon nom propre et au nom de tous les membres et amis du CESEMAF, exprimer ma profonde gratitude aux organisateurs de cette importante manifestation panafricaine qui est placée sous le Haut Patronage de notre Auguste Souverain Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste afin de rendre un vibrant hommage au Professeur Amadou Mahtar M’BOW. Mes remerciements vont plus particulièrement au très dynamique M. Nasrallah BELKHAYATE, Président de la Fondation Trophée de l’Africanité, à toute son Equipe et aux responsables de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Casablanca relevant de l’Université Hassan II de Casablanca et à leur tête le Pr Aawatif HAYAR, Présidente de l’Université Hassan II et M. Smail KABBAJ, Directeur de l’ENCG de Casablanca.
Comme vous le savez, en Afrique et partout ailleurs, tout le monde reconnait que le Pr. Amadou-Mahtar M’Bow affiche un CV kilométrique dont il est difficile de rendre pleinement compte. Ministre de l’Éducation et de la Culture du Sénégal pendant la période d’autonomie interne (1957-1958), il démissionne pour s’engager dans la lutte pour l’indépendance de son pays qui sera effective en 1960. Celle-ci acquise, il deviendra ministre de l’Éducation nationale (1966-1968), puis de la Culture et de la Jeunesse (1968-1970) et député à l’Assemblée Nationale en 1966 et au Conseil municipal de Saint-Louis. En 1970 il est d’abord été nommé sous-directeur général de l’UNESCO pour l’éducation puis élu en 1974 et réélu en 1980 au poste de directeur général de l’UNESCO jusqu’en 1987. Sous sa direction, la commission dirigée par Sean MacBride (ancien ministre irlandais des Affaires étrangères (1904-1988), fondateur d’Amnesty International (1962), prix Nobel de la Paix (1974) avec le Premier ministre japonais Eisaku Sato et prix Lénine pour la Paix (1977)) et Haut-Commissaire des Nations unies pour la Namibie en 1974) délivre un rapport intitulé « Many Voices, One World » qui présente des recommandations pour établir un nouvel ordre mondial de l’information et de communication, plus équitable, connu sous le sigle NOMIC.
Ainsi le nom de Mahtar M’BOW restera à jamais gravé dans nos mémoires collectives comme un des principaux artisans du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication. En 2008, âgé de 87 ans, il accepte de présider les Assises Nationales du Sénégal qui ont réuni pendant près d’un an les principaux partis d’opposition au pouvoir du président Abdoulaye Wade et des dizaines d’organisations diverses. Expérimenté et conscient de ses responsabilités, il avait auparavant rencontré le chef de l’État, les représentants de la société civile, ainsi que les dignitaires religieux.

Après la fin des travaux en mai 2009, il a annoncé son intention de poursuivre la rédaction de ses Mémoires et de reprendre ses conférences. Homme de lettres, il a publié plusieurs ouvrages dont les principaux sont :

  • Le temps des peuples, 1982 (discours)
  • De la concertation au consensus : l’UNESCO et la solidarité des nations, 1979
  • Quel avenir pour l’Afrique ? 1990 (conférence)
  • Collectif, La science et la technologie dans les pays en développement : pour une renaissance scientifique de l’Afrique, 1992 (symposium)
  • < li style="font-weight: 400;">Assises nationales. Sénégal, An 50. Bilan et perspectives de refondation, L’Harmattan, Paris, 2012, 298 p. (sous la direction de Amadou Mahtar Mbow).

S’agissant de notre cercle , le CESEMAF, son objectif consiste d’une part, à œuvrer et à consolider les liens de fraternité et d’amitié séculaires qui existent entre nos deux pays frères depuis la nuit du temps, et d’autre part, à promouvoir les relations économiques et culturels entre nos deux pays. Il est animé par des acteurs des deux pays et a été créé en 2005 à Dakar sous l’égide du Roi Mohammed VI et de l’ancien président de la république du Sénégal Maître Abdoulaye Wade qui fut non seulement notre président d’honneur mais aussi un membre actif à part entière.
La présidence de notre Cercle a été confiée au Pr. Amadou Mahtar M’BOW en raison de plusieurs critères dont notamment la probité, l’intégrité, l’immense savoir et l’expérience professionnelle nationale et internationale, sa grande valeur humaine et surtout sa fidélité et ses liens constants et indéfectibles envers le royaume du Maroc dont il est un membre éminent de l’Académie Royale présidée par feu le Roi Hassan II. Il nous gratifiait très souvent de son savoir et sa connaissance profonde des relations internationales et de l’histoire de l’Afrique et le rôle stratégique joué par feux les Rois Mohammed V et Hassan II paix à leur âmes dans la création de l’ancienne Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et l’aide multiforme apportée par le Maroc aux mouvements de libération des Etats africains du joug colonial qu’il s’agisse des pays lusophones ou l’ANC d’Afrique du Sud qui luttait contre le régime de l’apartheid.
Parmi les activités phares menées par le CESEMAF sous le leadership du Pr. Amadou Mahtar M’BOW, permettez-moi de mentionner :

  1. a) Au niveau du secteur de la santé
  2. Organisation d’opérations chirurgicales contre la cataracte à titre gracieux au bénéfice de plus de 1.000 patients sénégalais, opérations effectuées par le Pr. Mohamed CHAHBI de la Clinique de l’œil de Casablanca qui opérait 50 cataractes par matinée pendant trois jours au centre de santé de Bopp à Colobane. Ces opérations se sont poursuivies pendant plusieurs années.
  3. D’ailleurs, c’est à Dakar que fut entrepris le premier projet de clinique Ophtalmologique situé dans la commune de Camberene dans la banlieue de Dakar et qui porte le nom de Mohammed VI. Cette clinique a été financée en 2008 et inaugurée le lundi 18 mars 2013 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Macky SALL dans le cadre des activités de la Fondation Alaouite pour le développement humain durable qui est présidée par Sa Majesté le Roi. Cette Fondation émane de la volonté propre du Souverain chérifien. Son champ d’action couvre plusieurs secteurs du développement humain durable dans les pays subsahariens. L’élément humain constitue l’axe central de cette action qui porte notamment sur les domaines de la santé, du développement social, de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de l’exploitation des ressources naturelles ainsi que de l’apport de l’expertise marocaine. Elle contribue à la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité et l’amélioration des conditions de vie des catégories les plus démunies, dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.
  4. La clinique Ophtalmologique Mohammed VI est dotée de blocs opératoires, de salles de réanimation et d’équipements modernes pour pratiquer des interventions notamment pour le traitement de la cataracte et des opérations chirurgicales pour des pathologies plus lourdes comme le glaucome ou le décollement rétinien, ce qui constitue une première pour cette région du continent africain.
  5. Les soins sont dispensés gratuitement et bénéficient à 50.000 malades annuellement dont plus de 2.500 opérations pour le traitement de la cataracte.
  6. < li style="font-weight: 400;">b) Assistance aux populations sinistrées suite aux inondations

5- En 2009, le CESEMAF avait organisé l’acheminement et la distribution à partir de la ville de Fès de deux Containers de couvertures destinés aux sinistrés de la Commune de Rufisque suite aux inondations de 2009.

  1. c) Organisation de conférences et de diners-débats
  2. Le CESEMAF a organisé plusieurs conférences et diners-débats notamment sur le rôle joué par le Maroc dans la création de l’ancienne Organisation de l’Unité Africaine avec le Groupe de Casablanca (1961) qui était composé de feu le Roi Mohammed V, Gamal Abdel Nasser l’Egyptien, Kwame Nkrumah du Ghana, Ahmed Sékou Touré de Guinée qui avait dit non au Général De Gaulle en 1958, Modibo Keita du Mali, Ferhat Abbas, le chef du gouvernement algérien en exil. Le Groupe ou Bloc de Casablanca rassemblait des États qui partageaient la même vision du futur de l’Afrique et du panafricanisme.

Excellence, Mesdames, Messieurs,

Je ne saurai terminer mon propos sans rappeler que le Pr Amadou Mahtar M’BOW a constamment œuvré pour le renforcement des relations d’amitié et de fraternité historiques entre le Sénégal et le Maroc. Pour lui, sa fidélité au royaume du Maroc constitue un acte tout à fait naturel car il considère que chaque marocain et chaque sénégalais porte dans son sang un peu de Sénégal et un peu de Maroc. Ayons une pensée spéciale pour lui. Prions Allah le tout puissant de lui accorder longue vie et une bonne santé. Souhaitons aussi au peuple frère du Sénégal une Bonne fête de l’Indépendance qui a été célébrée hier 4 avril 2021. Vive l’amitié et la fraternité entre le Sénégal et le royaume du Maroc ! Je vous remercie.  Zeinab Filali

Projet gazier GTA Mauritanie : McDermott va (enfin) débuter ses activités

https://www.financialafrik.com Le site Grand Tortue Ahmeyin est situé à 125 km des côtes mauritano-sénégalaises.
Initialement prévus en 2020, les travaux d’ingénierie sous-marine de Grand Tortue Ahmeyim (GTA)  confiés à McDermott ont subi un retard conséquent du aux effets de la pandémie covid-19 mais vont finalement débuter en décembre 2021 pour une durée comprise en 12 mois et 17 mois. Ce calendrier reste conforme avec le report annoncé par BP qui place le «First Gas» en 2023. McDermott – avec BHGE – est en effet chargée de la partie la plus sensible du projet GTA qui consiste en la pose de plus de 120 Km de conduites sous-marines de divers calibres (SURF) qui vont, entre autres, relier les puits au FPSO, ainsi que le système sous-marin de production (SPS). Une telle activité va représenter un enjeu logistique d’envergure car il s’agira d’acheminer 250 milles tonnes d’équipements dont 110 milles tonnes de conduites et plusieurs structures offshore hors gabarit tels que les Spools (Jumpers), Manifold, PLEM, etc.
Pour l’installation des conduites sous-marines, McDermott compte utiliser la technologie J-Lay dont le navire principal Amazon est en préparation dans les chantiers navals de Rotterdam. Ce navire sera appuyé par les 02 autres navires  DLV 2000 et North Ocean 102 (NO 102) en plus d’une flopée de PSV, remorqueurs et autres barges. C’est ainsi que sous peu, McDermott va annoncer le nom de l’heureux soumissionnaire gagnant de ce contrat estimé à plus de 50 millions USD incluant le Freight Forwarding, les opérations portuaires y afférentes ainsi que le marshalling yard qui sera dédié aux opérations au port de Nouakchott. Zeinab Filali

Pétrole & Gaz/Sénégal : L’entreprise mauritanienne SEPCO construit l’usine de traitement des boues liquides à Dakar.

https://www.financialafrik.com M. Joe Rainey, Président Halliburton pour l’Hémisphère Est vient d’effectuer une visite à l’usine de boues liquides (LMP) construite par l’entreprise mauritanienne Sepco Industries au port de Dakar. M. Rainey et sa délégation se sont rendus sur les lieux, se félicitant des progrès réalisés dans les travaux de construction en cours.
Rappelons que ce contrat de 03 ans pour la construction et la location de 20 000 bbl LMP a été attribué à SEPCO Industries Sénégal en juillet 2020. Le LMP soutiendra la campagne de forage prévue au deuxième trimestre 2021 pour le développement du champ SNE. Cette campagne de forage a été confiée à Halliburton par Woodside.
Avec sa présence en Mauritanie et au Sénégal, SEPCO Industries donne l’exemple de l’intégration régionale par excellence tout en assurant des services spécialisés d’ingénierie longtemps restés la chasse gardée des firmes étrangères.

2 ans après son inauguration, pourquoi le TER ne roule toujours pas ?(avis d’expert)

http://www.walf-groupe.com 2 ans après son inauguration, pourquoi le TER du Sénégal ne roule toujours pas ?
Le TER au Sénégal dont le coup dépasse mille milliards et inauguré par le chef d’état Macky Sall en janvier 2019 ne roule toujours pas 2 ans après.
Mon avis est qu’il y a 2 problèmes, le premier est lié à l’ingénierie et le deuxième à la politique catastrophique de ce gouvernement.

1 – En termes d’ingénierie  :

Tout d’abord, éliminons certaines causes probables, tels que des problèmes sur les voitures, la rame ou encore les rails.
Tous les éléments visibles sont réparables « rapidement » et ne sont pas la cause d’un retard de 2 ans après inauguration.
C’est important de dire « APRES INAUGURATION » car cela signifie que tout était censé être parfait en janvier 2019.
Alors, qu’est ce qui ne va pas ?
Mon avis est que le problème est au niveau des consolidation de sol, le remblai sous chargement ferroviaire a été mal renforcé. Ce qui est un problème extrêmement grave et très difficile à résoudre.
J’en suis arrivé à cette théorie quand j’ai vu après l’inauguration une vidéo montrant des traverses du rail cassées sur des centaines de mètres.
Quand on n’a pas assez de recul, on croirait que ce sont les traverses qui n’étaient pas assez solides, mais le problème est autre. Je pense que c’est plutôt un tassement différentiel entre les 2 profilés qui a provoqué cela.
Si les 2 profilés du rail ne sont pas assis de la même manière, une flexion trop forte est provoquée au niveau des traverses qui ne sont pas faites pour y résister. Résultat, ça casse (voir croquis ci-dessous)
 Donc, il ne s’agit pas de réparer les traverses, il faut démonter les rails et refaire le remblai dans les règles de l’art.
⦁ Refaire des essais de pénétromètre et consorts,
⦁ Valider le modèle de tassement et application sur voie
⦁ Enlever le remblai dans les zones qui ne sont pas bien consolidées
⦁ Reremblayer avec les règles de l’art
⦁ Valider par tous les essais nécessaires
⦁ Reposer les rails
⦁ Refaire les essais de roulement
Après tout cela, le TER pourra enfin rouler. Vous vous imaginez bien que ce sont des travaux très lourds. C’est du temps et cela va couter des milliards.
Je rappelle que le TER a déjà couté plus d’un millier de milliards et tout était censé être fonctionnel avant l’inauguration en 2019.
Ce qui me permet de faire la transition vers la politique.

2 – En termes de politique  :

Il y a 2 réalités bien sénégalaises qui bloquent toute tentative de faire des travaux de grandes envergures dans notre pays.

⦁ La première est la corruption  :

Quand des fonds conséquents sont débloqués pour des travaux, les décideurs de notre pays n’ont pas la capacité de voir l’opportunité pour le développement, ils voient l’opportunité de devenir riche par des détournements de fonds.
Quand on avait parlé de 1000 milliards pour le TER, ça avait choqué beaucoup de monde mais de ma part, j’étais prudent car justement, je me disais que c’est peut-être à cause de cette consolidation de sol.
En effet, cela peut changer du tout au tout, d’une région à un autre selon les essais de sol. Il y a plusieurs techniques de consolidation qui ont des prix assez différents selon le sol trouvé sur place.
Ce n’est pas parce que tel pays a acheté à tel prix que ce sera la même chose au Sénégal.
Mais malheureusement dans notre cas, c’est juste que l’argent est parti dans les poches de certains au lieu de partir dans la consolidation des sols, dans le payement des entreprises ou dans
les éventuels problèmes techniques à résoudre. Un jour, une enquête se fera et des têtes tomberont.

⦁ La deuxième est liée au président de la République lui-même.4/em>

OUI, Macky voulait son inauguration, coute que coute, avant les élections présidentielles.
Ceci a dû créer un grand stress au niveau des études techniques et des bureaux de contrôle. Le travail a dû être bâclé.
Après cette inauguration, la réalité a dû les rattraper quand ils se sont rendu compte qu’il était dangereux de faire rouler le TER.
https://www.lepoint.fr/economie/senegal-le-train-regional-express-sur-les-rails-15-01-2019-2286005_28.php
Aucun bureau de contrôle international ne prendra le risque de valider le démarrage du TER si tous les essais ne sont pas OK. Il serait catastrophique un déraillement et des morts dû au laxisme des bureaux de contrôle.
Le train est donc au garage, prenant la poussière en attendant que le gouvernement ait le courage et les moyens de rectifier son erreur monumentale (peut être que c’est en cours).
Le plus triste est que ce TER a été commandé par l’impulsion de la France pour sauver une de ses entreprises. Aujourd’hui, cette dernière se porte très bien, le contribuable sénégalais a payé pour un train qui ne roule pas. Pauvre Sénégal !

Solutions  :

 je pourrai en faire un livre que personne ne lira , mais une chose est claire, l’état du Sénégal est un Maitre d’Ouvrage, il doit donc s’entourer d’experts (techniques, financiers, juridiques etc.) qui l’accompagnent sur ses projets. Des experts que l’on écoute et qui ne subissent pas les affres de la politique. Ces experts ne se consacreront que sur la défense des intérêts du Sénégal et feront de telle sorte que tout Maitre d’œuvre fasse bien son travail de A à Z.Assalam-Mandiaye DIALLO, Ingénieur Structures, Expert Building Information Modeling
mandiayediallo@gmail.com

OIGNON : À POTOU, LES PRODUCTEURS APPELLENT L’ETAT À ÉVITER LA SATURATION DU MARCHÉ

Potou (Louga), 5 avr (APS) – Les producteurs d’oignon de Potou (35km de Louga), confrontés à une surabondance de leur production, ont invité, lundi, l’Etat du Sénégal à intervenir afin de limiter la quantité d’oignons sortant des centres de stockage afin d’éviter une saturation du marché.
‘’La production d’oignon de cette année est bonne, mais les producteurs ont du mal à vendre leurs récoltes. Le prix de 150 francs CFA fixé pour le kilogramme d’oignon ne les arrange pas. Et s’il est maintenu, ils ne pourront pas à éponger leurs dettes’’, a averti le président national de l’interprofession oignon, Mamadou Ba, lors d’une conférence de presse.
‘’Nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler cette situation et de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte aussi bien le consommateur que le producteur et le commerçant’’, a-t-il renchéri.
Il estime qu’’’il ne sert à rien de faire de bonnes récoltes, si elles ne sont pas commercialisées’’. Pour cette raison, il pense que ‘’l’Etat doit réorganiser la commercialisions de la filière oignon, en fermant tous les centres de stockage le temps d’écouler l’oignon sur le marché’’.

Depuis le démarrage de la campagne de commercialisation, les producteurs de Potou ont mis 50.000 tonnes sur le marché. 

‘’C’est une quantité énorme. Si la même quantité est obtenue dans le Fouta et dans les autres zones de production, le marché risque d’être saturé’’, a prévenu Assane Sow, gérant du centre de stockage de Potou.
Il avertit que cette situation risque de tirer davantage le prix de l’oignon vers la baisse. ‘’Tant que nous donnons aux populations plus que ce qu’elles demandent, le prix de l’oignon va continuer à chuter. Actuellement, il est vendu entre 125 et 150F CFA alors qu’il y a quelques jours, il était à plus de 200 francs CFA’’, a-t-il regretté.
Selon lui, ce sont entre 50 et 60 camions chargés d’oignons qui quittent la plateforme de Potou tous les jours, pour rallier les autres villes du Sénégal.
‘’ Et c’est la même chose qui se passe ailleurs. Il est urgent que le l’Etat du Sénégal réorganise la commercialisation pour limiter la quantité d’oignon qui quitte les centres de stockage afin de ne mettre sur le marché que la quantité dont les consommateurs ont besoin’’, a-t-il préconisé.

‘’Si des mesures ne sont pas prises pour harmoniser et organiser les choses, nous allons vers de grandes difficultés’’, a-t-il averti, soulignant que la commune de Potou attend près de 150.000 tonnes d’oignon cette année.

Il a rappelé la présence de riches producteurs qui, selon lui, ne respectent pas les mesures édictées. ‘’Cette situation nous porte préjudice et nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler et réorganiser la commercialisation’’, a-t-il dit
 ‘’Cette année, nous faisons face à une surproduction d’oignons. Et tous les producteurs d’oignons écoulent leurs récoltes au Sénégal. Ce qui fait que nous nous retrouvons avec une surabondance d’oignon dans les marchés et cela pose problème aux producteurs’’, a expliqué la présidente de l’Association des femmes productrices de la commune de Léona, Marie Sow.
Selon elle, le seul moyen de venir en aide aux producteurs est de les aider à commercialiser leurs productions sur les marchés de la sous-région.SK/ASG

UNE TABLE-RONDE POUR LEVER 732 MILLIARDS POUR L’ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ EN 2025

Dakar, 5 avr (APS) – Le gouvernement sénégalais organise mardi et jeudi, par visioconférence, une table ronde dont l’objectif est de mobiliser 732 milliards de francs CFA destinés au financement de projets structurants en milieux rural et péri urbain pour “atteindre l’objectif de l’accès universel à l’électricité en 2025’’.
Cette table-ronde à laquelle vont participer les partenaires techniques et financiers ‘’a pour objectif principal de présenter la stratégie du Gouvernement pour atteindre l’accès universel à une énergie en qualité et en quantité suffisantes, à moindre coût et durable en 2025’’, précise un communiqué.
C’est pour réussir ce pari que le Sénégal a décidé de ‘’recueillir les engagements financiers des partenaires techniques et financiers, du secteur privé pour accompagner sa mise en œuvre’’.
Dans son communiqué, le ministère du Pétrole et des Energies souligne que la table ronde ‘’s’inscrit en droite ligne des actions identifiées pour la mise en œuvre du Plan complémentaire pour l’accès universel à l’électricité’’.
La rencontre sera co-présidée par le ministre du Pétrole et des Energies, Sophie Gladima, et son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Amadou Hott, et verra la participation des institutions publiques, des services techniques de l’Etat, des partenaires au développement et du secteur privé.
Le Sénégal figure parmi les pays ayant réalisé les plus grandes performances en matière d’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest, avec un taux de 76% à l’échelle nationale en fin 2019.
Il existe cependant de ‘’grandes disparités entre populations urbaines et populations rurales’’, dont les taux d’accès à l’électricité s’élèvent respectivement à 94% et 53, 9%.
‘’Ces inégalités sont de nature à impacter les efforts de l’Etat pour un développement équilibré du territoire et, plus généralement, viennent freiner le développement économique et social à l’échelle nationale’’, relève le communiqué.ASG

PLUIE DE MILLIARDS PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn La vérité soulage. Mieux, elle libère. Aussi bizarre que cela puisse paraître, cette même vérité fait fuir. Pire, elle… isole ! Dans ce pays nommé Sénégal, la spéculation pactise avec le mensonge pour étouffer les vertus grâce aux vices que réprouve la morale sociale. Face à cette affligeante scène, les parangons, on le devine, l’ont quittée. Ils vivent reclus et cachés de peur d’être comptés au nombre des fossoyeurs d’une société gagnée par les dérives et hantée par le déclin. Ont-ils tort ou raison de prendre leur distance ? Qui se souviendra d’eux ?
Pas ce présent chaotique en tout cas qui broie du noir et se noie dans le brouillard. Pas davantage le futur dont l’horizon brumeux obscurcit toute intention de reconnaissance. Prêtons cependant attention aux fissures de notre cohésion nationale qui proviennent des diatribes, de la médisance, des tromperies, de la méchanceté, de l’oisiveté, de la jalousie et de l’hypocrisie. Le déchaînements de passion et de haine fleurissent en mettant en péril « l’art de vivre » bien sénégalais. Comment poser des actes citoyens pour s’opposer à ces débordements ? Comment préserver notre pays et l’épargner de ces « identités meurtrières » qui sèment partout la désolation ? De « courageux » encagoulés, à la notoriété en berne, travestissent à longueur de journée des propos prêtés injustement à d’honnêtes citoyens.
Sans retenue, sans discernement, ils amalgament dans le but de flagorner des entourages qui les entretiennent et les maintiennent en survie. Si certains se sentent attirés par le devoir, la responsabilité, l’action et la générosité, d’autres par contre, flirtent avec la couardise, pataugent dans la gadoue, le cœur déraciné, et renoncent à l’honneur, à l’engagement et à la grandeur pour ne devenir que de distraits spectateurs d’une histoire qui se fait sans eux.
Ce Groupe de presse, E-Media INVEST et les hommes qui l’incarnent, se tiennent debout, tête au vent, insensibles aux fureurs urbaines mais très attachées aux valeurs cardinales propres à ce beau pays forgé par des hommes, de très grands hommes qui ont déposé sur le fronton leurs empreintes indélébiles.
Pour la deuxième fois, le Sénégal célèbre son indépendance dans la sobriété avec une simple prise d’armes mais ô combien symbolique ! En revisitant des pans de cette trajectoire, l’on ne peut pas ne pas penser à ces hommes et femmes qui ont fondu, jeunes, -ils n’avaient pas 30 ans pour la plupart- leurs ambitions individuelles dans le destin d’un Sénégal qui renouait avec la liberté après 300 ans d’interruption. Qu’avons-nous fait de cette indépendance ? L’avons-nous préservée ? L’avons-nous ruinée ? Les pratiques qui ont cours dans le jeu politique se prolongent dans l’univers des affaires et transfigurent une société dont l’idéal de vie fluctue au gré d’humeurs et de rumeurs orchestrées par des gens dépouillés d’honneur.
De ce fait, E-Media épouse son temps. Il s’évertue à déceler les tendances lourdes. Il a l’œil rivé sur le rétroviseur pour détecter les avatars qui, jadis, ont piégé d’illustres devanciers dans le remuant secteur de la presse. Certes les époques diffèrent. Les enjeux sont autres. Aujourd’hui, faute de recul, le détail prend le dessus sur l’essentiel.
L’information s’efface au profit de l’infox, elle, alimentée par des officines aux desseins inavoués, tapis à l’ombre pour des agitations bruyantes et décousues à l’appui de minuscules réseaux d’affidés. Le pareil et le même s’offrent comme un maigre choix, causes profondes d’un malaise ou d’une désaffection des opinions.
C’est dans ce contexte justement et à ce moment précis qu’est né le Groupe E-Media qui ne bouscule aucun ordre, si jamais il y en a, mais s’investit pour réhabiliter une profession outrageusement chahutée. C’est à la fois un travail de titan et un risque. Mais le risque pris s’est transformé, contre toute attente immédiate, en espoir chez une bonne partie des Sénégalais en phase avec notre projet éditorial. En toile de fond de cette sympathie, se profile le rejet des excès, l’adhésion à une pratique saine du journalisme centré sur les faits et à équidistance des intérêts.
Loin de nous l’idée de nous attribuer ce mérite à nous seul. Au contraire, ce renversement de perspective ouvre un champ des possibles en même temps qu’il laisse éclore de jeunes talents très enchantés par la tâche, immense, que nous nous assignons en tant qu’acteurs de cette mutation. Bien entendu, ce cap nous expose à plus d’hostilités combinées du fait des positions acquises, des intérêts en cours, de la transparence qui s’amorce et de l’opinion qui se forge.
Dans cette entreprise, E-Media suscite des curiosités mais les options prises ne l’isolent pas de son écosystème naturel  : les médias. Nous n’incarnons pas le visage de la témérité mais celui de la lucidité, du courage et surtout du réalisme. Une telle approche nous rapproche des opinions publiques. Lesquelles détestent les fausses pudeurs, les arrangements de circonstance et les réflexes d’intérêt quand se joue l’avenir de ce pays. Autant dire que les cris d’orfraie n’effraient pas E-Media.
Le soir du 3 avril, dans son discours à la nation, le Président de la République a annoncé une batterie de mesures visant à relancer les politiques d’emploi avec un calendrier serré pour illustrer son engagement en faveur de la jeunesse. Instruit par les événements tragiques de mars dernier, il a donné des gages et impulsé des dynamiques à la base pour un « réveil des atouts » dans les régions et les d épartements où seront érigés des guichets d’accueil des projets. Coût de l’opération : 450 milliards de FCFA. À quoi s’ajoute un pactole de 80 milliards destinés au recrutement de jeunes.
Les arbitrages et les réallocations ont servi à mobiliser cette importante enveloppe en ces moments de disette financière. Le pays a besoin de ses forces et plus particulièrement de sa jeunesse pour faire décoller son économie. Or les jeunes crient à tue-tête pour avoir du travail. Mais personne ne les entend revendiquer une formation qualifiante préalable à toute éventuelle insertion. Dans quel état se trouvera le pays si le plein emploi est assuré ? Et puis quels emplois demain alors que l’offre se renouvelle constamment ?
Par défaut d’adéquation, le marché ne s’interdit pas de s’orienter vers l’extérieur pour recruter des profils ajustés aux besoins des entreprises, des compagnies et des multinationales. Une demande non satisfaite risque de provoquer une ruée vers le Sénégal dont le premier baril est attendu en 2023 ? L’heure de vérité a sonné  : renouer avec le pays profond, rétablir les équilibres et s’affranchir de cette interminable recréation alors que partout dans le monde, les jeunes se préparent aux enjeux du futur. Certains, parmi eux, sillonnent l’Afrique en quête d’opportunités, insufflés par un réel esprit d’aventures conquérantes ?

SEDHIOU – ENCLAVEMENT, ABSENCE DE SERVICES SOCIAUX DE BASE, PRECARITE : Les villages de Dafia, Bissassou, Tankanto et Sikour donnent de la voix

http://www.sudonline.sn Face à une situation de pauvreté ambiante et grandissante vécue au quotidien, les populations des villages de Dafia, Sikour, Tankanto Escale, Bissassou établies en zone de frontière avec la Guinée Bissau n’en peuvent plus de se débattre dans la galère. A cet état de fait s’ajoute l’insécurité consécutive au conflit armé en Casamance qui les a rendues plus vulnérables. Samedi 3 avril, ils ont fait face à la presse pour crier et décrier à la face du monde ce qu’ils qualifient d’injustice et réclamer leur « sénégalité » à égale dignité
Les populations des villages de l’extrême sud-est de la commune de Simbandi Brassou situé à moins d’un kilomètre de la frontière avec la Guinée Bissau manquent presque de tout et peinent à supporter cette précarité vécue au quotidien. L’épine dorsale du mal est l’inexistence de route praticable. Cela, ils l’ont fait savoir samedi, à Dafia, lors d’un point de presse. « Notre principal problème, c’est l’absence de route. Depuis 1960, nous souffrons de ce problème avec des promesses sans lendemain. Ces sillons que vous voyez comme çà ne sont ni une route ni une piste de production. Cet état de fait a même freiné le développement de ce terroir. Notre économie rurale est à genoux. Les produits de cru pourrissent en zone de production comme les mangues, les oranges, l’anacarde et autres. En retour aussi, nous ne pouvons faire entrer des denrées car les automobilistes refusent de venir jusqu’ici  », a déclaré Séckou Maréna l’un des porte-parole des populations.
L’absence du courant électrique exacerbe le vol de bétail dans cette zone de frontière ajoute Mouskéba Dabo une dame manifestement très engagée pour la cause de son terroir  : «  l’absence de l’électricité nous cause beaucoup de préjudice notamment le vol de bétail qui est trop préoccupant ici. Pour recharger nos téléphones portables, il faut aller à Tanaff ou ailleurs. La nuit, c’est l’insécurité ambiante et nos enfants ont du mal à réviser leurs leçons. A la limite, c’est même de l’injustice sociale face au privilège accordé à d’autres Sénégalais vivant ailleurs. Ou alors ne sommes-nous pas des Sénégalais ? », se demande-t-elle.

LE PLAIDOYER PORTE PAR UNE VOIX PATHETIQUE !

Ces populations sollicitent dans le même temps l’affectation des enseignants en sus de deux en service payés par les villageois eux-mêmes  :   «  c’est une situation intenable car nous sommes en situation de pauvreté et c’est encore nous qui devrons assurer le salaire des enseignants. Partout dans ces villages de frontière, c’est pareil et c’est injuste  », décrient les populations venues nombreuses assister au point de presse et dans la plus grande discipline.
Excédées par la fonte des multiples promesses comme beurre au soleil, ces populations des villages de Dafia, Sikour, Tankanto et Bissassou Doumassou implorent la diligence des tenants du pouvoir pour sortir de l’ornière. Séckou Maréna et Mouskéba Dabo, tous deux porte-parole du jour  de renchérir  : « nous lançons un vibrant appel au Chef de l’Etat Macky Sall et aux ministres des différents départements à penser à nous, des Sénégalais bon teint à part entière et non entièrement à part. Certes nous sommes proches de la Guinée Bissau mais nous sommes bien des citoyens du Sénégal. On entend parler du Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) mais que du vent pour nous, on ne voit rien ici » se désolent-ils.
Pour sa part, le chef de village de Diafia Koyo Kouyaté a indiqué que si la zone est dotée d’une route carrossable avec quelques infrastructures sociales de base, le développement se fera vite en raison, soutient-il, de l’existence d’un potentiel riche en agricole assez dense et varié

Terres de l’Aéroport LSS : Ngor réclame 50 hectares à l’Etat

https://www.xibaaru.sn Depuis 2008, Ngor réclament 50 hectares des terres de Léopold Sédar Senghor (LSS). Informés de la décision du président Macky Sall de céder une partie de ces terres à des particuliers, les Lébous ont tenu une manifestation pacifique vendredi dernier.
Ils réclament leur part pour l’extension de leur village,   dont la densité a  atteint 5000 hbts/km2.
Lors de la seconde guerre mondiale en 1943,   Ngor avait remis des terres  de l’aéroport Sédar Senghor à l’administration coloniale. Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal a décidé de partager 800 hectares de ces terres à des particuliers, des privés et autres.
Et Ngor dénonce le fait qu’ils n’ont pas été associés à cela. Les Lébous réclament ainsi 50 hectares de ces terres à l’Etat du Sénégal.

Ngor : Les Lebous demandent l’extension de leur village (Vidéos)

https://www.xibaaru.sn Le collectif pour la demande d’extension du village de Ngor dans l’aéroport militaire de Dakar Yoff était ce vendredi passé, dans la rue pour réclamer les terres de leurs ancêtres. Selon le porte-parole du collectif, les textes proposés servent à les exproprier.
« Nous n’accepterons pas qu’on octroie nos terres à des Sénégalais, comme le représentant du Khalife des Mourides à Dakar, Mbackiou Faye, par ailleurs hommes d’affaires, 52 hectares et Cheikh Amar 30 hectares. L’Etat doit savoir que nous Lébous, sommes autochtones, riverains et propriétaires. Aujourd’hui, nous ne répondrons à aucune provocation. Nous demandons une zone d’extension de 50 hectares ou plus », a décrié El Hadj Abdoulaye Samb, porte-parole du collectif.
Les Lébous dans la commune de Ngor ont besoin de plus d’espace. Et, ils n’accepteront pas que les terres de l’aéroport de Dakar Yoff soient octroyées à des privés.

Oumra : Ne seront admis que ceux déjà vaccinés contre la covid

http://lesoleil.sn Les autorités saoudiennes ont indiqué lundi que seules les personnes vaccinées ou immunisées contre le Covid-19 pourront effectuer le petit pèlerinage de La Mecque durant le ramadan.
Aussi bien la Oumra que les prières dans la Grande mosquée de La Mecque se feront sous condition d’être vacciné.
Le petit pèlerinage a été suspendu en mars 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. Il a fallu être au mois d’octobre pour qu’il reprenne mais avec de fortes mesures.

Teliko : “Le président ne doit pas siéger au Conseil Supérieur de la magistrature”

iGFM-(Dakar) Le président de l’Union des magistrats sénégalais, Souleymane Teliko a encore déploré l’ingérence de de l’Exécutif dans le fonctionnement de la justice. Il estime que le chef de l’État ne doit pas siéger au Conseil Supérieur de la magistrature.
«Il ne faut pas qu’on soit dans un pays où les gens auraient peur de parler du Conseil supérieur de la magistrature. Je sais que c’est un sujet qui fâche, mais c’est un sujet important. Nous ne sommes pas là pour plaire ou déplaire. On cherche juste à contribuer à une réflexion qui, pour nous, revêt une importance capitale pour l’indépendance de la justice et pour le pays», a précisé le président de l’UMS.
Le président de l’UMS a fait cette dé c laration ce samedi, en marge d’une séance de dédicace de son troisième ouvrage intitulé «Indépendance de la justice au Sénégal : Faut-il réformer le Conseil supérieur de la magistrature».
Soulymane Teliko a ajouté : «le Conseil ne peut être autonome tant qu’on maintient le président de la république et le ministre de la justice.»

Macky ne change rien et relance son système…meetings et discours politique

https://www.xibaaru.sn L’on ne semble guère changer à l’Alliance pour la République (APR). Ce sont toujours les vieilles méthodes qui font que le fossé s’élargit entre ses responsables et le peuple. Le peuple s’est massivement exprimé pour rejeter la méthode de gouvernance adoptée au Sénégal, mais à l’APR, on ne s’en soucie guère. Chaque responsable veut démontrer au Chef de l’Etat Macky Sall qu’il travaille pour lui, et peut mobiliser les populations. Alors que tout le monde sait qu’il n’en est rien.
Après les échauffourées de l’APR-Pikine lors d’un meeting, ce fut au tour de Matam puis de Podor. Et ce n’est pas fini. Les femmes de Benno Bokk Yaakar (BBY-coalition présidentielle) ont remis ça hier lundi à l’arène nationale, avec Ndèye Saly Diop Dieng en tête. Et tous ces meetings, durant lesquels des millions de FCFA sont jetés par l a fenêtre, n’ont qu’un point commun : chanter les louanges de Macky Sall. C’est comme si c’est à travers de telles méthodes qu’ils réussiront à regagner la confiance du peuple sénégalais.
Après son discours du 08 mars, tous les Sénégalais qui ont vu le visage sombre de Macky Sall ont cru qu’il allait changer de méthode et d’approche politique…Mais, ses vieux démons semblent le rattraper. Il lâche ses ouailles chanter les mêmes « exploits » qui ont fâché la jeunesse. Voilà ce qui explique la cassure qui existe maintenant entre Macky Sall et le peuple qui s’est massivement exprimé à travers de violentes manifestations. La jeunesse sénégalaise réclame de l’emploi,  dit non à l’injustice, non à l’impunité, non à l’arrogance, non à la mal gouvernance…
Tout ça, Macky Sall et son camp l’ont oublié. Le comble, c’est que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui disait dans son discours avoir compris le message qui lui a été adressé par les Sénégalais. Le pouvoir ne veut rien changer de ses vieilles méthodes. Ce sont les pratiques d’auparavant qui se poursuivent. Où sont passées toutes les promesses du Président de la République Macky Sall ? Une politique de rupture, c’est ce que réclame la jeunesse sénégalaise. Et ce n’est pas ce pouvoir-là qui est prêt à apporter cette rupture.
Peut-être pense-t-on que le peuple sénégalais ne va plus récidiver et redescendre massivement dans la rue pour exprimer sa colère. Plus que jamais, les Sénégalais sont déterminés et disent non à certaines pratiques érigées par le régime de Macky Sall.

Daouda Diallo, l’argentier du Sénégal, sort la grosse artillerie…

https://www.xibaaru.sn Macky Sall doit l’arrêter avant qu’il ne mette le feu aux poudres. Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, ne badine plus avec son image et il est prêt à casquer la tirelire pour montrer à Macky qu’il est l’homme de la situation.
Le pire chez un homme politique, c’est après avoir subi le désaveu du peuple, de poursuivre les mêmes méthodes qui lui ont valu d’être repoussé. A l’Alliance pour la République (APR), l’on ne semble guère tirer les enseignements des évènements sanglants qui viennent de se dérouler au Sénégal. Ce sont les mêmes méthodes que les responsables de l’APR en rupture avec le peuple, continuent.
Sonnés qu’ils étaient lors des manifestations sanglantes qui avaient gagné le Sénégal, les poussant à se terrer, voilà les responsables qui sortent enfin de leurs coquilles. Ils ne font guère l’analyse sérieuse de ce qui vient de se passer, et veulent faire croire au Chef de l’Etat Macky Sall que tout ce qui vient de se passer, n’est qu’un épiphénomène et qu’ils ont la parfaite maîtrise de la situation après ce qui vient de se passer.
Comment expliquer que le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Diallo se permette de gaspiller des millions et des millions de FCFA au cours d’un meeting à Podor, plus précisément à Boki Dialloubé, uniquement pour faire croire au Président de la République Macky Sall que tout se passe bien et qu’il a le contrôle de la situation. Des millions de FCFA gaspillés au cours d’un meeting. Le symbole de la mal gouvernance et du gaspillage que le peuple a massivement dénoncé.
Tout y est passé pour que Abdoulaye Daouda Diallo, rien que faire passer son image. Son meeting de Boki Dialloubé continue de passer en boucle sur les différentes chaînes de télés sénégalaises.
Et en publireportage s’il vous plaît. Après le direct de 2STV, c’est la TFM qui a pris le relais hier lundi, toujours en publireportage après son journal de 20 heures. Une publicité qui se compte en millions de FCFA. Voilà tout ce que dénonce aujourd’hui la jeunesse sénégalaise.
Et c’est le Président de la République Macky Sall qui doit mettre fin à tout ça. Il doit arrêter son ministre des Finances et du Budget avant qu’il ne mette le feu aux poudres. Et puis Macky Sall a-t-il besoin actuellement d’un ministre qui casse la tirelire, rien que pour lui montrer qu’il a une parfaite maîtrise de la situation, alors que personne ne l’avait vu monter au front lorsque le peuple pendant des jours, avait pris possession de la rue et fait vaciller le pouvoir ?

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 06/04/2021

JEUX DE CARTES – Un «combat» et des barrières

Le combat Lac de Guiers 2 contre Eumeu Sène fait partie de ces confrontations de gladiateurs à oublier vite. Elles ne peuvent pas entrer dans l’histoire. Impossible. Pourtant, ce duel était bien parti pour rester dans les annales. Il s’agit de la rencontre entre deux géants à la suite d’une longue pause des arènes due à cette terrible maladie du coronavirus. Le premier grand regroupement dans un stade à Dakar depuis le début de cette pandémie, actant du coup la fin de l’état d’urgence et de celui de catastrophe naturelle clos officiellement le 19 mars dernier. La libération des énergies surtout juvéniles. La date est symbolique : 4 avril date de notre indépendance, notre libération. Mais les lutteurs du jour n’ont pas voulu se “libérer”. Ils ont voulu nous montrer que les “gestes barrières” étaient encore de mise. Durant 45 minutes de combat, aucune initiative sérieuse, aucune action spectaculaire n’a été tentée. Les acteurs n’ont pas voulu jouer. Ils ont refusé de “croiser le fer”. Etil n’y a pas eu match. Certes, il faut deux lutteurs pour un combat, mais Lac 2 n’a pas déçu tous ceux-là qui sont convaincus que sa stratégie est d’être sur la défensive, d’être passif. En “laissant faire” son adversaire et essayer d’exploiter la moindre faille. Avant-hier dimanche, il a donné un coup à sa carrière si ordinaire. Eumeu Sène, roi des arènes déchu, n’avait pas grand-chose à gagner. Il ne voulait pas être à nouveau humilié après sa dernière chute spectaculaire contre Modou Lô, actuel roi. Aussi, après une longue carrière en dents de scie, veut-il finir en beauté pour une retraite tranquille. C’était à Lac 2 d’être d’attaque pour offrir à ses sympathisants un bon cadeau d’indépendance. Macky Sall a encore fait un bon discours le 3 avril. Beaucoup de promesses à la jeunesse. Il a vraiment compris “ses” jeunes. Il faut qu’il aille donc au-delà des promesses et qu’il pose des actes forts pour mettre fin aux misères de ce temps. Un de ses opposants, Thierno Alassane Sall, argue que le président de la République n’a rien compris. Qu’il confond Pâques et Noël. Thiey TAS ! Lui a-t-il compris ?

Mim Reew

Aida Patra en soutien pour Adji Sarr

Après les manifestations de soutien à l’endroit de l’opposant Ousmane Sonko, dans le cadre des accusations de viols et de menaces de mort portées contre lui par la masseuse Adji Sarr, des femmes qui défendent son accusatrice ont décidé de descendre dans la rue pour se faire entendre. Sur une affiche parvenue à «L’As», des dames de la diaspora coachée par la célèbre Aïda Patra invitent «toutes les femmes et les hommes de vérité» à leur sit-in qu’elles organisent demain à partir de 16 heures à la Place de la Nation, anciennement appelée Place de l’Obélisque. L’objectif de la manifestation est non seulement de réclamer justice pour Adji Sarr mais aussi de dire stop aux violences faites aux femmes en général. Ainsi leur soutien à la masseuse la plus célèbre du Sénégal vient s’ajouter à celui du Collectif pour la Défense des Droits de Adji Sarr (CODDAS), basé aux Etats-Unis, et aussi à celui de la fédération des femmes du monde rural. Dire donc que le feuilleton Sonko-Adji Sarr est loin de connaître son épilogue…

L’administration américaine encense Macky

Le nouveau Président des Etats-Unis Joe Biden et son équipe sont impatients de travailler avec le Sénégal. C’est ce qu’a indiqué le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, dans un message de félicitations adressé au peuple sénégalais à l’occasion de la fête de l’indépendance du pays de la Téranga. Ce travail consistera, selon lui, à renforcer les institutions démocratiques, développer le commerce et les investissements, améliorer la santé publique et lutter contre le changement climatique. Estimant que l’avenir du Sénégal est radieux, Antony Blinken affirme que le partenariat étroit entre le Sénégal et les Etats-Unis est enraciné dans leurs idéaux communs de démocratie participative, de respect des droits de l’homme et de prospérité inclusive. D’après le secrétaire d’Etat, son pays apprécie le leadership régional du Sénégal, notamment à travers sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Il a rappelé également que l’Amérique soutient le Sénégal dans ses efforts pour faire progresser la tolérance, la paix et la prospérité en Afrique de l’Ouest, comme nous l’avons fait depuis sa fondation.

La Marine pêche 03 pêcheurs de Thiaroye

La Marine nationale a sauvé trois pêcheurs saisonniers de Thiaroye. Ces derniers étaient portés disparus en mer depuis le 1er avril. La Marine nationale qui avait lancé les recherches a retrouvé les pêcheurs le 04 avril, à 86 km au Sud de Dakar. Après les premiers secours, les pêcheurs ont été remorqués à la Base Amiral Gassama. Ils sont arrivés le 05 avril vers 04h du matin.

Faible mobilisation des femmes de Bby

Les femmes de la coalition Benno bokk Yaakaar (Bby) de la région de Dakar ont battu hier le rappel des troupes en direction des Locales de 2022. Elles se sont donné rendez-vous à l’Arène Nationale de Pikine. Annoncée en grandes pompes, la mobilisation n’a pas été au rendez-vous, malgré les moyens mis à la disposition des responsables. Auparavant, la plate-forme des femmes leaders de l’Apr de Pikine que dirige Aïssatou Dièye Diaby avait accueilli à l’entrée de Pikine la coordonnatrice nationale des femmes de Bby, Ndèye Saly Diop Dieng, par ailleurs ministre de la Femme, pour l’accompagner jusqu’à l’arène nationale. La faiblesse de la mobilisation s’explique, d’après nos sources, par la frustration des militants à la base des partis de la mouvance présidentielle qui dénoncent l’accaparement des moyens par leurs responsables.

908 détenus graciés

Au total, ce sont 908 détenus qui ont bénéficié d’une grâce présidentielle à la veille du 61eanniversaire de l’indépendance du Sénégal. Le Président Macky Sall a donné une seconde chance à des détenus condamnés pour diverses infractions. Ainsi, 811 détenus ont eu une remise totale de peines et 63 une remise partielle de peines. Aussi, 16 détenus considérés comme de grands malades ont recouvré la liberté ainsi que 05 mineurs et 05 vieux âgés de plus de 65 ans. Huit détenus condamnés à la perpétuité ou à des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle ont humé l’air de la liberté.

Forum de l’emploi de Tamba

Le Directeur Général de la Sicap S.A, Mamadou Kassé, à travers l’association «Anka Wouli» dont il est le Président d’honneur, a organisé un forum de l’emploi le weekend à Tambacounda. La rencontre qui a vu la mobilisation de la jeunesse au Centre Culturel régional avait pour but d’engager une réflexion avec la jeunesse de Tambacounda, afin d’approfondir la réflexion entamée par le gouverneur lors du comité régional de développement (CRD) sur la problématique de l´emploi des jeunes de la région. Tous les mouvements citoyens, les ASC, les mouvements de jeunes notamment les conseils régionaux, locaux et communaux de la jeunesse, entre autres, ont pris part au forum. Selon Mamadou Kassé, le forum devra recueillir des propositions d’auto-emplois pour que Tambacounda ne soit pas laissée en rade dans l´utilisation de la masse financière qui a été dégagée par le chef de l’Etat, notamment les 350 milliards Fcfa sur 3 ans.

305.000 personnes déjà vaccinées

Le programme de vaccination contre le coronavirus se poursuit tranquillement, malgré le tollé soulevé par les effets secondaires signalés chez des personnes qui ont pris des doses du vaccin AstraZeneca, un peu partout à travers leur monde. Fidèles à leur ligne de conduite qui est arrimée à celle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les autorités sénégalaises continuent d’utiliser les doses de vaccin destinées à barrer la route à la propagation de la covid-19 qui sont à leur disposition. Ce dimanche 04 avril 2021, 2 507 personnes ont été vaccinées. Ce qui porte le nombre total depuis le début de la campagne de vaccination à 305 364.

Pas de décès lié à la covid-19

Le Sénégal n’a pas enregistré de nouveaux décès liés au coronavirus entre le samedi 03 et le dimanche 04 avril. Mais malgré l’absence de décès causés par la maladie dans les bulletins quotidiens d’hier et d’avant-hier du ministère de la Santé, de nouvelles contaminations ont été signalées. Ainsi, sur 1 421 tests réalisés dans le bilan du jour de ce lundi, 69 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 4, 86%. Les cas positifs du 05 avril sont composés de 29 cas contacts et de 40 cas issus de la transmission communautaire. Depuis l’apparition du coronavirus au Sénégal jusqu’à présent, 39 093 cas ont été déclarés positifs dans le pays, dont 37 767 guéris. Parmi les 262 patients sous traitement, 28 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.

 Habib Niang forme 500 femmes

Les militantes du responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Thiès, Habib Niang ont bénéficié d’un séminaire de formation sur la gestion financière des crédits mobilisés pour elles, Samedi au centre forestier de Thiès. Au départ, ce sont 250 présidentes de groupements qui étaient conviées à la session de formation mais finalement, plus 500 femmes venues des 19 quartiers qui ont bénéficié de cette session initiée par Habib Niang. La présidente des femmes, Seynabou Dieng a souligné que cette session de formation initiée par leur président Habib Niang témoigne de l’importance qu’il porte à l’autonomisation des femmes et la création d’emplois. Pour sa part, Habib Niang a fait savoir qu’il s’est engagé en politique en partie pour contribuer à l’autonomisation des femmes parce qu’elles constituent un pilier non négligeable de notre économie. Son ambition est de participer à la création d’emplois comme. Il urge de son avis que les responsables politiques et les acteurs de développement s’inscrivent tous dans cette dynamique pour résoudre le problème du chômage.

Serigne Mountakha Mbacké

Chose promise, chose faite. Le Khalife général des Mourides a joint la parole à l’acte en remettant samedi la somme de 50 millions aux plénipotentiaires de la confrérie Hizbut Tarqiyyah, ces derniers qui sont chargés de remettre l’argent aux familles des morts et des blessés lors des manifestations passées dans le pays. La clé de répartition a été établie comme suit, d’après le chef de la délégation des plénipotentiaires, Mohamed Lamine Diouf. Les familles qui ont eu un mort ont bénéficié de 02 millions et 200 000 francs jusqu’à un million en fonction de la gravité des blessures. C’est à cet effet que la famille Barry à la Médina a reçu 2 millions.

Yakham Mbaye écrit à Macky Sall : «Lettre d’un militant à un porteur d’optimisme»

« On ne conduit le peuple qu’en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d’espérance ».Napoléon Bonaparte
Éloigné du pays, malgré moi, et surtout de ce que j’affectionne le plus : le champ de la démocratie où se confrontent convictions et concepts pour y bretter avec ceux qui vous portent contradiction – une absence qui me pèse plus que ce qui y a concouru – par la grâce et la magie des NTIC, samedi dernier, je vous ai regardé, je vous ai écouté et j’ai essayé de prendre la mesure de vous entendre. Puis, ce lundi, m’a pris un irrépressible besoin de rompre mon monologue et de vous exprimer, tout en la partageant, l’impression que vous m’avez laissée. Cela, je l’avoue, en dépit de l’injonction que vous m’avez fait de me retirer des fronts pour me ménager.
Seulement, j’ose croire que vous pardonnerez l’acte que je vais poser, assimilable à une « désobéissance », en comprenant mon inféodation à une posture faite religion : les situations conjoncturelles particulières et/ou handicapantes auxquelles peut être confronté un militant engagé ne peuvent et ne doivent le dispenser de se battre pour votre juste gloire, en toutes circonstances, avec tous les moyens nécessaires et légaux. En ce qui me c oncerne, ces moyens sont trois attributs par la grâce de Dieu et sont toujours opérationnels : ma langue et mes mains pour exprimer mon verbe et mes écrits, et ma tête pour les affûter.
 Cette posture indiquée est caractérisée autrement par la formule de Babacar Justin Ndiaye : « Un régime auquel on appartient, on le défend avec ferveur ou on le quitte avec grandeur ».
Donc, à l’issue de votre adresse à la Nation sénégalaise, ma conviction fut faite : c’est par la force de l’empathie que vous vous êtes adressé à votre peuple dont une partie, infime soit-elle si elle est rapportée à la majorité qui vous a brillamment élu et réélu, mais non moins négligeable, a exprimé, début mars dernier, sa fureur née d’insoutenables difficultés quotidiennes qui la tenaillent.
Votre posture s’explique, à mon avis, par le fait que vous avez compris qu’il est arrivé le temps de l’ajustement et du réajustement, après cette secousse alarmante. Et l’écoute et la compréhension dont vous avez fait preuve à l’endroit des vôtres ont été mises en exergue dans votre adresse du 08 mars 2021.
Contrairement à ces chefs emmurés dans le huis clos réfrigérant de leur pouvoir, espace lugubre du fait des jeux, trafics et intrigues de courtisans qui les rendent sourds aux fureurs qui grondent et secouent l’alentour, vous avez prêté une oreille attentive à vos concitoyens. Cette aptitude n’est assurément pas celle d’un dictateur ; que le terme soit compris selon sa vieille définition d’un magistrat nommé et détenteur des pleins pouvoirs en temps de crise dans la Rome antique ou, au sens actuel, par le fait d’un gouvernant qui maintient son peuple sous le joug à l’image de Anastasio Somoza, au Nicaragua, ou Antonio Noriega, au Panama.
Sans doute, avant le 08 mars, alors que d’un peu partout des cris d’orfraie vous pressaient de parler, sans parvenir à vous départir de votre stoïcité, vous aviez fait vôtre le propos du célèbre communicateur traditionnel et écrivain malien, Massa Makan Diabaté : « La parole d’un chef, c’est comme l’eau versée, elle ne se ramasse pas ». Et au moment opportun, vos paroles ont laissé voir votre grande capacité à vous saisir rapidement des enjeux du moment et à leur apporter des réponses rapides et précises. « Je vous ai compris », aviez-vous alors dit à ceux, en particulier ces jeunes, qui avaient déversé le trop-plein de leur amertume dans des artères de la capitale et de contrées du Pays réel.
Vous avez compris que la jacquerie urbaine d’une partie des jeunes, cette frange majoritaire de notre population qui souffre d’un quotidien sans relief, n’appelait pas un doigt accusateur et inquisiteur, mais un esprit ouvert et une volonté réelle d’apporter des réponses concrètes à leurs interrogations. En annonçant un programme spécial doté de 350 milliards de francs CFA et destiné à l’emploi et à l’employabilité des jeunes, vous ouvriez la porte de l’espoir.
Aujourd’hui, moins d’un mois plus tard, vous administrez un cinglant démenti à ceux qui ont tenté de faire croire que votre « Je vous ai compris » n’était qu’une entourloupe qui connaitrait le sort polémique et les accusations infamantes réservées dans les livres d’Histoire à la même formule prononcée il y a 63 ans, le 04 juin 1958, à Alger, par « le plus illustre des Français ».
Soucieux de tenir votre parole et d’apporter une réponse robuste aux attentes des Sénégalais insatisfaits, vous avez été plus généreux que lors de votre première annonce. Ce seront finalement 450 milliards de francs CFA, au moins, mobilisés sur trois ans (c’est 136 % du budget national 2021 d’un pays africain comme la Centrafr i que : 330 milliards de francs CFA !). Et dès cette année, 150 milliards de francs CFA iront au financement du Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes.
Assurément, vos contempteurs n’auront pas le temps d’émettre leurs sempiternelles interrogations dubitatives qui leur servent de fertilisants pour les champs où ils sèment le pessimisme et le désœuvrement dans l’espoir d’entretenir des troupes de Sénégalo-sceptiques nécessaires à la réussite de leurs futures funestes entreprises. C’est peine perdue !
 Assurément, les futurs bénéficiaires de vos annonces, partie de ceux qui ont exprimé leur fureur, ne subiront pas l’épreuve d’une longue attente pour voir se concrétiser ce programme, important outil d’inclusion sociale, puisque dans moins de trois semaines, le 22 avril 2021, à l’issue d’un Conseil présidentiel sous votre houlette, vous signerez son acte de naissance qui lancera sa mise en œuvre immédiate. Le recrutement, dès le mois de mai prochain, de 65 000 jeunes sur l’ensemble du territoire sénégalais, n’est-il pas le meilleur des gages de bonne volonté ?

Avec ces paro l es optimistes porteuses d’actes d’espoir, vous faites honneur à ce qui apparaît comme votre marque de fabrique : un homme concret, imbu de mesure et de compromis. 

Dès votre élection, vous avez amorcé votre magistère à la tête de l’État du Sénégal par un projet national fort et mobilisateur, un projet de promotion sociale collective qui se renforce et se réa j uste au fil du temps. Il vise l’objectif maintes fois clamé de permettre à chaque Sénégalais de se dire : « Tout est possible, je peux avoir un avenir pour moi et pour mes enfants ».
C’est tout le sens de votre vision d’ »Un Sénégal pour tous, par tous » par un développement inclusif et solidaire qui ne laissera personne sur le bord de la route.
Vous vous êtes engagé devant les Sénégalais à continuer de répondre aux besoins d’accès aux infrastructures, à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, aux soins de santé, au logement, à l’emploi et aux activités génératrices de revenus. Cette fibre sociale – socialiste, diraient nombre de nos alliés de la mouvance présidentielle – qui vibre en vous et n’a jamais faibli depuis votre accession au pouvoir, a un horizon clair : la protection sociale pour tous. De nombreux programmes, comme la Couverture maladie universelle, la Bourse de sécurité familiale, le Pudc, la Der et tant d’autres, sont en passe de corriger les inégalités sociales et de ressusciter nos liens de solidarité malmenés par les rigueurs du temps.
Je peux attester, pour avoir eu l’honneur et le privilège d’être à vos côtés de 2009 à 2012 pour vous voir inspecter des étendues peuplés de Sénégalais, qui vont de la Diaspora aux coins les plus reculés du pays en passant par ses zones urbaines, que vous avez « Le Sénégal au cœur ». C’est ce qui fonde votre connaissance de la terre qui vous a vu naître et vous permet de dérouler vos politiques d’équité territoriale et de justice sociale. Oui, comme vous l’avez relevé dans votre adresse du 03 avril, le Sénégal c’est aussi Ngayenne Sabakh, Darou Ndiaye, Thioubalel Nabadji, Toumania, Nouma, Barocuonda, Madina Wandifa, Djinany, Diembéring et tant d’autres localités bénéficiaires des politiques d’équité territoriale et de justice sociale. Nous le ferons à Boli Ndaw, à Fafacourou, Darou Ndiaye, Diallocounda, Diakhaling, Sinthiou Amadou Salam, Bokiladji, Brin, Bassoul, Keur Dabo. Tous ces villages dont certains, malgré leur petite taille et leur éloignement, n’en demeurent pas moins parties intégrantes du pays et méritent, à ce titre que l’on prennent soin de leurs populations.
 Au lieu de geindre et de faire entendre aux Sénégalais un concert de jérémiades en arguant que le pays souffre de plusieurs décennies – pour ne pas dire depuis l’époque coloniale – de non investissement dans le secteur plus que vital de l’accès à l’eau potable, et ainsi se décharger sur vos prédécesseurs, vous avez agi en homme d ’État : assumer et endosser le principe de continuité, certes ingrat. Et pour corriger cet état de fait et rattraper le temps perdu, vous avez consenti des efforts financiers monumentaux.
Aujourd’hui, les populations des régions de Dakar, de Thiès et d’autres localités avoisinantes, qui paient un lourd tribut à la quête de l’eau potable, vont pousser, dès le mois prochain, un ouf de soulagement : la mise en service de la troisième usine de Keur Momar Sarr (KMS3) va leur fournir, dès sa première phase, 100 000 m3 d’eau potable et faire du manque du liquide précieux un mauvais souvenir.
La vie d’une Nation étant faite de soubresauts, de compromis et surtout de consensus forts, vous avez raison de dire que la cause qui doit nous mobiliser est certainement une commune volonté de vivre ensemble. Un appel qui vient à son heure, car depuis quelques temps, malheureusement, les préoccupations dans notre pays ont dégringolé de quelques paliers. La bagatelle est en passe de devenir l’alpha et l’oméga dans notre société. Le discours communautariste et particulariste est en train de s’y développer dangereusement. Le bon sens, cependant, nous enjoint – les responsabilités sont partagées – de nous accrocher avec l’énergie du désespoir au legs des Anciens. Car porter un tel discours, c’est comme vouloir partager sa pitance avec une meute d’hyènes en croyant naïvement qu’on en sortira indemne.
Au fil des siècles, les dissensions ethniques, religieuses, raciales, idéologiques ont semé la désolation et la terreur un peu partout dans le monde. Avant-hier, après le génocide du peuple arménien, à l’aube du Troisième Reich, lorsque Baldur Von Schirach, leader des Jeunesses Hitlériennes, pris par un délire obsessionnel provoqué par sa haine viscérale des Juifs, joignant le geste à la parole, a clamé : « Quand j’entends le mot culture, je dégaine mon revolver », les démocrates et républicains ont souri et dit tout le mépris qu’ils vouaient à ces Nazis, des comédiens à leurs yeux. Lui emboîtant le pas, Joseph Goebbels, Ministre de la Propagande, initia sur tout l’étendue du territoire allemand des autodafés : toutes les œuvres écrites et musicales de Juifs Allemands étaient brûlées dans d’énormes buchers. Là encore, les démocrates et républicains ricanèrent. Moins de dix ans après, nombre d’hommes de culture qui n’avaient pas pu s’échapper d’Allemagne reçurent une balle de revolver dans la tête, le reste mourut dans les camps de concentration ; parallèlement, à la place des livres que les Nazis brûlaient, ce sont six millions de Juifs qui périrent dans des fours crématoires. Et avant qu’on ne stoppât la folie hitlérienne qui déclencha la Deuxième Guerre Mondiale, cinquante millions d’humains étaient morts.
 Hier, c’était le génocide rwandais, encore frais dans nos mémoires.
Avant de plonger l’humanité dans un Capharnaüm et de déclencher une sorte d’Armageddon, toutes ces calamités ont débuté par de simples et banales petites phrases haineuses.
Alors, tous, nous devons apprécier à sa juste valeur votre invite à « préserver cet art de vivre bien sénégalais », car dans ce pays, « il ne saurait y avoir de place pour le particularisme quel qu’il soit ». Encore moins une atteinte aux Institutions, à l’État, à l’État de droit et à la République.
Maintenant, ceux-là qui sont tentés de jouer au « nouveau monde », celui de la transgression, du saccage des symboles et de la remise en cause systématique, en négligeant les vertus enseignées par les Anciens, il est important de rappeler u ne vérité implacable : les tentatives désordonnées de rattrapage ont toujours l’effet des sables mouvants, ceux qui restent immobiles s’enfoncent, ceux qui bougent s’enfoncent aussi.
Votre adresse à la Nation du 03 avril est assurément une parole de redressement social, patriotique, économique et moral. Vos belles annonces sur un ton qui apaise transpercent, fissurent et vont, indubitablement, disloquer ce rideau de fer noir qui s’est abattu, tel le couperet d’une guillotine, sur le quotidien de millions de « goorgoorlu » avec la survenue de la pandémie de la Covid-19 et son cortège de malheurs.
Vous avez donc été un porteur d’optimisme pour vos compatriotes.
 Dieu fasse, dans Sa Miséricorde infinie, que vous ayez les moyens de concrétiser tous vos projets pour le Sénégal.Yakham MBAYE, Militant de l’Alliance pour la République.

Madiambal Diagne sur la plainte annoncée de Téliko : «Mes preuves irréfutables», Mes propos qui ont fâché Téliko

A l’émission «Grand jury» de la Rfm du dimanche 28 mars 2021, j’ai exprimé mon scepticisme quant aux vertus de Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums). J’ai déclaré notamment : «L’Ums organise un séminaire pour parler de l’indépendance de la justice. Dans l’invitation, l’Ums dit que l’actualité impose qu’on parle de l’indépendance de la justice. Quelle actualité ? L’affaire Ousmane Sonko et Adji Sarr ? Est-ce que l’Ums doit tenir ses séminaires au gré de l’actualité ? Pour moi, une réflexion sur des questions fondamentales et majeures doit être faite dans un climat de sérénité, de paix et de tranquillité. J’ai été gêné de voir que c’est l’actualité qui a déterminé l’agenda de l’Ums. Je suis également préoccupé par l’agenda de ce séminaire, car l’Ums, présidée par Souleymane Téliko, avait organisé en décembre 2017 un séminaire sur le même thème avec les mêmes acteurs et pratiquement les mêmes communicateurs. Qu’est-ce qui a pu changer ? A l’issue de ce séminaire de décembre 2017, un groupe de travail avait été mis en place et dirigé par le Pr Isaac Yankhoba Ndiaye. Ce groupe de travail n’avait pas adopté la proposition de Souleymane Téliko de modifier les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature pour le faire présider par le Premier président de la Cour suprême en lieu et place du président de la République. A-t-on alors organisé ce séminaire à nouveau pour en arriver à la conclusion souhaitée et voulue par Souleymane Téliko ? En tout cas, telle est la recommandation sortie, comme par hasard, du séminaire. Il est aussi curieux que l’Ums organise un séminaire sur ce même thème qui donne son titre au nouveau livre de Souleymane Téliko, et encore que ce séminaire se tient le jour ou la veille de la parution de ce livre. Cette coïncidence des agendas me paraît curieuse. En plus, quand on cherche à se montrer comme un parangon de vertus, on devrait prêcher par l’exemple. Souleymane Téliko a été épinglé, dans un rapport officiel sur l’affaire Hissein Habré, par l’Union européenne pour avoir perçu des frais de mission pour aller au Tchad, alors qu’il a été pris en charge totalement par le gouvernement tchadien. L’Union européenne a protesté devant le gouvernement du Sénégal. Et Souleymane Téliko a remboursé les sommes.»
Je maintiens ces propos et j’ajoute que Souleymane Téliko n’a pas encore fini de rembourser l’intégralité des sommes qu’il avait indûment perçues.
Tout le monde a pu entendre Souleymane Téliko, exprimer son courroux contre mes propos. Il m’a traité de menteur et a brandi la menace d’une plainte. D’ailleurs, on a pu lire dans les livraisons des médias du week-end dernier qu’une assignation m’a déjà été servie pour un procès prévu pour le 6 mai 2021. Je tiens à préciser qu’au moment où j’écris ces lignes, aucune assignation ne m’est encore parvenue, ni à mes bureaux ni à mon domicile. J’ose penser que Souleymane Téliko ne m’a pas fait «citer à Mairie», car mes adresses restent connues. En attendant, je réitère à la face du monde que je détiens la preuve irréfutable de mes affirmations.
Il faut rappeler que l’affaire des frais de mission indûment perçus dans le cadre de Commissions rogatoires internationales (Cri), lancées pour l’instruction de l’affaire Hissein Habré, avait été soulevée une première fois par le journal Enquête dans sa livraison du 13 octobre 2014. C’était une bombe, et pour sauver l’image de la justice sénégalaise, la version servie aux médias voulait que les juges instructeurs avaient été contraints d’être rassemblés par les autorités gouvernementales du Tchad, dans un même hôtel, à savoir l’hôtel Kempinsky de Ndjamena, pour des raisons de sécurité, car les hôtels réservés n’offraient pas de garanties sécuritaires suffisantes. Cela a pu faire sourire tous ceux qui connaissaient l’état des infrastructures hôtelières dans la capitale tchadienne. En effet, dans les années 2013-2014, seul l’hôtel Kempinsky offrait des conditions d’accueil qui seraient convenables pour des membres d’une mission internationale. En d’autres termes, des magistrats d’une juridiction internationale qui se permettaient de réserver leurs séjours dans un hôtel à deux balles ne feraient pas honneur à leur statut. Mais le plus absurde est que ces magistrats avaient eu à effectuer trois missions de suite à Ndjamena, et donc pouvaient savoir la réalité du terrain pour ne plus continuer d’accepter de se faire entretenir durant leurs séjours par l’Etat du Tchad, dont l’intérêt dans l’affaire Hissein Habré était on ne peut plus évident. La preuve (?), ce qui devait arriver arriva. Les juges sénégalais seront rattrapés par leurs propres turpitudes. En effet, quand l’Etat tchadien s’est vu débouter de sa demande de constitution de partie civile par les Chambres africaines extraordinaires, l’ambassadeur du Tchad à Dakar a immédiatement saisi le gouvernement du Sénégal ainsi que l’Union européenne, un des principaux bailleurs de fonds du procès, pour exiger le remboursement des sommes dépensées par son pays pour les séjours des magistrats instructeurs à Ndjamena. On devine le branle-bas. Souley­mane Téliko et ses pairs avaient été ainsi obligés de rembourser les sommes illégalement perçues comme frais de mission. La clé de remboursement fixée par les autorités sénégalaises était de leur laisser 50% des frais de mission reçus ; ce qui était déjà sujet à caution, car les membres des Com­missions rogatoires internationales avaient été intégralement pris en charge par le gouvernement tchadien. Mais qu’à cela ne tienne !
Au total, le juge Téliko a reçu la bagatelle de 8 millions 925 mille francs Cfa pour des «perdiem» sur 51 jours de mission au Tchad. Il devait donc rembourser la somme de 4 millions 462 mille 500 francs Cfa, à raison de 500 mille francs par mois. Une retenue à la source avait été opérée sur ses indemnités versées par les Chambres africaines extraordinaires pour la période allant d’octobre 2014 (date de révélation du scandale) à février 2015. Les remboursements s’étaient arrêtés quand l’opinion publique avait vite oublié la clameur soulevée par le journal Enquête. Ainsi, Souleymane Téliko reste devoir la somme de 1 million 712 mille 500 francs Cfa. Toutes ces informations sont contenues dans le «Rapport final narratif et financier», produit en juin 2015 par les Chambres africaines extraordinaires. Mieux, le magistrat Ciré Aly Ba, administrateur des Chambres africaines extraordinaires, le précisera dans une lettre n° 0002/Cae/C.a.b, en date du 29 avril 2015, adressée à Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice du Sénégal, et ayant pour objet «Remboursement de perdiem à la suite d’une double prise en charge». Il y souligne que le comité de pilotage en charge du suivi du financement des Chambres africaines extraordinaires a retenu, à l’issue de sa réunion du 11 mars 2015, de tenir le gouvernement du Sénégal informé de la situation engendrée par la fin de mandat de personnels d’instruction qui n’avaient pas encore fini de rembourser les sommes dues. Ciré Aly Ba écrit que «cette situation est consécutive à une double prise en charge des trois premières commissions rogatoires par le budget des Chambres et par l’Etat tchadien, en ce qui concerne l’hébergement. Un remboursement de l’ordre de 50% avait été ordonné en répétition de l’indu (action de in rem verso)». On voit bien qui est le menteur dans cette affaire !


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