Revue de presse du Lundi 31 Mai 2021

Partagez ce contenu!

CEDEAO : les chefs d’États exigent le respect du processus démocratique d’accession au pouvoir au Mali

https://www.financialafrik.com Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont tenu un sommet extraordinaire sur la situation politique au Mali le 30 mai 2021, à Accra, au Ghana.
Le Sommet extraordinaire a été convoqué pour faire le point sur la crise sociopolitique qui prévaut au Mali à la suite de l’arrestation, de la détention et des démissions subséquentes du Président et du Premier Ministre de la transition le 26 mai 2021.
A l’issue des travaux, les chefs d’État condamnent fermement ce récent coup d’État, qui est une violation des décisions prises lors du sommet extraordinaire tenu au Peduase Lodge, Aburi, Ghana, le 15 septembre 2020 et une violation de la Charte de transition.
Par ailleurs, après de longues discussions sur la situation au Mali, les chefs d’État et de gouvernement ont pris les décisions suivantes :
-réaffirmation de l’importance et de la nécessité de respecter le processus démocratique d’accession au pouvoir, conformément au Protocole de 2001 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.
-Condamnation  en particulier de toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région.
Toutefois, les chefs d’États ont décidé  de suspendre le Mali des institutions de la CEDEAO conformément aux dispositions de la CEDEAO. Ils demandent  la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil, le tout accompagné par l’installation d’un nouveau gouvernement inclusif devant  être formé pour poursuivre le programme de transition.
Concernant l’organisation d’une élection  présidentielle prochaine, les chefs d’États réaffirment  la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra. Dans ce contexte, la date du 27 février 2022 déjà annoncée pour l’élection présidentielle doit être absolument maintenue. A cet effet, un mécanisme de suivi sera mis en place.
Notons que les chefs d’États Exhortent tous les partenaires internationaux (l’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne) à continuer à soutenir le Mali dans la mise en œuvre réussie de la transition.  Daouda Bakary KONÉ

Production de 1, 8 million de tonnes d’arachide : les faits démentent le ministre de l’agriculture

https://jotaay.net Le ministre de l’Agriculture qui avait estimé la production d’arachides à 1.797.486 tonnes est démentie par les faits. En effet, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, l’arachide est introuvable sur le marché sénégalais, notamment à Touba où les commerçants sont obligés d’importer l’arachide du Mali et du Togo. Devant cette menace pour notre capital semencier, Moussa Baldé a sorti une circulaire pour mettre en garde les producteurs qui seraient tentés d’injecter ce stock de semences sur le marché.
A l’édition du 29 avril du Gouvernement face à la presse, le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, avait annoncé les chiffres officiels de la production arachidière arrêtée à 1.797.486 tonnes contre une prévision de 1.820.000 tonnes. Des chiffres énergiquement contestés par les huiliers, notamment ceux du Regroupement des acteurs du secteur industriel agro-alimentaire de Touba (Rasiaat). A les en croire, la production arachidière de cette année n’a pas dépassé les 800.000 tonnes.  Selon Ousmane Diakhaté, président du Rasiaat, les chiffres du ministre de l’Agriculture ne reflètent pas la réalité sur le terrain. Les chiffres du ministre signifient, dit-il, que la consommation locale est de 1.200.000 tonnes. Or, pour le Rasiaat, elle est estimée à seulement 450.000 tonnes. Ousmane Diakhaté n’a pas manqué de s’interroger sur la destination de l’arachide si tant est que les chiffres du ministre sont avérés. En tout état de cause, il fait remarquer que cette production n’est pas allée aux huiliers du pays. «Depuis longtemps, les usines de la Sonacos, de Copeol, du Rasiaat ne tournent plus, faute de matières premières. La vérité est que la production nationale est partie en Chine», fulmine M. Diakhaté.

 Nahju agro-industrie de Touba aussi dément le ministre de l’Agriculture

Un constat corroboré par un autre membre du Rasiaat et non moins Directeur général de Nahju agro-industrie de Touba, Mamadou Alpha Diallo. Déjà au début du mois de février, les huiliers de Touba étaient dans le désarroi car pas moins de 154 unités industrielles étaient fermées, faute de graines. Ces huiliers se disent aussi victimes de la présence des Chinois sur le marché. Or, pour faire fonctionner son usine, il n’avait besoin que de 24 camions d’arachides. Ce qui lui était impossible. Pourtant, il se désolait de constater que toutes les dix minutes, un camion de 40 tonnes appartenant aux Chinois passait par la devanture de son usine. Des accusations que le ministre de l’Agriculture avait tenté de contester en brandissant la taxe effective sur l’importation, ainsi que le blocage des Chinois du 23 novembre au 31 décembre 2020 en pleine campagne de commercialisation. Ainsi, le patron de Nahju agro-industrie de Touba, persuadé de la fausseté des chiffres du ministre de l’Agriculture, n’avait pas manqué de brandir une plainte contre la tutelle accusée de «diffusion de fausses informations entrainant des pertes de capitaux pour les investisseurs sénégalais, manipulation de chiffres pour tromper une haute autorité, en l’occurrence le chef de l’Etat, et une défaillance sur un service public confié».

L’arachide introuvable sur le marché local, des commerçants en importent du Mali et du Togo

Et ce qui leur donne raison, c’est que quelques mois après la fin de la campagne de commercialisation, l’arachide est devenue introuvable sur le marché local. D’après nos informations, l’arachide est aujourd’hui importée du Mali et du Togo pour approvisionner le marché de Touba et d’autres marchés.

Les semences menacées, le ministre reconnaît en filigrane à travers une circulaire 

Le ministre de l’Agriculture qui se targuait d’avoir fait la meilleure campagne depuis 1960, a été pris dans son propre piège. En effet, à travers une circulaire, il reconnaît en filigrane les problèmes et l’importation de graines d’arachides au Sénégal. «Il m’a été signalé l’importation, par des commerçants, dont la plupart évolue dans le département de Mbacké, d’importantes quantités de graines d’arachides destinées à la consommation. Cette situation pourrait tenter certains opérateurs semenciers à se procurer ces stocks pour les injecter dans la distribution des semences pour des raisons évidentes de gains, alors que l’on ignore la provenance comme la qualité semencière de ces graines». Après avoir avoué son ignorance et son impuissance, le ministre de l’Agriculture brandit l’arme de la menace. «Ces pratiques ont un caractère frauduleux donc non règlementaire et exposent leurs auteurs à des sanctions ou à toutes autres mesures disciplinaires prévues par la loi». Ses chiffres ne valant plus rien, il use de la force. Ainsi, il somme les services techniques du ministère à la vigilance pour la sauvegarde du capital semencier. Mais aussi, à signaler tout opérateur qui s’approvisionne sur ces stocks et de renforcer le suivi de la mise en place des semences.Moussa CISS

Bridge Bank à Dakar : L’hôtel Indépendance comme siège

https://challengeseconomiques.com On en sait un peu plus sur l’installation imminente de la banque de l’homme d’affaires sénégalais, Yérim Sow, à Dakar. Bridge Bank Dakar aura ses locaux au rez-de-chaussée du bâtiment abritant l’hôtel Indépendance, nouvellement restauré. Il va récupérer son logo, celui qu’il avait imposé en son temps à la Banque Nationale de Développement économique (BNDE), certainement en prévision de cette évolution.
Avant toute installation au Sénégal en effet, il fallait à la banque du milliardaire sénégalais et  actionnaire à Free Sénégal, de sortir totalement du capital de la BNDE. Cette opération est presque achevée, selon les informations que nous avons obtenues. Si tout se déroule comme prévu, Bridge Bank devrait débuter son activité dans le courant du mois d’août de cette année.
L’option prise de louer des locaux au niveau de l’hôtel Indépendance,   de la part de Bridge Bank, s’expliquerai  par le fait que la BNDE aurait acheté depuis longtemps la superficie où se trouve actuellement son siège. Un bâtiment qui aurait appartenu à Yérim Sow et qui avait été donné en apport lors de la constitution du capital de la BNDE.

Gestion des inondations : la Banque mondiale approuve la phase 2 du PROGEP et injecte 83 milliards FCFA pour appuyer le Sénégal.

https://www.dakaractu.com Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, le 28 mai, un financement de 155 millions de dollars (83 milliards de Francs CFA) pour appuyer le Sénégal à réduire les risques d’inondation dans les zones périurbaines de Dakar et à améliorer les capacités de planification et de gestion intégrées des risques d’inondation dans certaines villes du pays avec le Projet de Gestion des Eaux Pluviales et d’Adaptation au Changement Climatique (PROGEP 2).
Un communiqué de l’institution financière lu par Dakaractu a fait part de cet appui financier à l’endroit du Sénégal qui, renseigne la note, est très vulnérable aux inondations et aux sécheresses, ainsi qu’à l’érosion côtière et à la dégradation des sols, qui peuvent mettre en péril les gains de développement et les moyens de subsistance, affecter la productivité et menacer la stabilité sociale. Le ministre des collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires, Oumar Guèye, a magnifié à sa juste valeur, ce financement qu’il qualifie de bénéfique.
“Le gouvernement du Sénégal salue l’approbation du PROGEP 2 par notre principal partenaire, la Banque mondiale. Ce soutien va renforcer les efforts du Sénégal dans la lutte contre les inondations dans la zone de Keur Massar et d’autres régions du pays”, a dit le ministre. Le projet va impacter 120 mille personnes affectées et va permettre l’aménagement de la zone concernée, a-t-il ajouté.
Pour ce projet d’une durée de 5 ans (2021-2026), un mécanisme de recours robuste sera créé pour permettre aux communautés et aux individus qui s’estiment lésés par le PROGEP de soumettre des plaintes qui seront rapidement examinées afin de répondre à leurs préoccupations. La Banque mondiale mise ainsi sur des résultats probants pour plus de sécurité dans la gestion des eaux pluviales.
“Nous sommes très confiants dans le fait que les résultats attendus de ce nouveau projet seront atteints car construit sur les solides bases du PROGEP 1 qui a permis à près de 1, 3 million de personnes de bénéficier d’une protection contre les inondations dans les zones périurbaines de Dakar”, a déclaré Nathan Belete, Directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal.
En 2020, le pays a été fortement touché par des inondations urbaines  en raison de l’urbanisation rapide et de l’extension de la ville dans les zones périurbaines avec des systèmes de gestion des eaux pluviales insuffisants, provoquant l’inondation des routes et des propriétés. Ainsi, l’institution financière insiste sur l’implication des citoyens qui, selon ses experts en charges du projet sera un pilier clé intégré tout au long de la mise en œuvre du projet par la mise en place des comités de gestion des inondations (COLIGEP) dans les zones de mise en œuvre.
La Banque mondiale a rappelé que le Sénégal avait obtenu un financement IDA de 90, 6 millions de dollars avec le PROGEP 1 qui a été mis œuvre de 2012 à 2020. Le PROGEP1 a permis de protéger des inondations 167 000 habitants de la banlieue de Pikine et Guédiawaye soit un résultat supérieur à l’objectif de 132 000 habitants initialement fixé au démarrage du projet.

Gouvernance et transparence dans la gestion des ressources halieutiques : 600 millions pour renforcer la lutte contre la pêche Inn

https://directnewsinfo.com Afin de minimiser les conséquences des activités illicites dans les eaux sous juridiction sénégalaise, le Projet gouvernance des pêches au Sénégal, «Renforcer la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn) au Sénégal», vient d’être lancé.
Financé pour un montant d’environ 600 millions de francs Cfa, pour une durée de 3 ans, le Projet Gps a pour objectifs l’amélioration du partage d’informations et la transparence en matière de lutte contre les pratiques illicites pour une meilleure gouvernance de la pêche, le renforcement de la participation des acteurs (pêcheurs, Administration et industries) dans l’effort de lutte contre la pêche illicite, le renforcement des inspections et du contrôle des navires de pêche au port de Dakar. L’un des principaux avantages de la transparence des pêches est, selon Matar Diallo, d’assurer la visibilité des efforts soutenus du gouvernement dans la lutte contre la pêche Inn, souvent méconnus des acteurs. «La transparence permettra par ailleurs d’améliorer l’efficacité de la lutte contre la pêche Inn avec, notamment, la participation des acteurs dans la transmission d’informations et de renseignements sur les infractions de pêche», a soutenu le secrétaire générale du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, lors de la cérémonie de lancement du projet.
Premier secteur d’exportation en 2017 et 2018 avec respectivement 216 et 244 milliards de francs Cfa de recettes d’exportation, la pêche joue un rôle important dans notre économie. «En 2020, les débarquements des pêches maritimes s’élèvent à près de 490 mille 846 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 217, 927 milliards de francs Cfa», a indiqué Matar Diallo.
A l’en croire, la pêche maritime contribue à près de 3, 2% au Pib global, à la création d’emplois, à l’équilibre de notre balance commerciale, ainsi qu’à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cependant, l’état des ressources halieutiques adresse des défis aux gestionnaires des pêches pour prendre à bras-le-corps la question de la raréfaction des ressources qui est une conséquence de la non maîtrise de l’effort et des capacités de pêche conduisant à la pleine exploitation de la plupart des espèces.
S’y ajoutent les effets néfastes de la pêche Inn qui se traduisent par des pertes évaluées à plus de 23 milliards de dollars Us dans le monde et 500 millions en zone ouest africaine, selon la Fao. La fermeture des entreprises de pêche ou de sous-traitants, l’effritement du potentiel de création d’emplois, la dégradation des écosystèmes (destruction des zones de frayère), la baisse de la productivité biologique des écosystèmes, une destruction des habitats spécifiques (rocheux, vasières, mangroves) du fait des modes de capture et des pollutions, etc. sont les autres conséquences de la pêche Inn.Par Khady SONKO – ksonko@lequotidien.sn

Guichet unique du pôle emploi-entreprenariat : Le président Macky Sall annonce son implantation dans les 46 départements du Sénégal

https://www.dakaractu.com Le pôle emploi-entreprenariat des jeunes et des femmes de Kaffrine a été inauguré ce dimanche par le président de la République, Macky Sall, en tournée économique  dans le Ndoucoumane.
Un dispositif comportant plusieurs services, qui accueille les demandeurs d’emploi et de financement dans le cadre du plan d’urgence «Xeyu ndaw gni» (emploi des jeunes), a été mis en place dans les locaux de Sénégal Services. Des agents de l’Anpj, de la Der, du 3Fpt, du FonGip, et de l’Adie seront chargés de l’accueil.
Le guichet unique du pôle emploi-entreprenariat offre de services en formation, orientation et financement, si l’on en croit le président Macky Sall. Ce dernier qui vise la territorialisation des politiques publiques, a déjà demandé, dit-il, l’implantation de guichet unique dans les 46 départements du Sénégal.
Le président Sall souhaiterait, par ailleurs, que les personnels dédiés soient logés sur place afin de donner plus de visibilité au terroir et offrir des perspectives sur place

«Xeyu ndaw gni» : Le président Macky Sall ne veut pas de « favoritisme»

https://www.dakaractu.com Le président de la République, Macky Sall, veut faire de la question de l’emploi des jeunes une vraie «priorité nationale». Mais pas question de faire dans le favoritisme.
« Je ne veux pas de listes de demandeurs d’emplois parrainés par un responsable politique », a-t-il averti, lors du lancement du Pôle unique emploi-entreprenariat de Kaffrine.
Le Chef de l’État demande aux responsables politiques de ne pas politiser le choix des bénéficiaires de «Xeyu ndaw gni», souhaitant que tout soit fait sur la base du mérite. Il est d’avis qu’il faut une décentralisation du plan d’urgence «Xeyu ndaw gni» pour plus d’efficacité..

La SENELEC investit 8, 8 milliards FCFA dans un poste de distribution 100% numérique

https://www.sikafinance.com La Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a inaugurée, ce 27 mai , dans la région de Thiès (à 80 Km de Dakar), son premier poste 100% numérique d’une capacité de production de 225/30 kV et d’un cout d’investissement de 8, 8 milliards de FCFA.
Sa mise en service, prévue dans quelques semaines, permettra d’assurer le transport de l’électricité depuis les postes de Diass, Tobene et Thiona (localités situées aux environs de la ville de Thiès) vers d’autres zones géographiques de manière optimale.
La construction de cette infrastructure permettra également à la SENELEC de sécuriser davantage son réseau de transport d’énergie électrique, selon le directeur général Papa Mademba Bitèye. L’ouvrage permettra, en outre, de restructurer le réseau de distribution et de garantir le secours des lignes moyennes tensions existantes.
L’originalité de ce projet est qu’il a été conçu et réalisé avec l’appui d’ingénieurs sénégalais issus de l’École supérieure polytechnique (ESP) de Dakar et de l’École polytechnique de Thiès (EPT), la maîtrise d’ouvrage étant assurée par l’entreprise française “Vinci Energies”.
Le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, Adama Diallo, précise que ce poste 100% numérique est une composante du programme dénommé ” Pôles 2020 ” d’un coût global de 129 milliards FCFA financé entièrement par l’Etat du Sénégal à travers un prêt du gouvernement français.Ibrahim WANE, Dakar

ACSIF dévoile des trous nébuleux à EcoBank

https://www.rewmi.com Le secteur bancaire est confronté à de nombreux polémique et dont l’association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) dirigé par Famara Ibrahima Cissé tente de divulguer les arnaques.
Depuis plus de 4 ans, Ecobank a décidé de ruiner ses clients pour se maintenir en vie et satisfaire ses actionnaires. En effet, à la fin de chaque année, tous les clients qui sont sous engagement se voient soutirer indument une somme qui varie entre 25.000f à 50.000f selon qu’on a un prêt ou deux prêts parallèles dans la même banque.
L’ACSIF a avisé qui de droit. Ainsi, Ecobank de par ses gestionnaires de crédit ne peut expliquer ces prélèvements indument opérés sur les pauvres travailleurs. Ces prélèvements ne sont ni des agios, ni des impayés…. Mais, ils l’ont nommés par plusieurs concepts différents pour certains employés de la banque c’est des « frais de gestion de crédit » ou  « frais annuels de crédit» pour d’autres employés toujours de Ecobank.
Dans ses pratiques, Ecobank exige l’achat de la carte GAB à tout client voulant retirer moins de 400.000F en lui refusant l’entrée dans les agences. Cette tyrannie que les complices feignent d’occulter est une plaie qui se creuse de l’intérieur et qui finira par tuer tout le corps s’ils n’y prennent pas garde.
Les complices informés ne peuvent donner aucune explication encore moins prendre des sanctions contre de telles pratiques. Ceci
laisse souffrir atrocement les usagers de cette institution bancaire qui du reste ne respecte ni ses usagers, ni les complices, ni les principes moraux d’une bonne gouvernance financière.
Dans les années 2000, la même banque a soumis aux usagers la cession d’actions avec à la clé une publicité pompeuse et mensongère qui les avait poussé à souscrire. Mais, depuis lors, les souscripteurs peinent à recevoir leurs dividendes malgré leurs nombreuses réclamations envoyées aux complices. De surcroit, leurs actions dévalorisées, ils se plaignent sans aucune aide.àe
Mais, le peuple avilit et ruiné par Ecobank-Sénégal dans l’impunité totale doit encore rester ferme et mobilisé pour dire non à la délinquance financière et aux abus bancaires insoutenables de cette malheureuse banque qu’on aurait jamais acceptée dans l’UEMOA.Famara Ibrahima CISSE Pdt de l’ACSIF

LE MINISTRE DES FINANCES SUR L’ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL : «Le coût total est de 57, 44 milliards… »

http://www.sudonline.sn L’Airbus A320 Neo qui sera réceptionné en juillet prochain, pour servir d’avion de commandement présidentiel a coûté plus de 57 milliards. L’annonce est du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo qui en a donné le coût exact hier, vendredi 28 mai, lors du vote de projets de loi visant à élargir l’octroi de la pension d’indemnité aux militaires invalides
L a révélation est faite par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo. L’avion de commandement présidentiel, qui sera réceptionné en juillet prochain, a coûté au contribuable sénégalais plus de 57 milliards. «Le coût total de l’avion est de 57 447 235 356 F CFA, régulièrement budgétisé dans les lois de finance de 2019 ; 2020 et 2021. On a commencé à l’exécuter. Nous sommes dans la dernière tranche de payement et ça sera fait avant la livraison de l’avion. Voilà la situation. Il n’y a pas autre chose», a-t-il dit face à l’insistance de députés de l’opposition qui ont profité de leur temps de parole pour remettre en cause l’opportunité de l’achat de l’appareil.
Pour lui, c’est normal et compréhensible, qu’en 3 ans, on puisse acquérir un aéronef au profit des Forces Armées, étant donné que le budget de l’Etat du Sénégal est de 4585 milliards de F CFA. L’avion acquis n’est pas pour le président de République, mais destiné aux Forces Armées, précise-t-il. «C’est un avion qui n’est pas acheté pour le président de la République. Il est un avion de commandement. L’avion de commandement fait partie de la flotte des Armées sénégalaises. Le président de la République a acquis 10 avions pour l’Armée Nationale», a soutenu le ministre des Finances et du Budget qui trouve, par ailleurs, «qu’il est une obligation pour un pays de donner à son président de la République les moyens suffisants et inhérents à sa mission».

«IL EST DONC RAISONNABLE QUE L’AVION PRÉSIDENTIEL…QUI PRÉSENTAIT DES PROBLÈMES TECHNIQUES, SOIT CHANGÉ»

En outre, précise Abdoulaye Daouda Diallo, qui cite les présidents Leopold Sédar Senghor et Abdoulaye Wade, ce n’est pas une nouveauté qu’un chef de l’exécutif acquiert un avion sous son magistère. «Je crois, c’est en 1966 ou en 1967 que le Sénégal a acquis, pour la première fois, un avion. On avait un budget qui était à peine de 100 milliards CFA. Il faut faire l’histoire des budgets pour se rendre compte qu’on a vraiment évolué. Senghor avait acquis un avion neuf que Abdou Diouf a utilisé. Après, le président Wade est venu et a acheté un autre avion en occasion ; c’était en 2011. Cet avion a été acheté dans les conditions que nous connaissons tous. Il était vieux». Dès lors, il est donc raisonnable, pour le ministre des Finances et du Budget, que cet avion présidentiel hérité du président Abdoulaye Wade, utilisé par le président Macky Sall pendant 10 ans et qui présentait des problèmes techniques, soit changé. «En tant que Sénégalais, même un véhicule défectueux ne peut être toujours en réparation, surtout pour une autorité. Or, un président de la République qui est au-dessus de nous tous», argue-t-il.
En réponse aux parlementaires de l’opposition qui ont trouvé que l’achat de l’avion n’a pas été inscrit dans les budgets précédents et auxquels il a fait référence, Abdoulaye Daouda Diallo a dit : «C’est dommage que vous ne regardez pas les lois de finances qui vous sont soumises. Mais, à chaque fois, il est proposé un chapitre budgétaire.
En 2021, un chapitre est exclusivement réservé à l’acquisition d’équipements et de matériels sur le budget du ministère des Forces Armées. C’était prévu et on ne peut pas faire autre que ça», a-t-il fait savoir. Le ministre des Finance et du Budget était venu défendre, devant les députés convoqués en séance plénière hier, vendredi 28 mai 2021, l’examen du «Projet de loi n°07/2021 modifiant la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant Code des Pensions civiles et militaires de retraite, modifiée» et du «Projet de loi n°08/2021 modifiant les articles 10 et 13 de la loi n°2017- 26 du 13 juillet 2017 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°67-42 du 30 juin 1967 portant Code des pensions militaires d’invalidité, modifiée».
Pour rappel, en début de semaine, le ministre porte-parole du gouvernement, Oumar Gueye, avait révélé l’achat d’un nouvel avion pour le Président de la République, tout en justifiant la nécessité d’une telle opération. Des organisations de la société civile et certains hommes politiques se sont indignés de cet achat qui, selon eux, ne constitue pas une priorité, jugeant que le montant investi devrait être utilisé à d’autres fins

Remous à Sen’Eau : les travailleurs annoncent une grève illimitée

https://www.pressafrik.com Après avoir rejeté la semaine dernière une rencontre avec la directrice de Sen’Eau, le Syndicat autonome des travailleurs des Eaux, menace de décréter une grève illimitée dans les prochains jours.
A en croire les responsables syndicaux, cette décision fait suite aux propositions faites par leurs camarades en service dans l’ensemble des établissements Sen’ Eau et aux discussions recueillies au sein des différents groupes.
« Les travailleurs ont exprimés leur déception et leur dégout concernant l’attitude irresponsable de la direction et de ses affidés qui tentent de dérouler un plan diabolique pour saper les revendications légitimes des travailleurs », martèlent les syndicalistes dans un communiqué.
Les travailleurs exhortent les partenaires sociaux à poursuivre le combat fans le sens des recommandations du conseil des délégués de l’intersyndicales. En plus de la grève illimitée, les syndicalistes prévoient de déposer une notification de conflit collectif dès ce lundi.  Salif SAKHANOKHO

Foncier Nianing : Guy Marius Sagna et son cortège bloqués à l’entrée de Mbour par un impressionnant dispositif sécuritaire

https://www.pressafrik.com Guy Marius Sagna, ses camarades de Frapp France Dégage, Assane Diouf et des membres de Y’en A Marre n’ont pas pu accéder à Nianing pour échanger avec les populations sur leurs problèmes fonciers. Leur cortège a été bloqué à l’entrée de Mbour par un impressionnant dispositif sécuritaire.
Au moins une dizaine de camionnettes remplis de gendarmes s’est interposée pour empêcher les activistes d’entrer à Nianing. Une mesure de sécurité aux allures de prévention d’une confrontation certaine entre Guy Marius et une frange de la population de de cette localité. Au début du mois de mai, l’activiste avait été violenté par des jeunes lors de sa première visite à Nianing.
Ce dimanche, pour éviter toute confrontation, le préfet du département de Mbour Mor Talla Tine a sorti un arrêté pour annuler la réunion que les populations avaient programmée avec Guy Marius Sagna. AYOBA FAYE

L’EDITO DE NETTALI.COM–«NEW DEAL » OU « NEW KILL» ?

NETTALI.COM – Un seul pays, la France qui convoque plusieurs chefs d’états Africains à un sommet en vue de soutenir leurs économies contre l’asphyxie financière et les effets néfastes de la pandémie. Ils y étaient dans leur grande majorité comme du reste ils avaient fait le déplacement en France, en étant « tous Charlie ». On parle évidemment des présidents Africains. Ils n’auront pas levé le plus petit doigt pour Georges Floyd et le peuple palestinien qui se fait massacrer.
Tout cela au finish, a quelque chose de risible, mais aussi de triste pour ces pays ô combien riches de leurs ressources humaines, de leurs lacs, cours d’eau, de leur soleil, de leurs forêts, de leurs ressources minières et énergétiques, mais qui n’osent pas prendre leur destin en main et s’assumer.
Ce sont au total, 60 ans de rapports paternalistes entre l’ancienne puissance colonisatrice et l’Afrique francophone. S’ils étaient fructueux, on n’en serait certainement pas là. L’on crie sur tous les toits que leurs destins sont liés. D’aucuns évoquent même la relation sous le vocable de «amitié et coopération». Une sorte de fantasme en somme pour naïfs qui croient à toutes les fables qu’on leur raconte. La France est dans ce que l’on désigne sous le vocable du néocolonialisme, ou plus exactement une colonisation au visage nouveau, plus subtile, plus insidieuse et encore plus pernicieuse. En d’autres termes, il s’agit d’asseoir sa domination sans en donner l’air.

Une Afrique morcelée, divisée et affaiblie

La vérité est que le projet de balkanisation de l’Afrique n’avait qu’un dessein, un sombre dessein, celui de casser des territoires entiers en en faisant des micro-états : séparer des peuples, aux ethnies, cultures, moeurs et langues similaires, en les rendant moins soudés, moins solidaires et plus faibles économiquement et culturellement. Le cas le plus notable de cet état de fait est l’Afrique de l’ouest avec les peuples mandingues ou pulaars avec des noms de familles entières disséminés dans l’espace ouest-africains et même au-delà ; ou alors ce pays anglophone, la Gambie, à l’intérieur du Sénégal, alors que Sénégalais comme Gambiens partagent les mêmes langues locales et la même culture !
Ils n’ont pas fait que cela, ils ont attribué une spécialité à chaque état dans le domaine de l’agriculture enfin d’en faire un grenier ; et des pourvoyeurs de ressources minières et énergétiques avec une logique de connexion avec de voies de transport et de communication, pour acheminer ces ressources vers la France et l’Angleterre. La France a aussi mis sa main sur la monnaie africaine, non seulement en l’’imprimant mais aussi en la garantissant grâce à des réserves de change. De quoi happer la souveraineté des pays de la zone CFA car, difficile de l’assumer lorsque sa monnaie est sous tutelle. Récemment, lorsqu’il y a eu ce vent de contestations sur la question de la monnaie par des économistes africains et activistes, le pays de Marianne a donné l’impression de lâcher du lest en acceptant de débaptiser la monnaie « Franc CFA » en Eco, mais dans le fond, l’on se rend bien compte qu’elle continue de garantir cette monnaie.
La vérité est qu’elle ne veut pas lâcher l’Afrique francophone. Une posture somme toute curieuse. Il faut être naïf en effet pour oser croire qu’elle nous aime bien, cette France-là. Mais ce qui est d’autant plus curieux, c’est qu’elle veut aider l’Afrique contre notre gré. Sacrée France ! Elle chercherait même à mettre la main sur des pays anglophones, notamment le Ghana et le Nigéria et le nouveau pays anglophone, le Rwanda avec lesquels, elle essaie de développer des relations. Et ce n’est pas un hasard si ces pays, y compris l’Afrique du sud, sont de plus en plus invités dans les rencontres avec la France.  Le Nigéria et l’Afrique du sud sont de  gros marchés  – la première économie ouest-africaine pour le Nigéria et une autre puissance africaine dans le cas de l’Afrique du sud.
Que les tenants des thèses selon lesquelles la colonisation est un mal nécessaire, se détrompent. L’Afrique s’en serait mieux portée si elle ne l’avait pas connue. Elle aurait été plus libre d’envisager son développement à partir de ses langues, cultures, mœurs et valeurs. Non pas qu’elle aurait été en marge de la marche du monde, mais bien parce qu’elle aurait été dans une logique d’échange et de commerce avec le monde, plus librement et avec moins de pesanteur. L’exemple de la Chine qui s’est enfermée pendant longtemps et qui a construit tout au long de sa frontière, une «grande muraille» pour se protéger contre l’invasion extérieure, le prouve à suffisance. Aujourd’hui, elle a conservé sa langue et sa culture. Elle a préservé ses richesses et est aujourd’hui la 2e,  sinon la première puissance économique mondiale. Elle commerce avec l’Amérique et l’occident à arme égale. Et détient un droit de véto au conseil de sécurité de l’Onu comme toutes les autres puissances, là où l’Afrique n’a qu’un statut d’observateur…
En réalité, tout peuple laissé à lui-même, peut trouver les moyens de son développement et de son progrès. Ce qui ne signifie toutefois pas que celui-ci doive vivre en autarcie.

Une présence insolente et encombrante

Lors du récent sommet en France de mardi 18 mai,   Emmanuel Macron, le président Français, a déclaré que « la France y est prête. Notre volonté, c’est d’aider l’Afrique… » Une phrase lourde de condescendance comme si cela a déjà été le cas. C’est au contraire l’Afrique qui aide la France en lui cédant tout ce qu’elle souhaite obtenir dans des rapports totalement déséquilibrés. C’est la France qui profite en priorité des ressources de la plupart des pays d’Afrique francophone dont il est globalement le 1er partenaire économique et financier. Qui ne se souvient pas d’Elf Gabon, un symbole de la Françafrique toujours présent dans les esprits ? Faites le tour des états Africains francophones, partout ce sont les enseignes françaises qui ornent avec insolence, le paysage : Société générale, BNP Paris, Orange, CFAO, Total, et dernièrement sa grande distribution Auchan, Carrefour, Utile, Decathlon, etc et ses sociétés de BTP avec Eiffage qui construit et gère des concessions autoroutières. La liste est bien longue.
L’affaire du Ter sénégalais ne fait pas beaucoup d’heureux. Voici par exemple un projet toujours à terre malgré son coût exorbitant. Il a en tout cas permis de faire revivre le bassin d’emploi en France où l’usine est implantée. Un chantier sans cesse réévalué et qui a valu des avenants avec des délais de mise en circulation sans cesse repoussés. Une tare qu’on a tendance à pourtant toujours opposer aux fournisseurs locaux. Des acteurs de la société civile sénégalaise ont trouvé un projet Chinois de transport ferroviaire moins cher et plus bénéfique pour le Sénégal.
Autre source de préoccupation, l’autoroute à péage gérée par la Française Eiffage. Elle a fini par faire entrer le Sénégal dans le capital en transformant la société, moyennant des milliards de participation, après que celui-ci ait consenti la plus grosse part des investissements. Une concession à la durée finalement allongée, alors que tout le monde sait que les usagers ne sont guère satisfaits du service, aussi bien point de vue fluidité (embouteillages, points de passage limités et sorties difficiles), que sécurité et tarifs.
La vérité est que jusqu’à une époque récente, la France avait estimé avoir perdu des parts de marchés dans son pré carré ouest-africain, dans un rapport publié.
Aussi, était-elle revenue en force après avoir noté l’arrivée progressive de la Chine, du Maroc, de la Turquie qui semblaient lui ravir la vedette dans les domaines de la finance (banque et assurances marocaines ) , des médias, des concessions aéroportuaires et autoroutières, l’électricité, le fer, etc.
L’exemple type du capitaliste qui a accompagné la présence française en Afrique, c’est Bolloré. Voici un richissime homme d’affaires français et patron d’une entreprise française, dont les entreprises sont installées dans les ports africains en s’investissant dans le transport, la logistique, mais aussi l’univers de la communication et des médias. Bolloré renforce désormais sa position dans ce domaine. Sa chaîne Canal+ a fait main basse sur les productions de films locaux (avec « Sunu Yeuf »). Et comble du paradoxe, sur sa chaîne « C News », la branche info de Canal, le polémiste Eric Zemmour passe son temps à s’en prendre aux musulmans et Africains, alors que son patron fait l’essentiel de son business en Afrique francophone.
Le fait d’évoquer le cas Zemmour n’est pas fortuit. Raciste et xénophobe, le journaliste déverse sa haine tous les jours sur cette chaîne et réussit à faire croire avec sa propagande, à bon nombre de français que les Africains leur volent leur travail, alors que c’est le contraire qui se produit. Les nombreuses ressources exportées en Europe auraient par exemple pu servir à créer des industries de transformation qui auraient à leur tour, contribué à créer des emplois et à maintenir ces bataillons d’immigrés en Afrique. Comment Bolloré a-t-il pu faire preuve d’autant d’ingratitude et d’irrespect ? A la vérité, ce sont les Africains qui le laissent faire parce qu’il se croit en territoire conquis en Afrique. Intégrer des visages noirs dans les émissions telles que « Parlement du rire » sportives, ne servirait qu’à faire passer la pilule, mais cet acte suffit-il pour contrebalancer cette machine de promotion de la haine ? Le slogan « France dégage » est certainement irréaliste, mais ce sont des comportements de ce genre-là qui poussent des leaders d’opinion, activistes ou politiques à de tels extrêmes.
Toujours est-il que 60 ans après les indépendances, les relations France-Afrique francophone continuent de susciter des interrogations. La vérité est qu’elles ne sont aucunement génératrices de progrès. Elles n’ont en réalité jamais été aussi caractérisées par la dépendance et plus exactement, par une politique de la main tendue. L’Afrique est toujours aussi riche de son sous-sol (Or, fer, marbre, phosphate, zircon, gaz, pétrole, etc dans le cas du Sénégal), de ses terres cultivables, ses cours d’eau, ses forêts et ses côtes poissonneuses, son soleil et surtout ses ressources humaines, mais elle demeure toujours aussi pauvre.
Le temps passe en effet, les dirigeants français se succèdent au pouvoir, mais ce sont les mêmes méthodes qui continuent en empruntant des formes différentes. L’Afrique peine manifestement à se libérer de ces chaînes dans lesquelles elle est maintenue. Sankara est assassiné, l’ombre de la France a plané ; Gbagbo est délogé de son palais, humilié ligoté et jugé, la France était à l’œuvre ; Ibrahima Boubacar Keïta est évincé du pouvoir, la France telle une opportuniste, est allée dans le sens du vent d’un peuple déterminé à en finir avec Ibk ; Déby est mort, son fils, un militaire comme lui le remplace, le pays de Marianne, qui se dit préoccupé par le sort du Sahel, acquiesce.
La littérature sur l’intervention de la France en Afrique est bien fournie. Difficile en tout cas de  croire que le pays de Marianne nous veut du bien. Sinon galérerions-nous autant pour fouler le sol français, alors qu’eux viennent tranquillement sous nos cieux, sans contrainte aucune ? Nous imposeraient-ils ce péage aux tarifs exorbitants et qui chagrinent tant les Sénégalais ? Ils se sont entendus dire qu’ils avaient le choix entre payer pour rouler sur une route normale et sure ou aller rouler sur la nationale jonchée de nids de poule et peu sûre. Comme s’il y avait des routes vouées à ne pas être entretenues. L’on se demande aussi si nous aurions eu toutes ces stations « Total » à tous les endroits possibles et imaginables de la capitale ? Aurions-nous eu Auchan à tous les coins de rue ?

Une relation directe entre la France et les chefs d’Etat, mais sans les peuples

Et comme pour ne rien arranger ce sommet de Paris qui a eu lieu mardi 18 mai sur les financements des économies africaines, est venue confirmer l’étreinte dont l’Afrique fait l’objet et dont elle a manifestement bien de mal à se défaire. Il fallait bien que Macron eût son sommet, son temps de gloire et fasse prévaloir son leadership. Tel un Sarkozy à l’Université de Dakar à un moment où il voulait inciter l’Afrique à faire son sursaut d’orgueil pour « entrer dans l’histoire ». Zut, on oubliait cette visite de Macron au Burkina qui était pas mal commentée pour le paternalisme excessif du Français qui avait fort embarrassé Marc Roch Kaboré, obligé de quitter la salle, au moment où l’électricité était partie.
Il convient de rappeler que l’objectif de ce sommet était de lancer un « New Deal ». L’ambition était de récolter 100 milliards de dollars pour combler en partie le besoin de financement de l’Afrique. Un sommet qui s’est achevé mardi 18 mai dans la soirée, avec comme principale annonce, un soutien de la communauté internationale sur le plan sanitaire, mais sans engagement financier ferme sur le plan économique, malgré le plaidoyer de Macky Sall. Ce dernier a ainsi dénoncé le système financier mondial qui ne peut permettre aux économies africaines de s’en sortir. Aussi, avait-il appelé à une réforme du système de gouvernance mondiale afin de permettre aux économies africaines d’accéder aux marchés de capitaux, à des coûts soutenables. En quelque sorte, un plaidoyer pour un «New Deal », à défaut d’un Plan Marshall pour l’Afrique. Une manière pour le président Sall de demander une aide massive pour l’Afrique comme l’avaient fait, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les Etats-Unis en faveur de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale.
Mais au-delà, Macky Sall demande une annulation de la dette dans un sommet où les Africains ne parlent pas d’une seule et même voix. Si pour le président, Sall, cette annulation de la dette peut permettre aux pays de s’endetter à nouveau pour financer l’économie, Patrice Talon du Bénin n’y est pas très favorable car il entrevoit une manière pour les partenaires au développement de mettre des conditionnalités qui engendreraient un manque de souveraineté dans les politiques budgétaires.
Le financier franco-ivoirien et ancien patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, qui faisait partie du quatuor de haut niveau mis sur pied par l’Union africaine (UA) pour contrer l’hécatombe économique tant redoutée en Afrique ( aux côtés de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, du Sud-Africain Trevor Manuel et du Rwandais Donald Kaberuka) a, dans une interview au Monde,  rappelé que les pays africains souhaiteraient « pouvoir, comme les autres, prendre et bénéficier de mesures exceptionnelles face à une crise elle-même exceptionnelle”. Je l’ai toujours dit, le développement de l’Afrique est d’abord et avant tout l’affaire des Africains. Par exemple, il leur revient de bien gérer leurs finances publiques et d’être transparents sur la dette. Mais face à un choc de cette ampleur, personne ne peut s’en sortir en comptant uniquement sur lui-même.”,  a-t-il fait remarquer. Avant de préciser : “Tous les pays ont donc en quelque sorte bénéficié de l’existence et de la solidarité de la communauté internationale. Des plans de relance d’une ampleur sans précédent ont été mis en place avec une grande célérité et sans s’embarrasser de trop de règles. Je plaide pour la normalisation de l’Afrique. Les pays africains ne demandent pas de faveur mais simplement de pouvoir, comme les autres, prendre et bénéficier de mesures exceptionnelles face à une crise elle-même exceptionnelle.”
Admettons, soit. Mais la question est de savoir si la solution de l’Afrique réside dans le fait de toujours se tourner vers la France et de s’endetter à outrance comme le font des pays comme le Japon, les Etats-Unis ou encore la France (120%) qui sont à des seuils au-dessus de 100% de leur PIB alors qu’au niveau de l’UEMOA, le plafond d’endettement est à 70 % avec 3 % de déficit budgétaire ? Il serait en tout cas bien risqué de déplafonner avec les présidents politiciens africains qui pourraient s’endetter pour d’autres raisons. La seule différence entre ces pays et l’Afrique est qu’ils s’endettent dans leur monnaie à des taux nuls, là où les Africains s’endettent dans des monnaies étrangères avec des taux largement plus élevés.
Un état de fait que relève Mansour Samb dans Enquête  : « C’est évident ! Il n’y a qu’un seul combat : c’est celui de la création monétaire, celle de la monnaie unique. Nous allons passer dans un monde où chaque pays va régler ses problèmes avec sa Banque centrale. Aux Etats-Unis, ils ont sorti plus de 2 000 milliards de dollars. En Europe, la Banque centrale rachète la dette des Etats pour qu’ils puissent aller s’endetter à nouveau. On est maintenant dans un monde où ce sont les Banques centrales qui régulent tout cela. Aujourd’hui, les Africains vont aller en Europe pour voir comment financer le développement du continent. Or, on ne finance le développement que par sa Banque centrale. La question, c’est de travailler sur l’euro et voir comment cette fixité entre l’euro et le franc CFA pose problème. Le jour où on va l’éliminer pour une stabilité ou une parité fixe, on pourra travailler pour avoir notre monnaie. » Il ajoute  : « Nous allons avoir bientôt du pétrole au Sénégal. On n’aura pas de problème de devise. On va exporter pour avoir beaucoup de devises et on pourra acheter ce qu’on veut dans le monde. »
Un salut de l’Afrique qui ne peut en tout cas passer que par son unité et la création de sa propre monnaie.  Et mieux que cela, l’instauration de rapports plus équilibrés avec les autres continents, tout en misant sur ses ressources et potentialités que l’on ne trouve nulle part ailleurs de par le monde. Une politique de la main tendue qui ne peut produire aucun effet dans le temps. Des progrès auraient été notés, sinon depuis les indépendances. Et comble du paradoxe, pendant qu’ils tendent la main, ces présidents africains achètent des avions de plusieurs dizaines de milliards dont ils ne veulent même pas dévoiler les coûts et roulent en Maybach pour certains (leurs ministres en V8), alors que Macron se déplace en Citroën.
De plus, à entendre le président Tishekédi remercier la France à l’issue de ce sommet, l’on peut bien se demander la raison. Une posture diplomatique sans doute mais qui démontre le caractère complaisant et faible de nos dirigeants. C’est une sorte d’entente directe entre la France et les présidents africains, qui, même s’ils ne sont pas logés à la même enseigne, en termes de considération, préserve plus les intérêts de la France au détriment des peuples. Car derrière, la France leur renvoie l’ascenseur en sécurisant leur maintien au pouvoir. Vouloir ainsi traiter les peuples de passifs et de peu travailleurs, serait réducteurs et faux car l’on note bien que les accords de coopération sont opaques et peu transparentes et passent par-dessus leurs têtes.
L’absence de leadership est criarde puisque l’élection de la grande majorité d’entre eux, est loin d’être transparente, avec souvent la complicité d’administrations corrompues, d’une justice aux ordres. Entre les dinosaures qui ont fait des dizaines d’années au pouvoir, des dictateurs et des présidents malades au point de ne même plus pouvoir marcher, difficile de croire que les peuples Africains sortiront de sitôt de la galère. Avec la prévarication des ressources et des rapports aussi déséquilibrés avec l’ancien colonisateur, on aura affaire à un éternel recommencement. Des sommets, des sommets et encore des sommets pour toujours entonner les mêmes refrains. L’Afrique à un incroyable potentiel et des talents à revendre, mais elle est malheureusement malade de ses dirigeants !

Tous pour le renforcement des organes de contrôle

http://www.sudonline.sn Les organes de contrôle demeurent une nécessité pour la bonne marche du développement d’un Etat. Toutefois, malgré le travail accompli, la société civile déplore le fait que leurs prérogatives soient très limitées. Tout en militant pour leur renforcement, elle préconise la publication des rapports des organes de contrôle dans les médias. Ceci, dans le but de susciter un double contrôle ainsi que le pouvoir de sanction ou d’ester en justice. Elle se désole par ailleurs que les organes de contrôle soient inféodés à l’exécutif avec un sentiment que leurs rapports font l’objet d’une exploitation politicienne. Ce qui se traduit par une nette tendance à fermer les yeux sur ceux mettant en cause la gestion des membres de la mouvance présidentielle
Les différents organes de contrôle sont à la charge de l’Etat du Sénégal qui leur a assigné la mission de contrôler et de réguler la gestion des affaires du pays. Sur cette liste, on peut citer notamment  : l’Inspection générale d’Etat (Ige), la Cour des comptes, la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), ou encore la Cellule nationale de traitement d’informations financières (Centif). Bien que menant leur travail dans la plus grande discrétion, force est de constater que les individus et/ou institutions épinglés ne sont pas toujours inquiétés. Mieux, on observe que pour la plupart, les affaires sont très vite classées après la remise des rapports des organes de contrôle au Chef de l’Etat, seul habilité s’il y a lieu, à donner une suite aux éventuelles accusations ou suspicions. Face à cette situation, nombre d’organes et institutions en charge de la bonne gouvernance font le plaidoyer pour le renforcement et l’élargissement des prérogatives des organes de contrôle afin qu’ils ne soient plus assujettis au seul fait de contrôler et de rendre compte au Chef de l’Etat.

LE REGARD DE LA SOCIETE CIVILE

Un pays ne peut pas se développer sans des organes de contrôle. S’ils s’avèrent indispensables selon plusieurs membres de la société civile, il faut toutefois relever le fait que différentes anomalies sont notées dans les missions qui leur sont assignées. Ainsi Adama Mbengue, de l’organisation «Action pour les Droits humains et l’Amitié » (Adha) de faire observer : « Nous avons de bons mécanismes mais pas de suite après le rendu des rapports. Ce qui reste, ce sont des poursuites en justice pour les fautifs et c’est le combat de tous les juristes ». Pour Docteur Mohamed Lamine Ly, membre de la société civile, il est à regretter « que dans notre pays, nos organes de contrôle sont trop inféodés à l’exécutif ». Ce qui se traduit par « l’impression que leurs rapports font l’objet d’une exploitation politicienne avec une nette tendance à fermer les yeux sur les rapports mettant en cause la gestion des membres de la mouvance présidentielle ». Et de poursuivre  : « a contrario, la moindre faute de gestion des adversaires politiques est montée en épingle et utilisée pour persécuter ou faire chanter les adversaires politiques. En cherchant,  sinon à les écarter de la compétition politique, tout au moins à les débaucher ». Au niveau de la Rencontre africaine pour la Défense des droits de l’Homme (Raddho), Mr Senghor, tout en étant favorable aux organes de contrôle, demeure cependant convaincu que leurs pouvoirs sont très limités.

OBSTACLES DE PERFORMANCE

Pour certains membres de la société civile, des organes logés au sein de la primature ou de la présidence devraient être délocalisés pour plus de transparence. Docteur Ly fait ressortir dans son intervention, pour le déplorer, la proximité d’une agence comme l’Armp avec la présidence de la République. Une situation qu’il considère comme une anomalie et qui pourrait expliquer « la prolongation illégale du mandat du Directeur Général pendant plusieurs mois voire des années». Au même moment Adama Mbengue de l’ Adha, de soutenir  : «il y a des corps de contrôle qui sont limités, par conséquent leurs pouvoirs devraient être augmentés  ». Et Mr Senghor de la Radhho d’ajouter  : « L’Ige devrait sortir de la Présidence et certains rapports déclassifiés».

LA SANTE, UN CAS D’ECOLE

Pour la blouse blanche, il y a beaucoup d’entorses aux normes de bonne gouvernance dans le secteur de la santé. Membre de la coalition pour la santé et l’action sociale (Cosas), Dr Mohamed Lamine Ly souligne que « pour preuve, les structures sanitaires, surtout celles hospitalières, sont régulièrement épinglées par les organes de contrôle de l’Etat ». Et de rappeler que « la fameuse enquête du forum civil qui a édifié l’opinion sur l’importance de la corruption dans le système sanitaire surtout les établissements de santé en 2004 ». Et de poursuivre  : « on peut observer de multiples infractions comme les conflits d’intérêts, les délits d’initiés, les surfacturations ».
Pour lui toutefois, «  c’est au niveau du respect des procédures du Code des marchés publiques qu’il y a le plus de difficultés et qu’on note le plus de violations ». Revenant sur l’autonomie de gestion conférée par la réforme hospitalier de 1998 aux hôpitaux ou autres établissements publics non hospitaliers comme la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (Pna), la blouse blanche renseigne que « cette réforme a rendu les procédures de contrôle moins efficaces ». Il souligne que c’est « parce qu’au sein des conseils d’administration prédomine une atmosphère de complaisance et de collusion entre personnalités souvent issues de la clientèle politique du parti au pouvoir ». Il poursuit en relevant qu’ « il y a aussi l’impunité pour les auteurs de détournements de deniers publics ou autres fautes de gestion». Pour preuve dit-il, «  on peut citer l’exemple de Touba ou l’opinion attend toujours de savoir ce qui est advenu des 14 milliards de francs Cfa destinés à la construction d’un nouvel hôpital ».

RECOMMANDATIONS

La société civile fait le plaidoyer pour le renforcement des organes de contrôle dans leurs missions d’alerte et pour la participation à une gestion de bonne gouvernance et de transparence dans l’utilisation du bien public. Pour l’Ong Adha, il devrait s’y ajouter un pouvoir de sanction ou d’ester en justice. Prenant l’exemple de l’Ige, Adama Mbengue de noter  : « ce que les agents font après avoir mené des enquêtes, c’est de donner le rapport au président de la République. Il n’y a pas de suite et ces politiqueslà, si on leur donne la possibilité de décider ça pose problème ». Et de poursuivre  : « maintenant, Pour le cas de l’Ige, il présente un rapport et c’est le président qui va plus tard saisir le procureur».
En guise de solution, Adama Mbengue de préconiser une refonte des textes avec une autonomisation de leur pouvoir, tout en faisant remarquer  : « C’est vrai aussi que l’Assemblée ne joue pas son rôle, il y a la commission rogatoire, c’est le fait de demander aux corps de contrôle s’il y a une tierce personne qui les saisit pour parler de malversations ou de détournements ». Pour lui, « les députés peuvent faire appel à ces corps de contrôle. Maintenant par rapport au procureur, il y a cette loi des règles d’opportunités de poursuite (Rop) qui sont régies par l’article 32 du code de procédure pénal qui lui donne aussi la prérogative de poursuivre ou de ne pas poursuivre  ». En conclusion, a-t-il relevé, «  les seules entités qui peuvent obliger le procureur à faire quelque chose, ce sont ses supérieurs hiérarchiques  : le Président, le Premier ministre ou bien le ministre de la Justice ».
Face à cette situation, Adama Mbengue formule comme recommandation, l’indépendance de la justice. S’agissant de Mr Senghor de la Radhho, il plaide pour que soit vulgarisé le rapport avec une publication dans les médias afin que la population puisse être imprégnée de l’évolution des finances du pays. A l’en croire, « cette stratégie pourrait susciter un double contrôle, la population qui pouvant s’opposer et booster les poursuites pour les acteurs incriminés. » Et de poursuivre  :  « il est bien d’avoir les organes de contrôle, cependant il ne suffit pas de faire des contrôles, de donner des résultats et de s’en arrêter là. La vulgarisation des résultats d’enquêtes s’impose pour permettre à un maximum de Sénégalais d’être édifiés sur la gestion pour la préservation des biens communs »

CINQUANTE-SIX NOUVELLES CONTAMINATIONS AU COVID SIGNALÉES

Dakar, 20 mai (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait état dimanche de 56 nouvelles contaminations au Covid-19, dont 30 cas communautaires dont la grande majorité a été répertoriée dans la région de Dakar.
Sur un total de 1835 tests virologiques réalisés, 56 se sont révélés positifs au Covid-19, à savoir 26 cas contacts déjà suivis par les services sanitaires et 30 cas de contamination dite communautaire, a-t-il signalé
 Selon le bulletin épidémiologique quotidien consacré à l’évolution de la maladie à coronavirus au Sénégal, 24 de ces cas dont on ne connait pas l’origine de la contamination ont été enregistrés à Dakar, le reste dans les autres régions de l’intérieur du pays.
Le ministère de la Santé annonce que 55 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, portant à 40.027 le nombre de malades ayant recouvré la santé, sur les 41.387 cas de Covid-19 jusque-là enregistrés au Sénégal.
Il note aussi que 1138 patients sont décédés de la maladie, 221 patients étant encore sous traitement.
Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, fin février dernier, 450.150 personnes au total ont reçu une première dose de vaccin, dont 1274 personnes dimanche, indique le ministère de la santé et de l’Action sociale. BK

Médicaments et compléments nutritionnels : pourquoi la hausse des prix Par Dr Jules Charles Kébé

L’actualité pharmaceutique est marquée par un changement tarifaire intervenu le 24 mai dernier sur une catégorie de produits au statut hybride mi-médicament et mi-complément nutritionnel de par leur composition (vitamines, acides aminés, minéraux ou extraits naturels).
Cette hausse fait suite à un reclassement dans la nomenclature douanière de cette catégorie de produits les soumettant à une fiscalité de porte à laquelle elle était jusqu’à présent exonérée.
Sur près de 4.000 médicaments dispensés en pharmacie, 220 articles sont concernés. Ce changement induit par conséquent un changement tarifaire perceptible au niveau du prix au public en pharmacie avec l’application d’une TVA. 
Tous ces produits importés au Sénégal sont soumis à la classification douanière selon la convention internationale de désignation et de codification des marchandises dont le Sénégal est signataire. Cette convention appelée SYSTEME HARMONISE (SH) regroupe près de 200 pays dans le monde et le Sénégal fait partie des 60 pays ayant participé au Comité du SH et au groupe de travail ayant contribué à l’élaboration de ce système harmonisé, entre 1973 et 1987.

Ce SH classe généralement les médicaments dans le chapitre 30 en position 3004 et la plupart des compléments nutritionnels dans le chapitre 21 en position 2106.

 
Le Sénégal,  dans le but louable de rendre accessible les médicaments aux populations, a choisi de les exonérer de tous droits et taxes à l’importation, justifiant le classement des médicaments dans la catégorie Zéro (Biens sociaux) du Tarif Extérieur Commun (TEC) qui s’applique à toutes importations en zone UEMOA étendue plus tard à la CEDEAO.
Ce qui n’est pas le cas des compléments nutritionnels.
Ainsi, la fiscalité de porte qui s’applique au cordon douanier sur ces deux nomenclatures s’établit comme suit  :
– Pour les médicaments  :  Prélèvements communautaires de 2.7% (TEC  : 2.3% et COSEC  :  0, 4%)
– Pour les compléments nutritionnels  :
✓ Prélèvements communautaires de 2.7% ;
✓ Droits de douane à hauteur de 20% ;
✓ TVA de 18%.
Or il se trouve que parmi ces médicaments homologués au Sénégal, des compléments nutritionnels sont classés tels quels par les fabricants eux-mêmes en position 21-06, constituant ainsi une source de diffèrent douanier avec les grossistes-répartiteurs pharmaceutiques lors des déclarations à l’importation.
Cependant, dans le cadre de sa politique pharmaceutique, l’Etat du Sénégal peut décider de délivrer des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM ou Visa) à des complexes vitaminiques et minéraux,  utilisés dans la prise en charge d’affections liées à la malnutrition ou à la sous-nutrition, qui frappent en général les populations vulnérables.
On peut rappeler ici une mesure similaire que l’Etat du Sénégal a appliqué en décrétant ce qui suit  :  L’enrichissement des huiles comestibles en vitamine A et de la farine de blé tendre en fer et acide folique visées par le présent décret est rendu obligatoire sur le territoire national. (Décret n° 2009-872 du 10 septembre 2009 Article premier).
Le rapport de présentation de ce décret dit ceci  :  « Les carences en vitamines et minéraux ou « faim inapparente» constituent un véritable problème de santé publique dans le monde et particulièrement en Afrique subsaharienne où le tiers de la population continue d’en souffrir ». 
Au Sénégal, la proportion d’enfants de moins de six ans affectés par une carence en vitamines A subclinique est de 61 % tandis que l’anémie, qui est le plus souvent la conséquence d’une déficience alimentaire en fer, fait souffrir 82, 6 % des enfants de 6 à 59 mois et 59, 1 % des femmes de 15 à 49 ans (Enquête Démographie et Santé 2005 au Sénégal). 
Les conséquences sanitaires et socio-économiques de ces déficiences nutritionnelles sont considérables : mortalité et morbidité accrues, développement physique et mental altéré, capacités de travail et d’apprentissage diminuées. L’enrichissement des aliments est incontestablement reconnu parmi les interventions les plus efficientes dans le monde. En Afrique de l’Ouest, la fortification des huiles en vitamines A est déjà effective au Ghana, au Nigéria et en Côte d’Ivoire. »
C’est ainsi que depuis la fin des années 90, et de plus en plus fréquemment,  ces différents génèrent de sérieuses perturbations dans le fonctionnement de la chaine de distribution pharmaceutique au Sénégal du fait des conflits entre les positions tarifaires des produits enregistrés comme médicaments par le Ministère de la Santé d’une part et classés comme compléments nutritionnels par la Douane d’autre part.
Tous les surcouts appliqués aux frais d’approche liés à la résolutionde ces différents sont supportés par les grossistes-répartiteurs  : frais de magasinage, surestaries, voire pénalités, sans possibilités de les répercuter, les prix des médicaments étant homologués au Sénégal par Arrêté ministériel.
Entre 2020 et 2021,  dans le contexte COVID-19,  cette situation a connu une exacerbation, le désaccord grandissant entre les acteurs concernés du fait de la hausse importante de la demande en complexes vitaminiques et minéraux,  et de la multiplication des références classées dans cette catégorie. 
En décembre 2020, il a été mis en place un Comité Tripartiteregroupant la Douane, la DPM et les grossistes-répartiteurs dans le but de créer un cadre de concertation autour de cette problématique de classement tarifaire des produits concernés pour lesquels une liste provisoire a été arrêtée, liste devant bénéficier d’une certaine reconnaissance du statut de médicament
Les perturbations des circuits logistiques et le renchérissement des couts d’approvisionnement (hausse généralisée du fret de +30%, pénurie de conteneurs) intervenus en 2021,  ont rendus la situation intenable pour les grossistes-répartiteurs qui ne pouvant répercuter ces hausses à l’instar d’autres secteurs de l’économie,  couraient le risque de voir le sous-secteur de la distribution se fragiliser et connaitre le sort de l’industrie pharmaceutique localeaujourd’hui quasiment à l’arrêt. Les conséquences seraient gravissimes pour la santé publique.

Dans ses prérogatives, il revient à la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) de qualifier et de confirmer les produits devant être traités comme des médicaments pour deux raisons  :

– les fournisseurs classent certains d’entre eux dans les sous-positions 300450 les définissant comme des médicaments enrichis en vitamines
– ces médicaments présentent de vraies propriétés thérapeutiques de par leur dosage. 
Universellement, le médicament se définit en résumé comme « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales,  ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques

 ».
La notion de dose intervient ici pour distinguer les médicaments de ces compléments nutritionnels. En effet,  dès lors que par leur dosage, ils permettent de soulager et de guérir des maladies par les effets thérapeutiques leur sont conférés,  qu’ils soient seuls ou en association avec une molécule médicamenteuse,  ils acquièrent le statut de médicament.
En conclusion, en rappelant que les médicaments sont importés à plus de 95% au Sénégal,  nous recommandons ce qui suit  :
– Les deux grandes administrations que sont la Direction de la Pharmacie et du Médicament et celle des Douanes sénégalaises doivent s’accorder définitivement sur le statut de tous les produits concernés en accord avec la stratégie nationale pharmaceutique et la nomenclature douanière afin de leur conférer un statut incontestable mettant fin aux nombreux différents. Ceci permettra par ailleurs de fluidifier les procédures de dédouanement en accélérant l’enlèvement des conteneurs au niveau du Port de Dakar.
– Les compléments nutritionnels doivent être maintenus dans le circuit pharmaceutique afin de permettre à nos autorités sanitaires d’en contrôler toute la chaine de distribution et de garantir leur qualité et leur traçabilité. Pour notre Etat, c’est aussi l’assurance de percevoir tous les droits et taxes y afférents, compte-tenu du système Orbus par lequel passent toutes les importations de produits pharmaceutiques du circuit légal.
– Notre Etat pourrait réviser à la baisse la fiscalité de porte liée à cette position tarifaire 21-06 concernant les vrais compléments nutritionnels, afin d’en amortir l’impact sur l’accessibilité financière au bénéfice des populations. 
Il reviendra à la profession pharmaceutique de saisir les enjeux éthiques et les opportunités en retenant que la tendance estfortement orientée vers des solutions naturelles pour entretenir sa santé.
Il est temps d’envisager une exploitation judicieuse de nos ressources agro-forestières en valorisant nos fortifiants naturels alimentaires tels que le Moringa (Nebedaye), la Spiruline,  le Jujubier (Sidem), le « Oule », le « Sump » (dattier du désert) etc.
Avec les réformes en cours dans le secteur de la pharmacie, les conditions sont ici réunies en faveur du développement d’une industrie pharmaceutique locale compétitive, capable de produire aussi des compléments nutritionnels, et réduisant ainsi notre dépendance vis-à-vis des importations.Dr Jules Charles KEBE, Président du Comité Tripartite Douanes-DPM-Grossistes-Répartiteurs
Fondateur et Directeur Général de DUOPHARM SA
Président du Conseil d’Administration de PARENTERUS SA

SOUSTRAIRE L’AFRIQUE DE LA PENSÉE COLONIALE

Le continent a été “inventé” par les grands textes européens : ceux des explorateurs, des anthropologues, des missionnaires… Cette construction ayant abouti à une “librairie coloniale” dans laquelle même les Africains sont encore enfermés
Mamadou Diouf est enseignant à l’Université de Columbia à New York. Il dirige également la collection “Histoire, Politique et Société” des éditions Présence africaine. C’est dans cette collection que paraît un livre dont il a écrit la préface : “L’Invention de l’Afrique. Gnose, philosophie et ordre de la connaissance”, traduction française – écrite par Laurent Vannini – de “The Invention of Africa. Gnosis, Philosophy and the Order of Knowledge.”
Mamadou Diouf revient sur le contexte de parution de ce livre phare écrit par le philosophe et écrivain congolais Valentin-Yves Mudimbe. Paru aux Etats-Unis en 1988, il n’avait pas encore connu de traduction française, alors même que l’ouvrage est fondateur pour les études postcoloniales sur l’Afrique. Il aurait ainsi opéré une rupture comparable à celle provoquée par Edward Saïd (1935-2003) avec son livre “L’Orientalisme” (1978).
En outre, il montre que l’image d’une Afrique primitive, en dehors de l’Histoire et représentant l’altérité par excellence, est une construction intellectuelle. L’Afrique a ainsi été “inventée” par les grands textes européens : ceux des explorateurs, des anthropologues, des missionnaires… Cette construction ayant abouti à une “librairie coloniale” dans laquelle même les Africains sont encore enfermés. https://www.seneplus.com/seneplus-tv/soustraire-lafrique-de-la-pensee-coloniale

Déclaration de Zémour : Le Sénégal adresse une lettre de protestation à Bolloré à travers le Pca de Canal Horizon et menace de sévir

https://jotaay.net C’est peut-être le dérapage de trop pour Eric Zemmour. Le très controversé chroniqueur de la chaine privée française CNews a osé dire à l’antenne, le 13 mai dernier, lors de l’émission «Face à l’info» qu’en France, «les trafiquants de crack sont tous des Sénégalais». Des propos scandaleux de multirécidiviste que les autorités sénégalaises ont décidé de ne pas laisser passer. C’est ainsi que le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a saisi le président du Conseil d’administration de Canal Horizon – propriétaire de la chaine CNews – Mamadou Diagna Ndiaye, pour faire part de la protestation de la République du Sénégal, se réservant «d’entreprendre toute action que requiert la situation si M. Zemmour persiste dans son attitude ignominieuse». 
Le 13 mai dernier, alors que la chaîne CNews établissait un record d’audience avec un pic à 1, 01 million de téléspectateurs, Éric Zemmour creusait un peu plus le sillon nostalgique et quelque peu moisi de la France. Mais pour le faire, le très controversé chroniqueur a choisi notre pays comme cible. En effet, au milieu d’un débat sur le crack, lors de l’émission «Face à l’info», Zemmour a déclaré que «les trafiquants sont issus de l’immigration. En l’occurrence, ce sont des Sénégalais».
Une grave déclaration qui a vite suscité la réaction des Sénégalais connectés, faisant très vite passer d’un «bad buzz» à une affaire d’État. Le gouvernement a ainsi prisses responsabilités. Ainsi, vendredi dernier, le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a saisi Mamadou Diagna Ndiaye, président du Conseil d’administration de Canal Horizon, propriétaire de la chaine CNews, pour faire part de la protestation de la République du Sénégal devant cette sortie d’Eric Zemmour.

«Le gouvernement du Sénégal dénonce et condamne…»

Pour le ministre, «il s’agit, à l’évidence, d’une généralisation stigmatisant qui prend racine sur l’obsession identitaire raciste caractéristique des idées de ce personnage». «Le gouvernement de la République du Sénégal dénonce et condamne fermement cette affirmation hasardeuse et infondée, qui suscite l’indignation la plus vive de l’ensemble du peuple sénégalais», a noté Abdoulaye Diop, indiquant que «cette sortie de M Zemmour, un xénophobe, multirécidiviste dans le maniement de l’ignominie, est attentatoire à notre honorabilité et à notre dignité en tant que Nation».
Très en colère, le ministre poursuit pour regretter au nom du Sénégal que «malgré les multiples condamnations dont il continue de faire l’objet, ce personnage avide de propos scandaleux semble bénéficier d’une forme d’impunité que lui octroie la chaine Cnews propriété de M Vincent Bolloré ; une chaine info, regardée dans toute l’Afrique, notamment au Sénégal, à travers le bouquet Canal Horizon dont vous êtes le président du Conseil d’administration».

«Si M. Zemmour persiste dans son attitude ignominieuse…»

Ainsi, se demande-t-il  : comment peut-on Justifier que M. Zemmour puisse bénéficier d’une tribune quotidienne lui permettant de déverser à jet continu son torrent de haine et d’injures sur des cibles choisies en fonction de leurs origines, de leurs croyances, de leurs religions, de leurs noms ou de la couleur de leur peau ?
«Accuser sans aucune preuve ne relève guère de la liberté d’opinion, mais d’une pure et simple diffamation. Trop, c’est trop ! au nom du gouvernement de la République du Sénégal, je demande solennellement, en votre qualité de président du Conseil d’administration de Canal Horizon, de faire part à Monsieur Bolloré et aux responsables de cette chaire de télévision, de notre vive protestation face à l’absolution dont bénéficie Monsieur Eric Zemmour, un privilège suffisamment troublant pour susciter de légitimes interrogations», fustige encore le ministre sénégalais. Avant de prier son interlocuteur de bien vouloir porter à l’attention de M. Bolloré que «le Sénégal se réserve d’entreprendre toute action que requiert la situation si M. Zemmour persiste dans son attitude ignominieuse».Sidy Djimby NDAO

TRAFIC DE BOIS DANS LA BASSE CASAMANCE : Le cri de cœur du député Mamadou Diop Decroix

https://www.enqueteplus.com En marge du projet de loi N07/2021 modifiant la loi N81-52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite, modifié, le député de l’opposition Mamadou Diop Decroix a montré son courroux concernant la coupe et trafic du bois en Casamance. Selon lui, en 2016, l’écologiste Aly Haidar avait soutenu que plus d’un million d’arbres avaient été coupés en Casamance.
Ce qui représentait, selon lui, une valeur marchande de plus de 200 milliard F CFA, lorsqu’ils sont vendus dans les différents ports du monde. Plus de 5 ans après, selon lui, le même phénomène continue de plus belle manière. C’est la raison pour laquelle, il a tenu à lancer un appel aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux volontaires à aller sauver la verte Casamance.
‘’Allons sauver la basse Casamance. Il faut mobiliser les FDS et les volontaires pour sauver ce qui nous reste dans cette zone. Moi, je suis prêt personnellement à aller en Casamance pour cette noble cause. Si on ne fait pas attention au trafic du bois, la Casamance risque d’être comme le Cayor. Il est temps d’agir, car trop c’est trop. Faisons appel aux FDS et aux volontaires. On doit être en état de guerre dans la forêt en Casamance. On doit abattre les trafiquants. Ils nous ont déclaré la guerre’’, a martelé l’honorable député.
Sur cette question, le ministre des Finances et du Budget a soutenu que, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il y avait séjourné plus d’une semaine avec ses collègues de l’Environnement et de l’Armée. A la suite de cette tournée, une décision avait été prise de durcir les sanctions contre les trafiquants. Les FDS, dit-il, ont reçu des ordres dans ce sens.CH. THIAM

Après les positions avancées de Badem et Bagame, l’assaut de Cassolole est lancé pour déloger César Atoute Badiate

https://www.dakaractu.com Après 24 heures de bombardement aérien des positions avancées commandées par le chef de guerre des combattants de la faction Sud-Ouest, l’on nous apprend que les commandos de l’armée à partir de plusieurs points, ont pris d’assaut le grand camp de commandement de Cassolole où se trouverait César Atoute Badiate. Cette prise d’assaut a été faite au milieu de la nuit du dimanche à lundi.
Pour rappel, Cassolole est la première base armée du Mfdc. L’armée a d’abord pris pour cible les positions avancées de Badem et de Bagame dans la seconde forêt classée de Bayotte dans l’arrondissement de Niassya.
Contrairement aux autres opérations, l’armée a cette fois-ci trouvé un quartier général à partir duquel elle pilonne. C’est pourquoi durant toute la journée du dimanche, les populations de ce village à la lisière de la forêt classée des Bayottes, se sont terrées chez elles, laissant l’armée mener tranquillement son opération. Car il y avait quelques jours, deux jeunes du village de Toubacouta ont été bastonnés dans la forêt par des éléments armés alors qu’ils cherchaient du bois mort. Y compris aussi le jeune tué la semaine dernière lors d’une patrouille des agents des Eaux et Forêts dans l’arrondissement de Diouloulou. Des cas qui ont permis au commandant de la zone militaire n⁰5, le Colonel Souleymane Kandé de s’en prendre à la faction Sud-Ouest de César Atoute Badiate.
Le Colonel Kandé, en présentant les bases récupérées de Sikoune, Bilasse, … avait clairement averti les combattants ou les bandes armées de ne pas toucher à un seul cheveu d’un civil, sinon c’est la guerre qui sera enclenchée. Mais toutefois, le principal objectif de l’armée reste le démantèlement des bases du Mfdc pour accompagner le retour des populations déplacées à cause de cette crise trentenaire.
Pour l’heure, aucun bilan encore moins information n’a filtré…

Désordre dans le processus de paix en Casamance : «Atika» demande à Macky Sall de siffler la fin de la récréation

iGFM – (Dakar) Depuis le déclenchement du conflit armé casamançais en 1983, plusieurs initiatives ont été prises par les ONG et la société civile pour son règlement. La branche armée du mouvement séparatiste (Atika) a dénoncé hier, mardi 18 mai 2021, avec véhémence le nombre important d’acteurs qui interviennent dans le dossier.
A en croire nos sources en provenance du maquis, «Il y a un grand désordre dans l’intervention des ONG et de la société dans le processus de paix. Non seulement ils  posent un problème, mais ils constituent tous un blocage» «Nous demandons solennellement au président Macky Sall de siffler la fin de la récréation et de mettre fin très rapidement à ses agissements peu orthodoxes de ses soi-disant acteurs de la paix en Casamance qui passent tout leur temps à tergiverser sur le terrain et qui n’ont jamais voulu harmoniser leurs interventions», dixit «Atika»
Ils sont plus d’une cinquantaine d’ONG et acteurs ou d’organisation de la société civile à jouer leur partition dans la recherche effrénée de la paix en Casamance où des contraintes majeurs sont souvent notées. Des ONG et des organisations de la société civile qui, depuis le début de la «guerre» en Casamance n’ont jamais voulu harmoniser leurs interventions.  Cette situation a souvent expliqué les nombreuses tergiversations constatées sur le terrain. «Ils sont aujourd’hui des femmes qui se disent responsables de bois sacré, des ONG, des mouvements de jeunesse, des organisations la société civile, des ONG, des partenaires extérieurs, au prix de gains ou de recherche de  fonds pour leur survie, qui vivent du conflit casamançais et qui, sans avoir maitriser le dossier, y interviennent dans un grand désordre. 

La paix, on ne la brocarde pas.

Elle se discute dans la justice, dans la transparence et dans l’honnêteté», renseigne nos sources en provenance du maquis. Pour ce combattant proche du chef rebelle qui contrôle la base de Kassolole, César Atoute Badiate, «nous ne cessons de dénoncer les agissements de ces ONG, d’organisations de femmes, de jeunesse ou de la société civile qui se disent acteurs de la paix en Casamance. Il y a tous les jours et toutes les nuits un désordre dans leurs interventions et dans les actions qu’ils posent», a dénoncé sous le couvert de l’anonymat notre interlocuteur. «Nous avons l’impression qu’ils sont dans une compétition de football ou de basket-ball ou chacun cherche à arriver le premier pour rafler la mise, c’est-à-dire gagner la coupe. C’est pourquoi, nous interpellons le Président de la République Macky Sall afin qu’il puisse siffler la fin de la récréation. Nous ne voulons plus d’interlocuteurs entre lui et nous. La paix en Casamance nous la voulons tous. Nous sommes en train de travailler autour de l’unité de notre mouvement.
Des avancées significatives et significatives ont été notées dans nos discussions. Nous allons prendre langue directement avec le Président Macky Sall car, nous ne voulons plus d’intermédiaire entre lui et notre mouvement. Nous sommes certes prêts à déposer les armes mais, c’est un processus», a ajouté notre interlocuteur. Des observateurs avertis de la crise interpellés qui se disent être en phase avec ces combattants de «Atika», ont tous salué les efforts consentis par le Chef de l’Etat dans  cette recherche de la paix dans cette partie sud du pays ; une paix tant voulue et souhaitée par tous. «Bon nombre d’ONG ou d’organisations de la société civile qui se retrouvent souvent dans des salles de réunion des hôtels pour disent-ils discuter la paix, ont en vérité fait de cette recherche de la paix en Casamance un gagne-pain.
Conséquences, la paix va s’éloigner de ces populations qui payent souvent le plus lourd tribu dans ce conflit», explique du haut de ses 74 ans le père Abdoulaye Diédhiou témoin des événements les plus marquant du conflit et originaire de Bignona. «Aujourd’hui, il urge que le Président Macky Sall trouve une solution très rapide à cette situation afin que toutes ces ONG et organisations de la société civile qui constituent en vérité un vrai obstacle dans le processus de paix, puissent harmoniser leurs interventions et parler le même langage. Faute de quoi, il n’y aura jamais de paix en Casamance», a soutenu le vieux Abdoulaye Diédhiou

ETUDE SUR LES DÉFIS SÉCURITAIRES : POURQUOI LE CAS DE KEDOUGOU INQUIETE

http://www.emedia.sn Dans le cadre de sa tournée économique, le chef de l’État, Macky Sall, est attendu ce lundi à Kedougou, l’une des régions les plus pauvres du Sénégal. Un grand paradoxe pour cette partie du territoire national qui dispose d’atouts majeurs et de ressources énormes. Mais c’est aussi une région de frontières, qui présente un enjeu sécuritaire de taille dans le contexte tendu de la sous-région. Décryptage avec les données de l’Agence nationale de Statistiques et de Démographie (ANSD) et les éclairages de Docteur Bakary Sambe.
L’alerte est sonnée. Il urge de préserver le vivre ensemble, la cohésion sociale et ce, surtout dans des zones vulnérables, comme les régions frontalières. Le cas de Kédougou se pose avec acuité, d’après les résultats de l’étude menée par l’équipe de Timbuktu Institute et intitulée  : “défis transnationaux et sécuritaires, aux frontières Guinée-Mali-Sénégal  : entre vulnérabilités et résilience”.
Parmi les facteurs composant ce “cocktail explosif”, celui lié à la frustration grandissante des jeunes a retenu l’attention des enquêteurs. Ce qui constitue, d’après le directeur de Timbuktu Institute, Dr Bakary Sambe, “une préoccupation majeure”. En effet, insiste-t-il, “les jeunes de Kédougou sont assis sur de l’or et les populations n’en profitent pas”.
Cette affirmation émise dans le contexte de la mort du jeune orpailleur Yamadou Sagna, lors d’un accrochage avec les éléments de la Douane en 2017, résume la précarité de la situation, précise le rapport. Le document donne l’exemple du secteur minier comme “le plus palpable pour exprimer les contrastes existant sur le plan économique.”

TAUX DE CHÔMAGE EXTRÊME

Ainsi, “l’or qui est exploité dans sa forme industrielle ou traditionnellement dans les sites d’orpaillage dits ’’Dioura’’, constitue un secteur névralgique de l’économie de Kedougou en particulier et de celle du Sénégal en général. Rien que son mode d’exploitation industrielle occupe la deuxième place des exportations du Sénégal. Entre 2009 et 2014, ce secteur a connu une hausse de près du double, passant de 85 milliards et 403 millions F CFA à 170 milliards et 744 millions F CFA.”.
Curieusement, le rapport de l’ANSD sur la situation économique et sociale du Sénégal de 2015 place la région à la tête des régions les plus touchées par le chômage avec 26.3% et où le taux de pauvreté reste exponentiellement élevé (71%). Pourtant, 67.7% de l’échantillon pensent que la région est riche.
En termes de réponses, l’État est invité, en plus des initiatives traditionnelles comme le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA) et le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), moyennement appréciés, à redoubler d’efforts face à la préoccupation de l’absence de main d’œuvre mise en avant par les sociétés minières. Une des raisons mises en avant, concernant ce point, est “le décrochage scolaire qui aurait atteint des proportions inquiétantes”, selon l’étude. Ajoutant que les difficultés auxquelles font face les jeunes sont la pauvreté (55%), le chômage (43.5%). Des facteurs de risques désignés principalement par les personnes interrogées sur la question ’’qu’est-ce qui pourrait expliquer un jour qu’un jeune ou une femme intègre les rangs d’un groupe armé ou terroriste ?’’  : la pauvreté (35.1%), le chômage (30.3%).

FAIRE BÉNÉFICIER AUX POPULATIONS DES RETOMBÉES DES RICHESSES

Sur ces maux, l’État (40.2%) et les autorités locales (31.7%) sont fortement interpellés par les répondants qui indexent également les sociétés d’exploitation leur demandant “de faire bénéficier les populations des retombées des richesses malgré l’existence d’un fonds social minier censé participer à la réalisation de certaines infrastructures sociales de bases.” Une agriculture “plus mécanisée et motorisée” est également réclamée dans une zone où il pleut six mois sur douze. “L’État répressif est parfois très présent et l’État protecteur et fournisseur de services beaucoup moins”, a regretté Dr Sambe.
Les recommandations vont dans le sens “de co-constructions des solutions entre d’une part l’État comme acteur principal, les forces de défense et de sécurité, qui en sont un démembrement, l’administration territoriale mais aussi les populations locales au sein desquelles il y a les leaders religieux, traditionnels, les femmes, et les jeunes”, entre autres.
Par ailleurs, “il faudra redoubler d’efforts et de vigilance dans cette zone pour que cette résilience du Sénégal puisse être préservée et que le Sénégal puisse demeurer cet îlot de stabilité dans l’océan d’insécurité et d’instabilité régionale surtout face aux défis sécuritaires connus au Mali et dans d’autres pays voisins”, a ajouté le chercheur sénégalais. Dié BÂ

A MÉDINA GOUNASS, MACKY SALL SOLLICITE DES PRIÈRES POUR LA PAIX ET LA STABILITÉ DE LA SOUS-RÉGION

Médina Gounass, 31 mai (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall a sollicité dimanche soir du marabout Thierno
Ahmadou Tidiane Ba, à Médina Gounass, des prières pour la paix et la stabilité au Sénégal et dans la sous-région, notamment au Mali.
Le président Sall était arrivé dimanche en début de soirée à Médina Gounass, cité religieuse située dans le département de Vélingara (sud) où des milliers de fidèles musulmans participent au “daaka’’, une retraite spirituelle entamée samedi dernier.
Accueilli peu avant 20 heures par les responsables de la famille Bâ de Médina Gounass, Macky Sall a été reçu longuement par le khalif Thierno Ahmadou Tidiane Ba.
Le chef de l’Etat et le guide religieux ont rejoint ensuite les milliers de fidèles dans une grande tente aménagée, pour la prière du Magrib suivie d’une séance de méditations.
Prenant la parole en langue nationale pulaar, le président de la République est revenu sur “la décision forte” prise l’année dernière d’annuler l’édition 2020 du “daaka”, en raison de la pandémie de COVID-19.
Macky Sall s’est félicité de la tenue du “daaka” cette année en lien avec la bonne évolution de la situation de la maladie à coronavirus.
 Aussi a-t-il salué les mesures sanitaires prises pour la bonne organisation de cette retraite spirituelle, avant de réaffirmer sa volonté d’œuvrer avec le gouvernement à la modernisation du “daaka”.
Après avoir assisté à la dernière prière de la journée suivie de moments de recueillement, le président Sall et sa délégation comprenant une dizaine de ministres et de directeurs généraux, ont quitté Médina Gounass tard dans la soirée pour rejoindre Tambacounda.
 Macky Sall, qui avait démarré samedi par Kaffrine (centre) une tournée dans les régions, va faire une pause à Tambacounda pour la nuit avant de rallier Kédougou (sud-est).
Le “daaka” est une retraite spirituelle organisée chaque année dans la cité religieuse de Médina Gounass (département de Vélingara).
L’évènement célébré depuis 1942 est marqué par des séances de prière et de lecture du Coran.BHC/BK/ASG

Jamra

https://www.enqueteplus.com L’ONG Jamra ne va pas publier la liste des homosexuels sénégalais comme souhaité par certains citoyens, après la plainte de LGBT-France “adheos” contre les khalifes du pays. Elle le fait savoir dans un communiqué reçu, hier, à EnQuête, pour éviter de ‘’reproduire la tragédie récemment notée dans un pays ouest-africain’’. ‘’ (…) Nous saurions donc gré à tous ceux qui, aujourd’hui, réclament à cors et à cris que nous rendions publique la liste des ‘gordjiguénes’ des 16 associations légalement reconnues par l’État du Sénégal, de juste se contenter d’un modeste échantillon desdites associations LGBT sénégalaises. Car, Jamra ne fera pas preuve d’autant d’irresponsabilité en révélant certains détails, comme leurs noms, prénoms, siège social, etc., au risque de reproduire la tragédie récemment notée dans un pays ouest-africain.
Où, c’est connu, des expéditions punitives anti gays furent organisées par des ‘justiciers populaires’ (…)‘’, précise l’ONG. En fait, Jamra rappelle dans son texte que dans leur communiqué de presse, en date du 29 novembre 2020, le lobby LGBT français “Adheos”, après avoir qualifié Serigne Modou Lô Ngabou (Safinatou Amane) et Mame Mactar Guèye (Jamra) de ‘’dirigeants extrémistes religieux’’, tout en les comparant aux ‘’terroristes de Daesch ou de Al-Quaîda’’, avait demandé au ministre de l’Intérieur français, Gérard Darmanin, que le chef de la ‘’milice religieuse extrémiste de Touba’’, Serigne Modou Lô Ngabou, leader de Safinatoul Amane, ainsi que le vice-président de Jamra, ‘’sa vitrine associative’’, Mame Mactar Guèye, ‘’fassent l’objet d’un signalement aux fins de leur non-admission au système d’information Schengen’’.
‘’En clair, LGBT-France-Adheos demande fermement au ministre de l’Intérieur français de ‘veiller personnellement à ce que Serigne Modou Lô Ngabou et son soutien public Mame Mactar Guèye fassent l’objet d’une interdiction administrative du territoire, considérant que leur présence en France constituerait une menace grave pour l’ordre public et la sécurité intérieure’. Suite à la grande mobilisation du dimanche 23 mai dernier, initiée par le Collectif “And samm jikoyi”, dont Jamra est membre fondateur, exigeant le renforcement des sanctions pénales contre les frasques provocatrices des “gordjiguénes”, par le biais d’une loi criminalisant leurs abominations, les tenants du lobby LGBT France Adheos sont revenus à la charge’’, rapporte Jamra. En sus de Safinatou Amane et de l’ONG islamique Jamra, notre source souligne qu’ils ont à présent élargi leur plainte en y incluant nos honorables Khalifes généraux, qui ont signé la pétition de “And sameu Jikko-yi”, ainsi que les responsables de cette coalition.
‘’Il n’en fallut pas plus pour que Jamra soit assaillie, par Mail et Messenger, de messages d’indignation, bien comprise, de la part de compatriotes de divers segments sociaux, réclamant une application de la réciprocité, en demandent notamment à Jamra de rendre publique la liste d’éminents “boroom ñaari turr” sénégalais, que Jamra détient par devers elle. Certains “followers” y vont même jusqu’à étayer leurs revendications par des “flashback” du spectaculaire contentieux judiciaire ayant opposé, en 1985, Jamra à la loge maçonnique de Dakar’’, lit-on dans le texte de Jamra.

Sujet sur l’homosexualité : Dame Mbodj veut que le concepteur et l’inspecteur académique soient relevés de leurs fonctions

https://www.pressafrik.com Le secrétaire général du Cadre unitaire du syndicat de l’enseignement moyen et seconde (Cusems/authentique), Dame Mbodj a demandé à ce que soient relevés de leurs fonctions le concepteur du sujet polémique sur l’homosexualité et l’inspecteur académique de Rufisque, lors de l’émission Grand Jury de la Rfm ce dimanche.
« Pour le cas de Bignona, c’était le proviseur qui avait la responsabilité morale. Mais ce n’est pas lui le concepteur du sujet.  Pour respecter la logique de mettre hors d’état de nuire tout ce qui sont impliqués en attendant de faire l’enquête, je pense qu’on doit relever de leurs fonctions,  le concepteur et l’inspecteur académique. C’est la position majoritaire des enseignants à travers leurs réactions », a dit le syndicaliste.
Dame Mbodj qui estime que cette nécessite une “enquête approfondie”, a fait savoir qu’il y a une chaine de responsabilités. « Le concepteur se limite à concevoir son sujet et de faire valider son sujet au niveau de l’académie (…) Aujourd’hui, puisque le concepteur a été identifié et ne nie pas les faits, je m’attends à ce qu’il y ait une enquête sérieuse, car il s’agit de nos enfants ».
Vendredi, le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a adressé une demande d’explication aux personnes concernées dans la proposition d’un sujet sur l’homosexualité aux élèves de la Terminal L du lycée de Rufisque.
Le sujet a été à l’origine d’une vive polémique vendredi. Les élèves de la Terminal L du lycée de Rufisque se sont vus proposé à l’examen blanc le sujet. C’est un texte suivi de questions qui a largement évoqué l’homosexualité, les contraintes d’être homosexuels et la tolérance vis-à-vis de telles aspirations.Salif SAKHANOKHO

Aminata Mbengue Ndiaye : «Ce que j’ai fait en politique avec Khalifa Sall, personne ne le fera plus jamais avec lui»

XALIMANEWS : Aminata Mbengue Ndiaye était chez son ancien camarade de parti Khalifa Sall pour lui présenter ses condoléances suite au décès de sa mère. La présidente du Haut conseil des collectivités territoriales a profité de cette occasion pour convoquer les vieux souvenirs des temps des verts.«Ce que j’ai fait en politique avec Khalifa Sall, personne ne le fera plus jamais avec lui. Sinon, la retraite le rattrapera». a-t-elle-dit devant les nombreux partisans de l’ancien maire de Dakar.
Pour ce qui s’agit de sa séparation avec le leader de Taxawu Sénégal, la remplaçante de  Ousmane Tanor Dieng à la tête du Parti Socialiste parlent de Satan et les vicissitudes de la vie avant de déclarer : «Khalifa Sall est né socialiste et restera socialiste».A noter que Bamba Fall, Barthélemy Dias, Alioune Ndoye étaient présents

Rébellion à l’UJTL

https://www.enqueteplus.com Soixante-douze heures après la nomination de Franck Daddy Diatta à la tête de l’Union des Jeunesses travaillistes libérales (UJTL), en remplacement du député Toussaint Manga atteint par la limite d’âge, par le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais Me Abdoulaye Wade, un parfum de rébellion est en train de s’installer dans cette formation politique. Selon nos informations, certains s’organisent pour dire non au “parachutage” de Franck Daddy Diatta à la tête de l’UJTL.
“Le sieur n’a ni la compétence ni le charisme pour piloter cette instance. Tout est orchestré par le SG sortant Toussaint Manga qui a fini de montrer ses limites. Il est le plus médiocre SG que l’UJTL n’a jamais connu. Les jeunes veulent renouveler cette structure par un congrès démocratique”, informent nos interlocuteurs. Ils annoncent un point de presse, dans les prochains jours

BBY AUX LOCALES : La Ligue démocratique réclame des «listes communes et consensuelles»

https://toutinfo.net L’unité et le consensus doivent prévaloir dans la constitution des listes de la coalition Benno Bokk Yakaar. C’est la conviction de la Ligué démocratique. Qui souligne que seule cette condition pourra garantir la mobilisation effective de toutes les potentialités des partis de la coalition.
La Ligue démocratique (Ld) va aller aux élections locales du 23 janvier 2022, sous la bannière de la coalition Benno bokk yaakaar. C’est ce que le Bureau politique a retenu au terme de sa réunion de samedi dernier. ‘’Le Bureau Politique de la Ligue Démocratique engage, d’une part, les militantes et les militants du parti à aller à ces élections sous la bannière de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, partout où ce sera possible, et d’autre part, la coalition à constituer des listes qui reflètent la diversité de toutes ses sensibilités politiques’’, ont écrit Nicolas Ndiaye et ses camarades dans la résolution générale, sanctionnant la réunion du Bureau Politique. Au regard de la diversité des parties prenantes de la coalition et de l’exigence d’une démarche unitaire, gage d’une victoire de Bennoo aux élections territoriales du 23 janvier 2022, a-t-on ajouté, le Bureau Politique de la Ligue Démocratique appelle toutes les composantes de BBY à faire preuve d’esprit d’ouverture et de solidarité au cours des investitures des candidats, afin que les listes municipales et départementales résultent d’un consensus. Pour le Bureau Politique de la Ld, seule la constitution de listes communes et consensuelles peut garantir la mobilisation effective de toutes les potentialités des partis de la coalition. En outre, en terme de perspectives politiques, notamment en des alliances politiques, le Bureau Politique de la LD renouvelle la disponibilité du parti, pour la création d’un «grand parti de rassemblement». C’est pourquoi, tout en se félicitant du succès des activités de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), Nicolas Ndiaye et Cie donnent mandat au Secrétariat Permanent pour examiner toutes les modalités susceptibles de faire passer la CDS d’une confédération à une fédération.L’info     

Le parti de Ousmane Sonko à la conquête de toutes les mairies de Thiès

https://www.pressafrik.com Le parti de Ousmane Sonko, le Pastef Les Patriotes, a initié ce week-end une visite, du rond-point Guinth au marché central de Thiès, en présence du responsable local, Birame Souleye Diop, administrateur général du parti.
Au cours de cette visite, Birame Souleye Diop a rencontré les commerçants, échangé avec eux, analysé leurs problèmes et réfléchi sur des pistes et solutions à apporter.
C’était aussi l’occasion de prendre contact avec les militants du parti qui sont dans le marché. Il relève que le marché central de Thiès est la “société en miniature”. On y rencontre même des diplômés en train de vendre des légumes, des chaussures, à faire de la cordonnerie, ect.
Pour le numéro 2 du Pastef, il s’agit de citoyens abandonnés à eux-mêmes et qui ont pu trouver une conversion dans le marché, qui malheureusement, ne leur offre pas toutes les opportunités à cause de problèmes récurrents.
Par ailleurs, il annoncé la candidature du parti Pastef dans les différentes mairies de la ville, pour prendre en charge ces questions.Salif SAKHANOKHO

Tiken Jah Fakoly : «Partout où il y aura des troisièmes mandats, je m’y opposerai»

https://www.jeuneafrique.com/ Vingt ans ont passé depuis qu’il s’est fait connaître sur la scène internationale et le reggaeman ivoirien a toujours le verbe tranchant. Rencontre avec un artiste engagé qui se rêve en « éveilleur de consciences ».
Les concerts à minima, assis et masqués, très peu pour lui. Face aux contraintes sanitaires imposées un peu partout en raison de la pandémie de Covid-19, Tiken Jah Fakoly a fait son choix : il attendra que la situation revienne à la normale pour remonter sur scène.
Pas question, pour autant, de renoncer à se faire entendre. Engagé et militant, le reggaeman ivoirien de 52 ans reste un observateur attentif de l’actualité politique sur le continent et s’érige en porte-voix d’une Afrique plus démocratique, unie et souveraine.
En ce début du mois de mai, Doumbia Moussa Fakoly – de son vrai nom – est de passage à Paris. Comme d’habitude depuis plus de vingt ans, il a posé ses valises dans un petit hôtel sans prétention de Clichy, aux portes de la capitale française, plutôt que dans un palace parisien. Il affirme y être « comme chez lui » et s’y sentir « en famille ».
Affable et posé, l’artiste aux dreadlocks et à la barbe grisonnante ôte son masque vert-jaune-rouge et prend le temps de répondre à nos questions. Sur la situation chez lui, en Côte d’Ivoire, sur son engagement ou encore sur le recul démocratique qu’il dit constater sur le continent.

Jeune Afrique : Depuis début 2020, la vie culturelle à travers la planète est largement chamboulée à cause de la pandémie de Covid-19. Comment avez-vous traversé cette période difficile ?

Je suis resté à Bamako entre ma maison et ma ferme où je m’occupais de mes animaux avec mon gardien. C’était mon activité principale pendant cette période. Je suis aussi entré en studio pour faire quelques maquettes, parce que j’ai l’intention de sortir un nouvel album en 2022. Je prévois aussi un single en 2021 pour parler un peu de l’actualité.

Tiken Jah Fakoly : Quels sont les thèmes que vous aborderez ?

Je compte parler du déclin de la démocratie en Afrique qui est en train d’être remplacée par la « famillecratie ». Au Gabon, vous avez le fils d’Omar Bongo Ondimba. Au Tchad, vous avez celui d’Idriss Déby Itno. Au Togo, celui de Gnassingbé Eyadéma. En Côte d’Ivoire, certains se demandent quelles sont les intentions d’Alassane Ouattara à l’égard de son frère cadet. Cette tendance à la succession familiale est très inquiétante.
Une autre cause du déclin démocratique est le rôle central que joue désormais l’argent dans nos sociétés. Il a été placé au-dessus de tout. Les politiciens l’ont bien compris : ils utilisent l’argent pour diviser et ça marche…Suite dans  https://www.jeuneafrique.com/ Par Benjamin Roger

Linguère  : bataille rangée entre militants d’Aly Ngouille NDIAYE et ceux du DG de l’ANER  

http://www.walf-groupe.com Les batailles de positionnement entre responsables politiques de la mouvance présidentielle font rage. A Linguère, en perspectives des  prochaines locales, elles ont pris une proportion inquiétante.
En effet, des militants du maire de Linguère et de ceux du Directeur général de l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables (ANER) se sont crêpé le chignon. En effet, selon le quotidien Vox Populi, c’est une conférence religieuse organisée par les femmes de Benno Bokk Yakaar de Linguère qui a mis le feu à la poudre. Selon le canard, le Directeur Djiby NDIAYE qui ne cache pas ses ambitions de chiper le fauteuil de  maire à Aly Ngouille NDIAYE s’est présenté avec une forte délégation pour assister à la conférence. Mais les militants du maire de Linguère ont refusé l’accès à la tribune officielle à sa délégation. Il s’en suivit une bagarre qui a duré une trentaine de minutes où chaises et coups de poings s’envolaient entre les deux parties.
L’ancien ministre de l’Intérieur, inaudible depuis son limogeage du gouvernement, tient toujours sa base politique et n’a pas renoncé à ses ambitions.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 31/05/2021

«Boy Djinné» s’évade à nouveau de la prison du camp pénal

Baye Modou Fall alias «Boy djinné» s’est évadé à nouveau du camp pénal où il était détenu au quartier de haute sécurité. L’information est de nos confrères de Dakaractu. C’est vers 05 heures du matin que les gardes pénitentiaires ont constaté la disparition du professionnel des évasions. L’administration pénitentiaire a lancé la traque de «Boy djinné» avant d’ouvrir une enquête interne pour voir s’il n’a pas bénéficié d’un soutien en interne avant de disparaître sans bruit.

Soupçon d’une assistance interne de «Boy djinné»

Restons sur l’évasion de Baye Modou Fall alias «Boy djinné» de la prison du camp pénal pour dire qu’il y a des soupçons d’une assistance interne. C’est la conviction de l’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des Détenus (Asred) et le Forum du Justiciable. Dans un communiqué parvenu à «L’As», ces deux organisations, pour avoir visité le quartier de haute sécurité, pensent qu’il est «impossible pour un quelconque détenu de s’en évader». Ainsi, elles invitent les autorités compétentes à ouvrir très rapidement une enquête pour déterminer les circonstances de cette évasion. Si l’enquête révèle effectivement qu’il a bénéficié d’une assistance interne, indiquent l’Asred et le Forum du Justiciable, les autorités doivent prendre des sanctions appropriées contre les auteurs pour décourager ces genres de pratique qui ternissent l’image de l’administration pénitentiaire.

Karim Xrum Xax et Cie libres

L’activiste Karim Xrum Xax et des militants de Pastef ont passé la nuit du samedi au dimanche dans les violons du commissariat central de Diourbel. Karim Xrum Xax prenait part samedi dernier à Diourbel à un rassemblement interdit des militants de Pastef. Ces derniers attendent toujours la libération de leurs camarades arrêtés lors des manifestations liées à l’affaire Sonko-Adji Sarr. Malgré la décrispation et la médiation du Khalife général des mourides, ces militants d’Ousmane Sonko croupissent toujours en prison. Défiant l’autorité préfectorale, ils ont tenu une manifestation spontanée pour exiger la libération des «détenus politiques». C’est ainsi que Abdou Karim Guèye et trois autres militants de Pastef sont interpellés par la police. Ils ont recouvré la liberté hier dans la matinée sur ordre du procureur.

Pastef à l’assaut des mairies de Thiès

Le Pastef de la ville de Thiès a initié ce week-end un «doxantu», du rond point Guinth au marché central, en présence de Birame Soulèye Diop, administrateur général du parti. A cette occasion, il a rencontré les commerçants, a échangé avec eux, analysé leurs problèmes et réfléchi sur des pistes de solutions à apporter. C’était aussi l’occasion de prendre contact avec les militants du parti qui sont dans le marché. Il relève que le marché central de Thiès est la société sénégalaise en miniature. On y rencontre même des diplômés en train de vendre des légumes, des chaussures, à faire de la cordonnerie, etc.. Pour lui, il s’agit de citoyens abandonnés à eux-mêmes et qui ont pu trouver une reconversion dans ce marché qui, malheureusement, ne leur offre pas toutes les opportunités à cause de problèmes récurrents. Il a annoncé la candidature du parti Pastef dans les différentes mairies de la ville, pour prendre en charge toutes ces questions.

La Gendarmerie sur le vol de bétail dans le Goudiry

Le vol de bétail fait rage dans le département de Goudiry. Dans nos précédentes éditions, nous avions évoqué un cas de vol de vaches dans le Goudiry. Pour la gendarmerie, ce qui s’est passé à Goudiry démontre un manque de collaboration entre les éleveurs et la gendarmerie. Pourtant, indique-t-on dans un communiqué, le Commandant de brigade avait fait une tournée dans les villages pour sensibiliser et proposer la création de comités de vigilance, sans succès. Analysant le phénomène du vol de bétail dans cette partie du pays, la maréchaussée dira tout simplement qu’il est complexe. Parce que d’abord, les voleurs sont en général des bergers et ensuite, les déclarations de vol à la gendarmerie sont faites tardivement, en moyenne 3 jours après que le propriétaire a cherché en vain. A cela, s’ajoute le fait que les abattages d’animaux ne se font pas toujours dans les sites dédiés. En définitive, relève la gendarmerie, il y a un déficit d’agents du service de l’Elevage dans les zones d’activités pastorales, à l’image d’un département comme Goudiry. Pour ce qui est, par ailleurs, du marquage des bêtes, il est laissé à l’initiative des propriétaires sans aucune base de données pour le service de l’Elevage. Pour solutionner ce problème qui cause de lourdes pertes aux éleveurs, la gendarmerie pense qu’il faut nécessairement impliquer tous les acteurs (autorités administratives, la tutelle, les FDS, les éleveurs, etc.). En tout cas, la gendarmerie s’engage à toujours faire son travail de sensibilisation, de surveillance et d’enquête.

La doléance de Koumpentoum soumise à Macky

Partout où le chef de l’Etat est passé, il a eu droit à un accueil populaire à l’exception de Koumpentoum où les habitants ont soif. Les populations ont saisi l’occasion pour brandir leurs doléances. Et leur stratégie a été payante. En effet, en quittant Kaffrine pour Tambacounda, le cortège du Président Macky Sall a été stoppé par des brassards rouges et des pancartes sur lesquelles les manifestants ont mentionné leurs doléances dont la principale est l’approvisionnement en eau potable. Le Président Macky Sall a marqué un arrêt pour écouter les jeunes qui ne réclament que de l’eau potable. Le chef de l’Etat leur a répondu qu’il n’a jamais été au courant d’un problème d’eau à Koumpentoum. Il pensait que le problème était résolu avec la construction du second forage. Ainsi, il a promis de résoudre le problème dans les meilleurs délais. Il a instruit la descente d’une équipe du ministère chargé de l’Hydraulique dès la semaine prochaine pour identifier les blocages et apporter une solution à ce problème.

Bby sonne la mobilisation à Bignona

La coalition présidentielle a sonné samedi la remobilisation des troupes après une longue pause à cause de la pandémie de covid-19. Conscient de la réalité de Pastef dans le département voire la région, qui était sorti victorieux lors de la Présidentielle de 2019, le ministre Abdoulaye Badji, qui lançait les travaux de l’assemblée générale de Benno bokk Yaakaar (Bby), a attiré l’attention des responsables du département de Bignona sur l’urgence d’unité et de dépassement pour faire triompher leur coalition. Une occasion aussi pour la mouvance présidentielle de mettre en place une commission sur l’emploi des jeunes dirigée par Ernest Sambou.

La commune de Médina Chérif met 100 millions sur la table…

Une aubaine pour les habitants de Médina Chérif, une commune du département de Kolda. Le maire Mamadou Gano a signé une convention avec l’Union des institutions de microfinance d’épargne et de crédit (Umcec) pour le financement des activités des populations. L’enveloppe s’élève à environ 100 millions Fcfa. Il s’agit de soutenir les jeunes, les femmes et les commerçants dans leurs activités de production, notamment dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation. Selon l’édile de Médina Chérif, Mamadou Gano, ce financement est mis à la disposition des femmes et des jeunes mais aussi des agriculteurs. Ce financement va permettre de booster l’entrepreneuriat, soutient-il. Les bénéficiaires pourront, avec cette enveloppe, procéder au traitement de leurs champs, se procurer des semences et des intrants etc.

Podor réceptionne un lot de matériels

Le Conseil départemental de Podor, en partenariat avec le département des Yvelines en France, a remis samedi dernier à la commune de Podor du matériel de conditionnement, de nettoiement et de transport des ordures ménagères, dans le cadre de la mise en œuvre du projet de gestion des ordures ménagères. Le président du département, Mamadou Dia, indique que le don s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de distribution de matériels dans les 22 communes du département. Le lot de matériels est composé d’un camion benne, de 500 poubelles, 500 tamis, 10 brouettes, 10 pelles, 27 râteaux, 25 fourches, 15 tenues et bottes pour les agents de nettoiement, 15 masques et gants, un tableau d’information et d’indications sur le projet. En outre, Mamadou Dia annonce la réception de deux autres camions très prochainement. Des remorques ainsi que des charrettes seront aussi mises à la disposition des autres communes bénéficiaires. A cela, s’ajoutent la construction de 18 décharges et l’aménagement de 4 plateformes de tri et de valorisation des déchets. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de Podor, Me Aïssata Tall Sall, par ailleurs ministre des Affaires étrangères.

GRAND’PLACE IBRAHIMA SENE PIT : ‘’Je ne vois pas dans quel parti milite Abdoulaye Bathily’’

https://www.enqueteplus.com Surnommé Ringo au collège, ce cowboy justicier qui prend systématiquement la défense des plus faibles, Ibrahima Sene est Coco dans l’âme. Malgré son long séjour au sein d’un régime libéral, l’homme n’a rien perdu de ses habitudes et convictions marxistes léninistes. Du moins c’est ce qu’il défend bec et ongles. Face à EnQuete, il ouvre son cœur, vide son sac, retrace son long parcours. De Dakar à Moscou, en passant par le Michigan aux États Unis. Sans concession !

Vous êtes l’un des politiques, surtout de la génération ancienne, les plus actifs sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce qui explique cette présence et comment vivez-vous les critiques dont vous faites souvent l’objet ?

Il y a deux raisons qui expliquent ma présence dans les réseaux sociaux. La première est consécutive à la ‘’discrimination’’ dont les partis de gauche sont l’objet, depuis que des entrepreneurs privés ont pris le contrôle de la presse indépendante, pour laquelle, nous nous sommes battus, seuls d’abord, avant d’y être rejoints par des journalistes sortis du Cesti, qui rencontraient un véritable problème d’insertion dans les organes de presse publique de l’époque. C’est ainsi que cette lutte commune a permis à des groupements de journalistes de créer leurs propres organes de presse, en faisant naître des hebdomadaires indépendants, comme Sud Hebdo et Walf Hebdo, avant qu’ils ne deviennent des quotidiens. A cette époque, ces deux organes de presse ont contribué à porter notre lutte dans une opinion publique plus large que celle de nos propres organes de parti, avant que la forte concurrence dans le milieu, suite à l’entrée des entrepreneurs avec leurs propres journaux à 100frs CFA, n’éclipsent la presse partisane, peu à peu, dans l’opinion publique…. Le triomphe du marché dans le secteur de l’information et de la communication, renforcé par des subventions d’Etat substantielles, y a définitivement exclu les médias de gauche. C’est ce même triomphe qui a relégué les puissants organes de presse communiste et socialiste, à la périphérie, dans les grandes puissances occidentales.
C’est dans ce contexte que se situe la deuxième raison de ma présence dans les réseaux sociaux. En effet, l’avènement de l’Internet et des réseaux sociaux ont fortement démocratisé l’accès à l’information et aux moyens de communication, qui ne sont plus le monopole des gros investisseurs dans la presse écrite, parlée et audiovisuelle. Il a aussi donné l’opportunité à tout individu de porter son point de vue et ses luttes à la connaissance du monde entier plus rapidement que les médias traditionnels, tout en permettant des échanges qui sont source d’enrichissement des connaissances, et de fortes amitiés. Ces réseaux nous permettent ainsi de sortir du ‘’ghetto’’ dans lequel les médias publics et privés ont confiné la presse des partis de gauche pour les éloigner des opinions publiques. Je me suis donc résolu à exploiter à fond cette opportunité qu’ils offrent, pour y porter mon point de vue et celui du PIT (Parti de l’indépendance et du travail), qui est le Parti où je milite….

Justement, ces positions sont souvent fortement critiquées par vos followers ; lesquels estiment que vous défendez le régime, au point de renier les principes et valeurs qui ont toujours été le socle des combats des partis de gauche. Que répondez-vous ?

Ce sont nos adversaires politiques qui ne peuvent pas dégager des arguments crédibles à nous opposer qui se contentent de m’insulter, de me dénigrer, ou de me diffamer, dans l’espoir de me faire taire. Mais à la longue, ils doivent s’être rendu compte que ce n’est pas avec ces armes que l’on peut arrêter notre combat à travers les réseaux sociaux, qui ont beaucoup contribué à enrichir notre connaissance du pays, de l’Afrique et du monde entier. Ceux qui me font ce genre de reproche montrent qu’ils ignorent la nature politique et sociale des politiques publiques que mène le Président Macky Sall, depuis la mise en œuvre de son ‘’Programme Sénégal Emergent’’, à partir de 2014, encore moins, sa réforme du ‘’Code Général des Impôts’’ en 2013. De même, ils ignorent le contenu économique et social des politiques publiques pour lesquelles lutte le PIT/SENEGAL, Parti Communiste, et dans quelle perspective. Cette ignorance est due grandement à la discrimination dont nous sommes l’objet de la part des médias publics et privés, pour des considérations de classe notamment…

Quelles sont ces politiques ?

C’est dès 2013, avec la réforme du ‘’Code général des Impôts’’, que le Président Macky Sall a montré son choix de défendre les intérêts des travailleurs dans la répartition du revenu national. C’est ainsi qu’il a fait porter l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés de 25% où Wade l’avait rabaissé, à 30%, tout en réduisant significativement l’Impôt sur les salaires. Ensuite, les choix de gouvernance budgétaire du Président, tout libéral qu’il est, montrent qu’il est un fervent partisan du retour de l’Etat dans le domaine marchand comme en attestent, la nationalisation de la Suneor, pour en faire la Sonacos, et de Trans Rail, tout en renforçant l’Etat dans la nouvelle concession de l’Eau potable, et dans la gestion de l’autoroute à péage. En outre, malgré les engagements pris de flexibilisation du travail et de privatisation des terres agricoles du Domaine National, pour le financement du PSE, aucune disposition du Code du Travail n’a été révisée dans ce sens.
Au contraire, l’apprentissage et le stage en entreprise ont été rendus moins flexibles et plus rémunérés par de nouvelles dispositions introduites dans le Code du Travail… C’est ce virage stratégique du ‘’Capitalisme libéral’’ vers un ‘’Capitalisme d’Etat’’, que le FMI et la Banque mondiale n’ont pas digéré, et avec des économistes et des politiciens de connivence, ameutent l’opinion sur des risques de surendettement du pays. Et pour que nul n’en ignore, le Président Macky Sall a déclaré devant eux, lors du “Forum sur le Développement Durable et la Dette”, en novembre 2019 à Dakar, qu’il était temps de rompre avec ces critères de plafonnement du déficit budgétaire à 3% des recettes fiscales,   alors que le FMI et la Banque mondiale exigent en même temps de  diminuer celles supportées  par les bénéfices des entreprises,  et celui de l’endettement à 70% du PIB, pour laisser la place au privé national et étranger. Et c’est ce qu’il vient de reprendre lors du “Sommet sur le Financement des Economies africaines post Covid -19” qui vient de se tenir à Paris…. C’est donc par expérience, et non par des élucubrations idéologiques, que le Président Macky Sall a compris, que sans une rupture avec ces politiques publiques, il n’y a pas de devenir économique pour nos pays.

Racontez-nous si possible, quelques anecdotes à propos de ces critiques dont vous faites l’objet ? Cela vous fait-il mal parfois, à vous ou à votre famille ?

Ces critiques ne me font pas mal du tout, pour en avoir enduré de pires encore, durant la lutte que mon Parti a amenée sous Senghor, Abdou Diouf et Wade ! Ces critiques, ‘’au bas de la ceinture’’, ne sont pas parvenues à atteindre mon moral, ni celui de mes enfants, qui expriment publiquement leur fierté d’avoir un père tel que moi. Ces critiques ne varient pas de thèmes, avec du  ‘’tu as vendu ton  âme’’, ou ‘’tu as changé de veste’’, tout simplement, par ce que je suis nommé ‘’PCA de Miferso’’ par le Président Macky Sall, sans considération du fait qu’il mène des politiques publiques largement partagées par le PIT auquel j’appartiens. D’autres, plus récemment, me disent ‘’tu es un mécréant’’, ou ‘’tu es contre l’Islam’’, à cause des critiques que je porte contre Ousmane Sonko, Président du Pastef. Mais, c’est peine perdue.

Parlez-nous de votre parcours académique ?

Je suis né à Saint-Louis le 1er mai 1946, à Guet Ndar – Dack, de père, agent du service du ‘’Contrôle économique’’ du ministère du Commerce, originaire de ‘’Doune Baba Dièye’’ sur le Fleuve Sénégal au large de Saint-Louis, et d’une mère ménagère, originaire de la Mauritanie, de ‘’Ndiago’’ sur la rive droite du Fleuve Sénégal. Je suis marié à une Soviétique d’origine ukrainienne. J’ai trois merveilleux enfants dont deux filles, l’une née à Moscou, l’autre, à Washington DC, et un garçon né à Kaolack. J’ai fait l’école primaire à Ngaye Mekhé, où mon père a été affecté au cœur du Cayor, dans le département de Tivaouane. J’ai fait l’école secondaire au Collège Moderne de Thiès, devenu Lycée Malick Sy, à l’internat, jusqu’ à la Première. Exclu de l’internat, et en mal avec le ‘’corps des surveillants’’, j’ai fait la terminale en 1966/67 à Kaolack en externe, au Lycée Gaston Berger en série Sciences expérimentales, où j’ai obtenu le Baccalauréat en fin d’année.  Ensuite, j’ai obtenu une bourse d’études de l’Etat pour entamer mon cursus universitaire en Agronomie en Union Soviétique, à l’Académie des Sciences agricoles de Moscou du nom de ‘’Timiriazev’’ (TCXA) qui est le ‘’père de la photosynthèse’’. J’y obtiens, en 1973, le diplôme d’ingénieur Agronomie, spécialisé en Agrochimie et Pédologie, avec le ‘’titre de Master of Science’’, qui correspond aujourd’hui au Master II.

Quid de votre parcours professionnel ?

De retour au Sénégal où mon diplôme a été homologué,  je fus recruté dans la fonction publique en novembre 1973, dans la hiérarchie A1, qui était la plus haute de l’Administration sénégalaise. Ensuite, en 1976, j’obtins une bourse de l’USAID, pour faire des études en Agroéconomie aux Etats Unis, à ‘’Michigan State University’’, d’où j’ai obtenu en 1978, le diplôme de ‘’Master of Agroeconomics’’. Le hasard a fait donc, que je fus parmi les 4 premiers étudiants sénégalais que le gouvernement du Sénégal a envoyés en Union Soviétique, et l’un des deux  premiers étudiants sénégalais à bénéficier d’une bourse de l’USAID pour faire un ‘’Master  en agroéconomie’’. Ainsi, rien de ces deux systèmes économiques et sociopolitiques de ces deux grandes  puissances, ne m’est étranger !

L’engagement politique s’est-elle imposée à vous ou bien c’est dû à un concours de circonstances et pourquoi la Gauche ?

C’est un concours de circonstances qui m’a amené en politique et à mon adhésion au Marxisme Léninisme. En effet, très jeune, j’étais très sensible à l’injustice et à l’arbitraire. C’est ainsi, qu’au Collège moderne de Thiès, je prenais systématiquement la défense des élèves et surtout des filles, victimes de menaces ou d’agressions verbales de la part d’élèves qui veulent s’imposer par leur muscle, et non par leurs performances en classe. C’est cet engagement qui m’avait valu le ‘’surnom de Ringo’’, qui représentait le ‘’justicier solitaire’’ dans les films de ‘’Cowboys’’ de l’époque. Ensuite, au Lycée, c’est l’arbitraire du Surveillant général et de certains surveillants à l’égard des élèves à l’internat, que je ne pouvais pas tolérer et qui m’avait valu plusieurs punitions, avec « interdictions de sortie » le dimanche pour aller chez mon correspondant pour y passer la journée en famille et avec mes amis du quartier de « Taaxi Kaw ». C’est cet arbitraire qui m’avait poussé à créer, avec l’appui d’un Professeur en Français et un certain Alphonse Raphaël Ndiaye, qui est le grand frère de Monseigneur Ndiaye, un « Journal » dénommé ‘’Eureka’’, pour dénoncer des actes de maltraitance d’élèves par certains surveillants sans jamais nommer ni les victimes, ni les auteurs, mais suffisamment explicite, pour que les uns et les autres puissent s’y retrouver.

‘’La puissance du ‘’journal’’ qui décrit la ‘’vie à l’internat’’, était telle, que les sanctions que je subissais et les exactions envers les internes avaient diminué, mais, par contre, m’avait valu, une rancœur telle que je fus exclu de l’Internat en fin d’année, pour « indiscipline caractérisée » !

Et c’est pour éviter des représailles qui auraient impacté négativement mes études en classe ‘’Terminale », que j’ai demandé et obtenu mon transfert au Lycée Gaston Berger à Kaolack, où j’ai des parents maternels, où j’ai obtenu mon Baccalauréat en fin d’année 1967…. Et c’est avec cette forte sensibilité contre l’injustice et l’arbitraire, que j’ai eu connaissance du Marxisme Léninisme à Moscou, au moment où je dirigeais  « l’Association des Etudiants et stagiaires sénégalais en URSS ». C’est ainsi que j’ai connu des dirigeants du « Parti africain de l’Indépendance » avec lesquels j’ai eu beaucoup d’échanges, qui m’ont permis de me familiariser avec l’Histoire des mouvements de Libération nationale et sociale  au Sénégal, en Afrique, et dans les pays du tiers monde. C’est tout ce background qui m’a permis d’accepter de prendre la « carte de membre du PAI », et d’y militer depuis lors.

Comment avez-vous connu Amath Dansokho ?

C’est dans le cadre de mon militantisme dans le PAI à Moscou, que j’ai eu à participer dans des débats publics sur les questions de Libération nationale, et de publier des articles qui avaient attiré l’attention de Dansokho, alors représentant du Parti à la « Revue internationale », à Prague, en Tchécoslovaquie. C’est ainsi que j’ai pu faire sa connaissance physique, lors de sa venue en 1970 à Moscou pour participer au Congrès du « Parti Communiste de l’Union Soviétique » (PCUS) d’alors, après une grève de la faim qu’il avait entamée et soutenu par ses camarades de la « Revue Internationale » pour exiger de rencontrer ses camarades à Moscou. En effet, le PCUS en voulait particulièrement au PAI et à Dansokho, pour avoir publiquement condamné l’envoi en mai 1968 des troupes du « Pacte de Varsovie à Prague » pour combattre les manifestations populaires de soutien aux réformes initiées par le Parti Communiste Tchèque, et d’avoir exigé le retrait sans délai de ces troupes. C’est donc dans des circonstances de lutte pour affirmer la personnalité du PAI, et sa souveraineté dans l’élaboration de ses positions qu’il assume publiquement, que j’ai eu le privilège de rencontrer Dansokho dans leur hôtel, où nous avions eu des échanges approfondis sur le Parti, la situation au pays, et dans le mouvement communiste international qui continuait d’être secoué par l’intervention des troupes du « Pacte de Varsovie » à Prague.

Pour vous, pourquoi les masses n’ont jamais adhéré au message des partis d’obédience marxiste-léniniste ?

D’abord, parce que très tôt, à peine un an après sa création en septembre 1957, avec le « Parti du Rassemblent Africain » (PRA /Sénégal), le PAI était parvenu à démontrer sa capacité de mobilisation dans les grandes villes du Sénégal pour exiger l’indépendance immédiate lors du référendum de 1958. Le PAI continuait à se développer, après le référendum, avec son slogan fétiche «  MOM SA REW, BOKK Sa REW, DEFAR Sa REW », largement populaire au niveau des populations, de la jeunesse et des travailleurs notamment,  jusqu’à l’obtention de l’Indépendance, deux ans plus tard,  en 1960, lorsque la France décidait de transférer les attributs de la souveraineté du peuple sénégalais à ceux qui, en 1958,  avaient mobilisé le peuple pour la refuser, au détriment de ceux qui avaient tout donné pour y parvenir. C’est donc pour consolider le pouvoir de ceux que la France avaient promus, que le PAI était devenu un « adversaire à abattre » ! Ce qui ne tarda pas à se réaliser, en exploitant une contestation violente dans la rue, à Saint-Louis, des résultats des élections municipales, que le Parti fut dissout et contraint à la clandestinité, avant même d’avoir pu tenir son premier Congrès. La lourde répression qu’il a subie durant les « 20 années de plomb » sous Senghor, et les restrictions à son retour à la légalité, lors de « l’ouverture démocratique » qui a permis, entre autres, la création du « Parti Démocratique du Sénégal » (PDS), ont longtemps éloigné le Parti des masses.
Il est évident que sans accès aux moyens de communication de masse, il est difficile de faire entendre sa voix, et d’obtenir un soutien significatif de l’opinion.
En outre, la nature sociale du PAI fait qu’il est un Parti de classe qui se donne comme vocation de contribuer à l’organisation des travailleurs et des couches populaires, qui en fait un « Parti de militants », et non une organisation politique électoraliste, autour de la « vision d’un Homme » qui a surtout besoin de « clients » qu’il entretient avec ses propres moyens. Aussi, le retour du Parti à la légalité constitutionnelle, sous le nom de PIT/SENEGAL, a coïncidé avec une époque où, la libération du secteur de l’information et de la communication a permis à des entrepreneurs à prendre le monopole de la presse indépendante, en accentuant l’ostracisme dont était l’objet les partis de gauche, de la part des organes de presse publique. Ce sont donc les circonstances historiques qui ont jalonnées la vie de ce Parti, les mutations dans les médias et sa nature sociale, qui expliquent grandement les difficultés d’accès aux grandes masses pour y porter la vision du PIT/SENEGAL et gagner leur adhésion significative. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, cet ostracisme peut être surmonté.

Il y a aussi l’émiettement de la gauche que l’on ne peut ignorer. Comment en est-on arrivé là ?

Ce n’est pas seulement la gauche qui s’est émiettée, mais tous les partis historiques le sont. En effet, que ce soit le PS, le PDS, ou le RND, sans compter le PRAS /SENEGAL qui s’est dissout dans le PS, tous ont connu les mêmes crises qui ont abouti à l’émiettement des Partis de la Gauche. Cet émiettement n’est donc pas une « malédiction de la gauche », mais bien les résultats de mutations profondes de la société sénégalaise, qui provoquent régulièrement la recomposition des forces politiques dans notre pays, et qui rendent difficiles, voire impossible pour certains, des « retrouvailles de leurs familles idéologiques ». Aujourd’hui, ces retrouvailles ne sont possibles que sur de nouvelles bases qu’exigent l’état des mutations actuellement en cours de notre société et des défis auxquels elle fait face.

 Que répondez-vous à ceux qui pensent que la Gauche est morte et enterrée au Sénégal, depuis 2012, à cause de votre longue alliance avec le pouvoir ?

Ces interrogations montrent que ceux qui la posent ne savent pas ce que c’est la Gauche au Sénégal qui a bien son Histoire et son identité, et même ignorent le sens du terme ‘’alliance’’ qui suppose au moins ‘’deux entités différentes et nettement délimités qui s’entendent sur un objectif’’, et prend ce terme pour ‘’fusion’’ qui suppose la ‘’disparition d’une entité dans une autre’’, comme cela fut le cas avec le PRA/SENEGAL au sein du PS, et plus récemment, la CDP/Garab Gui de feu Professeur Iba DER Thiam, dans le PDS. Mais surtout, ce sont des gens qui sont loin du mouvement syndical et des organisations paysannes, et même des organisations consuméristes, qui côtoient les partis de Gauche dans leurs luttes. Ils sont même loin du patronat sénégalais qui voit en ces Partis de Gauche des adversaires de classe, mais avec qui il faudrait coopérer pour le recouvrement de la souveraineté économique de notre peuple. Ce qu’il faudrait donc retenir, ce sont des adversaires politiques de la gauche, le plus souvent encagoulés, qui ont ce type de discours, comme pour s’exorciser ! Mais à leur corps défendant, la crise du système capitaliste libéral qui s’est mondialisée et s’est aggravée avec l’avènement de la pandémie Covid-19, pose la nécessité de « son dépassement », ouvrant un large boulevard à la gauche sénégalaise, qui ne devrait pas rater l’opportunité que lui offre ce virage de l’Histoire, pour marquer de son empreinte spécifique,  les changements venus à maturité dans notre pays et dans notre sous- région.

Au moment où certains parlent de réunification, on vous a vu attaquer une des figures comme Abdoulaye Bathily. N’est-ce pas là une preuve que quelque chose s’est cassée et que cela ne pourrait jamais plus être reconstruite ?

Aujourd’hui, il s’agit de « réunification des partis de Gauche », et je ne vois pas dans quel parti de Gauche, milite actuellement le Professeur Bathily !  Donc, mes critiques envers lui n’ont aucune incidence dans la recherche « de l’unification des partis de Gauche », dont le processus est actuellement en cours. La preuve qu’il n’y a aucune incidence, c’est que  la « Confédération pour la Démocratie et le Socialisme » (CDS), qui regroupe la LD , le PIT, And Jëff Authentique de Landing Sawané, du RTAS du Professeur Momar Samb, du l’UDF/Mbollomi du Professeur Pape Demba Sy, et d’autres partis de Gauche, continue de fonctionner à merveille.

En termes de visibilité, est-ce que votre engagement dans Benno ne vous porte pas préjudice ?

Notre visibilité a trait,  non pas à notre appartenance dans Benno où nous sommes bien visibles, mais plutôt de l’ostracisme des médias publics et privés mainstream, dont nous sommes l’objet. Rarement, ces médias commentent nos déclarations, et le plus souvent, ne couvrent pas nos manifestations, malgré les invitations qui leur sont faites à chaque occasion. Voilà donc des médias qui nous « enterrent vivants » pour dire après que « nous sommes morts » ! Nous comprenons que cela fait partie de la lutte de classe menée à grande échelle contre nous. Mais, c’est peine perdue, puisque nous sommes comme « une ombre » qui plane menaçante au – dessus de la tête des entrepreneurs apatrides, et qu’il est, comme toute « ombre », impossible « d’enterrer » !

De l’intérieur même de votre formation, il y a quand même eu des critiques parfois acerbes. D’aucuns ont même parlé de suicide politique et vous ont traités d’égarés. Le PIT s’est-t-il renié ?

Depuis sa création en 1957, le Parti a toujours été objet, à l’intérieur, de « critiques acerbes », voire d’accusations « de s’être égaré, ou de « se renier », sans pourtant l’empêcher d’aller de l’avant et de gagner plus encore en crédit dans l’opinion. Ces critiques se sont toujours soldées par le départ de leurs auteurs, faute d’avoir une majorité dans le Parti, autour d’eux. Le dernier en date est de 1997, lorsque des camarades de premier plan, en perspective de la tenue de son 5ème Congrès, ont voulu décréter la « mort du Communisme » pour le transformer en « Parti Social-démocrate ». Aujourd’hui, ceux qui s’agitent en direction du 7ème congrès du Parti en fin d’année, seront édifiés sur l’accueil que les congressistes vont leur réserver. En fait, ces critiques qui se font jour de temps en temps, est la preuve de la vitalité de notre Parti, et de son mode de fonctionnement démocratique, où les militants et dirigeants sont libres d’exprimer leurs opinions sur la vie du Parti, et sur sa politique au sein des Instances habilitées, mais non sur la place publique, pour éviter de faire le jeu de nos adversaires. C’est dans cette discipline de Parti pleinement assumée par ses militants, que résident la longévité et la force politique du PIT.

Parlons du sommet de Paris, qui a été l’occasion pour la France de convoquer et de discuter avec 20 pays africains. Sur la forme n’était-il pas plus pertinent de tenir ce sommet dans une capitale africaine ?

Pour qu’un sommet international en Afrique se tienne, il faudrait qu’il soit initié par la « Commission africaine », ou au moins, être  co-initié avec un Président africain d’envergure, comme cela est le cas avec le  « Forum mondial sur la paix et la sécurité en Afrique » que le Sénégal et la France ont initié et qui se tient à Dakar, ou le « Forum mondial sur le Développement durable et la Dette » initié par le Président Macky Sall, et qui s’est tenu récemment à Dakar en novembre 2019. C’est aussi le cas avec le « Sommet Chine-Afrique » initié par la Chine et la Présidence de la Commission africaine, et qui se réunit alternativement en Chine et en Afrique. Le prochain sommet sera organisé à Dakar. Si le Président français initie un « Sommet international sur le financement des économies africaines post Covid-19 », il est dans son droit de l’organiser chez soi et d’y inviter les pays africains de son choix, quitte à ces pays d’accepter ou de refuser d’y participer. La Commission de l’Union Africaine et les pays invités ont préféré y participer pour exprimer leurs points de vue sur la question, plutôt que de le boycotter. Donc, épiloguer sur la « légitimité » de tenir ce Sommet à Paris, ne traduit qu’une frustration qui ne se justifie point.

La France qui a toujours été accusée de s’accaparer des richesses du continent manifeste d’un coup un intérêt à accompagner le secteur privé africain. Faut-il vraiment le croire ?

Les gens qui continuent d’accuser la France de s’accaparer des richesses africaines, ignorent la perte de position de ce pays dans les Economies africaines des pays anciennement colonisés, au point de mettre le Président Macron en ordre de bataille pour tenter de reconquérir la place privilégiée qu’elle y occupait. C’est pour cela qu’il a confié à un groupe d’experts, dont des Africains, une « Etude » pour identifier de nouvelles personnalités dans le milieu universitaire, de la société civile et des artistes à promouvoir pour conquérir les pouvoirs dans ces pays, au détriment des Partis politiques qui sont à l’origine de sa perte énorme de parts de marché. C’est le fameux « effet Pangolin » que les patriotes de ces pays devraient dénoncer et combattre sans état d’âme. Et c’est dans cette même perspective qu’il veut organiser un « Sommet Afrique France » à Montpellier, non plus avec des Chefs d’Etat comme auparavant, mais, exclusivement avec des « Intellectuels issus du milieu universitaire et de la Société civile » pour étudier les voies et moyens pour la France, de renouer ses relations économiques avec l’Afrique, dans l’objectif d’une reconquête des marchés, non plus seulement de ses ex-colonies, mais d’Afrique tout entière. Il a confié l’organisation de ce « Sommet » à un grand Intellectuel africain qui a accepté de jouer le jeu de cette tentative de retour néocolonial de la France en Afrique.
Donc, ceux qui croient encore que la France « s’accapare des richesses du continent », sont en retard d’une bataille. En effet, non seulement la France a perdu son rang dans les économies africaines, mais aussi, dans les cœurs des nouvelles générations d’Afrique, du fait de sa politique intérieure répressive contre les «  sans-papiers » dont une bonne majorité d’Africains, l’exclusion sociale des citoyens français d’origine africaine dans les banlieues défavorisées, de son islamophobie, et à l’étranger, avec ses guerres dites anti djihadistes, pour couvrir ses intérêts économiques et géostratégiques dans le Sahel… De tous les pays d’Europe, seule la France cumule dans son passé, ce triple crime contre l’Humanité, que sont son passé esclavagiste, colonialiste et Nazi. Elle pourra regagner une place honorable en Afrique qu’en traitant sur le même pied d’égalité ses victimes de son triple passé de « criminel contre l’Humanité ». C’est pourquoi, les Intellectuels africains qui font le jeu d’un retour néocolonial de la France en Afrique, devraient être considérés comme des « traites à l’Afrique » et combattus comme tels. Aujourd’hui, il ne s’agit plus donc d’accabler la France et d’étaler ses frustrations, mais de se mobiliser pour combattre ces Africains apatrides qui s’adonnent à ce jeu.

D’aucuns estiment qu’en fait Macron ne fait que se servir de ce sommet pour engager sa bataille électorale ?

Ceux qui pensent ainsi n’ont rien compris de la situation politique en France, où la course à l’électorat n’est pas  structurée autour des relations futures avec l’Afrique, mais bien autour des thématiques de l’extrême droite, que sont, les « sans-papiers », l’islamophobie, l’immigration, et la violence, que la Droite, les Socialistes, et les Ecolo, ont rejoint. Même récemment, le Parti Communiste a repris le thème des violences contre les forces de l’ordre, en oubliant celles des forces de l’ordre sur les populations, surtout d’émigrés, dans sa tentative de conquête de l’électorat. Cependant, Il faudrait noter et souligner pour l’Histoire, que seule la « France Insoumisse » se démarque encore de cet alignement général sur les thèmes d’extrême droite.

Quelle est votre position sur la question du troisième mandat du Président Macky Sall ?

Cette question s’adresse au Président Macky Sall, et non à moi. Sans sa réponse, il est simplement incroyable que des gens s’adonnent à longueur de journées à épiloguer là- dessus ! C’est à croire que, parmi toutes les préoccupations du peuple, ils n’ont de centre d’intérêt que sur ce que le Président Macky Sall va faire en 2024, alors que nous sommes en 2021 ! Plus politique politicienne, tu meurs !

Comment le Parti de l’indépendance et du travail envisage-t-il les élections locales à venir ?

Le parti a tenu le weekend du 22 et 23 mai, une session de son Comité Central, qui est la seule instance habilitée à définir sa politique électorale pour les Locales du 23 janvier 2022. J’espère qu’après mes récriminations sur la presse mainstream, les résolutions de cette session du Comité Central, ne feront plus l’objet d’ostracisme comme auparavant.

Il y a aussi le conflit israélo-palestinien qui dure. Selon vous, qu’est-ce qui devrait être la posture dans ce conflit de la communauté internationale, de l’ONU et de pays comme le Sénégal ?

Tant que, d’une part, les Etats Unis et la Grande Bretagne continuent leur soutien inconditionnel à  l’Etat Israélien au prétexte de défendre sa sécurité pour l’avoir créé artificiellement sur les terres de Palestine, sans recueillir l’avis de ce peuple, ni même  ceux des Etats du Moyen Orient, et que d’autre part, tant que  la France et l’Allemagne en font de même, puisque  tenaillées  qu’elles sont par leur complexe de culpabilité envers le peuple Juif, pour leur passé Nazi, le Conseil de Sécurité des Nations Unies restera  incapable de prendre une résolution sur la crise israélo-palestinienne  qui n’agrée pas le gouvernement d’Israël. C’est cela qui rend la communauté internationale impuissante à agir sur Israël, pour qu’il se conforme à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies demandant une « Solution à deux Etats » permettant au peuple palestinien de disposer d’un Etat souverain dans ses frontières de 1967 avec évacuation d’Israël de ces terres palestiniennes qu’il occupe illégalement depuis la défaite qu’il a infligée à l’Armée égyptienne. Cet Etat palestinien, à côté de l’Etat d’Israël, devrait avoir Jérusalem Est comme Capitale.
Donc, tant que le gouvernement Israélien peut se prévaloir de menaces contre sa sécurité de la part de l’Iran, et aujourd’hui de la Turquie aussi, en appui aux forces palestiniennes extrémistes et dissidentes de « l’Organisation de Libération de la Palestine » (OLP), qui s’opposent à toute négociation de paix avec Israël en vue de la « Solution à deux Etats », le soutien inconditionnel de ses alliés traditionnels ne lui fera pas défaut. Et cela, même si des Juifs américains, jusqu’au sein du Congrès américain, s’opposent ouvertement à la politique de colonisation des terres de Palestine et d’extermination de ce peuple, par les sionistes qui contrôlent le pouvoir en Israël.
Tout se passe donc, comme si le peuple de Palestine est pris aujourd’hui en otage entre ses propres forces extrémistes, et les forces sionistes qui contrôlent, aujourd’hui, l’Etat d’Israël… A ce rythme de confrontations, Israël finira par atteindre son objectif qui est d’annexer totalement les terres de Palestine, et y imposer son Etat. Et comble d’hypocrisie, le Secrétaire Général de l’ONU et l’Union Européenne lancent encore un appel pour la reconstruction de Gaza, et n’obligent pas le gouvernement d’Israël de financer les réparations de ce qu’il a détruit, ouvrant ainsi, de nouveau, la porte aux lobbies internationaux de la reconstruction de Gaza post hostilité avec Israël, pour s’enrichir encore sur la détresse du peuple palestinien….
Dans ces conditions d’incompétence totale du Conseil de Sécurité,  seule l’Assemblée générale des Nations Unies peut prendre des résolutions, certes non contraignantes, pour imposer un embargo sur Israël et le Hamas, qui va légitimer les manifestations de toutes les forces dans les  pays des grandes puissances occidentales et du monde entier, pour  faire respecter par leurs gouvernements, cette résolution sur l’embargo.MOR AMAR

Affaire du sujet portant sur l’homosexualité à Rufisque : De nouvelles révélations

https://actunet.net L’épreuve d’anglais proposée aux candidats du bac blanc de Rufisque continue d’alimenter les débats. ‘’SourceA’’ dans sa livraison de ce lundi, nous livre la réaction d’acteurs de l’école.
Ababacar Sy, inspecteur de l’Education et de la Formation, ancien professeur d’anglais déclare  : «l’administration des épreuves obéit à un processus. Elle ne saurait engager la seule responsabilité d’un professeur»
Quant à Maïmouna Faye, professeur d’anglais en service au Lycée moderne de Rufisque, elle déclare  : «A la lecture de l’épreuve, j’ai aussitôt dit que ce genre de texte ne doit pas être soumis aux élèves et qu’il s’agit d’une véritable campagne de promotion de l’homosexualité».
Poursuivant, Maïmouna Faye renchérit  : «le Conseiller pédagogique itinérant, auteur du texte, selon le coordinateur de la cellule, a refusé de retirer le sujet arguant que c’était un sujet d’actualité et que ce serait injuste de ne pas avoir leur opinion sur la question.»
I.D, professeur d’anglais a lui aussi, disserté sur le sujet. «Je connais bien le professeur en question. Il a été dans mon jury de Bfem en 2014. Qu’il commette une bévue de genre ne me surprend pas».


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*