Revue de presse du Mardi 01 Septembre 2020

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Mardi 1er septembre 2020…aucun décès signalé, 44 nouveaux cas et 31 en réanimation

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, de ce mardi 1er septembre 2020…Sur 944 tests effectués, 44 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 4, 66%. Il s’agit de 25 cas contacts déjà suivis, 1 cas importé et 18 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répertoriés dans les communes ou quartiers suivants : Saaréya (5), Matam (2), Nioro (2), Thiés (2), Dieuppeul (1), Dagana (1), Kolda (1), Oussouye (1), Richard Toll (1), Saint Louis (1) et Ziguinchor (1).
Le Directeur de Prévention du ministre de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 45 patients qui étaient sous traitement, 31 cas graves et aucun décès lié à la Covid n’a été enregistré.
À ce jour le Sénégal compte 13 .655 cas déclarés positifs dont 9.484 guéris, 284 décédés et donc 3.886 sous traitement.

COVID-19 : HAUSSE DES TESTS ET GUÉRISONS,STABILITÉ DES NOUVELLES INFECTIONS EN AOÛT

Dakar, 1er sept (APS) – L’analyse des chiffres officiels de l’épidémie de Covid-19 fait ressortir en août un accroissement des tests, du nombre de guérison et une certaine stabilité des nouvelles infections et décès comparativement au mois précédent.
S’agissant des tests virologiques, 41.273 ont été effectués durant le mois d’août contre 31.322, soit une augmentation mensuelle de 9.951 tests, d’après les données du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Quelque 3.379 nouveaux cas de contamination ont été détectés à partir des tests réalisés en août, contre 3.356 en juillet, en hausse de seulement 23 infections. Les tests réalisés en août étant plus nombreux que ceux du mois précédent.
Parmi ces nouvelles contaminations, 1.573 sont des cas contacts suivis par les services sanitaires et 1.566 sont issus de la transmission communautaire en août. Ils étaient respectivement de l’ordre de 2.628 et791. Traduisant un accroissement important des infections à l’origine inconnue.
Une légère baisse des cas importés a dans le même temps été notée en août avec un chiffre de 18 contre une vingtaine recensés le mois précédent. Il en est quasiment de même du nombre de décès. 79 personnes ont officiellement succombé de la maladie en août. Elles étaient 78 en juillet.
Une augmentation du nombre de guérison a également été observée. 2.441 ont été dénombrées en août, dont 1462 dans les dix derniers jours, contre 2 .345 en juillet.
Le Sénégal a officiellement déclaré 13.611 cas positifs de Covid-19 depuis l’apparition de la maladie à coronavirus dans le pays. 284 personnes en sont mortes et 9439 patients ont recouvré la santé.
A la date du 31 août, 3887 personnes étaient encore sous traitement dans les différents centres de prise en charge du pays, selon le ministère de la Santé.AKS/ASB
 

L’activité économique interne est ressortie à -4,4% au trimestre 2020

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), l’évolution de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture, mesurée par celle de l’Indice Général d’Activité (IGA), est ressortie à -4,4% en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020.
Selon la même source, sur une base annuelle, un repli de 5,2% de l’activité est noté. Sur les six premiers mois de l’année, la contraction de l’activité est évaluée à 2,4%.
Au plan interne, l’activité économique hors agriculture et sylviculture a diminué de 4,4%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020. Ce résultat reflète, à la fois, les contreperformances des secteurs tertiaire (-6,0%), secondaire (-4,5%) et primaire (-18,0%), atténuées par l’administration publique qui s’est consolidée de 4,9% sur la période.
Sur une base annuelle, note la Dpee, un repli de 5,2% de l’activité est notée, au deuxième trimestre 2020, en liaison avec le tertiaire (-8,3%), le secondaire (-3,5%) et le primaire (-14,9%). En cumul sur les six premiers mois de l’année, la croissance de l’activité est ressortie à -2,4%, sous l’effet essentiellement de la contraction du tertiaire (-4,6%), et dans une moindre mesure, de celle du primaire (1,4%) et du secondaire (-1,1%).Adou FAYE

Guinée : le président Alpha Condé candidat à un troisième mandat

lemonde.fr – Seneweb.com | La Constitution limite le nombre de mandats présidentiels à deux, mais l’adoption en début d’année d’une nouvelle loi fondamentale, qui maintient cette limitation, permet à M. Condé de remettre les compteurs à zéro, selon ses partisans.
Le président guinéen Alpha Condé sera candidat à un troisième mandat lors du scrutin prévu le 18 octobre, a indiqué lundi 31 août son parti, alors que la perspective d’une nouvelle candidature a soulevé depuis des mois une vague de protestation qui a fait des dizaines de morts. Le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) l’avait « sollicité » début août pour qu’il se représente.
A 82 ans, Alpha Condé, élu en 2010 et réélu en 2015, avait dit « prendre acte », sans formellement s’engager, mais en demandant à sa formation et à ses alliés de s’engager sur une programme centré sur les femmes, les jeunes et les plus démunis. « Si vous voulez que j’accepte votre proposition, il faut que vous vous engagiez à ce que le RPG redevienne ce qu’il était, un parti qui n’oublie personne », avait-il déclaré aux délégués de sa formation.
Les partis de la majorité ont soumis au président une « proposition de pacte » pour l’application de ce programme, a indiqué le RPG dans un communiqué lu dans la soirée à la télévision nationale RTG. « Nous avons l’immense privilège et le bonheur d’informer la population guinéenne que celui-ci a accédé à notre demande. Le président Alpha Condé sera bien notre candidat à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 », indique ce communiqué lu par le directeur-général de la RTG.

« Compteurs à zéro »

La Constitution guinéenne limite le nombre de mandats présidentiels à deux, mais l’adoption en début d’année d’une nouvelle loi fondamentale, qui maintient cette limitation, lors d’un référendum boycotté par l’opposition, permet à M. Condé de remettre les compteurs à zéro, affirmaient depuis des mois ses partisans.
Alpha Condé a, à de nombreuses reprises, critiqué cette limitation, la qualifiant d’injuste. Nous « avions invité le chef de l’Etat a briguer un nouveau mandat comme l’autorise la nouvelle Constitution », a affirmé lundi sans ambiguïté le RPG dans son communiqué.
Lancée en octobre 2019 par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), formé des principaux partis d’opposition et d’organisations de la société civile, la mobilisation contre un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé, plusieurs fois réprimée, a fait des dizaines de morts parmi les manifestants.

 Condé critiqué

Alpha Condé, ancien opposant historique, est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires dans cette ancienne colonie française d’Afrique de l’Ouest, où plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté malgré la richesse de son sous-sol.
Alpha Condé fait l’objet de nombreuses critiques d’association de défense des droits de l’Homme qui lui reprochent les violences des forces de l’ordre lors des manifestations, qui ont fait quelque 200 morts depuis son arrivée au pouvoir, selon l’opposition.
Un collectif d’opposants guinéens a par ailleurs récemment déposé plainte en France contre Alpha Condé et plusieurs de ses proches pour corruption, trafic d’influence et blanchiment de corruption. Sollicitées par l’AFP, les autorités guinéennes n’avaient pas souhaité réagir à cette plainte.

3e MANDAT : L’ARCHEVÊQUE D’ABIDJAN DÉSAVOUE ALASSANE OUATTARA

http://www.emedia.sn LSI-C’est un document de cinq pages dont nous avons copie qui va relancer dans les prochaines heures, le débat sur le troisième mandat du président Ivoirien, Alassane Ouattara. Ce document signé de Jean-Pierre Cardinal Kutwa est un désaveu pour le chef de l’Etat Ivoirien.
« Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité », pouvait-on lire au début de ce communiqué qui est parvenu à la rédaction parisienne de LSI AFRICA ce lundi 31 Août 2020. « Ma présente démarche qui consiste à nous interpeller, face à la crise que nous vivons actuellement s’inscrit dans un souci de contribuer à la recherche des voies et moyens, non seulement d’un vivre ensemble, mais d’un vivre ensemble dans l’unité.. », a d’abord indiqué l’archevêque de la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Pour ce dernier « la vie socio-politique de la Côte d’Ivoire aborde un virage dangereux. Au fur et à mesure que s’approche l’échéance des élections présidentielles, force nous est donné de constater la radicalisation des positions de part et d’autre ».
Jean Pierre Cardinal Kutwa, est longuement revenu sur les violences qui ont émaillé le pays depuis l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara  : « des citoyens d’un même pays, armés de gourdins, de pierres, de machettes et d’armes à feu, se sont livrés à des massacres d’un autre âge, causant, comme il fallait s’y attendre, des morts et d’innombrables blessés, sans compter des dégâts matériels ». Il a qualifié ces événements de « spectacle désolant et déshonorant » pour la Côte d’Ivoire, et pour l’Afrique, tout en précisant que sa responsabilité de pasteur se trouvait engagée devant la nation ivoirienne, devant l’histoire et le monde entier.

Justice, paix, réconciliation…

L’archevêque d’Abidjan dans son message a insisté sur les mots paix, réconciliation, pardon et justice. « il n’y a pas de paix sans justice et il n’y a pas de justice sans pardon. La réconciliation est plus importante que les élections. Voilà pourquoi, il est totalement erroné de penser qu’il suffit d’organiser des élections, d’en déclarer un vainqueur, pour que les cœurs meurtris soient guéris et que la paix s’installe. L’un des moyens pour aller à la réconciliation, est le respect des lois que l’on se donne bien plus que les élections.

Désaveu !

Au 18e paragraphe de son message, l’archevêque d’Abidjan Jean Pierre Cardinal Kutwa s’est adressé au président Alassane Dramane Ouattara en des termes plus explicites  : « Je ne peux pas ne pas me tourner avec respect vers le Président de la République, chef de l’Etat dont la candidature à ces prochaines élections, n’est pas nécessaire à mon humble avis. Son devoir régalien de garant de la Constitution et de l’unité nationale appelle son implication courageuse, en vue de ramener le calme dans le pays, de rassembler les ivoiriens, de prendre le temps d’organiser les élections dans un environnement pacifié par la réconciliation. Comme le dit si bien un adage de chez nous  : on ne reste pas dans les magnans pour enlever les magnans ».
Jean Pierre Cardinal Kutwa, Archevêque d’Abidjan à terminé son message en invitant les différents acteurs politiques « à aller au dialogue et à la concertation, dans la recherche de solutions à cette crise qui n’augure pas d’un lendemain meilleur quant à l’organisation paisible des élections. J’insiste encore une fois pour vous rappeler que le respect de la loi est plus important que les élections ».

Bons Covid : Coris Bank International a sauvé les Etats de l’UEMOA

https://www.financialafrik.com Les Bons Covid mis en place au sein de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA)  au lendemain du déclenchement de la pandémie pour soutenir les Etats dans leurs besoins urgents ont été souscrits principalement par les banques natives de la sous –région.
Ainsi, sur la première phase, Coris Bank International s’est classée première dans l’Union, en souscrivant pour 320 milliards de FCFA, soit 27,35% des souscriptions totales qui se sont élevées à 1 172 milliards de FCFA.  Derrière le Groupe bancaire d’origine Burkinabé, la Banque de Développement du Mali (BDM) suit pour des souscriptions estimées à 205 milliards de FCFA, soit 17,48% de l’encours global.  La panafricaine Ecobank pointe à la troisième position avec 140 milliards de FCFA, soit une part de 11,95%, devant Orabank (128 milliards de FCFA; 1,89%), la BNI (105 milliards de FCFA; 8,95%), la UBA (59 milliards de FCFA;  5,05%), la BDK (38,57 milliards de FCFA; 3,29 milliards de FCFA) et la BGFI (24 milliards de FCFA; 2,06%).
Fait notable, la première banque à capitaux étrangers dominants n’arrive qu’à la dixième position. Il s’agit de la BNP pour 21 milliards de FCFA. Chiche pour une mastodonte présente depuis plus d’un siècle dans la sous-région.  Toute aussi prudente que la BNP, la Banque Atlantique, détenue majoritairement par la marocaine BCP, montre peu d’appétit pour des risques souverains garantis et quasiment sans risques en souscrivant pour seulement 15,5 milliards de FCFA soit 1,32% de l’encours total.  La sud-africaine Stanbic pointe  à la douzième position pour 12 milliards de FCFA représentant 1,02%, devant la BSCI (11,5 milliards de FCFA;  0,98% des parts). La marocaine Attijariwafa Bank souvent présentée comme le premier groupe bancaire de la zone CFA est aussi sur la marge pour seulement 9 milliards de FCFA, soit 0,77% de l’ensemble des souscriptions. La NSIA Banque et la Citibank ferment la liste des souscripteurs avec respectivement 2 milliards et 1 milliard soient 0,17% et 0,09% de l’ensemble des contributions.
Si cette première phase a montré ce que l’on savait depuis longtemps, à savoir que les banques natives et les banques étrangères n’ont pas le même appétit pour le risque local ni les mêmes objectifs en matière de distribution de dividendes, quid alors de la deuxième phase ?
Dans cette phase 2, les Etats ont levé 831 milliards de Franc CFA dont 53,26% proviennent de Coris Bank International.  Le Groupe Bancaire présidé par Monsieur Idrissa Nassa a levé pour 442,643 milliards de FCFA.  La BMS arrive en deuxième position avec 149 milliards de FCFA souscrits soit 17,93% de l’encours. Arrivent ensuite dans l’ordre Orabank (68,7 milliards de FCFA; 8,28%), la BDM (62 milliards de FCFA ; 7,48%), la BDK (37 milliards de FCFA; 4,45%); Stanbic (30 milliards de FCFA; 3,61%); UBA (23,24 milliards de FCFA; 2,8%); BGFI (9,8 milliards de FCFA; 1,18%); Banque Atlantique (5,5 milliards de FCFA; 0,66%) et la BNP (3 milliards de FCFA; 0,36%).
Dans cette deuxième phase, l’on relève aussi une forte présence des banques natives alors que les banques françaises et marocaines marquent le pas.  Le tableau suivant qui fait la synthèse des phases I et II doit inciter la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ainsi que la Commission Bancaire à tirer tous les enseignements du système bancaire local et à méditer l’importance pour la région de disposer de banques locales fortes capables d’accompagner la politique de développement des Etats et d’appuyer les efforts d’intégration.   En tout, les banques ont servi 2003,76 milliards de FCFA aux 8 Etats de l’UEMOA dans ce qui constitue un instrument novateur, qui montre sans conteste la capacité de la BCEAO, de l’Agence UMOA-Titres et des organes de régulation du marché financier à faire face aux chocs exogènes.

Tableau de la ventilation des participations bancaires dans les phases 1 et 2 cumulées du programme Covid- Bonds

RangBanqueVolume (milliards FCFA)Parts
1Coris763,438,1%
2BDM267,09513,33%
3Orabank196,4649,8%
4BMS1497,44%
5Ecobank140, 1526,99%
6BNI1055,24%
7UBA82,434,11%
8Non Affilié79,53,97%
9BDK75,5773,77%
10Stanbic422,10%
11BGFI33,9431,69%
12BNP24,71,23%
13Banque Atlantique211,05%
14BSIC11,50,57%
15Attijari90,45%
16NSIA Banque20,10%
17CITI10,05%
Cumul2003,76

Sources : compilation données BCEAO et intermédiaires du marché

Quid du soutien des PME et des grandes entreprises ?

C’est la grosse interrogation qui secoue le marché financier et bancaire en ce moment. “Le marché financier gagnerait à être unifié pour une meilleure coordination”, rappelle un expert mettant en parallèle le dynamisme de l’agence UMOA-Titres comparé à la discrétion du marché de syndication du compartiment obligataire de la BRVM dédié au financement à long terme. Aux yeux des acteurs, la concurrence actuelle entre le marché par adjudication et le marché par syndication devrait évoluer vers un compartiment obligataire unifié allant des bons aux obligations, des maturités à court terme vers celles à long terme avec une plus grande palette de produits aux clients corporate. Dans cette configuration, la BRVM verrait son rôle renforcé dans le compartiment actions qui ne pourrait se développer avec un engagement réel des Etats à y faire transiter toutes les opérations de privatisation et à prendre les mesures fiscales et incitatives nécessaires pour le développement du troisième compartiment.
Du point de vue bancaire, le gouverneur de la BCEAO le rappelait dans son interview croisé avec Pierre Legland accordé à Financial Afrik , la banque centrale a mis en place un dispositif pour apporter les liquidités nécessaires au secteur bancaire. “Ainsi, depuis fin mars 2020, la Banque Centrale conduit les adjudications de liquidité sur ses guichets de refinancement à taux fixe. Dans cette configuration, toutes les demandes présentées à ses guichets sont généralement satisfaites. Cette mesure a permis de réduire considérablement les risques de pénurie de liquidité sur le marché monétaire, mais aussi d’aller vers une contraction sévère de la distribution du crédit bancaire”.
En outre, la BCEAO dit avoir pris des mesures pour les entreprises. “Déjà vers la fin mai
2020, près de 800 entreprises et 3.500 particuliers ont été concernés par ces reports
d’échéances”, rappelle le gouverneur. A cela s’ajoute le Dispositif de soutien au
financement des PME mis en place depuis 2018, avec un cadre spécifique pour faciliter le
refinancement des effets qui seront tirés des PME, afin de fournir la liquidité aux
banques qui acceptent de s’engager dans ce mécanisme. Pourtant en dépit de ce
mécanisme, les PME restent encore et de loin le parent pauvre du financement
bancaire.  Adama WADE

Asecna : au delà de la bataille pour le fauteuil du DG,sortir du giron de la France

https://www.financialafrik.com La bataille actuelle pour le fauteuil de directeur général de l’ASECNA fait oublier l’impérieuse nécessité de cette organisation d’engager des réformes institutionnelles pour sa pérennité. Formée de 18 pays africains en plus de la France, l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar, fondée en 1958, présente des anachronismes qui n’ont pas évolué.
Par exemple, le trésorier général payeur est toujours un français avec un droit de veto de facto. Le PCA est lui aussi toujours français qui loge à la délégation parisienne de l’agence, à la rue de la Boétie, à Paris. Le Directeur Général dont la nomination est attendue au 14 septembre est pris en tenaille entre le PCA et le Trésorier, tous deux français. Or, faudrait-il le rappeler, la France si présente dans les organes de décision, est membre de l’ASECNA sans y être puisque son espace aérien n’est pas gérée par l’agence. Cette anomalie a évolué au fil des décennies en un immense anachronisme qui retarde la prise en main complète de l’Agence par les États membres. Hormis en 1987 quand le malgache Maurice Rajaofetra introduisit la réforme révolutionnaire en disant aux États de garder leurs cotisations (c’était jusque-là le mode de fonctionnement de l’Agence) et en facturant les prestations offertes aux compagnies aériennes, l’Agence n’a plus conduit des réformes en profondeur.

Non sauvetage de compagnie en danger

Or il en faut aujourd’hui pour sortir de l’inertie et aller au devant des nouveaux défis. Devrait-on garder la règle non écrite qui veut que les commandes de l’Agence revienne invariablement à un ingénieur de l’aviation civile ? En avance sur son temps lors de sa création, l’ASECNA a depuis perdu de l’altitude, n’ayant pas pu changer de cap au bon moment. Quand la défunte Air Afrique était en difficulté et se débattait pour trouver 14 milliards de Franc CFA, l’ASECNA dormait sur un matelas en or de 30 milliards de FCFA dans ses comptes. Au lieu de voler au secours de la compagnie commune, en devenant actionnaire, l’ASECNA est restée de marbre. Les mauvaises langues disent que la direction qui voulait aller dans ce sens s’est heurtée au niet du PCA français. Celui-ci défendait les intérêts de son pays puisqu’à l’arrivée la débâcle d’Air Afrique profita grandement à Air France.
Aujourd’hui encore, l’ASECNA a du mal à sortir de son couloir pour embrasser pleinement sa mission. L’institution disposait, lors de son avant dernier exercice, 300 millions d’euros placés en DAT à 0,5% à la BNP et à la Société Générale. Un placement stérile qui ne profite ni à l’écosystème financier régional africain encore moins aux aéroports des pays membres en mal de modernisation. Bref, il est temps d’engager l’ASECNA sur les pistes de l’investissement, de l’innovation et de la bonne gouvernance avec des administrateurs indépendants afin de donner à l’organe de décision une plus grande indépendance par rapport aux pays membres. De même, il est indispensable de conduire une approche moderne de la gestion des ressources humaines pour un meilleur rendement des prestations offertes. En l’absence d’un diagnostic profond et d’une orientation stratégique, la bataille du 14 septembre prochain pour le choix d’un directeur général participerait du même ballet de l’inertie en cours depuis plus de 60 ans Adama WADE

Serigne Mboup, directeur général de la Sar : «La Société africaine de raffinage se porte bien»

https://www.dakarmatin.com La Société africaine de raffinage (Sar) est «dans les dispositions pour la continuité régulière et sécurisée de la fourniture de produits pétroliers». Ces assurances sont de Serigne Mboup. Pour prendre le contre-pied de la presse qui a fait écho d’un certain nombre de difficultés qu’aurait connues la société ces derniers moments, le directeur général a indiqué samedi, en marge de la journée de reboisement dans la commune de Pire, que «la Sar se porte bien».
«La Société africaine de raffinage (Sar) se porte bien.» L’affirmation est de Serigne Mboup, directeur général de ladite boîte. Pour preuve, indique le maire de Pire qui présidait ce samedi une journée de reboisement dans sa commune, «le président de la République, un acteur du secteur pétrolier, a décidé de maintenir l’outil de raffinage de la Sar au moment où le Sénégal a fait d’importantes découvertes en matière de pétrole et de gaz». M. Mboup informe aussi que le chef de l’Etat leur a donné des instructions, avec des moyens à travers son gouvernement de lancer un important programme de modernisation et d’extension des capacités de la raffinerie. Lequel programme, lancé depuis le dernier trimestre 2019, «a pour ambition d’augmenter la capacité, de moderniser les unités, mais aussi d’être en mesure dès 2022-2023 de traiter le brut produit à Sangomar». Ce qui, à ses yeux, «correspond à la vision du chef de l’Etat de vouloir ajouter de la valeur sur les ressources naturelles localement». Le patron de la Sar de rassurer : «Ce projet se déroule bien.»
Toutefois, note-t-il, «dans la gestion quotidienne, il arrive que, pour plusieurs raisons, un navire vienne, ne décharge pas à temps, comme ce fut le cas il y a quelques jours». Mais, insiste-t-il, «ce que l’opinion doit retenir, c’est que toutes les garanties sont prises pour justement cet ambitieux programme qui concerne l’extension et la modernisation, mais aussi la logistique. Puisqu’il y a des cylindres qui permettront désormais à la Sar de décharger des bateaux à partir de la haute mer et non plus du port, épargnant les populations de Thiaroye, de Mbao et de toute la zone traversée, un certain nombre de désagréments, au-delà des problèmes de sécurité et d’environnement que ce pipeline-là pose toujours. Et aujourd’hui, nous avons redémarré les installations et je pense que l’avenir est beaucoup plus serein puisque des mesures structurelles ont été prises au plus haut niveau». Pour simplement signaler : «Le service public de la fourniture d’hydrocarbures qui est la mission essentielle de la Sar a toujours été là, malgré les annonces répétitives par la presse depuis 5 mois. Jamais vous n’avez vu des pénuries et aujourd’hui encore plus que jamais nous sommes dans les dispositions pour la continuité régulière et sécurisée de la fourniture de produits pétroliers.»SOURCE PAR NDÈYE FATOU NIANG

Sénégal : Le coup de massue de la Covid-19 au trafic aérien à fin juin 2020

https://www.financialafrik.com La pandémie de la Covid-19 a porté un véritable coup de massue au trafic aérien du Sénégal avec une forte baisse de 50,98% du nombre de passagers enregistré à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD)  à l’issue du premier semestre 2020 comparé à la même période de l’année 2019, selon les données établies par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
Le cumul de ces passagers enregistrés durant cette période s’est établi à 609.811 contre 1.244.251 au premier semestre 2019, soit une baisse de 634.440 passagers en valeur absolue. Cette situation est essentiellement imputable à la mesure de fermeture de l’espace aérien sénégalais prise par les autorités gouvernementales pour éviter les cas d’importation de coronavirus.
Avec un nombre de 306.505, les passagers au départ représentent 50,26% de la totalité des passagers enregistré à l’AIBD durant la période sous revue contre 44,97% à 274.280 pour les passagers à l’arrivée et 4,75% à 29.026 pour ceux en transit.
Les passagers enregistrés à l’AIBD durant la période sous revue ont été transportés par des aéronefs dont le nombre total s’est établi à 8.988 contre 16.125 durant le premier semestre 2019, soit une baisse de 7.137 aéronefs. Le fret total transporté par ces avions s’est élevé à 15.397 tonnes contre 19.176 tonnes un an auparavant, soit une baisse de 3.779 tonnes.  Albert Savana

TAMBACOUNDA–Filière céréalière : La Banque agricole injecte 650 millions

https://www.lequotidien.sn/ Le directeur général de La banque agricole (Lba), qui était en tournée économique à Tambacounda, a annoncé avoir injecté plus d’un demi-milliard de francs dans le secteur de la production céréalière de la région.
Accompagner les organisations de producteurs de la région de Tambacounda afin d’améliorer considérablement les productions céréalières, telle est la volonté de La banque agricole (Lba). Son directeur général, qui était en tournée économique dans la région pour constater de visu les réalisations faites par les producteurs grâce à l’accompagnement de sa banque, l’a réitéré face à la presse. Selon Malick Ndiaye, pour cet hivernage en cours, son institution a dégagé une importante enveloppe pour financer la filière céréalière. 650 millions, précise-t-il, c’est le montant financé aux producteurs de la région de Tambacounda pour booster la production de céréales dont plus de 300 millions dans le département de Tambacounda. Le patron de La banque agricole indique que ces montants concernent exclusivement les céréales. Pour les autres secteurs comme le coton, la banane et autres, ils ont eux aussi des enveloppes qui leur sont destinées, a-t-il expliqué. Toutefois, insiste-t-il, «le focus a été mis sur les céréales, car nous voulons en même temps contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le pays». «Dans ce contexte pandémique lié au Covid-19, s’il n’est pas trouvé des stratégies de relance de l’activité économique, l’on risque de finir dans une crise alimentaire. C’est ce que nous avons compris pour aller trouver auprès de nos partenaires des moyens complémentaires, afin de pouvoir accompagner le secteur agricole qui a un grand rôle à jouer dans la relance de l’activité économique du pays de manière générale», a souligné Malick Ndiaye. Le Dg de la Lba de poursuivre : «Le contexte est certes spécifique, cependant nous avons travaillé à l’exploiter comme une opportunité, afin de pouvoir mieux lutter contre l’insécurité alimentaire en essayant de redorer le blason aux activités agricoles, notamment à la filière céréalière.»
Pendant 5 jours, M. Ndiaye et son staff ont visité des aménagements agricoles dans le sud-est. A Tamba d’abord pour 2 jours, où le focus a été mis sur les plantations de bananes du roi de la filière, Mamadou Oumar Sall. Après, ils se sont déportés dans le Bakel pour visiter des champs de riz, avant de voyager sur Kédougou où ils ont envisagé de visiter des champs de sésame et de fonio.
«Notre objectif global est de contribuer à booster le secteur agricole, toutes spéculations confondues», rappelle le Dg de Lba. Les responsables de Lba devraient profiter de l’occasion pour écouter les producteurs exposer leurs difficultés et autres appréhensions, échanger avec eux sur les opportunités et perspectives à court et moyen terme.

Le poisson, une denrée rare et chère

https://www.dakarmatin.com Dans ce reportage, les acteurs des marchés de Soumbédioune et de Hann exposent toute leur détresse
En général, pendant la période d’hivernage, le poisson ne remplit pas les étals, dans les marchés dédiés de Soumbédioune et de Hann. A cette situation s’est greffée la pandémie de la Covid-19qui a drastiquement fait baisser les chiffres d’affaires à 75% selon les pêcheurs, mareyeurs et autres vendeuses des quartiers de Dakar. Dans ce reportage, les acteurs des marchés de Soumbédioune et de Hann exposent toute leur détresse.
Soumbédioune. Connu pour son village artisanal mais surtout pour son marché aux poissons couru par les Dakarois, le lieu qui grouillait de monde dès le milieu de l’après-midi est devenu presque désert en cette période de pandémie. Le poisson, rare en hivernage, est devenu cher. Les quelques prises débarquées sur la plage se vendent difficilement. Elles ne font même plus l’objet de commandes des hôtels et restaurants qui inscrivent cette denrée sur leurs cartes de menu. Une situation durement ressentie par les pêcheurs et mareyeurs. Sur place, le jalonnement des pirogues le long du quai de pêche laisse deviner une forte diminution de l’activité. Modou Guèye, fraichement descendu de sa pirogue après avoir déchargé la pêche du jour qu’il doit livrer à son client se confie : «Oui, nous revenons de 4 jours passés en mer. En cette période d’hivernage, trouver du poisson c’est extrêmement difficile. Parce que les eaux se mélangent et les poissons se retranchent sous les rochers et autres refuges. Ensuite, à tout moment la situation peut être compliquée parce qu’il peut y avoir des vents et des tempêtes. Comme vous le constatez, il y a beaucoup de pirogues sur le quai, mais en temps normal, ça ne se passe pas comme ça. C’est dire que les pêcheurs ne vont plus en mer». Conséquence, dit-il : «Notre chiffre d’affaires a drastiquement baissé. Donc, nous vivotons».

UNE BAISSE DE 75% DU CHIFFRE D’AFFAIRES

Trouvé sur les lieux, Moustapha Sène, mareyeur affirme. «Nous avons toujours vendu du poisson aux hôtels et aux grands restaurants. Mais, la pandémie a changé la donne. Il n’y a plus de commandes venant de ces clients-là. Ce qui nous essouffle économiquement. Nous avons perdu  75% de notre chiffre d’affaires». Contextualisant cette pandémie à l’hivernage, le mareyeur se félicite de la vente des poissons dans les quartiers. Une nouvelle activité pratiquée de plus en plus par des femmes, et des jeunes. La raison est qu’  «aujourd’hui, les clients ne viennent plus dans ce marché par peur de choper le corona qui fait des ravages. Cette nouvelle activité de nos femmes et mamans qui viennent chercher des poissons ici et ensuite vont les revendre dans les quartiers participe à maintenir le dynamisme de l’activité qui est fortement affectée par la covid-19 et l’hivernage». Yacine Ndao, une Sénégalaise toute en rondeurs, est quant à elle, vendeuse de poissons. Trouvée sur la berge, elle se livre. «Je suis ici depuis ma tendre enfance. J’ai appris ce métier de mes parents. Donc, j’en suis l’héritière. Je peux dire que l’activité a perdu toute sa densité. La ressource est de plus en plus rare et les clients aussi. Avant la covid-19, mes clients venaient ici se ravitailler. Et quelques fois, ils passaient commande commande et moi je me chargeais de la livraison, en travaillant avec des jeunes gens très dynamiques qui ont une moto »

 DES CAMIONS FRIGORIFIQUES PRESQUE VIDES 

Au quai de pêche de Hann, la situation est la même. Seules quelques personnes occupent les lieux qui jadis, ne désemplissaient pas. Tout laisse deviner une situation particulière mais surtout difficile à vivre. La Covid19 dicte sa loi. Les camions frigorifiques sont presque vides. La ressource est rare comme le confirme Cheikh Mbaye. «Voilà depuis bientôt une semaine que nos camions frigorifiques sont stationnés ici Nous attendons à avoir du poisson. Mais c’est difficile parce que les pêcheurs ne vont plus en mer en période d’- hivernage.
D’où la rareté de la ressource».
Toutefois, il nourrit l’espoir de trouver la denrée à tout moment  : «Ceux qui sont en mer depuis des semaines peuvent arriver à tout moment. D’ailleurs ils commencent à arriver au compte-gouttes. Nous ne perdons pas espoir. Ceux qui sont arrivés, nous confirment que d’autres suivront, voire les semaines à venir». Un autre homme, la cinquantaine révolue confirme la même situation trouvée à Soumbédioune. «Ici, l’activité est presque au point mort. Regardez cette pirogue à quai. La pêche n’est pas abondante. En période d’hivernage comme d’habitude, il est difficile de trouver du poisson».
Pour ce qui est de la vente des poissons dans les quartiers, il dira : «Ce commerce se développe de plus en plus et surtout depuis le début de cette pandémie à covid-19». Mais, «il n’altère en rien l’activité proprement dite». Car, croit-il savoir : «Chacun devrait pouvoir se tirer d’affaire. Nous la considérons comme activité connexe qui participe au développement du secteur».

Secteur de la Pêche : Les acteurs interpellent le Président de la République

A Son Excellence Monsieur Macky SALL,  Président de la République du Sénégal Dakar
Objet : Liste des navires de pêche autorisés et appuis aux professionnels

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Dans le cadre de ses activités, la Coalition nationale contre l’octroi de nouvelles licences de pêche industrielle a alerté l’opinion publique nationale et internationale sur les risques liés à l’introduction de nouveaux bateaux dans la flotte de pêche sénégalaise.
En Conseil des ministres en date du 20 Mai 2020, vous aviez demandé au Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, relativement à la gestion optimale des ressources halieutiques, de faire respecter les dispositions du Code de la pêche, en consensus avec les différents acteurs. Vous aviez aussi rappelé les orientations de votre politique des pêches dont l’un des points saillants est la poursuite de la modernisation de la pêche artisanale à travers l’aménagement des quais de pêche et des aires de transformation artisanale, mais aussi la sécurité en mer des pêcheurs artisans, de même que la poursuite du programme de subvention des moteurs.
C’est ainsi que, par communiqué de presse en date du 21 Mai 2020, la Coalition
avait salué vos instructions au Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, et avait réaffirmé sa disponibilité et sa volonté à prendre part à toute action allant dans le sens du respect des textes législatifs et réglementaires en vigueur.
Cependant, nous avons constaté que le Ministre des pêches n’a pas rencontré la majeure partie des acteurs de la pêche artisanale et de la pêche industrielle dont le seul tort est de réclamer la transparence dans leur secteur. Et lors de ces rares concertations loin d’être inclusives, le ministre a même été très discourtois à l’endroit des femmes transformatrices membres de notre Coalition.
Nous déplorons aussi le fait que nos courriers adressés aux différents départements du Ministère des Pêches depuis plusieurs mois, restent sans réponse.

Excellence Monsieur le Président de la République,

La Coalition contre l’octroi de nouvelles licences de pêche a demandé au Ministre en charge des pêches la publication de la liste des navires autorisés à pêcher au Sénégal. En effet, plusieurs correspondances des organisations membres de la Coalition (GAIPES, CONIPAS, GREENPEACE) ont été envoyées aux services compétents du ministère en charge des pêches, pour demander la mise à disposition ou la publication de la liste des navires autorisés afin de connaître les dates d’introduction des navires dans la flotte sénégalaise et celles des séances correspondantes de la Commission Consultative d’Attribution des Licences de Pêche (CCALP). Nous rappelons que même si la CCALP ne prend pas la décision finale, sa consultation et son avis restent, au regard de la loi, obligatoires avant la délivrance de toute licence de pêche industrielle au Sénégal.
Par ailleurs, nous ne comprenons pas pourquoi les Autorités en charge des pêches refusent de communiquer aux organisations membres de la CCALP comme le GAIPES et le CONIPAS la liste des navires autorisés. Le listing n’a rien à voir avec l’audit du pavillon. Ce registre est disponible mis à jour régulièrement alors que l’audit va prendre quelques mois que les bateaux détenteurs de licences illégales mettront à profit pour continuer à piller nos ressources.
Nous sommes très inquiets par cette attitude qui soulève beaucoup de questionnements quant à la légalité de certaines licences de pêche déjà octroyées et au nombre de navires de pêche opérant actuellement au Sénégal. A cet effet, nous estimons que les services comme l’OFNAC, devraient s’impliquer davantage dans ce dossier pour éclairer l’opinion publique.
Nous, membres de la Coalition nationale contre l’octroi de nouvelles licences de pêche industrielle réunis autour du CONIPAS, du GAIPES, du Réseau national des CLPA, du Réseau des Quais de pêche, de la Coalition des Femmes transformatrices, et les organisations de la société civile (APRAPAM, GREENPEACE) ;

Continuons de réclamer  :

1-la publication de la liste des navires (nationaux et étrangers) autorisés à pêcher au Sénégal, la date d’octroi de leurs licences et les options de pêche ;
2-le retrait de la cinquantaine de bateaux étrangers introduits illégalement depuis 2018 sans avis de la Commission consultative d’Attribution des Licences de Pêche (CCALP), et sans respect des recommandations de la Recherche par le biais de sociétés mixtes et/ou écrans sénégalaises ;
3-l’arrêt définitif des activités des navires déjà titulaires de licences de pêche illégales (environ 54 bateaux enregistrés de DAK 1286 à DAK 1342) ;
4-la concrétisation de l’engagement public du Chef de l’Etat d’adhérer à l’Initiative pour la Transparence des Pêches (FiTI) qui pourra garantir la transparence dans la gouvernance des pêches et améliorer la portée et la visibilité de l’action gouvernementale en matière de pêche.
Excellence Monsieur le Président de la République,
Les Professionnels de la pêche n’ont pas véritablement bénéficié des dispositions prises par l’État du Sénégal, dans le cadre de la force COVID 19, pour appuyer les secteurs les plus touchés par la pandémie. Le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, dont le département n’a accordé aucun soutien aux professionnels de la pêche pendant cette pandémie a annoncé la mise à disposition d’un fonds de deux milliards, à travers la DER destiné à financer les acteurs de la pêche.
Cependant, nous avons constaté que la plupart des pêcheurs et des femmes transformatrices n’ont pas pu bénéficier de ces financements.
En effet, nous pensons que le budget de deux milliards prévus est très insuffisant pour le secteur des pêches qui compte officiellement 600 000 emplois au moment où les autres secteurs d’activités du pays (transport, tourisme, agriculture…) bénéficient d’appui beaucoup plus importants.
Concernant la subvention sur les moteurs hors-bord qui est un des projets phare du gouvernement pour appuyer les pêcheurs, nous avons constaté que depuis le 1er semestre de l’année 2018, aucun pêcheur n’a pu en bénéficier. Par ailleurs, des pêcheurs ayant payé leur reliquat depuis 2016 sont toujours dans l’attente de leur moteur hors-bord subventionné. Et outre, dans les nouvelles conventions que Monsieur le Ministre Alioune NDOYE a signé avec les concessionnaires de moteurs hors-bord, une bonne partie des demandeurs de moteurs subventionnés est laissé en rade car ces dites conventions ne prennent pas en compte les moteurs de 8 CV ce qui signifie que les pêcheurs qui sont les plus démunis ne peuvent plus accéder à la subvention sur les moteurs hors-bord, à moins de faire le choix d’acquérir des moteurs plus puissants et, par conséquent, plus chers.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Nous, coalition nationale contre l’octroi de nouvelles licences de pêche industrielle réaffirmons notre ouverture à tout dialogue inclusif mais dans le respect total des positions de nos membres

 car la gouvernance des pêches ne peut atteindre ses objectifs de protection, de conservation et de gestion durable des ressources sans l’implication des professionnels du secteur des pêches, conformément aux orientations de la Lettre de Politique sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture qui a prôné la cogestion comme nouveau mode de gestion des ressources halieutiques au Sénégal.
– Conseil National Interprofessionnel de la Pêche Artisanale au Sénégal (CONIPAS)
– Groupement des Armateurs et des Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES)
– Réseau national des Conseils locaux de Pêche artisanale (RN-CLPA)
– Coalition des Femmes transformatrices de produits halieutiques
– GREENPEACE
– Réseau national des GIE interprofessionnels (RNGIEI)
– Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime (APRAPAM)

3300 milliards, 500 hectares,complexes médicaux,touristiques, technologiques : Akon dévoile «Akon City»!

iGFM – (Dakar) Six milliards de dollars. Soit 3300 milliards de dollars (cours actuel du dollars). C’est la somme faramineuse que l’artiste Alioune Thiam compte investir pour sortir «Akon city» des terres de Mbodième. Ayant procédé à la cérémonie de pose de la première pierre ce lundi, il a expliqué les contours de ce projet titanesque.
«Ceci marque le début d’un processus. Parce que « Akon city » sera l’exemple de la ville idéaliste africaine, une ville où nous pourrons avoir toutes les opportunités, où on utilisera la crypto monnaie. Et nous verrons comment nous pourrons propulser cela dans l’avenir», a déclaré le chanteur.
En effet, Akon explique qu’en plus d’être futuriste, son projet va essayer d’exploiter tout ce qui est potentialités. Il dit avoir noué des partenariats avec des Universités américaines pour «la donner la possibilité aux jeunes d’avoir à Akon City des enseignements de qualité, comme ceux qui sont dispensés aux Usa, pour que cette connaissance soit disponible ici au pays.»
Il s’est engagé à donner aux populations de Mbodiène les infrastructures nécessaires, sur le plan éducatif. Et dans le projet, il y aura un département technologies. Là aussi, il dit travailler avec de grandes Universités américaines en la matière et avec de grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley pour partager leurs connaissances technologiques avec «Akon city.»
«Aussi, nous aurons un département qui sera consacré aux affaires. Nous sommes en train de travailler avec 45000 entreprises aux Usa pour voir comment travailler et créer des opportunités d’emploi et d’affaires ici dans cette ville. Nous  sommes aussi en train de travailler avec des Universités spécialisés dans les affaires», a indiqué le promoteur.
Le projet comptera aussi un département médical avec une capacité de plus de 10 000 lits. Un département dédié au divertissement, avec un grand stade pour les évènements sportifs et musicaux. Le tourisme sera aussi au cœur de ce projet. Car, l’artiste veut changer la perception qu’ont les occidentaux sur l’Afrique.
«L’objet principal de la ville Akon city c’est aussi le tourisme. Il y a beaucoup de potentiel. Nous savons que le tourisme n’est pas très représenté. L’Afrique est mal perçue. Quand on parle de l’Afrique, souvent la perception est un peu limitée. La presse ne transmet pas la beauté de l’Afrique. Incha Allah, une fois que ce projet sera réalisé, nous espérons pouvoir inviter toute personne ici au Sénégal pour qu’elles puisse profiter de ce qu’il y a ici », promet le chanteur.

Bambilor/La jeunesse alerte : «Ce qui s’est passé à Ndingler et à Mbane, est en train de se répéter dans notre commune»

https://www.leral.net Après la sortie des membres du mouvement Sam Sa Gokh et celle des responsables de l’Union des républicains pour le contrôle citoyen et la bonne gouvernance pour dénoncer la mauvaise gestion du maire, c’est au tour de la jeunesse de l’APR de monter au créneau. Comme leurs aînés, ils dénoncent le bradage du foncier, les lotissements clandestins ayant causé les inondations dans les villages de Kounoune, de Kounoune Galap, à la cité des Enseignants. Ces jeunes ont également fustigé le mutisme du maire de la commune. « Le maire Ndiagne Diop est incompétent », avancent ces jeunes, qui ont tenu un point de presse pour interpeller le Chef de l’Etat Macky Sall, sur la situation actuelle à Bambilor.
« Les jeunes lancent un appel au chef de l’Etat Monsieur le Président Macky Sall. Nous ne voulons pas que ses efforts soient réduits à néant, à chaque fois que le besoin se présente, nous ne resterons pas les broix croisés », souligne Adama Sow, le porte-parole du Jour. Ce dernier et ses camarades qui sollicitent l’intervention rapide des autorités pour mettre fin aux agissements dans la commune de Bambilor, disent que trop c’est trop.
Ce qui s’est passé à Ndingler et à Mbane risque de se répéter à Bambilor, car alertent ces jeunes, les lotissements clandestins naissent de partout dans une illégalité totale. « Vous les ministres, députés, lutteurs, artistes, journalistes, les terrains qui vous ont été attribués par le maire Ndiagne Diop, seront perdus car octroyés dans des conditions illégales », avertissent Adama Sow et ses camarades.
Ousseynou Mbaye parmi les intervenants de ce point de presse, enfonce le clou en citant certains villages de la commune comme Bambilor et Kounoune qui sont dans les eaux et qui handicapent la circulation, là où le maire et ses acolytes disent que ce n’est pas de leur compétence. M. Mbaye dénonce et précise. « Et pourtant, nous avons entendu ces jours derniers, le ministre de l’Eau Mansour Faye alerter sur ce sujet à Saint Louis avant de visiter certaines zones de la commune ».
A l’occasion de ce point de presse, les jeunes ont tenu à lever toute équivoque et ambiguïté sur la dernière sortie de Mamadou Sall, qui pour rappel, avait dénoncé la mauvaise gestion du maire. « Le maire et ses subordonnés qui croient c’est Oumar Guèye qui est derrière, nous leur disons qu’ils se trompent sur toute la ligne. Personne n’est derrière. C’est la jeunesse de Bambilor qui s’est levée pour dénoncer la mauvaise gestion du maire, le bradage du foncier et les inondations dans la commune », précise Ousseynou Mbaye.
Les jeunes ont terminé leur rencontre avec la presse pour exiger du maire Ndiagne Diop, l’installation desdos d’ânes sur l’axe Bambilor- Gorom 2. Cette doléance fait suite de l’accident qui a coûté, la semaine dernière, la vie à un jeune garçon sur cet axe

ADJI BOUSSO DIENG,EXPERTE EN IA, 1ère FEMME NOIRE ADMISE À L’ÉCOLE D’INGÉNIERIE DE PRINCETON

http://www.emedia.sn Adji Bousso Dieng sera la première femme noire à intégrer la prestigieuse école d’ingénierie et de sciences appliquées de l’Université de Princeton (Princeton School of Engineering), dans l’Etat du New Jersey, aux Etats-Unis.
Selon le site de Forbes, visité par Emedia.sn, cette chercheuse sénégalaise a contribué au domaine de la Modélisation générative et est sur le point de devenir l’une des premières femmes noires professeur en informatique de l’Ivy League (groupe de huit universités privées du Nord-Est des États-Unis. Elles sont parmi les universités les plus anciennes), mais elle aide également les Africains en STEM (Science, Technologie, Engineering et Mathématiques) à raconter leur propre succès.
Adji Bousso Dieng, spécialisée en Intelligence artificielle, est actuellement chercheuse chez Google, travaille dans un domaine de l’intelligence artificielle appelé Modélisation générative. « Cela vous permet d’apprendre à partir des données sans avoir besoin de supervision », a-t-elle déclaré. « Les modèles génératifs ont de nombreuses applications dans le monde réel en ce qui concerne le traitement du langage naturel, la vision par ordinateur, les soins de santé, la robotique et dans une gamme de sciences », explique-t-elle.

En plus de cela, elle a lancé The Africa I Know (TAIK), une plate-forme qui présente les Africains qui ont eu des carrières réussies, afin de souligner comment les Africains tirent parti de la technologie pour résoudre les problèmes de développement – dans l’agriculture, la santé et l’éducation – et de raconter l’histoire de l’Afrique par les Africains.

« J’ai fondé TAIK pour dénicher les réussites de l’Afrique et de ses habitants et pour favoriser une conscience économique et sociale en Afrique », argumente-t-elle, ajoutant que les volontaires de TAIK sont un groupe de jeunes Africains enthousiastes, venant de toutes les régions du continent, proposant un contenu en anglais et en français.
La crise du COVID-19 a accéléré ses plans de lancement de sa plate-forme, parce que plusieurs pays africains ont adopté la technologie pour lutter contre le virus COVID-19, et avec succès, mais cela a été négligé dans les médias, estime-t-elle, dans les colonnes de Forbes.
Pour elle, « les réussites ne sont pas racontées  : la majorité des gens ne savent pas grand-chose de l’Afrique et ont une vision négative du continent étant donné la façon dont il est décrit dans les médias ». De l’avis de notre brillante compatriote, la conséquence de ce biais, est que « cette vision négative de l’Afrique a des répercussions importantes sur l’Afrique et ses populations. »
Née à Kaolack, où elle a également grandi, Adji Bousso Dieng a pu bénéficier du système scolaire public dans sa région natale, car sa mère, même n’ayant pas terminé ses études au-delà du lycée, comprenait la valeur de l’éducation.
Après avoir remporté un concours organisé pour les filles africaines en STEM par la Fondation Pathfinder pour l’éducation et le développement, Adji Bousso a reçu une bourse pour étudier à l’étranger. Elle a poursuivi ses études en France et a obtenu un diplôme d’ingénieur de Telecom ParisTech en France et un Master en Statistique de l’Université Cornell, aux États-Unis.
Pour elle, il est très important d’avoir une représentation féminine noire dans le monde universitaire. 

« Je n’ai jamais eu de conférencier noir depuis que j’ai quitté le Sénégal, et encore moins une conférencière noire. J’ai appris à ne pas laisser cela me démotiver dans ma quête de connaissances… »

Inspirée par le théorème de statistique de Rao-Blackwell, alors qu’elle était étudiante en première année de doctorat à l’Université de Columbia, Adji Bousso Dieng se rappelle combien elle était excitée de découvrir que l’auteur dudit théorème était un Afro-américain, le premier à obtenir un poste à l’UC Berkeley et le premier à être intronisé à l’Académie nationale des sciences des États-Unis. « J’ai recherché qui étaient les auteurs du théorème et j’étais au-delà de l’extase en apprenant que (David) Blackwell était noir ! J’avais finalement trouvé un scientifique noir derrière l’un de ces théorèmes ! », s’extasie-t-elle.
« Il est important d’avoir des modèles, des modèles qui vous ressemblent et la représentation compte, car cela donne l’espoir et le courage de poursuivre ses efforts. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé TAIK, pour donner aux jeunes Africains des modèles de réussite qu’ils peuvent admirer. »

Reprise des cours à l’Ucad : Un accord trouvé entre recteur et étudiants

https://www.seneweb.com La reprise partielle des cours en présentiel aura bien lieu à l’Université Cheikh Anta Diop à partir du 1er septembre. Le nouveau recteur, le Pr Ahmadou Aly Mbaye et les amicales des différents facultés et instituts sont tombés d’accord sur les modalités de reprise. Un protocole d’accord a d’ailleurs été signé, ce lundi 31 août, entre les différentes parties.
Dans le protocole parcouru par Seneweb, il est question de la reprise en présentiel le 1er septembre, c’est-à-dire demain mardi. Il est également prévu le respect du protocole sanitaire par les étudiants dans les deux campus, mais aussi de tenir compte des spécificités de la faculté de médecine et de la Fastef, ainsi que des écoles et instituts dans le plan de cadrage validé par l’Assemblée de l’université.
« Pour chacun de ces établissements, un plan de reprise concerté tenant compte du respect des mesures sanitaires sera proposé », prévoit l’accord.
S’agissant des autres facultés, à savoir, Sciences, Lettres, Droit et Sciences éco, il est prévu de prendre en compte les spécificités de chaque entité en responsabilisant les instances facultaires pour une « programmation adaptée à la situation ».
Ainsi, à l’exception de la Faculté des Sciences économiques qui doit d’abord finir le master 1 de l’année 2018-2019, avant de préparer un plan de riposte, toutes les autres facultés vont entamer ou finaliser les évaluations du semestre 1 du premier cycle, selon la programmation des instances.
A noter que tout ceci doit se faire en accord avec les amicales des étudiants qui seront d’ailleurs impliquées dans la communication de l’Ucad et l’application du protocole sanitaire.

Ugb : Seuls 4.500 étudiants sur les 11 717 reprennent les cours, ce mardi

https://www.seneweb.com L’option de la «reprise graduelle» des cours est déjà entérinée à l’université Gaston Berger de Saint-Louis où seuls 4.500 étudiants sur les 11 717, soit 38% de l’effectif, sont attendus dans les amphis, demain mardi 1er septembre 2020. L’annonce a été faite, ce lundi, par les autorités universitaires de Sanar, au cours d’un point de presse.
Le recteur de l’Ugb, Ousmane Thiaré et le directeur du Centre régional des œuvres universitaires (Crous), Papa Ibrahima Faye, ont expliqué, dans leurs différentes interventions, que cette mesure a été dictée par le contexte de crise sanitaire qu’est le Coronavirus.

«Elle fait suite aux délibérations des conseils d’Ufr (Unités de formation et de recherche) tous favorables à cette reprise graduelle», a notamment précisé le président de l’Assemblée de l’université, Pr. Ousmane Thiaré.

Du côté du Crous, structure en charge du volet social dans ce temple du savoir, l’on rassure que toutes les dispositions sont prises pour le respect du protocole sanitaire dans les deux campus (1 et 2).
D’ailleurs, à en croire Papa Ibrahima Faye, les agents sont à pied d’œuvre pour garantir la santé et l’intégrité physique des étudiants et des autres acteurs de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

UCAD : des étudiants favorables à la reprise des cours, d’autres inquiets face à la propagation de la covid19

https://www.pr Après 5 mois de vacances dues à la pandémie de la covid19, les étudiants sénégalais vont enfin reprendre les cours en présentiel mardi 1er septembre 2020, afin de pouvoir terminer l’année en beauté. A 24 heures de la reprise que se fera progressivement, l’affluence n’était pas au rendez-vous. Quelques étudiants rencontrés ce lundi au sein de l’Université expriment leur impatience de reprendre les cours afin de sauver l’année. Au micro de PressAfrik, Ibrahima Fall, au département d’anglais et Abdoulaye Diaraf Seck, étudiant à l’EBAD affirment que la réouverture des classes est une « très bonne chose et que cela va leur permettre de valider l’année ».
Même si certains sont prêts pour la reprise d’autres ne le sont pas. C’est le cas de Moutar Touré, étudiant au département d’Histoire qui pense que la reprise graduelle ne lui convient pas, à cause de l’évolution de la maladie à coronavirus. Quant à Ibrahima Faye, il reste sceptique par rapport au respect des gestes barrières au sein du temple du savoir. Malgré l’assurance du directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) et le recteur, cet étudiant dit ne pas être convaincu.
Rappelons que seuls les étudiants en licence 3 en Master 1 sont concernés pour la reprise des cours de ce mardi 1er septembre. Les autres devront continuer les cours en ligne.Fatoumata Bintou Ndour

Les voies d’un système éducatif endogène

https://www.dakarmatin.comL’As- Retour sur la conférence virtuelle animée ce week-end par Souleymane Bachir Diagne, Mamadou Diouf et Fatou Sow Sarr, concernant les contours d’un système éducatif axé sur des valeurs sénégalaises
En prélude au Magal, l’Université Cheikh Ahmadou Bamba organise une série de webinaires animée par des personnalités de haut niveau. Le premier panel virtuel a réuni, samedi dernier, les professeurs Souleymane Bachir Diagne, Mamadou Diouf et Fatou Sow Sarr. Ces derniers ont démontré la manière de doter le Sénégal d’un système d’éducation endogène en se fondant sur l’éthique et les valeurs sénégalaises.
Samedi dernier, lors de la conférence virtuelle, le Pr Souleymane Bachir Diagne a ouvert les débats en se prononçant sur l’éthique du développement et du progrès. Ainsi, il est largement revenu sur l’exemple du mouridisme dont la philosophie, dit-il, n’est ni statique encore moins nostalgique.
«C’est une philosophie du mouvement. C’est un soufisme de l’affirmation de soi, de l’action et de la confrontation avec la réalité du monde. Plutôt que l’évasion dans la contemplation et l’extinction», a soutenu Monsieur Diagne. Selon lui, il ne s’agit pas de s’éteindre, mais de prendre conscience de celui que l’on est et de réaliser des attributs seigneuriaux. «Autrement dit, au lieu de s’abîmer dans l’océan de la divinité, vous réalisez en vous-même des attributs seigneuriaux. C’est dans ces conditions qu’on est en mesure d’agir dans le monde, de transformer son monde et ce faisant, de se transformer soi-même», a-t-il expliqué.
Rappelant que Cheikh Ahmadou Bamba, comme les autres grands leaders religieux, ont développé leurs enseignements pendant la période coloniale, il souligne que leur première mission était de construire une personnalité africaine pour notre région, une personnalité sénégalaise qui soit hors d’atteinte de tout ce que le colonialisme pouvait avoir de corrosif. Donc, il s’est agi, selon lui, de construire des humains accomplis, des humains qui soient en mesure de transformer leur monde et de se transformer eux-mêmes. «Leur enseignement était donc principalement orienté vers l’éthique. Parce que c’est avec l’éthique qu’on construit une personnalité. C’est notre responsabilité à nous de faire en sorte de réaliser ces valeurs en nous et de nous immerger dans ces valeurs éthiques», a préconisé Pr Souleymane Bachir Diagne. Prenant la parole, le Pr Mamadou Diouf a tout simplement indiqué que l’une des grandes réponses à la crise de l’éducation au Sénégal se trouve dans le projet de Serigne Mame Mor Mbacké. C’est-à-dire une réflexion qui permettrait de se poser les vraies questions relatives à l’organisation de l’enseignement et aux questions qui nous préoccupent aujourd’hui : Un système éducatif endogène. A l’en croire, cette tradition pédagogique a été développée par Serigne Mourtada Mbacké à côté de la tradition plus économique et politique qui est celle de la création d’une communauté. «On la retrouve de façon prégnante chez Serigne Abdoul Ahad Mbacké », dit-il.

 MAMADOU DIOUF S’ELEVE CONTRE AMADOU HAMPATHE BA… 

Parlant par ailleurs du progrès, le Pr Diouf a convoqué un texte de Cheikh Hamidou Kane titré : «Comme si nous nous étions donné rendez-vous». Dans ce texte, la question qui se pose est celle de l’inscription de l’Afrique dans le temps du monde, le sens du progrès et des sciences. A en croire le Professeur Diouf, l’auteur essaye de faire comprendre qu’en fait, nos traditions sont contre le progrès. «Nous n’avons pas une idée du progrès, parce que nous avons un passé qui est mythifié. Nous retournons tout le temps au passé », a-t-il expliqué. Monsieur Diouf dit s’élever toujours contre Amadou Hampathé Ba qui dit : «Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ». «C’est une pensée conservatrice, rétrograde. Oui les vieillards ont leur rôle important dans la société, mais on ne peut pas penser rétroactivement, en regardant derrière. Il faut penser vers l’avant. C’est en cela que la règle de génération comme celle relative au genre sont des règles qui bloquent la société», affirme-t-il. Auparavant, il avait rappelé que les traditions sénégambiennes reposent sur deux règles. «Il s’agit de la règle de la génération –quand on est le plus jeune, on ne peut avoir la vérité-. Ensuite vient la règle du genre -quand on est une femme, on ne peut pas avoir raison», explique-t-il.

FATOU SOW SARR : «L’ISLAM EST JUSTE UN BEL ALIBI POUR RELEGUER LES FEMMES AU SECOND PLAN» 

Quant au professeur Fatou Sow Sarr, elle a abordé la question des femmes dans la transmission des valeurs islamiques. Elle s’interroge d’ailleurs sur la rupture du processus qui avait permis d’avoir autant de femmes érudites dans l’histoire de notre religion. «Qu’est-ce qui s’est passé pour que les femmes soient effacées de la sorte», s’est-elle interrogée. Surtout que, dit-elle, des figures religieuses féminines érudites ont existé par le passé. Elle cite au passage Sokhna Astou Walo, Mame Diara Bousso, Sokhna Maimounatoul Mbacké, Sokhna Mai Mbacké, etc. «Pendant qu’il y a cette rupture, on voit l’apparition de femmes prédicatrices sur l’espace social sénégalais. Mais dans cet espace, nous voyons surtout des femmes qui appartiennent à l’islam alternatif, c’est-à-dire le fondamentalisme religieux, au moment où les autres femmes de l’islam confrérique sont confinées dans les daara et à l’ombre», relève-t-elle avant d’ajouter que ce choc va contribuer à des clivages de plus en plus importants. «Les femmes, à mon avis, devraient bien analyser ces mutations et regarder laquelle de ces conceptions opposées est la plus à même de favoriser les conditions de leur épanouissement», a-t-elle souligné.
En ce qui concerne par ailleurs la présence des femmes dans l’espace public, Fatou Sow Sarr soutient que l’islam n’a jamais interdit l’accès des femmes à l’espace public. Mais aujourd’hui, au fur et à mesure, les femmes sont reléguées au second plan, regrette-telle. «Comme on est dans l’espace mouride, je demande toujours à Cheikh Abdoul Ahad Gaindé Fatma comment il se fait que ce soit des hommes qui sont en avant tout le temps. On ne voit pas les femmes alors que ce sont elles qui ont institué cette manifestation. Je ne comprends pas pourquoi cette récupération des hommes. Nous sommes dans un système qui maintient la femme dans les liens de la domination. Il y a une volonté d’exclusion des femmes de l’espace de décision et de gouvernance. Je pense qu’il faut revoir la philosophie derrière. Souvent, l’islam est juste un bel alibi pour reléguer les femmes au second plan», tranche Pr Fatou Sow Sarr.

Pr Souleymane Bachir Diagne : «Le progrès est un état d’esprit»

http://lesoleil.sn Parmi les intervenants du webinaire de l’Université Cheikh Ahmadou Bamba, le Professeur Souleymane Bachir Diagne a exposé, samedi dernier, sur l’éthique du développement et du progrès. À l’en croire, l’esprit de développement est le bien le plus précieux qu’un peuple puisse avoir.
« Est-ce qu’il y a une philosophie du temps conçue comme progrès dans l’Islam ? » Le Professeur Souleymane Bachir Diagne, l’un des conférenciers du webinaire de l’Université Cheikh Ahmadou Bamba, organisé en prélude à la célébration de l’exil du fondateur du mourisdisme, est parti de ce questionnement pour donner un « cours magistral » sur sa propre interrogation. Y répondant, l’universitaire en a d’abord déduit que le « progrès est en soi même une valeur », avant de porter la réflexion sur les différentes perceptions du temps par l’humain. À en croire ce penseur réputé pour sa finesse d’esprit et sa science, il faut en retenir deux. « Vous pouvez avoir deux philosophies du temps. Une qui vous dit que le temps avance vers le progrès et une philosophie qui vous dira que le temps est une détérioration à partir d’un état antérieur, qui est considéré comme un âge d’or. Et plus on avance, plus on s’éloigne de cet âge d’or », a assuré l’auteur de « Comment philosopher en Islam ». S’appuyant sur la sourate 24 du Coran, le Professeur Diagne indique que c’est celui qui regarde le plus vers l’avant qui croit le plus au progrès, comparé à celui qui n’est préoccupé que par l’instant présent. Ainsi, dit-il, l’homme qui adopte cette posture va ainsi travailler pour un temps qu’il ne verra pas. Il plante un arbre censé grandir d’ici 70 ou 100 ans, bien après sa mission, d’où le sens de la pensée du prospectiviste Gaston Berger qui rappelait que « l’avenir, ce n’est pas ce qui va inévitablement arrivé, c’est ce que tous ensemble, nous ferons».

Positiver le temps

À ses yeux, c’est l’éthique du progrès qui dicte un tel état d’esprit. « L’éthique qui vous pousse à préparer l’avenir tourne le dos à ceux qui disent que nous n’avons que la vie présente. Elle vous pousse à agir, à ouvrir un avenir meilleur par l’action. C’est la première condition du développement. Vous aurez, dans ce cas, un esprit d’entreprise et d’innovation parce que vous serez orienté vers le futur et la promesse du futur alors que celui qui dit que seule la vie présente compte est enfermé dans le présent », souligne l’universitaire. Armé de cette éthique, indique Souleymane Bachir Diagne, l’homme pourra mettre en œuvre les paroles du Coran répétées par l’Imam Aly, rappelant « qu’il faut prier Dieu comme si l’on allait mourir demain et travailler comme si l’on n’allait jamais mourir ».
Dire que les temps ont changé ou que le monde et les valeurs ne sont plus ce qu’ils étaient, c’est une attitude mélancolique et pessimiste qui est à l’opposé du développement, selon Souleymane Bachir Diagne. Pour lui, il faut avoir la posture qui permet le progrès car, dit-il, le développement est un état d’esprit. « Il faut cet état d’esprit qui consiste à dire qu’il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer », affirme le Professeur à l’université Columbia. Selon sa perception, l’esprit de développement, c’est la chose la plus précieuse qu’un peuple puisse avoir. Ainsi, il cite l’exemple du Japon qui, dépourvu de ressources naturelles conséquentes, a su miser sur le courage de l’humain. « Le Japon n’a pas assez de ressources naturelles, mais il s’est armé d’un esprit de développement. C’est cet esprit que devrait nous insuffler notre propre religion », exhorte Souleymane Bachir Diagne.

VIVIFICATION DE L’HÉRITAGE ISLAMIQUE  : L’exemple de Cheikh Ahmadou Bamba

Les générations qui viennent après le prophète et ses compagnons ont un héritage à fructifier, selon Souleymane Bachir Diagne. D’après lui, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un bel exemple de cette mise en œuvre. « Dans l’ouvrage capital, Massalikoul Djinane, qui est une sorte de compendium des sciences islamiques, Serigne Touba dit dans l’introduction qu’il a tiré toute la substantifique moelle de l’héritage du Tassawouf et particulièrement de l’Imam Ghazali et de son livre pour la revivification du message », constate l’universitaire. Citant ce même texte du Cheikh, M. Diagne rappelle sa conception du temps  : « Serigne Touba y clarifie également la signification du temps en disant qu’il ne faut pas que nous accordions aux seuls anciens le privilège exclusif des faveurs que Dieu offre au risque de nous égarer. Il peut arriver qu’un homme vivant dans les temps modernes connaisse des secrets qui étaient ignorés par ceux qui vivaient dans les temps anciens ».Demba DIENG

Fatou Sow Sarr casse les codes

http://www.enqueteplus.com A travers les exemples de Mame Asta Walo et Mame Diarra Bousso, le professeur Fatou Sow Sarr met en exergue l’utilisation injustifiée de la religion pour confiner la femme à des rôles marginaux.
D’El Hadj Omar Tall à nos jours, en passant par Cheikh Ahmadou Bamba et El Hadj Malick Sy, les femmes ont joué un rôle très important dans l’implantation et la transmission des valeurs islamiques au Sénégal. Formatrices, bailleurs, elles ont été de tous les combats.
Hélas, si l’on en croit le professeur Fatou Sow Sarr, ces dernières ont souvent été reléguées au second plan. ‘’Je constate que l’essentiel des hommes religieux de ce pays, en réalité, ont été initiés au Coran par leurs propres mères. Avant qu’ils ne rejoignent les ‘daaras’, c’est leurs propres mères qui leur ont inculqué les valeurs et connaissances islamiques. Mais généralement, on ne parle pas de ces rôles auprès des enfants, en tant que dispensatrices de connaissances islamiques. On préfère simplement magnifier leur rôle de soumission’’.
La sociologue de convoquer l’exemple de Mame Diarra Bousso, généralement écrite comme mère de…, épouse de… Pourtant, elle a été bien plus, si l’on en croit la sociologue. Elle peste  : ‘’Oui, elle était soumise parce que c’était son guide spirituel, mais il y avait aussi son engagement vis-à-vis de Dieu. C’est aussi ce qui a expliqué toute cette attitude qui était la sienne, au point qu’on l’appelait Diariyatoullah, la voisine de Dieu. C’est donc un personnage extraordinaire qui a influencé énormément cette société sénégalaise. Et on en veut pour preuve ce qui se passe à Porokhane avec ces milliers de jeunes filles formées à son image.’’
Toujours dans ses recherches, le Pr. Sarr a pu également découvrir un autre personnage central dans l’édification du mouridisme, mais dont le nom est évoqué très rarement. Il s’agit de Sokhna Asta Walo. ‘’Elle était professeur d’enseignement coranique, de sciences religieuses, théologiques, de jurisprudence, du soufisme et d’exégèse. On la comparait d’ailleurs à de grands savants hommes de son époque. Cette femme, on n’en parle presque pas, alors qu’elle a formé même Mame Diarra Bousso, lui a permis de maitriser le Coran, d’être une calligraphe, de connaitre le droit islamique et les sciences religieuses. Ce qu’elle a à son tour transmis à Cheikh A. Bamba son fils, avant qu’il n’ait l’âge d’entrer officiellement dans l’école des hommes’’.
Dans la même veine, Fatou Sow Sarr cite des filles de Cheikh Ahmadou Bamba ayant une parfaite maitrise du livre saint, mais que l’on relègue souvent à l’arrière-plan, pour illustrer la place marginale qu’occupe la femme dans la société sénégalaise.
Le même constat a été fait dans la tidjaniya, avec l’exemple de Mame Fawade Wellé, Sokhna Astou Kane… Elle ajoute  : ‘’J’ai par exemple entendu feu Serigne Mouhidine Samba Diallo dire que c’est une sœur d’Ousmane Danfodjo qui s’appelait Safoura qui a initié El Hadj Omar, lui a donné le wird tidiane. Evidemment, cette information peut être sujette à beaucoup de controverses. Mais ce qui est important pour moi, c’est d’avoir déjà à cette période des femmes avec ce degré d’érudition pour prétendre les transmettre. On aurait également pu citer Penda Sarr de Nawle qui a aussi joué un rôle dans le djihad d’El Hadj Omar. Et elle était une érudite. Il y en a tellement de femmes qui ont joué des rôles importants, mais on ne les présente que comme mères, épouses… Certes, c’est important, mais c’est tout aussi important de leur rendre leur dimension de femmes de sciences religieuses et autres’’.
Autant de choses qui font dire à la sociologue qu’on devrait, au Sénégal, avoir comme projet que chaque maman soit la propre maitre coranique de son enfant. Elle invite les confréries à rectifier le tir avant que d’autres idéologies ne s’accaparent cette mission d’éducation des enfants, au détriment de la société. ‘’Au moment où les femmes de l’islam confrérique sont confinées dans les ‘daaras’ et à l’ombre, d’autres femmes sont en train d’émerger et occupent l’espace public. Le modèle qu’elles sont en train de véhiculer n’est pas forcément le meilleur pour nos sociétés. A mon avis, notre société devrait bien analyser ces mutations et regarder laquelle de ces conceptions opposées de l’islam est la plus à même de favoriser les conditions de notre épanouissement’’.
L’islam, rappelle Fatou Sow Sarr, n’a jamais interdit l’accès des femmes à l’espace public. Mais aujourd’hui, au fur et à mesure, les femmes sont reléguées au second plan. ‘’Comme on est dans l’espace mouride, je demande toujours à Cheikh Abdoul Ahad Gaindé Fatma, comment se fait-il que ce sont des hommes qui sont en avant tout le temps ? Même pour les cérémonies relatives à la nuit du ‘Laylatul Khadr’, on ne voit pas les femmes, alors que ce sont les femmes qui ont institué cette manifestation. Je ne comprends pas pourquoi cette récupération des hommes’’.
Et d’ajouter  : ‘’Nous sommes dans un système qui maintient la femme dans les liens de la domination. Il y a une volonté d’exclusion des femmes de l’espace de décision et de gouvernance. Je pense qu’il faut revoir la philosophie derrière. Souvent, l’islam est juste un bel alibi pour reléguer les femmes au second plan.’’  Mor Amar

France : la délicate rentrée scolaire pour les étudiants étrangers

https://www.rfi.fr/fr Comme tous les ans, la France accueille plusieurs milliers d’étudiants (358 0000) venus du monde entier. Cette année, la rentrée 2020 se fait dans un contexte de crise sanitaire qui rend difficile les démarches depuis les pays d’origine pour s’inscrire. À l’École supérieure de commerce de Pau, dans le sud-ouest de la France, tout est fait pour faciliter la venue des étudiants étrangers, notamment ceux en provenance de pays africains.
Les consulats de France à l’étranger ont repris il y a moins de 2 semaines l’instruction des demandes de visa étudiants qui étaient suspendus depuis de début de l’épidémie de coronavirus.
Joël Kouakou Kouassi, un Ivoirien de 27 ans, est admis à l’ESC de Pau. Il est encore en Côte d’Ivoire, mais sa future école l’accompagne dans ses démarches administratives.
« Je suis étudiant admis au cycle pré-Master Grande École et donc pour les différentes démarches, d’abord l’entretien à Campus France et après la demande de visa pour laquelle il est nécessaire d’avoir un logement. L’école, elle m’a aidé à trouvé un logement en France avant mon arrivée, et finalement j’ai pu avoir un logement en résidence universitaire sur proposition de l’école. »
Une fois le contrat signé par l’école, une attestation de résidence est envoyée à Joël Kouakou Kouassi qui peut alors déposer une demande de visa. En attendant, l’école prépare les futurs étudiants internationaux à connaître les mesures sanitaires en vigueur en France.
« L’école de Pau va envoyer à chaque étudiant une brochure sur les mesures à adopter pour réduire la propagation de la maladie et également une brochure sur les différentes démarches à suivre une fois que l’étudiant arrive en France. »
Une plateforme d’inscription pédagogique permet aux étudiants étrangers de procéder à une inscription en ligne. En cas de retard, l’ESC Pau a prévu des cours à distance afin que les étudiants internationaux ne ratent aucun module de formation.

Le sénégalais Ibrahima Cheikh Diong prend officiellement fonction à la tête du Groupe ARC

https://www.financialafrik.com Le sénégalais Ibrahima Cheikh Diong prend à partir de ce 1er septembre 2020 la direction du Groupe ARC et promet un engagement accru en matière de gestion des risques de catastrophe en Afrique. Résident à Johannesburg, le directeur général du groupe ARC (entité formée d’une agence et d’une filiale dédiée à l’assurance), également Sous-Secrétaire général des Nations Unies, est élu pour un mandat de quatre ans.
Fort de 30 ans d’expérience dans la banque d’affaires, la communication et le leadership en Afrique, aux Etats-Unis et en Europe, Ibrahima Cheikh Diong devra donner plus de visibilité à une institution de développement en charge de la mutualisation de la gestion des catastrophes en Afrique. «Je comprends et apprécie pleinement la mission incroyable et le travail exceptionnel de l’ARC”, a-t-il annoncé. “Avec mes collègues professionnels et très efficaces, nous travaillerons sans relâche non seulement pour consolider l’impact du travail de l’ARC dans nos 34 pays membres actuels, mais aussi pour étendre nos interventions en matière de gestion des risques de catastrophe au reste du continent africain» , a-t-il declaré dans le communiqué de l’ARC annonçant sa nomination.
Dans son message, M. Diong a salué son prédécesseur pour son leadership qui a fait de l’ARC un leader continental et mondial de l’assurance en matière de développement. «Je salue une grande personne, Mohamed Beavogui, qui est toujours au service de l’Afrique, pour l’excellent travail qu’il a effectué en cherchant à promouvoir et à développer l’ARC pour en faire un mécanisme continental viable et reconnu de gestion des risques de catastrophe », a-t-il-dit. Il a également remercié les Conseil et Comité et le personnel du Groupe ARC pour la transition harmonieuse qui s’est opérée : «Jamais, au cours de mes 30 ans de carrière, je n’ai connu de processus de transition aussi harmonieux, efficace et hautement professionnel. Ceci constitue un excellent exemple d’un transfert de leadership en douceur en Afrique», a-t-il relevé.
Prenant la parole à l’occasion de la réunion conjointe du Conseil conjoint du Groupe ARC où un accueil officiel a également été réservé à M. Diong, le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du Conseil d’administration de l’Institution de l’ARC, a déclaré : «Il est rassurant de savoir que le Groupe ARC est promis à une bonne continuité, voire à davantage de progrès dans la réalisation de sa mission sur le continent. Nous sommes passés de la couverture des risques de catastrophe pour une poignée de pays au début, à un nombre impressionnant de pays que notre Groupe de pays assurés compte aujourd’hui. Nous avons également réalisé des réformes de gouvernance remarquables qui se sont traduites par une plus grande reconnaissance du travail que nous accomplissons par les différentes parties prenantes et un soutien particulièrement viable de la part des donateurs. M. Ibrahima est un homme d’État avisé et un professionnel accompli ; je parle au nom du Groupe quand je dis que nous n’aurions pas pu connaître meilleure bénédiction que celle d’avoir un Africain aussi accompli pour faire avancer cette institution ».
Ingénieur civil de profession, le nouveau DG du Groupe ARC a à son actif un mélange unique d’expertises transversales qui englobent, entre autres, les services bancaires aux entreprises et d’investissement, la finance structurée et mixte, l’ingénierie financière, la réingénierie des processus d’affaires, la gestion du changement, la mobilisation des ressources, le développement de partenariats, le développement du capital humain, la conception de partenariats public-privé, la gestion des fusions et acquisitions, la gestion de projets, la politique environnementale et l’évaluation d’impact, la gestion des ressources en eau, la gestion du suivi et de l’évaluation, la communication et la planification stratégiques, le développement du secteur privé et le développement de l’infrastructure.
Avec Lesley Ndlovu, Directeur exécutif de l’ARC Ltd (la branche assurance du Groupe ARC), Ibrahima Cheikh Diong s’est dit ravi d’injecter une nouvelle énergie dans l’organisation et de tirer parti de leur riche expérience pour s’appuyer sur les fondations déjà posées par son prédécesseur. M. Diong s’est engagé à travailler avec l’équipe pour identifier des moyens novateurs de faire progresser la gestion des risques de catastrophe et d’améliorer la résilience de l’Afrique aux risques de catastrophe.
En apportant un leadership décisif et clair au Groupe ARC, le nouveau DG du Groupe voit cela comme une opportunité de contribuer de manière significative au développement de l’Afrique et de remplir le mandat de l’ARC pour aider les gouvernements africains à améliorer leurs capacités à mieux planifier, préparer et répondre aux événements météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles. M. Diong est titulaire d’un Master en Affaires internationales (MIA) avec spécialisation en finance internationale et gestion de la politique environnementale de la School of International and Public Affairs (SIPA) de l’Université Columbia à New York. Ceci s’ajoute à un baccalauréat en génie civil, spécialité gestion des ressources en eau, de l’Université internationale de Hohai à Nanjing, en République populaire de Chine, parmi d’autres diplômes professionnels et titres de compétence reconnus par l’industrie. Il a une maîtrise parfaite de l’anglais, du français, du chinois mandarin et du wolof, et une connaissance pratique du portugais.  Adama WADE

«Magal chez soi» : Touba apporte la réplique au groupe de chercheurs

https://www.seneweb.com Le rapport produit par un groupe de chercheurs intitulé «Magal dans un contexte de Covid-19», continue d’alimenter les débats.  Ce, après que certains médias ont annoncé que l’étude concluait à l’organisation du «Magal chez soi». Et même si les auteurs du rapport s’en défendent, selon la Rfm, à Touba, les autorités se veulent claires.
Président du Comité d’organisation du Grand Magal de Touba (Gmt), Serigne Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma a, d’emblée, fait savoir : «Je n’ai pas d’avis par rapport à ce document que moi-même j’ai lu et qui a été remis au khalife général des mourides.» Avant de poursuivre : «Nous, ce qui nous lie, c’est le ‘ndiguel’ du khalife. Le document est un avis qui peut éclairer une prise de décision. C’est élaboré par des ‘mbok talibés’ que je connais très bien d’ailleurs et qui sont, pour la plupart, des amis. Mais nous, en tant que membres de l’organisation, on s’en tient à cela et on prépare le Magal.»

Il ajoute que la commission travaille d’arrache-pied dans ce sens, pour ne pas être prise au dépourvu.

En fait, le document «qui a fuité» dans la presse était exclusivement réservé au khalife général des mourides et pour sa gouverne, en vue du Magal dans un contexte de Covid-19.
Par ailleurs, le comité a fourni des explications pour «rétablir la vérité». Selon le groupe de recherche, ils ont travaillé sur plusieurs scénarii et non sur un seul comme évoqué dans une certaine presse.
Le premier est que le Magal soit célébré à domicile. «Magal chez soi, conforme aux modèles d’évènements précédents. En termes clairs : pas d’affluence au niveau de Touba», lit-on dans le rapport. La deuxième option est le Magal tel qu’on le connait traditionnellement, mais avec le respect strict des gestes barrières. La troisième précision est, selon les chercheurs, «n’avoir nullement pour vocation d’imposer une quelconque directive au khalife général des mourides».
A les en croire, le rapport des chercheurs n’est pas une commande du khalife général des mourides, «mais juste une contribution, une initiative de chercheurs en vue d’éclairer le khalife général des mourides».

« Crédibilité » de la magistrature : Birahim Seck pour une réforme de la justice

https://www.seneweb.com Le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck, demande la tenue des assises pour une réforme de la justice. Lesquelles consultations, dit-il, « permettraient à l’exécutif de se laver de tout soupçon d’ingérence. Quid du Comité de concertation sur la modernisation de la justice que dirigeait le professeur Isaac Yankoba Ndiaye ».
Faisant allusion aux bisbilles notées, dernièrement, dans la magistrature et du mouvement d’humeur du Sytjust, il déclare : « La situation actuelle de la justice interpelle tous les segments de notre société : citoyens, magistrats, avocats, greffiers, universitaires, religieux, syndicats, partis politiques etc ».
A ce titre, le coordonnateur de la section sénégalaise de Transparency international est d’avis que « toute réforme politique ou sociale sans une justice crédible et indépendante ne sera que vaine tentative ».
Mieux, insiste Birahim Seck, « la réforme de la justice est un impératif pour une démocratie durable dans un contexte d’insécurité et d’instabilité dans la sous région. Les agressions contre l’indépendance et la crédibilité de la magistrature n’honorent pas notre République et elles ne rassurent  guère les citoyens. Il serait tout aussi dangereux de laisser la justice uniquement  entre les mains  des professionnels, encore moins celles des magistrats qui rendent la justice au nom du peuple ».

La sociologue Fatou Sow alerte sur la menace qui pèse sur la loi sur la Parité

https://www.dakaractu.com Adoptée à l’Assemblée nationale, en sa séance du vendredi 14 mai 2010, la Loi n° 2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives est menacée.
C’est le Pr Fatou Sow Sarr, sociologue qui en a fait la révélation, en fin de semaine. Elle a profité d’une brève présentation faite lors d’un webinaire dédié à l’espace civique pour relever cette volonté cachée qui guette cet acquis majeur.
L’espace civique défini comme l’environnement de travail des acteurs et organisations de la société civile dans l’expression de leurs droits fondamentaux. Et pour ce qui est de cet espace civique au Sénégal, la sociologue prévient qu’il ‘’est en train de se rétrécir de plus en plus’’. Une idée
qu’elle dit fonder sur le fait qu’on ‘’les entend de moins en moins. Elles semblent être aphones, alors que paradoxalement, les opportunités d’expression sont très développées avec la technologie. Et même pour les problèmes qui les concernent telles que les violences qui, aujourd’hui, font fureur dans ce pays et qui les frappent très durement, on a de la peine à les mobiliser’’, a déploré le Pr Fatou Sow Sarr, au cours de cette conférence virtuelle initiée par Cocidev en partenariat avec Innovation for change (I4c).

« Si rien n’est fait,je crois qu’on va assister à la mort simple de beaucoup d’organisations »

Lors de cette conférence à laquelle  d’autres acteurs de la société civile ont pris part, la dame n’a pas caché ses craintes de voir le silence assourdissant des femmes conduire à une perte de beaucoup de leurs acquis.
‘’Quand il y a la faible présence des femmes dans l’espace civique, pour moi,
c’est un indicateur de mesure de la régression de la démocratie. Parce que le rétrécissement de l’espace civique s’accompagne d’une exclusion progressive des femmes’’, a-t-elle dit avant d’évoquer l’effet négatif de la crise sanitaire et ses éventuelles répercussions. ‘’La Covid-19 a encore renforcé la léthargie. Et si rien n’est fait, je crois qu’on va assister à la mort simple de beaucoup d’organisations’’.
Sa conviction est faite que ‘’les organisations de la société masculine sont beaucoup mieux armées, beaucoup mieux outillées, à la fois du point de vue intellectuel, de la connaissance ou des savoirs’’. En face, ‘’la plupart des organisations de femmes sont confrontées à ce type de problèmes’’.
Toutes choses qui font qu’elle est fortement convaincue qu’il y a ‘’de réelles risques de régression et de suppression des acquis démocratique. Nous savons qu’un des acquis qui est la loi sur la parité est menacée. Il y a des négociations et des discussions pour que, pour les prochaines élections locales, cette question soit supprimée.
Donc, les menaces sont là. Et la manière pour que les femmes puissent s’en sortir c’est une alliance entre les organisations de la société civile féminine exclusivement avec des organisations de société civile dirigées par d’autres’’, prévient la Directrice du laboratoire genre et recherche scientifique de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) sis à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Malgré cette situation, cette dernière estime qu’il existe pour les acteurs de la société civile féminine, des défis à relever pour sortir la tête hors de l’eau.

‘’C’est qu’il n’y a pas une pensée politique qui sous-tend l’action des femmes et leur présence dans l’espace civique.

Evidemment aujourd’hui par exemple, les femmes s’organisent. Maintenant beaucoup de femmes sont aujourd’hui dans les réseaux sociaux et s’organisent par rapport à leurs problèmes. Comment gérer leurs enfants ? Comment gérer leurs maris ? Mais, il n’y a pas une pensée politique qui sous-tend l’action des femmes. C’est-à-dire qu’il n’y a pas un idéal. C’est ce qui fait qu’au quotidien, de manière ponctuelle, elles s’impliquent dans ces actions mais il n’y a pas de vision à long terme. Et c’est pourquoi je pense que la Société civile en général doit aller vers une approche inclusive et créer des espaces de rencontre avec les organisations de la société civile féminine.
C’est-à-dire qu’il manque cette capacité d’analyse des contextes, à la fois au niveau international et des enjeux qui dépassent simplement leur existence
quotidienne’’, a-t-elle confié.

Abdou Mbow «Plaide» Le Report Des Élections Locales

https://www.xibaaru.sn Le report des élections locales au Sénégal continue d’alimenter les débats. Abdou Mbow, invité de la ’’Matinale’’ d’iTV, est pour le report de ses échéances électorales. Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (Apr), parti au pouvoir, pense que le temps qui nous sépare de la date, retenue pour ces élections est trop court.
Pour le parlementaire, la crise sanitaire du Coronavirus a fini par chambouler tous les programmes. C’est pourquoi il pense qu’un nouveau report des Locales serait une bonne option pour toute la classe politique. Toutefois, Abdou Mbow estime que la décision de reporter ou de maintenir ces élections devrait provenir des discussions en cours au niveau du dialogue politique.

Communique de Pastef sur le statut de chef de l’opposition

Suite à la réunion du Front de Résistance Nationale tenue hier dimanche 30 août 2020 au siège de Bokk Gis-Gis, il est apparu aujourd’hui dans la presse des informations totalement contradictoires avec les conclusions de ladite réunion.
C’est le cas notamment sur le point relatif au statut de l’opposition et à celui de la désignation de son chef.
Sur ce point, certains médias, en s’appuyant sur des sources de mauvaise foi, ont publié des informations contraires aux positions défendues par nos plénipotentiaires présents mais également en déphasage avec le contenu du compte rendu qui nous a été envoyé par courriel par le coordonnateur du front qui a présidé la rencontre.
Aucun vote n’ayant eu lieu, aucune position d’aucun parti n’ayant été révélée durant toute la réunion, les motivations de ceux qui ont informé cette presse sont révélatrices d’un comportement d’une certaine opposition accusée d’entretenir des relations coupables avec le pouvoir.
Il convient toutefois de préciser, à l’endroit de l’opinion publique, que la décision qui a été retenue hier et qui a été acceptée par tous les participants à la réunion a été celle de défendre au niveau de la commission sur le dialogue politique que, sur ce point, l’opposition n’a pas de position précise.
Pour rappel, en décidant de répondre aux concertations politiques, dans le cadre du Front de Résistance Nationale, notre parti n’a jamais été dans une logique de défendre des positions personnelles. A ce jour, toutes les positions que nous avons défendues dans ce cadre ne poursuivent qu’un seul objectif  : doter notre pays d’un système politique qui lui permet d’organiser des élections libres et transparentes. À aucun moment, il n’a été question pour PASTEF-Les Patriotes de défendre des positions dans lesquelles il espère un gain autre que celui qu’il pourrait obtenir du peuple.
Conscient que la priorité du peuple sénégalais réside dans le combat qu’il mène pour sortir de l’impasse socio-économique dans laquelle le gouvernement actuel l’a mis par son incompétence et sa cupidité, PASTEF-Les Patriotes considère qu’une discussion autour de la désignation du chef de l’opposition constitue un point introduit par le pouvoir, dans le seul but de diviser l’opposition.
Ainsi, avions-nous toujours défendu l’idée de ne pas s’épancher dessus et de mettre plutôt l’accent sur les questions ayant trait à la transparence du processus électoral.
Il convient aussi de préciser que notre parti n’est nullement intéressé par la position de chef de file de l’opposition et n’a jamais été en discussion ou en négociation avec une quelconque frange de l’opposition (encore moins du pouvoir) sur cette question.
PASTEF-Les Patriotes demeure convaincu que le meilleur gain politique qu’un parti politique puisse avoir c’est celui qui lui a été accordé par le peuple souverain et non un privilège issu de tractations politiciennes avec des conséquences budgétaires et sur le dos du peuple sénégalais. Et pour cela, nous croyons ferme que le vrai chef de l’opposition, c’est celui qui est reconnu comme tel par le peuple et non le statut offert sur un plateau d’argent par un pouvoir usurpateur et illégitime.
C’est pourquoi, nous considérons que l’information qui est sortie dans la presse n’est rien d’autre qu’une entreprise de manipulation que des politiciens en mal de popularité ont sournoisement orchestrée pour divertir le peuples sénégalais et pour détourner la classe politique des vraies questions qui intéressent les sénégalais notamment une lutte efficace contre la covid-19, une bonne relance économique ainsi que l’établissement de mécanismes démocratiques qui garantissent à notre pays l’organisation d’élections sans contestation.

Enfin voici le résumé succinct de notre position sur la question :

1-Loin des préoccupations du peuple, cette mesure n’a aucune importance pour les Sénégalais et ne doit pas être une priorité pour la classe politique. Un chef de l’opposition décrété n’est chef que de lui-même, son parti et, peut-être, sa coalition.
2-Cependant, puisqu’elle est inscrite dans l’ordre du jour de la commission et est inscrite dans la Constitution depuis le référendum de 2016 sans qu’aucune loi n’ait été adoptée depuis pour son application effective, nous suggérons, comme il est de coutume dans la majorité des démocraties où elle est appliquée, que la désignation du chef de l’opposition se fasse à partir de l’échelon législatif. Cette option se justifie par le fait que le chef de file de l’opposition dans les systèmes politiques où il est consacré, porte la voix de l’opposition sur des questions d’intérêt national. Ainsi, nous estimons que la représentativité de l’Assemblée Nationale est celle qui reflète le mieux les dynamiques en cours dans notre pays et à ce titre, elle constitue le lieu par excellence des débats, compromis, accords et désaccords entre Gouvernement et opposition, notamment au moment du vote des lois ;
3-Enfin, nous proposons, comme le sont les délibérations effectuées sur les autres points de ce dialogue politique, que toute décision sur le statut de l’opposition et celui de son chef ne puisse rétroagir pour régir des faits qui lui sont antérieurs et ceci, quel que soit l’échelon électoral retenu (présidentielle ou législatives). S’ajoute à l’argument juridique de la non-rétroactivité que, toutes les élections organisées par le pouvoir actuel l’ont été en écartant une grande partie des leaders de cette opposition et au moyen de manipulations frauduleuses du fichier électoral. Nous considérons donc que ces élections ne peuvent en aucun cas servir de base légitime pour désigner un chef de file de l’opposition.Le Comite de Pilotage

Dialogue politique : Les 4 commandements de l’opposition

https://www.seneweb.com Les membres de l’opposition regroupés au sein du Front de résistance nationale (Frn) ont, suite à une large concertation, établi 4 propositions. L’objectif, selon eux, est de «préserver» l’unité et la cohésion de l’opposition.
Pour ce qui est, d’abord, des autorités en charge de la gestion des élections, le Frn estime qu’«à défaut d’avoir un consensus sur la haute autorité en charge de l’organisation des élections, l’opposition propose un ministère en charge des Elections dirigé par une personnalité consensuelle et indépendante. L’option de l’opposition est : tout sauf le ministère de l’Intérieur pour organiser des élections».
S’agissant, ensuite, du point consacré à la vacance et à la suppléance au poste de maire et de président du conseil départemental, il est dit, dans une note parvenue à Seneweb, qu’en cas de vacance pour décès ou démission, le maire sera élu par le conseil municipal ou le conseil départemental, pour le président du conseil.
A ce titre, «l’opposition proposera une disposition qui permet de déchoir de son mandat tout conseiller municipal qui, après son élection, rejoint une formation politique ou coalition de partis politiques différente de celle qui l’a investi».
Sur la question relative au statut de l’opposition et la désignation de son chef, le front compte veiller à ce qu’on lui donne toute sa place et que ses droits soient renforcés.

Toutefois, précise la même source, «sur la désignation du chef de l’opposition, l’opposition n’a pas de position précise. C’est ce qui sera défendue par les plénipotentiaires».

S’agissant, enfin, de la rationalisation du calendrier républicain, les camarades de Moctar Sourang indiquent qu’étant donné que c’est la majorité qui avait proposé ce point, ils attendent de connaître le contenu de cette proposition par écrit avant de déterminer leur position en toute connaissance de cause.

Chef de l’Etat chef de parti : le débat sur le cumul,une grande diversion de la classe politique!

https://www.pressafrik.com Conformément à la directive présidentielle, la Commission cellulaire du Dialogue politique, par le biais de son président, le général Mamadou Niang a remis au président du Comité de Pilotage du Dialogue national le rapport sur les travaux effectués depuis juin 2019. Il fait ressortir qu’à ce jour bien des points de consensus ont été trouvés entre la majorité, l’opposition, les non-alignés, la société civile et structures participantes. La divergence majeure a trait à la question du cumul des fonctions de chef de l’Etat et chef de parti. Le président Macky Sall est appelé à arbitrer ce qui semble être une diversion de la classe politique contre le peuple surtout que cette question éclipse les vrais enjeux du moment comme le bulletin unique et la mise en place d’une vraie Commission électorale indépendante.
Parmi les points consensuels, on note essentiellement le report des élections locales qui devaient se tenir le 1er décembre 2019 au mois de mars prochain, l’audit du fichier électoral par des experts indépendants, l’évaluation du processus électoral, l’élection au suffrage universel direct des maires et des présidents de conseil départemental, tête de liste majoritaire, la suppression du parrainage aux élections locales. A cela s’ajoutent l’harmonisation du pourcentage de la répartition des sièges des élections départementales avec les élections municipales (45 % au scrutin de liste majoritaire et 55 % au scrutin de liste proportionnelle), l’élection de la tête de liste proportionnelle comme maire de ville (55 % sur la liste proportionnelle et 45 % issus des conseillers élus sur les listes majoritaires dans l’ordre d’inscription).
Il faut toutefois souligner que le Dialogue politique bute sur a suppléance en cas d’indisponibilité temporaire ou définitive du maire ou du président du conseil départemental. Autre point d’achoppement, l’autorité en charge de l’organisation des élections. Mais la principale pomme de discorde est constituée par le cumul entre les fonctions de chef de l’Etat et de chef de parti politique. Sur cette question, la position de la majorité est très claire. Elle estime qu’il n’est même pas question pour son chef, le président Macky Sall, de quitter la tête d’un parti qui n’est pas encore structuré.

La suppression du cumul des fonctions, une exigence démocratique

Le pôle des non-alignés, le pôle de l’opposition et la société civile sont d’accord sur une suppression du cumul des fonctions de président de la République et de chef de parti ou de coalition de partis. Les non-alignés, l’opposition et la société civile soutiennent que la séparation des deux fonctions est une exigence démocratique parce qu’elle permet d’éviter une confusion institutionnelle. Combien de fois n’a-t-on pas vu des hommes politiques opposés au pouvoir en place être arrêtés voire embastillés sous l’accusation d’offense au chef de l’Etat ? Ce alors qu’ils soutiennent qu’ils n’ont pas attaqué le chef de l’Etat mais le chef de parti. Ce qui signifie que laisser une seule personne cumuler ces deux fonctions peut nuire aux opposants du chef de la majorité.
En 2013, quand Mouhamed Massaly a été interpellé par la police pour « offense au chef de l’Etat », il a déclaré qu’il s’adressait au chef du parti et non à l’institution qu’incarne le président Macky Sall. Mais, depuis février dernier, la majorité soutient que les arguments avancés par les adversaires dudit cumul ne lui conviennent pas. Benoit Sambou, plénipotentiaire de la majorité, expliquait ceci pour justifier le désaccord de Benno Bokk Yaakar (BBY) : « Abdoulaye Wade disait qu’il n’abandonnera pas ses militants, après son élection. Les Sénégalais considèrent que le président de la République est la clé de voûte et que, dans le parti, c’est lui qui est le leader. Un pouvoir, dans tous les pays du monde, s’adosse sur un parti fort. Que ce soit aux Etats-Unis, en France ou ailleurs, aucun régime ne peut se passer d’un parti fort. Dans notre pays, avoir un parti fort, c’est avoir un leader fort et le leader, c’est le président de la République ».
« La seule fois qu’il y a eu tentative de coup d’Etat au Sénégal, c’est quand le président de la République n’était pas chef de parti. On a tout de suite eu une crise institutionnelle, quand le président de la République a cessé d’être chef de parti. De ce fait, les arguments avancés selon lesquels il y a le risque d’offenser le chef de l’Etat en s’adressant au chef de parti, ne tiennent pas » avait répondu Benoit Sambou à l’opposition, aux non-alignés et à la société civile.

De Senghor à Macky Sall, tous les chefs d’Etat ont cumulé les deux postes

De Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, tous les quatre chefs d’Etat du Sénégal de nos indépendances à nos jours ont cumulé les deux fonctions. Senghor avait cumulé le poste de président de la République avec celui de secrétaire général du Parti socialiste (anciennement Ups) jusqu’à son départ du pouvoir en décembre 1980. Son successeur ne fera pas moins même si son principal opposant, l’avocat Abdoulaye Wade, l’avait poussé en 1996 à créer un poste de président du parti assisté d’un Premier secrétaire à qui il avait délégué quelques responsabilités.
Abdoulaye Wade, qui avait toujours dénoncé ce cumul sous son prédécesseur, en fut le chantre quand il accéda au pouvoir en 2000. Autrement dit, il se garda bien d’abandonner ses fonctions de secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) une fois devenu président de la République. Son successeur Macky Sall a été plus réservé sur la question même en signant la Charte des Assises nationales.
D’ailleurs, invité de l’édition spéciale de la 2stv du 31 décembre 2011 animée par Pape Alé Niang, Macky Sall avait abordé ledit sujet avec circonspection. Citons quelques extraits de son intervention de cette soirée-là. « Je pense qu’il y a effectivement une sorte d’exigence citoyenne nouvelle qui voudrait que le président de la République ne soit pas en même temps chef de parti. Les intellectuels sont très friands de ces questions et l’exigent même. Je crois aussi que les électeurs militants ne comprendraient pas forcément qu’on dise que le Président, une fois élu, quitte le parti. Alors, ce débat nous y sommes. (…) Donc, il y a une sorte d’exigence populaire qu’on peut comparer à celle des élites, de la société civile. (…) Encore une fois, je ne défends pas l’absolue nécessité pour le Président de rester chef de parti. Je suis très ouvert sur cette question, mais chaque fois que je dois prendre une décision, je dois bien réfléchir parce que dès lors que je m’engage, je suis tenu de respecter mon engagement. (…)»

C’est pourquoi quand, après son élection, la Commission nationale de Réforme des Institutions (CNRI), dirigée par le Pr Amadou Mokhtar Mbow, a recommandé la dissociation des deux postes incriminés, la meute de l’APR s’est ruée sur lui sans aménités.

Que lui reprochait-on ? Les dispositions de l’article 63 du projet de Constitution de la CNRI. Ces dernières stipulaient que « le président de la République ne peut exercer aucune fonction dirigeante dans un parti politique », que « la fonction de président de la République est incompatible avec l’appartenance à toute assemblée élective nationale ou locale ainsi qu’avec l’existence de toute autre fonction, publique ou privée et que durant l’exercice de ses fonctions, le président de la République ne peut exercer aucune fonction dirigeante dans un parti politique ni appartenir à toute autre association. »
Aujourd’hui, la majorité reste intransigeante sur la question du cumul des fonctions de président de la République et de chef de parti. Une chose est sûre : Le Président Macky Sall à qui reviendra le dernier mot pour arbitrer ne tranchera jamais en scient la branche sur laquelle il est assis.

Une diversion qui occulte les véritables questions

Dans tous les cas, la question du cumul des postes de chef de parti et de chef d’Etat ne doit pas retarder les travaux de la commission du Dialogue politique. S’il faut réformer, il faut insérer la disposition dans les statuts des partis politiques comme l’a fait le Pastef. Une fois le leader du parti élu président, il n’est plus le chef du parti. Mais il faut tout de même dire que le leader politique élu président de la République, même s’il quitte statutairement la tête du parti, aura toujours une mainmise sur la direction de l’appareil qui l’a porté au pouvoir.
Quand on est président de la République dans nos démocraties, on contrôle tout même si des lois, normes ou statuts l’interdisent juridiquement. Abdou Diouf, président du parti, dirigeait à sa guise le PS même si c’est à feu Ousmane Tanor Dieng que revenait cette charge officiellement au cours des cinq dernières années de son pouvoir. Et malgré la séparation des trois pouvoirs, chaque président de la République manipule comme il le veut l’Assemblée nationale et le pouvoir judiciaire. C’est dire donc que la dissociation des postes de chefs d’Etat et de parti n’est qu’une diversion, un écran de fumée qui oblitère les véritables questions comme l’instauration du bulletin unique et le choix d’une vraie commission électorale indépendante. Le Témoin

Haymouth Abdoul Daff (maire de Kanel) : «Si Macky Sall veut un troisième mandat je serai le premier à lui baliser la route…»

https://www.dakaractu.com Le maire de Kanel est catégorique : le chef de l’État Macky Sall mérite les félicitations de toute la nation sénégalaise pour sa vision dans la gestion réussie de la pandémie à Coronavirus.
Par ailleurs, le membre du Conseil économique social et environnemental se félicite de la suppression du parrainage. Selon lui, c’est un consensus fort au bénéfice du peuple sénégalais.
« La suppression du parrainage est une bonne chose. Macky Sall a réussi un consensus national très fort. Il faut le féliciter. Car le pays avait besoin de dialogue, les gens avaient besoin de se parler et de se découvrir. Au niveau de ce dialogue un consensus va s’obtenir et le président de la République va acter sur la base de ce consensus », se félicite déjà Haymouth Abdoul Daff.
Sur la question du troisième mandat, le maire de Kanel dit rester à l’écoute du chef de l’État. Mais il n’écarte pas de soutenir sa candidature si toutefois il souhaiterait briguer un troisième mandat.
 » Le chef de l’État ne s’est pas encore prononcé sur cette question. Et je ne suis pas un constitutionnaliste pour dire que la constitution a dit ceci ou cela.  Mais s’il (Macky Sall), veut demain quelque chose comme ça, je serais le premier à baliser la route. Car mon dernier maître en politique c’est  le président Macky Sall et j’en n’aurai pas un autre ». Entre autres questions abordées au cours de cet entretien avec Dakaractu…

Gaston MBENGUE Tacle Youssous NDOUR : «Moi Je Soutiens Macky SALL Et Gratuitement…»

http://www.walf-groupe.com  Le promoteur de lutte ne comprend pas pourquoi un groupe de presse tel que GFM s’active dans l’organisation de combats de lutte. Pour Gaston MBENGUE, ce n’est pas le sport qui Youssou NDOUR mais plutôt la politique.
« Les gens de L’OBS, ce sont mes détracteurs. Depuis quelques temps vous voyez qu’ils sont dans l’arène, pour donner des coups bas. Je comprends. C’est peut être aussi pour leurrer le président Macky SALL, mais si on veut aider Macky SALL et qu’on a un groupe de presse, on n’agit pas de la sorte. Toutes les choses négatives sur Macky SALL, c’est ce groupe-là qui le sort en premier. Mais Macky SALL, personne ne peut le tromper ! Moi je le soutiens et gratuitement, je n’attends rien de lui et il le sait. Il le sait très bien », déclare le promoteur de lutte, invité ce mardi de la radio Rewmi Fm.
Ne lâchant pas le groupe de presse qu’il accuse de vouloir saboter les affiches qu’il a concoctées,  Gaston MBENGUE de renchérir  : « ce n’est pas comme ça qu’on peut bousiller des combats. Ce sont des détracteurs mais c’est leur problème. Ils ont leurs medias. Les médecins sont forts en médecine, qu’ils restent dans leur médecine, que les enseignants restent dans l’enseignement, dans l’éducation ».Pour l’ancien membre du Grand Parti de Malick GACKOU, personne ne peut se mesure à lui dans ce secteur de la lutte. « Moi, personne ne peut me concurrencer. Personne,  et je défie quiconque ! », lance-t-il.

Cheikh Abdou Bara Doly MBACKE : «Le Mutisme Du Leader De Rewmi Commence À Porter Ses Fruits»

http://www.walf-groupe.com A l’instar d’Ousmane Sonko, président de Pastef/Les patriotes, le député, Cheikh Abdou Bara Dolly Mbacké prend le contrepied de ses camarades en récusant Idrissa Seck  comme chef de l’opposition.
À la place du leader de Rewmi, classé 2ème lors de la présidentielle du 26 février 2019, le coordonnateur départemental de Bokk Gis Gis à Mbacké, vote Me Abdoulaye Wade. Non sans manquer d’évoquer les prémices d’un deal concocté depuis le lendemain de cette dernière présidentielle. Pour preuve, Cheikh Abdou Bara Dolly Mbacké pointe du doigt sur le mutisme du président du conseil départemental de Thiès sur beaucoup de malversations du gouvernement en place.  «Comment un candidat qui avait refusé de reconnaitre les résultats issus des urnes lors de la présidentielle de 2019, peut être désigné chef de l’opposition ? C’est paradoxal. C’est un divertissement. Nous sommes en face d’un deal conspiré depuis le lendemain de cette joute électorale entre Idrissa Seck et Macky Sall. Le mutisme du leader de Rewmi commence à porter ses fruits. Je ne suis pas d’accord qu’il soit le chef de l’opposition», campe Cheikh Abdou Bara Doly Mbacké, vice-président de la commission des Lois, à l’Assemblée nationale, joint par WalfQuotidien. Il poursuit  :  «On avait décidé de désigner le chef de l’opposition aux prochaines échéances électorales. Pourquoi faire cette volte-face ? Les grands partis politiques n’ont pas participé à la présidentielle de 2019. Ils ont été éliminés au stade des parrainages. On n’a pas encore réglé cette question et on se précipite pour désigner un chef de l’opposition».
D’après ce coordonnateur du parti de Pape Diop à Mbacké, Rewmi a pris part aux élections législatives de 2017 et présidentielle de 2019 sous la bannière d’une coalition. Des partis politiques, soutient-il, sont beaucoup plus représentatifs que Rewmi. A titre d’exemple, Cheikh Abdou Bara Doly Mbacké évoque la 13ème législature. Selon lui, Idrissa Seck qui était dans la liste de Khalifa2017, ne dispose que deux députés là ou Khalifa Sall tient ses trois parlementaires, Bokk Gis Gis, 5 parlementaires et 14 pour le Pds. «Il y a des préalables à respecter avant de désigner Idrissa Seck comme chef de l’opposition. Si on respecte les principes, le statut de chef de l’opposition doit revenir au parti politique qui a le plus de députés à l’Assemblée nationale. Et c’est le Pds de Me Abdoulaye Wade. Certains leaders de l’opposition manigancent pour entrer dans le gouvernement élargi en gestation. Il y a des urgences à régler avant de verser des milliards de francs Cfa à une seule personne sous le prétexte qu’elle est le leader de l’opposition», déplore-t-il. Non sans manquer d’annoncer son refus de participer à la rencontre qui se tiendra en ce sens, ce matin, entre les leaders de l’opposition. «Pape Diop n’a pas encore donné son avis», souligne-t-il.Salif KA

Fonds Force Covid-19 : De L’argent Destiné Aux Artistes Versé À Des Militants De BBY

http://www.walf-groupe.com Les opposants ne sont pas les seuls à dénoncer la gestion partisane des fonds destinés aux impactés de la crise sanitaire. Membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), le député-maire de Ndindy va dans le même sens. Allant même plus loin que les détracteurs du régime de Macky SALL, Cheikh SECK fait cas de détournements.
«Dans le département de Diourbel, des responsables de notre coalition, des maires et d’autres élus sont en train de travestir cette belle et très louable volonté du Chef de l’Etat, Macky Sall, de soutenir le monde artisanal à travers le fonds force Covid-19. En effet, ici, nous assistons à un fait insolite parce que des élus de notre coalition font dans le clientélisme en inscrivant, non pas des artisans, mais plutôt leurs propres militants pour leur faire bénéficier de ces fonds», accuse le député, président de la Commission développement et aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.
S’insurgeant contre ce qu’il considère comme des «pratiques indignes », le maire de Ndindy, repris par « L’As », promet de ne pas laisser passer. « Nous allons dénoncer de la manière la plus rigoureuse qui soit. Et il est certain qu’on ne va pas en rester là (…) Je vais demander la création d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière soit apportée à cette affaire parce qu’il est hors de question que des gens qui n’ont absolument rien à voir avec les artisans puissent bénéficier de ces fonds de l’Etat à la place de ceux qui doivent y avoir droit», fulmine Cheikh SECK
Pourtant, dernièrement, des artistes ont élevé la voix pour dénoncer le partage d’hyène fait dudit fonds. Malal NDIAYE, le président de la Fédération des ballets et danses du Sénégal et membre du comité danse Covid-19, renseignait que 50 millions de francs CFA ont été prévus pour les 5 000 danseurs que compte le Sénégal. C’est-à-dire, 10 mille francs par danseur. Pendant ce temps, des militants perçoivent de l’argent destiné au monde des arts.

«Le protocole de l’Elysée» : «Ce que j’ai retenu du livre(…)Les mots que j’avais confiés à Thierno sur un point de discorde entre lui et Macky Sall…»(Abdoul Mbaye,Act)

https://www.dakaractu.com L’ancien Premier ministre, qui a bien voulu s’exprimer au micro de Dakaractu au cours de l’émission ‘Profession de Foi’, n’a pas hésité également à donner son point de vue sur le livre que Thierno Alassane Sall a écrit.
Un ouvrage de 496 pages qui peut être considéré comme des confidences d’un ancien ministre de l’énergie, a été bien apprécié par  l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui souligne avoir lu ‘Le protocole de l’Elysée’.
« L’essence du livre que j’ai retenue est que depuis plus de 20 ans voire 30 ans, les gouvernants ont conduit le pays à la dèche. Ils ont privilégié leurs propres intérêts au détriment de ceux du peuple sénégalais », regrettera le banquier.
Il louera les qualités de l’ancien ministre de l’énergie en ces termes : « quand on est avec des gens comme Thierno Alassane Sall, on saisit que la politique peut se faire avec vertu, dignité et honnêteté ».
Il rappellera d’ailleurs un point sur lequel l’ancien ministre de l’énergie est revenu et qu’il a personnellement abordé avec lui. Abdoul Mbaye, dans cet entretien avec Dakaractu, fera savoir qu’il a toujours été question pour lui, de même que son ancien collègue ministre, de privilégier les intérêts du pays.

Serigne Mboup, Dg de la Sar et Apériste, sur le livre de TAS : «Il a une méconnaissance totale de l’exploration du pétrole et du Code pétrolier»

https://www.lequotidien.sn Serigne Mboup répond aux accusations du «Protocole de l’Elysée» de Thierno Alassane Sall sur les contrats pétroliers. Le directeur général de la Société africaine de raffinage et responsable de l’Apr dénonce aussi le manque d’«élégance républicaine» de l’ancien ministre de l’Energie.
Le directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar) se veut catégorique : «Il y a un certain nombre de faits qui ne reflètent en rien la vérité» dans Le Protocole de l’Elysée de Thierno Alassane Sall. Serigne Mboup pense que l’ancien ministre de l’Energie a une «méconnaissance totale» de l’exploration pétrolière, du Code pétrolier, de ses mécanismes et de l’interprétation que l’on peut faire des propositions techniques «parce que ce n’est pas son métier». Pour le maire apériste de Pire qui présidait une journée de reboisement samedi, dans sa commune, «il n’y a pas de protocole de l’Elysée et tous ceux qui sont dans les affaires savent ce que l’on appelle ‘’Protocole d’accord’’». Revenant sur cette fameuse visite du Président Sall en France qui justifie le titre du livre de TAS, M. Mboup explique : «Il est d’usage, et par voie diplomatique, quand des chefs d’Etat font des visites, que les ministres ou ceux qui gèrent un certain nombre de secteurs publics signent des accords d’intention de partenariat. Quand Total et Petrosen mettent sur un papier leur intention de se rencontrer au Sénégal pour regarder le potentiel pétrolier et voir s’il y a un intérêt ou pas pour Total, et que le ministre de l’Energie le signe devant les deux chefs d’Etat, je pense que cela fait partie des choses qui sont normales. Nous savons ce qu’il y a dans ce protocole ; d’abord parce que nous faisons partie de ceux qui l’ont préparé.»
Outre ces «observations», Serigne Mboup a souligné que Total a investi «plus de 100 milliards de francs Cfa» dans la recherche de pétrole au Sénégal. «La chanson la plus scandée, c’était que le pétrole a été donné à Total. Où est le pétrole qu’on a donné à Total ?», s’interroge-t-il. Il a rappelé le fonctionnement du business des compagnies pétrolières  : «Elles prennent des risques. Et quand elles découvrent, elles récupèrent leurs investissements et partagent ce qui reste avec les Etats.»
S’agissant de l’affirmation de TAS selon laquelle «Timis a son bloc et qu’il n’a rien fait», M. Mboup reste catégorique : «Ce n’est pas conforme à la réalité. Timis a fait des choses qui ont montré leurs potentiels et qui ont incité Kosmos à rejoindre Timis dans le bloc.» Et il dénonce : «Dire que le fait que Kosmos donne des parts à Timis c’est de l’argent du contribuable que l’on planque, cela veut dire que l’on ne comprend pas comment ça fonctionne ou alors qu’on ne fait pas preuve de bonne foi.» Pour Serigne Mboup, «quand on dit des choses de cette nature et dans la forme qu’on le dit, forcément on y lit un peu de rancune, d’aigreur, et cela aussi n’est pas justifiable ni acceptable». Il n’a pas apprécié non plus la démarche du leader de la République des valeurs. «Nous avons aujourd’hui plusieurs centaines d’anciens ministres qui ont eu à gérer des secteurs stratégiques. Si chacun se mettait à dire tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a vu, il y aurait des difficultés.» Cela, regrette-t-il, ne fait pas partie de «l’élégance républicaine».

Quand c’est TAS,c’est un secret d’état, mais quand c’est Macky Sall,c’est la diplomatie Par Mohamed Dia

Depuis la colonisation, on assiste à un complexe des dirigeants africains envers les Occidentaux. Pourquoi les dirigeants africains respectent-ils les occidentaux plus qu’ils ne respectent leurs propres citoyens ? Pourquoi les médias occidentaux sont plus respectés que nos propres médias et certaines informations de taille sont souvent d’abord divulguées à ces médias avant nos propres médias ? Combien de fois le président Sall a-t-il accordé des interviews aux médias français concernant des sujets importants de notre pays ? La décolonisation, va-t-elle s’achever ou sommes-nous condamnés à toujours vouloir être ce que nous ne sommes pas dans la manière de nous habiller, de parler et de faire ?
Tant que nous ne croyons pas en nous-mêmes, n’espérons même pas aspirer à sortir de la pauvreté. Quand un citoyen sénégalais sort un livre pour décrier les mauvaises pratiques, on nous parle de secret d’état alors que nos députés, ministres et présidents sont toujours en train de rencontrer et de recevoir les ambassadeurs pour leur faire part des affaires les plus secrètes de notre état. Pourquoi cette hypocrisie sénégalaise ? Sont-ils plus méritants d’information que nous, citoyens sénégalais ? je vais vous raconter quelques exemples où vos dirigeants sont allés vilipender leur propre frère de patrie chez les Occidentaux qu’ils respectent plus que tout et qu’ils vénèrent à la limite.
Au cours d’un entretien, le 28 novembre 1980 avec des journalistes du Monde, le président Senghor leur avait confirmé son intention de renoncer à ses fonctions de président de la République du Sénégal. Quand le journal a publié un extrait de cet entretien dans ce sens, le premier président sénégalais n’a pas apprécié cette publication avant son adresse à la nation. Pourquoi nos présidents et membres du gouvernement ne respectent pas leur population et les médias locaux autant qu’ils respectent les occidentaux et leurs médias ?

Pourquoi le président sénégalais n’avait-il pas convoqué et accordé un entretien à nos journalistes étant donné que les rumeurs circulaient déjà ?

Quand le président Wade, son Premier ministre Macky Sall et d’autres membres du gouvernement avaient rencontré des diplomates d’un pays étranger, alors que ces derniers voulaient discuter de l’arrestation d’Idrissa Seck entre autres, qu’est-ce que le président leur a-t-il dit ? Il a dit avoir payé les études d’Idrissa Seck et qu’il était peiné d’apprendre que la police avait arrêté ce dernier. Contradictoirement, il dira aussi ne pas être convaincu qu’Idrissa voulait déstabiliser le pays et que ces accusations devraient être abandonnées.
Il dira, cependant, que les accusations de corruption et de détournement de fonds étaient réelles et graves. Il a déclaré n’avoir autorisé que jusqu’à 20 à 25 milliards de FCFA à consacrer à des projets de travaux publics à Thiès, alors qu’Idrissa aurait dépensé 46 milliards de FCFA. Il ajoutera qu’en outre, de nombreux projets n’auraient pas été assujettis à des appels d’offres, contrairement à la loi sénégalaise. Il disait détenir des preuves de surfacturation et de détournement de fonds à hauteur de 16 milliards de FCFA. Il leur a même dit que la police avait trouvé une importante somme d’argent d’origine inconnue sur lui. Pendant ce temps, nos opposants, femmes et hommes de la société civile ne savaient pas encore grand-chose de ce dossier.

Nous sommes toujours les derniers informés et on me dit que c’est normal.

Pendant que de brillants économistes, chroniqueurs et journalistes entre autres ont décrié et alerté sur le danger des infrastructures du PSE, les membres du gouvernement leur ont tout simplement ignoré. Quand le journal français Le Monde a publié ma tribune intitulée : « Le plan d’infrastructures de Macky Sall envoie le Sénégal droit dans le mur », le palais de la République a tremblé et le Premier ministre sénégalais a répondu en un jour de dimanche à cette tribune par une réponse polémique qui n’a été qu’une récitation des cours d’économie sur la croissance endogène. Quand ces mêmes sénégalais ont alerté sur l’affaire du pétrole, on assista au même scénario et quand l’enquête de la BBC révéla un scandale à 10 milliards de dollars, c’était presque la fin du monde au Sénégal. Pourquoi ce complexe face aux médias occidentaux ?
Quand Thierno Alassane Sall a sorti son livre qui parle de divers sujets, les journalistes ont préféré se focaliser sur les sms divulgués alors que le livre va au-delà du contrat avec Total. Nous avons entendu tous les membres du parti présidentiel sortir et dire que l’auteur n’a plus la carrure d’un homme d’état et qu’il aurait divulgué des secrets d’Etat. Lui au moins a divulgué des secrets, des faits, aux Sénégalais qu’il respecte et non aux Occidentaux comme le fait le président de l’APR.
Parallèlement, on sait tous que quand le président Diouf accédait au pouvoir, l’économie du Sénégal était paralysée par la corruption et les pots-de-vin. Il a voulu changer les mentalités des Sénégalais en moralisant le terrain politique et économique du pays. C’est ainsi qu’il mit en place la CREI en le notifiant par l’article 63 bis du Code pénal. La DÉLATION était même encouragée et toute personne qui révélait ces faits était exemptée de poursuite judiciaire. Même si le président n’a pas été suivi dans cette volonté d’assainir, au moins on peut dire qu’il a essayé.
Quand le ministre de l’Intérieur du temps, Cheikh Tidiane Sy, avait publié un communiqué de presse accusant l’ancien Premier ministre Macky Sall de blanchiment d’argent, que s’est-il passé ? Macky Sall avait reçu l’ordre de se présenter au commissariat central pour être placé en garde à vue. Tout son entourage avait commencé à paniquer et à appeler les représentations diplomatiques au Sénégal pour venir à son secours.
Son chef de protocole, Pape Samba Diop a rencontré certains ambassadeurs pour leur avertir que Macky Sall avait reçu l’ordre de se présenter au commissariat avec son conseiller en communication Abou Abel Thiam. Il ajouta même que des unités de la police de Dakar, dirigées par Modou Diagne, surveillaient sa maison depuis qu’il avait quitté le navire libéral. Pourquoi accourir vers les Occidentaux ? On ne peut pas espérer sur Dieu et sur les Hommes. C’est l’UN ou les autres.
Macky Sall, n’avait-il pas terni l’image d’Idrissa Seck pour le détruire politiquement ? En reprenant les mots de l’ancien Premier ministre quand il rencontrait les ambassadeurs, on se rend compte combien la politique peut être sale. Ne disait-il pas être convaincu qu’Idrissa Seck a détourné des fonds et s’est illégalement enrichi aux dépens du peuple sénégalais ? N’oublions pas aussi que l’équipe juridique d’Idrissa Seck a nié avec véhémence qu’un accord ait été conclu avec son mentor. 

Et pourtant, Macky Sall réfute cette thèse disant qu’Idrissa Seck a accepté de restituer une partie des fonds.

Il est allé plus loin jusqu’à dire qu’Idrissa Seck avait conspiré avec Abdou Latif Coulibaly pour discréditer leur mentor dans les livres de ce dernier. Il doit avoir fait du bon travail, car il est devenu la plume du président Sall. Macky Sall devait éliminer Idrissa par tous les moyens et il a même déclaré que le gouvernement poursuivait des enquêtes en France et avait transmis des commissions rogatoires au gouvernement suisse pour identifier les fonds détournés qui auraient pu être déposés dans des banques suisses. Pensez-vous une seule fois qu’un Premier ministre en Italie en France ou en Espagne aille voir un ambassadeur africain pour discuter des affaires secrètes du gouvernement ? Pourquoi ce complexe ?
Vous ne pouvez pas accomplir des changements fondamentaux sans une certaine dose de folie. Dans ce cas précis, cela vient de l’anticonformisme, du courage de tourner le dos aux vieilles formules, du courage d’inventer le futur. Il a fallu les fous d’hier pour que nous soyons capables d’agir avec une extrême clarté aujourd’hui. Je veux être un de ces fous. Nous devons inventer le futur. Thomas Sankara.

Ababacar Fall : «On ne peut vouloir une chose et son contraire»

https://www.dakarmatin.com Ababacar Fall se prononce sur l’impact du rythme de l’évolution du dialogue politique sur la tenue des prochaines élections locales Secrétaire général du Groupe de recherche et d’appui pour la démocratie participative et de la bonne gouvernance ( GRADEC), Ababacar Fall se prononce sur l’impact du rythme de l’évolution du dialogue politique sur la tenue des prochaines élections locales. Tout en précisant qu’il n’est pas pour théoriser un troisième report de ce scrutin, Ababacar Fall a tout de même précisé qu’il sera très difficile voire impossible en l’état actuel, de faire l’audit du processus électoral puis d’organiser ces élections à la date du 28 mars 2021 au plus tard.
«Si les acteurs politiques peinent à trouver un compromis autour des points essentiels à l’amélioration du processus électoral, cela ne constitue pas une première. En effet dans l’histoire politique du Sénégal, si l’on considère tous les cadres de concertation sur le processus électoral mis en place ; que ce soit la Commission technique de revue du Code électoral ou les différentes commissions cellulaires instituées autour des questions politiques, les acteurs ne se sont jamais accordés sur certaines questions politiques à enjeux majeurs tel que le changement du mode de scrutin, le bulletin unique ainsi que la personnalité en charge de l’organisation des élections. De tout temps, il a fallu l’arbitrage du Président de la République pour trancher certaines questions. Il serait à mon avis illusoire de croire que le dialogue politique en cours déroge à cette réalité.
En tout état de cause, il faudra bien que le dialogue se termine sur des points d’accords, de désaccords et des points relégués aux calendes grecques tant les enjeux politiques autour de ces questions restent importants pour les acteurs, selon qu’ils sont dans l’opposition ou dans la majorité. Aujourd’hui, la question principale qu’il faudra résoudre, c’est l’organisation des élections locales qui ont été déjà reportées à deux reprises afin de mettre fin à l’illégalité dans laquelle se trouvent les conseils municipaux et départementaux depuis un certain temps. Dès lors, se pose la question de la tenue de ces élections à la date projetée au 28 mars 2021.

UNE ALTERNATIVE S’OFFRE AUX ACTEURS DE TOUS BORDS 

«La première est d’organiser les élections à la date du 28 mars 2021. Cela suppose que deux points d’accords importants sur lequel un consensus a eu lieu soient remis en cause et différés juste après la tenue des élections et que immédiatement l’on s’attèle à la révision des listes électorales qui n’a pas été organisée depuis deux ans pour permettre aux primo votants de s’inscrire et à ceux qui veulent procéder à des modifications d’adresses électorales de le faire. Les questions impactant les élections locales telles que l’élection des adjoints aux maires ou vice-président de Conseil départemental, la fixation de la caution n’étant pas de nature à empêcher la tenue des élections puisqu’en cas de désaccords définitifs, le président de la République à qui les conclusions des travaux seront remises pourra trancher en vertu de son pouvoir d’arbitre.

DIFFERER LA TENUE DES ELECTIONS JUSQU’EN JUIN 2021. 

«Si on en veut procéder à l’audit du fichier électoral et l’évaluation du processus électoral depuis la refonte partielle de 2016 jusqu’à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de février 2019, il faudra se résoudre à décaler la date pour rattraper le temps perdu. Ces deux opérations du point de vue de leur complexité et des délais que cela nécessite ne peuvent pas se faire en moins de trois mois au minimum alors même que le processus devant nous mener à la réalisation de ces importantes opérations qui constituent les déterminants essentiels de la tenue des élections n’ont pas encore été lancées.
Sans compter le temps du dépôt des rapports d’audit et de l’application des conclusions et recommandations issues de ces opérations. La révision exceptionnelle des listes électorales qui s’en suivra nécessitera également un délai de trois mois au moins entre l’enrôlement, le traitement de la révision, l’ouverture de la période contentieuse, la consolidation du fichier et la production des cartes d’électeur. On se rend compte qu’en agrégeant tous ces délais, on dépasse largement la date à laquelle le dépôt des listes de candidatures devrait se faire c’est-à-dire la première décade de janvier 2021, conformément au Code électoral qui dispose en ses articles L.244 et L.280 que «  les dossiers de candidature sont déposés à la Préfecture ou à la Sous-préfecture, auprès d’une commission instituée par arrêté, 80 jours au moins et 85 jours au plus avant la date du scrutin….. ».
Loin de moi l’idée de théoriser ou de me faire l’avocat d’un report  ; mais d’un point de vue technique, on se rend compte que de réelles difficultés existent qu’il ne faut pas feindre d’ignorer. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, a-t-on l’habitude de dire. Ce sont les acteurs qui ont demandé et obtenu l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral avant la tenue de toute élection fiable, demande somme toute légitime. On ne peut pas donc vouloir une chose et son contraire, l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral auront à n’en point douter des conséquences sur la date des élections qu’il faudra nécessairement revoir si on veut aller aux élections dans des conditions d’organisation susceptibles de ne souffrir d’aucune contestation.
Par conséquent on ne peut pas vouloir réaliser ces opérations et en même temps respecter la date projetée. La question qu’il urge de régler, c’est la situation des conseils départementaux et municipaux qui sont dans l’illégalité puisque leurs mandats sont arrivés terme depuis longtemps».

MALIKA PLAGE  : Les habitants menacent de fermer les bars, auberges et maisons de passe

Libération Sénégal online Les habitants de Malika sont dans tous leurs états. Ils exigent des autorités la fermeture des bars, auberges et autres maisons de passe. A défaut, ils menacent de le faire eux-mêmes.
Les habitants de la commune de Malika crient leur mécontentement. Ils ne veulent plus des bars, auberges, ou des maisons de passe dans la localité. Face à la presse, Modou Ndiaye, l’imam de Malika plage, d’un ton ferme, a déploré la situation qui sévit actuellement dans cette partie de la banlieue de Dakar. « Nous avons constaté que lorsque les gens ont commencé à débarquer ici, il y a eu des points de vente de boisson alcoolisée un peu partout au niveau de Malika Plage alors que cela n’a jamais été le cas. Une boisson alcoolisée à la portée de tous car on la vend à 100 voire 200 Fcfa. Ce qui est un danger pour tout le monde. Maintenant, nous qui sommes des parents, nous devons nous lever pour éradiquer ce mal. C’est vraiment déplorable. La personne morte dans une auberge à Malika Plage habitait Rufisque. C’est un mal que nous devons effectivement éradiquer de façon définitive au niveau de Malika plage », a dit l’imam. Pour le chef de Village, la quiétude des habitants de Malika est menacée. « Malika Plage n’est plus en sécurité à cause de tous ces bars. On est très perturbé, on ne peut même plus dormir la nuit à cause du bruit. Nous lançons un appel aux autorités », a affirmé Assane Sow. Dans ce même sillage, Mamadou Fall, le coordonnateur du mouvement « Wa Malika d’abord » exige la fermeture de tous ces lieux indexés. « Nous exigeons l’arrêt immédiat de ces pratiques. Dans ce combat, nous ne sommes pas seuls. Nous avons vu le khalife général des Layénnes. Nous avons parlé avec lui. La jeunesse de Malika, dans sa globalité, exige la fermeture de ces auberges, bars et maisons de passe. Si les autorités ne les ferment pas, nous allons le faire à leur place », a-t-il menacé

MACKY À PARIS EN VRP PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Le Mali, pays complexe, s’appréhende avec beaucoup de difficultés. Tout y est sujet à spéculation. Tous les gestes et toutes les initiatives paraissent suspects aux yeux de tout le monde dans ce milieu poreux certes mais impénétrable tant les codes d’accès sont verrouillés. Depuis le 18 août, date d’éviction du pauvre IBK, la politique menée par les militaires qui l’ont évincé ne parvient pas à s’imposer.

Tantôt ondoyante, tantôt emphatique, la ligne suivie manque de clarté, de lisibilité au point que l’impatience gagne les foules qui avaient pourtant applaudi le coup de force. Entre tergiversations et empressements, les colonels ne gouvernent ni ne règnent à Bamako.

L’imam Dicko, insaisissable, mord et caresse à la fois. Il tance tout le monde, parfois. Le barbu de Bamako alerte même  : « je me retire dans ma mosquée mais je ne me soustraits pas du combat du peuple ». En clair, que personne ne s’aventure à l’exclure des solutions, surtout pas ceux-là qui ont fait partie des problèmes du Mali. Pour la plupart, ils sont venus « se réfugier » dans le pourtour du Comité national de Salut Public (CNSP), formant ainsi une nébuleuse aux desseins inavoués.
L’absence de coordination et d’actions surprend plus d’un, notamment les émissaires de la Cedeao venus « en frères » fouettards qui, tout en s’abstenant d’ingérence dans cet imbroglio malien, n’en rappellent pas moins une règle de gouvernance et la remise en selle du président déchu sous peine d’embargo. Peine perdue. Puisque les mesures sont accueillies dans l’indifférence.
Le président Macky Sall entre en scène et interfère. Il exige et obtient une atténuation de l’embargo qui frappe avant tout les populations. Son plaidoyer fait mouche. L’opinion publique l’approuve sans réserve. Résultat  : le président sénégalais décroche la timbale. Il réussit à dissocier son nom du projet initial de sanctions. En sortant par le haut grâce à cette habileté diplomatique, le Président Sall déjoue en même temps le piège économique qui allait se refermer.
Le Mali représente l’un des poumons du Sénégal avec le port de Dakar qui doit, en partie, son dynamisme aux flux continus de débarquements et d’entrepôts pour le compte du voisin de l’est. Priver le Mali de ses débouchés, c’est couper le Sénégal de l’hinterland tant par le rail que par la route avec le transbordement de marchandises en direction du pays des Dogons. Naturellement, Abidjan veille au grain en nourrissant le secret espoir, qu’au moindre faux pas du Sénégal, le juteux marché malien tombe dans l’escarcelle des Ivoiriens. Cette hypothèque ne se produit pas.
Désormais donc, le Sénégal a un rôle proéminent dans la crise sociopolitique du Mali. Dakar a son mot à dire, même s’il ne l’affiche pas ostensiblement en raison des délicatesses de l‘échiquier politique à Bamako. Mieux, son poids économique et sa proximité géographique pèsent dans les options de l’organisme d’intégration dont la ligne d’action, ponctuée de maladresses, est pour le moins ambiguë. Du coup, l’acte et la parole de la Cedeao décrédibilisent sa démarche qui, en se dévoilant, révèle une unité de façade à géométrie variable alors que toute hésitation est très vite exploitée par l‘ennemi resté, lui, invisible. Invisible ? Pas vraiment.
Les dissensions entre la junte et le Mouvement du 5 Juin indiquent clairement que le plus dur reste à faire  : construire la transition, lui délimiter un horizon inscrit dans une certaine temporalité, objet d’ailleurs de beaucoup conciliabules en ce moment, et enfin, bâtir une équipe de mission homogène mandatée pour conjurer l’affaissement démocratique du Mali perdu dans des combats protéiformes.
Loin d’agir en solo, la France applaudit plutôt la prouesse du Président Macky Sall. Son invitation à Paris était dans les cartons diplomatiques, mais l’effet de dégel amorcé et plébiscité par les populations maliennes pousse Paris à rapprocher la venue du Chef de l’Etat sénégalais dans la capitale française. Agenda chargé, rencontres de très haut niveau, déjeuner en tête-tête avec Emmanuel Macron, échanges avec le patronat français à l’université d’été du Medef et appel à investir au Sénégal. S’il reste audible, le Président Sall le doit, à l’évidence, à l’efficience de la lutte menée contre le coronavirus. Le virologue Amadou Alpha Sall, Directeur de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD), souligne dimanche à iRadio que le Sénégal présente un profil « honorable ».
Voilà qui justifie l’offensive présidentielle en direction des investisseurs afin de les inciter à venir développer des affaires dans notre pays. L’enjeu englobe une refonte du visage du Sénégal qui se prépare à l’émergence d’ici à 2035. Les chefs d’entreprises français connaissent bien le Sénégal qu’ils étudient à la loupe à chacun des cycles de son évolution.
Un moment, et par imprudence, l’ambassadeur de France à Dakar affirmait, sans trembler, que les entreprises françaises au Sénégal sont « en perte de vitesse ». Pronostic démenti par les faits et la conjoncture. Même la firme Total, qui s’apprêtait à quitter le sol sénégalais, faute de perspectives alléchantes, a fini par rebrousser chemin et reconquérir des positions enviables dans le cadre des futures exploitations des gisements gaziers et pétroliers. La situation de crise sanitaire à l’échelle mondiale a refroidi quelque peu l’ardeur des Français portés par une vision de long terme. Certains parmi eux, procèdent à des recentrages s’ils ne cèdent des actifs pour se concentrer sur les marchés dits « matures » ; Asie, Australie, Etats-Unis, Amérique latine et Europe.
En revanche, la France garde le cap tout en réduisant la voilure au motif que les niches de croissance existent potentiellement. Le Sénégal reste une destination intéressante même si géographiquement il est proche de ce que les spécialistes français de la sécurité nomment « l’arc de la crise » dans le Sahel. La stabilité sénégalaise sonne ainsi comme un argument imparable dont s’est servi non sans subtilité, le Président Macky Sall pour convaincre la communauté des investisseurs français très exigeants sur les besoins de développement.
Majoritairement, des entreprises françaises ont participé au très disputé projet de Train Express Régional (TER) réalisé notamment par un consortium international comprenant également des Turcs. A Engie et Thales la conception et la réalisation des infrastructures, à Alstom revient la livraison des wagons quand TSO gère les voiries. La SNCF et la Régie autonome des Transports parisiens raflent pour cinq ans l’exploitation. La rentabilité des capitaux à investir justifie le maniement délicat d’un effet de levier pour conserver encore un confiance âprement conquise.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 01/09/2020

Décès de l’ancien député Adama Sow

Un soldat du Président Macky Sall s’en est allé. L’ancien député Adama Sow est décédé hier à Kadar, un village de la commune de Labgar dans le département de Linguère, des suites d’un malaise. L’ancien parlementaire n’avait jamais caché son estime et sa considération voire son amour pour le Président Macky Sall. A l’instar de Moustapha Cissé Lo et Mbaye Ndiaye, il était le troisième député ayant pris fait et cause pour Macky Sall alors l’homme à abattre du régime de Me Abdoulaye Wade. A chaque fois qu’Adama Sow prenait la parole, il défendait avec bec et ongle le président de l’Assemblée nationale, quitte à être insulté par ses collègues libéraux. Il a eu deux mandats de parlementaire avant de devenir président du Conseil d’administration de la mutuelle des éleveurs du Sénégal. Sa disparition est une perte pour le chef de l’Etat Macky Sall mais aussi pour le ministre de l’Intérieur. Aly Ngouille Ndiaye rappelle d’ailleurs qu’il a eu à collaborer avec Adama Sow en politique. Il dit avoir mesuré la loyauté, la sincérité et l’engagement remarquable de l’homme qui était un digne fils et défenseur infatigable du Djolof.

La police gambienne accable un diplomate sénégalais pour viol

Un diplomate sénégalais en Gambie est empêtré dans une affaire de viol de mineure. L’affaire a été ébruitée le 29 avril dernier, d’après le correspondant de Emedia à Banjul. Après plusieurs mois d’enquête, la police gambienne a recommandé la poursuite du diplomate sénégalais mis en cause dans cette affaire de viol sur une mineure, de surcroit déficiente mentale. Le rapport de l’enquête a suscité une vague d’indignation des défenseurs des droits humains qui exigent que le diplomate soit traduit en justice malgré son immunité diplomatique. Le quotidien «The Standard» détient une copie du rapport écrit que la police a eu des preuves suffisantes pour que l’homme soit traîné en justice. Le rapport est déposé au bureau du procureur de la République et du ministre de l’Intérieur. D’après des sources de Emedia, les enquêteurs de la police sont formels : le diplomate sénégalais, âgé de 41 ans, en poste à l’ambassade du Sénégal en Gambie, a abusé d’une mineure de 17 ans, déficiente mentale de surcroît. Mais le procureur Cherno Marenah estime qu’il est impossible de poursuivre le diplomate à moins que le Sénégal ne lève son immunité. L’ambassadeur du Sénégal en Gambie, Bassirou Sène, joint au téléphone, indique que son institution n’a pas encore été saisie par le Ministère gambien des Affaires étrangères de l’affaire. Il attend une saisine.

Atépa perd la manche devant Aby Ndour

Pierre Goudiaby Atépa et ses partisans ont perdu la manche devant dans le bras de fer judiciaire qui les opposait à la chanteuse Aby Ndour. En effet, le célèbre architecte, SOS littoral et des sculpteurs ont perdu la procédure d’expulsion qu’ils avaient initiée contre Aby Ndour. Hier, le juge des référés du Tribunal de Grande Instance (Tgi) de Dakar, qui a rendu son délibéré, a déclaré irréconciliables les interventions volontaires de SOS littoral et des sculpteurs. A rappeler que les requérants veulent expulser la chanteuse de la buvette qu’elle exploite sur la Corniche ouest. Une tentative qui s’est révélée vaine pour le moment.

Les épreuves du Bac technique démarrent ce matin

Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, a visité dans la matinée d’hier quelques centres d’examen du Bac technique 2020 à Dakar. Du complexe Delafosse en passant par l’IPG jusqu’au lycée Seydina Limamoulaye, le ministre déclare avoir constaté que toutes les conditions appropriées pour un bon déroulement de cet examen ont été prises. A l’en croire, les autorités administratives, notamment le directeur de l’Office du Baccalauréat, n’ont ménagé aucun effort pour la bonne tenue des examens, malgré la particularité de cette année scolaire avec le contexte de la pandémie. Dans la foulée, Dame Diop a exhorté l’ensemble des acteurs (corps enseignant, présidents de jury, collectivités locales, parents d’élèves) à encore redoubler de vigilance et rester mobilisés pour finir cette année en beauté comme l’a voulu le Président Macky Sall qui, selon lui, a pris toutes les mesures idoines pour la reprises des enseignements apprentissages. Pour Dame Diop, les 2/3 du travail ont été déjà faits du côté de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, avec l’organisation du CAP déjà bouclé, du BEP en cours, et des BT et BTS qui sont prévus très prochainement. Pour ce qui de la proclamation des résultats de cette année spéciale, le ministre a annoncé que le directeur de l’Office du Bac va utiliser plusieurs moyens tels que le système des sms, l’affichage et les radios communautaires. Ce, dans le but de respecter le protocole sanitaire. Une initiative saluée par Dame Diop.

Le Mvno en question

Le président de l’Association des utilisateurs des TIC (Asutic) du Sénégal, Ndiaga Guèye se veut formel. Il estime que l’arrivée des operateurs virtuels dans le marché des télécommunications au Sénégal ne peut avoir aucun impact considérable sur les tarifs. Par contre, il ajoute qu’ils profitent plus aux opérateurs existant que les consommateurs. «Ces opérateurs virtuels ne peuvent pas contribuer à faire baisser les tarifs, ni à améliorer le service, parce qu’ils n’ont pas de réseau et dépendent des réseaux  existant», explique-t-il . Et M.Guèye d’ajouter qu’ils ne permettent pas d’améliorer l’accessibilité dans la mesure où ils ne construisent pas des infrastructures. «Ces operateurs achètent en gros chez les opérateurs existant pour revendre en détail. C’est un type d’opérateur qui dépend sur le plan tarifaire et commercial des réseaux existant. Ils n’ont aucune autonomie sur leurs fournisseurs», soutient le spécialiste en TIC. En faisant venir ces opérateurs dans le marché, renseigne le président de l’Asutic, le Gouvernement avait comme objectif d’intensifier la concurrence dans le secteur. Ces opérateurs virtuels, souligne Ndiaga Guèye, permettront tout juste aux hommes d’affaires sénégalais d’entrer dans le marché des télécoms et de se faire de l’argent. Parce que, précise M.Guèye, ils seront économiquement des relais de croissance de la Sonatel, de Free et d’Expresso parce qu’ils leur permettront d’atteindre une clientèle qu’ils ne pouvaient pas atteindre.

«Seule une 4ème licence pourra mettre fin à ce système»

En outre, le président de l’Asutic informer qu’il existe trois types d’opérateurs virtuels dont les licences de marque ne font que vendre leur nom de commerce. «En 2009, Kirène, opérateur virtuel qu’on appelle licence de marque a autorisé la Sonatel à utiliser son nom de marque. En retour, Sonatel paye à Kirène des droits pour utilisation de nom commercial. En 2011, Expresso avait introduit Touba mobil Expresso qui n’a pas duré trop longtemps», indique Ndiaga Guèye qui considère ainsi que les opérateurs virtuels ne sont pas nouveaux dans le paysage télécom au Sénégal. A coté de cette licence de marque, souligne le président de l’Asutic, il y a des opérateurs appelés virtuels minimalistes. «Ce sont des opérateurs qui achètent en gros pour revendre en détail. C’est le type d’opérateur comme Promobile», explique-t-il. Le président de l’Asutic ne voit qu’une seule solution pour mettre fin à situation. «Seule une 4ème licence pourra mettre fin à cette situation et permettre une concurrence dans le marché des télécoms. Pourtant, l’Etat du Sénégal avait voulu mettre en place une 4ème licence, mais depuis lors, on ne sait pas ce qui bloque le projet», révèle Ndiaga Guèye.


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