Revue de Presse du Mardi 05 Mai 2020

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Unes de la Presse du Mardi 05 Mai 2020
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Covid-19: crise alimentaire, l’autre menace qui plane sur l’Afrique

https://www.lepoint.fr/afrique/ Des foyers d’insécurité alimentaire avaient été identifiés avant la pandémie. Selon le Réseau mondial contre les crises alimentaires, la situation pourrait s’aggraver.
Pénuries, hausses des prix des biens alimentaires cumulées à une baisse des revenus risquent de laisser des populations déjà vulnérables particulièrement démunies. À peine publié, le rapport sur la sécurité alimentaire dans le monde du Réseau mondial contre les crises alimentaires doit être « révisé » pour prendre en compte la menace que fait peser la pandémie du Covid-19. Le bilan était déjà inquiétant. En 2019, plus de 135 millions de personnes dans 55 pays et territoires faisaient face à une situation d’insécurité alimentaire grave et aiguë, dont plus de la moitié vivent en Afrique. « Il s’agit du plus haut niveau d’insécurité et de malnutrition alimentaire aiguë enregistré depuis la première édition du rapport en 2017 », précisent les auteurs du rapport. La situation était aussi jugée préoccupante pour 183 millions de personnes dans le monde, dont 129 millions en Afrique, qui risquent de voir leur situation s’aggraver cette année en cas de choc ou de facteur de stress : comme la pandémie du Covid-19.

De la crise sanitaire à une crise alimentaire

En 2019, les conflits et l’insécurité ont poussé 34 millions d’Africains dans une situation de crise alimentaire aiguë. Les deux autres facteurs déterminants, le changement climatique et les turbulences économiques ont projeté respectivement 26 millions et 10 millions d’Africains dans une grande insécurité alimentaire. À ces trois principaux facteurs vont s’ajouter cette année les ravages sur les cultures des criquets pèlerins et les impacts de la pandémie du Covid-19, tant sur le plan sanitaire que socio-économique. « Les pays en crise alimentaire seront probablement très vulnérables aux conséquences de cette pandémie, tout comme les pays importateurs nets de produits alimentaires, les pays exportateurs de pétrole et ceux qui dépendent du tourisme et des envois de fonds », détaille le Réseau mondial contre les crises alimentaires.
Dominique Burgeon, directeur de la division des urgences et de la réhabilitation de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met en exergue le cas de l’Éthiopie, du Kenya et de la Somalie, où près de 12 millions de personnes étaient déjà dans des conditions difficiles suite à de graves sécheresses et à une série de mauvaises récoltes. Et ce, avant qu’une horde de criquets pèlerins ne s’abatte sur les cultures et les pâturages en décembre et janvier. « En Afrique, nous sommes également préoccupés par la situation au Sahel, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, pour nommer quelques crises alimentaires », poursuit-il.

Les éléments annonciateurs d’une crise sont là

Si l’ampleur précise de la détérioration de la situation alimentaire n’est pas encore connue, les mécanismes sont prévisibles. La baisse de l’activité économique, combinée aux restrictions commerciales, conduira à une diminution des budgets nationaux et des revenus des ménages. Une hausse des prix des denrées alimentaires est aussi à craindre.
Dans les pays développés, la pandémie dévaste des vies, met à mal les systèmes de santé publique les plus performants, stoppe les économies et menace les moyens de subsistance de millions de personnes. Dans les pays où les populations vivent déjà dans des contextes de crise alimentaire, ces dernières sont particulièrement exposées aux effets dévastateurs de la pandémie. Difficile d’imaginer ces pays mener de front les luttes contre la pandémie de Covid-19 et contre la faim. « La conjonction des infestations de criquets et de la pandémie du Covid-19 pourrait balayer tout espoir de sécurité alimentaire et mettre en situation de famine prolongée et en danger de mort des populations entières, en particulier en Afrique de l’Est, si des mesures d’urgence ne sont pas prises pour faire face à cette situation », préviennent les ministres de l’Agriculture membres de l’Union africaine, réunis (virtuellement) le 16 avril avec la FAO.

Les leçons du passé

La FAO s’est penchée sur les leçons à retenir des crises précédentes. En 2014, l’épidémie Ebola frappait plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et rapidement l’impact sur la sécurité alimentaire dans cette région s’est fait ressentir. « Les mesures visant à contenir l’épidémie – en particulier les quarantaines et les restrictions de rassemblements publics et de mouvements des marchandises et des personnes – ont perturbé les chaînes d’approvisionnement du marché agricole, et de nombreux agriculteurs n’ont pas été en mesure de cultiver ou de vendre des cultures en raison du manque d’intrants et de main-d’œuvre », commente la FAO.
Au Liberia, près de la moitié des agriculteurs n’ont pas été en mesure de cultiver leurs terres. « Si les chaînes d’approvisionnement alimentaire sont perturbées et les moyens d’existence s’effondrent, les populations vulnérables seront tentées d’abandonner leurs moyens d’existence et de chercher de l’aide – comme chacun de nous le ferait – avec pour conséquence non intentionnelle de potentiellement propager le virus et d’alimenter les tensions sociales », détaille Dominique Burgeon. La restriction de circulation et la fermeture des frontières perturbent aussi le mode de transhumance des éleveurs et risquent de créer des tensions, voire des conflits violents entre communautés paysannes et pastorales.
« Les leçons de l’épidémie Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest sont claires : bien que les besoins de santé soient une préoccupation urgente et principale, nous ne pouvons pas négliger les moyens de subsistance et les impacts liés à la sécurité alimentaire ou nous serons confrontés à une aggravation des crises humanitaires dans les pays déjà au bord du gouffre », avertit la FAO. « Dans la crise actuelle, alors que la priorité est de soutenir les efforts des acteurs de la santé publique pour contenir la propagation de la maladie, nous devons être proactifs en anticipant les effets collatéraux du Covid-19 en protégeant les moyens de subsistance et l’accès à la nourriture des personnes les plus vulnérables », préconise-t-elle.

Les objectifs de santé et de sécurité alimentaire sont étroitement liés : une population affamée est encore moins à même de faire face à une pandémie.

Une autre crise, financière et économique en 2007-2008, peut aussi apporter un éclairage. L’impact s’est traduit par une montée en flèche des prix des denrées alimentaires et du nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, 115 millions de plus en deux ans, pour atteindre 963 millions en 2008. Les restrictions à l’exportation prises par certains pays ont contribué à accroître la pression inflationniste. Les pays importateurs de denrées alimentaires, comme les pays d’Afrique de l’Ouest, qui importent de grandes quantités de riz, ont durement ressenti cette flambée des prix.
Si la situation actuelle n’est pas comparable, avec des perspectives de récoltes prometteuses, des risques de pénuries de main-d’œuvre agricole ne sont pas à écarter ni la tentation de certains pays d’adopter des politiques protectionnistes notamment en interdisant certaines exportations. « Cela pourrait augmenter artificiellement les prix des denrées alimentaires malgré la disponibilité actuelle en raison de la pression sur la chaîne d’approvisionnement », explique la FAO.

C’est la mobilisation

À l’issue de la réunion du 16 avril, la FAO, l’Union africaine et les partenaires internationaux se sont engagés à soutenir l’accès des populations les plus vulnérables à l’alimentation et à la nutrition, en fournissant des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel. Les États s’engagent à assurer le transport, la vente de biens et de services, tout en gardant leurs frontières ouvertes afin que le commerce alimentaire et agricole sur le continent ne rencontre aucune difficulté. Lors de cette même réunion virtuelle, Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’Agriculture, a présenté l’aide financière de l’Union européenne pour l’Afrique, qui devrait finalement dépasser les 20 milliards de dollars Sylvie Rantrua

Covid-19: le monde rural sénégalais au bord du gouffre (agronome)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–L’ingénieur agronome sénégalais, Abdourahmane Faye note un désastre dans le monde rural sénégalais avec la crise du Covid-19.
« (…) le monde rural qui respire par son agriculture au sens large, est touché au poumon et devient un +cas contact+ qu’il convient de suivre de très près par les acteurs du secteur car, les perspectives ne sont guère rassurantes. Le désastre sera d’autant plus grand que la campagne précédente était chahutée par une chute drastique des prix aux producteurs, due à une surproduction au niveau mondial », écrit Abdourahmane Faye dans une tribune intitulée : «

L’Agriculture et le monde rural à l’épreuve du Coronavirus! »

Pour étayer son propos, il s’appuie sur l’annonce d’une mévente record de 30 000 tonnes d’anacarde et un manque à gagner de 50 milliards fcfa pour les producteurs d’anacarde casamançais (sud) qui ne voient pas l’ombre des acheteurs indiens en ce début de campagne.
« C’est toute une filière, à l’entame de son envol, qui prend du plomb dans l’aile avec ce Covid-19, qui n’épargnera même pas la mangue, pour les mêmes raisons de manque d’acheteurs. Les deux mamelles principales de l’économie agricole sont ainsi infectées dans cette région, qui souffre déjà des effets des changements climatiques, à la salinisation des terres, la baisse de la fertilité et de la productivité des sols, au sous-équipement des exploitations agricoles, etc. », poursuit M. Faye, chercheur à l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar).
Il souligne que l’application stricte des mesures barrières pour freiner la propagation du pathogène a abouti à une fermeture immédiate des marchés hebdomadaires ruraux sur l’étendue du territoire. Les paysans sont ainsi privés de leurs débouchés commerciaux au premier niveau où ils réalisent leurs affaires et écoulent leurs produits d’élevage et de contresaison pour subvenir à leurs besoins monétaires et alimentaires.
Or, note-t-il, « dans plus de 80% des cas les ménages agricoles épuisent leurs stocks vivriers six mois après récoltes et dépendent, pour le reste de l’année, de ces marchés pour s’acheter de la nourriture.
S’y ajoute et aggrave la situation, l’arrêt des envois d’argent par les ressortissants des exploitations agricoles travaillant dans d’autres secteurs (urbains et pêche) également touchés par la crise. Dans certains cas ces transferts migratoires peuvent représenter jusqu’à 90% des revenus familiaux en milieu rural ».
Selon lui, les restrictions imposées dans les transports intérieurs et extérieurs ont perturbé le fonctionnement des chaines logistiques (approvisionnements, livraisons) qui impliquent les exploitations agricoles.
« L’inquiétude, indique Abdourahmane Faye, est grande, la détermination est forte pour stopper la progression de la maladie, atténuer ses impacts sur l’agriculture et réduire les risques alimentaires qui pointent à l’horizon ».
En tout état de cause, il estime que l’agriculture devra s’interroger sur ses difficultés persistantes à faire face à ses missions essentielles de nourrir les populations, créer des emplois et des revenus décents pour les jeunes, fournir un cadre de vie propice en milieu rural.TE/APA

Potentiel minier inexploité ou sous-exploité (4e partie):le cas du Sénégal

(Ecofin Hebdo) – Ils disposent d’un sous-sol riche, hébergeant d’immenses ressources minérales, mais leurs secteurs miniers ne contribuent encore que faiblement (ou pas du tout) à l’économie. Nombreux sont ces pays africains qui n’arrivent toujours pas à valoriser leur important potentiel minier. Les raisons varient entre un manque de volonté politique et l’absence de mesures efficaces pour attirer les investisseurs. Zoom sur le Sénégal, un pays avec une longue tradition d’exploitation minière, mais où des efforts sont encore nécessaires afin de faire du secteur un véritable levier de développement.

La contribution du secteur minier à l’économie sénégalaise

Selon le dernier rapport ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) publié en décembre dernier, le secteur minier sénégalais a généré des revenus de 111,9 milliards FCFA, soit 93% des revenus du secteur extractif. Cela représente une légère hausse par rapport aux 105,2 milliards FCFA de 2017 et 105,9 milliards de 2016. Le secteur minier reste, apprend-on, le premier contributeur au revenu extractif, entrant dans le budget de l’Etat avec un total de 104,3 milliards FCFA soit 94,7% des recettes provenant du secteur extractif, suivi du secteur pétrolier avec une contribution totale de 5,8 milliards FCFA représentant 5,3%.
L’analyse réalisée par ITIE Sénégal montre que le poids du secteur extractif est surtout perceptible à travers son effet positif sur la balance des paiements tandis que sa contribution au PIB ou à l’emploi reste marginale (voir figure). Le Sénégal a exporté plus de 671 milliards FCFA de produits miniers en 2018, chiffre principalement porté par l’or, le zircon, les phosphates et produits dérivés des phosphates.
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Figure : contribution du secteur extractif à l’économie en 2018 (ITIE)

Les principaux projets miniers évoqués dans le rapport comprennent, entre autres, les phosphates d’alumine de Pallo et Lam-Lam, les phosphates de Matam, le projet Baobab (géré par Avenira), l’or de Sabodala (opéré par Teranga Gold) et Mako (opéré par Resolute Mining). Il faut également citer l’exploitation de zircon de Grande Côte, ou des minéraux lourds à Grandiol.
En plus des mines industrielles, il faut noter également l’exploitation artisanale de l’or qui se fait essentiellement dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. L’activité d’orpaillage a produit en 2017, 4,3 tonnes d’or, dont 4 tonnes pour l’orpaillage pratiqué dans l’activité d’extraction du minerai d’or et 341 kilogrammes d’or pour l’orpaillage alluvionnaire. La production en valeur de l’or est de 86,6 milliards FCFA.

Un secteur minier vieux, mais largement sous-exploité

Le sous-sol sénégalais recèle d’importantes ressources naturelles encore sous-exploitées. Quand on évoque les Mines et Carrières du Sénégal, l’on pense d’abord aux phosphates puis au calcaire. En effet, le développement de l’industrie minière sénégalaise remonte à la période coloniale (années 1940-1950) avec les mines de phosphate de Taiba et à Lam-Lam dans la région de Thiès.

En effet, le développement de l’industrie minière sénégalaise remonte à la période coloniale (années 1940-1950) avec les mines de phosphate de Taiba et à Lam-Lam dans la région de Thiès.

Devenu indépendant, le pays a pu compter sur ces deux gisements afin d’asseoir son économie et faire rentrer des devises. Fleuron de l’industrie minière, la production totale de phosphates se situait entre 1 et 2 millions de tonnes, des années 1970 aux années 2000. Le phosphate extrait est transformé sur place en produit fini, notamment acide phosphorique et engrais destinés ensuite à l’exportation. Aujourd’hui, le Sénégal produit un peu moins de 2 millions de tonnes de phosphates. Avec l’explosion de la demande de fertilisants dans le secteur agricole africain et la découverte de nouveaux gisements, dont celle de Piré Goureye (19 millions de tonnes de ressources), le secteur a encore de beaux jours devant lui.
Parallèlement, l’exploitation du calcaire, utilisé pour produire du ciment, dure depuis plusieurs décennies. Il existe au Sénégal d’importants gisements de calcaires paléocènes situés entre Mbour au Sud et Pout au Nord, mais également dans la région de Thiès. La première cimenterie d’Afrique de l’Ouest est en activité dans le pays depuis 1948, selon la Chambre des Mines. Cette production est destinée à l’industrie du BTP sénégalais, mais aussi ouest-africain. Sont présents dans le pays de grandes compagnies comme la Société ouest-africaine des ciments (SOCOCIM), filiale du groupe français VICAT, les Cimenteries du Sahel (CDS) et le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote.
S’il convient d’ajouter des produits comme l’or et le zircon, pour lesquels les exploitations sont plus récentes, il est à noter que le potentiel du sous-sol sénégalais va au-delà de tous ces éléments. Le pays dispose d’une grande diversité de substances minérales allant des métaux précieux aux métaux de base.

Le pays dispose d’une grande diversité de substances minérales allant des métaux précieux aux métaux de base.

Dans le secteur des métaux de base par exemple, outre le cuivre, le chrome et le nickel, le pays possède de grands gisements de minerai de fer, dont celui de Falémé hébergeant une ressource totale estimée à 750 millions de tonnes, restée inexploitée depuis des décennies. Par ailleurs, les minéraux lourds sont également l’une des grandes richesses du pays qui abrite l’une des plus grandes mines de zircon au monde.

Sur la bonne voie pour concrétiser le potentiel du secteur

En dehors des phosphates et du calcaire, les grandes richesses minérales du Sénégal ont longtemps été négligées jusqu’à l’élection de Macky Sall. Ce géologue de formation, ministre des Mines entre 2002 et 2003, prend certainement conscience de la sous-exploitation du secteur, qui devrait pourtant être un levier de développement pour le pays.
Le programme gouvernemental intitulé « Plan Sénégal Emergent » (PDS) qu’il lance quelque temps après son élection promeut divers aspects de l’économie sénégalaise, dont les mines. Ce secteur figure parmi les six secteurs prioritaires retenus pour améliorer le taux de croissance du produit intérieur brut. Le Sénégal entend produire dès 2020, et ceci annuellement, 15 millions à 20 millions de tonnes de minerai de fer, environ 2,5 millions de tonnes de phosphates, 3 millions de tonnes d’acide phosphorique, 17 tonnes d’or et 90 000 tonnes de zircon.
Le Sénégal entend produire dès 2020, et ceci annuellement, 15 millions à 20 millions de tonnes de minerai de fer, environ 2,5 millions de tonnes de phosphates, 3 millions de tonnes d’acide phosphorique, 17 tonnes d’or et 90 000 tonnes de zircon.
Pour atteindre cet objectif, diverses initiatives ont été prises notamment dans le cadre de la réglementation minière. Alors que les codes miniers africains sont régulièrement pointés du doigt pour leur rigidité et l’entrave qu’ils constituent à l’investissement dans le secteur, le Sénégal a révisé le sien en 2016.
 « Le nouveau code minier vise à renforcer le partenariat gagnant-gagnant, de manière à créer un environnement minier favorable au développement économique durable. Ce code crée un environnement qui assure un équilibre entre la nécessité de mettre en place des mesures incitatives pour attirer, sécuriser et rentabiliser les investissements et la nécessité de prendre davantage en compte les intérêts de l’Etat et des populations », déclarait le Premier ministre Mahammed Dionne, à l’ouverture du 4e Salon International des Mines (SIM) en 2016.
Toutes les actions menées par l’Etat sénégalais, tant pour la transparence que pour la bonne gouvernance du secteur minier, si elles peuvent encore être améliorées, commencent par porter des fruits. L’industrie minière sénégalaise s’anime ces dernières années avec l’arrivée ou le démarrage des activités de plusieurs nouvelles compagnies. A titre d’illustration, la société Grandes Côte Opérations a démarré l’exploitation du zircon au Sénégal avec la mine de Diogo dans la région de Thiès. Il s’agit, en importance, de la 3e mine de zircon et d’ilménite au monde et elle devrait représenter 7% de la production mondiale, selon les estimations. Teranga Gold, qui a longtemps été la seule compagnie active sur l’or au Sénégal, a récemment acquis auprès de Barrick le projet Massawa, dans lequel il voit des opportunités de synergies avec sa mine Sabodala. Citons encore d’autres grandes compagnies étrangères comme le canadien Iamgold ou l’australien Resolute Mining, actives sur des projets aurifères à divers niveaux d’avancement.Louis-Nino Kansoun

ANNULATION DE LA DETTE AFRICAINE: MACKY SALL SALUE SA CONVERGENCE DE VUES AVEC LE PAPE FRANÇOIS

Dakar, 5 mai (APS) – Le président de la République Macky Sall s’est félicité, lundi, de sa ‘’convergence de vues’’ avec le Pape François sur la question de l’annulation de la dette publique africaine.
’J’ai eu un entretien constructif ce lundi avec sa Sainteté le Pape. Je salue notre convergence de vues sur l’annulation de la dette et sa réponse à la pandémie par son appel à l’universalité de la prière, de la fraternité, de la solidarité’’, a écrit le chef de l’Etat sur son compte twitter et sur sa page facebook, après un entretien avec le souverain pontife.
Dans son message de Pâques, le Pape François avait proposé de ‘’réduire’’, voire ‘’d’annuler’’ la dette des pays pauvres, un appel en écho au discours du président Sall qui avait réclamé, le 25 mars dernier, l’annulation de la dette de l’Afrique, pour aider le continent à faire face aux conséquences économiques liées à la pandémie de la maladie à Coronavirus.
Lors de cet entretien téléphonique, Macky Sall a renouvelé au chef de l’Eglise catholique son invitation à effectuer une visite officielle au Sénégal, 28 ans après celle de Pape Jean Paul II en 1992.
Il s’est aussi réjoui de la réponse positive apportée par le Pape à l’invitation pour la participation du Vatican au 9e forum mondial de l’eau prévu du 22 au 27 mars 2021 au Sénégal.
‘’Le Sénégal sera toujours aux côtés de sa Sainteté dans la promotion du dialogue interreligieux pour un monde de paix et de fraternité humaine’’, a écrit le chef de l’Etat sénégalais pour qui « les conflits dans le monde et la crise liée au Covid-19 montrent à quel point nous devons rester mobilisés’’.
‘’Les conflits dans le monde et la crise liée au Covid-19 montrent à quel point nous devons rester mobilisés pour que l’humain et l’humanité soient au cœur des priorités à l’échelle nationale et mondiale’’, a-t-il affirmé.FKS/ASG

 «Le Sénégal ne peut bénéficier d’une annulation de sa dette», selon l’Economiste Meissa Babou

http://www.dakarmatin.com/Selon l’économiste Meissa Babou, contrairement aux Pays africains les moins avancés (acronyme PMa), le Sénégal ne peut bénéficier de l’annulation de sa dette. Or, une des possibilités qui s’offrait au Sénégal pour un éventuel effacement de sa dette était de figurer sur cette liste des PMA à l’image de la guinée où même du Mali. Il y a aussi le fait que la part des institutions financières internationales, qui auraient pu régler la situation, ne représente même pas 10 % de la totalité de sa dette.
« Mais étant donné que nos politiques vantent le Sénégal partout ailleurs chiffres à l’appui comme étant un pays avancé avec une croissance économique de l’ordre de 7 % ; là on ne peut plus bénéficier de la faveur économique qu’est l’annulation de dette. L’autre réalité, c’est que le pays n’est pas dans une situation de crise incommensurable bien que nous soyons touchés par la pandémie comme d’autres pays.
Il convient même de se demander ce qui se serait passé si par exemple tous les pays touchés par le Covid19 demandaient la même chose par rapport à leurs créances. Ce sera l’hécatombe financier international», prédit M. Babou dans son analyse du nouveau combat économique porté par le président Macky Sall au nom du continent africain.
Le professeur d’économie à l’UCAD s’est aussi prononcé sur la question de la dette intérieure que l’Etat doit au privé national. Il rappelle que des entreprises nationales, ou en tout ça exerçant dans notre pays, courent derrière l’Etat pour obtenir le paiement de la dette colossale qu’il leur doit.
Il a fallu qu’elles le relancent de façon intempestive pour que le gouvernement décaisse 300 milliards dans une cagnotte à hauteur de 1000 milliards afin de soulager quelques-unes. «Toutes les entreprises qui ont eu à travailler avec ce régime sont dans la dèche. D’ailleurs, deux mois avant la pandémie du coronavirus, le FMI a dû intervenir pour sommer l’Etat du Sénégal de régler la question de cette dette intérieure », a rappelé l’enseignant en économie à l’UCAD

DETTES AFRICAINES: MACKY SALL, LES VOIES DE LA RAISON PAR MADIAMBAL DIAGNE

Le Bénin partage avec le Rwanda l’ambition de se muer en places financières, en attirant des investisseurs privés. Leurs discours pour les rassurer et les séduire à tout prix peuvent donc être identiques
La question de la prise en charge des conséquences de la pandémie du Covid-19 a relancé le débat sur la problématique de l’endettement des pays pauvres. L’initiative du Président Macky Sall, appelant à l’annulation totale ou partielle de la dette publique et la renégociation des dettes commerciales des pays pauvres, a eu un écho assez favorable auprès de la communauté internationale. Le Fonds monétaire international (Fmi) a immédiatement effacé la dette de vingt-cinq pays pauvres. Aussi, le paiement de la dette de tous les autres Etats est suspendu, selon une décision du G20 qui regroupe les principaux créanciers publics. Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, le 27 avril 2020, a tenu à redire les bonnes dispositions de son pays (Usa) à examiner la situation des pays, «au cas par cas», en vue de l’allégement de leur niveau d’endettement. La Chine va dans la même logique. Le Président Macron, premier acquis à cette cause avec le Pape François, travaille le Club de Paris pour obtenir les mêmes résultats. En outre, les institutions de Bretton Woods et l’Union européenne ont sorti les carnets de chèques pour allouer des liquidités sous forme de dons, car il s’avère nécessaire de soulager le fardeau de l’endettement, mais aussi d’injecter des ressources nouvelles. En plus de l’annulation de la dette pour relancer son économie, l’Afrique demande par exemple le pourvoi de ressources financières nouvelles pour un montant de 100 milliards de dollars.

Ne pas se faire d’illusions

Le levier sur lequel l’Afrique pourra s’appuyer sera assurément l’effacement de la dette. Après les désastres économiques et sociaux du Covid-19, le monde sera dans une situation économique et sociale telle que tous les pays auront besoin de financer leurs déficits. Il s’avèrera particulièrement difficile pour les Etats, de façon générale, de recourir à l’instrument de la fiscalité pour éviter de fâcher davantage leurs populations. La seule alternative sera de recourir aux marchés. L’Afrique se tournera donc vers les marchés en même temps que tous les autres pays du monde et on peut considérer que ce sera une compétition inégale. En effet, les prêteurs seront plus enclins à aider à sauver les économies de leurs propres pays. Il sera question de l’exacerbation d’un certain égoïsme des Peuples. Aussi, les garanties de solvabilité des pays riches sont sans commune mesure avec celles des pays pauvres. L’Afrique aura intérêt à voir son stock d’endettement allégé pour pouvoir emprunter, de nouveau, ou qu’elle aura besoin de n’avoir pas à rembourser des dettes et ainsi rediriger les ressources qui devaient être destinées à payer des dettes, à faire face à d’autres priorités. Les dons et autres aides des pays riches seront assez limités, en raison de leurs propres urgences nationales.

La légitimité juridique d’une demande

Demander l’annulation de la dette ne doit pas souffrir d’un complexe ou de scrupules. D’ailleurs, la demande portée aujourd’hui par l’Afrique a toujours été celle de militants politiques ou de la société civile, pour des rapports internationaux justes et équitables. Ainsi, ne devrait-on pas avoir honte à demander l’annulation d’une dette publique. Ce n’est pas non plus une revendication idéologique, encore moins une demande de charité. Une telle revendication a des fondements d’ordre juridique, économique et moral.
Par des principes généraux bien établis, le droit international a fini de justifier des demandes en annulation de dette des Etats. Les dettes contractées contre les intérêts des populations locales sont juridiquement frappées de nullité. La doctrine de la «dette odieuse» trouve son origine au 19ème siècle. Une de ses applications remonte à 1898, lorsque les Usa prirent le contrôle de Cuba. Les Usa avaient refusé d’assumer la dette cubaine vis-à-vis de la couronne espagnole. Le contentieux sera éteint à l’aide d’un traité international, signé à Paris, au terme duquel l’Espagne renonça à la dette.
En 1923, une banque britannique établie au Canada va renoncer à des prêts consentis au Costa Rica. Les prêts avaient été considérés, suite à un arbitrage dirigé par le juge Taft, président de la Cour suprême américaine, qu’ils avaient été consentis selon l’intérêt personnel du Président Tinoco du Costa Rica.
Les mouvements citoyens invoquent souvent ce principe de la dette odieuse. D’ailleurs, l’Administration Bush avait relancé ce principe en 2003, en demandant à des pays comme la Russie, la France et l’Allemagne d’annuler la dette de l’Irak contractée par le régime de Saddam Hussein. Le Club de Paris finira par annuler 80% de la dette de l’Irak, mais en prenant soin de ne pas la qualifier de «dette odieuse» ; sans doute pour éviter de faire des émules. On retiendra qu’une dette peut être qualifiée de «dette odieuse» si elle a été «contractée par un régime despotique, dictatorial, en vue de consolider son pouvoir, ou si elle a été contractée non dans l’intérêt du Peuple, mais contre son intérêt et/ou dans l’intérêt personnel des dirigeants et des personnes proches du pouvoir, ou enfin si les créanciers étaient en mesure de connaître la destination odieuse des fonds prêtés».
On peut aussi soutenir l’annulation de la dette et la suppression de son remboursement en convoquant l’argument de la force majeure et celui du changement fondamental de circonstances. La Commission du droit international de l’Onu définit ainsi la «force majeure» : «L’impossibilité d’agir légalement (…) est la situation dans laquelle un événement imprévu et extérieur à la volonté de celui qui l’invoque, le met dans l’incapacité absolue de respecter son obligation internationale en vertu du principe selon lequel à l’impossible nul n’est tenu.»
La jurisprudence en matière de droit international reconnaît qu’un changement dans les conditions d’exécution d’un contrat peut l’annuler. Cela signifie en substance que les contrats qui requièrent l’accomplissement d’une succession d’engagements dans le futur sont soumis à la condition que les circonstances ne changent pas.
Un autre motif pour fonder le refus de payer est l’argument de «l’état de nécessité». L’état de nécessité peut être invoqué lorsque la poursuite des remboursements implique pour la population des sacrifices qui vont au-delà de ce qui est raisonnable, en affectant directement les obligations fondamentales de l’Etat à l’égard des citoyens. A ce propos, la Commission du droit international de l’Onu déclare : «On ne peut attendre d’un Etat qu’il ferme ses écoles, ses universités et ses tribunaux, qu’il supprime les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie, simplement pour ainsi disposer de l’argent afin de rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un Etat, de la même façon que d’un individu.»

L’exemple éloquent de l’annulation de la dette de l’Allemagne

La communauté internationale avait mis ensemble ces différents principes juridiques pour décider, à l’initiative des Usa, de l’annulation de la dette allemande en 1953. On se rappelle que Alexis Tsipras, chef du gouvernement de la Grèce en 2015, un pays plongé dans une grave crise économique, faisait du précédent de l’annulation de la dette allemande son argument de taille pour titiller l’inflexibilité de Angela Merkel qui refusait toute annulation de la dette grecque.
L’économiste Eric Toussaint, qui soutenait la Grèce dans ce combat, décrit les conditions des faveurs accordées à l’Allemagne. En effet, après la seconde Guerre mondiale, de multiples conditions ont été réunies pour permettre à l’Allemagne de l’Ouest (Rfa) de se développer rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contractée par l’Allemagne en-dehors des deux guerres mondiales a été réduite de plus de 60% et des aides économiques sous forme de dons lui avaient été octroyées. L’Allemagne a pu développer d’impressionnantes infrastructures publiques et soutenir ses industries afin de satisfaire la demande locale et de conquérir des marchés extérieurs. L’Allemagne a même été autorisée à rembourser une grande partie de sa dette restante dans sa monnaie nationale. Elle remboursa par exemple à la Belgique, à l’Angleterre et à la France une partie de ses dettes en Deutsche marks. «Ces fonds qui n’avaient pas d’intérêt dans les échanges avec le reste du monde, Anglais, Belges et Français ont essayé de s’en débarrasser rapidement en achetant des marchandises et des équipements fournis par l’économie allemande et contribué à refaire de l’Allemagne une grande puissance exportatrice.» L’allègement radical de la dette de la Rfa et sa reconstruction rapide après la seconde Guerre mondiale ont été rendus possibles grâce à la volonté politique de ses créanciers. De surcroît, l’accord établissait la possibilité de suspendre les paiements pour en renégocier les conditions si survenait un changement substantiel limitant la disponibilité des ressources. Les concessions pour une relance rapide de l’Allemagne furent nombreuses de la part des créanciers.

Les petits calculs du Bénin et du… Rwanda

On a pu être interloqué en entendant des intellectuels africains qui voudraient prendre le contre-pied de leur gouvernement, au risque parfois d’apparaître incohérents. Ils ont toujours considéré que la dette africaine auprès des pays occidentaux était injuste et encourageaient à rompre la spirale de l’endettement. Voilà que les Etats africains demandent l’annulation de la dette et que les créanciers se montrent disposés à accéder à la demande, que des élites africaines trouvent à objecter ! Ce serait plus que faire de la fine bouche pour un débiteur de renoncer à une offre généreuse de son créancier de lui effacer une dette. Le cas échéant, devrait-on se demander ce que ce débiteur aurait bien derrière la tête ?
C’est dire que l’opinion exprimée par Mme Louise Mushikiwabo, qui voudrait que l’Afrique devrait plutôt préférer le gel de la dette, ne manque pas de poser problème. La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) rame à contre-courant de la plupart des chefs d’Etats membres de l’Oif. A ce que l’on sache, aucune instance de l’OIF n’a eu à discuter de la question pour adopter une telle position qui est en porte-à-faux manifeste avec les engagements officiels des Etats membres. Il sera difficile de ne pas entendre les voix qui voudraient croire que Mme Mushikiwabo exprime ainsi une position que le Rwanda, dont elle a été le ministre des Affaires étrangères avant d’être élue à la tête de l’OIF, ne pouvait porter officiellement. Il s’avérerait incongru que Paul Kagame, qui coordonne la Commission de l’Union africaine pour le Nepad, se démarque officiellement d’un projet aussi consensuel pour l’Union africaine que la demande d’allégement de la dette des pays pauvres. En outre, le Rwanda a été tout heureux de faire partie des 25 pays les plus pauvres du monde et qui sont déjà bénéficiaires de l’annulation de leurs dettes auprès du FMI, du 13 avril 2020.
On peut dire la même chose du Bénin, autre pays bénéficiaire de cette opération. Après avoir fini de bénéficier d’une annulation par le FMI, le chef de l’Etat du Bénin, Patrice Talon, a écrit aux institutions de Bretton Woods pour appeler à la «mobilisation urgente de liquidités nouvelles en lieu et place des annulations et moratoires de dette». Le Président Talon semble perdre de vue que la demande d’annulation des dettes publiques et de réaménagement des dettes commerciales des Etats est aussi accompagnée d’une autre demande non moins importante, à savoir l’allocation de ressources financières nouvelles. A sa suite, Romuald Wadagni, ministre des Finances du Bénin et président du Conseil des ministres de l’Uemoa, s’est autorisé d’en rajouter une couche. Dans une tribune publiée par le magazine Jeune Afrique, il soutient que «les annulations de la dette, malgré la marge budgétaire immédiate qu’elles offrent, ne répondent pas aux enjeux et présentent d’importants inconvénients».
Romuald Wadagni plaide que de telles mesures donneraient une perception négative aux agences de notation. Le ministre Wadagni est alors en porte-à-faux avec tous ses autres collègues de l’Uemoa et, à le lire, on croirait qu’il est toujours l’employé de Deloitte Afrique. La grosse faiblesse de son argumentaire demeure que si le Bénin ne bénéficie pas de mesures d’allégement de sa dette, ce pays ne pourrait nullement profiter des marchés financiers. C’est le serpent qui se mord la queue !
En effet, le Bénin est déjà lourdement endetté et le ratio de sa dette dépasse 56% de son Pib, en dépit d’une opération de restructuration de sa dette conduite par justement Romuald Wadagni en 2018. La restructuration de la dette du Bénin (opération très décriée à Cotonou du fait de son opacité) lui avait quand même permis de pouvoir lancer une opération d’Eurobonds en mars 2019, pour lever 500 millions d’euros avec la maturité la plus courte (7 ans) et surtout le taux d’intérêt (5,75%), le plus élevé de tous les pays de l’espace Uemoa, sachant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire avaient réalisé la même opération. Il s’y ajoute que des annulations de dettes avaient bénéficié aux pays africains, dont le Bénin, en 1999 et en 2005, et cela n’a pas empêché les «fameuses» agences de notation de continuer à accorder du crédit à ces pays.
On regrettera toujours en Afrique que des autorités politiques puissent garder des agendas particuliers au détriment des intérêts des populations. Les exemples sont légion, de voir de hauts cadres publics, privilégier les intérêts de la Finance internationale ou poursuivre des projets de carrière dans de grandes institutions internationales, jusqu’à sacrifier les intérêts de leur pays.
Au demeurant, l’attitude des autorités du Bénin suivrait aussi la logique que ce pays, se sachant pas très éligible aux financements publics, voudrait recourir davantage aux financements commerciaux. Ce choix stratégique répondrait aussi à plus de facilité à lever des fonds avec moins d’orthodoxie sur le choix des créanciers ou sur les taux d’endettement. Le Bénin partage avec le Rwanda l’ambition de se muer en places financières du genre Dubaï, en attirant des investisseurs privés, leur accordant des conditions particulières. Leurs discours pour les rassurer et les séduire à tout prix peuvent donc être identiques.

ANACARDE: UNE MÉVENTE RECORD ET UN « MANQUE À GAGNER » DE 50 MILLIARDS DE FRANCS CFA EN CASAMANCE (AGRONOME)

Dakar, 4 mai (APS) – La pandémie de coronavirus pourrait entrainer la mévente de 30.000 tonnes d’anacarde et « un manque à gagner » estimé à 50 milliards de francs CFA aux dépens des producteurs d’anacarde des trois régions de la Casamance (sud), a déclaré l’ingénieur agronome Abdourahmane Faye.
« On annonce une mévente record de 30.000 tonnes d’anacarde et un manque à gagner de 50 milliards pour les producteurs casamançais, qui ne voient pas l’ombre d’un acheteur (…) en ce début de campagne », a écrit M. Faye dans une tribune dont l’APS a obtenu une copie.
« Le désastre sera d’autant plus grand que la campagne précédente était chahutée par une chute drastique des prix aux producteurs, qui était due à une surproduction au niveau mondial », a souligné l’ingénieur agronome et expert chargé de la formation et de l’emploi à l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), un « espace de réflexion » sur « les politiques publiques dans le secteur agricole et rural en Afrique de l’Ouest ».
Ce sont des hommes d’affaires indiens qui venaient souvent acheter la production d’anacarde aux producteurs des régions de la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor), selon M. Faye.
Un collectif d’acteurs de la filière anacarde locale a fait part de son « désarroi », déplorant l’absence des partenaires commerciaux indiens et mauritaniens, qui ne peuvent se rendre en Casamance à cause de la pandémie de coronavirus, a-t-il expliqué.
La morosité de la filière anacarde va affecter le port de Ziguinchor, qui connaissait chaque année un regain d’activité pendant la campagne de vente des récoltes de noix de cajou, selon l’ingénieur agronome.
Les services portuaires prévoient une baisse importante de leur chiffre d’affaires à cause de la mévente des récoltes d’anacarde.
« C’est toute une filière, à l’entame de son envol, qui prend du plomb dans l’aile avec ce Covid-19, qui n’épargnera même pas la mangue, pour la même raison, le manque d’acheteurs », a souligné Abdourahmane Faye.
« Les deux mamelles principales de l’économie agricole sont ainsi infectées dans cette partie du Sénégal, qui présente déjà une comorbidité lourde liée aux effets des changements climatiques, à la salinisation des terres, à la baisse de la fertilité et de la productivité des sols, au sous-équipement des exploitations agricoles, etc. », a ajouté M. Faye.
Selon lui, à cause de la fermeture des marchés hebdomadaires ruraux, en raison de la pandémie de coronavirus, les paysans sont privés de « débouchés commerciaux » et ne peuvent pas vendre leurs produits agricoles et d’élevage pour subvenir à leurs « besoins monétaires et alimentaires ».
« Dans plus de 80% des cas, les ménages agricoles épuisent leurs stocks vivriers six mois après récoltes et dépendent, pour le reste de l’année, de ces marchés pour s’acheter de la nourriture », a expliqué l’expert d’IPAR.
« Les restrictions imposées dans les transports intérieurs et extérieurs ont perturbé le fonctionnement des chaînes logistiques d’approvisionnement et de livraison [des] exploitations agricoles », a-t-il écrit.SG/ESF/ASB

Le taux de chômage évalué à 16,9% au quatrième trimestre de 2019

https://www.lejecos.com/Dans son « Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) indique que le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,9% au quatrième trimestre de 2019.
Ce phénomène, explique l’agence dans ledit document, est légèrement plus noté en milieu rural où 18,7% de la population active est au chômage contre 15,5% en zone rural. Selon le sexe, le chômage affecte davantage les femmes (27,6%) que les hommes (8,6%).
Par ailleurs, la structure en charge de la statistique et de la démographie souligne que les aides-familiaux constituent une composante importante de la main-d’œuvre au Sénégal.
En effet, Ils ont représenté 11,5% de la main-d’œuvre au quatrième trimestre de l’année 2019. En milieu rural, poursuit le document, 20,9% de la main-d’œuvre est constitué d’aides familiaux  qui concernent davantage les femmes (12,9%) que les hommes (10,3%).Bassirou MBAYE

Niveau d’emploi au quatrième trimestre 2019: Le Sénégal a enregistré un taux de 42,5%

https://www.lejecos.com/Plus de personnes en âge de travailler sur cinq (42,5%) ont eu un emploi (les aides familiaux ne sont pas pris en compte dans l’emploi), au quatrième trimestre 2019, informe l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
L’Ansd fait savoir dans son « Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal » que la population en emploi est constituée des employeurs et travailleurs pour compte propre ainsi que des salariés.
Par ailleurs, elle renseigne que le taux d’emploi est plus élevé en milieu urbain avec 49,2% contre 34,9% en milieu rural. Des variations plus importantes sont observées entre les hommes et les femmes, indique l’agence. En effet, explique-t-elle, pour les hommes, le taux d’emploi est de 55,1% contre 30,4% pour les femmes.
Concernant l’emploi salarié, au quatrième trimestre 2019, deux personnes en emploi sur cinq (40,9 %) sont salariées. Des écarts importants sont notés selon le sexe. En ce sens, «le taux d’emploi salarié des hommes est de 48,4% contre 27,8% pour les femmes », confie l’Ansd. Qui ajoute que ces écarts sont encore plus accentués selon le milieu de résidence, avec un taux d’emploi salarié de 51,0% en milieu urbain contre 24,8% en zone rurale.Bassirou MBAYE

WARA assigne la note de « A- » au Port Autonome de Dakar (PAD)

https://www.financialafrik.com/-West Africa Rating Agency (WARA) annonce la reprise du processus de notation du Port Autonome de Dakar (PAD). Sur son échelle régionale, WARA assigne au PAD la notation de long terme de « A- », en grade d’investissement, tandis que sa notation de court terme est « w-3 ». La perspective attachée à ces notations est stable.
Simultanément, sur son échelle internationale, WARA assigne au PAD les notations et perspective suivantes : iB+/Stable/iw-5.
Le PAD fournit des services d’accueil des navires, de manutention et/ou de stockage pour tout type de marchandise en provenance ou à destination du Sénégal, ou en transit au Sénégal. L’activité du PAD est essentielle au fonctionnement de l’économie sénégalaise puisqu’elle représente 95% des échanges extérieurs du pays et près de 90% de ses recettes douanières.
Sa notation reflète : i) la localisation géographique du Port de Dakar qui constitue un avantage compétitif naturel ; ii) l’adoption d’une structure de « port propriétaire » ; iii) la compétence élevée de ses équipes ; iv) le redressement spectaculaire de sa situation financière ; et v) un plan stratégique 2019-2023 clair, cohérent et réaliste, lequel s’inscrit dans une vision à plus long terme ambitieuse mais logique.
En revanche, la notation du PAD est contrainte par : i) la dégradation de son image en raison du manque d’espace, de la vétusté de certaines installations et des effets de congestion ; ii) un retard d’investissement qui en fait aujourd’hui un goulot d’étranglement pour l’économie ; (iii) l’intensité élevée de la concurrence sur la côte ouest-africaine ; et (iv) l’avance prise par certains pairs sous-régionaux, lesquels ont déjà massivement investi dans l’extension et la modernisation de leurs infrastructures.

LES GRANDES SURFACES FERMÉES TOUS LES LUNDIS, UN SYSTÈME DE TICKETS INSTAURÉ

http://www.emedia.sn/Après les marchés, Alioune Badara Samb, le Préfet de Dakar, remet de l’ordre dans les grandes surfaces, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie à Covid-19. Ainsi, pour le respect de la distanciation sociale dans, il a signé un arrêté, qui prescrit, d’abord, dans son article premier, la mise en place, par toutes les grandes surfaces, jusqu’au 2 juin 2020, « d’un système de tickets permettant de limiter la présence simultanée de clients. »
Ensuite, l’article 2 indique que les grandes surfaces resteront fermées, désormais, tous les lundis, afin de permettre la mise en œuvre d’opérations de nettoiement et de désinfection. Pour cette mesure, en lieu et place de ce lundi, 4 mai, celle-ci se fera mercredi prochain, 6 mai.
Puis, le port du masque de protection ainsi que les mesures de distanciation sociale restent obligatoires dans toutes les grandes surfaces. Enfin, les autorités administratives, les maires, la police, la gendarmerie, et le service d’hygiène sont chargés de veiller à l’exécution de la mesure.
Avant les grandes surfaces, c’était les marchés. Lesquels sont désormais fermés tous les week-ends, et avec de nouveaux jours et horaires d’ouverture : lundi, mercredi, et vendredi pour la vente des produits alimentaires seulement. Et, mardi et jeudi, pour les autres commerces et activités non alimentaires.
D’ailleurs, à la suite de cet arrêté préfectoral, les associations des consommateurs étaient montés au créneau, réclamant des mesures pour les grandes surfaces. C’est fait. Dié BÂ

Les marocains vont ouvrir un quatrième cimenterie au Sénégal

http://dakarmatin.com/Depuis 2017, les marocains du groupe Addoha à travers une de leurs filiales spécialisées dans le domaine de la cimenterie, ont bénéficié des autorisations nécessaires pour ouvrir une quatrième cimenterie. Le site se trouve dans la région de Thiès, non loin de l’actuelle zone d’implantation de la cimenterie Dangote. La dite cimenterie devrait avoir une capacité initiale de 500 000 tonnes par année avant de monter en gamme. Déjà présent au Sénégal sur le marché de l’immobilier avec les tours de l’émergence à Colobane, le groupe a beaucoup de visées économiques sur notre pays

Abdoulaye Daouda Diallo siffle la fin du laxisme dans le foncier

http://www.dakarmatin.com/Le ministre des Finances et du Budget corse les procédures d’attribution ou de régularisation par voie de bail pour mettre fin aux litiges fonciers, source d’insécurité juridique et de frustration pour bon nombre d’usagers.
Désormais, les baux seront établis par les bureaux des domaines sur la base de critères que le ministre des Finances et du Budget mentionne dans une note qu’il a adressée à la Direction Générale des Impôts et Domaines
Face aux nombreux litiges qui, parfois, mettent à nu les failles de l’administration des Domaines, le ministre des Finances et du Budget déclare la fin de la frénésie foncière. Le Ministre Abdoulaye Daouda Diallo tient à l’orthodoxie dans l’instruction des demandes d’attribution ou de régularisation de terrains par voie de bail.
Il l’a fait savoir d’ailleurs dans une note de service adressée au Directeur général des Impôts et des Domaines dans laquelle il indique désormais la procédure à suivre. Cette décision est motivée par le constat du ministre des Finances et du Budget que l’appréciation des services rendus par «la DGID dans l’exécution de la mission foncière, domaniale et cadastrale révèle une multiplication de litiges fonciers, source d’insécurité juridique et de frustration pour bon nombre d’usagers».
Il veut la transparence d’autant que le président de la République avait souligné qu’il reçoit plus d’alertes sur des problèmes fonciers. «En vue de favoriser un mode de gestion transparent et conforme à la réglementation, il apparaît nécessaire d’une part, de procéder à un rappel des règles qui gouvernent les procédures d’instruction des demandes d’attribution ou de régularisation de terrains par voie de bail et d’autre part, de préciser encore une fois les diligences édictées par le manuel de procédures domaniales, à observer lors de la présentation des actes issus des dites procédures à l’approbation», indique Abdoulaye Daouda Diallo dans la note
A ce propos, il précise que les baux devront désormais être établis par les bureaux des domaines sur la base de la liste nominative des attributaires cités dans les procès-verbaux approuvés par la commission de contrôle des opérations domaniales (CCOD). «En vue de prévenir la survenance de conflits fonciers préjudiciables à la bonne marche des services et à la notoriété de la DGID, les bureaux des domaines devront désormais, préalablement à toute instruction pour une demande de bail ou de régularisation de bail, s’assurer de la disponibilité physique et juridique des assiettes foncières», informe Abdoulaye Daouda Diallo.
Pour ce faire, on doit consulter les services techniques (cadastre urbanisme) et visiter les lieux, exiger un état de droit réel et un plan cadastral portant un NICAD visé par le chef du bureau cadastre. Pour ce qui concerne la présentation des actes à l’approbation, le ministre des Finances et du Budget exige maintenant que les dossiers soient obligatoirement accompagnés du procès-verbal de la commission de contrôle des opérations domaniales comportant la liste nominative des attributaires ; le rapport de la commission de contrôle des opérations domaniales et le plan cadastre portant le numéro d’identification cadastre (Nicad).
Quant aux lotissements administratifs, Abdoulaye Daouda Diallo veut que le dossier soit constitué de l’acte portant autorisation de lotir, le plan de lotissement et la liste nominative de tous les attributaires. Par ailleurs, le ministre des Finances et du budget précise que les dossiers ayant reçu un avis favorable de la CCOD datant de plus de deux ans devront être ré instruits avant l’établissement des baux y afférents.

RETOUR A L’ORTHODOXIE OU COUP BAS CONTRE MAME BOYE DIAO ? 

Pour beaucoup de nos interlocuteurs, le grand argentier de l’Etat fait ainsi un rappel à l’orthodoxie que ses services violaient depuis des années. Seulement, il se dit dans les chaumières que la note de service de Abdoulaye Daouda Diallo est dirigée contre le directeur des Domaines Mame Boye Diao avec qui il ne serait pas en odeur de sainteté. « Tout le monde sait que c’est Aïssatou Ndiaye qui était le candidat d’Abdoulaye Daouda Diallo à la direction des Domaines.
Il est en train de mettre les bâtons dans les roues de Mame Boye Diao qui prend du galon auprès du boss. Il veut le ferrer et exiger que tout passe par lui, mais il s’y est très mal pris, parce qu’il ne sait même pas que cette note n’est pas faisable dans la pratique d’autant plus que les lotissements administratifs sont du ressort du Ministère de l’Urbanisme», confie un inspecteur des Domaines.
Pour un autre agent des Domaines joint par «L’As», il s’agit juste d’un retour à l’orthodoxie, salutaire du reste. « Les Domaines gèrent les assiettes et nous nous occupons de l’aménagement. Malheureusement, ils ont toujours passé outre en zappant l’urbanisme. C’est ce qui explique les bidonvilles, les inondations, maintenant la note remet de l’ordre dans la gestion des domaines », déclare une autre source qui souligne en revanche que la note s’attribue un pouvoir dévolu à son collègue de l’urbanisme.
Quoi qu’il en soit, dans les chaumières politiques, il se dit que le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo, fidèle parmi les plus fidèles, et le directeur des Domaines Mame Boye Diao, devenu un de plus grands défenseurs du chef de l’Etat, la relation est tombée de Charybde et Scylla. A moins que leur dénominateur commun Macky Sall arbitre et mette fin à cette guéguerre ambiante, ça risque de jaser.

ARTÉMISIA ANNUA: APRÈS PR MOUSSA SEYDI,L’OMS ÉMET DES RÉSERVES

http://www.emedia.sn/L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est sur la même longueur d’onde que le Professeur Moussa Seydi par rapport à la boisson Covid Organics à base d’Artemisia annua dans le traitement du coronavirus. « Des essais devraient être effectués pour évaluer et déterminer leurs effets indésirables », indique l’organisation dans un communiqué. Lequel document reconnait toutefois que « la médecine traditionnelle recèle de nombreux bienfaits ». D’autant plus que « l’Afrique a d’ailleurs une longue histoire de médecine traditionnelle, et de tradipraticiens de santé, qui jouent un rôle important dans les soins aux populations. » Mais, même si des plantes médicinales telles que l’artémisia annua sont considérées comme des traitements possibles de la Covid-19, « des essais devraient être réalisés pour évaluer leur efficacité, et déterminer leurs effets indésirables. »
Par ailleurs, motive l’OMS, « les Africains méritent d’utiliser des médicaments testés selon les normes qui s’appliquent aux médicaments fabriqués pour les populations du reste du monde. » En outre, « au moment où des efforts sont faits pour trouver un traitement, la prudence doit rester de mise pour ne pas verser dans la désinformation particulièrement sur les médias sociaux au sujet de l’efficacité de certains remèdes. De nombreuses plantes et substances sont proposées alors qu’elles ne répondent pas aux normes minimales de qualité, d’innocuité, et d’efficacité. Et aucun élément factuel n’atteste du respect de ces normes. »
En conclusion, l’OMS se réjouit de collaborer avec les pays, et les chercheurs afin de développer de nouveaux traitements, et encourage « une telle collaboration pour la mise au point de thérapies efficaces et sans risques pouvant être utilisées en Afrique et ailleurs dans le monde » Dié BA

 UNE ÉQUIPE DE SCIENTIFIQUES SÉNÉGALAIS ÉLABORE UN PROTOCOLE D’ESSAIS DE L’ARTÉMISIA

http://www.emedia.sn/-Même si le Professeur Moussa Seydi a annoncé qu’il n’aura pas recours au Covid Organics dans le traitement de ses patients infectés du coronavirus, il y aura des essais cliniques du Covid-Organics au Sénégal. Une équipe de chercheurs pilotée par le chef du Service de Parasitologie-Mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Professeur Daouda Ndiaye, a remis une documentation scientifique sur ce produit au ministère de la Santé et de l’Action sociale
« La première chose qu’il fallait c’est de voir l’aspect scientifique de ce produit. Pour cela, nous avons commencé à travailler avec des collègues scientifiques de l’enseignement supérieur et de la recherche de l’université pour avoir la première la première documentation sur tous les dérivés qu’il y a sur l’artémisia. Nous allons voir son éventuelle efficacité historique », a laissé entendre Pr Daouda Ndiaye sur les ondes d’iRadio.
Selon Pr Ndiaye, l’artémisia est un produit utilisé pour le traitement anti paludisme. Des études in vitro ont également montré qu’il avait une activité sur les virus. C’est ce qui a poussé le ministère de la Santé, à travers sa direction des médicaments, à vouloir pousser la réflexion pour voir comme l’artémisia pourrait agir efficacement contre le Covid-19. « Nous allons statuer sur ce produit. Il m’a été confié, avec mes collègues universitaires qui ont travaillé sur ce produit, de produire la documentation scientifique mais également de pouvoir préparer la mise en application d’un essai clinique », renseigne Pr Ndiaye. Babacar FALL

Covid-19 au Sénégal: 58 nouveaux cas positifs,55 guéris,1 nouveau décès et 5 patients graves en réanimation

https://actusen.sn/-Sur 702 tests réalisés, 58 sont revenus positifs au coronavirus, soit un taux de positivité de 8,2%. Il s’agit d’après la présidente du Comité national de gestion des épidémies de 54 cas contacts suivis par les services sanitaires et 04 cas issus de la transmission communautaire répartis entre Médina Dakar (01), Parcelles Assainies (01), Guédiawaye (01)  et Touba (01).
Docteur Marie Khémesse Ngom Ndiaye a signalé la présence de 05 cas graves. Lesquels selon elle, sont pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar.
La Directrice générale de la santé publique, a annoncé également la guérison de 55 patients. Ils ont été testés négatifs et déclarés guéris. A ce jour, le Sénégal compte 1329 cas positifs dont 470 guéris, 11 décès, 1 évacué et 847 encore sous traitement.

Un cas positif à Auchan-Castor

Libération Sénégal online–Sur sa page facebook visitée par Libération online, Auchan annonce un cas positif au coronavirus dans son magasin sis à Castor. Sans donner plus de détails, sauf qu’il s’agirait d’un cas contact, Auchan informe de la fermeture provisoire du magasin.

13 NOUVEAUX CAS À VÉLINGARA, LE PRÉFET DURCIT LES MESURES RESTRICTIVES

http://www.emedia.sn/Le nombre de personnes confirmées à la pandémie de COVID-19 augmente au jour le jour. De 18 cas, les chiffres sont passés à 31 ce 4 mai. Toutes les 13 nouvelles contaminations sont enregistrées à Medina Gounasse. Une psychose s’est installée au sein des populations.
Sur les 31 cas positifs au coronavirus depuis un mois dans la région de Kolda, 7 sont guéris et 26 sont sous traitement.
Une situation alarmante qui a poussé le préfet du département de Vélingara Said Dia a corsé les mesures restrictives. Il a pris un arrêté interdisant la circulation entre les communes du département Youssouph KONTE

TOUBA-4 AGENTS DU SERVICE CHIRURGIE DE L’HÔPITAL NDAMATOU TESTÉS POSITIFS

http://www.emedia.sn/Le service chirurgie de l’hôpital de Ndamatou, à Touba, est lourdement touché par la propagation du coronavirus. Selon la RFM, quatre agents du service de la chirurgie sont testés positifs et l’un d’entre eux est un cas issu de la transmission communautaire. Ce dernier, infirmier, a été le premier à être testé positif, et ce, depuis le vendredi.
27 autres prélèvements ont été effectués sur le personnel et envoyés à l’institut pasteur de Dakar parmi lesquels 3 sont revenus positifs. Ce, en attendant, d’autres résultats de prélèvements. Ces quatre agents subissent un confinement à domicile. Ils sont traités chez eux en attendant d’être transférés dans les centres de traitement au cas où leur état le nécessiterait

Covid-19 au Sénégal: les localités où les 89 nouveaux cas ont été découverts

https://actusen.sn/Le Sénégal a enregistré ce lundi, 89 nouveaux cas de Covid-19, dont 03 issus de la transmission communautaire. Mais on n’en sait un peu plus sur les 11 districts qui ont été touchés par ces nouvelles contaminations. D’après les statistiques du ministère de la santé, les 08 cas ont été détectés à Sédhiou.
Le reste des cas provient des districts de Dakar-Sud (06), Dakar-Ouest (03), Dakar-Centre (20), Dakar-Nord (13), Touba (08), Thiès (04), Mbacké (04), Vélingara (13), Rufisque (06) et Keur Massar (01). Et depuis le début de la maladie, Dakar occupe toujours  la tête car elle a enregistré hier 49 nouveaux cas dont deux issus de la transmission communautaire, détectés à la Médina.Mansour SYLLA

Ce qu’on sait des 43 patients déclarés guéris

Libération Sénégal online–Selon les informations de Libération online, les 43 cas déclarés guéris du coronavirus ce jour étaient traités à Diamniadio (20), Dalal Jaam (14), Fann (6), Principal (2) et Touba (1)

Sédhiou passe à 68 cas

Libération Sénégal online–La région de Sédhiou est passé à 68 cas positifs au coronavirus, selon les statistiques du ministère de la Santé. 8 nouveaux cas ont été enregistrés ce lundi d’après la même source. Ce sont tous des contacts du premier patient.

COVID-19/SITUATION DU JOUR (5 MAI) :Ce qu’on sait des 58 nouveaux cas

Libération Sénégal online–Le district de Vélingara a enregistré, ce 5 mai, 12 cas positifs au coronavirus. Tous les cas proviennent essentiellement de Médina Gounass, selon les informations de Libération online. Le reste des cas du jour a été détecté dans les districts de Dakar-Ouest (5), Dakar-Sud (1), Dakar-Centre (2), Dakar-Nord (3), Mbao (3), Guédiawaye (2), Touba (10) Mbacké (6), Yeumbeul (1), Sangalkam (3) et Diamniadio (10).

SYSTEME SANITAIRE SENEGALAIS:Covid-19 met à nu les hôpitaux

http://www.sudonline.sn/Deux mois à peine après son immixtion sur le territoire national, le Covid-19 a réveillé les vieilles tares d’un système sanitaire que les acteurs comme les patients ou leurs accompagnateurs n’ont cessé de déplorer. Faiblesse du plateau technique, difficultés d’accès aux intrants et/ou matériels de soins, besoins de formation des personnels, manque de spécialistes…Bref, tout un magma de contre-productivités que le nouveau coronavirus a mis à nu. A travers un round up séquentiel, Sud Quotidien livre par jets un aperçu de la situation générale des Centres hospitaliers régionaux au Sénégal, en temps de Covid-19, en commençant par les disparités de prise en charge au plan national avec Dakar qui concentre tous les moyens et équipements et des régions, parents pauvres de riposte, à l’instar de Saint-Louis (Nord) et Sédhiou (Sud)

COVID 19 – DISPARITES DE LA PRISE EN CHARGE AU PLAN NATIONAL : Quand Dakar concentre… équipements et moyens !

L’épidémie du nouveau coronavirus dévoile les tares des structures sanitaires du Sénégal. Elle exacerbe les disparités sévères entre Dakar et les autres régions, en termes d’équipements et de personnels. Suffisant pour justifier l’alerte du Pr. Moussa Seydi sur l’état d’inertie du service de réanimation du centre de traitement de Ziguinchor. Une sortie qui a froissé certaines autorités du département de tutelle, en l’occurrence le directeur du cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Waly Diouf. Pourtant, sur 845 malades recensés à la date d’hier, lundi, 505 sont hors de la capitale..
L a pandémie du nouveau coronavirus a mis en lumière la fragilité du système de santé de plusieurs pays du monde. C’est le cas au Sénégal , avec notamment les révélations du Pr. Moussa Seydi sur l’état moribond du service de réanimation du centre de traitement de Ziguinchor. Les inquiétudes tournaient autour du nombre de lits disponibles dans les hôpitaux, mais aussi du nombre de respirateurs en réanimation pour les cas graves de la maladie
. A la date d’hier, lundi 4 mai 2020, force est de constater que la capitale abrite la majorité des hôpitaux de niveau 3, les districts les mieux équipés, les personnels les plus qualifiés au détriment des autres régions du pays. Elles doivent de surcroit se plaindre pour pouvoir rentrer en possession des équipements de protection contre le Covid-19, comme en témoignait le médecin-chef du district sanitaire de Bignona, Dr Tito Tamba. Début avril, le professeur Mamadou Diarra Bèye, urgentiste réanimateur et directeur du Samu national, avait indiqué : « le Sénégal avait pris les devants au début de la pandémie en aménageant plus de 50 lits pour les cas qui nécessiteront une réanimation.
D’emblée, 56 lits ont été préparés et dégagés pour répondre à cette riposte. Et ces lits sont répartis à Dakar dans différents hôpitaux, d’abord au niveau de l’hôpital Fann où on a le centre Cuomo et où on a pris en charge nos deux patients dont les cas se sont aggravés ». Ni Ziguinchor ni Thiès, entre autres régions, n’avaient bénéficié au moins d’un (1) lit en réanimation. Le 9e décès dû au Covid-19 survenu dans la cité religieuse de Touba serait d’ailleurs dû en partie à l’absence d’un respirateur.
Le même constat était établi dans plusieurs autres régions du pays. Concentrant presque tous les équipements, la région de Dakar est le principal centre de soin pour les cas graves. Avec toutes les conséquences négatives que peut entrainer ces graves disparités pour la prise en charge des malades sur l’ensemble du territoire national

DES MOTS SUR DES MAUX – IMMUNITÉ COLLECTIVE : Ce qui vaut pour les Pays-Bas et la Suède ne vaut pas pour le Sénégal PAR CALAME

http://www.sudonline.sn/Expert en Santé publique et ancien directeur du programme de lutte contre le paludisme, Dr Pape Moussa Thior milite pour laisser le virus Covid-19 circuler afin, dit-il, de créer «une immunité vitale de groupe». Une «approche» qui aurait «été retenue dans des pays comme la Suède, les Pays Bas, la Corée du Sud, entre autres» (voir L’Ob’s n°4976). Ces derniers, souligne-t-il, n’ont fait, ni confinement ni pris de mesures de restrictions, de mouvements entre les régions
La réalité est toutefois beaucoup moins idyllique que cela, si l’on sait par exemple que l’Institut national de la santé publique et de l’environnement (RIVM) des Pays-Bas a dénombré la semaine dernière 4.475 morts du coronavirus, chiffre qui paraît inquiétant pour un pays qui compte 17 millions d’habitants et quelque 1.150 places en soins intensifs.
En tout état de cause, pour ces deux rares pays européens cités en exemple par Dr Thior (Pays-Bas , Suède), il conviendrait plutôt de parler de «confinement intelligent». Il se trouve que des mesures restrictives ont bel et bien été adoptées en Hollande, allant de la fermeture des écoles, des bars, des restaurants aux différents lieux de rassemblement. Et si les habitants sont autorisés à sortir, c’est grâce à la confiance et à la grande discipline des Néerlandais qui, dans les faits, pratiquent le confinement sans y être obligés.
Autrement dit, « le gouvernement a mis la responsabilité dans les mains de ses citoyens », comme l’a si bien résumé un professeur en anthropologie médicale. De même, en Suède, partant de leur confiance élevée dans les autorités publiques, les populations sont plutôt promptes à adhérer aux directives gouvernementales. Il s’y ajoute que le risque de propagation du virus au sein des familles y est grandement réduit à cause de la petitesse de la taille des ménages.
En somme, la longue tradition de discipline qui prévaut aux Pays-Bas et en Suède ne vaut pas pour les autres pays. Encore moins pour le Sénégal, une société plutôt tactile, portée par l’irrépressible envie de se toucher, de manger autour du bol, de se retrouver dans la chaleur et la proximité des corps. Aussi, réagissant à la proposition qui leur est faite, Pr Moussa Seydi , chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, de mettre le doigt sur le « risque d’aller vers l’hécatombe si on tente cette expérience».
Etonnant tout de même que Dr Thior ait oublié de s’appliquer son invite, en l’occurrence lorsqu’il rappelle que : «Il faut certes garder à l’esprit les dégâts causés par le Covid-19 dans les pays occidentaux et en Chine, mais il faut tenir compte de la situation locale pour le choix des interventions». Au demeurant, pour avoir oublié cette forte recommandation, nombre de nos pays continuent de s’abimer dans une soumission voire une extraversion qui les enserre dans une dépendance dévastatrice, ponctuée par une insécurité alimentaire, sanitaire, économique, etc.
En plus de patauger dans la fange d’une tenace et aveuglante fascination vis-à-vis de l’occident. Avec en arrière fond, un mépris de soi perceptible dans certains détails de la vie quotidienne, (le diable n’est-il pas dans le détail ?), qui font équivaloir noir et malheur à l’instar d’une malédiction atavique. Et tout cela sédimentant des perceptions désastreuses dans les consciences individuelles et collectives.
Aussi, éprouve-t-on quelques difficultés à suivre le plaidoyer de Dr Thior. Surtout, lorsque succombant aux sirènes de la victimisation, il tombe dans une sorte de rite sacrificiel consistant, comme c’est de mode, à immoler l’occident, suspecté d’avoir « cherché à nous faire peur pour nous pousser à adopter une attitude passive, sans réaction, afin de nous empêcher de tirer profit d’une situation qui pourtant était à notre avantage».
Confronté à sa fragilité, égrenant quotidiennement son nombre de malades, de morts, l’occident a-t-il vraiment le temps d’épouser une telle stratégie ? A supposer que oui, la responsabilité de notre démission ne saurait pour autant lui être imputée, nous dédouanant de nos propres défaillances. Aux uns et aux autres, s’adossant à un esprit critique intransigeant et sans complexe, d’en tirer les leçons et de s’évertuer à être des constructeurs d’avenir

AVANCÉE DU COVID-19 À TOUBA-Le marché Ocass respire…L’hôpital Ndamatou fragilisé, panique…Les sites de traitement dépassés.

NDAMATOU TOUCHÉE 
Ndamatou est infecté. Cet hôpital de niveau 1 résistait jusqu’à aujourd’hui à la pénétration du virus du covid-19 malgré le fait qu’il demeure l’un des établissements les plus fréquentés de la cité religieuse de Touba. Au moment où  l’hôpital Matlaboul Fawzeini se débat déjà avec une pléthore d’agents paramédicaux placés sous surveillance, 3 malades confirmés et 4 médecins confinés… celui de Ndamatou vient d’enregistrer ses premiers cas. Il s’agit de 4 agents du service Chirurgie. Ils ont été identifiés positifs après que des tests ont été effectués sur 27 blouses blanches y officiant.  L’hôpital qui assure prendre toutes les mesures idoines pour protéger le reste du personnel, en terme de mise en quarantaine des cas contacts ou suspects et d’opérations de désinfection des services concernés et voisins, ne semble pas être au bout de ses peines. D’autres contaminations sont à craindre dans les prochaines heures.
OCASS RESPIRE 
Considérée comme la zone qui enregistre le plus de cas issus de la transmission communautaire au niveau de la zone centre du Sénégal, le marché Ocass de Touba respire un peu plus ces dernières 48 heures. En effet, on semble ne plus être à l’heure où une vingtaine de cas était décomptée. Déjà le 03 mai, toute la cité n’avait ajouté à son compteur qui affichait 119 malades, que 3 nouveaux cas dont 2 issus de la transmission communautaire et aucun d’entre eux ne provenant de ce haut lieu de négoce.
Dans le décompte de ce lundi 04 mai 2020, l’agglomération Touba-Mbacké n’a enregistré que 8 cas contacts sur les 87 cas identifiés au Sénégal. Seuls 8 ont été  testés positifs dans la cité et ils sont tous des cas contacts suivis par le service médical. Et, pendant ce temps, Mbacké a enregistré 4 cas contacts. Ce qui fait un total de 12 cas pour l’agglomération. Depuis que la maladie du nouveau coronavirus a refait surface, c’est la première fois que Touba, dans un décompte publié par le ministre de la santé et de l’Action sociale,  n’enregistre aucun cas issu de la transmission communautaire. Un fait très rare pour mériter d’être signalé. Ocass, une semaine après sa première fermeture, a livré ses premiers résultats qui semblent pour le moins satisfaisants. L’avenir nous en dira davantage.
SITES DE TRAITEMENT INONDÉS 
À Touba, nous avons dépassé depuis au moins 72 heures, la centaine de personnes sous traitement pour covid-19 entre Darou Marnane et Keur Kabb. Au moins 130 patients sont aux soins.  Si le premier site est archi plein depuis bien longtemps, le deuxième, celui hébergé par le clinique construite par les Modou-Modou de Toscana ne tardera pas à subir le même sort. En effet, plus de 30 patients y séjournent déjà.
Conscients que les choses vont se compliquant chaque jour davantage, les autorités médicales ont été rencontrer le Khalife Général des Mourides pour lui demander d’intercéder en leur faveur auprès de l’ Association Touba Ca Kanam pour que leur soient prêtés les deux postes de santé construits à Boberel et à Keur Gol. C’est ainsi que le Patriarche de Darou Miname a saisi Serigne Habibou Mbacké Ibn Serigne Fallou qui a tout de suite, en tant que personne morale de la structure, donné son accord. Des sources annoncent l’hôpital Matlaboul Fawzeini comme bien parti pour héberger des malades du covid-19. Les deux ou trois sites devraient incessamment être ouverts et accueillir de nouveaux malades. https://www.dakaractu.com/

Du fait de l’école buissonnière des médecins seniors : Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr leur a tiré les oreilles dans cette Circulaire

https://actusen.sn/Dans un passé encore récent, le ministre de la Santé et de l’Action sociale avait été contraint de tirer les oreilles aux médecins séniors dans nos Hôpitaux.
Pour ce faire, Abdoulaye Diouf Sarr, dans une Circulaire portant ‘’Séniorisation des gardes’’, s’en désolait en ces termes : ‘’il m’a été donné de constater que les gardes dans les établissements publics de santé hospitaliers sont, de moins en moins, assurées par des médecins séniors. Cette situation n’est pas de nature à permettre une prise en charge satisfaisante des patients’’.
Poursuivant, le ministre-maire de Yoff renchérissait : ‘’il est admis que la séniorisation des gardes favorise une prise en charge plus rapide et de meilleure qualité. En effet, les gardes assurées par de hauts praticiens, en plus de relever le niveau des prestations dans les hôpitaux, rassurent davantage les patients et leurs accompagnants’’.
Aussi, disait-il : ‘’je vous demande de prendre les dispositions nécessaires en vue d’organiser, dans vos établissements respectifs, toutes spécialités confondues, la mise en place de gardes effectuées par les séniors.
J’attache du prix à la bonne exécution de la présente circulaire à laquelle vous associerez les Présidents de Commission Médicale d’Etablissement ainsi que les Chefs des services médico techniques concernés’’.Actusen.sn

Indice de sévérité du Covid 19:le Sénégal au 95ème rang mondial et au 28ème rang africain.

https://www.dakaractu.com/Le Sénégal s’enlise dans le classement de l’indice de perception de la sévérité du Covid-19 dans le monde réalisé par le bureau de prospective économique dirigé par Moubarack Lo. Dans les résultats du baromètre du 03 Mai 2020, notre pays est au 95e rang mondial et au 28e rang africain avec un score de 0,60, un cran supérieur par rapport au 30 avril dernier avec 0,649.

Indice de sévérité du Covid 19 : le Sénégal au 95ème rang mondial et au 28ème rang africain.
L’objet de ce baromètre est de suivre l’évolution de l’indice de mesure et de suivi de la sévérité du Covid-19 au niveau mondial.
Au 03 mai 2020, selon l’étude, le Cambodge arrive en tête (avec un score de 0,99 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 136 pays du monde), suivi de la Nouvelle Zélande (avec un score de 0,99) et de la Nouvelle Calédonie (avec un score de 0,99).
Les scores les plus faibles sont détenus par le Qatar (0,34), l’Equateur (0,31) et Singapour (0,31). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,70, soit une sévérité globalement modérée au niveau mondial.
Par rapport au baromètre du 25 avril 2020, les plus fortes progressions du score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Djibouti (+0,29), Syrie (+0,24), Chine (+0,22). L’Arabie Saoudite (-0,40), l’Equateur (-0,25) et la Mauritanie (-0,18) enregistrent les plus fortes baisses de leur score  dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine.
L’analyse par continent selon la même source montre que l’Europe affiche en moyenne un score de 0,71. Le meilleur score dans ce continent est de 0,96 (l’Islande) et le pays le moins performant affiche un score de 0,35 (le Royaume Uni). Monaco (+0,20), la Slovaquie (+0,16), l’Espagne (+0,13) affichent les plus fortes progressions du score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur le continent européen.
L’Arménie (-0,11), la Finlande (-0,07) et la Biélorussie (-0,06) enregistrent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Europe.
Concernant l’Afrique, les scores sont compris entre 0,98 (Ile Maurice) et 0,40 (Soudan) avec une moyenne de 0,69. Le Sénégal, avec un score de 0,60 se situe au 95e rang mondial et au 28erang africain. Djibouti (+0,29), Éthiopie (+0,21) et Maroc (+0,12) enregistrent les plus fortes progressions (plus fortes baisses de la sévérité) de leur score dans l’indice en une semaine en Afrique.
La Mauritanie (-0,18), le Bénin (-0,17), et le Sénégal (-0,17) signent les plus fortes baisses (plus fortes hausses de la sévérité) de leur score dans l’indice en une semaine, en Afrique. Le Sénégal a commencé à inverser la courbe de la Maladie à partir du 3 avril, expliquant sa bonne performance dans le baromètre publié le 8 avril (3e mondial et 1erafricain), avant de constater une reprise des cas d’infection (notamment communautaires), à partir du 12 avril.
En Amérique, les scores varient entre un minimum de 0,31 (pour l’Equateur, pays le plus gravement atteint dans ce continent) et 0,91 (Uruguay), avec une moyenne de 0,62, soit le niveau de sévérité le plus élevé au monde. Cuba (+0,06) , CostaRica (+0,03) et Mexique (+0 ,01)  affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, sur ce continent. L’Equateur (-0,25), le Brésil (-0,17) et le Pérou (-0,13) signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine sur ce continent.
L’Asie enregistre en moyenne un score de 0,72. Le niveau de sévérité du continent asiatique est le plus faible du monde, au 03 mai 2020 (hors Océanie), alors que la maladie a démarré dans le continent asiatique.
Ce qui démontre le caractère dynamique de l’indice d’une période à l’autre. Le meilleur score (et donc la plus faible sévérité) est obtenu par le Cambodge (0,99), suivi de la Thaïlande (0,98) et de la Corée du Sud (0,96).
La Syrie (+0,24), la Chine (+0,22) et l’Ouzbékistan (+0,12) affichent les plus fortes progressions de leur score dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) en une semaine, en Asie. L’Arabie Saoudite (-0,40), l’Afghanistan (-0,09) et les Émirats Arabes Unis (-0,08) signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine, en Asie.
En Océanie, la Nouvelle Zélande réalise, à la date du 03 mai 2020, la meilleure performance pour l’indice de sévérité du Covid-19 (avec un sore de 0,99), suivie de la Nouvelle Calédonie (0,99) et de l’Australie (avec un score de 0,96). En une semaine, L’Australie affiche une hausse de son score (+0,01)  tandis que la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie stabilisent leur score.

Abdoulaye Diouf Sarr: «Moi,le professeur Seydi et notre supposée brouille»

IGFM – C’est à cœur ouvert que le ministre de la Santé et de l’action sociale s’est livré à «L’Obs». Abdoulaye Diouf Sarr aborde, entre autres surjets, les stratégies de «guerre» contre le Covid-19 développées par l’Etat, l’argent injecté pour la prise en charge des cas testés positifs, le comportement des Sénégalais face au Coronavirus, les critiques de la communication du Gouvernement sur la maladie, la nébuleuse autour de l’achat de médicaments et d’équipements à hauteur de 2 milliards de FCfa par la Pharmacie nationale d’approvisionnement… Abdoulaye Diouf Sarr dit tout, sans réserve.
Votre ministère (Santé et action sociale) vient de faire, le 2 mai, le deuxième bilan mensuel sur le Covid-19 depuis son entrée au Sénégal le 2 mars 2020. Qu’est-ce qui peut expliquer aujourd’hui la forte percée de la maladie, surtout des cas communautaires ?
Le Sénégal est entré dans la pandémie depuis le 2 mars 2020. Mais un peu avant, notre pays avait déjà validé son plan de préparation et de riposte. Le 2 mars, nous avons eu notre premier cas testé positif au Coronavirus. Au bout d’un mois, nous avions eu une progression relativement correcte, en nous stabilisant à moins de 200 cas. Mais, le dernier mois (Avril) a connu une progression exponentielle qui nous a fait franchir le cap de 1 000 cas. Ce qui veut dire que la maladie a beaucoup progressé au Sénégal. Même si nous savons que nous gardons toujours la sérénité et le contrôle des événements en termes de guérison, de capacité de «guerre» et surtout de coordination, de surveillance, de détection et de prise en charge. L’augmentation des cas est tout à fait normale. Nous n’avons pas encore atteint le pic pour engager une décroissance de la maladie. Aujourd’hui, le défi est celui du contrôle, de la prévention et de la prise en charge. Nous sommes en train de nous battre pour cela. Je suis persuadé que si nous gardons la même cohésion globale, la même sérénité, le même engagement et la même détermination, mais surtout s’il y a une participation citoyenne à tous les niveaux, la «guerre» contre le Covid-19 sera remportée.
L’Etat n’envisage-t-il pas de corser les mesures face au non-respect par certains Sénégalais des gestes barrières ?
Le Sénégal est un Etat organisé. Il fonctionne sur la base d’une stratégie, d’instrument de prise en charge de la «guerre». C’est pourquoi le Comité national de gestion des épidémies (Cnge) est l’instance stratégique de proposition des décisions que le Gouvernement apprécie et que le chef de l’Etat entérine en termes de décisions. Nous faisons confiance à ce comité.
C’est pourquoi à ce niveau, nous ne pouvons pas parler de corser les mesures qui sont toujours adaptées aux circonstances. Aujourd’hui, dans ses réunions d’évaluations, si le comité estime qu’il faut aller à un autre palier de mesures, nous le ferons avec responsabilité, parce que tout s’inscrit dans une stratégie bien maîtrisée et tout est adapté à la circonstance.
Donc pour le moment, on ne peut pas imaginer un confinement total ou partiel des zones les plus touchées par le Coronavirus ?
Pour l’instant, ce n’est pas l’option qui a été prise dans le cadre de la réflexion stratégique du Comité national de gestion des épidémies. Beaucoup de pays qui avaient opté pour un confinement général ont du mal aujourd’hui à s’en sortir. Nous faisons confiance à nos experts qui sont dans une posture très responsable. A chaque fois que de besoin, ils nous recommanderons une stratégie à retenir.
Depuis son apparition au Sénégal le 2 mars 2020, combien la maladie à Coronavirus a coûté à l’Etat du Sénégal en termes de prise en charge des cas testés positifs ?
A ce sujet, il faut avoir trois niveaux d’analyse du budget de la lutte contre le Covid-19. Le premier niveau d’analyse, c’est le Plan de préparation et de riposte qui a été validé pour 1,4 milliard de FCfa. Avant qu’on entre dans l’épidémie, la préparation était calibrée sur ce montant. Mais dès qu’on est entrée dans la phase épidémique, avec l’ensemble des cas que nous devons gérer, nous avons validé un autre plan qu’on appelle un Plan de contingence évalué à 64 milliards de FCfa. Mais, il faut noter que ces 64 milliards de FCfa ne sont pas destinés uniquement à la santé. Ils sont destinés à la multi-sectorialité pour la lutte contre le Covid-19. A cela, il faut ajouter l’enveloppe de 1 000 milliards de FCfa destinée à appuyer l’ensemble des secteurs impactés par le Coronavirus dans le cadre de ce qu’on appelle le Force Covid-19. Voilà les trois guichets budgétaires que nous pouvons distinguer. Maintenant, c’est au fur et à mesure qu’on avance dans la lutte que des besoins sont exprimés et qu’on les prend en charge. Le Comité de suivi de la mise en œuvre du Force Covid-19 va travailler avec l’ensemble des acteurs pour faire le point financier.
Mais combien coûte exactement à l’Etat le test positif au Covid-19?
On dit beaucoup de choses à ce niveau là. Le Sénégal est membre de l’Institut Pasteur de Dakar. L’Iressef (Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation) est aussi une structure privée qui est dans la recherche. L’Etat leur donne (aux deux labos), dans le cadre du budget de la riposte, une subvention pour participer à la détection des cas, notamment au travail de laboratoire. Nous n’avons pas un coût par test. L’Institut Pasteur a son budget de fonctionnement. Il travaille avec l’Etat dans le cadre de la détection et avec ses partenaires financiers, ses bailleurs, qui peuvent être l’Etat du Sénégal et d’autres partenaires internationaux. Le rôle de l’Institut Pasteur est un rôle de service public.
Peut-on avoir une idée sur le montant de cette subvention allouée à ces laboratoires (Institut Pasteur de Dakar et Iressef) ?
La subvention est évolutive. Nous attendons d’apprécier d’ici la fin du troisième mois (Mai) pour voir comment calibrer en fonction du travail qu’ils feront.
Donc, rien n’est arrêté en termes d’argent pour le moment ?
Effectivement, rien n’est arrêté pour le moment. Rien n’est définitif.
A ce rythme d’évolution de la maladie, est-ce qu’il n’est pas temps d’aller vers des dépistages massifs au Sénégal ?
Le Sénégal n’a pas pris comme option le dépistage massif. Le dépistage massif n’est même pas une option intelligente, parce que vous pouvez dépister ‘’Samba’’ lundi, vous lui faites croire qu’il est négatif et il se considère comme étant sécurisé. Mais le lendemain, il intègre dans son comportement qu’il n’a pas de problème puisqu’il est négatif. Il peut contracter la maladie le mardi ou le mercredi. Et pour vous, vous l’avez déjà dépisté alors que dès le lendemain il a la maladie. Il faut être cohérent et ne pas suivre les spéculations. On spécule beaucoup, mais il faut qu’on reste serein en travaillant avec responsabilité. Il faut voir l’option que la France vient de prendre pour tester les contacts à haut risque et tous les autres contacts confinés dans les hôtels. Quand la stratégie sénégalaise est quelque part empruntée par la nouvelle stratégie française, c’est que nous avons fait un travail bien réfléchi. Nous poursuivons ce chemin.
La stratégie de communication du Gouvernement est fortement critiquée par des spécialistes en la matière. Etes-vous en train de cacher des vérités aux Sénégalais sur le Covid-19 comme le pensent certains ?
Vous savez très bien qu’au Sénégal on ne peut rien cacher. Nous sommes transparents et travaillons avec tous les acteurs concernés. Les résultats reçus sont donnés dès le lendemain à la première heure aux Sénégalais qui ont la possibilité d’aller les vérifier. Nous n’avons même pas voulu laisser le temps à la spéculation ou au doute. Nous ne pouvons pas créer un cas qui n’existe pas. Nous ne pouvons pas dire aussi qu’un cas n’existe pas alors qu’il existe. Nous sommes totalement transparents parce que c’est la condition de réussite de notre mission. Nous savons que la mission de combat du Covid-19 n’est pas seulement un combat médical, c’est surtout un combat du peuple. Pour cela, il faut que le peuple adhère. Et pour que le peuple adhère, il faut qu’il ait confiance. La base de la confiance, c’est la transparence. C’est pourquoi nous avons opté, dès le début, pour une transparence totale et nous irons dans ce sens.
Qu’en dites-vous de la sortie du professeur Moussa Seydi qui aurait créé beaucoup de bruit au ministère de la Santé ?
Il n’en est rien. Moussa Seydi est un professeur éminent et une figure emblématique de la lutte contre le Covid-19. En tant que ministre de la Santé, je le considère comme l’un de mes conseillers privilégiés en la matière. Lorsque cette question avait était posée, ça m’a fait rire parce que je n’ai pas connaissance d’un problème entre Moussa Seydi et l’équipe du ministère de la Santé. Le professeur Seydi peut valablement le confirmer.
Il n’y aurait-il pas de friction cachée entre le politique et le technicien dans cette affaire de gestion du Coronavirus ?
Il n’y a rien de politique dans ce que nous faisons. Il y a une dimension stratégique de la lutte qui est portée par le ministre de la Santé et qui coordonne l’ensemble du dispositif technique. C’est toute une dynamique qui est en train d’être déroulée sur la coordination du Comité national de gestion des épidémies et sous le pilotage du ministre de la Santé. Tout cela est coordonné et suivi au sommet par le chef de l’Etat. C’est un organigramme de combat très clair que nous avons. Ce qui fait que, depuis le début, il n’y a aucune contradiction en la matière.
Qu’en est-il du don de l’Artemisia que Madagascar prévoit d’octroyer au Sénégal ? Peut-on avoir une idée sur la quantité de ce médicament attendu au Sénégal ?
Nous attendons de le recevoir sous peu. Dès que cela sera fait, nous communiquerons là-dessus.Nous informerons qui de droit quand ça sera fait.
Le Sénégal est-il dans une dynamique d’expérimenter ce médicament malgache sur ses malades ?
Laissons ceux qui sont chargés de la prise en charge, notamment les professeurs qui s’occupent du traitement, le soin de prendre en charge cette question et de l’intégrer au besoin.
L’Intersyndicale de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) parle d’une «commande nébuleuse» d’achat d’équipements et de médicaments par sa tutelle d’une valeur de 2 milliards de FCfa dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Quelle est la vérité dans cette affaire ?
La vérité est qu’on m’a confié une riposte contre le Covid-19 qui est extrêmement sérieuse. Je n’aurais pas aimé être distrait par ce genre de débat. Mais, il est important de dire que, dans ce dossier, le ministère de la Santé va mettre en œuvre la riposte dans de meilleures conditions de transparence. Il n’y a aucun problème. Je note que la Pna n’est pas la centrale d’achat du ministère de la Santé. La Pna est chargée d’approvisionner le marché sénégalais en médicaments essentiels pour les structures publiques. Je crois que si l’Intersyndicale de la Pna avait échangé avec sa direction, elle n’aurait pas eu cette position. Dans le cadre de la riposte, le ministère de la Santé va toujours prendre des décisions financières les plus avantageuses pour l’Etat et les populations dans la plus grande transparence.Mathieu Bacaly

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ONT DÉGAGÉ PLUS DE 3 MILLIARDS FCFA

http://www.emedia.sn/Les collectivités territoriales ne sont pas en rade dans la lutte contre le Covid-19. Elles ont, à l’instar des autres entités du pays, apporté leur pierre à l’édifice. Selon le Soleil du jour, la réunion organisée, ce lundi, entre le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Guèye et les représentants des élus locaux a permis de revenir sur la contribution des collectivités territoriales dans la lutte contre le Covid-19. A ce jour, elle se chiffre à plus de 3 milliards de francs Cfa, dégagés par 125 collectivités du pays. Aliou DIOUF

Réaménagements Budgétaires: Macky Dépouille Les Conseils Départementaux Et Municipaux

http://www.walf-groupe.com/Le Président Macky Sall a pris une ordonnance aménageant des mesures dérogatoires au fonctionnement des Conseils départementaux et municipaux et de ville. Ils sont désormais supplées par les bureaux départementaux et municipaux et de la ville en matière de réaménagement budgétaire dans le cadre du «Force Covid-19».
Après s’être arrogé tous les pouvoirs exécutifs et législatifs grâce à la loi d’habilitation, le président de la République vient de dépouiller les conseils départementaux et municipaux et de la ville de leurs prérogatives de contrôle et de vote du budget. Ainsi, le 30 avril dernier, le Président Macky Sall a pris une ordonnance aménageant des mesures dérogatoires au fonctionnement des conseils départementaux et municipaux et de ville. «Par dérogation aux dispositions des articles 27, 81 et 168 du code général des collectivités territoriales, durant la pandémie du covid-19 et dans les limites du temps de la loi d’habilitation, les bureaux départementaux et municipaux et de la ville suppléent les conseils départementaux, municipaux et de la ville en matière de réaménagement budgétaire destiné à la participation au fonds de riposte et de solidarité (Force Covid-19) de lutte contre le coronavirus à l’allocation de secours ainsi qu’à l’achat de vivres, de produits et de matériels nécessaires à la lutte contre cette pandémie», lit-on dans l’ordonnance prise par le chef de l’Etat. «Les bureaux départementaux et municipaux et de la ville, dont les membres sont convoqués au moins 48 heures à l’avance, peuvent siéger et délibérer valablement sur les questions prévues à  l’article 1, lorsque la moitié de leurs membres assiste à la session», poursuit la même source.
Cette dernière précise que les délibérations du bureau sont transmises après au représentant de l’Etat. L’approbation de ce dernier est réputée tacite si elle n’a pas été notifiée à la collectivité territoriale dans un délai de 72 heures à compter de la date de l’accusé de réception.  «Ces dérogations s’appliquent dès la publication au journal officiel et elles cessent de produire leurs effets dans les limites de la loi d’habilitation», rappelle l’ordonnance.
Pour sa part, Oumar Guèye, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire, affirme que la lutte contre la pandémie du covid-19 nécessite de la part de l’Etat et de ses démembrements, la prise diligente de mesures et de dispositions fortes dont le respect est un impératif de santé publique et nationale. «Les collectivités territoriales doivent ainsi prendre, dans les meilleurs délais, les mesures pour contribuer au dispositif de lutte contre le coronavirus, mais aussi pour assister, chacune dans son territoire, les populations les plus défavorisées parmi celles impactées par le fléau», explique le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire. «Pour ce faire, il convient de réaménager les articles 27, 81, etc du Code général des collectivités territoriales, en vue de permettre aux bureaux départementaux et municipaux et de la ville de délibérer rapidement sur les mesures budgétaires nécessaires à la lutte contre le coronavirus et de réduire le délai d’approbation du représentant de l’Etat», poursuit Oumar Guèye…Charles Gaïky DIENE

Force Covid-19:Ça se chamaille pour 3,5 militons de perdiem

http://www.dakarmatin.com/Seneweb-L’affaire ébruitée par L’Observateur, dans sa parution de ce mardi, va, sans aucun doute, faire les choux gras de la presse et autres parangons de la bonne gouvernance qui avaient fustigé les esclandres ayant jalonné le processus de distribution de denrées alimentaires dans le cadre de la riposte au Covid-19.
De quoi s’agit-il ? Selon des indiscrétions parvenues au journal du Groupe Futurs Médias, le Comité de suivi du fonds destiné à la lutte contre le Coronavirus, appelé Force Covid-19 et dirigé par le Général de division Français Ndiaye, se déchire déjà sur le perdiem de 3,5 millions Fcfa par membre.

Habib Sy et Toussaint Manga disent NON au perdiem

Pendant que certains pensaient décrocher le jackpot, l’ancien ministre Habib Sy et le député Toussaint Manga, ont à tour de rôle pris la parole  pour décliner cette offre. « Dans un contexte aussi lourd que celui dans lequel nous vivons, nous ne pouvons pas accepter d’être payés. C’est inélégant que des Sénégalais puissent cotiser pour lutter contre la maladie et qu’il y ait une frange de Sénégalais qui en bénéficient, au détriment de ceux qui en ont plus besoin, a lancé M. Manga.
Selon une source à nos confrères, Habib Sy, représentant de l’opposition a tenu un discours similaire. « Nous ne voulons pas que notre mission soit entachée par des histoires d’indemnités ou de perdiem. Tout ce qui est lié au travail concernant la lutte contre le covid19 doit se faire dans un désintéressement total », a-t-il soutenu

Mansour Faye a assisté à Salemata à la distribution des kits alimentaires

https://www.pressafrik.com/Le ministre du Développement communautaire, de l’Equité territoriale et sociale Mansour Faye a assisté ce lundi matin à Salemata (70km de Kedougou) à la distribution des kits alimentaires destinés au département éponyme. Cette opération constitue une phase test pour l’acheminement et la distribution des vivres dans les zones les plus éloignées du pays.
En présence de plusieurs autorités, le M. Faye s’est félicité du bon déroulement de l’opération avec la participation de toutes les forces vives de la Nation. Il en a profité pour chanter la nature verdoyante de Kedougou et l’hospitalité légendaires des populations.
Enfin de façon symbolique, le MDCEST a remis à trois bénéficiaires, leur kit conformément à la volonté de son Excellence Macky SALL, de fournir une aide alimentaire conséquente aux familles vulnérables ou impactées par la pandémie du Covid-19 sur toute l’étendue du territoire national.Salif SAKHANOKHO

Aide alimentaire: Les cas de déception ne faiblissent pas

https://actunet.net/Les cas positifs au coronavirus qui prennent la courbe ascendante trouvent répondant dans la distribution de l’aide alimentaire où les cas de déception sont de plus en plus nombreux.
Certaines populations victimes de l’insécurité alimentaire, qui attendaient impatiemment l’aide alimentaires sont entrain de déchanter. La liste des déçus de la distribution des vivres ne faiblit pas. La preuve, dans la commune de Tivaouane Peulh où nous nous sommes rendus pour constat, la cité Socabeg n’applaudit pas la distribution. Selon Bruno Mendy, un habitant de cette cité forte de 4000 concessions, «chaque quartier est formé par 250 maisons. Dans le quartier où nous vivons, sur 250 concessions 14 ménages vont bénéficier de l’aide alimentaire d’urgence», renseigne Mendy pour donner une idée de la grande déception des populations de cette localité pour l’aide. Bruno de poursuivre que des habitants qui ont cru pouvoir trouver de l’aide au niveau de la commune, se sont rendus à la mairie où aucune distribution n’est programmée.
Un scénario identique est constaté à Saint Louis. Dans un quartier comme Diamaguène, apprend-t-on de source officielle, sur 3000 maisons, seules 300 sont éligibles à l’aide d’urgence. La même déception est perceptible au quartier Nord de l’ancienne capitale de l’Aof. Sur les 600 demandes remises au chef de quartier Moussa Niang, 74 ont été déclarées bénéficiaires de l’aide. Dans des quartiers comme Bayal, Guet Ndar, Pikine…certaines s’essaient à une inscription multiple pour doubler leur chance d’avoir cette aide.
Pour rappel, l’aide d’urgence d’une valeur de 69 milliards a été consentie par l’État pour adoucir la souffrance des populations esseulées par l’arrêt de leur travail, suite à l’état d’urgence et le couvre-feu. Il a été annoncé comme un «important programme de distribution alimentaire en faveur d’un million de ménages, soit huit millions de Sénégalais. Ce, pour les soutenir en cette période de crise sanitaire». C’est une aide qui vise les familles les plus démunies du pays, mais avec la situation actuelle, à part quelques privilégiés, toutes les familles sont dans le besoin. La distribution de l’aide est assurée par le ministère du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale.
Ce sont 140.000 tonnes de denrées alimentaires, à savoir : 100.000 tonnes de riz, 10.000 litres d’huiles, 10.000 tonnes de sucres, 10.000 tonnes de pâtes alimentaires et 6000 tonnes de savons qui sont destinées aux populations. À la place d’une tension de pénurie, c’est une tension de déception qui est en train d’être notée sur cette distribution qui laisse en rade des millions de Sénégalais qui sont démunis. En effet, pour trouver les ménages qui doivent en bénéficier, le ministère déclare s’être référé au Registre national unique (Rnu) qui compte  588.045 ménages les «plus démunis» et qui inclut tous les bénéficiaires des bourses familiales. Et les 411.955 ménages qui restent pour compléter la liste répartis entre les 555 communes que compte le pays. À propos des communes, beaucoup d’entre elles ont inscrit à coup de plusieurs millions, dans leur budget, un vaste programme d’aide de leurs populations. Si certaines ont procédé à la distribution de vivres d’autres traînent encore les pieds. En tout cas, à l’instar des fonds de la Force covid-19 qui font l’objet d’un contrôle citoyen dans la gestion, les communes vont rendre compte de la gestion des fonds qu’elles ont déclarés dans leur budget pour la lutte contre la maladie Par Ndiogou CISSÉ

 ALIOUNE TINE ET CIE DEMANDENT L’ÉVALUATION DE L’ÉTAT D’URGENCE

http://www.emedia.sn/La société civile évalue l’état d’urgence prorogée à deux reprises. Macky Sall a prorogé, jusqu’au 2 juin prochain, l’état d’urgence décrété depuis le 23 mars 2020. Cet état d’urgence, assorti d’un couvre-feu, de 20h à 6h, sur l’étendue du territoire national, devait faire l’objet d’une évaluation, selon des organisations de défense des droits de l’homme.
Pour le fondateur d’Africa Jom Center, Alioune Tine, il y a eu des ’’couacs’’ lorsque la mesure du couvre-feu avait été prise pour la première fois au mois de mars. Cela était dû, selon lui, à ’’l’indiscipline’’ de certains Sénégalais qui n’avaient pas compris les sens et les enjeux d’une telle meure. « De ce point de vue, la première fois que le couvre-feu a été violé, nous avons assisté à des actes cruels, inhumains, dégradants, qu’il fallait éviter. Mais, il faut saluer l’intervention du ministère de l’Intérieur qui a réagi en condamnant ces actes », a déclaré l’ancien président du Comité Sénégalais des Droits de l’homme.
Pour le Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite, Ba Samba Camara, c’est une sensibilisation permanente qui pourrait permettre aux Sénégalais de comprendre réellement les enjeux de la lutte contre le Coronavirus. « La sensibilisation doit se faire à tous les niveaux. Il est temps que les gens comprennent que le Covid 19 n’est pas une mince affaire. Il faudrait que l’on fasse l’union sacrée pour que l’on puisse arriver à bout de cette pandémie », a-t-il déclaré.
Interrogé par Iradio sur la question, Seydi Gassama demande à l’Etat de faire une évaluation de cette mesure. « Il faut faire le point pour pouvoir avancer. Il ne faudrait pas se contenter des communiqués de statistiques qui ne convainquent personne, parce que, les tests sont effectués sur de petits échantillons », a indiqué le Directeur exécutif d’Amnistie Sénégal. En ce qui concerne les vivres distribués au sein des populations dans le cadre du plan de riposte contre le Covid 19, Seydi Gassama exhorte le comité de suivi à aider le gouvernement à faire de sorte que, les controverses, comme c’était le cas pendant les premiers jours, soient évitées. Babacar FALL

DANSE DES PRIORITÉS Par Mamadou Ndiaye

http://www.emedia.sn/Front plissé, visage bouffi, Abdoulaye Diouf Sarr, face à la presse, lâche : « l’épidémie ne faiblit pas. » Autrement dit, le mal persiste et la menace se précise. L’augmentation des cas positifs au coronavirus inquiète le Ministre de la Santé. Pour autant il n’est pas abattu. Pas plus qu’il ne s’avoue vaincu. Visiblement, l’enthousiasme ne l’habite plus. Avec un peu d’exagération l’on pourrait même dire qu’il a l’esprit engourdi.
S’il ne pointe sur personne un doigt accusateur, il assène des rappels qui ont valeur d’avertissement. A l’endroit d’une frange de compatriotes très peu respectueux des règles de conduite. Inconscience, irresponsabilité, insouciance, tout y passe pour caractériser (et fustiger) les comportements observés ici ou là. Ceux-ci frisent la défiance ou l’indifférence alors que le danger plane sur nos vies. Il rôde en tout cas, puisque onze des quinze régions du pays sont désormais affectées. Bien entendu cette perspective émousse des ardeurs.
Il y a peu pourtant, la pandémie ne touchait que six zones. Très vite, celles-ci furent cernées par des mesures prophylactiques dans le but d’endiguer toute propagation susceptible de compromettre la stratégie de riposte concoctée par le Gouvernement du Sénégal. Au bout de quelques semaines, le succès était au rendez-vous. En revanche, le statu quo n’est pas loin. Car de vieilles habitudes refont surface au mépris des précautions sanitaires à prendre pour sauver des vies.
A tue-tête, les médias s’alarment de la recrudescence des actes d’indiscipline. Lesquels traduisent certes une exaspération de l’immobilisme ambiant mais ne justifient pas pour autant la désinvolture ou l’arrogance qu’affichent des Sénégalais en mal de droiture. C’est à croire qu’ils sont ingouvernables. Les images du premier soir du couvre-feu restent vivaces dans les mémoires. De même que les attroupements spontanés dans les rues de la Médina étonnent par leur caractère répétitif. Le grand prestige des forces de défenses et de sécurité a été écorné au cours de ces débordements de rues.
Passé l’étonnement, la raison doit reprendre ses droits sinon force reste à la loi. En clair, l’occasion est bonne de remettre les choses à l’endroit sous peine de voir se multiplier les incidents ou de subir le harcèlement de quelques activistes aux aguets. Il est vrai que la pandémie s’aggrave. La barre des mille cas positifs est franchie. En revanche, si les populations retrouvent leurs réflexes de survie, il devient plus aisé pour les soignants de maîtriser les flux de malades dont le pic, tant redouté mais attendu, ne se produit pas encore.
Dans une précédente édition, nous n’avions pas manqué d’alerter sur l’épuisement des équipes médicales, les mêmes qui, depuis bientôt six mois, travaillent jour et nuit sans repos, sans répit. Au regard de leur rythme de fonctionnement, elles méritent reconnaissance de la nation pour les prouesses qu’elles réalisent au prix d’efforts presque surhumains.
La crispation du ministre contraste avec la sérénité qui se dégage du visage du célèbre infectiologue Professeur Moussa Seydi qui ne récuse pas la médecine traditionnelle. Des tests de validité doivent lui être appliqués. Il préfère plutôt que des essais cliniques randomisés précèdent toute prescription d’ordre médical.
Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, Pr Seydi en l’occurrence, reste toutefois attentif aux conclusions imminentes du Comité scientifique piloté par la Direction de la Pharmacie nationale d’approvisionnement. Dans le doute, il s’abstient. Même s’il suit de très près les péripéties de l’artémisia, plante venue de Madagascar et objet de toutes les curiosités en ce moment. En attendant les convoitises…
Elle est déjà introduite au Sénégal pour une analyse et des examens de ses propriétés. A son tour, la Guinée-Bissau a affrété un cargo pour ramener de la Grande Ile « l’arbuste de tous les espoirs » que la Cedeao compte diffuser à une vaste échelle du fait des vertus qui lui sont prêtées en plus de son stimulant digestif reconnu. La rigueur du protocole sénégalais atténue quelque peu l’enthousiasme que suscite cette plante de l’océan indien qui peine à s’acclimater dans le Sahel.
Par ce biais, l’Afrique est-elle en train de se ressouder ? Plus forts, unis que séparés, les pays africains se sont aperçus de leur affligeante vulnérabilité parce que dépendants de l’extérieur pour se prémunir contre le covid-19. Par simple mimétisme, de nombreux Etats africains avaient soumis leurs populations à la diète alimentaire en les confinant pour réduire au maximum les contacts.
Les Etats-Unis et la Chine font la course en tête pour la production d’un antiviral à l’efficacité reconnue. Entre les deux, l’Europe tente de se frayer un chemin fut-il étroit pour exister. Bruxelles, siège la Commission, vient de lever 4 milliards d’euros à l’issue d’un appel de fond qui lui permettront de financer la recherche. The Lancet, revue scientifique britannique qui fait autorité dans le monde, arbitre ce match à trois avec d’énormes enjeux financiers en arrière-plan de cette épique bataille de leadership qui n’en est qu’à ses débuts.
La crise sanitaire a tendance à occulter d’autres priorités reléguées au second plan alors quelles ont droit de cité. Qui pour se rappeler que l’hivernage approche ? Les paysans scrutent à la fois le ciel (pluies) et l’horizon (kits alimentaires). Mais plus foncièrement, ils s’interrogent sur la déclinaison de la prochaine campagne agricole. Y aura-t-il assez de semences pour le monde rural ? En quantité et en qualité ? Certifiées ou écrémées ?
A-t-on idées des superficies à emblaver pour la prochaine saison hivernale ? Seront-ils suffisamment dotés en intrants agricoles ? L’Etat va-t-il consentir de réels efforts pour réduire la faune des intermédiaires ? Ces derniers, perçus comme des « vautours » interfèrent dans les politiques agricoles au point de les rendre illisibles. La grande opacité qui entoure les options agricoles du gouvernement empêche de cerner avec justesse les progrès accomplis. A tous les coups, « ils gagnent et ils gagnent », me confie, amer, un acteur de premier ordre du monde rural qui reprend à son compte une formule peu glorieuse.

Achat d’un immeuble à 25 millions de dollars à New York:Le Ministere s’explique

iGFM – (Dakar) Le ministère des Affaires étrangères réagit sur l’affaire de l’acquisition, par l’Etat du Sénégal, d’un bien immobilier à New York, d’une valeur de vingt-cinq (25) millions de dollars américains. Il s’est expliqué dans un document dont nous vous proposons le contenu ci-dessous.
«L’État du Sénégal avait acquis ce terrain en novembre 2009, à l’effet d’y construire un immeuble devant abriter, entre autres, sa représentation permanente auprès des Nations unies, ainsi que la résidence de l’Ambassadeur, Représentant permanent, dans le cadre d’un projet dénommé « La Maison du Sénégal ». Toutefois, la procédure ainsi entamée avait souffert d’une irrégularité. En effet, le supposé responsable du projet n’avait aucun titre officiel pour représenter l’État du Sénégal, qui a donc décidé de l’écarter de la procédure
Par la suite, l’État du Sénégal avait signé un accord avec une entreprise américaine en vue de la construction d’un immeuble, suivant deux conditions :
–la participation du Sénégal à hauteur de quinze (15) millions de dollars;
– la rétrocession de l’immeuble à l’État du Sénégal après 20 ans d’exploitation.
En mai 2013, le Gouvernement, estimant que cet accord pourrait entre préjudiciable aux intérêts du Sénégal avait opté pour sa résiliation, sous la supervision directe de l’Inspection générale d’Etat. A cet égard, l’Etat avait négocié une rupture à l’amiable de ce contrat et signé un nouvel accord avec une autre firme américaine, à des conditions nettement plus avantageuses. Cette entreprise devait assurer le financement du projet à travers des apports personnels et prêts qu’elle devait consentir.
Toutefois, avec les risques permanents liés à la possible réalisation d’hypothèques consenties sur le bien immobilier, l’Etat a finalement pris l’option de renégocier le contrat en décembre 2016, sur la base d’une expertise contradictoire de l’immeuble, pour se libérer de tout engagement vis-à-vis de l’entreprise.
Aux termes de ce nouvel accord, l’Etat a obtenu, après négociation et dettes croisées, l’inscription en son nom des titres représentant sa part, notamment les bureaux de la mission, la résidence de l’ambassadeur et toutes les dépendances y afférentes, écartant ainsi définitivement tout risque d’aliénation.
Les deux parties ont accompli toutes les diligences nécessaires pour rendre effectif le transfert de propriété sur cette part de l’Etat. Les actes ont été soumis aux formalités d’enregistrement et de publicité foncière dans les services de la ville et de l’Etat de New York.
Le Ministère voudrait préciser que l’Etat a pris les dispositions afin que toutes ces transactions soient réalisées en toute transparence, dans l’intérêt exclusif du Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la politique de sécurisation du patrimoine extérieur de l’Etat et de réduction de ses charges locatives. Elle procède également d’une pratique internationale avérée de construction de complexes diplomatiques suivie par plusieurs pays.»

La chronique de l’épine et de la rose: La Presse sénégalaise au défi Par Oumar-Diouf FALL

«Parler de liberté, n’a de sens qu’à condition que cela soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre », ces mots, d’une si excitante pertinence, sont du célèbre écrivain anglais Eric Arthur Blair dit Georges Orwell repris autrement par l’ancien Président français François Mitterrand qui faisait observer à ceux qui
aujourd’hui feignent de l’oublier que « tout pouvoir a besoin de contre-pouvoir ». Ce contre-pouvoir ne s’acquiert que dans un champ vertueux de Liberté, une liberté acquise aux forceps au prix de sacrifices de générations malmenées par des pouvoirs politiques autoritaires et tortionnaires, totalement imperméables à la critique et à la contradiction.
Ce combat pour la liberté du journaliste et la promotion des diversités est toujours au cœur des enjeux du moment.
C’est la raison pour laquelle nous, journalistes, considérés dans une lointaine époque-aujourd’hui révolue?-comme animateurs d’un « quatrième pouvoir », ne devons pas nous priver de célébrer, certes différemment, ce 3 Mai, journée internationale de la liberté de la presse, en ces moments de grisaille oppressante de notre vie trépidante ponctuée par les tristes cliquetis du Coronavirus.
Oui, il faut célébrer cette journée en nous posant un peu pour aborder quelques questions qui fâcheraient certains.
1.Peut-on parler d’entreprise de presse au Sénégal ?
2.Les journalistes sénégalais sont-ils bien formés?
3.Sont-ils dans des conditions psychologiques, financières et matérielles pour exercer pleinement leur mission?
4.Les journalistes sont-ils respectueux des codes d’éthique et de déontologie de leur profession?
5.En clair, la presse sénégalaise est elle sérieuse? crédible? Peut-on lui faire confiance?
6)Est-elle indépendante? En a t-elle les moyens?
7.Les journalistes femmes sont-elles bien représentées aux postes de responsabilité ?
8.La presse est elle bien régulée ? Doit-elle être régulée ? Peut-elle être régulée? Et comment la réguler?
9)Les organes de régulation, le CNRA( Conseil nationale de régulation de l’audiovisuel), d’auto-régulation, le CORED( Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie) jouent-ils leur rôle?
10)Les réseaux sociaux peuvent-ils cohabiter avec la presse?
11)Quels modèles de presse à l’ère du numérique et dans un environnement concurrentiel ?
Notamment en période de récession économique, financière et de crise sanitaire, écologique, identitaire etc…?
Les questions, j’en oublie encore, sont nombreuses et toutes importantes. Il est clair que les destinataires du produit de presse, récepteurs de l’information qui leur est livrée quotidiennement, sont les mieux indiqués pour y répondre.
Néanmoins nous allons tenter le périlleux exercice d’apporter notre point de vue. Sans complaisance et sans langue de bois.
Pour répondre de façon succincte à la première question, il existe bel et bien une entreprise de presse dans notre pays, si l’on considère l’entreprise comme une unité économique de production à but commercial de biens et services, contrôlée soit par l’Etat, soit par une entité ou société privée juridiquement constituée. L’entreprise de presse est un « marchand de nouvelles » qui produit de l’information qu’elle rend la plus attractive possible pour l’acheteur. Et dans un système de libéralisme économique exacerbé, le modèle concurrentiel favorise une lutte pour la conquête de marchés créateurs de richesses, ce qui induit une quête effrénée de la publicité qui génère l’essentiel des ressources financières de l’entreprise de presse. La question que l’on peut se pose reste toutefois la viabilité économique de celle-ci dans un pays comme le Sénégal qui n’a pas une marchandise publicitaire élastique dans un système concurrentiel sauvage, complètement désorganisé et désarticulé. Dès lors, la seule manne publicitaire ne peut nourrir l’entreprise.
Alors la question qu’il faut poser à ceux qu’on appelle les « patrons de presse », chefs de l’entreprise et très souvent sans formation en management , est de savoir par quelle gymnastique, par quels magie et tour de passe-passe ils arrivent à assurer la survie de la société de presse? En plus des charges courantes et incompressibles des salaires et de fonctionnement comme l’électricité, le téléphone par exemple, il va aussi falloir obligatoirement payer les charges sociales et fiscales. Qui peut, à défaut de vouloir « jeter la maison par la fenêtre », c’est à dire fanfaronner-je dis bien- qui peut se targuer de remplir ces critères déjà évoqués, que l’on soit dans le secteur public ou privé de l’information? Je laisse le soin aux concernés d’y réfléchir et en répondre.
Toutefois, ces promoteurs privés, notamment les précurseurs qui ont vécu de souffrances, de cauchemars et d’hostilités sans foi ni loi, doivent être salués et au besoin honorés pour leur courage et leur obstination à vaincre les tabous et railleries d’oiseaux de mauvais augure, en son temps dubitatifs sur la viabilité existentielle de cette presse privée qu’ils ont farouchement combattue. En vain.
En ce 3 Mai, journée internationale de la liberté de presse, ils méritent notre respect par le rôle social et économique qu’ils procurent et doivent davantage bénéficier du soutien de l’Etat et de l’attention de nos concitoyens qui doivent comprendre que l’information et la liberté de presse ont un prix qu’il faut payer au risque de voir tout simplement la démocratie et les valeurs qu’elle irrigue, sérieusement hypothéquées dans leurs fondements.
Sur la formation des journalistes, même s’il faut laisser le soin, aux hommes de l’art, aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, donc consommateurs du produit presse, d’apprécier la qualité de la ressource journalistique, nous n’avons pas à rougir du niveau de formation des journalistes dont beaucoup ont un haut niveau universitaire qui élève la qualité d’exercice du métier.
Pour faire simple, le journalisme, c’est la restitution précise et concise des faits. Après chacun en tire les conclusions qui lui plaît. Évidemment, notre métier de journaliste a connu une singularité initiale dans sa trajectoire du fait qu’à ses débuts les journaux se sont faits sans journalistes formés dans des instituts de formation dédiés mais par des collaborateurs de presse, «qui ne vivent pas leur activité comme un métier à part entière avec ses savoir-faire propres et sa logique de carrière », tel que enseigné par le professeur et chercheur en sciences politiques Eric Neveu qui faisait remarquer dans son ouvrage « Sociologie du journalisme » que « travailler pour un journal était une position d’attente vers les vraies carrières de la littérature et de la politique », c’est d’ailleurs ce phénomène que décrit Balzac dans ses ouvrages « Illusions perdues » et « Monographie de la presse parisienne », en 1843 déjà. Cette monographie rend bien visible ce qu’il appelle « le vide du journalisme qui ouvre la voie vers la réussite ailleurs, ou stérilise ceux qui s’y engluent » Ah, c’est comme si Honoré de Balzac était un contemporain!
Bien entendu, entre-temps la morphologie du journalisme a beaucoup évolué positivement, tant dans ses variables formation avec un fort niveau académique que dans sa féminisation plus poussée. En attendant d’apporter, sans fausse modestie, mes réponses aux autres questions dans une prochaine « chronique,
j’invite à répondre à ces questions: la presse est-elle utile pour notre pays? Et comment concilier viabilité économique et indépendance éditoriale?Oumar-Diouf FALL,MediaPower221.com

Liberté de la presse et affranchissement du citoyen Par Pape Sadio Thiam

https://directnewsinfo.com/A l’instar des autres pays du monde, le Sénégal a célébré la journée mondiale de la presse, sous le thème : « le journalisme sans crainte ni complaisance ». Organisée chaque année depuis 1993, la Conférence mondiale de la liberté de la presse offre aux journalistes, aux représentants de la société civile, aux autorités nationales, aux universitaires et au grand public l’occasion de discuter des nouveaux défis qui se posent à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes et de travailler ensemble à l’identification de solutions. L’arrivée des réseaux sociaux, le chamboulement des rédactions, la difficulté de creuser les sujets pour privilégier les sujets en réaction aux conversations des réseaux sociaux, le métier de journaliste a beaucoup changé ces dernières années, au point d’être au cœur d’une vraie crise de confiance et d’audience. Le verrouillage de l’information par la presse pour en faire parfois un enjeu de pouvoir est en train de sauter, car le citoyen fait maintenant du journalisme sur le journalisme, de l’investigation sur les investigations de ce dernier. Aucune démocratie ne peut aujourd’hui s’enfermer sur elle-même, car à grâce aux réseaux sociaux, le calvaire des citoyens sénégalais est partagé par les citoyens des autres pays. Aucun pouvoir n’est non plus à l’abri du contrôle citoyen et, à moins de faire preuve de mauvaise foi, aucun leader ne peut ignorer les complaintes citoyennes qui s’expriment dans les réseaux sociaux. Il faut dire donc que le pouvoir n’est plus concentré entre les mains des élites politiques. Ces élites qui ont le longtemps usurpé les prérogatives du peuple et qui ont décidé agi ou parlé en son nom sont aujourd’hui obligés de répondre au tribunal du cinquième pourvoir. Ce n’est pas une emphase, le cinquième pouvoir est effectivement en train de circonscrire son domaine de compétence et il s’étend à l’ensemble de pouvoirs politiques. Jadis auteurs d’investigations, de dénonciations, de critiques acerbes contre les pouvoirs politiques, la presse est aujourd’hui passée de sujet à objet de critiques. Outre le fait qu’ils sont tous obligés de partager leurs réflexions dans les réseaux sociaux, ils sont obligés de défendre leurs analyses, de se justifier, de corriger ses arguments, bref de satisfaire une certaine demande citoyenne expressément formulée dans les commentaires de ses « posts ». Les médias sociaux bousculent le journalisme traditionnel, au moins en interrogeant les fonctions qui lui sont idéalement dévolues. Surtout dans un contexte où de nombreuses critiques sont portés à l’encontre de ce dernier comme favorisant l’expertise et l’emprise de quelques-uns, mais aussi des connivences des journalistes, des éditorialistes avec des responsables politiques ou des techniciens de l’action publique. On voit donc que même s’il serait exagéré de dire que les réseaux sociaux exercent un ascendant psychologique sur les acteurs de la démocratie, on est obligé de reconnaître que l’action qu’il exercent sur eux n’est pas négligeable. Les citoyens étaient jusque-là comme des éléments du décor du champ social. On a tout le temps, théorisé que le peuple est souverain et que la séparation des pouvoir, la liberté, l’égalité étaient les principes de la démocratie qui entretiennent et sauvegardent cette souveraineté populaire. Mais si dans le principe cette souveraineté populaire est indiscutable en démocratie, dans les faits les pouvoirs réels échappent aux citoyens. Les politiques, la presse et les milieux économiques se comportent parfois comme des oligarques qui gavent le peuple de cosmétique démocratique pour mieux l’opprimer. Exploités, mentis, bernés et snobés par les pouvoirs politiques, les milieux médiatiques et la presse conventionnelle, les citoyens, s’appuyant sur les progrès scientifiques, se sont affranchis des tunnels de l’anonymat où les avait plongés la démocratie formelle grâce aux réseaux sociaux. C’est un fait particulièrement énigmatique et qui passe souvent inaperçu : les mouvements altermondialistes et les réseaux sociaux développent une forme de synergie qui change l’esprit et la forme de la démocratie. Citoyens universels ; citoyens d’un monde qui ne peut plus être exclusivement contrôlé par la caste des hommes politiques, des manias de la presse et des puissances financières ; citoyens de pays décloisonnés par la mondialisation, les hommes d’aujourd’hui font de la transparence la nouvelle religion. Il n’y a plus de coupure entre la classe dirigeante et celle dirigée : les réseaux sociaux ont accompli la prouesse d’avoir fait sauter le verrou. Le verrouillage du pouvoir par le prétexte de la « raison d’État » est passé de mode (la transparence sur tout, partout et pour tous est désormais un devoir citoyen).

Senelec-Akilée: l’Ige, l’Armp, l’Ofnac et la Cour des comptes saisis

http://www.dakarmatin.com/Faisant suite à sa déclaration en date du 28 avril 2020 sur la problématique du contrat entre Senelec Sa et Akilee Sa (187 milliards de Fcfa), le Syndicat des Cadres de Senelec (SYCAS) a officialisé la saisine des organes de contrôle de l’Etat.
Ainsi le Sycas a saisi hier l’Ige, la Cour des Comptes, l’Armp ou l’Ofnac dans l’intérêt d’élucider ces questions afin de lever tout équivoque et de rassurer tout un chacun sur les véritables enjeux et défis.
Les cadres disent exiger aux organes de contrôle de l’Etat « d’assurer la plénitude de leurs responsabilités en déclenchant les missions appropriées et relevant de leurs prérogatives. » « Le processus de transparence se poursuit au niveau de ces dits organes qui seront, tout aussi comptables, devant le peuple en cas d’inaction de leur part

Les Menaces Du DG De La Senelec… Il Détient Des Secrets Contre L’Etat

https://www.xibaaru.sn/PAPE MADEMBA BITEYE  DE LA SENELEC…DEMAIN, UNE TAUPE D’ETAT POUR L’OPPOSITION ?
Depuis quelques temps, l’actuel directeur de la Senelec, Pape Mademba Bitèye, mène une campagne de complots permanents contre le ministre du pétrole et de l’énergie Mouhamadou Makhtar Cissé. Pire, l’homme Bitèye use et abuse les syndicalistes pour tenter de mettre à nu les contrats signés par son prédécesseur. Encore, encore, il fait croire à ses proches qu’il détient des secrets d’état dans le domaine énergétique. Contre qui ? Peut-être contre l’état car les contrats pétroliers sont du domaine exclusif de l’état qu’incarne le président de la république. Des menaces qui n’ébranlent nullement Mouhamadou Makhtar Cissé dont la gestion à la tête de la Senelec est certifiée par tous les corps de contrôle de l’état. Et approuvée par le président de la république et les usagers. Vraiment, Makhtar Cissé a bon dos ! Même pour des recrutements de cadres dans une société autonome comme Petrosen, c’est la main de Makhtar Cissé lit-on dans des réseaux sociaux « nous avons quitté volontairement la Senelec pour postuler à Petrosen. Makhtar Cissé n’y est pour rien ! » Nous confirme un désormais ex-cadre de la Senelec. Compte tenu de la façon dont Pape Mademba Biteye mène sa campagne de complots et de désinformation à la Sékou Touré, certains leaders de l’opposition pensent déjà à lui. « Demain, après 2024 et le règne de l’apr, nous allons nous rapprocher de Bitèye afin de nous procurer certains documents d’etat pour pourvoir poursuivre les proches de Macky Sall » se réjouit déjà un leader de l’opposition. Comme quoi, ministres de la république, hommes d’affaires et membres de la famille présidentielle, n’oubliez surtout vos documents confidentiels sur la table de Pape Mademba Bitèye. C’est « le Témoin » quotidien qui vous alerte !Source le Témoin

COUVRE FEU À THIAROYE: DES POLICIERS AGRESSÉS PAR DES JEUNES

http://www.emedia.sn/Dans la nuit du vendredi au samedi 2 mai, des éléments de la police de Thiaroye, seraient victimes d’agression par des jeunes de Nietty Mbar, qui ont décidé de braver le couvre-feu.
Selon le Soleil Online qui donne l’information, tout a commencé vers 22h lorsque la patronne de service du commissariat de Thiaroye, Khadidiatou Sall, a été alertée des agissements des récalcitrants qui jouaient au Football (petits camps) devant la maison d’un imam. Informés, les policiers ont fait une descente sur les lieux pour sensibiliser les contrevenants. Les jeunes garçons ont pris la poudre d’escampette lors qu’ils ont aperçu les véhicules de la police et s’en est suivie une course-poursuite.
Arrivée au domicile des jeunes, les agents des forces de l’ordre ont demandé à parler au chef de famille. Au lieu de les laisser le voir, les jeunes se seraient rués sur les policiers. L’un des fils de l’imam aurait balancé un banc sur la tête de l’un des policiers, qui est tombé et s’est retrouvé avec une blessure à la tête. Lorsqu’un deuxième policier a accouru pour secourir son collègue, il a également été blessé. A la vue du sang, les autres policiers, qui étaient dans la voiture, sont intervenus. Pour sauver leurs vies, ils ont usé de grenades lacrymogènes.
« C’est impardonnable surtout de la part d’un imam qui devait donner le bon exemple. L’imam est venu au commissariat la nuit pour demander la clémence de la Justice, mais c’est impardonnable. La famille balance des vidéos sur le net, mais comment une personne tabassée peut avoir le temps de filmer ? Les éléments n’étaient même pas armés. Dès qu’ils ont franchi la porte de la maison, ils se sont rués sur eux. On ne va pas laisser passer cela. Toute personne impliquée sera interpellée », a souligné une source sur les lieux.
Les agents de police ont consulté un médecin qui leur a délivré des certificats médicaux. A en croire la version de la famille de l’imam, les policiers les ont attaqués avec des gourdins et ils ont riposté. LORITA SIMBOU

TROIS TALIBÉS VIOLENTÉS PAR LEUR MAITRE CORANIQUE À THIÈS

http://www.emedia.sn/Au moment où l’on parle du retour des talibés vers leurs familles, dans le contexte inquiétant de la propagation du Covid-19, des maîtres coraniques maintiennent toujours ces jeunes dans leurs daaras.
À Thiès, précisément à Keur Dago sur la route de Keur Thième Souaré, un maître coranique s’en est vertement pris à trois des pensionnaires de son école. Ces jeunes seraient originaires de la Gambie. Tous les trois sont victimes de sévices corporels. Ce maître coranique pointé du doigt aurait déjà été une fois interpellé pour des faits similaires.La Police a ouvert une enquête. De notre correspondant à Thiès, Isidore A. SÈNE

UN PÈRE DE FAMILLE, ÉPOUSE ET SES ENFANTS TORTURÉS,UN GENDARME BLESSÉ

http://www.emedia.sn/Malgré l’état d’urgence assorti de couvre-feu décrété par le président de la République pour lutter contre la maladie du Coronavirus, les malfaiteurs continuent de dicter leur loi dans certaines localités du pays. Et, ce n’est pas les habitants de « Paffa », village situé dans la commune de Mbadakhoune, qui diront le contraire. Ce village a été visité par une bande armée, dans la nuit du 3 avril au 4 avril 2020.
Les malfaiteurs lourdement armés, ont mis sens dessus dessous une des maisons du village. « Le doyen de cette maison, son épouse et ses fils ont été malmenés, brutalisés, torturés par les malfaiteurs. Ils ont aussi transformés en ferraille le véhicule, garé dans la cour de la maison. Ils ont pris en otage toute la famille. La situation est horrible », a déclaré Nogaye Ndour, habitant du village, interrogé par Iradio.
A l’en croire, c’est lui-même qui a alerté les gendarmes qui ont rappliqué dare-dare sur les lieux. Il y a eu, informe-t-il, des échanges de tirs entre les hommes en bleue et les assaillants qui ont entrainé des blessures. L’un des gendarmes a été touché et est présentement à l’hôpital de Kaolack.
Ndour a profité de cette occasion pour dénoncer l’insécurité grandissante qui prévaut dans leur localité. Car, selon lui, ce n’est pas la première fois que des attaques de ce genre ont lieu dans leur village. Aliou DIOUF

Lutte contre le covid19: Avec le Président Macky Sall et le CNGE, l’espoir est bien permis !Par Alassane DIALLO

“Par l’union, vous vaincrez. Etouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles”. Victor HUGO
Signalée pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019, le coronavirus ou covid19 est vite devenu plus qu’une épidémie, mais une pandémie, car se situant à l’échelle mondiale. A la date d’aujourd’hui, le COVID-19 a envahi plus de 140 pays, dont le Sénégal. D’ailleurs, seules 3 régions (Matam, Kaffrine et Kédougou) sur les 14 que compte notre pays ne sont encore épargnées par ce vicieux ennemi. Croisons les doigts ! En effet, depuis plus de deux mois, nous vivons avec la peur d’une hécatombe, à cause du taux de mortalité élevé dans les premiers pays touchés.
A ce jour, cette pandémie a déjà frappé 3,5 millions de personnes, dont près de la moitié en Europe, et tué près de 250 000 malades, selon les décomptes réalisés par l’AFP.
Seulement, à l’image du Sénégal ou même mieux, une douzaine de pays résistent encore au coronavirus. La plupart de ces territoires miraculeusement épargnés sont situés dans l’océan Pacifique. Puisse le Tout-Puissant (!) nous protéger contre ce mal comme il l’a fait pour la Micronésie, de Kiribati, des îles Marshall, de Naru, de Palau, des îles Salomon, du Tonga, de Vanuatu et de Tuvalu. Seulement, pour faire comme ces pays, respectons les consignes données par nos autorités : mesures barrières, port de masques lors de nos déplacements essentiels. Mais, surtout, restons chez nous !
Pour revenir à notre si beau pays, retenons que malgré la peur partagée par tous, l’espoir est permis, car « à ce jour, le Sénégal compte 1271 cas positifs dont 415 guéris (45 aujourd’hui même), 10 décès, 1 évacué et 845 encore sous traitement », note-t-on dans la presse du jour.
Bien que nous soyons dans une crise, la pandémie du coronavirus, ces résultats méritent d’être applaudis. Et les Autorités (civiles et militaires) -dont la vision, la compétence et le dévouement ont permis d’engendrer ces résultats-, respectées et félicitées.
Malheureusement, c’est le contraire que certains qui envahissent les médias, le plus souvent, la tête bien vide, veulent nous imposer. Fondant tous leurs argumentaires sur des accusations, des bêlements, des blâmes, des braiments, des clameurs, des complaintes, des geignements, des gémissements, des jérémiades, des lamentations, des murmures, des plaintes…
Rien que cela. Aucune motion de satisfaction. Aucun engagement à ceux qui qui ne dorment pas, et qui au risque de leurs vies, sauvent la nôtre. Que le monde est injuste !
Comme le soutenait le sage Xiaoping DENG, dans une phrase de 14 mots : « Peu importe que le chat soit gris ou noir, pourvu qu’il attrape les souris ».
Que l’on aime ou le déteste, qu’on soutienne ou s’oppose au Président de la République, on ne peut pas dénier à Son Excellence, Macky Sall, son courage, son leadership et sa forte volonté de voir notre continent poursuivre inlassablement sa marche vers l’Emergence. C’est pour cela, que sa vision éclairée lui a ouvert et continue encore d’ouvrir à chaque fois, au concert des Nations, les portes de l’Afrique et du monde.
En atteste, la place accordée à Son Excellence, Macky Sall, au Fonds d’intervention de l’UA contre le Covid-19 créé le 26 mars 2020, pour lequel les membres se sont engagés à verser la somme de 12,5 millions de dollars américains, avec 4,5 millions de dollars en sus pour le CDC Afrique.
Son combat, visible dans sa réflexion de haute facture, parue dans le quotidien national « Le Soleil », dans son édition N° 14960, du mercredi 08 avril 2020, et consacrée aux stratégies à mettre en œuvre pour éradiquer le Covid19 et relancer la machine de l’économie mondiale.
Et cela, après qu’il a lancé un appel aux pays développés pour l’annulation de la dette des pays pauvres d’une valeur de 365 milliards de dollars. Ne disait-il pas ceci : « Il faut que cette demande soit prise en compte, car l’Afrique fait partie du monde ».
Pour confirmer la pertinence de sa proposition, le G20 a décidé de mettre en place un moratoire d’un an sur le remboursement de la dette des pays africains. Et comme pour faire chorus à cette décision, le Président français Emmanuel Macron, Sa Sainteté, le Pape François, le FMI et même la Banque mondiale le félicitent pour le nouvel ordre mondial qu’il veut construire.
Cette réorganisation prochaine du monde est tellement claire dans la tête du Président Sall qu’il dira haut et fort « qu’après le Covid-19, je suis convaincu qu’il faudra un nouvel ordre mondial, qui devra renforcer la résilience de tous les pays, car si demain cette maladie reste quelque part dans un village du Sénégal ou ailleurs, c’est toute la communauté mondiale qui sera menacée ». Quelle profonde vérité !
Mieux, Son Excellence, le Président Macky Sall, à travers les nombreuses décisions qu’il a prises depuis le lundi 23 mars 2020, pour contenir la propagation du coronavirus au Sénégal, suivies de celle du 02 avril 2020, fondée sur l’article 69 de la Constitution et sur le quitus donné par l’Assemblée nationale, qui a adopté la loi n° 2020-13 du 02 avril 2020, et de la toute dernière du dimanche 03 mai 2020, ont montré que le Président Macky Sall maîtrise parfaitement les politiques publiques.
Le Président Sall a redonné confiance à son peuple pour que plus jamais, « l’infiniment petit ne fasse trembler le monde entier, de façon brutalerapide et massive ».
En outre, en créant le Fonds Force Covid, à la tête duquel, il a placé une équipe dynamique et intègre pour en assurer la transparence, en venant en aide à toutes les couches sociales, après avoir réuni, dès le début, les hommes politiques, la société civile, les artistes, les syndicalistes, les chefs religieux et coutumiers, les forces vives de la Nation autour du combat contre le covid19, le Gardien de la Constitution a fait montre d’une grande conscience, indiquant à tous, que ce fléau « ignore les frontières ; frappe sans distinction, pays riches comme pays pauvres, et sans égard pour le statut social des uns et des autres ». Qu’ils soient gouvernants et gouvernés, riches ou pauvres !
A l’image du Président Macky Sall, nous devons tous encourager le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, et l’ensemble de ses équipes, dans la tâche difficile qu’ils mènent de jour et de nuit. Oui, « ce personnel médical et paramédical dévoué et qui est au front d’une lutte sans merci contre le COVID-19, pour notre salut ».
« A tous ces braves hommes et femmes, comme le disait M. Macky Sall, renouvelons nos remerciements et notre soutien dans ce combat risqué contre un ennemi vicieux, mortel et invisible à l’œil nu ».
Confondons à ces salutations « nos Forces de défense et de sécurité, ainsi que toutes les bonnes volontés mobilisées dans la lutte contre le COVID-19 ».
Que les responsables du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), soient beaux ou vilains, gentils ou pas, qu’ils s’expriment bien ou pas, l’essentiel pour nous Sénégalais, est qu’ils guérissent nos malades et leur sauvent la vie !
Et c’est ce que sont en train de faire Pr Moussa Seydi, Pr Mamadou Diarra Béye, Pr Oumar Kane, Dr Aloyse Waly Diouf, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, Dr Amadou Alpha Sall… Sans tambours ni trompettes.
Mention spéciale aux médias qui, comme un seul homme, ont fait de ce combat, le leur, ignorant même l’aspect commercial de la presse. Bravo pour cette fibre citoyenne !
Malheur aux pignoufs, ces gloutons quand il s’agit de s’en prendre au gouvernement, sont toujours aux abonnés absents ou avares, quand il s’agit des succès du Sénégal. Ils s’attardent sur le ludo, pardon le ludique, quand le débat est crucial et porte sur la Nation entière.
Experts en tout, savants en rien, prétentieux à souhait, ils n’ont que la critique facile à apporter au rendez-vous du donner et du recevoir.
Et ils ont trouvé leur terreau à travers la toile qui, aujourd’hui donne la dignité d’un Nobel à celui qui n’avait, normalement, pas droit à la parole. Mais que voulez-vous ? N’est-ce pas « qu’Internet est le produit d’une combinaison unique de stratégie militaire, de coopération scientifique et d’innovation contestataire » ?
Alors, contestez ! Et le Président Macky Sall lui, continuera à faire voguer « SUNUGAAL », contre le mensonge, pour l’amarrer dans un océan de Bonheur, de Prospérité et d’Emergence, grâce à l’action combinée des lamaneurs que nous, citoyens et républicains, sommes.Alassane DIALLO, Archiviste-Journaliste-Communicant, Master II en Droit de Régulation, FSJP/UCAD, Coordonnateur du Pôle Communication du Club Sénégal Emergent (CSE)

CYBERCRIMINALITÉ :Après les « sextorsions », la police alerte sur les « rançongiciels »

Libération Sénégal online« La Division Spéciale de Cybersécurité de la Police Nationale dans sa mission de service public de police judiciaire a constaté une recrudescence de plaintes ou de signalements relatifs à des virus informatiques de sites « rançongiciels ».
Il s’agit d’un programme qui bloque l’accès aux fichiers de l’ordinateur d’une victime en réclamant le payement d’une rançon pour un retour à la normale.
Une fois l’ordinateur attaqué apparait sur l’écran un message informant la victime de l’infection et des modalités de payement pour un déblocage.
L’infection se fait généralement suite à l’ouverture d’une pièce jointe, d’un clic sur le lien malveillant reçu dans des courriels, ou encore, simplement en navigant sur des sites internet compromis.
Ce fait constitue une infraction passible d’une sanction devant les juridictions pénales nationales.
Aussi, la Police Nationale exhorte tous les sénégalais et autres étrangers vivant au Sénégal à :
– Ne payer aucune rançon ;
– Déposer plainte auprès de la Division Spéciale de la Cybersécurité de la Police Nationale ou de tout autre service dédié ;
– Identifier ou faire identifier le type de virus à l’origine de l’infection tout en ne débranchant pas l’ordinateur ;
– Appliquer ou faire appliquer une méthode de désinfection lorsqu’elle existe ;
– Effectuer ou faire effectuer une restauration complète de l’ordinateur.
A cet effet, la Police Nationale conseille les justiciables à :
– Mettre à jour et mettre à niveau le système d’exploitation et l’anti-virus de l’ordinateur
– Réaliser des copies de sauvegarde régulière de toutes les données ;
– En fin, faire attention aux mails inconnus et aux sites non sécurisés ».

Moustapha DIAKHATE: «Le Préfet De Dakar Utilise La Lutte Contre La Pandémie Pour Accorder Des Faveurs Aux Enseignes Françaises»

http://www.walf-groupe.com/Après un cas de Covid-19 noté dans un des magasins de Auchan, l’ancien président du groupe parlementaire BBY est monté au créneau pour dénoncer les «décisions préfectorales qui sont foncièrement discriminatoires  anti nationales et représentent une inacceptable rupture d’égalité entre les consommateurs, les marchés traditionnels et les supermarchés d’origine française ».
Selon Moustapha DIAKHATE, la société française (Auchan) est laissée à ses aises et continue d’accueillir une foule dans ses magasins.
L’ancien député demande à « toutes les véritables associations de consommateurs, de commerçants, les opérateurs économiques et l’ensemble des patriotes sénégalais de condamner et de rejeter ces injonctions discriminatoires du préfet de Dakar au profit des grandes surfaces ».
« Au moment où on invite les Sénégalais à se laver les mains, les grandes surfaces françaises, elles, peuvent se les frotter très bien, en toute tranquillité. Le préfet de Dakar utilise la lutte contre la pandémie pour accorder des faveurs aux enseignes françaises en leur laissant la roue libre. Il ne leur impose que la limitation de la présence simultanée de clients dans leurs enceintes. Pendant ce temps, il oblige les marchés traditionnels de produits alimentaires à ne fonctionner que les lundi, mercredi et vendredi, d’une part, et d’autre part, l’ouverture des autres commerces et activités non alimentaires les mardi et jeudi », fustige le leader de Mankoo Taxawu Sunu APR.
A noter qu’à travers un arrêté, l’autorité administrative a décidé ce lundi 4 mai de fermer les marchés pour certains jours de la semaine pour limiter les déplacements des population

 KEMTAAN GUI: Alioune Ndoye et Le Témoin Quotidien

Dakarmatin via le Témoin-Ma parole, il a dû nous prendre pour des armateurs chinois ! Avant de se raviser : il n’avait en face de lui que des journalistes fauchés cherchant désespérément le diable pour lui tirer la queue.
Alors, il s’est ravisé et, en lieu et place des 500 millions de francs qu’il nous réclamait du moins, d’après les…échos qui nous sont parvenus, il ne nous demande plus que le franc symbolique pour laver son honneur prétendument bafoué par « le Témoin ».
Le pays est en état d’urgence sanitaire, tous les efforts du gouvernement sont orientés vers la recherche de moyens pour stopper la propagation du virus et aussi assurer la résilience de l’économie nationale dont font partie, justement, les armateurs nationaux qui mènent un combat patriotique contre le pillage de nos eaux par les navires chinois, lui, il se préoccupe de traîner des journalistes devant les tribunaux pour presque crime de lèse-majesté contre son immense personne!
Autrement dit, il s’adonne à une pêche sans licence contre l’une des rares espèces poissonnières celle des journalistes  à ne pas encore avoir été pillée par les bateaux de pêche chinois à qui des licences sont délivrées à tour de bras ! espérons seulement pour notre homme que sa pêche sera fructueuse et que ses filets ramèneront autre chose que du menu fretin genre « yaboy ».
En attendant, « le Témoin » attend toujours cette citation directe annoncée avec un grand cérémonial…chinois mais que nous n’avons toujours pas reçue ! Ou alors, on dirait bien que cette plainte, c’est un casse-tête… chinois pour notre ministre grand ami des armateurs de l’empire du Milieu KACCOOR


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