Revue de Presse du Mardi 02 Juin 2020

Revue de Presse du Mardi 02 Juin 2020
Revue de Presse du Mardi 02 Juin 2020
Partagez ce contenu!

COVID-19, L’OPPORTUNITÉ D’UNE POLITIQUE ALIMENTAIRE INCLUSIVE ET DURABLE PAR IBRAHIMA HATHIE

https://www.seneplus.com/Pour l’éradication de la faim, le Sénégal fait des contreperformances sur l’anémie et le retard de croissance des enfants. La réduction de moitié de la pauvreté ne semble pas à portée de main
Pour faire face à la Covid-19, le Sénégal, à l’instar des autres pays d’Afrique de l’Ouest, a pris des mesures draconiennes de limitation de la mobilité afin de circonscrire la propagation du virus et rompre ses canaux de transmission. Le gouvernement a en même temps mis en place des mesures économiques et sociales pour atténuer les effets de la pandémie sur les secteurs les plus exposés et les couches de la population les plus vulnérables. En attendant de réaliser une étude exhaustive des impacts de ces mesures, des leçons préliminaires peuvent être tirées de notre récent vécu. La pandémie est une crise multiforme, en même temps qu’elle pourrait constituer une fenêtre d’opportunité, un véritable point d’inflexion, si des actions idoines sont engagées dès maintenant. Aujourd’hui, la question alimentaire interpelle l’État, les organisations professionnelles agricoles, le secteur privé et les citoyens et sa résolution requiert un repositionnement de notre agriculture, en mettant la priorité sur le marché intérieur. Comment la politique agricole du Sénégal a-t-elle jusque-là répondu à la demande alimentaire en constante évolution ? Quels changements insuffler pour répondre aux défis actuels et futurs ?

Le réveil de 2008 et les quelques acquis engrangés

En 2008, la hausse des prix des principaux produits alimentaires notamment le riz avait déclenché des émeutes dans toute la région ouest-africaine. Face à la menace, les gouvernements ont d’abord pris des mesures fiscales et douanières pour atténuer la hausse des prix. En plus de la suspension de la TVA et des droits de douanes, un contrôle des prix a été institué avec une fixation des marges commerciales à tous les échelons de la chaine de distribution. Ces mesures se sont révélées coûteuses, peu efficaces et surtout pas viables. En même temps, les Etats ont lancé des politiques de soutien à l’offre en investissant massivement dans l’agriculture. Au Sénégal, ce fut la grande offensive agricole pour la nourriture et l’alimentation (GOANA) et une de ses composantes le Plan national d’autosuffisance en riz (PNAR).
Grâce à ces initiatives, des progrès notables furent enregistrés, notamment la hausse des superficies emblavées et des niveaux de production. Le riz est un exemple emblématique. Avec l’avènement de la seconde alternance politique au Sénégal, en 2012, les nouvelles autorités ont renouvelé leur engagement pour une autosuffisance en riz en 2017. Même si les statistiques officielles publiées sont souvent controversées, il est indéniable que des progrès substantiels ont été réalisés. Il existe des modèles de bonnes pratiques qui ont fait leur preuve. C’est le cas par exemple de réseaux de producteurs qui sont capables, en plus de la vulgarisation d’itinéraires techniques pour une productivité durable, de fournir des services à leurs membres grâce à une bonne maitrise de l’information économique à travers des bases de données sur les performances de leurs membres. Ces réseaux ont également établi des liens solides avec les banques qui leur octroient des crédits de campagne sous forme groupée et le développement de capacités de consolidation de la production pour une commercialisation groupée au profit des membres. Toutes les principales filières vivrières (mil, maïs, riz) disposent de ces types de réseaux, engagés dans différents modèles de contractualisation avec l’aval notamment les transformateurs et les commerçants.
Au nord du Sénégal, la banque agricole a initié un système de financement intégré entre producteurs de riz paddy, transformateurs et acheteurs du riz blanc, sur la base des remboursements en nature par les producteurs et du nantissement des stocks. En peu de temps, le niveau des crédits octroyés a triplé passant de 3,5 milliards en 2011 à 10 milliards FCFA en 2018 avec des taux de remboursement dépassant 95%. Les innovations majeures notées ces dernières années en termes de bonnes pratiques agricoles, de gestion de la qualité, de gestion de l’information, de contractualisation et de financement innovants, constituent des bases d’un développement à long terme de nos principales chaines de valeurs agroalimentaires si des politiques cohérentes soutiennent ces initiatives.  Sans surprise, les options stratégiques actuelles ne génèrent pas des résultats flatteurs.

Limites des options passées, résultats mitigés des politiques agricoles en cours

L’absence d’articulation, voire l’incohérence des politiques agricoles et commerciales et la faiblesse de la politique agro-industrielle, sont des caractéristiques marquantes de ces deux dernières décennies. Au moment où le Sénégal affichait un engagement résolu à gagner la bataille de l’autosuffisance en riz, par l’aménagement de surfaces additionnelles destinées à la culture irriguée et l’octroi de subventions aux intrants et aux équipements, le ministre du commerce allait en Inde pour négocier l’importation de riz à bas prix pour satisfaire les consommateurs urbains. Cette incohérence transparait aussi dans la position du Sénégal lors des négociations sur le tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO appliqué au riz. A la demande de certaines parties prenantes, telles que les organisations de producteurs, de protéger le riz local par un tarif à 35%, est opposé le maintien, par un groupe de pays dont le Sénégal, du TEC UEMOA de 10%.
Par ailleurs, la politique industrielle n’a pas encore pris la mesure des énormes potentiels d’un développement de la transformation locale des produits primaires des chaines de valeurs agricoles. Les céréales, les fruits et les légumes sont souvent passés à la trappe/ou négligés du fait de l’absence d’une stratégie claire de transformation adossée à des investissements structurants dans la logistique. Les initiatives récentes de mise en place des agropoles, appuyées par l’ONUDI, seraient un pas à encourager.
Le deuxième rapport d’examen biennal de la Commission de l’Union africaine sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo publié en Février 2020 constitue un avertissement à prendre très au sérieux. En effet, en 2014, les chefs d’Etats africains avaient pris sept (7) engagements visant, entre autres, à renforcer le financement des investissements dans l’agriculture, l’éradication de la faim en Afrique d’ici 2025, la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2025 grâce à la croissance et à la transformation agricoles inclusives, la stimulation du commerce intra-africain des produits de base agricoles, le renforcement de la résilience des moyens de subsistance et des systèmes de production au changement climatique et aux autres risques connexes. Selon le rapport d’examen, le Sénégal, bien qu’ayant fait des progrès, n’est pas sur la bonne voie pour atteindre en 2025 les engagements de Malabo. Seuls le Rwanda, le Maroc, le Mali et le Ghana affichent des résultats satisfaisants à mi-parcours.
De façon spécifique, le Sénégal ne remplit pas les conditions requises par les indicateurs sur les investissements agricoles. Pour les intrants, en particulier l’utilisation d’engrais, le pays est loin des 50 kg/ha de nutriments exigés. Les niveaux de financement, pour la recherche et pour le conseil agricole, sont également insatisfaisants. Pour l’éradication de la faim, le Sénégal fait des contreperformances sur l’anémie et le retard de croissance des enfants. La réduction de moitié de la pauvreté ne semble pas à portée de main tandis que les efforts d’investissement dans la résilience face au changement climatique sont encore timides. La stimulation du commerce intra-africain des produits de base agricoles est l’une des rares satisfactions.

Pour une politique alimentaire inclusive et durable

La pandémie a mis en exergue la vulnérabilité du pays, en particulier sa dépendance alimentaire. Certes les efforts pour une autosuffisance en riz sont louables compte tenu des caractéristiques résiduelles du marché mondial du riz (7% de la production mondiale) et de l’expérience des restrictions sur les exportations de riz imposées par les pays asiatiques durant la période 2008. Mais cette stratégie comporte de nombreuses limites dont la principale est l’imposition d’une spécialisation alors que la diversification comporte plus de vertus aussi bien pour les producteurs que la nation entière. Se fixer des objectifs d’autosuffisance alimentaire en valorisant toutes nos opportunités et nos forces présente plus de garantie d’équilibre, d’efficacité, d’efficience et de durabilité.  La réussite d’une telle entreprise nécessite une vision claire sous-tendue par une politique alimentaire consensuelle, inclusive et durable. Quelles devraient être les principales caractéristiques de cette politique alimentaire ?

Une priorisation des chaines de valeurs alimentaires.

Sur la base d’une analyse rigoureuse, l’Etat devrait choisir des chaines de valeurs alimentaires et y investir massivement. Le mil est un exemple de produit mobilisant des superficies importantes et une population large avec un potentiel énorme de marché urbain et rural si des investissements adéquats sont réalisés. En agissant sur la productivité et en développant les maillons transformation et distribution, le mil constituerait un formidable apport de diversification des aliments consommés par les populations urbaines. Une articulation avec l’industrie laitière telle que pratiquée par certains agro-industriels constitue une autre source d’inspiration. Les mêmes recommandations peuvent être faites sur les fruits et légumes qui sont peu transformés et dont une partie pourrit avant consommation. Un des critères de choix de ces chaines alimentaires doit être leur intégration des petits producteurs et des petites et moyennes entreprises de valorisation post production (conservation, conditionnement, transformation, services…).

Le financement de la recherche en appui au développement de ces chaines de valeurs.

Pour assurer la rentabilité des chaines de valeurs, il est indispensable d’accompagner le processus par une recherche répondant à la demande. Cela suppose un financement adéquat de la recherche, de préférence sur la base de ressources endogènes. Qui finance commande ! Si l’Etat veut mettre la recherche au service de ses priorités, il doit renforcer directement le financement de certaines recherches stratégiques afin qu’elles fournissent des technologies appropriées aux différents maillons des chaines de valeurs (production, transformation, logistiques…). L’ISRA et l’ITA ont déjà le cadre adéquat et l’expérience requise pour conduire de telles ruptures, pourvu qu’un cahier de charges rigoureux leur soit imputé avec des moyens appropriés.

Un appui conséquent au conseil agricole et rural pour l’accompagnement des producteurs

.  L’appropriation des innovations par les producteurs suppose un bon accompagnement par des conseillers agricoles au fait des réalités et dotés de moyens pour assumer leurs responsabilités. Ces conseillers doivent aussi bénéficier d’un lifting leur permettant d’aller au-delà des apports techniques, en mettant en exergue leur rôle de facilitation, d’appui à la résolution des problèmes et de mise en relation.

L’appui à la formation des exploitants familiaux, des entrepreneurs agricoles, des techniciens, et des ingénieurs.

La formation devrait être au cœur de la stratégie de développement des chaines de valeurs alimentaires. Elle devrait néanmoins avoir une forme pyramidale avec une formation de masse destinée aux exploitants familiaux et aux entrepreneurs agricoles. Les champs écoles et autres formes de dissémination du savoir ont besoin d’une forte présence de techniciens agricoles bien formés et soutenus par des ingénieurs.

L’affirmation de certaines options agroécologiques.

Le développement durable des chaines de valeurs alimentaires suppose une bonne intégration de l’agroécologie. Celle-ci pourrait ainsi permettre une régénération des terres et favoriser la biodiversité. Elle requiert une politique de gestion des ressources en eau adaptée.

La gouvernance multi-sectorielle.

Une véritable politique alimentaire ne peut être l’apanage du seul ministère en charge de l’agriculture. Elle intègre fortement les secteurs de l’élevage et de la pêche. Elle ne peut réussir sans que le ministère en charge de l’industrie et celui du commerce ne soient au cœur des activités. Elle commande la participation du ministère en charge de l’hydraulique et celui des infrastructures. Elle nécessite l’intervention du ministère des finances. La santé et la nutrition doivent être au centre de ses finalités. Dès lors, la politique alimentaire devrait être pilotée sous une gouvernance multisectorielle avec une autorité en charge de fédérer toutes ces entités précitées. Le succès et la durabilité de la politique en dépendent fortement.

Les effets et impacts attendus de la politique alimentaire

La mise en œuvre d’une politique alimentaire vigoureuse centrée sur nos potentialités agroécologiques, socioéconomiques et culturelles devrait générer des résultats tangibles dans plusieurs domaines.
-Un développement industriel adossé sur le volet transformation des chaines de valeur agroalimentaires. En améliorant la transformation locale, les microentreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises pourraient développer des produits semi-finis qui serviraient de matières premières à l’industrie.
-Le développement des terroirs. En mettant l’accent sur les produits locaux et en renforçant les systèmes alimentaires locaux, la politique alimentaire contribue à une bonne structuration des terroirs en facilitant l’emboitement entre villages, petites bourgades et villes secondaires, fixant ainsi les populations dans leurs terroirs.
-L’amélioration de la santé et de la nutrition. L’augmentation des productions de légumes, de fruits et de céréales et le développement de filières courtes vont favoriser une alimentation plus saine des populations. Cette option pourrait réduire la prévalence des maladies non transmissibles dont la prolifération résulte en partie des habitudes de consommations alimentaires. Ainsi, en termes de prévention, une valorisation de notre patrimoine culturel dans le domaine culinaire serait salutaire.
-La création d’emplois décents et en quantité pour les jeunes et les femmes. La transformation des chaines agroalimentaires peut être source de création de nombreux emplois pour les jeunes et les femmes qui constituent la majorité de la population en milieu rural. Le positionnement des femmes dans le maillon de la transformation est largement documenté. Il s’agit de le renforcer tout en leur permettant d’augmenter leurs marges. Les innovations technologiques offrent aux jeunes, notamment ceux instruits, de proposer des services à haute valeur ajoutée et qui renforcent la rentabilité de l’ensemble de la chaine de valeur.
On le voit, autant la politique alimentaire exige une gouvernance multisectorielle, autant elle interpelle le monde de la recherche. L’intervention des économistes, des socio-anthropologues, des historiens, des nutritionnistes, … est indispensable si nous voulons réussir la rupture indispensable dans nos façons de faire et semer les graines d’une souveraineté alimentaire que les organisations paysannes appellent de leurs vœux depuis plusieurs décennies.Dr. Ibrahima Hathie est Directeur de recherche, IPAR (ihathie@ipar.sn)

Jim-Chu accompagne les Startup africaines à lever des fonds via Zoom

https://www.financialafrik.com/-Jim-Chu, initiateur du concept The Nest, tente un pari audacieux : opérer des levées de fonds via Zoom au profit des startup africaines. L’investisseur américain originaire de la côte ouest californienne, à la tête de la société Untapped, estiment qu’en dépit du covid-19, les startups africaines séduisent les investisseurs privés.
Entrepreneur et business angel, Jim Chu a mis au point The Nest. Le concept est simple: «trois investisseurs font face à autant d’entrepreneurs afin que ces derniers puissent présenter leur projet sur Zoom en mode téléconférence », indique-t-il. Directement inspiré de programmes américains (Shark Tank et Lion’s Den), The Nest souhaite améliorer le concept en l’adaptant au format web. «Trois entrepreneurs ont cinq minutes chacun pour pitcher leur projet puis les investisseurs pourront réagir aux présentations et indiquer leur montant d’investissements ( ou non)”.

250 000 dollars déjà investis

Si l’Afrique attire les acteurs de l’innovation, c’est parce que la jeunesse du continent demeure un grand réservoir d’idées.  «Depuis le début, nous avons organisé quatre sessions et 250 000 dollars ont déjà été investis sur plusieurs startups. Au total, ce sont douze startups qui ont déjà présenté leur projet». Le critère de sélection est simple. Le business modèle doit être dupplicable, innovant et répondre à des problématiques concrètes. Il faut dire que la passion de Jim Chu pour le continent africain ne date pas d’hier. «Nous avons un bureau à Bamako au Mali. L’objectif est aussi de défendre l’idée d’inclusion sociale dans chaque réussite entrepreneuriale. Car ce sont ainsi toutes les communautés qui peuvent bénéficier des services et innovations», détaille Jim Chu.

Une sélection rigoureuse

Les visioconférences se déroulent chaque jeudi. Et une présélection drastique s’opère. «Dès lors que les deals ont eu lieu, nous reprenons contact avec l’entrepreneur. Nous vérifions qu’il a une adresse physique, l’état des ventes et comptes de l’entreprise. Il ne s’agit pas de livrer un chèque en blanc », tempère-t-il. «Si investir comporte toujours un risque, nous vérifions autant que possible la fiabilité des informations livrées». Une chose est sûre : cette initiative est une bouffée d’oxygène dans l’écosystème startup qui redoute redoute les effets du COVID-19 et la désaffection des investisseurs.
Conscient des attentes soulevées et satisfaites des premières sessions,l’équipe de Jim Chu entend maintenir le programme en l’organisant une fois par mois. Si l’objectif demeure inchangé, UnTapped compte davantage mettre en valeur les entrepreneurs et investisseurs féminins.En attendant, les entrepreneurs peuvent participer à la prochaine session sur le contact whatsapp.Le jeu en vaut bien sûr la chandelle.  Rudy Casbi

Livraison à domicile: comment le Covid-19 modifie la donne en Afrique

https://www.lepoint.fr/afrique/Elles étaient sur les starting-blocks. Le confinement imposé par le Covid-19 a multiplié leurs marchés. Les entreprises de livraison ont le vent en poupe sur le continent.
Qu’elles s’appellent Glovo, Jumia Food, Rapidos, Mr D Food, Diva 228, Hello Group ou Deliver Addis : ces sociétés de livraison de repas et de courses à domicile sont en train de faire un véritable carton sur le continent. En effet, si l’épidémie n’a pas causé les ravages redoutés en Afrique, le continent n’échappe pas aux sombres pronostics sur l’impact qu’elle aura sur les économies. La fermeture des marchés si importants sur le continent et les contraintes imposées aux flux de biens et de personnes ont durement affecté le commerce de détail. Mais en ce qui concerne le commerce en ligne, les témoignages recueillis par l’AFP et d’autres médias locaux auprès d’opérateurs suggèrent que la livraison à domicile est en train de faire sa révolution en Afrique. Tour d’horizon.
Pour éviter les longues files d’attente devant les boulangeries de Dakar pendant la pandémie de coronavirus, les Sénégalais peuvent se faire livrer leur pain à domicile. L’initiative «Jayma Mburu», ou «Vendez-moi du pain», a été lancée par le ministère du Commerce en partenariat avec des entreprises privées.  © SEYLLOU / AFP

Illustrations au Sénégal

Du sucre, du lait, du café, des dattes, du fromage… Seydou Sall asperge d’antiseptique les sacs de denrées tout juste déposés chez lui par l’une de ces sociétés. Ce chercheur dans le monde de l’entreprise qui vit dans un quartier huppé de la capitale sénégalaise s’en remet à l’e-commerce, comme un nombre de consommateurs grandissant sous l’effet de la pandémie. « La livraison à domicile me permet d’éviter les contacts et les queues. En trois clics, j’ai ma commande et je ne paie que 2 000 francs CFA », soit 3 euros, pour la livraison, dit-il, masque sur le visage.
Les autorités sénégalaises ont restreint les déplacements et l’ouverture des marchés et des commerces. Ajoutez à cela la crainte de la contagion, et Seydou Sall a confié son approvisionnement à Rapidos. La plateforme assure faire des affaires. « Rapidos a été créée il y a deux ans comme un site de livraison », indique un de ses responsables, Mohamed Badiane. « Avec le coronavirus et les difficultés pour se déplacer, une plateforme de vente en ligne a été ajoutée en partenariat avec des supermarchés, des boulangeries, des opérateurs de produits comme les fruits et légumes, la viande. » Depuis, « les livraisons à domicile ont augmenté de 90 %, essentiellement des produits liés au ramadan comme le sucre, les dattes et le lait », explique-t-il.

Effet dopant de la crise du Covid-19 ?

Cependant, l’apparente absence d’étude ou de données spécifiques incite à la prudence quant à la profitabilité ou la durabilité du phénomène, dans un contexte africain compliqué pour cette activité. Jumia, géant du secteur en Afrique, connaît en Côte d’Ivoire une « explosion des commandes de supermarché, de nourriture et de produits d’hygiène », raconte son directeur général dans le pays, Francis Dufay. Les commandes sont le triple de ce qu’elles sont en temps normal, assure-t-il.
En Afrique du Sud, qui dispute avec le Nigeria la place de première économie africaine, OneCart, qui livre des produits alimentaires et pharmaceutiques, revendique une « augmentation de 500 % » de ses activités, à laquelle il a fallu s’adapter en accroissant les capacités, témoigne Lynton Peters, cofondateur. La start-up a même dû anticiper son plan de croissance prévu pour l’année prochaine. Elle a recruté 450 personnes et mis à jour ses plateformes. « Nous avons vu à quel point nos équipes sont résilientes et à quel point le véritable travail d’équipe est valorisant. Nous avons également établi un partenariat avec FoodForward SA pour aider à générer des dons pour les aider à fournir aux plus vulnérables des repas pendant cette période », a déclaré la jeune entreprise dans un communiqué.

Le fort impact de l’achat en ligne

Le commerce en ligne progressait déjà de manière significative en Afrique avec l’avancée d’Internet, le développement de la classe moyenne, l’urbanisation et la jeunesse de la population, tout en demeurant éloigné de ce qu’il représente ailleurs dans le monde. La Cnuced, un organe de l’ONU, chiffrait fin 2018 à au moins 21 millions le nombre d’acheteurs en ligne en Afrique en 2017. C’est moins de 2 % du total mondial, alors que la part de la population est estimée à environ 17 % de celle de la planète. La moitié de ces consommateurs était concentrée au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya. Le nombre des acheteurs a augmenté chaque année de 18 % depuis 2014, plus vite que la moyenne mondiale de 12 %, mais le commerce en ligne correspondait à moins de 0,5 % du PIB africain, loin de la moyenne mondiale de plus de 4 %, notait la Cnuced.

L’e-commerce africain en question

L’e-commerce en Afrique attire les investisseurs. Mais ils doivent surmonter des obstacles considérables : moindre accès à Internet, pouvoir d’achat limité de la classe moyenne, infrastructures déficientes, méfiance envers les paiements en ligne et, par opposition, prééminence des marchés et des transactions en liquide. Avec les lacunes dans la dénomination des rues, transporter la marchandise à destination est un défi. Des acteurs majeurs comme Amazon se tiennent à l’écart de l’e-commerce en Afrique. D’autres adaptent leurs pratiques à l’environnement. Jumia a développé toute une flotte de livreurs, mais peine à faire des profits.

Un renouveau grâce au Covid-19

Le Covid-19 aura permis de capter plus durablement d’anciens clients et d’en hameçonner de nouveaux, disent les opérateurs. « Le fait que les gens ne puissent pas sortir a accru la connaissance et la curiosité sur nos services de vente en ligne et de livraison », dit Jerobeam Pengevally Mwedihanga, propriétaire de Tambula Online Shop, site de vente de denrées en Namibie. « On a l’impression qu’on a réussi à fidéliser des clients qui ont découvert le e-commerce », abonde M. Dufay, chez Jumia. La médaille a ses revers, en fonction des pays, de la sévérité des mesures de confinement ou des produits vendus. Le coronavirus a constitué « un gros coup dur » pour les commandes de restauration, dit Maguelonne Biau, directrice générale de Glovo en Côte d’Ivoire, où cette compagnie fait travailler environ 400 livreurs. « Notre activité supermarché a augmenté mais on ne peut pas dire que ça compense. On a tiré un trait sur tout ce qui était restaurant avec le couvre-feu », dit-elle. Les gens restant chez eux, « chacun est devenu cuisinier », diagnostique Salmi Shigwedha, propriétaire de Garden Inn, livreur de repas en Namibie.

UNE SÉNÉGALAISE NOUVELLE REPRÉSENTANTE RÉSIDENTE DE LA BANQUE MONDIALE AU BURKINA

La nouvelle Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Madame Maimouna Mbow Fa
m a officiellement pris fonction ce lundi 1er juin 2020. Avant d’exercer ses nouvelles fonctions, Madame Fam était spécialiste en chef en gestion financière du service Gouvernance de la Banque mondiale pour la Région Afrique.
Dans le cadre de sa mission au pays des hommes intègres, Mme Fam aura pour priorités : de poursuivre le renforcement des relations entre la Banque mondiale et les autorités du pays, les partenaires au développement et la communauté internationale représentée au Burkina Faso, de poursuivre la supervision de l’exécution du Cadre de Partenariat Pays (CPP) pour la période 2018-2023, en conformité avec les priorités de développement du Burkina Faso et, de superviser l’intervention des équipes du bureau de Ouagadougou dans l’exécution de la stratégie de développement de la Banque mondiale pour la Région Afrique.
De nationalité sénégalaise, Mme Fam possède une longue expérience du développement à travers le monde, dont plus de treize années passées au sein du Groupe de la Banque mondiale. La nouvelle Représentante résidente connait le Burkina Faso, pays sur lequel elle a travaillé en tant que spécialiste en gestion financière et chef d’équipe de projet.
Mme Fam a également à son actif une vaste expérience du secteur privé. Avant le Groupe de la Banque mondiale, elle a travaillé à l’Agence Nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux du Sénégal comme Directrice Administrative et Financière et a été auparavant Directrice et auditrice principale au Cabinet international Ernst & Young.
Expert-Comptable de formation, Madame Maimouna Fam est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Rouen (France). Elle est également titulaire d’un Master en comptabilité et finances et d’une certification professionnelle en matière de budgétisation et de comptabilité des ressources publiques.

Restrictions: Les routiers exigent le limogeage du ministre Oumar Youm

https://actunet.net/-Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, imposé par la pandémie du coronavirus, le secteur du transport roule au ralenti. Le transport interurbain a été suspendu avant de connaître un léger assouplissement. Mais en dépit de tout cela, les chauffeurs, les apprentis, les rabatteurs, les transporteurs et tous ceux qui gravitent autour du transport, souffrent le martyr, car ils ne travaillent pas.
Le syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal, dirigé par Alassane Ndoye, ne décolère pas contre le pouvoir central.
C’est pourquoi, le Snttrs décrète une grève de 24 heures à partir de ce mardi à 00 heure. Selon Alassane Ndoye, c’est pour dénoncer le refus des autorités de lever les mesures de restrictions dans le domaine des transports. «Trop c’est trop ! Nous ne pouvons plus continuer de vivre cette situation. Car nos familles sont en train de se disloquer. Cela ne peut plus continuer. Nous invitons tous les chauffeurs d’immobiliser les véhicules pour 24 heures», crache M. Ndoye.
En marge d’une conférence de presse tenue hier à Pikine, le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal a aussi exigé la démission pure et simple du ministre en charge des Transport, Me Oumar Youm. «Nous demandons au Président Macky Sall de se séparer d’Oumar Youm. Il est le mal du secteur du transport», râle Alassane Ndoye. Cet appel à la grève, s’il est suivi, risque d’impacter le retour des élèves à l’école, prévu ce mardi 02 juin. Par Younoussa BALDÉ

Amadou Mahtar Mbow brise le silence: «Les objectifs sont loin d’être atteints»

https://actunet.net/-En marge du 25 mai, journée de Libération de l’Afrique, correspondant à la 57ème anniversaire de l’ex-Organisation de l’Unité Africaine, fondée à la même date, le 25 mai 1963, Amadou Mahtar Mbow ausculte l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui pour fonder celle de demain.
Entretien
57 ans après la création de l’Organisation de l’Unité Africaine le 25 mai 1963à Addis Abeba, on ne peut pas dire que les objectifs portant sur le développement ont été atteints. C’est l’avis du professeur Amadou Mahtar Mbow pour qui beaucoup de chemin reste à parcourir en la matière, notamment du point de vue de l’émancipation des peuples. «Les objectifs sont même loin d’être atteints et il faut que nous ayons l’honnêteté de reconnaître que les populations africaines restent encore parmi les plus pauvres du monde, que les objectifs visant au développement n’ont pas été atteints parce qu’il y a évidemment des intérêts, des intérêts d’autres puissances. Ces puissances n’ont rien fait si je puis dire pour favoriser le développement de l’Afrique et ont maintenu les rapports de dépendance qui existaient», déplore Amadou Mahtar Mbow.
Dans un entretien avec Ndèye Marie Fall, ancienne fonctionnaire internationale à l’Unesco, parcouru en exclusivité par Tribune, Amadou Mahtar Mbow dénonce les prolongements, sous une autre forme, de l’administration coloniale. «L’Afrique continue d’être un continent dont le développement économique a été entravé parce que l’Afrique n’a pas su maîtriser les éléments qui auraient permis la modernisation de toutes les structures économiques et la transformation par l’Afrique de ses matières premières. Nous continuons à produire ces matières premières brutes qui nous reviennent transformées par les autres, donc tout l’intérêt que représente le facteur essentiel de développement va aux pays qui ont des rapports économiques avec l’Afrique», laisse entendre l’historien.

Françafrique, néocolonialisme

Commentant l’annonce de la fin du franc Cfa par le gouvernement français, Amadou Mahtar Mbow revient sur les incohérences d’une monnaie de singe. «Avant ça, la valeur du franc Cfa avait été fixée par la France. La valeur du franc Cfa par rapport à l’euro a aussi été fixée non pas par les Africains, mais par les Français eux-mêmes. On oublie que la dernière dévaluation a été faite par la France elle-même, puis a été notifiée aux chefs d’Etat africains qui faisaient partie de la zone franc. C’est dire donc que les pays de la zone franc étaient dépendants du trésor français et n’avaient pas leur mot à dire puisqu’on ne les consultait même pas. La France ne les a pas consultés, c’est le gouvernement de Balladur qui a fait la dernière dévaluation et cette dévaluation a été décidée par la France et notifiée aux Africains. Ce qui veut dire que les Africains ne contrôlaient absolument pas leur développement. Mais, ce qui est le plus grave, c’est qu’après l’indépendance des tentatives de regroupement ont eu lieu ; mais ces tentatives ont subi un échec à chaque fois. Et quand on regarde les choses en profondeur on s’aperçoit que cet échec n’était que la conséquence de la volonté de l’ancienne puissance coloniale de continuer à contrôler l’économie», ajoute Amadou Mahtar Mbow. Il souligne, dans le même élan, le cas de la fédération constituée par le Mali et le Sénégal et indique que la France ne voyait pas d’un bon œil cette entente.

«L’Afrique ne peut se sortir de sa situation que si elle s’unit au sommet, à la base, et avec la diaspora»

Il ajoute toutefois que l’Organisation de l’Unité Africaine a d’importantes réalisations à son actif. «Le 25 mai 1963 à Addis Abeba 33 pays indépendants ont adopté la charte qui a fondé l’Oua, qui s’est fixée comme objectif l’indépendance de la totalité des pays du continent et la fin de l’apartheid. L’objectif c’était d’abord la libération du continent, mais aussi, de mettre en commun les efforts en vue d’assurer l’aspiration profonde des peuples africains, c’est-à-dire le développement des pays. L’Afrique a pu réaliser son indépendance totale. Aujourd’hui 54 pays font partie des nations unies, sont donc des pays indépendants et cela n’a pas été acquis aussi sans lutte. Au-delà de l’indépendance, la suppression de l’apartheid, du régime raciste en Afrique doit beaucoup à l’effort développé par des pays africains», affirme Amadou Mahtar Mbow. Il prône, dans le même temps, la voie de l’intégration pour le développement continental. «L’Afrique ne peut se sortir de sa situation que si vraiment elle s’unit, et si l’union ne se réalise pas seulement pas au sommet mais se réalise à la base, avec bien entendu la diaspora. Quand je parle de la diaspora je parle aussi des Antilles, des Africains qui sont en Amérique… Pour l’émergence véritable d’une Afrique indépendante, d’une Afrique progressiste. Cette Afrique qui n’a de haine contre personne doit être une Afrique qui aide à fédérer tous les peuples du monde vers une prospérité commune fondée sur la solidarité entre tous les  peuples», ajoute Amadou Mahtar Mbow. Par Mohamed NDJIM

Les Écoles Catholiques N’ouvriront Pas Le 02 Juin (Communiqué)

Les écoles catholiques n’ouvriront pas le mardi 02 juin. Dans un communiqué adressé à la rédaction de xibaaru, le directeur de l’Office diocésain de l’enseignement catholique déclare que leurs écoles ne sont pas prêtes pour recevoir les élèves pour non respect du protocole sanitaire face à la pandémie du Covid-19. Voici l’intégralité du communiqué

REPORT DE LA REPRISE PARTIELLE DES COURS :Des enseignants testés positifs

Il a été appelé à mon attention des cas de personnels enseignants testés positifs dans la région de Ziguinchor.
C’est pourquoi sur instruction du President de la république,  il a été  retenu de reporter la reprise des cours initialement prévue le 02 juin 2020 jusqu’à une date ultérieure, en vue d’ éliminer  tout risque de propagation du virus dans l’espace scolaire.
Le président de la république engage les Ministres chargés de l’éducation nationale , de la formation professionnelle et de la santé en relation avec les autorités administratives, à poursuivre les efforts déjà entamés  en vue de se préparer à une éventuelle réouverture des classes.Le Ministre de l Education nationale

Reprise des cours: L’école privée dans la tourmente!

L’école privée ne sera pas prête le 2 juin, tant les manquements sont importants. Il s’y ajoute un conflit en perspective entre les directions et les parents d’élèves sur des questions de mensualités à honorer.
Mardi 2 juin 2020, marque le tour des élèves et enseignants en classe. Si dans le public la reprise est partie pour être poussive, dans le privé par contre, c’est peu probable que les conditions d’ouverture des écoles soient réunies pour que les cours démarrent le jour-J. Au contraire, cette partie de l’Education nationale se trouve actuellement dans la tourmente. Délaissée à la fois par le pouvoir central et celui local, elle se sent « méprisées, isolées », selon les termes Ismaëla Kamara directeur de l’école  Moussa Kamara, par ailleurs point focal du regroupement des écoles privées de Hann.
En fait, le gouvernement avait assuré que la  désinfection des écoles sera faite par les comités locaux de reprise des cours, sans distinction entre le privé et le public. Pour les communes où les maires ont mis les produits nécessaire à la disposition du service d’hygiène, le problème est moins compliqué. A Pikine-Guédiawaye par exemple, l’inspecteur d’académie Gana Sène soutient que ce sont les autorités éducatives qui ont dressé une liste qu’elles ont remise au service d’hygiène qui a désinfecté toutes les écoles de l’inspection.
Par contre, dans d’autres localités, les maires sont descendus sur le terrain, accompagnés des services d’hygiène. Et ils se sont limités aux écoles publiques. C’est le cas de Hann, mais aussi de Grand Yoff où le maire a fait le tour des écoles publiques vendredi dernier. Mais au dernière nouvelle, on apprend que les écoles privées seront aussi désinfectées « C’était un problème de communication, mais les services techniques sont en discussion avec le service d’hygiène », Bassirou Samb, chef de cabinet du maire Madiop Diop.

Quantité de produit minime

En attendant l’effectivité, le Président directeur général du groupe Les Pédagogues qui dispose de deux écoles à Grand Yoff, Madièye Mbodji, en fait le constat amer. « Aucun de nos établissement n’a été désinfecté. Le ministre avait assuré qu’il n’y aurait pas de distinction. Mais la réalité est toute autre », regrette-t-il.
Madièye Mbodj rappelle au gouvernement  sa part responsabilité dans la gestion de l’école. Les collectivités aussi, puisqu’il s’agit d’une compétence partagée. Alors, pense-t-il, l’Etat central et le pouvoir local doivent pouvoir s’entendre. « Si on est balloté entre les deux, ça devient difficile », souligne-t-il.
Ainsi donc, les responsables des écoles privées étaient convaincues que le travail de désinfection allait être généralisé. Aujourd’hui, certains sont en colère. «Le nettoyage systématique des salles de classes rencontre un niet catégorique de la part des Maires. Les élèves de l’enseignement public constituent-ils les seuls à devoir profiter des moyens de ce pays ? De nos impôts ? », s’interroge- t-il.
Outre la  désinfection, il y a la question de la dotation en produit. Là aussi, le privé est actuellement partagé entre l’incertitude et la colère. En effet, certains n’ont encore rien reçu. « J’ai entendu que c’est demain qu’on va nous livrer la dotation. Mais ce n’est même pas officiel », déclare un responsable déclarant dont l’école se situe dans la banlieue.  Quant à ceux qui ont déjà reçu le produit, ils n’en reviennent pas.

Ni fonds Covid-19, ni crédit bancaire

L’institut notre dame de Dakar a posté sur sa page facebook le matériel reçu pour exprimer son indignation. Sur la photo, on voit une poubelle et un robinet, une bouteille de savon liquide ‘’madar’’, un flacon de gel et un termoflash. « Quelle tristesse pour notre éducation », commente l’institution. « La quantité est largement en deçà des besoins », acquiesce Madièye Mbodji.
Même sentiment de la part d’Ismaëla Kamara, autre responsable d’école. « L’enseignement privé est écœuré, à la limite de la nausée. Le gouvernement affiche le dilatoire et la discrimination dans l’octroi du matériel de protection : 1 poubelle en guise de lave-main, 1 thermo-flash, 3 gels et en moyenne 50 masques par établissement privé laïc », s’étrangle-t-il.
En plus de produit, les écoles pensaient pouvoir compter sur l’aide financière de l’Etat. En effet, avec le tourisme, la culture, le transport et les médias, l’éducation fait partie des secteurs touchés par le Covid-19, l’enseignement privé en particulier. A l’image des autres secteurs, le chef de l’Etat avait annoncé un appui budgétaire pour les écoles. Les responsables comptaient sur cet argent pour la reprise. Mais là aussi, rien.
Des dossiers ont été déposés. Mais le ministère n’a communiqué ni sur le montant à allouer encore moins la date de sa disponibilité. « A ce jour, il n’y a rien de précis. Aucun soutien financier de la part de l’Etat », regrette Madièye Mbodji.
A côté de l’appui direct, il y avait aussi la facilité à l’octroi de crédit auprès des banques. Mais là aussi, les résultats sont décevants. Madièye Mbodji déclare avoir noté « une mise en œuvre poussive ». « Je n’ai pas encore vu un déclarant responsable qui a obtenu un crédit », confirme Kamara. Au total donc, aucun des deux mécanismes de financement prévu par l’Etat n’a fonctionné.

Conflit entre direction et parents d’élèves

Du coup, laissées à elles-mêmes, les écoles privées font face à un autre problème qui risque de compromettre davantage la rentrée prévue le 2 juin. En fait, certains établissements ont exigé à ce que les parents d’élèves payent les mois d’avril et de mai avant la reprise des cours. « Sinon, les enseignants n’auront même pas de quoi payer le transport pour venir travailler », souligne Ismaëla Kamara.
Cette exigence risque de créer un conflit, puisque certains parents n’entendent pas du tout payer. Pour eux, la logique est simple : les enfants n’ont pas bénéficié d’enseignements durant ces deux mois, il n’est donc pas question d’honorer la facture d’un service inexistant. Et pourtant, des directeurs à l’image d’Ismaëla Kamara restent intransigeants sur ce point.          « Il faut que les parents payent, il n’est pas question qu’un enfant entre en classe sans cette régularisation. Sinon, il n’y aura pas de cours », prévient-il.
Le seul aspect négociable, à ses yeux, reste les modalités. Autrement dit, les parents peuvent demander un moratoire à la direction, mais ils vont impérativement payer les mois de mars, avril et mai. Kamara qui fait face déjà à des résistances affirme avoir fait comprendre aux parents qu’ils s’étaient engagés pour un contrat annuel. Il faut donc qu’ils respectent leur engagement. Et il pense avoir déjà trouvé une solution pour ceux qui serait tentés de transféré l’élève dans un autre établissement sans payer. « S’ils n’ont pas de certificat de scolarité, ils ne pourront pas inscrire leurs enfant ailleurs. Et ce serait une rétention logique et officielle », prévient-il.
Pdg du groupe Les Pédagogues, Madièye Mbodj lui se montre moins tranchant. A son avis, c’est une question très complexe qui demande beaucoup de discussion pour trouver la bonne solution.  Les cours étant arrêtés le 16 mars, Mbodj pense qu’il faut payer ce mois, de même que juin et juillet. Pour avril et mai par contre, il n’y a rien de figé, pense-t-il. « Nous avons des rapports de confiance avec les parents. Il faut trouver les moyens de passer cette situation sans détruire les relations de confiance. Si on continue de dialoguer, on trouvera des solutions ».
Cet interlocuteur fait remarquer par exemple que Les pédagogues ont toujours mis en ligne des cours pour le bénéfice des élèves, même ceux qui ne sont pas en classe d’examen. De ce fait, souligne-t-il, l’école peut penser que la continuité pédagogique a été assurée, comme le parent peut penser aussi qu’il n’a pas payé pour ça. « C’est un problème d’interprétation. Il va falloir beaucoup discuter. On ne peut pas se réveiller et imposer des solutions qui s’applique à tous », tempère-t-il.

L’équation des profs de maths et philo

Par ailleurs, hormis les questions financières et logistiques, les écoles privées pourraient faire face à un problème de personnel. Déjà, lorsqu’il s’est agi d’organiser le retour des enseignants, l’Etat s’est occupé uniquement de ses agents. La plateforme en ligne de demande d’autorisation ne prévoyait pas les enseignants autres que ceux du public. Les privés ont eu beaucoup de difficultés. « Il a fallu errer entre les IEF et les IA pour trouver des solutions », regrette Madièye Mbodji.
Aujourd’hui encore, il y a beaucoup d’enseignants du privé qui n’arrivent pas à regagner leur lieu de travail. Sans doute que la rentrée va révéler également l’importance des élèves qui sont dans cette situation.
Autant de difficultés, sans compter le fait que certaines disciplines pourraient difficilement trouver  des enseignants dans le privé. Il s’agit notamment des mathématiques et de la philosophie, disciplines dont les profs sont presque exclusivement dans le public, avec un travail au noir dans le privé. Avec le chamboulement prévu, ces profs pourraient manquer de temps pour les activités hors écoles publiques. « C’est vrai qu’il faut attendre qu’ils aient leur nouvel emploi du temps dans le public pour voir comment s’organiser pour le privé », reconnait Mbodj.
Toutes choses qui font que l’école publique semble, pour une fois, mieux lotie que l’école privée, malgré ses nombreux couacs déjà notés. Ce qui fait dire à Madièye Mbodj que le 2 juin n’est pas une date pour la reprise des cours. Mais plutôt un moment d’évaluation pour voir ce qui est en place et ce qu’il faut corriger.

Reprise des cours: Le transport des enseignants annulé

https://www.seneweb.com/-Le plan de transport des enseignants prévu par la société publique Dakar-Dem-Dikk (DDD) est annulé jusqu’à une date ultérieure. L’information a été donnée par la Rts dans l’édition de son journal télévisé de 23h de ce lundi 1er juin.

10 enseignants venus de Dakar testés positifs

https://www.seneweb.com/-La reprise des cours était partie pour être un terreau fertile pour la propagation du Covid-19 partout au Sénégal. En effet, sur une quarantaine d’enseignants venus de Dakar et testés au Covid-19 à Ziguinchor, 10 sont revenus positifs. Ce qui a motivé la décision du chef de l’Etat de reporter le retour à l’école.
Et vu les conditions chaotiques dans lesquelles le personnel enseignant a voyagé, il faudra sans doute s’attendre  à d’autres cas dans d’autres localités.
La découverte de Ziguinchor va donner du grain à moudre à ceux qui demandaient à ce que les enseignants soient testés avant d’être déplacés un partout dans le pays.

Reprise des cours: Matam retient ses élèves et exige la mise en quarantaine des enseignants

https://www.seneweb.com/–A moins de 24 h de la réouverture des classes, c’est un sentiment d’angoisse qui prévaut dans la région de Matam. Selon Zik Fm qui donne l’information, les populations sont inquiètes depuis le retour des enseignants. Lesquels avaient séjourné dans des régions où la pandémie de Covid-19 s’est fortement propagée. En effet, elles craignent qu’ils ne soient porteurs du virus dans la localité.
A Agnam, renseigne la source, les parents d’élèves, qui s’étaient réunis au Lycée de la zone, ont laissé entendre qu’ils ne laisseront pas leurs enfants retourner en classe le 2 juin. Et pour cause, ils exigent que ces enseignants de retour soient «mis en quarantaine». Ce, afin d’«être sûr qu’ils ne sont pas porteurs» de la maladie à coronavirus.
Dans le département de Kanel, c’est le même son de cloche qui prévaut, selon toujours la radio. Sur place, plusieurs localités demandent également la mise en quarantaine des enseignants avant qu’ils ne reprennent les cours
A rappeler qu’à ce jour, Matam est la seule région du pays qui n’a pas encore enregistré de cas positif au nouveau coronavirus.

Reprise des cours: Le G20 appelle au boycott

https://www.rewmi.com/Le G20 affiche son désaccord quant à la reprise des cours, prévue, demain, mardi 2 juin 2020. Ce cadre, qui regroupe 28 organisations syndicales d’enseignants, ne compte pas faciliter la tâche à l’Etat. Son coordonnateur, Dame Mbodj, a appelé ses camarades à boycotter les cours si une seule des conditions édictées sur le protocole sanitaire manque dans une école.

L’APPEL DE L’UNION DES PARENTS D’ÉLÈVES

http://www.emedia.sn/Ce 2 juin, marque la reprise des cours au Sénégal pour les élèves en classe d’examen dans un contexte où la maladie du Coronavirus se propage.
A cet effet, l’Union des parents d’élèves du Sénégal, par le biais de son président Abdoulaye Fané, est montée au créneau pour appeler à la vigilance et au respect des mesures barrières. « Nous avons décidé, après trois mois depuis la survenue de cette pandémie de nous adresser aux parents d’élèves pour dire simplement de rester vigilants et de ne pas baisser la garde. Car, nul ne sait quand ce combat contre cet ennemi public, invisible va prendre fin », a déclaré Abdoulaye Fané. Il indique que leur mouvement s’inscrit, après avoir consulté nos coordinations départementales et des organisations et acteurs de la vie publique, dans la perspective de la reprise des enseignements et apprentissages le mardi prochain.
Cependant, M. Fané et ses camarades demandent aux parents d’élèves d’accompagner leurs enfants particulièrement les élèves en classe de CM2. Ce, pour aller constater de visu les dispositions prises avec la mise en place des équipements de prévention individuelle et collective. Cette demande, poursuit-il, fait suite à la déclaration du ministre de l’Education nationale qui a donné instruction de fermer toute école qui ne disposerait pas de l’entièreté des dispositifs sécuritaires. « Je voudrais que les parents incarnent le rôle de lanceur d’alerte mais en y allant avec des initiatives constructives en coordination avec les comités de veille qui sont installés au niveau des établissements scolaires », a soutenu Abdoulaye Fané. Qui demande aux ministres de l’Education nationale et l’Enseignement technique et de la formation professionnelle de prendre les mêmes dispositions pour faciliter le transport des élèves et apprenants qui sont dans les régions et dans les villages. « Nous semblions avoir compris qu’il avait été demandé que ces élèves rentrent dans les bus affectés aux enseignants mais, nous sommes au courant qu’actuellement, il y a beaucoup d’élèves qui sont dans les villages et qui ont des difficultés pour rejoindre leurs écoles respectives. Donc, ce que nous demandons, c’est que le même dispositif qui a été fait en direction des enseignants soit appliqué aux élèves », sollicite-t-il.
De même, le président de l’Union des parents d’élèves du Sénégal et ses camarades attire également l’attention des ministres sur les établissements qui n’ont pas encore de dotation suffisante. « Nous avons des informations claires et précises, particulièrement dans le département de Pikine, que les dotations qui sont mises à la disposition de certains établissements sont insuffisantes », alerte Abdoulaye Fané qui demande que tout soit corrigé avant la reprise des cours.
Pour sa part, la présidente du collectif des gouvernements scolaires, Maguette Ba, interrogée, reste pessimiste quant à la reprise effective des cours en cette période de pandémie. A l’en croire, ils ont fait le tour des établissements de la capitale mais, prévient-elle, le dispositif de sécurité constaté sur place n’est pas rassurant et ne présage pas que les mesures édictées pour éviter la transmission de la maladie seront respectées. « Les élèves sont encore plus inquiets et plus engagés qu’aujourd’hui. Ils n’hésiteront pas à retourner chez eux si ça continue comme ça », prévient-elle.
Selon elle, les gouvernements scolaires ne peuvent pas empêcher les élèves à aller à l’école ce mardi mais, elle prend pour responsable le ministre de l’Education nationale pour un quelconque désagrément. « Le collectif maintient son engagement pour que l’équipe du Sénégal respecte ses engagements. Que les parents et les élèves prennent leurs responsabilités. Le ministre de l’Education nationale sera responsable de tout ce qui arrivera aux élèves », met-elle en garde Aliou DIOUF

Report de la reprise des classes: La démission du ministre de l’éducation et le retour des enseignants réclamés

https://www.dakarmatin.com/La décision des autorités étatiques de reporter la reprise des enseignements-apprentissages a provoqué un effet boomerang. Cette décision prise à quelques heures de la réouverture des classes a suscité l’ire des syndicalistes.
Dans une déclaration faite suite à la décision du président Macky Sall d’annuler la reprise des enseignements et apprentissages qui étaient prévue ce mardi 2 juin, Dame Mbodj, secrétaire général du Cusems authentique a réclamé la démission du ministre Thierno Talla. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est que le ministre Mamadou Talla qui a fait convoyer des enseignants dans des conditions catastrophiques, celui qui a fait cette bêtise là ne peut pas s’en sortir indemne. C’est pourquoi au nom du Cusems Authentique, nous exigeons que le ministre de l’éducation nationale, Mamadou Talla rende le tablier. Qu’il présente sa démission au chef de l’État et que ce dernier l’accepte. Et qu’à défaut de cela, qu’il soit démis par le président Macky Sall dans les meilleurs délais. Parce qu’il a échoué et quand on échoue on doit prendre ses responsabilités et quitter. En plus de cela, nous exigeons le retour de tous les enseignants qui le souhaitent à leur lieu de départ », a-t-il exigé au nom de la formation syndicale qu’il dirige.
À l’en croire, l’Etat n’a pas dit toute la vérité dans cette affaire. « Depuis quelques semaines nous nous sommes battus pour dire que cette réouverture, dans ce contexte d’augmentation des cas contacts, n’était pas une décision opportune. Le ministère de l’Education s’était toujours entêté et s’était opposé à cette position que nous avions développée. Aujourd’hui, la decision qui est prise est assujettie à deux cas de contamination. Donc, deux enseignants testés positifs à Ziguinchor : un cas communautaire et un cas importé. Nous considérions que cet argument n’est pas sérieux. Parce que tout le monde sait cela depuis 3 jours, mais l’État s’était entêté. Donc vouloir nous servir cet argument, c’est vouloir nous faire avaler des couleuvres. Ce que nous ne saurions accepter », lâche-t-il
Le syndicaliste de l’enseignement signale d’ailleurs les véritables raisons qui ont poussé l’État à revenir sur sa décision. « La véritable raison qui les a poussés à ne pas reprendre les enseignements et apprentissages dès le 2 juin, c’est parce que tout simplement ils ont compris que le discours que le ministre Mamadou Talla leur a servi depuis le début est un discours démagogique. Le dispositif édicté par le ministère de la Santé à travers le protocole de sécurité sanitaire, ce dispositif-là n’était pas en place ».
Il en veut pour preuve que « partout dans le pays (les populations ont constaté que les masques n’étaient pas en nombre suffisant, qu’il n’y avait pas assez de thermoflash, quil n’y avait pas une possibilité pour beaucoup d’établissements de respecter la distanciation physique requise. Ce, avec des distances de 1 à 1.5 m entre les tables-bancs par classe et un élève par table banc. Mais également d’avoir 20 élèves par classe au maximum, des toilettes fonctionnelles, de l’eau disponible », entre autres. Ce sont, selon Dame Mbodj, ces manquements-là qui ont fait que les autorités ne pouvaient pas reprendre les enseignements-apprentissages ».

Report de l’ouverture partielle des écoles: «l’Etat a fait preuve de tâtonnement »,selon le Sels/authentique

https://www.dakarmatin.com/Le report de la reprise partielle des cours au Sénégal, initialement prévue ce mardi 2 juin à une date ultérieure, au motif que des enseignants ont été testés positifs au coronavirus à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, ne surprend pas le Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal/authentique (Sels/Authentique). Son Secrétaire général (Sg), Abdou Faty est d’avis que cette nouvelle décision prise à la dernière minute montre que l’Etat a fait preuve de tâtonnement.
« Le communiqué du gouvernement reportant la rentrée des classes du 2 juin ne nous a pas surpris », a soutenu d’emblée, le Sg du Sels/Authentique. Abdou Faty d’expliquer sur la Rfm : « Parce qu’il faut le dire, par rapport à la feuille de route, nous avons, nous en tant qu’organisation syndicale, travaillé avec le gouvernement qui, en un certain moment, a pensé que l’école est de son ressort exclusif, l’école n’est pas à cours gestion et nous a plus consulté malgré qu’on devait relever deux défis majeurs : la mobilité et les gestes barrières »
Par Conséquence, a-t-il pesté, « en pilotant seul, les enseignants se sont retrouvés à Liberté 5 (Dakar), ils ont été laissés en rade, ils ont passé la nuit à la belle étoile dans beaucoup de département, les enfants qui doivent faire les examens sont laissés en rade, beaucoup de manquements ont été notés dans les écoles par rapport au protocole sanitaire ».
Eu égard à toutes ces considérations, M. Faty appelle le gouvernement à chercher des raisons de ce renvoi de la réouverture des classes ailleurs et non dans le fait qu’on a testé des enseignants à Ziguinchor. « Les raisons sont à chercher ailleurs, dans les dysfonctionnements du dispositif, à chercher dans le tâtonnement, dans cette propension à ne pas privilégier la concertation », dixit-il.
Le Sg du Sels/Authentique invite l’Etat du Sénégal à prendre sa responsabilité devant le peuple sénégalais et à faire de telle sorte que les enseignants ne soient pas stigmatisés. :

REPORT DE DERNIERE MINUTE DE LA REPRISE DES COURS DANS LES CLASSES D’EXAMEN:Cacophonie totale !

http://www.sudonline.sn/La reprise des cours dans les classes d’examen initialement prévue, ce mardi, n’aura pas lieu. Pour cause, le président de la République a décidé hier, tard dans la nuit, de reporter à une date ultérieure le retour dans les classes. Raison invoquée : des cas de Covid-19 détectés chez des enseignants à Ziguinchor. Suffisant pour créer une cacophonie totale au niveau de l’école et de ses acteurs
L a deuxième rentrée des classes au Sénégal, Covid-19 obligeant, n’est pas partie pour être effective, ce mardi 02 juin 2020, date initialement arrêtée pour reprendre les enseignements-apprentissages dans les classes d’examen. Alors que la grande majorité des enseignants et élèves concernés par cette reprise au forceps des cours, sur fond de menace du nouveau coronavirus, avaient rejoint les localités respectives où se trouvent leurs établissements scolaires, voilà qu’une décision de dernière minute du chef de l’Etat vient renverser la donne. En effet, c’est vers 23h 30 que l’information officielle est tombée, via la Radio Télévision Sénégalaise (Rts). Le président de la République, Macky Sall, venait de reporter à une date ultérieure la reprise des cours dans les classes d’examen, sur l’étendue du territoire national. Les enseignants et élèves qui avaient fait des centaines de kilomètres pour rejoindre les établissements scolaires, comme les administratifs de l’école, autorités du ministère de tutelle et responsables des services déconcentrés de l’Etat qui s’activaient depuis lors aux dispositions idoines d’une reprise sécurisée dans les écoles voient leurs efforts réduits à … zéro.
En constatant la cacophonie totale qui s’empare du système éducatif dans un contexte où la pandémie de Covid-19 continuait de dicter sa loi. Du coup, le G7 de l’enseignement qui dénonçait le pilotage à vue de la tutelle obtient raison devant les autorités. Dans une déclaration transmise avant-hier, dimanche 31 mai 2020, l’organisation intersyndicale regroupant les sept principaux syndicats d’enseignement du pays disait avoir pris acte de la décision de reprise des cours à la date du 2 juin 2020, annoncée par le Chef de l’Etat à l’occasion du Conseil des ministres du 6 mai 2020, non sans «condamner avec la dernière énergie le pilotage à vue effectué par les services du ministère de l’éducation nationale (Men) mettant ainsi en péril la vie des soldats du savoir dont la nation a le plus besoin».
Face à cette démarche cavalière sans issue, le G7 exigeait «  l’implication effective des partenaires sociaux dans toutes les initiatives pour une reprise des enseignements et apprentissages dans un espace scolaire sain et sécurisé». Du côté des parents d’élèves, les inquiétudes et les appréhensions avaient fini de gagner les cœurs face aux incertitudes d’une reprise forcée, alors que la Covid-19 ne cessait d’étaler ses tentacules dans tout le Sénégal, en touchant presque toutes les régions. Reste maintenant à savoir si cette rentrée des classes se fera un jour, face à une ennemie invisible, sournoise et loin d’avoir jeté les armes.

LES ÉCOLES PRIVÉES CATHOLIQUES REPORTENT LEUR RENTRÉE

Les écoles privées catholiques ne retourneront pas en classe, ce mardi, 2 juin. Elles l’ont fait savoir à quelques heures de la réouverture des classes pour les élèves en classe d’examen avant que l’Etat ne procéde au report. Dans un communiqué parvenu à emedia.sn, les établissements de l’office Diocésain de l’enseignement catholique de Dakar indique que leurs écoles ne sont pas prêtes à recevoir les élèves le 2 juin pour non-respect du protocole sanitaire par les responsables dédiés. « Prenant toute la mesure de leur pleine responsabilité, les écoles de l’office Diocésain de l’enseignement Catholique de Dakar se donnent le temps de se préparer à recevoir les apprenants », indique le document. Par conséquent, souligne la note, les établissements rouvrent sans les élèves. D’après l’office Diocésain de l’enseignement catholique de Dakar, cette mesure est motivée par la conscience de ne pas mettre la vie des élèves, des personnels et de leurs familles en danger.
Selon le communiqué, les directions sont ouvertes pour continuer la préparation et s’assurer que tous les préalables sont remplis pour une arrivée des élèves le jeudi 4 juin prochain. D’un autre côté, le collège cardinal Hyacinthe Thiandoum a fait un communiqué pour dénoncer le non-respect des engagements pris par le ministre de la Santé pour assurer une bonne reprise des cours. D’après cet établissement l’Etat avait promis de doter tous les établissements, publics comme privés, de tout matériel sanitaire nécessaire selon un protocole qu’il a lui-même décrété. « Or, la réalité c’est que nous n’avons pas reçu ce qu’il fallait pour reprendre les cours dans les conditions sanitaires adéquates. Nous avons attendu jusqu’au dimanche pour recevoir le matériel mais, c’est largement insuffisant. Le ministre a répété plusieurs fois que s’il manque un seul point du protocole, l’établissement ne doit pas ouvrir. Donc, il nous faut prendre nos propres moyens pour doter les établissements de tout ce qu’il faut », indique-t-on dans le communiqué

97 nouveaux cas positifs dont 20 cas communautaires, 14 cas graves et 96 patients déclarés guéris

https://actusen.sn/ Sur 1339 tests réalisés, 97 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 7,24%. Il s’agit de 77 cas contacts suivis et cas 20 issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Sacré-Cœur (1), Popenguine (1), Grand Yoff (1), Rufisque (1), Rebeuss (1), Parcelles Assainies (2), Touba (1), HLM (1), Almadies (1), Ziguinchor (3), et Bignona (7).
La Directrice générale de la santé publique a annoncé la guérison de 96 patients. Ils ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. Aussi 14 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. A ce jour, le Sénégal compte 3836 cas positifs dont 1954 guéris, 43 décès et 1838 encore sous traitement.

Le Sénégal enregistre son 43e décès

https://www.seneweb.com/-Le décompte macabre sur la pandémie de la covid-19 se poursuit toujours. En effet, le Sénégal vient d’enregistrer son 43e décès lié à la Covid-19. Il s’agit d’une femme de 72 ans. Elle est décédée à l’hôpital dalal Jamm.

Matam enregistre un premier cas confirmé

https://actusen.sn/-Désormais toutes les 14 régions du Sénégal sont touchées par l’épidémie du coronavirus. Epargnée depuis le début de la pandémie, Matam vient s’ajouter à la liste des régions contaminées après un premier cas positif au coronavirus. Le patient, un berger, a été détecté dans la commune de Houdallaye. L’homme a été consulté depuis le 29 mai dernier au centre de santé de Ranérou, annonce le préfet du département.
Les prélèvements envoyés à Touba sont revenus positifs. Une trentaine de personnes contacts ont été recensées par les services sanitaires, informe Mamadou Guèye qui précise que le patient est “un cas asymptomatique”.

Kaolack: Le cas communautaire est un militaire… 5 contacts provisoirement recensés.

https://www.dakaractu.com/Le virus a visité le camp militaire (Sémou Djimith) de Kaolack. En effet, le cas communautaire qui a été signalé ce lundi, est un soldat officiant au niveau de la base militaire de la ville de Mbossé communément appelée Camp Sémou Djimith.
Une source médicale souffle à Dakaractu que 5 cas contacts sont pour le moment recensés. Aux dernières nouvelles, ils ont été tous placés en quarantaine.Nous y reviendrons…

02 Sapeurs-pompiers infectés à Touba… Une infirmière testée positive à Diourbel… Mbacké affiche la sérénité

https://www.dakaractu.com/Dans le décompte d’hier, Touba et non Mbacké a enregistré 02 cas communautaires. Il s’agit de 02 sapeurs-pompiers infectés et comptabilisés maladroitement dans le compteur de la commune. Une précision de taille que vient de faire le district sanitaire de Touba. Ainsi Mbacké-commune demeure  toujours sans nouveaux malades de covid-19  comme c’est le cas, d’ailleurs, depuis plus d’un mois.
De l’autre côté, le district avoue éprouver des difficultés pour situer géographiquement cette infirmière infectée qui vient récemment de Dakar, qui loge à Diourbel mais qui officie à Diakhao, dans la région de Fatick.
Dans le bilan de ce 1er juin 2020, seule Touba a ajouté à son compteur de nouveaux malades : 04 au total dont 03 cas contacts suivis par le service médical.

Bilan de ce jour : 01/06/2020         

Région de Diourbel
Total Cas Confirmés : 04
– District Sanitaire de Touba
04 Cas Positifs :
03 Contacts
01 Communautaire
– District Sanitaire de Mbacké
00 Cas Positif
00 contact
00 Communautaire
– District Sanitaire de Diourbel :
00 Cas Positif
00 Contact
00 communautaire
– District Sanitaire de Bambey
00 Cas Positif
00 Contact
00 Communautaire
– Guéri : 00
– Décès : 00

“Il n’y a plus de lits à Dakar, les chiffres sont faux. On sera bientôt à 15 000 cas”,Dr Babacar Niang de Suma Assistance

https://www.pressafrik.com/La situation de Dakar, devenue le foyer de l’épidémie du coronavirus avec plus de 2600 cas enregistrés, appelle aujourd’hui au retour des règles comme la fermeture de certains lieux de culte, des marchés et des écoles, selon Dr Babacar Niang de la clinique Suma Assistance. D’après ce clinicien, « il n’y a plus de lits disponibles à Dakar » surtout que « les chiffres sont biaisés ». Des chiffres qui, prédit-il, atteindront bientôt la barre des 15 000 cas testés positifs ! Le débat est posé sur le cas de la région de Dakar qui représente 2525 cas sur les 3429 dépistés positifs à travers le territoire national. Le ministre de la Santé a déploré la situation dramatique prévalant dans la capitale et sa région. « Si on perd la main à Dakar, la lutte sera âpre au niveau national » a indiqué le ministre de la Santé.
Au Sénégal, depuis le début de la pandémie le 02 mars dernier, il y a eu 3739 cas déclarés positifs au coronavirus dont 1858 guérisons et 1838 patients encore sous traitement dans les différentes structures sanitaires du pays. notre pays a aussi enregistré 42 décès liés à la Covid-19. Samedi dernier, en faisant le point sur la situation du jour, le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) était largement revenu sur le cas de la région de Dakar devenue l’épicentre de la maladie.
A la date du 29 mai, elle comptait à elle seule 2525 cas sur les 3429 dépistés positifs. soit un taux record de 73,6% des cas confirmés. autrement dit, les trois quart (3/4) des cas sont issus de la capitale. La courbe ascendante des cas positifs dans la région de Dakar ne retombe pas depuis plusieurs semaines. par conséquent, cette situation alarmante et critique fait de Dakar l’épicentre de la maladie, et appelle à un renforcement des mesures de restrictions et à l’obligation de leur respect plus strict. Selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, « la transmission locale est clairement établie et se traduit par une augmentation des cas issus de la transmission communautaire et des décès communautaires. Dès lors, l’endiguement de l’épidémie doit mobiliser toutes nos énergies. Cela passe par le renforcement de nos stratégies à l’échelle locale et particulièrement dans la région de Dakar. Ce renforcement stratégique devient un impératif urgent. C’est pourquoi j’ai demandé au comité national de gestion des épidémies, en rapport avec le comité régional de gestion des épidémies de Dakar de se réunir, toutes affaires cessantes, pour nous proposer une stratégie spécifique de renforcement de la lutte contre la covid-19 à Dakar. Pour vaincre la maladie, nous devons nous mobiliser au sein de nos communautés », a dit Diouf Sarr qui appelle à se mobiliser au niveau communautaire pour vaincre cette maladie.
En attendant que la population générale réponde à son appel, le Comité national et le comité régional de gestion des épidémies à Dakar sont invités à faire des propositions, dès aujourd’hui mardi, pour une lutte efficace dans Dakar et sa banlieue. a en croire le ministre, en effet, il n’y a pas d’autre choix que de durcir les restrictions car « si on perd la main à Dakar », la lutte sera âpre au niveau national.

« Les enfants sont les plus grands porteurs de cette épidémie »

un discours au ton menaçant qui fait craindre un retour aux mesures prévalant avant les mesures d’assouplissement annoncées le 11 mai dernier.
Des mesures concernant la fermeture des établissements scolaires, des lieux de culte et des marchés, entre autres. En tout cas, Dr Babacar Niang de Suma Assistance dit ne pas comprendre pourquoi on veut coûte que coûte rouvrir les écoles dans ce contexte à risque surtout chez les élèves. « Il faut dire que les enfants sont les plus grands porteurs de cette maladie. Ce sont des asymptomatiques, ils ne vont pas développer des signes et vont faire la guérison spontanée. En revanche pour leur famille, on craint une contamination massive », souligne ce médecin urgentiste.
Selon lui, les autorités auraient dû, dès le début, montrer une vraie riposte en y associant le privé. Malheureusement, dit-il, elles ont voulu adopter la stratégie de la pyramide sanitaire dans le public lorsqu’elles ont reçu le soutien financier de la communauté internationale. Ce qui est « mal pensé. Déjà le Samu national dispose de moins de 100 ambulances pour intervenir dans tout le Sénégal », se désole ce praticien de la santé d’après qui « les décideurs ne sont pas logiques dans ce combat de guerre qui nécessite l’implication de tous ».

« A Dakar, tous les lits sont occupés »

Aujourd’hui, cette stratégie combinée à la réquisition des hôtels ne semble pas donner grand-chose
C’est à la limite, et selon les dires de Dr Babacar Niang, une surcharge qui a failli faire de nos établissements hospitaliers des hôpitaux covid-19. Or « nous ne voulons pas que nos hôpitaux soient des hôpitaux pour covid », a justement soutenu le directeur du Centre des opérations et des urgences sanitaires (Cous), Dr abdoulaye Bousso. On ne sait pas si cette façon de gérer la pandémie a fait de nos hôpitaux des « hôpitaux Covid » ou pas. Mais une chose serait sûre, d’après le patron de Suma Assistance, « à Dakar, tous les lits sont présentement occupés ».
A preuve, dit-il, le cas d’un de « ses » infirmiers testés positif, et à qui on a demandé d’attendre le lendemain pour venir à l’entrée de Rufisque pour faire un test et attendre 48 heures pour avoir les résultats. « J’ai fait 30 heures d’attente. Encore que j’ai dû passer par des voies parallèles parce qu’on a des relations dans le milieu, pour qu’il soit prélevé », s’indigne Dr Niang qui dit être préoccupé surtout pour nos compatriotes qui n’ont pas les moyens de se soigner.
Ceux-là qui sont aujourd’hui appelés à vivre avec « leurs mots et leurs maux » et n’ont que ces trois préoccupations : « comment rester en vie, comment manger et comment se protéger » ! Et c’est aussi le souci de Dr niang qui lève un coin du voile sur ce qu’il appelle la « fausseté » des chiffres.

« Les chiffres sont biaisés, on sera bientôt à 15 000 cas »

Selon ce médecin-urgentiste dont la réputation n’est plus à faire, dans quelques jours, il faut s’attendre au doublement voire au triplement des cas confirmés. « On sera bientôt à 15 000 cas au bas mots, par défaut car la situation est loin d’être maîtrisée surtout avec les cas communautaires que j’appelle les cas incontrôlables ». A en croire Dr Babacar Niang, les chiffres donnés par les autorités sont à prendre avec des pincettes. « Si on tient compte de ce que j’appelle les déserts médicaux, la stigmatisation et pour ceux-là qui n’ont pas les moyens d’aller se faire soigner, le cas des établissements de santé qui font leurs tests sans bruit, les ressortissants français qui le font au niveau de la marine française et les Etats-Unis qui le font au niveau de leur Ambassade, … je me dis que sur les chiffres, il y a problème ».
Au-delà de ces « chiffres biaisés », dit-il, au niveau local et particulièrement pour le cas de Dakar qui hante aujourd’hui le sommeil des autorités, « on doit isoler certaines villes en créant des zones rouges, des zones oranges et des zones vertes ». Des mesures adaptées à la situation de l’heure comme cela se fait ailleurs comme en Chine qui a réussi l’expérience… Et c’est toujours Dr Niang qui a fait ce… test positif !Le Témoin

Covid-19: l’exception africaine propulsée au dessus de la barre des 140 000 cas

https://www.financialafrik.com/-Le nombre de cas confirmés de COVID-19 sur le continent africain a atteint 141.535 dont 4069 décès au 31 mai 2020. Bien loin des USA avec 1 825 970 infectés et 105 773 morts. Le continent, objet de rapports alarmants de la part de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), fait part d’une résilience remarquable qui bouscule jusqu’au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) un temps aligné sur les prévisions internationales.

Un top ten africain instructif

Le virus s’est jusqu’à présent propagé dans 54 pays africains, a noté l’agence continentale CDC Afrique. Par ailleurs, 59.212 personnes infectées par le COVID-19 se sont rétablies à travers le continent en date de dimanche matin. En valeur absolue, le pays le plus touché par la pandémie est l’Afrique du Sud avec 32 680 cas positifs et 683 décès, suivie par l’Egypte (24 985 cas positifs et 959 décès), le Nigeria (10 162 cas positifs; 287 décès), l’Algérie (9 394; 653 décès), le Ghana (8070 cas; 36 décès), le Maroc (7 819 cas; 205 décès), le Cameroun (5 904 cas; 191 décès), le Soudan (5026 cas; 286), la Guinée (3 706 cas; 23 décès), le Sénégal (3645 cas; 41 décès). A noter que plus de la moitié des décès (56%) recensés en Afrique ont lieu dans trois pays que sont l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’Algérie.  Youcef MAALLEMI

Karim Wade remet à l’Etat 5000 kits de tests rapides

https://www.seneweb.com/-L’ancien ministre d’Etat, Karim Wade, en exil au Qatar, depuis 2016, a mobilisé des milliers de kits de diagnostics rapides destinés aux autorités sanitaires de notre pays. Ce, en vue de contribuer aux moyens de lutte contre la Covid-19. En effet, Seneweb a appris qu’un premier lot de 5000 kits, fabriqués en Corée du Sud, devra d’ailleurs être mis à la disposition de l’Etat sénégalais. «La remise sera faite dans les prochaines heures», précise notre source.
Egalement, nous avons appris que les autorités sénégalaises pourraient dans les jours à venir recevoir d’autres kits coréens de Wade-fils qui, par ce geste, dit «apporter (sa) contribution à l’élan de solidarité lancé par le Président Macky Sall».
Pour rappel, la Corée du Sud est un pays cité en exemple dans le monde dans la lutte contre la Covid-19.
Ce pays asiatique a procédé, depuis le début de la pandémie, à une campagne massive de dépistage. Ainsi, les proches de toutes les personnes contaminées sont recherchées de façon systématique, avant de se voir proposer un test de dépistage.

LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS: And Gueusseum dénonce les impairs et alerte sur une «fatale invasion virale nationale»

https://www.jotaay.net/Le relâchement des populations dans l’observation des gestes barrières, la répartition des fonds du Force Covid-19 qui ne profiterait pas au personnel de santé dont une bonne partie est aux abois et découragée, sont autant de prémices d’une «fatale invasion virale nationale». C’est le constat de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas), qui s’est fendu hier d’un communiqué pour alerter.
S’il y a des acteurs de la santé qui sont vraiment inquiets de la situation actuelle de la pandémie du coronavirus au Sénégal, c’est bien ceux réunis autour de la plate-forme de lutte And Gueusseum,. Qualifiant la situation actuelle d’état de «ni guerre ni paix», Mballo Dia Thiam et Cie affirment que «les prémices d’une fatale invasion virale» du pays sont déjà très apparentes. Ils en veulent pour preuves le relâchement quasi-généralisé dans l’observation des gestes barrières, avec par exemple «des populations subitement allergiques aux masques», «le rassemblement inédit de milliers d’enseignants de Dakar (épicentre du Covid-19) en partance pour d’autres localités», ou encore la « violation» du couvre-feu, de l’interdiction des déplacements extra-départementaux…Et d’ajouter, au sujet de la stratégie de lutte, que «gagner la bataille de Dakar, si elle n’est pas totalement perdue, n’est pas non plus une condition sine qua non, si tant est qu’il existe d’autres épicentres et foyers d’une récurrence presque comparable pour un bilan de 3739 cas positifs ce 1er juin 2020».

«Les moyens annoncés pour combattre le Covid-19 n’ont pas encore réellement profité au personnel…»

Et comme si cela ne suffisait pas, la plate-forme syndicale dénonce la situation peu enviable d’une certaine catégorie d’acteurs sanitaires, au cœur de la lutte contre la pandémie, mais paradoxalement écartés ou marginalisés dans la répartition des moyens de protection, de lutte et les motivations du personnel sanitaire dans ce contexte particulier. En ce sens, And Gueusseum note que le personnel sanitaire municipal et communautaire est «aux abois, à la limite du découragement, parce que frustré par un traitement discriminatoire, dévalorisant et insuffisamment protégé». Ce qui est aujourd’hui à la base d’un «découragement» de ce personnel de santé «victime d’une négligence notoire parce que zappé du Fonds Covid-19». Dès lors, Mballo Dia Thiam et Cie rappellent au chef de l’Etat que, «malgré les nombreux efforts, les moyens annoncés pour combattre le Covid-19 n’ont pas encore réellement profité au personnel ni en termes d’augmentation du nombre d’agents, ni en termes de motivation financière, encore moins en termes de protection».Mbaye THIANDOUM

Manifestation à Diourbel: les jeunes du quartier Keur gou mak réclament la fin du couvre-feu

https://actusen.sn/-C’est une soirée agitée à Diourbel. En effet, les jeunes du quartier Teugue Ndiobène ont investi la grande voie allant de Camp des gardes à Kkeur goumack, cette nuit. Ils ont brûlé des pneus et barricadé les routes de pierres sur les routes pour exiger la fin du couvre-feu.
La présence de la patrouille de la police dépêchée sur les lieux, n’a pas suffi à refreiner l’ardeur des protestaires.Affaire à suivre.Mor Mbaye Cissé,

Bloqués entre la Mauritanie et le Maroc depuis plus de deux mois: Quatre Sénégalais rapatriés par l’Etat du Sénégal

https://www.dakaractu.com/-Ouf de soulagement pour les sénégalais bloqués depuis plus de deux mois à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, précisément à la zone appelée PK55, en raison des restrictions liées à la maladie à coronavirus.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères parvenu à Dakaractu, quatre du groupe des douze sont arrivés en territoire sénégalais le 1er juin par la voie terrestre.
« Conformément aux dispositions sanitaires, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a procédé à leur mise en confinement obligatoire dans des structures appropriées à Richard Toll », renseigne le communiqué.
Cependant, 08 membres du groupe n’ont pas souhaité rentrer, précise le ministère des Affaires étrangères qui « remercie le gouvernement de la République islamique de Mauritanie pour toutes les dispositions prises afin de faciliter ce rapatriement ».

Discours d’Acceptation du Gouverneur Abou Tall

Ce samedi 30 mai 2020, le Gouverneur du District 403-A1, Abou Tall a été investi dans ses fonctions. Dans son adresse d’acceptation des charges, il a rendu hommage à ses prédécesseurs et à ceux qui lui ont mis le pied à l’étrier dans le lionisme.
Il y a aussi dévoilé ses ambitions qui se résument en un renforcement des activités pour atteindre les objectifs du Lions Clubs International, le rôle des jeunes et des femmes sera central, sans oublier la formation, un des leviers pour affirmer le leadership des Lions dans le District 403 A1.

Idiovisuel, la chronique média de Nettali.com:L’éclaircie !

NETTALI.COM – Bienvenue au pays des experts, devrait-on dire. On parle évidemment du Sénégal, ce pays où certaines personnes sont expertes en tout. C’est le cas avec le football, la lutte, le jeu politique, les questions économiques voire même de santé (Covid 19 oblige). Les Sénégalais toutes sensibilités confondues, ont leur opinion sur tous les sujets et chacun d’entre eux sait ce qu’il aurait fallu faire !  Le dossier Akilee qui a pris des allures de pugilats médiatiques n’a pas échappé à cette règle et jamais la passion n’aura atteint son paroxysme à ce point.
Le débat s’est transposé dans la rue et sur les réseaux sociaux qui se sont emparés de la question. Ces nouveaux lieux d’échanges s’apparentent quelque peu à la rue ou les grand-places où plusieurs interlocuteurs aux niveaux d’informations et de culture parfois diamétralement différents, s’y affrontent avec des positions souvent irréconciliables.
Ce dossier nous a surtout montré à quel point la rumeur a circulé sur un sujet aussi technique et juridique. Beaucoup avaient demandé à disposer du contrat Senelec-Akilee ? Qu’espéraient-ils en faire ? Trancher la question ? Clore le débat. Qu’est ce qu’ils sont prétentieux ces Sénégalais !
A la vérité, ce sont quelques écrits produits par une certaine presse écrite et des interviews menées par des chaînes sérieuses, telles qu’ITV (avec Amadou Ly et Papa Mademba Biteye DG de la Senelec comme invités), des débats sur Walf TV, 2 STV, Sen TV et 7 TV ainsi que des interviews sur la RFM qui ont permis de lever un coin du voile dans cette affaire. Des parties prenantes de ce contrat notamment et des intéressés tels que les syndicalistes ont aussi joué leur partition.
Week-end en tout cas bien explosif ! Week-end de feu devrait-on dire ! Il aura suffi l’espace de ce long week-end férié pour que le dossier connaisse un développement aussi inattendu que surprenant : entre la sortie d’Amadou Ly DG d’Akilee et du syndicaliste Souleymane Souaré de la Senelec (SATEL) et de Momar Diongue et de la lumière de certains juristes sur les affaires contractuelles pour qu’on se rende compte de certaines incongruités dans ce dossier très médiatisé.
Habib Aidara du syndicat Sutelec avait eu l’occasion, il y a quelques semaines sur la Sen TV de dire tout le mal qu’il pense du projet Akilee. Avec une telle verve, il avait tenté de démontrer à quel point le contrat Akilee ne militait pas en faveur des intérêts de Senelec ; que l’entreprise « allait faire le travail de Senelec ». Il avait avec force détails informé avoir interpellé l’ancien Directeur général dans son bureau au point que celui-ci avait fini par organiser une réunion d’informations sur le sujet.
Eh bien Souleymane Souaré du syndicat Satel, dans une actualité plus récente, a pris le contrepied ce dimanche 31 mai sur la même chaîne en expliquant tout le bien qu’il pense de ce projet. Il a donné son sentiment sur ce qu’il considère comme des contrevérités sur ce contrat qu’il dit être passé par un processus de filtres de presque deux ans durant lequel, ce sont des directeurs opérationnels de Senelec, conduits par l’actuel Secrétaire général qui ont mené des négociations avec Akilee avant de parapher les documents qui ont permis d’éclairer la décision du DG de signer le contrat, suite à l’aval du Conseil d’administration.
Sur la question des 187 milliards qui aiguisent tant d’appétits, le SG de Satel a précisé qu’il s’agit d’un contrat cadre et qu’Akilee préfinance l’achat des compteurs suivant les bons de commande émis par Senelec avec un différé de 4 ans. Ce qui revient en réalité à un paiement sur 14 ans, suivant le contrat d’exclusivité de 10 ans. M. Souaré considère ainsi ce fait comme un soulagement de la trésorerie de Senelec qui était souvent obligée de recourir à la Banque mondiale pour financer l’acquisition de compteurs. Ce contrat permet selon le secrétaire général de Satel de réaliser des économies importantes liées aux pertes constituées pour beaucoup de vol de courant, étant entendu qu’Akilee les traque et signale à Senelec les endroits où elles sont repérées. Et le syndicaliste, de relever les tests concluants effectués à Pikine et qui ont valu des félicitations à Akilee pour l’efficacité de son travail.
Quid de la durée de 10 ans jugée longue ? Le syndicaliste de nous renseigner que les contrats les plus courts de par le monde, durent au minimum 8 ans, tout en nous informant au passage que des pays tels que la France, la Suède, l’Italie, l’Allemagne et bien d’autres utilisent déjà ces systèmes intelligents.
Pour M. Souaré, il ne s’agit pas en réalité d’une histoire d’achat de compteurs mais plutôt de systèmes intelligents avec des applications qui permettront de faire beaucoup d’actes à distance car c’est ce qui correspond à la digitalisation et à l’avenir. L’histoire des compteurs Powercom des Israëliens, il l’abordera en nous expliquant au passage qu’ils sont plus chers rapportés au contrat Akilee de presque 72 milliards.
Le syndicaliste va même plus loin dans ses explications et avoue qu’en fait de délit d’initié, il ne peut s’agir de cela car non seulement le cabinet était en mission sous Pape Dieng dans le cadre d’un financement de la Banque mondiale. Et fait important, le projet avait été d’abord proposé à Pape Dieng qui n’avait pas manifesté grand intérêt avant de l’être à Makhtar Cissé qui le fera étudier par des directeurs opérationnels de Senelec.
Qu’en est-il des autres contrats signés ? Le syndicaliste avoue que le ministre de l’Energie n’est au courant de rien  s’il n’est pas mis au courant par ses représentants dans le Conseil d’administration.
Souleymane Souaré a ainsi livré sa part de vérité sur un projet bien polémique. Mais là où on tombe des nues, c’est lorsqu’il fait certaines révélations. M. Souaré a fait part à Ahmed Aïdara de menaces et chantage dont il ferait l’objet de la part de son DG,  en présence du Secrétaire général de la boite et de la DRH l’enjoignant de ne plus évoquer l’affaire. Une mise en garde qu’il a d’ailleurs perçue comme une menace de déballages sur un dossier alors qu’il était chef d’agence à la Médina. Dossier pour lequel il a été sanctionné, suite à un complot ourdi contre sa personne. Mais le SG de Satel nous fait savoir qu’il n’en a cure et préfère défendre ses opinions en tant que syndicaliste et eu égard à la liberté syndicale. Il nous a aussi révélé que son collègue syndicaliste, Matar Sarr de Syntes avait dû rater une émission « L’Essentiel » sur la Sen Tv pour cause de convocation le même jour par la direction générale. On sort de cette émission en tout cas bien un groggy par tant de révélations.
Mais dans ce feuilleton médiatique, c’est l’attitude du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) qui en a étonné plus d’un. Alors que Thierno Alassane Sall et Abdoul Mbaye, interrogés respectivement sur la Sen TV et la 7 TV, ne se sont pas montrés très hostiles au contrat, l’on n’a pas compris le revirement si soudain de l’entité politique qui les réunit. Et pourtant les deux précités ont été dans leurs réactions bien modérés et même nuancés, allant même jusqu’à réclamer de revoir certains aspects du contrat. Abdoul Mbaye qualifiera même Makhtar Cissé de « bel esprit » et d’ « homme intelligent », lorsque Maïmouna Ndoye l’a interrogé sur le ministre de l’énergie, alors que l’allusion était faite par rapport à des dessous politiques.  Revirement spectaculaire, le CRD a demandé des poursuites pénales, relevant au passage un délit d’initié. Dans cette affaire Mamadou Lamine Diallo a fini d’être soupçonné par une certaine presse d’être le métronome qui a semblé avoir agi tout seul. Car dans la réalité, le député ne rate jamais l’occasion de lancer quelques piques à ses cibles du moment. Des sorties inattendues, le président de Tekki, homme très structuré pourtant, se montre parfois excessif dans ses jugements. Mamadou Diop Decroix  s’en souvient et n’avait d’ailleurs pas beaucoup goutté une de ses sorties alors que ce celui-ci avait soutenu que le dialogue national avait coûté 10 millions francs par jour. Sur sa page Facebook, il rappelait d’ailleurs à son collègue député que le clavier et la souris ne peuvent pas changer les choses. «Parle-t-il du dialogue politique qui a déjà démarré ? Si c’est le cas, alors ils seraient donc complices du gaspillage des deniers publics si tant est que ce qu’ils disent est vérifié», avait asséné Decroix.
On se rappelle aussi de cette sortie du responsable de Tekki sur les 2 milliards attribués au chef de l’opposition avant que Seydou Guèye ne le recadre : « Avoir une classe politique organisée et une vie politique modernisée, un espace politique civilisé et urbanisé, est un jalon qu’il nous faut franchir pour continuer notre trajectoire démocratique. Vouloir ramener tout à des histoires d’argent c’est aller dans le sens inverse de l’histoire ». Diallo avait aussi récemment insinué que l’ancien DG de Senelec possédait la nationalité britannique, citant un journal. Une accusation jugée inattendue par l’intéressé himself qui n’avait pas manqué de lui répondre qu’il est « né au Sénégal, a fait ses études du cycle primaire au doctorat au Sénégal et a toujours vécu au Sénégal en n’ayant pas d’autres préoccupations que de rester Sénégalais ».
Invité de l’émission “Grand Jury” de la Rfm, cet ex-cadre à Electricité de France (EDF), Amadou Ly a d’emblée tenu à écarter l’accusation de délit d’initié. D’après ses accusateurs, il aurait eu accès à des informations supposées stratégiques de la Société nationale d’électricité. Aussi, il a fermement martelé ne pas être « ni dans un conflit d’intérêt, ni dans un cas de délit d’initié ». Tout au plus, il fait savoir que « c’est une opportunité qui a été saisie puisqu’il n’y a absolument aucune Information par rapport au projet qui n’était pas dans le domaine public », ajoutant qu’ « elles ne sont ni confidentielles, ni privilégiées » et que même des entreprises étrangères ont eu accès à ces informations. Précision importante pour l’entrepreneur, la recommandation d’installer des compteurs intelligents, émane de la Société nationale d’électricité qui travaille sur ce tableau depuis l’époque où elle déroulait le Plan Takkal.
Quid de la date de la signature du contrat avant la présidentielle de 2019 ? « La date de signature de ce contrat est juste un hasard du calendrier. C’est Senelec elle-même qui a exprimé le besoin d’être accompagnée par Akilee », a ajouté l’invité de Babacar Fall mentionnant qu’à la date du 22 novembre 2018 coïncidant avec la dernière réunion de validation technique, après que les directeurs opérationnels de Senelec (dont la plupart capitalisent sur une expérience de 30 ans) ont été consultés, l’avis du Conseil d’administration a été sollicité et celui-ci a donné son consentement.
Sur la question relative à l’absence d’appel d’offres, là aussi, M. Ly relève qu’il s’agit d’un contrat entre deux sociétés commerciales régies par l’acte uniforme de l’OHADA. « C’est pourquoi les statuts de Senelec ont été modifiés en 2016  (…). Dans ce texte de l’Ohada, il est permis que ces deux parties uissent signer une convention réglementée.  Le contrat a été signé de manière régulière, sur la base du droit privé, de l’acte uniforme de l’OHADA », détaille M. Ly, précisant que les négociations ont duré un an et demi.
« La convention réglementée n’est pas un fait inédit à Senelec. Avant Akilee, il y a eu Simelec, qui était spécialisée dans la confection et l’assemblage de compteurs électro-mécaniques », mentionne M. Ly qui mentionne dans la foulée qu’elle a eu lieu de 2003 à 2013, sous le régime de la convention réglementée entre Senelec et Simelec de l’ex-directeur général Pape Dieng qui ont noué un partenariat. C’est aussi le cas entre la Société nationale d’électricité et d’autres entreprises prestataires.
« Akilee ne fait pas dans la fourniture de compteurs, c’est une société de services technologique  qui met en place des systèmes de comptage innovant, avancé », semble conclure celui-ci.
Le DG d’Akilee aura en tout cas affiché sa bonne volonté de renégocier le contrat si tel est le choix de la Senelec. Car, pour lui, les deux sociétés constituent une seule et même famille (…) Ce n’est pas trop tard. Nous allons trouver des accords. Akilee et Senelec, c’est comme une famille pour moi», a déploré celui qui met l’accent sur  l’annexe 5 du contrat prévoit l’évolution technologique.  « Y a des réunions qui vont venir », annonce-t-il, il, un brin optimiste.
Mais s’il y a une chose que l’entrepreneur n’a pas semblé comprendre, c’est tout le bruit fait autour de cette affaire : ”renégocier est le droit le plus absolu de la Senelec. », a assèné le patron d’Akilee.
Il semble en tout cas qu’au regard des derniers développements, l’entrée en scène du Conseil d’administration et des aspects du dossier qui semblent s’éclaircir au fur et à mesure qu’on avance dans la polémique, qu’on s’oriente vers une issue heureuse. Ce d’autant plus qu’Akilee s’est inscrite dans une logique d’ouverture de renégociations qui sont comme l’a rappelé Amadou Ly, prévues par le contrat. L’on finirait peut-être par s’interroger sur les vraies raisons de ce brouhaha si la polémique venait à se poursuivre.

Renégociation du contrat d’Akilee: Makhtar Cissé veut rencontrer Bitèye

https://www.lequotidien.sn/Il est le directeur qui avait négocié et signé un contrat léonin au détriment de son entreprise et pour le bénéfice d’un privé, au moment où les Chinois de Huawei lui proposaient les mêmes services à trois fois moins cher. Sentant sans doute le vent tourner, le ministre de l’Energie, Mouhamadou Makhtar Cissé a demandé à rencontrer son successeur qui est également son subordonné. Pour trouver un terrain d’entente ?
Le dimanche dernier, sur le plateau de la Rfm, le Dg d’Akilee a montré sa bonne volonté à renégocier le contrat qui lie sa société à la Senelec, comme le souhaite la société de distribution de l’électricité (voir Le Quotidien no 5177 du jeudi 28 mai 2020). Ce serait un début vers un dénouement sans trop de casse entre deux partenaires. Il faut croire que M. Amadou Ly a dû comprendre que la voie contentieuse n’était pas nécessairement la plus judicieuse pour régler ce dossier et s’en tirer sans trop de casse. D’autant plus qu’avec l’entrée en jeu des corps de contrôle que sont la Cour des comptes et l’Ofnac, rien ne garantit que l’issue des enquêtes ne soit pas de casser le contrat purement et simplement.
Outre le fait que le prédécesseur de Papa Mademba Bitèye a attendu quasiment la veille de son départ pour payer à Akilee 2,7 milliards d’avance sur prestations, ce contrat était déjà plombé par plusieurs faiblesses.
D’abord, le contrat a été enregistré aux Impôts et domaines par la Senelec, moyennant des droits de plus 1,8 milliard de francs Cfa, payés avec de l’argent public, alors que cela aurait dû être fait par son partenaire. De plus, à ce stade, tout le monde sait aujourd’hui qu’avec 34% des parts, Akilee est loin d’être la filiale que Mouhamadou Makhtar Cissé avait voulu vendre à l’opinion pour ne pas soumettre ce marché à un appel d’offres, ce qui est une illégalité.
D’autre part, lors de leur passage à la Senelec, les initiateurs d’Akilee avaient eu le loisir de s’informer sur un projet similaire qui devait lier la compagnie d’électricité à Huawei, l’entreprise chinoise. En plus de la fourniture et de l’installation de compteurs intelligents, le projet comprenait la mise en place d’un système d’information et de télécommunications. Le projet était estimé à un peu plus de 51 milliards 459 millions de francs Cfa. Huawei a nommé son système d’information «Ami». Un protocole d’accord avait même été signé en avril 2016 par les directeurs généraux des deux entreprises. Huawei s’était même engagée dans ce document à aider Senelec à trouver des financements concessionnels pour ce projet. Une équipe de Senelec s’était même rendue en Chine, dans les locaux de Huawei, pour étudier la réalisation dudit projet. Parmi ses membres se trouvait celui qui est devenu quelque temps après le Pca d’Akilee, Falilou Sèye.
Nonobstant ce protocole, la Senelec a trouvé le moyen de rejeter ce contrat pour passer un marché quasi similaire avec Akilee, et pour un montant 3 fois plus important. Les cadres de Senelec, qui ont parlé de délit d’initié, n’ont pas manqué d’ajouter «plagiat» à leurs critiques de ce contrat. Ils ont remarqué que la plateforme proposée par Akilee était presqu’en tous points conforme à celle de Huawei. Mieux, les deux systèmes pouvaient être confondus même par leurs noms. Celui d’Akilee se nommait tout bêtement «SenAmi»…
Ces éléments parmi bien d’autres, fortement répercutés dans les médias ces derniers temps, ont sans doute dû convaincre le ministre de tutelle qu’il avait intérêt à sortir de son mutisme. Mouhamadou Makhtar Cissé qui, au temps où il était directeur général de la Senelec, n’avait cure de l’opinion de son ministre de tutelle, au point de tenir Mansour Elimane Kane dans l’ignorance absolue du contrat avec Akilee, a demandé à rencontrer Papa Mademba Bitèye le jeudi prochain. On peut déjà subodorer que le dossier Akilee sera au centre de leurs échanges…

De Senelec et Akilee, quel intérêt pour le Sénégal? Par Moussa A. DIAW

Milton Friedmann, économiste et Prix Nobel, théoricien du Capitalisme pur ne disait-il pas que l’Entreprise doit déployer tous les efforts nécessaires pour maximiser ses bénéfices au profit de ses actionnaires en opposition à la théorie des groupes d’intérêts.
L’affaire Senelec-Akilee qui fait couler salives et encre dans notre pays ‘’covidé et confiné’’ est ici soumise à notre réflexion de citoyen et gestionnaire. Elle sera alors passée au crible de ses deux théories qui nous semblent les plus appropriées pour déterminer l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais dans ce fameux contrat dont beaucoup parlent sans en connaitre la teneur des dispositions.
Pour notre part, nous partirons des principes de la Gestion d’entreprises, la réalisation d’objectifs et les principes de prise de décisions pour les contextualiser au contrat SENELEC-AKILEE.
L’actionnariat de la SENELEC est composé à 90% de l’État du Sénégal et à 10% de la CDC, autre bras de l’État, donc une Société publique d’État. Eu égard à la Théorie de Friedmann, la seule question qui vaille d’être posée est de savoir si le contrat d’Akilee apporterait bénéfices à SENELEC et donc des profits à l’État du Sénégal.
Sans aucun doute, oui. Nul ne comprendrait qu’un gestionnaire chevronné comme Mactar Cissé ait signé une entente dont sa structure ne tirerait de grands bénéfices à la hauteur du standing et de la mission de SENELEC. Si le contrat entre les deux entités susmentionnées passe cette épreuve de la profitabilité, les adeptes de l’économie libre n’y trouveront rien à dire.
D’un autre coté, selon la théorie des groupes d’intérêts, une entreprise doit être gérée de manière à ce que tous les groupes dont les intérêts sont liés aux siens en bénéficient et qu’il faille assurer leurs droits dans les décisions susceptibles d’avoir des effets sur leur bien-être.
Dans le cas présent, les groupes d’intérêts ici sont l’Entreprise SENELEC, ses Actionnaires donc l’État du Sénégal, ses Dirigeants se composent du Conseil d’Administration et de la Direction exécutive, ses Fournisseurs dont fait partie AKILEE, ses clients que sont les Sénégalais, la Collectivité assimilable au Sénégal et ses Employés, syndiqués et non syndiqués.
Commençons par l’Entreprise, SENELEC, qui pour résorber des pertesd’exploitation dans la collecte et le traitement des données de consommation et de facturation de ses Clients s’attache les services d’un fournisseur de compteurs dits intelligents pouvant lui permettre avec un investissement annuel de 18.7 Mds sur 10 ans de ne plus subir de pertes et de faire des économies de plus de 500 mds sur 10 ans.
Cette entreprise là trouve forcément intérêt dans la décision de nouer contrat avec AKILEE si tant est que ses Dirigeants veuillent la rendre profitable pour ses Actionnaires. Actionnaires dont il est ici question du Sénégal.
Les Dirigeants, en l’occurrence Mactar Cissé et son successeur Papa Demba Biteye aujourd’hui et le Conseil d’Administration de SENELEC, même dans leurs principes de gestion les plus stricts ne peuvent avoir que des intérêts de rentabilité de leur organisation en lui faisant gagner 500 mds pour un investissement de 187 mds. Ils failliraient à leur mission de bonne gestion en ne souscrivant pas un tel contrat. Loin d’être léonin comme le prétendent certains.
Les fournisseurs de SENELEC, autre groupe d’intérêt dans l’entreprise peuvent dans le cas d’espèce n’avoir aucun intérêt dans le contrat AKILEE si son exécution remet en cause certains de leurs marchés acquis ou à venir. La réalisation d’objectifs de gestion voudrait que leur divergence passe après les intérêts et la rentabilité de SENELEC, sauf si en concurrents éconduits ils étaient eux-mêmes la source des griefs contre ledit contrat. Dés lors, on comprendrait mieux tout le bruit autour de cette question. AKILEE comprendrait aussi qu’en affaires il n y a pas de cadeaux.
Les Clients de SENELEC que nous sommes n’avons d’intérêt que si le service de l’entreprise qu’elle nous facture s’améliore et que le rapport Qualité/Prix est aussi à notre avantage. Dans un contrat qui lui fait économiser autant de Milliards, nous sommes en droit d’attendre des ristournes sur les prix et une continuité du service. Il est vrai que les délestages ont fortement diminué mais les prix de l’Électricité sont encore parmi les plus chers en Afrique (18 cents du Dollar le Kilowattheure contre 14 cents en moyenne africaine et 4 cents en Asie du Sud).
La Collectivité comme groupe d’intérêt est ici assimilée au Sénégal. Du contrat AKILEE, le pays ne peut être que bénéficiaire. En perspective des bénéfices, l’État peut réorienter ses subventions à l’Entreprise vers d’autres secteurs ou bien en diversifier les formes pour mettre plus l’accent sur l’accès universel à l’Électricité. Nos compatriotes des zones rurales et éloignées souffrent souvent et beaucoup de cette rupture d’égalité. Tout aussi sénégalais que ceux dans les centres urbains, ils ont aussi droit au courant électrique et à son service continu. C’est aussi ca la mission de Service public. L’ASER et ses Concessionnaires n’ont pas encore fait le tour du pays. SENELEC le doit.
Des employés de SENELEC, nous ne dirons que peu. Les travailleurs représentés au CA ont surement bien vu l’intérêt des employés dans ledit contrat pour l’avaliser. Si certains d’entre eux, une minorité, reviennent pour en rajouter au bruit, il faudra bien se demander s’ils ne sont mus que par la défense des travailleurs et de leur entreprise.
Au vu de toute cette conjonction parfaite d’intérêts pour le contrat AKILEE-SENELEC au bénéfice de l’Entreprise publique, il nous semble légitime de poser un certain nombre de questionnements sur toute cette affaire qui occupe l’opinion publique. Le DG actuel de SENELEC, Papa Demba BITEYE, avait-il connaissance du contrat qu’il dénonce aujourd’hui en tant que membre du Conseil d’Administration ou seulement agit-il de bonne foi pour la défense des intérêts de SENELEC? Le moment choisi est bien inopportun. Tout au long des négociations avec AKILEE, il siégeait bien au CA ou tout se décidait et où l’ex-DG donnait surement les informations afférentes à ce partenariat.
Mactar Cissé, ancien DG et actuel Ministre de tutelle de SENELEC, pouvait-il en âme et conscience engager une société publique nationale dans un contrat qui la léserait et le Sénégal avec? Surement pas. Au vu de ses états de services à la Douane et ailleurs, nous croyons foncièrement que cet homme ne s’aventurerait pas sur les sentiers nébuleux de la mal gouvernance et de la concussion. Ou bien comme le prétendent certains, Mactar Cissé est trop propre dans le landerneau politique au point qu’il faille le jeter en pâture.
Dernier point et pas des moindres dans notre réflexion, si AKILEE jeune entreprise sénégalaise des technologies n’est pas le cheval de Troie de la française EDF dans notre secteur énergétique, il faut bien lui faire de la place dans notre tissu économique. Alors le seul débat qui vaille est de d’accompagner la poursuite de l’exécution du fameux contrat avec la création d’emplois nationaux et la fabrication des fameux compteurs ‘’intelligents’’ au Sénégal. Akilee pourrait constituer une grappe industrielle technologique autour des entreprises locales existantes et les Écoles d’ingénierie de nos Universités. C’est cela le patriotisme économique et la Préférence nationale dont nous nous réclamons.Moussa A. DIAW,Gestionnaire d’Entreprise,Mouvement Sénégal Préférence Nationale-moussaonline@gmail.com

Senelec-Akilee: Déthié Faye Dénonce L’activisme Des Responsables

https://www.xibaaru.sn/-La position de Dethié Faye, leader de de la C.D.R/ Fonk sa kaddu sur le débat sur le contrat Senelec/Akilee
« Depuis quelques jours, comme pour nous divertir, des groupuscules de sénégalais, manipulés par des forces occultes, tentent de profiter de cette situation de pandémie pour faire passer en force des préoccupations éloignées des intérêts du Sénégal.
Cela ne fait pas sérieux que de grands responsables ayant donné en son temps leur onction à la signature du contrat entre Senelec et Akilee se lèvent subitement, comme réveillés par un coup de tonnerre dans un ciel serein, et tentent de se faire passer pour de grands patriotes prêts au sacrifice suprême pour défendre leur pays.
Dans cette affaire qui pollue l’atmosphère et discrédite l’autorité, il est attendu du Président de la République vigilance, fermeté et célérité pour mettre un terme à cet activisme mal venu, porté par des hommes et des femmes collégialement responsables de la signature du contrat en débat ».Déthié Faye,Président de la C.D.R/ Fonk sa kaddu

Et finalement les écoles catholiques ramenèrent l’État à la raison! Par Cheikh Oumar Sy

Il était évident que des cas positifs d’ enseignants allaient être détectés avant la réouverture des classes. Il est juste étonnant qu’on les ai décelé juste après le communiqué des écoles catholiques qui une fois de plus on préférait jouer la carte de la prudence.
Comment peut on à longueur de journée demander aux citoyens de porter des masques, de respecter les mesures barrières et derrière ne pas prendre les mesures pour mettre les barrières.
L’évidence sautait aux yeux que la reprise des classes souffrait d’une mauvaise planification. Malgré les avertissements et le cri de coeur des enseignants, l’Erat a fait fi pour un forcing suicidaire. Des malades du Corona virus qui augmentent au quotidien, des hôpitaux saturés, des médecins désorientés et dans tout ce méli-mélo les couches vulnérables peinent toujours à voir le sac de riz promis depuis plus d’un mois. Nous avons le sentiment d’être dans un état d’urgence informel.
Le Président Senghor a eu bien raison de dire la raison est Hélène, et au Sénégal l’emotion est la règle. L’urgence post COVID-19 c’est de recruter des spécialistes de la planification pour tous les ministères afin de palier à des situations pareilles.
A ce stade un remaniement ministériel serait de bonne guerre.\

L’indignation de Ousmane Sonko: «On a investi 1500 milliards dans un train pendant que Cap Skirring n’a pas d’eau»

https://www.lequotidien.sn/Pour un «message à la jeunesse», Ousmane Sonko n’a pas manqué de le contextualiser. L’actualité du week-end, c’était aussi les violents affrontements entre gendarmes et la population à Cap Skirring, en Casamance. Le leader de Pastef/Les patriotes a, dans une vidéo et en wolof, estimé que les Forces de l’ordre qui, tout comme le personnel soignant et les enseignants, méritent «plus de considération». «Les citoyens doivent éviter de recourir à la violence. Le droit de protester est garanti par la Constitution. Cap Skirring est un pôle touristique qui n’a pas d’eau, ce n’est pas normal. Pendant ce temps, on a investi 1500 milliards Cfa dans un train», a dit le candidat arrivé 3ème à l’issue de la dernière Présidentielle. De la même manière, Sonko a dénoncé le traitement des policiers qui auraient perçu 7000 francs en guise de prime de leur deux mois d’Etat d’urgence. «Le gradé qui est à la tête d’une brigade perçoit 350 000 par mois, alors que le policier et le gendarme touchent entre 116 000 et 140 000 FCfa, ce n’est pas normal. Et, pendant ce temps, on verse énormément d’argent aux retraités politiques comme c’est le cas avec ce fameux décret (Ndlr : Décret sur l’Honorariat pour les anciens présidents de Conseil économique et social qui fait polémique)», a-t-il souligné. Selon lui, les enseignants, les garants de notre sécurité ainsi que le personnel soignant doivent être bien traités car ils ont «beaucoup plus de mérite que les politiciens», a-t-il dit.
Ousmane Sonko a, par ailleurs, annoncé le lancement des Vacances agricoles patriotiques (Vap). A cet effet, 3 pôles agricoles vont voir le jour dans le Nord, le Centre et le Sud du pays. Ousmane Sonko, en personne, va cultiver pour donner l’exemple. «Nous sommes les seuls à pouvoir développer ce pays», a-t-il déclaré à l’endroit de la jeunesse.

Nomination d’Anta Sarr Diacko: Bassirou Diomaye Faye dévoile les dessous d’un nouveau scandale

Dans ce vingt septième numéro de sa chronique hebdomadaire, Bassirou Diomaye Faye, avant de parler de la reprise des cours prévue le 2 juin, revient sur un fait gravissime concernant un décret qui, visiblement, en cache d’autres.
Origine des faits: Anta SARR DIAKO, ancienne déléguée générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale, est démise de ses fonctions suite à la publication du rapport de l’ARMP de 2017 l’accusant d’avoir détourné un milliard de FCFA initialement dédié à la bourse de sécurité familiale.
Moins de cinq mois après sa déchéance, Anta SARR, en date du 20 mai 2020, est scandaleusement nommée au poste de présidente du Conseil d’orientation du fonds de l’habitat social rattaché au ministère de l’urbanisme de logement et de l’hygiène publique.

Plus grave encore, le décret portant création de ce fonds reste introuvable.

La seule communication officielle y afférant remonte au conseil des ministres du 11 mars 2020 indiquant clairement au titre des mesures législatives et réglementaires l’examen du projet de décret fixant l’organisation et le fonctionnement du fonds. Le même jour, le sieur Ousmane WADE, précédemment Directeur général de la construction et de l’habitat du ministère de l’urbanisme du logement et de l’hygiène publique, est nommé Administrateur du fonds de l’habitat social. Ainsi, le décret portant nomination au poste d’administrateur ne vise nullement le décret de création du fonds.
De même, à la lecture du décret relatif aux attributions du ministre de l’urbanisme du logement et de l’hygiène publique aucune mention n’est faite de l’existence du fonds de l’habitat social.
Pire, un autre décret instituant une taxe parafiscale au profit du fonds de l’habitat social ne vise nullement le décret de création de celui-ci. Par ailleurs, ce décret instituant la taxe pour le fonds, étant de valeur inférieure à la loi, viole les dispositions de la loi de finance initiale de 2017 qui avait déjà créé une taxe sur le ciment en raison de 3 francs pour le kilogramme.
L’amateurisme ne s’arrête pas là. En date du 09 mars 2020, un autre décret fixant le mode de calcul de la valeur locative des locaux à usage d’habitation imposables à la contribution foncière des propriétés bâties a été déjà signé alors qu’il fera l’objet d’examen en conseil des ministre du 11 mars 2020.
Ces faits renseignent largement sur le mépris des lois et règlements en vigueur et caractérisent le manque de sérieux du régime en place.

Le Sytjust déterre la hache de guerre et tire sur Me Malick Sall

https://www.seneweb.com/C’est le quotidien L’As qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mardi. Et de signaler que le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) déterre sa hache de guerre et tire sur le Garde des Sceaux, Me Malick Sall, qui a décidé de la reprise des audiences aujourd’hui sans concertations.
«Le Sytjust dénonce et condamne sans réserve la posture dilatoire et attentiste du ministre la Justice, Monsieur Malick Sall, qui, depuis sa prise de service en avril 2019, n’accorde aucune attention sérieuse à la mise en œuvre et à l’effectivité des réformes dont il a hérité clé-en-main ; et cela, malgré les multiples relances qui lui ont été faites dans la sérénité, en dépit même de la plus récente instruction officielle par laquelle Son Excellence Monsieur Président de la République a demandé au ministre de la Justice et au ministre des Finances de procéder au règlement consensuel des revendications du syndicat des travailleurs de la Justice, telle qu’il ressort du communiqué du conseil des ministres du 19 février 2020», ont-il dénoncé.
Et de marteler : «Plus d’une année durant, le destin et l’avenir professionnels des travailleurs de la Justice ont été gérés par le Ministre de la Justice avec tâtonnement et absence totale du sens des responsabilités jamais égalés à la chancellerie. Le Ministre affiche depuis lors un indescriptible immobilisme qui étouffe toutes les initiatives heureuses de son Excellence Monsieur le Président de la République, porteuses de tant d’espoir pour les soldats du service public de la Justice. Il a ainsi hypothéqué les chances d’une émergence d’une meilleure qualité du service public de la Justice qui, inéluctablement, passera par la satisfaction des légitimes revendications des travailleurs de la Justice».

L’AMÉRIQUE S’AGENOUILLE Par MAMADOU NDIAYE

À force de nier les évidences, l’Amérique finit par poser un genou à terre ! Triste pour un pays qui se persuade d’être invincible. Le déferlement, la semaine dernière, de violences consécutif à la mort en direct de l’Afro-Américain George Floyd traduit l’affligeante incapacité des Etats-Unis à éradiquer les racines d’un mal profond : la haine raciale. Comment comprendre qu’un homme menotté par derrière sans opposer de résistance, de surcroît nu et à plat ventre sur le talus puisse représenter un danger pour ce policier qui ajoute le burlesque au comique de situation (la colère à la place du rire, bien évidemment) !
Derrick Chauvin -ça ne s’invente pas- a tué froidement G. Floyd qu’il accuse de détenir par devers lui un faux billet. De combien ? Et alors ! Et lui ? Petite cause, grand chaos ! N’est-il pas dépositaire de l’autorité publique pour pouvoir mettre aux arrêts un suspect sans violation du 6ème amendement de la constitution américaine ? Des spécialistes de la neutralisation, estiment sans ambages qu’un indélicat en état d’arrestation, une fois sous les menottes, sécurise tout le monde. Le flic Chauvin n’en avait cure. Il a déclenché une spirale de violence à travers tout le pays par son « genou assassin ».
Pourtant, en 2016 déjà, un footballeur américain de haute stature, Colin Kaepernick, s’était détourné de l’hymne américain lors d’une finale mémorable, poussant plus loin la force du symbole jusqu’à planter un genou à terre en signe de protestation contre les violences policières. Depuis, ce geste est entré dans la mémoire collective de victimes du racisme qui crient à gorge déployée que la promesse de l’égalité des droits n’a jamais été remplie aux Etats-Unis. Par milliers, les jeunes, affluant en masse au siège du commissariat de Police du 3ème district de Minneapolis, ont, dans un épais silence, brandi le poing comme signe de ralliement à une cause : « Black lives Matter ».

Traduction : « La vie des Noirs compte ! »

Ils font écho à cet autre poing levé en octobre 1968 à Mexico par le fameux athlète Bob Beamon contre l’assassinat de Martin Luther King en avril de la même année à Memphis. Cela fait des décennies donc que la crise raciale s’enracine et s’aggrave. Des réseaux de haine se tissent au sein des Etats du sud, bastions des mouvements suprémacistes, que courtise avec assiduité le Président Donald Trump. En se rendant visibles, ils sonnent le réveil des antifacistes que Trump voudrait anéantir en les qualifiant de groupes terroristes.
Washington bougonne. La fronde se structure. Marginale jusqu’ici, elle devient centrale. D’où l’appel aux militaires pour décréter l’état d’urgence dans plusieurs Etats. On le voit, plus d’un demi siècle après, le pays de Jefferson et de Lincoln, reste coltiné par la question raciale qui déchire la société, la réduisant à une inquiétante juxtaposition de communautés. Celle des Noirs, qui se disent Afro-Américains, ressemble à une kyrielle de troupes sans chefs charismatiques, à l’image justement de Martin Luther King, dont la parole porte et fait vibrer une nation.
Par un enchaînement de luttes, les unes plus mémorables que les autres, des droits civils et politiques furent conquis au détour d’une série de concessions du pouvoir blanc. A Harlem, les Blacks ont longtemps vécu le sentiment de dépossession quand, dans les années 80, des Coréens et des Japonais sont venus racheter à coups de milliards de dollars des terres qui leur appartenaient jadis. « Nous voulons vivre. Nous sommes fatigués », disent en chœur les manifestants pacifiques dans d’interminables processions à travers l’Amérique des villes et des campagnes. L’Union Africaine suit la gravité de la situation et se dit préoccupée par « ces atteintes aux droits des Noirs ». Quel niveau de cruauté faudra-t-il atteindre pour susciter une large indignation ? se demande, pour sa part, l’ancien président du Bénin Nicéphore Soglo. Un déclic enfin ?
Les Afro-Américains représentent 13 % de la population totale US. A l’inverse ils font plus du quart de la population carcérale. Un poids démographique en net recul face à la montée des Hispano qui leur disputent désormais les avantages de « l’affirmative action ». La classe moyenne noire américaine n’arrive pas à se stabiliser du fait des crises cycliques qui affectent l’économie. Chaque année, ils sont des centaines de milliers à basculer dans le dénuement. Ils sont sous bancarisés. Pour survivre, certains d’entre versent dans l’informel quand d’autres s’adonnent à la drogue ou à la criminalité. Pas de doute, l’absence de perspectives ouvre des perspectives mais moins reluisantes.
Le manque d’apôtres de la paix ou de missionnaires de sacerdoce prive aujourd’hui le pays d’un leadership incontesté qui lui échappe d’ailleurs de plus en plus. Sous nos yeux, la politique se dissout. Elle se désagrège en même temps que la société américaine perd sa cohésion. En un mot son unité s’effrite. L’Amérique chahutée ? Pas encore car elle a une force résiduelle impressionnante. En revanche, le danger guette ce pays de paradoxes. Trêve de dissertations sur les troubles découlant du meurtre de G. Floyd. Il s’agit maintenant d’ouvrir grands les yeux sur les hypothèques qui pèsent sur la plus grande démocratie du monde. L’est-elle encore ? Le contexte qui y prévaut est anxiogène. Des périls bien réels menacent la grande puissance. Quand des fautes manifestes de pilotage s’y ajoutent, le cocktail explosif n’attend, pour détonner, qu’un prétexte aléatoire.
L‘ambiance de Far West observée cette semaine dans cet Etat du Midwest a servi de détonateur d’une crise qui couvait depuis de longues décennies. L’exacerbation des haines vient troubler la quiétude d’une partie de l’Amérique profonde scindée en deux : d’un côté les riches et de l’autre, les exclus du système. Lequel ne se renouvelle pas. Il se sclérose. Et faute de remise à plat, il opprime plus que de raison, faisant de tous les citoyens des prisonniers de logiques qui se heurtent au quotidien. Les Noirs en premier le sont doublement : désavantagés par les inégalités, ils vivent pour la plupart d’aides basées sur une politique sociale mal adaptée.
A force de recevoir, les plus démunis d’entre eux s’enferment dans une « mémoire d’oppression en doutant plus de leurs capacités que du racisme dont ils sont les victimes », souligne l’universitaire de renom Shelby Steele. Il pointe aussi la « culpabilité des Blancs » en délicatesse, ajoute-t-il, avec leur conscience du fait de la longue pratique de l’esclavage. Près de 400 ans de servilité forgent des mentalités, pas pour les mêmes raisons certainement. Le préjugé de l’infériorité des Noirs est logé dans la mentalité blanche, relève encore, Pr Shelby Steele qui regrette toutefois que ceux qui ont prétendu succéder à Dr. Martin Luther King « n’avaient pas son exigence ». En clair, ils ont enfoncé le statut de victimes et réclamé de la culpabilité blanche des compensations et des traitements préférentiels au nom de « l’affirmative action ». Celle-ci a fait son temps. Dévoyée de ses objectifs initiaux, elle a laissé s’installer une caste de politiciens qui confisquent cette « discrimination positive » pour fonder un pouvoir racial vigoureusement combattu par l’économiste Thomas Sowell et le constitutionnaliste Stephen Carter, brillants universitaires qui font autorité dans leurs domaines respectifs au sein de l’intelligentsia américaine. L’Amérique a beaucoup perdu : sa puissance, son prestige, sa grandeur, ses pôles d’attraction, son rêve, son mythe fondateur… Elle n’est plus le chef incontesté d’un monde devenu multipolaire depuis la chute du mur de Berlin en 1989. Pour preuve : elle n’est plus présente simultanément sur plusieurs théâtres d’opérations à la fois. Un signe…

La « civilisation » de l’injure et de l’outrage Par Pape Sadio thiam

Les derniers ressorts sur lesquels s’agrippent les médiocres sont toujours la dénaturation du discours, le pervertissement du réel et la caricature. C’est précisém­ent ce à quoi on assiste depuis quelques temps dans la scène politique.  Pour s’empêcher de réfléchir et de produire un raisonnement cohérent, rigoureux et pertinent on sert des formules creuses pour injurier le Président de la République. Dans quelle démocratie peut-on se permettre d’injurier le Chef de l’Etat et sa famille ? Est-il normal que la société civile et l’opposition gardent le silence sur ces faits gravissimes ? Or comment peut-on exiger d’un être humain qu’il persiste dans l’erreur, même après s’être rendu compte qu’il s’est trompé ?. Le constat montre que la scène politique sénégalaise est aujourd’hui corrompue par deux grands fléaux : la misère intellectuelle et son corollaire, la violence verbale (ou même parfois physique). S’il en est ainsi c’est surtout parce que les aires de réflexion sont de plus en plus réduites ou complètement noyées dans le déluge impétueux de l’ignorance. Il suffit d’écouter ceux qu’on prétend offrir à la nation et à la démocratie sénégalaise comme la relève pour désespérer de l’avenir politique de ce pays. La seule façon de congédier la violence verbale qui est le terreau fertile des faibles, c’est d’imprimer à la politique le charme des idées élégantes et fécondes. Des hommes et des femmes qui s’imposent par l’insulte, ont usurpé des fonctions et des titres à travers des structures bidons tout juste montées pour nager dans le fleuve de l’impunité politique. C’est cela un totalitarisme sournois qui, non seulement travestit la démocratie, mais porte atteinte au droit de ses concitoyens à la quiétude. On les entend à longueur de journée dans des médias inondés de journalistes à leur image proférer des menaces, des propos orduriers et dépourvus de toute profondeur d’esprit. La scène politique a besoin de la calme attitude de tempérance que seule la réflexion procure. Á moins de donner raison à Alfred de Vigny qui pense que « il n’y a point de bienfaits en politique ; il y a des intérêts », on doit s’employer à assainir la vie politique de toutes les sources de violence et, par conséquent, d’égoïsme. Le meilleur bouclier d’un parti qui gouverne ou qui s’oppose, est assurément la bonne formation de ses militants aux techniques du débat contradictoire dans un univers où les médias ne cachent plus leur prétention d’être un quatrième pouvoir. Un parti politique est en permanence une « école » qui ne s’arrête jamais de dispenser des savoirs, un savoir être et du savoir-faire. La culture des militants est une obligation républicaine et démocratique, or on ne cultive pas des militants avec des mots d’ordre incendiaires et avec des formules sarcastiques qui, d’ailleurs, ne font qu’occulter l’impuissance de celui qui les profère. On ne forge par le caractère de ténacité et d’élégance intellectuelle de ses militants dans le tumulte tapageur de la rue et dans procédés manipulatoire des clinquants de studios télé ou radio. On ne peut pas prétendre bâtir un pays ou le convoiter avec des comportements inciviques donnés chaque jour en exemple. On a besoin d’anoblir la politique pour la réconcilier avec les citoyens qui l’ont désertée à juste raison. Vouloir faire de la politique en congédiant le respect de la différence et le discours rationnel comme ultime arbitre des antagonismes, c’est courir le risque du totalitarisme et de l’expression violente des passions. La violence verbale en politique est toujours une filiale de la médiocrité intellectuelle et politique : on n’y recourt que parce qu’on veut s’en servir comme cachette de son abaissement politique et intellectuel. Ce n’est pas à la violence de ruser avec la raison, c’est au contraire à la raison de ruser avec la violence, en la laissant montrer sa négativité et son impasse pour s’imposer à sa place comme la seule alternative. Il faut savoir tirer profit de la diversité politique, car elle est soit enrichissante soit motrice de la concurrence qui stimule la représentativité politique. En politique il y a trois valeurs qu’on ne peut pas ne pas avoir en tant qu’acteur : de grandes idées, le courage de ses idées et à la fois la pugnacité et la perspicacité dans la défense de ses idées.  On proclame partout que le paysage politique sénégalais est caractérisé par une absence de valeurs et que les politiciens sont d’habiles kamikazes. Ce n’est pas faux et le constat empirique le montre tous les jours : à part la surenchère verbale et la défiance réciproque, on ne sait rien de vraiment notoire. La raison de cette crise de valeur est double : d’abord on milite pour des hommes et non pour des idées ; ensuite l’engagement politique est fondamentalement motivé par la recherche de strapontins. Au lieu de laisser l’espace médiatique et la scène politique aux stériles lamentations des bouches qui ne s’ouvrent que pour insulter, il faut mettre en demeure les pyromanes de motiver leurs prétentions. Il faut les inciter à opposer des arguments scientifiquement fondés à la vision politique qui sous-tend  leurs actions au lieu de les rejoindre sur le terrain infertile des invectives et des arguments ad hominem. Car il ne faut guère s’y tromper, le plus grand service qu’on peut rendre à la médiocrité, c’est de se contenter de lui opposer sa propre ligne de conduite, c’est-à-dire de descendre dans le gouffre du dénigrement et de l’acharnement physique.

Oui, les crimes qu’il accumule depuis le 2 avril 2012 sont bien assimilables à la haute trahison Par Mody Niang

Dans ma contribution du mardi 26 mai 2020, j’ai rappelé quelques forfaits, quelques crimes de la sombre gouvernance du président-politicien. Je me suis en particulier attardé sur le sort peu envieux qu’il réserve aux organes de contrôle alors que, conformément à ses engagements, ils devraient être au cœur de sa gouvernance.
Dans le contexte de pillage systématique des deniers publics que nous vivons, les corps de contrôle devraient être constamment sur le terrain. Nous avons, en particulier, besoin de l’Inspection générale d’État (IGE) pour faire la lumière sur la gestion dans de nombreuses structures. Nous ne savons jusqu’ici rien, ou presque rien du rapport de l’Inspection générale des Finances sur la gestion du Programmes des Domaines agricoles communautaires (PRODAC). Il y est question de malversations portant sur 29 milliards de francs CFA.
L’un des responsables, ou protagonistes, se la coule douce à côté du président-politicien comme ministre chef de cabinet. Les gestions respectives du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD), de la Société nationale de la Poste et des Caisses d’Épargne (SNPCE), de la Société nationale des Habitations à loyer modéré (SNHLM), du Port autonome de Dakar (PAD) surtout du temps du très ‘’généreux’’ Cheikh Kanté qui distribuait à bout de bras des dizaines de millions de francs et de pratiquement toutes les autres structures qui ont à leur tête des politiciens, livreraient beaucoup de secrets si elles avaient l’objet d’une inspection indépendante et objective.
C’est ce qui devait se faire régulièrement si le président-politicien était un homme de parole. N’est-ce pas lui qui, lors d’une visite officielle en juillet 2013 au Burkina Faso, et recevant à l’occasion la communauté sénégalaise établie dans ce pays, leur tenait ce langage sans équivoque (du moins en apparence) : « Il faut que les gens comprennent que désormais, ceux qui ont des responsabilités doivent s’attendre à en rendre compte demain, à commencer par le président de la République lui-même». 
Poursuivant son cinéma, il ajoute : « Les ministres, les directeurs généraux, chacun, selon son niveau de responsabilité, doit s’attendre à rendre compte des moyens qui sont mis à sa disposition et de ce qu’il en a  fait. »
Est-bien le président-politicien qui parlait ainsi, serait-on tenté de dire ? Oui, c’est bien lui, et nous connaissons la suite. Á tous les niveaux de l’Administration, les gestionnaires de deniers publics se livrent, impunément, à toutes sortes de malversations. Il suffit, pour en avoir le cœur net, de se reporter aux ‘’Rapports publics sur l’État de la Gouvernance de la Reddition des Comptes’’ (2013, 2014, 2015), à ceux de la Cour des Comptes ou, à un moindre degré de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP). Dans mes différentes contributions, j’ai donné comme exemples nombre de cas flagrants de pillages de nos maigres deniers restés impunis. Il me revient un exemple de gestion calamiteuse, scandaleuse d’une société nationale, en l’occurrence la Société d’Aménagement des Terres de la Petite Côte (SAPCO).
Le Quotidien ‘’Enquête’’ du 7 février 2017 a exploité le dernier rapport de l’ARMP à ce moment-là. Ayant fouillé ‘’en profondeur’’ da la gestion de la SAPCO, le quotidien titre, à la ‘’Une’’ de ce jour : « Un gouffre à milliards ». Le Quotidien a interviewé le Directeur général qui se serait enfoncé en tentant péniblement de se justifier.
Par exemple, à la question de savoir « pourquoi l’augmentation du salaire du Directeur général à 3 millions et celui du Président du Conseil d’administration (PCA) à 2 millions alors que la société était sous perfusion », notre Directeur général répond, au grand étonnement du journaliste : « Il n’y a pas eu d’augmentation. Mon prédécesseur avait augmenté son salaire, il gagnait 5 millions. Moi, quand je suis arrivé, je l’ai ramené à 3 millions. Le salaire du PCA, je l’ai remis à son niveau, c’est-à-dire 2 millions. »
« Aussi simple que ça », lance le journaliste étonné. 
Dans cette gouvernance « sobre, transparente et vertueuse » du président-politicien,  « ce sont les directeurs qui augmentent ou diminuent à leur guise les salaires ». Le rapport de l’ARMP met en évidence nombre d’autres cas flagrants de très mauvaise gestion. Pourtant, le même Directeur général y est encore en service et continue probablement ses massacres de nos deniers qui caractérisent la gestion de pratiquement toutes les sociétés nationales.
Parmi elles, il y en a qui n’ont jamais fait l’objet d’une inspection depuis huit ans.
Pour revenir à son voyage au Burkina, le président-politicien poursuit son cinéma en déclarant : « Ma première mission n’est pas de construire des routes, autoroutes et ponts, mais de reconstruire l’État de droit. Or l’État de droit, on va l’apprécier de façon immatérielle. » Comme d’habitude, il raconte manifestement des histoires : il dit exactement le contraire de ce qu’il fait. Oui, il construit des routes, des autoroutes, des ponts, des arènes, des centres de conférences, etc. Des infrastructures qui nous coûtent les yeux de la tête à force d’être fortement surfacturées, des infrastructures bien plus de prestige que de développement, et ayant pour objectif prioritaire de frapper l’imagination des populations, analphabètes pour la majorité d’entre d’elles.
Quant à l‘État de droit, il l’a écrabouillé. Peut-être que le mot peut paraître trop fort, pour certains. Il l’a en tout cas malmené et mis à sa disposition exclusive. Tout part de lui et tout revient à lui. L’État de droit, c’est d’abord l’équilibre des pouvoirs. Or, lui, veille jalousement sur le sien, piétine tous les autres, les réduit à leur plus simple expression et les met exclusivement à son service politicien.
Devant ses hôtes burkinabe, il a encore le toupet de déclarer, sans état d’âme : « L’État de droit, ce sont des valeurs, des principes ; c’est l’égalité des citoyens devant la loi, la lutte farouche contre la corruption. » Cet homme ose-t-il parler de valeurs, de principes, d’égalité des citoyens devant la loi, de lutte farouche contre la corruption ? Égalité des citoyens devant la loi ? Demandons à Ababacar Khalifa Sall ce qu’il en pense ! Lutte farouche contre la corruption ? Réveillons les vingt-cinq (25) dossiers de l’OFNAC qui dorment sur la table du Procureur de la République, et demandons-leur où ils en sont avec la justice ! Faisons-en autant avec les nombreux autres qui souffrent sous le coude du président-politicien !
Pour qui ce président-politicien nous prend-il vraiment ? Dès le lendemain du 2 avril 2012, il a commencé à réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour sa réélection en 2019. C’est d’abord l’administration qu’il a politisée à outrance pour y placer ses pions. Il a pensé ensuite aux grands bassins électoraux que sont Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque, Saint-Louis, etc. La capitale nationale ayant farouchement résisté lors des élections locales du 22 mai 2014, il dégage le terrain à Guédiawaye, à Pikine et à Saint-Louis, pour y faire élire respectivement son frère, son oncle (ou cousin) et son beau-frère, qui étaient tous d’illustres inconnus avant le 26 mars 2012. Á Rufisque, il nomme le beau-père de son épouse Président du Conseil d’administration de PÉTROSEN (il a quitté récemment la station). Il nommera ensuite son frère à la tête de l’une des plus importantes directions du Sénégal : celle de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Il avait pourtant déclaré devant toute la Nation sénégalaise qu’il ne prendrait jamais un décret pour le nommer à quelque poste que ce soit. Les autres directions, agences, ambassades, consulats sont remplis de ses frères, sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, amis, sans compter ceux et celles de sa distinguées épouse.
Arrêtons-nous sur les différentes de nominations de Mansour Faye et de Mme Anta Sarr Diacko. Illustre inconnue, Madame a été nommée Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, dans le Gouvernement de Mme Aminata Touré de septembre 2013. Sa première sortie, catastrophique par son discours en français, a été réservée à Koki, à l’occasion des retrouvailles annuelles de l’Institut islamique. Votre serviteur était présent. Elle était loin d’avoir le profil de l’emploi. 
D’ailleurs, au lendemain de sa surprenante nomination, elle se heurtait à une question de L’Observateur, à savoir sur quelle base elle a été nommée ministre. Elle répondait naïvement ceci : « Je ne saurai dire pourquoi j’ai été choisie ». Les journalistes font leurs investigations et trouvent la bonne réponse : son époux, alors sous-préfet de Sangalkam, est le cousin germain du président-politicien. « Leurs deux mères sont des sœurs », révèle le journal. Malgré tout, elle quittera le Gouvernement où elle était manifestement mal à l’aise.
Membre de la Dynastie, elle ne chômera pas longtemps : elle sera nommée Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, ce qui n’était quand même pas rien. Mais, suite à la publication du rapport 2017 de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) qui a révélé un scandale d’un milliard de francs CFA puisé dans les crédits alloués aux bourses de sécurité familiale pour financer un marché nébuleux d’achat de 700 tonnes de riz à distribuer dans les différentes familles religieuses, elle a été relevée de ses fonctions le 18 décembre 2019 (seneweb, jeudi 19 décembre 2019).
Mais, comme elle est de la dynastie, le président-politicien la remettra en selle en la nommant, à l’occasion du Conseil des ministres du 20 mai 2020, Présidente du Conseil d’Orientation du Fonds de l’Habitat social, au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.
Intéressons-nous à cet autre membre de la Dynastie, et pas des moindres : Mansour Faye. Beau-frère du Président-politicien, il sera d’abord nommé Délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale le 13 mai 2012. 
Un quotidien se pose la question de savoir s’il n’y aura pas alors de risques de ‘’collision familiale’’ entre la Délégation générale et la Fondation ‘’Servir le Sénégal’’ de la première dame, la petite sœur. Mansour Faye est ensuite nommé Ministre de l’Assainissement de l’Hydraulique puis, en juillet 2019, Ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale.
Ce Ministère est le plus lourd de tout le gouvernement. 
Sans état d’âme, de façon indécente, et dans l’indifférence générale, le président-politicien met sous sa tutelle tous les projets, agences et programmes à centaines de milliards. Ce sont :
– la Délégation générale à la Protection sociale et de la Solidarité nationale (DGPSSN) ;
– l’Agence nationale de la Couverture Maladie Universelle (ANACMU) ;
– le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC) ;
– le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires transfrontaliers (PUMA) ;
– le Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES) ;
– l’Agence nationale de la Couverture Maladie universelle.
On disait de Karim Wade qu’il était le Ministre du ciel et de la terre. Le frère chéri de la première dame est Ministre du ciel, de la terre et des eaux. Peut-être même de l’air que nous respirons.
L’État, la République, sont pratiquement devenus, pour le président-politicien, une affaire privée. Il en dispose comme il veut. En plus de placer sa famille et sa belle-famille au cœur de l’État, il prend des décrets scélérats, qui sont des insultes pour le peuple. C’est ainsi qu’il a gracié un trafiquant notoire de faux médicaments alors que l’appel que le délinquant avait interjeté était en cours. Il nous a encore poignardés dans le dos en prenant le ‘’faux-vrai’’ décret qui accorde des avantages exorbitants à ces deux personnes dont on se demande vraiment pourquoi. Le Pays leur a tout donné, ils ont tout pris au pays.
En retour, que lui ont-ils donné ? Parmi nous, il y en a qui suivent la gouvernance du pays depuis les années 70-80. Ils savent qui est qui et qui a fait quoi. Ce texte est déjà long et ne me permet pas de rentrer dans les détails. Pour ne donner qu’un exemple, en six ans, la présidente ‘’honoraire’’ du Conseil économique, social et environnemental (CÉSE) a grillé quarante-deux (42) milliards à son seul profit, à celui de ses proches et des plus de cent (100) recasés du président-politicien. Personne ne peut nommer un seul profit que le Sénégal a tiré de sa gestion scandaleuse ? On peut remonter bien plus loin pour donner d’autres cas flagrants de mauvaises gestions à mettre à son compte. Elle était quand même ministre depuis 1991, dans le Gouvernement de Majorité présidentielle élargie (GMPÉ) de feu Habib Thiiam.
Ce seul ‘’vrai-faux’’ décret  accordant à cette dame les avantages indécents que l’on sait est un crime, un vrai crime qui, avec nombreux autres de la gouvernance  « sombre et vicieuse » de ce politicien pur et dur que nous supportons depuis le 2 avril 2012, valent bien la haute trahison. Dans tout autre pays que le Sénégal, dans tout pays sérieux, avec des populations conscientes de leurs responsabilités citoyennes, ce ‘’vrai-faux’’ décret aurait suscité l’indignation générale qui pourrait lui valoir bien des déboires. Il n’en sera malheureusement rien car, comme le fait remarquer avec pertinence et courage le Dr Cheikh Oumar Diagne, trois obstacles majeurs s’opposent à tout changement qualitatif dans notre pauvre pays.
Ce sont :
1) une mafia politico-religieuse qui nous consomme depuis des décennies,
2) une mafia affairo-intellectuelle assimilable à des prostitués et à des chiens de garde qui aboient sur les plateaux de télévision et devant les micros de radios, pour faire plaisir à leur bienfaiteur,
3) des hommes d’affaires qui sont toujours avec le régime en place, et quel qu’il soit. Il les qualifie d’ailleurs de crasses.
Ce Dr Diagne que j’aurais souhaité vraiment connaître, fait partie des rares Sénégalais et Sénégalaises qui ont le courage de leurs opinions. Il s’exprime souvent, sans langue de bois, dans des vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux. Si, d’ici à 2024, émergeaient de nombreux autres Dr Diagne, l’odieux système mis en place depuis le 18 décembre 1962 pourrait être secoué, peut-être même définitivement balayé, avec les hommes et les femmes qui se relaient depuis cette date, à la tête de notre pauvre pays.Dakar, le 1er juin 2020Mody Niang

Violentes manifestations à Cap Skirring: le ministère des Forces Armées fait état de plusieurs blessés

https://www.pressafrik.com/Le samedi 30 mai 2020, une partie de la population de la commune de Cap-Skiring a organisé une manifestation publique, occasionnant de graves troubles à l’ordre public, en dépit de l’interdiction du sous-préfet de Cabrousse.
Les manifestants, selon un communiqué du ministère des Forces Armées, ont envahi illégalement la place publique de la commune où se déroulait la distribution de l’aide alimentaire d’urgence à 08h30.
Devant des manifestants composés essentiellement de jeunes, déterminés à en découdre et opposant une violente résistance, la brigade de gendarmerie de Cap-Skiring a fait usage de la force pour rétablir l’ordre sur réquisition du sous-préfet.
Faisant preuve toutefois de calme et de discernement, les commandants de brigade et du peloton spécial ont agi de façon progressive et proportionnelle, dans le cadre des dispositions de la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et la loi 70-37 du 13 octobre 1970.
Le bilan des opérations est de trois (03) blessés évacués à l’hôpital de Ziguinchor du côté des manifestants, et trois (03) du côté des gendarmes de la brigade ainsi que deux (02) véhicules de l’unité endommagés.
Par ailleurs seize (16) manifestants interpellés pour participation à une manifestation interdite, attaque et résistance avec violences et voies de faits envers la force publique ont été par la suite relaxés sur instructions du parquet de Ziguinchor.
Le Haut commandant de la Gendarmerie nationale appelle les populations au calme et au respect des mesures édictées par les autorités administratives, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Joal: 3 agents meurent dans l’explosion d’un ouvrage de Sen’Eau

https://www.seneweb.com/-Trois agents ont trouvé la mort dans l’explosion d’un ouvrage de la société Sen’Eau dans le département de Mbour, a appris Seneweb. Les victimes s’activaient sur un chantier de Sen’Eau à Joal (32 km de Mbour) au moment de l’explosion et seraient mortes noyées du fait de la forte pression de l’eau.L’un d’entre eux est de Podor.

Barbarie à la morgue des cimetières de la mosquée de Touba/ Une dame de 116 ans amputée de quelques membres quelques heures avant son inhumation.

https://www.dakaractu.com/-Un fait inedit vient de se passer à Touba et plus précisément au niveau de la morgue des anciens cimetières. Une dame de 116 ans, décédée hier a été retrouvée amputée de quelques uns de ses membres. Notre source nous confie clairement qu’au moins sa bouche,  et principalement ses lèvres, ont subi cet acte de barbarie.
Au moment où ces lignes sont écrites, les membres de la famille Kandji ont saisi la police  de Gouy-Mbind pour une enquête qui pourrait être, selon des recoupements, prise en charge  par le commissariat divisionnaire.
Oumy Kandji ne sera pas inhumée comme prévu dans cette matinée du 1er juin 2020. Nous y reviendrons avec de plus amples informations…

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 02/06/2020

Assane Diouf encore interpellé

L’insulteur public numéro 1 a repris du service. Le week-end dernier, Assane Diouf s’est encore illustré par des insultes à l’endroit du chef de l’Etat et de sa famille. Sur une vidéo, il a abreuvé d’insultes la famille présidentielle pour protester contre la pénurie d’eau qui a cours dans son quartier. Comme l’on s’y attendait, il a été cueilli tôt le matin d’hier par des policiers en civil. Bien qu’il se soit barricadé à l’intérieur pour filmer son arrestation en direct vers 6 heures, les limiers ne se sont fait prier pour l’arrêter et le placer en garde à vue. D’après des sources de «L’As», c’est la Sûreté urbaine de Dakar qui poursuit l’enquête. Assane Diouf devrait être déféré pour injures publiques et offense au chef de l’Etat.

Macky Sall

Le président de la République harangue les enseignants qui sont retournés à l’école dans ce contexte de propagation du coronavirus. Le Président Sall a attendu la veille de la reprise des cours pour rendre hommage aux soldats de l’éducation. Sur Twitter, le chef de l’Etat pense que «nous devons gagner le combat contre le coronavirus tout en assurant une éducation de qualité à nos enfants». Ainsi, il rend «un hommage mérité aux enseignants, ces soldats du savoir qui ont accepté fièrement de monter en première ligne pour servir la Nation».

Tivaouane enregistre 10 cas positifs

Après le décès du vieux de Mékhé dont le test post mortem était revenu positif au Covid-19, le département de Tivaouane vient de renouer avec la maladie. En effet, 10 cas ont été répertoriés dont 2 cas communautaires et 8 cas contacts. Les 2 cas communautaires sont localisés dans la commune de Mboro et à l’hôtel Coumba Andal de Kelle. En ce qui concerne les cas contacts, ils sont principalement enregistrés à Chérif Lô avec un homme qui est récemment revenu de Dakar, certainement par des voies détournées…

Dakar-Plateau

Dans une pétition reçue à «L’AS», les conseillers municipaux Pape Diouf, Baba Touré, Mouhamed Diallo, Yandé Diop, Cheikh Ngom, Matar Samb, Mame Faguèye Diop, Ndèye Thiam Samb, Assane Bissichi, Cheikh Sall et Absa Diop de la commune de Dakar-Plateau listent une kyrielle de griefs contre le maire Alioune Ndoye qu’ils accusent de mal gérer le fonds de riposte covid-19. « A l’analyse de ce qu’il fait, nous nous rendons compte que le montant alloué aux populations, dont il est dépositaire du mandat, est infime comparé à la générosité légendaire dont Alioune Ndoye fait montre vis-à-vis de l’Etat et de son chef », indiquent-ils. La bande à Baba Touré se demande comment un maire peut mobiliser 300 millions pour la Force Covid-19, au moment où les populations de sa commune font face à des difficultés multiformes, et dénoncent. « Ce don est motivé par des calculs politiques», disent-ils. C’est pourquoi le collectif des conseillers, en tant que mandataires des contribuables de Dakar-Plateau, compte saisir la Cour suprême pour dénoncer un excès de pouvoir du maire et ses acolytes.

Le cas de Dakar

Dakar constitue une préoccupation pour les autorités sanitaires. En effet, selon Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dakar concentre plus de 73% des contaminations au Covid-19 du pays. C’est pourquoi, dit-il, la riposte agressive doit être menée dans la capitale, car il ne sera possible d’infléchir fortement la trajectoire de la pandémie que si cette bataille de Dakar est gagnée. Si rien n’est fait et si la communauté ne se lève pas comme un seul homme pour défendre la capitale, il y a lieu de noter, avec toute la froideur et l’honnêteté qu’il faut, que la mission ne sera pas facile et il y aura même un risque terrible de propagation. Diouf Sarr renseigne par ailleurs que le comité national de gestion des épidémies de Dakar va prendre l’attache du comité départemental, pour affiner une stratégie propre à endiguer l’épidémie au niveau de la capitale.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*