Revue de presse du Mardi 02 Février 2021

Partagez ce contenu!

Pétrole : pertes abyssales de BP

https://www.financialafrik.com Le géant britannique des hydrocarbures accuse une perte de 20, 3 milliards de dollars selon les résultats dévoilés mardi 2 février, à contre-tendance de son évolution dans les exercices précédents. En 2019, BP avait réalisé un bénéfice net de 4 milliards de dollars. “Nous attendons des jours bien meilleurs pour nous tous en 2021”, a laissé entendre Bernard Looney, président directeur général de BP, qui vient de boucler son premier exercice.
Le groupe prévoit une reprise de la demande cette année mais s’attend à souffrir au premier trimestre en raison des nouvelles restrictions face aux variants du virus. Au total, BP a vendu en moyenne son pétrole à un prix compris entre 39 et 42 dollars en 2020, contre entre 57 et 64 dollars en 2019. Son chiffre d’affaires annuel a chuté de 35% à 180, 4 milliards de dollars.
BP a subi des pertes lors des trois premiers trimestres de l’année 2020 et avait en particulier décidé de passer dans ses comptes au deuxième trimestre une énorme charge, de l’ordre de 20 milliards de dollars, reflétant des dépréciations d’actifs afin de tenir compte du choc durable de la crise sanitaire sur les cours du brut. La compagnie a opéré un virage stratégique vers l’énergie verte et la neutralité carbone d’ici 2050.

Engagements au Sénégal et en Mauritanie : pas concernés ?

Les pertes gigantesques de BP emmènent à s’interroger sur ses engagements dans le projet Grand Tortue Ahmeyim au large du Sénégal et de la Mauritanie. Lors de ses rencontres avec les présidents sénégalais et mauritanien , Macky Sall et Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, le 19 janvier 2020 à Londres, Bernard Looney, Président- Directeur général du Groupe British Petrolum (BP), s’était montré engagé sur le méga-projet. Depuis ces deux entrevues au sommet, la donne a changé avec une crise de coronavirus qui a profondément affecté BP, la poussant à se désengager des milliers d’employés et à accélérer son virage vers l’écologique.
BP compte progressivement se détourner du pétrole et du gaz en amont pour voir sa production passer de 2, 6 millions de bep / j en 2019 à environ 2 millions de bep / j en 2025 et à seulement 1, 5 million de bep / j en 2030. Dans le même temps, la capacité solaire et éolienne de la major britannique devrait passer de 2, 5 GW à 25 GW d’ici 2025 et 50 GW d’ici 2030.  Albert Savana

Etats-Unis : Joe Biden veut doubler le salaire minimum

(Agence Ecofin) – Le  président Joe Biden veut augmenter le salaire horaire de 7, 25 à 15 USD. Ce projet de loi pourrait sortir 1, 3 million de démunis de la pauvreté d’ici 2025 d’après les calculs de l’Office du budget du Congrès, qui estime toutefois que cela pourrait faire perdre un nombre équivalent d’emplois.
Aux Etats-Unis, le président Joe Biden a pris de nouvelles mesures pour faire passer le salaire horaire minimum de 7, 25 à 15 USD. Le projet de loi, qui a déjà été soumis au bureau des législateurs, pourrait s’avérer une révolution sociale pour les plus démunis.
« Avant même la pandémie, le salaire minimum fédéral de 7, 25 USD était économiquement et moralement indéfendable », a constaté le démocrate de l’Etat de Virginie Bobby Scott en présentant le projet de loi, selon les propos rapportés par Associated Press.
Le montant de ce salaire minimum n’a pas bougé depuis le 24 juillet 2009. En 2019, 1, 6 million de travailleurs avaient un salaire égal ou inférieur au minimum fédéral, d’après le Bureau des statistiques américain. Si les Etats du sud et du centre appliquent généralement le salaire minimum, les plus aisés de l’Est et de la Californie payent entre 12 à 15 USD l’heure. Les plus grandes entreprises, dont Amazon et Starbucks, appliquent déjà un salaire de 15 USD pour attirer la main d’œuvre.
Les calculs de l’Office du budget du Congrès démontrent qu’un taux horaire de 15 USD augmenterait d’ici 2025 les salaires de 27, 3 millions de personnes et sortirait 1, 3 million de familles de la pauvreté.
Toutefois, l’Office estime également que cela pourrait faire perdre 1, 3 million d’emplois. Si une hausse du salaire minimum peut s’avérer un outil de lutte contre la précarité, elle peut également avoir des effets néfastes sur le niveau de l’emploi, si la hausse est trop importante au regard du coût supplémentaire qu’elle constitue pour les entreprises. Mais ce risque ne s’étend pas sur tout le territoire américain, les plus éloignés de 15 USD de l’heure étant à risque. L’initiative se heurte ainsi à l’opposition de certaines entreprises qui refusent des coûts supplémentaires.
Pour le vice-président de la Fédération nationale des restaurants (NRA) cette mesure entraînera des coûts insurmontables pour de nombreux établissements qui n’auront pas d’autre choix que de licencier davantage ou de fermer définitivement. Mais la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a rassuré que le fait d’augmenter le salaire minimum « permettra à des dizaines de millions d’Américains de sortir de la pauvreté tout en créant des opportunités pour d’innombrables petites entreprises du pays ».
L’administration Biden prédit ainsi que rémunérer ceux qui ont les salaires les plus bas favoriserait des milliards de dollars de dépenses de consommation supplémentaires de biens et services fournis par les petites entreprises. Aïsha Moyouzame

UEMOA : Le climat des affaires à son plus bas niveau en 4 ans

https://www.sikafinance.com Dans l’UEMOA, l’indicateur du climat des affaires qui traduit la perception des chefs d’entreprise sur l’évolution de la conjoncture économique, a fini l’année 2020 en-dessous des 100 points, sa moyenne de long terme, à 97, 5 points, une première sur les 4 dernières années.
Rappelons notamment qu’il s’était établi à 101, 2 points, 100, 4 points et 101, 4 points, respectivement en 2017, 2018 et 2019.
Par rapport à 2019 où il s’était établi à 101, 4 points, on enregistre un repli de 3, 85% en lien avec le ralentissement des activités économiques dans l’Union, induit par la propagation de la pandémie de la Covid-19.
Les perceptions des chefs d’entreprise ont été particulièrement plus pessimistes au Niger et en Côte d’Ivoire où l’indice du climat des affaires est retombé respectivement à 92 points et 95, 6 points.
Cette détérioration de l’environnement des affaires qui est expliquée, entre autres, par l’insuffisance de la demande, l’approvisionnement difficile en matières premières, les difficultés de recouvrement de créances, a négativement impacté l’indicateur du chiffre d’affaires dans le commerce qui s’est contracté de 3, 4%, sur un an, en décembre 2020.
Cette évolution a toutefois été atténuée par la hausse de +2, 7% de la production industrielle en décembre, en rythme annuel. De même, l’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands est ressorti en croissance de +3, 8% sur un an, en décembre 2020.Dr Ange Ponou

Hausse de 0, 5% des prix des matériaux de construction en décembre

https://www.financialafrik.com Les prix des matériaux de construction au Sénégal se sont rehaussés de 0, 5% au mois de décembre 2020, par rapport au mois précédent, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Selon cette  structure, l’évolution constatée est imputable à la hausse des prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols et de ceux des matériaux de base. Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont en effet relevés de 3, 5%, en rapport avec la hausse des prix des carreaux sol (+4, 9%) et des carreaux mur (+1, 2%). En comparaison à la période correspondante de 2019, ils ont connu une baisse de 0, 4%. De leur côté, les prix des matériaux de base ont fait une remontée de 0, 4%, entrainée par celle des prix du fer (+1, 7%) et du sable (+0, 8%). « Toutefois, signale l’ANSD, le repli des prix du gravier (-0, 5%) a atténué cette progression ». En variation annuelle, ils se sont appréciés de 0, 4%.
Concernant les prix des matériaux de menuiserie,  ils ont progressé de 0, 3% en rythme mensuel, à la suite de l’augmentation de ceux des matériaux métalliques (+0, 5%). Comparés à leur niveau de décembre 2019, ils ont cependant chuté de 0, 4%. La hausse de 0, 2% des prix des matériaux de plomberie et sanitaire est expliquée par celle des prix des tuyaux en plastique (+1, 5%). En variation annuelle, ils se sont bonifiés de 2, 1%.
Seuls les prix des matériaux pour travaux d’électricité ont légèrement baissé de 0, 1%, sous l’effet d’un repli des prix des interrupteurs et prises (-1, 2%). En comparaison au mois de décembre 2019, ces prix ont reculé de 0, 8%. En variation annuelle, les prix des matériaux de construction au Sénégal se sont accrus de 0, 3%. Albert Savana

Secteur tertiaire : Le chiffre d’affaires des services connait hausse de 0, 7% en octobre   2020

https://www.lejecos.com L’activité du secteur tertiaire, au mois d’octobre 2020, s’est caractérisée par la hausse de 0, 7% du chiffre d’affaires (Ca) des services et une baisse de 1, 5% du Ca du commerce en rythme mensuel, informe l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
L’agence note dans sa dernière publication sur les « repères statistiques » que le raffermissement du Ca du sous-secteur des services fait suite à l’augmentation de ceux des « Activités de transport » (+5, 7%), des « Activités pour la santé » (+3, 3%) et des services d’«Enseignement» (+2, 4%).
A l’en croire, cette performance est amoindrie par la baisse du Ca des « Activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives » (-5, 6%), des «Activités spécialisées, scientifiques et techniques» (-1, 7%) et des «Activités d’Information et de Communication » (-1, 2%). S’agissant de l’activité commerciale, l’Ansd confie enfin qu’elle a été affectée par le repli de 10, 3% du commerce de gros.Bassirou MBAYE

UEMOA : Après les Bons Covid-19, les ”Obligations de relance” en préparation

https://www.sikafinance.com Les États de l’UEMOA ont élaboré des plans de relance économiques post-Covid-19 qui seront financés via un guichet spécial mis en place par la BCEAO, ont confié des sources de l’institution émettrice. L’objectif visé est de de contenir les effets de la pandémie et renouer avec les performances économiques d’avant la crise sanitaire de la Covid-19.
Les obligations ainsi structurées seront soutenues par la BCEAO qui va mettre en place un guichet spécial de refinancement dénommé “guichet de relance”. Toutes les obligations de relance émises par les États en 2021 sur le marché financier régional seront éligibles sur ce guichet.
Les banques pourront mobiliser sur ce guichet spécial des ressources pour une durée de six mois au taux minimum de 2% de soumission aux adjudications de la BCEAO. Par cette décision, la Banque Centrale entend continuer à soutenir les efforts des États dans la mobilisation des ressources financières à des conditions plus souples pour amorcer la reprise économique au niveau de l’UEMOA.
En pleine crise sanitaire, l’Agence UMOA-Titres, en collaboration avec la BCEAO, avait structuré, en avril 2020,  un nouvel instrument dénommé ” Bons Social Covid-19 “ afin de permettre aux Etats de la zone UEMOA de mobiliser les ressources financières leur permettant de faire face aux dépenses immédiates liées à la lutte contre la pandémie du Covid-19.
En réalité, les Bons Social Covid-19 sont des Bons Assimilables du Trésor de maturité 3 mois émis par voie d’adjudication à des taux précomptés inférieurs ou égaux à 3, 75%. Ils avaient bénéficié non seulement de l’accès au guichet classique de la BCEAO, mais aussi de l’accès à un ” guichet spécial COVID ” de refinancement à 3 mois au taux directeur fixe de 2, 5% sur toute leur durée de vie. A la date du 31 décembre 2020,  tous les Etats émetteurs avaient remboursé les montants levés à travers ces bons Covid.Ibrahim WANE, Dakar

Lutte contre la Lèpre : La discrimination et la stigmatisation persistent

Des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la lèpre, mais des millions de personnes sont toujours touchées par la maladie et de nombreux malades doivent faire face à l’exclusion sociale. À l’occasion de la Journée mondiale de la lèpre, célébrée chaque année le 31 janvier, des experts appellent à mettre fin à une discrimination et à une stigmatisation persistantes.
«Nous devons tirer les leçons de l’histoire de la lèpre. Pour mieux lutter contre une épidémie ou une pandémie, nous devons éliminer la discrimination», a affirmé Alice Cruz, rapporteur spéciale des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination contre les personnes touchées par la lèpre et les membres de leur famille.
Mme Cruz note que les conséquences de la pandémie de Covid-19, qui vont de la privation du droit à l’éducation, au logement et à l’emploi à la violence domestique et sexuelle, reflètent celles vécues par les personnes atteintes de la lèpre (également connue sous le nom de maladie de Hansen) sur des milliers d’années.
En mai 2020, l’experte indépendante de l’Onu avait sonné l’alarme sur l’effet disproportionné de la pandémie sur les lépreux, dans une lettre ouverte adressée aux gouvernements dans laquelle elle a appelé à des plans d’action détaillés. Dans son message pour la Journée mondiale de la lèpre, Mme Cruz a averti qu’une réponse inadéquate de la part des pays où la maladie est répandue, est susceptible d’entraîner un recul dans la lutte contre la lèpre et la prévention des handicaps, ainsi d’une aggravation d’un niveau de vie déjà extrêmement précaire.
La lèpre est guérissable si le traitement suit rapidement un diagnostic réalisé à temps, mais si les patients ne sont pas traités, ils peuvent se retrouver avec des déficiences physiques et des handicaps irréversibles.
Cependant, dans son message pour la journée, Yo­hei Sasakawa, ambassadeur de bonne volonté pour l’élimination de la lèpre, souligne qu’un diagnostic précoce de la lèpre et un traitement rapide ne suffisent pas pour vaincre la maladie.
«Il faut aussi changer les mentalités», dit-il. «Pour que la lèpre ne soit plus une source de honte ou de préjugés. Nous devons éliminer tous les obstacles auxquels sont confrontés ceux qui recherchent des soins médicaux. Nous devons éliminer les obstacles qui empêchent les personnes touchées et leurs familles de vivre dans la dignité et de jouir de tous leurs droits fondamentaux en tant que membres à part entière de la société» Des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la lèpre, mais des millions de personnes sont toujours touchées par la maladie et de nombreux malades doivent faire face à l’exclusion sociale. À l’occasion de la Journée mondiale de la lèpre, célébrée chaque année le 31 janvier, des experts appellent à mettre fin à une discrimination et à une stigmatisation persistantes

Rencontre avec Claude Fizaine, secrétaire général de la Compagnie sucrière sénégalaise

https://www.financialafrik.com/ « La numérisation des salaires est une alternative à la bancarisation qui n’est pas adaptée aux populations à faibles revenus» 
En lançant le projet de numérisation des paiements, l’Etat du Sénégal a misé sur la stratégie pour accélérer la croissance, l’innovation et le développement inclusif. De ce fait, la numérisation est un enjeu capital pour les entreprises au Sénégal où moins de 20% des employés reçoivent leurs salaires par voie numérique. Ayant tenté l’expérience de la numérisation, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) revient sur un procédé qui séduit de jour en jour de nouveaux adeptes. Son Secrétaire général,  Claude Fizaine, expose dans cette interview accordée à Financial Afrik, les avantages de la dématérialisation des bulletins de paie.

Comment est né le projet de la CSS de numériser les salaires de ses travailleurs?

Le projet est né de la volonté de CSS de réduire le plus possible les versements de salaires en espèces tout en protégeant au mieux la population concernée des dangers de la bancarisation. C’est pourquoi nous avons considéré un mode de paiement direct, sans frais pour le salarié et ne nécessitant pas l’ouverture de compte bancaire. De plus, lorsque le produit en question s’appuie sur des partenaires financiers significatifs de l’entreprise et offre des services connexes non négligeables (micro-crédit notamment), il répond alors pleinement à nos préoccupations. C’est pourquoi nous nous sommes rapprochés de YUP dans un premier temps, puis de Wizall Money.
Pour les employeurs, les avantages sont d’éviter les contraintes relatives à la gestion et à la distribution de quantités importantes de cash ainsi que toutes les dérives qui peuvent se greffer à cette distribution. De plus, cela permet d’offrir aux populations d’employés concernées des outils adapter à leur situation financière et familiale, ce qui ne peut qu’avoir des répercussions positives sur leurs vies personnelle et professionnelle.

Peut-on considérer la numérisation comme une alternative à la bancarisation jusque-là très faible sur le continent ?

La numérisation est justement une alternative à la bancarisation qui n’est pas adaptée aux populations à faibles revenus et génératrice de frais et d’endettement et de surendettement. Les salariés n’ont besoin que d’une SIM pour percevoir les montants qui leur sont dus.

Quel est l’impact de la numérisation du paiement des salaires dans la région ouest-africaine ?

La réponse appartient aux acteurs du secteur tels que YUP, Wizzall Money…Toutefois, il est clair que la cible est large (populations à faible revenus notamment) et que des activités se prêtent tout particulièrement à ce type de versements  : agro-industrie (personnels saisonniers et/ou journaliers, producteurs locaux qui apportent leur production, petits transporteurs, …), activités pour lesquels les travailleurs sont isolés ou déplacés (chantiers de construction, mines, sites pétroliers, …).
Par conséquent et si les conditions sont réunies, y compris les mesures incitatives qui manquent à ce jour, on peut anticiper une forte croissance de ce mode de règlement des salaires.

Quels sont les obstacles à franchir pour arriver à cette digitalisation ?

Les obstacles sont de 4 natures. D’abord, l’adhésion ou la confiance des bénéficiaires : fiabilité des transactions, absence de coûts, services offerts (micro-crédit notamment). Ensuite la présence sur le terrain d’un réseau de points de paiement suffisants et assurant un règlement rapide et en une fois des sommes dues (mobilisation des liquidités suffisantes au moment requis). Aussi, la confidentialité et l’intégrité des transactions  : celle-ci n’étant pas assurée dans les petits points de paiement (boutiques, …) il faut privilégier l’implantation d’agences bancaires, de guichets automatiques, de points cash. C’est pourquoi, à notre avis, les produits adossés à des réseaux bancaires ont plus d’avenir. Par ailleurs, ceci représente pour des sociétés comme CSS des contreparties intéressantes à apporter à ces partenaires financiers, avec un maximum de sécurité apportée à la gestion et à l’intégrité des transactions en question, du fait des relations de partenariat globale entre l’entreprise, la banque et l’opérateur. Et enfin, le coût du service  : en effet, ce coût constitue pour l’entreprise une charge supplémentaire nette. Or les tarifs pratiqués actuellement sont particulièrement élevés (entre 1, 5% et 2, 5% HT selon les volumes traités).
Ceci est clairement une barrière. Cela provient du fait que les opérateurs tarifient le service au titre d’un service aux entreprises alors qu’il s‘agit en fait d’un service aux plus vulnérables, complémentaire à la microfinance. Par conséquent, ce service devrait d’une façon ou d’une autre être subventionné (soit par des organismes internationaux, soit par les Etats soit par les opérateurs et leurs partenaires).

La CSS a fait l’expérience de la digitalisation du paiement des salaires, quels avantages en tirez-vous ?

Le principal avantage est de mettre notre force de travail la plus vulnérable financièrement dans une situation la plus sécurisée possible lorsqu’il s‘agit de percevoir sa rémunération et de gérer ses finances. Lorsque les travailleurs sont confortables dans leur vie quotidienne, y compris financièrement, ceci ne peut qu’avoir des répercussions positives et constructives pour l’entreprise qui a su financer et mettre en place une solution adaptée à leurs problèmes quotidiens et favoriser le dialogue social.
Par ailleurs, ceci est aussi une opportunité non négligeable de renforcer notre partenariat avec certains de nos partenaires financiers et de les globaliser.  Amadjiguéne Ndoye

Exploitation minière : «Les PME de Kédougou n’ont bénéficié que de 4% de la manne financière générée par la fourniture des biens et services, il faut corriger ça» (PLAFOMINE)

https://www.dakaractu.com Des membres de la plateforme locale des fournisseurs de l’industrie minière de Kédougou (PLAFOMINE), au nombre de 5, accompagnés par un consultant en communication expert sur la gouvernance des ressources minérales, sont à Ouagadougou depuis le dimanche 31 janvier 2021 pour s’enquérir de l’expérience du Burkina Faso en matière de mise en œuvre de sa politique de contenu local, en général, et de fournitures de biens et services en particulier.
  PLAFOMINE Kédougou est composée essentiellement de PME (Petites et Moyennes Entreprises) excellant dans des domaines aussi variés que les BTP, la Construction Métallique, l’Equipement des Mines, l’Electricité, la Couture, la Tapisserie, le Transport-Logistique, les achats locaux et la formation. Elle ambitionne d’être un partenaire privilégié des entreprises minières officiant dans la région de Kédougou en la matière. Sous ce rapport, des entreprises membres ont planifié et suivi plusieurs sessions de renforcement de capacité pour s’adapter aux standards des entreprises du secteur géo extractif, dans le domaine des marchés publics et, elles ont acquis une grande expérience car ayant exécuté et exécutent encore des marchés des entreprises minières.
Le dernier rapport ITIE du Sénégal a mis en relief le fait que les PME de Kédougou n’ont bénéficié que de 4% de la manne financière générée par la fourniture des biens et services dans le secteur minier au moment où dans certains pays de la sous-région, les pourcentages oscillent entre 30 et 40%. Pour mieux comprendre les mécanismes mis en place afin que davantage d’opportunités économiques soient offertes par les mines aux PME, PLAFOMINE a programmé ce voyage d’études au pays des Hommes Intègres dont les avancées sont indéniables.
Cette importante activité, faut-il le rappeler, a été rendue possible grâce au concours financier de l’ADEPME qui, dans le cadre d’un Fonds fiduciaire d’urgence (FFU) créé par l’Union Européenne pour venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire, et à travers le programme dénommé “Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ”, a entièrement pris en charge ce voyage d’études qui s’inscrit parfaitement dans sa feuille de route consistant à la densification du tissu d’entreprises pour un accompagnement complet à la formalisation des entreprises cibles et au renforcement des activités d’assistance technique des PME à travers un appui du Fonds à Frais Partagé
Une convention avec PLAFOMINE pour son accompagnement sur des aspects technique, organisationnel et financier a été paraphée, et ses membres  s’en sont fortement réjouis. Ce lundi à Ouagadougou, les membres de PLAFOMINE ont échangé avec leurs homologues Burkinabé de ABSM qui leur ont facilité les conditions de séjour et la stabilisation d’un plan de travail.
Une présentation sommaire sur la PLAFOMINE a été faite tout comme la substance des interventions de l’ADEPME dans le cadre du projet cité plus haut.
L’Alliance des Fournisseurs Burkinabé des Biens et Services  Miniers (ABSM) a présenté son expérience, des échanges ont suivi, et les 2 entités ont décidé de continuer cette collaboration.

Campagne agricole 2020/2021 à Kolda : Abdoulaye Baldé (agriculteur) témoigne : «L’agriculture a changé ma vie…J’ai renoncé à l’émigration clandestine…et je gagne plus de 15.000 F CFA par jour malgré la covid-19…» 

https://www.dakaractu.com/ Après le bon hivernage et ses productions records, Dakaractu/Kolda est allé à la rencontre des producteurs pour recueillir leurs impressions sur la campagne agricole 2020/2021. Ainsi, nous avons interrogé Abdoulaye Baldé, un producteur de la commune de Guiro Yéro Bocar fortement touchée par les migrations irrégulières. Ce dernier, dans cet entretien, témoigne preuves à l’appui, sur les bienfaits de cette campagne couronnée par une bonne commercialisation arachidière. D’après, d’après lui-même la crise liée à la pandémie de coronavirus n’impactera pas beaucoup les ménages à cause de la bonne campagne agricole.
À en croire Abdoulaye Baldé, la trentaine, « l’agriculture a changé ma vie aujourd’hui avec mes deux épouses et mes enfants malgré la crise de la Covid-19. J’ai longtemps cultivé, mais je n’avais vu auparavant des rendements comme ceux de cette année. J’ai cultivé de l’arachide sur deux hectares qui ont produit 50 sacs  vendus à la pesée à 250 f le kg. À la suite de cela, j’ai acheté une moto tricycle pour faire le transport en vendant du bois mort aussi. Actuellement avec ma moto, je gagne plus de quinze mille f cfa par jour. En choisissant la terre j’ai renoncé à la migration irrégulière. Beaucoup de mes amis sont morts dans le désert du Sahara et dans la mer méditerranée. Pour dire vrai, j’ai été tenté par l’émigration clandestine, mais depuis la mort tragique d’Abdoulaye Baldé en Lybie, j’ai renoncé car mes parents ont vécu ici dignement avec la terre sans migrer.»
Restant toujours dans la même lancée, il poursuit « cette année nous avons eu des semences et de l’engrais de qualité distribués dans la transparence. C’est pourquoi, avec la bonne pluviométrie nous avons fait des productions records en vendant le kg à 250 f. Nous cultivions depuis des années sans vraiment y trouver notre compte. Mais les résultats de cette année nous sont considérablement favorables. De plus, l’introduction de la mécanisation dans le secteur nous a permis de produire plus
Aujourd’hui (pour dire vrai) le monde rural vit bien. C’est pourquoi, nous voulons que l’État continue voire améliore cette politique agricole payante entamée… »
Selon lui toujours, « les producteurs pour cette campagne agricole (2020/2021) ont tiré leur épingle du jeu. C’est pourquoi, l’augmentation du matériel agricole lourd et léger doit être une priorité. Au rythme où va l’agriculture, nous en tant que jeunes allons oublier l’émigration clandestine. C’est pourquoi, je voudrais que le président de la république Macky Sall renforce davantage son ministre de l’agriculture Moussa Baldé. Nous sommes des preuves de sa politique agricole et nous pensons qu’avec sa détermination bientôt nous aurons des greniers pleins… »

ALIMENT DE VOLAILLE ET DE BÉTAIL  : Les acteurs en guerre contre la hausse des prix

Libération Sénégal online «Vendredi après-midi, nous avons reçu un courrier nous informant de la hausse du prix de l’aliment destiné à la volaille et au bétail. Il s’agit d’une hausse de 10% sur l’aliment de volaille pour le sac de 50 kilos qui va revenir à 16.500 Fcfa soit une hausse de 1.500 Fcfa ; et 750 Fcfa de plus sur le sac d’aliment de bétail de 40 kilos. Nous jugeons cela déplorable et regrettable. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Nous déplorons cette hausse et nous appelons tous les acteurs a refusé cela », a asséné Serge Sadio, président de la Fédération des acteurs de la filière avicole (Fapa). Il ajoute : «Il est hors de question qu’on accepte cette hausse car, lors des 6 dernières années, le prix des manières premières, des céréales en générale, ont beaucoup baissé, et ces industries n’ont jamais voulu baisser les prix ».
Selon Serge Sadio, « avec la Covid-19, il était plus logique de baisser les prix. Nous demandons à nos collègues qui s’apprêtent à faire des mises en place ce lundi, de ne pas acheter et d’attendre le mot d’ordre. Si on doit acheter, nous demandons aux gens d’acheter avec les anciens prix. Je veux dire à tous les éleveurs du Sénégal de ne pas accepter cette hausse. Il faut que tout le monde refuse »

Haut débit mobile : cinq réponses au retard de l’Afrique subsaharienne Par Amadou Makhtar Fall, Spécialiste de la régulation des télécoms en Afrique, travaille depuis quinze ans dans l’analyse et la réglementation des télécoms sur le continent.

https://www.jeuneafrique.com Exonérations de taxes, co-investissements, science des données… Ce sont quelques unes des solutions à la disposition des opérateurs et des États pour déployer le haut débit, souligne le spécialiste des télécoms Amadou Makhtar Fall.
En 2020, seuls 26 % de la population au sud du Sahara disposaient d’un abonnement à internet via les réseaux 3 et 4 G alors que 74 % de cette population étaient couverts par ces réseaux. Ces chiffres attestent d’un double déficit, de couverture du territoire et d’utilisation du haut débit.
Pour le résorber, il est possible d’agir avec cinq leviers tout en gardant à l’esprit qu’il faut donner la priorité à la résorption du déficit d’utilisation, plus motrice en termes de potentiel de développement de la téléphonie mobile que celle visant le déficit de couverture.

1 – Repenser la gouvernance des fonds de service universel

Ce déficit de couverture découle du manque de viabilité économique des projets d’installation d’infrastructures, les opérateurs télécoms étant peu incités à investir dans des zones à faible densité et/ou habitées par des populations à faible revenu. À cet écueil s’ajoutent les difficultés d’accès qui renchérissent le coût de la couverture.
Historiquement, lorsqu’un service ne peut être assuré de manière économiquement viable, il bénéficie de subventions à travers des mécanismes tels que les fonds de service universel (FSU). Or, dans de nombreux pays, ces fonds ont été utilisés au profit d’autres secteurs que celui des télécoms voire pas du tout dépensés.

L’ESPRIT DU PARTAGE D’INFRASTRUCTURES DOIT ÊTRE PRÔNÉ

La première solution est donc de revoir leur mode de gestion pour le rendre plus transparent et inclusif, en mobilisant l’ensemble des acteurs du secteur des télécoms. Ces fonds devraient, par exemple, se voir imposer des objectifs annuels ou pluriannuels avec des indicateurs chiffrés, permettant de mesurer la performance des projets financés.

2–Co-investir dans les zones non rentables

Au-delà du possible accès à des subventions via les FSU, les opérateurs peuvent alléger les coûts de couverture en faisant du co-investissement en particulier dans les zones non rentables. C’est l’esprit du partage d’infrastructures qui est prôné par certains cadres réglementaires.

LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ AU NIVEAU GLOBAL A DES EFFETS POSITIFS, PAR RICOCHET, SUR L’ACCESSIBILITÉ

Sauf que, dans la pratique, ce cadre est très mal ou très peu appliqué. Ce partage de CAPEX et/ou d’OPEX permet aux opérateurs de présenter des business plans plus solides malgré la faiblesse des revenus escomptés.

3–Généraliser les exonérations de taxes

La solution est connue mais insuffisamment adoptée. Les États et les municipalités peuvent contribuer à la réduction des coûts de déploiement en accordant des exonérations temporaires de taxes et/ou de redevances aux opérateurs télécoms pour tout projet de déploiement d’infrastructures.

LES POLITIQUES PUBLIQUES DES ÉTATS SUBSAHARIENS DOIVENT ÊTRE HARMONISÉS

Ils ont aussi intérêt à agir pour combler le déficit d’utilisation, notamment à travers une politique de démocratisation des terminaux intelligents. Sans oublier que lutter contre la pauvreté et promouvoir la bonne gouvernance au niveau global a des effets positifs, par ricochet, sur l’accessibilité.

4–Définir des plans nationaux du haut débit

En complément, les politiques publiques et les cadres réglementaires des États subsahariens doivent être harmonisés dans l’optique d’encourager la couverture des zones non encore desservies. Sur ce volet, l’adoption d’un plan national du haut débit est un outil très efficace s’il comporte des objectifs réalistes, clairs et chiffrés.

IL FAUT RÉFLÉCHIR À L’UTILISATION DE TECHNOLOGIES PLUS ADAPTÉES AUX ZONES DIFFICILES

Ces plans doivent également être assez flexibles pour permettre des mises à jour lorsque surviennent des événements inattendus tels que la pandémie à laquelle nous faisons face actuellement.

5 – Utiliser connectivité alternative et science des données

Enfin, il faut aussi réfléchir à l’utilisation de technologies plus adaptées à ces zones difficiles à couvrir et, surtout, encourager les opérateurs à les expérimenter. C’est l’ambition depuis quelques années du Telecom Infra Project, avec toutefois plus ou moins de réussite.
En parallèle, pour évaluer les résultats de ces technologies comme la pertinence d’un plan d’action global, il convient de recourir plus largement à la science des données. En gardant bien à l’esprit que, dans ce domaine, la rigueur est de mise : une légère inexactitude des données peut en effet remettre en cause toute l’analyse produite.

Macky enterre le haut conseil de l’emploi et de la formation de Wade

L’As-C’est officiel. Le Président Macky Sall a signé, le 27 janvier dernier, le décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil national pour l’insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ). Par la même occasion, il supprime le Haut Conseil de l’Emploi et de la Formation (HCEF).
Le décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil National pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ) a été signé par le chef de l’Etat le mercredi 27 janvier. Par cette signature, Macky Sall a également enterré définitivement le Haut Conseil de l’Emploi et de la Formation (HCEF) qui a été créé par Abdoulaye Wade et son gouvernement. Le HCEF constituait un cadre de concertation entre les acteurs du marché du travail, mais aussi un mécanisme de coordination et de suivi de la politique définie par le chef de l’Etat dans le domaine de l’emploi et de la formation, plus particulièrement de la formation professionnelle. Mais visiblement, cette structure n’en était que de nom.
En 2016, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne avait demandé sa réactivation. « Le présent décret, qui abroge et remplace le décret n° 2009-1406 du 23 décembre 2009 portant création du Haut Conseil pour l’Emploi et la Formation, a pour objet de créer et de fixer les règles d’organisation et de fonctionnement du CNIEJ. Cet organe, présidé par le Président de la République, comprend un comité permanent, co-présidé par les ministres chargés de l’Emploi et de la Jeunesse. Ce comité est chargé d’assurer, en rapport avec les services de la Présidence de la République, la préparation et le suivi des directives et instructions du chef de l’Etat, ainsi que la mobilisation efficace de l’ensemble des départements ministériels et acteurs impliqués», explique Macky Sall dans le décret qu’il a signé.
Le CNIEJ est un organe qui a pour mission de coordonner, de suivre et d’évaluer les politiques mises en œuvre en matière d’emploi et d’insertion des jeunes. Il est chargé de proposer des actions tendant à améliorer la conception, la mise en œuvre et la coordination des politiques d’emploi et d’insertion des jeunes, s’appuyant sur une stratégie cohérente de promotion de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes. Il vise aussi à faciliter les concertations avec tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques d’emploi et d’insertion des jeunes et à impulser des actions en vue de promouvoir la synergie des interventions de tous les acteurs impliqués dans l’appui à l’emploi et à l’insertion professionnelle.
Le CNIEJ adoptera également, chaque année, un rapport d’évaluation des politiques d’emploi et d’insertion des jeunes, qui sera remis au président de la République. Pour rappel, le chef de l’Etat avait annoncé le mercredi 18 novembre 2020, en Conseil des ministres, la création d’un Conseil National pour l’insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ), considéré comme «un organe consultatif stratégique d’impulsion».
Cette annonce est intervenue au moment de la recrudescence de l’émigration clandestine. Macky Sall avait annoncé la mise en place du CNIEJ pour la deuxième quinzaine de décembre 2020. A l’époque, le locataire du Palais avait donné «des instructions aux ministres en charge de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du Travail et de la Jeunesse de lui soumettre, par le biais du ministre, secrétaire général du Gouvernement, un projet relatif à la création du CNIEJ qui sera examiné, en Conseil des ministres avant la fin du mois décembre 2020».

A KEUR MASSAR, DES ’’AVANCÉES NOTABLES’’ DANS LA RÉALISATION D’OUVRAGES CONTRE LES INONDATIONS (OUMAR GUÈYE)

Keur Massar, 1er fév (APS) – Le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye, a dit avoir constaté lundi des avancées notables dans la conduite des travaux visant à freiner les inondations à Keur Massar, commune de la grande banlieue dakaroise.
“Je suis rassuré vu l’engagement multiforme au niveau de l’ADM”, l’agence de développement municipal, “des entreprises mais également du gouvernement et des autorités administratives. Il y a une synergie d’actions et c’est ça qui nous a valu d’avoir ces résultats en très peu de temps’’, a-t-il indiqué.

  1. Guèye s’entretenait avec des journalistes, à la fin d’une visite des chantiers engagés par le gouvernement dans le cadre de la phase 2 du PROGEP, piloté par l’ADM et exécutés par les entreprises “Henan Chine” et la Compagnie sénégalaise de travaux publics (CSTP).

Il a salué la “performance’’ réalisée en si peu de temps dans la conduite de ces travaux consistant en ouvrages hydrauliques et de voiries, ainsi que divers aménagements paysagers dans la commune de Keur Massar.
Selon le ministre des Collectivités territoriales, par ailleurs porte-parole du gouvernement, ’’tout est mobilisé pour la phase d’urgence du projet” qui sera financé par le budget consolidé d’investissement (BCI).
“Cela fait 15 milliards CFA qui sont disponibles (…), et il est heureux de constater aujourd’hui que les entreprises ont commencé les travaux. Il faut maintenant un suivi rapproché. Nous avons demandé à ces entreprises de travailler 24 heures sur 24”, a-t-il dit.
Au rythme où avancent les travaux, avant fin mai 2021, “tous les chantiers seront exécutés” dans le cadre de la phase d’urgence du projet, a assuré Omar Gueye.
Il a félicité les représentants de l’administration territoriale de la région de Dakar, les élus territoriaux et les entreprises engagées dans ces chantiers, “pour leur engagement citoyen en vue d’avoir un bon résultat d’ici la fin du mois de mai”.
“Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que rien n’arrêtera ce chantier. C’est un chantier très stratégique, un chantier sur lequel, les populations attendent. (…) qu’une solution soit trouvée” à la question des inondations récurrentes, a-t-il insisté.
“C’est le sens de l’engagement du président et de son gouvernement pour régler définitivement ces problèmes d’inondation. Retenons que c’est un projet qui a commencé et qui ne s’arrêtera pas d’ici le mois de mai pour soulager les populations de Keur Massar”, a ajouté le porte-parole du gouvernement.SG/ADL/BK

EXPLOITATION ABUSIVE DE LA FORÊT ET TRAFIC DE BOIS DANS LES RÉGIONS FRONTALIÈRES AVEC LA GAMBIE  : 1446 PV dressés en 2020, plus de 667 millions collectés sur des contentieux

http://www.sudonline.sn Les agents des Eaux et Forêts, Chasse et Conservation des sols n’ont pas chômé en 2020, dans les régions Centre, Sud et Est du Sénégal. Pour des affaires contentieuses nées de l’exploitation illicite de la forêt, dont le trafic international de bois, 1446 procès-verbaux (PV) ont été dressés dans des régions situées à la frontière gambienne. La somme collectée est estimée à plus de 667 millions de F CFA. Et cela n’inclut pas toutes les opérations de l’année
1446 procès-verbaux (PV) ont été dressés dans les régions limitrophes de la Gambie, notamment Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Tambacounda (Tamba), Kaffrine, Kaolack et Fatick, pour exploitation inappropriée de la forêt, durant l’année 2020. Le montant des recettes contentieuses se situe à 667.522.700 F CFA. Le nombre n’inclut pas toutes les opérations de l’année. Les données dont nous disposons ne concernent que la période allant de janvier à septembre 2020.

La répartition des contentieux s’établit comme suit :

197 à Ziguinchor,
238 à Tamba,
96 à Sédhiou,
386 à Kolda,
116 à Kaffrine,
250 à Kaolack
63 à Fatick.
Certaines affaires sont traduites devant les Tribunaux. Elles sont beaucoup plus importantes dans la région de Kolda où 60 PV sont au Tribunal, suivie de Tamba avec 77 cas. 20 véhicules ont été saisis, dont 15 d’immatriculation gambienne, pendant cinq (5) années de lutte contre le trafic international de bois.
Ce trafic illicite de bois est perceptible tout le long de la frontière gambienne avec la zone Sud et Est. Les trafiquants ciblent le bois d’œuvre, en particulier le vène (de son nom scientifique «Pterocarpus erinaceus») à Kolda et à Tambacounda et le caïlcédrat (connu des scientifique par l’appellation «Khaya senegalensis») à Ziguinchor.
Les principales zones de coupe dans la région de Kolda concernent 13 villages que sont : Tankonfara, Fass Tobène, Boundou Sambou, Bayoungou, Thietty, Tougoudé Bala, Tougoudé Wali, Saré Gardi, Taïbatou Bakor, Sinthiang Bara, Médina Salam Dinga, Saré Dickel et Fass. Ils se situent essentiellement (plus de 80%) dans le département de Médina Yoro Foulah. Tout juste à côté du département, 8 dépôts de bois sont recensés dans des villages en Gambie.
Dans la région de Sédhiou, le trafic transfrontalier concerne les départements de Bounkiling et de Sédhiou. La présence des trafiquants est notée dans plusieurs villages comme Diélinkine, Gombol, Diacounda, Mafongo, Kabeumb, Kilinko, Sassita, entre autres.
Dans la région de Tamba également, de nombreux villages sont touchés. La dégradation des ressources forestières et fauniques, due principalement aux défrichements à des fins agricoles, aux feux de brousse, à l’exploitation illégale, au braconnage et au trafic illicite de bois d’œuvre, s’est accentuée ces dernières années dans les zones Sud et Est du Sénégal.

BOUBACAR SOLLY, DOCTORANT EN GEOGRAPHIE A L’UNIVERSITE ASSANE SECK DE ZIGUINCHOR, LABORATOIRE DE GEOMATIQUE ET D’ENVIRONNEMENT  : «C’est un trafic qui est bien organisé»

«La coupe illicite du bois pour la vente est une activité qui a commencé en Casamance depuis le début de la décennie 2000. Elle a pris une ampleur plus importante le long de la frontière avec la Gambie depuis 2010, avec la coupe de certaines espèces acheminées en Chine via le port de Banjul (Gambie), en passant par des «marchés de bois» installés le long de la frontière. C’est un trafic qui est bien organisé et qui est devenu le quotidien de certaines personnes natives de la région naturelle de Casamance, provenant de la Gambie voisine et des autres régions du Sénégal. Dans ce trafic, plusieurs espèces sont ciblées. Il s’agit de : ‘’Pterocarpus erinaceus’’ (le vène, ndlr), ‘’Cordyla pinnata’’, ‘’Bombax costatum’’, ‘’Khaya senegalensis’’ (le caïlcédrat, ndlr), ‘’Oxytenanthera abyssinica’’, ‘’Lannea velutiina’’, ‘’Sarcocephalus latifolius’’, ‘’Terminalia macroptera’’, ‘’Afzelia africana’’, ‘’Daniella oliveri’’ et ‘’Sterculia setigera’’. Parmi ces espèces, ‘’Pterocarpus erinaceus’’, ‘’Afzelia africana’’, ‘’Cordyla pinnata’’ et ‘’Khaya senegalensis’’ sont partiellement protégées par le Code forestier de 1998.
En plus de la quantité de bois coupés, c’est les grands arbres avec un tronc de 2 à 4 m de longueur et 30 à 70 m de diamètre qui sont ciblés dans ce trafic. Également, la tronçonneuse est l’outil le plus utilisé pour terrasser les arbres. Or, son utilisation empêche la régénération de la souche après coupe, car l’huile de la machine pénètre la souche et décolle l’écorce. Selon les populations, la pauvreté et le manque d’emploi sont les principaux facteurs explicatifs. Pour ce qui est de la Haute-Casamance, par exemple, elle occupe la cinquième position des régions ayant le plus grand taux de chômage au Sénégal, après la région de Dakar, de Thiès, de Diourbel et de Louga (ANSD, 2014). Environ, 74.483 personnes, soit 7, 4% de l’effectif national, sont touchées par le chômage. Dès lors, ce trafic permet à certains de pouvoir subvenir à leurs besoins, dans la mesure où un billon est vendu entre 12.000 F CFA et 100.000 F CFA, selon la taille et le diamètre. À défaut de les monnayer, 5 billons sont souvent échangés par une moto.»

LITIGE FONCIER SUR LE TF 5007 : Les Ouakamois dénoncent une ‘’usurpation de titre et de fonction’’

https://www.enqueteplus.com Le collectif des jeunes de Ouakam réclame l’attribution du titre foncier 5007 à la collectivité territoriale. Situé en face du monument de la Renaissance, le site appartient, depuis peu, à la communauté léboue de Ouakam.
La commune de Ouakam est une fois de plus secouée par un litige foncier.  Tiraillé depuis des années entre les jeunes de la commune et le Jaraaf, le titre foncier 5007, désormais inscrit dans le ‘’Journal officiel’’ sous le TF 1751 NGA, divise. Le collectif Taxaw Temm Aar Sunu Momeel se demande comment un titre foncier appartenant à la collectivité territoriale de Ouakam peut soudainement revenir à la communauté léboue de Ouakam. ‘’Nous avons appris, à travers le ‘Journal officiel’, qu’il y a un arrêté du ministère de l’Urbanisme autorisant un morcellement sur ledit site à une collectivité dite collectivité léboue de Ouakam, alors que ce terrain est immatriculé au nom de la collectivité de Ouakam. Donc, il y a problème. Un patrimoine de la collectivité de Ouakam ne peut être exploité par une entité dénommée collectivité léboue de Ouakam. Dans ce pays, il est formellement interdit des regroupements à caractère identitaire’’, fait savoir le coordonnateur dudit collectif.
Pape Abdoulaye Diagne rappelle que ce site a été immatriculé en 1948, en tant que patrimoine indivi.  Le collectif dénonce ainsi une usurpation de titre et de fonction, car le Jaraaf, selon eux, n’a aucun pouvoir sur les terres de Ouakam. L’homme ne fait que porter un titre honorifique et doit donc, avant toute prise de décision, organiser des concertations avec les sept quartiers que compte la commune. Les jeunes Ouakamois accusent Youssou Ndoye d’accaparer des terres appartenant à l’ensemble de la commune.
Le site en question est un domaine de plus de 305 000 m2 hautement surveillé par des éléments du Groupement mobile d’intervention. ‘’Sur la base de faux documents, poursuit le coordonnateur, des personnes ont engagé des démarches au niveau des services administratifs. Ils sont allés jusqu’à tromper la religion du juge qui a autorisé la levée de l’indivision. Si les autorités ne font pas attention, la catastrophe risque de se produire ici, parce qu’il est hors de question que les Ouakamois admettent qu’un groupe d’individus ne représentant absolument rien dans la localité veuille prendre en otage toute une population’’.
La complaisance régnant au sein de l’Administration sénégalaise doit prendre fin, exige le collectif. Ses membres interpellent l’Etat du Sénégal, en particulier le ministre de l’Urbanisme qui, s’il n’agit pas, sera tenu pour responsable de tout ce qui découlera de ce litige. Son silence face à cette affaire tachée de corruption (à hauteur de 75 millions) reviendrait à ‘’légaliser le vol’’.
‘’Nous n’avons donné mandat à aucune autorité pour exploiter ce site. Cette terre appartenait à nos ancêtres et aujourd’hui, vu la promiscuité dans laquelle vivent les populations de Ouakam, son utilité n’est plus à prouver’’, ajoute pour sa part Mouhammadou Mactar Guèye, membre du collectif.
Ses camarades et lui se disent prêt à tous les sacrifices pour que le titre foncier 1751 redevienne une propriété de la commune de Ouakam.EMMANUELLA MARAME FAYE

Marché Sandaga : Plus de 50 cantines menacés de déguerpissement par l’autorité…

https://www.dakaractu.com/ Après le mois de juin qui a vu le déplacement de plusieurs commerçants vers le champ de courses, cette fois-ci, c’est un autre lot de plus de 50 cantines qui sont sommées de quitter les lieux. Le prétexte avancé par l’autorité est, selon ces commerçants, tout simplement insensé.
“C’est une mosquée qui a été construite aux alentours de ces cantines et les autorités veulent nous faire croire que nous occupons la voie alors que depuis plusieurs années, nous sommes en ces lieux. C’est tout simplement injuste si elles veulent nous faire déguerpir de cet endroit qui constitue le lieu où nous gagnons notre vie”, regrette Oumar Cissé le porte-parole des commerçants.
Pour ces commerçants, il est clair que la modernisation des marchés doit bien avoir lieu. Mais pas au point de porter préjudice à plus de 300 familles qui dépendent du revenus de ces pères et mères de famille.
Ils demandent toutefois que le centre commercial soit construit dans les meilleurs délais et qu’ils aient l’assurance que toutes ces cantines menacées soient relogés.

Mankeur Ndiaye : «La Minusca ne cédera à aucune pression»

http://lesoleil.sn Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Centrafrique, Mankeur Ndiaye soupçonné de partialité par l’opposition centrafricaine, en faveur du président sortant, Faustin-Archange Touadéra nie et se défend.
Dans un entretien exclusif accordé à «Jeune Afrique», l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères regrette le comportement de François Bozizé, coupable à ses yeux, d’avoir voulu «empêcher la tenue des élections» présidentielle du 27 décembre et «déstabiliser les institutions». La Munisca a donc rempli sa mission, souligne t-il.
«L’instabilité est née avec l’apparition de la coalition de groupes armés alliés à l’ex-président François Bozizé. Ensemble, ils se sont opposés aux élections dans certaines zones, mais ils n’ont pas entamé la détermination du peuple centrafricain», affirme t-il.

  1. Ndiaye précise, par ailleurs, qu’aucune pression sur la mission ou sur son leadership n’est acceptable, tout comme il serait inconcevable que la Minusca fasse pression sur les institutions centrafricaines.

Avancée djihadiste vers l’Afrique côtière : Après le “vent de sable “, le “mal de mer”?(Timbuktu Institute)

https://www.dakaractu.com Le vent de sable sahélien ne doit pas fermer les yeux sur le mal de mer à venir. Va-t-on vers des liaisons dangereuses plus affirmées entre crime organisé et terrorisme sur les côtes ouest-africaines avec le glissement des théâtres d’opération dans un contexte où l’Est du continent connaît une montée inattendue du djihadisme?
Des pays comme le Bénin, le Togo voire le Ghana sont déjà conscients de l’ampleur grandissante du terrorisme qui, en réalité, a déjà traversé leurs frontières. Même si la menace d’une radicalisation locale est pour l’heure limitée, les recrutements de terroristes se multiplient avec des jeunes Ghanéens ayant rejoint Daech dès 2015.
Les récents conflits armés dans la région (Sierra Leone, Libéria) facilitent la circulation des armes dans un contexte de porosité des frontières et des arsenaux encore intacts aux mains d’acteurs transnationaux jamais aussi mobiles. Rien qu’à partir du Ghana, plus de 80 points d’incursions hors contrôle le long des frontières du Togo, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire font, aujourd’hui, de l’accès des groupes terroristes à la mer une réalité probante.
Le spectaculaire incident d’enlèvement d’étrangers en 2019 au Bénin devient aujourd’hui anecdotique avec la récurrence d’arrestations d’individus armés en provenance du Burkina Faso au Togo de même que le démantèlement de cellules terroristes dans ce pays.
La connexion entre réseaux terroristes et criminels depuis les couloirs sahéliens avec les cartels sud-américains fait planer le risque d’une aggravation de l’insécurité. D’ailleurs, aussi bien les Etats-Unis que l’Union européenne se sont déjà ouvertement engagés dans la prévention d’une telle situation tandis que ces mêmes pays côtiers sollicitent l’appui des instances internationales de lutte contre le terrorisme pour parer à toute éventualité. Si ce n’est déjà un peu tard !

Golfe de Guinée : Le projet d’Al Qaida au Sahel dévoilé

https://www.dakaractu.com Bien implanté au Mali, Al Qaida au Sahel veut étendre ses tentacules dans la sous-région ouest-africaine. L’organisation terroriste a même des projets pour des pays comme la Côte d’Ivoire et le Bénin où elle entend déplacer le jihad. Le chef du renseignement extérieur français a fait la révélation dans une intervention sur la base la base aérienne d’Orléans-Bricy lors d’un « Comité exécutif » consacré aux questions de contre-terrorisme.
Bernard Emié tient ces informations d’une réunion ayant enregistré en février 2020 la participation des principaux chefs djihadistes affiliés à Al Qaida dans la région. Il s’agit entre autres cadres du jihad sahélien d’Iyad Ag Ghali, d’Amadou Kouffa et d’Abdelmalek Droukdel, tué depuis par l’armée française dans le nord du Mali.
Selon le chef du renseignement extérieur français dont le propos est rapporté par plusieurs médias français lus à Dakaractu, le projet du groupe terroriste concernant ces deux pays consiste dans un premier temps à y disséminer des hommes.
Parlant d’Iyad Ag Ghali, le chef du renseignement extérieur français soutient qu’il représente la stratégie d’Al Qaida au Sahel et qu’il n’hésite pas à prendre part aux combats aux côtés de ses hommes. Ancien rebelle touareg, Iyad Ag Ghali est depuis mars 2017 le chef du Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), la principale alliance djihadiste affiliée à Al Qaida dans le Sahel.

La firme pharmaceutique turque Abdi İbrahim ambitionne s’implanter au Sénégal

https://www.sikafinance.com Lors de sa visite de travail, à Istanbul, samedi 30 janvier 2021, le chef de l’Etat, Macky Sall, a effectué un déplacement dans les locaux du groupe pharmaceutique turc Abdi İbrahim qui a affiché son ambition de s’implanter au Sénégal. Cette industrie turque existe depuis 1912.
Sur son site, le groupe turc précise que l’industrie pharmaceutique Abdi İbrahim possède ” le plus grand portefeuille ” de produits du secteur de la pharmacie en Turquie, dépassant 180 marques et environ 350 produits. Cette gamme comprend, entre autres, des produits antianémiques, antibactériens / antiviraux, dermatologiques, endocriniens, métaboliques, gastro-intestinaux, cardiovasculaires.
L’Etat du Sénégal a mis l’industrie pharmaceutique au cœur de la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaire (PAP 2A) pour la relance de l’économie. L’industrie pharmaceutique a toujours été une priorité du Plan Sénégal Émergent, notamment au niveau des batailles sectorielles ” positionnement de Dakar comme hub multi-service régional ” et le ” renforcement de l’accès au services sociaux de base de qualité “.
Dans une récente sortie, le directeur général du Bureau opérationnel de suivi (BOS) du Plan Sénégal émergent (PSE), El Ousseyni Kane, soutenait que les leçons tirées de la pandémie ont fini de montrer toute l’importance de sécuriser l’approvisionnement du pays en médicaments pour garantir la santé publique. Et cela ne pourra se faire qu’à travers un secteur de l’industrie pharmaceutique dynamique et capable de couvrir à minima les besoins vitaux en médicaments et matériels de soins du pays.Ibrahim WANE, Dakar

Industrie du médicament : le Sénégal doit compter sur ses nationaux…Par Moustapha Diakhaté

Au lieu de favoriser l’installation au Sénégal de l’industrie pharmaceutique Turque, le Président Macky Sall doit accompagner les initiatives nationales en la matière.
Déjà plusieurs pharmaciens, médecins ont mis sur pied un groupe pharmaceutique, Teranga Pharma.
Pour réaliser sa souveraineté pharmaceutique, le Sénégal doit appuyer les initiatives nationales.
Si le gouvernement accompagne les promoteurs de ce projet, l’industrie nationale pharmaceutique pourra fournir tous les médicaments dont les Sénégalais ont besoin pour traiter les maladies les plus courantes.
La leçon que notre pays doit tirer de la covid-19 c’est d’apprendre à compter sur ses propres forces.
C’est paradoxal et incompréhensible que Macky Sall aille jusqu’à Ankara pour importer des industriels pharmaceutiques au lieu de recevoir, lui et le Ministre de la Santé, les porteurs sénégalais de projets d’industrie du médicament.Vive la République !Vive le Sénégal !

Deuxième vague Covid-19 : le CTE de l’hôpital Le Dantec a enregistré plus d’une dizaine de morts (responsable)

https://www.pressafrik.com Le Centre de traitement épidémiologique (Cte) de l’hôpital Aristide Le Dantec (Dakar) a enregistré une dizaine de décès depuis le début de la deuxième vague du coronavirus. La révélation a été faite par le responsable dudit centre, Dr Atoumane Faye, qui informe que sur les 24 lits d’hospitalisation que dispose le Cte, les 22 sont sont occupés.
« Au niveau du Cte de l’hôpital Le Dantec, nous disposons de 20 lits d’hospitalisation conventionnel et 4 lits de réanimation. A ce jour, les 22 lits sont occupés et nous avons tout type de patient surtout les personnes âgées », a déclaré Dr Faye.
L’invité de Rfm matin de ce lundi 1er février 2021, de souligner : « 80% ou 90% des patients hospitalisés sont des sujets âgés. La personne âgée est souvent confrontée à plusieurs pathologies entre autre le Diabète, l’hypertension artérielle, mais également les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Ce qui fait que ces pathologies rendent très vulnérables ces personnes âgées avec une susceptibilité très, très accrue aux infections.
Et malheureusement, ces infections qui peuvent les emporter très, très facilement ».
Dr Faye d’informer que « le Cte a enregistré près d’une dizaine de décès depuis le début de la deuxième vague ». Avant de rappeler qu’« Il ne faut pas oublier que nous avons un service de réanimation qui accueille les patients qui sont dans un état très, très critique. Ils arrivent souvent à un stade très avancé de la maladie. Ce qui fait que la prise en charge est très difficile, malgré tous les moyens déployés entre autre des réanimateurs qui sont très bien formés et qui s’en occupent 24/24 »Aminata Diouf

Nouvelle variante Britannique de la Covid-19 : Entre fermeture, prolongation des fêtes et retour aux classes à double flux, l’école sénégalaise à la croisée des chemins…

https://www.dakaractu.com/ Avec la découverte de la nouvelle variante Britannique de la Covid-19 dans une bonne partie du Sénégal, les spécialistes de la santé et autres experts ne cessent d’alerter les autorités et les citoyens à prendre leurs responsabilités par rapport aux mesures barrières. Aujourd’hui, l’école sénégalaise est exposée avec les nombreux élèves et enseignants qui fréquentent leurs établissements respectifs souvent en faisant fi des gestes qui les protègent de la maladie à Coronavirus. En effet, à Touba Toul, le directeur de l’école Touba Toul 1 a été emporté par la Covid-19 et deux de ses enseignants sont suivis à domicile. Une situation qui pousse certains enseignants à plaider pour la fermeture des établissements scolaires. Par contre d’autres acteurs de l’école tels le président de l’Unapess, n’approuve pas une telle décision. Dakaractu a interrogé des syndicalistes, des enseignants et des parents d’élèves pour recueillir leurs impressions et donner des esquisses de solutions avant que l’irréparable ne se produise.

Abdoulaye Fané Unapees : ‘’ Je ne vois pas la raison véritable de fermer les établissements’’

Le président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Unapees),  Abdoulaye Fané ne partage pas l’avis de fermeture des établissements scolaires. Selon lui,  il y a plus de dix mille (10 000) écoles élémentaires et beaucoup de lycées dans l’espace éducatif du Sénégal. Si nous constatons qu’au niveau de ce pays, il y a 4 ou 5 écoles où les personnels sont infectés, M. Fané ne voit pas de raison véritable pour fermer les établissements. Ainsi, il avance que pour les parents d’élèves, ce n’est pas véritablement à l’ordre du jour et de surcroit, dit-il, les vacances ont débuté le vendredi.
Seulement, pour lutter contre cette nouvelle variante, il estime qu’il va falloir réactiver les comités de veille qui sont au niveau des établissements et demander aux autorités de renouveler les actions qu’ils avaient initiés le 25 juin passé pendant l’ouverture des classes, c’est­-à-dire organiser des examens, remettre en place les dispositifs et doter de tous les établissements de dispositifs de prévention individuelle et collective.
Le président de l’Unapees recommande aux sénégalais d’apprendre à vivre avec le virus et la solution est d’agir de manière intelligente en respectant les mesures barrières.
Face aux difficultés que l’État rencontre pour lutter contre la Covid-19, M. Fané de dire que l’État a pour mission de prendre en charge les préoccupations des sénégalais et il doit chercher les moyens pour sécuriser les établissements. « Je ne peux pas comprendre que 1. 000 milliards aient été mis à la disposition de l’État et qu’actuellement ils nous disent qu’il n’y a plus rien. Ils doivent s’organiser pour prendre en charge ces questions », exhorte-t-il.

Abdou Faty «Aujourd’hui, il est impératif que les élèves puissent être séparés en groupes de double flux »

Abdou Faty pense qu’aujourd’hui l’État devrait mettre à profit ces vacances et les prolonger de 15 jours pour qu’on puisse prendre très rapidement toutes les dispositions nécessaires. Parce qu’il y a la virulence de cette nouvelle variante. Il propose la redynamisation des comités de veille dans les écoles et de mettre tous les dispositifs à savoir les lave-mains, les thermoflashs, mais aussi travailler à s’assurer de la disponibilité de l’eau dans les écoles.
Pour M. Faty, la distanciation sociale est fondamentale surtout avec les classes qui ont un nombre pléthorique. « Aujourd’hui, il est impératif que les élèves puissent être séparés en groupes et faire des cours alternatifs, mais également organiser des doubles flux. Ce faisant, on pourra minorer l’impact de ce virus dans les écoles,  » propose t­-il.  Pour lui, l’école est un maillon important de la société, le virus a muté et on commence à décompter des morts dans nos rangs.
Il a abordé la question du protocole sanitaire qui devra identifier les enseignants qui ont des maladies chroniques et leur demander de rester chez eux. Contrairement à l’idée d’Abdoulaye Fané qui se dit contre la prolongation et la fermeture des écoles, Abdou Faty pense qu’il faut que les gens soient conséquents et voient la réalité en face. « Nous sommes des professionnels de l’école et personne ne veut que les enfants restent à la maison, mais à l’impossibilité nul n’est tenu. »
Il souligne que le virus continue à évoluer avec cette nouvelle variante, et nous avons 4 millions d’élèves qui font des va-et-vient. Pour lui, s’il est impossible de respecter les mesures de distanciation sociale, il faut que les écoles soient fermées.

Saourou Sène  : « La fermeture est la solution la plus facile, mais elle n’est pas forcément la meilleure »

Saourou Sène laisse penser que cette nouvelle variante annoncée par les spécialistes du domaine inquiète plus d’un surtout dans le secteur de l’éducation qui est une zone de contact et de concertation. Ainsi, il appelle les acteurs, gouvernement, collectivités locales, associations et même les associations sportives et culturelles à plus de vigilance et de solidarité.
Il encourage même les entreprises à participer en terme de masques, de gel hydro-alcoolique, de lavoirs pour mains. Pour lui, la fermeture est la solution la plus facile,   mais elle n’est pas forcément la meilleure. Il préconise le double flux. « Pour limiter les contacts et la mobilité nous devons envisager le double flux au regard du déficit noté en tables-bancs, mais surtout instaurer la journée continue à l’école au lieu de déplacer les élèves et les autres acteurs quatre fois dans la journée. »
Par contre, il propose à ce que les porteurs de maladies chroniques soient pris au sérieux qu’on les libèrent en attendant que la situation s’améliore.
D’ailleurs test pour test, il pense que ces quelques jours de vacances permettront d’apprécier le rôle de l’école dans l’évolution de cette pandémie.
« On verra s’il y a un impact significatif ou pas. »

Ahmed Suzanne Camara : « Il n’y a pas péril en la demeure même si des cas ont été notés dans certains établissements »

Ahmed Suzanne Camara, membre du parti au pouvoir, pense qu’il n’y a pas péril en la demeure même si des cas ont été notés dans certains établissements. Il ne manque pas de souligner que la situation générale est devenue inquiétante parce qu’il y a beaucoup d’infections.

  1. Camara de faire savoir que l’autorité suit de très près la situation et qu’elle est maîtrisée. “Au moment opportun, l’État va prendre la décision de fermeture provisoire ou de repousser les fêtes de façon courageuse et responsable, ” pense-t-il. Il encourage les élèves et les enseignants qui sont actuellement en vacances à continuer de respecter les gestes barrières. Pour lui, il n’est pas possible de garantir l’absence de cas de covid dans les écoles parce que les élèves et enseignants viennent des maisons et sont en contact avec les gens qui sont au dehors. Devant ces situations, il trouve normal qu’un enseignant ou un élève chope le virus.

Il préconise que les mesures barrières soient respectées à l’école comme à la maison.

Léona Niasséne maintient son Ziarra annuel prévu le 13 mars prochain

https://www.pressafrik.com Léona Niasséne, la cité religieuse de la région de Koalack décide du non-report de son Ziarra annuel prévu le 13 mars prochain. Ce, malgré la Covid_19 qui est devenue qui connait une recrudescence au Sénégal.  Le Khalife fait part de son “honneur et du grand plaisir de venir par cette présente vous informer de la tenue du Ziarra annuel de Léona Niassene qui aura lieu le Samedi 13 Mars 2021 sous le Ndiguel du Khalife Général de Léona Niassene“, indique le document signé par le comité d’organisation de Leona Niasséne Kaolack transmis à PressAfrik,
Evoquant le contexte de ce ZIARRA particulier, le khalife de Léona Niaséne invite “les chefs religieux de toutes les confréries du Sénégal, les autorités étatiques et l’ensemble des talibés à cet évènement religieux, afin de s’unir et d’adresser nos prières à Allah pour une éradication de cette Pandémie de Covid – 19“.
Le khalife de conclure son message en invitant ses disciples à respecter les mesures barrières. “Nous supplions l’ensemble des talibés d’appliquer scrupuleusement les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires et étatiques pour faire face à la prolifération des cas contacts comme communautaires.”

Lutte contre la Lèpre : La discrimination et la stigmatisation persistent

Des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la lèpre, mais des millions de personnes sont toujours touchées par la maladie et de nombreux malades doivent faire face à l’exclusion sociale. À l’occasion de la Journée mondiale de la lèpre, célébrée chaque année le 31 janvier, des experts appellent à mettre fin à une discrimination et à une stigmatisation persistantes.
«Nous devons tirer les leçons de l’histoire de la lèpre. Pour mieux lutter contre une épidémie ou une pandémie, nous devons éliminer la discrimination», a affirmé Alice Cruz, rapporteur spéciale des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination contre les personnes touchées par la lèpre et les membres de leur famille.
Mme Cruz note que les conséquences de la pandémie de Covid-19, qui vont de la privation du droit à l’éducation, au logement et à l’emploi à la violence domestique et sexuelle, reflètent celles vécues par les personnes atteintes de la lèpre (également connue sous le nom de maladie de Hansen) sur des milliers d’années.
En mai 2020, l’experte indépendante de l’Onu avait sonné l’alarme sur l’effet disproportionné de la pandémie sur les lépreux, dans une lettre ouverte adressée aux gouvernements dans laquelle elle a appelé à des plans d’action détaillés. Dans son message pour la Journée mondiale de la lèpre, Mme Cruz a averti qu’une réponse inadéquate de la part des pays où la maladie est répandue, est susceptible d’entraîner un recul dans la lutte contre la lèpre et la prévention des handicaps, ainsi d’une aggravation d’un niveau de vie déjà extrêmement précaire.
La lèpre est guérissable si le traitement suit rapidement un diagnostic réalisé à temps, mais si les patients ne sont pas traités, ils peuvent se retrouver avec des déficiences physiques et des handicaps irréversibles.
Cependant, dans son message pour la journée, Yo­hei Sasakawa, ambassadeur de bonne volonté pour l’élimination de la lèpre, souligne qu’un diagnostic précoce de la lèpre et un traitement rapide ne suffisent pas pour vaincre la maladie.
«Il faut aussi changer les mentalités», dit-il. «Pour que la lèpre ne soit plus une source de honte ou de préjugés. Nous devons éliminer tous les obstacles auxquels sont confrontés ceux qui recherchent des soins médicaux. Nous devons éliminer les obstacles qui empêchent les personnes touchées et leurs familles de vivre dans la dignité et de jouir de tous leurs droits fondamentaux en tant que membres à part entière de la société».24 heures

AUDIT DU FICHIER ÉLECTORAL : «LE PDS N’ACCEPTERA PAS LES RÉSULTATS»

http://www.emedia.sn Le Parti démocratique Sénégalais (Pds) plaide pour le respect du calendrier républicain. Par conséquent, il rejette toute idée de couplage des scrutins. Son Secrétaire, général adjoint, Dr Cheikh Dieng, qui était l’invité de l’émission ’’Toc Toc Sénégal’’, sur Itv, parle de recul démocratique. « Les Sénégalais se sont longtemps battus pour le découplage des élections législatives et présidentielle qui, historiquement, se passaient le même jour. Revenir en arrière sur cet acquis est un recul démocratique. Le Pds exige que le calendrier républicain soit respecté par le président Macky Sall, parce qu’il ne lui appartient pas. Le calendrier électoral appartient au peuple », a-t-il déclaré.
Concernant l’audit du fichier électoral, le Pds réitère sa participation au processus, sans quoi, il ne reconnaîtrait aucun résultat qui y serait issu. « Jusque-là, nous avons eu une réponse politicienne du président Macky Sall qui a envoyé son responsable chargé des élections, Benoit Sambou, pour nous demander de se ranger derrière le pôle de l’opposition. Ce que nous rejetons catégoriquement », renseigne Cheikh Dieng qui rappelle que le Pds avait écrit au ministre de l’Intérieur pour participer à cet audit du fichier. « Étant le 1er parti d’opposition avec un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, nous estimons avoir le droit légitime de participer à cet audit. Nous tenons le président Macky Sall pour responsable de ce qui découle de sa politique de l’Autriche consistant à fuir ses responsabilités pour se réfugier derrière des consensus de l’opposition et de la société civile ». Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

«COUPLAGE» DES LEGISLATIVES DE 2022 AVEC LA PRESIDENTIELLE DE 2024 : Ababacar Fall du Gradec rame à contre-courant

http://www.sudonline.sn Selon Ababacar Fall, Secrétaire général du Groupe de Recherches et d’Appui à la Démocratie participative et la bonne Gouvernance (GRADEC), la proposition de report des élections législatives prévues en 2022 jusqu’en 2024 en vue de les coupler avec la présidentielle constitue «un recul démocratique assez grave ». Interpellé par la rédaction de Sud quotidien hier, lundi 1er février, sur cette proposition, évoquée par le député Seydou Diouf, par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, lors de son passage devant l’émission du Jury du dimanche de Iradio (privée), Ababacar Fall a assuré que la question du découplage de l’élection présidentielle et des élections législatives a été un des points de consensus du Code électoral de 1992
L e Secrétaire général du Groupe de Recherches et d’Appui à la Démocratie participative et la bonne Gouvernance (GRADEC) se démarque de la proposition de report des élections législatives prévues en 2022 jusqu’en 2024 en vue de les coupler avec la présidentielle, évoquée par l’honorable député Seydou Diouf par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, lors de son passage devant l’émission du Jury du dimanche de Iradio (privée) le week-end dernier.
Interpellé par la rédaction de Sud quotidien hier, lundi 1er février, Ababacar Fall a estimé que cette idée « constitue un ballon de sonde lancé par la majorité » et s’est empressé de préciser que si cela « venait à être mis en œuvre, ce serait un recul démocratique assez grave ». Et pour cause, souligne le Secrétaire général du Gradec, « la question du découplage de l’élection présidentielle et des élections législatives a été un des points de consensus du Code électoral de 1992 ». « Dans une démocratie qui se respecte, la tenue des élections, quelle que soit leur nature, à date échue, doit être la règle et le report l’exception.
Au nom de quoi devrait-on alors reporter les élections législatives de 2022 et les coupler à l’élection présidentielle de 2024 si ce n’est une manœuvre politique de plus », s’est-il encore interrogé. Avant de marteler : « La raison avancée serait que les élections législatives devant intervenir à mi-mandat du Président de la République pourraient être dangereux si le Président arrivait à perdre sa majorité ; un tel argument ne tient pas la route car les résultats d’une élection sont l’expression du libre jeu démocratique. Sous ce rapport, la perte de la majorité au parlement même s’il constitue une séisme pour le camp présidentiel ne poserait pas de problème ; ce serait un cas d’école assez intéressant en tant que facteur d’enrichissement de notre système démocratique qui nous donnerait l’occasion d’expérimenter un modèle de gouvernance jamais connu par le Sénégal bien que nous ne soyons pas dans un régime parlementaire ou un tel cas de figure entrainerait une cohabitation entre une majorité parlementaire issue de l’opposition et un pouvoir exécutif minoritaire à l’Assemblée nationale».
Par ailleurs, poursuivant son éclairage, Ababacar Fall estime également que « le couplage des législatives de 2022 avec la présidentielle de 2024 entrainerait de fait la prorogation du mandat des députés, ce qui serait illégal car ceux-ci feront un mandat de 7 ans au lieu des 5 ans qui sont la durée de la législature ». « Une élection crédible, ce sont une planification claire des opérations électorales sur la base d’un calendrier électoral connu de tous et un processus électoral intègre ou l’ensemble des acteurs qui interviennent connaissent les différentes tâches et les moments où il faut les faire. De ce point de vue, notre pays gagnerait à tenir les élections à date échue », a-t-il fait savoir avant de pointer du doigt la responsabilité des acteurs politiques notamment l’actuel chef de l’Etat dans ce dérèglement du calendrier électoral. « En 2017, notre pays a raté une occasion de rationaliser le calendrier électoral, car si le Président avait tenu sa promesse de ramener son mandat de 7 à 5 ans, on aurait eu la possibilité de tenir l’élection présidentielle en févier 2017 et les élections législatives en juillet de la même année à six mois d’intervalle. Le dérèglement du calendrier électoral est de la responsabilité des acteurs politiques qui ont tendance à mettre en avant leurs intérêts au détriment des aspirations légitimes des citoyens à renouveler le personnel politique »

Le nouveau coordonnateur de la coalition Jotna écarte tout soutien à Ousmane SONKO

http://www.walf-groupe.com Le nouveau coordonnateur de la coalition Jotna et leader du parti « Teranga Senegaal » a déjà pris ses marques dans ses nouvelles fonctions et entend mener à bien son mandat pour les 6 mois à venir.
S’exprimant de la rupture avec le parti d’Ousmane SONKO, le successeur de Bruno D’Erneville estime que le leader du PASTEF « est parti de lui-même. Jotna n’était pas une coalition de PASTEF ». A en croire Abdoulaye NIANE, le plus important n’est pas leur personne mais le devenir meilleur du Sénégal et des Sénégalais. « Notre projet ne tourne pas autour de personnes et nos personnalités propres ne peuvent l’impacter. Nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir relevé le défi de l’existence après le départ de PASTEF et d’autres partis qui ne sont pas négligeables. Ce qui est important, c’est la qualité du dispositif en place et nos convictions qui sont restées intactes », explique-t-il, dans un entretien avec LeQuotidien.
« Nous sommes des camarades de promotion. Nous avons travaillé ensemble dans l’Administration fiscale. Nous sommes mêmes amis dans la vie. Maintenant la réalité politique est tout autre. Il y a le jeu des acteurs, l’influence de l’environnement et, peut-être que, de part et d’autre, des erreurs ont été commises. L’histoire le dira et nous-mêmes, dans notre for intérieur, chacun sait ce qu’il a fait. Mais ce qui compte, ce n’est pas nous, mais l’ambition que chacun d’entre nous a pour le Sénégal. Mais surtout les Sénégalais jugeront du poids de cette ambition. Pour ma part, j’assume clairement tous mes héritages, mais aussi tous mes objectifs pour changer la face du Sénégal. Et dans ce combat-là, seul le pays va compter. Je n’entendrais pas me faire divertir et je n’accepterais pas de tomber dans des débats subjectifs. Encore une fois, les gens peuvent venir vers nous, mais il est totalement exclu pour nous de revenir en arrière pour soutenir qui que ce soit. L’histoire ne se réécrit pas. Nous avons soutenu la candidature du Président Ousmane SONKO, nous ne le regrettons pas, mais nous portons la même ambition que lui, qui est celle de diriger ce pays, d’autant plus que c’est PASTEF qui a quitté la coalition », déclare-t-il.

3e mandat de Macky : La (nouvelle) position du Pr Ismaïla Madior Fall

https://www.seneweb.com Invité à se prononcer sur une éventuelle candidature de Macky Sall en 2024, le ministre d’État Ismaïla Madior Fall, l’un des artisans de la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016, a esquivé le débat.
Le professeur de Droit constitutionnel et ex-ministre de la Justice avait soutenu que nul ne peut plus faire plus de deux mandats consécutifs.
Sur cette question, il a répondu dans Walf Quotidien : «Le moment venu, le Président a dit que, lui-même, se prononcera. Le moment venu, moi aussi, je me prononcerai».
Le candidat déclaré à la mairie en sursis de Rufisque d’ajouter : «Je voudrais respecter la directive présidentielle qui consiste à ne pas alimenter la polémique (…) Si vous êtes loyal au Chef, travailler avec lui et construire avec lui ce qui est prioritaire, vous n’allez pas vous prononcer comme ça sur cette question».

Nul ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs, sauf moi ! Par Marvel Ndoye

« Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Tout le monde voit où commence cette phrase, et où elle se termine. Seules les catégories de personnes suivantes osent affirmer voir ou entrevoir au bout de cette phrase un « …. sauf Macky Sall » :
Le menteur professionnel. C’est un individu qui a fait du mensonge un métier, un outil de travail, une clé vers les sommets. Il ne cesse de mentir que lorsqu’il a la bouche fermée.
 Le corrompu. C’est souvent une personne qui a déjà bradé son âme au diable, a donné un vil prix à chaque partie de son, corps, à son esprit, à sa foi. Son organe le plus précieux est le ventre. Il ne mange pas pour vivre, il bouffe par habitude. Pour un sandwich il peut jurer à la fois sur la Bible et le Coran  que 1 + 3 = 0.
Le pyromane. Généralement c’est un obsédé qui succombe en permanence à un désir d’assister à un incendie à la faveur d’actions volontaires de sa part. Parfois c’est un débile mental qui recherche la volupté de déchainer un incendie. Lorsqu’il a en main un pouvoir politique au lieu d’une simple allumette, son obsession devient d’embraser une nation.
Dans le cas du Sénégal, ce genre d’individus sans foi ni loi est encore plus condamnable étant donné que tout le monde sait que c’est depuis la présidence de Abdoulaye Wade que cette question a été réglée, et que c’est pour ne plus y revenir jusqu’à l’extinction du soleil qu’il a été proposé aux Sénégalais durant le référendum 2016 d’en faire une « clause d’éternité ».
Donc lorsque l’initiateur de ce referendum ose dire aujourd’hui « ni-oui, ni-non » aux Sénégalais, laissant sous-entendre que finalement il a le choix de considérer ou non qu’il y’a un « … sauf moi » à la fin de cette clause, c’est qu’il prend vraiment les gens pour des c….
Nous n’avons nul besoin de l’avis ou de l’interprétation d’un constitutionnaliste, celui d’un avocat, d’un professeur de droit, d’un président, d’un ministre, d’un journaliste. La lecture de Mère Thièrè ou d’un élève de CM2 suffit amplement.
Le plus gênant dans tout cela est qu’à force de lire ou entendre les mythos, corrompus, pyromanes donner publiquement leur lecture délibérément falsifiée et stupide, ils donnent au Sénégal l’image d’un pays peuplé d’abrutis qui épiloguent sur la signification de « nul ne peut » ou sur le résultat de 1 + 1.
Nous avons tous vu aux Etats-Unis comment les grands groupes médiatiques, les administrateurs de réseaux sociaux ont censuré le Président Trump, de hauts fonctionnaires, et des groupes de soutien qui diffusaient délibérément des mensonges dans le but d’alimenter la violence des uns contre les autres, d’embraser le pays. Le Sénégal doit s’en inspirer et l’appliquer dès maintenant.
Tous les propos destinés à mettre le feu aux poudres tels que les « ni-oui, ni-non » d’un Président sans parole, les appels au massacre à la machette d’un député méprisable, les mensonges volontaires de pseudo juristes, les falsifications de politiciens et opportunistes sans scrupule, doivent tous être bannis des médias non corrompus.
Qu’ils se disent préparés à massacrer des Sénégalais à la machette pour les obliger à lire « Sauf moi ….. ou … Sauf Macky» à la fin de la clause d’éternité sur la limitation des mandats à deux ne fait que renforcer la détermination de ces Sénégalais à faire face aux ennemis du Sénégal qu’ils sont.

Macky, Idy… : “Ces milliardaires qui nous gouvernent”

https://www.seneweb.com Ils ne sont pas issus de familles milliardaires. Ils ne sont pas des magnats de l’industrie ou de l’immobilier. “Nés pauvres”, des hommes politiques comme Macky Sall et Idrissa Seck sont devenus milliardaires”, constate Walf Quotidien dans sa livraison de ce mardi.
Le journal d’ajouter : “Souvent issus du public, donc fonctionnaires n‘ayant pas vocation à être riches, ceux qui nous gouvernent se retrouvent subitement milliardaires. Ce, grâce à la politique”.
Selon “La Lettre quotidienne, Le Confidentiel”, le patrimoine du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) est évalué à des milliards.
Avant Idy, Macky Sall avait déposé, en 2012, sa déclaration de patrimoine évaluée à l’époque à 8 milliards Fcfa.
L’actuel chef de l’État évoquait la générosité de Me Abdoulaye Wade comme source de cette richesse.
Idrissa Seck avait, lui, reconnu avoir bénéficié des fameux fonds politiques.
Le Parti socialiste (PS) avait aussi son compte K2, une sorte de puits financier qui avait permis à la quasi-totalité de ses dignitaires de devenir riches comme Crésus.

Moustapha Diakhaté : «La déclaration de patrimoine d’Idy est une violation de la Loi

Sur un post fait sur sa page Facebook, L’ancien ministre-conseiller, Moustapha Diakhaté estime que la publication de la déclaration de patrimoine du Président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), Idy-Kirikou-Seck, est une violation de la Loi. Donc selon lui, les responsables de l’Ofnac doivent saisir les autorités judiciaires pour identifier les auteurs de la fuite dans la presse, de la déclaration de patrimoine de Idrissa Seck.

Voici l’intégralité de son post fait sur le réseau social :

Divulgation de la déclaration de patrimoine : ce que dit la Loi
La publication de la déclaration de patrimoine du Président du CESE est une violation de la Loi.
«Article 9 : Le processus de la déclaration de patrimoine revêt un caractère confidentiel. Toute personne concourant à sa mise en œuvre est astreinte au secret professionnel.
Tout manquement au caractère confidentiel de la déclaration de patrimoine, par divulgation ou publication quelconque, ou à la sincérité de son contenu, sera puni des peines prévues par les lois en vigueur.»
Les responsables de l’Ofnac doivent saisir les autorités judiciaires pour identifier les auteurs de la fuite dans la presse, de la déclaration de patrimoine de Monsieur Idrissa Seck.Vive la République !Vive le Sénégal !

Extrait du livre de Diary Sow : «Je renaîtrai de mes cendres, tel le phénix»

http://lesoleil.sn Après un feuilleton de disparition supposée de Diary Sow qui a plusieurs jours durant tenu en haleine l’opinion publique sénégalaise, la concernée s’est exprimée, lundi, à travers sa page officielle, sur Instagram.
Et c’est pour présenter son bouquin intitulé «Et les masques tombent». Le livre met en scène une histoire d’amour entre une domestique et le fils de sa patronne. Le garçon se nomme Karim et la jeune fille Allyn. Un engagement de deux jeunes issus de milieux sociaux différents qui se battent au nom de l’amour. Au fil du temps, le destin de la domestique bascule. «La campagnarde qui avait séduit Karim est devenue une sirène des podiums parisiens» et se fait désormais appeler Eryn Joly, souligne l’extrait de présentation.
«Il n’y a certes de malheur plus grand que l’amour, quand il est fini, mais nul bonheur l’égale, quand il commence. J’avais hurlé de douleur de voir disparaître mon amant délaissé. Mon silence, si bavard qu’il fût, ne lui avait pas parlé», souligne l’auteur dans l’extrait de présentation du livre.
«Je suis allée donc m’informer toute seule, sur tout en réponse à ce besoin intrinsèque de me confronter à l’inconnu. Une vie dissolue, immorale, diraient certains. Mais j’ai fini à y prendre goût. Et mes principes n’ont pu résister longtemps à l’influence de ce monde», poursuit l’extrait de présentation.
La voix qui présente quelques extraits tirés du livre ajoute : «quelle qu’en soit l’issue, je serai prête. Même au plus sombre de l’épreuve, nul ne connaîtra mon talon d’Achille. Peu importe mes tourments, mes défaites, je renaîtrai de mes cendres, tel le phénix. Et alors, mon cœur cessera à jamais d’avoir froid».O.BA

Incident avec Elisabeth Diouf, l’avion chargé d’or… : Confidences d’un ex Douanier

iGFM – (Daakar) Babou Ndao «Le Médiateur» vient de publier son ouvrage intitulé  «Héros sans médaille». Dans son livre, il partage avec le lecteur les soubresauts, péripéties et hauts faits d’armes d’une carrière longue de 30 ans au sein des douanes Nous vous proposons quelques extraits de l’ouvrage mis à disposition par l’auteur.

Incident avec la Première Dame

Le livre relate les situations auxquelles sont confrontés des agents de Douane. Et surtout, lorsqu’ils traitent des importations de hautes personnalités du pays. Il est revenu sur la réception d’un contenaire de Mme Elisabeth Diouf, alors première dame. Contenaire que les gardes de celle-ci ont voulu ouvrir sans fournir aucun papier légal.
«Les conteneurs avaient été déchargés dans le magasin et Mme Diouf était venue elle–même les visiter. Quand les gardes ont voulu ouvrir, je leur ai demandé les documents. Ils n’en avaient pas. Le seul document qui valait à leurs yeux, c’était la première dame. Elle était à quelques mètres et nous regardait.  Je me suis avancé vers elle et lui ai expliqué comment cela se passait et, qu’en ouvrant les conteneurs, ils étaient en infraction. Elle me demanda combien de temps cela prendrait pour faire les papiers. Je lui répondis qu’avec elle, ce devrait être à la vitesse de l’éclair», relate l’auteur.

L’avion chargé de lingots d’or 

Aussi, dans les feuilles de son ouvrage, M. Ndao parle de la grande corruption à laquelle le douanier est confronté sur le terrain. «J’entrai donc, m’assis sur le siège du pilote et mis la main dessous. J’attrapai le premier lingot et je l’exhibai comme un trophée. Il m’arracha le lingot, le remit à sa place et me dit : ‘‘Ton prix est le mien. Tes gars qui sont dehors n’ont rien compris. On descend calmement de l’avion et tu as plus de cent millions et je peux t’assurer que tu auras ta part sur mes prochains voyages’’. Dehors, le chef de brigade, impressionné, présentait ses excuses en m’appelant. Le Monsieur me regardait dans les yeux pour me convaincre, en me disant que le Monsieur debout dehors était son frère et son comptable qui me donnerait les 150 millions tout de suite. Je m’étais levé du siège et, passant ma tête par-dessus l’épaule du monsieur, j’appelai le chef et lui dis : ‘‘L’or est là. Je l’ai pris’’».

L’éthique et la responsabilité à la Douane

L’auteur n’a pas occulté les problèmes d’éthique notés dans le métier. En effet, il a mis le curseur sur ces pratiques qui gangrènent le métier : «La brigade commerciale, j’y avais fait un stage et c’est là – bas où j’avais été frappé par la collusion entre les Douaniers et la fraude. C’était là – bas que j’avais compris qu’entre ce qu’on nous enseignait à l’école sur l’éthique et la responsabilité, il y’ avait un énorme fossé qui est un système de fraude et d’enrichissement qui avait ses règles bien au – dessus de celles de la législation douanière.» La suite, dans le livre.

Le député Mamadou Lamine Dramé n’est plus !

L’ancien député, honorable Mamadou Lamine Dramé n’est plus. L’ancien Président du Conseil Régional de Kolda et Sédhiou est décédé ce lundi à Dakar.
Mamadou Lamine Dramé était un fidèle et ancien compagnon du Président Abdoulaye Wade, Responsable national du Parti Démocratique Sénégalais.

Abdoul Mbaye : « On ne crée pas d’emplois avec un décret »

https://www.xibaaru.sn Le problème d’emplois chez les jeunes préoccupe le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT). Dans un Tweet, Abdoul Mbaye rappelle à l’Etat qu’on ne crée pas d’emplois avec un décret mais avec des politiques économiques appropriées.
« Ils ont modifié le décret CNEIJ pour créer des emplois; on ne crée pas d’emplois avec un décret mais avec des politiques économiques appropriées. Ce qui n’a pas marché hier ne marchera pas demain et leurs choix continueront de sacrifier la jeunesse sénégalaise », regrette le leader de l’ACT.

Panneaux sur l’autoroute : Mary Teuw Niane dénonce le choix des couleurs de la France

Sur l’autoroute de l’avenir, à l’entrée et à la sortie des bretelles, ont été érigés des panneaux pour remercier les automobilistes, en français et en wolof, d’avoir choisi cette voie. Une initiative bien accueillie par Mary Teuw Niane, après l’installation des lampadaires solaires.
Toutefois, l’universitaire n’apprécie pas du tout les couleurs choisies par Eiffage, l’entreprise française qui en est le concessionnaire. « C’est une excellente chose ! Cependant ces panneaux épousent dans le désordre les couleurs d’un pays étranger : le bleu, le blanc et le rouge. Nous sommes au Sénégal, les couleurs doivent être dans ce cas de figure : le vert, le jaune et le rouge », regrette l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.
Anticipant sur les éventuelles réponses à sa remarque, Mary Teuw Niane refuse d’en faire une affaire anecdotique. « Certains me diront, sans doute, c’est une question banale de couleurs donc peu importante. Mais non! C’est bien une question de fierté nationale », répond-t-il à l’avance.

Conflit d’intérêts  : quatre recours déposés contre Me Moussa Bocar Thiam, Agent judiciaire de l’Etat et maire de Ourossogui

https://actusen.sn Le torchon brûle entre le maire de la Commune de Ourossogui et ses deux adjoints. Pour cause, explique ‘’ SourceA’’ dans sa parution de ce mardi, suite à la nomination de l’édile de la commune, Me Moussa Bocar Thiam, à la fonction d’Agent judiciaire de l’Etat, Abdoulaye Mamadou Sy (1er adjoint au maire) et Ousmane Sy (2e adjoint) ont intenté, des recours pour conflit d’intérêts.
A cet effet, ajoutent nos confrères, ces membres du Conseil municipal ont adressé une lettre au président de la République avec ampliation au préfet du département de Matam. Les adjoints au maire ont également saisi le ministre en charge des Collectivités territoriales. L’objet de cette saisie portait sur une demande d’éclairage sur le conflit d’intérêts entre la fonction d’Aje et celle de maire.
Deux autres recours, d’après toujours le journal, ont été déposés au niveau du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême. Mais, jusque-là, ils n’ont pas reçu de réponse, hormis celle du ministre Omar Guèye.

APPÉTENCES PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn/ Au Sénégal, et sans doute partout ailleurs, l’emploi nourrit les fantasmes. Pour échapper à l’emprise d’une réalité pesante, le Président du Conseil d’administration de la Senelec lâche des boules puantes qui ont empesté les réseaux sociaux. Khalifa Dia, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a trouvé rien de mieux à faire pour évacuer son revers de fortune politique que d’entretenir une surenchère sur l’emploi devant un public d’affidés désœuvrés, réceptifs au discours et conquis par leur leader en quête de rédemption.
Au plan local, son propos fait mouche. Et paie. Puisqu’il fait comprendre à ses mandants l’effet d’aubaine qu’aurait pu engranger sa nomination à la tête de la société publique d’électricité. Chiffres à l’appui, l’élu, également maire de NGoumba NGuéoul, aligne les opportunités qui auraient pu impacter sa zone  : emplois donc, revenus, pouvoir d’achat, regain de vie économique. Et pourquoi pas le nirvana, pendant qu’on y est ! Hélas le lait ne s’est pas caillé… Car une telle perspective devrait libérer ses « compatriotes » de la souffrance en aiguisant tous les désirs étouffés. A qui la faute ? A personne visiblement…
Cette question, le maire Khalifa Dia ne se la pose. Mais ses silences osés dissipent toute illusion dès lors qu’il révèle une confidence que lui aurait faite le président de la République sur l’imminence de sa nomination en qualité de Directeur Général de la Senelec. Lâchée tardivement –calcul politique ?- mais maladroitement livrée, l’information renseigne sur l’état psychologique de l’intéressé. Ne se suffit-il pas de son moelleux poste de PCA ? Lorgne-t-il encore celui qu’occupe l’actuel DG dont le tort est de lui avoir ravi le fauteuil et brûlé la politesse ? Ambiance…
Difficile cohabitation en vue au sein de l’opérateur d’électricité qui a des sujets de préoccupation autrement plus aigus et intenses. La lancinante crise née de la rupture du contrat avec Akilee débouche sur une pénurie de compteurs alors que la demande se fait pressante et ne cesse d’augmenter. Pour ne rien arranger, un appel d’offres lancé et remporté fait l’objet d’un recours lui-même suspensif de l’opération d’acquisition du précieux appareil.
Toujours est-il que « l’appel de Nguéoul » dévoile un homme jusque-là connu pour sa réserve et ses états de services. Brillant élève de lycée, Khalifa Dia a réussi avec le même brio ses études supérieures couronnées par un niveau de compétence rare pour être souligné. En clair il a du mérite. Ses qualités ne parvenaient toutefois pas à dissimuler ses défauts, rédhibitoires aux yeux de certains qui lui reprochent son irrépressible désir de toujours être premier de la classe, sa soif de reconnaissance et son appétence insatiable.
Introduit en politique par une famille réputée de NGuéoul, Khalifa Dia bénéficie ainsi d’un soutien de poids pour se faire adouber des populations qui voient désormais en lui le… chef. Il gravit certes des échelons mais se heurte à une adversité qu’il digère mal. Or en politique les victoires d’aujourd’hui préparent les défaites de demain et inversement.
Le tout se résume à une habileté qui fait défaut au PCA. Comment comprendre qu’une confidence présidentielle soit réduite à une simple conversation de salon ? Ce manque de hauteur fait désordre en haut lieu qui n’apprécie pas. En clair l’absence de sérénité, à l’aune de ce fait, compromet les chances d’un séjour prolongé du PCA. Naturellement, l’actuel DG engrangerait les dividendes des impairs et des sorties hasardeuses de son « patron ». Ses atouts maîtres  : son silence et sa réserve. Pour aller loin, il faut ménager sa monture…
A une autre échelle, continentale plus précisément, la pandémie du covid-19 achève de faire comprendre à l’opinion internationale l’état d’impréparation pour acquérir le vaccin. Sur l’étendue de l’Afrique, pas un laboratoire capable d’en fabriquer un, ne serait-ce que sous licence. Une telle carence freine toute ambition d’émergence. Parce que la première richesse d’une nation c’est la santé de sa population. Avec la fermeture des frontières et le confinement progressif, nos dirigeants se trouvent confrontés à des stratégies tatillonnes pour endiguer un fléau qui ne lâche pas prise et menace même d’apparaître avec plus de virulence sous la mutation du virus. En ordre dispersé, les Etats s’adonnent au-sauve-qui-peut.
L’Afrique du Sud s’est adressée à l’Inde peuplée de plus d’un milliard d’être humains. New-Delhi a injecté de puissants fonds dans la recherche qui est sur le point d’aboutir à des inoculations de masse. L’Union Africaine, au nom du continent, indique que l’acquisition du vaccin occidental est hors de portée en raison du prix auquel il est cédé. Cet aveu d’échec, exprimé publiquement, a pour but de sensibiliser la communauté internationale sur le sort peu enviable des populations africaines.
L’incurie et l’incompétence ont eu pour effets de faire grossir l’inquiétude -et qui sait ?- de provoquer des troubles à une vaste échelle. Très peu d’hôpitaux répondent aux normes dans nombres de villes africaines dépourvues par ailleurs de plans de riposte éprouvés. Face à une crise d’ampleur mondiale les élites africaines se cramponnent à des égos au lieu de dégager des élans de solidarité en conjuguant les moyens et en combinant les approches de survie. Ailleurs les grosses fortunes financent les opérations. Ici les riches se cachent. Par pudeur ou par honte ? Couchés sur le divan, ils devraient livrer des pensées profondes sur leur excès de discrétion.
L’état d’esprit des Africains est aussi à sonder. A la faveur du covid-19, la carence et l’incurie sautent aux yeux. Plus encore qu’aujourd’hui, ces manquements notoires devraient inciter à une hâtive prise de conscience de l’ampleur des défis auxquels sont exposés nos pays. Qui pour prendre la mesure du malaise ? Pas un chef d’Etat n’entreprend une tournée de pilotage stratégique de la riposte africaine. Tous se confinent et se barricadent. Ils s’enferment. Pour une fois, la prison est salvatrice.
Pour preuve  : le traditionnel sommet de l’UA à Addis-Abeba n’aura pas lieu. La capitale éthiopienne respire  : pas de ballets de limousines, pas de surchauffe à l’aéroport avec cet autre ballet interminable d’avions présidentiels. Devant cette situation, tous les continents s’évertuent à trouver des réponses aux équations qui se posent à eux. Pas l’Afrique. Qui se vautre, elle, dans l’attentisme, presque à l’abandon. Très peu de dirigeants ont en ce moment une parole audible. L’espoir repose sur le plaidoyer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci, un moment échaudée par la sortie des Etats-Unis sous administration Trump, se voit requinquée par la perspective de retour annoncée par l’actuel locataire de la Maison Blanche, Joe Biden. Le démocrate voit dans l’OMS, un bras séculier pour orchestrer la stratégie planétaire afin de sauver l’humanité d’une menace imprévisible.
Pendant ce temps, la route de la soie se précise. La Chine encercle l’Afrique et l’enferme dans sa stratégie au coût pharaonique  : 1000 milliards de dollars ! On concède davantage en retardant les décisions politiques qui s’imposent…

DES EMPLOIS FICTIFS, EN VEUX-TU, EN VOILÀ Par MADIAMBAL DIAGNE  

Il n’est pas surprenant que les révélations sur les actes de mauvaise gestion continuent de marquer l’image du Port, de DDD, de la Senelec, de l’Onas, du Coud, etc. On recrute à tour de bras des militants qui vont constituer un électorat dans son patelin
Les consommateurs sénégalais avaient accusé le coup, quand la Direction de Senelec avait décidé de réajuster, à la hausse, les prix de l’électricité, à compter du 1er décembre 2019. L’objectif était de permettre à Senelec de pouvoir assurer ses charges de fonctionnement qui devenaient insupportables. Des syndicalistes maison étaient alors sortis du bois pour dénoncer de nombreux travers dans la gestion, notamment le recrutement, à tour de bras, d’une clientèle politique originaire de Dagana, le fief électoral de l’ancien Directeur général, devenu par la suite ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé.
L’incompréhension était grande car la Société nationale d’électricité avait toujours été présentée comme un modèle de bonne gouvernance d’une entreprise publique. Le 16 décembre 2019, dans une chronique intitulée «La nécessite de faire l’audit de Senelec», nous nous interrogions sur cette situation, au risque de passer pour faire partie d’on ne sait quel complot contre Mouhamadou Makhtar Cissé. L’audit n’a pas été fait et on se rend compte qu’on aurait bien dû le faire pour situer les responsabilités et surtout pour qu’une telle mission pût servir de leçon aux nouvelles équipes dirigeantes. Le président du Conseil d’administration de la Senelec, Khalifa Dia, une voix on ne peut plus autorisée, avec candeur ou naïveté, vient de faire une sortie largement relayée par les réseaux sociaux, sur la bien mauvaise façon dont Senelec aurait été gouvernée par Mouhamadou Makhtar Cissé et continuerait de l’être par son successeur Papa Demba Bitèye. Khalifa Dia regrette de n’avoir pas été nommé Directeur général, comme le lui aurait promis le Président Macky Sall, car cela aurait été pour lui une opportunité pour faire, au profit des populations de Ngoumba-Guéoul, comme Mouhamadou Makhtar Cissé, qui avait recruté plus de 1300 personnes provenant de Dagana, ou Papa Demba Bitèye qui recrute tous les ans plus de 300 nouvelles personnes. En d’autres termes, le recrutement massif de cette clientèle politique provenant de Dagana avait déjà renchéri les coûts d’exploitation de l’entreprise avec une hausse de plus de 33 milliards de francs Cfa de la masse salariale, une situation qui, faudrait-il le rappeler, avait été fustigée par certains syndicalistes. Sur ses factures d’électricité, le consommateur paie stoïquement la note de telles turpitudes.
Mais la grande question est de savoir les conditions dans lesquelles arriveraient à travailler ces personnels supplémentaires. Manifestement, leur recrutement ne procéderait pas d’une nécessité pour l’entreprise, autrement les emplois auraient été pourvus bien avant. Et dans quelles structures seront installés d’aussi nombreux agents ? Vont-ils s’asseoir les uns sur les autres ?
En effet, on peut bien deviner que de tels recrutements ne répondraient guère aux profils techniques nécessaires et pertinents. De nouveaux agents seront ainsi engagés pour des missions qu’ils ne sauraient remplir efficacement, au détriment de nombreux jeunes pourtant bien formés ou préparés pour occuper de pareils emplois. On peut, au regard de cet exemple, comprendre l’amertume des jeunes diplômés sénégalais aux portes du marché du travail ! En outre, ces personnels engagés pour des considérations politiques ne se sentiront en rien obligés d’occuper les emplois. On peut bien s’attendre que ces personnes resteront allègrement à domicile ou occuperont leur temps à d’autres activités. Ainsi, la porte est grande ouverte pour des emplois fictifs.

La stratégie de mouiller tout le monde

Il est assez amusant de relire les communiqués sanctionnant les réunions du Conseil des ministres. Il revient comme une phrase sempiternelle, que le chef de l’Etat a demandé l’audit de telle ou telle structure de l’Etat. Ainsi, au gré de l’actualité, la nécessité de fouiller la gestion des entreprises publiques se fait sentir mais c’est comme si jamais de telles missions ne devraient être conduites à terme. Ainsi, tout nouveau Directeur général qui arrive à un poste ne pourra que constater les dégâts provoqués par son prédécesseur. Les révélations dans les médias suscitent à chaque fois l’émoi et on en arrive à la conclusion que le nouvel arrivant ne saurait pas faire pire que son prédécesseur. Malheureusement, les mêmes méthodes dénoncées et décriées sont remises à la sauce du nouveau manager qui très rapidement va prendre le pli de son prédécesseur, surtout qu’il est de notoriété publique que les actes de mauvaise gestion les plus scandaleux ne sont pas sanctionnés. Un palimpseste d’actions limites pour satisfaire des clientèles politiques remplace ainsi les feuilles de route de nos managers ou dirigeants de structures publiques. Il est arrivé des situations où des dirigeants d’entreprises publiques, qui se sont illustrés comme de véritables prédateurs, en sortent avec les honneurs et sont applaudis à leur départ par ces centaines ou milliers d’employés qu’ils avaient pris le soin de faire recruter.
D’ailleurs, de tels dirigeants, en raison de leurs bons résultats électoraux, bénéficient le plus souvent d’une promotion en se hissant au gouvernement et ceci aux dépens des entreprises publiques qu’ils ont eu à gérer. Même quand ces nominations au gouvernement pourraient être des sanctions, elles n’en sont pas moins perçues par l’opinion comme des promotions pour celui qui en bénéficie. Pourquoi alors ne pas suivre les pas de son prédécesseur ? Il n’est donc pas surprenant que les révélations sur les travers de mauvaise gestion continuent de marquer l’image publique du Port de Dakar, de la Société Dakar Dem Dikk, de Senelec, de l’Office national d’assainissement du Sénégal (Onas), du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (Coud), de l’Ofor, de la Poste entre autres.
Le modus operandi reste le même, on recrute à tour de bras des militants qui vont constituer un électorat dans son patelin et vous feront une haie d’honneur relayée dans les médias à votre départ. Quel est le patelin au Sénégal où un recrutement de plusieurs centaines de personnes ciblées ne changerait pas le cours des résultats d’une élection ? Le patron d’une société nationale qui se refuserait d’agir de la sorte est voué aux gémonies par ses proches. On a pu reprocher à un Directeur général d’une grande boîte d’avoir perdu l’élection locale devant un chômeur, parce qu’il n’avait pas recruté des jeunes de son fief électoral, du temps où il dirigeait une grande société nationale. De l’autre côté, les syndicats maison détournent le regard sur certains abus d’autant qu’au passage, ils sont servis sur la bête. Il faudrait bien acheter la paix sociale non ? La bamboula est étendue jusqu’aux amis et alliés politiques. Ainsi, tel Directeur général d’une entreprise publique arrive à proposer à des personnalités politiques influentes de leur réserver un certain quota de «jeunes à recruter», afin de leur donner en quelque sorte un coup de main sur le terrain politique. L’offre peut cependant ne pas être aussi magnanime. Ce serait toujours de bonne guerre de mouiller tout le système, en recrutant par exemple quelques personnes pour chaque responsable politique !
Le phénomène commencerait à gagner les plus hautes institutions de l’Etat avec des recrutements tous azimuts de conseillers et autres chargés de mission à un rythme et un nombre qui ne répondraient à aucune rationalité. Il revient au chef de l’Etat de mettre de l’ordre à tout cela car à la fin de la journée, tous les écarts et turpitudes sont versés à son bilan. Le Président Sall a aussi le devoir de prêcher par l’exemple car tout interventionnisme de sa part pour caser des «protégés» ou «recommandés» autorisera de la part de l’autorité chargée de satisfaire la demande, d’en profiter pour faire passer ses propres «dossiers» et ceci très souvent sans aucune retenue ou limite. La même logique prévaut quand un directeur d’une entreprise publique offre par exemple à des structures proches du chef de l’Etat des dizaines de billets pour le pèlerinage à la Mecque ! Ce dirigeant d’entreprise publique s’aménagera toujours la possibilité d’en distribuer à des catégories d’employés de sa boîte et à sa propre clientèle politique ou sociale. Les principes de la bonne gouvernance en pâtiront à tous les coups !

Macky accusé et humilié par un PCA…L’APR et sa Task Force ferment les yeux

https://www.xibaaru.sn Macky Sall mérite-t-il l’humiliation infligée à lui par le PCA de la Senelec ? Khalifa Dia a accusé, dans une récente vidéo qui fait le tour du Sénégal, le président de la République de récompenser ses alliés politiques en leur nommant à des postes stratégiques comme DG de Senelec. Un président accusé en direct de clientélisme politique…

SENELEC  : La malencontreuse sortie du PCA

Triste se transforme la réalité sous nos tropiques. Le Sénégal est devenu un cas. Un énergumène nommé par le Chef de l’Etat Macky Sall, président du Conseil d’administration de SENELEC se donne le droit de mettre tout à nu. Incroyable, mais Khalifa Dia, le Président du Conseil d’administration de SENELEC travaille pour donner tous les arguments à l’opposition, à l’opinion publique afin de descendre le régime du Président de la République Macky Sall.
De qui se moque-t-on ? Voilà l’énergumène en réunion face à son public, déclarer qu’il aurait dû en réalité être le directeur général de SENELEC, en place de Président du conseil d’administration, si son fief Guéoul dont il est le maire, avait tout simplement voté pour le Président de la République Macky Sall, lors de l’élection présidentielle de février 2019.
Ahurissante que cette sortie de cet individu surgi de nulle part, et appelé Khalifa Dia. « Macky Sall m’avait promis qu’après les élections, il me nommerait directeur général de la SENELEC, mais malheureusement, nous avons perdu notre commune. Macky Sall,  comme il est mon ami, m’a juste nommé Président du Conseil d’administration. Je préfère ce poste, mais j’aurais aimé être aussi directeur général pour vous faire bénéficier des avantages que cela procure. Parce que, en effet, le directeur général actuel (Papa Mademba Bitèye), chaque année embauche plus de 300 personnes qui sont ses amies et proches. L’ancien DG (Mouhamadou Makhtar Cissé) en trois ans, a recruté plus de 1300 proches de ses partisans ». Ainsi parle Khalifa Dia.
Rien de plus beau que le Sénégal sous le régime du Président de la République Macky Sall, lorsqu’un quelconque Président du Conseil d’administration d’une société nationale se permet d’étaler autant de bêtises. Ainsi, le directeur général d’une société nationale est nommé pour s’offrir à un tel népotisme en recrutant à-tout-va toute sa clientèle politique. L’on rêve debout !
Ne vous en faites surtout pas. Khalifa Dia est un homme plein d’audace. Vous savez quoi ! Voilà ce qu’il déclare face à son auditoire  : « Si vous aviez voté pour Benno, je serais à l’heure actuelle Directeur général de SENELEC, chaque année, j’aurais embauché 200 fils de Ngomba Guéoul…Avec un salaire mensuel de 500 000 CFA injectés indirectement à Ngoumba », a-t-il soutenu.
Dans son raisonnement, outre le discours népotiste qui en ressort, Macky Sall a nommé Mouhamadou Makhtar Cissé, ensuite Papa Mademba Bitèye à la tête de la direction générale de SENELEC, rien que pour les récompenser. Incroyable ! Cela ne peut se dire qu’au Sénégal. Un président accusé en direct de clientélisme politique…et le Procureur se tait. Ce dernier devrait s’autosaisir.

L’ANCIEN MINISTRE AMINATA LO DIENG ENVOYÉE AU CAMP PÉNAL

http://www.emedia.sn Aminata Lô Dieng, ancien ministre sous le régime libéral, a été finalement envoyée en prison. Présentée ce lundi devant le juge, elle a été placée sous mandat de dépôt.
L’ancien ministre de Wade a arrêtée vendredi dernier par la gendarmerie de Ouakam. Elle est poursuivie pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions, violation du couvre-feu et usurpation de fonction. Le même sort a été réservé à son frère visé lui pour violation de la loi sur le couvre-feu et conduite sans permis. Ils seront jugés, devant le tribunal des flagrants délits, ce mercredi.

LOGEMENT DE FONCTION : AMSATOU SOW SIDIBÉ ET MAMADOU BADJI SOMMÉS DE QUITTER

http://www.emedia.sn Le professeur de Droit et ex-candidate à l’élection présidentielle de 2012, Amsatou Sow Sidibé et l’actuel recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), Mamadou Badji, sont sommés de quitter “immédiatement et sans délai” leur logement universitaire qu’ils occupent. Et qui sont affectés aux Professeurs Moussa Seydi et Modou Oumy Kane, depuis décembre 2020.
Selon L’Obs, la procédure a été lancée après la réunion de la commission d’attribution et de changement de logement du 7 juillet dernier à l’UCAD. 61 maisons de fonction étaient en compétition dont 31 occupées “irrégulièrement” par des professeurs, anciens doyens de faculté, directeurs d’écoles nationales supérieures ou d’Instituts et même délégués syndicaux. Ce, au moment où des professeurs de Médecine ou autres, qui servent à l’Université et dans les hôpitaux, étaient obligés d’aller trouver des logements privés dans des quartiers éloignés du périmètre de l’Université.
L’agrégée des universités, réagissant après l’acte d’huissier, a annoncé qu’elle allait quitter la maison qu’elle occupe depuis 1984, le 4 février prochain.
Pr Seydi et Kane ont commis Me El Hadji Diouf pour la défense de leurs intérêts.

Touba : Menacée d’expulsion, la famille d’Atou Diagne interpelle…

https://www.seneweb.com .Une semaine après le décès de la personne morale du dahira Hizbut Tarqiyya, Serigne Atou Diagne, sa famille est dans le désarroi
D’après Lii Quotidien, il est notifié aux membres de la famille du défunt de quitter la maison où ils résident actuellement.
Selon les informations du journal, la demeure en question doit être rattachée au dahira Hizbut Tarqiyya.
Une décision qui surprend la famille qui précise que la maison a été achetée par leur défunt père.
La famille interpelle Youssou Diop, successeur d’Atou Diagne, pour empêcher le déguerpissement.

Grand Dakar : une fille de 18 ans kidnappée, violée pendant des jours et forcée à vendre de la drogue

https://actusen.sn Une bande de malfaiteurs qui opéraient entre Grand-Dakar, Bène Tally, Dieuppeul, a été arrêtée et déférée, hier lundi, au parquet du tribunal de Dakar, pour association de malfaiteurs, séquestration, viol collectif, offre et cession de chanvre indien.
Selon ‘’LObs’’, les mis en cause (O. Sylla, C. Faye, M. Mbaye, O. Traoré et le Congolais K. K. Kaya) avaient kidnappé et violé, F. Fall, une fille de 18 ans, qu’ils ont violé pendant trois semaines, avant de la forcer à vendre de la drogue.
Le journal de préciser que, la jeune fille avait fait la connaissance d’un des éléments de la bande incriminée du nom de Yakhya, activement recherché durant le dernier Magal de Touba.
Les mis en cause, quatre Sénégalais et un Congolais, l’ont conduite à divers endroits de Dakar, dont Castors, Bène Tally et à des sorties à Mbour pour abuser d’elle sexuellement.
Contrainte à fumer du chanvre indien et à boire de l’alcool, elle était également utilisée comme appât par ses bourreaux lors de leur agression. Idem pour la livraison de la drogue. Pis elle était forcée à se prostituer. Lassée, elle a réussi à s’enfuir.

Soirée en plein couvre-feu à la Cité Mixta : 12 personnes arrêtées par la Dic ; du chanvre indien saisi

https://actusen.sn Malgré l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu décrété à Dakar et Thiès, certaines personnes continuent de violer la Loi. Selon ‘’Libération’’ dans sa livraison de ce mardi, la Division des investigations criminelles (Dic) a mis fin, samedi dernier, à une soirée privée dans un appartement à la Cité Mixta. Douze (12) personnes ont été arrêtées et du chanvre indien saisi. D’après le journal, toute la bande, qui comprend des hommes et des femmes, sera déférée au parquet demain mercredi.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 02/02/2021

JEUX DE CARTES – Vivre en danger…

Plus de 400 cas, 278 cas communautaires, le nombre de morts s’achemine vers le millier. Ça s’aggrave ! A force de le dire, nous avons l’impression de participer à banaliser le danger. Nos compatriotes apprennent à vivre dans le danger, avec le danger, comme on le leur avait demandé. Mais c’est comme si beaucoup d’entre eux se fichent de la mort ou se croient…immortels. Les gestes barrières sont très peu respectés, la distanciation physique aussi. Il faut tout de même le souligner : il est difficile de respecter certaines mesures à cause de nos conditions de vie pas du tout reluisantes. Même ceux qui nous dirigent ne montrent pas souvent le bon exemple. Pourtant, ils doivent se singulariser par des actes et paroles convaincants pour l’exemple et pour faire face aux fake news, l’infodémie, pour reprendre le mot de l’Organisation mondiale pour la Santé. Car, les fake news sont aussi liées à la crise de confiance que vivent nos démocraties. Cette crise dévalue la parole publique allant jusqu’à relativiser la notion même de vérité. Le complotisme, le conspirationnisme trouvent un terreau fertile dans cette situation. Une sorte de “niaaw ndiorte”, mélange de paranoïa et de prudence. D’excès de prudence ? Dans ce contexte de Covid-19, les gouvernants ont l’obligation de “convaincre en ayant raison”. Où en est-on avec le vaccin ? Sera-t-il chinois, russe, américain…? Seule certitude : il ne sera pas africain. D’ailleurs, ici, on polémique sur la pertinence, la fiabilité, la sûreté des vaccins. En attendant de voir l’ombre d’un vaccin. L’Afrique a un incroyable talent.

Miim Reew

Saly

Les membres de l’ASC Saly qui voulaient renouveler le bureau de l’association ont été arrêtés par la police. Ils étaient réunis à la salle de délibération de la mairie de Saly. Mais les limiers ont effectué une descente sur les lieux pour leur rappeler l’arrêté du gouverneur interdisant tout rassemblement durant cette période de covid-19 dans la région de Thiès. Ils se sont donc repliés dans une école publique pour tenir leur assemblée générale. Très remontés contre cette attitude qu’ils jugent irresponsable de la part des jeunes, les hommes du commissaire urbain de Saly, Aïssatou Ka, ont fini par entrer en action en les arrêtant tous. Au total, 21 personnes ont été arrêtées dont le président de la zone 7C de Saly, Ndongo Fall, et Boubacar Diallo. Ils ont été auditionnés avant d’être gardés à vue dans les locaux du commissariat urbain de Saly. Ils seront présentés au procureur de Mbour aujourd’hui.

La flamme des JO de Tokyo

Alors que les autorités japonaises ont été contraintes de reporter d’un an les Jeux Olympiques d’été initialement prévus à Tokyo en 2020, elles ont profité de ce délai pour demander au président sénégalais, Macky Sall, s’il acceptait d’allumer la flamme de cette édition désormais calée du 23 juillet au 8 août 2021. Selon nos confrères de Financial Afrik, par ce geste, l’Empire du Soleil Levant souhaite mettre le phare sur une démocratie africaine et un partenaire historique…

450 millions pour le premier centre de santé de Ndiaffate

Située dans le département de Kaolack, la commune de Ndiaffate va bientôt voir sortir de terre son premier centre de santé. Une vieille doléance des populations qui devient enfin une réalité grâce aux efforts combinés par le ministère de la Santé et la nouvelle société des Salins du Sine Saloum. La cérémonie de pose de la première pierre a eu lieu ce dimanche. Il s’agit d’un investissement de quatre cent cinquante (450) millions Cfa qui, selon le maire Aïssatou Ndiaye, va permettre de soulager les populations avec un outil adapté, à même de répondre aux attentes de ses administrés avec des blocs administratifs, un service d’odontologie, d’ophtalmologie, d’imagerie médicale, d’une maternité, et d’un laboratoire, entre autres.

Divulgation du patrimoine d’Idrissa Seck

Idrissa Seck doit applaudir Moustapha Diakhaté. L’ancien chef de cabinet du Président Macky Sall s’indigne de la divulgation des biens du président du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) après sa déclaration de patrimoine. Selon Moustapha Diakhaté, la publication de la déclaration de patrimoine du président du CESE est une violation de la Loi. Il invoque l’article 9 du texte qui stipule que le processus de la déclaration de patrimoine revêt un caractère confidentiel et que toute personne concourant à sa mise en œuvre est astreinte au secret professionnel. Le texte ajoute que tout manquement (…), par divulgation ou publication quelconque, ou à la sincérité de son contenu, sera puni par les lois en vigueur. Moustapha Diakhaté pense que les responsables de l’Ofnac doivent saisir les autorités judiciaires pour identifier les auteurs de la fuite dans la presse, de la déclaration de patrimoine d’Idrissa Seck.

Yankhoba Diattara déclare son patrimoine

Restons avec les nouveaux alliés du Président Macky Sall qui sont astreints à la déclaration de patrimoine à l’OFNAC. Le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diattara, a fait hier sa déclaration de patrimoine devant les membres de l’OFNAC. Un exercice obligatoire pour tout ordonnateur de dépenses d’un budget de plusieurs milliards.

Me Khassimou Touré décédé

Alors que le barreau n’a pas fini de pleurer Me Oumar Diallo décédé la semaine dernière, un membre éminent du Barreau sénégalais s’est éteint hier : Me Khassimou Touré. L’ex-maire de Dakar dont il était un des avocats dans l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar lui a rendu un vibrant hommage. Khalifa Sall salue l’immense avocat qui a consacré son existence professionnelle au triomphe de la justice et de la liberté. « Me Khassim Touré était un grand avocat qui a marqué de façon indélébile les prétoires pour son engagement constant et ses nombreux combats », témoigne l’ex-maire de Dakar.

Décès de l’ancien président du conseil régional de Kolda

Le secrétaire général du parti démocratique sénégalais (Pds) perd un compagnon. L’ancien député de Sédhiou, Mamadou Lamine Dramé est décédé hier, à l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. Il fut également président du conseil régional de Kolda. Il devint ensuite le premier président du conseil départemental de Sédhiou après son érection en région. Un des premier à avoir cru en l’étoile de me Wade et du Pds.

Don du Directeur général de la Senelec

Le plateau médical de Kaolack est relevé par le Directeur général de la Senelec. Papa Mademba Bitèye a fait un don aux différentes structures sanitaires de la région médicale de Kaolack. Ce lot de matériel est composé d’un respirateur avec système VNI, de 02 moniteurs, 04 pousse-seringues 02 voies et de 02 lits modulables. Ainsi la capacité d’accueil du Centre de traitement des épidémies (CTE) de l’hôpital de Kaolack va augmenter avec ces équipements. En plus, le directeur général de la Senelec a offert au personnel de santé de la région 31 000 masques (N95 et chirurgicaux), 1000 bouteilles de gel de 500 ml et 500 bouteilles d’eau de javel de 1 litre. Papa Mademba Bitèye a saisi la tribune que lui offre la cérémonie de remise du don pour appeler les populations au respect des mesures barrières.

Léona Niassène maintient sa ziarra

La Ziarra annuelle de Léona Niassène aura lieu le samedi 13 mars 2021. C’est ce qu’indique le comité d’organisation de l’évènement religieux à travers un communiqué. Suppliant l’ensemble des « talibės » à appliquer scrupuleusement les mesures barrières édictées par les autorités étatiques pour faire face à la prolifération des cas contacts et des cas communautaires, le comité ajoute que le khalife Cheikh Ahmed Tidiane Niass invite les chefs religieux de toutes les confréries du Sénégal, les autorités étatiques et l’ensemble des « talibés » à prendre part à l’évènement. Les organisateurs de la Ziarra informent également de la tenue de prières (récital du Saint Coran) à la Grande mosquée, du 05 février 2021 jusqu’au vendredi 12 mars. Cette décision intervient à un moment où le nombre de cas de coronavirus augmente sur l’étendue du territoire national, plus particulièrement à Koalack où se situe Léona Niassène. Pour rappel, l’évènement n’a pas eu lieu l’année dernière à cause de la covid-19.

Un agent de la Sapco en prison

Quelle mouche a piqué l’agent de la Sapco M.Y.D pour qu’il s’en prenne aux policières des Parcelles assainies ? Ces dernières qui veillent au respect du couvre-feu ont croisé dans la nuit du 30 au 31 janvier à Grand Médine M.Y.D, un agent de la Sapco. Sommé de s’expliquer sur les raisons de sa promenade en plein couvre-feu, M.Y.D n’a pu fournir des explications plausibles. Invité à prendre place à bord du véhicule, M.Y.D a opposé un refus catégorique aux agents avant de proférer des injures en direction des limiers. Alors il est embarqué dans le panier à salade et conduit au poste de Police. Sachant que les carottes sont cuites pour lui, il a tenté nier les injures avant de regretter son acte. Il a demandé clémence aux limiers. Des excuses qui ne seront pas acceptées par les hommes du Commissaire Thierno Diop qui vont le placer en garde à vue. Ainsi M.Y.D a été déféré au parquet pour non-respect du couvre-feu, outrage à agents et rébellion.
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*