Revue de presse du Lundi 31 Août 2020

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RELATIONS CONTRACTUELLES AVEC SENELEC  : Ly Akilee remet les compteurs à zéro

ENTRETIEN AVEC AMADOU LY, DG D’AKILEE  : «Le contrat est aujourd’hui plus que jamais en vigueur»

http://www.walf-groupe.com Après les avoir ouvertes au Dg de la Senelec qui, la semaine dernière, justifiait le bien-fondé de la rupture du contrat avec Akilee, WalfQuotidien ouvre ses colonnes au Dg de la start-up. Point par point, Amadou Ly démonte l’argumentaire de Papa Mademba Bitèye.

SENELEC vient de résilier le contrat qui le liait à AKILEE pour la fourniture d’un système de comptage. Comment appréciez-vous cette rupture unilatérale ?

Permettez-moi tout d’abord, en cette nouvelle année musulmane et au lendemain d’une de nos plus grandes fêtes, qu’est la Tamkharit, de souhaiter mes vœux les meilleurs à l’ensemble des Sénégalais de quelque confession qu’ils soient. En effet, le 4 août dernier, j’ai reçu un courrier de Monsieur Papa Mademba BITEYE qui prétendait résilier, par procuration, puisqu’il l’a fait signer par son Secrétaire Général, le contrat qui lie SENELEC et AKILEE pour le déploiement et l’exploitation d’un système de comptage intelligent. Cette résiliation serait soi-disant liée à de prétendus manquements d’AKILEE que nous contestons formellement.
Je dois dire que de notre point de vue, cette prétendue résiliation est nulle, non avenue et n’a aucune valeur juridique puisque n’étant fondée sur aucune décision de justice. Par conséquent, de notre point de vue le contrat est aujourd’hui plus que jamais en vigueur, jusqu’à ce qu’une procédure de résiliation en bonne et due forme soit ouverte par l’une ou l’autre des parties et, cumulativement, qu’une décision finale de justice soit rendue suite à cette procédure. En attendant, nous continuerons à respecter nos engagements tant que le non-respect des obligations de SENELEC ne nous en empêche pas ; le cas échéant, nous le ferons constater par nos huissiers. Je voudrais malgré tout relever l’incohérence et la légèreté de M. BITEYE. Car je me demande comment on peut prétendre être cohérent en invoquant d’un côté la nullité rétroactive du contrat, et vouloir le résilier en s’appuyant sur ce contrat supposé être nul ?
Je m’étonne également de la précipitation de M. BITEYE à prétendre résilier un contrat dont il soutient, après son revirement spectaculaire (wakh, wakhète) dont il est le seul à avoir le secret, qu’il est nul car n’ayant pas respecté les dispositions du code des marchés publics, alors même que ce contrat est en cours d’instruction au niveau de l’ARMP, suite à une saisine du syndicat des cadres de SENELEC.
La sérénité, la responsabilité et le respect des institutions publiques voudraient que M. BITEYE attende de voir les conclusions et recommandations finales du gendarme des marchés publics, pour renforcer ou non son seul et unique argument de nullité du contrat. Toute cette agitation, révèle à mes yeux un manque de sérénité qui trahit certainement quelque chose qu’on essaye de cacher et qu’on finira surement par découvrir.

Est-ce que AKILEE disposait d’un stock de compteurs au moment où SENELEC contractait avec les israéliens ?

La commande passée à Powercom a été faite uniquement pour servir des intérêts privés car rien ne la justifiait au regard du fait que  :
Le stock de compteurs était largement suffisant car AKILEE avait livré 100 000 compteurs en décembre qui devaient tenir jusqu’à fin mai d’une part, que les compteurs intelligents commandés dans le cadre du contrat avec AKILEE, permettaient d’assurer la satisfaction des besoins par la suite.
La crise du Coronavirus a eu pour effet de ralentir l’activité de branchement et a baissé la demande en compteurs pendant toute la période allant de mars à mai.
AKILEE dans sa démarche responsable a toujours tenu à être informée du niveau des stocks ; jamais Senelec n’a répondu, fait inédit au cours des 3 années de collaboration passées. D’après mes informations, la directrice commerciale a préparé une note qui n’avait aucun autre but que de justifier, sur la base de faux prétextes, comme cela a toujours été le cas dans cette affaire, le marché que Monsieur BITEYE voulait engager avec Powercom.
Ainsi, comprenant les agissements de la direction générale de SENELEC, AKILEE a engagé la fabrication de 57500 compteurs à la fin mars ; ces compteurs ont commencé à être livrés  en mai bien avant ceux de Powercom livrés à partir de juillet. A côté de cela, il y avait des compteurs commandés dans le cadre de la coopération avec la KFW qui devaient être livrés courant avril. Ce qui veut dire qu’il n’y avait absolument aucun risque de rupture de stock. Et au moment où on parle AKILEE a livré 30000 compteurs supplémentaires, auxquels vont s’ajouter 54000 autres dans les prochaines semaines. C’est donc près de 144 000 compteurs qui seront déjà livrés au Sénégal dans le cadre du contrat qui nous lie avec SENELEC. Ces compteurs et leurs accessoires, c’est beaucoup d’argent que personne n’a le droit de jeter par la fenêtre dans la mesure où il s’agit de deniers publics que nous devons préserver.
Je voudrais terminer en disant que sur cette affaire Powercom les organes chargés de veiller à la bonne utilisation des ressources publiques (DCMP) et à la bonne gestion de Senelec (Conseil d’Administration) ont été sciemment et volontairement induits en erreur dans leur décision. Ce, pour les pousser à autoriser cette transaction avec Powercom, sans appels d’offres et en totale violation du contrat avec AKILEE qui n’a jamais connu la moindre défaillance dans l’approvisionnement des compteurs.

Le directeur de SENELEC a motivé la rupture du contrat par l’impossibilité, selon lui, de trouver un accord avec vous sur les points de déséquilibre manifeste du contrat liant SENELEC à AKILEE. Etes-vous de cet avis ?

A supposer qu’il y ait un déséquilibre, ce que nous contestons formellement, y avait-il vraiment besoin de faire autant de bruits autour de ce contrat ; particulièrement quand on sait que SENELEC est actionnaire d’AKILEE à 34%. La vérité est bien plus simple que Monsieur BITEYE ne le dit. Le fait est que le contrat signé avec AKILEE gênait toute une économie parallèle qui vivait de commissions dans le cadre des appels d’offres. Il fallait bien que quelqu’un acceptât d’être la marionnette qui allait essayer de saboter le contrat avec AKILEE pour servir ces intérêts privés.
En ce qui nous concerne, notre partenaire HEXING a même été approchée à plusieurs reprises par un ancien haut cadre de SENELEC, actuellement à la retraite et qui continue à être très proche de certains hauts responsables de la société nationale. Or, ce qui a conduit à s’orienter vers ce contrat, c’est uniquement la recherche d’une plus grande performance financière (réduction des pertes et charges d’exploitation) et d’une plus grande efficacité opérationnelle de Senelec. En effet, on a vu la situation de blocage dans laquelle SENELEC était en 2016 et 2017 concernant son approvisionnement en compteurs. C’est avec AKILEE que la situation s’est décantée avec à la clef de meilleurs prix, des délais d’approvisionnement fortement réduits de 12 à 3 mois et des charges financières supprimées. Par contre, Monsieur BITEYE ne vous dira pas tous les manquements extrêmement graves et répétés de SENELEC qu’ils ont sciemment orchestrés pour empêcher la bonne exécution du contrat. Le plus remarquable d’entre eux est le fait de ne pas avoir accepté de lancer le pilote prévu avec les 2000 premiers compteurs que nous avons livrés en novembre 2019 ; ce, malgré toutes nos relances. Or, on vient d’assister à un simulacre de lancement du programme de généralisation des compteurs intelligents le jeudi 27 août 2020 à Gorée. Le plus cocasse dans tout cela, c’est qu’on n’a vu aucun représentant du ministère de l’énergie, du ministère des finances ou encore, et c’est normal au regard de l’objectif de ce projet, aucun représentant de la Présidence de la République. Un lancement au forceps donc en ignorant ceux qui ont été à la base de ce projet, à savoir AKILEE. Ma conviction est que la justice divine opérera inévitablement ; laissons le temps nous édifier.

Que répondez-vous au DG de SENELEC qui estime qu’il se pose un problème de validité du contrat s’agissant de l’exclusivité de 10 ans pour la fourniture de 2,7 millions de compteurs intelligents avec un prix d’achat fixe sur cette période ?

En effet, l’actuel DG de Senelec a prétendu que la durée du contrat était longue sans tenir compte de la baisse des prix. Nous souhaitons rappeler que le contrat signé entre SENELEC et AKILEE a pour objet de déployer et d’exploiter un système de comptage intelligent aux fins de réduire les pertes commerciales (fraudes, anomalies diverses…) et les charges d’exploitation, ainsi que de transformer radicalement et positivement l’expérience des clients de SENELEC.
La durée de ce projet découle d’un benchmark fait à travers le monde. Il faut rappeler qu’il s’agit de réduire les pertes commerciales et les charges d’exploitation de 500 milliards FCFA en 10 ans pour un coût total du projet de 187 milliards. Je rappelle encore une fois que SENELEC a déjà perdu près de 800 milliards au cours des dernières années, que si rien n’est fait de manière structurelle, c’est 1273 milliards FCFA que nous pourrions perdre dans les 10 ans qui viennent. La plupart du temps, ces projets se déroulent sur une période de 8 à 15 ans puisqu’il y a une limite physique en termes de capacité de déploiement à un coût optimal, mais également une question de soutenabilité financière, notamment en termes de trésorerie.
Et dans ce cadre le prix proposé est un prix moyen sur les dix prochaines années qui tient compte à la fois de l’effet d’échelle mais également de l’évolution future possible des prix. Ainsi, les prix actuels sur le marché sont sans conteste supérieurs aux prix proposés par AKILEE. Par ailleurs, nous avons proposé un prix fixe avec la garantie de toujours offrir la meilleure technologie disponible sans surcoût (cf. Annexe 5 du contrat). Je ne vois pas où se trouve le lien de causalité entre la validité du contrat et la durée et les prix qui découlent d’une analyse technico-économique réalisée en toute objectivité.
Concernant l’exclusivité, le DG de Senelec essaye par tous les moyens de réduire le projet AMI à une question de fourniture de compteurs. Preuve s’il en fallait une qu’il n’a pas saisi les enjeux. La mission confiée à AKILEE est une mission globale de déploiement et d’exploitation de ce système, en ce compris tous les équipements et matériels requis dans le cadre du projet. Une des raisons principales de ce choix est l’assurance de la qualité afin de maximiser les chances de réussite du projet. On ne peut donc pas prendre le risque de laisser des composants essentiels pour l’intégrité du système de comptage être approvisionnés par ailleurs. Il n’est point besoin de verser dans la démagogie pour créer la confusion dans l’esprit des Sénégalais. Cela justifie l’exclusivité qui permet de garder la cohérence matérielle et opérationnelle du projet. Cette exclusivité prévoit plusieurs voies de rupture si AKILEE devenait défaillante pour des raisons économiques, opérationnelles ou juridiques.
Enfin, ce qu’il faut sans doute rappeler, c’est que Senelec avait de gros problèmes d’approvisionnement liés aux appels d’offres, avec de sérieuses contraintes de trésorerie pour commander des compteurs qu’elle devait payer à 100% avec un acompte de 30% à la commande et un solde de 70% à la livraison. Avec ce contrat, nous leur demandons désormais 15% d’acompte et le solde de 85% est préfinancé par AKILEE et payée sur 4 ans à partir de la livraison. Ce qui signifie qu’AKILEE est payée sur 14 ans pour un contrat de 10 ans ; ce n’est donc pas comme si on avait pris 187 milliards dans les comptes de SENELEC qu’on aurait donné à AKILEE pour qu’elle en fasse ce qu’elle veut.

N’êtes-vous pas coupable de délit d’initié en étant l’auteur du plan stratégique de SENELEC et directeur de AKILEE avec qui la société d’électricité a fini par signer, comme on vous le reproche ?

Je pense qu’il est fondamental de peser les mots et de bien comprendre le sens des expressions qu’on utilise. Je comprends que le Directeur général de SENELEC, cohérent dans sa logique de manipulation de l’opinion et de diffusion de contre-vérités, puisse faire une telle déclaration, du moins l’insinuer en indiquant que nous n’aurions jamais pensé à ce projet sans avoir fait le plan Stratégique de SENELEC.
C’est certainement parce que dans sa paresse intellectuelle habituelle, il n’a pas cherché à connaître l’origine d’AKILEE et les jalons qui ont précédé la collaboration avec SENELEC. Il ne sait pas par exemple que le projet AKILEE est né en 2014 avec des compteurs électroniques que nous avons rendus communicants pour permettre à nos clients d’alors de suivre leurs consommations d’énergie, dans l’optique de maîtriser leurs factures. Il ne sait pas non plus que fort de nos premières expériences, nous avons signé avec Sonatel, la même qu’il cite, un NDA pour étudier les possibilités d’une coopération à l’échelle nationale mais également sous-régionale. Il ne sait pas non plus que nous avons donc commencé à travailler avec Sonatel pour le suivi de leurs consommations dès 2016. Bien au contraire, c’est notre connaissance, non privilégiée, des problèmes de SENELEC qui nous a conduits bien avant le Plan Stratégique à nous rapprocher d’elle. Et j’en veux pour preuve le courrier datant du 29 mars 2016 que nous avons envoyé au DG de SENELEC dans lequel on indiquait clairement l’ensemble du champ de collaboration possible avec SENELEC. Il est regrettable de constater que plutôt que de saluer une capacité à identifier des problèmes et à y apporter des solutions portées par des entreprises Sénégalaises, on essaye de ternir l’image de gens honnêtes qui n’ont fait que travailler jour et nuit pour servir leur pays.
«Powercom aurait signé le contrat pour la fourniture de compteurs communicants standards, mais en vérité elle ne fabrique pas les compteurs. Le marché a été sous-traité à un fournisseur sud-africain qui lui-même ne fabrique pas les compteurs non plus. Ce serait un troisième fabricant chinois qui aurait fabriqué les compteurs»

Comment se fait-il que votre compteur monophasé avec le coffret coûte 46 573 francs Cfa et celui de Powercom coûte 32 065 francs Cfa ?

J’ai lu cette information dans l’interview du DG de SENELEC. Comme toujours nous regrettons le rapport élastique que Monsieur BITEYE a avec la vérité, il lui semble difficile dans cette affaire de dire, au moins une seule fois, les choses telles qu’elles sont réellement. Il s’agit toujours de manipulation et de confusion des esprits à dessein. En vous disant que le compteur monophasé d’AKILEE coûtait 46 573 FCFA (soit 71 Euros), il aurait dû vous dire aussi qu’il s’agit du système de comptage dans son ensemble qui comprend  : le compteur, le coffret (qui est deux fois plus grands que le petit coffret actuellement sur le marché), le disjoncteur, les câbles de raccordement, la visserie et les scellés. Jusqu’à preuve du contraire, ce que nous avons pu voir c’est que le marché passé avec Powercom a coûté 3,5 millions de dollars américains ; que dans cela les compteurs monophasés étaient vendus à 75 dollars l’unité, soit près de 42000 FCFA pour un seul et unique compteur, le compteur triphasé lui a été vendu à 69000 FCFA. Il n’y aucune chance pour que Powercom soit moins cher que les prix offerts par AKILEE. Et d’après nos calculs, c’est un surcoût de 1 milliard FCFA que SENELEC a accepté de payer. Et rapporté à l’échelle du contrat, ce serait 72 milliards FCFA de surcoût.
En cette période de crise sanitaire, doublée de défi économique, l’Etat a certainement plein de choses à faire avec tous ces milliards. Nous invitons donc le DG de SENELEC, s’il est vraiment animé d’une volonté de transparence, à publier les contrats d’AKILEE et de Powercom avec le détail des informations financières. Le pire n’est pas dans le fait que les compteurs d’AKILEE soient moins chers ; non, le pire c’est le fait d’avoir acheté précipitamment des compteurs sur étagère, c’est-à-dire des compteurs minimalistes et passe-partout, qui ne correspondent absolument pas aux spécifications techniques définies pendant plusieurs mois pour les compteurs fournis par AKILEE. Encore plus grave dans cette affaire Powercom, nous avons été informés qu’en réalité il s’agit d’une chaine d’intermédiaires. Ainsi, Powercom aurait signé le contrat pour la fourniture de compteurs communicants standards, mais en vérité elle ne fabrique pas les compteurs. Le marché a été sous-traité à un fournisseur Sud-Africain, qui lui-même ne fabrique pas les compteurs non plus. Ce serait un troisième fabricant chinois qui aurait fabriqué les compteurs. Je mets tout cela au conditionnel par ce que cela reste à vérifier, mais ce serait extrêmement grave si effectivement les compteurs viennent de Chine et non d’Israël, comme cela aurait dû être le cas a minima. Nous vérifierons cette information sur le véritable fabricant des compteurs, pour établir réellement s’il s’agit de compteurs achetés en marque blanche qui sont réputés être de piètre qualité. Je ne peux pas croire que Monsieur BITEYE ait été aussi inconséquent.
«M. Bitèye qui juste pour essayer de casser Akilee n’a pas hésité à s’engager avec Powercom et avec KAIFA à qui ils veulent confier la gestion des données du réseau de distribution et du réseau commercial, hypothéquant ainsi la souveraineté du Sénégal dans un secteur aussi stratégique que celui de l’énergie»

AKILEE ne risque-t-il pas de fermer boutique si SENELEC vous tourne le dos ?

Je voudrais d’abord rappeler que la vision stratégique qui a présidé à l’entrée de SENELEC au capital d’AKILEE et son positionnement dans le cadre du projet, est celle d’un Etat-stratège qui, comprenant les futurs enjeux du secteur de l’énergie avec les disruptions induites par la digitalisation, a choisi de s’appuyer sur une société privée Sénégalaise pour bâtir un futur champion régional voire continental. Il faut comprendre que l’enjeu derrière les relations contractuelles entre AKILEE et SENELEC n’est pas le déploiement de compteurs intelligents mais la digitalisation du secteur avec de nombreux avantages pour toutes les parties prenantes. Il s’agit d’une vision stratégique pour le pays pour permettre le développement de start-up à très fort potentiel dans le monde des services énergétiques digitalisés qui vont se déployer à l’international et promouvoir le génie Sénégalais ; ce que SENELEC ne peut pas faire.
Dans cette perspective, il est indéniable que la mise à mal du partenariat avec SENELEC qui avait été pensé pour asseoir notre déploiement à l’international, va nécessairement nous impacter. Cela étant, comme toute équipe de management responsable et ambitieuse, nous avons déjà anticipé l’évolution de nos relations avec SENELEC à travers l’élaboration d’un nouveau plan stratégique. Ce plan que nous avons baptisé, Phoenix, comme l’oiseau légendaire qui est réputé pour sa capacité à renaître de ses cendres, couvre la période 2021-2025 ; il a vocation à nous permettre de continuer nos activités dans un premier temps, puis de poursuivre notre développement sur le continent dans un second temps, en s’appuyant sur d’autres leviers en termes d’activités et de territoires. C’est un plan qui transpire l’ADN d’AKILEE, à savoir l’innovation. Les équipes ont été formidables à sortir en si peu de temps et en pleine tourmente médiatico-judiciaire, un plan aussi ambitieux que Phoenix ; et je veux ici les remercier pour la poursuite de leur engagement et leur conviction dans le réel projet d’AKILEE qui n’est pas de se battre pour des compteurs, mais plutôt de se battre pour la véritable émergence de nos pays.

Comment voyez-vous l’avenir des start-ups en Afrique en général ?

Je pense que les pays Africains, qui restent parmi les plus pauvres au monde, ont une chance formidable avec cette nouvelle ère de l’économie numérique pour renforcer leur économie, maximiser leur valeur ajoutée et leur capacité de domestication de cette valeur ajoutée. En effet, les start-ups font partie des leviers sur lesquels nos Etats devront s’appuyer pour saisir tout le potentiel offert par la digitalisation des économies. Et la crise du Coronavirus est là pour nous démontrer que nous allons vers un nouveau monde où cette digitalisation va s’accentuer.
Dans cette nouvelle ère, la croissance économique sera portée par les services et dans ce cadre nous disposons, en abondance, du plus grand capital nécessaire, à savoir le capital humain. L’intelligence est la chose la plus homogènement distribuée dans la nature. Nous avons les femmes et les hommes qu’il faut pour tirer profit des opportunités qui se présentent à nous. Et quand on regarde de plus près ce que nous avons fait, en intégrant SENELEC dans le capital d’AKILEE pour se positionner sur les services énergétiques à forte ajoutée au Sénégal, mais également à l’échelle continentale, cela relève de la vision d’un Etat-stratège. Le concept de « start-up nation » doit devenir une réalité dans les Etats Africains, et particulièrement au Sénégal en ce qui nous concerne. Le potentiel de création d’emplois est extraordinaire, et quels emplois !
Dans cette ère l’essentiel sera dans la data qui pour moi est le pétrole du XXIème siècle. L’enjeu pour nos Etats est donc de nous assurer qu’on a la maîtrise de la donnée. Et cela me ramène aux errements de Monsieur BITEYE qui juste pour essayer de casser AKILEE n’a pas hésité à s’engager avec Powercom et avec KAIFA à qui ils veulent confier la gestion des données du réseau de distribution et du réseau commercial, hypothéquant ainsi la souveraineté du Sénégal dans un secteur aussi stratégique que celui de l’énergie.
Je suis à cet égard admiratif des initiatives de notre Président de la République avec la loi 2020-01 sur les start-ups qui a été votée. À la modeste échelle qui est la mienne, j’essaie d’agréger quelques talents sénégalais d’ici et d’ailleurs pour apporter notre propre contribution à cette dynamique d’émergence.

Vous étiez un cadre sénégalais à l’étranger qui est rentré et a mis en place cette innovation. Est-ce que cette aventure peut encourager la Diaspora à rentrer au bercail ?

Sincèrement, je pense que cette polémique entretenue autour du contrat signé avec AKILEE est ce qu’il y a de pire pour motiver les Sénégalais de la Diaspora à rentrer au Sénégal. Permettez-moi de rappeler que la première raison pour laquelle les gens rentrent au pays, n’est pas d’ordre financier. Les Sénégalais de la Diaspora rentrent avant tout avec la forte volonté de servir, de relever des défis, de partager leur expertise, de contribuer au développement économique et social de ce pays. Il y a comme un paradoxe. Lorsqu’on est à l’étranger, on se sent loin, pas suffisamment impliqué dans le développement du pays (en dehors de la non négligeable contribution financière) et on a souvent envie de rentrer en cherchant le bon projet ou le bon poste. Une fois sur place on peut parfois avoir des surprises.
Et c’est un peu le sentiment que j’ai dans notre cas. Non pas pour mon cas personnel, mais plus pour la trentaine de Sénégalais sur 100 qui travaillent chez AKILEE et que nous avons fait rentrer de la France, des USA, du Canada, de la Chine… Tous avec de belles perspectives dans leurs pays d’accueil, nous les avons convaincus de démissionner et de nous rejoindre pour servir leur pays, notamment avec le projet de déploiement généralisé des compteurs intelligents. Aujourd’hui force est de constater qu’on a clairement cassé quelque chose en ces personnes.

Avez-vous senti un soutien du privé sénégalais dans votre bras de fer avec SENELEC ?

Oui vous avez pu voir certains grands patrons du Sénégal exprimer publiquement leur soutien. A côté de cela, on a surtout reçu de nombreux soutiens venant de leaders d’opinion dans la société civile, des Sénégalais de la Diaspora, de nos concitoyens vivant avec nous au Sénégal. C’est d’ailleurs l’énergie tirée de ce soutien massif qui nous porte. Nous avons aussi le soutien de plusieurs de nos guides religieux qui suivent de près cette question. Certains parlementaires s’intéressent à la question et nous encouragent. Toutes ces personnalités ont indiqué avoir compris ce qui se passait et se montrent solidaire de notre cause ; en particulier, depuis que le voile à commencer à se lever sur cette affaire de remplacement de Sénégalais par des étrangers à travers Powercom et KAIFA. Les soutiens ont redoublé depuis que ce sentiment qu’il y avait quelque chose de louche dans les agissements de Papa Mademba BITEYE. Je suis certain qu’il y a des enseignements intéressants à tirer de tout cela. Surement qu’un livre sera le meilleur moyen de partager mes réflexions sur lesdits enseignements.

Peut-on savoir la suite judiciaire que vous avez ou comptez donner à cette affaire ?

d’abord je dois indiquer que, malgré tous les manquements graves et répétés de SENELEC, ainsi que les actes de sabotage sciemment posés au quotidien dans le seul but d’empêcher une quelconque poursuite de la bonne exécution du contrat, nous privilégions la voie d’un règlement amiable du différend qui nous oppose à SENELEC. Cela pour une raison simple c’est que nous n’oublions pas le compagnonnage de très grande qualité qu’il y a eu entre nous depuis 3 ans ; parce que nous n’oublions pas que SENELEC est notre actionnaire à hauteur de 34%, et qu’AKILEE est une filiale de SENELEC ; parce que nous voulons donner une autre image du Sénégal à nos compatriotes, que nous respectons, à nos partenaires techniques et financiers mais également au reste du monde. Cela étant, face l’arrogance et l’incurie de la direction générale de SENELEC sous la conduite de Papa Mademba BITEYE, nous sommes tenus de nous préparer à toutes les options y compris celle d’un règlement par voie judiciaire. Dans ce cadre, nous avons déjà pris contact avec plusieurs cabinets d’avocats nationaux et internationaux, et nous sommes en train de constituer le pool d’avocats le plus large et le plus solide qu’il soit pour défendre les intérêts d’AKILEE et les intérêts du Sénégal, car pour moi il y va de l’image et de la crédibilité du Sénégal.

Croyez-vous que le Sénégal dispose d’un environnement judiciaire sécurisé qui favorise l’investissement ?

De toute évidence si je me base sur mon expérience propre avec cette fausse affaire autour du contrat avec SENELEC, ce qui s’est passé ne milite pas en la faveur d’un Oui. Je pense quand même que tout le cadre législatif, réglementaire et institutionnel est là pour assurer la protection des investisseurs au Sénégal. Cependant, ce qui peut encore poser problème c’est certainement les Hommes qu’on met dans tout ce système. J’ai le sentiment parfois qu’il y a un poids et plusieurs mesures en fonction des sensibilités, des enjeux, des appuis, des nationalités….
Au Sénégal, il semble plus facile de s’attaquer aux investisseurs Sénégalais. Il m’a été rapporté que Papa Mademba BITEYE répète, en privé, à longueur de journée qu’il ne craint rien parce qu’il a le soutien de l’Etat et que personne ne peut lutter contre l’Etat, en particulier pas un Sénégalais. Donc il commet un forfait en violant l’exclusivité d’un contrat régulièrement formé, voire même un double forfait en bloquant indûment des factures sur des prestations qui n’ont rien à voir avec le contrat en question, mais il se dit ne rien avoir à craindre parce qu’il est couvert, selon ses propres dires, par l’Etat. De fait, on voit la mentalité de ce genre de personnes arrivées à la tête de grandes structures publiques en étant sorti premier d’un concours de circonstances.
La conséquence c’est qu’on se retrouve avec ce que j’appelle un trouble à l’ordre public économique. Quand j’entends un DG dire qu’il remet en cause un contrat parce qu’il ne l’a vu que plusieurs mois après sa nomination, ce qui au passage est inexact car il était au CA de SENELEC qui a validé à l’unanimité la signature du contrat et il a posé plusieurs actes de poursuite de l’exécution dudit contrat jusqu’à décembre 2019 (8 mois après sa nomination), oui je m’inquiète pour les investisseurs. Il y a une exigence de continuité de l’Etat qui obligeait Monsieur BITEYE. Peut-on imaginer que chaque nouveau DG ou ministre qui arrive, parce qu’il voudrait faire ses petites affaires, remette en cause des contrats signés en bonne et due forme ? La réponse est évidemment non. SENELEC mérité mieux que cela. Le Sénégal mérite mieux que cela. Le secteur de l’énergie est un secteur stratégique qui, pour être performant, exige d’importantes ressources financières et une très bonne planification. C’est un secteur qui ne tolère pas les errements ou les approximations au risque de les payer cash. Le cas échéant, seuls les pauvres « Goorgorlu » sénégalais le ressentiront. Et disposer de ressources énergétiques fossiles ne pourra rien y faire, parce qu’au regard des sommes engagées il faudra du temps pour apurer les dettes ; conséquence, la baisse du coût du kWh promise par son Excellence le Président Macky SALL peut ne pas voir le jour de sitôt.Realisé par Seyni diop

55 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 51 nouveaux guéris,aucun nouveau décès et 36 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1090 tests réalisés, 55 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 5,05 %. Il s’agit de 34 cas contacts suivis, 3 cas importés (AIBD) et 18 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
51 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
36 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 13611 cas positifs dont 9439 guéris, 284 décès et 3887 encore sous traitement.

Arabie Saoudite le choc covid-19 : des africains entassés dans des centres

https://www.financialafrik.com L’Arabie saoudite maintient des centaines, voire des milliers de migrants africains enfermés dans des conditions qui rappellent les camps d’esclaves de la Libye. L’enquête de Sunday Telegraph fait froit dans le dos.
Des images prises par des téléphones portables et envoyées au journal britannique par des migrants en rétention à l’intérieur des centres de détention montrent des dizaines d’hommes entassés, torse nu, dans de petites pièces aux fenêtres à barreaux. Une photo montre ce qui semble être un cadavre enveloppé dans une couverture violette et blanche au milieu d’eux. Ils disent que c’est le corps d’un migrant qui est mort d’un coup de chaleur et que d’autres ont à peine assez de nourriture et d’eau pour survivre.
Une autre image, trop atroce pour être publiée, montre un jeune homme africain pendu à une grille de fenêtre dans un mur intérieur carrelé. L’adolescent s’est suicidé après avoir perdu espoir, disent ses amis, dont beaucoup sont détenus depuis avril.
Les centres de détention identifiés par le Sunday Telegraph hébergent principalement des hommes éthiopiens et il y en aurait d’autres remplis de femmes. Le Sunday Telegraph a pu géolocaliser deux des centres. L’un est à Al Shumaisi, près de la ville sainte de La Mecque et l’autre à Jazan, une ville portuaire près du Yémen. Plusieurs des migrants ont déclaré avoir été arrêtés à leurs domiciles dans diverses villes saoudiennes avant d’être placés dans les camps. D’autres sont des réfugiés africains du Yémen ravagé par la guerre.  Albert Savana

OMC : La candidate Yoo Myung-hee promet d’aider les pays d’Afrique de l’Ouest à devenir compétitifs sur le marché commercial mondial

https://www.dakaractu.com La ministre du Commerce Sud-Coréenne Yoo Myung-hee, candidate pour le poste de Chef de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré que les pays en développement devaient être pleinement intégrés dans le système commercial mondial, une tâche qu’elle se dit prête à assumer après avoir vu sa propre nation sortir des ruines de la guerre de Corée.

Elle a ainsi promis lors d’une conférence de presse, si toutefois elle était élue, d’aider les pays d’Afrique de l’Ouest à devenir compétitifs sur le marché commercial mondial.

Elle est en concurrence pour le poste le plus élevé de l’OMC avec 7 candidats provenant du Mexique, du Nigeria, de l’Egypte, de la Moldavie, du Kenya, de l’Arabie saoudite et du Royaume-Uni. Pour rappel, le Sénégal ne présente pas de candidat mais soutiendrait celui issu du continent africain.
Un consensus selon lequel les femmes devraient être à la tête du secrétaire général de l’OMC cette fois-ci, s’est également formé parmi les pays membres. Le 16 août, la Fondation allemande Betelsmann, un institut de recherche international, l’a placée  parmi les trois premiers des huit candidats au total à l’évaluation de la qualification des candidats au secrétariat  Général de l’organisation mondiale du commerce.
Alors que la Corée du sud a fait preuve de leadership mondial en proposant une riposte à toute épreuve face à la Covid19, à l’ère post-covid19, le ministre Sud-coréen Yoo  Myung-hee s’est dit en mesure de réagir efficacement en attachant de l’importance à la position des pays en développement dans la coopération commerciale mondiale.
Yoo promet de rendre l’OMC plus pertinente face à la pandémie et aux nouvelles réalités économiques.
L’organisme commercial prévoit de lancer le processus de sélection le 7 septembre après le départ du directeur général actuel, le Brésilien Roberto Azevedo, ce mois-ci…

Mare aux crocodiles de Dabo : Quand rizicultrices et reptiles cohabitent paisiblement

http://lesoleil.sn Sous le ponton de Komambouré Maoundé (village de la commune de Dabo), se promènent des crocodiles. Dans la mare ou sous les arbres touffus qui leur servent de refuge, ils s’épanouissent et cohabitent paisiblement avec les rizicultrices, dans le respect du périmètre consacré.
Sur une route bien goudronnée de l’axe Diaobé-Kolda, le voyageur est à l’aise. Il fait son chemin en admirant la nature verdoyante -synonyme de l’abondance des pluies- avec des plantes et herbes qui poussent au bord de la chaussée. Avec un peu d’attention, il peut tomber sur un panneau d’indication sur lequel est inscrit en gros caractères noirs « La mare aux crocodiles ». Sa soif de découverte peut lui donner des idées, l’obliger à quitter la route nationale n° 6, pour y faire un tour. À 14 heures, le soleil darde ses rayons, une forte canicule enveloppe cette zone du Fouladou. C’est le moment idéal pour se mettre sous les arbres à la recherche de la fraîcheur, en attendant une pluie qui ferait autant de bien. Un groupe de filles semble l’avoir compris. Elles sont assises à l’ombre d’un grand arbre, à côté d’une boutique, plongées dans de longues discussions. « La marre aux crocodiles est-elle loin d’ici ? » Après moult hésitations, elles répondent en chœur par l’affirmative. Elles dépêchent alors un jeune garçon pour nous accompagner parce que dans ces pistes aussi cahoteuses qu’instables, il est presque risqué pour un étranger d’y aller seul. Mais, le concerné, ne faisant pas confiance aux visiteurs, décline. « Je peux me faire tuer », se défend-t-il, le doigt sur la gorge, comme s’il y passait un couteau. Éclat de rires général. Une vieille dame vient à notre secours. La démarche ralentie par l’âge, elle se dirige vers le véhicule, place quelques mots supplémentaires, décline son identité, puis embarque à bord. Assise à droite du chauffeur, Diabou Baldé met à contribution sa maîtrise de la géographie de la zone. « Prenez votre gauche », indique-t-elle du doigt. L’homme au volant exécute et quitte la chaussée. Le reste du chemin se fait sur une route sablonneuse, affrontant parfois les branches d’arbres qui débordent. Il suffit de cinq minutes pour se mettre sur le ponton qui surplombe « La mare aux crocodiles ». C’est à deux minutes du village de Komambouré Maoundé. À partir de là, seule une partie de la mare est visible. Il faut faire un grand tour à pied. Diabou Baldé demande au groupe de la suivre. Dans un paysage tout vert, garni de cocotiers et de petits arbustes, de hautes herbes s’entrelacent et des femmes s’occupent des rizières,  plants en main, les pieds enfoncés dans les eaux. C’est de vieilles connaissances de la dame qui nous accompagne. Toute souriante, Diabou distribue des salutations. Leurs voix se mêlent aux gazouillements des oiseaux et au bêlement des chèvres attachées sous les arbres. Après une dizaine de minutes de marche dans la brousse, nous sommes devant la mare, une vaste étendue d’eau presque collée aux rizières des dames. L’eau est tantôt bleue, tantôt rose, certaines parties sont submergées par les herbes encore vertes. C’est le terrain de jeu des crocodiles. Ils sortent de temps en temps, à condition qu’il n’y ait pas de soleil. Le cas contraire, ils se réfugient sous un immense arbre touffu, à moins d’un mètre de la mare.

Une entente naturelle

Malgré la chaleur torride, les femmes, plus d’une dizaine, sont en pleine culture du riz. Courbées ou en position debout, et pagnes bien noués, elles piquent les plants sous une bonne ambiance. Elles discutent et n’hésitent pas à saluer les passants. Mais ici, la règle est claire, à chacun son périmètre. Il ne faut surtout pas violer le territoire des crocodiles. C’est comme une entente naturelle, presque une relation de bon voisinage entre les cultivatrices de riz et ces animaux. Ainsi, ils vivent côte à côte sans aucune violence. Les rares attaques des crocodiles ont concerné des moutons, des chèvres, mais jamais un être humain. « Ils peuvent être dans la mare et ne rien faire aux  rizicultrices. Ils restent dans leur périmètre », raconte Diabou Baldé, la soixantaine passée. Ses petits-fils témoignent avoir vu à plusieurs reprises ces crocodiles qui valsent entre la mare et leur refuge, les jours ensoleillés. D’après ces derniers, il n’y a aucun danger pour ces femmes qui les côtoient tous les jours. « La distance réglementaire est respectée. Ainsi, aucune attaque n’est à déplorer », ajoute Demba Kandé, l’un d’eux, prêt à repartir en vélo. Ici, c’est la cohabitation entre crocodiles et êtres humains dans le respect de la distanciation…sécuritaire, pour ne pas dire sociale. Oumar FÉDIOR, Demba DIENG (Textes) et Mbacké BA (Photos)

Bargny – Menaces d’expropriation de leurs terres – Les Turcs installent la peur, la mairie s’en lave…

https://www.leral.net Les populations de Bargny sont dans l’inquiétude avec une menace d’expropriation de leurs terres, en faveur des Turcs qui comptent y faire leur business. Installant du coup désarroi et peur.
Les populations risquent l’expulsion, ceci pour faire place aux Turcs de Toysali et leur usine sidérurgique qui comptent aussi faire de cette place leur zone économique spéciale.
L’autorité municipale de Bargny s’en lave les mains car se disant irresponsable de cette situation. « Ce n’est pas la mairie qui a donné ces terres aux Turcs, c’est l’Etat central », a-t-elle affirmé.
Une fois de plus, le problème du foncier a de beaux jours devant lui au Sénégal.

MOUNTAGA KANE, JOURNALISTE : « L’IDÉE D’ÉCRIRE EST PARTI D’UN CONSTAT ET D’UN DÉFI »

http://www.emedia.sn Mountaga Kane, correspondant du groupe emedia à Louga, vient de publier son premier ouvrage intitulé « Dieu a-t-il besoin d’exister ? », paru aux nouvelles éditions numériques Africaines. « Ce n’est qu’une introduction à une série d’ouvrage sur la condition de l’être », clame, d’emblée, le journaliste. Qui dit s’inscrire dans « la continuité ».

« La solution, c’est dans l’être »

Dans ce sillage, l’auteur explique que « l’idée d’écrire ce livre est partie d’un constat et d’un défi. » Car dit-il  : « Le constat est l’angoisse existentielle grandissante qui nous secoue. Le véritable défi, c’est de montrer que la solution, face à cette situation, c’est dans l’être. Dans la capacité de chacun de nous de croire en lui et jamais à l’autre. »
Pour lui, « ce qui freine notre développement, c’est cette propension à tout reposer sur le dos de l’autre. Alors que l’autre ne peut servir à quelqu’un que si l’action vient de lui-même. Seul l’être peut s’extirper du poids du matériel et ses corolaires. En fait, il s’agit d’apporter une modeste contribution à l’éveil des consciences. Une entreprise grandiose à la mesure du degré d’obscurantisme de beaucoup de nos congénères. » .

« Journaliste-écrivain »

« Je m’inscris en quelque sorte dans la continuité. Le journaliste informe et éveille les consciences. Dans mon ouvrage, je ne fais rien d’autre que lancer une alerte. C’est dire que le journalisme mène à tout. Et que le journaliste peut aisément devenir écrivain si peu qu’il en ait la divine inspiration. Je pense qu’il y a une différence entre les deux écritures. Elles ne font pas un. Tout journaliste n’est pas écrivain et vice versa ».Dié BA

IMPACT DU CORONAVIRUS : DES ACTEURS DE LA MUSIQUE PROPOSENT DES SOLUTIONS DE SORTIE DE CRISE

Dakar, 31 août (APS) – Sept organisations des acteurs de la musique proposent, dans une lettre ouverte au chef de l’Etat Macky Sall, des solutions de sortie de crise de leur secteur fortement touché par les conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus.
« Aujourd’hui, l’Etat doit se rendre disponible pour nous défendre en commençant par nous écouter  : nous écouter non pas jouer et chanter, car les cœurs ne sont pas à la fête, mais nous écouter proposer des solutions de sortie de crise pour notre secteur’’, ont écrit les artistes et auxiliaires des métiers de la musique dans cette lettre dont l’APS a reçu une copie.
La Coalition des instrumentistes de musique du Sénégal (Sama instrument), l’Association des techniciens du spectacle et de l’audiovisuel du Sénégal, Africa Fête, Urban culture consulting (UCC), la Coalition interprofessionnelle des producteurs et éditeurs phonographiques (CIPEPS), l’Association des Managers et Agents d’artistes (AMAA), l’Association des Métiers de la Musique du Sénégal, sont les organisations signataires de cette lettre ouverte adressée au chef de l’Etat Macky Sall, « protecteur des arts et des artistes ».

Elles disent ainsi vouloir à travers cette lettre « inciter l’Etat à prendre de bonnes décisions en évitant les solutions ponctuelles et en y associant les acteurs de la musique qui sont parmi les plus touchés par la pandémie ».

« Le monde des arts amorce une lente agonie et il sera très difficile de nous sauver », soutient la coalition des acteurs de la musique.
Selon elle, « quel que soit le remède, il sera trop tard pour les arts et les artistes », faisant savoir que les artistes veulent « retrouver » leur « dignité ».
Elle évoque les difficultés du secteur de la musique depuis sept mois marquant l’arrêt des activités professionnelles avec les mesures prises par le ministère de l’Intérieur, notamment le couvre-feu et la fermeture de tous les espaces publics et culturels.
Néanmoins, la coalition des acteurs de la musique salue les efforts déployés par l’Etat pour soutenir les artistes. Elle cite « l’aide à la culture dans le cadre du Fonds force Covid-19 et d’adoption en Conseil des ministres du projet de loi sur le statut de l’artiste et autres professionnels de la culture ».
Elle rappelle toutefois au chef de l’Etat quelques manquements notamment la « non application de la redevance pour copie privée malgré le travail déjà accompli », « ces artistes menacés d’expulsion pour défaut de paiement de loyer, etc. ».FKS/ASB/OID

Union des magistrats du Sénégal : Macky Sall retient sa subvention

https://www.dakarmatin.com Le président Macky Sall a décidé de ne pas verser la subvention annuelle de 40 millions Fcfa qu’il allouait à l’Union des magistrats du Sénégal (Ums). Selon le journal Le Quotidien qui donne l’information, aucune explication n’a été donnée pour justifier cette décision du président de la République qui intervient au moment où la magistrature est secouée par une crise née des accusations de corruption portées par le juge Amadou Yaya Dia contre Ousmane Kane, président de la chambre à la Cour d’appel de Kaolack. À cela s’ajoutent la grève du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) et l’affectation du juge Ngor Diop en guise de représailles après avoir placé sous mandat de dépôt un dignitaire religieux.

Injonction de Macky Sall à ses ministres de déclarer leur patrimoine devant l’OFNAC avant fin Août : où en sont ces assujettis?

https://www.dakaractu.com Le Président de la République, Macky Sall, lors du Conseil des ministres du 15 Juillet dernier avait dès l’entame de sa communication sommé les ministres de procéder à leur déclaration de patrimoine. Une mesure à laquelle devait se plier tous les ministres avant fin août 2020 auprès de l’OFNAC.
Une sommation du Chef de l’État au lendemain de la publication des Rapports sur l’état de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes, produits par l’Inspection générale d’Etat (IGE), sur la période 2016 à 2019.

Un document qui avait épinglé beaucoup d’autorités. Où en sont les ministres du Gouvernement dans cet exercice à un jour de la date butoir ?

Sur le site de l’Office National de lutte contre la Fraude et Corruption, le rapport d’activités de l’année 2018, indique le nombre total de déclarations d’entrée reçues sont de cinq cent cinquante-huit (558). A la date du 31 décembre 2018, quatre cent vingt-cinq (425) assujettis n’ont toujours pas fait leur déclaration d’entrée et 96 déclarations de sortie sont attendues. Mais depuis l’injonction faite par le Chef de l’Etat, une source sûre au sein de l’OFNAC nous informe qu’ils ont été nombreux ces ministres et directeurs généraux qui ont rempli le formulaire de déclaration de patrimoine paraphé et signé, plus les pièces justificatives, ainsi qu’une note explicative.
« Il y a eu une grosse vague ces 15 derniers jours de ministres et directeurs généraux qui ont fait le déplacement pour déclarer leur patrimoine », assure t’il. « On était en cours d’activités mais c’est depuis que le Chef de l’État a demandé à ses ministres de se conformer que nous avons enregistré beaucoup d’entrées de déclaration de patrimoine », ajoute-t-il tout en indiquant ignorer les chiffres.
Selon notre interlocuteur toujours, en 2018 la plupart des ministres présents dans le Gouvernement avaient déjà fait leur déclaration de patrimoine. Un nouveau gouvernement, a été mis sur pied en Avril 2019, avec 13 nouveaux ministres et 3 secrétaires d’Etat. Mais là aussi, la plupart des nommés occupaient des postes de Direction où ils avaient déjà accompli cet acte comme Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural auparavant à la tête de la Sodagri, Abdou Karim Sall, ministre de l’Environnement lui aussi DG de l’ARTP depuis 2014, encore Samba Ndiobène Kâ, DG de la SAED aujourd’hui ministre de l’Elevage et des Productions animales.
Abdou Karim Fofana, ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, était lui à l’agence du patrimoine bâti. Alioune Ndoye, ministre des pêches et de l’économie maritime avait procédé en 2009, à la tête de la mairie de Dakar-Plateau à sa déclaration de patrimoine. Exercice qu’il a refait en étant nommé ministre en 2019 la semaine dernière selon ses services.

Pagaille Dans Le Gouvernement Et Les Directions…Macky Doit Agir

https://www.xibaaru.sn Des ministres nuls, des directeurs généraux incompétents : Le Président Macky Sall mal barré
De l’ordre, il faut en remettre dans le gouvernement et au sein des directions générales des entreprises nationales. Et, le Président de la République Macky Sall doit s’y atteler. Il y va de son crédit. C’est la pagaille au sein du gouvernement où des ministres après avoir chanté durant tout l’été, veulent se mettre à danser aussi bien à l’automne, l’hiver et le printemps. De la fainéantise tout simplement. Et, ils sont nombreux à l’être au sein du gouvernement actuel.
Les ministres qui travaillent, à l’instar du ministre de la Défense Me Sidiki Kaba, de son homologue des Affaires étrangères M. Amadou Bâ ou de celui du Pétrole et des Energies Mouhamadou Makhtar Cissé auraient certainement souhaité les avoir dans son gouvernement. Des ministres qui ne font pas trop de bruit, mais qui s’empressent à exécuter de la manière la plus efficace tout ce que le Président de la République Macky Sall les charge.

Des ministres qui passent malgré tout durant tout leur temps à subir toutes sortes d’affronts à cause de complots horribles, honteux montrés contre eux. Face à des lobbys, ils se contentent pourtant d’encaisser tous les coups envoyés contre eux, tout en continuant à se mettre au service de la République.

Au contraire, d’autres ministres gueulards à longueur de journée qui veulent tout le temps démontrer qu’ils sont au service de la République alors que tel n’est pas le cas. On en est à rigoler quand un ministre de la République de la trempe de Me El Hadj Malick Sall se met à claironner de toutes parts qu’il travaille pour la République après l’arrêt temporaire de la grève que mène le Syndicat unique des travailleurs de la justice (SYTJUST). Alors qu’il sait qu’il n’a aucun mérite dans cet arrêt temporaire parce que tout simplement des bonnes volontés s’y sont mises, et que le SYTJUST a jusqu’ici fait preuve d’ouverture pour que la crise s’arrête.
Le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall ne cesse de narguer le peuple sénégalais, surtout avec l’affaire des antilopes oryx. Un véritable scandale qui a franchi toutes nos frontières. Le ministre de l’Agriculture Moussa Baldé démontre toute son incompétence au sein du gouvernement. Ah, le Sénégal !
Le directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) Abdoulaye Sow se met à travailler pour changer le campus. Au même moment, Me Moussa Diop, le directeur général de Dakar Dem Dikk s’évertue à créer des conflits avec tout le monde, comme pour mettre toute la République en ébullition. Que se passe-t-il avec le directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) Abdoul Ly. Un monsieur qui attend que tout le peuple sénégalais se révolte pour enfin se rappeler de son rôle de mettre en demeure Orange qui avait décidé de fixer des prix exorbitants à ses abonnés.
Avec des ministres nuls dans le gouvernement et des directeurs généraux incompétents, c’est le Président de la République Macky Sall qui se trouve vraiment mal barré.La rédaction de Xibaaru

Dialogue politique : Idy « intronisé » chef de l’opposition, Sonko vote Wade

https://www.seneweb.com Le statut de chef de l’opposition divise la Commission politique du Dialogue national. C’est ce que rapportent les quotidiens Tribune et L’As dans leur parution de ce lundi.
La grande majorité (Khalifa Sall, Pape Diop, Malick Gakou, Madické Niang, Cheikh Hadjibou Soumaré…) a désigné Idrissa Seck chef de l’opposition.
Ces leaders fondent leur choix sur les résultats de la dernière Présidentielle à l’issue de laquelle le leader de la coalition Idy 2019 est arrivé deuxième derrière Macky Sall.
Par contre, Ousmane Sonko n’est pas du même avis et choisit Me Abdoulaye Wade comme leader de l’opposition.
Le chef de file de Pastef fonde son choix sur les résultats des dernières élections législatives en raison du principe de non rétroactivité.

Lettre ouverte à Khalifa Ababacar Sall Par Papa Makhtar TALL

« Le socialisme à hauteur d’Hommes, sinon ce n’est pas la peine ». Léopold Sédar SENGHOR.

Cher (e)s Compatriotes, Sénégalaises, Sénégalais de l’Extérieur ;

L’union des cœurs et des consciences autour d’un seul combat, celui du Coronavirus, formulée par le Président Khalifa Ababacar SALL à l’endroit de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais, montre à bien des égards, son indéfectible engagement aux côtés des populations.
Son appel à la consolidation d’un État de droit autour de valeurs républicaines conforte, si besoin en était, son serment de rassembler notre Peuple autour d’un seul But et d’une même Foi.
La réaction du Président Khalifa Ababacar SALL, d’une hauteur inégalable, fait de cet homme une personnalité peu ordinaire car rares sont les leaders de la classe politique Sénégalaise qui sont aptes, de façon non équivoque, à faire don de leur personne à la Nation après avoir subi une injustice dont plus personne ne doute aujourd’hui.
Malgré tous les obstacles et subterfuges de ses adversaires politiques, le Président Khalifa Ababacar SALL, dans sa sagesse et sa grande humilité, a décidé de PARDONNER et de faire montre de son esprit républicain pour aller à la rencontre de son peuple afin de lui proposer la mise en œuvre des conclusions des Assises Nationales qui posera les jalons d’une démocratie viable, d’une économie forte et d’un Sénégal où la priorité sera l’amélioration des conditions de vie des populations.

Cher (e)s Compatriotes, Sénégalaises, Sénégalais de l’Extérieur ;

Sachons faire le choix qui nous conduira vers le développement où nous aurons un faible taux de chômage, une croissance soutenue, une agriculture et un élevage modernes, des hôpitaux de niveau élevé dans chaque région, des universités modernes, d’un Institut de Prévoyance des Retraites qui rende à César ce qui lui appartient de droit afin de leur permettre de vivre dans la dignité.
Le souci du Président Khalifa Ababacar SALL à l’endroit des populations et de la diaspora sur les mesures à adopter dans le cadre de la lutte contre le COVID 19 et l’importance qu’il accorde au dialogue Islamo-Chrétien témoignent que « le Socialisme à hauteur d’Homme » existe bel et bien et qu’il est la voie qui correspond à tout point de vue à notre culture et à notre manière de vivre.
M. le Président Khalifa Ababacar SALL, votre message rallume en chacun d’entre nous l’espoir de voir un jour notre Sénégal franchir avec vous l’étape d’un développement qui profite réellement à notre peuple et de mettre définitivement derrière nous l’ère des promesses qui ne sont jamais tenues.
Ensemble pour l’intérêt supérieur de la Nation.

Alioune TINE, Birahime SECK Et Cie Pour La Mise En Place De La CEDEAO Des Peuples

http://www.walf-groupe.com Alioune Tine, président d’Africa Jom Center, Birahime Seck, Coordonnateurs du Forum civil et leurs amis de la Société civile ne sont pas en phase avec les chefs d’Etat de la Cedeao dans la gestion des crises qui secouent la sous-région notamment le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée.
Ils soulignent que c’est le moment pour la Société civile de créer la «Cedeao des peuples» pour influencer les décisions (les intérêts) des chefs d’Etat. Ils ont préconisé aussi l’abrogation des lois attentatoires aux libertés des personnes notamment l’arrêté Ousmane Ngom.
Ce qui se passe dans la sous-région notamment la crise malienne et les velléités du troisième mandat qui engendrent des violences sur les populations préoccupent la Société civile. Estimant que les chefs d’Etat ne prennent pas en compte les voix des populations dans leurs décisions, les acteurs de la Société civile, pensent qu’il est temps qu’ils mouillent davantage le maillot pour se faire entendre. C’était, hier, lors du débat en format Webinaire, organisé par la Cocidev dont le président Amadou Kanouté est le modérateur du thème :  «Espace civique sénégalais : enjeux, défis et solutions.» Donnant le ton, le président de Afrika Jom Center, Alioune Tine allume déjà les chefs d’Etat de l’instance sous régionale qui dit-il, n’écoutent plus la Société civile et ne prennent que des décisions qui les arrangent. «Comment nous pouvons nous organiser pour que notre voix compte ? Sur tout ce qui se passe pratiquement au Mali, nous sommes presque out. La Cedeao, c’est tout simplement aujourd’hui l’affaire des chefs d’Etat. La Société civile a une responsabilité dans cette crise. L’enjeu actuel dans le cadre du renforcement de l’espace civique, c’est comment nous pouvons unir nos voix ? Notre voix est devenue faible, notre influence est faible au niveau de la Cedeao où presque notre voix n’existe plus. On doit s’organiser en créant une Cedeao des peuples avec une société civile forte qui va influencer les décisions de la Cedeao», a souligné Alioune Tine. Qui ne manque pas dénoncer ce qui se passe en Côte d’Ivoire avec les répressions des manifestations contre le troisième mandat de Alassane Ouattara. A en croire M. Tine, dans ce pays, des activistes des droits humains, des membres de l’opposition en prison ont été tués pour avoir manifesté. «En Côte d’Ivoire,  si on est universitaire et qu’on n’est pas d’accord sur le 3ème mandat, vous pouvez perdre votre liberté de circuler ou être menacé de mort. En Guinée, depuis le référendum jusqu’à maintenant, il y a plus de 90 morts, des centaines de personnes en prison», affirme Alioune Tine. «Les acteurs devront travailler sur le pouvoir et ses effets, surtout quand on devient accro au pouvoir, travailler également sur les typologies des coups d’Etat», se désole Alioune Tine. Qui estime que les acteurs la Société civile doivent voir comment avoir des alliances pour accentuer les pressions sur les Etats, sur les autorités de manière à faire bouger les lignes.
Son avis est partagé par le Secrétaire général de la Raddho, Sadikh Niass. Ce dernier souligne que les Sociétés civiles doivent bâtir des alliances solides pour se protéger mutuellement avec des réseaux au niveau communautaire. «C’est important de bâtir la Cedeao des peuples. C’est le moment de s’unir car, les chefs d’Etat doivent aussi entendre les populations», souligne-t-il
Lui emboitant le pas, le coordonnateur du Forum civil, Birahime Seck, lui se focalise spécifiquement sur le Sénégal. Il affirme que «l’enjeu majeur, c’est la globalisation de l’espace civique. Donc l’enjeu majeur ici, c’est une sorte de multilatéralisme des actions en faveur de la protection de l’espace civique, la remise en cause de l’intérêt général. On sent qu’il y a une certaine patrimonialisation des ressources de l’Etat. La mal gouvernance, des pratiques inciviques de l’élite, les menaces sécuritaires et écologiques, tous ces aspects également entrent dans le champ des enjeux par rapport à l’espace civique sénégalais». Les autres panélistes, Fatou Jagne Senghor, Directrice régionale d’Article 19 Afrique de l’Ouest, Fatou Sarr Sow, coordinatrice du Caucus des femmes leaders pour la parité, Elimane Kane, président de Legs Africa, et Maïmouna Dieng, directrice exécutive de la Plateforme des acteurs non étatiques ont été presque unanimes sur la mise en place d’un réseau et la nécessité de transmission à la nouvelle génération et préviennent l’Etat sur les risques d’amalgame qu’il y a entre défenseurs des droits de l’Homme et terrorisme. Ils demandent d’abroger les dispositions qui sont attentatoires aux libertés fondamentales, en citant l’arrêté Ousmane Ngom qui interdit toute manifestation de l’avenue Malick Sy au Cap Manuel de Dakar mais aussi l’article 80 relatif à l’offense au chef de l’Etat.Mamadou GACKO

Les Lundis de Madiambal : Une vie de greffier

On a bon espoir que la grève déclenchée pendant plus de deux mois par les travailleurs des différentes juridictions du pays va se terminer. Le mouvement de grève a été suspendu par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) qui a entamé des pourparlers avec les autorités de l’Etat. Cela a été possible grâce à l’intermédiation de différentes bonnes volontés, notamment le Barreau du Sénégal, l’Association des juristes africains (Aja) et l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) ainsi que de quelques personnalités privées. En effet, la grève commençait à devenir beaucoup trop longue et ne manquait pas, au grand dam des justiciables, de causer de graves dysfonctionnements dans la distribution de la justice. Le garde des Sceaux, Me Malick Sall, en se félicitant de la décrispation intervenue dans les relations entre le Sytjust et son Cabinet, a tenu à souligner «un rôle déterminant que j’aurais discrètement joué pour en arriver à un tel résultat». Il convient d’en préciser les contours, pour éviter certains amalgames ou mélanges de genres.
J’avais été approché par des greffiers qui considèrent que j’étais bien placé pour comprendre le sens et la portée de leurs revendications et qu’ils pouvaient me faire confiance pour les aider à sortir de ce bras de fer engagé avec l’Etat du Sénégal et dont ils avaient conscience qu’aucune partie ne pourra sortir indemne. Je m’étais néanmoins gardé de prendre la moindre initiative, jusqu’à ce que le Secrétaire général du Sytjust, Me Ayé Boun Malick Diop, m’approcha pour me demander de m’impliquer pour participer à aider à la décrispation. J’ai eu un premier entretien avec le ministre de la Justice pour lui faire part de la sollicitation et recueillir son avis sur la question. Me Malick Sall s’était dit ouvert au dialogue et à la discussion. Mieux, il disait : «Tu peux beaucoup aider.» Je m’en ouvris au Président Macky Sall. Il faut dire que les positions étaient devenues assez crispées. Néanmoins, je me suis senti légitime pour pouvoir dire à mes différents interlocuteurs les limites possibles.

Le combat des greffiers avait été le mien

J’avais obtenu mon diplôme de Greffier en 1985, après une formation au très sélectif Centre de formation et de perfectionnement administratif (Cfpa). Nous étions cinq jeunes greffiers, frais émoulus, au moment où l’Etat du Sénégal faisait des recrutements parcimonieux au sein de la fonction publique. Le programme d’ajustement structurel, instruit par la Banque mondiale, imposait une réduction drastique des dépenses publiques de l’Etat. Une politique de maîtrise de la masse salariale des agents de l’Etat était de rigueur. Mais nous mesurions notre grosse désillusion, au paiement de notre premier salaire de fonctionnaire. Le traitement ne répondait point à nos attentes, pour une fonction aussi prestigieuse et surtout pour le rôle essentiel que joue le greffier dans l’œuvre de justice. Quelle perspective de carrière s’offrait alors à notre génération ? Aucune ! Notre cohorte a sans doute été la génération maudite. En effet, durant notre formation, une réforme du système judiciaire, intervenue en 1984, sonnait le glas de tout espoir des greffiers de pouvoir accéder à la Magistrature, qui était l’échelon supérieur. La réforme judiciaire de 1984 supprimait le poste de Juge de paix et il était devenu impossible pour un greffier, même bardé des plus grands diplômes en droit, d’accéder à la Magistrature sans passer par le concours direct, à l’instar de tout autre étudiant titulaire d’une maîtrise en sciences juridiques. Une certaine aberration, pour ne pas dire un certain archaïsme, que rien ne pouvait expliquer d’ailleurs, faisait que ce n’était que dans le seul secteur de la justice qu’un fonctionnaire, quels que soient ses états de services, ne pouvait avancer dans sa carrière jusqu’à accéder à la plus haute hiérarchie de la fonction publique par voie de concours professionnels. La fonction de Greffier en chef restait confinée au niveau de la hiérarchie B1. Mais plus grave encore, aucune voie par concours direct et/ou professionnel n’était ouverte pour accéder au corps des greffiers en chef. Les greffiers en chef étaient exclusivement nommés par choix discrétionnaire du ministre de la Justice. Une telle situation n’existait dans aucun autre corps de fonctionnaires. Les greffiers ne pouvaient continuer à supporter cette situation anachronique et avaient décidé de mettre en place un syndicat dénommé Syndicat autonome des travailleurs de la justice (Satjust). La répression contre les initiateurs de ce syndicat était féroce et des sanctions fortes avaient eu raison de la naissance du Satjust.
Le désespoir était assez largement partagé au sein de la corporation des greffiers et on avait assisté à des drames personnels, avec des collègues suicidés ou tombant dans une certaine déchéance morale, sociale ou professionnelle. Et comme pour sonner le glas de l’avenir de la profession, une politique de désignation de greffiers ad hoc avait été menée pour combler les déficits criards en personnels judiciaires.

Le programme des départs volontaires en 1990 servira de déclic

Le corps des greffiers connaîtra une forte hémorragie avec des départs vers des juridictions internationales ou vers d’autres services publics de l’Etat ou même dans le privé ou des entreprises du secteur parapublic. Des greffiers cherchaient des charges d’huissiers de justice, de commissaires-priseurs, entre autres. Certains qui étaient nantis d’un diplôme de maîtrise en sciences juridiques avaient réussi à intégrer le Barreau comme avocats. En 1990, l’Etat du Sénégal lança un «programme de départs volontaires de la fonction publique» qui consistait à payer à des fonctionnaires, démissionnaires volontaires, l’équivalent de cinq années de traitement net d’impôts, ainsi que le remboursement intégral de leurs cotisations au Fonds national de retraite des fonctionnaires. Je fis partie de cette vague de départs volontaires qui avait presque tout emporté sur son passage dans les milieux des personnels judiciaires. D’ailleurs, deux de mes camarades de promotion démissionnèrent aussi. C’est dire qu’il ne restait dans notre promotion que deux greffiers à continuer à attendre la providence. L’un des deux fera plus tard le concours direct pour accéder au corps de la Magistrature, et le «dernier Mohican» a fini dernièrement par accéder au nouveau corps des administrateurs des greffes.
Ma démission de la fonction publique avait été difficilement acceptée par ma hiérarchie. J’avais sans doute un bon profil, vu mes excellents résultats lors de ma formation et il faut dire que le directeur des Services judiciaires de l’époque, Serigne Ahmadou Ba, manifestait un attachement paternel à ma personne. Il ne pouvait cependant pas me convaincre de rester dans la justice, surtout qu’il n’avait aucune réponse à mon questionnement sur un plan de carrière. L’horizon était bloqué, fermé à double tour. Me Ibrahima Ndoye, greffier, alors chef de la Division du personnel et de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice, était lui aussi triste à l’idée de me voir quitter la justice. Je ne me voyais franchement pas poursuivre ou finir ma carrière avec ce niveau de traitement salarial et une absence totale de perspective de carrière.
Les nombreux départs survenus alors n’avaient pas manqué d’avoir des répercussions sur la nécessité d’une prise en charge des préoccupations des greffiers. Le traumatisme était grand. C’est ainsi qu’une réforme des greffes sera engagée pour «démocratiser les émoluments du greffier en chef», avec la création du Fonds commun des greffes, inspiré des fonds communs dans les régies financières de l’Etat. Le Fonds commun des greffes est donc, à partir de 1993, partagé entre toutes les personnes qui participent à l’œuvre de justice, à l’exception des magistrats. Auparavant, le greffier en chef passait pour être «le fonctionnaire le plus riche de la République». Toutes les sommes perçues sur les actes judiciaires lui revenaient de droit ; aucun autre fonctionnaire de l’Administration de la justice ne pouvait, à quelque autre titre que ce soit, y prétendre. Cette grosse cagnotte, à la disposition exclusive du greffier en chef, lui permettait d’entretenir une certaine clientèle, aussi bien au niveau de sa juridiction que de la haute hiérarchie judiciaire, jusqu’au ministère de la Justice. Il n’était donc pas étonnant de voir des greffiers en chef continuer de rester en poste, plusieurs années après la limite d’âge avant d’aller à la retraite. Il arrivait aussi que des greffiers en chef, dans certaines capitales régionales, assurent des cumuls de leurs fonctions avec celles d’autres officiers ministériels comme notaire ad hoc, huissier ad hoc ou commissaire priseur. La grogne des autres catégories de fonctionnaires de la justice avait fini par être entendue. Les choses avaient commencé alors à changer. C’est dans ce contexte qu’en 1998 le Sytjust a été autorisé et prit en charge les revendications de revalorisation des emplois judiciaires.

Le greffier, une fonction naguère sous-évaluée au Sénégal

La fonction de greffier a la particularité de constituer l’unique emploi de fonctionnaire qui impose, sous peine de nullité, de contresigner les actes pris par son supérieur hiérarchique. Cet emploi revêt une grande importance dans tous les pays. Mais au Sénégal, on ne sait encore la logique qui avait guidé à garder cette profession comme un emploi plus ou moins supplétif. A titre d’exemple, en France, le Greffier en chef porte le titre de directeur du Greffe et est classé à la hiérarchie A de la fonction publique. Le greffier est recruté au niveau de la licence. Les mêmes égards et statuts sont conférés au greffier, appelé «registrar» dans les juridictions de tradition anglaise. Dans les juridictions internationales, l’emploi de greffier fait partie des postes les plus prisés et les mieux rémunérés.
Les revendications du Sytjust ont donc essentiellement porté sur la revalorisation de la profession afin de la hisser au même niveau que dans tous les autres pays. La complainte avait fini par être entendue par le Président Macky Sall au cours d’une audience accordée au Sytjust le 5 février 2018. La fonction de greffier en chef, nouvellement désigné Administrateur des greffes, a été élevée à la hiérarchie A1 et celle de greffier à la hiérarchie A2, le Secrétaire de greffes est passé à la hiérarchie B2. Cette réforme statutaire, approuvée par le Conseil supérieur de la fonction publique, a été votée par l’Assemblée nationale le 28 juillet 2018. Le niveau de recrutement de greffiers se fera désormais par la licence, avec une formation de deux ans. Un concours de recrutement a déjà été organisé sur cette base pour une nouvelle génération d’élèves-greffiers. La mise en œuvre de ces réformes statutaires a provoqué des réticences qui ont fini par induire le dernier mouvement de grève déclenché dans le secteur de la justice. Il faut aussi dire que le Sytjust a pu faire dans une certaine surenchère coupable, ou à tout le moins inopportune. A l’issue d’une rencontre entre le Sytjust et le ministère de la Justice, facilitée le 24 août 2020 par l’Ordre des avocats, en synergie avec l’Unsas et l’Aja, les discussions vont reprendre entre les travailleurs de la justice et l’Etat du Sénégal, dans le cadre d’une commission technique. Que chacun y mette du sien, car il avait également fallu une retentissante grève, en mars 2018, de l’Union nationale des greffiers de Côte d’Ivoire, pour que le Président Alassane Dramane Ouattara prît les textes réglementaires nécessaires pour le reclassement des greffiers et administrateurs de greffe dans les mêmes proportions que leurs collègues français et ce à quoi aspirent les greffiers sénégalais. La Côte d’Ivoire a déjà terminé les opérations de reclassement des personnels judiciaires.

Litige foncier : Les populations de Darou Salam 2 Extension déterminées à se battre au prix de leurs vies.

https://www.dakaractu.com En contentieux judiciaire depuis le mois d’octobre dernier, les populations de Darou Salam Extension (Tivaouane Peulh) n’entendent pas jeter l’éponge. Elles ont manifesté, ce dimanche 30 août leur volonté ferme de ne jamais s’avouer vaincues. Et ce, malgré une décision de justice favorable au Pdg de la société Senico, El Hadj Abdoulaye Dia. Décision l’autorisant à expulser près de 3 000 âmes et de procéder à la démolition de plus 243 maisons qui leur servaient de domicile.
Réunies en assemblée générale, elles se sont montrées toutes déterminées à ne pas céder. « Le tribunal a donné une décision favorable à El Hadj Abdoulaye Dia. Nous nous sommes réunis pour échanger. Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive. Nous avons acquis légalement ces terres. Ce sont des terres acquises dans le cadre d’une politique d’extension de la Commune de Keur Massar. Cela a été validé et par la mairie de cette commune et par la sous-préfecture. Donc, aujourd’hui, nous n’arrivons pas à comprendre que l’État qui nous a octroyés des parcelles veuille aujourd’hui accorder, à travers la justice, le droit de procéder au déguerpissement de nos familles et la démolition de nos maisons acquises à la sueur de nos fronts. Nous interpellons directement le président Macky Sall, il est le seul qui puisse régler ce problème », a déclaré Abdou Lahad Biang, coordonnateur de l’association des habitants de la Cité Darou Salam 2 Extension.
Avec ses voisins, il dit ne pas envisager de lâcher prise et assister de manière impuissante à la destruction de nos maisons. « Ce sont des maisons que nous avons construites durant plusieurs années de sacrifice et de privation. Pis, comment comprendre que le Dg de Senico puisse se permettre de nous réclamer ces terres.
Après cette rencontre nous allons poursuivre la lutte et n’excluons pas d’initier des manifestations comme des marches et autres actions judiciaires. Nous avons interjeté appel et sommes disposés à perdre nos vies, si c’est le prix à payer », a-t-il déclaré.
Des propos étayés par sa voisine Marie Aw, propriétaire d’une des 245 maisons menacées de destruction. « De plus en plus des milliardaires viennent pour exproprier des pauvres. Nous avons interpellé directement le président Macky Sall. Il ne faudrait pas qu’il cautionne de telles choses. Nous n’acceptons pas que ces maisons qui ont été construites à la sueur de nos fronts soient détruites ».

Litige foncier à Tivaouane Peulh : Abdoulaye Dia n’aurait jamais eu l’intention de démolir des maisons de la Cité Darou Salam 2.

https://www.dakaractu.com Resté discret depuis le début du contentieux foncier de Tivaouane Peulh, le milliardaire El Hadj Abdoulaye Dia se dit ouvert à la discussion, a appris Dakaractu de sources concordantes. L’on apprend que le propriétaire de Senico n’aurait pourtant « jamais eu l’intention de démolir des maisons de la Cité Darou Salam 2 extension », à Tivaouane Peulh. Ce, malgré le fait que le Tribunal de Pikine a tranché en sa faveur.
Le patron de Senico, nous apprend-on, a dit travailler pour une décrispation, pour une solution pacifique, même si la justice lui a donné raison. « Abdoulaye Dia est prêt à discuter d’une solution à l’amiable », renseigne notre source. Cette dernière indique que le Pdg de la Sénégalaise d’industrie et de commerce écarte toute intention de « déguerpir par la force » les habitants de la Cité Darou Salam 2 extension.
Mais, il se réjouit toujours d’avoir eu raison, car il était important de montrer que ce qui compte, c’est d’obtenir un jugement en sa faveur. La solution qui doit être trouvée, c’est une solution qui satisfasse les sénégalais et qui soit aussi bénéfique pour tout le pays, selon notre interlocuteur.
Un proche collaborateur de Abdoulaye Dia indique que le propriétaire de Senico « se dit musulman et n’aurait jamais l’intention de porter préjudice ou causer du tort à qui que ce soit ». « Ceux qui disent que des bulldozers et autres engins dévastateurs ont été déjà acheminés à Tivaoune Peulh racontent du n’importe quoi », balaie notre interlocuteur

Mort du policier Sémou Diouf : des doutes sur la thèse du suicide par arme à feu

https://www.dakarmatin.com Le policier Sémou Diouf, qui se serait tiré une balle dans la tête, a été inhumé ce week(end dans son village natal. Aux premières heures de cette affaire, la thèse du suicide a été fortement agitée mais aux dernières nouvelles, elle semble s’estomper petit à petit. Le journal Les Les Echos est revenu sur des éléments qu’il considère comme des preuves matérielles qui écartent la thèse du suicide par arme à feu. Cette thèse, informe la même source, serait une fausse piste. « Si le policier s’était réellement tiré sur la tempe une balle avec son arme de service marque Taurus, qui est une arme puissante, sa tête aurait à coup sûr explosé. Et aucun individu ne l’aurait reconnu ou identifié à première vue. Car, la balle allait lui traverser la tête et l’impact allait être énorme et dévastateur, avec à la clef du sang à gogo un peu partout au sol. D’autant que tout le monde s’accorde à dire que le tir était à bout portant », ont expliqué les sources par le journal.
Lesquels ajoutent  : « Comment peut-on se tirer une balle dans la tête et rester encore en vie, malgré la violence du choc avant de mourir trois heures plus tard. Ce qui est trop gros pour être vrai. Tout n’est pas encore dit dans cette affaire qui contient beaucoup de zones d’ombre ». Autre fait qui intrigue, c’est que les policiers des parcelles assainies ont appris que l’arme de service de leur collègue a aussitôt disparu ou enlevée de la scène de crime puis rangée quelque part avant d’être remise aux enquêteurs. Ce qui, informe le journal, constituerait une violation flagrante de la scène de crime avec risque de réel de détérioration de toutes traces ou indices susceptibles de déterminer la nature de l’horreur. De même, le journal indique que les résultats de l’autopsie n’ont pas été révélés et l’inhumation s’est faite dans la précipitation.

DES CHERCHEURS PRÉCONISENT « LE MAGAL CHEZ SOI »

http://www.emedia.sn « Inviter les disciples mourides à célébrer le Magal chez eux et d’éviter les déplacements ou grands rassemblements classiques du Magal de Touba, semble la plus prudente et la moins porteuse de risques épidémiologiques ». C’est la recommandation formulée par Dr Cheikh Sokhna, directeur de Recherche à l’IRD, et chef d’équipe à l’IHU à Marseille, Dr Cheikh Guèye, géographe et spécialiste de la ville de Touba, S. Abdoul Aziz Mbacké Majalis, chercheur sur le Mouridisme, et d’autres chercheurs mourides, dans leur rapport sur l’organisation du Magal de Touba 2020 dans un contexte de Covid-19, problématiques et recommandations.
« Des études scientifiques ont montré que le Magal de Touba, malgré ses atouts et apports, expose, à l’instar de beaucoup de grands rassemblements humains, à des risques accrus de transmission de maladies infectieuses, surtout les infections digestives et respiratoires. Tel qu’illustré par l’édition de 2004 ayant concouru à l’extension d’une épidémie de choléra dans le pays. En effet, des recherches épidémiologiques sur les risques sanitaires du Magal, menées en 2015-2016, par une équipe de l’IRD de Dakar et l’IHU-MI de Marseille, dirigée par le Professeur Cheikh Sokhna (faisant partie des auteurs du présent rapport), confirment l’enjeu sanitaire de ce type de rassemblements », ont-ils motivé.
Poursuivant, ils ont rappelé que « ces recherches, initiées bien avant la crise actuelle du Covid-19, avaient pour objet de faire des recommandations aux autorités sanitaires et religieuses de la Région médicale de Diourbel, pour une meilleure prise en charge des maladies infectieuses transmissibles. Ceci, en termes de diagnostic et de traitement, mais aussi dans la mise en œuvre de stratégies préventives efficaces en vue du Magal de Touba. Lesdites recommandations visaient aussi à améliorer l’offre de santé et, à terme, à prévenir l’éventuelle mondialisation de maladies transmissibles (comme le Covid-19). » Et « cette étude a démontré que, en tant que lieu de promiscuité infectiogène, ce grand évènement, qui regroupe des millions de personnes, est source de risques sanitaires qu’il convient de détecter et de prendre précocement en charge. Parmi ces risques, les principaux sont la diffusion de maladies infectieuses transmissibles ainsi que la mondialisation des infections tropicales. En effet, le contexte mondial, sous-régional et national du Sénégal est marqué par l’existence de nombreuses maladies transmissibles (méningites, choléra, fièvres hémorragiques, dont Ebola, grippes, paludisme, dengue, salmonellose, etc.) qui peuvent profiter du brassage de populations occasionné par l’évènement pour se propager. A ces risques, s’est ajoutée, cette année, la maladie à Coronavirus SARS-COV-2 (ou à COVID-19) qui rendra plus difficile et plus complexe l’organisation d’un tel évènement. Du fait de la dimension internationale du Magal de Touba, l’évènement pourrait même, en cas d’une insuffisance de mesures préventives fortes, accentuer la propagation du Covid-19 à travers le pays et même au-delà des frontières du Sénégal. »
Autre écueil, ont motivé les chercheurs  : « les pénuries en eau, très courantes en période de Magal, pourraient impacter sur le respect des règles d’hygiène à même de prévenir les contaminations »
En conclusion, « les résultats des recherches, ci-dessus décrites, démontrent clairement que le Magal de Touba peut exposer à des risques accrus de transmission de maladies infectieuses, telles que le Covid-19″, ont-ils tranché, soutenant qu’ »historiquement, la célébration du Magal chez soi est tout à fait conforme à la tradition et à la doctrine mourides. En effet, la recommandation d’action de grâce de Cheikh A. Bamba à ses disciples n’incluait nullement dans ses modalités l’obligation explicite de l’accomplir en un lieu précis donné ».
En 2017, l’affluence du Magal était évaluée entre quatre et cinq millions de pèlerins Dié BA

MAGAL DANS UN CONTEXTE DE COVID-19  : Les précisions du groupe de recherche


Libération Sénégal online
 « Une certaine presse en ligne a titré, ce 30 août 2020, « Des chercheurs prônent le Magal chez soi », suscitant un certain nombre de réactions et de questionnements. Le groupe de chercheurs en question tient à apporter un certain nombre de précisions sur cette publication.

La première est que le document auquel fait référence l’article était principalement destiné aux organisateurs du Magal de Touba pour contribuer, de façon modeste, à les aider dans leur prise de décision portant sur les modalités sanitaires de célébration de cet évènement d’envergure internationale.

Il s’agit ainsi d’un travail de recherche rigoureux, fondé sur des arguments scientifiques et chiffrés, portant sur la prise en compte du contexte particulier de crise sanitaire (COVID-19) dans la commémoration de l’un des plus grands évènements au Sénégal et dans le monde. Le document, qui fait près d’une vingtaine de pages, traite de plusieurs volets relatifs à cette question importante, aussi bien pour la communauté mouride que pour toute la nation sénégalaise : 1. Contexte du Magal 2020 ; 2. Contribution du Khalife et de la communauté mouride dans la lutte contre le Covid-19 ; 3. Symbolique, dimensions et impacts du Magal de Touba (sur les plans religieux, économique, infrastructurel, socioculturel, politique…) ; 4. Problématiques épidémiologiques du Magal ; 5. Magal et mesures de résilience au Covid-19 etc.
Après validation par l’équipe multidisciplinaire (composée d’une dizaine de chercheurs, de spécialités différentes), ledit rapport a été remis en mains propres au Khalife général des mourides en personne, le jeudi 27 aout 2020, ainsi qu’aux autorités en charge de l’organisation du Magal. Serigne Mountakha, dont la haute personnalité morale, religieuse et intellectuelle est connue de tous, a vivement apprécié cette modeste contribution, et félicité les auteurs. Les membres du Comité d’organisation du Magal, à qui le document fut également présenté, ont de même apprécié le caractère à la fois scientifique et noble de la démarche, qui s’inscrit dans une perspective participative, prospective et communautaire.
La deuxième précision est que le rapport traite des deux scénarii qui semblent, aux chercheurs, les plus envisageables sur les modalités de célébration du Magal. Le premier porte sur l’option du « Magal chez soi » (conforme au modèle de célébration d’évènement précédents). Alors que le second scénario envisage l’affluence des fidèles à Touba (selon les modalités de célébration traditionnelles), en proposant des mesures fortes de prévention sanitaires, en termes de sensibilisation au respect des gestes barrières, de protection individuelle des hôtes du Magal etc.
Ces mesures d’accompagnement étant divisées en trois catégories : mesures sanitaires/stratégiques, communication/sensibilisation et mesures opérationnelles. L’équipe de recherche, se conformant à la déontologie et aux standards scientifiques en la matière, n’a point manqué, dans chaque scénario, d’en indiquer les arguments ou contre-arguments, les limites ou éventuelles difficultés de mise en œuvre.
Tout ceci, contrairement aux articles délibérément tendancieux, partiels et parcellaires, publiés dans la presse qui, pour l’on ne sait quelle raison, se sont contenté de « copier-coller », avec des titres lapidaires et accrocheurs, des extraits exclusifs du premier scénario, hors contexte, sans juger nécessaire d’y adjoindre les parties pourtant complémentaires.
Le groupe de recherche, en mettant en exergue certains éléments lui semblant importants, ou en émettant un avis sur tel ou tel aspect (conformément à une certaine déontologie scientifique), n’a nullement pour vocation d’imposer un quelconque scénario au détriment d’un autre. Dans la mesure où c’est au Khalife général et aux autorités mourides, en rapport avec les pouvoirs publics, qu’échoit la responsabilité exclusive d’indiquer les modalités de célébration du Magal de Touba. Tel que clairement stipulé dans le rapport : « En définitive, il reviendra aux autorités mourides et aux organisateurs du Magal d’apprécier en toute liberté ces arguments ci-dessus exposés, de les analyser sereinement, pour toute prise de décision souveraine en conformité ou non à ces recommandations. Au cas où ces derniers estimeraient, en dépit desdits arguments, devoir, pour d’autres raisons, convier les fidèles à Touba pour le Magal, l’on pourra envisager le second scénario [dont voici les mesures d’accompagnement]. »
Ce travail de recherche est donc un simple outil d’éclairage scientifique, comportant de nombreuses préconisations sanitaires très utiles pour l’organisation du Magal. Ceci, au-delà même du Magal de Touba dont il aspire même, avec l’engagement de tous, faire « un tournant décisif dans la problématique de gestion de la pandémie du Covid-19 au Sénégal ». Les extraits publiés en ligne ne sont que de sommaires fragments d’un travail scientifique très dense qui a été fourni, pendant plusieurs semaines, par des spécialistes et des chercheurs pour aboutir à un rapport intitulé « MAGAL DE TOUBA 2020 DANS UN CONTEXTE DE COVID-19 :

Problématiques et Recommandations » (consultable en intégralité sur ce lien : http://www.majalis.org/download/Magal-Covid19.pdf).

Nous invitons donc tout le monde à attendre les instructions que donnera, au moment opportun, en toute clairvoyance et responsabilité, comme à son habitude, le Khalife général des mourides, sur les modalités de célébration du prochain Magal de Touba.
Quelle que soit la décision qui sera prise, nous prions le Seigneur, par la bénédiction de Cheikh A. Bamba, de donner une longue vie à Serigne Mountakha, pour le bien de l’Islam et pour son action multiforme, et bien connue, pour la nation sénégalaise.
Nous l’implorons également, Lui, le Tout-Puissant, de préserver tous les sénégalais et tous les êtres humains de ce fléau mondial qu’est devenu le Covid-19.

Le Groupe de Recherche Sous la direction de :

Dr Cheikh Sokhna (Directeur de Recherche à l’IRD – Chef d’équipe à l’IHU à Marseille)
Dr Cheikh Guèye (Géographe et spécialiste de la ville de Touba)
S. Abdoul Aziz Mbacké Majalis (Chercheur sur le Mouridisme) ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 31/08/2020

Gestion de Sorano : cri du cœur de Fatou Laobé

Le Théâtre national Daniel Sorano n’est plus qu’une diva fragile. Jadis repaire d’artistes de talents, il n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est presque en ces termes que la grande diva Fatou Laobé a exprimé son cri du cœur sur 2Stv, le week-end dernier. D’après elle, sous Senghor et Diouf, la culture avait droit de cité et le chef de l’Etat exposait toujours le savoir-faire des artistes, des comédiens de Sorano à ses hôtes. Mais depuis quelques années, croit savoir Fatou Laobé, la culture est à l’image du Théâtre national Daniel Sorano : elle est mourante. Sans citer de noms, elle indexe les autorités dans le choix même des hommes devant vendre la culture sénégalaise. Un avis qu’elle partage du reste avec Salam Diallo. Fort heureusement, la cantatrice à la voix d’or croit savoir que l’homme idéal pour faire renaître le théâtre avec son ballet instrumental s’appelle Oumar Diaw Seck et il vit aux États-Unis. Fatou Laobé de lancer un appel au Président Macky Sall pour qu’il accorde plus d’importance à la culture.

Idrissa Seck désigné leader de l’opposition, mais…

En attendant la rencontre fatidique de la commission politique du dialogue national prévue mardi, les leaders de l’opposition ont reçu leurs plénipotentiaires le week-end dernier pour harmoniser leurs positions sur les trois points essentiels qui seront au menu mardi. Même si dans le rapport final, il est dit que l’opposition « n’a pas une position définitive » sur le choix de son leader, « L’As » est en mesure d’écrire que la plupart des leaders, notamment Malick Gakou, Pape Diop, Issa Sall, Madiké Niang ont indiqué que le chef de l’opposition doit être celui qui est arrivé deuxième à la Présidentielle : Idrissa Seck en l’occurrence. En revanche, Ousmane Sonko et deux autres penchent pour celui dont le parti arrive en tête aux Législatives avec effet non rétroactif. Six autres leaders n’ont pas donné leur avis sur la question. Conséquence : en filigrane, l’opposition s’en remet au jugement du chef de l’Etat. Sur la question de la suppléance du maire ou du Président de conseil départemental, l’opposition rejoint la position de la majorité. Cependant, elle tient à ce qu’il y ait des garde-fous et qu’il soit mentionné que tout élu qui quitte sa coalition perd son mandat. Last but not least, les leaders de l’opposition ont fait un pas sur la question de l’organisation des élections. En lieu et place d’une haute autorité chargée de l’organisation, elle demande désormais un ministre neutre chargé des élections.

Saint-Louis, Dakar et Bambey contre la reprise

Les étudiants des différentes universités se liguent pour s’opposer à la reprise graduelle des cours en présentiel le 1er septembre qu’ils trouvent «incommode et impertinent». Dans un communiqué conjoint, les étudiants des Universités de Saint-Louis, Dakar et Bambey pensent que les autorités universitaires sont «inconscientes du contexte et de la priorité pédagogique » en voulant faire passer de force ce plan de reprise des cours. Les Amicales de ces universités réitèrent leur opposition à ces plans de reprise irréalistes et entendent combattre ensemble. Elles invitent les autorités universitaires à plus de «lucidité afin de sauver l’année déjà fortement secouée». Pour eux, ces dernières n’ont pas compris l’urgence pédagogique à la suite de l’annonce de la reprise des cours par le ministre de l’Enseignement Supérieur.

Pêcheurs disparus repêchés

Après deux jours d’intenses recherches, les corps des trois personnes portées disparues depuis quelques jours à Saint-Louis ont été retrouvés. Selon «Lasnews», les trois corps sans vie ont été repêchés et enterrés au village de Kheuneu. Avec à son bord 5 personnes, leur embarcation avait chaviré le 25 août dernier. Deux d’entre eux à savoir le piroguier et un autre garçon avaient réussi à sortir des eaux.

10 cas de Covid-19 à Sabodala Gold Operations

La coronavirus a atteint la mine de Sabodala Gold Operations sise dans la région de Kédougou. Selon la Direction générale de SGO, 10 cas de contamination à la covid-19 ont été officiellement déclarés positifs sur le site de la mine à la suite de tests dont les résultats sont revenus samedi dernier. Les mesures de prévention prises par la Société depuis la déclaration de la pandémie de la COVID-19 au mois de mars dernier n’ont pas pu éviter la propagation du virus dans la mine. Aussitôt la Direction de SGO et le service médical de l’entreprise ont pris les dispositions sanitaires et administratives qui s’imposent dans de telles circonstances. Selon le communiqué parvenu à «L’As», les personnes contaminées ont été prises en charge et isolées dans un lieu prévu à cet effet. Elle indique toutefois que les employés ne présentent aucun symptôme grave, sont traités et bien suivis. Les contacts des cas confirmés sont retracés et isolés et les prélèvements sur les contacts effectués. En fait, la SGO qui s’était préparée à cette éventualité, dit-elle, a mis en œuvre toutes les mesures idoines pour la santé de ses employés affectés et avec l’accompagnement des autorités sanitaires du district de Saraya, pour protéger la santé de la population de la région. A cet effet, SGO exhorte tous ses employés et collaborateurs à renforcer l’observation stricte des mesures barrières et porter des masques.

Le Kankourang suspendu

La collectivité mandingue de Mbour a décidé de suspendre cette année la sortie du «Kankourang». La nouvelle a été donnée par le secrétaire général de la collectivité mandingue, Mamadou Aïdara Diop, au terme d’une cérémonie de récital du Coran organisée par les sages de la communauté. Selon Mamadou Aïdara Diop, la propagation de la Covid-19 qui est favorisée par les rassemblements de personnes justifie cette décision de suspension. Par conséquent, il n’y aura pas cette année de circoncision au sein de la communauté mandingue de Mbour.

Un Mareyeur dealer

Mareyeur de profession, Moussa. Nd se livre, à ses heures perdues, à la vente de chanvre indien pour renflouer ses caisses. Mais mal en a pris au bonhomme qui habite à Guédiawaye et décrit comme un récidiviste. Déféré à deux reprises pour détention et trafic de chanvre indien, Moussa Nd a été alpagué aux Parcelles Assainies par les éléments du commissariat d’arrondissement de la localité au cours d’une opération de sécurisation. Au cours de son interpellation, il a été pris avec 24 cornets de yamba et la somme de 50 000 Fcfa qui constitue probablement le fruit de la vente de la drogue. Conduit au poste de Police, ce mareyeur d’un genre spécial a nié la propriété de la drogue. Mais ses déclarations n’ont pas convaincu les limiers qui lui ont délivré un ticket gratuit pour la prison pour détention et trafic de chanvre indien.

Thiaroye/Mer sonne la révolte

Les populations de Thiaroye de la Commune de Thiaroye/Mer en ont ras le bol de l’insécurité routière qui prévaut sur laRoute Nationale N°01 (RN01). Elles ont sonné la révolte en exigeant l’érection de passerelles en bonne et due forme sur la RN01. Inquiètes de la récurrence des accidents provoqués par des automobilistes qui roulent à des vitesses excessives, elles proposent des voies de contournement. Elles menacent également de se faire entendre dans les jours à venir si les autorités ne réagissent pas.

 Des bulldozers rasent des arbres

Incroyable mais vrai ! Au moment où le président de la République promeut son Plan Sénégal Emergent Vert (Pse), les bulldozers de ses lieutenants se sont montrés impitoyables contre les arbres. C’est le cas, notamment dans les communes des Parcelles Assainies et de Patte d’Oie où des bulldozers sont mobilisés par le Préfet de Dakar, dans le cadre d’une opération de déguerpissement en perspective du lancement des travaux d’extension de la Route des Niayes. C’est ainsi que tous les arbres situés le long de l’axe Patte d’oie-Rond Point Case bi ont été déracinés. Une véritable contradiction dans la mesure où le Pse préconise la protection des arbres.

Jamra réclame la libération des fumeurs de Yamba

Les petits dealers de chanvre indien ne sont que les victimes des gros trafiquants de drogue. Par conséquent, c’est contre ces derniers que doit s’appliquer la loi 2007-31 du 30 novembre 2007, initiée par Jamra et dénommée «Loi Latif Guèye», qui criminalise le délit de trafic de drogue. Et non à ces jeunes paumés qui ne sont que des narco dépendants, des malades, victimes des barons milliardaires de la drogue. En tant que tels, leurs places ne sont pas à Rebeuss, mais bien au Centre de Prise en charge Intégrée des Addictions (Cpia) du Service psychiatrique de l’Hôpital Fann, où ils doivent être soignés et désintoxiqués, pour leur permettre de recouvrer leur dignité et reprendre leur place dans la société. C’est la position de l’ong Jamra. « Rebeuss doit être réservée aux patrons narcotrafiquants, qui abrutissent nos enfants, boostent l’insécurité, détruisent les ménages et déstabilisent notre économie en y recyclant leur argent sale », conclut-elle!

Covid-19 Arabie Saoudite : des Africains entassés dans des centres

L’Arabie Saoudite maintient des centaines, voire des milliers de migrants africains enfermés dans des conditions qui rappellent les camps d’esclave de la Libye. L’enquête de Sunday Telegraph fait froid dans le dos. Des images prises par des téléphones portables et envoyées au journal britannique par des migrants à l’intérieur de ces centres de détention montrent des dizaines d’hommes entassés, torse nu, dans de petites pièces aux fenêtres à barreaux. Une photo montre ce qui semble être un cadavre enveloppé dans une couverture violette et blanche au milieu d’eux. Ils disent que c’est le corps d’un migrant qui est mort d’un coup de chaleur, et que d’autres ont à peine assez de nourriture et d’eau pour survivre. Les centres de détention identifiés par le Sunday Telegraph hébergent principalement des Ethiopiens et il y en aurait d’autres remplis de femmes. L’un des centres est à Al Shumaisi, près de La Mecque et l’autre à Jazan, une ville portuaire près du Yémen.

L’Anamo

Pour capter les opportunités d’emplois offertes par les centrales solaires installées dans la zone, 46 jeunes de Mékhé et villages environnants viennent de boucler une formation de 20 jours en maintenance et réparation des installations photovoltaïques et des appareils solaires. Cette formation initiée par l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) permettra à ces jeunes, selon son Directeur général Maodo Malick Mbaye, d’avoir une insertion durable sur le marché du travail, sur la base d’une formation qualifiante. Deux grandes centrales solaires sont installées dans la zone de Mékhé, notamment à Sinthiou Mékhé et à Ten Mérina. Au-delà des aspects économiques liés à la fourniture d’énergie propre aux populations, ces centrales offrent des opportunités d’emplois.

L’Anamo (bis)

En effet, le gouvernement a fait du mix énergétique un puissant levier pour le développement. C’est dans ce cadre que la centrale de Ten Mérina a été installée avec une capacité de 30 mégawatts, une économie de quelque 55 000 tonnes de CO2 par an. Ce qui constitue la réponse à la demande de consommation annuelle de 200 000 habitants avec un tarif plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays. En plus de cela, la zone dispose d’une centrale à Sinthiou Mékhé (département de Tivaouane) d’une production de 30 MW, soit la consommation de plus de 200 000 ménages. C’est pour permettre à la jeunesse de Mékhé et des villages environnants de capter toutes les opportunités d’insertion sur le marché du travail offertes par ces centrales que l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) a initié deux sessions de formation, en installation et maintenance des équipements solaires photovoltaïques, à l’intention de 46 jeunes de la zone. Selon le Dg de l’Anamo, Maodo Malick Mbaye, ces formations entrent dans le cadre de la mise en œuvre des activités d’encadrement de l’Agence en faveur des jeunes en quête d’insertion durable. Elles sont organisées avec le soutien technique et financier du Programme Energies Durables (PED). Les 46 jeunes bénéficiaires ont reçu ce week-end leurs attestations.

 Décès du Pr Pape Guèye

L’université Cheikh Anta Diop en deuil. Le Pr Papa Guèye est décédé le week-end dernier. Brillant intellectuel, professeur émérite de littérature française, il a été directeur de l’Ineade et directeur de l’Enseignement supérieur.

Touba : Une responsable de BBY accuse son mari d’avoir violé sa sœur

https://www.seneweb.com Selon le quotidien Source A qui donne l’information dans sa livraison de ce lundi, une affaire de viol sur mineure éclabousse la localité de Touba.
L’affaire concerne l’époux d’une responsable de Benno Bokk Yakaar (Bby) accusé par cette dernière d’avoir violé à plusieurs reprises sa sœur âgée seulement de 14 ans.
La dame, très célèbre, qui a quitté le domicile conjugal, se heurte au refus de son père de porter l’affaire devant la justice. Elle a ainsi divorcé d’avec son mari après 13 ans de mariage.
Son époux est un chauffeur d’une célèbre autorité religieuse. Elle confie qu’elle voulait mettre fin à ses jours dès que sa grande sœur lui a dit qu’elle a surpris son époux sur sa sœur de 14 ans.
«Je vivais avec ma petite-sœur âgée de 14 ans dans mon domicile conjugal, mais mon époux abusait d’elle lorsque j’étais dans les bras de Morphée ou quand je partais au boulot», raconte-t-elle, dépitée.


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