Revue de presse du Mardi 01 Décembre 2020

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Allègement de la dette des pays pauvres : L’UE annonce une contribution de 183 millions d’euros

https://www.sikafinance.com L’Union européenne (UE) a annoncé le 23 novembre 2020 dernier une contribution de 183 millions d’euros, soit 120 milliards FCFA, en faveur du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, un mécanisme mis en place par le Fonds monétaire international (FMI) pour alléger la dette de 29 pays à faible revenu.
Ce mécanisme devrait permettre d’étoffer les dépenses sociales, sanitaires et économiques des pays bénéficiaires, en réaction à la pandémie de la Covid-19.
Cette contribution de l’UE, dont l’annonce est intervenue immédiatement après le sommet du G20 des 21 et 22 novembre 2020, est conforme à l’institution d’un cadre commun sur le traitement de la dette allant au-delà de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD), approuvée par les 20 pays les plus industrialisés de la planète.
 » Cette contribution au fonds fiduciaire du FMI en faveur de l’allègement de la dette démontre une fois de plus notre détermination sans faille à aider les pays à faible revenu à gérer la charge de leur dette « , a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire chargé de l’Economie à l’UE.
Pour Jutta Urpilainen, commissaire en charge des Partenariats internationaux, ce niveau de contribution de l’UE se justifie par le fait que la Covid-19 a considérablement accru la vulnérabilité à la dette des pays les plus pauvres.
 » Je suis très reconnaissante à l’UE pour sa généreuse contribution de 183 millions d’euros au Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, une étape essentielle dans l’aide apportée aux pays les plus vulnérables de la planète pour fournir des soins de santé et une aide économique à leurs populations durant la pandémie actuelle « , s’est réjouie Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.
Avec cette enveloppe, l’UE est désormais le principal donateur du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, qui a reçu jusqu’à présent plus de 500 millions de dollars de subventions de la part des pays donateurs.
Pour rappel, le Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes rembourse les dettes contractées à l’égard du FMI par les pays membres à faible revenu éligibles qui sont touchés par les pires catastrophes naturelles qui soient ou doivent lutter face à des désastres de santé publique (tels que des épidémies ou des pandémies mondiales).Dr Ange Ponou

Ousmane SONKO : «L’endettement du Sénégal est passé de 34 % en 2012 pour arriver aujourd’hui à 64 %»

http://www.walf-groupe.com Les députés de la majorité ont boudé le temps de parole de Ousmane Sonko
Le budget de l’Etat est arrêté à plus de 4 800 milliards de francs Cfa pour l’année 2021. Même adopté par l’Assemblée nationale, ledit budget demeure insincère aux yeux de nombreux députés. Interpellé sur la question, Ousmane SONKO, invité spécial des rédactions de Walf cette semaine, c’était également le cas l’année dernière.
« Déjà, l’année dernière, j’avais posé la question de la sincérité du budget en soutenant que ce sont les recettes et les dépenses. J’avais dit que l’administration fiscale du gouvernement ne peut pas atteindre ses résultats pour des raisons que j’avais énumérées, même s’il n’y avait pas la Covid-19 », indique le député
Selon le leader de PASTEF, l’insincérité du budget n’est pas le seul problème. Le député affirme avoir également attiré l’attention du gouvernement sur l’endettement qui a atteint des proportions inquiétantes. « Je leur avais dit également que l’endettement du Sénégal est exponentiel. Il est passé de 34 % en 2012 pour arriver aujourd’hui à 64 %, même si on nous dit que le seuil de l’UEMOA, c’est 70 %. J’ai toujours soutenu que c’est un seuil qui ne reflète pas la réalité. On ne peut pas prendre 70 % parce que l’Union européenne est à 70 %. On a des économies extrêmement fragiles où une seule mauvaise saison agricole peut nous coûter deux ou trois points de croissance. Donc aujourd’hui on en est à 64 % », explique Ousmane SONKO. Pour lui, dans ces conditions on ne peut pas parler de budget sincère surtout avec la Covid-19, les inondations etc.

La Bceao note une stabilité du climat des affaires en octobre 2020

https://www.lejecos.com « Après des hausses successives enregistrées depuis le mois de mai 2020, l’indicateur du climat des affaires est ressorti quasi stable au cours du mois d’octobre 2020 et se situe proche de sa moyenne de longue période », révèle la Bceao.
En effet, dans sa dernière  « Bulletin mensuel des statistiques-Octobre 2020» la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest indique que globalement, les chefs d’entreprises affichent moins de craintes par rapport à l’évolution de la conjoncture économique.
Elle note dans le même sillage que les activités commerciales, bien qu’en progression depuis le mois de juin 2020, n’ont pas encore atteint leur niveau d’avant la pandémie de la Covid-19. Et de poursuivre  :  « L’indice du chiffre d’affaires dans le commerce s’est replié de 2,2%, sur un an, en octobre 2020, après une baisse de 1,4% observée en septembre 2020 ».
En revanche, relève la banque centrale, la hausse de la production industrielle s’est accélérée à 5,3% en octobre 2020, contre 3,8% le mois précédent, en lien notamment avec la bonne tenue des activités du secteur des industries extractives. Quant à l’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands, « il est ressorti en hausse de 1,6% au cours du mois sous revue, après une progression de 0,6% le mois précédent ».Bassirou MBAYE

Développement des services financiers numériques dans l’Uemoa : Les grands chantiers de la Bceao

https://www.lejecos.com La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) indique dans son rapport annuel sur les services financiers numériques dans l’Uemoa 2019 qu’outre le renforcement de la concurrence équitable pour favoriser la réduction du coût des services financiers via la téléphonie mobile et l’amélioration de la transparence dans la tarification, les solutions devraient viser, par ailleurs, la digitalisation des paiements publics, l’éducation financière des populations cibles et l’identification des utilisateurs.
Avec l’évolution des services financiers numériques dans l’Uemoa, la Bceao souligne que les enjeux pour la promotion de l’inclusion financière imposent une prise en charge efficiente des défis relevés au fil des années, en vue de consolider la confiance des utilisateurs de la monnaie électronique. En ce sens, la banque centrale rappelle avoir pris des mesures réglementaires au rang desquelles, la gratuité des services bancaires, l’interdiction des clauses d’exclusivité au niveau de la distribution et l’obligation de requérir son autorisation préalable avant la mise en place de tout système de compensation dans l’Uemoa
Les réformes adoptées au niveau des Etats de l’Union, relatives à l’ouverture du canal USSD, ont connu, selon la Bceao, de larges avancées au cours de l’année 2019, favorisant ainsi l’accès, par toutes les structures, au canal USSD, avec comme perspectives le développement des services financiers numériques et la digitalisation de l’économie. En effet, dit-elle, la numérisation des paiements de masse, en l’occurrence ceux du Gouvernement vers les populations , présente de réelles opportunités pour les économies émergentes.
D’après le rapport annuel sur les services financiers numériques dans l’Uemoa 2019, la Banque centrale a élaboré un Programme régional d’éducation financière dans l’Uemoa, conformément au plan d’action de la Stratégie régionale d’inclusion financière (Srif). Ce programme, selon l’institution, a fait l’objet d’échanges et de validation, lors d’un atelier de concertation et de partage d’expériences avec les pays pionniers, tenu en octobre 2019 au siège de la Bceao à Dakar. « Il vise la littératie financière de l’ensemble des populations de l’Uemoa, notamment, les enfants et les jeunes, les femmes, les salariés des secteurs public et privé, les personnes âgées, les populations rurales et les petites et moyennes entreprises », confie le rapport.

Absence d’un système d’identification des clients

Concernant l’identification des usagers des services financiers, la Bceao indique que l’absence d’un système harmonisé d’identification des clients au sein de l’Uemoa, fait qu’une même personne peut être répertoriée autant de fois qu’elle dispose de comptes, ce qui engendre un phénomène de multibancarité.
« Dans la perspective de la mise en place d’un système d’identification unique des usagers des services financiers dans l’UEMOA, et en réponse au défi d’identification des clients du système financier, des réflexions sont en cours sur les orientations à adopter pour la mise en place de ce projet », informe l’institut d’émission. Qui explique dans la foulée que cela devrait permettre l’attribution, aux clients des institutions financières, d’une identité unique et acceptée par tous les fournisseurs de services financiers ainsi que l’authentification de l’identité des clients, au moment des transactions par la biométrie, mais également la réduction des risques de fraude, de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Régionale d’inclusion financière dans l’Uemoa (Srif), la Bceao dit avoir mis l’accent sur la poursuite du Projet d’interopérabilité des services financiers numériques dans l’Union, l’élaboration d’un Programme régional d’éducation financière et la signature d’accords de partenariats.
En ce sens, dit-elle, les partenariats signés avec la Banque africaine de développement (Bad), l’Agence française de développement (Afd) et la Confédération suisse permettront de mettre en œuvre les chantiers entrepris par la Bceao pour apporter des réponses concrètes et efficaces aux exigences de compétitivité pour satisfaire les besoins du marché en termes de paiements instantanés à coûts abordables, à la réalisation d’une étude sur la tarification des services financiers numériques, en vue du renforcement de l’inclusion financière, à la mise en place d’un système d’identification unique des usagers des services financiers par les acteurs du système financier de l’Uemoa et enfin à la mise en place d’un système de géolocalisation des points de services financiers dans les pays de l’Uemoa, pour une meilleure appréciation des zones de concentration selon le type de prestataire de services financiers.Bassirou MBAYE

PLUS DE 19 MILLIARDS POUR LE BUDGET 2021 DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Dakar, 30 nov (APS) – L’Assemblée nationale a adopté lundi le budget 2021 du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, arrêté à 44 milliards 899 millions 115 mille 513 frs CFA, contre 25 milliards 767 millions 789 mille 100 francs pour l’exercice précédent, soit une hausse de plus de 19 milliards en valeur absolue, a appris l’APS.
Les travaux de l’examen du projet de budget du MEDD ont démarré à 17 heures 30 minutes. Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo et le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, Samba Sy.
Le budget est articulé autour de quatre programmes.
La somme de 11 milliards 100 millions 291 379 francs CFA va être allouée au programme de lutte contre la déforestation et la dégradation des terres. Le deuxième programme concerne la conservation de la biodiversité et la gestion des aires protégées. Ce volet bénéficiera d’un montant de 8 milliards 322 millions 181 mille 747 francs CFA.
Pour l’exercice 2021, les crédits du programme consacré à la lutte contre les pollutions, les nuisances et les effets du changement climatique sont arrêtés à 23 milliards 376 millions 018 851 francs CFA, informe un document consulté par l’APS.
Le programme réservé au pilotage, à la coordination et à la gestion administrative bénéficiera d’un montant de 2 milliards 090 millions 623 mille 536 francs CFA.AT/SMD/OID

Pour l’autonomisation de la femme rurale : L’U-Imcec injecte 250 millions à Ngayokhème

https://www.lequotidien.sn L’autonomisation de la femme rurale est un pari en passe d’être gagné dans la commune de Ngayokhème grâce, entre autres, à l’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-Imcec). En effet depuis 2019, cette structure de microfinance a, selon son directeur général, injecté dans cette localité du département de Fatick plus de 251 millions de francs Cfa au profit de 158 mouvements de femmes s’activant dans l’embouche bovine et ovine, le stockage ou le maraîchage. Intervenant le samedi 28 novembre à Ngayo­khème lors d’une journée de partage et d’échange sur le thème «La micro finance et l’économie solidaire en milieu rural : La politique du gouvernement en la matière», Ous­mane Thiongane a expliqué le choix porté sur cette municipalité dirigée par Mbagnick Ndiaye, ancien ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la francophonie, par le fait que Ngayokhème regorge de potentialités énormes dans leurs domaines de prédilection, à savoir l’agriculture et l’élevage. En remettant par la même occasion un financement de 100 millions de francs aux femmes et 20 millions aux jeunes maraîchers, le patron de l’U-Imcec n’a pas manqué de saluer la détermination et l’engouement des populations à booster l’économie locale à travers des actions et activités transformatrices à la base.
Venue présider cette rencontre, madame le ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire s’est, quant à elle, félicitée des efforts de l’U-Imcec pour l’accompagnement des initiatives économiques des groupements de femmes et de jeunes de la localité, en vue de leur autonomisation. Tout en se réjouissant de l’environnement favorable dont disposent la microfinance et l’économie solidaire avec de réelles opportunités en milieu rural, Zahra Iyane Thiam a néanmoins relevé quelques contraintes telles que le maillage encore incomplet en services financiers des zones rurales reculées, l’insuffisance de ressources longues et stables pour le financement des besoins d’investissement des acteurs, l’inadéquation de l’offre de produits financiers aux besoins de la cible. Aussi, en vue de promouvoir un financement efficace pour le monde rural, a-t-elle préconisé de développer l’approche financement chaîne de valeurs, d’impliquer les acteurs locaux (collectivités territoriales) dans le processus de financement pour une meilleure maîtrise du risque de remboursement des créances, de développer des produits adaptés aux spécificités du monde rural, de s’orienter vers la finance digitale et le paiement. Parmi les pistes de solutions dégagées par le ministre figurent également le renforcement de l’éducation financière des acteurs dans les zones rurales, y compris le personnel des prestataires de services financiers, l’adaptation des échéances de remboursement au type d’activités ou de spéculations financées, entre autres.

DIPA et MONOPOLE du SUCRE au Sénégal : LE PEUPLE CONDAMNE la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) Par Driss Diallo

Contrairement à son goût, le sucre est au coeur d’un débat amère, ce produit fait l’objet de protestations et empoignades ces derniers temps au Sénégal. Et pour cause, la lassitude des Sénégalais sur les soubresauts et autres pénuries de ce produit hautement protégé dans ce pays. Ça et là, sont notés des effets néfastes du monopole du sucre par la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS).
Le Porte-Monnaie du consommateur n’a que trop souffert de cette situation qui dure près d’un demi-siècle. A l’origine du débat polémique, la critique faite au ministère du commerce par la CSS au sujet de la délivrance jugée excessive de déclarations d’importation de produit alimentaire (DIPA). Et pourtant, le consommateur dont l’avis compte en priorité a compris le fond en s’alignant sur la position du ministère de tutelle. Le peuple même ainsi que les organisations du secteur du commerce ont adressé un message de satisfaction et d’encouragements à l’État dans le sens d’une fin immédiate du monopole du sucre par une seule entreprise.
Après près de 50 ans d’avantages accordés à une entreprise dont le patriotisme économique digère difficilement, dans un domaine aussi sensible que les denrées de première nécessité, l’État du Sénégal qui a plusieurs fois constaté des manquements dans le produit sucre en termes de qualité-prix et d’insuffisance, doit revoir le contrat du sucre. En effet, la CSS devrait par rapport au monopole sur une longue période améliorer son outil de production pour une meilleure qualité et d’offres de prix intéressants,  avec à la clé une couverture correcte du marché.
L’analyse qu’on peut faire de la réaction des Sénégalais sur cette question brûlante de l’actualité, est qu’il est surtout inconcevable de laisser une entreprise sur le marché du sucre avec des prix qui font le double des tarifs pratiqués dans des pays de la sous région comme la Mauritanie, la Gambie, entre autres. Ce qui explique et encourage d’ailleurs des fraudes massives du sucre au Sénégal.
Un banal constat fait nous renseigne jusqu’où la CSS ne s’améliore pas, mais utilise plutôt la menace de licencier quelques 8500 travailleurs sénégalais pour non seulement garder sa position de monopole et, surtout se faire des profits énormes sur le dos des consommateurs et de l’État. Quel ignoble chantage ! C’est pourquoi il urge de libéraliser le secteur du sucre comme l’est le ciment avec aujourd’hui 3 mastodontes  qui se partagent le marché. De ce fait, le Sénégal, avec une deuxième et troisième industrie de sucre va profiter de la concurrence pour obtenir à la fois  le bon prix d’équilibre, la bonne qualité et une couverture normale du marché qui mettrait fin aux DIPA.
Le Sénégal en a des exemples concrets de ce genre, notamment sur la production de poulets de chaire. La décision de l’État sur ce secteur a permis l’essor d’une industrie locale qui aujourd’hui satisfait largement la demande en viande de volaille sur le marché sénégalais à des prix intéressants pour toutes les bourses.
De plus, les organisations de commerçants demandent avec véhémence cette possibilité d’installer des industries du sucre dans notre pays. La balle n’est plus que dans le camp de l’État.
Le ministère du commerce est garant de la suffisance de tous les types de produits de consommation. Et de ce fait, il contrôle la production intérieure et délivre des DIPA pour combler le gap en cas d’insuffisance de productions comme l’oignon, la pomme de terre et le sucre. Ce ministère, ne l’oublions pas, prend aussi en charge les PME. Alors, au lieu de se donner des efforts pour gérer des DIPA, l’État pourrait lui permettre de faciliter l’installation de nouvelles industries du sucre pour soulager la poche du consommateur sénégalais.
Par ailleurs, La CSS ne doit  point se plaindre des DIPA accordées aux commerçants sénégalais pour n’avoir pas joué pleinement son rôle d’approvisionner correctement le marché. Il est donc temps de mettre fin à cette polémique entretenue par la CSS.
C’est pourquoi, la principale doléance des consommateurs et commerçants sénégalais aujourd’hui auprès du Président Macky Sall, c’est Vivement l’essor de nouvelles industries nationales du sucre.Driss Diallo, Ingénieur Financier, Chef d’entreprise GAB AGROBUSINESS.

Projet des 10 villes : Un gap de 16 milliards de F CFA à mobiliser, le ministre du Budget s’explique

Le projet des 10 villes, exécuté par l’Onas depuis 2018, a été au cœur des débats, à l’Assemblée nationale, ce lundi 30 novembre, au cours de l’examen du budget du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Il est estimé à 70 milliards de francs CFA, dont un gap de 16 milliards de francs CFA qui reste à mobiliser, selon Serigne Mbaye Thiam.
Et pour le député Seydou Diouf, ce montant doit être résorbé au plus vite, pour la réalisation dudit projet.
Cependant, apportant des éléments de réponse sur les aspects budgétaires, le ministre des Finances et du Budget a indiqué que le budget du ministère de l’Eau et de l’Assainissement a connu une hausse importante de 10 % en valeur relative, et de 11 milliards de francs CFA en valeur absolue.
En outre, avance Abdoulaye Daouda Diallo, «au regard du montant des autorisations d’engagement qui est de l’ordre de 545 milliards de francs CFA pour la première année du budget triennal, il peut être constaté que des efforts importants sont consentis par l’Etat dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, malgré l’importance des besoins dans d’autres secteurs de la vie nationale».
Pour finir, le ministre du Budget a réagi à l’interpellation relative au curage des canaux. Et c’est pour «inviter les collectivités territoriales, notamment les communes, à ériger le curage des canaux à ciel ouvert au titre des dépenses obligatoires, en mettant à profit aussi bien leurs ressources propres que les transferts budgétaires qui leur sont octroyés à travers le Fonds de dotation de la décentralisation (FDD)».

Eau et assainissement : Le budget de Serigne Mbaye Thiam est arrêté à plus de 124 milliards de F CFA

https://www.seneweb.com L’examen du projet de budget 2021 du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, dirigé par Serigne Mbaye Thiam, a démarré à l’Assemblée nationale. Selon le document reçu, il est arrêté à 124 630 679 731 F CFA en crédits de paiement et à 545 248 721 422 F CFA en autorisations d’engagement.
Ce budget est réparti entre 4 programmes. Il s’agit du pilotage, de la coordination et de la gestion administrative et intégrée des ressources en eau ainsi que de l’accès à l’eau potable. De plus, il va s’intéresser à l’assainissement et à la gestion des eaux pluviales
Selon le président de la Commission du développement rural et de la transition écologique, Pape Sagna Mbaye, le rapport de présentation de ce budget indique que la mission du département est de «promouvoir, d’un manière durable et équitable, la gestion intégrée des ressources en eau ainsi que de l’accès universel à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement adéquats».
Il a annoncé que l’objectif global de développement poursuivi par la nouvelle politique sectorielle sur la période 2016-2025, est de «contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable visant à garantir, à l’horizon 2030, l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, tout en assurant une gestion intégrée des ressources en eau».

SERIGNE MBAYE THIAM CONFIRME SES «ACCUSATIONS» A L’ENDROIT DE WADE : «Nous ne ciblons aucune autorité, on juge simplement son action politique a la tête de l’Etat»

https://www.jotaay.net Le projet de budget du ministère de l’Eau et de l’Assainissement est passé hier devant la représentation nationale. Si on attendait des éclaircissements sur le manque d’eau et les nombreux problèmes d’assainissement qui minent le pays, les débats ont été orientés en grande partie sur la dernière sortie de Serigne Mbaye Thiam qui mettait en cause le Président Wade. Serigne Mbaye Thiam campe sur sa position. Le retard noté dans la mise en œuvre des investissements qui nous vaut ce manque d’eau est bel et bien la faute du régime de Wade.
«Je maintiens ce que j’avais dit à l’occasion de la conférence de presse du gouvernement. le député Abdou Aziz Diop qui était dans le secteur à l’époque l’a confirmé au début de son propos», répond-il tout en précisant qu’il n’a pas souligné ces retards d’investissements pour cibler une personne ou une autorité. «Nous avons du respect pour le Président Wade, on juge simplement son action politique à la tête de l’Etat et on le fera tous les jours, comme on le fait avec tous ceux qui ont des charges publiques», fait savoir le ministre en charge de l’eau.
Après avoir fait un petit rappel historique, Serigne Mbaye Thiam lâche : «Je n’ai pas l’habitude de me hasarder dans des explications non fondées. En 2009-2010, il y a eu des hésitations sur la solution à apporter au déficit de l’eau. La décision de mettre en place l’usine de kms3 a été prise en 2015 et nous sommes en 2020 pour le terminer ; donc 5 ans pour les négociations, la recherche de financement, l’appel d’offres et l’ensemble des équipes», précise le ministre de l’Eau.

« Le Kms2 a été mis en œuvre lorsque le Président Sall était ministre de l’Hydraulique »

Des députés ont rappelé la position du Président Macky Sall dans l’ancien régime et Serigne Mbaye Thiam leur a dit : «oui, il a été ministre de l’Hydraulique en 2002 et c’est pendant ce temps que le Kms2 qui a permis de régler le problème a été mis en œuvre», tacle-t-il.
D’après Serigne Mbaye Thiam, il fallait réfléchir à la suite de Kms2 pour une solution définitive, mais la décision n’était pas prise au moment opportun et cela a provoqué un glissement dans le décalage entre la demande en eau et l’offre. Serigne Mbaye Thiam s’exprimait hier à l’hémicycle, à l’occasion de la séance plénière pour l’examen du projet de budget de son département qui a été arrêté à 124.630.679.731 F Cfa en crédits de paiement et à 545.248.721.422 F Cfa en autorisations d’engagement.Ndèye Khady DIOUF

«L’eau coûte cher, ceux qui payaient 10.000 francs paient actuellement 25.000 francs» (Cheikh Mbacké Bara Dolly, député)

https://www.dakaractu.com Le député Cheikh Mbacké Bara Doly a indiqué au ministre de l’Eau et de l’Assainissement que le problème de l’accès à l’eau potable est une chose réelle. Selon lui, l’eau est devenue cher et ceux qui payaient 10 000 francs paient actuellement 25 000 francs.  » Vous ne  produisez pas de l’eau potable. Même Hann-Maristes n’a pas d’eau », a-t-il relevé.
Avant de terminer son discours, il a souligné le problème de l’eau à Touba. Sur ce, il s’est interrogé sur l’évolution des projets d’assainissement à Touba. « Le président Macky Sall avait promis au Khalife qu’il va régler définitivement le problème de l’eau. Ce qui n’a pas été fait », a encore fait savoir le député

ABSENCE D’INVESTISSEMENTS DU REGIME PRECEDENT A L’ORIGINE DU MANQUE D’EAU : Les députés libéraux soldent leurs comptes avec Serigne Mbaye Thiam, ses camarades de parti s’érigent en bouclier

https://www.jotaay.net Les déclarations du ministre Serigne Mbaye Thiam faisant croire que l’absence d’investissements du régime de Wade est à l’origine du manque d’eau noté au Sénégal n’ont pas été du goût des députés libéraux. Ainsi, à l’occasion du vote du budget du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam a essuyé les tirs groupés des partisans de Wade. S’en est suivie une vive réplique des députés socialistes pour voler au chevet de leur camarade socialiste.
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, lors de la conférence de presse du gouvernement, avait accusé le régime de l’ancien Président Wade d’être à l’origine du manque d’eau dont souffrent ces derniers temps les Sénégalais. Ce que les députés libéraux ont gardé en travers de leur gorge. Et le vote du projet de budget dudit ministère a été l’occasion pour eux de prendre leur revanche. Dans cette dynamique, le président du groupe parlementaire des libéraux, Cheikh Bara Mbacké Dolly ne l’a pas raté. «Vouloir plaire au
Président Macky au point de dénigrer l’ancien Président Wade, je crois que Macky Sall lui-même ne devrait pas l’accepter. Car, à l’arrivée de Wade au pouvoir en 2000, Macky n’avait qu’une volonté, être directeur adjoint des Ics. Malheureusement, ce poste a été supprimé et deux ans plus tard, Wade lui a confié le ministère de l’Hydraulique. Donc, si le régime précédent n’a rien fait, il faut avoir le courage de dire que Macky Sall n’a rien fait», charge le député qui rappelle dans la foulée les différentes stations occupées par l’actuel Président dans le gouvernement de Wade. «Ensuite, il a été ministre de l’Intérieur, celui qui gère le plan Orsec, avant d’être propulsé Premier ministre de 2004 jusqu’en 2007. Qui mieux que Macky Sall est comptable du bilan du régime du Président Wade ?», s’interroge Cheikh Bara Dolly.

Mame Diarra Fam : «ce que le Ps a fait en 40 ans, Wade l’a fait en trois ans. C’est facile d’accuser Wade de vos échecs»

«N’oubliez pas que vous avez fait 40 ans au pouvoir et votre échec est patent. Malheureusement, le Président Sall a commis l’erreur de vous confier le ministère de l’Eau pour succéder à son beau-frère, à la suite de votre échec lamentable au département de l’Éducation. Vous devriez avoir le courage de dire au Président que son beau-frère a échoué au lieu de vous attaquer à Wade», martèle Cheikh Bara Mbacké Dolly qui fait remarquer que si le ministre socialiste est encore au pouvoir, c’est par la grâce de Macky Sall puisqu’il est honni par son parti qui s’est scindé en deux avec la présidente du Hcct. A sa suite, Mame Diarra Fam a abondé dans le même sens : «totaliser les erreurs de ce régime et vouloir les attribuer à Wade relève de l’incohérence. Les tergiversations sont plutôt à mettre à l’actif du régime de Macky Sall», embraye Mame Diarra Fam qui rappelle que le Président Wade a réussi en trois ans ce que le régime socialiste a réalisé pendant 40 ans.

Marie Sow Ndiaye : «si vous êtes incompétent, il faut l’assumer et laisser Wade tranquille»

Son collègue Woré Sarr de s’inscrire dans la même dynamique pour prendre la défense de Me Wade qui, dit-elle, a laissé à son successeur 1480 forages alors qu’il a trouvé à son arrivée, en 2000, 927 forages. Mieux, 6500 localités ont pu avoir accès à l’eau contre 2500 à son arrivée. Pour tout ce qu’il a fait, il mérite respect. Même son de cloche chez Marie Sow Ndiaye. «J’aimerais savoir si je m’adresse au super prétendant au poste de secrétaire général du Parti socialiste ou au ministre de l’Eau, parce que je suis inquiète. On vous confie une politique publique, vous ne faites rien et vous tergiversez pour chercher un bouc émissaire», déplore Marie Sow qui rappelle que l’ère Wade est révolue. «Wade a fait ce qu’il avait à faire. Si vous êtes incompétent, il faut l’assumer, laissez Wade en paix et dites que vous n’en pouvez plus», tranche la parlementaire.

Cheikh Seck à Mame Diarra Fam : «si tu n’avais pas encore quitté les jeunesses socialistes, je dirais que tu t’es réveillée avec la gueule de bois»

Le député socialiste Cheikh Seck n’a pas manqué de porter la réplique à ses collègues parlementaires, notamment à Mame Diarra Fam. S’adressant au ministre Serigne Mbaye Thiam, il lâche : «Certains propos ne méritent pas que tu y prêtes attention», fait remarquer le député socialiste qui révèle, contrairement à Woré Sarr, que le régime libéral a hérité de 1288 forages du régime socialiste. Poursuivant, il n’a pas manqué de s’en prendre à Mame Diarra Fam : «si tu n’avais pas encore quitté les jeunesses socialistes, je dirais que tu t’es réveillée avec la gueule de bois», charge Cheikh Seck, qui accuse dans la foulée l’ancien Président d’avoir emprunté le pactole de deux milliards à Serigne Saliou Mbacké pour construire des forages ; avant de se désoler de constater que cette manne financière a été détournée, étant donné, dit-il, que ces forages n’ont jamais vu le jour. Aussi, il a invité le bénéficiaire de cet argent à tout rembourser.

Aïda Sow Diawara : «Mame Diarra Fam est une transhumante qui a quitté le Ps pour le Pds et dont les propos ne valent rien»

Le député-maire socialiste de Golf Sud, Aïda Sow Diawara, a également volé au chevet de son collègue. Et, c’est pour louer la compétence de celui-ci qui a abattu un excellent travail au ministère de l’Éducation avant de bénéficier de la confiance du chef de l’Etat pour diriger un département aussi stratégique que celui de l’Eau. A l’en croire, Mame Diarra Fam est une transhumante qui a quitté le Ps pour le Pds et dont les propos ne valent rien.

Juliette Zenga : «Wade est trop généreux puisqu’il a trouvé une femme errante en Italie pour faire d’elle un député»

Aïssatou Cissokho révèle aussi que si Serigne Mbaye Thiam a été nommé ministre de l’Eau, c’est parce qu’il est compétent et bénéficie de la confiance du Président Sall. De son côté, Juliette Zenga est d’avis que le Président Wade ne dira jamais que le Parti socialiste n’a rien fait. Faisant dans l’ironie, elle indique que le pape du Sopi est trop généreux, puisqu’il trouvé une femme errante en Italie pour faire d’elle un député. Son collègue de la mouvance présidentielle, Seydou Diouf, s’est désolé de la tournure des débats, notamment sur les problèmes d’eau et d’assainissement.Moussa CISS

Les sociétaires de banque fustigent la nomination de personnalité politique à l’Observatoire des services financiers

https://www.pressafrik.com La nomination de personnalités politiques à l’Observatoire de la qualité des services financiers est fustigée par les clients et les sociétaires de banque. Selon Famara Cisse, président l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (ACSIF), cette politisation peut porter préjudice aux clients confrontés à des lenteurs dans le traitement de leurs dossiers.
« L’ACSIF a pour mission de défendre les intérêts des clients dans les banques, les sociétaires dans les institutions de micro-finance, ainsi que les usagers, les compagnies d’assurances et des émetteurs de monnaie électronique. Nous existons depuis une dizaine d’années, et depuis lors, nous ne faisons que contribuer à soulager les usagers », rappelle Famara Cisse.
M. Cisse au micro de Walf dit avoir regretté de constater que les dossiers de médiation n’aboutissent plus. « Je n’ai rien contre les politiciens. Mais il faudra reconnaitre que l’observatoire qui était à 100% apolitique, faisait un excellant travail et des résultats attendus. Maintenant que l’Observatoire est à 100 % politicien, puisque le secrétaire exécutif, le médiateur des banques, des assurances sont tous des politiciens, nous sommes au regret de constater que les dossiers de médiation n’aboutissent plus », tonne le Président de l’ACSIF.
Poursuivant ses propos, il ajoute : « Depuis quelque temps, l’ACSIF a arrêté d’envoyer des dossiers de médiation à l’Observatoire. Il faut le dire sans gants, ces politiciens qui ont été mis à la tête de l’Observatoire, n’ont pas le temps des usagers de banque. C’est une grosse erreur de nommer des politiciens à la tête de cette structure qui était jusque-là neutre, et faisait un excellent travail et des résultats ».Ibrahima Mansaly

LANCEMENT DES TRAVAUX DE L’AÉROPORT OUROSSOGUI-MATAM

Ourossogui, 30 nov (APS) – Le directeur des Infrastructures aéroportuaires, Souleymane Ndiaye, a procédé, lundi, au lancement officiel des travaux de construction de l’Aéroport Ourossogui-Matam pour un montant global de 14 milliards, a constaté l’APS.
La construction de cette infrastructure entre dans le cadre du programme de reconstruction des Aéroports du Sénégal qui ’’est un ambitieux projet qui consiste à reconstruire 13 Aéroports régionaux dont Ourossogui-Matam’’, a dit Souleymane Ndiaye.
La remise du site marque le démarrage des travaux de construction de l’Aéroport Ourossogui -Matam qui devront être livrés au plus tard en octobre 2021, a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le président de la République a lancé cet ambitieux projet à hauteur de 100 milliards.
Quant au Préfet du département de Matam, Souleymane Ndiaye, venu présider cette cérémonie, il a indiqué cette infrastructure va contribuer à corriger les disparités régionales et promouvoir l’équité territoriale et sociale.
Une signature de protocole de remise de site a précédé le lancement officiel des travaux de construction de l’aéroport Ourossogui-Matam. ADS/OID

PODOR : DES POPULATIONS RÉCLAMENT LE BITUMAGE DE L’AXE DIATAR-ALWAR

Saint-Louis, 30 nov (APS) – Les populations des villages de la commune de Guédé-village (Podor, nord), ont organisé lundi une marche pacifique pour réclamer le bitumage de l’axe Diatar-Alwar.
Les habitants de Diatar, Alwar, Donaye Walo, Mboyo, Diama Alwaly, Korkadié et Moundouwaye ont marché pour rappeler à l’Etat ’’les engagements pris depuis 2012, pour le bitumage de cet axe routier’’’, selon Ousmane Sy, porte-parole du collectif des villages.
Il est également revenu sur les problèmes d’inondations auxquelles sont confrontées ’’ces zones de production agricole’’ avec la montée des eaux du fleuve Sénégal.
’’Les périmètres rizicoles ont été complètement envahis par les eaux du fleuve, d’où l’urgence d’une rapide intervention des autorités, pour éviter le pire et la catastrophe », a-t-il dit.
Ousmane Sy a annoncé le dépôt d’un mémorandum à la Préfecture et un plan d’actions pour ‘’la satisfaction’’ de leurs ‘’préoccupations’’, c’est-à-dire, le bitumage de cette piste érigée ’’depuis l’époque du président Abdou Diouf’’.

MANOEUVRE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE : Des heurts entre des éléments du Gign et des paras font des blessés, l’armée minimise

https://www.jotaay.net Un exercice organisé hier dans la localité de Kéniaba (Bakel), dans le cadre de la manœuvre nationale annuelle des forces de défense et de sécurité, a dégénéré. Des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie (Gign) et ceux du bataillon des parachutistes se sont violemment heurtés, après qu’un élément du Gign, neutralisé, a refusé d’être désarmé, comme le voudrait l’objectif de la manœuvre. Il y aurait plusieurs blessés. Mais le responsable de la communication de l’armée trouve que l’incident a été amplifié et les faits exagérés, appelant ainsi à la responsabilité dans le traitement des informations sensibles liées à l’armée.
Des éléments des forces spéciales de l’armée qui se battent lors d’un exercice ! C’est ce qui est arrivé hier, dans le cadre de la manœuvre nationale annuelle «Falémé 2020», sur le thème de la lutte contre le terrorisme. En effet, ça a dégénéré entre les gendarmes du Gign et les forces spéciales des parachutistes engagées dans la manœuvre. Une manœuvre du jour qui consistait en une sorte d’embuscade et de libération d’otages. Selon nos sources, au cours de l’opération, les éléments du Gign qui faisaient office «d’ennemis» (plastrons dans leur jargon) ont été neutralisés par les paras. Mais alors que ces derniers allaient désarmer leurs «ennemis», conformément au but de l’exercice, un des éléments du Gign n’a pas voulu jouer le jeu et a refusé d’être désarmé. On lui a forçé la main, il s’en est suivi des affrontements entre plusieurs éléments des deux corps, car des éléments du Gign n’ont pas voulu rester sans réagir face à leur collègue qui se faisait malmener. Et selon nos sources, il y a eu plusieurs blessés, surtout du côté des parachutistes.

Une affaire d’adversité entre corps d’élite

Ce qui n’est guère surprenant, si l’on sait que les éléments du Gign sont spécialistes du combat rapproché. A en croire nos interlocuteurs, ces incidents ne sont pas surprenants, si l’on sait qu’il y a une certaine compétition, pour ne pas dire rivalité entre les corps d’élite et que ce serait très mal vu ou vécu par les uns de se voir neutralisés et surtout désarmés par les autres, même dans le cadre d’un exercice. Pour eux, le problème ne se poserait certainement pas si les participants à la manœuvre étaient tous du même corps. Et pourtant, l’un des objectifs centraux de la manœuvre nationale est de contribuer à améliorer l’intégration des forces de défense et de sécurité qui, dans certaines circonstances, sont appelées à collaborer.

Les éléments du Gign ont «tort»

Selon un spécialiste de l’armée, les éléments du Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (Gign) ont tort. Dans ce genre de manœuvres, explique-t-il, il faut jouer à fond le jeu. Quand on est pris, on fait comme si on était dans le théâtre des opérations. «Quand on prend un ennemi, mort ou blessé ou même sain et sauf, on fait ce qu’on appelle une fouille sommaire. Cela signifie qu’il faut prendre l’arme de l’ennemi et sécuriser les lieux en reculant de quelque 100 mètres. Une fois que la zone est sécurisée, on revient pour faire la fouille approfondie. On récupère les documents et toute autre chose qu’il a sur lui et on compte le nombre de morts ou de blessés pour le rapport. C’est ce que les paras ont voulu faire, mais la situation a dégénéré», explique ce spécialiste.

Colonel Diop, Dirpa : «C’est juste des incidents. Il n’y a pas eu de bataille rangée…»

Interpellé sur la question, le Directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) reconnait l’existence d’incidents, mais qui, pour lui, sont très loin de l’ampleur qu’on leur donne. «Il n’y a pas eu de bataille rangée. Une bataille rangée, c’est très grave. On a déformé et exagéré les faits», affirme-t-il avec force. Et d’ajouter que c’est «un incident entre deux ou trois personnes et ça peut arriver», car les parties concernées sont «des unités d’élite, bien entrainées» et que «dans le feu de l’action, et avec la fougue, il peut arriver qu’il y ait des incidents de cette nature».
A propos de l’existence de blessés, le patron de la Dirpa, qui ne confirme pas formellement, souligne que quand des hommes aussi entrainés se heurtent, ce ne serait pas surprenant qu’il y ait des blessés. En outre, le responsable de la communication de l’armée invite à la «responsabilité», quant au traitement fait de pareils incidents, concernant un domaine aussi sensible que l’armée. Il exhorte surtout à éviter de présenter des corps de l’armée ou des forces de défense et de sécurité, comme des ennemis.

Dakar Dem Dikk : Me Moussa Diop fouillé

https://actunet.net La gestion d Me Moussa Diop est fouillé . Ce dertnier  limogé récemment de son poste de directeur général de la société de transport Dakar Dem Dikk. Selon Libération, il a dépêché une mission d’audit qui devait démarrer son enquête interne depuis hier, lundi 30 novembre, en commençant par le recensement du personnel. Le responsable de la passation des marchés, Pape Samba Thiam, a été limogé.
Des investigations sont menées autour de la «prime Covid» instaurée par Me Moussa Diop en faveur des cadres de la société.
Idem pour le montage ayant permis à Dakar Dem Dikk de supporter, en partie, l’acquisition de véhicules pour ses cadres.

Litige foncier

http://www.enqueteplus.com Encore des problèmes fonciers ! Un collectif de Sénégalais vivant à l’étranger réclame près d’un milliard F CFA à un promoteur immobilier. ‘’Le 1er octobre 2019, Abdoulaye Sambe fut arrêté par la BEF de la Dic, en liaison avec le commissariat central de la police à Mbour. Abdoulaye Sambe, ‘’directeur général’’ de la société Seti Sarl (créée par Homère Seck) a escroqué, dans la vente de parcelles du TF 526/NGA EX 4407/DG autour de l’aéroport Dakar-Yoff à usage d’habitation, de vaillants Sénégalais résidents au pays ou à l’étranger, pour un montant d’environ 1 milliard F CFA’’, dénonce-t-on dans un communiqué de presse reçu à ‘’EnQuête’’. Mais depuis, les choses n’ont pas bougé.
‘’Ces pères et mères de famille attendent depuis près d’un an de voir l’ouverture d’un procès, à défaut de recouvrer les fonds issus du fruit de leurs labeurs et qu’ils ont versés au sieur Sambe depuis 2014. Le temps passe et les préjudices s’alourdissent. Certains continuent de rembourser un crédit dont ils n’ont pas joui pendant qu’ils continuent de supporter le loyer’’, dénoncent-ils.
Même si, font-ils savoir, ils ont été informés de la mise à disposition du sieur Sambe de 75 parcelles dans la zone de l’aéroport. Ce sont des terrains affectés par le président Macky Sall qui a décidé de soustraire 10 ha de la zone de l’aéroport pour régler tous les litiges fonciers qui y ont cours ces dernières années. ‘’De sources sûres et concordantes renseignent que des tractations se font en coulisse avec des personnes véreuses pour vendre ces 75 parcelles et tenter un remboursement en cash aux victimes, sur la base des fonds perçus en 2014, alors qu’en 6 ans la bulle immobilière grandissante ne leur permet plus d’obtenir, ni les mêmes surfaces ni dans les mêmes zones’’, préviennent-ils. ‘’Ces manipulations ne sont pas acceptables. Nous attirons l’attention du chef de l’Etat sur ce dossier qui touche énormément de personnes dont les dossiers étaient en traitement aux 2e, 10e et 8e cabinets d’instruction du tribunal de Dakar’’, ajoutent-ils.

MÉMORIAL GORÉE-ALMADIES : L’ARCHITECTE REÇU PAR MACKY SALL, DÉBUT DES TRAVAUX EN 2021 (MINISTRE)

Dakar, 30 nov (APS) – Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop annonce pour 2021 le démarrage effectif des travaux du mémorial Gorée-Almadies dont le concepteur, l’architecte italien Ottavio Di Blasi, sera reçu par le chef de l’Etat Macky Sall, ce lundi à partir de 17 heures.
L’audience que le président Sall va accorder à l’architecte Di Blasi est la preuve que le projet du mémorial Gorée-Almadies arrive à un tournant et est devenu désormais « une réalité », après 23 ans d’attente, a indiqué le ministre. Il a annoncé qu’une dotation de 2, 5 milliards de francs CFA a été allouée au projet dans le budget 2021.
S’exprimant dimanche lors de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée au vote du budget de son département pour 2021, M. Diop a rappelé que c’est en 1997 qu’un concours international pour le mémorial Gorée-Almadies avait été lancé avec plus de 800 participants de 68 nationalités différentes, sous l’égide de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
L’architecte italien Ottavio Di Blasi avait remporté le concours, avant la signature en septembre 2019 d’un contrat avec le ministre de la Culture et de la Communication, aux termes duquel il a été officiellement chargé de la conception de ce monument.

Il sera ainsi reçu lundi par le président de la République en perspective du début des travaux prévu en 2021.

Les choses sont désormais bien engagées en attendant le début des travaux en 2021, a laissé entendre le ministre de la Culture et de la Communication, selon lequel cette perspective est prise en compte à travers la nomenclature budgétaire.
Le mémorial Gorée-Almadies est destiné à « faire du Sénégal le grand rendez-vous de la culture du donner et du recevoir », car il répond « à un besoin réel », a dit Abdoulaye Diop.
Le Sénégal « veut se placer au centre de l’histoire, cela va être fondamentalement important », a-t-il lancé aux députés qui ont adopté à la majorité le budget de son département pour 2021.
Le mémorial Gorée-Almadies « sera, par ses missions et ses objectifs, un lieu de souvenir et de recueillement, un centre de communication, d’activités artistiques et esthétiques, d’éveil scientifique et technologique », indique-t-il.
Il « sera aussi un lieu de socialisation avec un sentiment d’appartenance à une communauté noire, forte, soudée, solidaire et ouverte sur le monde », a ajouté le ministre de la Culture et de la Communication.
Dans son dernier livre intitulé « Sénégal, l’histoire en marche », l’ancien ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly avait attiré l’attention sur « une ressemblance confondante » des plans architecturaux du futur monument du mémorial Gorée-Almadies et de « La Tour des Arabes », un des principaux éléments de l’attrait touristique de Dubaï.
La volonté d’édifier un espace du souvenir à Gorée répondait à un vœu exprimé à différentes reprises par les intellectuels et les artistes noirs des différentes diasporas. Dès 1975, le président sénégalais Léopold Sédar Senghor avait émis, dans cette perspective, l’idée d’édifier un monument en hommage à l’Afrique.
Le président Abdou Diouf décide de donner corps à cette idée à partir de 1986, tout en élargissant le périmètre fonctionnel d’origine, afin que l’édifice intègre aussi un complexe culturel dédié aux droits de l’homme et au dialogue entre les peuples.
Après le lancement du concours d’architecture remporté le 14 septembre 1997 par l’Italien Di Blasi, le projet était en veilleuse, avant d’être relancé en 2012 par l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall. FKS/BK/ASG

Mardi 1er décembre : 18 nouveaux cas, 6 en réanimation et 146 sous traitement

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 de ce mardi 1er décembre  2020. Sur 687  tests effectués, 18 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2, 65%.
Il s’agit de 6 cas contacts suivis et 12 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Fatick (4), Touba  (2), Dieuppeul  (1), Liberté 6  (1), Mamelles  (1),  Ouakam (1), Tété  (1) et Yaraakh   (1)
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 20 patients qui étaient sous traitement, 6 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 16.107 cas confirmés, dont 15. 627 guéris, 333 décédés, et 146 malades sous traitement.

Faux tests covid-19 : Des personnes arrêtées à l’aéroport international Blaise Diagne

https://www.pressafrik.com Le problème des faux tests Covid est une réalité au niveau presque mondial. Un problème à résoudre pour éviter la multiplication des cas surtout importés. Des cas qui sont presque maitrisés au Sénégal depuis des semaines. Seulement des personnes malintentionnées font recours à ces faux tests pour se déplacer. A l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), le système marche pour le moment pour faire face à de tels agissements.
C’est ainsi que le samedi 28 novembre 2020, le contrôle sanitaire aux Frontières aériennes et un responsable de l’institut Pasteur ont procédé au contrôle des tests sur les comptoirs du vol Air Côte d’Ivoire. Ce qui a permis avec le code QR mis en place par l’institut Pasteur de détecter 23 faux tests sur des passagers de nationalités nigériane et ivoirienne. Les forces de l’ordre informées sont venues pour débarquer les passagers concernés qui sont mis à la disposition du commissariat spécial de la Police de l’aéroport.Matar SENE

Le paludisme a encore fait 400 000 morts dans le monde en 2019

Source AFP-« Le manque de fonds provoque des manques dans l’accès à des outils de lutte qui ont fait leurs preuves », insiste l’Organisation mondiale de la santé.
C’est un chiffre qui reste important. En 2019, près de 229 millions de personnes ont contracté le paludisme dans le monde. Près de 400 000 personnes sont décédées de cette maladie, alors que les progrès pour tenter de l’éradiquer sont au point mort depuis quelques années, met en garde l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et quelque 400 009 personnes sont mortes encore l’année dernière de la maladie.
Après d’importants progrès qui ont vu le nombre de morts chuter de 736 000 en 2000 à 411 000 en 2018 et 409 000 en 2019, l’OMS note qu’il faut « mieux cibler les interventions, de nouveaux outils et plus de fonds pour changer la trajectoire globale de la maladie et arriver à atteindre des objectifs communs et agréés internationalement ». Comme dans de nombreux autres domaines, l’agence note que la moitié seulement des fonds espérés, environ 3 milliards de dollars sur les 5,6 milliards de dollars visés, a été levée en 2019.

Un « danger notable »

« Le manque de fonds provoque des manques dans l’accès à des outils de lutte contre la malaria qui ont fait leurs preuves », insiste l’OMS et souligne que cela pose « un danger notable ». Plutôt qu’une approche uniforme, les pays touchés ont commencé à mettre en œuvre des actions plus ciblées sur la base de données locales pour tenter de combattre la maladie. Avec quelque 94 % du nombre de décès total (384 000 morts des suites du paludisme sur le continent africain l’année dernière), « il est temps pour les dirigeants à travers l’Afrique – et dans le reste du monde – de se mobiliser une fois de plus pour lutter contre le défi du paludisme », a demandé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
« En agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne en chemin, nous pouvons arriver à notre but commun  : éradiquer le paludisme dans le monde », a-t-il ajouté. En 2019, quatre pays ont concentré près de la moitié de tous les cas dans le monde  : le Nigeria (27 %), la République démocratique
du Congo (12 %), Ouganda (5 %) et le Mozambique 4 %. Contrairement à d’autres campagnes, l’OMS estime que les campagnes de prévention contre le paludisme n’ont pas été freinées par la pandémie de Covid-19 pour l’heure, mais l’agence juge que « le Covid-19 menace de dérailler plus avant [leurs] efforts de vaincre le paludisme, et en particulier de traiter les malades », a déclaré Matshidiso Moeti, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

21 pays ont éradiqué le paludisme depuis 2000

« En dépit de l’impact dévastateur du Covid-19 sur les économies africaines, les partenaires internationaux et les pays doivent faire plus pour s’assurer que les ressources nécessaires sont disponibles pour développer les programmes anti-malaria qui font une telle différence dans la vie des gens », a-t-elle ajouté. Même des perturbations faibles dans l’accès aux médicaments, de l’ordre de 10 %, auraient pour conséquence 19 000 morts supplémentaires, a calculé l’OMS. Le rapport a souligné que, depuis 2000, 21 pays avaient réussi à éradiquer le paludisme.
L’Inde a affiché des résultats spectaculaires ces deux dernières années avec une baisse de 18 % des infections et de 20 % du nombre de morts. Plus impressionnant encore, les progrès des six pays arrosés par le Mékong en Asie du Sud-Est, qui sont sur la bonne voie pour atteindre leur objectif d’éradication de la maladie en 2030. Ils ont réussi à faire baisser le nombre de cas de 90 % entre 2000 et 2019.

MALADIE MYSTÉRIEUSE : DES PÊCHEURS GUÉRIS ENCORE CONTAMINÉS

http://www.emedia.sn Les investigations se poursuivent pour trouver les causes de la mystérieuse maladie, touchant les pêcheurs. En effet, alors que les recherches scientifiques continuent, des patients déjà guéris ont été recontaminés. Ces derniers, partis en mer après qu’ils ont été libérés, ont été encore contaminés. Or, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avait demandé aux pêcheurs guéris de rester une semaine avant de reprendre la mer. Ce qu’ils n’ont pas respecté.
C’est pourquoi, le directeur du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé demande au ministre de la Santé de prendre toutes les dispositions réglementaires nécessaires afin que la pêche soit interdite dans les endroits où la maladie sévit. Aliou DIOUF

POUR UN PLAN DE RENOUVELLEMENT DES EQUIPEMENTS SANITAIRES

http://www.sudonline.sn Invité de l’émission Objection de la radio SudFm (privée) hier, dimanche 29 novembre, le professeur Abdoulaye Samb s’est félicité du score de 85.08% obtenu par le Sénégal à l’édition 2020 du concours d’agrégation du Cames. Par ailleurs, le doyen de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a également préconisé à l’endroit des autorités des efforts dans le cadre du financement de la santé, notamment la mise en place d’un plan de renouvellement des équipements sanitaires des différentes structures hospitalières et académiques.
Un plan de renouvellement des équipements sanitaires des différentes structures hospitalières et académiques, c’est ce que préconise le professeur Abdoulaye Samb, doyen de la Faculté de Médecine Pharmacie Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Invité de l’émission objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 29 novembre, le professeur Abdoulaye Samb qui se prononçait sur le taux de réussite de 85.08% obtenu par le Sénégal au concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) édition 2020, a déploré le niveau d’équipement actuel des structures hospitalières et académiques.
Selon lui, en dépit du brillant score obtenu par le Sénégal au concours du Cames de cette année, il « y a beaucoup à faire dans le domaine du renforcement des équipements hospitaliers et académiques. Poursuivant son propos, le doyen de La Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar souligne ainsi la nécessité d’une planification du « renouvellement des équipements hospitaliers » en vue de l’amélioration de la qualité de la santé des populations. « Quand je parle des équipements des structures de santé e pense également à l’équipement des laboratoires de formation qui font parfois de l’expertise pour améliorer la qualité de la santé mais aussi des recherches dans le cadre de l’enseignement et de la formation. D’où l’importance de réfléchir à une planification pour avoir le maximum d’équipements sur place pour prendre en charge la santé des populations », a-t-il fait remarquer.
Avant d’ajouter  : « Globalement, cela va être un bénéfice pour l’Etat du Sénégal parce que les évacuations sanitaires qui coûtent cher au contribuable sénégalais vont diminuer de manière importante. Mieux, cela va améliorer l’expertise locale ». Revenant sur le résultat obtenu par le Sénégal, le professeur Abdoulaye Samb tout en saluant ce score qui place, selon lui, le Sénégal au-dessus de la moyenne du Cames, estime tout de même que ce résultat est améliorable si les équipements requis sont disponibles. Par ailleurs, jugeant « relativement faible » le budget alloué par l’Etat à sa Fac, le doyen Abdoulaye Samb invite également l’Etat à réfléchir sur les mécanismes à aider les Facultés à faire face à leur défi de formation et de la recherche.

Amélioration de la qualité de formation des étudiants : La fac de médecine de l’Ucad se dote d’un Centre de simulation

Alors qu’elle jouit déjà d’une excellente réputation dans la sous-région et un peu en Afrique du fait de la qualité du personnel de soignants qu’elle met sur le marché, la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) va bientôt franchir un autre pas de plus vers l’excellence. En effet, invité de l’émission Objection hier, dimanche 29 novembre, le professeur Abdoulaye Samb, doyen de ladite Faculté de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a révélé que les chantiers du Centre de simulation qui sont en cours de construction au sein de cette Fac seront bientôt livrés. Revenant sur l’importance de ce centre de simulation, le doyen assurera que cette infrastructure va permettre de former les étudiants à partir de mannequins, ce qui va également permettre d’améliorer la qualité des soins de manière optimale. « Normalement, on ne doit jamais faire une première fois sur le malade, on ne doit pas commencer à apprendre sur les malades mais plutôt sur des mannequins. Et c’est seulement après qu’on acquiert les gestes qu’il faut, qu’on doit passer sur le malade. C’est une exigence des droits des patients. Nous saisissons donc les autorités notamment notre ministère de tutelle pour l’équipement de ce centre qui nous permet de fonctionner et de former nos étudiants dans de très bonnes conditions », a-t-il lancé. « Avec ce centre, poursuit-il encore, « On peut innover dans la prise en charge, on peut découvrir de nouvelles choses et améliorer les conditions de prise en charge car, aujourd’hui, de plus en plus, il y a la fibroscopie autrement dit, on opère sans ouvrir avec une sonde et c’est dans les laboratoires de fibroscopie qui seront logés dans ce centre de simulation qu’on apprend cette technique. Donc, c’est important qu’on se donne tout ces moyens pour prendre en charge de manière optimale la santé de nos populations ».

Coronavirus : Adoubé par le Sénégal, le vaccin de Moderna bientôt sur le marché.

https://www.dakaractu.com Selon le quotidien l’Observateur, le Sénégal a porté son choix sur le vaccin de Moderna pour venir à bout du coronavirus. L’annonce a été faite par le Directeur de la Santé, Dr Marie Khémesse Ngom qui participait à un dîner débat organisé par les anciens de l’Ena de Paris. Selon le Dr Ngom, ce choix s’explique par l’efficacité du candidat de Moderna, mais aussi par son coût qui est moins cher et ses conditions de conservation.
Le vaccin en question peut être stocké dans un simple réfrigérateur et peut se conserver au moins entre 2 et 8 degrés.
Les derniers résultats de la phase 3 des essais cliniques de Moderna ont montré une efficacité du vaccin contre la Covid-19. Sur 196 issus des 30 000 volontaires, 185 sont atteints de covid dans le groupe Placebo contre 11 dans le groupe ayant été vacciné.
Ces résultats très encourageants devraient permettre au laboratoire américain d’obtenir son quitus pour commercialiser le vaccin. Moderna a déposé ce lundi 30 novembre une demande d’autorisation d’utilisation d’urgence auprès de l’Agence de santé américaine. Le comité consultatif de cette instance doit se prononcer le 17 décembre prochain. Si le feu vert est donné, la campagne de vaccination peut démarrer plus tôt que prévu. En même temps, renseigne lesechos.fr, le laboratoire dirigé par le français Stéphane Bancel va également demander ce lundi une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA). Ce qui veut dire que le vaccin qui serait efficace à 94,5% est en pole position pour damer le pion à la concurrence.
Moderna utilise une technique de l’ARN messager dont le principe est de communiquer à l’organisme les informations génétiques nécessaires pour déclencher de manière autonome une protection contre le virus. Le vaccin ARNm-1273 induit une réponse immunitaire forte.
Il faut rappeler que la priorité est donnée aux États-Unis qui ont financé les recherches à hauteur de 2,5 milliards de dollars et se verront remettre en conséquence 100 millions de doses.
La Biotech américaine a signé des contrats avec le Canada, la Suisse, le Japon, Israël et le Qatar. Elle est en négociation avec l’Union européenne. L’entreprise prévoit de produire 20 millions de doses cette année et entre 500 millions et un milliard en 2021

Covid-19 : Le vaccin de Moderna montre une efficacité de 100%

https://www.sikafinance.com A l’issue de la phase 3 de ses essais cliniques, les résultats finaux du vaccin candidat  » ARNm-1273  » de la société américaine Moderna ont montré des résultats surprenants, à priori bien meilleurs que ceux du duo Pfizer/Biontech.
En effet, dans une communication publiée ce 30 novembre, Moderna a annoncé qu’au terme de ses analyses, son vaccin a montré une efficacité de prévention contre la Covid-19 de 94,1% et de 100% contre les cas graves. Autrement dit, sur 100 personnes ayant reçu le vaccin  » ARNm-1273 « , 6 ont contracté le virus et parmi ces derniers, aucun n’a développé de cas graves de la maladie à Coronavirus.
 » Cette analyse positive confirme la capacité de notre vaccin à prévenir la maladie à Covid-19 et, surtout, la capacité de prévenir la maladie Covid-19 sévère. Nous pensons que notre vaccin fournira un nouvel outil puissant qui pourrait changer le cours de cette pandémie et aider à prévenir des cas graves, les hospitalisations et les décès « , s’est réjoui Stéphane Bancel, PDG de Moderna.
Suite à ces résultats satisfaisants, la société a soumis une demande d’autorisation urgente de son vaccin sur les marchés amécains aux agences américaine (FDA) et européenne (EMA) de la santé. Selon des sources, la FDA prévoit rencontrer son comité consultatif en décembre pour examiner les vaccins candidats de Pfizer et Moderna.
D’ici la fin 2020, la société envisage disposer d’environ 20 millions de doses d’ARNm-1273. Cette capacité pourrait atteindre 500 millions à 1 milliard de doses en 2021.Olivia Yao

Risque de deuxième vague de covid-19 au Sénégal : Le Pr Samb adoube le président Macky Sall

Autre question abordée hier, par le doyen de La Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop  de Dakar (UCAD) lors de son passage à l’émission Objection de la radio Sudfm (privée), l’augmentation des cas de contamination à la Covid-19 notée ces derniers jours, au Sénégal. Soulignant que le Sénégal n’a pas les moyens dont disposent des pays comme la France ou les Etats-Unis pour faire face à une seconde vague de cette pandémie, le professeur Abdoulaye Samb se dit ainsi solidaire des mises en garde du chef de l’Etat sur le risque d’une nouvelle vague sur notre économie. « Quand on regarde ce qui se passe actuellement en France et dans les pays du Maghreb, je pense qu’il faut qu’on soit prudent.
Dans l’évolution de la première vague de cette pandémie, on a noté un décalage de deux mois voire deux mois et demi entre ce qui s’est passé en France par rapport au Sénégal. Donc, nous devons toujours continuer à être prudent et à observer les gestes barrières parce que la malade est toujours là même si le nombre de cas a considérablement baisser. La preuve, depuis quelques, la courbe de cas positifs commence à augmenter. Le président a bien fait d’alerter et je le félicite pour cela ». Nando Cabral Gomis   |

37 passagers arrêtés à l’AIBD avec de faux tests Covid-19

https://www.pressafrik.com Les faux certificats de tests Covid-19 à l’Aéroport de Roissy Charles De Gaulle ont inspiré des individus nichés à l’Aéroport International Blaise Diagne où un trafic de faux tests négatifs a été démantelé.
Nos confrères du journal Source A révèlent dans leur parution de ce mardi que 37 passagers ont été arrêtés en possession de faux tests.
Samedi dernier, 23 passagers, en majorité des Nigérians, qui venaient de Kaolack, ont été débarqués du vol d’Air Ivoire en possession de faux tests les déclarant négatifs au coronavirus.
Hier lundi, 14 autres passagers ont été interpellés avec de faux tests du laboratoire du virologue le Pr Souleymane Mboup qu’ils ont bidouillé, indique le journal.

« BARÇA WALA BARSAKH » /CAP-VERT  : Les 66 rescapés rapatriés

Libération Sénégal online Il y’a de cela quelques jours, une pirogue, partie de Mbour avec 150 passagers, échouait à Sal (Cap-Vert). 66 personnes seront secourues alors que le reste était porté disparu. 10 corps ont d’ailleurs été repêchés. Selon les informations de Libération online, les rescapés viennent d’embarquer dans un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais.

Teliko reçoit un blâme

Libération Sénégal online Selon les informations de Libération online, le conseil de discipline de la magistrature vient de livrer sa décision. Souleymane Téliko a reçu un blâme. C’est le deuxième degré de sanction administrative après l’avertissement. Les autres sanctions les plus sévères sont la rétrogradation et la radiation

CONSEIL DE DISCIPLINE  : Plus de 22 « avocats » ont défendu Téliko

Libération Sénégal online L’affaire Souleymane Téliko est actuellement en délibération devant le conseil de discipline de la magistrature. Selon les informations de Libération online, plus de 22 personnes dont des magistrats et avocats ont pris la parole pour défendre le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) qui devrait être édifié sur son sort, sauf report. Une affaire à suivre.

LE MINISTRE DE LA JUSTICE REÇOIT UNE VOLÉE DE BOIS VERTS DES ROBES NOIRES

http://www.emedia.sn À peine tombée, la sanction que la Chambre discipline du Conseil supérieur de la magistrature a infligée au président de l’Union des magistrats du Sénégal, Souleymane Téliko, reconnu coupable d’avoir jeté le discrédit sur une décision de justice, fait jaser dans les rangs des avocats du juge condamné.
Cette sanction se situe dans la frange de celles dites de premier degré. Mieux, il n’aura aucun impact sur la carrière du président de la Cour d’appel de Thiès encore moins sur le dossier. Pourtant, les avocats de la défense ne cachent pas leur déception après l’annonce du verdict. Face à la presse après la décision, ils ont manifesté leur désaccord. « C’est la déception totale qui nous anime. Nous avons le sentiment et nous avons la conviction que l’autorité judiciaire a manqué le rendez-vous d’affirmer son indépendance, d’affirmer l’autorité de la justice. C’est le principe même de la sanction qu’il ne fallait pas retenir. C’est dire que nous sommes tous déçus », a déclaré Ciré Clédor Ly, un des avocats du juge.
La robe noire de poursuivre  : « Nous sommes déçus par ce qui s’est passé, nous sommes déçus parce que nous croyions en la justice, à l’autorité judiciaire, à l’indépendance de la justice. Et la justice avait aujourd’hui la chance d’affirmer son indépendance et son autorité par rapport au pouvoir exécutif parce que l’autorité de poursuite c’est le ministre de la Justice. »
Pour sa part, Me Moustapha Dieng indique que cette sanction atteste à suffisance qu’il n’y avait aucune charge contre le juge Souleymane Téliko. « Nous respectons la décision mais nous pensons qu’elle ne devait pas être prise. Téliko mérite plus des félicitations qu’une sanction », a fait savoir Me. Dieng.
Dans le même sillage Me El hadji Diouf estime que cette décision est « farfelue ». Selon lui, le juge Souleymane Téliko réfute la sanction et ses avocats vont l’attaquer. « Nous allons faire de cette décision qui n’a aucun fondement. Téliko n’a rien fait donc, il ne doit pas être sanctionné. Il est un magistrat indépendant qui a le courage de ses idées. Nous allons faire appel pour que cette décision soit annulée », a informé M. Diouf. Aliou DIOUF

Reparle-nous Fall guerrier,cela fait trop longtemps !

Depuis qu’il a été nommé ministre d’État à la présidence, on entend plus parler de Madior Fall, notre ancien ministre de la Justice.
Ce, après qu’il avait avancé auprès de la presse que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs au Sénégal.

Avant d’ajouter : « en principe. » Ce qui avait beaucoup interloqué.

Il n’avait certes pas dit que Big Mack n’avait pas droit à un troisième mandat, mais c’était tout comme car dans ce pays, qu’à l’aide de cette chose, n’est pas toujours bien admise dans certaine classe de la société.
Voulait-il dire qu’il n’y avait pas de possibilité de troisième mandat ?
En tout cas, on ne l’avait toujours pas revu depuis cette affirmation jusqu’à maintenant.
Il est sorti de sa réserve, en effet, sur l’injonction d’un journaliste pour parler de cette affaire qui profile à l’horizon et dont il n’est pas prudent d’en parler.
Vous avez compris, encore le troisième mandat. J’ai assez parlé de cette affaire d’autrui et je n’en parlerai plus. “Li koussi meune Dara CEBE

Cheikh Abdou Bara Dolly tacle Mame Boye Diao : «Ses trois voitures coûtent 150 millions,on doit lui demander l’origine de son argent en tant que fonctionnaire»

https://www.dakaractu.com Le député Cheikh Abdou Bara Dolly s’est prononcé sur son différend avec l’actuel directeur des Domaines, Mame Boye Diao. Sur ce, le député a tenu à préciser qu’il est un vendeur de voitures en provenance des États-Unis et il dispose d’un parking et emploie 20 jeunes. « J’avais une voiture Range Rover 2020 qui coûte 90 millions de F CFA, il m’a fait savoir qu’il veut cette voiture et je lui ai dit de me donner 3 terrains d’une valeur de 30 millions chaque », a-t-il déclaré.
Ainsi, il promet de publier la liste des personnes à qui il a octroyé des notifications. Selon lui, il a le plein droit de vendre des voitures, car il travaille,  par contre Mame Boye Diao n’a pas le droit de vendre des terrains. « Les trois voitures dont Mame Boye Diao disposent coûtent 150 millions et on doit lui demander en tant que fonctionnaire, comment il a pu avoir ce montant », déplore-t-il.

Serigne Modou Bara Dolly accuse certains ministres de soudoyer des députés de l’opposition pour être ménagés.

https://www.dakaractu.com « Beaucoup de ministres soudoient des députés de l’opposition pour que ces derniers s’abstiennent de les attaquer lors du marathon budgétaire. Ce fait est regrettable et indigne »…
L’affirmation est de Serigne Modou Bara Dolly Mbacké. Le leader politique Apériste  de Touba estime que ce cirque dure depuis bien longtemps, mais est devenu plus ostensible lors de cette session qui se déroule présentement et durant laquelle un député de Touba, appartenant à l’opposition est utilisé comme « larbin » pour applaudir les ministres qui s’accordent avec lui et « épouvantail » pour ceux qui s’abstiennent de le faire.
Serigne Modou Bara Dolly Mbacké de préciser son propos : « Un député a beau appartenir à une famille religieuse, cela ne l’empêche pas de tomber si bas en acceptant d’aussi bases besognes.  Serigne Mansour Sy Djamil ne ferait jamais ça. J’accuse toutefois les ministres qui lui offrent des marchés de plusieurs centaines de millions, alors qu’il passe tout son temps à dire du mal du Président Macky Sall. Ce sont eux qui ont fait de lui un homme riche et tout le monde sait de qui je parle… »

SONKO : «JAMAIS VOUS N’ENTENDREZ DIRE QUE J’AI REJOINT MACKY»

http://www.emedia.sn Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Ousmane Sonko, leader du Pastef s’est dit plus déterminé que jamais à tracer son propre sillon, loin des combines politiques dont la vie politique sénégalaise est coutumière. Ousmane Sonko a confié qu’il ne ralliera jamais la mouvance présidentielle. « Nous laissons ces acteurs politiques pratiquer ces combinaisons, les combines, les calculs. Jamais vous n’entendrez dire que Ousmane Sonko et Pastef ont rejoint Macky Sall », a juré l’opposant, indiquant que le pouvoir ne se négocie pas, pas plus qu’il ne s’offre sur un plateau d’argent. « Il se conquiert par le combat politique. C’est faire preuve de légèreté, voire de naïveté, de penser que vous arriverez un jour au pouvoir parce que vous avez négocié », a soutenu Ousmane Sonko.
A la question de savoir s’il se considère toujours comme le chef de l’opposition après que Idrissa Seck a rejoint la mouvance présidentielle, il rétorque  : « notre position de principe n’a pas changé. Nous ne voyons aucune pertinence de désigner formellement un chef de l’opposition comme cela a fait l’objet de négociations entre certains opposants et le pouvoir. Nous ne sommes pas intéressés par ce statut inutile et budgétivore. Nous avons déjà suffisamment d’institutions inutiles au Sénégal, comme le Conseil économique social et environnemental et le Haut Conseil des collectivités territoriales qui ne servent à rien sinon à y caser des alliés politiques. Nous ne voulons être le chef de personne dans l’opposition ni que quiconque soit notre chef » Aliou DIOUF

Souleymane Ndéné Ndiaye : « Sans Wade, pas de retrouvailles de la famille libérale »

https://www.seneweb.com « Sans Abdoulaye Wade, on ne peut pas parler de retrouvaille de la famille libérale ». C’est l’avis de l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui reconnaît « le grand coup » de Macky Sall avec le retour d’Idrissa Seck et d’autres anciens ténors du Parti démocratique sénégalais (PDS). Selon lui, interrogé au micro d’iRadio, il s’agit d’un pan de la famille libérale : « Parce que, la famille libérale principale, c’est le Parti démocratique sénégalais (PDS), c’est Me Abdoulaye Wade. Le président de la République est-il en contact avec Wade ou avec les autres ? Je l’ignore. Car, Macky fait ce qu’il fait sans rien dire. Donc, je ne peux pas m’avancer sur ce point ».
Cependant, rapporte L’AS, Souleymane Ndéné Ndiaye dénonce le énième report des élections locales. Il plaide pour le respect du calendrier républicain, peu importe les calculs politiciens qui sont derrière. « L’Etat de droit c’est trois choses ; se conformer aux droits c’est la loi qui avait prévu que les élections locales doivent se tenir à une époque déterminée et cela doit être respecté. Il considère que l’Etat n’a pas réussi sa politique d’emploi ce qui a accentué l’immigration clandestine. Toutefois, il estime que le gouvernement a échoué dans sa politique de l’emploie ce qui justifie la recrudescence de l’immigration clandestine.

IDIOVISUEL,LA CHRONIQUE MEDIA DE NETTALI.COM : La tentation de la médiocrité !

NETTALI.COM – En ces temps de crises qui se succèdent, le gouvernement débordé de toutes parts, a cru bon de changer de stratégie pour aborder la question de sa communication sous un autre angle. Ce qu’il  a trouvé récemment comme formule, consiste à regrouper autour de Seydou Guèye, des ministres dans un moment de communication dénommé « Le Gouvernement face à la presse ». Objectif répondre aux questions d’actualité posées par les journalistes. Une séance d’explications d’ailleurs instaurée tous les quatorze jours.
Pour un premier rendez-vous qui a eu lieu le mardi 24 novembre, la presse écrite, présente sur les lieux, n’a pas manqué de relater l’évènement le lendemain. Et ce sont en des termes peu élogieux que l’exercice a été apprécié. Ainsi que le montrent les différents titres et commentaires des journaux. « Les Echos » par exemple a barré à sa une « La grande propagande gouvernementale », là où « Le Témoin » nous dit  : « rien de 9 sous le soleil » ; « Source A » lui, s’est lancé dans la description  : « bel accoutrement, discours vides », « Walf Quotidien » de son côté, a parlé de « ministres à la peine » ; Le journal « Le Quotidien » a fait dans le jeu de mots pour dire  : « vague d’explications », dans un double sens de lexique hydrique en ces temps de naufrages dans un contexte d’émigration clandestine, mais aussi dans celui de qualifier la teneur des explications de « vagues » ; « Kritik » trouve que les ministres se sont livrés à « 3 Heures sans convaincre » ; Vox Populi a évoqué « 8 ministres pour un échec et mat » avant que « La tribune » ne se lance dans un classement des ministres suivant leurs prestations en termes d’examen de passage : « entre 1er tour, 2ème tour et ajournement de ministres ». Seul « Le Soleil a trouvé que « le gouvernement a éclairé et rassuré », alors que Enquête lui était plutôt sur un titre qui met le gouvernement dans une posture de médecin après la mort  : « le gouvernement panse ses plaies ».
C’est un fait indiscutable que le gouvernement a un problème de compétences dans le domaine de la communication. Rien n’interdit à un ministre de communiquer, mais la forme dans laquelle ils veulent le faire, n’est ni opérant, ni efficace et encore moins opportune. C’est même un pied de nez aux députés devant ils doivent répondre à travers des questions orales.
Huit (8) ans ce n’est pas rien et le gouvernement est presque toujours l’artisan de ses propres crises, s’il ne contribue pas à les amplifier. Des problèmes en apparence simples, se transforment rapidement en crise, car ses défenseurs tombent bien trop facilement dans la polémique. Ses acteurs sont souvent sur une posture défensive et ne prennent jamais l’initiative de la communication.
Et pourtant, le gouvernement ne peut trouver meilleure formule pour s’adresser aux Sénégalais que celui de s’inscrire dans l’action véritable en tenant ses promesses et en écoutant les préoccupations des Sénégalais. Et la communication viendra faire le reste. En fait d’actions, Macky Sall avait promis une gouvernance sobre et vertueuse et un Programme Sénégal Emergent pour le développement économique et social du pays. La communication ne pourra jamais remplacer l’action. Et c’est ce à quoi Moustapha Diakhaté a invité le Président Sall à l’émission « Déclic » sur la TFM de la semaine dernière. Selon lui, même si son compagnonnage politique avec le chef de l’Etat est compromis (même si la relation de personnelle avec Macky Sall n’est pas terminée), le parti qu’ils ont créé ensemble, s’appelle « Alliance pour la République » et non « Alliance pour Macky. Macky Sall ». Plus que cela, il pense que « le chef de l’Etat doit cesser la politique politicienne ».
Un pays, d’après Diakhaté, ne « peut pas connaître l’émigration clandestine, la covid et des inondations de cette ampleur et continuer à appliquer la politique politicienne ». Pour celui qui se considère toujours comme membre de l’Apr, « la vie des Sénégalais est entre les mains du président, la vie de ceux qui viennent de naître aussi. Qu’il respecte ce qu’il avait promis sur le 1er et le second mandat et poursuive ce qu’il avait commencé. » Moustapha Diakhaté qui ne veut pas en rester là, compte créer un mouvement à l’intérieur du parti et va à ce titre faire des rencontres, afin d’amener tous ceux qui le souhaitent à aller dans le sens de rectifier les choses.
Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre sous Me Wade et non moins PCA de Air Sénégal S.A, n’est pas loin d’être du même avis que Moustapaha Diakhaté quant à l’accomplissement de cette mission. Sauf qu’il décrète « l’échec complet » de la politique d’emploi du gouvernement. A l’émission « Toc Toc » de ce lundi 30 novembre sur I-TV, il n’a pas manqué de le faire savoir, estimant que les différents programmes du gouvernement sont incapables d’absorber la masse de jeunes désespérés, obligés de traverser le désert ou prendre la mer, en risquant leur vie pour avoir un travail ailleurs car ne pouvant pas réussir chez eux. Prenant le cas du Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires), il pense qu’une antenne devait être installée dans chaque commune de manière à les doter de moyens et à octroyer aux responsables, les outils nécessaires parmi lesquels des forages, des tracteurs et des terres dans le but d’absorber les jeunes. Qu’est-ce que fait le siège du Prodac à Dakar ? Se demande celui-ci. Pour l’ancien ministre de la Fonction publique et de l’emploi, « lorsque vous faites le tour du Sénégal, vous vous rendrez compte que les terres non cultivées sont plus importantes. Les moyens pour le Prodac n’ont pas été mobilisés  et la politique d’emploi n’a pas été mise en place. C’est cela qui explique que ces jeunes empruntent la mer. » Non sans avoir une pensée pour ces jeunes qui ont péri en mer et leurs parents à qui il n’a pas manqué de présenter ses condoléances.

«Moutt mba Moott », la règle.

Quel drame humain et social, l’émigration clandestine ! Mais pendant ce temps, se joue une histoire de prébendes. Actualité oblige, la question du « moutt mba mott » (se taire ou  quitter le parti) qu’évoquait l’ancien président du groupe parlementaire BBY, la semaine dernière à l’émission « Déclic »  nous a rattrapés. Déthié Fall  a été viré de son poste de Vice-Président de Rewmi pour avoir osé évoquer la vision de Macky Sall qui, selon ses dires, ne dépasserait pas Diamniadio. Il a souhaité à l’hémicycle que celle-ci s’étende sur les quais de l’Anambé. Provocation, rébellion ou pas, Idy a réagi promptement. Il lui avait demandé de ne piper mot, mais le député rewmiste est passé outre. Idrissa Seck a toutefois essayé de prouver aux yeux du monde que c’est une histoire de frustration qui est à la base de cette sortie. Ce qu’a toutefois contesté Fall.
Un fait qui montre tout simplement qu’il n’y a point de démocratie dans nos partis politiques dont les lignes ne se réduisent au fond qu’aux décisions du patron. Ce n’est pas un hasard si personne par exemple n’ose plus aborder la question du 3ème mandat dans les rangs marron-beige. Beaucoup en ont fait les frais. Idy et Macky sont en réalité faits du même bois. Ils viennent du même moule du Pds où la personnalité de Me Wade a toujours plané sur le parti et ses membres. C’est même symptomatique d’une culture instaurée et qui survit aux fils.
Moustapha Diakhaté illustre d’ailleurs cette culture autoritaire, en répondant à une question de Pape Djibril Fall à savoir s’il allait ou non reprendre sa place à l’Apr. Réponse de Diakhaté, « si reprendre une place à l’Apr, était mon objectif, je ne l’aurais pas perdue. Car je sais comment les gens font pour ne pas la perdre. « mouth mba moott «  (se taire ou s’en aller) est la règle. » Diakhaté ne manquera d’ailleurs pas de rebondir sur une anecdote relative à Me Wade et le traitement qu’il infligeait à ses partisans et compagnons, citant une connaissance à qui il demandait de rejoindre Me Wade. Ce dernier lui aurait répondu qu’il craignait la manière dont il l’a vu se comporter avec ses compagnons. Ce même comportement, il l’a semble-t-il perçu chez Macky Sall vis-à-vis de ceux qui étaient de fidèles compagnons et de bons ministres. Aussi, Diakhaté, s’est ému du sort de ceux-là  : « s’il peut virer Matar Cissé pour le remplacer par Oumar Sarr, sa conscience ne doit pas être tranquille. S’il peut limoger Aminata Touré de là où elle était, pour y installer Idrissa Seck, celle-ci doit désormais le craindre. » Il y a évidemment Amadou Ba, Ali Ngouille Ndiaye qui ont tous occupé des postes stratégiques de l’économie et des finances et encore de l’intérieur.
Des victimes de la recomposition de la famille libérale ? Souleymane Ndéné nous a fait comprendre qu’elle ne saurait avoir lieu sans Me Wade. On est loin de Massalikou Djinaan, mais le très intrigant Mahmoud Saleh, l’homme de la tour de contrôle du président nous a expliqué à « Grand Jury » que « Macky Sall est en contact permanent avec Abdoulaye Wade par des mécanismes qui leurs sont propres » avant d’ajouter : « Il y a un eu contact mais je ne peux pas indiquer la forme ». des allégations pas tout à fait claires.
La réaction d’Idrissa Seck a en tout cas eu la particularité de relever d’un manque notoire de tact. Sa volonté de donner des gages à Macky Sall, ne devait pas le pousser à destituer Fall de cette manière-là. Un peu trop prompt et brutal ! Il faut que les chefs de parti qui n’ont pas cette culture de la démocratie interne, retournent à l’école et comprennent que l’édification des partis qui ne sont en réalité que des associations privées, n’aurait pu être possible, s’il n’y avait pas une addition de militants ayant fait des sacrifices et des traversées du désert, tout en vivant de privations et de frustrations au quotidien. L’accession au pouvoir ne doit pas être une occasion de les martyriser ou de les brimer.
A la vérité, tout se fait sur le dos du peuple et des membres des partis politiques au seul profit des chefs de partis. Ceux-là n’ont d’autres droits que de subir le diktat imposé sans broncher.
La date des élections locales est par exemple repoussée. Et c’est un fait qui a semblé beaucoup indisposer Souleymane Ndéné qui a répondu à Mahmoud Saleh qui a annoncé que les élections locales se tiendront en 2021. « L’Etat doit assurer l’exécution de la règle de droit. L’Etat doit se conformer à la loi. Le calendrier électoral doit être respecté et les élections tenues à date indiquée », a fait remarquer celui-ci.
Même le pouvoir judiciaire n’échappe pas à la règle. Supposé être un pouvoir indépendant de l’exécutif, il a été trouvé le moyen de traduire Téliko au conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature pour avoir, selon les termes de l’accusation, violé l’obligation de réserve. Ses collègues n’apprécient pas sa sortie sur l’affaire Khalifa Sall.. Une affaire Souleymane Téliko qui est toutefois loin de connaître son épilogue après que le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature l’ait sanctionné par blâme. En effet, les défenseurs (des avocats et des magistrats) du président de l’Union des magistrats sénégalais ( UMS) ont décidé d’attaquer la décision rendue par Cheikh Tidiane Coulibaly et ses collègues. Mieux, ils n’excluent pas de saisir la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO).

Bijou Ngoné et la course au buzz

Quand est-ce que les Sénégalais sortiront de cette propension à décréter ce que les gens aiment ou n’aiment pas ? Une tendance qui ne doit nullement pousser les médias à tomber dans n’importe quels travers. Le rôle des médias est éminemment celui d’éveil et d’éducation  du citoyen. Même la tentation de l’audimat ne devrait pas pousser à certaines extrémités. En invitant Pawlish Mbaye alias « wahi doff » « parole de fous », « 10 000 problèmes » ou encore Ouzinkeita au comportement douteux, quel est le projet d’une telle émission ? Que cherche-t-on à promouvoir ? Quelles valeurs cherche-t-on à vendre ? Amuser la galerie. Il y a d’autres moyens plus sains et plus indiqués pour faire rire.
« Confrontation », cette émission animée par Bijou Ngoné, est loin d’être exemplaire de ce point de vue. La même animatrice nous a mis en scène Ndella Madior Diouf racontant sa vie sexuelle et le nombre de fois… allant jusque dans des confidences, ce qu’il y a de plus intime. Quel est l’intérêt pour le public ? De même avec Abou Thioubalo, elle s’était lancée dans une logique d’humilier l’invité en lui rappelant et insistant sans relâche sur ses nombreuses tentatives de retour au premier plan. Au point que celui-ci vexé avait fini par évoquer le nombre de mariages de Bijou Ngoné. Pousser les invités dans leurs derniers retranchements, tester leurs capacités de résister à l’humiliation. Quel funeste projet ! Bijou devrait revoir sa copie et surtout revisiter les techniques d’interviews car il lui arrive souvent de ne pas savoir comment relancer l’invité. Et lorsqu’elle rencontre de la résistance, ça vire forcément à la dérive.
Une simple logique guide nos gouvernants et leurs alliés. Anesthésier les Sénégalais, les empêcher de s’épanouir, d’exercer et de jouir de leur liberté. Les tirer vers le bas et les rendre tout simplement médiocres.

REPORT DES LOCALES, DIALOGUE NATIONAL – SOULEYMANE NDÉNÉ NDIAYE TIRE À BOULETS ROUGE SUR LE RÉGIME DE MACKY SALL

NETTALI. COM- Souleymane Ndéné Ndiaye est-il remonté contre Macky Sall et son régime ? En tout cas sa sortie sur Itv en donne l’air avec ses critiques contre le régime.
Sans porter de gants, l’ancien Premier ministre et Pca d’Air Sénégal a critiqué avec virulence et véhémence la politique sur l’emploi des jeunes, le dialogue national et le report des élections locales.
S’agissant de la politique de l’emploi des jeunes, Souleymane Ndéné Ndiaye n’y est pas allé par quatre chemins pour dire qu’elle a été un échec. Selon lui, si le phénomène de l’émigration clandestine avec son lot de malheurs a repris, c’est parce que l’Etat n’a pas réussi à créer des emplois pour les jeunes. Qui, désespérés, défient les vagues. « Si le Gouvernement avait réussi sa politique d’emploi, je ne dis pas qu’il n’y aurait pas eu « Barca et Barsex », mais il y en aurait moins. Les jeunes qui sont en âge de travailler n’ont aucune perspective d’avenir par rapport à leur employabilité. Je pense que si les structures mises en place par l’Etat étaient bien exploitées, elles absorberaient le maximum de jeunes en âge de travail », soutenu Souleymane Ndéné Ndiaye.
Pour ce qui est de la retrouvaille de la famille libérale, Souleymane Ndéné Ndiaye dit qu’elle ne peut pas se faire à l’insu de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. « C’est un pan de la famille libérale qui est avec Macky Sall », précise-t-il. L’ancien Premier ministre constate, pour le regretter, que ce qu’on appelle dialogue n’en est pas un. Selon lui, ce dialogue dit politique n’existe que de nom. « C’est une réunion ou des personnes ont été choisies au volet. Le dialogue national, c’est au-delà de ces réunions. Il doit toucher toutes les franges de la population. Le dialogue national, ce n’est pas de manipuler le peuple », dit-il pour étayer ses propos.
De même, il a répondu à Mahmoud Saleh qui a annoncé que les élections locales se tiendront en 2021. Souleymane Ndéné Ndiaye a dénoncé le report de ces élections. Selon lui, le calendrier électoral doit être respecté. « L’Etat doit assurer l’exécution de la règle de droit. L’Etat doit se conformer à la loi. Le calendrier électoral doit être respecté et les élections tenues à date indiquée », souligne-t-il.

EMPLOI, RETROUVAILLES LIBÉRALES, REPORT DES LOCALES…SOULEYMANE NDÉNÉ DÉCOCHE SES FLÈCHES

http://www.emedia.sn L’ancien Premier ministre et par ailleurs PCA d’Air Sénégal, Souleymane Ndéné Ndiaye n’a pas porté de gants pour dire ses vérités au président Macky Sall et à son Gouvernement. Invité de la matinale d’ITV, Souleymane Ndiaye avoue que l’Etat a échoué dans sa politique d’emploi. Et cela fait partie de ce qui pousse les jeunes à prendre les pirogues à la recherche d’une vie meilleure à l’étranger. « Si le Gouvernement avait réussi sa politique d’emploi, je ne dis pas qu’il n’y aurait pas eu « Barca et Barsex », mais il y en aurait moins », a déclaré le président de l’Union nationale pour le peuple. Constant que les jeunes qui sont en âge de travailler n’ont aucune perspective d’avenir par rapport à leur employabilité, Souleymane Ndéné Ndiaye pense que si les structures mises en place par l’Etat étaient bien exploitées, elles absorberaient le maximum de jeunes en âge de travail.
Souleymane Ndéné Ndiaye s’est exprimé également sur le dernier remaniement ministériel avec l’entrée dans le Gouvernement d’anciens responsables libéraux. Ce qui d’ailleurs a poussé certains à penser que la famille libérale est en train de se faire. Cependant, Souleymane Ndéné Ndiaye reste dubitatif à ce sujet dans la mesure où ce n’est qu’un pan de la famille libérale qui a rejoint la mouvance présidentielle et, surtout, il croit savoir qu’on ne peut pas parler de retrouvailles libérales sans l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. « Je ne sais pas si Macky Sall voit Abdoulaye Wade ou pas mais, il fait ce qu’il fait sans rien dire à personne », semble-t-il s’offusquer, tout en précisant que son avis n’est nullement lié à son absence dans le dernier gouvernement élargi  : « Ça ne m’intéresse pas d’être ministre après avoir été Premier ministre », clame-t-il.

« Il n’y a jamais eu de dialogue national »

Très en verve sur le plateau de « Toc Toc Sénégal » et visiblement en déphasage avec les derniers actes pris par le Gouvernement, Souleymane Ndéné Ndiaye déplore le report des élections locales. Pour lui, c’est anti-démocratique de reporter ces joutes électorales. À son avis, le calendrier républicain doit être respecté quels que soient les calculs politiciens qui sont derrière. « L’Etat doit assurer l’exécution de la règle de droit. L’Etat doit se conformer à la loi », a soutenu Souleymane Ndéné Ndiaye. L’ex PM n’a pas manqué d’émettre des critiques sur le dialogue national.
D’après lui, il n’y jamais eu de dialogue national. « C’est une réunion ou des personnes ont été choisies au volet. Le dialogue national, c’est au-delà de ces réunions. Il doit toucher toutes les franges de la population. Le dialogue national, ce n’est pas de manipuler le peuple », dénonce-t-il. Aliou DIOUF

L’invite des éternels Wadistes à Karim : «Qu’il soit courageux, la bataille est au Sénégal »

https://directnewsinfo.com L’absence de  Wade -fils de l’arène politique frustre la convergence des Eternels Wadistes. Ces cadres du Parti Démocratique Sénégalais fustigent «la manipulation » du fils de l’ancien président de la République Sénégal qu’il orchestre dans la presse. Ils l’invitent de venir « se battre comme un lion», lui dont le retour tant annoncé « n’est jamais effectif.»  Ils semblent lui dire qu’ il soit courageux, la bataille est au Sénégal.
Des années durant, le monde politique résonne aux échos d’un retour du fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade, annoncé plusieurs fois dans la presse sénégalaise. La Convergence des Eternels Wadistes semble en avoir marre. Pour eux, «Karim Wade doit estomper la manipulation dans la presse. Ceci lui a ôté toute sa crédibilité. Me Wade n’a donné aucune directive ou recommandation. Tout ce bruit découle de l’œuvre de Karim Wade qui refuse de venir se battre et qui veut nous faire miroiter un retour qui n’arrivera que lorsqu’il prendra son courage à deux mains. Chose qui lui fait cruellement défaut. Il verse souvent dans une honteuse manipulation.»
Aussi, la convergence a remarqué que Me Wade signe à son nom tous les communiqués qu’il adresse à la presse. Elle fustige le comportement du fils du prédécesseur du Président Macky Sall et l’exhorte à respecter ses camarades libéraux. « Me Wade n’a jamais remanié le secrétariat national du PDS, il l’a plus tôt élargi en intégrant certains maires. Karim Wade doit respecter les militants du PDS qui ne sont pas son bétail électoral.»
Cela dit, la convergences des Eternels wadistes durcit le ton et l’invite à descendre sur le terrain et fait face à ces adversaires pour arracher ses droits civiques.  Ils tonnent encore  : « Il n’a qu’à venir se battre. Aucun militant du PDS ne le fera à sa place. Ce n’est qu’ainsi qu’il pourra retrouver ses droits civiques et politiques.  Jusqu’à présent, il ne peut être candidat à aucune élection car le code électoral l’en empêche. Les militants du PDS ne se laisseront pas mener en bateau une seconde fois consécutive comme ce fut le cas en 2019. S’il est vraiment intéressé par la politique, il doit arrêter de se réfugier derrière son WhatsApp. Il n’a qu’à revenir au Sénégal et se battre comme un lion.»
Ainsi, pour terminer ils refuser de ravaler « cette couleuvre » selon laquelle Karime serait en « exil forcé », surtout que «son ami Mamadou Thierno Talla a affirmé l’avoir rencontré au Rwanda. Chose qu’il n’a jamais démenti officiellement.»Ameth Seck

Opposition : Macky Sall face au quartet Mimi Touré – Ousmane Sonko – Khalifa Sall – Déthié Fall

https://www.xibaaru.sn De plus en plus, la rupture devient définitive entre Aminata (Mimi) Touré et le Président de la République Macky Sall. Mimi Touré vient encore de poser un autre acte fort montrant que désormais son destin politique ne se trouve plus dans son compagnonnage avec le Président de la République Macky Sall et son parti, l’Alliance pour la République (APR). Selon les informations, elle s’est séparée des symboles du parti présidentiel et a remplacé sa photo de couverture où elle était avec Macky Sall par une autre où elle apparaît toute seule sur sa page Facebook. Le tout sur fond bleu qui contraste avec le beige-marron de l’APR. Elle y ajoute cette inscription  : « Restons engagés pour le Sénégal ».
Désormais Mimi Touré ne cache guère ses intentions. Elle va engager le combat contre le Président de la République Macky Sall et l’APR. Il faut dire que Mimi Touré est poussée à bout par les faucons du Palais, notamment Mahmout Saleh qui l’ont obligée à avoir une telle posture. Mimi Touré, même lorsqu’elle avait été limogée de son poste de Premier ministre par Macky Sall, s’était toujours mise dans les premières lignes pour défendre ce dernier face aux attaques de ses adversaires.
C’est elle qui avait été toujours là. Pendant ce temps, tous les faucons du Palais, faute d’arguments, en panne d’inspiration face à l’opposition, se terraient. C’est sans doute, lasse de faire l’objet malgré tout, de coups bas provenant de ces faucons et qu’elle a senti que cette fois, la coupe était devenue trop pleine, que Mimi Touré a décidé cette fois de rompre définitivement avec le Président de la République Macky Sall.
Ce dernier doit s’attendre à une opposition redoutable se mettre face à lui. Même s’il a réussi à obtenir à ses côtés Idrissa Seck, Macky Sall doit s’attendre à subir dans les prochains jours les assauts d’une opposition constituée du quartet, Ousmane Sonko-Khalifa Sall-Mimi Touré et Déthié Fall qui va sans doute grossir les rangs de l’opposition radicale. Un trio qui pourrait faire des dégâts.La Rédaction de Xibaaru

Ça chauffe entre les khalifistes : Barthélémy Dias s’attaque à Bamba Fall

https://www.jotaay.net Entre Khalifa Sall et Bamba Fall, il semble que c’est fini «diouli toubab». Si on en parle, c’est que Barthélemy Dias en a fait cas, il y a quelques jours. Alors qu’il y a une sorte de gentlemen agreement entre eux, Barth a dit que sa prochaine étape, c’était la Médina. Allusion claire et nette.

«Muut mbaa mott» à Déthié Fall : Idrissa Seck, l’amnésique roi des contradictions

https://www.jotaay.net Dans une logique de courber l’échine devant son nouveau patron, Idrissa Seck a décidé hier de destituer le vice-président de son parti, Déthié Fall. Ce qu’il lui reproche  : d’avoir dit ce qu’il pense en tant que député. Du «muut mbaa mott (la fermer ou dégager)» à celui qui lui a été fidèle depuis 16 ans, qui vient donner raison à tous ceux qui pensent et disent que le président de Rewmi n’est pas un homme de parole. En effet, lui-même membre de la majorité présidentielle avait subi le même traitement. Il avait alors dit tout son attachement à la liberté d’expression. Mais il faut croire que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Les principes aussi.
Décidément, le ridicule ne tue pas sur la scène politique sénégalaise. Et heureusement pour Idrissa Seck et sa formation politique. Parce que s’il en était ainsi, l’ancien Premier ministre (novembre 2002-avril 2004) serait mort politiquement et socialement. Et Thiès serait sans doute heureux de ne plus avoir collé à sa peau le nom d’une personne aux principes douteux et à la parole très vacillatoire. En effet, c’est à se demander si, dans son histoire politique, le Sénégal a déjà connu un «leader» aussi illogique.
Hier, moins d’un mois après sa nomination en tant que président du Conseil économique social et environnemental, Idrissa Seck a vomi sur tout ce en quoi il a cru. Alors que lui-même dut faire face au diktat du «muut mbaa mott» lors de son premier passage dans la coalition au pouvoir, Idrissa Seck a fait subir la même chose à Déthié Fall.
Pour celui qui, alors membre de la coalition Benno Bokk Yakaar, avait clamé haut et fort et sur tous les toits sa liberté de ton, le voir reprocher à son plus proche collaborateur de vouloir dire ce qu’il pense est tout simplement incompréhensible. Mais, c’est Idrissa Seck, et les Sénégalais le savent désormais  : il peut avoir un très grand écart entre ce qu’il dit et ce qu’il fait.Sidy Djimby NDAO

Cheikh Abdou Mbacké Dolly : «celui qui mange des gazelles Oryx ne sera jamais démis de ses fonctions. Abdou Karim Sall en a profité pour rester à la tête du ministère de l’environnement»

https://actusen.sn A l’image de Toussaint Manga, Cheikh Mbacké Barra Dolly s’est aussi prononcé sur l’affaire des gazelles Oryx lors du passage, ce lundi, du ministre de l’environnement et du développement durable à l’Assemblée nationale. Selon le député de Bokk Guis-Guis, Abdou Karim Sall a mangé de ces Oryx parce qu’il ne voulait pas être démis de ses fonctions à la tête du ministère de l’environnement. «Celui qui mange des gazelles Oryx ne sera jamais démis de ses fonctions. Abdou Karim Sall en a profité pour rester à la tête du ministère de l’environnement», a déclaré le parlementaire.Mansour SYLLA

Affaire des Gazelles Oryx : Toussaint tacle sévèrement Abdou Karim Sall

https://actusen.sn L’affaire des gazelles oryx qui implique le ministre de l’environnement Abdou Karim Sall est loin de connaitre son épilogue. Abdou Karim Sall qui était, ce lundi, à l’Assemblée nationale pour défendre son projet de budget 2021 a été encore interpellé sur cette question par le député Toussaint Manga. Le porte-parole du groupe parlementaire Liberté et Démocratie a invité le ministre à publier la liste des personnes qui ont bénéficié de ces gazelles Oryx.
«Monsieur le ministre, je voudrais que vous nous fassiez la situation sur les gazelles Oryx et nous voulons savoir la liste des citoyens qui ont bénéficié de ces Oryx.  Quand on vous confie un département et que vous puissiez bénéficier directement des avantages dans ce département, donc il y a un problème d’éthique dans la gestion», s’insurge le député du parti démocratique sénégalais.
A l’en croire, «aujourd’hui les Sénégalais ne comprennent pas comment un ministre lui-même peut s’adjuger le droit de bénéficier des avantages dans le secteur qu’il gère. Il faudrait demander pardon au peuple sénégalais parce que on vous a confié nos ressources que vous n’aviez pas le droit de puiser».Mansour SYLLA (

Transfert des gazelles oryx  : les explications du ministre Abdou Karim Sall

https://actusen.sn Le budget du ministère de l’environnement et du développement durable, arrêté à la somme de 44 899 115 513 F Cfa a été examiné, ce lundi à l’Assemblée nationale. Abdou karim Sall qui a défendu le projet a été beaucoup  interpellé sur la question des gazelles oryx. Et pour répondre à ces interpellations, le ministre a, d’abord rappelé l’historique de l’introduction de ces antilopes au Sénégal. Ainsi, a-t-il indiqué que ces espèces ont été réintroduites au Sénégal à partir d’Israël en 1999.
Sous ce rapport, le ministre a précisé que l’Etat a pris toutes les dispositions requises, afin de veiller au bien être des espèces, dans le respect des principes généraux de la conservation de la faune sauvage. Il a également indiqué que notre pays a une solide expérience dans le domaine de l’élevage de la faune sauvage.
«Ainsi, tout acteur intéressé par la gestion durable de cette faune en captivité ou semi captivité peut en manifester le besoin, se faire évaluer par ses services techniques et obtenir un protocole, après avoir rempli toutes les capacités requises pour leur conservation», explique-t-il.
Il dira que l’Etat du Sénégal a, dans ce sillage, fourni, six (6) oryx à la république sœur de la Mauritanie, dans le cadre du repeuplement de sa population de faune sauvage. Concluant sur ce point, le ministre a rappelé que les espèces intégralement protégées, telles que les gazelles oryx ne peuvent faire l’objet de transaction commercial international ou d’abattage.Mansour SYLLA

Dembourou Sow torpille les réseaux sociaux : «Pour dormir à poings fermés,j’ai une machette sous mon oreiller…Abdou Karim Sall est…»

https://www.dakaractu.com Après sa sortie polémique sur « la sécurisation » du troisième mandat de Macky Sall, le député Aliou Dembourou Sow a déversé sa colère sur les réseaux sociaux. Il a argué n’avoir peur de rien et ne subir aucune pression face au tollé populaire. Concernant ses relations avec le ministre en charge de l’environnement Abdou Karim Sall, il a reconnu en lui un frère, accusant en même temps des « forces tapies dans l’ombre » de vouloir les mettre en mal. Il a pour finir indiqué sa fierté d’être fils d’éleveur et plus en sécurité lorsqu’il est en possession d’une arme blanche, faisant référence toujours à sa sortie maladroite…

Attaque contre ADD : « Modou Mbacké Bara Dolly fait montre d’une insolence caractérisée

iGFM (Dakar) Modou Bara Dolly traité de « fou » par les proches d’Abdoulaye Daouda Diallo Les attaques répétées du député Modou Bara Dolly à l’encontre du ministre des finances, Abdoulaye Daouda Diallo ne laissent pas indifférents les alliés de ce dernier.
Le responsable des jeunes de Manko Wattu Sénégal, Dame Ndiaye est monté au créneau pour dénoncer l’attitude de Modou Bara Dolly qui chercherait le buzz en s’attaquant à Abdoulaye Daouda Diallo.
« C’est à croire que Modou Bara Dolly a une dent contre le Ministre des Finances. Sinon comment comprendre les idioties qu’il débite dans le but d’incriminer Abdoulaye Daouda Diallo après la cacophonie menée par son frère et qui a vu le Ministre des Finances le corriger aussi sévèrement » , c’est d’abord interrogé le responsable des jeunes de Manko Wattu Sénégal, Dame Ndiaye.
Il ajoute : «il faut que cet énergumène sache une bonne fois pour toutes que ce n’est pas Abdoulaye Daouda Diallo qui va lui donner de l’importance qu’il cherche tant en  lui répondant. C’est dommage que dans ce pays, même les fous comme ce petit type de Modou Bara Dolly parlent. Mais il saura qu’on ne s’adresse pas de cette sorte à des autorités impunément ».
Déterminé à recadrer Serigne Modou Bara Dolly , le responsable de MWS estime que   le fait de s’en prendre à Abdoulaye Daouda Diallo, en l’accusant d’être derrière son frère qui avait proféré des insanités contre le directeur des domaines, et avait, du coup, essuyé les remontrances du Ministre des Finances, témoigne d’une insolence et d’une indiscipline qui le caractérisent.
Pour le leader des jeunes de MWS, » voilà un farfelu qui ne sait absolument rien de ce qui se passe et qui vit une jalousie mortelle à l’endroit de ses frères députés. Il doit quand même savoir qu’il n’a pas, et ne peut pas, avoir de problèmes avec Abdoulaye Daouda Diallo qui n’est pas son alter égo. C’est donc des paroles de fou dont il faut s’en passer », a répliqué le souteneur du ministre des finances.
Pour Dame Ndiaye,  » Dorénavant, on ne lui permettra plus de pareils errements qui le classent chez les aigris. Cet énergumène fait même rire, mais il saura bientôt qu’on ne tutoie pas un Ministre de la République de la trempe de celui des Finances et du Budget.Birame NDOUR

DES DÉCÈS PARMI DES PERSONNES SÉQUESTRÉES DEPUIS DEUX ANS À DAKAR (GENDARMERIE)

Ziguinchor, 29 nov (APS) – L’enquête ouverte après la ‘’séquestration’’ de 353 personnes dans des camps de détention privés situés à Dakar fait état de plusieurs décès chez les victimes, a déclaré, dimanche, à Ziguinchor (sud), le colonel Pape Diouf, porte-parole de la Gendarmerie nationale.
Lors d’un point de presse, M. Diouf a annoncé l’arrestation de 43 individus soupçonnés d’avoir ‘’séquestré’’ 353 personnes dans plusieurs communes de la région de Dakar.
Les personnes ‘’séquestrées’’, dont l’âge varie entre 17 et 43 ans, avaient été détenues à Ouakam, à la Zone B, à Guédiawaye et à Malika.
Elles étaient enfermées dans des camps de détention privés, depuis ‘’plus de deux ans’’, selon M. Diouf.
‘’Les témoignages des victimes font état de plusieurs décès survenus durant ces deux dernières années’’, a-t-il déclaré, ajoutant que le dernier décès a eu lieu il y a seulement trois jours.
‘’Plusieurs blessés (…) ont été secourus et acheminés d’urgence au service de santé de la Gendarmerie et à l’hôpital Principal de Dakar’’ par des gendarmes, a dit Pape Diouf.
Certains, parmi les détenus, ‘’souffrent de maladies’’, de ‘’malnutrition sévère’’ et de ‘’sévices corporels’’, a-t-il révélé sur la base des premières informations découlant de l’enquête.
D’autres, selon M. Diouf, ne sont plus en pleine possession de leurs facultés mentales.
‘’Ces personnes victimes d’une séquestration ne mangeaient qu’un repas par jour et ne se lavaient qu’une seule fois par semaine (…) Un paquet contenant du chanvre indien a été retrouvé chez l’une des 43 personnes présumées avoir commis ces sévices’’, a-t-il ajouté.
Selon le porte-parole de la Gendarmerie nationale, les endroits où étaient détenues les personnes ‘’séquestrées’’ étaient présentés comme des ‘’daara’’ (écoles coraniques) appartenant aux disciples d’un célèbre guide religieux sénégalais.MTN/ESFBas du formulaire

Milices de chefs religieux : Un danger au nom de la confrérie

https://www.seneweb.com Effet de mode, précautions sécuritaires, ostentation… La sécurité privée de certains chefs religieux ne rassure guère. Qualifiées de milices, ces « armées » constituent un danger rampant que certains voudraient voir disparaître. Seneweb vous propose un zoom avec des avis techniques et juridiques.
Samedi dernier, la gendarmerie a effectué une descente musclée dans les différents centres d’entrainement de la sécurité de Serigne Modou Kara Mbacké. Dans sa version des faits, le guide religieux crie à l’acharnement. « La gendarmerie sénégalaise vient d’arrêter tous les éducateurs et pensionnaires du centre de redressement de la Kara sécurité à Guédiawaye », a écrit Kara sur sa page Facebook.
Mais la gendarmerie n’a pas tardé à réagir. Elle révèle des faits graves constatés dans ces centres dits de redressement. Le Colonel Pape Diouf explique que des éléments de la Section de Recherches ont fait le déplacement sur les lieux pour une affaire de vol de scooters. Ils y ont découvert trois scooters volés.
Mais il y a aussi une autre découverte. « Des personnes ont été également retrouvées sur les lieux. Elles étaient toutes soumises à des actes de torture. Elles étaient âgées entre 17 et 42 ans et souffraient de malnutrition. Elles ont été toutes transportées à l’hôpital Principal de Dakar avec l’aide de la gendarmerie », révèle le colonel Diouf.
À partir de ce constat, ils décident alors de visiter les autres sites. Ils trouvent 213 personnes à Guédiawaye, 22 à Malika, et 100 personnes dont 7 mineurs à la Zone B. « Un des geôliers a été retrouvé avec de la drogue. Ce dernier a trouvé refuge au domicile du guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké. Son fils l’a arrêté avant de le remettre à la Section de Recherches de la gendarmerie nationale », renchérit le colonel.
Au total, 43 personnes ont été arrêtées et une enquête ouverte. Selon la gendarmerie, il y a eu deux cerveaux dont l’un se fait appeler « colonel » et l’autre « commandant ».
Indépendamment de la véracité de l’une ou de l’autre des deux versions, cette affaire relance le débat sur la sécurité ostentatoire de certains guides religieux qualifiée même de milices par des Sénégalais.

Bamba Ndiaye : « J’ai alerté depuis 2004 sur le danger… »

En 2019, lors de la célébration du Gamou au Champ de Courses de Tivaouane, Serigne Moustapha Sy lança une pique à son cousin Serigne Modou Kara Mbacké : « une autorité religieuse doit éviter de se prendre pour un comédien ».
Une attaque qui aurait pu être un déclencheur de crise pour ne pas dire une bataille entre deux guides religieux populaires, avec chacun à sa disposition un service de sécurité « de pointe ». Mais Kara avait préféré tempérer, relativisant même les propos de Serigne Moustapha.
Mais une question de fond se pose à ce niveau : qu’adviendrait-il si Kara avait opté de répondre sur le même ton. Cette « petite » phrase du guide des Moustarchidines ne risquait-elle pas de déboucher sur une guerre entre milices ?
L’ancien ministre chargé des Affaires religieuses, Mamadou Bamba Ndiaye (dossier réalisé en 2019) de répondre : « pour toutes ces raisons, j’estime qu’il urge de réglementer les mesures d’autodéfense. Au Sénégal, nous avons encore la chance d’avoir des hommes religieux respectueux de la mesure, mais il faut mettre des garde-fous ».
« J’ai alerté depuis 2004 sur le danger de l’utilisation abusive des gardes du corps dans notre pays. J’avais alors dit que cela déboucherait sur des milices susceptibles de menacer la paix et la sécurité républicaines. Aujourd’hui, plus que jamais, le danger se précise. Or, en République, la violence est du domaine exclusif de l’État. Il appartient à l’État de veiller au respect des normes républicaines qui s’imposent à tous les citoyens », martèle l’ancien ministre.

Gourdins des Thiantacônes

Pourtant, du côté des mis en cause, l’explication servie est de toute autre nature. Longtemps pointé du doigt, le camp de Serigne Modou Kara se justifie et prêche la paix, à l’image des tenues blanches que portent les hommes de « son armée sans arme ».
« Nous sommes loin d’être une milice. Nous n’avons pas d’armes, pas de machettes, pas de pistolets, pas de couteaux. Nous n’avons même pas de lames de rasoir et nous ne nous activons que dans des causes d’intérêt général », indiquait en 2013, Dame Thiam, « commandant » de Kara sécurité.
Pourtant, quelques années plus tôt, c’était les disciples de feu Cheikh Béthio Thioune qui se promenaient avec des gourdins « pour, disaient-ils, assurer leur propre sécurité, et éventuellement régler le compte à ceux qui oseraient s’en prendre à leur guide ».
Un danger ambulant qui devait être géré au plus vite par le ministre de l’Intérieur d’alors, Ousmane Ngom. Mais vu le contexte politique tendu de 2011-2012 et le soutien de Béthio à Abdoulaye Wade dont la candidature a été très contestée, Ousmane Ngom a fermé les yeux. Il a même cautionné.
« Tout le monde a vu que les « Thiantacônes » circulent avec les gourdins depuis toujours parce que cela fait partie de leurs accessoires ou attirails, mais nous allons veiller à ce que ces instruments ne soient utilisés que pour leur destination première (…) Les gourdins font partie de la vie des thiantacounes, de leur accoutrement, c’est une expression de foi. C’est comme à l’image des Baye Fall qui circulent avec des pilons ou un berger avec son bâton ou son coupe-coupe », relativisait le ministre Ngom.
Aujourd’hui, ce ne sont pas de simples gardes du corps qui assurent la sécurité de certains chefs religieux, mais plutôt de véritables armées privées, avec « leurs services spéciaux » qui épousent tous les contours ou presque « d’une garde présidentielle ».
Et pourtant, le principe est sans équivoque : « Les milices ne doivent exister que là où l’État est absent ou en tout cas se sent incapable d’assurer ses missions régaliennes. Dans un tel cas, les citoyens sont obligés de recourir à des moyens de défense personnels », précise Ahmadou Bamba Ndiaye.
Pourtant de nombreuses alertes ont été lancées pour parer à d’éventuelles dérives, mais apparemment en vain. « Le fait devient plus sérieux dans les circonstances actuelles où la menace terroriste encercle presque notre pays », renchérit-il.

Un vide juridique ?

Bassamba Camara, commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite est catégorique à ce sujet. « On voit, des gens qui se réveillent du jour au lendemain, qui créent des histoires de milices avec des gros bras. Mais il faut savoir que cela est interdit. Mais comme il y a un peu de laxisme d’Etat, les gens laissent faire jusqu’à ce que cela devienne un droit. Or, cela n’existe nullement dans la législature sénégalaise ».
Mais concrètement, il est difficile d’avoir une vision juridique claire sur la question des milices. « En droit sénégalais, la notion de milice n’existe pas », précise d’emblée Me Moussa Sarr, joint par Seneweb.
Cependant, s’empresse-t-il de préciser, « ce qui est reconnu, ce sont les sociétés de sécurité privée. Celles-ci, la loi leur permet d’assurer la sécurité privée de personnes ou de biens, le domaine public relève de la responsabilité de l’Etat. Et c’est régit par le droit privé. Mais quand ça se fait de manière informelle, c’est illégal ».
Milices ou sociétés de sécurité privée, en cas d’infraction, les possibilités de poursuite sont bien aménagées dans le droit positif sénégalais.
« En cas de crimes, délits ou autres infractions, les fautifs sont traduits devant la loi. Et ils sont passibles de toutes les peines prévues par le droit commun, selon le préjudice. Il n’y a pas de législation spécifique pour « ces professionnels » de la sécurité », renseigne l’avocat.
Pourtant, le Sénégal a connu le pire avec ces organisations de sécurité. L’épisode mortel des affrontements entre les hommes du candidat à la Présidentielle de 2019 Issa Sall et des militants de l’Apr, à Tambacounda est encore frais dans les mémoires. Un incident dramatique qui avait poussé, le gouvernement à prendre en charge la sécurité de tous les candidats, pour que l’informel, l’amateurisme et/ou l’illégalité ne fassent pas d’autres victimes.
Aujourd’hui, pour beaucoup d’observateurs, il urge de trouver une solution structurelle à ce phénomène qui semble prendre de l’ampleur. Il y va de la paix et de la stabilité sociale.

SERIGNE MODOU KARA : «J’ai toujours voulu aller en prison mais le Cheikh n’a jamais accepté…Je demande à tous mes talibés de garder le silence»

https://www.dakaractu.com Alors que tout le monde attendait sa sortie suite à l’arrestation par les pandores d’un bon nombre de ses Talibés, directement impliqués dans « l’incarcération » de 353 personnes ayant subi des maltraitances, Serigne Modou Kara Mbacké a finalement décidé de se taire et d’imposer le silence à ses disciples. C’est d’ailleurs ce qui a motivé l’annulation de sa conférence de presse jadis prévue cet après-midi.
Dans un enregistrement vocal diffusé à l’intention du public ce lundi, le leader du Silkum Jawaahiri précise n’autoriser à aucun membre de sa famille spirituelle d’élever la voix sur l’affaire. « Que tout le monde se taise. Je ne donne l’autorisation de parler à aucun de mes disciples ».
Il dira aussi avoir pris la décision de ne pas tenir son rassemblement habituel du 31 décembre.
Concernant l’affaire en question, Serigne Modou Kara fulminera être dans les dispositions de ne guère entraver à la justice, signalant, en passant, que les enquêteurs ne font que leur travail et que le Président Macky Sall n’est en rien concerné par cette histoire.
Tout de même, se plaira-t-il de ressasser : « j’ai toujours voulu aller en prison mais jamais (ku tedd ki) Serigne Touba n’a jamais accepté. Tous ceux qui sont en prison, y sont pour moi ».
À travers une déclaration de loin plus vieille dans le temps, il disait être dans la dynamique d’aller demander à Serigne Mountakha Mbacké Bassirou de faire savoir au Président Macky Sall que si jamais il devait aller en prison, mieux vaudrait l’assigner en résidence surveillée  à… Porokhane.

Séquestration-Drogue…Le Camp de Kara dément la Gendarmerie !

Suite au communiqué très nuancé partagé sur les réseaux sociaux et par la Gendarmerie nationale, le Diwane tient à préciser ce qui suit  :
La Gendarmerie n’a trouvé de la drogue dans aucun des centres de redressements Darou Salam au niveau de la banlieue cités dans leur communiqué. Nous invitons l’autorité à bien préciser l’endroit dans lequel ils affirment avoir trouvé du chanvre indien pour éviter toute confusion.
D’après le communiqué ils affirment aussi « Qu’Un des geôliers a été retrouvé avec de la drogue. Ce dernier a trouvé refuge au domicile du guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké « Celui dont ils font allusion est certes un membre du mouvement mais pas geôlier aux niveaux des 3 principaux centres reconnus de la Kara sécurité. Il serait bien de préciser qu’il n’était pas dans le domicile du Guide Cheikh Ahmadou KARA Mbacké au moment de la descente de la gendarmerie. C’est seulement après le départ de la gendarmerie que le Guide informé de la situation a immédiatement intimé son fils Serigne Ahmad Mbacké l’ordre d’aller chercher ce talibé partout où il se trouverait pour le mettre à la disposition de la justice pour répondre des accusations qui pèsent sur lui.

Le communiqué fait aussi allusion à des cas de maltraitance et de malnutrition  :

Il serait bien de rappeler que les pensionnaires de ces centres ( Daara Tarbiyah ) y ont été envoyés par leurs propres parents sur la base d’une décharge d’autorisation parentale signée. Ces mêmes parents accompagnés de membres de leurs familles faisaient des visites récurrentes pour s’enquérir de l’état de leurs enfants dans la structure.
Faut aussi préciser que la plupart des pensionnaires sont des victimes de la drogue ou de jeunes repris de justice arrivant dans le centre dans de très piteux état. Le centre Darou Salam connu de toute la population Dakaroise était souvent le dernier recours pour ces parents dans le désarroi ne sachant plus à quel saints se vouer.
Le centre Darou Salam est un centre social au service des populations. Au début du projet la Kara sécurité prenait en charge tous les pensionnaires gratuitement. Au fil du temps et des résultats satisfaisants les sollicitations se sont augmentés considérablement ce qui a créé la promiscuité du cadre de vie. Le centre a ensuite souffert du manque de moyens du au fait que certains parents ne pouvait pas s’acquitter des redevances mensuelles après y avoir interné leurs enfants et les gestionnaires ne pouvaient pas les retourner chez eux.
Un accompagnement de l’État par la formalisation de cette initiative qui réussit là où les structures officielles n’ont pas de solutions malgré leur budget à coups de milliards serait plus judicieux que de les sanctionner.
Ces centre existent depuis plusieurs années et reçoivent des jeunes pensionnaires de toutes les couches sociales. On y rencontre très souvent des jeunes issues de la bourgeoisie sénégalaise de même que les enfants de plusieurs autorités de ce pays internés pour addiction à la drogue ou vol. Les résultats des centres découlent du miraculeux d’après le témoignage de plusieurs parents pour la plupart désespérés avant d’amener leurs enfants aux centres Darou Salam.

Chaque année, les centres organisent des sorties de promotion en invitant les parents des pensionnaires sur fond de lecture du Coran, de prêches et de zikroullah.

Le membres de la Kara sécurité ont été nommés commandos de la paix par la presse nationale suite à leurs engagements citoyens lors des inondations zen 2005 dans la banlieue à Pikine Guinaw Raïl.
La direction de la Kara sécurité a aussi payé la formation pour plusieurs de ses membres au métiers de gardes du corps et agent de sécurité pour contribuer à l’emploi et la formation des jeunes. Plusieurs autorités du gouvernement, de même que la GIGN sollicitent leurs services de par leurs professionnalisme et leurs disciplines.
Pourquoi l’État a t-il attendu jusqu’à aujourd’hui pour jeter son dévolu sur ces centres qui existent depuis plus d’une quinzaine d’années ?Par Mounirou Sarr, secrétaire général du Diwane Pour la cellule de Communication

La Raddho sur la découverte des centres de redressement de Kara : «c’est inacceptable dans un Etat droit»

https://www.pressafrik.com La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a réagi à la découverte de trois-cent-cinquante-trois (353) personnes « séquestrées » dans des camps qui appartiendraient à Serigne Modou Kara Mbacké. Son Secrétaire général, Sadikh Niass a estimé que « c’est inacceptable dans un Etat de droit » qu’il y ait des centres de redressement parallèles.Il a demandé à l’Etat du Sénégal de mettre fin à «ces choses-là ».
Les organisations pour la défense des droits de l’Homme, notamment la Raddho, haussent le ton suite à la découverte de centres de redressement non reconnus officiellement par l’Etat du Sénégal par la Section de recherches (Sr) dimanche.
« Je n’ai jamais entendu ça dans un pays comme le Sénégal, un pays civilisé. Permettre qu’il y ait des centres de redressement qui sont inconnus de l’Etat où on amènerait des gens pour les redresser contre quoi ? », a pesté le Sg de la Raddho.
Sadikh Niass a demandé à l’Etat de mettre fin à ces pratiques « dangereux » pour le pays.  « Il faudrait que l’Etat ramène les choses à l’ordre. On ne peut pas accepter dans un Etat de droit qu’il ait des centres de redressements parallèles. Il faudrait que l’Etat prenne des mesures fortes pour pouvoir arrêter ces choses-là », a-t-il lancé sur la Rfm.
Faisant part de ses craintes, M. Niass est d’avis que « les milices qu’on est en train de créer qui ne sont pas reconnus officiellement, tout cela peut amener demain des troubles ».
A l’en croire, l’Etat a trop laissé faire avec les milices en laissant à certains marabouts, ou certains groupes en avoir. « Et ce n’est pas seulement les marabouts, durant les élections, il y a des chefs de partis qui sont dotés de milices parallèles, d’autodéfense dans certains quartiers. Tout cela c’est dangereux de laisser entre les mains des prospérés », a-t-il déploré.
Pour rappel, dans un communiqué de la Gendarmerie rendu public dimanche, l’on informe que des individus âgés entre 17 et 42 ans, placés sous haute surveillance et victimes de séquestration, de maltraitances, voire de torture, ont été découverts dans ces camps.

INDIFFÉRENCE PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn Par un déroutant hasard, des gendarmes font l’autre jour une découverte ahurissante  : des adolescents, en grand nombre, détenus contre leur gré dans des conditions inhumaines, non loin de Dakar. L’affaire fait grand bruit dans les réseaux sociaux mais très peu d’effet dans l‘opinion publique. Des êtres décharnés, hagards, hors du temps, fragiles et malades sortent d’un trou noir. Saleté repoussante et misère extrême caractérisent leur sordide lieu de détention.
Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Combien sont-ils ? Que faisaient-ils là ? A quelle fin ? Les questions fusent. Un internaute, dubitatif, avance une explication sibylline  : « ça sent la traite… ! » L’enquête se poursuit. Le Procureur de la République s’est autosaisi. Par le recoupement des itinéraires, sûrement une lecture devrait être possible. Elle est sur une piste qui pourrait démêler l’écheveau. Mais par son ampleur, ce projet, -car il s’agit bien d’un projet, funeste, à ramification multiple-, nous interpelle. Comment a-t-il pu s’organiser jusqu’à atteindre cette taille sans aiguiser le soupçon, même de l’entourage immédiat ?
Révèle-t-il notre naïveté, notre manque de vigilance ? Sonne-t-il le glas d’une société pudibonde mais indifférente à « ce qui ne la regarde pas » ? Un quotidien sans relief et une vie atone peuvent-ils expliquer cette absence d’émotion vive chez nos compatriotes ? Sont-ils à ce point détachés de ce qui les environne ? Le sauve-qui-peut détrône-t-il la solidarité, elle-même malmenée par les avatars de vie ? Qu’est-ce qui nous arrive ? Avons-nous perdu définitivement nos repères ? Personne ne s’en offusque. Personne n’élève la voix.
Et pourtant, des « gueules », le Sénégal n’en manque pas ! Elle s’égosillent pour moins que ça… Avons-nous dès lors conscience que notre humanité nous quitte ? Qu’est-ce qui resterait alors ? Des âmes en peine ? Une misère sociale sans visage ? Gardons-nous de fantasmes, d’exagération et de vision apocalyptique du devenir. Mais ne nous dédouanons pas  : un phénomène se met en place avec un jalonnement invisible d’accessoires… C’est à croire que le Sénégal change d’échelle. Des pratiques d’un autre âge ont cours. Aucun obstacle ne se dresse pour stopper leur progression. Le silence ensevelit l’émotion et engendre l’indifférence.
Le Nigéria est l’autre pays qui s’enfonce dans l’abîme. Là-bas, la mort ne suscite plus d’indignation. Les populations, notamment, celles du nord, vivent repliées, recluses avec la hantise des massacres comme celui survenu la semaine dernière dans l’Etat de Bornou. Par centaines, de pauvres paysans sont les victimes expiatoires d’une cause sans justification propre.
Au nom de qui tue-t-on ? Pourquoi cet acharnement répétitif sur une catégorie sociale sans influence réelle sur la marche du monde nigérian ? Abuja, submergée de défis, débordée par plusieurs forces qui se neutralisent, perd le Nord. Le Président Buhari, avait été réélu en 2019 avec l’espoir de réunifier et de pacifier ce vaste pays amputé d’une partie de son territoire. Mais Buhari, véritable homme du système, a déçu et ne semble pas à mesure d’apporter les solutions attendues. Le mal persiste. Il s’étend à d’autres aires géographiques. Boko Haram dicte sa loi en détruisant, donc en déconstruisant, les symboles de modernité, synonymes de perversion, d’acculturation ou de dépersonnalisation. Le mouvement ne lâche rien, signe qu’une puissante main invisible actionne des leviers tout aussi puissants. Mais détruire l’école c’est…replonger dans la pénombre et le purgatoire !
A l’est du continent, l’Ethiopie tue à huis clos dans la province du Tigré. Ce brusque retournement de conjoncture politique est l’œuvre du Premier ministre Abiy Ahmed. Il était posé, le voilà (maintenant) pressé. La première qualité lui avait valu le Prix Nobel de la paix. Mais en se hâtant d’en découdre avec des adversaires politiques qu’il considère comme des ennemis du peuple (quel peuple ?), le voilà qui affiche contre toute attente un visage méconnu de lui jusqu’à présent. Cachait-il son jeu ? L’a-t-on poussé au bout de sa patience ?
Etat fédéral, l’Ethiopie a un devoir de protection de sa population sans autre considération que la citoyenneté. Mais l’Ethiopie n’aime son Nord. Ce point cardinal hante les sommeils à Addis-Abeba. Abiy utilise le Twitter, comme l’Autre qui s’apprête, contraint et forcé, à quitter le pouvoir… De ce fait, la furie se propage dans cette région coupée du monde où ne sont présents pour témoigner ni la presse, ni les observateurs encore moins les organisations humanitaires. Par milliers les populations s’enfuient vers le Soudan. Pire la région abritait déjà des réfugiés érythréens, obligés de quitter précipitamment en se dirigeant à leur tour vers le Soudan.
L’ONU s’inquiète. Pas l’Union africaine qui ne se fend même pas d’une déclaration de principe. Ayant son siège à Addis-Abeba, l’instance panafricaine montre, par son silence, son embarras et toute la gêne qui l’envahit. L’UA se contient certes. Mais pas au risque d’être inhibée par le comportement d’un de ses membres fut-il influent ou imposant. Nos représentations ne saisissent pas encore la portée de la tragédie qui se déroule hors champ. Et il sera trop tard quand nous nous en apercevrons.
Pour sa part, le Premier Ministre éthiopien déroule son projet  : décapiter le leadership tigréen, décimer les réseaux de la force politique et plus tard « réparer le mal qu’il a causé » en domptant la capitale frondeuse, Makele. S’il montre des signes de grande habileté, Abiy Ahmed, hier colombe, apparaît de plus en comme un faucon. Or le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ou la communauté qui aura le plus contribué au rapprochement des peuples, à la suppression des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès de paix ».
Ainsi, le prix Nobel est remis à des personnalités historiques. Le Premier Ministre éthiopien en est-il une ? Abiy invoque la surenchère sécuritaire pour casser du Tigré en utilisant la manière forte que récuse justement le Prix Nobel. Disons le net  : nos pouvoirs sont faibles. Ils ne sont même plus habiles. L’Ethiopie n’aime pas son Nord. Les impairs et les excès y sont monnaie courante du fait de l’arrogance des troupes qui quadrillent le Tigré. Ce point cardinal hante les sommeils à Addis-Abeba.
Tiens, Abiy utilise le Twitter ! Comme l’Autre qui s’apprête, contraint et forcé, à quitter malgré lui le pouvoir. « Pour tenir sa parole, mieux vaut ne pas la donner… ! » En donnant la sienne au Comité d’attribution lors de la cérémonie de remise à Oslo, le dirigeant éthiopien affirmait inscrire son action politique dans le sillage de la paix « sans jamais recourir à la guerre pour régler un quelconque différend. »L’appétit du pouvoir vient en se reniant…

La vérité sur « l’affaire des billets noirs » estimés à la rondelette somme de …2 milliards f cfa- Révélations exclusives sur l’identité des faussaires

https://www.dakarposte.com Dakarposte, qui a activé ses réseaux de renseignements aux fins d’en savoir davantage  sur cette rocambolesque affaire de faux billets  vous file la der des ders.
En attendant d’y revenir amplement, nous sommes en mesure de révéler qu’un petit-fils du regretté Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma répondant au nom de Serigne Saliou « mou ndaw », un autre descendant du vénéré Cheikhoul Khadim et une dame Fatou Seck (connue à Dubaï) dont la maman est « Mbacké-Mbacké » entre autres malfrats  (au total 7 personnes) sont tombés dans la nasse des perspicaces limiers du commissariat d’arrondissement de la Médina.
Des informations en notre possession, ils ont été mis aux arrêts vendredi dernier suite à une dénonciation anonyme dans une maison située à Gibraltar à un jet de pierre de l’alimentation « AUCHAN ».
Et, contrairement à ce qui a été écrit il s’agit de billets noirs estimés à deux milliards de nos pauvres sous dévalués qui ont été saisis par les éléments du « 4 ème arrondissement » (police de la Médina).
La police a également saisi un important arsenal destiné à la confection de faux billets.
Tout le matériel a été mis sous scellé. Dakarposte a appris de ses réseaux de renseignements qu’ils ont été déférés ce lundi au niveau du parquet de Dakar.
Aux dernières nouvelles, cette affaire de faux billets est loin, très loin même de connaitre son épilogue. Car, l’ enquête  ouverte n’a pas été, du tout alors bouclée. Nous y reviendrons

UN GARÇON DE 14 ANS ARRÊTÉ POUR TRAFIC INTERNATIONAL DE DROGUE

http://www.emedia.sn Un jeune garçon de 14 ans et 5 autres personnes dont le caïd malien B. Coulibaly ont été écroués pour détention de trafic international de drogue et blanchiment de capitaux. Le mineur de la bande était utilisé comme une mule. C’est lui qui livrait les commandes de drogue faites auprès du caïd malien.
Durant les différentes opérations pilotées par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, 600 grammes de haschich, 150 grammes de chanvre indien et 100 grammes de comprimés opioïdes ont été saisis.
Ces interpellations, selon Libération, font suite à un renseignement reçu par l’Octris, en juillet dernier, et faisant état d’un vaste réseau de trafic de drogue entre Pikine, Petersen et Yarakh dont le lieu de prédilection serait marché Petersen.
Le dispositif de surveillance mis en place a permis d’interpeller dans un premier temps B. Coulibaly et M. Diarra à Petersen. Lors de leurs arrestations, ces derniers ont tenté d’ameuter la population mais la police a géré leur prise en charge sans incident. Aliou DIOUF

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 01/12/2020

Macky s’adresse à ses militants ce soir

Aujourd’hui, l’Alliance pour la République (APR) fête ses douze années d’existence dans le Landerneau politique sénégalais. Pour l’occasion, son fondateur, le Président de la République Macky Sall va se rendre au siège du parti pour s’adresser à ses militants et fêter ce douzième anniversaire avec eux. Dans un contexte de tension au sein de sa formation politique, le chef de l’Etat va faire un état des lieux et remobiliser les troupes. D’après des sources de «L’As », il est attendu au siège dans l’après-midi vers 16 heures 30. Sur place, il entend communier avec ses militants leur expliquer par exemple les raisons qui ont motivé sa décision de faire intégrer des leaders de l’opposition dans la mouvance présidentielle, en les nommant à des postes de responsabilité. Toujours dans le cadre de cette célébration, un récital de Coran a été organisé hier pour la mémoire des disparus tombés sur le chemin de la conquête du pouvoir.

La Raddho décrète un état d’urgence sanitaire…

Alors que la crainte d’une seconde vague se fait de plus en plus sentir, la Rencontre Africaine des droits de l’Homme (Raddho) publie son rapport sur la gestion de la Covid-19 et la protection des droits humains au Sénégal. Dans ce document qui fait le bilan de la riposte contre la pandémie durant les 6 premiers mois avec l’instauration de l’état d’urgence et du couvre-feu, le secrétaire général de la Raddho, Sadikh Niasse juge anticonstitutionnelles les décisions prises par les autorités pour contrer le coronavirus. Ils trouvent que l’Etat n’avait pas à recourir à ces mesures sévères. Avant de se poser la question sur la pertinence de la fermeture de certains lieux comme les écoles, les Cours et tribunaux, l’Assemblée nationale. Pour la Raddho, ces mesures ne sont pas adaptées à notre type de société. D’ailleurs, estiment-ils, c’est ce qui explique que certaines personnes sont sorties pour demander la levée de ces mesures.

… Ses Recommandations

Restons avec la Raddho qui est convaincue que la riposte contre la pandémie de Covid-19 ne doit en aucun cas « confiner » les droits des personnes. A cet effet, l’organisation a formulé un certain nombre de recommandations à l’Etat dans le but de mieux gérer dans le futur ces types de problèmes de santé publique. Ainsi, au titre de la gouvernance des pandémies, la Raddho demande l’élaboration, la discussion et l’adoption par le gouvernement du Sénégal d’une loi sur la Santé publique qui prenne en charge la gestion des épidémies au Sénégal, la révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour régler les modalités de son fonctionnement en temps de crise sanitaire et l’élaboration, la discussion et l’adoption d’une loi organisant le fonctionnement du service public de la justice pendant les périodes de pandémie. En outre, ces défenseurs des droits humains ont insisté également sur la protection des enfants dans la rue pendant les pandémies. A ce propos, la Raddho invite l’Etat à introduire dans la loi sur la Santé publique et le projet de Code de l’enfant des dispositions relatives à la protection des droits et à la prise en charge effective de l’enfant dans un contexte de gestion de pandémie, l’élargissement de la campagne «zéro enfant» dans la rue, sur toute l’étendue du territoire national. Le commandant brigade de Gouloumbou muté Le haut commandement de la Gendarmerie ne badine pas avec la discipline et le respect des droits humains. La Maréchaussée, qui avait dépêché un enquêteur à Gouloumbou à la suite de la bavure révélée par «L’As» faisant état de torture exercée sur des disciples du marabout de Madina Gounass, a pris des mesures. Le chef de brigade de Gouloumbou l’adjudant Ndiaye a été muté à l’escadron de Tambacounda. Il sera remplacé par l’adjoint de Tivaouane. Pour la petite histoire, les hommes du commandant Ndiaye avaient contraint des citoyens en provenance des champs du saint homme de Gounass, à s’auto-gifler pour avoir jeté des peaux de bananes sur la route.

Le taux de positivité à la covid-19 chute à 1,94%

Il avait pris l’ascenseur surtout le week-end au point d’apeurer la population. Mais le taux de positivé de la pandémie de coronavirus est retombé hier, à 1%. Les résultats du ministère de la Santé et de l’Action Sociale font état de 14 nouveaux cas positifs, sur 722 tests, soit un taux de positivité de 1,94%. Cinq cas contact et 9 cas issus de la transmission communautaire sont recensés hier. Les contaminations communautaires sont enregistrées à Dakar à l’exception d’un cas à Pété. A Grand Dakar (01) cas est recensé, Keur Massar (01) cas, Liberté-1 (01) cas, les Mamelles (01) cas, Mermoz (01) cas, Ngor (01) cas, Nord Foire (01) cas et Point-E (01) cas. Quelques lits sont libérés. Puisque 10 patients hospitalisés sont déclarés guéris. Cependant, les cas graves connaissent une hausse. Ce jour, 06 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Le Sénégal a enregistré 16089 cas positifs dont 15607 guéris, 333 décédés, et donc 148 sous traitement.

«Siggi Jotna» distribue 150 bourses à Thiès

Le mouvement «Siggi Jotna» vient d’accompagner des étudiants de Thiès, à travers la distribution de 150 bourses, pour les accompagner dans le paiement des frais de scolarité. Il s’agit justement d’une exonération des frais jusqu’à la Licence 3. Selon Abdoulaye Dièye, Président du mouvement, l’acte s’inscrit dans la stratégie globale de «Siggi Jotna» qui mise, conformément au Plan Sénégal Emergent (PSE) du Président Macky Sall, sur le capital humain, pour apporter sa contribution au développement de la localité et du pays.

Passation de service à l’AIBD

Doudou Ka a pris les rênes de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). La cérémonie de passation de service avec Abdoulaye Mbodji a eu lieu hier, à l’aéroport. Devant l’assistance, Doudou Ka a pris l’engagement de mériter cette confiance du chef de l’Etat de le nommer à la direction de l’aéroport. A l’en croire, son profil technique et son parcours professionnel l’imposent de prendre cette charge comme mission placée sous le signe du Fast-track pour « ajuster et accélérer » le développement de la métropole aéroportuaire de Diass, comme emblème de l’émergence du Sénégal. L’ancien directeur général du Fonds de garantie d’investissement prioritaire (FONGIP) entend aussi œuvrer pour le renforcement des acquis légués par son prédécesseur, Abdoulaye Mbodji.

Un camion tue deux jeunes à Koungheul

Un accident mortel a été enregistré hier, à hauteur de Badianène sur la route qui relie la commune de Koungheul à Keur Serigne Diébel. Deux jeunes sur une moto ont voulu dépasser un véhicule avant de se retrouver face à un camion qui roulait à vive allure sur le sens inverse. Le camion a percuté violemment la moto. A. Ndiaye et A. Ba qui se rendaient à Koungheul d’après nos confrères de Dakaractu, sont décédés sur le coup. Les sapeurs-pompiers ont ainsi transporté les dépouilles au centre de santé de Koungheul. La gendarmerie qui a ouvert une enquête a mis aux arrêts le conducteur du camion.

8e édition du festival Thiaroye 44

La 8e édition du festival Thiaroye 44 en souvenir aux vaillants tirailleurs massacrés le 01 décembre 1944 alors qu’ils réclamaient leurs dus au colonisateur, a débuté depuis le 28 novembre dernier. Le comité d’organisation a fait face à la presse hier, au Centre Jacques Chirac de Thiaroye Gare pour partager les activités qui seront clôturées le 12 décembre prochain. L’innovation cette année sera l’hommage qui sera rendu au défunt directeur dudit festival, Mahmoud Kane, par ailleurs, disciple de Cheikh Anta Diop pour avoir été secrétaire général du parti Udf/Mboolo du constitutionnaliste Pape Demba Sy. Le festival a pour thème : « pour la mémoire contre l’oubli pour l’avenir ». Plusieurs activités culturelles sont prévues, notamment un concert de hip hop, des panels sur l’histoire de Thiaroye 44 et une réflexion sur les leviers de promotion de l’économie locale de Thiaroye gare par le tourisme avec la traversée du Train express régional (TER).

Elèves défavorisés de Ndiarème Limamoulaye

La pandémie de Covid-19 a durement impacté le secteur informel et par ricochet les chefs de ménages de la banlieue. Conscient de cet état de fait, le mouvement « Jeunesse action pour le développement de Guédiawaye » que dirige Raymond Aziz Curtis vole au secours des familles défavorisées de la Commune de Ndiarème Limamou Laye. Il a offert des fournitures scolaires à 350 écoliers. La Cérémonie a servi de prétexte à l’acteur au développement pour demander à l’Etat de revoir l’offre de formation et sa politique de jeunesse par la promotion de l’auto-emploi. C’est par la seule manière, dit-il, de mettre fin à l’émigration clandestine qui décime la jeunesse.

LA GARDE RAPPROCHEE DE MACKY

L’As Avec Jeune Afrique -De la politique aux affaires, en passant par sa famille, qui sont les personnalitéś qui comptent dans l’entourage proche du président de la République ?
Moins impulsif qu’Abdoulaye Wade, son prédécesseur, Macky Sall mûrit longuement ses décisions, cloisonne ses réseaux et choisit avec soin les personnes de confiance qui l’entourent. De la politique aux affaires, en passant par sa famille, qui sont les personnalitéś qui comptent dans son entourage proche ?
« La confiance de Macky Sall ne s’acquiert pas facilement », confie l’un de ses proches. À la tête d’une véritable arméé mexicaine d’alliés, de rallieés et de « ministres conseillers » aux fonctions parfois honorifiques, le président sénégalais, adepte du cloisonnement, se montre sélectif lorsqu’il s’agit de laisser l’un de ses proches gagner en influence.
Lors du récent remaniement, il en a surpris plus d’un en écartant du gouvernement et du Conseil économique, social et environnemental (CESE) plusieurs personnalitéś de son premier cercle : son ex-Premier ministre puis secrétaire général de la présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et quelques ministres qu’on jugeait jusque-là̀ incontournables : Amadou Ba (Affaires étrangères, Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur), Mouhamadou Makhtar Cissé (Pétrole et Energie), Oumar Youm (Infrastructures, Transports terrestres et Désenclavement); ou encore l’ancienne Première ministre Aminata Touré,́ devenue la présidente du CESE après̀ avoir dirigé́ sa campagne victorieuse au début de 2019. Dans l’entourage présidentiel, les hommes et femmes de confiance sont discrets, voire secrets, et font rarement la Une des journaux.
À l’heure où le chef de l’Etat vient de lancer une nouvelle OPA sur l’opposition, certains d’entre-deux ont, par leur conseils ou leurs missions de bons offices, aidé « le patron » à consolider son emprise sur la scène politique nationale.

Les conseillers Mahmoud Saleh

Son influence est proportionnelle à sa discrétion. Nommé directeur de cabinet du chef de l’Etat lors du dernier remaniement, Mahmoud Saleh occupait auparavant la fonction de ministre-conseiller. Surnommé « Raspoutine » par ses détracteurs au sein de l’entourage présidentiel, il a l’oreille du président depuis sa première élection en 2012. Cet ancien trotskiste a eu un parcours sinueux. Au début des années 2000, après avoir suivi Djibo Leyti Kâ dans sa scission d’avec le Parti socialiste, il a créé à son tour une branche dissidente de l’Union pour le renouveau démocratique (URD) et s’est rapproché́ du régime d’Abdoulaye Wade, avant de rallier Macky Sall lorsque ce dernier a créé ́son propre parti, l’Alliance pour la République (APR). Mahmoud Saleh est aussi, pour le chef de l’Etat, un missi dominici qui porte des messages au moment opportun et vient sceller les alliances avec les adversaires d’hier. Il aurait ainsi favorisé le rapprochement de Macky Sall avec Oumar Sarr, longtemps numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), qui a lui aussi milité à l’extrême gauche dans sa jeunesse.

Seydou Guèye

Cet enfant de la Medina, un quartier populaire de Dakar, passera de longues années en France où il aura comme mentor Michel Rocard. Rentré au Sénégal, il quitte le giron socialiste pour rejoindre Macky Sall à l’Alliance pour la République (APR). Depuis l’élection de ce dernier, en 2012, Seydou Gueyè a rang de ministre, sans toutefois détenir de portefeuille. Mais la parole présidentielle passe par lui. Porte-parole de l’APR, tour à-tour porte-parole ou secrétaire général du gouvernement ou de la présidence, ou ministre-conseiller en charge de la communication, il est l’apparatchik dont le président a besoin pour délivrer ses messages aux médias et gérer, quand cela est nécessaire, la communication de crise.

Le politique Moustapha Niasse

Si Macky Sall a été élu en 2012, puis réélu sept ans plus tard, et s’il a remporté haut la main les législatives à deux reprises, c’est grâce à eux : Ousmane Tanor Dieng, qui dirigeait le parti socialiste depuis 1996 et jusqu’à son décès en juillet 2019, et Moustapha Niasse, 81 ans, fondateur et président de l’Alliance des forces de progrès (AFP), qui occupe depuis 2012 le perchoir de l’Assembléé nationale. Le pacte scellé par les trois hommes a conduit Niasse et Tanor à mettre leur parti au service de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), quitte à s’abstenir de présenter une candidature autonome à la présidentielle de 2019. Et ce, au prix de plusieurs exclusions dans leurs propres rangs, lorsque des frondeurs se faisaient entendre pour critiquer cette stratégie d’allégeance. Depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng, l’ancienne ministre Aminata Mbengue Ndiaye a repris le flambeau au PS, tout en héritant de la fonction de Tanor à la tête du Haut conseil pour les collectivités territoriales (HCCT), troisième institution de l’Etat dans l’ordre protocolaire.

Les hommes d’affaires Harouna Dia

Macky Sall compte parmi ses proches le patron des patrons sénégalais, Baidy Agne, tout à la fois président du Conseil national du patronat (CNP), président du Syndicat des entreprises de manutention des ports du Sénégal (Sempos) et PDG de plusieurs entreprises dans les secteurs de la manutention, de la construction, de l’extraction de minerais, du tourisme et du transport. Il entretient également des relations suivies avec Mamadou Diagna Ndiaye, un homme de réseaux qui était déjà un conseiller influent de l’ex-président Abdou Diouf. Nommé en 2013 ministre-conseiller du président en charge des investissements et du comité stratégique, Diagna Ndiaye est un pilier du groupe Mimran, qui détient notamment la Compagnie sucrière du Sénégal (CSS). Homme d’affaires fortuné et cosmopolite, au carrefour de nombreux secteurs industriels et commerciaux, il est un « ouvreur de portes » au carnet d’adresses très fourni. Mais dans l’entourage présidentiel, nul repères entant du monde des affaires n’égale Harouna Dia. Cet enfant du Fouta, halpular tout comme Macky Sall, fut un soutien de la première heure à qui ce dernier doit beaucoup. Financier de l’Alliance pour la République (APR) depuis sa création en décembre 2008, ce milliardaire a offert au futur parti présidentiel les moyens de ses ambitions… en pleine traverséé du désert. Peu connu au Sénégal, si ce n’est dans la valléé du fleuve, il l’est davantage au Burkina Faso, où il s’est installé en 1986 avant de faire fortune dans le commerce de poisson surgelé.́ « Macky lui voue un grand respect, explique un proche. Pas seulement pour ce qu’il a fait pour lui, mais aussi pour ce qu’il représente. » Si Harouna Dia, le « roi du poisson », n’occupe aucune fonction officielle – il a décliné un portefeuille ministériel au lendemain de l’élection de 2012 -, il est un homme écouté par le chef de l’Etat, à qui il apporte son carnet d’adresses, sa connaissance du monde des affaires et son influence dans le Fouta ainsi qu’en Afrique de l’Ouest.

 Le journaliste Madiambal Diagne

Leur complicité s’est scelléé peu après la disgrâce de Macky Sall, en 2008, après avoir été le principal homme de confiance d’Abdoulaye Wade. Madiambal Diagne – journaliste trublion, brièvement incarcéré sous Wade – lui détaille alors ce que le régime, dont il fut l’un des piliers, lui avait fait subir. Il l’incite aussi à ne pas laisser le champ libre au président vieillissant, qui entend briguer un troisième mandat. Apres̀ la victoire de Macky Sall, en 2012, Madiambal Diagne, directeur général du groupe Avenir Communication – et président de l’Union internationale de la presse francophone depuis 2014 -, devient un confident privilégié du chef de l’Etat, qui teste auprès de lui certaines de ses futures décisions et sollicite son point de vue sur les sujets du moment. Si son nom a plusieurs fois circulé comme un possible ministrable, lui- même préfèrè rester dans cet entre-deux, entre conseiller informel et confident privilégié.
Dans son éditorial du lundi, dans les colonnes du Quotidien, Madiambal Diagne alterne prises de position pro-domo ou plus critiques à l’égard de la mouvance présidentielle. Son ex-confrère Abdou Latif Coulibaly, dont les investigations choc sur le régime Wade ont défrayé la chronique au cours des années 2000, a quant à lui opté pour une reconversion assumée dans les arcanes du gouvernement ou de la présidence, où il occupe des fonctions depuis le début du premier mandat de Macky Sall. A ceux-là, il faut ajouter sa famille notamment son frère Aliou Sall, son épouse Marième Faye Sall et le frère de celui-ci Mansour Faye.


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