Revue de presse du Lundi 26 Octobre 2020

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Budget de l’Etat : Abdoulaye Daouda Diallo vise un taux d’exécution de 99,93%

iGFM-(Dakar) Le niveau d’exécution du budget national est de 93%, a indiqué, samedi, à Saly-Portudal (ouest), le ministre des Finances et du Budget, qui souhaite porter ce taux à 99,93%, ‘’pour ne pas dire à 100%’’, à la fin de l’année.
« Aujourd’hui, nous avons un niveau d’exécution qui tourne autour de 93%. On a encore quelques semaines, avant la clôture budgétaire. Nous fermons les dépenses du budget, les engagements, le 30 novembre’’, a dit Abdoulaye Daouda Diallo lors d’un atelier de la commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale.
L’atelier, qui a pris fin dimanche, portait sur le thème : ‘’De l’exécution de la loi de finances 2020 à la loi de finances 2021 : le Sénégal à l’épreuve de la pandémie’’.
‘’Je m’engage, avec mes collaborateurs, à faire mieux pour arriver à 99,87%, voire 99,93%, pour ne pas dire 100%, dans l’exécution du budget 2020. C’est l’objectif que nous nous sommes fixé’’, a assuré M. Diallo.
‘’Nous devons aller vers les infrastructures d’énergie, parce que le Sénégal espère connaître sa première année d’exploitation du gaz à partir de 2023’’, a ajouté le ministre des Finances et du Budget.

TAUX DE CROISSANCE : ABDOULAYE DAOUDA DIALLO SE PROJETTE SUR UN PIC DE 13%

http://www.emedia.sn Le ministre des Finances et du Budget, en séminaire de partage avec la commission de finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, a soutenu que la situation économique avec les partenaires du Sénégal risque de se compliquer. Toutefois, rassure Abdoulaye Daouda Diallo, avec la bonne tenue des finances, le Sénégal pourrait atteindre un taux de 13% à l’horizon 2023.
« En termes d’impact, dans le cadre du Programme d’appui prioritaire ajusté et accrédité, cela permettra d’atteindre un taux de croissance, sur la période de 2021 à 2023 de 8,7%, avec pour le début de cette année, un taux de 5,2%. C’est un déficit de 5 points et un taux de croissance de 7,2%. Et à peu près 9% en 2022 pour atteindre le pic en 2023 avec 13% », a estimé le ministre, interrogé par l’As.
Pour l’année 2021, le ministère chargé des Finances et du Budget est autorisé à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant de 1363,2 milliards de F CFA. Ces opérations de trésorerie pourront être contractées soit sur le marché national, soit sur le marché extérieur auprès de pays ou organismes étrangers et auprès d’organismes internationaux, à des conditions fixées par décret ou par convention.

Loi des finances 2021 : Cartographie des investissements prévus par l’État

http://lesoleil.sn Dans le projet de loi de finances 2021, le ministère des Finances et du Budget détaille, chiffres à l’appui, les investissements prévus par l’État. Du secteur primaire au quartenaire en passant par le secondaire et le tertiaire, c’est une trentaine de projets et de programmes qui sont inscrits au menu du budget.
On en sait un peu plus sur la nature et le coût des projets et programmes à réaliser avec la loi de finances 2021 arrêtée à 3226 milliards de FCfa en recettes et 3969,9 milliards de FCfa en dépenses, soit, en valeur absolue, un déficit budgétaire de 743,9 milliards de FCfa. Comparée à la Lfi (loi de finances initiale) 2020 qui est arrêtée en recettes à 3258,5 milliards de FCfa et en dépenses à 3709 milliards de FCfa, la Lfi 2021 connaît une baisse de recettes pour 32,5 milliards de FCfa (1 %) et une hausse des dépenses pour 260,9 milliards de FCfa (7 %) en valeur absolue.
Au titre des investissements, l’État entend prioriser certaines dépenses. Dans le secteur primaire, une dizaine de projets sont annoncés. Il s’agit du financement de la campagne agricole 2020/2021 (60 milliards de FCfa), du Programme national de développement de la filière banane (3,256 milliards de FCfa), du Projet de développement des chaînes de valeur riz dans la vallée du fleuve Sénégal (15,326 milliards de FCfa), du Programme des domaines agricoles communautaires (5,048 milliards de FCfa), du Programme de compétitivité de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal (16,232 milliards de FCfa), du Programme de renforcement de la protection zoosanitaire (1,133 milliard de FCfa), du Projet de développement  durable du pastoralisme dans le Sahel (5 milliards de FCfa), du Projet de motorisation des pirogues (2 milliards de FCfa), de la sécurisation de la brèche de Saint-Louis ( 4,443 milliards de FCfa), et du Programme de reforestation et de restauration des écosystèmes (2,010 milliards de FCfa).
Dans le secteur secondaire, l’État compte créer les Agropoles du sud et du centre (3,4 milliards de FCfa) et investir dans l’énergie pour 59,89 milliards avec le second compact Mca Sénégal ainsi que dans le Projet d’appui à la valorisation des initiatives entrepreneuriales (Pavie) pour 7,5 milliards de FCfa.
Concernant le secteur tertiaire, il est prévu la construction et la réhabilitation des marchés de Ziguinchor, Diourbel, Sandika de Pikine et Sandaga (centre-ville) pour un montant de cinq milliards de FCfa. La rénovation des aéroports secondaires de Saint-Louis, Ziguinchor, Matam, Tambacounda et Kédougou, pour 7,415 milliards de FCfa, figure également dans l’agenda de l’État, de même que la construction de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack (10,05 milliards de FCfa), la réhabilitation des voies ferrés intérieures, des gares et guichets des dessertes intérieures (10 milliards de FCfa) et la mise en place d’un crédit hôtelier et touristique pour cinq milliards de FCfa.
Enfin, pour le secteur quaternaire, c’est une vingtaine de projets qui sont envisagés dans le budget de l’année prochaine. On peut citer, entre autres, le Projet de construction et d’équipement de la polyclinique de l’hôpital Principal (14 milliards de FCfa), l’appui aux établissements publics de santé (3,33 milliards de FCfa), le Projet santé de riposte contre la Covid-19 (3 milliards de FCfa), le Programme paludisme et autres endémies (20 milliards de FCfa), la construction de l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam  : 15 milliards de FCfa), celle du Sine-Saloum (15 milliards de FCfa), la construction de résidences universitaires (Uam et Ucad) pour 12,5 milliards de FCfa, le Projet de dépollution de la baie de Hann (23 milliards de FCfa), le Pacasen (20,9 milliards de FCfa), la construction du stade du Sénégal (16,84 milliards de FCfa), le Pudc (15,5 milliards de FCfa) et Promovilles (15 milliards de FCfa).

Le budget du ministère de la Santé en hausse de 25 milliards de FCfa

Le budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale connaît, dans le projet de loi de finances 2021, une hausse de 24,9 milliards de FCfa en valeur absolue et 13 % en valeur relative par rapport à 2020. Cette augmentation, précise le document, est totalement consacrée au volet « santé » du Programme de résilience économique et social (Pres).

Une réserve de précaution de 66 milliards de FCfa mise en place

À l’image des dispositions prises en 2020, le Gouvernement annonce la mise en place d’une « réserve de précaution » dotée de 66 milliards de FCfa pour 2021. L’objectif est de tenir compte, d’une part, du contexte d’incertitude de la situation pandémique et des conséquences importantes sur l’activité économique et, d’autre part, de l’indétermination de l’impact budgétaire de la prolongation en 2021 de l’Initiative de suspension du service de la dette (Issd) du G-20 et à laquelle le Sénégal participe. Aussi subsiste-t-il des risques importants qui pourraient peser sur le recouvrement des recettes. Le ministère des Finances et du Budget précise que la réserve de précaution ne sera mobilisable qu’à compter du 1er juillet 2021, à la faveur de l’atteinte des objectifs de recettes du premier semestre 2021 et du niveau des économies réalisées au titre de l’Issd qui sera affecté aux recettes internes pour atténuer le déficit budgétaire.

Les raisons de la baisse de 4,1 % des recettes fiscales en 2021

Les recettes fiscales, tablées sur 2564,5 milliards de FCfa dans le présent projet de loi de finances, vont baisser de 4,1 % en 2021, comparativement à 2020.
Le ministère des Finances et du Budget précise toutefois que le dynamisme des administrations fiscale et douanière n’y est pour rien ; les finances publiques subissent plutôt le contrecoup d’une activité économique encore « convalescente ». « L’État n’a pas voulu faire supporter au contribuable le coût de la récession en augmentant les impôts. Au contraire, le Gouvernement considère qu’un taux marginal effectif d’imposition raisonnable constitue l’un des facteurs-clés de la relance économique », justifie le ministère. L’État a préféré assumer une baisse des recettes fiscales qui sera absorbée de deux manières. Il s’agit, d’une part, de la hausse du déficit et, d’autre part, de la rationalisation, voire la suppression, de dépenses courantes et de projets d’appuis institutionnels au contenu pauvre en Formation brute de capital fixe (Fbcf). Cela, pour permettre de dégager des marges budgétaires au profit de l’investissement public national. En 2021, les administrations fiscale et douanière entendent concentrer leurs efforts sur leur modernisation interne, grâce notamment à une utilisation accrue des technologies numériques, afin d’améliorer la maîtrise de l’assiette. Elles mettront également l’accent sur la lutte contre les fraudes fiscales et douanières, le renforcement de la formation des effectifs, l’encouragement au civisme fiscal et l’instauration d’une nouvelle culture de dialogue avec les contribuables.

MARCHÉ FINANCIER : Le ministre des Finances autorisé à lever 1363 milliards en 2021

Pour l’année 2021, le ministre chargé des Finances est autorisé à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’État du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant total de 1363,2 milliards de FCfa. Ces opérations de trésorerie pourront être contractées soit sur le marché national, soit sur le marché extérieur auprès de pays ou organismes étrangers et auprès d’organismes internationaux, à des conditions fixées par décret ou par convention.Abdou DIAW

Afrique subsaharienne : un chemin difficile vers la reprise, selon le FMI

https://www.lactuacho.com Les perspectives régionales sont globalement inchangées depuis la mise à jour des perspectives économiques régionales de juin 2020. En 2020, l’activité économique devrait se contracter de 3,0%, puis se redresser de 3,1% en 2021.

Cela représente une baisse du revenu réel par habitant de 4,6% sur 2020-2021, ce qui est plus important que dans d’autres régions.

Ces perspectives sont soumises à des risques baissiers importants, notamment en ce qui concerne le chemin de la pandémie, la résilience des systèmes de santé de la région et la disponibilité de financements extérieurs
Les décideurs politiques qui souhaitent relancer leurs économies disposent de ressources limitées et devront faire face à des choix difficiles. La région fait face à un déficit de financement important. Sans une aide financière extérieure supplémentaire importante, de nombreux pays auront du mal à maintenir la stabilité macroéconomique et à répondre aux besoins fondamentaux de leur population
Le besoin de réformes transformatrices pour promouvoir la résilience – y compris la mobilisation des revenus, la numérisation et la promotion d’une meilleure transparence et gouvernance – est plus urgent que jamais.
Washington, DC :  avec une reprise difficile à venir, les décideurs ont moins de ressources à leur disposition car ils lèvent prudemment les restrictions et rouvrent les économies. Des réformes transformatrices sont nécessaires de toute urgence pour relancer une croissance résiliente, ce qui sera difficile sans soutien extérieur, a déclaré le Fonds monétaire international (FMI) dans ses dernières Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne .
«L’Afrique subsaharienne fait face à une crise sanitaire et économique sans précédent», a souligné Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI. «En quelques mois à peine, cette crise a mis en péril des années de gains de développement durement acquis dans la région et a bouleversé la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes. L’apparition de la pandémie a été retardée en Afrique subsaharienne et les taux d’infection ont été relativement faibles par rapport à d’autres régions du monde. Cependant, la résurgence de nouveaux cas dans de nombreuses économies avancées et le spectre d’épidémies répétées dans la région suggèrent que la pandémie restera probablement une préoccupation très réelle pendant un certain temps.
«Néanmoins, au milieu des coûts économiques et sociaux élevés, les pays africains commencent maintenant avec précaution à rouvrir leurs économies et recherchent des politiques pour relancer la croissance. Avec l’imposition de verrouillages, l’activité régionale a fortement chuté au deuxième trimestre de 2020, mais avec un assouplissement des mesures d’endiguement, une hausse des prix des produits de base et un assouplissement des conditions financières, il y a eu quelques signes provisoires de reprise au second semestre de l’année. .
«Dans l’ensemble, la région devrait se contracter de 3,0% en 2020, les pires perspectives jamais enregistrées. Les économies dépendantes du tourisme ont été les plus touchées, tandis que les pays exportateurs de matières premières ont également été durement touchés. La croissance dans des économies plus diversifiées ralentira considérablement, mais dans de nombreux cas, elle restera positive en 2020.
«Pour l’avenir, la croissance régionale est prévue à 3,1% en 2021. Il s’agit d’une expansion moins importante que prévu dans une grande partie du reste du monde, reflétant en partie la marge de manœuvre relativement limitée de l’Afrique subsaharienne dans laquelle soutenir une expansion budgétaire. Les principaux moteurs de la croissance de l’année prochaine comprendront une amélioration des exportations et des prix des produits de base à mesure que l’économie mondiale se redresse, ainsi qu’une reprise de la consommation privée et de l’investissement.
«Les perspectives actuelles sont sujettes à une incertitude plus grande que d’habitude en ce qui concerne la persistance du choc COVID-19, la disponibilité d’un soutien financier externe et le développement d’un vaccin efficace, abordable et fiable.»

Dans ce contexte, M. Selassie a souligné un certain nombre de priorités politiques pour l’avenir.

«Là où la pandémie persiste, la priorité reste de sauver des vies et de protéger les moyens de subsistance. Pour les pays où la pandémie est mieux maîtrisée, des ressources limitées signifieront que les décideurs qui souhaitent relancer leur économie seront confrontés à des choix difficiles. Tant la politique budgétaire que la politique monétaire devront trouver un équilibre entre la nécessité de stimuler l’économie et la nécessité de la soutenabilité de la dette, de la stabilité extérieure et de la crédibilité à long terme. La réglementation et la surveillance financières devront aider les banques et les entreprises touchées par la crise, sans compromettre la capacité du système financier à soutenir la croissance à long terme. Et ces efforts doivent également être mis en balance avec la nécessité de maintenir la stabilité sociale tout en préparant simultanément le terrain pour une croissance soutenue et inclusive à long terme.
«Faire face à un défi politique aussi complexe ne sera pas facile et exigera un soutien extérieur continu. En effet, sans assistance significative, de nombreux pays auront du mal à maintenir simplement la stabilité macroéconomique tout en répondant aux besoins fondamentaux de leur population. Dans ce contexte, le FMI a agi rapidement et a déboursé environ 17 milliards de dollars américains jusqu’à présent en 2020 – soit environ 12 fois plus que ce que nous décaissons généralement chaque année – pour aider à couvrir une partie importante des besoins de la région et à catalyser un soutien supplémentaire de la communauté internationale.
«Mais pour l’avenir, l’Afrique subsaharienne fait face à d’importants déficits de financement. Si les flux financiers privés restent inférieurs à leurs niveaux d’avant la crise – et même en tenant compte des engagements existants des institutions financières internationales et des créanciers bilatéraux officiels – l’Afrique subsaharienne pourrait faire face à un écart de l’ordre de 290 milliards de dollars sur 2020-2023. Cela est important, car un déficit de financement plus élevé pourrait contraindre les pays à adopter un ajustement budgétaire plus brutal, ce qui entraînerait à son tour une reprise plus faible.

«Les pays doivent également jouer leur rôle – les réformes de la gouvernance amélioreront non seulement la confiance dans l’état de droit et les conditions des entreprises, mais encourageront également le soutien extérieur.

«Malgré les effets persistants de la crise, le potentiel de la région et l’ingéniosité de sa population restent intacts, et exploiter ce potentiel sera vital si la région veut retrouver son chemin vers un développement durable et inclusif. Dans ce contexte, la nécessité de réformes transformatrices pour promouvoir la résilience, stimuler la croissance à moyen terme et créer les millions d’emplois nécessaires pour absorber les nouveaux entrants sur les marchés du travail est plus urgente que jamais. Les réformes prioritaires concernent les domaines de la mobilisation des recettes, de la numérisation, de l’intégration commerciale, de la concurrence, de la transparence et de la gouvernance, et de l’atténuation du changement climatique. »Source FMI

Renforcement du rôle du secteur privé au Sénégal : L’Ifc appelle à alléger quatre contraintes clés pour stimuler l’investissement

https://www.lejecos.com Quatre contraintes clés sont à alléger au Sénégal pour stimuler l’investissement et renforcer le rôle du secteur privé. C’est ce que recommande la Société financière internationale (Ifc) dans un rapport.
La Société financière internationale (Ifc en anglais), une organisation membre du groupe de la Banque mondiale a publié un rapport diagnostic du secteur privé au Sénégal. « Diagnostic du secteur privé : créer des marchés au Sénégal » est l’intitulé du rapport.
Dans le rapport consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’Ifc juge nécessaire d’alléger quatre contraintes clés pour stimuler l’investissement afin de renforcer le rôle du secteur privé.
Selon l’Ifc, il y a des conditions de concurrence inégales. Sur ce point, l’Ifc explique que leurs causes sont à rechercher du côté du rôle encore important de l’État dans les affaires économiques, les réglementations afférentes ainsi que la part importante de l’économie informelle.
La persistante présence d’un grand nombre d’entreprises publiques au Sénégal est un exemple de l’importance de l’État dans les affaires économiques. Un autre exemple reste la persistance d’un cadre réglementaire encore lourd, qui malgré des améliorations significatives reste assez peu compétitif. Ceci contribue à l’existence d’un important secteur informel (estimé représenter plus de 40% du Pib) qui tends à fausser la compétition avec le secteur privé formel.
L’Ifc ajoute que l’accès difficile au financement est une contrainte majeure pour les entreprises du secteur privé, et les Mpme , la principale catégorie d’entreprises sont parmi celles qui ont le plus de difficultés à obtenir du crédit. « Moins d’une firme sur quatre au Sénégal, soit 22,6 %, a pu obtenir un prêt bancaire ou une ligne de crédit, proche des résultats moyens de la région ASS (Banque Mondiale 2017).

Lorsqu’ils réussissent à obtenir un prêt ou une ligne de crédit, ils doivent mettre en gage des actifs importants pour garantir leurs prêts. La valeur de la garantie requise est très élevée, en moyenne 271,7 % du prêt.

Les grandes entreprises affichent un taux moyen de 160,7 %, tandis que les petites entreprises affichent un taux excessif de 428,7 % (Banque Mondiale 2017a) », lit-on dans le document. Les contraintes à l’amélioration de l’accès au financement incluent une concurrence limitée entre les fournisseurs de services financiers, une infrastructure financière faible, et la faiblesse des politiques du secteur financier et certaines limitations des Mpme.
Selon l’Ifc la troisième contrainte est liée à l’approvisionnement en électricité. Sur ce point, le rapport souligne que  malgré un accès relativement élevé, l’approvisionnement en électricité au Sénégal est coûteux. Avec 61,7 % de la population en 2017,l’accès à l’électricité au Sénégal est supérieur à la moyenne de l’ASS qui est de 44,6 %.
Toutefois, l’accès dans les zones rurales reste faible et le réseau de distribution n’atteint pas beaucoup d’endroits, y compris là où des industries sont réellement en activité. «La dépendance du Sénégal à l’égard du fioul lourd (FL) pour ses centrales électriques signifie que la base de coûts du secteur est élevée et que même des tarifs élevés pour les consommateurs ne peuvent pas la couvrir entièrement, obligeant souvent l’État à intervenir avec des subventions et conduisant à l’accumulation d’arriérés. Le coût moyen de l’électricité en 2018 était d’environ 0,24 dollar EU par kW/h, nettement supérieur à la référence mondiale de 0,10 dollar EU par kW/h », relève le rapport.
Comme quatrième contrainte, l’Ifc note que la connectivité physique et numérique peut encore être améliorée. Si les infrastructures sont un facteur crucial de développement, l’Ifc soutient que le Sénégal présente des faiblesses majeures dans le domaine des transports et des technologies de l’information et de la communication qui entravent la connectivité.Adou FAYE

Côte d’Ivoire : Près de 1 000 milliards FCFA de déficit budgétaire à fin juillet 2020

https://www.sikafinance.com En Côte d’Ivoire, la situation des finances publiques laisse apparaître, sur les sept premiers mois de l’année 2020, un déficit budgétaire de 993,8 milliards FCFA (1,5 milliard d’euros), contre un déficit de 558,3 milliards FCFA (851 millions d’euros) à la même période de l’année précédente, soit une détérioration de 78%, selon les données de la Direction des prévisions, des politiques et des statistiques économiques du ministère ivoirien en charge de l’Economie et des Finances.
Cette évolution qui intervient dans le contexte de la lutte contre la propagation de la pandémie de la Covid-19 et ses conséquences sur l’économie ivoirienne, s’explique par l’effet conjugué de la baisse des recettes et dons (-5,74% à 2 825,3 milliards FCFA) et de l’augmentation des dépenses et prêts nets (+7,4% à 3 819,1 milliards FCFA).
En particulier, le repli des recettes totales est essentiellement dû aux réductions des recettes fiscales (-111,4 milliards FCFA à 2 353,6 milliards FCFA) et des recettes non fiscales (-29,9 milliards FCFA à 368,3 milliards FCFA).
Dans le détail, les recettes fiscales ont subi la contraction des recouvrements du BIC pétrole et gaz (-25,9 milliards FCFA), de la TVA (-22,2 milliards FCFA) et des taxes hors produits pétroliers (-19,5 milliards FCFA).
Quant aux recettes non fiscales, leur baisse est impulsée par la moindre mobilisation de la redevance téléphonie cellulaire (-19,3 milliards FCFA) ainsi que des cotisations de sécurité sociale (-11,1 milliards FCFA).
A l’opposé, la hausse des dépenses publiques principalement imputable par l’augmentation des subventions et autres transferts (+143,5 milliards FCFA), des dépenses de sécurité (+82,1 milliards FCFA) et des dépenses de personnel (+67,7 milliards FCFA).

Remboursement de 1 190,9 milliards FCFA au titre du capital de la dette publique

Comme à l’accoutumée, l’Etat ivoirien a eu recours au marché domestique de la dette pour financer ce déficit. Ainsi, une mobilisation record 1 913,1 milliards FCFA (2,9 milliards d’euros) a été réalisée par celui-ci à travers les bons du trésor (1 140,4 milliards FCFA), des emprunts obligataires (302 milliards FCFA) et des obligations du trésor (470,7 milliards FCFA).
Cette ressource a également servi au remboursement de 1 190,9 milliards FCFA (1,8 milliard d’euros) au titre du capital de la dette publique arrivée à échéance, dont 962,8 milliards FCFA pour la dette intérieure et 228,1 milliards FCFA pour la dette extérieure.Dr Ange Ponou

Les exportations françaises sont-elles menacées par le boycott du monde arabo-musulman?

https://www.rfi.fr/fr Depuis quelques jours, l’appel au boycott des produits français se répand sur les réseaux sociaux du monde musulman, en réaction aux propos du président Macron. Lors de l’hommage au professeur Samuel Paty, il avait indiqué que la France ne renoncerait pas aux caricatures du prophète Mohamet. Les exportations françaises vont-elles pâtir de cet appel ?
Cela dépendra du succès de cet appel, encore à confirmer, et aussi du poids des échanges commerciaux avec les pays les plus mobilisés. Même si le Koweït s’est montré très réactif, les fromages emblématiques Kiri et Babybel ont déjà été retirés des grandes surfaces de l’Émirat et une soixantaine de coopératives koweitiennes annoncent que les produits tricolores ne seront plus distribués, l’effet négatif sera limité dans ce pays, car les exportations françaises y sont faibles, elles se montent à quelques centaines de millions d’euros seulement.
Si l’appel s’amplifie, c’est un risque pour les produits les plus exposés au grand public. Ceux de l’agro-alimentaire, de la cosmétique et des parfums. Trois industries qui contribuent positivement à la balance commerciale française et qui souffrent déjà en ce moment des conséquences du Covid-19. Outre le Bahrein, au Qatar, deux chaînes de supermarchés – Al Meera et Souq el Baladi – ont vidé leurs rayons des produits tricolores. En Arabie saoudite circule un message de boycott des magasins Carrefour.

Ponctuellement un boycott peut-il nuire à une entreprise ?

Danone en a fait les frais au Maroc il y a deux ans. Suite à un appel relayé par Facebook, son lait jugé trop cher ne trouve plus aucun acheteur. Son chiffre de ventes annuel a reculé de 178 millions d’euros dans ce pays, un incident qui a pesé sur son bénéfice global. Les marques prennent très au sérieux les boycotts relayés par les médias sociaux. Elles craignent plus pour leur image que pour leurs ventes et s’engagent souvent à prendre en compte les attentes des consommateurs qui les boudent. Au Maroc, Danone a ainsi abaissé le prix de son lait. Dans la menace lancée la semaine dernière contre les produits français, les entreprises ont en revanche peu de prise, puisqu’elles ne sont pas directement mises en cause.

L’Élysée pourrait revoir sa position pour protéger les entreprises françaises ?

L’histoire démontre que si les entreprises peuvent s’amender pour échapper au boycott, en revanche les États ne capitulent jamais. Le gouvernement français demande d’ailleurs aux dirigeants des pays concernés de faire cesser ces appels au boycott, sans revenir sur les propos du président. L’exemple le plus frappant de l’inflexibilité des États est celui d’Israël, soumis depuis 15 ans au mouvement BDS pour « Boycott, Desinvest, Sanction ». Un appel lancé par des groupes palestiniens. Israël combat cette campagne sur tous les fronts, avec les outils du droit et de la diplomatie. Bien que ses exportations en souffrent peu puisqu’elles sont concentrées sur les produits technologiques à haute valeur ajoutée difficiles à remplacer et souvent importés non pas par des particuliers mais des entreprises ou des États.

Les exportations françaises vers les pays arabes sont-elles dans la même situation ?

En grande partie. Dans les pays du Golfe, la France exporte des armes et surtout des avions. C’est 60% des exportations vers le Qatar et Bahrein. En Arabie, les achats de radars constituent le premier poste pour l’année 2019. Ces contrats font l’objet d’appels d’offre de longue haleine où les considérations politiques sont aussi prises en compte. Idem pour le blé, le premier produit exporté par la France au Maroc et en Algérie. Sur ces produits de haute technologie, ou de première nécessité, les appels au boycott lancé par la société civile sont impuissants. . Dominique Baillard

«Frank Timis a gagné environ 900 millions de dollars, soit plus de 498 milliards Fcfa, dans les 5 ans suivant l’acquisition des blocs gaziers et pétroliers»

Alexandra Gilles, spécialiste de la corruption dans le secteur du pétrole Le Sénégal a donné gratuitement deux de ses principaux blocs gaziers à Frank Timis qui les a vendus pour des milliards de dollars qui rempliront les poches de ses enfants et petits-enfants à vie», a-t-elle révélé dans les colonnes du journal Les Échos.
« Timis a acquis ces blocs alors que, comme Aliou Sall, il n’a aucune expérience en matière d’exploration de pétrole et de production en eau profonde », a ajouté Alexandra Gilles.Qui précise que « Timis a gagné environ 900 millions de dollars, soit plus de 498?milliards Fcfa, dans les 5 ans suivant l’acquisition des blocs gaziers et pétroliers ».Aujourd’hui, mentionne-t-elle, Frank Timis peut espérer vivre avec au moins 12 millions de dollars supplémentaires, soit plus de 6?milliards F CFA.Elle souligne également que Timis Corporation avait vendu 60% de ses actions à Kosmos en 2014 pour plus de 400 millions de dollars.British Petroleum (BP) a rejoint le partenariat et a acquis 30% des parts des blocs. Ce qui a permis à Timis d’obtenir plus de 200 milliards dollars.Selon l’experte en pétrole, BP a aussi versé à Timis au moins 12 millions de dollars de redevances sur une période de 40 ans

Financement de la campagne hivernale 2020 des femmes agricultrices : La Bicis alloue 350 millions Cfa aux membres du Refan

https://www.lejecos.com La Bicis structure une ligne de crédit pour la campagne hivernale 2020 en faveur du Réseau des femmes agricultrices du Nord (Refan) dans le cadre du Programme Agrifed de Onu-Femmes.
« La Bicis a imaginé, construit et monté le schéma de financement innovant de la campagne hivernale 2020 des femmes agricultrices, membres du Refan (qui exploitent des périmètres rizicoles irrigués, dans la vallée du fleuve Sénégal) ».
La ligne de crédit d’un montant de 350 millions de francs Cfa pour cette première campagne, a été mise en place avec la collaboration de Baobab, une institution de microfinance. La ligne de financement couvre la phase de production ainsi que celle de commercialisation du riz usiné.
Par ailleurs, le programme Agrifed est développé par Onu-Femmes grâce à la convention de subvention de 1,5 million de dollars signée avec le Groupe Bnp Paribas auquel appartient la Bicis. De ce fait, plusieurs organes du système des Nations Unies (Unesco, Pam, etc.) sont parties prenantes au projet, aux côtés de Onu-Femmes.Bassirou MBAYE

Arrêt des travaux du Pudc,accusations portées contre son entreprise Artesa : les révélations du dg Saïd Merdy

https://actusen.sn La dernière sortie du coordonnateur du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est une pilule difficile à avaler pour le directeur général d’Artesa pour l’Afrique de l’Ouest. Dans un entretien accordé à SourceA, Saïd Merdy reproche à Cheikh Diop de n’avoir pas dit la vérité aux Sénégalais, concernant l’arrêt des travaux des centrales du Pudc.
Saïd Merdy a tenu à préciser que si le Pudc est en train de tanguer, c’est parce que le Gouvernement du Sénégal n’a pas respecté ses engagements financiers, sachant qu’il doit à sa Société Artesa plus de trois millions de dollars. «Presque quatre ans ou trois ans et demi après présentation des factures, on nous doit trois millions de dollars de dette reconnue par les Nations-Unies et le Pudc. Ce qu’on a dit, c’est qu’on ne va pas faire un pas tant qu’on ne nous aura pas payé», déclare-t-il.

Difficultés qui plombent leurs activités : l’UNACOIS, ACIS et COCOGES interpellent l’état

https://www.lactuacho.com Communiqué  : Les trois organisations des commerçants à savoir  UNACOIS, ACIS, COCOGES les deux organisations de transit USETTA et ASSTAP le CONSEIL DISCIPLINE et le CEATLCS se sont réunis le vendredi de 16h à 18h30 pour échanger sur les difficultés qui plombent nos activités.
1/ concernant le PAD :
-la congestion, la fluidité des opérations,l’autorité pour faire appliquer les décisions obtenues après d’âpres combats avec les compagnies maritimes et les manutentionnaires .
2/ les compagnies maritimes :
-leur ingérence dans le transport terrestre public,
-le refus systémique d’appliquer les décisions prises par les autorités de ce pays
-,les conditions d’obtention des BAD,
-le traitement des manifestes dans le système gaindé de la douane .
La récupération des conteneurs vides dans leurs terminaux.
3/ les manutentionnaires : -Mauvais services de DPW,
-panne récurrente de leur logistique,
-Traitement inhumain des clients
-Lenteur dans les livraisons des conteneurs.
Ces disfonctionnements orchestrés au niveau des compagnies maritimes et  dpw permettent à ces derniers de facturer des faux    frais à savoir :
-Magasinage,
-Surestaries,
-Détentions supportés par les consommateurs du Sénégal
Compte tenu de ce qui précède nous demandons aux Autorités de ce pays de bien vouloir nous accompagner à  mettre fin à ces pratiques qui plombent nos activités
A défaut nous nous réservons le droit d’arrêter nos activités le mercredi 28jeudi 29 et vendredi 30
Nous demandons aux membres de ces organisations de rester vigilants et d’attendre nos instructions

CREI : Un budget de près d’un milliard pour ne rien faire

https://www.seneweb.com La Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) s’est dotée d’un budget de 966 millions Fcfa pour l’année 2021.
En attendant sa réforme, la CREI n’a rien à faire pour le moment.
Le président et le procureur général sont les seuls membres à se rendre au travail, rapporte L’Observateur.
Sur les 966 millions, il est inscrit 766 millions Fcfa de crédits de paiement au titre de dépenses de personnel.
Outre les dépenses de personnel, la CREI bénéficie d’une allocation de 200 millions Fcfa pour ses dépenses de fonctionnement, soit 16,6 millions par mois.
Un budget qui ne s’explique pas car la CREI ne fonctionne pas.
En effet, le président et le procureur général sont à la CREI pour ne rien faire.
Ils n’ont aucun dossier à gérer, les magistrats sont tous au chômage.

Travaux du TER : Thiaroye menace de descendre dans la rue, si l’Apix continue…

https://senego.com Les désagréments causés par les travaux du Train Express Régional (Ter) à Thiaroye-Gare ont fait sortir les populations de leurs gonds.

Revendications…

Elles menacent de descendre dans la rue, si l’Apix continue de faire la sourde oreille à leurs revendications, selon L’As. En effet, ces populations réclament la construction de passerelles qui est devenue une urgence sociale et une solution au problème lié au mur de clôture du camp militaire envisagé par l’Armée nationale.

Engagements…

D’après leur porte-parole, Libasse Diagne, le Directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, n’a respecté aucun de ses engagements. “Thiaroye-Gare sera coupé du reste du monde avec la traversée du TER et l’éventuelle construction du mur du camp militaire”, ajoute-t-il

Conflits fonciers au Sénégal–SUR DU SABLE MOUVANT : En 1980 déjà, le Président Senghor alertait

https://www.lequotidien.sn Dans un discours aux accents de testament, le Président Léopold Sédar Senghor, qui quittera volontairement le pouvoir moins de deux mois plus tard, parlait le 4 novembre 1980, à l’occasion de l’audience solennelle de rentrée des Cours et tribunaux, des difficultés, pour les autorités de l’Etat, à mettre en œuvre une politique efficace en matière foncière. Les écueils tenaient à l’applicabilité de la législation, mais aussi aux travers comportementaux des acteurs que sont les citoyens, les contribuables, les élus locaux, les fonctionnaires de l’Administration, les autorités judiciaires et les plus hautes autorités de l’Etat. 40 ans après, presque jour pour jour, Le Président Macky Sall reprenait la même complainte, le jeudi 22 octobre 2020, à l’occasion de la Journée nationale de la décentralisation. Les propos de Léopold Sédar Senghor restent encore d’une grande actualité. Est-ce à dire que le foncier reste un casse-tête presqu’insoluble pour les chefs d’Etat sénégalais ? Faudrait-il accepter cette fatalité ?


Le Quotidien propose, pour ce lundi, en «Guest-chroniqueur», à la place des Lundis de Madiambal, ce texte historique du Président Senghor.

(…) En prenant cette année pour thème de la rentrée judiciaire la Propriété foncière au Sénégal, on a choisi d’évoquer une question qui illustre notre volonté de concilier – je dirais même conjuguer les valeurs socio-culturelles du Peuple sénégalais avec les exigences du développement économique.
Je ne referai pas l’exposé des us et coutumes, ni l’historique des réglementations qui ont précédé le régime juridique actuel, issu de la grande loi du 17 juin 1964 sur le domaine national. Cette description et cet historique ont été faits d’une manière aussi claire et complète que l’autorise un sujet aussi complexe, par l’auteur du discours d’usage, M. Mohamed Sonko. Et chacun des trois autres orateurs qui m’ont précédé a rappelé les caractéristiques essentielles de l’évolution dans ce domaine.
Je voudrais seulement insister, ici et aujourd’hui, sur la signification de notre droit actuel en matière foncière, en le situant dans son contexte historique, culturel et politique.

La loi sur le domaine national

Dans un pays où les trois quarts des habitants vivent des produits de la terre, il était normal que l’attention et les efforts des pouvoirs publics, au lendemain de l’indépendance, fussent tournés d’abord vers le régime foncier.
Or le droit de la terre, à l’aube des années 1960, était caractérisé, tout à la fois par une réalité culturelle ancienne et profonde, des pratiques socio-économiques souvent fort éloignées de l’intérêt du plus grand nombre et par des réglementations artificiellement imposées par la puissance coloniale.
La réalité culturelle était, est toujours ; comme l’a bien montré M. Sonko, que le statut de la terre, dans la conception négro-africaine, est intimement lié à notre métaphysique. La terre n’est pas un bien patrimonial, mais un bien sacré, mieux, une déesse qui ne saurait faire l’objet d’une appropriation. La terre est, partant, inaliénable. C’est en violant la loi religieuse ou plus exactement le dogme que les nobles se sont autrefois approprié la terre.
Mais la terre est aussi un bien économique, source de richesse et de puissance pour ceux qui en disposent. Elle est donc l’enjeu de la lutte pour le pouvoir et la richesse, et son statut traduit l’expression des rapports de force socio-économiques.

C’est ainsi qu’au moment de l’indépendance, 95% du territoire national appartenaient aux «maîtres de terre», aux «lamanes», dont les familles ne représentaient qu’environ 15% de la population. Et il n’était pas rare que lorsqu’un cultivateur avait, grâce à son travail, amélioré son champ, le maître de la terre la lui reprît pour la louer plus cher à un autre.

A ces pratiques inégalitaires, la puissance coloniale avait superposé ses réglementations, artificiellement plaquées sur une réalité socio-culturelle différente. L’échec de ces tentatives montre clairement que le législateur qui fait fi des réalités socio-culturelles se con­damne à l’impuissance.
C’est dans ce contexte qu’est intervenue la législation de 1964 sur le domaine national.
Cette législation se caractérise par le souci de concilier la tradition avec la modernité, la démocratie avec l’efficacité économique, le respect des droits acquis avec les impératifs de l’intérêt général.
Fidèle à la tradition négro-africaine et communautaire selon laquelle on ne peut exercer sur le sol qu’un droit d’usage et non de propriété, la réforme a reconnu, à chaque famille de cultivateurs, un droit d’usage sur le sol qu’elle exploite effectivement. La loi puise ainsi, comme l’a justement souligné le Premier président Kéba Mbaye, sa légitimité dans nos traditions les plus anciennes. L’Etat se substitue aux maîtres de terre du système coutumier. Il détient désormais plus de 95% du territoire national. Conforme à notre option pour un socialisme démocratique et décentralisé, la loi l’est également, puisqu’elle prévoit dans certaines circonstances l’affectation gratuite de la terre à ceux qui peuvent le mieux l’utiliser, et cela par l’intermédiaire de conseils ruraux élus démocratiquement, dont un tiers des membres représente l’Assemblée générale des coopérateurs.
Soucieux d’efficacité économique, le nouveau système ne l’est pas moins dans la mesure où il permet la constitution d’unités de production conformes aux exigences de l’agriculture moderne.
Garante de l’intérêt général, la loi permet aussi à l’Etat d’assurer l’utilisation des terres, conformément aux prévisions du Plan de développement économique et social, ainsi que d’immatriculer des terres à son nom pour la réalisation d’opérations d’utilité publique.
Enfin, respectueuse des droits acquis, la réforme l’est simultanément, puisqu’elle garantit le maintien de leur propriété aux citoyens dont les droits ont fait l’objet d’une inscription, d’une transcription, d’une immatriculation ou qui ont réalisé, sur les terres qu’ils occupent, une mise en valeur jugée efficace.
Telle est l’économie de cette réforme de 1964 qui représente, vous le voyez, une synthèse originale entre des préoccupations fort diverses. A cette réglementation, il convient d’ajouter la loi du 19 avril 1972 sur les Communautés rurales, qui constitue un complément indispensable de la réforme, ainsi que le Code du domaine de l’Etat et la loi du 2 juillet 1976, relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Si l’on considère l’ensemble de ces textes et ceux pris pour leur application, l’on est en présence d’un tout cohérent, qui constitue assurément l’un des fondements essentiels de notre entreprise qui vise à édifier, dans ce pays, un socialisme démocratique. Il ne saurait donc être question de remettre en cause une réforme qui a eu pour objectif de donner la terre à ceux qui la travaillent et de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers.

Les leçons de l’expérience

Mais la qualité d’une réforme ne se mesure pas seulement aux intentions qui la sous-tendent. Elle s’apprécie aussi dans l’application qui en est faite : dans la manière dont elle est appliquée.
Il nous faut donc analyser méthodiquement, sans complaisance, les leçons de l’expérience, corriger les erreurs s’il y en a, combler les lacunes s’il s’en trouve, supprimer les lenteurs, expliquer les résistances. C’est à ce prix que nous progresserons.

Or l’analyse de l’application de la législation de 1964 et des textes subséquents fait apparaître un certain nombre d’écarts entre les prescriptions du législateur et la situation actuelle en matière foncière.

Ce n’est pas ici le lieu d’analyser l’ensemble des difficultés rencontrées. Je me bornerai à en citer quelques-unes à titre d’exemple, à en tirer les enseignements, à enfin évoquer certaines corrections déjà faites ou encore nécessaires.
Il y a d’abord certaines lenteurs administratives. C’est ainsi que seize ans après l’entrée en vigueur de la loi de 1964, un nombre important de demandes de constat de mise en valeur, effectuées en vertu de l’article 3 de cette loi et du décret du 30 juillet 1964, n’ont toujours pas été examinées par les commissions compétentes. Cette situation est inadmissible. Elle montre comment une réforme, décidée au sommet de l’Etat, par les élus du suffrage universel, peut être paralysée par l’inertie de ceux-là même qui sont chargés de son application.
J’ai donné pour instruction aux responsables concernés de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour permettre enfin le règlement des dossiers en instance. Ces mesures devront être inspirées par le double souci de mettre un terme à l’incertitude des situations juridiques et de vérifier que les demandeurs remplissent bien, à la date et dans les formes prescrites, les conditions exigées par la règlementation. Les corps de contrôle, qui existent maintenant, vous le savez, dans chaque ministère, devront veiller à la bonne application de mes instructions.

Parmi les difficultés imputables également aux lenteurs de l’Administration, il faut citer l’absence de décrets d’application du Code du domaine de l’Etat, entré pourtant en vigueur depuis 1976.

La mise en œuvre d’une politique foncière plus active par l’Etat, dans les zones urbaines notamment, a été entravée par les retards constatés dans la préparation et l’approbation des décrets d’application.
Là encore, j’ai demandé que sur cette question, comme d’une manière générale, la publication des décrets nécessaires à l’application de la loi intervînt avec plus de célérité.

Une deuxième catégorie de difficultés est d’ordre technique. C’est ainsi, par exemple, que de nombreux propriétaires d’immeubles dits du «Code civil», invités à requérir leur immatriculation, n’ont pu joindre à leur dossier le plan des parcelles exigé, faite de géomètres en nombre suffisant.

Sur cette question également, il convient que les services administratifs responsables imaginent les mesures propres à débloquer la situation.
Plus généralement, cette seconde catégorie de difficultés, d’ordre technique, nous enseigne que l’une des qualités essentielles d’une mesure législative ou administrative, c’est son applicabilité. Je veux dire par-là que le législateur et le fonctionnaire doivent toujours se demander si la norme qu’ils édictent pourra, compte tenu des moyens humains et matériels disponibles, être appliquée. Emettre une norme inapplicable, c’est accepter par avance que soit bafouée l’autorité de l’Etat. Or dans la phase actuelle de notre développement, rien n’est plus important que l’autorité de l’Etat, c’est-à-dire la capacité de se faire obéir, pour faire prévaloir des solutions conformes à l’intérêt général du pays.
La troisième catégorie de difficultés rencontrées dans l’application de la législation foncière est plus difficile à résoudre.
Il s’agit des réticences, voire des résistances, manifestées par certains citoyens bénéficiaires de l’ancien système. Ces résistances, d’ordre socio-économique et culturel, s’expliquent par le fait que la réforme, bien que conforme dans son inspiration aux valeurs culturelles de notre pays, a porté atteinte à certaines pratiques assez anciennes, à certains privilèges bien établis.

Ce troisième type de difficultés appelle plusieurs réponses.

Il faut en premier lieu, lorsque cela s’avère nécessaire, corriger les textes. Ainsi, les errements enregistrés de certains présidents de Conseil rural ont-ils entraîné la modification, par la loi du 3 juin 1980, de la loi du 19 avril 1972 relative aux Com­munautés rurales.
Désormais, la décision d’affecter ou de désaffecter une terre est prise par le Conseil rural tout entier, et non par son seul président. En outre, la délibération du Conseil rural ne devient exécutoire qu’après avoir été approuvée par l’autorité de tutelle, c’est-à-dire par le sous-préfet, représentant l’Etat. Et cette décision peut être déférée à la Cour suprême pour excès de pouvoir. C’est que trop souvent le Conseil rural, sous la pression des notables, tendait à remplacer une féodalité par une autre.
Ces modifications ont donc pour objet de renforcer l’objectivité et le caractère démocratique de la procédure d’affectation des terres.
Et vous avez raison, M. le Procureur général, de souligner le rôle que peut jouer la Cour suprême dans le respect de la loi, lorsqu’elle est saisie par la voie du recours pour excès de pouvoir.
Il reste que ces adaptations des textes, qui tirent les leçons de l’expérience, ne suffisent pas. Elles doivent impérativement être relayées et complétées par l’information comme par l’éducation des populations. La bonne application de la loi, de toute réforme au demeurant, implique que tous ceux qui sont concernés soient clairement informés des buts poursuivis par l’Etat. Il est donc essentiel que tous ceux qui sont, à un titre ou à un autre, chargés de faire appliquer la loi – et vous l’êtes, Mesdames et Messieurs les Représentants des professions judiciaires – fassent œuvre de pédagogie.

Le rôle de la justice

Les difficultés que j’ai recensées appellent, vous le voyez, des réponses adaptées. Les unes supposent un perfectionnement de notre appareil administratif, si important pour conforter l’autorité de l’Etat : les autres impliquent de la part du législateur comme de l’Administration un souci de réalisme pour adapter la règlementation aux moyens disponibles. Celles d’ordre socio-culturel réclament, à tous les niveaux, un effort d’information, d’éducation et, j’ajouterai, de patience, pour vaincre les réticences et les résistances, souvent dues à l’ignorance.
L’œuvre entreprise avec la loi de 1964 sur le domaine national, qui n’a cessé d’être complétée depuis, est exemplaire à maints égards. Exemplaire, nous l’avons vu, par son inspiration et son contenu ; exemplaire aussi par les difficultés d’application rencontrées que nous devons surmonter en tirant de l’expérience les enseignements appropriés.

Pour mener à bien cette œuvre considérable, puisqu’elle constitue à la fois une réforme foncière et une réforme agraire, l’effort de tous est nécessaire.

Effort de civisme d’abord de la part de tous les citoyens qui doivent comprendre que la nouvelle législation est conforme à l’intérêt du plus grand nombre, qui doivent aussi utiliser pleinement les prérogatives que leur donne la loi.
Effort de conscience professionnelle ensuite de la part de tous les fonctionnaires et agents publics, dont la mission consiste à tout mettre en œuvre pour appliquer et faire respecter la loi. A cet égard, j’attends de l’ensemble des agents publics qu’ils se comportent en serviteurs fidèles de l’intérêt général, qu’ils sont chargés de faire prévaloir en toutes circonstances. Les autres citoyens ne sauraient tolérer que ceux-là même qui sont investis d’une mission et de prérogatives de puissance publique se servent de leurs pouvoirs à des fins étrangères à l’intérêt général. Je veillerai attentivement, et avec moi le gouvernement tout entier, à ce que toute méconnaissance de ces principes élémentaires soit sanctionnée avec la sévérité qui convient.

Je voudrais enfin, pour terminer et élargir mon propos, souligner l’importance de la justice dans l’application et le respect de la loi.

Les jugements et arrêts que vous rendez, Mesdames et Messieurs les magistrats, ont à bien des égards une valeur exemplaire.
Lorsque vous fixez le montant d’une indemnité d’expropriation, vous avez la délicate tâche de trouver le point d’équilibre entre la compensation d’un préjudice subi par un particulier et la charge financière à supporter par la puissance publique, c’est-à-dire par les contribuables, pour réaliser un projet d’utilité publique.
Lorsque saisi par la voie du recours pour excès de pouvoir, vous annulez une décision administrative affectant ou refusant d’affecter une terre, vous ne vous bornez pas à résoudre un litige individuel. Vous éclairez l’Administration sur la façon dont elle doit interpréter et appliquer la loi. Vos décisions ont ainsi une valeur pédagogique, orientent l’action administrative future et influencent, en même temps, le comportement des citoyens. Elles doivent donc être rendues dans un langage clair et dans un délai court par des juges irréprochables. La crédibilité de la justice est à ce prix.

Je ne doute pas, Monsieur le Premier président, que sous votre haute et ferme autorité, le corps judiciaire sache se montrer à la hauteur de sa tâche et faire preuve de la rigueur et de la fermeté nécessaires.

Cette fermeté, je tiens à la dire, ne doit pas être réservée aux seuls auteurs de violence. Elle doit également s’exercer à l’égard de tous ceux qui violent la loi, notamment des auteurs d’infractions économiques et de ceux dont le comportement révèle, en même temps que le mépris de la morale publique, celui de leurs concitoyens.
Notre pays traverse, vous le savez, comme tous les pays non pétroliers, mais surtout les pays sahéliens, une conjoncture économique et financière difficile. Cette conjoncture impose aux citoyens un certain nombre d’efforts et de sacrifices, dont je mesure le poids. Dans de telles circonstances, le comportement de certains citoyens qui affichent un train de vie luxueux, quelque fois sans rapport avec les revenus de leur travail, étalent leurs gaspillages, se livrent à certains trafics, s’adonnent à l’ivrognerie ou à la drogue, est particulièrement intolérable. Je souhaite, M. le Procureur général, que le Parquet fasse preuve, à l’égard de ces types de comportement, de la plus grande sévérité.
Je tiens, pour finir, à répondre à M. le bâtonnier de l’Ordre des avocats qui m’a fait part, tout à l’heure, des préoccupations de ses collègues. Celles-ci concernent notamment l’amélioration de la formation et de la protection sociale des avocats. Soyez sûr, Monsieur le bâtonnier, que le ministère de la Justice examinera, avec la plus grande attention, les propositions que vous voudrez bien lui faire à cet égard.
Vous avez rappelé d’autre part votre attachement à l’indépendance du Barreau. Monsieur le bâtonnier, je crois avoir prouvé, dans les faits et à plus d’une reprise, ma volonté de construire dans ce pays un Etat respectueux des principes fondamentaux du droit, au premier rang desquels figure le respect des droits de la défense. Si l’on compare la situation du Sénégal, de ce point de vue, avec celle des autres Etats de ce continent, il me semble que les avocats sénégalais n’ont guère lieu de se plaindre. Si des modifications d’ordre législatif vous paraissent toutefois de nature à garantir davantage l’indépendance et le bon fonctionnement du Barreau, vous pourriez, là encore, soumettre des propositions au ministère de la Justice. Vous m’en avez déjà soumises que j’ai transmises au Premier ministre. En tout état de cause, Monsieur le Bâtonnier, l’indépendance dans ce domaine comme dans tant d’autres se conquiert et se mérite chaque jour : c’est en faisant preuve, jour après jour, de leur volonté de défendre avec honnêteté, talent et générosité, les causes, parfois humbles, de citoyens souvent modestes, que les avocats sénégalais feront honneur à leur profession et accroîtront encore l’indépendance et le respect qui leur sont dus. Et c’est ainsi qu’aux côtés de l’ensemble des professions judiciaires, ils nous aideront à faire de notre Sénégal, davantage encore, un pays de droit, avec un Etat qui exerce son autorité dans le cadre des lois et règlements.
Ce sera ma conclusion, que je ferai brève. Ce n’est pas un hasard si, depuis l’indépendance, nous avons fait du Sénégal un pays de Droit. Ce faisant, nous restons dans l’esprit de nos ancêtres politiques du 15 avril 1789. Avec cette différence que nous n’avons plus à présenter nos «très humbles doléances» à un autre Peuple, fut-il authentiquement révolutionnaire. Notre dignité, parce que notre devoir, à nous Etat, c’est-à-dire représentants légitimes du Peuple sénégalais, est d’écouter attentivement les aspirations de notre Peuple vers plus de droits et de libertés certes, mais d’abord vers plus d’égalité et de justice. Ce que nous avons essayé de réaliser depuis plus de 20 ans, en faisant périodiquement notre examen de conscience pour corriger les erreurs, opérer les redressements et rattraper les retards.
Je déclare ouverte l’Année judiciaire 1980-1981.

Litige foncier à Nguéniène : Les éleveurs chassent les conducteurs de tracteurs de Produmel

https://www.lequotidien.sn Les éleveurs et paysans du village de Nguéniène, opposés à l’installation du projet agricole d’exploitation de melons, ont chassé à coup de machettes les chauffeurs de tracteurs qui avaient commencé à labourer les 100 ha de pâturage que la mairie a attribués à l’entreprise espagnole Pro­dumel. Finalement, les travaux ont été arrêtés et les éleveurs, qui ont repris provisoirement leur surface, demandent l’intervention prompte du Président Macky Sall avant que le pire ne se produise. C’est la troisième fois que ces conducteurs d’engins sont chassés de ce site.

Multiplication de conflits fonciers : Département de Rufisque, pôle de contestation

https://www.lequotidien.sn Avec les grands chantiers de l’Etat et les externalités liées à ces travaux se traduisant par une urbanisation galopante avec une invasion de promoteurs immobiliers, le département de Rufisque vit au quotidien des problèmes fonciers. De Diamniadio à Tivaouane Peulh ou dans tout autre commune du département, les populations ne cessent de se braquer contre la forte spoliation foncière dont elles sont victimes de la part de promoteurs immobiliers. Le Quotidien s’intéresse de manière non exhaustive à ces interminables problèmes fonciers dont les conséquences sont dramatiques avec un lot de désolations à n’en plus finir. Cerner d’ailleurs de bout en bout le problème dans le département est chose impossible, vu les foyers de tension qui demeurent une véritable bombe sociale pouvant exploser à tout moment.
La dernière sortie du Président Sall lors de la Journée de la décentralisation sur les conflits fonciers va-t-elle éteindre les foyers de tension en cours un peu partout ? Le département de Rufisque vit des troubles profonds liés au foncier. C’est devenu un phénomène récurrent et désormais plus une semaine ne se passe sans son lot de récriminations des populations qui se disent spoliées de leurs terres. Une véritable pression foncière en cours menace même le devenir des populations après avoir considérablement réduit à une faible expression l’activité agricole dans le département naguère grand pourvoyeur de produits horticoles et maraîchers à travers sa partie rurale (ancienne communauté rurale de Sangalkam). Des champs et exploitations avicoles ont en fait laissé la place au béton avec les projets d’envergure de l’Etat. En effet avec les projets phare de l’Etat dans le département, notamment les pôles urbains, celui de Diamniadio en premier, c’est une nouvelle configuration qui se dessine pour le département qui s’étend sur une superficie de 37 mille 200 ha. Les projets de l’Etat ont fait péricliter la situation dans la zone en amorçant la déliquescence de cet écosystème au grand dam des populations, mais aussi des défenseurs des droits des agriculteurs. «Rufisque est aujourd’hui le foyer ardent du Pse et ça crée des tensions. C’est un développement infrastructurel, un développement urbain, l’explosion démographique, mais aussi la tension sur le foncier. Tout cela fait que l’alimentation peut être laissée en rade alors que la vocation originelle du département, c’est l’horticulture, la production agricole», regrettait en ce sens, lors de la célébration de la Journée de l’alimentation, Amadou Kanouté de Cicodev Afrique, faisant le plaidoyer pour la préservation des espaces agricoles dans l’unique département qui en dispose dans toute la région de Dakar. Yasmina Achem Sarr, membre de la Sénégalaise d’exportation de produits agricoles et services (Sepas), avait elle aussi alerté sur la perte importante de terres dans la zone au profit du béton. «Oui il faut construire, mais cela ne doit pas empêcher de préserver les champs de la zone qui font vivre des milliers de personnes», exhortait la dame à l’occasion de la Journée nationale de la mangue tenue à San­galkam en juillet. Désormais il est plutôt question de la vie des hommes et non plus de la production agricole. Ce sont les zones d’habitation qui sont envahies avec la nouvelle attractivité de la zone. De Diamniadio à Bam­bylor, en passant par Tivaouane Peulh ou Yène, le constat reste le même : une spoliation pernicieuse et intempestive qui hante le sommeil des populations.

Tivaouane Peulh victime des tergiversations de l’Etat

A Tivaouane Peulh, les populations ont enfourché vendredi le cheval de combat. La cause de leur courroux, l’annonce par le gouverneur de Dakar du retrait des 20 ha que le président de la République leur avait octroyés en guise de compensation après la démolition de leurs maisons en 2017. Ils sont 1 796 familles à voir le 19 avril de cette année-là leurs constructions détruites avec une opération musclée de la Dscos. Le site du litige, s’étendant sur 123 ha, avait été alors affecté à une société immobilière. Bénéficiant d’une promesse ferme du Président Macky Sall lors de la campagne électorale pour la Présidentielle de 2019, ils espéraient bientôt entrer en possession des papiers administratifs pour leur installation légale. A la place, c’est un revirement spectaculaire qui s’est produit avec l’annonce du gouverneur de Dakar du retrait du site qui serait à nouveau réaffecté à la même société. «Ils n’ont qu’à faire de ce site le cimetière Bakhiya de Tivaouane Peulh, car nous y mourrons plutôt que de laisser la Sipres nous prendre nos terres», jure ainsi, surexcité, Ousmane Ndiaye, un des membres du Collectif des victimes de démolition de Tivaouane Peulh, lors de la manifestation de vendredi durement réprimée par la gendarmerie. Ils sont d’autant plus révoltés que le directeur des Domaines Mame Boye Diao leur avait assuré la remise des papiers dans 15 jours suite à une audience qu’il avait accordée au collectif le 4 juin dernier. Les victimes, trimballées entre joie et remerciements après la promesse de Macky Sall et dépit au début de l’affaire et avec le dernier développement, ne savent plus à qui se fier dans cette affaire. Certains des manifestants arrêtés vendredi n’ont toujours pas encore été libérés.

Diamniadio, l’expropriation à coup de baux

Le 17 août 2018 est un mauvais souvenir pour les populations de Diamniadio Sud Extension. Une opération musclée de la Dscos avait abouti à la destruction d’une quarantaine de maisons sous le regard impuissant de leurs pensionnaires tenus en respect par les Forces de l’ordre déployés en nombre important. Ayant construit suite à une délibération de la mairie sur le site, ces habitants avaient riposté, embrasant la commune par des manifestations dans la rue. Plusieurs d’entre eux avaient été arrêtés avant d’être libérés quelques jours après, mais le mal était déjà fait. A la faveur d’un bail, le député Demba Diop Sy revendiquait la propriété du site de 27 ha pour un projet immobilier d’envergure. Avec l’avènement du Pôle urbain, la zone était de facto devenue attractive, poussant les promoteurs immobiliers à peaufiner des stratégies pour acquérir des espaces dans ces «nouveaux eldorados». Le député qui détient aussi un autre domaine dans la zone, toujours à la faveur d’un bail, n’était pas le seul promoteur à en disposer dans la zone. Les victimes en ont compté près d’une dizaine d’autres qui attendent le moment propice pour se signaler. En plus de cette dénonciation, elles ont déploré l’attitude de la mairie qui leur a octroyé les délibérations et daigné les assister lors de ces épreuves tragiques. «Ce sont des terres du domaine national, mais c’est l’Etat qui les titre à son nom pour ensuite les donner à des promoteurs privés. Cela est une vraie entrave à la réalisation du plan de développement de la commune, car on ne dispose même plus de terres pour nos propres projets», réagit toutefois le secrétaire municipal de la mairie de Diamniadio Abdou Ndiaye. Le chef de quartier de Diamniadio 2 Sud Papa Sylla, irrité par cette situation, assimilait la mise à disposition de baux à des promoteurs au détriment des populations à «une association de malfaiteurs». Il a appelé dans la même lancée l’Etat à prendre très au sérieux cette question qui reste une véritable bombe sociale à retardement. Rien depuis lors n’a changé malgré la mesure ferme de Macky Sall lors de l’inauguration du Centre de formation professionnelle de Diam­niadio en 2019. Le chef de l’Etat avait donné des instructions aux préfets et sous-préfets afin de diligenter les actes nécessaires pour l’arrêt de la spéculation foncière intense que vit Diam­niadio. Même problème à Dou­gar où les populations font face aux assauts d’une entreprise immobilière qui revendique,bail à l’appui,720 ha dans ce village sé­cu­laire.
S’étendant sur 25 km2, le titre foncier 1975/R, communément appelé titre Bertin, n’arrête de faire parler de lui. Les problèmes ont commencé avec le régime de Abdoulaye Wade. «C’est le Président Abdoulaye Wade qui, sans nous mettre au courant, a négocié avec les héritiers de Bertin. C’est après ces négociations qu’il a déclaré avoir acheté ce terrain à 7 milliards de francs Cfa et qu’il allait le céder aux populations de Bambylor. Mais c’est à partir de ce moment que les choses ont empiré», rappelle Bira Cissé du Collectif des exploitants agricoles de la zone. A la place d’une affectation du site aux 7 villages de Bambylor, ça a été plutôt des titres fonciers et baux qui ont été établis et octroyés à des proches du pouvoir. Les tentatives d’entrée en possession des sites par les nouveaux propriétaires ont toujours buté sur la farouche résistance des populations de la zone. Depuis quelque temps cependant, la zone connaît une relative accalmie, mais pourrait à tout instant se remettre au bois de chauffe avec la détermination des autochtones à préserver leur propriété. Leur seul souhait, qu’ils soient rétablis pour de bon ! La construction de la Vdn a rendu la zone désormais très accessible et aura eu comme conséquence malheureusement pour les populations d’avoir aiguisé les appétits des promoteurs immobiliers qui ne se sont pas fait prier pour investir le terroir.
Elles ne faisaient qu’une sous la coupole de la communauté rurale de Yène et vivent séparément depuis l’érection de Diamniadio en commune en 2002. Une cohabitation qui semble empoisonnée par le litige foncier autour de la forêt classée de Sébikotane. Voyant une partie de ces terres engloutie par le pôle urbain, Diamniadio avait sollicité de l’Etat le déclassement de 300 ha pour des projets de la commune. Une sollicitation qui avait fortement irrité la commune de Yène qui avait vaillamment réagi en revendiquant la propriété de la surface convoitée par le voisin. Un épisode isolé dans un département où les litiges entre deux communes sont quasi inexistants. Et pour ne rien arranger, les deux communes se sont aussi engagées dans un autre combat concernant Ndou­khoura Peulh. Chacune d’elles affirme que le quartier se trouve dans sa commune. Elles ont d’ailleurs demandé l’arbitrage des autorités qui tarde toujours.
A côté de ces foyers les plus en vue en termes de litiges fonciers, les autres communes, à des degrés moindres, vivent tout autant ces problèmes. A Rufis­que ville par exemple, la mairie est en contentieux avec la Soco­cim pour une superficie de 210 ha. Les cimentiers avaient acquis par bail le site près de l’usine pour un projet bien spécifié de culture du jatropha il y a quel­ques années. Avant que l’usine ne décide d’investir pour la construction d’une centrale photovoltaïque. Ce à quoi la mairie s’oppose, appelant à la restitution des terres qui restent un patrimoine de la Ville. Ajoutez à cela la construction du port minéralier qui a été fatale aux habitants de Sendou, ayant même perdu leur unique école primaire du fait de ce projet ! Dire donc que Rufisque est un département en sursis n’est qu’une lapalissade.

Rentrées,charges,répartitions : Voici le bilan financier de la Sodav

https://www.seneweb.com Depuis que le chef de l’Etat Macky Sall a demandé l’audit de la Société sénégalaise des droits d’auteur et droits voisins (Sodav), mercredi dernier en Conseil des ministres, l’institution dirigée par Ngoné Ndour et Aly Bathily se retrouve au cœur de l’actualité. La sortie quasi immédiate de l’équipe dirigeante pour répondre aux hautes autorités du pays et à certains acteurs culturels a été suivie par de nouvelles accusations d’un homme du milieu, Abdoulaye Mamadou Guissé.

Face à ce débat, Seneweb est allé éplucher le rapport d’activités 2019 disponible sur le site de la Sodav pour voir un peu plus sur l’état financier de cet organisme.

De l’exploitation du document, il ressort que la perception annuelle de la Sodav s’élève à 1 milliard 014 millions F Cfa en 2019. Cette enveloppe vient en grande partie des droits numériques (362 millions, 36%), des droits généraux ou paiement des 1 931 abonnés (190 millions, 19%) des droits radio-télédiffusion (193 millions, 19%) des droits d’exécution publique (97 millions, 10%). Quant à la subvention, elle est de 125 millions F Cfa, soit 12%.
Sur ce un milliard 14 millions, la Sodav souligne que le total des charges est arrêté à 542 millions, contre 442 millions en 2018 et 340 millions en 2017. Soit une augmentation des charges de 100 millions environ d’une année à l’autre depuis 3 ans. S’agissant de la sous-rubrique charges de personnel, il s’élève à 285 millions en 2019. Des montants assez importants que la Sodav a tenté de justifier.
« Cette hausse s’explique uniquement par le paiement des droits légaux dus au personnel pour la période de l’ex-BSDA, l’apurement de la dette des impôts de l’ex-BSDA, la hausse de l’électricité, du carburant et des charges locatives, le recrutement de l’avocat Maître Vercken pour les dossiers de CANAL+ et de la SACEM, etc. », argumentent Ngoné Ndour et Cie.
Cette augmentation s’explique aussi, selon eux, par la croissance de l’activité, car dit-on, avec de nouveaux projets, il faut nécessairement de nouveaux investissements. « C’est justement une telle situation qui explique l’accroissement des charges de 2019 par rapport à celles de l’année 2018, même s’il faut admettre que cette hausse n’est pas tellement considérable au vu des résultats obtenus en retour », se défend-t-on.
A noter également que la Sodav a enregistré 823 millions de créances. A l’opposé, même si elle dit avoir apuré les impôts, elle reste devoir 61 millions de dette aux organismes sociaux. Mais là aussi, la faute à l’ancêtre de la Sodav semble dire l’équipe dirigeante. « Les organismes font partie du lot des dossiers à endettement hérités de l’ex-BSDA. A ce niveau, la SODAV a eu à faire des efforts considérables pour leur règlement », précise le rapport.
Au finish, les acteurs culturels se sont partagé 510 millions en 2019. Sur cette enveloppe, il y a eu 19,5 millions d’avances sur répartition. Ce qui fait un restant de près de 494 millions.L’audit annoncé par le chef de l’Etat permettra sans doute d’en savoir plus

LES TAILLEURS DE THIÈS RÉCLAMENT UN RELIQUAT DE 100 MILLIONS À TALLA SYLLA

http://www.emedia.sn Au moment où ces lignes sont écrites, le regroupement des tailleurs de Thiès tient un sit in devant la Mairie de Thiès. Ils exigent le paiement de leur reliquat de 100 millions F CFA que la ville leur doit, suite à une commande de 250 000 masques anti Covid-19.
« Le maire de Thiès nous avait demandé de confectionner des masques, fulminait Abdoulaye Ngom, leur président. Presque tous les tailleurs de la région en ont bénéficié. Après le travail effectué, Talla Sylla nous avait donné un délai de 90 jours. Nous, on a été très patients mais le maire n’a pas encore réagi. Nous sommes allés à la Mairie mais rien.
On attend toujours notre argent ».
Pourtant, la Mairie avait donné des assurances quant aux dispositions prises pour que ces tailleurs rentrent dans leurs fonds. Apparemment, ce n’est pas encore le cas Dié BÂ

Crise dans le mouvement syndical de la CNTS/FC : la tension monte entre Cheikh Diop et Bakhao Diongue

https://www.pressafrik.com Le torchon brûle entre Cheikh Diop et Bakhao Diongue dans la gestion de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal force du changement (CNTS/FC). Bakhao Diongue a demandé à son camarade de ne plus parler au nom de leur centrale syndicale.
« Nous avons demandé le blocage du compte ouvert à la CNTA ou la signature de Cheikh Diop. Nous avons demandé avec notre avocat, ils ont bloqué ce compte donc aucun sou ne peut entrer dans ce compte. Mais malheureusement Cheikh Diop fait tout pour régler le problème de ce compte, en attaquant un ministre qui n’est pour rien. Le ministre ne peut pas verser de l’argent dans un compte bloqué. Et pour Cheikh Diop, il sait belle et bien qu’il ne peut ouvrir un compte à la CNTS/FC », a déclaré Bakhao Diongue.
Selon elle, Cheikh Diop ne peut plus parler au nom de la CNTS/FC. « Il ne peut plus parler au nom de la CNTS/FC. Pourquoi nous avons contesté parce que, le ministre du Travail d’alors avait accepté nos deux candidatures sous un même récépissé. Nous avons comparu au 14 octobre et c’est renvoyé au 28 octobre 2020. Pourquoi il insiste. Il a de problème avec le tribunal. Il n’est plus le secrétaire général de la CNTS/FC», soutient Bakhao Diongue.Ibrahima Mansaly

La plateforme campusen sera accessible aux bacheliers à partir de ce lundi (ministre)

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation avait procédé à l’installation officielle de la commission nationale d’orientation des bacheliers 2020 dans les institutions publiques.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les services du ministre Cheikh Oumar Hann informent que “la plateforme CAMPUSEN sera accessible aux bacheliers 2020, à compter du Lundi 26 Octobre 2020. La première étape leur permettra de créer un compte d’accès afin d’obtenir leur numéro d’Identification Nationale Etudiant (INE)”, note le communiqué
A partir de Mercredi 28 Octobre 2020, les nouveaux bacheliers, munis de leur INE, pourront à nouveau accéder à la plateforme et faire leurs choix d’orientation dans les différents établissements publics (Universités, ISEP) et filières. De nouvelles offres de BTS publics seront aussi disponibles cette année
Le mardi 10 Novembre 2020, l’accès à la plateforme sera fermé aux candidats pour une évaluation et un traitement par la commission.

Enseignement supérieur : Sonko saisit une nouvelle fois l’Assemblée nationale

https://www.beut7.com Le leader de Pastef a déposé deux nouvelles questions écrites adressées au gouvernement. La première porte “sur une vaste entreprise d’escroquerie dont le seul but est de soustraire illégalement des dizaines de milliards des comptes du Trésor public”, selon lui (voir captures). L’autre concerne “les problèmes de l’Enseignement supérieur et la Formation professionnelle, dans ce contexte de tensions universitaires”.
“Comme je vous l’avais annoncé la semaine dernière, le gouvernement est obligatoirement tenu d’y répondre dans le délai maximal d’un mois. Je vous reviendrai dans quelques semaines pour une série de points de presse”, annonce Ousmane Sonko.

PROFESSEUR DIDIER RAOULT SUR LA LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS  : « Il faut arrêter de pleurnicher sur l’Afrique, à Dakar… »

Libération Sénégal online – Dans un entretien avec « Jeune Afrique », le professeur Didier Raoult a analysé la façon dont la Covid-19 s’est répandue sur le continent. « La Covid-19 n’a clairement pas fait en Afrique les ravages qu’il a faits en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs un sourire de l’Histoire : c’est dans les pays les plus riches qu’il y’a eu le plus de morts. La cause n’est pas parfaitement claire mais c’est intéressant ». En effet, dit-il dans l’entretien lu par Libération online, « d’abord il est possible qu’à peu prés toutes les drogues qui ont une action contre le paludisme ou qui sont très utilisées également pour traiter les fièvres inexpliquées, ont joué un rôle. La quinine, la primaquine, l’artésimine, la chloroquine…La plupart des scientifiques africains le pense. Il est possible aussi qu’il y ait une raison génétique. Le facteur rhésus en particulier, qui est moins fréquent en Afrique, semble être un facteur prédisposant aux formes plus graves. Ensuite, le degré d’urbanisation en Afrique n’est pas celui en Europe. Or, le risque de transmission y est lié. Il est possible que la transmission interhumaine non vectorisée ait joué un rôle ».

A la question du journaliste à savoir si l’Afrique a les moyens de se préparer, le professeur Raoult tranche : «Il faut arrêter de pleurnicher sur l’Afrique. A Dakar, il y a un technopôle extraordinaire à côté de l’aéroport et qui a d’excellentes capacités de séquençage. Même chose à Bamako, à Kinshasa pour ne parler que des pays que je connais. Il y a plus de structures qui ressemblent à l’Ihu en Afrique qu’il y en a en France. Ne croyez pas que le continent est en retard là-dessus, pas du tout ! ». Quand le journaliste lui demande s’il est surpris d’être une star en Afrique, Didier Raoult qui a confié avoir échangé avec le consulat du Sénégal à Paris, affirme : «Je pense que les Africains savent que j’aime l’Afrique (…) C’est naturel d’être aimé par des gens qu’on apprécie ».

CORONAVIRUS : 14 NOUVEAUX CAS ET UN DÉCÈS RAPPORTÉS LUNDI

Dakar, 26 oct (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a comptabilisé au cours des dernières vingt-quatre heures quatorze nouvelles contaminations de Covid-19 et un décès supplémentaire dans le pays.
Ces nouvelles infections proviennent de tests réalisés sur des échantillons de 576 sujets, soit un taux de positivité de l’ordre de 2, 43 %, a expliqué le directeur de la prévention lors du point quotidien sur la pandémie.
Les quatorze contaminations supplémentaires sont réparties entre 2 cas contacts suivis par les services sanitaires, cinq autres importés via l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), les sept étant issus de la transmission communautaire, a précisé le docteur El Hadji Mamadou Ndiaye.
Les cas de contamination de source inconnue ont été localisés à Fann Résidence (2), Dakar Plateau (1), Liberté (6), Pikine (1), des quartiers de Dakar ainsi qu’à Thiès (1) et à Pout (1).
Le docteur Ndiaye a dans le même temps officialisé le décès d’un patient et la guérison de 62 autres, tandis que 6 sont en réanimation dans les différentes structures de prise en charge de la maladie.
Depuis l’apparition du virus dans le pays (2 mars), le Sénégal a enregistré 15.165 cas de Covid-19. Parmi les personnes infectées, 14.316 ont recouvré la santé et 322 ont perdu la vie.
A ce jour, 926 patients sont officiellement sous traitement dans les centres de prise en charge et structures extrahospitalières du pays, selon le ministère de la Santé et de l’Action sociale.AKS/OID

150 migrants tués dans une explosion de pirogue : La réaction de Macky

L’accident sur la pirogue contenant une centaine de migrants au large de Mbour fait réagir enfin le Chef de l’Etat. Interceptée par un patrouilleur espagnol alors qu’un incendie faisait ravage à bord, 51 rescapés de la pirogue avaient été acheminés vers la base navale de Dakar. Mais de nombreux morts sont à déplorer. Le Président Sall a présenté ses condoléances sans pour autant condamner ce retour « du barca ou barsaxx ». « C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris l’explosion, en haute mer, du moteur d’une pirogue qui transportait de jeunes compatriotes. Un drame qui a causé la perte de plus d’une dizaine de jeunes » a tweeté Macky_Sall. En cette douloureuse circonstance, « je présente, au nom de la Nation et au mien propre, mes condoléances émues aux familles éplorées. Toutes les dispositions seront prises par le Gouvernement pour les aider à surmonter cette dure épreuve. Paix à leur âme” ajoutera t’il.

EXPLOSION DE LA PIROGUE DE MIGRANTS : DES RESCAPÉS RETRACENT LE FILM DE L’HORREUR

http://www.emedia.sn Ils ont flirté avec la grande faucheuse mais, ce n’était sans doute pas le jour de leur rendez-vous avec la mort. Ce sont les survivants de l’explosion de la pirogue qui avait à son bord environ 200 migrants.
Cet homme, M. Dièye en fait partie. Il a raconté sa mésaventure à L’Obs  : « Je me trouvais effectivement dans la pirogue qui a pris feu avant d’exploser pour ensuite couler. Lorsque l’incendie s’est déclaré à l’arrière de la pirogue, plusieurs passagers, notamment ceux qui ne savent pas nager, se sont précipités à l’avant. Il y avait des enfants, mais dans la panique, certains ne leur ont pas fait de cadeaux. Il fallait jouer les coudes pour se retrouver à l’avant de la pirogue. Lorsqu’il y a eu l’explosion, c’était la panique générale et ceux qui qui ne savaient pas nager se sont accrochés à tout ce qu’ils pouvaient. Ils y sont restés et ont coulé avec la pirogue. Je ne peux dire combien ils sont nombreux ». Habib Mbaye a également confié à L’Obs comment il a échappé à la grande faucheuse. « Lorsque l’incendie s’est déclaré, plusieurs personnes se sont jetées à l’eau. Certains criaient, demandant de l’aide.
D’autres, épuisés, ne sont pas restés en surface. Avec d’autres pêcheurs, nous avons cherché à sauver le maximum de monde. C’est ainsi que j’ai attaché une corde à un bout de la pirogue et j’ai permis à 5 personnes de s’y accrocher. Lorsqu’il y a eu l’explosion, elles ont coulé avec la pirogue et je ne pouvais rien faire. J’étais moi-même épuisé et si je tentais de les secourir, ils risquaient de m’étrangler. Cette scène me restera en mémoire toute ma vie », a narre-t-il. Fallou Samb est tétanisé par ce qu’il a vécu.
Les images d’un mineur avec qui il avait embarqué et qui a fini sous l’eau continuent de hanter son esprit. Il raconte  : « Je l’avais sous ma protection dans la pirogue. Après le chavirement, il a paniqué et s’est mis à crier mon nom. Lorsque je l’ai localisé, je lui ai jeté un bidon pour lui permettre de rester à la surface de l’eau. Au bout de 2 heures, il était épuisé et ne tenait plus. Il a lâché prise et a coulé sous mes yeux, sans que je puisse l’aider ».
Autre rescapé interrogé par le journal, Badara Dione. Celui-ci a expliqué comment il a sauvé sa peau. « Lorsque j’ai entendu la détonation, j’ai compris que l’heure était grave. Je me suis défait de tous mes habits pour pouvoir nager léger. Lorsque je me suis retrouvé bien loin de la pirogue, j’ai opté pour une autre technique de nage, la planche, en attendant d’apercevoir des secours ». Aliou DIOUF

IMMIGRATION IRREGULIERE–PHILIPPE LALLIOT : «C’EST TERRIBLE» !

http://www.emedia.sn Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, se dit choqué par le retour de vagues de migrants, tentant de rejoindre l’Europe très souvent au péril de leur vie. Interpellé en marge de sa visite à l’Alliance française de Kaolack, il a qualifié le phénomène de « terrible ».
« C’est toujours terrible de retrouver cette jeunesse au fond de la mer », s’est-il exprimé, condamnant l’immigration irrégulière. « Oui à l’immigration régulière. Parce que celle-là elle est une richesse pour nos deux pays. Mais non à l’immigration irrégulière parce que celle-là, elle est une calamité pour nos deux pays. Donc, non au trafic, non à la fraude, non à ces pirogues qui partent n’importe comment. Et qui sont, en fait, l’exploitation à la fois d’une misère et d’une envie. »
A l’en croire, des programmes sont en train d’être développés par la France en coopération avec le Sénégal pour fixer ces jeunes. « Ces deux jours, entre Fatick et Kaolack, j’ai visité beaucoup de projets qui sont portés par le Sénégal et la France. L’une des vertus de ces projets de développement économique, c’est aussi d’offrir localement aux jeunes la possibilité de rester ici, de se former, de travailler et d’être heureux. Donc, de ne pas s’exposer à des tentations qui sont mortifères ».
Ce week-end, au moins vingt migrants sénégalais, originaires de Pikine, un quartier de Saint-Louis, sont morts à la suite d’une explosion de leur pirogue au large de la Petite Côte. Près de 200 ont été interceptés par la marine nationale, dans le cadre de l’opération Frontex.

Émigration clandestine : trois passeurs arrêtés à Mbour

Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, la police de Mbour a réussi un coup ce samedi vers 21h, avec l’arrestation de trois personnes pour trafic de migrants. Il s’agit notamment de Sadibou Niang, Mamadou Niang et Cheikh Kane.
Selon L’As, les limiers avaient infiltré le réseau en se faisant passer pour de potentiels candidats à l’émigration et avaient mis sous filature le trio qui est reconnu comme étant le cerveau des passeurs. Ainsi, depuis deux semaines, les éléments du commissariat Baitir Sène surveillaient comme du lait sur le feu les mouvements des supposés trafiquants.
Pour ne pas éveiller les soupçons, les trafiquants avaient installé leur quartier général au quartier Zone Sonatel de Mbour. Ils avaient déjà encaissé une bonne partie de l’argent des candidats, pour des sommes variant entre 300 mille et 400 mille francs CFA par candidat. D’ailleurs une somme de 1 428 800 francs CFA qui était déjà encaissée par Sadibou Niang a été saisie. Les trois mis en cause, dont l’un est déjà connu sur les fichiers de la police, ont été conduits dans les locaux du commissariat pour les besoins de l’enquête qui a été ouverte.

Incendie d’une pirogue de migrants au large de Mbour : L’AJMS dénonce l’inaction de l’État du Sénégal face à la détresse de la jeunesse.

https://www.dakaractu.com L’Association des Journalistes en Migration et Sécurité (AJMS) dit avoir appris, avec consternation, le chavirement d’une pirogue au large de de Mbour et qui avait à son bord plus de cent (100) candidats à l’émigration irrégulière.
Voulant se rendre en Espagne, ces jeunes en provenance des quartiers de Pikine à Saint-Louis, se sont noyés suite à un incendie qui s’est déclaré à bord de la pirogue.
Cinquante une (51) personnes ont été secourues par la Marine nationale, plusieurs victimes seraient enregistrées rappelle l’association. L’AJMS de dénoncer, encore une fois, l’inaction de l’État du Sénégal face à la détresse et au manque de perspective de la jeunesse, qui risque sa vie dans la grande bleue de la Méditerranée.
Ce naufrage est d’autant plus dramatique que la plupart de ces victimes sont des pêcheurs, assure l’association de journalistes. Ce qui pose la problématique de la gestion de nos ressources halieutiques par les autorités, ajoute la même source puisque depuis plusieurs mois, les acteurs de la pêche artisanale ne cessent d’alerter sur les conséquences néfastes de l’octroi de licences aux bateaux étrangers.
L’AJMS de pointer du doigt aussi la responsabilité des familles de ces candidats à l’émigration. Et demande aux parents de prendre conscience des risques que leurs enfants encourent car, rien ne vaut de mourir dans certaines conditions.

Explosion de la pirogue de migrants Sénégalais : Mystère autour du nombre exact de victimes, seule une cinquantaine de personnes repêchées sur les 200 membres de l’équipage.

https://www.dakaractu.com C’est la tristesse et la consternation au quartier Pikine de Saint-Louis, après l’annonce de l’explosion de Samedi matin d’une pirogue de clandestins en partance en Espagne.
Plus d’une vingtaine de jeunes Saint-Louisiens habitants principalement au quartier Pikine seraient morts dans cet accident maritime. Mais pour le moment seul sept (7) corps sans vie originaires de Saint-Louis seraient déjà identifiés.
Selon les dernières informations reçues auprès de nos sources, la pirogue contenait 200 personnes mais après l’accident seule une cinquantaine ont été repêchées par la vedette Anambé et le patrouilleur Ferlo de la marine nationale sénégalaise.
D’autres pirogues présentes sur les lieux ont également récupéré et transporté à terre des rescapés, renseigne également la DIRPA, qui précise que « leur nombre n’est pas encore connu ».
Car, poursuit toujours la DIRPA, « les patrouilleurs de la Marine nationale ont ainsi poursuivi les recherches sur la zone, mais n’ont pas trouvé de corps sans vie ».À rappeler que cet équipage avait pris le départ à  Mbour.

Emigration clandestine : Néné Fatoumata Tall et Dame Diop dégagent toute responsabilité de l’Etat du Sénégal

https://www.pressafrik.com Néné Fatouma Tall et Dame Diop, respectivement ministre de la Jeunesse et ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, ont dégagé toute responsabilité de l’Etat du Sénégal face au phénomène de la recrudescence de l’émigration clandestine.  Selon eux, les autorités ont mis des dispositifs pour permettre à ces jeunes d’avoir une qualification ou un métier.
« Je réfute la thèse de penser que les jeunes, ils partent parce qu’il y a un problème d’emploi au Sénégal. C’est vrai que c’est une des raisons, mais ce n’est pas la seule raison », a déclaré le ministre de l’Emploi.
Pour Dame Diop, « les jeunes, aujourd’hui, partent parce qu’ils pensent que de l’autre côté, c’est l’Eldorado. Mais ils partent aussi parce qu’ils ont une certaine pression au niveau de la société. C’est la raison pour laquelle, je dis que c’est un raccourci de dire qu’ils partent parce que c’est un problème d’emploi », s’est-il défendu sur les ondes de la Rfm.
Son homologue, la ministre de la Jeunesse embouche la même trompette. Donnant l’exemple de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER), Néné Fatouma Tall est convaincue qu’avec ces mécanismes mis en place par l’Etat du Sénégal, les jeunes peuvent rester et réussir au pays.
« Avec tous les mécanismes mis sur pied par l’Etat du Sénégal, les jeunes doivent être davantage informer qu’il y a des mécanismes qui les incitent à rester sur place et réussir au Sénégal », a-t-elle soutenu.  Avant d’ajouter : « La Der par exemple, a beaucoup financé du côté des jeunes ».
Des centaines (100) de jeunes dont la majorité, des pêcheurs venus de Saint-Louis (Nord), Joal (sud-est de Dakar), Mbour (ouest), se sont embarqués dans des pirogues pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne. Samedi 24 octobre, au moins 20 jeunes de la Langue de barbarie, ont perdu la vie suite à l’explosion du moteur de leur pirogue.

Moustapha Diakhaté plaide pour la criminalisation l’émigration clandestine

https://www.pressafrik.com L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) a plaidé pour une criminalisation de l’émigration clandestine qui tue des centaines de jeunes depuis quelques jours. Moustapha Diakhaté a invité l’Etat du Sénégal à prendre des mesures fortes pour mettre fin à ce fléau.
« Depuis quelques jours ou depuis quelques moments ou quelques années, l’émigration clandestine est en train de tuer beaucoup de Sénégalais et notamment des jeunes. C’est pourquoi, je considère que le gouvernement du Sénégal prenne des mesures très fortes pour doter le pays d’un dispositif législatif, réglementaire et opérationnel pour pouvoir lutter efficacement contre l’émigration clandestine », a déclaré M. Diakhaté sur la Rfm.
L’ancien ministre conseiller du président Macky Sall est d’avis que le Sénégal doit criminaliser l’émigration clandestine comme il l’avait fait avec le terrorisme. « Lorsque le terrorisme avait menacé le Sénégal, notre pays c’est doté d’une loi anti-terroriste, c’est pour cela je considère qu’il faut qu’on ait une loi anti-émigration clandestine », a-t-il proposé.
Selon lui, « cette loi doit criminaliser l’émigration clandestine et doit permettre aux autorités administratives, à la police, aux autorités judiciaires de pouvoir combattre cette émigration, de pouvoir arrêter et condamner fermement ceux qui fabriquent les pirogues et les familles qui participent en donnant de l’argent à leurs enfants pour qu’ils prennent ces pirogues ».
Pour Moustapha Diakhaté, la solution ultime, c’est permettre à notre pays d’accéder à des niveaux de développement pour que « notre jeunesse puisse se sentir bien, trouver du travail et être heureux sur le sol de leurs grands-pères ».Aminata Diouf

EMIGRATION IRRÉGULIÈRE VERS L’EUROPE PAR LA MER : Pour un mieux-être, à tout prix !

http://www.sudonline.sn L’émigration clandestine par la mer a repris ces dernières semaines. Des arrestations dans les lieux de départ, comme à Saint-Louis, à Mbour et à Dakar, sont fréquemment notées. Des jeunes Sénégalais sont aussi arrêtés en Mauritanie, d’autres sont parvenus à rejoindre l’Espagne ou rencontrent des difficultés en mer. Les moins chanceux ont tout simplement péri. Si certains pensent à une recrudescence du phénomène, des analystes de la question parlent d’une médiatisation qui remet sur la table un voyage qui n’a jamais connu de répit, malgré la Covid-19
L’émigration irrégulière, un voyage vers l’Europe, engagée par des jeunes au péril de leurs vies, est de plus en plus fréquente ces derniers mois. Des vagues d’arrestations de jeunes déjà embarqués dans des pirogues ou pris sur le point de départ, sont enregistrées régulièrement. Des morts et des arrivés en Espagne, on en décompte aussi. De Saint-Louis, Mbour à Dakar, ils sont des centaines voire des milliers à braver l’océan pour se rendre en Europe. Ce retour de l’immigration illégale ou clandestine localement plus connue sous l’appellation de «Barsa walla barsakh» («débarquer à Barcelone ou périr») ou nouvellement «Dem Rekk» («Partir, à tout prix») comme nous dit, Badara Ndiaye de l’association Diadem, (une organisation qui travaille sur la migration), est une voie que beaucoup de jeunes rechignent encore à abandonner, malgré les nombreux risques. Selon le professeur Aly Tandian, directeur du Laboratoire des études et recherches sur le genre, l’environnement, la religion et les migrations (GERM) de l’Université Gaston Berger de St- Louis, il n’y a pas eu de recrudescence. «Les voyages ont toujours continué. Pour preuve, après Barsa ou Barsakh, on a vu des candidats à la migration, prendre le chemin du désert. Seulement, on pourrait dire que la recrudescence, c’est au niveau de la médiatisation. A un moment, la priorité pour les médias, c’était de parler d’autres choses que les migrations irrégulières», souligne-t-il.
Braver l’océan pour une Europe confrontée à une expansion de la pandémie de la Covid-19 n’est pas une option suicidaire. «Il faudrait comprendre la logique des candidats à la migration. Ce n’est pas la Covid-19 qui pose problème parce que quand ils font une hiérarchisation des difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement, la Covid est un souci parmi tant d’autres. Elle n’est pas une priorité. La priorité est plutôt, indique Aly Tandian, la survie dont pensent les candidats, ne peut être réalisée que par le voyage», analyse-t-il. Badara Ndiaye explique les vagues de départ, par la mer, par le fait que dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il y a eu un accroissement des contrôles internes sur les routes à cause de la Covid-19. De ce fait, les flux migratoires qui pouvaient prendre départ par la voie routière, jusqu’à Niamey ou Agadez ou d’autres voies en destination de l’Italie, n’étaient plus possibles parce qu’étant fermées.
Mieux, ajoute-t-il, la Covid-19 a fait naître une situation particulière parce que la concentration nationale et régionale à la lutte contre la pandémie a fait que les trafiquants n’avaient plus la possibilité d’utiliser la voie terrestre vers la Libye, la transsaharienne Dakar-Bamako-Ouagadougou-Niamey ou alors Conakry-Mamou et Bamako, se sont rués à la mer. De même, la faiblesse des ressources halieutiques, la réouverture progressive des frontières terrestres, le contrôle plus renforcé en terre qu’en mer ont fait que beaucoup de jeunes ont pu passer par les eaux. La crise libyenne et la traite de migrants qui a lieu dans ce pays justifient ce recours à l’océan Atlantique. «Il y avait aussi la voie terrestre via le Sahara, puis le Niger et jusqu’en Libye qui était une voie hyper privilégiée. A cause du conflit, les migrants ont de plus en plus de difficultés à passer de ce côté pour rejoindre l’Italie», explique-t-il.

1277 MIGRANTS ONT ATTEINT LES CÔTES ESPAGNOLES

Du fait de la faiblesse du marché du travail au niveau continental, les flux migratoires ont tendance à aller vers des destinations où il en existe de manière organisée. Pour Badara Ndiaye, ceux qui embarquent dans l’aventure de cette immigration irrégulière ne sont pas dans une logique suicidaire ; il y a des calculs de trouver du travail en Europe. Le fait que des pays européens aient engagé un processus de régularisation de sans-papiers à cause d’un besoin de main d’œuvre, n’est pas encore établi par des enquêtes, mais peut justifier, selon lui, les mouvements irréguliers pour rejoindre les côtes européennes. D’ailleurs, 1277 migrants, dont des Sénégalais, ont rejoint les côtes espagnoles, en deux semaines. Moïse Sarr, Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’extérieur a donné l’estimation sur la Rfm il y a quelques jours. «Ce que je puis dire de manière claire, c’est qu’il y a 1277 migrants qui sont arrivés sur les côtes espagnoles, mais toute nationalité confondue. C’est extrêmement important de faire cette précision. Oui, il y a eu des Sénégalais. Il faut faire attention parce qu’il y a beaucoup de migrants qui, souvent quand ils échouent dans des côtes, se disent des Sénégalais alors qu’ils ne sont pas forcément des Sénégalais», a t-il déclaré

PROFIL DIFFUS ET COMPLEXE DES MIGRANTS : L’Europe attire toutes les couches, y compris les femmes

http://www.sudonline.sn Le profil des candidats à la migration irrégulière est diffus. Au début des années 2000, les originaires des zones côtières constituaient la majeure partie des migrants par voie maritime, fait remarquer Badara Ndiaye. Actuellement, des familles entières prennent le risque à faire le voyage. Il y a aussi des travailleurs du secteur informel, des étudiants inscrits dans les universités et même des élèves, indique Badara Ndiaye. La moyenne d’âge est, dit-il, de 25 à 36 ans
De l’Avis d’Aly Tandian, cette complexité dans le profil des candidats à la migration irrégulière est liée au fait que, dans la société, la réussite qui passe par l’école n’est pas souvent l’exemple mis en avant. Cela laisse penser que l’école ne constitue pas l’élément fondamental pour justifier la réussite, mais c’est plutôt la chance. Et de préciser qu’on a vu se développer des stratégies individuelles et d’autres activités qui sont loin de celles qui sont produites à l’école. Aussi, il y a pression sociale qui demeure dans nos sociétés. Cela laisse penser, conclut-il, que les familles ont une responsabilité lourde sur la construction des routes de voyages irréguliers. A signaler que cette diversité a toujours existé.
L’Etude sur le profil national de la migration en 2018 a fait ressortir que le phénomène migratoire concerne particulièrement les jeunes des quartiers péri-urbains populaires et du milieu rural. Les ressortissants des zones traditionnelles de pêche artisanale sont aussi de plus en plus impliqués. Le secteur informel semble constituer un grand «réservoir» de potentiels candidats à l’émigration internationale. C’est dire qu’au Sénégal, le phénomène de l’émigration internationale s’est fortement généralisé et touche toutes les couches de la population active, en particulier les jeunes, en milieu rural comme en milieu urbain. Mieux, une tendance commence à s’établir, c’est une féminisation qui n’est pas encore très forte sur les terrains à la frontière à Rosso et à Mbour, mais qui se dessine petit à petit, relève Badara Ndiaye.

DAKAR, MBOUR ET ST-LOUIS EN SURSIS; MAURITANIE, LIEU DE TRAITE DES MIGRANTS !

A côté des candidats sénégalais, il y a des jeunes venus de la sous-région qui atterrissent dans les zones côtières. La crainte, selon Badara Ndiaye, c’est que «si finalement l’action des trafiquants réussit, il y aura une force d’attraction vers Dakar, St-Louis, Mbour et même Ziguinchor. En 2018 déjà, le profil national de l’Enquête sur la migration révélait qu’avec la complexité grandissante de la migration, le Sénégal apparaît comme un pays à la fois de départ, de transit et de destination.
Pendant que les côtes sénégalaises commencent à être prises d’assaut, la Mauritanie est devenue un point de coordination du trafic. «Depuis un mois, les trafiquants attirent les jeunes en Mauritanie. Au lieu de les amener par la route pour rejoindre le Maroc, les trafiquants organisent de faux voyages. Ils gardent les migrants pendant quelques jours, les jettent sur les côtes, auprès des gardes mauritaniens qui les rapatrient», signale Badara Ndiaye. «Nous avons décompté environ près de 200 personnes. Le coût varie entre 150 000 F CFA (et plus). On a l’information qu’il y a de petites pirogues qui les récupèrent et les amènent en haute mer. Du côté de Nouakchott, il y a des gens qui ont de petits canoés, qui assurent la transmission», ajoute-t-il.

POLITIQUE MIGRATOIRE DU SÉNÉGAL  : un fourre-tout inefficace

Pour Badara Ndiaye, le président de Diadem, il n’y a pas une bonne information sur la migration irrégulière. «L’accent a été mis sur la sensibilisation, alors qu’il devrait être mis sur l’information. Il y a quelques choses qui ne marchent. La politique migratoire nécessite une révision totale. Le Sénégal n’a pas besoin d’une politique globale de migration, mais une politique de migration de travail». L’absence de formation des jeunes en est aussi pour quelque chose. «S’il y a une qualification de la ressource, elle est vendable. Ce qui n’est pas le cas pour le Sénégal», déplore-t-il, en préconisant, par ailleurs, «un cadre du service public de l’emploi qui fédère plusieurs entités de l’Etat pour donner à la jeunesse une lecture des potentialités qui existent dans le monde et les exigences en matière de travail dans les pays occidentaux». Pour Badara Ndiaye, les motifs du départ en Europe dépassent l’aspect économique. «Il faut donner la parole aux jeunes. Au lieu que les gens se mettent dans les bureaux et conçoivent les réponses, il faut donner la parole aux jeunes qui ont besoin d’électricité, de connexion qu’ils ne peuvent pas avoir chez eux. Il y a l’accès à la citoyenneté mondiale. Il y a des motifs non économiques».

MIGRATION IRREGULIERE : PLUS UN PROBLEME DEMAL GOUVERNANCE QU’UNE QUESTION SECURITAIRE

Pour Aly Tandian, «nos Etats, malheureusement, ont peu compris l’enjeu. Et, pour preuve, ce qui les intéresse, c’est d’engager un combat ou une gestion sécuritaire. Alors que le Frontex et bien d’autres agences mis en place qui ont voulu combattre l’immigration irrégulière par la gestion sécuritaire, ont montré leurs limites». Il explique dans ce sens que «ce n’est pas une question de gestion, mais de gouvernance qu’il faut engager. Et pour comprendre la question de la gouvernance de la migration, c’est tout un ensemble d’éléments qu’il faut prendre en compte», préconise-t-il. Pour lui, dans nos sociétés, on devrait plutôt pencher vers la formation, l’éducation et la communication. «On utilise des concepts pour comprendre l’immigration irrégulière et ceux-ci ne sont pas appropriés». Pour preuve, dit-il, pendant longtemps, «Tukki takhul tekki» (qui peut signifier «voyager ne permet pas forcément de réussir») a été prôné. A son avis, c’est un concept vide qui n’a pas su répondre aux attentes.
Après, il y a eu «Tekki fii» («réussir (en restant) ici»). «Je ne sais pas pour quelle raison on veut créer des concepts qui ne font qu’infantiliser les sociétés africaines» et tendent à faire que les gens restent ici ; alors que l’ère de la mondialisation est celle de la mobilité. «La migration devrait être pensée autrement et vue comme une opportunité et non comme un problème», analyse-t-il. Aly Tandian estime qu’il faudrait revoir cette gestion sécuritaire et s’engager dans une gouvernance des migrations, en prenant en compte tous les éléments qui font le quotidien des candidats à la migration. Pour lui, les sociétés africaines, et celle sénégalaise en particulier, devraient plutôt voir comment engager les populations vers la circulation migratoire. L’Afrique doit avoir une conception de la migration différente de celle européenne. «La migration ne doit pas être lue avec des lunettes occidentales», termine Aly Tandian Réalisé par Fatou NDIAYE

Au nom de la croyance des autres

NETTALI.COM – La liberté d’expression, devrait-elle permettre de  pouvoir tout dire ou faire ? C’est en tout cas en son nom qu’une certaine élite politique et intellectuelle française a pris position face à ce qui est arrivé à Samuel Paty ! L’on ne peut que déplorer la mort d’un homme, qui qu’il soit et quel que soit son crime par ailleurs. Mais l’on se doit de ne point occulter les causes réelles en analysant froidement et sans parti pris
Mais en réfléchissant de plus près, cette liberté d’expression au nom de laquelle des vies humaines sont ôtées et des croyances bafouées, en vaut-elle vraiment la peine surtout si elle s’attaque à la foi d’honnêtes et paisibles citoyens voire des étrangers qui ne demandent juste que leur foi et croyance soient prises en compte et respectées ?
Certains éditorialistes-à l’image de Natacha Polony qui s’est fendue d’un édito aux allures guerrières – ont vu à travers cette notion de liberté d’expression, la seule liberté qui vaille au mépris de toute autre. Dans un mouvement d’ensemble, ils se sont fendus de textes longs comme un fleuve pour traiter le responsable de cette mort de « barbares ». Ils ont leur raison, ça c’est sûr. Mais ont-ils oublié toutes ces personnes de confession musulmane, touchées et blessées dans leur chair par ces caricatures ? Et ça, ça ne compte pas ? Que font-ils de la liberté de celles-là qui ont eu mal de voir leur croyance et foi piétinées ? Paisibles et silencieuses, ces personnes sont restées dans leur coin, et Dieu sait qu’elles souffrent en silence dans l’anonymat le plus complet.  Serigne Mansour Djamil à « Jury Dimanche » de ce dimanche 25 octobre nous a appris que l’Islam demande dans ces circonstances de supporter et de ne pas tuer comme ce jeune l’a fait. Il ne fait aucun doute que ces éditorialistes font pas dans l’indignation sélective ? Ils manquent décidément de lucidité. Ils n’analysent le problème que dans un seul sens.

Les délires de Macron et l’appel au boycott 

Dans cette même logique, c’est une position aussi unilatérale qu’injuste qu’a défendue la France officielle. Nous parlons bien sûr du discours du président Macron lors de l’hommage de la Nation à Samuel Paty, ce professeur d’Histoire-Géographie qui a été tué. Le mercredi 21 octobre, le président français disait notamment : “… Nous défendrons la liberté que vous (ndlr- Samuel Paty) enseigniez si bien. Et nous porterons haut la laïcité. Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent. Nous offrirons toutes les chances que la République doit à sa jeunesse, sans discrimination aucune. Nous continuerons, professeur, avec tous les instituteurs et professeurs de France, nous enseignerons l’histoire, ses gloires comme ses vicissitudes…’’ Dans la même veine, le président Macron lançait que Samuel Paty a été tué “parce qu’il incarnait la République, la République qui renait chaque jour dans les salles de classe, la liberté qui se transmet et se perpétue à l’école’’. “ »Son seul tort a été d’avoir montré les caricatures du prophète« , a dit le président français avant d’ajouter : « il ne faisait qu’enseigner (…) Il avait lu le Coran (…) Il s’intéressait à la civilisation musulmane (…)Samuel Paty fut tué car les islamistes veulent notre futur. (…) Il fut la victime de la conspiration funeste, de la bêtise, du mensonge, de l’amalgame, de la haine de l’autre. (…) Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République (…)Eux séparent les fidèles et les mécréants. Samuel Paty ne connaissait que de citoyens. Eux se repaissent de l’ignorance, lui croyait dans le savoir. Eux cultivent la haine de l’autre, lui voulait sans cesse en voir le visage, découvrir les richesses de l’altérité’’
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a d’ailleurs critiqué avec virulence, ce samedi 24 octobre, l’attitude de son homologue français envers les musulmans, allant jusqu’à mettre en question sa « santé mentale ». « Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est : allez d’abord faire des examens de santé mentale« , a déclaré le président turc dans un discours télévisé. Il y a en effet deux semaines, ce dernier avait dénoncé comme une provocation les déclarations du président français sur le « séparatisme islamiste » et la nécessité de « structurer l’islam » en France. Un thème pour lequel le gouvernement avait d’ailleurs du mal à trouver un intitulé plus politiquement correct. Mais on voyait bien quel était l’objectif.
Réponse du berger à la bergère, pour montrer leur désaccord face au discours jugé offensant du président français, certains pays arabes n’ont pas tardé à lancer des campagnes de boycott des produits français. Au Koweït, des agences de voyages décident de cesser de proposer aux voyageurs la destination France. Dans la foulée, les appels au boycott se sont multipliés, rapporte « Le Figaro », dans les cercles officiels et au niveau des réseaux sociaux pour retirer des rayons tous les produits en provenance de la France. “Sont visés en première ligne les produits alimentaires et les cosmétiques, l’électroménager et une large gamme de références’’, rapporte le site. Un boycott qui risque évidemment de faire mal au regard de l’importance du marché du Moyen-Orient.
Et ce dimanche 25, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères n’a pas attendu longtemps pour apporter quelques précisions sur les propos du président de la République française. A en croire le document, les appels au boycott des produits français, dans plusieurs pays du Moyen-Orient, “dénaturent les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine’’. « Ils dénaturent également et instrumentalisent à des fins politiques les propos tenus par le président de la République le 2 octobre dernier (sic) aux Mureaux et lors de l’hommage national à Samuel Paty, visant à lutter contre l’islamisme radical et à le faire avec les musulmans de France, qui sont partie intégrante de la société, de l’histoire et de la République françaises. » « Les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale. Les ministres ainsi que l’ensemble de notre réseau diplomatique sont entièrement mobilisés pour rappeler et expliquer à nos partenaires les positions de la France, notamment en matière de libertés fondamentales et de refus de la haine, appeler les autorités des pays concernés à se désolidariser de tout appel au boycott ou de toute attaque contre notre pays, accompagner nos entreprises et assurer la sécurité de nos compatriotes à l’étranger.’’, a précisé le ministre Jean Yves Le Drian.
Une posture de la France qui en dit en tout cas long sur le traitement dédié à l’islam au-delà de cette actualité Samuel Paty. Nous sommes bien évidemment unanimes et d’accord et sans équivoque que personne ne devrait ôter la vie de son prochain, celle-ci étant sacrée. Le terrorisme qui se drape des habits de l’Islam et professe ce qui n’est pas l’Islam et n’est pas prescrit par l’islam, doit être combattu, c’est sûr. Emmanuel Macron, en prenant ainsi cet angle d’attaque banalisant les caricatures, a semblé donner un permis de tout faire et de tout dire grâce à la liberté d’expression si chère à une bonne partie des journalistes et intellectuels du pays de Marianne
« Charlie Hebdo » qui est à l’origine de toutes ces caricatures et dont les excroissances valent aujourd’hui la mort du professeur, doit sans doute se souvenir de Siné ou plus exactement de Maurice Sinet, son vrai nom. Siné, le célèbre dessinateur, a travaillé pendant des années à « Charlie Hebdo ». En 2008, dit celui-ci sur sa page facebook qu’il s’est fait viré après aviur refusée de s’excuser pour avait dessiné des caricatures montrant le fils de Sarkozy se convertissant au judaïsme pour des raisons financières. La raison, c’était d’avoir ridiculisé le judaïsme. Il se verra par la suite attaqué en justice pour antisémitisme. Un fait qui est révélateur d’un deux poids, deux mesures. Lorsqu’il s’agit de l’Islam, rien n’est suffisamment grave et suffisamment offensant !
Et l’on ne peut manquer de se demander si ceux qui ont fait de la liberté d’expression, une religion, ne souhaiteraient pas au fond que le carnage continue ? Il y aura toujours de toute façon des gens qui réagiront par une violence que nul ne peut par ailleurs cautionner face à ce type d’actes qu’ils considèreront toujours comme de la provocation. Les musulmans ne cautionneront et n’accepteront non plus jamais ces caricatures au nom de la liberté d’expression. Pourquoi donc récidiver à travers des actes qui ne font que verser encore et encore du sang ? D’un côté, il y a des personnes qui meurent ; et d’un autre, des musulmans qui sont agressés dans leur religion. Le ressenti de ces derniers, ne compte-t-il pas ? Doit-il être occulté au nom de la liberté d’expression d’un professeur, qui mu par on ne sait quelle pulsion, a voulu montrer à des gamins à quoi ressemble une caricature du prophète Mohamed (PSL) ? Quel était le projet ? Quel était l’objectif ? Ce d’autant plus que ces caricatures ne montrent pas le prophète à son avantage.
Ceux qui ont fait cette caricature, connaissent-ils seulement le prophète, sa vie, sa mission ? Ce qu’il représente pour les musulmans ? Ce professeur, n’était-il pas au fond mu par une idéologie destructrice ? Une volonté de propagande pour susciter davantage de haine vis-à-vis des musulmans ? Voulait-il fabriquer de futurs contestataires et provocateurs ? L’on peut bien sûr éveiller la conscience de jeunes enfants dans le bon sens, mais dans une logique utile et constructive. Ces gamins n’ont pas les grilles de référence nécessaires pour décrypter ce qu’ils peuvent voir. Ils se fieront pour cela au regard du seul professeur dont on sait qu’il n’est nullement spécialiste de l’Islam. Le seul prisme à travers lequel, ces enfants vont voir le prophète de l’Islam, l’envoyé de Dieu sera celui qu’il voudra bien leur dicter.
Avouons que pour un professeur réputé être un islamophobe notoire, le projet n’était pas des plus bienveillants. Sa liberté ne lui autorisait nullement à présenter ces caricatures à ces enfants. Ce d’autant plus qu’une caricature telle que définie, n’est rien d’autre qu’une représentation qui, par la déformation, l’exagération de détails, tend à ridiculiser le modèle. Et wilkipedia, lui définit une caricature comme un portrait peint, dessiné ou sculpté qui amplifie certains traits caractéristiques du sujet. Souvent humoristique, la caricature est un type de satire graphique quand elle charge des aspects ridicules ou déplaisants. Une fois la définition connue, que dire de plus ? Sinon que ceux qui ont fait ces caricatures, n’avaient qu’un projet simple et clair, la malveillance.
Où va-t-on si on veut ériger la liberté d’expression en religion ? Et l’on peut d’ailleurs se demander pourquoi le droit limiterait-il alors la notion de liberté dans une logique qui consiste à ne pas enfreindre celle d’autrui ? Un célèbre adage ne dit-il pas que « la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres ». Pourquoi voudrait-on alors faire une exception à la possibilité d’attaquer la croyance des autres ?  C’est une sorte de liberté sélective. Lorsqu’il s’agit des musulmans en effet, tout est permis !
Que ceux qui poussent la liberté d’expression aussi loin au point de penser qu’elle peut aller jusqu’à caricaturer le prophète Mohamed, se détrompent. Il est un être important et central dans l’Islam et pour tout musulman. La profession de foi qui implique d’attester qu’ « il n y a de Dieu que Dieu et que Mohamed est son prophète », est un des piliers de l’Islam. Ce qui veut dire que Mohamed (PSL) est un être auquel le musulman se réfère. Le caricaturer revient tout simplement à remettre en cause le symbole et la référence qu’est le prophète Mohamed pour ce musulman. Référence est tout aussi faite à ses hadiths (des propos rapportés et venant de lui) par les musulmans tant par rapport à sa vie, son comportement et les solutions qu’il apportait face à des questions que les musulmans se posaient en l’absence de réponses ou également de solutions claires. Ce n’est pas un hasard s’il est célébré tous les ans par une bonne partie des musulmans et le jeudi 29 prochain sera d’ailleurs la nuit où beaucoup d’entre eux passeront une nuit de prière pour fêter sa naissance.
L’Islam est une religion de paix et les musulmans ne vont pas appeler au meurtre ou à l’assassinat. Mais ces défenseurs de la liberté d’expression doivent garder à l’esprit qu’il y aura toujours des personnes musulmanes prêtes à défendre leur religion. Peu importe comment ces Français vont les nommer.
Il y a ce qui touche au sacré et contre quoi les gens ne devraient pas s’amuser. Samuel Paty a beau être prof d’Histo-Géo, il n’était pas théologien et non plus un spécialiste de l’Islam. Il a outrepassé son rôle et fait preuve d’un manque de discernement en ne tenant pas compte des enfants de confession musulmane présents dans sa classe. Ils ont beau être des enfants, mais ils avaient conscience que ce qui se jouait sous leurs yeux, n’était pas de la bienveillance vis-à-vis de l’Islam.
La France officielle en adoptant cette position officielle, s’est retrouvée en flagrant délit de légitimation de la provocation. Elle a légitimé ce qui a causé tous ces morts de Charlie Hebdo et qui vaut aujourd’hui la mort de ce professeur d’histoire et géographie.

Natacha Polony ou l’insolent amalgame 

Natacha Polony, la journaliste française et chroniqueuse d’alors chez Ruquier à l’émission «  On n’est pas couchés » sur France 2, s’est fendue d’un éditorial aux allures guerrières. Elle a ainsi invité à résister face ce qu’elle considère comme des intimidations « Tout le problème est bien que, depuis vingt ans, nous ne faisons pas bloc. Un professeur fait un cours sur la liberté d’expression, il prend même, parce qu’il est tout sauf un provocateur, des précautions vis-à-vis des élèves qui pourraient être bousculés dans leurs convictions, et une part de sa hiérarchie considère en coulisses qu’il est « islamophobe » et préfère s’émouvoir de la plainte d’un pseudo-imam activiste fricotant avec l’extrême droite en même temps qu’avec les comités anti-islamophobie qu’affectionne l’extrême gauche. Voilà qui en dit long sur notre défaite. Samuel Paty n’est pas le seul (…) Désormais, ils s’en prennent à l’école, parce qu’elle est l’outil de l’émancipation, de cette autre puissance incommensurable qu’est le savoir (…) La raison perd chaque jour du terrain. Et ceux qui se sentent « froissés » par un cours sur la liberté d’expression, se sentiront bientôt froissés par un cours de sciences sur le Système solaire », a déclaré celle-ci avant d’ajouter : « Nous n’avons plus le droit de nous coucher. Mais quelques annonces gouvernementales ne suffiront pas. Quoi, on va expulser des étrangers radicalisés ?Très bien.Pourquoi maintenant ?Étaient-ils moins dangereux il y a quinze jours? »
La teneur de son édito en dit long sur l’incapacité de beaucoup d’entre ces élites françaises à percevoir le problème sous le prisme de la croyance et la foi d’autrui, dans une logique d’aveuglement en faveur d’une liberté d’expression franco-française. Un argumentaire construit toutefois sur la base d’amalgames notoires.
Le journaliste Eric Montana a ainsi répondu à cette chère Natacha à travers un post  : « On ne tue pas, on ne massacre pas, on ne mutile pas » Que fait notre pays en Libye, en Syrie, au Mali, en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, au Niger ? Que faisons-nous depuis 1991 dans les pays musulmans ? On ne tue pas, on ne massacre pas, on ne mutile pas ? Et quand Hollande envoie des armes à Al Nosra et que Fabius dit « qu’ils font du bon boulot », on ne tue pas, on ne massacre pas, on ne mutile pas ? Est-ce qu’il y aurait un terrorisme condamnable quand il touche un des nôtres et un terrorisme acceptable lorsqu’il touche les Arabes ou les Musulmans ? Cette indignation à géométrie variable me révulse car les vrais terroristes du monde, c’est nous !
Et puis qualifier « d’obscurantiste » une religion pratiquée par 2 milliards d’êtres humains les faisant passer pour des dégénérés mentaux, est aussi une preuve d’arrogance, de prétention et d’ignorance. Cet égorgeur n’est pas un musulman, c’est un taré, un criminel comme il en existe partout, sans exception. Mais comme beaucoup, vous vous vautrez dans l’amalgame facile pour justifier votre intolérance et votre islamophobie masquée. Et si vous acceptez qu’on puisse chier sur la tête de 2 milliards d’êtres humains parce que vous méprisez leur religion et qu’à ce titre vous excusez le fait qu’un professeur islamophobe puisse encourager ses élèves à pratiquer l’intolérance raciale et religieuse au nom d’une perverse conception de la « liberté d’expression », il ne faut pas être surpris si à cette forme de provocation extrémiste répond un autre extrémisme. Les deux sont condamnables. »
Pardonnez-moi mais je ne supporte plus cet aveuglement, cette incapacité à comprendre que derrière ce crime, se cachent comme souvent dans les attentats attribués aux « islamistes » des intérêts et des objectifs politiques. Et comme on s’avère bizarrement incapables d’interpeler un homme armé d’un simple couteau et qu’on préfère le tuer plutôt que de le faire parler, nous ne saurons jamais la vérité comme pour Mohamed Merah, les frères Kouachi et Coulibaly car les morts ne parlent pas et emportent leurs secrets avec eux. C’est difficile à comprendre ça Natacha ? »
Une actualité qui va en tout cas mettre beaucoup d’eau dans le moulin d’Éric zemmour, cet éditorialiste du « Figaro magazine » qui est depuis lors passé star pour les adeptes d’une France dite décomplexée qui boit ses paroles sur CNews, la chaîne d’infos en continu de Canal+. Eric Zemmour a fait de l’islam et de l’immigration son fonds de commerce. Les audiences de C News montent en flèche au moment où il officie sur la chaîne d’Infos sous la surveillance bien complaisante de Serge Nedjar, le Directeur général de la chaîne d’infos. Les dérapages de Zemmour aussi se multiplient dans le passé comme lorsqu’il sert que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » ; ou alors plus récemment que les mineurs isolés qu’ils a qualifiés de « violeurs » et « assassins ». Les conclusions récentes du comité d’éthique de Canal + ont tranché dans le sens de dire que « l’émission Face à l’info ne peut pas continuer à être diffusée sous sa forme actuelle ». « C’est la conception même de l’émission qui doit être revue », affirme le document. Le format d’aujourd’hui n’empêche pas « les propos susceptibles de tomber sous le coup de la loi et ceux qui sont attentatoires au respect des personnes ainsi que les prises de position provocatrices ou délibérément contraires à la vérité ».

Michel Onfray chante les louanges de l’islam 

Face à ce même Eric Zemmour puisque c’est de lui dont il s’agit, le philosophe Michel Onfray, dans le numéro de « Face à l’Info » du vendredi 23 octobre 2020, a d’ailleurs dit tout le bien qu’il pense de l’Islam et chanté les louanges d’une religion qui libère du matérialisme. Pour lui, « les musulmans ont une éthique, une exigence morale et des valeurs». Ceux qui croient en l’islam « estiment que nous (ndlr – les occidentaux, ndlr) sommes honteux d’envoyer nos personnes âgées dans des choses qu’on appelle même des EHPAD. Toutefois ce « sont des mouroirs » à dire vrai. Ils « estiment que la sexualité avec n’importe qui, quand on veut, comme on veut, pour faire n’importe quoi, ce n’est pas forcément très honorable à l’endroit des femmes ». Par conséquent, le philosophe français « pense que c’est une affaire de dignité. Parce que ces gens, affirme-t-il, sont dans une morale de l’honneur. Et nous avons perdu le sens de l’honneur. Nous n’avons plus aucun sens de l’honneur ». C’est ainsi que conclut amèrement le philosophe.
L’Islam est une religion qui dérange. C’est sûr. Et beaucoup de Français auront toujours du mal à l’accepter et à le concevoir comme une religion de paix à cause de cette stigmatisation dont il fait l’objet et face à des idées propagandistes et fausses qui veulent le dénaturer. Beaucoup ne prennent en compte que les racines chrétiennes de la France et pensent à cet effet qu’elle doit demeurer un Etat laïc. Evidemment, mais ils oublient aussi que la société évolue et doit à ce titre intégrer cette partie musulmane issue de l’immigration africaine en particulier. Ils occultent ces détracteurs de l’Islam que l’immigration a été un fait imposé et elle fait partie intégrante de l’histoire de la France qui ne saurait être complète sans elle.
La France a un vrai problème avec l’Islam et elle devra apprendre à composer avec lui s’il pousse à le connaître et à l’enseigner dans les écoles, mais avec un esprit bienveillant et suivant de vrais textes. Le temps passe mais le pays de Marianne semble bien insouciant et orgueilleux pour se remettre en question. Elle continue à cultiver et à véhiculer cet unilatéralisme à travers lequel ce qu’il considère comme des valeurs à savoir la démocratie, la liberté, le féminisme etc doivent continuer à être imposées au reste des pays qu’il domine et dont il considère les valeurs comme contraires aux siennes, s’il ne les voit tout simplement pas comme inférieures, archaïques voire rétrogrades.  Demandez à certains Français qui vous parlent de l’islam en certains termes, de vous citer des pays peuplés de musulmans. Ils vous parleront de l’Algérie et du Maroc mais difficilement du Sénégal, du Mali ou un du Pakistan. Beaucoup parlent en effet de l’islam sans vraiment le connaître. Il est peut-être temps pour certains de pousser leur curiosité en tentant de comprendre par eux-mêmes et à moins écouter Eric Zemmour, Eizabeth Lévy et cie. Ils auront la chance de mourir moins bêtes. Quant à Emmanuel Macron, il doit sortir de ses discours inutilement maladroit et va t-en guerre (« Nous n’allons pas renoncer », « Nous sommes en guerre », « Vous devez faire »), se montrer plus humble et essayer de trouver avec les musulmans, des réponses justes et plus appropriées en vue d’un meilleur traitement de l’Islam en France, pour un bon vivre ensemble. Le monde a changé, la France a évolué, et il est plus que temps de compter avec l’islam, religion de paix. Tout simplement.

Dialogue national : Frictions entre Famara Ibrahima Sagna et Macky Sall?

https://www.beut7.com Le président du Comité de pilotage du Dialogue national aurait quitté et libéré ses bureaux alors que les missions qui lui sont assignées ne sont pas encore finies. Selon les Échos, Famara Ibrahima Sagna aurait plié bagages alors que sept des huit commissions du Dialogue national n’ont pas encore déposé leur rapport. Quid des raisons de ce malaise ? Le journal croit savoir qu’il y aurait des frictions entre lui et le Président Macky Sall sur les modalités de prolongation de son travail. Les membres du Comité de pilotage interpellent le chef de l’État et veulent être édifier sur le blocage du Dialogue national. “On ne peut pas arrêter comme ça sans explications”, se désolent-ils

Nioro : la réunion des socialistes finit en queue de poisson

https://www.pressafrik.com La sortie de Serigne Mbaye Thiam continue de semer la pagaille au sein du Parti socialiste (Ps). La rencontre de membres de cette formation politique à Nioro est terminée en queue de poisson dimanche, suite à des échanges houleux entre Mané et Cheikh Diop qui a pris fait et cause pour M. Thiam.
En effet, décrivant la situation au PS, Aly Mané, par ailleurs maire de Paoskoto, a souligné, dans Les Echos, que même s’il ne nie pas Serigne Mbaye Thiam son droit de briguer la tête du parti, il n’approuve pas cependant sa démarche et celle de ses partisans (qui veulent que le parti aille aux renouvellements et au choix d’un nouveau leader).
« Pourquoi cette précipitation ? Même le parti au pouvoir APR, n’a pas fait de nouvellement. Il s’y ajoute qu’un contretemps nous est arrivé, avec le décès de notre leader. Qu’on soit calme et serein », a martelé Aly Mané, tout en indexant Cheikh Diop.
La semaine passée, Serigne Mbaye Thiam, s’exprimant que le poste de Secrétaire général, occupé par Aminta Mbengue Ndiaye, depuis le décès de Tanor Dieng,  a soutenu que l’intérim, par définition ne doit pas durer longtemps, avant de laisser entendre son souhait de se présenter à ce poste.Salif SAKHANOKHO

Nioro : La rencontre des souteneurs de Serigne Mbaye Thiam a failli se terminer en queue de poisson.

https://www.dakaractu.com La dernière sortie de Serigne Mbaye Thiam a occasionné une division au sein du parti socialiste dans le département de Nioro.
Ainsi, chaque leader politique y va de son propre avis. Si les souteneurs de Mr Thiam donnent le quitus à leur camarade de parti pour briguer le poste de président, d’autres par contre, émettent des réserves et en donnent la raison. Parmi eux, le maire de Paoskoto, Aly Mané…

Sortie de Serigne Mbaye Thiam : L’Union nationale des enseignants socialistes se démarque et appelle au respect de la ligne directrice du PS

https://www.dakaractu.com L’Union Nationale des Enseignants Socialistes se démarque de la position du ministre Serigne Mbaye Thiam pour la tenue d’un congrès portant sur le renouvellement des instances du parti socialiste après le décès du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng.
« L’union Nationale des Enseignants Socialistes, en vertu des statuts du Parti Socialiste adoptés par le 15ème congrès ordinaire de Dakar les 06 et 07 Juin 2014, préambule à son article 38 titre 7 : Les mouvements d’initiative et d’actions sont tenus de se conformer à la ligne directrice du parti et de respecter les décisions de ses instances de direction », précise le coordinateur de l’Union des enseignants socialistes, Kory Diouf, dans un communiqué.
À cet effet, les enseignants socialistes disent réaffirmer leur soutien au secrétaire général du parti socialiste et condamnent le propos du ministre Serigne Mbaye Thiam.
« Les enseignants socialistes réaffirment leur soutien et fidélité à Madame Aminata Mbengue Ndiaye,  Secrétaire Général du Parti Socialiste et condamnent avec fermeté toute déclaration visant à mettre pression ou décrédibiliser la Présidente Aminata Mbengue Ndiaye. L’ambition est le moteur de la vie, chacun est libre d’en avoir autant qu’il veut, mais dans la dignité et le respect scrupuleux des règles qui régissent  l’organisation à laquelle on appartient », soulignent toujours Kory Diouf et ses camarades. Avant de lancer un appel « à tous les camarades socialistes pétris de valeurs socialistes à œuvrer ensemble autour de notre Secrétaire Général Aminata Mbengue Ndiaye pour le rayonnement du Parti Socialiste ».

Serigne Mbaye THIAM doit se faire discret : Il n’a pas l’étoffe Par Samba Aly BA

La Camarade Aminata MBENGUE NDIAYE n’a pas trahi la génération qui l’a précédée, ni celle avec laquelle elle assure aujourd’hui la succession de Ousmane Tanor DIENG. La raison de cette constance se trouve dans le temps et dans les faits.
Au plan historique, la légitimité de Madame Aminata MBENGUE NDIAYE repose sur son parcours dans le Parti socialiste et son engagement pour l’humain, et pour la cause des femmes.
A la vérité de l’histoire, succède celle du moment. Après la perte de son Secrétaire général, feu le Président Ousmane Tanor DIENG, le Parti socialiste, imperturbable, a, fort heureusement, maintenu sa trajectoire. Le relais fut magistralement pris par notre camarade Aminata MBENGUE NDIAYE et le Parti s’est retrouvé entre de bonnes mains, précieusement tenu à l’abri des manœuvres des assoiffés de pouvoirs aveuglés par leurs ambitions personnelles.
Femme engagée, Madame Aminata MBENGUE NDIAYE a très tôt marqué de son empreinte l’histoire du pays et celle du Parti. En effet, les événements de 1968, ressentis dans la plupart des pays, ont durement secoué le régime du Président Senghor et le Parti. En 1970, après ces remous, pour renouer le contact avec l’intelligentsia sénégalaise, le Président Senghor a voulu cultiver un climat de confiance et de proximité avec la jeunesse. Et quand il a instauré le poste de Premier ministre à la suite d’une révision constitutionnelle, il y nomma Abdou Diouf âgé alors de 35 ans.
Cependant, il fallait lui créer une base politique. C’est ainsi qu’il fut amené à aller militer dans sa ville d’origine, Louga, où il sera accueilli par la famille de notre Camarade Aminata MBENGUE NDIAYE.
Quand le Camarade Abdou DIOUF devint Président de la République, Madame Aminata MBENGUE NDIAYE fut appelée à servir à la Présidence de la République, après avoir occupé divers postes de responsabilité, notamment auprès de Madame Mantoulaye DIENE, une des grandes figures féminines du Parti. C’est durant ce cheminement qu’elle fit connaissance avec le futur Premier Secrétaire du Parti socialiste, en l’occurrence Ousmane Tanor DIENG.
Elle a été au cœur de l’histoire du PS durant les dix années de primature d’Abdou DIOUF et ses vingt années de présidence ; au total, c’est trente années de compagnonnage au cours desquels elle fut un témoin privilégié des différents épisodes de la vie du Parti avec ses moments de gloire et de vicissitudes, ses grandeurs et ses servitudes.

Dans l’évolution du PS, il est à retenir deux évènements, d’une symbolique très marquante et qui apportent un bel éclairage sur le parcours de cette grande dame : le Congrès de 1996 et les Assises de l’Hôtel Savana.

Pour le premier, il s’agit du sacre d’Ousmane Tanor DIENG en 1996, comme Premier Secrétaire du Parti, après de rudes batailles politiques où la camarade Aminata MBENGUE NDIAYE avait joué un rôle décisif à côté des ténors du Parti tels qu’Abdoulaye DIACK (paix à son âme), Mame Bounama SALL, Abdoulaye Makhtar DIOP, Souty TOURE, entre autres.
Pour le deuxième, il s’agit de la rencontre après la défaite de 2000. Quand on a voulu imputer à Ousmane Tanor DIENG, Premier secrétaire et Directeur de campagne, et à lui seul, la responsabilité de la défaite, la camarade Aminata MBENUGE NDIAYE s’était dressée pour rétablir la vérité et défendre le leader de son Parti.
Et durant les douze ans passés dans l’opposition, avec le mouvement national des femmes socialistes, en compagnie de feu Pape Babacar MBAYE – ce vaillant Secrétaire général des jeunesses socialistes – elle a remobilisé le Parti et redonné espoir aux militants. Ferme et constante, elle a résisté aux offres les plus alléchantes du Président Abdoulaye WADE au moment où d’autres femmes socialistes avaient cédé aux chants des sirènes.
Pour parler strictement de Madame Aminata Mbengue NDIAYE, Secrétaire Général du Parti Socialiste, je dirai que les challenges l’ont toujours motivée même si ce ne fut pas toujours facile parce que le chemin n’est pas toujours lisse. Et il faut bien reconnaître et apprécier à leur juste valeur les sacrifices consentis, le temps précieux consacré au Parti, au détriment de sa famille pour la sauvegarde des idéaux socialistes. Ce noble don de soi constitue une dette pour la postérité et pour laquelle sa propulsion à la tête du Parti socialiste est une juste compensation.
Madame le Secrétaire général, Aminata MBENGUE NDIAYE, au vu de son dévouement sans faille à la cause du Parti pour préserver son précieux legs, elle ne marchera jamais seule et elle aura toujours notre soutien indéfectible par loyauté et par devoir de mémoire pour notre regretté Ousmane Tanor DIENG qui vous vouait une estime considérable. De son lit d’hôpital, il a insisté pour que vous acceptiez de tenir, en son absence, le Secrétariat Exécutif et le Bureau Politique du Parti. Cela prouve donc, indépendamment des textes, qu’il vous a intronisée avant son départ pour toujours, en toute connaissance de cause. Il savait que vous seriez à la hauteur pour continuer la mission. Afin de préserver cet héritage et le revaloriser, il importe d’élaguer sans faiblir toute saillie qui pourrait compromettre l’harmonie du feuillage socialiste.
La force d’un leader tient plus à sa valeur intrinsèque qu’aux contingences de la vie. Notre Aminata MBENGUE NDIAYE a largement fait ses preuves ; elle a l’étoffe d’un leader qui sait faire montre de patience et de loyauté. Il y a en elle un fluide, un dynamisme, une capacité à mobiliser les camarades du Parti. Elle n’est pas venue au PS de manière ordinaire et anonyme, comme un ouvrier de la onzième heure.
A l’épreuve des faits, force est de reconnaître que Madame Aminata MBENGUE NDIAYE a participé activement aux heures de gloire des leaderships respectifs de Abdou DIOUF et de Ousmane Tanor DIENG dans le Parti. Notre Camarade Aminata Mbengue NDIAYE incarne à la fois la permanence et la continuité. Aujourd’hui, rares sont les hommes qui ont vécu l’histoire, les intrigues et les combats du Parti comme elle les a vécus en tant qu’actrice. Elle s’est révélée dans l’action pour parler comme Arendt.
Notre Camarade Aminata MBENGUE NDIAYE s’est façonnée au sein du Parti aux côtés de ses illustres prédécesseurs, le Président Abdou DIOUF et Ousmane Tanor DIENG, de qui elle a appris l’âpre, mais sublime leçon de l’idéal socialiste ; être socialiste, c’est dédier son être et son œuvre à la postérité. Être socialiste, c’est savoir donner sans attendre, en retour, autre chose que le sourire, le bonheur.
En effet, le socialisme qu’incarnaient ces leaders, c’est l’affirmation de la bonté, de la solidarité, de la générosité et surtout de l’humilité. Et le Président TANOR, en ce qui le concerne, homme clairvoyant, rigoureux et discret, il avait toujours vu en chacun, et plus particulièrement en Madame Aminata MBENGUE NDIAYE, une solution.
Ainsi, le peu que je sais de lui, pour avoir été son dernier Directeur de cabinet, me donne l’intime conviction que de sa tombe, le Président TANOR est heureux de voir Madame Aminata MBENGUE NDIAYE aux commandes du Parti pour perpétuer l’héritage. Leurs destins politiques étaient profondément liés. Et tous les deux avaient la même vision pour le Sénégal.
Il m’est d’avis que quand on n’a pas cette étoffe et qu’on n’est pas de cette trempe, on doit se faire discret. Avoir été ministre pendant plusieurs années ne suffit pas pour prétendre diriger ce grand parti qui a un vécu historique jamais égalé. Et, ne serait-ce que par décence ou par déontologie, si l’on aspire à participer à des élections de renouvellement du Parti et qu’on soit chargé de ces renouvellements, on doit commencer par démissionner de ce poste avant de poser un seul acte.
Aujourd’hui, notre camarade Serigne Mbaye THIAM, se montre curieusement impatient de voir procéder au renouvellement des instances du Parti dans ce contexte de pandémie, particulièrement défavorable – attitude suspecte s’il en est – et, qui plus est, il verse dans une agitation populiste en portant en bandoulière le slogan d’un « PS qui ne sera jamais dissous dans l’APR ». Quel mérite y a-t-il à défoncer une porte déjà ouverte ? Il est évident que sa tentative sournoise de remettre en cause les clauses tacites du « gentlemen’s agreement » de la coalition républicaine, Benno Bokk Yaakar, cache des motivations à chercher ailleurs. Aussi longtemps que Serigne Mbaye THIAM trouvait son compte dans cette coalition Benno Bokk Yaakar, tenait-il un tel discours ? Tout porte à croire que de la communication à la métacommunication, notre camarade Serigne Mbaye THIAM, au-delà de la tentation du poste de Secrétaire général du Parti, pose déjà les jalons d’une rupture programmée pour se préparer à des échéances électorales majeures. Nous n’en sommes pas encore là. J’invite donc notre camarade Serigne Mbaye THIAM, qui est, sans doute, l’un des plus proches et fidèles du Président TANOR, à relire la dernière interview que notre illustre disparu a accordée au quotidien national Le Soleil. A la question de savoir si le PS aurait un candidat en 2024, voici in extenso sa sage réponse  : « Naturellement, une des ambitions pour toute formation politique est la mise en œuvre de son projet de société à travers l’exercice du pouvoir. Mais l’ère des échappées solitaires est révolue. Notre coalition Benno Bokk Yaakaar a fait ses preuves et le peuple sénégalais lui a renouvelé sa confiance avec la réélection du Président Macky SALL. Notre ambition actuelle est de travailler ensemble au sein de Benno pour mériter la confiance que le peuple a portée sur nous. Le moment venu, nous trouverons la formule appropriée pour l’intérêt supérieur de la nation, comme j’ai l’habitude de dire. »
J’en appelle donc à la conservation, à la consolidation et au renforcement de la dynamique unitaire, stratégique et politique qui a été scellée avec le Président Macky SALL à travers cette belle coalition, Benno Bokk Yaakaar, qui se distingue par sa longévité.
Camarades socialistes, soyons unis et solidaires autour de notre Secrétaire général, Madame Aminata MBENGUE NDIAYE, pour le bien de notre Parti. C’est l’heure de l’unité. Notre parti a eu la chance de marquer l’histoire du pays de plusieurs manières. Il y en a encore une qui fera date  : pour la première fois au Sénégal un grand Parti politique est dirigé par une FEMME de dimension exceptionnelle.Docteur Samba Aly BA, Militant du PS à Koungheul sambaalyba@gmail.com

Accusations contre Sonko : Mahawa Diouf met de l’eau dans son vin

https://www.seneweb.com Le coordonnateur de la cellule de communication de la majorité présidentielle semble lâcher du lest, concernant ses accusations contre le leader du Pastef.
En effet, Mahawa Diouf soutenait que « Sonko et son gang avaient mis la main sur 1 500 parcelles ». Interpellé sur cette question, il parle désormais « de la nécessité d’améliorer la qualité du débat politique au Sénégal », en sermonnant ceux qu’il qualifie « d’opposants immatures ».

Matar Diop (Hcct) à Sonko (Pastef) : «Comment donner un pays à quelqu’un qui n’est même pas en mesure de canaliser sa famille politique!»

https://www.dakaractu.com Parrain d’une finale de football organisée par les jeunes de Missirah, Matar Diop, leader politique et Haut Conseiller des Collectivités territoriales a tenu à inviter, ce week-end, ses camarades de parti à davantage investir le terrain  pour communiquer sur les réalisations du Président Macky Sall et être au chevet des populations.
« Nous ne faisons pas comme les grenouilles qui partent en hibernation lorsque l’été arrive et qui reviennent dès la première goutte de pluie. Le Président de la République nous demande d’être aux côtés des populations et de ne point attendre des élections pour hocher la tête. C’est la raison pour laquelle, c’est avec bonheur que j’ai accepté d’être le parrain de la finale organisée par les jeunes de Missirah, dans le département de Mbacké… »
Une occasion saisie aussi par le jeune responsable politique pour envoyer quelques grosses pierres dans le jardin de Ousmane Sonko. Matar Diop invite le Président de Pastef à savoir raison garder et à cesser d’essayer de mettre la pression sur le chef de l’État par rapport à l’élection en Guinée. « Le Sénégal fait partie de la Cedeao. Ce qui requiert, par conséquent,  une démarche unitaire de tous les Chefs d’État. Qu’il arrête! Tout cet activisme cache mal ses ambitions politiques démesurées. Qu’il sache que tous les moyens ne sont forcément pas bons pour accéder au pouvoir. Un pouvoir ne s’acquiert pas par le mensonge et la manipulation. Sur 100 déclarations qu’il fait, seule une, au grand maximum, n’est pas un tissu de mensonges. Qu’il travaille à canaliser les membres de sa famille politique. Et il n’en est pas capable. Comment peut-il alors penser diriger ce pays? Partout où il passera distiller des contre-vérités à nos parents, aux maîtres coraniques, aux paysans, nous passerons les effacer et rétablir les vérités. Nous ne nous lasserons pas! »
Matar Diop de conclure son réquisitoire par signaler que le Sénégal est malade de son fantomatique opposition qui n’a que l’insulte à la bouche.

ERDOGAN PERSISTE ET SIGNE  : « Macron a vraiment besoin de subir des examens mentaux »

Nouvelle échauffourée entre le Président français et son homologue turc. Ce dimanche, Recep Tayyip Erdogan a une nouvelle fois remis en question la «santé mentale» d’Emmanuel Macron. Lors d’un discours télévisé dans la ville de Malatya, le Président turc a accusé son homologue français d’être «obsédé par Erdogan jour et nuit». «C’est un cas, et en conséquence, il a vraiment besoin de subir des examens (mentaux)», a-t-il asséné

Mansour Sy Jamil : «Ceux qui ont décidé de ne pas célébrer en présentiel la naissance du Prophète ont raison»

https://www.dakaractu.com Le guide religieux de la confrérie Tidiane était l’invité de l’émission « Jury du dimanche » d’Iradio. Serigne Mansour Sy Djamil s’est prononcé sur cette divergence née de la non célébration de la naissance du Prophète Mohammed (PSL) à Tivaouane pour éviter toute propagation du coronavirus. Répondant à la question qui a tort ? Il répond sèchement.
« Je trouve que c’est ceux qui ont interdit ces rassemblements qui ont raison. Cette maladie ce n’est pas une blague. La femme de Macron est tombée, le président des Usa, le premier ministre du Brésil, … ils ont des moyens que nous nous n’avons pas. Ceux qui ont raison, c’est ceux qui ont suivi les injonctions de El Hadj Malick Sy qui avait dit : quand il  y a pandémie, faites ce que les médecins vous disent », a-t-il soutenu.
Se prononçant pour la première fois sur cette décision majeure du Khalife général des Tidanes, il est revenu sur le soubassement de cette décision qu’il dit cohérente et constante. Car le Khalife a respecté scrupuleusement les « injonctions de son grand-père ».
« Le Khalife général est dans la continuité de ce que notre grand-père El Hadj Maodo Malick Sy recommandait en 1919, en sortant une fatwa à propos d’une épidémie : « quand vous êtes en pandémie, ne faites pas ce que nous nous disons,  faites ce que les médecins disent. » Il avait dit : Célébrez la naissance du prophète si cette célébration ne conduit pas à quelque chose d’interdit. Cette décision du Khalife qui applique l’injonction de son grand-père est tout à fait conforme à l’Islam. Depuis le mois de mars, il est cohérent, il est constant », a-t-il fait savoir.
Cependant, il apporte une précision majeure au sein de la famille Tidiane au Sénégal. Concernant le mouvement des Moustarchidines et la famille qui ont décidé de célébrer la naissance du Prophète en présentiel, « il n’y a pas de division. C’est une question de situation. Dans la famille d’El Hadj Maodo Malick Sy, il n’y a pas d’hiérarchie, mais une polyarchie. Le Gamou de Serigne Moustapha Sy peut se comprendre. Il est en toute autonomie d’organiser son Gamou. Que ce soit les Niassène ou les Moustarchidines, ils sont tout à fait libres de choisir de célébrer le Gamou… »
Revenant sur la lancinante question du porte-parole de la confrérie, il se veut clair. Le porte-parole de la famille est du ressort du Khalife général. C’est à lui d’en décider quand il jugera opportun de le faire, mais il le fera. Pendant très longtemps,  ni le Khalife général des Tidianes ni le Khalife général des Mourides n’avait de porte-parole, rembobine le marabout…

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 26/10/2020

Revoilà Assane Diouf…

Placé sous mandat de dépôt en juin pour provocation à un attroupement armé et outrage à agent entre autres, Assane Diouf n’a toujours pas été entendu dans le fond. Jusqu’à vendredi dernier en tout cas, cette audition n’était pas prévue, selon les informations de Libération online. Sa dernière demande de mise en liberté provisoire a été rejetée. Et le séjour carcéral d’Assane Diouf risque de se prolonger d’autant que des sources autorisées renseignent que son audition dans le fond est attendue en novembre.

Un famille décimé sur la route de Ourossogui

Quatre membres d’une même famille ont perdu la vie dans un accident de la route survenu hier dimanche 25 octobre sur l’axe Ranerou-Ourossogui. Les victimes, originaires du village de Soringho dans le département de Kanel, avaient quitté Dakar pour se rendre dans le département.

Condoléances de Macky Sall

La disparition en mer d’une vingtaine de jeunes tous originaires de Saint-Louis n’a laissé personne indifférent. Le Président Macky Sall n’a pas tardé à réagir sur le drame des candidats à l’émigration clandestine. Il a dit apprendre avec beaucoup d’émotion l’explosion, en haute mer, du moteur d’une pirogue qui transportait de jeunes compatriotes. Mais, le chef de l’Etat fait état d’une perte de plus d’une dizaine de jeunes. Il promet que toutes les dispositions seront prises par le Gouvernement pour aider les familles éplorées à surmonter cette dure épreuve.

L’appel de l’ex-colonel Abdourahim Kébé à la jeunesse

Le nouveau responsable de Pastef à Saint-Louis est choqué par la disparition d’une vingtaine de jeunes candidats à l’émigration clandestine. Pour le colonel à la retraite, Abdourahim Kébé, la jeunesse est sacrifiée et abandonnée par le gouvernement. Une jeunesse victime au quotidien des affres du chômage, de l’iniquité sociale, de la violence, du désespoir. Doit-on reprocher à la jeunesse de préférer la mort à la honte? Que nenni ! dit-il. Toutefois, il dira à cette jeunesse désespérée que le combat doit être mené de l’intérieur parce que le régime actuel ne fera rien pour retenir cette jeunesse vibrante, rayonnante, consciente et primesautière. Au lieu de braver l’océan, il invite les jeunes à accepter de participer activement au combat démocratique et patriotique pour venir à bout de la morosité sociale, politique et économique qu’impose le régime de Macky Sall. A l’en croire, en participant au changement de mentalité des concitoyens pour asseoir un Sénégal des valeurs, la jeunesse n’aura plus besoin d’aller réaliser ses rêves dans une autre terre d’espérance.

 Colère à Thiaroye Gare contre l’Apix

Les désagréments causés par les travaux du Train Express Régional (Ter) à Thiaroye gare ont fait sortir les populations de leurs gonds. Elles menacent de descendre dans la rue si l’Apix continue de faire la sourde oreille à leurs revendications. Ces populations réclament la construction de passerelles qui est devenue une urgence sociale et une solution au problème lié au mur de clôture du camp militaire envisagé par l’Armée nationale. Leur porte-parole Libasse Diagne a tiré à boulets rouges sur le Directeur général de l’Apix Mountaga Sy qui, dit-il, n’a respecté aucun de ses engagements. A l’en croire, Thiaroye Gare sera coupé du reste du monde avec la traversée du TER et l’éventuelle construction du mur du camp militaire.

Un fait insolite à la Cité Technopole

Insolite. En voilà un fait qui mérite d’être souligné. La cité Technopôle de Pikine-Ouest située à quelques mètres de la station d’épuration de Cambérène de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), ne dispose pas d’un réseau d’assainissement. Une situation incompréhensible aux yeux des habitants de ce quartier. Ces derniers ont profité d’une journée d’investissement humain suivie de reboisement pour interpeller l’Etat du Sénégal. Aussi, les populations réclament-elles la densification du réseau d’éclairage public pour faciliter à la Police son travail de sécurisation de la zone.

Mor Gaye remplace Lamine Diouf au CESE

Le responsable de l’Alliance pour la République (Apr) de Touba, Mor Gaye, remplace Lamine Diouf au Conseil Economique Social et Environnemental. Il a été promu par le Président Macky Sall à la suite de la nomination de Lamine Diouf au poste de Consul général à Milan.

L’Apr se réjouit de la JND L’Alliance

Pour la République (Apr) se félicite de la tenue de la première édition de la Journée Nationale de la Décentralisation (JND) sur le thème de la décentralisation et de l’équité territoriale. Dans un communiqué, le porte-parole du parti, Seydou Guèye, renseigne que d’importants points ont été consignés en vue de l’efficience des interventions des différents acteurs et de l’optimisation du Plan Sénégal Émergent. Il s’agit, entre autres, de la consolidation et de l’élargissement du transfert des compétences et des ressources, de la promotion de la gestion axée sur les résultats et de la fonction publique locale, du financement innovant de la décentralisation et du renforcement du statut de l’élu local, de l’accélération de la mise en œuvre de la seconde phase de l’acte III de la décentralisation, de la mutualisation des moyens et de l’intercommunalité. Le parti présidentiel se réjouit de l’élargissement du Programme d’Appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (PACASEN) au monde rural avec une enveloppe conséquente de 352 milliards FCFA sur 5 ans.

Cellou Dallein Diallo appelle ses militants à défendre sa victoire

La tension post-électorale en République de Guinée est en train de prendre une tournure inquiétante. Malgré la réquisition de l’armée à Conakry, le leader UDFG, Cellou Dallein Diallo se radicalise. Il a posté hier une vidéo pour appeler ses militants et sympathisants à se mobiliser davantage pour défendre et protéger leur victoire. Le leader de l’opposition pense qu’il n’y a pas d’alternative à la poursuite du combat. Pour Cellou Dallein Diallo, cette élection réitère leur victoire haut les mains. Pas de recul ! lance-t-il. La tension monte ainsi d’un cran avec son lot de morts.

Des commissaires de la CENI démontrent la fraude

Le vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) Bano Sowet des commissaires rajoutent une couche sur les suspicions d’une fraude électorale du régime d’Alpha Condé. Dans une déclaration signée par Bano Sow et des commissaires à la Commission Electorale Nationale Indépendante, dont les identités sont tenues secrètes, ils démontrent avec des preuve «la fraude massive et les irrégularités» qui ont caractérisé la centralisation et la comptabilisation des résultats du scrutin du 18 octobre.

 Une mission conjointe de l’ONU, de l’UA et de la CEDEAO à Conakry

La crise post-électorale guinéenne qui a fait déjà des dizaines de morts commence à mobiliser la communauté internationale. Selon nos sources de Guinews, une mission conjointe composée de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU séjourne à Conakry depuis hier, en vue de désamorcer la crise née de la présidentielle du 18 octobre. Des sources au niveau du système des Nations-Unies à Conakry confirment la présence de la mission conjointe à Conakry. Dans cette optique, les représentants du la CEDEAO, de l’UA et des nations unies devraient rencontrer sans délai les représentants du pouvoir et de l’opposition pour une issue heureuse


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